23/04/2018

HÉLAS, CE N'EST PAS FINI !

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Hélas, ce n’est pas fini !

 

Oui, encore une interruption de pause… Vous le savez, quand même, qu’on n’a pas de parole… qu’on navigue à la godille…qu’on cafouille en attendant le nouveau blog (l’actuel est dans le couloir des condamnés à mort) et qu’on touche du bois en espérant l’avoir bricolé à temps…

 

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Un 14 avril historique

 

« Salus Rei Publicae Suprema Lex Esto »

 

Le 14 avril, M. François Asselineau (UPR) s’est adressé aux parlementaires et députés français « de bonne foi » pour qu’ils engagent une action en destitution d’Emmanuel Macron

(Il ne dit pas « pour crime de haute trahison ». Nous le disons, nous. On n’est jamais trop clairs.)

 

Appel du 14 avril 2018

 


 

 

Dont il s’explique :

(C’est plus utile qu’un trimestre à Sciences Po, d’ailleurs en grève.)

 


 

Combien répondront à son appel ? Et QUI ?

 

 

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De l’idiotie à la haute trahison

 

Se trouvera dès mercredi sur les sites https://reseauinternational.net/  et http://www.alterinfo.net/  (les autres voudront bien nous excuser).

 

 

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On vous rappelle que vous avez jusqu’au 30 avril pour vous abonner au Drone papier de l’ANTIPRESSE

 

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https://antipresse.net/drone/abonnement/index.html...

 

Dont voici l’éditorial, du 14 avril aussi, par Slobodan Despot :

 

Chers lecteurs,

La semaine que nous venons de vivre aura été l’une des séquences d’événements les plus folles de notre histoire. La montée en épingle puis la décomposition de l’affaire « Skripal », en Grande-Bretagne, a été subitement supplantée par une nouvelle accusation d’empoisonnement au gaz de populations civiles par le gouvernement syrien, tandis que la France, de son côté, déployait un dispositif militaire imposant pour évacuer quelque 250 « zadistes » écolo-hirsutes du site de Notre-Dame des Landes !

Dans la foulée, la « tweet-diplomatie » de Donald Trump annonçait des volées de missiles contre la Syrie et défiait les Russes d’y trouver la parade — comme si l’on vantait son service dans une partie de tennis !

Les menaces et les rumeurs s’enchaînent à une cadence de plus en plus frénétique, à une envergure de plus en plus démesurée, avec un vocabulaire de plus en plus déchaîné. Le temps de la réflexion est aboli et ceux qui devraient prendre ce temps, avec le recul critique qui l’accompagne, font le contraire : ils traquent le scepticisme au lieu de lui ouvrir toutes les tribunes. Je veux parler des journalistes officiels, bien entendu.

Pour le moment (samedi 14 avril), les menaces occidentales n’ont abouti qu’à un feu d’artifice peu dévastateur, uniquement destiné à sauver la face. Si les événements de Syrie devaient dégénérer dans les jours à venir en un conflit régional, voire mondial, la responsabilité des médias de grand chemin, dans tous les pays impliqués, serait écrasante. En colportant sans restriction des accusations sans preuves et diffusant sans vérification des images choquantes, ils auront agi comme de véritables pousse-au-crime à la botte des pouvoirs militarisés qui ont remplacé les gouvernements dans les pays ex-démocratiques. Si cette escalade devait se dégonfler, la crédibilité de ces organes de propagande en prendrait encore un coup, que nous espérons fatal.

Sur l’évacuation armée de la ZAD, j’ai publié dans le Matin Dimanche de ce jour une tribune qui pourra surprendre certains lecteurs, prenant ouvertement le parti des écolo-anarchistes. Sur l’affaire syrienne, j’ai réalisé un entretien dramatique avec notre ami le Saker, en espérant de tout mon cœur que ses craintes et les miennes ne se réalisent pas.

Sommes-nous les seuls, dans le monde occidental, à penser que l’humanité vit ses heures les plus dangereuses depuis qu’elle est apparue sur terre ?

Bonne lecture quand même !

Slobodan Despot

 

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Passager clandestin

Le Saker : la course à l’apocalypse de l’Empire américain devenu fou

 

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À quelques heures d’une possible guerre totale, un entretien lucide et essentiel sur la semaine la plus dangereuse de l’histoire humaine.

Depuis 2007, le Saker arpente sur son blog le fossé béant qui sépare l’Occident de la Russie. Suisse d’origine russe, établi en Floride, il a une connaissance profonde des trois mondes: la Russie, l’Europe et l’Empire atlantique.

Lors de notre précédent entretien (Antipresse n° 52 du 27 novembre 2016), au lendemain de l’élection surprise de Donald Trump, il avait exprimé son soulagement et ses espoirs de paix. Le nouveau président ne promettait-il pas de mettre fin à l’impérialisme global des néoconservateurs et de s’occuper de redresser intérieurement l’Amérique?

Il ne pouvait rien arriver de pire à la paix dans le monde, pensait-on à l’époque, que l’élection d’Hillary Clinton. Or le rouquin tweeteur a démenti ces pronostics. De concessions en reculades, cet « homme sans aucun courage » a permis le rétablissement d’une « administration Clinton sous un autre nom », plus agressive que jamais.

Aujourd’hui, le Saker nous décrit une Amérique aux abois, profondément divisée entre une élite sans aucun contact avec la réalité et une population réduite à la servitude. Pour cet empire à la dérive, la guerre totale semble la seule issue.

Avec la dernière provocation en Syrie — dénoncée des semaines à l’avance par le gouvernement russe —, le monde se retrouve au seuil d’une guerre nucléaire. L’ultime liaison rationnelle entre les puissances est assurée par les militaires. Leur sang-froid l’emportera-t-il sur la démence des néocons ?

Nous voulons l’ignorer, mais l’humanité est sans doute en train de vivre la semaine la plus dangereuse pour sa survie depuis qu’elle existe sur terre.

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Entretien réalisé par Slobodan Despot le 11 avril 2018, à écouter sur SoudCloud (38 minutes).

 

 

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Hélas, ce n’est pas fini !

Le Saker – The Saker15 avril 2018

 

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Commençons par un bref résumé des événements.

 

Il y a environ un mois, Nikki Haley annonce au Conseil de sécurité de l’ONU que les États-Unis sont prêts à violer les règles de ce même Conseil de sécurité en cas d’attaque chimique en Syrie

Puis les Russes ont annoncé qu’ils avaient la preuve qu’une attaque chimique sous fausse bannière est en préparation en Syrie ;

Puis une attaque chimique (supposée) se produit (dans un endroit encerclé et essentiellement contrôlé par les forces gouvernementales !) ;

L’OIAC envoie des enquêteurs (même si les puissances occidentales clament haut et fort qu’aucune enquête n’est nécessaire) ;

Les Anglosionistes bombardent la Syrie ;

Puis le Conseil de sécurité de l’ONU refuse de condamner la violation de ses propres règles et décisions ;

Enfin, les États-Unis d’Amérique parlent d’une « frappe parfaite ».

 

Maintenant, dites-moi : avez-vous l’impression que c’est terminé ?

Lire la suite…

Source : http://lesakerfrancophone.fr/helas-ce-nest-pas-fini

 

 

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Casques blancs par ci, casques blancs par là…

Libé s’inquiète des menées fascistoïdes de l’Antipresse ! (Antipresse)

Slobodan Despot Le Blog Sam-La-Touche  14 Novembre 2016

 

Libé s’inquiète des menées fascistoïdes de l’Antipresse !
Par Slobodan Despot
Antipresse

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Voici quelques semaines, nous avions mis en évidence la multiplication des images du sauvetage d’une fillette syrienne par les « Casques blancs » d’Alep (est) :

 

On l’a vue le 28 août dernier surgir avec un petit garçon des décombres d’un bombardement au bras d’un «casque blanc». Puis, toute seule, au bras d’un autre sauveteur sur un autre tas de gravats. Et d’un troisième, encore ailleurs…

Avant d’être mise à l’abri, cette pauvre enfant n’avait pas seulement été mitraillée par les avions ennemis, mais aussi, de toute évidence, par les photographes «amis». La victime portait toujours les mêmes habits mais, grâce à la multiplication des prises de vue et des sauveteurs, le spectateur pouvait être porté à croire qu’il s’agissait d’événements multiples. Nous-mêmes l’avons pensé dans un premier temps.

Le procédé n’est pas nouveau. Dans la guerre de l’information, la victoire revient au camp qui parvient à diffuser le plus d’images de ses propres souffrances.

Dans le même temps, les médias qui démultiplient ce drame en le présentant sous tous les angles ne montrent rien des dégâts infligés aux populations d’Alep-Ouest par les pilonnages aléatoires des djihadistes qu’ils protègent. Le témoignage à ce sujet du grand reporter Régis le Sommier — qui revenait d’Alep — dans un débat LCP [Youtube] a eu pour effet d’irriter jusqu’a l’agressivité les tenants de la ligne officielle de la médiacratie française (en l’occurrence l’apparatchique arrogante Elisabeth Guigou).

Le directeur adjoint de Paris Match relevait aussi, dans ce même débat, qu’il n’y avait plus de rebelles « modérés » à Alep et que ceux qui y restaient étaient «essentiellement des islamistes».

Les « Casques blancs » présents sur la scène du sauvetage de la petite fille ne sont, pour les médias de grand chemin, que d’innocents infirmiers. On leur décerne même des prix pour leur dévouement — tout en profitant pour se faire l’écho de leur propagande. Appuyé par des images émouvantes de souffrances réelles d’enfants, le mensonge le plus grossier passe sans contradiction. Qui oserait pinailler sans être taxé d’inhumanité ?

Dans les faits, les « Casques blancs » sont une pièce à deux visages: l’un humanitaire pour le grand public, l’autre… beaucoup plus trouble.

Leur ambiguïté est parfaitement résumée par le professeur Tim Anderson, qui est allé enquêter sur place:

Lire la suite…

Source : http://le-blog-sam-la-touch.over-blog.com/2016/11/libe-s-...

 

 

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Turbulences

SYRIE | Roger Waters flingue les Casques blancs

 


 

L’ex-leader des Pink Floyd, génie musical également connu pour ses positions pro-palestiniennes, a interrompu son concert de Barcelone le 13 avril dernier pour raconter une anecdote. Un journaliste français partisan des Casques blancs syriens, un certain Pascal, lui avait demandé de pouvoir monter sur scène pour parler de l’attaque chimique présumée de Douma et défendre la cause de

l’organisation «humanitaire» fondée par un agent des troupes spéciales britanniques.

Il ne savait manifestement pas à qui il avait affaire. Roger Waters a publiquement motivé son refus en expliquant ce qu’étaient selon lui les Casques blancs:

 

«C’est une voix parmi d’autres, mais je pense personnellement qu’il a entièrement tort, je crois que l’organisation qu’il prétend représenter et qu’il soutient, les Casques blancs, est une fausse organisation qui crée de la propagande pour les djihadistes et les terroristes, c’est ce que je crois…»

 

Par ailleurs, la publication d’une série de mails révèle comment un mécène saoudien et ses relais ont tenté de recruter Roger Waters en faveur de la cause des Casques blancs. Cela illustre l’intensité de ce lobbying auprès des personnalités de la vie publique, dont les opinions pèsent évidemment bien plus lourd que les enquêtes et les analyses géopolitiques. Pour un esprit fort et indépendant comme Waters, combien de crédules et de cruches ?

Le lobbying et la publicité sont depuis longtemps les deux principaux leviers d’influence et donc de pouvoir dans la société ultralibérale. La manipulation de masse sous le drapeau des Casques blancs, toutefois, a une visée particulièrement perverse. En exploitant les réflexes humanitaires et investissant les canaux de communication populaires du show-business, elle vise à respectabiliser les djihadistes et prolonger les souffrances de la population syrienne. Cela encore, Roger Waters l’a dénoncé avec une clairvoyance et un courage qu’on n’attend plus des invertébrés officiels. Il a souligné qu’en écoutant «la propagande des Casques blancs et certaines autres personnes, nous serions incités à encourager nos gouvernements à lancer des bombes sur le peuple syrien ».

Cela étant, les acclamations du public barcelonais montrent que la population n’est plus vraiment dupe.

 

PS — Le reporter américain Max Blumenthal a révélé comment les mêmes milieux organisent des flashmobs spontanées dont les participants « bénévoles » sont rémunérés jusqu’à 600 dollars pour leur prestation. Les Casques bleus sont une opération marketing tout-terrain.

 

Source : http://log.antipresse.net/post/syrie-roger-waters-flingue...

 

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Rapport Anti-Empire n° 157

William Blum  18 avril 2018

 

8. William Blum, Asesinando la esperanza. Portada edición en castellano.jpg

 

Non-personnes

Une des raisons pour lesquelles il est si facile à une administration américaine, aux medias mainstream et au public américain de sauter dans le train en marche de la russophobie, c’est évidemment l’héritage de l’Union Soviétique. À tous les crimes et aux carences réelles de cette époque, les USA ajoutent régulièrement beaucoup d’assertions fictives, pour exciter le public américain contre Moscou. La chose n’a jamais cessé. Au cours d’un débat, pendant les primaires républicaines de la campagne présidentielle de 2016, le candidat Ben Carson (aujourd’hui chef de l’agence US pour l’Habitat et le Développement Urbain) a prononcé les paroles qui suivent : « Joseph Staline a dit que si on voulait faire tomber l’Amérique, il fallait saper trois choses : notre vie spirituelle, notre patriotisme et notre moralité ». C’est là une variante des innombrables « citations » de Staline qui, au fil des ans, ont servi à discréditer non seulement le dirigeant soviétique mais tout Américain à qui il était possible d’attribuer des propos du même genre. La citation était entièrement fausse, mais les modérateurs  du débat et les autres candidats n’ont pas jugé utile de poser la moindre question sur son exactitude. Bien sûr que non.

Une autre caractéristique du stalinisme à avoir été systématiquement matraquée dans nos têtes était celle des « non-personnes » : l’ex-fonctionnaire ou l’écrivain connu par exemple, qui tombait en disgrâce aux yeux du régime pour quelque chose qu’il avait dit ou fait et se retrouvait de ce fait voué à une vie d’obscurité sinon pire. Dans son classique 1984, George Orwell parle d’une personne qui « était déjà une non-personne. Il n’existait pas. Il n’avait jamais existé ». Tout cela m’est revenu en tête à propos de la récente éviction de Rex Tillerson de son poste de secrétaire d’État.

Matthew Lee, le courageux reporter de l’Associated Press, qui brave la propagande du Département d’État depuis des années, a trouvé ceci à en dire le 1er avril dernier, dans un article :

 

Rex Tillerson a pratiquement disparu du site web du département d’État, aussitôt que son licenciement sans cérémonie – par tweet – a pris effet ce week-end.

Le lien « secrétaire d’État Tillerson », en haut de la page d’accueil du département a disparu dans la nuit de samedi et a été remplacé par un onglet neutre « secrétaire d’État ». Si on clique dessus, on arrive  à une page qui apprend brièvement aux visiteurs que « le secrétaire d’État-adjoint John Sullivan est devenu secrétaire d’État par intérim le 1er avril 2018 ». On y voit une photo de Sullivan signant ses documents de nomination au poste d’adjoint en juin 2017, mais aucune explication n’est donnée quant au changement de direction.

En plus de ce changement, les liens qui conduisaient aux discours de Tillerson, à ses voyages officiels et à d’autres événements relatifs à sa charge affichent maintenant ceux de Sullivan. Le lien vers la biographie de Tillerson « 69e secrétaire d’État » se contente d’afficher un lapîdaire « Nous sommes désolés. Cette page est introuvable ». Après que ce message lui ait été signalé, le département d’État a restauré le lien, et une page d’archive consacrée au mandat de Tillerson a été activée.

 

Le mythe anti-communiste le plus utilisé de la guerre froide fut, bien sûr, la phrase souvent citée – non, sempiternellement citée ! – de Nikita Khrouchtchev : « Nous vous enterrerons ». Le 20 novembre 1956, le New York Times avait rapporté : « Commentant la co-existence la nuit dernière, M. Khrouchtchev a dit que le communisme n’avait pas besoin de recourir à la guerre pour défaire le capitalisme. “Que cela vous plaise ou pas, l’histoire est de notre côté”, a-t-il dit, “nous vous enterrerons” ».

À  l’évidence, il ne s’agissait pas d’une menace militaire d’aucune sorte. Mais allez dire cela aux innombrables individus qui l’ont citée comme telle à l’infini. Finalement, à voir comment ont tourné les choses, le communisme – ou, disons, le socialisme – a-t-il enterré le capitalisme ? Non. Mais pas pour la raison que les capitalistes aimeraient penser : la supériorité de leur système socio-économique. Le capitalisme reste le système mondial prééminent pour cause de puissance militaire combinée aux crimes secrets de la CIA. C’est cette combinaison qui a irrémédiablement paralysé les forces socialistes au Vietnam, au Cambodge, au Laos, aux Philippines, au Guatemala, à Haïti, en Équateur, au Congo, au Brésil, en République Dominicaine, au Chili, en Angola, à la Grenade, au Nicaragua, en Bulgarie, en Albanie, en Afghanistan, en Yougoslavie, au Salvador, etc., etc., etc.

Nous ne saurons jamais quelles sortes de sociétés auraient résulté de ces mouvements s’ils avaient pu se développer sans interférence US, ce qui, bien sûr, était l’idée derrière les interférences.

 

Assassinats politiques. Propagande politique

Dans les luttes de la guerre froide contre les Soviétiques/Russes, les États –Unis ont toujours gardé la haute main quand il s’agissait de propagande politique. Qu’en savaient-ils les Russkofs des campagnes de ventes, de la publicité, de la manipulation psychologique du public, des tactiques d’appât « amorcer-ferrer », et d’une foule d’autres innovations chères à Madison Avenue ? Ne regardez que ce que les médias américains et leurs compères occidentaux ont réussi à faire avec l’empoisonnement des deux Russes, Skripal et sa fille, en Angleterre. Combien, à l’Ouest, mettent en doute la culpabilité de la Russie ?

Considérez ensuite le cas d’Hugo Chavez. Quand il est mort en 2013, j’ai écrit ceci :

 

« Quand quelqu’un comme Chavez meurt à un âge aussi peu avancé que 58 ans, je dois m’interroger sur les circonstances de cette mort. Cancer intraitable, infections respiratoires résistant à tout, crise cardiaque massive, à la suite les uns des autres… C’est bien connu que, pendant la guerre froide, la CIA a diligemment travaillé pour développer des substances capables de tuer sans laisser de traces. Je voudrais voir le gouvernement vénézuélien poursuivre toutes les modalités d’enquête possibles et surtout qu’une autopsie soit pratiquée ». (Il n’y en a apparemment pas eu).

 

On était en décembre 2011, Chávez, déjà sous traitement pour le cancer, se demanda à voix haute : « Serait-il inconcevable qu’ils aient inventé la technologie pour répandre le cancer et que nous n’en sachions rien avant 50 ans ? ». Le président vénézuélien disait cela le lendemain du jour où la présidente de gauche de l’Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, avait annoncé qu’on venait de lui découvrir un cancer de la thyroïde. Et ceci se passait après que trois autres éminents dirigeants de gauche d’Amérique Latine aient, eux aussi, été diagnostiqués cancéreux : la présidente du Brésil Dilma Rousseff, Fernando Lugo du Paraguay et l’ex-président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva.

« Evo, fais attention à toi. Correa, sois prudent. Nous ne savons tout simplement pas », avait dit Chávez, s’adressant au président de la Bolivie Evo Moralès et à Rafael Correa, président de l’Équateur, tous deux éminents dirigeants de gauche.

Chávez dit que Fidel Castro l’avait mis en garde, lui-même ayant été la cible de centaines de tentatives d’assassinats ratées, souvent bizarres, de la part de la CIA. « Fidel m’a toujours dit “ Chávez prends garde. Ces gens ont une technologie développée. Tu es très imprudent. Fais attention  à ce que tu manges, à ce qu’on te donne à manger… une petite aiguille et ils t’injectent je ne sais pas quoi” ».

Quand le nouveau président du Venezuela, Nicolas Maduro, a fait allusion à une possible implication américaine dans la mort de Chávez, le département d’État US s’est écrié que c’était « absurde », alors que les États-Unis avaient déjà joué un rôle-clé dans le bref renversement de Chávez en 2002. De tous les médias américains, je ne connais pas un seul qui ait ne fût-ce qu’évoqué la possibilité que Chávez ait pu être assassiné.

Je crois personnellement, même si je n’ai aucune preuve à offrir  (mais je n’en ai pas moins qu’il n’y en a eu pour accuser la Russie dans l’empoisonnement anglais), que Hugo Chávez a été assassiné par les États-Unis. Cependant, contrairement au cas de l’affaire anglaise, j’ai une motivation à offrir : étant donnés l’hostilité absolue de Chávez à l’égard de l’impérialisme américain et le palmarès de la CIA qui peut afficher plus de 50 tentatives d’assassinats contre ce genre de dirigeants politiques, si sa maladie et sa mort ne furent PAS provoquées, la CIA n’a pas fait son travail. Les médias du monde, cependant, ont fait le leur en ignorant à une écrasante majorité ces hypothèses « conspirationnistes », se les gardant bien au chaud pour une occasion plus « convenable », une qui implique leur traître de mélodrame préféré : la Russie

Si j’avais l’occasion de parler au Premier ministre britannique Theresa May et à son grossier ministre des Affaires étrangères Boris Johnson, j’aimerais leur demander : « Qu’est-ce que vous allez trouver à dire, quand tout le monde saura que la Russie n’est pour rien dans l’affaire Skripal ? ». Ne quittez pas l’écoute.

 

Un autre charmant exemple d’anti-communisme de guerre froide.

La nostalgie est en marche au Brésil, où on constate une forte envie d’un retour à la dictature militaire des années 1964-1985, pendant laquelle près de 500 personnes ont été supprimées par les autorités, quand elles n’ont pas tout simplement disparu. C’était un temps où les généraux au pouvoir faisaient montre d’une brutalité systématique, torturant à l’électricité aussi bien que psychologiquement, pour bétonner leur pouvoir et conjurer ce qu’ils appelaient « le communisme ». Ils volaient aussi les très jeunes enfants de leurs victimes et en faisaient cadeau à leurs partisans, que les enfants croyaient ensuite être leurs vrais parents.

Un des problèmes majeurs au Brésil aujourd’hui est la criminalité, et c’est la première raison alléguée pour justifier le désir de retour au bon vieux temps de la dictature. D’après un sondage de 2017, on estime que 43% de la population brésilienne est favorable à un rétablissement au moins temporaire du contrôle militaire ; ils étaient 35% en 2016. La peur de la violence, que ce soit celle du terrorisme ou de la délinquance urbaine, renforce l’adhésion aux partis autoritaires et fait grimper le soutien aux dirigeants populistes qui affichent des programmes de durs-à-cuire sur la criminalité et l’immigration, partout dans le monde, du président Rodrigo Duterte des Philippines au chancelier Sebastian Kurz d’Autriche, en passant pas un type appelé Trump dans nos bons vieux États-Unis d’Amérique.

« Grâce à vous, le Brésil n’est pas devenu Cuba ! », scandait la foule lors d’une récente manifestation au Brésil, en lançant les saluts que vous imaginez.

C’est bien là le comble de l’ironie. Selon toute probabilité, beaucoup de ces gens n’ignorent pas la faim, ont du mal à payer leur loyer, ne pourraient pas se payer les soins médicaux ou l’éducation dont ils ont besoin ; et malgré tout, ils se déchaînaient contre un pays où toutes ces privations n’existent pratiquement pas.

Les États-Unis, bien sûr, ont joué un rôle déterminant en 1964 dans le renversement de la démocratie brésilienne. Comment pourrait-il en être autrement dans ce monde ? Voici une conversation téléphonique entre le président Lyndon B. Johnson et Thomas Mann, secrétaire d’État adjoint pour les Affaires inter-américaines, le 3 août 1964, deux jours après le putsch :

MANN : J’espère que vous êtes heureux comme je le suis à propos du Brésil.

LBJ : Je le suis.

MANN : Je pense que c’est la chose la plus importante qui soit arrivée dans l’hémisphère en trois ans.

LBJ : J’espère qu’ils nous en sauront gré au lieu de nous souhaiter au diable.

 

Cet homme éprouve-t-il parfois quelque gêne ?

Dans son besoin désespéré d’approbation, notre cher Président s’est jeté à corps perdu dans l’augmentation des dépenses militaires. Parlant aux présidents de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie, il a dit qu’il fallait « lui savoir gré » de pressurer des pays comme les leurs pour qu’ils crachent davantage d’argent au bassinet de l’OTAN. Aucun de ces présidents n’a eu le cran de demander à M. Trump pourquoi c’est une bonne chose, en lui signalant peut-être que certains de ces millions de dollars auraient pu être utilisés pour augmenter la qualité de la vie de leurs peuples.

Quelques jours plus tard, à la fête des Œufs de Pâque de la Maison Blanche, le président « s’est vanté devant une foule d’enfants d’avoir fait grimper les dépenses militaires jusqu’à 700 milliards de dollars ». On peut imaginer ce que leurs jeunes cerveaux ont enregistré de cela. Se rendront-ils compte un jour que cet homme appelé « le Président » leur a dit que d’énormes sommes d’argent, qui auraient pu être dépensées pour leur santé, leur éducation, leurs transports et leur environnement, vont l’être au contraire pour acheter des armes qui serviront à tuer des gens ?

La taille des besoins de l’égo de cet homme ne peut pas être exagérée. Le Washington Post a remarqué que Trump avait recommandé à la présidente de Lituanie de faire son éloge devant les caméras comme elle l’avait fait en privé dans le bureau ovale. Elle s’est exécutée, disant que des changements dans l’OTAN ne seraient pas possibles sans les États-Unis, que, par conséquent,  leur « voix vitale et leur leadership vital » étaient importants. Et Trump d’insister : « Est-ce que Donald Trump a vraiment fait une différence pour l’OTAN ? ». Ceux qui étaient dans la pièce ont ri quand elle a confirmé qu’effectivement, il avait « fait une différence ».

Dieu merci, certains de ceux qui étaient dans la pièce ont ri. Je commençais à craindre que tout espoir fût perdu.

 

Les étoiles que nous honorons

Est-ce un signe de la maturation morale de l’Amérique que de nombreuses célébrités aient été forcées de démissionner ou de prendre leur retraite pour avoir été dénoncées comme des prédateurs sexuels ?

Peut-être. Dans une certaine mesure. Je l’espère.

Mais je serais beaucoup plus impressionné si les « talk shows » et toutes sortes d’autres médias cessaient d’inviter et d’honorer des gens bien pires : criminels de guerre, tortionnaires, serial menteurs, assassins en masses… des gens comme George W. Bush, Dick Cheney, Madeline Albright, Colin Powell, Condoleezza Rice, Hillary Clinton, Bill Clinton, Henry Kissinger, Donald Rumsfeld, John Bolton, et beaucoup de représentants de l’Armée.

Source : https://williamblum.org/aer/read/157

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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In memoriam

Marielle Franco

 

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Marielle Franco était une jeune personnalité politique afro-brésilienne. Née dans un bidonville, elle s’en était sortie à force de courage et de ténacité, pour devenir une conseillère écoutée et respectée très populaire. Enfant modèle d’un nouveau type de politique, elle s’était fait connaître par sa critique des brutalités policières et sa défense des minorités.

Elle a été assassinée le 14 mars, à Lapa, de quatre balles dans la tête.

 

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Le 14 avril, un mois après son assassinat, une manifestation de deuil en son honneur s’est déroulée à Rio de Janeiro.

 

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Existe-t-il des gens qui ne sont pas communistes et à qui les anti-communistes tapent superlativement sur le système ? Oui, nous.

En guise de prolongement à la réflexion de William Blum :

 

Un martyre

Curzio Malaparte Tempo (« Battibecco ») – 1954

 

   Je m’attends depuis longtemps à mourir de mort violente, peut-être même assassiné. Mais je ne m’étais vraiment jamais imaginé devoir un jour mourir sur la croix !  Et je n’en aurais même pas eu l’idée si n’avait paru, en Amérique, un livre accueilli avec grand succès, qui raconte mon propre martyre avec un luxe de détails affreux. Je connaissais déjà l’existence de ce livre par ce qu’en rapportaient les revues et les journaux américains. Mais voici que celui-ci paraît en version italienne sous le titre Petrus Secundus, aux éditions All’insegna del’Rovere, à Gênes (2, rue Michele Novaro). L’auteur, Harold J. Frysne, fils d’un haut fonctionnaire de l’État de Pennsylvanie (sa mère était irlandaise), fit ses études à Oxford (États-Unis), puis partit pour l’Italie. Là, il rejoignit l’ordre de Saint-Benoît et réussit sa difficile année de noviciat au monastère bénédictin de Monte-Cassino, avant de s’installer à l’abbaye romaine de Saint-Paul-hors-les-Murs. Auteur de nombreuses œuvres de théologie, dont deux essais originaux sur Joachim de Flore et Antonio Rosmini, Harold J. Frysne est considéré aux États-Unis comme le plus énergique, le plus polémique, le plus original des écrivains catholiques américains. Son dernier livre, Petrus Secundus en est une preuve indiscutable. Celui-ci est conçu sur le modèle de mon Histoire de demain, publié en feuilletons, ici-même, sur Tempo, en 1949. Le livre de Harold J. Frysne raconte en effet l’histoire d’une hypothétique invasion russe en Italie. On y assiste aux premiers actes d’un gouvernement communiste établi au Quirinal et au Viminal, puis à la fuite en avion du Saint Père, un  pape américain, le premier pape américain de toute l’histoire de l’Église (et j’espère bien le dernier), vers les États-Unis, suivi en paquebot par toute la curie romaine : Sacré collège, Secrétaire d’état, et cœtera. Ainsi c’est tout le Saint Siège qui déménage à New York,  où le Saint Père, à son arrivée à l’aéroport Fiorello La Guardia est accueilli par d’indescriptibles scènes de liesse. Imaginez donc New York devenue la nouvelle Rome !

   Après avoir raconté le déménagement de la chaire de saint Pierre à New York, Harold J. Frysne raconte les événements qui se déroulent en Italie : les massacres atroces commis par des foules déchaînées obéissant aux mots d’ordres des communistes, les incendies, les pillages, les arrestations en masse, les tortures, l’exécution des adversaires politiques, la profanation des églises, des couvents, et même des temples sacrés, l’assassinat des cardinaux, des évêques et de milliers de prêtres et de religieuses. Le peuple italien, terrassé par une violence d’une telle férocité, renonce à se défendre et à combattre un tel carnage. Mais un homme, seul, doté d’un courage extraordinaire, décide de lutter contre la sauvage fureur communiste (p.128). Depuis un refuge secret, situé selon toute vraisemblance en Italie du Nord, probablement dans le Piémont, une radio clandestine transmet chaque jour, à heure fixe, l’appel passionné de ce héros solitaire à la résistance et à la rébellion contre la tyrannie rouge. « Tous les Italiens, raconte Harold J. Frysne (p.129) écoutaient cette voix enflammée, la parole persuasive du transmetteur clandestin redonnait confiance aux croyants. Mais qui était-il ? Un laïque ou bien un prêtre ? Un homme d’église ou bien un homme de lettres ? »

   Le doute fut levé peu après par le « héros » lui-même, qui un jour, grâce à sa radio clandestine, révéla courageusement son nom. Cet homme qui se battait tout seul contre l’avalanche communiste, c’était moi ! (N’en déplaise à tous les envieux, mais cet homme c’était bien moi !) À ce point du récit, l’auteur élève, point par point, un hymne à mon courage et à mes qualités : il parle de ma vie, de mes luttes, de mon œuvre littéraire, de mes succès internationaux (que mes lecteurs me pardonnent, tout cela n’est pas de mon cru, mais bien de celui de Harold J. Frysne, insistant surtout sur mon esprit original et libre, rebelle à toute discipline. Ma voix, écrit Harold J. Frysne, « était la voix d’un apôtre prêt à tout, même au martyre ».

   Les autorités communistes entreprirent une chasse impitoyable pour découvrir mon refuge clandestin, depuis lequel je lançais des appels enflammés à la révolte. Une grosse récompense fut offerte pour ma pauvre tête. Et au moment où l’Italie tout entière tremblait d’inquiétude pour ma vie, commençait à espérer qu’ils ne réussiraient jamais à découvrir ma cachette, une terrible nouvelle pétrifia le peuple italien : la police communiste avait découvert mon refuge, situé d’après l’auteur du livre, dans les souterrains de l’église du mont des Capucins à Turin, à proximité du Pô et de l’église de la Gran Madre di Dio. Notre infortuné écrivain, raconte Harold J. Frysne, subit les premiers sévices à l’intérieur de ces souterrains, mais, comme l’ordre avait été donné de le capturer vivant, il fut conduit couvert de sang et sans connaissance, sur le grand  escalier de la Gran Madre di Dio, où un tribunal du peuple improvisé condamna l’infortuné écrivain à la peine de mort par crucifixion » (p.133).

   À la lecture de ces pages, j’avoue avoir eu la chair de poule. Mais lisons donc ensemble le récit de ma mort : « Le condamné eut ses vêtements arrachés, puis son corps nu fut traîné sur le seuil du temple. On apporta des clous et des marteaux, des échelles et des cordes, tout le nécessaire pour la crucifixion. Mais avant d’achever la victime, qui avait repris connaissance, les assassins voulurent lui faire faire quelques pas sous les colonnades du temple, avec sur son dos deux troncs d’arbre disposés en croix, jouant ainsi une scène du Christ interdit que le moribond avait portée à l’écran avec une grande force dramatique, dans une des séquences les plus célèbres et impressionnantes de son film. Cloué comme le Christ en croix sur la porte de l’église, dégoulinant de sang, on vit la figure humaine et suppliciée du martyr lever au ciel ses yeux implorants de pitié, avant que sa tête ne retombe dans un sommeil éternel. Sur ordre des dirigeants communistes de Turin, on laissa le corps supplicié du crucifié pendant trois jours à la porte du temple, tandis que la meute des communistes les plus exaltés continuait d’injurier le cadavre exposé en accompagnant leurs cris de gestes et d’invectives les plus infamants et grossiers. »

   J’ai cité jusqu’à présent les paroles d’Harold J. Frysne et les mots me manquent pour le remercier de tant de délicatesse. Une belle fin, c’est indiscutable. Voyez pourtant de quelle manière il me faut mourir pour le destin de l’Italie ! Mais pourquoi moi justement ? Est-il possible que parmi tous les héros que compte l’Italie, Monsieur Harold J. Frysne m’ait choisi moi en particulier. Il n’est pas dit pourtant que les choses doivent finir comme l’auteur de Petrus Secundus l’a imaginé avec une ferveur toute romanesque. Je peux bien mourir crucifié, cela n’a guère d’importance (bien que je ne sois pas de ceux qui se laissent prendre au piège comme des rats), mais un fait est certain : si je devais subir un quelconque acte de violence, je répondrais à cette violence par des coups de fusil et nous sommes des millions en Italie à  être prêts à agir de même.

Prises de Bec – Les Belles Lettres, 2017pp.122/125.

 

Oui, déjà. Pourtant, il n’y avait pas très longtemps que Churchill avait lancé la guerre froide (1947 : moins de deux ans après avoir théoriquement vaincu Hitler de concert et signé les accords de Yalta avec Franklin D. Roosevelt et Joseph Staline).

On sait ce qu’allait être la réalité.

Et le lynchage  a tout de même fini par avoir lieu. Cependant, le martyr n’a pas été Curzio Malaparte mais son successeur aux chroniques du Tempo, Pier Paolo Pasolini. Communiste.

 

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Harold J. Frysne

Petrus secundus : storia immaginaria non impossibile (1955-1960)

Traduzione: Luigi Cripta, (Fuori collana)

Genova,  Edizioni all'insegna del rovere, 1953.

263 p. ; 21 cm.

 

 

 

 

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Un livre

L’OTAN–alliance pour la guerre, les USA–mensonges et morts par millions

Daniele Ganser –Éditions Demi-Lune – 2018

 


 

Source Éditions Demi Lune

Via : http://lesakerfrancophone.fr/

 

Daniele Ganser est par ailleurs l’auteur de :

Les Armées secrètes de l’OTAN

Les Guerres illégales de l’OTAN

 

 

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Mis en ligne le 23 avril 2018.

 

 

 

 

 

13:34 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/04/2018

SUR LE BÂILLONNEMENT DE JULIAN ASSANGE

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Le 1er avril, M. Peter Koenig, dans un article sur l’expulsion en masse des diplomates russes, écrivait ce qui suit :

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« Ajoutant l’injure à l’insulte, le nouveau président de l’Équateur, Lenin Moreno, a depuis quelque jours, réduit au silence Julian Assange, responsable de Wikileaks, réfugié politique à l’ambassade d’Équateur depuis 2012. Assange ne peut plus communiquer avec quiconque, sous quelque forme que ce soit, et ne peut plus recevoir de visiteurs. La raison officielle d’après Moreno – traître à son peuple s’il en fut – est qu’Assange a tweeté une protestation contre l’arrestation, en Allemagne, de l’ex-dirigeant de la Catalogne Carles Puigdemont. Moreno a condamné Assange à l’isolement total à l’intérieur de l’ambassade équatorienne. Qui a donné à Moreno l’ordre d’agir de la sorte ? – Eh bien, je vous le laisse deviner. Ce qui est sûr, c’est que Moreno est devenu une pute, comme le sont la plupart des « dirigeants » occidentaux.

Mais la véritable raison est sans doute la sévère critique d’Assange envers le gouvernement britannique, en particulier Theresa May et son ministre des Affaires étrangères, pour les accusations vitrioliques injustifiées et les calomnies qu’ils ont proférées envers la Russie en général et le président Poutine en particulier, dans l’affaire des poisons « Skripal ». Assange ne peut pas quitter l’ambassade, sous peine d’être arrêté et extradé vers les États-Unis, où il encourt la torture et même pire, probablement la peine de mort. »

Source : http://www.informationclearinghouse.info/49122.htm

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

 

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Sur le bâillonnement de Julian Assange

 

Le légendaire cinéaste et journaliste John Pilger et Christine Assange, mère de Julian Assange, se sont entretenus avec Dennis  J. Bernstein et Randy Credico le 5 avril, sur la dernière tentative en date de réduire au silence le fondateur de Wikileaks.



John Pilger, Christine Assange, Dennis J. Bernstein, Randy Credico  – I.C.H.9 avril 2018

 

4. julian-silenced.JPG

 

Après non loin de six ans d’exil terré dans l’ambassade d’Équateur au cœur de Londres, le fondateur de Wikileaks et rédacteur en chef visionnaire Julian Assange vient de recevoir un nouveau coup bas ; Assange, qui a été exonéré de toutes les accusations dont il faisait l’objet, est désormais détenu au secret à l’intérieur de la minuscule ambassade, dans le quartier de Knightsbridge, à Londres.

Cette dernière agression contre Assange, ce débranchement de ses derniers instruments de communication, met ouvertement au défi les activités éditrices de Wikileaks et sabote le travail capital de ce service incroyablement important de publication de l’information à l’échelle de la planète.

Pendant ce temps, les gouvernements US et UK poursuivent leur démonisation bruyamment orchestrée d’Assange, qui fait désormais partie intégrante du frénétique « Russiagate » déchaîné en vue d’une nouvelle guerre froide et peut-être d’une IIIe guerre mondiale. En effet, les USA et le Royaume Uni continuent de le menacer. Aux États-Unis, certains sénateurs et l’actuel directeur de la CIA en passe de devenir Secrétaire d’État (Mike Pompeo) veulent qu’Assange soit condamné pour trahison et mis publiquement à mort. Ils menacent de l’arrêter, en violation flagrante de deux résolutions des Nations Unies et de leurs propres lois, dès qu’il mettra un pied hors de l’ambassade

Change.org a écrit, dans une déclaration accompagnant une pétition de soutien à Assange :

 

« C’est avec la plus grande inquiétude que nous avons appris que Julian Assange a été privé de l’accès à Internet et du droit de recevoir des visiteurs à l’ambassade d’Équateur à Londres. Seules des pressions extraordinaires de la part des gouvernements US et espagnol peuvent expliquer pourquoi les autorités équatoriennes ont pu prendre ces mesures affreuses et isoler ainsi Julien. Nous exigeons que l’isolement de Julian Assange cesse IMMÉDIATEMENT ! »

 

Dans les interviews qui suivent du célèbre journaliste et cinéaste John Pilger et de Christine Assange, mère du fondateur de Wikileaks, nous tentons de faire la lumière sur le cas fondamental de Julian Assange et de rappeler pourquoi il faut absolument qu’il soit affranchi de toute nouvelle persécution, de sorte qu’il puisse poursuivre sans entraves l’énorme travail qu’a accompli Wikileaks, qui est un des éditeurs les plus remarquables des lanceurs d’alertes anti-gouvernementales de l’histoire moderne.

 

Dennis Bernstein : Donc, il y a eu quelques changements à l’ambassade. Ils ont coupé l’Internet à Julian, son véritable lien vital. Il vit dans cette toute petite chambre depuis tant d’années, et voilà qu’ils essaient de la rendre encore plus petite. Pourriez-vous nous dire ce qui, à votre avis, est en train de se passer ? Lui avez-vous parlé ?

John Pilger : Non, je n’ai pas parlé à Julian. Ce n’est pas possible. Ils ont fait plus que lui couper l’Internet, ils lui ont aussi coupé le téléphone. Les autorités équatoriennes ont mis l’interdit sur toutes les formes de communication à l’ambassade. Ce qui est peut-être le pire de tout, on lui interdit de recevoir  des visiteurs. Je sais que ses avocats doivent se réunir aujourd’hui et il se peut qu’ils rencontrent les Équatoriens. Je ne sais absolument rien d’autre.

Vous imaginez sans peine l’effet que de telles mesures peuvent avoir sur quelqu’un qui est bel et bien emprisonné dans un espace très réduit, sans lumière du jour, depuis pas loin de six ans aujourd’hui. C’est tragique, et cela vient d’un petit pays qui a reconnu la justice dans le cas d’Assange et qui lui a donné l’asile politique.

Tout en n’excusant pas les décisions de ce gouvernement, il nous faut reconnaître qu’elles ont été prises sous la pression directe des États-Unis, qui s’y entendent à faire régresser tant de gouvernements soi-disant progressistes en Amérique latine. Ils ont coupé les communications à Julian juste un jour après que l’Équateur ait reçu une délégation du US Southern Command, le bras du Pentagone en Amérique Latine et dans les Caraïbes.

Le gouvernement de l’Équateur a essayé à peu près tout pour que justice soit faite à Julian. Il a négocié avec le gouvernement britannique pour que Julian puisse sortir de l’ambassade avec un sauf-conduit. On ne lui accorde même pas le droit de passage vers un hôpital.

Cette cruauté particulière est exercée sur Julian parce qu’il est l’incarnation de tout ce qui manque si absolument d’un bout à l’autre du spectre politique, dans les pays occidentaux. Il est devenu l’« ennemi » des gouvernements à l’Ouest.

Lui enlever son droit de communiquer est une agression contre la liberté d’expression en soi. C’est nous attaquer, nous, autant que lui. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi délibérément courageux que Julian. Ne sont pas du tout courageuses, en revanche, les prétendues oppositions, dont le silence rend sourd.

Dennis Bernstein : Assange est une variété très spéciale d’éditeur, qui pèse véritablement sur l’histoire et sur la manière dont nous nous en souviendrons. Mais il existe un chœur cynique de « journalistes » d’entreprise qui se moquent de ceux qui disent la vérité. C’est presque ridiculement démodé, maintenant, de dire la vérité, de rapporter honnêtement des faits.

John Pilger : C’est exact. Je suis journaliste depuis très longtemps et j’ai toujours estimé que le journalisme impose une certaine obligation d’avoir à trouver les moyens de dire la vérité. De déterrer les faits et de les livrer au public. Il en était ainsi bien longtemps avant qu’on se mette à parler de journalistes d’investigation, parce que tout journalisme devrait être d’investigation et devrait avoir pour objet de trouver la vérité et de la mettre au jour.

Julian Assange est maltraité de cette façon précisément parce qu’il fait ce que tout véritable journaliste devrait faire. Il trouve la vérité sur ceux qui essaient de manipuler et de contrôler nos vies, et, en disant la vérité, il les met en situation d’avoir à rendre des comptes. Pour cela il est soumis à une forme de torture. Être privé de tout contact est une forme de torture.

Julian a besoin de notre soutien de façon plus urgente que jamais.

Randy Credico : Entre nous, nous avons participé à cent programmes sur Julian Assange. John, vous avez donné le coup d’envoi le 1er avril de l’année dernière. J’étais si convaincu alors qu’il allait sortir de ce pétrin. Quelques mois plus tard, la Suède abandonnait ces accusations bidon contre lui. Où voyez-vous aller les choses, à partir d’ici ?

John Pilger : Ce qui arrive à Julian fait partie d’une campagne très agressive contre la démocratie, contre la dissidence. À l’heure actuelle, cette campagne entre dans une phase critique.

Nous assistons à une provocation massive contre la Russie. Nous nous retrouvons avec le plus grand déploiement militaire depuis la IIe guerre mondiale aux frontières occidentales de la Russie. En même temps, nous avons le plus grand déploiement militaire depuis la IIe guerre mondiale dans le Pacifique. Le problème, ici, c’est que la domination des États-Unis est mise en question. C’est ce qui est si intolérable.

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Cette campagne pour provoquer les deux puissances de la Russie et de la Chine a atteint une sorte de masse critique. C’est très dangereux. On parle beaucoup d’une guerre commerciale. Ce dont on devrait parler, c’est de la perspective d’une guerre frontale. Les provocations à l’égard de la Russie sont en ce moment si extrêmes.

Cette histoire Skripal en Angleterre s’est révélée depuis un jour ou deux avoir été montée de toutes pièces. Les rapports des laboratoires ont coupé l’herbe sous les pieds à tout l’establishment sécuritaire britannique, en déclarant qu’il n’existait pas de preuve de l’implication de la Russie dans cette affaire. Toute cette prétendue attaque est un aberrant coup monté. Mais pourquoi ?

Cela fait partie d’une campagne quasiment inexorable pour en arriver à un tel point avec la Russie que les Russes soient forcés d’y répondre militairement. C’est ainsi que les guerres commencent. Je crois qu’il y a plus de danger maintenant qu’il n’y en a jamais eu à aucun moment de la première guerre froide

Ce à quoi nous assistons ici, dans le cas de Julian, c’est à la phase finale d’une longue campagne contre Wikileaks dont le but est de criminaliser le journalisme. Un document de 2008 que Wikileaks a publié montrait clairement qu’un organisme, à l’intérieur du Pentagone, avait établi un plan d’action contre Wikileaks. La stratégie arrêtée consistait à détruire la confiance du public en Wikileaks et à détruire son éditeur. C’était le plan il y a dix ans, et c’est ce plan qui continue d’être mis en œuvre aujourd’hui.

Ce document dit très clairement que la menace vient de la vérité. Wikileaks a fait son apparition cinq ans après l’invasion de l’Irak, laquelle a été déclenchée après que le gouvernement ait menti sur les armes de destruction massive. Ce mensonge a servi à justifier l’invasion de l’Irak. L’invasion de l’Irak a tué plus d’un million de personnes et provoqué la fuite de quatre millions d’autres de leur pays.

L’affaire d’empoisonnement de Salisbury a tout à fait l’air d’un mensonge de même nature. Mais nous ne parlons plus, cette fois, de guerre avec un pays du moyen Orient. Nous parlons de guerre avec la seconde puissance nucléaire du monde.

Dennis Bernstein : S’agit-il d’un nouvel incident du Golfe du Tonkin ?

John Pilger : Le golfe du Tonkin paraît bien bénin, comparé à certains des coups montés qui ont conduit à des guerres depuis lors. J’ai peur que celui-ci  serve de justification non à une invasion mais à une espèce de guerre de constante intimidation.

Mais, comme Poutine l’a fait clairement savoir, la Russie n’a pas l’intention d’accepter ce jeu. Tout cela frise la démence collective et ne peut finir que dans la guerre la plus monstrueuse imaginable, une guerre qui dévasterait entièrement, des deux côtés, les pays les plus exposés comme la Grande Bretagne. Ceux qui osent s'opposer à cela doivent être balayés, les plus éminents étant Julian Assange et Wikileaks.

Quand on se souvient de 2016 et des e-mails divulgués de John Podesta, qui révélaient le lien direct entre la Fondation Clinton et le jihadisme organisé au Moyen-Orient, on se rend compte que cette révélation en disait plus sur les machinations d’une grande puissance que n’importe quoi d’autre qui ait été publié sur bien des années.

 

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On peut dire la même chose de la révélation par Wikileaks des meurtres collatéraux divulgués par Brad (Chelsea) Manning. Cette simple vidéo a eu le pouvoir d’informer les peuples du monde entier sur la manière dont leurs gouvernements mènent les guerres. Elle a changé ou renforcé la perception qu’en avaient des millions de gens. Une guerre a été déclarée à cette sorte de journalisme.

Randy Credico : Vous pouvez voir ce clip dans le documentaire de John Pilger The War You Don’t See  [« La guerre que vous ne voyez pas », ndt].

John Pilger : Ce film, que j’ai fait en 2013, consiste principalement en interviews que j’ai faites d’éminents journalistes mainstream des deux côtés de l’Atlantique. Leur message collectif a été que, si les médias n’avaient pas fait écho en les amplifiant aux tromperies et aux mensonges des gouvernements, il y a de fortes chances pour que cette guerre n’eût jamais eu lieu, et toutes ces personnes massacrées seraient encore en vie aujourd’hui, ISIS n’existerait pas et il pourrait même y avoir le début d’une sorte d’espoir au Moyen Orient.

Nous ne devrions pas l’oublier quand nous pensons à la situation actuelle, alors que les gouvernements occidentaux s’acharnent si fort à provoquer la Russie et la Chine. Nous avons 400 bases militaires autour de la Chine, mais vous n’en entendez pratiquement pas parler par les médias. La Russie est littéralement encerclée. Si les gens n’apprennent pas ces incroyables vérités, rien ne sera fait.

Dennis Bernstein : C’est exactement pourquoi nous avons tellement besoin de l’information structurée que livre Assange. Et c’est exactement la cause pour laquelle ils veulent le mettre hors du chemin.

 

Christine Assange

Cette interview de la mère d’Assange, Christine Assange, fait partie d’une série d’émissions de Radio WBAJ [Caroline du Sud, ndt] produites par Randy Credico : Live on the Fly [« Vivre à la volée », ndt]. Flashpoints [« Point d’éclair », ndt], sur Radio Pacifica [Californie, ndt], a joint ses forces à celles de Live on the Fly pour continuer à travailler et à lutter pour faire libérer notre frère journaliste et combattant de la liberté Julian Assange.

L’interview de Christine Assange par Credico et Bernstein a été diffusée sur les ondes de Radio Pacifica Nationale, le 5 avril.

 

Dennis Bernstein : Randy et moi avions espéré que ceci serait l’occasion de fêter quelque chose et d’avoir Julian sur l’autre ligne. Malheureusement, il n’en est rien. Pourriez-vous nous mettre au courant de la situation, nous dire où en sont les choses ?

Christine Assange : John (Pilger) a dit que nous en sommes à un stade très critique avec la Russie, à cause de la propagande faite autour de cet empoisonnement au Royaume Uni. Comme vous savez, on a découvert qu’il n’avait rien à voir avec la Russie.

Je voudrais dire que nous en sommes aussi à un stade critique en ce qui concerne la vie et la liberté de Julian. Les deux situations sont liées. Par exemple, le jour avant que les communications de Julian avec l’extérieur soient coupées, un membre du Parlement anglais a demandé : « Est-ce qu’il ne serait pas grand temps que nous passions à l’action contre l’ambassade équatorienne ? ». Il n’était pas heureux de ce que Julian a tweeté sur la réaction du gouvernement britannique à l’affaire de Salisbury

Les doutes de Julian se sont avérés justifiés, puisque le laboratoire de Porton Down affirme à présent catégoriquement qu’il n’existe pas de preuves reliant la Russie à l’affaire. En outre, Julian avait été invité à apporter des preuves sur les affaires Cambridge Analytica et Facebook, ce qui fait qu’il y avait aussi ces puissants motifs de vouloir le faire taire.

Entretemps, l’armée US s’invitait en Équateur, où elle était venue augmenter la pression pour obtenir que Julian soit livré aux États-Unis. Nous le savons, parce que l’ex-ambassadeur Craig Murray a révélé que les USA ont dépensé 87 millions de dollars pour tenter de renverser le président Rafaël Correa, qui avait accordé l’asile politique à Julian devant les menaces qui pesaient sur sa liberté et sur sa vie.

Maintenant, la pression s’exerce sur le nouveau président (Lenin Moreno). Dès avril 2017, les États-Unis étaient sur la ligne de départ pour s’en prendre à Julian. Et tous en étaient. Pompeo, qui vient d’être promu Secrétaire État, veut arrêter Julian une bonne fois pour toutes. John Bolton, qui vient d’être nommé Conseiller à la Sécurité Nationale, a déclaré que le gouvernement devrait faire une cyberguerre à Wikileaks pour avoir divulgué les e-mails Clinton et le scandale du piratage de la CIA. En 2010, Trump a dit que ceux qui étaient responsables du dévoilement Wikileaks devraient être condamnés à mort.

Dennis Bernstein : Ce n’est pas surprenant que tout soit mis en œuvre pour faire taire Julian Assange dans le contexte du scandale de Salisbury. La machine Clinton n’en finit pas d’attiser les flammes de ce Russiagate et semble disposée à risquer la IIIe guerre mondiale pour prouver que Hillary n’a pas perdu l’élection parce qu’elle était une candidate abominable.

Christine Assange : Julian était aussi en train d’informer honnêtement sur ce qui se passait en Catalogne, ce qui aux yeux de certains  est absolument honteux. Il n’y a pas besoin d’être partisan de l’un des deux côtés pour dire ce qu’on pense d’une répression brutale qui s’abat sur les droits démocratiques. La raison qu’a invoquée l’Équateur pour couper toutes communications à Julian est un simple tweet concernant le président élu de la Catalogne, qui vient d’être emprisonné. La réaction du gouvernement espagnol ne peut être décrite que comme fasciste, et quiconque soutient la démocratie devrait s’y opposer.

Randy Credico : En partie à cause du courageux tweet de Julian, les Allemands ont maintenant relâché Puigdemont et ils ne le livreront pas à l’Espagne. Je crois qu’un certain nombre de facteurs concourent à cette dernière persécution en date de Julian. D’abord son compte-rendu sur la Catalogne, ensuite ce qu’il a dit de la précipitation mise à juger témérairement dans l’affaire Skripal, enfin l’attaque contre lui au Parlement. Quelques jours plus tard, ils l’ont « débranché ».

Christine Assange : Le pouvoir aligne. Le combat pour la liberté, dans le monde entier et en tout temps, a été un combat contre le pouvoir corrompu. Nous en sommes arrivés à un point où nous avons vraiment besoin de pouvoir populaire.

J’aime la citation d’Orwell, qui a dit que s’il y a de l’espoir, il est dans le prolétariat. Tout au long de l’histoire, ce ne sont en général pas les dirigeants qui ont assuré nos droits. C’est le peuple qui s’est levé et qui a exigé de ses chefs qu’ils agissent conformément à ses intérêts. Nous sommes à un tournant décisif de l’histoire où, comme l’a dit John (Pilger) nous sommes confrontés à une guerre planétaire en même temps qu’à une guerre contre le journalisme.

Trois pétitions ont déjà été envoyées au président de l’Équateur, une d’un groupe d’anciens officiers du renseignement US qui soutiennent Julian, une d’un groupe d’intellectuels internationaux et une du Mouvement des Travailleurs sans Terres du Brésil. Il est important aussi que nous nous engagions dans des actions telles que celle de la vigile Internet « Reconnectez Julian », où de véritables journalistes d’un peu partout dans le monde et de simples utilisateurs se sont rassemblés et font pression sur les États-Unis pour qu’ils s’abstiennent de forcer l’Équateur à réduire Julian au silence.

Randy Credico : La dernière fois que vous avez parlé à la radio, Christine, vous avez dit : « Nous avons besoin de guerriers de Wikileaks, pas d’angoissés de Wikileaks » [jeu de mots sur l’anglais warriors, « guerriers » et worriers, « angoissés », ndt]

Christine Assange : Nous travaillons à construire un réseau planétaire, pour faire en sorte que les gens puissent rapidement se joindre à des actions planifiées. Nous avons un pseudo sur Twitter : « Assange Action », le hashtag « Reconnect Julian » et le hashtag « Unify for J.A. ». Il faut aussi que nous fassions descendre tout cela dans les rues, parce que c’est là que les changements prennent leur source. Un bon exemple est la veillée historique de citoyens du Royaume Uni à l’extérieur de l’ambassade d’Équateur, qui dure maintenant depuis six ans.

 

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Il y a eu des tas d’actions de soutien à Julian avant même qu’il aille se réfugier à l’ambassade d’Équateur. L’Équateur a fait preuve de principes, d’éthique et de courage en protégeant Julian. Mais aujourd’hui, avec le changement advenu dans la direction, le gouvernement équatorien subit des pressions extrêmes et semble vaciller.

Randy Credico : Y a-t-il un message que vous voudriez envoyer au président Moreno ?

Christine Assange : Battez-vous pour la souveraineté de votre pays. Vous avez une fabuleuse constitution qui pourrait servir d’exemple de démocratie au monde. Ne laissez pas tomber l’Équateur. Ne laissez pas tomber Julian. Ne laissez pas tomber la notion de presse libre.

_______________

Dennis J. Bernstein est l’animateur de Flashpoints sur les ondes de Radio Pacifica. Il est l’auteur de Special Ed: Voices from a Hidden Classroom (« Édition spéciale : Voix en provenance d’une salle de classe cachée ».  On peut consulter ses archives audio sur www.flashpoints.net

 

Source : http://www.informationclearinghouse.info/49181.htm

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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Mis en ligne le 16 avril 2018.

 

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13:03 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

INTERRUPTION MOMENTANÉE DE PAUSE...

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Interruption momentanée de pause pour cause de triple urgence

(Nous ne sommes pas en mesure de faire autre chose que relayer)

 

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« Le peuple peut, quand il lui plaît, changer son gouvernement, et révoquer ses mandataires » Robespierre, Projet de déclaration des droits, 24 avril 1793

 

 

Un ennemi de l’État de droit (français et international) siège à l’Elysée

Georges GASTAUD & Annie LACROIX-RIZ

Le Grand Soir  – 14 avril 2018

 

 

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Par Georges Gastaud* et Annie Lacroix-Riz**. Texte soutenu par Léon Landini, ancien officier des FTP-MOI, Médaille de la Résistance, officier de la Légion d’honneur, et Pierre Pranchère, Combattant volontaire de la Résistance, ancien député communiste. Georges Gastaud est philosophe, secrétaire national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) Annie Lacroix Riz est historienne, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris VII.

L’oligarque que les manips médiatiques et l’usage machiavélique du repoussoir lepéniste ont placé à l’Élysée n’aura pas mis un an à révéler sa vraie nature : celle d’un redoutable ennemi de ce qu’il est convenu de nommer « l’État de droit ».

Sur le terrain linguistique, Macron viole imperturbablement l’Article II-a de la Constitution qui dispose que « la langue de la République est le français » : « Make the planet great again ! » est l’intitulé d’un site officiel de l’Élysée, « France is back ! » est le slogan que Macron a promu dans ses discours, prononcés en anglais de Versailles à Davos, devant les P.-D.G. de multinationales ; sans parler du Business Globish incompréhensible qui larde de pédantisme « managérial » les allocutions de l’ex-Young leader devenu trader chez Rothschild. Comment se fait-il qu’aucun député, qu’aucun sénateur, qu’aucun média de masse, qu’aucun quotidien national ou régional n’ait durement pointé ces infractions graves et répétées à la Constitution, traitée en chiffon de papier, et à la langue française, que Macron a feint d’honorer devant une Académie française majoritairement frappée de servitude volontaire ?

Et voilà que désormais, Macron viole ouvertement l’Article II de la Loi laïque de 1905 (qui fait partie du « bloc de constitutionnalité ») en discourant devant les évêques pour affirmer que « le lien entre l’État et l’Église a été abîmé » et qu’il entend désormais le « réparer » en dialoguant systématiquement avec la hiérarchie catholique. Or cet article de la Loi séparant l’État des Églises dispose que « la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte ». En conséquence de quoi, nul président de la République, nulle personnalité censée représenter l’État, ne sont autorisés à cultiver, dans l’exercice de leurs fonctions, un « lien » parfaitement illégal et anticonstitutionnel entre l’État républicain et tel ou tel culte, qu’il soit catholique, protestant, juif (on pense aux éternels « dîners du CRIF », cette machine à blanchir les crimes de guerre de Netanyahu) ou musulman (on pense à la volonté acharnée de certains de établir un « Islam de France » : c’est-à-dire en clair, à mettre en place un concordat totalement contraire à la lettre comme à l’esprit de la loi de 1905.

Bien entendu, la secrétaire d’État Marlène Schiappa, qui se prétend laïque, se tait, comme si le cléricalisme, cette sempiternelle alliance antipopulaire du Trône et de l’Autel, n’avait pas été de tout temps l’ennemi de l’égalité hommes/femmes. Là encore, peu nombreuses sont les réactions qui vont à l’essentiel : la forfaiture que constitue ce discours d’un chef de l’État qui piétine la légalité constitutionnelle ; au contraire, le Parlement et la grande presse sont majoritairement complices, voire enthousiastes ; quant à l’« opposition », elle est plutôt discrète si l’on excepte quelques dignes voix insoumises qui gagneraient en efficacité si, sortant de la seule indignation, elles rappelaient précisément le texte de la loi de 1905 en pointant son indubitable violation par le chef de l’exécutif. On espère au moins que les catholiques progressistes et laïques protesteront puisque Macron a même eu le culot, le 9 avril 2018, de dicter aux évêques ce que devrait désormais être leur « engagement », bafouant ainsi le principe laïque – protecteur des convictions de chacun ! – que Victor Hugo formulait ainsi : « l’État chez lui, l’Église chez elle ». On savait certes que la cinquième « République », décadente et en voie de dissolution dans l’UE néolibérale, cléricale et atlantique, est devenue incapable de susciter des Jean Moulin ou des Ambroise Croizat : on constate qu’elle peine désormais à secréter, ne serait-ce qu’un nouveau Gaston Monnerville appelant à destituer les fauteurs de forfaitures suprêmes ! À quand donc une manifestation nationale combative des vrais républicains appelant le peuple à refuser le dynamitage en marche de la République souveraine, laïque, sociale, une, démocratique et indivisible dont l’actuelle constitution se réclame encore en principe !

Cette même légalité que Macron interprète dans sa forme la plus inexorable quand il s’agit, contre « la rue », de matraquer les écolos de Notre-Dame-des-Landes, de traquer des migrants calaisiens, de soutenir d’indignes doyens attentant aux franchises universitaires, ou de briser la grève cheminote par tous les moyens possibles, qu’ils soient médiatiques, économiques (propagande éhontée sur les autoroutes pour le covoiturage, utilisation de fait de jaunes sans honneur pour tirer des trains, réquisition maximale des « bus Macron ») et, n’en doutons pas, répressifs et policiers le moment venu si la mollesse de nos réactions ordinaires laisse accroire à Macron-Thatcher que la chose est devenue « jouable ».

Citoyens qui lisez ceci, ne haussez pas les épaules en disant : « détails que tout cela : vu ce qui se passe sur le terrain social, les entorses à la langue et à la laïcité institutionnelle sont peu de chose ». Faux ! Toutes ces “ défaisances ” de ce qui subsiste de la nation républicaine marchent du même pas : en réalité, la liquidation des maigres garanties constitutionnelles que la Cinquième « République » en voie d’auto-dilution dans une UE de plus en plus dictatoriale, accordait aux citoyens, accompagne logiquement la casse méthodique des conquêtes sociales de la Résistance et de l’indépendance nationale, qui les rendait possibles.

Avec qui plus est, sous la poussée belliciste de Hollande et de la « gauche » impérialiste, type Libération, la décision aventuriste de frapper la Syrie souveraine au risque d’affronter l’armée russe et de déstabiliser la paix mondiale. À l’instar de Bush et de Trump, Macron ignorerait ainsi le droit international en contournant cyniquement l’ONU (les veto russe et chinois sont dits « scandaleux » quand ils protègent le Proche-Orient contre les faucons étasuniens alors que le veto américain est tout naturel quand il protège le boucher Netanyahu d’une condamnation de la « communauté internationale » : parlementaires français et presse sont, là encore, très majoritairement complices de ce deux poids/deux mesures monstrueux !).

S’il en est temps encore, il urge de comprendre ce dont Macron est le nom : celui d’une casse tous azimuts, au profit de l’oligarchie capitaliste, de l’héritage progressiste français. D’une casse « en même temps » sociale, industrielle, nationale, scolaire, universitaire, diplomatique et institutionnelle qui ne fait que s’aggraver depuis, au moins, l’élection (sous influence de l’argent étranger ?) de Nicolas Sarkozy. Une casse qui deviendra vite irréversible si la gauche populaire continue d’éluder l’indispensable lutte pour une sortie, par la voie progressiste, de cette construction euro-atlantique qui mène notre pays vers la mort, le reniement et le déshonneur.

C’est pourquoi il est indécent d’entendre la gauche politico-syndicale établie bêler à l’unisson sur la « légitimité » de Macron, pour lequel, il est vrai, Mme et MM. Groison, Laurent, Berger, Martinez, etc., ont appelé à voter le 6 mai 2017 en présentant le bulletin Macron comme un rempart antifasciste. Et en oubliant pour l’occasion que l’actuelle « majorité parlementaire » a été « élue » sur la base d’une participation extrêmement minoritaire des citoyens (44% des inscrits se sont déplacés, 56 % ont boycotté de fait le second tour des législatives : c’est le taux le plus bas de participation jamais atteint sous les quatre dernières Républiques !). En outre, aurions-nous déjà oublié que ce « président » pseudo-« jupitérien », officie dans le cadre du Traité de Lisbonne, ce clone de la « constitution européenne » qu’avait pourtant rejetée le 29 mai 2005, et avec elle le drapeau et l’hymne européen mentionnés dans le TCE et officialisés par Macron, le vote du peuple souverain ?

Oui, un « président de la République » aussi mal « élu » et violant à ce point la loi républicaine (fût-ce celle d’une « démocratie » bourgeoise de plus en plus rabougrie), oui, un « président de tous les Français » lançant contre les cheminots une contre-réforme que ne mentionnait nullement le « pacte présidentiel », oui, un « chef de l’État » inscrivant l’état d’urgence liberticide dans la loi ordinaire, harcelant sans relâche le monde du travail et la jeunesse populaire (c’est-à-dire 90% de la nation !), oui, un président qui annonce déjà qu’il violera au besoin le droit international en Syrie (Macron a déclaré qu’il frapperait l’État syrien, quoi que décide le Conseil de Sécurité !), autrement dit, un chef des armées et de la diplomatie qui annonce cyniquement qu’il est prêt à enterrer l’ONU sans égards pour la paix mondiale, oui, un « président » censé protéger la Constitution et exécuter la loi commune, mais qui, dans les faits, les viole constamment en toute impunité, oui un tel « président » est illégitime. Les militants, anciens résistants et intellectuels communistes que nous sommes, resteront-ils encore longtemps presque seuls à le dire ?

Que ceux qui accablent ordinairement le communisme de l’épithète infamante de « totalitarisme » mais qui refusent de voir la fascisation galopante de l’agonisante « démocratie française », prennent donc dix secondes de recul avec l’anticommunisme obsédant qui leur obstrue la vue ; qu’ils méditent une minute, en l’appliquant à Macron, le mot de Lénine : « L’impérialisme, c’est la réaction sur toute la ligne », et ils verront vite qu’il ne s’agit pas là hélas, d’une formule polémique et « datée », mais bien d’un constat incontestable, plus vrai et plus actuel que jamais, dont tous les démocrates véritables doivent tirer au plus tôt, avec courage et détermination, toutes les conséquences militantes.

Source : https://www.legrandsoir.info/un-ennemi-de-l-etat-de-droit...

 

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Allons enfants… Halte à la guerre infâme !

Michel Raimbaud – 12 avril 2018

 

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Une guerre implacable, sauvage, meurtrière et destructrice, fait rage en Syrie depuis mars 2011. Devenue universelle grâce au renfort venu de 120 pays que l’Empire Atlantique a pu attirer dans sa galère, elle menace ces jours-ci de dégénérer en un conflit mondial au sens plein et entier du terme.

Beaucoup parmi les plus optimistes n’en sont plus à se demander si la guerre des Trois (États-Unis, France, Grande-Bretagne) aura lieu ou non, mais si elle s’allumera demain ou après-demain. On a beau en refuser la perspective tant elle heurte la raison, les réalités sont là. Il est évident que la nouvelle guerre froide que l’on a vu apparaître depuis une décennie entre l’Occident et ses complices d’une part, la Russie et ses alliés d’autre part vire peu à peu à la guerre ouverte. Si le monde arabo-musulman est le théâtre privilégié et l’enjeu géopolitique de cet affrontement global entre l’Empire Atlantique déclinant et l’Eurasie renaissante ou émergente, la Syrie en est l’épicentre, pour diverses raisons, géopolitiques et stratégiques notamment.

Dans nos « démocraties » occidentales qui unilatéralement se disent grandes, les « élites » qui ont soumis les populations à un lessivage de cerveau sans précédent font semblant de croire encore à la narrative mensongère, immorale et imbécile injectée depuis sept ans dans les méninges ramollies par le « mainstream » médiatique, universitaire et politique. Il serait étonnant que ces esprits pleins de morgue et de suffisance y croient vraiment : ce serait d’ailleurs inquiétant pour leur santé mentale. Écartant donc l’hypothèse, on retiendra plutôt qu’ils ont trouvé un fonds de commerce gratifiant dans cette gigantesque escroquerie intellectuelle et qu’ils ont réussi à l’acclimater sous nos latitudes où l’on se dit cartésien, puisqu’elle provoque si peu de réactions… Pour l’instant !

Si elles avaient une mémoire collective, les opinions se souviendraient du sort de l’Irak, de la Somalie, de la Libye…peut-être de l’ex-Yougoslavie, voire du Yémen où destructions et massacres se poursuivent sous l’égide de l’ami stratégique imprévu qu’est le jeune Mohammed Ben Salman, étreint avec effusion par notre ministre des affaires étrangères lorsqu’il débarque tel le Messie. Elles reverraient Colin Powell brandissant ses fioles venimeuses et chimiques pour justifier une invasion de l’Irak et son démantèlement. Pas de sa faute : il était, dira-t-il la bouche en coeur, mal informé par ses « services ». Mais les opinions « civilisées » (que l’on appellerait dédaigneusement « rues » si elles étaient « arabes ») sont anesthésiées par le flot de désinfo et de désintox, hébétées par les débats de société qui leur sont proposés ou imposés, toujours anecdotiques et marginaux. La guerre ou la paix ? Bof. Quant aux élus, ils sont superbement ignorés : à quoi pourraient-ils servir ?

Frétillant comme son prédécesseur Hollande à l’idée de participer aux frappes contre la Syrie et le « régime de Bachar », Macron, qui réserve ses pensées complexes à son ami Trump, esprit bien connu pour sa subtilité, ose qualifier cette nouvelle attaque illégitime, arrogante et dépravée de « devoir moral ». Devons-nous nous habituer à voir par les nuits sans lune nos dirigeants se tortiller sur leur fauteuil, le doigt sur le bouton et le petit doigt sur la couture du pantalon, attendant le feu vert des fous du Pentagone ou de la Maison-Blanche pour lancer leurs engins meurtriers sur la Syrie qui ne les a jamais agressés ? Quelle sinistre comédie ! Comme si 400.000 morts, 13 ou 14 millions de réfugiés, exilés ou déplacés, un pays ravagé, ne suffisaient pas à combler le sens moral de ces hautes consciences. Après sept ans de mensonges éhontés, de destructions systématiques, de méfaits innommables, peut-on vraiment dire que « le respect de l’autre » est une « valeur de l’Occident » ?

À la vue des séances consacrées à la Syrie et à l’audition des échanges qui les agrémentent, on peut dire que la prestation – navrante - du Conseil de Sécurité témoigne de la ruine globale du système international. Adieu aux vagues espoirs que l’on pouvait nourrir quant aux capacités des Nations-Unies et à son instance suprême en matière de paix et de sécurité à imposer un ordre pacifique. Les principes fondateurs du droit onusien, tels que les énonce la Charte fondatrice de San Francisco, ne sont plus ni respectés ni admis comme références par l’ensemble des États représentés à l’Assemblée Générale et certains des membres permanents du Conseil de Sécurité les bafouent sans même s’en cacher, ou les ignorent superbement. Les Trois Occidentaux, qui osent s’identifier sans complexe à la « communauté internationale » alors qu’ils représentent 7 à 8% de la population mondiale, constituent en effet le corps de bataille du parti de la guerre et du chaos, leurs adversaires – Russie, Chine, Iran, Syrie, etc…– représentant sans ambigüité le camp de la légalité et du droit.

Au-delà du droit, c’est la diplomatie qui est en danger. Bien plus que le clivage Est/Ouest nouveau modèle, il faut incriminer la perte des us et coutumes, des pratiques, des normes et du langage de la diplomatie. Comment justifier le honteux spectacle des représentants occidentaux maniant la menace, l’injure, le mensonge et les propos aberrants dans l’enceinte du Conseil, transformé en parterre d’enragés et de falsificateurs ? Comment qualifier le grossier personnage élu par l’Amérique profonde et soutenu par son État profond dès lors qu’il bombarde ?

Elephantman dans un magasin de porcelaine, il incarne mieux que tout autre avant lui le système que suggéraient, il y a quasiment un demi-siècle, Nixon et Kissinger dans la théorie du Mad Man : l’Amérique doit compter parmi ses dirigeants des cinglés dont l’imprévisibilité sera de nature à terroriser ses ennemis. M. Trump twitte parmi nous. La France ne vaut guère mieux. Elle fait partie de ces pays qui « prétendent dire le droit » tout en le violant à l’occasion, comme le reconnaissait implicitement son président en décembre dernier dans une interview à France 2. La voilà qui se joint au régime trumpiste criminel pour clamer qu’elle procèdera à des frappes contre la Syrie, avec ou sans résolution du Conseil de Sécurité. Alors que son siège permanent est lorgné par de grands amis comme l’Allemagne, ne risque-t-elle pas de perdre à jamais son statut « privilégié » en s’affichant ainsi prête à bombarder sans mandat un État-membre, après avoir contribué à sa destruction et tenté de renverser son président légitime ?

Ne scie-t-elle pas la branche sur laquelle elle est majestueusement assise, cette France qui naguère tenait la Charte onusienne pour une Bible et fondait sa diplomatie sur la légalité internationale, et qui désormais en bafoue régulièrement les principes majeurs : égalité souveraine des États, non-ingérence, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et droit des États à choisir leur régime politique sans ingérence étrangère ? Cette France que l’on écoutait souvent, la « trouvant juste même lorsqu’elle se montrait injuste ».

Revenons aux fondamentaux. Malgré la phrase sacro-sainte qui, en Occident et dans notre Hexagone, sert de gilet pare-balle aux mieux intentionnés, rappelons que Bachar Al Assad, président légitime d’un pays en guerre, sans qui la Syrie ne serait plus qu’un souvenir, fait seulement son devoir. On servirait moins souvent la rengaine qu’il n’est « pas irréprochable » si l’on posait la question de l’honorabilité de ses ennemis ou détracteurs, qu’ils soient sauvages ou mal dégrossis, ou délicats et donneurs de leçons. Irréprochables, les dirigeants des « grandes démocraties » ? Irréprochables, ceux qui soutiennent l’insoutenable et en masquent l’horreur ? Irréprochables ces retraités aveugles, sourds et muets quant aux crimes inscrits à leur palmarès ?

Nos présomptueux dirigeants qui n’ont cessé de jouer avec le feu et sont responsables de l’embrasement, ne s’émeuvent pas pour autant, sûrs de leur bon droit et de leur aptitude à gérer les évènements entre affinitaires de belles manières. Si nous l’ordonnons, pensent ces va-t-en guerre qui adorent les ordonnances, il faudra bien que la piétaille des braves gens se mette en marche, au pas cadencé, avec tambour et trompette. C’est le métier de la France d’en bas d’obéir sans broncher à celle d’en haut, pensent-ils. Eh bien non ! Il faut leur donner tort. La France est partie prenante dans la nouvelle agression qui se prépare. Si par grand malheur elle est lancée, nul n’en connaît les suites. Il y aura des représailles et nous ne serons pas épargnés. « Pourquoi nous ? » ou « nous ne savions pas » seront de piètre utilité. Réveillons-nous car il se fait tard.

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article9781

 

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Appel du Comité Valmy

 

Violant à nouveau la loi internationale, sans mandat de l’ONU, secondés par les régimes vassalisés de Paris et de Londres, les États-Unis ont agressé la Syrie, portant la guerre sur son territoire !

Samedi 14 avril 2018, par Comité Valmy

 

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La radio, la télé nous apprennent ce matin le nouveau forfait des dirigeants américains, français et britanniques : leurs missiles ont frappé Damas et Homs, villes d’un État souverain, sous le prétexte mensonger de répliquer à l’utilisation d’armes chimiques par la Syrie.

Ce prétexte est cynique de la part des États-Unis, qui ont systématiquement dévasté le Viet-Nam à partir du fameux agent Orange, qui a brûlé, non seulement toute végétation, mais aussi des millions de civils, encore aujourd’hui victimes de cet agent chimique.

Sans parler d’Hiroshima et de Nagasaki, détruites sans raisons militaires, au prix de centaines de milliers de victimes du feu nucléaire US, ni des dizaines d’agressions armées contre des États souverains d’Amérique latine... Et c’est Washington qui ose parler au nom de l’humanisme, et ce sont Paris et Londres, et leur passé colonial, qui s’alignent sur leur suzerain !

Jusqu’à quand les peuples du monde, le nôtre en premier, laisseront-ils s’accomplir de tels actes criminels ?

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article9784

 

 

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L’Italie répudie la guerre

Comitato No Guerra No Nato

 

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L’attaque de missiles étasuniens annoncée contre la Syrie risque de faire exploser en Méditerranée un conflit à l’issue imprévisible.

La République Arabe Syrienne, État souverain membre des Nations Unies, est soumise depuis 2011 à une guerre d’agression. Cette guerre est conduite par les États-Unis et par les autres puissances de l’Otan, par Israël et par les monarchies du Golfe.

Des années durant, à travers un réseau international organisé par la CIA, ont été financées et armées des organisations terroristes, ISIS compris, pour démolir de l’intérieur l’État syrien, comme il avait déjà été fait avec celui de la Libye. Mais le plan a échoué à la suite de l’intervention militaire russe en soutien à la République Arabe Syrienne.

Comme prétexte de l’attaque de missiles annoncée, Washington accuse sans aucune preuve le gouvernement syrien d’avoir utilisé des armes chimiques, en ignorant le fait que la Syrie a terminé en 2014 son désarmement chimique sous contrôle international. Les preuves existent, par contre, que le Pentagone a fourni par l’intermédiaire de contractors des armes chimiques et l’entraînement y afférent à des groupes terroristes en Syrie.

Chaque fois que les USA veulent agresser un pays, ils construisent une fausse accusation pour l’attaquer : par exemple, en 1964 ils mirent en scène l’”incident du Golfe du Tonkin” (qui s’est révélé faux par la suite) pour bombarder le Nord Vietnam ; en 2003 ils accusèrent l’Irak de posséder des “armes de destruction de masse” (qui se sont révélées ensuite inexistantes) pour attaquer et envahir le pays.

L’attaque annoncée de missiles étasuniens contre la Syrie est en réalité une sorte de déclaration de guerre à la Russie, faite par le président Trump via Twitter : “Que la Russie se tienne prête, nos missiles arrivent, ils sont beaux, nouveaux et “intelligents” !”. La réponse de Moscou a été paisible, mais en même temps catégorique : on a averti que les forces russes en Syrie abattront les missiles. Ainsi est créé le plus grave état de tension depuis la fin de la guerre froide.

Dans cette nouvelle et encore plus dangereuse phase d’escalade USA/OTAN contre la Russie, l’Italie est au premier rang. Les navires de guerre qui se préparent à une attaque contre la Syrie dépendent du Commandement des forces navales USA en Europe, dont le quartier général est à Naples-Capodichino. Le Commandement est sous les ordres de l’amiral qui commande en même temps la Force conjointe OTAN dont le quartier général est à Lago Patria (Naples). L’opération guerrière est appuyée par la base aéronavale USA de Sigonella et la station USA du système MUOS de transmissions navales de Niscemi (les deux en Sicile).

L’Italie doit absolument se détacher de cette stratégie de guerre, qui viole notre Constitution, en particulier le principe établi à l’Article 11 : “L’Italie répudie la guerre en tant qu’instrument d’atteinte à la liberté des autres peuples et comme mode de solution des conflits internationaux”.

La présence sur notre territoire national de commandements et bases militaires étasuniens et l’appartenance à l’OTAN sous commandement USA privent la République Italienne de la capacité d’effectuer des choix autonomes de politique étrangère et militaire, décidés démocratiquement sur la base des principes constitutionnels.

Nous lançon de nouveau l’appel à lutter pour une Italie souveraine et neutre.

Comitato No Guerra No Nato
jeudi 12 avril 2018
https://www.facebook.com/noguerranonato/

Traduction Comaguer (Comité comprendre et agir contre la guerre, Marseille)

Source : https://www.legrandsoir.info/l-italie-repudie-la-guerre.h...

 

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CONDUIRE L’ITALIE HORS DU SYSTÈME DE GUERRE 

PENDANT QU’IL EN EST ENCORE TEMPS

Samedi 14 avril 2018

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Lattaque de missiles menée par États-Unis, Grande-Bretagne et France contre la République Arabe Syrienne, État souverain membre des Nations Unies, viole la plus élémentaire règle du droit international.

Cest un crime de guerre accompli par les agresseurs sur la base dune accusation, adressée au gouvernement syrien, qui sest révélée fausse. Des preuves irréfutables existent que lattaque chimique à Douma a été une mise en scène organisée par les services secrets occidentaux. Ce nest pas un hasard si États-Unis, Grande-Bretagne et France ont lancé les missiles contre la Syrie au moment où arrivaient les inspecteurs de lONU.

LItalie, même si elle na pas directement participé à lagression comme par contre elle la fait en 2011 contre la Libye, en partage la responsabilité. Lopération de guerre a été dirigée et appuyée par les commandements et les bases USA/OTAN en Italie.

LOtan, dont lItalie est pays membre, a officiellement déclaré son propre appui à cette action guerrière effectuée par les trois plus grandes puissances de lAlliance.

On ne sait pas encore quelles seront les conséquences de cet acte de guerre, accompli volontairement contre la Russie intervenue en soutien de la République Arabe Syrienne, État que les USA et lOtan veulent démolir comme ils lont déjà fait avec lÉtat libyen il y a sept ans.

Il est dans tous les cas certain que, en poursuivant dans cette voie, on va à la catastrophe.

Que faire ? En Italie il ny a quune façon de contribuer à désamorcer cette désastreuse escalade : refuser que notre territoire national soit utilisé comme une sorte de porte-avions pour les guerres USA/OTAN en Méditerranée.

Il faut pour cela se battre pour que notre territoire national soit libéré de la présence des commandements et bases y compris nucléaires USA/OTAN ; pour que lItalie, sur la base de lArticle 11 de sa Constitution, sorte de ce système de guerre.

Il ny a quune façon de faire cela : sortir de lOTAN en assumant le statut de pays souverain et neutre.

Comitato No Guerra No Nato

Samedi 14 avril 2018

Traduction Comaguer (Comité comprendre et agir contre la guerre, Marseille)

 

 

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 Direction les comités locaux !

 

Des comités locaux fleurissent un peu partout maintenant ! Ces comités ont pour objectif de rassembler et d'étendre la mobilisation à l'ensemble de la population en lutte, à toutes celles et ceux qui portent en eux un désir d'autre chose !

Les comités locaux c'est vous !  

Les journées de mobilisation arrivant à grands pas, on vous propose une boite à outils pour vous accompagner dans la constitution de votre comité ainsi que dans l'organisation de votre première réunion ! Un modèle plus qu'autre chose, l'important reste de faire comme vous le sentez et selon le coin où vous vous trouvez. 

Les comités locaux c'est nous aussi ! 

Manifestez vous auprès d'Arthur et Vincent du pôle comités locaux, pour vos évènements et vos interrogations ! 

Et n'oubliez pas que sans vous, on ne peut rien. Avec vous, on peut beaucoup. 

 

POUR MONTER SON COMITÉ !

Voir ici

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Ceci est un appel lancé par M. François Ruffin, député de  la Somme, qui, si nous ne nous abusons, a naguère appelé les Français à voter Micron. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et l’instigation à former des comités locaux n’est pas une marque déposée. Reste à savoir pour quoi faire au juste.

Donc, pourquoi pas…

Bien entendu, l’idée d’une grève générale au finish, voire d’une grève nationale de l’impôt avec dépôt provisoire d’iceux sur des comptes bloqués chez, par exemple, M. Maduro, ne semble avoir encore titillé personne, et surtout pas les valeureux représentants des syndicats. Ah, la la !

Enfin, il nous reste Mme Lacroix-Riz, M. Landini, M. Gastaud, M. Raimbaud, M. Oberlin et quelques autres. Hauts les cœurs ! Dans quelque siècles, qui sait ?...

Les Grosses Orchades

 

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 Mis en ligne le 16 avril 2018.

 

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13:03 Écrit par Theroigne dans Actualité, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

SUR LE NAZISME VERSION ACTUELLE

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Sur le nazisme version actuelle (israélienne)

 

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Youtube censure dans 28 pays le documentaire d’Abby Martin « Empire Files »

 

Source : https://www.telesurtv.net/english/news/YouTube-Censors-Em...

 

Telesur, le 6 avril 2018

YouTube a censuré cet épisode de la série documentaire d'Abby Martin 'Empire Files' consacré au militarisme israélien.

 

Pour que personne ne puisse dire plus tard « Je ne savais pas… », « Ah, c’était si terrible que ça ? » et autres lâchetés codifiées, égoïsmes crasses, etc. À regarder en plein écran !

 

Un Juif américain sur le fascisme israélien : « Il n'y a aucun espoir de changement depuis l'intérieur. »


Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

https://vimeo.com/263760928

 

Militarisme, fascisme et répression en Palestine occupée (Documentaire CENSURÉ PAR YOUTUBE) from Sayed Hasan on Vimeo.

 

Le documentaire d'Abby Martin, qui met en lumière la violence militaire israélienne contre les Palestiniens, a été bloqué le 5 avril 2018 dans 28 pays pour violation présumée des « lois locales », a annoncé l'animatrice de TéléSur.

Selon le compte Twitter officiel de The Empire Files, YouTube a envoyé au programme un avis les informant que « Nous avons reçu une plainte légale concernant votre vidéo » et les notifiant que la vidéo serait bloquée dans 28 pays, dont le Royaume-Uni, la France, Israël et Italie.

L'épisode bloqué comportait une interview du journaliste Max Blumenthal sur la montée des attitudes militaristes et racistes à l'égard des Palestiniens en Israël.

 

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Max Blumenthal a déclaré plus tard à Russia Today : « Mes commentaires étaient entièrement basés sur ma vaste expérience journalistique dans la région et mon analyse était de nature clinique : à aucun moment, je n'ai dénigré quiconque en raison de sa foi ou de son appartenance ethnique. »

Blumenthal estime que la Ligue anti-diffamation [ADL, équivalent américain du CRIF/LICRA] est derrière la censure : elle participe au système de signalement de YouTube et considère les actions liées au Boycott, aux sanctions et au désinvestissement (BDS) et l'opposition à l'occupation israélienne comme du racisme.

La coopération entre les forces sionistes et les réseaux sociaux pour censurer les médias pro-palestiniens a été bien documentée. L'année dernière, le journaliste Glenn Greenwald a révélé que le géant des réseaux sociaux Facebook travaillait activement avec le gouvernement israélien à la censure.

Selon Tel Aviv, « l'incitation en ligne » est responsable de la résistance à l'occupation. Israël cherche activement à supprimer les postes prétendument « incendiaires ».

 

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Abby Martin interviewe le journaliste et auteur Max Blumenthal sur la situation actuelle en Palestine et l'occupation israélienne. Cet épisode évoque ce qu'il y a derrière la rébellion d'aujourd'hui, la domination croissante de l'idéologie d'extrême droite et ultra-raciste en Israël, les témoignages oculaires de l'après-guerre à Gaza et la peur du gouvernement israélien face à la résistance palestinienne.

 

Max Blumenthal est un journaliste primé et auteur de best-seller du New York Times. Il a écrit deux livres sur la Palestine, Goliath : vie et haine dans le Grand Israël, et il a dernièrement publié La guerre des 51 jours : ruine et résistance à Gaza.

Transcription :

Abby Martin : Aujourd'hui, je suis avec Max Blumenthal, journaliste d'investigation et analyste sur Israël et les luttes en Palestine. Il est l'auteur du livre Goliath (consacré à la vie en Israël), récompensé (par un Prix en 2014) et d'un exposé publié récemment sur la guerre de 51 jours (en 2014 à Gaza). Ses reportages de terrain à Gaza pendant et après l'opération Bordure protectrice ont documenté la réalité terrifiante des crimes de guerre israéliens.

J'ai voulu savoir ce qu'il avait découvert durant ses reportages de guerre et comment cela se rattache à l'insurrection actuelle en Palestine. Max, pouvez-vous expliquer ce qui se passe actuellement, et que les gens appellent une troisième Intifada ?

Max Blumenthal : Cela ne s'inscrit cadre pas avec ce qu'on considère comme une Intifada, à savoir un soulèvement national dirigé par des factions politiques. Ce que nous voyons est la rébellion complètement désorganisée d'une génération de jeunes qui ont grandi après les accords d'Oslo, qui ont établi les bases d'une solution à deux Etats et du processus de paix parrainé par les Etats-Unis. Ils ont grandi dans cette réalité, une réalité de séparation, d'exclusion, ils ont été témoins de la destruction de la base palestinienne, de toutes les institutions de la vie palestinienne, surtout à Jérusalem-Est, tout cela a été complètement éradiqué. En Cisjordanie, il ne reste plus que l'infrastructure de l'Autorité Palestinienne et des ONGs et ils n'ont que très peu d'opportunités et d'espoir devant eux.

L'occupation s'est enracinée et resserrée, ils ont observé l'assaut de 51 jours dans la bande de Gaza, et ils se sont sentis impuissants. Ils ont vu le leadership palestinien de facto à Ramallah, l'Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas, coordonner la sécurité avec leur occupant, et retourner leurs forces palestiniennes contre eux, en menant des raids par exemple à l'Université de Beir Zeit. Et cette génération a donc décidé d'agir d'elle-même. Cela se construit depuis longtemps mais maintenant que cette génération de Palestiniens est parvenue à un âge mature, ils s'en prennent à leurs occupants, ils sortent et manifestent dans les points de friction de l'occupation.

Par exemple, au checkpoint de Beit El à al-Bireh, à l'extérieur de Ramallah, il y a des manifestations régulières, ils jettent des pierres et des cocktails Molotov sur des soldats lourdement armés. Autour de Naplouse, qui est un haut lieu du terrorisme perpétré par les colons, et surtout à Hébron, où les colons, les colons les plus radicaux d'Israël-Palestine sont incrustés dans la vieille ville et terrorisent et traquent régulièrement les Palestiniens. Ils mènent des attaques, des attaques au couteau à l'intérieur de la ligne verte, ce qui constitue une action symbolique, et ce qu'ils font, c'est qu'ils adressent un message : « Tant qu'onsera occupés, vous paierez un prix, vous ne serez pas en sécurité et vous ne mènerez pas une vie normale. » 

Comme l'a dit Netanyahou récemment, « Nous sommes destinés à vivre par l'épée. » Mais à Tel Aviv, à Haïfa, dans toutes les villes à l'intérieur d'Israël où vit la majorité de la population juive, ce sera comme si on était en Europe, ou, comme l'a dit Ehud Barak, ancien Premier ministre et ministre de la défense, « Nous serons une villa dans une jungle. » Et lorsque de jeunes Palestiniens entrent dans la villa, armés des couteaux, de pierres, de tout ce qu'ils peuvent avoir, ils rappellent aux Israéliens ceci : « Vous savez, vous n'êtes pas une villa dans une jungle. Vous êtes la jungle dans notre villa. Vous êtes au Moyen-Orient, et vous ne pouvez pas simplement ériger un mur et prétendre que nous ne sommes pas là. »

Abby Martin : Pourquoi la mosquée Al-Aqsa est-elle centrale dans cette lutte politique ?

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Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2018/04/le-militarisme-isra...

 

2. handala couleur petit.gif

 

Arrêtons d’insulter la langue française.

Les mots ont un sens précis.

Nous avons bien dit « nazisme » et non « fascisme ».

 

 

Mis en ligne le 16 avril 2018

 

 

 

 

 

 

11:45 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/04/2018

BLOG EN PAUSE

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6 avril 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

13:54 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/04/2018

LA NOUVELLE CAMPAGNE DE RUSSIE - III

1. Class War.jpg

 

Réponse à Robert Bibeau

 

À la suite de notre précédent post, nous avons trouvé le commentaire suivant, de Robert Bibeau, des 7 du Québec :

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/election-en-russie-le-sacre-de-poutine/  Écrit par : ROBERT BIBEAU | 30/03/2018

Bien sûr nous l’avions lu ! Nous lisons toujours avec intérêt et relayons quand nous pouvons ce qu’il publie. Plutôt que lui répondre par la même voie, il nous semble plus intéressant de le faire ici.

Voici donc son article, motivé par la récente réélection de Vladimir Poutine, suivi de notre réponse à son commentaire :

 

ÉLECTION EN RUSSIE – LE SACRE DE POUTINE

Robert Bibeau – 24 mars 2018

(Bibeau.robert@videotrron.ca  –   éditeur du webmagazine www.les7duquebec.com)

 

2. POUTINE ELECTION.jpg

 

L’économie détermine la politique, jamais l’inverse

Sous le mode de production capitaliste industriel et financier, l’économie est mondialisée ce qui entraîne que la politique et les médias sont aussi mondialisés. Notre grille d’analyse des élections « démocratiques » bourgeoises que nous venons de publier s’applique donc aisément au contexte russe comme nous allons le démontrer à partir du dernier cirque électoral moscovite. (1)

 

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Source : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/election-en-russie...  

 

CHER ROBERT BIBEAU

 

  Comme dit ci-dessus, on vous lit toujours avec intérêt, et on le sait qu’élections-piège-à-cons : vous prêchez des convertis.

MAIS, en attendant que « les masses » deviennent du jour au lendemain assez adultes pour prendre en main leur destin comme des grandes et mettre ainsi fin à des multimillénaires de loi de la jungle, notre planète porte sur son dos des sociétés pleines à craquer de gens qui n’ont qu’une vie et qui ne verront pas ce beau jour (soir…).

Alors, que faire ? (vieille question, comme vous savez). Sinon savoir gré à ceux qui font tout leur possible pour que finissent par être réunies les conditions qui le feront (peut-être) arriver. Et de quel droit en douterions-nous ?

Vladimir Poutine ET LES AUTRES savent tout ce que vous savez : ils ont grandi dans les écoles de Staline. Ils sont, eux, contrairement à nous qui ne sommes nulle part, au pied du mur très haut et très long qui sépare la théorie de la pratique. Nous n’avons pas le droit, tel le petit daimon de Socrate accroupi sur l’épaule gauche de Vladimir Vladimirovitch, de préjuger de ce qu’il pense et de ce que sont ses motivations réelles. Nous ignorons quelles cartes (« conditions objectives ») lui ont été distribuées et s’il les joue bien ou mal. Seule l’histoire, dans très longtemps, le saura. Cette constatation vaut pour les autres, pas seulement russes. Elle vaut pour Xi Jinping et ses Chinois, qui ont quasiment triplé depuis les années cinquante ; elle vaut pour Nicolas Maduro, pour Raùl, pour Bachar Al-Assad et tant d’autres, qui sont peut-être en train d’inventer des stratégies dont n’avait pas rêvé Marx, qui sait.

Tous sont en train, d’une façon ou d’une autre, de combattre le capitalisme. Ils le font avec leurs talents, leurs vertus et leurs moyens, et rien ne nous autorise à décréter qu’ils le font « en capitalistes », quelles que soient les apparences.

Dans l’immédiat, au lieu de leur jeter la pierre, essayons de faire mieux qu’eux… si nous le pouvons, car la critique est aisée et l’art est difficile. Nous n’avons le droit de prêcher que d’exemple.

Pour notre modeste compte de blogueurs autodidactes, nous nous en tenons, faute de mieux, à l’injonction de Günther Grass : mettre un pied devant l’autre et faire de notre mieux. Et vous aussi, nous n’en doutons pas.

 

 

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 Bon sang, mais c’est bien sûr !

 

Comme vous sans doute, lecteurs, nous trouvions que l’affaire Skripal sentait l’entourloupe à plein nez. Mais l’explication de Strategika51 sur la Russie qui aurait empêché un faux drapeau aux gaz en Syrie, n’arrivait pas à nous convaincre. Une autre circonstance nous rendait perplexes : le côté amateur cafouilleux de toute l’affaire, qui prenait tous les jours davantage d’ampleur…

À notre humble avis, il est im-pen-sa-ble que le MI6 soit impliqué dans une pantalonnade à la fois aussi minable et d’une telle ampleur. Les services secrets anglais, comme les autres, sont capables d’expédier quelqu’un sans rater leur coup et sans qu’on puisse les incriminer, quand bien même tout le monde serait sûr qu’ils y ont trempé jusqu’aux cheveux. Alors, quoi ?

Quand, dans un échange de mails privés, Aline de Diéguez nous a fait part de ses convictions, nous nous sommes frappé le front à deux mains : Bon sang, mais c’est bien sûr !

Les sous-Pieds Nickelés que sont May, Johnson, Williamson et Macron à la manoeuvre auraient dû depuis longtemps nous vendre la mèche, surtout ce dernier, et l’implication de la France dans une affaire qui ne la concerne ni d’Ève ni des dents, Ce n’est pas parce que des zozos se prétendent officiellement au service qui de l’Angleterre qui de la France, alors qu’ils roulent en réalité pour la plus illustre banque du monde (bien autrement puissante que l’Angleterre et la France réunies), qu’il faut les en croire sur parole….

Il a fallu la spécialiste des questions financières en général et des Rothschild en particulier qu’est Aline de Diéguez pour que 2 + 2 fassent enfin 4 et que les pièces archi-logiques du puzzle se mettent en place. Nous lui avons demandé de nous mettre noir sur blanc ses conclusions et elle l’a fait. Qu’elle en soit remerciée.

Question qu’on peut maintenant s’amuser à se poser : Le MI6 a-t-il refusé de se mouiller dans cette affaire foireuse ou a-t-on évité de le solliciter de peur qu’il refuse ?

Ce qui est sûr, c’est qu’on commence à s’énerver chez les maîtres du monde.

Nous commencerons par les deux articles qui ont fait tiquer Aline de Diéguez…

 

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Moscou pose 14 questions à Londres et 10 à Paris

 

Pourquoi Paris est-il impliqué dans l’enquête sur Skripal ? Moscou pose 14 questions à Londres

SputnikNews International 31 mars 2018

 

5. SALISBURY.jpg

 

Le ministère russe des Affaires étrangères a dressé une liste de 14 questions concernant l’affaire Skripal, dont certaines visent à savoir pourquoi les autorités britanniques ont décidé d’associer la France à l’enquête.

La diplomatie russe a publié sur son site une liste de 14 questions que Moscou a adressée à Londres, en lien avec l’empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille à Salisbury.

  1. Pourquoi la Russie se voit-elle refuser le droit d'accès consulaire à deux citoyens russes qui ont été blessés sur le territoire britannique ?
  2. Quels antidotes spécifiques – et sous quelle forme – ont-ils été administrés aux victimes ? Comment ces antidotes se sont-ils retrouvés en la possession des médecins britanniques sur les lieux ?
  3. Pour quels motifs la France a-t-elle été associée à la coopération technique, dans l'enquête sur l'incident dans lequel des citoyens russes ont été blessés?
  4. Le Royaume-Uni a-t-il informé l'OIAC [l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, ndlr] de l'implication de la France dans l'enquête sur Salisbury ?
  5. Qu'est-ce que la France a à voir dans un incident implquant deux citoyens russes au Royaume-Uni ?
  6. Quelles règles de la législation procédurale du Royaume-Uni permettent d'associer un État étranger à une enquête interne ?
  7. Quelles preuves ont été transmises à la France, pour qu'elle les étudie et mène sa propre enquête ?
  8. Des spécialistes français ont-ils participé à l'échantillonnage du matériel biologique de Sergeï Skripal et de Ioulia Skripal ?
  9. Des spécialistes français ont-ils étudié des échantillons du matériel biologique de Sergeï Skripal et de Ioulia Skripal, et dans quels laboratoires ces études ont-elles été menées ?
  10. Le Royaume-Uni dispose-t-il des éléments de l’enquête française ?
  11. Les résultats de l'enquête française ont-ils été transmis au secrétariat technique de l'OIAC ?
  12. Sur la base de quels signes « l'origine russe » de la substance utilisée à Salisbury a-t-elle été établie ?
  13. Le Royaume-Uni dispose-t-il d'échantillons de contrôle de l'agent de guerre chimique que les représentants britanniques appellent « Novitchok » ?
  14. Le Royaume-Uni a-t-il développé des échantillons de l'agent de guerre toxique de type Novitchok (selon une terminologie britannique) ou ses analogues ?

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Source : https://fr.sputniknews.com/international/2018033110357427...

 

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Moscou adresse 10 questions à Paris concernant l'affaire Skripal

Sputnik International.fr – 31 mars 2018

 

6. MOSCOU.jpg

Le ministère russe des Affaires étrangères a publié une liste de 10 questions adressées à Paris dans le cadre de l'affaire Skripal « fabriquée» par le Royaume-Uni contre la Russie ».

L'ambassade de Russie à Paris a envoyé au ministère français des Affaires étrangères une note comprenant 10 questions concernant l'affaire Skripal.

  1. Pour quel motif la France a-t-elle été appelée à accorder une assistance technique, dans l'enquête du Royaume-Uni sur l'incident à Salisbury ?
  2. Est-ce que la France a envoyé une note officielle à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques concernant sa participation ou coopération technique dans l'enquête sur l'incident à Salisbury ?
  3. Quelles preuves a transmis le Royaume-Uni à la France dans le cadre de l'assistance technique accordée ?
  4. Des spécialistes français ont-ils participé à l'échantillonnage du matériel biologique de Sergueï Skripal et de Ioulia Skripal ?
  5. Des spécialistes français ont-ils étudié des échantillons du matériel biologique de Sergueï Skripal et e Ioulia Skripal, et dans quels laboratoires ces études ont-elles été menées ?
  6. Sur la base de quels signes les spécialistes français ont-ils établi l'utilisation de l'agent toxique de combat de type Novitchok (selon la terminologie britannique) ou de ses analogues ?
  7. De quelle expertise dispose la France dans le domaine de l'étude des agents toxiques de combat de ce type ou de ses analogues ?
  8. Sur la base de quels signes (marqueurs) les spécialistes français ont-ils établi « l'origine russe » de la substance utilisée à Salisbury ?
  9. La France dispose-t-elle d'échantillons de contrôle de l'agent toxique de combat Novitchok (selon la terminologie britannique) ou de ses analogues ?
  10. Des échantillons de l'agent toxique de combat de ce type ou de ses analogues ont-ils été développés en France et, si oui, à quelles fins ?

Plus tôt, Moscou avait formulé une liste de 14 questions concernant l'affaire Skripal dont certaines visent à savoir pourquoi les autorités britanniques ont décidé d'associer la France à l'enquête.

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Source : https://fr.sputniknews.com/international/2018033110357427... 

 

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Un empoisonnement pour raison d’État

Aline de Diéguez – 1er avril 2018 et ce n’est pas un poisson !

                

7.  Guillemets ouvrants bleus.gifLe 4 mars 2018, au milieu de l'après-midi, Sergueî et Yulia Skripal auraient été découverts inconscients sur un banc public de la petite ville de Salisbury.

Dans l'heure qui a suivi, les Anglais connaissaient l'identité des victimes et le diagnostic : les Skripal avaient été intoxiqués par inhalation d'un gaz militaire 5 à 10 fois plus létal que d'autres agents connus, comme le gaz sarin et le VX. Le nom de ce produit redoutable était révélé : novitchok. Par miracle, ils avaient sous le coude un contre-poison, puisque les Skripal étaient toujours vivants un mois plus tard.

Le novitchok ne pouvait être que russe et la Russie était la main vengeresse qui avait attenté ouvertement à la vie de son ancien espion et à celle sa fille pour faire bonne mesure, et cela par pure vengeance… mais aussi en faisant preuve d'une sidérale stupidité, puisqu'elle signait son crime au grand jour. Il ne manquait que le passeport du criminel responsable du forfait et son numéro de portable.

On comprend que ce scénario digne des pieds nickelés ait laissé le Président de la République française sceptique, si bien que le 5 mars, Emmanuel Macron demandait, par la voix de son porte-parole Benjamin Griveaux, la prudence : il convenait, disait-il, d'attendre l'issue de l'enquête avant de proférer des accusations. Voilà qui était sage.

Or, quelques heures plus tard, le 6 mars 2018 au matin, patatras, le Président déclarait urbi et orbi qu'il soutenait « nos amis anglais », lesquels venaient de subir sur leur sol une attaque sauvage et inadmissible avec un gaz redoutable, probablement d'origine russe et que la Russie était probablement coupable.

Étrangement, aucun organe de presse n'a interrogé le Président sur ce brutal revirement et ne s'en est même étonné. Et pourtant, ce changement de pied intervenu durant la nuit est capital pour la compréhension de la suite des événements .

Je passe sur les différents complots des membres de l'OTAN tant en Europe qu'aux USA. Une majorité remarquable des vassaux a confirmé la révélation médicale fulgurante des autorités d'outre-Manche. Mme May et ses ministres n'ont pu retenir une joie débordante et des cris de triomphe. La horde de colonisés de l'OTAN a alors accouché d'une kyrielle de décisions d'expulsions de diplomates russes à partir de nombreux pays européens ainsi que de l'ex-Commonwealth, pompeusement auto-dénommés « communauté internationale » alors qu'ils ne représentent qu'un dixième de la population mondiale.

Entre temps, le 20 mars, Emmanuel Macron, toujours premier de classe et désireux d'en faire plus que ses voisins, avait concocté sa petite punition personnelle supplémentaire. Bien qu'il ait traîné durant trois heures dans les travées du salon du livre, il a jugé judicieux de boycotter le stand de la Russie, pourtant pays invité d'honneur du salon. Il a cru habile d'humilier la Russie en humiliant les écrivains qui avaient honoré la France par leur présence, ainsi que Mme Soljenitsyne. A ses yeux, la « solidarité avec nos amis britanniques » était plus importante qu'une manifestation de l'indépendance et de la souveraineté culturelle de la France .

Et voilà le fin mot de l'affaire. Depuis le début de la mise en scène de la comédie anglaise, nous découvrons que la France et ses dirigeants en étaient partie prenante. Depuis un mois, les Français s'étaient bien gardés de le révéler.

Qu'y avait-il à cacher ?

En effet, le 31 mars à 21h40, le site Sputnik publiait une nouvelle qui aurait dû faire l'effet d'une bombe : la Russie posait à la France dix questions sur les motifs et les conditions de son implication et de sa collaboration zélée à l'affinage du montage de « l'affaire Skripal » et lui demandait de clarifier son rôle dans le peaufinement du trucage qui était en train de se mettre en place.

Or, cette nouvelle est tombée dans un silence total de tous les médias de l'OTAN : et pourtant, la découverte de la solidarité de la France avec « nos amis anglais » et le silence qui a entouré cette collaboration n'est pas un événement anodin . Elle donne son sens au virage à 180° effectué le 6 mars par le Président Macron. Les Français apprécieront la cachotterie de leur Président et son implication dans une affaire qui ne devrait pas concerner notre pays.

Question ? Que s'est-il passé entre le 5 et le 6 mars 2018 entre la France et l'Angleterre, entre Emmanuel Macron et un mystérieux informateur qui aurait suffisamment influencé son jugement pour le faire changer de pied ?

Si l'on en croit sa réaction le 5 mars, le Président semblait tout ignorer du montage anglais. Mais y aurait-il eu des complicités en dehors de la Présidence ? M. Macron aurait-il été ensuite l'objet d'amicales suggestions afin de tenter de manipuler une enquête au sujet d'un attentat finalement raté puisque Mlle Skripal est ressuscitée. S'il faut en croire les Anglais, le père serait toujours en péril de mort. Mais personne n'a vu ni l'un ni l'autre et une cousine en Russie, désireuse de rendre visite à ses parents malades en Angleterre, et dont les services secrets anglais n'avaient pas prévu l'existence, se voit refuser un visa pour l'instant.

Pour tenter de donner un sens au revirement brutal du Président de la République dans cette affaire tordue, le lien qui vient immédiatement à l'esprit entre Emmanuel Macron et l'Angleterre est la banque. Or, la banque, c'est la City et la City, c'est Rothschild . Là où il y a Rothschild, il y a domination financière de la City et de Wall Street.

Ce qui voudrait dire que l'attaque contre la Russie a quelque chose à voir avec la tentative de la Russie et de la Chine de se libérer de la tutelle du dollar. Ce que n'ont pas réussi des petits États dirigés par Kadhafi, par Saddam Hussein et aujourd'hui par Nicolas Maduro, afin d'échapper à la tenaille de la finance anglo-saxonne et au règne de la City, l'alliance de la Chine et de la Russie est en passe de le réaliser. Voilà qui est insupportable et qui mérite la diabolisation hystérique du pays jugé le plus faible du duo, faute de pouvoir utiliser impunément la « diplomatie » des tomahawks.

La Chine inspire encore une crainte salutaire à l'OTAN, haro donc sur la Russie jugée plus vulnérable.

On comprend mieux a posteriori que Vladimir Poutine ait tenu à démontrer aux va-t-en guerre irresponsables ce qu'il leur en coûterait en cas d'acte dément. La dissuasion est la meilleure défense.

Il ne s'agit donc pas d'une simple vengeance pour n'avoir pas réussi à déstabiliser Assad avec une attaque chimique comme le pense Strategika, ou la volonté de pourrir le mondial de football, comme le craint Mme Zakharova. Cela n'empêche pas l'une et l'autre hypothèse, mais elles sont trop restreintes. L'actuelle attaque violente contre la Russie est plus fondamentale.

C'est en réalité une guerre à mort contre l'alliance russo-chinoise et leur volonté de créer un circuit monétaire indépendant du dollar, ce qui signera à terme, sa mort. Et la présence d'Emmanuel Macron, l'ancien « Rothschild boy » dans l'affaire est le chaînon manquant de l'explication.

Pour l'instant, la Chine leur semble un trop gros morceau. Mais elle se montre ouvertement solidaire de la Russie. Voilà qui explique l'article furieux et inhabituel du journal quasi officiel du parti communiste chinois Global Times dont fait état Alexandre Mercouris dans le site The Duran, article qui exprime un soutien officiel total et sans faille de la Chine à la Russie, victime d'une agression masquée de la finance internationale.

La Chine a ouvert lundi dernier le marché à terme du pétrole brut. L'accueil du marché a été, dès le premier jour, enthousiaste, ce qui a eu pour effet de donner un coup de pouce considérable à la valeur du Yuan sur le marché international.

Bonjour le petroyuan.

Or, la Russie est le principal fournisseur de la Chine.

Au revoir le petrodollar !

Cela méritait bien de tenter le tout pour le tout de la comédie de Salisbury.

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/inter...

 

8. petits hommes entre prièces d'or xx.JPG

 

À lire si on ne les connaît pas :

http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos...

http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos...

http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos...

 

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Mais tout cela, bien sûr, est lié

Massacre à Gaza : Israël teste de nouveaux gaz sur les Palestiniens

 

Gilles Munier –France-Irak actualités 31 Mars 2018

 

9. Massacre Gaza.jpg

 

Au moins 16 manifestants palestiniens de la bande de Gaza ont été tués hier – Journée de la terre – par l’armée israélienne postée de l’autre côté de la « barrière de sécurité - frontière ». Le Croissant-Rouge a recensé plus d’un millier de blessés – 1416 aux dernières nouvelles - frappés pour la plupart par des balles d’acier recouvertes de caoutchouc. Et ce n’est pas fini, car les Gazaouis manifesteront aujourd’hui et dans les jours à venir. Le mouvement de protestation - estimé à plusieurs dizaines de milliers de personnes - est prévu pour durer six semaines. Soutenus par le Hamas, les participants réclament le « droit au retour » des réfugiés expulsés manu militari de leur domicile, il y a 70 ans, lors de la création d’Israël, et exigent la levée du blocus de la bande de Gaza.

 

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Snipers israéliens postés face aux manifestants

 

Pour disperser la foule, l’armée israélienne tire aussi à balles réelles et utilise des drones qui pulvérisent des gaz lacrymogènes au-dessus des manifestants.

 

Une étude récente publiée par l’Université de Californie fait le point sur la nature de ces gaz qui peuvent être mortels :

 

Extraits de “Is Israel testing new types of tear gas in Bethlehem?” par Ryan Rodrick Beiler*

 

Une étude conduite par l’Université de Californie et publiée par le Centre des Droits de l’Homme de cette université note l’usage fréquent et indiscriminé de bombes de gaz lacrymogène contre les Palestiniens …(…)… Les membres de l’équipe de chercheurs, après avoir été témoins de ces tirs, ont conclu que cet usage n’est pas limité aux protestations ou auteurs potentiels de violence, comme les enfants lançant des pierres. « Il est quelque fois dangereux de sortir du centre quand le gaz est dans l’air ».

Gaz Mortel

L’Université de Californie définit le gaz lacrymogène comme un terme général pour désigner les produits irritants le composant, pour contrôler une foule et note que, ces dernières années, de nouvelles formes de gaz ont été développées, beaucoup plus puissantes. Le type de produit auquel Israël a recours n’est pas précisé et les informations fournies par les résidents font qu’ils doivent être exposés à des formes puissantes ...(…)…

Le rapport indique que l’usage de gaz lacrymogène et autres irritants chimiques sont interdits comme arme de guerre par la Convention sur les Armes Chimiques de 1992 mais « pas dans un but civil aussi longtemps que le type et les quantités se conforment aux buts recherchés ». Il conclut que l’usage fait par Israël est en total contradiction avec les procédures internationales sur l’usage classique.

Le gaz lacrymogène est mortel et cela a été prouvé en de maintes occasions  particulièrement par moi lors de l’enterrement, en avril 2004, de Noha Kamish dont la mort résulte de la décharge de gaz lacrymogène par les fenêtres de sa maison.

Des gaz produits  aux Etats-Unis

Les résidents disent que des événements ordinaires comme des anniversaires d’enfants ou des pique-niques familiaux sont perturbés par des tirs de gaz, parfois prises en vidéo. « Les soldats tirent quand ils s’ennuyent, quand ils veulent aller au « clash » ou quand ils veulent entrer dans le camp ou quand ils veulent s’amuser. »

…(…)…  comme toutes les armes utilisées par les militaires israéliens, ce gaz est une production américaine. La marque du fabricant, Combined Systems, de Jameston en Pennsylvanie,  apparaît en clair sur les déchets aissés par les soldats…(…)…

Source d’origine : The Electronic Intifada (3/1/18)

Traduction et Synthèse: Xavière Jardez

Source : http://www.france-irak-actualite.com/2018/03/massacre-a-g...

 

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Rappel, à propos de l’affaire Mireille Knoll – celle d’une vieille dame assassinée à son domicile dans des conditions crapuleuses – qui fait couler beaucoup d’encre ces jours-ci :

 

Le 25 octobre 2006, une autre dame – qui a, elle, heureusement survécu – avait été agressée, à son domicile aussi, dans des conditions similaires…

 

UNE JUSTICE À DEUX VITESSES

Une agression terroriste à domicile par des membres du BETAR en 2006, jugée en 2008 et 2009, condamnée et dont la sentence n'a toujours pas été exécutée

par Ginette Hess Skandrani

 

11.  GINETTE.jpg

 

J'ai été agressée à mon domicile parisien, le 25 octobre 2006, par un commando de quatre sbires du BETAR dans une agression préméditée et concertée. Pendant que deux d'entre eux faisaient la garde dans le couloir, deux autres se sont acharnés sur moi au risque de me tuer ou de me rendre invalide me tabassant avec des casques jusqu'au sang. J'avais de nombreuses blessures, un traumatisme crânien qui m'a laissé un adénome.

Cette agression barbare a été jugée le 3 février 2009 :

Ruben Collen, en fuite en Israël a pris deux ans d'emprisonnement dont 18 mois avec sursis. Il faisait le guet dans la rue.

Steven Elie, en train de faire son service militaire en Israël avec l'accord de la Cour a envoyé une lettre accusant les autres membres du commando – qui s'étaient réunis rue des Rosiers afin de programmer mon agression – a également pris deux ans de prison dont 18 mois avec sursis. Un mandat d'arrêt a été lancé contre lui.

Mike Sfez que j'avais reconnu comme un de mes agresseurs a également été condamné à deux ans de prison dont 18 mois avec sursis.

Ils ont tous trois été déclarés coupables Ils devaient me verser 10.000 euros en réparations des dommages et 15.000 euros de frais de justice.

Le quatrième agresseur, mineur au moment des faits, a été jugé par un tribunal pour enfants le 18/11/2008 et a été également condamné à six mois de prison avec sursis et 8.000 euros de réparations.

C'était la première fois que ces extrémistes, entraînés comme des paramilitaires, tolérés par le pouvoir français et qui agressent tous ceux et celles qui s'opposent à la politiques israélienne* ont été traduits devant un tribunal. Maître Missamou, mon avocat ne s'est pas laisser intimider par les menaces et a gagné le procès.

Quatre ans plus tard, nous en sommes au même point. Deux d'entre eux sont en fuite en Israël, les deux autres, sont soi-disant insolvables et aucun d'entre eux n'a été sommé d'accomplir les six mois de prison ferme, ni de payer les réparations ou les frais de justice.

Nous avion décidé, avec mon avocat, de nous adresser à une association de justice pour les victimes des agressions mais nous avons été déboutés car le profil de l'agression « n'était pas traditionnel ».

Nous attendons toujours que ce jugement soit mis à exécution

Paris le 7 avril 2013

______________________ 

*Y compris l’écrivain Jacob Cohen, et même plus d’une fois, si nos souvenirs ne nous trompent pas. NdGO

 

Les deux agressions sont condamnables. Toute agression contre une personne désarmée est condamnable. Disons-le franchement : méprisable. On remarquera seulement que la victime d’aujourd’hui appartient au « camp » de ceux pour qui on manifeste et celle d’hier au camp de ceux qui ne comptent pas, que les gros bras peuvent donc continuer à agresser sans crainte de voir l’État – non plus d’ailleurs que l’opinion publique – leur en tenir la moindre rigueur. La bassesse des uns n’excuse pas celle des autres.

C’est bien pire qu’une justice à deux vitesses : un état d’esprit « nazi d’avant-guerre » comme vient de le déplorer le Saker.

 

4. mariane pince à linge.gif

 

Pour finir, nous nous en voudrions de ne pas relayer le nouvel article d’Alexander Mercouris, toujours si bien informé, sur la suite des réactions chinoises aux abracadabrantesques événements en cours (c’est celui-là même que mentionne Aline de Diéguez dans son explication)

 

Une Chine furieuse persévère et signe dans son soutien à la Russie sur l’affaire Skripal, traite les actions occidentales de « scandaleuses »

Le Global Times dit que l’Occident se torche des procédures internationales régulières, se livre à des manœuvres d’intimidation envers la Russie, ne représente pas du tout la communauté internationale mais menace au contraire les autres nations.

Alexander Mercouris – TheDuran – 31 mars 2018

 

12. Dragon furieux.jpg

 

Le Global Times – organe officieux en langue anglaise du Parti Communiste qui gouverne la Chine – vient de publier un éditorial torride, qui s’en prend férocement aux inqualifiables manœuvres d’intimidation des Occidentaux envers la Russie dans l’affaire Skripal.

L’éditorial constate que l’Occident n’a que mépris pour les courtoisies les plus élémentaires et les procédures régulières, et il avertit les autres pays – implicitement, la Chine y comprise – qui pourraient bien se retrouver un jour en ligne de mire dans une attaque de cette sorte.

L’éditorial rappelle aussi aux puissances occidentales que, loin de représenter la « communauté internationale », elles n’en représentent qu’une petite partie.

L’éditorial est si mordant et si  sévère – allant tellement plus loin que n’importe quel éditorial de journal chinois soutenant la Russie dans son conflit avec l’Ouest, en ce compris les deux éditoriaux précédents que le Global Times a déjà publié sur l’affaire Skripal – que je vais le reprendre en entier.

 

12. Guillemets ouvrants.gifLe 26 mars, les USA, le Canada et plusieurs pays de l’Union Européenne ont expulse des diplomates russes de leurs ambassades et consulats respectifs, en représailles d’un prétendu empoisonnement par la Russie de l’ex-agent double Sergueï Skripal et de sa fille. Au moment où paraît cet écrit, dix-neuf pays, y compris quinze membres de l’UE, ont témoigné de leur soutien à la Grande Bretagne en appliquant ce genre de mesures.

Le 4 mars, Skripal et sa fille Yulia ont été transportés d’urgence dans un hôpital, après avoir été trouvés inconscients dans un parc de Salisbury. On devait apprendre plus tard que le père et la fille avaient été en contact avec un obscur agent neurotoxique. Les représentants du gouvernement britannique déclarèrent que les Skripal avaient été attaqués au « Novichok », une substance chimique neurotoxique de l’ère soviétique, autrefois utilisé par l’armée.

Le gouvernement du Royaume Uni n’a pas fourni la moindre preuve permettant de lier la Russie à ce crime, mais se dit certain qu’il ne pouvait pas y avoir d’autre « explication raisonnable » à la tentative d’assassinat. La Grande Bretagne était si convaincue de sa théorie russe qu’elle n’a pas perdu de temps pour prendre des « sanctions » contre le pays, en expulsant rapidement des diplomates en poste à Londres. Peu après, de hauts fonctionnaires de la capitale anglaise ont fait appel à l’OTAN et à leurs alliés européens, qui ont immédiatement apporté leur soutien.

Les accusations que les pays occidentaux ont vomi sur la Russie se fondent sur des arrière-pensées du genre de celles dont usent les  Chinois quand ils disent « il est possible que » pour saisir l’occasion d’exprimer ce qu’ils désirent. Aux yeux d’un tiers, les principes et la logique diplomatique censés étayer ces efforts extrémistes sont nuls, pour ne rien dire du fait qu’expulser simultanément autant de diplomates russes est une forme de comportement singulièrement vulgaire. De telles actions n’ont pratiquement d’autre résultat que d’augmenter l’hostilité et la haine entre la Russie et ses homologues occidentaux.

Sur l’empoisonnement des Skripal, le gouvernement du Royaume Uni avait le devoir de faire procéder à une enquête indépendante par des représentants de la communauté internationale. Un effort de cette sorte eût apporté des résultats assez décisifs pour que ceux qui suivent cette affaire puissent être sûrs de qui doit ou ne doit pas être accusé du crime. Il se trouve que la majorité de ceux qui soutiennent la conclusion unilatérale de la Grande Bretagne sont membres de l’OTAN et de l’UE, et que les autres s’alignent sur le Royaume Uni en vertu de relations spéciales de longue date.

Le fait que d’importantes puissances occidentales puissent se liguer pour prononcer un jugement contre un État étranger sans suivre les procédures auxquelles se plient tous les autres pays, sans tenir compte des principes fondamentaux du droit international, fait froid dans le dos. Pendant la guerre froide, pas une nation occidentale n’aurait osé se livrer à une telle provocation, et pourtant, aujourd’hui, nous en voyons s’y livrer avec une désinvolture débridée.  De telles actions ne sont rien d’autre qu’une forme occidentale de grossières manœuvres d’intimidation. Elles sont une menace pour la paix et la justice dans le monde.

Ces dernières années, les normes internationales ont été falsifies et manipulées à n’en plus finir. La raison fondamentale, derrière cet amoindrissement des normes internationales a ses racines dans les disparités de puissances héritées de la guerre froide. Les USA ont, avec leurs alliés, substitué leurs ambitions aux normes reconnues, si bien que leurs actions, qui étaient censées suivre, comme les autres, un jeu de procédures et de protocoles régulier, n’ont plus été rien d’autre que des occasions de saisies de profits, conçues à leur seul bénéfice. Ces mêmes nations occidentales ont activé en pleine force des plateformes de mobilisation de l’opinion publique et des galaxies de médias, pour défendre et justifier les privilèges qu’elles s’accordaient.

Récemment, de plus en plus de nations ont été victimes de la rhétorique et des mesures diplomatiques insensées de l’Occident. Cela finit toujours par les dirigeants de ces nations se faisant clouer au pilori et marquer au fer rouge de slogans tels que « oppresseur de son propre pays », « régime autoritaire », « coupable de nettoyage ethnique », etc., au mépris de leur criante innocence.

 

13. The Meddler.jpg

Et la presse nazie des années 1940 n’a pas été inventée pour les chiens…

 

La manière dont les États-Unis se permettent aujourd’hui de traiter la Russie est au-delà du scandaleux. Leurs actes sont d’une frivolité et d’une témérité qui ont fini par caractériser l’hégémonie occidentale, dont la seule aptitude réelle semble être d’empoisonner les relations internationales. L’heure présente est le moment idéal pour que les nations non-occidentales resserrent leur unité et leurs efforts de collaboration les uns avec les autres. Il est nécessaire que ces nations établissent un niveau d’indépendance qui les mette hors d’atteinte de l’influence et des manigances occidentales. Il faut qu’elles brisent les chaînes des déclarations monopolisatrices comme des adjudications prédéterminées, et qu’elles attachent enfin la valeur qu’elles méritent à leurs propres capacités de jugement.

Inutile de préciser que mener à bien de tels efforts collectifs internationaux est plus aisé à dire qu’à faire, parce qu’ils exigent un soutien fondamental avant que rien puisse se produire. Jusqu’à ce qu’une nouvelle ligne d’alliés émerge, les associations internationales comme les BRICS ou l’Organisation pour la Coopération de Shanghaï doivent apporter davantage de valeur à ces nations non-occidentales, et commencer déjà à nouer activement des alliances avec elles.

Ce que la Russie est en train d’expérimenter en ce moment devrait servir à faire réfléchir à la manière dont les nations non-occidentales peuvent s’attendre à être traitées dans un avenir plus ou moins proche. Expulser des diplomates russes en grand nombre n’est guère susceptible d’impressionner la Russie. C’est, par-dessus tout une tactique d’intimidation qui est devenue emblématique de l’arrogance des pays occidentaux mais de telles mesures ne sont pas soutenues par le droit international et injustifiées. Plus sérieusement, il faut que la (vraie) communauté internationale acquière les voies et les moyens de contrebalancer ce genre d’actions.

L’Occident n’est qu’une petite fraction du monde et n’est plus en rien l’acteur planétaire qu’il a pu croire qu’il était. Les minorités réduites au silence de la communauté internationale doivent se rendre compte de tout ceci et prouver à quel point ils ont compris en le faisant savoir au reste du monde par des actes. Dans cette affaire Skripal, le grand public ne connaît pas la vérité et le gouvernement britannique n’a pas encore produit la moindre bribe de preuve justifiant ses allégations contre la Russie.

Nous croyons ici fermement que les accusations portées par un pays contre un autre sans être le résultat d’une enquête professionnelle rigoureuse relève d’un comportement non-civilisé qu’il convient d’abolir immédiatement

 

D’après mon expérience, la Chine – même dans des éditoriaux du Global Times qui sont officieux – exprime invariablement ses vues en termes mesurés, préférant éviter les brutalités de langage, même si elle s’arrange toujours pour se faire comprendre clairement.

Cet éditorial est différent en ce qu’il montre la profondeur du ressentiment chinois pour la manière dont les puissances occidentales se sont conduites ces dernières semaines, que l’éditorial qualifie de « comportement non civilisé ».

Même une très courte visite en Chine, comme celle que j’y ai faite au mois d’août, suffit à faire comprendre l’importance que les Chinois accordent aux mots « comportement civilisé » et quelle force peut donc avoir, sur ce point, une critique venant d’eux.

Je soupçonne qu’une fois que la poussière sera retombée sur l’affaire Skripal, on verra clairement que son principal effet aura été de rapprocher la Chine et la Russie davantage encore qu’elles ne l’étaient déjà.

Source : http://theduran.com/furious-china-ramps-support-russia-sk...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

4. mariane pince à linge.gif

 

Et ne perdons pas le moral : une image vaut parfois des tonnes de gloses :

 

14.  MACRON ET L'AUTRE - Copie.jpg

 La France, pays aux 300 fromages +  un !

 

15. Bon voyage.jpg

        Vous vous souvenez de Muntadhar al Zaidi ?

 

 

 

Mis en ligne le 1er avril 2018

 

 

 

 

23:51 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/03/2018

LA NOUVELLE CAMPAGNE DE RUSSIE - II.

1. Chinese Navy on the rise.jpg

 

 

La nouvelle campagne de Russie

II.

 

La Chine applaudit la victoire de Poutine, soutient la Russie dans l’affaire Skripal, salue le « partenariat stratégique » de la Chine avec la Russie

Des messages de soutien à la Russie et à son « partenariat stratégique global et collaboratif » affluent de Chine

Alexander Mercouris – TheDuran26 mars 2018

 

[Qu’on nous pardonne d’écrire systématiquement « sanctions » entre guillemets : les actes de guerre ne sont pas des sanctions, lesquelles sont, par définition, la rétribution d’actes délictueux. Histoire de respecter la langue française. NdGO]

 

2. china-russia.jpg

Le président chinois Xi Jinping (G) accueilli par son homologue russe Vladimir Poutine (D), lors de la cérémonie inaugurale de « L’année du tourisme chinois en Russie », à Moscou, le 22 mars 2013. Le président tout nouvellement élu Xi Jinping était arrivé dans la capitale russe pour sa première visite à l’étranger après son élection. Les deux présidents se préparaient à superviser la signature d’un certain nombre de contrats énergétiques et d’investissements divers, y compris un accord qui allait voir la Russie augmenter considérablement ses fournitures de pétrole à la Chine.

Le président Xi Jinping vient d’être réélu à la présidence chinoise (le 17 mars 2018) et Vladimir Poutuine à celle de la Fédération de Russie (le 18 mars 2018).

 

La victoire électorale massive du président Poutine et les retombées de l’affaire Skripal ont fourni au Global Times – un journal en anglais publié sous les auspices du Quotidien du Peuple, l’organe officiel du Parti Communiste Chinois et reflétant par là les vues de la direction chinoise – l’occasion d’apporter à la Russie un soutien énergique, au moment où elle se retrouve en butte à de nouvelles pressions occidentales.

Le premier éditorial, publié le 16 mars 2018 sous le titre « L’Occident espère blesser, intimider la Russie », faisait savoir clairement que la Chine prend parti pour la Russie sur le traitement de l’affaire Skripal.

 

Cette nouvelle volée de « manoeuvres d’intimidation » de la Russie par les États-Unis et leurs alliés européens est tout à fait soudaine et grave. Londres a délibérément ignoré toutes les procédures diplomatiques de règle pour lancer un ultimatum à Moscou et commencer à mettre en place des « sanctions ». On dirait une course contre la montre.

(C’est moi qui souligne)

 

Le second editorial, publié le 19 mars 2018 sous le titre « Les sanctions occidentales augmentent les soutiens à Poutine » ne dit rien d’autre, mais le fait de façon plus incisive :

 

Avant l’élection qui vient d’avoir lieu, le Royaume Uni a lance un ultimatum au Kremlin d’avoir à rendre des comptes pour l’empoisonnement d’un ex-agent russe sur le territoire britannique, sans la moindre preuve. C’était une humiliation pour Moscou.

(C’est moi qui souligne)

 

Les deux éditoriaux voient, dans l’affaire Skripal, une poursuite de la campagne occidentale entreprise pour saboter l’élection de Poutine, de manière à interrompre le parcours indépendant de la Russie.

Les deux éditoriaux lient l’affaire Skripal  à l’élection présidentielle russe qui avait lieu le 18 mars 2018.

Le premier éditorial – publié avant l’élection russe – présente les choses ainsi :.

 

On pense tout de suite à l’élection présidentielle russe prévue pour le 18 mars. La prise à partie de la Russie par l’Occident à ce moment précis est devenue un des facteurs principaux dans l’élection russe. Il est difficile de déterminer quelle partie de cet antagonisme reflète une sévérité réelle et laquelle est seulement destinée à peser sur l’élection russe.

Les deux ans passes ont constitué la période la plus éprouvante des relations de la Russie avec l’Occident. L’amélioration de leurs relations d’après la guerre froide a fondu comme neige au soleil. En même temps, la Russie d’aujourd’hui, sans états satellites, ne peut se comparer avec la force de l’Union Soviétique, lorsqu’il lui faut faire face aux pressions stratégiques du camp occidental….

Les analystes croient que Poutine gagnera l’élection sans le moindre doute, et que les « sanctions » occidentales offriront même un nouvel élan à ceux qui le soutiennent. Mais il est possible que certains, parmi les « élites » occidentales, pensent le contraire et souhaitent réduire les votes de Poutine ou à tout le moins saboter son autorité, au moyen d’une nouvelle volée de « sanctions » qui pourraient mettre la pression sur le public russe.

(C’est moi qui souligne)

 

Le second éditorial – publié après la victoire électorale éclatante du président Poutine – exprime la même conviction, tout en notant que le plan destiné à saboter le soutien à Poutine a échoué, la campagne anti-Poutine en cours ne réussissant au contraire qu’à souder davantage encore la société russe derrière lui :

 

Les six dernières années ont vu se produire les conflits les plus intenses entre la Russie et l’Occident depuis la fin de la guerre froide, et les pays occidentaux ont imposé de sévères « sanctions » à Moscou. Au cours de la même période, le prix du pétrole a été maintenu au plancher. L’économie russe a ainsi dû faire face à un double coup dur. L’accroissement obligé de ses dépenses en matière de défense nationale a diminué d’autant les fonds que le gouvernement russe pouvait investir pour améliorer le niveau de vie de ses populations. La logique politique occidentale était la suivante : même si Poutine reste en place, les soutiens dont il dispose diminueront.

Mais l’élection vient de prouver le contraire. Il semble que le peuple russe attribue en général les difficultés actuelles de la nation aux pressions et aux « sanctions » dont l’abreuvent les Occidentaux, et qu’il voit dans Poutine celui qui défend ses intérêts, persuadé que, sans lui, la situation serait encore pire.

(C’est moi qui souligne)

 

Les deux éditoriaux notent que l’économie russe s’est avérée hautement résistante aux « sanctions » occidentales, et ils expliquent tous les deux pourquoi

Le premier éditorial dit que « la richesse de la Russie en  ressources naturelles lui permet de se suffire largement à elle-même dans sa lutte contre les “sanctions” ».

Le second éditorial entre davantage dans les détails :

 

Des « sanctions » contre la Russie… auront… économiquement… peu d’effet. L’économie russe est revenue à une modeste croissance en 2017. La Russie peut se vanter de posséder de riches ressources, des intellectuels de haut niveau et d’avoir accompli, pendant l’ère soviétique, d’abondantes percées technologiques. Ce n’est pas une nation qu’on puisse assiéger à mort..

 

Le Global Times s’applique alors à en tirer les leçons pour la Chine, qui commence elle-même à subir des pressions économiques de la part des USA.

Premièrement, comme le premier éditorial le fait remarquer, l’Occident est aussi capable d’appliquer des « sanctions » à la Chine qu’à la Russie..

 

Les pays occidentaux se sont mis en roue libre pour imposer à la Russie des « sanctions » dont ils ne voyaient pas de quel prix elles pourraient être pour eux.

L’attitude agressive des pays occidentaux à l’égard de la Russie ressemble à leur unité face aux défis géopolitiques et de valeurs, et ce malgré leurs problèmes à l’intérieur de leur propre camp. N’importe quel concurrent non-occidental pourrait devenir leur cible commune, en vertu de l’ordre actuel du monde

Toutes les forces indépendantes, y compris la Chine, sont exposées à de tels risques.

(C’est moi qui souligne)

 

Deuxièmement, la Russie a réussi à résister aux pressions de l’Ouest, en partie grâce à ses « riches ressources naturelles – c. à d. son autonomie économique – mais aussi grâce au fort esprit national de son peuple :

 

Les puissances occidentales devraient réfléchir au fait qu’elles ne se dressent pas contre le seul Poutine mais contre toute la nation  russe qui a défait Napoléon et Hitler et qui n’a peur de personne. Le patriotisme et l’estime de soi de citoyens d’une puissance majeure sont omniprésents dans le peuple russe. Quand l’Occident combat ces sentiments, ses efforts sont frappés de nullité…

Les « sanctions» contre la Russie ont échoué politiquement parce qu’elles n’ont fait que favoriser l’unité de la société russe…

Les discussions sur ce que sera la transition russe vers une ère post-Poutine ont déjà commencé dans les pays occidentaux, mais ils ne comprennent rien à la Russie s’ils ne comprennent pas que l’émergence de Poutine n’a pas été un accident. La vérité, c’est que Poutine représente l’intérêt national du pays. Le soutien qu’il s’est acquis représente le soutien du peuple russe à son propre intérêt national.

 

L’implication est assez claire : pour que la Chine soit capable de résister aux pressions occidentales – dont je soupçonne que la direction chinoise croit que l’application à elle-même n’est qu’une question de temps – la Chine a besoin des deux mêmes choses qui ont permis à la Russie de résister victorieusement aux pressions occidentales : un fort esprit d’unité nationale et une autosuffisance économique.

Après ma visite en Chine d’août dernier, je n’ai aucun doute quant à l’esprit d’unité nationale du peuple chinois. Cependant, ces mots du second éditorial ont indubitablement pour but de rappeler au peuple chinois le prix qu’il lui faudra payer si jamais il le perd et succombe aux sirènes occidentales..

 

Il fut un temps où Moscou essaya de s’intégrer à l’Occident. Perdre l’Union Soviétique fut le prix qu’il lui fallut payer pour cela. Mais en fin de compte son enthousiasme fut snobé par l’Occident. L’expansion de l’OTAN en Europe de l’Est fut largement considérée par le peuple russe comme une trahison occidentale consécutive à la désintégration de l’URSS. Aujourd’hui, la société russe est remplie du désir de voir son pays se relever de cette erreur.

 

En ce qui concerne l’autosuffisance économique, la Chine, quoique possédant une économie d’un ordre de magnitude beaucoup plus important que celui de la Russie, n’est pas, économiquement, totalement autosuffisante.

Quoi qu’il en soit, le Global Times indique la solution, qui se trouve être une relation encore plus étroite avec la Russie.

 

Le partenariat stratégique global et collaboratif Chine-Russie a aussi fait en sorte que l’Occident échoue à contenir aussi bien Pékin que Moscou.

(C’est moi qui souligne)

 

En d’autres termes, l’alliance Russie-Chine garantit la sécurité des deux pays, face aux pressions de l’Occident.

La Russie peut se tourner vers la Chine pour compléter ses ressources financières. La Chine peut se tourner vers la Russie pour ses besoins en nourriture, en énergie et en matières premières.

Bien que les deux éditoriaux ne le disent pas, et la question n’est jamais évoquée publiquement, le but principal de l’« Initiative – une Route – une Ceinture » du président Xi Jinping est de lier les économies de la Chine et de la Russie, avec le président russe Vladimir Poutine comme partenaire essentiel du président Xi Jinping dans toute l'entreprise.

Le président Poutine y a fait allusion dans son message de félicitations au président Xi après sa récente réélection à la présidence de la Chine.

 

 « Cette décision du Congrès National du Peuple Chinois est encore une preuve de votre grande autorité, une reconnaissance de vos efforts pour assurer un développement socio-économique dynamique à votre pays et pour protéger ses intérêts sur le théâtre du monde » a souligné le président russe.

Vladimir Poutine a salué le niveau sans précédent récemment atteint par les relations entre la Russie et la Chine, dans une large mesure, grâce aux efforts personnels de Xi Jinping. Ces relations sont devenues un véritable exemple d’égalité et de coopération mutuellement bénéfique entre deux pouvoirs dirigeants.

Le président de Russie a fait savoir à son homologue qu’il serait heureux d’avoir d’autres occasions de le rencontrer et a exprimé sa confiance dans le renforcement futur, grâce à leurs efforts réciproques, du partenariat stratégique global et coopératif, auquel seront ajoutés des contenus nouveaux qui contribueront à la prospérité des deux peuples amis et à une sécurité et une stabilité plus grandes dans le continent eurasien et dans le reste du monde.

 

Le président Xi Jinping a exprimé  des voeux réciproques dans son message de félicitations du lendemain au président Poutine, pour sa réélection à la présidence de la Fédération de Russie.

Dans son message, Xi a dit que, ces dernières années, le peuple russe s’est uni comme un seul homme pour avancer fermement sur la voie du renforcement de la nation, pour accomplir son rajeunissement et son développement et pour lui faire jouer un rôle constructif dans les affaires internationales.

Il a également dit sa conviction que la Russie allait être définitivement capable de continuer à s’acquérir de nouveaux titres de gloire en matière de développement national.

 « Actuellement, le partenariat stratégique global coopératif Chine-Russie est arrivé à son niveau le plus haut dans l’histoire, ce qui peut servir d’exemple pour construire un nouveau type de relations internationales basées sur le respect mutuel, l’équité et la justice, la coopération et les résultats bénéfiques pour tous, pour un avenir à partager entre toute la communauté humaine », a dit Xi.

 « La Chine est prête à travailler avec la Russie pour continuer à favoriser les relations Russie-Chine jusqu’à un niveau encore plus élevé, à être une force agissante du développement national respectif dans les deux pays, et à favoriser la paix et la tranquillité dans la région et dans le monde », a-t-il encore affirmé.

 

Je voudrais terminer en mentionnant le langage remarquablement exhaustif dont use le Global Times pour décrire les relations actuelles entre la Russie et la Chine.

Ce qui fut jadis appelé un « partenariat stratégique » est devenu, il y a quelques années un « grand partenariat stratégique ».

À présent, le Global Times parle de « partenariat stratégique global et collaboratif ». Notez que le président Poutine et le président Xi l’appellent « partenariat stratégique global coopératif » dans leurs télégrammes respectifs. Il semble donc que ce soit désormais la formule consacrée pour décrire leur relation.

Je me demande pendant combien de temps encore les Chinois et les Russes continueront à prétendre que leur relation est autre chose que ce qu’elle est de toute évidence et qui se résume en un seul simple mot : une alliance.

 

Source : http://theduran.com/china-hails-putin-win-backs-russia-sk...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

2. Aigle au chapeau.GIF

 

 

3. Littér. vagabondes.jpg

 

On le saura que les Grosses Orchades sont jusqu’en haut des mâts dans Malaparte. Quand on est en retard de lectures, notre avis est qu’il faut y aller à fond, sous peine de rater quelque chose. Vous devriez encore le retrouver ici et là sur ce blog, surtout en ce centenaire de « L’Armistice », dont il fut à la fois un acteur et un spectateur, mais peut-être pas seulement.

Aujourd’hui, il nous a semblé opportun de lui emprunter un passage de ses carnets de route en Chine.

C’était en 1956. Il lui restait huit mois à vivre, dont plusieurs dans un poumon d’acier.

On l’avait chargé de représenter l’Italie des lettres aux commémorations du vingtième anniversaire de la mort de Liou Siun, illustre écrivain chinois inconnu par ici mais – chic ! – on a d’Ormesson…

Après quelques escales en Russie et, au passage, une appréciation de Staline qui n’a pas dû le mettre en odeur de sainteté nulle part en ces temps d’irrésistible ascension krouchtchévienne et d’alignement de ce PCI où on le disait si désireux d’entrer, Malaparte a voulu voir et comprendre autant qu’il pouvait de la Chine. Bien sûr, nous l’avons déjà dit : il n’a connu ni le grand bond en avant ni la révolution culturelle. Ni la guerre froide. N’empêche que cet instantané de 1956 prend une singulière importance, à la lumière des développements d’aujourd’hui.

Retour du grand reporter qui, d’où qu’il écrivît, faisait toujours grimper les tirages des journaux qui le publiaient.

[Le Hong Sing dont il est question ici est l’interprète chinois qui l’accompagnait partout – « un jeune homme sympathique, de Canton », pour qui l’Italien idéal était un autre écrivain, Francesco Flora, grand amateur d’œufs de cane, qui lui avait appris à chanter Ô sole mio, le chœur des esclaves de Nabuchodonosor et Torna a Soriento. Malaparte, qui ne chantait pas l’opéra et a toujours refusé, poliment mais fermement, de consommer des œufs noirs aux relents de chiotte à la turque bouchée, n’a jamais fait le poids, en regard de Flora. Qu’on ne connaît pas non plus, mais ça ne fait rien, on a d’Ormesson.]

 

 

Tchouang-King, samedi 24 novembre

 

   « Ce matin, à sept heures, départ pour l’aéroport. Il fait froid, le temps est brumeux. Depuis deux jours, les avions Pékin-Tchoung-King via Sian, sont immobilisés à Sian par le brouillard qui pèse sur la vallée du Yang-Tsé. À huit heures et demie, nous décollons. Les montagnes blanches de neige qui défilent en dessous de nous sont les mêmes que celles dont parle Li Po dans son petit poème Le difficile voyage, dans lequel il raconte les difficultés qu’on devait surmonter à son époque pour se rendre de Sian, dans le Chan-Si, au Sseu-Tch’ouan.

   Au bout de quelque temps, des nuages denses nous cachent la terre. Pendant plus de deux heures, nous volons dans une épaisse couche de brume. De temps en temps, par une déchirure de la brume, nous apercevons des vallées profondes et boisées, des pics blancs de neige. Finalement, nous perdons de l’altitude, nous perçons la brume, nous survolons une vaste vallée, une sorte de plateau entre des montagnes boisées, toute scintillante de miroirs d’eau en forme de demi-lune, encastrés l’un dans l’autre. Le Sseu-Tch’ouan est très riche en rizières, c’est, avec le Honan, le grenier à riz de toute la Chine, avec ses deux récoltes de riz par an. En outre, on y fait une récolte de blé. On y cultive des légumes, des choux, des fruits, des oranges, des mandarines. Cette province a soixante millions d’habitants. La région est très riche, mais la rapacité des Seigneurs de la Guerre, la féroce pression de Tchang Kaï-Tchek, la guerre civile, la guerre contre les Japonais avaient réduit la population à une misère indescriptible. « Chez les paysans, me dit Hong Sing, les suicidés sont plus nombreux que ceux qui sont morts à la guerre. » Il a plu il y a peu de temps, des nuages noirs courent dans le ciel gris, des lambeaux de brume pendent aux branches des arbres dans les bois qui, spectacle nouveau pour moi qui viens du Nord, recouvrent les flancs des montagnes. Ces montagnes sont celles de la peinture chinoise de l’époque des Ting : boisées et gibbeuses, avec les bosses que fait un serpent quand, en rampant, il arque son dos, avançant comme marchent les dragons dans la peinture et dans la sculpture chinoises traditionnelles. Le Vice-Président de l’Association des Sculpteurs de Tchoung-King et Lin-Nan-Liou, membre du Comité des Jeunes Écrivains, nous attendent à l’aéroport. Ils sont vêtus à l’européenne ; nombreux les gens, parmi la foule qui emplit l’aérogare, qui sont vêtus à l’européenne ; c’est la gracieuse, l’aimable fantaisie du Sud qui se manifeste de nouveau, qui prend le dessus sur les normes égalitaires du Nord et qui revendique son droit à s’habiller comme elle veut, sans pour cela trahir le socialisme et la classe ouvrière. Ou peut-être tout cela est-il instinctif et fait sans malice, sans doute par un besoin inconscient d’accord, d’harmonie avec la nature plus verte, plus riche, avec le climat plus doux, avec le vert plus dense, plus profond. Même les maisons des paysans ne sont plus celles du Nord : leurs murs ne sont plus seulement en torchis mais en pierres, elles ont l’air solide, elles sont crépies de blanc, elles ont des fenêtres sur la rue et des petits jardins devant leur porte. De l’aéroport de Tchoung King, il y a une heure et demie d’auto par une route de montagne qui monte en larges spirales le long des flancs de montagnes boisées, traverse des villages, des rizières (ici, les rizières sont en terrasses, comme chez nous les champs sur les pentes des Apennins), découvrant au regard un paysage nouveau, inattendu. C’est comme si on lisait une poésie de Li Po après avoir lu les vers dans lesquels Tou Fou pleure sur le pays désert et nu du Nord, redisant le grincement des chars de combat, le cliquetis des armes, le tumulte des soldats qui passent sur la terre jaune vers l’horizon de pierre de la Grande Muraille.

   Ici, chaque branche a son éclair de plumes, son gazouillis, son frémissement d’ailes. Je retrouve quelque chose de familier dans cette campagne, dans la couleur de l’air, des bois, dans le vert tendre du blé d’hiver qui sort déjà d’une terre non plus jaune mais foncée. Il y a des moments où le paysage rappelle la campagne autour de Varese, d’Arona, de Romagnano ; à d’autres moments, ce qui vient à ma rencontre, à un tournant de la route, c’est une image tessinoise, un village, une vallée, une de ces ouvertures de ciel chers à Francesco Chiesa, à Fogazzano, au Fogazzano de la Valsolda.

   Mais l’image que l’homme m’offre de lui, même dans cette verte paix, dans cette sérénité de la nature, dans cette richesse de travaux, c’est l’habituelle image de l’homme avili par la misère, qui lutte et souffre pour sa rédemption. Des millions d’hommes, une palanche sur l’épaule, courbés sous le poids de deux paniers remplis de pierres, parcourent au trot des kilomètres et des kilomètres pour transporter des pierres aux fours à chaux qui abondent dans la région autour de Tchoung-King. Ici, l’homme n’est pas rabaissé au rang de cheval de trait mais à celui de bête de somme.

   Ils ont le visage tendu par l’effort, les yeux baissés pour éviter les pierres et les trous, beaucoup d’entre eux portent des sortes de babouches en paille de riz, d’autres vont pieds nus, ils ont les pieds déformés par la fatigue, écorchés par les cailloux, leurs pantalons de coton retroussés jusqu’aux genoux laissent voir une pauvre jambe au tibia marqué de cicatrices blanches, à la cheville enflée. Et quand nous passons près d’eux, ils ne lèvent pas les yeux, ils ne lèvent pas la tête : ils trottent, courbés, une main sur la hanche et l’autre crispée sur leur palanche.

   Et encore une fois, je me dis en moi-même : « Non, non, non ! » et je rougis, parce que c’est aussi notre faute, c’est la faute de tout le monde et aussi, de nous autres Italiens qui nous rendons complices d’une politique qui n’est pas la nôtre et qui tend à perpétuer cette douloureuse et atroce condition humaine, à emplir la Chine, l’Asie, le monde, de bêtes de somme. Je dis : « Non, non, non ! » et je me sens plein de honte, je me sens lâche, un homme comme il y en a des milliers, des millions en Italie, dans le monde, en comparaison de ces pauvres bêtes de somme dont la dignité, l’esprit de sacrifice, la somme d’humanité sont immenses.

   Car ils pourraient eux aussi dire : « Non », s’arrêter, s’asseoir sur le bord de la route : et il n’y aurait pas de force au monde capable de les faire se relever, de les faire se remettre en chemin, il n’y aurait pas de fouet au monde capable de les faire ployer l’échine. Mais ils savent que la Chine est un pays en état de siège, que l’ennemi a coupé les ponts, qu’il espère les avoir par la faim, par la soif, par le choléra, les empêcher de construire des centrales électriques, des digues, des hauts-fourneaux, des voies ferrées, des ponts, des hôpitaux, des écoles, des maisons, des usines, afin de perpétuer leur condition servile. Ils savent qu’il leur faut faire vite, que cette immense, que cette gigantesque œuvre de construction dont dépend le destin non seulement de six cents millions de Chinois mais de tous les peuples asiatiques, ne peut être remise à plus tard, ne peut être interrompue, ne peut être différée. Leur rédemption de l’état de bêtes de somme et leur passage à celui d’ouvriers libres dépendent du succès du premier Plan Quinquennal, du second Piatiletka chinois. Ce n’est pas tant la nécessité qui pousse ces paysans à une fatigue aussi bestiale et aussi humiliante, que la conscience que leur sacrifice les aide à se libérer de leur condition de bêtes de somme.

   Je puis me tromper. Il se peut que pour eux cette condition n’ait rien d’humiliant, qu’ils soient nés bêtes de somme, que bêtes de somme ils soient restés, que ce ne soient pas des hommes mais des brutes, qu’ils n’aient pas conscience de leur état, mais qu’ils en soient contents, satisfaits. Il se peut que l’État communiste se serve d’eux consciemment, comme de bêtes de somme, qu’il les exploite à ses propres fins, comme les exploitèrent les Seigneurs de la Guerre, le Kouo Ming-Tang, les négriers de Shanghaï américains et anglais. Mais je sais qu’il n’en est pas ainsi. Je le vois tous les jours, qu’il n’en est pas ainsi.

   Ces hommes sont des hommes, non des brutes. Ils ont une conscience, ils ont en eux une douleur, une plaie qui leur fait mal. Ah, ces yeux tristes, ces regards patients mais fiers. Cette lueur au fond de ces yeux ! Essayez de les arrêter, de leur parler avec affection, de leur poser une main sur l’épaule. Ils souriront timidement, vous serreront la main, le visage tout rouge. Essayez de leur offrir une cigarette. Ils ne l’accepteront pas. Une bouteille de vin, de bière. Ils la refuseront avec une courtoise fermeté. Si l’on insiste, quelque chose naîtra dans leurs yeux. Ils se sentiront offensés, insultés. Mais essayez de leur dire : « Bientôt, il y aura du pétrole, il y aura des usines, il y aura des autos, des camions. » Et observez bien ce qui se fait jour sur leur visage, ce qui se passe en eux. Leur front s’éclairera, il en sortira une lumière, un sourire, et ils vous diront : « Oui, encore un peu de patience et les autos arriveront. Si nous tenons le coup, nos camarades des aciéries de Moukden, des laminoirs de Tchoung-King, des fabriques de camions de Moukden, les ouvriers des puits de pétrole du Sin-Kiang auront le temps de construire des autos. Alors seulement, nous pourront nous reposer. » Et vous saluant avec courtoisie, avec une douce fierté, ils vous serreront la main et remettant la palanche sur leur épaule, ils s’achemineront, courbés, longue théorie d’hommes merveilleux, non plus bêtes de somme mais bêtes qui ont mangé la rose comme dans Apulée.

   C’est une expérience qu’il faut faire. Une expérience nécessaire que cette rencontre avec les hommes qui traînent des charrettes, attelés aux brancards, ou qui marchent courbés sous leur faix. Elle est nécessaire pour tous, pour vous, pour moi.

   Ces hommes vous rachètent, vous aussi, me rachètent, moi aussi. Ils rachètent notre culture, notre condition d’intellectuels, condition parfois si méprisable.»

Moi, en Russie et en Chine, Les Belles Lettres, pp. 183-188

 

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Curzio Malaparte

Moi, en Russie et en Chine

Les Belles Lettres (2014)

272 pages

± 15 €

 

 

 

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Petite expérience instructive :

Vouloir illustrer un texte sur les ouvriers chinois des années cinquante d’une image représentant, mettons, un Chinois portant une palanche de briques ou d’autre chose… Ou un ouvrier chinois quelconque, dans la construction par exemple… Ou un paysan…

On ne sait pas vous, mais nous, on va voir sur Internet, on tape tout ça et plein d’autres choses dans un moteur de recherche… puis dans un autre… Et le résultat : RIEN. Il n’y a pas, sur Internet, du moins dans cette partie-ci du monde, une seule photo (peinture, dessin, caricature) d’un ouvrier chinois. Des années cinquante ou des autres. En revanche, il y a pas mal d’iconographie sur la révolution culturelle. Avant et après ? NADA !

Alors on s’est rabattus sur des « posters » chinois du temps de Mao, coïncidant plus ou moins avec le voyage de Malaparte.

Intéressant, non ?

 

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Ingénieur soviétique en Chine - 1953

 

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Construction du réseau ferroviaire dont il est question dans ce livre – carte de 1956

 

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Commune populaire type – Affiche de 1958

 

 

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À la guerre comme à la guerre… d’aujourd’hui, en Syrie :

 

L’armée syrienne à l’intérieur de l’enclave de la Ghouta orientale

 


 

Source : https://strategika51.wordpress.com/2018/03/29/larmee-syri...

 

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L’AAS en action (Ghouta orientale)

 


 

Source : https://strategika51.wordpress.com/2018/03/29/syrian-mili...


 

 

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Mis en ligne le 29 mars 2018

 

Les profondeurs d’abjection où nous a fait sombrer l’affaire Skripal ont tellement tapé sur les nerfs à Manuel de Diéguez – pourtant philosophe ! – qu’il n’a pas attendu sa quinzaine réglementaire pour dire ce qu’il en pensait. Pas du bien.

 

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23:52 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

LA NOUVELLE CAMPAGNE DE RUSSIE - II/2.

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La nouvelle campagne de Russie – II/2

 

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Derrière le naufrage politique, le naufrage cérébral de la France

 

1 - " Macron m'a tuer "
2 - Les créateurs de " fake news " 
3 - En marche arrière 
4 - Les nouveaux bourgeois de Calais
5 - La guerre médiatique contre la Russie
6 - Une lueur d'espoir

 

1 – « Macron m'a tuer »

Deux attentats viennent de bouleverser la vie des Français. Deux destins ont explosé sur le devant de la scène. D'une part, un attentat intérieur a révélé la grandeur d'un homme qui, par un acte de bravoure et de folle générosité a illuminé bien des Français. D'autre part, un pseudo attentat contre un ex-agent double russe dans une petite bourgade anglaise - ou plutôt une mise en scène qui, visiblement, oscille entre la comédie et la mauvaise littérature policière - pseudo-attentat, donc, qui a ébranlé en profondeur, bien que d'une manière encore peu visible aux yeux des ignorants, les fondements et les frontières non seulement de la République, mais de l'Europe tout entière. « Macron m'a tuer ».

Dans un premier temps, les Français ont entendu le responsable de la parole présidentielle demander du moins la prudence face à des accusations exorbitantes des Anglais à l'encontre de la Russie. Il convenait, disait-il, d'attendre l'issue d'une enquête impartiale afin d'identifier le coupable. Mais il n'a pas fallu vingt-quatre heures pour que nous assistions, incrédules, à une rotation à cent quatre-vingts degrés de la position de la France. Sans la moindre explication le Président Macron a pris la tête des accusateurs sans preuve, de la brochette d'une vingtaine d'États européens sur vingt-sept qui, avec une unanimité touchante et qui tient du miracle, se sont mis à chanter en chœur et sur tous les tons : « La Russie est très probablement coupable ».

Tout est dans le « très probablement » qui signe irréfutablement la manipulation et l'impossibilité de donner un minimum de vraisemblance à une scène dans laquelle nous avons vu deux enquêteurs vêtus de combinaisons de martiens destinées à les protéger des vapeurs mortelles et perfides du gaz « très probablement » fabriqué par les méchants russes et répandu sur un père et sa fille qui se reposaient innocemment sur un banc public. En effet, les scientifiques chargés du prélèvement de la substance vénéneuse étaient accompagnés, comme le montre l'image officielle diffusée sur internet, par trois policiers anglais stationnés à moins d'un mètre du lieu prétendument infecté mais simplement revêtus, eux, d'uniformes classiques. Ils portaient certes un casque, mais leur visage découvert était apparemment insensible au redoutable novitchok !

Il convient de remarque que, préalablement à la moindre enquête, les officiels anglais connaissaient, par la vertu d'un second miracle en course sur les talons du premier, le nom de la substance chimique utilisée. Novitchok évoque par homophonie Kazatchok, le nom d'une danse russe. Oyez, bonnes gens, le nom est russe, le coupable est russe. Personne n'a trouvé suspect que les Anglais connaissent si bien le nom et les effets de ce poison alors que l'enquête n'avait même pas commencé.

Bien qu'il fût censé s'agir d'une substance destinée provoquer des crimes de masse, les consignes officielles distribuées à la population environnante afin de prévenir la contagion se résumaient à se munir de lingettes ! Enfin, depuis ce dramatique épisode, personne n'a eu de nouvelles fiables des présumées victimes - toujours vivantes - mais le consul de Russie à Londres s'est vu interdire le droit de rendre visite à la jeune citoyenne de la Fédération de Russie Yulia - comme le prévoit le droit international !

 

2 - Les créateurs de «  fake news »

C'est pour mémoire que je rappelle cette accumulation de détails invraisemblables. Ils appellent deux remarques. La première est que cette affaire illustre de manière idéale le mode d'emploi de la fabrication de fausses nouvelles aujourd'hui dénommées  Fake News. Nous avons découvert in vivo dans quelles arrière-cuisines sont concoctées les nouvelles fabriquées ex nihilo et dans quels chaudrons mijotent les fameuses « Fake News » dont nous voyons que les États en sont les principaux créateurs et qu'ils répandent au gré de leurs intérêts sur la planète entière.

La seconde remarque consiste à analyser le processus de l'emballement et de l'hystérie préalables à l'accusation, tous deux nécessaires à la réussite de l'opération. C'est là que le grégarisme, appelé également solidarité européenne, joue le rôle décisif que les chefs d'orchestre anglo-saxons savent utiliser avec la maestria qui est la leur dans leur maniement alternatif de la carotte et du bâton.

La réussite est au rendez-vous grâce au constat que la bureaucratie européenne a tué à la fois le désir d'indépendance des nations et le souvenir de leur ancienne souveraineté. L'Union européenne a transformé les États qui la composent en eunuques d'une fausse Chapelle Sixtine de la démocratie. Blottis en un conglomérat sans boussole et sans destin, ils sont devenus une sorte de poulpe qui se meut mollement, dans lequel émergent ici ou là des ilots plus fermes, mais sur l'ensemble duquel le pouvoir grossier et brutal des USA - ou celui des loups-garous de la perfide Albion - ont pu efficacement mettre la main et le diriger à leur guise.

 

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3 - En marche arrière

Comment le peuple français a-t-il pu tomber subitement dans le triple piège de la sottise, de la lâcheté et du déshonneur ? Comment l'alliance de la sottise avec le grégarisme fonctionne-t-elle ? Pour tenter de le comprendre, il faut observer que sous la direction d'un Président de la République censé « en marche », la France est soudainement tombée à bras raccourcis et à coups renouvelés sur son ami le plus fidèle depuis trois siècles, celui qui, avec Frédéric II, puis aux côtés de la Grande Catherine, avait aidé Diderot à conduire jusqu'à son terme la grande aventure de l'Encyclopédie.

Souvenons-nous qu'à l'heure où, pour la première fois de son histoire, la France présente le spectacle d'une civilisation sur le point de perdre la tête, ce n'est pas sa propre tête qu'elle perd, mais celle que, d'ores et déjà un maître étranger a substituée à la sienne. Je lance un bref appel à une prise de conscience de ce qu'il est suicidaire de partir en guerre contre ses amis de trois siècles, et cela sous le sceptre d'un État étranger et, de plus, sous la houlette du maître d'une Europe asservie depuis 1945, donc depuis près de soixante-dix ans.

 

4 - Les nouveaux bourgeois de Calais

Cette fois-ci, nous sommes au bord du gouffre. Un pas de plus et l'abîme happera la civilisation de la raison. Mais, par chance, l'heure du plus grand danger est également celle où la raison est condamnée à son exploit le plus mémorable. Quand l'empire guerrier qu'on appelle l'OTAN expulse subitement une centaine de diplomates russes, quand, après une rencontre qui présente tous les signes d'un complot en bande organisée sous la houlette des maîtres anglo-américains, les principaux États européens se coalisent afin d'accepter, sans la moindre enquête et donc sans preuve la « très probable » culpabilité russe de l'empoisonnement de son ex-espion, le gouffre est en vue. Alors, nous voyons que, toujours avec le même enthousiasme, les comploteurs se ruent dans l'abaissement collectif et piétinent allègrement leurs législations propres et le droit international.

Puis, dans une honteuse litanie, la vingtaine de conjurés éructent des sanctions contre la Fédération de Russie sous la forme d'expulsions de diplomates, tout en se promettant de faire pire à l'avenir. L'Allemagne se croit aussitôt dans l'obligation absolue d'y voir l'ordre d'expulser quatre diplomates et une France - dont Mme Soljenitsyne se désolait d'avoir à en dénoncer la petitesse et la servitude à la suite de la goujaterie du Président Macron lors de son refus de saluer les écrivains russes présents au salon du livre - la France, donc, expulse elle aussi quatre diplomates russes, comme pour effacer les ultimes traces de sa grandeur d'autrefois. Il faut sonner le tocsin et se préparer au pire.

Seuls quelques petits Etats européens ont eu l'audace de résister à la meute asservie. Ainsi, la Slovaquie et le jeune Chancelier d'Autriche, Sebastian Kurz, ont eu le courage de publier un communiqué dans lequel ils refusent expressément de suivre la horde des « sanctionneurs ». Mais plus discrètement la plupart des petits États de l'Union européenne ont résisté aux injonctions des grands aboyeurs.

 

5 - La guerre médiatique contre la Russie

La russophobie pathologique des médias, dont l'unanimité ne peut pas être le fait du hasard, pourra-t-elle conduire un jour au pire, si même le montage grotesque de Salisbury donne lieu à la gigantesque comédie géopolitique actuelle ? Elle pourrait déboucher, pensent certains, sur un nouveau Sarajevo, dans l'apathie dramatique d'une classe politique muette, terrorisée par le couperet des justiciers médiatiques et d'un peuple désinformé et assommé par le bombardement orchestré de slogans anti-russes ?

Le monde moderne est né de l'alliance de la raison avec un esprit critique au combat. Le monde moderne est né de l'évidence que l'intelligence mise sur le droit chemin ne rencontre la logique que par une suite de coups d'éclat. La pensée est un combat soutenu, la conquête du vrai savoir est une guerre de tous les instants face aux pouvoirs et aux obscurantismes du moment.

Quand le chef de l'État se veut le pilote de la République laïque tout en ne combattant que les terroristes hexagonaux, alors que ceux de l'extérieur sont soutenus, qualifiés benoîtement « d'opposants » et qu'un ministre les a félicités de « faire du bon boulot », le lecteur de mon site ne comprendrait pas que je demeure fidèle à mon habitude d'espacer mes interventions de quinze jours en quinze jours. Je mets donc mon texte en ligne dès ce mercredi 28 mars.

 

6 - Une lueur d'espoir

L'ultime réconfort : l'histoire de la France est jalonnée de géants de la raison, mais ces géants ont tous été des Titans de la méthode. La semaine prochaine je m'interrogerai sur le génie révolutionnaire de la France. Révolution, révolution, que de balivernes on raconte en ton nom à l'heure où l'on chante les mérites d'une contrefaçon de révolution, celle de mai 1968. Je tenterai de rappeler que les vraies révolutions sont cérébrales par nature et par définition et qu'il nous faut commencer par réapprendre ce qu'est une révolution intellectuelle, donc à en retrouver le souvenir.

Les derniers événements auront illustré la perversité, les abaissements et les humiliations que recèle la stratégie de la dissuasion par la panique : il aura suffi que le souverain actuel de l'épouvante mondialisée expulse ou fasse expulser une centaine de diplomates russes pour qu'un groupe d'États satellisés s'ingénie à lui complaire par une imitation frénétique de son maître entre deux spectacles de sa domestication universelle.

L'esclavage a trouvé un nouveau visage à l'échelle du globe terrestre, et cet esclavage a le visage de l'Europe. En 1830 il avait suffi d'un coup de chasse-mouches pour légitimer l'invasion de l'Algérie par la France, parce que l'humanité appartenait encore à une espèce fière de se montrer sûre d'elle-même et dominatrice à l'école de la guerre.

Aujourd'hui l'Europe mène par procuration une guerre de sa lâcheté et de sa sottise et elle découvre que toute sa « bravoure » revient à humilier sans risques un ancien ami au nom des chefs d'un OTAN déchaîné.

29 mars 2018

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Hier, on nous félicitait de ce que la Belgique n’en était pas. Nous savions qu’il suffisait d’attendre

 

Quels pays expulsent des diplomates russes ?

 

Cette semaine, plus de vingt pays dont de nombreux états membres de l’UE ont annoncé l’expulsion de diplomates russes dans le cadre de l’affaire Skripal.

Lancée par le Royaume-Uni, la campagne d'expulsions de diplomates russes à la suite de l'empoisonnement de l'ex-agent double Sergueï Skripal au Royaume-Uni dure depuis deux jours.

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Source : https://fr.sputniknews.com/infographies/20180328103570791...

 

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Qu’en aurait dit le père de l’Histoire ? Ce qu’il en a dit en une autre occasion :

 

« Passé en Europe, Xerxès regarda son armée défiler sous le fouet. Elle mit sept jours et sept nuits à passer sans arrêt. […]

Combien y avait-il d’hommes dans chacun des contingents, je ne puis le dire avec précision, car personne ne nous a renseignés sur ce point, mais au total l’armée de terre parut forte d’un million sept cent mille hommes. […]

Ces hommes, ainsi que les contingents de l’infanterie, avaient à leur tête des chefs de leur pays dont je ne donne pas les noms au passage, car je n’en vois pas la nécessité pour l’exposé de mon enquête : les divers peuples n’avaient pas tous des chefs dignes d’être mentionnés, et chacun d’eux avait autant de chefs que de villes. D’ailleurs ces personnages n’avaient pas rejoint l’armée pour y commander, ils étaient des esclaves comme les autres combattants ; et j’ai déjà nommé les généraux investis de l’autorité suprême et les chefs des divers contingents, qui étaient de nationalité perse. »

Hérodote, L’enquête, Livre VII (trad.éd. Andrée Barguet).

 

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Et voici la liste des pays qui n’ont PAS expulsé des diplomates russes

Car onze pays au moins n’ont pas sauté dans le train du carnaval en marche

Matfey Shaheen – TheDuran 28 mars 2018

 

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Il est difficile de trouver un pays qui ne se soit pas joint à l’hystérie anti-russe après l’empoisonnement [?NdE] de Sergueï Skripal au Royaume Uni. De nombreux pays viennent d’expulser des diplomates russes à tours de bras.

Les USA ont même fermé des consulats et expulsé 60 diplomates, et il n’y a pas jusqu’à la minuscule Moldavie qui n’en ait expulsé 3, en dépit du fait qu’aucune preuve n’a pu être produite reliant la Russie aux prétendus « empoisonnements ».

Ce détail n’a pas empêché, bien sûr, les merdias, d’allègrement propager une hystérie de masse.

 

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Au moins dix pays, cependant, n’ont pris aucune part aux expulsions de diplomates russes, et ces pays sont la Bulgarie, la Slovaquie, la Slovénie, l’Autriche, le Portugal, la Nouvelle Zélande, la Serbie, Chypre et la Grèce. À cette liste, il faut ajouter le Luxembourg et Malte.

[…]

Des qui n’ont pas peur !

 

Source de l’info : http://theduran.com/list-countries-not-expel-russian-dipl...

Traduction de la citation : c.l. Pour Les Grosses Orchades

 

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Salisbury sera-t-il le Sarajevo de la IIIe ?

On ne vous parle pas ici de la Sarajevo de Botul mais de celle de Princip]

RusRéinfo – 27 mars 2018

 

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L’affaire Skripal sera t-elle considérée par les historiens comme la cause principale de la 3ème guerre mondiale ? On peut le craindre au vu des réactions hystériques des pays occidentaux contre la Russie.

Ne revenons pas sur l’affaire en elle-même, cela n’a aucun intérêt. Mais les conséquences d’une affaire somme toute mineure semblent s’emballer :

Dans un premier temps, la Grande Bretagne expulse 40 diplomates Russes. On peut le comprendre, si l’on accepte l’hypothèse que les Anglais croient vraiment que les Services Russes aient attaqué Skripal et sa fille. Après tout, même les imbéciles peuvent avoir leurs convictions.

Dans un second temps, au nom d’on ne sait quelle « solidarité », 14 pays européens, France en tête, expulsent également des diplomates Russes. En se basant sur la bonne parole britannique. Au vu de la situation de l’Europe, cette affaire est une excellente diversion face à l’invasion du continent par les « migrants » africains, et les attentats qui la secouent régulièrement. On aurait pu croire que l’intérêt de l’Europe était plutôt d’expulser quelques centaines de « migrants » fichés comme terroristes potentiels par ses services de renseignement, mais non, il faut expulser des Russes !

Au nom de la même « solidarité », les États-Unis eux ne lésinent pas en expulsant 60 diplomates Russes ! L’« illusion Trump » est bel et bien terminée, et certains politiciens Russes qui sablaient le champagne à la Douma Fédérale pour célébrer son élection à la Maison Blanche doivent avoir aujourd’hui des aigreurs d’estomac…

La réponse de la Russie à ces expulsions ne se fait pas attendre : Elle expulse 40 diplomates anglais et va en expulser des français, polonais, lithuaniens, etc, et américains. Jusque là, on peut considérer qu’on est dans une situation classique.

Mais la suite annoncée sort complètement du cadre habituel des « tensions politiques » : Alors qu’en général chacun expulse les diplomates des autres avant de passer à autre chose, la porte-parole de l’ambassade américaine à Moscou a annoncé hier lundi que les États-Unis « riposteraient » à la « riposte » Russe ! Une escalade dangereuse, tant il est évident que la Russie réagira en réponse. Etc etc. Les pays européens, cela ne fait aucun doute, suivront le même chemin dans le respect de leur traditionnelle soumission à Washington.

L’étape suivante pourrait donc être, si les choses se passent comme ça, la rupture des relations diplomatiques entre la Russie et certains pays occidentaux. Si on ajoute à ceci la situation internationale avec l’accroissement des forces de l’OTAN aux frontières européennes de la Russie, la livraison annoncée (officielle cette fois, puisque, de manière officieuse, cela dure depuis longtemps) d’armes par les États-Unis à l’Ukraine pour des opérations contre les russophones de Novorossya, et la situation en Syrie, on comprend parfaitement que la situation s’aggrave dangereusement, dans un contexte de propagande caricaturale massive en Europe et aux États-Unis pour présenter la Russie comme un état voyou dirigé par un assassin international.

La première guerre mondiale a été déclenchée par l’assassinat d’un homme à Sarajevo, dans un contexte quasi-similaire avec la situation actuelle : Une série de crises, la perte de confiance entre les pays, un armement considérable de tous les côtés et un bourrage de crâne des citoyens de tous les pays « contre l’ennemi ».

Alors que la dirigeante britannique compare la Russie à l’Allemagne nazie, certains, obéissants, appellent à boycotter la coupe du monde de football à Moscou en juin prochain. Sans doute pensent-ils qu’il était normal d’aller défiler devant Hitler lors des Jeux de Berlin juste avant le déclenchement de la seconde guerre mondiale, mais qu’il serait impensable de participer à la Coupe du Monde à Moscou ? Ici encore, même les imbéciles ont droit à leurs convictions.

Jeux de Berlin / Coupe de Moscou, Sarajevo / Salisbury, l’Histoire pourrait bien se répéter avec la même conséquence : La guerre.

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2018/03/salisbury-sera-t-il-le-no...

 

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Tiens, il y avait longtemps qu’on n’était pas allés voir du côté de chez M. Asselineau. Réparons.

 

François Asselineau interviewé sur la pantomime en cours par RT France

 


 

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Allez, ne lésinons pas…

 

Joey Starr à l’Assemblée

(les très brefs extraits qu’on entend sont de Robespierre)

 

 

« Dit par moi, ça le fait ! » : Joey Starr, rappeur et comédien à la voix de stentor, a joué les invités inédits sous les ors de l’hôtel de Lassay, pour déclamer devant députés et jeunes orateurs les grands discours de la pièce « Éloquence à l’Assemblée ».

Lunettes et vêtements noirs, le chanteur de « NTM » entre en scène mardi soir au son d’un battement de coeur, sous les lustres de la salle des fêtes de la résidence du président de l’Assemblée, François de Rugy (LREM).

D’emblée, Robespierre est convoqué pour ces extraits de plus de deux siècles de discours parlementaires, de Hugo à Malraux en passant par Jaurès ou Lamartine.

Lire la suite…

Source : https://fr.metrotime.be/2018/03/28/actualite/video-joey-s...

 

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Dernière minute :

 

La Russie au Royaume Uni : « Prouvez que vos espions n’ont pas empoisonné nos citoyens ou préparez-vous à rendre des comptes ».

Russia Insider – 29 mars 2018

 

Ce qui est bon pour l’oie est bon pour le jars. Du moins, c’est ce que semble penser la Russie. Il se peut qu’il n’y ait pas de preuve décisive que la Grande Bretagne ait empoisonné Sergueï Skripal et sa fille Yulia venue lui rendre visite. Mais il n’y a pas de preuve non plus que Moscou l’ait fait, ce qui n’a pas empêché Londres d’exiger de Moscou des preuves de son innocence (et dans les 24 heures encore !). En outre, ce sont les Britanniques qui empêchent les Russes d’accéder aux preuves et non l’inverse.

 

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Et il vaut mieux qu’elles soient bonnes !

 

Dans ce cas, pourquoi la Russie n’exigerait-elle pas que ce soit la Grande Bretagne qui fournisse des preuves de son innocence ? Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères ne voit pas pourquoi elle s’en abstiendrait.

En conséquence, la Russie a exigé que Londres fournisse des preuves que les espions britanniques n’ont pas, eux-mêmes, empoisonné l’ex-agent double Sergueï Skripal.

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que l’analyse, par ses soins, de la tentative d’assassinat, l’a porté à croire à une possible implication de l’Intelligence Service britannique.

Le Ministère a donc dit qu’en l’absence de preuves de l’innocence britannique, Moscou considérera l’incident comme un attentat perpétré contre les vies de citoyens russes en territoire étranger.

 « Une analyse de toutes les circonstances… nous amène à penser à une possible implication (dans l’empoisonnement) des service secrets britanniques », a fait savoir le Ministère dans une déclaration publique.

 « Si des preuves convaincantes du contraire ne sont pas présentées à la partie russe, nous considérerons que nous avons affaire à un attentat contre la vie de nos citoyens, dans le cadre d’une provocation politique massive. »

Source : https://russia-insider.com/en/russia-uk-prove-your-spies-...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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Mis en ligne le 29 mars 2018.

 

 

 

 

19:25 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/03/2018

LA NOUVELLE CAMPAGNE DE RUSSIE - I.

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La nouvelle campagne de Russie

I.

 

Quelques-uns se souviendront peut-être de nos vœux de 2012

Avec nos excuses à ceux que cela dérange ou agace : les Grosses Orchades et toute l’escadre des Thalamèges passent en mode « guerre », parce qu’il faut être singulièrement naïf pour ignorer que nous y sommes déjà, quand bien même les bombinettes à l’atome ne tomberaient pas encore sur nous ces jours-ci. Cela veut dire que nous comptons suivre surtout, désormais, l’actualité ou les réflexions qui s’y rapportent aussi sporadiquement qu’elles nous parviendront, même si nous ne désespérons pas de laisser s’y faufiler au petit bonheur la chance nos littératures vagabondes.

 

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QU’EST-IL ARRIVÉ À L’OCCIDENT OÙ JE SUIS NÉ ?

Le Saker – Vineyard of the Saker 26 mars 2018

 

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Franchement, je suis stupéfait, et même gêné. Je suis né en Suisse. J’y ai passé la plus grande partie de ma vie. J’ai aussi visité la plupart des pays d’Europe et je vis aux États-Unis depuis plus de vingt ans. Pourtant, dans mes pires cauchemars, je n’aurais pas pu imaginer que l’Occident plongerait aussi bas qu’il le fait aujourd’hui. Je veux dire que, oui, je sais tout ce qu’il faut savoir des faux drapeaux, de la corruption, des guerres coloniales, des mensonges de l’OTAN, de l’abjecte soumission des pays de l’Est, etc. Je le sais et j’ai écrit sur tout cela un assez grand nombre de fois. Mais, pour imparfaits qu’ils aient été (et c’est peu dire), je me souviens de Helmut Schmidt, de Maggie Thatcher, de Reagan, de Mitterrand, même de Chirac ! Et je me rappelle ce qu’a été Le Canard Enchaîné, ou même la BBC. Pendant la guerre froide, on ne peut pas dire que l’Occident était un chevalier blanc dans une étincelante armure, mais enfin, l’état de droit semblait avoir encore quelque importance, comme semblait encore compter un certain degré d’esprit critique.

Je suis maintenant profondément gêné pour l’Occident. Et j’ai très, très peur.

Tout ce que je vois aujourd’hui, c’est un troupeau docile, dirigé par des psychopathes en bonne et due forme (au sens clinique du terme).

Et ce n’est pas encore là le pire.

Le pire, c’est le silence assourdissant, la manière dont tout le monde se contente de regarder ailleurs, de prétendre que « ça ne me regarde pas », ou pire, de prendre vraiment ce grotesque spectacle au sérieux. Qu’est-ce qui, foutredieu, ne va pas chez vous tous ?! Est-ce que vous êtes tournés zombies en masse ? RÉVEILLEZ-VOUS BORDEL !

Laissez-moi soigneusement peser mes mots et vous dire la vérité :

Depuis le coup des néocons contre Trump, l’Occident en est exactement où en était l’Allemagne nazie au milieu des années trente.

Oh, bien sûr, l’idéologie est différente, le bouc-émissaire désigné aussi. Mais l’état d’esprit est *exactement* le même.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Mais cette fois-ci, il y a des armes, des deux côtés, qui font ressembler l’holocauste de Dresde à une petite étincelle.

Et nous voici donc aujourd’hui avec cette touchante manifestation de « solidarité occidentale », non pas envers le Royaume Uni ou le peuple anglais, mais envers la City de Londres. Vrai, n’est-ce pas touchant ?

Permettez-moi de vous demander une chose : qu’est-ce qu’a été la particularité centrale de la politique de la Grande Bretagne depuis, disons, le Moyen Âge ?

Oui. Tout juste. Déclencher des guerres en Europe.

Et cette fois-ci, vous croyez peut-être que c’est différent ?

Est-ce que la maxime « le meilleur indicateur d’un comportement futur est le comportement passé » ne vous semble pas pouvoir s’appliquer au Royaume-Uni ?

Permettez-moi encore vous dire ceci : quand Napoléon et Hitler s’en sont pris à la Russie, elle subissait des crises profondes, elle était objectivement faible (c’est vrai ! allez-y voir par vous-mêmes !). Les deux fois, la société russe était profondément déchirée par des contradictions internes et le moment était idéal pour l’attaquer.

Pas aujourd’hui.

Alors, permettez-moi encore de vous poser cette simple question : avez-vous vraiment envie de partir en guerre contre une Russie nucléaire totalement unie ?

Vous croyez que j’en rajoute ?

Détrompez-vous.

La vérité, c’est que la situation d’aujourd’hui est infiniment pire que celle de la crise des missiles cubains. Pour commencer, pendant la crise des missiles cubains, il y avait des gens rationnels des deux côtés. Aujourd'hui, IL NE RESTE PAS UNE SEULE PERSONNE RATIONNELLE EN POSITION DE POUVOIR AUX USA. Pas UNE ! Deuxièmement, pendant la crise des missiles cubains, tout ce dont on parlait aux informations était la crise, la planète entière sentait qu’elle était au bord d’un abîme.

Aujourd’hui, personne ne semble se rendre compte que nous sommes sur le point de foncer dans la guerre, probablement une guerre thermonucléaire, où les victimes se compteront par centaines de millions.

Et tout ça pour quoi ?

Parce que les Occidentaux ont accepté d’être, ou ne savent même pas qu’ils sont, cornaqués par un gang de psychopathes aussi ignorants qu’arrogants.

À tout le moins, cette situation montre que :

 

La démocratie représentative ne marche pas.

Le « droit » ne s’applique qu’aux faibles et aux pauvres.

Les valeurs occidentales ne sont plus qu’une sinistre farce.

Le capitalisme a besoin de la guerre et d’une hégémonie mondiale pour survivre.

L’empire anglo-sioniste est sur le point de s’écrouler, la seule question qui reste ouverte étant : comment et à quel prix.

 

En ce moment même, ils sont en train d’expulser les diplomates russes en masse et ils se sentent très forts et très virils. Les politiciens polonais et ukrainiens se sentent, eux, pousser des ailes de courage et de sûreté de soi (en se tenant bien cachés derrière la puissance de feu anglo).

La vérité, c’est qu’il n’y a là que la pointe émergée d’un énorme iceberg. Dans la réalité, les consultations – cruciales – au niveau des experts, qui sont si véritablement importantes entre super-puissances, ont pratiquement cessé et depuis longtemps. Nous sommes bien loin des coups de téléphone au niveau le plus élevé. C’est là un genre de choses qui se produit quand deux camps sont sur le point d’entrer en guerre. Il y a maintenant des mois que la Russie et l’OTAN se préparent à la guerre en Europe. Et la Russie est prête. L’OTAN, pas du tout. Oh, ils ont les divisions et ils se croient forts. La vérité, c’est que ces nains de l’OTAN n’ont pas la moindre idée de ce qui va leur tomber dessus quand les Russes entreront en guerre, que ces états croupions de l’OTAN ne comprendront même pas ce qui leur arrive. Très rapidement, l’action réelle se passera entre les USA et la Russie. Par conséquent, n’importe quel conflit est sûr de tourner très vite au nucléaire. Et, pour la première fois dans leur histoire, les USA seront frappés très, très durement, pas seulement en Europe, au Moyen-Orient ou en Asie, mais aussi sur leur propre sol.

Je suis né dans une famille de militaires russes et j’ai étudié les affaires militaires russes et soviétiques toute ma vie. Je peux vous promettre absolument ceci – s’il vous plaît, n’en doutez pas une seconde – : la Russie ne reculera pas, et si elle s’y trouve acculée, elle effacera votre civilisation tout entière. Les Russes ne veulent réellement pas la guerre, ils la craignent (à juste titre !) et ils feront tout pour l’éviter. Mais, s’ils sont attaqués, attendez-vous à une réponse d’une violence dévastatrice. Ne me croyez pas sur parole, croyez-en plutôt Poutine qui l’a clairement dit lui-même et qui, au moins sur cette question, est soutenu par 95% de la population. Des Croisades jusqu’à l’Allemagne nazie, assez c’est assez, et les Russes ne veulent pas d’une seule attaque occidentale de plus, moins encore sous une puissance de feu nucléaire. Encore une fois, faites bien attention aux paroles de Poutine « quel besoin avons-nous d’un monde où il n’y aurait pas la Russie ? ».

Et tout ça pour quoi ? Les USA et la Russie n’ont AUCUNE raison objective de rien faire d’autre que collaborer (les Russes sont absolument sidérés de ce que les dirigeants US soient si complètement ignorants de ce simple fait). Bon, d’accord, la City de Londres a des tas de raisons, elle, de vouloir que la Russie s’en aille et ferme sa g… Comme Gavin Williamson, la petite lopette en charge de la « défense » UK l’a si élégamment dit : la Russie n’a qu’à « se tirer et la boucler ». Chouette ! Désolé de vous le dire, mais il y a peu de chances ! La Grande Bretagne ne sera plus qu’un petit tas de cendres radioactives bien longtemps avant que la Russie « se tire et la boucle ». Ce n’est pas une hypothèse, c’est un fait.

Ce qui me scie, c’est ceci : les dirigeants US sont-ils réellement prêts à perdre leur pays au bénéfice d’une sale petite clique de pompeux et arrogants trous du c…. anglais qui s’imaginent qu’ils sont encore un empire ? Est-ce que vous avez seulement jeté un coup d’œil sur Boris Johnson, sur Theresa May et sur Gavin Williamson ? Est-ce que vous êtes réellement prêts à mourir pour défendre les intérêts de ces dégénérés ?

 

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Je ne comprends pas. Et personne en Russie ne comprend.

Ouais, bon, je sais, tout ce qu’ils ont fait, c’est expulser quelques diplomates. Et les Russes feront pareil. Et alors ? Et alors, ce n’est pas ça qui est important !

REGARDEZ OÙ NOUS EN SOMMES ET VERS QUOI NOUS ALLONS !!

On peut mettre 200.000 manifestants dans la rue à DC contre les armes de poing, mais ABSOLUMENT PERSONNE CONTRE LA GUERRE NUCLÉAIRE !

Qu’est-ce qui ne va pas avec vous tous ?

Qu’est-ce qui est arrivé à l’Occident où je suis né en 1963 ?

Bon Dieu, est-ce que c’est vraiment çà la fin de tout ?

Est-ce que je suis le seul à voir le train aux freins coupés qui nous emporte lentement vers le précipice ?

Si vous le pouvez… s’il vous plaît… donnez-moi une raison d’espérer quand même.

Là, tout de suite, je n’en vois guère.

Le Saker

 

Source : http://thesaker.is/what-happened-to-the-west-i-was-born-in/

 Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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L’art de la guerre

 

La nouvelle Campagne de Russie

Manlio Dinucci – il manifesto 27 mars 2018

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

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« Poutine va utiliser le Mondial de foot comme Hitler a utilisé les Jeux Olympiques de 1936, c’est-à-dire pour dissimuler le régime brutal, corrompu, dont il est responsable » : cette déclaration officielle du ministre des Affaires étrangères britannique Boris Johnson montre à quel niveau est arrivée la campagne de propagande contre la Russie. 

Dans une vignette du journal britannique The Guardian, calquée sur une affiche nazie des années Quarante, la Russie est représentée comme une gigantesque araignée, avec la tête de Poutine, qui agrippe le monde. 

C’est la Russie accusée d’avoir empoisonné en Angleterre un de ses ex officiers, arrêté pour espionnage il y a 12 ans et libéré il y a 8 ans (donc n’étant plus en possession d’informations sensibles), qui utilise pour l’empoisonner, lui et sa fille, l’agent neurotoxique Novichok de production soviétique (afin de laisser volontairement l’empreinte de Moscou sur le lieu du crime). 

La Russie accusée de pénétrer avec une exceptionnelle habileté dans les réseaux informatiques, en manipulant même les élections présidentielles aux États-Unis (« un acte de guerre » comme l’a défini John Bolton, nouveau conseiller pour la sécurité nationale). 

 Accusée maintenant officiellement par le Département d’État étasunien pour la sécurité de la patrie et par le FBI de se préparer à saboter avec ses hackers les centrales électriques, y compris nucléaires, les sites hydriques et les aéroports aux États-Unis et en Europe, afin de paralyser des pays entiers. 

Ainsi fabrique-t-on l’image d’un ennemi de plus en plus agressif, dont il faut se défendre. 

Dans une conférence de presse avec Johnson, le secrétaire général de l’Otan Stoltenberg accuse la Russie de la « première utilisation d’un agent neurotoxique sur le territoire de l’Alliance », c’est-à-dire d’un véritable acte de guerre ; de « miner nos institutions démocratiques », c’est-à-dire de conduire une action subversive à l’intérieur des démocraties occidentales ; de « violer l’intégrité territoriale de l’Ukraine », c’est-à-dire d’avoir commencé l’invasion de l’Europe. Face au « comportement irresponsable de la Russie », annonce Stoltenberg, « l’Otan est en train de répondre ».

 

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L'OTAN mène l'Ukraine dans le mur

 

Ainsi prépare-t-on l’opinion publique à un renforcement ultérieur de la machine de guerre de l’Alliance sous commandement USA, comprenant le déploiement des nouvelles bombes nucléaires B61-12 et probablement aussi de nouveaux missiles nucléaires étasuniens en Europe.

Un objectif prioritaire de la Stratégie de défense nationale des États-Unis, annonce le Pentagone, est d’« améliorer la rapidité et la létalité des forces USA en Europe ». A cette fin ont été alloués 6,5 milliards de dollars dans l’année fiscale 2019, portant à 16,5 milliards le total du quinquennat 2015-2019. 

Cette attribution ne constitue qu’une partie du total de l’opération Atlantic Resolve, lancée en 2014 pour « montrer l’engagement USA pour la sécurité des alliés européens ». Engagement démontré par le transfert continu de forces terrestres, aériennes et navales depuis les États-Unis en Europe orientale, où elles sont accompagnées par celles des plus grands alliés européens, Italie comprise.

En même temps l’OTAN monte en puissance avec un nouveau Commandement conjoint pour l’Atlantique, inventant le scénario de sous-marins russes prêts à couler les navires marchands sur les voies transatlantiques, et avec un nouveau Commandement logistique, inventant le scénario d’une OTAN obligée de déplacer rapidement ses forces à l’est pour faire face à une agression russe.

Ainsi essaie-t-on de justifier l’escalade USA/OTAN contre la Russie, en sous-évaluant sa capacité à réagir quand elle est dans les cordes. Johnson, qui compare Poutine à Hitler, devrait se rappeler comment finirent les armées de Hitler quand elles envahirent la Russie.


Édition de mardi 27 mars 2018 de il manifesto

https://ilmanifesto.it/la-nuova-campagna-di-russia/ 

 

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Ils ont salué Hitler en 1938 et refusent de saluer Poutine en 2018 ?

Elena Semionova  –  Sputnik.fr  – 26 mars 2018

 

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Le ministre britannique des Affaires étrangères a donné raison à un député qui comparait la Coupe du Monde en Russie aux Jeux olympiques de 1936 en Allemagne. Le député s’était dit terrifié à l’idée que la Coupe serait remise au vainqueur par Vladimir Poutine. Pourtant rien n’avait empêché les Anglais de faire le salut nazi devant Hitler en 1938.

[…]

Le député travailliste Ian Austin a déclaré mercredi dernier devant la commission des Affaires étrangères du parlement britannique que l'équipe d'Angleterre de football devrait boycotter la Coupe du Monde en Russie et a comparé le Président russe à Adolf Hitler. Selon lui, Poutine se propose d'utiliser la Coupe du Monde de 2018 comme Hitler a utilisé les Jeux olympiques de 1936. Le ministre Johnson lui a fait écho disant que la comparaison du Mondial 2018 avec 1936 était juste.

N'est-il pas étrange que les Britanniques aient participé aux Jeux de Berlin et aient soutenu le « coup de communication » d'Hitler, mais qu'ils s'y refuseraient en 2018. Comme si Hitler n'avait pas commis des crimes contre l'humanité universellement reconnus et que l'Allemagne n'était pas, en 1936, nazie.

[…]

Rappelons que le 14 mai 1938 les footballeurs anglais avaient salué Adolf Hitler, en présence de 105.000 spectateurs, avant le match amical entre l'Allemagne et l'Angleterre. 

Le salut nazi est-il possible pour les représentants d'une nation démocratique ? L'histoire montre qu’il l’est tout à fait. L'explication est élémentaire : avant le match le ministère britannique des Affaires étrangères avait recommandé avec insistance à la Fédération anglaise de football de saluer les Allemands avec le salut nazi pour exprimer ainsi les bonnes dispositions de leur pays envers l'Allemagne. Parfois utile en real politik.

 

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Source des citations : https://fr.sputniknews.com/international/2018032610356717...

 

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Et tout ça, c’était bien avant que Winston Churchill, en pleine conférence de Yalta (ou si on se trompe ?), ne supplie l’Armée britannique d’attaquer l’URSS incontinent, au gaz sarin ou à un de ses frères et sœurs…

Reconnaissons que l’Armée britannique avait encore, en ces temps-là, quelques notions de morale publique. Ou qu’elle n’avait pas les moyens d’obtempérer.

 

 

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Mis en ligne le 27 mars 2018

 


 

 

19:42 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/03/2018

GAZ PACCIO

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GAZ PACCIO

 

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Gaz paccio

Observatus Geopoliticus – Chroniques du Grand jeu

25 mars 2018

 

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Dans notre Grand jeu énergético-eurasien, les mauvaises nouvelles affluent pour l'empire...

À l'ouest, nous étions restés sur l'inénarrable psychodrame de Salisbury, dont l'un des buts avait vraisemblablement à voir avec l'or bleu :

Mais il s'agit peut-être et surtout de gaz. Alors que Gazprom vient de battre dix jours de suite son record d'exportation quotidienne vers l'Europe, l'affaire tombe à point nommé afin de barrer la route au Nord Stream II. Est-ce bien un hasard si mère Theresa de Londres a, immédiatement et pour le plus grand bonheur de Washington DC, embrayé sur le « danger du gaz russe » (lol) et la « nécessité de trouver des sources d'approvisionnement alternatives » ?

Le message n'est pas tant à destination domestique - même si le Royaume-Uni manque cruellement de gaz et que le GNL russe commence à arriver sur le marché britannique, les importations d'or bleu en provenance de Russie restent minimes - qu'extérieure. Les atlantistes de Bruxelles, Varsovie ou Vilnius pourront éventuellement se sentir encouragés dans leur opposition au gazoduc baltique, face à Berlin et aux réalités économiques lourdes. Il sera en tout cas intéressant de voir le prochain round de discussions des euronouilles à propos du Nord Stream II...

Notons d'ailleurs que cela n'a pas empêché Gazprom et le Trésor russe de lever des fonds sur la place financière londonienne (750 millions d'euros pour le premier, 4 Mds de dollars pour le second). Chose intéressante, la clause prévoit la possibilité d'un remboursement en d'autres monnaies :

Les observateurs attentifs auront toutefois remarqué que des clauses pour le moins inhabituelles ont été introduites dans les prospectus d’émission de ces deux obligations, lesquels prévoient notamment « une possibilité de paiement en devises alternatives » explique Oleg Kouzmin, analyste de la banque d'investissement Renaissance Capital à Moscou.

La page 217 du prospectus de l’obligation remboursable en 2047 stipule notamment que, « si pour des raisons indépendantes de sa volonté, la Fédération de Russie se voit incapable de rembourser le capital ou les intérêts en dollars américains, elle le fera en euros, en livres sterling ou en francs suisses ».

« Il s’agit d’une clause totalement inhabituelle et nouvelle dans le cadre de l’émission d’obligations souveraines », précise Oleg Kouzmin. Dans le cas de l'obligation remboursable en 2029, Moscou aurait même la possibilité d'effectuer les remboursements en roubles.

Il semblerait que ces dispositions soient destinées à protéger les porteurs obligataires dans le cas où les États-Unis, le Royaume-Uni ou d'autres pays décideraient de nouvelles sanctions à l’égard de la Russie, lesquelles l’empêcheraient d’honorer ses paiements en devises fortes.

À noter que ces refinancements cadraient avec le plan d'emprunts à l’étranger prévu dans le budget russe pour l’année en cours.

« Nous savons depuis toujours que ces émissions n'ont d'autre but que d'alimenter le jeu géo-politique », a expliqué, toujours au Financial Times, un gestionnaire d'actifs basé à Londres.

« Les Russes veulent simplement montrer que l'Occident ne peut pas les empêcher d'émettre de la dette et que les sociétés financières occidentales sont toujours disposées à financer la Russie ».

Dédollarisation, quand tu nous tiens. Où l'on retrouve le désormais incontournable casse-tête du système impérial : comment perpétuer la domination du dollar qui permet à l'empire de vivre et guerroyer au-dessus de ses moyens tout en imposant toujours plus de sanctions qui détournent un nombre croissant d'acteurs (pays, compagnies, institutions financières) du billet vert ?

Mais revenons à notre gaz... Les euronouilles ont, la main sur la couture du pantalon, parlé comme d'un seul homme pour « condamner » Moscou mais se sont bien gardés de discuter gaz et d'évoquer la moindre sanction. Et pour cause : les stocks européens d'or bleu sont quasiment vides ! Frau Milka a beau lancer l'idée de « réduire la dépendance au gaz russe » en projetant un terminal GNL, elle ne revient pas sur son acceptation du Nord Stream IIau grand dam de la MSN. Le commerce germano-russe est au beau fixe malgré les sanctions et il serait suicidaire pour Berlin de renoncer à devenir le hub gazier de l'Europe.

Parallèlement, les discussions se poursuivent avec l'Italie - rappelons que Rome n'est jamais tombée dans l'hystérie russophobe ces dernières années et a toujours veillé à conserver de bonnes relations avec Moscou - afin de lui livrer du gaz via le Turk Stream qui fait son bonhomme de chemin.

Un autre pipeline qui avance est le Sila Sibirii, plus grand projet énergétique de la planète et ami intime des lecteurs de ce blog. Le tube est construit aux trois-quarts et devrait entrer comme prévu en service l'année prochaine. Dans la grande bataille pour le marché chinois, Gazprom est aux premières loges et développe en plus le gigantesque gisement de Kovyktinskoye  (2 700 Mds de m3) pour inonder l'empire du Milieu. L'Altaï ou Sila Sibirii II deviendra mécaniquement une nécessité et nous avons vu que les négociations avait repris.

Ça tombe bien, la relation entre Pékin et Moscou est au beau fixe et les meilleurs alliés du monde - Poutine et Xi - ont été reconduits au pouvoir. Vladimirovitch a été le premier dirigeant à féliciter Xi tandis que ce dernier a encensé le « plus haut historique » du couple sino-russe qui pourrait « poser la base d'un nouveau type de relations internationales ». Plus prosaïquement, l'ours et le dragon accélèrent l'intégration énergétique de l'Eurasie et en éjectent l'empire maritime.

 

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Source : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2018/03/gaz-paccio.html

 

 

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La Ghouta presque entièrement libérée des terroristes : les images que les médias ne vous montreront pas…

Réseau International25 mars 2018

 

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Après toutes ces années, les médias continuent à nous parler « d’insurgés », un « effondrement des rebelles » et à présenter La Ghouta comme le « fief emblématique de l’opposition armée syrienne ». Une « opposition syrienne » qui prend en otage des civils, s’en sert comme bouclier humain et qui les exécute lorsqu’ils essayent de s’enfuir est pourtant présentée comme victime d’un régime sanguinaire. Par contre, ces images de civils en liesse remerciant l’armée syrienne pour leur libération, jamais vous ne les verrez au JT…

Lire la suite…

Vidéo à ne pas manquer !


Source :  https://reseauinternational.net/la-ghouta-presque-entiere...

 

 

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Bush en Irak revisité, pendant que le combat continue à la Ghouta

Pepe Escobar – Asia Times23 mars 2018

Via Gilles Munier – France-Irak Actualités

Traduction : Entelekheia

 

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La dernière estimation est de 2,4 millions d’Irakiens tués depuis l’invasion de 2003, et alors que la nature de la guerre au Moyen-Orient a muté en plusieurs variantes, les néoconservateurs avancent en titubant, comme des zombies de film d’épouvante, les yeux fixés sur leur guerre suivante.

Il y a quinze ans, le « choc et effroi » a été déchaîné contre Bagdad en tant que méthode choisie pour imposer la démocratie par les bombardements en Mésopotamie – façonnant ainsi ce qui allait plus tard être salué comme les douleurs de l’enfantement d’un nouveau Moyen-Orient.

J’ai essayé, dans un reportage pour Asia Times en 2003, d’expliquer le conflit géopolitique en arrière-plan de l’invasion de l’Irak qui a mené à autant de mort et de destruction.

Et pourtant, la mort et la destruction, même avant la campagne « choc et effroi », faisaient déjà intrinsèquement partie de la tragédie irakienne.

Francis Boyle, professeur de droit international de l’université de l’Illinois à Urbana Champaign, qui avait monté un recours collectif en justice à l’ONU contre George HW Bush en 1991, a conclu que pas moins de 3,3 millions d’Irakiens – y compris 750 000 enfants – étaient morts des suites des sanctions économiques et/ou des guerres illégales conduites par le gouvernement US assisté par le Royaume-Uni entre 1990 et 2012.

Au cours d’une conférence internationale sur les enfants affectés par la guerre tenue à Kuala Lumpur à la fin 2012, Boyle a détaillé le décompte des victimes comme suit : 200 000 Irakiens tués dans la première Guerre du Golfe ; 1, 4 millions d’Irakiens tués par la campagne « choc et effroi », l’invasion illégale de 2003 ; plus 1, 7 millions d’Irakiens morts en conséquence directe des sanctions.

A ce moment, l’étude-phare sur « Le coût humain de la guerre contre l’Irak » publiée dans le Lancet en 2006 avait déjà été universellement reconnue pour sa justesse. Malgré tout, Washington et Londres ont tous deux tenté à plusieurs reprises de discréditer l’étude, qui avait été conduite par des chercheurs des universités Johns Hopkins de Baltimore et Al Mustansiriya de Bagdad. Leurs données compilaient 654.000 victimes en Irak, ce qui en faisait déjà le conflit le plus meurtrier du XXIe siècle à cette époque.

Les estimations qui ont suivi de la part de l’ONG britannique Iraq Body Count (Décompte des morts irakiens) ont mis à jour les informations jusqu’à arriver à un bilan catastrophique de 2,4 millions d’Irakiens tués en conséquence directe et indirecte de la campagne « choc et effroi », il y a quinze ans.

Et tous ces morts et cette destruction pourquoi ?

En octobre 2007 – au moment de la déferlante de Petraeus dans la province d’Anbar – le général en retraite et ancien Commandant suprême des forces alliées de l’OTAN Wesley Clark a finalement dévoilé, dans un discours de promotion d’un de ses livres à San Francisco, qu’il n’y avait aucun lien entre le 11 septembre et le campagne d’invasion de l’Irak « choc et effroi ».

Clark se rappelle de deux réunions au Pentagone peu après le 11 septembre :

« Et puis, je suis retourné au Pentagone quelques semaines plus tard. J’ai revu le même officier. Je lui ai dit, « est-ce que nous partons toujours en guerre contre l’Irak ? « Oh, monsieur, c’est pire que ça. » Il a tiré une feuille de papier de son bureau. Il a dit, «  je viens de recevoir ce mémo du bureau du Secrétaire de la Défense. Cela dit que nous allons attaquer et détruire les gouvernements de sept pays en cinq ans. Nous allons commencer par l’Irak, puis nous irons en Syrie, au Liban, en Libye, en Somalie, au Soudan et en Iran. Sept pays en cinq ans. » J’ai dit, « ce mémo est-il classifié ? ». Il a dit, « Oui, monsieur ».

 

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« Les hommes, les vrais, vont à Téhéran »

Le Premier ministre Haidar al-Abadi a annoncé la complète libération de l’Irak et la fin de la guerre contre l’État islamique en décembre dernier. Mais le nettoyage de terroristes continue au sud de Mossoul.

Et la feuille de route des néoconservateurs ne s’en est allée nulle part. Alors qu’elle se transformait en impérialisme humanitaire, elle a réduit la Libye à un terrain vague hanté par des milices et à une source majeure d’immigration illégale et incontrôlée dans l’UE. Le Liban a résisté. Ainsi que la Syrie ; la russophobie a tout à voir non seulement avec la Crimée et le Donbass, mais aussi avec le soutien de Moscou à Damas.

La guerre par procuration en Syrie a été quasiment gagnée, sur le terrain comme dans les airs, par les « 4+1 » – la Russie, la Syrie, l’Iran, l’Irak plus le Hezbollah, avec un quartier général contre-terroriste situé à Bagdad.

La bataille-clé est aujourd’hui la Ghouta, au sud-est de Damas – qui sera un facteur décisif dans le partage à venir des influences entre Washington et Moscou dans le Levant.

Pour l’Irak, malgré toutes les tragédies dont j’ai été personnellement témoin au cours de ma dernière visite en 2017, je ressentais pour la première fois des frémissements d’espoir – celui d’un Irak enfin maître de sa destinée.

Un nouveau livre relie entre elles des guerres comme l’Irak ou la Libye et les variantes de la « démocratie » en codes-couleurs manufacturées par la « dissonance cognitive »  résumée par les mots orwelliens « guerres/interventions/changements de régime humanitaires » – essentiellement des formes de guerres hybrides développées après l’échec de la campagne d’invasion de l’Irak « choc et effroi ».

Le quinzième anniversaire de l’invasion de l’Irak doit également être comparé au troisième anniversaire tout aussi ignoble de la campagne saoudienne de bombardements du Yémen menée par Mohammed Ben Salmane, alias MBS, avec le soutien [logistique et militaire, NdT] des USA. La Maison-Blanche va dérouler le tapis rouge à MBS.

Finalement, les concepteurs de la campagne « choc et effroi » en Irak n’ont même par réussi à s’emparer du pétrole. Mais, comme des zombies de film d’épouvante, ils n’abandonnent jamais. Pour eux, l’idée que « les hommes, les vrais, vont à Téhéran » reste valable. Et ils sont impatients d’en découdre.

Paru sur Asia Times sous le titre Shock and Awe revisited, as fighting drags on in Syria’s Ghouta

 

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Source : http://www.france-irak-actualite.com/2018/03/bush-en-irak...

 

 

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Palestine

 

Il y a pire que Mahmoud Abbas ? Oui.

 

Comment Dahlan prépare la guerre de succession post-Abbas

Juliette Rech – L’Orient-Le Jour22 mars 2018

 

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La rumeur enfle dans la presse palestinienne et israélienne. En février dernier, des sources palestiniennes rapportaient à l’agence Nabd News que les Émirats arabes unis encourageraient l’opposant palestinien Mohammad Dahlan à créer un parti concurrent au Fateh. D’après le quotidien al-Arabi al-jadid, dix jours avant la tentative d’assassinat ratée contre le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah à Gaza le 13 mars 2018, Mahmoud Abbas aurait reçu de son chef des renseignements, Majed Faraj, un document l’alertant « du piège de la réconciliation fomenté par le Hamas et l’Égypte », en référence à la tentative de réconciliation entre les deux rivaux palestiniens. Le piège consisterait en une offensive diplomatique menée par l’Égypte et les Émirats arabes unis qui viserait à remplacer Mahmoud Abbas par son rival de toujours, Mohammad Dahlan, celui-là même qui a coordonné la prise de contact entre le Hamas et les renseignements égyptiens cet été, préambule de l’accord de réconciliation entre le mouvement islamiste et l’Autorité palestinienne signé le 12 octobre. 

L’intensité des spéculations sur le retour prochain de M. Dahlan s’est accrue du fait de l’isolement de Mahmoud Abbas sur la scène régionale et internationale. Plusieurs collaborateurs ont souligné à titre anonyme son irritabilité au travail et sa perte d’endurance, à mettre sur le compte de son âge avancé et de sa santé chancelante. Pour nombre d’observateurs, l’insulte réservée à David Friedman, « fils de chien », lors d’une réunion de dirigeants palestiniens le 19 mars, traduisait la perte de moyens et l’accablement d’un homme poussé dans ses derniers retranchements. Mis sur la touche par l’administration américaine, Mahmoud Abbas est aussi encerclé par les initiatives de puissances arabes voisines, qui seraient promptes à brader certaines revendications palestiniennes contre leurs propres intérêts. 

En première ligne, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite qui, selon de nombreuses rumeurs ayant fuité dans la presse, poussent les dirigeants palestiniens à accepter un accord au rabais avec Israël. Mohammad Dahlan est leur poulain. En sept ans d’exil, l’homme s’est taillé un véritable réseau international. Il est aujourd’hui le candidat le plus crédible aux yeux de la majorité des « sponsors » du processus de paix. 

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Source : http ://www.france-irak-actualite.com/2018/03/palest...

 

 

 

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Salon du Livre

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LA VEUVE DE SOLJÉNITSYNE HUMILIÉE OFFENSÉE PAR EMMANUEL MACRON

Boulevard Voltaire25 mars 2018

 

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Natalia Soljénitzyne

 

Le boycott du pavillon russe du Salon du livre de Paris par Macron est un signe à la fois de servilité et de petitesse.

 

Servilité, d’autres diront alignement, sur la vague d’hystérie antirusse dont le prétexte a été l’assassinat d’un ancien espion russe à Londres, attribué sans preuves à son ancien service et, donc, à Poutine. La raison en est sans doute l’amertume de Washington et de Londres devant le fiasco de leurs entreprises en Syrie.

Il est clair que Macron a voulu, dans cette affaire, se montrer l’élève modèle de l’OTAN, comme il veut être l’élève modèle de l’Europe de Bruxelles et qu’il avait été, un peu plus tôt, l’élève modèle de Sciences Po et de l’ENA.

La légèreté du point de départ (quelque tristesse que puisse inspirer la mort de deux personnes) lui donnait pourtant l’occasion de se démarquer, comme la France l’a fait dans des affaires autrement importantes : il ne l’a pas saisie, au contraire. Cela ne nous laisse rien augurer de bon si la tension venait à s’aggraver encore en Europe : il nous mettrait sans hésiter dans la nasse. D’autant que certains se demandent si, derrière cet alignement, ne se cache pas le réflexe mimétique d’un tempérament immature.

Mais il a fait aussi preuve de petitesse. Qu’est cette émotion passagère à côté de l’ancienneté des liens entre la France et la Russie ? Il avait pourtant tenu, à son entrée en fonctions, à fêter le 300e anniversaire de la visite du tsar Pierre le Grand à Versailles en y invitant le président russe, donnant l’illusion d’une indépendance d’esprit que rien n’est venu ensuite confirmer. Qu’est cette crise à côté des combats communs qui ont été menés en 1914-1917, en 1941-1945 et des millions de morts russes qui ont permis d’abattre les ennemis de la France ? Qu’est-elle à côté des innombrables convergences historiques de nos deux cultures ? Macron prétend connaître la philosophie, mais connait-il l’Histoire ?

C’est pour des raisons tout aussi conjoncturelles et mesquines que Hollande avait refusé de participer à l’inauguration du monument aux morts qui commémore, sur les quais de la Seine, le sacrifice des 200.000 soldats russes qui nous a permis, en 1914, de gagner la bataille de la Marne, ou l’inauguration du Centre culturel orthodoxe du quai Branly.

Tolstoï nous montre que, lors de l’invasion de la Russie par Napoléon, l’élite russe continuait d’admirer la culture française : elle n’était pas si ridicule que le sont ceux qui, aujourd’hui, nous gouvernent.

Au pavillon russe se trouvait la veuve d’Alexandre Soljenitsyne, lequel est, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, un des géants du XXe siècle. La boycotter elle aussi était de la dernière petitesse. Elle a marqué sa déception et son étonnement : « Nous pensions qu’il était plus indépendant que ses prédécesseurs. »  Elle a été déçue. Mais pas nous, car ce qu’elle a découvert, nous le savions déjà.

 

Source : http ://www.bvoltaire.com/veuve-de-soljenitsyne-humi...

 

 

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Mise en ligne le 25 mars 2018

 

 

 

 

 

22:19 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |