30/04/2017

1er MAI À REBOURS

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1er Mai à rebours

 

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À tous saigneurs tout honneur :

« Quand il se produit une grève de la faim par des terroristes dans les prisons israéliennes, je fais mienne la démarche de Margaret Thatcher » – Avigdor Lieberman

Israël punit les détenus en grève de la faim

Charlotte Silver – Electronic Intifada 24 avril 2017

 

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Des centaines de prisonniers palestiniens sont entrés dans leur sixième jour de grève de la faim ce samedi, alors que les autorités israéliennes intensifient leurs mesures punitives dans une tentative d’affaiblir l’action collective.

Le 17 avril, 1500 Palestiniens ont lancé une grève massive de la faim avec une longue liste d’exigences, notamment l’amélioration des conditions et des soins médicaux, et un plus grand nombre de visites des familles.

Alors que plusieurs prisonniers en grève sont d’ores et déjà hospitalisés, les dirigeants israéliens refusent de négocier sur les exigences des prisonniers.

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Source : http://www.france-irak-actualite.com/2017/04/israel-punit...

On sait que Margaret Thatcher a laissé délibérément mourir de faim Bobby Sands, résistant d’Irlande du Nord.

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Eléments sur la grève de la faim des prisonniers palestiniens

Addameer – Réseau International – UJFP30 avril 2017

 

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Liberté pour tous les prisonniers politiques palestiniens

Depuis 1967 plus de 800 000 Palestiniens ont été emprisonnés par l’État colonialiste (Israël). Toutes les familles palestiniennes ont eu au moins un membre ayant subi l’horreur des geôles de l’occupant.

 

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Depuis l’an 2000, plus de 8000 enfants palestiniens ont été arrêtés, interrogés et inculpés par la justice militaire de l’occupant, soit 500 à 700 par an. Leur nombre a triplé entre 2015 et 2016 et la plupart d’entre eux (3 sur 4) sont inculpés pour avoir lancé des pierres. Pendant leurs interrogatoires, ces enfants subissent les pires violences et tortures et une fois leurs peines prononcées, ils sont transférés vers les prisons israéliennes en violation avec toutes les « normes » internationales sans aucune sanction prononcée à l’encontre de l’État d’apartheid et de ses complices en France et dans le monde.

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Source : http://reseauinternational.net/elements-sur-la-greve-de-l...

 

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À méditer par ceux qui croient que Macron et Le Pen « c’est pareil »

[Peut-on faire une différence entre les deux quand on est anarchiste ? Oui.]

 

Angle mort, par Fernand Le Pic

Macron n’aura pas d’enfants

ANTIPRESSE 74 – Dimanche 30 avril 2017

 

Macron serait-il en passe de devenir le nouveau Père du peuple ? Sans doute pas. Non que sa femme ne soit plus en âge d’enfanter mais plutôt que le peuple se révèle être son adversaire le plus intime. Néanmoins, s’il est élu, il le devra à l’incroyable culte de la personnalité que son système de lancement et de soutien aura su mettre en place. Près de 20’000 articles de grande presse à la veille du premier tour, des centaines de reportages élogieux à la télévision, à la radio et sur des réseaux sociaux saturés du soutien constant et parfaitement scénarisé des élites médiatiques françaises. Un culte qui n’a finalement rien à envier à Staline et moins encore à Mao, dont la mystique prit corps avec la « Grande Marche ». Liu Chunhua, l’un de ses peintres iconographes préférés durant la si carnassière Révolution culturelle, savait mieux que quiconque jouer de la silhouette du président Mao jeune (la quarantaine), venant à la rencontre du bon peuple « telle la lumière aveuglante du soleil levant, […] apportant l’espoir et la promesse d’un avenir radieux », disait-il. Son célèbre tableau de Mao s’approchant d’Anyuan fut reproduit à 900 millions d’exemplaires ! Macron fera sûrement mieux.

 

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Liu Wenxi, auteur du portrait officiel de Mao et de son effigie sur les billets de banques chinois, est quant à lui connu pour ses formidables images d’Épinal dépeignant le Timonier adulé, entouré de son peuple multiethnique, aimant, intime et dompté, mais toujours prêt à tuer et se faire tuer pour lui. Le rêve de tout dictateur en puissance : une masse docile envers le système et belliqueuse envers ses détracteurs. Le fascisme a toujours justifié très méthodiquement le barrage puis l’élimination de toute opposition politique par la violence progressive mais annoncée, en assimilant les opposants à des déviants moraux, puis à des ennemis intérieurs du système, voire à des agents de l’étranger. Le futur Président Maocron y est presque, lui qui amalgame sans honte les millions d’électeurs de Marine Le Pen aux Waffen SS d’Oradour sur Glane. Certes ses fresques modernes ne sont plus peintes par des artistes pompiers : photos people et reportages multicultis font très bien l’affaire. Mais il n’en demeure pas moins que la force électorale du futur Grand Coach Suprême puise à satiété dans les vielles recettes cultuelles du communisme et du fascisme. L’engagement des jeunes fait ici l’objet d’un soin très attentif. On les stimule dans le registre de l’émotion et de l’objet fétiche, tandis qu’on les revêt d’un uniforme. Peu importe que les couturiers de la vareuse à col Mao ou de la chemise noire, fussent remplacés par des usines à T-shirt jaune, ces nouvelles jeunesses communiantes (« Les jeunes pour Macron ») ont déjà touché leur paquetage. Peu importe qu’on ait troqué le Livre rouge pour un Smartphone, dans les deux cas, c’est de là que viennent les ordres de Marche. Et que se présente à eux leur nouveau guide et sa reine-mère, les fans lèveront haut leur talisman à selfies, dans un geste déjà filial et sacerdotal, unifiés qu’ils sont dans la grande inconscience transie qu’on se joue d’eux. Peu importe aussi que les commissaires du Parti se soient mués en gourous du Parti-pris, ce qui compte c’est qu’il est déjà moralement, et bientôt pénalement, interdit de penser et de voter autrement.

Négation sociale du pluralisme démocratique, représentativité déifiée et exclusive de la masse par un chef providentiel et charismatique, légitimation de ce chef par l’embrigadement de la société civile en substitution du débat de fond, passé identitaire et culturel falsifié au profit d’une mystique de science-fiction, il ne reste plus que la guerre juste, même civile, afin de s’acquitter de l’endettement et rembourser les sponsors et le fascisme sera justement passé par celui qui le dénonce, à s’en « casser la voix ».

 

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L’arrivée d’Emmanuel Macron au deuxième tour de la présidentielle française de 2017 est assurément l’annonce d’un changement politique structurel qui risque d’être irréversible, sauf rébellions sanglantes. L’allégorie de la caverne de Platon réapparaît soudain sous nos yeux. La grotte est moderne et bien éclairée vers l’intérieur, simplement réagencée en plateau du 20 heures. La faible lumière du jour ressemble à s’y méprendre à celle de nos écrans plats de toutes sortes, qui absorbent tant d’heures du sang de nos yeux. Les sons quant à eux trouvent à nider dans de toujours plus invisibles haut-parleurs, tandis que la relation humaine s’accommode des pénombres du vase clos. Les candidats au libre arbitre devront se faire violence pour affronter la simple nature des choses, la lumière trop aveuglante du dehors. Et qu’ils ne s’avisent pas d’en témoigner trop vite à leurs anciens congénères, ces derniers les tueront au nom de la post-vérité, ce nouveau synonyme d’hérésie qu’ils viennent tout juste d’inventer. La France est plus proche du Livre VII de la République de Platon qu’elle ne le pense. Mais elle l’est davantage encore d’une Saint-Barthélémy aux normes des révolutions de couleurs, parfaitement rodées depuis au moins l’an 2000. Plusieurs tours de chauffe ont comme on le sait déjà eu lieu en France : Nuit debout, les Indignés, les émeutes des banlieues, les casses « antifas », etc. L’enrôlement d’une jeunesse idéaliste suréquipée gratuitement de gadgets communicants dernier cri, tout comme les professionnels d’État déguisés en militants d’ONG, sont déjà en place. En fait, cette campagne aura même réussi à désigner au grand jour les officiers traitants de cette future révolution de Maïdan version française. Au cas où Marine Le Pen ferait un trop bon score on entend déjà les Bayrou, les Juppé et autres Bruno Lemaire annoncer la couleur justement. Et peu importe que les électeurs potentiels de Marine n’aient aucune autre ambition particulière qu’une aspiration à plus d’égalité, de pérennité et de sécurité. Tant pis s’ils ne font que regrouper cette nouvelle masse informelle et transversale, cette classe mitoyenne où s’entend la vérité de toutes les plaintes d’un peuple en voie de disparition. Les néomacroniens, exclusivement biberonnés au lait stérile de l’Union européenne, les traiteront sans pitié, comme les derniers vestiges de cette idée de nation qu’ils abhorrent.

Le seul espoir est dans leur oubli freudien de l’histoire. Ils refuseront d’admettre que ce qu’il reste de Français se réjouira davantage « d’en finir avec l’humiliation, que d’en retirer les profits », comme l’écrivait Pierre-Louis Rœderer dans L’esprit de la révolution de 1789.

 

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MACRON | Il n’y a pas que des plombiers en Pologne

ANTIPRESSE 74 –  Dimanche 30 avril 2017

 

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Tout le monde sait que Jean-Pierre Jouyet, le compagnon d'études et de chambrée militaire de François Hollande, est le mentor d'Emmanuel Macron depuis sa sortie de l'ENA. Tout le monde sait aussi, depuis le camouflet infligé par Marine Le Pen au jeune Emmanuel chez Whirlpool, que cette usine va être délocalisée en Pologne.

Ce que l’Antipresse a découvert, c’est que ce même mentor de M. Macron a été élevé à la dignité de Commandeur dans l’Ordre du mérite polonais.

Mazette ! Ou plutôt : Mazurka ! Quels sont ces immenses services qu’a rendus M. Jouyet pour mériter de tels honneurs ? Les mauvais esprits pourraient l’accuser d’avoir contribué aux délocalisations d’entreprises françaises… vers la patrie de Chopin, justement.

Pour lever l’équivoque, nous nous adressons directement à M. Jouyet: « Allez-vous rendre votre décoration à l'État polonais en solidarité des souffrances des ouvriers de Whirlpool, ou bien avez-vous proposé que Monsieur Macron la reçoive également ? ».

 

 

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À méditer, par ceux qui n’auraient toujours pas compris…

Pourquoi voter pour Trump était la bonne chose à faire (7 raisons)

The Saker – Le Saker francophone 21 avril 2017

 

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Maintenant que Trump a déjà intégralement trahi toutes ses promesses de campagne et que les 100 premiers jours de son mandat ne sont marqués que par le chaos total, l’incompétence, la trahison de ses amis et alliés les plus proches, une politique étrangère extrêmement dangereuse et totalement inefficace, beaucoup de gens disent « Je vous l’avais bien dit ! », « Comment pouvez-vous prendre ce clown au sérieux ? » et « Vous réveillez-vous enfin de votre état de délire ? » Oui, un survol de ce qu’a fait Trump depuis qu’il est entré à la Maison Blanche pourrait sembler donner raison à ces détracteurs. Mais en réalité, ils se trompent complètement. Permettez-moi d’expliquer pourquoi.

Lire la suite…

Source : http://lesakerfrancophone.fr/pourquoi-voter-pour-trump-et...

 

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Dernière minute :

Extrait d’une communication de Mme Annie Lacroix-Riz, relative à ses travaux actuels (« Léon Blum haïssait-il la finance ? »), que nous recevons au moment de mettre en ligne. Beaucoup trop tard pour pouvoir demander à la spécialiste de l’histoire du fascisme qu’elle est de préciser son jugement sur le scrutin en cours. Il n’est interdit à personne de le faire dans le courant de cette semaine.

 

II. Conjonctures électorales française (2017) et allemande (1932-1933)

La conjoncture électorale d’entre les deux tours d’élections présidentielles est propice aux comparaisons historiques, et on nous enjoint, au nom de l’antifascisme, de voter pour un délégué de la haute banque à titre de protection contre une candidate fasciste ou, plus surprenant encore, d’élire l’intéressé pour pouvoir le combattre encore mieux au lendemain même de l’élection, mot d’ordre datant de ces jours derniers. Le débat ayant pris un tour historique, je vous livre donc les termes d’un échange récent avec des collègues inscrits sur les listes universitaires de discussion sur l’interprétation de la conjoncture allemande de 1932-1933. Celle-ci est en effet extrêmement instructive, à condition de n’être pas fallacieusement exposée ou interprétée, comme l’a fait Bernard Delanoë sur RTL : « dans les années 30 en Allemagne, l'extrême gauche n'a pas voulu choisir entre les sociaux-démocrates et les nazis. Hitler a été élu par le suffrage universel. » (http://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/2017/04/...)

Ma réponse du 27 avril 2017 mentionne des références électroniques qui correspondent à l’article intitulé « Remarques contemporaines sur la face non idéologique du fascisme : crise de surproduction et guerre aux salaires », dans la Presse nouvelle Magazine n° 333, p. 6, n° 334, p. 6, n° 335, p. 7, février-avril 2016. Cet article a été affiché en 2016 à la rubrique « Travaux », « articles » : http://www.historiographie.info/pourquoifascisme.pdf

Dans l’échange des 26 et 27 avril ci-dessous, les noms des collègues (pas le mien) ont été « anonymisés », et j’ai rétabli l’ordre chronologique des échanges. Outre que seul l’avenir pourra départager les intervenants sur la pertinence respective de leurs analyses historiques, l’enjeu de ces débats est politique, pas exclusivement scientifique. Mais l’heure n’est évidemment pas à l’anathème : la suite conduira forcément, vu l’urgence dans tous les cas de figure, à regrouper des citoyens qui auront fait des choix différents le 7 mai 2017.

Bien cordialement à tous,

Annie Lacroix-Riz

 

Nous insistons sur le fait que ceci est un extrait hors contexte.

 

 

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Mis en ligne le 30 avril 2017

 

 

23:21 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/04/2017

MORTS DE RIRE

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Cirque électoral hexagonal IV

 

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« En France, ce deuxième tour électoral, c’est le combat entre celle qui a tué son père et celui qui a épousé sa mère »

a dit quelqu’un que nous ne connaissons pas (on nous l’a rapporté).

Il ne nous arrive pas souvent de relayer E & R – certaines affinités, pas d’autres – mais il était impossible de s’en priver cette fois :

 

Morts de rire : l’anticapitaliste François Ruffin votera pour Macron

Mais restera « un opposant ferme »

E & R – vendredi 28 avril 2017

 

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« Ce n’est pas la première fois que je vais avoir à faire un geste dont je ne suis pas fier au 2e tour de l’élection »

C’est le très correct Huffington Post (français) qui, sans ironie, annonce la couleur : le très anticapitaliste, antilibéral, protecteur des pauvres et des manants François Ruffin, instigateur de Nuit debout, fondateur du Canard enchaîné amiénois Fakir, eh bien cet adversaire farouche des riches et des délocalisations, du mondialisme et de l’écrasement du peuple de gauche par les forces oligarchiques, votera Macron au second tour.

 

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Source : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Morts-de-rire-l-ant...

 

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D’autre part, M. Dupont-Aignan a fait part de son intention de voter pour Mme Le Pen au second tour mais non aux législatives :

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http://www.egaliteetreconciliation.fr/Nicolas-Dupont-Aign... 

 

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Macron ou Lepen ? Le choix du Parti Anti Sioniste

 

Le premier tour de l’élection présidentielle qui vient de se dérouler vient de voir balayer le fameux système « UMPS » que le Parti Anti Sioniste dénonce depuis tant d’années.

Il a aussi révélé un personnage dont le grand public ignorait l’existence il y a à peine 3 ans et qui est en position de devenir le prochain président de la république Française : Emmanuel Macron.

 Ce produit marketing a été créé dans un but précis : Donner l’illusion d’une alternative à l’ancien système « UMPS » qui vient d’être rejeté massivement. 

Ne nous y trompons pas, Emmanuel Macron ne sort pas de nulle part. Sa fabrication a été murement réfléchie depuis plusieurs années, par un groupe de personnes qui préfèrent rester dans l’ombre.

Ce fameux « cabinet noir » dont tous les initiés connaissent l’existence, mais qu’on vend à l’opinion publique comme étant le fruit de l’imagination d’obscurs théoriciens du complot.

Les Français ne doivent pas tomber dans le piège de sa séduction, qu’elle soit physique ou intellectuelle. En effet, présenté comme un homme nouveau, brillant, beau et jeune, il est en réalité à l’image du monde de la finance dont il est issu : Froid et sans états d’âme.

Quant aux musulmans qui seraient tentés de voter pour lui en raison de ses positions anticolonialistes récentes, nous les appelons à se souvenir de l’élection précédente afin d’en tirer les leçons.

En effet, la plupart d’entre eux avaient apporté leurs voix au candidat Hollande, qui une fois élu nous a légué : Le mariage pour tous, l’introduction de la théorie du genre dans nos écoles, la loi travail, la participation à la guerre en Syrie, les attentats terroristes, etc…Bref, un pays au bord du chaos. 

Le Parti Anti Sioniste félicite les Français qui ont eu la clairvoyance de balayer l’UMPS, en humiliant particulièrement le Parti Socialiste de Benoit Hamon, responsables des maux de notre pays depuis tant d’années.

Il appelle tous les citoyens à ne surtout pas voter au second tour en faveur d’Emmanuel Macron, qui, sous ses allures de gendre idéal et d’homme du renouveau, n’est que le pur produit du système et le digne représentant de l’oligarchie qui dirige notre pays et l’entraine vers l’abime.

La consigne de vote du Parti Anti Sioniste est quant à elle toujours la même: il est hors de question d’apporter nos voix à un candidat qui participe au diner du CRIF.

 


 

Le Parti Anti Sioniste félicite les Français qui ont eu la clairvoyance de balayer l’UMPS, en humiliant particulièrement le Parti Socialiste de Benoit Hamon, responsables des maux de notre pays depuis tant d’années.

Il appelle tous les citoyens à ne surtout pas voter au second tour en faveur d’Emmanuel Macron, qui, sous ses allures de gendre idéal et d’homme du renouveau, n’est que le pur produit du système et le digne représentant de l’oligarchie qui dirige notre pays et l’entraine vers l’abime.

La consigne de vote du Parti Anti Sioniste est quant à elle toujours la même: il est hors de question d’apporter nos voix à un candidat qui participe au diner du CRIF.

 
Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 

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Emmanuel Clinton ou Marine Le Trump ?


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Ginette Hess Skandrani refuse de choisir entre la peste et le choléra. Pour elle : ABSTENTION.

 

Ah, 100% d’abstentions et une grève générale au finish ! Laissez-nous rêver.

 

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Jean-Luc Mélenchon, on le sait, refuse de donner des consignes de vote. Un de ses partisans lui a envoyé une lettre ouverte, qui a suscité pas mal de commentaires :

 

Lettre ouverte à Jean-Luc Mélenchon

Caleb IRRI – Le Grand Soir 26 avril 2017

 

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Monsieur Mélenchon, nous sommes nombreux (très nombreux) à y avoir cru ces derniers jours, jusqu’au dernier moment. Si tous ceux qui ont voté Macron par peur de Le Pen avaient voté selon leur coeur, ou si Hamon s’était rendu à l’évidence en vous soutenant, vous seriez peut-être aujourd’hui au deuxième tour ; mais on ne refait pas l’Histoire. L’arnaque du vote utile a une fois encore fait du bon boulot…

Quoi qu’il en soit, notre futur président sera bien élu à partir d’environ un quart de l’électorat Français, et la majorité à l’Assemblée leur sera difficilement accessible. Vous avez un coup à jouer dans la reconstruction d’une vraie gauche, et j’espère sincèrement que vous n’apporterez pas votre soutien à Emmanuel Macron. Cet homme n’est pas de gauche, et ses discours sont lamentables. Il ne vaut pas mieux que Marine Le Pen, et vous ne devez pas -à mon avis- faire s’effondrer votre crédibilité par un soutien qui saboterait tout ce que vous avez réussi à construire.

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Source : https://www.legrandsoir.info/lettre-ouverte-a-jean-luc-me...

 

2. Alfredf le pingouin xx.JPG

 

Il se passe des choses aussi ailleurs…

 

On va sauter pour aujourd'hui les affrontements violents en Macédoine, embringuée de force dans l’OTAN, au Venezuela, dont les États-Unis ne renoncent pas à faire une autre Syrie, au Brésil et en Argentine, à cause des coups d’État précédents des mêmes, en Allemagne, contre le G20, en Grèce, contre la disparition des hôpitaux de service publics… car ce sont des sujets trop importants pour qu'on les traite à la va-vite.

À part cela :

Défense : trois « ONG » anglo-saxonnes interdites en Russie

Réseau Voltaire   29 avril 2017

 

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Le procureur général de Russie a déclaré indésirables les trois « ONG humanitaires » créées par la famille de Mikhaïl Khodorkovski (photo) :

  •  Open Russia (Royaume-Uni) (administrateurs : Henry Kissinger et Lord Jacob Rothschild),
  •  Open Russia Civic Movement (Royaume-Uni),
  •  Institute of Modern Russia (États-Unis).

Elles s’ajoutent aux 7 autres « ONG » interdites au titre de la loi de juillet 2015 :

  • National Endowment for Democracy (NED),
  • OSI Assistance Foundation (George Soros),
  • Open Society Foundation (George Soros),
  • US-Russia Foundation for Economic Advancement and the Rule of Law (fondation d’Etat états-uno-russe),
  • International Republican Institute (IRI/NED),
  • Media Development Investment Fund (Otan),
  • National Democratic Institute for International Affairs (NDI/NED).

En lien avec l’Otan, les associations de Mikhaïl Khodorkovski ont mené campagne depuis 3 ans pour populariser le thème des « fake news », de la manipulation des sites internet alternatifs occidentaux et de l’intervention des services secrets russes dans les élections aux États-Unis et en France. Elles conduisent également une campagne en Russie visant à discréditer à l’avance les prochaines élections [1].

Depuis la multiplication par la CIA des coups d’État masqués en « révolutions colorés », plusieurs États se sont dotés de lois leur permettant d’interdire les « ONG » (en réalité des organisations gouvernementales) utilisées par les services secrets anglo-saxons.

________________

[1] « La campagne de l’Otan contre la liberté d’expression », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 décembre 2016.

Source : http://www.voltairenet.org/article196148.html

 

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Sultanpête dans un verre d'arak

Observatus geopoliticus – Chroniques du Grand jeu

29 avril 2017

 

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Décidément, le sultan ne peut tenir en place. Il est vrai que les continuelles claques géostratégiques reçues ces dernières années (Syrie, Kurdes, Europe) n'ont pas d'effet apaisant sur un caractère comme le sien, qui de surcroît dépend entièrement de sa popularité intérieure. Or, avec la crise financière et les impasses extérieures, celle-ci commence à sérieusement tanguer.

Ainsi donc a-t-il décidé de bombarder à nouveau, mais de manière plus sévère, sa Némésis kurde dans le nord syrien et irakien. Dans le collimateur : le PKK bien sûr, mais aussi les YPG syriennes soeurs. A noter tout de même qu'à Sinjar, au nord-ouest de Mossoul, les Turcs se sont lamentablement plantés et ont tué six peshmergas de leur ami Barzani au lieu des ""terroristes"" visés... Quant aux bombardements sur Qandil, base arrière du PKK dans les montagnes kurdes irakiennes, ils sont monnaie courante et ne s'arrêtent jamais vraiment.

 

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Source :  http://www.chroniquesdugrandjeu.com/sultanpete-dans-un-ve...

 

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Sortie du documentaire « Voyage au pays de Bachar » de Raphaël Berland

Cercle des Volontaires – 26 avril 2017

 

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1er novembre 2015. Notre journaliste citoyen Raphaël Berland part en voyage au pays de Bachar. Son objectif : confronter le point de vue de notre média sur le conflit en Syrie, avec la réalité du terrain.

En effet, depuis 2011, début de la guerre en Syrie, que n’avons-nous pas entendu à propos de Bachar Al-Assad, ce « terrible dictateur » qui « massacre son peuple »… En France, à de très rares exceptions près, tous les journaux, radios et télés étaient unanimes à dépeindre le chef d’état syrien comme une personne horrible, assoiffée de sang, et à cause de qui plus de 300 000 personnes innocentes ont perdu la vie. Mais ce nouveau discours officiel contrevenait à l'ancien discours officiel qui régnait avant 2011 ; surtout, il allait à l’encontre des informations et des analyses que nous faisaient parvenir les syriens de la diaspora en France.

L’objectif de notre journaliste fut donc de rencontrer des syriens, du plus haut au plus bas de l’échelle sociale, afin de recueillir leurs points de vue sur le conflit qui déchire leur pays, loin de toute propagande occidentale.

Avec Naïm Qassem (n°2 du Hezbollah), Mustafa Hamdan (ancien général libanais), Emile Lahoud (ancien président libanais), Meissan Hamdam (journaliste syrienne), le père Gabriel (prêtre chrétien syriaque), Rita (professeur d'anglais en Syrie), le maire du village de Maaloula, un combattant de Jaysh Al-Islam, Fayçal El-Haek Ali (poète de Lattaquié), Dj Sahad (Dj n°1 à Damas), Ahmad Badreddin Hassoun (Grand Mufti de Syrie), Yad Khuder (journaliste syrien) et Jean-Michel Vernochet (journaliste français).

 

 

 

Disponible sur Vimeo, au prix de 1€ en streaming, et 2€ en téléchargement.

Pour en savoir plus :

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http://www.cercledesvolontaires.fr/2017/04/29/documentair...

 

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Mis en ligne le 29 avril 2017.

 

 

 

 

 

23:04 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/04/2017

LA FRANCE ET SA JUSTICE

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La France et sa Justice

 

Après le vote du 23 avril, qui a porté aux portes de l'Élysée un banquier du groupe Rothschild, il devient de plus en plus évident que si la France n'approfondissait pas les sciences humaines et en tout premier lieu la connaissance anthropologique de la politique et de l'histoire, le nationalisme n'aurait plus d'avenir et la France ferait naufrage dans un épuisement tragique de la pensée rationnelle et cela selon un modèle bien connu des historiens du byzantinisme. Pour ma très modeste part, je tenterai donc, dans le texte ci-dessous et dans celui du 11 mai de poser quelques jalons conjurateurs d'un naufrage qui s'annonce par mille signes et présages.

 

1 - Le temporel et l'intemporel
2 - Le masque de la loi
3 - Les bévues du Dieu unique
4 - Le refus d'humilier la transcendance de la France
5 - Un animal métaphorique

 

1 - Le temporel et l'intemporel

On sait qu'aux yeux du Général de Gaulle, le régime de Vichy n'était pas seulement illégitime, mais inexistant en droit, donc privé du prestige et des apanages d'un État reconnu comme tel. Dans ce contexte, Jacques Chirac n'a rien compris au gaullisme à déclarer que la France, en tant que telle, aurait "commis l'irréparable", puisqu'elle était censée s'être rendue coupable de la rafle du Vel d'hiv ordonnée par la justice relative du moment.

Mais en 1958, à peine de retour au pouvoir, après un exil de douze ans à Colombey-les-Deux-Églises, le Général de Gaulle a promu la loi la plus hallucinante qu'on pût imaginer : au pays du Bridoye de Rabelais, du Bridoison de Beaumarchais et du Raminagrobis de La Fontaine, il était déclaré interdit non seulement de critiquer une décision de justice, mais de publier des écrits ou de tenir des propos susceptibles de porter ombrage au mythe de l'infaillibilité d'une justice, pourtant toujours relative et terrestre, celle que sécrète la jurisprudence.

Comment expliquer que l'homme qui avait proclamé seule réelle la France de la radio de Londres semblât changer à ce point de politique et de philosophie de la justice française? Peut-être avait-il compris que son attitude à l'égard du régime de Vichy portait un coup mortel aux États concrètement présents sur la scène du monde, puisqu'elle les privait de la sacralité qui fonde toute autorité aux yeux de la population.

 

2 - Le masque de la loi

Mais comment installer dans la durée le mythe de l'infaillibilité d'une justice terrestre, brusquement revêtue des attributs de la justice divine, alors que la justice est toujours dépendante des circonstances du moment ? On sait où cette mythologie judiciaire a conduit la France: des juges du tribunal d'Aix en Provence ont cambriolé les biens placés sous scellés au greffe de leur propre tribunal, puis ils ont tenté de faire valoir l'autorité de la loi qui les protégeait de l'outrage, pour menacer de poursuivre au pénal toute tentative de mettre en doute leur intangibilité et leur sacralité de confection.

M. Robert Badinter, alors Garde des sceaux dans le gouvernement de M. Mitterrand, s'était trouvé dans le plus grand embarras. D'un côté, comme Ministre de la justice, il essayait de "couvrir" les malfaiteurs en robe noire, de l'autre, comment innocenter, donc sanctifier des pillards ? Avec habileté et secrètement, Robert Badinter a manœuvré en coulisses. Il n'a jamais mis publiquement en cause l'autorité d'une loi hallucinante, mais il a étouffé l'affaire et réussi à calmer la fureur de voleurs agressifs à l'égard de leurs dénonciateurs, le tout sans paraître douter un instant de la légitime sainteté d'un État de droit pourtant fondé sur un arbitraire auto-sanctifié.

 

3 - Les bévues du Dieu unique

Quelles leçons tirer d'une loi grotesque et absurde par définition ? Celles de l'obligation de se visser la loupe à l'œil et d'examiner, en anthropologue de l'encéphale humain, comment de siècle en siècle, les pères de l'Église ont tenté de légitimer une justice divine tout aussi branlante que celle de la créature et donc de doter l'encéphale d'une divinité flottante et irréfléchie d'une logique et d'une cohérence internes.

L'exemple de saint Augustin est particulièrement révélateur sur ce point : il commence par accuser de confusion d'esprit et de superficialité une divinité censée avoir créé le ciel et la terre sans seulement s'être préoccupée au préalable de savoir comment elle allait assurer un logement à sa création, puisque « Dieu » n'avait pas pris la précaution élémentaire de créer au préalable l'espace et le temps. L'auteur des Confessions a mis vingt ans, dans sa Cité de Dieu, à tenter de doter d'une cohérence l'encéphale d'une divinité qualifiée d'omnisciente, d'omnipotente et censée diriger le monde.

 

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Pour le 1630e anniversaire de sa conversion, l’archevêque de Milan, cardinal Angelo Scola, a décoré Saint-Augustin aux couleurs de l’Algérie, sa patrie d’origine.

 

Mais les malencontres de la métaphore divine ont continué de mettre le Dieu unique dans l'embarras. Comment expliquer qu'il ait laissé faire, donc approuvé, le sac de Rome par les hordes des Wisigoths d'Alaric en 410? Pis encore: comment se fait-il le Dieu ait laissé une femme, la papesse Jeanne, "porter la culotte" sur le trône de Saint Pierre ? Cette bévue du Saint Esprit a marqué l'histoire de l'Église, au point qu'elle ne s'est jamais remise de ce traumatisme : aujourd'hui encore, après chaque élection d'un pape, un ecclésiastique se glisse sous la table et va vérifier que le nouvel élu a deux testicules "bene pendentes", bien pendues.

À ce compte, comment vérifier que la France idéale du Général de Gaulle censée seule exister en droit face au régime de Vichy, se révèle néanmoins un État en chair et en os?

 

4 - Le refus d'humilier la transcendance de la France

On sait que l'art 262 de l'ancien code pénal est tombé en désuétude par la volonté d'une portion intègre du corps judiciaire de la France réelle, mais qu'il n'a jamais été officiellement abrogé. Cependant, cette loi a été respectée avec une docilité sans faille par la France officielle pendant des décennies. Certes, la question préalable de la constitutionnalité promulguée par le Président Giscard d'Estaing permet désormais au justiciable de contourner cet article.

La tentation du rabougrissement de l'État au temporel est puissante et mortifère. La France de Vichy est morte en 1945, mais aux yeux de la France transcendante et immortelle dont rêvait le Général de Gaulle, elle n'avait été, du temps même où elle semblait diriger le pays, qu'un cadavre pourrissant. Qui aujourd'hui oserait se déclarer le successeur de la France de Vichy ?

En revanche, les gaullistes anciens ou récents se comptent par centaines de milliers car dans leur cœur et dans leur esprit il existe une patrie intemporelle, une patrie éternelle qui vit par delà la matérialité des événements et les fourberies des politiques contingentes. C'est cette France-là que les gaullistes d'aujourd'hui refusent d'humilier en la rendant abusivement coupable des manquements liés à la lâcheté d'une poignée de dirigeants corrompus, notamment de la quasi-totalité de la magistrature de l'époque - un seul membre excepté - qui s'était ralliée avec un ensemble touchant au régime de Vichy. L'article du code pénal par lequel le Général de Gaulle assurait en quelque sorte l'infaillibilité des magistrats du siège constituait une manière de blanchiment de ce corps collectif, une résurrection de son "innocence" et de sa "pureté" déflorées.

Or, la Justice représente la transcendance à l'égard du politique sans recourir pour autant aux miracles du surnaturel. Elle était, aux yeux de l'homme du 18 juin, consubstantielle au bon fonctionnement de l'État, bien que Général ne se fît aucune illusion sur la qualité du personnel judiciaire passé et présent.

 

5 - Un animal métaphorique

On voit, comme je l'ai démontré le 14 avril, qu'une espèce ingouvernable par nature et par définition, ne peut se diriger qu'à l'école et à l'écoute de ses songes et de sa transcendance, parce que l'homme est un animal métaphorique. A ce titre, il se transporte au-delà du temporel.

On retrouve le sens originel du substantif "métaphore" dans nicéphore, porteur de la victoire, phosphore, porteur de la lumière, doryphore, porteur d'une lance, sémaphore, porteur d'un signal, logophore, porteur d'un langage, Lucifer, porteur de la lumière, mot qui se contente de substituer le latin ferre à son synonyme grec phorein etc.

C'est pourquoi le genre humain se transporte sans cesse dans des mondes rêvés, mais qu'il croit pleinement réels.

De 1917 jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989, toute l'intelligentsia française a cru que le paradis allait débarquer en Russie. Même M. Joliot-Curie, un des pères de la bombe atomique française, en a témoigné sous serment le 4 avril 1949 à l'occasion du procès Kravchenko. Il a fallu le rapport Krouchtchev en 1956, il a fallu toute l'œuvre de Soljenitsyne pour remettre leur tête à l'endroit à la plupart des intellectuels du Vieux Monde.

Mais les vices du système politique momentanément incarné par l'URSS n'ont pas sonné la mort des idéaux de fraternité et de partage. Ils continuent souterrainement leur travail de sape de l'arrogance d'un mondialisme libéral échevelé, fondé sur la guerre de tous contre tous. Ce libéralisme n'est qu'un autre nom de la loi de la jungle.

Voir : Halte à l'américanisation du monde, 14 avril 2017 (Décodage)

La Révolution française a rebattu les cartes du sacrifice. La victime ne se livre plus au harpon d'une divinité avide de chair et de sang, elle s'immole aux idéaux rédempteurs d'une Liberté et d'une Justice dont elle est elle-même l'instrument. Elle se découvre l'agent d'exécution d'un destin de l'esprit. Elle est à elle-même l'acteur autonome du salut d'une espèce métaphorique.

Puisse le XXIe siècle marquer un tournant décisif dans l'histoire du "connais-toi", puisse le XXIe siècle mettre de l'ordre dans l'encéphale erratique d'une espèce ingouvernable, puisse le XXIe siècle féconder une fois de plus la question de Montaigne: "Qui suis-je?".

Le 28 avril 2017

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Et au ras des pâquerettes injustes, il se passe quoi ?

Que montrerait Saint Augustin à l’électorat hexagonal, si un enfant vidant la mer dans un trou ne suffit pas à l’éclairer ?

Des vidéos ?...

 

Quand l’extrême-droite et l’extrême-droite vont à la pêche aux voix difficiles à racoler

 


 

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Le candidat du PS hué et sifflé à l’usine Whirlpool d’Amiens

 


 

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Un naïf nommé Ruffin essayant de se faire entendre.

 


 

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Socialiste se désinfectant les mains après avoir frôlé la canaille

 


 

 

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Et parce que ces péripéties ne doivent pas nous faire oublier les choses sérieuses

 

Pourquoi nous faisons la grève de la faim dans les geôles israéliennes, par Marwan Barghouti

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr/

 

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PRISON DE HADARIM , Israël – Ayant passé les 15 dernières années dans une prison israélienne, j’ai été à la fois témoin et victime du système illégal d’arrestations arbitraires massives d’Israël et de ses mauvais traitements infligés aux prisonniers palestiniens. Après avoir épuisé toutes les autres options, j’ai décidé qu’il n’y avait pas d’autre choix que de résister à ces abus en faisant une grève de la faim.

Quelque mille prisonniers palestiniens ont décidé de participer à cette grève de la faim, qui commence aujourd’hui, le jour que nous observons ici comme le Jour des prisonniers. La grève de la faim est la forme la plus pacifique de résistance disponible. Elle inflige des souffrances uniquement à ceux qui y participent et à leurs proches, dans l’espoir que leur ventre vide et leur sacrifice aideront le message à résonner au-delà des limites de leurs cellules sombres.

Des décennies d’expérience ont prouvé que le système inhumain d’occupation et d’occupation militaire d’Israël vise à briser l’esprit des prisonniers et la nation à laquelle ils appartiennent, en infligeant des souffrances à leur corps, en les séparant de leurs familles et de leurs communautés, en utilisant des mesures humiliantes pour les contraindre à l’assujettissement. Malgré un tel traitement, nous ne nous y soumettrons pas.

Israël, la puissance occupante, a violé le droit international de multiples façons depuis près de 70 ans, mais s’est cependant vu octroyer l’impunité pour ses actions. Elle a commis des violations graves des Conventions de Genève contre le peuple palestinien; les prisonniers, y compris les hommes, les femmes et les enfants, ne font pas exception.

J’avais seulement 15 ans quand j’ai été emprisonné pour la première fois. J’avais à peine 18 ans quand un interrogateur israélien m’a forcé à écarter les jambes alors que je me tenais nu dans la salle d’interrogatoire avant de frapper mes organes génitaux. Je me suis évanoui de douleur, et la chute qui en a résulté a laissé une cicatrice permanente sur mon front. L’interrogateur s’est moqué de moi ensuite, disant que je n’aurais jamais d’enfants parce que les gens comme moi ne donnent naissance qu’à des terroristes et des meurtriers.

Quelques années plus tard, j’étais de nouveau dans une prison israélienne, meneur d’une grève de la faim, lorsque mon premier fils est né. Au lieu des bonbons que nous distribuons habituellement pour célébrer de telles nouvelles, j’ai distribué du sel aux autres prisonniers. À peine âgé de 18 ans, il a été arrêté et a passé quatre ans dans les prisons israéliennes.

L’aîné de mes quatre enfants est maintenant un homme de 31 ans. Pourtant, je suis toujours ici, à poursuivre cette lutte pour la liberté avec des milliers de prisonniers, des millions de Palestiniens et le soutien de tant de personnes dans le monde. Qu’y a-t-il donc avec l’arrogance de l’occupant et de l’oppresseur et ses partisans qui les rende sourds à cette simple vérité : nos chaînes seront brisées avant que nous le soyons, parce que c’est la nature humaine que de répondre à l’appel de la liberté, quel que soit le prix.

Israël a construit presque toutes ses prisons à l’intérieur d’Israël plutôt que dans les territoires occupés. Ce faisant, il a transféré illégalement et de force des civils palestiniens en captivité et a utilisé cette situation pour restreindre les visites des familles et pour infliger des souffrances aux prisonniers par de longs transports dans des conditions cruelles. Cela a transformé les droits fondamentaux qui devraient être garantis par le droit international – y compris ceux obtenus après maintes souffrances par les grèves de la faim antérieures – en des privilèges que leur service pénitentiaire décide de nous accorder ou dont il décide de nous priver.

Les prisonniers palestiniens et les détenus ont subi des actes de torture, des traitements inhumains et dégradants et des négligences médicales. Certains ont été tués en détention. Selon le dernier chiffre du Club des Prisonniers Palestiniens, environ 200 prisonniers palestiniens sont décédés depuis 1967 à cause de telles actions. Les prisonniers palestiniens et leurs familles restent également une cible privilégiée de la politique israélienne d’imposition de punitions collectives.

À travers notre grève de la faim, nous cherchons à mettre un terme à ces abus.

Au cours des cinq dernières décennies, selon le groupe des droits de l’homme Addameer, plus de 800 000 Palestiniens ont été emprisonnés ou détenus par Israël – soit environ 40% de la population masculine du territoire palestinien. Aujourd’hui, environ 6 500 sont encore emprisonnés, dont certains ont la triste distinction de détenir des records mondiaux des plus longues périodes de détention de prisonniers politiques. Il n’y a pratiquement pas une seule famille en Palestine qui n’ait pas subi les souffrances causées par l’emprisonnement d’un ou de plusieurs de ses membres.

Comment rendre compte de cet état des choses incroyable ?

Israël a mis en place un double régime juridique, une forme d’apartheid judiciaire, qui offre une impunité virtuelle aux Israéliens qui commettent des crimes contre des Palestiniens, tout en criminalisant la présence et la résistance palestiniennes. Les tribunaux d’Israël sont une parodie de justice, clairement des instruments d’occupation coloniale et militaire. Selon le Département d’Etat, le taux de condamnation pour les Palestiniens dans les tribunaux militaires est de près de 90 %.

Parmi les centaines de milliers de Palestiniens qui ont été emprisonnés par Israël, se trouvent des enfants, des femmes, des parlementaires, des militants, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme, des universitaires, des personnalités politiques, des militants, des passants, des membres de la famille de prisonniers. Et tous dans le même but : enterrer les aspirations légitimes d’une nation entière.

Au lieu de cela, cependant, les prisons israéliennes sont devenues le berceau d’un mouvement durable pour l’autodétermination palestinienne. Cette nouvelle grève de la faim va démontrer une fois de plus que le mouvement des prisonniers est la boussole qui guide notre lutte, la lutte pour la Liberté et la Dignité, le nom que nous avons choisi pour cette nouvelle étape dans notre longue marche vers la liberté.

Israël a essayé de nous désigner tous comme des terroristes pour légitimer ses violations, y compris les arrestations arbitraires massives, la torture, les mesures punitives et les restrictions drastiques. Dans le cadre de l’effort d’Israël pour saper la lutte palestinienne pour la liberté, un tribunal israélien m’a condamné à cinq condamnations à perpétuité et à 40 ans de prison dans un procès politique-spectacle qui a été dénoncé par les observateurs internationaux.

Israël n’est pas le premier pouvoir occupant ou colonial à recourir à de tels expédients. Tout mouvement de libération nationale dans l’histoire peut rappeler des pratiques similaires. C’est pourquoi tant de personnes qui ont lutté contre l’oppression, le colonialisme et l’apartheid se tiennent à nos côtés. La Campagne internationale pour libérer Marwan Barghouti et tous les prisonniers palestiniens que l’icône anti-apartheid Ahmed Kathrada et ma femme, Fadwa, ont inaugurée en 2013 depuis l’ancienne cellule de Nelson Mandela à Robben Island a bénéficié du soutien de huit lauréats du prix Nobel de la paix, de 120 gouvernements et de centaines de dirigeants, de parlementaires, d’artistes et d’universitaires à travers le monde.

Leur solidarité expose l’échec moral et politique d’Israël. Les droits ne sont pas accordés par un oppresseur. La liberté et la dignité sont des droits universels qui sont inhérents à l’humanité, et dont doit jouir chaque nation et tous les êtres humains. Les Palestiniens ne seront pas une exception. Seule la fin de l’occupation mettra fin à cette injustice et marquera la naissance de la paix.

Marwan Barghouti 

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2017/04/pourquoi-nous-faiso...

Source dorigine : https://www.nytimes.com/2017/04/16/opinion/palestinian-hu... (via http://normanfinkelstein.com/2017/04/17/on-palestinian-pr...)

 

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Marwan Barghouti est un député palestinien, leader de la IIe Intifada, condamné « cinq fois à vie » par Israël, emprisonné depuis 2002.

Notons que la décision du Conseil municipal d’Aubervilliers de nommer Marwan Barghouti citoyen d’honneur de la ville a été annulée par un jugement du tribunal administratif de Montreuil, au motif qu’elle ne répondait pas à un but d’intérêt local. L’administration municipale d’Aubervilliers a fait appel de cette décision « de justice ».

 

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Mis en ligne le 27 avril 2017

 

 

 

 

19:31 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/04/2017

FIN DE RÈGNE

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FIN DE RÈGNE

De Guimauve le Conquérant à Micron le Persistant…

 

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Pour ceux qui s’intéressent à la mascarade…

Ceci est le seul endroit – et encore, il faut aller voir dans les 105 commentaires, sous le pseudo Yas – où l’on apprend que le candidat Mélenchon a demandé (demandé !!!) un audit sur le résultat du scrutin. Ooooh !

 

2ème tour et législatives : le feuilleton électoral continue.

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http://reseauinternational.net/2eme-tour-et-legislatives-...

 

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Souvenirs, souvenirs…

Cork – Irlande – Referendum sur le traité de Lisbonne – Octobre 2009

 


 

Ceci est historiquement la dernière fois qu’une fraude électorale massive a été conduite avec des moyens antédiluviens. Depuis, les machines à voter électroniques fonctionnent au doigt et à l’œil, dieu des digits merci.

 

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Heureusement pour les francophones…

L’édition merdiatique veille. C’est pourquoi nous ne courons aucun risque de tomber sur le cocktail Molotov au gaz sarin d’Umberto Eco.

 

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Umberto ECO

A passo di gambero – Guerre calde e populisme mediatico

Bompiani – 2007

349 pages

 

(Littéralement : « À pas d’écrevisse », autrement dit : « À reculons – Guerres chaudes et populisme médiatique »)

Dans lequel le philosophe italien apprend à ceux qui lisent sa langue, avec un sourire en coin mortellement sérieux, comment, en une cinquantaine d’années, les technologies douces nous ont fait régresser de deux mille ans.

L’édition francophone n’en a rien à foutre des philosophes. Dan Brown se vend mieux.

À vos i-Pods 

 

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Ère nouvelle

Ailleurs…

Tintin en Polodavie

Observatus geopoliticus – Chroniques du Grand jeu

26 avril 2017

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Deux pays aux trajectoires différentes, aux poids inégaux, mais qui suivent la même grande tendance du moment : l'émiettement et le détricotage du système impérial.

Nous avons parlé à plusieurs reprises de la Moldavie, petite par la taille mais appréciable par sa position géostratégique qui enfonce un coin entre deux des États - l'Ukraine post-putsch et la Roumanie - les plus atlantistes d'Europe orientale.

 

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L'élection, en novembre 2016, d'un président pro-russe susceptible de rediriger la politique extérieure moldave avait fait perler quelques gouttes de sueur au front soucieux des eurocrates et des stratèges américains. Vapeurs redoublées en janvier lorsque, en visite à Moscou, ledit Igor Dodon avait confirmé un rapprochement possible avec l'Union eurasienne.

Le moins qu'on puisse dire est que ça n'a pas traîné :

Moscou étend son influence en Moldavie

Le président moldave, Igor Dodon, a annoncé le 14 avril que les cinq membres de l’Union économique eurasiatique (UEE), la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, l’Arménie et le Kirghizstan, s’étaient accordés pour inclure la Moldavie lors d’une rencontre à Bichkek, la capitale kirghize.

« La Moldavie est le premier pays à recevoir cet honneur. Plusieurs pays ont présenté des initiatives pour signer des mémorandums de coopération, des accords de libre-échange ou d’autres formes de coopération avec l’UEE », a déclaré le président dans un communiqué.

Il a ajouté qu’il s’agissait d’une « journée historique » pour le petit pays enclavé d’Europe de l’Est, mais a précisé que cela ne voulait pas dire que la Moldavie allait devenir un membre de l’UEE tout de suite.

Mais le Grand jeu se joue autant sur les grands espaces eurasiens que dans les sombres intrigues politiciennes locales :

Lire la suite…

Source : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/04/tintin-en-pol...

 

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Les tabous n’étant pas notre tasse de lait…

 

Lire Joseph Staline pour mieux comprendre ce que Vladimir Poutine affronte en Syrie

Michel J. Cuny – Réseau international 25 avril 2017

 

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« N’oubliez pas l’Orient » !…

Treize jours après l’armistice du 11 novembre 1918 qui mettait un terme à la Première Guerre Mondiale sur le front occidental, Joseph Staline, commissaire du Peuple aux Nationalités au sein du Gouvernement né de la Révolution d’Octobre 1917, adressait, le 24 novembre 1918, une mise en garde à ses camarades bolcheviks, en publiant sous ce titre – « N’oubliez pas l’Orient » !… -, dans le journal « La vie des nationalités« , un texte qui retrouve une actualité étonnante si l’on veut bien considérer avec la plus grande attention ce à quoi la Russie de Vladimir Poutine se trouve aujourd’hui affrontée en Syrie.

Certes, l’Union Soviétique n’est plus, pour nous, qu’un très lointain souvenir… Mais, pour qui connaît un peu la réalité profonde de ce que le président de la Fédération de Russie ne cesse d’affronter sur la scène internationale, il y a certaines concordances qui ne trompent pas, et qui, en tout cas, ne le trompe pas, lui. On lui redonne à visiter les avanies qu’un Hitler, par exemple, croyait pouvoir faire subir à Staline…

Ainsi,  en  substituant  à  la  fougue  bolchevique  de  1917-1918,  la  remontée  des  enfers  à  laquelle Vladimir Poutine se livre avec l’appui d’une Russie qui se rassemble autour du souvenir de sa Grande Guerre Patriotique (1941-1945), nous allons voir que la question de la libération de l’Orient des entraves imposées par le capitalisme impérialiste et colonisateur se repose dans des termes à peu près identiques près d’un siècle plus tard… 1918 – 2017 et suivantes…

Lisons attentivement Joseph Staline :

 Lire la suite...

Source : http://reseauinternational.net/lire-joseph-staline-en-201...

 

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Mis en ligne le 26 avril 2017

 

 

 

 

 

 

 

13:24 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/04/2017

CIRQUE ÉLECTORAL HEXAGONAL - III

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Cirque électoral hexagonal – III

 

« Puisque les bourgeois sont féroces, les ouvriers jaloux, les prêtres serviles et que le peuple enfin accepte tous les tyrans pourvu qu’on lui laisse le museau dans sa gamelle, Napoléon a bien fait ! Qu’il le bâillonne, le foule et l’extermine. Ce ne sera jamais trop pour sa haine du droit, sa lâcheté, son ineptie, son aveuglement ! »

Gustave Flaubert, Bouvard et Pécuchet, vi.

 

A-t-on bien le droit de parler des élections d’un pays qui n’est pas le vôtre, surtout quand on ne vote pas ? Surtout quand on n’a pas envie de s’en mêler et qu’on sait que tout ce qu’on pourrait dire ne servirait à rien ?

Manière de ne pas avoir l’air de se désintéresser des voisins, alors ?

C’est pourquoi nous allons – ce n‘est pas la première fois – emprunter son Nouvelleaks à Slobodan Despot. Qui n’est pas français non plus. Dont les convictions sont aux antipodes de celles de notre précédent invité. Mais avec qui on ne peut qu’être ici d’accord.

 

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Qui aime encore la France ?

Slobodan Despot – ANTIPRESSE 73 23 avril 2017

 

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Pouvais-je, dans l’Antipresse, m’abstenir de tout commentaire, de toute analyse sur la présidentielle française ? Parfaitement ! La France n’est pas mon pays. Je n’y vis pas. Je suis étranger même à l’Union européenne. J’ai décliné plusieurs invitations à en débattre, jugeant inutile d’ajouter mon coup de klaxon à une bronca obsessionnelle qui occupe déjà tout l’univers mental des Français.

Grâce aux réseaux sociaux, la politique électorale a fini par pénétrer tous les pores de la vie publique. L’extrême personnalisation du débat (scandales, petites phrases, vices et compromissions) masque une profonde réticence à aborder les problèmes de fond. Les paramètres qui détermineront la vie des Français demain sont ceux-là mêmes que le barnum préélectoral jette dans l’ombre.

Je considère par ailleurs que la France n’a rien d’une démocratie. Comment peut-on parler de démocratie depuis le jour où son parlement s’est substitué au peuple en annihilant le résultat du référendum sur la Constitution européenne? Le fait que les instances responsables n’aient pas immédiatement arrêté le président et les élus complices de ce coup d’État officialisait la transformation d’un gouvernement en régime.

Le putsch parlementaire permanent est du coup devenu le mode de gestion ordinaire des démocraties ouest-européennes, y compris de la Suisse. Des décisions de la plus haute importance pour l’avenir d’une communauté, prises dans les conditions de représentativité optimale, sont simplement balayées. Perpétuer une vie politique ordinaire dans ces conditions ne revient qu’à légitimer le simulacre. Les partis et leurs leaders s’emparent du manche à balai et font « vroum-vroum » en faisant mine d’ignorer que l’avion est passé sur autopilotage.

L’oligarchie aux commandes ne considère l’apparat démocratique que comme un costume suranné mais de rigueur, comme l’est la perruque pour les juges anglais. Elle s’amuse à le transformer en tenue de polichinelle en faisant jaillir de nulle part des pseudo-adversaires montés sur ressorts comme Tsipras, Grillo ou Mélenchon. Plus les ficelles sont grossières, et plus le public y croit. Des bouffées de franchise cynique qui «fuitent» de temps à autre — comme la remarque hideuse sur les « sans-dents » du président socialiste sortant — révèlent l’odeur réelle des cercles intérieurs du pouvoir : une vapeur émétique d’orgie de fin d’empire. Sous leurs complets étriqués de petits comptables et leurs cravates tristes transparaissent les coulées de fards du Satyricon.

On n’interrompt pas une partouze aussi déchaînée par l’austère rituel des urnes, pas plus qu’on ne calme un forcené avec de la camomille. Si d’aventure un véritable outsider était élu, il découvrirait tout le pouvoir d’obstruction des institutions noyautées, alliées à la médiacratie et si besoin à la racaille des rues. Les débauchés tuent plus facilement que les autocrates, car ils n’ont cure des conséquences. Il a suffi de trois mois à l’orgie pour transformer le taureau Trump en giton. Périsse l’État pourvu que la fête continue !

En l’occurrence, ils ont verrouillé le donjon à double tour en introduisant le système américain des primaires qui dissout les blocs politiques traditionnels susceptibles d’assurer une majorité législative cohérente incarnant un projet de société identifiable. Le produit de synthèse nommé Macron® est le fruit de cette dissolution faisant de ce qu’on appelait le «centre» un marécage sans idées où ne surnage plus que la loi de l’argent. Quel que soit le futur président, il devra se fabriquer une majorité de fortune dont le seul dénominateur commun sera la détermination à s’accrocher au train du pouvoir à tout prix. Installé à demeure sur une corde raide, il ou elle n’aura d’autre choix que de multiplier les concessions au système contre lequel il ou elle aura été élu. L’accession d’un «antisystème» au pouvoir, dans un tel contexte, ne servirait que d’alibi à la perpétuation du système. Mon seul commentaire sur la présidentielle, dès lors, se résumerait à prôner son abolition et son remplacement par la solution d’Hubert Monteilhet: une monarchie absolue tempérée par l’assassinat.

*

Tout cela étant dit, la France est quand même aussi mon pays. Elle m’a donné la langue dans laquelle j’écris et l’immense civilisation qui va avec. Jusqu’il y a une génération ou deux, on disait encore que la France était la deuxième patrie de tout honnête homme. J’ai bien connu la France. En particulier cette « France périphérique » dont parle Christophe Guilluy. Trottant derrière mon premier roman, j’ai parcouru ses petites villes et ses campagnes, de soirée littéraire en séance de dédicaces. J’ai été logé chez l’habitant, royalement accueilli par des gens qui étaient aux antipodes de ma « sensibilité » et de mes idées, juste parce qu’ils avaient encore le culte de la littérature. J’ai découvert des municipalités qui n’avaient plus de quoi se payer l’éclairage nocturne, mais qui entretenaient leur médiathèque comme un haut (et ultime) lieu d’échange et de civilité. Personne ne parle de cet héroïsme ordinaire. Personne ne salue la guerre épique que livre la France ordinaire, en marge de toute idée politique, pour préserver la survie de sa propre culture (au sens lettré comme au sens matériel) sur son propre sol.

En repensant à ce pays-là, qui passe sous les radars de l’énarchie et du spectacle médiatique, j’ai découvert ce qui rendait cette campagne électorale encore plus absurde que son inanité politique et structurelle. C’est que j’y ai entendu toutes les raisons de la peur et de la méfiance, de l’intérêt et du repli. Mais en tant que Français de cœur, je n’ai entendu personne énumérer les mille bonnes et uniques raisons d’aimer ce pays de toute son âme. A quoi bon parler du reste ?

 

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Hors hexagone

(chez les diabolisés)

 

Car le monde continue de tourner et les méfaits de nos « éluites », comme disait Gustave, de s’accumuler, avec notre complicité au moins passive.

 

C’est du 19 avril et on est le 23. Et alors ?

Briefing du ministère russe de la Défense

 


 

Source : http://preview.mailerlite.com/u7k4s8/608275192950556616/e...

 

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Bachar al-Assad : Les attentats en France n'auraient pas pu être empêchés

 

Interview du Président de la République Arabe Syrienne Bachar al-Assad par le journal croate Vecernji List, le 6 avril 2017 (Extrait)

Source : http://sana.sy/en/?p=103658

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

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Transcription :


[...]

Journaliste : Monsieur le Président, je dois vous poser une question : s'il y avait eu une coopération en matière de sécurité entre le gouvernement syrien et les États européens, auraions-nous évité les opérations terroristes qui ont frappé la France, la Belgique, etc. ? Je pose cette question parce qu’après les opérations terroristes à Paris, l'ancien chef des services secrets français a déclaré que vous leur aviez fourni des noms et des documents sur les terroristes, et qu’ils ont refusé de les accepter. Ont-ils vraiment refusé de les accepter ? Et s'il y avait eu une coopération, aurait-on pu éviter ces opérations terroristes ?

Président Assad : Non, il parlait probablement de la coopération avant la guerre, car après le commencement de la guerre et la position française de soutien aux terroristes, la Syrie a cessé la coopération en matière de sécurité avec ces pays, car il ne peut pas y avoir de coopération en matière de sécurité et d'hostilité politique en même temps. Il devrait y avoir un accord politique, d'une part, et un accord dans d'autres domaines, y compris la sécurité, d'autre part.

Quant à savoir s'il aurait été possible d'éviter de telles attaques en Europe grâce à cette coopération en matière de sécurité, dans des circonstances normales, la réponse serait oui. Mais dans les circonstances actuelles, la réponse est non, parce que l'Europe ou un certain nombre de pays européens soutiennent les terroristes à grande échelle, envoient en Syrie des dizaines de milliers de terroristes ou les soutiennent directement et indirectement, logistiquement, avec des armes, de l'argent, une couverture politique, et absolument tout. Lorsque vous atteignez ce degré de soutien aux terroristes – et ici, nous parlons de dizaines de milliers et peut-être de centaines de milliers en Syrie et dans les régions avoisinantes –, la coopération en matière de sécurité devient d'une efficacité limitée dans un tel cas. La coopération en matière de sécurité se concentre sur des dizaines ou des centaines d'individus, mais ne peut pas être efficace lorsqu'il y a des dizaines de milliers et des centaines de milliers de terroristes.

Si l'Europe veut se protéger à ce stade, elle devrait d'abord cesser de soutenir les terroristes en Syrie. En supposant que nous voulions coopérer avec eux, aucun résultat ne peut être obtenu dans ces circonstances. Nous ne le ferons pas, bien sûr, tant qu’ils soutiennent le terrorisme. Ils devraient cesser de soutenir les terroristes immédiatement de toute forme ou manière.

[...] 

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2017/04/bachar-al-assad-les...

 

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Et deux Dinucci d’un seul coup parce qu’on a pris du retard :

De Camp Darby, des armes US pour la guerre contre la Syrie et le Yémen

Manlio Dinucci – Réseau Voltaire 18 avril 2017

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

Officiellement les États-Unis ne participent plus à l’opération de destruction de la Syrie et du Yémen. Ils se battraient contre les jihadistes. Pourtant, le département de la Défense continue à acheminer des armes aux jihadistes. Une ligne régulière d’approvisionnement vient d’être installée.

 

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Il s’appelle Liberty Passion (Passion pour la liberté). C’est un très moderne et énorme navire états-unien de type Ro/Ro (projetée pour transporter des véhicules et des charges sur roues) : long de 200 mètres, il a 12 ponts avec une superficie totale de plus de 50 000 m2, permettant le transport d’une charge équivalente à 6 500 automobiles.

Le navire, appartenant à la compagnie états-unienne « Liberty Global Logistics », a fait sa première escale le 24 mars dans le port de Livourne. Ainsi est lancée officiellement une liaison régulière entre Livourne et les ports d’Aqaba en Jordanie et Djeddah en Arabie saoudite, effectuée mensuellement par le « Liberty Passion » et par ses deux confrères Liberty Pride (Orgueil de Liberté) et Liberty Promise (Promesse de liberté). L’ouverture de ce service a été célébrée comme « une fête pour le port de Livourne ».

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Source : http://www.voltairenet.org/article196028.html

 

 

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Escalade nucléaire en Europe : la bombe B61-12 est testée

Manlio DinucciRéseau Voltaire 18 avril 2017

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

Les États-Unis viennent de tester chez eux les composantes non-nucléaires de la super-bombe atomique B61-12. Celle-ci peut donc désormais être fabriquée en série. Au sein de l’Union européenne, prétendument facteur de paix, elle équipera l’armée de l’Air italienne, en violation à la fois du Traité de non-prolifération nucléaire et de la Constitution italienne.

 

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Les réflecteurs politico-médiatiques, pointés sur l’escalade nucléaire dans la péninsule coréenne, laissent dans l’ombre celle qui est en train de se préparer dans la péninsule italienne. L’Air Force Nuclear Weapons Center communique le 13 avril 2017 que, dans le polygone de Nellis au Nevada, « un chasseur F-16 de l’U.S. Air Force a largué une bombe nucléaire B61-12 inerte, démontrant la capacité de l’avion d’utiliser cette arme et testant le fonctionnement des composants non-nucléaires de la bombe, y compris l’armement et activation du système de contrôle, le radar altimétrique, les moteurs des fusées de rotation et l’ordinateur de contrôle ».

Cela indique que la B61-12, la nouvelle bombe nucléaire états-unienne destinée à remplacer la B61 stockée en Italie et dans d’autres pays européens, est désormais dans la phase d’ingéniérisation qui prépare la production en série. Les nombreux composants de la B61-12 sont projetés et testés dans les laboratoires nationaux de Los Alamos et Albuquerque (Nouveau Mexique), de Livermore (Californie), et produits dans une série de sites au Missouri, Texas, Caroline du sud, Tennessee. S’ajoutent à ceux-ci la section de queue pour le guidage de précision, fournie par Boeing.

La B61-12 n’est pas une simple mise à jour de la version précédente, mais une nouvelle arme : elle a une tête nucléaire à quatre options de puissance sélectionnables en fonction de l’objectif à frapper ; un système de guidage qui permet de la larguer non pas à la verticale, mais à distance de l’objectif ; la capacité de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement dans une première frappe nucléaire.

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Source : http://www.voltairenet.org/article196050.html

 

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Commedia dell’Arte

Observatus geopoliticus – Chroniques du Grand jeu

20 avril 2017

 

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Si les temps que nous vivons sont exaltants et dangereux, ils comprennent aussi leur lot d'invraisemblables pitreries et de retournements saugrenus.

A tout seigneur (saigneur ?) tout honneur, Trump semble véritablement avoir appris l'art de la pirouette chez le sultan. Plutôt que d'enquêter sur de supposées relations avec le Kremlin, il faudrait vérifier si le Donald n'a pas fait un petit séjour du côté d'Ankara avant son élection... Quel tournis, mes aïeux ! Dans la continuité de ses déjà nombreuses trahisons de promesses électorales, le blond occupant de la Maison blanche nous a sorti deux as, pour le meilleur et pour le pire d'ailleurs.

Rappelez-vous, il s'était lâché pendant des mois contre l'Iran diabolique et le "désastreux" accord sur le nucléaire ("le plus mauvais jamais signé"). Et hop, je retourne ma veste. Dans une note au Congrès, la nouvelle administration a précisé que Téhéran respectait les clauses de l'accord et qu'un nouvel allègement des sanctions avait été décidé. C'est Bibi qui doit l'avoir mauvaise...

Moins encourageant, un ponte Républicain (Ryan pour ne pas le nommer) a déclaré que le TTIP, l'accord de libre-échange trans-atlantique, était "bon pour l'ordre mondial". On imagine l'intense pression de la libéralo-démente Frau Milka et de la clique otanienne. Certes, Donaldinho n'a encore rien dit mais l'histoire récente de ses volte-faces ne plaide pas en sa faveur.

L'administration Trump semble être complètement à la rue, se berçant d'illusions puériles sur un fantasmé refroidissement sino-russe en Syrie - y croient-ils seulement ? Pire, la fameuse flotte aéronavale se dirigeant à toute vapeur vers la Corée du Nord n'est en réalité jamais partie :

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Source : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/04/commedia-dell...

 

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Vous pouvez lire encore, sur ce site pointu et bien informé :

 

Poudre aux yeux, fermeté, trahisons, surprises... : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/04/poudre-aux-yeux-fermete-trahisons-surprises.html 14 avril 2017

Dernières nouvelles syriennes : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/04/dernieres-nou...  – 17 avril 2017

Or, gaz et soie : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/04/or-gaz-soie.h...  –  18 avril 2017

Les barbus perdent leurs poils : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/04/les-barbus-pe...  – 21 avril 2017

 

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Magna est veritas et praevalebit...

Ce genre de réserves sur les convictions personnelles du Pr. Chomsky, la ou les politiques qu’il défend réellement, circule depuis assez longtemps. Nous publions aujourd’hui ce qu’en dit le Pr. Azagdan parce que son sentiment est celui d’un confrère hautement qualifié qui fut son jeune admirateur.

 

Chomsky appartient-il à l’opposition contrôlée ?

Alexander Azagdan – Réseau International 21 avril 2017

 

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À l’époque où j’étais un jeune militant pacifiste, contestataire, j’avais le plus grand respect et admiration pour le Professeur Noam Chomsky du MIT (Massachusetts Institute of Technology). Pour moi, il était un pilier solide et un des penseurs les plus brillants du MIT : toujours mesuré, posé, clair et juste sur bien des problèmes, notamment ceux ayant trait au conflit Israélo-Palestinien.

Des années plus tard et plus avisé, je constate que j’ai des divergences d’opinions considérables avec ce prestigieux confrère octogénaire. Pour commencer, il y a aujourd’hui beaucoup d’hypocrisie dans son comportement et ses affirmations. Par exemple, il ne semble s’opposer au système oligarchique corporatif seulement tous les deux ou quatre ans lorsque les élections approchent durant lesquelles il répète comme un perroquet le mantra : c’est un « moindre mal » ad nauseam.

Et qu’en est-il du fait que Chomsky ait réussi à conserver son emploi auprès du MIT durant tout ce temps, d’abord titulaire et maintenant professeur émérite ? Il est bien connu que le MIT est une des universités de recherche la plus étroitement liée au complexe militaro-industriel. Si une personne est un véritable universitaire pacifiste et de surcroît un militant célèbre, peut-elle obtenir sa titularisation dans une telle université, notamment au plus fort de la guerre du Vietnam, époque à laquelle la carrière de Chomsky décollait au MIT ?

Voici une liste d’autres prises de position scandaleuses du professeur Chomsky :

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/chomsky-appartient-il-a-lo...

 

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Alexander Azagdan est un scientifique Américain de descendance iranienne qui vit à Laguna Beach, Californie. Il est professeur en « Strategic Global Management & International Political Economy ». C’est aussi un analyste politique qui s’exprime régulièrement, dans plusieurs langues, notamment sur Press TV (Iran), Sputnik Radio (Russie), Tsargrad TV (Russie) et Katehon .

 

Courage, il nous reste Norman G. Finkelstein !

 

 

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Mise en ligne – du 23 avril 2017 – différée de 24 h pour cause d’incident technique.

 

Dernière minute :

 

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Mise en ligne définitive le 24 avril 2017.

 

 

 

 

 

16:21 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/04/2017

AMEN - 2/4

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AMEN

(2/4)

 

                                                par Théroigne

Oui, l’aède a encore frappé

232 pages grand format chez Miroir Sphérique, pour tenter de sortir de l’abîme une passive planète et la hisser sur ses épaules coléreuses.

 

« La réforme de la conscience consiste uniquement à rendre le monde conscient de lui-même, à le réveiller du sommeil où il se rêve lui-même, à lui expliquer ses propres actions (…) La conscience est une chose que le monde doit faire sienne, même contre son gré (…) On verra alors que, depuis longtemps, le monde possède le rêve d’une chose dont il suffirait de prendre conscience pour la posséder réellement ».

Karl Marx, 1843

 

 

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Informations pratiques

Le livre est disponible à Tropismes libraires
11 Galerie des Princes à Bruxelles - Téléphone 02 512 88 52

disponible également à la librairie À Livre Ouvert
116 rue Saint-Lambert 1200 Bruxelles - Téléphone 02 762 98 76

On peut aussi le commander en versant 20 € sur le compte
BE87 0630 2994 9894 de Michèle Vingerhoets en mentionnant Amen
Confirmer la commande par email à sphere.convulsiste@spherisme.be
en récapitulant les données de versement, le nom et l'adresse de livraison

 

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On ne voudrait pas vous gâcher le plaisir de la découverte, mais notre conscience d’internautes blogueurs nous impose de donner quelques éclaircissements sur l’auteur à ceux qui n’étaient pas là la dernière fois.

Qui est Anatole Atlas (alias Jean-Louis Lippert, alias Juan Luis de Loyola, etc.) ? Un écrivain belge. Malédiction s’il en fut.

Membre de l’Internationale Situationniste mais qui passa outre (voir Confession de Guy Debord ).

Fauteur de troubles et de happenings qui lui firent à l’occasion interrompre des péroraisons qui se fussent sans lui déroulées dans un consensuel ronron (Lacan, Tapie, Minc, etc.)

Mais pas seulement.

Donc, voici qu’Atlas (etc. etc.) sort son 24e livre. À compte d’auteur. Comme le précédent, Berlue d’Hurluberlu, dont il a été ici question en juin de l’année dernière.

Queneau et Blavier vont devoir, où qu’ils soient, réviser leurs critères d’admission à la folie littéraire, car s’auto-éditer n’est plus aujourd’hui signe de l’aliénation mentale de celui qui s’auto-édite, mais de celle de la société décérébrée qui ne veut pas de lui. C’est juste un signe d’exclusion. Comme l’a dit quelqu’un « les cinglés nous ont enfermés dans l’asile et ils sont partis avec la clé ». On voit ces jours-ci à quoi ils s’occupent.

Mais Atlas n’est pas qu’un auteur qui fait peur aux conformistes et autres larbins volontaires, il est aussi poète, penseur, politique aigu et romancier fantasmagorique, davantage comparable, dans l’art de son pays, à des peintres – Bosch, les Breughel et Somville par exemple – qu’à d’autres écrivains. Encore que sa vision des choses l’apparente aussi à Scutenaire (que les éditions Allia republient justement – bravo ! – mais pourquoi pas Atlas ? Peur de quoi ?).

Atlas est aussi à mes yeux, en littérature, l’héritier et le continuateur de deux auteurs que peut-être il ne connaît pas car on ne peut pas TOUT savoir. Je ne crois pas superflu de vous en dire ou redire deux mots au passage, pour soutenir ma comparaison.

Le premier écrivain de stature internationale à s’être auto-édité, tant par nécessité que par principe, fut Robert Graves. C’était en 1928. En 1929, il s’exilait à Deià (Majorque), avec presse, femme et enfants. Le mot qui convient à ce genre de comportement est « résistance ». Résistance à un avenir que, seul en France, Louis-Ferdinand Céline voyait se profiler à l’horizon, et dont nous connaissons aujourd’hui la sinistre réalité.

Quand, après la guerre (IIe mondiale) il retourna vivre sur l’île, à ceux qui lui reprochaient d’envoyer ses enfants à l’école des sœurs sous Franco, il répondait qu’ils y couraient moins de risques qu’à Oxford ou à Cambridge.

Graves fut avant tout poète – un des plus grands – mais aussi savant, historien, romancier, penseur, mythologue de haute volée. Lui non plus ne fut pas d’emblée reconnu pour ce qu’il était par la société de son pays d’origine, qui ne l’admit, bon gré mal gré, qu’après que le reste du monde l’y eût quasiment forcée.

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Graves est aussi le premier à avoir donné un langage cohérent à « l’homme des cavernes » (qui fut peut-être une femme), en décryptant une peinture rupestre vieille de 25 à 30.000 ans, c’est-à-dire en expliquant aux ignorants analphabètes ou éduqués que nous sommes ce que signifiait la danse des neuf femmes de la grotte aurignacienne de Cogul et en précisant qu’il s’agissait à la fois d’une représentation symbolique de la lune et d’un sacrifice humain sanglant, donnant ainsi d’avance raison à ce que soutient Atlas dans Amen.

 

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Atlas, dans ce dernier opus, nous parle, lui, d’une autre caverne : celle de Lascaux, vieille seulement il est vrai de 17 ou 18.000 ans, dont il s’approprie l’homme ithyphallique à tête d’oiseau pour en faire un Phénix, car à quoi diantre auraient servi, sinon, tant de millénaires de tribulations et son sang qui coule – forcément – dans nos veines ?

 

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Bon, d’accord, il triche un peu en logeant une main dessinée au pochoir dans la panse de son mammouth, ce sont là licences poétiques permises dans les romans.

Par sa vaste culture et son contact intime avec ce qu’il y a de plus profondément enraciné dans le populaire, Atlas s’apparente aussi à John Cowper Powys, qui présentait – ô combien – cette dichotomie ou si on veut cette ambivalence, puisqu’il fut à la fois conférencier philosophico-littéraire, poète, romancier, étourdissant épistolier et authentique chaman, car comment appeler autrement quelqu’un capable non seulement de tomber en extase volontaire en contemplant un lichen sur un vieux mur et de se projeter à distance aux yeux de qui pouvait le reconnaître (le fait a été attesté par Théodore Dreiser), mais également de transposer ces expériences mystico-matérialistes en littérature, comme il l’a fait notamment dans Owen Glendower et dans Porius.

Porius (« je viens de terminer un roman plus long que Guerre et paix ! »), chef d’œuvre absolu mutilé par son auteur même, qui dut en retrancher plus de la moitié – « Trop de pages, monsieur Powys ! » – pour que des MacDonald qui n’étaient même pas empereurs condescendent à publier le reste. Il n’est donc pas question, chez lui, d’auto-édition mais de massacre par l’édition mercantile.

Je ne rappellerai pas – à quoi bon - les démêlés de Céline avec « Gaston ». Toute une époque. La nôtre.

Où le philosophe Manuel de Diéguez est le seul en France, à ma connaissance, qui ait décidé – en mars 2001 – de rompre tous liens avec l’édition marchande et de s’auto-éditer désormais sur Internet.

 

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Une autre caractéristique de l’auteur d’Amen est sa véhémence. À l’âge d’être grand-père, il a gardé celle de ses vingt ans. Faut-il dire que c’est ce qui fait le plus trembler ses pleutres compatriotes ?

Un auteur doté d’une telle énergie en exige autant de son lecteur. Pas question de lire passivement Atlas. Mais peut-on lire passivement, indolemment Rabelais ? Ou Rimbaud ?

Détail pour finir : Amen fourmille de citations. Ce n’est pas du name dropping ni un étalage de savoir : aucune citation n’est superflue, chacune est éclairante et nécessaire, elles résultent toutes d’un commerce familier avec les plus beaux génies de plusieurs civilisations.

 

2. ATLAS.gif

 

De quoi est-il question dans Amen ?

 

De tout. De la vie, de la mort, de l’histoire, de l’art, de sensations (ou de perceptions ?), de sentiments, d’un diagnostic politique hautement autorisé sur les maux qui nous affligent et d’un futur qui pourrait être si différent si nous étions moins nuls, bref de pourquoi nous sommes venus sur la terre et de ce que nous sommes censés y faire. C’est une promenade à la fois dans l’espace et dans le temps (l’espace-temps soi-même, hommage à Einstein en passant) grâce à un « Oeil imaginal », qui donne raison à Powys, pour qui deux plus deux faisaient cinq, « puisque l’imagination est un fait ». Oui, je sais que je me répète, mais j’aime bien.

L’auteur, non content de s’y exprimer à la première personne y rencontre son double, ou plutôt, lui-même à la moitié de son âge, et ses deux moitiés ne font pas que se croiser mais discutent (on trouve rarement aussi bon interlocuteur que soi-même). Et, bien sûr, ils y sont aux prises, comme dans Berlue d’Hurluberlu, avec Kapitotal et sa tour Panoptic, ces deux Léviathans post-modernes.

Au premier rang des autres personnages, la sublime Shéhérazade joue à la fois les initiatrices et les dea ex-machina sans cesser jamais d’être la femme de l’auteur, dont elle emprunte l’allure et les traits y compris de caractère, car Amen est aussi un beau chant d’amour sur le tard à la compagne de toute une vie.

L’action se situe quelque part en Atlantide, entre les colonnes d’Hercule, à l’extrême pointe du Maghreb, « face au rocher des Djinns ».

Bien sûr, on retrouvera, « sur le divan de Shéhérazade » des personnages chers à l’auteur, Thomas More notamment, qui fut la star de Berlue, Jules Maigret, son acolyte, et un nouveau venu : Thyl Ulenspiegel. Mais on voit aussi se pointer – à dos d’ânes – Bill Gates et son secrétaire, qui n’est autre qu’Ibn Sīnā – Avicenne – incognito, car Bill Gates est très malade, si malade qu’il ne faut rien moins pour le soigner que le Prince des Médecins d’il y a mille ans, convoqué du fond des âges, que tout ce qui se déroule sous ses yeux intéresse beaucoup et qui s’amusera à provoquer chez les malfaisants un chaos estimé créateur (chacun son tour).

Au milieu des allers-retours fantasmagoriques (espace-temps on vous dit) se déroule une bien intéressante partie de poker à laquelle se livre la « bande des quatre », entendez le roi, l’émir, le sultan et le parrain. Le roi est évidemment celui d’Arabie Saoudite, l’émir, celui du Qatar, le sultan, frère Erdogan de Turquie soi-même et le parrain, Netanyahou d’Israël en Palestine. Ai-je dit « poker menteur » ? Cela va de soi. Shéhérazade à la baguette : « Vous serez Hamlet et Don Quichote, Faust et Don Juan ». À l’émir du Qatar l’honneur d’incarner le prince Hamlet; c’est le roi Saoud qui sera Faust (on devine assez pourquoi), Erdogan sera Quichote, son absolu contraire (« Vous avez vu mon putsch ? ») et à Bibi reviendra comme de juste le rôle du Séducteur. La partie se déroulera, pour faire bonne mesure, sous les yeux d’un ex-Premier ministre belge à nœud pap et d’un ex-ministre de la Culture, belge aussi, qui fut jadis philosophe. Comme le temps passe…

On s’en voudrait d’oublier le couple de tourtereaux devant qui s’ouvrent des horizons insoupçonnés : Hillary Bomb et Killer Donald dont l’idylle à venir nous est contée par l’aède en ce beau mois de décembre 2016.

Vous en révéler davantage serait déflorer. Laissons la parole à l’auteur-éditeur :

 

Toute écriture est tentative de vision globale par l'OEil imaginal. Aussi le couple de l'aède et de Shéhérazade a-t-il réuni, sur la scène triangulaire de l'Atlantide - entre Afrique, Europe et Amérique - trois singulièrement universels personnages de la littérature belge : Thyl, Jules et Anatole... Qu'en est-il de la Parole quand elle est soumise à la Valeur, l'une et l'autre aux ordres de la finance et du crime organisé ? Quand les jeux d'intrigues et les trafics d'influence imposent la logique du calcul et des chiffres à la dialectique des lettres et des idées, qu'est-ce encore qu'une idée ? Quand le marché ne se différencie plus de sa représentation, qu'en est-il d'une représentation nommant crimes contre l'humanité ses promesses d'accès à la totalité ; et  psychocide, sa prétention d'englober l'espace imaginal où naquirent idées et divinités

 

Qu'est-ce qui se passe ?

Pour la première fois, depuis les temps immémoriaux de sa damnation par l'Olympe, Atlas pris de vertige oscilla sur son axe aux Colonnes d'Hercule et s'écroula dans l'océan portant son nom.

L'âge des titans remontait à celui du silex.

Un seul pas lui fit franchir tous les millénaires jusqu'à la Silicon Valley.

Qu'est-ce qui se passe, en l'ère très libérale du laisser-faire laisser-passer  ?

Qu'est-ce qui se passe, quand poser des limites au marché est la pire des fautes selon Christine Lagarde, chef du FMI ? Quand la criminalité financière est infiniment plus meurtrière que les diversions complices du terrorisme ? Quand une concurrence féroce pour l'accumulation des richesses impose fractures et désastres sans nombre ? Quand, sur ces abîmes, flotte l'image fallacieuse d'une harmonieuse globalisation ? Quand une logique tribale propre à la mafia gouverne tous les États ?

Qu'est-ce qui se passe pour cet être de passage qu'est anthropos, le seul être qui trépasse ? Quelle communauté nécessaire par-delà les identités contingentes ? Qu'est-ce qui se passe quand prospèrent les passeurs de clandestins dans un tour de passe-passe pour la gloire des assassins ?

Quand une économie de charognards prédateurs et déprédateurs se masque d'idéologies humanitaires ; quand la politique, de part et d’autre de l’Atlantique, ne se fonde plus sur le sens d’une parole publique mais sur les performances de showmen sponsorisés par des banquiers ; quand un vitalisme d'artifice farde la dévoration du vivant par ce travail mort qu'est le capital ?

Salle des pas perdus que ce labyrinthe aux miroirs de l'histoire humaine pour un descendant de Chronos condamné par les dieux. Mais aussi, comme disait Rimbaud: Tenir le pas gagné ! Tel est le mot de passe...

Ciel-Terre-Homme : relation de continuité entre anthropos et le cosmos.

*

On croit penser, on pense croire : quelle part de croire et de penser ? Comment relier terre et ciel sans l’Œil imaginal ? Faute qu’un rêve ne médiatise idéalisme et matérialisme, la querelle d’ivrognes entre profane et sacré, foi et raison, science et religion, se résout en la double démence d’une religion de la science et d’une prétendue science de la religion.

Blanche colombe de Jérusalem et chouette noire d’Athéna : votre conflit promet l’hécatombe d’un holocauste qui ridiculisera tous les massacres industriels du siècle XXe !

L’Homme-Oiseau de Lascaux propose donc ici le Phénix comme image dialectique réconciliant ces modalités complémentaires du psychisme : entre révélation prophétique et réflexion philosophique – l’intuition poétique. Entre l’angélie et l’exégèse – le

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La Phénicie reliant les aires hellénique et sémitique, n’est-on pas sur les terres natales de l’aède ? Sa vision globale, depuis Homère, envisagea toujours un autre monde possible, parce qu’elle n’occultait pas ce qui était autre en ce monde-ci ; non sans assumer le point de vue des vaincus. Grâce à l’Œil imaginal, Thyl Ulenspiegel revit donc en ces pages pour y lancer un cri de guerre toujours en surplomb de la littérature universelle : Vive le Gueux !

 

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Lire la suite ici…

Source : http://www.spherisme.be/Texte/Amen.htm

 

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Ai-je dit qu’Anatole Atlas joue de sa langue comme Nigel Kennedy de son violon ? Voilà qui est fait et démontré.

Petit extrait, choisi par moi :

 

Une fumée bleue chargée des effluves de la lune et de la mer, du kif et du méchoui, pousse à la frénésie les chants berbères sur le rocher des djinns. « C’est l’existence d’un axe reliant ciel et terre à l’essence de l’humanité qui est niée par le capitalisme. » affirme une voix d’outre-miroir, dans la caverne obscure de cette capitale des Lumières. « La critique du racisme, du colonialisme et de l’impérialisme est intrinsèque à toute conscience, comme celles du sionisme et du pangermanisme furent indissociables des génies juif et allemand. Ces zones aveugles de la culture occidentale, où s’effacent les horizons de la démocratie, des Lumières et de la tradition chrétienne, éclairent l’antre d’un universel Moloch. La confusion entre « Juifs » et idéologies prétendant les représenter, comme entre critiques de celles-ci et « antisémitisme » ressemble trop à la confusion de jadis entre critique du nazisme et germanophobie, pour que l’on ne s’avise du fait que Bertold Brecht et Walter Benjamin appartenaient au Parti qui combattit ensemble Hitler et Rothschild, ces deux modalités rivales d’un principe supérieur conférant légitimité morale à la domination. Ce fut vrai pour Israël en Canaan comme pour la Drang nach Osten en terre slave. Sous le postulat d’une espèce humaine ontologiquement scindée, furent menées toutes les entreprises coloniales, inspirées par le judéo-christianisme ou par un paganisme archaïque. Au cœur des mythologies européennes, le panthéon germanique exalté par les nazis manifeste une concurrence avec les fables bibliques. L’un et l’autre systèmes opposent une race d’élection divine aux engeances inférieures. Si le peuple juif est ravalé par le Führer au rang des Niebelungen, la Kommandantur d’Israël ne traite pas autrement les Palestiniens. Lors de la première guerre mondiale, c’est en invoquant le Deutéronome (et l’histoire d’un roi dont le territoire fut réduit à néant pour ne s’être pas laissé traverser par les Israélites) que les troupes du Reich justifièrent leur invasion de la Belgique. Avatar du pangermanisme. George Bush n’a-t-il pas tenté d’associer la France à son agression de l’Irak, en lui faisant miroiter le combat biblique opposant les tribus d’Israël à Gog et Magog ? Mais si l’identité juive était son ennemi substantiel pour le IIIe Reich, car un totale Staat fondé sur la scission radicale entre élus et damnés ne pouvait coexister avec une idéologie similaire, l’ennemi principiel, celui dont la haute finance et la grande industrie confièrent à Hitler une mission de radicale Vernichtung, était le communisme en Allemagne et en Europe, l’Union soviétique à l’Est, et tout l’espace vital que les Slaves devaient céder à la race élue. Ce qui s’opère aujourd’hui par d’autres méthodes. » (Page 40)


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Et deux dernières pages pour la route :

 

Shéhérazade parle. Anatole, frère du Titan Prométhée, et son double d’il y a 30 ans conversent. Mais les figurants « pipole » ne manquent pas, dans ce fantasmagorique Théâtre de l’Atlantide …

 

« […] Combien de fois désespérée ! Seule comptait à mes yeux ton œuvre dont nul ne voulait. Toi quelquefois qui m’insultais ! Mais tu étais Atlas et j’étais ta Pléione, et malgré tout rayonnent à jamais nos deux Pléiades. » Comment transcrire ce qui par aucun mot, en aucun lieu ni temps, émane de celle dont je partage la vie depuis trente-trois ans. La lumière aurorale nimbait d’une aura surnaturelle, en ce crépuscule du monde, une essence d’amour pur, que des yeux vieillis par l’existence avaient fini par ne plus reconnaître, au fil des jours et des nuits de la vie quotidienne. Et pourtant c’était elle, rayonnante et belle, comme lors du premier échange de regards, lorsqu’elle avait seize ans, dans le bus 30 menant au Baneik. « Je t’apparais sous cette forme – ou plutôt Shéhérazade emprunte mon apparence – pour que tu n’aies nul doute sur la nécessité de poursuivre une élucidation du monde actuel par ce Théâtre de l’Atlantide. L’heure n’est pas encore venue de te présenter deux assesseurs pour me seconder sur ce Divan. Je te laisse retrouver d’abord une vieille connaissance à toi. Puis se poursuivra l’aventure entamée avec Bill Gates et Ibn Sīnā. » L’ensemble des visions que j’avais de la scène empêchait d’en discerner les détails. Mais à mesure que se précisaient les contours du Divan, j’y reconnaissais une silhouette assise aux côtés de ma belle. Veste de cuir à tête de mort, maillot de foot aux bandes verticales, sandales mexicaines : celui que j’étais avant ma rencontre avec elle, au retour de Leningrad ! Mon double dans une existence alternative, qui m’avait ouvert le chemin vers le rocher des Djinns, semblait à l’aise comme chez lui sur ce Divan. « Pourquoi ne m’as-tu pas écouté mon pauvre vieux, tu n’en serais pas là. C’était difficile, mais comment t’es-tu laissé prendre à leurs pièges ? Aujourd’hui, ce n’est pas que tu sois battu, tu n’existes pas. Les officiels n’homologuent pas tes records, puisqu’ils ne sont même pas enregistrés. Rayé des tablettes ! Effacé ! Gommé ! Le seul roman belge évoquant la colonisation du Congo, passé à la trappe ! Mais pourquoi es-tu encore dans leur jeu ? Je t’avais pourtant dit de n’utiliser aucun nom d’auteur. Anonymat complet ! L’œuvre littéraire majeure d’un  pays, sans aucune signature. Mon nom est personne. Ah, cette vanité d’artiste ! Quant à ton double, dans une existence alternative, il s’est engagé à ne pas s’engager du tout dans les secteurs visibles de la société, poursuivant d’humbles boulots de prolétaire, ce que tu étais toi-même avant d’entrer dans leur grand cirque aux illusions. Dévoiler la mascarade : je n’ai rien fait d’autre, et je me réjouis du fait que tu aies parfois suivi mon inspiration. Qu’est-ce que ce monde ? Quel est son but ? Pourquoi vivre comme ça ? Telles étaient les questions que je te suggérais d’approfondir, au lieu de rechercher une place d’honneur dans les journaux. Tu as vu le résultat ? Cette époque se caractérise par l’exclusion de toute instance posant les questions essentielles depuis Socrate : qu’est-ce que le Vrai et le Bien ? Comment pourrait-il en être autrement sur un marché régi par l’injustice et le mensonge. Le seul devoir pour ce marché n’est-il pas le service de la dette ? Celle-ci ne transcende-t-elle pas les devoirs de la philosophie, qui exige avant tout Justice et Vérité ? D’où la nécessité d’interroger ce qui paraît aller de soi. Mais aujourd’hui tous les discours publics de la tour Panoptic n’affirment-ils pas comme allant de soi Kapitotal ? Qu’est d’autre ce système dans sa forme pure, qu’un rapport mécanique entre des marchandises et de l’argent, par l’intermédiaire d’humains réduits à l’état d’objets ? Ce qui ne peut se dire. D’où la nocivité/facticité de ce qui se vend sur ce marché comme de la pensée. Sollers, dans son dernier bouquin, cite Heidegger : “La véritable pensée de l’Histoire ne sera reconnaissable qu’au petit nombre.” Le noyau doctrinal de la race élue synthétisant les idéologies du nazisme, du judaïsme et du néolibéralisme, tient en cette formule algébrique. Il faut l’inverser pour véritablement penser, donc affirmer que Justice et Vérité sont les tâches historiques du plus grand nombre. BHL quant à lui le dépasse en jésuitisme quand il se réfère au Talmud pour pérorer sur l’amour à l’égard de son ennemi, lui qui ne se lave l’âme que dans des bains de sang ! Vois encore le sinistre Attali : “Notre statut d’avenir est celui de l’intermittent du spectacle. Chacun de nous sera appelé à être de plus en plus flexible et mobile”. Houellebecq se glorifie du fait qu’il n’y a pas de “Pourquoi” dans ses romans : “Es gibt kein Warum” était la devise des camps nazis. Minc depuis trente ans prêche “Vive la crise”, qu’il faut comprendre comme “À mort toute critique”. Et Onfray fait fortune contre le communisme. Leurs initiales, je te l’ai dit, forment significativement le mot SHALOM. Quoi d’étonnant si tout cela se déverse d’un container ? Pas de jour sans que le personnel de la tour Panoptic ne batte le rappel des “valeurs” qui fonderaient Kapitotal. C’est pourquoi doit être bannie la pensée de Marx, elle qui analyse en ces simulacres l’exclusive loi de la Valeur. Comment un étage plus bas, les Finkielkraut et les Bruckner jouiraient-ils du prestige dû à des penseurs, s’ils n’oeuvraient à scotomiser toute pensée ? N’entamèrent-ils pas leurs carrières en fouillant les poubelles situationnistes ! Le monde n’est plus qu’une structure instrumentale sans autre finalité que le profit matériel. Or, un instrument n’a pas de tête… » Je suis resté sonné par une diatribe où se trouvait le concentré de ce que je croyais avoir injecté dans mes écrits, sans en connaître la provenance. L’autre de moi-même était toujours là, qui m’inspirait dans l’ombre, et que je décevais. Comme je n’avais peut-être jamais été à la hauteur de Pléione et de Shéhérazade. Elle me congédiait pourtant avec indulgence. « Ne t’en fais pas pour la représentation de cette scène. Un simple divan surmonté de l’inscription Sphère des sphères éclairé par une lanterne, suffira. Les spectateurs comprendront. Tu retrouveras ton chemin grâce à l’homme-oiseau, qui est le plus fiable angelos entre les deux mondes. » La grandiose illumination disparut à ma vue. (Pages 66-67)

 

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Les champs de la littérature sont vastes. D’une part, vous avez ceux qui exploitent longuement leur faible talent pour ne rien dire. De l’autre ceux qui prétendent mordicus vouloir dire des choses qui dérangent la digestion des repus.

Mais qu’importe après tout que tel auteur mondain amuse des parterres de petits marquis en leur confiant qu’il a pendu l’effigie de son illustre ancêtre « dans ses chiottes », si la Caraïbe a recueilli l’héritage de l’illustre ancêtre et su en faire usage avec les résultats qu’on sait ? Qu’importe que telle « baronne belge ayant manifesté sa singularité créative principalement par l’excentricité de ses couvre-chefs » ait été reçue à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique (ouf !) et en ait profité pour fustiger, dans son discours de réception, les « élucubrations obscures qui ont accouché de livres indigestes et d’idéologies monstrueuses » dont l’aède a bien senti qu’elles le visaient.

Qu’il se souvienne plutôt du jour où celui qui a écrit les Maigret et L’oranger des Maldives a fait ses bagages au fin fond de l’Amérique pour s'en retourner dans le trou du cul du monde où il était né, parce qu’on venait de l’y élire à cette académie provinciale. (Pour y faire quoi grands dieux ?!). Qu’une telle puissance créatrice ait pu cohabiter dans un même homme avec une pareille humilité, cela ne retombe-t-il pas sur nous tous comme Zeus en pluie d’or sur Danaé ?

Ah, laissons les pâles d’Ormesson et les baronnes à chapeaux se vendre avec brio dans les talk shows ! Notre richesse n’est pas de leur monde.

 

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Et à propos de richesses

L’illustration de couverture d’Amen est un détail emprunté à La Terrasse, une tapisserie de Roger Somville.

Somville, peintre belge né en 1923, mort le 31 mars 2014, qui a laissé derrière lui une œuvre considérable et deux générations d’apprentis auxquels il a enseigné son art.

La curiosité m’a fait surfer sur le net à la recherche de tableaux que je ne connaîtrais pas et je suis tombée sur ceci :

 

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me demandant qui ou quoi cela représentait. Et voici ce que j’ai trouvé :

« Roger Somville – Dessin à l’encre sur papier – mis en vente aux enchères par

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au Cercle de Lorraine, 6 Place Poelaerts, 1000 Bruxelles – le 5 juin 2014 ». (Deux mois juste après la mort de l’artiste.)

Somville était communiste.

C’est donc un peintre mineur.

Disons plus justement que c’est, pour cette raison, un peintre qui rapporte actuellement beaucoup moins à MM. « Pierre Bergé et associés » que, par exemple, Magritte.

Valeur d’échange contre valeur d’usage, vous savez…

Vieille histoire.

 

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Mis en ligne le 15 avril 2017.

 

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22:35 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

AMEN - 3/4

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AMEN

3/4

 

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Baudelaire n’avait rien vu

 

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« Barricade », dessin de Courbet, pour Le Salut public, journal républicain fondé en 1848 par Baudelaire, qui n’eut que deux numéros.

 

On sait ce que le poète pensait des Belges de son temps. On sait aussi que ce qu’il fuyait lorsqu’il fit leur connaissance – l’incompréhension active de son œuvre (de son talent, de son génie, rayez la mention inutile) – n’était propre ni à la France ni à son temps. Et les Belges qu’il a connus n’ont aucune raison d’avoir changé. La société en général s’est-elle améliorée ?

En ajoutant, à la fin d’Amen, quelques documents précisément datés, Anatole Atlas règle ses comptes avec elle. Il le fait là parce qu’il n’a aucun moyen de le faire ailleurs. Imaginez un prévenu plaidant pour sa vie les mains attachées dans le dos, les pieds entravés et un bâillon sur la bouche…

On y trouve en particulier deux articles du critique belge (francophone) le plus brillant. Disons un des trois qui sachent lire. Cette republication à postériori n’est pas, comme le lecteur mal informé pourrait le penser, manifestation de narcissisme, voire de nombrilisme d’un auteur frustré, ni élucubrations d’un fou littéraire dont la dinguerie dérangerait ou ferait sourire les gens raisonnables. Il s’agit de tout autre chose. Car l’une de ces deux critiques se rapporte à Mamiwata, source de tout le mal.

 

La conjuration des Culs-Pelés

 

Mamiwata, ce sont ses Fleurs du Mal à lui. Or, quand la société belge qui détient du pouvoir ne veut pas qu’un livre soit lu, elle ne l’interdit pas, ne lui fait pas de procès, ne le brûle pas : elle empêche qu’il existe. Pas question qu’elle l’attaque ouvertement non plus, car nul ne doit savoir qu’il y a eu matière à censure.

La machine à écrabouiller fonctionne très bien. Qui peut le plus peut le moins : la société qui a réussi à liquider impunément le Premier ministre d’un État souverain n’a aucune difficulté à liquider un livre qui en parle. C’est l’enfance de l’art.

Mais on sait, depuis au moins Le roman de Renart, qu’il est beaucoup plus difficile de venir à bout de l’esprit que de n’importe quoi d’autre. Et comme le renard du Roman, Atlas-Lippert ne se résigne pas à laisser les malfaisants qui veulent se défaire de lui jouir en paix de leurs crimes. Il s’obstine, il veut qu’on sache que, non contents d’avoir assassiné Lumumba, d’avoir empêché que reçût un prix un roman qui osait en témoigner, d’en avoir organisé même la disparition totale, « ils » ont aussi interdit que soient reprises, vingt ans plus tard, dans une anthologie des lettres belges contemporaines, les élogieuses critiques dont il avait fait l’objet pendant ses deux mois de vie. Le critique, célèbre, courageux, mais pas téméraire, a laissé faire.

En persistant à cracher dans leur « marmite infâme », Atlas ne fait que son devoir. Et le moins qu’on puisse faire après lui est de reproduire et de diffuser le plus souvent et le plus loin possible les passages, extraits de cet autre roman fantasmagorique, où quelqu’un a dit « le roi est nu ».

NB : « Le Satan de Stan » est le nom donné alors par les Belges à Patrice Lumumba. « Stan » est Stanleyville, aujourd’hui Kisangani.

 

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Notes de White Star
(Samedi saint)

 

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        (...) Charlemagne vient de déclencher l’hilarité en tonnant la phrase du roi Baudouin.

         « Le roi est resté trois jours. Il était arrivé vers 15 heures. À 17 heures, il se rend à la prison centrale où il rencontre le Satan de Stan. Toute la prison était encerclée par la Force Publique comme une garnison militaire. Le Roi propose à Lumumba de lancer un message de rétractation radiodiffusé. Le Satan refuse. Deux jours plus tard, le Roi repart. Le lendemain, Lumumba est embarqué dans une fourgonnette, les yeux bandés, pour une destination inconnue. Vêtu d’une culotte, d’un singlet, pieds nus, il est mis dans un avion, bien ligoté, et on le jette à Jadotville, au Katanga, dans une forteresse souterraine. Le bruit se répand qu’il est parti on ne sait où, qu’il a été mangé par les Blancs, et les émeutes reprennent.

         À ce moment, l’homme blanc ne peut plus se rendre tranquillement à son travail, les femmes sont agressées, ne peuvent plus venir acheter des films, des appareils photographiques, des caméras au magasin Panoptic. Les jeunes M.N.C. deviennent agressifs. Il faut savoir où est le Satan. Le Roi nous a menti.

         En février, le Roi et son ministre des Colonies programment une Table Ronde politique à Bruxelles, où tous les partis seraient invités, ainsi que les chefs coutumiers les plus influents, et les grands commis de l’État. Tous ceux-ci sont contre le Satan. Ils ne veulent pas de réel changement, ces immatriculés, ces évolués… »

         (…)

         « À l’ouverture de la Table Ronde, Charles Van De Woestijn se montre d’emblée très brillant. Mais le M.N.C. dépose un mémorandum auprès du Roi. Si Lumumba n‘est pas libéré, son parti se retire de toutes les discussions et rentre au pays. Les autorités belges voient le danger, et le Roi signe l’ordre de libérer immédiatement le Satan. Celui-ci quitte Jadotville pour Elisabethville, où il s’achète des vêtements et tient un discours ferme signifiant qu’il se rend à Bruxelles pour exiger l’indépendance.

 

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         Celle-ci sera immédiate et inconditionnelle. Et il écarte les bras pour montrer les blessures à ses poignets. Arrivé à Zaventem, il répète le même geste, exhibe les stigmates de sa détention. De la passerelle de l’avion, il lance un nouvel appel à l’indépendance. Le soir même, il entre à la Table Ronde. Là, il est le premier Noir qui tient tête aux arguties juridiques de Charles Van De Woestijn. Sans formation particulière, un Nègre autodidacte répond aux questions les plus difficiles qui lui sont posées, au point que le Roi lui-même s’en étonne. Les Belges tentent de retarder l’indépendance. Il refuse. On se met d’accord sur le 30 juin. Avant son retour au Congo, il fait une conférence devant les étudiants de l’Université de Bruxelles. Qui l’accompagne à la tribune ? Le caporal noir protégé par votre ministre des Colonies, et qui deviendra Maréchal… »

         Je capte à cet instant dans l’expression de son visage livré au plaisir, cette violence de la réalité qui semble rendre tout art superflu. C’est bien là le débordement même de la vie, n’est-ce pas ? L’idéologie mise au point par Alcibiade Théokratidès [Oui, c’est Guy Debord, nde] s’était servie du paradoxe même de l’art : scruter cet instant d’absolue perfection qui nimbe le présent d’une aura miraculeuse, dans l’inquiétude de sa prochaine disparition, afin d’en retourner le sens. Mon crayon flagelle avec rage la silhouette mouvante.

         Le même Alcibiade n’avait-il pas fait appel aux Affreux du Katanga, pour assurer l’appui balistique des barricades, donc le dépassement de l’art dans la poésie vécue de chaque instant, lors de la fameuse Commune bruxelloise de Mai 68 ? Naturellement, les allées rectilignes de la culture officielle offraient en ce temps-là l’architecture entière d’un monde aux dépaveurs des boulevards esthétiques, aux émeutiers de l’esprit, aux incendiaires intellectuels que nous croyions être. Toujours les ruines d’anciens royaumes font le chantier des Empires.

         (…)

         « Ce jour d’avril 1960, tu venais de quitter l’Afrique sur le bateau de l’OTRACO avec ta mère. Charles Van De Woestijn, qui était revenu régler des questions politiques et commerciales, ainsi que sa jeune épouse Ishtar, vous accompagnaient. On ne voyait plus un homme blanc dans la ville. C’était l’arrivée du Christ à Jérusalem. Toute la population noire était dans la rue. Coiffé d’un chapeau noir avec de grandes plumes d’oiseaux de toutes les couleurs, le Satan de Stan traverse sa ville debout dans une Impala blanche décapotable. Nous étions des milliers à suivre le cortège en courant depuis l’aéroport. Les femmes dansaient, levaient leurs pagnes, lançaient des fleurs. Les enfants chantaient. Il pleurait. Puis il a expliqué les travaux de la Table Ronde. « Je vous pose la question, mes frères. Voulez-vous l’argent ou la terre ? » Les gens répondent : « Nous ne voulons pas l’argent, nous voulons la terre. » On prépare aussitôt les élections, où le M.N.C. recueille plus de nonante pour cent des voix. Des consultations ont lieu, pour former le gouvernement. Votre ministre des Colonies fait un nouveau voyage. Il se présente en avocat de l’Indépendance et de l’émancipation africaine. Il suggère que la Constitution du nouveau pays souverain s’inspire des principes de la monarchie constitutionnelle. Le roi règne mais ne gouverne pas. Charles Van De Woestijn fait valoir l’avantage, dans un tel système, d’occuper le poste de premier ministre plutôt que la magistrature suprême de l’État. Le Satan de Stan venait d’être élu Président mais il ne voulait pas d’une dictature. Il cède aux arguments de l’avocat populiste et libère son poste. Le 30 juin, jour de l’Indépendance, en présence du roi des Belges, il est surpris d’entendre le discours qu’il avait lui-même rédigé pour le nouveau Président, modifié au point d’avoir perdu tout son sens. À son tour, le Roi des Belges fait son discours. Sur place, à la tribune du défilé militaire, le Satan de Stan demande qu’on lui apporte de quoi écrire. Contre le protocole, il décide alors de prendre la parole. Il appelle le Roi Monsieur. Il rappelle au Roi les crimes commis par les Belges. Le discours qu’il vient d’écrire est accueilli avec indignation et colère par les Blancs. Il reste 200 jours à vivre au Satan de Stan… »

       (…)


       « En juillet éclate la sécession katangaise, orchestrée par le royaume de Belgique, Charles Van De Woestijn, les pays de l'Alliance atlantique. Le Satan de Stan se rend en Amérique, où Eisenhower le reçoit à la Maison-Blanche par vingt et un coups de canon. Il est logé dans l'appartement réservé aux grands de ce monde, et Charles Van De Woestijn envoie un message ainsi libellé au gouvernement américain : « Vous ne pouvez pas inviter un macaque, un singe, un nègre là où S. M. le roi Baudouin est logé lors de ses visites officielles aux États-Unis d'Amérique. Nous rompons les relations diplomatiques entre nos deux pays. »

      Eisenhower montre le télégramme au Satan de Stan. Le soir même, il passe au Sénat, où il expose le plan d'action de son gouvernement. La réunion se tient à huis clos, en présence des principaux responsables de la C.I.A. et du F.B.I. Ceux-ci lui enjoignent d'être leur homme au coeur du continent africain. En échange, ils feraient de lui un chef d'État d'une stature inégalée. L'homme de l'Agence en Afrique était à l'époque l'Empereur éthiopien Haïlé Sélassié. On lui propose un plan-contrat, en tant que Premier ministre pour commencer. Les Américains exigent la base de Kamina, les mines d'uranium, et la concession de toutes les richesses du pays. « Les Belges ne vous feront rien si nous sommes derrière vous ». Il répond à Eisenhower : « Je ne veux pas vendre mon pays ». Après son départ, les services spéciaux mettent en jeu des sommes énormes pour appuyer la sécession katangaise, déstabiliser le Satan de Stan et le faire assassiner. La Belgique envoie ses troupes pour récupérer le port de Matadi. Il se tourne vers les Russes, Krouchtchev se répond prêt à envoyer des experts dans tous les domaines au Congo, mais à des conditions inacceptables. Il enjoint alors à tous les Russes de quitter le territoire congolais dans les 48 heures. Et commence la guerre contre la sécession. L'armée katangaise, composée de mercenaires, est supérieure. Pour lui, le cercle se referme déjà. »

        (...)

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       Les menaces de toutes natures affluent. En septembre, le Satan de Stan envoie ses proches se réfugier à l'ambassade du Ghana. Il s'y abrite lui-même, après que le Président ait donné l'ordre au caporal, entre-temps promu colonel, de l'arrêter. Celui-ci trouve l'ambassade protégée par une barrière, et par des armes lourdes. Toute la nuit éclatent les tirs de mitrailleuses, de bazookas et de mortiers. Au matin, le Satan se livre. Il est placé en résidence surveillée, mais le Gouverneur de Léopoldville organise son évasion et lui donne les moyens de fuir vers Stan avec deux voitures, en traversant le Bandundu, le Kasaï et le Manyema. Partout sur son passage il est reconnu, acclamé, fêté, pressé d'improviser des meetings qui retardent sa progression. Des hélicoptères de l'armée repèrent les fuyards. Un convoi militaire les rejoint alors qu'ils viennent de franchir une rivière par le bac. Sa femme est encore sur l'autre rive, dans la seconde voiture, avec leur fils cadet. Ceux qui l'accompagnent le supplient de ne pas se retourner, de poursuivre au plus vite vers Stan, hors de contrôle de l'armée régulière. Il décide de rejoindre sa femme, déjà aux mains des soldats qui la violent sous ses yeux. Ligoté, menotté, battu, on lui arrache barbe et cheveux qu'on lui fait manger sur place. Boxé à mort durant le transfert en jeep vers Thysville, il est ensuite remis aux militaires blancs qui attendaient la livraison du colis et le placent dans un avion pour É'ville, capitale de la sécession. Tous les journalistes de la presse belge ont assisté à cette scène, en particulier l'envoyé spécial de la Gazette Royale. Aucun n'a dit ce qu'il a vu. Tous ont accrédité la thèse ultérieure du Maréchal.

 

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      Oeil crevé, jambes et côtes brisées, c'est un moribond qui est jeté sur le tarmac de l'aéroport, où les mercenaires pointent leurs mitrailleuses sur les soldats de l'ONU pour les tenir en respect. À ce moment, le leader katangais est en réunion secrète avec Jesus Evangelista dans un cinéma de la ville. À l'écart de celle-ci, devant une maison réquisitionnée en bordure de savane, où lui furent infligées les dernières tortures, un militaire katangais perce le coeur du Satan de Stan à la baïonnette, avec cette parole :

            « Fais donc un miracle, toi qui te prétends invulnérable ! »

         Il n'était pas mort et répond :

         « Ce n'est pas moi seul, c'est toute l'Afrique que tu as tuée. »

        Un centurion belge eut pitié de ses souffrances, qu'il abrégea en lui tirant le coup de grâce en pleine tête. On embarqua le cadavre vers les installations de l'Union Minière, où les intérêts du patron de la Panoptic étaient toujours majoritaires. Il fut jeté dans un bac de coagulation de matière, et la séparation chimique de son âme et de sa chair se fit dans un bain d'acide sulfurique.
         — Lumumba est toujours vivant, il marche sur les eaux ! », hurle le poivrot du comptoir à l'adresse du légionnaire, qui s'écarte de la fille en robe noire.

 

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Le calvaire de Pauline Lumumba.

 

(…)
         Stella plonge son regard dans le mien, le même regard interrogatif qui, sur la poitrine de la jeune femme noire à l’entrée du bar, écoutant les divulgations de Charlemagne alors que l’écran de comptoir vient d’élever la voix :

         « L’avion d’Hammarskjöld aurait été abattu. »

         Guidés par le mouvement de torse de la négresse qui se retourne en riant, les yeux de la chanteuse, déformés par les plis du tee-shirt, m’adressent une œillade équivoque de petite délurée prenant l’initiative, osant murmurer à l’oreille du premier venu des invites provocantes.

        L’information, annoncée avec sérieux par un présentateur de télévision vêtu à la dernière mode européenne, soulève l’hilarité dans le petit bar de Kisangani…

         « Ce seraient des mercenaires au service d’intérêts miniers belges, qui, le 17 septembre 1961, auraient abattu l’avion dans lequel se trouvait le secrétaire général des Nations Unies, le suédois Dag Hammarskjöld. Ils n’auraient pas eu l’intention d’abattre l’avion, mais voulaient l’obliger à se poser sur la base de Kamina. Les rédacteurs anonymes d’un rapport, documenté de première main, adressé à la Gazette Impériale de Bruxelles, rappellent qu’à l’époque, c’est avec l’appui de l’Union Minière que le leader katangais avait proclamé l’indépendance de la province du cuivre et de l’uranium, en rébellion contre l’État central. Pour les Nations unies, censées réduire la sécession et neutraliser les mercenaires, cet épisode représente une page sombre. L’échec de leurs troupes avait décidé Hammarskjöld à rencontrer lui-même le leader katangais pour discuter d’un éventuel cessez-le-feu. Dag Hammarskjöld s’envola en direction de la Zambie le 17 septembre 1961, à 17 heures, à bord d’un vieux DC6 de l’ONU, en compagnie de 16 personnes. À minuit, l’avion s’écrasa sur une colline à proximité de N’Dola, où le leader katangais était déjà arrivé. La version officielle fut celle de l’accident. Le pilote aurait interverti ses cartes aériennes et, le brouillard aidant, confondu l’atterrissage sur N’Dola avec l’approche de Léopoldville. D’autre part, on nous prie d’annoncer que M. Godefroid Munongo, qui fut ministre de l’Intérieur de la sécession katangaise et avait l’intention, devant la Grande Conférence Souveraine, de dire ce qu’il savait à propos des morts de Lumumba et d’Hammarskjöld, vient de succomber à une crise cardiaque. Il n’y a toutefois lieu d’établir aucun lien entre ces deux informations. Les conclusions du rapport font peser les plus lourdes présomptions de responsabilité sur la personne du financier international Jesus Evangelista, actionnaire majoritaire de l’Union Minière, dont on sait qu’il fut victime de la révolution muléliste en novembre 1964.

        – Eh bien, muzungu, tu es le seul qui ne ris pas. C’est comme si on annonçait, au terme d’une enquête minutieuse, que Kennedy pourrait avoir été abattu.

        – Quel rapport avec Kennedy ? »

 

Extrait de

MAMIWATA

de Jean-Louis Lippert

ISBN 2-87246-019-5

 

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En Belgique, un homme s’est vanté publiquement – par écrit, dans les gazettes – d’avoir transporté les fonds destinés à payer les hommes de main qui devaient assassiner Lumumba.

À l’heure qu’il est, les « livres » de Jo Gérard, faux historien, faux journaliste et authentique exécuteur de basses-oeuvres, s’étalent dans les rayons « Histoire » en libre accès des bibliothèques publiques. À portée des enfants.

Il paraît qu’on vend aussi du crack à la porte des écoles.

Bonnes gens, ayez donc peur de Molenbeek, c’est plus sûr et c'est autorisé.

 

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En clair :

 

Le Soir – Mercredi 19 octobre 1994 – Livres

Le Roman du Chaman. Les auteurs belges frappent fort en cette rentrée, Jean-Louis Lippert en tête.

Pouvez-vous prélever dix heures de votre précieux temps pour juger dix mille heures de mon travail ? C’est ainsi que, dans le nouveau roman de Jean-Louis Lippert, un écrivain, Virgil Negrangelu, s’est fait connaître des éditeurs. Bien lui en prit, probablement, puisqu’il remporta le prix Nobel. Il n’en opta pas pour autant pour la carrière des lettres, puisqu’il se retrouva wattman à Bruxelles, sillonnant la ville à la commande de trams qu’il compare à des voiliers ou yachts de plaisance dans certains quartiers aux demeures seigneuriales, cargos pour viande humaine à fond de cale dans la plupart des autres. Virgil Negrangelu n’est qu’une des figures de ce roman à la fois torrentueux et fluvial, d’une vigueur de style qui impose d’emblée sa puissance et son rythme, ce livre hors  norme et hors format dont on se demande, effectivement, si les heures de lecture tour à tour passionnées et irritées, captivées et effarées qu’il propose sont de taille à cerner l’immense investissement créatif qu’il laisse deviner.

« Mamiwata », du nom des sirènes qui enchantent le fleuve Congo, est un roman qui s’inscrit dans une autre durée que celle de la rotation rapide du commerce livresque. Gageons pourtant qu’on le lira dans très longtemps encore, qu’on le sondera, l’analysera de fond en comble, reconstituera son étrange chronologie, détaillera ses références historiques, débusquera les modèles de ses protagonistes. Car il y a matière, dans une telle masse romanesque, à déceler des pépites, des vérités fulgurantes, des développements sans précédent. Lippert est quelqu’un qui croit au roman comme genre rhapsodique, comme vaste matrice englobant visions du monde et plaisanteries, coups de gueule et coups de génie, élucidations, hallucinations et élucubrations.

On peut aborder de plusieurs façons ce monstre littéraire, qui se présente en six chants dont il nous est dit d’emblée que l’ordre est aléatoire : c’est dire les combinatoires qu’il permet.

L’une des pistes est de partir des voix qui s’y répondent, des personnages qui y tressent leurs discours : il y a White Star, du nom du club où il se distingua, et qui s’en va en Afrique en quête de l’aïeule portugaise qui, chanteuse de fados, y répondait elle aussi au nom de Mamiwata ; il y a Lucifer, le fils d’Ulysse Levine, auteur d’une fresque décorant la station Montgomery, et qui, d’une cage de verre, suit le parcours des transports en commun dans la ville et scrute les retours de Virgil, l’écrivain wattman évoqué plus haut, qui assume lui aussi sa part de récit. Leur approche est lyrique, imaginative, visionnaire.

Mais l’immense matériel que traite le récit, et qui va des événements qui précédèrent immédiatement l’indépendance congolaise à un avenir non précisé, qui verrait la résurgence de la Lotharingie, le contrôle de toute la communication planétaire par un seul groupe, la Panoptic, ainsi que la concrétisation des plans d’un forban idéologique, Alcibiade Théokratidès, qui préconisait la fondation d’un Empire d’Hypnos et que les faits ont exaucé jusqu’à l’épouvante, passe aussi par le truchement d’autres témoignages comme celui d’Orfelia, épouse d’un ancien dissident soviétique, Alexandre Bielinski, devenu, les dérives politiques aidant, John Northpole, un magnat des nouveaux empires, car si les sauriens relèvent d’une espèce en voie d’extinction, à présent que ceux-ci ont presque disparu, ce sont les crocodiles humains qui les remplacent.

En plus de quatre cents pages serrées, bourrées jusqu’à la gueule de scènes carnavalesques et d’étranges métissages, où tout se mêle sans cesse, au point que l’on ne s’étonne pas d’y entendre retentir les cloches d’un tramway bruxellois dans la brousse africaine, ainsi que le chant des pirogues pygmées au cœur d’une capitale d’Europe, Jean-Louis Lippert, à l’instar de son double Anatole Atlas, se fait le géographe voyant de nouveaux territoires, ceux de notre petite planète rendue plus menue encore par les prodiges de la technologie, et par le nivellement doctrinal qui la résume aujourd’hui, mais où l’on peut voir sans sourciller des populations entières être broyées par la violence, tout simplement parce qu’elle n’ont pas la même teinte de peau et qu’elle ne pèsent plus dans la balance des paiements totalitaire.

Ce roman plein de poésie et de colère est, à ce titre, terriblement contemporain, au point même qu’on n’y croit pas toujours ses yeux. Dans un monde où l’âme, l’esprit et le désir sont devenus eux aussi des marchandises, que peut encore un raconteur d’histoires qui se veut un chaman pour nos sociétés en perdition ? Répondre au vœu de la providence qui, comme l’écrivait Ozanam, met des poètes et des artistes dans les sociétés qui tombent, comme elle met des nids d’oiseaux dans les ruines, pour les consoler. « Mamiwata », en ce sens, est un livre providentiel.

JACQUES DE DECKER

Jean-Louis Lippert, « MAMIWATA », Talus d’approche, 440 pp., 1370 F.

 

Mais qui republiera Mamiwata ?

 

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Mis en ligne le – samedi saint – 15 avril 2017.


 

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21:21 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |