30/07/2016

SANS TITRE

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Il n’y aura pas de seconde Révolution américaine – La Futilité d’une révolte armée

John W. Whitehead – ICH 29 juillet 2016

 

« Une force armée permanente et un exécutif envahissant ne seront jamais des compagnons sains pour la liberté. »

James Madison

 

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L’Amérique est une bombe à retardement.

Tout ce qu’il reste à savoir, c’est qui – ou quoi – allumera la mèche.

Nous sommes en équilibre au sommet d’un château de cartes sur le point de s’écrouler, avec des policiers tirant sur des citoyens désarmés, des snipers tirant sur la police, une violence qui croît dans le monde et chez nous, et une épreuve de force entre deux candidats à la présidence qui font la paire en matière d’impopularité.

Les préparatifs pour les conventions républicaine et démocrate qui vont se tenir à Cleveland et à Philadelphie – auxquels viennent de s’ajouter les 50 millions de dollars de subvention fédérale extraordinaire « de sécurité » alloués à chacune des deux villes – offrent un avant-goût de la manière dont le gouvernement a l’intention de traiter tout individu ou groupe qui oserait sortir si peu que ce soit du rang : ceux qui s’y risqueront seront censurés, bâillonnés, espionnés, embastillés, intimidés, « interrogés », fichés, filés, marqués, mis en joue, arrêtés, retenus en garde à vue, détenus, mis en accusation et jugés coupables.

Par exemple, en prévision de l’agitation sociale et des manifestations de masses qu’elles redoutent lors de la convention du parti républicain, les autorités de Cleveland ont installé des prisons de fortune, des salles d’audiences supplémentaires pour y faire auditionner les manifestants éventuels, et fermé une université pour y loger 1.700 policiers anti-émeutes et leurs armes. Les tribunaux de la ville se préparent à juger jusqu’à 1.000 personnes par jour. Pour faire bonne mesure, le FBI a « interviewé » d’avance un certain nombre de militants, pour les dissuader de manifester lors des conventions.

Ne vous y trompez pas : le gouvernement est fin prêt pour un soulèvement populaire.

En fait, il y a des années que le gouvernement s’y prépare.

Un rapport de 2008 du Collège de l’Armée de Guerre révélait que « des troubles civils généralisés à l’intérieur des États-Unis forceraient le département de la défense à réorienter ses priorités in extrémis pour assurer l’ordre intérieur et la sécurité des personnes. » Les 44 pages du rapport préviennent en long et en large de ce que de tels troubles pourraient résulter d’une autre attaque terroriste, « d’un effondrement économique imprévu, d’une interruption de fonctionnement de l’ordre politique et juridique national, d’une résistance civile déterminée ou d’une insurrection, d’urgences généralisées en matière de santé publique, de catastrophes naturelles et autres désastres humanitaires. »

 

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« … de castrophes naturelles et autres désastres humanitaires » tels que l’Ouragan Katrina par exemple

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Des rapports ultérieurs du ministère de l’Intérieur [(« Department of Homeland Security » ou DHS, NdT] établis pour identifier, surveiller et ficher les militants de droite, de gauche et les anciens combattants comme « extrémistes » (i.e. terroristes), se sont concrétisés en véritables programmes de surveillance préventive [« pre-crime » NdT] de ces catégories. Un peu moins d’une décennie plus tard, après avoir verrouillé la nation et dépensé des milliards pour combattre le terrorisme, le DHS a conclu que la plus grande menace ne venait pas de l’ISIS mais de l’extrémisme de droite national.

Chemin faisant, le gouvernement a amassé tout un arsenal d’armes militaires à usage interne, et il a équipé puis entraîné ses « troupes » pour la guerre. Même les institutions gouvernementales à fonctions largement administratives comme la Food and Drugs Administration, le ministère des Anciens combattants et le Smithsonian Institute se sont dotés de vêtements pare-balles et de casques anti-émeutes, de boucliers, de canons lance-grenades, d’armes à feu et de munitions.  À vrai dire, il y a présentement 120.000 agents fédéraux équipés de ce genre d’armement, qui sont investis du pouvoir d’arrêter n’importe qui.

Couronnant cette campagne à but lucratif destinée à métamorphoser les citoyens américains en « ennemis combattants » (et l’Amérique en un champ de bataille), le secteur technologique, en collusion avec le gouvernement, a concouru à créer un Big Brother qui sait tout, qui voit tout et auquel nul ne peut échapper. Ce ne sont pas seulement les drones, les centres de regroupement de l’information, les radars, les lecteurs de plaques automobiles à distance, les appareils Stingray et la NSA dont vous ayez lieu de vous préoccuper. Vous êtes également suivis à la trace et espionnés par les boîtes noires de vos voitures, par vos téléphones cellulaires, par les appareils de toutes sortes introduits dans vos foyers, par vos cartes de fidélité chez les commerçants, par vos comptes sur les réseaux sociaux, par vos cartes de crédit, par les services de diffusion tels que Netflix ou Amazon et par vos comptes de lecteurs d’e-books.

Tout cela s’est mis en place sous notre nez, financé par nos dollars de contribuables, sans qu’il y ait eu le moindre tollé citoyen.

C’est incroyable à quel point nous avons facilité au gouvernement sa mise de la nation dans les fers. Nous sommes même allés jusqu’à nous acclimater au bouclage occasionnel d’immeubles gouvernementaux, à des exercices militaires de type Jade Helm dans des petites villes, en sorte que les forces spéciales du gouvernement puissent bénéficier d’un entraînement réaliste  [« Live Active Shooter Drill » lisez in vivo, NdT] « en milieu hostile », autrement dit puissent s’entraîner au tir à balles réelles dans des écoles, des grandes surfaces et des transports publics, exercices qui sont capables de duper et qui dupent les fonctionnaires de police ordinaires, les étudiants, les enseignants et les témoins, en leur faisant croire qu’il s’agit de vraies crises imprévues.

 

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Les événements des dernières années – la surveillance envahissante, les extrémismes, l’agitation sociale, les manifestations, les fusillades, les attentas à la bombe, les exercices militaires en milieu vivant, les systèmes d’alerte à codes de couleur et les évaluations de menaces, les centres de regroupement de l’information, la transformation des polices locales en extensions de l’armée, la distribution d’équipement militaire et d’armes aux forces de police locales, les banques de données du gouvernement regorgeant de noms de dissidents ou d’agitateurs potentiels, ont concouru à créer un environnement dans lequel « Nous le Peuple » sommes de plus en plus méfiants et effrayés les uns par les autres, et de plus en plus dépendants du gouvernement pour nous « maintenir en sécurité ».

Bien sûr, c’est justement là la question.

Le pouvoir veut que nous nous sentions vulnérables.

Il veut que nous ayons peur les uns des autres et que nous ne comptions que sur les flingueurs mercenaires du gouvernement pour nous protéger des terroristes, des extrémistes, des djihadistes, des psychopathes, etc.

Plus que tout, le pouvoir veut que nous nous sentions impuissants à nous protéger nous-mêmes, que nous soyons au contraire complètement dépendants de lui et reconnaissants de la douteuse protection fournie par l’état policier américain.

Et sa stratégie fonctionne.

L’arbre de la liberté est en train de mourir.

Il n’y aura pas de seconde Révolution américaine.

Il n’y a pas de place dans notre nation pour la sorte de révolution armée que nos ancêtres ont faite contre une Grande Bretagne tyrannique. Un tel acte serait futile et tragique. Car nous n’avons plus affaire aujourd’hui à un monarque éloigné mais à un tyran dont nous avons-nous-mêmes accouché : à une machine bureaucratique, militarisée, technologisée et lourdement financée qui s’est mise au-dessus des lois.

 

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Le message que cette machine envoie à la population est clair : il n’y aura pas de révolte, armée ou non.

Quiconque croit pouvoir faire la guerre à l’état policier américain – et la gagner – n’a pas bien fait attention. Ceux qui usent de violence contre le gouvernement et contre leurs compatriotes, jouent le jeu du pouvoir. La violence ne peut pas et ne sera pas le remède aux maux dont souffre l’Amérique. Qu’elle soit déclenchée par le gouvernement ou par la population, la violence ne conduira qu’à davantage de violence. Peu importe votre puissance de feu, le gouvernement en a plus que vous.

Peu importe combien de temps vous croyez pouvoir tenir en faisant fond sur vos compétences en matière de survie, sur vos tactiques de guerrilla ou simplement sur vos couilles. Le gouvernement a assez de ressources  pour tenir plus longtemps que vous, pour vous affamer à son aise, pour vous décimer à l’usure, pour se procurer de nouvelles armes quand vous n’en aurez plus et en fin de compte pour vous dominer.

Ce gouvernement de loups ne sera pas défait par la force.

Nous avons, pour notre malheur, mis beaucoup trop longtemps à nous rendre compte des manigances du pouvoir.

Nous n’avons pas prévu que « Nous le Peuple » deviendrions l’ennemi. Il y a des années que le gouvernement nous met en garde contre les dangers du terrorisme, tout en construisant des systèmes de surveillance pour contrôler ses propres citoyens, tout en créant des systèmes de classement qui fichent comme « extrémistes » ceux qui osent discuter le statu quo, tout en entraînant des services de répression pour faire un « terroriste intérieur » de quiconque ose avoir des opinions contraires à celles du pouvoir.

Ce que le pouvoir ne s’est pas donné la peine de nous faire savoir, à propos des terroristes intérieurs, c’est qu’il les fabriquerait lui-même, intentionnellement ou non.

En multipliant les guerres sans fin au loin, en rapatriant les instruments de la guerre sur le sol national, en transformant la police en une extension de l’armée, en faisant d’une société libre une société suspecte, en traitant les citoyens en ennemis combattants, en décourageant et en criminalisant la libre circulation des idées, en faisant de la violence sa carte de visite sous forme de raids de SWAT Teams et d’une police militarisée, en fomentant la division et les conflits dans la population, en accoutumant cette population aux images et aux sons de la guerre, et en rendant toute forme de révolution non-violente rigoureusement impossible, le pouvoir a généré un environnement au sein duquel la violence intérieure est devenue inévitable.

 

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Ce que nous vivons aujourd’hui est une guerre civile, conçue et en partie déclenchée par le gouvernement des États-Unis.

L’issue de ce conflit est courue d’avance : l’état policier gagnera.

Son objectif : docilité et domination absolue.

La stratégie : déstabiliser l’économie par des guerres sans fin, faire monter les tensions raciales, diviser la population, exciter les tensions par des démonstrations de force, intensifier l’usage de la violence, et alors, quand l’enfer enfin se déchaîne, réprimer à mort pour le bien du peuple et la sécurité de la nation.

Où tout cela nous mène-t-il ?

En dépit du fait que des communautés, d’un bout du pays à l’autre, sont prises en otages par un gouvernement armé jusqu’aux dents qui est plus que décidé à user de la force pour « maintenir l’ordre », la plupart des Américains n’ont pas l’air de s’inquiéter outre-mesure. Pire : nous sommes devenus si fragmentés en tant que nation, si hostiles envers ceux avec qui nous pourrions ne pas être d’accord, si méfiants envers ceux qui sont différents de nous, qu’il est incroyablement facile de nous diviser pour nous mater.

Nous avons été désensibilisés à la violence, habitués à la présence militaire permanente dans nos communautés et persuadés qu’il n’y a rien que nous puissions faire pour dévier la trajectoire apparemment sans espoir de la nation. De cette façon, l’économie chancelante, le retour de flamme de nos occupations militaires à l’étranger, les fusillades policières, nos infrastructures en pleine détérioration et toutes les autres causes de préoccupation sont devenus des non-questions pour une population facile à amuser, à distraire et à tenir en laisse.

La vue de policiers en vêtements pare-balles et masques à gaz, brandissant des armes semi-automatiques et escortant des véhicules blindés dans des rues pleines de monde, chose qu’on peut qualifier de « patrouille militaire en milieu étranger hostile » ne provoque plus aucun réflexe d’alarme dans une foule parfaitement domptée.

Nous sommes en train de devenir à grande vitesse la descendance anémique, faible et pathétiquement édulcorée de nos ancêtres révolutionnaires, incapable de mener à bien un soulèvement national contre un régime tyrannique.

S’il doit y avoir le moindre espoir de nous réapproprier le gouvernement de notre pays et de restaurer nos libertés, cela ne pourra venir que d’un genre de coup d’État très différent : non-violent, stratégique et en provenance de la base, s’écoulant pour ainsi dire goutte à goutte de bas en haut. Ces sortes de révolutions sont lentes et minutieuses. Elles sont politiques, du moins en partie, mais non par le truchement de partis et de politiciens établis.

Plus que tout, comme je le dis dans mon livre Amérique champ de bataille – La guerre au peuple américain : pour qu’elle ait une chance de succès, une  révolution de ce genre exige beaucoup plus qu’un changement de politique : elle exige un changement de cœur de la part du peuple américain, un réveil de l’esprit américain, et une population qui tienne plus à ses libertés qu’à ses jeux virtuels.

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9. JohnWhitehead-.jpgNé en 1946 dans le Tennessee et docteur en droit issu de l’Université d’Arkansas en 1974, John W. WHITEHEAD est aussi un auteur, qui a beaucoup écrit, débattu et pratiqué dans le domaine des lois constitutionnelles et dans celui des droits de l’homme. Son intérê pour les persécutés et les opprimés l’a incité, en 1982, à créer l’Institut Rutherford, une organisation à but non lucratif consacrée aux droits humains et aux libertés civiles, dont le siège se trouve à Charlottesville, Virginie.

Whitehead y remplit les fonctions de président et de porte-parole, et il y tient en outre une chronique hebdomadaire, qui est mise en ligne sur le site de l’Institut (www.rutherford.org ).

En 1997, il s’est fait connaître internationalement en défendant Paula Jones, dans l’affaire de harcèlement sexuel qui l’opposait au président William Clinton.

Son adresse de contact : johnw@rutherford.org.

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article45180.htm

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Il est évident pour nous que tout ce qui est dit de l’Amérique par John W. Whitehead s’applique strictement, rigoureusement, à nos pays d’Europe occidentale. Sans un iota de différence.

Les G.O.

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Quoiqu’inédits en français…

Livres de cet auteur

 

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John W. WHITEHEAD

Battlefield America : The War on the American People

Avant-Propos de Ron PAUL

Selectbooks  -  14 avril 2015.

352 pages

En anglais.

 

 

 

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John W. WHITEHEAD

A Government of Wolves – The Emerging American Polic State

SelectBooks 2013

304 pages

En anglais.

 

 

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Quand il dit « J’ai des amis qui sont colons en Cisjordanie », on tique un  peu, mais ce qui est bien, c’est qu’on peut toujours compter sur Israël Shamir pour mettre les pieds dans le plat de la bienséance et ne pas dire d’un chat qu’il est une souris. Surtout, on en apprend plus sur la manière dont les choses se passent vraiment aux États-Unis dans un de ses billets que n’importe où ailleurs. Sauf, évidemment, ci-dessus.

 

Les minorités à protéger, une stratégie

Israël Adam Shamir – 26 juillet 2016

Entre la plume et l’enclume

 

La communauté juive organisée, les Juifs, comme on dit, peut constituer un redoutable ennemi : dépourvus de scrupules, ils chassent en meute. Comme les tantes dans la fiction de PG Wodehouse [Pas de pitié pour les neveux, 1987], ils ne prétendent pas être beaux joueurs : ils cherchent la jugulaire et c’est tout. La chasse aux dirigeants désobéissants, voilà leur sport national favori ; et malheur à l’homme politique qui se met en travers de leur chemin.

Ils occupent les sommets du commandement dans les médias et la finance US, et ils peuvent affaiblir gravement ceux qui sont sensibles aux pressions. Heureusement, ils ne sont pas invincibles. Puissants et culottés, ils ne sont pas démoniaques et ne possèdent aucun pouvoir magique surhumain. Ils ne sont qu’une force parmi beaucoup d’autres. Ils ont régulièrement atteint les sommets du pouvoir, et en ont été délogés tout aussi régulièrement.

C’est ce qui pourrait bien leur arriver aux US. Ce ne sera pas la fin du monde, ni de l’histoire, ni des juifs. C’est seulement le rêve juif de mettre un terme à l’histoire qui va se dissiper, au moins pour un moment, mais la terre continuera de tourner. Parce que leur attitude n’est pas complètement pernicieuse ; on a besoin d’eux, mais leur domination est devenue trop… totale. Pour que l’Amérique et l’humanité s’en sortent, il faut la faire reculer, mais non l’éliminer.

Les meilleurs hommes politiques sont ceux qui réussissent à repousser une action juive concertée sans rien céder et en même temps sans trop les défier de face. Franklin D. Roosevelt et JFK avaient su le faire, même Richard Nixon y était arrivé, et Donald Trump en est capable aussi. Ce Donald a réussi à faire exactement cela dans l’affaire de l’étoile rouge à six branches, touitée pour souligner la corruption chez la Clinton (http://www.france24.com/fr/20160705-hillary-clinton-accus... ). Il a été attaqué : le chef de l’Anti Defamation League, Jonathan Greenblatt, a supplié Trump de présenter des excuses : « il suffirait qu’il admette que c’était offensant et qu’il présente ses excuses », expliquait-il dans un entretien sur CNN Tonight. « Je pense que cela satisferait tout le monde, à droite et à gauche, les Démocrates et les Républicains. » Trump a refusé de s’excuser. Il a insisté, disant qu’une étoile, ce n’est jamais qu’une étoile. Il a même obligé son équipe à enlever l’image insultante. Il ne l’a pas fait remettre en place, c’est vrai, mais il a énergiquement étrillé un assistant trop  prompt à plier.

 

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Il n’y en a quand même que 58% qui la croient malhonnête !

 

Cette capacité de résister aux pressions est le côté le plus encourageant de M. Trump. Il suffit de le comparer à Jeremy Corbyn qui n’a pas osé moufter et qui s’est répandu en excuses, empressé à chasser ses supporteurs et à faire la preuve qu’il est incapable de tenir tête aux pressions juives. Cela ne lui a servi à rien, les attaques contre lui se sont multipliées de façon exponentielle.

Trump ne s’est pas excusé, parce que cela ne calmera jamais l’appétit d’excuses de la communauté organisée. Ils sont tout le temps à la pêche aux excuses, et la moindre prise fait qu’ils en veulent encore et encore. L’ADL, l’organisation bien connue pour espionner les militants, a envoyé ses propres espions et provocateurs, et c’est le bras armé pour cette pêche sans fin aux fautifs. Refusez donc de vous excuser, sans quoi vous allez attirer encore plus le harcèlement.

Il y a une longue liste de choses pour lesquelles ils voudraient que Trump s’excuse. En effet, il a (1) essayé d’éviter d’avoir à rejeter David Duke aussi longtemps que possible. Et il n’a (2) rien dit contre les racistes et les antisémites ; pire, (3) il a refusé de critiquer les trolls antisémites qui ont poursuivi Julia Ioffe après le portrait dans son magazine que Melania, la femme de Trump, n’avait pas aimé* ; (4) il n’a rien dit contre le bombardement vicieusement anti-sémite des réseaux sociaux, chaque fois qu’un journaliste juif écrit en mal sur lui ; (5) il a refusé de renoncer au slogan « l’Amérique d’abord », alors qu’il réalise parfaitement, désormais, que ce slogan a des connotations historiques spécifiquement antisémites ; (6) il fait des éloges réitérés de tyrans et de dictateurs qui constituent un problème pour les Juifs, de Benito Mussolini à Saddam Hussein ; enfin (7) il est connu pour avoir relayé la remarque antisémite, jusque au cœur de la Coalition des Juifs républicains, selon laquelle les Juifs ne le soutiendraient pas, parce qu’ils ne peuvent pas le piloter, et ce parce qu’ils ne peuvent pas l’acheter avec de l’argent.

Bref, cette liste de péchés de Trump envers les Juifs (établie par un certain Chemi Shalev, juif américain) est bâtie de façon volontairement humiliante pour barrer toute chance de rapprochement entre les juifs et Trump. De toute façon, Trump n’a aucune chance avec les Juifs, mais ce n’est pas faute d’avoir essayé. Ce n’est certainement pas un antisémite (un gros mot vide de sens, tout comme fasciste). Stephen Sniegorski a prouvé qu’il serait plutôt philosémite qu’anti. Ses enfants ont épousé des juifs, son gendre est non seulement un juif riche mais aussi (1) le fils d’un escroc juif condamné, (2) un assidu de la synagogue et (3) un propriétaire de journaux, qui publie (4) des ragots sordides contre Trump, tout cela constituant une carte de visite de juif tout à fait dans le vent. Il est donc, Trump, aussi pro-israélien que les Juifs le souhaitent. J’ai des amis qui sont colons en Cisjordanie occupée, qui prient pour lui et souhaitent sa victoire. Sniegoski détricote soigneusement toute autre accusation contre Trump comme ennemi des Juifs, et il fait de façon comminatoire.

Si Trump n’a aucune chance avec les juifs, c'est parce qu’il veut changer l’ordre des choses tandis que les Juifs sont tout à fait satisfaits du monde tel qu’il va. Peut-être que vous n’appréciez pas que les US soient submergés d’immigrants, qu’il y ait autant d’Américains qui plongent dans la pauvreté, que les étudiants s’endettent à vie, que les industries soient parties à l’étranger, que les banquiers nagent dans des océans de fric tandis que les travailleurs s’appauvrissent. Mais pour les juifs, rien à dire, c’est exactement ce qu’ils veulent, et c’est ce qu’ils ont.

Le rabbin Eric H. Yoffie, éminent juif américain très connu a expliqué tout ça dans un article de Ha’aretz : la politique de Trump, c'est autre chose. Il aimerait que les choses changent, il va combattre la suprématie de la Cour Suprême et de sa majorité juive non maîtrisée, et les juifs sont pour que les choses soient comme elles sont, et plus encore. Certes, chaque pas que fera le président Trump retentira à la Cour suprême. C’est un corps où Ruth Bader, non élue, mais désignée par Clinton, a d’ores et déjà annoncé qu’elle l’attaquerait bec et ongles. C’est l’institution qui vous a gratifiés du mariage gay, de l’immigration sans limites et d’autres joujoux du libéralisme. Tôt ou tard, Trump aura à leur faire face, et il a intérêt à en prendre de la graine chez le président Erdogan, s’il veut aboutir à quelque chose (voir mon article « Leçons de Turquie »); faute de quoi, ils vont l’empêcher d’agir.

Les juifs vont voter à 90% pour Hillary Clinton, a prédit Yoffie. C’est prévisible : notre brave antisioniste juif Jeff Blankfort a écrit sur « les gens qui possèdent de fait le Parti démocrate, l’establishment juif américain ». Oui, les juifs votent démocrate. Ils ont voté à 80% pour Obama. Par comparaison, les jadis maîtres des USA, les WASP, ne lui ont donné que 34% de leurs voix. S’ils étaient toujours aux commandes, il n’y aurait pas de président Obama, pas de destruction de la Syrie et de la Libye, moins d’immigrants, et le niveau de vie de l’Américain moyen serait plus élevé. J’oubliais, il n’y aurait pas de circulaire autorisant les garçons à pisser dans les toilettes des filles s’ils se sentent pisseuses, quelle perte…

Le problème, c’est que les juifs ont bien plus que leurs bulletins de vote à leur disposition. Google est l’un de leurs outils les plus puissants, et c'est leur lien associatif avec la CIA. Google travaille tout le temps et offre 20 millions d’occurrences pour « Trump Hitler », sept fois plus qu’un autre moteur de recherche, comme Bing… L'outil de recherche de Google fournit [en anglais du moins] des résultats relatifs à Donald Trump quand les usagers tapent Adolf Hitler ! Quand vous faisiez la recherche : « naissance de Hitler », vous trouviez il y a peu de temps non seulement l’info que vous cherchez, mais en prime une image de Donald Trump et le lien correspondant. Les médias de propriété juive produisent des tonnes d’ordures anti-Trump.

Mais les gens ne leur font plus confiance. Bernie Sanders, ce garçon si sympathique, a fini par capituler et par soutenir Hillary l’escroqueuse. Si bien que les gens ont compris que les juifs sont une force vouée au statu quo, alors que  justement ils veulent que ça change. C’est pour cette raison qu’il va falloir démanteler ce machin purement rhétorique qui s’appelle « les minorités à protéger ». C’est un truc fabriqué pour l’ennemi par un clone de Gramsci afin de délégitimer la classe ouvrière.

La protection des minorités, c’est une simple extension des tactiques juives, à moins que ce soit le contraire, que les tactiques juives soient une forme particulièrement efficace de communautarisme. Un bankster juif se défendra toujours en accusant ses adversaires d’antisémitisme. C’est si simple et ça marche si bien que pas mal d’autres groupes ont copié la recette. Les groupes protégés constituent une coalition sous le parapluie du Parti démocrate, et le même Parti démocrate fait les quatre volontés de l’establishment juif, comme nous l’avons observé ci-dessus. La protection des minorités a été consolidée comme vérité ultime aux USA.

Les groupes protégés sont attaqués pour ce qu’ils sont, du moins c’est là l’idée directrice, tandis que les non-protégés sont attaqués pour ce qu’ils font. La distinction est un pur sophisme : est ce que les Japonais à Hiroshima ont été brûlés vifs pour ce qu’ils étaient (des Japonais) ou pour ce qu’ils avaient fait (rien du tout) ? Si nous ne sommes pas d’accord avec la politique juive, est-ce à cause de ce qu’ils sont ou de ce qu’ils font ? Dans le cas des groupes protégés, la protection des minorités nous interdit de généraliser. Vous ne pouvez rien dire sur les juifs à part des compliments, parce qu’ils « sont tellement différents entre eux ». Enfin, ils sont 90% quand même à voter pour le statu quo, ce qui n’est pas un signe de diversité. Vous ne pouvez rien dire du tout en termes d’hommes et de femmes parce que les « genres » sont ce qu’ils sont, comme le Tout-Puissant. Soyons précis, Blanc, Masculin et Chrétien, ce sont les seuls groupes sur lesquels vous pouvez taper librement et sans qu'il vous en coûte un centime [en procès], aux États-Unis.

Prenez le cas de l’Eglise catholique, aux US. Les juifs ont demandé à l’Église de s’excuser, et ils ont gagné. Mais ensuite, ils ont continué à taper sur l’Église comme avant. Lors d’une attaque récente contre le candidat de Trump pour la vice-présidence Mike Pence, les juifs ont fait toute une histoire de sa tentative pour permettre aux prêtres chrétiens de refuser le mariage à des couples de même sexe. Ils ont comparé cette tentative au Ku Klux Klan d’autrefois, et évoqué la discrimination raciale au temps de Jim Crow ! 

Tout est bon pour railler l’Église, et les lois du politiquement correct ne défendent pas l’Église, de même qu’elles ne défendent pas les ouvriers blancs de Detroit. Les Juifs détestent l’Église autant que les généraux turcs détestent les mosquées. C’est la raison pour laquelle ils sont si furieusement contre l’idée que Trump limite l’immigration non chrétienne. Ce n’est pas parce qu’ils aiment les musulmans, ils ne les aiment absolument pas, mais ce qu’ils aiment, c’est utiliser les musulmans pour combatre l’Église.

Au lieu de dire « nous les Juifs nous n’aimons pas voir de signes chrétiens à Noël » ils préfèrent vous dire « les musulmans n’aiment pas… » ce qui n’est même pas vrai. Les musulmans célèbrent la Nativité, comme n’importe qui peut le constater à Bethléem, mais dit comme ça, ça sonne mieux. En voici une preuve. Je reçois tous les jours un courriel avec les titres du Boston Globe, et une liste d’articles qu’ils me suggèrent. Invariablement la section « On vous recommande » commence par un article contre l’Église publié quatorze ans auparavant, oui, quatorze.

Échantillon :

« Recommended for you : JAN. 6, 2002 | PART 1 OF 2 Church allowed abuse by priest for years (l’Église tolère le harcèlement sexuel depuis des années) ».

Je me demande pourquoi ils s’imaginent que j’ai besoin d’en savoir plus sur … le harcèlement anti-chrétien qui est tellement ancien ? Est-ce qu’ils vont me suggérer de relire l’histoire de Bernie Madoff ? Ou l’histoire de l’attaque terroriste juive sur l’hôtel King David, avec sa centaine de victimes ? Ça m’étonnerait.

Ce n'est pas la première fois que les Juifs agissent de concert et contre les vœux de la majorité. Un grand homme politique devrait savoir comment gérer cela. Vladimir Ilich Lénine était de ceux-là. En 1913, alors que son parti se débattait avec le groupe juif consolidé qui s’appelait le Bund, il écrivait : « Chers camarades, si nous ne disons rien aujourd’hui, demain les marxistes juifs nous mangeront la laine sur le dos, et c’est eux qui tiendront les rênes ». L’avertissement vaut pour aujourd’hui comme pour hier et demain.

Source : http://plumenclume.org/blog/143-les-minorites-a-proteger-...  Traduction : Maria Poumier

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* Explication des G.O. :

Julia Ioffe est une journaliste juive qui n’aime pas Melania Trump. Elle l’a « profilée » dans un magazine appelé GQ (http://www.gq.com/story/melania-trump-gq-interview). Un lecteur qui n’a pas aimé son article a envoyé à Julia Ioffe un photomontage d’un goût discutable.

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Ioffe en a profité pour accuser… Melania Trump d’antisémitisme et comparer cette image à « de la merde comme je n’en ai vu qu’en Russie ». On voit que les arguments volent haut dans la campagne électorale US et que certains journalistes savent très bien comment faire d’une pierre eux coups.

Source : http://plumenclume.org/blog/143-les-minorites-a-proteger-...

 

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Du renfort pour Dieudonné ?

 

Kevin Razy

(23.7.2016)

 

 

Ici, on ne sort pas, on n’est au courant de rien.

Merci à Georges Stanechy  - en pause zen de plus en plus zen - de nous l’avoir fait découvrir.

 

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Parce qu’on trouve la photo superbe et que l’article n’est pas mal non plus :

 

Le pouvoir du «Niet»

Dmitry Orlov – Comité Valmy - 29 juillet 2016

 

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ICHClubOrlov, 27.7.2016 – Voici la manière dont les choses sont censées fonctionner sur cette planète: aux États-Unis, les structures de pouvoir (publiques et privées) décident ce qu'elles veulent que le reste du monde fasse. Elles communiquent leurs vœux par les canaux officiels et officieux, et comptent sur une coopération automatique. Si la coopération n’intervient pas immédiatement, elles appliquent des pressions politiques, économiques et financières. Si cela ne produit toujours pas l'effet escompté, elles tentent de changer de régime par une révolution de couleur, un coup d'état militaire ou en organisant et finançant une insurrection conduisant à des attaques terroristes et à la guerre civile chez la nation récalcitrante. Si cela ne fonctionne toujours pas, ils bombardent le pays le réduisant à l'âge de pierre. C’est ainsi que cela fonctionnait dans les années 1990 et 2000, mais dernièrement une nouvelle dynamique a émergé.

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7423

                                                

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La foule des pèlerins entre dans Kiev – Une foi qui renverse les barrages

Erwan Castel – Arrêt sur Info30 juillet 2016

 

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La foule des pèlerins entre dans Kiev, le gouvernement a plié devant les traditions et les ultra-nationalistes enragent.

Le peuple Ukrainien s’est mis en marche pour la paix

Kiev une gigantesque procession pour la paix

Que l’on soit chrétien ou pas, païen comme moi, il est difficile de ne pas être impressionné, voire ému, par cette foule tranquille entrant dans Kiev au rythme de chants sacrés transmis de génération en génération à l’ombre des coupoles dorées de la Tradition orthodoxe qui est celle de ce peuple slave vivant sur les bords du Dniepr depuis des siècles.

Partis de 5 juillet de l’Est et l’Ouest de l’Ukraine, des dizaines de milliers de croyants orthodoxes, ont rallié Kiev porteurs d’un message de paix et d’espérance dans leur pays ravagé par une guerre civile qui a fait vraisemblablement plus de 20000 morts en 2 ans, sans compter les blessés, les déplacés et réfugiés et les destructions massives subies par le Donbass.

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Source : http://arretsurinfo.ch/la-foule-des-pelerins-entre-dans-k... 

 

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Lire aussi :

Kiev : une gigantesque procession pour la paix qui peut faire chavirer le régime

Karine Bechet-GolovkoRussie Politics 28 juillet 2016

 

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Il y a deux semaines de cela, le 9 juillet, deux colonnes de croyants orthodoxes sont parties, l'une de l'Est de l'Ukraine, l'autre de l'Ouest pour se retrouver à Kiev, célébrer ensemble la traditionnelle fête du baptême de la Russie (l'Ukraine ayant toujours fait partie de la Russie - kiévienne, de Moscou, de Saint Pétersbourg ou soviétique). Ce long pèlerinage tout en prière est une marche pour la paix et pour l'unité du pays. Alors que les autorités ne cessent de décrier les volontés séparatistes, elles auraient dues applaudir cette initiative. Mais non, elle leur fait peur et pour cause.

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Source : http://russiepolitics.blogspot.be/2016/07/kiev-une-gigant...

 

 

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Mis en ligne le 30 juillet 2016

 

 

 

23:49 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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