28/09/2016

VOTRE SURVIE SE JOUE DANS LE CIEL SYRIEN

1. battle cat ag ship.JPG

 

Votre survie se joue dans le ciel syrien

 

4. DangerousTimes.GIF

 

2. rusreinfo banner.jpg

 

Soutien aérien OTAN en Syrie

ÉditeurRusReinfo 27 septembre 2016

 

3. awacs-nato.jpg

AWACS - OTAN

 

Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’Otan a indiqué que l’Alliance atlantique allait très prochainement déployer en Syrie des avions de détection et de commandement aéroporté AWACS pour, selon lui, soutenir la coalition des pays membres de l’Otan luttant contre Daech.

Le système AWACS est un système de stations radars montées sur des avions pour surveiller un vaste espace aérien et servir de postes de commandement pour les opérations aériennes ou de lutte anti-aérienne.

On ne peut qu’être surpris vu que Daesh ne dispose pas d’aviation ! En ce qui concerne les opérations aériennes de la coalition, on peut observer que celles-ci ont été menées « à bien » depuis plusieurs mois, sans les AWACS de l’OTAN.

C’est pour cela que des sources, en Russie, s’exprimant sous couvert d’anonymat, pensent que le déploiement des AWACS est en réalité destiné d’une part à surveiller les opérations aériennes russes, d’autre part à faire respecter une zone d’exclusion aérienne que les américains souhaiteraient imposer dans les prochains jours, dans le but, en bloquant les opérations aériennes Russes de soutien à l’armée Syrienne, de geler la situation sur le terrain où, autant Daesh que les groupes terroristes « modérés » (!) soutenus par la coalition menée par les USA, sont en très fâcheuse posture.

On se souvient que la dernière trêve a été utilisée par les Américains pour d’une part bombarder l’armée syrienne, d’autre part évacuer des groupes terroristes des territoires susceptibles d’être repris par l’armée syrienne. Pour ces raisons, la Russie a d’ores et déjà indiqué être d’une part opposée à toute zone d’exclusion aérienne, d’autre part plus globalement refuser toute nouvelle trêve illusoire alors que les diverses factions terroristes sont très sévèrement frappées. Le Ministre des Affaires étrangères Sergey Lavrov a très clairement indiqué il y a quelques jours que plus aucune concession ne serait faite par la Russie en Syrie. Rappelons que l’armée russe est déployée en Syrie à la demande du gouvernement légal du pays, contrairement aux armées des pays de la coalition menée par les USA.

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2016/09/soutien-aerien-otan-en-sy...

 

4. DangerousTimes.GIF

 

Un général américain prévient qu’une zone d’exclusion aérienne en Syrie signifie la guerre avec la Russie

Bill van Auken – Arrêt sur Info – WSWS 26 septembre 2016

 

5. Joseph Dunford chef-détat-major-des-armées-des-etats-unis.jpg

Général de marine Joseph Dunford

 

La mise en œuvre d’une zone d’exclusion aérienne en Syrie signifierait une guerre des États-Unis à la fois avec la Syrie et la Russie, le commandant en uniforme le plus haut gradé des États-Unis l’a dit ouvertement à la commission des forces armées du Sénat jeudi.

Le général de la marine, Joseph Dunford, le chef de l’état-major interarmées des États-Unis, a énoncé les graves implications de la politique préconisée à la fois par les factions prédominantes au sein du Parti républicain et par la candidate démocrate à la présidence, Hillary Clinton, au milieu de la violence montante en Syrie, et de la pression croissante de Washington sur le gouvernement russe pour qu’il accepte unilatéralement l’immobilisation de ses propres avions, ainsi que ceux du gouvernement syrien.

Le Secrétaire d’État, John Kerry, a demandé à plusieurs reprises que la Russie adhère à ce qui serait essentiellement une zone d’exclusion aérienne unilatérale contre la Russie et la Syrie où des avions de guerre américains continueraient d’effectuer des attaques aériennes.

Kerry a présenté sa proposition comme un moyen de faire revivre et de rétablir la « crédibilité » d’un accord de cessez-le-feu que lui et le ministre russe des Affaires étrangères avaient négocié le 9 septembre. Cette cessation des hostilités s’est effondrée moins d’une semaine après sa mise en œuvre face à des centaines de violations par des « rebelles » islamistes soutenus par les États-Unis qui ont refusé d’accepter ses conditions, ainsi que deux grandes attaques consécutives.

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/un-general-americain-previent-quun...

 

4. DangerousTimes.GIF

 

Petit rappel (notre post du 22 septembre) :

Mise à jour (22-09 à 00:30 Moscou) Selon une information en attente de confirmation, la Russie a informé les USA que tout avion survolant la Syrie sans autorisation préalable sera abattu.

Le général Dunford ne parle donc pas à la légère.

 

4. DangerousTimes.GIF

 

Syrie : Lavrov répond aux accusations de Washington et Paris

Bertrand Rivière – gaideclin – 26 septembre 2016

 

Interview du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov à l’émission « Les Nouvelles du samedi », New York, 24 septembre 2016.

 

L’entretien sous-titré en anglais

 

 

Transcription :
 
Question : Je voudrais revenir à la réunion de mardi (20 septembre) sur la Syrie. Avant cette rencontre, vous vous étiez entretenu avec le Secrétaire d’État américain John Kerry à huis clos. Si ce n’est pas un secret, que lui avez-vous dit: « John, qu’est que tu as fais, nous avions un accord mais les USA ont quand même attaqué les forces gouvernementales syriennes »?

Sergueï Lavrov : Les Américains ne s’en cachent pas. Ils disent que c’est une erreur et présentent aux Syriens leurs excuses par notre intermédiaire.

Question : Ils ont tout de même présenté leurs excuses au Président syrien Bachar al-Assad? Le New York Times a écrit qu’ils l’avaient fait.

Sergueï Lavrov : Oui, ils ont présenté leurs excuses. La situation est assez étrange. J’ai dit au Secrétaire d’État américain John Kerry, puis à la réunion du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS), que la situation à Deir ez-Zor, contrairement à Alep où la ligne de démarcation change constamment, était statique depuis plus de deux ans. Les forces syriennes y sont encerclées par Daech.

Nous larguons régulièrement de l’aide humanitaire et d’autres produits vitaux par avion. L’Onu procède également à des parachutages d’aide humanitaire. Ce sont des faits connus. Il est très difficile de croire que les équipes de reconnaissance de la coalition menée par les États-Unis contre Daech sur tout le territoire syrien (c’est Daech qui a encerclé les forces gouvernementales) ait pu oublier la position des différentes parties. Je ne veux accuser personne.

 

Lire la suite…

Source : https://gaideclin.blogspot.be/2016/09/syrie-lavrov-repond...

Et : http://arretsurinfo.ch/syrie-lavrov-repond-aux-accusation...

 

4. DangerousTimes.GIF

Coin détente

François Hollande sacré (par QUI grands dieux ?) « homme d’État de l’année ».

 

Quelques réactions

6. Nedjmeddine hollande homme etat mondial.gif

Nedjmeddine

 

 

 

7. Latuff hollande terrorisme syrie France.gif

Latuff

 

 

8. Superman.jpg

Fans de Superman

 

 

9. Ubu.JPG

Ubu

 

10. Run Francois_Hollande_Prix_homme_d_etat_2016.jpg

Run

 

 

11. Stoll FLAMBY_francois_hollande_elu_homme_etat_mondial_2016.jpg

Stoll

 

 

12. Ecoliers français pas convaincus.jpg

Écoliers sceptiques

 

13. Rik.gif

Rik

 

 

14. Der Spiegel.jpg

Der Spiegel

 

 

15. Chappatte in Le Temps, Genève.png

Chappatte (Le Temps, Genève)

[9 Français sur 10 ne croient plus en vous… Euh… Une femme française pense que vous êtes chou et un génie…]

 

 

On est transgenres oui ou non ?

16. Delirius Miss France.jpg

Délirius

 

 

Et pourquoi pas une réélection en 2017 ? se demandent des malintentionnés…

 

17. hollande-louis-XVI_0.jpg

… prudemment anonymes

 

 

Sans conteste, l’homme d’État de l’année 2008 ferait aussi un excellent candidat

 

18. Petit Nicolas, Homme d'état de l'année 2008....jpg

 

 

19. Ciceron_dessin_Guillotine_electorale-59ee4-e5b4f.gif

Quoi, quoi, mauvais esprits ?...

 

 

4. DangerousTimes.GIF

Belgique

 

20. Gouvernement se fout de notre gueule.jpg

 

Demain jeudi, grande grève nationale (d’une journée, donc inutile) toutes formations confondues.

Ce qui veut dire pas de bus, pas de trams, pas de trains ni rien de ce genre, service minimum dans les hôpitaux, etc. Et beaucoup d’embouteillages dans et autour de Bruxelles.

Seule chose à faire si vous n’êtes pas grévistes : restez chez vous avec un bouquin passionnant et des chips. Ou ce que vous voudrez, c’est la saison des prunes. Mais n’exagérez pas, sinon vous passerez trop de vendredi aux chiottes et vos chefs  ne seront pas contents.

La police « s’attend à » 50.000 personnes…

Selon les journaux, la cible des manifestants est le gouvernement Michel « asocial », qui dirige le pays depuis deux ans, avec des mesures d’austérité comme le saut d’index ou la fin des 38 heures hebdomadaires. Cette manifestation sera aussi un avertissement des syndicats au gouvernement de ne pas toucher au travailleurs et allocataires sociaux dans le cadre du nouvel effort budgétaire annoncé.

La dernière manifestation de ce genre avait mobilisé 110.000 personnes et n'a rien empêché…

C’est quoi le 49.3 belge ?

 

 

4. DangerousTimes.GIF

 

 

Mis en ligne le 27 septembre 2016.

 

 

 

 

17:44 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/09/2016

INTERDIT AUX BOBOS COLLABOS

1. Pippa Ridley.JPG

 

Interdit aux bobos collabos et à leurs maîtres

4. Philippe Nadouce.jpg

Je suis un intello précaire

Philippe NADOUCE – Le Grand Soir 24 septembre 2016

 

5. PRECARIOUS WORK - 0.gif

 

Il y a une dizaine d’années, lorsque je décidai de travailler exclusivement sur Internet, mon idée sur le sujet était simple. Je venais de publier mon premier roman dans une maison d’édition parisienne qui se cherchait un « fond d’auteurs ». Je devais être le sept cent cinquante-deuxième... – la porte se referma juste derrière moi – mais puisque j’avais décidé de ne jamais dialoguer avec la bourgeoisie et ses rejetons employés dans les médias, je m’ôtai la possibilité d’en faire ma profession.

Cette nouvelle certitude n’arrangeait pas mes affaires. Ceux qui croyaient en moi me disaient : « T’occupe pas du reste. Écris ! ». J’étais cependant très au fait des travaux de Pierre Bourdieu sur le capital symbolique et sa théorie des champs sociaux Les conseils d’amis bienveillants ne changeaient rien à l’affaire ; tourner le dos à la bourgeoisie intellectuelle parisienne était un suicide littéraire, s’exclure de la vie intellectuelle de marché s’apparentait, ni plus ni moins, à montrer un atavisme de classe.

C’est ainsi je commençai ma « carrière » d’intello précaire. A l’aube des années 2000, j’avais aussi sabordé un brillant avenir universitaire pour des raisons que j’exposerai sans doute un peu plus tard. Je le dois sans doute – mais pas seulement, on le comprend – à ce professeur de macro-économie de la fac de Poitiers, qui, le premier jour de cours, nous avait dit, amphi 600 – il était si petit, tout en bas, devant son pupitre, que je ne voyais que la tache noire de son trois pièce –, que nous étions l’élite de la Nation et qu’il fallait nous préparer à guider ceux qui ne comprenaient pas les nécessités des temps nouveaux, etc. J’aurais pu me satisfaire d’un tel discours, – après tout, que pouvais-je espérer d’une petite fac de province ? – mais ce qui me dégoûta fut que mes 599 compagnons de banc l’applaudirent avec fureur ; fallait voir ça ! La nouvelle élite, réunie à Poitiers, ne rigolait pas ; la paume des mains leur en cuisait ! J’étais abasourdi ; étais-je le seul à savoir que la méritocratie n’existait pas, à plus forte raison dans une ploutocratie ?

Pendant mes trois ans de pionicat, puis au cours des dix années suivantes, la littérature devint mon activité principale ; toute mon énergie, mes heures, mes week-ends, ma vie privée, mes vacances, furent bookées et je m’y tins. Je dus seulement me résoudre à le faire pour la gloire... La décision, je le répète, loin d’être douloureuse me fit tout d’abord entrer en religion puis en politique. J’échappai littéralement aux dresseurs...

Ce témoignage se veut résolument optimiste et désire mitiger le misérabilisme que professent souvent les rares intellectuels qui s’intéressent à nous. Même si le livre d’Anne et Marine Rambach, dont le titre de ce papier s’est inspiré, colle parfois la sinistrose, il analyse remarquablement un phénomène social qui est passé inaperçu dans les médias et le monde littéraire mais qui est connu de longue date par les sociologues.

Lutte de classes

Dès mes premiers pas dans le désert qui me séparait des champs sociaux auxquels je désirais appartenir, très loin aussi des grandes caravanes de l’information et de l’exercice officiel de la pensée, j’observais avec lucidité mes contemporains les moins regardants s’adapter au cynisme des temps et à l’imbroglio infiniment complexe qui combinent les déterminismes sociaux aux nécessités des actionnaires. Six des dix principaux milliardaires français ont dans leurs mains des conglomérats médiatiques de l’Hexagone.

 

7. Contre la précarité xxx.gif

 

Pour survivre, je m’expatriai et me fis donc professeur de langues étrangères mais je continuai d’écrire comme un forçat.

Politique et littérature

Les intellos précaires sont en quelque sorte la frange consciente des masses en quête de symbolique ; nous sommes les « banlieusards de l’intelligentsia » [1]. Le groupe une fois défini, il serait hasardeux d’en faire une entité compacte, agissante et douée d’une volonté de classe. Chez les intellos précaires, il y a tout d’abord ceux qui travaillent dans les grands médias, certes, mais ils sont à la pige. On en use, on les pille, on les humilie, corvéables à souhait. Et il y a les autres, ceux qui n’ont pas la chance d’avoir même un contrat et qui font autre chose pour payer les factures. J’ai parfois eu la chance de faire partie de la catégorie des corvéables à contrat précaire.

Je travaillai dans ces conditions pendant presque trois ans pour Canal+ en Espagne. A l’époque, les Guignols français et Nulle Part Ailleurs, se vendaient comme des petits pains franchisés. Les Espagnols s’étaient mis en tête de cloner ces émissions à succès. On me refila les trois cassettes des Deschiens pour en faire une analyse. Je m’en tirai tellement bien que les 100 pages écrites en quelques jours servirent de bible aux réalisateurs d’une série comique produite à la même époque. Ma chef, je me souviens, n’était pas revenue du niveau d’analyse dont j’avais fait preuve. Il faut dire que je n’avais pas le look des bobos de Canal. Elle ignorait sans doute que j’étais un homme de théâtre. L’intellectuel précaire peut aussi ne pas être bobo. Quelques semaines plus tard, je m’aperçus qu’on parlait beaucoup de ce rapport sur les Deschiens dans mon département et dans les étages supérieurs mais les collègues ne m’y associaient pas du tout. Ma chef, elle, m’avait pris à la bonne et me présenta à son mari, un psychiatre à la mode. Je fus invité à dîner chez eux et le type, sans doute piqué au vif par l’opinion de sa femme, passa au crible mes connaissances. J’eus l’impression de passer un test. J’échoue très souvent aux examens. L’idylle n’eut pas lieu mais encore une fois, le destin s’entêtait à me mettre dans la bonne direction. Il suffisait que je baisse la tête et le tour était joué.

Quelques semaines plus tard, j’appris par hasard que mon nom avait disparu du rapport. Il était maintenant, dans les griffes des producteurs et personnes dans mon département ne pouvait mettre la main dessus. Je tombai des nues ; elle m’avait pillé sans vergogne, et lorsque je revendiquai mes droits, elle me déclara entre morgue et amusement – étais-je naïf ! – que je n’étais qu’un employé et que des gens comme moi ne pouvaient rien réclamer. J’essayai de la raisonner ; peine perdue. Les semaines suivantes, les coups de téléphone se firent plus rares ; on cessa bientôt de m’appeler puis on ne renouvela plus mon contrat... Je fis une sortie discrète de Canal+ et retournai à ma vie d’intello précaire.

Brad Pitt n’existe pas

Des années plus tard, je me retrouvai à Londres. Début octobre 2015, le cinéma Regent Street, situé à deux pas d’Oxford Circus, organisait le 4e festival de cinéma géorgien. Le cinéaste Otar Iosseliani y était invité pour présenter un de ses premiers films. Il devait répondre aux questions d’un critique de film, un certain Derek Malcolm, journaliste de l’establishment, révéré par les bobos londoniens lecteurs des pages culturelles du quotidien The Guardian ; c’est tout dire. D’habitude, j’évite la corvée mais ma copine avait acheté deux places et nous venions de commencer notre relation...

Je n’avais jamais entendu parler de cet artiste. La salle était pleine. Je vis apparaître sur scène un vieil homme, grand et décharné. On lui donna un micro, les applaudissements cessèrent et l’interprète déclara qu’elle allait traduire du français vers l’anglais. Le maître commença.

 

8. OTAR -- 1.jpg

 

Je crus d’abord que la vieillesse ou un accident vasculaire avait affecté son débit de parole mais non, il avait juste bu. Les 30 minutes qui suivirent furent une démolition en règle de l’industrie hollywoodienne et du cinéma de marché. Les bobos de la salle en prirent plein leur grade, les Anglais aussi qui, selon Iosseliani, avaient toujours eu un cinéma d’une médiocrité consternante. La salle, mouchée, fut traversée par un imperceptible murmure de réprobation. Derek Malcolm toujours prêt à ramper lui coupa alors la parole : « Oui, mais quand même, que faites-vous des Ken Loach, des Mike Leigh et des...? ». Et Hitchcock hurla quelqu’un dans les gradins. Iosseliani se redressa ; son manège fonctionnait ; il avait la salle dans ses mains. Ce fut le tour des Oscars : « Pour un metteur en scène de cinéma, accepter un Oscar est une ignominie », déclara-t-il. Deux spectateurs applaudirent, enthousiastes, au milieu de la stupéfaction générale. Derek Malcolm fit alors preuve d’autorité. Il se racla la gorge dans le micro, leva une main de tragédien et posa sa première question avec le sérieux d’une fausse modestie qui s’observe. «  Vous avez dit un jour qu’en Géorgie les oiseaux ne chantent pas et... ». Iosseliani, qui ne l’avait pas écouté, l’interrompit : « Ce qu’Hollywood nous propose est un mensonge du début à la fin ; tout est faux dans l’univers qu’il dépeint et il faut avoir abandonné tout sens critique pour avoir l’audace d’associer un divertissement décérébré et consensuel à du cinéma ». Une jeune femme du premier rang se leva spontanément et vint l’embrasser sur la joue. Le vieil homme relâcha un instant ses traits lourds, sourit imperceptiblement et reprit le fil de son discours.

Les trente minutes décidées par les organisateurs s’achevaient mais le Maître ne lâchait pas son micro. Un bobo d’une trentaine d’années descendit des gradins, et glissa quelques mots à l’oreille de l’interprète. Mais pas moyen d’interrompre Iosseliani emporté par ses démonstrations. Derek Malcolm et ce nouveau venu s’échangèrent un sourire désabusé qui eut son petit effet dans la salle. Le vieux était chiant et radotait. Le clan des mécontents gagnait du terrain. Iosseliani continuait, imperturbable : « Hollywood vend l’image d’un faux bonheur dopé au placement de produits, truffé de violence gratuite ou de sentimentalisme écœurant ». On l’interrompit alors, prétextant que la projection de son film ne pouvait plus attendre. «  Le sentimentalisme est la saleté morale de la société bourgeoise et capitaliste, relayée par la machine médiatique dans son ensemble... ». On essaya de lui prendre le micro ; il refusa. « Aujourd’hui, dit-il, personne ne vous produit un film si vous dites que vous voulez le faire en noir et blanc... ». La salle retint son souffle. « Les producteurs, les distributeurs, toute l’industrie, ne veulent plus commercialiser le noir et blanc. C’est impossible. Le cinéma n’est plus le cinéma depuis le parlant... Le cinéma, c’est un texte, voyez ! La technologie a tué le cinéma. Je viens de parler de l’apparition du son ; aujourd’hui, il y a le son... il vous passe de l’oreille gauche à l’oreille droite puis vous revient au-dessus de la tête. L’explosion entre par cette oreille et vous entendez tomber les débris de l’autre côté. Avec le trois D, les oiseaux sortent de l’écran ; forcément, vous perdez votre temps à vouloir les attraper. » Une main décidée empoigna alors son micro. Il résista une dernière fois, inspira profondément et resta quelques instants perdus dans ses pensées. Il déclara alors qu’il n’avait fait que le montage du documentaire qu’on allait projeter. On lui retira alors le micro et il n’avait pas quitté la scène que la salle s’éteignit et que le générique commença. Cette ombre disparut ; les applaudissements cessèrent prématurément avec les premières images.

Après la projection, nous nous retrouvâmes dans le bar du cinéma. Des dissidents géorgiens échangeaient leurs impressions avec des journalistes et des intellectuels. Une faune de cinéphiles bobos formait de petits groupes autours des tables et du comptoir. Ma copine était l’intime d’un marchand d’art géorgien ; un quinquagénaire gay et extrêmement séduisant. Il vint nous rejoindre accompagné d’une anglaise pédante, vieillie avant l’âge, désagréable, et de deux journalistes de marché, anglais eux aussi, très bêtes. La discussion s’engagea sur nos nationalités respectives et nos diverses occupations artistiques, puis on en vint à Iosseliani. Je déclarai que je partageais ses opinions et que je les défendais ordinairement avec mes amis et partout où s’en présentait l’occasion, mais pour couper court, j’insistai sur la saleté morale dénoncée par Iosseliani et je soupçonnai qu’elle s’étalait sans complexe tout autour de nous dans cette salle. On me reprocha de critiquer trop hâtivement les médias ; la vieille anglaise me dit avec condescendance que 234 journalistes avaient été assassinés cette année et j’en passe... Ah ! oui, les journalistes ; défenseurs de la démocratie et des libertés, dis-je, avec morgue. Les amalgames de talk-show télévisuels fusèrent alors de toutes parts. Critiquer la saleté morale des journalistes de marché en revenait à être profondément anti démocratique. Je leur déclarai que Iosseliani et moi et mes potes, et d’autres encore, des millions, pensions que l’Establishment, les barons voleurs propriétaires des journaux et des télés pour lesquels ils bossaient tous ici, détestaient profondément la démocratie et le peuple ; ils l’avaient même en horreur cette populace. Les riches, dont vous êtes les laquais, dis-je, veulent aujourd’hui un capitalisme à la chinoise ! Ils l’ont toujours voulu ! Les actionnaires aiment l’ordre et qu’importe qu’on le leur serve accompagné d’un bruit de bottes. Et pendant que j’y étais, qu’écrire une seule ligne flatteuse sur un produit hollywoodien ou européen de merde était une atteinte à la liberté des peuples, et je les plaignais d’avoir consciemment troqué, pour quelques centaines d’euros mensuels, l’exercice de l’esprit critique pour la dégradante passion des révérences. Ils ne m’écoutaient plus. Ils me dégoûtaient et je les emmerdais. Avant cela, alors que je buvais, je baissai mon froc, leur montrai (littéralement) mon membre et leur demandai de le sucer. Pas très civilisé, je sais. Mais fallait voir leurs têtes !

Et Brad Pitt dans tout cela ? On est en plein dedans ! À ce niveau de la discussion, vous aurez sans doute compris ; c’est Cindy Crawford qui s’exclame devant des photos d’elle-même retouchées au Photoshop, qu’elle aimerait ressembler à Cindy Crawford ! C’est l’inconséquence avec laquelle – et qui en écœure plus d’un – des pseudos intellos se ruent dans les projections comme celle-ci, méprisent un grand artiste et sont à deux doigts de le siffler ! J’ai toujours souhaité que le public, après les sorties d’un Iosseliani (ou d’un autre), commence à casser les strapontins et y foute le feu ! Ce genre de rencontres devrait être redouté par les pouvoirs publics au point d’y dépêcher des cars de CRS par crainte des émeutes ! Pauvre pomme que je fais ! D’ailleurs, les masses s’en foutent pas mal de Brad Pitt ; l’idée, l’image, le mirage leur suffisent ! Il n’y avait guère que les bobos de ce cinoche pour y croire ! Tout autant manipulateurs que manipulés !

Bref. Je repartis très énervé au bras de ma copine. Elle était enchantée. C’était déjà ça. On est rentré et on a fait ça sans Photoshop.

Les hirondelles et leur printemps

La vie de l’intello précaire que je défends est assurément celle d’un punk lettré. Refus systématique de la sclérose médiatique et culturelle, violence verbale et autre, s’il le faut ! Symbolique... on s’entend.

Sinon, il faut rester chez soi et travailler, lire, écrire, trouver ses lecteurs comme on peut... Savoir à quoi il faut s’attendre si l’on se détourne des mannes du papier glacé ! Deleuze, Sartre, Bourdieu, Chomsky, Harvey, etc., sous le bras, tout le temps les ami(e)s car il ne faut pas oublier la poisse du déterminisme social à laquelle personne n’échappe ! Malheur à ceux qui l’oublient !

L’intellectuel est d’abord un rebelle, un penseur qui a fait des choix lourds de conséquences, un critique exhaustif et cultivé qui doit absolument refuser la reconnaissance du marché ! Un type qui restera pauvre, en somme, et qui doit être éminemment politique ! Pauvre, on s’entend. Je veux dire par là, qu’il devra se trouver un boulot pour payer les factures. Un emploi qui n’a rien à voir. Facteur, comme Bukowski, employé de bureau comme Pessoa, Kafka et d’autres.

Être un intello précaire, un artiste précaire n’est pas un choix, c’est une nécessité.

________________ 

 [1] In Anne et Marine Rambach : Les Intellos précaires. Hachette. Coll. « Pluriel ». Paris 2002. Lire aussi : Mona Chollet, « Le paradis sur terre des intellos précaires ». Le Monde Diplomatique. Mai 2006.

Source : http://www.nadouce.com/2015/10/je-suis-un-intello-precair...

Via : http://www.legrandsoir.info/je-suis-un-intello-precaire.h...

 

2. Poule pondant xx.gif

9. precarious-work - II..png

Philippe Nadouce

Est un auteur, poète et journaliste né en France dans l'île de Ré, qui a quitté son pays à vingt ans.

Il a vécu 15 ans à Madrid : de 1987 à 2002.

Fondateur du théâtre La Sala del Mirador et de la compagnie Nuevo repertorio en Espagne.

Il réside à Londres depuis 2002, où il enseigne à la University of London.

Son premier roman, Cahiers madrilènes a paru en 2001 aux Éditions Le Manuscrit (Paris).

Depuis lors, il a collaboré à de nombreuses publications en France et un peu partout dans le monde : Éditions Hermaphrodite, Axe Libre, e-litterature.net, Le Grand Soir, Traction-Braban, Les deux crânes, divergences.net, Tlaxcala.net, Periodico Diagonal, Le mag,net, altermundo.org, Fractal, etc.

On le trouve aussi sur Agoravox : http://www.agoravox.fr/auteur/philippe-nadouce

 

2. Poule pondant xx.gif 

À visiter !

Son blog en trois langues : Un éléphant dans le salon http://www.nadouce.com/  

 

Livres (au moins un)

 

10. Cahiers madrilènes couv..jpg

 

 

Philippe Nadouce

Cahiers madrilènes

Le Manuscrit – 2001

198 pages

 

 

 

 

2. Poule pondant xx.gif

 

11. Cinema - titre x.JPG

 

Otar Iosseliani

 

12. OTAR - 2.jpeg

 

Otar Iosseliani, né le 2 février 1934 à Tbilissi (URSS) est un cinéaste géorgien, aujourd’hui citoyen français. Il vit à Paris depuis 1982. Il a obtenu de nombreux prix internationaux.

2. Poule pondant xx.gif

Ses derniers films :

 

Chant d’hiver – 2015

 

3. Poule pondant x.gif

Chantrapas – 2010

 

3. Poule pondant x.gif

Jardins en automne – 2006

 

3. Poule pondant x.gif

L’œil de l’autre – 2005


3. Poule pondant x.gif

Lundi matin – 2001


2. Poule pondant xx.gif

Sa filmographie :

 2015 Chant d'hiver

 2010 Chantrapas

 2006 Jardins en automne

 2002 Lundi matin

 1999 Adieu, plancher des vaches!

 1996 Brigands, chapitre VII

 1995 Seule, Georgie (Documentaire)

 1992 La chasse aux papillons

 1989 Et la lumière fut

 1988 Un petit monastère en Toscane (Documentaire)

 1984 Les favoris de la lune

 1983 Euzkadi été 1982 (Film documentaire TV)

 1983 Sept pièces pour cinéma noir et blanc (Court-métrage)

 1975 Pastorali

 1972 Iko shashvi mgalobeli

 1969 Dzveli qartuli simgera (Court-métrage documentaire)        

 1966 Giorgobistve

 1964 Tudzhi (Court-métrage documentaire)

 1961 Aprili

 1959 Sapovnela (Court-métrage)

 1958 Akvarel (Court-métrage TV)

 

2. Poule pondant xx.gif

 

COFFRET 12 FILMS D'OTAR IOSSELIANI (7 DVD)

13. Coffret Otar xx.gif

Présentation :
Le coffret, qui comporte 7 DVD, permet de retrouver à travers 12 films les thèmes chers au cinéaste, à savoir la contestation burlesque, la fable ou encore la parabole. Le coffret est conçu de manière chronologique et met en avant les différentes périodes du réalisateur : ses films réalisés en Géorgie de 1959 à 1976 avec Avril, La Chute des feuilles, Il était une fois un merle chanteur et Pastorale, et ses films plus récents tournés en France, Les favoris de la lune, Un petit monastère En Toscane, Et la lumière fut, La chasse aux papillons, Brigands chapitre VII, Adieu plancher des vaches ! et Lundi matin. Pour rendre hommage à ce réalisateur à l’univers à la fois poétique et impertinent, et pour apporter à ses plus grands admirateurs un prolongement de son œuvre, des bonus inédits ont été conçus pour l’occasion : deux entretiens avec le réalisateur, interviewé par Serge Kaganski : l’un relatif à l’esthétique de ses films (sur le DVD de « Adieu, plancher des vaches ! », et l’autre sur la période soviétique de son œuvre (42 mn sur le DVD de « Brigands, Chapitre VII »). Sont également disponibles une interview de Martine Marignac (productrice du cinéaste depuis 1992), un making of de Lundi Matin, des bandes-annonces et un livret de 24 pages sur les films contenus dans le coffret.

Contenu :

- DVD 1 : ADIEU, PLANCHER DES VACHES ! - Interview exclusive d'Otar Iosseliani (16 mn) par Serge Kaganski, Documentaire "Un petit monastère en Toscane" (54 mn), Bande-annonce
- DVD 2 : LUNDI MATIN - Making Of (45 mn), Bande-annonce
- DVD 3 : LA CHASSE AUX PAPILLONS
- DVD 4 : BRIGANDS CHAPITRE VII - Entretien avec Otar Iosseliani sur la période soviétique (45 mn) par Serge Kaganski, Interview de la productrice Martine Marignac, Bande-annonce
- DVD 5 : LES FAVORIS DE LA LUNE / ET LA LUMIERE FUT
- DVD 6 : AVRIL / LA CHUTE DES FEUILLES
- DVD 7 : IL ETAIT UNE FOIS UN MERLE CHANTEUR /PASTORALE
+ Livret de 24 pages sur les films d'Otar Iosseliani

 

2. Poule pondant xx.gif

 

14. Judy with Otar.jpg

De gauche à droite, autour de la critique Judy Stone, au Festival de San Francisco 1993 : Peter Scarlet, directeur artistique du festival, Otar Iosseliani, Dusan Makaveyev (Yougoslavie) et Ousmane Sembene (Sénégal).

 

2. Poule pondant xx.gif

Sans rapport direct mais pour nous faire plaisir, l’album de photos de :

 

http://www.criticjudystone.com/photos.html

 

2. Poule pondant xx.gif

 

 

Mis en ligne le 25 septembre 2015

 

 

 

 

 

17:02 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/09/2016

MOUTARDE APRÈS SOUPER ? PAS SÛR.

1. Amiral Kouznetsov.jpg

La Russie envoie son porte-avion Amiral Kouznetsov en Méditerranée

 

Breaking News - Le ministère russe de la Défense a pris la décision, mardi 21 septembre,  d'envoyer le porte-avions Amiral Kouznetsov en Méditerranée près des côtes syriennes.

Ce porte-avions est accompagné d'un groupe naval composé de 6 navires de guerre, rapporte l'agence Fars.  

La flottille russe dans l'est de la Méditerranée compte actuellement 6 bâtiments de guerre et 3 navires de ravitaillement, a annoncé mercredi le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou. Il a ajouté que l'objectif de la mission du porte-avions Amiral Kouznetsov était de renforcer la puissance militaire russe dans la région, notamment en Syrie.

Ce porte-avions peut embarquer 26 avions de combat ainsi que des hélicoptères. En outre,  le navire est équipé de missiles de croisière et de systèmes d’armes antiaériennes.

 

2. Ministère Défense russe logo.gif

 

Moutarde après souper ? Pas sûr.

 

On peine à suivre et à traduire. Que faire avec ce qui aurait dû l’être et ne l’a pas été ? Traduire avec les carabiniers pour que rien ne vous échappe de ce que vous devriez savoir ? À peu près ça, oui.

Ainsi, Scott Humor avait posté, le 17 septembre, sur le site du Saker-IS (ex-US) quelques informations dont voici l’essentiel :

3. ONF Russia.gif

Les élections parlementaires russes imminentes

Scott Humor – The Saker 17 septembre 2016

 

4. urne.jpg

 

La société russe se prépare aux élections de plusieurs façons qui sont devenues de la routine pour un pays engagé dans une guerre « chaude » avec de multiples pays coalisés.

La semaine dernière, le FSB (Service Fédéral de Sécurité, successeur du KGB) a arrêté un colonel de la police après avoir trouvé, dans sa voiture, dix millions de dollars. Il a ensuite perquisitionné au domicile de sa sœur, où il a découvert 140 millions de dollars en espèces. Mais ce ne fut pas tout, car une inspection du travail de son père en banque devait révéler que celui-ci avait environ 300 millions de dollars sur des comptes à son nom dans diverses banques allemandes et européennes. Le colonel arrêté -Dmitry Zakharchenko - était le chef de la division anti-corruption de la police.

 

5. Dmitry Zakharchenko.jpg

 

Il existe quelques hypothèses de travail quant à l’origine de l’argent. Mais si on considère que la demi-tonne de billets verts saisis était encore emballée dans les plastiques d’origine du Trésor américain, avec les codes barres dudit Trésor sur chaque emballage, on ne peut soutenir qu’il s’agisse de simples pots-de-vin même accumulés sur plusieurs années.

Il est plus que probable que le colonel servait de caissier pour la distribution des fonds de l’ambassade US destinés à payer les services de l’opposition et les exécutants potentiels d’un  soulèvement civil de type Maidan après les élections. Parce que tous ces fervents partisans de la démocratie à l’occidentale ne se soulèvent pas gratuitement. Il faut les payer. À l’inverse de l’équipe rédactionnelle du Saker, oups, pardon.

Vous pouvez voir ici l’annonce officielle, avec photo, de l’argent saisi, qui aurait dû être redirigé directement pour financer le « soulèvement contre le gouvernement russe ». D’une certaine façon, c’est une version moderne du wagon plombé de Lénine et d’autres « révolutionnaires » anti-russes, venus d’Europe et des USA pour lancer une révolution sanglante.*

 

6. Money.jpg

 

Il est assez intéressant de noter que les libéraux anti-russes** ont aussitôt déclaré qu’ils ne pouvaient pas « continuer la lutte » après les élections, dès lors que leurs bailleurs de fonds avaient fait savoir qu’ils ne seraient malheureusement pas en état de continuer à les subventionner pour combattre « le régime de Poutine ». Cette coïncidence n’est pas passée inaperçue et fait l’objet d’une vague de commentaires ravis et goguenards dans la blogosphère russe.

 

7. Une partie du butin.jpg

 

Jeudi [15/9,NdT], un groupe d’une ou deux centaines d’hommes a tenté de franchir la frontière russe, venant d’Ukraine. Ils disaient se rendre à Moscou dans l’intention de s’y faire embaucher pour travailler. Chose courante au demeurant et parfaitement légale. Quelque six millions d’Ukrainien travaillent un  peu partout en Russie : dans la construction, les industries du pétrole et du gaz, et dans celle des routes et des ponts. Les hommes de ce groupe particulier, cependant, n’ont pas été capables d’indiquer où ils venaient travailler et n’avaient pas sur eux assez d’argent pour vivre même un jour dans une des villes les plus chères du monde. Les douaniers russes leur ont conseillé de retourner d’où ils venaient et de chercher du travail chez eux.

Étant donné que ces deux cents hommes essayaient d’arriver à Moscou à temps pour l’élection, il n’est pas abusif d’imaginer qu’ils s’y rendaient dans le but de participer au « Maidan russe » que les USA et l’Union Européenne annonçaient depuis longtemps avec tant d’insistance et préparaient avec tant de détermination.

Ce qui est intéressant, c’est que le service des douanes a agi en conformité avec une loi bien connue de 1996, dont l’application n’avait jamais causé auparavant de protestations de la part des Ukrainiens ni des médias libéraux russes.

Selon une source bien informée, dans ce bataillon de gastarbeiters potentiels, il y avait au moins deux douzaines de militaires, connus pour s’être battus dans les soi-disant ATO (« Anti-Terrorist Operations ») du Donbass. Et ils venaient d’une ville appelée Summu, réputée pour avoir voté à une écrasante majorité en faveur du parti fascisto-nazi Svoboda (« Liberté ») et de Secteur Droit.

Pour des téléspectateurs occidentaux au cerveau lavé, rien ne représenterait mieux un « soulèvement anti-Poutine » à Moscou que quelques centaines de criminels de guerre venus d’Ukraine pour brûler des pneus et tirer sur des policiers et d’innocents moscovites.

Les opinions, sur la blogosphère russe, sont unanimes. Il faut que tout soit fait pour empêcher l’entrée sur le territoire d’éventuels terroristes et provocateurs.

Les gens, cependant, blâment quelque peu l’U.E. et Iatseniouk.  Iatseniouk pour s’être enfui aux États-Unis avec des milliards volés à l’État, qui auraient dû être utilisés pour construire un énorme mur entre nos deux pays, et l’U.E. pour refuser d’accorder l’entrée sans visa sur leur territoire, au pays des glorieux Maidans démocratiques.

[…]

Pour se faire une idée de ce que Messieurs les terroristes comptaient venir faire à Moscou, voici une vidéo qui les montre s’en prenant à l’ambassade de Russie à Kiev.

 

 

Immédiatement après l’attaque de l’ambassade russe, quelqu’un ou quelque chose a fait sauter un centre de commandement de la légion étrangère en Ukraine, sur un territoire occupé par l’OTAN dans le Donbass, près de Donetsk. Probablement celui qui coordonnait les bombardements quotidiens sur la population civile vivant dans la République Populaire de Donesk.

C’est Cat Motya [Le Chat Mathieu, NdT] qui a fourni la meilleure réponse à la question « comment maintenir la paix et la tranquillité dans la société post-électorale ».

 

8. Cat Motya.jpg

 

« Les bienheureux se prélassent dans des divans parce que leur pays est paisible et prospère »

 

Il conseille à tous d’aller voter pour les candidats pro-Poutine et, après avoir déposé leur bulletin dans l’urne, de rentrer chez eux se faire un café, du kielbasa et des saucisses, et du gâteau aux noix saupoudré de chocolat. Après quoi, il leur recommande de s’asseoir confortablement dans leur divan et de suivre les résultats des élections à la télévision. De cette manière, personne ne sera dans les jambes de la police, d’OMON, de la garde nationale ou de l’une ou l’autre unité anti-terroriste en train de faire la chasse aux malintentionnés autour du Kremlin ou des mairies d’autres grandes villes.

Il précise qu’il vaut mieux rester à la maison et ne pas écouter le chant des sirènes de l’étranger appelant à descendre dans les rues. « Le seul appel auquel nous, citoyens, ayons à répondre, est celui de notre président nous enjoignant d’aller combattre les ennemis de la Russie. Mais celui-là ne peut venir que par la poste, sous la forme d’une convocation appelant les mobilisables à rejoindre leur régiment. Alors, et alors seulement, nous pouvons nous lever de nos divans, quitter nos maisons et nous en aller écraser les ennemis de la Russie. »

Jusque là, restons-y paisiblement, pour garantir la stabilité de notre pays.

_______________  

* Lénine, envoyé par les capitalistes occidentaux pour détruire la Russie au moyen d’une « révolution sanglante » est une opinion qui tend à se répandre en Russie et à laquelle adhère, apparemment, Scott Humor. Ce n’est pas celle d’une multitude de gens de par le monde ni la nôtre. Quand on accuse une personnalité historique de cette envergure de choses aussi graves, il ne suffit pas d’affirmer, il faut prouver. Notre avis : Scott appartient à une génération qui n’a connu aucune révolution, même de loin. S’il avait été contemporain de l’une ou de l’autre (Espagne, Chine, Angola, Cuba, par exemple) il se garderait bien d’user aussi à la légère des mots « révolution sanglante ». Sanglantes, elles le sont toutes, et ce ne seont pas elles qui en décident. Soit elles avortent et se noient dans leur propre sang, soit elles triomphent et versent leur sang et celui d’autres pour y parvenir. Quand elles sont plongées, de gré ou de force, dans une guerre civile, l’épanchement est encore plus grand. On conseillerait bien à Scott de demander là-dessus l’opinion de Vladimir Poutine. [NdT]

** Nous, on les appellerait « anti-égalitaires ». [NdT]

Source : http://thesaker.is/russian-elections-sitrep-september-18-...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

2. Ministère Défense russe logo.gif

 

Simulacre de paix

par Thierry Meyssan – Réseau Voltaire20 septembre 2016

Alors que le cessez-le-feu en Syrie, conclu par le secrétaire d’État états-unien et son homologue russe, semblait tenir — hormis la tentative israélienne du premier jour —, le Pentagone a attaqué pour la seconde fois l’Armée arabe syrienne. Il assure qu’il s’agit d’une erreur, mais la réaction de l’ambassadrice à l’Onu laisse au contraire penser à l’exécution d’un plan. À quoi joue Washington ?

 

18. Samantha Power.jpg

 

En négociant un cessez-le-feu avec les États-Unis, la Russie savait qu’ils ne le respecteraient pas plus que les précédents. Mais Moscou espérait avancer sur la voie de la reconnaissance d’un monde multipolaire. Washington, de son côté, mettait en avant la fin de la présidence Obama pour justifier souscrire à un accord de la dernière chance.

Laissons de côté la tentative israélienne de profiter de la trêve pour attaquer Damas et le Golan. Tel-Aviv a dû essuyer des tirs de missiles de nouvelle génération, a perdu un avion et doit en réparer un second. Il semble que la Syrie soit désormais en mesure de contester la domination aérienne régionale d’Israël.

Laissons également de côté les chefs d’État et de gouvernement européens qui ont applaudi cet accord sans en connaître le contenu et se sont ainsi couverts de ridicule.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article193324.html

 

2. Ministère Défense russe logo.gif

 

Au lendemain des bombardements US sur la Syrie, M. Peter Ford, ex-ambassadeur de Grande Bretagne dans ce pays, a accordé une interview à RT :

 

Participation de la Grande Bretagne aux bombardements des troupes syriennes : « C’est la responsabilité de Theresa May »

 

Peter Ford – RT 19 septembre 2016

9. US Reaper drone.jpg

Drone MQ-9 Reaper drone - U.S. Air Force

 

Le Premier ministre Theresa May doit prendre ses responsabilités, parce que des militaires du Royaume Uni ont fait partie de la coalition qui a bombardé des troupes gouvernementales syriennes sur le territoire de la Syrie et qu’il faut que la vérité soit connue.

RT -  Le ministère de la Défense anglais a confirmé à RT qu’il avait participé aux bombardements de la coalition dans la province de Deir Ezzor samedi dernier. Juste avant cela, l’Australie et le Danemark avaient admis y avoir également participé. Les États-Unis enquêtent et l’enquête concerne aussi ces pays. Sera-t-il difficile d’identifier ceux qui sont responsables de la mort de plus de soixante soldats syriens. Ira-t-on jamais au fond des choses et saura-t-on ce qui a mal tourné ?

Peter Ford – Je doute fort que l’on aille jamais au fond des choses. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a eu une énorme bourde. Ceux d’entre nous qui se sont opposés dès le début à l’engagement de la Grande Bretagne dans les bombardements du soi-disant État Islamique, se sentent un  peu vengés, aujourd’hui que les erreurs de jugement et le manque de professionnalisme viennent de se manifester à si grande échelle. Si la Grande Bretagne et l’Amérique avaient voulu aider ISIS, elles ne s’y seraient pas prises d’une autre manière qu’elles ne l’ont honteusement fait à Deir Ezzor. Si la Grande Bretagne et l’Amérique avaient voulu saboter et rendre nul l’accord si péniblement négocié, déjà au bord de l’abîme, elles ne s’y seraient pas prises autrement qu’elles ne l’ont fait. À l’heure qu’il est, ce que doit faire avant tout le gouvernement britannique, c’est étaler complètement les faits, quels qu’ils soient, au grand jour, s’excuser dans les formes auprès du gouvernement et du peuple syrien, et offrir des réparations aux familles des centaines de victimes aujourd’hui complètement dépourvues, cette affaire pue le désastre.

 

10. Disaster.jpg

 

RT – Les USA devraient-ils en porter la responsabilité, puisqu’ils sont les chefs de la coalition ?

Peter Ford – Theresa May doit en porter la responsabilité. Elle est le commandant-en-chef britannique. Les Américains aiment appeler cela « chef de gouvernement ». En tant que chef du gouvernement, elle doit assumer la responsabilité de cette bourde crasse. La vérité est due au public.

RT -  De hauts fonctionnaires US ont eu des mots très durs à l’encontre de la Russie qu’ils accusent d’exagérer le problème. Le Secrétaire d’État US est même allé jusqu’à dire que ce sont la Russie et la Syrie qui devraient prendre le cessez-le-feu au sérieux. Était-ce, de sa part, une réaction adéquate, à votre avis ?

Peter Ford – Les Américains essayent de camoufler le fait qu’ils n’ont pas été capables de présenter des clients pour le cessez-le-feu. Ils étaient supposés faire pression sur les djihadistes et autres islamistes pour qu’ils respectent le cessez-le-feu. Cela ne s’est pas produit. Presque toutes les violations du cessez-le-feu ont été le fait des djihadistes, il n’y en a eu pratiquement aucune du côté syrien. Le gouvernement russe a bel et bien fait pression sur les Syriens, mais la réciproque n’a pas eu lieu. Le cessez-le-feu vit probablement ses dernières heures. Je ne vois pas comment il pourrait se remettre d’un coup pareil.

RT -  Quel est votre pronostic pour la suite. Croyez-vous possible un cessez-le-feu durable en Syrie ?

Peter Ford – J’en doute très fort, après ce qui vient d’arriver. Vu l’absence totale de signal de la part des US-islamistes, rien ne permet de penser qu’ils le respecteraient.

 

11. Syria declares ceasefire over.jpg

Source : https://www.rt.com/op-edge/359918-syria-uk-airstrikes-may-us-isis/

 

2. Ministère Défense russe logo.gif

Et encore :

 

« Les positions des soldats syriens étaient archi-connues : ils étaient là depuis deux ans »

 

Michael Raddie – BSNEWS 19 septembre 2016

 

Il sera désormais impossible de jamais savoir la vérité, puisque c’est la coalition qui enquête sur ses propres actes, qu’elle qualifie de « bourde », nous dit Michael Raddie, rédacteur de BSNEWS-Info.

« Les USA ont suffisamment de puissance aérienne et d’équipement de surveillance pour mener seuls une action de cette espèce. S’ils avaient réellement eu l’intention de frapper ISIS, ils auraient pu le faire sans aide. Au lieu de quoi ils ont impliqué les armées d’au moins trois autres pays, à savoir celles du Danemark de l’Australie et de la Grande Bretagne », nous dit Michael Raddie.

Selon lui, cela montre que les USA ont « délibérément » impliqué des forces de la coalition dans le but de « créer la plausibilité d’un déni », en d’autres termes, ils ont créé d’avance, exprès, les conditions qui devaient leur permettre d’invoquer l’excuse d’un dysfonctionnement des communications entre les (au moins) quatre pays concernés. Or un dysfonctionnement était impossible, dit-il, car les positions des soldats syriens étaient archi-connues « ils étaient là depuis deux ans et n’en avaient jamais bougé ».

Lundi, l’armée syrienne a fait savoir qu’après sept jours, le cessez-le-feu était suspendu, et elle n’a donné aucune indication quant à un éventuel renouvellement.

Michael Raddie a encore dit qu’en apprenant la nouvelle de l’attaque, il s’était aussitôt demandé « pourquoi les dispositions de l’accord de cessez-le-feu n’avaient pas été rendues publiques ».

« Les USA y ont mis leur veto. Elles auraient pu (dû) être publiées depuis une semaine. Il y avait quelque chose, dans ce document, que les Russes voulaient que tout le monde sache et que les USA voulaient garder secret. Je ne sais pas ce que c’était, mais cela aurait immanquablement révélé que certains groupes terroristes sont soutenus par les USA et par la coalition des pays occidentaux. Quoi que ce fût, nous ne le saurons jamais, maintenant. Je pense que le gouvernement russe Lavrov-Poutine devrait publier le texte de l’accord in-extenso. Apparemment, ce sont des joueurs d’échecs assez rudimentaires en matière de diplomatie internationale, donc cela ne se produira peut-être jamais. Mais il serait vraiment intéressant de découvrir quelle a été la pierre d’achoppement qui a empêché ce document d’être publié comme et dès qu’il aurait dû l’être.

Interview de Michael Raddie par RT international

(en anglais hélas)

Source : https://www.rt.com/op-edge/359918-syria-uk-airstrikes-may-us-isis/

 

Traductions : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

2. Ministère Défense russe logo.gif

 

Notre commentaire, pour ce qu’il vaut.

Il est hors de doute que l’opération meurtrière, planifiée et exécutée en conjonction avec d’autres bombardements – israéliens – sur d’autres endroits de la Syrie, est une attaque US en bonne et due forme, sans aucune espèce de légitimité, identique aux bombardements sur la Yougoslavie de 1999 (« Operation Allied Force » déjà…).

Il est possible, il est même probable que toute l’affaire ait été exécutée par-dessus la tête de président et du gouvernement des USA par une faction mutinée du Pentagone (d’où l’insistance des Russes à parler de « gouvernement légitime »).

La cuisine interne des USA ne concerne en rien les Syriens. Ni personne d’autre (nous, par exemple). Mais… voir La Fontaine, Le loup et l’agneau.

Il y a à peu près un an, nous disions que le monde était engagé dans une course de vitesse entre une destruction nucléaire de la planète (qui commencerait par l’Europe) et une guerre civile aux États-Unis. Ce que nous n’avions pas imaginé, c’est que les États-Unis exporteraient leur guerre civile, sur le dos du reste de la planète. Voilà qui est fait.

Pourquoi les Russes  ménagent-ils apparemment la chèvre et le chou en soutenant « le gouvernement légitime » au mépris de toute chance de succès ?

Parce que, quand on est enfermé dans une poudrière, avec des déments qui brandissent des torches, on ne fait pas de gestes inconsidérés.

M. Trump – à supposer qu’il soit élu – aura-t-il le pouvoir d’arrêter les déments ? Rien n’est moins sûr. Ce qui est absolument certain, c’est que M. Obama et son gouvernement on définitivement perdu ce pouvoir.

Bonne chance à tous !

2. Ministère Défense russe logo.gif

 

N.B. Nous ne publions pas cette fois, contrairement à notre coutume, l’article d’Israël Shamir « Dernière chance pour la démocratie », que vous trouverez ICI, comme nous n’avons pas publié le précédent « Les secrets de l’accord Pizza-Vodka », que vous pouvez lire ICI, en dépit des choses très intéressantes que l’un et l’autre contiennent.

Des passages de ces deux textes nous ont mis trop mal à l’aise pour que nous y souscrivions, mais c’est peut-être nous qui ne comprenons pas assez bien où il veut en venir.

Nous ne trouvons pas utile de nous étendre ici sur nos réserves, mais si quelqu’un nous le demande, nous le ferons.

 

2. Ministère Défense russe logo.gif

 

Sos réserve de confirmation :

Syrie: Attaques de missiles Russes : 30 officiers israéliens, brits, turcs, saudis etc, tués.

RusRéinfo 21 septembre 2016

Publié le 21 septembre 2016 par Иван Михайлович Фраков

 

16 - 30 officiers....jpg

 

Trois missiles Calibre tirés par la flotte Russe sur un centre de commandement des terroristes dans la région d’Alep (Syrie) ont tué une trentaine d’officiers : Israéliens, Britanniques, Turcs, Quataris et Saoudis. Ces officiers dirigeaient les opérations des terroristes dans la région.

Rappel : De tous les pays présents en Syrie, seuls la Russie et l’Iran le sont légalement, à la demande du Président Assad.

Mise à jour (19:00 Moscou) Le porte-avions Russe « Amiral Kuznetsov » est envoyé renforcer la flotte Russe en Méditerranée au large de la Syrie. [Confirmation de ce que nous annoncions en début de post.]

 

17. aviankr1781_takr-admiral-flota-sov.jpg

 

Mise à jour (22-09 à 00:30 Moscou) Selon une information en attente de confirmation, la Russie a informé les USA que tout avion survolant la Syrie sans autorisation préalable sera abattu. 

 

2. Ministère Défense russe logo.gif

 

Last mais pas least :

 

13. Bachar soldiers.JPG

 

APPEL DE SOUTIEN INTERNATIONAL AU PRÉSIDENT SYRIEN LE DR BACHAR HAFEZ EL ASSAD

 

وقعوا ،،، وأطلبوا من الآخرين التوقيع والمشاركة بتوزيع المنشور 

 

Signez, faites signer et circuler, envoyez vos signatures à : 

 

mailto:grianala@gmx.com?subject=add my signature to the list of signatories to support call to Syrian President 

 

Nous, femmes et hommes, chercheurs, scientifiques, journalistes, enseignants, chefs d'entreprise, citoyens du monde, intellectuels, manuels ou chômeurs, dénonçons les mensonges de nos médias et politiques de droite ou de gauche sur la situation en Syrie.

 Ils ont menti honteusement sur la Libye pour mieux la détruire et assassiner le Guide de sa révolution, celle de 1969 et  y installer la « démocratie mercenaire djihadiste ».

 Des  centaines de milliers de morts, d'invalides, de prisonniers, de torturés, d'exilés, sans compter les migrants en perdition, sont le résultat de cette attaque d'un pays où les gens vivaient en harmonie.

 Ils nous mentent sur la Syrie et son président pour protéger leurs armées d'occupation djihadistes et leurs misérables intérêts, qui sont aussi les nôtres, à moins que nous prenions fermement nos distances.

Lire la suite…

Source : http://plumenclume.org/blog/155-appel-soutien-au-presiden...

 

2. Ministère Défense russe logo.gif

Clin d’oeil

Quand des photographes russes prennent la suite des couturiers français défaillants…

 

https://fr.sputniknews.com/photos/201609191027814972-marg...

 

2. Ministère Défense russe logo.gif

 

Pendant qu’on y est :

Deux livres récemment sortis des presses

 

14. POUTINE COUV..jpg

 

Nataliya Gevorkyan, Nataya Timakova et Andreï Kolesnikov

Traduction: Ksenia Bolchakova

Première personne : Conversations avec Vladimir Poutine

So lonely So press – 9 juin 2016 (republication)

210 pages - 15 €

Frais de port offerts par l’éditeur en France métropolitaine.

 

Si Première personne n’est pas un livre d’historien, il s’agit pourtant d’un document historique, inédit en langue française: l’unique livre d’entretiens, sur la longueur, accordés par Vladimir Poutine.

Publié pour la première fois en 2000 sous forme d’épisodes dans le journal moscovite Kommersant lors de la toute première campagne présidentielle du candidat, Première personne est le fruit de vingt-quatre heures (six entretiens) de confessions personnelles recueillies par les journalistes Nataliya Gevorkyan, Natalya Timakova et Andreï Kolesnikov.

Sous forme d’échanges directs, de monologues étonnants et de témoignages de ses proches, PREMIÈRE PERSONNE parle de lui, de sa vie, de sa famille, du KGB, de la Chute du Mur, et de judo, aussi… Peut-être le meilleur moyen de tenter de percer le logiciel personnel et intellectuel d’un des hommes les plus influents et puissants du XXe siècle.

«Nous ne pensons pas avoir répondu à la question “Qui est Monsieur Poutine?”, écrivent les auteurs en préface, mais, que grâce à ce livre, Poutine soit devenu plus compréhensible, ça, nous en sommes certains.»

 

0. la-propagande-d-israel.jpg

 

 

Ilan Pappé

La propagande d’Israël

Investig’action – 16 juin 2016-09-22

437 pages - 18 €

Sur le site de Michel Collon :

http://www.michelcollon.info/boutique/fr/livres/41-la-pro...

 

L’auteur, qui a vécu longtemps en Israël, connaît la machine de l’intérieur. Aujourd’hui, il expose la manipulation orchestrée de l’Histoire, mais aussi la propagande au quotidien : cinéma, théâtre, médias, l’instrumentalisation de l’Holocauste… Comment se fabriquent les arguments. Comment fonctionnent les réseaux internationaux de lobbying et les moyens financiers énormes investis pour « redorer » l’image d’Israël à l’étranger.

Pour ceux qui l’ignorent encore :

Ilan Pappé est un historien israélien en exil. En Angleterre. il est professeur d’histoire. Il dirige aussi le Centre Européen pour les Études Palestiniennes et co-dirige le Centre pour les Études Ethno-Politiques, à l’Université d’Exeter.

 

 

2. Ministère Défense russe logo.gif

 

 

 

Mis en ligne le 22 septembre 2016.

 

 

 

 

 

23:31 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/09/2016

ON NE DIRA PAS QU'ON EST SURPRIS...

1. - TTIP.jpg

Le TTIP qui, bien sûr est déjà opérationnel, fait sa pub dans les merdias papier.

 

 

ON NE DIRA PAS QU’ON EST SURPRIS

CE SERAIT UN MENSONGE

 

Tel qu’on l’a reçu :

Syrie - L'armée occidentale profite de la trêve pour bombarder l'armée syrienne !

http://mai68.org/spip/spip.php?article11369...

 

Pendant la trêve, l'impérialisme américano-franco-sioniste attaque en traître l'armée de Bachar el-Assad et tue 60 soldats syriens !

Bonjour à toutes et à tous,

L'Occident ne prend même plus la peine de se cacher derrière son armée supplétive constituée de mercenaires islamistes recrutés un peu partout dans le monde. Dorénavant, l'impérialisme occidentalo-israélien bombarde directement l'armée syrienne ; et ce, en profitant de la trêve !

Trêve, notez-le bien, signée entre Américains et Russes. Ce qui démontre bien que cette guerre, menée sur le sol d'un pays traditionnellement allié aux Russes, est une guerre américaine. Je le précise au cas où il resterait encore quelques innocents pour croire à cette fadaise, fort répandue dans la presse occidentale au service du pouvoir, qui ose prétendre que cette guerre est menée par les Syriens eux-mêmes contre le dirigeant qu'ils se sont choisis : Bachar el-Assad !

Il ne faut surtout pas s'étonner que les Américains trahissent. Ils ont fait ça de tout temps. Ils assassinaient les chefs indiens venant d'un commun accord signer des traités de paix. Ils ont trahi les accords de Yalta en détruisant l'URSS grâce à leur alliance avec la Chine de Mao. Ils ont trahi de Gaulle en soutenant le putsch du général Salan à Alger en 1961. Ils ont trahi Kadhafi en signant l'accord de paix de 2004 où il était bien précisé que si Kadhafi ne cherchait pas à obtenir la bombe atomique alors les Amerloques lui foutraient la paix. Et ils viennent une fois de plus de trahir la paix en bombardant l'armée syrienne pendant une trêve.

Et, pour essayer d'éviter les représailles, ils osent prétendre que c'est une erreur, un « tir ami », comme ils disent, ce qui prouve bien qu'il vaut mieux ne pas faire partie des amis des Américains.

Bien à vous,

do
http://mai68.org/spip

Syrie - 23 septembre 2013 - 130 000 mercenaires étrangers à la solde de l'Occident, dont au moins 10 000 tués :

http://mai68.org/spip/spip.php?article5984

Des bombes sur New-York, Washington, Dallas, Boston, Los Angeles :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1767

Comment déguiser une opération militaire en opération humanitaire :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2364

(Cet article explique aussi comment est mort France-Info (franceinfo) il y a déjà 25 ans.)

 

Ajoutons pour notre compte :

Et ils ont réussi à mettre De Gaulle au tapis en organisant Mai 68 avec notre aide mais qu’est-ce qu’on a été cons de marcher dans cette combine foireuse !

 

4. penchée.GIF

Au risque de radoter autant que Marcus Porcius Cato, ressassons :

5. DELENDA.GIF

 Jusqu’à ce que, comme à Carthage, on puisse dire delenda est !

 

4. penchée.GIF

Chez ceux qui savent reconnaître un ennemi quand ils en voient un :

 

6. SYRIE Free Press.gif

7.  Syria banner.jpg

On vous en traduit ce qu’on peut à la va-vite…

Sunday Sept. 17, 2016

Russian Foreign Ministry : “A really terrifying conclusion for the entire world : the White House is defending ISIS (Daech) ”

18 Sunday Sep 2016

8. Maria Zakharova.jpg

La porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova :

 « Si, auparavant, nous nous doutions que le Front Al-Nosra était ainsi protégé, désormais, après les frappes aériennes sur l’armée syrienne, nous en venons à la conclusion réellement terrifiante pour le reste du monde : la Maison Blanche soutient ISIS (l’État Islamique ou Daech)… »

Lire la suite (en anglais)…

 

8 bis.  ISIS is CIA.jpg

 

 4. penchée.GIF

U.S. aircrafts target Syrian Army position in Deir Ezzor paving way for ISIS attack, while the Zionist entity targets position in Quneitra ~ [UPDATED : Syrian Armed Forces recover control over areas lost due to U.S. attack on areas in Deir Ezzor]

 

[Des avions de l’US Air Force bombardent des positions de l’Armée Syrienne près de Deir Ezzor, pavant ainsi la voie à une attaque d’ISIS, pendant que l’entité sioniste bombarde d’autres positions à Quneitra.

MISE À JOUR : Les Forces Armées Syriennes regagnent le contrôle des positions perdues lors de l’attaque US sur Deir Ezzor.]

 

17 Saturday, Sept. 2016

VOICI LE VRAI VISAGE ET LES VRAIES INTENTIONS - MEURTRIÈRES - DU RÉGIME U.S.

 

9. obama-syria-map.jpg

 

MISE À JOUR par les reporters de SANA sur le champ de bataille : l’Armée Syrienne et des unités des Forces Armées Syriennes regagnent le contrôle qu’elles avaient perdu suite aux attaques aériennes américaines sur les positions entourant l’aéroport de Deir Ezzor.

 

10. usa-air-strikes.jpg

 

L’AVIATION U.S. BOMBARDE DES POSITIONS DE L'ARMÉE SYRIENNE À DEIR EZZOR

 (SANA) ~ Le commandement général de l’Armée Syrienne et des Forces Armées fait savoir que des avions de l’alliance US [France et Belgique incluses, NdT] ont pris pour cible, samedi à 5 heures du soir, une position de l’Armée Syrienne dans la montagne d’al-Tharda, non loin de l’aéroport de Deir Ezzor, provoquant des lourdes pertes en vies humaines et en matériel, et préparant clairement le terrain pour que les terroristes d’ISIS puissent attaquer cette position et en prendre le contrôle.

 

11. saa-big-logo-arabic-x300.jpg

Dans un communiqué, le Commandement Général déclare que ce bombardement est un acte flagrant d’agression contre la République Arabe Syrienne et son armée, et qu’il constitue la preuve indiscutable que les États-Unis et leurs alliés soutiennent ISIS et d’autres organisations terroristes, soulignant le fait que cette action révèle au grand jour la fausseté des prétentions américaines à combattre le terrorisme.

 

12. russian-defence-ministry.gif

Le ministère russe de la Défense confirme que les avions de l’Alliance US qui ont attaqué des positions de l’Armée Arabe Syrienne dans la montagne d’al-Tharda étaient bien, en fait, des avions de l’US Air Force.

Le ministère a déclaré, dans un communiqué, que 4 jets de combat (deux F-16 et deux A-10) sont entrés dans l’espace aérien de la Syrie par la frontière irakienne, et qu’ils ont attaqué une position de l’AAS dans la montagne d’al-Tharda, au sud-est de Deir Ezzor, faisant un nombre élevés de morts et de blessés.

Le ministère précise que l’attaque a permis aux terroristes d’ISIS de prendre le contrôle de cette montagne, qui se trouve à proximité de l’aéroport militaire de Deir Ezzor.

_________ 

MISE À JOUR : DES UNITÉS DE L'AAS REPRENNENT LE CONTRÔLE DES POSITIONS PERDUES LORS DE L'ATTAQUE DE L'AVIATION U.S. SUR LA ZONE DE DEIR EZZOR.

(SANA) ~ L’Armée et des unités des Forces Armées ont réussi à regagner le contrôle de toutes les zones qu’elles avaient été forcées d’évacuer par l’attaque aérienne U.S. sur les positions syriennes entourant l’aéroport de Deir Ezzor.

 

13. army-5.jpg

 

Nos reporters sur le terrain nous font savoir qu’à la suite d’une rapide et précise opération visant les terroristes d’ISIS, placés sous un feu nourri, des unités de l’armée ont réussi à regagner le contrôle de toutes les zones qu’elles avaient perdues, suite à l’attaque américaine qui avait permis à ISIS de s’en emparer.

Comme nous l’avons dit, quatre jets de combat américains – deux F-16 et deux A-10 – ont violé l’espace aérien de la Syrie et attaqué des positions de son armée dans la montagne d’al-Tharda, au sud-est de Deir Ezzor, faisant un nombre élevés de morts (62) et de blessés.

Par ailleurs, SANA apprend, de source militaire, que des unités de l’AAS se sont violemment heurtées à des groupes appartenant à ISIS, dans les environs de l’Académie de la Force Aérienne, à 40 km au nord-est d’Alep, sur la route de Raqqa. Cet affrontement s’est soldé par la mort de nombreux terroristes et la destruction de quatre véhicules équipés de mitrailleuses.

 

14. zionist-rattlesnake.jpg

 

L’ENTITÉ SIONISTE BOMBARDE DES POSITIONS SYRIENNES À QUNEITRA : ISRAËL SOUTIENT OUVERTEMENT LES GANGS TERRORISTES DE LA RÉGION, EN PRENANT POUR CIBLES DES POSITIONS DE L'AAS AUX ENVIRONS DE LA VILLE DE KHAN ARNABA DANS LA CAMPAGNE DE QUNEITRA.

 (SANA) ~ Nos reporters à Quneitra nous annoncent que l’ennemi israélien a attaqué une de nos positions dans les environs de la ville de Khan Arnaba, campagne de Quneitra, dans le cadre de son soutien direct aux organisations terroristes takfiristes responsables de massacres et de nombreux autres crimes contre les civils de la région de Quneitra.

Le 13 septembre à 1 h. du matin, les Forces de Défense Aérienne de l’AAS ont repoussé une attaque aérienne israélienne contre les positions militaires de la région de Quneitra, en abattant un avion israélien au sud-ouest de Quneitra et un drone israélien à l’ouest de la ville de Sa’sa, au sud-ouest de Damas.

 

L'AVIATION DE LA COALITION CONDUITE PAR LES USA FRAPPE LES POSITIONS DE L'ARMÉE SYRIENNE ET TUE 62 SOLDATS

 

 

Selon RT News ~ le porte-parole du ministère russe de la Défense, le major-général Igor Konachenkov, a confirmé que, samedi, 62 soldats avaient été tués et plus de 100 blessés par l’aviation d’une coalition conduite par les Etats-Unis. Il a également confirmé que les bombardiers responsables de l’attaque étaient entrés dans l’espace aérien de la Syrie en franchissant sa frontière avec l’Irak.

 « Si les frappes ont vraiment [comme ils le prétendent, NdT] résulté d’une “erreur de coordination ” sur les cibles, alors, c’est la conséquence directe de la mauvaise volonté obstinée des Américains à coordonner avec la Russie leurs actions contre les groupes terroristes de Syrie. » a souligné Konachenkov.

Le ministère de la Défense a également confirmé l’information de SANA, selon laquelle une offensive de l’« État Islamique »  a commencé, immédiatement après que les positions aient été frappées par l’aviation U.S.

 « C’est immédiatement après les frappes aériennes de la coalition que les militants de l’État Islamique ont lancé leur offensive. De violents affrontements sont en cours avec les terroristes dans les environs de l’aéroport, qui sert depuis longtemps au parachutage d’aide humanitaire à l’intention des civils. »

Le Commandement Général syrien a qualifié ce bombardement d’acte flagrant d’agression contre la République Arabe Syrienne et son armée, qui constitue, selon lui, la preuve indiscutable que les États-Unis et leurs alliés soutiennent ISIS et d’autres organisations terroristes.

 

 4. penchée.GIF

Plus faux-culs que ça, tu meurs !

Selon un communiqué de presse du Département de la Défense U.S., l’aviation de la coalition a bien effectué des missions de combat dans la région de Deir Ezzor samedi.

« Nous sommes au courant des nouvelles et nous vérifions avec le Centcom et le CJTF (Combined Joint Task Force) » a répondu le Pentagone aux questions d’RT.

Le Commandement Central U.S. a ultérieurement publié un communiqué disant qu’il n’avait pas eu l’intention de bombarder des forces du gouvernement syrien près de Deir Ezzor.

 « La situation en Syrie est complexe, avec diverses forces militaires et de milices à proximité les unes des autres, mais la coalition n’avait pas l’intention de frapper une unité de l’armée syrienne » dit ce vertueux document. [Dont il est interdit de douter sous peine de péché de complotisme aggravé, NdT.]

Le CENTCOM a promis que la frappe et les circonstances dans lesquelles elle s’est produite seront examinées « pour voir si une leçon peut en être tirée.

Plus tôt dans la journée de samedi, la Russie avait accusé les États-Unis de traîner les pieds pour prendre les mesures supposées contraindre les « rebelles » à se conformer aux termes de l’accord de cessez-le-feu

De nombreux appels russes au côté américain sont restés, jusqu’à présent, sans réponse, ce qui « soulève des doutes, quant à la capacité des États-Unis d’influencer les groupes d’opposition sous leur contrôle et quant à sa volonté de vraiment mettre en œuvre les accords de Genève » a déclaré un haut fonctionnaire de l’état-major russe, Viktor Poznikhir.

Poznikhir a également fait remarquer que la trêve est utilisée par les terroristes pour se regrouper, se réapprovisionner et préparer d’autres offensives contre les troupes du gouvernement.

La semaine dernière, Moscou et Washington se sont mis d’accord pour influencer à la fois le gouvernement syrien et les soi-disant rebelles modérés, dans le but d’établir un véritable cessez-le-feu dans le pays.

Depuis lors, la Russie n’a cessé de déplorer que les USA manquent à respecter leur part de l’accord. Les USA, de leur côté, se plaignent de ce que la Russie ne pressure pas suffisamment Damas pour faciliter « l’accès humanitaire » en Syrie. [Via l’aéroport de Deir Ezzor ? NdT]

 

4. penchée.GIF

 

RELATED :

U.S. Wants Respite, Not Ceasefire in Syria

Tough negotiations between America and Russia’s top diplomats have managed to produce a tentative ceasefire plan for Syria. But Washington doesn’t really want a ceasefire. More likely, a respite for its regime-change proxies…(…read more…)…

15. Respite not cesefire.jpg

16. US Want respite.jpg

SOURCES :

SANA, Qabas / Hazem SabbaghSANA, Hazem SabbaghRT Newssubmitted by SyrianPatriot and Lone BearWar Press Info Network at:https://syrianfreepress.wordpress.com/2016/09/17/usa-terr...~

Re-publications are welcome, but we kindly ask you,to facilitate the correct information's diffusion,to cite all these original links and sources.

Notre source : https://syrianfreepress.wordpress.com/type/gallery/

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 4. penchée.GIF

Dernière minute :

Les militaires américains et britanniques patrouillent dans les rues de Tel Abyad ~ [photos]

 

17. usa-tel-abyad-1.jpg

 

Source : https://syrianfreepress.wordpress.com/2016/09/18/usa-uk-t...

 

 4. penchée.GIF

« Ah, dit la vache en voyant le fromage, je comprends ! »

 

Les États-Unis fourniront à Israël une aide militaire de 38 milliards de dollars sur 10 ans

RT – Arrêt sur Info – 16 septembre 2016

 

Pour mémoire. Israël a reçu, au cours des dix dernières années 36 milliards d’aide militaire par tranches annuelles – pris dans la poche du contribuable américain. Ce ne sont que 2 milliards de plus qui seront versés les 10 prochaines années par tranches de 3,8 milliards. Beaucoup moins que les 5 milliards annuels réclamés  par Benjamin Netanyahou. [Silvia Cattori]

 

La coopération entre les États-Unis et Israël prospère. Lors des dix années à venir, Washington fournira une aide militaire importante à l’État hébreu pour lui permettre de conserver un « avantage militaire qualitatif » sur ses voisins.

Le président américain sortant, Barack Obama, ne cesse de conclure des accords ambitieux durant les derniers mois de sa présidence. Après avoir conclu des accords militaires avec Ryad, il a signé un accord sans précèdent avec Israël : pour la décennie 2018-2028, les États-Unis s’engagent à apporter à Israël une aide militaire de 38 milliards de dollars. L’aide annuelle octroyée par Washington à Tel Aviv passe ainsi de 3 à 3,8 milliards de dollars par an.

Selon le département d’État américain, il s’agit du « plus grand engagement d’aide militaire bilatérale dans l’histoire des États-Unis » qui doit permettre à Israël de conserver un « avantage militaire qualitatif » sur ses voisins, comme l’exigent les résolutions du Congrès américain.

Les termes de cet accord ont été négociés pendant de longs mois. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou réclamait une augmentation de l’aide de cinq milliards de dollars par an mais le Congrès ne l’a pas suivi. De plus, Israël a signé un document en vertu duquel « l’Etat hébreu ne demandera pas de fonds supplémentaires au Congrès ».

Le choix du moment pour la conclusion de cet accord a été fait à dessein avant le départ du président Obama, car le président qui sera élu en novembre prochain, qu’il soit démocrate ou républicain, ne pourra pas le modifier.

Cette générosité contraste fortement avec le discours d’Américains qui ne cessent de déplorer les baisses de budget sur le plan fédéral. Par rapport à l’année 2015, le déficit budgétaire s’est déjà alourdi de 24,4% et ce n’est pas terminé : de récentes projections du Bureau du Budget du Congrès anticipent un déficit budgétaire de 534 milliards de dollars d’ici la fin de l’année.

Source : http://arretsurinfo.ch/les-etats-unis-fourniront-a-israel...

Source originale : https://francais.rt.com/international/26375-etats-unis-fo...

 

 4. penchée.GIF

Et pendant ce temps-là…

La Russie se prépare à voter pour envoyer ses représentanrts à la Douma, chose dont nous n’avions pas connaissance (on peine à suivre avec tout ce qui se passe dans le monde) jusqu’à ce qu’un des principaux merdias belges nous tombe inopinément sous le nez.

Mais, avant de vous raconter nos sagas personnelles, essayons de rattraper cet inqualifiable retard à l’information.

D’abord, c’est le président Poutine qui s’y colle en appelant ses compatriotes à remplir leur devoir électoral, quelles que soient leurs opinions.

 

Discours de Vladimir Poutine à la veille des élections législatives

Silvia Cattori – Arrêt sur Info 18 septembre 2016

 

Élections législatives en Russie : 111 millions d’électeurs appelés à voter.

Les citoyens Russes se rendent aux urnes ce dimanche 18 septembre pour renouveler les 450 députés de la Douma d’Etat. Plus de 6.500 candidats issus de 14 Partis sont en compétition. Le Parti majoritaire du président Vladimir Poutine, Russie Unie, devrait sortir largement gagnant.

On peut écouter ici l’appel adressé par Vladimir Poutine à  ses concitoyens à aller aux urnes, à exprimer leur position. 

 

 

Source : Russia Insider | 16 septembre 2016

Traduit de l’anglais et soustitré par Anne S. pour Arrêt sur Info/Les Grosses Orchades

 4. penchée.GIF

Donc, on n’était pas au courant…

Croyez-le ou pas, quand on doit se rendre en ville – ¾ heure d’autobus – on emporte nécessairement de quoi lire, puisqu’on est de l’engeance qui ne trimballe pas de téléphone cellulaire. Mais… vieillerie aidant, il arrive qu’on oublie le polar du jour à la maison. Dans ce cas, une fois l’an (deux fois ?) on s’achète une gazette, n’importe laquelle, elles sont toutes pareilles, et on y jette un œil.

C’est tombé cette fois sur La Libre  (ex-La Libre Belgique, surnommée Léopoldine quand elle n’avait pas encore jeté aux orties sa défroque catho).

Trois cahiers encarts : un sur le vin, un sur les bagnoles, un sur l’université ou les banques (on a oublié, car heureusement, il y a des poubelles aux arrêts de bus).

Le reste : pas grand-chose, tout mince, avec… une photo de Vladimir Poutine en couverture et le titre :

 

17 bis. Poutine pouvoir verrouillé.jpg

« Pain, patates, vodka et Poutine. Reportage ».

 

le mot d’ordre en ces lieux étant « Poutine a verrouillé le pouvoir ».

Avez-vous remarqué que Poutine et Robespierre ont quelque chose en commun ? Leur nom fait vendre. Vos merdias préférés sont certes payés pour les traîner dans la boue, mais ils savent aussi que leur nom en couverture de n’importe quoi va provoquer le réflexe acheteur chez le péquenot de base. Et dieusait qu’ils en ont besoin, ces pauvres merdias, par les temps malpensants qui courent.

Or, donc, c’est ainsi que nous avons appris qu’il y avait des élections en Russie, et surtout ce qu’il nous fallait en penser.

Assorti du « reportage » d’une donzelle dont le nom nous échappe, qui, à vue de nez, doit crécher du côté d’Uccle, plutôt que de Molenbeek.

« Laurent, serrez ma haire avec ma discipline,

Et priez que le Ciel toujours vous illumine. »

Les voilà.

(Avec nos excuses : on n’est pas très forts en scans).

 

18. LA LIBRE - 1.jpg

19. LA LIBRE - 3.jpg

20. LA LIBRE - 2.jpg

21. LA LIBRE - 4.jpg

22. LA LIBRE - 5.jpg

Une chose que n’ont pas les Russes, dans leur malheur, ce sont des gens dormant dans la rue, autour des gares, avec leurs enfants, que la donzelle « envoyée spéciale » de La Libre a dû s’arranger pour ne pas voir dans son pays.

 4. penchée.GIF

Tom Feeley nous rappelle, ces jours-ci, sur ICH, quelque chose qui concerne d’abord les USA.

Qui fera le même genre de tableau avec ceux d’ici ?

 

23. media-con.jpg

Six compagnies contrôlent absolument (verrouillent) l’information de 277 millions d’Américains.

Revenu total des six en 2010 : 275.9 milliards de dollars.

 

 

 4. penchée.GIF

 

Mis en ligne le 18 septembre 2016.

 

 

 

 

 

19:55 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

13/09/2016

SAVEZ-VOUS QUI EST LE CHAT MOTYA ?

1. Putin in submarine 2.JPG

 

Savez-vous qui est le Chat Motya ?

 

D’abord, il vous faut savoir qui est Scott Humor.

Scott Humor est un des piliers du Saker « d’origine », le Saker US, maintenant IS.

Et c’est Scott qui nous présente l’intéressant félin, ce 11 septembre 2016, quinze ans tout juste après le…. vous voyez ?

 

0. Cat-Motya.jpg

 

L’accord de paix secret qui vient d'être signé entre la Russie et le gouvernement légitime des États-Unis plonge beaucoup de gens dans la perplexité.

La première réaction instinctive des différents acteurs de pouvoir, tant en Union Européenne qu’aux USA, révèle à tout le moins un très vif étonnement. Pour certains groupes à l’intérieur du Pentagone, on peut même aller jusqu’à parler d’une fronde contre leur propre Commandant-en-Chef.

« Les dirigeants de l’Union Européenne et de la Turquie ont exprimé l’espoir que l’accord Russie-USA sur la Syrie aidera à mettre un terme à la violence dans ce pays ravagé du Moyen Orient, mais les généraux américains ont dit qu’ils ne coopéreront pas tant qu’ils n’en auront pas constaté la “mise en œuvre” par Damas et Moscou. »

Cet accord étant secret et rien n’en ayant encore « fuité », les réactions de la plupart des analystes et des experts sont, au mieux, pour le moment, tièdes (à l’exception de celle du Chat Motya).

Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas ce brillant analyste militaire russe (ou ce département de brillants officiers militaires du renseignement russe) le Chat Motya dirige un blog qui peut se vanter d’être fréquenté par 1.2 million de visiteurs chaque mois.

Fort de cet impressionnant nombre de partisans, il apporte un soutien décisif au président russe Vladimir Poutine et à sa politique. C’est aussi un chrétien orthodoxe, particularité cruciale pour comprendre ce qu’il considère comme malfaisant dans le monde.

Ce qui suit est son analyse de ce qu’il appelle une situation nouvelle, conséquence directe de l’accord de paix sur la Syrie. J’ai essayé de conserver, dans ma traduction, le style unique du Chat.  [S.H.]

 

4. Chat GO Petit.GIF

 

Que les lecteurs veuillent bien pardonner la crudité de certains termes, en n’oubliant pas que l’auteur est un chat militaire. [NdT]

 

« … OK, commençons à poster. Nous nous trouvons en présence d’une situation toute nouvelle. Rappelez-vous : votre Chat vous l’avait dit qu’après le sommet nous nous trouverions en présence d’une situation nouvelle. La question, maintenant, est de savoir « en quoi exactement » elle va être nouvelle.

Dès lors que les choses sont enfin claires, nous allons essayer d’en exposer ici les aspects les plus importants. Nous publierons aussi ce que nous savons des autres positions. Ce que je me demande personnellement, c’est ce que les souris [Ziad Fadel dit « les rats », chacun son vocabulaire, NdT] sont en train de fabriquer avec mon blog et tous ses logiciels, y compris le gadget sur les dons pour les saucisses du Chat, qu’elles essaient de démolir. Je les soupçonne de savoir ce que je vais écrire. Pourquoi essayer de f…. en l’air mon blog ? Ça ne va pas changer la situation… rien ne va la changer… les souris resteront des souris… et les salauds res… vous m’avez compris.

 

*

Donc, ce que nous avons ici, c’est une situation archi-intéressante. Une situation sans précédent. Surtout en ce qui concerne les relations entre la Russie et les États-Unis. On n’aurait jamais imaginé, même en théorie, que ceci pourrait arriver. Hier, cependant, votre Chat avait un fort pressentiment et attendait en retenant son souffle que le meeting s’achève pour jubiler, ce qui ne l’empêchait pas d’être très préoccupé quand même. Je vais donc essayer de vous expliquer tout ça dans l’ordre.

 

0. lavrov-kerry-genève.jpg

Serguei Lavrov et John Kerry à Genève, le 9 septembre 2016.

 

Mais avant de tout bien mettre en ordre, une chose importante : Poutine est devenu le seul et unique leader mondial ; il n’y a personne d’autre, c’est la stricte réalité. Qui que ce soit qui succédera à Obama ne sera pas un leader mondial, quoiqu’il ou elle fasse… ce seront des seconds… à supposer bien sûr qu’ils ne commettent pas un suicide collectif avant leurs élections… mais c’est là une tout autre histoire. Je m’en vais démêler tout ça pour vous, et vous saurez ainsi clairement où nous en sommes pour l’instant et ce à quoi nous pouvons nous attendre pour l’avenir.

La fête donnée pour célébrer cet accord historique entre Lavrov et Kerry a débuté immédiatement après son annonce, et c’est pourquoi elle est symbolique. De même, c’est par manière de symbole que les journalistes ont reçu de la vodka et des pizzas. De la vodka de Lavrov et des pizzas de Kerry. Car nous devons bien comprendre que tout cela avait été préparé dans les moindres détails, mis en place bien avant l’annonce, et que ce qui a été montré aux spectateurs l’a été intentionnellement. Il s’agissait d’un SIGNAL… mais un signal à qui ? C’est ça la partie importante de l’annonce.

Aux dernières nouvelles : la Russie et les USA ont un ennemi commun, et cet ennemi se trouve à l’intérieur des États-Unis. Cet ennemi a beaucoup de pouvoir, cet ennemi est très dangereux, cet ennemi a tout fait pour empêcher que le sommet qui vient de s’achever puisse avoir lieu. Mais le sommet a eu lieu, pour montrer à cet ennemi qu’il n’a pas atteint son but.

 

 

Excusez-moi, je m’absente un moment pour aller prendre un café et je reprends ce post dès mon retour. Revenez plus tard pour tout lire d’une seule traite… un chat à rayures aura monté la garde sur ce blog, parce que les souris deviennent balistiques comme jamais elles ne l’ont été  auparavant.

 

*

Commençons par l’essentiel :

Ce qu’il y a de plus important dans ce très important accord est tenu SECRET.

Et ce qu’il y a de plus important est tenu secret parce qu’il y a une puissance qui fera tout et n’importe quoi pour détruire cet accord et faire en sorte qu’il reste lettre morte.

Cette puissance a déjà fait ABSOLUMENT TOUT SON POSSIBLE pour empêcher qu’ait lieu la rencontre dont l’accord devait sortir.

Kerry lui-même a été contraint de faire de la rétention d’information pour que ne soient pas connus le lieu et la date de la rencontre.

Lavrov a décrit cette puissance comme « ceux qui ont obtenu que soient prises de nouvelles sanctions contre la Russie juste avant le sommet et immédiatement après POUR RENDRE CE SOMMET IMPOSSIBLE ». Ils l’ont fait pour empêcher la Russie de signer un accord de paix, qui a été signé en dépit de tout et dont les termes seront tenus secrets pour empêcher ladite puissance de s’y ingérer.

Cette situation reflète presque à l’identique celle qui s’est produite avec Erdogan, sauf qu’à la place d’Erdogan, nous voyons Obama et Kerry – qui sont le pouvoir légitime des États-Unis – former une UNION avec POUTINE, en dépit de la résistance de cette puissance lovée à l’intérieur des USA.

L’ennemi vient de se voir notifier : « Ceci est une GUERRE contre VOUS ».

Et tout le monde en est à présent averti : si quelque chose tourne mal dans le déchaînement syrien, ce sera le fait de l’ENNEMI, et non celui des USA ou de la Russie. Il a aussi été déclaré que les deux parties feront tout pour empêcher l’ennemi de savoir ce qui est en cours, de s’en mêler et de le saboter.

En résumé, Obama et Kerry ont choisi de faire confiance à Poutine et pas aux leurs, parce qu’ils sont à-la-place-des-leurs. [Entendez qu’ils sont leurs seuls représentants légitimes, NdT]

Ensuite…

Il a été décidé et déclaré que l’armée de Netanyahou, Al-Nosra, serait détruite. Al-Nosra est l’armée de Netanyahou… On a également précisé que l’on savait exactement ce que cette armée était supposée faire : réaliser le « plan B », c’est-à-dire renverser Assad, au cours du… non-cessez-le-feu. Ha ha ha !… Le Chat vous l’avait déjà dit que le « plan B » ne serait jamais appliqué et que ce serait notre « plan S » qui le serait à sa place. (« Plan S », tiens, suce.). Et voilà. Ce plan est maintenant officiellement adopté. « Il n’y aura pas de plan “B” » a dit Lavrov. « Il y aura un plan “S”. » Ha ha ha !...

Les souris sont aussitôt passées à l’attaque. Elles ne renonceront pas. Jusqu’à la dernière minute, elles sèmeront la m…. partout, elles tenteront de susciter quelque chose à l’intérieur de la situation syrienne, pour déchaîner une GUERRE ÉNORME… cependant, Kerry et Lavrov ont fait savoir très clairement aux souris qu’ils en sont conscients et qu’ils s’y préparent.

Bon. Pour rendre cette situation encore plus facile à comprendre : rappelez-vous ce que le Chat vous a dit à propos de la situation à l’intérieur des États-Unis par rapport à Kerry et à Obama. Je vais vous le rappeler brièvement…

Depuis à peu près un an, Netanyahou a fait tout ce qu’il pouvait pour exprimer explicitement son mépris envers le président des États–Unis et son gouvernement. Il ne s’agissait pas d’une simple antipathie nourrie en silence, comme c’est probablement le cas chez des tas de gens. Non, il ne s’agissait pas de ça du tout. Il a OUVERTEMENT fait savoir urbi et orbi que c’était LUI-MÊME et non Obama, qui obtiendrait ce qu’il voudrait des États-Unis. C’est lui qui, sans aucune invitation officielle, s’en est allé cracher sur Obama, s’est imposé au Congrès, y a fait un discours, y a fait part de ses exigences, et ils LUI ONT DONNÉ TOUT CE QU’IL EXIGEAIT ! C’est lui-même, en personne et sans intermédiaire, qui a dit aux sénateurs US ce qu’il voulait qu’ils fassent et ils l’ont fait !

Pour bien comprendre ceci, essayez d’imaginer la situation ailleurs :

Valtzman (autrement dit Porochenko, un des leaders de la junte de Kiev) dit que Poutine n’est rien, s’en va à Saint Pétersbourg, s’invite au Sénat, y prononce un discours, se fait ovationner, réclame de l’argent pour s’acheter encore davantage d’armes et l’obtient. Après quoi, il s’introduit par effraction à la Douma (c’est le Parlement), parle aux juges de la Cour Constitutionnelle, aux sénateurs, leur donne une liste de ce qu’ils doivent faire et ils lui obéissent.

Ils font ce qu’il veut au vu et au su du monde entier. Imaginez que Valtzman réclame des sanctions contre la Syrie, et qu’en dépit de tout ce que le gouvernement et l’armée font en Syrie pour aider le gouvernement syrien à se maintenir au pouvoir, le Sénat et la Douma fassent ouvertement tout ce qu’ils peuvent pour le détruire quand même, comme l’a exigé Valtzman.

Nous serions tous furieux et indignés, parce que ce serait TOUT SIMPLEMENT CONTRAIRE AUX INTÉRÊTS NATIONAUX DE LA RUSSIE, mais notre Parlement et notre Sénat nous enverraient nous faire f… parce qu’ils aimeraient tellement mieux Valtzman que nous. Pouvez-vous imaginer ça ?

Soyez bien convaincus que cette situation foireuse et bordélique est celle où se trouvent les États-Unis.

Pour dire les choses autrement, nous venons en pratique de former une coalition avec le gouvernement légitime des États-Unis, représenté par son président, qui est aussi son commandant-en-chef, contre Sion, le fléau rongeur du monde, qui s’est aménagé un nid si confortable aux États-Unis et dans maints autres endroits, de Sourisrael à Ukroland, en passant par l’Union Européenne.

Rappelons-nous que le processus auquel nous assistons est quelque chose de très important et de très complexe ; qu’en fait nous sommes en train d’aider les États-Unis à reconquérir leur indépendance.

Je me rends bien compte que tout ceci paraît bizarre, mais c’est ainsi que les choses se présentent. Qui d’autre comprend ce qui vient de se passer ? Que nous venons de signer un accord contre le MAL ? Netanyahou le comprend, et son gouvernement, et l’armée de Sourisraël,  l’élite rongeuse qui siège au Sénat US et au Département d’État US, à la Cour Suprême et à la CIA, au Pentagone, etc. Eux, ils ont tout compris.

À partir de maintenant, vous ne devez plus rien écouter de ce que vous racontent les qui-se-font-passer-pour–des-médias.

Soyons précis : vous ne devez plus croire un mot de ce qu’ils vous disent.

Même quand ils vous couineront qu’Obama a dit ceci, ou ça, ne les croyez pas, à moins que vous soyez capables de lire sur ses lèvres et de voir de vos propres yeux qu’il l’a vraiment dit.

Encore une fois, ceci doit vous paraître étrange, mais c’est vrai. C’est l’heure H pour le fléau rongeur du monde. Mais ce qui rend la situation très compliquée, c’est qu’il est PARTOUT.

Tout doit être divisé partout.

Aujourd’hui, nous sommes en automne. Obama a signé un accord secret avec Poutine. Kerry a réussi à couvrir ses traces dans son propre pays, si profondément enfoncé dans la m… Allez savoir comment tout cela a pu se produire ? Mais n’est-il pas beau de voir que c'est arrivé à l’intérieur même des États–Unis et que, maintenant, nous avons un allié, pas follement enthousiaste peut-être mais un allié quand même.

Si, jusqu’à présent, Kerry et Lavrov avaient dû travailler séparément sur différentes pièces du puzzle, masquant des objectifs qui n’étaient même pas communs, aujourd’hui, ces objectifs ont été révélés à l’ennemi. Et le président US est obligé de s’en remettre à la parole de Poutine, parce qu’il ne peut s’en remettre à la parole de personne à l’intérieur des États-Unis.

Ceux qui soutiennent Obama sont entrés en guerre contre les mutants qui squattent les USA, parce qu’ils n’avaient pas le choix. Ils sont partis plein pot contre le pouvoir enkysté, se sont complètement découverts et ils ont déclaré à l’ennemi qu’on lui cache des informations parce qu’on sait qu’il en ferait usage contre l’intérêt national des USA.

C’est une situation dingue.

Maintenant, l’intérêt de la Russie et l’intérêt officiel de Washington ont fusionné et l’ont fait sur un aspect très important : l’identification de QUI est l’ennemi commun. Désormais, l’identification correcte a eu lieu.

 

*

Seul le Washington officiel a le droit constitutionnel de décider de la politique étrangère des États-Unis. Personne d’autre n’aurait dû être autorisé à  s’en mêler et à utiliser le nom des USA à ses fins personnelles, mais certains l’ont fait. Maintenant, ceux qui sont les vrais responsables des États-Unis doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour ramener la politique étrangère du pays dans les limites de ses lois constitutionnelles. En réalité, chaque McCain a poursuivi sa propre politique internationale, en ne considérant que ses propres intérêts et en ignorant délibérément la politique présidentielle officielle.

Quand les hauts responsables de la politique ont embarqué des sacs pleins de cash vers l’Iran pour lui acheter des armes qui devaient servir à combattre le MAL, les sourismédias se sont empressés de vendre la mèche et de cafter la nouvelle au monde entier.

Quand les mêmes hauts responsables ont travaillé à un accord de paix avec l’Iran - avec notre aide soit dit en passant - les netanyahous et les mccains l’ont combattu tant qu’ils pouvaient, mais NOUS Y SOMMES ARRIVÉS ENSEMBLE et les souris ont reçu leur foirade sur le museau. Maintenant, ces sacs de cash se sont changés en armes que, selon toutes probabilités, les Perses ont achetées à la Russie, chose sur laquelle ces mêmes politiques étaient tombés d’accord d’avance avec Kerry et Lavrov. J’espère que je m’exprime clairement, car tout est si embrouillé que je dois démêler l’écheveau fil par fil.

Continuons d’avancer… À un certain moment, le Chat a parlé d’un groupe de gens aux États-Unis, certains dans l’armée, d’autres au FBI, à la CIA et dans la police, qui en avaient ras le bol des souris. J’ai dit que ces gens, le moment venu, se battraient à nos côtés. Le moment est venu. Il est là. Il vous suffit de lire ce qu’écrivent les anciens combattants US, et vous comprendrez ce qui est en train de se passer là-bas. Ils en ont absolument marre des souris qui s’acharnent à les faire chuter en vrille, et ils se prononcent ouvertement, oui, OUVERTEMENT, en faveur de Poutine, parce qu’ils veulent se débarrasser à tout prix du joug souricier. Le point d’ébullition a été atteint.

Cette nouvelle vient de tomber… Il appelle à la coopération avec la Russie, probablement après avoir vu le post de Motya relatant les accords sur la Syrie :

Le directeur de la CIA John Brennan appelle à une coopération entre les USA et la Russie.

L’accord de paix sur la Syrie prendra force de loi à un moment hautement symbolique. Ce sera dans la nuit du 11 septembre à 9h11’ À la seconde qui suivra immédiatement 9h11’, nous serons dans les temps nouveaux, parce que les temps anciens seront finis.

 

*

Les dernières nouvelles de samedi nous apprenaient qu’Israël menait des attaques aériennes contre l’armée syrienne, en coordination avec les terroristes d’Al Nosra.

Les sourismédias de Russie en ont rendu compte comme d’un « tour inattendu pris pas les événements ».

Ça ne s’est jamais produit auparavant et voilà que ça se reproduit, comme on dit en Russie.

Je ne peux qu’essayer d’imaginer quel tour inattendu de leur mentalité arrivera aux gens qui croient encore les mass médias. Ils prenaient les souris pour des saints et, tout à coup, elles n’en sont plus… bonté divine !

N’oubliez pas une autre chute en vrille à escompter – c’est le fléau rongeur planétaire qui a commencé le sanglant bordel en Égypte. Nous avons pris là certaines positions précises, vous ne l’ignorez pas. Mais les souris restent des souris, elles sont cinglées et rapaces. Nous devrions donc nous attendre, de ce côté-là, à leur prochaine frappe.

Obama a alerté autant qu’il l’a pu, dans ses déclarations du mois précédant le « Désastre », sur le fait que des attaques pourraient se produire à l’intérieur des États-Unis. Comprenez-vous qui est capable de les diriger ?

 

*

Poutine a dit « la vérité finit toujours par triompher », et c’est ce qui arrive.

 

Source : http://thesaker.is/the-new-situation-starting-with-septem...

Traduction : c .l. pour Les Grosses Orchades.

 

 

4. Chat GO Petit.GIF

 

 

Mis en ligne le 13 septembre 2016

 

 

 

 

20:52 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

07/09/2016

SUR LE FRONT DES GUERRES II

1. Ram-ship.jpg

 

Sur le front des guerres – II

(Les mêmes et quelques autres)

 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

Accident ou attentat ? Choc frontal mortel entre la limousine officielle de Poutine et un autre véhicule

AVIC - Réseau International7 septembre 2016

 

3. Accident Poutine.jpg

 

Pour l’instant, c’est silence radio autour d’un évènement dramatique qui aurait pourtant pu coûter la vie à Vladimir Poutine.

Une collision entre la limousine officielle du président russe et une voiture ayant quitté sa file a eu lieu à Moscou sur l’avenue Koutouzov, une voie rapide située à l’ouest du centre-ville. Le chauffeur de Vladimir Poutine est mort sur le coup mardi.

Des images de vidéosurveillance montrent les deux grosses berlines noires en train de se télescoper. Selon les médias, Vladimir Poutine ne se trouvait pas à bord au moment de l’accident.

Pour que le chauffeur, présenté comme un homme expérimenté, meure au volant d’une des voitures les plus blindées au monde, il a fallu que le choc ait été phénoménal. Si l’on y rajoute le silence quasi tombal qui entoure l’évènement, on ne peut que vouloir en savoir plus.

 

 

Source : http://reseauinternational.net/accident-ou-attentat-choc-...

Le chauffeur tué est un des proches de Vladimir Poutine. Son nom n’a pas été révélé, mais on sait qu’il travaillait pour lui depuis quarante ans, et qu’il a rempli, à son service, toutes sortes de tâches officielles. L.G.O.

 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

C’est la rentrée au Réseau Voltaire

 

Les projets de Kurdistan

par Thierry Meyssan  

 

L’actuel projet de Kurdistan, soutenu par la France et les États-Unis, n’a aucun rapport avec celui, légitime, reconnu par les mêmes pays lors de la Conférence de Sèvres (1920). Il ne se situe pas du tout sur le même territoire ! Ce pseudo-Kurdistan est uniquement une carotte occidentale pour retourner les Kurdes syriens contre Damas. Sa création ne résoudrait pas la question kurde et provoquerait un conflit comparable à celui qui oppose depuis près de 70 ans Israël aux Palestiniens. Pour démêler la situation actuelle, Thierry Meyssan retrace ici les positions contradictoires des neuf principales puissances extérieures impliquées dans cette affaire.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 5 septembre 2016

ελληνικά  Deutsch  English  Español  Português  Türkçe  italiano  norsk  русский 

 

4. Saladin.jpg

Les Kurdes font partie intégrante de la société syrienne. Ici la statue du général kurde Saladin le Magnifique à l’entrée de la vieille ville de Damas. Il libéra Damas en 1174 et fonda la dynastie des Ayyoubides.

 

Les déplacements de forces et les batailles de l’été au Nord de la Syrie paraissent incohérents aux yeux des observateurs. Pourtant chaque force en présence poursuit ses propres objectifs avec ténacité.

Alors que tous les protagonistes déclarent lutter contre Daesh, l’Émirat islamique se déplace, mais ne recule que dans le désert. Le véritable enjeu des événements est l’éventuelle création d’un Kurdistan au détriment des habitants arabes et chrétiens [1].

Voici une analyse des objectifs de guerre des principales forces en présence, étant entendu que la Syrie est un État souverain et qu’aucun des protagonistes ci-dessous n’a le moindre droit de l’amputer pour créer une nouvelle entité.

 

Neuf réponses à la question kurde, dont sept illégales

1- Daesh ne fera pas obstacle à la création d’un Kurdistan pourvu que ce ne soit pas à l’Est de l’Euphrate

L’Émirat islamique créé par John Negroponte, puis le général David Petraeus, en Irak est toujours contrôlé par lui. Ce dernier sous-traite le commandement de cette union des Frères musulmans, des Naqchbandis et des tribus sunnites du désert syro-irakien, à la Turquie.

Ainsi, lors de la prise de Jarablous à Daesh par l’armée turque, les jihadistes se sont retirés sans livrer de combat, obéissant à leur mentor turc.

Après la bataille d’Aïn al-Arab (Kobané), Daesh a admis le principe d’un Kurdistan, mais pas à l’Est de l’Euphrate.

2- Les avis successifs des États-Unis

Le président états-unien Woodrow Wilson avait fixé parmi ses objectifs de guerre, durant la Première Guerre mondiale, la création de l’Arménie, d’Israël et du Kurdistan. À l’issue du conflit, il dépêcha la Commission King-Crane pour évaluer la situation. Celle-ci indiqua :

« Les Kurdes revendiquent un très grand territoire, sur la base de leur présence, mais comme ils sont très mélangés avec les Arméniens, les Turcs et les autres, et divisés entre eux en Qizilbash [2], chiites et sunnites, il semble préférable de les limiter à la zone géographique naturelle qui se trouve entre la proposition de l’Arménie sur le nord et de la Mésopotamie au sud, avec le fossé entre l’Euphrate et le Tigre comme la limite Ouest et la frontière persane comme limite Est (…) Il est possible de déplacer la plupart des Turcs et des Arméniens, qui sont peu nombreux, hors de cette zone par un échange volontaire de population et d’obtenir ainsi une province d’environ un million et demi d’habitants, presque tous Kurdes. La sécurité des Chaldéens, Nestoriens et Chrétiens syriens qui habitent dans la région doit être garantie ».

La Commission King-Crane a visité la région juste à la fin du massacre des chrétiens, qui dura de 1894 à 1923, d’abord par l’empire ottoman, puis par les Jeunes Turcs avec l’aide de l’Allemagne du IIe Reich et de la République de Weimar [3]. Elle s’est montrée très prudente sur la possibilité de faire vivre des Arméniens dans un État kurde, sachant que les Turcs utilisèrent les combattants kurdes pour massacrer les chrétiens. Depuis novembre 2015, des Kurdes du YPD ont tenté de kurdiser de force les chrétiens assyriens du Nord de la Syrie, ravivant cette ancienne plaie [4].

Quoi qu’il en soit, un Kurdistan fut créé sur le papier par la conférence de Sèvres (1920). Mais face à la révolte turque conduite par Mustafa Kémal, celui-ci ne vit jamais le jour et les États-Unis y renoncèrent par le Traité de Lausanne (1923).

On observera sur cette carte, empruntée au site Les Clés du Moyen-Orient, que le président Wilson avait prévu de créer le Kurdistan dans la Turquie actuelle et dans une petite partie du Kurdistan irakien actuel. La Syrie actuelle n’était absolument pas concernée par ce projet.

 

5. Carte Kurdistans.jpg

 

Durant la guerre civile turque, la Syrie d’Hafez el-Assad apporta son soutien au PKK sur la base des propositions du président Wilson. Elle accorda l’asile politique au chef du PKK, Abdullah Öcalan, qui prit l’engagement écrit de ne jamais revendiquer de territoire syrien. Alors qu’au recensement de 1962, on ne comptait que 162 000 Kurdes en Syrie, un millions de Kurdes turcs se réfugièrent en Syrie et obtinrent également l’asile politique. Ils sont aujourd’hui 2 millions et ont reçu la citoyenneté syrienne en 2011. Au début de la guerre, ils ont combattu pour défendre la Syrie avec des armes et des salaires fournis par Damas contre les mercenaires islamistes.

Changeant d’avis, les États-Unis promirent alors à divers chefs kurdes en Irak, en Syrie et en Turquie de tailler un État pour eux en Syrie s’ils se retournaient contre Damas. Certains ont accepté.

Au début 2014, lorsque le groupe de David Petraeus planifia le développement de Daesh et son invasion d’al-Anbar (Irak), il autorisa le Gouvernement régional kurde d’Irak à conquérir les champs pétroliers de Kirkuk. Ce qui fut fait sans soulever la moindre réprobation internationale, l’opinion publique ne voyant que les crimes commis par Daesh.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article193082.html

En somme, les Kurdes sont dans la m… et il y en a qui font tout ce qu’ils peuvent pour s’y enfoncer davantage. Ou pour y enfoncer du moins certains des leurs et de leurs voisins. Voilà qui ne va en sortir personne. LGO

 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

« L’art de la guerre »

Les décombres de la démocratie

par Manlio Dinucci

Traduit par Marie-Ange Patrizio

 

Manlio Dinucci revient sur l’indécence consistant à afficher sa solidarité avec les victimes du tremblement de terre qui vient de frapper le centre de l’Italie, tout en ne manifestant que du mépris pour les victimes des guerres engagées secrètement, avec l’Otan, par la même Italie.

Réseau Voltaire | Rome (Italie) | 6 septembre 2016

italiano 

 

6. Décombres.jpg

 

« Rien que des décombres, comme s’il y avait eu un bombardement », a dit la présidente de la Chambre Boldrini en visitant les lieux sinistrés par le tremblement de terre [1]. Paroles sur lesquelles il faut réfléchir au-delà de l’image.

Face aux scènes déchirantes des enfants morts sous les décombres, comment ne pas penser à tous ces enfants (que la télé ne nous a jamais montrés) morts sous les décombres des bombardements auxquels, de la Yougoslavie à la Libye, a aussi participé l’Italie ? « On a l’impression d’être en guerre », raconte un des nombreux volontaires.

En guerre, la vraie, l’Italie en effet y est déjà, brûlant des ressources vitales qui devraient être destinées à protéger la population de notre pays des tremblements de terre, des coulées de boue et inondations qui provoquent de plus en plus de victimes et de destructions. Des politiciens de provenances diverses ont proposé, dans un élan de générosité, de destiner aux zones sinistrées le jackpot du Superenalotto [2], 130 millions d’euros. Personne cependant n’a proposé d’employer à cet effet le « jackpot » de la dépense militaire italienne qui se monte, selon les données officielles de l’Otan, à environ 20 milliards d’euros en 2016, 2,3 milliards de plus qu’en 2015 : en moyenne 55 millions d’euros par jour, chiffre en réalité plus important quand on inclut les dépenses hors budget de la défense attribuées à d’autres ministères. En tout cas d’après les données de l’Otan, l’Italie dépense en un seul jour pour le militaire plus que ce qu’a prévu le gouvernement pour l’urgence tremblement de terre (50 millions d’euros), cinq fois plus que ce qui a jusqu’à présent été récolté avec les SMS solidaires [3].

Alors que manquent les fonds pour la reconstruction et la mise en sécurité des édifices par de réels systèmes anti-sismiques, pour un plan à long terme contre les tremblements de terre et les débâcles hydro-géologiques.

Alors que les pompiers, dont en ces occasions on reconnaît formellement les mérites, ont des effectifs, salaires et moyens totalement inadéquats pour le travail qu’ils effectuent, souvent au risque de leur vie, non seulement dans les urgences quotidiennes, mais dans les désastres « naturels » de plus en plus fréquents (dont les conséquences catastrophiques relèvent en grande partie de responsabilités humaines).

Par contre ne manquent pas les financements et les moyens pour les forces spéciales italiennes qui opèrent dans la nouvelle guerre de Libye. À Pise, où il y a deux ans a été constitué le Commandement des forces spéciales de l’armée (Comfose), se sont intensifiés depuis des mois les vols des C-130J qui partent pour des destinations inconnues chargés d’armes et de ravitaillements. Ces opérations sont autorisées secrètement par le président du Conseil Matteo Renzi sans qu’il en réfère au parlement. L’article 7 bis de la loi 198/2015 sur la prolongation des missions militaires à l’étranger confère au président du Conseil la faculté d’adopter des « mesures de Renseignement d’opposition, en situations de crise (…), avec la coopération de forces spéciales de la Défense avec les aménagements consécutifs de soutien de la même Défense », avec la seule obligation d’en référer formellement au « Comité parlementaire pour la sécurité de la République ». En d’autres termes, le président du Conseil a en main des forces spéciales et des services de renseignement à utiliser dans des opérations secrètes, avec le soutien de tout l’appareil militaire. Un pouvoir personnel anticonstitutionnel, potentiellement dangereux y compris sur le plan intérieur.

Alors qu’il affiche son émotion aux funérailles des victimes du tremblement de terre, en faisant des promesses sur la reconstruction, le président du Conseil Renzi, dans le cadre de la stratégie USA/Otan, conduit l’Italie à d’autres guerres et à une dépense militaire croissante au détriment des exigences vitales du pays. Dépense à laquelle s’ajoute celle, secrète, pour les opérations militaires secrètes qu’il a ordonnées. Alors que, sur la reconstruction promise des zones sinistrées, Renzi assure la « plus grande transparence ».

________________________ 

[1] Tremblement de terre qui a touché le centre de l’Italie le 24 août et les jours suivants.

[2] Loterie nationale italienne.

[3] Les « SMS solidaires » sont une méthode de collecte de fonds destinés aux zones sinistrées : pour chaque SMS envoyé à un numéro donné 2 euros sont versés à la Protection civile.

Source : http://www.voltairenet.org/article193152.html

Source d’origine :  Il Manifesto (Italie)

 

Faut-il souligner que ce que dit Manlio Dinucci de son pays s’applique tout autant à la Belgique, à la France et à quelques autres ?

2. These are Dangerous Times.GIF

 

On l’avait raté au mopment des faits. On avait eu tort. Son analyse n’est pas obsolète.

 

« L’art de la guerre »

L’Otan et le « putsch » turc

par Manlio Dinucci

traduction : Marie-Ange Patrizio

 

Étrange jeu que ce coup d’État en Turquie conçu pour échouer. Pour Manlio Dinucci, une chose est certaine : Washington était au courant à l’avance. Qu’il ait aidé uniquement les putschistes (pour montrer à Erdoğan qu’il peut toujours tomber) ou aussi le gouvernement, il persiste à soutenir Erdoğan pour son action terroriste via Daesh.

Réseau Voltaire | Rome (Italie) | 23 août 2016

Español  italiano  Türkçe 

 

7. Erdogan.jpg

 

Erdoğan en fuite volant vers l’Europe à la recherche d’un gouvernement qui lui concède l’asile politique, les putschistes désormais au pouvoir parce qu’ils occupent la télévision et les ponts sur le Bosphore, Washington et les capitales européennes, jusque l’Otan, prises au dépourvu par le coup d’État : ce sont les premières « nouvelles » venant de Turquie. Toutes plus fausses l’une que l’autre. Ce qui émerge avant tout c’est que, y compris dans son aspect tragique (des centaines de morts et milliers d’arrestations), ce qui s’est passé en Turquie se présente comme la mise en scène d’un coup d’État.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article192904.html

Source d’origine :  Il Manifesto (Italie)

2. These are Dangerous Times.GIF

 

À propos du tremblement de terre d’Italie :

(Ce qui reste de)

La fine équipe a remis ça

 

8. charlie pâtes à l'italienne.jpg

D'un tact et d'un goût toujours aussi parfaits. Certes, les rangs sont éclaircis… mais on sent qu’ils s’essoufflent.

C’est bien payé les retraites de l’OTAN ?

 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

Mais si, il y en a d’aussi pires. Il suffit de chercher (pas loin).

 

Peut-on être Français et athée ?

Théophraste R. – Le Grand Soir 6 septembre 2016.

 

9. Français et athée.jpg

 

« Être Français, c’est être européen, blanc et catholique », assène Robert Ménard qui oublie d’ajouter : « c’est aussi être né en France ». Dame, il a vu le jour à Oran et, admirateur de l’OAS, il ne se console pas de ne plus vivre là-bas, au milieu des arabes !

Par ce critère précis, nombre de Biterrois musulmans sont plus Français que lui et il se sent menacé d’être renvoyé en Algérie chaque fois qu’il entend le cri : « Retourne dans ton pays ! ».

Il y a plus de 10 ans déjà, alors que Ménard était l’intouchable enfant chéri des médias (qu’il attaque aujourd’hui, l’ingrat), LGS avait alerté par de nombreux articles sur sa personnalité.

Un administrateur du Grand Soir a même écrit deux livres sur le lascar (1) qui l’a menacé à 4 reprises d’un procès.

Théophraste R. (Blanc, mais athée, donc pas Français).

____________________  

(1) Maxime Vivas : « La face cachée de Reporters sans frontières », Editions Aden, 2007.
« L’irrésistible déchéance de Robert Ménard », Editions Arcane 17, 2013.

Source : http://www.legrandsoir.info/peut-on-etre-francais-et-athe...

 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

Allons-nous terminer ce post sur un double « ouak beurk » ? OUI.

 

 

Mis en ligne le 7 septembre 2016.

 

 

 

 

20:56 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/09/2016

SUR LE FRONT DES GUERRES

1. Ram-ship.jpg

 

Sur le front des guerres

ou du moins de quelques-unes

 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

Le coup d’État parlementaire au Brésil et les médias « progressistes »

par Peter Koenig – I.C.H. 2 septembre 2016

Transcription d’une interview accordée à Sputnik

 

« L’intervention étrangère dans le coup d’État étant prouvée, ses auteurs pourraient même être déférés devant la Cour Criminelle Internationale de La Haye, ne fût-ce qu’en guise de test, pour savoir à quel point elle est encore indépendante. »

 

3. Nao Vai Tem.jpg

 

Sputnik – Que pensez-vous de la destitution parlementaire de Dilma Roussef

Peter Koening – Ce qui vient d’avoir lieu au Brésil n’est rien d’autre que le plus horrible, le plus flagrant des coups d’État parlementaires dirigés de l’étranger qui se soit produit en Amérique Latine depuis le coup semblable qui a déposé, en juin 2009, José Mujica d’Uruguay*.

Pourquoi dirigé de l’étranger ?

Washington était dans les coulisses alors et Washington est dans les coulisses aujourd’hui.

 

Ce qui me stupéfie le plus, là-dedans, c’est que les médias qui se prétendent progressistes ne mentionnent même pas, ou à peine, la longue main sanglante de Washington dans ce qui arrive. Cette réalité est complaisamment occultée.

 

Il y a juste un an, les autorités légales internationales se sont prononcées on ne peut plus clairement sur l’illégalité et l’absolu manque de fondement d’une destitution. Elles ont toutes très bien vu à quel point il était illégitime de vouloir lancer une procédure de destitution.

Néanmoins, les archi-corrompus et l’oligarchie archi-néo-nazie sont arrivés à leurs fins. Avec l’aide des États-Unis. Ce que les médias soi-disant progressistes nous disent aujourd’hui, c’est qu’un groupe de parlementaires de droite corrompus conduits par Eduardo Cunha, ex-président du Parlement du Brésil, qui est lui-même poursuivi pour corruption dans l’affaire dite des «Car-Wash », est à l’origine de cette opération de destitution. Cunha était – est peut-être encore – un client [salarié, NdT] de Washington. Ce n’est pas seulement la presse de masse intégrée mais aussi la soi-disant progressiste, qui occultent si opportunément ce fait. Cunha est accusé de parjure, de blanchiment d’argent et d’avoir empoché pas moins de 5 millions de dollars en pots de vin. [Prêtre évangéliste, il est aussi le représentant sur place de la très puissante Église Épiscopale Anglicane US, dont les missions jouent depuis des lustres en Amérique Latine le rôle que tiennent ailleurs les ONG chères à George Soros. NdT].

L’ex-Vice-Président Michel Temer, lui-même accusé de crimes de haute corruption pour plus de 40 millions de dollars, échappera ainsi sans doute à toutes les poursuites, comme y échappera son acolyte Cunha… sous le nouveau gouvernement Temer.

Dilma n’a jamais été accusée de corruption. Ils auraient bien voulu, mais ils n’en ont pas trouvé la moindre trace. Tout ce qu’ils sont arrivés à lui mettre sur le dos, c’est qu’elle pourrait avoir « embelli » la présentation des comptes du gouvernement, chose qui se pratique de façon courante dans tous les gouvernements, d’un bout du monde à l’autre. Et ce n’est pas un délit, encore moins un délit passible de destitution. Il se trouve cependant des médias pour publier qu’elle a été reconnue coupable de corruption. Quel foutu mensonge ! Elle n’a même pas été – jamais – accusée de corruption.

 

Ainsi donc, les vrais criminels vont échapper à la justice et rester au pouvoir. C’est exactement, bien sûr, ce que veut Washington : libre accès à toutes les richesses du pays - ses hydrocarbures, ses forêts tropicales et – notamment – ses ressources presque infinies en eaux douces de surface du bassin amazonien, sans compter ses énormes réserves d’eaux douces souterraines, et ne parlons même pas des immenses richesses minérales du Brésil.

 

Une privatisation à gigantesque échelle est ce qui va se produire dans les deux ans qui viennent, peut-être au niveau de celle que subit la Grèce ou de ce que Macri est en train d’infliger à l’Argentine, ou pire. Temer n’en a pas fait mystère. Il s’agira de la privatisation de toutes sortes de propriétés publiques, dont, bien sûr, les eaux de l’Amazone, que les USA ont déjà essayé une fois de mettre sous la tutelle de l’ONU, parce que, sous la tutelle de l’ONU, elles seraient sous celle de Washington, comme tout ce qui est lié de près ou de loin aux Nations Unies. À l’époque, Lula avait dit fermement : PAS QUESTION.

Les privatisations en masse seront accompagnées de programmes d’austérité non moins massifs qui tailleront à grands coups dans la santé publique, l’éducation, les retraites et tous les autres filets de sécurité d’un état civilisé, et jetteront sur le carreau des foules de chômeurs réduits à une abjecte misère ; il n’y a qu’à voir comment l’infâme trio FMI – BCE – UE/CE a dévasté la Grèce et ce que le Macri-homme de main de Washington a déjà fait à l’Argentine, à savoir : faire passer le taux de pauvreté du pays de 12% en novembre 2015 à près de 40% en juillet 2016 – en 7 mois ! – avec un taux de chômage généralisé qui monte en flèche. 

 

Temer a deux ans pour mener à bien son programme néo-nazi, et il recevra toute l’aide dont il a besoin de Washington et des institutions qui vont désormais mener la danse au Brésil – FMI, Banque Mondiale, Wall Street – qui ne sont que le poing tendu de la FED, du Trésor US et de la mystérieuse BRI (Banque des Règlements Internationaux contrôlée par les Rothschild) de Bâle, en Suisse, également appelée « Banque centrale des banques centrales ».

 

Pourquoi peut-on dire que Washington et ses institutions financières sont derrière ce coup d’État ?

Il y a déjà plus d’un  an, des conversations secrètes se sont tenues, entre le FMI, la Banque Mondiale et ceux qui viennent de perpétrer le coup d’État. « On » va faire cadeau du Brésil d’abord au FMI, qui fera en sorte que le programme d’austérité soit bien appliqué – à la grecque ! –, ensuite à Wall Street, pour bien s’assurer que le niveau de la dette soit tel que la privatisation sauvage de toutes les propriétés publiques puisse être décrétée « justifiée et inévitable ». ET celui que Temer vient de nommer à la tête de la Banque Centrale du Brésil, Ilan Goldfein, qui lui aussi a toute une histoire avec le FMI, fera en sorte que le Brésil suive à la lettre la ligne prescrite par l’oligarchie.

 

En prenant le contrôle du Brésil, Washington vient de ré-enfoncer fermement ses griffes dans la chair de l’Amérique du Sud, presque comme si les célèbres révolutions démocratiques de l'Amérique Latine vers une véritable indépendance ne s’étaient jamais produites.

 

Troisième point : une des raisons-clés pour qu’ils veuillent à ce point soumettre le Brésil est que le Brésil est un membre important des BRICS – membre aussi crucial par sa force économique et ses potentialités que par l’équilibre géographique qu’il apportera [? NdT] aux BRICS. Les BRICS sont dirigés par la Russie et la Chine, des pays qui ont déjà largement détaché leurs économies du système occidental fondé sur le dollar, et qui sont occupés à développer leur propre système, lié à la production économique et à l’or. Oui, à l’or ! Les monnaies russes et chinoises sont gagées sur l’or, alors que l’argent-papier occidental repose sur de l’air léger.

 

4. Coup et BRICS.jpg

Tout le monde en noir.  D’ailleurs, c’est l’anniversaire de Ferré.

 

Dans le monde occidental, c’est le système monétaire-bidon basé sur le dollar et l’euro qui fait l’économie. Ce n’est pas l’économie qui fait le système, comme il se devrait puisque l’économie doit servir de base à TOUT système monétaire digne de ce nom, supposé refléter une économie saine, honnête et loyale, à la fois à l’intérieur des pays et entre eux. C’est ce vers quoi tendent les BRICS. Il faut donc que les BRICS soient éliminés un par un. Ils constituent un danger pour l’hégémonie financière occidentale sur le monde, avec les États-Unis à sa tête.

 

L’intervention étrangère dans le coup d’État étant prouvée, ses auteurs pourraient même être déférés devant la Cour Criminelle Internationale de La Haye, ne fût-ce qu’en guise de test, pour savoir à quel point elle est encore indépendante.

 

Sputnik : Le Sénat brésilien a décidé que l’ex-présidente Dilma Roussef ne serait pas interdite de fonction publique. Que va-t-elle faire maintenant ?

Peter Koenig : Après qu’il ait, sans vergogne, déchu Dilma de la présidence, tout le monde s’attendait à ce qu’elle soit aussi interdite de fonction publique pour les huit ans à venir. Cela n’a pas été le cas. Le Sénat a fait preuve de « miséricorde » pour ainsi dire. Comme reconnaissant implicitement l’énorme bourde qu’ils venaient de commettre – je le répète : sur ordre de l’étranger – les sénateurs lui ont épargné cette humiliation supplémentaire.

 

4. Brazil_Political_Crisis-71d29.jpg

Thermidoriens célébrant leur victoire

 

Ce que Mme Roussef fera ensuite ? Je n’en ai pas la moindre idée. En tout cas, elle a déjà déclaré qu’elle porterait l’affaire devant la Cour Suprême du Brésil. Avec quelle chance de succès ? On peut se le demander. Surtout sachant que M. Temer est la marionnette de Washington. Il dirigera la Cour Suprême du Brésil selon les ordres qu’il aura reçus d’en haut.

Là où je vois la possibilité d’une meilleure chance, c’est de porter l’affaire devant la Cour Criminelle de La Haye, même si on sait à quel point elle est assujettie aux desiderata de la Maison Blanche. Il serait intéressant de voir quels arguments elle utiliserait pour soutenir le verdict du Sénat brésilien. Dans tous les cas, le monde entier pourrait apprendre quelque chose sur le genre d’(in)justice qui est imposée aux non-alignés par l’empire et ses acolytes, et par leurs maîtres à tous : ceux de la finance mondialisée.

Quoi que Dilma décide de faire, de quelque manière qu’elle décide de procéder, j’espère qu’elle ne cédera sur rien, qu’elle maintiendra le cap, le cap d’intégrité pour lequel elle est connue, et qu’elle restera en politique. Le Brésil a besoin d’elle. Mon pari est qu’elle devrait recevoir un soutien massif – je veux dire vraiment massif, de dizaines de millions de personnes – dans tout le Brésil. Peut-être assez pour amener une révolution, qui serait un message de fermeté à tous ses voisins d’Amérique Latine. Et au reste du monde.

______________________

* Ceci est une interview radiophonique donnée par téléphone. Dans le feu de la conversation, Peter Koenig a parlé du coup d’état de juin 2009 « contre José Mujica, d’Uruguay ». Il est clair qu’il voulait dire Manuel Zelaya du Honduras, déposé en effet en pleine nuit, sans même une comédie parlementaire, le 28 juin 2009, avec les conséquences catastrophiques que l’on sait ; qu’il est sûr, à juste titre, de voir se reproduire au Brésil. [NdT]

5. Peter Koenig.jpeg

Pendant presque toute une carrière de trente ans, Peter Koenig a travaillé pour la Banque Mondiale en qualité d’économiste et de spécialiste des ressources en eau. À ce titre, il a voyagé dans toutes les parties du monde et longuement séjourné en Amérique Latine. Il connaît très bien le problème de l’eau potable dans les divers pays du continent. La plupart des scènes de son roman Implosion proviennent de sa propre expérience. Son épouse et lui vivent en Europe et en Amérique du Sud. Leurs deux filles et leur fils vivent en Suisse.

On peut le joindre à l’adresse implosion.pk@rcn.com

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

Un exercice intéressant consiste à taper, dans Google, les mots « impeachment Brazil » et à cliquer sur « images » pour prendre la mesure des moyens colossaux investis dans l’entreprise et voir à qui vont les sympathies de Google, qui, c’est vrai, n’est pas un « media progressiste ».

 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

Ceci fait suite à notre post du 26 août.

Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles ont l’air d’être…

 

the real Syrian Free Press ~

Infos de guerre ~ Peut-être pas toujours les toutes dernières nouvelles mais certainement les plus fiables.

7.  Syria banner.jpg

La Syrie est et restera une seule patrie pour tous les Syriens

 

[Si] Poutine et Erdogan se sont mis d’accord sur une feuille de route restreinte en Syrie, les Kurdes et al-Nosra seront les principaux perdants ~ [par Elijah JM]

Posté par syrianpatriots le mercredi 31 août 2016

 

Nous republions une analyse compilée par Elijah J. Magnier [Correspondant en chef international de Al Rai, ancien correspondant de guerre et analyste du Moyen Orient] relative à l’incursion turque en Syrie dans une perspective qui tient compte des récents accords russo-turcs. Bien que nous ne puissions prouver [et par conséquent confirmer] tous les points de cette analyse, nous considérons cependant qu’elle est, par certains aspects, très intéressante et utile. (SFP-WP)

 

9. SYRIA - 1st map.jpg

 

Pendant leur rencontre à Saint Petersbourg et les autres entretiens qui l’ont suivie, plus un échange de visites entre militaires de haut rang, la Russie et la Turquie se sont mises d’accord sur le rôle que les forces turques pourraient se voir offrir en Syrie, dans le cadre de paramètres spécifiques susceptibles de servir les intérêts des deux côtés, à condition que les limites  fixées soient respectées et que des garanties soient données par les deux parties. Les détails concernant la présence et le déploiement des forces turques sur le terrain ont fait l'objet de leurs discussions, y compris ce que chacun des côtés pourrait offrir pour déjouer le plan US de division de la Syrie, plan qui consistait à aider les Kurdes a établir un « état » désigné sous le nom de Rojava, censé s’étendre du nord-est au nord-ouest de la Syrie, avec une présence militaire US permanente sur son sol. Durant les cinq ans de guerre, Washington a toujours rejeté la demande d’Ankara de créer une zone d’exclusion aérienne (« no fly zone ») de 40 km de long et de 110 km de large, au-dessus de sa frontière avec la Syrie.

Mais la Turquie se considérait en position de force pour imposer sa volonté aux USA, indirectement accusés d’avoir soutenu le coup d’État manqué de juillet dernier, qui a failli coûter la vie au président Recep Tayyib Erdogan. Le président turc choisit d’accuser son opposant politique Fetullah Gülen, qui réside aux USA, d’avoir comploté contre lui, plutôt que d’accuser explicitement l’administration US qui, jusqu’à présent, a toujours refusé de remettre Gülen à Erdogan.

Les conversations de Poutine avec Erdogan ont mis fin à l’hostilité entre les deux pays qu’avait provoqué l’épisode du Su-24 abattu l’an dernier par les Turcs, à la frontière turco-syrienne. C’était le premier pas nécessaire pour permettre à l’armée turque et à ses alliés en Syrie d’entrer en territoire syrien sans être attaqués par la force aérienne russe basée en Syrie ou par ses missiles S-400, déployés pour braver et chasser tout jet turc venu soutenir les forces combattant au sol à l’intérieur du territoire de la Syrie.

La Russie a décidé de reconnaître [le bien-fondé de, NdT] l’intervention turque destinée à arrêter les forces kurdes connues sous le nom d’YPG (Unités de Protection du Peuple), qui avaient pris le contrôle de Manbej après avoir défait le groupe de l’« État Islamique » (acronyme : ISIS), et qui se trouvaient aux portes de Jarablus, se dirigeant sur Azaz pour atteindre Afrin.

 

10. Plan de démantèlement du Kurdistan.jpg

Plan de démantèlement du Kurdistan

 

Ankara s’est engagé à pourchasser ISIS le long de la frontière syrienne avec la Turquie et à empêcher les Kurdes de s’établir le long de cette frontière. La Russie a accepté l’incursion turque en territoire syrien à cause de l’hostilité déclarée des Kurdes envers le gouvernement de Damas, après que l’YPG ait attaqué et expulsé l’armée syrienne du centre-ville d’al-Hasakah vers les faubourgs, avec le soutien de l’aviation US, indication claire de l’intention d’entreprendre la partition de la Syrie. La Russie prend ainsi position contre un état kurde sous férule US dans la nouvelle base méditerranéenne du Kremlin : la Syrie. Les Kurdes, qui ont joui du soutien de Damas pendant ces cinq ans de guerre, croient que la rébellion n’a pas éclaté en vain, qu’elle faisait partie d’un plan pour démanteler la Syrie.

La Russie comprend que les USA répugnent à exercer une influence sur leurs alliés au Moyen Orient pour qu’ils donnent ordre à leurs « délégués » en Syrie de se tenir à l’écart du groupe (ex) al-Nosra (al-Qaïda à Sham, nouvellement ré-étiqueté Jabhat Fateh al-Sham). La Turquie a fait savoir qu’elle était d’accord pour collaborer et ordonner à beaucoup de groupes rebelles qu’elle influence directement de rejeter l’unification, d’éviter la fusion proposée par al-Nosra et de prendre leurs distances d’avec les djihadistes, principalement dans la ville d’Alep au nord. Ces groupes reçoivent leur équipement logistique, financier, militaire, médical, leurs traitements médicaux et hospitalisations, l’accès au territoire et les renseignements secrets dont ils ont besoin de leurs sponsors au Moyen-Orient : le tout et toujours via la Turquie.

En fait, beaucoup de ces groupes rebelles ont répondu à l’injonction d’Ankara d’attaquer ISIS et les territoires contrôlés par les Kurdes dans le nord de la Syrie, et ils se sont retirés des environs d’Alep pour rejoindre l’armée turque. D’autres ont exprimé la conviction que « continuer à se battre dans Alep est un objectif inutile ». Des groupes comme ceux de Nureddine Zinki, Faylaq al-Sham, Firqat Halza, Sultan Mourad et Istaqem kama Umert ont tous quitté le front d’Alep et rejeté l’union avec (ex)-al-Nosra ainsi qu’avec un des groupes islamistes les plus importants du nord, Ahrar al-Sham dont la direction est divisée sur ce point particulier. Ces groupes ont fini par recracher la promesse qu’ils avaient faite à (ex) al-Nosra de former ensemble un seul groupe si al-Nosra rompait ses liens avec Qaidat al-Jihad à Khorasan, ce qu’al-Nosra a fini par faire, mais sans obtenir l’union promise et la fusion désirée.

 

11. Inconnu.jpeg

Binali Yildirim, Premier ministre de Turquie

 

De plus, la Turquie a montré sa capacité à changer la politique qu'elle poursuit de longue date à l’égard de Damas. Le Premier ministre, Binali Yildirim, a déclaré : « le président Bachar al-Assad peut être un partenaire dans cette phase de transition ». Le désaccord tactique sur l’avenir d’Assad à la tête de son pays reste une question en suspens, donc non résolue, dont la Russie estime que la solution revient de droit au peuple syrien.

La Turquie est d’accord pour éviter tout contact ou affrontement avec l’armée syrienne, en soutien des rebelles et des djihadistes, principalement autour d’Alep. Ceci laisse (l’ex) al-Nosra pratiquement seul, avec quelques groupes mineurs, autour d’Alep, de Ramouseh et des académies, offrant ainsi une cible parfaite aux forces aériennes russes et US, si ces dernières veulent agir de concert, puisque les djihadistes sont isolés sur ce front.

La Turquie a réussi à obtenir la bénédiction de Washington sur l’engagement de ses forces en Syrie, après cinq ans d’atermoiements et de refus sur la « no-fly zone » si désirée. Erdogan, tenant ferme le manche du rasoir, faisait chanter les États-Unis, inquiets de voir le président turc tomber dans les bras de la Russie, ce qui eût représenté une menace pour l’OTAN. Les USA avaient intérêt à le contenter, de sorte que l’attention soit détournée du rôle qu’il affirme que les USA ont joué et ne sont pas loin d’avoir orchestré dans le putsch de juillet dernier.

Moscou a informé Damas du plan turc, quoi qu’en disent les démentis et les protestations que son ministre des Affaires étrangères a exprimées pour la façade contre l’intervention des forces turques sur son territoire. La Turquie faisait officiellement usage de son droit de « poursuivre les Kurdes du PKK, selon l’accord d’Adana de 1999 signé avec Damas ». En outre, la Turquie chassait ISIS du nord de la Syrie, région où ni Damas ni aucun de ses proches alliés sur le terrain ne souhaitaient s’engager dans un avenir prévisible. La Russie a bien conscience que ni l’armée syrienne ni les « délégués » de l’Iran (Afghanistan, Pakistan, Irak) ni le Hezbollah n’ont l’intention de pousser leurs forces vers Jarablus, al-Bab ou même Raqqah, camp retranché d’ISIS.

La Russie a fait savoir clairement à la Turquie qu’elle ne tolérerait aucune violation de l’accord et aucune escarmouche avec l’armée syrienne, en traçant soigneusement les limites à ne pas dépasser, et elle a promis que sa force aérienne n’hésiterait pas à frapper l’armée turque ou ses « faisant fonction » en cas d’infraction de ce genre.

La Russie a conseillé à la Syrie d’éviter toute objection officielle et tout dépôt de plainte devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, quant à la présence de troupes turques sur son territoire. La Turquie protège des intérêts nationaux, empêche une partition de la Syrie, un possible soulèvement kurde à l’intérieur et un état Rojava à sa frontière, tout en empêchant une future implantation permanente de l’armée US en Syrie.

Moscou a dit à Damas « la Turquie est partante pour rogner les ongles des pieds aux Kurdes, qui s’imaginent que les USA disposent d’une baguette magique capable de leur offrir un état en Syrie sans que personne soulève la moindre objection. L’YPG n’a aucune expérience préalable des armées américaines et de leur capacité à abandonner leurs protégés. L’YPG ne sait pas qu’elles l’abandonneront quand leurs intérêts en Turquie prévaudront, quoique les Kurdes aient laissé des centaines des leurs sur le champ de bataille dans la lutte contre ISIS ».

Il est clair qu’aucun cessez-le-feu n’est possible en Syrie sans l’intervention directe des pays impliqués depuis cinq ans dans la guerre, sans qu’ils s’accordent pour imposer une solution générale et sans que toutes les forces soient réunies contre les djihadistes et tout ce qui fait obstacle à la paix, ISIS compris. La Turquie n’a réussi à obtenir aucun succès significatif sur le champ de bataille, par l’intermédiaire de ses « délégués », si ce n’est pour prendre le contrôle d’Idlib. C’est pourquoi la présence sur le terrain de l’« authentique » (la Turquie) équivaut au limogeage de l’« agent » (la pseudo-opposition syrienne connue sous le nom de « rebelles modérés »), et pourquoi tout succès stratégique significatif contre ISIS ou l’ASL ne peut être obtenu qu’avec l’aide de l’armée turque. Aujourd’hui, dans l'arène syrienne, Ankara ne peut plus se cacher derrière ses groupes d’intérims, puisque les principaux protagonistes ont été démasqués et que leur vrai rôle est connu de tous.

Pour ce qui est des Kurdes, qui représentent quelque chose en Syrie, il faut qu’ils obtiennent un statut proportionné, sans devenir un outil qui serve à dépecer le pays. Comme la situation en Syrie change continuellement, tout pépin qui surviendrait dans l’accord russe poussera les deux superpuissances directement impliquées – les USA et la Russie – a apporter aux Kurdes le soutien nécessaire pour qu’ils entraînent la Turquie dans le bourbier syrien et pour que les complexités du conflit syrien en reviennent à leur point de départ.

 

12. dead-marionettes.jpeg

Qu’en est-il d’ISIS ?

 

Article lié à : Pour Assad, vaincre Al-Qaïda et ses alliés plutôt qu’ISIS est une priorité absolue : ISIS est une marionnette.

 

Cela ne fait aucun doute : le retrait d’ISIS du nord de la Syrie, laissant le champ libre à la Turquie et à ses « délégués », libérera un grand nombre de combattants qui pourront être investis contre l’Armée Syrienne à d’autres endroits comme Kuweires ou le long du désert de Syrie. Mais ces attaques sont attendues. ISIS n’a pas d’autres cibles pour l’instant, occupé qu’il est à rétrécir partout, en Syrie et en Irak. À la fin du compte, la question sera : Qui va en finir avec le camp retranché d’ISIS à Raqqah, avant que ses militants se dispersent ?

Quelqu’un, chez ceux qui prennent les décisions, m’a dit : « Damas et ses alliés n’ont pas l’intention de sacrifier un seul homme pour reprendre le contrôle de Raqqah ». Si les USA, avec tous leurs « proxies », les Kurdes et même la Turquie veulent aller frapper à la porte de Raqqah, ils sont les très bienvenus. Alep, la Syrie centrale et le nord sont beaucoup plus importants. Donc, pas question d'envoyer des soldats s’épuiser contre ISIS, qui n’a plus que ce baroud d’honneur à espérer avant d’être balayé.

On peut donc s’attendre à ce qu’ISIS reste encore un peu là, jusqu’à ce qu’on sache mieux qui s’asseoira sur le trône à Washington. Ce qui devrait retarder la décision quant au sort du territoire encore aux mains du groupe terroriste, jusqu’après février-mars 2017.

 

13. Isis-was-made-in-usa.JPG

 

0. Nouveau Image bitmap.JPG

Source : https://syrianfreepress.wordpress.com/2016/08/31/putin-er...

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 2. These are Dangerous Times.GIF

 

Bruno Guigue, sur Comité Valmy, cafte les merdias français. Bravo. Triple ban pour Bruno Guigue.

Les meilleures perles
des charlatans de la révolution syrienne
Bruno Guigue - Comité Valmy 5 septembre 2016

14. assad_tueur_syrie.jpg

Chochotte, des calembours à c’t’heure ! Bien sûr, Libéra-chions (chacun son tour) est la propriété de MM. de Rothschild, qui n’achètent pas des torchons pour ne pas s’en servir. Ce n’est point parce qu’on a des sous qu’il faut les jeter par les fenêtres.

 

Fiction forgée de toutes pièces, la « révolution syrienne » devait fournir un alibi démocratique au « regime change » planifié de longue date par l’administration US. Comme l’écrit Hillary Clinton dans son fameux email, « la meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad ». Mais pour garantir le succès de cette opération, deux conditions étaient requises. La première, c’est la manipulation des desperados du djihad global, auxiliaires zélés et toujours prêts à l’emploi de l’impérialisme occidental. La seconde, c’est le déferlement d’une propagande destinée à persuader l’opinion mondiale que Bachar Al-Assad est un monstre sanguinaire.

La France s’étant rangée derrière les USA dans cette entreprise de déstabilisation d’un État souverain, une meute de charlatans, depuis 2011, y abreuve de ses affabulations les plateaux télévisés et les colonnes des journaux. Avec le concours de ces plumitifs, un déluge de mensonges s’est abattu sans répit sur la Syrie, ajoutant à la cruauté de cette guerre par procuration l’effet délétère d’une manipulation à grande échelle. Voici une première esquisse, non exhaustive, du florilège de ces impostures. Des experts douteux, des intellectuels vendus et des journalistes serviles y ont excellé depuis cinq ans. Ce sont les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne.

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7542

Retrouvez aussi, régulièrement, Bruno Guigue sur A.S.I. (Arrêt sur Info).

 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

Kyrgyzstan

Cérémonie d’ouverture des Jeux nomades mondiaux 2016

Invité d’honneur : Steven Seagal

(7e dan d’Aïkido et serbe depuis cette année)

 

 

Allez, ne soyons pas chiens. Pas de sectarisme anti-musique !

 


 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

Et au diable l’avarice !

 

Il aurait cent ans

 

 

 

15. chat.gif

 

 

15. chat.gif

 

 

Mis en ligne le 5 septembre 2016

 

 

 

 

 

22:49 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/09/2016

L'arrière-monde religieux des théories économiques

1. usurers in hell.jpg

 

Aline de Diéguez

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL

" La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source. " ( Edward Mandell HOUSE )

3ème Partie
Ultime remontée du courant : De la Banque d'Angleterre à l'empire des Rothschild

 

L'arrière monde religieux des théories économiques

 

" L'argent n'a pas de patrie; les financiers n'ont pas de patriotisme et ils n'ont pas de décence; leur unique objectif est le gain."
Napoléon Bonaparte

 

1 - Jacques Attali, le juifs et le capitalisme
2 - L'alliance du sang et de l'argent
3 - Un arrière-monde biblico-talmudique
4 - L'usure, un sacerdoce
5 - L'usure, l'usurier et l'Eglise
6 - L'arrière-monde religieux des théories économiques contemporaines

 

1 - Jacques Attali, les juifs et le capitalisme

Avant d'en venir à une étude aussi détaillée que possible des conditions dans lesquelles est née la première banque centrale européenne - la banque d'Angleterre - puis à l'analyse de la naissance de la dynastie qui règne sur tout ce qui, de près ou de loin concerne l'argent - la dynastie des Rothschild - il m'a semblé important d'examiner la psychologie de ceux qui se réclament de cette activité à partir d'un exemple concret. On comprend alors à quel point les financiers sont taraudés par un désir d'honorabilité. Il s'agit de briser l'image de l'usurier et du spéculateur avides et de la remplacer par celle d'un gestionnaire vertueux, soucieux de la morale sociale, au service de Dieu, du progrès et du bien-être de l'humanité, et cela par la grâce du prêt à intérêt qui seul serait en mesure d'assurer le financement des investissements et le développement industriel.

Alors que Max Weber avait fait des protestants les créateurs du capitalisme moderne, Jacques Attali rejette vigoureusement cette prétention et attribue au judaïsme l'origine de la pensée économique moderne tout en insistant sur la mise en place d'un capitalisme à fois efficace et éthique.

Pourquoi accorder autant d'importance à Attali? Parce qu'il est le seul à avoir établi un lien direct entre la judéité et l'argent et à s'en être ouvertement félicité. Pour la première fois, on se trouve en face d'une réalité anthropologique. L'activité financière débarque dans la psychologie, dans l'étymologie, dans la sociologie et dans la religion.

C'est pourquoi l'ouvrage Les Juifs, le Monde et l'Argent m'a semblé un document particulièrement éclairant à décortiquer quelque peu, avant d'entreprendre l'analyse, sur un terrain plus factuel, de la manière dont la naissance des banques centrales occidentales est liée aux mythes bibliques, aux injonctions des Talmud et à la psychologie des membres de ce groupe humain.

*

Quel meilleur guide  que l’ancien conseiller du prince à la cour du monarque, François Mitterrand, afin de comprendre pourquoi l’essentiel du système financier mondial se trouve dirigé ou possédé par des représentants du peuple juif ? Dans une longue interview parue dans l’Express  du 10 janvier 2002, Jacques Attali annonce, explicite et défend par avance le thème particulièrement audacieux de son ouvrage – Les Juifs, le Monde et l’Argent – thème qui aurait attiré les foudres sur quiconque aurait osé l’aborder sans bénéficier du parapluie de l’omniprésence médiatique de l’auteur et de sa participation à la communauté dont il analyse les rapports à l’argent.

 

2. Attali-Prince.jpg

 

"Je me suis toujours demandé ce qu'il y avait de fondé dans tout ce qui était raconté, y compris le pire, sur le rapport des juifs au monde et à l'argent. J'ai voulu aborder cette question de front, avec franchise et honnêteté, à travers une longue enquête historique, et ma conclusion est que les juifs ont toutes les raisons d'être fiers de cette partie de leur histoire", écrit-il.

La presse, accoutumée à accabler et à insulter toute démonstration de l'évidence que décrit Attali a accueilli cet ouvrage iconoclaste concernant les relations étroites qui existent entre le judaïsme et le capitalisme, avec une sorte de stupeur indignée et a finalement préféré passer sous silence des propos qui bouleversent les codes véhiculés par les médias officiels.

Même si certaines affirmations prêtent à sourire dans la volonté de l'ancien conseiller du prince de brosser une image d'Epinal des motivations des usuriers ("Certains sages considèrent que prêter aux non-juifs est un devoir, pour les aider à s'enrichir" ), surtout lorsqu'il ajoute candidement: "Comme les prêts sont de très courte durée - un an ou moins - et à des taux d'intérêt très élevés, de l'ordre de 50 à 80%, l'accumulation va très vite" - il n'en demeure pas moins que les quarante premières pages de son ouvrage représentent une contribution anthropologique importante à la compréhension des relations entre le capitalisme et le judaïsme dans sa forme talmudique.

 

2 - L'alliance du sang et de l'argent

Dans un texte intitulé L'usure, axe central de l'histoire du monde, j'ai tenté de brosser le tableau des aléas et des péripéties qui, au cours des siècles ont opposé juifs et chrétiens sur la question socialement et politiquement cruciale du prêt à intérêt, c'est-à-dire de l'usure et j'ai montré que le fondateur du christianisme lui-même avait payé de sa vie sa tentative de lutter contre l'escroquerie des marchands et des changeurs qui sévissaient à l'entrée du Temple de Jérusalem ( Voir: 1 - La colère de Jésus contre les usuriers du temple de Jérusalem ; 2 - A mort, le contestataire du système usuraire du temple !)

Longtemps, le christianisme s'est élevé contre l'usure au nom des principes évangéliques. Gagner de l'argent sans travailler était considéré comme une activité malsaine. Pour saint Ambroise (337-397) "tout ce qui s'ajoute au capital est usure" (Patrologie latine, t. XIV), 778); pour Thomas d'Aquin, "le vol usuraire est un péché contre la justice" (Somme théologique).

En effet, le prêteur s'enrichit par le seul écoulement du temps, qui fait fructifier l'argent considéré comme un bien parmi d'autres, car l'intérêt, écrit Attali, "est la marque de la fertilité de l'argent" et "la richesse, un moyen de servir Dieu". Il en conclut logiquement que "pour un juif, la pauvreté est intolérable", alors que "pour un chrétien, c'est la richesse qui l'est".

La nature humaine étant ce qu'elle est, l'héroïsme moral et l'ascèse des premiers chrétiens qui se refusaient à l'usure, se sont peu à peu fanés et ont fini par pourrir, si bien que les sociétés chrétiennes ont suivi la pente des vices inhérents à leurs pulsions et se sont converties, elles aussi, aux délices du gangstérisme des pratiques usuraires (Voir: 9 - L'Eglise catholique et l'usure)

Mais la partie la plus intéressante de l'ouvrage d'Attali concerne l'analyse étymologique des mots hébreux, ce qu'il appelle joliment un "voyage sémantique": "On ne peut rien comprendre à la pensée juive, en particulier à son rapport à l'argent, si l'on ne s'intéresse pas au sens des choses tel que le révèle la généalogie des mots qui les désignent." (p. 37)

Le rapport du judaïsme au capitalisme est donc lié en profondeur à la structure même de son vocabulaire et la structure de son vocabulaire est liée à sa manière de penser, donc à son identité profonde. C'est pourquoi, écrit l'auteur, il s'agit de "débusquer des points communs entre des mots qui s'écrivent avec les mêmes consonnes" - en hébreu, on n'écrit pas les voyelles - et donc de découvir "des invariants communs" à des faits ou à des actes apparemment étrangers les uns aux autres, par le simple jeu de la vocalisation des voyelles.

J'en viens à l'analyse qu'il fait du mot argent au sens de richesse, présent trois cent cinquante fois dans la Bible et qui s'écrit, précise Attali à l'aide de trois consonnes: KSF. Selon que ces consonnes sont vocalisées avec la voyelle a, e ou o, on obtient le désir, la réclamation d'un dû, l'envie, la nostalgie, le vol, la langueur (devant un désir impossible à satisfaire), l'amour, la passion. Tous ces mots inter-agissent entre eux si bien que consciemment ou inconsciemment, ces sentiments sont en relations non seulement entre eux, mais avec l'argent qui permet de les satisfaire ou de s'en rendre le maître et qui, étymologiquement parlant, figure leur matrice originelle. La Bible l'exprime d'ailleurs en toutes lettres: "L'argent et le désir sont indissolubles et insatiables. " (L'Ecclésiaste, 5-10)

Mais l'argent, c'est aussi la monnaie, c'est-à-dire le numéraire bien concret, celui qu'on tient dans la main et qu'on peut manipuler. Et là, les correspondances sont saisissantes. En effet, l'argent-monnaie au sens de redevance due se dit DaMim et le sang DaM (mais il s'écrit DaMim au pluriel). Sang et monnaies sont donc un seul et même vocable. Attali insiste sur cette rencontre sémantique particulièrement révélatrice - "dangereuse et lumineuse proximité", écrit-il - le mot, DaMim, désignant à la fois l'argent sous la forme de richesse à thésauriser et le sang, car ce liquide, comme l'argent n'est pas réductible à l'unité. Le sang coule, il est abondant et il est bien rare qu'on ne dispose que d'une seule pièce de monnaie. "L'argent, substitut du sang: on asperge l'autel avec le sang (DaM) de l'animal sacrifié acheté avec l'argent (DaMim) de celui qui offre le sacrifice." ( Attali, op.cit., p. 40).

C'est donc au coeur même du vocabulaire hébreu que surgissent tout à coup les tables des "changeurs" et les flots de sang des sacrifices de bestiaux (voir: 4 - Le déroulement des sacrifices dans le temple de Jérusalem) . La superposition du sang et de la monnaie en un même vocable interchangeable ouvre d'un seul mouvement la porte d'accès à la chambre des sacrificateurs et aux usuriers qui tentaient d'extorquer le plus d'argent possible aux pauvres pèlerins qui croyaient que le temple était une "maison de prière" et qui se retrouvaient dans une "caverne de brigands".

Lorsque le temple érigé par Hérode sera détruit, que cesseront les égorgements religieux de bestiaux et que les ruisseaux de sang tariront à Jérusalem, l'argent demeurera orphelin de son lien psychologique avec les sacrifices, c'est-à-dire avec le noyau dur de son rituel. Attali en est conscient : "Le peuple juif, écrit Attali, fait de la monnaie l'instrument unique et universel d'échange, tout comme il fait de son Dieu l'instrument unique et universel de la transcendance." (p. 41)

 

3 - Un arrière-monde biblico-talmudique

Attali est le seul théoricien du judaïsme qui ait lié d'une manière aussi étroite l'omniprésence des juifs dans l'univers de l'argent à leur religion. Il est impossible de comprendre l'évolution du système financier mondial si l'on ignore à quel point le quasi monopole que le peuple hébreu exerce depuis les origines sur son fonctionnement en Occident est lié au contenu de la Bible et des Talmud: "Les deux textes fondamentaux sont le Talmud de Jérusalem, au IVe siècle, et celui de Babylone, au VIe siècle, qui apportent d'énormes innovations, souvent très détaillées, sur l'organisation sociale. (...) Pratiquement tous les problèmes de l'économie moderne y sont traités, qu'il s'agisse de la publicité, de l'environnement, de la fiscalité directe et indirecte, du droit du travail, du droit de grève, de l'héritage, de la solidarité, etc.", affirme Attali dans son interview.

L'auteur insiste sur l'élément dominant de l'identité juive, à savoir le nomadisme - antérieur, évidemment, à l'occupation de la Palestine historique - nomadisme qui a permis aux Hébreux antiques déportés à Babylone et émigrés volontaires à Alexandrie et dans l'empire romain dont ils suivaient les conquêtes des légions, jusqu'à ceux de la dispersion durant des siècles dans toute l'Europe, nomadisme, dis-je qui leur aurait permis d'acquérir une compétence financière et commerciale particulièrement efficace: "Ils inventèrent en particulier le chèque, le billet à ordre, la lettre de change" vante Attali.

 

3. Attali seul.jpg

Internet permet également de rectifier les affirmations d'Attali

 

D'ailleurs la totalité de "l'Israël" de l'époque (environ mille ans avant notre ère) n'avait pas d'existence politique au sens moderne et ne comptait que quelques milliers de fermiers et d'éleveurs nomades. Quant à l'auteur de l'ouvrage capital sur les découvertes bibliques récentes, l'Italien Mario Liverani (La Bible et l'invention de l'histoire, 2003, trad. Ed. Bayard 2008) il conclut que "l'image que l'on se fait de Jérusalem à l'époque de David, et davantage encore sous le règne de son fils, Salomon, relève, depuis des siècles, du mythe et de l'imaginaire romanesque. "(p.208) A l'évidence, ces deux "rois",largement légendaires, ont, certes, existé, mais plutôt comme chefs de bande ou chefs de villages.

Il est plus que probable que lors de leur séjour forcé à Babylone au cinquième siècle avant notre ère, les Judéens ont eu connaissance des techniques financières complexes utilisées par les fonctionnaires des brillants empires mésopotamiens et qu'ils se les sont appropriées.

Or, l'imagination romanesque d'un économiste aliéné par son mythe religieux présente de la horde qui était censée avoir fui la servitude en Egypte le tableau d'un Etat moderne, organisé et policé, bref, le frère jumeau des Etats européens actuels: "Les exigences de la guerre et de l'économie les y poussent. Il faut des impôts, un budget, de la monnaie, des règles de propriété. Dans une impressionnante éclosion de lois et de procédures s'expérimentent certaines des valeurs et certains des principes de l'économie de marché qui serviront de base aux lois de l'Occident pour les trois millénaires à venir" ! (Attali, p. 43) Les biblistes s'arracheraient les cheveux s'ils avaient le courage de lire de semblables sornettes.

D'ailleurs ce n'est pas le seul "emprunt" que les scribes judéens ont fait aux textes et aux dieux des empires voisins. A partir du moment où il est établi que les tablettes de pierre ramenées par le Moïse imaginaire sont une copie d'un épisode semblable emprunté à un dieu babylonien et où les dix commandements sont une reprise du Code babylonien d'Hammourabi, le Pentateuque ou la Torah ainsi que les Livres des Rois deviennent des chapitres d'une vaste épopée imaginaire racontant sur le mode héroïque l'histoire rêvée d'une petite peuplade sans passé glorieux, constamment vaincue ou occupée par de puissants voisins, coincée entre deux fastueux empires - l'Egypte des Pharaons et les empires assyro-babyloniens - il n'existe, évidemment pas de raison de lire ces textes autrement que d'un point de vue symbolique et anthropologique. "Il s'agit de la peinture d'un passé idéalisé, d'une sorte d'âge d'or nimbé de gloire." (Liverani, p.201)

"L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiple; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit", écrivait le Mahatma Gandhi.

 

4 - L'usure, un sacerdoce

Dans sa "légende dorée du judaïsme", Attali insiste constamment sur le rôle de l'argent comme "moyen de servir Dieu", "d'être digne de lui". Il éprouve le besoin de préciser: "A condition que ce soit une richesse créée, une mise en valeur du monde et non pas une richesse prise à un autre. Les biens fertiles (la terre, le bétail) sont donc particulièrement recherchés." Il semble que les riches troupeaux du légendaire patriarche Abraham en route vers le pays de Canaan ou le tableau de la prospérité agricole de Job avant que son Dieu, quelque peu vicieux, le conduise à la ruine, hantent l'imagination d'Attali.

Le Vatican, directement branché sur l'au-delà, comme chacun sait, a reconnu en 2002 que les règles morales prétendument attribuées à Moïse n'ont pas été dictées par Dieu et le professeur Yaïr Zakovitch, spécialiste de littérature biblique à l'université hébraïque de Jérusalem explique que "même la sortie Égypte, sous la conduite de Moïse, ne doit plus être envisagée sous l'angle historique, mais comme une fiction littéraire constitutive d'une idéologie politique et religieuse...", confirmant, si besoin est, les travaux des archéologues américains cités ci-dessus et de l'éminent bibliste italien, Mario Liverani.

Les fouilles archéologiques sont cruelles car la vérité est cruelle: rien de la grandeur mythique d'Israël n'est confirmé. Il faudra donc finir par accepter qu'Abraham, Moïse, Josué, Samuel, les Juges sont des personnages mythiques: mythiques également la sortie d'Egypte, la conquête de Canaan et la chute de Jéricho, mythique le fastueux royaume unifié du roi David, mythiques les splendeurs du palais du roi Salomon, l'homme aux sept cents épouses et aux trois cents concubines ... "L'objectif des auteurs est d'exprimer des aspirations théologiques et non de brosser d'authentiques portraits historiques", écrivent les auteurs de La Bible dévoilée, Les nouvelles révélations de l'archéologie, (p.225) Israël Finkelstein et Neil Asher Silberman.

C'est pourquoi, lorsqu'il quitte l'imaginaire biblique, Attali reprend pied dans la réalité de la spécialisation financière à laquelle les juifs se sont adonnés par goût, par talent ou par contrainte partout où leur nomadisme volontaire les avait conduits, puisqu'ils étaient les seuls, en Europe, à jouer le rôle de prêteurs "l'une des rares activités qui leur sont autorisées au milieu d'un océan d'interdictions professionnelles." Mais, ajoute-t-il, c'était aussi "une obligation: souvent, une communauté n'est tolérée dans une ville que si elle accepte d'assurer ce service".

Dans son ouvrage Deux siècles ensemble, 1795-1995, tome I, Alexandre Soljenitsyne décrit la manière dont les usuriers assuraient leur "service" auprès des populations autochtones: "Ayant appris que les juifs, par goût du lucre , soutiraient du blé lors des beuveries, puis en faisaient derechef de l'eau-de-vie, affamant ainsi les paysans , Derjavine ordonna de fermer leur distillerie dans le village de Liozno. Dans la foulée, auprès de gens simples mais raisonnables , comme auprès des nobles, des marchands et des villageois, il recueillit des renseignements concernant la façon de vivre des juifs , leurs industries, leur façon d'abuser et toutes sortes de ruses et de subterfuges par lesquels ils réduisaient à la famine les pauvres et stupides villageois." (Derjavine, Oeuvres en 9 volumes , Saint Petersbourg. 1864-1883, t.6, pp. 690-691, cité par Soljenitsyne, p. 51, trad. Fayard 2001)

 

4. soljenitsyne.gif

Alexandre Soljenitsyne, vu par David Levine

 

On est loin du goût pour l'exploitation agricole, du bétail et des terres cités ci-dessus et dont les "nomades" juifs auraient été friands! Mais Attali n'est pas à une contradiction près dans sa volonté d'éviter de regarder le réel historique et de se réfugier dans les fumées du mythe biblique.

"Service", "obligation", mais aussi "devoir", Attali vient d'inventer le scoutisme financier. Malgré le "risque d'être haïs pour services rendus", "prêter aux non-juifs est un devoir, pour les aider à s'enrichir". Avec un intérêt annuel de cinquante à quatre-vingts pour cent, il y a peu de chances que l'emprunteur s'enrichisse, contrairement à l'usurier.

On comprend, dans ces conditions, que "pour le peuple juif (...) il n'y a aucune raison d'interdire le prêt à intérêt à un non-juif, car l'intérêt n'est que la marque de la fertilité de l'argent. En revanche, entre juifs, on doit se prêter sans intérêt, au nom de la charité." D'ailleurs, le Deutéronome (23, 20) ne disait-il pas déjà: Tu ne prêteras pas à intérêt à ton frère, qu'il s'agisse d'un prêt d'argent ou de vivres, ou de quoi que ce soit dont on exige intérêt. À l'étranger tu pourras prêter à intérêt, mais tu prêteras sans intérêt à ton frère." Pas de doute, il y a frère et frère! En l'espèce, les chrétiens ne sont pas des "frères".

Nous arrivons au coeur du sujet. Il y a donc des règles pour les juifs et d'autres pour les non-juifs, et cela, d'ailleurs conformément aux prescriptions des textes bibliques et des Talmud qu'Attali suit à la lettre. Quel dommage que notre talmudiste financier ait omis de préciser comment, concrètement s'opèrerait la discrimination ! Un certificat de judéité devrait-il être présenté au guichet des banques? C'est avouer que l'intérêt du prêt est une forme de vol rationalisé et dissimulé sous l'expression "fertilité de l'argent".

Il faut croire Kafka lorsqu'il disait que son oeuvre est comique. Comique La Colonie pénitentiaire, comique Le Procès, comique La Métamorphose.

 

5. Kafka.gif

Franz Kafka, vu par David Levine

 

Kafka nous fournit peut-être une clé de lecture des Talmud à laquelle les non-juifs n'avaient pas pensé, prenant innocemment leur contenu au pied de la lettre! Ainsi, les innombrables conseils sur les moyens de dépouiller les "goïms" et les précisions particulièrement crues sur les pratiques sexuelles auxquelles il est permis aux juifs de se livrer avec des bambins de quatre ans - non juifs, comme il se doit - ou avec des animaux, constitueraient l'ouvrage le plus hilarant de la littérature mondiale, une manière de condensé d'humour au second ou au troisième degré, ou de "théologie de l'absurde", comme il existe un "théâtre de l'absurde".

Dans l'introduction à son Analyse spectrale de l'Europe, le grand connaisseur de l'esprit des peuples, Hermann von Keyserling écrivait: "Le caractère national par lui-même ne garantit à aucune nation une valeur quelconque. On ne peut pardonner à qui exalte un peuple aux dépens des autres, à qui prétend qu'un peuple est supérieur au sens absolu, tandis que les autres seraient inférieurs."

Quant à Sigmund Freud, il insiste, dans le portrait féroce qu'il brosse du Président Woodrow Wilson, sur la puissance d'entraînement d'un homme ou d'un groupe obsédés par un but unique, celui d'imposer au monde l'anomalie psychique de se prétendre d'une essence différente à celle des autres humains et de s'imaginer les chouchous d'une divinité particulière: "Les fous, les visionnaires, les hallucinés, les névrosés et les aliénés ont, de tout temps, joué un grand rôle dans l'histoire de l'humanité (...). Ce sont précisément les traits pathologiques de leur caractère, l'asymétrie de leur développement, le renforcement anormal de certains désirs, l'abandon sans réserves ni discernement à un but unique qui leur donnent la force d'entraîner les autres à leur suite et de vaincre la résistance du monde." (Sigmund Freud, Le Président Wilson)

 

6. Freud.gif

Sigmund Freud, Mary-Hélène Joly

 

Ainsi, "l'abandon sans réserves" d'un groupe volontairement séparé du reste de l'humanité au "but unique" de son destin, celui de reconquérir, après une parenthèse de mille neuf cents ans environ, une des terres les plus anciennement habitées et politiquement organisées de la planète - la ville de Jéricho existait déjà sept millénaires avant que soit détectée l'existence d'un village sur le site de Jérusalem - cet abandon "sans réserves ni discernement" répond de manière troublante à la pathologie psychique que décrivait Sigmund Freud à propos du Président Woodrow Wilson et qui, pour être partagée par un groupe d'individus, n'en demeure pas moins une pathologie.

D'ailleurs, on ne peut que constater que cette pathologie collective a bel et bien vaincu la "résistance du monde" et qu'elle a joué "un grand rôle dans l'histoire de l'humanité", puisqu'elle a non seulement influencé de manière décisive l'établissement et le fonctionnement de tout le système financier, mais qu'elle est devenue le pilier géopolitique de la politique internationale contemporaine.

 

5 - L'usure, l'usurier et l'Église

Dans la pièce d'Alfred Jarry, le père Ubu déclare que "s'il n'y avait pas de Pologne, il n'y aurait pas de Polonais". Parodiant cette tournure, nous pouvons dire que s'il n'y avait pas d'usuriers, il n'y aurait pas d'usure ...et le monde vivrait dans la prospérité. On ne peut donc écarter la psychologie et l'anthropologie de l'analyse économique. Conçu par le cerveau humain, tout système ne fonctionne que grâce aux innombrables petites mains qui le mettent en mouvement.

Or, Jacques Attali se félicite de ce que, durant des siècles, les juifs aient été des usuriers prospères et même qu'ils aient rempli un rôle social irremplaçable. L'analyse des racines théologico-psychiques qu'il développe librement éclaire les mécanismes qui ont permis aux juifs de mettre une grande partie du commerce de l'argent entre leurs mains.

Bien que le quatrième concile de Latran en 1215 ait durement condamné le fait d'acquérir un profit sans travail et sans risque puisqu'il a assimilé le prêt à intérêt, donc l'usure, à un péché mortel, des usuriers chrétiens, les Cahorsins - à l'origine des marchands originaires de la région de Cahors - et les Lombards, originaires du Piémont, furent de rudes concurrents des juifs en Flandres et en Suisse notamment. Ainsi, à Berne, Fribourg, Lucerne, l'achat d'un "privilège" leur permit de tisser un véritable réseau d'établissements gérés par des associés appartenant aux mêmes familles. Partout où les usuriers prennent racine, ils reproduisent ce type de développement par métastases de proche en proche.

 

7. Usuriers.jpg

Les usuriers, Quentin Metsys -1465-1530

 

L'Église a été une marâtre sévère qui a longtemps voué les usuriers chrétiens aux flammes et aux tourments de l'enfer ainsi qu'à l'opprobre public de sa famille, puisque certains diocèses refusaient au défunt une sépulture chrétienne dans le cimetière de la paroisse, lequel en général, entoure l'église du village. La dépouille de Molière, au XVIIe siècle eut encore à subir cette avanie et Voltaire, le pourfendeur des papistes, se confessa en grande pompe à la fin de sa vie afin de ne pas "finir à la voierie".

Mais l'Église sait rétropédaler sur ses principes. Comme en l'absence de toute banque le prêt à intérêt était devenu une quasi nécessité économique avec le développement du commerce et de l'artisanat, devenue une mère bienveillante elle a fini par trouver une solution qui satisfaisait tout le monde: elle inventa le sas du purgatoire. Les usuriers chrétiens repentis et surtout ceux qui avaient alimenté généreusement les oeuvres pieuses du clergé, ne seraient pas automatiquement propulsés dans les flammes de l'enfer et feraient dorénavant un petit séjour de repentance dans un lieu intermédiaire, où ils seraient soumis à une purgation de leurs péchés. Il n'a pas été précisé clairement la localisation de cette sorte de vestibule à deux sorties, puisque l'une pouvait vous propulser dans les cieux au bout d'un temps difficile à évaluer et l'autre vous précipiter dans les flammes infernales en cas de récalcitrance avérée.

Dans la foulée, il a été créé une nouvelle catégorie de péchés, le péché véniel, du latin venia, qui signifie pardon, indulgence, grâce, bienveillance. Un petit péché pardonné d'avance figure désormais à côté des gros péchés mortels.

Depuis lors, le purgatoire a définitivement pris place dans la géolocalisation des stations destinées aux défunts.

Il faut dire que le rôle économique mondial de l'Eglise chrétienne a été particulièrement néfaste. En effet, lorsque l'empereur Constantin (272-327) a décidé d'offrir au nouveau pouvoir religieux le dixième de tous les revenus de l'empire afin de lui permettre de se développer et de financer ses oeuvres de charité, il ne se doutait pas que quelques siècles plus tard, l'église chrétienne détiendrait entre le tiers et la moitié de toutes les terres et de toutes les richesses de l'empire. Le vice de la thésaurisation et de l'avarice s'étaient glissé dans les coeurs et avait pris la place de la charité.

Au lieu de construire des hôpitaux, des écoles ou des bibliothèques ou de recycler l'énorme masse monétaire qui affluait dans ses coffres tant au Vatican qu'à Constantinople, dans des actes charitables qui auraient remis le numéraire en circulation, des dépôts protégés par des murailles de plusieurs mètres d'épaisseur ont été construits afin de mettre l'or et l'argent en sécurité.

L'Eglise catholique officiellement "épouse" mystique d'un Christ prêchant la pauvreté et l'humilité, mais en réalité héritière et continuatrice des Césars romains, se livra tantôt ouvertement, tantôt en tapinois au fameux culte du Veau d'Or. Durant de nombreux siècles, la croix et les pièces d'or, le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel, Jésus et le Veau d'or firent bon ménage dans tout l'Occident chrétien.

Lorsqu'en 1260, Thomas d'Aquin rendit visite au pape Innocent IV, celui-ci voulut l'éblouir et lui présenta toutes les richesses de la papauté. Après avoir admiré ces trésors, Innocent déclara:

" Voyez-vous, mon brave Thomas, je ne peux pas dire comme le premier pape [l'apôtre Pierre] : "Je n'ai ni argent, ni or."

Thomas d'Aquin acquiesça et ajouta:

- Et vous ne pouvez pas dire non plus: "Au nom de Jésus-Christ, lève-toi et marche!"

La condamnation des fabuleuses richesses d'une papauté dévergondée, jouisseuse et avide de plaisirs, d'évêques et de cardinaux ignorants et arrogants, vivant dans une pompe ostentatoire, figure en bonne place parmi les griefs des Réformateurs allemands. Luther et tous les protestants allemands s'élevaient d'abord contre le luxe des dignitaires de l'Église et dénonçaient violemment le commerce des indulgences, véritable pompe à finances du Vatican.

 

6 - L'arrière-monde religieux des théories économiques contemporaines

Dans son ouvrage intitulé Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations , paru en 1776), l'économiste anglais du XVIIIe siècle, Adam Smith, le théoricien de la fameuse "main invisible du marché" censée assurer la régulation heureuse des activités humaines, plaçait la cupidité au coeur de toute activité industrielle et marchande. Ainsi, il écrivait que "ce n'est que dans la vue d'un profit qu'un homme emploie son capital." Car "il tâchera toujours d'employer son capital dans le genre d'activité dont le produit lui permettra d'espérer gagner le plus d'argent."

L'homme vu par Adam Smith est non seulement cupide, mais égoïste et ignorant: "A la vérité, son intention n'est pas en cela de servir l'intérêt public", car "il ne sait pas jusqu'à quel point il peut être utile à la société".

Eurêka, c'est là que la "main invisible" prend la direction des opérations: "L'homme se trouve conduit par une main invisible à remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions . (...) Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière beaucoup plus efficace pour l'intérêt de la société que s'il avait réellement pour but d'y travailler".

 

8. main invisible.gif

La main invisible du marché

 

La "loi du marché" n'est donc nullement une loi économique, mais un avatar de la psychologie. Elle est la résultante de la somme des désirs, des vices et des intérêts divergents des différents acteurs de l'économie.

La somme des égoïsmes individuels est donc censée produire une société dont le fonctionnement idéal ferait le bonheur de l'humanité. On aboutit à un mélange curieux de pessimisme sur la nature humaine qui n'est pas sans rapport avec l'Épître aux Romains de Saint Paul et d'optimisme sur les conséquences des vices dénoncés avec lucidité.

Dans l'épître de l'apôtre des Gentils, Paul de Tarse, brossait déjà un portrait peu flatteur de la condition humaine . Il y accusait les hommes d'être "remplis de toute espèce d'injustice, de perversité, de cupidité, de méchanceté ; pleins d'envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de perfidie; rapporteurs, calomniateurs, ennemis de Dieu, insolents, orgueilleux, fanfarons, ingénieux au mal, indociles aux parents, sans intelligence, sans loyauté, sans cœur, sans pitié." (1-28-31).

Il y a fort à parier qu'en bon Anglais du XVIIIe siècle nourri de la Bible, celle-ci constituait l'arrière-monde d'Adam Smith. Néanmoins, il faut une grosse dose d'optimisme pour fonder l'économie d'une nation sur le fonctionnement d'une société mystérieusement auto-régulée au moyen même des vices de ses participants.

Or, la notion d'harmonie des intérêts et de l'équilibre heureux et spontané des sociétés, évoque également la Théodicée (1710) de Leibniz (1646-1716) . L'auteur y exposait déjà la théorie selon laquelle des "lois naturelles" gouverneraient la vie des hommes. Une théodicée (du grec theou dikè signifie la "justice de Dieu") présente le projet de justifier la marche harmonieuse de l'histoire conduite par un "Dieu totalement bon" et réputé "tout-puissant" alors que, dans le même temps, chacun peut constater que la malice, la méchanceté, l'avidité, la ruse, la cupidité et le malheur sous toutes ses formes sont le lot quotidien de l'humanité.

Voltaire s'est moqué de cette vision du monde dans son Candide ou l'optimiste, paru en 1759, soit dix-sept ans avant les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations d'Adam Smith.

Une formule lapidaire d'un autre philosophe, Hobbes, résume la situation: "L'homme est un loup pour l'homme", reprenant une partie de la locution de Plaute dans sa Comédie des Anes.

Il n'y a là rien de nouveau sous le soleil et cette description pourrait parfaitement s'appliquer au monde d'aujourd'hui. Les conséquences de la rapacité des acteurs de l'économie, loin d'avoir un effet d'équilibre harmonisateur tel qu'annoncé par la théorie sont, au contraire, désastreuses pour l'économie et pour la société. Les théoriciens de l'économie libérale qui, depuis la chute du marxisme est devenue la nouvelle religion planétaire, continuent cependant de se réclamer ouvertement des principes exposés par Adam Smith. "Enrichissez-vous par tous les moyens", clament-ils, reprenant la douce mélodie du "Enrichissez-vous" de Guizot..

Mais Adam Smith n'a évidemment jamais imaginé un marché dans lequel le bien principal des échanges serait l'argent et surtout pas un argent virtuel. L'économie de marché dans laquelle la poursuite égoïste des intérêts particuliers de tous les membres de la société formerait miraculeusement une gerbe harmonieuse appelée "intérêt général" ne pouvait s'appliquer, dans l'esprit d'un philosophe du XVIIIè siècle, qu'à des échanges de biens réels.

L'originalité de la conception d'Adam Smith est qu'elle semble opérer une synthèse entre le pessimisme des Voltaire, des Hobbes et des Saint Paul, d'une part, et l'optimiste de Leibniz et de sa Théodicée, d'autre part : les hommes sont certes méchants et surtout cupides, mais grâce à une providentielle "main invisible" , l'ensemble de leurs vices et de leurs malices, mystérieusement malaxés dans on ne sait quels souterrains d'un "psychisme de groupe" virtuel, serait censé "providentiellement " aboutir à un fonctionnement harmonieux et prospère des sociétés.

La situation actuelle de l'économie mondiale révèle plutôt qu'en fait d'harmonie, les mains bien visibles des tenanciers cupides de la finance internationale sont en train de conduire la planète entière au bord du gouffre.

Mais on ne peut isoler les Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations de l'ensemble de l'œuvre philosophique d'Adam Smith. Dans son Histoire de l'astronomie, c'est au divin et notamment au dieu grec Jupiter (ou Zeus) que se rapporte le pouvoir de disposer d'une "main invisible" : "Dans toutes les religions polythéistes (…) ce sont seulement les événements irréguliers de la nature qui sont attribués au pouvoir de leurs dieux. Les feux brûlent, les corps lourds descendent et les substances les plus légères volent par la nécessité de leur propre nature; on n'envisage jamais de recourir à la "main invisible de Jupiter" dans ces circonstances. Mais le tonnerre et les éclairs, la tempête et le soleil, ces événements plus irréguliers sont attribués à sa colère. "

On retrouve cette même expression dans sa Théorie des sentiments moraux: "Les riches (…) ne consomment guère plus que les pauvres et, en dépit de leur égoïsme et de leur rapacité naturelle (…) ils sont conduits par une main invisible à accomplir presque la même distribution des nécessités de la vie que celle qui aurait eu lieu si la terre avait été divisée en portions égales entre tous ses habitants ; et ainsi, sans le vouloir, ils servent les intérêts de la société et donnent des moyens à la multiplication de l'espèce."

Il faut donc d'autant moins s'étonner que la "main invisible" du marché soit impuissante à régler harmonieusement les sociétés , comme le prouve l'état actuel de l'économie libérale, que pour Adam Smith lui-même il ne s'agissait donc nullement d'une notion économique - bien que d'innombrables économistes se soient acharnés à essayer d'en préciser le sens et les contours - mais d'une métaphore théologique servant à désigner une force occulte, une vague et indistincte puissance divine.

Dans sa Théorie des sentiments moraux, la "main invisible" est un instrument de régulation et de maîtrise des passions, donc le contraire même du laisser-aller moral aux vices et à la cupidité tel que le pratique aujourd'hui le capitalisme financier débridé que permet la dématérialisation de la finance actuelle. Le succès de cette expression religieuse s'explique par le confort psychologique et la bonne conscience qu'elle offre à des thuriféraires ignorants et absous d'avance de leurs propres turpitudes.

On voit à quel point la psychologie et l'anthropologie sont consubstantielles à toute analyse économique.

 

7 - Panorama mondial en guise de conclusion

"Lorsque le gouvernement de l'ancienne Égypte s'effondra, quatre pour cent de la population possédait toute la richesse.

"Lorsque la civilisation babylonienne bascula, trois pour cent de la population possédait toute la richesse.

"Lorsque l'ancienne Perse fut détruite, deux pour cent de la population possédait toute la richesse.

"Lorsque la Grèce antique tomba en ruines, la moitié d'un pour cent de la population possédait toute la richesse.

"Lorsque l'empire romain s'écroula deux mille personnes possédaient toute la richesse du monde civilisé.

"Puis suivit l'âge sombre d'où le monde ne sortit que lorsque les richesses ne furent plus aussi concentrées.

"Aujourd'hui, moins d'un pour cent de la population des États-Unis contrôle quatre-vingt dix pour cent de la richesse du pays.

Cité par R. Maguire , dans Money Made Mysterious, American Mercury Magazine, New-York, 1958.

 

9. Aldous-Huxley.jpg

 

*

 

(à suivre) : La création des banques centrales

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos/arriere-monde/arriere_monde.htm

 

 

 

 

Mis en ligne le 4 septembre 2016.

 

 

 

 

 

17:08 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |