15/09/2017

L'EUROPE ALLEMANDE

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Horribles cruautez des Huguenots en France (gravure du XVIe siècle)

 

Autre interruption de nos vacances ± forcées…

 

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L'Europe allemande

 

L'Occident qualifié de rationnel n'a aucune connaissance rationnelle de la nature et du poids des langues et des religions sur la mentalité des peuples et des nations.

 

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Tout laisse présager que l'Allemagne de demain voudra se présenter en moteur politique de l'Europe au détriment des intérêts à long terme de la France. Cependant, l'emprise, un demi-siècle durant, de Bonn la catholique sur l'histoire des Germains a occulté l'évidence que l'Europe en marche sera protestante. L'exemple le plus frappant est celui des conséquences en France et en Europe de la séparation entre l'Église et l'État en 1905. Un siècle plus tard, les deux tiers des Français ont cessé de croire en l'existence de l'un ou de l'autre des trois dieux uniques et réputé exercer un droit de vie et de mort sur leurs fidèles - Jahvé, Allah et le dieu des chrétiens censé se composer de trois « personnes ».

Mais rien de tel ne s'est produit dans le reste du continent : tout au contraire, l'Europe du Nord a basculé dans la forme spécifique du christianisme propre au protestantisme, qui scelle un pacte national et inébranlable entre l'État et le mythe chrétien d'un salut universel. C'est que les religions se définissent à l'école de leurs doctrines, mais se manifestent à l'écoute des tempéraments des peuples, donc au gré de l'étendue territoriale des nations, de la masse de leur population, de leur situation géographique, de leurs mœurs et de leur climat. Le protestantisme est la seule forme du christianisme censée progresser parallèlement aux victoires de la raison scientifique et philosophique de l'humanité.

En vérité, la psychologie protestante de l'Allemagne est partagée par ses satellites mentaux. Cette mentalité nous rappelle que la Hollande, la Norvège, la Suède, le Danemark, la Finlande, participent de l'esprit germanique et renforcent la puissance politique de l'Allemagne. C'est tout ce groupe d'États qui donne sa puissance économique à l'Europe allemande d'aujourd'hui. Leur esprit se révèle également le fondement de l'alliance du politique avec les technologies d'avant-garde. Il ne s'appuie plus sur l'affichage d’une empreinte doctrinale et catéchétique mais sur un esprit public compénétré d'une foi adossée au culte des identités nationales.

Aussi la première démarche exigée du comte de Montpezat à la suite de son mariage avec la reine du Danemark, fut-elle de se convertir au luthéranisme. Cette forme de christianisme est entièrement étrangère au centralisme sacerdotal de l'Église catholique romaine. Plus la catéchèse proprement dite devient floue et informulée, plus le sceau du nationalisme scelle le pacte entre l'identité nationale et le rite cultuel encore dominant.

Il est donc essentiel de tenter de comprendre la nature profonde de l'enracinement allemand et protestant que le luthéranisme imposera à l'Europe de demain.

En premier lieu, une vision stratégique plus étendue des vrais enjeux d'une politique européenne

Prenons l'exemple de la construction de deux grands travaux entrepris afin de relier la Suisse à l'Italie : le creusement du tunnel du Simplon dans le Valais et celui du Saint-Gothard à partir de Zurich. On y voit clairement la différence entre l'esprit catholique et l'esprit protestant : le canton catholique du Valais avait choisi un microscopique village, celui de Brigue, pour percer un modeste tunnel de dix-neuf kilomètres, qui aboutirait dans la petite ville italienne de Domodossola. Les travaux commencés en 1898 avec dix-huit ans de retard, ne s'étaient achevés qu'en 1921 avec la fin du percement du deuxième tube. Les quatre mille ouvriers du côté suisse et les dix mille du côté italien, avaient travaillé dans des conditions très dures, avec des piques et des pioches.

Un demi-siècle plus tard l'Allemagne protestante a étroitement piloté le creusement, à partir de Zurich, la capitale industrielle, commerciale et bancaire de l'Helvétie, du plus long tunnel du monde - certes dix-sept ans de travaux, mais cinquante sept kilomètres de long - afin de relier toute l'Europe du Nord, de l'Est et de l'Ouest avec le bassin méditerranéen à la vitesse des TGV actuels, qui franchissent cent kilomètres tous les quarts d'heure, c'est-à-dire cent soixante kilomètres de plus que les derniers avions à hélice de 1950.

La vision mondiale de l'avenir politique et économique du Vieux Monde témoigne d'un recul intellectuel et d'une distanciation anthropologique typiquement germaniques et protestantes. De plus, cette vision contraste avec le provincialisme de l'esprit romain dont l'universalisme se veut essentiellement doctrinal et sacerdotal. En revanche l'universalisme issu de la Réforme est branché sur des idéalités tantôt apaisantes, tantôt féroces et voraces : la Liberté, la Justice, le suffrage universel, le mythe démocratique dans son ensemble. Ces entités vocalisées sont destinées à devenir le moteur des nations et celui du combat contre les prêtrises à la fois locales et hyper divinisées.

On l'a compris encore tout récemment quand l'esprit protestant de l'Europe allemande a proclamé que le Président Trump avait « perdu la raison » à brandir bêtement l'apocalypse atomique face à une Corée du Nord qui avait suffisamment la tête sur les épaules pour simplement rappeler que Saddam Hussein et le colonel Khadafi seraient encore en vie s'ils s'étaient souvenu que la bombe atomique est fondée sur la dissuasion du faible au fort. Cette logique est plus rationnelle que celle de « l'équilibre de la terreur » entre les grandes puissances.

De toute façon, l'esprit de la Prusse d'aujourd'hui voit déjà clair comme le jour que l'Europe protestante est en marche depuis longtemps et que l'universalité politique de demain, qu'on le veuille ou non, se trouve entre les mains des Germains. L'adage « Lève-toi et marche » a changé de camp.

Puisse le recul anthropologique dont dispose le protestantisme allemand face à la politique et à l'histoire ne pas coûter trop cher aux Lettres et aux arts avec lesquels la religion catholique avait fini par faire alliance : Michel-Ange disputait la préséance au pape Jules II.

Le 15 septembre 2017

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

 

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IRMA

 

CUBA. Irma (Insurgente)

Sergio Serrano – Le Grand Soir 12 septembre

 

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Cette femme en furie qui sème la dévastation sur son passage, nous donne une leçon de politique pratique.

Elle nous annonce qu’elle se dirige vers Cuba et, de là, comme tout vulgaire boat-people, qu’elle mettra le cap sur La Floride pour aller y découvrir le rêve américain. Mais, oh, surprise ! : voici que le « rêve américain » est un cri déchirant : « Irma arrive, sauve qui peut ! ». Et tous les gens se précipitent au supermarché et se battent pour se disputer les vivres jusqu’à ce que le supermarché soit totalement dévalisé. Et les gens, dans leurs automobiles, évacuent les lieux et provoquent, par conséquent, des embouteillages monstres et les routes sont totalement bouchées. Et une pensée obsédante ronge les gens : est-ce que je suis bien à jour des cotisations de mon assurance ? 

Et les routes de l’Etat qui mènent vers le Nord de La Floride sont totalement bloquées.

La population de La Floride fuit Irma et, à cause de sa fuite, les pompes à essence sont à sec et les voies de communication sont bloquées par cette masse de véhicules. Et leur fuite, alimentée par un combustible d’origine fossile, garantit aux gens que d’autres ouragans viendront et qu’ils seront encore plus dévastateurs.

            Darwinisme social ; seul survit celui qui possède

A Cuba, petite île victime d’un blocus, mais solidaire, aussitôt des brigades de travailleurs sont constituées ; c’est la forme que prend la défense organisée de l’autre, du voisin, du frère ou de cette autre personne non connue personnellement. Les uns mettent à l’abri les vivres et les médicaments qui seront utiles à tous, d’autres s’occupent d’assurer le bon état des égouts et autres canaux d’évacuation pour limiter au maximum les inondations ; d’autres élaguent les arbres pour que les branches ne deviennent pas autant de projectiles assassins ; d’autres se chargent de conduire des gens à l’abri, dans des refuges et des installations militaires sûres. Face au danger, le collectif et le pluriel sont la réponse. La colère d’Irma trouve face à elle un peuple par l’amour et par le devoir réuni.

Avant de mourir, Irma aura appris que vaine est sa furie lorsque existe une muraille de cœurs qui s’unissent.

Sergio Serrano

tw : @Cubanamera

Source : https://www.legrandsoir.info/cuba-irma-insurgente.html

Source d’origine :  http://insurgente.org/irma/

 

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Irma, la France et l’ALBA…

Romain MIGUS – Le Grand Soir 12 septembre 2017

 

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L'ouragan Irma vient de passer sur les Antilles avec son cortège de tragédie, de vies humaines emportées, et de celles qui devront se reconstruire dans la douleur et dans les pertes matérielles. Comme réponse politique à cette catastrophe naturelle, le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a ordonné, le 10 septembre 2017, l´envoi d'aide humanitaire à Cuba, à Antigua-et-Barbuda ainsi qu'aux habitants de Saint Martin. Le ministre de l'intérieur vénézuélien, Nestor Reverol, a annoncé, depuis l'aéroport de Caracas, que ce don de 10 tonnes de vêtements, de matelas, d'eau potable, et d'aliments non périssables à la collectivité d'outre mer française, s'inscrivait “dans le cadre du respect mais aussi de la solidarité avec le peuple de Saint Martin” (1). Il a précisé que l'aide humanitaire serait acheminée via “un avion des Forces Armées vénézuéliennes et que cette initiative faisait partie de la coopération internationale dans le cadre de l´Alliance Bolivarienne des Peuples de notre Amérique (ALBA) » (2). 

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Source : https://www.legrandsoir.info/irma-la-france-et-l-alba.html

 

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Du syndrome de Gilles de La Tourette aux vacances de M. Hulot

Théophraste R – Parlons (Inter) Net 12 septembre 2017

 

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Le syndrome de Gilles de La Tourette se caractérise par des chapelets d’injures (« fainéant, illettré, alcoolique…  ») proférées sans raison et par des gestes involontaires, comme un mouvement méprisant de la main en disant « La France n’est pas réformable ».

Il ne doit pas être invoqué dans les cas d’un cri agacé non répétitif (« Casse-toi, pov’ con ») ou de l’abréviation populaire d’un mot (« matheux ») et surtout pas confondu avec le syndrome de Pinocchio qui affecte Nicolas Hulot, ministre de l’écologie et numéro 3 du gouvernement pour qui « L’État a fait tout ce qu’il pouvait faire » depuis que l’ouragan Irma a été annoncé.

Plaignons ensemble ce trop discret spécialiste du climat, victime d’une brutale crise d’aviophobie qui l’a empêché de s’envoler mardi 12 septembre vers l’île de Saint-Martin avec le président de la République et les indispensables ministres de l’Éducation et de la Santé.

Théophraste R. (Directeur de la thèse « Cynisme des gens qui ont réussi et extrémisme des gens qui ne sont rien »).

Source : https://www.legrandsoir.info/du-syndrome-de-gilles-de-la-...

 

 

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Tout va très bien Madame IRMA... Le capitalisme, Jupiter et la propagande feront le reste !

BELAIR Philippe – Le Grand Soir 13 septembre 2017

 

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«  Quelle sorte de vie publique est celle où la communication c’est-à-dire la manipulation ou la propagande remplace la controverse ? «  Philippe MEYER

Nous aurons peine à les entendre jubiler en secret de l’arrivée de l’ouragan IRMA sur Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Pilepoil pour faire oublier la grogne sociale qui monte contre l’arrogance et les prétentions de la classe possédante via des élus soumis. La plus grande victoire idéologique du néolibéralisme, jusqu’à nouvel ordre social, est d’avoir réussi à « déprogrammer » les expériences humaines pour les remplacer par le bourrage de crane permanent qu’est la propagande.

Mais d’abord et avant d’aller plus loin posons nous la question : A qui veut-on faire croire que les populations des Caraïbes ne connaissent pas ce qu’est un ouragan ? Il fût une époque où, tout comme les populations de l’hémisphère nord avant l’hiver, celles des Caraïbes savaient se préparer dès le mois de juin à ce que nous appelons l’hivernage – la saison des pluies qui est aussi celle des cyclones devenus ouragans depuis peu.

Le terme Ouragan est plus « globish » que cyclone puisqu’il dérive de l’anglais « Hurricane » qui lui même est un emprunt à la langue des Calinago, ces anciens habitants éliminés par la « découverte » des Amériques, « Ou Ri Can » qui était une divinité sensée nettoyer la terre de ses impuretés… Drôle de coïncidence dirait l’observateur.

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Suite : https://www.legrandsoir.info/tout-va-tres-bien-madame-irm...

 

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Triple peine pour un peuple héroïque

Michel TAUPIN ­ – Le Grand Soir – 12 septembre 2017

 

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En plus d’un blocus économique et financier criminel qu’ils combattent avec courage et détermination depuis le triomphe de la Révolution, Cuba et son peuple doivent faire face chaque année au déchainement destructeur des éléments qui, depuis quelques années, en raison du réchauffement de la planète (dont les pays riches sont en grande partie responsables), s’accentue et s’accélère. Si nous y ajoutons le scandale du black-out insupportable de la part des médias occidentaux et singulièrement français, sur les attaques du cyclone et les ravages qu’il a provoqués dans la presque totalité de l’Île, le triptyque est complet.

Ce petit pays volontaire et audacieux doit affronter les trois calamités à la fois. Il lui faut donc d’excellentes raisons et de solides convictions pour leur résister et les combattre victorieusement, tout en construisant, solitaire, une société socialiste où l’être humain est la priorité nationale.

Le peuple cubain qui, à l’exemple de Fidel, le charismatique commandant en chef de la Révolution, dont "la confiance absolue dans la victoire et la volonté de fer" étaient vissées au corps, sait "qu’il n’y a rien d’impossible". "Dans ces heures particulièrement difficiles" vient de proclamer l’autre héros de la Révolution, le chef de l’État Raoul Castro Ruz, "son héritage nous rend plus fort et nous unit". En effet, seul un peuple uni et déterminé, cultivé et solidaire, peut résister à une adversité aussi puissante et cruelle et la mettre en échec.

C’est pourquoi, alors que Cuba vient de subir pendant près de 72h, de Baracoa à Cardenas, les attaques destructrices d’un cyclone d’une violence inouïe, alors que son peuple est blessé dans sa chair (10 victimes recensées à ce jour), alors qu’il ne peut compter que sur lui-même pour relever le défi de la reconstruction, alors que son économie et son développement sont étranglés par un blocus étasunien génocidaire, je suis terriblement choqué que la plupart des médias organisent un silence assourdissant et consternant sur les souffrance que le peuple cubain endure. Ils ne s’apitoient, les misérables, que sur les malheurs des milliardaires de Floride ou de St Barth. Cuba n’existe pas ! Entre Key West et St Martin, la plus grande île des Caraïbes a été engloutie.

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Source : https://www.legrandsoir.info/triple-peine-pour-un-peuple-...

 

 

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Et celui qui avait été le premier à réagir :

« Le cas Saint-Martin. Si tout s’effondre, vous serez seul. Désespérément seul ! »

L’édito de Charles SANNAT11 septembre 2017

 

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Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Vous avez sous les yeux l’incurie française, de ses “élites”, de ses “dirigeants”. Selon nos mamamouchis, il faut “vivre avec le terrorisme”, il faut aussi “vivre avec les cyclones”, il faut vivre avec tout ce qui ne va pas.

Malheur à ceux qui oseront dire que le service après-vente est nul quand on achète un produit “État français”.

Oui, l’État est déficient, et ce que vous voyez à Saint-Martin n’est pas exclusivement le fait de ce gouvernement fut-il celui en exercice. Ce qui se passe est la conséquence d’années de laxisme dans la totalité des domaines.

La sous-préfète en dessous de tout et dans tous ses états… de choc !

Alors tout part à vau-l’eau sur l’île de Saint-Martin, y compris la sous-préfète, exfiltrée selon certaines rumeurs, et officiellement en état de choc, car la “pauvrette” s’est un peu trouvée à l’étroit dans une pièce sombre de la Préfecture en pleine tourmente. Elle a mal digéré l’ouragan, ce que l’on peut comprendre, mais la “pauvrette” n’est pas la seule. Ils sont 35 000 Français à avoir eu de peur à très peur et en passant par toute la palette des couleurs de la trouille.

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Source : https://insolentiae.com/le-cas-saint-martin-si-tout-seffo...  

 

 

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« La Grande vague de Kanagawa » de Hokusai, revisitée par Tomoko Nagao

 

 

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Cyclones non naturels ailleurs

Campagnes d’alertes aux attentats en Russie

RusRéinfo 13 septembre 2017

 

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Depuis plusieurs jours des alertes à la bombe sont faites aux 4 coins de Russie. Aujourd’hui une vingtaine d’alertes à Moscou ont entrainé l’évacuation de plus de 50.000 personnes de gares et centres commerciaux.

Deux hypothèses principales sont étudiées:

1- L’État Islamique, qui a récemment appelé à des attentats en Russie suite à sa débâcle en Syrie, veut submerger les forces de sécurité de fausses alertes en espérant qu’à la longue elles n’évacueront plus les cibles désignées « pour rien », puis frapperont réellement, espérant qu’une part des responsabilités concernant les victimes sera alors rejetée sur les forces de sécurité.

2- Ces campagnes sont faites pour déstabiliser le pays: Les évacuations provoquent des mécontentements, des retards dans les transports, et créent des problèmes de circulation en particulier a Moscou, ville totalement anarchique sur le plan de la circulation. Désorganiser le pays et faire monter le mécontentement des citoyens peut être un prélude à des opérations plus agressives :  manifestations, émeutes etc. Dans l’optique de la période électorale pour l’élection au Kremlin, ceci ne doit pas être négligé. Il est notoire que certains pays étrangers vont tout faire pour éviter un nouveau mandat de Vladimir Poutine.

Quel que soit le but de ces fausses alertes, elles mettent en cause des personnes dans plusieurs régions de Russie. Ce ne sont donc pas le fait de quelques crétins voulant simplement plaisanter, mais plutôt d’une organisation solidement implantée.

Selon un commentaire d’un membre des services spéciaux de la ville de Chelyabinsk sous couvert d’anonymat, les alertes à la bombe sont « toutes organisées à l’étranger ».

Villes concernées : Omsk Ryazan Chelyabinsk Ufa Stavropol Kopeisk Perm Novosibirsk Yekaterinburg Irkutsk Yakutsk Petropavlovsk-Kamchatsky Saratov Moscou etc

 

Places évacuées à Moscou: 50.000 personnes au total

 

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Mise à jour 14-09 midi (Moscou) : Hier à Moscou 70 places ont été évacuées, total 100.000 personnes.

Les appels sont faits par Internet, une adresse IP en Ukraine a été observée plusieurs fois (Mais il peut s’agir d’un proxy, donc aucune déduction pour le moment ne peut être faite).

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2017/09/campagnes-dalertes-aux-at...

 

 

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IRAK - SYRIE

Les soldats irakiens ont salué les civils de Mosoul avec des tortures – Les soldats syriens ont salué Deir-ez-Zor libérée les bras ouverts et avec compassion

Le programme politique baasiste non exclusif a aidé à sauver la Syrie du sort de l’Irak.

Adam Garrie – TheDuran 13 septembre 2017

 

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Tandis que l’Armée Arabe Syrienne, flanquée des Forces Aériennes Russes et de spécialistes militaires continue à libérer Deir-ez-Zor, un des développements les plus intéressants de la situation est ce qui ne s’est pas produit.

Un peu plus tôt dans l’année, quand les forces irakiennes et celles des USA ont repris la ville de Mosoul à l’ISIS, ce qui s'ensuivit pour les innocents civils de la ville irakienne qui venait de connaître un long siège fut moins une libération que le remplacement du monstrueux ISIS par la brutalité des forces irakiennes.

 

 

Lors de la libération de Mosoul de l’occupation par l’ISIS, beaucoup de soldats irakiens ont été accusés d’avoir torturé des civils et même d’en avoir tué de sang-froid.

 


 

Quoiqu’il ne puisse y avoir aucune excuse pour un comportement qui viole toutes les lois internationales, ce à quoi on assiste en réalité, c’est qu’après des années de violences entre chi’ites et sunnites irakiens fomentées par l’occupation anglo-américaine du pays, la stratégie du « diviser pour régner » des envahisseurs a infligé une blessure profonde et durable à un pays qui, sous la règle baasiste avait été paisible et où on avait pu voir des chi’ites, des sunnites et des chrétiens participer ensemble au gouvernement et aux fonctions publiques.

Le gouvernement baasiste de Syrie fonctionne toujours selon ce principe d’ouverture. En Syrie, grâce à la direction très ferme du parti Baas socialiste arabe, les gens se pensent Syriens plutôt que membres d’une secte religieuse politiquement  chargée.

En Irak, ce n’est plus le cas. Après des années de brutales occupations politiques étrangères, qui ont vu marginaliser et abandonner les ex-baasistes sunnites, les régions à majorité sunnite de l’Irak sont devenues terrain fertile pour l’idéologie salafiste et pour Al-Qaeda, plus tard métamorphosé en ISIS.

Parce qu’ils avaient été ainsi marginalisés après 2003, certains sunnites se sont tournés vers Al-Qaeda comme vers le seul espoir d’améliorer leurs conditions de vie extrêmement mauvaises. Pourtant, les sunnites irakiens se sont dans leur majorité opposés à A-Qaeda, comme l’Irak l’avait fait sous la direction de son parti baasiste socialiste arabe. Ces civils innocents sont devenus des hommes, des femmes et des enfants sans patrie à l'intérieur de leur propre pays.

Ces gens se sont retrouvés entre l’enclume d’un gouvernement chi’ite à Bagdad et le marteau des seigneurs de guerre wahhabites extrémistes  dans leurs villes et leurs régions.

Ceci ne veut pas dire que le gouvernement irakien, qui compte en son sein beaucoup de nobles individus, soit en rien comparable à l’ISIS. ISIS est unique dans sa malfaisance, mais la marginalisation des sunnites dans les régions tenues par l’ISIS a été « récompensée » avec une perversité massive par les soldats irakiens, qui ont fait payer à la population sunnite tout entière le fléau de l’ISIS.

Le résultat est que les sunnites, qui ont d’abord souffert aux mains des Américains puis à celles de l’ISIS, ont souffert une troisième fois aux mains de leurs compatriotes irakiens.

Comme je l’avais dit précédemment dans TheDuran :

 

 « L’invasion illégale de l'Irak par l’Amérique et  la Grande Bretagne et leur occupation du pays en 2003 furent des désastres dont l’Irak ne s’est pas remis. Après que les envahisseurs impérialistes aient eu illégalement déposé le gouvernement légitime de l’Irak, les occupants ont conspiré pour priver de toute espèce de droit quiconque était par eux considéré comme lié à ce gouvernement, même lorsque, en réalité, ils n’étaient pas liés au gouvernement du tout.

Cela s’est rapidement mué en une technique du « diviser pour régner », au moyen de laquelle les impérialistes ont tenté de dresser sunnites et chi’ites les uns contre les autres, dans un pays où avaient toujours subsisté quelques tenions latentes, mais où les efforts souvent couronnés de succès du parti baasiste pour les minimiser avaient été couronnés de succès parce que le baasisme est une idéologie explicitement anti-sectaire tant en théorie qu’en pratique.

L’inepte soi-disant « processus de débaasification » entrepris par les occupants ne fut rien d’autre qu’un génocide des Irakiens sunnites. Pendant ce temps, les Irakiens chi’ites n’étaient pas moins enragés que les autres par la conquête éhontée de leur pays, même si c'était pour des raisons différentes. Pendant ce temps, les Irakiens chrétiens furent victimes d’un génocide total. Ceux qui réussirent à survivre s’enfuirent, très souvent vers la Syrie baasiste, où il furent accueillis sans hésitation par le gouvernement du président Bachar al-Assad. Même au cours des années de la présidence parfois pesante de Saddam Hussein, le gouvernement et la fonction publique d’Irak avaient vu des sunnites, des chi’ites et des chrétiens de toutes les principales obédiences occuper des postes d’importance et de distinction.

Les Irakiens sunnites furent en conséquence poussés vers toute idéologie, tout mouvement et finalement tout groupe susceptible de leur fournir l’un ou l’autre moyen de s’en sortir dans le nouvel Irak post-sunnite. Beaucoup de ces gens furent, pour la première fois de leur existence jadis laïque, poussés vers l’idéologie d’Al-Qaeda. Alors que les combattants d’Al-Qaeda inondaient un pays qui avait été, sous le parti Baas, un des endroits les plus hostiles à Al-Qaeda au monde, beaucoup de sunnites rejoignirent ses rangs, pour la triste raison que ses rangs étaient les seuls qui allaient encore vouloir d’eux.

Al-Qaeda en Irak était né. Plus tard, Al-Qaeda en Irak allait devenir l’État Islamique d’Irak. Peu de temps après, ses membres se sont mis à voir plus grand et ont tenté de devenir l’État Islamique d’Irak et du Levant. Celui-ci est devenu ensuite l’État Islamique d’Irak et de Syrie, et finalement, aujourd’hui, il s’appelle l’État Islamique tout court, bien qu’il continue à être désigné dans les pays anglophones par l’acronyme ISIS.

Le fait que les Irakiens sunnites soient toujours torturés, toujours associés à des terroristes même quand ils ne le sont pas au terrorisme et toujours considérés avec suspicion, signifie que le virus du « diviser pour régner » que les puissances impérialistes ont inoculé à une nation irakienne jadis unie, est toujours bien présent en Irak.

Aussi longtemps que les conditions qui ont permis à l’ISIS de prospérer seront présentes en Irak, la menace de l’ISIS, quel que soit le nom qu’il se donnera à l’avenir, continuera de hanter l’Irak.

La raison pour laquelle la situation syrienne est tellement plus encourageante, c’est que la situation en Syrie était très différente. En Syrie, le parti Baas est resté au pouvoir et a continué à unir la vaste majorité de la nation contre les sectarismes de toutes sortes. En Syrie, la majorité des combattants de l’ISIS et autres terroristes salafistes sont des combattants étrangers. En Irak, on pense que c’est aussi largement le cas, mais la différence est qu’en Irak, l’ISIS a bénéficié du fait que beaucoup de nationaux, au moins pendant un temps, ont cru qu’il était un moyen d’échapper à l’oppression tant des forces chi’ites militarisées que des forces barbares omniprésentes de l’impérialisme occidental.

En Irak, les citoyens sunnites ont eu beaucoup d’ennemis, ils ont été cernés de tous les côtés. L’ISIS a jeté de l’huile sur le feu des tensions à son propre pervers avantage. À l’opposé, en Syrie, l’identité syrienne de tous les citoyens n’a jamais pu leur être enlevée et le résultat est que le salafisme n’a jamais eu la moindre chance de sévir organiquement comme il l’a fait partiellement en Irak.

En Irak, l’ISIS a profité des cœurs brisés, des rêves brisés, des os brisés et des vies brisées. En Syrie, tout ce qu’il a pu faire, c’est profiter d’une frontière poreuse.

La situation en Irak n’est pas prometteuse. Ce ne sont pas seulement les Kurdes irakiens qui vont se séparer presque à coup sûr du reste du pays de manière formelle en ce mois de septembre, mais la division entre sunnites et chi’ites dans le pays est encore bien réelle, comme elle n’a cessé de l’être depuis l’invasion de 2003. Et ce n’est pas de bon augure pour l’unité irakienne. Au contraire, les vrais Syriens n’ont jamais été et ne sont pas divisés de cette façon.

Les sunnites irakiens vont se retrouver une fois de plus les mains vides. Les chi’ites irakiens voient à présent l’Iran comme leur seule sauvegarde, leur seule chance de se débarrasser de l’influence vénéneuse de l’occident impérialiste

L’Irak n’est pratiquement plus une nation et ne l’a pas été depuis 2003. Je doute qu’il en redevienne jamais une. Tandis que l’Iran reste un facteur de stabilisation dans la région et que la Syrie semble maintenant avoir maîtrisé la tempête, l’Irak commence à gagner la guerre contre l’ISIS à court terme. Mais l’Irak a perdu la guerre contre l’ISIS à long terme, une guerre inséparable du conflit déclenché par l’Amérique et la Grande Bretagne. »

 

À Deir-ez-Zor, ville à majorité sunnite qui vient d’être pendant trois ans assiégée par l’ISIS, l’histoire ne pourrait pas être plus différente. Des compatriotes syriens ont embrassé les soldats de l’Armée Arabe Syrienne et la Syrie, au coude à coude avec la Russie, a fourni aux citoyens de Deir-ez-Zor les vivres et les médicaments dont ils avaient tellement besoin.

Les photos qui suivent, de civils de Deir-ez-Zor accueillant un retour à la normalité, ne pourraient pas être plus différentes qu’elles ne le sont des images de la « libération » de Mosoul par l’Irak.

 

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Ce qui ressort de tout ceci, c’est que pendant que l’occupation occidentale faisait sombrer l’Irak dans un marécage empoisonné de sectarisme, le parti Baas socialiste arabe de Syrie a maintenu un gouvernement et armé des forces qui sont aussi pluri-religieuses que pluri-ethniques. L’accent mis sur l’unité nationale, sur le nationalisme arabe opposé à l’extrémisme religieux ou au néo-colonialisme, ainsi qu’une définition constitutionnelle précise de l’égalité entre tous les hommes et toutes les femmes, a permis à tous les peuples de Syrie d’être d’abord et par dessus tout des Syriens.

En Irak, ce n’est plus le cas et bien que des progrès soient en cours, les tortures que les civils sunnites ont subies aux mains des militaires irakiens sont révélatrices du fait qu’il reste un énorme travail à faire pour arracher l’Irak aux oubliettes où il a sombré depuis 2003.

En 2003, l’armée irakienne n’a pas résisté à l’invasion des USA et du Royaume Uni, mais l’Armée Arabe Syrienne, elle, a résisté sur de multiples fronts à des envahisseurs par procuration, qui avaient fait allégeance à des pays aussi divers que les États-Unis, la Turquie, le Qatar, l’Arabie Saoudite, Israël, la Grande Bretagne, la France, la Belgique, la Hollande et l’Allemagne, tout comme elle a résisté aux militants séparatistes kurdes et aux extrémistes salafistes.

La Syrie a opposé à tout cela un front uni, guidée par l’idée implicite du baasisme.

Le baasisme a gagné parce que la Syrie a gagné, et de son côté la Syrie a gagné parce que le baasisme est resté le principe directeur du système politique et de la philosophie civique de la Syrie moderne.

Pour cette raison, s’il est sûr que la Syrie se remettra difficilement de ce conflit sur le plan matériel, elle a déjà, sur beaucoup d’autres plans, évité les écueils et les chausse-trapes qui sont la plaie de l’Irak depuis 2003.

Source : http://theduran.com/iraqi-soldiers-greeted-the-civilians-...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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Mis en ligne le 15 septembre 2017.

 

 

 

 

22:32 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/09/2017

RELAIS

1. Discovery in libyan waters.jpg

Brève interruption de nos vacances ± forcées :

 

RELAIS

 

Réunion de Présentation du Comité International de défense des droits du peuple libyen le 9 septembre 2017,
au théâtre de la Main d’Or de 13 heures à 18 heures

 

2. sarkosy traidore.jpg

 

COMMUNIQUÉ

Dans l’objectif de mobiliser le plus grand nombre  de spécialistes  et partisans de la défense des droits du peuple libyen  pour rendre justice au peuple opprimé et martyrisé, afin de l’aider à sortir de sa crise,  le comité international pour la défense des droits du peuple libyen a été créé en mois de septembre 2016. Pour poursuivre et réussir ses objectifs,  nous aurons l’occasion de nous rassembler le 09/09/2017 afin de présenter les statuts du comité et d’établir son programme de travail pour l’année 2017-2018.

 Notre réunion célébrera aussi le 47ème  anniversaire de la Révolution libyenne de 1969 et le 18ème anniversaire de la création de l’Union africaine le 09/09/1999.

 Nous aurons aussi l’occasion de créer un comité de soutien à Saif al Islam Kadhafi afin de dénoncer et  d’exiger l’annulation  de la décision  prise illégalement par le CPI contre lui. 

 

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Saif al-Islam Kadhafi

 

Notre programme contient aussi un  exposé sur la situation des droits de l’homme en Libye.

L’humoriste Dieudonné M’Bala M’Bala qui soutient notre lutte, nous prête gratuitement  son théâtre.


Nous comptons sur votre présence et votre solidarité.

Théâtre de la Main d’Or

15, passage de Main d’Or

75011 Paris

m° Ledru Rollin

 

Sources :

http://lavoixdelalibye.com/2017/08/20/reunion-de-presenta...

https://tunisitri.wordpress.com/2016/10/05/constitution-d...

 

 

*

Force Ouvrière, le syndicat inventé par la CIA  

http://mai68.org/spip2/spip.php?article705

 

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Extraits de Wikipedia sur Irving Brown, agent de la CIA :

Irving Brown, né en 1911 à New York, dans l'arrondissement du Bronx et mort en 1989 à Paris, est un syndicaliste américain membre de la Fédération américaine du travail, puis de l'American Federation of Labour - Congress of Industrials Organisations (AFL-CIO) qui joua un grand rôle en Europe de l'Ouest et en Afrique dans la lutte contre l'influence communiste au sein des syndicats. Il a simultanément mené une carrière d'agent de la CIA.

Il s'attache ensuite à affaiblir les mouvements communistes en France et obtient en 1947 d'André Bergeron et Léon Jouhaux qu'ils quittent la CGT et créent la Confédération générale du travail - Force ouvrière (CGT-FO).

 

Jacques-Marie Bourget : ces militants de la CGT qui ont choisi Hitler

Annie Lacroix-Riz vient de publier au Temps des Cerises « Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949 » où, sources à l'appui, elle dénonce ces militants de la CGT qui ont choisi Hitler et seront à l'origine de FO. Jacques-Marie Bourget nous en parle.

La mort du Code du travail ouvre la porte à la création de "syndicats" qui seront créés sur mesure pour satisfaire Macron Et Gattaz.

 

Michel ETIEVENT :

Nous sommes en 1947, nous venons de vivre (45-47) une période de conquis sociaux extraordinaires dans le sillage du CNR avec les ministres communistes, (sécu, statuts et avancées de toutes sortes, nationalisations, services publics). Il fallait évidemment briser cette formidable invention sociale, D'autant plus que la guerre froide pointe son nez. Comment ? Et bien en divisant le mouvement ouvrier. Et d'où va venir cette inspiration à la scission… des USA évidemment. Inspirée de Bruxelles par Irving Brown, le 18 décembre 1947, décision est prise par Jouhaux, Bothereau, Delamarre…de démissionner du bureau confédéral de la CGT.

Le 13 avril 1948, ils organisent le Congrès constitutif d'une nouvelle Confédération. La « CGT-Force ouvrière » est née. La scission est consommée.

En 1967 par ses ordonnances, De Gaulle casse le principal acquis de la Libération en instaurant dans les CA des caisses de sécu le paritarisme. Sous Ambroise Croizat : 3/4 des sièges étaient aux ouvriers, 1/4 aux patrons ; Avec de Gaulle ce sera, outre la suppression des élections, le rapport 50-50, Il suffira désormais d'un syndicat minoritaire (FO par exemple…) pour faire pencher la balance vers une gestion patronale et commencer le détricotage de l'œuvre du CNR et notre sécu

 

Force Ouvrière à la lumière des archives américaines :

Les relations entre Force ouvrière et le syndicalisme américain sont parfois évoquées mais restent encore relativement peu étudiées. Les archives de l'AFL-CIO, déposées au Centre George Meany (Silverspring, états-Unis), permettent un nouvel éclairage sur le sujet. Cet article présente aussi les principaux correspondants du département international de l'AFL—CIO au sein de FO de la Libération à la fin des années 1950.

 

Cliquer ici pour les articles complets et les commentaires :

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http://mai68.org/spip2/spip.php?article705

 

Bien à vous,
do

http://mai68.org/spip2

 

*

 

 

Mis en ligne le 4 septembre 2017.

 

 

 

 

20:05 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/08/2017

SALAH HAMOURI EN « DÉTENTION ADMINISTRATIVE »

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Après la visite infructueuse de Benjamin Netanyahou à Vladimir Poutine, pour solliciter son aide contre la République Islamique d’Iran et le Liban…

 

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« Malheureusement, je ne peux pas vous aider, là. »

 

 

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Palestine : Salah Hamouri en « détention administrative »

 

L’ancien prisonnier franco-palestinien et militant pour les droits des prisonniers palestiniens Salah Hamouri a de nouveau été capturé par les forces d’occupation israéliennes lors d’un raid à son domicile à Jérusalem-Est dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 août 2017. Le 29 août dernier, Salah Hamouri a été placé en détention administrative, sans charge ni procès, pour une durée initiale de 6 mois (renouvelable à l’infini).

 

3. samidoun-salah-hamouri.png

 

Source : https://secoursrouge.org/Palestine-Salah-Hamouri-en-deten...

 

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À Paris :

Une manifestation pour réclamer la libération de Salah Hamouri

 

CE SAMEDI 2 SEPTEMBRE

RASSEMBLEMENT DE 15 H À 18 H

PLACE SAINT-MICHEL

Métro Ligne 4 et RER C Saint-Michel

 

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Et un communiqué du CAPJPO EuroPalestine :

 

Chères amies, Chers amis,

L’occupant israélien a mis les bouchées doubles cet été, tant en matière de colonisation que de répression et d’enfermement des Palestiniens.

Les Palestiniens de Gaza sous blocus sont dans le plus grand dénuement, sans électricité ni eau potable, et sans médicaments. Tous les jours des enfants et des adultes meurent à Gaza faute de traitement (cancer, dialyse, mucoviscidose…)

À Jérusalem-Est, non seulement Israël rase les maisons palestiniennes à tour de bras, mais tente de s’emparer du contrôle du 3ème lieu saint musulman, comme on l’a vu cet été avec ses provocations à la mosquée Al-Aqsa.

Tous les records d’emprisonnements ont également été battus, avec plus de 3800 arrestations et détentions de Palestiniens dans les geôles israéliennes, depuis le début de l’année.

Et parmi ces arrestations, celle de Salah Hamouri, militant et avocat franco-palestinien que nous connaissons bien, et qui vient d’être condamné à 6 mois de détention "administrative", c’est à dire sans inculpation ni procès.

Le dossier est vide ! Israël n’a pas réussi à coller un seul délit à Salah Hamouri, mais lui fait payer le fait qu’il continue à défendre la cause palestinienne, et notamment celle des prisonniers palestiniens, en tant qu’avocat au sein de l’association Addameer.

Salah Hamouri, qui a déjà été emprisonné sept longues années pour ses sympathies pour le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP), aurait pu choisir le confort et une vie tranquille, en s’établissant en France, avec sa femme française, Elsa, et son enfant.

Mais ce militant de 32 ans en a décidé autrement. Il n’a pas voulu abandonner les siens et les 7 années d’incarcération n’ont pas entamé sa détermination à défendre les droits fondamentaux du peuple palestinien. Respect !

Alors, Israël ne cesse de le harceler : assigné à résidence à Jérusalem-Est, son épouse interdite de mettre les pieds en Palestine, et maintenant, depuis le 22 août, enlevé de nuit à son domicile et à nouveau emprisonné sans le moindre motif, de manière totalement illégale !

Il s’agit pour l’occupant israélien de faire un exemple de plus, en montrant à l’ensemble des Palestiniens ce qui les attend quand ils ne renoncent pas à leurs droits, quand ils osent soutenir que les Palestiniens sont des êtres humains comme les autres.

Nous ne resterons pas les bras croisés. Il faut que nos dirigeants, nos élus, ceux qui disent représenter tous les Français, exigent la libération de ce citoyen Français, qui mérite toute notre estime ! 

 

VENEZ NOMBREUX LE DIRE AVEC NOUS

CE SAMEDI 2 SEPTEMBRE

 

Les Palestiniens résistent. Nous devons les soutenir. L'enjeu est vital. Israël teste sur les Palestiniens les armes et les moyens de contrôle des populations. Promoteur du "choc des civilisations", il cherche la guerre à outrance partout dans le monde. Ceci est dangereux pour nous tous. C'est un problème majeur pour toute la société, pour l'avenir de nos enfants.

Merci d’organiser des rassemblements partout où vous vous trouvez. Pensez également à faire circuler largement la pétition président de la République : urgence humanitaire à GAZA : levée du BLOCUS ! qui permet de diffuser des informations vitales que les principaux médias se refusent à donner.

Et il est clair que le boycott de l’occupant israélien s’impose de manière croissante. L’intimidation et le chantage à l’antisémitisme ne peuvent arrêter son irrésistible ascension.

Nous saluons à ce propos l’occupation par nos amis britanniques de l’usine de production d’armement israélienne Elbit, obligée de fermer ses portes pendant 2 jours en juillet dernier. Située près de Birmingham, elle produit les missiles qui ont tué des milliers de personnes à Gaza à l’été 2014.

Cinq militants qui ont participé à cette occupation passent en procès le 13 septembre.

N’hésitez pas à leur envoyer un message de solidarité (Ecrire à adie_mormech@hotmail.com ) et à vous déplacer le 13 septembre à Birmingham, si vous le pouvez.

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine  

www.europalestine.com et info@europalestine.com pour nous contacter, avoir plus d’infos et vous joindre à nos actions !

 

 

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Mis en ligne le 31 août 2017.

 

 

 

 

 

 

20:25 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/08/2017

IL SUFFIT QU'ON SE METTE AU VERT...

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Il suffit qu’on se mette au vert pour que tout le monde rentre !

Aujourd’hui : Manuel de Diéguez et Aymeric Monville

 

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Le nouveau pont de la rivière Kwai

 

1 – Les chemins de la vassalité
2 – Les murs de notre prison politique et mentale
3 – Les fondations de notre prison

 

1 – Les chemins de la vassalité

Le XXe siècle aura donné naissance à une littérature attachée à porter un regard d’anthropologue, donc un regard de l’extérieur, sur un animal aveuglément rivé à son labeur. Le héros du roman de Pierre Boulle (1912-1994) – le colonel anglais Nicholson – illustre ce type de littérature d’une manière particulièrement frappante: son détachement avait été fait prisonnier des Japonais dans la jungle birmane. Après avoir résisté quelque temps aux ordres du chef du camp, il finit par prendre la tête de la construction d’un pont sur la rivière Kwaï, à seule fin de prouver à ses geôliers les compétences et les qualités exceptionnelles des soldats de Sa Majesté. Tout à l’accomplissement de sa tâche, il en oubliait la finalité : ce pont allait assurer le passage des troupes nipponnes.

On retrouve le même thème chez le romancier russe Alexandre Soljenitsyne dans son roman intitulé Une journée d’Ivan Denissovitch. Alors que les bagnards sont attelés à des tâches absurdes et inhumaines durant le terrible hiver de la steppe sibérienne, Ivan Denissovitch Choukhov s’y applique avec un zèle qui lui vaut les quolibets de ses compagnons et ne rentre que le dernier dans la baraque qui sert de dortoir aux prisonniers.

Le Colonel Nicholson et Ivan Denissovitch illustrent d’une manière exemplaire un mécanisme psychique universel. Telles de laborieuses fourmis ouvrières, les humains sont remplis d’une bonne volonté à la fois touchante et aveugle qui les pousse à réaliser à la perfection des tâches stupides et sans réfléchir au but poursuivi.

La construction d’un nouveau pont de la rivière Kwaï s’est poursuivie en France durant tout l’été: M. Emmanuel Macron avait invité M. Donald Trump à la fête nationale du 14 juillet afin, disaient les géopoliticiens ambitieux de paraître machiavéliens, d’acheter à la baisse un Président réputé en perdition, ce qui procurerait à la France un crédit diplomatique à monnayer au plus haut prix dès le mois de septembre. Mais M. Donald Trump a aussitôt tiré parti de ce calcul de néophyte pour demander à chaque pays de l’OTAN un tribut militaire supplémentaire d’un milliard d’euros, afin, prétendait-il, d’assurer leur « protectorat » , c’est-à-dire leur propre mise sous tutelle au profit du Pentagone et de l’OTAN.

Mme Merkel a quelque peu rechigné, mais que faire dès lors qu’à ses côtés, son puissant ministre des finances, M. Wolfgang Schäuble, suppliait Washington de persévérer à réprimer toute velléité de souveraineté du Vieux Continent ?

 

2 – Les murs de notre prison politique et mentale

Aujourd’hui, la construction de notre pont de la rivière Kwai se trouve quasiment achevée. Nous y avons mis un zèle stupéfiant. A l’instar d’Ivan Denissovitch, le bagnard de Soljenitsyne, nous continuons de construire, pierre par pierre, les murs de notre prison politique et mentale.

Ainsi, l’armée française porte exclusivement son attention sur une construction cérébrale qui lui permet d’éviter de se regarder dans le miroir du « connais-toi » socratique et de découvrir que ce miroir lui renvoie l’image du Colonel Nicholson. Son chef d’État-major, le Général Pierre de Villiers, avait protesté de ce que son budget avait été lourdement amputé par le ministre du Budget. Mais a-t-on entendu l’un des six cents généraux en activité ou l’un des cinq mille cinq cents généraux de la deuxième section, dénoncer le traité de Lisbonne qui place cette armée mexicaine de six mille cent généraux français sous la coupe de l’étranger ?

Le nouveau chef d’état major, François Lecointre, serait un guerrier héroïque: il aurait réussi à faire reculer un détachement serbe sur un pont, lors de la dernière guerre de Yougoslavie. Mais qui expliquera aux Français ce que le Colonel François Lecointre faisait en ex-Yougoslavie, sous commandement américain ?

Depuis la signature du traité de Lisbonne, toutes les opérations extérieures de l’armée française se font sous la houlette du Commandant suprême des forces alliées en Europe, le Général américain Curtis Scaparrotti.

Lorsqu’on relit les déclarations de Nicolas Sarkozy lors du retour effectif de la France dans le giron de l’OTAN, au cours du sommet qui s’est tenu à Strasbourg-Kehl les 3 et 4 avril 2009 en présence de Barack Obama, on demeure confondu par sa naïveté et sa vertigineuse sous information politique concernant la manière dont fonctionne un empire. « Nous sommes de la famille, nous sommes dans la famille », clamait-il. « L’Europe sera désormais un pilier encore plus important, plus fort de l’Alliance », ajoutait-il. Son insistance candide sur de prétendus « liens familiaux » entre les États-Unis et la France lui faisait croire que, tel l’enfant prodigue, la France bénéficierait d’un statut particulier au sein de de la vassalisation atlantique : « J’ai toujours été convaincu que les États-Unis et la France étaient de la même famille ».

Quelle ne fut pas sa stupéfaction lorsqu’il se vit prier de prendre la place qui lui était assignée dans un groupe rangé par ordre alphabétique. Il fit des pieds et des mains et finit par obtenir de se tenir aux côtés du maître du monde Barack Obama, pour le temps de la photo officielle, puis il lui fut ordonné de s’installer à sa place de docile vassal, entre « Finland et Germany ».

La leçon n’a pas été retenue et lors du dernier G20 à Hambourg, on a vu M. Emmanuel Macron se coller aux basques du nouveau président des États-Unis.

Avec quelle délectation les généraux Jean-Paul Paloméros, Stéphane Abrial, ou Denis Mercier ont pris à tour de rôle une fonction ronflante, mais subalterne, dans le dispositif de l’OTAN à Norfolk aux États-Unis à compter du 10 septembre 2009, ou à Lisbonne pour le général Stolz, lorsque M. Nicolas Sarkozy a cru bon de trahir la politique du Général de Gaulle et d’enchaîner l’armée française au char de l’Amérique à laquelle l’OTAN sert le masque !

Les généraux obéissent sans états d’âme au pouvoir politique à tel endroit et à tel moment. Ils bombardent les cibles que l’OTAN leur demande de bombarder au nom de la « démocratie », « des droits de l’homme » ou de l’esprit messianique américain. Leurs exploits en Libye, en Irak, en Serbie, en Afghanistan et même en Syrie, ont transformé en un amas de ruines les pays qu’ils sont censés avoir « libérés ».

M. Hollande n’était-il pas prêt à vitrifier Damas avec nos Rafales déjà sur le tarmac, chargés de missiles jusqu’à la gueule et soutenus par notre petite frégate Chevalier Paul, noyée au milieu d’une armada de porte-avions américains ? Mais aucun de nos généraux n’a démissionné ou refusé d’exécuter sa « mission». Au grand dépit de M. Hollande, du Quai d’Orsay et des généraux français, seul un réflexe de bon sens du Congrès américain de l’époque a mis fin à cette mascarade.

 

3 – Les fondations de notre prison

 

4. Sarkozy OTAN.jpg

 

Or, un discours du 17 juin 2008 prononcé par M. Nicolas Sarkozy lors d’une réunion à la porte de Versailles et préparatoire à la reddition de la France ainsi qu’à son pelotonnement dans le giron de l’OTAN, le président français se vantait de ce que « nous pourrons rénover nos relations avec l’OTAN sans crainte pour notre indépendance et sans risque d’être entraînés dans une guerre, malgré nous ». Le 19 mars 2008, il prophétisait déjà avec l’assurance des néophytes « qu’aucune force française ne sera placée en permanence, en temps de paix, sous le commandement de l’OTAN ». L’histoire contemporaine a hélas apporté un sévère démenti à ces deux affirmations.

Mais les postes ronflants et les missions extérieures rapportent double solde, médailles et prestige. À quoi sert un général privé de guerre ?

Certes, les engagements se font sous l’autorité officielle du pouvoir politique. Mais faut-il participer sans rechigner aux guerres illégales de l’État américain sous prétexte que le traité de Lisbonne entré en vigueur le 1er décembre 2009 ficelle désormais la France et l’Europe entière à l’OTAN ?

Les soldats de carrière sont mus, comme tous les humains, par des intérêts de carrière. Ils désirent, à l’instar du bagnard Yvan Denissovitch dans son goulag sibérien, que le mur inutile soit bien fait et que le chef du camp soit content; ou comme le Colonel Nicholsson, qui souhaitait prouver à des Japonais qu’il méprisait, de quoi les Anglais sont capables.

Alors nos militaires se lamentent de l’état pitoyable de leurs outils : seul cinquante pour cent du matériel est disponible, la moitié des hélicoptères n’est pas en état de voler, cinquante pour cent des avions d’une base de l’armée de l’air sont dans un tel état de délabrement qu’ils servent de pièces de rechange aux appareils encore réparables et les stocks de munitions sont si limités que les entraînements en conditions réelles sont de plus en plus rares…

C’est pourquoi, si nos généraux cinq étoiles se risquaient à porter leur regard sur eux-mêmes, ils verraient clair comme le jour que leur dérobade les lie plus étroitement au joug du Pentagone que Gulliver par les mille liens des Lilliputiens. Ils se trouveraient alors empêchés de fixer leur regard sur la qualité et la quantité de leurs munitions, alors que le spectacle de cinq cents bases militaires américaines incrustées en Europe ne leur crève pas les yeux.

L’occupant et maître de l’OTAN se montre de plus en plus sûr de lui. Par nature et par définition, toute armée ressemble à un coureur cycliste le nez sur son guidon. Nos généraux du plus haut rang refusent les restrictions budgétaires tellement ils craignent de se trouver retardés dans la construction du pont de la rivière Kwaï qui les asservit à une puissance étrangère.

Il est d’ores et déjà devenu évident que la France ne sera pas l’instrument du gaullisme du XXIe siècle; il est d’ores et déjà devenu évident qu’elle demeurera inféodée au nouveau vichysme qu’on appelle maintenant l’atlantisme et que M. Sarkozy appelait la « famille occidentale ». Mais il n’est peut-être pas nécessaire « d’espérer pour entreprendre et de réussir pour persévérer ». Le « connais-toi » toi-même est en marche jusqu’au plus profond de l’asservissement.

Demain, un Général de Villiers aux yeux grands ouverts, refusera que des vassaux du Pentagone lui fassent une haie d’honneur.

La vocation d’un Président de la Ve République n’est pas seulement de traiter de problèmes locaux, contingents et propres au fonctionnement de la bureaucratie européenne, mais d’observer le destin du continent de Copernic à l’écoute et à l’école de l’américanisation du Vieux Monde. Cette attitude exige un regard et un jugement sur un Occident marginalisé par le messianisme pseudo édénique d’un royaume du dollar revêtu des apanages et des prérogatives d’une annonciation universelle du « Beau, du Juste et du Bien ». Il y faut un recul et une distanciation de la raison capables de circonscrire la vraie signification de la situation géopolitique actuelle


Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Un livre :

Les jolis grands hommes de gauche

Aymeric Monville – Delga 5 septembre 2017

 

Chers amis,

J'aurai l'immense plaisir de vous retrouver après cet été pour vous présenter mon dernier ouvrage (320 p.) Ce sera :

 

Ce mardi 5 septembre à 19h30,

à la librairie Tropiques,

63 rue Raymond Losserand - 75014 Paris

(Métro Pernetty).

Suivi d'un débat et d'un apéro comme il se doit.

 

Au plaisir de vous y retrouver.

Bien cordialement,

Aymeric Monville

 

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Onfray suggérant de bombarder Cuba ; Badiou nageant en pleine eurolâtrie bruxelloise ; Lordon promu porte-parole du mouvement Nuit Debout mais annonçant d’emblée que toutes les révolutions « sont belles parce qu’elles échouent » ; Michéa ne voyant dans l’antifascisme qu’un alibi « stalinien » ; Rancière se déclarant déçu dans ses doux « espoirs nés de l’effondrement de l’empire soviétique » pour mieux affirmer, blasé, que « la prise de pouvoir, nul ne sait aujourd’hui ce que ça veut dire » ; Todd qualifiant le communisme de pathologie pour mieux vanter les mérites dudit « hollandisme révolutionnaire »...

Le vieux rêve de la réaction, exclure les communistes de la communauté nationale (« communiste, pas français »), prend ici l’apparence de la bonne conscience « progressiste », ingénue. Mais si certains n’ont trouvé d’autre solution que de refaire le congrès de Tours à l’envers et de revenir au temps du grand Jaurès, ce n’est pas pour s’inspirer de son courageux combat pour la paix ; c’est pour mieux conjurer toute une époque : Octobre-17 et Stalingrad, la Résistance et le programme du CNR, l’antifascisme et l’anticolonialisme insufflés par le Komintern, et mieux se plonger ainsi la tête dans le sable. Pourront-ils encore longtemps « fuir l’histoire » ?

Rédigés sur une dizaine d’années, ces articles pianotent sur la gamme qui va de la polémique acerbe à la controverse argumentée, sans exclure parfois l’« exercice d’admiration » (Clouscard, Lukács et d’autres). Ils offrent un point de vue privilégié sur les débats qui agitent la gauche actuelle.

 

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Et on attend Lacroix-Riz sur le centenaire d’Octobre !

 

 

 

Mis en ligne le 29 août 2017

 

 

 

 

21:07 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27/08/2017

DE QUELQUES IDÉES REÇUES - I.

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De quelques idées reçues

sur les différences entre les sexes dans la vraie vie et en littérature

I.

 

 

Pythagore et Platon furent leurs élèves. Ils apprirent la métaphysique aux Grecs, la sorcellerie aux Persans., l’aruspicine aux Étrusques – et aux Romains, l’étamage du cuivre et le commerce des jambons. Mais de ce peuple qui dominait l’ancien monde, il ne reste que des pierres, soit toutes seules, ou par groupes de trois, ou disposées en galeries, ou formant des enceintes.

2. Asuka.jpg

Flaubert, Bouvard et Pécuchet

 

La descente aux enfers de l’Amérique du Nord, qui risque de nous entraîner dans sa chute mais ne le fera que si nous le voulons bien et dans ce cas tant pis pour nous, commence à nous asphyxier. En d’autres mots, nous saturons.

C’est pourquoi nous laissons un peu l’actualité s’écouler sur le côté, comme une rivière qu’on longe en marchant sans trop la regarder.

Aujourd’hui, à partir d’un fait récent, bulle éclatée à la surface du chaudron de sorcières US – l’incident Google –, il nous a pris l’envie de nous pencher sur quelques idées reçues, à notre avis aussi funestes que fausses, et de partager nos réflexions avec vous, si tant est qu’elles vous intéressent. Dans le cas contraire, vous pouvez sans scrupule sauter les quelques posts à venir et nous retrouver dans pas longtemps aux prises avec la glauque réalité de tous les jours. Nous prenons des vacances tardives en somme.

 

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Guerre des sexes chez l’oncle Sam

 

I. Au sein de Google

 

Un nouveau Martin Luther ?

(Un conservateur russe sur James Damore)

Egor Kholmogorov – The Unz Review 9 août 2017

 

4. Luther pinning.jpg

 

[ Qu’on nous permette d’abord de préciser, pour les djeunes, élevés au crack en batteries, que Martin Luther fut un moine et professeur de théologie allemand qui se considéra comme décidément trop opprimé par sa Sainte Mère l’Église et qui, un jour d’octobre 1517 (bientôt 500 ans !) cloua sur les portes de l’église de la Toussaint de Wittemberg ce qu’il appela ses 95 thèses, où il condamnait violemment le commerce des indulgences de l’Église catholique en particulier et le comportement de son haut clergé en général. Il fut excommunié, fonda le protestantisme et mit ainsi à feu une guerre civile européenne qui devait durer jusqu’au XVIIIe siècle et fut d’une atrocité difficile à imaginer même aujourd’hui qu’on a Daech. Juste ce qui pend au nez des musulmans… Si cela peut les consoler : c’est de l’épuisement et de l’écoeurement causés par ces « guerres de religion » que sont sorties les Lumières. Egor Kholmogorov compare ici le « mémo » de James Damore aux 95 thèses de Martin Luther.]

N.B. L’auteur donne au mot mot « gauche » une signification qui n’est pas la nôtre. Nous le disons une fois pour toutes afin de ne pas truffer son texte de guillemets envahissants.

 

[Ceux qui ne sont pas au courant de l’affaire Damore-Google peuvent se reporter à l’article « FAKE NEWS – De Google au Goolag », d’Eric Werner, sur notre post du 13 août 2017. LGO]

 

– Vous persécutez vos employés pour leurs opinions et vous violez les droits des hommes blancs, des centristes et des conservateurs.

– Non, nous ne faisons rien de tel. Vous êtes viré.

 

C’est une conversation très semblable à celle-là qui s’est déroulée récemment dans le bureau d’un des monstres du marché de l’information, la société Google.

Google sait à peu près tout sur nous, y compris le contenu de nos e-mails et nos adresses, elle a des échantillons de notre voix (OK Google) et sait tout de nos préférences y compris sexuelles. Google a été très près de regarder le monde littéralement à travers nos propres yeux avec Google Glass, mais ce projet semble postposé, temporairement sans doute. Cependant, la menace de manipulation de l’opinion publique au moyen des algorithmes d’un moteur de recherche est à l’ordre du jour en Occident depuis longtemps déjà, au point d’être devenue l’intrigue d’un épisode de House of Cards.

À l’inverse, nous ne savons à peu près rien de Google. Mais voilà que, grâce à un scandale idéologique qui vient de secouer la compagnie, il nous est permis de jeter un coup d’oeil en direct sur les valeurs et les convictions dont elle a fait son catéchisme, pour nous influencer autant qu’il lui est possible et influencer plus encore la perception américaine du monde. Google s’est soudain révélée être un système imprégné d’idéologie, baignant jusqu’au cou dans des valeurs de gauche et agressivement féministes. [Kholmogorov et les Étatsuniens donnent au mot « gauche » une signification qui n’est pas la nôtre. Nous le disons une fois pour toutes, afin de ne pas truffer ce texte de guillemets envahissants, ndt.]

L’histoire est la suivante. Au début du mois d’août, un manifeste anonyme intitulé La chambre d’écho idéologique de Google a circulé sur le réseau local de Google. L’auteur y fustigeait le climat idéologique régnant dans la compagnie et en particulier sa politique de soi-disant diversité. Cette politique a été adoptée par la quasi-totalité des sociétés US et Google est allée jusqu’à nommer un « chef de la diversité ». Le but de cette politique est de réduire le nombre des employés blancs de sexe masculin, d’engager au contraire autant de membres de minorités et de femmes que possible et de leur accorder des promotions anormalement rapides qui leur donnent un avantage injuste non basé sur les réalités du marché.

L’auteur y soutient que cette politique de gauche et de « diversité » a créé une chambre d’écho à l’intérieur de la compagnie, où chaque individu ne parle qu’à ceux qui partagent ses opinions et ne fait ainsi que renforcer la conviction que leurs croyances communes sont les seules qui importent. Cette « chambre d’écho », dit-il, rétrécit l’horizon intellectuel ,de chacun  et sape l’efficacité du travail, dans la mesure où « suivre la ligne du parti » prend la précédence sur toute productivité réelle.

Contrairement à ses mots d’ordre « vision » et « innovation », l’auteur affirme que la compagnie a perdu complètement la vue, aveuglée par le bandeau qu’elle s’applique à elle-même, et qu’elle est embourbée dans un véritable marais.

Comme Google emploie des intellectuels, prétend-il, et que la plupart des intellectuels occidentaux sont de gauche, cela aboutit à créer une clique fermée de gauchistes à l’intérieur de la compagnie. Si la droite rejette tout ce qui est contraire à Dieu>nature humaine>hiérarchie, la gauche affirme que toutes les différences naturelles entre humains sont inexistantes ou le résultat de structures sociales*.

L’idée centrale de la gauche est la lutte des classes, et, étant donné que la lutte du prolétariat contre la bourgeoisie est maintenant hors de propos [tongue-out], l’atmosphère de lutte a été reportée sur les relations de genre et de race. Les Noirs opprimés se battent contre les Blancs oppresseurs, les femmes opprimées contestent les mâles oppresseurs. Et la direction de la compagnie (ainsi que, jusqu’à récemment, la présidence US) est chargée de faire advenir la « dictature du prolétariat » en imposant une politique de « diversité ».

Le critique auteur du mémo prétend que la chasse aux sorcières dont font l’objet les centristes et les conservateurs, qui sont forcés de cacher leurs préférences politiques ou de démissionner, n’est pas le seul effet de la tyrannie de gauche. La politique de gauche conduit aussi à l’inefficacité, dans la mesure où un emploi convoité n’est pas attribué au meilleur candidat mais à « la meilleure femme de couleur » candidate. De multiples programmes éducationnels ou de motivation ne sont accessibles qu’aux femmes ou aux minorités. Le résultat est une efficacité en chute libre, une démotivation des Blancs (mâles) à se donner du mal dans leur travail et un climat de nervosité sinon de sabotage. Au lieu de sortir de nouveaux produits révolutionnaires à la chaîne, affirme le critique, Google gâche trop d’efforts à jeter de l’huile sur le feu de la lutte des classes.

Quelle solution propose-t-il ?

 

Que l’on cesse de diviser les gens en « oppresseurs » et « opprimés » et d’ainsi opprimer par force les prétendus oppresseurs. Que l’on cesse de marquer au fer le moindre dissident sous l’inculpation d’immoralité, de racisme, etc.

Le droit à la diversité d’opinion doit s’appliquer à chacun. La compagnie doit arrêter de s’aliéner les conservateurs qui sont – pour appeler un chat un chat – une minorité dont il faut que les droits soient respectés. En outre, ceux qui inclinent au conservatisme ne sont pas sans présenter des avantages, tels qu’une conception ciblée et méthodique de leur travail.

Que l’on combatte toutes les sortes de préjugés, et pas seulement ceux considérés comme dignes de l’être par l’Amérique politiquement correcte.

Que l’on mette fin aux programmes de diversité discriminatoires envers les Blancs (mâles) et qu’on les remplace par des programmes non discriminatoires.

Que l’on évalue de façon non biaisée les prix de revient et l’efficacité des programmes de diversité, qui ne sont pas seulement coûteux mais qui dressent aussi une partie des employés de la compagnie contre l’autre.

Au lieu de se focaliser sur les différences de genre et de race, que l’on se concentre sur la sécurité psychologique à l’intérieur de l’entreprise. Au lieu d’exiger que l’on « ressente la doulezur des autres », que l’on discute les faits. Au lieu de cultiver la sensiblerie et la peau douce, que l’on analyse les questions réelles.

Que l’on admette que toutes les différences, de race comme de genre, ne sont pas le résultat de structures sociales ou des produits de l’oppression. Que l’on s’ouvre davantage à l’étude de la nature humaine.

 

Ce dernier point s’est avéré le plus vulnérable, parce que l’auteur du manifeste a continué d’y formuler ses idées sur ce qui différencie les mâles des femelles, idées que la société Google devrait accepter comme des faits si elle veut améliorer ses performances.

Les différences invoquées par l’auteur sont les suivantes :

 

Les femmes s’intéressent davantage aux gens ; les hommes s’intéressent davantage aux choses.

Les femmes inclinent à la coopération, les hommes à la compétition. Trop souvent, les femmes sont incapables d’accepter les méthodes de la compétition considérées comme naturelles par les hommes.

Les femmes recherchent un équilibre entre leur travail et leur vie privée : les hommes sont obsédés par le prestige et la réussite sociale.

Le féminisme a joué un rôle majeur pour émanciper les femmes du rôle que leur réservait leur sexe, mais les hommes sont toujours très fortement lié au leur. Si la société cherche à « féminiser » les hommes, cela ne conduira qu’à leur faire abandonner STIM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) pour s’adonner à des occupations de fifilles (ce qui affaiblira la société en fin de compte).

 

C’est ce morceau de rhétorique théorique sur les différences entre les hommes et les femmes qui a provoqué le plus de colère. L’auteur s’est aussitôt vu taxer de propagation de stéréotypes sexistes et la direction de Google est partie à la chasse au dissident, avec l’intention évidente de le flanquer à la porte.

 

6. Damore.jpeg

 

Le 8 août, l’hérétique a été identifié comme étant James Damore, un programmeur. Il a été licencié avec effet immédiat [une coutume bien ancrée dans les mœurs patronales US, ndt] parce que, ainsi que l’a déclaré le PDG de Google Sundar Pichai : « des parties de ce mémo violent notre Code de Conduite et franchissent la ligne de démarcation entre ce qui est autorisé et ce qui ne l’est pas en avançant des stéréotypes de genre sur notre lieu de travail ». Damore a annoncé qu’il envisageait une action en justice.

Nous vivons des temps post-Trump, raison pour laquelle la presse occidentale est loin d’énoncer un verdict unanime sur l’affaire Damore. Certains le traitent de « sexiste typique » ; pour d’autres, c’est un « martyr de la libre expression ». En congédiant Damore, Google a implicitement confirmé que toutes les plaintes quant à une chambre d’écho et à une intolérance agressive de gauche étaient bien au cœur du problème.

Julian Assange a pour sa part déjà tweeté : « La censure, c’est pour les perdants. Wikileaks offre un job à l’ingénieur James Damore viré par Google ».

Il est très plausible que le mémo Damore finisse par jouer le même rôle révolutionnaire pour mettre en cause les insanités du politiquement correct que l’ont fait en leur temps les dossiers Wikileaks et Snowden pour soumettre à discussion le linge sale des gouvernements et des services secrets. Si cela se produit, Damore fera l’histoire dans le rôle d’un nouveau Martin Luther défiant la « papauté » libérale.

Cependant, en dépit de son audace intellectuelle, il faut reconnaître que les vues de Damore lui-même sont vulnérables à la critique conservatrice. Malheureusement, comme le gros de la pensée occidentale, elles tombent dans le dilemme entre « constructivisme culturel » de gauche et naturalisme conservateur.

En théorie, il n’y a que deux points de vue possibles : soit les différences entre les races et les sexes sont biologiquement prédéterminées et donc immuables et par conséquent devraient toujours être prises en compte, soit ces différences ne sont que des constructions sociales et devraient être détruites comme arbitraires et injustes.

La base idéologique des deux points de vue est immédiatement évidente. Les deux identifient « biologique » à « naturel » et, de là, à « vrai », « social » à « artificiel » et, de là, à « faux ». Les deux côtés rejettent le « préjugé » en faveur de la « vision », mais les gens de gauche politiquement corrects ne rejettent qu’une partie du préjugé, tandis que leur critique préconise de tout jeter sans distinction.

En guise de réponse, Damore se prend une baffe : ses idées sont accusées de provenir d’un préjugé misogyne. La façon dont il conçoit les conservateurs est elle aussi hélas tout à fait superficielle. La caractéristique principale du conservatisme n’est pas de jeter tous ses efforts dans un travail de routine, elle est de tirer de la tradition une inspiration créative. Le principe du conservatisme est « innover grâce à la tradition ».

L’erreur-clé que commettent en commun les gauchistes de Google et leur critique est de voir dans des stéréotypes la distorsion de quelque vérité naturelle. Si les deux côtés voulaient se plonger dans une lecture en profondeur d’Edmund Burke, le « père du conservatisme », ils apprendraient qu’un préjugé est une colossale expérience historique, comprimée en une forme pré-logique, une conscience collective qui agit quand la raison individuelle fait défaut ou quand une analyse scrupuleuse est impossible. Dans ce genre de circonstances, suivre le préjugé est une stratégie plus valable que le contredire. Le préjugé, c’est la sténo du sens commun. Parfois il simplifie les choses à l’excès, mais il fonctionne quand même la plupart du temps. Et ce qui est plus important, c’est que toute tentative pour agir « en dépit des préjugés » mène presque toujours au désastre.

Cependant, l’ère moderne nous permet de diagnostiquer nos propres préjugés et de les rationaliser, de manière à pouvoir mieux les contrôler par opposition à l’obéissance ou au rejet aveugles. De plus, si la question d’un « entraînement psychologique » se pose un jour dans un pays aussi conservateur que la Russie, c’est un problème sur lequel il faudrait se concentrer : analyser les racines de nos préjugés et leur utilisation efficace.

On peut faire de même pour les relations entre les sexes [il dit « genres », dans ce cas, il y en a trois, ndt]. Damore oppose la « lutte des classes entre genres » de la gauche à un modèle technocratique de maximisation des profits à partir des « pour » et des « contre » de chaque genre. Ce fonctionnalisme parait logique à

sa manière, mais en fait il se base sur des a priori trop larges en prétendant que toutes les femmes sont inadaptées à la compétition, qu’elles aiment toutes les relations et les tâches ménagères et que tous les hommes obéissent à des impératifs de carrière et de statut social. Et, comme Damore revendique un fondement biologique à ses suppositions, toutes les options nue nous avons se réduisent à les accepter ou à le décréter horrible sexiste et chauviniste mâle.

Cependant, le fait que les rôles historiquement développés par les sexes aient une base biologique mais résultent en grande partie les réduire en charpie comme prétendent le faire les gens de gauche. C’est même le contraire : le déterminisme social, culturel et historique de ces rôles est une raison de plus de les conserver plus ou moins dans leur forme sans coups de force ou révolutions.

Pour commencer, la tradition est une accumulation d’expériences. Rejeter les traditions équivaut à une faillite sociale et il faut de très bonnes raisons pour justifier ce rejet. Deuxièmement, aucun changement dans les traditions ne se produit grâce à une « révolution des sexes » qui ne peut aboutir qu’à leur inversion parodique. Mettre les hommes en talons hauts, en minijupe et en soutien,-gorge et les faire partir en guerre contre les urinoirs dans les toilettes publiques ne fait que renverser la polarité sans créer une égalité réelle.

 

7. Urinoir.jpg

Peut-être est-ce la faute à Marcel Duchamp, tout ça…

 

La conscience publique continue à voir le « mâle » comme « supérieur » [!?!] et la rétrogradation de la « masculinité » en « féminité » comme une dégradation du « supérieur ». Rien de bon ne peut en sortir, de même qu’aucun bien n’est sorti de l’humiliation de la richesse et de la noblesse par la révolution communiste en Russie. Ce qui se produit aujourd’hui, ce ne sont pas des droits égaux pour les femmes, mais le triomphe du bolchevisme des genres.

L’erreur de Damore, par conséquent, consiste à abandonner le domaine du social et de l’historique à l’ennemi et de limiter la sphère d’influence du conservatisme à la nature, au domaine biologique.

Le but final de la solution conservatrice dans le domaine des genres ne devrait pas se limiter à une fonctionnalisation rationaliste de la société. Il devrait conduire à la découverte d’une cohésion sociale où adhérer aux comportements et aux stéréotypes traditionnels mâle et femelle (ne les appelons pas des rôles, le monde n’est pas une scène de théâtre et les hommes et les femmes ne sont pas des acteurs) ne devrait pas empêcher les mâles et les femelles de s’exprimer dans d’autres domaines que les leurs, à condition qu’ils en aient la vraie vocation et les talents.

L’art de la guerre n’est pas typiquement féminin, pourtant, des femmes guerrières comme Jeanne d’Arc ont laissé le plus grand impact dans la mémoire historique. L’art de gouverner est vu comme principalement mâle, il y a eu pourtant de grands gouvernants femelles, qui ont marqué les esprits non par une utilité fonctionnelle mais par un véritable charisme** d’autant plus mémorable. La famille est le modèle stéréotypé de la femme, ce qui conduit à éprouver une plus grande révérence pour les pères qui ont mis leur cœur et leur âme dans leur famille.

La cohésion sociale, dont une partie intégrante est l’harmonie entre les hommes et les femmes dans le temple de la famille, est l’idéal à poursuivre par notre société russe, orthodoxe, conservatrice. C’est l’effondrement de la famille qui a fait, des relations entre les sexes une question si énorme en Occident : les hommes et les femmes n’y sont plus réunis dans un effort de solidarité mais dressés les uns contre les autres comme les membres de classes antagonistes. Et cette lutte, comme le démontre le mémo Damore, est déjà en train de bloquer la machine à faire des affaires des compagnies occidentales. Eh bien… étant donné l’hostilité de nos relations actuelles, c’est probablement tant mieux.

­­­­­­­­­­________________  

* Rappelons quand même que la définition de l’égalité selon la vraie gauche est que tous les humains sont égaux en droits et que (la République) ne reconnaît d’autres inégalités que celles « des vertus et des talents ».

** Nous trompons-nous en comprenant que Catherine II s’est maintenue si longtemps et si fort au pouvoir non parce qu’elle savait gouverner mais parce qu’elle avait du charisme ?

 

Source : http://www.unz.com/akarlin/kholmogorov-new-martin-luther/...

Traduction du russe : Fluctuarius Argenteus, pour The Unz Review

Traduction de l’anglais : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

3. Silhouette boat on wave.gif

 

À notre humble avis :

Quiconque a œuvré, si peu que ce soit, depuis la dernière guerre, dans une filiale de boîte US, sait que le comportement de Google n’a rien de nouveau ni d’exceptionnel. En d’autres termes, les « corporates » US ont peut-être changé de crédo : elles n’ont pas changé de manières. Ni de fins. Et ni « la gauche » ni la guerre des sexes, même à l’Américaine, n’y sont pour rien.

L’effet d’abord produit sur nous par la lecture de son mémo est que Damore est un jeune sot plutôt borné, qui parle avec présomption de choses qu’il ne connaît pas, que tout cela concerne les Américains, qu’Einstein avait bien raison, et qu’ils se démerdent.

Mais les choses ne sont pas si simples, parce que James Damore se sent opprimé et qu’il l’est.

Évidemment, l’idée qu’il se fait d’une société idéale et du but qui devrait être le nôtre dans l’existence est idiote, mais à qui la faute ? Il est le produit tragiquement inabouti d’une société qui met depuis 500 ans l’idée présomptueuse de Martin Luther en pratique (tout le monde doit lire la Bible sans intermédiaire), ce qui fait que, depuis 500 ans, des crétins analphabètes mais surtout d’un infantilisme à pleurer prennent à la lettre (et imposent !) des métaphores poétiques d’il y a dix mille ans dont plus personne n’a la clé.

Pour sa part, Damore se fait le champion de la compétition et du conflit, en croyant faire ainsi preuve de virilité, parce qu’il ignore que quelques-uns des génies les plus virils au monde ont combattu ces recours infantiles au droit du plus simpliste (Lao Tseu, Tchouang Tseu, Henri-David Thoreau, Robert Graves, John Cowper Powys, pour nous en tenir à une pincée de Chinois et d’Anglo-Saxons). Cela ferait rire si ce n’était si triste. Si Damore avait lu ne fût-ce qu’un seul livre de son compatriote Robbins, il fermerait son clapet, trop occupé à lire le reste et à sortir de l’ignorance où le maintiennent les idées reçues, hélas toutes-puissantes et majoritaires dans son pays.

Donald Trump avait parlé, dans sa campagne, d’assécher le marais US… Hélas, il n’a rien pu assécher du tout. Le marais mouvant ne cesse d’enfler, d’aspirer et de digérer tout ce qui a le malheur de se trouver sur son chemin. Peut-être, dans un millénaire ou deux, quelqu’un finira-t-il par y arriver, mais le malheureux Damore ne sera plus là pour le voir.

 

Egor Kholmogorov est un cas un peu différent.

Qu’il se trompe aussi dans une certaine mesure ne fait aucun doute. (Mais pourquoi faut-il qu’à chaque génération, la jeunesse refuse l’expérience de ses prédécesseurs et tienne autant à faire ses propres conneries, de préférence à contre-courant ?). Son cas est moins grave parce qu’il ne manque pas, dans son pays, de gens capables de lui opposer des arguments qu’il lui faille accepter pour peu qu’il soit de bonne foi.

Pour ce qui est des différences entre les sexes, ses idées reçues sont peu ou prou les mêmes que celles de Damore.

Pour le reste, la politique par exemple, elles lui viennent en droite ligne des contre-révolutionnaires de l’époque Eltsine et de l’Occident le plus réactionnaire, Burke en tête (mais Burke n’a-t-il pas condamné une révolution admirée par les Bolchos ?). Retour, donc,  aux tsars et aux riches si maltraités par les affreux communistes. Le mot-clé, dans son discours est bien entendu « humiliation ». Toute humiliation est mauvaise, d’où qu’elle vienne et où qu’elle aille. Et sans doute les Bolcheviques ont-ils eu grand tort d’humilier la richesse et la noblesse en les empêchant de continuer à humilier tout ce qui n’était pas elles jusqu’à la fin des siècles…

Il doit être bien jeune aussi.

 

3. Silhouette boat on wave.gif

 

 II. Dans l’US Army

Une conversation interdite aux mineurs sur les LGBTQ et les XX dans l’armée

Ilana MercerThe Unz Review 1er août 2017

 

8. LGBT US ARMY.jpg

 

Comme il était à prévoir, les Chefs d’État-Major ont déjà écarté d’un revers de main et ridiculisé la directive du président Trump du 26 juillet sur les LGBTQ, qui interdisait la production politisée de transsexuels sur le théâtre de la guerre.

Pourquoi « à prévoir » (prêchi-prêcha, aussi) ? Que cela plaise ou non aux Républicains, l’armée, c’est le gouvernement, elle fonctionne comme un gouvernement, elle est financée comme un gouvernement, et elle est affligée des tares inhérentes au gouvernement. Comme tous les autres ministères et départements dirigés par le gouvernement, l’armée US est menottée par le multiculturalisme, le féminisme et toutes sortes de politiques sexuelles outrancières, de discriminations positives et de politiquement correct capable de tuer.

Et qui a tué.

 

Islam über alles

Le cas de tueur politiquement correct le plus notoire de l’armée fut celui du major Nidal Malik Hasan. Après qu’il eût massacré 13 personnes, « le colonel commandant Steven Braveman, un collègue de Hasan au centre médical Darnall de Fort Hood, s’est porté garant de Hasan, disant qu’il avait toujours effectué son travail de manière efficace et n’avait manifesté aucun signe visible de dérangement. »

Il mentait ! Parce qu’il n’importait nullement aux pontes de l’armée que ce multi-meurtrier en gestation ait été un psychiatre infect et sadique, ni que le sujet des « conférences » médicales qu’il donnait fût le Jihad, non les anciens combattants ses patients, et que « Soldat d’Allah » fût embossé en relief sur ses cartes de visite. C’est pourquoi le haut commandement militaire avait très consciemment gardé le major Hasan en style.

Quels que fussent les vices professionnels et personnels de Hasan, ses chefs pensaient qu’il valait la peine qu’on prenne des risques en sa faveur, qu’il méritait son laisser-passer de sécurité top-secret, son grade et un salaire à six chiffres. C’est avec l’imprimatur de l’armée que Hasan se promenait d’un air dégagé par tout Fort Hood, dans ses robes à la Lawrence d’Arabie.

De la même manière, feu le lieutenant général Robert W. Cone, commandant le IIIe corps à Fort Hood se vantait de la politique « no guns » en vigueur à la base. Celle, précisément, qui a laissé les victimes impuissantes : « En pratique, nous ne portons pas d’armes ici, c’est notre foyer ». Un foyer funéraire pour certains !

 

LGBTQ comme ingénierie sociale

LGBTQ est un programme politique pourquoi ? Au centre du concept des « Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels, Allosexuels et En Questionnement » (« Lesbian, Gay, Bisexual, Transgender, Queer and Questioning »  dans l’armée, il y a l’idée d’un groupe dont les membres ont choisi de s’identifier non comme « soldat de IIe classe X » ou « soldat de IIe classe Y » mais comme membre d’une fraternité politique qui promet (et qui tient) une politique bruyamment agressive d’identité sexuelle.

Évangéliser pour la cause est implicite dans l’introduction de cette production politique dans l’armée. Implicite aussi est le paiement par l’armée de procédures médicales électives radicales et les traitements hormonaux qui s'ensuivent. En d’autres termes, LGBTQ dans l’armée n’est pas là pour améliorer une force de combat mais pour y introduire un Xième programme de réformes sous la houlette de l’État. L’accès égalitaire a pour but ici, par inadvertance (comme toujours), d’augmenter le pouvoir du gouvernement et en même temps de « ré-éduquer le pays ».

En outre, LGBTQ dans l’armée n’est qu’une autre « politique sociale draconienne (appliquée) sans faire preuve du moindre intérêt pour – et dans la plupart des cas en supprimant activement – l’information de bonne foi sur la manière dont ces politiques la jouent au ras du sol » selon les mots prémonitoires de Stephanie Gutman, auteur de The Kinder, Gentler Military: Can America’s Gender-Neutral Fighting Force Still Win Wars?[« L’armée plus aimable et plus douce : La force armée châtrée de l’Amérique peut-elle encore gagner des guerres ? »]

 

De la neutralité sexuelle à la fluidité sexuelle

Les filles : c’est contre leur présence dans l’armée que Gutman mettait en garde aux environs de l’année 2000, non pas contre celle des « Lesbiennes, Gays, Bisexuels, Transsexuels, Allosexuels et en Questionnement ». Si pionnière et innovatrice qu’ait été à l’époque l’enquête de Mad. Gutman sur la manière dont les femmes avaient transformé l’armée, son moral et sa combativité, jamais cet auteur n’aurait imaginé que, de la neutralité sexuelle, l’armée allait passer dans l’Encore Meilleur des Mondes de la fluidité sexuelle.

Gutman a mis tout cela sur le dos des présidents George Bush et Bill Clinton, des secrétaires à la Défense Richard Cheney, Les Aspin et William Cohen, des membres du Congrès qui avaient rédigé et passé les lois qu’ils ont signées, et la direction du Pentagone qui s'est contentée de sourire nerveusement et de rester assise sur ses mains pendant que tout cela se produisait.

À quelles suffisances fatales ont obéi ces dirigeants et leur législation ?

« Un des projets qui a le plus ensorcelé les huiles tout au long des années 1990 a été l’intégration des femmes. (…) Les années 1990 ont été une décennie au cours de laquelle les grands chefs ont livré leurs soldats à des planificateurs sociaux amoureux d’une utopie politiquement correcte – impraticable et dans beaucoup de sens indésirable – où hommes et femmes allaient besogner côte à côte, également adaptés aux mêmes tâches, interchangeables et, bien sûr, jamais distraits de rien par des pulsions sexuelles. »

« Il y a eu des femmes dans l’armée, depuis… eh bien… toujours » a observé Gutman. « Mais quelque chose de nouveau s’est produit dans les années 1990 par rapport à la manière dont l’armée traitait la “question des femmes”. Les buts poursuivis ont changé. Ils sont passés de “faire le meilleur usage possible du relativement petit nombre de femmes que l’armée avait attirées au fil du temps”, à réaliser ce que le président Clinton et le ministre des armées Togo West ont appelé "une force armée qui ressemble à l’Amérique” ».

Le reste appartient à l’histoire. La « Nouvelle Armée », comme on la nomma ouvertement, était créée, la « culture martiale » oblitérée et remplacée par une sensibilité pleurarde. Ce qui scandalisa Mad. Gutman fut, une fois encore, le total désintérêt manifesté par « les importants » (et quelques importantes) pour « l’état d’esprit et tout ce que ressentirent des soldats, des marins, des Marines et des aviateurs de manières très diverses pendant la seconde moitié des années 1990. »

Cette indifférence crasse est toujours perceptible aujourd’hui et elle se manifeste dans la réaction de la clique dirigeante à l’élan que voulait donner le président Trump à sa politique sur le transsexualisme à l’armée. Quand le sénateur Orrin Hatch, et les dirigeants du GOP qui l’ont épaulé, ont enjoint au président Trump d’abandonner sa politique d’interdiction de la culture du transgenres à l’armée, ont-ils fait preuve du plus minime intérêt pour une « information de bonne foi » sur la manière dont le transsexualisme « la joue au ras du sol » ainsi que le disait Gutman dans son réquisitoire contre la direction politique et militaire de l’année 2000 ?

Ces hyper-planificateurs sociaux se soucient-ils le moins du monde de la manière dont les soldats en chair et en os réagissent, quand un  de leurs camarades de chambrée se met à avoir des seins qui poussent et à battre langoureusement des cils ?  Et comment ces dynamiques superposées affectent les situations de vie ou de mort ?

Cela dit, LGBTQ est sans importance à l’heure qu’il est, dans une armée au bout du rouleau, flinguée par une politique sexuelle punitive, entravée et démoralisée par les besoins des femmes tels qu’interprétés par la direction militaire-et-politique.

 

Quelques femmes de bien.

À la surprise des libéraux, quelques femmes de bien ont protesté. L’ex-membre des Forces Spéciales Catherine Aspy, par exemple. Son compte-rendu, publié par le Reader’s Digest en février 1999, a été cité par Fred Reed dans heretical.com. Aspy, qui « était sortie de Harvard en 1992 et s’était engagée dans l’armée en 1995 », disait ceci :

« J’étais sidérée. L’armée était une vaste garderie pleine de mères célibataires adolescentes, qui la considéraient comme un foyer social. Je prenais l’entraînement au sérieux et j’ai vraiment essayé de me maintenir au niveau des hommes. Je me suis aperçue que je ne pouvais pas. Je ne m’en approchais même pas. Je ne m'étais pas rendu compte que nos différences de capacités physiques étaient si énormes. Il y avait toujours des tas de femmes qui restaient assises pendant les exercices ou qui se déplaçaient avec des béquilles, suite à des blessures qu'elles s'étaient faites à l'entraînement.

« Ils (l’armée) avaient si peur du harcèlement sexuel que les femmes n’avaient pas le droit d’aller nulle part sans être accompagnées d’une autre femme. Ils les appelaient des “copines de combat”. C’était fou. J’avais 26 ans et je ne pouvais pas aller aux toilettes toute seule. »*

 

Châtrée depuis les années 1990

La reprogrammation biologique et le lavage de cerveau, grâce à Rome sur le Potomac, se voyaient déjà clairement dans une série télévisée patronnée par le Pentagone, que diffusa la chaîne VH1 : Military Diaries [« Journaux militaires »], dont j’ai moi-même rendu compte en 2002. Vendu comme « un puissant coup d’œil en direct sur nos héros, leurs histoires et la musique qui les fait vibrer », ce divertissement militaire [« militarytainment »] ne pouvait qu’affermir la résolution de l’ennemi.

Les téléspectateurs étaient accueillis par les balancements de bassin et les seins soubresautants d’une recrue nommée Charlie, qui chaloupait sur la musique, suivi de Laurie, Danielle, Paul, et Jimmie entre autres. Ces recrues du genre pin-up fofolles voulaient que les téléspectateurs sachent que leur « vrai devoir était de fournir une aide humanitaire aux Afghans » (c’est dans le Serment d’Engagement révisé apparemment). Ils tenaient à faire partager leur rêve d’être des « auteurs auto-édités ». Et ils ne faisaient pas mystère de la joie qui était la leur à la perspective de recruter de la main d’œuvre pour des jobs comme « Diversity Awareness Officers » et « Drug and Alcohol Counselors » (soit « agents de sensibilisation à la diversité » et « conseillers en matière de drogues et d’alcool »). Qu’il suffise de dire que le « visage humain » de nos co-étudiants hommes et femmes tenait davantage de la bouillie que du caractère. Les Military Diaries étaient des vidéos destinées à motiver nos ascétiques ennemis musulmans.

Au lieu d’avoir honte de ce credo du laisser-aller, ceux qui étaient au sommet de l’armée et du pays l’ont autorisé, aussi fier d’arborer leurs fantaisies émotionnelles que si on les avait décorés du Purple Heart.

Sans tomber dans les conversations interdites aux mineurs, il me faut quand même dire que les XX dans l’armée ont été une vraie bénédiction pour… l’urologie. La « réforme politique », a vu paraître, depuis les années 1990, quantité de descriptions pittoresques dans les journaux médicaux à propos de l’incontinence et des infections des voies urinaires (IVUs) qui ont empoisonné la vie de nos jeunes femmes en armes dans leurs lieux de déploiement. En plus de leur force physique inférieure, de leur propension supérieure aux névroses et de leur parade sexuelle permanente. Les voies urinaires des femmes souffrent, paraît-il, « en environnements austères ». Les formations d’ISIS, faut-il le dire, ne souffrent, elles, pas du tout d’IVUs parce qu’elles ne s’encombrent pas de femmes.

Quoi qu’il en soit, LGBTQ est une feuille de vigne qui camoufle le fait que l’armée a été châtrée par le style de recrutement des nineties, où on ne s'est donné rien de moins comme but à atteindre qu’une représentation proportionnelle femmes-hommes sous les drapeaux. La position officielle est devenue alors quelque chose comme : « Nous voulons que vous (Mesdames) vous engagiez. Nous voulons que vous restiez parmi nous. Dites-nous ce que vous trouvez trop inconfortable, pour que nous le changions. »

Et ils l’ont fait.

Au bout du compte, l’idée que n’importe qui a le droit de servir dans les institutions du gouvernement va à l’encontre de la nécessité de contenir la croissance et la portée du gouvernement.  

_____________ 

* Ces Messieurs-Dames – Fred Reed surtout – n’ont jamais entendu parler de Jeanne d’Arc, ni des guerrilleras cubaines ou vietnamiennes… Il est vrai que le sujet est peut-être tabou chez les vaincus.

 

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 Ilana Mercer tient une chronique paléolibertaire depuis 1999 et elle est l’auteur de The Trump Revolution: The Donald’s Creative Destruction Deconstructed (Juin 2016) & Into the Cannibal’s Pot: Lessons for America From Post-Apartheid South Africa (2011). Suivez-la sur Twitter, Facebook,Gab & YouTube.

 

Source : http://www.unz.com/imercer/an-x-rated-conversation-about-...

 Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Les commentaires, comme il arrive quelquefois sont encore plus importants que l’article en soi. Nous n’avons pas traduit les 191 générés par ce sujet. [Avis aux anglophones : ne ratez pas les interventions de Pissedoffalese.] On y apprend notamment que les troufions de la valeureuse armée aujourd’hui putschiste se conduisent envers les femmes comme on supposait, après deux dizaines de siècles d’expérience, qu’ils devaient le faire, y compris et même surtout à l’égard des femmes-soldats : comme de gros machos qui violent d’abord et qui demandent parfois votre nom après mais à vrai dire assez rarement. Et ce, de plus en plus désinvoltement à mesure qu’on monte dans la hiérarchie (quelqu’un est surpris ?), et cela, sans exception pour les Noirs. On leur a au moins accordé ça…

Qu’une femme ait été assez bête pour s’engager, soit parce qu’elle est au chômage et aux abois, soit parce qu’elle s’imagine que l’armée va lui servir de marche-pied pour trouver un job de sténo à l’ONU (son rêve) le cursus honorum americanum est toujours le même : couche-toi et ferme ta g…, le bétail femelle est fait pour qu’on s’en serve. Celles qui ne sont pas contentes n’avaient qu’à ne pas se trouver là.

L’article vous aura déjà appris que, dans un pays qui n’a pas les moyens de rembourser leurs aspirines aux pauvres (civils), l’Armée prend à la charge des contribuables les frais d’opération des GI’s qui veulent changer de sexe, et leur suivi psycho-chiatrique et hormonal après. Dans les deux sens. S’il n’y en a que deux.

 

_____________

Les bilingues peuvent voir aussi : https://www.nytimes.com/2017/07/27/opinion/trump-transgen...

Et : https://www.rt.com/uk/396132-ladies-gentlemen-gender-tube...

 

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On est en vacances mais on fait une petite exception pour vous signaler deux articles récemment parus sur le site de notre amie Jo Busta Lally :

 

« AMERIGO » DOIT PARTIR

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https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/08/24/amerigo-doit...

 

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Les vrais chiffres du chômage de juillet 2017 + les délires de Jupiter 1er

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https://jbl1960blog.wordpress.com/2017/08/25/vrais-chiffr...

 

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Mis en ligne le 27 août 2017.

Notre bateau d’aujourd’hui :

História trágica marítima, 1944, Maria Helena Vieira Da Silva

 

 

 

 

21:40 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/08/2017

APRÈS L'ASSOMPTION DE LA SAINTE VIERGE

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Après l’Assomption de la Sainte Vierge

 

En direct de Milan cette fois…

Ce 145 Absolu de l’ère pataphysique (8 septembre de l’ère vulgaire) :

 

On vous attend dans le quartier "ISOLA" de Milan, le 8 septembre vulgaire à 16:00 h, pour fêter avec nous le Nouvel An Pataphysique !
Si vous désirez souper avec nous il faut réserver.
Téléphonez à Marco : 0039 3939140523

 

Si vous y allez, vous êtes censés comprendre l’italien.

 

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Bon voyage !

 

*

Restons dans la culture…

 

Cinéma : faut-il être un trans' pour jouer un trans' ?


Kaoutar Seghrouchni Idrissi – Causeur  15 août 2017

 

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Le métier d’acteur relevait jusqu’à présent du domaine artistique. C’était l’art de la comédie, du théâtre, celui de jouer un rôle, d’entrer dans la peau d’un personnage, d’un autre que soi. Mais l’art n’échappe jamais longtemps à son temps et, comme la musique, le voici à présent envahi par les lobbies divers et variés.

Début juillet, plusieurs associations ont critiqué le choix d’Alec Baldwin pour interpréter, dans Blind, le rôle d’un auteur de nouvelles qui perd la vue après un accident de voiture. On lui reproche, en effet, de jouer le rôle de quelqu’un qu’il n’est pas, un aveugle. La Ruderman Family Foundation, par le biais de son président-fondateur Jay Ruderman, voit d’un mauvais œil qu’un acteur en pleine possession de ses moyens interprète un non-voyant, comparant, dans le L.A. Times, cette situation à celle d’un acteur blanc qui jouerait un personnage noir. Jay Ruderman s’insurge notamment contre le « handicap que l’on enfile comme un costume ».

 

Jouer… à être soi-même

Mais ce qui aurait pu passer pour un phénomène isolé semble être la manifestation d’une tendance émergente. Le 8 août, Libération, toujours à l’affut de ce genre de nouveautés, a reproché à Fanny Ardant de ne pas être… un transsexuel. « On finit par s’agacer à la vue de personnes cisgenres (dont l’identité de genre correspond au sexe assigné à la naissance) portant majoritairement à l’écran cette thématique de transition forte et délicate, écrit le site du quotidien. On est loin d’une mission camouflage Edith Piaf par Cotillard. » Pour interpréter le personnage de Lola, transsexuel algérien, dans le film Lola Pater de Nadir Moknèche, Fanny Ardant aurait donc mieux fait de changer de sexe et, plus dur, d’origine. Ou, tout simplement, de renoncer à sa pige. Pour Libé, mieux vaut appartenir aux LGBT plutôt qu’être une comédienne douée : Fanny Ardant « s’évertue à performer avec tout son barouf de maniérismes plutôt qu’à interpréter une femme trans ».

 


 

Il y a quatre ans seulement, le même journal encensait pourtant Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos pour leur rôle de deux jeunes filles découvrant leur attirance mutuelle dans La Vie d’Adèle. Faute à pas de chance : les deux actrices, dans la « vraie » vie, semblent préférer le sexe opposé. On regrettera donc avec Libé qu’Anthony Hopkins n’aime pas autant la bonne chair que son personnage dans Le Silence des agneaux. Le cannibalisme est une identité comme une autre. Car à en croire les nouvelles critiques d’art, il faut maintenant être le personnage que l’on joue. N’y voyez aucune contradiction !

Source : https://www.causeur.fr/lola-pater-liberation-transsexuell...

 

*

Petit rappel aux mordus de la boîte à piapia.

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Ils ne sont pas qu’exploités, ils sont tués. Et leurs parents aussi.

 

*

Addenda dont on se serait bien passés.

 

La Justice iranienne défie les partis politiques… sauf un

Réseau Voltaire15 août 2017

 

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La Justice iranienne se pose désormais comme un pouvoir capable de défier n’importe quel parti politique.

Hossein Fereydoun, le frère du président actuel cheikh Hassan Rohani, a été arrêté le 16 juillet pour corruption. Il est accusé d’avoir reçu 18 millions de dollars pour placer une personnalité au conseil d’administration de la banque Mellat. Il a été libéré dès le lendemain, après versement d’une caution de 10 millions de dollars.

L’ancien vice-président d’Ahmadinejad, Hamid Baghaei, a été arrêté et incarcéré sans la moindre explication en 2015 et détenu six mois, puis libéré, toujours sans explication. En 2013, il avait été interdit de se présenter à la présidence de la République car jugé « mauvais musulman » (sic) par le Conseil des gardiens de la Constitution.

Hamid Baghaei vient à nouveau d’être arrêté, toujours sans explication, puis relâché après 18 jours d’incarcération et le versement d’une caution de 6 millions de dollars réunie par les adhérents de son parti. Durant sa détention, il avait été hospitalisé et Mahmoud Ahmadinejad s’était vu interdire de le visiter. L’ancien président s’étant plaint de ce traitement, il pourrait être poursuivi pour « insulte à magistrat » (sic), vient d’indiquer le procureur général.

Les partis d’Hassan Rohani et de Mahmoud Ahmadinejad sont à l’opposé l’un de l’autre, les magistrats neutres se plaçant « au dessus de la mêlée ». Cependant, il n’échappe à personne que le chef du système judiciaire islamique, Sadeq Larijani (à droite sur la photo), est le frère du président du parlement, Ali Larijani (à gauche), leader d’une troisième faction politique qui, elle, n’a pas maille à partir avec la Justice.

Source : http://www.voltairenet.org/article197481.html

 

Comme si, lorsque votre pays est attaqué par le plus puissant empire du monde, il ne convenait pas de serrer les rangs, d’unir ses forces pour sauver la mère patrie, de mettre ses ambitions de côté pour reconnaître la dette que l’on a envers ceux qui l’ont servie d’une façon que le monde entier a reconnue comme exemplaire.

 

*

Des Iraniens fuient des persécutions religieuses dans leur pays

Réseau Voltaire15 août 2017

 

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Un peu plus de 500 kurdes convertis au christianisme viennent de fuir l’Iran.

Selon eux, le gouvernement d’Hassan Rohani tolère sans problème les chrétiens de longue date, mais il réprime durement les convertis qu’il considère comme des traitres à l’islam passés sous influence occidentale.

Or, depuis le durcissement politique de l’Iran chiite, de nombreux kurdes iraniens abandonnent l’islam sunnite qu’ils considèrent comme une religion intolérante et cruelle. Ils se convertissent alors à ce qu’ils considèrent comme une autre religion locale, le christianisme.

Ces kurdes ont franchi la frontière et se trouvent donc en Turquie, pays qui ne devrait guère mieux leur convenir. À l’initiative du président Erdogan, l’État confisque un à un tous les monastères et églises du pays.

Source : http://www.voltairenet.org/article197483.html

 

Guerres de religion ? Comme toujours, pour le pouvoir et pour les richesses ! On aurait tant voulu que ce calice à boire jusqu’à la lie leur fût épargné…

 

*

Cadeau de la Sainte Vierge à l'occasion de sa fête ?

 

Le Président sud-coréen : « PLUS DE GUERRE DANS LA PÉNINSULE CORÉENNE ».

Adam Garrie – TheDuran 14 août 2017

Une déclaration énergiquement formulée qui, on l’espère, ne sera pas perdue pour les amis américains de la Corée du Sud.

 

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Le président sud-coréen Moon Jae-in vient d’envoyer, en termes énergiques, un message clair à son allié putatif, les États-Unis, pour lui faire savoir que la Corée du Sud veut éviter à tout prix de relancer une guerre de Corée.

S’exprimant dans la capitale sud-coréenne de Séoul, le président Moon a dit :

 

« Il ne doit plus y avoir de guerre dans la péninsule coréenne. Quels que soient les hauts et les bas auxquels nous ayons à faire face, la situation nucléaire de la Corée du Nord doit être résolue pacifiquement. 

Je suis certain que les États-Unis répondront à la situation actuelle avec le même calme et le même sérieux que nous. »

 

Cette forte déclaration du président Moon montre qu’il persiste dans la politique de désescalade qu’il préconisait dans la campagne qui lui a valu son élection en mai dernier.

Source : http://theduran.com/south-korean-president-no-war-korean-...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

*

CONFIRMATION : La ministre des Affaires étrangères sud-coréenne va rencontrer Lavrov en Russie la semaine prochaine

Adam Garrie – TheDuran 16 août 2017

 

La Corée du Sud et la Russie vont discuter des mesures à adopter pour amener la paix en Asie Orientale.

 

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Un signe de plus montrant que les tensions, dans la péninsule coréenne sont en désescalade : la ministre des Affaires étrangères de Corée du Sud Kang Kyung-wha doit rendre visite à son homologue russe Sergueï Lavrov à Moscou, le 25 août.

L’ambassade de Corée du Sud en Russie a publié une déclaration qui dit :

« Oui, elle (la ministre des Affaires étrangères) se rendra en Russie le 25 août pour y avoir des conversations avec Lavrov. Ils s’entretiendront de toutes les questions qui intéressent les deux pays. »

La Russie continue à promouvoir une désescalade des deux côtés du 38e parallèle dans la péninsule coréenne, laquelle inclut une demande à Pyongyang de cesser ses tests de missiles et son programme d’armement, tout en mettant en demeure la Corée du Sud et les États-Unis de cesser leur propres lancements de missiles dans le Sud. La Russie, en accord avec la Chine, réclame aussi la cessation des livraisons US de systèmes de missiles THAAD à Séoul, ainsi que la fin des exercices militaires conjoints USA-Corée du Sud dans la région sous tension.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a récemment déclaré que son pays veut éviter à tout prix une nouvelle guerre dans la péninsule.

Si la Corée du Sud pouvait se trouver d’accord avec le plan de paix sino-russe, cela serait de bon augure pour une paix à long terme dans la région. La rencontre annoncée des ministres des Affaires étrangères sud-coréen et russe devrait constituer un test décisif à cet égard.

Source : http://theduran.com/confirmed-south-korea-fm-visit-russia...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

*

CONFIRMATION : L’Allemagne soutient le plan de paix sino-russe pour la Corée

Adam Garrie – TheDuran 16 août 2017

 

L’Allemagne continue de s’éloigner de la politique US de plus d’une manière.

 

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Les ministre des Affaires étrangères allemand et chinois Sigmar Gabriel et Wang Yi.

 

Tandis que les tensions dans les relations avec la Corée du Nord commencent à s’apaiser, le ministre des Affaires étrangères allemand, Sigmar Gabriel vient d’ajouter le poids du membre le plus influent de l’Union Européenne au plan sino-russe appelant à une totale désescalade des deux côtés du conflit coréen.

La Russie et la Chine continuent à soutenir un plan élaboré à l’origine par Sergueï Lavrov et Wang Yi, les ministres des Affaires étrangères de Russie et de Chine en juillet de cette année. Le plan appelle la Corée du Nord à mettre un terme à ses essais de missiles et à son programme d’armement secret et en appelle aussi aux États-Unis pour qu’ils cessent toutes livraisons de systèmes de missiles THAAD à la Corée du Sud. La Russie et la Chine ont en outre interpellé les États-Unis, la Corée du Sud et le Japon, pour qu’ils cessent leurs exercices militaires autour de la péninsule coréenne.

Jusqu’à présent, les USA ont de facto rejeté ce plan. Les systèmes THAAD continuent d’arriver et les essais de missiles en Corée du Sud ont persisté après le communiqué conjoint de la Russie et de la Chine.

Récemment, cependant, le pacifique président sud-coréen Moon Jae-in a déclaré qu’il voulait éviter la guerre à tout prix.

Ceci faisait suite à un rameau d’olivier soigneusement formulé de la Corée du Nord aux États-Unis, affirmant que la position de la Corée du Nord était à la limite uniquement défensive.

Et voilà qu'aujourd’hui, l’Allemagne, qui est le membre le plus influent de l’OTAN, prend position en faveur du plan de paix sino-russe.

Le ministre allemand des Affaires étrangères a déclaré ce qui suit, au cours d’une conversation téléphonique avec Wang Yi :

 

« L’Allemagne apprécie à sa juste valeur le rôle important joué par la Chine pour tenter de résoudre la question nucléaire dans la péninsule coréenne. L’Allemagne comprend et soutient l’initiative de la Chine en vue d'un “double gel” des hostilités. »

 

Alors que l’Allemagne a toujours soutenu les actions des USA en Libye, en Ukraine et en Syrie, c’est la première fois qu’elle soutient une proposition considérablement différente à l’égard d’une action militaire US, depuis qu'en 2003 le gouvernement de Gerhard Schröder s’était résolument opposé à la guerre d’Irak de George W. Bush.

La position franchement exprimée de l’Allemagne en faveur des solutions russe et chinoise à la crise coréenne est très probablement motivée par une « fatigue d’Amérique » en train de saisir l’élite politique allemande. Qu’en soient cause les « sanctions » US anti-russes – qui sont perçues en Europe comme une grossière tentative de forcer des pays comme l’Allemagne à acheter très cher du gaz naturel liquéfié importé des États-Unis – ou les mises en demeure de Donald Trump aux membres européens de l’OTAN d’avoir à payer « leur juste part » d’honoraires à l’OTAN, l’Allemagne est graduellement en train de faire entendre une voix indépendante qu'on n'a jamais entendue pendant les années Obama.

Étant donné qu’Angela Merkel et son gouvernement ont de fortes chances de rester en place après les prochaines élections, une Allemagne de plus en plus mal à l’aise avec l’administration Trump va devenir une des principales composantes des relations transatlantiques dans le proche avenir.

Dans le même temps, la communauté des affaires, en Allemagne, a fait savoir de manière de plus en plus ferme qu’elle était favorable à la poursuite d’échanges commerciaux avec la Russie, en dépit des sanctions tant des États-Unis que de l’UE, sanctions qui sont de plus en plus ressenties comme préjudiciables aux intérêts de la puissante communauté des affaires allemande.

C’est là un autre signe montrant que les retombées de la crise coréenne rapidement en train de se calmer auront fait plus pour endommager le prestige des États-Unis que pour changer quoi que ce soit en Corée du Nord.

Source : http://theduran.com/confirmed-germany-supports-the-chines...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

 *

 

Mis en ligne le 16 août 2017.

 

 

 

 

21:14 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/08/2017

EN DIRECT DU BAC À SABLE SOUS LSD /4

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En direct du bac à sable sous LSD

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« Seule la vérité est révolutionnaire »  En hommage à Fidel Castro, pour le 91e anniversaire de sa naissance.

 

À LIRE !

The Nation pulvérise la fable du « Russiagate » qui a servi d’excuse pour imposer encore plus de « sanctions » à la Russie

Alex Christoforou – TheDuran11 août 2017

 

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Le Russiagate restera dans l’histoire comme un des plus gros mensonges jamais inventés par les agences de renseignement US.

The Nation vient juste de publier un article exceptionnel, qui fait table rase de la fable du « Russiagate ».

Nous conseillons vivement aux lecteurs de TheDuran de cliquer sur le lien ci-dessous et de lire tout l’article qui révèle, en détail, le mensonge Hillary-Clinton-État Profond-CND sur la Russie.

Nous sommes certains qu’aucun organe de la presse mainstream ne publiera les faits rapportés par cet article.

 

En voici quelques extraits, tels qu’ils sont rapportés par Patrick Lawrence, dans The Nation.

Il n’y a pas eu de piratage du système du Comité National Démocrate (CND) le 5 juillet de l’année dernière : ni par les Russes ni par personne d’autre. Des preuves scientifiques solides prouvent aujourd’hui qu’il s’est agi d’une fuite, d’un téléchargement exécuté localement au moyen d’une clé-mémoire ou de tout autre dispositif portable de stockage de données. En bref, ce fut ce qu’on appelle « an inside job » (un coup monté) par quelqu’un qui avait accès au système informatique du CND. Ce qui jette un doute sérieux sur le prétendu « piratage » initial, supposé avoir conduit à la publication d’un très grand nombre de documents par Wikileaks l’été dernier.

Un examen judiciaire de documents rendus publics deux semaines avant la fuite du 5 juillet, par une personne ou une entité connue sous le nom de Guccifer 2.0, montre qu’ils étaient frauduleux : avant que Guccifer les mette en ligne, ils avaient été falsifiés, c’est-à-dire découpés et collés dans un modèle de document vierge dont la langue par défaut était le russe. Guccifer a assumé le 15 juin la responsabilité d’une intrusion dans le système CND, intrusion déclarée le 14 juin et proclamée « source de Wikileaks », chose qui était essentielle pour la crédibilité du récit officiel impliquant la Russie dans ce qui allait bientôt devenir une « opération pirate de grande envergure » coulée dans le bronze. Pour dire simplement  les choses : l’examen scientifique judiciaire réduit à néant cette fable.

 

4. guccifer-hillary.jpg

On se rappellera l’arrestation du Roumain Marcel Lehel Lazar, connu sous le pseudo de Guccifer, et  sa condamnation, le 1er septembre 2016, à 52 mois de prison, suivie d’une demande d’extradition vers la Roumanie pour y purger une autre peine avant celle des USA.

 

Pourquoi le CND ne voulait pas remettre ses serveurs au FBI pour examen…

L’expert légal travaille sur les documents publiés par Guccifer 2.0, en se concentrant pour l’instant sur l’intrusion du 5 juillet dans le serveur du CND. Le contenu des fichiers Guccifer est connu – ils ont été publiés en septembre dernier – et n’intéressent pas l’expert. Son travail porte sur les métadonnées de ces fichiers. Les données en question ne sont pas arrivées jusqu’à lui par des moyens clandestins. Simplement, l’expert légal a un accès à ces fichiers que les autres n’ont pas eu. C’est cet accès qui pousse Kirk Wiebe et quelques autres à suggérer que l’expert est probablement quelqu’un appartenant à une agence comme le FBI, possédant un talent et une formation exceptionnels. « L’expert légal a déverrouillé et analysé ce qui avait été les fichiers verrouillés que Guccifer est censé avoir prélevés sur le serveur du CND » a expliqué Skip Folden dans une interview. « Pour y arriver, il lui fallait un “privilège d’accès”, autrement dit une clé ».

 

Qu’est-ce que l’expert – ils l’appellent « Forensicator », nous allons désormais faire de même – a prouvé après avoir tourné sa clé ? Comment ? Qu’est-ce que prouve le travail effectué sur ce qu’il a trouvé ? Comment ?

Les premières trouvailles décisives de Forensicator, rendues publiques dans le journal en date du 9 juillet, concernent le volume du matériel censé avoir été piraté et ce qu’on appelle le taux de transfert – c’est-à-dire le temps que prendrait un piratage effectué de loin [de Russie, ndt]. Les métadonnées ont établi plusieurs faits à ce propos avec une précision minutieuse : dans la soirée du 5 juillet 2016, 1.976 mégabytes de données ont été téléchargés à partir du serveur du CND. L’opération a pris 87 secondes. Cela donne un taux de transfert de 22.7 mégabytes par seconde.

Ces statistiques sont de notoriété publique et elles sont essentielles pour réfuter la théorie du piratage. Aucun fournisseur d’accès à Internet, de ceux auxquels un pirate aurait dû avoir recours mi-2016, n’était capable de télécharger des données à une telle vitesse. Pour aggraver encore cette contradiction, Guccifer a prétendu avoir effectué son piratage depuis la Roumanie, ce qui, pour de nombreuses raisons techniquement appelées delivery overheads [?], devait ralentir la vitesse d’un piratage en l’éloignant plus encore des vitesses maximales possibles.

Quelle est la vitesse maximale possible ? Forensicator a récemment procédé à un test en téléchargeant un volume de données équivalent (et en utilisant une rapidité de transfert qui n’était pas accessible en 2016) d’une distance de 40 miles de son ordinateur, via un serveur qui se trouvait à 20 miles, et il a pu atteindre une vitesse de téléchargement de 11.8 mégabytes par seconde – soit la moitié de ce que l’opération CND aurait nécessité si elle avait été un piratage. D’autres enquêteurs ont élaboré sur cette trouvaille. Folden et Edward Loomis invoquent une étude publiée le 3 août 2016 par www.speedtest.net/reports, qui est très fiable et qu’ils l’utilisent pour leur répertoire. Cette étude indique que les plus grandes vitesses ISP [des Fournisseurs d’accès à Internet], dans la première moitié de 2016, ont été atteintes par Xfinity et Cox Communications. Ces vitesses s’étageaient entre 15 .6 mégabytes par seconde et 14.7 mégabytes par seconde. Des pics de vitesse plus élevés ont été constatés de façon intermittente, mais n’ont quand même jamais atteint les 22.7 mégabytes requis par seconde.

 « Une vitesse de 22.K7 mégabytes ne peut tout simplement pas être atteinte, surtout si nous parlons d’un transfert de données transocéanique » dit Folden. « Si nous nous basons sur les données qui sont en cause, ce qu’on a appelé un piratage est impossible. »  La semaine dernière, Forensicator a rendu public un test de vitesse qu’il a effectué plus récemment. Ce test renforce considérablement ces conclusions. « Un taux de transfert de 23 MB/s (mégabytes par seconde) n’est pas que hautement improbable, mais carrément impossible à atteindre pour communiquer des données Internet à toute distance un peu importante. « De plus, les vitesses de copie locales sont mesurées, et les mesures démontrent que 23 MB/s est un taux de transfert typique quand on utilise une clé USB-2 flash. »

L’horodatage des métadonnées fournit d’autres preuves encore de ce qui s’est passé le 5 juillet. L’enregistrement horodaté du téléchargement montre qu’il a été fait dans le fuseau horaire de l’est à environ 18h45’. Ceci confirme que la personne qui est entrée dans le système du CND se trouvait quelque part sur la Côte Est des États-Unis. Théoriquement, l’opération aurait pu se faire à Bangor ou à Miami ou quelque part entre les deux, mais pas en Russie ni en Roumanie, ni nulle part ailleurs en dehors de la zone EDT. Ajouté aux trouvailles de Forensicator sur le taux de vitesse de transfert, l’horodatage apporte une preuve supplémentaire de ce que le transfert a été opéré localement, puisque les delivery overheads – flux de conversion des données par paquets, séquençage et synchronisation, procédures de vérifications, etc. – dégradent plus ou moins fort les transferts de données par Internet, selon la distance qu’elles doivent parcourir.

En outre, il y a la falsification des documents que Guccifer 2.0 a mis en ligne le 15 juin, lorsqu’il s’est manifesté pour la première fois. Ceci est apparu au grand jour quand les chercheurs ont traversé ce que Folden appelle la couche supérieure des métadonnées de Guccifer et ont commencé à analyser ce qui se trouvait dans la couche inférieure. Ils ont découvert que les cinq premiers fichiers que Guccifer a rendus publics avaient chacun été introduit, via des couper-coller, dans une seule matrice, en les immergeant dans ce qui pourrait passer de façon plausible pour de empreintes russes. Mais ce n’en étaient pas : les marqueurs russes avaient été insérés artificiellement avant la mise en ligne. « Il est clair, » a écrit, dans un rapport sur la question, un autre expert légal qui signe HET, « que les métadonnées ont été délibérément falsifiées et que les documents qui en ont résulté ont été délibérément collés dans un document Word russifié, au moyen de la langue russe et des styles de titres. »

À noter dans ce contexte : la liste des cyber-outils de la CIA que Wikileaks a commencé à divulguer au mois de mars en l’appelant Vault 7 [Chambre forte 7] en compte un appelé Marble [marbre ou bille] qui est capable d’occulter l’origine de documents dans des opérations sous faux drapeau et de laisser des marques désignant ce que la CIA veut montrer du doigt. (Il peut également « désocculter » ce qui a été occulté.) On ne sait pas si cet outil a été utilisé dans le cas Guccifer, mais c’est à ce genre de choses qu’il sert.

 

Voici une chronologie qui impose une logique convaincante à cette succession complexe d’événements :

Le 12 juin de l’an dernier, Julian Assange a annoncé que Wikileaks détenait et allait publier des documents se rapportant à la campagne présidentielle de Hillary Clinton.

Le 14 juin, CrowdStrike, une boîte de cyber-sécurité travaillant pour le CND, annonçait sans en apporter la preuve, qu’elle avait trouvé des logiciels malveillants sur les serveurs du CND et qu’elle avait des preuves que c’étaient les Russes qui les y avaient plantés..

Le 15 juin, Guccifer 2.0 faisait pour la première fois son apparition et assumait la responsabilité du « piratage » déclaré le 14 juin et prétendait être une des sources de Wikileaks. Il mettait alors en ligne les documents falsifiés qui viennent d’être décrits.

Le 5 juillet, Guccifer prétendait à nouveau avoir piraté à distance les serveurs du CND, et l’opération était instantanément décrite comme une autre intrusion attribuable à la Russie. Pratiquement aucun média n’a mis ces affirmations en doute.

 Il ne faut pas cogiter beaucoup pour comprendre la signification de cette séquence. Par son annonce du 12, Assange avisait le CND qu’il lui restait un peu de temps, probablement pas beaucoup, pour agir préventivement contre la publication imminente de documents qui lui seraient préjudiciables. Le CND a-t-il, dans la hâte, sorti Guccifer d’un chapeau, pour créer un cyber-saboteur dont la trace conduise à la  Russie ? Il n’y en a pas de preuve, ni dans un sens ni dans l’autre, mais il est parfaitement légitime de poser la question, dans le contexte de la chronologie des VIPS. Wikileaks a commencé à publier le 22 juillet. À ce moment-là, l’histoire d’une prétendue interférence russe dans le processus électoral de 2016 était déjà bien enracinée. Et en un rien de temps, Assange allait être catalogué « agent russe ».

Selon toute évidence pondérée, la charade officielle prétendant attribuer un effort de piratage systématique à la Russie – les événements de la mi-juin et du 5 juillet de l’année dernière en étant le fondement – est si minable que les contribuables devraient exiger d’être remboursés. Les conclusions de la Communauté du Renseignement – le rapport soi-disant définitif « digne de confiance » – ont été accueillies comme risiblement peu convaincantes lorsqu’elles ont été publiées le 6 janvier. Ray McGovvern les a qualifiées de « honte de la profession du renseignement ». Elles sont vierges de toute preuve du début à la fin, en ce qui concerne quelque événement que ce soit dans lequel la Russie aurait pu être impliquée. James Clapper, l’ancien directeur du Renseignement National, a admis en mai que des analystes « triés sur le volet » de trois agences (et non des 17 mentionnées précédemment) ont rédigé le machin. Il y a une façon de comprendre « triés sur le volet » moins évidente qu’il n’y paraît. Le rapport a été prélevé, de bric et de broc, à l’échelle de l’agence. C’est là la manière dont ces gens nous parlent depuis un an.

 

D’autres mensonges de la CIA et du Renseignement US à propos du Russiagate :

Le FBI n’a jamais examiné les serveurs des ordinateurs du CND, omission qui est au-delà de l’absurde. Au lieu de quoi il s’est fié aux rapports émis par CrowdStrike, firme pleine à ras bord de conflits d’intérêts qui vont bien au-delà du fait qu’elle est employée par le CND. Dmitri Alperovitch, son co-fondateur et directeur technique, est réputé pour sa tenace russophobie. Il est un membre important de l’Atlantic Council, qui souffre du même préjugé. Les problèmes de ce genre sont sans nombre.

 « Nous nous en tenons à notre rapport, » a dit CrowdStrike, quand on lui a montré les résultats d’enquête. CrowdStrike prétend que, le 5 juillet au plus tard, tous les logiciels malveillants avaient été enlevés des serveurs du CND. Mais la présence ou l’absence de logiciels malveillants à cette date est sans signification, parce qu’il est prouvé que l’événement du 5 juillet était une fuite interne et non un piratage. Les logiciels malveillants n’ayant rien à voir du tout avec les fuites, la logique de CrowdStrike paraît singulièrement circulaire.

[…]

Source : http://theduran.com/must-read-the-nation-destroys-the-rus...

Traduction : c.l. pour Le Grosses Orchades

 

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Pour lire (en anglais) dans son intégralité, le très long article de The Nation, c’est ici :

 

A New Report Raises Big Questions About Last Year’s DNC Hack

Former NSA experts say it wasn’t a hack at all, but a leak—an inside job by someone with access to the DNC’s system.

By Patrick Lawrence  - The Nation August 9, 2017

 

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The Democratic National Committee headquarters, October 27, 2016. (Sipa via AP Images)

 

It is now a year since the Democratic National Committee’s mail system was compromised—a year since events in the spring and early summer of 2016 were identified as remote hacks and, in short order, attributed to Russians acting in behalf of Donald Trump. A great edifice has been erected during this time. President Trump, members of his family, and numerous people around him stand accused of various corruptions and extensive collusion with Russians. Half a dozen simultaneous investigations proceed into these matters. Last week news broke that Special Counsel Robert Mueller had convened a grand jury, which issued its first subpoenas on August 3. Allegations of treason are common; prominent political figures and many media cultivate a case for impeachment.

Read more…

Source : https://www.thenation.com/article/a-new-report-raises-big...

 

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Un Shamir comme on les aime

 

Qu’on m’apporte la tête de Jeff Bezos !

Israel Adam Shamir11 août 2017

Entre la plume et l’enclume

 

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Le Wash Post, oui, mais aussi Amazon... et tout le reste.

 

Voici l’appel que Donald Trump devrait lancer ce matin. C’est le bon moment pour frapper un bon coup dans la bagarre contre la Lügenpresse. Tous ses efforts pour retenir le vaisseau en perdition de la société US sont vains, tant qu’il prend l’eau par le fond. Si les Fake News applaudissent toutes les ordures qui le chahutent à chaque nouveau décret présidentiel, que restera-t-il de ses décrets : des curiosités pour collectionneurs. Des dépouilles bizarres de la présidence abrégée de Donald Trump. Les médias spécialisés dans les bobards ont si bien ridiculisé le POTUS que ce colosse à la belle mèche flamboyante a déjà rétréci à la taille d’un petit doigt lilliputien.

 Trump ne peut pas pas s’en tirer par des initiatives en politique étrangère. Oubliez la Corée du Nord, c’est un hérisson : des piquants partout, on ne sait pas par où l’attraper ni pour quoi faire. Tout ce que Kim veut signifier à Trump c’est « je ne suis pas une cible facile, va donc te faire voir ailleurs ». La Corée du Nord est-elle dangereuse ? Seulement pour ceux qui veulent lui marcher sur les pieds.

 Le personnage de P G Wodehouse Mr Mulliner discutait avec le lobby anti-tabac: “Ils viennent me dire que s’ils mettent deux gouttes de nicotine sur la langue d’un chien, l’animal clamse aussitôt ; mais quand je leur demande s’ils ont déjà essayé ce truc enfantin : ne pas mettre de nicotine sur la langue du chien, ils n’ont rien à répondre. Ils sont abasourdis. Et ils repartent en marmonnant qu’ils n’y avaient jamais pensé avant ».

Lire la suite…

Suite : http://plumenclume.org/blog/274-qu-on-m-apporte-la-tete-d...

 

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C’est du 31 et du 4 et ça vient juste d’arriver... Mais c’est Le Saker au mieux de sa forme et mieux vaut tard que pas du tout.

 

Sanctions, fumée et miroirs depuis une école maternelle sous LSD

The Saker – 31 juillet 2017

 

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Les dernières sanctions étasuniennes et la réponse russe en forme de représailles ont provoqué un torrent de spéculations dans les médias officiels et la blogosphère – tout le monde essaie de donner un sens à une situation qui semble n’en avoir aucun. Pourquoi diable le Sénat américain accepterait-il de nouvelles sanctions contre la Russie alors que celle-ci n’a absolument rien fait pour provoquer un tel vote ? À part Rand Paul et Bernie Sanders, chaque sénateur a voté en faveur de ces sanctions. Pourquoi ? C’est encore plus déconcertant lorsqu’on considère que le seul effet important de ces sanctions sera de provoquer une rupture, et même éventuellement des contre-sanctions, entre les États-Unis et l’Union européenne. Ce qui est absolument clair, c’est que ces sanctions n’auront strictement aucun effet sur la Russie et je pense que personne ne s’attend sérieusement à ce que les Russes changent quoi que ce soit à leur politique. Et pourtant, tous les sénateurs, excepté Paul et Sanders, ont voté pour. Est-ce que ça a du sens pour vous ?

Essayons de comprendre ce qui se passe ici.

D’abord un simple rappel : comme tous les politiciens étasuniens, du comté jusqu’au Congrès, les sénateurs n’ont qu’une pensée lorsqu’ils votent : « qu’est-ce qu’il y a là-dedans pour moi ? ». La toute dernière chose dont se soucie vraiment un sénateur américain, ce sont les conséquences de son vote dans la vraie vie. Cela signifie que pour atteindre la quasi unanimité (98%) dans un vote totalement stupide, il y a eu une sorte de lobby vraiment très influent qui a recouru à des « arguments » très puissants pour y parvenir. Gardez à l’esprit que les Républicains au Sénat savaient qu’ils votaient contre les souhaits de leur président. Et pourtant chacun, excepté Rand Paul, a voté pour ces sanctions, cela devrait vous dire quelque chose sur la puissance du lobby qui les a poussés. Donc qui pourrait avoir ce pouvoir ?

Le site Business Pundit : Expert Driven a utilement publié un article qui liste les 10 lobbies les plus puissants à Washington DC. Ce sont (dans le même ordre que l’article original) :

Lire la suite…

 

Source : http://lesakerfrancophone.fr/sanctions-fumee-et-miroirs-d...

 

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La fin des « guerres à bon marché » pour les États-Unis

The Saker – 4 août 2017

 

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Le coup d’État néocon contre Trump maintenant réalisé (du moins dans son objectif principal, la neutralisation de Trump, l’objectif subsidiaire, mettre Trump en accusation et le chasser de sa fonction se maintient pour l’avenir), le monde doit faire face, de nouveau, à une situation très dangereuse : l’Empire anglo-sioniste est en déclin accéléré, mais les néocons sont de retour au pouvoir et ils feront tout et n’importe quoi en leur pouvoir pour stopper et inverser cette tendance. Il n’est aussi que trop évident, à partir de leur rhétorique ainsi que de leurs actions passées, que l’unique « solution » qu’envisagent les néocons est de provoquer une guerre quelconque. Par conséquent, la question urgente actuelle devient celle-ci : « Qui l’Empire va-t-il frapper ensuite ? » Sera-ce la RPDC ou la Syrie ? L’Iran ou le Venezuela ? En Ukraine, peut-être ? Ou les néocons cherchent-ils la guerre avec la Russie ou la Chine ?

Maintenant, bien sûr, si nous supposons que les néocons sont complètement dingues, tout est possible, d’une invasion américaine du Lesotho à une attaque thermonucléaire simultanée sur la Russie et la Chine. Je n’écarte pas du tout la folie (et la dépravation) des néocons, mais je ne vois pas non plus de raison d’analyser ce qui est clairement irrationnel, ne serait-ce que parce que toutes les théories modernes de la dissuasion impliquent toujours un « acteur rationnel » et non un dingue dément courant au désastre suicidaire. Pour nos buts, cependant, je supposerai qu’il reste un semblant de pensée rationnelle à Washington DC et que même si les néocons décident de lancer quelque opération clairement insensée, quelqu’un aux niveaux élevés du pouvoir trouvera le courage de l’empêcher, exactement comme l’a fait l’Amiral Fallon avec son « pas sous ma gouverne ! », ce qui a peut-être empêché une attaque des États-Unis sur l’Iran en 2007. Donc si nous supposons qu’il reste encore un minimum de rationalité, où l’Empire pourrait-il frapper prochainement ?

Le scénario idéal

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Source : http://lesakerfrancophone.fr/la-fin-des-guerres-a-bon-mar...

 

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Petites conséquences des « sanctions ». Et il y en aura d’autres.

 

Vers une reconnaissance de la DNR et de la LNR par la Russie

Editeur RusRéinfo 13 août 2017

 

Le Kremlin envisage cet automne de se retirer des accords de Minsk, de reconnaître les républiques autonomes de Donetsk et de Lugansk et de leur fournir des armes de haute précision, en réponse à la livraison d’armes létales à l’Ukraine par les États-Unis.

Actuellement, alors qu’officiellement les États-Unis ne livrent que des armes défensives à l’Ukraine, le Congrès US presse le Président Trump d’accepter la livraison d’armes létales.

 

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En réalité, ces livraisons ont déjà commencé: Suite à un contrat approuvé par l’administration Obama quelques jours à peine avant l’entrée en fonction de Donald Trump – et après donc son élection à la Maison Blanche, 100 lance-roquettes anti-char PSRL-1 ont été livrés il y a quelques semaines – après plusieurs mois de retard – à la Garde Nationale ukrainienne et au Bataillon néo-nazi Azov, par la société américaine AirTronic.

C’est pourquoi la Russie a décidé d’aller de l’avant et de lancer le processus d’intégration des républiques autonomes dans la Fédération de Russie.

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2017/08/vers-une-reconnaissa

 

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Main courante

FAKE NEWS | De Google au Goolag

ANTIPRESSE 13 août 2017

 

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Cet ingénieur de chez Google avait sans doute pris sa tâche trop au sérieux lorsqu’il rédigea un mémo interne sur le fonctionnement de son entreprise en y épinglant les absurdités d’une approche idéologique du monde du travail.

Le 8 août, au lendemain de la divulgation de son rapport, James Damore était viré séance tenante. Une furieuse bronca médiatique s’en est suivie, où la vérité des faits fut la principale victime.

Deux jours plus tard, face à la publicité faite au cas Damore, Google se plaignait d’être la cible d’une campagne de l’extrême droite.

Or qu’avait réellement écrit — en substance — ce brillantissime jeune ingénieur, formé à Princeton, à Harvard et au MIT ?

1/ que les gens de chez Google souffraient d’un a priori gauchiste qui les rendait sourds aux opinions différentes;

2/ que l’inégalité d’emploi entre les hommes et les femmes pouvait être en partie attribuée à des différences universelles entre les sexes:

3/ que Google pourrait faciliter l’embauche des femmes par des moyens non illégaux plutôt que de pratiquer la discrimination positive.

Les gens normaux y auraient vu une incitation bienvenue à l’ouverture du débat venant d’un chercheur compétent et bienveillant. La hiérarchie de Google — et les médias associés — n’y ont vu qu’un blasphème. Le licenciement express du blasphémateur ne faisant que confirmer la justesse de son diagnostic.

Les médias de grand chemin, CNN en tête, se sont surpassés en matière de distorsions, raccourcis et citations malveillantes. L’accusation capitale de « sexisme » est fondée sur une extrapolation selon laquelle Damore aurait affirmé que « Les femmes sont biologiquement inaptes à la technologie ». Or l’auteur du mémo affirme explicitement le contraire :

« Je ne dis pas (…) qu’on devrait assigner les gens à leurs rôles génériques; je défends l’opposé exact : que les gens devraient être traités en tant qu’individus et non simplement en tant que membres de leur groupe (tribalisme). »

… et autres slogans de la même eau !

Au fait, comment Google en est-elle venue à se croire menacée par l’extrême droite ?

C’est assez logique :

A) La restitution caricaturale des propos de James Damore dans les médias de grand chemin le fait passer pour un sexiste de droite, ce qu’il n’est pas — lui attirant du même coup les sympathies imméritées de l’électorat de base de M. Trump.

B) Les premiers à avoir donné la parole à l’hérétique sont des altermédias hâtivement classés dans l’« alt-right » et l’extrême droite par des médias terrorisés par cette concurrence. En premier lieu Stefan Molyneux [1], qui a réalisé un long entretien avec Damore sur YouTube. Les mêmes proposent également à la lecture le document source, ce que les médias de grand chemin oublient généralement de faire.

Cette « tempête dans un verre d’eau » illustre en particulier la nervosité extrême d’une élite dirigeante dont le divorce avec la réalité est consommé, et qui du coup mène une guerre de religion contre toute manifestation de bon sens. Il est particulièrement cocasse de voir le degré d’aveuglement idéologique dont souffre une entreprise d’information qui se dit à la pointe du « journalisme 2.0 »…

Quant à l’ingénieur licencié, il n’a pas de soucis à se faire pour son avenir. Julian Assange — entre autres — lui a proposé du travail chez WikiLeaks, expliquant que « la censure, c’est pour les losers »

________________   

NOTE

  1. Face à l’étiquetage sommaire dont il est l’objet, le blogueur ironise : « C’est amusant de se voir traiter de “alt right” par 20 médias - pourquoi ne présentent-ils pas simplement mes arguments ? Est-ce qu’ils ne font pas confiance à leur public ? »         

 

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Ce qu’on voulait vous proposer, nous, sur cette affaire  – et qu’on n’a pas eu le temps de vous traduire parce qu’on ne peut pas être au four et au moulin – c’est un article d’un écrivain russe conservateur, qu’on ne connaissait pas mais qui mérite d’être lu et discuté, même si on n’est pas toujours de son avis – Burke ? Beurk ! –. On vous le donne, faute de mieux, tel qu’on l’a trouvé : traduit du russe en anglais.

 

Un nouveau Martin Luther ?

Un conservateur russe sur James Damore

Anatoly KarlinThe Unz Review 9 août 2017

 

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Prosvirnin est l’écrivain le plus talentueux. Limonov est, de loin, la personnalité la plus haute en couleurs. Douguine a été le plus efficace pour assurer sa propre promotion en Occident. Prokhanov est sans doute le plus reconnu de tous en Russie. Galkovski a créé les mèmes les plus puissants. Krylov a fourni l’arome ésotérique.

Et pourtant, de tous les intellectuels de droite de Russie, il n’y a peut-être aucun qui soit aussi unique qu’Egor Kholmogorov.

C’est « un autodidacte qui a beaucoup lu ».

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L’auteur de l’article (Anatoly Karlin) présente « pour notre délectation », ce tout premier papier de Kholmogorov, traduit du russe par un Fluctuarius Argenteus qui ne veut pas dire son vrai nom, et nous en promet d’autres pour l’avenir.

Lire la suite (en anglais)…

 

Source : http://www.unz.com/akarlin/kholmogorov-new-martin-luther/

 

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Le « street art » anti-Google envahit les rues de Los Angeles

 

 

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Mis en ligne le 13 août 2017

 

 

 

 

 

13:11 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/08/2017

EN DIRECT DU BAC À SABLE SOUS LSD /3

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En direct du bac à sable sous LSD

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On comprend d’autant mieux ce qui suit, quand on se souvient de Vladimir Poutine parlant des intentions d’Obama « dont la bureaucratie faisait exactement ce qu’elle voulait » et qui n’y pouvait rien. C’est cette même bureaucratie qui est aujourd’hui occupée à poignarder son Président dans le dos, en le vendant à ses ennemis dont la presse.

Mais s’il est clair que la presse est du côté « demandeur », comme le disent Alex Christoforou et Alexander Mercouris, il est non moins clair qu’on ne lui fait pas de cadeaux : ce qu’elle veut, on ne le lui donne pas, on le lui vend.

C’est donc à de la corruption - des deux côtés et à grande échelle - que s’attaque le Département de la Justice, une corruption qui englobe tout : fonctionnaires fédéraux, FBI, CIA, NSA, NSC et presse « de référence ». Fassent le ciel et tous les diables que les procureurs US réussissent à emboîter le pas à leurs homologues brésiliens, ceux dont parlait tout récemment James Petras (cf. L’Amérique Latine en quête d’alternative). On n’est pas exagérément optimistes, mais qui sait…

 

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Suite…

 

Un aperçu de la manière dont le New York Times pousse des fonctionnaires du gouvernemnt à divulguer des informations sur Trump

Alex Christoforou – TheDuran9 août 2017

 

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Anatomie d’une « fuite » à Washington D.C.

L’attorney General [Ministre de la Justice] Jeff Sessions a fait savoir la semaine dernière que son bureau allait commencer à réprimer sévèrement les fuites, démarche qui comprendrait une révision de la politique du Département de la Justice [DOJ] en matière d’assignations à comparaître à l’égard des organes de presse qui publient des informations sensibles.

Dans une conférence de presse largement télévisée, Sessions a déclaré :

 

« J’ai un message à faire passer à nos amis dans la communauté du renseignement. Le Département de la Justice est ouvert aux échanges. En attendant, voici mon message aux « fuiteurs » éventuels : ne le faites pas. »

 

Dans un article exclusif de Breitbart News, le processus de « fuitage » d’informations entre des organes de presse mainstream – dans ce cas le New York Times – et des fonctionnaires du gouvernement qui ont une dent contre la Maison Blanche de Trump, est porté à la connaissance des lecteurs.

C’est un aperçu fascinant de la manière dont une fuite descend vers ses destinataires. Bien sûr, le New York Times nie toute action répréhensible et toute collusion illégale dans ses méthodes et pratiques.

Breitbart News rapporte :

Des e-mails d’une journaliste du New York Times, qu’elle a envoyés à des fonctionnaires du gouvernement et qui ont été obtenus en exclusivité par Breitbart News, montrent que les employés du journal ne se contentent pas d'accepter les fuites qu'on leur envoie mais qu’ils incitent bel et bien des employés du gouvernement à devenir des fuiteurs. Mieux : les mails démontrent que le Times s’est abouché avec le président d’un syndicat d’employés gouvernementaux pour qu’il encourage et sollicite ces fuites, chose qui peut devenir hautement problématique pour les deux institutions.

« Encore merci d’avoir pris le temps de parler aujourd’hui, » écrit Coral Davenport, « Correspondante Énergie et Environnement » pour le New York Times, dans un e-mail adressé à John O’Grady, du syndicat des travailleurs de l’Environmental Protection Agency (EPA). O’Grady est le président de l’AFGE Council 238 à Chicago, qui représente les syndiqués de l’EPA.

« Comme je l’ai mentionné, je travaille sur une histoire et je recherche des exemples concrets de comportements inhabituels à l’EPA » écrit Davenport, qui poursuit :

« J’ai eu vent de rumeurs de seconde main, mais pour informer sur ces incidents, j’ai besoin de comptes-rendus de première main par des témoins directs. Je recherche par exemple des choses comme des informations qui ne sont communiquées que verbalement quand elles auraient dû historiquement l’être par écrit, de gens à qui on dit de ne pas apporter leurs téléphones ou leurs laptops, ni même de prendre des notes lors de conférences où, dans le passé, ils l’auraient normalement fait ; des témoignages visuels de choses comme un administrateur ou une personnalité politique refusant d’utiliser les e-mails, téléphones ou ordinateurs officiels ; ou tous autres exemples spécifiques de première main de pratiques qui paraissent démontrer un secret ou une absence de transparence sans précédent. »

Breitbart News a cherché à contacter les gens du New York Times pour savoir ce qu’ils en pensaient mais n’a réussi qu’à s’entendre dire par la porte-parole du journal, Danielle Rhoades-Ha, que solliciter des employés du gouvernement pour qu’ils fournissent des indiscrétions était pratique courante.

Breitbart News continue :

« Les e-mails montrent le processus habituel d’un reportage et d’une collecte de faits » nous a répondu Rhoades-Ha dans un e-mail de mardi matin en réponse à notre  demande de commentaires.

O’Grady, le permanent syndical avec qui Davenport s’abouchait par ses e-mails appelant les fonctionnaires du gouvernement à devenir des fuiteurs, n’a pas répondu à la même demande que nous lui avons faite.

Davenport continue, dans sa sollicitation écrite à O’Grady, en disant que s’il réussit à la mettre en contact avec les taupes qu’elle recherche, elle protégera leurs identités.

« Bien que je souhaite parler directement de ces exemples avec des membres du personnel, JE N’AI PAS BESOIN de citer leurs noms, ni aucun détail qui permettrait de les identifier, ni de révéler les sources de l’information, » écrit- encore Davenport. Qui poursuit :

« Nous sommes TRÈS sensibles à la nécessité de protéger les gens qui ont une carrière à préserver et qui acceptent de  nous parler, et nous NE VOULONS PAS mettre l’emploi de personne en danger. Mais, pour être sûrs que nos reportages soient basés sur des faits plutôt que sur des on-dit, nous avons vraiment besoin de faire en sorte que les exemples que nous donnons soient basés sur des expériences de première main ou sur des témoignages visuels, plutôt que sur des rumeurs de deuxième ou de troisième main. »

Davenport fournit alors tous les détails utiles pour la contacter et encourage les gens à lui envoyer des mails ou des textos, ou à l’appeler par téléphone crypté Signal ou WhatsApp. Elle donne son adresse e-mails personnelle et celle à son journal. Breitbart News a rédigé cette information d’après les e-mails publiés ci-dessus, ainsi que toutes les manières de la contacter qu’elle indique.

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Alex Christoforou est un écrivain et journaliste grec, dont l’organe de presse d’information a des bureaux à Nicosie, à Chypre et à Athènes. Il est aussi le rédacteur en chef de TheDuran, Il vit actuellement à Moscou.

Source : http://theduran.com/an-inside-look-at-how-the-new-york-ti...

 

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

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Voici comment il est possible de poursuivre des journalistes qui pratiquent le racolage aux « fuites » dans le cadre du Russiagate.

Alexander Mercouris – TheDuran9 août 2017

 

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Il peut y avoir matière à poursuites, dans le cas où solliciter des indiscrétions est une incitation à violer la loi et à rendre ainsi inopérante la protection traditionnelle assurée aux journalistes par le Premier Amendement de la Constitution sur la liberté de la presse et la Défense de l’intérêt public.

Alors qu’il n’y a jamais eu à mes yeux aucun doute sur le fait que les « fuiteurs » de la bureaucratie US, qui ont fait courir des histoires dommageables sur Donald Trump et son administration, violaient la loi, je présumais, comme la plupart des gens, que les journaux, les autres médias et les journalistes qui publiaient ces histoires ne la violaient pas.

Cela, à cause de la protection que, comme la plupart des gens, je croyais assurée aux journaux, aux autres médias et aux journalistes qui ont publié ces fuites, par le Ier Amendement de la Constitution US (qui protège explicitement la liberté de la presse) et par la Défense de l’intérêt public.

Mais, depuis quelque temps, j’ai commencé à nourrir des doutes, surtout à mesure que la campagne contre Donald Trump et son administration a commencé à prendre de l’ampleur, et que ces indiscrétions sont devenues de plus en plus cyniques et abusives.

Un reportage de Breitbant, évoqué dans un article de TheDuran par mon collègue Alex Christoforou, n’a fait que renforcer ces doutes.

D’après ce reportage, il semblerait que certains journalistes et journaux, dont le New York Times, loin d’être les bénéficiaires passifs de ces indiscrétions, les ont au contraire sollicitées très activement.

Tout en ne me surprenant pas – ni moi ni personne, j’en suis sûr – je trouve que ceci ressemble fort à des journalistes incitant des fonctionnaires publics à violer la loi.

Si  c’était le cas, à moins que cela soit fait dans quelque but réel d’intérêt public, je doute que la protection du 1er Amendement soit d’application. Bien plus : si la sollicitation illégale d’indiscrétions susceptibles de nuire est activement encouragée par les journaux ou autres médias pour lesquels travaillent ces journalistes, je pense qu’il n’est pas inconcevable de penser que nous entrons dans le domaine de la conspiration.

Le point-clé est que – comme je l’ai écrit dans un récent article – les divulgations auxquelles nous assistons depuis l’élection de novembre ne peuvent pas être considérées comme du vrai journalisme d’investigation. Cela ressemble plutôt à une entreprise conjointe de certains fonctionnaires du gouvernement US, travaillant en étroite collaboration avec les médias libéraux pour mettre en difficulté et si possible renverser le Président constitutionnellement élu par le pays.

Je ne suis pas d’accord avec ceux qui nient le besoin d’une enquête de justice en disant qu’elle empêchera le lancement d’alertes. Rien, dans les fuites auxquelles nous avons assisté ces derniers mois, ne ressemble à un lancement d’alerte. Elles n’ont été, au contraire, qu’un cynique exercice de déstabilisation du Président et de son administration, en utilisant les médias pour répandre anonymement, sur lui, des histoires aussi préjudiciables que non corroborées. Ce faisant, elles n’ont pas sauvegardé la démocratie, elles l’ont sapée.

Le vétéran des commentateurs conservateurs Patrick Buchanan est du même avis :

 

« Mais on est en présence d’une histoire infiniment plus importante, dont le Post n’est qu’un petit signe. C’est l’histoire d’une campagne orchestrée, dans laquelle les médias anti-Trump publient des fuites, y compris des fuites criminelles, en provenance du FBI, de la CIA, de la NSA et du NSC, pour renverser un Président que les médias de la Beltway et leurs collaborateurs du Deep State méprisent et veulent détruire.

« Trump s’est-il associé avec Poutine pour battre Clinton ? exigent de savoir les médias de la Beltway, tandis qu’eux-mêmes s’associent tous les jours avec des criminels de l’État profond pour renverser le président des États-Unis. »

(C’est moi qui souligne.)

 

Ceci est une zone relativement complexe du droit – le cas qui fait jurisprudence aux USA semble être Brandenburg vs. Ohio – et je ne doute pas que les journalistes qui ont sollicité des fuites, et les journaux ou autres médias qui les emploient (et, bien sûr, leurs avocats) trouveront beaucoup à dire pour leur défense.

Il est non moins certain que si le Département de la Justice est persuadé qu’il y a légalement matière à poursuites contre des journalistes, ses poursuites devront sans doute être portées devant des tribunaux situés dans les états où les dits journalistes habitent et travaillent.

Comme ces endroits se trouvent, pour leur très grande majorité, sur les côtes est et ouest du pays – là où la fronde contre le Président est la plus virulente – le Département de la Justice aura probablement du mal à obtenir des condamnations devant les tribunaux de ces états.

Néanmoins, et malgré ces réserves, la possibilité de poursuites criminelles contre les journalistes, et peut-être contre les médias qui se sont engagés dans cette campagne d’« informations » préjudiciables au Président, ne me paraît pas aussi tirée par les cheveux qu’elle semblait l’être encore il y a peu.

 

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Alexander Mercouris est un écrivain grec spécialisé dans les questions internationales, qui vit à Londres et porte un intérêt particulier à la Russie et au droit. Il a beaucoup écrit sur l’espionnage de la NSA et les événements d’Ukraine, sous l’angle des droits humains, du droit constitutionnel et du droit international. Il a travaillé pendant douze ans comme avocat  pour les Cours Royales de Justice de Londres, plaidant surtout des affaires liées aux droits humains et au droit constitutionnel. Sa famille joue depuis plusieurs générations un rôle éminent dans la politique grecque. Il est aussi conférencier et intervient souvent à la télévision britannique en qualité de commentateur.

 

Source : http://theduran.com/heres-why-it-may-be-possible-to-prose...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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M. Rosenstein contrôle peut-être le Département de la Justice et l’enquête du Conseiller Spécial Mueller, mais il ne contrôle pas le FBI, qui semble contrôlé par M. Mueller.

 

Un raid d’agents du FBI sur la maison de Manafort, ex-chef de campagne de Donald Trump

Sputniknews 9 août 2017

 

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Le FBI a investi en force la maison de Paul Manafort, directeur de la campagne électorale de Donald Trump, pour y effectuer une perquisition sous mandat. Cette perquisition entrait dans le cadre de l’enquête sur le « Russiagate » diligentée par le procureur Mueller.

« Les agents du FBI sont arrivés sans avertissement à la maison de Manafort le 26 juillet avant l’aube, pour y rechercher des documents et d’autre matériel » rapporte le Washintgton Post, qui cite [sans les nommer, ndt]  « des personnes en rapport avec l’enquête ».

Un porte-parole de Manafort a confirmé ces déclarations du Post, en précisant que Manafort avait toujours coopéré avec les forces de police, y compris lors de cette descente sur sa maison par les agents du FBI.

Cette descente a eu lieu juste un jour après que Manafort ait rencontré volontairement le Comité du Renseignement du Sénat et lui ait remis tout ce qui était susceptible d’être considéré comme se rapportant à l’enquête sur la prétendue intervention russe.

Le reportage [du Post] dit que la signification des archives saisies par les agents du FBI qui travaillent pour le Conseiller Spécial Robert Mueller n’était pas claire.

Robert Mueller, ex-directeur du FBI est en train de conduire une enquête indépendante sur le prétendu rôle joué par la Russie dans l’élection US de 2016 et sur la collusion supposée entre la campagne de Trump et Moscou.

La Russie a nié avoir interféré dans le vote, en insistant sur le fait qu’elle ne s’occupe pas des affaires intérieures des autres pays.

Trump a lui aussi rejeté avec force les accusations selon lesquelles sa campagne aurait été conduite avec le concours de Moscou, et il a qualifié l’enquête de Mueller de « chasse aux sorcières ».

Source : https://sputniknews.com/us/201708091056321300-fbi-manafor...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

Rappelons quand même que l’avocat et très célèbre lobbyiste (« spin doctor ») Paul Manafort a été, avant de diriger la campagne de Donald Trump, le conseiller de plusieurs autres hommes d’État, dont Ferdinand Marcos, Mobutu Sese Seko, Edouard Balladur et… Petro Porochenko, après les événements d’Ukraine que l’on sait.

Quel rapport avec la Russie ? Eh, c’est que l’Ukraine, c’est vraiment très près de la Russie vous savez.

 

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On se croirait en France juste avant Thermidor ! Non qu’on puisse comparer Donald Trump à Maximilien Robespierre, mais les mœurs scélérates sont partout et de tous temps les mêmes. Nihil novi sub sole.

Bien plus près de nous, n’est-ce pas de cette façon – celle du New York Times et du Wash Post – que le Canard enchaîné a obtenu et divulgué, sur François Fillon, des indiscrétions qui lui ont été préjudiciables, mais qui ont en revanche permis le déroulement sans encombre de la révolution colorée en marche ?

 

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Mis en ligne le 11 août 2017.

 

 

 

 

 

01:03 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/08/2017

EN DIRECT DU BAC À SABLE SOUS LSD /2

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En direct du bac à sable sous LSD

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Après le coup d’État, quoi ?

Pat BuchananThe Unz Review 8 août 2017

 

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Que la présidence Trump soit sous attaque est indéniable.

Alors que le Président Donald Trump s’envolait en août vers son club de Jersey, on apprenait que le Conseiller Spécial Robert Mueller III avait constitué un grand jury et que des assignations à comparaître allaient être envoyées à la famille de Donald Trump et aux associés de sa campagne électorale.

Les jurés seront tirés d’un groupe de citoyens d’une ville où Hillary Clinton a ramassé 91% des voix et Trump 4%.

Les inculpations que Mueller veut, Mueller les obtient.

Grâce aux médias qui ne cessent de l’éreinter avec sauvagerie, la cote de popularité de Trump est à 33% d’après un récent sondage de l’université de Quinnipiac et en dessous de 40%,  selon la plupart des autres.

Avant même que Trump ait quitté D.C., le Washington Post a publié des transcriptions de ses conversations téléphoniques avec les dirigeants du Mexique et de l’Australie.

Même les anciens de l’administration Obama en ont été sidérés.

Donc, il est temps de poser la question : si cette ville fait tomber Trump, le reste de l’Amérique se réjouira-t-il ?

Quelle sera la réaction dans les endroits qu’on survole quand on va ailleurs, dans tout le reste du pays, ce pays où demeurent les « déplorables » qui produisent les soldats pour combattre dans nos guerres ? Porteront-ils un toast à la « presse libre » qui aura abattu le président qu’ils ont élu et en qui ils avaient placé tant d’espoirs ?

Je parie pour une réaction d’amertume, de cynisme, de désespoir, le sentiment que les dés sont pipés, que quoi qu’ils fassent, on ne les laissera jamais gagner. Si Trump est renversé, la démocratie américaine sera laminée. On y verra une imposture. Et le contrecoup empoisonnera notre politique au point qu’il faudra une attaque de l’extérieur comme celle du 11 septembre pour nous réunir.

Nos médias bombent le torse et posent aux défenseurs de la démocratie, aux champions de la vérité, qui nous protègent 24 heures sur 24 de la tyrannie. Mais, a moitié de la nation voit déjà dans les médias le bras armé propagandiste d’un establishment libéral que le peuple n’en finit pas de rejeter.

Considérez la publication, par le Post, de la transcription des coups de fil de Trump avec le Président du Mexique et le Premier ministre d’Australie.

Quand le reporter Greg Miller a obtenu ces transcriptions, ses rédacteurs en chef, sachant qu’elles feraient du tort à Trump, les ont plaquées en première page.

En faisant cela, le Post se laissait utiliser par un espion coupable d’agissements déloyaux et peut-être même criminels. Et pourtant, le Post a accepté de le protéger et refuse de dévoiler l’identité du haineux anti-Trump. 

C’est ça que nous faisons, dit le Post. Les gens ont le droit de savoir si le président Trump dit une chose dans des meetings, à propos du Mexique qui doit payer pour le mur, et une autre chose au président du Mexique. C’est une bonne histoire.

Mais on est en présence d’une histoire infiniment plus importante, dont le Post n’est qu’un petit signe. C’est l’histoire d’une campagne orchestrée, dans laquelle les médias anti-Trump publient des fuites, y compris des fuites criminelles, en provenance du FBI, de la CIA, de la NSA et du NSC, pour renverser un Président que les médias de la Beltway* et leurs collaborateurs du Deep State méprisent et veulent détruire.

Trump s’est-il associé avec Poutine pour battre Clinton ? exigent de savoir les médias de la Beltway, tandis qu’eux-mêmes s’associent tous les jours avec des criminels de l’État profond pour renverser le président des États-Unis.

Et si un coup d’État silencieux est en train de se dérouler par les soins d’un régime que les Américains ont rejeté en 2016, se servir de fuites sécuritaires et de l’arme létale d’un Conseil Spécial pour invalider le résultat d’élections, cela ne mérite-t-il pas autant d’être publié que ce que Trump a dit à Pena Nieto ?

Les gens n’ont-ils pas le droit de savoir qui sont les serpents qui collaborent avec la presse « Jamais-Trump » pour faire tomber le chef de leur État ? Est-ce que découvrir l’identité des scélérats de l’État profond n’est pas le genre d’histoire sur lequel tous les reporters devraient se jeter ?

Si Greg Miller est obligé de protéger sa source, très bien. Mais pourquoi les autres journalistes ne révèlent-ils pas son identité ?

La réponse s’impose d’elle-même. Nous sommes en présence d’une entreprise collaborative où tout le monde protège les sources de tout le monde, parce qu’ils ont tous le même but : se débarrasser de Trump. S’il faut, pour y arriver, s’associer à des criminels, pas de problème.

Le Département de la Justice va jusqu'à faire un compte-rendu détaillé des fuites, et Ben Wizner, de l’ACLU [Union Américaine pour les Libertés Civiles] frôle l’attaque d’apoplexie : « Tout Américain devrait être inquiet de la menace que représentent l’administration Trump et ses efforts croissants contre les lanceurs d’alertes et les journalistes. Réprimer les fuites, c’est museler la presse libre et mettre en danger la démocratie ».

C’est une façon de le dire. Une autre est que certains de ces « lanceurs d’alertes » sont des criminels politiques, qui rejettent le verdict de l’électorat américain de 2016 et ont entrepris de le subvertir.

Et si, comme l’affirme Wizner, s’opposer à leur omertà s’apparente à « museler la presse libre et à mettre en danger la démocratie », il n'est pas étonnant que la presse libre et la démocratie soient à ce point tombées en discrédit dans le monde entier.

En s’associant, les médias aux ordres, l’État profond et les hommes de main du Procureur Spécial a qui on a donné le champ libre peuvent réussir à faire tomber encore un autre président. Ce faisant, ils donneront raison à John Adams :

« La démocratie ne dure jamais longtemps. Elle se détériore toujours rapidement, s’épuise et s’assassine elle-même. Il n’a encore jamais existé une démocratie qui ne se soit pas suicidée. »

_________________ 

* « Inside the Beltway » est une locution américaine utilisée pour caractériser les matières qui sont ou qui paraissent importantes, surtout au gouvernement fédéral, à ses fonctionnaires, à ses fournisseurs militaires, à ses lobbyistes et aux médias alignés, par opposition aux priorités et aux intérêts de la population des USA en général.

 

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Patrick J. Buchanan est un journaliste et homme politique américain, commentateur politique sur la chaîne MSNBC, cofondateur du magazine The American Conservative et cofondateur de la fondation paléo-conservatrice The American Cause. Il est l’auteur d’un nouveau livre, Nixon’s White House Wars : The Battles That Made and Broke a President and Divided America Forever (« Les guerres de Nixon à la Maison Blanche : les batailles qui ont fait et brisé un président et divisé l’Amérique pour toujours»)

Source : http://www.unz.com/pbuchanan/after-the-coup-what-then/

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Cependant…

 

Le Procureur-général adjoint des USA Rosenstein sur le Russiagate : « on ne va pas à la pêche aux indices culpabilisants » ; « l’assignation devant un Grand Jury est une procédure normale » ; « il n’y a pas d’accusation en vue ».

Alexander Mercouris – The Duran 7 août 2017

 

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Le Procureur Général Adjoint Rosenstein verse de l’eau froide sur les bruits d’une mise en accusation imminente par un Grand Jury et sur des investigations tous azimuts dans les affaires personnelles de Donald Trump

Le Procureur Général Adjoint Rod Rosenstein – l’homme qui supervise l’enquête « Russiagate » du Conseiller Spécial Robert Mueller – a accordé une interview à Fox News, au cours de laquelle il a tenté – dans les limites de son devoir de réserve pour ce genre de procédure – de jeter un peu d’eau froide sur les comptes-rendus surchauffés de ces derniers jours.

Sur le sujet du Grand Jury, il a refusé avant tout de dire si oui ou non il y en a un de convoqué (comme je l’ai dit précédemment, une fuite venue de très haut, dont a bénéficié le New York Times, a montré que ce n’était pas le cas).

WALLACE : Nous avons appris cette semaine que le Conseiller Spécial Robert Mueller porte cette affaire devant un grand jury. Je sais que vous ne pouvez et ne voudrez pas parler des détails de cette affaire, mais, en règle générale, est-ce que le fait qu’un procureur porte une affaire devant un grand jury signifie qu’une mise en accusation est probable ?

ROSENSTEIN : Chris, je... vous avez raison de dire que je ne vais pas commenter cette affaire. Je ne vais ni commenter ni vous dire si le Directeur Mueller a ou n’a pas convoqué un grand jury. Vous savez, on lit des tas de choses sur les enquêtes criminelles dans les journaux et certaines de ces histoires sont fausses…

Lire la suite en anglais…

Source : http://theduran.com/rosenstein-russiagate-no-fishing-expe...

 

En résumé :

Interrogé par Chris Wallace de Fox News, le Deputy Attorney General Rod Rosenstein explique en quoi consiste l’enquête actuellement en cours sur le « Russiagate », ce que signifie l’assignation devant un « Grand Jury », ce qu’est exactement un « Grand Jury » et à quoi il sert. Il précise qu’il a donné au Procureur Robert Mueller une tâche précise, au-delà de laquelle il ne peut pas aller : découvrir s’il y a eu ou non collusion entre Donald Trump et les Russes pour influencer l’élection. Il n’est pas question que le Procureur « aille à la pêche » dans les affaires du Président ou de sa famille pour étendre l’enquête au-delà de ce but précis (ce que les merdias US et européens ne cessent de claironner partout, en allant jusqu’à annoncer l’arrestation imminente de Donald Trump).

Il en ressort qu’apparemment le Département de la Justice avance prudemment dans la tâche qui lui a été confiée et n’entend pas se laisser dicter un comportement illégal par une faction, quelle qu’elle soit.

On ne peut qu’espérer que tout ceci soit vrai.

Et rappeler que Rod Rosenstein est l’auteur du mémo qui a permis à Donald Trump de limoger le directeur du FBI, James Comey.

 

c.l. pour Les Grosses Orchades 

À suivre…

 

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Ceci est entièrement en anglais, parce qu’on n’est pas des idoles hindoues, on n’a pas seize bras. Pour les au moins bilingues, donc, cette histoire pas piquée des vers…

 

The Tale of the Brothers Awan

Debbie Wasserman-Schultz in the middle of a new scandal

Philip Giraldi – The Unz Review8 août 2017

 

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http://www.unz.com/pgiraldi/the-tale-of-the-brothers-awan/

 

Précisons que Debbie Wasserman-Schulz est un membre important de la faction Clinton

 

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Une femme après  un noir ? Et pourquoi pas une femme noire ?

 

Maxine Waters est prête à destituer le Vice-Président (des États-Unis) Poutine

Alex Christoforou – The Duran 7 août 2017

 

Pour les non-initiés, Maxine Waters est une représentante de Los Angeles, qui fait ou laisse dire qu’elle sera candidate à la présidence des États-Unis en 2020. C’est, elle aussi, une très proche de Hillary Clinton. LGO.

Maxine Waters est allée au talk show de potins de gauche « The View », pour y répandre un peu plus de sa rhétorique insane sur la nécessité de destituer Donald Trump.

Hélas pour l’extrêmement corrompue et très riche (quoiqu’intellectuellement déficiente) membre du Congrès, faire une distinction entre deux mots commençant par un « p » s’avère parfois difficile. C’est ainsi qu'elle a déclaré fermement qu’une fois Trump destitué, « le Vice-Président Poutine y passera ». Elle voulait parler de Mike Pence. Pas grave.

 


 

Source : http://theduran.com/maxine-waters-is-ready-to-impeach-us-...

 

Traductions : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Quinze jours auparavant, la même dame avait fait la joie d’autres téléspectateurs en s’en prenant imprudemment à Tucker Carlson

 

Tucker Carlson fait paniquer Maxine Waters en révélant son train de vie

Alex Christoforou – The Duran 24 juillet 2017

 

Maxine Waters s'est avisée de déblatérer sur le célèbre animateur. Carlson n’a pas laissé passer. Il s’est mis à révéler méthodiquement quel genre de vie était celui de sa détractrice, « qui s’amuse à jeter des pierres aux gens, d’une maison de verre à 4.5 millions de dollars ».

Il a fait remarquer que cette Congresswoman qui pousse à la guerre avec la Russie, qui n’a que les mots de justice et d’éthique à la bouche, et qui n’arrête pas de parler de la corruption de Trump et de l’ingérence de Poutine, vit elle-même sur un assez grand pied. Il s’est demandé à voix haute comment une simple fonctionnaire des États-Unis a pu amasser la fortune qui est la sienne et s'offrir un manoir de 6.000 pieds carrés dans un des quartiers les plus huppés de Los Angeles.

La seule réponse que Waters ait réussi à déterrer, lorsque Carlson a décrit son train de vie à L.A. a été de jouer la carte du racisme – tactique habituelle de la « gauche » libérale, à chaque fois qu’ils ne trouvent rien à répondre – alors qu’elle-même venait de s’en prendre assez vulgairement à Ben Carson, ex-candidat à la présidence et actuel ministre (noir) du Logement de Donald Trump.

Du coup, un certain nombre de critiques se sont mis à dire ouvertement ce qu’ils pensent des finances de Waters, qui leur paraissent un peu inconvenantes, si pas criminelles et corrompues.

Elle aurait peut-être gagné à se taire Maxine.

 


 

Source : http://theduran.com/maxine-waters-panics-as-tucker-carlso...

 

Traductions : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Ce n’est évidemment pas de l’ingérence…

 

La Russie accuse les États-Unis d’essayer de fomenter une guerre en Transnistrie

Adam Garrie – The Duran 7 août 2017

 

Un conflit qui était dormant depuis 1992 pourrait être réactivé par les États-Unis, vient de faire savoir le Vice-Premier ministre de Russie.

 

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Le Vice-Premier ministre de Russie, Dmitry Rogozin vient d’accuser les États-Unis d’essayer de rallumer un conflit en Transnistrie, une région enclavée auto-gouvernée, prise en sandwich entre les frontières actuelles de la Moldavie et de l’Ukraine.

Depuis 1990, la Transnistrie s’est considérée comme indépendante de la Moldavie.

La position de la Transnistrie a toujours été précaire. Avant l’effondrement de l’URSS et avant que la Moldavie devienne un état indépendant, la Transnistrie s’était proclamée république soviétique souveraine en 1990, sous le nom de République Socialiste Soviétique moldave du Dniestr.

Quand la Moldavie est devenue indépendante en 1991, elle a réclamé la souveraineté sur la Transnistrie.

Une guerre s’en est suivie, qui s’est conclue sur un fragile cessez le feu en 1992. La question est restée largement irrésolue.

Entre 1924 et 1940, la Transnistrie a fait partie de la République Socialiste Soviétique Autonome de Moldavie, à l’intérieur de l’Ukraine soviétique. La Moldavie, incluant la Transnistrie, est devenue une République Socialiste Soviétique proprement dite en 1940, bien qu’une grande partie du pays ait été brutalement occupé par le Reich, pendant les premières années de la Grande Guerre Patriotique.

Aujourd’hui, le Vice-Premier ministre russe Dimitry Rogozin a fait savoir ce qui suit :

 « Les Américains sont occupés à entraîner des forces d’opérations spéciales de la République de Moldavie, en prévision d’un conflit armé avec la Transnistrie».

La Moldavie fait actuellement face à une situation politique bloquée, avec une Assemblée législative contrôlée par des partis généralement pro-occidentaux et le Président du pays, Igor Dodon, qui est au contraire en faveur de bonnes relations avec la Russie. Si les États-Unis décident de provoquer un regain de violence en Transnistrie, cela sera infiniment préjudiciable à la sécurité dans la région.

La Russie vient donc de prendre une initiative proactive, en avertissant le reste du monde des conséquences prévisibles de ce développement.

Source : http://theduran.com/russia-accuses-us-trying-foment-war-t...

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Mis en ligne le 9 août 2017.

 

 

 

 

18:36 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/08/2017

EN DIRECT DU BAC À SABLE SOUS LSD

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En direct du bac à sable sous LSD

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Ceci est le premier de (sans doute) plusieurs posts, car l’inventivité des cinglés est sans bornes, et nombreux sont ceux qui observent ses progrès avec ce qui ressemble de plus en plus à de la terreur.

 

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Les « sanctions » russes et la répression qui vient pour les Américains

Daniel McAdamsThe Ron Paul Institute 3 août 2017

 

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La semaine dernière, j’ai écrit un article et accordé une interview pour expliquer que, d’après la lecture que j’en fais, dans le nouveau projet de loi sur les sanctions contre la Russie qui vient d’être signé par le président Trump, il se trouve une mesure qui ouvre la porte à la répression sévère de certains médias alternatifs, par le gouvernement américain. L’article 221 de la « Loi sur les sanctions à adopter pour lutter contre les ennemis de l’Amérique » permet en particulier de punir les « personnes » qui « entre(rai)ent en contact avec des secteurs du renseignement ou de la défense du gouvernement de la Fédération de Russie ».

À première vue, on peut penser que c'est moi qui vois dans ce texte des choses qui n’y sont pas, mais depuis douze ans que je scrute les lois votées par le Capitole (Congrès),  je puis vous assurer que ces lois ne sont jamais rédigées de façon claire et indiscutable. Il y a toujours quelque chose à lire entre les lignes, et, dans ce cas-ci, il nous faut prendre en considération toutes les fois où le directeur  de la CIA et d’autres hauts fonctionnaires de la communauté du renseignement US ont essayé de faire croire que les chaînes d’information étrangères comme RT ou Sputnik News ne sont pas protégées par le Premier Amendement sur la liberté de la presse, parce qu’elles ne sont que des outils de propagande au service de services secrets étrangers.

On se rend compte, avec l’atmosphère qui règne aujourd’hui et l’hystérie anti-russe qui s’est répandue comme une épidémie de typhoïde, à quel point ce genre de notion serait facilement gobée par le plus grand nombre des Américains. Au secours ! Les Rouges grouillent sous nos lits et les Russkies ont fait main basse sur nos stations de radio !

Je ne crois pas que la répression ne s’en prendra qu’aux organes de presse financés par le gouvernement russe comme RT et Sputnik. Une fois qu’on en aura fini avec les fruits qui pendent aux branches les plus basses, on voudra cueillir les autres et la deuxième vague de la répression s’attaquera aux organisations qui osent s’intéresser à ce que fait la Russie, qui ne sont pas financées par des gouvernements mais qui contestent la ligne officielle du gouvernement US pour qui la Russie est notre ennemi numéro un, et qu’il faut renverser le gouvernement russe. Des sites alternatifs privés à grande audience comme The Duran et Russia Insider ont beaucoup de chances d’être les prochains sur la liste des traîtres à abattre, c’est-à-dire à traîner devant les tribunaux.

Trop tiré par les cheveux à votre avis ? Considérez les choses de la manière suivante (je peux vous assurer que c’est ce que font les néocons) : si le gouvernement russe et RT sont opposés aux sanctions et si vous vous exprimez via un site Web qui est lui aussi opposé aux sanctions contre la Russie, est-ce que vous ne faites pas le jeu des services secrets russes ? Est-ce que vous ne cherchez pas à influencer vos lecteurs de la manière qu’ils souhaitent ? N’êtes-vous pas « en contact » avec eux, même si ce n’est que de loin, via les ondes d’une radio ?

Et après cette deuxième vague, vous pouvez être sûrs qu’une autre poussée répressive suivra, contre d’autres médias alternatifs qui n’ont rien à voir nonj plus avec la Russie, mais qui s’opposent à la politique étrangère interventionniste US : ZeroHedge, Lew Rockwell, Ron Paul Institute, ConsortiumNews, etc.

C’est dingue d’après vous ? N’oubliez pas ceci : cette guerre contre nous a commencé dès l’année dernière, exactement quand le Washington Post a consacré sa « une » à un article accusant tous les sites que je viens de nommer d’être des « agents russes ».

 

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« Russian propaganda effort helped spread ‘fake news’ during election, experts say »

 

Et après ceux-là, qui d'autre ? Allez-vous aux nouvelles sur certains de ces sites alternatifs ? Transférez-vous autour de vous des articles qui s’opposent à la politique US de « sanctions » contre la Russie ? Vous « entrez en contact ». Vous serez soumis aux peines prévues par la « Loi sur les sanctions à adopter pour lutter contre les ennemis de l’Amérique », qui a désormais force de loi.

Vous pourriez dire que ça ne tient pas debout.  Que le gouvernement ne va jamais s’amuser à dresser des listes de suspects et à persécuter des organes d’information privés juste parce qu’ils ne respectent pas les prescriptions des néocons de Washington !

Peut-être pas encore. Mais c’est pourtant ce que sont en train de faire des organisations « non gouvernementales » subventionnées par le gouvernement.

Le Plan Marshall allemand d’aujourd’hui a beaucoup moins à voir avec l’Allemagne qu’il ne l’avait lorsqu’il a été fondé après la Deuxième Guerre mondiale. À l’heure actuelle, il est financé principalement par le gouvernement des États-Unis et ceux d’états alliés (pays baltes russophobes surtout), par des fondations néoconservatrices dont c’est la raison d’être, et par le complexe militaro-industriel. Grâce à son programme à la consonance bizarrement soviétique, « Alliance pour la protection de la démocratie », ce Plan a lancé un projet qui s’appelle « Hamilton 68: un nouvel outil pour traquer la désinformation russe sur Twitter ».

 

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Illustration du projet sur le site web « Hamilton 68 » (admirons le néo-soviétique à casquette en train de lancer ses tweets rouges sur le monde libre apeuré...)

 

Ce projet contrôle 600 comptes Twitter dont le Plan Marshall allemand prétend qu’ils sont des « comptes qui travaillent à promouvoir l’influence de la Russie et qui poursuivent ses objectifs de désinformation ». Quels comptes contrôle-t-il ? Il ne veut pas nous le dire. Comment choisit-il ceux qu’il entend surveiller ? Il ne veut pas nous le dire. Dans quel but ? Eh bien, c’est ça qui fait le plus peur : il ne veut pas nous le dire non plus.

N’est-il pas ironique qu’un machin appelé Plan Marshall Allemand se serve des tactiques de la Stasi pour réduire au silence aux États-Unis les médias alternatifs et les opinions non conformes ?

Donc, que fait au juste le projet « Hamilton 68 » ? Selon ses propres termes et en premier lieu, il « affiche les tweets des sites officiels de la propagande russe en anglais, avec un court article sur les thèmes de la journée», en précisant « “Ceci est la messagerie apparente de la Russie” ».

Mais ça va plus loin que ça. Car il dépiste et engrange des informations sur d’autres gens ou sites qui n’ont aucun lien avec la Russie, mais qui, « de leur propre initiative, répètent fidèlement et amplifient les thèmes russes ». C’est ce que le Plan Marshall Allemand appelle «le deuxième échelon du réseau des propagateurs de désinformation».

Que fait ce « réseau » de personnes qui n’ont pas de lien avec la Russie mais qui amplifient les « thèmes » russes ?

Il « reflète les priorités de la messagerie russe, mais ça ne veut pas dire que chaque nom ou lien affiché par le tableau de bord soit pro-russe. Le réseau propage parfois des histoires que la Russie aime bien ou relaie des gens qui partagent les vues de la Russie sans lui être formellement rattachés ».

Ainsi, d’après l’alliance soi-disant créée pour protéger la démocratie, vous ne savez sans doute pas vous-mêmes en la faisant que vous faites la propagande de l’État russe !

Est-ce que vous voyez ce qu’ils sont en train de faire ? Ils sont en train de se servir de l’argent du gouvernement US (et d’autres) pour éliminer tout organe d’information ou individu qui ose dévier de la ligne politique officielle des néocons sur la Russie, la Syrie, l’Ukraine, etc. Ils sont partis pour éliminer toute espèce d’information qui conteste les lubies des néocons. En la criminalisant.

En fait, ils admettent qu’ils veulent bâillonner toute opinion qui n'est pas la leur :

 « Notre objectif en fournissant ce tableau de bord est d’aider les gens ordinaires, les journalistes et d’autres analystes à identifier les thèmes des messages russes et à détecter la désinformation active et les campagnes offensives dès qu’elles apparaissent. En les démasquant, nous aiderons les consommateurs d’informations à mieux y résister et réduirons ainsi l’efficacité des efforts que font les Russes pour influencer la manière de penser des Américains. En les rendant moins efficaces, nous découragerons ces activités pour l’avenir. »

La description du projet à consonance si soviétique « Alliance pour la protection de la démocratie », se termine sur un avertissement d’un autoritarisme tout à fait approprié, en provenance directe de 1984, du Zéro et l’Infini ou du guide pratique d’Erich Honecker :

 « Nous ne vous disons pas ce que vous devez penser, mais nous pensons que quand quelqu’un essaie de vous manipuler, vous devriez le savoir. Ce que vous faites de cette information est votre problème. »

On en a froid dans le dos ! Et tout ça est fait avec votre argent, par votre gouvernement, et en votre nom.

Par conséquent, rien ne ferait plus plaisir aux néocons et à leurs myriades de think-tanks (la plupart du temps financés par le gouvernement) que d’empêcher la tenue de notre Conférence 2017 pour la paix et la prospérité, qui se tiendra sur le pas de leur porte ! Ils ne peuvent pas supporter un débat ouvert sur la politique étrangère hyper-interventionniste de Washington. Ils ne veulent pas entendre parler de toutes leurs guerres perdues – et ils ne veulent surtout pas entendre parler des guerres qu’ils ont encore l’intention de déclencher.

Ce n’est pas nous qui sommes les anti-Américains. Ce sont eux les Anti-Américains. Ils haïssent le Premier Amendement. Ils haïssent tout débat. Ils nous haïssent.

Comment pouvons-nous rendre les coups ? Un moyen très simple est de leur montrer que notre Conférence fait salle pleine ! Rien qu’en y venant, vous flanquerez votre poing dans l’œil d’un néocon !

Pouvez-vous imaginer leur fureur quand la Conférence pour la paix et la prospérité de l‘an dernier a été diffusée sur C-SPAN ?

Grâce aux efforts de notre très généreux Comité Organisateur, nous avons pu maintenir le prix du billet aussi bas que possible. Nous voulons vous y voir tous ! Vous aurez droit à une journée pleine de conférenciers fantastiques et lucides, à la possibilité d’entrer en contact et de comploter avec des personnes qui partageant vos opinions, et vous aurez aussi un excellent déjeuner, avec du café et de thé à volonté par-dessus le marché ! Nous avons également réussi à obtenir de l’hôtel  un prix très avantageux pour vous aider à économiser vos sous !

 

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Et vous rendrez les néocons fous de rage ! Qu’est-ce que vous attendez ! Réservez votre billet dès aujourd’hui !

 

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Source : http ://ronpaulinstitute.org/archives/featured-artic...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

N.B. À notre avis, « Alliance pour la protection de la démocratie » n’a rien de soviétique ! Les soviets n’ont jamais prétendu protéger la démocratie hors de chez eux, ni peut-être même chez eux. Cette R2P est au contraire typiquement US. C’est le mot « Alliance » sans doute, qui a éveillé des souvenirs dans l’esprit de MacAddams.

 

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It’s ingrained, stupid !

 

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Mais il n’y a pas qu’aux USA qu’on voit venir le résultat inéluctable de la folie…

 

Enfumages

Que faire ou ne pas faire?

Eric Werner – ANTIPRESSE 6 août 2017

 

Quand une ancienne démocratie en vient à ressembler de plus en plus à une dictature (en fait, à en devenir une authentique, même si ce n’est pas encore officiel), forcément une question se pose: quelle forme peut encore prendre l’opposition ? Que faire ou ne pas faire? Car, en tout état de cause, on ne peut plus exactement faire les mêmes choses qu’auparavant.

Prenons une démocratie idéale, démocratie, bien sûr, qui n’existe pas ni n’a jamais existé. Mais on peut s’en rapprocher plus ou moins. Dans un tel système, le Parlement apparaît comme le lieu normal où les opposants, ceux en désaccord avec la ligne du pouvoir, peuvent exprimer leur dissentiment. La participation aux élections, en l’occurrence, prend donc sens. Cela a du sens de «faire de la politique», autrement dit de militer dans un parti donné et de se présenter aux élections. On accepte également de passer du temps à lire les journaux, car la presse est libre, et donc les journaux offrent une certaine diversité d’éclairages et de points de vue. Ils nourrissent donc le débat public. Pour la même raison, ils fournissent une information qu’on peut, en règle générale, considérer comme fiable. Là comme ailleurs, le politiquement correct existe, fait sentir sa présence, mais il est tempéré par une culture de la tolérance, qui fait que chacun, au bout du compte, a peu ou prou droit à la parole. Personne n’est ostracisé. Tout le monde parle avec tout le monde.

Enfin, lors des élections, chaque voix en vaut une autre. Personne ne reproche au mode de scrutin existant d’avoir été inventé pour verrouiller le système au profit d’une oligarchie auto-cooptée.

Il en va différemment dans une dictature. On peut évidemment tout faire dans une dictature. On peut par exemple créer un parti anti-dictatorial, en appeler à une manifestation publique non autorisée, écrire aux autorités pour protester contre l’information à sens unique à la radio et à la télévision, critiquer l’idéologie officielle, la tourner en dérision, etc. Tout cela est possible. Il n’y a pas en soi de limites. Sauf que, ce faisant, on s’expose à des risques souvent importants. Les gardes mobiles n’y vont pas, par exemple, par quatre chemins quand ils reçoivent l’ordre de disperser une manifestation. Il y a des blessés, parfois même des morts. Vous pouvez également écrire ce que vous voulez sur tout. Mais si ce que vous dites s’écarte tant soit peu des dogmes officiels, même si ce que vous dites est conforme à la réalité et à ce que vivent concrètement les gens au quotidien, vous n’échapperez pas à des poursuites pénales, avec à la clé des condamnations pour l’exemple. Les interdictions professionnelles n’ont pas non plus été inventées pour rien. Tels sont les risques.

Certains sont assez stoïques pour les assumer. Ils disent aussi: c’est le prix à payer. Mais on peut aussi se demander: cela prend-il sens?

 

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Rainer Röhl, époux d’Ulrike Meinhof, fondateur du Mouvement Extra-Parlementaire

 

A une certaine époque (années 60 et 70 du siècle dernier), la gauche avait inventé un concept stimulant: celui d’opposition extraparlementaire. Étant donné, disait-elle, qu’il est devenu impossible d’exprimer son désaccord au Parlement (l’accès en étant verrouillé au profit des partis installés), il ne reste d’autre choix que de l’exprimer à l’extérieur du Parlement (dans l’espace public au sens large: médias, associations, etc.). Cette idée avait du sens. Sauf qu’elle n’a de sens que si le droit à la liberté d’opinion et d’expression reste garanti. Dans le cas contraire elle perd évidemment tout sens. Le concept d’opposition extraparlementaire ne vaut que si, à défaut de pouvoir s’exprimer au Parlement, le désaccord peut au moins s’exprimer en dehors du Parlement. Si cela même n’est plus possible, il perd toute validité. Aujourd’hui, comme on le constate, ce concept est tombé en désuétude.

Lorsque le politiquement correct ne se limite plus à n’être qu’une simple norme sociale, un «Sésame ouvre-toi» pour faire carrière, toucher une prébende, occuper des fonctions universitaires, etc., mais se décline en textes de loi fixant dans le marbre ce qu’on a le droit ou non de dire et d’écrire, parfois même de penser; lorsque, autrement dit, le politiquement correct se judiciarise [1] (ce que le système considère comme illégitime devenant par là même illégal), chacun se rend bien compte qu’un certain seuil est franchi. On distinguera ainsi entre deux étapes dans la transition menant de la démocratie à la dictature: l’étiolement progressif du débat public et/ou sa confiscation par les adeptes de l’idéologie officielle, d’une part, l’abolition du droit à la liberté d’opinion et d’expression de l’autre. Le premier est un pas déjà en direction de la dictature, mais il n’est pas en soi déjà la dictature. La seconde, en revanche, oui: elle l’est.

Je ne discute pas ici des fins mais des moyens. Il est tout à fait louable de s’opposer à un pouvoir dictatorial. Allons même plus loin: c’est un impératif moral. Mais on ne recourt pas aux mêmes moyens pour combattre un pouvoir dictatorial et un pouvoir non-dictatorial. Encore une fois on le peut. Certains le font. Mais cela a-t-il un sens? Je ne suis pas en train de dire qu’il faut se retirer sur la rive du fleuve. Ce serait une option possible, mais ce n’est pas la mienne. Ce que je suis en train de dire, c’est que le souci de soi et de sa propre sécurité est ou devrait être un critère important dans le choix que l’on fait des moyens auxquels on recourt (ou ne recourt pas) pour s’opposer au pouvoir dictatorial. Le sacrifice de soi doit être réservé à certaines situations rares, à vrai dire exceptionnelles: là, oui, cela a du sens de s’offrir soi-même en sacrifice. Mais en temps normal, non.

En temps normal, le souci de soi et de sa propre sécurité reste prioritaire. Et donc on doit se tourner vers des moyens alternatifs. Car, bien sûr, ils existent.

______________   

NOTE

  1. Je reprends ici une expression de Mathieu Bock-Côté dans un entretien au Figaro (31 juillet 2017, p. 15).

 

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La question qui se pose aujourd’hui (« comment s’en débarrasser ? ») n’est pas nouvelle…

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Cette occasion est aussi bonne qu’une autre pour vous parler d’un auteur (et non d’une auteure !!!!!!!!!!!!!!!!!) scandaleusement snobé par l’édition française, non pas celle des petits éditeurs sans moyens suffisants mais par la grosse cavalerie de plus en plus identifiable au reste des merdias, qui prive volontairement le public de deux douzaines de best-sellers ab-so-lu-ment cer-tains. Trop intelligents peut-être… Font penser… Dangereux… À contre-courant des déséducations nationales européennes… au choix.

Nous ne vous parlerons aujourd’hui que d’un seul de ses livres, véritable miroir antérieur de la situation actuelle.

Mais, d’abord, deux mots sur l’auteur :

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Lindsey Davis, née à Birmingham le 21 août 1949 (tiens, c’est bientôt son anniversaire) est une romancière anglaise qui a étudié la littérature à Oxford avant de faire une carrière de fonctionnaire, qu’elle a un jour abandonnée pour se mettre à « écrire à temps plein ».

À la voir, Lindsey Davis a, et ce n’est pas récent, l’allure d’une ménagère anglaise de plus de cinquante ans, avec ses bouclettes sans chichis, sa poitrine qui tombe et ses décolletés en V trop courts, mais il ne faut pas s’y tromper : derrière cette apparence, il y a un humour ravageur, des connaissances historiques à l’épreuve des balles et surtout un art du récit de tout premier ordre. Rien que chez les consoeurs/frères du polar, Ellis Peters et Donna Leon ne lui ont pas ménagé les éloges et Peter Lovesey a dit d’elle qu’elle ne pourrait pas écrire une phrase ennuyeuse, même si elle essayait.

Elle est surtout connue dans le monde anglo-saxon (et ailleurs que dans la francophonie bêcheuse) pour sa série de romans policiers consacrés à un private eye de la Rome antique, Marcus Didius Falco (20 titres), puis à Flavia Alba, fille adoptive d’icelui, qui reprend le flambeau quand arrive le temps des rhumatismes (5 titres à ce jour).

Comme sa consoeur Donna Léon le fait pour la Venise actuelle, chacune des enquêtes de son détective aborde un aspect particulier de la société de son temps : comment fonctionnaient les Rothschild d’alors ? Ode to a Banker ; quelles étaient les relations entre les esclaves et leurs maîtres ? Enemies at Home, etc. etc.

Et ce qui caractérise aussi les livres de Lindsey Davis, c’est qu’ils ne se contentent pas de dérouler une intrigue policière plus ou moins bien ficelée : quel que soit leur genre – policier ou historique –, ils chargent tous d’une vie intense l’existence intérieure et extérieure du moindre personnage, quelle quel soit sa place dans la société.

« Policier ou historique » : cette dame en effet n’écrit pas que des polars, puisqu’elle avait commencé sa carrière par un énorme roman – une brique de 742 pages grand format, petits caractères – sur la guerre civile qui a ravagé l’Angleterre au XVIIe siècle. Rebels and Traitors s’ouvre sur l’exécution de Charles Ier, et l’on y apprend en moins de trois pages, que ce célèbre décapité fut, hélas pour lui, un mélange de Louis XV et de Louis XVI, et sa reine Henriette, venue de Paris, un portrait anticipé assez criant de Marie Antoinette. Un autre de ses romans historiques  est The Course of Honour (le fameux cursus honorum des Romains) qu’elle a consacré à la vie de l’empereur Vespasien.

Master and God, histoire du règne et de la folie de l’empereur Domitien, sous-titré « une épopée de la tyrannie à Rome » est bien sûr celui qui nous intéresse aujourd’hui, par sa profonde ressemblance avec les temps que nous vivons. Certes, la folie, ici, est celle d’un seul homme, pas celle d’une faction… les temps changent. En pire.

 

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Lindsey DAVIS

Master and God

Londres, Hodder & Stoughton, 2012

490 pages

 

C'est l'histoire de Titus Flavius Domitianus, fils de l’empereur Vespasien et frère cadet de l’empereur Titus, devenu empereur lui-même à 30 ans et assassiné à 45 par des fonctionnaires de son palais, aucun militaire n’ayant mis les mains à ce coup d’État.

 

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Le Domitien de Vaison-la-Romaine

 

Imperator Caesar Domitianus Augustus Germanicus

« Germanicus », à cause de quelques victoires allemandes et « Augustus » parce qu’il s’est proclamé lui-même, de son vivant, Dominus et Deus (maître et dieu). Avant lui, d’Octave à son frère Titus, ils s’étaient tous laissé modestement déifier après leur mort.

C’est que Domitien était fou, ou le devint.

Pour nous faire suivre son parcours, Mme Davis se sert, comme souvent, de personnages apparemment secondaires. Ici : une coiffeuse et un pompier, qui vivent une de ces histoires d’amour au long cours parsemées d’obstacles divers à l’instar de celles qu’affectionna tant le XIXe siècle. Contrairement à celles du XIXe, les siennes finissent toujours bien (comme M. Salah Guemriche, elle veut y croire). Ses amoureux, assagis et fourbus, entament leur âge mûr à l’abri des tempêtes, souvent grâce à un héritage inattendu. Tu Gaïus, ego Gaïa, etc.

Pourquoi une coiffeuse ? On le comprend quand on connaît un peu la mode féminine sous les Flaviens.

 

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Julia Flavia, fille de Titus, dite « Julia Titi Filia ».

 

Ce n’est pas encore Marie-Antoinette et sa flotte perruquo-portée, mais on n’en est pas loin.

Et pourquoi un pompier ? Parce que les pompiers étaient aussi des vigiles, sortes de gardiens de la paix. Souvent des esclaves, car le métier était tuant, mais parfois, comme ici, un légionnaire blessé en Bretagne reconverti, que l'empereur fera prétorien sans lui demander son avis.

La coiffeuse coiffera les princesses et le prétorien frankensteinisé par la lance bretonne (sans parler de quatre ans de captivité chez les Daces), protégera l’empereur en qualité de « protégé ».

D’où rencontres fréquentes – et dangereuses – en milieu miné.

On ne vous racontera pas la vie de l’empereur Domitien et on ne vous donnera pas ici d’extrait : l’écriture de Lindsey Davis est remarquable et aussi difficile à traduire, dans sa simplicité, que celle d'Andrea Camilleri. Pour d’autres raisons.

Son livre compte quelques pages inoubliables. Comme, par exemple, quand Gaïus (le prétorien) et son vieux centurion de chef, inquiets de voir la tournure que prend le comportement de leur maître et dieu, décident de consulter un morticole.

Le vieux centurion - Gracilis – fait les choses dans les règles : il demande la permission à son propre chef. Faites ce que vous voulez, mon vieux, mais si ça tourne mal, grattez vous-même la merde sur votre bouclier. Ils jettent leur dévolu sur un spécialiste des gladiateurs, une sorte de chirurgien-psychiatre, chargé de leur moral avant et de leurs blessures après, lorsqu’ils survivent. Thémison de Milet, personnage historique (mentionné par Juvénal).

Voir arriver deux prétoriens en armure dans son cabinet de consultation suffirait à faire mourir de peur un homme un peu impressionnable. Thémison n’en mène pas large. Ils prétendent d’abord venir pour eux-mêmes. « J’aurais peut-être réussi à sauver votre œil et je vous aurais recousu mieux que ça. Mais le mal est fait. Trop tard. Pommade, deux fois par jour. » Comme ils ne s’en vont pas, il comprend avec une terreur croissante (tout le monde vit plus ou moins dans la terreur), qu’il y a autre chose. « Ce n’est pas pour nous, c’est pour un ami. » Ah, se dit Themison : maladie sexuelle inavouable ou hémorroïdes ! Eh non. D’abord ils veulent savoir si, à son avis de professionnel, Titus est décédé de mort naturelle ou si on l’a aidé. Ouh laaa…. D’après ce qu’il en sait, la manière dont on soignait couramment ce qu’il a eu suffisait amplement à l’expédier, rien que de l’ordinaire.

Finalement, ils en viennent au fait. Voilà, leur ami a un comportement étrange. « Il fait quoi ? ». Ceci, ceci et cela. Questions du praticien. Réponses. Consultation psychiatrique indirecte avec les moyens d’avant Herr Sigmund. Conclusion du toubib : il est fou. Paranoïa. Du grec para, « à côté de » et noos, « l’esprit». « Vous comprenez le grec ? ». « Assez pour être xénophobes. Et en latin ? » En latin, il n’y a rien à faire. Et de leur expliquer que nous portons tous les germes de la maladie en nous, que nous les contrôlons pour la plupart mais que certains passent de l’autre côté du contrôle, que les paranoïaques sont souvent gentils, intelligents et capables de fonctionner parfaitement, à ceci près qu’ils se voient des ennemis partout, savent qu’on veut leur mort et passent leur vie à soupçonner tout le monde. Ceux des mieux intentionnés qui tentent de les aider en leur parlant raison réussissent tout juste à devenir ennemis à abattre en priorité, demandez à Vladimir Poutine.

« Ce n’est donc pas la peine d’essayer ? ». « Il n’y a rien à faire. Mais rassurez-vous, la maladie n’est pas fatale ». « C’est ce que vous croyez », laisse échapper Gracilis. « C’est presque un dieu. La moitié des connards assis dans les étoiles sont des membres de sa famille ! » Thémison comprend de qui on vient de lui parler, crève derechef de peur, fait pipi sous lui, tombe à genoux, demande ce qu’il a fait pour qu’on vienne le tuer. Est-ce son rival Pharoun de Naxos qui l’a calomnié ? Mais qu'est-ce que j'ai donc fait pour déplaire à l'empereur ?

Comprenant qu’ils n’en tireront plus rien, ils le relèvent gentiment, le rassoient dans son fauteuil, lui déposent son plateau-repas sur les genoux, essuient la sueur de son front avec sa serviette, disent au revoir et s’en vont.

Dehors, ils ont l’impression d’être restés un peu trop longtemps en apnée. Ils reprennent leur souffle. On aura au moins essayé. D’ailleurs nous portons tous les germes en nous, comme c’est rassurant. « Et quel espoir y a-t-il pour n'importe qui, si même le docteur est paranoïaque ? »

Page d’anthologie.

Il y en a d’autres. Et la folie monte. Dans l’indifférence populaire : aussi longtemps qu’il a du pain et des jeux, le peuple se fout du reste du monde. Et Domitien y pourvoit : le grain et l’huile arrivent, au prix de l’écrasement de peuples entiers. Les animaux sauvages viennent mourir par milliers dans l’arène (lors de l'inauguration du Colisée par Titus, 9000 bêtes avaient été massacrées et sans doute autant d’humains). Ce n’est pas lui, le peuple, qu’on vient réveiller au petit jour pour l’accuser d’athéisme, de philosophie, d’astrologie, d’adultère ou d’inceste. N’importe quoi, tout est bon. Il est même dangereux d’être mathématicien !

L’empereur accuse la doyenne des Vestales d’avoir eu des amants et, donc, mis en péril la sécurité de Rome, qui dépend de sa virginité. Il désigne ses complices. Trois hommes dont, justement, il tient à se débarrasser car ils veulent le tuer. Ils commencent par nier farouchement. Puis un des trois se laisse persuader d’avouer, sauvant ainsi sa tête et l’essentiel de ses biens. Les autres mourront dans des souffrances atroces en hurlant leur innocence. Elle sera enterrée vive (c’est le tarif dans la profession). L’exécution de la Vestale : autre page d’anthologie.

On ne vous parle pas des mouches : il y en a trois, qui, chacune à la manière d’un chœur de tragédie quoique sans rien dire, ponctuent des moments-clés de cette belle et terrible histoire.

Arrive ce qui devait arriver : l’entourage, incapable désormais d’esquiver ou d’endiguer le torrent des violences et des cruautés, décide qu’il n’y a plus qu’une chose à faire : en supprimer l’origine. Les plus proches s'y emploient, la mort dans l’âme, avec l’assentiment implicite de l’impératrice, pourtant attachée à son mari mais qui n’en peut plus. Comme tuer n’est pas leur métier, l’exécution tourne à la boucherie : l’empereur et son assassin s’entretuent. On dispose des corps. On élève un empereur temporaire trop vieux pour poser problème, le Congrès, pardon, le Sénat sort de dessous les tables. Mais les légions voudront des têtes et le principal organisateur du « coup » leur sera livré. On lui coupera les couilles, on les lui mettra dans la bouche et on l’étranglera lentement. Mœurs d’empire.

Tout ceci pour dire qu’à notre avis, la réponse à la question que pose Eric Werner est claire : Delenda. N’importe comment.

 

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En 2012, Lindsey Davis a été invitée à donner une conférence à la Getty Villa, qui ne se trouve pas à Rome mais à Malibu, Californie. À cette occasion, elle a accordé une interview, où elle a parlé de son art à Annelisa Stephan : http://blogs.getty.edu/iris/lindsey-davis-on-writing-the-...

 

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Le premier des divinisés : Octave Auguste, certes après le divin Jules.

Vous rappelez-vous le jeune Douglas Watson face à Marlon Brando-Marc Antoine ? À notre avis, il ne ressemblait pas assez à Vladimir Vladimirovitch…

 

 

 

 

Mis en ligne le 7 août 2017.

 

 

 

 

 

 

 

17:03 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |