09/06/2014

L'Europe part en c......s ! Et les monarchies avec ?

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L’Europe part en c……s !

Et les monarchies avec ?

 

Ce qui est sûr, c’est que les Européens sont de plus en plus mécontents de toutes sortes de choses, et pas que dans les royaumes…

 

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Espagne

Des douzaines de villes manifestent contre la monarchie

 

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Madrid, Puerta del Sol, ce 7 juin 2014, des manifestants ont défilé en brandissant des pancartes dont le message est on ne peut plus clair, réclamant un référendum sur la monarchie, suite à l’abdication du roi Juan Carlos en faveur de son fils Felipe.

Le même scénario s’est déroulé simultanément dans 50 autres villes d’Espagne.

L’exaspération est à son comble, dans un pays frappé de plein fouet par la récession et, le peuple en est de plus en plus sûr, gouverné depuis des années de façon désastreuse.

 

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Mise à jour de la liste de plus de cinquante mobilisations pour le Referendum

Referendum YA@ReferendumYA14

Nueva actualización del listado de más de cincuenta movilizacion

es por el #ReferéndumYA http://www.referendumya.org/?page_id=12 

10:26 AM - 7 Jun 2014

 

Partout, les manifestants agitaient les drapeaux rouge, pourpre et or de la IIe République espagnole et brandissaient des placards disant « Plus de rois ! » « Référendum ! » « Transition réelle, sans roi !» « Référendum pour un processus constitutionnel !»

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Les mêmes scènes se sont répétées lundi, après que l’annonce de l’abdication ait fait spontanément descendre plus de 20.000 personnes dans les rues de Madrid, en une manifestation aussitôt coordonnée par le mouvement anti-austérité 15-M, aux cris de « Demain, l’Espagne républicaine ». Samedi, pour être sûrs d’être entendus, les manifestants sont revenus marteler leurs exigences.

 

 

Ces foules veulent changer le cours de l’histoire politique de l’Espagne avant le 19 juin, date prévue pour le couronnement de Felipe. Elles ne voient, en effet, que cette forte pression de la rue comme moyen d’obtenir ce qu’elles veulent, le Parti Populaire (de droite) au pouvoir et l’opposition socialo-centriste étant massivement favorables au maintien de la monarchie et se préparant à entériner la transition de père à fils au Parlement.

À Barcelone, capitale de la Catalogne, où on veut en outre une complète indépendance vis-à-vis de Madrid, les manifestants sont également descendus par milliers dans les rues, scandant des « Cher Felipe, personne ne t’a choisi ! » et jurant d’aller « Jusqu’à l’indépendance ! ».

 


 

La monarchie espagnole est, on le sait, celle des Bourbons, qui ont longtemps gouverné la France, avant et après la Révolution de 1789-94*. Le grand-père de Juan Carlos, Alphonse XIII, a dû fuir le pays devant l’émeute populaire en 1931, le pays devenant alors, pour la deuxième fois, une république, suivie, lors de son écrasement en 1939, par trente-six ans de dictature franquiste. C’est lors de la mort du Caudillo, en 1975, que Juan Carlos, choisi par Francisco Franco pour lui succéder, est monté sur le trône.

Mais, en 2011, alors que l’Espagne se débattait dans les affres d’une terrible récession (où elle ne fait que précéder les autres pays d’Europe, moins la Grèce et le Portugal qui y sont déjà) une série de scandales a porté des coups très durs à la réputation de la famille royale. Un exemple parmi d’autres : le gendre de Juan Carlos et les sociétés qu’il dirige se sont retrouvés au centre d’une enquête pour fraude portant sur des millions d’euros de fonds publics.

À partir de là, tout ce qu’ont pu se permettre de choquant les Bourbon d’Espagne, à commencer par Juan Carlos lui-même, a été ressenti comme un outrage, en regard de l’impressionnant taux de chômage et de la grande misère des Espagnols.

 

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Juan Carlos ne semble pas s’être jamais beaucoup préoccupé du mécontentement économique et politique qui secoue l’Espagne depuis maintenant plusieurs années, et la justification officielle de son abdication est une volonté, a-t-il dit, de rajeunir et de régénérer… quoi au juste ?

Il revient donc à Felipe de faire le ménage dans la monarchie en désordre dont il hérite.

Y arrivera ?

Y arrivera pas ?

 

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Elle s’appelle comment, la Marianne d’Espagne ?

_________________  

* Ceux qui nous suivent se rappelleront que nous avons évoqué, à propos des livres de Rita Monaldi et Francesco Sorti, et principalement de Secretum, leur thèse selon laquelle le testament du dernier Habsbourg d’Espagne, Charles II, mort sans descendance, aurait été un faux fabriqué sur l’ordre de Louis XIV, pour pouvoir mettre sur le trône de ce pays son petit-fils Philippe, duc d’Anjou – qui allait y monter en effet, sous le nom de Philippe V – au détriment des Habsbourg d’Autriche, c’est-à-dire de l’archiduc Charles de Habsbourg, héritier naturel. D’où la guerre de Succession d’Espagne, qui ensanglanta l’Europe de 1700 à 1714.

Source :  http ://rt.com/news/164556-spain-monarchy-protest-ma...

 

*
 

Belgique

Palais-Royal, jeu de dominos sur fond de tension entre Albert et Philippe.

Une video de la RTBF

http://www.rtbf.be/video/detail_palais-royal-jeu-de-domin...

 

nous apprend de noirs secrets dont on ne sait pas s’ils mettent le trône en péril ou pas (on est en Belgique). Si vous y avez compris quelque chose, tant mieux, nous non plus. On peut toujours essayer de résumer comment on voit les choses. Attachez vos ceintures.

Le prince Laurent, frère cadet du roi Philippe, a été hospitalisé, l’est peut-être toujours. Pour quel motif ? On ne sait pas. Soins intensifs. Sa mère, la reine Paola (reine-mère depuis l’abdication d’Albert II) est allée voir comment il allait et a dit quelque chose comme quoi la santé de son fils lui importait beaucoup. Le grand-maître de la maison du roi (son mari) en a fait part à la presse. Et s’est fait donner son C4 par le grand-maître de la maison du roi (Philippe), parce qu’il n’avait pas à faire des communiqués à la presse sans l’autorisation de la maison du vrai roi. Non, mais ! Un C4 est le formulaire qu’on vous donne quand vous devez allez vous inscrire à l’ANPE, qui s’appelle ici ONEM. Vous suivez ? Les deux grand maîtres (à quoi ça sert ?) seraient rivaux que cela ne nous étonnerait pas. Quant à savoir si une mère – reine ou pas – peut dire qu’elle se fait du souci pour son fils quand il est malade… cela demande réflexion.

Bref, si le trône n’est pas en péril, on ne peut nier qu’il y ait de l’eau dans le gaz chez les monarques. Le roi Philippe ! Chimène qui l’eût dit ?! Rodrigue l’eusses-tu cru ?!

À notre avis, ils devraient faire un peu gaffe, nos couronnés, car il se peut que, bientôt, M. Bart De Wever (extrême-droite flamande séparatiste pour les étrangers) devienne Premier ministre. Et M. De Wever, qui a presque l’air d’un play boy depuis qu’il s’est fait maigrir avec des produits interdits à la vente par Mme Onckelinkx (PS) , ne tient pas du tout à la monarchie. (Marrant, parce qu’il y a cinquante ans, c’étaient ceux du sud qui n’en voulaient pas, et eux qui y tenaient mordicus. Pays difficile à gouverner, la Belgique.)

 

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Albert II, qui n’a pas oublié les 541 jours – d’avril 2010 à décembre 2012 - où le pays est resté sans gouvernement, aurait confié à la cantonade, sans passer par le grand-maître de sa maison ni celui de celle de son fils, que ce coup-ci, ça risque d’être pire.

Voilà.

Espérons, pour lui et pour sa mère, que le prince Laurent va mieux.

 

*

Pendant que Juan Carlos de Borbon fait des safaris en Afrique sur des animaux protégés et que Philippe de Saxe Cobourg Gotha remonte les bretelles à son père, la classe ex-ouvrière crève – en Grèce, au Portugal et en Espagne un peu plus qu’ailleurs pour l’instant - , les mises au chômage ressemblent de plus en plus à des rafles, sans Louis Sassoye et Marie nous aurions nous-même dormi deux ans dans la rue, la chasse au gibier humain est ouverte en Ukraine orientale et, à Athènes, une petite fille de 12 ans vient de mourir à l’école, parce que sa mère n’avait pas les moyens de lui acheter un médicament contre l’épilepsie. Elle n’a pas non plus les moyens de l’enterrer.

 

Grèce

L'austérité tue une écolière

 

12. starokoltseva_big.jpgÂgée de seulement 12 ans, Anastasia Starokoltseva est décédée mardi dans son école à Athènes, parce que sa mère ne pouvait pas payer les coûteux antiépileptiques dont sa fille avait besoin.

La mère d'Anastasia n'a pas pu payer non plus pour les funérailles de sa fille : elle n'avait pas l'argent pour l'enterrer.

Une vie perdue pour une crise d'épilepsie, au XXIème siècle, en Europe.

Une petite fille bannie du système national de santé de son pays (comme un tiers de la population).

Lire la suite…

Source : http://www.okeanews.fr/20140606-grece-lausterite-tue-ecol...

 

Tiens, pendant qu’on y est.

Un site à visiter pour avoir des nouvelles de ce qui se passe dans ce très malheureux et toujours passionnant pays :

www.okeanews.fr/

 

*

Angleterre

 

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M. George Galloway, membre du Parlement britannique, grand champion de la Palestine et candidat à la mairie de Londres, ne s’en prend pas à la famille royale – il laisse ce soin à l’héritier du trône, comme nous l’avons vu récemment – mais il veut la peau de Tony Blair. Ou plutôt, il veut le traîner devant un tribunal international, un vrai, pas une officine anglosioniste. Dans ce but, il se prépare à réaliser, avec Greg Ward, un réquisitoire en forme de film documentaire.

 

The Killing of Tony Blair

 

 

« Tony Blair a tué le Parti Travailliste. Il a tué des centaines de milliers de gens en Irak. (…) Je promets que, jusqu’au dernier jour de ma vie, je me battrai pour faire passer Tony Blair en jugement pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Ce documentaire, la mère de tous les documentaires, se veut un grand pas dans cette direction. »

George Galloway.

Il souhaitait que ce soit le public qui finance son film et a lancé un appel dans ce sens sur Internet. Cela s’appelle un Kickstarter. Son but : réunir 50.000 £. Le 7 octobre 2013, ce but était atteint. Aujourd’hui,

4.459 internautes

ont investi dans ce film 163.891 £

 

Pour suivre pas à pas l’exécution de Tony Blair (et, semble-t-il, de quelques autres de même acabit), c’est ici :

https://www.kickstarter.com/projects/22595538/the-killing...

Qu’attend-on pour en faire autant à…. à…. et à …… au lieu d’espérer qu’il pleuve ?

 

*

À cause de Tony Blair sûrement, mais pas que…

 

Les Morris Men ne danseront plus

 

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C’était une affaire d’hommes jeunes, de culte de la noire Aphrodite, épouse du forgeron « noir-de-charbon » Héphaïstos (qui a donné tant de Blacksmith à l’Angleterre), devenue Marie l’Égyptienne (en avatar de Marie-Madeleine), la Noire Marie de Mai et même Maud Marian (La Mauvaise), puis, de fil en aiguille, la Maid Marian de Robin des Bois. On a d’abord dansé pour elle au Premier Jour de Mai, puis, plus tard, à la Pentecôte, ses festivités devenant d’Église.

« Jeter le mouchoir » ne vous dit plus rien, jeunes gens, ni le ramasser non plus. Retournez à vos MacDo et laissez-nous pleurer dans nos kleenex.

C’est d’elle en tout cas – la « Mauvaise », mais « L’Enchanteresse » - que Merlin tient son nom : Merddin. Et c’est de cette danse en son honneur que sont nées les fameuses confréries anglaises de Morris Dancers, appelés Maris Dancers d’abord, parce qu’à l’origine, les morris-men étaient des Mary’s Men.

En pays roman, ces danses, qui faisaient grande consommation de tambourins, de sonnailles à réveiller la terre et de castagnettes à faire pleuvoir, gagnèrent d’autant plus facilement leur nom de morisque ou mauresque, que ceux qui les dansaient se teignaient parfois le visage en noir, en l’honneur de cette « Merry Mary » souterraine, mère des volcans et des tremblements de terre.

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À l’origine, les Morris Dances étaient des processions dansées, qui allaient d’un endroit à un autre ou suivaient un parcours précis, immuable. Elles duraient toute une journée, de l’aube à la nuit, et ne devaient jamais s’arrêter, sous peine d’être de très mauvais augure. Aux moments de plus grande fatigue, chaque danseur sautillait pendant 5 minutes, relayé par les 5 minutes d’un autre et ainsi de suite. C’est le même principe – et la même finalité – qu’on retrouve dans la danse des Gilles de Binche, en Belgique (au Carnaval), ou dans la procession d’Echternach, au Grand-Duché de Luxembourg (à la Pentecôte). Et ailleurs, en Roumanie, Macédoine, etc. etc.

Ici, ceux de Cerne Abbas, Dorset

 

Ainsi donc, cette tradition, recensée en Angleterre depuis 1109, s’arrête. La globalisation, la dictature bureaucratico-mercantile et l’austérité au hideux visage ont eu raison d’une des plus vieilles traditions populaires d’Europe et une des mieux partagées. Sans compter que danser des journées entières, quand on est quinqua ou sexagénaire, n’est pas une performance aisée, mais où sont les fringants jeunes gens chargés d’assurer la relève dans tous les sens du terme ?

« Le XXIe siècle nous a rattrapés, disent les derniers Morris, nous n’avons plus les moyens d’organiser cette fête. Too bad.

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Une des toutes premières représentations de Morris Dance

Bodleian Library  - Oxford.

 

*

Europe, Europe, Europe…

Robert Bibeau nous dit ce qu’il pense de cette chose que nous nous sommes laissé fourguer et, bien sûr, il a raison.

 

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LES RÉSULTATS DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES

Publié le 8 juin 2014par actualites des 7 (R.Bibeau)

 

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L’élection du nouveau parlement européen à Strasbourg a fait, et fera encore, couler beaucoup d’encre chez tous les commentateurs patentés atteints de logorrhée. Tantôt, ce sont des pleurs et des grincements de dents de tout bord et de tout côté. Tantôt, quelques pantins déchirent leurs chemises sur la place publique, tentant d’effrayer les électeurs – qu’ils méprisent – à propos du score de ce qu’ils appellent l’extrême droite – une variante hurlante de la droite décevante –.  De l’autre bord, les polichinelles politiques pleurnichent à l’effet que les électeurs ont été bien ingrats et bien passifs de ne pas voter en faveur de leurs pouliches fumistes – plus de 60% de non-votants totalement indifférents – (1).

Vous aurez noté que je n’utilise pas l’appellation convenue d’«abstentionnistes», car ce terme ne rend pas correctement l’état d’esprit de mépris et d’indifférence totale qui balaie les masses ouvrières et populaires dans l’Europe entière.

Lire la suite…

Source : http://www.les7duquebec.com/non-classe/les-resultats-des-elections-europeennes/

 

*

Revenons brièvement sur la sauterie Caennaise.

Pour rappeler, après d’autres, pourquoi en 1964, le général De Gaulle avait refusé d’y participer :

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Rappelons qu’à l’époque des faits (1944) seuls les Grecs ont tiré les conséquences de cette constatation et continué à se battre contre leurs nouveaux envahisseurs comme ils l’avaient fait contre les précédents. Rappelons que cela s’est terminé dans un bain de sang, en même temps que dans l’indifférence générale.

 

L’Ukraine n’est donc pas une première.

 

Passons sur l’invitation – cette fois-ci - d’un tout nouveau président «élu » par des neo-nazis, venu participer à la commémoration de la défaite des nazis historiques avec du sang tout frais de son peuple sur les mains jusqu’aux clavicules. Mais va-t-on s’arrêter à de pareils détails ?

Quand Vladimir Poutine a répondu à J.P. Elkabach :«  Je pense que M. Porochenko a une chance unique : pour l’instant ses mains ne sont pas tachées de sang, et il peut suspendre cette opération punitive et commencer un dialogue direct avec ses propres citoyens à l’Est et au Sud de son pays », il le pensait peut-être ou le voulait croire, ou bien encore mettait l’autre en garde. Mais lorsque cette photo a été prise, il savait certainement à quoi s’en tenir sur ce qu’allait être le discours d’investiture du chocolatier : une déclaration de guerre à la Russie et une promesse de meurtre en masse à ses compatriotes. Comme le premier Pinochet venu.

 

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Passons aussi sur la présence d’Angela Merkel, venue se réjouir a posteriori de la défaite de son pays, c’est-à-dire de l’effroyable boucherie de ses compatriotes civils que firent, nous l’avons déjà dit, sans nécessité, nos sémillants « Atlantes », pour punir Hitler sans doute d’avoir raté son coup contre les bolchos.

Mais pourquoi la chancelière se préoccuperait-elle de principes et de sentiments qui n’ont pas cours chez les Bilderberg ?

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Pour un rappel sans pathos mais magistral et surtout d’une incomparable dignité, de ce que fut cette fin de guerre en Allemagne (elles sont les mêmes partout, vous savez) c’est chez « l’ancien SS » Günter Grass qu’il faut aller. Dans un livre formidable qui s’appelle Pelures d’oignons. Où on apprend aussi qu’un pape au moins – son « camarade SS » d’adolescence - a vraiment cru à ce qu’il professait et n’a pas été, contrairement à d’autres, un vieillard fanatique et haineux avec autant de sang que MM. Porochenko et consorts sur les mains.

 

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*

Et pour finir un peu plus gaiement… piqué chez Croah.fr :

 

Le 27 mai dernier – vous l’avez raté, nous aussi – Gilad Atzmon  est venu donner un concert au Théâtre de la Main d’Or (chez Dieudonné).

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Gilad, Jacob Cohen et Dieudonné, le fameux soir

 

Quelques-unes de ses impressions (que nous fauchons à Alimuddin Usmani) :

 

« Le 27 mai, à la Main d’Or, j’ai donc donné un concert de jazz. Secondé par un superbe trio parisien mené par un grand joueur de basse, Thibault Renou. J’ai savouré chaque seconde de ce surprenant concert. L’énergie dans la salle, déclenchée par le jeune public, était électrique et parvenait à inspirer le groupe. Ce fut un moment rare et magique de camaraderie et d’élévation spirituelle qui restera à jamais ancré en moi. »

 

Je suis connu pour mes performances comiques sur scène. Je suis d’habitude plutôt confiant. Cependant, venir me produire à Paris, essayer de communiquer avec un public dans une langue étrangère et savoir qu’en même temps le meilleur comédien sur cette planète me regardait, auraient pu représenter un défi et une expérience assez intimidante. Mais ce ne fut pas le cas !

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Dieudonné n’est pas seulement hors du commun, c’est aussi un homme bienveillant, qui m’a mis à l’aise comme si j’étais dans ma propre maison. Avant le concert, nous avons dîné dans le théâtre en compagnie du groupe ainsi que du grand humaniste juif Jacob Cohen. Nous avons tous ri malgré, et parfois à cause, de la barrière linguistique.

Durant la soirée, nous avons notamment joué l’hymne de l’Internationale en tant que requiem [messe pour les défunts] pour le gouvernement cachère franco-socialiste. Nous avons aussi joué Les Feuilles mortes dans un geste d’amour pour la France et son peuple, ainsi que mon morceau de jazz préféré de Duke Ellington : In a Sentimental Talmud [titre original : In a Sentimental Mood] en hommage au « peuple juif ».

Après plus d’une heure de musique, Dieudonné s’est joint au quatuor pour lire un poème à la Palestine, incarnant selon moi le pinacle spirituel et musical de cette nuit. Dieudonné a exprimé sa compassion et son empathie pour la Palestine avec une magnifique émotion dans la voix. Le public y a répondu avec joie.

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La synchronisation musicale et comique ainsi que ses intuitions sont uniques. J’en ai pris conscience pour la première fois quand j’ai vu son interprétation de Shoananas. Il pouvait paraître quelque peu égaré, mais en réalité, il savait exactement où il se trouvait, où se trouvait le rythme, il n’a jamais perdu le contrôle de cette chanson. J’ai pu percevoir cette orientation temporelle unique en son genre sur scène. Dieudonné, de manière intuitive et intime, a compris chaque forme et chaque nuance musicale. Il a dominé le spectacle. Il est apparu à l’aise et a joué en parfaite synchronisation avec quatre superbes artistes de Jazz.

J’ai été très honoré d’être invité à jouer au théâtre de la Main d’Or, et je suis impatient de renouveler cette expérience, à Paris et dans d’autres villes françaises. »

Propos recueillis et traduits de l’anglais par Alimuddin Usmani, le 5 juin 2014

Malheureusement, il n’y a pas le son. Joe le Corbeau encore un effort !

 

*  

 

 

Attention !

 

L’article dont nous attendions la traduction :

 

Pourquoi il n’y a pas d’intervention militaire russe en Ukraine ?

 

se trouve à l’endroit qui lui était réservé, sur notre post précédent.


 

Merci à Captain Flem

de

http://peakoil.blogs.letelegramme.com/

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 9 juin 2014.

 

21:47 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/06/2014

Pourquoi les Russes ne...

1. Shtandart in the sunset.jpg

Pourquoi les Russes ne…

 

First things first

 

Il y a un moment que nous voulions vous parler du site www.les-crises.fr , « le-blog-d’Olivier-Berruyer-mais-pas-que », qui fait vraiment de l’excellent travail. Il est plus que temps. Voyez par vous-mêmes, et surtout, n’hésitez pas à remonter dans les semaines précédentes. Les textes sont souvent de premier ordre et les photos rares. Ceci est d’hier :

 

« Un journaliste est soit une pute soit un chômeur, d’où le surnom journalope »

Surya, lecteur de les-crises, 5.6.14, à propos de Marie Jego, du Monde.

 

5 juin 2014

 

[Énorme] La transcription de l’interview de Vladimir Poutine en version intégrale : le scandale des coupes de TF1

 

Voici la transcription de l’interview de Poutine d’hier. C’est la traduction de la version intégrale issue du site du Kremlin (ou ici en russe, ou ).

En effet, pour faire tenir cette interview de 41 minutes en 24 minutes, TF1 a sabré largement dans certaines parties. Comme il a été décidé de couper des éléments essentiels sur la Crimée, l’opposition dans les médias français, et de laisser des propos sans intérêt, genre sur la langue qu’il utilise avec Hollande, le mot censure me semble adapté – vu qu’il y a rétention d’informations importantes qui éclaireraient le public français. D’autant que rien n’empêchait de mettre en ligne sur le web la version complète… Et je reviendrai sur la faute inacceptable de traduction quand il parle d’Hillary Clinton.

Ceci étant, reconnaissons qu’il est salutaire que TF1 et Europe1 aient interviewé Vladimir Poutine…

Tout est donc traduit ici – les passages censurés sont en exergue – à vous de voir s’ils méritaient de l’être…

Lire/voir la suite…

Source : www.les-crises.fr/interview-poutine-scandale-des-coupes/

 

*

Pour ceux à qui on n’a pas enseigné l’histoire (même anecdotique) à l’école :

 

Le Shtandart

(« Étendard »), est un navire-école russe, réplique de la frégate construite par Pierre le Grand en 1703, qui fut le navire-amiral de sa flotte.

Avis à ceux qui ont des sous : une souscription est ouverte pour remplacer ses voiles.

Shtandart - Legendary sailing ship from ActiveLifeVideo.com on Vimeo.

 

*

Et puisqu’on est le 6 juin et que tout le monde est à Caen :

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Ce qui ne veut pas dire qu’on se fout des 184.000 GI’s, dont certains étaient des engagés mais beaucoup d’autres des conscrits, qui auraient peut-être préféré rester chez eux et vieillir au lieu d’aller s’occuper des affaires de l’Europe.

Ce que l’image ne montre pas, c’est le zéro mort civil US sur son sol, et les

 

Plus de 60 millions de morts en 1945

ailleurs

 

 

La deuxième guerre mondiale a fait plus de 60 millions de morts parmi les militaires et les civils.

Les nations qui ont payé le plus lourd tribut sont l’URSS, avec plus de 23 millions de morts, la Chine avec presque 12 millions de morts, puis l’Allemagne, avec 7 millions de morts civils (recensés) et militaires.

Les oublier, c’est les tuer une seconde fois.

*

Aux millions de morts civils soviétiques, il convient d’ajouter ceux exterminés dans les camps nazis au titre de « communistes », ceci valant également pour les Allemands.

Il convient aussi d’y ajouter les quelques centaines de miliers de morts (immédiats) d’Hiroshima et de Nagazaki – il en meurt encore – et le nombre inconnu de brûlés vifs au phosphore d’Allemagne, tous sacrifiés sur l’autel de l’expérimentation d’intéressantes armes nouvelles, largement utilisées depuis dans un nombre effarant de guerres (aucune russe)

 

 

 

*

Pourquoi les Russes n’interviennent pas en Ukraine

On vous explique :

Le Saker - vous savez maintenant qui c’est - s’époumonne à expliquer aux uns et aux autres (principalement aux commentateurs de ses articles) pourquoi il ne faut pas que les Russes interviennent militairement en Ukraine et pourquoi ils ne le feront pas, sauf en cas de guerre planétaire au nucléaire inévitable, c. à d. déclenchée par d’autres.

Étant tombé sur un article qui vidait la question une fois pour toutes, mais en russe, il avait fait un appel pressant à quiconque aurait le temps, qu’il n’avait pas, de traduire ce long texte, qualifié par lui d’importantissime.

Eh bien, il n’y avait qu’à demander : un de ses lecteurs – qui signe BM  -  a fait la traduction du russe en anglais et la lui a envoyée. C’est là que nous l’avons lue. Mais de traduction française, point. On peut trouver assez régulièrement des articles du Saker dans quelques mauvais lieux tels que Le Grand Soir, Tlaxcala, Réseau International, Oulala.net et même, éventuellement, Les Grosses Orchades, mais, comme sœur Anne, sur  celui-là, nous n’avons encore rien vu venir.

Nous croyons cependant savoir que quelqu’un vient de s’y coller et nous lorgnons la route qui poudroie et l'herbe qui verdoie. Dès que nous recevons quelque chose, nous vous l’ajoutons ICI-MÊME.

 

*

Le voilà :

 

09/06/2014

Article original publié le le 30 Mai 2014 sur le site sur worldcrisis.ru

Traduit en anglais par le site  : http://vineyardsaker.blogspot.be

Traduction en Français : Captain Flem

Le niveau des discussions analytiques sur l'Internet russe est parfaitement décrit par le politologue Simon Uralov: «Considérer que la crise ukrainienne a façonné seulement l'esprit des collègues de Kiev et les a tous transformés en sanguinaires hystériques est fondamentalement erroné. Parmi les collègues de Moscou, il y en a aussi un nombre incroyable ». Le but de ce document est de prendre du recul par rapport à l'hystérie et de froidement analyser la situation en Ukraine.

Je vais commencer par les éclaircissements nécessaires sur plusieurs sujets émotionnellement importants :

Pourquoi il n'y a pas d'intervention militaire russe ?

Si ce texte avait été écrit quelques jours plus tôt, une partie importante de celui-ci aurait dû être consacré à expliquer pourquoi l'envoi de troupes en Ukraine était inapproprié et tout simplement stupide, même après le référendum. Heureusement, le chef de la résistance à Slaviansk, Igor Strelkov, fait face à cette tâche mieux que moi : dans son message vidéo, il a décrit très clairement l'inertie de la population locale de Lugansk et Donetsk en termes de mesures concrètes pour protéger leurs intérêts contre la junte. Anticipant les arguments sur le référendum, je m'empresse de dire qu'une coche sur le bulletin de vote est certainement cool, mais que ce n’est pas très différent de pisser dans un violon ou d’un «J'aime» sur Facebook. Parce qu’un "J'aime" mis sur un bulletin ne change rien. Le référendum a été une action nécessaire mais pas suffisante.

Dans quelle mesure le Kremlin était-il préparé aux événements d’Ukraine et quelle est sa part d'improvisation maintenant ?

Je vous conseille de lire le télégramme de Wikileaks : https://wikileaks.org/plusd/cables/08MOSCOW265_a.html, dans lequel il est rappelé que le Kremlin a clairement indiqué aux Américains en 2008 les scénarios que nous voyons aujourd'hui : « Les experts nous disent que la Russie est particulièrement inquiète des fortes divisions interne en Ukraine sur l'OTAN, avec un rejet de l'adhésion de la communauté ethnique russe qui pourraient conduire à une scission majeure, impliquant de la violence ou, pire, une guerre civile. Dans cette éventualité, la Russie aurait à décider une intervention; et que c’est une décision à laquelle la Russie ne veut pas avoir à faire face ».

Il est logique de supposer qu'un tel développement, pour le Kremlin, n'était pas une surprise et que nous sommes maintenant dans un scénario encore plus désagréable mais moins nuancé, quelque chose comme un « Plan E ».

Afin de comprendre ce que le Kremlin va faire, nous allons formuler des objectifs:

  • - Ne pas permettre l'entrée de l'Ukraine dans l'OTAN.
  • - Ne pas permettre la mise en place et la stabilisation en Ukraine d'un régime russophobe, ce qui implique une dénazification.
  • - Ne pas permettre le génocide de la population russe du Sud-Est.

Idéalement cela nécessite la mise en œuvre de ces trois objectifs tandis que, dans le même temps, il ne faut pas casser l'économie russe en cours de réorientation vers l'Asie, tout en empêchant les Américains de réaliser leurs objectifs économiques au détriment de l'UE.

Comment peut-on réaliser ces objectifs ?

Prenons le scénario le plus simple et voyons quelles sont les vulnérabilités et les conséquences négatives :

Ainsi, l'armée russe entre en Ukraine et quelques jours plus tard prend Kiev, puis capture toute l'Ukraine. Les « patriotes » sont en liesse, il y a des défilés sur le Khreschatyk, etc

Il semble que les trois objectifs aient été atteints, mais les problèmes suivants émergent :

1. Dans l'UE, où l'élite des affaires européennes a lentement écrasé les pieds des politiciens et appuyé sur les freins en matière de sanctions, le «parti de la guerre» (c. à d. «Le Parti des États-Unis», ou plutôt « Le Parti de la Pax Americana») triomphe clairement. Un maximum de véritables sanctions contre la Fédération de Russie auront des effets terrifiants, principalement pour l'économie européenne elle-même, qui tombera immédiatement en récession. Donc rien de réjouissant.

Dans ce contexte, les Américains forceront facilement la signature de leur version du traité de partenariat transatlantique sur le commerce et sur l'investissement, un accord commercial, qui fera de l'Union un appendice de l'économie américaine. Les négociations sur le traité sont en cours en ce moment et, pour les Américains, l'entrée des troupes russes en Ukraine serait un énorme cadeau. Les sanctions contre la Russie détruiraient les affaires européennes, et les barrières commerciales avec les États-Unis achèveraient de terminer ce travail. Ce que nous avons à la fin : l'UE dans un état d'après-guerre; les États-Unis, comme un chevalier blanc, absorbant dans la joie le marché européen sur lequel ils n'ont pas et n'auront plus de concurrents; la Fédération de Russie pas dans la meilleure forme. Il semble bien pour tout le monde que quelqu'un dans cette situation est le dindon de la farce, et que ce quelqu'un n'est clairement pas les États-Unis. Par ailleurs, il vaut mieux ne pas compter sur une argumentation rationnelle pour convaincre les politiciens U.E. de ne pas permettre un tel suicide économique. La pratique montre que les Euro-bureaucrates ne sont pas capables de comprendre même cela.

2. Outre le fait que, dans ce cas de figure, le Kremlin rendrait service à Washington, nous devons nous pencher sur ce qui se passerait en Russie même.

  • Si les sanctions contre la Russie sont effectives avant que le méga-contrat de gaz de 30 ans avec la Chine ne soit signé, la Chine est en mesure de négocier un prix en position de force. En fait, en position de chantage (Cette possibilité transparaît dans le comportement de la Chine, quoique pas clairement).
  • Si les sanctions sont imposées contre la Russie avant que le méga-contrat pétrolier avec l'Iran ne soit paraphé, contrat grâce auquel elle doit être en mesure de contrôler 500.000 barils de pétrole supplémentaires par jour, l'Iran sera en mesure d’en négocier le prix en position de force.
  • Toutes les tentatives ultérieures pour construire quelque chose, même pour la livraison d'importations dont elle a besoin maintenant, lui reviendront très, très cher.
  • Si les sanctions tombent avant la signature de l'accord sur la création de la Communauté économique eurasienne, imaginez quels leviers auront Loukachenko et Nazarbaïev pour tordre les bras à Poutine lors des négociations. Encore un peu, et Moscou, afin de créer la Communauté économique eurasienne, devra payer pour livrer son pétrole.


3. La Fédération de Russie aurait à assumer la responsabilité de la restauration de l'économie ukrainienne et la dénazification : où trouver le nombre nécessaire de dénazificateurs en « casques poussiéreux » (si quelqu'un a oublié : selon Okudzhava, ce sont les commissaires en casques poussiéreux qui se sont penchés sur les héros morts de la guerre civile) pour combattre les groupes compacts de nazis ukrainiens, qui profiteront cependant de l'appui et de l'équipement de l'étranger ? Dans l'ensemble, il est clair que ce scénario profite grandement aux États-Unis et à la Chine. La Russie retire de tout cela un profond sentiment de satisfaction morale, qui, cependant, ne prend pas en compte les questions économiques et les malédictions futures des «généreux» Ukrainiens qui seront mécontents de « vivre sous l'occupation ».

 

Comment s'articulent ces points clés de nos vulnérabilités dans le temps ?

1. Contrat de gaz avec la Chine - Mai-Juin (21 mai, signé !)

2. Contrat pétrolier avec l'Iran en été (C'est pourquoi les États-Unis ont levé l'embargo, comme Rosneft est très bien assis sous BP et peu sous Exxon Mobil. Où va le pétrole ? En Chine).

3. Important! Les élections au Parlement européen, où s’exprimeront, pense-t-on, beaucoup de voix d’alliés eurosceptiques de la Russie. Après l'élection, l'Assemblée aura une composition différente, avec laquelle il sera sans doute plus facile de travailler. C’est le 25 Mai. - Encore plus important : une fois le contrat de gaz signé avec la Chine, les nouveaux élus devraient être mieux disposés envers le gazoduc South Stream.

4. Rassemblement de tous les documents requis -  permis, etc - pour la construction de South Stream – En mai.

[  Les Américains font pression sur les Bulgares  pour qu’ils bloquent le projet, arguant du fait qu'une des entreprises russes qui y participent est « interdite de commerce » : http://www.reuters.com/article/2014/06/09/southstream-bul...  NdT.]


Voilà ce qui est visible à l'œil nu, mais il y a d'autres aspects qui sont très importants, quoique difficiles à placer clairement sur un calendrier :

1. Transition vers un règlement en roubles de l'énergie. Le pétrole et le gaz ne sont pas des pommes de terre : ils sont fournis sous forme de contrats à long terme qui ne peuvent pas être modifiés unilatéralement et qui demandent un travail de longue haleine, quand on veut les remplacer par d’autres, sans compter les modifications éventuelles dans ceux en cours..

2 Transition vers la cotation des prix en roubles pour la commercialisation de l'énergie sur les marchés russes -. C'est un travail absolument infernal, d’autant que jusqu'à présent personne n'a jamais rien fait de ce genre.

3. Mise sur pied d'un sytème de paiement propre.

4. Préparation du remplacement ou de l'amélioration des importations, dans notre travail avec des fournisseurs asiatiques (pas en mode d'urgence).

La liste peut et devra, je crois, s’allonger. L’horizon du Kremlin est  bien plus vaste.

Ajoutez à cela des initiatives intéressantes du ministère russe des Affaires étrangères, qui ne reste pas du tout les bras croisés. Par exemple, le vice-ministre Karasin était à Doha le 6 mai et a rencontré toute l'élite du Qatar. Le résultat, à mon avis, s'est avéré spectaculaire. Selon le ministère des Affaires étrangères, l'émir du Qatar a déclaré qu'il apprécie la « politique régionale convaincante et cohérente de la Fédération de Russie », ce qui est très inattendu pour un pays qui n'est pas seulement un allié des États-Unis et la branche politique d'Exxon Mobil au Moyen-Orient, mais aussi un adversaire à 100% de la Fédération de Russie en Syrie. C'est que le cercueil a été ouvert : le fait est que les rêves américains de remplir le monde entier avec du gaz pas cher équivalent à une condamnation à mort pour le Qatar et son élite. Sans un prix du gaz très élevé, le Qatar ne perd pas seulement tout espoir de grandeur régionale, il devient un cadavre. Doha est en train de réajuster très rapidement ses perspectives et commence à offrir quelque chose d'intéressant : «Pour l'instant, il insiste pour que soit accélérée la coordination du Forum des Pays Exportateurs de Gaz (FPEG) », dont le prochain sommet (coïncidence !) aura justement lieu au Qatar.

Le Forum des Pays Exportateurs de Gaz est une organisation qui comprend des pays comme la Russie, l'Iran, le Qatar, le Vénézuela, la Bolivie et d'autres exportateurs, que le Kremlin a longtemps, mais sans succès, essayé de transformer en l'analogue de l'OPEP pour le gaz. Il est possible que le moment soit venu pour un éventuel cartel du gaz. Tout d'abord, les trois principaux exportateurs de gaz, la Russie, le Qatar et l'Iran, ont des intérêts très similaires et devraient être en mesure de travailler ensemble afin de se partager, en « prenant le taureau par les cornes», les marchés du GNL et du gaz de pipeline. Un tel cartel du gaz, même dans un format réduit (à seulement la Fédération de Russie, le Qatar et l'Iran) contrôlerait au moins 55% des réserves de gaz du monde et serait en mesure d'influencer fortement les marchés de l'énergie de l'UE et de l'Asie. Bien sûr, un tel projet impliquerait beaucoup de problèmes et il rencontrera de l'opposition, personne ne peut garantir que tout fonctionnera, mais il est important de voir que Moscou recherche activement le plus possible d’avantages stratégiques dans la lutte contre les États- Unis.

Nous espérons avoir à peu près rendu clair à quoi le Kremlin passe son temps, à quoi il est en train d'essayer d'arriver dans la situation ukrainienne, et pourquoi c'est important.

Revenons aux problèmes directement liés à l'Ukraine et notez que même la mise en œuvre de tous les projets importants en matière de politique étrangère ne va pas aider à réaliser la dénazification de Kiev et faire en sorte que les troupes russes ou que l'armée rebelle de Novorossia soient accueillies avec du pain et du sel, même dans la région centrale. Si l'armée de Novorossia a déjà des problèmes pour mobiliser à Lugansk et à Donetsk, accomplir quoi que ce soit dans les régions zombifiées sera très, très difficile. Cependant, il semble que que le Colonel Famine et les forces Spéciales Giperok («Hyperinflation») ne soient pas loin de faire leur apparition sur le champ de bataille aux côtés de la Fédération de Russie, ce qui devrait considérablement modifier l'équilibre des forces.

L'économie ukrainienne est morte. Compte tenu des semailles de printemps désastreuses, des cultures de légumes détruites (par le gel), du manque de crédits, des problèmes de gaz  et de la hausse des prix du carburant, on peut sans risque dire que l'économie ukrainienne se rendra docilement. Personne ne va donner d’argent à la junte, pas même le FMI, qui a promis quelque chose comme 17 milliards (50% exactement de ce dont l'Ukraine à besoin rien que pour cette année), mais a intégré dans le contrat une « clause de sauvegarde » : si Kiev ne contrôle pas toutes les régions, alors Kiev ne recevra pas un sou. La faim, le froid et l'hyperinflation (causée par l'effondrement de la hryvnia) travailleront activement à affaiblir la junte et à faire changer d’humeur les « généreux » (shchirykh) Ukrainiens : ils n'en viendront sûrement pas à aimer la Russie, mais ce n'est pas vraiment nécessaire. Il faut qu'ils commencent à se souvenir de la période Ianoukovitch comme d’un doux rêve, désormais inaccessible. Le chaos inévitable et l'effondrement total des structures sociales, associés à une guerre civile de faible intensité, garantissent que l'OTAN n'acceptera pas l'Ukraine dans ses rangs, en un moment où l'Europe aura elle-même «besoin de toutes ses plumes pour voler», et que, aux États-Unis, les politiciens modérés ne feront pas un seul geste qui ne conduirait pas de façon évidente à la victoire des États-Unis, mais ne manquerait pas, au contraire, d’entraîner le pays dans une guerre nucléaire.

En outre, dans le contexte de l'effondrement économique total, les mineurs, métallurgistes et autres camarades - qui sont restés jusqu’à présent fermement collés à leur emploi de peur de le perdre, bien à l’abri dans leurs huttes sur les bords (du précipice) - ne vont pas pouvoir continuer à se désintéresser ainsi des problèmes politiques et économiques de la Nouvelle-Russie. Il est même probable qu'ils seront forcés d'y participer activement.

Dans le même temps, le Porochenko élu par la junte, c'est-à-dire imposé au pays par l'Union Européenne, sera fortement incité à négocier avec Moscou, à faire des concessions et à offrir des compromis [ Pour l’instant, c’est raté ! NdGO]  Déjà, la nouvelle Commission Européenne, qui a besoin de paix à l’Est pour un transit stable du gaz, poussera Porochenko dans cette direction. Et Porochenko sera aussi poussé dans cette direction par les bouleversements sociaux que ne manqueront pas de provoquer le Colonel Famine et le Saboteur Hyperinflation.

Tous ces facteurs, en somme, offrent au Kremlin de grandes possibilités de reformater l'ancienne Ukraine en quelque chose d’assez approprié aux intérêts de la Fédération de Russie [ sans avoir à intervenir militairement, NdGO]. C'est précisément ce scénario que les États-Unis tentent d'éviter, et c'est pour cela qu’ils voient plus d’intérêt à  transformer un conflit larvé en guerre ouverte, avec intervention de troupes et effusion de sang à grande échelle.

Si vous ajoutez le temps nécessaire à l'action de la faim et celui dont la Russie a besoin pour résoudre les problèmes de politique étrangère en termes d'établissement de relations de travail avec la Chine, l'Iran, de détachement du dollar, de substitution des importations, etc (grosso modo) on peut en conclure qu’il faudra quelque 5 à 9 mois (ce qui nous amène à ce même mois de Décembre, en vue duquel M. Ianoukovitch a essayé de négocier) pour apporter des solutions aux problèmes ukrainiens et aux autres, à l'avantage maximal de la Russie. D'ici là, on doit pouvoir fournir au moins de quoi soutenir l'Ukraine, dans l’état de guerre civile où elle se trouve (c.-à-,d. soutenir la DNR, la LNR, mais il n'est pas nécessaire ni même souhaitable de "reprendre Kiev" trop vite, afin  de ne pas créer des problèmes supplémentaires) et, idéalement, en marge de la guerre civile,devraient se dérouler des négociations approfondies et prolongées, à l'intérieur de l'Ukraine, avec participation d'observateurs internationaux, sur le mode 2+4, c'est à dire, Porochenko+Tsarev et Russie+UE+OSCE+USA.

Touche finale. Ces derniers mois, les États-Unis ont ralenti l'activité de leur planche à billets, réduisant leur « pompe auto-aspirante » (pour dire les choses simplement )  de 85 à 55 milliards de dollars par mois. Beaucoup (http://www.reuters.com/article/2014/04/27/us-usa-fed-idUS...  par exemple) s’attendent à ce que la machine s'éteigne complètement d'ici la fin de cette année, soit en ce fameux  mois de décembre, justement. Cela est dû au fait que le dollar, bien qu’il soit la principale monnaie internationale, ne peut pas être imprimé à l’infini - c'est impossible. Selon diverses estimations, les États-Unis ont presque entièrement utilisé les « forces de réserve» du dollar, qui leur ont permis de faire les méchants avec la machine (financière). En outre, le corollaire et la conséquence inévitable de ces tours de passe passe sont de réduire les taux sur les obligations des États-Unis, qui, d'une part, permettent à Washington de payer moins pour ses dettes, mais, d'autre part, étouffent toute les pensions et le système d'assurance américain, lequel est construit sur l'hypothèse de rendements très différents de leurs obligations en portefeuilles. L'un dans l'autre, d'ici la fin de l'année, les États-Unis auront le choix entre faire sauter leur système social en continuant à imprimer de la monnaie à tout va, ou réduire considérablement leurs appétits, afin de préserver quelque chance de stabilité intérieure à leur pays. À en juger par la réduction de la quantité de dollars actuellement jetés dans le système, Washington a décidé que la prévention d'une explosion sociale est plus importante que ses ambitions en matière de politique étrangère.

Maintenant, pour compléter notre puzzle, faisons quelques prédictions :

  • Les États-Unis vont essayer, par tous les moyens, d'aggraver la crise en Ukraine, afin d'affaiblir la Russie et de mettre l'ensemble du marché européen sous leur domination, avant de devoir fermer leur presse à billets.
  • Le Kremlin va essayer de faire passer la guerre civile ukrainienne du stade aigu au stade  chronique, en l'assortissant de lentes négociations, au milieu de l'effondrement économique du pays. Simultanément, le Kremlin utilisera le facteur temps pour créer des conditions favorables à la transition vers l’inévitable affrontement avec les États-Unis – c. à d. le détachement du dollar - avec la Chine, l'Iran, le Qatar, pour la création de la CEE, etc
  • Fin probable de la crise en décembre 2014, peut-être plus tôt, dans le cas où les États-Unis renonceraient à vouloir aggraver les hostilités.
  • Et s’ils ne renoncent pas ? - Alors ... une grande guerre... une guerre pour les ressources, parce que le « boom » du gaz de schiste n'est qu’une petite bulle de rien du tout.


Pour plus de détails sur ce sujet, voir l'article de William Engdahl « Washington shale boom – bust ».
http://journal-neo.org/2014/05/12/washington-s-shale-boom.../

 

Notre source :
http://peakoil.blogs.letelegramme.com/archive/2014/06/09/...

Un site pointu sur les problèmes de ressources - à visiter !

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En attendant, les anglophones peuvent y jeter un œil (voire les deux) sur le site du Saker.

 

3. Saker.jpg

Sunday, June 1, 2014

Translation of the "must read" article of worldcrisis.ru explaining why there is no Russian intervention in the Ukraine

It is with an immense and heartfelt THANK YOU ! to « BM » for his translation that I have the real privilege to share with you this translation into English of the excellent article of worldcrisis.ru I mentioned in my previous post This is, in my opinion, the most complete and well-written analysis of the apparent Russian "passivity" and we all owe "BM" a big debt of gratitude for making it available to us on such short notice.  I especially encourage you all to circulate this translation as it is by far the best explanation of the Kremlin's policy.

The Saker

PS: I was also sent a link to this article http://sovietoutpost.revdisk.org/?p=127 with an interesting description of the condition of the Ukrainian army.  Also a must read imho.
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Why there is no Russian military intervention in the Ukraine

Posted on worldcrisis.ru 30 Май 22:19 
опубликовал Сухов боец красной армии [suho]

 
The level of analytical discussions on the Russian Internet is perfectly described by the political scientist Simon Uralov: "To consider that the Ukrainian crisis set off only the minds of the Kievan colleagues and turned them all into bloodthirsty hysterics is fundamentally mistaken. Among the Moscow colleagues there is also an incredible number of such." The purpose of this material is to take a step back from the hysteria and coldly analyze the situation in Ukraine. 

I'll start with the necessary clarifications on several emotionally important topics

Read more…

 Source :

http://vineyardsaker.blogspot.be/2014/06/translation-of-m...

 

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 La rue Saint-Pierre à Caen, le 6 juin 1944

5. 14_dday.jpg

La rue Saint-Pierre aujourd’hui.

 

Débarquement par-ci, débarquement par-là…

On s’en voudrait de passer sous silence la mise au point historique d’Annie Lacroix-Riz, que reprend très opportunément le Réseau Voltaire :

 

Le débarquement du 6 juin 1944, du mythe à la réalité

par Annie Lacroix-Riz

 

En 70 ans, le mythe de la libération de l’Europe par les Anglo-Saxons s’est imposé. Pourtant, rappelle le professeur Annie Lacroix-Riz, le projet de Washington et de Londres n’était pas prioritairement de lutter contre le nazisme, mais contre le communisme. Ce ne sont pas les troupes états-uniennes qui ont vaincu le Reich, mais avant tout les Soviétiques.

 

Réseau Voltaire – 4 juin 2014

___________________________________________________   

 

Le triomphe du mythe de la libération états-unienne de l’Europe

En juin 2004, lors du 60e anniversaire (et premier décennal célébré au XXIe siècle) du « débarquement allié » en Normandie, à la question « Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus contribué à la défaite de l’Allemagne » l’Ifop afficha une réponse strictement inverse de celle collectée en mai 1945 : soit respectivement pour les États-Unis, 58 % (2004) et 20 % (1945), et pour l’URSS, 20 et 57 % [1]. Du printemps à l’été 2004 avait été martelé que les soldats US avaient, du 6 juin 1944 au 8 mai 1945, sillonné l’Europe « occidentale » pour lui rendre l’indépendance et la liberté que lui avait ravies l’occupant allemand et que menaçait l’avancée de l’armée rouge vers l’Ouest. Du rôle de l’URSS, victime de cette « très spectaculaire [inversion des pourcentages] avec le temps » [2], il ne fut pas question. Le (70e) cru 2014 promet pire sur la présentation respective des « Alliés » de la Deuxième Guerre mondiale, sur fond d’invectives contre l’annexionnisme russe en Ukraine et ailleurs [3].

Lire la suite…

 

Source : http://www.voltairenet.org/article184071.html

 

 

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Les chats-gardes de l’Ermitage

 

6. Chats-gardes ermitage.JPG

Pour ceux à qui on n’a pas appris l’histoire (même anecdotique), suite…

Savez-vous à qui sont confiées les précieuses collections d’œuvres d’art de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg ? À une armée de 65 chats, qui vivent sous les combles et dans les caves du célèbre musée, et qu’on lâche la nuit, pour qu’ils y fassent la chasse aux prédateurs rats et souris.

Tradition datant de Catherine II, interrompue seulement lors du siège de Leningrad, où les chasseurs-chats furent mangés par les chasseurs-hommes.

Bien sûr, il existe aujourd’hui toutes sortes de produits de dératisation chimiques, mais soit le lobby de la chimie n’a pas le pouvoir en Russie, soit les Russes tiennent davantage à leurs traditions qu’au modernisme à tous crins. Ce qui laisse aux rats et aux souris une chance de s’en tirer en émigrant ailleurs. Il n’y a même pas de budget prévu dans les finances publiques pour l’entretien de la garde féline. Ce sont les employés du musée qui s’en chargent. Amour du travail bien fait… Vous avez dit « démodé » ? Hélas oui.

 

 

 

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Mis en ligne le 6 juin 2014

 

 

 

 

 

13:31 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/06/2014

L'avenir, visible à Saint -Pétersbourg

1. St-Petersburg Neva-3.jpg

« Eh que là, bordel des Anges, non ! Les Chinois à Brest le plus tôt possible !… mon plus fervent vœu ! le Q.G. de l'armée jaune à la préfecture maritime ! tous les problèmes seront résolus ! … »

Louis-Ferdinand Céline

 

L’avenir,

visible à Saint Pétersbourg

par Pepe Escobar

29 mai 2014 – I.C.H. – Asia Times

 

« Le modèle unipolaire de l’ordre du monde a échoué. »

Vladimir Poutine, St. Petersbourg, 22 mai 2014

 

De beaucoup plus d’une façon, la semaine dernière vient d’annoncer la naissance d’un siècle eurasien. Bien sûr, le contrat de gaz Russie-Chine de 400 milliards d’US$ n’a été conclu qu’à la dernière minute à Shanghaï, mercredi (complétant le contrat de pétrole de 270 milliards d’US$ sur 25 ans, de juin 2013 entre Rosneft et la CNPC de Chine).

 

2. Russie-Chine.jpg

 

À la suite de quoi, jeudi, la plupart des acteurs principaux se sont retrouvés au Forum Économique International de Saint-Pétersbourg – la réplique russe à Davos – et, vendredi, le président Vladimir Poutine, tout juste débarqué de son triomphe de Shanghaï, s’est adressé aux participants et a, comme on dit, « cassé la baraque ».

Il faudra du temps pour apprécier la tornade de cette dernière semaine dans toute la complexité de ses implications. Je vous en rapporte l’essentiel.

Y eut-il moins de CEO (« directeurs généraux ») occidentaux  dans la ville, à la suite des pressions exercées sur eux par l’administration Obama, dans le cadre de sa politique d’« isolement » de la Russie ? Pas beaucoup. Goldman Sachs et Morgan Stanley peuvent l’avoir snobée, mais les Européens qui comptent sont venus, on vu, ont discuté et se sont engagés à continuer de faire des affaires.

Et par-dessus tout, les Asiatiques ont été omniprésents. Considérez cela comme une des dernières manifestations du choc en retour chinois à la tournée asiatique d’avril du président US Obama, partout décrite comme « tournée d’endiguement de la Chine ». [1]

Le premier jour du forum de Saint-Pétersbourg, j’ai assité à la séance décisive sur le partenariat économique stratégique Russie-Chine. Faites bien attention : la feuille de route est là tout entière. Telle que la décrit le vice-président chinois Li Yuanchao : « Nous avons l’intention de combiner le programme de développement de la Russie en Extrême-Orient et la stratégie pour le développement du Nord-Est de la Chine en un concept intégré. »

Ce n’était là qu’un exemple de la coalition eurasiatique en phase d’émergence rapide, qui s’est donné pour tâche de défier jusqu’en son noyau l’« indispensable » exceptionnalisme impérial. Les comparaisons qu’on peut en faire avec le pacte sino-soviétique sont infantiles. Le putsch en Ukraine – qui devait être le pivot autour duquel s’articulerait l’offensive de Washington pour « maîtriser » la Russie – n’a réussi qu’à accélérer le pivotement de la Russie vers l’Asie, lequel était inévitable tôt ou tard.

Tout commence à Sechouan

À Saint-Pétersbourg, de séance en séance et en suivant le fil de certaines conversations, ce que j’ai pu voir, ce sont quelques-uns des cubes de la construction de la (des) Nouvelle(s) Route(s) de la Soie, dont le but ultime est d’unir, via les échanges commerciaux, rien de moins que la Chine, la Russie et l’Allemagne.

 

3. Eisenbahn.png

 

Pour Washington, ceci est pire qu’anathème. Sa réponse a été de trafiquer quelques contrats qui, en théorie, sont censés garantir le monopole américain sur les deux-tiers du commerce global : par le traité du Partenariat Trans-Pacifique (TPP) – qui a été repoussé par des puissances asiatiques-clés telles que le Japon et la Malaisie, lors de la fameuse tournée d’Obama – et par le plus problématique encore Partenariat Transatlantique (APT) avec l’U.E., que les Européens moyens abhorrent absolument ( voir Breaking bad in southern NATOstan, Asia Times Online, 15 avril 2014). Les deux traités sont en cours de négociations secrètes et ne sont essentiellement profitables qu’aux multinationales US.

Pour l’Asie, la Chine propose, à la place du TPP, une zone de libre-échange Asie-Pacifique ; après tout, elle est déjà le partenaire le plus important de l’Association - forte de dix membres - des Nations du Sud-Est Asiatique (ASEAN).

Et pour l’Europe, Pékin propose une extension de la voie ferrée qui, en seulement douze jours, reliera Chengdu, la capitale du Sechouan, à Lodz, en Pologne, en traversant le Kazakhstan, la Russie et le Belarus. Le contrat total concerne le réseau Chongqing-Xinjiang-Europe, avec arrêt terminal à Duisburg, en Allemagne. Rien d’étonnant à ce qu’il soit appelé à devenir la route commerciale la plus importante du monde. [2]

Il y a plus. Un jour avant la conclusion du contrat de gaz Russie-Chine, le président Xi Jinping en a appelé à rien de moins qu’une nouvelle architecture de coopération en matière de sécurité, qui inclurait, bien sûr, la Russie et l’Iran, et exclurait les États-Unis. [3] Se faisant en quelque sorte l’écho de Poutine, Xi a décrit l’OTAN comme une relique de la guerre froide.

Et, devinez qui était à Shanghaï lors de l’annonce du contrat historique, en plus des « stans » d’Asie Centrale ? Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, le président afghan Hamid Karzai, et surtout, et avant tout, le président iranien Hassan Rouhani.

Les faits, sur le terrain, parlent d’eux-mêmes. La Chine achète au moins la moitié de la production de pétrole de l’Irak et est en train d’investir lourdement dans son infrastructure énergétique. La Chine a aussi investi lourdement dans l’industrie minière d’Afghanistan – en, particulier celle du lithium et du cobalt. Et, de toute évidence, la Russie et la Chine continuent à commercer avec l’Iran. [4]

Ainsi, voilà ce que Washington est en train de récolter pour plus d’une décennie de guerres, d’incessantes brimades, de sanctions meurtrières et de trillions de dollars gaspillés.

Pas étonnant que la séance la plus fascinante à laquelle j’aie assisté à Saint-Pétersbourg ait été celle sur les possibilités commerciales et économiques liées à l’extension de l’Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS) dont l’invité d’honneur n’était rien moins que Li Yuancho. Je crois bien avoir été le seul Occidental admis dans la pièce, au milieu d’une mer de Chinois et de Centre-asiatiques.

L’OCS est en passe de devenir bien plus qu’une espèce d’homologue de l’OTAN, axé principalement sur le terrorisme et la lutte contre le trafic de drogues. Elle veut faire des affaires à grande échelle. L’Iran, l’Inde, le Pakistan, l’Afghanistan et la Mongolie sont, pour l’instant, des états observateurs, mais pas très éloignés de devenir des membres à part entière.

Encore une fois, on voit là l’intégration eurasiatique en action. Le lancement de la (des) Nouvelle(s) Route(s) de la Soie est inévitable ; et cela explique clairement, dans la pratique, l’inévitabilité de l’intégration plus étroite de l’Afghanistan (minerais) et de l’Iran (énergie).

Le nouveau boom criméen

Saint-Pétersbourg a également montré comment la Chine souhaite financer toute une série de projets en Crimée, dont les eaux, soit dit en passant, et les richesses énergétiques encore inexplorées, soit dit sans vanité, sont maintenant propriété russe. Ces projets comprennent un pont d’importance capitale, qui, par-dessus le détroit de Kertch, relierait la Crimée à la Russie proprement dite, l’extension de ports criméens, des usines de production d’énergie solaire et même la création de nouvelles Zones Économiques Spéciales (ZES). Moscou n’a pas pu interpréter tout cela autrement que comme l’acquiescement de Pékin à la réintégration de la Crimée.

Pour ce qui est de l’Ukraine, elle pourrait d’abord, comme Poutine l’a rappelé à Saint-Pétersbourg, payer ses factures. [5] Et quant à l’U.E., au moins le président sortant de la Commission Européenne José Manuel Barroso a compris ce qui est évident : se mettre à dos la Russie n’est pas exactement une stratégie gagnante.

Dmitri Trenin, administrateur du Centre Carnegie de Moscou a été l'un des très peu nombreux bien informés qui ont conseillé l’Ouest dans ce sens mais sans succès : « La Russie et la Chine vont sûrement coopérer plus étroitement. Le résultat ne pourra qu’être profitable à la Chine, mais donnera du même coup à la Russie une chance de tenir en échec la pression géopolitique US, de compenser la réorientation énergétique future de l’U.E., de développer la Sibérie et ses territoires Extrême-orientaux, et de s’associer à la région Asie-Pacifique. » [6]

On the (silk) road again

La nouvelle alliance stratégique, désormais symbiotique, Russie-Chine – avec possibilité d’extension vers l’Iran [7] – est le fait fondamental sur le terrain, en ce jeune XXIe siècle. Elle extrapolera à travers les BRICS, l’Organisation de Coopération de Shanghaï, l’Organisation pour le Traité de Sécurité Collective et le Mouvement des Non-Alignés.

Bien sûr, les habituels complices continueront à bonimenter que toute forme d’avenir n’est possible que sous la houlette « bénigne » de l’empire. [8] Comme si des milliards de gens dans le vaste monde réel – et même les Occidentaux informés – étaient assez niais pour avaler cette baliverne. Cependant, quoique l’unipolarité soit morte, le monde n’en est pas moins toujours encombré de son cadavre. Le cadavre, suivant la nouvelle doctrine Obama, « délègue ses pouvoirs » à des partenaires.

Pour paraphraser Dylan (« Je quittai Rome et atterris à Bruxelles »), je quittai Saint-Pétersbourg et atterris à Rome, pour y assister à un autre épisode de la lente décadence de l’Europe : les élections parlementaires. Mais, avant cela, j’avais eu la chance de recevoir une véritable illumination esthétique. Pour tout dire, j’ai pu visiter un Institut des manuscrits orientaux de l’Académie des sciences de Russie pratiquement désert, où deux très-savants chercheurs m’ont guidé dans la visite de quelques pièces contenant ce qui est sans conteste la plus remarquable collection de manuscrits asiatiques anciens de la planète. En ma qualité d’explorateur fanatique de la Route de la Soie, j’avais entendu parler de beaucoup de ces documents, mais je ne les avais jamais vus. Et maintenant j’étais  là, sur les bords de la Neva, comme un gosse dans un magasin de bonbons (historiques), immergé dans toutes ces merveilles, de Dunhuang à la Mongolie, en védique et en sanscrit, à rêver de Routes de la Soie passées et futures. J’aurais pu y rester toujours.

4. manuscrit oriental.jpg

______________________ 

Notes:

1. China Thwarts U.S. 'Containment' With Vietnam Oil Rig Standoff, Forbes, 8 mai 2014.
2. Le président chinois appelle la Chine et l'Allemagne à construire la ceinture économique de la Route de la Soie (en français), Xinhua, 30 mars 2014.
3. China calls for new Asian security structure, Washington Post, 21 mai 2014.
4. Russia plans to build up to eight new nuclear reactors in Iran, Reuters, 22 mai 2014.

5.
Naftogaz Debt to Gazprom Stands at $4 Bln - EU Energy Commissioner, Ria Novosti, 28 mai 2014.
6.
Voir ici.

7. China, Iran and Russia: Restructuring the global order, Al Jazeera, 20 mai 2014.
8. In Defense of Empire, The Atlantic, 19 mars 2014.


Pepe Escobar est l’auteur de
Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, et  Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).

On peut le joindre à pepeasia@yahoo.com.


Sources :
http://www.informationclearinghouse.info/article38641.htm

http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-01-290514.h...

Traduction : C.L. pour Les Grosses Orchades

 

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Et si on vous disait que cet Institut d’Ali Baba doit une partie de ses richesses à un parent de Jean-Jacques Rousseau (sûr ?) qui fut consul de France à Alep et à Tripoli ?

 

5. Sûtra du Lotus - Dunhuang.jpg

Sûtra du Lotus

Celui-là est en France – Découvert dans une grotte de Dunhuang par Paul Pelliot en 1910.

 

Quelques liens utiles ou passionnants :

http://mongolschinaandthesilkroad.blogspot.be/2012/12/on-...

http://fr.cntv.cn/

Les vidéos (en français) d’histoire de la Route de la Soie :

http://www.youtube.com/watch?v=l43nazfBhrQ

http://www.youtube.com/watch?v=SI7wITncrG8

http://www.youtube.com/watch?v=OLO49kK26K0

http://www.youtube.com/watch?v=KY6E5Z0x1WA

etc. etc. etc.

 

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Mis en ligne le 3 juin 2014.

 

 

 

 

 

20:52 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/06/2014

WEEK-END D'ASCENSION 2014

1. winged car.JPG

Où vont mourir les voitures invendues ?

(c’est du 19 de ce joli mois mais on ne s’en lasse pas)

Avic, Réseau international

2. Voitures invendues.jpg

Ci-dessus, quelques-unes des milliers et des milliers de voitures invendues à Sheerness, au Royaume-Uni. Vous pouvez le voir sur Google MapsTapez Sheerness, Royaume-Uni. Regardez à l’ouest de la côte, en-dessous de la Tamise, à côté de la rivière Medway, à gauche de l’A249, Brielle Way.

Il y a des centaines d’endroits comme ça dans le monde d’aujourd’hui et ils continuent à s’accumuler. Et pourquoi utilisent-ils les pistes des bases aériennes désaffectées pour parquer des milliers de voitures si les ventes sont normales ?

Lire/voir la suite…

Source : http://reseauinternational.net/vont-mourir-les-voitures-i...

 

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Pas en Corée du Nord en tout cas !

 

Le photographe singapourien Aram Pan publie une vidéo très rare permettant de découvrir les (grandes) rues de la capitale de la Corée du Nord. Une promenade en voiture de 22 minutes – sans le moindre accompagnement musical – dont les images ont été validées par les autorités du pays avant diffusion.

Une capitale pratiquement sans bagnoles et sans un seul panneau publicitaire. Qui a dit que le paradis n’existait pas ?

On ne voit non plus personne dormir dans les rues. Comme à Cuba ?... On voit aussi ce qui est interdit dans certains états US : des piétons. Un peu inhumain, ces belles grandes avenues plantées d’arbres ? Un peu Versailles sans les grandes eaux ? On ne sait pas. On aurait bien aimé qu’Aram Pan circule un peu dans les petites rues, nous montre des gens achetant des beignets à des échoppes en plein vent, des choses comme ça. Pour la prochaine fois, peut-être ?

Pyongyang City Tour

 

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Parlant de paradis, voici une video où il en est question. Ce n’est pas que nous soyons fans de la RTBF, que nous n’écoutons/regardons même plus depuis que notre radiotélévision nationale a supprimé en tout arbitraire son émission la plus populaire, la plus intelligente, la plus impertinente et on en passe, comme si nous étions en dictature, ce qui est évidemment le cas, même si on a omis d’en informer S.M. le roi Philippe, dans l’idée que ce qu’on ne sait pas ne gêne pas. Mais enfin, ce n’est pas la faute d’Edmond Blattchen, qui a, un jour, entendu une voix - celle de Malraux – et qui anime, depuis, une émission intitulée Noms de dieux. Notre parti-pris de boycott nous a fait rater Jean Guitton, le Dalaï Lama, Sœur Emmanuelle, Elie Wiesel et Michel Onfray. On s’en remettra.

Dans la vidéo qui suit, il reçoit quelqu’un dont nous vous avons parlé récemment : Jean-Pierre OTTE, écrivain, peintre et pas mal d’autres choses. Homme qui s’est fait sa philosophie à lui par exemple. Ils y parlent des dieux, des mythes de création, du hasard aimanté, du 11 septembre, de présence au monde et de plaisir d'exister. À vous de voir si vous êtes d’accord (ou pas) avec ce qu’ils racontent. Vous pouvez même le faire savoir : la rubrique « commentaires » est là pour ça.

 

Noms de dieux

Interview de Jean-Pierre OTTE

par Edmond Blattchen

 

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C’est arrivé près de chez vous

 

3. ukraine-yatsenyuk-booed-germany.jpg

 

Il paraît que la SNCB, presque aussi dans le vent que la RTBF, va supprimer la liaison ferroviaire Liège-Guillemins-Aix-la-Chapelle (première gare après la frontière). On n’arrête pas le progrès à la belge.

Heureusement, la chose n’est pas encore faite, sans quoi nous eussions raté la visite en grandes pompes du valeureux Arseni Iatseniouk, premier ministre ukrainien « par interim », dans la capitale de Charlemagne, où il est venu assister à la remise du prix Charlemagne justement, à Herman Van Rompuy, pour ses efforts herculéens en faveur du maintien en vie artificielle de l’Union Européenne. Répétition générale de la cérémonie de réception de son propre Prix Nobel de la Paix ?

Les Aixois n’ont pas apprécié, mais on sait que les Allemands ne sont jamais contents. Quoi qu’il en soit, ils ont accueilli l’illustre visiteur et la doublure d’Angela Merkel qui l’accueillait, aux cris de « Terroriste ! », « Assassin ! », « Iatseniouk n’est pas le bienvenu ! », « Halte au fascisme en Ukraine ! », « Kiev, ne touche pas au Donbass ! » et autres invectives de mauvaise compagnie.

C’est une toute petite ville, Aachen, vous savez. Et ses habitants sont des gens ultra-paisibles et civilisés. Normalement.

Vidéo

http ://rt.com/in-motion/162656-ukraine-yatsenyuk-bo...

 

Leur manifeste protestataire en anglais (et en allemand) :

http://karlspreis.blogsport.de/aufruf/english/

 

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Place Taksim : 1 an

 

4. Taksim.jpg

Hier, plusieurs centaines de personnes se sont réunies dans les rues avoisinant la place Taksim. La police, qui les attendait, a tiré dans le tas aux grenades lacrymogènes.

Images :

http://rt.com/in-vision/turkey-police-crackdown-gezi/inju...

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Rappelez-vous, c’était le 12 juin 2013, lendemain du carnage, Davide Martello y était venu « jouer pour la paix ».

 

 

 

 

Mis en ligne le 1er juin 2014

 

15:03 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/05/2014

Mais que fait le Machin ? Où sont les Casques Bleus ?

1. Kärcer Titanic.jpg

 

Mais que fait le Machin ? Et où diable sont les casques bleus ?!

Abattoir 5 sur Dnieper

 

Les corps de civils s’empilent dans les morgues d’Ukraine orientale après le passage des escadrons de la mort  en fighter jets, hélicoptères et chars d’assaut

2. eastern-ukraine-attack-deaths.si.jpg

Slavyansk, un médecin regarde les papiers d’une femme tuée dans l’attaque aérienne de lundi 26, qui n’a fait que des morts civils.

3. feùmme abattue.png

Tirée comme un lapin, la brave dame, et dans le dos.

 

 

 

 


 

Des bâtiments ont été endommagés : l’église de la Mère de Dieu Régnante, un immeuble d’appartements et un dortoir pour étudiants.

4. mironov rocchettii.jpg

Dans la campagne autour de Slavyansk, le photojournaliste italien Andrea Rocchelli, 30 ans, et son interprète, le dissident russe Andreij Mironov, 60 ans, ont été tués par des tirs de mortiers. « Littéralement mis en pièces », disent les premiers témoins arrivés sur place. Le journaliste français William Roguelon, qui les accompagnait, s’en tire avec des blessures. Abandonnant leur voiture, ils avaient tenté tous les trois de se mettre à l’abri dans un fossé. Roguelon estime avoir entendu « plus de soixante explosions ».

La mascarade de la  ministres des Affaires étrangères italienne qui demande des comptes aux putschistes a commencé. Elle en obtiendra sûrement. Et justice sera faite. Si, si.

Dans la campagne autour de Dontetsk, plus de 50 défenseurs de l’aéroport, blessés, ont été achevés dans les deux camions qui les transportaient vers un hôpital. Les conducteurs ont été « achevés » eux aussi, cela va de soi.

 



5. gare centrale de donetsk.jpg

À Donetsk même, aux abords de la Gare Centrale, trois personnes ont été abattues : une est morte, deux, dont un petit garçon de 8 ans, sont blessées. Des terroristes, on vous dit.

Non, le nouveau « président élu », le chocolatier milliardaire Porochenko, ne va pas arrêter les tueries, il va les « rendre plus courtes et plus efficaces », et pour cela, il lui faut « du nouveau matériel », que nos impôts vont s’empresser de lui payer. Quand on aime on ne compte pas.

C’était juste un échantillon de nouvelles en provenance d’Ukraine.

En Allemagne, un projet de bataillon pour aller combattre Kiev
par Olivier Renault – La voix de la Russie

 

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La colère monte en Allemagne autour de la situation en Ukraine. Les anti-guerre allemands de tous les bords politiques se retrouvent dans des villes tous les lundis pour manifester.

La population, des personnalités des médias et des activistes politiques, suivent le modèle des manifestations « wir sind das Volk » (nous sommes le peuple), qui ont fait tomber la RDA, pour prendre le micro et dénoncer l'OTAN et le gouvernement de Berlin qui soutiennent le gouvernement fasciste. Contrairement aux Français, les Allemands, par la situation géographique de leur pays et leur histoire, se sentent davantage concernés par le conflit ukrainien. Les Montagsdemos (« manifestations du lundi ») ont réussi à réveiller une population qui était encore tenue en laisse par les médias officiels. Avec ces « manifestations du lundi », l'idée de fonder un bataillon international vient aussi d'être lancée autour de vétérans russes et de l’ex-RDA pour aller en Ukraine défendre les populations ukrainienne et russe contre ce qu'ils nomment les fascistes de Kiev. La révélation du projet de ce bataillon attire des Allemands, mais aussi des personnes d'autres nationalités.

Les manifestations du lundi. 

Elles sont nées avec les événements d’Ukraine, par des rassemblements, dans les villes, de citoyens qui ne veulent pas de guerre et qui dénoncent l'intervention de Berlin - avec l'OTAN - en Ukraine (Le parti UDAR du boxeur Vitali Klitschko est financé par Berlin. Les soldats ukrainiens reçoivent des uniformes allemands).

7. Merkel Klitchko.jpg

Les anti-guerre allemands, qui rassemblent des personnes de toutes les tendances, mais qui sont boudés par les chefs des Verts et des Linke, se rassemblent de manière inédite dans ces manifestations. Plusieurs éclats se sont produits entre eux et les médias officiels, ZDF, ARD, qui ont du mal à cacher la vérité des faits sur l'Ukraine. Contrairement aux Français, les Allemands sont beaucoup plus sensibles aux bruits de bottes et aux signaux annonçant une guerre. Ils ont payé assez cher pour savoir que la situation politique n'est jamais réellement acquise. La fin de la RDA et la réunification ont marqué le peuple en montrant que des États peuvent disparaître.

Des brigades internationales en Ukraine ? Un bataillon allemand en tout cas. Pour commencer.

« Les manifestations du lundi », mais aussi l'interdiction du parti communiste et les actes de sauvagerie qui se déroulent en Ukraine, plus le refus de reconnaissance du référendum en Crimée, ont poussé les anti-fascistes allemands et des Russes allemands (trois millions en Allemagne, dont 500 000 venus dans le pays à la chute de l'URSS) à former le « bataillon Thälmann pour l'Ukraine ». C'est un journaliste du journal Kultura de Moscou qui le rapporte dans un article du 21 mai, après avoir rencontré ces 400 militants, qui se sont constitués lors d’un défilé en soutien à la Crimée, à Berlin, autour de vétérans russes et allemands, « C'est en l'honneur du bataillon Thälmann qui fut constitué pour la guerre d'Espagne que nous avons eu l'idée de le fonder pour l'Ukraine. En Allemagne la colère monte chez les anciens citoyens de l'Union Soviétique. Ils condamnent le soutien allemand au gouvernement de transition, la non reconnaissance de la Crimée et veulent des élections sans carnage pour l'autonomie », dit Alexander Kifel vétéran des troupes spéciales de l'ex-RDA. Ernst Thälmann était le chef du parti communiste allemand qui mena la résistance contre le nazisme en Allemagne. [La brigade allemande de soutien à la République espagnole s’était ainsi appelée en son honneur, alors qu’il était interné depuis 1933 dans les geôles nazies dont il ne devait jamais sortir : Thälmann est mort à Büchenwald, le 17 août 1944.] Condamnant la mascarade d'élections pseudo-démocratiques en Ukraine organisées par le gouvernement de transition, le nouveau bataillon Thälmann lance aussi un appel international pour intervenir en Ukraine et prêter main forte aux populations des nouveaux territoires,à la Nouvelle Russie (Novorossia), qui s'est constituée par référendum. Hier, Wilfried, un contact allemand, qui ne cesse de dénoncer la politique de son pays, a exprimé sa joie en apprenant la naissance de ce bataillon : « C'est réellement formidable. J'attends leur réponse et si ça marche, j'y vais. Il faut bien mourir un jour », dit –il, quand on lui rappelle qu'il peut y laisser sa vie.

Source : http://french.ruvr.ru/2014_05_27/En-Allemagne-un-projet-d...

 

© East News/AP Photo/Sergei Grits

 

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À la mode de Kiev

SALINAS, Californie

 

Plus de 6.000 personnes sont descendues dans la rue, dimanche 25, pour protester contre des exécutions policières et brutalités en tous genres, et par-dessus tout, contre le « racial profiling » ou profilage criminel raciste.

Des morts par balles sans sommations et sans cause, et pas le moindre petit bout d’enquête. Enquêter pour quelques latinos flingués ? Ils sont malades ou quoi ?

 


 

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Pendant ce temps-là, au Canada…

Lors de son voyage récent en Nouvelle Écosse, le prince de Galles, au milieu d’un aréopage de journalistes internationaux, a comparé la politique du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, à celle d’Hitler. L’étonnante sortie de S.A.R. a suffisamment choqué l’opinion pour que des armées d’avocats et de communicants se voient obligés de monter au créneau et d'expliquer qu’il ne s’agissait là que d’une boutade lancée en privé, presque d'une plaisanterie. Le journaliste britannique Tony Gosling exprime ici ce qu’il en pense.

Qui a dit « les royals,  il vaut mieux les voir que les entendre » ?

 

Le prince Charles rompt une lance de plus pour la république de Grande Bretagne

par Tony Gosling, RT

 

8. Charles feeding bears.jpg

Le prince Charles nourrissant un ours polaire au zoo de Winnipeg, Canada, le 21 mai dernier.

 

Il y a quelque chose d’irréel dans la tentative des doreurs d’image du prince Charles de prouver que le futur chef de l’État britannique, lorsqu’il a comparé Poutine à Hitler, tenait une conversation privée, alors qu’il était entouré d’une foule de journalistes.

Ce n’est pas seulement que ses remarques montrent à quel point lui-même et ses préposés aux Relations Publiques sont coupés de la nation et du monde réel, c’est que les remarques désinvoltes de Charles attirent désastreusement l’attention sur les liens de sa famille et de lui-même avec les Nazis et avec le bellicisme qui leur est apparenté.

Son père, le prince Philip, duc d’Édimbourg, a fait une partie de ses études en Allemagne nazie et ses quatre sœurs ont épousé des officiers SS en grand uniforme noir (trois d’entre elles, d’ailleurs, Sophie, Cécile et Margarita s’affiliant au parti nazi allemand). Philip a avoué à un universitaire américain qu’il avait alors « des inhibitions à propos des juifs » et qu’il se sentait « jaloux de leurs succès ». Le grand-oncle de Charles, le duc de Windsor ex-Edouard VIII était un tel brandisseur de svastika que le MI6 dut le contraindre à résider aux Bermudes pendant toute la IIe Guerre mondiale, contrecarrant sa volonté et celle de son épouse nazie, Mrs Simpson, d’aller rejoindre Hitler en traversant l’Europe occupée.

Charles lui-même a été aussi près que possible de se faire le thuriféraire de l’architecte en chef et ministre de l’Armement d’Hitler, Albert Speer, en engageant le disciple le plus engagé de Speer, Leon  Krier, comme responsable des importants projets de construction de son duché de Cornouailles. L’écrivain et homme de radio Jonathan Meades, dans son documentaire de 1994, Jerry building, a épinglé Krier comme le « véhiculeur de Speer » et le « gardien de la famme toxique », faisant remarquer que chacune des réalisations de Speer, y compris le trop fameux stade de Nuremberg, est inséparable des expérimentations inhumaines et des camps de travail forcé utilisés pour les construire.

L’arrière-grand-père de Charles, George V, fut l’un des trois grands architectes de la Première Guerre Mondiale, qui fut appelée, on s’en souvient, la « guerre des cousins », quatre ans de carnage gratuit qui débutaient il y a tout juste un siècle. Avec deux autres cousins de Saxe Cobourg Gotha, les infortunés sujets de George ont dû en découdre, dans une effroyable guerre de tranchées, avec les malheureux sujets de Guillaume II d’Allemagne et de Nicolas II de Russie, pour arriver, en 1918, à un total de dix millions de morts sans but discernable.

Lorsque, en 1917, des soldats mal-élevés ont commencé à faire remarquer que les bombardiers allemands Gotha d’une autre branche de l’affaire de famille du roi étaient occupés à les massacrer, George V annonça gaiement que son nom de famille n’était plus « Saxe Cobourg Gotha » mais Windsor, à la consonnance plus anglaise.

Des chefs-d’œuvre, pourtant, comme le film de 1969 de Richard Attenborough, Oh ! What a Lovely War  (« Ah Dieu ! que la guerre est jolie »), comme le drame controversé de 1986 à la BBC, The Monocled Mutineer, ou même les poèmes de Geoffrey Studdert-Kennedy, vicaire de Worcester et aumônier militaire affectueusement surnommé Woodbine Willie, n’arrivent à rendre la futilité de cette guerre et l’amertume qu’elle suscita chez les gens ordinaires.

Aujourd’hui, quoiqu’ils aient été dans le camp opposé aux Nazis dans la IIe Guerre Mondiale, le gouvernement et les forces armées de Sa Majesté, qui, tous, prêtent allégeannce à la Reine, soutiennent la plupart des dictateurs et des despotes du monde. Du président Mahinda Rajapaksa du Sri Lanka, qui a le sang de 40.000 innocents civils Tamouls sur les mains,  au roi Abdullah du brutal régime saoudien, qui pratique les décapitations publiques au sabre. La bouche de Charles parle toujours en faveur des dirigeants dont Amnesty International nous dit qu’ils sont infréquentables, toujours prêt à se faire de l’argent en leur vendant de l’immobilier et des armes.

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Le prince de Galles, le prince William, la princesse Diana et le prince Harry assitant, à Hyde Park, à la cérémonie de commémoration de la Victoire, le 7 mai 1995

 

Assistons-nous à l’agonie de la monarchie britannique ?

Cela a commencé trente-six ans après que les sanguinaires Chevaliers du Temple, guerrier-banquiers, furent disgraciés et dissouts : un nouvel ordre de 26 « chevaliers », créé en 1348, n’a cessé, depuis, de dominer la Couronne britannique. L’Ordre de la Jarretière consiste en deux éléments siamois de treize chevaliers chacun, qui conseillent et « protègent » le monarque et son héritier en titre.

À cause de leur obsession du secret et de leur manque de transparence qui a traversé les siècles, ceux qui en font partie sont devenus l’absolue antithèse de la chevalerie médiévale, un mélange létal de yes-men et de tortueux arnaqueurs, qui vendraient leur mère pour un siège - et une tranche de revenus – au haut bout de la table.

Rien ne pourrait illustrer plus clairement le dédain de la monarchie britannique pour ses pauvres sujets que la confiscation des biens et l’éviction par Henry VIII, en 1530, d’à peu près dix mille moines dépouillés de leurs monastères britanniques. Depuis le temps d’Alfred le Grand, ces ordres avaient été l’épine dorsale de l’éducation et des soins de santé de la nation. Pour Henry, ils représentaient la Ve colonne du Vatican, qui avait eu la témérité de mettre en question la sagesse de sa rupture avec Rome et sa fondation de l’Église d’Angleterre.

En 1638, avec plaidoiries spéciales de l’archevêque Laud, Charles Ier s’est attaqué à la privatisation des terres publiques, en mettant à l’amende les riches marchands et les parlementaires qui spoliaient les villageois des terres communales jusque là libres d'accès et administrées collectivement. Seuls les « hommes libres » (freemen) qui possédaient de la terre donnant un rendement de plus de 40 shillings par an avaient le droit de voter, ce qui veut dire que les marchands s’étaient effectivement voté l’accaparement des terres dont les pauvres avaient besoin pour survivre.

Charles Ier, peut-être par bravoure, peut-être par stupidité, tenta de résister à la la privatisation rampante de la terre, mais les marchands s’organisèrent secrètement contre lui, déclenchèrent la Guerre Civile Anglaise et sa tête tomba en 1649. Les classes mercantiles étaient désormais fermement installées au pouvoir, prêtes à apporter leur capitalisme dernier cri au reste du monde.

Le prince « araignée-noire » qui se mêle abusivement de tout.

Que l’intrusion indiscrète de Charles dans les affaires politiques d’aujourd’hui ait ou non pour but le bien de l’Angleterre ne peut donner lieu qu’à des hypothèses, parce qu’il dépense des centaines de milliers de livres – plus encore qu’il n’en dépense en relations publiques – pour s’assurer que des avocats spécialistes en confidentialité empêchent le public britannique d’en rien savoir. Non seulement on l’a vu opposer secrètement son veto à des dispositions légales édictées
par le Parlement qui ne lui plaisaient pas, mais envoyer aussi des directives manuscrites du style « black spider » à des secrétaires d’État.

Les avocats de Charles se sont battus pendant quatre ans contre le journaliste du Guardian, Rob Evans, pour obtenir à tout prix que ces communications restent secrètes, arguant du fait qu’en tant que citoyen privé, il n’est pas couvert par la loi de Liberté d’Information. Jusqu’à présent, il a réussi à ce que ces directives – que le professeur de droit constitutionnel de l’Université de Manchester Rodney Brazier qualifie avec pudeur d’« innovations constitutionnelles » - restent secrètes.

Ce que la nation va devoir affronter avec les élargissements secrets apportés par Charles à ce qui est avant tout une fonction non-politique d’une façon que sa mère, la reine Elisabeth, semble avoir adoptée rarement, stagne dans l’air comme une très mauvaise odeur constitutionnelle. Si la lettre inhabituelle de sa mère au ministre de l’Intérieur, exigeant l’arrestation de l’ecclésiastique musulman radical Abou-Hamza, est un indicateur de tendance, les lettres de Charles seraient en effet révélatrices.

Ne parlez pas de Diana

Ceux qui visitent la résidence de Charles, Highgrove House, dans le Gloucestershire, sont déçus de constater que toutes les traces de la princesse Diana brillent par leur absence, y compris dans la boutique de souvenirs dont elle tirait un joli profit. Malgré le fait que William et Harry y on grandi, le nom, l’image et la mémoire de leur mère en ont été entièrement bannis.

 

10. Speech prince of wales.jpg

Charles, prince de Galles, prononce une allocution lors de sa visite au Stevenson Campus Air Hanger, le 21 mai, à Winnipeg, Canada

C’est dommage, car Diana et les garçons ont passé certaines de leurs journées les plus heureuses dans et autour de la petite ville de Tetbury, nichée au cœur de la campagne des Costwolds. Les dimanches matins, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, on pouvait voir Diana et les deux jeunes princes William et Harry se glisser discrètement dans les derniers bancs de l’Église Sainte Marie Vierge et Marie Madeleine, juste après le début du service, pour éviter d’attirer l’attention, ressemblant autant qu'il était possible à n’importe quelle jeune mère accompagnée de ses deux enfants. Après le service, ils retournaient à bicyclette à Highgrove, à quelques miles au sud de la ville, par les chemins de campagne.

Les gens du cru disent qu’ils s’amusaient à semer les officiers de police chargés de leur protection permanente, dont la princesse disait qu'ils la rendaient « claustrophobe » en dressant une espèce de mur entre ses fils et elle et les autres passants. Diana disait vouloir élever ses garçons de façon à ce qu’ils se voient semblables à n’importe qui d’autre. Elle leur apprenait à parler avec le public de manière pratique et décontractée.

Mais, après l’adultère avec Camilla et le divorce qui en est résulté, Diana était devenue « un problème » pour Charles et pour la reine.  Selon le journaliste d’investigation australien John Morgan, ils mirent sur pied ce qu’ils appelèrent un Way Ahead Group (« Groupe voie à suivre ») ou WAG, pour gérer le triple problème Diana.

Pour commencer, sa campagne contre les mines anti-personnel menaçait les bénéfices des fabricants d’armes, tant en France qu’en Grande Bretagne; ensuite, elle se servait de la presse britannique pour s’affirmer comme une personnalité sur le plan national ; enfin, les résolutions du WAG devinrent plus urgentes du fait qu’elle était sur le point d’annoncer son prochain mariage avec Dodi Al Fayed, ce qui signifiait que William et Harry allaient se retrouver avec un beau-père musulman.

Dans son livre de 2012, La conncection Paris-Londres. Assassinat de la princesse Diana, John Morgan affirme que des preuves rassemblées par les deux enquêtes de police suggèrent que la reine et le prince Charles ont laissé filtrer vers le MI6 que si Diana devait avoir un accident, le palais n’y verrait pas d’inconvénient.

Le documentaire réalisé en 2011 par Keith Allen, Unlawful Killing (« Exécution extra-judiciaire »), qui passe en revue l’enquête vieille d’une décennie sur la mort de Diana, prouve sans aucun doute que cette mort ne fut pas un accident. Mais le film n’a jamais été projeté à la télévision et a été supprimé sur Internet comme dans les salles de cinéma, sur intervention des avocats aux poches profondes de la Couronne. Il est très possible qu’il ne soit jamais projeté en Grande Bretagne.

Charles descend de « l’autre » Vlad, celui de Transylvanie.

Charles n’est bien sûr pas responsable des méfaits de ses turbulents ancêtres, mais, comme quiconque, il peut et doit choisir sans tricher sa trajectoire personnelle. Les voies tortueuses du secret et le mur que ses relations publiques tentent d’élever autour de lui ne feront qu’aggraver les choses dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, et finiront par lui aliéner ses 65 millions de sujets.

Cependant, la calomnie diffamatoire « Poutine = Nazi » a pris une ampleur regrettable du fait que les dirigeants des trois grands partis ont fait preuve d’un mépris total pour la Constitution et pour le public, en soutenant le prince contre les faits et contre l’intérêt national.

Ce qu’ils ont révélé, en pesant de tout leur poids pour couvrir l’insulte de Charles à la Russie, c’est que la classe dirigeante anglaise et son complexe militaro-industriel peuvent très bien être en train d’exercer une dictature, en décidant dans des conciliabules privés de ce que doit être la politique extérieure du Royaume Uni.

Jusqu’à pendant cette semaine d’élections, nos soi-disant politiques n’ont pas eu la dignité élémentaire de s’opposer à l’establishment, quelque éhontés que soient ses mensonges.

En-dehors du petit cercle de ses courtisans, les remarques déplaisantes de Charles convaincront peu de monde en Grande Bretagne. Elles révèlent à la fois une minimisation malintentionnée des 25 millions de morts soviétiques de la IIe Guerre Mondiale et font un pas irresponsable de plus en direction d’une guerre nucléaire – aujourd’hui – en Europe. Les chefs de partis ont également refusé de reconnaître le soutien du gouvernement et des forces armées de Charles au gouvernement de coup d’état ukrainien, dont des éléments-clés – notamment ceux du Secteur Droit - affichent fièrement les portraits de nazis confirmés tels que Stepan Bandera, sur les murs de Kiev.

Charles ne comprend pas, comme sa mère semble l’avoir compris, qu’il ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, être à la fois le chef de l’État et un politicien chef de faction. Les remarques désinvoltes qu’il s’est permis de faire ont suscité le mépris à son égard dans le pays, et à l’égard de la Grande Bretagne à l’étranger. Ironiquement, pour l’homme qui est si fier de son ancêtre transylvanien, Dracula, puisqu’il descend du despote du XVe siècle Vlad l’Empaleur, ce mépris est un clou de plus enfoncé dans le cercueil de la monarchie britannique.

Selon la formule consacrée : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celles de R.T.

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Tony Gosling est un militant britannique pour les droits humains, qui a commencé sa carrière professionnelle dans l’industrie aéronautique et a été formé par la BBC. Il est historien et journaliste d’investigation. Il anime un programme hebdomadaire de réflexion politique sur BCfm (Bristol City) : http://politicsthisweek.wordpress.com/

 

Traduit par C.L. pour Les Grosses Orchades

Source : http://rt.com/op-edge/161020-prince-charles-strikes-blow/

Grain de sel : Nous ne sommes pas trop d’avis, aux Grosses Orchades, de mélanger les torchons et les serviettes, le linge (sale ou non) de la famille Windsor et les affaires publiques du Royaume Uni, mais nous ne sommes pas anglais. Peut-être, si nous l’étions, verrions-nous les choses autrement. Quoique les attaques d’un de nos députés contre notre Premier ministre sur ses mœurs nous paraissent également amoindrir le débat politique en l’amalgamant à la sphère privée.

 

 

 

Mis en ligne le 29 mai 2014

 

 

19:29 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/05/2014

Mieux vaut tard que pas du tout

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Mieux vaut tard que pas du tout :

L’Europe n’existe pas !

(bis repetita)

 

Nous venons de recevoir ceci de Comaguer, alias Sun Tsu, alias Radio Galère. Comme il ne nous paraît pas superflu de nous rafraîchir les idées sur le sujet, relayons :

Nous accompagnons la rediffusion d’un bulletin sur l’Europe, publié en 2012, d’une représentation  de l’enlèvement de la nymphe Europe par Zeus. Les représentations du mythe sont très  nombreuses  et la plupart donnent de l’événement, qui est pourtant l’exercice d’un droit de cuissage brutal et permanent par le roi de l’Olympe, une image adoucie et édulcorée.

De la même façon, la prise de contrôle de la partie occidentale du continent par les États-Unis après 1945 est le plus souvent présentée comme un acte amical, une « ingérence » , comme on dit aujourd’hui, positive. Pourtant de l’OTAN au Traité Transatlantique, l’animal, parfaite incarnation du capitalisme dominant, poursuit sa charge.

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A force de propagande, de colloques, de corruption des milieux de la presse et de l’éducation, l’Europe a fini par faire croire qu’elle existait.

Rien n’est plus faux !

1 - Géographie : cette péninsule du continent eurasiatique demeure un défi  conceptuel pour les géographes.

Si, à l’Ouest, l’Océan Atlantique constitue bien une frontière commune, ses limites à l’Est sont imprécises :

-       Les Dardanelles et le Bosphore ? Mais alors  la plus grande partie d’Istanbul et la Turquie de l’ouest sont en Europe et donc l’entrée de la Turquie dans l’UE devrait-elle se faire en n’acceptant qu’une fraction du pays. Hypothèse ridicule

-     L’Oural : c’est le sens de la célèbre formule gaullienne : « De l’Atlantique à l’Oural ». Mais alors la Russie serait une entité artificielle mi-européenne mi- asiatique. Non-sens : les populations sibériennes sont-elles asiatiques au même titre que les Indonésiens, les Birmans ou les Japonais ? L’Asie elle-même est-elle une unité conceptuelle valable ? la réponse s’impose : dès l’instant où le géographe ou le géopoliticien fait un effort de précision, il fait éclater le cadre et introduit des distinctions : Asie mineure (la pauvre !) Asie centrale, Asie du Sud-est, Asie orientale et pour brouiller encore les limites, s’y surajoute le concept d’Orient : Proche, Moyen, Extrême, sans oublier la plaque tectonique indienne, collée au « continent » par les hasards de la dérive, qui sera un « sous-continent » trop à l’Est pour être moyen-oriental, trop à l’Ouest pour être extrême-oriental. Cette particularité fera le bonheur des tenants de l’invasion aryenne et des nazis qui accrocheront l’Inde à l’Europe, prenant ainsi le monde arabe en tenaille.

  2 - Histoire :

Faute de limites géographiques réelles, la Manche non plus que les Alpes ou les Carpates ne constituent pas des obstacles à une importante circulation humaine.  L’Histoire de l’Ouest de l’Eurasie  est, le plus souvent, une histoire de conflits entre européens. Plus rarement, il s’agit de conflits entre européens et non européens (turcs ottomans ou mongols) mais dans ces cas, la traversée d’est en ouest de l’Eurasie n’a été empêchée par aucun obstacle géographique et ces empires disparus ont été plus victimes de leur immensité que de la transgression de fortes limites terrestres. L’empire romain ne s’étend par sur toute l’Europe du Nord et déborde largement sur le monde arabe, et quand il éclate en deux parties, l’empire d’Occident et l’empire d’Orient, la coupure se fait en pleine Europe. 

2-    Institutions :

La situation contemporaine se caractérise par une énorme confusion (La Suisse, au cœur de l’Europe, restant presque toujours un cas à part, comme elle s’est tenue à part des nombreuses guerres européennes).

o         L’Union Européenne est l’héritière à la fois de la CEE et de l’OTAN. Ces deux institutions d’origine sont le produit de la mise sous tutelle par les Etats-Unis, au sortir de la seconde guerre mondiale, de la partie la plus occidentale de la péninsule eurasiatique. Cette tutelle va continuer à s’exercer jusqu’à l’élargissement l’UE en 2004 et ne seront admis dans l’UE élargie à l’Est que des membres de l’OTAN. Aujourd’hui les écarts entre les deux groupes sont très peu nombreux.  Quelques membres de l’UE ne sont pas membres de l’OTAN : Autriche, Irlande, Suède, Finlande, alors que l’ « orientale » Turquie  en est un membre de poids.

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Au sein même de l’UE  les sous-ensembles se sont multipliés : il y a les Schengen et les non Schengen, il y a les Euros et les non Euros il y a même les enclaves espagnoles en Afrique et  les régions « européennes » ultramarines ou ultra périphériques, ces colonies françaises éparpillées sur tous les océans.

Dans les compétitions sportives européennes sont admises les équipes turques et israéliennes mais pas celle des deux États qui les séparent géographiquement : la Syrie et le Liban.

La mise en tutelle de l’Europe de l’extrême ouest par les États-Unis s’est faite économiquement par le biais du plan Marshall, dont les crédits étaient répartis par l’Organisation Européenne de Coopération Économique : OECE élargie ensuite aux autres pays mis sous tutelle économico-politique par les États-Unis : Mexique, Chili, Corée du Sud, Japon, Turquie, Australie, Nouvelle-Zélande, Israël : ce sera l’OCDE.

Un des objectifs des gouvernements des pays membres de l’UE est de faire croire que cette Union déjà bourrée de contradictions institutionnelles et prospérant sur le maintien, voulu par les traités, d’inégalités de revenus, de régimes fiscaux, de systèmes de protection sociale, est un bloc solide alors qu’il est en première instance un espace de libre circulation des marchandises et des capitaux et un lieu d’exercice de la concurrence libre et non faussée.

L’autre objectif est de minimiser deux autres institutions, européennes elles aussi : l’Organisation pour la Sécurité Collective Européenne (OSCE) et le Conseil de l’Europe.

    L’OSCE issue des accords d’Helsinki  regroupe 56 États. Sa qualification d’européenne est discutée et discutable, puisqu’en sont membres le Canada et les États-Unis d’une part et les républiques d’Asie centrale ex-soviétiques d’autre part. Contrairement à la propagande otanienne, la paix qui règne depuis 1945 en Europe est le résultat non pas de la politique de paix de l’OTAN mais d’abord de l’équilibre des forces URSS/USA jusqu’en 91.  Il a suffi que l’URSS disparaisse pour que l’OTAN mène une guerre en Europe contre la Serbie en 1997. Quant à la « politique européenne de défense », celle de l’UE, elle n’est qu’une annexe de la politique de l’OTAN et intéresse plus les fabricants d’armes européens que les populations du « continent ».  En pratique l’OSCE est affaiblie volontairement par les États-Unis qui, Serbie mise à part, ne se gênent pas pour mettre en cause la stabilité des régimes qui leur déplaisent, bien qu’ils soient membres de l’OSCE. De ce fait l’OSCE n’est plus un outil de sécurité puisque, par le biais des révolutions de couleur, un des membres de l’organisation s’ingère dans la vie des autres. Cette critique a été fortement exprimée par Vladimir Poutine en 2007 à la conférence de Munich et elle a toute sa place dans sa vision de l’avenir de l’Europe.

 

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En vert les membres de l’OSCE, en orange les membres associés

 

Le Conseil de l’Europe :

Il se présente lui-même ainsi sur son site (www.coe.int)

Le Conseil de l’Europe, dont le siège est à Strasbourg (France), regroupe aujourd’hui, avec ses 47 pays membres, la quasi-totalité du continent européen. Créé le 5 mai 1949 par 10 États fondateurs, le Conseil de l’Europe a pour objectif de favoriser en Europe un espace démocratique et juridique commun, organisé autour de la Convention européenne des droits de l’homme et d’autres textes de référence sur la protection de l’individu.

Conçu lui aussi comme un instrument de la guerre froide et promu par le même homme qui en avait lancé le discours inaugural (Churchill – discours de Fulton) l’institution s’est progressivement élargie. Il est aujourd’hui l’institution européenne la plus large. Ainsi en sont membres des pays comme l’Islande la Suisse, l’Albanie, la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan qui ne font pas partie des découpages traditionnels.  Il s’y ajoute deux observateurs : les États-Unis et le Canada dont la présence rappelle l’origine historique de l’institution et confirme le maintien d’une tutelle anglo-saxonne sur l’Europe. Le bannissement du Belarus, seul exclu du Conseil, illustre ce droit de veto otano-étasunien car aucun observateur honnête n’accepterait de dire que par exemple les performances de la Turquie en matière de droits de l’homme qui constituent le critère d’admission  sont supérieures à celles du Belarus.

 

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Le Conseil de l’Europe s’est cependant, ces dernières années, illustré en produisant des documents accusant les atteintes aux droits de l’homme de l’OTAN (en ex-Yougoslavie par exemple) ou la complicité de certains États européens dans l’ouverture sur leur territoire de prisons de la CIA destinées aux séquestrés de la « guerre contre le terrorisme ». Mais ces États étaient trop liés aux États-Unis pour leur refuser ce service si peu conforme aux principes « européens » des droits de l’homme, et le Conseil de l’Europe n’a pu aller au-delà d’une simple élucidation officielle de vilenies cachées.

 

Bilan

Ce bref survol démontre que l’EUROPE est un concept guimauve trituré de mille manières par les puissances du moment, que c’est un  drapeau arboré depuis 1945 autant à Washington qu’à Bruxelles (siège de l’Otan et de l’Union Européenne) qu’à Strasbourg (siège du Conseil de l’Europe et du Parlement européen). La crise économique européenne qui affecte les pays de la zone Euro comme d’autres (la Grande-Bretagne par exemple) est le prétexte d’une grande offensive idéologique en faveur de l’Europe fédérale. Il s’agit évidement d’un château de cartes : Quelle Europe ? Qui ? Comment ?

Laissant de côté le cas d’États centralisés préexistants qui se décentralisent en adoptant une constitution fédérale, comme par exemple le Brésil, s’il y a une leçon à tirer de l’application concrète de la doctrine politique fédérale : libre association de partenaires égaux qui délèguent à l’échelon supérieur les pouvoirs  de défense et de représentation politique commune au niveau international, c’est qu’elle n’a été le plus souvent que la mise en œuvre d’une domination d’un partenaire sur les autres : le fédéralisme étasunien a été scellé par la guerre de Sécession et la défaite des confédérés, le fédéralisme allemand a été le fruit de la domination prussienne sur les autres principautés et régions.

Quels pays et quels intérêts domineraient une Europe fédérale ? « L’axe franco-allemand », si à l’honneur dans le discours ici dominant, peut légitimement inquiéter les citoyens des petits pays de cette Europe incertaine qu’ils soient grecs, serbes,  hongrois, portugais ou autres, et il en inquiète déjà beaucoup.

 

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Étonnante contradiction du discours des puissants : la biodiversité serait à protéger impérativement chez les animaux et les végétaux et à combattre chez les humains, espèce unique mais culturellement et socialement extrêmement diversifiée, au nom de l’unité du mode de production et de consommation capitaliste, au nom de l’unicité du calcul bancaire.

Sources : http://comaguer.over-blog.com/

                 http://www.radiogalere.org/

 

*

Il n’est pas interdit d’y ajouter ceci :

De la créature européenne

le 24 mai, 2014 dans Asservissement moderne, Démocratie par Yohan De Doncker

Les débats sur l’Union Européenne vous ont-ils passionnés ? Bah moi non plus… Ça a même été un calvaire ! Car à partir du moment où je m’étais promis de vous pondre un petit papier sur le sujet, j’ai dû me battre pendant deux semaines pour ne pas sombrer barjot entre l’eurolâtrie des uns et les incantations des autres…

Lire la suite...

Source : http://diktacratie.com/de-la-creature-europeenne/

 

*

Nous sommes décidément en retard pour tout :

24 mai 2014 à Bruxelles

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 « FAUX DRAPEAU : action horrible et planifiée visant à faire accuser un ennemi politique, et utilisée comme prétexte pour déclarer une guerre ou faire passer des lois draconiennes au nom de la sécurité nationale. »

 

*

En revanche, là, nous sommes en avance :

Alerte : la grande synagogue de Paris appelle au Djhad. Sergent recruteur : Yossi Gal, ambassadeur d’Israël en France.

L’Union Juive Française pour la Paix communique :

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Voici ce que l’on peut lire dans un communiqué officiel :

L’Ambassade d’Israël souhaite informer la Communauté juive de l’arrivée d’un représentant de TSAHAL (l’armée israélienne) à Paris. La rencontre aura lieu à la Grande Synagogue de la Victoire, 44 rue de la Victoire, le 26 mai entre 18h30 et 20h00, 75009 Paris.

Et il est précisé que des rendez-vous individuels pour engagement sont possibles.

L’alliance de la kippa et du fusil Uzi est organisée au centre de Paris.

La communauté juive religieuse se retrouve ainsi envahie et prise en otage dans le plus prestigieux de ses lieux de culte.

Pendant que la plupart des médias s’inquiètent du départ éventuel en Syrie de tel ou telle, c’est au grand jour et sans commentaires que Tsahal recrute dans un édifice religieux.

Tsahal :

  • une armée coupable de nombreux crimes de guerre avérés
  • une armée qui, en ce moment même, organise l’épuration ethnique du Néguev et de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, par la destruction des villages et l’expulsion des habitants (voir le rapport de l’Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires dans les territoires occupés palestiniens (OCHA) publié le 22 mai dernier)
  • une armée qui vient d’assassiner cette semaine deux adolescents mineurs et inoffensifs en Cisjordanie, ce qui a provoqué la demande de l’ONU d’une ouverture d’enquête, et fait scandale sur les chaînes de télévision du monde entier mais beaucoup moins en France
  • une armée dont l’organisation DCI Palestine dénonce les arrestations de plus en plus fréquentes d’enfants et adolescents, suivies de traitements violents en prison.

L’UJFP demande au gouvernement français de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour rappeler à l’ambassadeur d’Israël en France les devoirs auxquels son accréditation l’oblige, dans le respect des lois de la République et du droit international.

L’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) demande au ministre de l’Intérieur, ministre des Cultes, d’interdire immédiatement cette réunion, à la grande Synagogue comme ailleurs.

Bureau national de l’UJFP, 24 mai 2014

Source : Union Juive Française pour la Paix

Note de la rédaction de Croah.fr (qui nous évite d’en formuler une, après tout, c’est dans leur pays que ça se passe).

Voilà la différence entre « juifs du quotidien », sensés, humbles, vivant leur religion en paix et en harmonie avec les autres ; et les « extrémistes juifs talmudo-sionistes », bien différents, qui vivent leur amour du Talmud dans la haine, la violence, la ségrégation et le bain de sang, cachés depuis de trop nombreuses décennies derrière la religion juive qui leur sert de camouflage, tels des loups déguisés en agneaux.

Comment l’armée française, chargée de la défense du pays et de la protection des intérêts de la France, peut-elle laisser notre Nation se faire violer à ce point, en laissant une armée étrangère génocidaire fouler notre sol avec pour vil dessein d’endoctriner des Français de confession juive – manipulés par des lobbies qui-n’existent-pas-mais-qui-ont-pignon-sur-rue et qui jouissent d’une influence sans égale dans la sphère politico-médiatique, et par conséquent sur l’opinion publique – tout cela afin de grossir ses rangs, dans le but néfaste de propager sournoisement la guerre au Moyen-Orient afin d’instaurer leur Grand Israël ?

Ne parlons pas de la  classe politique qui fera semblant de ne pas savoir, comme à son habitude.

Votre verdict ? Complicité ou manque de coucougnettes ? Traîtres ou déserteurs ? Prison à vie ou guillotine ? Déportation sur la Lune ou sur Jupiton ? Franchement, beaucoup de Français se tâtent, les mecs…

*

Qui dira aux gamins qui s’engagent pour aller semer la mort et la désolation en Syrie au nom d’Allah qu’ils sont en réalité enrôlés comme supplétifs de TSAHAL ?

À Gilad, à Jacob Cohen, à Raphaël Berland, à Jonathan Moadab et aux autres :

Tenez (tenons) bon ! Nous n’avons pas que des ennemis communs à combattre, nous avons aussi des valeurs communes à défendre.

 

*

Cologne, samedi 24 mai 2014 :

50.000 personnes, citoyens allemands et immigrés turcs, ont convergé vers Cologne, pour dire au premier ministre turc R.T. Erdogan en visite qu’il n'est pas le bienvenu en Allemagne.

 

L’Allemagne compte 5 millions d’immigrés turcs.

 

*

Tandis que le 22 mai, à Istanbul…

La police anti-émeute a tiré à balles de caoutchouc dans la foule manifestant à la suite de la récente catastrophe minière qui a fait plus de 300 morts.

(Il y a un an presque jour pour jour que la répression, tant en province qu’à Istanbul, frappe de façon quasiment ininterrompue.)

Images :

http://rt.com/in-vision/turkey-istanbul-protests-disaster/

 

Le 24, à Ankara…

Affrontement police-étudiants

Grenades lacrymogènes contre cocktails Molotov

(Il était question de les empêcher de sortir du campus pour aller manifester contre des morts par balles.)

 

 

 

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Mis en ligne le 25 mai 2014.

 

 

 

22:48 Écrit par Theroigne dans Actualité, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/05/2014

Fête des mères

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Fête des mères

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Mis en ligne le 24 mai 2014

 

23:50 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Fête des mères 2... pas de raison...

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Fête des mères 2… pas de raison…

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Oups !

 

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des mères adoptives...

 

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Mis en ligne le 24 mai 2014

23:49 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Fête des mères... 3...

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Fête des mères… 3…

rien que pour embêter les souteneurs de mi-putes mi-soumises et de travelos à barbe

 

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L’annonce faite à Jésus – André Stas

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des grand’mères...

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et des Mères-Patrie !

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Mis en ligne le 24 mai 2014

22:30 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/05/2014

L'UKRAINE DAN S LA TOURMENTE

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L’Ukraine dans la tourmente

par Israël Adam SHAMIR

Ce n’est pas très drôle d’être à Kiev ces jours-ci. L’excitation révolutionnaire est retombée, et l’espoir de voir arriver de nouveaux visages, la fin de la corruption et une amélioration économique s’est flétri. La révolte de la place Maidan et le coup d’État qui s’en est suivi n’ont fait que rebattre le même jeu de cartes biseautées de ceux qui reviennent sans cesse au pouvoir.

Le nouveau président en exercice a été premier ministre et un grand chef du KGB (appelé SBU en ukrainien). Le nouveau premier ministre en exercice a été ministre des Affaires étrangères. L’oligarque le plus susceptible d’être élu dans quelques jours a été ministre des Affaires étrangères, directeur de la banque d’État et trésorier personnel de deux coups d’état : en 2004 (pour installer Iouchtchenko) et en 2014 (pour s’installer lui-même). Sa concurrente principale, Mme Tymochenko, a été premier ministre pendant des années, jusqu’à sa défaite électorale de 2010.

Ce sont ces gens qui ont amené l’Ukraine à son état présent d’abjection. En 1991, l’Ukraine était plus riche que la Russie. Aujourd’hui, elle est trois fois plus pauvre, à cause des vols et de la mauvaise gestion de ces gens-là. Ils se préparent aujourd’hui à jouer un très vieux tour : emprunter au nom de l’Ukraine, empocher l’oseille et laisser le pays se débrouiller avec la dette. Ils vendent tous les actifs de l’État à des compagnies privées occidentales et font appel à l’OTAN pour qu’elle vienne protéger leurs investissements.

Ils jouent à un jeu très dur, avec coups de poings américains et tout. La Garde Noire, une nouvelle force armée de type SS du Secteur Droit, rôde dans tout le pays. Ils arrêtent ou tuent dissidents, militants et journalistes. Des centaines de soudards américains de la compagnie militaire « privée » Academi (précédemment Blackwater) sont déployés dans toute la Nouvelle Russie, les provinces de l’Est et du Sud-Est. Des réformes exigées par le FMI ont réduit les retraites de moitié et fait doubler le prix des loyers. Sur le marché, les rations de l’armée US ont remplacé les produits alimentaires locaux.

Le nouveau régime de Kiev a laissé tomber toute prétention à la démocratie en expulsant les communistes du Parlement. Ceci devrait les rendre encore plus chers au cœur des États-Uniens. Expulsez des communistes, faites appel à l’OTAN, condamnez la Russie et organisez une gay-pride et vous pourrez vous permettre n’importe quoi, même faire frire tout vifs des douzaines de citoyens. Ce qu’ils ont fait.

Les formes les plus brutales de répression se sont abattues sur la Novorossie industrielle, et sa classe laborieuse déteste la clique des oligarques et des ultra-nationalistes. Après le brasier infernal d’Odessa et les fusillades pour le plaisir dans les rues de Melitopol, les deux provinces de Donetsk et de Lugansk ont pris les armes et déclaré leur indépendance vis-à-vis du régime de Kiev. Elles ont été prises sous le feu mais ne se sont pas rendues. Les six autres provinces russophones de Novorossie ont été rapidement intimidées. Dniepropetrovsk et Odessa ont été plongées dans la terreur par l’armée personnelle de M. Kolomoïsky ; Kharkov a été roulée par son fourbe gouverneur. La Russie n’est pas intervenue et n’a pas soutenu la révolte, à la grande détresse des nationalistes russes d’Ukraine et de Russie, qui parlent de « trahison ». Au temps pour la rhétorique va-t-en-guerre de McCain et de Brzezinski.

 

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Le respect de Poutine pour la souveraineté des autres est exaspérant. Je sais que ceci a l’air d’une blague – on en entend tellement sur Poutine « nouvel Hitler »…  En réalité, Poutine a eu une formation légale avant d’entrer dans les Services secrets. C’est un adepte pointilleux de la loi internationale. Sa Russie s’est mêlée des autres états bien moins que la France ou l’Angleterre, ne parlons même pas des États-Unis. J’ai demandé à son conseiller principal, M. Alexei Pushkov, pourquoi la Russie n’a pas essayé d’influencer les esprits des Ukrainiens, pendant que Kiev bourdonnait d’Américains et d’Européens. « Nous pensons qu’on n’a pas le droit d’intervenir » m’a-t-il répondu comme un bon petit écolier du dimanche. Il est plus probable que les conseillers de Poutine ont mal évalué le sentiment public. « La majorité de la population de Novorossie n’aime pas le nouveau régime de Kiev, mais elle est politiquement passive et conservatrice ; elle se soumettra à son pouvoir. » ont-ils estimé. « Les rebelles ne sont qu’un petit groupe d’exaltés sans aucun soutien populaire sur qui on ne peut pas compter » était leur façon de voir. En conséquence, Poutine a demandé aux rebelles de postposer indéfiniment leur réferendum, façon polie de leur dire « laissez tomber».

Ils ont ignoré sa demande avec un sang-froid* considérable et sont allés voter en masse* pour la sécession d’avec l’Ukraine. Le taux de participation a été plus élevé qu’on ne s’y attendait. L’adhésion à la mutation a été pratiquement totale. Comme me l’a dit une personne bien informée du Kremlin, ce développement n’avait pas été prévu par les conseillers de Poutine.

Les conseillers ne s’étaient peut-être pas trompés, mais trois événements ont changé la mentalité des électeurs et envoyé ce peuple placide sur les barricades et aux urnes.

1. Le premier a été l’holocauste d’Odessa, où des ouvriers qui manifestaient paisiblement et sans armes ont été sauvagement attaqués par des tueurs du régime (l’équivalent des shabab de Moubarak), qui les ont rabattus sur le Quartier Général des Syndicats. Le bâtiment a été incendié et la Garde Noire a mis en place des snipers, chargés de ne pas rater quiconque aurait tenté de s’échapper de cet enfer. Une cinquantaine d’ouvriers russophones, généralement d’un certain âge, ont été brûlés vivants et abattus dès qu’ils tentaient d’atteindre une porte ou une fenêtre. Cet événement effrayant a été une occasion de joie et de rigolade pour les Ukrainiens « nationalistes » qui se sont moqués de leurs compatriotes suppliciés en les traitant d’« insectes grillés ». (On dit que cet autodafé a été organisé par les troupes de choc de l’oligarque juif Kolomoïsky, qui convoitait le port d’Odessa. En dépit de son air de nounours en peluche, c’est quelqu’un de pugnace et de violent, qui a offert dix mille dollars par Russe capturé mort ou vif, et mis froidement un contrat d’un million de dollars sur la tête de M. Tsarev, membre du parlement du Donetsk.)

2. Le deuxième a été l’attaque de Mariupol, le 9 mai 2014. Ce jour est celui où les Russes commémorent la victoire sur l’Allemagne nazie. En Occident, c’est le 8. Le régime de Kiev a interdit toutes les commémorations de la Victoire. À Mariupol, la Garde Noire a attaqué la ville paisible et sans armes, a mis le feu au quartier général de la police et a assassiné les policiers qui avaient refusé d’interdire le cortège festif. Après quoi, ils ont lâché des chars dans les rues, tué des citoyens à l’aveuglette et détruit des immeubles.

L’Ouest n’a pas émis une seule protestation. Nuland et Merkel n’ont pas été  horrifiées par ces meurtres en masse comme elles l’avaient été par les timides essais de maintien de l’ordre de Ianoukovitch. Les habitants de ces deux provinces se sont sentis abandonnés. Ils ont compris que personne n’allait venir les sauver ni même les protéger ; qu’ils ne pourraient compter que sur eux-mêmes, et ils sont allés voter.

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3. Le troisième événement a été, bizarrement, l’Eurovision, c’est-à-dire le choix, par le jury, du travesti autrichien Conchita Wurst, comme gagnant de son concours de chant. Les Novorossiens, sains d’esprit, ont décidé qu’ils n’avaient pas envie de faire partie de cette Europe-là.

À vrai dire, les peuples d’Europe n’en ont pas envie non plus : il paraît que la majorité des téléspectateurs anglais ont préféré le duo polonais, Donatan et Cleo, et leur chanson « Nous sommes slaves ». Donatan est à moitié russe et il a provoqué naguère quelque controverse en exaltant les vertus du pan-slavisme et les exploits de l’Armée Rouge, rapporte The Independent. Les membres politiquement corrects du jury ont préféré « célébrer la tolérance », nouveau paradigme dominant imposé à l’Europe. C’est le deuxième travesti à remporter ce très politique concours de chant, le premier ayant été l’Israélien Dana International. Une telle obsession du « genre » new look a été jugée indigeste par les Russes et/ou les Ukrainiens.

Les Russes ont réajusté leur point de vue, mais ils n’ont pas l’intention de faire entrer leurs troupes dans les deux républiques insurgées, à moins que des événements très dramatiques ne les y obligent.

Plans russes

Imaginez que vous vous êtes mis sur votre trente-et-un pour une soirée à Broadway, mais que vos voisins se sont embarqués dans une violente dispute et que vous soyez obligé d’intervenir et de vous occuper de l’embrouille au lieu d’aller voir la pièce à laquelle vous vous réjouissiez d’assister, de dîner et peut-être de finir la nuit en galante compagnie. C’est la situation dans laquelle s’est trouvé Poutine par rapport aux bouleversements ukrainiens.

Il y a quelques mois d’ici, la Russie avait fait un énorme effort pour devenir – et pour être considérée comme – un état européen très civilisé d’amplitude majeure. C’est le message que devaient donner les Jeux Olympiques de Sotchi : corriger l’image de marque de la Russie et même la réinventer, comme Pierre le Grand l’a fait en son temps pour lui donner sa place dans le monde d’alors ; un pays étonnant, de forte tradition européenne, celui de Léon Tolstoi, de Malevitch, de Tchaïkovski et de Diaghilev, un pays d’arts, d’audacieuses réformes sociales, de prouesses techniques, de modernité et même au-delà… la Russie de Natasha Rostova pilotant un hélicoptère Sikorski. Poutine a dépensé 60 milliards de dollars pour diffuser cette image.

Le vieux renard d’Henry Kissinger a dit très pertinemment :

« Poutine a dépensé 60 milliards de dollars pour les jeux de Sotchi. Ils se sont payé une grande cérémonie d’ouverture et une de cloture pour montrer la Russie comme un pays progressiste normal. Il n’est donc pas possible que, trois jours plus tard, il ait voulu lancer un assaut sur l’Ukraine. Il ne fait aucun doute qu’il a toujours souhaité l’Ukraine en position subordonnée. Il ne fait aucun doute non plus que tous les Russes de première importance que j’ai rencontrés, y compris les dissidents tels que Soljenitzine et Brodsky, ont toujours considéré l’Ukraine comme faisant partie de leur patrimoine. Mais je ne pense pas que Poutine ait jamais eu l’intention de se précipiter dans une crise en ce moment. »

Cependant, les faucons de Washington ont décidé de faire absolument n’importe quoi pour ostraciser la Russie. En fait, ils ont très peur de cette image d’un « état progressiste normal », parce qu’une telle Russie rendrait l’OTAN sans objet ni justification et aurait pour résultat de saper la dépendance de l’Europe vis-à-vis des États-Unis. Or, ils ont la volonté inflexible de conserver leur hégémonie, toute anéantie qu’elle soit par la confrontation syrienne. C’est pourquoi ils ont attaqué les positions russes en Ukraine, organisé un coup d’état violent et installé un régime férocement anti-russe en y employant des supporters de football et des milices neo-nazies financés par des oligarques juifs et les contribuables américains. Les vainqueurs ont déclaré hors-la-loi l’usage de la langue russe et se préparaient à rendre nuls les traités signés avec la Russie sur la base navale de Crimée, Sébastopol. Cette base serait devenue, grâce à eux, une nouvelle grande base de l’OTAN, qui aurait ainsi pu contrôler la Mer Noire et menacer la Russie.

Poutine a dû réagir vite, et c’est ce qu’il a fait en accédant à la demande du peuple de Crimée de faire partie de la Fédération de Russie. Cela a réglé le problème immédiat de la base, mais il restait le problème de l’Ukraine.

L’Ukraine n’est pas une entité étrangère pour les Russes, c’est la moitié occidentale de la Russie. Les populations des deux moitiés sont unies par des liens familiaux, de culture et de sang ; leurs économies sont étroitement liées. Un état ukrainien séparé est viable, c’est une possibilité, mais un état « indépendant » hostile à la Russie n’est pas viable et ne sera toléré par aucun chef d’état russe. Et cela, pour des raisons militaires aussi bien que culturelles : si Hitler avait commencé à envahir la Russie à partir de ses frontières actuelles, il aurait pris Stalingrad en deux jours et détruit la Russie en une semaine.

Un chef de l’État russe plus pro-actif que Poutine aurait envoyé des troupes à Kiev depuis longtemps. C’est ce qu’a fait le tsar Alexis, quand les Polonais, les Cosaques et les Tatars la lui ont disputée. C’est aussi ce qu’a fait Pierre le Grand, quand les Suédois l’ont occupée au XVIIIe siècle. Et c’est ce qu’a fait Lénine, quand les Allemands ont configuré leur Protectorat d’Ukraine : il l’appelait « la paix obscène » (celle de Brest-Litovsk, NdT). Et c’est enfin ce qu’a fait Staline, quand les Allemands ont réoccupé l’Ukraine en 1941.

Poutine espère toujours régler le problème par des moyens pacifiques. En fait, avant le rattachement de la Crimée, la majorité des Ukrainiens et pratiquement tous les Novorossiens préconisaient en masse une union de quelque espèce avec la Russie. Sans cela, le coup d’état de Kiev n’eût pas été nécessaire. Le rattachement de la Crimée a endommagé l’attrait qu’exerçait avant la Russie. Les Ukrainiens n’ont pas apprécié l’amputation. Les responsables du Kremlin l’ont prévu, mais il leur a fallu accepter la Crimée pour plusieurs raisons. Premièrement, une perte de la base navale de Sébastopol au profit de l’OTAN était une alternative trop horrible à envisager. Deuxièmement, les Russes n’auraient pas compris que Poutine refuse la demande des Criméens.

Les faucons de Washington espèrent toujours contraindre Poutine à intervenir militairement, ce qui leur fournirait l’occasion d’isoler la Russie, d’en faire un « monstrueux » état-paria, de regonfler leurs budgets militaires et de dresser l’Europe et la Russie l’une contre l’autre. Ils se fichent éperdument de l’Ukraine et des Ukrainiens ; ils s’en servent pour atteindre leurs buts géopolitiques.

Les Européens aimeraient bien tondre l’Ukraine, importer ses hommes comme travailleurs illégaux pas chers et ses femmes comme prostituées, ils aimeraient la dépouiller de ses actifs et la coloniser. Ils l’ont fait avec la Moldavie, une petite sœur de l’Ukraine, la plus misérable des ex-républiques soviétiques. En ce qui concerne la Russie, l’U.E. n’aurait rien contre la faire redescendre d’un cran ou deux, histoire de lui en faire un peu rabattre. Mais l’U.E. n’y met pas de ferveur particulière. D’où les différences d’attitude.

Poutine préférerait pouvoir continuer à moderniser la Russie. Le pays en a réellement besoin. Les infrastructures se traînent vingt ou trente ans derrière celles des pays occidentaux. Fatigués de cette arriération, des jeunes Russes préfèrent souvent émigrer à l’Ouest, et cette fuite des cerveaux cause beaucoup de dommages à la Russie et enrichit l’Occident à ses dépens. Même Google est le résultat de ce pompage, puisque Sergei Brin est, lui aussi, un immigré russe. Comme le sont des centaines de milliers de scientifiques et d’artistes russes qu’on retrouve dans les laboratoires, les théâtres et les orchestres d’Occident. La libéralisation politique n’est pas suffisante. Les jeunes Russes veulent de bonnes routes, de bonnes écoles et une qualité de vie comparable à celle des pays occidentaux. C’est ce que Poutine est occupé à leur apporter.

Il y réussit plutôt bien. Moscou a maintenant des bicyclettes en libre-accès et la Wi-fi dans les parcs, comme n’importe quelle grande ville d’Europe. Les chemins de fer ont été améliorés. On est en train de construire des centaines de milliers d’appartements, davantage même que pendant l’ère soviétique. Les salaires et les retraites ont augmenté dans la proportion de 7 à 10 fois ce qu’ils étaient, au cours de la dernière décennie. La Russie est toujours un peu dépenaillée, mais elle est en bonne voie. Poutine veut poursuivre cette modernisation.

Pour ce qui est de l’Ukraine et des autres états ex-soviétiques, Poutine préférerait qu’ils gardent leur indépendance, qu’ils soient amicaux et qu’ils oeuvrent à leur aise vers une intégration à la manière de l’Union Européenne. Il ne rêve pas d’un nouvel empire. Il rejetterait même cette possibilité qui ne pourrait que retarder ses plans de modernisation.

Si les sinistres néo-cons ne lui avaient pas forcé la main en expulsant le président légitimement élu de l’Ukraine et en y installant leurs fantoches, le monde aurait pu jouir d’une longue période de paix. Mais dans ce cas, l’alliance militaire occidentale sous la houlette des États-Unis serait tombée en désuétude, l’industrie des armes US se serait mise à péricliter et l’hégémonie US à s’évaporer. La paix ne vaut rien pour le complexe militaro-industriel des États-Unis ni pour la machine médiatique à fabriquer de l’hégémonie. C’est pourquoi rêver à la paix de notre vivant a toutes les chances de rester un rêve.

Que va faire Poutine ?

Poutine va essayer d'éviter aussi longtemps que possible d’envoyer des troupes en Ukraine. Il devra protéger les deux provinces éclatées, mais c’est une chose qui peut se faire à distance, à la manière dont les USA soutiennent les rebelles en Syrie par exemple. Sauf si un bain de sang à large échelle se produit, les troupes russes se contenteront de rester, vigilantes, aux frontières et d’y tenir en respect la Garde Noire et autres forces offensives du régime.

Poutine essayera d’arriver à un accord avec l’Ouest sur un partage d’autorité, d’influence et d’engagement économiques vis-à-vis de l’état failli. Cela peut se faire par la fédéralisation ou au moyen d’un gouvernement de coalition, voire même par la partition. Les provinces russophones de Novorossie sont celles de Kharkov (industrie), de Nikolaev (chantiers navals), d’Odessa (port), de Donetsk et de Lugansk (mines et industrie), de Dniepropetrovsk (missiles et haute technologie), de Zaporozhe (acier), de Kherson (eau pour la Crimée et chantiers navals) toutes établies, construites et peuplées par des Russes. Elles pourraient se détacher de l’Ukraine et former une Novorossie indépendante, un état de taille moyenne, mais quand même plus grand que certains états voisins. Cet état pourrait rejoindre l’union formée par la Russie et le Bélarus, et/ou s’associer à l’union douanière conduite par la Russie. Ce qui resterait de l’Ukraine – une sorte d’état croupion – pourrait se débrouiller comme bon lui semblerait, jusqu’à ce qu’elle décide de se joindre ou non à ses sœurs slaves de l’Est. Un tel arrangement pourrait produire deux états cohérents et homogènes.

Une autre possibilité (beaucoup moins susceptible de se concrétiser en ce moment) serait une division en trois parties de l’Ukraine en faillite : la Novorossie, l’Ukraine proprement dite et la Galicie-&-Volyn. Dans ce cas de figure, la Novorossie serait fortement pro-russe, l’Ukraine serait neutre et la Galicie fortement pro-occidentale.

L’Union Européenne pourrait accepter cette solution, mais les États-Unis ne seraient sûrement pas d’accord sur un partage des pouvoirs en Ukraine. Dans le bras-de-fer qui se profile, quelqu’un vaincra. Si l’U.E. et les USA tirent dans des directions différentes, ce sera la Russie. Si la Russie accepte un positionnement pro-occidental d’à peu près toute l’Ukraine, les USA gagneront. Le bras-de-fer pourrait aussi déraper et provoquer une guerre totale, avec beaucoup de participants et un usage probable d’armes nucléaires. C’est un « jeu de la poule mouillée » où celui qui a les nerfs les plus solides et le moins d’imagination restera sur ses positions jusqu’à l’ultime seconde.

Pro et Contra

Il est trop tôt pour prédire qui gagnera dans la confrontation qui vient. Pour le président de Russie, il est extrêmement tentant de prendre toute l’Ukraine ou au moins la Novorossie, mais ce n’est pas chose facile, et cela provoquerait beaucoup d’hostilité de la part des puissances occidentales.

Si elle récupérait l’Ukraine, la Russie serait enfin totalement remise de sa déchéance de 1991, sa force serait doublée, sa sécurité assurée et un grave danger serait écarté. La Russie redeviendrait grande. Les populations vénéreraient Poutine comme le restaurateur de la Patrie.

Toutefois, les efforts russes pour donner l’image d’un pays moderne, pacifique et progressiste seraient réduits à néant ;  la Russie serait perçue comme un agresseur et mise au ban des organismes internationaux. Les sanctions vont mordre ; les importations de hautes technologies peuvent être mises sous embargo comme au temps de l’Union soviétique.  Les élites russes répugnent à compromettre leur bonne vie. L’armée russe n’a commencé que tout récemment sa modernisation et n’est pas enthousiaste à l’idée de combattre pour l’instant – ne pourra pas l’être avant une bonne dizaine d’années sans doute – mais si elle se sent acculée, si l’OTAN pénètre en Ukraine de l’Est, elle se battra.

Certains politiciens russes  et observateurs étrangers pensent que l’Ukraine est un cas désespéré. D’après eux, ses problèmes seraient trop importants pour pouvoir être résolus. Cette estimation a un arrière-goût de raisins trop verts, mais elle est très répandue. Une nouvelle voix intéressante sur le web, le Saker, est de cet avis. « Que l’Union Européenne et les USA s’y collent pour soutenir l’Ukraine, puisqu’ils la veulent. Les Ukrainiens reviendront vers Mère Russie quand ils auront assez faim » dit-il. Le problème, c’est qu’on ne leur permettra pas de changer d’avis. La junte ne s’est pas violemment emparée du pouvoir pour se le laisser reprendre par les urnes.

Par ailleurs, l’Ukraine n’est pas en aussi mauvais état que certains le disent. L’Ukraine peut atteindre le niveau de développement de la Russie très rapidement… en s’unissant à la Russie. Livrée au Conseil de l’Europe, au FMI et à l’OTAN, elle deviendra un cas désespéré, si elle ne l’est pas déjà. Il en va de même pour tous les états d’Europe de l’Est ex-soviétiques : ils peuvent prospérer modestement avec la Russie, comme le font le Belarus et la Finlande, ou se dépeupler et souffrir du chômage et de la pauvreté avec le reste de l’Europe et l’OTAN, contre la Russie, vide la Lettonie, la Hongrie, la Moldavie, la Géorgie. C’est de l’intérêt de l’Ukraine de rejoindre la Russie dans un cadre adéquat. Les Ukrainiens l’ont compris, c’est pourquoi on ne leur permettra pas d’avoir des élections démocratiques.

La Novorossie en ébullition a la possibilité de changer la donne. Si les troupes russes n’entrent pas dans le pays, les insurgés novorossiens peuvent repousser l’offensive de Kiev et entamer une contre-offensive pour reconquérir le reste du pays, en dépit des conseils de modération de Poutine. Alors, dans une guerre civile à part entière, l’Ukraine forgera son destin.

Sur un plan personnel, Poutine est confronté à un choix difficile. S’il abandonne l’Ukraine sans combattre, les nationalistes russes ne le lui pardonneront jamais. Les États-Unis et l’Europe menacent la vie même du président russe : leurs sanctions, en frappant de plus en plus ses proches et ses associés, les encouragent à se débarrasser de lui ou même à l’assassiner, et améliorer ensuite leurs propres relations avec l’Occident. La guerre peut éclater à tout instant comme elle l’a fait par deux fois au cours du siècle passé, bien que la Russie ait tout fait pour l’éviter les deux fois. Poutine essaie d’au moins la différer le plus longtemps possible, mais pas à n’importe quel prix.

Le choix qu’il doit faire n’est pas facile. Tandis que la Russie atermoie et que les USA multiplient les risques, le monde se rapproche de l’abîme nucléaire. Qui se dégonflera ?

On peut joindre Israël Shamir à l’adresse adam@israelshamir.net

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* en français dans le texte

Traduction CL et MP pour Les Grosses Orchades

 

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« C’est une voie sans issue »

Le ministre des Affaires étrangères allemand se joint au chœur des mécontents sur la rhétorique des sanctions à l’encontre de la Russie

Après les trois derniers chanceliers, Helmut Schmidt, Helmut Kohl et Gehrard Schröder, le Ministre des Affaires étrangères allemand en exercice, Frank-Walter Steinmeier prend position contre les sanctions à l’égard de la Russie.

 

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Frank-Walter Steinmeier

M. Steinmeier a demandé à ses partenaires occidentaux un peu de retenue dans les sanctions qu’ils veulent imposer à la Russie, conscient que, dans son pays, les politiques, les hommes d’affaires et le public en général y sont de plus en plus hostiles.

Le ministre n’a pas remis en question les sanctions déjà prises mais a affirmé qu’il préférait « la coopération plutôt que la confrontation » avec Moscou, au cours d’une interview qu’il a accordée samedi au Thüringische Landeszeitung.

« Nous devons éviter de tomber dans les sanctions en mode automatique, ce qui ne ferait que nous amener dans une voie sans issue, qui ne nous laisserait aucune option politique. » a encore dit M. Steinmeier

Cette déclaration a été faite le jour même où le ministre des Affaires étrangères en exercice d’Ukraine, M. Andriy Deshchytsia appelait à un durcissement des sanctions et à l’adoption de nouvelles sanctions « préventives » à l’égard de la Russie, dans une interview donnée à un autre journal allemand, Die Welt.

L’idée de frapper Moscou d’autres restrictions ne jouit d’aucun soutien populaire en Allemagne. Cela s’est encore vérifié cette semaine, lorsque la chancelière Angela Merkel, en campagne électorale pour son parti, s’est fait huer par une foule de manifestants qui brandissaient des pancartes disant notamment « L’Europe n’est forte qu’avec la Russie » et « Stop aux nazis en Ukraine ! ».

Le milieu des affaires allemand n’est pas heureux non plus de ces sanctions. Une lettre confidentielle a été adressée au gouvernement allemand par la Chambre germano-russe du commerce extérieur, dans laquelle celle-ci met le pouvoir en garde contre l’effet boomerang que ces sanctions auraient sur l’économie européenne. Le texte, qu’une fuite a fait parvenir à Reuters, dit notamment :

« Des sanctions économiques plus fortes conduiraient à une situation où la Russie réserverait de plus en plus ses contrats à des sociétés nationales et où les projets déjà en cours seraient suspendus ou indéfiniment repoussés, l’industrie et les politiques se tournant alors, évidemment, vers l’Asie et plus particulièrement vers la Chine. »

Cet appel au gouvernement dit encore que les pertes en parts de marchés pour les firmes allemandes et européennes qui résulteraient des sanctions seraient « durables et soutenues » et causeraient à la compétitivité allemande « un dommage irréparable ».

 

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Plus de 6.000 entreprises allemandes commercent avec la Russie, et les affaires entre les deux pays génèrent 300.000 emplois en Allemagne.

Jusqu’à présent, les risques économiques n’ont pas dissuadé Angela Merkel de continuer à menacer la Russie. Elle en a été vertement critiquée par ses prédécesseurs Gehrard Schröder et Helmut Schmidt.

Vendredi dernier, M. Schmidt a stigmatisé les bureaucrates de l’UE, les accusant de « mégalomanie » et de vouloir « annexer l’Ukraine ». Il a déclaré au Bild Daily que « les officiels et les bureaucrates de Bruxelles … mettent l’Ukraine dans l’apparente nécessité de choisir entre l’Ouest et l’Est ».

 

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Le ministre allemand de l’Économie et vice-chancelier Sigmar Gabriel a exprimé la même opinion mercredi.

« On ne peut pas dire que ce soit intelligent de créer l’impression, chez les Ukrainiens, qu’ils doivent choisir entre la Russie et l’Union Européenne » a-t-il déclaré, selon Reuters

Les voix discordantes sur la politique de sanctions de l’UE envers la Russie peuvent se multiplier, mais il est douteux qu’elles réussissent à infléchir la rhétorique en cours, s’il faut en croire le directeur d’un centre de réflexion basé à Paris, l’Institut de la Démocratie et de la Coopération, John Laughland (propos recueillis par RT.) :

« L’Ouest est engagé dans une lutte au finish idéologique et géopolitique avec la Russie, qu’il a l’intention de gagner. (…) Il y a toutes sortes de choses que l’Europe peut faitre. Elle peut augmenter d’un cran ce qu’elle a déjà fait. Elle peut publier des listes encore plus longues de gens qu’elle entend frapper de sanctions personnelles. Elle peut abandonner définitivement le programme de libéralisation des visas que la Russie réclame depuis près d’une décennie. Et elle peut même réduire les échanges économiques. La Russie ne doit pas se faire d’illusions : les élites européennes sont prêtes à pratiquer la politique de la terre brûlée. En d’autres termes, elles sont prêtes à subir et à faire subir à d’autres de sévères maux économiques, pour justifier et rendre endémique leur hostilité idéologique envers la Russie. »

 

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« Sous nos yeux »

La CIA coordonne nazis et jihadistes

par Thierry Meyssan

Le monde change. Jadis, il y avait une droite capitaliste et une gauche socialiste. Aujourd’hui, le monde est dominé par les États-Unis et la première question qui se pose est de les servir ou de leur résister. Comme lors de la Seconde Guerre mondiale, on trouve toutes les idéologies dans chaque camp. Pour l’heure Washington coordonne l’alliance en Europe entre nazis et jihadistes avec la bénédiction des Russes anti-Poutine.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 19 mai 2014

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Le 8 mai 2007, à Ternopol (ouest de l’Ukraine), des groupuscules nazis et islamistes créent un prétendu Front anti-impérialiste afin de lutter contre la Russie. Des organisations de Lituanie, de Pologne, d’Ukraine et de Russie y participent, dont les séparatistes islamistes de Crimée, d’Adyguée, du Dagestan, d’Ingouchie, du Kabardino-Balkarie, du Karatchaïévo-Tcherkessie, d’Ossétie, de Tchétchénie. Ne pouvant s’y rendre du fait des sanctions internationales, Dokka Umarov, y fait lire sa contribution. Le Front est présidé par Dmytro Yarosh, qui deviendra lors du coup d’État de Kiev, en février 2014, secrétaire adjoint du Conseil de sécurité nationale d’Ukraine.

L’affrontement entre les putschistes de Kiev, soutenus par l’Otan, et les fédéralistes ukrainiens, soutenus par la Russie, est arrivé à un point de non-retour. Le 2 mai, le président Olexander Turchinov et l’oligarque israélien Ihor Kolomoïsky ont organisé un massacre à la Maison des syndicats d’Odessa que la presse occidentale a d’abord minimisé, puis qu’elle a tu lorsque les témoignages et les preuves se sont accumulés [1]. Après ces horreurs, il n’est plus possible aux deux populations de continuer à vivre ensemble.

Trois scénarios sont envisageables : soit les États-Unis vont faire de l’Ukraine une nouvelle Yougoslavie et y provoquer une guerre dans l’espoir d’y impliquer la Russie et l’Union européenne et de les y embourber ; soit ils vont multiplier les théâtres d’affrontement autour de la Russie, en commençant par la Géorgie ; soit encore, ils vont pousser des combattants non-étatiques à déstabiliser la Russie elle-même, en Crimée ou au Daguestan.

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Source : http://www.voltairenet.org/article183834.html

 

 

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Mis en ligne le 20 mai 2014

23:50 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |