19/01/2017

NAISSANCE, CROISSANCE ET AGONIE DE L'EUROPE AMÉRICAINE

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Naissance, croissance et agonie de l'Europe américaine

 

1 - Naissance de l'Europe américaine
2 - Première étape de la vassalisation: de 1945 à 1949
3 - Seconde étape de la mise en tutelle de l'Europe : 1949-1989
4 - Les archives de l'Europe américaine
5 - De la chute du mur de Berlin à nos jours
6 - Une science des déclins

 

1 - Naissance de l'Europe américaine

La vassalité sépulcrale de l'Europe aura duré près de trois quarts de siècle - cette épreuve se sera étendue sur le même empire du temps que celui entre la mort de Louis XVIII en 1824 et l'inauguration de la première ligne du métro de Paris en 1900.

Dès le lendemain de la Libération, le chef du gouvernement, qu'on appelait le Président du Conseil sous la IIIe République, se trouvait à nouveau entre les mains de Léon Blum, l'homme des grèves de 1936, de la semaine de quarante heures et du pourfendeur du mariage. Aux côtés du ministre américain de l'époque, M. James Byrnes, il avait tenté, avec la signature des "Accords Blum-Byrnes" de 1946, de placer le cinéma français sous le contrôle étroit de Hollywood - un quota écrasant de films américains allait occuper obligatoirement les écrans français, face à une cinématographie nationale réduite à la portion congrue.

Il faudra attendre de longues années pour que la IVe République se décide à courir au secours du cinquième art. Une loi subventionnera les films français par le détour de prêts sur recettes - mais le cinéma allemand ne retrouvera sa respiration que beaucoup plus tard dans une Allemagne condamnée à demeurer divisée jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989.

Les historiens diviseront le siècle tombal de l'Europe en trois périodes. La première s'est étendue de 1945 à 1949, à l'heure des premiers pas de la guerre froide. La seconde, de l'expansion du marxisme d'État jusqu'à l'effondrement du messianisme prolétarien, qui avait créé une nouvelle ecclésiocratie du salut et de la rédemption, fondé sur la nouvelle bible de l'humanité, Le Capital, du prophète Karl Marx. La troisième période a inauguré son règne depuis la réunification de l'Allemagne, au cours de laquelle l'Amérique est parvenue à graver dans les constitutions dites démocratiques de toute l'Europe, le principe de l'occupation perpétuelle du continent de Copernic et de Christophe Colomb, par cinq cents bases militaires, de Ramstein à Sigonella et de la Belgique à la Pologne et à la Roumanie.

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Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Et quelques nouvelles pas toutes du jour mais toutes intéressantes…

 

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2017, le grand basculement ?

entrefilets.com6 janvier 2017

 

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L’effondrement de l’Empire atlantiste et de sa contre-civilisation tourne au tragi-comique. Le spectacle est tellement désolant que l’on se surprend même à éprouver une certaine gêne devant la petitesse des acteurs pris au piège de cet épilogue pourtant historique.

La gêne par exemple de voir le minuscule Obama se ridiculiser encore davantage en donnant des coups de pieds rageurs dans son château de sable ; de voir aussi la volaille merdiatique occidentale s’obstiner à piailler en perdant ses dernières plumes de crédibilité ; de voir encore la panique des prétendants au trône hexagonal devant leur propre vacuité ; de voir enfin la sublime élite européenne se persuader qu’elle a encore un rôle à jouer. La gêne en somme de voir toute la caste dirigeante de l’hyper-Titanic atlantiste s’avilir jusqu’au grotesque pour arracher encore au temps qui les vomit quelques lambeaux de vie. 2017 descend pourtant sur leur nuque comme un impeccable couperet. L’année du grand basculement ?

L’Empire en voie d’extinction

On voyait bien la bête pourrir sur pied depuis quelques années mais le millésime 2016 aura été admirablement dévastateur pour l’Empire atlantiste. C’est l’année où tous les derniers joints de l’édifice ont pour ainsi dire pété en même temps.

Le Brexit ; l’éviction du gang Clinton par le déplorable Trump ; la montée irrésistible en Europe des partis souverainistes ; la perte totale de crédibilité de la machine à enfumer merdiatique après la chute d’Alep, bref, autant de déculottées qui ont poussé toute la pègre ultralibérale de l’Empire dans les cordes.

 

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Matrice et capitainerie du Système, les États-Unis en ont pris pour leur grade, nécessairement. De l’Ukraine à la Syrie en passant par la Libye ou par l’Irak, toutes leurs opérations de regime change ont foiré lamentablement.

Sans nous appesantir sur le désormais « failed state » ukrainien, la perte d’Alep en décembre dernier représente sans conteste le coup de grâce, l’humiliation ultime d’une machine à dévorer le monde qui va devoir s’habituer à bouffer désormais la compote à la paille.

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Source : http://www.entrefilets.com/2017%20le%20grand%20basculemen...

 

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Cela va sans dire… et mieux encore en le disant :

 

« Mensonge, fausse bannière et vidéos », une politique américaine.

Bruno Guigue – Arrêt sur Info12 janvier 2017

 

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Pour justifier l’ingérence dans les affaires des autres, Washington manifeste à la fois un véritable génie de l’affabulation et un manque évident d’imagination. Les dirigeants US n’oublient jamais d’inventer une histoire à dormir debout, mais elle a toujours un air de déjà-vu. Le plus étonnant n’est pas que Washington fasse preuve d’une telle répétition dans son répertoire, c’est plutôt qu’on semble le découvrir à chaque fois. En attendant, les faits parlent d’eux-mêmes. L’analyse des conflits du demi-siècle écoulé révèle le même modus operandi, elle fait apparaître les mêmes grosses ficelles.

Premier cas d’école, la guerre du Vietnam. En août 1964, le fameux incident du Golfe du Tonkin fait subitement basculer l’opinion américaine dans le camp belliciste. Des vedettes lance-torpilles nord-vietnamiennes, accuse Washington, ont attaqué le destroyer de la Navy « Maddox » au milieu des eaux internationales le 2 août. Dans un contexte de tensions entre Washington et Hanoï, la Maison-Blanche soutient que cette provocation communiste ne peut rester sans réponse. Mis sous pression, le Congrès des Etats-Unis autorise le président Johnson, le 7 août, à riposter militairement. Dans les mois qui suivent, des centaines de milliers de soldats volent au secours du régime sud-vietnamien et les bombardiers US pilonnent les positions nord-vietnamiennes.

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Source : http://arretsurinfo.ch/mensonge-fausse-banniere-et-videos...

 

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Spécial Cirque électoral France

L’effrayante primaire de la belle arnaque populaire.

Ariane Walter – Le Grand Soir 15 janvier 2017

 

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Oui, c’est effrayant. De gros bavards qui mixent dans le vide. Ils parlent vite, vite, parce qu’ils n’ont rien à dire d’honnête ; ils ne répondent jamais, jamais, à la question posée ; ils partent à Brest quand tu leur dis que tu vas à Marseille. La honte. la honte pour eux, La honte pour nous. Je dirai que la droite est plus audible que la gauche, car du moins la droite dit clairement : "On va vous baiser." La gauche sait qu’elle va le faire mais il lui faut noyer le poisson dans un torrent de boue ; Ecœurant.

J’ai regardé un peu. Jusqu’à la limite de mes forces. Puis je suis passée sur la 2 pour un doc furieusement anti-Trump. Il a un gros, gros défaut Trump, mais alors énorme, il serait pro-Israël avec son beau-fils le Juif ! Mais dites-moi, on n’a pas Tel-Aviv chez nous aux premières loges ? On n’est pas les bassets de la War Americana et des marchands d’armes ? Nous ne sommes pas, nous même des marchands d’armes réputés qui ont besoin de la guerre pour vivre, épuisant le sol, détruisant des pays entiers ! Et tout cela sous la bénédiction de ces abominables socialistes prêts à tout, même à laisser tuer leurs concitoyens pour garder le pouvoir ? Vendre leurs âmes et nos corps et notre santé et notre présent et notre passé pour vivre sous les ors de la République ?

Il est évident que celui qui va gagner demain n’était pas hier sur les écrans.

Voilà un premier coup de balai.

Un conseil à Mélenchon.

Ne t’approche pas d’un seul de ces gangsters mondains. Même pas à cent mètres. Ou tu es mort définitivement.

Fais ta route tout seul ou ce sera une impasse.

Et je dirai une impasse honteuse.

Tu t’es laissé beurrer par le PCF en 2012, ne refais pas la même erreur ou tu prendras ta retraite à Naze-City.

N’oublie pas Sanders, à qui tu te compares et qui, lui aussi, a fini dans les bras de Clinton-pizzagate.

On en est à un point où, curieusement, en politique, il faut être honnête ou il faut crever.

Merci Poutine.

Qui confronté à un avion abattu par l’ennemi et sachant qui a frappé, ne déclenche pas la guerre qui mettrait notre monde à feu et à sang. (Ceci est mon opinion.)

Je terminerai sur un bon moment de cette semaine.

Reçue chez les petits marquis d’Arte, Fanny Ardant les a traités de laquais de l’impérialisme américain ! C’était un moment comme un diamant.

Merci, madame. Grande dame. Car on sait assez comment, dans ce métier, les vengeances sont foudroyantes.

Bien.

Pour nous, les amis, la guerre continue.

Jusqu’à la paix des Braves.

On va se revoir.

Courage.

Et hier soir, en voyant ces minables, nous avons bu à grandes gorgées, le courage notre révolte.

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Puisqu’on en parle, la voilà :

 

Fanny Ardant sur la Russie : Un contre-pouvoir à l’Amérique.

 

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Venue présenter son nouveau film Le Divan de Staline (avec Gérard Depardieu) sur le plateau de l’émission « 28 minutes » sur Arte, l'actrice Fanny Ardant a cloué le bec aux journalistes, les invitant à balayer devant leur porte et à faire preuve d'un peu plus d'objectivité quand il s'agit d'aborder le thème de la Russie. Le tout en moins de deux minutes !

Alors qu'on lui demandait si elle n'avait pas l'impression « qu'on confond la culture russe et la Russie politique », Fanny Ardant a interloqué les journalistes d'Arte en leur lançant sans sourciller :

 

« Vous êtes contents quand même qu'il y ait un contre-pouvoir à l'Amérique ? Ou vous êtes tellement des laquais de l'Amérique que vous n'en voudriez pas ? »

 

L'actrice française, qui déclare détester les étiquettes, a poursuivi son discours en qualifiant la Russie de « contre-pouvoir » à l'Amérique. Refusant de discuter de Poutine car elle « ne connaît pas les tenants et les aboutissants », Fanny Ardant a remarqué que, les journalistes ayant la fâcheuse habitude de « diaboliser toujours quelqu'un », la Russie était devenue « le bouc émissaire ».

Selon elle, ce n'est que maintenant, suite à l'arrivée de ce « contre-pouvoir » à l'Amérique incarné par la Russie, que les habitants de l'Occident commencent à comprendre que depuis longtemps ils se trouvaient sous l'influence de l'impérialisme américain.

L'actrice n'a pas mâché ses mots, dénonçant l'hypocrisie des grands médias et soulignant que l'Occident « se croit toujours autorisé à distribuer des bons et des mauvais points ».

 

« Je sais simplement que quand on ouvre un bulletin d'informations, il y a la pensée unique sur les mêmes hommes et les mêmes choses », s'est-elle insurgée.

 

Ayant toujours adoré la culture russe et l'âme slave, Fanny Ardant vient de sortir son troisième film en tant que réalisatrice, Le divan de Staline, avec Gérard Depardieu dans le rôle principal.

 

ARTE ayant fait supprimer « pour des questions de droits d’auteur » sa vidéo mise en ligne par Sputnik, nous la remplaçons par celle-ci, d’une autre provenance.

 

 

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Et puisqu’on y est :

 

Le divan de Staline

Bande-annonce

 


 

Remarques :

  1. L’histoire n’est pas d’elle.
  2. Staline avait encore ses cheveux et pas de ventre. La moustache à Depardieu a l’air fausse. [De Niro se serait fait maigrir et aurait laissé pousser la sienne. Évidemment, pour les cheveux…].

Mais qui sommes-nous pour chipoter ?

 

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Attendez-vous-y chez vous !

Un secret de polichinelle bien gardé

Washington est derrière la brutale expérience indienne d’abolition de l’argent liquide.

Norbert Häring  – 1er janvier 2017

 

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Indiens faisant la queue devant une banque

 

Début novembre, sans préavis, le gouvernement indien a déclaré invalides les deux billets de banque de plus grande valeur, abolissant plus de 80 % de la valeur d’argent en circulation. Malgré toute l’agitation et l’indignation qui en ont résulté, personne ne semble avoir pris conscience du rôle décisif qu’a joué Washington dans cette décision. C’est surprenant, car ce rôle a été à peine dissimulé.

Le président américain Barack Obama a déclaré que le partenariat stratégique avec l’Inde était une priorité de sa politique étrangère. La Chine doit être maîtrisée. Dans le cadre de ce partenariat, l’agence américaine de développement USAID a négocié des accords de coopération avec le ministère indien des Finances. L’un d’eux a pour objectif déclaré de repousser l’utilisation de l’argent liquide en faveur des paiements numériques, en Inde mais aussi dans le monde entier.

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Source : norberthaering.de

Via : http://lesakerfrancophone.fr/un-secret-de-polichinelle-bi...

 

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« Prostituées, douche dorée, lit d’Obama : enfin des révélations sur le rapport contre Trump ! »

Pour ceux que les fantasmes des spécialistes ès enfumage US intéressent encore, c’est ici

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https://fr.sputniknews.com/international/2017011110295393...

 

Les autres peuvent sauter à la case suivante.

 

  « Les douches dorées » : une lettre de Zinoviev 2017 ?

Neil Clark – RT – 14 janvier 2017

 

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À peine pensait-on que les « fake news » (fausses informations) avaient donné tout leur jus, que BuzzFeed surgit pour en rajouter une couche. La publication, par ce site, d’un dossier bidon – non vérifié et bourré d’allégations gratuites – sur Donald Trump et ses prétendus liens avec la Russie marque un nouveau palier dans la descente sans fin du niveau journalistique.

Cela montre à quel point de désespoir en sont arrivés ceux qui essaient à toute force de saboter des relations meilleures entre les États-Unis et la Russie.

Le document – comme BuzzFeed lui-même le reconnaît – a été concocté par des « opposants politiques » à Donald Trump et remis au FBI par le fauteur de guerres en série et anti-russe obsessionnel John McCain.

Des « sources très bien informées » ont aussi prétendu que le document en question était l’œuvre d’un ancien agent du MI6, dont on nous dit qu’il aurait « plongé dans la clandestinité ».

Si tout cela est vrai, l’entrée en jeu de James Bond ne serait pas une surprise absolue. Car lorsqu’il est question de subvertir la démocratie en jouant la carte du « péril russe », les services secrets britanniques peuvent se targuer d’une assez grande expérience. De fait, le dossier « Douches dorées », et la manière dont il a été porté à l’attention du public,  présente des ressemblances troublantes avec une autre révélation bidon qui a circulé en 1924 et dont le but, justement, avait été de mettre un terme au rapprochement du Royaume Uni avec la Russie.

En janvier de cette année-là, le tout premier gouvernement travailliste de l’histoire d’Angleterre est arrivé au pouvoir. Le programme économique du Labour était timide, mais ce qui alarma surtout l’establishment, ce fut le désir exprimé par ce parti d’améliorer les relations avec l’Union soviétique. Le Premier ministre Ramsay MacDonald reconnut officiellement le gouvernement soviétique au mois de février, proposa de nouveaux accords avec Moscou et ouvrit des négociations pour un prêt du Royaume Uni à l’URSS.

Mais cela n'allait tout simplement pas être autorisé à se produire. Après que le Procureur général travailliste eût abandonné les charges contre un écrivain communiste qui avait incité les soldats à ne pas tirer sur « leurs frères ouvriers » lors d’une grève, les Libéraux et les Conservateurs s’unirent pour réclamer une enquête, dont la motion fut rédigée par Sir John Simon, qui devait plus tard qualifier l’incident de « Trumpery » (oripeau).

De nouvelles élections furent convoquées pour la fin d’octobre. Quatre jours tout juste avant qu’elles aient lieu : sensation ! Sous les titres « Plan de guerre civile des maîtres des socialistes : les ordres de Moscou à nos Rouges » - « Découverte d’un grand complot », une lettre fut publiée par le Daily Mail, provenant, prétendit-on, d’un dirigeant bolchevique : Grigory Zinoviev.

Cette lettre était marquée « top secret » et transmettait des instructions quant à la manière de provoquer une révolution en Grande Bretagne. Elle ajoutait que la reconnaissance de l’URSS par le gouvernement travailliste aiderait beaucoup la cause communiste.

Le Kremlin contesta avec véhémence l’authenticité du document. « Hé, que voulez-vous qu’ils disent d’autre ? », firent les anti-russes avec un clin d’œil entendu.

« La lettre rouge provoqua un grand émoi » a écrit l’historien A.J.P. Taylor. « Le parti travailliste fut accusé de complicité avec les Russes, ou alors d’être leur dupe ».

Les Tories auraient peut-être gagné les élections de toute façon, mais le coup avait porté grand tort au Labour qui perdit 40 sièges. Les Conservateurs revinrent au pouvoir après en avoir été éloignés moins d’un an et ne signèrent pas de traités avec Moscou. L’establishment anti-russe put se rendormir sur ses deux oreilles : l’isolement de l’Union soviétique allait pouvoir se poursuivre.

C’est aujourd’hui un fait universellement admis que la lettre de Zinoviev était un faux grossier. En 1999, un nouveau rapport réclamé par le ministre des Affaires étrangères travailliste Robin Cook a révélé que la lettre avait été fabriquée par la source d’un agent du MI6 et « probablement transmise par quelqu’un du SIS (les services d’espionnage connus sous l’appellation de MI6) au Bureau Central du parti Conservateur. »

En 1924, c’est donc le Kremlin qui disait la vérité. Et c’étaient ceux qui ne voulaient surtout pas de meilleures relations avec Moscou, les barbouzes, les politicards anti-russes  et leurs hommes à tout faire des médias qui avaient répandu des « informations fausses ». Quelqu’un d’autre que moi fait-il le parallèle avec aujourd’hui ?

La lettre de Zinoviev de 1924 n’est pas le seul exemple d’intervention des service secrets britanniques dans le but de saboter les relations du pays avec Moscou. Dans son livre de 1987, Spycatcher [inédit en français ndt] Peter Wright  révèle des complots du MI5 (et de la CIA) pour déstabiliser le Premier ministre travailliste Harold Wilson, dans les années 1960 et 70. On sait que le MI5 a conservé un dossier secret sur Wilson pendant toutes ses années au parlement (de 1945 à 1983).

Les opposants à Wilson l’ont accusé d’être « paranoïaque », mais, comme l’a fait remarquer Joseph Heller dans Catch 22, ce n’est pas parce que vous êtes parano qu’ils n’en ont pas après vous. À présent, en 2017, la cible n’est plus Ramsay MacDonald ou Harold Wilson, c’est Donald Trump.

« Les douches dorées », document aussi louche que la lettre de Zinoviev, poursuit exactement le même but : anéantir tous les espoirs de meilleures relations avec la Russie et forcer à la poursuite de la guerre froide.

Si Le Donald persiste à vouloir établir un nouveau partenariat avec la Russie, soyez sûrs qu’on nous dira que c’est parce que Poutine le fait chanter, qu’il n'y a pas d’autre explication possible. Bien sûr, ce sont en réalité les services secrets occidentaux et leurs féaux serviteurs de la politique et des médias qui pratiquent le chantage. Le message qu’ils envoient à tout dirigeant éventuel des États-Unis ou de Grande Bretagne est clair : si vous ne vous alignez pas sur les diktats de l’establishment à propos de la Russie, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous détruire. Les pressions qui s’exercent sur Donald Trump pour le forcer à se coucher sont effarantes. C’est cette tentative d’intimider brutalement les « dissidents » de la politique étrangère pour qu’ils s’alignent sur la volonté de l’État Profond et l’ardeur complice des médias à diffuser leurs «fausses informations» pour imposer leur programme qui font les sujets importants. Quand il s’est agi du PizzaGate, tout le monde s’est contenté d’en rire, mais dès lors qu’il a été question de « douches dorées », cela a aussitôt été « Vrai ou pas vraie, cette histoire est importante et il faut qu’elle soit mise sur le tapis ». 

Et tout ça, c’est la faute à la géopolitique.

Pour mettre à jour la citation d’A.J.P. Taylor à propos des travaillistes et de la lettre de Zinoviev : Trump a été dénoncé comme complice des Russes ou au moins comme leur dupe. Et il en ira de même pour toute personnalité publique qui voudra changer la politique étrangère du camp occidental.

Si on veut comprendre pourquoi la perspective de meilleures relations avec la Russie terrifie à ce point l’État Profond, tout ce qu’il y a besoin de faire – comme je l’ai déjà noté ici – c’est suivre la piste de l’argent. Ainsi qu’aurait pu le dire le grand Upton Sinclair, c’est dur de faire comprendre à quelqu’un qu’il n’y a pas de « péril russe », si son (très haut) salaire dépend de l’existence d’un « péril russe » et de sa promotion agressive.

Pour justifier son énorme budget – particulièrement en temps d’« austérité » – le MI6 a, tout comme l’OTAN, besoin d’un épouvantail russe. Pas plus tard qu’en décembre dernier, le chef de ce service, Alex Younger, s’en est pris à la Russie pour ses opérations en Syrie qui ont, c’est vrai, mis en échec les plans des Anglais, des Américains et de leurs alliés pour provoquer un changement de régime dans ce pays. Il n’est pas inintéressant de noter que ce ne sont pas seulement les « douches dorées » mais aussi les accusations de « hacking » par la Russie qui trouvent leur origine dans les services secrets anglais.

Ensuite, bien sûr, vous avez tous les grands pontes « experts » et « consultants », dont les salaires sont payés par des think tanks « non partisans », néanmoins financés par des « sociétés de défense » US. Et les belliqueux politiciens appâteurs d’ours dont les campagnes sont financées par l’establishment militaro-industriel.

L’hyper-faucon de la guerre froide Henry « Scoop » Jackson, dont le nom survit dans le think tank Henry Jackson Society, avait été surnommé « le sénateur de chez Boeing » à cause de ses liens avec l’industrie de l’armement.

Les populations des États-Unis et de Grande Bretagne pourraient souhaiter que leurs pays respectifs entretiennent de meilleures relations avec la Russie et oeuvrent avec elle à l’éradication des périls véritables tels qu’ISIS (État Islamique, ex-ISIL). Le problème hélas, c’est qu’il y a trop de monde, dans les cercles du pouvoir, qui ne le veulent absolument pas.

Gens de gauche anglais qui trouvez drôle ce qui arrive à Trump, méfiez-vous. Car la même stratégie sera déployée contre le dirigeant de votre Labour Party Jeremy Corbyn, s’il continue à défier les barbouzes et les gardiens de but néocons en appelant à une fin de la guerre froide bis. Qui sait ? Un dossier douteux sur « Corbyn le Collabo » pourrait bien être déjà prêt à circuler grâce à quelques journalistes « sympathiques » et sites web anti-russes dont l’opposition de principe aux « informations fausses » et à la propagation d’affirmations sans fondement s'évanouira comme par enchantement. [Ça y est, c’est fait : http://www.informationclearinghouse.info/46246.htm ! ndt]

Source : https://www.rt.com/op-edge/373676-buzzfeed-golden-showers...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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À quoi bon lésiner ?

Dans le même ordre d’idées…

(Glané sur Antipresse)

 

L’art du croche-pied à la Maison-Blanche

ENFUMAGES par Fernand Le Pic

 

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Au lendemain de l’élection de Donald Trump, Obama reçoit le vainqueur à la maison blanche. Le président élu lance les satisfecit à tout va parlant d’un meeting excellent pour cette première rencontre entre les deux hommes. Obama confirme qu’il fera tout pour que la transition fonctionne bien car pour lui «la transmission pacifique du pouvoir est l’une des caractéristiques de la démocratie». Quelques jours plus tard, dans une mise en scène un peu surfaite, c’est d’Athènes qu’il renouvelle sa garantie pour une «transition douce». Il ajoute qu’en sa qualité de président des États-Unis il se sent responsable de tout faire pour «faciliter une bonne transition».

Il n’a pas fallu longtemps pour découvrir que derrière ses promesses glamour prononcées devant des parterres abêtis par huit ans de feinte élégance, il signifiait en réalité qu’il allait savonner la planche de Trump à l’huile de poix.

Hormis le fait qu’il révélait ainsi l’inversion de sens systématique de tous ses discours, il aura sans doute péché par excès de confiance. C’est le lot des faisans et autres gallinacées choyées par Audiard.

Ce sont peut-être les 35 pages de l’officier Christopher Steele qui exposeront le niveau de la flibuste. En anglais de la Maison Blanche on appelle cela « oppo » pour « opposition research ». En clair rechercher, trouver, voire fabriquer de toutes pièces, et utiliser tout ce qui peut compromettre son adversaire politique, l’équivalent du « kompromat » russe, dont on entend soudain beaucoup parler ces derniers temps.

A la Maison blanche l’oppo se gère à temps plein. L’un de ces appointés se rendit célèbre pour avoir presque réussi à faire passer les déboires lewinskiens de Bill Clinton pour un complot des Républicains. Il travailla six ans pour les Clinton à demeure présidentielle. Son nom, il le signait au coude de ses coups bas: Chris Lehane. Le New York Times, pourtant de son bord, n’hésita pas à le qualifier de «Master of the Political Dark Arts», lorsqu’il s’occupa de la campagne du général Wesley Clark en 2004. Il le préféra à Kerry jugé trop conciliant. Plus tard, Lehane comptera parmi ses clients fidèles Lance Amstrong, qui sut si bien mentir. Il a toujours assumé sa réputation de fomenteur. Il en fit même un livre de référence avec son mentor Mark Fabiani, dont le titre fleure bon l’instantané de la morsure en politique, l’effet polaroid du fait divers organisé : Masters of disaster, the ten commandements of damage control (éd. Palgrave Mcmillan 2012, rééd St. Martin’s Griffin 2014).

En 2010, l’ancien employé de la Maison Blanche qui y a toujours ses entrées, représente les intérêts d’un sheikh héritier éconduit, celui de l’émirat de Ras al-Khaimah à qui son émir de père préféra un frère pour lui succéder au trône. Il se trouve que ledit sheikh est un intime des Clinton et suffisamment proche d’Obama pour compter parmi ses invités de marque lors de son investiture de 2009. En fait, s’il fut éconduit par son père, c’était justement parce qu’on lui reprochait d’être trop proche des Américains et trop ouvertement anti-iranien. Alors Chris Lehane aura pour mission de l’aider à retrouver son trône, avec l’aide des États-Unis, en insistant sur le fait qu’il sera un rempart contre l’hégémonie iranienne. On réserva des pages dans les journaux on créa des sites web et on placarda des affiches sur les bus. Une grosse campagne. Lehane s’adjoint pour ce faire les services d’une firme classique de relations publiques du nom de California Strategies et ceux d’une « oppo » beaucoup plus glauque et qu’il connaît bien, du nom de SNS Global, dirigée notamment par Glenn Simpson, un ancien du Wall Street Journal. C’est ce même Glenn Simpson qui venait de créer en parallèle l’officine des basses œuvres démocrates « Fusion GPS » avec Tom Catan et Peter Fritsch, également deux anciens du Wall Street Journal.

Or, un beau jour, des journalistes du Spiegel informent California Strategies qu’ils ont reçu copie de ses dossiers confidentiels relatifs au sheikh, y compris le montant des honoraires qu’il a déjà payés, soit 3,6 millions de dollars. Deux semaines plus tard, c’est au tour du Guardian à Londres de recevoir les mêmes documents hackés.

Du coup California Strategies porte plainte directement auprès d’Eric Holder, l’Attorney général des États-Unis (un intime d’Obama) en spécifiant que les documents aspirés « contiennent des communications avec des responsables de haut rang du gouvernement fédéral, pouvant être compromettantes ». À l’époque les soupçons se tournèrent très officiellement vers l’Iran. Glenn Simpson produisit d’ailleurs un rapport (de 36 pages) détaillant tout l’intérêt qu’aurait eu la République d’Iran à hacker California Strategies au moment où, justement, elle allait faire l’objet de nouvelles sanctions.

N’est-il pas curieux de retrouver tout ce petit monde de Fusion GPS comme commanditaire d’un dossier relatif à des situations compromettantes pour Donald Trump, le tout sur fond de hacking fumants révélant les turpitudes de leur patronne déchue Hillary Clinton ? Car c’est bien le même Glenn Simpson qui enrôla l’agent anglais Christopher Steele, aujourd’hui en fuite éperdue, afin qu’il signât un rapport qui était peut-être issu de sa propre imagination. Un faux grossier dont les sources sont attribuées non pas à l’Iran cette fois mais à la Russie, et qui est destiné, comme on le sait, à démolir la légitimité de Donald Trump. Ce qui est cocasse, c’est que le rapport en question fait encore 35 pages, sans doute un standard de la Maison Simpson.

Quant à Chris Lehane, on le voit encore se glisser discrètement dans les couloirs de la Maison Blanche pour y rencontrer sa collègue actuelle en damage control Shailagh Murray. Le 8 février 2016, par exemple, ils passèrent seize heures de travail ensemble. On peut même vous dire que son numéro de rendez-vous était le U73070. Mais officiellement c’était pour parler de RbnB, la nouvelle affaire d’hôtellerie privée qu’il a fondée avec une ex-collègue de la Maison blanche : Sarah Bianchi. Seize heures ! C’est bien un minimum pour parler business, non ? Rappelons au passage que Sarah Bianchi est celle-là même qui croisa Philipp Hildebrand, l’ancien patron de la Banque Nationale Suisse, chez BlackRock, une firme qui s’est notamment occupée d’orienter la gestion que l’on connaît de la dette grecque.

Au moins en 2010, la presse locale, notamment le San Francisco Gate (SF-GATE) du 8 juin 2010, osait encore dire que cette flibusière était une habituée des intrigues et que le hacking de California Strategies venait plus vraisemblablement de rivaux républicains que des Gardiens de la révolution.

En 2017, Trump n’a quant à lui pu compter que sur ses propres tripes.

 

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Dissolution de l’OTAN et alliance militaire avec la Russie

Sahra Wagenknecht, au nom de la gauche allemande, prend M. Trump au mot

Rédaction – RT 17 janvier 2017

 

Un système de sécurité militaire incluant la Russie devrait être mis sur pied pour remplacer l’OTAN, a déclaré dans une interview Sahra Wagenknecht, figure de proue du parti allemand Die Linke (« La Gauche »), en écho aux récentes déclarations de Trump sur l’OTAN.

 

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« L’OTAN doit être dissoute et remplacée par un système collectif de sécurité incluant la Russie » a déclaré ce mardi Mme Wagenknecht au groupe de médias Funke.

Il faut dire que l’OTAN vient d’essuyer un certain nombre de critiques de la part des médias allemands, suite aux déclarations faites par le président élu dans une interview récemment accordée au Bild, au cours de laquelle il a qualifié l’OTAN d’« obsolète ».

 

« Je dis depuis longtemps que l’OTAN a des problèmes. En particulier, celui d’être obsolète, parce que cette organisation a été conçue il y a beaucoup, beaucoup d’années », a-t-il déclaré dimanche.

« Nous sommes censés protéger des pays, mais un tas de ces pays ne paient rien alors qu’ils devraient le faire, ce que je trouve très abusif à l’égard des États-Unis ».

 

Ces mots ont reçu le soutien de Wagenknecht, qui a ajouté que les commentaires de M. Trump « révèlent impitoyablement les erreurs et les échecs du gouvernement fédéral ».

L’interview [du président, ndt] n’a pas échappé à celui-ci. Un porte-parole de la chancelière Angela Merkel a dit qu’elle avait été « lue avec intérêt » par le bureau de la Chancellerie.

De leur côté, les officiels de l’OTAN se sont montrés « irrités » par les déclarations de M. Trump, selon le ministre des Affaires étrangères allemand Fred-Walter Steinmeier, qui a parlé à des reporters à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg. Steinmeier a ajouté cependant qu’à l’OTAN on ne doute pas que l’administration US maintiendra les engagements de son pays envers l’alliance.

Alexander Graf Lambsdorff, vice-président du Parlement européen et membre du parti allemand FDP a dit aux gens de Funke que les déclarations de Trump « restent vagues et pas trop sensées ».

Die Linke est le groupe d’opposition le plus important au Parlement allemand et avait déjà appelé auparavant à des relations plus étroites avec la Russie.

Ces commentaires se font jour en pleine escalade d’une concentration de troupes, de tanks et d’équipements militaires US en Europe, aux frontières de la Russie, dans le cadre d’une opération de l’OTAN intitulée « Résolution Atlantique ». Après les manoeuvres militaires effectuées dans le cadre de cette opération, les troupes seront stationnées en Pologne, en Bulgarie, en Roumanie et dans les pays baltes, dépendant d’un Quartier Général qui se trouvera en Allemagne.

 

Source : https://www.rt.com/news/373974-nato-dissolution-alliance-...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Mais elle aura du mal…

 

« L’art de la guerre »

Des chars d’assaut déployés en Pologne

Manlio DinucciRéseau Voltaire 17 janvier 2017

 

Tandis que le président états-unien élu, Donald Trump, critique l’existence même de l’Otan, l’Alliance atlantique poursuit son déploiement impérial en Europe. Planifiée après la révolte du Donbass contre les putschistes nazis installés par l’Alliance à Kiev, elle vise à faire accroire qu’il existe une menace russe pour justifier l’occupation militaire de l’Europe de l’Est. Une occupation soutenue par les élites politiques est-européennes qui, toutes, doivent leur pouvoir aux seuls États-Unis.

 

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Discours de Paul W. Jones, ambassadeur des États-Unis en Pologne

© Army photo by Sgt. Paige Behringer, 10th Press Camp Headquarters

 

Le 12 janvier 2017, deux jours après son discours d’adieu, le président Barack Obama a lancé le plus grand déploiement de forces terrestres en Europe orientale depuis la fin de la Guerre froide : un long convoi de chars d’assaut et autres véhicules blindés états-uniens, provenant d’Allemagne, est entré en Pologne. C’est la 3ème Brigade blindée, transférée en Europe de Fort Carson dans le Colorado : composée d’environ 4 000 militaires, 87 chars d’assaut, 18 obusiers automoteurs, 144 véhicules de combat Bradley et des centaines de Humvees. L’ensemble de l’armement est transporté en Pologne soit par route, soit par 900 wagons ferroviaires.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article194955.html

 

Résumons : Les États-Unis crèvent d’envie de faire la guerre à la Russie, mais veulent que l’Europe la fasse pour eux. L’Europe de l’Est est la chèvre attachée au piquet, dont les bêlements devraient attirer l’ours récalcitrant dans l’arène. Cette stratégie s’appelle bear-baiting. Espérons, pour les populations civiles de la Pologne et des pays circonvoisins, que les nerfs des Russes tiendront le coup.

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Pour les archives :

Les aveux du criminel John Kerry

http://www.voltairenet.org/article194943.html

 

Il y en a quelques-uns qui seront surpris… Pas nous.

 

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Même si vous n’êtes pas belges, parce que c’est sûrement pareil chez vous.

 

Nous sommes tous Dyab Abou Jahjah !

Luk VERVAET – Le Grand Soir 12 janvier 2017

 

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En Belgique, on peut sans problème défendre les assassinats ciblés systématiques, réalisés avec des drones par le Mossad, le service secret israélien, contre des dirigeants et des militaires palestiniens. Ou l’assassinat par balles, en pleine rue, comme le 15 décembre dernier, il y a à peine trois semaines : Mohammed Alzoari, un dirigeant du Hamas, abattu près de sa maison en Tunisie. On a aussi pu applaudir sans souci à l’opération Plomb durci, dans laquelle Israël a bombardé Gaza sans relâche de décembre 2008 à janvier 2009. Avec la mort de 1315 Palestiniens, dont 410 enfants et plus de 100 femmes, et 5285 blessés comme bilan...

Mais si vous défendez par contre le droit reconnu internationalement des Palestiniens à résister par tous les moyens contre cette machine de guerre et l’occupation illégale de la Palestine, comme Dyab Abou Jahjah après l’attaque palestinienne contre un groupe de soldats israéliens à Jérusalem, alors il faut en payer le prix ! Le secrétaire d’Etat Theo Franken et le mensuel Joods Actueel ont demandé au Standaard le licenciement de Dyab en tant que chroniqueur du journal. Quelques heures plus tard, c’était fait.

L’enjeu de la défense de Dyab dans cette affaire, ce n’est pas seulement la défense du principe libéral de la liberté d’expression, selon lequel on peut soi-disant dire tout ce qu’on pense. Ce dont il s’agit, c’est de savoir si nous avons encore le droit, dans ce pays, de défendre la légitime résistance d’un peuple et de ses organisations. Les Palestiniens sont plus maltraités que les Noirs au temps de l’apartheid en Afrique du sud. N’ont-ils pas le même droit à la résistance que l’ANC de l’époque ?

Radicalisation

Le traitement de Dyab Abou Jahjah dit beaucoup sur la prétendue lutte contre la radicalisation à laquelle le gouvernement et les médias accordent la plus haute priorité. Le scenario de 2002-2003 semble se répéter. À l’époque, Dyab et la Ligue Arabe Européenne (AEL) ont été réduits au silence par une longue campagne de calomnies, d’accusations de terrorisme et de procès (dont ils sont sortis totalement blanchis). Après l’élimination de cette organisation autonome, démocratique et non religieuse, un autre phénomène est apparu sur la scène : Sharia4Belgium.

Revivons-nous le même épisode ?

Lire la suite…

Source : https://www.legrandsoir.info/nous-sommes-tous-dyab-abou-j...

 

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Sur le même sujet, nous avions raté la prise de position de Bruno Guigue : « Après l’attentat de Jérusalem, Droite, PS et FN à l’unisson ! ». La voici : http://arretsurinfo.ch/apres-lattentat-de-jerusalem-droit...  

 

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Une masse d’air froid en provenance de Russie.

Et Poutine va sans doute continuer à nier toute ingérence ?

 

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« Air froid venu de Russie », « Vague de froid en provenance de Russie »... Les médias français soulignent et répètent avec délices la provenance des masses d’air polaire, comme pour faire passer un message... Sputnik a mené l’enquête pour découvrir comment Moscou est arrivé à modifier le climat en Europe.

Cette fois, les preuves de l'ingérence de Vladimir Poutine dans les affaires intérieures des pays étrangers sont irréfutables ! Dos au mur, accablé de preuves, il ne pourra pas plaider non coupable si facilement.

« C'est de Russie que cette vague de froid nous arrive », ont souligné certains médias français, généralement frileux à l'idée de pointer l'origine des malfaiteurs.

Suite aux attaques informatiques, une nouvelle accusation s'abat sur la Russie : elle est soupçonnée d'avoir provoqué le temps glacial qui fait grelotter les Européens.

Les agents du Kremlin auraient-ils vraiment élaboré un moyen de déstabiliser le climat sur le Vieux Contient en riposte aux multiples sanctions anti-russes ?

Source : https://fr.sputniknews.com/france/201701171029634597-froi...

 

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Neige partout, même en Inde et en Tunisie !

Diaporama :

https://fr.sputniknews.com/photos/201701181029648020-hive...

 

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Malgré quoi le premier train-cargo chinois arrive à Londres, ayant couvert 12.000 km en 18 jours.

https://fr.sputniknews.com/economie/201701181029662176-tr...

 

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Dernière minute :

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A la veille de la présidentielle, 30 personnalités de tous horizons lancent un appel pour la défense de la francophonie et de la diversisité linguistique

 

Résistance ou Collaboration linguistique ?

 

COURRIEL Son site samedi 14 janvier 2017

 

C’est l’heure du choix pour les candidats et pour les électeurs français :

face à MM. Macron et Gattaz, chevaux de Troie du tout-anglais en France et en Europe, REPRENONS LANGUE !

 

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Prenant la parole à Berlin dans le cadre de sa candidature à la présidence de la République… française, Emmanuel Macron a prononcé son discours en anglais « pour être compris de tous » (sic).

Le 11 janvier, s’exprimant sur France-Info dans l’émission de J.-M. Aphatie, le chef de file du MEDEF, Pierre Gattaz, a salué ce reniement macronien de la langue française en expliquant laborieusement que l’avenir de la francophonie passe par l’anglais (M. Aphatie a relevé l’« oxymore »), « langue universelle des affaires » : une assertion à la fois fausse et hors-sujet, sauf à réduire l’activité à venir d’un futur chef de l’État à une forme d’affairisme international. Le patron des patrons a même précisé que les jeunes Français devaient apprendre à « lire, écrire, compter  » en anglais, même s’il a ajouté, pour adoucir l’énormité de son propos, que bien sûr ils devaient aussi maîtriser le français (on respire !).

Dans cette même émission, M. Gattaz a aussi expliqué que pour « gagner », la France devait accepter les délocalisations industrielles, limiter les droits sociaux et les garanties du code du travail qui freinent, selon lui, les entreprises. La question est de savoir si cette prétendue « France qui gagne » à l’international serait autre chose, une fois privée de sa langue et de ses acquis sociaux, qu’un « couteau sans manche dont on a perdu la lame »… Bref, une « France » dénaturée dont ne bénéficierait qu’une minorité de privilégiés.

De plus en plus il apparaît qu’une part croissante de nos « élites » (?) économiques et politiques est déterminée à liquider notre langue au niveau international comme au niveau national, quitte à violer grossièrement l’article II de la Constitution, lequel dispose que « la langue de la République est le français ». Déjà l’ex-président du MEDEF et du syndicat patronal européen Ernest-Antoine Seillière avait déclaré en 2004 qu’il n’officierait plus, en tant que patron de Businesseurope, qu’« en anglais, la langue de l’entreprise et des affaires ». Déjà M. Kouchner, ministre des Affaires étrangères de N. Sarkozy, affirmait lui aussi cyniquement que « l’avenir de la Francophonie passe par l’anglais » (sic). Déjà, Mme Fioraso, ministre de F. Hollande, a fait de l’anglais une langue universitaire en France au mépris de la loi Toubon qui institue notre langue en « langue de l’enseignement ». Déjà de grandes entreprises comme Renault ou PSA basculent toute leur documentation interne à l’anglais en France même, sans parler de la grande distribution qui privilégie l’anglais (Carrefour City, Simply Market, etc.), des « services publics » et des ex-services publics (SNCF, EDF, Orange…) qui affichent trop souvent leur publicité et leurs enseignes en frenglish ou en mauvais anglais ; ni de la « France » qui chante en anglais à l’Eurovision, des films tournés en anglais en France sur subvention de l’État, des émissions intitulées en anglais sur des chaînes publiques, etc.

Manifestement, l’aile marchante de l’oligarchie politico-financière « française » a décidé, à l’occasion des présidentielles, de franchir un seuil décisif dans l’assassinat programmé de la langue nationale, qui est aussi, rappelons-le, la langue officielle de dizaines de pays dans le monde : après la loi du silence qui, depuis des années, interdit de fait aux grands médias de mettre en débat le basculement linguistique insidieusement en cours en France, voici que certains milieux – dont MM. Macron et Gattaz sont l’avant-garde – passent à l’arrachage officiel, quitte à tenir à mi-voix à l’égard du français d’hypocrites propos élogieux en forme de soins palliatifs…

Nous refusons et refuserons avec acharnement cet attentat cynique contre le peuple français et les autres peuples de la Francophonie. C’est le moment ou jamais pour les amis du français et de la Francophonie d’interpeller vigoureusement les candidats aux prochaines élections, présidentielle et législatives :

  • oui ou non, condamnez-vous l’attitude anti-francophone caractérisée de M. Macron et de ses « hampers » (ainsi se nomment en pidgin ses partisans) ?
  • oui ou non, ferez-vous enfin respecter et renforcerez-vous la loi Toubon, y compris en sanctionnant les « collabos de la pub et du fric » (dixit Michel Serres) qui ne recourent au français dans leur « com » que pour mieux le polluer et introduire le « Globish Business » ?

La résistance et le civisme linguistique sont décisifs pour sauver notre langue, premier service public de France et socle du lien social, pour imposer le respect dû à tous les Francophones de France et d’ailleurs, pour sauvegarder l’égalité entre les citoyens français dont l’écrasante majorité n’est pas « English Mother Tongue » (1). Cette résistance est également vitale pour préserver la diversité des langues qui n’importe pas moins à la culture mondiale que la diversité des espèces n’importe aux défenseurs de la nature.

Au demeurant, Macron n’a pas seulement piétiné le français en parlant anglais à Berlin, il a aussi humilié les germanophones, qui ne sont pas tous censés parler la langue du « business » macronien ! Il est vrai qu’en Allemagne aussi la trahison linguistique fait rage à l’initiative du haut patronat : la société Volkswagen ne vient-elle pas de passer toute sa communication d’entreprise à l’anglais au mépris des ouvriers et des consommateurs allemands ? Assez de ce totalitarisme linguistique, d’autant plus odieux et ridicule que l’Angleterre est en passe de quitter l’U.E., si bien que légalement, l’anglais ne peut plus être la langue officieuse, et encore moins, la langue officielle, des institutions européennes !

Macron se donne des airs de « transgresseur » et de « moderniste » en humiliant sa langue maternelle à l’international. Or il n’y a rien de moins moderne que cet assassinat de la diversité culturelle, rien de plus conformiste que cette allégeance au tout-anglais et à ce qu’il signifie de soumission à l’Empire néolibéral anglo-saxon…

Résistance ou collaboration linguistique, l’heure du choix est venue pour tous les citoyens épris de dignité. Ensemble, sauvons notre langue, et avec elle, la diversité linguistique mondiale, de l’oppression du tout-anglais porté par le monde de la finance.

___________________  

(1) = « langue maternelle anglais » : nombre d’offres d’emploi de postes de hauts cadres réservées aux anglophones, ce qui revient à introduire indirectement une préférence nationale à l’envers qui n’est pas moins douteuse que son inverse.

Signataires (11.01.2017)

  • Georges Gastaud, philosophe, président exécutif de l’Association CO.U.R.R.I.E.L. (COllectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguistiques)
  • Stéphane Sirot, historien du syndicalisme
  • Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris-VII
  • Bernard Guillaumin, trésorier national de l’Association CO.U.R.R.I.E.L.
  • Philippe Loubière, docteur ès lettres
  • Matthieu Varnier, secrétaire général de l’Association CO.U.R.R.I.E.L., roboticien
  • Philippe de Saint-Robert, ancien Commissaire général à la langue française, président de l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF)
  • Guy Chausson, Association Lotoise des Amis de la langue française
  • Francis Combes, poète
  • Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’association pour le français et la Francophonie
  • Pierre Pranchère, ancien Franc Tireur et Partisan de France, ancien député de Corrèze
  • Aurélien Djament, mathématicien, CNRS
  • Rose-Marie Serrano, traductrice d’espagnol
  • Patricia Latour, journaliste
  • Daniel Miroux, président de l’Alliance Champlain
  • Benoît Foucambert, syndicaliste (81)
  • Christophe Pouzat, neurobiologiste
  • Christian Darlot, chercheur CNRS
  • André Tosel, professeur émérite de philosophie, Université de Nice
  • Marcel Girardin, administrateur de Défense de la langue française en Pays de Savoie
  • Anna Persichini, secrétaire, militante syndicale CGT (06)
  • Jean-Luc Pujo, président des Clubs Penser la France
  • Denis Foucambert, professeur de psycholinguistique, Université du Québec (Montréal)
  • Alain Fleury, auteur, comédien, metteur en scène (76)
  • Aymeric Monville, éditeur
  • Daniel Dubois, syndicaliste, libre-penseur, élu (Adjoint au Maire, 59).
  • Giovanni Di Mino, professeur de langue vivante (13)
  • Christian Champiré, maire de Grenay (62)
  • Romain Vignest, président de l’Association des professeurs de Lettres
  • Laurent Lafforgue, mathématicien, professeur à l’IHES
  • Anna-Maria Campogrande, pour Athena, Association pour la défense et la promotion des langues officielles de la Communauté Européenne, Italie.
  • Barbara Flamand, poétesse (Belgique)

Pour se joindre à cet appel contacter Georges Gastaud

À sa demande, le commentaire de Mme Barbara Flamand (Bruxelles) :

« Cette attaque contre la langue est à la fois culturelle, politique, historique. Contre une telle attaque il faut soulever un mouvement de masse. En gommant leur langue, les Français vont-ils lire Montaigne en anglais ? Chanter la Marseillaise en anglais ? Et apprendre dans cette langue comment les versaillais ont écrasé la Commune ? La langue est le patrimoine collectif en même temps qu’individuel. Le peuple ne peut pas laisser les décideurs souiller la France de Ferrat et de bien d’autres ».

 

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Livres (de fiction) à lire ou à relire

pour comprendre l’actualité

 

Sommes-nous les seuls à avoir vu, dans la siège d’Alep, la réédition parfaite (causes et péripéties) de celui de Paris (1589-1594) ?

MM. Poutine et Bachar al-Assad, diabolisés par le camp occidental, ont pour leur part pas mal de points à rendre à LL.MM. Henri III et Henri IV, rois de France, qui le furent peut-être même davantage par celui de leur temps, où les Espagnols et le duc de Parme jouèrent le rôle de la coalition d’aujourd’hui, la Ligue et les Guise celui de « l’opposition modérée »…

On peut se rafraîchir la mémoire en lisant ou en relisant, parmi quelques autres du même auteur :

 

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Jean d’Aillon

La Bête des Saints-Innocents

J’ai lu 2015

Collection : J’ai lu Roman

632 pages

 

Après l'assassinat d'Henri III, Henri de Navarre s'attela à conquérir son royaume que la Sainte Ligue lui refusait. Ayant écrasé l'armée de la Ligue, Henri mit le siège devant Paris. La famine qui s'ensuivit provoqua la mort de dizaines de milliers d'habitants. Des enfants furent dépecés et mangés, et en examinant la dépouille d'une femme trouvée dans le cimetière des Saints-Innocents, on s'aperçut qu'elle avait été saignée comme par un vampire. D'autres découvertes tout aussi macabres devaient suivre. S'agissait-il de crimes perpétrés par des lansquenets affamés ou, plus effrayant, de forfaits commis par un loup-garou ? Le commissaire Louchart, forcené ligueur, tient que la Bête est un animal venu des Enfers pour meurtrir les Parisiens à la demande de l'hérétique Henri de Navarre, qui a signé un pacte avec Satan. Un prêtre proclame en chaire qu’il veut bien être damné, à condition que le Seigneur empêche « le porc béarnais » de prendre Chartres. Il appelle au massacre des « tièdes » restés dans la capitale. Le massacre a lieu aux cris de « ils vont nous tuer tous si nous ne les tuons d’abord ». À cette occasion, quelques bons chrétiens s’enrichissent…

 

Sur les intentions malveillantes du Royaume Uni à l’égard de la Russie, bien avant les inventions de 1924 et de 2017, les anglophones reliront certainement avec jubilation :

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George MacDonald Frazer

Flashman at the Charge

Barrie & Jenkins, 1973

286 pages

 

et, bien entendu, sa suite indienne :

 

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George MacDonald Frazer

Flashman in the Great Game

Barrie & Jenkins, 1975

336 pages

 

 

 

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Nouvelle interruption de notre pause involontaire,

ce 19 janvier 2017, toujours avec nos excuses.

 

 

 

 

 

20:09 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/01/2017

L'EUROPE À LA RECHERCHE DE SON ÂME

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L'Europe à la recherche de son âme

 

1 - Le coût des victoires
2 - Le réapprentissage de la souveraineté
3 - La démocratie et le principe de l'égalité devant la loi

 

  1 - Le coût des victoires

La fable s'attache comme le lierre à l'arbre de la souveraineté des peuples. Il nous faudra donc une maïeutique du bon sens, et pour cela, nous nous exercerons à un calcul précis du prix que les démocraties décérébrées et leur culte de la platitude paient pour accoucher de l'immoralité de leur politique. Si les États issus des principes universels de 1789 apprenaient en toute lucidité à prévoir le coût éthique des désastres réels et surréels qui succèderont inévitablement à ceux auxquels il fallait bien mettre précipitamment un terme, ils sauraient également en circonscrire les suites désastreuses et en limiter le coût.

Exemple : quel fut le montant de la facture qu'il a fallu payer pour remporter la victoire, pourtant nécessaire, sur Hitler ?

Primo, il était impossible de ne pas collaborer avec l'auteur du Goulag, lui-même attaqué par les troupes nazies; secundo, le tyran de l'Est, puis les émules de son école du salut, on les a eus sur le dos pendant quarante quatre ans, de 1945 à 1989; tertio, l'empire, biphasé lui aussi, de la démocratie américaine, en a profité pour se porter au rang de la première puissance schizoïde de tous les temps; quarto, l'Europe démilitarisée par ce dieu-là, a perdu son rang de continent-pilote; quinto, le rêve économique des apôtres du prolétariat mondial a bloqué un siècle durant les sciences humaines et l'anthropologie critique pourtant si clairement inscrites dans la postérité réaliste et logique de Darwin et de Freud; sexto, l'effondrement du séraphisme armé de Karl Marx a conduit à l'hypertrophie d'un capitalisme monoculaire, comme si le cerveau simiohumain oscillait sans cesse de l'aveuglement au cynisme.

Si nous réfléchissions à ces apories que notre souveraineté retrouvée devra résoudre, nous prendrions une grande avance sur l'étiage cérébral de notre temps.

Second exemple : quel a été le coût de la victoire sur le premier empire, de "Dieu" et de son bras droit du moment - la Sainte Alliance des rois européens de droit divin de l'époque? Trois rois - Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe - puis un empereur à barbichette - Napoléon III - ont obscurci l'horizon mondial de la réflexion sur les arcanes anthropologiques de la grande Révolution de 1789.

Si, dès 1789, nos radiographes s'étaient attachés à la pesée des théologies bicéphales, puis à décoder l'enracinement viscéral du sacré simiohumain dans la politique mythologique des démocraties modernes, ils auraient prévu l'échec actuel d'une Union européenne toute verbale et qui s'est égarée dans un angélisme de la candeur. Qui peut croire que les urnes seraient les couveuses naturelles des grands chefs d'État ? Considérons les niais que notre suffrage universel met depuis deux siècles au timon des affaires du monde!

Troisième exemple : En Libye, la sodomisation publique du Colonel Kadhafi à l'aide d'un bâton, au Caire le spectacle d'un octogénaire sur une civière - le Colonel Hosni Moubarak - devant un tribunal du peuple triomphant, au Pakistan, le meurtre en direct de Ben Laden à la télévision américaine et sous les yeux ravis du Président des États-Unis et des principaux membres de son gouvernement tombés en extase, tout cela ressortit au calcul du prix de l'entretien après vente des victoires théopolitiques.

Lire la suite…

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Et quelques niouzes pendant qu’on y est…

 

Tout ce que Manuel Valls n’a pas eu le temps de dire en 2h20 à la télé

Théophrase R. – Le Grand Soir 6 janvier 2016

 

5. VALLS PS.jpg

 

Les réseaux sociaux ironisent sur la phrase du candidat Manuel Valls révélant dans « L’émission politique » du jeudi 5 janvier 2017, les malheurs du Premier ministre Manuel Valls : « On m’a imposé le 49.3 ».

L’émission a été assez longue pour qu’il nous apprenne que, lui président, la grande France va bien punir la petite Russie qui fait rien qu’à donner la fessée (alors que c’est interdit) à l’OTAN qui la chatouille (pas méchamment). Mais elle a été trop courte pour qu’il nous apprenne qu’on lui a imposé aussi ses propos sur la nécessaire suppression de l’Impôt sur la Fortune, sur le « déverrouillage » des 35 heures, sur la ringardise du mot socialiste dans le nom d’un parti, sur le recul de l’âge de la retraite, sur la fiscalisation des heures supplémentaires, sur la déchéance de nationalité, sur les « positions irréconciliables à gauche », sur les Roms qui « ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie », sur sa proposition de « sortir de la logique de la dépense publique ».

Maintenant qu’il est libre, il veut supprimer l’article 49-3, faire payer les riches, alléger la peine des pauvres, augmenter les salaires, embaucher des infirmières et des enseignants, amnistier les syndicalistes, aimer les migrants, réhabiliter Jaurès et, s’il est élu, une qui va payer cher, c’est la Myriam El Khomri qui l’a obligé à faire tabasser les jeunes dans la rue et à en éborgner quelques-uns.

Ah ! c’est un crève-cœur de constater que ce brave homme est soupçonné par les téléspectateurs d’être franc comme un âne qui recule (29% de convaincus par sa prestation télévisée) alors qu’il n’a même pas eu le temps de rappeler à Pujadas sa phrase digne d’un Président français : « Par ma femme je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël, quand même… », ni celle où, se promenant sur un marché d’Evry, il recommandait à un de ses adjoints d’ajouter dans la ville : « quelques blancs, quelques white, quelques blancos » (voir ICI à 0,35 secondes).

Théophraste R. (Démonteur de girouettes et auteur d’un essai sur les arracheurs de dents).

__________________ 

  1. Dans l’émission, Valls a déclaré « il faut aller vers une disparition des départements ». Son gouvernement a déjà rasé les régions historiques pour créer dans l’Hexagone 12 grands blocs sans âme et sans Histoire : des pièces d’un puzzle à démanteler et dont nos héritiers apprendront à l’école qu’il s’appelait la France.

 

Source : https://www.legrandsoir.info/tout-ce-que-manuel-valls-n-a...

 

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« Le dernier héros »

 l’ex-président d’Uruguay Mujica vu par Kusturica

Par MAURICIO RABUFFETTI — 06 janvier 2017

 

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L’ex-président Mujica filmé par le réalisateur Emir Kusturica à Montevideo, le 5 mars 2015.

 

Il lui porte la même admiration qu’à ses idoles de jeunesse : le cinéaste serbe Emir Kusturica vient de terminer le tournage en Uruguay de son documentaire Le dernier héros, consacré à l’ancien dirigeant José Mujica, surnommé le « président le plus pauvre du monde ».

« J’ai développé une vision particulière du monde, liée aux personnes que j’admirais depuis ma jeunesse, du (guérillero Ernesto) Che Guevara à (l’ex-président cubain Fidel) Castro », confie-t-il à l’AFP à l’occasion du tournage des dernières scènes à Montevideo.

« Comme je n’ai rien pu faire avec eux deux (…), quand j’ai entendu parler d’un homme qui était président tout en continuant à conduire son tracteur et réparer sa maison, je me suis dit « C’est lui mon homme ». Et je ne me suis pas trompé », assure le réalisateur de 62 ans, lauréat de deux Palmes d’or au Festival de Cannes (France), en 1985 et en 1995.

Cet homme, c’est José Mujica, 81 ans, dit « Pépé », qui s’est fait connaître dans le monde entier pour son style informel, son franc-parler et sa façon de gouverner l’Uruguay entre 2010 et 2015.

Lire la suite…

Source : lapresse.ca

Via : http://arretsurinfo.ch/le-dernier-heros-lex-president-duruguay-mujica-vu-par-kusturica/

 

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Une « ONG humanitaire » prive d’eau 5,6 millions de civils

Réseau Voltaire | 6 janvier 2017

 

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Les jihadistes qui ont pollué, depuis le 24 décembre 2016, les sources du Barada —la rivière qui alimente en eau les plus de 7 millions d’habitants de Damas et de sa région— et fait exploser les canalisations ont publié une déclaration fixant leurs conditions.

Actuellement 5,6 millions de civils sont totalement privés d’eau courante depuis deux semaines. Les autorités sont parvenues à distribuer à la population, une à deux fois en quinze jours, de l’eau non-potable par des camions citernes, à raison de 50 litres par famille. Outre les bidons qu’ils ont pu remplir pour leur toilette et leur vaisselle, les habitants doivent acheter de l’eau minérale pour leur consommation d’eau potable.

Selon la « Déclaration de Barada », les jihadistes ne laisseront les ingénieurs nettoyer et réparer les sources du Barada que si l’Armée arabe syrienne et le Hezbollah cessent le combat (c’est-à-dire si la République arabe syrienne capitule).

Dans une lettre adressée au Conseil de sécurité, la Syrie a dénoncé la planification de cette opération par les puissances qui soutiennent et arment les jihadistes.

Parmi les sept groupes jihadistes signataires du Document figurent les « Casques blancs », dits « Défense civile syrienne ». Cette « ONG humanitaire » (sic) a été créée et est dirigée par un officier du MI6 élevé par la reine Elizabeth, en 2016, au titre d’officier de l’Empire britannique, James Le Mesurier. Cette organisation abreuve les médias d’images choquantes censées prouver « les crimes du régime » et dont il a été souvent démontré qu’elles sont de pures mises en scène de propagande.

La participation de cette « ONG humanitaire » à des combats a été attestée. Le ministère russe de la Défense l’a décrite comme « proche d’Al-Qaïda ».

Les Casques blancs sont financés par l’Allemagne, le Danemark, les États-Unis, la France, le Japon, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

Le 19 octobre 2016, le président de la république française, François Hollande, son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, et la présidente de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Élisabeth Guigou ont reçu à l’Élysée une délégation des Casques blancs incluant le président du Comité « civil » d’Alep (sic) auto-proclamé « maire d’Alep » (re-sic), Hagi Hasan Brita.

La France avait présenté, en vain, la candidature des Casques blancs au Prix Nobel de la paix.

En droit international, le fait de priver d’eau des civils est considéré comme un crime de guerre.

 

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Source : http://www.voltairenet.org/article194852.html

 

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Interruption de pause du 7 janvier 2016

 

 

 

 

18:17 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/12/2016

AVANT DE SE RÉVEILLER AVEC LA GUEULE DE BOIS...

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Avant de se réveiller avec la gueule de bois…

Pourquoi ne pas passer Niouiyrsîve avec Ariane Walter ?

 

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2016, l’année quantique !

Ariane WALTER – Le Grand Soir 31 décembre 2016

 

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2016 a été l’année la plus surprenante, la plus folle, la plus prometteuse, la plus chère au cœur du peuple qui se puisse imaginer !

Les grands prédateurs qui dirigent et saignent notre monde se sont pris claque sur claque.

Les réseaux sociaux qui sont la voix des sans-dents, ont été tellement vifs, actifs, drôles, puissants, que la clique agonisante, dans un dernier gargouillis, balbutie qu’elle veut les interdire !

Soulevant le couvercle de son cercueil, Merkel propose une amende de 500 000 euros par fake news (nouvelle erronée) ! Amende renouvelable tous les jours !

C’est ça, Totoche, vas-y.

Tu délires Merkel !

Arrête le vent, la marée, l’avalanche et la beauté de la nuit !

Dans les merveilleux souvenirs de 2016, nous avons d’abord, débordant des poubelles de l’Histoire, les têtes des medias dits les merdias, qui se sont pris une saucée mémorable.

Ils prévoyaient un « non » au Brexit. Ce fut un « Oui ».

Ils prévoyaient Clinton, ce fut Trump.

Ils prévoyaient Juppé, ce fut Fillon.

Ils devraient tous se faire hara-kiri !

Tous ces gros prétentieux de BFM et LCI , les petits marquis de 28 mn, ridicules, à poil, au lendemain des grandes échéances de cette année, se demandant dans les ruines de leur mensonges pourquoi ils s’étaient « trumpés » !

Vous ne vous êtes pas trompés, les gars ! Vous n’êtes pas des journalistes mais des propagandistes !! On ne vous demande pas d’analyser honnêtement une situation mais de réciter des mantras à longueur de journée.

« Clinton va gagner, Clinton va gagner, Clinton va gagner ! »

Et la Clinton s’est pris la « rusty belt » dans la tête ! Ouïlle, ça fait mal !

Maintenant on vous a demandé de vous occuper de Macron. Le castrat de la Finance !

Les sondages lui sont favorables (bref, il est mort).

Odoxa le donne en tête comme il donnait Juppé !!

Hihihihi !

Mais rien ne vous arrête !

Ou plutôt si, nous, nous vous arrêtons. La presse du peuple !

Quelle belle année, avec au pied de la guillotine les têtes de Clinton, Obama, Cameron, Sarkozy, Juppé, Renzi, Hollande !!! Tous les vieux de la vieille qui finissent au musée des horreurs !

 

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Une grande rigolade, hier. Le bouquet final de cette année magique !

Obama, qui ne sait comment révéler à tout un chacun qu’il est aussi efficace pour maîtriser Poutine qu’une chignole pour creuser l’Everest, a expulsé 35 ambassadeurs. Réponse de Poutine : il invite les ambassadeurs étasuniens au Noël du Kremlin et traite la diplomatie d’Obama, à qui il souhaite au passage une bonne année, de diplomatie de comptoir...

Poutine ...

On ferait voter la terre entière pour nommer un président du globe, il serait élu avec un score soviétique...

Le talent de Poutine, son calme olympien face à la dangereuse tempête, ça aussi, c’est un cadeau de 2016 !

Sans oublier le petit Donald !

Alors là, lui !

Hier il a félicité Poutine, si intelligent, d’avoir ridiculisé Obama !!

Et nous, qui avons tant et tant défilé, pétitionné contre le TAFTA ! Pour rien ! Et lui, il ne veut pas de TAFTA ! Il le met à la poubelle !

On rêve ! On vit au pays des nuages en barbe à papa !!

On sombrait dans un monde de malheurs et de sang et tout à coup Alep a été libérée !

Et les pères Noël se sont promenés dans les rues d’Alep et la messe de minuit a résonné dans les églises et toutes les religions ont chanté « Joyeux Noël » !

Oui, je sais, il y a eu tant d’horreurs en 2016.

Mais aujourd’hui ne prenons en compte que cette incroyable effondrement des boudins sataniques et prenons à pleines mains les lumières qui sont celles de notre amour d’une vie simple, honnête et joyeuse !

A venir !

Pour tous !

Car la joie des autres est le feu qui réjouit la nôtre !

Parce que nous le voulons, parce que nous le disons, parce que les myriades de barques de notre humanité humaine sont prêtes à voler tant 2016 a été si surprenante, si drôle, si prometteuse, si quantique dans son explosion irrépressible et libre !!

2017, pupuce, tu as un sacré héritage !

On va te donner la main pour t’aider à être à la hauteur !

 

Source : https://www.legrandsoir.info/2016-l-annee-quantique.html

 

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La preuve qu’elle n’exagère pas ?

 

Réponse de Vladimir Poutine aux mesures de Barack Obama

 

Dans ces deux extraits, Vladimir Poutine répond à l'expulsion de 35 diplomates russes des États-Unis et à la campagne de dénonciation d'une supposée intervention du Kremlin dans les élections américaines. Le fait que le rapport des services de renseignements américains sur le piratage des e-mails du Parti Démocrate commence par une mise en garde selon laquelle « Ce rapport est fourni 'tel quel' uniquement à des fins d'information. Le Département de la Sécurité Intérieure n'apporte aucune garantie de quelque nature que ce soit quant aux informations contenues dans ce document », et que les incriminations de la Russie sont explicitement attribuées au gouvernement américain, sans être endossées par ledit rapport, semble assez révélateur. Quoi qu'il en soit, cet incident donne un aperçu éloquent de la diplomatie américaine et de la diplomatie russe.

 

Déclaration du Président russe

Le 30 décembre 2016

Source : http://en.kremlin.ru/events/president/news/53678

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

Nous considérons les récentes mesures hostiles prises par l'administration américaine sortante comme provocatrices et visant à affaiblir davantage les relations entre la Russie et les États-Unis. Cela va à l'encontre des intérêts fondamentaux tant du peuple russe que du peuple américain. Compte tenu des responsabilités mondiales de la Russie et des États-Unis en matière de sécurité, cela nuit également aux relations internationales dans leur ensemble.

Conformément à la pratique internationale, la Russie a toutes les raisons de répondre par des mesures similaires. Bien que nous ayons le droit de répondre, nous ne recourrons pas à une diplomatie «de cuisine » irresponsable, mais planifierons nos démarches additionnelles visant à rétablir les relations entre la Russie et les États-Unis selon les politiques de l'administration Trump.

Les diplomates qui rentrent en Russie passeront les vacances du Nouvel An avec leurs familles et leurs amis. Nous ne créerons aucun problème pour les diplomates américains. Nous n'expulserons personne. Nous n'empêcherons pas leurs familles et leurs enfants de profiter de leurs sites de vacances traditionnels pendant les congés du Nouvel An. En outre, j'invite tous les enfants des diplomates américains accrédités en Russie à assister aux festivités du Nouvel An et des fêtes de Noël pour les enfants au Kremlin.

Il est regrettable que l'administration Obama mette fin à son mandat de cette manière. Néanmoins, je présente mes vœux de Nouvel An au Président Obama et à sa famille.

Je présente également mes vœux au Président élu Donald Trump et au peuple américain.

Je vous souhaite à tous bonheur et prospérité.

 

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Conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine - Extrait

Le 23 décembre 2016

Source : http://en.kremlin.ru/events/president/news/53573

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

[…] Yevgeny Primakov : Yevgeny Primakov, Mezhdunarodnoye Obozrenie [Revue internationale], Rossiya 24, VGTRK.

Monsieur le Président, le monde traverse actuellement une période de mutation fondamentale. Nous avons vu l'expression de la volonté populaire, lorsque les peuples votent contre les vieux concepts politiques et les anciennes élites. La Grande-Bretagne a voté pour quitter l'Union européenne, bien qu'il reste à voir comment le Brexit va se dérouler. Beaucoup disent que Trump a gagné parce que les gens ont voté, entre autres choses, contre l'ancien ordre établi, les gens qu’ils ont plus qu’assez de voir au pouvoir.

Avez-vous discuté de ces changements avec vos collègues ? À quoi ressemblera le nouveau paysage mondial ? Vous souvenez-vous de ce que vous avez dit à l'Assemblée générale lorsque l'ONU a célébré son 70e anniversaire ? Vous avez dit : « Comprenez-vous ce que vous avez fait ? » Où vont les choses? Nous sommes toujours bloqués dans une confrontation. Vous avez mentionné les échanges au sujet de qui a l'armée la plus forte. Lors de sa conférence de presse d'adieu, Barack Obama, qui est encore votre collègue, a déclaré que 37% des Républicains sympathisent avec vous et qu’à entendre cela, Ronald Reagan se serait retourné dans sa tombe.

Vladimir Poutine : En entendant quoi ?

Yevgeny Primakov : Que 37% des électeurs Républicains sympathisaient avec vous.

Vladimir Poutine : Vraiment ?

Yevgeny Primakov : Oui. Et que si Ronald Reagan savait une telle chose, il se retournerait dans sa tombe.

Soit dit en passant, en tant qu’électeurs, nous apprécions beaucoup votre pouvoir [supposé] et le fait de savoir que votre influence s’étend jusqu'à Ronald Reagan. Nos collègues occidentaux nous disent souvent que vous avez le pouvoir de manipuler le monde, de désigner des présidents et d'intervenir dans les élections ici et là. Qu’est-ce que cela fait d’être la personne la plus puissante sur Terre ? Je vous remercie.

Vladimir Poutine : J'ai évoqué cette question à plusieurs reprises. Si vous voulez m'entendre encore une fois, je peux le répéter.

L'administration américaine actuelle et les dirigeants du Parti Démocrate essaient de faire porter la responsabilité de tous leurs échecs sur des facteurs extérieurs. J'ai quelques questions et réflexions à cet égard.

Nous savons que le Parti Démocrate a non seulement perdu l'élection présidentielle, mais aussi le Sénat, où les Républicains ont la majorité, et le Congrès, dont les Républicains ont également le contrôle. Serions-nous, ou suis-je également responsable de cela ? Nous avons peut-être célébré cela sur les « vestiges d'une chapelle du XVIIe siècle », mais est-ce nous qui avons détruit la chapelle, comme dit le proverbe ? En réalité, il en va tout autrement. Tout cela montre que l'administration actuelle est confrontée à des problèmes à l'échelle du système, comme je l'ai dit lors de la rencontre du Club Valdaï.

Il me semble qu'il y a un fossé entre la vision de l'élite sur ce qui est bon et mauvais et celle de ce que nous aurions jadis appelé les grandes masses populaires. Je ne considère pas le soutien d’une grande partie des électeurs Républicains pour le Président russe comme un soutien personnel pour moi, mais dans ce cas, je le vois plutôt comme une indication qu'une partie substantielle du peuple américain partage notre point de vue sur l'organisation mondiale, sur ce que nous devrions faire, et sur les menaces et défis communs auxquels nous sommes confrontés. Il est bon qu'il y ait des gens qui sympathisent avec notre point de vue sur les valeurs traditionnelles parce qu’elles constituent un bon fondement pour construire des relations entre deux pays aussi puissants que la Russie et les États-Unis, pour les construire sur la base de la sympathie mutuelle entre nos peuples.

Il vaudrait mieux qu’ils ne citent pas le nom de leurs anciens hommes d'État à la légère, bien sûr. Je ne suis pas si sûr quant à qui pourrait se retourner dans sa tombe en ce moment. Il me semble que Reagan serait heureux de voir les gens de son parti gagner partout, et accueillerait positivement la victoire du nouveau Président élu si apte à comprendre l'humeur du public, et qui a pris précisément cette direction et est allé de l’avant jusqu’à la fin, même lorsque personne, sauf nous, ne croyait qu’il puisse gagner. (Applaudissements).

Les grands Démocrates de l'histoire américaine se retourneraient probablement dans leurs tombes. Roosevelt le ferait certainement parce qu'il était un homme d'État exceptionnel dans l'histoire américaine et mondiale, qui a su unifier la nation même pendant les années les plus sombres de la Grande Dépression, à la fin des années 1930 et pendant la Seconde Guerre mondiale. L'administration actuelle, quant à elle, divise très clairement la nation. L'appel aux grands électeurs de ne pas voter pour l'un ou l'autre des candidats, et dans ce cas, de ne pas voter pour le Président élu, était tout simplement un pas vers la division de la nation. Deux grands électeurs ont décidé de ne pas voter pour Trump, et quatre pour Clinton, et ici aussi ils ont perdu. Ils perdent sur tous les fronts et cherchent des boucs émissaires sur qui jeter le blâme. Je pense que c'est un affront à leur propre dignité. Il est important de savoir perdre gracieusement.

Mais mon véritable espoir est que nous puissions bâtir des relations professionnelles et constructives avec le nouveau Président et également avec les futurs dirigeants du Parti Démocrate, parce que c'est dans l’intérêt des deux pays et des deux peuples. […]

 

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2016/12/reponse-de-vladimir...

 

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Qui ne met pas de talonnettes pour se faire photographier

 

 

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Ne soyons pas ladres !

Partageons ce qui nous arrive...

 

Voeux de Vladimir Poutine

Publié le 31 décembre 2016 par Editeur

RusRéinfo

 

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Chers citoyens de Russie ! Chers amis !

L’année 2016 est sur le point de se terminer. Elle n’a pas été facile mais les difficultés auxquelles nous avons été confrontés nous ont soudés, nous ont poussés à découvrir d’énormes ressources pour continuer à aller de l’avant. L’essentiel c’est que nous croyons en nous, en nos forces, en notre pays. Nous travaillons, nous avons des succès et il y a beaucoup de choses que nous avons réussies. Je voudrais vous remercier de tout mon cœur pour les victoires et les réussites, pour la compréhension et la confiance, pour les soins véritables et sincères pour la Russie.

Nous avons un grand pays unique au monde qui est magnifique ! Nous partageons les mêmes difficultés et les mêmes joies, nous avons tous la même bonne vieille tradition de fêter le Nouvel An entourés de nos familles en espérant le meilleur.

Mais aujourd’hui tout le monde n’est pas à la table de la fête. Beaucoup de nos concitoyens, dont ceux qui se trouvent loin de leur maison, qui assurent la sécurité de la Russie, travaillent dans des entreprises ou des hôpitaux, conduisent des trains ou pilotent des avions. J’adresse les meilleurs vœux du Nouvel An à tous ceux qui sont en train de remplir leur devoir lié à leur travail ou au service militaire.

Chers amis !

Nous attendons avec émotion le son des carillons du Kremlin de Moscou et plus que jamais nous distinguons clairement le passage du temps, sentons l’avenir approcher. Ce n’est que dans ces minutes de cette magnifique fête aimée par tous que cela arrive.

Cette fête a aussi ses secrets. Ainsi chacun de nous peut devenir un peu magicien en cette nuit du Nouvel An. Pour cela, il faut tout simplement avoir de l’amour et de la gratitude pour ses parents, entourer d’attentions et de soins ses enfants, sa famille, avoir du respect pour ses collègues de travail, veiller à préserver l’amitié, défendre la vérité et la justice, être charitable, aider ceux qui attendent un soutien. C’est en cela que le secret consiste.

Que tous nos rêves, nos bonnes pensées et intentions se réalisent. Que la joie et l’amour règnent dans chaque maison. Que nos rues, villes et villages chers à nos cœurs deviennent plus beaux et plus plaisants.

Je souhaite paix et prospérité à notre grande Patrie qui est à nous tous — à la Russie. Je vous souhaite bonheur et santé, et prospérité.

Joyeuses fêtes ! Bonne année 2017 !

 

Reçu de : https://rusreinfo.ru/fr/2016/12/voeux-de-vladimir-poutine...

https://tvs24.ru/cumulus/videos/142/voeux-v-poutine-31-12...

 

 

Mis en ligne le 31 décembre 2016

 

 

 

 

20:17 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

29/12/2016

ALEP : CADEAU DE NOËL DE L'AAS ET DE SES ALLIÉS

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Alep libérée : cadeau de Noël de l’Armée Arabe Syrienne et de ses alliés

 

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[On a joué à saute-mouton !

Le cadeau de Noël de l’Armée Arabe Syrienne aurait dû précéder nos vœux.]

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Le président Bachar al-Assad et sa famille ont rejoint les fils et les filles des martyrs pour célébrer Noël avec eux au couvent de Notre-Dame de Saidnaya

 

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Source : The Real Syrian Free Press

 

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Ses alliés russes font le point

 


À la réunion du Conseil du Ministère de la Défense, Sergei Choigou explique à ses troupes les plans de l’OTAN contre la Russie en 2017

 

 


Vladimir Poutine les rassure : « La Russie est plus forte que n’importe quel agresseur. »

 

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Discours de Noël de son allié libanais, grand pédagogue…

En trois parties, sous-titrées en français

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

 

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Hassan Nasrallah s’exprime sur la bataille d’Alep

Le 23 décembre 2016

 


 


 


 

Transcription

Déroulement de la bataille d'Alep (1/3)

Nous allons parler un peu d'Alep et de la situation générale en Syrie, et consacrer du temps à ce sujet car cela fait longtemps que nous n'avons pas parlé de la Syrie et que nous n'évoquons que la situation interne au Liban. De même, sur la question syrienne, sur Alep et les derniers événements, j'ai plusieurs points à aborder.

Premier point : tout le monde a évidemment suivi les informations durant les derniers mois, les événements, offensives, guerres, combats, etc. à Alep. Mais si on considère la situation dans son ensemble, dans une perspective générale depuis le cœur du terrain, je veux vous dire ainsi qu'aux téléspectateurs que ce qui s'est passé à Alep durant les 3-4 derniers mois est une véritable guerre, l'une des guerres les plus violentes en Syrie et même dans la région depuis des années. Ce qui s'est passé n'était nullement quelque chose de commun, en aucun cas.

Les pays qui soutiennent les groupes armés ont fait venir des dizaines de milliers de combattants. Les batailles qui se déroulaient à Alep-Ouest et au Sud avec ces groupes armés n'étaient pas seulement contre l'opposition syrienne. Il y avait des nombres considérables de Turcs, d'Ouzbeks, de Tadjiks, de Tchétchènes et (d'autres) peuples d'Asie Centrale qui combattaient. Des dizaines de milliers de combattants ont participé aux batailles de ces derniers mois, parmi lesquels des centaines de kamikazes qui se sont fait exploser. Dans chaque affrontement, il n'y avait pas seulement 1 ou 2 kamikazes, mais bien 10 ou 20 de manière simultanée. Bien sûr, je ne parle pas de kamikazes avec des ceintures d'explosifs. Ils montaient dans des véhicules avec 3, 4, 5 tonnes (d'explosifs), et ils fonçaient sur les lignes de front ou les premiers bâtiments où se trouvaient l'armée syrienne ou les autres combattants (alliés).

Imaginez-vous donc, à partir de ces scènes de kamikazes attaquant par vagues avec des tonnes d'explosifs, ce qu'a été l'ampleur de la résistance (des alliés). Des centaines de fanatiques qui ne commettent pas d'attentat-suicide mais attaquent de manière suicidaire. Des armes tactiques, des capacités et des sommes considérables, des tanks, des blindés, des véhicules armés... De l'argent illimité, de la propagande continue... Ainsi, ce qui s'est déroulé à Alep, pour que l'image soit claire pour tous, est une bataille continue, quotidienne, des combats d'une violence extrême, sur lesquels ont parié tous les pays qui soutiennent le projet adverse, bâtissant leurs rêves et illusions.

Lire la suite…

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2016/12/hassan-nasrallah-se...

 

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Dernière minute :

 

Cessez-le-feu en Syrie signé par les jihadistes à l’exception d’al-Qaïda et de Daesh

Réseau Voltaire – 29 décembre 2016

 

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Un cessez-le-feu a été conclu en Syrie, a annoncé le président russe Vladimir Poutine, en présence de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense [1]. La Russie et la Turquie s’en sont portées garantes. La République islamique d’Iran qui a participé à l’élaboration de l’accord se tient discrètement en réserve.

Trois documents ont été signés par la République arabe syrienne et sept groupes rebelles représentant plus de 60 000 jihadistes :

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article194752.html

 

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Bon courage !

 

 

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Mis en ligne le 29 décembre 2016.

 

 

 

 

 

23:26 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/12/2016

NOS VOEUX

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Nos vœux

 

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Que la vie de ces nouveau-nés ne soit pas trop moche…

 

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Que souhaiter d'autre à tous les animaux y compris humains ?

 

 


 

Petit concert de nouvel an offert à ses pensionnaires par Igor Beliakov, directeur du Zoo d’Odessa.

 

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Ayons des ambitions modestes…

 

Le moins de guerres possible…

Le retour des Syriens chez eux…

L’Irak libéré…

L’Afghanistan libéré…

Le Donbass libéré…

La Libye libérée…

Le Yémen libéré… (et le reste de l’Afrique)

Le Brésil libéré…

L’Argentine libérée…

La Grèce libérée…

Et la PALESTINE ?...

Oh, y’a pas le feu.

 

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Avec un peu de musique, parce qu’elle adoucit les mœurs quand on ne la fracasse pas en vol…

 

Douce Mémoire

(Pierre Sandrin 1538-1556 – Diego Ortiz 1525-1570)

The Pastores Ensemble

à la viole de gambe : Paul NEVILLE

 


 

 

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Mis en ligne par LES GROSSES ORCHADES

qui, dans l’impossibilité temporaire de rendre compte de l’actualité, vous recommandent chaudement de la suivre sur

Arrêt sur Info

Réseau International

Sayed Hasan

Comité Valmy

La voix de la Libye

et quelques autres que vous devez connaître si vous nous lisez.

Le 28 décembre 2016

 

 

 

 

 

20:08 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/12/2016

LE GRAND JEU - KIEV

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 Sous-marin nucléaire russe sans pilote – Décembre 2016

 

Le grand jeu

(en anglais : The Great Game)

 

« Je ne suis d’aucune faction. Je les combattrai toutes. »

Saint-Just

 

Le 14 avril 2014, soit deux mois presque jour pour jour après le coup d’État de la place Maidan à Kiev, l’historien russe Andrei Fursov donnait une conférence sur le sujet à Poznaiatelnoe.TV. Deux ans et huit mois plus tard, son analyse non seulement n’est pas obsolète, mais la suite des événements en a largement prouvé la pertinence.

Quelqu’un a eu la bonne idée de sous-titrer en anglais cette conférence de 2h18’ et d’en publier la transcription. Nous avons essayé de nous rendre utiles en vous traduisant – quoi qu’à retardement – cette transcription en français.

L.G.O.

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Conférence d’Andrei Fursov

 


 

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Questions à Andrei Fursov et réponses

(hélas non transcrites)

 


 

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Champ de bataille : Ukraine

Andrei Fursov – Poznaiatenoe.TV 14 avril 2014

Sous-titres anglais et transcription : Wikispooks

(tous les intertitres sont de Wikispooks ou de nous)

 

12. Ukraine carte.jpg

 

Topographie oligarchique de l’Ukraine

Contenu

  1. Introduction
  2. Les oligarques ukrainiens
  3. Rockefellers, Rothschilds et Services d’espionnage
  4. Intérêts israéliens en Ukraine
  5. Le contexte mondialement élargi
  6. Le « péril Yellowtone »
  7. Origine de la situation actuelle
  8. Objectifs des parties intéressées au Moyen-Orient
  9. Les services d’espionnage du IVe Reich en action
  10. Pourquoi cela s’est-il produit maintenant ?
  11. Ce que voulait l’Occident
  12. La mort d’Oleksandr Muzychko
  13. L’infantile Garry Kasparov
  14. Les changements intérieurs obligatoires en Russie

 

Introduction

Premièrement, permettez-moi de dire qu’il est parfois bien agréable de s’être trompé. Car je me suis trompé. Au début de février, ma collègue Elena Ponomareva et moi discutions de la question suivante : pouvions-nous reprendre la Crimée. J’étais pessimiste et je lui dis : il y a 10% de chances pour que nous la reprenions. Nous ne l’obtiendrons pas parce que l’Occident réagira agressivement et parce que nos autorités manquent de courage. Elle me dit qu’au contraire il y avait 90% de chances pour que nous la reprenions et seulement 10% de chances pour que cela ne se produise pas. Elle avait raison, j’avais tort.

Sans aucun doute la réunification de la Russie et de la Crimée est une étape historique importante. Dans une récente interview à la télévision, j’ai dit que cet événement marquait la fin de l’ère désastreuse qui a commencé à malte les 2-3 décembre 1989, quand Gorbatchev a abandonné absolument tout, y compris ce qu’on ne lui avait pas demandé.

Après cela, tout ce qu’il était possible de céder l’a été. Quelques faibles rayons d’espoir sont alors apparus sous l’administration de Poutine. Il y a eu la guerre du 08.08.08 [L’intervention russe en Ossétie du Sud, NdT]. Mais ensuite, bous avons failli au devoir de soutenir la Libye, même si nous avons fini par mettre le holà quand il s’est agi de la Syrie. Mais tout cela se passait loin du territoire russe. L’Ukraine et la Crimée, c’est une situation toute nouvelle. Nous avons commencé à reprendre notre territoire petit à petit. Nous avons commencé à faire ce que les princes moscovites aont fait aux XIVe et XVe siècles, ce que les Romanov ont fait et que le système de Staline a fait dans les années 1930, qui était de laisser en arrière la zone historique des défaites.

Mais quitter la zone historique des défaites ne concerne pas que les affaires extérieures. Nous sommes en train, à présent, de déchirer le statu quo mondial qui a pris forme en 1991-1994, c’est-à-dire la désintégration de l’Union Soviétique, l’accord sur l’uranium, l’attaque de la maison Blanche à Moscou, le Memorandum de Budapest.

 

National-traîtres

L’Eltsinisme a donné naissance à toute une couche de gens que notre président a qualifiés de « national-traîtres ». C’est la Ve colonne, qui sévit au sein du pouvoir, des affaires et des médias. Ces gens se sont particulièrement révélés comme tels à l’occasion des événements de Crimée. Ce fut réellement l’heure de vérité, l’heure des choix. La véritable couleur des gens est soudain apparue, dans diverses sphères. Et c’est pourquoi cela a été une expérience si importante. Et c’est là qu’on a vraiment pu assister à l’application des « deux poids-deux mesures ».

Qu’entendons-nous par « deux poids-deux mesures » ? Ceci par exemple. À un certain moment, les Britanniques ont annexé les îles Falklands. Ils ont dit : « Pourquoi pas ? Il y a eu un référendum aux Falklands et les habitants se sont prononcés en faveur d’une annexion par la Grande Bretagne. C’est amplement suffisant. »

« La Crimée est une tout autre affaire… » – quoique la situation soit analogue.

Aujourd'hui, nous parlons de la situation en Ukraine, vue sous un certain nombre d’angles. C’est une situation à facettes multiples, comme toutes les situations considérables. Beaucoup d’aspects différents ont conduit à ce qui s’est passé. Des aspects qui ne concernent pas que l’affrontement entre la Russie et l’Occident. Beaucoup d’autres choses sont aussi en cours de développement.

Premièrement, tout a commencé par un conflit à l’intérieur de la classe oligarchique ukrainienne. Il y a un grand analyste du nom de Vladimir Matveyev… – Je vous recommande vivement de le lire. Un certain nombre de ses analyses sont sur le net*. En outre, il n’est pas nécessaire d’être érudit pour lire ses livres, il suffit d’avoir fait des études secondaires – … Il est très documenté et a pas mal écrit sur les activités du MOSSAD en Ukraine. Il reçoit continuellement des menaces. Maintenant, il lui faut sortir d’Ukraine et ce n’est pas simple.

[*La signature de Vladimir Matveyev apparaît aussi, régulièrement, sur JTA, « Jewish Telegraphic Agency », NdT]

 

-   Nous parlerons des oligarques

-   Après, nous parlerons des intérêts de l’Occident. Les Européens et les Américains ont des intérêts très différents

-   Ensuite, nous en viendrons aux intérêts d’Israël.

-   Enfin, nous passerons en revue les événements qui ont eu pour origine le coup d’État américano-banderiste à Kiev, événements qui se poursuivent à l’heure actuelle.

 

Les oligarques ukrainiens

Voyons d’abord les clans d’affaires ukrainiens

En 2012, des analystes comme Matveev ont averti qu’il allait y avoir un conflit très brutal en 2013 entre les différents clans d’affaires, autrement dit entre les oligarques. Et c’est ce qui s’est produit.

Que voulons-nous dire quand nous parlons de « clans » en Ukraine. Pour le comprendre, il nous faut d’abord comprendre ce qu’était la division du pouvoir à la fin de 2013.

À la base, il y a quatre clans.

 

Rinat Akhmetov

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Pour commencer, le clan de Donetsk, celui de Rinat Akhmetov, dont la fortune est estimée à 16 milliards de $. Ses intérêts principaux sont dans l’exploitation des mines et la production d’acier. Font partie de ce clan : Borys Kolesnikov, les Klyuev et Yuriy Ivanyushchenko.

 

Viktor Ianoukovytch

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Le deuxième clan est celui de la famille Ianoukovytch, qui contrôle principalement les fonctionnaires des douanes, de l’agriculture et des infrastructures. En comparaison des autres, ceux-là sont un peu plus pauvres, mais ils ont tenu des positions administratives très puissantes. Le « haut-fait » principal à mettre à l’actif de Viktor Ianoukovytch, c’est que c’est sous sa présidence que la Sécurité Sociale a été mise à mort. C’est-à-dire ce qu’il en restait. La destruction de toute forme de sécurité sociale avait commencé au temps de Koutchma. À sa suite, Iouchtchenko et Tymochenko l’avaient considérablement réduite. Ianoukovytch lui a donné le coup de grâce.

Il est très intéressant d’observer la croissance de la classe des milliardaires en Ukraine. En 2010, ils étaient 8. Avant la fin de 2011, ils étaient 21.

Le régipme de Ianoukovytch a grandement favorisé la croissance de la classe des milliardaires. Les sponsors principaux ou « parrains » de Ianoukovytch étaient Rinat Akhmetov et Dmytro Firtash. La division du travail s’articulait comme suit : Akhmetov contrôlait le gouvernement et Firtash l’administration présidentielle.

 

Dmytro Firtash

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Dmytro Firtash, ici avec le prince Philip d’Edimbourg

 

Le bloc massif suivant est celui de Firtash, c’est-à-dire Ros.Ukr.Energo, qui domine le marché de l’énergie et des produits chimiques. C’est le partenaire principal des Rothschild en Ukraine. Un des principaux conseilleurs de Firtash est Robert Shetler-Jones. Je vous en parlerai plus tard. C’est un entrepreneur du groupe Rothschild. En outre, il appartient au MI6.

Remarque en passant : dans toutes les grosses sociétés britanniques, si on veut occuper une position élevée, il faut être adoubé par le MI6, sans quoi il n’y a rien à faire, ce n’est pas la peine d’essayer.

 

Ihor Kolomoïsky

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Le groupe suivant, c’est Privat. C’est le plus intéressant : celui d’Ihor Kolomoïsky. Kolomoïsky pèse 3 milliards de $. Son partenaire est Hennadij Boholjubow. Kolomoïsky est un personnage passionnant à étudier. Pas seulement parce qu’il a traité notre président de schizophrène. Il est le moteur qui active tout ce qui se passe actuellement en Ukraine.

Né en 1963. Juif. Il soutient très activement le groupe hassidique Habad (Loubavitch). Qui n’est pas une secte, c’est un mouvement. Il est le pmrincipal bailleur de fonds de la communauté juive de Dnipopetrovsk. Vieil ami de Berezovsky. Il possède 200 sociétés, contrôle 40% d’UkrNafta et les médias. C’est un grand amateur de foot. Il est le propriétaire du FC Dnipro de Dnipropetrovsk, de l’Arsenal de Kiev et du Hapoel de Tel Aviv. Il est le vice-président de la Fédération de Football d’Ukraine. Son président, Surkis, est un autre millionnaire, quoique pas aussi gros que Kolomoïsky. Il possède, lui, le Dynamo de Kiev. Des informations apparaissent fréquemment dans les médias sur les liens de Kolomoïsky avec le crime organisé. Il a réellement eu l’intention d’acheter les actifs de Sébastopol. À vrai dire, il a été sur le point de le faire. Il est le parrain-bailleur de fonds de Ioutchenko, de Tymochenko et de Klitschko, et, aussi paradoxal que cela paraisse, celui de l’ultra-nationaliste Tyahnybok.

Il peut sembler étrange que le juif Kolomoïsky patronne l’ultra-nationaliste Tyahnybok, mais l’objectif de Tyahnybok  est d’amener les Ukrainiens et les Russes à se battre entre eux. Son ultranationalisme n’est pas antisémite.

 

5e « clan » ?

Viktor Pintchouk

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Viktor Pintchouk et sa femme Olena Koutchma, avec leur vieil ami Bill Clinton

 

Il y a encore un autre groupe en Ukraine, dont personne ne tient à parler. C’est celui de Viktor Pintchouk. Il est le gendre de Koutchma. Les hommes-liges de Pintchiouk sont Tihipko et Iatseniouk. Selon des experts comme Matveyev, que je vous recommande si fort à cause de son énorme expertise, Pintchouk est très étroitement lié avec les États-Unis et le MI6.

6e Clan ?

Disons… Vadim Rabinovitch

(pour faire court)

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Vadim Rabinovitch

 

Et pour finir, une autre partie de l’économie ukrainienne, dont les experts mainstream préfèrent ne pas parler : le trafic des armes, de la technologie militaire et des drogues. Ceux qui savent citent des douzaines de noms. Les principaux sont Vadim Rabinovitch, citoyen israélien, ukrainien et hongrois, Sergei Maximov, [co-président de la Confédération Juive d’Ukraine, NdT] et la famille Derkach. L’ainé des Derkach est Leonid Derkach. Il a été le chef des Services de Sécurité d’Ukraine, SBU. Maintenant, il a   vraiment toutes les cartes en main, puisqu’il vend des armes. Rabinovitch est un personnage très intéressant. Il soutient le parti gay-lesbien Raduga et le groupe féministe des Femen de Kiev. Il se querelle assez souvent avec d’autres oligarques juifs.

En général, ce qui caractérise la situation politique en Ukraine, c’est qu’il n’y a pas de centre politique. Cette caractéristique se retrouve à l’intérieur de la communauté juive. Elle n’a pas, elle non plus, de centre unifié. On s’y dispute en permanence pour faire prévaloir des positions. Il y a sans arrêt des prises de bec et même des affrontements entre les laïques et ceux qui soutiennent les Hassidiques et les Habad-Loubavitch. Il y a eu, par exemple, un conflit très dur lors de la construction de BabiYadr. Kolomoïsky voulait absolument qu’il y ait une synagogue et un bâtiment iconique. Vitaly Nakhmanovitch disait non. Il voulait que l’endroit soit absolument neutre : laïc. Il y a encore entre eux des frictions sévères.

Par exemple, en 2011, Kolomoïsky a instauré le Parlement Juif Européen, qui siège au Parlement Européen. Il incline fortement vers le hassidisme et le habadisme-Loubavitch. Le groupe non-religieux, c’est, entre autres, Viatcheslav Kantor [Président du Congrès Juif Européen, NdT], qui, lui, n’est pas du tout d’accord avec ces tendances.

 

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Viatcheslav Kantor avec Martin Schulz

 

Cela conduit à des situations qui ne manquent pas de sel. Comme ici, par exemple : Kolomoïsky soutient le Habad. Le Habad a soutenu Ianoukovytch lors des élections. Kolomoïsky s’est ouvertement déclaré contre Ianoukovytch. Tout cet entrelacs de conflits conduisait à une situation explosive. En 2013, c’est devenu intenable. En plus de cela, la rapacité et la stupidité du clan mafieux de Ianoukovytch se sont étalées au grand jour, quand ces zigotos ont imposé leur racket non seulement aux entreprises moyennes, mais aussi aux petites. En principe, il leur fallait payer 60% d’« impôts volontaires » à cette famille.

On peut donc comprendre ceux qui sont allés manifester sur la place Maidan. Ils en avaient par-dessus la tête de cette bande.

Savoir qui a exploité cette situation est une autre paire de manches. Marx et Engels écrivaient déjà en 1848 : « Nous savons maintenant quel rôle joue la stupidité dans les révolutions, et comment des ordures peuvent l’exploiter. »

C’étaient là les oligarques ukrainiens.

 

Rockefellers, Rothschilds et Services d’espionnage

Les acteurs suivants sur le champ de bataille ukrainien sont les Rockefeller et les Rothschild. Les Rothschild sont entrés en Ukraine immédiatement après que l’Ukraine se soit séparée de l’Union Soviétique. Le groupe Rothschild s’y est implanté en 1991-1995. De même, le MI6 y est entré comme dans du beurre.

En règle générale, tous les services d’espionnage occidentaux se sont retrouvés en Ukraine comme chez eux.

 

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Quartier-général de la CIA à Langley, Virginie

 

Un étage entier de la CIA est consacré à l’Ukraine, nous le savons maintenant. Mais ceux qui ont travaillé secrètement en Ukraine à la fin des années 1990 rapportaient déjà que le SBU était une filiale du FBI et de la CIA, organisations qui y sont toutes deux très actives. De même le BND (Services secrets allemands) y travaillait non moins activement avec les organisations clandestines banderistes. Et le MI6 y opérait aussi, moins ouvertement.

Je ne vais même pas mentionner les agents israéliens, j’y viendrai plus tard. Il faut juste savoir qu’ils étaient là chez eux. Firtash n’a pas tardé à devenir le partenaire privilégié des Rothschild. Son partenaire direct chez les Rothschild était Robert Shetler-Jones, qui est considéré par les experts comme l’instigateur de la guerre du gaz entre l’Ukraine et la Russie. C’est lui qui a fait en sorte que l’Ukraine et la Russie s’affrontent sur la question du gaz. Notez que le groupe Rothschild est également à l’œuvre à l’est de l’Ukraine : c’est la région sur laquelle ils veulent mettre les mains, en particulier celle de Dnipropetrovsk, où opère leur banque « Rothschild Europe » et leur Société « Royal Dutch Shell ».

Les intérêts des Rothschild s’opposent catégoriquement à ceux de la Russie. Rappelez-vous que quand nous parlons des intérêts des USA et de la Grande Bretagne, il y a différents groupes d’intérêts dans ces pays. N’oubliez pas que le grand analyste français Alexandre del Valle ne parle pas de la politique étrangère des USA, mais de celle des politiciens des USA. Car, là aussi, il y a différents clans [chez nous, on dit « factions », NdT]. Les clans qui sont derrière Obama veulent une chose, et les clans qui sont derrière les néo-cons veulent une chose complètement différente. Ils ont donc des politiques étrangères différentes. Les Rothschild s’affairent à exploiter les crises et le chaos susceptibles d’être manipulés pour s’emparer d’autant d’actifs que possible en Ukraine, de même d’ailleurs qu’en Asie Centrale et, là où c’est possible, en Russie. Il s’agit pour eux de prendre le contrôle de l’économie des ressources. C’est un aspect très important du problème.

Les Rockefeller ont des intérêts plus modestes. Par exemple Chevron Corporation, qui fait partie de l’empire Rockefeller. Ianoukovytch leur a probablement fait cadeau de la région d’Ivano-Frankivsk. Il est même difficile de dire si l’oblast d’Ivano-Frankivsk appartient à l’Ukraine ou à Chevron. En gros, les Rockefeller s’intéressent davantage à l’ouest de l’Ukraine qu’à l’est.

 

Les intérêts israéliens en Ukraine

L’acteur suivant, en Ukraine, c’est Israël, qui est représenté dans le pays par le MOSSAD et par pratiquement toutes les agences d’espîonnage israéliennes. En ce compris la direction du Komeniyut, qui est une administration à part entière à l’intérieur du MOSSAD et dont l’activité consiste à liquider quiconque s’oppose au MOSSAD. Komeniyut est un mot hébreu qui signifie « souveraineté ». Par exemple, ce sont les gens de Komeniyut qui ont assassiné les scientifiques nucléaires iraniens. Ils sont très efficaces. Comme l’est généralement le MOSSAD. Aman est le service d’espionnage militaire du premier ministre. Shabak est un service d’espionnage i ntérieur. Shin Bet, Nativ, ils sont tous présents en Ukraine. L’ambassadeur actuel en Ukraine est Reuven Din El, ancien agent résident du Mossad dans les pays de la CEI. [Communauté des États Indépendants issus de l’ex-URSS, NdT], il a été expulsé de Moscou et reçu par Kiev comme ambassadeur. [Aucun nom d’ambassadeur n’est indiqué en remplacement de Reuven Din El aujourd’hui décédé, NdT]

Vlad Lerner, de Nativ, est  premier secrétaire de l’ambassade d’Israël. Sous ce rapport, il faut leur rendre justice, aux services d’espionnage israéliens, pour l’efficacité de leur en Ukraine.

Une autre chose qu’il faut garder bien présente à l’esprit, est que le MOSSAD travaille en contact étroit avec la CIA et le MI6. Ce qu’il y a là, c’est une seule hydre d’agences d’espionnages qui ne laisse rien au hasard.

Toutes les agences de renseignements occidentales, y compris bien sûr les israéliennes, sont très présentes dans l’éducation supérieure en Ukraine. Cette année, j’ai fait une conférence au Seliger youth forum. Des participants venus de Kiev m’ont dit que, dans presque tous les établissements d’éducation supérieure en Ukraine, particulièrement à Kiev, il y a une classe de l’OTAN et un département de l’OTAN. Si vous voulez faire carrière, vous devez vous inscrire à plusieurs de leurs programmes. C’est comme cela que les choses fonctionnent. Les services anglo-américains ne sont pas en retard sur le MOSSAD.

 

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Vladimir Poutine en visite au Seliger Youth Forum, en août 2014

 

Qu’est-ce qu’y font les services israéliens ? Sous prétexte de rechercher des étudiants juifs ou qui ont des ancêtres juifs, ils s’appliquent à sélectionner les étudiants de talent qui semblent avoir le plus d’avenir et les envoient étudier en Occident. De toutes les universités occidentales où j’ai enseigné – Columbia, Yale, New York – la plus puissante de toutes celles où il m’a été donné d’enseigner est l’Université d’Europe Centrale de Soros, où, seuls, des juifs sontéduqués, et de plus, non seulement des juifs, mais des juifs très bien préparés et soigneusement sélectionnés. Dans la classe où j’ai enseigné, il y en avait trois venus de Russie, non pas de Moscou, mais d’Arkhangelsk, d’Ivanovo et de Petersbourg. Ces gens avaient été réellement choisis avec soin et ils étaient très forts. L’Université d’Europe Centrale est la seule où j’aie donné des conférences. J’y ai eu affaire à de jeunes collègues plutôt qu’à des étudiants. Le rythme normal de travail, à l’Université d’Europe Centrale est de 400 pages à étudier par jour, comme sous le camarade Staline. Nombreux sont ceux qui n’y arrivent pas.

Je connais une étudiante venue de l’Université d’État des sciences humaines de Russie qui y a étudié pendant un mois et qui s’en est retournée chez elle, disant qu’elle ne pouvait pas physiquement soutenir ce rythme. Et, bien sûr, tout l’enseignement s’y fait en anglais, bien qu’on y accueille des non-anglophones.

 

Le contexte mondial

Voyons maintenant la situation en Ukraine et alentours. Dans un contexte élargi, mondialisé en quelque sorte, à la lumière du rôle que l’Occident, dans son ensemble, par ses interventions variées, lui a assigné :

Premièrement : la bataille contre la Russie

Deuxièmement : L’affrontement avec la Chine.

Troisièmement : En rapport avec le déchaînement de la guerre au moyen-Orient.

Je me permets de le répéter : Ce ne sont en aucun cas tous les groupes en Occident qui veulent déchaîner la guerre au Moyen-Orient. Mais il y en a un certain nombre qui y trouvent un grand intérêt. De même, l’Arabie Saoudite et Israël y ont grand intérêt pour une série de raisons. Or, ces vecteurs convergent en Ukraine, les trois objectifs s’unissent en un seul.

C’est la redistribution des actifs géo-économiques et géo-politiques en cours dans le déroulement de la crise mondiale.

 

Le « péril Yellowtone »

 [Le traducteur en anglais ne voit pas ce que le péril Yellowstone vient faire dans cette démonstration. Nous non plus. Il faudrait interroger le Pr. Fursov sur la question. NdT]

Bien sûr, il y a le péril Yellowstone – je parle du supervolcan – qui pourrait changer complètement les règles du jeu à n’importe quel moment. Le supervolcan pourrait régler, pour la classe dominante occidentale, le problème qu’elle essaie de régler depuis 50-60 ans sans y parvenir. L’éruption redoutée du volcan pourrait les résoudre, mais c’est un autre problème.

 

Origine de la situation actuelle

Voyons comment on en est arrivé à ce qui a précédé la situation actuelle. À savoir : Nous sommes en 1991. L’URSS vient de s’effondrer. Après dix ans de pillage, les Américains se demandent : « faut-il aller plus loin ? ». À l’évidence, ils ont décidé que non, car ils seraient alors tombés sur les Chinois. Par ailleurs, l’équipe d’Eltsine paraissait conduire le pays droit dans le trou. C’est alors que, soudain, en 2001, se sont produits les attentats de New York. Le vecteur politique des Américains a bifurqué vers le Moyen-Orient. En se tournant vers le Moyen-Orient, ils se sont détournés de leurs buts initiaux.

Nous avons eu alors l’Irak, l’Afghanistan. La Fédération de Russie a pu mettre ce moment de répit à profit pour retrouver son souffle, se remettre sur pieds. Ensuite, il y a eu la guerre du 08.08.08 [intervention russe en Ossétie du Sud, NdT] qui a montré aux Occidentaux qu’ils avaient, en quelque sorte, perdu le contrôle de la Russie.

Deux points sont à noter

- Obama a fait connaître sa doctrine militaire par son adresse au Parlement australien du 17 novembre 2011.

- Et une nouvelle doctrine militaire des USA a été définie par le même Obama le 5 janvier 2012.

La doctrine du 5 janvier 2012 dit que les USA peuvent faire la guerre directement, mais aussi, indirectement, par des actions séparées dans plusieurs parties du monde. Le texte précédent disait « deux guerres », ce qui signifie qu’ils n’en sont plus là. D’autres déclarations plus intéressantes avaient été faites par Obama au Parlement australien le 17 novembre 2011 : ces objectifs étaient exprimés dans le style vague qui lui est propre, mais si nous appelons un chat un chat, cela signifiait :

Premièrement : Encerclement politico-économique de la Chine, en vue duquel la force navale US a été déplacée vers les détroits entre l’Océan Indien et l’Océan Pacifique. C’est pour cette raison que les routes terrestres d’approvisionnement en énergie sont si importantes pour la Chine : les routes d’approvisionnement par voie maritime peuvent être aisément bloquées par les Américains.

Deuxièmement : Application de pressions sur la Fédération de Russie en voie de redressement, qui plus est partenaire de la Chine.

En réalité, Obama ne disait rien de nouveau.

Il existe une organisation du nom de STRATFOR (Strategic Fortecasting Inc.) qui est une sorte de CIA privée. Son fondateur et président George Friedman a déclaré ouvertement que la tâche primodiale des États-Unis était la déstabilisation de l’Eurasie. De manière qu’il ne puisse jamais exister un état ou un groupe d’états capables de se mesurer aux États-Unis.

La région-clé pour en finir avec la Russie et la Chine est le Moyen Orient, qui est également important par lui-même. A cause du pétrole, de l’Iran et de la région de la Caspienne, l’Azerbaïdjan en particulier. Faites bien attention à l’Azerbaïdjan. Ne vous faites pas d’illusions, c’est un partenaire fidèle d’Israël et des USA. Ce pays pompe du pétrole pour Israël et pour l’Ukraine. Il reçoit des armes des États-Unis, d’Ukraine et d’Israël, et il a des conseillers israéliens, occupés à travailler avec son armée. En cas de conflit avec les Arméniens, qui sont de très bons guerriers, je ne pense pas que l’armée d’Azerbaïdjan se comporterait mieux qu’elle ne l’a fait jusqu’à présent, mais il faut savoir qu’aujourd’hui, elle est plus forte et mieux entraînée qu’elle ne l’a jamais été.

 

Objectifs des parties intéressées au Moyen-Orient

 Obama. Disons les clans qui sont derrière Obama (soit dit en passant, mes vues sur le sujet d’Obama n’ont pas changé, depuis que le général Orchinsky et moi avons écrit un article, au lendemain de son élection, intitulé « Le président en carton-pâte ». Nous souscrivons et signons.) Quand je dis « Obama », je parle du clan qui tire ses ficelles. Depuis le début, ces clans ont souhaité améliorer leurs relations avec l’Iran, bien sûr au détriment de celles avec Israël. Comment l’Iran peut-il être utile aux États-Unis ? Imaginez l’Iran en partenaire des USA… D’abord, c’est un pays beaucoup plus grand qu’Israël. Il occupe une magnifique situation géo-politique. Il a des ressources également magnifiques. Si l’Iran est un partenaire des États-Unis, on se retrouve avec un axe Iran-Inde contre la Chine et contre la Russie, tout en maintenant un état de tension salutaire. Israël subit un état de tension en tant qu’état juif avec une partie de population arabe, alors que l’Iran est de confession chi’ite. La tension existe surtout avec les monarques sunnites, avec l’Arabie Saoudite. Donc, la tension pourra subsister.

Obama a pris un certain nombre de mesures dont le but était d’améliorer les relations avec l’Iran. On a vu alors apparaître toute une vague de publications affirmant que les USA allaient abandonner Israël. Mais Obama s’est lui-même retrouvé sous la pression de toute une série de groupes, au nombre desquels il faut compter le lobby israélien. Et l’amélioration des relations avec l’Iran ne s’est pas encore produite à ce jour. Ce qui est intéressant c’est : que les relations avec l’Iran s’améliorent ou se détériorent, les Américains ont deux problèmes à résoudre…

L’un est déliminer le régime d’Assad. Et d’éliminer dans la foulée la « fabuleuse » organisation de Hezbollah. Nous ne considérons pas le Hezbollah comme une organisation terroriste. Le Hezbollah est une organisation chi’ite libanaise qui est en réalité mondiale. Par exemple, un de ses centres-clés est la région des chutes d’Iguazu. Quelqu’un sait-il où se trouvent les chutes d’Iguazu ?

 

22. Carte Iguazu.JPG

 

C’est en Amérique du Sud. Elles se trouvent dans une région frontière entre le Paraguay, l’Uruguay et le Brésil. Il s’y trouve en permanence une énorme quantité de touristes. Al Qaïda, le Hezbollah et le Hamas s’y sont ménagé de confortables petits nids. Mais le point le plus important, c’est que c’est l’endroit où se trouve l’essentiel de la diaspora libanaise. Quand nous entendons le mot « diaspora », nous pensons instinctivement à la diaspora juive, à la diaspora arménienne. Mais la diaspora libanaise n’est pas moins importante, elle fait juste moins de bruit. Il y a une centaine d’années, les Libanais ont commencé à s’installer en Afrique et en Amérique du Sud. Ils ont notamment émigré vers la partie de l’Afrique où on trouve des diamants : Sierra Leone, Angola et quelques-uns en Afrique du Sud.

 

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Principaux gisements de diamants en Afrique

 

Dans cette région frontalière [sud-américaine, NdT] où se trouve la diaspora libanaise, ainsi que le Hezbollah et d’autres organisations, ils achètent de la cocaïne et la transportent par sous-marins vers l’Afrique Occidentale. Au départ, ils utilisaient des sous-marins vendus par les Ukrainiens. Ces sous-marins sont aujourd’hui hors service et ont été remplacés par d’autres. La cocaïne est amenée en Sierra Leone, où elle est échangée contre des diamants. Avec ces diamants, ils achètent des armes. Ce triangle Hezbollah-Syrie-Iran est un obstacle dans le chemin des Américains. Ils sont arrivés à la conclusion correcte que, s’ils éliminent la Syrie, comme partenaire arabe de l’Iran, l’Iran en sera affaibli, que ses relations avec les USA soient meilleures ou non, et qu’alors, il sera plus facile de négocier avec les responsables Iraniens. C’est pourquoi l’élimination du régime d’Assad est devenue l’objectif n°1 pour les Américains, comme elle l’est pour l’Arabie Saoudite et pour Israël.

Mais il se fait que leur modèle de « printemps arabe » n’a pas fonctionné en Syrie. C’est pourquoi ils se sont vus obligés d’intervenir militairement. Cependant, l’intervention a foiré, par suite de la position de la Russie et de la Chine. L’agression occidentale contre la Syrie a été la première phase militaire vraiment sérieuse vers une redéfinition de la carte du Moyen-Orient. Permettez-moi d’insister sur ceci : la première phase militaire sérieuse. La Libye ne compte pas ici. La Libye n’a compté que dans la mesure où son pétrole était très important pour les Américains. Le coût de production du pétrole libyen est de 1 $. C’était donc très important. Mais la Libye et la Syrie sont des pays différents, avec un potentiel différent. En Syrie, pour eux, les choses n’ont pas marché, je le répète, avant tout par suite des positions de la Russie et de la Chine. L’offensive américaine contre la Fédération de Russie et la Chine sur le théâtre d’opérations syrien a échoué. Cela, s’ajoutant à la présidence de Poutine, a obligé l’Occident à imaginer d’autres manœuvres.

Ils ont commencé à chercher par où attaquer, et c’est l’Ukraine qui est sortie du chapeau. Parce qu’en Ukraine une situation explosive s’était développée à tous les niveaux, entre les oligarques eux-mêmes et entre les oligarques et la population. Il aurait été honteux, pour les Américains et les Européens, de ne pas exploiter une situation pareille, même si Américains et Européens poursuivent des objectifs totalement différents en Ukraine

Les Américains ont besoin de chaos et de guerre civile en Ukraine.

Les Européens ont besoin d’une Ukraine entière, c’est-à-dire d’un marché où pouvoir écouler toutes sortes de rebuts. Par-dessus tout un marché du travail à bas prix. C’est aussi, véritablement, un marché de consommation potentiel encore inexploité, avec ses 44 millions d’habitants (moins la Crimée, à présent).

En principe, l’Ukraine n’est pas officiellement membre de l’OTAN, ce qui ne l’a pas empêchée de participer aux quatre campagnes militaires de l’OTAN. Veronika Krasheninnikova avait donc raison quand elle a dit à la télévision que, pour nous, l’issue du conflit avec l’Ukraine se trouve là où les frontières de l’OTAN se situeront. Que l’Ukraine soit membre de l’OTAN de jure n’importe pas. Il est clair qu’elle deviendra un des pays de l’OTAN.

De plus, il est absolument clair que ce pays a l’intention d’être totalement anti-russe, nationaliste, banderiste et néo-nazi. Il s’ensuit un double objectif qui consiste à établir cet état anti-russe et à lui faire exercer une pression constante sur le Fédération de Russie. L’objectif à long terme est d’attirer la Russie dans le camp occidental et de l’y démolir. Car… si la pression exercée sur la Russie est suffisante, la Russie, dans le but d’arriver à un accord avec l’Ouest pour résoudre ce problème de provocations sans fin, se tournera nécessairement vers l’Ouest. À la suite de quoi elle deviendra un outil de l’Ouest pour faire pression sur la Chine. Amener la Russie et la Chine à s’affronter serait évidemment le scénario idéal pour les Occidentaux.

De même qu’ils n’ont jamais cessé d’opposer la Russie à l’Allemagne et à la France. C’est le même schéma qui se répète sans fin. La situation présente en Ukraine, qui a débuté en 2013, a servi ce but. Hegel a parlé de « l’insidiosité de l’Histoire ». Ces 30 jours du 15 février au 17 mars ont tout cassé. Et changé le monde.

L’ère qui a commencé en 1989-84 arrive sous nos yeux à sa fin ou est même déjà finie. On cite souvent les mots de Brzezinski : « Sans l’Ukraine, la Russie cesse d’être un empire eurasien ». Mais ce n‘est pas vrai. La Russie peut être une grande puissance, même sans l’Ukraine. Très différente est la question de savoir si cela lui sera plus difficile et lui prendra plus de temps.

Qu’est-ce que l’Ukraine ? La partie orientale de l’Ukraine n’a jamais fait partie de l’Ukraine. Ce sont les bolcheviks qui ont fait ça. Ils avaient besoin d’un taux de prolétaires plus élevé en Ukraine. C’est la seule raison pour laquelle ils y ont « déménagé » ces régions. Ce qu’il est important de savoir aussi, c’est que les mots de Brzezinski n’ont rien d’original. Il n’a fait que répéter les mots de l’Allemand Paul Rohrbach, qui, au commencement du XXe siècle, prédit :

«  Pour éliminer le danger que la Russie présente pour l’Europe et avant tout pour l’Allemagne, il faut séparer complètement la Russie ukrainienne de la Russie moscovite. »

Notez que pour Rohrbach, l’Ukraine et la Moscovie étaient toutes deux la Russie. Il parlait donc de provoquer une fracture interne de la Russie. Ce n’était pas original de sa part non plus, car il ne faisait que développer l’idée des politiciens allemands de la fin du XIXe siècle – Bismarck inclus – qui avaient proposé les moyens spécifiques de résoudre ce problème. Ils mettaient en particulier l’accent sur la nécessité de dresser l’Ukraine contre la Russie, d’amener les peuples de l’une et de l’autre à se combattre. Mais pourquoi ? Ainsi que le même Rohrbach l’a écrit :

« Nous devons cultiver dans les Ukrainiens un peuple dont la conscience soit altérée au point de lui faire haïr tout ce qui est russe. »

Nous parlons donc ici d’une opération psychologique (« psyop ») historique et de sabotage psychologique de l’information, dont le but est de mettre des Slaves-Orcs russophobiques au service du Saroumane occidental [allusion au Seigneur des Anneaux, NdT]. Ils sont l’outil utilisé pour séparer l’Ukraine de la Russie, pour opposer la Russie à une espèce de Rus anti-russe, d’Ukraine libre et démocratique au sein d’un empire totalitaire. Tout cela a été conçu dans le cadre du Projet Galicie, auquel les services d’espionnage de l’Autriche-Allemagne et du kaiser allemand ont travaillé, suivis dans cette voie, par les services du IIIe Reich et, plus tard, par la CIA et le BND (« Bundesnachrichtendienst » ou Service fédéral de renseignements).

 

Le service d’espionnage du IVe Reich en action

Bien que je n’en aie pas de preuve directe, il ne fait aucun doute que l’Intelligence Service et le IVe Reich ont été à la manœuvre, ici la « Quatrième Internationale » connue sous le nom de code de « Daisy », prévoyant que quand le Jour « J » [D-Day] et l’heure « H » seront venus, les clandestins banderistes tireront le coup de pistolet du départ, au propre comme au figuré.

Rembobinement-rapide sur la Révolution orange de 2004, qui a différé de la situation actuelle. La Révolution orange de 2004 a été organisée par les néo-libéraux. Ceux qui étaient derrière cette affaire, en Ukraine et en Occident, croyaient que cela suffirait pour créer une Ukraine anti-russe. Mais ce n’était pas le cas. C’est pourquoi, alors que les événements actuels étaient en cours, une autre solution fut improvisée, soit une alliance entre les néo-libéraux et les ultra-nationalistes, en réalité les néo-nazis. Les néo-libéraux sont la façade « respectable » de l’Occident. Les néo-nazis et les forces anti-émeutes (« storm-troopers ») étaient ceux qui avaient pour tâche de briser le pouvoir de Ianoukovytch et de terroriser l’Ukraine orientale. Des gens avisés avaient mis Ianoukovytch en garde, lui avaient conseillé de ne pas jouer avec le feu, bref de ne pas laisser Tyahnybok développer son mouvement. Le plan de Ianoukovytch, comme les experts l’ont montré, était : nous allons faire monter au créneau Tyahnybok. Ainsi, les élections venues, l’Ukraine orientale terrorisée votera pour Ianoukovytch. Il a essayé de réussir un coup d’échecs, mais les Occidentaux ne jouaient pas aux échecs du tout. Ils ont renversé les pions et se sont servis de l’échiquier pour jouer à un jeu tout à fait différent.

 

Pourquoi est-ce arrivé maintenant ?

Premièrement : l’Ukraine est une construction artificielle, absolument non-viable, qui ne pouvait fonctionner normalement qu’à l’intérieur de l’Union Soviétique. En dépit du fait qu’elle était le seul état post-soviétique, mis à part la Russie et la Biélorussie, qui aurait pu théoriquement tenir debout toute seule, elle ne l’a pas fait. La République Socialiste Soviétique d’Ukraine était, d’une certaine manière, très importante dans l’Union Soviétique. Qui se rappelle où l’Ukraine était placée, à l’Exposition Nationale des Réussites Économiques ? En plein milieu. Aujourd’hui, elle est tombée à rien, mais alors elle était juste au centre. L’importance de l’Ukraine a été magnifiée de toutes les façons. Or l’Ukraine ne pouvait exister qu’à l’intérieur de la structure de l’Union Soviétique. En dehors de l’Union Soviétique, l’Ukraine n’est pas capable de se développer. Qu’est-ce qui l’a maintenue à flot ?  L’héritage soviétique, que les Ukrainiens n’en finissent pas de dévorer depuis vingt ans. On peut s’émerveiller de ce que devait être cet héritage, a voir comment les oligarques ukrainiens y ont mordu de toutes leurs dents – plus stupidement encore que les oligarques russes – et que cela ait pu durer vingt ans. Mais, comme on disait dans la Rome antique « Nihil dat fortuna mancipio » (« La fortune ne donne jamais rien pour toujours ») et, en 2013, cet héritage a fini d’être dévoré. Ianoukovytch s’y était, pour sa part, joyeusement employé. L’Ukraine était au bord du précipice. La Russie aurait encore pu la sauver. Mais cela était catégoriquement indésirable pour les USA. Et voilà pour le premièrement.

Deuxièmement. Après le Maidan de 2004, comme je l’ai dit, les maîtres marionnettistes de l’Ouest se sont imaginé que l’affaire était pliée, que des gens comme Iouchtchenko et Tymochenko pourraient résoudre tous les problèmes. Mais il s’est avéré qu’ils ne le pouvaient pas. Ianoukovytch est arrivé au pouvoir. Il a joué à toutes sortes de jeux : avec les Américains, avec la Russie. Il a surestimé sa donne. La carte maîtresse issue de ces vingt ans est favorable aux Américains. Ils ont été très actifs en Ukraine, avec l’aide de diverses organisations non-commerciales, non-gouvernementales, qui y ont fait un travail du tonnerre. Des douzaines d’organisations occidentales non-gouvernementales y ont été à la manoeuvre. Et nous, avons-nous des organisations non-gouvernementales en train d’opérer dans la sphère de la politique étrangère ? « Russkiy Mir ». Quand ont-elles fait leur apparition ? Il n’y a pas longtemps. Leur efficacité… Les autres organisations ?  Il y a « Rossotrudnichestvo » qui a un peu d’argent. « L’Institut des pays de la CEI »… c’est une institution. Le « Fonds Gorchakov » existe aussi. Mais ce sont des initiatives récentes et ces organisations n’ont pas de fonds conséquents. Les Américains ont injecté des sommes d’argent énormes dans leurs opérations d’Ukraine. Il y a eu aussi, pendant toutes ces années, le travail souterrain des banderistes, soutenus – y compris financièrement – par les services secrets des États-Unis et d’Allemagne de l’Ouest. De plus, géographiquement, l’Ukraine n’est pas un état balte. À propos, qui sait quand le dernier « frère de la forêt » a été abattu dans les états baltes ? 1960 ? 1974 ? Mais, vous savez, il n’y a en fait aucun endroit où se cacher dans les états baltes… en Ukraine, en revanche, il y en a. Et, bien sûr, les banderistes ont toujours été très présents. Et, bien sûr, l’Occident n’a jamais cessé de travailler avec eux.

Il est évident qu’il y a eu des raisons internes aux événements de décembre-janvier-février 2014. L‘appauvrissement de la population. L’insatisfaction causée par ce régime d’usuriers oligarques de Ianoukovytch. Maintenant, que voyons-nous ? La famille de Ianoukovytch est partie. La famille de Tymochenko lui a succédé. Une famille d’oligarques a remplacé l’autre. Et ils ont mis des oligarques en charge des villes de l’est. Ce n’est pas par hasard que j’ai cité les mots de Marx et d’Engels à propos de la Révolution de 1848 : « Nous savons maintenant quel rôle la stupidité joue dans les révolutions, et comment des ordures savent l’exploiter. » Ils ont su l’exploiter en effet.

Autant qu’on puisse en déduire des événements en cours, la rapacité de la classe dirigeante a été exploitée à la fois en général et de manière spécifique, au fur et à mesure du déroulement des événements. Le jour « J » et l’heure « H » sont arrivés le 21 février.

Comme je travaille dans les sciences et pas dans l’espionnage, mes informations ne peuvent être qu’indirectes, mais elles sont confirmées par un autre analyste. Vers 18 heures, le 21 février, la moitié de la Place Maidan a été dégagée. Et les choses auraient pu en rester là. Mais, vous savez, entre 18 h et 20 h… Il y avait à peu près 15.000 manifestants sur la Place Maidan. Ils ont été déplacés par un groupe d’environ 3.000, dont certains m’ont donné cette information. Derrière eux marchaient les Berkout. Ils disent que, tout à coup, les Berkout se sont arrêtés. « Nous avons continué, mais les Berkout se sont arrêtés ». Ils avaient reçu l’ordre d’arrêter. Que s’est-il produit, entre 18 et 20 heures ? Essayons de reconstituer les événements. Ceci est ma version des faits. Je n’oblige personne à y adhérer.

À ce moment-là, Ianoukovytch a décidé qu’il avait gagné et qu’il pouvait entamer les négociations. Sans compter que les Américains lui avaient dit qu’ils savaient où son milliard était planqué. C’est là qu’il a décidé de jouer un tour imbécile, de petit paysan. Il a décidé de rouler les Américains, sans se rendre compte que c’étaient eux qui étaient en train de le rouler, lui, en ne respectant pas leur accord. Et qu’ils n’oublieraient certainement pas le tour de cochon qu’il avait voulu leur jouer. C’est à ce moment précis, quand l’occasion de dégager la place Maidan eut été perdue, que les choses ont pris un tour très différent. Je disais le 21 et le 22 que c’était une situation perdue par la Russie, parce que, si la seule force pro-russe que nous ayons réussi à mettre en place en vingt ans était celle que dirigeait M. Ianoukovytch, on peut dire que c’était, de notre part, une bien minable performance.

À quoi Tchernomyrdine avait-il passé son temps ? Que faisait Tchernomyrdine ? Il chantait des chansons et jouait de l’accordéon avec les oligarques ukrainiens. Évidemment, c’était là son destin. Les choses ont d’ailleurs tourné au mieux pour lui. À quoi Zurabov passait-il son temps ? En principe, nous n’en avons pas la moindre idée. Mais il est clair que c’était à passer de juteux contrats de gaz et à traîner avec les oligarques. L’espionnage occidental et les organisations non-gouvernementales ? Ils travaillaient avec les oligarques, avec l’intelligentsia et avec les masses. Et voyez le résultat : bien que Kiev ne soit pas une ville de Galicie, 90% de l'intelligentsia de Kiev soutient le Projet Galicie. Cela veut dire que les espions occidentaux ont fait du bon travail. Car c’est en effet le résultat de leur travail.

Nous, nous n’avons pas du tout travaillé de cette manière-là. Nous avons passé notre temps à papoter avec les oligarques au lieu de nous occuper de choses sérieuses. Encore une fois, si notre seule force pro-russe au plus haut niveau était cette personne appelée Ianoukovytch, alors, c’est notre plantage. Certes, perdre une manche ne veut pas dire perdre le match. Le match des 17-18 a été gagné, mais celui-là ne s’est joué que sur la Crimée. Il reste l’Ukraine orientale, le sud-est de l’Ukraine.

 

Ce que voulait l’Occident

Voyons maintenant ce que voulait l’Occident, quels étaient ses plans. Qu’est-ce que l’Ouest avait besoin de retirer de cette situation ? Essayons de penser comme les Occidentaux. Je veux dire comme ceux qui ont manigancé tout ceci. C’est la seule façon d’y comprendre quelque chose.

En été [de 2013, NdT], alors que j’étais à Londres, j’ai lu les journaux anglais. Il y a eu à ce moment-là un magnifique  éditorial dans le Financial Times. Cet éditorial éreintait, en gros, les professeurs d’économie des universités anglaises. Il leur disait que, quand on veut former un économiste, on ne lui bourre pas le crâne de tout ce qui a été écrit par des économistes, on lui apprend à penser en économiste. Soit dit en passant, c’est ainsi qu’il faut apprendre aux gens à penser le politique : comme des politiques. Notre science politique en est réduite à un modèle, où les gens apprennent les théories de la science politique. Mais les théories de la science politique sont très loin des réalités. En fait, elles n’existent que pour masquer la manière de penser des politiciens. C’est une diversion.

Plan « Minimum » : l’Occident installe un Reich slave, banderiste, néo-nazi. Une pression constante est maintenue sur la Russie ; des provocations diverses sont exercées par divers moyens. Si la Russie réagit, dire à tout le monde que « l’énorme Russie totalitaire harcèle la libre Ukraine ». C’est le procédé qui a été utilisé en Yougoslavie avec  Ces pauvres Albanais, victimes des monstrueux Serbes ».

Plan « Maximum » : identique à la manière dont le IIIe Reich a été installé dans les années 1930. Mettre en place les forces qui, si cela s’avère nécessaire pour l’Occident, joueront un rôle décisif dans la guerre contre la Russie. Certains diront : « Quel cauchemar ! Qui est supposé partir en guerre contre la Russie et comment ? ». Il y a plusieurs situations possibles. Qui, en Europe, pourrait partir en guerre contre la Russie ? Les Roumains, à votre avis, pourraient-ils envisager une guerre ? Les Polonais ? Pas eux quand même ! Ce qu’il faut, c’est une sorte d’état pit bull, prêt à lancer au moins un conflit local, pour montrer à une Russie affaiblie comment les choses pourraient se développer.

Si vous pensez que j’y vais un peu fort, reportez-vous à l’histoire des relations entre l’Ouest et la Russie. Chaque agression que la Russie a subie ces deux ou trois cents dernières années est venue de l’Ouest. Il n’y a pas eu d’agression de la Russie envers l’Ouest. Juste deux points : la campagne de libération contre Napoléon qui, incidemment, comme l’a dit Koutouzov, aurait dû se terminer en 1813 sans sortir de nos frontières [comme la campagne de France contre les Coalisés aurait dû se terminer en l’an II à Fleurus… NdT]. « Laissez la France et l’Angleterre s’aimer de façon perverse et se débrouiller entre elles ». Cela, c’était une campagne. La seconde, c’était en 1849, celle de Nicolas Ier. À mon avis, c’était une erreur, bien qu’il ait été un grand tsar. L’assistance apportée pour aider [Ferdinand Ier, NdT] à écraser le soulèvement hongrois en Autriche-Hongrie. Ce n’était pas nécessaire. Il fallait laisser les Hongrois battre les Autrichiens. Il fallait les laisser avoir leur petit théâtre du chaos en Europe Centrale. Cela aurait rendu les choses plus faciles pour nous. Ces deux fois-là exceptées, jamais la Russie ne s’est mêlée de rien à l’Ouest. Ça, c’était au XIXe siècle.

Lorsqu’il fut question d’envoyer des troupes en Tchécoslovaquie, cela fut fait en accord avec les règles écrites du Pacte de Varsovie. L’OTAN a les mêmes règles. Dans les statuts de l’OTAN, il est dit noir sur blanc que « Si tout état de l’OTAN est mis en danger, par suite d’événements internes ou externes, des troupes doivent être immédiatement déployées ». Pourtant, quand des troupes ont été envoyées en Tchécoslovaquie, ils ont parlé de « doctrine Brejnev ». C’est juste que nos propagandistes sont incompétents. Nous aurions dû rétorquer que cela était fait en respect des conventions de Varsovie et des statuts de l’OTAN, comme cela se fait dans toutes les organisations de cette espèce. Mais je parlais du XIXe siècle.

Pour ce qui est du XXe siècle, l’URSS a raté une occasion unique en 1968. Là encore, ils ont été lents, n’ont fait que réagir aux événements. Pendant les troubles de mai-juin 1968 à Paris, la direction soviétique, en utilisant le Parti Communiste Français [??? NdT] aurait fort bien pu amener les forces de l’OTAN à entrer dans Paris pour rétablir l’ordre perturbé par le Parti Communiste et les syndicats. Et si les forces de l’OTAN avaient investi Paris, nous aurions pu hurler pendant 30 ans sur l’écrasement des étudiants par les forces de l’OTAN. Ils n’auraient pu alors se gargariser d’aucun « printemps de Prague ». [À ceci près que les « troubles » de Paris étaient la première révolution orange, fomentée contre De Gaulle précisément pour avoir chassé l’OTAN de France, et que le PCF, débordé par sa base, a soutenu De Gaulle et ne pouvait en même temps servir de motif à intervention. NdT]. Mais les dirigeants soviétiques ne faisaient que réagir aux événements. Parce qu’ils étaient un gouvernement réactif. Comme Arnold Toynbee l’a noté : « La politique de l’Occident envers la Russie est une politique d’agression ». Soit dit en passant, Toynbee n’était pas russophile. « L’agression russe est d’une nature défensive » a-t-il écrit. L’objectif final de la classe dominante atlantiste a toujours été l’élimination de la Russie. Sous ce rapport, ce que voulait dire Leonid Chebarchine, un des dirigeants les plus visibles des services secrets soviétiques, était parfaitement juste quand il a écrit : « Ce dont l’Occident a besoin, de la part de la Russie, c’est qu’elle n’existe pas ». C’était stratégique.

Tactiquement… En 1991, l’Occident aurait pu commencer à démembrer la Russie. Mais, avec la Chine déjà en pleine ascension, cela n’a pas paru une bonne idée. À la place, ils ont décidé de harceler la Russie, disons pendant une vingtaine d’années. Période que la Russie a mise à profit pour se remettre en selle. Le Banderastan – si c’est ce que l’Ukraine est appelée à devenir selon le vœu des marionnettistes d’au-delà de l’Océan – deviendra un état oligarchique, terroriste et russophobe, on voit bien pourquoi. Un quasi-état, parce que l’Ukraine post-soviétique elle-même n’a jamais été un état réellement indépendant.

Nous sommes déjà en présence d’une administration extérieure du pays. Kisselev avait absolument raison quand il a mentionné hier : « La visite du directeur de la CIA à Kiev, plus la directive du FMI ordonnant de licencier 12.000 travailleurs du secteur social ».Ils sont en train de pratiquer des coupes brutales. L’argent du FMI arrive toujours avec des injonctions d’avoir à faire des coupes sombres dans les programmes sociaux. Qui, à leur tour, provoquent des troubles dans les populations. Le gouvernement est alors obligé de prendre des mesures pour s’y opposer, et c’est le cercle vicieux. Tout ceci est très bien expliqué dans Les confessions d’un assassin financier, de John Perkins. Il démonte parfaitement ce processus.

Une Ukraine oligarchique banderiste est inévitable pour cette simple raison : à cause de leur corruption, de leur incompétence et de leur mauvais vouloir, les oligarques sont le truchement idéal pour un pouvoir extérieur. Cette solution ne peut que satisfaire à la fois les oligarques et l’Occident.

Finalement : si la junte fantoche de Kiev arrive à se maintenir, la logique la poussera à adopter une politique de terreur envers l’est et le sud-ouest du pays. Ce sera différent, évidemment, si elle n’a pas le pouvoir de le faire. Ces gens n’arrêtent pas de parler de deadline (« dernier délai »). Mais ils n’arrivent à rien parce qu’ils n’ont pas de pouvoir réel. Par ailleurs, il est clair que le Secteur droit constitue une menace sérieuse pour le gouvernement ukrainien.

Que signifiera d’autre la banderisation de l’Ukraine, si elle se précise ? Eh bien, l’est et le sud-est du pays sont des régions industrielles développées. Elles ont été modernisées. L’ouest est agricole. Il est clair que l’Union Européenne n’a pas besoin des industries modernes de l’Ukraine telles que Yuzhmash [ constructeur de fusées, NdT] et Motor-Sich [construction de moteurs pour avions, NdT]. Ce sont des concurrents et ils doivent être éliminés. Elle n’a pas besoin non plus de l’énergie nucléaire ukrainienne. Ce dont elle a besoin, c’est d’un endroit où se débarrasser de ses propres déchets nucléaires.

 

La mort d’Olekandr Muzychko

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Il y a une théorie sur les raisons de l’élimination d’Oleksandr Muzychko – et je la trouve convaincante, vous pouvez la lire sur Internet – selon laquelle Tymochenko, qui avait besoin d’argent, a passé un accord avec les Européens, spécifiant que l’Ukraine allait immédiatement disposer de ces déchets nucléaires. Mais le fait est que l’Ukraine ne possède pas l’équipement qu’il faudrait pour le faire. Ce qui veut dire qu’ils vont se contenter de les enterrer [ou de les abandonner à ciel ouvert, comme dans le nord de l’Italie. Cf. Donna Leon, Mort en terre étrangère, NdT]. Ils ont, croit-on, l’intention de les enterrer dans la région de Tchernobyl. « Après tout, c’est déjà pollué. Nous les enterrerons et ferons tout disparaître là-bas ». Si une personne est décisive… Eh bien, Iatseniouk et Turnychov n’ont pas voulu y toucher. Tymochenko s’est mise d’accod avec Iaroch, et Iaroch a donné des instructions dans ce sens à Muzychko. Mais Muzychko, en dépit de ses airs de brute, n’était pas un imbécile. Il a compris que quels que soient ceux qui étaient en train d’organiser cela, ils finiraient par l’éliminer. C’est la raison pour laquelle il se mit à agir sans tenir compte des ordres de Tymochenko. Il n’y avait dès lors plus d’autre solution pour eux-elle que de l’éliminer en effet.

Pour autant que je sache, le train transportant ces déchets nucléaires se trouve toujours en attente à la frontière entre la Pologne et l’Ukraine sans destination avérée. C’est on ne peut plus évident : l’Europe a besoin de l’Ukraine comme dépotoir. Ce qui me surprend, de la part des dirigeants ukrainiens, c’est ceci : ceux qui vont mourir ou devenir stérile à cause des radiations ne sont pas seulement les Ukrainiens lambda. Les enfants de la caste dirigeante n’en seront pas épargnés. C’est ce qui m’estomaque. Pourquoi transforme-t-elle son pays en décharge nucléaire en plein vent, source de réactivité, si elle y vit elle-même ?Vous avez l’intention de devenir présidente, non ? Vous vous préparez donc à vivre dans ce pays au moins 4 ou 5 ans dans ces conditions. C’est beaucoup. La banderisation de l’Ukraine signifiera sa dé-modernisation, son archaïsation futuriste. Si cette junte est complètement victorieuse, ce dont je doute quand même assez fort, alors, l’Ukraine s’effondrera et deviendra une zone archaïco-futuriste plus extrême que celles décrites dans les romans fantastiques d’Alexei Kolentev.

Une leçon importante à tirer de la crise ukrainienne qui, pour moi, s’avère positive, concerne les médias russes. Pour une fois, ils ne nous ont pas considérés comme les perdants dans un conflit. Pendant la guerre du 08.08.08, un bon nombre d’entre eux avaient adopté une position anti-russe. Cette fois, seules des structures complètement hystérisées l’ont fait tels que l’« Echo Moskviya », et même pas tous ceux qui s’y expriment. Certes, ils ont quelques femmes ménopausées, mais leur patron a adopté une attitude plus retenue. Un groupe significatif a été appelé « national-traîtres » par le président, pour s’être affiché dans l’opposition. Quoi qu’il ‘en soit, nos médias n’ont pas perdu, cette fois, la bataille de l’information sur l’Ukraine et se sont conduits très correctement. En Crimée, tout a été organisé très correctement. Du point de vue des lois internationales, les tentatives faites pour la discréditer n’ont simplement rien eu sur quoi s’appuyer. Tout s’est passé correctement.

Pourtant, cette crise a mis en évidence toute une série de « deux poids-deux mesures ». J’ai jeté un œil à la presse, ces jours-là, et je vais en énumérer quelques-uns :

- Un éditorial du New Statesman prétend que « Poutine a violé la souveraineté de l’Ukraine… » – Violé comment ?  – «… en envoyant des troupes en Crimée ». Non, cela ne s’est pas produit. Dans ce cas, comment devrions-nous qualifier les actions des diplomates américains qui viennent de renverser un président légitime ? Mensonge pur et simple.

- Voyons ensuite le respectable Economist du 8 mars. Ils accusent Poutine d’être devenu « plus autocratique ». Pas d’argument rationnel invoqué. La répugnance à jouer aux jeux imposés par l’Occident est ici interprétée comme un acte d’autocrate. Dans cette logique, la démocratie, c’est juste lécher les bottes de l’OTAN.

- Le même pathos hypocrite qu’on nous a servi à propos de Kadhafi est à présent déversé sur Poutine, dans la rhétorique des articles de mars sur la situation en Russie. Comme, par exemple, dans Time Magazine du 17 mars. Idem dans le Spectator du 8 mars. Un certain O’Sullivan écrit : « Poutine a brisé le consensus qui était né à la fin de la guerre froide ». Comme si Poutine devait considérer qu’un tel consensus devrait même avoir existé !

On voit là l’impudence et l’impunité de l’OTAN, qui a bombardé la Yougoslavie, qui,n comme si cela ne suffisait pas, a couvert la Yougoslavie entière d’un tapis de bombes. Vous avez sans doute vu les films. Moi, je l’ai appris des Serbes il y a longtemps. Quand ils ont bombardé les régions serbes, ils les ont truffées d’uranium. Si bien qu’en Serbie, aujourd’hui, il y a prolifération de cancers… la population est tout simplement en train d’en mourir. Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont déversé partout du spermicide, qui est cause aujourd’hui d’une très forte stérilité masculine. Ainsi, les Serbes, qui sont une force pro-russe en Europe, auront été éliminés.

- Plus loin, dans la même édition du Spectator, ils ont fait état d’une déclaration d’Obama disant « la Russie est du mauvais côté de l’Histoire ». Selon la logique d’Obama, être du bon côté de l’Histoire, c’est avoir vitrifié Hiroshima et Nagasaki,  c’est avoir attaqué le Vietnam, la Yougoslavie, l’Irak et la Libye, c’est avoir tué des centaines de milliers de civils innocents. Apparemment, c’est ça, pour lui, le « bon côté de l’Histoire ».

 

L’infantile Garry Kasparov

Mais ce qui m’a le plus impressionné, c’est un article qu’a écrit notre propre Garry Kasparov. À deux égards.

Tout d’abord, par la manière dont ce type (qui a été adopté par l’Occident) est présenté.

Et ensuite, par sa vision de l’Histoire.

Son article est intitulé : « Abattez les oligarques, et vous ferez tomber Poutine ». Ceci a été publié par le très sérieux Wall Street Journal le 10 mars 2014. On peut juger du niveau intellectuel du bonhomme par ce qui suit. Il écrit : « Pour la deuxième fois en six ans, Poutine vient d’ordonner à ses troupes de violer une frontière internationalement reconnue et d’occuper un territoire étranger ». Pour ce qui est de la première fois, on présume qu’il veut parler du 08.08.08 et pour la deuxième fois de la Crimée. Quand Poutine a-t-il donné l’ordre aux troupes d’entrer en Crimée ? Où y a-t-il eu une décision de ce genre ? Nous n’avons pas envoyé nos troupes en Crimée. Poutine fait partie, avec Milosevic et Saddam Hussein, du club très sélect des chefs d’État qui ont « envahi des pays voisins ». Milosevic n’a rien envahi du tout. Milosevic a eu affaire au Kosovo, qui faisait partie de la Yougoslavie. Saddam Hussein a envahi le Koweit : c’était un  piège. Et ce n’est pas pour cela du tout qu’ils l’ont envahi, eux. Ce n’est pas en 1990-1991 qu’ils l’ont fait et qu’ils l’ont renversé.

Kasparov écrit : «  À Yalta, Staline a forcé le faible Roosevelt et l’impuissant Churchill à accepter sa position sur la Pologne, et la politique de Poutine sur la Crimée est la même que celle d’Hitler annexant l’Autriche et les Sudètes ». Si un étudiant s’avisait d’écrire des choses pareilles à un examen, je lui donnerais un « deux » et l’obligerais à se représenter.

Le point n’est même pas que ni Roosevelt ni Churchill n’étaient faibles. Churchill et Staline, quoi que cela puisse paraître cynique, se sont échangé la Grèce et la Pologne. Ils ont convenu que l’URSS dominerait à 90% la Pologne et à 10% la Grèce, et que la Grande Bretagne dominerait à 90% la Grèce et à 10% la Pologne. C’est ainsi que l’URSS a cessé de soutenir activement les communistes grecs et qu’ils se sont fait écraser par les Anglais. C’est ainsi que nous avons résolu notre problème polonais. pour nous, la Pologne était beaucoup plus importante que la Grèce. Évidemment, on n’a rien dit de tout cela à Kasparov. Qui continue son bla bla (Pourquoi je m’occupe tellement de Kasparov, qui s’agite beaucoup dans notre opposition ? Pour montrer le niveau intellectuel de ces gens.) : « Si Poutine gagne, le monde issu de 1945 se désintégrera ». Le Kasparov de la moitié des années 1980 est comme le héros du roman américain Rip Van Winkle, qui s’endort un beau jour pour se réveiller dans une Amérique qui ne fait plus partie de l’Empire britannique, parce qu’elle est devenue un pays en soi. « Rip Van Winkle » désigne quiconque s’éveille pour se retrouver dans un monde résolument différent.

 

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La vérité, bien sûr, c’est que le monde issu de 1945 s’est désintégré en 1989, à Malte, quand Gorbatchev a tout bradé sans rien obtenir en échange. Les journalistes ont inventé l’expression – qui n’a pas tenu – « le système maltais » pour remplacer « le système de Yalta ». Il n’y avait eu non plus aucune raison de parler de briser l’ordre du monde à Yalta.

Et voici quelque chose qui mérite vraiment attention : Que recommande Kasparov aux Occidentaux ? De faire pression sur les oligarques. Pas sur Poutine, mais sur les oligarques. Si on fait pression sur eux, ils organiseront un coup d’État et le renverseront. Nous avons là un citoyen russe en train de dire au Département d’État US comment s’emparer de son pays en y provoquant un changement de régime. Imaginez qu’il soit un citoyen US de passage en Russie ou en Chine, expliquant à ces pays comment renverser Obama. Je crois qu’il aurait de sérieux, de très sérieux problèmes. Pourtant, Kasparov est libre d’aller et venir à sa guise en Russie, et personne ne parle de lui enlever sa citoyenneté !

Quelle est l’importance de ces événements de février-mars ? Allons au cœur du problème. Pour la première fois depuis 1991, les Etats-Unis d’Amérique ont lancé, quoi que sans l’admettre ouvertement, une agression contre le monde russe. Parce que kl’Ukraine se trouve bel et bien sur le territoire du monde russe. Ils ont organisé cette agression à des milliers de kilom ètres de leurs propres rives. L’Ukraine ne peut, en aucune manière, se trouver dans la zone d’intérêts des États-Unis. Le Mexique, à la rigueur. Peut-être même Cuba. Ils pourraient prétendre que Cuba fait partie de leur zone d’intérêts.

Mais l’Ukraine en est vraiment très loin. Comme d’ailleurs l’était l’Irak. Ceci est une agression, pour la première fois depuis 1991. Ils oçnt décidé qu’ils pouvaient s’y risquer. Pour la première fois depuis 1991, nous avons donné la pâtée à l’agresseur. Un sacré moment. En dépit de tous les braillements occidentaux, nous n’avonds pas cédé, nous nous sommes réunis avec la Crimée et, comme le Président l’a déclaré sur la Place Rouge, « La Crimée est rentrée à son port d’attache ». Oui, malgré les criailleries et tout le reste. Du coup, la chandon du groupe Nautilus Pompilius, « Goodbye, America ! », prend une signification symbolique.

 

Goodbye, America !

Adieu aux relations qui existaient avec les autorités russes des années 1990 ou même pendant le premier mandat de Poutine ou celui de Medvedev. Ces jours-là ne sont plus. Parce que l’Occident ne pardonnera jamais ce que le présent gouvernement vient de faire. Et ce gouvernement, considérant le comportement de l’Occident…

S’ils nourrissaient encore quelque doute du genre : « Écoutez, nous ne sommes pas Milosevic, nous ne sommes pas Saddam Hussein ou Kadhafi. Ils ne nous feraient jamais ça à nous », etc. Qu’ils sachent qu’il ne reste à présent aucun doute : « L’Occident n’a pas de freins. Dans la course à la solution de ses propres problèmes, il ne s’arrêtera que quand il sera dans le mur ».

 

26. Europe dans le mur.gif

 

Grâce à cette merveilleuse réunification avec la Crimée, à cette Victoire Totale en Crimée, qui met réellement fin à une ère historique. Mais il reste quelques problèmes.

Le premier problème est l’incompatibilité  entre la direction prise par notre politique étrangère en direction de la restauration de notre statut de grande puissance et la politique néo-libérale suivie par notre gouvernement, nominalement celle de Medvedev. Une confrontation avec l’Ouest n’est pas soutenable sur base d’une économie néo-libérale. Nous y embarquer n’est possible que sur base d’une économie de mobilisation. Mais une économie de mobilisation n’est possible qu’à l’intérieur d’un système social de mobilisation. En d’autres termes, les relations avec l’Ouest qui sont en train de prendre forme pour l’avenir exigent de la Russie, sur le plan intérieur, de très sérieux changements.

 

Les changements intérieurs russes obligatoires

Le premier changement requis est cosmétique : Une politique de suppression légale de la Ve colonne. C’est le tout premier pas à faire.

Nous devons ensuite  renforcer un certain nombre de matières en rapport avec l’économie et la structure sociale. Parce que, d’ici six mois, l’euphorie causée par la réunification avec la Crimée aura disparu, et en automne, nos problèmes économiques seront remontés à la surface. Nos prévisions de croissance économique les plus optimistes sont de 1%. Nous avons, au minimum, besoin de 5 à 6%. Bien entendu, l’insatisfaction de la population causée par la situation économique sera exploitée par ceux  qui ont organisé la manifestion de masse de Bolotnaya.¨Ils utiliseront cette insatisfaction. Bien sûr, il se formera une alliance entre les néolibéraux et les ultra-nationalistes. [La suite lui a donné raison. NdT] Cela deviendra très vite « les oligarques », « la lutte contre la corruption », et ainsi de suite. Alors, s’ils réussissent, arrivera le groupe d’oligarques suivant, qui… La Révolution, c’est quelque chose qui change les structures socio-économiques. Aucune des « révolutions de couleur » n’a amené le moindre changement dans les structures socio-économiques. Les régimes en place ont été remplacés par des régimes pro-occidentaux, rien de plus. Il est important de bien comprendre cela.

Si la Russie pivote vers un système de mobilisation, la classe dominante nord-atlantiste et son réseau d’agents en Fédération de Russie tentera de renverser le régime actuel et, je le répète, cela sera fait sous la bannière de la « lutte contre la corruption », etc. C’est pourquoi nous devons être très attentifs au Maidan de février à Kiev et aux héros qu’il a révélés. Regardez Tymochenko, qui est montée sur la scène au Maidan et qui a dit que les événements de Kiev devaient servir de modèle aux peuples de toutes les républiques post-soviétiques dans leur lutte contre les dictateurs. Le fils du criminel de guerre Zhukevitch, Youri Zhukevitch, qui a purgé ici une peine de prison, a déclaré :

« Le Maidan de février est la continuation des événements de 1991, le début de la seconde révolution anti-soviétique, la première ayant été 1991-1993, qui devait en fin de compte détruire le rêve d’une résurrection de l’Union Soviétique. »

.Pour eux, il est bien clair que le Maidan était la continuation de 1991-1993. La brurtale réaction de la Russie au Maidan – protéger la Crimée – ils ne s’y attendaient pas du tout.

Le second problème est étroitement lié au premier et en procède :

La Ve colonne

Ce sont ceux que Poutine a qualifiés de « social-traîtres ». Quantitativement, c’est un assez petit groupe, mais il comprend des membres du gouvernement, des gens du monde des affaires, des médias, de l’intelligentsia et de l’éducation nationale. Pour savoir qui ils sont, il n’y a qu’à chercher ceux qui ont crié le plus fort, lors de la réunification avec la Crimée, que c’était « comme Hitler avec l’Autriche ».

En outre, ces gens se sont débrouillés pour éviter la question de l’Autriche donnée à Hitler par la Grande Bretagne et la France. Sans leur approbation, jamais Hitler n’aurait pu l’annexer. Raison pour laquelle ils ont laissé Hitler annexer l’Autriche : Hitler n’avait pas de réserves monétaires. L’Autriche en avait. En lui donnant l’Autriche, ils lui donnaient les réserves en devises dont il avait besoin pour réarmer. Ensuite, ils l’ont laissé s’emparer de la Tchécoslovaquie, poarce qu’il avait besoin de son potentiel militaro-industriel, le Reich n’en avait pas. Il avait besoin de pouvoir passer la frontière avec l’Union Soviétique.

La crise ukrainienne a démontré l’unité du peuple et des autorités de Russie lorsqu’il s’agit d’une question aussi importantne que la reconstitution du monde russe. Mais cette crise rend nécessaire et urgente la résolution d’un certain nombre de problèmes dans le pays. Selon moi, il s’impose de réspoudre les questions suivantes :

1° Supprimer la Ve colonne par des mesures politico-juridiques ; la couper des médias et de ses sources de financement, princuipalement occidentales.

2° Passer à une économie de mobilisation et à un système social de mobilisation, dont un élément soit l’économie de mobilisation.

3° Reformater la sphère juridique. Éliminer la prééminence du droit international sur le droit national. (Soit dit en passant, ni le Royaume Uni ni les USA ne respectent cette prééminence, mais il s ont réussi à l’imposer aux autres.) Arrêter de participer à des structures ouvertement anti-russes et surtout, arrêter de les financer.

4° Renforcer l’alliance militaire avec la Biélorussie en dépit des complications objectives et subjectives impliquées par le processus. Je suis très lokin d’avoir été impressionné par  ce que Loukachenko a dit de la Crimée. Mais il a dit une chose importante : « La Biélorussie ne fera jamais rien qui soit au détriment de la Russie ». C’est bien. À mon avis, il aurait dû en dire davantage.

5° Rendre les coups aux agresseurs, non seulement à nos frontières, mais dans toutes les parties du monde où nous en avons la possibilité. Il nous faut nous conduire envers les Occidentaux exactement comme les Occidentaux se sont conduits envers la Russie depuis qu’elle est venue au monde en 1991.

Récemment, le cinéaste Karen Chakhnazarov a dit quelque chose de très vrai à la télévision. L’Occident n’a jamais mis fin à la guerre froide. L’Union Soviétique s’est désintégrée, mais tout à continué de plus belle. Brzezinski a parlé franchement de cela dans une de ses interviews. C’était après la fin officielle de la guerre froide. Il a dit : « Ne vous méprenez pas. Nous ne sommes pas en guerre avec le communisme. Nous sommes en guerre avec la Russie, quelle que soit l’appellation officielle. » S’il avait dit « avec l’esprit russe », il aurait répété presque mot pour mot ce qu’avait dit Churchill en 1940 :

« Nous ne sommes pas en guerre avec Hitler, ni même avec le national-socialisme. Nous sommes en guerre avec l’esprit allemand, l’esprit de Schiller, afin qu’il ne puisse jamais être ranimé. »

L’espèce de castration spirituelle imposée aux Allemands après 1945, c’est cela qu’ils voulaient faire à la Russie après 1991.

Dans une de ses interviews, Alexander Rahr – c’est une espèce de politicien marginal allemand – a dit que beaucoup de politiciens et de journalistes occidentaux sont surpris que la Russie ne se repente pas. Ils veulent dire par là qu’ayant perdu la guerre froide, la Russie devrait se repentir. Une autre chose qu’il a dite, pour laquelle il a été très critiqué à l’Ouest, est : « Pour le monde occidnetal, sa victoire dans la guerre froide n’a pas été moins importante, peut-être même plus importante, que sa victoire sur Hitler. » Parce que Hitler leur appartenait. La Russie ne leur a jamais appartenu. C’est poirquoi nous devons rendre les coups aux agresseurs, pas seulement à nos frontières et pas seulement quand ils nous envahissent. Il nous faut créer des problèmes à l’adversaire, partout où il est vulnérable.

6° Nous devons déployer une contre-attaque informationnelle massive contre la classe dominante nord-atlantiste, et qu’elle soit particulièrement agressive partout où cette classe a des problèmes. Particulièrement dans le monde musulman et le monde hispanophone.

Je travaille en collaboration étroite avec les services en langues arabe et espagnole de RT. Ils font un travail de premier ordre. Que veut-on dire quand on parle d’audience hispanophone ? Eh bien, pas seulement l’Amérique Latine et l’Espagne. Il y a une énorme audience hispanophone aux États-Unis Cela doit être exploité.

7° Dernier point. Reconfigurer la conscience publique par rapport à la Défense. Ce qui ne veut pas dire nous protéger mieux. Le mot « défense » signifie que nous vivons en temps de guerre. Il faut entraîner les populations – et en premier lieu les jeunes générations – à être prête à résister à n’importe quelle agression : militaire, informationnelle, culturelle, civilisationnelle.

Je suis très heureux d’assister à la résurrection de l’éducation militaro-patriotique et du concept « Prêt pour le Travail et pour la Défense » (ITO). Je me rappelle avoir passé les examens de « Prêt pour le Travail et pour la Défense » d’abord en écolier du primaire, puis du secondaire. Il fallait courir, ce que nous aimions beaucoup, et jeter des grenades. C’est une approche énergique. La raison pour laquelle nous avons gagné la guerre et que nous avions des « Sociétés d’Assistance à la Défense et à la Construction aéronautico-chimique ». Nous avions des organisation sportives dans les années 1930. Nous étions vraiment en train de nous préparer. Vous voulez la paix ? Préparez-vous à la guerre.

Nous sommes un peuple pacifique, mais notre train blindé est prêt dans les coulisses. Ainsi donc, les changements qui sont intervenus en février-mars 2014 marquent la fin de l’ère des défaites. Laisser derrière nous l’ère des défaites est nécessaire, pas seulement sur le front extérieur mais également à l’intérieur. Il reste beaucoup de personnages odieux en circulation, reliquat de l’ère Eltsine. Certains sont partis en Ukraine. Il y a un jour naliste nommé Kisseeliov – Evgueni Kisseliov – qui a le même nom de famille que Dmitry Kisseliov. Il y a des années qu’il est en Ukraine. C’est un homme à Berezovsky Goussinski. Il fait des émissions en Ukraine depuis des années. Aujourd’hui, il a dit qu’il avait honte d’être russe. « Honte ! »… pour l’amour de Dieu…

Eh bien, voyez-vous, nous  ne devons pas avoir honte d’apprendre des Occidnetaux comment opérer dans le domaine international. Leurs politiques sont d’une nature très offensive. Si vous vous contentez d’y réagir, vous serez toujours un pas en arrière et vous perdrez. Dans la victoire de Crimée, nous avons vaincu parce que notre gouvernement, et par-dessus tout notre Président, a toujours eu un pas d’avance sur l’adversaire. Il a fait un pas. Ils ont réagi. C’est lui qui a fixé l’ordre du jour.

Source : https://wikispooks.com/wiki/Document:Battleground_Ukraine

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

De là où nous sommes, nous pouvons même juger à quel point l’administration Poutine a pris au sérieux les suggestions d’Andreï Fursov…

 

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On peut lire aussi, complémentairement :

Le projet secret d’un « deuxième Israël » en Ukraine

http://reseauinternational.net/le-projet-secret-dun-deuxi...

 

11. Mère Patrie -x.GIF

 

À quoi bon lésiner…

Pendant que nous y sommes, voici les références d’une série de vidéos : conférences d’Andrei Fursov, sur des sujets divers, toutes sous-titrées en anglais. Hélas, pas en français. Avis aux bénévoles…

 

 Why American imperialists hate and fear Joseph Stalin

https://www.youtube.com/watch?v=dc6C9O7iB6k

*

Anti-communism in the Soviet Union in the 1970s

https://www.youtube.com/watch?v=-TdSvOO2rzE

*

Why the Rockefellers funded the ecology movement

https://www.youtube.com/watch?v=Giz3-7TBBow

*

How the Gulag agency grew in the Soviet Union

https://www.youtube.com/watch?v=b5qaZwu4rx8

*

How Leonid Brezhnev was different from Nikita Khrushchev

­https://www.youtube.com/watch?v=v-JuDVs0kGw

*

Perestroika led to empty shelves in the USSR

https://www.youtube.com/watch?v=y2H3bTReblQ

*

Chernobyl disaster was a result of sabotage

https://www.youtube.com/watch?v=5_wzZqL7v0I

*

How Joseph Stalin launched Soviet industrialization

https://www.youtube.com/watch?v=m7o5wtxP8RY

*

Why Mikhail Gorbachev's Perestroika was so bad

https://www.youtube.com/watch?v=9XCbdWgQ3c0

*

The USA lost the first half of the Cold War

https://www.youtube.com/watch?v=cK7CUy8PxRQ

*

Why the CIA created a scandal using Doctor Zhivago

https://www.youtube.com/watch?v=tvUKQjwn_Hk

*

How Mikhail Gorbachev capitulated to the West in 1989

https://www.youtube.com/watch?v=G88efqy6QzU

*

Who bribed Mikhail Gorbachev?

https://www.youtube.com/watch?v=taJ596HBO8g

*

Barack Obama's dialectics

https://www.youtube.com/watch?v=UmeRdflg5Ws

*

Andrey Fursov • The Current World Crisis : Its Social Nature and Challenge to Social Science

https://www.youtube.com/watch?v=K_KCeerpAFs

*

Oligarchical topography of Ukraine. Andrey Fursov

https://www.youtube.com/watch?v=GXLUJpqaQpY

*

The real history of World War II isn't yet written

https://www.youtube.com/watch?v=-q3MLfGC63I

*

Stalin researched the Rothschilds

https://www.youtube.com/watch?v=UCI-GWsLdps

*

Joseph Stalin fought the real New World Order

https://www.youtube.com/watch?v=F_xPszReTKs

*

11. Mère Patrie -x.GIF

 

Mis en ligne le 16 décembre 2016.

 

 

 

 

 

23:56 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

LE GRAND JEU - ALEP

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L’Iran bientôt doté d’un sous-marin nucléaire

 

Le grand jeu

Mis à jour au 16 décembre 2016

 

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Nous saluons avec grand plaisir le retour du site Sayed Hasan, muet depuis trop longtemps

 

Bachar al-Assad : « La défaite des terroristes à Alep est celle de l’Occident »

 

Interview à Russia Today14 décembre 2016

En deux vidéos sous-titrées en français

 




 

Transcription :

RT : Monsieur le Président, merci beaucoup d’avoir accepté de nous recevoir.

Bachar al-Assad : Vous êtes les bienvenus à Damas.

RT : Nous commençons avec Alep, bien sûr. Alep connaît actuellement ce qui est peut-être les combats les plus féroces depuis que la guerre a commencé il y a près de six ans ici en Syrie. Mais les politiciens et les médias occidentaux portent un regard très négatif au sujet de l’avance de votre armée. Pourquoi cela se produit-il selon vous ? La considèrent-ils comme leur propre défaite ?

Bachar al-Assad : En fait, après qu’ils aient échoué à Damas, parce que le récit des 3 premières années était « la libération de Damas des mains de l’État ». Quand ils ont échoué, ils sont allés à Homs, puis (ils ont échoué à Homs et) ils se sont concentrés sur Alep durant les 3 dernières années. Et pour eux, c’était la dernière carte majeure à jouer sur le champ de bataille syrien.

Bien sûr, ils ont toujours des terroristes dans différentes régions de la Syrie, mais ce n’est pas comme Alep qui est la deuxième plus grande ville (du pays), qui a une dimension politique, militaire, économique, et même morale (toute particulière) lorsque leurs terroristes sont vaincus.

Donc pour eux, la défaite des terroristes est la défaite de leurs forces par procuration, pour dire les choses clairement. Ce sont leurs forces par procuration, et pour eux, la défaite de ces terroristes est la défaite de tous les pays qui les ont supervisés, que ce soit des pays régionaux ou des pays occidentaux comme les États-Unis en premier lieu, la France et le Royaume-Uni.

RT : Vous pensez donc qu’ils considèrent cela comme leur propre défaite, n’est-ce pas ?

Bachar al-Assad : Exactement, c’est ce que je veux dire. La défaite des terroristes est leur propre défaite parce qu’ils constituent leur véritable armée sur le terrain. Ces pays ne sont pas directement intervenus en Syrie : ils sont intervenus à travers ces forces par procuration. Voilà comment nous devons considérer les choses si nous voulons être réalistes, indépendamment de leurs déclarations, bien sûr.

RT : Palmyre est maintenant une autre zone de troubles, et elle a été prise par Daech. Mais nous n’entendons pas beaucoup de condamnations à ce sujet. Est-ce pour la même raison ?

Bachar al-Assad  : Exactement, car si Palmyre avait été prise par le gouvernement, ils auraient exprimé des craintes à propos du patrimoine historique. Lorsqu’on libère Alep des terroristes, les responsables occidentaux et les médias dominants expriment des craintes au sujet des civils. Mais ils ne s’inquiètent pas lorsque c’est l’inverse qui se produit, lorsque les terroristes tuent ces civils ou attaquent Palmyre et commencent à détruire le patrimoine de l’humanité - et pas seulement de la Syrie.

Exactement, vous avez raison. Car si vous considérez le moment choisi pour l’attaque contre Palmyre, vous voyez bien qu’il est lié à ce qui se passe à Alep. C’est une réponse à ce qui se passe à Alep, à l’avance de l’Armée Arabe Syrienne, et ils ont voulu saper la victoire à Alep et en même temps distraire l’armée syrienne d’Alep pour l’attirer vers Palmyre et stopper sa progression. Mais bien sûr, cela n’a pas marché.

Lire la suite…

Source : http://sayed7asan.blogspot.fr/2016/12/bachar-al-assad-la-...

 

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Quant à nous, nous ne pouvons que souscrire au commentaire de notre lectrice Sémimi :

 

Libération d'Alep : l'UE a mis les drapeaux en berne. Hahaha !
Mogherini : Seule l'UE a apporté une aide humanitaire à Alep. Hihihi !
UE = mensonges, stupidité, aveuglement, lâcheté et cynisme sans frontières.
Vive Alep libérée, vivent ses libérateurs !

 

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Le bloc atlantiste au bord de la crise de nerfs

entrefilets.com

 

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13/12/2016 - On n’en espérait pas tant. En quelques semaines seulement, le Bloc atlantiste a fait un saut qualitatif remarquable sur l’échelle Richter du désordre globalisé. De la panique intégrale déclenchée par l’élection du déplorable Trump à la débandade des coupeurs de têtes modérés d'Alep-est, le joli petit monde du néolibéralisme militarisé prend l'eau de toutes parts. Alors forcément le Bloc réagit, sur-réagit même, avec le savoureux avantage que dans la précipitation, les marionnettistes de la pantalonnade ambiante ne prennent même plus la peine de camoufler un tant soit peu leurs manigances. Tout se fait ainsi à ciel ouvert, y compris le pire, le honteux, le normalement inavouable, et il n’y a qu’à se baisser pour ramasser les pépites. Inutile de dire que c’est évidemment sur le pont du Titanic US que l’on récolte les plus grosses. Ainsi, entre la CIA qui entre en guerre contre le FBI en essayant de renverser Trump avant même son entrée en fonction, et le Congrès qui vote des livraisons d'armes aux terroristes d’al-Qaïda supposés responsables des attentats du 11 Septembre, on surnage en plein vaudeville à l’échelle planétaire. Du caviar on vous dit. L’implosion est proche.


Le very very bad trip de Killary

Dès les premiers signes laissant penser que Trump avait tout pour devenir un adversaire sérieux d’Hillary-la-démente, nous nous étions pourtant étonné que le bonhomme ne soit pas victime du déséquilibré de service ou d’un accident de savonnette qui l'aurait laissé gisant dans une marre de Chanel 5, la mèche empalée sur la robinetterie en or de sa salle de bains. Quelle ne fut pas dès lors notre surprise non pas de le voir élu, on savait la chose possible sinon probable, mais de le voir tout simplement arriver vivant au scrutin. Il faut dire qu’enfermés dans leur bulle, ni l’élite-Système ni son clergé médiatique n’avaient pu imaginer ne serait-ce qu’un instant que le peuple aurait l'audace de les envoyer bouler.

Au soir du vote maudit donc, ce fut comme il se doit le séisme, le big one, façon Fukushima, avec dévastation des esprits effarés de toute la volaille médiatique planétaire et stupéfaction générale, cosmique même, de toute la pègre néolibérale dirigeante et de ses hordes de bobos-zombies.

En savoureux point d’orgue de la soirée, on avait même eu droit au pétage de plomb d’Hillary-la-démente qui, réalisant qu’elle ne serait jamais Présidente après tous les sacrifices consentis aux côtés de son ahurissant mari, s’était jetée toutes griffes dehors en hurlant comme une possédée sur son improbable chargé de campagne Podesta (1). Tétanisée, son équipe avait d'abord hésité à appeler enfin un prêtre exorciste avant de se contenter de lui administrer une dose massive de psychotropes (beaucoup plus que d’habitude) pour la faire redescendre de son very very bad trip.

 

Le joker Poutine, comme toujours

Sous l'aiguillon de la clique à Soros, la sidération générale avait rapidement laissé place à une presque révolution-orange avec ses incontournables flashmobs de bobos-zombies indignés, jusqu'à une abracadabrantesque tentative de recomptage qui devait finalement tourner court.

Rien de très sérieux donc, mais il restait bien sûr le joker Poutine à jouer. C’est désormais chose faite avec la publication par le Washington Post des «résultats d’une évaluation secrète de la CIA» (SIC). C’est-à-dire pas secrète du tout puisque transmise encore chaude directement à la rédaction du valeureux canard (2). Tout cela pour nous dire que le tentaculaire Poutine aurait gravement interféré dans le processus électoral de la plus grande démocratie du monde (gag) pour favoriser l’élection du Grand Déplorable. Et que donc cette élection ne serait implicitement pas valide...

Et comment l'épouvantable Vladimir aurait-il commis sont forfait ? Ah oui, en commanditant le fameux piratage des emails du chargé de campagne de Killary, l’inénarrable Podesta donc, ventilés par Wikileaks alias Poutinoleaks durant les semaines précédant le scrutin. Des emails qui révélèrent au passage toutes les petites maladies honteuses du clan Clinton et notamment ses manigances pour évincer l’autre démocrate Bernie Sanders et faire place nette à Hillary-Strangelove. Bien sûr, la CIA ne fournit aucune preuve de ses allégations, mais c’est là son privilège. Il faut dire qu'à une semaine de la nomination officielle de Trump à la Présidence par les Grands électeurs, on fait ce qu'on peut avec ce qu’on a.

Reste que là où la chose devient savoureuse, c’est que ce faisant la CIA  a déclaré la guerre au FBI qui, lui, avait tout fait durant la campagne pour flinguer la candidature d’Hillary-la-démente.

Ce qu’il y a de réjouissant dans toute cette affaire est que quelle qu'en soit l'issue, le désordre général ne pourra qu’amplifier : si la manœuvre réussit, la probabilité de troubles importants voire d’une guerre civile augmentera d’autant, avec au minimum éclatement des structures politiques de cet Etat faussaire; si elle échoue, la guerre CIA-FBI perdurera sous la Présidence de Trump qui, plus que jamais, s’annonce donc comme la Présidence du désordre absolu (la seule vertu que nous lui reconnaissons pour l’heure étant de vouloir apaiser les tensions avec la Russie et réduire la voilure mortifère de l'Empire).

On attend donc la suite avec une certaine impatience, un peu taquine il faut bien l'avouer.

 

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S.O.S. Al-Quaïda

L’autre foyer de désordre intégral est bien sûr la victorieuse alliance Bachar-Poutine-Hezbollah en Syrie. En effet, la chute d’Alep, imminente à l’heure où nous écrivons ces lignes (question d'heures même), a elle aussi déclenché un séisme de magnitude 1000 dans la bassecour politico-médiatique du Bloc atlantiste.

Dès les premiers signes de faiblesses des coupeurs de tête modérés qui tenaient la population de la ville en otage, le Bloc a immédiatement mobilisé l’entier de sa puissance.

A grands coups d’éditos mensongers, mièvres ou dégoulinants de mauvaise foi, tous les médias embedded ont été mobilisés pour pointer Poutine comme le responsable de la «pire catastrophe depuis la deuxième guerre mondiale», des pires crimes de guerre, crimes contre l’humanité, contre le monde, l’univers, le cosmos etc...

Parallèlement, des hordes de bobos-zombies s’offraient en solde leur supplément d’âme du mois en participant, la mine grave, à toutes sortes de manifestations héroïques dans les capitales de notre vertueux monde libre pour dénoncer la pire horreur jamais survenue depuis l’apparition de l’Homme sur terre, et même de l’amibe sous les mers.

Enfin, surfant sur cette vague d’indignation aussi sélective que gélatineuse, le Bloc atlantiste a ensuite vaillamment tordu le bras de tous les petits pays clients pour imposer résolution sur résolution devant le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale de l’ONU. Tout ce cirque n’ayant qu’un seul but: sauver les gentils terroristes du Bloc atlantiste, leur offrir ne serait-ce qu’un bol d’air, qu’un peu de répit, et surtout bien sûr des armes, des munitions et des troupes fraîches à la faveur d’une énième trêve humanitaire.

Pourtant, échaudé par une série de cessez-le-feu qui n’avaient déjà servi qu’à cela, Poutine a cette fois répondu « niet ».

 

5. Enfants syriens 2.jpg

 

Vous en reprendrez bien une tranche ?

Bien lui en a pris. Car aujourd’hui enfin, Alep au moins est libérée des coupeurs de tête qui mettent le pays à feu et à sang depuis plus de 5 ans maintenant. Détail piquant : les égorgeurs modérés se rasent désormais la barbe à tous les coins de rue d’Alep pour tenter de passer incognito et sauver leur peau (3).

Bien sûr, la riposte ne s’est pas fait attendre et l’Empire a immédiatement donné le coup de pouce nécessaire à la reprise de Palmyre par Daesh (4), histoire d’élever le coût d’Alep pour la Russie.

Dans le même temps, le Congrès US s'affolait et levait toutes les restrictions à la livraison d’armes sophistiquées aux groupes terroristes en Syrie, officiellement bien sûr pour soutenir une «opposition modérée» qui n’a jamais existé que dans la narrative officielle (5).

Outre le fait que la livraison prévue de lance-missiles sol-air fournira sans aucun doute à des groupes terroristes les moyens d’abattre des avions de ligne désormais (merci d'avance), il est savoureux de constater que le Congrès US se bat comme un beau diable pour sauver en Syrie les terroristes qu’il accuse parallèlement d’avoir abattu les tours du WTC un certain 11 Septembre 2001. Et ce n’est même pas nous qui le disons, mais la députée US Tulsi Gabbard, cheffe de file d’une fronde bipartite certes bien minoritaire, mais qui tente justement de «stopper la livraison d’armes aux terroristes» par son pays (6).

Nous voilà donc aux prises avec un Empire aux portes de l'effondrement intérieur et qui, sur le front extérieur, se proclame tout à la fois en guerre perpétuelle contre le terrorisme alors qu'il sponsorise désormais ouvertement les pires groupes terroristes que le monde ait connu.

Un tel degré d’entropie confine décidément au sublime, et prend même des allures de signe pour nous dire que l’implosion n'est plus très loin.

Piloté par une capitainerie US devenue folle, le Bloc atlantiste accuse ainsi difficilement le coup. L'élection de Trump et la perspective d'un apaisement avec la Russie avec une possible disparition de l'OTAN à la clé; la lame de fond qui menace de plus en plus clairement de couler bientôt l'UE technocratique de Bruxelles; et enfin la perte l'Alep qui signe l'échec de l'opération atlantiste de regime-change en Syrie, tout cela commence à faire beaucoup, et peut-être même trop.

Le nervous breakdown menace.


Mise en ligne  par entrefilets.com le 13 décembre 2016

__________________  

1
Hillary serait entrée dans une colère noire la nuit des élections, s’en prenant physiquement à Podesta et Mook autour de minuit

2 La Russie aurait interféré dans l'élection présidentielle

3 Streets of Old Aleppo Covered in Hair as 'Moderate Rebels' Shave Their Beards and Run

4 Les leçons de Palmyre

5 Le Congrès US approuve la livraison de missiles sol-air à l’«opposition syrienne»

6 Projet de loi de députés US visant à empêcher le gouvernement de financer et armer des terroristes

 

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Réception d’Andreï Makine à l’Académie française

 

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« Stratèges criminels de l'Otan », « ignorants au pouvoir » : les Immortels ont pensé en perdre leurs dentiers

 

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Le discours de réception de l'écrivain français d'origine russe Andreï Makine, à l'occasion de son entrée à l'Académie française, a pris de court tant le public russe qu'étranger. L'écrivain a reproché aux États-Unis leurs actions dans les conflits au Proche-Orient et a accusé l'Otan d'avoir déclenché la guerre en Ukraine.

Andreï Makine, écrivain français d'origine russe, qui vient d’être élu à l'Académie française, a préparé une longue intervention pour la cérémonie de bienvenue et il ne s'est pas limité dans ses propos au côté littéraire. Il a insufflé le « charme russe » dans l'Académie, selon certains, dans un discours peu attendu. « Comme le ciel de l'entente franco-russe semblerait léger à côté de ces lourds nuages ! Serait-ce la raison pour laquelle le français, en Russie, n'a jamais été entaché par le sang de l'histoire ? », s'interroge-t-il d'abord. « Pourtant, le sang, hélas, a coulé entre nos deux pays et bien plus abondamment que dans les sables et les montagnes de l'Algérie. 75 000 morts en une seule journée dans la bataille de la Moskova, en 1812 ». Mais ce début est encore inoffensif. C'est ensuite que son discours devient intéressant.

Lire la suite…


Source : https://fr.sputniknews.com/international/2016121610292178...

 

On imagine sans peine le hoquet de Madame le Secrétaire perpétuel…

 

 

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Oups !

 

Le Conseil de sécurité se réunit à huis clos après l’arrestation d’officiers de l’Otan à Alep

Réseau Voltaire 16 décembre 2016

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Le Conseil de sécurité siège à huis clos, ce vendredi 16 décembre 2016 à 17h temps universel, alors que des officiers de l’Otan ont été arrêtés ce matin par les Forces spéciales syriennes dans un bunker à Alep-Est.

Source : http://www.voltairenet.org/article194584.html

 

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Mis en ligne le 16 décembre 2016.

 

 

 

 

23:55 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/12/2016

BLANCHE NEIGE ET LES VINGT-SEPT NAINS (ET AUTRES CONTES)

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Blanche-Neige et les 27 nains

(et autres contes)

 

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Blanche Neige et les vingt sept nains

– 2 décembre 2016 –

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1 - Les cultures et leurs capitales
2 - Paris est-il menacé ?
3 - La maison de poupée européenne
4 - Faire sortir l'Europe des chapelles de l'OTAN
5 - Les journalistes, porte-paroles de l'OTAN

 

1 - Les cultures et leurs capitales

Le premier théoricien de l'alliance des grands États - et d'abord de leurs capitales - avec la création culturelle et universelle de leur temps, n'est autre que Périclès, qui disait que l'Attique et d'abord Athènes, était la pédagogue de toute l'Hellade, c'est-à-dire de toutes les cités grecques. Puis Rome a suivi l'exemple de la Grèce : même sous Néron ou Tibère, les écrivains, les poètes, les peseurs et les penseurs de la politique et de l'histoire du monde, accouraient à Rome de toutes les provinces de l'empire.

La première expression du génie de la Révolution de 1789 fut de comprendre que l'alliance de la politique avec la culture avait quitté Versailles et la cour pour placer Paris au cœur de la nouvelle alliance de la France avec l'universel. Mais comment se fait-il que Berlin ne sera jamais plus la capitale de la civilisation allemande; comment se fait-il que Berlin ne retrouvera jamais le rôle centralisateur et unificateur qu'il jouait depuis Hegel? Comment se fait-il que Berlin se trouvera à jamais réduit à la même impuissance que Washington de jamais incarner une capitale de l'esprit dont tout le monde voit clairement qu'elle ne sera jamais le chef et le guide reconnu d'une "civilisation américaine" unifiée et qui parlerait d'une seule voix?

Pour le comprendre, il faut observer à la loupe comment Heidegger a réduit l'Allemagne à des ilots culturels ambitieux d'affirmer leur autonomie provinciale à l'égard de Berlin. Car la parution en 1927 de Sein und Zeit - L'Etre et le temps - avait donné au philosophe allemand un éclat mondial qui s'était aussitôt répercuté sur la petite université de province qu'était Fribourg- en - Brisgau. Mais en refusant l'offre de Berlin d'enseigner dans son université, Heidegger rendait impossible de perpétuer une Allemagne intellectuellement et politiquement centralisée. Le philosophe de Sein und Zeit a contraint l'Allemagne à cultiver des identités culturelles locales et ardentes à défendre une autorité provinciale illusoire. Aujourd'hui, Francfort, Cologne, Munich, Leipzig revendiquent avec acharnement leur principauté culturelle locale, afin d'interdire à Berlin de jamais reconquérir les apanages et les prérogatives d'une capitale du génie national allemand.

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Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

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Nous sommes tellement à la bourre, avec notre blog en pause, que nous voilà aujourd’hui presque à temps pour vous livrer le dernier billet en date de Manuel de Diéguez. Abondance de biens…

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L’histoire entre grandeur et petitesse

 

– 16 décembre 2016 –

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1 - Entrons dans l'arène
2 - Les conséquences de l'ex-parenthèse Alain Juppé
3 - La décomposition de l'Europe
4 - Le despotisme cajoleur
5 - L'homme à la recherche d'un protecteur

 

1 - Entrons dans l'arène

Il aura fallu quelques heures seulement à Moscou et à Pékin pour apporter la seule réponse logique à la violente incartade verbale du Président Donald Trump, qui s'est ouvertement attaqué à l'unité nationale et territoriale de la Chine.

Je rappelle que la pathologie dont souffre Mme Hillary Clinton et qui ressortit à la maladie de Parkinson, l'avait conduite, elle aussi, à la croyance qu'il suffirait de montrer les dents à Moscou et à Pékin pour conduire ces États chancelants sur les chemins des repentances et des pénitences de bon aloi.

Au premier abord, je me suis donc demandé si l'incartade de M. Trump était une extension à la géopolitique de l'hypothèse de Gabriel Tarde (1843-1904), auteur des Lois de l'imitation. Je reviendrai sur cette question au mois de janvier quand les brumes actuelles se seront dissipées.

Revenons, pour l'instant, à une géopolitique de la grandeur et de la petitesse de l'histoire mieux enracinées dans la pesée des forces en présence et qui a aussitôt conduit Moscou et Pékin à consolider leur alliance sur la scène internationale. D'un côté, nous voyons une jeune nation qui a débarqué sur la planisphère depuis moins de trois siècles, de l'autre, nous voyons un peuple d'un milliard trois cent millions d'âmes enracinées sur leur terre depuis cinq millénaires et auxquels nous devons les deux guides qui ont conduit le genre humain à la lucidité spirituelle et politique, le Bouddha et Confucius.

De siècle en siècle, l'Éveillé rappelle à une humanité demeurée embryonnaire, que l'homme n'a pas d'autre interlocuteur que lui-même dans le vide et le silence de l'immensité, tandis que Confucius nous répète de siècle en siècle qu'une politique privée d'une morale conduit au naufrage du genre humain. Je constate que ces deux pédagogues ont posé les fondements d'une conscience demeurée d'avant-garde encore de nos jours.

Depuis mon analyse d'il y a quinze jours sur ce site, l'élimination du champ de l'histoire en marche des États fictifs, qui ne sont jamais que les porte-parole de leur maître, s'est accélérée. De plus, le réapprentissage du réel au sein des nations écartées de l'arène, a également pris une allure plus rapide. Une Chine longtemps absente du théâtre de la géopolitique a découvert qu'il lui faut retrouver la rapidité des réflexes du boxeur sur le ring. Ce changement de cadence du temps donne un sens nouveau au titre de l'ouvrage déjà ancien d'Alain Peyrefitte: « Quand la Chine s'éveillera… » Une nation ne sort du sommeil qu'à l'épreuve des coups qui lui sont portés.

Nous entrons dans une ère nouvelle de la géopolitique, celle du passage de l'éclairage aux bougies à la découverte de l'électricité. Nous verrons bien si le recul intellectuel auquel l'anthropologie critique s'exerce depuis quinze ans se montrera à la hauteur de ce changement de voltage de la planète.

Dans ce contexte, je commencerai par rappeler le rôle asservissant, mais prétendument gaulliste, qu'a joué en son temps Alain Juppé.

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Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024... 

 

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Confucius, Lao Tseu et Bouddha

 

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Dernière minute :

L’astronome François Roddier a reçu, de la Croix-Rouge US, une lettre qui lui a déplu. Nous relayons d’autant plus volontiers sa mise au point que nous partageons son exaspération devant l’effronterie des propagateurs de mensonges tarifés, qui se permettent de traiter les vérités les plus démontrées de « fake news ».

 

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« Voici une lettre que je viens de recevoir de la part du comité américain ICRC de la croix rouge internationale appelant au don pour les habitants d’Alep-Est.

Cette lettre présente la situation comme si Alep-Est était une victime alors même que nombre de vidéos montrent les scènes de liesse dans les rues d’Alep libérée et que même l'ONU a montré la manipulation faite par les « rebelles » qui empêchaient les civils de quitter Alep-Est.

L’ICRC participerait-elle à la désinformation en rejoignant l’ensemble des vraies « fake news » ?

François »

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Traduction (par François Roddier) :

Cher François,

Comme vous pouvez l'avoir vu dans les nouvelles, la situation dans Alep-Est est terrible et des milliers de personnes sont forcées de fuir leurs maisons. La plupart de ceux qui essaient de s'échapper sont des familles avec de jeunes enfants. Ils sont traumatisés et épuisés.

Comme la région est plongée dans le chaos, il n'y a pas d’endroit sûr où aller.

Vous pouvez aider - s'il vous plaît faites un don aujourd'hui.

Nos équipes sont sur le terrain fournissant l'abri, les repas chauds, l'eau et les soins médicaux.

Mais de plus en plus de familles ont désespérément besoin de notre aide pour survivre.

C'est peut-être la dernière chance de sauver des vies.

Veuillez donner ce que vous pouvez aujourd'hui.

Je vous remercie.

Vous avez peut-être également vu la lettre bouleversante d'un de nos médecins travaillant à Alep, publiée par la BBC la semaine dernière. Vous pouvez la lire en entier ici.

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Alors que :

ONU : les terroristes empêchaient les civils de quitter Alep-Est

 

En savoir plus:

https://fr.sputniknews.com/international/2016121410291709...

Les terroristes des groupes Front al-Nosra et Ahrar al-Cham empêchaient les civils de quitter Alep-Est et se déguisaient en civils pour échapper aux militaires syriens, d'après une commission de l'Onu.

Les terroristes des groupes Front al-Nosra (maintenant Front Fatah al-Cham) et Ahrar al-Cham empêchaient les civils de quitter Alep-Est, a annoncé une commission de l'Onu.

« La commission a reçu des informations sur des groupes d'opposition, dont les groupes terroristes Front Fatah al-Cham et Ahrar al-Cham, qui empêchaient les civils de partir, ainsi que sur les rebelles qui se déguisaient en civils, augmentant ainsi le risque pour les civils d'être tués ou blessés », est-il indiqué dans un communiqué de la commission.

Selon la commission, le gouvernement syrien et les forces alliées « contrôlent actuellement Alep-Est ».

Ces derniers mois, la ville d'Alep est devenue le champ de bataille principal en Syrie. Contrôlés par les terroristes, les quartiers est d'Alep ont été encerclés par les troupes gouvernementales. Des centaines de milliers de civils se sont retrouvés bloqués à Alep-Est. La plupart d'entre eux ont quitté les quartiers dangereux par les couloirs humanitaires établis par l'armée syrienne. Toutefois, les terroristes n'ont jamais cessé leurs tentatives d'empêcher l'évacuation des civils qu'ils utilisaient comme boucliers humains.

Lundi soir, le Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie a annoncé que 98% de la ville d’Alep, soit un territoire d’environ trois kilomètres carrés, étaient contrôlés par l’armée syrienne.

Traduit par François

 

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La foule en liesse se répand dans les rues d’Alep

(Reportage en direct : Lizzie Phelan)


 

RT épingle les inventions les plus éhontées des merdias

 


 

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Pendant qu’on y est, restons dans le sujet :

 

« Ils nous ont enterrés, mais ils ignoraient que nous sommes des graines. » Ernesto Cardenal

 

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Chers amis, chers AMG,

Devinez qui a dit ça : « Les médias ont échoué dans leur fonction la plus fondamentale (…) Les médias ont raté ce qu’il se passait autour d’eux. » C’est le New York Times au lendemain de l’élection de Donald Trump.

En France, le même scénario est à l’œuvre, la même corruption médiatique, la même défense des mêmes intérêts, qui poussent vers la même dérive. Et quelle est la cause de tout ça ? Le New York Times continue, c’est « l’échec de la compréhension de la colère bouillante d’une grande partie de l’électorat qui se sent laissé de côté ».

Un éclair de lucidité dans le journal le plus influent au monde. Mais Wall Street et le CAC 40 ne se font pas trop de soucis. Ces autocritiques sont des promesses d’ivrogne. Tout comme en France, en 2002, quand l’extrême droite est arrivée au second tour de la présidentielle, tout comme en mai 2005 lors du référendum pour le projet européen, chaque fois que les électeurs ont totalement déjoué médias et sondages, le monde intello-médiatique, la main sur le cœur, se dit stupéfait, consterné, atterré, déconnecté de la réalité. Mais, toute honte bue, quelque jours plus tard, la fabrique du consentement repart comme d’habitude.

Rien là de bien étonnant, en France, on le sait, quelques milliardaires contrôlent la quasi totalité des médias. Dans quel intérêt ? Dans leur intérêt. Qui paie l’orchestre choisit la chanson, musique et paroles ; austérité, précarité, insécurité, impossibilité. Pas besoin de donner des ordres, le personnel est bien dressé pour dire ce à quoi il faut penser et ce qu’il faut en penser. Bientôt il sera automatisé, les journalistes disparaîtront comme les caissières de supérette.

Peu de voix discordantes parviennent à se faire entendre. Même si des journaux résistent, même si des sites d’information se développent, on est encore bien loin de l’indépendance et des moyens nécessaires pour contre-balancer la puissante fabrique de l’opinion au service de l’oligarchie au pouvoir.

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Depuis longtemps, LÀ-BAS SI J’Y SUIS fait entendre une autre musique. Depuis longtemps, nous faisons entendre la « colère bouillante de ceux qui se sentent laissés de côté. » Pas seulement la colère mais aussi les idées, les luttes, la solidarité, les bonheurs et parfois les victoires même fragiles comme ce soir de mai 2011 à Barcelone où Eduardo Galeano nous disait : « cette nuit, vivre vaut la peine. »

C’est la colère de ce monde-là qui ébranle le monde aujourd’hui. Ce grondement sourd vient de loin, c’est une humiliation douloureuse, refoulée, rejetée, qui a trop longtemps fermenté et qui glisse vers le pire si nous ne trouvons pas une autre issue. Il y a urgence. Trump, Fillon, Valls, Le Pen… Comment imaginer que le ressentiment restera indéfiniment dans les gorges ? Des cégétistes nous disent pourquoi ils vont voter F.N. « Entre la peste et le choléra, on va essayer une autre maladie. » Trente ans de politique néo-libérale ont entraîné ce grand bond en arrière. Madame Le Pen pourra remercier la gauche libérale qui a imposé la loi Travail par la force pour plaire au Medef.

C’est une guerre des idées qui ne dit pas son nom, c’est une guerre asymétrique. Une guérilla dépareillée face à une grande armée qui a tous les moyens, tous les tuyaux, toutes les données, tout l’argent, les think tanks, les lobbies, les communicants, le marketing, le merchandising, les community managers, tout pour fabriquer l’opinion. Et voilà pourquoi nous gagnerons. Car nous avons des convictions, eux fabriquent l’opinion comme ils fabriqueraient n’importe quelle marchandise.

Écoutez l’histoire du poète Heinrich Heine

Alors qu’il visitait la vieille Europe au 19ème siècle, le poète allemand Heinrich Heine s’était arrêté avec un ami devant la cathédrale d’Amiens. « Dis-moi Heinrich, pourquoi les gens ne sont-ils plus capables de construire des monuments comme celui-là ? » Heine répondit : « dans ce temps-là, les gens avaient des convictions, nous les modernes, nous avons des opinions. Il faut plus que des opinions pour construire des cathédrales. »

Pas sûr que nous allons bâtir des cathédrales avec vos abonnements. Mais voyez ce que LÀ-BAS vous donne à voir, Frédéric Lordon, Noam Chomsky, Jean Ziegler, Éva Joly, Annick Coupé, Alain Badiou, Serge Halimi ou les Pinçon-Charlot. Qu’ont-ils en commun ? Des convictions. De même que les syndicalistes de Tourcoing, les collégiens de Bobigny, les rappeurs de Saint-Denis, les zadistes de Nantes, les féministes voilées ou les insurgés contre la loi Travail, des convictions. Les convictions des amants de cette nuit où vivre vaudra la peine, tandis que les autres flotteront à la surface des eaux glacées des calculs égoïstes.

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Notre but n’est pas de monter notre petite entreprise pour redresser seulement l’opinion dans l’autre sens, c’est d’abord de continuer ce long combat pour l’émancipation, avec les convictions qui sont les nôtres, les vôtres aussi si vous le voulez, en participant au développement de LÀ-BAS. Un autre journalisme est possible, rigoureux, populaire, joyeux, modeste, génial, nettement plus près des jetables que des notables, utile pour retrouver le goût du possible et pour comprendre et faire comprendre qu’ils seront grands tant que nous resterons à genoux.

Daniel Mermet

 

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Mis en ligne le 15 décembre 2016.

 

 

 

 

 

19:48 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |