27/07/2015

DES RETOURS COMME S'IL EN PLEUVAIT

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Des retours comme s’il en pleuvait

 

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À tous seigneurs tous honneurs :

Le retour des Black Panthers

 

« Pour secouer le joug cruel et honteux sous lequel ils gémissent, ils (les Noirs) sont autorisés à employer tous les moyens possibles, la mort même, dussent-ils être réduits à massacrer jusqu’au dernier de leurs oppresseurs. »

Marat

 

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D’eux, on n’a que quelques images, et quelques ragots merdiatiques. Comment faire pour savoir où ils en sont ? Attendre qu’ils communiquent et que quelque nouvelle Bernadette Devlin lève le poing avec eux.

Tout ce qu’on sait, c’est qu’il existe à Dallas, Texas, depuis à peu près janvier de cette année un Huey P. Newton Gun Club, dont les membres patrouillent dans les quartiers noirs de la ville. Une espèce de garde civile en somme, comme il en a existé partout en France pendant la Révolution et jusqu’à la Commune.

 

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Membres du Huey P. Newton Gun Club

 

La communauté afro-américaine a été prise de court par les premiers meurtres délibérés. Mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis Ferguson. On peut supposer que le New Black Panther Party va surgeonner dans tous les états de l’Union et que le Huey P. Newton Gun Club fera lui aussi des petits. On peut espérer qu’un jour, toutes ces initiatives spontanées s’organiseront autour d’un programme d’action et de principes communs, mais il n’est hélas que trop sûr que les forces de la réaction utiliseront – utilisent déjà - toutes les terribles armes dont elles disposent pour semer, dans les rangs de la défense populaire, la confusion et les luttes fratricides pour le pouvoir. Sûr et certain qu’elles feront l’impossible aussi pour les opposer aux blancs. On souhaite à l’auto-défense assez de sang-froid et de maturité politique pour y résister.

 

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Émeutes de Baltimore – Avril 2015

 

Un site à visiter pour se rafraîchir la mémoire ou apprendre des choses qu’on ignore :

http://www.matierevolution.fr/spip.php?article76

 

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Controverse. Le NBPP serait considéré comme un « hate group ». Il n’aurait rien à voir avec les idéaux du vrai BPP. Il serait même antisémite. Mais… c’est l’Anti-Defamation League qui le dit. C’est sur Vox. Mais qui est Vox ? On ne sait pas.

Lire ici…

Source : http://www.vox.com/2014/11/16/7217173/10-questions-you-were-afraid-to-ask-about-the-new-black-panther-party

 

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Il y en a qui les prétendent d’extrême-droite. Mais c’est le Southern Poverty Law Center qui le dit. Et il (le SPLC) a classé dans les « hate groups » jusqu’au Family Research Council et vient de publier une liste de 30 nouveaux « activistes d’extrême droite ».

Voir ici :

http://www.glennbeck.com/content/blog/stu/did-you-know-the-new-black-panther-party-are-%E2%80%98right-wing%E2%80%99-extremists/

 

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Depuis que les néo-conservateurs ont supprimé la sécurité sociale et liquéfié les budgets des hôpitaux, le personnel soignant est majoritairement noir,  et c’est ainsi que les membres du KKK qui vont manifester pour la suprématie blanche risquent de tomber aux mains de toubibs sous-hommes. Arrggghhh !

 

Qui pourrait être davantage d’extrême-droite que le pouvoir US ?

À supposer que les dirigeants du New Black Panther Party le soient, à qui la faute ? N’est-ce pas un droit qui leur a été donné de force ? Voir Marat. Et bien se mettre dans la tête que les choses n’ont fait qu’empirer depuis deux siècles et que celui qui se fait tirer dans les rues comme un lapin par des tueurs sûrs de l’impunité a le droit de tout faire en retour. TOUT.

Il y a une possibilité aussi pour que la mobilisation des Afro-Américains en provoque d’autres. Celle des Latino-Américains par exemple.

L’idéal serait qu’ils s’allient :  L’Union fait la force.

 

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Tina Gonzalez, de lIndigenous People’s Liberation Party

 

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Non, ce n’est pas un aigle, c’est un condor.

 

Et pourquoi s’arrêter là ? Le monde est un village. Ce sont eux qui l’ont voulu. Et ce n’est pas comme si Fanfan le Suppositoire Vert se gênait pour aller semer la mort et la désolation dans plusieurs pays d’Afrique à la fois…

 

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Kemi Seba (G), responsable de la branche française du NBPP

 

Bref :

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Le retour des Yankees à Cuba

Rétablissement historique des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis

Salim Lamrani – Al Mayadeen – Global Research

23 juillet 2015

 

Washington et La Havane rétablissent formellement les relations diplomatiques après plus de 54 ans de rupture, avec l’ouverture d’ambassades ce 20 juillet 2015.

 

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Et celui des Cubains à Washington

 

Le 1er juillet 2015, plus d’un demi-siècle après la rupture unilatérale des relations diplomatiques avec Cuba, les Etats-Unis ont annoncé le rétablissement formel des rapports avec l’île de la Caraïbe. Dans une déclaration solennelle, le Président Obama a fait part de sa décision de renouer le dialogue avec La Havane, mettant fin à une politique hostile d’un autre temps[1].

Lire la suite…

Source : http://www.mondialisation.ca/retablissement-historique-de...

 

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Retour de la solidarité avec la Syrie souveraine ?

 

Initiative de Poutine : une réconciliation syro-saoudienne est-elle possible 

Nahed Hattar – Comité Valmy23 juillet 2015

 

 

Oui, l’optimisme est parfois un devoir moral à l’égard des siens, surtout lorsqu’il est nourri de leurs sacrifices et de leur foi en la victoire sur eux-mêmes et sur leurs ennemis. [NdT].

 

 

Début juin 2015, l’Armée syrienne et ses alliés ont commencé à se préparer à la contre-attaque des envahisseurs terroristes. Opérations en cours et qui démontrent leur ferme décision de « nettoyer » progressivement les abords de Damas à Zabadani et la frontière sud avec la Jordanie, sans que cela ne se répercute sur les combats menés dans le nord du pays.

Le 19 juin, le président russe Vladimir Poutine recevait le ministre saoudien de la Défense et vice-prince héritier, Mohammed ben Salmane. Peu de détails ont filtré, sinon que la réunion a porté sur plusieurs dossiers : le Yémen, la Syrie, le terrorisme, les armes, les réacteurs nucléaires et le marché du pétrole. Il en aurait résulté un accord cadre sur ces grandes lignes [1].

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6183

 

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Tiens, puisqu’on est chez Poutine, restons-y :

 

Retour d’Israël Shamir

Depuis le début du mois de mars, il se taisait. En voyage ? Mais le revoilà, avec deux articles coup sur coup et un livre :

 

Le veto russe sur Srebrenica

Israël Adam Shamir – Entre la plume et l’enclume

Le 18 juillet 2015

 

J’adore les vetos de la Russie, leurs coups de gueule rares, mais retentissants, ils marquent les limites du pouvoir de l’empire. Ils ont dit « Non », et le Zimbabwe a pu rester en paix, son vieux chef excentrique Robert Mugabe est toujours vivant, les réflexes bien alertes, il a offert sa main en mariage à Obama, génial. Ils ont dit non, et la Birmanie a pu se développer à son propre rythme. Ils ont dit non, et la Syrie… eh bien la Syrie continue à souffrir immensément, mais elle n’a pas été détruite par la sixième Flotte. Tous les vetos US se ressemblent, en général en faveur d’Israël. Les vetos russes sont plus rares, et fort peu répercutés. Le dernier veto russe, la semaine dernière[1], a mis fin au mauvais usage du terrible cliché que constitue le « génocide », et c’est une bonne chose. Il faudrait bannir le terme lui-même, dans la foulée.

Le génocide est une invention nuisible. Réfléchissons : l’humanité a vécu des milliers d’années malgré les raids de Gengis Khan et les Croisades, l’extermination des Indiens d’Amérique, la traite esclavagiste et la Première Guerre mondiale, les génocideurs se surpassant en boucheries les uns les autres par millions, sans s’être encombrés du Gros mot. Ce terme a été inventé (ou mis à jour à partir de la pensée traditionnelle juive) par un certain Raphaël Lemkin, un avocat juif polonais, à l’orée de  l’Holocauste, dans le but de souligner la différence entre assassiner des juifs ou abattre du menu fretin. Le mot n’a guère de sens en dehors de cette acception.

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Source : http://plumenclume.org/blog/21-le-veto-russe-sur-srebreni...

 

Lire aussi :

Un prêté pour un rendu

Par Israël Adam Shamir, le 29 juin 2015

http://plumenclume.org/blog/13-un-prete-pour-un-rendu

 

16 bis. La Bataille de Russie - Shamir.jpg

 

Israël SHAMIR

La Bataille de Russie

Éd. KontreKulture 2015

287 p, recueil d'articles sur la Russie et l'Ukraine.Préface et traduction par Maria Poumier. Après La Bataille du discours, un nouvel outil de combat contre l'OTAN et ses idéologues.

http://plumenclume.org/home/37-la-bataille-de-russie.html

 

 

 

Jean-Michel Vernochet, reçoit Israël Shamir et sa traductrice Maria Poumier sur « La bataille de Russie, du Yémen à l’Ukraine »

 


 

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Retour de la violence dans la bande de Gaza lors des funérailles d’un habitant abattu par Tsahal

 

Des manifestants palestiniens et des soldats israéliens se sont affrontés dans le village de Beit Ummar, jeudi (23/7) à l’issue de l’inhumation de Falah Abu Maria, abattu par les forces de Tsahal, lors d’un raid nocturne, aux premières heures de la matinée de ce même jourr. Les soldats ont attaqué les manifestants à coups de balles réelles, de bombes lacrymogènes et de balles en caoutchouc. De nombreux Palestiniens ont répliqué par des jets de pierres. Au moins deux des manifestants ont été sérieusement blessés.

 

 

… et à Jérusalem

Palestiniens brutalisés par l’occupant israélien à l’intérieur de la mosquée Al-Aqsa

(les photos se passent de légendes)

Des dizaines de Palestiniens ont été blessés ce matin 26 juillet après l’invasion de l’esplanade des mosquées par des commandos de soldats et policiers israéliens qui ont ensuite profané la mosquée elle-même, où des fidèles palestiniens s’étaient retranchés pour défendre courageusement le lieu saint.

 

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Source : http://arretsurinfo.ch/palestiniens-brutalises-par-loccup...

 

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Retour de la Justice ?

On y croira quand on la verra mais le Docteur Oberlin est moins pessimiste que nous

Cour Pénale Internationale : l’étau se resserre sur Israël

Christophe Oberlin – Alterinfo 24 juillet 2015

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Allégorie de la Justice – Alex. E Proimos – Street Art

 

Au grand dam de ses détracteurs, la Cour pénale internationale, qualifiée volontiers de « Cour de justice de Blancs pour juger les Noirs », semble bien partie pour trainer en justice nombre de dirigeants israéliens. Une nouvelle ère s’ouvre-t-elle dans l’histoire du conflit israélo-palestinien ?

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Source : http://www.alterinfo.net/Cour-penale-internationale-L-eta...

 

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Retour d’un missile à son point de départ

Un destroyer US en manœuvres se tire un  missile dans le flanc au large des côtes de Virginie

 

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Samedi dernier (le 18) un destroyer guide-missiles de l’US Navy, l’USS The Sullivans, en manœuvres au large des côtes de Virginie, a lancé un missile qui a explosé « en sortant », et un incendie s’est aussitôt déclaré sur le côté du navire endommagé. On ne déplore pas de victimes et l’équipage a fini par maîtriser l’incendie.

Lire l’article en anglais…

Source : https://www.rt.com/usa/310624-us-navy-destroyer-damaged/

 

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Retour de Georges Stanechy

 

Après une « pause zen» de deux mois et demi à Souvarov, M. Stanechy avait refait surface avec un article sur Gwadar dont on aimerait vous parler un de ces jours. Mais son grand retour ne pouvait manquer d’avoir lieu à propos des accords US-IRAN sur le prétendu nucléaire. On ne se trompait pas, le voilà :

 

Accord nucléaire iranien : le reflux

« Quand, dans ce grand organisme qu'est l'espèce humaine, chaque groupe humain qui participe à sa constitution comprendra-t-il qu'il ne peut avoir qu'un seul but, la survie de l'ensemble et non l'établissement de sa dominance sur les autres ?

Aucun d'eux n'est représentatif à lui seul de l'espèce et ne détient à lui seul la vérité. »

Henri Laborit (1)

 

Enfin, se dit-on, cet  accord sur « le nucléaire iranien » est conclu !...

 

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Procès en sorcellerie, ou procès d’intention, on ne savait plus comment qualifier ces négociations traînant depuis des années, serpent de mer ou escargot, déambulant, disparaissant, resurgissant, à petits pas, entre Suisse et Autriche : Genève, Lausanne, Vienne…

A n’en plus finir…

« Victoire diplomatique » ?... Dont le mérite serait à partager entre l’Iran et les grandes puissances ?...

Langue de bois.

Plus lucidement, je dirais : « victoire du bon sens ». Parvenir à un accord dans un contexte de tensions armées et belliqueuses, même mal ficelé, débordant d’ambigüités, étant préférable à "pas d’accord du tout". (2)

L’essentiel de toute façon réside, tout comme pour une Loi, dans "l’esprit" d’un texte plutôt que dans sa "lettre"…

Comme les contrats commerciaux, traités, ou  accords, estampillés "diplomatiques" ou pas, ne valent que ceux qui les signent. Souvenons-nous des propos attribués au chancelier allemand Bethmann Hollweg, sous Guillaume II, à propos du traité de neutralité de la Belgique signé par les puissances européennes. Le considérant avec le plus complet mépris, alors que son pays en était signataire, et même un des "garants" statutaires : un « chiffon de papier ». Menant droit à la première guerre mondiale…

Le point focal d’une analyse sur le résultat de ces négociations doit porter, avant tout, sur "l’esprit" de l’accord signé.  A partir de là, la ligne prospective apparaît immédiatement.

Lire la suite…

Source : http://stanechy.over-blog.com/2015/07/accord-nucleaire-ir...

 

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Accord « sur le nucléaire » iranien

Téhéran n’acceptera aucune prolongation des sanctions

… au-delà des dix ans prévus

Infos d’AlahedRéseau International23 juillet 2015

 

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Dans dix ans, il est peu probable que les États-Unis soient en mesure d’imposer des sanctions à qui que ce soit par le biais de l’ONU. Même s’ils le faisaient de manière unilatérale comme ils en ont l’habitude, il y a peu de chances qu’ils soient à nouveau suivis par leurs alliés, et aucune par le reste du monde. En fait, si les États-Unis ont négocié avec l’Iran, c’est parce qu’ils y étaient obligés par une évolution trop rapide de la géopolitique mondiale dont ils sont de moins en moins les maîtres.  Hier, ce fut Cuba, aujourd’hui l’Iran. Et demain, la Corée du Nord ? RI

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Source : http://reseauinternational.net/nucleaire-iranien-teheran-...

 

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Et pour quiconque se ferait des idées sur une supposée docilité nouvelle de l’Iran…

 

Nucléaire iranien : la République Islamique persiste et signe

 

ParSayed Hasan

(Voir l’article précédent : « Le triomphe de la République Islamique »)

En annexe, traduction du discours de Sayed Khamenei suite à l'accord nucléaire

 

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Le 18 juillet 2015, dans son premier discours consécutif à l’accord sur le nucléaire iranien conclu quatre jours auparavant, Sayed Ali Khamenei, le Guide Suprême de la Révolution Islamique, a adressé un message retentissant à l’Occident, et en particulier aux Etats-Unis et à Israël, démentant la propagande qui transforme une victoire éclatante de l’Iran en victoire de la diplomatie occidentale. Et afin de mieux souligner la détermination de la République Islamique d'Iran et son hostilité fondamentale à l'impérialisme américain, qui restera toujours pour elle le « Grand Satan » (de même qu’Israël restera la « tumeur cancéreuse qui doit disparaître de l’existence »), Sayed Khamenei a prononcé son discours en tenant à la main rien moins qu’un fusil d’assaut : c’est là un fait exceptionnel et presque sans précédent, surtout pour une telle autorité religieuse, dans une mosquée et à l’occasion du discours commémorant la fin du mois de Ramadan et l’Aïd-al-Fitr, un jour de fête dans tout le monde musulman.

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Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2015/07/nucleaire-iranien-l...

 

Discours d’Ali Khamenei

 

 

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Retour de l’armée US en Irak ?

La guerre sans fin : une juteuse affaire de famille

Robert Parry – ICH – Consortium News

20 juillet 2015

 

« Victoria Nuland and Robert Kagan have a great mom-and-pop business going. From the State Department, she generates wars and – from op-ed pages – he demands Congress buy more weapons. There’s a pay-off, too, as grateful military contractors kick in money to think tanks where other Kagans work »  Robert Parry

 

Malgré la désastreuse guerre d’Irak, les néo-cons dominent toujours le jeu de la politique intérieure et extérieure dans les hautes sphères de Washington, où les décideurs politiques continuent à travailler la main dans la main avec les think-tanks faiseurs d’opinion, pour maintenir le monde dans un état de tension maximal et continuer à diriger les flux d’argent en direction des projets militaires, processus que personnifient Robert Kagan et Victoria Nuland.

 

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Robert et Victoria, les Thénardiers du War Business

 

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Victoria, ici avec le superbe aryen Klitschko.

 

Si les néoconservateurs obtiennent une fois de plus ce qu’ils veulent, des troupes US au sol vont réoccuper l’Irak, l’armée américaine fera tomber le gouvernement séculier de Syrie (donnant ainsi un coup de pouce bien utile à la prise du pouvoir par Al Qaeda et l’État Islamique) et le Congrès des États-Unis ne fera pas que tuer dans l’œuf l’accord Iran-USA, il votera dans la foulée une augmentation massive des dépenses militaires.

Équivalant à vaporiser de l’essence de briquet sur un barbecue ronflant, les néo-cons veulent aussi une escalade militaire en Ukraine, pour y éradiquer par le feu les Russes ethniques de l’ouest du pays, et ils rêvent évidemment de propager l’incendie jusqu’à Moscou, dans le but d’éjecter le président Vladimir Poutine du Kremlin. Autrement dit, de plus en plus d’incendies de « changements de régimes » impériaux à l’étranger, en même temps que s’éteignent les dernières braises de la République Américaine sur son sol.

Le plus gros de cette « stratégie » est incarné par un couple de gens de pouvoir de Washington : l’archi-néo-con Robert Kagan, co-fondateur du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (« Project for a New American Century » ou PNAC) et un des tout premiers instigateurs de la Guerre d’Irak, et sa femme, la Sous-secrétaire d’État aux Affaires européennes Victoria Nuland, qui a manigancé, en Ukraine, le coup d’état de l’année dernière, et a réussi de la sorte à déclencher une affreuse guerre civile et à provoquer l’affrontement de deux puissances nucléaires, les États-Unis et la Russie.

Kagan, qui s’est fait les dents comme spécialiste ès propagande en appuyant de toutes ses forces la politique brutale de l’administration Reagan au Nicaragua dans les années 1980, est maintenant agrégé principal de la Brookings Institution et chroniqueur attitré au Washington Post, pré-carré de la presse d’opinion néo-conservatrice.

Vendredi dernier [17 juillet, NdT], la chronique de Kagan a mis au défi le Parti Républicain de faire autre chose que juste de l’opposition à Barack Obama sur son accord avec l’Iran : il a réclamé d’eux un engagement total envers les buts néo-conservateurs, à savoir une escalade militaire au Moyen-Orient, une belligérance accrue envers la Russie et la mise an rancart de toute discipline fiscale, à faire remplacer par un transfert de dizaines de milliards de dollars supplémentaires dans les poches profondes du Pentagone.

Kagan a aussi montré que la vision du monde des néo-cons est toujours parole d’Évangile à Washington, en dépit de leur catastrophique guerre d’Irak. Les fantasmes néo-cons sont ressassés jusqu’à la nausée par les médias aux ordres, peu importe le degré de leur délire.

Par exemple, quelqu'un dans son bon sens peut aisément faire remonter l’État Islamique trancheur de têtes jusqu’à la guerre d’Irak de George W. Bush, quand cet hyper-violent mouvement sunnite fit ses débuts sous le nom d’Al Qaeda en Irak en faisant exploser les mosquées chi’ites et en déclenchant un bain de sang sectaire. Il s’étendit ensuite à la Syrie, où les militants sunnites tentèrent de renverser un régime séculier dominé par des alaouites, qui sont une ramification des chi’ites. Quoiqu’ayant changé son nom en État Islamique, le mouvement a poursuivi dans les violences qui sont sa marque de fabrique.

Bien sûr, Kagan ne reconnaîtra pas la responsabilité que lui et ses pareils portent dans ce phénomène sanguinaire. Dans ses affabulations néo-cons, ce sont l’Iran et la Syrie qui sont à l’origine de l’État Islamique, même si ce sont les gouvernements de ces deux pays qui conduisent l’essentiel de la résistance à l’État Islamique et à ses prédécesseurs d’Al Qaeda qui, en Syrie, soutiennent une organisation terroriste séparée : le Front al-Nosra.

Voici comment Kagan explique les choses aux grosses têtes de Washington :

« Ceux qui critiquent le récent accord nucléaire entre l’Iran et les États-Unis ont tout à fait raison de faire remarquer le défi qui va maintenant être posé par la République islamique. C’est un état qui aspire à l’hégémonie dans une importante partie du monde.

« Il est profondément engagé dans une guerre régionale qui inclut la Syrie, l’Irak, le Liban, les États du Golfe et les Territoires Palestiniens. Il finance le régime meurtrier mais en déroute totale de Bachar al-Assad en Syrie et porte par conséquent la principale responsabilité de la puissance croissante de l’État Islamique et d’autres forces djihadistes radicales dans ce pays et dans l’Irak voisin, où il accroît simultanément son influence en enflammant la violence sectaire. »

Les vrais hégémoniques

Tout en déclamant contre « l’hégémonisme iranien », Kagan pousse à une intervention militaire du vrai pouvoir hégémonique mondial : les États-Unis. Il veut que l’armée américaine intervienne contre l’Iran, aux côtés des deux pouvoirs régionaux les plus militairement dangereux : Israël et l’Arabie Saoudite, dont l’armement combiné éclipse totalement celui de l’Iran et comprend, dans le cas d’Israël, un arsenal nucléaire sophistiqué.

Mais la réalité n’a jamais eu grand-chose à voir avec l’idéologie néo-conservatrice. Kagan continue :

« Toute stratégie sérieuse dont le but est de résister à l’hégémonie de l’Iran a aussi exigé d’affronter l’Iran sur les différents champs de bataille du Moyen Orient. En Syrie, elle a exigé une politique déterminée de destitution d’Assad par la force, utilisant l’aviation US pour protéger les civils et créer une zone de sécurité pour les Syriens qui voulaient le combattre.

« En Irak, cette stratégie a exigé que les forces américaines repoussent et détruisent les forces de l’État Islamique, afin que nous ne soyons pas obligés de compter sur l’état iranien pour le faire. Par-dessus tout, elle a exigé un engagement beaucoup plus plus important des USA dans la région et un coup d’arrêt au retrait perçu et au retrait réel du pouvoir US.

« Et, par conséquent, elle a exigé un renversement de la tendance à réduire les dépenses US en matière de défense. Elle exige surtout que soit abolie la procédure de séquestration des dépenses militaires, qui a rendu presque impossible à l’armée de même envisager de relever ces défis si elle avait été appelée à le faire. La question est donc, pour les Républicains - qui mettent en garde avec raison contre le danger posé par l’Iran - de savoir ce qu'ils ont fait pour permettre aux États-Unis d'avoir un début de stratégie capable d’affronter ce danger ? »

Avec les exhortations de Kagan à se lancer dans plus de guerre et toujours plus de guerre, on constate une fois encore le résultat de la faute qui a consisté à ne pas exiger que les néo-cons aient à rendre des comptes après avoir poussé le pays dans une guerre d’Irak illégale et catastrophique, par leurs mensonges éhontés sur les armes de destruction massives et leurs rodomontades sur cette guerre qui n’allait être qu’une promenade militaire.

Au lieu d’avoir à affronter la purge qui aurait dû faire suite à la calamité irakienne, les néo-cons ont au contraire consolidé leur pouvoir, se sont maintenus à leurs postes-clés dans la politique étrangère US, se sont installés en maîtres dans des think-tanks influents et sont restés les experts bidon qui font la pluie et le beau temps dans les médias dominants, c’est-à-dire qui façonnent l’opinion publique. Avoir eu tort sur l’Irak est presque devenu une distinction honorifique dans le monde à l'envers des hautes sphères de Washington.

Mais il faut quand même déballer les camions entiers de mensonges délirants dont Kagan fait le commerce. Pour commencer, qu’il soit bien clair que parler d’hégémonisme iranien est de la pure démence. C'est-à-dure pas autre chose que la rhétorique utilisée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou devant le Congrès US le 3 mars dernier, avec son Iran prêt à « avaler les nations », devenue depuis la litanie officielle des néo-cons, qui ne savent pas que répéter une imbécillité jusqu’à l’infini n’en fait pas une vérité.

 

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Prenons par exemple le cas de l’Irak. Il a un gouvernement chi’ite. Non parce que l’Iran l’a envahi, mais parce que les États-Unis l’ont fait. Après avoir militairement renversé le dictateur sunnite Saddam Hussein, les USA ont imposé un nouveau gouvernement dominé par les chi‘ites, qui a cherché à entretenir des relations amicales avec ses coreligionnaires en Iran, ce qui est compréhensible et ne représente en rien une agression de l’Iran. Par la suite, après les victoires militaires dramatiques de l’État Islamique en Irak l’été dernier, le gouvernement irakien s’est tourné vers son voisin iranien pour lui demander une assistance militaire. Rien, encore une fois, de surprenant.

Retour en Irak

Cependant, mises à part les hyperboles insensées de Kagan à propos de l’Iran, voyez ce qu’il préconise : il veut le retour d’une force d’occupation US importante en Irak, sans se préoccuper le moins du monde des soldats qui sont soumis à une rotation de plus en plus serrée de leurs missions en zones de guerre, où près de 4.500 sont morts en même temps que des centaines de milliers d’Irakiens. Ayant poussé à la première guerre d’Irak sans avoir eu à en payer le moindre prix, Kagan veut maintenant nous en imposer une deuxième.

Mais ce n’est pas encore assez. Kagan veut que les troupes US interviennent pour renverser le gouvernement séculier de la Syrie, même si les gagnants quasi certains d’une telle entreprise seraient les extrémistes sunnites de l’État Islamique ou ceux du Front al-Nosra d’Al Qaeda. Inutile de dire qu’une victoire de cette sorte conduirait à peu près sûrement au massacre total des chrétiens, des alaouites, des chi’ites et d’autres minorités. Arrivés à ce point, on pourrait compter sur une pression énorme pour obtenir une occupation totale de la Syrie aussi.

C’est sans doute pour obtenir cela que Kagan veut jeter d’autres dizaines de milliards de dollars dans l’entonnoir vorace du Complexe militaro-industriel, quoique le prix réel de cette nouvelle guerre ait beaucoup plus de chances de se chiffrer en trillions de dollars. Eh bien, ce n’est pas encore suffisant pour Kagan. Car il veut qu'on y ajoute d’autres dépenses militaires pour affronter « un pouvoir chinois grandissant, une Russie agressive et un Iran de plus en plus hégémonique ».

Dans sa conclusion, Kagan se fait sarcastique à l’égard des Républicains, qui se contentent de tenir des propos musclés, mais ne « font » rien pour obtenir ce qu’ils veulent :

« Alors, oh oui, bien sûr, vous râlerez sur l’accord Iran-US. Nous nous réjouissons d’avance d’écouter des heures et des heures de vos interventions radiotélévisées et de vos discours de campagne. Mais il nous sera difficile de prendre au sérieux les critiques des Républicains, à moins qu’ils se mettent à faire les choses qu’il est en leur pouvoir de faire pour commencer à relever ce défi.

C’est vrai que Kagan est « juste un idéologue » néo-con, même s’il dispose d’une plateforme importante d’où lancer ses diatribes, mais sa femme, la Sous-secrétaire d’État Nuland, partage ses vues en matière de politique étrangère et assure la publication de beaucoup de ses articles. Ainsi qu’elle l’a déclaré l’an dernier au New York Times : « Disons-le comme ça : rien ne sort de la maison que je ne trouve pas digne de ses talents. » [Voir ConsortiumNews.com – « Obama’s true Foreign Policy “Weakness » ]

Mais Nuland est, par elle-même, une force qui compte en politique étrangère, considérée par certains à Washington comme l’étoile montante du Département d’État. En organisant le « changement de régime » en Ukraine, par le renversement violent du président démocratiquement élu Viktor Ianoukovitch en février 2014, Nuland a gagné ses galons de néo-conservatrice confirmée.

Nuland a même dépassé son mari, qui ne peut être crédité, lui, « que » de la guerre d’Irak et du chaos qu’elle a généré, puisqu’elle a réussi, en plus, à déclencher la Nouvelle Guerre froide en attisant les hostilités entre les deux puissances nucléaires que sont les USA et la Russie. Après tout, c’est bien là que va aller l’argent digne de ce nom : à la modernisation de l’arsenal nucléaire et à l’achat d’armements stratégiques haut de gamme.

Une affaire de famille.

Il y a aussi un aspect « family business » dans ces guerres et affrontements, puisque les Kagan servent collectivement, non seulement à déclencher les conflits, mais à profiter de la gratitude des entreprises militaires privées (qui rétrocèdent une part de l’argent qu’elles touchent aux think tanks des Kagan).

 

23. Frederick Kagan AEI.jpg

 

Par exemple Frederick, le frère de Robert, travaille à l’American Enterprise Institute, qui bénéficie depuis longtemps des largesses du Complexe militaro- industriel, et sa femme, Kimberly, dirige son propre think-tank appelé l’Institute for the Study of War (ISW).

D’après les rapports annuels de l’ISW, les principaux organismes qui ont soutenu financièrement sa création sont surtout des fondations d’extrême-droite telles que la Fondation Smith-Richardson et la Fondation Lynde et Harry Bradley, mais il a aussi été soutenu ensuite par une foule d’entreprises (privées) en sécurité nationale, à commencer par les plus grandes, comme Dyn Corp International, qui a fourni l’entraînement de la polie afghane, et Palantir, qui procure des technologies et qui a été fondée avec le soutien financier d’une filiale capital-risque de la CIA, In-Q-Tel. Palantir a fourni les logiciels de l’espionnage militaire US en Afghanistan.

Depuis sa fondation en 2007, ISW s’est surtout focalisé sur les guerres au Moyen Orient, surtout celles d’Afganistan et d’Irak, ce qui a impliqué sa coopération étroite avec le général David Petraeus lorsqu’il commandait les forces US dans ces deux pays. Cependant, depuis quelque temps, l’ISW a commencé à publier des rapports de plus en plus fréquents sur la guerre civile en Ukraine. [Voir ConsortiumNews.com : « Neocons Guided Petraeus on Aghan War ».]

 

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Kimberly Kagan, ici avec David Petraeus

 

Ainsi, pour comprendre l’influence tenace des néo-cons – et du clan Kagan en particulier – il faut connaître les corrélations financières entre le business des guerres proprement dites et le business de la vente des guerres.  Quand les entreprises militaires sont florissantes, les think tanks qui servent à augmenter les tensions dans le monde se portent bien aussi.

Et cela ne fait pas de mal d’avoir de la famille et des amis au gouvernement, pour s’assurer que les politiciens font bien leur part du boulot : donner une chance à la guerre et le vieux coup de pied de l'âne à la paix.

Robert Parry

 

25. Robert-Parry.jpgRobert Parry est un journaliste d’investigation US né en 1949,  qui s’est rendu célèbre en divulgant et en suivant l’Irangate pour l’Associated Press et Newsweek dans les années 1980. Il a notamment révélé les opérations psychologiques de guerres de guerilla (manuel de la CIA fourni aux contras nicaraguayens) et le scandale du trafic de cocaïne organisé par la CIA et les contras en 1985. Il est le directeur du site d’informations ConsortiumNews.com depuis 1995.

Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages de première importance, dont America’s Stolen Narrative. From Washington and Madison to Nixon, Reagan and the Bushes to Obama, 2012 (non traduit en français),

On lui doit, entre autres, une trilogie sur la famille Bush et ses liens étroits avec diverses organisations d’extrême-droite. Secrecy and Pivilege. The Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Irak, 2004 (également inédit en français)

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article42430.htm

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

Petit ajout des Grosses Orchades :

26. Donald Kagan.jpeg

Le père, Donald Kagan, né en 1932, immigré de Lithuanie à l’âge de 2 ans.

Historien. Libéral Démocrate jusqu’en 1969. Passé à l’extrême-droite lorsque des étudiants de l’Université de Cornell sont venus, en armes, réclamer un « Black Studies Program ». Kagan a comparé les administrateurs de l’université à Chamberlain.

Il a été un des premier signataires, en 1997, de l’engagement au Project for a New American Century co-fondé par son fils Robert. À la veille de l’élection présidentielle de 2000, Kagan et son fils Frederick ont publié ensemble While America Sleeps (« Tandis que l’Amérique dort »), pressant appel à une augmentation des dépenses militaires.

Article lié :

https://wikileaksactu.wordpress.com/tag/projet-pour-le-nouveau-siecle-americain/

 

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Un autre article (en anglais) sur le même sujet :

The War Party’s Death Couple

Michael S. Rozeff

http://davidstockmanscontracorner.com/the-war-partys-death-couple-how-kagan-nuland-peddle-neocon-aggression/

 

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Grèce : Retour

des durs pépins de la réalité

27. Les trois Grâces.jpeg

« Double, double toil and trouble; fire burn and cauldron bubble. »

William Shakespeare

 

Alexandre Mercouris est, avec Dmitry Orlov, un de ceux qui avaient opposé leur scepticisme à l’enthousiasme général.

On avait espéré qu’ils se trompaient.

Hélas.

Les Russes n’aiment pas les faux-culs

Alexander Mercouris – Russia Insider 23 juillet 2015

L’histoire que racontent les médias grecs, selon qui la Russie a rejeté une demande de la Grèce portant sur 10 milliards de dollars, semble être une tentative de détourner les reproches dirigés vers Tsipras.

Mais le vrai résultat est que cela va rendre furieux Poutine et le gouvernement russe.

Le gouvernement russe a officiellement démenti des articles parus dans le journal grec To Vima selon lesquels, dans les heures qui ont suivi le référendum, Poutine a refusé un appel de Tsipras qui lui demandait 10 milliards de dollars pour soutenir une nouvelle drachme.

Lire la suite…

Source : http://lesakerfrancophone.net/les-russes-naiment-pas-les-...

 

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Ce qui reste

 

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Tariq Ali, lui, se trouvait à Athènes pendant « les événements », comme il s’y était trouvé déjà en 1967, avant d’autres événements. C’est un témoignage en forme de journal, que publie la London Review of Books. En anglais, donc. On vous en traduit, à la suite, trois petits passages significatifs et désolants.

 

Diary in Athens

Tariq Ali – LRB15-30 Juillet 2015

 

In the early hours of 16 July, the Greek parliament voted overwhelmingly to give up its sovereignty and become a semi-colonial appendage of the EU. A majority of the Syriza Central Committee had already come out against the capitulation. There had been a partial general strike. Tsipras had threatened to resign if fifty of his MPs voted against him. In the event six abstained and 32 voted against him, including Yanis Varoufakis, who had resigned as finance minister after the referendum, because, he said, ‘some Eurogroup participants’ had expressed a desire for his ‘“absence” from its meetings’. Now parliament had effectively declared the result of the referendum null and void. Outside in Syntagma Square thousands of young Syriza activists demonstrated against their government. Then the anarchists arrived with Molotov cocktails and the riot police responded with tear-gas grenades. Everyone else left the square and by midnight it was silent again. It’s difficult not to feel depressed by all this. Greece has been betrayed by a government that when elected only six months ago offered hope. As I walked away from the empty square the EU’s coup brought back memories of another.

Read more…

Source : http://www.lrb.co.uk/v37/n15/tariq-ali/diary

 

Extraits :

 

« Ce n’est plus un secret pour personne, ici, que Tsipras et son cercle intime s’attendaient à un OUI ou à un NON très très juste. Pris par surprise, ils ont paniqué. Une réunion de cabinet d’urgence les a montrés en pleine déroute. Ils ont refusé de se débarrasser de l’homme que la BCE avait mis à la tête de la Banque Nationale Grecque, et ont rejeté l’idée de nationaliser les banques. Au lieu d’embrasser les résultats du referendum, Tsipras a capitulé. » […]

 

« “Mais pourquoi Tsipras veut-il tenir un referendum, d’abord  ? Il est si dur et si idéologique !” s’était plainte Merkel à ses conseillers. Ah, si seulement... C’était un risque calculé qu'il a pris. Il pensait que le OUI l’emporterait et comptait donner sa démission et laisser les larbins européistes se débrouiller pour ngouverner. » […]

 

« Il est maintenant connu que Schäuble a offert un grexit organisé, à l’amiable, et un chèque de 50 milliards d’euros. On a refusé son offre sous prétexte que cela aurait l’air d’une capitulation. Logique bizarre. Cette solution aurait préservé la souveraineté grecque, et si Syriza avait pris en charge le système bancaire grec, un redressement aurait pu être planifié à ses propres conditions. L’offre a été renouvelée plus tard. “Combien voulez-vous pour quitter la zone euro ?” a demandé Schäuble à Varoufakis, juste avant le referendum. Une fois de plus, Schäuble a été snobé. Évidemment, les Allemands avaient leurs propres raisons de faire ces offres, mais un grexit planifié aurait été infiniment meilleur pour la Grèce que ce qui est arrivé. » […]

 

29. greece-dog-ps.photoblog900.jpg

Ce qui reste. Le chien est mort.

 

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Allez, la messe est dite

Mercouris (qui est grec) a eu ailleurs le mot qui tue : amateurs.

La politique est le seul métier au monde où l’amateurisme soit interdit : trop de conséquences pour trop de gens, de bêtes et de plantes.

Que peut faire la Grèce ?

Rien.

Ou plutôt, si : se doter d’une classe politique.

Dilemme qu’elle partage avec tous les autres pays d’Europe.

Rien, sans cela, ne sera jamais possible.

Comment s’y prendre ?

Dans l’immédiat, on ne voit qu’une solution : envoyer quelques centaines de jeunes gens étudier chez Nicolas Maduro, chez les Castro ou chez Poutine. Y apprendre non pas une idéologie particulière mais à vivre au milieu de gens restés des humains à principes. Et comme ces peuples (surtout en Amérique du Sud) ne sont pas plus riches que nous, au contraire, il ne serait pas question de les envoyer se faire éduquer sans payer leurs études et leur séjour.

De quelle manière ?

En faisant passer le chapeau à la ronde.

(Plus important et moins coûteux que les téléthons. Sans compter que la charité est la mère de tous les vices et que ceci serait un placement)

Nous, ce qu’on en dit…

 

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Mis en ligne le 27 juillet 2015

Dédié aux martyrs de Thermidor

 

 

 

 

 

23:39 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/07/2015

LA NUIT (3me Partie)

1. Requin géant contre navigateur solitaire.JPG

 

LA NUIT

(3me Partie)

 

Le problème de la Grèce n’est pas seulement une tragédie. C’est un mensonge

John Pilger – Arrêt sur Info -15 juillet 2015

2. Drapeau grec_derveniotis.jpeg

Une trahison historique a consumé la Grèce. Ayant mis de côté le mandat de l’électorat grec, le gouvernement Syriza a volontairement ignoré le raz-de-marée du « Non » et a secrètement accepté un panel de mesures appauvrissantes, répressives, en échange d’un « renflouement » qui signifie un sinistre contrôle depuis l’étranger et un avertissement pour le monde.

Le premier ministre Alexis Tsipras a fait passer au Parlement une proposition de coupe d’au moins 13 milliards d’euros du Trésor public — 4 milliards d’euros de plus que la proposition « d’austérité » largement rejetée par la majorité de la population grecque dans un référendum, le 5 juillet.

Ceci comprend apparemment une augmentation de 50 % du coût des soins médicaux pour les retraités, dont près de 40 % vivent dans la pauvreté ; d’importantes coupes dans les salaires du secteur public ; la privatisation complète d’établissements publics comme les aéroports et les ports ; une augmentation dans les taxes sur la valeur ajoutée de 23 % s’applique désormais pour les îles grecques, où les gens luttent pour gagner de quoi vivre. Et ce n’est pas terminé.

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/le-probleme-de-la-grece-nest-pas-s...

 

3. JohnPilger xxx.jpg

« Briser le mensonge du silence n’est pas une abstraction ésotérique mais une responsabilité urgente qui incombe à ceux qui ont le privilège d’avoir une tribune. »

John Pilger est un journaliste, scénariste et réalisateur australien, né à Sydney en 1939. Il a été correspondant de guerre au Viêt-Nam, au Cambodge, en Égypte, en Inde, au Bengladesh et au Biafra.

Il s’est vu décerner de nombreux prix de journalisme et ses confrères de Grande Bretagne l’ont nommé, par deux fois, « journaliste de l’année ». C’est aussi un infatigable activiste anti-guerre.

 On peut le suivre (en anglais) sur son propre site : http://johnpilger.com/

Voir sur Wikipedia la liste de ses films et de ses ouvrages, dont aucun n’a été traduit en français.

 

 

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« M. Tsipras, c'est le moment de sortir de la zone euro la tête haute. »

L’analyse de Nigel Farage et ses conseils à Alexis Tsipras

Séance du 9 juillet 2015

Parlement européen – Strasbourg

 

Notre source : https://www.agenceinfolibre.fr/farage-verhofstadt-tsipras...

Vous pouvez y voir et entendre également, si vous en avez le courage, l’intervention de Guy Verhofstadt (nous, on connaît et on a déjà donné) ainsi que celle d’Alexis Tsipras lui-même.

 

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Monsieur Farage, de l’UKIP, a-t-il raison ? D’après nous, en partie, comme souvent les gens d’extrême-droite.

Les conseils qu’il donne au Premier ministre grec sont, à nos yeux, des plus sensés.

Il semble évident que M. Tsipras et ses collègues auraient dû, le lendemain de leur élection, se mettre en devoir d’expliquer à tous les Grecs l’inévitabilité de la décision de bon sens recommandée par M. Farage. Comme l’ont fait en leur temps les Groenlandais, les Islandais, M. Correa et Mme Kirchner. Ni M. Correa ni Mme Kirchner ne s’en tirent sans dommages. Sans doute ont-ils estimé que les dommages, en cas d’abdication, eussent été pires.

On se perd en conjectures sur les raisons qui ont poussé le gouvernement Syriza à passer sous la table. Que sait-il que nous ne savons pas ? Ou est-il tout simplement composé de quarantenaires sans aucune culture politique, c’est-à-dire de politiciens incompétents ? On le saura peut-être un jour.

Cela dit, en quoi l’analyse d’extrême-droite de M. Farage est-elle fausse ? En ce qu’elle oppose le Nord au Sud, alors que les deux sont logés à la même enseigne et devraient s’unir, au contraire de se séparer, contre les maux communs qui les accablent et les adversaires communs qui les leur infligent.

Lorsque M. Schauble et Mme Merkel, au nom de l’UE ont « menacé » le gouvernement grec d’éjecter son pays de la communauté poilaunez, tout le monde devrait avoir compris qu’il s’agissait de rodomontades, de vulgaire chutzpah, puisqu’il est avéré que « les 28 » crèvent de trouille de voir leur « union » Frankenstein faire eau de toutes parts et que, surtout, il leur est interdit, par leurs maîtres de Washington, de se séparer de la Grèce, qu’ils le veuillent ou non, qu’elle le veuille ou non.

Est-il utile aussi de souligner que le sadisme jusqu’auboutiste de la « Troïka » à l’égard du peuple grec n’est pas non plus son propre choix stratégique, mais sa très servile obéissance aux ordres reçus. Quand on a vendu sa souveraineté pour un plat d’euros mal cuits, que peut-on faire d’autre ?

Ce qui ressort de plus clair de cette répugnante affaire, c’est que nous nous laissons gouverner par ce qu’il y a de plus vil, de plus bas, de plus abject au monde. Ne nous en prenons qu’à nous-mêmes quand la pourriture nous montera dans les narines et que l’asphyxie ne pourra plus nous être épargnée.

Pour la Grèce, les jeux sont faits : elle n’existe plus. Pour la première fois de son histoire, elle n’est plus un pays mais la propriété privée de requins financiers qui, jusqu’à présent, s’étaient contentés de lui acheter quelques-unes de ses îles pour leur délassement personnel.

Réflexion pour enterrer le sujet : MM. Tsipras et Varoufakis ne sont pas les seuls à croire qu’on peut inconsidérément ouvrir la bergerie aux loups même pas déguisés en grands-mères : ils sont suivis dans cette voie par la grande majorité des partis politiques d’Europe, où ne manque même pas le PCF. Ni Podemos. Ni aucun de ceux qui se prennent pour la nouvelle gauche et qui trouvent que la lutte des classes, ça fait ringard. À considérer les foules qui ont manifesté leur soutien aux Grecs d’un bout du monde à l’autre et jusqu’en Australie le jour du referendum, on comprend mieux le succès croissant des partis d’extrême-droite : quels que soient les attrape-nigauds qu’ils aient par ailleurs dans leur manche, ils sont les seuls à préconiser la sortie de l’UE-euro et le retour à la souveraineté des états.

En fait, non, ils ne sont pas les seuls, puisque la France n’a pas moins de quatre formations qui – sans aucun lien avec le fascisme - sont clairement anti-UE et anti-euro : celle de M. Asselineau (UPR), celle de M. Cheminade (Solidarité et Progrès) et les «Gentils virus » de M. Chouard, avec – quand même ! - le PRCF et ceux que nous ne connaissons pas. On regrettera pour nos voisins que ces « petit partis » soient infichus de s’unir sur une plateforme essentielle commune et on déplorera la malédiction propre à la France qui veut que la majorité de sa population soit en tous temps prête à s’enflammer pour le moindre olibrius qui passe coiffé d’un chapeau et considère avec dédain ses politiques exemplaires.

Ceux qui – Tsipras, Varoufakis ou autres – se font encore des illusions et persistent à discuter du sexe des anges pendant que les barbares enfoncent les portes, prendront peut-être le temps de lire le papier qui suit.

 

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Coup d’état militaire US pour « Euro-Meltdown »

(meltdown = débâcle)

Finian Cunningham – ICH – Sputnik14 juillet 2015

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La capitulation du gouvernement grec devant les forces capitalistes dirigées par Berlin est un redoutable moment-charnière. Il marque la mise au pas à la schlague de l’électorat européen par le pouvoir financier corporatiste. Ce qui arrive aujourd’hui à la Grèce ne fait que devancer ce qui va arriver aux autres états de l’Union.

Dans ce cas, on peut s’attendre à une agitation sociale généralisée.

Pour justifier l’expansion accélérée des forces militaires US au cours de l’année dernière sur tout le territoire de l’Europe, on a invoqué le prétexte de « défense » des alliés de l’OTAN contre une prétendue agression russe. Mais une éventualité tout à fait différente est que Washington prépare un coup d’état militaire généralisé en Europe, au lendemain d’un effondrement économique découlant de la crise de la dette grecque.

Pas plus tard que la semaine dernière, le général américain Ray Odierno – membre du Haut Quartier Général des Forces US – a fait état de plans d’envoi de nouvelles troupes en Allemagne, accompagnées de blindés lourds et d’autres équipements militaires. Il a déclaré au Wall Street Journal que ces nouvelles installations militaires avaient pour but de faire face à « la croissante menace russe ».

 

L’Allemagne est déjà de facto sous occupation militaire US,  depuis la fin de la IIe Guerre mondiale, avec des dizaines de milliers de soldats stationnés sur son sol en permanence et une ribambelle de garnisons. Pourquoi ce besoin d’augmenter l’occupation militaire US, non dans les pays de la périphérie orientale de l’Europe proches de la Russie, mais en plein cœur du continent, en Allemagne ?

 

Au cours de cette même année, on a assisté à un déploiement identique de troupes d’occupation américaines supplémentaires, d’artillerie, de blindés, d’avions de guerre et d’hélicoptères dans tous les autres pays européens membres de l’OTAN, sous le prétexte de jeux de guerre.

 

6. Liberty.jpg

Le résultat, c’est que la présence militaire américaine en Europe n’a jamais été aussi massive depuis la Guerre froide, qui a pourtant pris théoriquement fin il y a 25 ans avec l’effondrement de l’URSS.

Le général Odierno a dit que le « prépositionnement » de troupes et d’équipement militaire en Allemagne et dans les pays environnants, ainsi qu’en Pologne et dans les états baltes, devrait permettre une rapide intensification de la présence américaine en Europe « en cas de crise ». Par « crise », on suppose qu’il entendait une guerre éventuelle avec la Russie.

Mais les planificateurs de Washington pourraient bien avoir une autre crise en tête : la débâcle économique et sociale de l’Union Européenne.

 

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Dans ce cas, l’armée américaine serait déployée pour servir d’appui à des gouvernements fragiles et discrédités, menacés par des bouleversements sociaux généralisés. Ces gouvernements « intérimaires » pourraient être composés des personnels politiques déjà au pouvoir aujourd’hui dans les capitales européennes. Mais leurs administrations seraient de plus en plus autocratiques et imposées, sans aucun mandat populaire, comme le démontre ce qui se passe en Grèce. Si une crise sociale, due à une pauvreté généralisée, à un accroissement galopant du chômage, à des manifestations de grande envergure et à une désorganisation de l’industrie, devait culminer, les forces armées américaines en Europe seraient ainsi à pied d’œuvre pour imposer par la force ces « gouvernements » technocratiques.

 

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L’analyste politique américain Randy Martin, qui écrit sur crookedbough.com estime que la classe dirigeante US avait prévu l’agitation qui se fait jour en Europe à propos de la Grèce.

 

« La crise grecque dure depuis cinq ans et même plus », dit Martin. « Vous pouvez parier que Washington a déjà dressé ses plans sur la manière d’administrer l’Europe, politiquement et financièrement, si la situation exige cette intervention. Et une telle situation devient de plus en plus visible, presque au jour le jour. »

 

Il dit encore : « N’oubliez pas que l’alliance militaire des 28 membres de l’OTAN n’est rien d’autre que le pouvoir militaire US externalisé sous diverses mascarades européennes. Les différentes formations de l’OTAN sur le territoire européen ne sont à l’évidence qu’une occupation militaire de l’Europe par les États-Unis. » Et il ajoute : « C’est exactement ce que les perspicaces représentants du gouvernement russe font remarquer depuis longtemps. »

Depuis l’éclatement de la crise en Ukraine, due au coup d’état qu’y ont fomenté les États-Unis en février 2014, les médias occidentaux retentissent des criailleries américaines à l’agression russe contre l’Europe. Mais, comme l’indique Martin, la fable d’une menace russe est si usée qu’on commence à en voir la trame. Il n’y a aucune preuve d’infiltration russe en Ukraine, aucune preuve d’agression russe envers l’Europe, et Moscou a toujours avec raison qualifié ces allégations de « fantaisistes ».

Ce qui amène à conjecturer que la militarisation américaine de l’Europe a un tout autre but : le muselage d’une Union Européenne soumise à de croissantes pressions intérieures causées par son effondrement économique.

Ce qu’on appelle « la crise de la dette grecque » n’est en réalité qu’un symptôme de l’effondrement systémique du capitalisme occidental.

Beaucoup d’autres pays de l’Union Européenne se trouvent dans des conditions similaires d’arriération fiscale chronique et d’endettement dévorant.

L’Italie, l’Espagne et le Portugal viennent en premier à l’esprit, comme risquant l’effondrement pour cause de dette précaire supérieure à leur PIB. Mais la France, qui est la deuxième économie d’Europe, est, elle aussi, menacée d’annihilation par une dette qui excède son PIB.

Les mesures d’austérité imposées à leurs populations par les gouvernements européens sont le plus durement ressenties en Grèce. On le voit aux queues qui s’étirent devant les banques pour en retirer la somme quotidienne  autorisée et aux foules désespérées qui prennent d’assaut les magasins d’alimentation et les pharmacies pour tenter de se procurer des produits de première nécessité de plus en plus rares. Le gouvernement d’Alexis Tsipras s’étant avéré l’instrument consentant de l’oligarchie banquière européenne, l’état d’esprit des Grecs lambda est de plus en plus menaçant et volatil.

Mais ce scénario d’effondrement économique et de chaos social que nous voyons se dérouler en Grèce va plus que probablement se répéter dans d’autres pays de l’UE à cause de la nature systémique de la crise. Les créanciers institutionnels de l’UE que cornaque l’Allemagne veulent donner un avertissement au reste de l’Europe en mettant la Grèce aux fers.

 

Cependant, l’austérité poussée à l’extrême ne peut que conduire à la révolte sociale, pas seulement en Grèce, mais dans toute l’Europe.

 

Washington s’inquiète de la débâcle potentielle de l’Europe. Le président Barack Obama a pressé la chancelière allemande Angela Merkel et le Premier ministre grec Alexis Tsipras de trouver une solution à la crise de la dette grecque. Le Secrétaire au trésor d’Obama, Jack Lew, s’est fait l’écho de ces préoccupations et a averti qu’« il y a beaucoup d’inconnues à redouter, si on en arrive à ne pouvoir éviter une désintégration totale de la Grèce ».

Ce à quoi nous assistons en ce moment en Europe, c’est à l’émergence d’un « gouvernement » autocratique centralisé, soumis aux diktats de la finance capitaliste, dont le rôle est d’imposer l’austérité aux populations sans avoir obtenu d’elles aucun mandat démocratique. Le centre administratif technocratique de cette oligarchie banquière en Europe est Berlin, à son tour assujetti à l’administration technocratique de Washington, elle-même contrôlée par Wall Street. Ce que nous avons connu jusqu’à présent sous l’appellation de gouvernements nationaux souverains ne sera plus désormais qu’un ramas de fonctionnaires au service de l’« élite » banquière mondiale.

Or, le contrôle d’un gouvernement par des intérêts privés exemptés de toute responsabilité démocratique est la définition même du fascisme. Comme le fait remarquer l’analyste Randy Martin « Ce qui est en train de se mettre en place en Europe et plus encore aux États-Unis est l’assujettissement complet des gouvernements au capital financier. Loin de tout jargon creux, il n’est pas exagéré de dire que nous sommes, en Occident, en train de succomber au fascisme financier.

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L’administration technocratique de l’Europe sous la férule des banquiers ne peut qu’engendrer toujours plus de protestations populaires et de troubles civils. Quand les politiciens US parlent de « débâcle » et leurs généraux de « protéger l’Europe », ce qu’ils disent en réalité, c’est qu’ils veulent « protéger l’Europe de ses propres peuples en colère ». La Russie n’est que l’épouvantail qu’on agite pour justifier l’occupation militaire américaine de l’Europe et les diktats du capital relayés par Berlin.

L’ironie de tout cela, c’est que 70 ans après la défaite du fascisme en Europe, l’Europe, ayant accompli un tour complet, se retrouve en présence du même phénomène. Sauf que, cette fois, les totalitaires nazis sont américains.

 

10. US marines.jpg

11. Nazi Nuland.png

On a hésité entre les deux…

 

Source : http://sputniknews.com/columnists/20150713/1024554328.html

 

 12. finian-cunningham1.jpgNé à Belfast, Irlande, en 1963, Finian Cunningham est un éminent journaliste, expert en affaires internationales. Il a été expulsé du Bahrain en juin 2011 pour avoir critiqué les violations des droits humains par le régime qu’y soutient l’Occident. Il est titulaire d’une maîtrise en Chimie agricole et a travaillé comme rédacteur scientifique pour la Royal Society of Chemistry, Cambridge, GB, avant de s’orienter vers le journalisme politique. C’est aussi un musicien et un auteur de chansons. Il a d’abord écrit, pendant quelques années, pour des médias conventionnels tels que le Mirror, l’Irish Times et l’Independent. Il vit actuellement en Afrique orientale, où il écrit un livre sur le Bahrain et le « printemps arabe ». Il y co-présente un programme dominical sur Radio Bandung. Correspondant au Moyen-Orient et en Afrique de l’Est de GlobalResearch.ca, il contribue régulièrement à plusieurs medias internationaux non alignés, dont PRESS TV, nsbc international, strategic culture, thepeoplesvoice, dandelionsalad, 12160 info, veterans news now, the 4th media et sputniknews.

On peut le retrouver sur son propre site : My Catbird Seat


Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Dinucci confirme :

 

L’Union européenne s’enrôle dans l’Otan

Manlio Dinucci

Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, observe Manlio Dinucci à propos de l’impossibilité des Européens à considérer leur dépendance à l’Otan. Pourtant, tous les signes sont visibles. Depuis toujours, les propositions de la Commission de Bruxelles sont toutes préparées par les services administratifs de l’Otan. Et les Traités de l’UE stipulent la dépendance de celle-ci à l’Otan.

Réseau Voltaire | Rome (Italie) | 21 juillet 2015

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13. UE-OTAN.jpg

La « Trident Juncture 2015 » (TJ15) ne sera pas seulement un des plus grands exercices Otan qui, du 28 septembre au 6 novembre, verra engagées surtout en Italie, en Espagne et au Portugal plus de 230 unités terrestres, aériennes et navales et forces pour les opérations spéciales de plus de 30 pays alliés et partenaires, avec 36 000 hommes, plus de 60 navires et 140 avions de guerre, plus les industries militaires de 15 pays pour évaluer de quelles autres armes a besoin l’Alliance. Dans l’exercice de guerre, l’Otan impliquera plus de 12 organisations internationales majeures, agences d’aide humanitaire et organisations non gouvernementales. « Participeront aussi à la TJ15 l’Union européenne et l’Union africaine », annonce un communiqué officiel. Parmi les pays de l’UE les plus engagés dans l’exercice Otan figurent, en plus des trois dans lesquels se déroulera le gros des opérations, l’Allemagne, la Belgique et la Hollande. D’importantes personnalités internationales seront invitées à assister à la TJ15 le 19 octobre à Trapani (Sicile), le 4 novembre à Saragosse (Espagne) et le 5 novembre à Troia (Portugal).

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article188235.html

 

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Manlio Dinucci est un géographe et geopolitologue italien, chroniqueur attitré d’Il Manifesto, du Réseau Voltaire et de Palestine Solidarité. On le trouve aussi dans les colonnes du Comité Valmy, du Grand Soir, chez Michel Collon, sur les sites de French.irib, The4thMedia, etc.

Ses ouvrages (en italien) : Laboratorio di geografia, Zanichelli 2014 ; Geocommunity (en 3 volumes) Zanichelli, 2013 ; Escalation, Anatomia della guerra infinita, DeriveApprodi, 2005

 

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Choses vues

 

Les « Grecs angoissés » devant une banque fermée étaient … des journalistes de Libé

 

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Quatre journalistes, pas un de moins, pour étoffer un reportage sur « les queues de Grecs devant les banques ». On vit sur un grand pied à Libé !

Lire ici…

Source : http://www.wikistrike.com/2015/07/trafic-d-images-les-gre...

 

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Histoire belge

17 juillet 2015

Un liégeois arrêté après avoir tagué deux banques en soutien au peuple grec

Un liégeois d’une cinquantaine d’années a été arrêté hier soir, jeudi, après avoir tagué à la peinture bleue deux banques et le centre commercial de la Médiacité, en y inscrivant le slogan « Je suis grec ». Il a été arrêté par la police à la Rue Gétry avec tout son matériel ; il a été retrouvé via les témoins sur place. L’homme a été déféré au parquet de Liège ce matin, où le magistrat a préconisé une médiation pénale.

Source : http://www.secoursrouge.org/

Ce « suis Grec » vous a donné à Belfius un petit air de respectabilité. Ils devraient le payer le quinquagénaire !

 

 

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Hier, jour de fête « nationale », Google s’affichait ainsi :

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On a les symboles qu’on mérite

 

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Et pendant ce temps-là…

La phrase grandiose de la semaine

 

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« Qu’est-ce qu’était ma préoccupation ? Éviter la prolifération nucléaire. Cela veut dire quoi la prolifération nucléaire ? Cela voulait dire que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire, l’Arabie Saoudite, Israël, d’autres pays voudraient également accéder à l’arme nucléaire. Ce serait un risque pour la planète tout entière. Donc, il fallait empêcher que l’Iran puisse accéder à l’arme nucléaire. » 

Tête à claques Ier

François Hollande

(Si au moins c’était dit en français…)

 

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 Elle fait le buzz à 89 ans avec une photo de quand elle en avait 6

 

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Pour son oncle Edward et sa tante Wallis, on savait. Pour Churchill, on a fini par découvrir le pot aux roses, mais pour Sa future Majesté, c’est-à-dire, alors, pour ses parents, eh bien c’était pareil. Ah, cette enquiquineuse de lutte des classes, qui bousille tous nos contes de fées.

 

Source : http://www.strategic-culture.org/authors/finian-cunningha...

 

 

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Demain (ou après) on arrête l’Européocentrisme et on revient au reste du monde

 

 

 

Mis en ligne le 22 juillet 2015.

 

 

 

 

 

16:59 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/07/2015

LA NUIT - 2me Partie

1. Requin géant contre navigateur solitaire.JPG

 

La nuit

(2me Partie)

 

Editorial (vous pouvez sauter)

 

Quand on a décroché un jour ou deux, on est effaré de l’avalanche d’analyses, de la grêle de commentaires qui vous tombent dessus, massivement favorables à Alexis Tsipras… jusqu’à la douche froide, véhémentement critiques ensuite.

Que reproche-t-on à ce malheureux ? À ces malheureux de Syriza et du gouvernement grec actuel ?

De s’être bercés de l’illusion qu’il leur serait permis de rembourser leur « dette » inremboursable en faisant porter une infime partie de son poids par les plus riches pour permettre aux plus pauvres de prolonger leur agonie, de respirer encore un peu sans nourriture, sans logements, sans soins, sans éducation, sans fric pour payer leurs cercueils ?

Alors que la « dette » n’est pas une dette mais un racket, en français : une extorsion.

A-t-on jamais vu des gangsters renoncer à extorquer pour raisons humanitaires ? Se mettre à la place de leurs victimes ? Accepter d’aménager l’enfer qu’ils infligent pour le rendre supportable ? Soyons sérieux.

Quand des sociaux démocrates pas pires que d’autres – mais hélas pas plus lucides sinon ils ne seraient pas sociaux-démocrates -  voient enfin le chancre de la réalité grouiller-métastaser sous leurs yeux, que peuvent-ils faire ?

Se transformer en révolutionnaires ou accepter la loi du plus fort.

Ceux-ci viennent d’accepter. Chez les bobos donneurs de leçons, cela se dit « capituler ». Fort bien.

Que se serait-il produit, s’ils ne l’avaient pas fait ?

Au choix mais sans doute en bloc :

- Leur liquidation physique. (Pour ceux qui l’ignoreraient, les Thermidors d’Allendes ne font pas qu’une seule victime allégorique. Ils en font beaucoup.)

- Les chars au coin des rues et la loi martiale. (Celle de l’armée, assaisonnée de deux ou trois polices, toutes contrôlées par l’étranger et non par le gouvernement élu qui aurait dû y penser avant.)

- La règle de fer de l’« austérité » (ah, l’euphémisme !) sans intermédiaires, avec kidnappings, disparitions, tortures, bagnes et liquidations sauvages à la clé, ni plus ni moins qu’à Santiago du Chili, ou chez eux dans les années 70. C’est vrai que, pendant qu’ils trinquaient, on était à Wight et à Woodstock, on ne peut pas être partout.

Le gouvernement Tsipras a donc choisi (le Glock sur la tempe) la solution « pas de sang » (enfin, le moins possible). Comme Palmiro Togliatti et d’autres l’ont fait avant lui, pour les mêmes raisons.

Qui aura l’effronterie de le lui reprocher ? Pas mal de monde en fait. Car les lâches, les inconscients et les irresponsables passifs aiment bien juger ceux qui se mouillent.

Évidemment, si Castro avait choisi la solution « pas de sang » le jour de la Baie des Cochons, où seraient les Cubains aujourd’hui ?

Facile à dire quand on n’y est pas.

Quand on croit qu’on y échappera toujours.

« On » ergotera moins le jour des comptes.

 

2. Broken chain 2.gif

 

Apocalypse : dévoilement

(Le dévoilement continue et ce n’est pas fini.)

 

Nous avons reçu ceci – émile d’un communiste à un autre – dont la caractéristique principale est la netteté. Une réaction parmi tant d’autres. On ne voit rien à y redire. Elle fait suite à un discours prononcé au Sénat par M. Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français, le 15 juillet 2015.

 

3. euro-guernica.png

 

Le vendredi 17 juillet 2015 0h50, Bernard Foutrier <foutrierbernard@yahoo.fr> a écrit :

 

Cher camarade,

Tu as beau signer ton email « Fraternellement », il va de soi que tu ne me répondras pas. Le tract que tu envoies sur la Grèce est meilleur que le discours de Pierre Laurent au Sénat, lequel discours est une honte. Votre ligne de défense de « L'Europe » comme horizon indépassable de l'émancipation des peuples d'Europe est la cause essentielle de l'échec de Tsipras, dont il est dérisoire de dire qu'il a  négocié « avec un pistolet sur la tempe », car ce n'est pas lui  mais le peuple grec qui par l'accord que Tsipras a signé est menacé de mort.

L'Europe, telle qu'elle se construit depuis 1949, a toujours eu pour but ce qui se passe aujourd'hui : imposer absolument la férule implacable de la  politique du Capital  aux peuples d'Europe, en empêchant pour ceux-ci toute possibilité de choisir librement leurs destins. Le combat du PCF sur le « terrain de l'Europe » est un combat immanquablement voué à l'échec, comme en  témoigne bien  ce qui se passe contre la Grèce.

Cette orientation pro-européenne du PCF signe son abandon définitif de la perspective du combat pour l'instauration du socialisme et, finalement, son ralliement à la social-démocratie, dont il n'est plus que l'aile gauche dérisoire.

Tsipras a été immanquablement battu dans un bras de fer perdu d’avance, et il a été battu de façon caricaturale pour être venu les mains vides dans son combat. Pourquoi n'a-t-il à aucun moment brandi la menace de l'annulation par la Grèce et son gouvernement de la fameuse « dette grecque » ? Pourquoi n'a-t-il pas proclamé que le peuple grec n'avait pas à rembourser une « dette » dont seule la spéculation financière capitalistique européenne est responsable ? Quand Pierre Laurent, Tsipras et autres se battent pour le réexamen et rééchelonnement de la « dette grecque », ils signent leur ralliement à la politique financière du capitalisme européen, dont ils demandent aux peuples d'Europe de devenir co-responsables et, en bonne démocratie social-démocrate, « co-gestionnaires ». Comment Mélenchon peut-il reprocher à Hollande d'être intervenu trop tardivement dans l'envoi de hauts fonctionnaires français en Grèce, alors même que cet envoi est un piétinement grossier de l'indépendance grecque en même temps qu'une aide inestimable à la position allemande ?

D'ailleurs, ici, quant à l'Allemagne, comment imaginer une Europe qui ne soit pas allemande ? De 1949 à aujourd'hui, de Jean Monet et Robert Schumann à Hollande/Sarkozy, et mis à part divers aspects de la politique de De Gaulle, toute la politique française européenne s'est faite essentiellement au profit de l'Allemagne, tant au niveau politique qu'économique, qu'il s'agissait d'amarrer à « l'Europe occidentale » en l'installant en  première ligne de la lutte contre « le communisme », l'URSS et le « bloc soviétique ». C'était oublier que depuis, disons, 1872,  l'Allemagne n'est pas seulement la grande puissance militaire que le nazisme a radicalement discréditée, mais aussi, et sans aucun doute d'abord, la plus grande puissance économique européenne, de sorte que  depuis la fin des années soixante -1960- et surtout la chute de l'URSS en 1990, elle est tout « naturellement » hégémonique en  Europe et dans l'Union Européenne.

Comment le tract du PCF ose-t-il dire que la sortie de la Grèce de l'Europe représente une menace pour la paix en Europe, reprenant à son compte le thème cher à la droite et au PS (« L'Europe c'est la paix »), alors même que « L'Europe », Allemagne et France en  tête, ce fut la guerre en Yougoslavie et la destruction de celle-ci, ce fut l'éclatement de la Tchécoslovaquie, la satellisation honteuse des Pays Baltes, avec ce résultat que « La Carte  de l'Europe » ressemble aujourd'hui à s'y méprendre à la carte de l'Europe de 1942/43, c'est-à-dire à la carte de l'Europe de l'époque de la grande domination militaire de l'Europe par l'armée de l'Allemagne nazie ? Et ce qui se passe actuellement contre la Grèce est la continuation de cela. De même en Ukraine, où l'Europe ce n'est pas la paix mais la guerre contre la Russie et aux côtés des forces les plus réactionnaires et d'extrême droite fascisante et lourdement  pro-nazie et antisémite. Mais l'Europe c'est aussi la guerre au Moyen Orient et en Afrique, où elle soutient la politique d'intervention éhontée de la France... En faisant de « l'Europe », de « l’euro »,de «l’Union européenne », de « la Banque européenne » et de tutti quanti l'horizon indépassable de sa politique, le PCF signe, dans la suite de son abandon de la perspective du socialisme, son ralliement éhonté définitif à la politique social-démocrate de collaboration de classe avec la bourgeoisie et les logiques et forces sociales du capitalisme... Et c'est le fond de la capitulation de Tsipras à Athènes.

Bernard Foutrier, 17, rue Edouard Vaillant. Migennes

(Site: https://bernardfoutrier.wordpress.com/ ).

PRIÈRE A TOUS MES CORRESPONDANTS DE DIFFUSER ce texte auprès de leurs propres correspondants; merci. 

 

2. Broken chain 2.gif

 

C’est avec retard (notre faute !) qu’on étale sous vos yeux quelques-unes des cartes – biseautées – que le fatum et leurs dirigeants ont distribuées aux Grecs.

Attention : Il est question ici de deux « Robert » : l’un, Kagan, « petit mari » de Victoria Nuland, résident permanent à Bruxelles et célèbre auteur, avec William Kristol, du Project for a New American Century ; l’autre, Kaplan, pseudo-journaliste et vrai espion US, soldat de Tsahal et du Pentagone, qui a joué un rôle de mouche du coche dans les guerres d’Irak, de Yougoslavie et maintenant de Chine. Tous deux ardents néo-cons.

 

Et c’est parti pour un  putsch à Athènes ? Oui, si le petit mari de Nuland obtient ce qu’il veut.

John Helmer – Russia Insider – 9 juillet 2015

Les États-Unis ont une longue histoire d’immixtion dans la politique grecque. Et si vous demandez l’avis de Robert Kaplan – le très influent idéologue néo-con – le moment est venu d’une nouvelle intervention.

 

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La recette est simple : Flinguer Tsipras pour sauver la Grèce de la Russie.

 

Un putsch à Athènes, pour sauver l’allié grec de l’ennemi russe, est en préparation conjointe aux USA et en Allemagne, avec l’actif soutien des non-contribuables de Grèce, des oligarques grecs, des armateurs anglo-grecs et de l’Église grecque. Au plus haut et au plus bas niveau du gouvernement grec, et de Thessalonique à Milvorni, tous les Grecs comprennent ce qui est en train de se passer. Hier, ils ont voté à une écrasante majorité pour résister. Mais d’après une importante personnalité politique d’Athènes, sur la brèche depuis plus de 40 ans, ce qui se déroule devant nos yeux est un lent processus de changement de régime (« regime change »).

Jusqu’à dimanche après-midi, le vote a été donné comme très serré. Les OUI et les NON paraissaient s’équilibrer et la marge qui les séparait avait la minceur d’une lame de rasoir. Le London Times de Rupert Murdoch affirmait : « Les forces de sécurité grecques ont arrêté un plan secret qui consiste à déployer l’armée en même temps que les forces de police anti-émeutes pour contenir toute éventuelle agitation publique après le référendum d’aujourd’hui sur l’avenir du pays en Europe. Son nom de code est Némésis. Il prévoit de faire patrouiller les troupes dans toutes les grandes villes en cas de désordres prolongés1. Ce plan a pris forme lorsque les sondages ont montré les “oui” et les “non” au coude à coude. » Les militaires grecs ne parlent pas à la presse Murdoch. Ce sont les agents secrets US et anglais qui le font.

« Le OUI et le NON ont été au coude à coude jusqu’à 3 heures de l’après-midi », dit mon vétéran politique d’Athènes, « et alors, les jeunes ont commencé à voter. »

Le résultat – les 61% de NON et les 39% de OUI, avec son écart de 22% que le New York Times qualifie de « choquant » et de «victoire qui ne règle rien » - peut-il avoir raison de l’Opération Némésis ? L’Axe new look – américano-allemand – attaquera-t-il la Grèce comme l’Allemagne a attaqué le premier OXI du 28 octobre 1940 qui venait de vaincre l’invasion italienne ?

Le Kremlin aussi comprend. En effet, quand Victoria Nuland du Département d’État (née Nudelman, à droite sur la première image2), s’est rendue à Athènes pour y lancer un ultimatum contre l’abandon des « sanctions » anti-russes et que les think tanks anglo-américains lui ont emboîté le pas en avertissant que la Flotte russe était en route vers le Pirée, l’enjeu est devenu limpide. La ligne de l’Opération Némésis, c'est qu’il faut sauver la Grèce, non d’elle-même ni de ses créanciers, mais de « l’ennemi » à Moscou. La ligne adoptée alors par les Russes a été de ne rien faire qui puisse accréditer cette propagande, d’attendre et de voir venir.

En sa qualité de Chef du Bureau aux Affaires européennes et eurasiennes du Département d’État, Nuland est la fonctionnaire chargée de faire la guerre en Europe. Ses états de service en Ukraine sont bien documentés. Voir ici. Sans que pratiquement personne y ait prêté attention, elle s’est rendue à Athènes le 17 avril, pour remettre deux ultimatums. Titre du communiqué de l’ambassade US d’Athènes à cette occasion : « Nous voulons voir la prospérité et la croissance en Grèce ».

 

5. Nuland Tsipras.jpg

 

Ce que Nuland (ci-dessus à gauche) fait ici avec ses mains était imprimé en petits caractères dans le communiqué. Elle a dit au Premier ministre Alexis Tsipras (à droite) de ne pas rompre les rangs d’avec ses alliés de l’OTAN contre la Russie. « À cause des vagues croissantes d’agressions en Ukraine orientale3 », lui a-t-elle dit, Washington est « très satisfait de la solidarité que nous avons entre l’UE et les USA, et de ce que la Grèce y joue un rôle en contribuant au consensus. »

Nuland a également enjoint à Tsipras de ne pas se déclarer en faillite sur ses dettes envers l’Allemagne, la Banque Centrale Européenne et le Fonds Monétaire International. Elle lui a également fait savoir qu’il fallait qu’il « arrive à un bon accord avec les institutions ». Le référendum que Tsipras a annoncé le 27 juin a pris Nuland par surprise. La Nemesis de l’Opération Némésis est la rétribution projetée pour punir cette manifestation d’hybris grecque.

Ayant tonné pendant un an sur l’« illégitimité » du referendum de mars 2014 en Crimée, dont le résultat a été un OUI massif à l’accession du pays à la Russie, le Département d’État a ignoré le referendum grec pendant 48 heures.

Le 29 juin, interrogé sur ce que le gouvernement US comptait faire si le résultat était « un vote Non », le porte-parole de Nuland, Mark Toner a répondu que les États-Unis l’ignoreraient. « Nous nous concentrons, franchement, sur le contraire, qui est de trouver le moyen par lequel la Grèce pourra continuer à faire des réformes, retourner à la croissance et rester dans l’Eurozone. »

La seule autre mention officielle par Washington du referendum grec est venue le 30 juin, quand une question a été posée au briefing quotidien du Département d’État : « que faites-vous, dans le cadre du FMI dont les USA sont le principal actionnaire, pour obtenir une attitude plus accommodante envers les Grecs ? ». Réponse officielle :

« Nous contrôlons soigneusement la situation. Nous continuons à croire qu’il est important que toutes les parties travaillent ensemble pour retourner à une voie qui permette à la Grèce de reprendre ses réformes et de revenir à la croissance à l’intérieur de l’Eurozone. Mais, encore une fois, nous contrôlons cela de très près. »

La dernière tentative concertée des USA de renverser un gouvernement grec élu fut celle dont le Premier ministre Andreas Papandreou fut la cible entre 1987 et 1989.

Contre son fils et successeur Georges Papandreou, cela ne fut pas nécessaire : Georges et sa mère Margarita Papandreou étaient déjà sous le contrôle de Washington. Mais, contre Andreas, il avait fallu recourir à de sérieuses mesures de coercition.

Les mesures militaires du type de celles qui avaient pesé sur la Grèce entre 1967 et 1974 s’étaient avérées impopulaires, nationalement et internationalement. Elles s'étaient avérées extrêmement coûteuses ; elles avaient aussi discrédité les forces US et celles de l’OTAN, trop visibles derrière la junte d’Athènes.

L’Administration Reagan avait donc décidé que Papandreou devait être renversé par son propre peuple, si possible au moyen d’une élection. La stratégie avait été de « donner à Papandreou assez de corde pour se pendre », selon les mots de Robert Keeley, l’ambassadeur US à Athènes de l’époque.

Cela avait aussi été une espèce d’Opération Némésis – le plan étant que l’hybris de Papandreou serait châtiée devant l’électorat grec, d’abord par une épreuve de force avec la Turquie en mer Égée, puis par une accusation de corruption du Premier ministre, portée par un banquier grec propriétaire d’une équipe de football.

 

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Papandreou avec Turgut Ozal, Premier ministre turc, en mars 1987, avant la victoire grecque et la chute d’Ozal.

 

On sait que les deux plans furent neutralisés par des actions-surprises grecques que les officiels US n’avaient pas vues venir ; que les Turcs durent se retirer devant une manifestation de force combinée gréco-bulgare et que le Premier ministre turc dut être hospitalisé d’urgence dans une clinique cardiologique de Houston, Texas ; enfin, que Georges Koskotas, l’accusateur de Papandreou, fut arrêté à Boston et renvoyé dans une prison grecque. À hybris, hybris et demie pourrait-on dire. Pour plus de détails, lisez ceci

Dimanche dernier, si les voix grecques s’étaient également divisées de part et d’autre de la vieille frontière de guerre civile, droite contre gauche et bleu contre rouge, les forces de sécurité auraient été mobilisées pour affronter les manifestants sur la place Maidan, pardon, Syntagma, et des snipers, du toit de l’Hôtel de Grande Bretagne, auraient donné le coup d’envoi de l’Opération Némésis. Pour préparer les cœurs et les têtes à tout cela, cependant, on peut dire que l’armée des think tanks s’est plantée à peu près totalement, tirant des cartouches à blanc dans toutes les directions sauf en Grèce.

À Londres le Legatum Institute, financé par les USA, a dédaigné les résultats des sondages et les débats radio-télévisés, et préféré s’attaquer au Venezuela, à la Chine, à la Syrie et à la Russie, en les accusant d’utiliser des « phénomènes jadis associés à la démocratie – tels que les élections, Internet, la presse, le marché – pour saper les libertés ». Legatum a laissé Anne Applebaum seule annoncer que le gouvernement grec peut être renversé « parce qu’il a été élu sur des prémisses complètement fausses ».

Le Royal Institute of International Affairs (Chatham House), lanceur d’éclairs et de tonnerre dans la guerre contre les medias russes du mois dernier, a ronronné sur les démocraties tunisienne et nigériane ; cette semaine, il prépare un débat sur « les progrès accomplis par Kiev pour augmenter la transparence et réformer les institutions gouvernementales-clés », mais n’a pas eu un mot pour la démocratie grecque et son referendum.

À Washington, l’International Republican Institute (IRI) – qui se prévaut d’« aider la démocratie à devenir plus efficace là où elle est en danger » - publie depuis des mois des « sondages sur la démocratie » financés par le Département d’État, mais…  en Côte d’Ivoire et au Zimbabwe, pas en Grèce. En même temps, le National Democratic Institute (NDI) s’est fortement préoccupé des ses propres projets démocratiques en Géorgie, en Irak et au Kosovo.

Le Pew Research Center, à Washington, a essayé de prévoir les résultats du referendum grec en enquêtant sur 2,5 millions de messages Twitter en Grèce, et en publiant les résultats obtenus le 3 juillet. En grec, les messages étaient de 40 à 33% en faveur du OUI. En anglais, ils allaient de 32 à 7% en faveur du OUI. En fin de compte, les résultats des sondages dans les médias sociaux semblent avoir été proches du n’importe quoi. Et si Pew ne les a pas inventés, les très nombreux tweets « neutres » se sont transformés en votes NON du jour au lendemain.

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La Brookings Institution et le Peterson Institute – tous deux fondés par l’oligarque ukrainien Viktor Pinchuk pour battre le tambour de guerre anti-russe en Ukraine - ne se sont pas risqués à prédire le résultat du referendum grec, ils se sont contentés de condamner le gouvernement grec pour l’avoir permis.

Le 1er juillet, Carlo Bastasin, journaliste italien aux gages de Brookings, a prétendu avoir des témoins oculaires d’un « comportement peu scrupuleux » des dirigeants grecs, témoins selon qui les plans du gouvernement grec seraient « plus récessifs » et « basés sur davantage d’austérité » que les plans européens. Les sources du reporter, malheureusement, n’ont pas de noms.


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Andreas Dracopoulos et l'Archevêque Demetrios

 

Au sein du comité directeur du Peterson Institute, la stratégie grecque est dirigée par Andreas Dracopoulos. Membre de la famille de l’armateur grec Stavros Niarchos, c’est lui qui a la charge de distribuer l’argent de la Fondation Niarchos. Quand on lui a demandé ce que la fortune de Niarchos faisait pour alléger la crise grecque, il a parlé de bons d’alimentation pour les pauvres et de lits pour les sans abri. Il  n’a pas évoqué l'éventualité de payer des impôts.

Dracopoulos a été fait Grand Commandeur de l’Ordre du Phénix par un précédent gouvernement grec, pour récompenser la philanthropie de la Fondation Niarchos. Sur la photo ci-dessus, on voit Dracopoulos avec l’archevêque Demetrios, primat du Diocèse américain de l’Église grecque, ennemi traditionnel des gouvernements d’Athènes, que le Diocèse estime être de gauche ou pire.

La communauté gréco-américaine a évité toute prise de position sur le referendum. En revanche, le 1er juillet, l’American Hellenic Educational Progressive Association (AHEPA), comme se nomme ce lobby, a fait savoir que : « Nous en appelons à l’Administration Obama pour qu’elle s’engage à faire en sorte que les parties se mettent d’accord sur une solution convenable ». Si les Américano-Grecs, Dracopoulos et l’Église grecque US entendent par là l’Opération Némésis, ils n’ont certainement pas voté NON le 5 juillet.

Ajoutons qu’avant le vote, l’AHEPA s’est fendue d’une seconde déclaration : « Indépendamment du résultat du referendum qui doit se tenir en Grèce le 5 juillet 2015, ce qui est crucial pour la communauté gréco-américaine, c’est que les relations entre les USA et la Grèce restent fortes et assurées, et que l’importance géostratégique de la Grèce et ses contributions aux intérêts sécuritaires des États-Unis et de l’OTAN soient estimées et appréciées à leur juste valeur. »

De sources politiques athéniennes dignes de foi, on a su que, sitôt entrés en fonction en janvier dernier, Tsipras et ses collègues de Syriza ont discrètement pris des précautions contre un putsch éventuel des forces de sécurité. « La direction [de l’armée et des services de renseignements] a été changée » m’a confié mon interlocuteur, « mais pas radicalement. Le ministre de la Défense [Panos Kammenos] est de droite ; il n’y a donc pas de « radicaux » (de gauche, NdT) à la tête des forces armées. »

À Moscou, on a éprouvé pas mal de scepticisme dès le début, quant à la volonté ou à la capacité de Tsipras de résister aux pressions US et allemandes. Pour plus de détails, lire ceci. En avril et de nouveau en juin, Kammenos a éludé la question de savoir quelle coopération avec la Russie était envisagée par le côté grec. Toute discussion approfondie a été postposée jusqu’à ce que les deux gouvernements tiennent une conférence interministérielle vers la fin de ce mois.

 

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Rencontre des Ministres de la Défense grec et russe. Moscou, avril 2015.

 

Les analystes militaires russes s’attendent à ce que Chypre mette sur pied une coopération militaire accrue avec les forces de la Fédération, y compris celles de la Flotte russe, avec un soutien de la force aérienne à la marine. Ils ne s’attendent pas à ce que la Grèce propose, ni à ce que le Kremlin accepte, une semblable coopération de la part de la Grèce. Voir ici.

Donc, où Robert Kaplan (arrière-plan, 1ère image) a-t-il pris l’idée que les USA et l’UE devraient agir « pour empêcher les navires russes de s’emparer des ports grecs » ? Kaplan, du Center for a New American Security (CNAS)4  à Washington, a rapporté aux lecteurs du Wall Street Journal, le 30 juin dernier, que le complot du Kremlin consistait à utiliser Syriza comme appeau pour entraîner la Grèce en dehors de l’Union Européenne et démanteler les positions de l’alliance US-UE-OTAN le long des rives de la Méditerranée et dans les Balkans.

La Russie, d’après Kaplan « peut (sic) tenter d’envenimer les divisions internes de Syriza, afin que que le parti gouvernemental grec ne soit pas en état de faire les difficiles concessions nécessaires au maintien du pays dans la zone euro». Combiné « avec le démembrement et l’affaiblissement de l’Ukraine, [le vote NON de la Grèce] affaiblira sérieusement la position géopolitique de l’Europe vis-à-vis de la Russie ».

Le think tank de Kaplan à Washington ne cache pas que son financement provient de fournisseurs bien connus d’équipements militaires, de compagnies pétrolières US, des gouvernements du Japon, de Taïwan et de Singapour, de l’OTAN, de l’Armée US, de la Navy, du Corps des Marines et de l’US Air Force, ainsi, bien sûr, que de l’Open Society Foundation de George Soros.

La directrice en chef du CNAS est Michele Fournoy, une des fondatrices du think tank, qui lui sert de plate-forme pour concourir au poste de Secrétaire d’État à la Défense, si Hillary Clinton gagne l’élection présidentielle de l’an prochain. Fournoy est une des rédactrices d’un plan récent visant à augmenter considérablement la fourniture d’armes et l’envoi de troupes en Ukraine et le long de la frontière entre la Russie et les pays baltes. Voir le plan intitulé : « Ce que les États-Unis et l’OTAN doivent faire ». Pour en savoir plus sur Fournoy, lisez ceci.

Jusqu’au rapport de Kaplan de la semaine dernière, la seule mention de la Grèce par le CNAS a été un rapport de janvier dernier, expliquant « Pourquoi Poutine est le grand gagnant des élections grecques ». L’expert qui l’a pondu pour le think tank est un ex-fonctionnaire du Département des Finances, qui a appris l’arabe et n’a aucune expérience de l’Europe ni de la Grèce. Kaplan, soldat israélien employé par le Pentagone et conférencier pour les agences d’espionnage US, explique que son expertise sur la Grèce vient de ce qu’il a « vécu à Athènes pendant cette décennie [1980] ». S’il n’y était pas en vacances prolongées, il veut dire par là qu’il y faisait de l’espionnage.

Pour mener une guerre en Grèce aujourd’hui, tout ce qu’il y a besoin de savoir, c’est de qui la Grèce doit être sauvée. Que les Grecs aient voté plus démonstrativement encore que les Ukrainiens contre l’auto-sacrifice, n’a aux yeux des « experts » rien à voir avec la démocratie. C’est de l’hybris. Et voilà le pourquoi de l’Opération Némésis. Claro!

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1          Désordres qu’il est assez facile de provoquer, comme l’a montré l’EuroMaidan.

2          Jeu de mots sur Noodleman = fabricant de nouilles.

3          Elle veut dire à cause de la résistance au nazisme (NdT)

4         Ne pas confondre avec le PNAC (Project for a New American Century) de l’autre Robert.

Source : http://russia-insider.com/en/politics/nudelmans-new-war-n...

Source d’origine : http://johnhelmer.net/?p=13712

10. Dances with Bears.jpeg

Né en Australie en 1946, John Helmer « Danse avec les ours » est le premier fonctionnaire US (Administration Carter) à s’être installé de façon permanente et indépendante à Moscou (en 1989) et un journaliste free-lance, correspondant notamment de plusieurs journaux australiens et africains. Sa tête a été (est toujours) mise à prix par l’oligarque Mikhail Prokhorov, que ses enquêtes empêchent de dormir en paix sur quelques milliards mal acquis.

Un  grand-père danois, grognard dans la Grande Armée, a plaqué le Corse après la Bérézina.

Une épouse russe : Tatiana.

 

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

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Mercredi 15 juillet, 17h44’

Les Grecs réagissent au vote parlementaire sur l’accord de la zone Euro

Vidéo en temps réel : 2h30’

 

 

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Tout au long de l’histoire, les dettes et la guerre ont été de constants partenaires

Giles Fraser – ICH – The Guardian – 8 juillet 2015

Comme le montrent les dépenses grecques en armements, ce ne sont pas les retraites ni les prestations sociales qui grèvent les économies, c’est le complexe militaro-industriel.

 

11. Frégates et torpilleurs grecs.jpg

Frégates et torpilleurs grecs manoeuvrant en 2005. « Dans les années qui ont suivi leur entrée dans l’UE, les Grecs sont devenus le 4e plus important acheteur mondial d’armement conventionnel. »

 

Quelque part dans une cellule de prison grecque, l’ex-ministre de la Défense, Akis Tsochatzopoulos regarde se dérouler la crise financière. Je me demande à quel point il s’en sent responsable. En 2013, Akis, comme on l’appelle communément, a plongé pour 20 ans, succombant aux vagues répétées de scandales financiers auxquels son nom était depuis longtemps associé. Car, en plus de ses dépenses somptuaires, de ses maisons et de ses déclarations d’impôts fallacieuses, il y avait eu les pots de vin, et ce sont les 8 millions d’€ de dessous de table qu’on l’accusait d’avoir reçus du marchand d’armes allemand Ferrostaal – pour l’achat au nom du gouvernement grec de sous-marins de type 214 – qui ont fini par l’envoyer en prison.

L’idée court que les Grecs se sont mis dans la situation catastrophique où ils sont parce qu’ils sont beaucoup trop payés pour en faire trop peu. C’est possible. Mais ce n’est pas tout. Car les Grecs se sont surtout endettés pour la plus vieille raison du monde, on peut dire pour la raison même qui a provoqué le premier de tous les endettements de la terre : lever et entretenir une armée.

Le besoin d’argent rapide qu’a un état désireux de lever une armée est à l’origine des prêts à échelle industrielle, et ce, malgré l’opposition historique de l’Église à la pratique de l’usure. De fait, on pourrait même aller jusqu’à dire qu’en Occident, les dettes publiques de grande envergure ont commencé pour financer des opérations militaires au moyen Orient : les Croisades. Et tout comme sauver Jérusalem des Turcs a été la justification des dépenses militaires massives du Moyen Âge, la peur des Turcs a été la raison donnée  pour justifier les dépenses militaires massives récentes de la Grèce. Outre les sous-marins allemands, les Grecs ont acheté des Frégates françaises, des F16 US et des tanks allemands Leopard 2. Rien que dans les années 80, ils ont dépensé une moyenne de 6,2% de leur PIB en équipement militaire, alors que la moyenne des achats européens est de 2,9%. Dans les années qui ont suivi leur entrée dans l’UE, les Grecs sont devenus le 4e plus important acheteur mondial d’armement conventionnel.

Récapitulons : des compagnies allemandes corrompues ont payé des pots de vin à des politiciens grecs corrompus pour qu’ils achètent des armes allemandes. Et maintenant, une chancelière allemande exige que des mesures d’austérité inhumaines soient appliquées au peuple grec pour rembourser les emprunts faits par la Grèce à des banques allemandes à des taux d’intérêt usuraires pour payer les armes qu’elle leur avait achetées. Cette explication est-elle injuste ? Un peu. L’Allemagne n’a pas été seule en cause. Et beaucoup d’autres facteurs sont intervenus dans l’escalade de la dette grecque. Mais la différence d’après guerre entre les Allemands et les Grecs n’a rien à voir avec le stéréotype éculé des premiers qui travaillent dur et des seconds qui ne fichent rien, mais avec le fait qu’entre autres choses il n’a pas été permis à l’Allemagne de s’armer, donc de dépenser pour acheter des armes. L’Allemagne a retiré, de cette circonstance, un énorme bénéfice.

L’endettement et les guerres sont depuis toujours des partenaires permanents. « La crise financière mondiale est due, au moins partiellement, à la guerre » a écrit le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, qui a calculé que le coût des interventions US en Aghanistan et en Irak, avant le crash financier, ont été de 3 trillions1 de $ US. Chez nous, c’est seulement cette année-ci, en mars, que les contribuables britanniques ont fini de payer l’argent emprunté pour financer la Première guerre mondiale. « C’est un moment dont la Grande Bretagne peut être fière » a dit George Osborne en versant la dernière tranche de 1,9 milliards de £. Ah, bon ?

La phrase « complexe militaro-industriel » est un de ces clichés chers aux radicaux de gauche des années 70, mais c’est pourtant Dwight D. Eisenhower, rien de moins qu’un général à cinq étoiles, qui a mis ses compatriotes en garde  contre son pouvoir rampant :

« Cette conjonction d'une immense institution militaire et d'une grande industrie de l'armement est nouvelle dans l'expérience américaine. Son influence totale, économique, politique, spirituelle même, est ressentie dans chaque ville, dans chaque Parlement d'État, dans chaque bureau du Gouvernement fédéral. Nous reconnaissons le besoin impératif de ce développement. Mais nous ne devons pas manquer de comprendre ses graves implications. Notre labeur, nos ressources, nos gagne-pain… tous sont impliqués ; ainsi en va-t-il de la structure même de notre société. »2

Ike avait raison.

Cette semaine, Church House, Quartier Général de l’Église d’Angleterre, a accueilli une conférence patronnée par les marchands d’armes Lockheed Martin et MBDA Missile Systems. Nous prêchons que les épées doivent être forgées en socs de charrues et, en même temps, nous normalisons une industrie qui fait exactement l’inverse. L’archevêque de Canterbury a été pas mal ferme sur Wonga et sur la nécessité de mettre les requins légaux de l’usure au chômage. Il faudrait maintenant que l’Église relève ses ambitions d’un cran. Parce que les dettes qui paralysent des pays entiers viennent principalement de leurs dépenses de guerre, pas du versement de retraites. Et c’est quelque chose qu’on ne dit pas assez souvent.

________________________  

1          Un trillion = mille milliards

2         Voir le discours complet ici.

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Giles Fraser est prêtre de l’Église d’Angleterre et journaliste. Il a la charge de la paroisse de St. Mary Newington (près de l’Elephant & Castle) à Londres, et il tient une chronique hebdomadaire dans le Guardian. Il apparaît aussi, fréquemmen, à la BBC.

 

 

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article42328.htm

 

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

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La peur des Turcs a bon dos.

Les Grecs se sont-ils endettés jusqu’à devenir le 4e acheteur d’armes du monde de leur propre chef ? Par esprit belliqueux ou par frousse des Ottomans ?

Évidemment non. Ils ont acheté pour des milliards d’armes dont ils n’avaient pas besoin, parce qu’on les y a forcÉs.

Comme on force à le faire TOUS les vassaux de l’Empire, y compris ceux – France, Allemagne, UK, Belgique – à qui on permet de se sucrer de quelques miettes en vendant aussi de leur production.

L’achat massif d’armes à la pègre militaro-industrielle des États-Unis est une des conditions sine qua non de l’admission dans l’Union Européenne.

 

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« Les États-Unis battent les tambours de guerre contre la Russie pour que l’Europe augmente ses dépenses d’armement »

Brian Becker interviewé par Russia Today10 juillet 2015

(Extrait)

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Le général Joseph Dunford, Commandant du Corps des Marines, nommé président du Joint Chiefs of Staff, Washington, 9 juillet 2015

 

Les dirigeants européens savent que les USA veulent qu’ils dépensent davantage d’argent en armements, et que ces armements devront être achetés aux États-Unis, dit Brian Becker,  d’Act Now to Stop the War and End Racism (A.N.S.W.E.R.). Mais l’Europe, qui a fait l’expérience de deux guerres mondiales, en connaît les dangers.

Plusieurs hauts fonctionnaires américains vont répétant que la Russie constitue la plus grandemenace possible pour la sécurité de leur pays. C’est Deborah James, Secrétaire de l’US Air Force qui a commencé, et maintenant, le général Joseph Dunford, lors de son audition par le Sénat, en vue de sa nomination comme Commandant en Chef des Armées s'y met à son tour. Dunford a qualifié les actions de la Russie de « rien moins qu’alarmantes ».

RT : Plusieurs hauts fonctionnaires américains disent que la Russie est la plus grande menace qui existe pour la sécurité des États-Unis. Pourquoi une telle rhétorique est-elle utilisée par des hauts fonctionnaires US ?

Brian Becker : Il nous faut bien comprendre cette rhétorique et cette façon de présenter les choses, d’abord par la Secrétaire de l’Air Force Deborah James, ensuite par le Major-Général Joseph Dunford sur le point de devenir Commandant en Chef des Forces Armées, selon qui la Russie est une menace existentielle, et la plus grande de toutes, pour l’Amérique.

Ils disent aussi, et c’est très intéressant, qu'à cause de cette menace, il est impératif que les 28 pays membres de l’OTAN intensifient leurs efforts et dépensent au moins 2% de leur PIB en équipements militaires pour l’OTAN, alors que, seuls, 4 de ces 28 membres le font. Ce que les chefs militaires US disent à l’OTAN, c’est : « Montez au créneau. Ceci est une menace existentielle. Il vous faut dépenser davantage de votre argent, et cet argent, vous devez le détourner de vos économies respectives en Europe. » Donc, l’ABC de la propagande de guerre contre la Russie « menace existentielle », c'est que cette menace existentielle est très bonne, très nécessaire même, pour les gros entrepreneurs militaires, qui représentent la partie la plus importante du complexe militaro-industriel US. Ceci est une partie de l’histoire.

RT : À quoi cela rime-t-il de traiter la Russie de « plus grande menace existentiuelle » et de l’amalgamer ainsi à l’État islamique, et à quoi tout cela va-t-il conduire ?

BB : Ils ne font pas qu’amalgamer la Russie à ISIS, ils disent : « La Russie est une menace plus grande, pour les États-Unis, pour l’Occident  et pour la paix mondiale qu’ISIS. ». Voyez-vous, à l’heure actuelle, le gouvernement US est en guerre, engagé dans une guerre interminable avec ISIS parce qu’ISIS est censé poser une menace existentielle. Mais si la menace existentielle posée par la Russie est encore plus grande que celle posée par ISIS, la cause est entendue, et je crois que c'est vrai, que l’Armée US est en train de préparer le public américain à une confrontation militaire avec la Russie, idée qui, pour tout le monde, relève de la démence.

Voyez-vous, il faut qu'ils fassent cela pour préparer le public américain à accepter ce conflit armé. Ce n'est pas pour rien que le Pentagone se livre à une escalade, qu'il exécute des manœuvres militaires de plus en plus massives et de plus en plus provocantes le long des frontières russes : il compte que la Russie fin ira par être obligée de réagir à ces menaces. C’est ainsi que les conflits se déclenchent : de petits conflits en plus grands conflits, jusqu’à d’éventuels conflits mondiaux.

RT : Les dirigeants européens ont jusqu’à présent renâclé à gonfler leurs dépenses militaires au bénéfice de l’OTAN. Ne ressentent-ils pas, eux aussi, les menaces qu’invoquent les États-Unis ?

BB : Les dirigeants européens savent pertinemment que ce sont des foutaises. Ils savent avec certitude que les USA battent les tambours de guerre pour les forcer à dépenser davantage de leur argent en armement, dont l’essentiel sera acheté aux États-Unis. Et ils savent aussi qu’il est facile aux politiciens américains – et les généraux, en Amérique, ne sont rien d’autre que des politiciens en uniforme – de se métamorphoser en  gros businessmen lorsqu’ils sont réinjectés dans la vie civile, et ils savent qu’ils jouent avec le feu. De même, il est très facile, pour des hauts fonctionnaires américains, de hausser le ton à l’égard de la Russie. Mais l’Europe, elle, connaît trop bien les dangers d’une vraie guerre, ceux de la Première et ceux de la Deuxième guerre mondiale, qui s’est terminée il y a eu 70 ans cette année. Elle ne prend pas à la légère le fait que le Pentagone joue avec le feu. Car, bien entendu, ce sont les populations européennes qui seront en première ligne, pas les américaines.

RT : Les officiers supérieurs US disent qu’ils savent que l’Europe doit faire face à de sévères défis économiques, mais que ses obligations envers l’OTAN sont prioritaires. Toute cette histoire de menaces a-t-elle pour but de faire cracher des fonds au bassinet de l’OTAN ?

BB : Oui, c’est ce que je voulais dire. Je crois qu’une grande partie de tout ce ramdam a pour but de maintenir la cohésion dans l’alliance. Ils savent que l’Allemagne et la France, et d’autres puissances européennes majeures pourraient commencer à entretenir de très bonnes relations – économiques, politiques et même, éventuellement, militaires – avec la Russie. Ils sont en train d’essayer de maintenir la discipline au sein de l’alliance, et ils sont aussi en train de s’assurer que tous ces pays paient leur dû à l’effort de guerre, à l’effort de guerre de l’OTAN, pour le plus grand bénéficie du lobby militaire US.

Lire la suite en anglais…

Source : http://www.rt.com/op-edge/272863-russia-threat-us-james-d...

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Brian Becker est un des fondateurs et le coordonnateur de la Coalition A.N.S.W.E.R (Act Now to Stop War and End Racism) qui regroupe de nombreuses organisations US opposées à la guerre. Il est aussi le chef du « Parti pour le Socialisme et la Libération ».

 

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

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Voir aussi (c’était au mois de mai) :

 

Guerre hybride : propagande anti-russe de l'OTAN, « win-win » pour tous les marchands d'armes de la planète.

 

La guerre hybride de l'OTAN, c'est à dire la propagande anti-russe conçue et mise en oeuvre par le Stratcom de Riga, en Lettonie, se révèle extrêmement efficace pour les marchands d'armes américains et européens et pèse sur les finances des pays baltes et de la Pologne qui sont déjà hyper endettés.

Lire la suite…

Source : http://cacaou3.blogspot.be/2015/05/guerre-hybride-propaga...

 

2. Broken chain 2.gif

 

Conclusion :

HORS DE L’OTAN

Vite !

 

16. OTAN ITALIE.jpg

http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

 

17. OTAN France.jpg

http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

 

 

2. Broken chain 2.gif

 

En prime.

À ne rater sous aucun prétexte.

Il fait chaud ? Justement. La canicule favorise très modérément les activités physiques.

Celles du cerveau en revanche...

 

Qui gouverne la France et l’Europe ?

François Asselineau – 27 avril 2012

Version intégrale - 4h15’27’’

 

 

2. Broken chain 2.gif

 

À suivre.

Mis en ligne le 18 juillet 2015.

 

 

 

 

 

 

19:47 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/07/2015

LA NUIT - 1ère Partie

1. Requin géant contre navigateur solitaire.JPG

« Il faut mourir puisque les gredins triomphent »

Maximilien Robespierre, 9 Thermidor An II

 

La nuit

(1ère Partie)

(La suite en fin de semaine. On ne dira plus jamais ouiquende ni ouirien. S’il faut sombrer, sombrons au moins avec dignité.)

 

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 Après la Yougoslavie, la Grèce.

Après la Grèce, tous les autres. TOUS. Vous n’y échapperez pas. Aucune lâcheté ne vous sauvera.

 

2. Grève générale.jpg

Et, cela va sans dire, mais mieux encore en le disant :

 

AU FINISH !

 

Sinon, ce n’est pas la peine.

 

Ceux qui ne la feront pas n’auront pas mérité d’exister.

 

3. Broken chain 2.gif

 

Ceci ne concerne évidemment pas que la France, pas que les OS ou les caissières de supermarchés, pas que les syndiqués, mais TOUS… TOUS LES EUROPÉENS...

… les radios-télévisions « nationales » (arrêtez, ça fait mal quand on rit) ou privatisées, du dernier des grouillots aux présentateurs/trices du JT…

… la Comédie Française…

… l’Ordre des architectes…

... les pseudo-journalistes...

… les grands chirurgiens que rien n’autorise à opérer pendant une grève la pègre internationale « solvable »…

Vous l’avez tous faite, en 1968, la grève, pour les aider à chasser De Gaulle…

Si vous ne la faites pas aujourd’hui pour vous racheter, vous serez sans recours déshonorés.

Les barricades n’ont que deux faces : côté Communards ou côté Versaillais.

Choisissez.

 

 

 

 

Mis en ligne le 27 Messidor de l’AN 223

(« Que la France était belle au grand soleil de Messidor ! »)


 

 

 

 

10:19 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/07/2015

Derrière la dette grecque

1. Euro - ships 1.jpg

 

Derrière la dette grecque

par Thierry Meyssan

 

Le débat actuel sur la dette grecque a donné lieu à toutes sortes de menaces, d’abord contre le gouvernement Tsípras, puis contre les électeurs grecs. S’abstenant d’entrer dans une discussion sur la partie odieuse de cette dette, Thierry Meyssan observe la campagne internationale contre la sortie de la Grèce de la zone euro. Il met en lumière le projet historique de l’Union et de l’euro, tel que formulé en 1946 par Churchill et Truman, pour conclure que la Grèce est aujourd’hui piégée par l’environnement géopolitique international et non pas par sa situation économique.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 6 juillet 2015

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Deutsch  Español 

 

2. Retinger.jpg

Joseph Retinger, ex-fasciste polonais devenu agent britannique. Dans le cadre de ses fonctions au MI6, il fonda l’European League for Economic Cooperation dont il devint le secrétaire général. À ce titre, il est le père de l’euro. Par la suite, il anima le Mouvement européen et créa le Club de Bilderberg.

 

Le référendum grec a donné lieu à de vifs débats dans l’Union européenne qui illustrent l’ignorance générale sur les règles du jeu. Les participants se sont déchirés pour savoir si les Grecs étaient ou non responsables de leur dette tout en veillant à ne jamais accuser leurs créanciers d’usure. Mais ils l’ont fait en ignorant l’histoire de l’euro et les motifs de sa création.

 

L’euro : un projet anglo-saxon de la Guerre froide

Depuis le Traité de Rome, il y a soixante-quatre ans, les instances administratives successives du « projet européen » (CECA, CEE, UE) ont dépensé des sommes colossales et sans équivalent pour financer leur propagande dans les médias. Quotidiennement des centaines d’articles, d’émissions de radio et de télévision, sont payées par Bruxelles pour nous raconter une version mensongère de son histoire et nous faire croire que le « projet européen » actuel est celui des Européens de l’entre-deux-guerres.

Les archives sont pourtant désormais accessibles à tous. Elles montrent qu’en 1946, Winston Churchill et Harry Truman décidèrent de diviser le continent européen en deux : d’un côté, leurs vassaux, de l’autre l’URSS et les siens. Pour s’assurer qu’aucun État ne s’affranchirait de leur suzeraineté, ils décidèrent de manipuler les idéaux de leur époque.

Ce que l’on appelait alors le « projet européen » ne consistait pas à défendre de prétendues valeurs communes, mais à fusionner l’exploitation des matières premières et des industries de Défense de la France et de l’Allemagne de manière à être certain que ces pays ne pourraient plus se faire la guerre (théorie de Louis Loucheur et du comte Richard de Coudenhove-Kalergi [1]). Il ne s’agissait pas de nier de profondes différences idéologiques, mais de s’assurer qu’elles ne se confronteraient plus par la force.

Le MI6 britannique et la CIA états-unienne ont alors été chargés d’organiser le premier « Congrès de l’Europe », à La Haye en mai 1948, auquel participèrent 750 personnalités (dont François Mitterrand) de 16 pays. Il s’agissait, ni plus, ni moins, que de ressusciter le « projet d’Europe fédérale » (rédigé par Walter Hallstein — le futur président de la Commission européenne — pour le chancelier Adolf Hitler) en se basant sur la rhétorique de Coudenhove-Kalergi.

Plusieurs idées fausses doivent être corrigées à propos de ce Congrès.

- En premier lieu, il convient de le replacer dans son contexte. Les États-Unis et le Royaume-Uni venaient de déclarer la Guerre froide à l’URSS. Celle-ci répliqua en soutenant les communistes tchèques qui parvinrent légalement à s’emparer du pouvoir lors du « Coup de Prague » (« Février victorieux », selon l’historiographie soviétique). Washington et Londres organisèrent alors le Traité de Bruxelles qui préfigure la création de l’Otan. Tous les participants au Congrès de l’Europe étaient pro-Anglo-Saxons et anti-Soviétiques.

- Deuxièmement, lorsque Winston Churchill prononça son discours, il employa le terme « Européen » pour désigner les habitants du continent européen (pas ceux du Royaume-Uni qui, selon lui, ne sont pas des Européens) qui se disaient anti-communistes. Il n’était pas question, à l’époque pour Churchill, que Londres adhère à l’Union européenne, mais uniquement qu’il la supervise.

- Troisièmement, deux tendances se firent jour au sein du Congrès : les « unionistes » pour qui il s’agissait uniquement de mettre en commun des moyens pour résister à l’expansion du communisme, et les « fédéralistes » qui souhaitaient réaliser le projet nazi d’État fédéral placé sous l’autorité d’une administration non-élue.

3. Hallstein.jpg

Walter Hallstein, haut fonctionnaire allemand, rédigea le projet hitlérien d’Europe fédérale. Il s’agissait de détruire les États européens et de fédérer les populations par ethnies autour du Reich aryen. L’ensemble aurait été soumis à la dictature d’une bureaucratie non-élue, contrôlée par Berlin. À la Libération, il mit en œuvre son projet avec l’aide des Anglo-Saxons et devint, en 1958, le premier président de la Commission européenne.

 

Le Congrès précisa tout ce qui a été réalisé depuis sous les noms successifs de CECA, CEE et UE.

Le Congrès adopta le principe d’une monnaie commune. Mais le MI6 et la CIA avaient déjà fondé l’Independent League for European Cooperation (ILEC) [2] —devenue European League for Economic Cooperation (ELEC) —. Son objectif était, une fois les institutions de l’Union créées, de passer de la monnaie commune (la future European Currency Unit – ECU) à une monnaie unique (l’euro), de sorte que les pays adhérents à l’Union ne puissent plus la quitter [3].

C’est ce projet que François Mitterrand réalisa, en 1992. Au regard de l’Histoire et de la participation de François Mitterrand au Congrès de La Haye, en 1948, il est absurde de prétendre aujourd’hui que l’euro ait eu un autre but. C’est pourquoi, en toute logique, les Traités actuels ne prévoient pas la sortie de l’euro, contraignant la Grèce, si elle le souhaite, à sortir d’abord de l’Union pour pouvoir sortir de l’euro.

 

Le glissement du « projet européen » dans le système états-unien

L’Union a connu deux tournants principaux :

- À la fin des années 60, le Royaume-Uni refusa de participer à la guerre du Vietnam et retira ses troupes du Golfe persique et d’Asie. Les Britanniques cessèrent alors de se penser en 51ème État des États-Unis et d’invoquer leur « special relationship » avec Washington. Ils décidèrent donc d’adhérer à l’Union (1973).

- À la dissolution de l’URSS, les États-Unis restèrent seuls maîtres du jeu, le Royaume-Uni les assista, et les autres États leur obéirent. Par conséquent, l’Union n’a jamais délibéré de son élargissement à l’Est, mais uniquement validé une décision prise par Washington et annoncée par son secrétaire d’État James Baker. De même, elle a adopté aussi bien la stratégie militaire des États-Unis [4] que leur modèle économique et social caractérisé par de très fortes inégalités.

Le référendum grec a fait apparaître une ligne de partage entre d’un côté des élites européennes qui trouvent la vie de plus en plus facile et soutiennent sans réserve le « projet européen » et, d’autre part, des classes laborieuses qui souffrent de ce système et le rejettent ; un phénomène qui s’était déjà exprimé, mais uniquement à l’échelle nationale, lors de la ratification du Traité de Maastricht par le Danemark et la France, en 1992.

Dans un premier temps, les dirigeants européens ont mis en cause la validité démocratique du référendum. Le secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland (l’homme qui a été viré du jury Nobel pour corruption [5]) a déclaré

- que la durée de la campagne était trop courte (10 jours au lieu de 14) ;

 - qu’il ne pourrait pas être surveillé par des organisations internationales (trop longues à s’organiser),

 - et que la question posée n’était ni claire ni compréhensible (alors que la proposition de l’Union publiée au Journal officiel est bien plus courte et simple que les Traités européens qui furent soumis à référendum).

Cependant, la polémique a fait long feu après que le Conseil d’État grec, saisi par des particuliers de ces trois points, a validé la légalité de cette consultation.

La presse dominante a alors affirmé qu’en votant « non », l’économie grecque sauterait dans l’inconnu.

Pourtant, le fait d’appartenir à la zone euro n’est pas une garantie de performance économique. Si l’on se réfère à la liste du FMI du Produit intérieur brut (PIB) en Parité de pouvoir d’achat (PPA), un seul État membre de l’Union se trouve parmi les 10 premiers dans le monde : le paradis fiscal du Luxembourg. La France ne figure qu’en 25ème position sur 193.

La croissance de l’Union européenne était de 1,2 % en 2014, ce qui la classe au 173e rang mondial, c’est à dire un des plus mauvais résultats dans le monde (la moyenne mondiale est de 2,2 %).

4. Draghi.jpg

Mario Draghi, président de la Banque centrale européenne, est l’ancien vice-président Europe de la banque Goldman-Sachs. Il a masqué au Parlement européen son rôle dans les malversation opérées par la banque pour le compte du gouvernement grec, pourtant attesté par des documents de la banque.

 

Force est de constater qu’appartenir à l’Union et utiliser l’euro ne sont pas des garanties de succès. Mais si les élites européennes soutiennent ce « projet », c’est qu’il leur est profitable. En effet, en créant un marché unique, puis une monnaie unique, les Unionistes ont brouillé les cartes. Désormais, les différences ne sont plus entre les États membres, mais entre des classes sociales qui se sont uniformisées à l’échelle européenne. C’est pourquoi les plus riches défendent l’Union, tandis que les plus pauvres aspirent au retour des États membres.

 

Les contresens à propos de l’Union et de l’euro

Voici des années que le débat est faussé par le vocabulaire officiel : les Européens ne seraient pas les porteurs de la culture européenne, mais uniquement les membres de l’Union. Depuis la Guerre froide, on affirme ainsi que les Russes ne seraient pas Européens, et désormais qu’en sortant de l’Union, la Grèce quitterait la culture européenne dont elle est le berceau.

Or, « les chiens ne font pas des chats ». L’Union a été conçue par les Anglo-Saxons, avec d’anciens nazis, contre l’URSS. Elle soutient aujourd’hui le gouvernement ukrainien, nazis inclus, et a déclaré la guerre économique à la Russie en la parant du nom de « sanctions ».

Comme son nom ne l’indique pas, l’Union n’a pas été créée pour unir le continent européen, mais pour le diviser, en écartant définitivement la Russie. C’est ce que Charles De Gaulle avait dénoncé en plaidant, lui, pour une Europe « de Brest à Vladivostock ».

Les unionistes assurent que le « projet européen » a permis la paix en Europe depuis 65 ans. Mais parlent-ils de l’appartenance à l’Union ou de leur vassalité aux États-Unis ? En réalité, c’est celle-ci qui a garanti la paix entre les États ouest-européens, tout en maintenant leur rivalité hors de la zone Otan. Doit-on rappeler, par exemple, que les membres de l’Union européenne ont soutenu des camps différents en ex-Yougoslavie avant de s’unifier derrière l’Otan ? Et doit-on considérer que s’ils redevenaient souverains, les membres de l’Union recommenceraient nécessairement à se quereller ?

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Jean-Claude Juncker, s’est indigné du référendum grec qu’il a qualifié de « trahison ». M. Juncker a été contraint à la démission de ses fonctions de Premier ministre du Luxembourg, après que l’on eut établi son appartenance au réseau d’espionnage Gladio de l’Alliance atlantique. Un an plus tard, il devenait président de la Commission européenne.

 

Pour revenir au cas grec, les experts ont largement démontré que cette dette est imputable à des problèmes nationaux non-résolus depuis la fin de l’Empire ottoman tout autant qu’à une escroquerie de grandes banques privées et de dirigeants politiques. Au demeurant, cette dette est insolvable comme le sont également les dettes des principaux États développés [6]. Quoi qu’il en soit, Athènes pourrait facilement s’en sortir en refusant de payer la partie odieuse de sa dette [7], en quittant l’Union, et en faisant alliance avec la Russie qui est pour elle un partenaire historique et culturel bien plus sérieux que la bureaucratie bruxelloise. La volonté de Moscou et de Beijing d’investir en Grèce et d’y créer de nouvelles institutions internationales est un secret de polichinelle. Cependant, la situation de la Grèce est d’autant plus complexe qu’elle est également membre de l’Otan et que l’Alliance y avait organisé un coup d’État militaire, en 1967, pour l’empêcher de se rapprocher de l’URSS [8].

Thierry Meyssan

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[1] « Histoire secrète de l’Union européenne », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 28 juin 2004.

[2] La section française prend le nom de Ligue européenne de coopération économique (LECE). Elle est présidée par Edmond Giscard d’Estaing, père du futur président de la République et créateur de l’ECU.

[3] MI6 : Inside the Covert World of Her Majesty’s Secret Intelligence Service, Stephen Dorril, The Free Press, 2000.

[4] « Stratégie européenne de sécurité », Réseau Voltaire, 12 décembre 2003.

[5] « Thorbjørn Jagland destitué de ses fonctions de président du Nobel de la Paix », Réseau Voltaire, 5 mars 2015.

[6] « Selon la BRI, la dette des États développés est insolvable », Réseau Voltaire, 13 avril 2010.

[7] Cf. la théorie économique d’Alexander Sack.

[8] « La guerre secrète en Grèce », par Daniele Ganser ; « Grèce, le facteur Otan », par Manlio Dinucci, Traduction Marie-Ange Patrizio, Il Manifesto (Italie), Réseau Voltaire, 24 août 2013 et 7 avril 2015.

Thierry Meyssan

Source : http://www.voltairenet.org/article188044.html

 

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Et maintenant, quoi ?

Syriza envisage d’utiliser le Traité de Lisbonne contre la BCE

Réseau Voltaire | 6 juillet 2015 

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Español

6. Athènes.jpg

 

Alors que le Peuple grec a rejeté à 61,31 % le plan de la Troïka pour sauver son économie et que l’on annonce une possible coupure des liquidités par la Banque centrale européenne, une faction importante de Syriza examine la possibilité de recourir aux dispositions d’urgence du Traité de Lisbonne.

Demain, mardi 7 juillet, le négociateur grec devrait mettre en demeure ses collègues européens de respecter le Traité de Lisbonne qui interdit à la BCE de couper les liquidités. En cas de refus, le gouvernement grec pourrait déclarer l’état d’urgence, confisquerait la Banque centrale de Grèce et éditerait lui-même des euros (il dispose de plaques pour imprimer des billets de 20 euros). Simultanément, il se retournerait contre le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi pour ne pas avoir fourni à la Grèce les moyens de sa stabilité [1].

_________________________ 

[1] “SYRIZA Forces Demand “Requisitioning” of Greek Central Bank”, by Webster G. Tarpley, Voltaire Network, 6 July 2015.

 

Source : http://www.voltairenet.org/article188068.html

 

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La canicule chez les bêtes

(là, c’est en Russie)

 


 

 

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Mis en ligne le 6 juillet 2015

 

 

 

 

22:32 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/07/2015

Canicule ou pas canicule !

1. Costa Europa xxx.gif

Canicule ou pas canicule !

Point de répit pour les révolutions colorées, les « printemps arabes » et la guerre aux Grecs

(Il est vrai qu’à Washington et à Bruxelles ils ont la clim.)

 

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Erevan électrique

et leçons tactiques ès printemps colorés

Joaquin Florès - Fort Russ 27 juin 2015 

3. Manif Erevan juin 2015.jpg

Comment ils s’y prennent ?

Ne ratez pas ce cours magistral

ici traduit par Hervé pour Le Saker francrophone – 4 juillet 2015

 

Arménie : les révolutions de couleur. Autopsie et travaux pratiques

La protestation Erevan électrique nous fournit une excellente occasion de revoir certains des mécanismes de base sous-jacents et la psychologie de la tactique des Révolutions de couleur. Il est important de les partager publiquement, car il est en effet probable que cette tactique sera de plus en plus employée dans le monde comme un hybride de soft/hard power.

Un principe moral soutenu par Gene Sharp, l’un des principaux développeurs de la tactique, était que la violence n’est pas nécessaire pour la révolution. Ce qui est étrange, contradictoire, et même malhonnête ici, c’est que, avec ce principe, la violence est réduite à la seule violence physique des forces de sécurité de l’État contre les civils. Mais nous savons que la violence prend de nombreuses formes.

Lire la suite…

Skynet en berne ! Cliquer sur le lien ci-dessous

Source : http ://lesakerfrancophone.net/armenie-les-revolutio...

 

2. EU_Crisis.gif

 

Grèce

 

Tout le monde en papote. Il n’est durillon de comptoir qui n’y aille de son analyse avec ou sans faux-col. Mais combien connaissent l’histoire de ce pays rien qu’au XXe siècle (et encore, pas tout) ? Ne remontons pas non plus jusqu’à Lord Byron et Missolonghi. Pour ne pas bronzer idiots, pillons juste un peu les-crises.fr

 

La Grèce au XXe siècle : Grecs courageux

Fainéants, fraudeurs, inciviques, ingrats… Les Grecs ont tous les défauts du monde si l’on en croit certains commentaires de la presse européenne.

Il est une qualité toutefois qu’on ne saurait leur dénier, le courage. Et aussi la résilience, la capacité à surmonter les épreuves, notamment celles qu’ils ont subies au cours du XXe siècle du fait des Turcs, des Allemands ou encore des Britanniques.

De la « Grande Catastrophe » à l’agression italienne (1922-1940)

Pour la Grèce, le cycle ouvert par les guerres balkaniques en 1912 s’achève en 1922 par la « Grande Catastrophe » : l’arrivée dans ce petit pays pauvre (4,7 millions d’habitants) de 1,5 million de réfugiés, souvent démunis de tout, chassés « à chaud »de la République turque en gestation ou « échangés » en vertu du traité de Lausanne (24 juillet 1923).

 

4. smyrne.jpg

La société grecque sort durablement déstabilisée de cette décennie de conflits. Le 4 août 1936, le général Ioánnis Metaxás instaure une dictature inspirée du fascisme italien, sous l’autorité du roi Georges II.

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Skynet en berne ! Cliquer sur le lien ci-dessous.

Source : http://www.les-crises.fr/la-grece-au-xxe-siecle-grecs-cou...

 

2. EU_Crisis.gif

 

On ne sait ce que sera le résultat du référendum de demain. On craint le pire. Car les forces versaillaises (faisons court) auront mis le paquet pour intimider une population soumise depuis des années à une forme particulièrement sadique de torture et au régime de la douche écossaise.

Indiquons à ceux que cela intéresse, quelques articles repris sur ce site très bien informé.

Document : l’intégralité des propositions grecques à la Commission Européenne

2 juillet 2015

Lire ici…

Skynet en berne ! Cliquer sur le lien ci-dessous

Source :  http ://www.les-crises.fr/document-lintegralite-des-...

 

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L’imposture Tsipras

Par JM Colombani

Oui, de l’im-Monde… il faut bien rire un peu.

5. Bonus.png

Non, ce n’est pas lui, c’est Martin Schultz (un compère)

 

Lire ici…

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Source : http ://www.les-crises.fr/limposture-tsipras-par-jm-...

 

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On en reparle chez Mermet (de Colombani – et de l’entarté car à quoi bon lésiner)

 

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Tous les regards sont rivés sur la Grèce. Là-bas se joue, non seulement le sort du peuple grec, mais aussi le nôtre, celui de tous les peuples d’Europe méprisés par des dirigeants qui rejettent les fondements de la démocratie, qui dans leur novlangue est devenue « populisme ». Nos gouvernants ont jeté à la poubelle les résultats des référendums quand ça ne leur plaisait pas, ils sont complices des mafias internationales qui pillent, dévastent, massacrent. Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles. Mais les Grecs résistent, malgré tout ce qui les écrase, ils reviennent aux racines de la démocratie athénienne. 

Depuis des mois, on entend tout et surtout n’importe quoi sur Syriza et son porte-parole « sans-cravate » Alexis Tsipras. Les chiens de garde lui aboient dessus. Leur obsession à mordre tout ce qui bouge est révélatrice. Leur rage est nourrie à la doctrine Rockeffeler : « Ne pas leur (nous) laisser penser que la révolte, ça peut marcher !». 

Nous venons de mettre en ligne (VOD) un documentaire inédit, Espoir sur le fil filmé de l’intérieur, au moment où se mettait en place la tactique de résistance. On attire particulièrement votre attention sur ce document exceptionnel qui éclaire l’actualité… Une bonne façon de vous faire une idée par vous-mêmes !

Film :

https ://vimeo.com/130339875 

 

 

Ecrit, réalisé et produit par : Alexandre Papanicolaou & Emilie Yannoukou

Produit par : Persona production (France)

Co-produit par : Elibo productions (Grèce)

 

Alexandre Papanicolaou & Emilie Yannoukou suivent au jour le jour le président de SYRIZA, Alexis Tsipras de sa seconde campagne décisive pour les élections de juin 2012, jusqu’à la fermeture de la radio-télévision publique grecque ERT en juin 2013. Le film met en lumière la personnalité d’Alexis Tsipras, détaillant ses opinions politiques et ses ambitions pour son pays. En parallèle, se déroulent différentes scènes à l’intérieur du parti. D’étage en étage, militants et membres haut placés du parti se battent pour la campagne et débattent des stratégies à adopter face à l’Europe.

De la personnalité politique en première ligne, Alexis Tsipras, jusqu’au bureau des affaires politiques du parti, les lignes politiques évoluent et se construisent. Au sein de toute cette tourmente politique, les citoyens cherchent en urgence des réponses et des alternatives aux politiques d’austérité qui les frappent de plein fouet.

La Grèce est en sursis, sa place en Europe ne tient qu’à un fil, 

tout comme l’espoir de ses citoyens

 

*

D’autres points de vue :

Un avertissement très malin de « Je-suis-tous-américain » : 

« Alexis Tsipras et son parti Syriza ont montré leur vrai visage : celui d’un groupe de rupture, antisystème, anticapitaliste, et pour finir anti-européen, dont le modèle, s’il existe, doit être recherché du côté du Venezuela de feu Hugo Chavez. Un national-populisme avec comme moteur en lieu et place de la dénonciation du diable américain, une intense propagande anti-allemande faisant de la seule Angela Merkel la responsable de tous les maux de la Grèce. » Jean-Marie Colombani (Slate, 29 juin 2015) 

Et une analyse toute en finesse du toujours très pertinent recordman mondial de l’entartage :

«  M. Tsipras a choisi de répondre en reprenant, là aussi, la rhétorique de l’extrême droite sur la prétendue «humiliation grecque». Au lieu de pointer les vrais responsables de la crise que sont, entre autres, les armateurs offshorisés ou le clergé orthodoxe défiscalisé, il a repris jusqu’à la nausée l’antienne nationale-populiste sur le méchant euro étranglant l’exemplaire démocratie (…) Et la Grèce ne mérite-t-elle pas mieux que ce démagogue pyromane s’alliant avec les néonazis d’Aube dorée pour faire avaler au Parlement son projet de plébiscite ? »  Bernard Henry-Levy (Le Point, 30 juin 2015). 

 

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Last mais pas least

La Grèce, reine du pétrole et du gaz ?

 

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Ça ne se sait pas assez, mais la Grèce est en passe de pouvoir exploiter des réserves colossales de pétrole et de gaz. Ce n’est pas Tsipras qui le dit ou Varoufakis si vous vous méfiez à force d’être manipulés pas les medias, ce sont des compagnies étrangères qui ont mené des études depuis plusieurs années.

Athènes a signé fin 2014 trois accords avec des sociétés helléniques et étrangères pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures dans l’ouest du pays, des investissements de 700 millions d’euros selon le ministère de l’Energie et de l’Environnement. Athènes espère 150 milliards d’euros de rentrées fiscales sur 30 ans. 300 millions de barils de pétrole. Ces accords signés à Athènes concernent la cession de terrains pour des explorations en mer Ionienne et dans la région d’Epire, a indiqué l’Agence de presse grecque.

Un premier accord entre la société hellénique Energean oil & gas et la canadienne Petra petroleum concerne la région d’Ioannina en Epire pour la production d’environ 100 millions de barils. Un autre accord, entre Energean et la Britannique Trajan Oil, concerne la région de Katakolo dans le Péloponnèse, pour 5 millions de barils environ. On voit que ces nouvelles ne sont pas du pipeau. L’exploration maritime qu’effectueront pour leur part Hellenic Petroleum, l’italienne Edison et l’irlandaise Petroceltic dans le golfe de Patras pourrait enfin permettre de mettre à jour 200 millions de barils.

La Grèce est la Norvège de demain. Des prospections préliminaires ont déjà permis de localiser des gisements d’hydrocarbures à Kavala et Epanomi (nord-est), et aussi à Katakolo, en Mer ionienne et dans une zone maritime au sud de la Crète.

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Source : http://www.oulala.info/2015/07/la-grece-reine-du-petrole-...

 

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Vous souvenez-vous de Mme Inge Rauscher, traductrice à la retraite, et des 100.000 signatures qu’elle voulait obtenir ? (Sinon, voyez notre post précédent).

Eh bien, ELLE L’A FAIT ! Et ce n’est pas 100.000 qu’elle en a récolté, c’est 280.000 !

 

L’Autriche en route pour un referendum sur la sortie de l’UE

Cercle des Volontaires3 juillet 2015
 

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Passée totalement inaperçue dans la presse de grande diffusion, une pétition pour demander un referendum sur la sortie de l’Union Européenne vient de recueillir plus de 260 000 signatures en Autriche, soit bien plus que les 100 000 signatures requises pour lancer l’examen de la pétition au parlement. C’est donc plus de 3% de la population qui a signé cet appel en seulement quelques jours, entre le 24 juin et le 1er juillet. En France cela correspondrait à plus de 2 000 000 de signatures !

 

8. inge rauscher.jpg

 

Le Cercle des Volontaires a pu s’entretenir avec Inge Rauscher, responsable du mouvement « EU- Austritts Volksbegehren » que l’on pourrait traduire par « Initiative populaire pour la sortie de l’UE » qui a porté cette pétition.

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Skynet en berne ! Cliquer sur le lien ci-dessous

Source : http ://www.cercledesvolontaires.fr/2015/07/03/lautriche-en-route-pour-un-referendum-sur-la-sortie-de-lue/

 

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Mais ne soyons pas europeocentristes :

 

État islamique :

Créé à Langley, USA, par la CIA, soutenu par Tel Aviv et Riyad

Wayne Madsen – Strategic Culture Foundation26 juin 2015

 

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Il devient de plus en plus apparent que État islamique pour l’Irak et le Levant (ISIL, en français EI), ou Daesh, comme il est nommé en arabe, ou ISIS – État islamique d’Irak et du Levant –, que les partisans d’Israël préfèrent à cause de la similitude peu rassurante entre Israël et ISIL, fait partie d’une nouvelle opération de la Central Intelligence Agency dans le but de créer artificiellement une stratégie de la tension pour les masses eurasiennes et africaines.

Un autre exemple de la nature non islamique d’EI en témoigne dans l’ancienne ville syrienne de Palmyre : l’explosion de la tombe de Mohammad Bin Ali, un descendant du cousin du Prophète Mohammed, l’imam Ali, par les brigands et les mercenaires d’EI. Le véritable but d’EI est d’éradiquer l’histoire arabe et pré-arabe du Moyen-Orient, avec une exception de taille. Il n’y a eu pratiquement aucun rapport concernant la destruction d’importantes antiquités sacrées pour les sionistes, ni en Syrie ni en Irak. Les cibles principales pour les équipes de démolition d’EI étaient sumériennes, acadiennes, babyloniennes, romaines, assyriennes, perses, alaouites, druzes, turkmènes, yazidis, parthes, chrétiennes, chiites et soufis (l’autre tombe importante détruite à Palmyre était celle de Nizar Abu Bahaa Eddine, un savant soufi qui vivait il y a 500 ans). EI a détruit le tombeau de Yunus (Jonas) dans la mosquée qui porte son nom en Irak, non parce qu’elle rendait hommage au patriarche juif Jonas, mais parce que c’était une mosquée.

 

Lire la suite…

Skynet en berne ! Cliquer sur le lien ci-dessous

Source : http ://lesakerfrancophone.net/etat-islamique-cree-a...

Source d’origine : http ://www.strategic-culture.org/news/2015/06/26/is...

 

10. Wayne Madsen.jpg

Wayne Madsen est un contractant de la National Security Agency (NSA), devenu journaliste spécialisé sur le renseignement électronique, puis sur le renseignement en général. Il a notamment été chef de rubrique de la revue française Intelligence Online jusqu’à son rachat par Le Monde. Il publie le Wayne Madsen Report et intervient régulièrement sur la chaîne satellitaire Russia Today.

Ses articles publiés sur Réseau Voltaire :

http ://www.voltairenet.org/auteur124955.html ?...

 

*

Album de famille de troupes bien entraînées

 

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12. Isis 2.jpg

13. Isis 3.jpeg

14. Isis.jpg

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Il y en a des douzaines et des douzaines…

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Euh…

17. combattante PKK.JPG

Femmes du PKK, classées « organisation terroriste » par le Pentagone.

 

Mais la plus drôle est encore celle-là :

18. Obama plans to send more US troops.jpg

Obama a l’intention d’envoyer davantage de troupes US pour combattre l’État islamique.

 

Pourquoi diantre ne les fait-il pas s’affronter en Virginie ? Il ferait des économies de transport et les Irakiens, les Kurdes, les Syriens et tant d’autres lui en sauraient un gré infini. Trop simple ? Pas assez démocratique ?

 

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Histoire belge

Questions à la gauche zombie

Jean Bricmont - Arrêt sur Info3 juillet 2015

 

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Le 17 mai 2015, Dieudonné devait jouer son spectacle La bête immonde à Bruxelles. Vu les pressions exercées sur les propriétaires de salles de spectacle, il avait tenté un subterfuge : faire passer son spectacle pour un défilé de mode. Mais celui-ci a néanmoins été interdit par le bourgmestre de Bruxelles, lequel s’est appuyé sur l’avis d’un organisme chargé des menaces « terroristes et extrémistes » pesant sur la Belgique et qui a évalué la menace représentée par ce spectacle comme étant de niveau 3 (sur une échelle allant jusqu’à 4).

20. Dieudonne BXL.jpg

Or, les spectacles de Dieudonné n’ont jamais donné lieu au moindre trouble à l’ordre public, pour ne pas parler de terrorisme. Même lorsqu’ils sont interdits, la foule des spectateurs s’est toujours dispersée dans le calme, et la même chose s’est passée à Bruxelles le 17 mai.

Lire la suite…

Skynet en berne ! Cliquer sur le lien ci-dessous

Source : http://arretsurinfo.ch/questions-a-la-gauche-zombie-par-j...

 

 

2. EU_Crisis.gif

 

 

 

Mis en ligne le 4 juillet 2015

 

 

 

 

 

21:33 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/06/2015

LA GUERRE D'IRAK ÉCONOMIQUE EN IMAGES

1. shark-sinking-ship.JPG

 

La guerre d’Irak économique en images

 

Il y avait longtemps qu’on savait ce qu’ils voulaient

 

2. Eurozone summit 2012.jpg

« C’est bien d’accord ? On tire tous ensemble pour expulser les Grecs. »

Sommet eurozone 2012 (vu par Steve Bell)

 

Et qu’ils s’étaient mis sans tarder à l’ouvrage

3. Greece Smashed by Evil EU - Latuff.gif

Dès 2010, Latuff l’avait bien vu…

 

4. Max Keiser.jpg

Max Keiser aussi l’avait vu dès 2010

 

16. papillon 1.gif

 

Et notre petit doigt nous a soufflé ce qu’« ils » ne nous disaient pas :

 

On ne leur a jamais dit « on veut votre peau » (on n’est pas des sauvages quand même.)

Ils n’y avait qu’à l’attendre…

 

5. La vie en Grèce.JPG

 

Certes, on a été obligés d’un peu insister…

 

6. Ceinture.PNG

« Il faut vous serrer la ceinture »

 

 

On leur a même fait des dessins.

7. Dead end track.gif

 

C’était de plus en plus agaçant : ils ne voulaient vraiment pas comprendre

 

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(Et Latuff qui en rajoutait ! Ils se mêlent de quoi ces Brésiliens ! Peuvent pas s’occuper de leurs BRICS et nous f…. la paix !)

 

Les points sur les i on leur a mis !

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« La balle est dans votre camp : austérité à mort ou faillite à mort, choisissez ! »

 

Leur « population souveraine » (où va-t-on !) n’était pas contente.

10. Latuff 2015 - 2.gif

 

Comme si on en avait quelque chose à cirer…

 

11. Deux hantises-1.gif

Et ça donne quoi ce « populisme » ?

Des manifs ? Bof !...

 

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Des menaces ?... De votre drachme ?... Ah, ah, ah !

 

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Des critiques sur Internet ?…

 

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Oui, bon, et alors ?

 

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Nous aussi on a des dettes qu’on ne pourra jamais rembourser. C’est bien pour ça qu’on veut vous les faire payer à notre place, les Grecs d’abord.

 

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Quoi la dette de guerre de l’Allemagne pour crimes contre l’humanité annulée en 1953 ?

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Vous ne l’avez pas encore compris qu’elle est du bon côté de la barricade et vous de l’autre ?!

 

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Referendum qu’il a dit ? Ah, ah, ah !
 

18. Europe pouce en bas.JPG

 

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Que faire ?

(qu’on soit Grecs ou pas)

Certains commencent à y penser :

 

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« Arrêtons le massacre des droits et de la démocratie en Grèce et en Europe »

COLLECTIF – Le Grand Soir20 juin 2015

Des négociations sont en cours entre le gouvernement grec et les institutions européennes. « Aujourd’hui, l’Union européenne tente de faire plier la Grèce, d’étouffer les voix qui proposent une autre Europe, celle de la dignité, de la solidarité, de la justice sociale », souligne les collectifs "Avec les Grecs" et "Pour un audit citoyen de la dette publique". Ils appellent, aux côtés d’organisations associatives, syndicales et politiques, à une semaine de mobilisation européenne du 20 au 27 juin.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/arretons-le-massacre-des-droi...

 

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Exiger des référendums européens ?

 

 

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Sur quoi en premier lieu ?

Et comment faire pour que les délinquants qui nous gouvernent en tiennent compte ?

 

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Quoi qu’il en soit

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Pour ceux qui ne comprennent pas le français :

 

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À vos cellules grises ! Il y a urgence. Des deux côtés de l’Atlantique et ailleurs.

 

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Les Hellènes, eux, ne se posent plus de questions. Ils ont répondu cette nuit.

 

‘We don’t need EU permission’: Greek parliament ratifies bailout referendum

RT - June 28, 2015

 

24. greece-parliament-debt-referendum.n.jpg

As an equal member of the EU, Greece does not need to ask permissions from anyone to let the Greek people speak and have their voices heard, PM Tsipras told his parliament, promising that the state’s sovereignty and future will be decided via referendum.

Referendums have been used all across Europe as a way for people to directly express their will and have their voices heard, and Greece is fully in its right to conduct one PM Alexis Tsipras said during a late-night debate in parliament.

Lire la suite en anglais …

Source : http://rt.com/news/270187-greece-parliament-debt-referend...

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Traduction rif-raf aussi juste que possible des Grosses Orchades

 

« Nous n’avons pas besoin de la permission de l’Union Européenne » : le Parlement grec ratifie le referendum sur le règlement de la dette.

RT28 juin 2015

« En sa qualité de membre de plein droit de l’Union Européenne, la Grèce n’a de permission à demander à personne pour laisser s’exprimer le peuple grec et lui permettre de faire entendre sa voix » a dit le Premier ministre Tsipras à son Parlement, en lui promettant que la souveraineté et l’avenir de seraient décidés par voie de référendum.

« Des référendums se sont tenus en maintes occasions dans toute l’Europe afin de permettre aux peuples d’exprimer directement leur volonté, et la Grèce est absolument dans son droit en y ayant recours » a encore déclaré Alexis Tsipras pendant le débat qui s’est déroulé cette nuit au Parlement grec.

La coalition gouvernementale de M. Tsipras détenant 163 sièges sur 300 au Parlement, une majorité de parlementaires a soutenu la motion de tenue d’un référendum.

« Les conditions mises à une prolongation du plan de renflouement et les réformes exigées par les créditeurs de la Grèce n’ont été rien d’autre qu’un ultimatum et une insulte» a déclaré Tsipras. Au cours du débat houleux de cette nuit, le principal parti d’opposition, Nouvelle Démocratie, a pris – brièvement – la porte, suite à une dispute avec le président de l’Assemblée, mais il est ensuite revenu.

« Nous avons reculé toutes les limites possibles en matière de concessions, dans l’espoir de parvenir à un accord » a dit Tsipras. « Peut-être certains y ont-ils vu de la faiblesse. »

« Le moment de vérité approche pour les créditeurs, celui où ils vont devoir admettre que la Grèce ne capitulera pas, que la Grèce n’est pas un jeu et que nous ne sommes pas en fin de partie » a-t-il précisé, et il a conclu son discours en appelant tous les Grecs à rejeter « l’ultimatum » par un « NON retentissant ».

La directrice du FMI a pour sa part déclaré que les créditeurs « allaient continuer à travailler » pour conserver la Grèce dans la zone euro. Elle a aussi affirmé que l’Eurogroup « avait toujours montré de la flexibilité pour s’ajuster à la nouvelle situation politique et économique de la Grèce. », rejetant l’affirmation de Tsipras que son pays fait face à un ultimatum.

« J’espère vivement que le remboursement global dû au FMI pour mardi soir au plus tard sera payé » a dit Lagarde dans une interview qu’elle a accordée à CNBC.

Le président du Conseil de l’Union Européenne, Donald Tusk, y est allé, pour sa part, d’une mise en garde : Athènes doit rester dans la zone euro, quel que soit le résultat du référendum.

« La Grèce est un membre de la zone euro et doit le rester » a-t-il tweeté, après que les ministres des Finances de l’Eurozone aient refusé, samedi, de prolonger le délai de paiement, ajoutant qu’il reste « en contact avec les dirigeants pour maintenir l’intégrité de l’Eurozone de 19 pays ».

Traduction c.l.

Pour notre modeste part de blogueurs à sornettes, il nous semble que ces Messieurs-Dames pourraient bien commencer à tout doucement paniquer.  Quant à la « flexibilité de l’Eurogroupe pour s’ajuster à la nouvelle situation politique et économique de la Grèce », le moins qu’on puisse dire est que Mémé Lagarde nous prend assez effrontément pour des ploucs. Ils ne sont pas si rares ceux qui, déjà en 2010, avaient compris que la destruction de la Grèce était programmée. Les dessinateurs convoqués plus haut prouvent que les Shylock aiguisaient déjà leurs grands couteaux, cinq ans pleins avant la victoire de Siryza aux élections et assez longtemps aussi avant la dégradation de la situation économique de la Grèce (comme s’il n’y avait qu’elle !). Ne nous leurrons pas : c’est toute la carcasse qu’ils veulent, pas juste une livre de bidoche. L'écrasement de la Grèce est au programme depuis 1945 et on peut tout reprocher aux brigands de service, sauf de manquer de suite dans les idées. En d’autres termes, « la nouvelle situation politique » de la Grèce, ce sont les armes de destruction massive de Saddam Hussein : un prétexte aussi vraisemblable que l'autre. Il y aura sans doute encore des sots pour y croire.

Mais supposant que ce domino tombe… Quid de l’Espagne ? De l’Italie ? Du Portugal ?

Et… ah, oui…

Des Autrichiens lancent  une pétition pour sortir de l’Union Européenne

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Ils sont persuadés que leur pays serait économiquement en bien meilleure santé s’il pouvait quitter l’U.E.

Pour pouvoir contraindre le Parlement à tenir compte de leur demande, les initiateurs de l’appel doivent avoir réuni 100.000 signatures pour le 1er juillet. C’est une traductrice retraitée de 66 ans, Inge Rauscher, qui en a été le moteur. Elle a récolté le nombre de signatures suffisant pour pouvoir légalement lancer la campagne. Le but de la pétition est d’obtenir du Parlement qu’il organise un référendum pour ou contre la sortie du pays de l’Union Européenne. « Nous voulons redevenir une Autriche neutre et paisible », a-t-elle déclaré en lançant, cette semaine, l’appel à signatures. Les Autrichiens ont jusqu’au 1er juillet pour obtenir leurs 100.000 adhésions, chose qu’ils peuvent faire dans les administrations municipales ou régionales.

Frau Rauscher estime qu’une Autriche détachée de l’UE se porterait beaucoup mieux économiquement et environnementalement. Elle critique aussi avec énergie le fait que l’Autriche ait été forcé d’appuyer des sanctions contre la Russie, et accuse Bruxelles de porter la responsabilité de la récession économique.

« Nous ne sommes plus du tout un état souverain, à l’intérieur de l’Union Européenne. Plus de 80% de la législation est décrétée et imposée par Bruxelles et non par des mandataires élus. Selon nous, l’Europe n’est pas une démocratie. Le Parlement européen lui-même n’a aucun pouvoir législatif » a déclaré Frau Rauscher à Radio Spoutnik.

Son comité estime, par ailleurs, qu’une Autriche indépendante gagnerait 9.800 € de plus par foyer et par an, parce que le pays n’aurait plus à supporter le poids de la bureaucratie de Bruxelles.

« Notre initiative est ouverte à tous les partis » a précisé Inge Rauscher « et nous espérons obtenir un large soutien. C’est du moins ce que nous font augurer les nombreux contacts que nous avons eus dans le pays ces derniers mois ».

Source : http://rt.com/news/270064-austria-eu-petition-exit/

Traduction c.l.

 

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Ce qu’Alexis Tsipras ne leur a pas dit et que leur chuchotent…

 

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La Pythie (pcc. Martin Rawson 26 juin 2015)

 

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La Sibylle

 

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Les sorcières de Macbeth (pcc Marian Kamensky)

 

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Madame Soleil

  

Rira bien…

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Un commentaire d’Outre-Atlantique :

Greece – The Way Out

Peter Koenig - ICH
June 26, 2015

 

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June 26, 2015 "Information Clearing House" -  What the troika is doing to Greece these days is the pinnacle of financial terrorism. It is economic waterboarding. It is blackmailing of the first degree. These people are neoliberal fascists, putting the Greek government before a dilemma – ‘either you present us with an acceptable list of austerities, or we will prepare one for you’ – literally. An austerity plan you better accept, lest you may default and being expulsed from the European monetary union and maybe even the EU. That is their threat. That is what Brussels does to a brother; to one of theirs. There is not a shred of solidarity left in this miss-called ‘Union’. This ‘Union’ doesn’t deserve existing.

Lire la suite en anglais…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article42253.htm

 

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Traduction des Grosses Orchades :

 

Grèce : L’Issue

Peter Koenig – ICH 26 juin 2015

 

Ce que la troika est en train de faire à la Grèce en ce moment est le summum du terrorisme financier. C’est le supplice de la baignoire appliqué à l’économie. C’est du chantage à l’état pur. Ces gens sont des fascistes néolibéraux qui mettent la Grèce devant un dilemme : « soit vous nous proposez une liste acceptable de mesures d’austérité*, soit nous vous en imposons une ». Sous-entendu : ce plan d’austérité, vous feriez mieux de l’accepter sous peine d’être mis en faillite et de vous retrouver expulsés de l’union monétaire européenne, voire même de l’U.E. C’est là ce dont ils les menacent. C’est là ce que Bruxelles fait à un pays frère, à un des siens**. Il ne reste plus le moindre brin de solidarité dans cette si mal nommée « Union ». Cette « Union » ne mérite pas d’exister.

« Aucune solidarité » est la marque distinctive de l’Europe. On la voit s’étaler partout sur la carte. Un autre exemple flagrant est son refus d’accorder l’asile aux réfugiés trans-méditerranéens victimes des guerres et des conflits suscités par Washington et mis en oeuvre avec la totale complicité de l’Europe : Libye, Syrie, Soudan, Irak, Égypte, Somalie, Afrique Centrale, Yemen, et d’autres encore.

En Grèce, la troika applique la stratégie des « objectifs inversés ». L’U.E. ne veut pas que la Grèce, ou tout autre membre, si économiquement faible soit-il, de l’Union quitte l’Eurozone. Une sortie de la Grèce (« Grexit » en pidgin. NdT) pourrait provoquer une réaction en chaîne. En menaçant la Grèce d’expulsion, ces braves gens la poussent à implorer leur pitié.

Au début de ces mois de « négociations » sans fin, Madame Lagarde, la Dame de Fer du FMI, le prototype de la marionnette des maîtres de Washington, a eu le culot de déclarer qu’elle voulait traiter « avec des adultes » un plan d’austérité « plus sérieux ». On ne saurait mieux incarner le suprématisme du FMI.

Il faut dire que c’est le FMI, bras armé du trésor US, qui mène le bal à Bruxelles. L’U.E., vassale exemplaire, danse comme le pipeau joue, en totale complicité idéologique. Un gouvernement socialiste, dans l’U.E., ne peut tout simplement pas être toléré, et ce d’autant moins que le pays loge, sur son sol, la base-clé de l’OTAN en Europe. Les Grecs sont pénalisés pour avoir eu l’audace d’élire un gouvernement socialiste. Comment osent-ils ! Le verdict ne s’est pas fait attendre.

Il est cependant très surprenant de voir avec quelle inflexibilité M. Tsipras et Syriza défendent l’idée de rester à tout prix dans l’Eurozone. Pourquoi diable ? Les jours de l’Euro, vieux d’à peine 15 ans,  sont comptés. Qui ne se rappelle le temps heureux où nous avions nos propres monnaies nationales ? Avec l’arrivée de l’Euro, les Européens se sont retrouvés esclaves d’un système bancaire prédateur. L’Europe a abandonné sa souveraineté à un gang de méga-monstres bancaires, tous liés à Wall Street.

En réalité, la Banque Centrale Européenne (BCE) n’est pas une banque centrale du tout, mais un simple instrument de Wall Street. M. Draghi, le président de la BCE, est un ancien cadre de Goldman Sachs, ce qui signifie que Goldman Sachs dirige la politique monétaire et économique de l’Europe.

35 . Déjà en 2012, El Chico triste. xxxxx.JPG

Reste ce mystère : pourquoi se suicider, pourquoi entraîner le suicide d’une nation entière en s’accrochant à tout prix à un bateau qui coule ? Car, oui, le système monétaire occidental, avec son économie rapace fondée sur le dollar, est condamné à mort. Ce n’est qu’une question de temps. Les mots fatidiques sont écrits sur le mur.

Est- ce que les Grecs qui croient encore à l’image volée en éclats du « glamoureux » euro savent cela ? Est-ce que le citoyen européen lambda se rend compte que l’épargne de toute sa vie peut se dissoudre du jour au lendemain dans l’air léger ? La Commission Européenne vient d’édicter une loi qui donne aux banques le droit de voler – oui, de voler – l’argent qu’elles ont reçu en dépôt, si cela doit les sauver de l’effondrement. Cela s’appelle « bailing in » (renflouement de la dette par saisie d’actifs), par opposition à « bailing out » (plan de sauvetage par prêt-accroissement de la dette), qui a constitué le crime précédent – mineur – de voler l’argent des contribuables.

Le « bail-in » a déjà été expérimenté à Chypre : rappelez-vous comment, le 25 mars 2013, un essai de fonctionnement d’une nouvelle stratégie de sauvetage des too-big-to-fail (« trop gros pour faire faillite ») s’est déroulé à la face du monde à Chypre, où 50% des dépôts bancaires ont été volés par les banques. Le reste de l’Europe s’est contenté de sourire moqueusement : voilà qui ne pourrait jamais nous arriver à nous. Ils ont même, avec dédain, appelé cette entourloupe « marge de sécurité ». Aucune solidarité alors, aucune solidarité aujourd’hui.

À partir d’août 2015, cette stratégie de duperie et de vol aura force de loi dans l’Eurozone. On dirait que pas un seul Européen n’en a conscience. Sinon, ce serait la ruée sur les banques. Ou peut-être les gens se bercent-ils de l’illusion que cela n’arrivera jamais. Cela arrivera. Ce n’est qu’une question de temps. Mais le jour où cela arrivera, il sera trop tard pour agir. C’est maintenant qu’il faut le faire. Un des moyens d’action consiste à sortir de l’Eurozone.

La Grèce a une occasion unique de sortir de la zone Euro gracieusement, la tête haute,  en disant à la troika, et en particulier au gang fratricide de Bruxelles, que, pour elle, honorer les engagements pris à l’égard du peuple grec est une priorité - plus d’austérité, plus de privatisation des services publics ni de la propriétét publique, plus de fermetures d’hôpitaux - et que,  pour ces raisons honorables, la Grèce sort de la zone euro, ne capitule pas, ne capitulera jamais. Ce pas de la capitulation, c’est une décision sage qui conduira la Grèce vers un avenir différent, un avenir prospère.      

Il y a deux manières de s’y prendre. La première serait de se déclarer en faillite à la fin de juin, dans l’incapacitéoù est le pays de rembourser les 1,6 millliards d’euros dûs au FMI pour son plan de « sauvetage » mal-conçu. Cette illustre mais criminelle institution a déjà déclaré le 25 juin qu’elle ne prolongerait pas d’un jour la date d’échéance du 30, car ce serait « contraire à sa politique ».

Faire faillite n’est pas un phénomène nouveau. C’est arrivé à bien des pays avant la Grèce : l’Argentine, la Bolivie, l’Equateur et, oui, l’Allemagne. Selon l’historien économique allemand Albrecht Ritschl, l’Allemagne s’est déclarée en cessation de paiement pas moins de trois fois au XXe siècle. La dernière fois, dans les années 1990. Il qualifie les faillites de l’Allemagne de « plus énormes défauts de paiements dans l’histoire de l’Europe ».

La dette grecque fait pâle figure, comparée aux faillites allemandes. Pourquoi personne ne semble-t-il s’en souvenir ? C’est simple : parce que les médias dominants, qui sont tous  vendus, se gardent bien d’en parler jamais.

Se déclarant incapable de rembourser sa dette, la Grèce déclarerait en même temps qu’elle sort de l’Eurozone, qu’elle reprend son autonomie monétaire et fiscale, et qu’elle revient à sa propre monnaie : la drachme. L’étape suivante consisterait à nationaliser et réguler les banques grecques, à réactiver la Banque Centrale Grecque en tant qu’institution souveraine apte à conduire sa propre politique monétaire et à se servir des autres banques pour faire redémarrer l’économie nationale ; elle consisterait ensuite à négocier sa dette de 360 milliards d’Euros avec ses créanciers – avec une drachme dévaluée – à ses propres conditions.

Une solution plus audacieuse mais totalement légale – appelons-la le plan B – consisterait, pour la Banque Centrale Grecque souveraine à produire (électroniquement, comme le font toutes les banques y compris la BCE) sa propre monnaie : l’Euro. « Imprimer » sa propre monnaie est le droit souverain de toute nation. L’Euro est toujours la monnaie de la Grèce. Pour une banque, produire de l’argent, c’est produire de la dette. Dans ce cas, la Banque Centrale de Grèce produirait (créerait) une dette interne de 1,6 milliards d’Euros pour rembourser le prêt du FMI à la fin du mois de juin : dette interne à traiter intérieurement, sans interférence extérieure. Il n’y a aucune règle de l’U.E. ou de la BCE qui interdise à une banque centrale de créer sa propre masse monétaire. Cela peut ne s’être jamais produit, mais ce n’est contraire à aucune règle. Ce serait un « coup de maître » probablement admiré par des tas de pays se débattant dans le même genre de situation.

En même temps, la Grèce déclarerait quitter l’Eurozone, revenir à la drachme, nationaliser et restructurer son système bancaire, leqel pourrait alors prêter de l’argent aux secteurs productifs et de services, dans le but de réorganiser rapidement son économie. C’est là une action légale et souveraine. À Bruxelles, ils seraient sans doute furieux et sous le choc. Appelleraient-ils au boycott dans toute l’U.E. et même au-delà ? Peut-être. Et alors ? N’y a-t-il pas la Russie et la Chine et les autres pays des BRICS et de l’OCS (Organisation de Coopération de Shanghaï) qui pourraient « renflouer » la Grèce en lui procurant des biens de première nécessité ? Ces pays sont de ceux qui n’ont pas encore oublié la signification du mot « solidarité ». La Grèce pourrait très vite se retrouver entourée d’amigos, même d’Europe, d’amis qui pensent de la même manière et souhaitent agir de concert, mais qui n’ont simplement jamais osé.

Comme l’a dit récemment un des lus brillants économistes russes, Sergeï Glazyev, l’avenir de la Grèce est dans la diversité, y compris à l’Est ; il consiste à restaurer et à développer son économie en association avec la Russie et avec la Chine et d’être partie prenante dans la nouvelle Route de la Soie, une initiative chinoise de développement économique qui va s’étendre, depuis Shanghaï, à travers l’Asie Centrale et la Russie, et peut-être même l’Europe si et quand l’Europe se réveillera.

Ce système malsain et malade que dirige Washington a besoin d’une douche froide et d’une bonne gifle.

La Grèce, indéniablement, continuera à faire partie de l’Europe, mais elle pourrait bien aussi devenir la voie d’accès à une NOUVELLE Europe d’états souverains fédérés, pour lesquels la solidarité serait un principe d’union, une Europe découplée de l’hégémonie du dollar et arrachée aux crocs de l’Empire US en décomposition.

______________  

*          C. à d. de privations conduisant à la perte du droit le plus élémentaire à la vie. NdT.

**        Comme l’a expérimenté naguère la Yougoslavie. NdT.

Traduit par c.l.

 

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Pendant presque toute sa carrière (trente ans) Peter Koenig a travaillé pour la Banque Mondiale en qualité d’économiste et de spécialiste des ressources en eau. À ce titre, il a voyagé dans toutes les parties du monde. La plupart des scènes de son roman Implosion (voir ci-dessous) proviennent de sa propre expérience. Son épouse et lui vivent en Europe et en Amérique du Sud. Leurs deux filles et leur fils vivent en Suisse.

On peut le joindre à l’adresse implosion.pk@rcn.com

Quelques liens (en anglais) :

http://investmentwatchblog.com/peter-koenig-formerly-of-the-world-bank-the-brics-bank-is-a-viable-alternative-to-the-usd-dominated-western-financial-banking-system/ (Sur la banque des BRICS)

http://archive.peruthisweek.com/blogs/features/719  (Sur le danger de pénurie d’eau qui menace le Pérou).

http://www.veteransnewsnow.com/author/koenig/ (Il collabore à ce très intéressant journal. On y trouve ses derniers articles sur la Grèce, dont une lettre ouverte à Tsipras, sur les Charlie et sur tout le reste.)

http://www.telesurtv.net/english/staff/pkoening (Ses contributions, également régulières, à Telesur.)

http://www.kettlemorainepreciousmetals.com/2014/07/06/koenig-the-us-dollar-is-not-worth-the-paper-its-printed-on/ (« Le dollar US ne vaut pas le prix du papier sur lequel il est imprimé. »)

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Peter Koenig

Implosion

Thriller économique sur la guerre, la destruction de l’environnement et la rapacité des grands groupes

Inédit en français

Universe – 2008

336 pages

 

 

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Allez, un bon mouvement !

 

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Juste un petit saut sur place…

 

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Europe ! Europe ! Europe !

Le pseudo-patriotisme de Marine Le Pen

Georges GASTAUD – PRCF17 juin 2015

 

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A propos du nouvel euro-groupe mis en place par Marine Le Pen dans le cadre du « parlement » supranational européen Fascinés à la fois par le FN et par la « construction » européenne, les médias dominants promeuvent à son de trompe le mariage de Marine Le Pen et de divers groupes étrangers d’ultra-droite en vue de constituer un euro-groupe au parlement européen. Si réellement les pseudo-« traqueurs de FN » des médias voulaient mettre en difficultés le FN, ils n’auraient pourtant que l’embarras du choix :

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/le-pseudo-patriotisme-de-mari...

 

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Parce qu’on ne sait jamais…

 

La «Flottille de la Liberté» se dirige vers Gaza pour rompre le blocus israélien

 

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Une équipe internationale de militants à bord de quatre bateaux navigue vers la bande de Gaza afin de briser le blocus maritime d’Israël. Une tentative similaire il y a cinq ans avait terminé en bain de sang.

Lire la suite…

Source : http://francais.rt.com/international/3699-flottilla-liber...

 

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Mis en ligne le 28 juin 2015

 

 

 

 

19:34 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/06/2015

Moisson de la Saint-Jean chez le Saker francophone

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Moisson de la Saint-Jean

chez le Saker francophone

 

On a du mal à les suivre, tant ils mettent un point d’honneur à traduire tout ce qui leur paraît devoir l’être, non seulement du Saker US, dit « l’Original », mais aussi de journalistes et de blogueurs dont l’importance n’est plus à démontrer (Pepe Escobar, Dmitry Orlov, Paul Craig Roberts, William Engdahl, et bien d’autres), tout en se tenant à jour des événements d’Ukraine.

Nous leur empruntons trois de leurs derniers titres. À vous d’y aller faire un tour pour voir les précédents et ceux qui auront surgi, le temps que nous mettions en ligne.

 

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Là, vous en avez deux pour le prix d’un : le Saker lui-même et le Russe Nicolas Starikov.

 

Pourquoi Poutine ne reconnaît pas la DPR et la LPR comme états souverains

par le Saker original – thesaker.is –14 juin 2015

 

Grâce à mon génial ami Tatzhit Mikhaïlovitch je peux, encore une fois, partager avec vous la version sous-titrée d’une déclaration vidéo d’importance cruciale faite par Nicolas Starikov. Les hourra patriotes [ultra-nationalistes russes, NdT] vont être furieux, mais beaucoup d’entre vous apprécieront la sophistication de la stratégie de Starikov (bon, en fait de Poutine).

Régalez vous !

le Saker

Une leçon à la fois de politique et d’histoire

 

Vidéo de Nicolas Starikov sous-titrée en Français
Traduction des sous-titres
Claude Roddier

 

 

Transcription :

1

00:00:00,000 –> 00:00:14,640

Avant de parler de ce qui va se passer, je suggère que nous nous mettions d’accord pour dire que les sentiments n’interviennent pas ici. Parce que nous allons parler de choses sérieuses et que les émotions ne pourraient être qu’un obstacle.

2

00:00:14,960 –> 00:00:26,080

Permettez-moi de préciser par écrit un certain nombre de choses… Qu’ont fait nos adversaires géopolitiques pendant des siècles ? Ils ont une technique particulière, regardez :

Lire la suite…

Source : http://lesakerfrancophone.net/pourquoi-poutine-ne-reconna...

 

Le blog de Nicolas Starikov (miroir en anglais) : http://nstarikov.ru/en/

 

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Georges Soros génial !
La corruption dans tous ses états, du grand art

par F. William Engdahl – neo.org14 juin 2015

 

Le public a rarement l’occasion de pouvoir jeter un œil dans le monde corrompu des oligarques occidentaux et les manipulations éhontées qu’ils fomentent pour accroître encore leur fortune aux dépens des biens publics. L’occasion nous vient ici d’avoir accès à la correspondance du milliardaire né hongrois, spéculateur maintenant naturalisé américain, George Soros.

 

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Georges Soros

 

Le groupe de hacker CyberBerkut a mis en ligne des lettres présumées écrites par Soros qui ne le montrent pas seulement comme le marionnettiste en chef du régime pro-américain de Kiev. Elles montrent aussi les machinations en accord avec le gouvernement américain et des responsables de l’Union européenne dans une combine qui, si elle réussit, pourra lui faire gagner des milliards grâce au pillage du patrimoine ukrainien. Tout cela, bien sûr, aux dépens des citoyens ukrainiens et des contribuables de l’UE.

Ce que révèlent ces trois documents piratés est le degré de manipulation, dans les moindres détails, du régime de Kiev par le milliardaire new-yorkais.

Dans le plus long de ces mémos, daté du 15 mars 2015, et classé confidentiel, Soros aligne toute une liste détaillée d’actions à entreprendre par le régime de Kiev. Intitulé Une stratégie globale à moyen et long terme pour la nouvelle Ukraine, le mémo appelle à «restaurer les capacités de combat de l’Ukraine sans violer les accords de Minsk». Pour y arriver, Soros note allégrement que «Le général Wesley Clark, le général polonais Skrzypczak et quelques spécialistes de l’Atlantic Council [ONG financée par Soros, NdT] vont conseiller le président Porochenko sur la manière de restaurer les capacités de combat de l’Ukraine sans violer les accords de Minsk.»

Lire la suite…

Source : http://lesakerfrancophone.net/georges-soros-genial-la-cor...

 

2. Saker FR .jpg.png

 

No comments…

D’après « Court synopsis du conflit israélo-palestinien » (en anglais) sur :

ifamericansknew.org 

 

4. Quatre cartes.jpg

Source : http://lesakerfrancophone.net/no-comments/

 

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Incidemment :

Israël : 16 jeunes colons interpellés après l’incendie d’un haut-lieu du christianisme

 

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16 jeunes colons ont été interpellés en Israël ce jeudi, après l'incendie d'un haut lieu du christianisme, d'après des informations de la police.

Le sanctuaire de Tabgha, construit sur le site présumé où le Christ aurait procédé à la multiplication des pains, a été endommagé dans la nuit de mercredi à jeudi par un incendie soupçonné d'être d'origine criminelle, a indiqué la police israélienne.

Lire la suite…

Source : http://www.bfmtv.com//international/israel-16-jeunes-colo...

 

*

La Résistance française

Post Scriptum

Puisque nous avons mentionné Claude Roddier, traductrice de la vidéo de Nicolas Starikov, restons un instant en sa compagnie. Nous avons raté, dans la foulée du 9 mai (que ne ratons-nous pas !) un post du Comité Valmy, consacré à rien moins que la présence d’une délégation française à la parade nationale russe. Délégation invitée par Moscou, au titre de descendants de résistants français de la Deuxième guerre mondiale.

C’est ainsi que Claude Roddier, fille du commandant du grand maquis du Var a assisté à la parade mais a aussi participé à la Marche du Régiment éternel en compagnie de Serge Lesou, non pas descendant mais authentique résistant lui-même. Ils ont raconté leur expérience. Albert Londres n’aurait pas fait mieux. Bien entendu, les merdias n’en ont pipé mot. Les voici avec un mois de retard, mais l’Histoire – celle qu’on n’enseigne plus à l’école - n’en est pas à un mois près. Et merci au Comité Valmy !

 

La délégation française du « Comité pour une Nouvelle Résistance-CNR » le 9 mai 2015 à Moscou. Jour de la grande parade en souvenir du 70ème anniversaire de la victoire sur le nazisme.

lundi 25 mai 2015, par Comité Valmy

 

6. claude_roddier_9_5_15_moscou.jpg

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5988

 

N.B. Le 21 mai dernier, le Saker US avait mis en ligne, traduits en anglais, les textes ci-dessus, précédés d’un hommage de son cru, intitulé : La marraine de la Communauté Saker était à Moscou pour le jour de la Victoire.

C’est ici : http://thesaker.is/the-godmother-of-the-saker-community-w...

Vous pouvez même, si le cœur vous en dit, jeter un œil aux 32 commentaires, dont quelques-uns ne sont pas piqués des hannetons. Vous verrez ainsi comment les tribulations de la résistance française – passée et présente - sont perçues hors Hexagone

.

2. Saker FR .jpg.png

 

Nous étions en Russie et en Ukraine, restons-y encore un instant :

Holodomor

Suite et certainement pas fin

 

« Qui a organisé la Famine de 1932-1933 en URSS ? »

Réseau International18 juin  2015 

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Aujourd’hui, nous dirions qu’il s’agit d’un machiavélique false flag, peut-être le pire de tous ceux dont nous avons eu connaissance à ce jour. Toutes les composantes de la grande famine de 1932-1933 sont connues et répertoriées dans les livres d’Histoire, et pourtant seuls les récits conventionnels falsifiés circulent. Ceux qui ont organisé la catastrophe n’ont pas hésité à créer des crises dans leur système, à accepter l’effondrement de leur économie, à tuer des millions de leurs concitoyens, pour parvenir à leurs fins. Il existe d’étranges similitudes avec ce qui se passe aujourd’hui avec la Russie. Ceux qui croient que les difficultés qu’éprouvent les entreprises occidentales dues aux retombées des sanctions anti-russes inciteront à stopper l’escalade des hostilités, se trompent lourdement. La machine pourrait bien aller jusqu’au bout, comme en 1933. Il suffit, pour s’en convaincre, de lire le texte ci-dessous. RI

***

La théorie du Holodomor est ressortie dans les médias à chaque fois que l’Ukraine s’apprête à se rapprocher de la Russie. Simplement pour rappeler à ceux qui ne connaissent pas cette tragédie, en 1932-1933 il y eut une grande famine en URSS qui prit un nombre de vies sans précédent (jusqu’à 7 millions de victimes selon quelques estimations discutables). Paradoxalement la famine toucha essentiellement les régions les plus fertiles comme le Caucase du Nord, le bassin de la Volga, l’Oural du Sud, la Sibérie de l’Ouest, l’Ukraine, la Biélorussie et le Kazakhstan. Durant la dernière décennie de nombreux historiens occidentaux furent engagés pour mettre au point la théorie selon laquelle cette famine tragique était un génocide volontaire orchestré par le gouvernement de Staline contre les Ukrainiens. Considérons les faits historiques et essayons de nous rapprocher de la vérité à propos des causes et circonstances de cette horrible famine en URSS.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/qui-a-organise-la-famine-d...

 

*

Réflexion des Grosses Orchades

Un jour, il faudra quand même que quelqu’un consacre une étude de ce genre à la Grande famine qui dépeupla l’Irlande au milieu du XIXe siècle, à ses causes et aux conditions de son déroulement.

Ah, le sultan ottoman qui voulait envoyer 10.000 £ pour soulager les malheureux et qui ne le put parce que la reine Victoria, qui en avait envoyé 2.000 et ne voulait pas avoir l’air d’une miséreuse, le pria de n’en rien faire… (Il envoya deux bateaux de vivres à la place.)

Ah, l’exode des survivants vers les USA-Canada et les coffin ships ancêtres des cercueils flottants d’Africains d’aujourd’hui… Ah, l’épidémie de typhus de 1847 qui débarrassa tout le monde des sans-papiers en quarantaine dans les eaux canadiennes…


Ces choses-là sont rudes

Il faut pour les comprendre avoir fait des études

 

Mais même traduites en français approximatif, vous les comprendrez, car les chiffres sont polyglottes :

Mémorial de la famine irlandaise

http://www.90991.com/faits-sur-le-grand-faim-et-ce-qui-est-arrive-a-la-nourriture-en-irlande/


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La guerre étant mondiale…

Dernières nouvelles du front de la résistance libanaise :

8. Latuff_obama-war-on-terrorism-2-isis-middle-east-monitor-062eb-68f4e.png

 

Hassan Nasrallah : Après Al-Nosra, le Hezbollah va déloger l’État Islamique du Qalamoun

(VOSTFR)

 

Section politique du discours de Sayed Hassan Nasrallah, le Secrétaire Général du Hezbollah, le 10 juin 2015, consacré à la pensée de l’Imam Khamenei

Dans son dernier discours, le Secrétaire Général du Hezbollah est revenu sur les derniers développements de la guerre qui oppose le Hezbollah et l’Armée Arabe Syrienne aux terroristes takfiris le long de la frontière libano-syrienne, où les succès de l’Axe de la Résistance s’enchaînent malgré la propagande. Après avoir vaincu le front Al-Nosra, les combattants du Hezbollah ont repoussé une attaque-surprise de « l’Etat Islamique » et annoncent maintenant leur détermination à supprimer toute présence terroriste le long de leur frontière. Sayed Hassan Nasrallah affirme que l’ennemi sera mis en déroute, et que la victoire est inéluctable.

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

 

 

Transcription :

[…] 

Ce dont je veux parler durant les quelques minutes qui me restent concerne les derniers développements, à savoir la situation dans le Qalamoun et dans le jurd d'Ersal. Bien sûr, durant ces derniers jours, de grandes victoires ont eu lieu dans le Qalamoun, et surtout avec les victoires réalisées ce matin même, je peux déclarer que les hauts sommets et les montagnes majestueuses (certains disent les montagnes dominatrices) sont toutes tombées sous le contrôle de l'Armée Arabe Syrienne et des moudjahidines de la Résistance (Hezbollah). [Public : Salutations sur le Prophète (saas) et sur sa famille.] Ils ont maintenant la mainmise nécessaire et suffisante pour dominer militairement le reste des jurds de cette région. Dans le jurd d'Ersal, durant ces derniers jours, cette grande avancée a été réalisée, et une défaite totale et humiliante a été infligée au Front Al-Nosra [affilié à Al-Qaïda].

Lire la suite…

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2015/06/normal-0-false-fals...

*

Coup de chapeau à William Blum, qui se met en pause parce qu’il n’en peut plus, mais qui reviendra, on l’espère, dès qu’il se sera fait un peu réparer.

 

9. william-blum 2.jpg

 

Son message :

Chers camarades,

Ceci est pour vous informer qu’à partir de tout de suite, je vais interrompre l’envoi de mes Rapports Anti-Empire mensuels. Pour les raisons suivantes :

Je suis à bout, épuisé, vanné, après plus de douze ans passés à les sortir. Parce que la politique étrangère US n’en finit pas de se répéter, avec toujours les mêmes mensonges, je n’en finis pas, moi, de répéter les mêmes idées que j’ai tant de fois exprimées avec plus ou moins les mêmes mots.

Je ressens aussi les effets de la lecture intensive et de la vue répétée des images des horreurs humaines, pas juste des horreurs, mais des mensonges et de la stupidité.

Santé : j’ai 82 ans et je souffre d’une maladie chronique des reins en phase finale. Le symptôme principal, pour l’instant, est une fatigue plutôt sérieuse. Je m’attends, dans le courant de cette année, à être mis sous dialyse ou à recevoir une greffe de rein. 

J’espère que, dans pas trop longtemps, je serai capable de soumettre un article à quelques-uns des magazines Internet. 

Gardons la foi,..  le contact…  le moral.

Bill
www.williamblum.com

 

Maladie des reins, épuisement et dépression sévère ô combien motivée.  

C’est l’occasion de rappeler qui est William Blum (en laissant à Wikepedia.fr la responsabilité de son « poste subalterne » ajouté à la version US de sa bio) et de remettre sous les yeux de ceux qui ne les connaissent pas ses livres irremplaçables.

Ceux traduits en français :

Les guerres scélérates : http://www.legrandsoir.info/les-guerres-scelerates-interv...

L’État voyou : http://www.legrandsoir.info/l-etat-voyou.html

Ceux d’origine :

 

10. BLUM - 1.jpg

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13. BLUM 4.jpeg

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Source : http://www.amazon.com/William-Blum/e/B000APW3VO

 

Rappel 

Son premier site :  http://www.thirdworldtraveler.com/Blum/William_Blum.html

Son site actuel : http://williamblum.org/

Tous les Rapports Anti-Empire traduits et publiés par Le Grand Soir :

http://www.legrandsoir.info/_BLUM-William_.html

 

À bientôt en pleine forme ! Take care.

 

*

De l’autre côté de la barricade :

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Démocratie pétainHOLLANDiste

 

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Une police entre incompétence et collusion

Pierre Stambul – Denis Sieffert – Politis13 juin 2015

 

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Le coprésident de l’UJFP raconte l’interpellation brutale et inexpliquée dont il a été victime chez lui il y a trois jours.

Dans la nuit du 8 au 9 juin, le coprésident de l’Union Juive française pour la paix (UJFP), Pierre Stambul, a été victime chez lui d’un assaut toujours inexpliqué du RAID, commando dit d’élite de la police nationale. Trois jours plus tard, il n’a toujours reçu ni excuses ni explications de la part des autorités.

Pierre Stambul revient ici pour Politis sur les circonstances de cette agression.

Vous n’avez toujours eu aucune nouvelle des autorités ?

Pierre Stambul : Le préfet prétend avoir téléphoné à l’UJFP, mais à ce jour l’UJFP n’a strictement rien reçu. Mon propriétaire a commencé à recenser tous les dégâts, mais il n’a lui non plus eu aucune nouvelle des autorités.

Comment cela s’est passé ?

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/pierre-stambul-une-police-ent...

 

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Après Pierre Stambul, Daniel Schneidermann : « Une fausse dénonciation et 30 policiers en bas de chez moi ».

Hebba Selim – Huffington Post Algérie18 juin 2015

 

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« Une fausse dénonciation et 30 policiers en bas de chez moi ». C'est ainsi que Daniel Schneiderman, fondateur d'@rrêt sur images, résume sa « mésaventure nocturne ».

 

Une mésaventure peu banale puisqu'il s'agit d'une dénonciation calomnieuse l'accusant d'avoir assassiné sa femme qui se traduit par une descente des éléments de la Brigade anti-criminalité (BAC) à son domicile. Le même scénario qui a vu une descente brutale des éléments du RAID contre le militant pro-palestinien et coprésident de l’Union juive française pour la paix (UJFP), Pierre Stambul.

Daniel Shneidermann n'était pas chez lui. Il n'a pas eu droit au traitement particulièrement musclé subi par Pierre Stambul. Son cas ressemble à celui de Jean-Claude Lefort, député honoraire et ancien président de l’Association France Palestine Solidarité qui a eu droit à la BAC (brigade anti-criminalité) et qui était absent de chez lui au moment de la descente.

Lire la suite…

Source : http://www.huffpostmaghreb.com/2015/06/17/pierre-stambul-...

 

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Commentaire des Grosses Orchades

Le « dénonciateur » est un psychopathe, certes. Il est connu comme tel – et comme récidiviste – par les autorités israéliennes qui l’hébergent et le protègent des poursuites, ainsi que par les autorités françaises, qui persistent à prendre ses dénonciations au sérieux, c’est-à-dire à faire semblant.

Tous les supposés meurtriers de leurs épouses sont des défenseurs des droits des Palestiniens ou simplement des critiques de la politique d’Israël.

 

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Ukraine : Il ne leur manquait plus que Tony Blair. Ça y est, il est là !

(Et il va faire des mouches à deux culs.)

 

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*

Affaire IOUKOS

Les pillards de la Russie lui réclament des dommages et intérêts parce qu’elle les a empêchés de continuer à la piller.

 

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Mikhail Khodorkovski, qui ressemble de plus en plus à DSK

 

Des huissiers de justice français ont commencé à geler des actifs russes en France en application d'une décision de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye, rapporte l'agence RIA Novosti.

La mesure concerne notamment les comptes de compagnies russes gérés par la filiale française de la banque VTB et de missions diplomatiques russes. 

La justice française se réfère à la décision de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye adoptée le 18 juillet 2014 en vertu de laquelle la Russie doit « rembourser » 50,2 milliards de dollars aux actionnaires de la compagnie pétrolière Ioukos

Par « les actionnaires de la compagnie pétrolière Ioukos », entendons Mikhail Khodorkovski, condamné à dix ans de prison pour avoir volé à son pays la majeure partie de ses actifs lorsqu’il était l’oligarque PDG dudit Ioukos, et son parrain lord Jakob Rothschild, auquel il se préparait à remettre le patrimoine de la Russie lorsqu’il a été arrêté et incarcéré. On sait que, suite à son procès et à sa condamnation, la société Ioukos avait été nationalisée par le gouvernement fédéral russe. Mais n’oublions pas de mentionner George Soros, autre membre de la fine équipe des « actionnaires de Ioukos », tous ces braves gens étant domiciliés ensemble à l’Île de Man.

La cour de La Haye, en prenant, via une affaire civile, une part active à la guerre engagée par les USA contre la Russie, est en train de se déconsidérer sur le plan international. Il faudra qu’un organisme fiable et respectable la remplace, et le plus tôt sera le mieux.

En attendant…

 

Les actifs des compagnies russes en France ont été gelés

 

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La justice française a gelé les comptes des compagnies russes opérés par la filiale française de VTB, la seconde plus grande banque de Russie, a dit le PDG de la banque Andreï Kostine à RBK.

La décision a été prise suite à la demande d'ex-actionnaires du géant pétrolier russe  Ioukos, lequel n’existe plus. Les comptes bancaires diplomatiques ont également été gelés pour un moment, mais ont rapidement été débloqués.

«Nous travaillons sur la solution de ce problème avec nos avocats», a précisé le directeur de la banque.

En se prononçant dans le cadre du forum économique qui se tient actuellement à Saint-Pétersbourg, Kostine a encore estimé qu’il n’y a pas de perspectives de coopération avec l’UE dans les conditions économiques et politiques actuelles. 

 

*

Bruxelles veut saisir les actifs russes de Belgique

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Selon des données préliminaires, 47 institutions russes en Belgique ont reçu une injonction judiciaire demandant la remise de la liste complète de leurs actifs dans un délai de 15 jours. La Russie conteste cette décision.

L’affaire concernant la saisie des biens russes de toute nature a été entamée pour couvrir les dettes de Ioukos, estimées à 50 milliards d’euros que la Cour Permanente d’Arbitrage de la Haye demande à la Russie de payer.

Lire la suite…

Source : http://francais.rt.com/international/3398-bruxelles-veut-...

 

 *

Réponses du berger aux deux bergères respectueuses :

 

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Rosneft propose de bloquer les avoirs français en Russie

 

Le porte-parole de la société pétrolière Rosneft a proposé de geler les avoirs des sociétés françaises en Russie en réponse à la décision des autorités françaises et belges de bloquer les avoirs des sociétés russes dans la filiale de la banque VTB en France.

La seule réponse efficace à apporter aux autorités françaises qui ont bloqué mercredi les comptes des sociétés russes dans la filiale française de la banque VTB serait de geler les avoirs français en Russie, a déclaré jeudi au site d'information RBC le porte-parole du groupe pétrolier Rosneft, Mikhaïl Leontiev. 

Lire la suite…

Source :http://fr.sputniknews.com/international/20150618/10166049...

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Moscou pourrait saisir des biens belges en représailles


Moscou demande à Bruxelles d’assurer le fonctionnement normal des organismes russes sur le territoire belge. Auquel cas, la Russie se dit prête à prendre des mesures contre les biens belges en Russie.

«Le côté russe exige du côté belge la prise de mesures immédiates pour restaurer ses droits souverains violés en Belgique et d’assurer le fonctionnement normal des organisations russes», dit-on dans un message du ministère russe.  

Hier soir, les tribunaux belges ont annoncé que les biens des compagnies russes allaient être saisis, face au manque de 1,6 milliard d’euros aux comptes de l’ex-filiale du géant pétrolière russe Ioukos Universal Limited. 

 

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Archevêché de l’Église orthodoxe russe à Ixelles

Une des 47 « institutions » que la Belgique se prépare à holduper.

 

Source : http://francais.rt.com/international/3414-russie-ambassad...

 

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Le ministère russe des Affaires étrangères convoque l’ambassadeur belge

 

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Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué, à son tour, l’ambassadeur du Royaume de Belgique et déclaré que «le côté russe serait forcé d’aborder la question de prendre des mesures appropriées vis-à-vis des propriétés belges en Russie, y compris les biens de l’ambassade belge à Moscou». 

 «Il faut voir les documents au tribunal. S’il y a des accusations illégitimes, nous aurons recours aux moyens juridiques appropriés», a fait savoir le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

 

« De son côté, le ministère belge des Affaires étrangères se défend, en déclarant que la décision de justice qui a conduit au gel des comptes des ambassades russes à Bruxelles a été “exécutée directement par huissier ”, sans intervention du gouvernement belge. »

En somme les huissiers n’en ont rien à f… du gouvernement belge. Ils travaillent pour qui les paie. Et pour ce qui est d’assumer ses responsabilités, le gouvernement belge, comme d’hab, ne se bouscule pas au portillon... Pas tout à fait Kiev, mais pas loin.

 

Source : http://rt.com/business/267964-yukos-belgium-state-assets/  

 

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Chic , c’est reparti ! Comme en 14, la fleur au fusil.

 

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Et pendant ce temps-là…

 

À Athènes, des milliers de Grecs ont manifesté contre l’austérité

 

Cela s’est passé sur la place Syntagma, devant le Parlement. On y a remarqué la présence de beaucoup de membres du parti au pouvoir, Syriza, qu’étaient venus soutenir des Allemands du parti Die Linke. Sur les bannières et les pancartes, on pouvait lire « Les peuples d’Europe ensemble » et « Démocratie pour l’Europe ».

Cette manifestation s’est déroulée à 13 jours de l’échéance du « programme de sauvetage » (sic) de la Grèce et de la possible sortie de ce pays de la zone euro.

 

 

 

*

Tsipras en Russie: une visite importante dans un contexte explosif

 

28. Tsipras Poutine.jpg

 

Le chef du gouvernement grec s'entretiendra avec le président russe vendredi 19 juin.

La visite du premier ministre grec Alexis Tsipras en Russie, au moment où se joue l'avenir d'Athènes dans la zone euro, revêt une importance particulière, estime l'analyste financier Dmitri Tratas.

« Le voyage de M. Tsipras en Russie, réalisé sur fond de négociations sur le sort du pays et son appartenance à la zone euro, est d’une importance significative », a déclaré l’analyste à la chaîne télévisée RT.

Lire la suite…

http://fr.sputniknews.com/international/20150618/10165982...

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Les allées d’un campus chinois sous les eaux, les étudiants à la pêche

 

Le campus de l’Université Fundan de Shanghaï s’est retrouvé sous les eaux à la suite de pluies torrentielles. On y a vu nager des quantités de poissons, qui avaient été balayés de leurs étangs par le courant. La direction de l’université a fait appel aux étudiants pour qu’ils tentent de capturer les poissons errants et aident à les replacer dans leur habitat normal.

 


Source : http://rt.com/in-motion/268090-china-shanghai-rains-floods/

 

*

À part ça…

Une trouvaille :

On a découvert, en surfant pour chercher des images, un site qu’on ne connaissait pas.

Rapide parcours en diagonale avant de vous poster le lien.

On y a vu des choses qu’on aime et des choses qu’on n’aime pas (une citation de Napoléon Bonaparte évidemment pas de lui … des piques aux musus et à Martine Aubry, etc.) et beaucoup de calembours (on n’est pas contre, s’ils sont bons).

vite, sois là, c’est tout vert

(des écolos ?)

Quoi qu’il en soit c’est ici :

http://vite.soila.voila.net/

Et on y a trouvé ceci :

http://vite.soila.voila.net/rose.html

Jugez par vous-mêmes.

 

*

 

 

Mis en ligne le 19 juin 2015

 

 

 

 

19:05 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/06/2015

LA RÉSISTANCE FRANÇAISE I.

1. L'Impossible.JPG

 

I.

 

« La peur de la vraie mort, c’est la peur de la perte de nos raisons de vivre. Pourquoi ne pas avouer qu’au lendemain du XXe Congrès, nous avons compris ce que pouvait être ce vertige vital. Je ne l’avais jamais éprouvé, ni dans les prisons ni dans les camps.

« Ma première réaction fut celle du refus. “C’est Thermidor ! ai-je pensé. Et tout cela n’est que mensonge.” Mais il fallut se rendre à l’évidence et je me demandais si, depuis 1933, depuis un quart de siècle, ma vie avait eu un sens. »

Roger Garaudy, Parole d’homme

 

« Méfiez-vous de votre première impression ; généralement, c’est la bonne. »

Voltaire

 

Nous aurions pu aussi bien citer Henri Jeanson : « La première impression est toujours la bonne, surtout si elle est mauvaise. »

Depuis notre dernier post, nous avons lu les deux essais de Grover Furr consacrés à « Staline et la lutte pour une réforme démocratique ». Il ne nous est pas permis d’en douter : la première impression de Garaudy était la bonne, à ceci près que 1956 et le XXe Congrès n’ont pas été Thermidor mais le Directoire déjà dansant sur les Errancis. Thermidor avait eu lieu en mars 1953, par l’assassinat de Staline, puis 112 jours plus tard par celui de Beria - « Laurenti Beria est la figure la plus calomniée de toute l’histoire soviétique » - et ce qui frappe, à cette lecture, c’est la répétition hallucinante, pas à pas, de la Révolution française qu’a été, à partir des intentions de réforme de Staline, l’histoire de l’URSS. Comme en France, « on » a laissé vivre les vrais révolutionnaires juste assez longtemps pour qu’ils sauvent le pays de l’invasion étrangère. Cela fait et le fromage en sûreté,  on s’est débarrassé d’eux.

Et que les droites de toutes sortes arrêtent de nous les briser avec leurs « idéologies totalitaires ». Il n’y a eu, dans cette affaire, aucune idéologie du tout, mais des individus, seuls ou en bandes, que l’égoïsme, la volonté de puissance et la rapacité ont poussé à commettre des crimes innommables. Comme toujours. Comme partout. (Demandez à M. Jean d’Aillon de vous raconter les guerres de religion en Provence.) L’infantilisme de plus en plus pervers de 80% au moins de l’humanité est ce qui la perdra et laissera – peut-être – une chance au reste de la création. À ce qu’il en restera quand nous en aurons fini avec elle… D’ici là, et pour que l’espèce ne crève pas totalement idiote, il importe que les travaux de Gover Furr * soient publiés et largement répandus. Ce n’est pas l’affaire des seuls soviétiques. Ce n’est pas l’affaire des seuls communistes. Ce n’est pas celle non plus des seuls Européens. C’est une affaire globale, qui concerne tous les peuples.

Il ne reste plus semble-t-il d’éditions communistes en français. Qu’à cela ne tienne et que s’il reste au moins un éditeur de gauche à publier dans notre langue, son devoir est de s’y coller. Quitte à faire passer le chapeau à la ronde s’il manque du nerf de la guerre, à imiter M. Galloway ou à s’associer avec d’autres.

__________________   

*  Et ceux de Joukov, de Medvedev, de Mukhine, de Thurston, de Williamson, etc.

 

Nos excuses pour cet inhabituel et trop long éditorial.

 

 

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La Résistance française

 

Dédié au Saker

Qui la cherche où elle n’est pas

 

Ce n’est nullement par hasard que nous commençons par Thierry Meyssan.

Il faut cliquer sur les liens en rouge et lire ou relire ce qu’ils rappellent.

Car ceci n’est pas un simple article, c’est un dossier. À charge.

 

La prévisible défaite de la France au Moyen-Orient

par Thierry Meyssan

Alors que la signature de l’accord entre Washington et Téhéran se rapproche, Thierry Meyssan retrace et analyse la politique de François Hollande au Proche-Orient de soutien aux monarchies du Golfe et à l’apartheid israélien. De manière incontestable, il montre que cette politique, contraire aux valeurs de la République et aux intérêts de la Nation, sert exclusivement les ambitions personnelles de quelques individus et du groupe social qu’ils représentent.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 8 juin 2015 

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11. Hollande discours 2012.jpg

Le 6 juillet 2012, le criminel de guerre Abou Saleh (Brigade Farouk) était l’invité spécial du président François Hollande (le jeune homme de face, assis sur le côté de la tribune, à la droite de la photo). Il avait dirigé l’Émirat islamique de Baba Amr et fait égorger en public plus de 150 personnes

 

Élu en mai 2012 président de la République française, François Hollande aura imposé à son pays une orientation de politique étrangère entièrement nouvelle. Le fait qu’il se soit présenté comme un homme de gauche a masqué aux yeux de ses concitoyens que ce haut-fonctionnaire tournait le dos aux intérêts de la Nation, à son histoire et à sa culture, et plaçait l’État au service d’un groupuscule de grands bourgeois néo-conservateurs.

Le changement du printemps 2012

- Alors que durant sa campagne électorale, il avait semblé ouvert à toutes les analyses, s’entourant de plusieurs groupes de réflexion concurrents, il devait mettre bas son masque dès sa prise de fonction, le 15 mai. Ainsi plaçait-il son mandat sous les auspices de Jules Ferry. Avec subtilité, il affirmait honorer le fondateur de l’école laïque et obligatoire et non pas le théoricien socialiste de la colonisation. Pourtant, la laïcité de Ferry ne visait pas à garantir la liberté de conscience, mais à extirper les enfants des mains de l’Église catholique et à les former, sous l’autorité des « hussards noirs », pour en faire la chair à canon de ses expéditions coloniales.

-  Le 6 juillet, il réunissait à Paris une coalition d’États auto-proclamés « Amis de la Syrie », pour saboter l’accord de Genève et relancer la guerre contre la Syrie. Symboliquement, il saluait les « démocrates » (sic) du Conseil national syrien, une organisation fantoche composée par le Qatar en s’appuyant sur la société secrète des Frères musulmans. Il se pavanait aux côtés du criminel de guerre Abou Saleh qui avait dirigé l’Émirat islamique de Baba Amr et fait décapiter plus de 150 de ses compatriotes. Il prononçait alors un discours, écrit en anglais par ses mentors, puis traduit en français.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article187818.html

 

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Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré.

Appel pluraliste

mercredi 10 juin 2015, par Comité Valmy

 

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Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

Le 21 mai 2015 à l’Assemblée Nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’OTAN n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie.

Les initiateurs du présent appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être.

L’OTAN s’est en réalité élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays.

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6031

 

Il faut signer.

Même si vous l’avez déjà fait pour l’Italie !

 

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« Si vous me refaites le coup du terrorisme intellectuel, je quitte le studio ! »

(Emmanuel Todd c/ Patrick Cohen)

 

 

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Sur l'« esprit du 11 janvier » : le débat Todd-Badiou

 (chez Médiapart, à « Contrecourant », avec Aude Lancelin)

 

C'est le démographe par qui le scandale arrive : Emmanuel Todd. Avant même la parution de son dernier livre, Qui est Charlie ? : Sociologie d'une crise religieuse (Éditions du Seuil), on a assisté à un véritable tir de barrage. Contre le livre lui-même, mais aussi contre son auteur, qualifié carrément d'« intellectuel zombie », pris à partie par le premier ministre, etc.

Dès la fin du mois de janvier, Alain Badiou écrivait quant à lui un texte publié par Le Monde (lire ici), dans lequel on pouvait lire : « La liberté d’expression, parlons-en ! Il était pratiquement impossible, durant tous les premiers jours de cette affaire, d’exprimer sur ce qui se passait un autre avis que celui qui consiste à s’enchanter de nos libertés, de notre République, à maudire la corruption de notre identité par les jeunes prolétaires musulmans et les filles horriblement voilées, et à se préparer virilement à la guerre contre le terrorisme. »

 

 

2. athena xxxx.JPG

 

Eric Hazan & Frédéric Lordon

« Au-delà du Capitalisme »

Cercle des Volontaires

 

 

Lire-écouter le reste sur :

Les-crises.fr

Source : http://www.les-crises.fr/lordon-sur-france-inter/

 

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Mais aussi et d’abord…

Résistance de la philosophie

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Nous n’avons pas trouvé de portrait de M. d’Ormesson digne de figurer sous le casque de la déesse aux yeux pers de M. de Dieguez

 

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Qui résiste depuis des décennies en solitaire, mais qui est pollinisé par de nombreux sites philosophiques, religieux ou simplement politiques, poursuit et boucle sa réflexion sur l’avenir de la philosophie en Europe.

 

L'avenir de la philosophie européenne 2

 

A Catherine Lieutenant, ces quelques pas
en direction du "fondement abyssal"

 

 

 

1 - Les malheurs du verbe comprendre
2 - " Dieu, sa vie, ses œuvres " , par Jean d'Ormesson de l'Académie française
3 - L'ascensionnel

 

1 - Les malheurs du verbe comprendre

Si l'Europe crépusculaire devait servir de rampe de lancement à la mise en orbite d'une histoire abyssale, donc anthropologique, de la philosophie occidentale, il faudrait observer que la notion courante d'explication , donc de compréhensibilité applicable à l'inerte n'est qu'une sorte de fourrage mental, puisque l'homme du "sens commun" est un animal si peu cérébralisé qu'il présuppose spontanément que la rentabilité qui couronnera sa capacité de prévoir les piétinements du cosmos se révèlera du même coup un discours de l'intelligibilité de l'univers, donc un savoir censé faire briller des évidences. La cavité cérébrale propre à l'humanité se nourrit donc de l'avoine des redites aveugles de la matière arrêtée ou en mouvement.

Et pourtant, quel prodige que la succession régulière des phénomènes dans l'espace, quel mystère que la course du cosmos dans le temps! Le langage pseudo explicatif que la bête s'est forgé afin d'apprêter la matière à son usage a donc bel et bien donné leur essor cérébral aux premiers fuyards des forêts. Mais elle demeure vaine, la folle ambition de ces malheureux de décrypter l'habitacle dans lequel ils se trouvent immergés.

Lire la suite…

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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L'avenir de la philosophie européenne 3

 

1 - Renan et la généalogie de la vie ascensionnelle de la raison
2 - Nietzsche et la vie spirituelle de l'intelligence
3 - Le dieu Zarathoustra
4 - Ainsi parla Zarathoustra
5 - Un sursaut manqué de notre mythe de la délivrance
6 - Des encéphales en enfilade
7 - L'encéphale sommital de Zeus
8 - Que signifie le verbe exister?
9 - Le Dieu de demain

 

 1 - Renan et la généalogie de la vie ascensionnelle de la raison

Les premiers orphelins des nations tombées en panne du corsetage théologique rudimentaire de la vie ascensionnelle de l'humanité ont tenté d'emprunter des pistes de l'intelligence interdites aux premiers alpinistes bibliques. Renan a su prendre acte de ce que le héros de la délivrance des chrétiens n'était pas remonté de l'empire des morts d'autrefois. Mais il était impossible de retrouver Lucien de Samosate, qui faisait si allègrement dialoguer dans l'Erèbe Périclès avec Platon ou Sophocle avec Aristote.

Puis le séminariste de Tréguier a vainement tenté de substituer à la foi perdue de la seule bête qui se demande ce qu'elle fait en ce bas monde une météorologie du salut plus campagnarde que la précédente; car les idéalités de l'animal du pourquoi serviraient, disait-il, d'étoiles et de guides à la longue marche de l'espèce à la recherche d'un chef. Un romantisme du salut aussi enferré dans le champêtre qu'auparavant s'est époumoné à nous tirer de là; car nos idéalités d'une délivrance universelle nous ont trahi. Car bientôt les oriflammes de notre langage nous ont fait tomber dans un angélisme agricole et un séraphisme bucolique plus secrètement carnassiers que jamais; et nous avons enfermé nos abstractions pseudo-délivrantes dans une théologie à l'usage des héros de l'abbé de Saint Pierre; et nous n'avons pas tardé à nous livrer aux mâchoires de nos concepts réputés salvifiques à l'écoute des douze apôtres.

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Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Résistance politique

(et linguistique à la fois)

 

U.P.R.

 

C’était en 2013 et c’est hélas toujours d’actualité :

François Asselineau, président de l’UPR, était l'invité de Christophe Hondelatte pour débattre de la loi Fioraso et des menaces que son article 2 fait peser sur la langue française, face à Bruno Sire, président de l'université Toulouse I.

Outre Christophe Hondelatte, qui animait le débat, trois autres intervenants se sont mêlés aux échanges :

- la romancière française d'origine camerounaise Calixthe Beyala ;

- le journaliste et essayiste Joseph Macé-Scaron, directeur adjoint de l'hebdomadaire Marianne, et directeur du mensuel Le Magazine Littéraire ;

- le rappeur, producteur, écrivain et président de « Banlieues Actives » d'origine togolaise Rost (qui a été proche du PS et de François Hollande et s'en est éloigné).

Comme on peut le constater sur cette vidéo, ces trois intervenants se sont rangés peu ou prou aux arguments développés par François Asselineau, laissant bien isolé le président de l'université Toulouse I. Le président de l'UPR a d'ailleurs eu un spectaculaire mot de la fin.

 

François Asselineau contre le triste Sire

 

 

Allez, encore un petit coup de Voltaire :

 « Le génie français est perdu ; il veut devenir anglais, hollandais et allemand. Nous sommes des singes qui avons renoncé à nos jolies gambades, pour imiter mal les bœufs et les ours. »

Site de l’UPR : http://www.upr.fr/

 

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Solidarité & progrès

Pour être fidèles à Jean Zay

Déclaration de  Jacques Cheminade

19 mai 2015

Nous ne partageons pas les invectives de la droite contre la ministre de l’Éducation. Nous ne partageons pas les invectives de la ministre de l’Éducation contre les « pseudo-intellectuels ». Nous ne voulons pas d’un enseignement au rabais qui pousse les parents de milieux privilégiés à mettre leurs enfants dans le privé. Nous ne voulons pas d’un enseignement élitiste qui permet, à coup de filières, de dénaturer l’enseignement public. Nous ne voulons pas d’un pays soumis à la réussite par l’argent et qui ne respecte pas ses enseignants.

Nous voulons l’émancipation des capacités créatrices de tous, avec une Éducation recevant les moyens financiers et humains pour être vraiment nationale.

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Source : http://www.jacquescheminade.fr/Pour-etre-fideles-a-Jean-Zay

 

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Loi Valls sur le renseignement : un Patriot Act à la française

Par Jacques Cheminade

 

C’est ce 5 mai que l’Assemblée nationale votera la loi Valls sur le renseignement. Nous serons moins vociférants contre elle que ne l’ont été les députés socialistes Raymond Forni et Philippe Marchand lorsqu’ils comparaient la loi « Sécurité et Liberté » d’Alain Peyrefitte aux textes votés sous le régime de Vichy. Cependant, la loi actuelle va plus loin que celle de 1980 et, au nom de la lutte contre le terrorisme, légalise les pratiques de surveillance de masse sans contrôle judiciaire. Plus grave encore, malgré les dénégations de Bernard Cazeneuve et de Jean-Jacques Urvoas, elle se situe dans le contexte de lois de plus en plus intrusives dans nos vies privées, depuis celles de 1980, puis du 10 juillet 1991 et enfin du 13 novembre 2014, permettant aux enquêteurs de perquisitionner les « clouds » et d’intercepter les discussions sur les logiciels d’appels téléphoniques sur internet.

Lire la suite…

Source : http://www.jacquescheminade.fr/Loi-Valls-sur-le-renseigne...

Site de Solidarité & progrès : http://www.solidariteetprogres.org/

 

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Résistance historique

 

Annie Lacroix-Riz,

dont il ne faut rien laisser passer sans l’avoir lu ou écouté, et médité.

 

Le Conseil de la Résistance


 

 

Visiter son site est impératif : http ://www.historiographie.info/

Sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Annie_Lacroix-Riz

Qu’on nous pardonne ! En dégénérés anarchistes que nous sommes, nous rêvons d’une société où on supprimerait la Coupe du Monde de foot pour la remplacer par un débat en direct et au finish entre Annie Lacroix-Riz et Robert Faurisson sur les applications du Zyklon B.

 

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Résistance aux mé®dias

 

Pour rappel :

Le 21 août 1944, Albert Camus signait l’éditorial du quotidien Combat sorti de la clandestinité. Intitulé « De la Résistance à la Révolution », il traçait la ligne politique du journal : « en finir avec l’esprit de médiocrité et les puissances d’argent, avec un état social où la classe dirigeante a trahi tous ses devoirs et a manqué à la fois d’intelligence et de cœur. Nous voulons réaliser sans délai une vraie démocratie populaire et ouvrière. » A sa façon, Camus résumait ce qui était sans doute l’état d’esprit de la majorité des Français à la Libération. Une Libération qui ne signifiait pas seulement la défaite des troupes nazies mais aussi la fin du régime de Vichy et du « fascisme à la française ».

Où est Combat aujourd’hui ?

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regardeoutumarches.net 

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http://www.regardeoutumarches.net/dotclear/index.php?page...

 

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Résistance médiatique

(et cinématographique)

 

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Résistance médiatique bis

(mais là, c’est en Allemagne)

C’était à la fin de l’année dernière. Il n’y en a pas eu beaucoup d’autres après lui, ni là ni ailleurs…

Le journaliste allemand Udo Ulfkotte a donné une interview à la chaîne Russia Today, à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage Gekaufte Journalisten (« Journalistes achetés »).

Dans ce livre, il détaille la manipulation des médias et des journalistes par les agences de renseignement étasuniennes et révèle notamment comment le Frankfurter Allgemeine Zeitung sert « comme une prostituée les intérêts de Washington en manipulant ses lecteurs au profit des États-Unis » au travers de multiples organisations pilotées depuis Washington, comme l’Atlantic Bridge, la Commission trilatérale, le German Marshall Found, l’American Council on Germany, l’Aspen Institute, etc.

Ces informations ont été depuis confirmées par Willy Wimmer, ex-secrétaire d’État du ministère allemand de la Défense, qui a accusé le département d’État américain d’ingérence dans le travail de la presse allemande.

 

 

 

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Résistance par les livres

 

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Nous parlions, au début de ce post, d’éditeurs théoriquement de gauche et de leur possible substitution à l’Éducation nationale, en attendant que…

En voici quelques-uns.

 

19. logo La fabrique.jpg

 

C’est ici :  http://www.lafabrique.fr/index.php

 

 

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20. Delga logo.jpg

21. Accueil Delga.jpg

 

C’est là : http://editionsdelga.fr/

 

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Éditions 

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C‘est ici : http://www.editionsdemilune.com/collection-resistances.ht...

Et là : http://www.editionsdemilune.com/voix-du-monde-c-5.html

 

 

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Signalons pour finir la 

               librairie

quilombo

( http://www.librairie-quilombo.org/)

 

Où  l’on trouve des ouvrages des précédents et pas mal d’autres d’éditeurs non conventionnels comme, par exemple :

 

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Alexandre Skirda

Les Russies inconnues

Rouss, Moscovie, Biélorussie, Ukraine et Empire russe

Des origines (862) à l’abolition du servage (1861)

Vétché – Mai 2015

376 pages

En savoir plus : http://www.librairie-quilombo.org/Les-Russies-inconnues

 

25 FLOREAL.jpg

Floréal Cuadrado

Comme un chat

Souvenirs turbulents d’un anarchiste – faussaire à ses heures – vers la fin du XXe siècle

Éditions du Sandre – mai 2015

700 pages

En savoir plus : http://www.librairie-quilombo.org/Comme-un-chat

 

26. ULTRAGAUCHE.jpg

 

Roland Simon, Les chemins non tracés

Histoire critique de l’ultragauche

Réédition revue et augmentée

Éditions Senonevero - 2015

496 pages

En savoir plus : http://www.librairie-quilombo.org/Histoire-critique-de-l-...

 

27. Ringolevio.jpg

 

Emmett Grogan

RINGOLEVIO

Éditions L’échappée – 2015

704 pages

En savoir plus : http://www.librairie-quilombo.org/Ringolevio

 

 

28. ELEUSIS PONTCERQ.jpg

 

Institut de démobilisation (section berlinoise)

ELEUSIS – Management

Pontcerq - 2015

104 pages

En savoir plus : http://www.librairie-quilombo.org/Eleusis-management

 

 

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impossible n’est pas français

 

 

 

Mis en ligne le 13 juin 2015.

 

14:13 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

LA RÉSISTANCE FRANÇAISE II.

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II.

La Résistance française

 

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Résistances d’Outre-tombe

 

3. Thémis-aux-couleurs-de-la-République.jpg

Pourquoi Charles de Gaulle refusa-t-il toujours de commémorer le débarquement du 6 juin ?

(Extraits de l’excellent livre C’était De Gaulle d’Alain Peyrefitte,

Tome 2 (Édition de Fallois Fayard 1997), pages 84 à 87)

 

  • Palais de l’Élysée, 30 octobre 1963

En nommant Jean Sainteny ministre des Anciens combattants en décembre 1962, le Général lui avait demandé de consacrer son énergie à l’année 1964. Elle était propice à raviver le souvenir de deux des années glorieuses : cinquantenaire de 1914 et vingtième anniversaire de 1944.

À la fin du Conseil du 30 octobre 1963, Jean Sainteny a évoqué les cérémonies prévues pour la commémoration de la libération, Pompidou me prend à part : « Tâchez de faire revenir le Général sur son refus d’aller sur les plages de Normandie… » Je suis stupéfait et de l’information et de la demande. « Enfin, reprend Pompidou, prenez des précautions… Je m’y suis cassé les dents. »

Sainteny m’apprend ensuite qu’il se les était déjà lui-même cassées. Naturellement, je vais me les casser aussi.

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« La France a été traitée comme un paillasson ! Churchill m’a convoqué comme un châtelain sonne son maître d’hôtel. » 

Lire la suite…

Source : https://www.les-crises.fr/pourquoi-de-gaulle-refusa-t-il-...

 

Voir aussi :

Traité transatlantique - Quand De Gaulle disait non à Kennedy (1962-1963)

http://www.upr.fr/actualite/france-info-confirme-les-anal...

 

5. Croix de Lorraine.gif

Pendant qu’on y est :

 

Le Charles De Gaulle d’Henri Guillemin

 


 

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Par le rire, même morts

 

Desproges

 

Et même s'il n'est pas mort : Rego

 

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Coluche


 


 


 

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Yanne

 


 

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Mais ne soyons pas hexagonocentristes…

 

Résistance à la chilienne

Mardi 9 juin  2015

Santiago du Chili

La police tabassée par des étudiants

 

 

À lire ou à relire :

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 Ramon Diaz Eterovic

L’Obscure mémoire des armes

Métaillé – 2011

278 pages

 

 

 

Oui, c’est un polar. Et alors ?

 

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Résistance à la grecque

6 juin 2015

« Soyons sérieux ! »

Remarquable discours d’Alexis Tsipras devant le Parlement Grec

Il y met l’opposition en demeure de se prononcer « loyalement » sur la réponse à donner aux institutions.

 

« Nous allons défendre de la meilleure façon possible le droit de tout un peuple à vivre avec dignité et confiance dans l’avenir. »

 

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Transcription :

 

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les députés

J’ai demandé ce débat extraordinaire d’aujourd’hui, parce que nous nous trouvons dans la dernière ligne droite de la négociation et en même temps au moment le plus critique.
Il est donc nécessaire d’informer le corps législatif et les partis politiques, d’informer aussi le peuple grec le plus officiellement possible du stade d’avancement des discussions et des objectifs de notre négociation.

C’est ainsi que je conçois ma responsabilité démocratique face aux partis politiques et au Parlement et aussi face au peuple.

Nos négociations sont régies par le principe de transparence et dès le début j’ai insisté sur notre intention de ne jamais rien cacher au peuple grec car c’est pour lui que nous négocions et c’est pour lui que nous nous battons pour obtenir l’accord le plus approprié.

Nous n’avons donc rien à cacher.

Mesdames et Messieurs les députés

Dès le premier jour, le nouveau gouvernement grec a fait savoir qu’il souhaitait une solution européenne à la question grecque.

Un accord mutuellement bénéfique qui libérera la société grecque et l’économie de la spirale déflationniste des sept dernières années, en mettant une fin à l’austérité, en restaurant la justice sociale tout en assurant une solution globale au problème de la dette.

Cette solution est la plus appropriée non seulement pour la Grèce mais aussi pour toute l’Europe afin de fermer définitivement le cercle dangereux de cette crise qui a débuté en 2008.

Cette solution pourrait aussi être le point de départ d’une nouvelle période du processus de l’unification européenne en donnant le signal que l’Union Européenne et sa monnaie commune ont un caractère définitif et irrévocable.

Ce sont ces positions claires et primordiales que nous avons défendues tout au long de la période des négociations politiques et techniques, aux sommets européens, aux discussions avec les dirigeants politiques des autres états et des institutions européennes et aussi au niveau technique du Groupe de Bruxelles.

Cet engagement en faveur de l’idée européenne qui est le nôtre, nous l’avons prouvé dans la pratique en déposant la semaine dernière une proposition complète pour un accord global.

Cette proposition était la preuve de notre intention sincère de parvenir à un compromis, puisqu’il n’exprimait pas les positions initiales du gouvernement grec, mais les résultats des négociations menées dans le cadre du Groupe de Bruxelles. Il illustrait en somme le terrain d’entente auquel avaient abouti trois mois de négociations rudes et difficiles. Et dans ce sens, notre proposition a été une démonstration claire de notre respect, tant des procédures de négociation, que de nos interlocuteurs.

Cette proposition constitue à ce jour la seule base réaliste pour poursuivre les discussions et pour parvenir à un accord qui respecte à la fois le mandat populaire grec du 25 Janvier et les règles communes régissant l’Union monétaire.

Un des points essentiels de cette proposition est la réduction des excédents primaires, exigence qui a été par ailleurs déjà acceptée par les institutions.

Parce que les excédents primaires élevés, prévus dans le programme précédent, sont en fait un autre nom de l’austérité.

Mais cette proposition ne constitue qu’une base de discussion qui doit porter sur une solution globale.

Et cela signifie que les mesures « difficiles » contenues dans cette proposition lient le gouvernement grec et seront mis en œuvre à condition qu’il y ait un accord global pour la Grèce qui mette fin aux palinodies et aux revirements du théâtre d’ombres des cinq dernières années qui n’ont fait qu’aggraver la situation de la dette et les perspectives de la sortie de la crise.

Mesdames et messieurs les députés

Soyons sérieux.

L’élément essentiel de la négociation ne concerne pas seulement le choix des réformes exigées pour conclure un accord. Ce qui importe c’est de faire cesser le cercle vicieux de cette crise qui se perpétue en s’auto-alimentant. Et cela ne peut être réalisé qu’en changeant la prescription de l’austérité qui génère la récession et en adoptant une solution radicale face au problème de la dette. Parce que, soyons francs, il n’y a pas d’autre solution pour que l’économie grecque redevienne sûre pour les investisseurs et les marchés.

Les réformes entreprises par le gouvernement ne pourront produire des effets bénéfiques que si elles s’accompagnent d’une véritable solution au problème de la dette. Une solution réelle et non pas une simple promesse comme celle qui a été donnée en 2012 au gouvernement précédent et qui n’a jamais été matérialisée.

Faute de quoi, et malgré tous nos efforts, nous ne parviendrons jamais à échapper au cercle vicieux de l’incertitude qui est le principal obstacle à la relance de l’économie grecque

Et je suis sûr que personne en Europe ne désire prolonger l’incertitude, personne ne désire qu’on continue à marcher sur la corde raide d’une menace perpétuelle.
Par conséquent, le principal critère de l’acceptabilité d’un accord est son aptitude à assurer la viabilité de l’économie grecque.

C’est pour cela que dès le début j’ai fait remarquer que nous n’avions pas besoin d’un simple accord mais d’une solution définitive. Après cinq ans datermoiements, nous avons plus que jamais besoin de cette solution définitive, à la fois pour la Grèce et pour l’Europe. Une solution qui mette fin à la politique des excédents irréalistes et à l’austérité ; une solution qui assure la viabilité de la dette grecque.

C’est cela l’objectif de notre négociation aujourd’hui puisque l’austérité imposée pour assurer le remboursement d’une dette insoutenable a formé pendant cinq ans le noyau d’une politique mémorandaire qui a échoué.

Son échec n’est pas une conjecture mais un fait établi et reconnu à l’échelle internationale et qui ne se reflète pas uniquement dans le rejet de cette politique par le peuple grec lors des dernières élections. Il se reflète aussi sur les indicateurs de la dette et des inégalités sociales et sur les indicateurs de compétitivité de l’économie qui malgré les prévisions optimistes des défenseurs de la politique de l’austérité n’a pas montré des signes de relance après cinq ans d’application de programmes sévères de dévaluation interne.

Mesdames et Messieurs les députés

Je dois avouer, à ce point, devant vous et devant le peuple grec, que j'ai été désagréablement surpris par le projet que j’ai reçu du Président Juncker, au nom des trois institutions.

Je n’aurais jamais imaginé qu’ils nous remettraient une proposition qui ne prendrait pas en compte le terrain d’entente qui a été trouvé après trois mois de négociations dans le cadre de l’Eurogroupe.

Je ne pouvais pas imaginer que les efforts sincères du gouvernement grec pour une solution juste et globale seraient perçus par certains comme une faiblesse.

Mais surtout, je ne pouvais pas imaginer que des responsables politiques – je ne parle pas des technocrates – ne pourraient pas comprendre qu’après les cinq années catastrophiques de l’austérité mémorandaire, aucun député grec ne pourrait voter en faveur de la suppression de l’allocation de solidarité attribuée aux retraités à faibles revenus et d’une augmentation de 10 points de la TVA sur l’électricité.

Et si je me trompe sur vos intentions je vous prie de me démentir.

Malheureusement, les propositions des institutions sont manifestement irréalistes et constituent un retour en arrière par rapport au terrain d’entente qui a été construit avec de grandes difficultés pendant les négociations.

Il est évident que le gouvernement grec ne peut en aucun cas accepter des propositions absurdes qui tout en adoptant la baisse des excédents primaires laissent persister des mesures exténuantes pour les retraités à faibles revenus et les familles moyennes.
Et je veux croire que cette proposition était un mauvais moment ou une ruse de négociation maladroite et qu’elle sera vite retirée par ses initiateurs.

Néanmoins, et dans ce moment critique pour le pays, mon devoir m’oblige à écouter attentivement les avis des autres partis politiques avant de répondre aux institutions par rapport à leur proposition.

Parce que si la responsabilité principale des négociations incombe de toute évidence au gouvernement, je voudrais entendre aujourd’hui l’opposition et savoir si, au regard de ses responsabilités et la main sur le cœur, elle nous invite à accepter la proposition présentée par les trois institutions ou si elle se rallie à notre refus.

Puisque dernièrement vous avez critiqué sévèrement – et la critique est bienvenue car elle est l’essence même de la démocratie – notre refus de signer l’accord, maintenant que vous savez exactement ce qu’il nous a été demandé de signer, je vous invite à dire clairement si vous acceptez ou rejetez l’accord proposé.

Je voudrais aussi rappeler que depuis que nous avons commencé notre travail gouvernemental, nous avons honoré des obligations extérieures de l’ordre de 7,5 milliards d’euros, malgré l’étranglement financier choisi par les institutions comme une tactique de négociation.

Je vous rappelle aussi que depuis juin 2014 nous n’avons reçu aucun versement du programme financier, tandis que depuis le 18 février la BCE refuse les bons du Trésor grec, abusivement puisque la validité de l’accord de prêt a été prorogée et que le pays est en train de mener des négociations qui portent sur le même programme.

Il ne s’agit plus d’une simple question de droit, ni même d’une question politique. L’étranglement financier du pays soulève un problème d’ordre moral, qui est en conflit avec les principes fondateurs de l’Europe. C’est un problème qui soulève en outre des questions légitimes sur l’avenir de l’Europe elle-même.

Et je suis sûr que cette tactique en importune plus d’un en Europe. Il est donc temps que certaines personnes, qui se trouvent certes également en Grèce mais surtout en Europe, œuvrent pour trouver une solution et non pour dominer et humilier tout un peuple. Et si c’est le désir d’humiliation ou de domination qui anime leurs actions ils doivent savoir qu’ils obtiendront exactement l’effet inverse. Et ceci n’est pas une menace, mais une simple constatation qui se passe de la lecture des sondages d’opinion.

Il suffit d’écouter les gens autour de soi, il suffit d’écouter tous ces gens qui ne nous demandent qu’une chose :

Ne pas céder sur nos justes réclamations.

Ne pas plier devant les exigences déraisonnables et les chantages des créanciers.

Mesdames et Messieurs,

Vous allez me demander à juste titre : Après tous ces rebondissements, sommes-nous près d’un accord viable ? Je vais répondre avec la main sur le cœur : Malgré le grand recul que constitue la journée d’avant-hier, ma conviction est que nous en sommes maintenant beaucoup plus près que jamais, et je vais vous expliquer pourquoi.

D’abord parce qu’il est maintenant clair pour l’opinion publique européenne et mondiale que la partie grecque a fait une proposition réaliste qui prend en compte les contraintes des autres partenaires et respecte les règles qui régissent l’union monétaire.
Et surtout parce que, malgré les attentes contraires et les conditions défavorables de ces derniers mois, nous avons résisté.

Nous avons persévéré et nous avons pu négocier avec fermeté et prudence au nom du peuple grec. Et en suivant les réactions qui ont suivi la décision d’hier de reporter les paiements du FMI à la fin du mois, on voit clairement – et les marchés financiers le voient également – que personne ne souhaite la rupture. Et maintenant le temps n’est pas compté pour nous seuls. Il est compté pour tout le monde.

Il serait donc judicieux pour certains d’éviter les conclusions rapides et les prémonitions. 

L’approche pragmatique de la partie grecque est la seule ligne de négociation sérieuse pour obtenir un accord durable.

Et plus il devient clair que la question grecque n’est pas un cas isolé mais concerne l’ensemble de la zone euro et l’économie mondiale, plus augmentent les chances de voir nos partenaires rejoindre le réalisme et nos positions.

Mesdames et Messieurs les députés

Je voudrais en concluant résumer les objectifs stratégiques du gouvernement grec dans les négociations en cours :

· De faibles niveaux d’excédents primaires, qui ont par ailleurs déjà été acceptés en réduisant le coût pour le peuple grec de 8 milliards d’euros pour les 18 prochains mois et de 14 milliards d’euros pour les cinq ans à venir.

· Réduction – restructuration de la dette.

· Protection des retraites et du salaire réel.

· Redistribution des revenus en faveur de la majorité sociale. Parce que si on doit augmenter les recettes publiques, ce n’est pas aux revenus faibles et moyens de supporter des charges supplémentaires mais aux revenus élevés et surtout, à ceux qui pendant les cinq dernières années n’ont pas versé leur part sur le compte de la crise.

· Restauration des négociations collectives et inversion du processus de la déréglementation des relations de travail – bastion idéologique clé de la politique mémorandaire. Et je peux aussi vous dire à ce sujet qu’en consultation avec l’OIT – l’Organisation Internationale du Travail – nous allons présenter dans les prochains jours notre proposition au parlement grec qui, dans le cadre de sa souveraineté, rétablira par la loi les conventions collectives dans le pays.

· Un solide programme d’investissement qui donnera une nouvelle dynamique à l’économie grecque, en mobilisant ses ressources potentielles.

Ces six points résument la perspective d’un accord économiquement viable et socialement juste. Notre effort de toute évidence sera jugé sur le résultat. Mais le résultat est aussi lié à la volonté du peuple grec, car c’est elle qui définit la ligne de la négociation nationale et stimule l’effort gouvernemental.

Il est certain que dans les prochains jours et alors que nous entrons dans la dernière ligne droite, il y aura une effervescence de pensées et de discussions.

Il faudra de la sérénité, de la prudence, de la lucidité, il nous faudra le soutien social et politique pour atteindre l’objectif national, pour atteindre le meilleur résultat.

C’est l’heure maintenant de la responsabilité pour tout le monde ; pour le gouvernement tout d’abord mais aussi pour tous les partis politiques.

Et je m’adresse à vous les députés de l’opposition, en vous demandant de soutenir loyalement l’effort national dans ces moments critiques, en abandonnant les discours opportunistes et alarmistes.

Je voudrais enfin assurer le peuple grec qu’il a raison de se sentir fier parce que le gouvernement grec lui obéit et ne cédera pas à des demandes déraisonnables mais il doit aussi rester serein car notre patience, notre persévérance et notre résilience vont bientôt porter leurs fruits. Nous allons défendre de la meilleure façon possible le droit de tout un peuple à vivre avec dignité et confiance dans l’avenir.

Et nous y arriverons.

Je vous remercie.

Traduction:Vassiliki Papadaki

Source : http://syriza-fr.org/2015/06/07/tsipras-le-gouvernement-g...

 

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Les merdias francophones étant ce qu’ils sont…

 

Ten Minutes Past Midnight
Greece Has Fired A Warning Shot Across The Bows Of The IMF


By Michael Roberts

 

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June 09, 2015 "Information Clearing House"

In the early hours of Friday morning, according to the British paper, the Daily Telegraph (DT), five key players in the Syriza government, meeting in the Maximus Mansion in Athens, took an important decision. They decided that the government would not pay the IMF its debt repayment instalment due that day. Apparently, the IMF’s Christine Lagarde was caught badly off guard. IMF officials in Washington were stunned.

The Syriza leaders had the money to pay : it had been raked up from various sources and they had told Lagarde that they would pay. But at the late hour, they decided not to pay but instead ‘bundle’ all the repayments scheduled for June into one payment at the end of June – or €1.6bn. This was allowable under IMF rules but had only happened once before – by Zambia in the 1980s.

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Source : http://www.informationclearinghouse.info/article42084.htm

 

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Idem…

« Il n’est pas vrai qu’ils aient fait des concessions, que nous ayons fait des concessions et qu’on se retrouve néanmoins dans une impasse. Ils n’ont jamais fait de concessions du tout. »

 

Varoufakis : Greece's Creditors Have Turned Negotiations Into a War

By Elisa Simantke, Harald Schumann

 

June 11, 2015 "Information Clearing House" - "EurActiv" –

Greek Finance Minister Yanis Varoufakis has criticised Greece's creditors for making "no concessions" and turning the negotiations "into a war". In an interview with Germany's Tagesspiegel he explains why a plan for debt restructuring is a Greek prerequisite for an agreement.

Yanis Varoufakis is finance minister of Greece, economics professor and a member of the Left Party Syriza.He spoke to Harald Schumann and Elisa Simantke for the Tagesspiegel.

Mr Varoufakis, the negotiations seem to have reached an impasse. The creditors and in particular the German government are not ready to grant further concessions and the same is true for your government. So what is there still left to talk about with Mr Schäuble?

We need to clarify something: We have not been negotiating with Germany and the European partners. This is the frustrating part of these negotiations. We negotiated with the troika, the representative of the IMF, the ECB and the EU Commission. It is not true that they made concessions and we made concessions and that there is a deadlock. They made no concessions. When we met the first time in February they came up with pretty much what they have now offered. Then we had months of negotiations in the so-called Brussels group. And there was a lot more convergence there.

So why did it not work out?

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Source : http://www.informationclearinghouse.info/article42110.htm

 

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Résistance légendaire

(oui, il parlait français, n'en déplaise au triste Sire)

C’était en avril 1964, à l’Hôtel Intercontinental de Genève…

 

 

 

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Résistance papale

(dont la « fille aînée » pourrait s’inspirer faute de mieux)

Après avoir inauguré avec Matteo Renzi le pavillon russe à l’Expo 2015 de Milan, Vladimir Poutine s'est rendu au Vatican pour y rencontrer le pape François. La situation ukrainienne a, bien sûr, été au centre de leurs discussions, mais pas seulement.

L’entretien - à huis-clos - entre le Pape et le Président russe a porté sur toutes sortes de questions économiques et politiques, mais le sujet essentiel a été le conflit en Ukraine et le respect (?) des accords de Minsk. Selon le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, l’entretien a été très approfondi et les participants ont échangé beaucoup d’impressions sur le conflit. Mais « les deux hommes ont aussi abordé la question des valeurs humaines universelles communes au monde catholique, au monde orthodoxe et à toutes les religions».

La crise en Syrie a également été au centre des discussions, car ce pays déchiré par la guerre compte un grand nombre de chrétiens confrontés à l’avancée de Daesh, qui ne fait montre d’aucune clémence envers les autres religions.

 

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Qui est le monseigneur au milieu ? On ne sait pas.

 

En vue de cette deuxième visite de Vladimir Poutine au Vatican, la pression de « l’Occident » s’était accrue sur le Saint Siège. Les médias alignés disaient attendre de savoir quelle position le Souverain pontife allait adopter sur la question ukrainienne, tandis que, quelques heures à peine avant la rencontre, les États-Unis et le dirigeant de l’église catholique ukrainienne en avaient appelé officiellement au Pape en personne, pour qu’il critique la position de Vladimir Poutine sur l’Ukraine. 

Les États-Unis avaient même, par voie diplomatique, « encouragé » le Vatican à utiliser l’audience privée que le pontife se préparait à accorder à Vladimir Poutine pour condamner les actions de Moscou en Ukraine. Autrement dit, leur ambassadeur au Saint Siège, Kenneth Hackett, avait déclaré à la presse que Washington aimerait voir le Vatican émettre des inquiétudes sur la situation en Ukraine pendant la rencontre entre le Pape François et Vladimir Poutine : « Nous pensons qu’ils pourraient en dire plus sur les préoccupations concernant l’intégrité territoriale, ce type de problèmes…». Et encore : « Il semble que la Russie soutienne les insurgés. Et il semble qu’il y ait des troupes russes à l’intérieur de l’Ukraine. C’est une situation très sérieuse ».

Eh bien, il semble que le Pape ne partage pas « les préoccupations », car il n’en a rien fait et s’est refusé à accuser qui que ce soit de quoi que ce soit. La seule chose sûre est que peu avant sa rencontre avec Vladimir Poutine, il a exhorté Kiev et les forces antigouvernementales à trouver une solution pacifique à la guerre qui se déroule dans le Donbass. « J’incite toutes les parties à arrêter la violence et à rechercher l’harmonie et la paix dans la région », a-t-il déclaré en substance.

Mais ils ne le savent pas, ces zozos, qu’un pape est par définition infaillible, et n’a donc nul besoin qu’on lui fasse la leçon avec une légèreté éléphantesque, moins encore qu’on lui dicte sa conduite à la manière dont tant se vante le sémillant Obama (« Il nous faut parfois tordre un peu le bras de ceux qui ne font pas ce que nous voulons. ») ?

Nous, ce qu’on en dit…

 

 

Source consultée : http://francais.rt.com/international/3126-poutine-pape-va...

 

 

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Résistance au finish

(soutenue par quelques braves, alors qu’elle devrait l’être par toute la nation !)

 

10. Georges Abdallah.gif

 

 

Mise en ligne le 13 juin 2015.

 

 

11:48 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |