11/08/2017

EN DIRECT DU BAC À SABLE SOUS LSD /3

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En direct du bac à sable sous LSD

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On comprend d’autant mieux ce qui suit, quand on se souvient de Vladimir Poutine parlant des intentions d’Obama « dont la bureaucratie faisait exactement ce qu’elle voulait » et qui n’y pouvait rien. C’est cette même bureaucratie qui est aujourd’hui occupée à poignarder son Président dans le dos, en le vendant à ses ennemis dont la presse.

Mais s’il est clair que la presse est du côté « demandeur », comme le disent Alex Christoforou et Alexander Mercouris, il est non moins clair qu’on ne lui fait pas de cadeaux : ce qu’elle veut, on ne le lui donne pas, on le lui vend.

C’est donc à de la corruption - des deux côtés et à grande échelle - que s’attaque le Département de la Justice, une corruption qui englobe tout : fonctionnaires fédéraux, FBI, CIA, NSA, NSC et presse « de référence ». Fassent le ciel et tous les diables que les procureurs US réussissent à emboîter le pas à leurs homologues brésiliens, ceux dont parlait tout récemment James Petras (cf. L’Amérique Latine en quête d’alternative). On n’est pas exagérément optimistes, mais qui sait…

 

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Suite…

 

Un aperçu de la manière dont le New York Times pousse des fonctionnaires du gouvernemnt à divulguer des informations sur Trump

Alex Christoforou – TheDuran9 août 2017

 

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Anatomie d’une « fuite » à Washington D.C.

L’attorney General [Ministre de la Justice] Jeff Sessions a fait savoir la semaine dernière que son bureau allait commencer à réprimer sévèrement les fuites, démarche qui comprendrait une révision de la politique du Département de la Justice [DOJ] en matière d’assignations à comparaître à l’égard des organes de presse qui publient des informations sensibles.

Dans une conférence de presse largement télévisée, Sessions a déclaré :

 

« J’ai un message à faire passer à nos amis dans la communauté du renseignement. Le Département de la Justice est ouvert aux échanges. En attendant, voici mon message aux « fuiteurs » éventuels : ne le faites pas. »

 

Dans un article exclusif de Breitbart News, le processus de « fuitage » d’informations entre des organes de presse mainstream – dans ce cas le New York Times – et des fonctionnaires du gouvernement qui ont une dent contre la Maison Blanche de Trump, est porté à la connaissance des lecteurs.

C’est un aperçu fascinant de la manière dont une fuite descend vers ses destinataires. Bien sûr, le New York Times nie toute action répréhensible et toute collusion illégale dans ses méthodes et pratiques.

Breitbart News rapporte :

Des e-mails d’une journaliste du New York Times, qu’elle a envoyés à des fonctionnaires du gouvernement et qui ont été obtenus en exclusivité par Breitbart News, montrent que les employés du journal ne se contentent pas d'accepter les fuites qu'on leur envoie mais qu’ils incitent bel et bien des employés du gouvernement à devenir des fuiteurs. Mieux : les mails démontrent que le Times s’est abouché avec le président d’un syndicat d’employés gouvernementaux pour qu’il encourage et sollicite ces fuites, chose qui peut devenir hautement problématique pour les deux institutions.

« Encore merci d’avoir pris le temps de parler aujourd’hui, » écrit Coral Davenport, « Correspondante Énergie et Environnement » pour le New York Times, dans un e-mail adressé à John O’Grady, du syndicat des travailleurs de l’Environmental Protection Agency (EPA). O’Grady est le président de l’AFGE Council 238 à Chicago, qui représente les syndiqués de l’EPA.

« Comme je l’ai mentionné, je travaille sur une histoire et je recherche des exemples concrets de comportements inhabituels à l’EPA » écrit Davenport, qui poursuit :

« J’ai eu vent de rumeurs de seconde main, mais pour informer sur ces incidents, j’ai besoin de comptes-rendus de première main par des témoins directs. Je recherche par exemple des choses comme des informations qui ne sont communiquées que verbalement quand elles auraient dû historiquement l’être par écrit, de gens à qui on dit de ne pas apporter leurs téléphones ou leurs laptops, ni même de prendre des notes lors de conférences où, dans le passé, ils l’auraient normalement fait ; des témoignages visuels de choses comme un administrateur ou une personnalité politique refusant d’utiliser les e-mails, téléphones ou ordinateurs officiels ; ou tous autres exemples spécifiques de première main de pratiques qui paraissent démontrer un secret ou une absence de transparence sans précédent. »

Breitbart News a cherché à contacter les gens du New York Times pour savoir ce qu’ils en pensaient mais n’a réussi qu’à s’entendre dire par la porte-parole du journal, Danielle Rhoades-Ha, que solliciter des employés du gouvernement pour qu’ils fournissent des indiscrétions était pratique courante.

Breitbart News continue :

« Les e-mails montrent le processus habituel d’un reportage et d’une collecte de faits » nous a répondu Rhoades-Ha dans un e-mail de mardi matin en réponse à notre  demande de commentaires.

O’Grady, le permanent syndical avec qui Davenport s’abouchait par ses e-mails appelant les fonctionnaires du gouvernement à devenir des fuiteurs, n’a pas répondu à la même demande que nous lui avons faite.

Davenport continue, dans sa sollicitation écrite à O’Grady, en disant que s’il réussit à la mettre en contact avec les taupes qu’elle recherche, elle protégera leurs identités.

« Bien que je souhaite parler directement de ces exemples avec des membres du personnel, JE N’AI PAS BESOIN de citer leurs noms, ni aucun détail qui permettrait de les identifier, ni de révéler les sources de l’information, » écrit- encore Davenport. Qui poursuit :

« Nous sommes TRÈS sensibles à la nécessité de protéger les gens qui ont une carrière à préserver et qui acceptent de  nous parler, et nous NE VOULONS PAS mettre l’emploi de personne en danger. Mais, pour être sûrs que nos reportages soient basés sur des faits plutôt que sur des on-dit, nous avons vraiment besoin de faire en sorte que les exemples que nous donnons soient basés sur des expériences de première main ou sur des témoignages visuels, plutôt que sur des rumeurs de deuxième ou de troisième main. »

Davenport fournit alors tous les détails utiles pour la contacter et encourage les gens à lui envoyer des mails ou des textos, ou à l’appeler par téléphone crypté Signal ou WhatsApp. Elle donne son adresse e-mails personnelle et celle à son journal. Breitbart News a rédigé cette information d’après les e-mails publiés ci-dessus, ainsi que toutes les manières de la contacter qu’elle indique.

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Alex Christoforou est un écrivain et journaliste grec, dont l’organe de presse d’information a des bureaux à Nicosie, à Chypre et à Athènes. Il est aussi le rédacteur en chef de TheDuran, Il vit actuellement à Moscou.

Source : http://theduran.com/an-inside-look-at-how-the-new-york-ti...

 

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

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Voici comment il est possible de poursuivre des journalistes qui pratiquent le racolage aux « fuites » dans le cadre du Russiagate.

Alexander Mercouris – TheDuran9 août 2017

 

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Il peut y avoir matière à poursuites, dans le cas où solliciter des indiscrétions est une incitation à violer la loi et à rendre ainsi inopérante la protection traditionnelle assurée aux journalistes par le Premier Amendement de la Constitution sur la liberté de la presse et la Défense de l’intérêt public.

Alors qu’il n’y a jamais eu à mes yeux aucun doute sur le fait que les « fuiteurs » de la bureaucratie US, qui ont fait courir des histoires dommageables sur Donald Trump et son administration, violaient la loi, je présumais, comme la plupart des gens, que les journaux, les autres médias et les journalistes qui publiaient ces histoires ne la violaient pas.

Cela, à cause de la protection que, comme la plupart des gens, je croyais assurée aux journaux, aux autres médias et aux journalistes qui ont publié ces fuites, par le Ier Amendement de la Constitution US (qui protège explicitement la liberté de la presse) et par la Défense de l’intérêt public.

Mais, depuis quelque temps, j’ai commencé à nourrir des doutes, surtout à mesure que la campagne contre Donald Trump et son administration a commencé à prendre de l’ampleur, et que ces indiscrétions sont devenues de plus en plus cyniques et abusives.

Un reportage de Breitbant, évoqué dans un article de TheDuran par mon collègue Alex Christoforou, n’a fait que renforcer ces doutes.

D’après ce reportage, il semblerait que certains journalistes et journaux, dont le New York Times, loin d’être les bénéficiaires passifs de ces indiscrétions, les ont au contraire sollicitées très activement.

Tout en ne me surprenant pas – ni moi ni personne, j’en suis sûr – je trouve que ceci ressemble fort à des journalistes incitant des fonctionnaires publics à violer la loi.

Si  c’était le cas, à moins que cela soit fait dans quelque but réel d’intérêt public, je doute que la protection du 1er Amendement soit d’application. Bien plus : si la sollicitation illégale d’indiscrétions susceptibles de nuire est activement encouragée par les journaux ou autres médias pour lesquels travaillent ces journalistes, je pense qu’il n’est pas inconcevable de penser que nous entrons dans le domaine de la conspiration.

Le point-clé est que – comme je l’ai écrit dans un récent article – les divulgations auxquelles nous assistons depuis l’élection de novembre ne peuvent pas être considérées comme du vrai journalisme d’investigation. Cela ressemble plutôt à une entreprise conjointe de certains fonctionnaires du gouvernement US, travaillant en étroite collaboration avec les médias libéraux pour mettre en difficulté et si possible renverser le Président constitutionnellement élu par le pays.

Je ne suis pas d’accord avec ceux qui nient le besoin d’une enquête de justice en disant qu’elle empêchera le lancement d’alertes. Rien, dans les fuites auxquelles nous avons assisté ces derniers mois, ne ressemble à un lancement d’alerte. Elles n’ont été, au contraire, qu’un cynique exercice de déstabilisation du Président et de son administration, en utilisant les médias pour répandre anonymement, sur lui, des histoires aussi préjudiciables que non corroborées. Ce faisant, elles n’ont pas sauvegardé la démocratie, elles l’ont sapée.

Le vétéran des commentateurs conservateurs Patrick Buchanan est du même avis :

 

« Mais on est en présence d’une histoire infiniment plus importante, dont le Post n’est qu’un petit signe. C’est l’histoire d’une campagne orchestrée, dans laquelle les médias anti-Trump publient des fuites, y compris des fuites criminelles, en provenance du FBI, de la CIA, de la NSA et du NSC, pour renverser un Président que les médias de la Beltway et leurs collaborateurs du Deep State méprisent et veulent détruire.

« Trump s’est-il associé avec Poutine pour battre Clinton ? exigent de savoir les médias de la Beltway, tandis qu’eux-mêmes s’associent tous les jours avec des criminels de l’État profond pour renverser le président des États-Unis. »

(C’est moi qui souligne.)

 

Ceci est une zone relativement complexe du droit – le cas qui fait jurisprudence aux USA semble être Brandenburg vs. Ohio – et je ne doute pas que les journalistes qui ont sollicité des fuites, et les journaux ou autres médias qui les emploient (et, bien sûr, leurs avocats) trouveront beaucoup à dire pour leur défense.

Il est non moins certain que si le Département de la Justice est persuadé qu’il y a légalement matière à poursuites contre des journalistes, ses poursuites devront sans doute être portées devant des tribunaux situés dans les états où les dits journalistes habitent et travaillent.

Comme ces endroits se trouvent, pour leur très grande majorité, sur les côtes est et ouest du pays – là où la fronde contre le Président est la plus virulente – le Département de la Justice aura probablement du mal à obtenir des condamnations devant les tribunaux de ces états.

Néanmoins, et malgré ces réserves, la possibilité de poursuites criminelles contre les journalistes, et peut-être contre les médias qui se sont engagés dans cette campagne d’« informations » préjudiciables au Président, ne me paraît pas aussi tirée par les cheveux qu’elle semblait l’être encore il y a peu.

 

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Alexander Mercouris est un écrivain grec spécialisé dans les questions internationales, qui vit à Londres et porte un intérêt particulier à la Russie et au droit. Il a beaucoup écrit sur l’espionnage de la NSA et les événements d’Ukraine, sous l’angle des droits humains, du droit constitutionnel et du droit international. Il a travaillé pendant douze ans comme avocat  pour les Cours Royales de Justice de Londres, plaidant surtout des affaires liées aux droits humains et au droit constitutionnel. Sa famille joue depuis plusieurs générations un rôle éminent dans la politique grecque. Il est aussi conférencier et intervient souvent à la télévision britannique en qualité de commentateur.

 

Source : http://theduran.com/heres-why-it-may-be-possible-to-prose...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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M. Rosenstein contrôle peut-être le Département de la Justice et l’enquête du Conseiller Spécial Mueller, mais il ne contrôle pas le FBI, qui semble contrôlé par M. Mueller.

 

Un raid d’agents du FBI sur la maison de Manafort, ex-chef de campagne de Donald Trump

Sputniknews 9 août 2017

 

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Le FBI a investi en force la maison de Paul Manafort, directeur de la campagne électorale de Donald Trump, pour y effectuer une perquisition sous mandat. Cette perquisition entrait dans le cadre de l’enquête sur le « Russiagate » diligentée par le procureur Mueller.

« Les agents du FBI sont arrivés sans avertissement à la maison de Manafort le 26 juillet avant l’aube, pour y rechercher des documents et d’autre matériel » rapporte le Washintgton Post, qui cite [sans les nommer, ndt]  « des personnes en rapport avec l’enquête ».

Un porte-parole de Manafort a confirmé ces déclarations du Post, en précisant que Manafort avait toujours coopéré avec les forces de police, y compris lors de cette descente sur sa maison par les agents du FBI.

Cette descente a eu lieu juste un jour après que Manafort ait rencontré volontairement le Comité du Renseignement du Sénat et lui ait remis tout ce qui était susceptible d’être considéré comme se rapportant à l’enquête sur la prétendue intervention russe.

Le reportage [du Post] dit que la signification des archives saisies par les agents du FBI qui travaillent pour le Conseiller Spécial Robert Mueller n’était pas claire.

Robert Mueller, ex-directeur du FBI est en train de conduire une enquête indépendante sur le prétendu rôle joué par la Russie dans l’élection US de 2016 et sur la collusion supposée entre la campagne de Trump et Moscou.

La Russie a nié avoir interféré dans le vote, en insistant sur le fait qu’elle ne s’occupe pas des affaires intérieures des autres pays.

Trump a lui aussi rejeté avec force les accusations selon lesquelles sa campagne aurait été conduite avec le concours de Moscou, et il a qualifié l’enquête de Mueller de « chasse aux sorcières ».

Source : https://sputniknews.com/us/201708091056321300-fbi-manafor...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

Rappelons quand même que l’avocat et très célèbre lobbyiste (« spin doctor ») Paul Manafort a été, avant de diriger la campagne de Donald Trump, le conseiller de plusieurs autres hommes d’État, dont Ferdinand Marcos, Mobutu Sese Seko, Edouard Balladur et… Petro Porochenko, après les événements d’Ukraine que l’on sait.

Quel rapport avec la Russie ? Eh, c’est que l’Ukraine, c’est vraiment très près de la Russie vous savez.

 

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On se croirait en France juste avant Thermidor ! Non qu’on puisse comparer Donald Trump à Maximilien Robespierre, mais les mœurs scélérates sont partout et de tous temps les mêmes. Nihil novi sub sole.

Bien plus près de nous, n’est-ce pas de cette façon – celle du New York Times et du Wash Post – que le Canard enchaîné a obtenu et divulgué, sur François Fillon, des indiscrétions qui lui ont été préjudiciables, mais qui ont en revanche permis le déroulement sans encombre de la révolution colorée en marche ?

 

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Mis en ligne le 11 août 2017.

 

 

 

 

 

01:03 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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