12/10/2017

LE DÉCLIN DE L'OCCIDENT

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Le Déclin de l’Occident

13 octobre   2017

 

1 - L'Occident éjecté de l'Histoire
2 - Qu'est-ce qu'une langue ?
3 - La postérité d'Oswald Spengler

 

1 - L'Occident éjecté de l'Histoire

Que signifie le verbe exister appliqué à la géopolitique? Une Europe politique peut-elle exister?

Pour tenter de comprendre la question, remontons au latin, notre langue-mère, dans laquelle le verbe exister renvoie à ex-sistere, sortir de l'immobilité debout, assise ou couchée et se mettre en mouvement dans une direction déterminée.

En ce sens, l'humanité, à l'instar des gastéropodes, se trouve pourvue d'une sorte de coquille existentielle chargée de protéger une espèce en déplacement. En 1818, Louis XVIII revenu au pouvoir en 1814, avait fait bénéficier le peuple français d'une Charte qui lui garantissait les apanages et les privilèges que la nation en mouvement avait déjà conquis à l'écoute de sa propre volonté en 1789. Tout le XIXe siècle a été scandé par le combat du peuple français pour la reconquête et la défense des droits d'une espèce auto-propulsive à laquelle son statut interdisait de jamais s'arrêter et de tomber dans la stagnation des troupeaux que leur position "courbée vers la terre", dit Salluste, condamne à "obéir à leur ventre".

Cette disposition universelle de notre espèce, Bergson l'a exprimée par les concepts de société ouverte et de société fermée, Sartre par la distinction entre l'en soi et le pour soi, le christianisme par la distinction entre le sacré et le profane, Pascal, par la distinction entre les "grandeurs d'établissement" et les "grandeurs spirituelles", les religions dans leur ensemble par la ligne de démarcation qu'elles tracent entre la matière et l'esprit. Il en résulte, en bonne et saine logique anthropologique, qu'une nation sort de l'arène de l'histoire quand elle cesse d'avancer - donc d'exister - conformément à sa nature.

Dans ce contexte, l'Espagne sortirait de l'histoire si elle perdait la Catalogne. Or la péninsule ibérique est composée de deux espèces de conquistadors, les Ibères proprement dits et les Portugais. Les premiers ont conquis l'Amérique, les seconds ont longé pendant des années, avec une patience tenace, tout le continent africain jusqu'au jour où, à force d'avoir le vent en poupe, ils ont dépassé la pointe sud de l'Afrique et ont réussi à garder le cap de leur bonne espérance. Or, la Catalogne s'est révélée la gigantesque plateforme de l'immobilité d'une civilisation ibérique en mouvement, mais qui avait besoin d'un magasinier. Depuis lors, comme disait Valéry, "le temps du monde fini a commencé".

Comment demeurer en chemin, comment persévérer à se rendre quelque part, comment seulement tracer une route dans une immensité connue s'il n'y a plus d'étendue à conquérir, à moins de se chercher une voie hors du système solaire?

 

2 - Qu'est-ce qu'une langue ?

Observons les rapports que les langues entretiennent avec la vocation auto-propulsive de l'espèce.

Il existe un dictionnaire du français classique. Mais le français du XVIIe siècle ne se réduit pas à un lexique cadenassé par un dictionnaire, lequel ferait d'un catalogue une forteresse. Il implique une pré-sélection des mots et des tournures chargés de donner leur élan, leur tonalité et leur âme une civilisation. Les mots ne sont pas inertes: quand le Général de Gaulle impose sa cadence et son pas à la politique de la France, il s'exprime dans une langue énergique et fermement rythmée, dont le flux naturel ne saurait se trouver entrecoupé des ânonnements et des bégaiements du français des dirigeants d'aujourd'hui. Leur langage traduit une infirmité de la volonté et une instabilité intellectuelle propres à toutes les décadences. A ce titre, François Hollande s'est révélé le premier Président de la Vè République que Régis Debray a pu qualifier d'illettré.

Cependant, méfions-nous également des pièges que nous tend le terme de décadence, lequel nous renvoie à cadere ou decadere, tomber. L'immaturité politique de la Catalogne, par exemple, est si grande qu'elle refuse la protection indispensable de Madrid pour se ruer les yeux fermés sous la tutelle rapace de Washington. Comment se fait-il qu'il aura suffi à la Tunisie visionnaire d'Habib Bourguiba de deux générations pour se rendre à nouveau massivement à la Mecque et pour y lapider un Lucifer censé s'y trouver en chair et en os? Comment se fait-il que la riche Algérie en soit venue, en un demi-siècle seulement, à acheter son pain à Paris? C'est que, sitôt ces nations devenues indépendantes, la sottise et l'ignorance scellent à nouveau le pacte avec un mécanisme bien connu, celui de la corruption avec l'incompétence. La presse algérienne d'aujourd'hui retentit de lamentations de ce que M. Bouteflika n'ait pas su diversifier l'industrie et le commerce algériens.

Considérons maintenant les apories qui étranglent l'Europe politique. Comment une bigarrure européenne de vingt-huit nations privées d'un passé commun, donc sans racines, et une polychromie désordonnée de vingt et une langues et de plusieurs religions radicalement incompatibles les unes avec les autres, changeraient-elles de rythme et de cadence et avanceraient-elles d'un seul et même pas? Ce peloton de pseudo nations n'a ni centre, ni frontières. Il ne peut que tomber dans le néant dont il est habité, puisqu'il n'a jamais réellement existé.

Une civilisation militairement occupée par cinq cents forteresses étrangères et qui n'a donc pas d'armée, n'a pas de souveraineté. Or, depuis soixante ans aucun journaliste n'a publié le plus innocent reportage sur la vie au jour le jour des troupes américaines incrustées sur le sol du Vieux Monde. Dans son interminable discours à la Sorbonne du 26 septembre 2017, parmi les réalisations urgentes auxquelles l'actuelle Union européenne doit se livrer afin de conquérir une "souveraineté active", la seule condition que le Président Macron a sciemment omise - et avec le plus grand soin - d'évoquer, est celle de l'expulsion des troupes d'occupation de l'empire américain camouflées sous l'habillage de l'OTAN.

Il existe une fable de l'antiquité grecque, inspirée d'Hérodote et racontée par Platon au début du deuxième livre de La République - celle de l'Anneau de Gygès. Le mythe décrit l'histoire d'un personnage de ce nom qui avait trouvé par hasard, lors d'un violent orage, une bague qui lui permettait de se rendre invisible. Gygès avait découvert qu'en tournant vers l'intérieur de sa paume le chaton de cette bague, il disparaissait aux regards, ce qui lui avait permis de séduire la reine de l'endroit, puis d'assassiner impunément le roi.

Aujourd'hui, le territoire de l'Europe est occupé par des régiments sur lesquels, non seulement personne n'ouvre les yeux, mais qui exigent maintenant que l'espace Schengen se change en champ de manœuvre de leur stratégie. Le continent est quadrillé du nord au sud et de l'est à l'ouest par cinq cents bases de l'étranger, mais M. Emmanuel Macron n'a pas cité leur démantèlement comme condition évidemment première d'un recouvrement par l'Europe de sa souveraineté. Puisque ni lui, ni aucun autre dirigeant européen ne voient ces troupes venues d'ailleurs, nous devons en conclure que les soldats de l'OTAN portent tous au doigt la fameuse bague qui les rend invisibles.

Un territoire occupé se situe en deça de toute possibilité de seulement évoquer sa souveraineté. Même la Suisse n'est souveraine que parce qu'elle s'est armée jusqu'aux dents en temps de paix. Or, privée de souveraineté, l'Europe occupée se trouve privée de toute existence politique, donc de destin. En vérité, le nouvel horizon qui servira de finalité à une espèce en mouvement ne pourra être autre qu'une plongée dans l'infini d'une vraie connaissance de soi. Seul ce désert nouveau ouvert au mouvement intérieur, que Socrate a placé sous nos pas il y a deux millénaires et demi, nourrira une résurrection

 

3 -La postérité d'Oswald Spengler

Nous approchons du centième anniversaire de la parution en 1918 à Vienne et en 1922 à Munich de l'ouvrage d'Oswald Spengler portant le titre prémonitoire Le Déclin de l'Occident et qui n'a été traduit en français que trente ans plus tard, chez Gallimard, en 1948. Cet ouvrage a marqué de son empreinte les Arnold Toynbee et même les Raymond Aron.

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C'est pourquoi une grande nation ne saurait se donner deux grammaires et deux syntaxes pour langues officielles et qui exprimeraient son identité à parts égales. Car les langues génératrices d'une haute culture philosophique, littéraire et scientifique servent de pilotes cérébraux aux empires. Leur logique interne et leur message jouent le rôle d'ordinateurs et de têtes chercheuses de l'humanité. On ne raisonne pas en allemand comme en français, en anglais comme en espagnol, en russe comme en chinois ou en portugais.

Certes, dit Descartes, j'existe puisque je pense. Mais puisque penser, c'est avancer, je ne sais qui je suis si j'ignore les signifiants qui font de moi un itinérant. Comment saurions-nous que nous marchons si nous ne savons pas comment notre langue nous fait progresser. Pour cela, il faudrait que nos universités se rendent capables de décoder la progression de la rédaction des vingt-neuf étapes de la Jeune Parque de Valéry. On a vu récemment un candidat au prix Goncourt présenter un roman mécaniquement fabriqué sur une imitation automatique du style de Céline. Mais quand Balzac écrit à Mme Hanska qu'il a réécrit treize fois César Birotteau, marchand parfumeur "les pieds dans la moutarde", c'est une bien mystérieuse moutarde que celle dont la vocation obéit au commandement intérieur qui fait dire à Balzac: "J'ai arraché des mots à la nuit et des idées au silence".

Notre enseignement universitaire ignore tout des secrets de la création littéraire. Quant aux célèbres universités américaines, dont la réputation est si surfaite en Europe, elles sont encore plus loin que les nôtres de savoir le premier mot du génie littéraire. Elles ont bien tenté d'enseigner l'art d'écrire. Mais sitôt qu'elles ont voulu préciser le rôle de l'individu unique dans une création unique, elles sont demeurées muettes.

Quant à nos élites politiques et à notre intelligentsia, elles n'ont les yeux fixés que sur des emplois à sauver, alors que seul le sauvetage des fleurons de notre industrie aurait permis de sauver d'un même mouvement le prestige de la nation et les emplois. Pour la première fois, M. Montebourg évoque la comparution future à la barre d'un tribunal approprié de l'ancien et de l'actuel Président de la République pour haute trahison, en raison des conditions suspectes de la vente des turbines à gaz d'Alstom à l'Amérique, puis du TGV à l'Allemagne.

Malheureusement, le patriotisme du peuple français n'est pas près de se réveiller sur un échiquier moteur, celui des industries de l'avenir. Une classe dirigeante bégayante et balbutiante témoigne à chaque instant que les langues vivantes sont le propulseur de l'histoire du monde et qu'un groupe de nations scindées entre une foultitude de syntaxes et de grammaires ne dispose pas et ne disposera jamais de la cohérence cérébrale qui seule peut assurer une cohésion politique.

Aujourd'hui, l'implosion d'une civilisation se révèle parallèle à la dispersion et à la dissolution de son langage, à la disparition de son souffle critique, à la mort de sa lucidité et à la complaisance à son auto-domestication.

Le 13 octobre 2017

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Il y en a pourtant qui résistent…

 

NORVÈGE

 

Ça fait mal quand les empires tombent

Pål Steigan – Information Clearing House8 octobre 2017

 

Il y a un genre de peinture de paysages des XVIIe et XVIIIe siècles qui devrait nous faire réfléchir. Peintures de paysages italiens, où on voit des chevriers et leurs troupeaux errer parmi les ruines d’aqueducs, de ponts et de temples romains. Ce qu’ils ont de fascinant, c’est qu’ils dépeignent une société européenne qui, plus de 1.200 ans après la chute de l’Empire romain, n’avait toujours pas regagné le niveau de production et d’infrastructure qu’avait eu cet empire à son zénith. Ce n'est pas avant la révolution industrielle du XVIIIe siècle que la production et l’infrastructure, en Europe, ont réussi à surpasser l’Empire romain à l’apogée de sa gloire.

 

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Jan Asslyn – Paysage italien avec les ruines d’un pont et d’un aqueduc romains (détail)

 

Les peintures de chevriers dans les ruines d’infrastructures et de temples de la Rome antique sont comme des images de gens qui se déplaceraient dans les restes d’une civilisation high-tech à la hauteur de laquelle ils ne pourraient plus être. La ville de Rome, à son apogée, a eu un million d’habitants. Ils avaient besoin d’une infrastructure très développée pour satisfaire leurs besoins en eau, en nourriture, pour le transport et la livraison des marchandises, pour les besoins du commerce, etc. La ville offrait, à l’époque, le principal exemple d’une industrie de matériaux de construction ayant la capacité et le niveau de compétences requis pour fournir l’énorme quantité de ces matériaux qu’exigeait une telle ville.

Quand l’empire s’est effondré, l’infrastructure a cessé d’être entretenue. Les aqueducs se sont peu à peu brisés et les villes petites et grandes ont cessé d’être alimentées en eau. Les routes et les ponts se sont détériorés et n’ont plus été réparés. Le transport des marchandises est passé de l’état de fleuve débordant à celui de paisible ruisseau. 1.200 ans après ses jours de gloire, Rome était une ville de province ruinée, avec une population de 10.000 âmes.

Les Étrusques, et plus tard les Romains, avaient asséché les marais pour pouvoir augmenter leur production de denrées alimentaires. Ils avaient par la même occasion éradiqué la malaria. Mais quand l’empire s’est écroulé, les fossés de drainage ont cessé d’être entretenus et la malaria a réapparu. Ce n’est que dans les années 1930, après l’arrivée au pouvoir des fascistes, que les marais ont été ré-asséchés et que la malaria a redisparu d’Italie.

 

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L’empire d’aujourd’hui est extrêmement vulnérable

Nous, qui vivons en un temps où un autre empire montre beaucoup des mêmes tendances à la désintégration que l’empire romain connut sur sa fin, avons toutes les raisons d’y réfléchir sérieusement.

À partir d’un certain moment, les empereurs romains se sont mis à mélanger de plus en plus de plomb à leur monnaie d’argent (denarius), au point qu’à la fin, elle ne contenait presque plus d’argent. Ce fut l’hyperinflation de l’époque. Les citoyens romains ne souhaitaient plus se battre dans l’armée, si bien que l’armée ne fut plus composée que de mercenaires. C’est de là que vient le mot soldat : un soldat était quelqu’un qui recevait de l’argent pour se battre (solidus – monnaie d’or). Pour pouvoir payer les soldats, il fallut frapper davantage de monnaie. Les guerres de l’empire coûtaient cher et l’empire était vaste. Le problème fut donc résolu en frappant de plus en plus de monnaie dont la valeur devenait de plus en plus faible.

Le monde est dominé aujourd’hui par l’empire américain. Il influence tout ce qui concerne la production mondiale, le système monétaire, le commerce, l’agriculture, le système énergétique, etc. de la planète.

 

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Source : Texas Precious Metals

 

L’empire a atteint son niveau le plus haut vers 1971, quand les USA ont abandonné l’étalon-or. Après cela, la croissance de l’empire a dépendu de l’impression de plus en plus de papier-monnaie, et maintenant, de monnaie digitale. Mais l’empire est aussi tributaire du fait que le reste du monde accepte ces symboles en remplacement de la chose réelle. Les guerres US, au XXIe siècle, sont largement financées par la vente d’obligations du gouvernement US à la Chine. Autrement dit, la Chine prête de l’argent à l’État américain.

 

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Croissance de la dette des USA

 

Le système mondialisé de la production et du commerce est réglé avec précision pour fournir des marchandises et des éléments composants juste-à-temps. La production de viande norvégienne par exemple, dépend de l’arrivée à Fredrikstad d’un bateau y apportant du soja du Brésil une fois par mois. Si le bateau n’arrivait pas, il y aurait une crise généralisée dans la production de viande norvégienne.

Quand ce qu’on a appelé le scandale de la viande de cheval a éclaté en 2013, le Financial Times a bien montré comment fonctionne le système du commerce et du transport de la viande en Europe.

Les abattoirs exigent beaucoup de capitaux et d’énergie, et c’est pourquoi il y a de moins en moins d’abattoirs pour alimenter un marché de plus en plus globalisé. Leurs marges bénéficiaires sont d’une minceur extrême, raison pour laquelle ils rognent sur les coûts partout où ils le peuvent.

De leur côté, les grandes chaînes de supermarchés veulent à tout moment pouvoir acheter les produits de base alimentaires aux prix les plus justes. Leurs courtiers passent les journées pendus au téléphone pour faire leurs achats en gros aux meilleures conditions possibles. Le Financial Times cite le professeur Karel Williams, de la Manchester Business School, qui explique comment les camions réfrigérés font la queue devant les abattoirs de Hollande à la fin de chaque semaine, les conducteurs n’ayant, jusqu’à la dernière minute, aucune idée de l’endroit où il devront livrer. Dès que les marchés sont conclus, le conducteur reçoit son ordre de mission et il se met en route pour l’endroit désigné. « Le commerce européen est une noria qui fait continuellement circuler des parties d’animaux dans des camions de 40 tonnes ».

La FAO (Food and Agriculture Organization = ONU) dit qu’il y a quelque chose comme un quart de million de plantes comestibles qui pourraient être cultivées. Mais l’humanité s’est rendue dépendante de 3% seulement d’entre elles.

L’approvisionnement en nourriture du monde dépend de 150 espèces de plantes. Les ¾ de toute l’énergie que nous recevons sous forme d’aliments végétaux proviennent de seulement 12 d’entre elles. La concurrence et le besoin d’augmenter la production ont eu pour résultat une réduction drastique de la diversité génétique. Le système exige de plus en plus d’énergie, de minéraux et de matières premières rares, à un taux de croissance exponentiel.

Cela rend l’empire d’aujourd’hui extrêmement vulnérable. L’agriculture pourrait très bien se retrouver face à une expérience similaire à la crise de la pomme de terre, qui a frappé l’Irlande en 1847, causant la mort par famine d’un million de personnes. Il est facile d’imaginer combien elle sera dévastatrice et dramatique. [L’auteur emploie bien le futur, pas le conditionnel. ndt].

En bref, quand le système s’effondrera, ce sera exactement comme dans l’Empire romain : par l’effondrement de l’infrastructure critique. Il ne sera tout simplement plus possible de nourrir autant de monde qu’avant. Cela pourra se traduire par des famines à grande échelle plus ou moins généralisées, à un degré que l’humanité n’a jamais connu. Il y a aujourd’hui 37 méga-cités dans le monde, et les plus grandes ont plus de 30 millions d’habitants. S’il y a rupture dans l’approvisionnement en eau, en énergie ou en nourriture, ces villes deviendront inhabitables.

La nourriture et l’eau sont essentielles. Sans nourriture et sans eau, nous ne pouvons pas vivre. Mais beaucoup de nos systèmes sont aussi extrêmement dépendants du pétrole et de rares minéraux terrestres, qui se raréfient chaque jour davantage. Quand ce système s’effondrera, cela pourrait avoir des conséquences très dramatiques. L’exemple de l’empire romain montre qu’il pourrait se passer vraiment beaucoup de temps avant que quoi que ce soit d’autre prenne sa place.

Il n'est pas difficile de montrer que le capitalisme d’aujourd’hui, basé sur la croissance, est en sursis. Car il est loin d’être robuste et durable. Il est, au contraire, très vulnérable et instable. C’est une des raisons pour lesquelles il est nécessaire de travailler à remplacer ce système aussitôt que possible par autre chose et d’apprendre comment on organise une société d’une façon plus saine et plus durable.

 

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La chute de Rome

 

Les mondialistes de droite et de gauche déplorent le fait que les peuples tournent le dos à cette mondialisation qu’ils prêchent, eux, depuis des décennies. Les peuples, en effet, se tournent de plus en plus vers des politiques populistes et sont devenus si « réactionnaires » qu’ils entendent préserver leurs états nationaux, leurs productions locales et pire encore. Mais ce sont les mondialistes, pas les peuples, qui jouent à la roulette russe. C’est leur système qui nous a rendus si totalement vulnérables. Assurer la sécurité alimentaire et des communautés locales/nationales viables, restaurer le métabolisme détruit entre société et nature, c’est cela qui est véritablement progressiste. C’est cela qui est l’avenir, et nous avons grand besoin de nous débarrasser d’urgence de l’empire et de son économie de parasites et de profiteurs.

Si nous ne le faisons pas, il se pourrait que les peintres de paysages, dans quelques centaines d’années, peignent des chevriers en train de faire paître leurs troupeaux dans les restes déglingués de gratte-ciels et de ponts d’autoroutes.

Source : http://www.informationclearinghouse.info/47972.htm

Source d’origine : https://steigan.no/2017/10/07/it-hurts-when-empires-fall/

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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FRANCE

 

Liberté d’expression ? Ha ha ha !

Après Jacques Sapir, dernier en date : jusqu’à très récemment, pour se rendre sur le site du Comité Valmy, il suffisait de taper « Comité Valmy » dans Google et divers liens s’offraient. Il suffisait de cliquer sur l’un d’eux. Essayez à présent ! Les maîtres à penser de Google sont passés par là. Ceux qui nous ont lus jusqu’ici n’en seront pas surpris. Contrattaquez : mettez-le dans vos favoris !!!

 

Comment Valmy est censuré ?

Comme le sont bien d’autres (le World Socialist Web Site par exemple) depuis que Google joue les Torquemada

par Comité Valmy –­­ 12 octobre 2017

 

Le site du Comité Valmy est actuellement censuré, apparemment de la même façon et dans des proportions comparables à ce qui est dénoncé par WSWS, pour ce qui le concerne, dans l’article qui suit.

Nous reviendrons dans les meilleurs délais et avec plus de détails, sur cette grave question. Nous invitons nos amis et toute personne hostile à ce type de sabotage, à réagir en diffusant nos textes auprès de leurs correspondants pour tenter de le contrecarrer.

 

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Un nouvel algorithme de Google
limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche

Andre Damon et Niles NiemuthWSWS 28 juillet 2017

 

Un nouvel algorithme de Google
limite l’accès aux sites Web progressistes et de gauche

Au cours des trois mois écoulés depuis que le monopole des moteurs de recherches sur Internet, Google, a annoncé qu’il fallait empêcher les utilisateurs d’accéder à de « fausses nouvelles » (fake news), le classement mondial du trafic d’une large gamme d’organisations de gauche, progressistes, anti-guerre et démocratiques a considérablement diminué.

Le 25 avril 2017, Google a annoncé qu’il avait mis en place des modifications de son service de recherche pour rendre plus difficile pour les usagers d’accéder à ce qu’il appelait des informations « de mauvaise qualité » telles que les « théories du complot » et les « fausses nouvelles ».

La société a déclaré dans un article de blogue que l’objectif central de la modification de son algorithme de recherche était de donner au géant des recherches un plus grand contrôle dans l’identification du contenu jugé répréhensible par ses directives. Il a déclaré qu’il avait « amélioré nos méthodes d’évaluation et effectué des mises à jour algorithmiques » afin de « contenir un contenu plus autorisé ».

Google a poursuivi : « Le mois dernier, nous avons mis à jour nos lignes directrices sur la qualité de la recherche (Search Quality Rater Guidelines) pour fournir des exemples plus détaillés de pages Web de mauvaise qualité pour que les évaluateurs puissent les signaler de manière appropriée ». Ces modérateurs sont invités à signaler « les expériences qui pourraient perturber des usagers », y compris les pages qui présentent de « théories du complot », sauf si « la requête indique clairement que l’usager recherche un autre point de vue ».

Google n’explique pas précisément ce qu’il entend par le terme « théorie du complot ». En utilisant la catégorie large et amorphe des « fausses nouvelles », l’objectif du changement dans le système de recherche de Google est de restreindre l’accès à des sites Web présentant des opinions différentes, dont la couverture et l’interprétation des événements s’opposent à celles des médias de l’establishment tels que le New York Times et le Washington Post.

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article9102

 

 

 

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Mis en ligne le 14 octobre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

19:52 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/10/2017

AUX DEUX EXTRÉMITÉS DU MONDE

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AUX DEUX EXTRÉMITÉS DU MONDE

 

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Anniversaire de Vladimir Poutine

Le Saker – The Saker.is ­ 7 octobre 2017

 

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Nous tombions dans l’abîme.

Ils avaient découpé la Russie et lui avaient enlevé ses territoires historiques, ceux qui avaient formé la nation. Ils avaient divisé et séparé ses peuples et ils se préparaient à mettre en pièces jusqu’à son cœur même.

Tout était prêt. Ils avaient préfabriqué des territoires ethniques, avec leurs drapeaux, leurs hymnes nationaux et les gouvernements qu’ils leur avaient sélectionnés. Ils avaient imprimé et livré les monnaies de ces pays inventés, comme par exemple « la République de l’Oural ».

Les Khasavyurt, menés par les fantoches liquidateurs de la Russie avaient donné le signal du commencement de la fin de la Russie elle-même.

Les républiques ethniques attendaient sur la ligne de départ. Le Tatarstan devait être le premier à partir. L’Occident satanique était prêt à s’emparer de Kazan et d’autres territoires.

Sans tanks, sans invasions d’armées étrangères, sans bombardements ni attaques chimiques, la Russie rétrécissait à vue d’œil. D’après leurs plans, elle devait rétrécir jusqu’à devenir le Grand Duché de Moscou et ils auraient préparé une monarchie pour nous gouverner.

Abjecte pauvreté, désolation, ruines, meurtres dans les rues des villes, guerres mafieuses, rackets, « politiciens » et « hommes d’affaires » portant ouvertement assistance aux terroristes islamistes et aux mercenaires internationaux venus déchaîner la guerre dans le Caucase. Clubs du centre de Moscou où venaient se goberger ceux qui faisaient tuer des soldats russes.

Les postes de gouvernement, au Kremlin et au Parlement, occupés par ceux qui envoyaient les soldats russes se faire tuer dans le Caucase, tout en informant de leurs positions les djihadistes, les forces spéciales étrangères et les autres assassins qui fondaient sur le Caucase de tous les coins du monde, pour participer à la chasse aux Russes.

Les seules choses qui croissaient et augmentaient en nombre sur le territoire de la Russie étaient les cimetières et les fosses communes. Proportionnellement, les comptes bancaires des équipes de liquidation n’en finissaient pas de gonfler.

 

*

Dans les clubs de luxe du centre de Moscou et à l’étranger, ils célébraient leur interminable carnaval de vainqueurs. Ils célébraient nos funérailles.

Ils nous déshumanisaient. Ils nous dépeignaient comme des porcs squelettiques promis à l’équarrissage. Ils nous représentaient comme des ivrognes nus à colliers de chiens, couchés en rond aux pieds de leurs maîtres. C’étaient nous les sales bâtards qu’ils dépouillaient, violaient et enchaînaient. Ils étaient sûrs que nous resterions là, enchainés, à les servir, eux les vainqueurs, pour un os.

Leur classe créative n’en finissait pas de célébrer notre défaite. Elle se chargeait avec enthousiasme de nous insulter et de nous cracher au visage. Quand ils étaient fatigués, ils mangeaient et ils buvaient du vin à nos frais, et une fois rassasiés, ils continuaient à cracher sur nous, sur notre histoire, sur notre caractère, sur notre foi. Des États-Unis, ils nous envoyaient des os de poulets. En échange desquels ils s’emparaient sans payer de notre pétrole, de notre gaz, de notre or, de nos diamants, de nos fourrures, de notre uranium, de notre bois, de nos œuvres d’art, de nos découvertes scientifiques, de nos inventions, de notre savoir-faire, de nos technologies secrètes et de nos hommes de science, dont ils faisaient leurs esclaves, de nos organes humains, de nos filles et de nos garçons impubères, pour les faire travailler dans leurs réseaux de prostitution d’Europe et de Turquie, du Moyen-Orient, des USA et même d’Afrique.

Les territoires des anciennes républiques furent confisqués, avec les peuples qui y vivaient. Ils commencèrent à les dévorer lentement, en attendant la complète liquidation de la Russie pour continuer à les détruire complètement. Ils digérèrent des parties de notre nation brisée et en firent de l’engrais humain, et ils se mirent à élever de nouveaux « managers » pour diriger cette nouvelle société multinationale avec ses industries et ses infrastructures prêtes à servir entièrement volées.

Ils avaient pré-imprimé des cartes géographiques selon le nouvel ordre du monde et de nouvelles frontières, la Chine recevant sa part du butin avec les territoires du Tadjikistan, du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan et la Turquie recevant l’Azerbaïdjan et l’Arménie. La Pologne, l’Allemagne, la Grande Bretagne, l’Espagne, le Danemark et les autres auraient aussi reçu leurs parts d’esclaves, de territoires et de prostituées russes pas chères. Les citoyens d’Israël se voyaient dans le rôle d’administrateurs de ces territoires. Les USA ne voulaient qu’une seule chose : la propriété pleine et entière de tout ce qu’il y avait sous nos pieds, de toutes nos ressources minérales.

 

*

 

Quand Poutine vint, personne ne crut qu’il serait capable d’arrêter ce qui paraissait inéluctable.

*

Il fit des guerres. Personne n’y prêta attention et personne ne vit rien. Son activité fut phénoménale, comme le vent, invisible, mais assez fort pour que chacun ressente les effets de son passage, surtout ceux qui recevaient des branches directement sur la tête. Ses guerres furent, comme les radiations, indétectables par les sens, mais, avec une concentration toujours croissante, elles tuaient les ennemis lentement et sûrement.

 

*

Les années passèrent, et tout changea comme de soi-même.

 

*

Avant la dernière guerre - juste au cas où - il se prépara à mourir.

Il se distancia des gens auxquels il tenait le plus, pour qu’ils ne meurent pas avec lui. Et il partit en guerre.

 *

Il a voué sa vie à nous sauver tous.

Il s’est sacrifié et il a arraché des nations entières aux mâchoires de l’abîme.

Il a changé le monde pour toujours.

 

Source http://thesaker.is/vladimir-putins-birthday/

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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Le jour de son anniversaire, Vladimir Poutine a présidé, au Kremlin, une réunion des membres permanents du Conseil de Sécurité

 

VOEUX

Du président de l’Ingouchie Iounous-bek Bamatgireyevich Evkourov

« Heureux anniversaire, Président. Merci pour tout ce que vous faites pour l’Ingouchie »

 

Des syriens

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Il y a 40 ans

 

Le 9 octobre 1965 (Vladimir Poutine avait 13 ans et deux jours) Ernesto Guevara dit à un jeune soldat bolivien, dont les docteurs cubains soigneraient plus tard gratuitement le père : « Courage, tu vas juste tuer un homme. »

 

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Lettre d’adieux du martyr Ernesto « Che » Guevara, lue par Fidel Castro

Sayed Hasan

 

La lettre d’adieux du Commandant Ernesto Che Guevara a été lue par Fidel Castro le 3 octobre 1965 à La Havane, face aux Comité Central du Parti Communiste cubain et devant les caméras. Après son retour d’Afrique en février 1965, le Che avait disparu de la scène publique sans explication officielle. A Cuba et surtout à l’étranger, des rumeurs faisaient notamment état de prétendues dissensions entre Fidel et le Che, voire d’une véritable purge. Cette lettre écrite de la main du Che a prouvé le caractère infondé de ces calomnies, que les réactionnaires (et pseudo-révolutionnaires) continuent à propager jusqu’à ce jour pour discréditer Cuba.

Avant même le commencement de la Révolution cubaine, le Che, internationaliste convaincu, ne s’était engagé aux côtés de Fidel Castro qu’à la condition d'être libre de poursuivre son action révolutionnaire et anti-impérialiste sous d'autres cieux après la victoire à Cuba. Ses expériences au Congo et en Bolivie n’ont été révélées qu’après sa mort avec la publication de ses Journaux de guerre par le gouvernement cubain. 

 

Adresse du Commandant Fidel Castro Ruz, Premier Secrétaire du Parti communiste de Cuba et Premier ministre du gouvernement révolutionnaire, lors de la présentation du Comité central du Parti communiste de Cuba à La Havane, le 3 octobre 1965

Traduite en français pour la première fois à l'occasion du cinquantenaire de l'assassinat du Che par la CIA, le 9 octobre 1967

 

 

Transcription :

[…] Il y a une absence dans notre Comité Central, (l’absence d’une personne) qui possède tous les mérites et toutes les vertus nécessaires, au plus haut degré, pour en faire partie, mais qui malgré cela n’est pas présent parmi les membres de notre Comité Central.

Autour de cette absence, l’ennemi a pu tisser mille conjectures; l’ennemi a essayé de duper et de semer l’ivraie et le doute, et patiemment, car il fallait attendre, nous avons attendu.

Et c’est ce qui différencie le révolutionnaire du contre-révolutionnaire, le révolutionnaire de l’impérialiste : nous les révolutionnaires, nous savons attendre, nous savons être patients, nous ne désespérons jamais, et les réactionnaires, les contre-révolutionnaires, les impérialistes, vivent dans le désespoir permanent, ils vivent dans l’angoisse perpétuelle, dans le mensonge perpétuel, de la manière la plus ridicule, de la manière la plus infantile.

Quand on lit les choses que disent certains de ces fonctionnaires, certains de ces sénateurs Yankees, on se demande : « Mais comment est-il possible que cet homme ne soit pas dans une étable au lieu d’appartenir à ce qu’on appelle un Congrès ? » (Applaudissements) Certains profèrent de véritables outrages. Et ils ont une habitude de mentir colossale et irrépressible, ils ne peuvent pas vivre sans mentir. Ils vivent dans la détresse.

Si le gouvernement révolutionnaire déclare une chose – c’est ce qu’il a toujours fait – comme ce fut le cas pour la question que j’ai mentionnée au début de mon propos, ils y voient des choses horribles, effroyables, ils imaginent tout un plan derrière cela !

Quel ridicule ! Avec quelle peur ils vivent ! Et on se demande : le croient-ils vraiment ? Y croient-ils vraiment ? Est-ce qu’ils croient tout ce qu’ils disent ? Ou ont-ils besoin de croire tout ce qu’ils disent ? Ou ne peuvent-ils vivre sans croire tout ce qu’ils disent ? Ou disent-ils tout ce qu’ils ne croient pas ?

C’est difficile à dire, il faudrait le demander à des médecins et des psychologues. Qu’est-ce qu’ils ont dans la tête, quelle est donc cette angoisse qui les amène à voir partout une manœuvre, un plan effroyable, maléfique, terrible ? Et ils ne savent pas qu’il n’y a pas de meilleure tactique, pas de meilleure stratégie que de lutter avec des armes propres, de se battre avec la vérité, car ce sont les seules armes qui inspirent la confiance, ce sont les seules armes qui inspirent la foi, ce sont les seules armes qui inspirent la sécurité, la dignité, le moral. Et ce sont les armes avec lesquelles nous les révolutionnaires avons vaincu et écrasé nos ennemis.

 

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Le mensonge. Qui a déjà entendu un mensonge dans la bouche d’un révolutionnaire ? Parce que ce sont des armes qui ne profitent à aucun révolutionnaire, et aucun révolutionnaire authentique n’a jamais besoin de recourir à un mensonge ; ses armes sont la raison, la moralité, la vérité, la capacité de défendre une idée, une proposition, une prise de position.

Et en fin de compte, le spectacle moral offert par nos adversaires est vraiment lamentable. Ainsi, les augures, les interprètes, les spécialistes des questions cubaines et les machines électroniques ont travaillé sans cesse à démêler ce mystère. Est-ce qu’Ernesto Guevara a été victime d’une purge, est-ce qu’Ernesto Guevara est malade, est-ce qu’Ernesto Guevara a eu des divergences (avec Fidel), et autres insanités du même genre.

Naturellement, le peuple a confiance, le peuple a la foi. Mais les ennemis profitent de ces choses, surtout à l’étranger, pour calomnier : voyez donc ce régime communiste ténébreux et terrible, les hommes y disparaissent, ils ne laissent aucune trace, aucun vestige, aucune explication n’est fournie ; alors que lorsqu’il le fallait, nous avons dit au peuple, lorsque les gens ont commencé à constater cette absence, que nous en parlerions au moment opportun, et que nous avions des raisons d’attendre (avant de dévoiler ce qu’il en était).

Nous évoluons dans un milieu cerné par les forces de l’impérialisme. Le monde ne vit pas dans des conditions normales ; tandis que les bombes criminelles des impérialistes yankees tombent sur un peuple comme celui du Vietnam, nous ne pouvons pas dire que nous vivons dans des conditions normales (Applaudissements) ; lorsque plus de 100. 000 soldats yankees y débarquent pour essayer d’écraser le mouvement de libération national ; quand les soldats de l’impérialisme débarquent dans une République qui jouit légalement des mêmes droits que toutes les autres Républiques du monde, ce qui est le cas de Saint-Domingue, pour piétiner sa souveraineté (Applaudissements), le monde ne vit pas dans des conditions normales. Lorsque, autour de notre pays, les impérialistes forment des mercenaires et organisent des attaques terroristes de la manière la plus impunie, comme dans le cas de la Sierra Aránzazu ; lorsque les impérialistes menacent d’intervenir dans n’importe quel pays d’Amérique latine et du monde, on ne vit pas dans des conditions normales. Et quand nous nous sommes battus dans la clandestinité contre la tyrannie de Batista, nous les révolutionnaires ne vivions pas dans des conditions de normalité, nous devions respecter les règles de la lutte ; de la même manière, bien que le pouvoir révolutionnaire existe dans notre pays, en ce qui concerne les réalités du monde, nous ne vivons pas dans des conditions normales et nous devons respecter les règles de cette situation.

Et pour expliquer cela, nous allons lire une lettre manuscrite que j’ai ici entre les mains, et qui a été retranscrite par machine à écrire, du camarade Ernesto Guevara (Applaudissements), qui s’explique lui-même (sur les raisons de son absence). Je m’étais demandé si je devais retracer l’histoire de notre amitié et de notre fraternité, comment cela a commencé, dans quelles conditions et comment cela s’est développé. Mais ce n’est pas nécessaire. Je vais simplement lire la lettre. 

 Il dit : « La Havane... » 

 La date n’a pas été définie, puisque cette lettre devait être lue au moment que nous jugerions le plus opportun, mais pour coller à la stricte réalité, elle m’a été remise le 1er avril de cette année, il y a exactement six mois et deux jours.

 Voilà ce qu’elle dit :

 

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« La Havane, année de l'Agriculture [1965].


Fidel,
Je me souviens en ce moment de beaucoup de choses : du jour où j’ai fait ta connaissance dans la maison de Maria Antonia, du moment où tu m’as proposé de venir avec vous [pour participer à la Révolution cubaine] et de toute la tension des préparatifs.
Un jour, on est venu nous demander qui devait être prévenu en cas de décès, et la possibilité réelle de ce fait (la mort) nous a tous saisis. Par la suite, nous avons su que c'était vrai, et que dans une Révolution, on triomphe ou on meurt – si elle est véritable. De nombreux camarades sont tombés sur le chemin de la victoire.

Aujourd’hui, tout a un ton moins dramatique, parce que nous sommes plus mûrs ; mais les faits se répètent. J’ai l’impression d’avoir accompli la part de mon devoir qui me liait à la Révolution cubaine sur son territoire, et je prends congé de toi, des compagnons, de ton peuple qui est maintenant aussi le mien.

Je démissionne formellement de mes fonctions à la Direction du Parti et de mon poste de ministre, et je renonce à mon grade de Commandant et à ma nationalité cubaine. Rien de légal ne me lie plus aujourd’hui à Cuba, à l'exception des liens d’une autre nature qu’on ne peut briser, contrairement aux titres.

En passant ma vie en revue, je crois avoir travaillé avec suffisamment d’honnêteté et de dévouement à la consolidation du triomphe révolutionnaire. Ma seule faute de quelque gravité, c’est de ne pas avoir eu plus confiance en toi dès les premiers moments dans la Sierra Maestra et de ne pas avoir su discerner plus rapidement tes qualités de dirigeant, d’homme et de révolutionnaire. J’ai vécu des jours magnifiques et j’ai éprouvé à tes côtés la fierté d’appartenir à notre peuple en ces journées lumineuses et tristes de la Crise des Caraïbes. Rarement, un chef d’État ne fut aussi brillant que tu le fus dans ces circonstances, et je me félicite aussi de t’avoir suivi sans hésiter, d’avoir adhéré pleinement à ta façon de penser, et d'avoir su voir et apprécier les dangers et les principes comme tu le fis.

D’autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t’est refusé, en raison de tes responsabilités à la tête de Cuba et l’heure est venue de nous séparer.
Sache que je le fais avec un mélange de joie et de douleur. Je laisse ici les plus pures de mes espérances de constructeur et les plus chers de tous les êtres que j’aime. Et je laisse un peuple qui m’a adopté comme un fils. Cela déchire toute une partie de mon âme. Sur les nouveaux champs de bataille, j'apporterai la foi que tu m’as inculquée, l’esprit révolutionnaire de mon peuple, le sentiment d’accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l’impérialisme où qu’il se trouve. Cela réconforte et guérit avantageusement les blessures les plus profondes.

Je répète une fois encore que je délivre Cuba de toute responsabilité, sauf de celle qui émane de son exemple. Si un jour, sous d’autres cieux, survient pour moi l’heure fatidique (du martyre), ma dernière pensée sera pour ce peuple et plus particulièrement pour toi. Je te remercie pour tes enseignements et ton exemple envers lesquels j’essaierai de rester fidèle jusqu’à la dernière conséquence de mes actes. J’ai toujours été en accord total avec la politique extérieure de notre Révolution et je le suis toujours. Partout où je me trouverai, je sentirai toujours peser sur moi la responsabilité d’être un révolutionnaire cubain, et je me comporterai comme tel. Je ne laisse aucun bien matériel à mes enfants et à ma femme, et cela ne me chagrine pas. Je suis heureux qu’il en soit ainsi. Je ne demande rien pour eux, car je sais que l’État leur donnera ce qu’il faut pour vivre et s’instruire.

J’aurais encore beaucoup à te dire, à toi et à notre peuple, mais je sens que c’est inutile, car les mots ne peuvent exprimer ce que je voudrais dire, et ce n’est pas la peine de noircir davantage de papier.

Jusqu’à la victoire, toujours.

La Patrie ou la Mort !

Je t’embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire.

(Signé :) Che. »

Source : http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/1965/esp/f031065e.h...

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

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Soutenez la justice en répondant à l'Appel au secours de Norman Finkelstein et en signant sa pétition

 

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Les États-Unis ont un problème d’empathie qui nourrit leur culture de la violence à l’étranger, l’ignorance chez eux et la tragédie partout.

 

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Le 20 octobre 2011

 

Tandis que le monde pleure les victimes de Las Vegas, l’absence d’empathie de l’Amérique pour ses victimes à l’étranger est sidérante.

Adam Garrie – TheDuran 7 octobre 2017

 

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À chaque fois que des fusillades ou d’autres événements terroristes (sur leur sol ou autrement) frappent les États-Unis, le flot de sympathie en provenance de la Russie et, en fait, du monde entier, est toujours palpable, en dépit de l’état actuel des relations politiques. La culture russe, en particulier, est une culture où exprimer de la sympathie à un moment de tragédie et de douleur objectif, prend un relief certain, à la fois sur le plan humanitaire et sur le plan spirituel..

Mais il y a un autre élément de la réaction susmentionnée aux tragédies si uniquement américaines chez les peuples extérieurs aux États-Unis, qui est moins directe. Dans ce pays immensément riche, exerçant une politique extérieure exceptionnaliste qui surprend encore certains adversaires politiques des États-Unis, beaucoup trouvent choquant que tant de citoyens américains décident de s’entretuer en grands nombres, dans un pays qui est présenté comme entièrement idyllique par la machine de propagande de Washington.

Dans ce sens, il y a un élément de dissonance cognitive de la part du reste du monde, à voir des tragédies se dérouler dans un pays où ce genre de choses n’est pas supposé se produire, et se produit néanmoins très souvent.

Chez beaucoup d’Américains et certainement chez ceux dont les récits fictifs sont couverts par les médias de masses, la dissonance cognitive du monde extérieur est plus ou moins noyée dans une attitude exceptionnaliste généralisée, par laquelle les Américains élèvent leurs tragédies nationales au rand de cataclysmes cosmiques, alors que les morts causés par les États-Unis au reste du monde se voient réduits, au mieux, au rang de statistiques, au pire à celui de succès macabres.

Prenez par exemple le populaire spectacle télévisé « Tonight Show », de Jimmy Fallon. Au cours d’une récente transmission, des auteurs comique de sexe féminin et le célèbre Miley Cyrus, ont accueilli Hillary Clinton par la lecture de lettres d’adulation assortie d’embrassades physiques. Beaucoup de pontes U.S. de l’analyse politique, y compris ceux qui sont opposés à Hillary Clinton, n'ont pas saisi les connotations politiques de cet étalage.

 

 

Beaucoup ont critiqué ce coup télévisé comme un exercice de propagande en politique identitaire. Essayant de dresser les Américaines contre les Américains, le message subliminal disait que la plupart des hommes, en Amérique, ont été les supporters du « gros méchant » Donald Trump, alors que les femmes américaines, bien entendu supérieurement cognitives, se sont prononcées pour la « gentille et douce » Hillary Clinton. Au pays du 1er Amendement, la politique identitaire ne peut pas être censurée, mais elle devrait être tranquillement contrée par ceux qui se servent de la liberté d’expression pour défendre une politique basée sur de  la véritable politique et non sur des fictions identitaires.

Mais le plus gros problème géopolitique, dans un étalage aussi vulgaire, c’est que Hillary Clinton n’est ni gentille ni douce. Elle a été l’architecte des plus dévastatrices de toutes les guerres post-11 septembre dirigées par les États-Unis contre des pays étrangers. L' « enfant chéri » personnel de Hillary Clinton a été la guerre de Libye, qui a fait d’un des pays les plus riches dans l’histoire de l’Afrique ­ – où les gens étaient logés et nourris gratuitement, et où l’éducation et les vocations étaient largement subventionnés – un État ruiné de fond en comble et noyé dans son sang. La Libye, qui avait été laïque et indépendante, est maintenant le plus vaste camp d’entraînement terroriste du monde, où plusieurs factions politiques se combattent et où groupes terroristes et factions pirates se disputent les ressources qu’ils volent tous de concert à la Libye. Alors que la Syrie est en train de gagner la guerre contre le terrorisme et que l’Irak même commence à se remettre lentement, avec l’aide de l’Iran et d’autres, la Libye montre peu de signes d’un changement quel qu’il soit de son statu quo post-2011, dont Hillary Clinton est directement responsable.

 

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Ce n’est là qu’une des désastreuses décisions politiques de Hillary Clinton, mais c’est la plus profondément terrifiante. Alors que même Barack Obama, qui avait contresigné ses plans, a fini par plus ou moins « regretter » le désastre, Hillary Clinton s’est pour sa part complaisamment laissé filmer en train de rire de la mort du leader révolutionnaire libyen Muammar Kadhafi, et elle continue à se vanter de la mort barbare de l’homme qui dirigeait la nation qu’elle a oblitérée.

 

 

Alors que Hillary Clinton est l’auteur de la tragédie libyenne, elle n’est pas l’auteur de la plus grande tragédie psychologique de l’Amérique. Ce qu’elle est, c’est le symptôme profondément grotesque de l’incapacité de l’Amérique à éprouver de l’empathie pour ce qui se trouve en dehors de ses frontières, au moment même où des pays comme la Russie éprouvent et témoignent de la compassion pour les Américains massacrés chez eux, et dans le cas de la tuerie de Las Vegas, apparemment massacrés par un des leurs.

Les États-Unis ont tué des millions de gens en dehors de leurs frontières par des guerres dévastatrices et surtout illégales, dont aucune n’a eu rien à voir avec la sécurité du peuple américain. Un projet de recherche récent de James A. Lucas est arrivé à la conclusion que, depuis 1945, les USA ont tué plus de 20 millions de personnes, et ce, non compris les morts causées par les deux bombes atomiques jetées sur le Japon en 1945, seul exemple d’une nation ayant fait usage de telles armes contre des civils. Quand on fait le compte du nombre de familles détruites, de vies ruinées, de famines créées et de mutilations physiques infligées par l’action des militaires US, les chiffres sont beaucoup plus élevés.

La culture de la violence à l’intérieur des États-Unis en vient à être nanifiée par la culture de la violence promulguée par l’armée US envers le reste du monde. Dans certaines parties de ce monde, toute sympathie que les gens pourraient autrement ressentir pour les Américains tués dans des spectacles d’horreur domestique finit par s’épuiser, à cause de la violence continuelle que les Américains exercent partout ailleurs.

La partie la plus effrayante de ce spectre de possibilités est qu’innombrables sont ceux qui, aux États-Unis, ne sont pas conscients de ce que leur pays fait à l’étranger. La faute en revient à la fiction que la plupart des politiciens et des médias US font proliférer, laquelle prétend que les Américains sont haïs à l’étranger à cause de leur supposée liberté intérieure et non à cause de leurs actes de brigandage et d’agression éhontée commis par les forces armées US, de l’Asie Orientale à l’Europe et de l’Amérique du Sud à l’Afrique du Nord.

De plus en plus, alors que les USA ne font rien pour changer leur réputation d’agresseur planétaire n°1 de l’ère moderne, beaucoup de gens, au spectacle des événements tragiques répétés à l’intérieur de la soi-disant « libre » Amérique, trouvent que cette « liberté » n’a pas un air particulièrement engageant.

Les États-Unis sont en train de devenir un lieu où personne n’a envie de vivre. Certains accusent la politique US de ce désastre, et c’est vrai qu’elle en est responsable. D’autres – et j’en suis – en rendent responsable la culture américaine de la drogue, qui n’a cessé d’attiser les flammes de la violence, tout en rendant les citoyens US confortablement insensibles aux réalités blafardes qui les entourent. D’autres encore mettent en cause les lois US sur les armes, bien que je n’en fasse personnellement pas partie. Beaucoup de pays connaissent une très haute prolifération d’armes, légales ou non, mais très peu sont devenus des répliques de ces aspects les plus sinistres de la vie moderne.

Le problème, avec les États-Unis, est un problème d’attitude, qui donne la priorité à une arrogance exceptionnelle, avec une exposition exceptionnellement mauvaise aux faits qui concernent le reste du monde. Tant que cette attitude ne changera pas, les Américains ne connaîtront jamais ce que signifie une réelle empathie et un réel chagrin pour autrui, quand bien même les tragédies continueraient à se dérouler sous leurs yeux. Une nation constamment en guerre ne peut pas espérer trouver la paix intérieure. Dans ce sens, le fait que des célébrités embrassent une criminelle de guerre telle que Hillary Clinton, démontre on ne peut plus clairement que les Américains devront vivre avec la violence qu’ils ont répandue sur le monde, jusqu’à ce que les gens, dans leur pays, trouvent le courage de condamner TOUTE violence, quelles que puissent en être les victimes.

Source : http://theduran.com/while-the-world-weeps-for-the-las-veg...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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L’adolescence éternelle aux USA : diagnostic…

(Nous, on aurait dit « infantilisme » et « pervers », mais qui sommes-nous ?)

Il est clair que l’Amérique souffre d’une épidémie d’arrêt du développement émotionnel, qui la détruira.

Dr. Paul Kindlon – Russia Insider 28 août 2017

 

J’ai eu l’occasion d’enseigner la psychologie et la socio-psychologie depuis plus de vingt ans. Parfois, les connaissances obtenues dans ces domaines me permettent d’analyser et de comprendre le comportement social et certaines tendances culturelles. En voici une occasion.

 

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Si l’on est capable d’observer la société américaine d’une manière objective – tâche assurément difficile – il apparaît clairement que le pays souffre d’une épidémie d’arrêt du développement émotionnel (AED). Cette maladie particulière se caractérise par une combinaison de nombreux facteurs : la dépendance, la cupidité, l’immaturité, la peur, le blâme, la honte, le ressentiment, la colère, la confusion et la souffrance. Cela signifie que la grande majorité des Américains est bloquée à l’adolescence, présentant des comportements tels que le mensonge, les attitudes négatives, la désobéissance et le manque de respect, l’abus de drogues et d’alcool, la dépression et les questions de sexualité.

Il suffit de regarder des films américains ou des émissions de télévision pour obtenir un instantané des caractéristique fondamentales de la comédie de l’humour adolescent, juvénile et puéril. Ce n’est pas par hasard que Jimmy Fallon, âgé de 42 ans, est pour l’essentiel « un ado éternel » jouant des comédies truffées humour et de gags de salle de bain faisant appel à un niveau stupide d’immaturité. L’autre chéri des spectacles de fin de soirée en Amérique est Stephen Colbert qui se spécialise dans l’insulte aux personnages publics, par une manifestation ouvertement adolescente d’attitude négative et de manque de respect.

Une autre caractéristique de l’AED est d’échapper à la responsabilité et de blâmer les autres pour ses échecs. Il suffit d’observer les millions de supporters de Hillary pour comprendre ce phénomène. Un autre symptôme, également fréquent pour les personnes atteintes d’AED, s’exprime par le manque de respect à des fins sophomoriques, généralement en endommageant les biens comme nous le voyons, les monuments étant défigurés et détruits.

Les adolescents, bien sûr, ont tendance à avoir des problèmes d’identité concernant souvent leur sexualité, ce qui est un autre phénomène tout à fait évident dans l’Amérique contemporaine. Il n’est pas « cool » de ne pas être LGBT ou de ne pas se sentir confus avec son genre aujourd’hui. Bientôt il y aura autant de genres que de saveurs de sorbets, car tout est une question de goût !

En termes d’activité cognitive, l’AED se caractérise par une exagération et une simplification excessive. Par exemple, si vous êtes en colère contre l’un de vos parents, vous pouvez le cataloguer comme nazi ou fasciste.

Cette attitude négative est maintenant étendue à tous ceux qui ne sont pas d’accord avec vous et peut être constatée dans des slogans tels que « No Trump, No KKK, No Fascist USA ». Les adultes sont une espèce en voie de disparition. L’effet cognitif de l’exagération et de la simplification excessive entraîne l'irrationalité et la confusion. En témoignent les millions de personnes qui croient être antiracistes en s’opposant à « la suprématie blanche ». Aucun anthropologue sur terre ne prétend que « blanc » est une race – bien qu’un néo-nazi puisse le prétendre. Ce n’est même pas une couleur primaire. Les Irlandais ont été victimes de discrimination pendant plus de cent ans en Amérique en raison du racisme anglo-saxon, mais les Irlandais sont considérés comme « blancs ». Il y a des millions d’Américains d’origine allemande, polonaise et scandinave qui appartiennent à la classe ouvrière ou même au sous-prolétariat depuis très longtemps. Ces « blancs » sont-ils coupables de suprématisme ? Contre qui ? Eux-mêmes ?

Bien sûr, ce sur quoi les manifestants devraient se concentrer, c’est la classe sociale et non la race, qui est vraiment une désignation arbitraire. Malheureusement, le mouvement progressiste en Amérique est passé de « Occupy Wall Street » à « Occupons les chiottes publiques ». Lénine se retournerait dans sa tombe… s’il en avait une. En ce qui concerne l’alcoolisme et la toxicomanie en Amérique, les statistiques sont stupéfiantes [sans jeu de mot, NdT]. La dépendance aux opioïdes, à elle seule, devient un problème national de santé publique, tout comme la dépression. L’abus d’alcool, bien sûr, est également assez élevé. Mentir devient également monnaie courante. Il s’agissait simplement autrefois d’une habitude propre aux politiciens et aux avocats qui savaient « jouer avec la vérité ». De nos jours, les médias traditionnels sont largement considérés comme un courant dominant de mensonges, avec CNN affublé maintenant du sobriquet FAKE NEWS.

La caractéristique, propre à l’adolescence, de se révolter et de désobéir, se manifeste souvent par l’usage de blasphèmes destinés à choquer l’ancienne génération. La profanation gratuite est omniprésente dans la culture américaine et a remplacé l’imagination comme une des formes de la créativité. Ce n’est pas par accident que Pussy Riot – un groupe d’artistes « performants » qui utilise le blasphème dans une cathédrale, considérée comme sacrée pour « choquer » le public russe et « désobéir » aux autorités – s’est retrouvé chez lui aux États-Unis et a été pris en amitié par Madonna, elle-même autre symbole de l’adolescence éternelle. Son AED s’est manifesté en pleine lumière l’année dernière quand elle a offert publiquement une fellation à tous les hommes qui voteraient pour Hillary Clinton. Et comme n’importe quel adolescent rebelle essayant de choquer la « génération plus âgée », elle a cru devoir préciser qu’elle « avale ». Restez chic, Madonna. Rappelez-vous que vous êtes une mère de 59 ans avec six enfants.

Alors, voyez-vous… Si tout le monde est adolescent, il n’y a plus de supervision adulte. Voilà le problème. Depuis des années qu’une autopsie est en cours pour déterminer comment et pourquoi l’empire américain a expiré, la nécrologie évoquera de multiples causes de décès et l’AED sera classé en bonne place.

Peut-être un adolescent précoce sera-t-il autorisé à écrire l’épitaphe qui se lirait ainsi :

« Lorsqu’il est prolongé, le pont entre l’adolescence et l’âge adulte peut coûter très cher. »

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Dr Paul Kindlon

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

Source : http://lesakerfrancophone.fr/ladolescence-eternelle-aux-u...

 

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Dernière minute :

 

Le gouvernement quoi ? « belge »...

 

Une école palestinienne financée par la Belgique baptisée du nom d'une terroriste

RT en français10 octobre 2017

 

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Ecolières palestiniennes devant une école de l'ONU à Gaza

 

Le gouvernement belge s'est vivement désolidarisé de l'initiative par laquelle une école en Palestine, financée par la Belgique, a été renommée en hommage à Dalal Mughrabi, militante du Fatah ayant participé au massacre de 38 Israéliens en 1978.

La Belgique a découvert qu'une école qu'elle avait contribué à financer en Palestine avait été renommée du nom d'une terroriste impliquée dans une attaque en 1978 près de Tel Aviv, en Israël. Cette révélation, comme le rapporte La Libre Belgique, a provoqué une vive réaction du gouvernement.

Décidé en 2013, le financement par l'État belge d'une école pour filles sur la rive occidentale du Jourdain, en zone palestinienne, avait permis la construction rapide de l'établissement. Initialement appelée Beit Awwa, l'école a néanmoins été rebaptisée quelques temps plus tard au nom de Dalal Mughrabi.

Or, Dalal Mughrabi, militante du Fatah dans les années 1970, était impliquée dans le massacre dit « de la route côtière » survenu le 11 mars 1978. Sur la route menant de Tel Aviv à Haïfa, en compagnie de douze autres militants du Fatah, elle avait participé à cette attaque armée ayant coûté la vie à 38 civils dont 13 enfants. De nombreux Palestiniens la considèrent encore aujourd'hui comme une martyre de la libération de la Palestine.

Ce changement de nom passe néanmoins très mal en Belgique. « Le gouvernement condamne sans équivoque tout hommage aux auteurs d'attaques terroristes », ont déclaré les cabinets de Dider Reynders et Alexander De Croo, respectivement ministre des Affaires étrangères et vice-Premier ministre. Ils assurent par ailleurs ne pas avoir été mis au courant de ce changement de nom décidé par les autorités palestiniennes locales.

Source : https://francais.rt.com/international/44401-ecole-palesti... 

 

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Non, elle n’est pas morte en octobre (mais un 11 mars). On s’en fout, on pleure quand on veut.

 

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Aline de Diéguez

Chroniques de la Palestine occupée

 

In Memoriam Dalal al Mughrabi

Cinquième anniversaire du carnage israélien dans le camp de Gaza
(27 décembre 2008 - 21 janvier 2009)

« Si vous n'êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et à aimer ceux qui les oppriment. »

Malcolm X

 

À la lecture de la nouvelle dérangeante pour les amis de la Palestine, selon laquelle trois mille Palestiniens, principalement membres du Hamas, combattent en Syrie aux côtés des égorgeurs et des cannibales wahhabites on ne peut qu'évoquer avec tristesse la mémoire des résistants qui ont donné leur vie afin que la Palestine ne sombre pas dans l'oubli et constater avec chagrin les dérives suicidaires de dirigeants qui envoient leurs combattants se faire tuer pour le double bénéfice et l'extrême jubilation de leur oppresseur.

Voir des Palestiniens tourner le dos à des États et à des groupes politiques qui ont soutenu leur résistance à l'occupation sioniste et qui les ont nourris et armés pendant des décennies, puis découvrir comment ils trahissent leurs seuls véritables soutiens en se rangeant dans le camp de leurs propres oppresseurs, laisse sans voix tout être normalement doué d'une étincelle de raison et de sens moral. [1]

En effet, il est clair pour tous ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, que les hordes de fanatiques, qualifiés "rebelles", "opposants" ou "djihadistes", mais jamais "terroristes", et qui se ruent en rangs serrés sur la Syrie ne sont que des mercenaires sponsorisés par les riches et rétrogrades Étaticules pétroliers et gaziers du Golfe, armés et entraînés par les services secrets de l'OTAN et ceux du Mossad israélien. Les illusions d'un "printemps arabe" en Syrie n'ont duré que ce que durent les roses.

D'importants groupes de mercenaires palestiniens, principalement affiliés au Hamas, recrutés par l'inénarrable Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani lors de sa visite à Gaza en octobre 2012, combattent donc dans le même camp qu'Israël et se font tuer pour le plus grand bénéfice de leur occupant !

 

Lire la suite…

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/pales... 

 

 

2. russep.gif

 

 

 

Mis en ligne le 10 octobre 2017

 

 

 

 

18:36 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2017

D'ABORD, ILS SONT VENUS POUR LES NAZIS ET LES PEDOPHILES... - I.

1. Bateau Saker.jpg

 

Sapir viré de Russeurope

 

Suspension de la publication sur ce carnet

Marin Dacos – Russeurope 28 septembre 2017

 

Chères lectrices,
Chers lecteurs,

Le carnet que vous consultez est désormais une archive et ne sera plus alimenté. Les droits d’accès en écriture ont été retirés à son auteur par l’équipe d’OpenEdition.

À de nombreuses reprises, l’auteur du carnet y a publié des textes s’inscrivant dans une démarche de tribune politique partisane, déconnectés du contexte académique et scientifique propre à Hypothèses et constituant une condition indispensable pour publier sur la plateforme.

L’équipe d’OpenEdition a informé l’auteur que des billets de ce type n’avaient pas leur place sur la plateforme, en précisant que des mesures seraient prises en cas de poursuite de ce type d’usage du carnet de recherche..

Suite à la publication de nouveaux contenus dépassant le périmètre éditorial de la plateforme, l’équipe d’OpenEdition a procédé à la suspension des droits en écriture de l’auteur. Aucun contenu n’a été supprimé. Aucun nouveau contenu ne pourra être publié. Une archive de l’ensemble des billets a été transmise à l’auteur.

Marin Dacos
Directeur du Centre pour l’édition électronique ouverte

Lire le communiqué des Conseils scientifiques d’OpenEdition et d’Hypothèses

Source : http://russeurope.hypotheses.org/6303

 

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Lettre de Claude et François Roddier au représentant d’Hypothèses et OpenEdition

 

Monsieur le Directeur,

C’est avec stupéfaction que nous avons pris connaissance de votre texte et de celui des conseils scientifiques d’Hypothèses et OpenEdition suspendant la publication de contenus sur le carnet Russeurope alimenté par Jacques Sapir.

Nous sommes un couple d’astronomes ayant travaillé 16 ans aux États Unis, revenus en France pour notre retraite. En tant qu’universitaires scientifiques nous n’arrivons pas à comprendre comment vous pouvez affirmer que les billets de Jacques Sapir sont déconnectés d’un contexte académique et scientifique. Nous soutenons, au contraire, que l’ensemble des textes du carnet de Jacques Sapir sont parfaitement à leur place dans un portail d’édition académique.

Les textes des carnets sont le plus souvent des textes mettant l’économie à la portée de non-économistes, ce qui est notre cas. Nous avons découverts le carnet il y a plusieurs années, en avons été des lecteurs réguliers et avons beaucoup appris en le lisant.

Jacques Sapir prend ouvertement position sur quelques sujets-clés pour lui : l’euro, la laïcité, la souveraineté et explique très clairement les enjeux liés aux choix faits dans ces domaines.

Pour Jacques Sapir, fils de l’un des responsables de la Résistance dans les Alpes-Maritimes, la laïcité et la souveraineté de la France sont des piliers pour lesquels il a décidé de se battre. C’est cette position qu’il défend systématiquement depuis le commencement de son carnet. Pourquoi donc les conseils scientifiques d’Hypothèses et OpenEdition n’ont-ils pas suspendu la publication de contenu depuis cinq ans maintenant ?

Est ce parce que notre président désire remplacer la souveraineté française par la souveraineté européenne et trouve naturel de brader Alstom-Energie à l’américain General Electric et Alstom-Transport à Siemens que votre portail d’édition s’inquiète brusquement de «démarche «démarche de tribune politique partisane» ? Votre démarche n’est-elle pas simplement de bloquer une voix dissidente ? N’avons nous pas affaire à un procès d’opinion ?

En tant que citoyens français attachés aux valeurs fondamentales de notre République, nous vous demandons, Monsieur le Directeur, d’annuler la mesure de suspension de publication de contenus sur le carnet Russeurope.

 

Claude et François Roddier,

Professeurs retraités des universités de Aix-Marseille, Nice, Institute for Astronomy de l’Université de Hawaii (USA).

 

 

2. François Demassieux.GIF

 

 

Cette prise de position leur a valu la lettre suivante de Jacques Sapir :

 

Chers amis,

Chers collègues,

Ce courriel pour vous informer que le mouvement de protestation contre la suspension de mon carnet de recherches est en train de s'amplifier.

M. Dacos, sur Twitter, a eu le front de se plaindre et de se dire "fatigué" des 600 messages (!) qu'il aurait reçus concernant mon carnet.

C'est ce que l'on appelle un magnifique "effet Streisand". J'ai reçu le soutien de la communauté scientifique, que ce soit en France, mais aussi en Italie, en Allemagne, en Espagne, en Grande-Bretagne et en Russie.

Une note de protestation a été mise sur le blog de la World Economic Association.

Je remercie de tout mon coeur ceux qui se sont joints à ce mouvement.

Je me suis "exilé" provisoirement chez Olivier Berruyer, d'où j'ai repris mon travail.

Avec toutes mes amitiés,

Jacques Sapir

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Nous y ajoutons la mise au point générale de l’intéressé, publiée ce-jour par Les Crises :

 

[Invité] – Russeurope en exil (forcé), par Jacques Sapir

 

10. sapir_russeurope-296.jpg

 

Mon carnet scientifique, ouvert en septembre 2012 sur Hypotheses.org vient d’être suspendu. Je ne puis plus installer de notes ni faire des modifications sur les textes publiés. Le communiqué, signé par Marin Dacos, directeur d’OpenEdition dit :

 

« Le carnet que vous consultez est désormais une archive et ne sera plus alimenté. Les droits d’accès en écriture ont été retirés à son auteur par l’équipe d’OpenEdition.

À de nombreuses reprises, l’auteur du carnet y a publié des textes s’inscrivant dans une démarche de tribune politique partisane, déconnectés du contexte académique et scientifique propre à Hypothèses et constituant une condition indispensable pour publier sur la plateforme ».

 

Je conteste formellement cette affirmation et cette procédure, dont on peut s’étonner qu’elle survienne maintenant alors que je publie tout type de textes depuis l’ouverture du carnet, fin septembre 2012. Mais, tous les textes publiés sont en relation avec mes recherches, qu’il s’agisse d’articles scientifiques, de notes de travail, ou d’articles de réaction à l’actualité. Tous ces textes s’inscrivent dans le contexte de mes recherches. De plus, et il faut l’ajouter, de nombreux carnets réagissent eux-aussi à l’actualité.

Parme les textes qui me sont reprochés il y a les textes suivants qui servent de prétextes à ce blocage sont les suivants :

Lire la suite…

Source : https://www.les-crises.fr/invite-russeurope-en-exil-force...

 

2. François Demassieux.GIF

 

Félicitons-nous au passage de cette solidarité entre résistants « alternatifs », et souhaitons qu’elle se généralise.

Si serrer les rangs face à l’ennemi est la seule arme qui nous reste, qu’au moins il soit bien sûr qu’il lui faudra l’affronter à ses risques et périls.

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Ce n’est pas la première fois que quelqu’un se fait bâillonner pour ses idées par un site privé. On se rappelle ici, par exemple, les démêlés de Serge Uleski avec L’Obs, mais il y en a eu bien d’autres avant l’inénarrable offensive de l’imMonde et de son « Décodex ». Il semble que les droits du commerce passent de plus en plus les droits des sociétés civiles : celles des citoyens et des États, que garantissent pourtant les lois.

En août dernier, un (très long) article du Saker sur ce sujet nous avait frappés et nous avions commencé à le traduire, pour finir par jeter l’éponge par manque de temps et d’énergie. Cette affaire-ci nous pousse à le reprendre avec quelque retard. Comme toujours, le Saker réfléchit à voix haute et va jusqu’au tréfonds d’une question de principe, en finissant, comme toujours, par y chercher des solutions pratiques. Il faut le lire, fût-ce en plusieurs jours.

Grand merci à Anna S. pour les corrections !

 

2. François Demassieux.GIF

 

« D’abord, ils sont venus pour les nazis et les pédophiles »

Le Saker – The Unz Review30 août 2017

 

11. saker-falcon-drawing-small.jpg


D’abord, ils sont venus pour les communistes

Je n’ai rien dit parce que je n’étais pas communiste.

Après, ils sont venus pour les socialistes.

Je n’ai rien dit parce que je n’étais pas socialiste.

Ensuite, ils sont venus pour les syndicalistes

Je n’ai rien dit : je n’étais pas syndicaliste.

Après, ils sont venus pour les Juifs.

Je n’ai rien dit parce que je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus pour moi,

Il n’y avait plus personne pour dire quelque chose.

Martin Niemöller (1892–1984)

 

Je dois commencer cette analyse en vous demandant votre compréhension pour le fait qu’elle inclura beaucoup de citations. Dans des circonstances normales, je me serais contenté de donner des liens, mais, étant donné le sujet dont je veux discuter et la manière dont les choses « disparaissent » brusquement sur Internet, vous donner les citations en entier est probablement une meilleure idée. Le sujet que je veux traiter aujourd’hui est la répression brutale de la liberté d’expression par l’empire anglo-sioniste, au moyen de ses « loyales sociétés » [corporations].

 

D’abord ils sont venus pour le Daily Stormer

Je commencerai cette discussion par un résumé de ce qui est arrivé récemment au site web nazi The Daily Stormer tel qu’il est décrit par Wikipedia. La raison pour laquelle je m’en sers est que Wikipedia est clairement hostile au Daily Stormer et ne peut donc être accusé de sympathie ou de rapporter avec exagération ce qui est arrivé. Voici ce compte-rendu (c’est moi qui souligne) :

 

« Le Daily Stormer a aidé à organiser « Unissez les droites », une manifestation d’extrême-droite qui s’est déroulée à Charlotteville, Virginie, les 11 et 12 août 2017, au cours de laquelle une contre-manifestante Heather Heyer, a été tuée par un véhicule entré dans la foule. Weev a aussi appelé les lecteurs du Daily Stormer à localiser l’endroit où allaient se tenir les funérailles de Heyer et à y assister en la traitant de “grosse pouffiasse”.

Le 13 août, le site a été avisé par son enregistreur de domaines GoDaddy qu’il avait violé les conditions du service en se moquant de Heyer, et a donné à Anglin [l’éditeur du Daily Stormer, ndt] 24 heures pour se trouver un autre enregistreur pour son site. Le jour suivant, celui-ci a déménagé chez Google, qui a presque immédiatement annulé son enregistrement pour violation des termes du contrat, mettant également fin au compte Youtube du site web. Le jour suivant, le site s’est enregistré chez Tucows, qui a annulé le contrat quelques heures plus tard pour incitation régulière à la violence. Le 15 août, il a été annoncé par Weev que le site avait déménagé dans le « dark web », et qu’il était désormais accessible via Tor, tandis que Facebook censurait les liens conduisant au site et que Discord interdisait son canal. Le 16 août, Cloudflare, le fournisseur de DNS [Domain Name System] et de services par procuration, qui protégeait habituellement le Daily Stormer, mettait également fin à ses services. Cloudflare avait eu pour règle dans le passé de refuser de mettre fin à des sites sur base de leur contenu, mais son PDG, Matthew Prince, a fait une exception en postant une annonce et explication publique sur le blog de sa société. Le 17 août, après qu’il se soit délocalisé en dailystormer.ru, le chien de garde russe des médias Roskomnadzor a exigé la fermeture du domaine.

Le Daily Stormer est revenu brièvement sur le clearnet avec un .lol gTLD, dailystormer.lol, administré par Namecheap, mais, au bout de deux jours, Namecheap a annulé le domaine. Le PDG de la compagnie, Richard Kirkendall, a fait savoir que “la qualité et le contexte du matériel, en plus d’un soutien à des groupes et à des causes violents, le faisaient passer du statut de liberté d’expression protégée à celui d’incitateur” en citant spécifiquement une déclaration publiée par le Daily Stormer : “Il n’y a pas besoin d’avoir un doctorat en mathématiques pour comprendre que Blancs + fierté + organisation = Juifs fourrés dans des fours”. Le site a réapparu sur le net sous le nom de punishedstormer.com le 24 août, hébergé par DreamHost, dont les autres clients d’extrême-droite comprennent National Vanguard et le North-West Front. Dreamhost déclarait agir pour “défendre la liberté et la démocratie” ; des dénis de service d’Anonymous ont provoqué la disparition de tous ses sites du net . »

 

Ensuite, et plus consternant encore, c’est le fournisseur suisse d’e-mails cryptés ProtonMail (oui, celui que j’ai récemment recommandé à notre communauté) qui a fermé le compte du Daily Stormer. Voici comment Lee Rogers, membre du Daily Stormer, a décrit ce qui s’est passé :

 

Je viens d’être viré de ProtonMail
Lee Rogers
Daily Stormer
August 23, 2017

 

3. DisabledAccount.jpg

 

ProtonMail vient de m’interdire l’accès à son service e-mail en m’accusant de fraude et de pratiques abusives.

Effacez ProtonMail de la liste des sociétés avec lesquelles faire des affaires.

J’ai signé avec eux pour un service d’e-mails quand l’ostracisme a commencé. J’avais besoin d’un mécanisme pour que les gens puissent me contacter. Quelques personnes ont suggéré ProtonMail, donc j’ai décidé de tenter le coup.

« Avance rapide » : quelques jours plus tard, je me suis retrouvé verrouillé hors du compte, au prétexte qu’il y avait eu pratiques abusives ou fraude. Comment peut-on établir une chose pareille au bout de si peu de jours ? Il est évident qu’ils m’ont jeté parce qu’une bande de gens haineux sont allés se plaindre chez eux.

Comme beaucoup de gens le savent déjà, j’aime bien poster des photos de chatons et des blagues marrantes sur Internet. En même temps, je trouve grand plaisir à apporter mon soutien financier aux enfants juifs d’Israël qui meurent de faim. C’est quelque chose qui me passionne. Maintenant qu’ils m’ont viré de leur service mail, j’aurai beaucoup plus de mal à aider ces pauvres enfants juifs. J’en suis très contrarié, parce que je ne pourrai plus envoyer d’e-mails à tous les chrétiens charitables susceptibles d’apporter leur soutien à cette cause méritoire dont j’avais dressé la liste.

En m’interdisant leur service e-mails, les gens de ProtonMail ont prouvé que leurs cœurs sont pleins de haine envers les enfants juifs. À eux de s’en expliquer ! Qu’est-ce que je vais dire, moi, à ces pauvres petits enfants juifs qui vont aller se coucher tous les jours l’estomac vide ?

Curieusement, ils ont posté ce tweet au moment où mon compte était interdit. J’ignore si ça signifie quelque chose, mais je n’ai jamais appelé à la violence contre personne. Je suis tout à fait opposé à ce genre de choses.

Mis à part Andrew Anglin, je crois avoir été interdit par plus de services Internet que n’importe qui dans l’Histoire. La seule chose que ces sociétés technologiques ne m’ont pas encore faite est de refuser de me servir sur mes noms de domaine enregistrés. Mais je suis sûr que c’est le stade suivant.

 

Avant de continuer, débarrassons-nous tout de suite de quelque chose : je n’ai rien à faire des nazis (ni d’aucune autre espèce de racistes ou de racialistes) et je ne m’intéresse absolument pas à ce que le Daily Stormer peut bien publier ou pas. À vrai dire, jusqu’à tout récemment, je n’avais jamais entendu parler de ces gens ni de leur site web.

 

Trois questions qui doivent être posées sur les nazis

Cela étant, il y a de très bonnes raisons d’être horrifié par ce qui est en train de se passer :

Premièrement, pourquoi le Daily Stormer a-t-il été sélectionné entre tous pour faire l’objet de ces persécutions démentes ? Okay-okay, ils sont racistes et nazis. Bon. Et alors ? Cela fait-il d’eux des gens à ce point pires que les autres ? La dernière fois que j’ai vérifié, aucune des personnes impliquées ou travaillant pour le Daily Stormer n’avait commis le moindre délit personnel. D’ailleurs, s’ils avaient commis de tels crimes, pourquoi ne pas les poursuivre personnellement au lieu de s’en prendre à leur site web ? Pourquoi les « loyales corporations » essaient-elles de faire interdire la libre expression de certains individus ? Parce qu’ils « incitent » à la violence ? Quelle foutaise. Le corps tout entier de l’idéologie marxiste est une interminable incitation à la violence (révolutionnaire). Et personne n’a jamais essayé de fermer tous les sites marxistes ! Mince ! L’hymne national français est une incitation à la violence. Depuis quand la liberté d’expression exclut-elle l’incitation à la violence ? Tous les présidents US ont fait d’innombrables appels à la violence (Trump tout récemment encore contre la RPDC), pourtant, personne ne les censure ! Se pourrait-il que la seule raison pour laquelle le Daily Stormer ait été choisi à cet effet soit sa relative faiblesse (et sa relative incapacité à se défendre) ?

Bon. Maintenant, voyons la notion idiote selon laquelle les nazis allemands auraient été « l’horreur des horreurs », quelque phénomène superlativement mauvais dans l’Histoire humaine et que, pour cette raison, ils méritent une forme unique et spéciale de persécution politique. Ici aussi, permettez-moi tout de suite de me débarrasser de quelque chose : je considère que les nazis ont été une affreuse bande de racistes arrogants, génocidaires et maniaques. Oui, je trouve vraiment. Je n’ai « rien » de bon à dire à leur propos. Mais ce que je rejette catégoriquement, c’est la notion qu’ils aient été en quelque manière pires que tous les autres participants à la IIe guerre mondiale. Pensez-y. Les Soviétiques ? Pllîîîze ! Lisez Terrorisme et communisme de Trotsky ou Les enseignements de l’insurrection de Moscou, de Lénine, s’il vous reste des doutes sur le fait que les bolcheviques étaient des maniaques génocidaires. Les Anglais ? Dois-je rappeler à tout le monde que les Anglais ont commis une boucherie unique dans l’Histoire du monde : l’extermination génocidaire des groupes ethniques d’un continent entier (j’appelle ça un « pan-génocide ») ? Et Hiroshima, Nagasaki ou les bombardements génocidaires des civils allemands ? Ouais, je sais, le génocide allemand n’a pas seulement un nom spécial – l’Holocauste – en l’occurrence un terme impropre, mais leur génocide est le seul qui se soit vu attacher un chiffre de morts obligatoire : 6 millions (connaissez-vous UN SEUL autre génocide qui soit toujours mentionné avec un nombre des morts obligatoire ? que dire de tous les autres génocides – n’importe lesquels – dont le nombre de victimes ne puisse être légalement discuté ?). Depuis sept décennies désormais (moins, en fait, mais n’importe) on nous répète ce mantra « Holocauste 6 millions. Holocauste 6 millions. Holocauste 6 millions ». Pourquoi ? Se pourrait-il que le vrai crime des nazis n’ait pas été d’être de vrais maniaques génocidaires mais d’avoir perdu la IIe guerre mondiale ? Et que ce soient leurs (non moins génocidaires) ennemis qui aient écrit l’histoire de cette guerre ?

Alors, c’est vrai qu’aujourd’hui tout le monde hait les nazis. Certains pour les bonnes raisons (ce furent de malfaisants maniaques génocidaires), d’autres pour les mauvaises (parce qu’ils avalent la propagande anti-nazie des Ziomédias). Mais que ce soit pour les bonnes ou les mauvaises raisons, maintenant, tout le monde hait les nazis. Et pas seulement ça, mais la simple utilisation du mot « nazi » ou « Hitler » suffit à déconnecter la déjà très pauvre capacité d’analyse de la vaste majorité des gens, et elle fait des nazis le « traître de mélodrame » idéal. Se pourrait-il que les nazis aient été choisis entre tous pour exercer sa répression, par l’empire anglo-sioniste, parce qu’ils sont le scélérat idéal, le « scélérat consensuel » si vous préférez ?

Je tiens à ajouter ici que, même si nous concluons que le Daily Stormer a été choisi parce qu’il était faible et incapable de se défendre, et si nous concluons de même que le crime principal des nazis est d’avoir perdu la IIe guerre mondiale, et même si nous concluons que les nazis représentent le parfait « scélérat consensuel », cela ne veut en aucun cas dire que les nazis n’ont pas été tout ce que la propagande impériale leur reproche d’avoir été. Si je dis qu’un assassin n’est pas un violeur, je ne veux pas dire que cet assassin est un brave citoyen, puisque c’est quand même un assassin. Dans le cas des nazis, cet exemple est parfaitement d’application. Par exemple, même si les nazis n’ont pas tué 6 millions de juifs dans des chambres à gaz, il est établi au-delà de tout doute raisonnable, et pas seulement par les propagandistes, que les Einzatsguppen nazis ont assassiné un nombre considérable de civils. En fait, Raul Hillberg, qui est probablement le principal expert sur les atrocités nazies, estime que ces unités ont tué plus de 2 millions de gens. Si bien que, même si quelqu’un pouvait prouver que les chambres à gaz et les fours crématoires n’ont jamais servi à tuer personne, cela ne blanchirait pas les nazis de leurs atrocités..

 

[Parenthèse : il y a ici un paradoxe. Les propagandistes juifs ont très inconsidérément utilisé le chiffre de 6 millions et les chambres à gaz et les fours crématoires pour montrer que les nazis étaient des monstres. Maintenant, les propagandistes nazis retournent l’argument et disent que, puisqu’il y a des preuves sérieuses que 6 millions de personnes ne sont pas mortes et que les chambres à gaz et les fours crématoires n’ont jamais été utilisés pour tuer les gens en masse, les nazis étaient de blanches colombes qui n’ont jamais commis d’atrocités d’aucune sorte. Les uns et les autres mentent, naturellement. Il n’y a en réalité pas besoin de s’accrocher obstinément à la fable des 6 millions, des chambres à gaz et des fours crématoires, qui est une histoire très douteuse, pour établir que les nazis ont été des monstres génocidaires. Après tout, même si les nazis n’ont tué « que » 2 à 3 millions de civils, par balles, maladies, famine et tortures, cela les placerait encore au même rang que Pol Pot. Mais c’est quelque chose que ni les juifs ni les nazis ne veulent même envisager, et ils se cramponnent à leurs mythes en dépit de toutes les preuves matérielles.]

 

Je voudrais noter qu’il y a un autre « scélérat consensuel » que l’empire adore sélectionner pour provoquer la peur et la haine : les pédophiles. Okay. Avant que quelqu’un ne pète une artère coronaire, je m’empresse de dire tout de suite que je n’éprouve que du dégoût pour la pédophilie. La question n’est pas là.

La question, c’est que l’empire anglo-sioniste désigne, à l’exécration de tous, des « scélérats consensuels », pour pouvoir développer les instruments d’une répression judiciaire, technologique, politique et sociale, qui puissent être utilisés contre tout le monde et n’importe qui.

 

Création de « scélérats consensuels »

Regardez le petit collage que j’ai fait pour représenter un « pédophile nazi ».

 

4. Nazi-Pedophiles-768x310.jpg

Le nazi pédophile, « scélérat consensuel » idéal.

 

Ce que j’essaie de montrer avec cette image, c’est la puissance des réactions émotionnelles chez chacun de nous, devant une image qui combine un enfant en détresse et des svastikas nazies. Ce que fait cette image, c’est créer un tsunami émotionnel qui n’a aucun mal à démolir toute barrière critique rationnelle, sceptique ou analytique, dans le cerveau de la personne qui y est exposée. Quoi qu’une image soit probablement plus forte, les mots « nazis » et « pédophiles » ont souvent le même effet : nous faire arrêter de penser et accepter n’importe quoi qui soit susceptible d’arrêter les supposés nazis et/ou pédophiles. Tout ce qu’il reste à faire, c’est donner à la chose un nom comme « Loi protégeant nos enfants des nazis et des pédophiles », et vous pouvez ainsi faire passer n’importe quoi, même des lois justifiant la torture, les arrestations arbitraires ou des fouilles quotidiennes au corps et à l’intérieur du corps pour la population tout entière.

Vous doutez toujours ? Okay.

Posez-vous alors les questions suivantes : comment se fait-il que, dans une société saturée de pornographie et dans laquelle l’homosexualité est tranquillement en train de s’acquérir ce qui ne peut être appelé qu’un statut héroïque, comment il se fait que tout le monde soit SI préoccupé par la pornographie enfantine ? Sérieusement, croyez-vous « réellement » que quelqu’un, dans nos élites, se préoccupe des enfants ? Si oui, j’ai une collection de ponts à vous vendre à des prix imbattables !

C’est évident que nos dirigeants se fichent éperdument de nos gosses : la seule utilisation qu’ils envisagent pour nos gosses, c’est de les faire entrer dans leurs réseaux sexuels pédophiles (oh oui, alors que la pédophilie est un crime pour le citoyen lambda, c’est un symbole universel de statut social pour nos maîtres et seigneurs ; quelqu’un reveut du Pizzagate ?). Idem pour la pornographie (l’industrie du porno US est bien plus importante que Hollywood) ou la morale (nous vivons dans une société post-chrétienne du « Dieu est mort » n’est-ce pas ?).

Non, le pédophile a été sélectionné pour les mêmes raisons que le nazi : pas parce qu’ils sont malfaisants (ce qu’ils sont, évidemment !) mais parce qu’ils sont des cibles faciles, presque sans défense, des « scélérats consensuels » parfaits. Laissez-moi répéter ceci : pour les anglo-sionistes, la fonction des pédophiles et des nazis est de fournir un scélérat idéal sans défense et leur utilité est qu’ils permettent de créer les outils qui doivent servir à nous opprimer tous.

 

[Parenthèse : Pour comprendre à quel point les nazis ont été démonisés, jetez juste un coup d’œil à cette liste Wikipedia d’organisations qui font du lobbying pour la pédophilie (cette fois, j’ai laissé les notes de bas de page, pour que vous puissiez vérifier les sources).

 

International

  • Ipce (ex-International Pedophile and Child Emancipation, qui a changé son nom en 1998 pour se dissocier de l’appellation entière). Fondée au début des années 1990; en 2005, elle avait 79 membres dans 20 pays. [1][2][3] L’organisation a des sites web en anglais [4] français [5] allemand [6] et espagnol[7] .

 

Australie

  • Australian Man/Boy Love Association (AMBLA).[8]
  • Australian Paedophile Support Group (APSG). Fondée en 1980 ou 1983 suivant d’autres sources. Lui ont succédé les Boy Lovers and Zucchini Eaters (BLAZE), un autre groupe démantelé par la police.[9]

 

Belgique

  • Dokumentatiedienst Pedofilie.[10]
  • Centre de recherche et d’information sur l’enfance et la sexualité (fr), 1982–1986. Fondée par Philippe Charpentier. Ce groupe publie le magazine L’Espoir.[11]
  • Fach Und Selbsthilfegruppe Paedophilie. Fondée au début des années 1970..[10]
  • Stiekum.[10]
  • Studiegroep Pedofilie.[10] Défunte.

 

Canada

  • Coalition Pédophile Québécoise.[8]
  • Fondation Nouvelle. Defunte.[1]

 

Danemark

 

France

  • Groupe de Recherche pour une Enfance Différente (GRED), 1979–1987. Ce groupe publiait le bulletin Le Petit Gredin.[10]

 

Allemagne

Voir aussi : 1970s and 1980s pedophilia debate (in German)

  • AG-Pädo. Fondée en 1991 par l’association Arbeitsgruppe des Bundesverbandes Homosexualität.[8][13]
  • Aktion Freis Leben (AFL).[8]
  • Arbeitskreis Päderastie-Pädophilie (APF). Active au début des années 1980s.[10]
  • Arbeitsgemeinschaft Humane Sexualität (de) (AHS).
  • Arbeitsgemeinschaft “Schwule, Päderasten und Transsexuelle” (“groupe de travail ‘gays, péderastes et transsexuels’”). Faction du German Green Party (Parti des Verts) impliqué dans l’activisme pro-pédophile.[14][15][16][17] Voir de:Pädophilie-Debatte (Bündnis 90/Die Grünen) (“Débat pédophilie - Alliance ’90/Les Verts”)
  • Deutsche Studien- und Arbeitsgemeinschaft Pädophilie (DSAP). 1979–1983.[8]
  • Fach und Selbsthilfegruppe Paedophilie.[8]
  • Indianerkommune. Active des années 1970 jusque dans la moitié des année 1980.[10] Autodéfinie “commune de libération des enfants”, s’identifiant fortement comme pédophile, active de la fin des années 1970 à la fin des années 1980; selon les mêmes auteurs, il y a plusieurs groupes locaux indépendants actifs en Allemagne aujourd’hui.[18]
  • Kanalratten. Rejeton de l’Indianerkommune mais pour les pédophiles femelles.[19]
  • Kinderfrühling.[20]
  • Krumme 13 (K13), 1993– aktuell bis heute und im Internet präsent.[21][22]
  • Pädoguppe, Rat und Tat-Zentrum.[8]
  • Pädophile Selbsthilfe- und Emanzipationsgruppe München (SHG).[23] Fondée en 1979.[24] A partir de 2003, la police a commencé à faire des descentes chez ses membres, qui se sont soldées par la saisie de plus d’un demi million de pièces de pornographie enfantine et de multiples arrestations.[25]
  • Verein für sexuelle Gleichberechtigung. Fondée à Munich. 1973–1988[26]
  • Werkgruppe Pedophilie.[27]

 

Italie

  • Gruppo P. Foundé en 1989 par Francesco Vallini.[28] Malgré son statut légal, Vallini a passé trois ans en prison pour association criminelle. En dépit de quoi le magazine bien connu Babilonia continue d’employer Vallini et de soutenir ses idées, même si le groupe P en tant que tel n’existe plus. Le groupe publiait le bulletin Corriere dei pedofili.[29]

 

Hollande

  • Enclave Kring. Fondée dans les années 1950s par le psychologue Frits Bernard.[30]
  • Jon. Fondée en 1979 par la Dutch Society for Sexual Reform.[8]
  • Party for Neighbourly Love, Freedom, and Diversity, 2006–2008. Parti politique néerlandais qui milite pour l’abaissement de l’âge légal du “consentement” à 12 ans et pour la légalisation de la pornographie infantile.[31]
  • Vereniging Martijn. Fondée en 1982. L’association pédophile la plus importante en Europe. Le 27 juin 2012, une cour néerlandaise a déclaré le groupe illégal et ordonné sa dissolution immédiate.[32] Cependant, cette décision a été annulée par une cour d’appel en avril 2013, le ou la juge ayant motivé sa décision en disant que le groupe ne commettait pas de crimes et devait bénéficier du droit d’association.[33]. Cette décision fut elle-même annulée par la Cour Suprême de Hollande le 18 Avril 2014, qui interdit définitivement l’association. L’association a fait appel de cette sentence auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, mais son appel a été rejeté. Le groupe publiait le bulletin OK Magazine.[34]

 

Norvège

  • Norwegian Pedophile Group.[27]
  • Amnesty for Child Sexuality.[27]

 

Suisse

  • Schweizerische Arbeitsgemeinschaft Pädophile.[10]

 

Royaume-Uni

 

USA

  • Childhood Sensuality Circle (CSC). Fondée en 1971 à San Diego (Californie) par un étudiant de Wilhelm Reich.[10]
  • North American Man/Boy Love Association (NAMBLA). Active de 1978 à aujourd’hui. Considérée comme largement éteinte.[37][38]
  • Pedophile Information Society.[39]
  • Project Truth. Une des organisations expulsées de l’ILGA in 1994 comme organisation pédophile.[3]; éteinte.
  • René Guyon Society. Peut-être fictive. Son slogan était “sexe avant 8 ans; après c’est trop tard”.[27]

     

    Vous avez remarqué quelque chose d’intéressant ? Toutes ces organisations pédophiles, TOUTES, ont leur site web. Et pourtant, personne, dans la communauté des archibienpensants n’a même essayé de les faire fermer, moins encore de les persécuter systématiquement comme le Daily Stormer. Et pourquoi ça ? Est-ce que les nazis sont pires que même les pédophiles ?]

 

Il y a aussi un autre effet secondaire particulièrement toxique généré par cette création de « scélérats consensuels » : il permet aux scélérats non-consensuels de se dissimuler très facilement. Prenons un exemple très simple. Le soi-disant «Holocauste». On entend souvent dire qu’il est absolument nécessaire qu’il y ait (je ne vous mens pas) une «éducation à l’Holocauste», pour bien s’assurer «qu’une telle abomination ne puisse plus se produire». Plus se produire ? Mais ça n’a jamais arrêté ! La décolonisation de l’Afrique a été un bain de sang. Les guerres US en Corée et au Vietnam ont tué des millions de gens, tout comme la guerre civile patronnée par les USA en Indonésie. Le génocide cambodgien, la guerre d’indépendance du Bangladesh, la guerre civile du Mozambique – toutes ont vu des millions de personnes assassinées. Plus récemment, l’invasion soviétique en Afghanistan, le génocide au Rwanda, l’occupation US de l’Irak, la deuxième guerre du Congo, toutes ont tué plusieurs millions de personnes. Il est obscène, grotesque et scandaleux de dire «plus jamais ça», alors qu’en réalité, ça n’a jamais arrêté. Ou prenons l’exemple de la pédophilie. Je suis absolument convaincu que l’empire ne persécute publiquement les pédophiles que parce qu’il refuse de voir les horreurs que génère l’industrie de la pornographie, pas seulement parmi ceux qui y tiennent un rôle actif mais chez les millions d’individus et de familles qu’elle affecte (et si vous pensez que ce ne sont là que les divagations paranoïaques d’un chrétien fondamentaliste bégueule, lisez donc cet article et réveillez-vous au monde réel qui vous entoure ! Je recommande aussi très fortement la lecture du 2e chapitre de  « L’illusion de l’amour », dans le merveilleux livre de Chris Hedges Empire de l’illusion : La mort de la culture et le triomphe du spectacle que je considère comme incontournable si on veut comprendre la société des États-Unis).

L’horrible vérité est que ni les nazis ni les pédophiles ne sont en aucune manière exceptionnels. Ils ne sont que le produit-type d’un monde devenu fou d’arrogance, de haine et de perversité maniaque. On ne se débarrasse pas ainsi de toutes les formes de spiritualité, non plus que de tout sens du sacré et de l’absolu, sans payer les conséquences de cette sorte de folie. La condamnation des nazis et des pédophiles n’est qu’une forme particulièrement hypocrite d’affectation ostentatoire de vertu par des forces et des individus qui ne sont en rien moins pervers et malfaisants que les nazis et les pédophiles qu’ils dénoncent et condamnent avec tant de véhémence. Nous ne devons pas laisser l’arbre nous cacher la forêt et ne devrions pas non plus permettre à un seul fils de pute de nous cacher une multitude d’autres fils de putes.

 

Comment on sous-traite la répression de la liberté de s’exprimer à des entreprises privées.

Ce qui est en train de se passer sous nos yeux, c’est que les néocons ont trouvé un truc très malin pour contourner les garanties assurées aux citoyens par la Constitution (dans son 1er Amendement par exemple) en privatisant la répression de la liberté de s’exprimer. Ceci n’est en réalité pas nouveau : le Pentagone livre des guerres illégales en se servant d’« entrepreneurs privés » tout comme les agences à « 3 lettres » nous espionnent en se servant elles aussi de sociétés privées spécialisées dans l’espionnage.. Maintenant, les néocons se servent du secteur privé pour réprimer nos libertés : c’est pas merveilleux le capitalisme ?!

Reprenons l’exemple du Daily Stormer : si le gouvernement US avait interdit au Daily Stormer d’avoir un site web à lui ou d’échanger des e-mails, l’ACLU [American Civil Liberties Union = Union Américaine pour les Libertés Civiles »] se serait levée en armes. Mais, puisque c’est fait par le secteur privé et non par le gouvernement, l’ACLU n’y trouve absolument rien à redire. Pourquoi ? Parce que les « conditions d’utilisation » en petits caractères que personne ne lit jamais, donnent aux sociétés d’IT [identité informatique, ndt] le pouvoir pratiquement illimité de faire ce qu’elles veulent de vos données et le pouvoir de vous refuser n’importe lequel de leurs services. Utiliser les services de Google (ou de n’importe quelle autre société de services) n’est pas un droit. C’est aussi simple que ça.

Le problème-clé, ici, c’est que, pour prendre une fois encore l’exemple du Daily Stormer, GoDaddy + Google + Youtube + Facebook, C’EST pratiquement tout l’Internet. Oh, oui, bon, en ce moment, le Daily Stormer se cache dans le « dark web » (à l’adresse http://dstormer6em3i4km.onion/ ) et n’est accessible qu’en passant par un routeur Tor, où il n’est pas indexé par des moteurs de recherche (au moment où j’écris, il est aussi localisé ici : https://dailystormer.al/ mais Dieu seul sait pour combien de temps). Mais tout cela n’a rien à voir. L’empire se fout impérialement de ce qui se passe dans quelques recoins d’Internet, tout ce qu’il veut, c’est être en mesure de contrôler tout ce qui se passe sur les 90% de l’Internet, et que ces 90% soient contrôlés par une liste relativement courte de sociétés loyales, qui soient susceptibles de faire ce que veut l’empire sans avoir à s’embarrasser de mandats de justice.

Il apparaît aussi à présent que, si l’on en croit l’article Wikipedia ci-dessus, Anonymous est partant pour servir d’exécuteur à l’empire. Bien entendu, ce pourrait juste être la NSA se faisant passer pour Anonymous. Nous ne le saurons jamais.

Puis-je ajouter que ceci était inévitable ? Les Pères Fondateurs ont fabriqué la Constitution US (et d’autres instruments juridiques) pour protéger le peuple des abus du gouvernement. Ils ne pouvaient imaginer que les classes dirigeantes démantèleraient autant que possible du gouvernement (surtout ses parties les plus utiles) et les remplaceraient par des sociétés privées. Les leaders des mouvements des droits civiques étaient si obsédés par l’Oncle Sam qu’ils n’ont même jamais remarqué comment le monde des « corporates » les a tranquillement et légalement réduits en esclavage pour le plus grand bénéfice du « Deep State », essentiellement composé aujourd’hui de néocons.

Que pouvons-nous y faire ?

 

Libérer nos esprits et nous affranchir des technologies que nous utilisons.

Je pense que nous devons accepter le défi conceptuel des néocons : ils nous mettent littéralement au défi de nous opposer à la persécution des nazis et des pédophiles. Nous, par conséquent, devons faire exactement ça : tout ce que nous pouvons pour qu’il soit impossible aux néocons de persécuter les nazis et les pédophiles. Pas pour leurs beaux yeux, pour les nôtres. Parce que si on laisse l’empire faire ça aux nazis, il pourra le faire ensuite à n’importe qui. En vérité « D’abord ils sont venus pour les nazis et les pédophiles ».

 

[Parenthèse : Soixante-douze ans après la fin de la IIe guerre mondiale, la situation a été complètement retournée et, aujourd’hui, les vers célèbres du pasteur Niemöller devraient commencer par « D’abord, ils sont venus pour les nazis et les pédophiles ». Je peux imaginer à quel point le pasteur Niemöller serait consterné de voir que ses fameux vers anti-nazis sont aujourd’hui utilisés pour défendre la liberté des nazis et des pédophiles. Il serait consterné, oui, et affreusement triste, mais je suis sûr qu’il comprendrait et qu’il serait d’accord.]

 

Je soumets qu’il est grand temps pour nous tous de refuser d’être traités comme des rats de laboratoire, conditionnés à vénérer X (Barack Obama) et à vomir Y (les nazis). Les nazis et les pédophiles méritent amplement notre dégoût et notre rejet, non pas parce que nous avons été dressés à les haïr, et non parce qu’ils représentent un « super mal », mais tout simplement parce qu’ils sont odieux. Ceux qui veulent nous laver le cerveau pour nous les faire haïr ne nous font pas confiance pour arriver à cette conclusion sans leur aide manipulatrice, et c’est cela, selon moi, qui est particulièrement offensant et dégradant à notre égard. Nous devons dire à ceux qui nous voudraient incurablement subjugués que nous sommes capables de tirer nos propres conclusions, merci bien, et qu’ils peuvent se garder leurs endoctrinements.

Outre la nécessité de nous débarrasser du joug idéologique de la machine de propagande impériale, il est également nécessaire que nous nous intéressions d’un peu près à certaines questions technologiques, comme, par exemple, avoir un site web et pouvoir utiliser des e-mails cryptés. C’est quelque chose dont nous avons tous besoin, non ? Sauf qu’aujourd’hui, c’est devenu quelque chose de très difficile à trouver. Imaginons une société qui déclarerait ouvertement que ses services ne peuvent en aucun cas être refusés à quiconque pour quelque raison que ce soit… Si une telle société déclarait par exemple que les comptes des nazis, des pédophiles et des terroristes ne seront jamais fermés ou lésés d’aucune façon… Ne serait-ce pas là le genre de société où vous aimeriez ouvrir un compte ?

Pour commencer, soyons réalistes et ne demandons pas à un fournisseur de services d’ignorer un mandat judiciaire. Dans l’abstrait, ce pourrait être très noble, mais pas très réaliste. Toutefois, notre première condition pourrait être que le fournisseur de services s’engagerait à ne fermer notre compte ou à le limiter que pour obéir à un mandat judiciaire. Des conditions contractuelles de services qui incluraient cette disposition feraient, en théorie, des États-Unis, une juridiction raisonnablement sûre. La Suisse ou l’Islande seraient encore mieux.

Je ne sais pas si ceci est techniquement faisable, mais ce serait encore mieux si le fournisseur de services rendait techniquement impossible pour lui-même de fermer ses comptes. Des mesures ont été prises dans ce sens. Par exemple, ProtonMail crypte la boîte entrante de ses utilisateurs de façon telle que, même si un tribunal suisse ordonnait à ProtonMail de lui livrer le contenu de la boîte entrante d’un de ses utilisateurs, ProtonMail ne serait capable de lui livrer que des fichiers hautement cryptés, mais pas le texte en clair. Du coup, je me demande s’il serait possible qu’il y ait une autorité (le fournisseur de services) capable de créer un compte, mais que ce compte, une fois créé, soit techniquement impossible à fermer par le dit fournisseur de services. Si ce compte, par exemple, était hébergé sur un réseau P2P [Peer to Peer] ou si les références nécessaires pour créer ce compte étaient insuffisantes pour pouvoir le fermer ? Je ne sais pas, je suis juste en train de réfléchir à haute voix. Quelqu’un a une opinion ?

Deuxièmement, le siège social de la société, ses avoirs financiers et ses serveurs devraient être localisés dans une juridiction raisonnablement sûre. ProtonMail a son siège social et ses comptes bancaires en Suisse (ses serveurs sont répartis un peu partout, certains sont même en Israël, soupir…). Peut-être vaudrait-il mieux les répartir dans plusieurs juridictions ? Des juridictions éparpillées peut-être ?

 

[Parenthèse : Ici, je dois admettre à mon grand regret et à ma grande honte que la Russie de Poutine ne vaut pas mieux que les USA et, franchement, que la Russie est même pire à certains points de vue. La triste réalité est que le gouvernement russe, sous le pieux prétexte d’anti-terrorisme, a passé pas mal de lois terribles contre la liberté et la vie privée, et que les garanties légales de liberté d’expression en Russie avoisinent le zéro. Ouais ! Pour l’instant, il y a un brave gars au pouvoir, mais si, demain, à Dieu ne plaise, une espèce d’« Eltsinoïde » y arrive, au pouvoir, il n’y a rien qui pourra empêcher le gouvernement russe d’interdire totalement le cryptage, de fermer les sites « politiquement incorrects », etc. Incidemment, c’est la même chose en Iran et en Chine. J’ai personnellement la chance que mon blog ne soit pas interdit en Iran – oui, je l’ai fait vérifier – mais beaucoup d’autres le sont. La Chine pourrait bien être le pire des contrevenants : on y a maintenant rendu obligatoire l’introduction des données de leur passeport aux utilisateurs de médias sociaux ! C’est paradoxal, mais les pays qui sont en première ligne de la résistance à l’empire anglo-sioniste ont encore moins de culture de la liberté – du moins sur Internet – que les USA ou la plupart des pays de l’Union Européenne. Très mauvaise nouvelle pour nous, parce que nous avons probablement plus de chance de trouver une solution à nos problèmes en Occident que dans des pays comme la Russie, l’Iran ou la Chine. C’est tout à fait révélateur (voir plus haut) que Roskomnadzor, au lieu d’offrir un havre en Russie au Daily Stormer, ait effectivement demandé (et obtenu) que son domaine russe soit fermé. Honte à la Russie ! C’est tout ce que je peux dire.]

 

Un tel fournisseur de services sera-t-il jamais créé ? Je veux espérer que oui. J’ai été formidablement encouragé par la réaction de l’Electronic Frontier Foundation (EFF = Fondation pour la Frontière Électronique, voir le texte complet ici), qui a fortement condamné les actions des « loyales corporations » et qui a dit clairement que :

 

« Protéger la liberté d’expression n’est pas quelque chose que nous faisons parce que nous sommes d’accord avec l’expression que nous protégeons. Nous le faisons parce que nous croyons que personne – ni les gouvernements ni les entreprises privées – ne doit décider de qui a le droit de parler et de qui ne l’a pas. »

.

Que Dieu les bénisse ! Je suis fier d’être membre de l’EFF.

La Free Software Foundation (FSF = Fondation pour le Logiciel Libre), dont je suis membre aussi, pourrait avoir à se creuser les méninges pour trouver la technologie qui garantirait que personne, y compris les « scélérats consensuels » ne puisse être dépouillé de son droit à exposer des idées ou à communiquer en toute sécurité.

J’entends d’ici l’objection : « et les terroristes, alors ? ». À ceci, je répondrais deux choses :

 

1°) Pour autant que je sache, tous les terroristes sont patronnés par des états.

2°) Les terroristes peuvent très facilement esquiver toute forme de contrôle étatique (principalement en ne révélant pas de quel compte mail ils se servent).

 

Ainsi ce « nous allons donner aux terroristes les moyens de communiquer » est un canard de la plus belle eau.

Comme outil de liberté, l’Internet a été véritablement fantastique. Mais il nous faut aussi reconnaître qu’il a ses points faibles, qui sont surtout ses « points d’accès » (les Network Access Points ou NAPs) et son mécanisme d’enregistrement des noms de domaines (via ICANN). Les gouvernements ne peuvent pas fermer l’Internet. Mais les gouvernements et le secteur privé, ensemble, le peuvent probablement.

Et enfin, il y a le problème des moteurs de recherche. À l’heure qu’il est, Google règne sans partage, l’autre finaliste (Yandex) se focalise surtout sur l’Internet russe. Il y a beaucoup d’autres moteurs de recherche, mais aucun d’entre eux n’offre des garanties quant à son a-politisme. Encore une fois, ceci est un défi à relever par la communauté du logiciel libre, qui devra s’amener avec une solution, mais ça prendra du temps.

 

En prévision de quelques accusations inévitables

Avez-vous remarqué combien de fois, au cours de cet article, j’ai dû sortir de mon chemin pour prévenir l’accusation de sympathie envers les nazis ? Je suis bien sûr que l’une ou l’autre andouille va essayer de poster un commentaire [voir les commentaires à l’article d’origine, ndt] qui m’accusera d’en être un moi-même. Quand ça se produira, je vous prie de considérer que c’est un exemple de la facilité avec laquelle le mot « nazisme » transforme certains cerveaux en bouillie. D’autres m’accuseront certainement d’être un cryptonazi (ou quelque chose du même genre), non parce qu’ils le croiront réellement mais parce qu’ils n’auront pas un seul argument logique basé sur des faits à m’opposer. Ils espèreront que l’étiquette « nazi » suffira à empêcher mes arguments d’atteindre les lecteurs « bien conditionnés ». Enfin, ne manqueront pas non plus les inévitables « nazis offensés », qui seront absolument scandalisés qu’un type qui ose remettre en question les 6 millions + les chambres à gaz + les fours crématoires traite AUSSI les nazis de racistes malfaisants et de génocidaires maniaques (ils ne détestent pas moins entendre parler d’Ukronazis – car, apparemment, le fait qu’il y ait de tas de juifs dans la direction ukrainienne est pour eux la preuve que les ukronazis ne sont pas des nazis). Je me demande si ces zigotos réalisent à quel point les nazis et les sionistes sont pareils, ou s’ils ne comprennent pas que le gouvernement israélien n’est autre, idéologiquement parlant, qu’une version juive des idées national-socialistes. Ce genre d’interventions commence généralement par « on dirait que… » ou « en d’autres termes… » ou « donc, ce que vous êtes en train de dire… », etc. Ma réponse est simple : j’ai écrit ce que j’ai écrit. Si j’avais voulu écrire autre chose, je l’aurais fait. Par conséquent, soyez gentils de m’épargner les « paraphrases créatives » de ce que j’ai vraiment voulu dire.

 

Conclusion : les derniers groupes de résistance

L’hystérie actuelle autour de l’Alt Right, du Daily Stormer ou de Trump «candidat du KKK» ne résulte pas seulement du fait que les medias de masses sont contrôlés par des crétins sensationnalistes. Ceci est une campagne de psy-op [= guerre psychologique] stratégique délibérée dont le but est de renverser Trump et de réprimer brutalement les aspirations légitimes de millions d’Américains qui veulent seulement récupérer leur pays. Tout a commencé par une révolution colorée contre Trump, suivie d’un coup d’État réussi, et maintenant, c’est sur nous que se porte l’attention des néocons. Dans leurs esprits malades, si nous ne sommes pas des Clintonbots [marionnettes robotisées des Clintons] au cerveau lavé, nous sommes tous des variétés de néo-nazis. Pour eux, le Daily Stormer ou l’Alt Right sont juste la preuve et le prétexte dont ils ont besoin pour pouvoir abattre leur brutale répression sur nos libertés civiles et nos droits humains. Pour rendre les choses pires encore, la soi-disant gauche (je dis « soi-disant » parce que permettez-moi de vous le dire, il n’y a pas de gauche réelle aux USA, seuls des crétins de naissance prétendraient qu’Obama est socialiste) a été totalement incapable de comprendre que « D’abord, ils sont venus pour l’Alt Right ». Mieux même : elle a participé à la campagne « Trump est raciste ». Franchement, je trouve les libéraux US au-delà de toute forme d'espoir, encéphalogramme incurablement plat, et politiquement, ce ne sont que des idiots au service des néo-cons. Nous savons tous où les néocons se placent. Cela nous laisse avec seulement deux groupes encore capables de penser : les paléoconservateurs et les libertariens. Ils ne sont pas vraiment ma tasse de thé avec leurs idées économiques et leurs mythes, mais c’est réellement sans importance à ce stade. Ce qui compte, c’est qu’ils sont les seuls à défendre les principes de base suivants :

 

1°) Soutien aux libertés et aux droits civiques constitutionnels

2°) Opposition à l’empire et aux guerres étrangères.

3°) Résistance au programme social et politique de la « coalition des minorités ».

 

Je pense qu’au point où nous en sommes, la plupart des paléoconservateurs et des libertariens ont compris que « la présidence Trump a vécu », comme l’a dit Bannon. Trump est un nain intellectuel complètement neutralisé. Mais ce que Trump a défendu pendant sa campagne électorale mérite toujours qu’on se batte pour l’obtenir. Oubliez l’homme, mais rappelez-vous les valeurs, les idées, les principes qui l’ont fait élire. Ces valeurs sont tout ce qui reste debout entre nous et une vie entière de servitude sous les néo-cons et leur empire anglo-sioniste. C’est aussi tout ce qui reste entre l’humanité et une guerre planétaire.

 

[Parenthèse : à mes amis (vraiment) de gauche : non, je ne suis pas en train d’adopter les idées politiques des paléoconservateurs et des libertariens. Mais je dis que dans le contexte US, ce sont les deux seules forces politiques qui soient encore mentalement capables de résistance. Comme je l’ai déjà dit, il n’y a pas de gauche réellement organisée au nord du Rio Grande, désolé. Et avant que vous posiez la question, les Antifas ne sont rien d’autre qu’un outil imbécile entre les mains des néocons. Oui, il reste quelques individus réellement de gauche aux USA, et même, ô surprise, il en reste pas mal, mais rien d’organisé, pas de mouvement. C’est un désastre et une tragédie, mais c’est la triste réalité.]

 

Ce que la machine à propagande des néocons essaie de faire, c’est ranger les paléoconservateurs et les libertariens soit dans la catégorie « agents de Poutine » (Ron Paul) soit dans « nazis » (Pat Buchanan). S’ils y arrivent, alors ce sera vraiment la fin, bonnes gens. Mais ils n’y réussiront probablement pas parce que, en réponse dialectique au défi des néocons, les paléocons et les libertariens sont en train de se transformer lentement en une espèce de mouvement (par opposition à « parti ») dont les vues sont partagées par la plupart de ceux qui avaient nourri l’espoir que Trump allait « assécher le marais ». Ce n’est pas là le but des néocons ni de la minuscule minorité des néonazis US ou des pédophiles fondamentalement sans pertinence. Une fois que leurs capacités juridiques, techniques et organisationnelles auront été développées au maximum, les néocons « viendront pour les patriotes US » parce que ce sera la dernière chose qui se dressera entre eux et leur contrôle total des États-Unis.

Source : http://thesaker.is/first-they-came-for-the-nazis-and-pedo...

Via : http://www.unz.com/tsaker/first-they-came-for-the-nazis-a...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Mis en ligne le 5 octobre 2017.

 

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20:21 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

D'ABORD ILS SONT VENUS POUR LES NAZIS ET LES PEDOPHILES - ADDENDA

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« D’abord, ils sont venus pour les nazis et les pédophiles »

 

ADDENDA

 

Autre exemple de censure exercée par le secteur privé : Philip Giraldi, licencié en un quart d’heure sur simple coup de fil suite à un article mettant en cause Israël dans les guerres américaines, principalement au Moyen Orient. Ce n’est pas le premier. On se souvient de Stephen Walt, doyen de Harvard, licencié dans les mêmes conditions en 2006 lors de la parution de Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine [éd. traduite : La découverte (2007)].

Israël Shamir analyse ici la solution préconisée par Giraldi : interdire l’accès à la politique étrangère US aux juifs américains. Bien entendu, les juifs américains ont tous au moins deux nationalités, et ceux qui pèsent sur la politique US sont tous des néoconservateurs.

Du temps que l’Europe était constituée d’états souverains, quiconque était binational était tenu d’opter pour l’une de ses deux patries au moment de faire son service militaire. C’était logique : imaginez un binational franco-allemand en 1940… Mais beaucoup d’Israéliens son bi-tri ou quadrinationaux. Le problème est peut-être d’abord là. Et aussi dans le fait qu’ils prétendent en outre parler pour « tous les juifs » quels et où qu’ils soient.

Nous avons laissé les articles de Giraldi (ci-dessous) en anglais, par manque de temps et d’effectifs. Shamir, dans le sien (merci Maria Poumier), remet quelques pendules à l’heure. Sinon, où nos jeunes générations apprendraient-elles qui furent Ethel et Julius Rosenberg ? À l’école ?

Ajoutons que Shamir développe ici une idée bien intéressante, sans se douter sans doute qu’il l’emprunte à Robespierre : celle de la limitation des fortunes. Jeremy Corbyn songerait paraît-il à limiter… les salaires. C’est toujours ça. Et bien anglais.

 

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Les juifs et la guerre

Israël Adam Shamir 27 septembre 2017

Entre la plume et l’enclume

 

De temps à autre, on a un observateur qui remarque une action juive concertée, et qui en fait part pro bono publico. Soit c’est le fait que les Juifs soutiennent l’immigration du Tiers monde, soit que les Juifs combattent les monuments mémoriels, ou encore, plus récemment, que les Juifs font la promotion de la guerre contre l’Iran. Aussitôt ceux-ci ripostent avec une contre-attaque massive et véhémente, et rendent la vie très difficile à l’observateur trop bavard. Puis le sujet passe à un second plan, parce que chacun est échaudé, ou ne sait pas comment faire avancer le débat, mais le problème reste entier.

Voici un exemple récent de cette séquence, un article de Philip Giraldi paru sur Unz.com qui fait encore des vagues sur le web. Il a déroulé une liste de Juifs qui soutenaient l’invasion de l’Irak, et qui poussent maintenant les US à attaquer l’Iran :

« David Frum, Max Boot, Bill Kristol et Bret Stephens, Mark Dubowitz, Michael Ledeen… eh bien, euh, ils sont tous juifs, et la plupart d’entre eux se qualifieraient de néo-conservateurs. » [Le 21 septembre, Giraldi a été congédié par un simple coup de fil du American Conservative, organe où il écrivait depuis 14 ans, ndt].

Giraldi a proposé de tenir les Juifs hors des positions d’influence en matière de politique étrangère, de façon à préserver les US des guerres dont ils n’ont aucun besoin. Giraldi écrivait :

« Nous n’avons pas besoin d’une guerre avec l’Iran simplement parce que c’est Israël qui en veut une, et que quelques riches et puissant juifs américains sont heureux de nous la fournir clés en mains ».

De fait, le journal Ha aretz avait publié à l’époque, en avril 2003 :

« La guerre en Irak a été conçue par 23 intellectuels néo-conservateurs, la plupart juifs, qui poussent maintenant le président Bush à changer le cours de l’histoire. Deux d’entre eux, les journalistes William Kristol et Charles Krauthammer, disent que c’est possible. »

Moi aussi j’avais publié dans la même veine lors de l’invasion de l’Irak, et c’est une bonne chose de voir que cette thèse n’est pas morte mais ressurgit de temps à autre. On pourrait ajouter que ce sont les mêmes personnes qui poussent à un conflit avec la Russie, qui diabolisent Poutine et qui attaquent Trump, malgré le fait que notre bonhomme orange tente de combler leurs moindres désirs comme un vrai père Noël.

Tout à fait d’accord avec Giraldi sur la maladie, venons-en à la question du remède. Cela servirait-il à quelque chose de maintenir les Juifs à l’écart de la politique étrangère ? Les US avaient ils échappé aux guerres avant l’ascension des Juifs à la fin des années 1960 ? Avant cette époque-là, les Juifs n’étaient guère à des postes en vue, et n’étaient certainement pas sur-représentés dans l’establishment. Ethel et Julius Rosenberg, couple de juifs, avaient été grillés sur la chaise électrique en 1953, ce qui n’avait pas soulevé d’objections particulières. Mcarthy terrifiait les juifs. Le mot Holocauste n’était pas encore apparu, avant 1968. On tenait encore les juifs hors des clubs et des hautes strates de la politique. L’État d’Israël avait été menacé en 1956 par les US plutôt qu’assisté.

 

8. Rosenberg 4.jpg

Ethel et Julius Rosenberg, exécutés le 19 juin 1953 pour avoir prétendument livré à la Russie (déjà !) des secrets atomiques que l’espion Jonathan Pollard livra vraiment, plus tard, à Israël, et qui, lui, s’en tira, puisque, condamné à une peine d’emprisonnement à vie, il fut relâché le 20 novembre 2015.

 

Et pourtant, les US libres de Juifs avaient livré en Corée une terrible guerre de trois ans (1950-1953), au Viet-Nam (jusqu’en 1974), avaient envahi et provoqué le changement de régime au Guatemala et en Iran, avaient violemment interféré dans les élections en France et en Italie, et avaient livré la féroce Guerre froide contre l’URSS. Dans toutes ces campagnes, les juifs des US étaient dans le camp de la paix, et contre la guerre. Ils n’étaient nulle part au pouvoir lorsque les US avaient livré leurs guerres contre l’Espagne et le Mexique. Les US non juifs avaient organisé un coup d’État en Iran, et c’est le président Carter, ni juif ni pro-Israël, qui avait tenté d’envahir l’Iran. Les Juifs n’étaient pas impliqués dans la conquête de Panama, dans l’intervention au Nicaragua, dans l’opération sur l’île de la Grenade.

Peut-être parce que les juifs avaient quitté les théâtres de guerre d’Amérique latine pour le Moyen Orient. Une Amérique moins influencée par les juifs envahirait plutôt le Venezuela que l’Iran. Mais faut-il vraiment s’en réjouir ?

L’idée de corriger ou de canaliser une influence juive excessive est raisonnable, mais y parviendrait-on en maintenant Kristol et Krauthammer loin des médias (une excellente idée au demeurant) ?

La prééminence juive aux US est intrinsèque à la culture US et à ses traditions. C’est Karl Marx qui écrivait (dans La Question juive, en 1844) qu’en Amérique du Nord, « la domination pratique du judaïsme sur le monde chrétien s’est installée comme l’expression même de ce pays, son expression sans ambiguïté et normale. »

Il disait que tous les Yankees étaient des juifs, se conduisent comme des juifs, aspirent à être des juifs et se faisaient même circoncire comme les juifs. De sorte qu’il était naturel que les juifs pour de vrai réussissent mieux à se conduire en juifs que leurs voisins gentils. Werner Sombart ajoutait que les juifs étaient à la pointe de ce pays depuis le début de la conquête européenne, et qu’ils avaient créé le capitalisme de style américain avec la tournure qui leur convenait. Les juifs occupent les cimes en ce moment parce que l’Amérique est un produit construit et modelé pour les juifs, sur mesure, disait-il.

C’est cela qu’il faudrait corriger, et alors les scribes juifistes comme Krauthamers ne pourront plus s’en donner à cœur joie en nous précipitant dans les guerres. Cessez de souscrire au modèle de la réussite juive, et les juifs ne pourront plus peser sur le Sénat. Rendez chrétiens les US, selon l’enseignement du Christ, partagez le travail et la richesse, aspirez à servir Dieu et non Mammon, que les premiers soient les derniers et les derniers les premiers, aimez votre prochain et donc votre voisin : là le problème sera résolu.

Si c’est un commandement trop ambitieux, changeons de niveau. Chasser de leur piédestal les Ledeens et les Frum (et j’estime qu’ils méritent largement le goudron et les plumes) ne servira à rien tant que les juifs riches ne sont pas délestés de leur butin mal acquis. Sans la richesse juive excessive, il n’y aura plus d’incitation excessive des juifs à la guerre. Et dans la mesure où plus de la moitié de toute la richesse des US se trouve entre les mains de quelques juifs, libérer cette force aura un effet colossal pour améliorer l’existence de chaque Américain, et même de chaque personne sur terre.

Et pourquoi s’arrêter là ? Les super riches non juifs sont aussi juifs que n’importe quel juif. Ils partagent les mêmes aspirations. Arrachez-leur donc leurs avoirs. Qu’est-ce que ça peut nous faire, que Jeff Bezos soit juif par le sang ou par ses croyances, ou qu’il ne le soit pas ? Il se conduit comme un juif, et c’est suffisant. Etablissez un plafond pour la fortune, en contrepartie du salaire minimum. L’idée a fait son chemin : Jeremy Corbyn a déjà appelé à l’implantation du salaire maximum. Les impôts peuvent contribuer facilement en ce sens, dans la merveilleuse Suède des années 1950, la tranche d’impôt supérieure était taxée à 102%. On peut atteindre le même but d’une façon plus réjouissante en mettant « à poi » en place publique à Washington les hommes les plus riches pour le Mardi-Gras. Il ne faut pas que cela apparaisse comme une punition pour leurs excès de zèle, au contraire, c’est une assistance sur la voie de leur progrès spirituel. Trop de richesses emprisonnent l’esprit !

Ce serait excellent pour les juifs et pour tous ceux qui sont concernés par le problème : tant que la richesse juive moyenne aux US stagnait en dessous de la moyenne (c’est-à-dire aussi longtemps que les Juifs ont été moins riches que les Gentils), les juifs agissaient dans l’intérêt du peuple. Vers 1968-1970, ils ont commencé à devenir plus riches que tous les Américains, et voilà : ils ont cessé de se battre pour le bien commun.

Les juifs pourraient devenir une force positive à condition que leur tendance excessive à amasser des biens matériels soit verrouillée. C’est ce qui s'est passé en URSS : comme les juifs ne pouvaient pas faire d’argent, ils se sont mis à faire des sciences et ont travaillé au bien commun. Même les oligarques pourraient devenir de bons managers au lieu d’être un châtiment pesant sur la nuque de toute la société.

Ce n’est pas plus compliqué que de chasser Max Boot du business de l’écriture. Alors pourquoi se contenter d’un palliatif quand on peut viser la jugulaire ?

adam@israelshamir.net

Traduction: Maria POUMIER

Première publication : The Unz Review.

Source : http://plumenclume.org/blog/287-les-juifs-et-la-guerre

 

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America's Jews Are Driving America's Wars

Shouldn't they recuse themselves when dealing with the Middle East ?

Philip Giraldi – The Unz Review – September 19, 2017

 

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UPDATE : On the morning of September 21st Phil Giraldi was fired over the phone by The American Conservative, where he had been a regular contributor for fourteen years. He was told that “America’s Jews Are Driving America’s Wars” was unacceptable. The TAC management and board appear to have forgotten that the magazine was launched with an article by founder Pat Buchanan entitled “Whose War ?” which largely made the same claims that Giraldi made about the Jewish push for another war, in that case with Iraq. Buchanan was vilified and denounced as an anti-Semite by many of the same people who are now similarly attacking Giraldi.

I spoke recently at a conference on America’s war party where afterwards an elderly gentleman came up to me and asked, “Why doesn’t anyone ever speak honestly about the six-hundred-pound gorilla in the room? Nobody has mentioned Israel in this conference and we all know it’s American Jews with all their money and power who are supporting every war in the Middle East for Netanyahu? Shouldn’t we start calling them out and not letting them get away with it?”

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Source : http://www.unz.com/pgiraldi/americas-jews-are-driving-americas-wars/

 

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How I got fired

Exposing Jewish power in America has real consequences

Philip GiraldiThe Unz Review ­– October 3, 2017

 

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Two weeks ago, I wrote for Unz.com an article entitled “America’s Jews Are Driving America’s Wars.” It sought to make several points concerning the consequences of Jewish political power vis-à-vis some aspects of U.S. foreign policy. It noted that some individual American Jews and organizations with close ties to Israel, whom I named and identified, are greatly disproportionately represented in the government, media, foundations, think tanks and lobbying that is part and parcel of the deliberations that lead to formulation of U.S. foreign policy in the Middle East. Inevitably, those policies are skewed to represent Israeli interests and do serious damage to genuine American equities in the region. This tilt should not necessarily surprise anyone who has been paying attention and was noted by Norman Glazer, among others, as long ago as 1976.

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Source : http://www.unz.com/pgiraldi/how-i-got-fired/

 

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Pendant qu’on y est, pourquoi se priver ?

 

A Crash Course on the True Causes of “Anti-Semitism”

The SakerThe Unz ReviewSeptember 28, 2017

 

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This is a topic which has had so much written about it that you could fill an entire city library with books entirely dedicated to this topic. Marx took a shot at it. As did Sartre. There were, of course, also plenty of good books written on this topic, but rather than list them all, I want to suggest a few simple common sense points and then go to what I consider an authoritative explanation of this thing we call “antisemitism” and which, of course, has nothing to do with Semites.

So first, let’s dump this silly term and replace it by a simple and straightforward one : judeophobia. Just like any other phobia (say, for example, russophobia) the phobia of X is the 1) fear and/or hatred of X. Some people hate Jews, others fear them (think of the “fear of the Jews” in the Scripture), some do both. So judeophobia seems both logical and uncontroversial to me.

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Source : http://www.unz.com/tsaker/a-crash-course-on-the-true-causes-of-anti-semitism/

Vous devriez trouver cet article en français d’ici quelques jours sur le site du Saker Francophone.

 

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Mis en ligne le 5 octobre 2017

 

 

 

 

 

20:19 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |