28/08/2014

TOGETHER

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Together

 

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Une seule guerre – de plus de cent ans – sur tous les continents.

Le réalisateur syrien Joseph Al-Ahmad a produit ce clip pour rappeler qu’il n’y a qu’une seule et unique guerre au Venezuela, au Donbass et au Levant, perpétrée par un seul et unique ennemi : l’impérialisme anglo-saxon.

 

 

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La stratégie russe face à l’impérialisme anglo-saxon

Le début du basculement du monde

par Thierry Meyssan

L’agression des Anglo-Saxons contre la Russie prend la forme d’une guerre financière et économique. Cependant Moscou se prépare aux hostilités armées en développant l’autarcie de son agriculture et en multipliant ses alliances. Pour Thierry Meyssan, après la création du califat au Levant, Washington devrait abattre une nouvelle carte en septembre à Saint-Petersbourg. La capacité de la Russie à préserver sa stabilité intérieure déterminera alors la suite des événements. 

 

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L’Organisation de coopération de Shanghai représentera, à partir de son élargissement probable en septembre 2014, 40 % de la population mondiale

 

L’offensive menée par les Anglos-Saxons (États-Unis, Royaume-Uni et Israël) pour dominer le monde se poursuit sur deux lignes simultanées : à la fois la création du « Moyen-Orient élargi » (Greater Middle East) en attaquant simultanément l’Irak, la Syrie, le Liban et la Palestine, et la séparation de la Russie de l’Union européenne à travers la crise qu’ils ont organisée en Ukraine.

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 Source : http://www.voltairenet.org/article185021.html

 

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focus

John McCain, le chef d’orchestre du «printemps arabe », et le Calife

par Thierry Meyssan

Chacun a remarqué la contradiction de ceux qui qualifiaient récemment l’Émirat islamique de « combattants de la liberté » en Syrie et s’indignent aujourd’hui de ses exactions en Irak. Mais si ce discours est incohérent en soi, il est parfaitement logique au plan stratégique : les mêmes individus devaient être présentés comme des alliés hier et doivent l’être comme des ennemis aujourd’hui, même s’ils sont toujours aux ordres de Washington. Thierry Meyssan révèle les dessous de la politique US à travers le cas particulier du sénateur John McCain, chef d’orchestre du « printemps arabe » et interlocuteur de longue date du Calife Ibrahim.

 

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Barack Obama et John McCain sont-ils des adversaires politiques comme ils le prétendent ou collaborent-ils ensemble à la stratégie impérialiste de leur pays ?

 

John McCain est connu comme le chef de file des républicains, candidat malheureux à la présidence états-unienne, en 2008. Ce n’est, nous le verrons, que la partie de sa biographie réelle, celle qui lui sert de couverture pour conduire des actions secrètes au nom de son gouvernement.

Lorsque j’étais en Libye durant l’attaque « occidentale », j’ai pu consulter un rapport des services de renseignement extérieur. On pouvait y lire que l’Otan a organisé, le 4 février 2011 au Caire, une réunion pour lancer le « printemps arabe » en Libye et en Syrie. Selon ce document, elle était présidée par John McCain. Le rapport détaillait la liste des participants libyens, dont la délégation était conduite par le numéro 2 du gouvernement de l’époque, Mahmoud Jibril, ayant brusquement changé de bord à l’entrée de cette réunion pour devenir le chef de l’opposition en exil. Je me souviens que, parmi les délégués français présents, le rapport citait Bernard-Henry Lévy, bien qu’officiellement celui-ci n’ait jamais exercé de fonction au sein du gouvernement français. Bien d’autres personnalités participaient à ce symposium, dont une forte délégation de Syriens vivant à l’étranger.

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 Source :  http://www.voltairenet.org/article185073.html

 

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ISIS : Made in Washington, Riyadh et Tel Aviv

Il y a eu plus d’un Dr. Frankenstein à fabriquer ce monstre.

par Justin RAIMONDO – Antiwar.com – I.C.H.

26 août 2014

On est en train de nous vendre l’État Islamique en Irak et en Syrie (ISIS) comme la toute nouvelle menace pour la patrie américaine. Les hystériques en pleine crise de nerfs désignent Chicago comme leur prochain lieu d’attaque et tout le monde nous dit – du Président jusqu’au dernier des porte-coton – que si nous ne les attaquons pas – c. à d. si nous ne retournons pas en Irak (et même si nous n’allons pas jusqu’en Syrie) pour les en déraciner – ils ne tarderont pas à prendre pied sur les rives américaines.

Comment ce scénario est-il supposé se dérouler ? Eh bien, voyez-vous, ce monstre qui a décapité James Foley avait un accent britannique, et des rapports font état de pas qu’un peu d’Anglais (et d’Américains) en route vers la Syrie pour y combattre au nom d’ISIS. Si bien que ces djihadistes « internationalistes » pourraient tout à fait prendre un avion pour rentrer chez eux, en Grande Bretagne et aux USA, où un nouveau 9/11 ne tarderait pas à se produire.

 

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Made in Hollywood

 

Mettons de côté la déclaration du FBI, selon laquelle les Américains à l’étranger peuvent courir quelque danger indéterminé, mais que l’ISIS ne représente pas une « menace crédible » pour le continent nord-américain. Si nous prenons au sérieux la propagande de guerre « ISIS nous menace sur notre sol », nous devons alors croire que les services répressifs occidentaux, avec tous les outils dont ils disposent – y compris la surveillance à peu près totale de toutes les communications téléphoniques et via Internet – n’ont aucune idée de quels personnages douteux ont voyagé vers la Syrie en passant par, mettons, New York et Londres, et sont impuissants à empêcher leur retour.

En bref, il nous faut encore envahir un pays (ou deux) de plus parce que nos précautions sécuritaires post 9/11 sont pratiquement inexistantes, en dépit des milliards sans nombre dépensés à les élaborer.

Ça peut-il réellement être vrai ?

Si nous prenons un peu de recul vis-à-vis de l’hystérie générée par la décapitation du journaliste US James Foley, il est clair que ce nouveau croquemitaine est la création des États-Unis et de leurs alliés dans la région.

 

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Les Myrmidons (fourmis) « nés de la terre ».

 

ISIS n’a pas juste jailli de la terre comme quelque version islamique des Myrmidons de la fable : il leur a fallu de l’argent, des armes, de la logistique, une infrastructure de propagande et des contacts internationaux pour atteindre le niveau relativement élevé d’organisation et de létalité qu’ils ont atteint en si peu de temps. Qui leur a fourni ces atouts ?

Ce n’est pas un secret : L’Arabie saoudite, le Qatar et les autres états du Golfe riches en  pétrole les ont patronnés et financés d’un bout à l’autre. Le prince Bandar ben Sultan, jusqu’à très récemment chef de l’espionnage du royaume des Saoud - et toujours chef de son Conseil National de Sécurité – a été un de leurs plus importants commanditaires. Le Qatar et les états du Golfe ont également été très généreux dans leur soutien aux djihadistes syriens, qui étaient trop « radicaux » pour que les États-Unis les soutiennent ouvertement. Quoique des pressions de Washington – qui ne se sont exercées que très récemment – les aient paraît-il obligés à mettre fin à ces aides, ISIS est maintenant un fait accompli, et qui peut prétendre que les aides se sont évaporées et ne continuent pas tout simplement à être acheminées par des voies souterraines ?

Si la responsabilité de Washington dans le succès d’ISIS est moins directe, elle n’en est pas moins accablante.

Les USA ont été de facto les alliés des groupes qui ont fini par fusionner pour former l’ISIS, à partir du moment où le président Obama a déclaré (que) Bachar el-Assad de Syrie « doit partir » et que Washington a commencé à financer les groupes rebelles syriens dont la composition et les dirigeants n’ont cessé de fluctuer. En finançant l’Armée Syrienne Libre (ASL) - nos islamistes syriens « approuvés » - cette administration a travaillé activement à défaire les seules forces capables d’extirper ISIS de son nid syrien. Des millions de dollars ont été officiellement injectés dans l’ASL. Et combien secrètement ?  Combien de tout cela a débordé dans les coffres de l’ISIS, à la faveur des constantes transformations des groupes rebelles caméléons qui désertaient de l’ASL ? Ces déserteurs ne partaient pas tout simplement et basta : ils rejoignaient des milices islamiques plus radicales – et militairement plus efficaces – dont certaines ont sans aucun doute trouvé le chemin  de l’ISIS.

Combien de cadres de l’ISIS, qui ont débuté à l’ASL, ont-ils été formés, équipés et entraînés par des « conseillers » américains en Jordanie voisine ? Nous n’aurons jamais la réponse exacte à cette question, mais leur nombre n’est certainement pas zéro – et ce reportage de Mother Jones montre clairement que, au moins sous le duo Clinton-Petraeus, le processus de « contrôle » était une vaste blague. En outre, le sénateur Rand Paul (Rep. Kentucky) a probablement mis le doigt sur quelque chose, quand il  s'en est pris à Hillary en affirmant que certaines des armes pillées dans les arsenaux de Kadhafi ont sans doute fini dans les mains des « rebelles » syriens. Il reste, après tout, la question sans réponse de savoir d’où a bien pu partir ce « bateau caritatif », l’El Entisar, qui a apporté de l’« aide humanitaire » aux rebelles de Syrie, à leur quartier général de Turquie.

Deuxièmement, le soutien non déguisé apporté par les États-Unis à certains des groupes rebelles a sûrement dû les détacher de l’ASL pour les jeter dans les bras de l’ISIS. Quand il est devenu clair que Washington n’allait pas fournir de soutien aérien aux actions des rebelles sur le terrain, ces types ont quitté l’ASL en foules et sont allés grossir les rangs de groupes qui ont fini par s’agréger à l’ISIS.

Troisièmement, l’associé tacite dans tout cela a été, c’est évident, Israël. Bien qu’il n’y ait pas de preuves d’un soutien direct de la part d’Israël, les déclarations publiques de plusieurs de ses représentants officiels montrent bien que Tel Aviv ne voit pas l’intérêt de s’opposer en quoi que ce soit à l’ISIS, sauf, bien sûr, si c’est pour pousser Washington à s’enfoncer plus profondément dans le bourbier syrien.

Lors d’un récent événement public qui s’est tenu à l’Institut Aspen, l’ex-ambassadeur israélien aux États-Unis, Michael Oren, a déclaré sans prendre de gants que dans tout affrontement entre les djihadistes sunnites et leurs « ennemis » chi’ites iraniens, les premiers étaient le « moindre mal ». Ce sont tous des « mauvais » a dit Oren, « nous avons toujours voulu que Bachar s’en aille ; nous avons toujours préféré les mauvais qui n’étaient pas soutenus par l’Iran, aux mauvais qui étaient soutenus par l’Iran ». L’année dernière, Sima Shine, ministre des Affaires stratégiques d’Israël, a déclaré :

« L’alternative, par laquelle [Assad tombe et] les djihadistes affluent en Syrie n’est pas bonne. Nous n’avons pas de bonne option en Syrie. Mais qu’Assad reste avec les Iraniens est la pire. Son éjection mettrait une pression énorme sur l’Iran. »

Rien de tout ceci ne devrait surprendre quiconque a suivi les machinations d’Israël dans la région. C’est depuis longtemps de notoriété publique que les Israéliens se sont tenus très près de la ligne de touche de la guerre civile syrienne, se pourléchant les babines et comptant bien qu’il n’y aurait « pas d’issue », selon les termes d’un article du New York Times.

Le but d’Israël dans la région a toujours été de manigancer autant de conflits et de chaos que possible, de diviser les musulmans de façon qu’aucun de ses voisins arabes ne soit en mesure de le remettre en question et de réserver ses attaques les plus violentes à l’Iran. Comme l’ex-ambassadeur Oren l’a si impudemment reconnu -  tout en admettant du bout des dents l’abomination que sont l’ISIS et Al Qaeda - le différend d’Israël n’est pas avec les Arabes mais avec les Perses, que les Israéliens redoutent et haïssent, et dont la destruction a été leur objectif numéro un depuis les jours d’Ariel Sharon.

Que des gens s'ébahissent encore de ce que nos alliés au Moyen Orient aient fabriqué de toutes pièces les forces radicales sunnites me dépasse. Parce que telle a été la politique de facto des États-Unis depuis l’administration Bush, qui a commencé à recruter des « alliés » dans la région sunnite, pour en faire le pivot du « soulèvement » irakien. Tout cela a fait partie intégrante de ce qu’on a appelé le « virage sunnite », ou le « changement de cap », comme l’a qualifié Seymour Hersch, ce qui, comme j’en ai prévenu en 2006, allait devenir la stratégie choisie par Washington pour s’occuper de ce qu’ils appelaient « le croissant chi’ite », le territoire en forme de croissant, couvrant l’Iran, l’Irak, la Syrie et les parties du Liban sous contrôle du Hezbollah, que les neocons ont commencé à désigner comme «La Nouvelle Grande Menace » aussitôt après la chute de Saddam Hussein.

L’orientation pro-sunnite des décideurs politiques n’a pas été inversée par le changement d’administration, au contraire, elle est passée à la surmultipliée, particulièrement après le si vanté « printemps arabe ». Hillary Clinton, alors Secrétaire d’État, et David Petraeus, qui devait encore se déshonorer et était toujours directeur de la CIA, se livraient à un lobbying intensif pour qu'on accorde encore plus de soutien aux rebelles syriens. Le « virage sunnite » prit un tour fatal quand les Trois Harpies de l’Apocalypse – Hillary, Suzan Rice et celle qui est maintenant ambassadrices des États-Unis à l’ONU, Samantha Power – se mirent à harceler Obama pour qu’il poursuive un changement de régime en Libye. Dans ce cas précis, les USA et leurs alliés de l’OTAN ont joué le rôle des forces aériennes de la milice islamiste. Tout en lui fournissant des armes sur le terrain et un soutien diplomatique sur le plan international.

 

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Les « Trois Harpies de l’Apocalypse »

 

Mieux encore, au moment où la Libye implosait sous l’effet de sa « libération », les néocons et leurs alliés « libéraux » interventionnistes du Parti Démocrate – et des échelons supérieurs de l’administration Obama – manigançaient un autre fatal « virage sunnite », cette fois en Syrie, en multipliant, là aussi, les aides aux djihadistes. Cédant à ces pressions, l’administration Obama décida de lancer ses accusations de gaz toxiques qu'aurait utilisés Assad contre les rebelles, et d'intervenir directement par une campagne de bombardements calquée sur celle qui avait si bien réussi en Libye. Sauf qu’un énorme tollé public l'arrêta.

L’ISIS n’aurait jamais pu être consolidé dans la forme qu’il a prise aujourd’hui, sans le désastre stratégique du « virage sunnite » de Washington. Alors que les États–Unis peuvent avoir des raisons de regretter cette stratégie écervelée, mais c‘est maintenant beaucoup trop tard, je n’ai pas l’impression que nos « alliés » dans la région, Israël inclus, soient prêts à changer leur fusil d'épaule pour complaire à Obama.

L’an dernier à cette époque-ci, Vladimir Poutine a très publiquement mis en garde contre le scénario qui est précisément en train de se dérouler au Moyen-Orient :

« Si Assad s’en va aujourd’hui, il y aura un vide politique. Qui le remplira ? Peut-être ces organisations terroristes. Personne ne le souhaite – mais comment l’éviter ? Après tout, ils sont armés et agressifs. »

Maintenant que la prédiction de Poutine s’est réalisée, nous sommes trop occupés à l’attaquer en Ukraine - et à rêver du jour où nous pourrons lui faire ce que nous avons fait à Assad - pour le reconnaître. Mais on peut entendre les rouages de notre machine à décider politique grincer leurs protestations, tandis que Washington, faisant abruptement volte-face, s’apprête à coopérer avec Assad – récemment encore dénoncé comme le dernier avatar d’Adolf Hitler – et à lui livrer des informations permettant à l’Armée syrienne de frapper les positions de l’ISIS.

Nous avons toujours été en guerre avec l’Eurasie. Ou est-ce l’Estasie ? Je ne sais plus.

La leçon de tout ceci ?

Quelle toile d'araignée emmêlée nous tissons quand nous nous mêlons d’intervenir. Et de tromper – car cette administration ne s’est pas contentée de mentir aux Américains sur la nature des « libérateurs » syriens que nous financions avec l’argent de leurs impôts, ils se sont aussi trompés eux-mêmes. Le virage sunnite les a frappés de plein fouet, et avec quelle force !

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Oncle Hubris

 

Les anciens Grecs avaient un mot pour le péché particulier commis par notre classe politique : ils l’appelaient hubris – c’est une mentalité générée par l'illusion que les humains peuvent défier les dieux et s’en tirer. Mais les dieux de l’Olympe avaient une manière à eux de donner à ces malfaiteurs le salaire qu'ils méritaient : ils leur envoyaient la déesse Némésis pour venger le sacrilège, et elle était implacable dans sa poursuite. Le mot nemesis en est venu à signifier pour nous « l’agent inéluctable de la perte de quelqu’un ou de quelque chose », ce qui est une explication aussi exacte qu’on en trouvera jamais des origines de l’ISIS.

Oui, les anti-interventionnistes nous avaient prévenus. Et maintenant, quoi ? Que doivent faire les États-Unis avec les gens de l’ISIS, aujourd’hui qu’ils se sont emparés de plus de la moitié de la Syrie et d'un tiers de l’Irak ?

La réponse est : laisser Assad, les Iraniens, les Turcs et, oui, les Russes s’en occuper, puisqu’ils sont les états les plus directement menacés par la croissance du soi-disant État Islamique. Pourquoi ferions-nous leur guerre à leur place ? Contrairement aux appels hébéphréniques à l’intervention, lancés par le Parti de la Guerre, l’inaction de notre part est la clé de la destruction de l’ISIS. Le grand Caliphe de l’État islamique n’aimerait rien tant que pouvoir présenter l’ISIS comme le vaillant champion qui s’oppose au retour des USA dans la région. Ce serait une fracassante victoire propagandiste pour eux que de pouvoir se présenter sous ce jour, dans ce contexte, dont le résultat serait une campagne internationale de recrutement capable de reconstituer les rangs de l’Armée Islamique au fur et à mesure que des centaines se feraient tuer par les drones et les frappes de missiles US.

En laissant la nature suivre son cours et en permettant aux voisins prédateurs de l’Irak d’engloutir les restes calcinés du pays que nous avons détruit, nous pouvons résoudre un problème que nous avons créé, non sans encourir le coût inévitable de notre erreur initiale, qui fut d’envahir l’Irak pour commencer.

L’ISIS fait tout un plat d’avoir mis fin, selon ses dires, aux accords Sykes-Picot, qui avaient divisé la région en fonction des intérêts britanniques et français à la fin de la Première guerre mondiale. Ayant proclamé son « état islamique », l’ISIS prétend avoir détruit le statu quo et effacé militairement – mais surtout, selon toute apparence, symboliquement -  la frontière entre la Syrie et l’Irak. La prétention est risible. Une « armée » disparate de peut-être 17.000 combattants ne peut pas avoir accompli ce qu’elle a fait sans une aide extérieure considérable, non seulement des Qataris et des Saoudiens, mais aussi, très décisivement, de Washington.

C’est nous qui avons aboli les accords Sykes-Picot en détruisant l’État irakien. Le processus a été complet quand Washington s’est ensuite allié aux tribus sunnites dans le vain espoir  d’éviter l’éclatement de l’Irak et de chasser Al Qaeda du pays. Ce qui est arrivé, au contraire, c’est que les autres tribus sunnites, de l’autre côté de la frontière-désormais-virtuellement-non-existante, sont descendus dans l’arène irakienne pour y combattre le gouvernement de Bagdad et ses soutiens américains.

L’ISIS n’a pas pulvérisé les accords Sykes-Picot : c’est nous qui l’avons fait, et maintenant, il nous faut vivre avec les conséquences. Némésis a pris sa livre de chair.

La meilleure solution, à présent, est d’apprendre la leçon que tout enfant doit apprendre s’il veut entrer dans l’âge adulte pas seulement au sens physique : nos actes ont des conséquences. Appliquée au Moyen Orient, cette leçon ne peut signifier qu’une chose : il nous faut en sortir et rester dehors.

[ ISIS = bien entendu EIIL : http://www.liberation.fr/monde/2014/06/25/isis-isil-daech-dawla-eiil-comment-appeler-les-jihadistes-en-irak_1048408 N.d.GO ]

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

Justin Raimondo est le rédacteur en chef d’Antiwar.com et agrégé supérieur de recherche à l’Institut Randolph Bourne. Il est aussi rédacteur à l’American Conservative et publie une colonne mensuelle dans Chronicles. Il est l’auteur de Reclaiming the American Right: The Lost Legacy of the Conservative Movement(Center for Libertarian Studies, 1993; rééd. Intercollegiate Studies Institute, 2000),et de An Enemy of the State : The Life of Murray N. Rothbard (Prometheus Books, 2000).

 

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Grain de sel des Grosses Orchades :

« Pourquoi ferions-nous leur guerre à leur place ? »

Malgré tout le respect qu’on a pour Raimondo, ce n’est pas « leur » guerre, mais celle voulue, déclenchée et en train d’être perdue par Washington. Et on ne voit pas ces pays combattre l’ISIS sans avoir à combattre aussi les initiateurs du désastre, autrement dit sans en finir avec l’oligarchie dite « occidentale » comme le résume clairement Joseph Al Ahmad dans le clip vidéo ci-dessus.

Si Justin Raimondo croit que les USA et leurs complices pourront se laver les mains des conséquences de leurs actes en arrêtant simplement leurs méfaits, il rêve. Cela ne dépend même pas de la volonté de ceux qui les affrontent : la machine est en marche et rien ni personne ne pourrait l’arrêter. Est-ce qu’on arrête les avalanches ? Appelons-la Némésis si nous y tenons, pourquoi pas ?

 

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(Mais on ne savait pas qu’elle était de la famille Shylock.)

Quant à « dans le vain espoir d'éviter l'éclatement de l'Irak et de chasser Al Qaeda»... il ne nous fera jamais partager sa douce croyance, Justin.

 

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L’USAID persiste et même signe :

 

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Après l’affaire ZunZuneo – vous savez, le twitter cubain made in Costa Rica – on pouvait croire que l’USAID allait adopter profil bas ou à tout le moins se faire un peu discret. Mais ce serait mal connaître l’Oncle Hubris et ses missi dominici. Voilà qu’ils remettent ça en Serbie :

USAID se vante de faire pression sur le gouvernement serbe

Selon l'agence de presse serbe Tanjug, les ONG ont joué un rôle actif dans le dernier remaniement du gouvernement d'Ivica Dačić, dans lequel 11 des 21 ministres ont été remplacés et le parti Régions unies de Serbie (URS) a été exclu de la coalition au pouvoir. Les Campagnes des organisations de la société civile (CSOs) ont contribué selon l'agence à l'éviction de personnalités comme les ministres de l'éducation et de la culture, ainsi que ces associations s'en sont elles-mêmes vantées, lors d'une réunion à Belgrade le mercredi 27 août

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Source : http://atlasalternatif.over-blog.com/article-press-124452...

 

Le blog Atlas Altern est animé par Frédéric Delorca, qui est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages publiés principalement par les éditions du Cygne. C’est ici  (il faut cliquer dessus pour les agrandir) :

http ://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-fr...

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Holocauste chic

(ou à force de banaliser les nazis…)

Zara, le géant du prêt-à-porter d’Espagne, vient de provoquer un joli scandale en mettant en vente un pyjama « holocauste » pour enfants :

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Les clients n’ont pas trouvé drôle du tout l’idée d’affubler des gosses d’un uniforme de camp de la mort, et ils l’ont fait savoir.

Chez Zara, on s’est confondus en excuses et en explications bricolées à la va-vite, croquis à l’appui : le pyjama ferait partie d’une série de « la collection Wild West pour enfants » et aurait été inspiré par le personnage du shérif dans les Westerns. C‘est vrai que les shérifs ont aussi une étoile…

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« Hé, Zara, tu en as vu beaucoup des shérifs avec des chemises à rayures ? »

 

Des impertinents, ces clients

Bref, Zara a retiré son pyjama de la vente.

On se trompe ou Lady Macbeth a encore frappé… avec sa fameuse flèche « qui dépasse son but et retombe de l’autre côté » ?

Source : http://rt.com/news/183184-zara-holocaust-nazi-pyjamas/

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En direct de La voix de la Russie

Des objets rares perdus à jamais

Certaines choses sont irremplaçables, si elles disparaissent, elles sont perdues à jamais. Voici quelques-uns des objets de valeur qui ont été détruits, brisés ou réduits en poussières par bêtise, maladresse, entêtement ou en raison d’un malheureux concours de circonstances.

 

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Source : http://french.ruvr.ru/2014_08_24/Des-objets-rares-perdus-...

« La voix de la Russie » ne parle pas des trésors de l’humanité irrémédiablement détruits ou perdus dans les guerres livrées par les brutes d’USRAHELL-UE et leurs sicaires islamistes au Proche Orient : la destruction des oliviers plusieurs fois centenaires de Palestine pour commencer, et le pillage éhonté des musées de Bagdad et de Syrie, pour ne citer que ceux-là.

 

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Des merveilles de la porte d’Ishtar piétinées par les rangers à clous des bouseux du Far West aux irremplaçables mosaïques murales d’Alep, de Homs et de Lattaquié, arrachées par des sauvages se prétendant musulmans pour être vendues à des Getty, Rothschild et autres honnêtes milliardaires champions de la civilisation du fric-empereur, c’est l’hécatombe des choses en même temps que des gens. Rien qu’y penser rend malade. Et dire qu’en plus on leur paie des impôts ! Nous ! Oui, nous ! 

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Demandez aux archéologues pourquoi ils se rongent les ongles jusqu’au sang.


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Mais il n’y a pas que le Proche Orient qui déguste…

Rue de la Sous-France

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Deux petites infos hexagonales peu relevées par vos merdias.

La première, prise dans un communiqué de la CGT après l'interview accordée au Monde par Badinguet le Second :

« Le président s'obstine à considérer que le travail serait “un coût” et refuse de tirer le bilan de sa politique qui a déjà offert au patronat 220 milliards d'Euros – pacte de responsabilité et CICE inclus -  payés par les salariés ».

La seconde, que tout commentaire édulcorerait :

 « Au moins 454 personnes sans domicile fixe sont décédées en France en 2013, dont 15 enfants de moins de 15 ans, selon le bilan final du collectif Les Morts de la rue”, qui comptabilise toute l'année ces décès. Ce recensement n'est pas exhaustif, souligne le collectif, qui recueille les informations via les associations, les services du 115 ou du Samu social, les foyers d'hébergement, les pompiers, les travailleurs sociaux, certains services de police, les particuliers, les hôpitaux, les mairies ou encore les pompes funèbres. Au total, 517 décès ont été transmis au collectif : 454 étaient SDF et 63 anciennement SDF. »

 

Source : http://canaille-le-rouge.over-blog.com/

 

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Dernière minute : 

 

Comme à Ferguson

Des centaines de chars US en route pour l’est de l’Europe !

 

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French IRIB28 août 2014

Les États-Unis sont en train d’étendre l’incendie de l’Ukraine à l’ensemble de l’Europe, tout comme ils l’ont fait au Moyen Orient. Sous prétexte de combattre une Russie qui « a envahi l’est de l’Ukraine », le Pentagone dit vouloir envoyer des chars dans l’est de l’Europe « pour rassurer ses alliés au sein de l’Otan ».

600 militaires US de la 1ère brigade de la 1ère division de cavalerie seront déployés dès le mois d’octobre en Pologne et dans les pays baltes, « pour mener des exercices militaires avec l’Otan ». Ces forces « remplaceront les parachutistes de la 173e brigade aéroportée », a précisé une porte-parole du Pentagone, le lieutenant-colonel, Vanessa Hillman.

Ces soldats US, qui devront rester « trois mois » en Europe, viennent de la base de Forth Hood au Texas, à bord de leurs véhicules blindés Abrams M1. Les F16 US manoeuvrent déjà dans le ciel polonais. En attendant le crash final…..

Source : http ://french.irib.ir/info/international/item/33881...

 

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« Russian Invasion » Of Ukraine, Turns Out to Have Been a Translation Error

Moon of Alabama – Aug. 28, 2014

Lire la suite (en anglais)… 

Sources : http://www.informationclearinghouse.info/article39534.htm

                 http://www.moonofalabama.org/ 

On vous résume :

L’invasion russe était un bobard. Après que toutes les agences de presse du monde entier aient accrédité l’information avec prétendues preuves à l’appui, elles font machine arrière. 

« Erreur de traduction » de Reuters, qui s’excuse. Et vrai coup tordu de Porochenko et de ses maîtres, qui ne s’excusent pas.

Les inventeurs du bobard, pris un par un : les mêmes, exactement, que ceux qui avaient certifié les « Armes de Destruction Massive » de Saddam Hussein. Lequel reste mort, merci pour lui.

 

Il faudrait peut-être en avertir Pentagone…

  

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Et ceci, en revanche, est bien vrai :

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Annihilation ! Russia And China Just Executed A Major Move On Killing The Petrodollar ! Collapse Imminent !

Before it’s News – 28 août 2014

Russia and China have set the stage to ruin the PETRODOLLAR. The dollar is dying, and Russia just dug a nail in its coffin. With the recent agreement to pay in Rubles or Yuan, Russia and China just proved to the rest of the world they do no need to use the dollar any longer. How long until they dump all of it? The US is done.

Autrement dit : La Russie et la Chine viennent de décider de ne plus traiter leurs achats et ventes qu’en Roubles ou en Yens, indifféremment. La prochaine facture de l'Europe devra donc être payée à Moscou dans une de ces deux monnaies. Quarante banques centrales ont déjà accepté ce changement. Seule la Fed... Le dollar US est condamné à mort.

Voir l’article en anglais : http://beforeitsnews.com/economy/2014/08/annihilation-rus...

et la très importante vidéo qu'il contient :

 


 

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La Chine construira le canal interocéanique du Nicaragua

 

17. Canal Nicaragua.gif

Lire l’article :

http://reseauinternational.net/chine-construira-canal-int...

 

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Post-dernière minute (un couloir humanitaire pour les soldats de Kiev encerclés) :

 

Message du président Vladimir Poutine à la milice de Novorossia

 

20. russian flag.jpeg

 

Texte intégral de la déclaration du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, en date du 29 août 2014, 1h10 (heure locale à Moscou), à l’attention de la milice de Novorossia :

 

« Il est clair que la milice a obtenu un grand succès en interceptant l’opération militaire de Kiev, qui représente un grave danger pour la population du Donbass et qui a déjà entraîné la perte de nombreuses vies humaines parmi les habitants pacifiques.

Les actions de la milice ont eu pour résultat qu’un grand nombre de militaires ukrainiens, qui n’ont pas participé à l’opération militaire de leur plein gré mais ont dû obéir aux ordres, ont été encerclés.

J’appelle les groupes de la milice à ouvrir un couloir humanitaire pour les militaires ukrainiens qui ont été encerclés, de manière à éviter toute perte de vie humaine inutile, en donnant à ces hommes la possibilité de quitter la zone de combat sans entrave et de retrouver leurs familles, de retourner vers leurs mères, leurs épouses et leurs enfants. J’appelle également les groupes de la milice à fournir rapidement une assistance médicale à ceux de ces militaires qui ont été blessés au cours de l’opération.

Pour sa part, la partie russe est prête à fournir une aide humanitaire à la population du Donbass qui a été touchée par cette catastrophe humanitaire.

J’en appelle une nouvelle fois aux autorités ukrainiennes pour qu’elles cessent immédiatement les opérations militaires, ordonnent à leurs hommes de cesser le feu, viennent s’asseoir à la table des négociations avec les représentants du Donbass et s’efforcent de résoudre tous les problèmes accumulés, exclusivement par des moyens pacifiques. »

 

Source :  http://eng.kremlin.ru/news/22863

(Traduit par Goklayeh pour vineyardsaker.fr.) 

 

*

 

Mais jusqu’où iront-ils ?

La banque russe Sberbank offre un chat à ses clients acquéreurs d’une maison

 

 

‘Tention, c’est une pub ! Mais l’info est vraie :

http ://rt.com/business/183352-cat-russian-bank-mort...

 

*

 

Mis en ligne le 28 août 2014.

 


 

 

 

22:04 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/08/2014

SUR LE FRONT DE QUELQUES GUERRES

1. Oyashio 2.jpg

Sur le front de quelques guerres

 

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Gaza-Ferguson même combat

2. Hedy-Epstein.jpg

 

On ne présente plus Hedy Epstein, rescapée nonagénaire des camps nazis allemands*. Ceux qui nous suivent depuis assez longtemps l’ont rencontrée dans nos colonnes, alors qu’allée avec d’autres, de diverses nations et croyances, soutenir le peuple palestinien, elle s’était fait arrêter, incarcérer et molester par la police israélienne. Pour ces shoatiques de profession, le tatouage de son bras aurait dû être sacré. Eh bien pas du tout…

Personne ne sera surpris qu’elle « remette ça » pour soutenir le peuple noir de Ferguson. Ce qui est surprenant, c’est sa résistance physique (morale, on savait).

Nouvelle toute chaude, cueillie sur Croah.fr :

C’est un drôle de cadeau d’anniversaire. Trois jours après avoir fêté ses 90 ans, Hedy Epstein a été interpellée par la police, lundi 18 août, à Saint-Louis. La nonagénaire fait partie des huit personnes arrêtées après l’organisation d’une manifestation pacifique de protestation, suite à la mort de Michael Brown, un jeune Noir abattu par la police au début du mois d’août.

L’objectif de la manifestation, qui s’est terminée devant les locaux du gouverneur Jay Nixon, à l’origine de la décision de déployer la Garde nationale pour tenter de contenir les débordements, était de dénoncer le déploiement de l’armée dans cette banlieue de Saint Louis. « Je manifeste depuis que je suis adolescente. Je ne pensais pas que je ferais encore ça à 90 ans », a-t-elle expliqué à The Nation lors de son interpellation pour « refus de dispersion ». « Nous devons nous indigner aujourd’hui pour que les gens n’aient pas à le faire lorsqu’ils auront 90 ans. »

Son arrestation a provoqué une vague d'indignation aux États-Unis, d'autant plus qu'Hedy Epstein est loin d'être une inconnue. Née à Fribourg-en-Brisgau  (Allemagne) en 1924, elle avait, par miracle échappé à la mort en s’évadant et en réussissant à gagner l'Angleterre, tandis qu'une grande partie de sa famille devait périr à Auschwitz. Depuis, celle qui est aujourd’hui une très vieille dame a été de tous les combats pour les droits humains. Elle a par exemple été accusée, il y a dix ans, de faire l’apologie du terrorisme, parce qu’eklle comparait la situation des Palestiniens à celle des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

C'est donc en toute logique qu'Hedy Epstein s'est engagée auprès des manifestants pour dénoncer la brutalité policière après la mort de Michael Brown à Ferguson.

N.d.GO : L’information concernant « huit » arrestations est inexacte. Une neuvième personne a été arrêtée :

 

3. ebony_williams_img_1.jpg

 

Ebony Williams, 22 ans, de Saint Louis, porte-parole des manifestants. Mme Williams, qui est enceinte, a déclaré qu’elle était inquiète à l’idée d’élever son fils au milieu de policiers qui pouvaient s’amuser à faire des cartons sur lui à cause de sa race. Ouste ! Au gnouf. Avant même d'être né.

___________________ 

* À présent qu’il y en a tant d’autres, il est devenu nécessaire de spécifier.

 

Source : http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Survivante-de-l-H...

Via : http://croah.fr/revue-de-presse/survivante-de-lholocauste...

 

*

Novorossia

Des nouvelles du colonel Cassad :

L’Ukraine se prépare à se replier sur la ligne Slavyansk–Mariopol

 

4. Cassad.jpg

 

Selon « Russian Vesti », le leadership de l’armée ukrainienne est pessimiste sur l’issue de l’Opération anti-terroriste (ATO). Les généraux proches du ministre de la Défense, Valery Geletey, préparent les plans de la campagne automne-hiver et l’éventuelle retraite des troupes qui se battent actuellement sous Donetsk et Luhansk. Pour le ministère de la Défense, l’objectif principal de l’armée ukrainienne, en cas de retraite, devra être de fortifier la ligne Slavyansk–Mariopol et d’empêcher les combattants des forces d’autodéfense de la République Populaire du Donetsk (RPD) d’entrer dans les régions de Kharkov et de Zaporozhye. Avec ce but en tête, le ministère de la Défense ukrainien a commencé à fortifier deux sections de territoire: la section « Slavyansk – Kramatorsk – Druzhkovka – Konstantinovka – Artemovsk » et la section « Mariopol ». La section « Slavyansk – Kramatorsk – Druzhkovka – Konstantinovka – Artemovsk » a pour tâche d’empêcher les forces d’autodéfense de la RPD d’organiser une offensive sur Kharkov, et la section « Mariopol » – sur Zaporozhye. Pour les responsables du ministère de la Défense, une offensive des forces de la RPD vers Dnepropetrovsk est très improbable.

Lire la suite…

Traduction Dominique Muselet.

Sources :

http://ombre43.over-blog.com/2014/08/l-ukraine-se-prepare...

http://www.oulala.info/2014/08/lukraine-se-prepare-a-se-r...

 

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La guerre qui vient

Russie : un sous-marin étranger repéré à la frontière avec le Japon

5. Russie - oyashio.jpg

Pour la deuxième fois en quinze jours, un sous-marin étranger a été repéré dans les eaux russes :

Les unités anti-sous-marines de la Flotte russe du Pacifique ont coupé court à la mission de reconnaissance d'un submersible étranger, présumé japonais, dans les eaux frontalières de la mer du Japon, rapporte jeudi le journal Kommersant, se référant à une source au sein de l'État-major général.

« Un sous-marin étranger a été repéré au nord du détroit de La Pérouse à travers lequel passe la frontière entre la Russie et le Japon. Peu après, le submersible a quitté à la hâte la zone frontalière pour gagner les eaux neutres », a raconté l'interlocuteur du quotidien, ajoutant qu'il s'agissait de toute évidence d'un sous-marin d'attaque japonais de classe Oyashio.

Selon ce dernier, toute l'information sur les manœuvres du sous-marin japonais a été immédiatement rapportée au chef de l'État-major général Valeri Guerassimov et au ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou.

« Nous nous nous devons de réagir de façon adéquate à toutes les menées et provocations, que ce soit en l'air, sur mer ou sous la mer, dans l'est du pays », a expliqué la source.

Article d’origine : http://fr.ria.ru/defense/20140821/202212415.html

N.d.GO : Le JDS Oyashio (SS-590) – notre bateau d’aujourd’hui - est un sous-marin d'attaque japonais de classe Oyashio. C'est le navire de tête des onze navires de cette classe construits entre 1994 et 2008.

Il est long de 81,68 m, propulsé par 2 diesels Kawasaki 12V-25S, 2 moteurs électriques Fuji et 1 hélice. Son armement : 6 tubes de 533 mm avec 8 Type 89 et 6 Type 80 ASW +  6 UGM-84D Harpoon lancés par tubes torpilles. Il est également équipé de 5 dispositifs de détection. Son équipage est de 69 hommes.

Prêts à repiquer au truc les Japonais ? Fukushima et ses séquelles ne suffisent pas à leur bonheur ? Bigre.

 

*

Une interview de Sergeï Glazyev

6. presidential-adviser-sergei-glazyev.jpg

Sergeï Glazyev, homme politique russe, membre de l’Académie des Sciences, candidat à la présidence de la Fédération de Russie en 2004, actuellement conseiller du président Poutine et peut-être son successeur un jour, s’exprime de plus en plus souvent sur ce qu’il faut bien appeler « la guerre qui vient ». Ce qu’il a à nous dire ne saurait laisser indifférents que les imbéciles les plus caducs.

Transcription de l’interview (suivie de la vidéo sous-titrée en français).

Le monde aujourd’hui vit une série de crises cycliques qui se superposent.

La plus sérieuse est la crise technologique qui se combine avec des changements dans le domaine du développement économique. On est à une période ou l’économie change de structure. La structure économique qui a produit la croissance économique de ces 30 dernières années s’est épuisée. Nous devons passer à un nouveau système technologique. Ce type de transition s’est malheureusement toujours fait par la guerre.  Ça a été le cas dans les années 30 ou la Grande dépression a provoqué une course aux armements et conduit à la Seconde Guerre mondiale.

Cela a été le cas pendant la Guerre froide ou la course aux armements spatiaux a engendré les technologies d’information et de communication complexes, qui servent de base à la structure de l’économie mondiale depuis 30 ans. Aujourd’hui nous sommes confrontés  à une crise similaire : le monde évolue vers un nouveau système technologique. Le nouveau système est de nature humanitaire et on pourra peut-être éviter la guerre parce que les principaux facteurs de croissance dans ce domaine sont les technologies humanitaires. Elles incluent la santé et les industries pharmaceutiques basées sur les biotechnologies. Elles incluent aussi les technologies de la communication basées sur les nanotechnologies qui font actuellement une percée spectaculaire et elles incluent les technologies cognitives qui modifient la quantité des connaissances accessibles.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/texte-integral-linterview-...

Source d’origine et traduction : http://www.vineyardsaker.fr/

 

*

Palestine

 

7. Gaza-air-strike-011.jpg

Un pâté de maisons réduit en cendres pour tuer l’épouse et le bébé d’un officier du Hamas. Ils sont morts, merci.

8. Gaza-air-strike-3 chefs Hamas.jpg

Là, un seul immeuble. Mais trois chefs du Hamas s’y trouvaient. Reste à savoir comment Tsahal a pu les localiser avec tant de certitude. Onze personnes, soupçonnées de trahison, ont été exécutées par le Hamas. Oui, ce sont des choses qui arrivent dans les guerres.

9. Fubneral Hamas.jpg

Des milliers de Gazaouis ont suivi les corps de leurs trois défenseurs. Quand on sait ce qu’ils risquent en mettant seulement le nez dehors…

 

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Le 15 août, Sayed Hassan Nasrallah a analysé la guerre de Gaza et l’avancée de l’EIIL en Irak

Grand merci à Salah qui nous a fait parvenir ce passage  sous-titré en français.

 

Source : http://axedelaresistance.com/hassan-nasrallah-analyse-la-...

Via : http://www.sayed7asan.blogspot.fr  (Pour savoir ce que Norman Finkelstein a, de son côté, à dire sur les événements de Palestine, c’est là qu’il faut aller.)

 

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Pakistan

La guerre est déjà là, mais il semblerait que ce soit, en fait, une (vraie) révolution

Comment nous le savons ? Parce qu’il y a désormais un Vineyard of the Saker-Oceania. C’est la quatrième « filiale » du Saker, et elle s’exprime en anglais.

 

10. oceanie.jpg

La voilà, l’Océanie

 

Il nous est impossible de vous traduire ces importantes nouvelles pour l’instant. Tout ce que nous pouvons faire, c’est vous en donner le lien.

11. Pakistan-Protest.jpg

Les gens du Pakistan Tehrek-e-Insaaf (PTI) prêts à marcher sur la capitale Islamabad.

 

Selon l’auteur de l’article, il ne s’agirait pas d’une Xième révolution en couleurs fomentée par l’Empire, mais d’une vraie. Acceptons-en l’augure et touchons du bois pour eux.

C’est là : http://www.vineyardsaker.co.nz/2014/08/22/revolution-in-p...

 ___________

Par dizaines de milliers, ils sont arrivés dans la nuit de jeudi à Islamabad, conduits par le dirigeant de l’opposition Imran Khan. Ils ont envahi la « zone rouge » et utilisé jusqu’à des grues pour enlever les containers, blocs de béton et fils de fer barbelés qui en interdisaient l’accès.

Vidéo : http://rt.com/in-motion/181620-pakistan-islamabad-red-zone/

 

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Donbass

Il s’y passe tant de choses qu’on a du mal à suivre. Le French Saker a mis en ligne deux articles signés Yurasumi, inconnu à notre bataillon.

C’est une analyse de l’évolution des choses au Donbass de mai à août 2014, traduite du russe pour la Vigne du Saker. La maison-mère n’en parle pas. Peut-être finira-t-on par comprendre la disparition de Strelkov – qu’on avait dit gravement blessé, ce qui est faux. Les voici dans l’ordre de leur parution.

 

Métamorphoses (intrigues au Donbass)

Yurasumi 7 août 2014 (trad. 13 août)

 

JE DÉCLARE D’ENTRÉE QUE TOUT CE QUE J’ÉCRIS ICI N’EST QUE LE PRODUIT DE MES PROPRES CONJECTURES. TOUTES LES RESSEMBLANCES DE NOMS ET DE LIEUX NE SONT QUE HASARDS. SEULE LA LOGIQUE UNIT CES HASARDS ET EN FAIT UN TOUT.
(la logique, c’est-à-dire comme d’habitude : mon imagination malade).

12. Yurasumi.jpeg

Les processus internes qui se développent maintenant en République populaire de Donetsk (RPD) et en République populaire de Lougansk (RPL) sont soumis à une logique définie. Et je suis sûr que cette logique est juste. Voici pourquoi.

Lire la suite…

Source : http://www.vineyardsaker.fr/2014/08/13/intrigues-en-donba...

Source d’origine : Метаморфозы (yurasumy.livejournal.com, 07-08-2014)

13. la mascote des résistants.jpg

Donbass – La mascotte des combattants.

 

Suite des Métamorphoses (intrigues au Donbass)

Yurasumi– 14 août 2014 (trad. 22 août)

Ce second texte a été publié par Yurasumi juste après le départ du commandant Strelkov, qui fait encore couler beaucoup d’encre.

12. Yurasumi.jpeg

IL NE S’AGIT PLUS ICI DE SIMPLES CONJECTURES, MAIS D’UNE ANALYSE DU PASSÉ ET DE CHOSES ENTENDUES OU LUES.

Ainsi, la « Métamorphose » engagée en République populaire de Donetsk (RPD) et en République populaire de Lougansk (RPL) suit « des plans » bien établis. Au fur et à mesure de l’avancement des événements, il sera possible de parler avec plus de précision de ces plans, dont certains sont d’ores et déjà mis en œuvre, et dont d’autres le seront très prochainement.

Aujourd’hui encore, un événement significatif a eu lieu, le retrait de Bolotov : le dernier petit roi a abdiqué. Ses actes, ou plutôt son inactivité, ont été appréciés à leur juste valeur.

Maintenant, concernant le « coup d’État en RPL », dont traitent certains articles.

Lire la suite…

Source : http://www.vineyardsaker.fr/2014/08/22/intrigues-au-donbass-suite-metamorphoses/

Source d’origine : Продолжение « домыслов » (yurasumy.livejournal.com, russe, 14-08-2014)

 

*

Brigadistes internationaux espagnols

De plus en plus de jeunes espagnols se rendent, par leurs propres moyens, dans la République Populaire de Donetsk, pour combattre aux côtés des résistants au nazisme. Ceux arrivés jusqu’à présent ont été incorporés dans le bataillon Vostok.

En voici deux : 

14. Brigades.jpg

Rafael Munoz Pérez, de Madrid, et Ángel, un communiste de Gijon.

 

En voici d'autres :

Palominos.png

Brigade Carlos Palomino

Pour les hispanophones :

http://www.publico.es/internacional/537595/brigadas-inter...

http://slavyangrad.es/2014/08/21/brigadistas-espanoles-en...

http://sp.ria.ru/opinion_analysis/20140820/161382709.html 

 

 

Mis en ligne le 23 août 2014

 

 

 

 

00:53 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

L’île aux chats de Tashirojima

1.  Chat et bateau.jpg

 

L’île aux chats de Tashirojima

Tashirojima est une petite île de l’archipel du Japon. Les chats en ont pris possession. Ils y vivent en liberté, occupent les lieux en maîtres, passent de la terre ferme à la mer en sautant d’un bateau l’autre : le paradis !

Fubirai les a photographiés. Grand photographe animalier. Cliquez sur son nom, il y en a d’autres.

Images

(Sautez les textes gnangnan avant et après, vous ne perdrez rien)

http://www.atypique.co/la-meilleure-ile-du-monde-lile-des...

 

*

Un post rien qu’avec des bestioles ? Pourquoi pas !

 

Un chat et une chouette compagnons de jeux


 

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Avoir un bon copain ♪♫♪♫

 

Chez les humains, ça se chante, même avant les guerres.

 

*

Il appelle ses vaches en leur jouant du trombone

 

*

Un corbeau nourricier qui distribue son fromage

 

*

Et l’amour dans tout ça ?

 

 

 

*

 

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Le chat et la souris

 
 

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Bouche à bouche

(Ce n’est pas à Gaza qu’on verrait des choses pareilles)

De dame pompier à koala


« Sir Chompsalot » le rescapé est devenu « Sean ». Ainsi en a décidé le capitaine des pompiers, Sean Curtis.

 

*

D’orang outan à poussin

 

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Mis en ligne le 23 août 2014

 

 

 

 

 

00:30 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/08/2014

L'EUROPE EN TROMPE-L'OEIL

1. L'Europe en trompe-l'oeil.JPG

L’Europe en trompe-l’œil

(Là, c’est à Berlin)

Ici, c’est en Lituanie :

2. arrivee-en-Lituanie.jpg

 

Nazi un jour, nazi toujours

Pour la ministre de la Santé lituanienne, l’euthanasie est une bonne solution pour les pauvres.

Observateur du monde russe

20 août 2014

3. Rimante 1.jpg

Le ministre de la santé de la Lituanie Rimantė Šalaševičiūtė, qui a prêté serment en juillet de cette année a déclaré dans une interview à « radio informations » : « l'euthanasie est une bonne solution aux problèmes, pour les couches faibles de la société, n'ayant pas les moyens de se payer les soins médicaux ».

Cette déclaration a été reprise le jeudi 14 août, par le journal lituanien en ligne 15 min.

Cette déclaration scandaleuse a été faite lors du débat sur la légalisation de l'euthanasie en Lituanie qui, selon la ministre, n'est pas un État social avec une aide médicale gratuite et accessible à tous, et, pour elle, l'euthanasie peut devenir une solution pour les personnes qui « ne veulent pas déranger les membres de leur famille témoins de leurs propres souffrances ».

4. serpent_soldat.gif.png

Il faut souligner que cette déclaration est le fait de la ministre d'un État-membre de l'union européenne, dont il faut rappeler qu'il verse des pensions aux anciens combattants des unités de supplétifs nazis, alors qu'il les a coupées aux combattants de l'Armée Rouge. La Lituanie redevient donc adepte de la « solution finale » pour ses citoyens malades et pauvres. Il y a des filiations qui ont la vie dure !

Source : http://lemonderusse.canalblog.com/archives/2014/08/20/304...

 

Ne quittons pas ce charmant pays trop mal connu :

 

5. Vilnius parkling.jpg

Le maire de Vilnius a trouvé ce moyen amusant de faire respecter l’interdiction de stationner dans les quartiers chics et ne dédaigne pas de mettre lui-même la main au volant

6. poulet-a-la-bouteille-Lituanie-27.jpg

Gastronomie lituanienne : le poulet à la bouteille.

(Toute ressemblance avec une ministre en exercice ne serait que malveillante coïncidence)

 

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Ukraine

Permission de voler : le convoi humanitaire russe vu par Orlov

Philippe Grasset – DeDefensa.org

18 août 2014

7. russian-aid-icrc-ukraine.si.jpg

 

Sur son site Club Orlov, Dimitri Orlov, bien connu pour ses travaux sur le déclin et l’effondrement des USA, consacre (le 13 août 2014 [1]) une réflexion pleine de tonus au convoi humanitaire russe bloqué/pas bloqué à la frontière russo-ukrainienne, – aussi consacrée indirectement, cette réflexion, à l’Ukraine elle-même. (Sur le convoi humanitaire et sa situation à l’heure de cette « Brêves de crise », voir Russia Today le 18 août 2014 [2]).

Tandis que la presse-Système du monde-BAO entier débat sur le contenu du convoi, les envahisseurs russes cachés dans les essieux, les chars dissimulés dans les sacs de farine, les canons déguisés en boite de médicaments, tandis que cette même presse-Système s’extasie sur la prescience de la méfiance ukrainienne face aux ruses poutiniennes, tandis que les villes du Donbass continuent à être bombardées, Orlov nous offre une toute autre vision. Pour lui, ce qui bloque le convoi humanitaire, c’est d’abord l’arrangement nécessaire de la corruption du côté ukrainien ; et la question stratégique essentielle, toujours du côté ukrainien, est de savoir comment s’emparer de ceci ou de cela dans le convoi, pour que chacun “ait sa part”… Bref, plus que d’un convoi humanitaire, il s’agit d’une sorte d’étude sociologique de l’Ukraine démocratique et ouverte aux valeurs libérales de l’Europe, du bloc BAO et du “rêve américain”.

Lire la suite…

Source : http://www.dedefensa.org/article-le_convoi_humanitaire_vu...

Via : http://www.soueich.info/2014/08/permission-de-voler-le-co...

(Les passages laissés en anglais dans l’article d’origine ont été traduits par D. Muselet)

 *

Quant au Club Orlov (en anglais), c’est là : http://cluborlov.blogspot.be/

Mais Dmitry Orlov, qu’aucun effort n’effraie, a aussi un blog en français, clair et bigrement intéressant. Une visite s’impose :

http://www.orbite.info/traductions/dmitry_orlov/

Il y parle notamment de gaz de schiste, ce qui tombe à pic, car…

 

*

8. grand-mères dontre le fracking.jpg

Vous souvenez-vous de notre post « To frack or not to frack » ?

Eh bien, ce n’est pas fini. Alors que le Donbass a été vendu par Kiev à la Hollande, afin qu’elle puisse ad libitum fracturer son sous-sol sans lui en demander la permission, les Britanniques continuent à refuser ces pratiques chez eux.

« Des mères et des grand-mères contre le fracking » ont occupé pendant dix jours un champ promis à la fracturation. La fin de leur occupation a été marquée par une manifestation monstre de gens venus les soutenir : tout Blackpool s’est retrouvé à la « manif des grand-mères », pour dire NON ! à la société Cuadrilla, qui entend faire exploser le schiste sous leurs pieds pour y – peut-être – récolter du gaz. Acheter leur gaz naturel aux Russes qui en regorgent, ce ne serait pas plus simple ?

 

Le monstre, qui représente Cuadrilla Resources, a été baptisé Cuadzilla.

N.B. Ce que vous voyez dans cette vidéo n’est pas un « sit in » mais un « die in » les corps allongés étant censés être des cadavres d’Anglais victimes de la fracturation sous leurs maisons et jardins.

 

9. Anti Cameron fracking.JPG

 

Et il n'y a pas que l’Angleterre qui résiste

 

10. fracking-ireland-campaign-risks.si.jpg

Ceci est l’Irlande du Sud.

 

En Irlande du Nord, le ministre de l’Environnement, M. Durkan, vient de refuser, à la société australienne Tamboran Resources, l’autorisation de procéder à des forages exploratoires dans le comté de Fermanagh. Elle avait voulu se passer de son autorisation. Il n’a pas aimé. C’est elle aussi qui veut forer chez les fermiers du sud. Allez savoir si les prédateurs Aussies ne vont pas réussir à rabibocher les deux Irlandes…

11. fracking.si.jpg

12. Frack off !.jpg

Frack off ! On commence jeune chez les Irlandais.

 

   *

À Ferguson, malgré le couvre-feu

http://rt.com/in-motion/180896-ferguson-police-tear-gas/

 

À Paris, manif contre l’ISIS

http://rt.com/in-motion/180892-paris-protest-iraq-is/

 

La Suisse refuse d'aider les producteurs européens à contourner l'embargo russe

12 bis. Suisse.jpg

La Suisse a refusé aux fournisseurs européens de viandes, produits laitiers et légumes la réexportation de leurs produits via son territoire pour contourner l'embargo russe, a communiqué l'Office fédéral de l'agriculture.

Pourquoi vouloir transiter par la Suisse ? Parce que la Suisse, qui s’était pourtant jointe aux sanctions contre la Russie, n’a pas été, contrairement à l’Union Européenne dont elle ne fait pas partie, frappée de contre-mesures.

Source : http://french.ruvr.ru/news/2014_08_20/La-Suisse-refuse-da...

130.000 emplois sont en jeu. Seulement ?

 

*

Championnat du monde de biathlon pour chars d’assaut

 

Si, si, ça existe ! Et la Russie vient même de le gagner.

Les autres participants de 2014 : Arménie, Kazakhstan, Chine, Serbie, Belarus, Kyrgyzstan, Inde, Mongolie et Koweit (pas de Lituanie)

 

Petit échantillon :

Eh bien, pendant ce temps-là, ils ne vont pas au café.

 

*

Re-Cuba

 

Nous n’avons pas ici coutume de rapporter, même pour le critiquer,  ce qui se publie dans les merdias. Rien à cirer. Autre chose à f…  Mais il se trouve que quelqu’un vient de le faire avec talent. Et il n’est pas toujours superflu d’éclairer, même à retardement, la lanterne de quelques  ignorants. Allons-y donc :

Sois riche ou crève

Michel TAUPIN

Reçu de Djamal Benmerad 

Dans L’Express Christine Kerdellant compare la France à Cuba !

13. yoani-sanchez.jpg

(Bon, là, c’est Yoani Sanchez. Latuff ne connaît pas les pisse-copie de l’Express et du Figaro.)

L’Express avec Cuba, c’est comme le Klu Klux Klan avec les noirs américains : une haine viscérale qui voue aux gémonies tous ceux et tout ce qui les dérangent, avec un mépris profond pour les êtres ou les politiques qui s’opposent à eux. Comme le Klu Klux Klan qui revendique la suprématie blanche, L’Express, lui, revendique la suprématie du capitalisme ultralibéral. Alors on se permet le pire ! Avec L’Express, c’est le lynchage médiatique systématique de Cuba !

En août, c’est la chroniqueuse Christine Kerdellant, journaliste, ancienne directrice du Figaro Magazine, qui s’y colle. Avec un texte intitulé « La France victime du syndrome de Cuba » on peut être sûr que son seul but est de flétrir à la fois la France et Cuba. L’idée de sa chronique est de taxer la France du même immobilisme dans lequel « l’île des Castro » (sic) « s’est figée depuis 50 ans ». Bref, comme Cuba, « la France est à l’arrêt », « la croissance est en berne », « la France ne cesse de dévisser ». Comme elle le dit elle-même, « le parallèle est osé ». Mais il est bien plus qu’osé, il est imbécile, malhonnête, arrogant, mensonger, crapuleux et indécent.

Imbécile en effet, quand vous comparez Cuba, un pays pauvre des Caraïbes, à la France, pays riche d’Europe. La Banque Mondiale s’y refuse évidemment tant les ressources, les infrastructures et les disparités géographique, historique, culturelle, démographique et économique sont différentes et le pays étranglé par le blocus états-unien.

Malhonnête, car vous cachez volontairement à vos lecteurs le blocus criminel que les USA infligent à Cuba depuis 53 ans et qui lui a été (et lui est encore) terriblement dommageable au plan de son développement économique, puisque cette vengeance anachronique lui a déjà fait perdre 1.100 milliards d’US$, sachant que le PIB annuel de Cuba sous blocus s’élève aujourd’hui à environ 80 milliards d’US$. À quoi il faut ajouter la part de budget importante que Cuba doit consacrer à sa défense pour se préserver des attentats et agressions multiples que le pays subit toujours de la part de l’Empire. N’en parler jamais est à la fois une faute journalistique inexcusable et une véritable escroquerie.

Arrogant, lorsque vous jetez sur Cuba ce regard méprisant et condescendant qu’ont les nantis, installés bien au chaud dans leur appartement cossu du 16ème et que vous jugez, péremptoire, que les Cubains n’inventent plus parce qu’on « ne leur permet pas de devenir riches ». Pour vous et votre dogme néolibéral, le moteur de l’activité économique ne saurait être autre chose que la cupidité ! Mais Madame Kerdellant, comment faire fortune sinon au détriment de la majorité, par le vol et l’exploitation d’autrui ? Citez-moi une autre manière de s’enrichir qui ne fasse pas appel à ces deux là ?

Mensonger puisque vous affirmez que la croissance cubaine est au point mort. Or c’est tout le contraire, jugez plutôt : la croissance annuelle moyenne du PIB de Cuba a été entre 1971 à 2010 de 3,2% (malgré une chute vertigineuse entre 1988 (3,8%) et 1993 (-15%) due à l’écroulement des échanges commerciaux avec les Pays de l’Est). Elle est remontée dès 1994 pour atteindre 8% en 1996 et, jusqu’en 2012 (derniers chiffres enregistrés par la BM), en net redressement, elle a connu une moyenne de 4,8%. Or, si la croissance moyenne du PIB de la France entre 1961 et 2012 est la même que Cuba (3,2%), de 1996 à 2012, elle n’a été que de 1,57% avec une chute importante en 2008 et 2009... qui continue. Cela signifie que Cuba n’est pas, comme vous l’affirmez, immobile, mais au contraire de la France, un pays qui cherche en permanence à faire évoluer sa démarche révolutionnaire socialiste vers plus d’initiative, d’efficience, d’équité et de bien-être dans la mesure de ses moyens.

Crapuleux, quand vous moquez les transports, effectivement difficiles à Cuba, en ne donnant comme raison à ces difficultés que le fait suivant : "les malheureux cubains ne peuvent s’acheter de voitures individuelles bien trop chères" ! Or la politique éco-socialiste cubaine est tout le contraire de l’individualisme forcené et du consumérisme ravageur qui sont deux des raisons de l’appauvrissement intellectuel et de la dépendance d’un peuple. La priorité du gouvernement cubain est le développement des transports publics accessibles à tous et la préservation de l’environnement. Mais comme vous le savez, elle se heurte au blocus états-unien et à l’extra-territorialité des lois américaines qui le régissent (crédits bancaires impossibles, paiements comptant obligatoires et prix très élevés), et les empêchent de développer les infrastructures lourdes et d’acheter des véhicules et les pièces de rechange nécessaires à leur entretien. Et les vieilles voitures américaines qui roulent nombreuses à Cuba et qui font frémir votre petit cœur de VRP du capitalisme (elles font désormais partie du patrimoine culturel cubain), subissent le même sort puisque leurs propriétaires ne peuvent se procurer de pièces de rechange. L’entretien de ces monuments historiques est bien le seul domaine d’ailleurs où vous reconnaissez aux Cubains de l’imagination et de l’inventivité ! Quant au prix des voitures importées, vous êtes aussi sérieuse qu’un clown dans un cirque : Cuba importe ses véhicules au prix fort (tarif moyen appliqué en local) et les taxes que Cuba prélève servent à développer et moderniser les transports en commun. Il est évident que le revenu moyen des Cubains ne peut leur permettre de se payer des voitures individuelles neuves. Et la frustration des Cubains n’est pas tant due comme vous l’affirmez, à l’impossibilité de s’offrir une bagnole (même si cela flatte l’égo) mais dans le fait que Cuba soit empêché par l’Empire de développer et de moderniser son réseau de Transports Publics. Ce que vous n’arrivez pas à rentrer dans votre petite tête préformatée d’HEC, c’est que Cuba est socialiste et préfère le partage à l’égoïsme destructeur d’une consommation insatiable.

Indécent, quand vous affirmez que les forces vives d’un pays, ce sont « les riches » qui, seuls selon vous, inventent, innovent. Sans les riches, dites-vous, point de salut. Par conséquent, les pauvres sont responsables de leur propre indigence puisqu’ils n’ont aucune imagination et n’osent prendre aucun risque. Puis, sentencieuse, vous assénez : « Un pays qui refuse la logique de l’économie de marché, est un pays mort-vivant ». Une logique dévastatrice qui plonge une part toujours plus grande de la population française non seulement dans la pauvreté (9 millions) mais de plus en plus dans la misère (2,5 millions) avec parallèlement un nombre de super-riches qui s’accroît, affichant des fortunes indécentes. D’un côté donc une concentration accrue des richesses, de l’autre une explosion de la pauvreté ! Robespierre disait en son temps : « Le fléau des peuples ce sont les riches. L’intérêt du peuple est l’intérêt général, celui des riches est l’intérêt particulier ». Rien n’a changé, seules les féodalités sont passées dans d’autres mains. Des féodalités qui nous enfoncent dans l’obscurantisme du Moyen Âge. C’est un dessein inhumain et mortifère.

 

14. cuba___50_years_of_revolution_by_latuff2.jpg

A Cuba, depuis la Révolution, c’est un projet de société autrement plus vivant et humaniste qui est proposé. Une toute autre logique est en œuvre à Cuba, malgré ses faibles ressources et les obstacles mis sur sa route, c’est la logique du partage ! Après le triomphe de la Révolution, les riches capitalistes cubains n’ont jamais voulu partager avec le peuple. Il s’en suivit une série de nationalisations dont les profits ont été enfin redistribués au peuple lui-même. Le socialisme cubain était en marche, soutenu par l’une des formes de démocratie les plus avancées, la démocratie participative. Et, comme vous le dites peu et mal, il a permis au pays d’éradiquer la misère et la discrimination raciale, d’éduquer, de soigner, de loger, de cultiver toute la population sans exception.

Cette logique que vous exécrez tant a ouvert des droits nouveaux, inconnus jusqu’alors, comme l’égalité des droits hommes-femmes, l’interdiction du travail des enfants, la prise en charge des anciens, le respect de la diversité sexuelle et la défense de l’environnement, pour n’en citer que quelques uns.

Cette logique que vous haïssez tant, a permis au peuple cubain de retrouver sa dignité, sa fierté et sa joie de vivre, et a fait de Cuba un pays-phare détesté par les cupides mais aimé par tous les humanistes. Imaginez un petit instant, Mme la chroniqueuse, que Cuba ait disposé depuis 1960 de toute sa liberté, de sa souveraineté pleine et entière et de tous les moyens financiers dont les USA l’ont privé depuis 50 ans, imaginez alors ce qu’aurait pu être Cuba aujourd’hui !

C’est la peur de voir le modèle capitaliste KO qui fait que l’Empire refuse de voir cette expérience se développer sans entrave. Cuba résiste parce que son peuple sait depuis longtemps que le système que vous proposez est un leurre et que si le socialisme cubain est perfectible, le peuple dans son immense majorité lui est acquis et ne voudra jamais revenir aux temps d’avant la Révolution. Alors vous enragez.

Vous auriez dit : « Seuls souffrent de l’horreur du monde ceux qui en ont vu la beauté. » Je partage cet aphorisme en le précisant : « Voyez la beauté de Cuba et vous souffrirez sans doute plus encore des horreurs de votre monde ».

 

*

Grain de sel des Grosses Orchades

Puisque l'auteur mentionne Robespierre, saisissons cette occasion de préciser ce dont nous sommes convaincus depuis longtemps : ce n’est pas vraiment le communisme qu’ont réalisé les Cubains, ni le socialisme (ou alors, il faudrait les redéfinir), c’est le projet de société de Robespierre.

Quand il souhaitait pour la France « une honnête médiocrité », au sens XVIIIe s. du terme, en même temps qu’un développement révolutionnaire de soi, individu par individu, c’était très exactement la Cuba d’aujourd’hui qu’il avait en tête.

Nous ne disons pas que Cuba a concrétisé exprès, délibérément, le rêve de l’Incorruptible. Mais, que l’adversité et les forces coercitives l’y aient amenée malgré elle, qu’importe ? C’est le résultat qui compte, par ce qu'il prouve.

Pendant les soixante ans d’occupation américaine, Cuba, c’est un fait connu, a été le bordel et le tripot des États-Unis. Lesquels ont été, en grinçant des dents, forcés d’en bâtir un succédané dans un de leurs déserts : Las Vegas.

Sans vouloir donner de conseils à la vaillante chroniqueuse des zélites, nous trouverions intéressant de lui voir faire un vrai reportage dans les égouts de cette ville, où vivent désormais (VIVENT !) des familles entières de la classe moyenne US, littéralement rayée de la carte par les Reagano-Thatchériens chers à son cœur. De lui voir leur donner la parole, surtout. Allez, Titine, chiche !

 

*

Pour les masos très masos : l’article de Dame Kerdellant

La France victime du syndrome de Cuba

Par Christine Kerdellant, publié le 08/08/2014 à 09:03

Cuba semble s'être figé il y a cinquante ans. La France donne aujourd'hui le même sentiment d'immobilité. Le retard de croissance accumulé par l'Hexagone sautera aux yeux en 2020. 

15. sarkozy-hollande-france-elections.gif

En savoir plus sur http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-fra...

 

*

On vous l’a déjà postée on ne sait plus quand. La revoilà, pour ceux qui ne l’ont pas vue.

 

 

Et au diable l’avarice !

 

 

*

Dernière minute

 

Benghazi bis ?

 

Les joyeux drilles de l’ISIS – appelez-les comme vous voudrez – qui ont remplacé Ben Laden sur les feuilles de paie des pseudo-Machiavels zuniens, viennent de couper la tête à James Foley, un journaliste américain, qui avait été kidnappé, en Syrie, le 22 novembre 2012, preuve, s’il en fallait, que les soi-disant rebelles de Syrie et les escadrons de la mort d’Irak sponsorisés par le sénateur McCain sont bien les mêmes.

 

16. james-foley.jpg

Avant de l’exécuter, ils lui ont fait lire une déclaration blâmant les États-Unis pour sa mort.

L’exécuteur masqué parlait en anglais, avec un accent apparemment britannique, et il a dit que cette mise à mort était la réponse aux frappes aériennes d’il y a douze jours ordonnées par le président Barack Obama contre ISIS.

 

Vidéo aimablement fournie par l’ISIS


 

Ah qu’en termes fleuris !...

Photos, qui seraient celles de l’exécution : http://article.wn.com/view/2014/08/20/ISIS_releases_video...

Il semble que des célébrités (?) anglaises se soient répandues sur Twitter pour dire qu’il ne faut pas laisser circuler une telle vidéo, afin de ne point faire de réclame aux califeux. Ah, bon.

Vous voulez parier qu’« on » va se servir de cette horreur pour attaquer la Syrie ? Quel rapport avec la Syrie ? Aucun, certes. Mais va-t-on s’arrêter à de pareils détails ?  Tony Cartalucci pour sa part le pense (en anglais avec nos excuses) :

 

Staged Provocations Ahead Possible US-Syrian War

By Tony Cartalucci

August 20, 2014 "ICH" - "NEO" -- With the alleged brutal murder of American journalist James Wright Foley, a wave of anger and aggression across Western audiences has been generated. Upon that wave rides two objectives. One is to create plausible deniability for the West which created the Islamic State in Syria and Iraq (ISIS), the other is to create a further pretext to justify a resurgence of direct US military intervention across the region.

Read on…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article39467.htm

 

* 

Rappelons quand même qu’un autre journaliste – russe, celui-là – est aux mains des sbires d’USRAHELL-UE. Il s’appelle Andreï Stenine, reporter-photographe pour l’agence Rossiya.

 

17. Stenine.jpg

 

Il a été enlevé le 5 août dans la région de Donetsk par les « services spéciaux » de Kiev, et Moscou, qui exhorte les autorités ukrainiennes à élucider son sort, demande sa libération immédiate. Sans succès jusqu’ici. On ne sait même pas s’il est mort ou vif. 

Hauts les cœurs, tout va bien.

 


Mis en ligne le 21 août 2014

 

 

 

 

22:02 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/08/2014

L'Ensauvagement du monde

1. SS AMERICA - Fuentevenntura - Canary Island.jpg

L’Ensauvagement du monde,  disait Me Vergès

(dont c’est le 1er anniversaire de la mort aujourd’hui) 

La guerre du faux, écrivait Umberto Eco 

Les deux battent son plein ! 

Cycle Orwellien : l’État Islamique ou l’art de créer des épouvantails 

Publié le 12 août 2014 par Strategika 51  

2. cycle orwellien.jpg 

Photographie parue le 31 mai 2013 comme illustration d’un article de Travis Thornton et publié sur United Liberty. On peut y voir outre des chefs militaires et politiques de la « rébellion » syrienne, le Sénateur américain John McCain (à droite) fixer du regard un homme habillé en noir (à gauche) Ce dernier, barbe taillée et main droite sur le genou n’est autre que celui qui deviendra le fameux Abou Bakr Al-Baghdadi, Calife autoproclamé de l’État Islamique après la chute de Mossoul.

 

[ On sait qu’avant sa chevauchée fantastique à la tête d’une colonne de Toyotas blanches aimablement fournies par l’oncle Sam, Al-Baghdadi a été entraîné par le Mossad – Information confirmée par Edward Snowden. Nd.GO ]

Intervention humanitaire américano-britannique au Nord de l’Irak pour sauver des minorités ? Du déjà vu réchauffé qui n’étonne plus grand monde, reflétant plus le déclin total de l’imagination stratégique occidentale que l’effet d’annonce à des fins de propagande politique.

Revenons aux fondamentaux :

Voyant tous ses plans stratégiques au Moyen-Orient échouer face à l’axe Damas-Téhéran, Washington a incité ses alliés ayant le plus de ressources financières disponibles à financer l’organisation terroriste connue sous l’appellation « État Islamique d’Irak et du Levant », devenue par la suite l’État Islamique (Islamic State ou IS en Anglais). Les combattants de cette organisation ont reçu un entraînement spécifique dans des bases en Turquie et en Jordanie, sous l’encadrement des forces spéciales de plusieurs pays de l’Otan, mais également de pays arabes et asiatiques. De gros contrats d’équipement ont été signés et des firmes mondiales comme Toyota ou Motorola ont décroché leurs contrats de la décennie. Parmi les formations proposées figurent un module spécialisé destiné à une poignée d’initiés : la désactivation des systèmes de contrôle équipant certains systèmes d’armes de fabrication US en dotation au sein de l’armée irakienne. La suite est connue : l’État Islamique déferle sur le Nord de la Syrie, où il s’accroche avec l’ensemble des protagonistes, mais ne pouvant venir à bout d’une armée syrienne déterminée, il se lance à la conquête du Nord de l’Irak, en exploitant une révolution sunnite menée par les anciens partisans de Saddam Hussein. C’est à la faveur de cette révolte d’envergure que les éléments de l’État Islamique d’Irak et du Levant capturent des villes aussi importantes que Mossoul et menacent de marcher sur Baghdad. La situation devient confuse. Les Syriens interviennent avec leur aviation en Irak et les Iraniens y dépêchent des forces spéciales. Moscou fournit en urgence à Baghdad des avions d’attaque au sol. L’État Islamique est proclamé depuis Mossoul et un certain Abou Bakr Al-Baghdadi apparait en s’autoproclamant Calife de l’ensemble des musulmans sur terre. L’État Islamique se heurte au Kurdistan, où se trouve une base secrète des forces spéciales US. Que s’est-il passé ? Un classique. Les Américains se retournent contre ce qu’ils ont contribué à créer de toutes pièces en soutenant le Kurdistan. En réalité, l’avancée de l’État Islamique sur des territoires riches en pétrole était le signal d’une intervention US. Motif invoqué : la persécution des Chrétiens d’Orient (qui n’ont rien à voir avec les Chrétiens d’Occident) et de certaines minorités comme les Yazidis, les Assyriens et les Kurdes. On relèvera que lorsque ces mêmes minorités se faisaient trucider par les factions de la « rébellion » syrienne soutenues par Washington et Israël, personne en Occident n’a élevé la voix pour protester.

Or, qui a planifié la destruction des Chrétiens d’Orient ? Les Israéliens et leurs alliés. Les Chrétiens d’Orient n’ont jamais reconnu et ne reconnaîtront jamais le Concile Vatican II et considèrent que les Juifs portent l’entière responsabilité de la crucifixion de Jésus-Christ. Ils sont encore plus opposés au sionisme et à la politique sioniste de l’État d’Israël que ne le sont leurs compatriotes musulmans.

Il a fallu un outil commode. Les Anglais l’ont trouvé. C’est la stratégie du manteau vert. Les Israéliens l’ont pensée, les Américains l’utilisent. On ressort le vieux concept du Califat et on met en scène un acteur professionnel. Le personnage de Abou Bakr Al-Baghdadi est né. [Pour remplacer feu Oussama Ben Laden. N.d.GO]

Lors de sa visite clandestine au Nord de la Syrie, en 2013, le sénateur sioniste US John McCain, une version exponentielle du BHL français (il faut pas perdre de vue que la France est le second pays en termes d’influence sioniste dans le monde)  a rencontré des cadres supérieurs de l’« armée syrienne libre » ASL, des responsables du Front Ennosra et un certain Abou Doua alias Ibrahim Alias Ibrahim Awad Ibrahim Ali Al-Badri al-Samarrai, alias le Docteur alias le bon Samaritain alias Simon ou Shimon qui sera connu un peu plus tard sous son nom de guerre d’Abou Bakr Al-Baghdadi.

Après tant de mensonges et de crimes, Obama et ses petits vassaux anglais osent encore parler d’une intervention humanitaire en Irak. Les Français leur emboîtent le pas, évidemment, car l’occasion est trop propice pour glaner accaparer quelques  votes au sein d’une opinion qui croit à une nouvelle persécution de Chrétiens par les méchants Sarrasins, d’autant plus que le climat largement islamophobe y est favorable.

Washington finance des raids aériens contre quelques positions préalablement choisies des hordes de l’État Islamique pour protéger une base secrète de la CIA, et des forces spéciales à Erbil au Kurdistan irakien contre une attaque de factions « incontrôlables » de l’organisation, mais en réalité prépare le terrain à l’utilisation du Kurdistan pour frapper la Syrie et l’Iran. L’Irak n’a jamais été libre et une petite ingénierie politique a permis de faire disparaître Al-Maliki. C’est à peu près le même jeu que celui en cours en Afghanistan, avec moins de fracas.

A l’heure où je rédige ces lignes, Al-Baghdadi doit siroter son cognac bien au frais en pensant à s’acheter une nouvelle Rolex et en affichant un large rire sardonique sur ce qui ce passe actuellement en Orient. Obama, Cameron et Fabius peuvent continuer à mentir, à la satisfaction de ceux qui veulent bien se laisser duper. La stratégie de Washington a atteint les limites de son propre chaos. Orwell n’aurait pu imaginer mieux !

Source : http://strategika51.wordpress.com/2014/08/12/cycle-orwell...

 

 [ On l’avait déjà vu avec les nazis de Kiev. Normal qu’on le voie avec les nazis d’Irak, le McCain membre de l’opposition. Toujours bien avant que les événements décisifs se produisent. Son gouvernement l’a-t-il jamais désapprouvé, poursuivi pour incitation à la haine, au meurtre, à la guerre ?  Non. LGO ]

 

L’enfer de Sinjar (nord-ouest de l’Irak) 

3. Réfugiés Yazidi fuyant ISIL.jpg

Pour tenter d’échapper aux hommes de main de Washington déguisés en intégristes islamiques (voir plus haut), des milliers de Yazidis (une minorité appartenant à la très ancienne religion zoroastrienne) fuient leur ville de Sinjar en direction de la frontière syrienne. Il leur a fallu une semaine entière pour gravir et redescendre une montagne chauffée à blanc, pratiquement sans nourriture, sans eau et sans médicaments.

Ils viennent d’arriver à une base des Unités de la Protection Populaire Kurde (YPG)

Diapo :  http://rt.com/in-vision/iraq-refugees-yazidi-isis/

Ils ont tout perdu mais ont réussi à fuir. Il en reste beaucoup dans la montagne et d’autres n’ont pu quitter la ville, qui va tomber aux mains des escadrons de la mort de l’ISIS.

Merci pour eux

à Washington, Tel Aviv, Bruxelles,

Paris, Londres, Doha, Riyad, Toronto, Québec, Sydney & Wellington !

On ne connaît pas leur musique. D’ailleurs, ils ne connaîtront jamais notre blog, donc, ils n’entendront rien. C’est symbolique.

  

 
 

Est-ce le début de la guerre civile si attendue et si redoutée 

Attendue, parce qu’elle seule pourrait conjurer – peut-être – le spectre de la guerre mondiale qui s’avance, laisser respirer un instant des populations à bout de tortures et d’extermination par la clique anglo-sionisto-européenne.

Redoutée, parce qu’elle ne sera jamais possible sans un effroyable bain de sang dont les plus pauvres, et principalement les noirs, feront les frais : l’administration Obama et celles qui l’ont précédée ont fait, d’avance, ce qu’il fallait pour se donner les moyens d’écraser toute velléité de soulèvement aux États-Unis.

Toutes LES polices US ont été armées depuis longtemps jusqu’aux dents, pour conduire une guerre qui sera féroce, contre le pire danger qu’un pouvoir tyrannique puisse redouter : sa propre population, considérée et combattue comme un ennemi extérieur.

Il y a des années déjà, bien avant l’ère Obama, que les paniers à salade de la plupart des villes US sont des tanks, obligeamment cédés par le Pentagone, à prix d’amis 

4. Ferguson Police.jpg

Ferguson, Missouri : un adolescent noir, les bras en l’air pour montrer qu’il n’était pas armé, a été abattu de sang froid par un policier. Les habitants (noirs), sont descendus dans la rue pour protester, les bras en l’air comme la victime. Manifestation non-violente. Réponse : bombes lacrymogènes et balles de caoutchouc, y compris tirées au visage de gens les bras en l’air dans leur jardin.

Un internaute : « Il n’y a que dans une dictature policière que la police tire à balles sur des gens qui protestent contre un meurtre par balle. 

Scènes de pillage, dit CNN (qui en voit souvent, surtout quand elles ont été tournées d’avance à Hollywood). Scènes de saccage, probablement. Est-on sûrs que les paramilitaires des forces dites de l’ordre n’y soient pour rien ? Non.

Au bout de cinq jours, malgré la très grande brutalité policière, la colère ne retombe pas. Il faut dire que le meurtrier du jeune homme a été identifié et… relâché. Il faut dire aussi que sur ses comptes twitter et autres, il a changé, goguenard,  de prénom, disant à qui voulait l’entendre que cela « devrait faire l’affaire »

Le temps manque pour vous traduire les nombreux articles de sites et/ou journaux US, qui réclament véhémentement des comptes à l’administration Obama et une démilitarisation sévère de la police apparemment aux mains de sociétés privées surabondamment subventionnées par l’État (qui semble n’exercer sur elles aucun contrôle réel) et courtisées par le complexe militaro-industriel. Notre sentiment est qu’ils peuvent toujours réclamer…

Les comptes-rendus plus brefs d’RT qui suivent sont aussi en anglais, mais les images parlent d’elles-mêmes.

 

 

Mercredi : la police de Ferguson disperse une manifestation non-violente à coups de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc

5. Hands Up.jpg

Article et photos : http://rt.com/in-vision/ferguson-police-protesters-disper...

  

Le Pentagone a fourni à la police du comté de St. Louis de l’armement de type militaire (PHOTOS, VIDÉOS) 

6. Fergusonn army.jpeg

http://rt.com/usa/180376-ferguson-militarization-police-w...

 

Après le FBI, la police des autoroutes prend le contrôle des opérations à Ferguson, par-dessus toutes les polices. 

7. Ferguson Highway Police.jpg

http://rt.com/usa/180360-police-louis-policing-ferguson/

 

Liberté de la presse ? La police prend les médias pour cibles, les bombarde aux gaz lacrymogènes, arrête des reporters et les emprisonne. 

8. Al Jazeera Crew.jpg

Ici, l’équipe d’Al Jazeera US « dispersée » aux gaz.

 

Par ailleurs, des reporters du Huffington Post et du Washington Post ont été arrêtés sans ménagements (projetés la tête la première dans des fontaines à soda), à l’intérieur d’un MacDo d’où ils étaient en train de transmettre leurs reportages, et emprisonnés au moins une journée. Il est vrai qu’un des deux était noir.

http://rt.com/usa/180208-ferguson-journalists-detained-pr...

 

La vente des fusils explose à Ferguson et dans les environs après 3 jours d’émeutes. 

9. gun-sales-ferguson-protests.si.jpg

D’après les deux principaux marchands d’armes du lieu, les ventes montent en flèche : elles ont grimpé de 50 % ces jours derniers. Les clients, tant noirs que blancs, s’arment « pour protéger leurs foyers ».  « Les gens ont peur », disent-ils.

http://rt.com/usa/180084-gun-sales-ferguson-protests/

 

Champ de bataille USA : la police américaine est « excessivement militarisée » - étude de l’ACLU (Union américaine pour les libertés civiles). 

10. battlefield usa.jpg

Sans vouloir la ramener, on l’avait déjà vu dans l’affaire de Boston.

http://rt.com/usa/168072-us-drugs-swat-police/

  

Révélation : Comment l’administration Obama arme la police jusqu’aux dents avec de l’armement de guerre. 

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De l’armement récupéré des divers champs de bataille extérieurs. Drones, hélicoptères, humvees, chars d’assaut anti-mines et véhicules blindés… certains en provenance directe de Fallujah.

http://rt.com/usa/165100-mrap-pentagon-police-force/

 

 « C’est une zone de guerre à l’intérieur du pays » : le sheriff de l’Indiana explique pourquoi il a déployé de l’armement lourd dans son comté.

12. war zone indiana sheriff.jpg

http://rt.com/usa/164816-american-police-militarization-war/

Quand le sheriff d’une ville de 15.000 habitants - qui a eu deux crimes de sang en quatre ans et dont la criminalité individuelle a chuté de 70% depuis 2010 - équipe ses groupes d’intervention de type GIGN de ce genre de joujoux vertigineusement chers, « pour que mes hommes puissent rentrer sains et saufs chez eux le soir », il y a un sérieux problème quelque part.

 

  

Généralement, il y a des noirs dans la police US. Ici, on n’en voit pas un seul. Ni Ed Cercueil ni Fossoyeur Jones : que des blancs ! 94% en fait. Pour une population très majoritairement noire.

Et s'il ne s'agissait pas d’une bavure ?

S’il s’agissait d’une provocation délibérée ?

Et si la chasse à l’homme de Boston, avec ses escadrons – pas encore de la mort pour tout le monde - enfonçant les portes à coups de crosse, comme en Irak et en Afghanistan, n’avait été qu’une répétition générale ?

Alors, il ne faudrait plus parler d’émeutes et de répression brutale mais de coup d’état froidement préparé.

Soyons lucides : ils l’ont fait partout. Rien que sur leur continent, ils l’ont fait au Guatemala, en Argentine, au Panama, au Nicaragua, au Chili, au Honduras. Ils sont en train de le refaire au Venezuela et au Mexique. Leurs complices sionistes sont en train de le refaire pour la Xième fois en Palestine. Ils viennent de le faire à Kiev et continuent sur leur lancée dans le Donbass. Ils le refont pour la Xième fois en Irak. Et on remarquera, dans ces deux derniers cas, des conférences qu’il faut bien qualifier de préparatoires entre l’officieux McCain et les tueurs appointés… On sait, ou on devrait savoir, ce qu’il en a été et ce qu’il en est encore en Syrie… Alors, pourquoi pas chez eux, où ils s’y préparent OUVERTEMENT depuis si longtemps ?

Première cible : les noirs. Après, s’ils osent broncher, ce sera le tour des autres. Le tout sera agrémenté, si possible (on s’y emploie), d’une guerre raciale. 

Et comment vont-ils faire tous ces pauvres gens, même avec des fusils, contre une force d’invasion ultra-lourde ? Commence-t-on à comprendre pourquoi le gouvernement Obama, bon apôtre, voulait interdire la vente libre des armes, sous prétexte de tueries dans des écoles (dont d’affreux sceptiques l’ont lui-même accusé) ?

On remarquera qu’il s’agit de la police – DES polices – pas de l’armée. Si une partie non négligeable de l’armée US ne met pas la crosse en l’air (ou au moins des bâtons dans les roues), quelqu’un l’a prédit : « we are doomed ». Nous sommes foutus. Pour autant que nous le sachions, « quelque chose » s’est produit, au sein de l’armée, il y a quelques années d’ici. Les merdias ont fait silence, comme d’hab. Plusieurs militaires ont eu des accidents bizarres. Mortels. Sur les autres,  la répression a été impitoyable et secrète.

Existe-t-il un Chavez nord-américain ? Et si oui, quelles sont ses chances ?

Dans l’immédiat, que peuvent faire les civils ? Franchement ? Lire les œuvres d’Hô Chi Minh et de Giap. Regarder comment font le Hezbollah et le Hamas. Et s’y coller. Mais il aurait fallu prévenir ce coup, pas y réagir.

  

Et s’ils avaient mis plusieurs fers au feu ?

Ebola : menace réelle ou manipulation ?

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Kevin BARRETT – Veterans Today

14 août 2014

Les médias de masse font du battage sur la plus grande épidémie « jamais vue » d’Ebola en Afrique de l’Ouest.

On nous dit que cette terrible maladie, qui provoque des symptômes qui ressemblent à des scènes de film d’horreur, se répand aux États-Unis. Certains Américains annulent leurs vacances et refusent de s’embarquer dans un avion, pensant qu’ils pourraient y attraper le virus Ebola.

Les gens sont terrorisés par des images horribles, talonnés par la peur d’une mort rapide et terrible, et la peur des avions. Les craintes sont hors de proportion avec la réalité de la menace. Un air de déjà vu ?

Le 11 Septembre 2001, les américains ont été soumis à un contrôle psychique à partir d’un traumatisme, « une forme intensive de technique de lavage de cerveau connue sous le nom de coercition, décrit dans un livre de Douglas Rushkoff du même nom. Le contrôle psychique à partir d’un traumatisme utilise la peur extrême ou la terreur pour façonner le subconscient de ses victimes. C’est une technique très efficace pour amener les gens à se soumettre à l’autorité sans se rendre compte de ce qu’ils font ni pourquoi ils le font.

Lire la suite…

Traduction AVIC pour Réseau International.

 

Source : http://www.veteranstoday.com/2014/08/13/ebola/ 

Via : http://reseauinternational.net/ebola-menace-reelle-manipu...

 

 

Pour nous réconforter…

Encore un petit coup de Cuba, où la raison s’est réfugiée

Il y a 60 ans qu’elles roulent et qu’on les répare. Elles finiront bien par disparaître et céder la place à des Ulyanovsky AZ, des GAZ, des Izhmash ou des Lada-AvtoVAZ. Presque dommage…

Saurez-vous reconnaître la 4-L et les 4 cv ?

 

http://www.flickr.com/search/?q=cuba+cars&s=int

 

 

Notre bateau d’aujourd’hui :

le SS. America, échoué et abandonné à Fuenteventura, îles Canaries 

Mis en ligne le 15 août 2014

 

 

 

 

21:01 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/08/2014

Feliz 88 cumpleaños Comandante !

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Feliz 88 cumpleaños Comandante !

 

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Et durez le plus longtemps possible. Ce serait si dommage de rater la fin.

 

(Le bateau est celui d’un pêcheur d’Islande. Si vous ne nous croyez pas, c’est là : http://www.regeafaitunbeauvoyage.fr/jour9-03juillet08.html. La photo, c’est la dernière en date : vendredi 11 juillet 2014. Juste avant que les Yankees ratent Vladimir comme ils ont raté Fidel plus de six cents fois)

 

*

Chers internautes, pour le cas où Le Monde aurait oublié de vous en parler…

 

Comment les Cubains ont converti leur île au bio

par Frédérique Basset

 

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Les écologistes du monde entier en parlent, les Cubains l’ont fait. Parce que l’embargo leur a imposé une pénurie totale de pétrole, ils ont converti leur île à l’agriculture biologique. Cela dure depuis vingt ans.

 

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1989. Chute du Mur de Berlin. Deux ans plus tard, effondrement du bloc soviétique. Cuba perd alors son principal fournisseur de pétrole, de matériel agricole, d’engrais chimiques et autres pesticides. Avec la disparition de l’URSS et des anciens pays de l’Est, qui achetaient ses produits à prix constants, l’île perd aussi des marchés juteux, notamment celui du sucre, dont elle exportait 85% de sa production. Tous les ingrédients sont réunis pour que le pays plonge dans le chaos. D’autant que le blocus américain se resserre.

Pour Cuba, c’est le début d’une nouvelle ère, de cette « période spéciale en temps de paix » annoncée en 1992 par Fidel Castro et qui durera cinq ans, autrement dit une période de grave crise économique : le produit intérieur brut (PIB) chute de 35 %, le commerce extérieur de 75%, le pouvoir d’achat de 50% et la population souffre de malnutrition.

« Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » (Marc Twain)

Nécessité fait loi. Afin de satisfaire ses besoins alimentaires, la population se lance dans la culture de fruits et légumes.

« Les Cubains avaient faim, explique Nils Aguilar, réalisateur du film Cultures en transition.

 

 

Ce sont eux qui ont fait les premiers pas en occupant les terres dans un mouvement spontané ». Des milliers de jardins, « organoponicos », fleurissent sur des petits lopins de terre, sur les terrasses, entre les maisons, sur d’anciennes décharges, au milieu des terrains vagues, bref dans le moindre interstice laissé vacant. Outre la culture, on y pratique souvent l’élevage de petits animaux : poules, lapins, canards, cochons. « Les principaux acteurs du mouvement agro-écologique, ce sont les paysans eux-mêmes, affirme Dorian Felix, agronome, spécialisé dans l’agroécologie tropicale, en mission à Cuba pour l’association Terre et Humanisme. Ils ont expérimenté ces pratiques, les ont validées et diffusées. Leur mobilisation et celle de la société civile tout entière a été, et reste, très importante. »

 

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Le boom de l’agriculture urbaine

Dans la foulée, le gouvernement entame une transition forcée. Produire de la nourriture devient une question de sécurité nationale. A partir des années 1990, l’accent est mis sur la production locale, à partir de ressources locales, pour la consommation locale. L’État distribue des terrains à qui veut les cultiver et développe une agriculture vivrière et biologique de proximité : sans pétrole pour faire fonctionner les tracteurs, on recourt à la traction animale ; sans engrais chimiques ni pesticides, on redécouvre le compost, les insecticides naturels et la lutte biologique.

 

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« C’est une véritable révolution verte, confirme Nils Aguilar. Dans ce pays, tout le monde est impliqué, j’ai eu la surprise d’entendre un chauffeur de taxi me vanter les prouesses de l’agroécologie ! Cuba développe une agriculture post-industrielle et prouve que ces techniques peuvent nourrir les populations ». Aujourd’hui, la main-d’œuvre agricole a été multipliée par dix. D’anciens militaires, fonctionnaires et employés se sont convertis ou reconvertis à l’agriculture, car nombre d’entre eux avaient été paysans auparavant. Chaque école cultive son potager, les administrations ont leur propre jardin, fournissant les légumes aux cantines des employés.

Phénomène sans précédent, l’agriculture urbaine s’est développée comme nulle part ailleurs dans le monde. L’île compte près de 400.000 exploitations agricoles urbaines, qui couvrent quelque 70.000 hectares de terres jusqu’alors inutilisées et produisent plus de 1,5 millions de tonnes de légumes. La Havane est à même de fournir 50% de fruits et légumes bios à ses 2.200.000 habitants, le reste étant assuré par les coopératives de la périphérie.

 

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Révolution verte à la cubaine

En 1994, les fermes d’Etat productivistes sont progressivement transformées en coopératives pour fournir en aliments les hôpitaux, écoles, jardins d’enfants. Quant au reliquat de la production, il est vendu librement sur les marchés. Universitaires, chercheurs, agronomes sont mis à contribution pour diffuser les techniques de l’agroécologie. Un réseau de boutiques vend semences et outils de jardinage à bas prix, prodiguant également aux clients des conseils d’experts. Et dans toutes les villes du pays, on enseigne l’agriculture biologique par la pratique, sur le terrain. Bien plus qu’un simple transfert de connaissances technologiques, il s’agit de « produire en apprenant, d’enseigner en produisant et d’apprendre en enseignant. »

L’impact de cette révolution verte est multiple : réduction de la contamination des sols, de l’air et de l’eau, recyclage des déchets, augmentation de la biodiversité, diversification des productions, amélioration de la sécurité alimentaire, du niveau de vie et de la santé, création d’emplois – notamment pour les femmes, les jeunes et les retraités. C’est aussi une politique moins centralisée qui s’est mise en place, donnant davantage de marge de manœuvre aux initiatives individuelles et collectives autogérées. Le mot d’ordre dominant : « Décentraliser sans perdre le contrôle, centraliser sans tuer l’initiative ».

Dans les villes, ce principe a permis de promouvoir la production dans le quartier, par le quartier, pour le quartier, en encourageant la participation de milliers de personnes désireuses de rejoindre l’initiative.

 

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Aujourd’hui, Cuba produit pour sa consommation plus de 70% de fruits et légumes, ce qui ne lui garantit pas une totale autonomie alimentaire, dans la mesure où elle dépend encore des importations de riz et de viande, notamment. Mais, selon les critères de l’ONU, « le pays a un indice de développement humain élevé et une faible empreinte écologique sur la planète ». Si demain les importations de nourriture devaient s’arrêter, les habitants seraient beaucoup moins en péril que ceux d’un pays comme la France, qui dispose seulement de quelques jours de réserves dans ses supermarchés (d’après le CESER – Conseil économique, social et environnemental Ile-de-France -, la région dispose de quatre jours de réserves alimentaires).

 

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Il aura fallu une crise pour que Cuba découvre les vertus de l’agroécologie, de la permaculture, de l’agroforesterie ou encore du sylvopastoralisme. L’île a-t-elle réussi pour autant sa transition énergétique ? En partie seulement. La consommation de pétrole a redémarré en 1993 grâce à (ou à cause de ?) la production nationale et à l’aide du Venezuela qui lui fournit près de 110 000 barils de pétrole par jour. Mais on peut parier que le pays ne pourra plus faire machine arrière. Car au-delà de la révolution agricole, les initiatives individuelles et collectives ont prouvé que les Cubains pouvaient prendre en main leur destin. Une véritable révolution culturelle !

Sources :

http://www.kaizen-magazine.com/comment-les-cubains-ont-co...

http://au-bout-de-la-route.blogspot.be/2014/07/comment-le...

Photos  : https://nacla.org/news/2012/10/18/urban-agriculture-cuba-...

 

* 

Ce n’est pas à Cuba, mais c’est le même principe, et c’est tellement beau

 

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Quelqu’un s’est amusé à greffer 40 espèces d’arbres fruitiers sur un seul tronc. Résultat : 40 espèces de fruits, de juin  à octobre.

Bémol, c’est cher : 30.000 $ (Oui, c’est aux États-Unis)

http://chasseursdecool.fr/un-arbre-pouvant-produire-40-fr...

 

*

Ah, la médecine préventive ! Déjà Rabelais ne jurait que par elle. Mais s’il n’y avait pas les Cubains…

Cuba, un modèle selon l’Organisation mondiale de la santé

Salim Lamrani – Le Grand Soir

6 août 2014

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L’École latino-américaine de médecine (ELAM)

 

Selon l’organisme onusien, le système de santé à Cuba a valeur d’exemple pour tous les pays du monde.

Le système de santé cubain est mondialement reconnu pour son excellence et son efficacité. Malgré des ressources extrêmement limitées et l’impact dramatique causé par les sanctions économiques imposées par les États-Unis depuis plus d’un demi-siècle, Cuba a réussi à universaliser l’accès aux soins à toutes les catégories de la population et à obtenir des résultats similaires à ceux des nations les plus développées.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/cuba-un-modele-selon-l-organi...

 

* 

Nos hommes à La Havane :  Comment les USA ont utilisé de jeunes Latino-Américains pour tenter de fomenter des troubles à Cuba

 

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4 août 2014Russia Today

Les États-Unis ont secrètement envoyé des jeunes Latinos à Cuba pour tenter d’y déclencher des troubles. C’est ce qu’il ressort d’un rapport qu’une « fuite » vient de divulguer. Les « espions voyageurs », qui étaient infiltrés sous le prétexte de travailler pour des programmes de santé et d’autres activités civiles, étaient ainsi délibérément mis en sérieux danger, car il n’existait pas de filet de sécurité pour leur sauver la mise s’ils étaient découverts.

Une enquête d’AP (Associated Press) révèle que le projet « voyageurs » a été lancé sur Cuba en octobre 2009 par l’Agence US pour le Développement International (USAID), officiellement connue pour gérer des millions de dollars dans ce qu’il est convenu d’appeler l’aide humanitaire. En réalité, elle envoyait en secret des jeunes vénézuéliens, costa-ricains et péruviens se mêler aux Cubains. Les autorités américaines espéraient que ces agents secrets les aideraient à provoquer une « révolution » dans le pays sur leur modèle habituel

Les jeunes Latinos devaient se faire passer pour des touristes, circuler dans tout le pays, et recruter des gens susceptibles de devenir des activistes politiques opposés aux autorités cubaines.

Un atelier de prévention contre le SIDA, que des mémos obtenus par AP appellent « la parfaite excuse » a également été utilisé par l’espionnage US pour tenter de mener à bien son programme d’intervention politique.

AP a également réussi à mettre la main sur des documents qui révèlent comment communiquaient entre eux ceux qui participaient à ce programme. Ils utilisaient des clés USB cryptées pour camoufler leurs données et envoyer des messages codés.

Les « voyageurs » ne saisissaient que des choses innocentes dans leurs ordinateurs portables, de manière à ne pas être suspectés par les autorités cubaines.

Quand ils écrivaient « j’ai mal à la tête », cela voulait dire qu’ils soupçonnaient le gouvernement cubain de les surveiller. « Votre sœur est malade » voulait dire qu’ils souhaitaient mettre un terme à leur voyage.

« Nous nous arrangions pour que le gouvernement, ici (au Venezuela), ne sache pas que nous nous rendions à Cuba et que nous aidions ces groupes, » a déclaré à l’AP Yajaira Andrade, ex-administrateur de l’antenne vénézuélienne, « parce que c’était quand Chavez était au pouvoir, et que s’il avait su que des Vénézuéliens travaillaient à fomenter une révolte à Cuba, nous aurions été jetés en prison. »

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Rajiv Shah, administrateur de l’Agence US pour le Développement International (USAID

Toutefois, d’après l’enquête d’AP, les travailleurs humanitaires-espions ont échoué dans leur chasse aux « acteurs potentiels susceptibles d’œuvrer à un changement social ». D’après un des agents latino-américains, la formation qu’ils recevaient consistait en un séminaire de 30 minutes, censé leur apprendre comment échapper au contre-espionnage cubain. Il n’y avait, a-t-il dit, aucun filet de sécurité pour le cas où les autorités cubaines les auraient repérés.

 « Bien que rien ne soit jamais totalement sûr, soyez persuadés que les autorités n’essayeront pas de vous maltraiter physiquement, mais seulement de vous effrayer, » explique un mémo tombé dans les mains d’AP. « Rappelez-vous que le gouvernement cubain préfère éviter les articles négatifs dans les médias internationaux et qu’un étranger battu ne servirait pas leur image. »

Ce programme d’espionnage a continué, même après l’arrestation, qui a fait scandale, d’Alan Gross, un professionnel du « développement international » US. Il a été arrêté alors qu’il travaillait comme contractant pour l’USAID, en décembre 2009, et il purge actuellement une peine de quinze ans dans une prison cubaine.

 « Nous attachons de l’importance à votre sécurité, » dit un haut fonctionnaire de l’USAID dans un e-mail.

« Nos recommandations et nos conseils s’adressent à TOUS les voyageurs vers l’île, pas seulement aux citoyens américains. »

Selon AP toujours, un contractant* a commenté l’arrestation d’Alan Gross.

« Ils ont arrêté un contractant d’une autre agence. Ça pourrait être dangereux, » dit le message Skype cité par AP, « Dieu merci, ce n’est pas un  des nôtres. »

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Le secrétaire d’État US John Kerry faisant un discours pendant sa tournée d’inspection des dommages causés par le super-typhon Haiyan, à Tacloban (Philippines), le 18 décembre 2013.

 

Creative Associates refusant de commenter, l’USAID a affirmé que les organismes US aidaient les Cubains à « déterminer leur avenir ».

« L’USAID et l’administration Obama se se sont engagés à soutenir le désir du peuple cubain de déterminer librement son avenir, » a déclaré l’agence à AP. « L’USAID travaille à Cuba, avec des groupes indépendants de jeunes, à des projets d’intérêt général, dans les domaines de la santé publique, des arts et d’autres champs d’actrion, en accord avec les programmes démocratiques mondiaux. »

Un autre programme d’atelier - sur le SIDA - avait un double but, a ajouté l’USAID.

Il « apportait son soutien à la société civile cubaine, tout en offrant l’avantage secondaire de répondre au désir exprimé par les Cubains d’être formés à la prévention du SIDA. »

L’espionnage US ne semble pas s’être préoccupé non plus de rémunérer fastueusement les espions qui travaillaient dans de telles conditions. D’après les informations obtenues par AP, une douzaine de Latino-Américains étaient payés moins de 5.41 $ l’heure.

 

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Le secrétaire d’État John Kerry (c.) prend la parole au côté de Dolores Nembunzu (g.) administratrice de l’Hôpital Saint Joseph, de Kinshasa, dont la clinique Fistula est financée par l’USAID, et de sœur Mary Joseph (d), le 4 mai 2014.

 

Les données montrent que la firme Creative Associates International, agissant pour le compte de l’USAID, a même utilisé les parents des jeunes espions pour transporter des fonds qui devaient leur être remis. Cependant, les familles ne se doutaient pas que ces fonds provenaient des autorités US.

Ces révélations sur le programme d’espionnage US surviennent après un autre scandale : celui du « Twitter cubain », le réseau social lancé par les USA à Cuba, qui avait pour but de renverser le gouvernement du pays. Le Twitter cubain et le programme des espions voyageurs ont tous deux été financés par l’USAID.

Le scandale du Twitter cubain a éclaté le 3 avril dernier, lorsque AP a rendu publics des documents prouvant que les États-Unis avaient mis sur pied un réseau de messagerie à Cuba pour essayer de fomenter et de faire se répandre des troubles dans le pays. Plus de 40.000 personnes, sans se douter que le réseau était un instrument du gouvernement US, s’en servaient sans méfiance pour échanger des nouvelles et des opinions.

Le plan initial était d’appâter un maximum d’utilisateurs en offrant un accès facile à des informations et à des sujets inoffensifs, du genre résultats de matches de foot, programmes musicaux, prévisions météo, etc. Mais, lorsqu’un nombre suffisant d’utilisateurs aurait été atteint, les opérateurs y auraient introduit des histoires politiques destinées à salir la réputation du gouvernement, dans le but de suciter un « Printemps cubain ».

________________   

* peut se dire aussi « mercenaire ».

 

Source : http://rt.com/news/177756-us-spy-cuba-recruits/

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

*

Le Costa Rica réclame des explications sur le « Twitter cubain » machiné par les USA

RT

Ceci date de fin avril, mais c’est frais comme un œuf du jour. Et tellement récurrent.

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Le ministre des Affaires étrangères du Costa Rica, Enrique Castillo Barrantes

Le 24 avril dernier, des officiels costa-ricains, indignés, ont exigé que la Maison Blanche explique pourquoi le projet appelé « Twitter cubain », qui venait d’être découvert, avait été mis sur pied par l’ambassade US à San José, capitale du Costa Rica.

Quand l’Associated Press (AP) a révélé au début du mois (d’avril) que le Département d’État avait implanté une plateforme de réseau social à Cuba dans l’intention d’y provoquer des troubles, l’administration Obama, aussitôt critiquée, s’est empressée de dénoncer les allégations qui l’accusaient d’avoir secrètement comploté pour perturber la politique cubaine. Les semaines passant, cependant, les condamations continuent à fuser, cette fois de la capitale costa-ricaine où la plateforme « ZunZuneo » aurait été  développée en catimini par des fonctionnaires US.

Enrique Castillo, ministre des Affaires étrangères du Costa Rica a déclaré à AP que non seulement il trouve qu’il était « déplacé » de la part des États-Unis d’utiliser son pays pour se livrer à une telle machination, mais qu’il avait mis en garde les fonctionnaires US contre toute initiative utilisant son territoire pour créer des tensions entre le Costa Rica et Cuba.

 « Je trouve qu’il est déplacé d’utiliser une ambassade au Costa Rica pour un type d’opération destiné à causer du dommage à un pays tiers, » a dit Castillo à AP. « Nous ne déposons pas une plainte. Il se trouve que les ambassades accréditées au Costa Rica n’ont pas à soumettre leurs projets au gouvernement du Costa Rica. »

Quelques jours plus tôt, le quotidien costa-ricain La Nacion avait révélé que l’USAID avait lancé ses opérations contre Cuba à partir de l’ambassade US à San José.

« Le ministère des Affaires étrangères ne trouve pas correct que des ambassades lancent, du Costa Rica, des opérations qui affectent un autre pays. Nous ne pouvons approuver cela en aucune façon. Ce n’est pas bien. » avait déclaré Castillo à ce journal.

En réponse, l’attaché à l’information de l’ambassade US, Eric Turner prétend, lui, que les officiels costa-ricains étaient parfaitement au courant de ce qui se passait.

« Nous avons des communications internes qui prouvent que les membres de l’ambassade ont informé le ministère du programme, avant même l’échange de messages diplomatiques. Nous n’avons pas souvenance qu’il y ait eu des objections, »  a déclaré Turner à La Nacion.

« Le gouvernement du Costa Rica a été informé du programme en plus d’une occasion, » a prétendu à son tour, sur un blog, Matt Herrick, porte-parole d’USAID.

La porte-parole du Département d’État Jen Psaki [celle qui croit que la région d’Astrakhan touche à l’Ukraine, NdT] a reconnu ensuite que le bureau de Castillo avait en effet  pris contact avec des fonctionnaires US et que les conversations se poursuivaient. Le ministère des Affaires étrangères du Costa Rica leur aurait dit, admet-elle, que les États-Unis auraient pu conduire cette affaire plus clairement.

« Jusqu’à présent [avril, N.d.T] le gouvernement cubain ne s’est pas plaint à nous de cette affaire. » a protesté Castillo auprè de l’ambassade. « Si des illégalités ont été commises dans l’exécution de ce programme, elles sot de la seule responsabilité du gouvernement US. »  (AP)

Source : http://rt.com/usa/154624-costa-rica-cuban-twitter/

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

Les porte-parole US disent ce qu’ils disent. C’est comme pour le flingage du vol HM17 : on les croit si on veut. Mais, bon sang, que ne font-ils contre mauvaise fortune bon cœur ? Certes, ils n’ont pas réussi à déclencher une guerre civile à Cuba ni à en faire un califat, mais ils ont quand même réussi à mettre de l’eau dans le gaz entre deux pays d’Amérique Centrale. Ils ne peuvent pas remercier leur dieu pour ses petites grâces et se contenter de leurs dix-huit guerres en cours ?

 

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*

À propos, pendant qu’on y est… pour ceux qui ne l’ont jamais vu :

La révolution ne sera pas télévisée

est un documentaire où l’on voit se dérouler le coup d’état du 11 avril 2002, qui déposa pendant 48 heures le président Hugo Chavez.

Deux cinéastes, Kim Bartley et Donnacha O'Briain, de la chaîne nationale irlandaise RTÉ, se trouvaient à Caracas pour y tourner un documentaire sur Chavez, lorsque le coup survint. Changeant d’objectif, elles s’adaptèrent aux événements, au fur et à mesure qu’ils se produisaient. Elles ont ainsi filmé des images qui contredisent les explications données par l’opposition, par les médias privés, par le Département d’État et par le secrétaire de presse de la Maison Blanche Ari Fleischer. Le documentaire dit et montre que le coup d’état fut le résultat d’une conspiration entre diverses factions de le vieille garde anti-Chavez au Venezuela, en collusion avec les États-Unis, l’Espagne, la Colombie et le Salvador.

Les deux réalisatrices semblent avoir été partout à la fois. Difficile d’oublier le moment où une poignée de jeunes soldats de la garde d’Hugo Chavez décident de jouer le tout pour le tout et de pénétrer, par les caves, dans le Palais Miraflores où les vainqueurs sont en train de sabler le champagne ; difficile d’oublier Fidel Castro au bout du fil pendant ces deux longs jours, ne cessant de recommander que, surtout  « il ne signe pas sa destitution ! », alors que personne ne savait s’il était mort ou vif.

Ce film a obtenu plusieurs prix internationaux richement mérités.

V.O. sous-titrée en français, 1h04’

 

*

Will they EVER leave Cuba alone ? No.

The latest exposed plot to overthrow the Cuban government … Oh, pardon me, I mean the latest exposed plot to bring democracy to Cuba

 

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Dans son dernier « Rapport Anti-Empire », du 11 août 2014, William Blum dit ce qu’il pense des deux derniers complots en date, ceux que, précisément, nous évoquons ci-dessus.

À propos de la phrase « Bien que rien ne soit jamais totalement sûr, soyez persuadés que les autorités n’essayeront pas de vous maltraiter physiquement, mais seulement de vous effrayer. Rappelez-vous que le gouvernement cubain préfère éviter les articles négatifs dans les médias internationaux et qu’un étranger battu ne servirait pas leur image », il commente :

« Ironique, non ? Le gouvernement US ne pourrait pas en dire autant de la plupart de ses alliés, qui ont recours si fréquemment aux pires sévices physiques. De fait, on ne pourrait pas non plus en dire autant d’aucune force de police américaine, mais ce sont ces Cubains, qui ne battent ni ne torturent leurs détenus, qui sont les ennemis à réformer et à punir sans merci… et il y a plus de 55 ans que cela dure ! »

Rappelons que William Blum, qui a quitté le Département d’État pendant la guerre du Vietnam pour indignation rédhibitoire, est invité à Cuba depuis plus de trente ans et ne peut – ne pourra jamais, vu son âge – s’y rendre, le visa de sortie lui étant systématiquement refusé par son pays. Mais c’est Poutine, le tyran, c’est Maduro, ce sont les Castro, pas la bande des pitres sanglants de Washington !

 

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*

Mais si aujourd’hui c’est l’anniversaire de Fidel, après-demain, c’est la fête de Maria Poumier

Bonne fête, Maria !

 

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La vie exaltante des psys

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Humanitaire : Une fois de plus, Moscou déjoue les plans de Washington

Avic – Réseau International

12 août 2014

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L’ambassadeur Vitaly Churkin, à l’ONU

 

Ils l’avaient pourtant bien mijoté, leur plan. Ils avaient été jusqu’à reconnaitre, par la voix de leur ambassadrice à l’ONU Samantha Power, la réalité de la catastrophe humanitaire à l’est de l’Ukraine, et ce, malgré le déni persistant de Porochenko. Cette reconnaissance entraînait évidemment la nécessité d’agir au plus vite, et c’est sur cela sans doute que comptaient les États-Unis.

Porochenko, avec son attitude de déni et de tergiversation devait tout faire pour entraver l’aide internationale, alors que la Russie, devant l’ampleur de la catastrophe, était fin prête. Et ne pouvait pas ne pas agir. Les États-Unis n’avaient donc plus qu’à asséner haut et fort, afin que cela soit entendu par tous, leur avertissement, presque sous forme d’ultimatum.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/humanitaire-une-fois-de-pl...

  

*

Dernière minute :

 

Rassemblement de soutien à la population civile du Donbass:

Vendredi 15 Août 16H 

Place Saint-Michel

Organisé par le Collectif France-Donbass

Avec le soutien de:

Comité anti-impérialiste, Collectif France-Russie, La voix de la Libye, Rassemblement pour la Syrie, Réseau Voltaire, Unité Continentale

 

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*

Mis en ligne le 13 août 2014

 

 

 

 

22:13 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/08/2014

Les loups-ouh-ouh-ouh !

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Les loups-ouh-ouh-ouh !

 

Les Palestiniens n’ont-ils pas demandé à faire partie de la Fédération de Russie ? Eh bien, ils font déjà partie de la Fédération des états-écrabouillés-sans-que-personne-s’en-émeuve avec l’Ukraine, mais aussi avec la Libye, l’Irak, l’Afghanistan et d’autres plus lointains, sur d’autres continents. C’est pourquoi, aujourd’hui, ici, on mélange tout : Ukraine et Palestine. Mais aussi Russie et, pour rire un brin, Union Européenne.

 

Aline de Diéguez 

Chroniques de la Palestine occupée

 

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Les loups sont entrés dans Gaza

juillet - août 2014

            Lorsque Serge Reggiani a chanté que les loups avaient quitté Paris, il croyait peut-être que l'espèce s'éteindrait.

         Hélas, elle a non seulement prospéré dans l'ombre, mais ses moyens et sa cruauté se sont accrus de manière exponentielle. L'impunité universelle dont elle jouit depuis des décennies a engraissé sa férocité et son arrogance. Elle a rendu la meute beaucoup plus dévastatrice que celle qui était entrée dans Paris en son temps.

             Gueule béante, crocs aiguisés, yeux habités d'images de meurtre, suant la peur et la haine, la horde s'est ruée sur Gaza pour la troisième fois en moins de six ans. Elle s'y est livrée, à son habitude, et même plus sauvagement encore que lors de ses sorties précédentes, à un carnage et à une orgie de destructions qui ont transformé le petit territoire le plus densément peuplé de la planète en une morgue et un champ de ruines.

 

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Là était leur foyer

                Et c'est ainsi que Jahvé est grand !

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Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/pales... 

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Pour ne pas insulter les bêtes

Conversation d’un (vrai) loup avec un humain qui a appris sa langue

 

Et quand une meute de (vrais) loups d’Europe se prend d’affection pour un photographe

 

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La très-moche (pardon, mais c’est vrai) et « très atteinte » (Pepe Escobar) Samantha Power n’en finit pas de monter aux créneaux (ceux qui restent). En matière d’aide humanitaire, elle est plutôt pour l’ingérence, voyez-vous, et ses candidats sont plutôt les Blackwater, Kouchner et BHL. Que les Russkofs se le disent ! C’est nous qui les massacrons. Si quelqu’un doit leur apporter de l’aide humanitaire et se faire photographier avec nos victimes, c’est nous ! Compris ? 

Aide humanitaire en Ukraine : les États-Unis s’opposent à l’initiative russe.

9 août 2014-08-09

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Les États-Unis considéreront comme une invasion directe l'acheminement unilatéral par la Russie d'une aide humanitaire en Ukraine, a déclaré vendredi l'ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies Samantha Power à la réunion du Conseil de sécurité.

« Toute intervention unilatérale de la Russie en Ukraine même sous le prétexte d'octroyer une aide humanitaire sera absolument inadmissible et suscitera une vive préoccupation. Elle sera considérée comme une invasion en Ukraine », a-t-elle fait savoir, citée par ITAR-TASS.

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Source : http://french.ruvr.ru/news/2014_08_09/Aide-humanitaire-en...

via : http://www.alterinfo.net/notes/Aide-humanitaire-en-Ukrain... 

 

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Brève :

La ville de Stains – Seine-Saint-Denis – débaptise son Collège Maurice Thorez et le rebaptise « Collège Barbara ».

Bof ! La ville de Paris a bien sa « Place Dalida ». La mode est aux chanteuses. Un amphi Line Renaud à la Sorbonne, c'est sûrement pour bientôt.

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On ne va pas dire que la Restauration bat son plein. Car « restauration » de quoi, hein ?

 

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Et dire que je croyais que tous ces dégâts à Gaza étaient provoqués par les bombes israéliennes

Mark Steel – The Independent

8 août 2014

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Alors que c’étaient les grille-pains explosifs.

Au cours des dernières années, une bonne partie de l’humanité est devenue plus tolérante envers un groupe qui autrefois était rejeté par la société. Jusqu’à récemment, il était encore de bon ton d’être offusqué par une minorité : la communauté des tueurs d’enfants. Il semble que les mentalités changent et que nous commençons enfin à écouter leur point de vue.

Voici l’exemple d’un de ces braves types, qui ne demande qu’à s’exprimer, le porte-parole Uri Dromi, qui a expliqué hier sur Radio 4 que bien que le gouvernement israélien ait bombardé une école où plusieurs enfants sont morts, les décès sont clairement de la faute des gens qui vivent dans les zones bombardées.

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Source : http://www.legrandsoir.info/et-dire-que-je-croyais-que-to...

 

8. Mark_Steel.jpgMark STEEL, né en 1960, est un auteur, journaliste et acteur comique (« stand-up comedian ») anglais, dont les prises de position politiques se sont radicalisées quand il a vu comment étaient traités les patients dans un hôpital psychiatrique où son père adoptif a été admis pour une dépression nerveuse.

Il a été longtemps un membre actif du Socialist Workers Party, jusqu’à sa  démission en 2007.

Professionnellement, il a tenu une chronique régulière dans le Guardian de 1996 à 1999, soit jusqu’à ce que ce quotidien le licencie pour se rapprocher de Tony Blair. Il a présenté et présente des émissions de radio et de télévision à la BBC, dont les plus connues sont « Les conférences de Mark Steel », « La révolution de Mark Steel », « La solution de Mark Steel » et « Mark Steel est en ville ».

Il s’est même présenté aux élections (à Londres) et y a obtenu 1,5% des voix.

Il écrit régulièrement dans The Independent

Enfin, il est l’auteur d’une demi-douzaine d’ouvrages, dont What’s Going On ? The Meanderings of a Comic Mind in Confusion (2008) et Vive la Révolution (2003), une histoire de la Révolution française. Tous ses livres sont inédits en français.

Son site : http://marksteelinfo.com/


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Rectificatif : Saleem al-Saqqa déclare maintenir la plainte palestinienne devant la CPI

 

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Le ministre palestinien de la Justice, Saleem al-Saqqa, a déclaré au journal palestinien Al-Resalah s’être opposé au retrait de la plainte de l’Autorité palestinienne devant la Cour pénale internationale.

Rappelant qu’il est la seule personne à avoir le pouvoir de retirer cette plainte, il a souligné ne pas l’avoir fait et a martelé : « Je ne la retirerai pas ».

Nous avions annoncé que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avait donné ordre de retirer la plainte.

Nous avions cru, à tort, que son ordre avait été exécuté.

Source : http://www.voltairenet.org/article185036.html

Et nous, nous ne redirons pas ce que nous pensons de la CPI. Espérons quand même que la volonté de M. al-Saqqa prévaudra sur celle de M. Mahmoud Abbas.

 

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Sanctions

Elles font des vagues… dans tous les sens.

 

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Le Saker donne son avis deux fois de suite.

 

II.

 

L’onde de douleur de l’Union Européenne est en train  de se transformer tout doucement en un tsunami de problèmes qui vont se renforcer les uns les autres.

8 août 2014 – The Vineyard of the Saker

 

C’est du grandiose ! Russia Today rapporte que :

« L’Ukraine est prête à imposer des sanctions contre tout transit par son territoire, y compris des vols aériens et des livraisons de gaz vers l’Europe », a déclaré vendredi le Premier ministre Arseni Iatseniouk. Le Parlement de l’Ukraine se prononcera sur les sanctions mardi. Kiev a également préparé une liste de 172 citoyens russes et de 65 entités juridiques susceptibles d’être frappés de sanctions pour « soutien au terrorisme, soutien à l’annexion de la Crimée, et violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine», a encore déclaré Iatseniouk lors d’une conférence de presse qu’il a tenue ce vendredi. Les sanctions envisagées comprennent le gel d’avoirs, l’interdiction de certaines entreprises, la levée d’interdiction de privatiser des biens d’État, le refus d’accorder des licences, et une interdiction totale ou partielle de traverser le territoire de l’Ukraine, pour les avions et le gaz.

Voyons si j’ai bien tout compris : les USA/UE imposent des sanctions à la Russie, parce que la Russie ne met pas fin à la Résistance Novorossienne. En guise de représailles, la Russie impose des sanctions à l’UE et une interdiction de l’espace aérien russe aux avions Ukies. En réponse à quoi, les Ukies empêchent le gaz, dont l’UE a salement besoin et qu’elle a payé, d’atteindre l’Europe. A qui ce coup va-t-il faire mal ? À l’UE, bien sûr. Ce qui veut dire qu’en fait, ces crétins de Kiev, sans doute encore sous ordres des USA, sont en train de renforcer les sanctions russes contre l’UE ! Nous pouvons aussi interpréter ce coup comme « la Russie en train de couper le gaz à l’Europe sans que personne puisse l’en blâmer »

Pas beau, ça ?

 

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L’onde de douleur de l’UE se transforme en effet lentement en un tsunami de problèmes qui vont de plus en plus se renforcer les uns les autres.

Eh bien, ils le méritent ! Comme je l’ai dit hier : vous voulez être la pute de l’Oncle Sam ? Payez-en le prix !

Le Saker

Source : http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/08/the-wave-pain-fo...

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

I.

 

Vous voulez être la pute de l’Oncle Sam ? Payez-en le prix !

 

(bitch = chienne, pute, salope, garce… au choix)

8 août 2014

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«Horloge» par Josetxo Ezcurra

 

Chers amis,

Je fais juste une courte pause, depuis ma vie dans le « monde-des-gens-en-chair-et-en-os », afin de commenter les nouvelles du jour, qui sont d’importance : la Russie lance un embargo total de 12 mois sur l’importation de bœuf, porc, fruits et légumes, volaille, poisson, fromage, lait et produits laitiers en provenance de l’Union européenne, des États-Unis, de l’Australie, du Canada et du Royaume de Norvège. La Russie met également en place une interdiction de survol de son espace aérien aux compagnies aériennes européennes et américaines qui se rendent en Asie orientale, c’est-à-dire dans la Région Asie-Pacifique, et envisage de modifier ce que l’on appelle les points d’entrée et de sortie de l’espace aérien russe pour les vols réguliers et les charters européens. En outre, la Russie s’apprête à revoir les règles d’utilisation des routes transsibériennes, et va mettre fin aux discussions en cours avec les autorités aériennes américaines sur l’utilisation des routes transsibériennes. Enfin, à partir de cet hiver, il se peut que soient révoqués les droits supplémentaires accordés par les autorités aériennes russes au-delà de ce que prévoyaient les accords précédents. C’est un développement tellement intéressant et important qu’il nécessite une analyse beaucoup plus subtile que le simple calcul brut de ce que cela pourrait coûter à l’Union Européenne ou aux États-Unis. Je ne vais pas me lancer dans ce genre de calcul, mais en revanche, je voudrais souligner les points suivants :

Premièrement, il s’agit d’une réponse typiquement russe. Il y a une règle de base que chaque mouflet russe apprend à l’école, dans les bagarres de rue, à l’armée ou ailleurs : ne jamais promettre, ne jamais menacer : agir, et c‘est tout. Contrairement aux politiciens occidentaux qui ont passé des mois à brandir des menaces de sanctions, tout ce que les Russes ont fait a été d’annoncer, de façon plutôt vague, qu’ils se réservaient le droit de répondre. Et maintenant, BANG !, voilà cet embargo large et d’une portée considérable qui, contrairement aux sanctions occidentales, aura des effets très forts en Occident, et des effets plus forts encore en Russie (je reviens là-dessus dans un instant). Cette tactique du « pas de mots, des actes » est conçue pour maximaliser la force de dissuasion envers d’éventuels actes hostiles, les Russes se gardant bien, en outre, de révéler quelles sont exactement les mesures de représailles qu’ils comptent prendre. Dieu seul sait ce qu’ils vont inventer, n’est-ce pas ! Par-dessus le marché, afin d’augmenter le sentiment d’insécurité ainsi provoqué, les Russes se sont contentés de dire que c’étaient là les mesures sur lesquelles ils s’étaient mis d’accord, mais ils n’ont pas précisé quand elles entreraient en vigueur, ni si ce serait partiellement ou totalement, ni contre qui. Ils ont aussi fortement laissé entendre que d’autres mesures étaient à l’étude.

Deuxièmement, les sanctions sont merveilleusement calculées en fonction de leurs cibles. Les Européens se sont conduits comme des marie-couche-toi-là sans épine dorsale et sans cervelle dans cette affaire : ils étaient opposés à des sanctions contre la Russie depuis le premier jour, mais ils n’ont pas eu le courage de le dire à l’oncle Sam, si bien qu’à tous les coups, ils se sont couchés. Le message russe à la communauté européenne est simple : vous voulez vraiment être la radasse de l’Oncle Sam ? Alors, payez le prix ! Cet embargo va faire particulièrement mal à l’Europe du Sud (l’Espagne, la France, l’Italie, la Grèce), dont la production agricole souffrira cruellement. Ces pays se trouvent être les plus faibles, dans l’Union Européenne. En les atteignant, la Russie va accroître considérablement les frictions déjà inévitables dans l’UE, au sujet des sanctions contre la Russie.

Troisièmement, non seulement les transporteurs de l’Union Européenne ressentiront durement les coûts et les temps de vol bien plus élevés sur le très important trafic Europe-Asie, mais les transporteurs asiatiques, eux, ne ressentiront rien de ce genre ce qui leur donnera un double avantage concurrentiel. Que dites-vous de cette façon de favoriser l’un en frappant l’autre ? L’Union Européenne a causé des problèmes à une compagnie aérienne russe pour ses vols à destination de la Crimée (Dobrolet) et pour cela, c’est toute la communauté des compagnies aériennes de l’UE qui risque de se retrouver énormément désavantagée vis-à-vis de ses concurrents asiatiques.

Quatrièmement, la Russie s’est servie de ces sanctions pour faire quelque chose de vital en faveur de l’économie russe. Je m’explique : après l’effondrement de l’URSS, l’agriculture russe était en pleine déroute, et la période Eltsine n’a fait qu’empirer les choses. Les agriculteurs russes ne pouvaient tout simplement pas rivaliser avec les grosses entreprises du secteur agro-industriel avancé de l’Ouest, qui ont bénéficié d’énormes économies d’échelle, d’une recherche coûteuse et de haute technologie en matière de produits chimiques et biologiques, qui avaient aussi l’avantage d’une chaîne complète de production (souvent au sein de grandes entreprises) et une capacité de commercialisation d’un niveau supérieur. Le secteur agricole russe avait gravement, désespérément besoin des barrières douanières et des tarifs qui l’eussent protégé des géants capitalistes occidentaux ; au lieu de quoi la Russie s’est astreinte à respecter les diktats de l’OMC et finalement, s’en est même fait membre. Aujourd’hui, la Russie se sert de cet embargo total pour offrir à l’agriculture russe le temps dont elle a crucialement besoin pour pouvoir investir et s’emparer d’une part beaucoup plus grande du marché russe. N’oubliez pas non plus que les produits russes sont sans OGM, et qu’ils contiennent beaucoup moins de conservateurs, d’antibiotiques, de colorants, d’exhausteurs de goût ou encore de pesticides que ceux de la concurrence occidentale. Comme de surcroit ils sont indigènes, ils n’ont pas besoin, avant d’arriver sur le marché, d’être soumis  aux techniques de réfrigération/conservation qui donnent généralement aux aliments un goût de carton. En d’autres termes, les produits agricoles russes ont bien meilleur goût, même si ce n’est pas suffisant pour les rendre compétitifs. Cet embargo leur donne enfin l’élan qui leur est nécessaire pour investir, se développer et conquérir des parts de marché.

Cinquièmement, il y a 100 pays qui ne se sont pas alignés sur les États-Unis lors du vote relatif à la Crimée. Les Russes ont déjà fait savoir que ces pays sont ceux avec lesquels la Russie entend commercer pour se procurer ce qu’elle ne peut produire elle-même. Un joli renvoi d’ascenseur pour avoir tenu tête à l’Oncle Sam.

Sixièmement, petite mais délectable joie : avez-vous remarqué que les sanctions adoptées par l’Union Européenne ont été mises en place pour trois mois seulement, et qu’« elles doivent être réexaminées » plus tard ? En introduisant un embargo de 12 mois, la Russie envoie également un message clair : qui, à votre avis, va bénéficier de ce gâchis ?

Septièmement, il est complètement faux de calculer que, du fait que tel pays X de l’UE exportait pou Y millions de dollars en Russie, l’embargo russe va coûter Y millions de dollars à ce pays. Pourquoi est-ce faux ? Parce que la non-vente de ces produits va entraîner la création d’un surplus qui, à son tour, va affecter la demande ou, si la production doit être réduite, affectera les coûts de production (économies d’échelle). En revanche, pour un pays Z non-membre de l’UE, un contrat avec la Russie pourrait signifier assez d’argent pour investir, moderniser et devenir plus compétitif, non seulement en Russie, mais sur le marché mondial, en ce comprise l’Union Européenne.

Huitièmement, les pays baltes ont joué un rôle particulièrement déplaisant dans toute l’affaire ukrainienne, et maintenant, bien sûr, certaines de leurs industries les plus rentables (comme les pêcheries), qui dépendaient à 90 % de la Russie, vont devoir fermer. Ces pays étaient déjà dans le pétrin, ils vont l’être davantage encore. Là aussi, le message de la Russie est simple : vous voulez être la paillasse de l’Oncle Sam ? Payez le prix !

Neuvièmement, et ceci est le plus important, ce qui se passe est un divorce progressif de la Russie d’avec les économies occidentales. C’est l’Ouest qui a tranché certains des liens militaires, aérospatiaux et financiers, la Russie tranche les liens monétaires, agricoles et industriels. Ne perdez pas de vue que le marché US/UE est en train de couler, touché par des problèmes systémiques profonds et d’énormes questions sociales. En un sens, la comparaison qui s’impose est celle du Titanic, dont l’orchestre continuait à jouer pendant que le bateau sombrait. Eh bien, la Russie est comme un passager à qui l’on aurait dit à la dernière escale que les autorités du Titanic avaient décidé de le débarquer. Bon, ben… tant pis, n’est-ce pas ?

Dernier point, mais loin d’être le moindre : cette guerre commerciale, combinée avec la russophobie hystérique de l’Occident, représente pour Poutine une campagne de relations publiques bien meilleure que tout ce dont le Kremlin aurait pu rêver. Tout ce que ceux qui sont chargés de cette tâche ont besoin de dire aux Russes, c’est la vérité : « nous avons fait les choses comme il fallait, nous avons scrupuleusement suivi les règles, nous avons fait l’impossible pour désamorcer cette crise, et tout ce que nous avons demandé c’est que, de grâce, on ne permette pas le génocide de notre peuple en Novorossia ; et quelle a été la réponse de l’Ouest ? Une démentielle campagne de haine, des sanctions contre nous et un soutien inconditionnel aux nazis génocidaires de Kiev ». Plus encore : suivant attentivement les médias russes, je peux vous dire que ce qui se passe aujourd’hui ressemble beaucoup, pour paraphraser Clausewitz, à la « poursuite de la Seconde Guerre mondiale par d’autres moyens » ; autrement dit, à une lutte au finish de deux régimes, de deux civilisations qui ne peuvent coexister sur la même planète, de deux adversaires irréconciliables qui sont enlacés dans une étreinte mortelle. Dans ces circonstances, attendez-vous à ce que le peuple russe soutienne de plus en plus Poutine.

Pour dire les choses autrement, Poutine, dans une prise de judo typique, a utilisé à son avantage, et dans tous les domaines, l’impulsion donnée par l’Occident à sa campagne de dénigrement de la Russie en général et de Poutine en particulier : la Russie va en bénéficier économiquement et politiquement. Et loin d’être menacé par une sorte de « Maidan nationaliste » cet hiver, le régime de Poutine sort renforcé de cette crise qu’il a su gérer (voir les sondages de popularité, plus élevés que jamais, du Président).

Oui, bien sûr, les États-Unis ont montré qu’ils disposaient d’un très large éventail de possibilités pour nuire à la Russie, en particulier grâce à un système de tribunaux (aux USA et dans l’UE) qui est aussi subordonné à l’état profond des États-Unis que les tribunaux de la République populaire démocratique de Corée le sont à leur propre « Cher Leader » de Pyongyang. Et, bien sûr, la perte totale du marché ukrainien (à l’importation et à l’exportation) fera du mal à la Russie. Temporairement. Mais à long terme, cette situation lui sera immensément profitable.

 

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Pendant ce temps-là, le Maidan brûle à nouveau, Andriy Parubiy a démissionné, les Ukies pilonnent les hôpitaux et les églises de Novorossia. Quoi de neuf ?

Quant à l’Europe, elle est abasourdie et furieuse. Franchement, ce matin, ma propre Schadenfreude [« jubilation sadique » NdT] est sans bornes. Que les rien-du-tout arrogants que sont Van Rompuy, Ashton, Merkel et Barroso se débrouillent avec la tempête de merde que leur imbécilité et leur veulerie ont déclenchée !

Aux États-Unis, Jen Psaki semble convaincue que la région d’Astrakhan est à la frontière ukrainienne, tandis que, de son côté, le ministère de la Défense russe annonce son intention « d’ouvrir des comptes spéciaux sur les réseaux sociaux et les ressources d’hébergement vidéo, afin que le Département d’État américain et le Pentagone soient en mesure de recevoir des informations impartiales sur les actions de l’armée russe ».

Tout cela sera-t-il suffisant pour faire comprendre aux dirigeants de l’Union Européenne qu’ils ont misé sur le mauvais cheval ?

Le Saker

Source : http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/08/you-wanna-be-unc...

 Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

 

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Exxon Mobil et Rosneft

ont entamé leurs forages dans l’Arctique, au mépris des sanctions.

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La guerre qui vient

 

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La Marine russe a chassé un sous-marin US de ses eaux territoriales en Mer de Barents

 

 

Un sous-marin supposé US (que pourrait-il être d’autre ? Uruguayen ? NdT) a été détecté puis chassé par la Marine russe des eaux territoriales de la Fédération de Russie dans l’Arctique. C’est ce qu’a annoncé un officier de haut rang du Q.G. de la Marine

« Le 7 août, un sous-marin étranger, de classe Virginia, que nous présumons appartenir à l’U.S. Navy a été détecté dans la mer de Barents par les forces de la Flotte du Nord » a-t-il déclaré aux médias russes.

Toujours selon cette source, un groupe de vaisseaux anti-sous-marins et un avion Iliouchine-38 anti-sous-marin ont été envoyés dans le secteur, en mission de reconnaissance.

« L’action décidée et vigoureuse des forces anti-sous-marines de la Flotte du Nord ont contraint le maraudeur à sortir des eaux territoriales de la Fédération de Russie. Le contact a duré 27 minutes, après quoi le sous-marin US a quitté le secteur » a encore ajouté la même source, qui a rappelé que ce n’était pas là le premier sous-marin étranger venu s’égarer en mer de Barents.

Des actions de ce genre de la part de la flotte sous-marine de l’OTAN, dans l’Arctique, ont déjà provoqué un certain nombre d’incidents.

« Une collision avec le sous-marin US Toledo a été une des causes principales de la tragédie du sous-marin Koursk, en 2000 » a précisé cet officier.

On se rappelle que les 118 membres de l’équipage sont morts après le naufrage du sous-marin nucléaire Koursk en mer de Barents, le 12 août 2000.

En 1992 déjà, l’USS Baton Rouge était entré en collision avec le sous-marin russe K-276, et en 1986, c’était l’HMS Splendid, de la Royal Navy, qui avait percuté le vaisseau soviétique Taifun.

Source : http://rt.com/news/179216-us-submarine-russian-waters/

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

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Deux bombardiers russes à capacité nucléaire seraient entrés dans des zones d’identification de la défense aérienne US (AZIDs)

 

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Pour y quoi faire ?

Extraits :

Des bombardiers stratégiques russes à capacité nucléaire et d’autres appareils ont pénétré au moins 16 fois dans les zones d’identification de la défense aérienne US (ADIZs) au cours des 10 derniers jours, ont confirmé des officiers de la Défense US, ce jeudi.

 « La semaine dernière, NORAD a visuellement identifié des avions russes volant à l’intérieur et autour des zones d’identification de la défense aérienne US » a dit le Maj. Beth Smith, porte-parole du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD).

Le major Smith a tenu à minimiser l’incursion, qu’elle a appelé « une pointe d’activité », expliquant à Bill Gertz, du Washington Free Beacon que ces vols étaient considérés comme des missions d’entraînement de routine.

Mais un officier non identifié, familier des rapports d’incursion, est en désaccord avec l’interprétation de Smith. « Non, ce ne sont pas juste des missions d’entraînement » a-t-il déclaré à Gertz, estimant que des forces stratégiques nucléaires russes paraissent occupées à « tester les réactions de notre défense aérienne, ou nos systèmes de commandement et de contrôle. »

NORAD a plusieurs fois fait décoller en alerte des chasseurs à réaction, alors que les avions stratégiques russes longeaient l’ADIZ US. Au nombre de ces appareils, il y avait des bombardiers lourds Tu-95 Bear H et des avions de reconnaissance maritime Tu-142 Bear F, ainsi qu’un Il-20 collecteur de renseignements. .

Les vols de bombardiers se sont déroulés principalement le long de la zone d’identification de défense qui couvre les îles Aléoutiennes et la partie continentale de l’état, et il y a eu une incursion dans la zone de défense aérienne du Canada, a précisé le major Smith. 

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Frontières ADIZ des Etats-Unis, 11 février 2010 (Département de la Défense/Agence géospatiale de renseignements)

 

« Ce genre de bravade aérienne était devenue rare depuis la chute de l’Union Soviétique, » a écrit News.com.au. « Jusqu’à présent. »

« Et tout cela paraît être le résultat direct du refroidissement des relations entre l’Ouest et la Russie, à propos de l’invasion de la Crimée et de la destruction en vol du MH17 » écrit encore le site aligné d’informations australien.

(…)

Les États-Unis, de leur côté, n’ont pas été en reste d’espionnage aérien. Le week-end dernier, des officiels US ont confirmé le rapport des médias suédois, selon lesquels un avion-espion américain avait envahi l’espace suédois à la mi-juillet. L’avion franc-tireur survolait la Russie en mission d’espionnage lorsqu’il a été intercepté, et il fuyait un chasseur à réaction russe lorsqu’il est entré sans autorisation dans l’espace aérien suédois. En fait, le contrôle du trafic aérien suédois avait refusé cette autorisation au Boeing RC-135 Rivet Joint, a écrit le Svenska Dagbladet (SvD). L’incident s’est produit le 18 juillet, lendemain du jour où le MH17 a été abattu.

Source : http://rt.com/usa/178820-russia-military-flights-us-airsp...

 Traduction des extraits : C.L. pour Les Grosses Orchades

 

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Ce qui est certain, c’est que :

L’Otan souhaite désespérément la guerre

[Nous aurions dit « veut » - N.d.GO]

par Pepe ESCOBAR – Asia Times Online

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L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) se désespère. C’est qu’elle veut à tout prix une guerre sur le champ de bataille de l’Ukraine.

Commençons par le Général suprême du Pentagone, le Secrétaire à la Défense étatsunien Chuck Hagel qui, dans une envolée lyrique, a parlé de la « menace » de l’ours russe. «Lorsque vous observez le déploiement des troupes russes, la sophistication de ces troupes, la formation de ces troupes, l’équipement militaire lourd étalé le long de la frontière, c’est bien sûr une réalité, c’est une menace, c’est une possibilité, carrément. »

La porte-parole de l’Otan, Oana Lungescu, peine à expliquer s’il s’agit, carrément ou non, d’une « menace » ou d’une « réalité », mais elle a tout vu : « Nous n’allons pas tenter de deviner ce que fomentent les Russes, mais nous pouvons voir ce qu’ils font sur le terrain, ce qui est très inquiétant. La Russie a massé environ 20 000 soldats prêts au combat à la frontière orientale de l’Ukraine. »

Lire la suite…

Source : http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-01-080814.h...

Via : http://www.vineyardsaker.fr/2014/08/09/loeil-itinerant-lo...

 

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Combien de divisions ?

 

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Mis en ligne le 10 août 2014.

 

21:44 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |