03/06/2014

L'avenir, visible à Saint -Pétersbourg

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« Eh que là, bordel des Anges, non ! Les Chinois à Brest le plus tôt possible !… mon plus fervent vœu ! le Q.G. de l'armée jaune à la préfecture maritime ! tous les problèmes seront résolus ! … »

Louis-Ferdinand Céline

 

L’avenir,

visible à Saint Pétersbourg

par Pepe Escobar

29 mai 2014 – I.C.H. – Asia Times

 

« Le modèle unipolaire de l’ordre du monde a échoué. »

Vladimir Poutine, St. Petersbourg, 22 mai 2014

 

De beaucoup plus d’une façon, la semaine dernière vient d’annoncer la naissance d’un siècle eurasien. Bien sûr, le contrat de gaz Russie-Chine de 400 milliards d’US$ n’a été conclu qu’à la dernière minute à Shanghaï, mercredi (complétant le contrat de pétrole de 270 milliards d’US$ sur 25 ans, de juin 2013 entre Rosneft et la CNPC de Chine).

 

2. Russie-Chine.jpg

 

À la suite de quoi, jeudi, la plupart des acteurs principaux se sont retrouvés au Forum Économique International de Saint-Pétersbourg – la réplique russe à Davos – et, vendredi, le président Vladimir Poutine, tout juste débarqué de son triomphe de Shanghaï, s’est adressé aux participants et a, comme on dit, « cassé la baraque ».

Il faudra du temps pour apprécier la tornade de cette dernière semaine dans toute la complexité de ses implications. Je vous en rapporte l’essentiel.

Y eut-il moins de CEO (« directeurs généraux ») occidentaux  dans la ville, à la suite des pressions exercées sur eux par l’administration Obama, dans le cadre de sa politique d’« isolement » de la Russie ? Pas beaucoup. Goldman Sachs et Morgan Stanley peuvent l’avoir snobée, mais les Européens qui comptent sont venus, on vu, ont discuté et se sont engagés à continuer de faire des affaires.

Et par-dessus tout, les Asiatiques ont été omniprésents. Considérez cela comme une des dernières manifestations du choc en retour chinois à la tournée asiatique d’avril du président US Obama, partout décrite comme « tournée d’endiguement de la Chine ». [1]

Le premier jour du forum de Saint-Pétersbourg, j’ai assité à la séance décisive sur le partenariat économique stratégique Russie-Chine. Faites bien attention : la feuille de route est là tout entière. Telle que la décrit le vice-président chinois Li Yuanchao : « Nous avons l’intention de combiner le programme de développement de la Russie en Extrême-Orient et la stratégie pour le développement du Nord-Est de la Chine en un concept intégré. »

Ce n’était là qu’un exemple de la coalition eurasiatique en phase d’émergence rapide, qui s’est donné pour tâche de défier jusqu’en son noyau l’« indispensable » exceptionnalisme impérial. Les comparaisons qu’on peut en faire avec le pacte sino-soviétique sont infantiles. Le putsch en Ukraine – qui devait être le pivot autour duquel s’articulerait l’offensive de Washington pour « maîtriser » la Russie – n’a réussi qu’à accélérer le pivotement de la Russie vers l’Asie, lequel était inévitable tôt ou tard.

Tout commence à Sechouan

À Saint-Pétersbourg, de séance en séance et en suivant le fil de certaines conversations, ce que j’ai pu voir, ce sont quelques-uns des cubes de la construction de la (des) Nouvelle(s) Route(s) de la Soie, dont le but ultime est d’unir, via les échanges commerciaux, rien de moins que la Chine, la Russie et l’Allemagne.

 

3. Eisenbahn.png

 

Pour Washington, ceci est pire qu’anathème. Sa réponse a été de trafiquer quelques contrats qui, en théorie, sont censés garantir le monopole américain sur les deux-tiers du commerce global : par le traité du Partenariat Trans-Pacifique (TPP) – qui a été repoussé par des puissances asiatiques-clés telles que le Japon et la Malaisie, lors de la fameuse tournée d’Obama – et par le plus problématique encore Partenariat Transatlantique (APT) avec l’U.E., que les Européens moyens abhorrent absolument ( voir Breaking bad in southern NATOstan, Asia Times Online, 15 avril 2014). Les deux traités sont en cours de négociations secrètes et ne sont essentiellement profitables qu’aux multinationales US.

Pour l’Asie, la Chine propose, à la place du TPP, une zone de libre-échange Asie-Pacifique ; après tout, elle est déjà le partenaire le plus important de l’Association - forte de dix membres - des Nations du Sud-Est Asiatique (ASEAN).

Et pour l’Europe, Pékin propose une extension de la voie ferrée qui, en seulement douze jours, reliera Chengdu, la capitale du Sechouan, à Lodz, en Pologne, en traversant le Kazakhstan, la Russie et le Belarus. Le contrat total concerne le réseau Chongqing-Xinjiang-Europe, avec arrêt terminal à Duisburg, en Allemagne. Rien d’étonnant à ce qu’il soit appelé à devenir la route commerciale la plus importante du monde. [2]

Il y a plus. Un jour avant la conclusion du contrat de gaz Russie-Chine, le président Xi Jinping en a appelé à rien de moins qu’une nouvelle architecture de coopération en matière de sécurité, qui inclurait, bien sûr, la Russie et l’Iran, et exclurait les États-Unis. [3] Se faisant en quelque sorte l’écho de Poutine, Xi a décrit l’OTAN comme une relique de la guerre froide.

Et, devinez qui était à Shanghaï lors de l’annonce du contrat historique, en plus des « stans » d’Asie Centrale ? Le premier ministre irakien Nouri al-Maliki, le président afghan Hamid Karzai, et surtout, et avant tout, le président iranien Hassan Rouhani.

Les faits, sur le terrain, parlent d’eux-mêmes. La Chine achète au moins la moitié de la production de pétrole de l’Irak et est en train d’investir lourdement dans son infrastructure énergétique. La Chine a aussi investi lourdement dans l’industrie minière d’Afghanistan – en, particulier celle du lithium et du cobalt. Et, de toute évidence, la Russie et la Chine continuent à commercer avec l’Iran. [4]

Ainsi, voilà ce que Washington est en train de récolter pour plus d’une décennie de guerres, d’incessantes brimades, de sanctions meurtrières et de trillions de dollars gaspillés.

Pas étonnant que la séance la plus fascinante à laquelle j’aie assisté à Saint-Pétersbourg ait été celle sur les possibilités commerciales et économiques liées à l’extension de l’Organisation de Coopération de Shanghaï (OCS) dont l’invité d’honneur n’était rien moins que Li Yuancho. Je crois bien avoir été le seul Occidental admis dans la pièce, au milieu d’une mer de Chinois et de Centre-asiatiques.

L’OCS est en passe de devenir bien plus qu’une espèce d’homologue de l’OTAN, axé principalement sur le terrorisme et la lutte contre le trafic de drogues. Elle veut faire des affaires à grande échelle. L’Iran, l’Inde, le Pakistan, l’Afghanistan et la Mongolie sont, pour l’instant, des états observateurs, mais pas très éloignés de devenir des membres à part entière.

Encore une fois, on voit là l’intégration eurasiatique en action. Le lancement de la (des) Nouvelle(s) Route(s) de la Soie est inévitable ; et cela explique clairement, dans la pratique, l’inévitabilité de l’intégration plus étroite de l’Afghanistan (minerais) et de l’Iran (énergie).

Le nouveau boom criméen

Saint-Pétersbourg a également montré comment la Chine souhaite financer toute une série de projets en Crimée, dont les eaux, soit dit en passant, et les richesses énergétiques encore inexplorées, soit dit sans vanité, sont maintenant propriété russe. Ces projets comprennent un pont d’importance capitale, qui, par-dessus le détroit de Kertch, relierait la Crimée à la Russie proprement dite, l’extension de ports criméens, des usines de production d’énergie solaire et même la création de nouvelles Zones Économiques Spéciales (ZES). Moscou n’a pas pu interpréter tout cela autrement que comme l’acquiescement de Pékin à la réintégration de la Crimée.

Pour ce qui est de l’Ukraine, elle pourrait d’abord, comme Poutine l’a rappelé à Saint-Pétersbourg, payer ses factures. [5] Et quant à l’U.E., au moins le président sortant de la Commission Européenne José Manuel Barroso a compris ce qui est évident : se mettre à dos la Russie n’est pas exactement une stratégie gagnante.

Dmitri Trenin, administrateur du Centre Carnegie de Moscou a été l'un des très peu nombreux bien informés qui ont conseillé l’Ouest dans ce sens mais sans succès : « La Russie et la Chine vont sûrement coopérer plus étroitement. Le résultat ne pourra qu’être profitable à la Chine, mais donnera du même coup à la Russie une chance de tenir en échec la pression géopolitique US, de compenser la réorientation énergétique future de l’U.E., de développer la Sibérie et ses territoires Extrême-orientaux, et de s’associer à la région Asie-Pacifique. » [6]

On the (silk) road again

La nouvelle alliance stratégique, désormais symbiotique, Russie-Chine – avec possibilité d’extension vers l’Iran [7] – est le fait fondamental sur le terrain, en ce jeune XXIe siècle. Elle extrapolera à travers les BRICS, l’Organisation de Coopération de Shanghaï, l’Organisation pour le Traité de Sécurité Collective et le Mouvement des Non-Alignés.

Bien sûr, les habituels complices continueront à bonimenter que toute forme d’avenir n’est possible que sous la houlette « bénigne » de l’empire. [8] Comme si des milliards de gens dans le vaste monde réel – et même les Occidentaux informés – étaient assez niais pour avaler cette baliverne. Cependant, quoique l’unipolarité soit morte, le monde n’en est pas moins toujours encombré de son cadavre. Le cadavre, suivant la nouvelle doctrine Obama, « délègue ses pouvoirs » à des partenaires.

Pour paraphraser Dylan (« Je quittai Rome et atterris à Bruxelles »), je quittai Saint-Pétersbourg et atterris à Rome, pour y assister à un autre épisode de la lente décadence de l’Europe : les élections parlementaires. Mais, avant cela, j’avais eu la chance de recevoir une véritable illumination esthétique. Pour tout dire, j’ai pu visiter un Institut des manuscrits orientaux de l’Académie des sciences de Russie pratiquement désert, où deux très-savants chercheurs m’ont guidé dans la visite de quelques pièces contenant ce qui est sans conteste la plus remarquable collection de manuscrits asiatiques anciens de la planète. En ma qualité d’explorateur fanatique de la Route de la Soie, j’avais entendu parler de beaucoup de ces documents, mais je ne les avais jamais vus. Et maintenant j’étais  là, sur les bords de la Neva, comme un gosse dans un magasin de bonbons (historiques), immergé dans toutes ces merveilles, de Dunhuang à la Mongolie, en védique et en sanscrit, à rêver de Routes de la Soie passées et futures. J’aurais pu y rester toujours.

4. manuscrit oriental.jpg

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Notes:

1. China Thwarts U.S. 'Containment' With Vietnam Oil Rig Standoff, Forbes, 8 mai 2014.
2. Le président chinois appelle la Chine et l'Allemagne à construire la ceinture économique de la Route de la Soie (en français), Xinhua, 30 mars 2014.
3. China calls for new Asian security structure, Washington Post, 21 mai 2014.
4. Russia plans to build up to eight new nuclear reactors in Iran, Reuters, 22 mai 2014.

5.
Naftogaz Debt to Gazprom Stands at $4 Bln - EU Energy Commissioner, Ria Novosti, 28 mai 2014.
6.
Voir ici.

7. China, Iran and Russia: Restructuring the global order, Al Jazeera, 20 mai 2014.
8. In Defense of Empire, The Atlantic, 19 mars 2014.


Pepe Escobar est l’auteur de
Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, et  Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).

On peut le joindre à pepeasia@yahoo.com.


Sources :
http://www.informationclearinghouse.info/article38641.htm

http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-01-290514.h...

Traduction : C.L. pour Les Grosses Orchades

 

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Et si on vous disait que cet Institut d’Ali Baba doit une partie de ses richesses à un parent de Jean-Jacques Rousseau (sûr ?) qui fut consul de France à Alep et à Tripoli ?

 

5. Sûtra du Lotus - Dunhuang.jpg

Sûtra du Lotus

Celui-là est en France – Découvert dans une grotte de Dunhuang par Paul Pelliot en 1910.

 

Quelques liens utiles ou passionnants :

http://mongolschinaandthesilkroad.blogspot.be/2012/12/on-...

http://fr.cntv.cn/

Les vidéos (en français) d’histoire de la Route de la Soie :

http://www.youtube.com/watch?v=l43nazfBhrQ

http://www.youtube.com/watch?v=SI7wITncrG8

http://www.youtube.com/watch?v=OLO49kK26K0

http://www.youtube.com/watch?v=KY6E5Z0x1WA

etc. etc. etc.

 

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Mis en ligne le 3 juin 2014.

 

 

 

 

 

20:52 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/06/2014

WEEK-END D'ASCENSION 2014

1. winged car.JPG

Où vont mourir les voitures invendues ?

(c’est du 19 de ce joli mois mais on ne s’en lasse pas)

Avic, Réseau international

2. Voitures invendues.jpg

Ci-dessus, quelques-unes des milliers et des milliers de voitures invendues à Sheerness, au Royaume-Uni. Vous pouvez le voir sur Google MapsTapez Sheerness, Royaume-Uni. Regardez à l’ouest de la côte, en-dessous de la Tamise, à côté de la rivière Medway, à gauche de l’A249, Brielle Way.

Il y a des centaines d’endroits comme ça dans le monde d’aujourd’hui et ils continuent à s’accumuler. Et pourquoi utilisent-ils les pistes des bases aériennes désaffectées pour parquer des milliers de voitures si les ventes sont normales ?

Lire/voir la suite…

Source : http://reseauinternational.net/vont-mourir-les-voitures-i...

 

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Pas en Corée du Nord en tout cas !

 

Le photographe singapourien Aram Pan publie une vidéo très rare permettant de découvrir les (grandes) rues de la capitale de la Corée du Nord. Une promenade en voiture de 22 minutes – sans le moindre accompagnement musical – dont les images ont été validées par les autorités du pays avant diffusion.

Une capitale pratiquement sans bagnoles et sans un seul panneau publicitaire. Qui a dit que le paradis n’existait pas ?

On ne voit non plus personne dormir dans les rues. Comme à Cuba ?... On voit aussi ce qui est interdit dans certains états US : des piétons. Un peu inhumain, ces belles grandes avenues plantées d’arbres ? Un peu Versailles sans les grandes eaux ? On ne sait pas. On aurait bien aimé qu’Aram Pan circule un peu dans les petites rues, nous montre des gens achetant des beignets à des échoppes en plein vent, des choses comme ça. Pour la prochaine fois, peut-être ?

Pyongyang City Tour

 

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Parlant de paradis, voici une video où il en est question. Ce n’est pas que nous soyons fans de la RTBF, que nous n’écoutons/regardons même plus depuis que notre radiotélévision nationale a supprimé en tout arbitraire son émission la plus populaire, la plus intelligente, la plus impertinente et on en passe, comme si nous étions en dictature, ce qui est évidemment le cas, même si on a omis d’en informer S.M. le roi Philippe, dans l’idée que ce qu’on ne sait pas ne gêne pas. Mais enfin, ce n’est pas la faute d’Edmond Blattchen, qui a, un jour, entendu une voix - celle de Malraux – et qui anime, depuis, une émission intitulée Noms de dieux. Notre parti-pris de boycott nous a fait rater Jean Guitton, le Dalaï Lama, Sœur Emmanuelle, Elie Wiesel et Michel Onfray. On s’en remettra.

Dans la vidéo qui suit, il reçoit quelqu’un dont nous vous avons parlé récemment : Jean-Pierre OTTE, écrivain, peintre et pas mal d’autres choses. Homme qui s’est fait sa philosophie à lui par exemple. Ils y parlent des dieux, des mythes de création, du hasard aimanté, du 11 septembre, de présence au monde et de plaisir d'exister. À vous de voir si vous êtes d’accord (ou pas) avec ce qu’ils racontent. Vous pouvez même le faire savoir : la rubrique « commentaires » est là pour ça.

 

Noms de dieux

Interview de Jean-Pierre OTTE

par Edmond Blattchen

 

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C’est arrivé près de chez vous

 

3. ukraine-yatsenyuk-booed-germany.jpg

 

Il paraît que la SNCB, presque aussi dans le vent que la RTBF, va supprimer la liaison ferroviaire Liège-Guillemins-Aix-la-Chapelle (première gare après la frontière). On n’arrête pas le progrès à la belge.

Heureusement, la chose n’est pas encore faite, sans quoi nous eussions raté la visite en grandes pompes du valeureux Arseni Iatseniouk, premier ministre ukrainien « par interim », dans la capitale de Charlemagne, où il est venu assister à la remise du prix Charlemagne justement, à Herman Van Rompuy, pour ses efforts herculéens en faveur du maintien en vie artificielle de l’Union Européenne. Répétition générale de la cérémonie de réception de son propre Prix Nobel de la Paix ?

Les Aixois n’ont pas apprécié, mais on sait que les Allemands ne sont jamais contents. Quoi qu’il en soit, ils ont accueilli l’illustre visiteur et la doublure d’Angela Merkel qui l’accueillait, aux cris de « Terroriste ! », « Assassin ! », « Iatseniouk n’est pas le bienvenu ! », « Halte au fascisme en Ukraine ! », « Kiev, ne touche pas au Donbass ! » et autres invectives de mauvaise compagnie.

C’est une toute petite ville, Aachen, vous savez. Et ses habitants sont des gens ultra-paisibles et civilisés. Normalement.

Vidéo

http ://rt.com/in-motion/162656-ukraine-yatsenyuk-bo...

 

Leur manifeste protestataire en anglais (et en allemand) :

http://karlspreis.blogsport.de/aufruf/english/

 

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Place Taksim : 1 an

 

4. Taksim.jpg

Hier, plusieurs centaines de personnes se sont réunies dans les rues avoisinant la place Taksim. La police, qui les attendait, a tiré dans le tas aux grenades lacrymogènes.

Images :

http://rt.com/in-vision/turkey-police-crackdown-gezi/inju...

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Rappelez-vous, c’était le 12 juin 2013, lendemain du carnage, Davide Martello y était venu « jouer pour la paix ».

 

 

 

 

Mis en ligne le 1er juin 2014

 

15:03 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/05/2014

Mais que fait le Machin ? Où sont les Casques Bleus ?

1. Kärcer Titanic.jpg

 

Mais que fait le Machin ? Et où diable sont les casques bleus ?!

Abattoir 5 sur Dnieper

 

Les corps de civils s’empilent dans les morgues d’Ukraine orientale après le passage des escadrons de la mort  en fighter jets, hélicoptères et chars d’assaut

2. eastern-ukraine-attack-deaths.si.jpg

Slavyansk, un médecin regarde les papiers d’une femme tuée dans l’attaque aérienne de lundi 26, qui n’a fait que des morts civils.

3. feùmme abattue.png

Tirée comme un lapin, la brave dame, et dans le dos.

 

 

 

 


 

Des bâtiments ont été endommagés : l’église de la Mère de Dieu Régnante, un immeuble d’appartements et un dortoir pour étudiants.

4. mironov rocchettii.jpg

Dans la campagne autour de Slavyansk, le photojournaliste italien Andrea Rocchelli, 30 ans, et son interprète, le dissident russe Andreij Mironov, 60 ans, ont été tués par des tirs de mortiers. « Littéralement mis en pièces », disent les premiers témoins arrivés sur place. Le journaliste français William Roguelon, qui les accompagnait, s’en tire avec des blessures. Abandonnant leur voiture, ils avaient tenté tous les trois de se mettre à l’abri dans un fossé. Roguelon estime avoir entendu « plus de soixante explosions ».

La mascarade de la  ministres des Affaires étrangères italienne qui demande des comptes aux putschistes a commencé. Elle en obtiendra sûrement. Et justice sera faite. Si, si.

Dans la campagne autour de Dontetsk, plus de 50 défenseurs de l’aéroport, blessés, ont été achevés dans les deux camions qui les transportaient vers un hôpital. Les conducteurs ont été « achevés » eux aussi, cela va de soi.

 



5. gare centrale de donetsk.jpg

À Donetsk même, aux abords de la Gare Centrale, trois personnes ont été abattues : une est morte, deux, dont un petit garçon de 8 ans, sont blessées. Des terroristes, on vous dit.

Non, le nouveau « président élu », le chocolatier milliardaire Porochenko, ne va pas arrêter les tueries, il va les « rendre plus courtes et plus efficaces », et pour cela, il lui faut « du nouveau matériel », que nos impôts vont s’empresser de lui payer. Quand on aime on ne compte pas.

C’était juste un échantillon de nouvelles en provenance d’Ukraine.

En Allemagne, un projet de bataillon pour aller combattre Kiev
par Olivier Renault – La voix de la Russie

 

6. Bataillon Kiev.jpg

La colère monte en Allemagne autour de la situation en Ukraine. Les anti-guerre allemands de tous les bords politiques se retrouvent dans des villes tous les lundis pour manifester.

La population, des personnalités des médias et des activistes politiques, suivent le modèle des manifestations « wir sind das Volk » (nous sommes le peuple), qui ont fait tomber la RDA, pour prendre le micro et dénoncer l'OTAN et le gouvernement de Berlin qui soutiennent le gouvernement fasciste. Contrairement aux Français, les Allemands, par la situation géographique de leur pays et leur histoire, se sentent davantage concernés par le conflit ukrainien. Les Montagsdemos (« manifestations du lundi ») ont réussi à réveiller une population qui était encore tenue en laisse par les médias officiels. Avec ces « manifestations du lundi », l'idée de fonder un bataillon international vient aussi d'être lancée autour de vétérans russes et de l’ex-RDA pour aller en Ukraine défendre les populations ukrainienne et russe contre ce qu'ils nomment les fascistes de Kiev. La révélation du projet de ce bataillon attire des Allemands, mais aussi des personnes d'autres nationalités.

Les manifestations du lundi. 

Elles sont nées avec les événements d’Ukraine, par des rassemblements, dans les villes, de citoyens qui ne veulent pas de guerre et qui dénoncent l'intervention de Berlin - avec l'OTAN - en Ukraine (Le parti UDAR du boxeur Vitali Klitschko est financé par Berlin. Les soldats ukrainiens reçoivent des uniformes allemands).

7. Merkel Klitchko.jpg

Les anti-guerre allemands, qui rassemblent des personnes de toutes les tendances, mais qui sont boudés par les chefs des Verts et des Linke, se rassemblent de manière inédite dans ces manifestations. Plusieurs éclats se sont produits entre eux et les médias officiels, ZDF, ARD, qui ont du mal à cacher la vérité des faits sur l'Ukraine. Contrairement aux Français, les Allemands sont beaucoup plus sensibles aux bruits de bottes et aux signaux annonçant une guerre. Ils ont payé assez cher pour savoir que la situation politique n'est jamais réellement acquise. La fin de la RDA et la réunification ont marqué le peuple en montrant que des États peuvent disparaître.

Des brigades internationales en Ukraine ? Un bataillon allemand en tout cas. Pour commencer.

« Les manifestations du lundi », mais aussi l'interdiction du parti communiste et les actes de sauvagerie qui se déroulent en Ukraine, plus le refus de reconnaissance du référendum en Crimée, ont poussé les anti-fascistes allemands et des Russes allemands (trois millions en Allemagne, dont 500 000 venus dans le pays à la chute de l'URSS) à former le « bataillon Thälmann pour l'Ukraine ». C'est un journaliste du journal Kultura de Moscou qui le rapporte dans un article du 21 mai, après avoir rencontré ces 400 militants, qui se sont constitués lors d’un défilé en soutien à la Crimée, à Berlin, autour de vétérans russes et allemands, « C'est en l'honneur du bataillon Thälmann qui fut constitué pour la guerre d'Espagne que nous avons eu l'idée de le fonder pour l'Ukraine. En Allemagne la colère monte chez les anciens citoyens de l'Union Soviétique. Ils condamnent le soutien allemand au gouvernement de transition, la non reconnaissance de la Crimée et veulent des élections sans carnage pour l'autonomie », dit Alexander Kifel vétéran des troupes spéciales de l'ex-RDA. Ernst Thälmann était le chef du parti communiste allemand qui mena la résistance contre le nazisme en Allemagne. [La brigade allemande de soutien à la République espagnole s’était ainsi appelée en son honneur, alors qu’il était interné depuis 1933 dans les geôles nazies dont il ne devait jamais sortir : Thälmann est mort à Büchenwald, le 17 août 1944.] Condamnant la mascarade d'élections pseudo-démocratiques en Ukraine organisées par le gouvernement de transition, le nouveau bataillon Thälmann lance aussi un appel international pour intervenir en Ukraine et prêter main forte aux populations des nouveaux territoires,à la Nouvelle Russie (Novorossia), qui s'est constituée par référendum. Hier, Wilfried, un contact allemand, qui ne cesse de dénoncer la politique de son pays, a exprimé sa joie en apprenant la naissance de ce bataillon : « C'est réellement formidable. J'attends leur réponse et si ça marche, j'y vais. Il faut bien mourir un jour », dit –il, quand on lui rappelle qu'il peut y laisser sa vie.

Source : http://french.ruvr.ru/2014_05_27/En-Allemagne-un-projet-d...

 

© East News/AP Photo/Sergei Grits

 

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À la mode de Kiev

SALINAS, Californie

 

Plus de 6.000 personnes sont descendues dans la rue, dimanche 25, pour protester contre des exécutions policières et brutalités en tous genres, et par-dessus tout, contre le « racial profiling » ou profilage criminel raciste.

Des morts par balles sans sommations et sans cause, et pas le moindre petit bout d’enquête. Enquêter pour quelques latinos flingués ? Ils sont malades ou quoi ?

 


 

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Pendant ce temps-là, au Canada…

Lors de son voyage récent en Nouvelle Écosse, le prince de Galles, au milieu d’un aréopage de journalistes internationaux, a comparé la politique du président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine, à celle d’Hitler. L’étonnante sortie de S.A.R. a suffisamment choqué l’opinion pour que des armées d’avocats et de communicants se voient obligés de monter au créneau et d'expliquer qu’il ne s’agissait là que d’une boutade lancée en privé, presque d'une plaisanterie. Le journaliste britannique Tony Gosling exprime ici ce qu’il en pense.

Qui a dit « les royals,  il vaut mieux les voir que les entendre » ?

 

Le prince Charles rompt une lance de plus pour la république de Grande Bretagne

par Tony Gosling, RT

 

8. Charles feeding bears.jpg

Le prince Charles nourrissant un ours polaire au zoo de Winnipeg, Canada, le 21 mai dernier.

 

Il y a quelque chose d’irréel dans la tentative des doreurs d’image du prince Charles de prouver que le futur chef de l’État britannique, lorsqu’il a comparé Poutine à Hitler, tenait une conversation privée, alors qu’il était entouré d’une foule de journalistes.

Ce n’est pas seulement que ses remarques montrent à quel point lui-même et ses préposés aux Relations Publiques sont coupés de la nation et du monde réel, c’est que les remarques désinvoltes de Charles attirent désastreusement l’attention sur les liens de sa famille et de lui-même avec les Nazis et avec le bellicisme qui leur est apparenté.

Son père, le prince Philip, duc d’Édimbourg, a fait une partie de ses études en Allemagne nazie et ses quatre sœurs ont épousé des officiers SS en grand uniforme noir (trois d’entre elles, d’ailleurs, Sophie, Cécile et Margarita s’affiliant au parti nazi allemand). Philip a avoué à un universitaire américain qu’il avait alors « des inhibitions à propos des juifs » et qu’il se sentait « jaloux de leurs succès ». Le grand-oncle de Charles, le duc de Windsor ex-Edouard VIII était un tel brandisseur de svastika que le MI6 dut le contraindre à résider aux Bermudes pendant toute la IIe Guerre mondiale, contrecarrant sa volonté et celle de son épouse nazie, Mrs Simpson, d’aller rejoindre Hitler en traversant l’Europe occupée.

Charles lui-même a été aussi près que possible de se faire le thuriféraire de l’architecte en chef et ministre de l’Armement d’Hitler, Albert Speer, en engageant le disciple le plus engagé de Speer, Leon  Krier, comme responsable des importants projets de construction de son duché de Cornouailles. L’écrivain et homme de radio Jonathan Meades, dans son documentaire de 1994, Jerry building, a épinglé Krier comme le « véhiculeur de Speer » et le « gardien de la famme toxique », faisant remarquer que chacune des réalisations de Speer, y compris le trop fameux stade de Nuremberg, est inséparable des expérimentations inhumaines et des camps de travail forcé utilisés pour les construire.

L’arrière-grand-père de Charles, George V, fut l’un des trois grands architectes de la Première Guerre Mondiale, qui fut appelée, on s’en souvient, la « guerre des cousins », quatre ans de carnage gratuit qui débutaient il y a tout juste un siècle. Avec deux autres cousins de Saxe Cobourg Gotha, les infortunés sujets de George ont dû en découdre, dans une effroyable guerre de tranchées, avec les malheureux sujets de Guillaume II d’Allemagne et de Nicolas II de Russie, pour arriver, en 1918, à un total de dix millions de morts sans but discernable.

Lorsque, en 1917, des soldats mal-élevés ont commencé à faire remarquer que les bombardiers allemands Gotha d’une autre branche de l’affaire de famille du roi étaient occupés à les massacrer, George V annonça gaiement que son nom de famille n’était plus « Saxe Cobourg Gotha » mais Windsor, à la consonnance plus anglaise.

Des chefs-d’œuvre, pourtant, comme le film de 1969 de Richard Attenborough, Oh ! What a Lovely War  (« Ah Dieu ! que la guerre est jolie »), comme le drame controversé de 1986 à la BBC, The Monocled Mutineer, ou même les poèmes de Geoffrey Studdert-Kennedy, vicaire de Worcester et aumônier militaire affectueusement surnommé Woodbine Willie, n’arrivent à rendre la futilité de cette guerre et l’amertume qu’elle suscita chez les gens ordinaires.

Aujourd’hui, quoiqu’ils aient été dans le camp opposé aux Nazis dans la IIe Guerre Mondiale, le gouvernement et les forces armées de Sa Majesté, qui, tous, prêtent allégeannce à la Reine, soutiennent la plupart des dictateurs et des despotes du monde. Du président Mahinda Rajapaksa du Sri Lanka, qui a le sang de 40.000 innocents civils Tamouls sur les mains,  au roi Abdullah du brutal régime saoudien, qui pratique les décapitations publiques au sabre. La bouche de Charles parle toujours en faveur des dirigeants dont Amnesty International nous dit qu’ils sont infréquentables, toujours prêt à se faire de l’argent en leur vendant de l’immobilier et des armes.

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Le prince de Galles, le prince William, la princesse Diana et le prince Harry assitant, à Hyde Park, à la cérémonie de commémoration de la Victoire, le 7 mai 1995

 

Assistons-nous à l’agonie de la monarchie britannique ?

Cela a commencé trente-six ans après que les sanguinaires Chevaliers du Temple, guerrier-banquiers, furent disgraciés et dissouts : un nouvel ordre de 26 « chevaliers », créé en 1348, n’a cessé, depuis, de dominer la Couronne britannique. L’Ordre de la Jarretière consiste en deux éléments siamois de treize chevaliers chacun, qui conseillent et « protègent » le monarque et son héritier en titre.

À cause de leur obsession du secret et de leur manque de transparence qui a traversé les siècles, ceux qui en font partie sont devenus l’absolue antithèse de la chevalerie médiévale, un mélange létal de yes-men et de tortueux arnaqueurs, qui vendraient leur mère pour un siège - et une tranche de revenus – au haut bout de la table.

Rien ne pourrait illustrer plus clairement le dédain de la monarchie britannique pour ses pauvres sujets que la confiscation des biens et l’éviction par Henry VIII, en 1530, d’à peu près dix mille moines dépouillés de leurs monastères britanniques. Depuis le temps d’Alfred le Grand, ces ordres avaient été l’épine dorsale de l’éducation et des soins de santé de la nation. Pour Henry, ils représentaient la Ve colonne du Vatican, qui avait eu la témérité de mettre en question la sagesse de sa rupture avec Rome et sa fondation de l’Église d’Angleterre.

En 1638, avec plaidoiries spéciales de l’archevêque Laud, Charles Ier s’est attaqué à la privatisation des terres publiques, en mettant à l’amende les riches marchands et les parlementaires qui spoliaient les villageois des terres communales jusque là libres d'accès et administrées collectivement. Seuls les « hommes libres » (freemen) qui possédaient de la terre donnant un rendement de plus de 40 shillings par an avaient le droit de voter, ce qui veut dire que les marchands s’étaient effectivement voté l’accaparement des terres dont les pauvres avaient besoin pour survivre.

Charles Ier, peut-être par bravoure, peut-être par stupidité, tenta de résister à la la privatisation rampante de la terre, mais les marchands s’organisèrent secrètement contre lui, déclenchèrent la Guerre Civile Anglaise et sa tête tomba en 1649. Les classes mercantiles étaient désormais fermement installées au pouvoir, prêtes à apporter leur capitalisme dernier cri au reste du monde.

Le prince « araignée-noire » qui se mêle abusivement de tout.

Que l’intrusion indiscrète de Charles dans les affaires politiques d’aujourd’hui ait ou non pour but le bien de l’Angleterre ne peut donner lieu qu’à des hypothèses, parce qu’il dépense des centaines de milliers de livres – plus encore qu’il n’en dépense en relations publiques – pour s’assurer que des avocats spécialistes en confidentialité empêchent le public britannique d’en rien savoir. Non seulement on l’a vu opposer secrètement son veto à des dispositions légales édictées
par le Parlement qui ne lui plaisaient pas, mais envoyer aussi des directives manuscrites du style « black spider » à des secrétaires d’État.

Les avocats de Charles se sont battus pendant quatre ans contre le journaliste du Guardian, Rob Evans, pour obtenir à tout prix que ces communications restent secrètes, arguant du fait qu’en tant que citoyen privé, il n’est pas couvert par la loi de Liberté d’Information. Jusqu’à présent, il a réussi à ce que ces directives – que le professeur de droit constitutionnel de l’Université de Manchester Rodney Brazier qualifie avec pudeur d’« innovations constitutionnelles » - restent secrètes.

Ce que la nation va devoir affronter avec les élargissements secrets apportés par Charles à ce qui est avant tout une fonction non-politique d’une façon que sa mère, la reine Elisabeth, semble avoir adoptée rarement, stagne dans l’air comme une très mauvaise odeur constitutionnelle. Si la lettre inhabituelle de sa mère au ministre de l’Intérieur, exigeant l’arrestation de l’ecclésiastique musulman radical Abou-Hamza, est un indicateur de tendance, les lettres de Charles seraient en effet révélatrices.

Ne parlez pas de Diana

Ceux qui visitent la résidence de Charles, Highgrove House, dans le Gloucestershire, sont déçus de constater que toutes les traces de la princesse Diana brillent par leur absence, y compris dans la boutique de souvenirs dont elle tirait un joli profit. Malgré le fait que William et Harry y on grandi, le nom, l’image et la mémoire de leur mère en ont été entièrement bannis.

 

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Charles, prince de Galles, prononce une allocution lors de sa visite au Stevenson Campus Air Hanger, le 21 mai, à Winnipeg, Canada

C’est dommage, car Diana et les garçons ont passé certaines de leurs journées les plus heureuses dans et autour de la petite ville de Tetbury, nichée au cœur de la campagne des Costwolds. Les dimanches matins, à la fin des années 1980 et au début des années 1990, on pouvait voir Diana et les deux jeunes princes William et Harry se glisser discrètement dans les derniers bancs de l’Église Sainte Marie Vierge et Marie Madeleine, juste après le début du service, pour éviter d’attirer l’attention, ressemblant autant qu'il était possible à n’importe quelle jeune mère accompagnée de ses deux enfants. Après le service, ils retournaient à bicyclette à Highgrove, à quelques miles au sud de la ville, par les chemins de campagne.

Les gens du cru disent qu’ils s’amusaient à semer les officiers de police chargés de leur protection permanente, dont la princesse disait qu'ils la rendaient « claustrophobe » en dressant une espèce de mur entre ses fils et elle et les autres passants. Diana disait vouloir élever ses garçons de façon à ce qu’ils se voient semblables à n’importe qui d’autre. Elle leur apprenait à parler avec le public de manière pratique et décontractée.

Mais, après l’adultère avec Camilla et le divorce qui en est résulté, Diana était devenue « un problème » pour Charles et pour la reine.  Selon le journaliste d’investigation australien John Morgan, ils mirent sur pied ce qu’ils appelèrent un Way Ahead Group (« Groupe voie à suivre ») ou WAG, pour gérer le triple problème Diana.

Pour commencer, sa campagne contre les mines anti-personnel menaçait les bénéfices des fabricants d’armes, tant en France qu’en Grande Bretagne; ensuite, elle se servait de la presse britannique pour s’affirmer comme une personnalité sur le plan national ; enfin, les résolutions du WAG devinrent plus urgentes du fait qu’elle était sur le point d’annoncer son prochain mariage avec Dodi Al Fayed, ce qui signifiait que William et Harry allaient se retrouver avec un beau-père musulman.

Dans son livre de 2012, La conncection Paris-Londres. Assassinat de la princesse Diana, John Morgan affirme que des preuves rassemblées par les deux enquêtes de police suggèrent que la reine et le prince Charles ont laissé filtrer vers le MI6 que si Diana devait avoir un accident, le palais n’y verrait pas d’inconvénient.

Le documentaire réalisé en 2011 par Keith Allen, Unlawful Killing (« Exécution extra-judiciaire »), qui passe en revue l’enquête vieille d’une décennie sur la mort de Diana, prouve sans aucun doute que cette mort ne fut pas un accident. Mais le film n’a jamais été projeté à la télévision et a été supprimé sur Internet comme dans les salles de cinéma, sur intervention des avocats aux poches profondes de la Couronne. Il est très possible qu’il ne soit jamais projeté en Grande Bretagne.

Charles descend de « l’autre » Vlad, celui de Transylvanie.

Charles n’est bien sûr pas responsable des méfaits de ses turbulents ancêtres, mais, comme quiconque, il peut et doit choisir sans tricher sa trajectoire personnelle. Les voies tortueuses du secret et le mur que ses relations publiques tentent d’élever autour de lui ne feront qu’aggraver les choses dans le monde interconnecté d’aujourd’hui, et finiront par lui aliéner ses 65 millions de sujets.

Cependant, la calomnie diffamatoire « Poutine = Nazi » a pris une ampleur regrettable du fait que les dirigeants des trois grands partis ont fait preuve d’un mépris total pour la Constitution et pour le public, en soutenant le prince contre les faits et contre l’intérêt national.

Ce qu’ils ont révélé, en pesant de tout leur poids pour couvrir l’insulte de Charles à la Russie, c’est que la classe dirigeante anglaise et son complexe militaro-industriel peuvent très bien être en train d’exercer une dictature, en décidant dans des conciliabules privés de ce que doit être la politique extérieure du Royaume Uni.

Jusqu’à pendant cette semaine d’élections, nos soi-disant politiques n’ont pas eu la dignité élémentaire de s’opposer à l’establishment, quelque éhontés que soient ses mensonges.

En-dehors du petit cercle de ses courtisans, les remarques déplaisantes de Charles convaincront peu de monde en Grande Bretagne. Elles révèlent à la fois une minimisation malintentionnée des 25 millions de morts soviétiques de la IIe Guerre Mondiale et font un pas irresponsable de plus en direction d’une guerre nucléaire – aujourd’hui – en Europe. Les chefs de partis ont également refusé de reconnaître le soutien du gouvernement et des forces armées de Charles au gouvernement de coup d’état ukrainien, dont des éléments-clés – notamment ceux du Secteur Droit - affichent fièrement les portraits de nazis confirmés tels que Stepan Bandera, sur les murs de Kiev.

Charles ne comprend pas, comme sa mère semble l’avoir compris, qu’il ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre, être à la fois le chef de l’État et un politicien chef de faction. Les remarques désinvoltes qu’il s’est permis de faire ont suscité le mépris à son égard dans le pays, et à l’égard de la Grande Bretagne à l’étranger. Ironiquement, pour l’homme qui est si fier de son ancêtre transylvanien, Dracula, puisqu’il descend du despote du XVe siècle Vlad l’Empaleur, ce mépris est un clou de plus enfoncé dans le cercueil de la monarchie britannique.

Selon la formule consacrée : Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne représentent pas nécessairement celles de R.T.

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Tony Gosling est un militant britannique pour les droits humains, qui a commencé sa carrière professionnelle dans l’industrie aéronautique et a été formé par la BBC. Il est historien et journaliste d’investigation. Il anime un programme hebdomadaire de réflexion politique sur BCfm (Bristol City) : http://politicsthisweek.wordpress.com/

 

Traduit par C.L. pour Les Grosses Orchades

Source : http://rt.com/op-edge/161020-prince-charles-strikes-blow/

Grain de sel : Nous ne sommes pas trop d’avis, aux Grosses Orchades, de mélanger les torchons et les serviettes, le linge (sale ou non) de la famille Windsor et les affaires publiques du Royaume Uni, mais nous ne sommes pas anglais. Peut-être, si nous l’étions, verrions-nous les choses autrement. Quoique les attaques d’un de nos députés contre notre Premier ministre sur ses mœurs nous paraissent également amoindrir le débat politique en l’amalgamant à la sphère privée.

 

 

 

Mis en ligne le 29 mai 2014

 

 

19:29 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/05/2014

Mieux vaut tard que pas du tout

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Mieux vaut tard que pas du tout :

L’Europe n’existe pas !

(bis repetita)

 

Nous venons de recevoir ceci de Comaguer, alias Sun Tsu, alias Radio Galère. Comme il ne nous paraît pas superflu de nous rafraîchir les idées sur le sujet, relayons :

Nous accompagnons la rediffusion d’un bulletin sur l’Europe, publié en 2012, d’une représentation  de l’enlèvement de la nymphe Europe par Zeus. Les représentations du mythe sont très  nombreuses  et la plupart donnent de l’événement, qui est pourtant l’exercice d’un droit de cuissage brutal et permanent par le roi de l’Olympe, une image adoucie et édulcorée.

De la même façon, la prise de contrôle de la partie occidentale du continent par les États-Unis après 1945 est le plus souvent présentée comme un acte amical, une « ingérence » , comme on dit aujourd’hui, positive. Pourtant de l’OTAN au Traité Transatlantique, l’animal, parfaite incarnation du capitalisme dominant, poursuit sa charge.

2.  EUROPE Marcel DEBUT - Paris - 1865-1933.JPG

A force de propagande, de colloques, de corruption des milieux de la presse et de l’éducation, l’Europe a fini par faire croire qu’elle existait.

Rien n’est plus faux !

1 - Géographie : cette péninsule du continent eurasiatique demeure un défi  conceptuel pour les géographes.

Si, à l’Ouest, l’Océan Atlantique constitue bien une frontière commune, ses limites à l’Est sont imprécises :

-       Les Dardanelles et le Bosphore ? Mais alors  la plus grande partie d’Istanbul et la Turquie de l’ouest sont en Europe et donc l’entrée de la Turquie dans l’UE devrait-elle se faire en n’acceptant qu’une fraction du pays. Hypothèse ridicule

-     L’Oural : c’est le sens de la célèbre formule gaullienne : « De l’Atlantique à l’Oural ». Mais alors la Russie serait une entité artificielle mi-européenne mi- asiatique. Non-sens : les populations sibériennes sont-elles asiatiques au même titre que les Indonésiens, les Birmans ou les Japonais ? L’Asie elle-même est-elle une unité conceptuelle valable ? la réponse s’impose : dès l’instant où le géographe ou le géopoliticien fait un effort de précision, il fait éclater le cadre et introduit des distinctions : Asie mineure (la pauvre !) Asie centrale, Asie du Sud-est, Asie orientale et pour brouiller encore les limites, s’y surajoute le concept d’Orient : Proche, Moyen, Extrême, sans oublier la plaque tectonique indienne, collée au « continent » par les hasards de la dérive, qui sera un « sous-continent » trop à l’Est pour être moyen-oriental, trop à l’Ouest pour être extrême-oriental. Cette particularité fera le bonheur des tenants de l’invasion aryenne et des nazis qui accrocheront l’Inde à l’Europe, prenant ainsi le monde arabe en tenaille.

  2 - Histoire :

Faute de limites géographiques réelles, la Manche non plus que les Alpes ou les Carpates ne constituent pas des obstacles à une importante circulation humaine.  L’Histoire de l’Ouest de l’Eurasie  est, le plus souvent, une histoire de conflits entre européens. Plus rarement, il s’agit de conflits entre européens et non européens (turcs ottomans ou mongols) mais dans ces cas, la traversée d’est en ouest de l’Eurasie n’a été empêchée par aucun obstacle géographique et ces empires disparus ont été plus victimes de leur immensité que de la transgression de fortes limites terrestres. L’empire romain ne s’étend par sur toute l’Europe du Nord et déborde largement sur le monde arabe, et quand il éclate en deux parties, l’empire d’Occident et l’empire d’Orient, la coupure se fait en pleine Europe. 

2-    Institutions :

La situation contemporaine se caractérise par une énorme confusion (La Suisse, au cœur de l’Europe, restant presque toujours un cas à part, comme elle s’est tenue à part des nombreuses guerres européennes).

o         L’Union Européenne est l’héritière à la fois de la CEE et de l’OTAN. Ces deux institutions d’origine sont le produit de la mise sous tutelle par les Etats-Unis, au sortir de la seconde guerre mondiale, de la partie la plus occidentale de la péninsule eurasiatique. Cette tutelle va continuer à s’exercer jusqu’à l’élargissement l’UE en 2004 et ne seront admis dans l’UE élargie à l’Est que des membres de l’OTAN. Aujourd’hui les écarts entre les deux groupes sont très peu nombreux.  Quelques membres de l’UE ne sont pas membres de l’OTAN : Autriche, Irlande, Suède, Finlande, alors que l’ « orientale » Turquie  en est un membre de poids.

3. eu-nato.JPG

Au sein même de l’UE  les sous-ensembles se sont multipliés : il y a les Schengen et les non Schengen, il y a les Euros et les non Euros il y a même les enclaves espagnoles en Afrique et  les régions « européennes » ultramarines ou ultra périphériques, ces colonies françaises éparpillées sur tous les océans.

Dans les compétitions sportives européennes sont admises les équipes turques et israéliennes mais pas celle des deux États qui les séparent géographiquement : la Syrie et le Liban.

La mise en tutelle de l’Europe de l’extrême ouest par les États-Unis s’est faite économiquement par le biais du plan Marshall, dont les crédits étaient répartis par l’Organisation Européenne de Coopération Économique : OECE élargie ensuite aux autres pays mis sous tutelle économico-politique par les États-Unis : Mexique, Chili, Corée du Sud, Japon, Turquie, Australie, Nouvelle-Zélande, Israël : ce sera l’OCDE.

Un des objectifs des gouvernements des pays membres de l’UE est de faire croire que cette Union déjà bourrée de contradictions institutionnelles et prospérant sur le maintien, voulu par les traités, d’inégalités de revenus, de régimes fiscaux, de systèmes de protection sociale, est un bloc solide alors qu’il est en première instance un espace de libre circulation des marchandises et des capitaux et un lieu d’exercice de la concurrence libre et non faussée.

L’autre objectif est de minimiser deux autres institutions, européennes elles aussi : l’Organisation pour la Sécurité Collective Européenne (OSCE) et le Conseil de l’Europe.

    L’OSCE issue des accords d’Helsinki  regroupe 56 États. Sa qualification d’européenne est discutée et discutable, puisqu’en sont membres le Canada et les États-Unis d’une part et les républiques d’Asie centrale ex-soviétiques d’autre part. Contrairement à la propagande otanienne, la paix qui règne depuis 1945 en Europe est le résultat non pas de la politique de paix de l’OTAN mais d’abord de l’équilibre des forces URSS/USA jusqu’en 91.  Il a suffi que l’URSS disparaisse pour que l’OTAN mène une guerre en Europe contre la Serbie en 1997. Quant à la « politique européenne de défense », celle de l’UE, elle n’est qu’une annexe de la politique de l’OTAN et intéresse plus les fabricants d’armes européens que les populations du « continent ».  En pratique l’OSCE est affaiblie volontairement par les États-Unis qui, Serbie mise à part, ne se gênent pas pour mettre en cause la stabilité des régimes qui leur déplaisent, bien qu’ils soient membres de l’OSCE. De ce fait l’OSCE n’est plus un outil de sécurité puisque, par le biais des révolutions de couleur, un des membres de l’organisation s’ingère dans la vie des autres. Cette critique a été fortement exprimée par Vladimir Poutine en 2007 à la conférence de Munich et elle a toute sa place dans sa vision de l’avenir de l’Europe.

 

4. Membre du COE - partenaires.jpg

En vert les membres de l’OSCE, en orange les membres associés

 

Le Conseil de l’Europe :

Il se présente lui-même ainsi sur son site (www.coe.int)

Le Conseil de l’Europe, dont le siège est à Strasbourg (France), regroupe aujourd’hui, avec ses 47 pays membres, la quasi-totalité du continent européen. Créé le 5 mai 1949 par 10 États fondateurs, le Conseil de l’Europe a pour objectif de favoriser en Europe un espace démocratique et juridique commun, organisé autour de la Convention européenne des droits de l’homme et d’autres textes de référence sur la protection de l’individu.

Conçu lui aussi comme un instrument de la guerre froide et promu par le même homme qui en avait lancé le discours inaugural (Churchill – discours de Fulton) l’institution s’est progressivement élargie. Il est aujourd’hui l’institution européenne la plus large. Ainsi en sont membres des pays comme l’Islande la Suisse, l’Albanie, la Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan qui ne font pas partie des découpages traditionnels.  Il s’y ajoute deux observateurs : les États-Unis et le Canada dont la présence rappelle l’origine historique de l’institution et confirme le maintien d’une tutelle anglo-saxonne sur l’Europe. Le bannissement du Belarus, seul exclu du Conseil, illustre ce droit de veto otano-étasunien car aucun observateur honnête n’accepterait de dire que par exemple les performances de la Turquie en matière de droits de l’homme qui constituent le critère d’admission  sont supérieures à celles du Belarus.

 

5. COE 1949.jpg

6. COE 2010.jpg

Le Conseil de l’Europe s’est cependant, ces dernières années, illustré en produisant des documents accusant les atteintes aux droits de l’homme de l’OTAN (en ex-Yougoslavie par exemple) ou la complicité de certains États européens dans l’ouverture sur leur territoire de prisons de la CIA destinées aux séquestrés de la « guerre contre le terrorisme ». Mais ces États étaient trop liés aux États-Unis pour leur refuser ce service si peu conforme aux principes « européens » des droits de l’homme, et le Conseil de l’Europe n’a pu aller au-delà d’une simple élucidation officielle de vilenies cachées.

 

Bilan

Ce bref survol démontre que l’EUROPE est un concept guimauve trituré de mille manières par les puissances du moment, que c’est un  drapeau arboré depuis 1945 autant à Washington qu’à Bruxelles (siège de l’Otan et de l’Union Européenne) qu’à Strasbourg (siège du Conseil de l’Europe et du Parlement européen). La crise économique européenne qui affecte les pays de la zone Euro comme d’autres (la Grande-Bretagne par exemple) est le prétexte d’une grande offensive idéologique en faveur de l’Europe fédérale. Il s’agit évidement d’un château de cartes : Quelle Europe ? Qui ? Comment ?

Laissant de côté le cas d’États centralisés préexistants qui se décentralisent en adoptant une constitution fédérale, comme par exemple le Brésil, s’il y a une leçon à tirer de l’application concrète de la doctrine politique fédérale : libre association de partenaires égaux qui délèguent à l’échelon supérieur les pouvoirs  de défense et de représentation politique commune au niveau international, c’est qu’elle n’a été le plus souvent que la mise en œuvre d’une domination d’un partenaire sur les autres : le fédéralisme étasunien a été scellé par la guerre de Sécession et la défaite des confédérés, le fédéralisme allemand a été le fruit de la domination prussienne sur les autres principautés et régions.

Quels pays et quels intérêts domineraient une Europe fédérale ? « L’axe franco-allemand », si à l’honneur dans le discours ici dominant, peut légitimement inquiéter les citoyens des petits pays de cette Europe incertaine qu’ils soient grecs, serbes,  hongrois, portugais ou autres, et il en inquiète déjà beaucoup.

 

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Étonnante contradiction du discours des puissants : la biodiversité serait à protéger impérativement chez les animaux et les végétaux et à combattre chez les humains, espèce unique mais culturellement et socialement extrêmement diversifiée, au nom de l’unité du mode de production et de consommation capitaliste, au nom de l’unicité du calcul bancaire.

Sources : http://comaguer.over-blog.com/

                 http://www.radiogalere.org/

 

*

Il n’est pas interdit d’y ajouter ceci :

De la créature européenne

le 24 mai, 2014 dans Asservissement moderne, Démocratie par Yohan De Doncker

Les débats sur l’Union Européenne vous ont-ils passionnés ? Bah moi non plus… Ça a même été un calvaire ! Car à partir du moment où je m’étais promis de vous pondre un petit papier sur le sujet, j’ai dû me battre pendant deux semaines pour ne pas sombrer barjot entre l’eurolâtrie des uns et les incantations des autres…

Lire la suite...

Source : http://diktacratie.com/de-la-creature-europeenne/

 

*

Nous sommes décidément en retard pour tout :

24 mai 2014 à Bruxelles

8. False-Flag.jpg

 « FAUX DRAPEAU : action horrible et planifiée visant à faire accuser un ennemi politique, et utilisée comme prétexte pour déclarer une guerre ou faire passer des lois draconiennes au nom de la sécurité nationale. »

 

*

En revanche, là, nous sommes en avance :

Alerte : la grande synagogue de Paris appelle au Djhad. Sergent recruteur : Yossi Gal, ambassadeur d’Israël en France.

L’Union Juive Française pour la Paix communique :

9. BDS - UJFP.jpg

 

Voici ce que l’on peut lire dans un communiqué officiel :

L’Ambassade d’Israël souhaite informer la Communauté juive de l’arrivée d’un représentant de TSAHAL (l’armée israélienne) à Paris. La rencontre aura lieu à la Grande Synagogue de la Victoire, 44 rue de la Victoire, le 26 mai entre 18h30 et 20h00, 75009 Paris.

Et il est précisé que des rendez-vous individuels pour engagement sont possibles.

L’alliance de la kippa et du fusil Uzi est organisée au centre de Paris.

La communauté juive religieuse se retrouve ainsi envahie et prise en otage dans le plus prestigieux de ses lieux de culte.

Pendant que la plupart des médias s’inquiètent du départ éventuel en Syrie de tel ou telle, c’est au grand jour et sans commentaires que Tsahal recrute dans un édifice religieux.

Tsahal :

  • une armée coupable de nombreux crimes de guerre avérés
  • une armée qui, en ce moment même, organise l’épuration ethnique du Néguev et de la vallée du Jourdain en Cisjordanie, par la destruction des villages et l’expulsion des habitants (voir le rapport de l’Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires dans les territoires occupés palestiniens (OCHA) publié le 22 mai dernier)
  • une armée qui vient d’assassiner cette semaine deux adolescents mineurs et inoffensifs en Cisjordanie, ce qui a provoqué la demande de l’ONU d’une ouverture d’enquête, et fait scandale sur les chaînes de télévision du monde entier mais beaucoup moins en France
  • une armée dont l’organisation DCI Palestine dénonce les arrestations de plus en plus fréquentes d’enfants et adolescents, suivies de traitements violents en prison.

L’UJFP demande au gouvernement français de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour rappeler à l’ambassadeur d’Israël en France les devoirs auxquels son accréditation l’oblige, dans le respect des lois de la République et du droit international.

L’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) demande au ministre de l’Intérieur, ministre des Cultes, d’interdire immédiatement cette réunion, à la grande Synagogue comme ailleurs.

Bureau national de l’UJFP, 24 mai 2014

Source : Union Juive Française pour la Paix

Note de la rédaction de Croah.fr (qui nous évite d’en formuler une, après tout, c’est dans leur pays que ça se passe).

Voilà la différence entre « juifs du quotidien », sensés, humbles, vivant leur religion en paix et en harmonie avec les autres ; et les « extrémistes juifs talmudo-sionistes », bien différents, qui vivent leur amour du Talmud dans la haine, la violence, la ségrégation et le bain de sang, cachés depuis de trop nombreuses décennies derrière la religion juive qui leur sert de camouflage, tels des loups déguisés en agneaux.

Comment l’armée française, chargée de la défense du pays et de la protection des intérêts de la France, peut-elle laisser notre Nation se faire violer à ce point, en laissant une armée étrangère génocidaire fouler notre sol avec pour vil dessein d’endoctriner des Français de confession juive – manipulés par des lobbies qui-n’existent-pas-mais-qui-ont-pignon-sur-rue et qui jouissent d’une influence sans égale dans la sphère politico-médiatique, et par conséquent sur l’opinion publique – tout cela afin de grossir ses rangs, dans le but néfaste de propager sournoisement la guerre au Moyen-Orient afin d’instaurer leur Grand Israël ?

Ne parlons pas de la  classe politique qui fera semblant de ne pas savoir, comme à son habitude.

Votre verdict ? Complicité ou manque de coucougnettes ? Traîtres ou déserteurs ? Prison à vie ou guillotine ? Déportation sur la Lune ou sur Jupiton ? Franchement, beaucoup de Français se tâtent, les mecs…

*

Qui dira aux gamins qui s’engagent pour aller semer la mort et la désolation en Syrie au nom d’Allah qu’ils sont en réalité enrôlés comme supplétifs de TSAHAL ?

À Gilad, à Jacob Cohen, à Raphaël Berland, à Jonathan Moadab et aux autres :

Tenez (tenons) bon ! Nous n’avons pas que des ennemis communs à combattre, nous avons aussi des valeurs communes à défendre.

 

*

Cologne, samedi 24 mai 2014 :

50.000 personnes, citoyens allemands et immigrés turcs, ont convergé vers Cologne, pour dire au premier ministre turc R.T. Erdogan en visite qu’il n'est pas le bienvenu en Allemagne.

 

L’Allemagne compte 5 millions d’immigrés turcs.

 

*

Tandis que le 22 mai, à Istanbul…

La police anti-émeute a tiré à balles de caoutchouc dans la foule manifestant à la suite de la récente catastrophe minière qui a fait plus de 300 morts.

(Il y a un an presque jour pour jour que la répression, tant en province qu’à Istanbul, frappe de façon quasiment ininterrompue.)

Images :

http://rt.com/in-vision/turkey-istanbul-protests-disaster/

 

Le 24, à Ankara…

Affrontement police-étudiants

Grenades lacrymogènes contre cocktails Molotov

(Il était question de les empêcher de sortir du campus pour aller manifester contre des morts par balles.)

 

 

 

*

Mis en ligne le 25 mai 2014.

 

 

 

22:48 Écrit par Theroigne dans Actualité, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/05/2014

Fête des mères

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Fête des mères

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Mis en ligne le 24 mai 2014

 

23:50 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Fête des mères 2... pas de raison...

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Fête des mères 2… pas de raison…

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Oups !

 

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des mères adoptives...

 

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Mis en ligne le 24 mai 2014

23:49 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Fête des mères... 3...

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Fête des mères… 3…

rien que pour embêter les souteneurs de mi-putes mi-soumises et de travelos à barbe

 

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L’annonce faite à Jésus – André Stas

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des grand’mères...

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et des Mères-Patrie !

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Mis en ligne le 24 mai 2014

22:30 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |