24/03/2016

PENDANT QUE LES CLOCHES SONT À ROME

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Pendant que les cloches sont à Rome

« Les emmerdes volent en escadrilles »

                                                     Jacques CHIRAC

 

Avec deux jours de retard pour cause de déconnection indépendante de notre volonté. Avec nos excuses.

 

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« Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique. »

Guy Debord

 

« Il semblerait que la nature de l’ultime révolution à laquelle nous avons à faire face est précisément celle-ci : nous sommes en train de développer toute une série de techniques qui permettront aux oligarchies aux commandes - qui ont toujours existé et qui probablement existeront toujours - d’amener les gens à aimer leur servitude. »

Aldous Huxley

(Citations fauchées au Grand Soir)

 

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Vous avez dit « pères fondateurs » ? Ah ha ha ha ha…

Georges Stanechy, retour de sa pause zen (il en prend beaucoup), fait comme tout le monde : il parle de Trump. Mais, pas comme tout le monde : il remonte aux sources.

 

Donald Trump : Notre Président…

Georges Stanechy – À contre-courant 20 mars 2016

 

« Toutes les idées, idéologies, concepts, sentiments, automatismes culturels qui, animant un individu, l'arrêtent sur le chemin qui le mène à l'espèce et le sécurisent par une appartenance à un groupe social, relèvent de la préhistoire de l'espèce humaine. »
Henri Laborit  (1)

 

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A ne rien y comprendre !... 

Dépassant Poutine dans l'exécration, le dernier épouvantail médiatique à la mode, aux États-Unis : Donald Trump… 

Blanc bonnet...

Ce milliardaire, sans mandat de député ou de sénateur, ni fonction passée ou présente dans un parti ou un gouvernement, s’est porté candidat aux élections primaires pour obtenir l’investiture du « Parti Républicain » dans la perspective de la prochaine élection présidentielle de son pays.

D’après les sondages, il serait actuellement le candidat le mieux placé à la fois dans les primaires et même pour l’élection finale. Face à la candidate du « Parti Démocrate » : Hillary Clinton. (2)

Lire la suite…

Source : http://stanechy.over-blog.com/2016/03/donald-trump-notre-...

 

Mais où va-t-il les chercher, ces caricatures géniales ??!!

 

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Giulietto Chiesa s’y est mis aussi… et il pose LA question qui nous concerne.

(Ne ratez surtout pas la petite video de Ted Cruz à la fin !)

 

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TRANSCRIPTION DE LA VIDÉO

Tous les démocrates « chics » italiens, du Parti démocrate, aux anciens partisans des manifestations, à la gauche écologique libertaire, en somme cet agglomérat de démocrates, presque tous plus ou moins consciemment va-t-guerre, auxquels s’est malheureusement associé l’humoriste Crozza, ont lancé une véritable campagne stratégique offensive contre Donald Trump, le fasciste. Et ils vénèrent déjà la « première femme présidente des USA », avec cette nouvelle opération de maquillage stratégique (après celle pour Obama) du "personnage emblématique américain". Peu importe que Mme Clinton soit une belliciste hystérique, amie de la nazie Victoria Nuland qui est auteure du coup d’État nazi en Ukraine. Qui s’en préoccupe ? Tout va bien. Bien sûr que Trump est imprésentable, c’est évident. Mais c’est malheureusement le « moins pire » des candidats républicains ! (rire jaune)

Jetez un oeil à cette vidéo de Mario Curio, son concurrent potentiel, si toutefois il y parvient, si l'appareil du parti républicain y parvient. Et posez-vous la question : quel genre de pays peut bien promouvoir ces cinglés au poste de Président ? C’est ça, la vraie question, et pas de savoir si Trump est fasciste ou pas. De toute façon, c’est un désastre ce type, aux plans éthique, moral, et même esthétique ou du spectacle. Et donc, la question qu’il faut se poser, selon moi, est celle-ci : comment peut-on être alliés, et même, colonisés, par un empire capable de propulser ces tarés, ces monstres, au poste de commandement de leur, et de notre destin. Et bon divertissement à tous. [+ courte vidéo effarante de Mario Curio]

Source : ilFattoQuotidiano.fr

Pourquoi Giulietto et Il fatto quotidiano appellent-ils Ted Cruz « Mario Curio » ? Mystère. Aurait-il une double vie ?

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Pendant qu’on y est…

Les conseillers en politique étrangère de Ted Cruz

 

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Le sénateur Ted Cruz, candidat à l’investiture présidentielle au sein du Parti républicain, a publié la liste de ses conseillers pour les questions de politique étrangère.

Lire la liste…

Source : http://www.voltairenet.org/article190846.html

 

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L’Histoire sur le point de se répéter

Le suicide européen face à la Turquie

Thierry Meyssan  - Réseau Voltaire 21 mars 2016

 

En signant un accord — au demeurant illégal en droit international — avec la Turquie pour ralentir l’afflux de migrants, les dirigeants de l’Union européenne se sont engagés un peu plus dans un pacte avec le diable. Une grande partie des 3 milliards d’euros annuels alloués à Ankara servira à financer le soutien aux jihadistes et, par conséquent, à augmenter le nombre de migrants fuyant la guerre. Surtout, en abrogeant dans les prochains mois les visas avec la Turquie, les Européens instituent la libre-circulation entre les camps d’Al-Qaïda en Turquie et Bruxelles. En écrasant les peuples irakien et syrien sous l’oppression des jihadistes qu’ils financent indirectement et en abandonnant le peuple turc à la dictature du président Erdoğan, ils préparent les bases d’un très vaste affrontement dont ils seront les victimes.

 

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Lors de la conférence de presse du 18 mars 2016, le président de l’Union européenne, Donald Tusk (un Polonais qui défend les intérêts de l’Allemagne), semblait tenter de calmer la fureur du président de la Commission, Jean-Claude Juncker (un Luxembourgeois qui défend les intérêts des États-Unis). Pour la plus grande joie d’un Premier ministre turc goguenard, Ahmet Davutoğlu.

 

« La démocratie est un tramway, on l’emprunte pour aller là où on veut aller et on en descend. »
Recep Tayyip Erdoğan (1996)

Le Conseil européen des 17 et 18 mars 2016 a adopté un plan visant à résoudre le problème posé par l’afflux massif de migrants en provenance de Turquie [1]. Les 28 chefs d’État et de gouvernement se sont soumis à toutes les demandes d’Ankara.

Nous avions déjà analysé la manière dont les États-Unis entendaient utiliser les événements du Proche-Orient pour affaiblir l’Union européenne [2]. Au début de l’actuelle crise des « réfugiés », nous avons été les premiers à observer à la fois que cet événement avait été délibérément provoqué et les problèmes insolubles qu’il allait poser [3]. Malheureusement, toutes nos analyses ont été vérifiées et nos positions ont été, depuis, largement adoptées par nos détracteurs d’alors.

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Source : http://www.voltairenet.org/article190851.html

 

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Au Brésil l’opposition de droite et d’extrême-droite a commencé un coup d’État

Les fomenteurs de coups d’état et de pseudo-révolutions connaissent bien la taille des cerveaux des meneurs d’opinions dans les sociétés occidentales. Ils savent qu’ils peuvent les faire bouger et les diriger dans la direction de leur choix avec n’importe quel sujet, pourvu que celui-ci soit saupoudré d’un peu de morale, même bancale. Ce n’est pas à ces fomenteurs de coups d’état qu’il faudrait s’en prendre. Leurs manœuvres ne sont, en fin de compte, que des demandes d’autorisation de déstabilisation d’un pays, et les autorisations leur sont accordées par l’adhésion de nos pseudo-intellectuels incapables de voir au-delà de leurs préceptes simplistes. RI  

 

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Les images qu’on ne vous montrera pas : Manifestation de soutien à Roussef et Lula à Sao Paulo, le 18 mars 2016. Comme pour Kadhafi et Assad naguère ? Tout juste.

 

Ce qui se passe en Amérique latine sur fond de crise économique et d’assaut de la droite et de l’extrême-droite contre les gouvernements progressistes est extraordinairement complexe, il est regrettable que certains Français y compris communistes relaient les campagnes de la CIA et ne voient pas ce qui se joue réellement. Le gauchisme est décidément la maladie qui accompagne tous les opportunismes.

Au Brésil ! Plus d’un million de personnes ont envahi les rues dans les grandes villes à travers le Brésil pour défendre la démocratie et montrer son soutien à l’aile gauche de la présidente Dilma Rousseff et à l’ancien président Lula, en dénonçant la manière dont l’extrême-droite et l’opposition de droite, managée par les États-Unis et soutenue par la presse mondiale aux ordres mène une  campagne de diffamation et s’efforce de mettre en accusation Rousseff.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/au-bresil-lopposition-de-d...

 

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« Révolution de couleur » à la brésilienne. Qui a peur de Dilma ?

Micheline Ladouceur – Mondialisation.ca 21 mars 2016

 

Les images, hélas, ne laissent aucun doute sur les gigantesques moyens dont disposent les putschistes grimés en révolutionnaires.

 

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Les révolutions de couleur se suivent et ne se ressemblent pas, mais maintenant, on sait en reconnaitre une quand elle se présente. Et ce qui se passe au Brésil est une gigantesque révolution de couleur, débutée depuis déjà pas mal de temps. Echec après échec, divers scénarios ont été tentés depuis la tenue de la coupe du monde de Football dans ce pays, et les forces organisatrices du chaos ne lâchent toujours pas. Au XXI ème siècle, les coups d’état ne sont plus militaires qu’en dernier recours. Ils se font maintenant sous couvert de justice, avec des mouvements de foules organisés pour maintenir la pression. Mais cela reste des coups d’état.  RI

Lire et voir la suite…

Source : http://www.mondialisation.ca/revolution-de-couleur-a-la-b...

Via : http://reseauinternational.net/revolution-de-couleur-a-la...

 

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Obama à Cuba

 

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Pour quoi y faire, à part semer quelques experts ès révolutions colorées ? Leur rendre Guantanamo après avoir renvoyé les prisonniers dans leurs foyers ? Lever le blocus ? On ne sait pas pourquoi, on n’arrive pas à y croire.

Ce qui est sûr, c’est que les Cubains auront droit à des discours sur la démocratie. Des leçons ? De la part des US ? Of course. Vous voulez parier ?

En attendant la suite…

À consulter en anglais : http://www.informationclearinghouse.info/article44480.htm 

Voir aussi en français :

http://www.mondialisation.ca/les-contradictions-de-barack...

 

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La bague de Jeanne d’Arc

 

Cinq siècles chez les Anglais et maintenant au Puy du Fou : rien ne lui aura été épargné.

 

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Mais on n’est pas sûrs que cette chose en fer ait vraiment appartenu à la Pucelle. Pour la vendre le plus cher possible, c’était en tout cas une bonne idée de le dire.

Voir les articles sur RT

https://francais.rt.com/france/17562-lanneau-attribue-jea...

 

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Chez les Anglais toujours :

 

Un petit garçon qui avait dessiné un concombre dénoncé par ses instits pour « radicalisation »

(N’avons-nous pas connu ça l’an dernier ?)

 

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Le personnel d'une école maternelle britannique a menacé de signaler un garçon de 4 ans aux services de lutte contre l'extrémisme. Il a dessiné son père en train de couper un concombre, mais le personnel y a vu la fabrication d'une bombe artisanale.

La mère de l'enfant soupçonné a expliqué, citée par The Guardian, que son fils avait dessiné son père en train de couper un concombre. Mais le personnel de l'école ne l'a pas cru, y voyant plutôt la fabrication d'un engin explosif improvisé.

Pour prouver sa bonne foi, vendredi, la mère du garçon a montré au Guardian une séquence vidéo sur laquelle on peut voir son fils jouer sur le sol de la maison. Alors qu'on lui présente un concombre, lui demandant de dire ce que c'est, le petit garçon de quatre ans répond «A cooker-boom» [littéralement un «boom cuisiné, préparé»] au lieu de «a cucumber». En français, l'équivalent serai un «concom-boom», au lieu de «concombre».   

En fait, l'enfant n'arrivant pas à prononcer correctement le mot «concombre» et son dessin étant ni plus ni moins qu'un gribouillis approximatif, le personnel de l'école a décidé que l'enfant était en phase de radicalisation et évoquait la préparation artisanale d'une bombe.

Partagée entre l'envie de rire et le désespoir de voir son fils signalé à la brigade anti-terroriste, la mère de l'enfant a fini par raisonner le personnel de l'école maternelle qui, au début, ne la croyait pas.

«Quand je leur ai demandé s'ils trouvaient que j'avais une tête de terroriste, ils m'ont répondu que Jimmy Saville n'avait pas une tête de pédophile», a expliqué la mère abasourdie aux médias britanniques. 

Un porte-parole de l'école maternelle a expliqué sous couvert d'anonymat avoir simplement respecté la ligne de conduite imposée par les autorités et qui demande à ce que chaque cas suspect soit pris en compte et, si nécessaire, signalé aux autorités.

«Après avoir examiné le cas avec les autorités compétentes, nous avons décidé qu'un signalement de l'individu aux services de lutte contre la radicalisation et le terrorisme n'était pas nécessaire», a-t-il ajouté. Quant à la mère de l'enfant, qui n'en revient toujours pas, celle-ci regrette de «n'avoir reçu aucune excuse suite à ces accusations ridicules».

Si l'histoire peut faire sourire, elle n'est en fait que le reflet d'une réalité parfois absurde au Royaume-Uni, où les autorités prennent extrêmement au sérieux tout comportement «suspect» qui pourrait s'apparenter à la preuve qu'un enfant est en train de suivre un processus de radicalisation. Quitte à parfois aller un peu trop loin. Et la communauté musulmane en fait évidemment le plus souvent les frais.

L'année dernière, un collégien musulman a été scrupuleusement interrogé par des enquêteurs sur «ce qu'il pensait des activités de l'État islamique», après qu'il a évoqué en classe le sujet de l'activisme écologiste.

Les parents de l'adolescent de 14 ans ont lancé une action en justice contre l'établissement car leur fils, après s'être totalement refermé sur lui-même, a fini par leur avouer avoir été traumatisé par cette expérience et refuser suite à cette dernière, de prendre part à tout débat en classe, quel qu'il soit, car il «avait peur qu'on le soupçonne d'être un terroriste». 

Lire aussi : En Autriche, les femmes apprennent à repérer les premiers signes d’extrémisme chez les enfants

Source : https://francais.rt.com/international/17022-royaume-uni-d...

 

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Peut-être ceci vous amusera-t-il.

Effrayant (dit AVIC) : un logiciel pour modifier les expressions faciales sur une vidéo en temps réel

 

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Les outils des futures manipulations sont déjà là, et tout sera désormais possible. Les retouches d’image par Photoshop et les techniques de montage des vidéos avaient déjà largement repoussé les limites des possibilités de manipulation. Avec l’arrivée de ce nouveau type de logiciels, il n’y aura plus de limites du tout. RI  

Réellement effrayant ! Comme l’explique un article de BFM High Tech, des membres de l’université de Stanford en collaboration avec des équipes de l’université allemande d’Erlangen-Nuremberg et de l’institut Max Planck à Leipzig ont mis au point un logiciel qui modifie en temps réel les expressions d’un visage, avec un résultat tellement réaliste qu’il en devient impossible de voir le trucage.

Dans l’exemple fourni, le logiciel a été testé avec Georges W. Bush, Vladimir Poutine ou encore Donald Trump, mais cela peut fonctionner avec n’importe quel visage. Dans l’avenir, comment saurez-vous qu’un candidat a bien tenu certains propos ? Quant aux experts du langage du corps, vont-ils pouvoir continuer à décrypter les expressions du visage afin de savoir si la personne en question ment ?

 


 

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/effrayant-un-logiciel-pour...

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Tourisme en fauteuil

Vous n’avez jamais vu Sotchi et ses palmiers sous la neige ? La voilà, photographiée d’un drone :

 

 

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Bruxelles, on n’était pas au courant !

 

Comme on vous l’a dit, on était déconnectés. Pas de web, pas de téléphone. Mais pas que. On n’a pas la télé, non plus. On n’écoute plus la radio (pour quoi faire ?) et on n’achète pas les merdias. Isolés. Quoi ?! Est-il possible d’ignorer des explosions en Belgique pendant deux jours quand on y habite ? Oui, bien sûr. Il suffit de crécher dans une zone dortoir de la banlieue ex-industrielle de Liège.

Notre réaction ? Tiens, M. Erdogan fait ce qu’il dit…

Il n’est pas le premier. Un autre aussi faisait toujours ce qu’il disait. Mein Kampf, tout ça. Si vous avez lu Thierry Meyssan ci-dessus, vous serez médiocrement surpris. Et par le P.M. turc et par les aigles qui nous gouvernent. Jugement téméraire ? Oui, peut-être. On a mauvais esprit.

Donc, pour nous résumer, non seulement ce post est en retard de deux jours, mais en plus, on a découvert l’actualité après vous. On se contentera donc de vous proposer ci-dessous, en addendum, ce qui vient de retenir notre attention dans l’immédiat. Encore une fois avec nos excuses.

 

Mis en ligne le 24 mars 2016 pour le 22.

 

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21:05 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

BRUXELLES, ETC

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Bruxelles, etc.

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L’avons-nous assez dit lorsque nous – oui, NOUS – avons participé sans honte au dépeçage de la Yougoslavie pour le compte d’une puissance extra-européenne, qu’un jour ce crime sans circonstances atténuantes se payerait fort cher ? Le moment est arrivé.

Pas même besoin que les Yougoslaves y mettent les mains. La JUSTICE IMMANENTE se passe de concours.

Faut-il parler des autres pays à qui NOUS faisons EN CE MOMENT la guerre sans savoir pourquoi, ni pour qui, ni même où ils se trouvent ?

Pas nous qui décidons ? Qui ne dit mot consent.

 

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Détails des attentats à Bruxelles

Valentin Vasilescu – Réseau International23 mars 2016

 

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Deux explosions se sont produites le 22 Mars 2016 vers 8 heures au terminal de départ de l’aéroport de Zaventem, au nord-est de la capitale belge. Des vitres ont été brisées, des conduites d’eau ont éclatées et une partie du plafond de l’aéroport s’est écrasée. On a enregistré 13 morts et 35 blessés. Plus de dix autres personnes sont mortes à la suite d’explosions enregistrées une heure plus tard à la station de métro de Maelbeek dans le centre de Bruxelles, à proximité des bâtiments de l’UE.

Conformément à l’annexe 9 de la Convention (installations) de l’aviation civile faite à Chicago en 1944 et dont la Belgique fait partie, un aéroport ouvert au trafic international de passagers doit fournir deux flux distincts. Le flux des départs assure l’embarquement des passagers à bord des avions et le flux de sortie pour les passagers débarquant des avions. Le flux des départs a un dispositif de contrôle antiterroriste, ce qui double le volume d’activités, d’équipements et d’effectifs, par rapport au flux des arrivées où il est supposé que les passagers arrivant à destination ont déjà subi un contrôle anti-terroriste lors de l’embarquement à l’aéroport de départ.

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Source : http://reseauinternational.net/details-des-attentats-a-br...  

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Le slogan « vos guerres, nos morts » est parfaitement adapté à la situation.

Solidarité avec le peuple belge

République sociale – Le Grand Soir 23 mars 2016

 

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J’avais prévu de rédiger un article sur la visite de Barack Obama à Cuba, finalement cela attendra. Une fois de plus l’horreur frappe en plein coeur de l’Europe, chez nos voisins et amis belges.

Avant toute chose nous avons une pensée pour toute les victimes et leurs familles, nous sommes de tout coeur avec le peuple belge dans ce drame, comme nous étions solidaires, il y a peu, du peuple ivoirien, malien, syrien, libanais, turque, de notre peuple, tous victimes de la barbarie terroriste.

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Source : http://www.legrandsoir.info/solidarite-avec-le-peuple-bel...

 

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Attentats de Bruxelles : non, monsieur le premier ministre !

Michel Collon – Investig’Action 24 mars 2016

 

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Hier, comme tant de Bruxellois, j’ai passé des heures à vérifier où se trouvaient mes proches. Qui, par malchance, aurait pu se trouver dans ce métro maudit, que j’emprunte moi aussi chaque fois que je me rends au bureau d’Investig’Action ? Qui, par malchance, aurait pu se trouver près du Starbucks de l’aéroport, où j’ai l’habitude de prendre un thé en attendant le vol ? Recherches d’autant plus angoissantes que le réseau était évidemment saturé.

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Source : http://www.investigaction.net/Attentats-de-Bruxelles-non....

Via : http://reseauinternational.net/attentats-de-bruxelles-non...

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Une réaction syrienne à chaud que vous n’aurez peut-être pas vue :

Erdogan [4 Days Ago] Threatened Brussels with Terrorist Attacks

The real Syrian Free Press Network – 22 mars 2016

Four days ago, the Turkish President, Erdogan, threatened with terrorist attack and explosion if Turkey were not given 6 billion Euro in aid, and free Visa Access to Europe, he said: “I don’t see a reason why don’t explosion bombs in Brussels”. Today; explosions hit Brussels, Belgium and Erdogan demand more fund and money from EU.

 


Cliquer sur CC pour sous-titres anglais.

 

On vous traduit :

« Il y a quatre jours, le président turc Erdogan a menacé d’attaques terroristes et d’explosions si la Turquie ne recevait pas 6 milliards d’Euros d’aide et l’accès à l’Europe sans visa. Il a dit : “ Je ne vois aucune raison pour qu’il n’y ait pas de bombes et d’explosions à Bruxelles. ” Aujourd’hui, des explosions ont frappé Bruxelles, en Belgique et Erdogan exige davantage de fonds encore de l’Union Européenne. »

Source : https://syrianfreepress.wordpress.com/2016/03/22/erdogan-...

 

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Reçu en toute dernière minute.

Certes, cela va sans dire. Mais mieux encore en le disant.

La peur interdit de penser

http://mai68.org/spip/spip.php?article10586

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Salut,

Je cite un extrait d'un texte de COCKBURN :

« Il y a une raison plus insidieuse de pourquoi les Européens ne font pas suffisamment la connexion entre les guerres au Moyen-Orient et la menace pour leur propre sécurité. Séparer les deux est dans l'intérêt des dirigeants politiques occidentaux, parce que cela signifie que le public ne voit pas que leurs politiques désastreuses en Irak, en Afghanistan, en Libye et au-delà a créé les conditions pour la montée d'Isis et de bandes terroristes auxquelles Salah Abdeslam appartenait. »

C'est faux ! Non seulement le public le voit très bien, mais les « intellectuels de gauche » le leur serinent depuis le 11 septembre 2001 ! Il y a même eu des élections en Espagne qui ont tourné autour de ça après l'attentat du 11 mars 2004 à Madrid.

Ce que le public a un peu moins l'occasion d'entendre dire, vu que c'est censuré partout, même par des sites internet soit-disant « progressistes », c'est par exemple la voie d'un Moqtada al-Sadr de Bagdad en train de dénoncer que les attentats sont commandités par l'occupant américain, ainsi que le rapporte Naomi Klein :

http://mai68.org/spip/spip.php?article8044

Ce que le public n'entend jamais dire, non plus, même dans les journaux « progressistes », c'est que Hassan Nasrallah du Hezbollah libanais dénonce que l'EIIL (donc DAECH) est un instrument américain :

http://mai68.org/spip/spip.php?article7805

Car alors tout le monde comprendrait que que tout ce que fait DAECH a été commandité par les services secrets occidentaux. Mais chut… Faut pas dire ça, sinon les gens comprendraient que les attentats de Bruxelles qui viennent d'avoir lieu ont été commandités par le pouvoir dans le but de tuer dans l'oeuf la contestation en France :

http://mai68.org/spip/spip.php?article10579

Et l'article dont le lien est ci-dessus doit être censuré par toutes et tous ; car, tout de même, contester le pouvoir à ce point-là est un peu trop extrémiste. Il vaut mieux se contenter d'une rengaine vieille de plus de vingt ans en la faisant passer pour moderne. Au moins, comme ça, on a un peu moins peur d'être classé comme « complotiste » par les services de l'État. Mais au fait, pourquoi donc les soit-disant « contestataires » tiennent-ils à tout prix à ce que lesdits services ne pensent pas trop de mal d'eux ?

Bien au contraire, dans son « do it », Jerry Rubin expliquait que les contestataires américains s'honoraient de leur convocation à la « Commission des activités anti-américaines ». Et ils comparaient la longueur de ce qu'on leur reprochait, et celui qui avait la plus longue avait gagné ! Mais autres temps autres moeurs, Aujourd'hui, c'est la peur qui vous gouverne ! Et, l'expérience m'oblige à le constater : la peur gouverne même les journaux qui veulent apparaître comme extrêmement contestataires. Mais la peur n'interdit pas seulement l'action, elle interdit aussi la pensée.

Bravo aux contestataires censeurs !

 do
http://mai68.org/spip

Remarque : On pourrait penser qu'on n'a à tenir aucun compte de la parole d'un Moqtada al-Sadr ou d'un Nasrallah, puisque ce sont des ennemis. Mais ce sont des ennemis de QUI, au juste ? Ce sont des ennemis de la classe dominante occidentale, de la bourgeoisie capitaliste et impérialiste ! Ce ne sont donc pas des ennemis du prolétariat occidental, et la parole d'un Moqtada al-Sadr ou d'un Nasrallah doit par conséquent parvenir à nos oreilles, surtout si nous prônons la lutte de classe !

 

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Vous pouvez aussi consulter RT en français, généralement bien informé : 

https://francais.rt.com/international/17852-minute-silenc...

https://francais.rt.com/international/17866-israel--minis...

https://francais.rt.com/international/17866-israel--minis...

https://francais.rt.com/international/17866-israel--minis...

https://francais.rt.com/france/17869-attentat-bruxelles-h...

https://francais.rt.com/france/17869-attentat-bruxelles-h...

https://francais.rt.com/international/17891-terroristes-b...

https://francais.rt.com/international/17892-attentats-bru...

https://francais.rt.com/international/17894-alerte-bombe-...

https://francais.rt.com/france/17895-avocat-abdelslam-agr...

https://francais.rt.com/international/17912-belgique-demi...

 

Pourquoi en ajouter ? Vous en savez autant que nous et ceci n’est, comme aurait dit le Général, qu’une « péripétie ». Définitive pour les morts. Attendons les autres avec notre passivité coutumière, puisque nous avons pris l’habitude de laisser n’importe qui décider pour nous.

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Etc.

 

Des nouvelles de là où il y a des hommes politiques…

 

Bravo Raúl !

Pas de ça entre nous : Raúl Castro repousse la tape sur l’épaule d’Obama

(Avec vidéo)

Sputniknews 23 mars 2016

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Lors d’une conférence de presse à La Havane, le président américain Barack Obama a essayé de donner une tape sur l’épaule du président cubain Raul Castro. Son geste a été mal accueilli par le leader cubain, qui s’est empressé de le saisir par le poignet et de lever son bras en l’air.

Le 21 mars, après une rencontre au sommet de deux heures au palais de la Révolution de La Havane, les deux hommes ont lu des déclarations faisant état des avancées et des enjeux du rapprochement engagé fin 2014 entre les deux pays.

Lire la suite…

Source : https://fr.sputniknews.com/international/2016032210235852...

 

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Notre sentiment pouvait grosso modo se résumer ainsi : s’ils acceptent de renouer avec les USA sans obtenir au préalable la levée de l’embargo et la restitution de Guantanamo, ils sont fous. S’ils n’ont pas, d’avance, pris les plus draconiennes mesures pour détecter et neutraliser les graines assurément OGM de « révolution colorée » qu’Obama vient semer chez eux, ils sont perdus. Et en plus, ils se feront donner des leçons sur les droits de l’homme.

 

En attendant de savoir, on vous propose une interview de Viktor Dedaj (Le Grand Soir) par Investig’Action :

 

« Le rapprochement est une victoire cubaine, une déculottée pour les États-Unis »

Viktor Dedaj – Le Grand Soir 20 mars 2016

Interview de Grégoire Lalieu pour Investig’Action

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Voilà un peu plus d’un an que Cuba et les Etats-Unis ont amorcé un rapprochement diplomatique historique après l’imposition d’un embargo sur la petite île des Caraïbes par Kennedy en 1962. Les deux pays ont même rouvert officiellement leurs ambassades respectives. La France aussi cherche à se rapprocher de l’île. Après une visite très médiatisée à Cuba en mai 2015, François Hollande a reçu Raul Castro à l’Elysée début de cette année. Comment expliquer ce revirement diplomatique à l’égard d’un gouvernement cubain longtemps diabolisé ? Si Barack Obama a affirmé vouloir changer de stratégie, poursuit-il les mêmes objectifs que ses prédécesseurs ? Quel impact ce rapprochement aura-t-il sur Cuba ? [InvestigAction]

Comment analysez-vous ce revirement diplomatique des États-Unis à l’égard de Cuba ?

Il faut d’abord relever que le New York Times avait préparé le terrain en décembre 2014 avec la publication de quatre éditoriaux presque consécutifs sur Cuba. C’est assez rare. Encore plus rare, ce faiseur d’opinions soulevait toute une série de questions sur la légitimité du blocus, l’efficacité de la politique US vers Cuba ou la nécessité d’un rapprochement diplomatique. Peu de temps après, Barack Obama annonçait sa volonté de changer les relations entre Washington et La Havane. Ce n’est pas anodin et met en lumière le rôle que peuvent jouer des médias comme le New York Times. Ils font semblant d’être des observateurs, mais en réalité ce sont de véritables acteurs de la scène politique. Ces médias mènent des opérations destinées à préparer l’opinion publique. Et s’ils sont capables de le faire pour une bonne cause, à savoir le rapprochement avec Cuba, nous savons qu’ils peuvent aussi le faire pour de moins nobles projets. Finalement, bon ou mauvais, ce rôle ne doit pas être tenu par la presse.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/le-rapprochement-est-une-vict...

Espérons que Viktor sait ce qu’il dit.

 

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Barack Obama à La Havane : Fin de l’embargo sur Cuba

?

(le point d’interrogation est de nous)

RT en français – 21 mars 2016

 

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Raúl Castro et Barack Obama se sont rencontrés à la Havane. C’est la première visite d’un dirigeant américain sur l’île en 88 ans. Selon Barack Obama, l’embargo contre Cuba, long de plusieurs décennies, touche à sa fin.

Les deux pays ont déjà conclu des accords pour rétablir le trafic postal et les vols commerciaux, a annoncé Raúl Castro. Ils ont aussi signé deux memoranda de compréhension sur l’environnement et navigation en mer. Les négociations sur la coopération agricole, la lutte contre le trafic de stupéfiants et les maladies comme Zika et le cancer.

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/international/17619-barack-obama-...

Précisons quand même qu’Obama ne détient pas le pouvoir de s’engager à quoi que ce soit : tant pour l’embargo que pour Guantanamo, c’est le Congrès qui décide, c’est-à-dire un certain nombre de lobbies que personne ne contrôle.

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Mis en ligne le 24 mars 2016.

 

 

 

 

 

20:16 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/03/2016

LIÈGE-RAMALLAH

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LIÈGE-RAMALLAH

Invitation à tous et à toutes

Vous êtes cordialement invités à l'inauguration de la

« Quinzaine culturelle palestinienne »

Dans le cadre de son partenariat avec Ramallah, la Ville Liège et la commission locale d'appui au partenariat mettront à l'honneur la culture de Palestine du 19 au 30 mars 2016.

Au programme  : théâtre, cinéma-débat, danse, expositions, défilés, découvertes gastronomiques...

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Détail du programme

 

SAMEDI 19 MARS – de 11 h à 12 h

Contes et légendes de Palestine  par Anne-Lise Franssen, conteuse 

4020 Liège Ecole de coiffure et de bio-esthétique, rue Pitteurs, 16

Entrée libre sur réservation par courriel à info@ccapl.be

ou par téléphone au 04 342 78 84

https://www.facebook.com/events/463282350542964/

 

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Contes de Palestine

 

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SAMEDI 19 MARS – 18 H  

Soirée d’inauguration  

« Quinzaine culturelle Palestinienne »

CITÉ MIROIR, Place Xavier Neujean, 22 à 4000 Liège Espace Francisco Ferrer

-          Prises de parole des autorités liégeoises et palestiniennes 

       (dont le Maire de Ramallah et l’ambassadeur de Palestine)

-          Concert de musique palestinienne par les élèves du Centre culturel arabe en Pays de Liège    

-          Défilé de robes traditionnelles palestiniennes

-          Défilé « Fashion for Peace » de Fadila Aalouchi.
-          Dabké avec le groupe Al-Karmel
   Entrée libre

 

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Robes traditionnelles palestiniennes

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Fashion for peace

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Le groupe Dabke al Karmel

 

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DIMANCHE 20 MARS – de 10 h à 12 h

Atelier de cuisine palestinienne et dégustation

Centre Culturel Arabe en pays de Liège

Rue Henri Orban 1, 4030 Liège

Participation 10 € - Inscription obligatoire, tél. 0496 23 02 42

ou par e-mail à l’adresse : aldamirihamdan@hotmail.com

 

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Cela devrait vous donner faim

et envie de vous mettre aux fourneaux.

 

Soyez curieux !

 

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JEUDI 24 MARS – 20 h

Ciné-débat « Les 18 fugitives » d’Amer Shomali et Paul Cowan

Centre Culturel Arabe en pays de Liège

Rue Henri Orban 1, 4030 Liège 

Entrée libre

sur réservation par courriel à info@ccapl.be

ou par téléphone au 04 342 78 84

https://www.facebook.com/events/1670564216537363/

 

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Les 18 fugitives raconte un étonnant fait historique : la traque d’un troupeau de dix-huit vaches déclaré ennemi public numéro un par l’armée israélienne.

Résumé : En Palestine, même les vaches sont des militantes. Dans le quartier de Beit Sahour, durant la première Intifada, un groupe d’habitants décide de s’affranchir de la dépendance d’Israël en produisant ses propres produits laitiers.

Ils achètent 18 vaches. Ce qui n’est pas du goût de l’état israélien qui y voit une « menace pour sa sécurité ».

La suite à l’écran.

Un verre de thé à la menthe vous sera offert

après la projection

 

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VENDREDI 25 MARS – 20 h

Théâtre « Terres Promises »

et exposition  « Regards du monde sur la Palestine »

Théâtre le Moderne, Rue Sainte-Walburge, 1, 4000 Liège

5€ en préventes, 8€ sur place - http://www.lemoderne.be/la-saison/274-terres-promises

Infos et réservation : www.lemoderne.be  ou tél. 04 225 13 14

 

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L’histoire

1948 : création de l'état d'Israël

Sous la pression des milices sionistes et des militaires anglais, la population palestienne d'Haïfa est contrainte à l'exil. Dans la panique, Saïd et Safia laissent derrière eux leur fils Khaldoun âgé de quelques mois. Vingt ans plus tard, au lendemain de la guerre de 1967, Saïd et Safia ont la possibilité de revenir à Haïfa. Ils découvrent alors que leur ancienne maison est occupée par une juive d'origine polonaise. Leur fils Khaldoun, qu'elle a adopté, s'appelle désormais Dov et sert dans l'armée israélienne.

Cette quête du fils perdu réveille les souffrances du passé et amène Saïd à une évidence : le vol de la terre de Palestine devra un jour être reconnu. Une reconquête est-elle possible sans que résonne la voix des armes ?

Avec Saïd Bahaïd, Muriel Clairembourg, Anne Romain, Philippe Dumoulin, Soufian El Boubsi.

Écriture : Hamadi.

Mise en scène : Claudine Aert.

https://www.facebook.com/events/1035772603145713/

                                

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SAMEDI 26 MARS – 18 H

« A la croisée des Cultures »

Souper-découverte à la Maison de la Laïcité d’Angleur

4031 Angleur, Place Andréa Jadoulle 14

-          Exposition d’artisanat

-          défilé de robes traditionnelles palestiniennes

-          exposition photo « Palestine aux pieds des murs »

-          Menu « délices de Palestine », 15€ / pers

Info et  réservation : angleur.laicite@gmail.com ou tél. 04 361 04 56 

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https://www.facebook.com/events/1663923997192987/

 

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Défilé de robes traditionnelles Palestiniennes

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Exposition d’artisanat

 

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MERCREDI 30 MARS – à 20 H

 

- Conférence de clôture -

 

« La culture palestinienne et son rôle dans l’édification d’une État palestinien indépendant », par Hassan Balawi, journaliste, écrivain,  membre de la Mission de Palestine en Belgique.

 

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CITÉ MIROIR, Place Xavier Neujean, 22 à 4000 Liège Espace Francisco Ferrer

Entrée libre 

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DU 19 AU 30 MARS

 

Exposition du peintre Michel Najjar

 

accessible gratuitement du 19 au 30 mars 2016
(Ouverture : lu-me-je-ve-sa-di de 10 à 18 h)
Musée Curtius, Rue Féronstrée, 136 à 4000 Liège Auditorium
Vernissage le 23 mars à 18 h

https://www.facebook.com/events/1299495340066757/

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« Michel Najjar a connu l’expulsion de sa ville natale d’Acca en 1948. Il a vécu dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban. Lorsqu’en 1982 Israël envahit le Liban, Michel est à Beyrouth. Comme membre de la section culturelle de l’OLP, il parcourt le monde. En 1983, il s’installe à Bruxelles. Opposé aux Accords d’Oslo de 1993, il poursuit le combat pour son peuple à travers la culture. En 1998, 50 ans après son expulsion, il a eu l’occasion de revisiter sa ville natale comme… Belge, puisque les Palestiniens expulsés en 1948 n’ont toujours pas le droit de retour. »

Interview de Michel Najjar, retraçant sa vie, depuis Haifa à Bruxelles.
Et à travers lui, une certaine histoire de la Palestine...

https://vimeo.com/12046982

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DU 19 AU 30 MARS

 

Exposition « Vie quotidienne en Palestine »

 

accessible gratuitement du 19 au 30 mars 2016

CITÉ MIROIR, Place Xavier Neujean, 22 à 4000 Liège 

Entrée libre

Quinzaine culturelle palestinienne organisée par : ABP- Liège ; CCAPL - asbl ; Communauté palestinienne en Belgique - asbl ; l’échevinat des relations culturelles et interculturelles de la ville de Liège ; CVDT - asbl ; Le monde des possibles -asbl ; In Cité Mondi – asbl, Le Moderne, La Cité Miroir, …

 

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Ailleurs dans le monde

Amérique Latine la jamais tranquille

 

L’assassin de Chavez exfiltré vers les États-Unis.

 

Nous venons de recevoir ceci d’Atlas Alternatif :

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Venezuela : Nil Nikandrov accuse l'ex-chef des gardes du corps de Chavez Leamsy Villafaña Salazar, réfugié en Espagne après la mort du leader bolivarien, puis exfiltré vers les USA par un avion de la Drug Enforcement Administration, officiellement pour avoir dénoncé un cartel de la drogue lié au parti chaviste, d'être en fait l'auteur de l'assassinat du président.

Source : http://atlasalternatif.over-blog.com/2016/03/russie-syrie...

 

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Brésil

‘Prime Minister’ Lula: The Brazilian game-changer

(Lula : le retour)

Pepe Escobar – RT 16 mars 2016

https://www.rt.com/op-edge/335834-lula-brazil-dilma-econo...

Dès que l’article paraît en français, on vous met le lien ici.

 

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En attendant, résumons : Lula relève le gant, suite à l’attaque dont il vient d’être l’objet – mais en même temps que lui, le gouvernement brésilien et plusieurs autres d’Amérique Latine – de la part des forces réactionnaires pro-US (pléonasme).

Il serait sur le point de revenir aux affaires, dans le rôle de Premier ministre, d’un Premier ministre avec de très larges pouvoirs, et on parle même d’une possible candidature à la Présidence de la République en 2018.

L’article de Pepe Escobar analyse longuement sa carrière passée et survole les raisons des problèmes que rencontre aujourd’hui le gouvernement de Dilma Roussef.

À suivre, donc !

 

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Mise en ligne le 17 mars 2016

 

16:20 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/03/2016

T. LE DÉTONATEUR

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Et dire qu’on s’était juré de ne pas parler des élections américaines ! Mais on ne laisse pas passer un article d’entrefilets.com…

Et d’ailleurs, il y est question de nous aussi.

 

Trump le détonateur

Entrefilets.com7 mars 2016

 

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Aux États-Unis, le succès dévastateur du trublion Trump commence à faire sérieusement paniquer l’establishment. À Paris, la même panique saisit la caste dirigeante qui se voit désormais conspuée voire insultée dès qu’elle ose quitter ses palais. De part et d’autre de l’Atlantique, la machine à enfumer est en train de serrer. Les « sans-dents » se rebiffent et refusent même de marcher à la culpabilité. Dans leurs courriers des lecteurs comme dans leurs talk-shows tapissés de sourires hargneux, les gardiens du prêt-à-penser contemporain sont eux aussi renvoyés dans les cordes et découvrent, effarés, qu’en toute logique plus personne ne les distinguent plus de leurs maîtres. Le rejet de la caste dirigeante et de son clergé médiatique est partout massif, global, sans nuances. Alors Trump ? Elvis ? Le Pen ou Astérix for Président ? Oui, « n’importe qui sauf vous », ose la plèbe. Après on verra bien.


Déconstruction

Petit retour sur l’imposture

Durant des décennies, une sorte de « marxisme culturel » saupoudré de darwinisme économique a permis l’émergence d’une société libérale aussi inégalitaire qu’indécente.

La mécanique était bien huilée. Dans le Parti unique à deux têtes, le boulot de la gauche était de déconstruire le tissu social sous couvert de progrès sociétaux, de fabriquer un citoyen nomade atomisé, dressé à tout tolérer, tout accepter, tout aimer, à ne rien juger, rien condamner, réduit à la seule satisfaction compulsive de ses égoïsmes et de ses désirs.

Et ça a presque marché. Il aura suffi de profiter des vaches grasses pour le gaver, l’étourdir à coup de divertissements, de violence et de licence, de porno et de guerres aussi, de pain et de jeux donc, pour lui faire « aimer sa servitude ». Et pour satisfaire ses agaçantes aspirations verticales, on lui aura taillé une mac-religion sur mesures, flatteuse et pas chère, où il pouvait s’acheter, entre deux jouets technologiques nécessairement abrutissants, quelque supplément d’âme au grand bazar de l’humanisme libéral globalisé, lui permettant ici défendre le fox à poil dur, là des minorités de plus en plus improbables, là encore de défiler contre le Sida, le cancer ou l’herpès labial selon la mode, les trends, l’ennui du moment.

La droite, elle, était censée organiser l’exploitation efficace de cet homme nouveau enfin lobotomisé, enfin libéré donc, de tout et surtout de lui-même, cet homme mobile, servile, docile, asexué, plastique, malléable, corvéable et bien sûr jetable.

Et puis dans l’euphorie générale de la farce, on s’est vite aperçu que c’est la gauche, moins suspecte de conchier le peuple, qui pouvait le mieux rouler le prolo dans la farine libérale. Dont acte. Et pour calmer la grogne due à la trahison, il y avait toujours l’alternance. Tout allait donc bien dans « le meilleur des mondes ».


De Kim Jong-un au Chikungunya

Sauf qu’aux vaches grasses ont succédé les vaches maigres, puis les vaches rachitiques. D’abord sous la pression d’un capitalisme en mode turbo, pris de panique qu’il était de constater que la seule chose vraiment indépassable de son modèle était l’impasse et le chaos. L’autre mâchoire de la machine à appauvrir étant la voracité sans limites d’une hyper-classe désireuse de sauver ses meubles en teck, de se goinfrer de bonus le plus possible avant le grand effondrement.

L’internet aussi sera venu compliquer la donne, permettant à la société civile de s’émanciper, d’enfin pouvoir s’informer sans devoir ingurgiter la bouillie formatée des médias-menteurs du Système.

Alors bien sûr, dès les premiers hoquets de la machine, face aux premières mobilisations en réseau des indignés, le parti unique a rapidement tombé le masque et révélé son penchant naturel au totalitarisme, à coup de Patriot acts pondus à la chaîne de Washington à Paris, histoire de garder la main.

La gouvernance par la peur était en marche

Et là, tout aura été bon : de la lutte contre un terrorisme manufacturé au besoin, jusqu’aux menaces tour à tour iranienne ou russe ou chinoise, en passant par le Chikungunya, Kim Jong-un ou le Zika qu’importe : en matière d’ingénierie sociale, c’est d’instiller le bon dosage de peur dans le tissu social qui compte, d’où qu’elle vienne. L’objectif est de créer la tension qui permet de raccourcir la laisse, de resserrer le garrot pour garder les manettes, permettre au Système de perdurer dans son être et, accessoirement, à l’hyper-classe de prolonger l’orgasme et d’en ingurgiter encore et encore, jusqu’à la nausée, en attendant la mère de toutes les bulles.


Émancipation.

Dans cette guerre implacable de domination des peuples, la dissidence a désormais ses héros: les Assange et autres Snowden qui ont fait le choix du sacrifice, qui ont renoncé à leur confort, à leurs privilèges, à leur famille, à leur vie (voir et revoir le film Citizenfour), pour dénoncer l’avènement de ce système totalitaire.

Ce faisant, ils nous ont d’ailleurs montré quel pouvait être en temps de paix, si l’on ose dire, le vrai visage de l’héroïsme. Un désintéressement, un don de soi pour l’Autre qui a quelque chose de sidérant sous nos latitudes. Il faut en effet remonter aux champs de ces batailles d’antan pour retrouver ici pareille bravoure, à une époque où principes et valeurs n’avaient pas encore été réduits à l’abstraction vaseuse de cet humanisme libéral globalisé donc, et pouvaient dès lors dignement s’incarner jusqu’au trépas.

Dans le silence complice de son clergé médiatique, le Système néolibéral s’est alors déchaîné, resserrant son étreinte jusqu’au stalinisme en s’acharnant contre ces lanceurs d’alertes pour bien faire savoir à tous que dans le so called monde libre, la liberté a ses lignes rouges, infranchissables.
Pourtant le sacrifice, lorsqu’il est noble et sert une cause juste, entre naturellement en résonnance avec le cœur des autres. Et de voir ces héros persécutés par les seules capitales du vertueux Occident, du vertueux monde-libre, aura absolument tout dit, et à tous, de la boue sous le vernis.
L’indignation a redoublé.

Mais le sentiment d’impuissance aussi.


L’éveil

Car la machine était lancée, lâchée. Elle s’est mise à vouloir « traiter ceux qui n’était pas Charlie », à rééduquer la populace déviante, à lui apprendre à penser à coups d’interdiction de manifs, de livres ou de spectacles; à coups de surveillance globale, de lois d’exception ou d’urgence suspectes tant dans leurs fondements que dans leurs applications.

Avec pour valeur suprême de professer n’en avoir aucune sauf lorsqu'il s'agit de justifier des massacres; avec pour seul crédo la croissance éternelle et pour seule religion l’hystérie numérique et l’abolition de l’homme, notre fameux monde-libre s’est ainsi mis à ressembler à l’univers des romans de Philipp K. Dick, où triomphe une technologie malveillante et intrusive au service d’un pouvoir inquisiteur et manipulateur qui conduit, dans l’ombre, des guerres obscures et sanglantes « pour notre bien ».

Avant lui Orwell et Huxley avait également perçu la menace de cette dérive totalitaire. Le premier dans la vision d’une société écrasée par la surveillance et le mensonge permanent, le deuxième par celle d’une société vaincue et « amoureuse de sa servitude ».

Tous trois seraient effarés de constater que notre indépassable société libérale est une subtile combinaison de tous leurs cauchemars : surveillance totale; boucheries à l’extérieur ; mensonges permanents à l’intérieur; médias sous contrôle; disparition de la vie privée; contrôle de la pensée et guerre de tous contre tous.

Aujourd’hui la société civile, dont l’hyper-classe dominante ne célèbre le réveil que lorsque ses escroqueries fonctionnent, y voit pourtant plus clair. Tellement clair que le pouvoir est désormais contraint au terrorisme intellectuel et à la violence législative pour dominer, assurer ses arrières, pour continuer à se goinfrer, à augmenter ses marges, ses dividendes, pour faire de la graisse, encore et encore, pour ne rien céder, surtout pas à la lie, au peuple donc.

As usual, reducio ad Hitlerum

Ce rejet de la classe dirigeante et de son clergé médiatique, ce rejet du Système, ne pouvait que favoriser l’émergence d’électrons libres, de francs-tireurs. Et c’est là qu’aux États-Unis arrive un Trump avec ses énormes souliers. Ses outrances sur les Musulmans ou les Mexicains en font immédiatement une cible facile pour le clergé médiatique immédiatement mobilisé pour attaquer.

Et comme toujours, comme avec Khadafi, Poutine ou Bachar, c’est la vieille technique du reducio ad Hitlerium.

Officiellement pourtant, contrairement à Hillary Clinton, Trump s’engage à respecter l’accord avec les Iraniens ; contrairement à elle, il veut en finir avec les guerres extérieures de l’Empire ; contrairement à elle encore, il estime que les USA doivent retrouver une neutralité dans le conflit israélo-palestinien ; contrairement à Hillary Clinton toujours, il est prêt à tendre la main à Poutine.

Mais qu’importe. Les outrances du bonhomme sont une aubaine pour les tenants du Système alors même qu'en matière de racisme antimusulman, Bush et Obama auront fait bien pire en exterminant directement et indirectement plus d’un million et demi d’Irakiens, de Yéménites, de Libyens ou de Syriens. Et force est de constater qu’ils sont restés tout à fait fréquentables pour nos plumitifs-Système. Tout comme cette chère Hillary qui a largement soutenu toutes leurs boucheries et dont l’élection à la Présidence US en garantirait la poursuite.

C’est que le véritable crime de Trump est ailleurs. Il réside tout entier dans sa posture anti-Système, anti-establishment. Une posture qui trouve un écho phénoménal dans la population, d’où la panique complète de l’establishment washingtonien et la hargne de ses chiens de garde médiatiques.

Ceux qui votent Trump ne votent en réalité ni pour lui ni pour son programme, dont ils se moquent éperdument. Ils votent pour en finir avec le statuquo, en finir avec le Parti unique de l’escroquerie libérale éternelle et la perpétuation d’un Système qui conduit le monde, les sociétés et l’espèce humaine à la ruine.

Ceux qui votent Trump votent comme on déclenche un détonateur.
Après, on verra bien.

Mise en ligne par entrefilets.com, le 7 mars 2016

 

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Deux films et presque un troisième :

 

CITIZENFOUR

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Bande de lancement sous-titrée en français :

 


Synopsis et détails

En 2013, Edward Snowden déclenche l’un des plus grands séismes politiques aux États-Unis en révélant des documents secret-défense de la NSA. Sous le nom le code « CITIZENFOUR », il contacte la documentariste américaine Laura Poitras. Elle part le rejoindre à Hong Kong et réalise en temps réel CITIZENFOUR, un document historique unique et un portrait intime d’Edward Snowden.

Distributeur : Haut et Court

Récompenses : 4 prix  

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MEDIASTAN

 

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Grâce au Cercle des Volontaires, enfin sous-titré en français, le film réalisé en 2013 par Johannes Wahlström, le fils suédois d’Israël Shamir (voir notre précédent post « Wikileaks trace sa route à l’est »), est maintenant accessible au public francophone.

 

Le film et ce qu’ils en disent :

L’équipe de WikiLeaks, par l’intermédiaire de Johannes Wahlström, a contacté le Cercle des Volontaires en novembre dernier pour nous demander la traduction française du documentaire « Mediastan ».

Depuis sa création en 2006 en Australie par ses fondateurs, dont le célèbre et charismatique Julian Assange, l’organisation médiatique connue sous le nom de WikiLeaks est devenue mondialement célèbre. Sa création d’une plateforme informatique anonyme et sécurisée de publication a permis de rendre publics plusieurs lots de milliers, de centaines de milliers et même de millions de documents officiels classés « confidentiels », dévoilant des crimes de corruption, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Que ce soit par les « Iraq War Logs », les « Afghan War Logs », le « Cablegate », les « Stratfor Files » ou encore les « Kissinger Files », les révélations de WikiLeaks, rendues possibles grâce aux lanceurs d’alerte qui ont osé se servir de la plateforme offerte par WikiLeaks (dans le cas des Kissinger Files, ces dossiers sont en fait accessibles à tout public mais leur regroupement et leur diffusion par WikiLeaks permet de donner un éclairage intéressant sur la diplomatie US en rapport avec Henry Kissinger), ont permis l’exposition de crimes d’états, de grandes entreprises et d’individus qui restent encore à ce jour impunis, comme par exemple avec la vidéo « Collateral Damage », montrant des militaires US tuant des civils de sang-froid en Irak.

Le film « Mediastan » concerne le « Cablegate », c’est-à-dire cette opération de WikiLeaks qui a consisté en la diffusion de quelques 250.000 câbles diplomatiques étasuniens, représentant l’ensemble des messages échangés entre le State Department US et 274 de ses Ambassades, Consulats et Représentations Diplomatiques à travers le monde, entre 1966 et 2010. En 2011 donc, une équipe de journalistes emmenée par le Suédois Johannes Wahlström a parcouru le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, l’Ouzbékistan et l’Afghanistan pour y rencontrer et travailler avec des journalistes locaux sur le matériel récupéré par WikiLeaks et concernant leur pays. Certains passages se concentrant également sur le Royaume-Uni ou un partenariat avaient été conclus avec The Guardian, et aux USA, à New York, où celui-ci existait avec le New York Times.

Outre le contrôle sur les médias exercé par les autorités en Asie Centrale avec plus ou moins d’intensité, selon le degré dictatorial atteint dans les gouvernements de ces pays qui faisaient anciennement partie de l’Union Soviétique et, dans le cas de l’Afghanistan, par les autorités militaires US et le pouvoir coopté de Kaboul, le film nous apporte des éclaircissements subtils mais clairs et non moins forts sur les zones sombres où les médias grand public — « mainstream » — choisissent ce qui sera permis à la diffusion ou inversement, restera caché au public. Pour la première fois et officiellement – c’est à dire en accord avec ses producteurs dans le cadre de sa distribution — ce film a été sous-titré en français (par l’auteur de ces lignes) pour sa diffusion la plus large possible, dans la langue de Molière.

 


 

En ce début février 2016, Julian Assange semble — et nous l’espérons vivement — enfin s’engager sur la voie de l’issue de sa détention arbitraire dans l’Ambassade d’Équateur à Londres. En France le gouvernement Valls, appuyé par Cazeneuve et Urvoas, le tout nouveau Ministre de la Justice expert en législation limitant la liberté d’expression, entend apparemment sonner la chasse aux « sorcières conspirationnistes ». De cette perspective, ce film offre une source de réflexion et de compréhension du fait que les intérêts des possédants de ce monde, particulièrement en Occident où ils ont la haute main sur les institutions gouvernementales et médiatiques, divergent le plus souvent et de plus en plus radicalement de ceux des populations du monde. En outre, la poursuite de ces intérêts dépend, au moins en partie, de leur contrôle sur les médias d’information, comme le démontrent les problèmes qu’ont pu rencontrer les journalistes travaillant pour WikiLeaks au cours de leur périple.

WikiLeaks a dans le passé employé le slogan « Information wants to be free », c’est-à-dire « L’information veut être libre », car c’est dans sa nature… Tout comme la nôtre.

Lawrence Desforges

Source : http://www.cercledesvolontaires.fr/2016/02/05/decouvrez-m...

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Un autre film consacré au célèbre lanceur d’alerte par Oliver Stone, est sur le point de sortir mais rencontre bien des résistances aux États-Unis. Qui s’en étonnera ? Les acteurs principaux en sont Joseph Gordon-Levitt et Shailene Woodley.

 

SNOWDEN

 

Edward Snowden bientôt au cinéma au grand dam du département d’État et du président américains

RT français – 12 mars 2016

 

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Joseph Gordon-Levitt dans « SNOWDEN »

 

L’avocat russe du lanceur d’alerte américain, Anatoli Koutcherena, dont le livre, Le Temps du poulpe, a servi de base au film qui sortira le 16 septembre, a raconté à RT les défis auxquels les producteurs du film avaient dû faire face.

Le thriller biographique, intitulé Snowden et réalisé par Oliver Stone, raconte l’histoire de l’ancien employé de la NSA qui a révélé au monde entier que l’agence américaine surveillait le monde entier. Mais ce tournage aura eu le mérite de démontrer que de filmer l’histoire du lanceur d’alerte Edward Snowden était bien plus facile à dire qu’à faire.

Tout d’abord, l’équipe de tournage a dû se débattre pour trouver les fonds nécessaires à la réalisation du film. Anatoli Koutcherena a expliqué à RT que les financiers potentiels leur avaient déclaré que les autorités américaines avaient qualifié ce film de « non désiré », les poussant à refuser de financer ce film « par défaut ».

« Dans l’ensemble, le film a été financé par l’Allemagne et la France tandis que les Américains ne s’y sont pas intéressés du tout. Certains gens riches et les grands studios américains ont refusé de nous financer en montrant les autorités du doigt et en déclarant qu’on leur avait dit que le financement de ce film était indésirable », a-t-il expliqué.

« Je ne peux qu’être d’accord avec Oliver Stone qui a déclaré que les Etats-Unis n’avaient rien à faire de films sur les défenseurs des droits de l’homme qui sont encore vivants. Les États-Unis préfèrent ceux qui sont déjà morts », a-t-il poursuivi.

L’avocat du lanceur d’alerte a aussi rappelé un incident déplaisant qui a eu lieu aux États-Unis et qui a poussé l’équipe à ne pas y tourner le film. « Notre équipe est arrivée dans un endroit où Edward Snowden aimait se trouver mais, en quelques instants, les services secrets nous ont entourés et les invectives ont fusé », a poursuivi Anatoli Koutcherena. Pour cette raison, on a décidé de tourner cette histoire en Allemagne et dans d’autres pays. « Ce n’a pas été une décision simple à prendre, car nous nous rendions compte qu’il serait difficile de faire un film sur Edward Snowden hors des États-Unis », a-t-il conclu.

D’après Anatoli Koutcherena, Oliver Stone lui a rendu visite à Moscou à huit reprises pour discuter de l’intrigue du film. Le metteur en scène l’a même encouragé à prendre part au tournage et à intervenir à chaque fois qu’il n’était pas d’accord avec ce qui se passait. Au point que l’avocat a rendu hommage à Oliver Stone en le traitant de « directeur unique » et d’« artiste audacieux ».

Edward Snowden a lui aussi été impliqué dans le tournage du film en conseillant Oliver Stone et en l’aidant à choisir les acteurs. Joseph Gorden-Levitt a décroché le rôle principal du film qui doit sortir le 16 septembre prochain.

Source : https://francais.rt.com/international/17037-edward-snowde...

 

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Mis en ligne le 16 mars 2016.

 

 

 

 

16:18 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

15/03/2016

AU COUP PAR COUP

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Au coup par coup

On avance en ce moment au coup par coup, un article ou deux à la fois, parce qu’on est en train de pédaler dans une copieuse semoule et qu’on ne peut pas être en même temps au four et au moulin. On essaie de relayer ce qui nous paraît essentiel sur le moment… en sautant par-dessus des choses très importantes. Nos excuses.

 

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Ah, qu’on aimerait avoir des représentants de cette trempe ! On n’en a pas.

 

Al-Mouallem à De Mistura :
« Nous n’accepterons plus votre transgression de l’objectivité pour satisfaire telle ou telle partie »

lundi 14 mars 2016, par Comité Valmy

 

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Conférence de presse de M. Walid Al-Mouallem, vice-premier ministre et ministre syrien des Affaires étrangères et des Expatriés

 

 

Mes frères et sœurs,

Nous nous réjouissons de la présence parmi nous du Docteur Bachar al-Jaafari, chef de la délégation arabe syrienne, ainsi que des membres de cette délégation qui quittera demain [Dimanche 13 mars] pour Genève. Naturellement, que Dieu les protège, car leur mission est nationale.

Nous avons reçu une lettre de Stephan de Mistura nous informant que la date de sa réunion avec notre délégation, dans les locaux des Nations Unies, est fixée au lundi matin, 14 mars, et que la session débutera par cette première rencontre.

C’est une bonne chose, mais notre délégation ne répétera pas les erreurs de la session précédente, c’est-à-dire qu’elle ne restera pas à attendre, à Genève, l’arrivée des autres délégations au siège des Nations Unies plus de 24H avant d’entamer le dialogue.

Nous espérons que ce dialogue aura lieu avec la plus grande participation « des oppositions » conformément au mandat confié à M. de Mistura par le Conseil de sécurité et les communiqués de Vienne et Munich, notamment avec la participation des représentants de l’ « opposition nationale », lesquels n’ont pas élu domicile dans les hôtels cinq étoiles à l’étranger et ne sont pas tenus par des agendas étrangers. Raisons pour lesquelles nous espérons leur présence, d’autant plus que nulle opposition ne peut prétendre représenter, à elle seule, toutes les autres.

La semaine dernière a vu un flot de déclarations émanant de M. de Mistura, dont sa conférence de presse du 9 courant où il a précisé le programme de la session qui débutera donc le 14 mars, en disant qu’elle concernera le gouvernement, la Constitution, les élections parlementaires et présidentielles, lesquelles devront avoir lieu dans les 18 mois à partir de cette date.

Premièrement, les documents des Nations Unies n’accordent pas à M. de Mistura le droit de proposer l’ordre du jour des réunions, car c’est sur ce sujet que doivent s’entendre les interlocuteurs, le dialogue étant censé se dérouler entre Syriens et sous direction syrienne. Notre délégation est prête pour en discuter.

Ensuite, lorsque M. de Mistura parle de la Constitution, il sait que c’est au futur « gouvernement d’union nationale » d’en discuter et que c’est à lui de désigner le comité chargé de rédiger une nouvelle Constitution ou de modifier la Constitution actuelle, avant de la soumettre à l’approbation effective du peuple syrien par referendum.

L’autre point sur lequel je voudrais revernir concerne ce que M. de Mistura a déclaré à propos des élections dans les 18 mois à venir. S’agissant des élections parlementaires, elles sont prévues dans les textes des communiqués de Vienne et de la résolution du Conseil de sécurité. En revanche, nul n’a le droit, ni M. de Mistura, ni qui que ce soit d’autre, de parler des élections présidentielles. C’est un droit réservé exclusivement au peuple syrien et, par conséquent, je répète que ce qu’a déclaré M. de Mistura constitue une transgression à l’ensemble des textes des Nations Unies et des communiqués de Vienne et de Munich, lesquels précisent que c’est au peuple syrien de décider de l’avenir de la Syrie.

C’est pourquoi, je dis à M. de Mistura : « Dorénavant, nous refuserons que vous transgressiez l’objectivité pour satisfaire telle ou telle partie et que notre délégation rejettera toute tentative visant à mettre cette question des élections présidentielles à l’ordre du jour. Notre délégation n’est pas autorisée à le faire. Ce droit n’appartient qu’au peuple syrien et à lui seul ».

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6944

 

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« C’est à vous, s’il vous plaît que ce discours s’adresse »…

 

4. Staffan_de_Mistura_September_2015_(21108901363).jpgStaffan de Mistura, est un diplomate suédois né à Stockholm en 1947, et naturalisé italien en 1999. (Mère suédoise, père italien originaire de Šibenik en Croatie).

En Italie, il a été ministre délégué aux Affaires étrangères pendant un mois en 2013, après avoir été secrétaire d’État depuis fin 2011.

C’est tout ce qu’on sait de lui, sauf que, en juillet 2014, Ban Ki-moon, secrétarire général de l’ONU, a annoncé l’avoir nommé « nouvel envoyé spécial chargé de la recherche d’une résolution pacifique au conflit en cours en Syrie ».

À quel titre ? Mais, ils vont les chercher où, tous ces gens ? Quelle est leur légitimité - en dehors du bon vouloir de M. Ban-ki-moon sélectionné de même - et quelles sont leurs compétences ? Ne faudrait-il pas qu’on s’en inquiète ?

 

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Dernière minute, en lien étroit avec ce qui précède :

 

Réaction du SAKER à l’annonce du retrait des troupes russes de Syrie.

(En attendant la traduction de l’analyse complète par le Saker Francophone)

Poutine a accompli exactement ce qu’il avait annoncé dans l’interview accordée le 11 octobre à Vladimir Soloviev sur la chaîne TV Russia 1 : « Notre objectif est de stabiliser l’autorité (du gouvernement syrien, NdA) et de créer les conditions d’un compromis politique ».

La situation est stabilisée et les conditions qui devraient permettre un compromis politique sont établies. Elles le sont à temps pour que les négociations évoquées ci-dessus puissent commencer. Chose rien moins qu’admirable, dit le Saker, avec la très petite force d’intervention impliquée.

Il pense que Poutine donne ainsi aux Américains l’occasion de montrer ce qu’ils savent faire. Contre un Daech qui n’est de toute façon plus en état d’accomplir son but initial, lequel était de renverser le gouvernement légitime. Mais c’est peut-être aussi un piège… Si les USA veulent y aller « à pied », c’est-à-dire faire intervenir des troupes au so comme il en a été plusieurs fois question, le risque est grand, pour eux, de s’embourber dans une situation à l’afghane ou à l’irakienne : sans issue.

Donc : mission accomplished. Mais le Saker pense quand même que beaucoup de questions restent sans réponse. Car qu’en est-il de la partition de la Syrie, qui est le but poursuivi depuis toujours par Israël ? Les risques ne sont pas minces, là non plus, de voir les USA obtempérer docilement, surtout avec les néo-cons au pouvoir et pire encore si celui-ci échoit à Hillary. De jure, ils n’en ont pas le droit, mais de facto, ils pourraient tenter de le faire, s’assoyant une fois de plus sur les lois internationales. Avec la Turquie et l’Arabie Saoudite en renfort de Daech, le risque est exponentiel. Wait and see.

« La Russie a-t-elle quelque obligation morale d’empêcher un tel développement ? » demande encore le Saker. La réponse est : non. La Russie a rempli la tâche que la Syrie l’avait priée d’entreprendre.

Analysant finement la déclaration de retrait de Poutine (encore une fois, à voir en détail quand la traduction intégrale sera disponible) le Saker pense que les Russes, en se retirant, n’ont fermé la porte à rien, même pas à un retour dans le jeu si nécessaire. Ce que son expérience lui suggère, c’est qu’ils vont poursuivre leur aide sur le plan diplomatique. Maintenant qu’une « opposition modérée » a été créée et reconnue, M. Lavrov et les siens ne vont laisser passer aucune occasion de rappeler, toutes les fois et dans tous les lieux où ce sera utile, qu’il est impératif qu’un accord sérieux soit négocié entre les parties, à défaut de quoi la guerre devrait reprendre avec une intensité accrue. À bons entendeurs, salut.

Tout ceci est, très caricaturalement résumé, ce que nous avons compris.

Dernier mot : l’annonce du retrait par le RÉSEAU VOLTAIRE se termine sur une phrase qu’on ne trouve pas ailleurs : « La plupart des jihadistes originaires du Caucase ont été tués ». Gageons que, sans cela, l’armée russe serait encore en Syrie, quelque vaillante – et capable ! – que soit l’Armée Arabe Syrienne, et quelque confiance qu’on puisse faire à la détermination du gouvernement de M. Bachar Al-Assad.

c.l.

Source : http://thesaker.is/analysis-of-the-russian-military-pullo...

 

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Un Shamir des grands jours.

Bénis soient Trump et son fanatisme !

Israël Adam Shamir – 14 mars 2016

Entre la plume et l’enclume

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Il faudrait être un poisson taré pour se plaindre si quelqu’un disait : « je ne mange jamais de poisson et je n’ai pas l’intention de manger du poisson » - un poisson extrêmement stupide même - et pour le traiter de fanatique. « Quoi, il ne nous aime pas, nous les poissons ! ». Et pourtant c’est comme pour être à la hauteur du poisson le plus niais que nos amis musulmans donnent de la voix contre Donald Trump.

 

J’ai déjà dit du bien de Mr. Trump. Un de mes amis, musulman radical et Américain, a hurlé sur une liste de diffusion : « Comment, et ses remarques racistes sur les musulmans qui ressemblent à ce qui se disait des juifs il n’y a pas si longtemps ? Faudra-t-il accepter une chose pareille, sans compter ce qu’il dit, ce malade mental, sur les femmes en surpoids ? Comment laisser passer des choses pareilles ! »

Il faisait allusion à l’idée de Trump d’interdire aux musulmans d’émigrer aux US. C’est vrai que ça sonne mal, et ce n’est pas la première fois qu’on fait des rapprochements  avec les juifs.

Mais je vais vous dire : si Trump promettait d’interdire aux Russes, et non aux musulmans, d’émigrer aux US, ces âmes sensibles applaudiraient vigoureusement au lieu de le traiter de fanatique. S’il renvoyait chez eux tous les Russes qui sont arrivés là-bas depuis 1990, ils créeraient des boulevards et des avenues Donald Trump. Or, d'ores et déjà, voilà ce qui se passe :

1) L’émigration vers les US est un vrai problème pour la Russie, et pour toutes les autres nations d’ailleurs. Les spécialistes les mieux éduqués, les médecins et les ingénieurs, les techniciens quittent leur patrie et s’en vont offrir leur précieux capital humain aux US.

2) Pire encore, bien des Russes importants se préparent à partir pour les US, et tout ce qu’ils font en attendant, chez eux, c’est en fonction des intérêts US, au lieu d’agir pour le bien de leur propre pays.

Lire la suite…

Source : http://plumenclume.org/blog/99-benis-soient-trump-et-son-...

Traduction : Maria Poumier.

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Et pour qu’on ne dise pas qu’il n’y en a jamais que pour le même et que nous faisons du favoritisme entre les candidats…

 

Le mouvement illusoire de Bernie Sanders

Chris Hedges – Le Partage 22 février 2016

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Bernie Sanders, qui s’est attiré la sympathie de nombreux jeunes universitaires blancs, dans sa candidature à la présidence, prétend créer un mouvement et promet une révolution politique. Cette rhétorique n’est qu’une version mise à jour du « changement » promis en 2008 par la campagne de Barack Obama, et avant cela par la Coalition National Rainbow de Jesse Jackson. De telles campagnes électorales démocratiques, au mieux, élèvent la conscience politique. Mais elles n’engendrent ni mouvements ni révolutions. La campagne de Sanders ne sera pas différente.

Aucun mouvement ni aucune révolution politique ne se construiront au sein du parti démocrate. L’échec répété de la gauche états-unienne à comprendre la fourberie du jeu des élites politiques, fait d’elle une force politique stérile. L’histoire, après tout, devrait servir à quelque chose.

Les Démocrates, comme les Républicains, n’ont pas intérêt à mettre en place de véritables réformes. Ils sont liés au pouvoir corporatiste. Ils sont dans l’apparence, mais n’ont pas de substance. Ils parlent le langage de la démocratie, et même du réformisme libéral et du populisme, mais empêchent obstinément la réforme sur le financement des campagnes, et font la promotion d’un ensemble de politiques, dont les nouveaux accords commerciaux, qui dépossèdent affaiblissent les ouvriers. Ils truquent les élections, non seulement avec de l’argent, mais aussi avec des soit-disant superdélégués — plus de 700 délégués qui n’ont aucun compte à rendre, parmi plus de 4700 au congrès démocrate. Sanders a peut-être remporté 60% des voix au New Hampshire, mais il a fini avec moins de délégués d’état que Clinton. Un avant-goût de la campagne à venir.

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Source : http://partage-le.com/2016/02/le-mouvement-illusoire-de-b...

 

7. chris_hedges-300x300.jpegArticle original publié en anglais sur le site de truthdig.com, le 14 février 2016.
Christopher Lynn Hedges (né le 18 septembre 1956 à Saint-Johnsbury, au Vermont) est un journaliste et auteur américain. Récipiendaire d’un prix Pulitzer, Chris Hedges fut correspondant de guerre pour le New York Times pendant 15 ans. Reconnu pour ses articles d’analyse sociale et politique de la situation américaine, ses écrits paraissent maintenant dans la presse indépendante, dont Harper’s, The New York Review of Books, Mother Jones et The Nation. Il a également enseigné aux universités Columbia et Princeton. Il est éditorialiste du lundi pour le site Truthdig.com
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Il y en a un autre, plus dur, de Chris Floyd, qu’on n’a, hélas, pas le temps de vous traduire. Le voici, pour ceux qui veulent s’y coller en V.O.

 

No Bern Notice : The Imperial Myopia of Candidate Sanders

By Chris Floyd –ICH March 11, 2016

 

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March 11, 2016 "Information Clearing House" -  Does Bernie Sanders know what Hillary Clinton and Barack Obama did to Honduras? Does he care? Last week saw yet another savage murder of a Honduran activist for democracy -- one of hundreds such atrocities since Clinton and Obama blessed a brutal oligarchical coup there in 2009. But Sanders said nothing -- says nothing -- about this damning legacy of his opponent. It's an extraordinary omission by someone presenting himself as an alternative to the failed elitist policies of the past.

The only Sanders reference to Honduras that I've been able to find is some justified criticism of the draconian treatment of Honduran refugees by the Obama-Clinton team. But he never tied this back to why there has been a flood of Hondurans fleeing their country -- most of them children, sent on a perilous journey by desperate parents hoping to save them from the hellish conditions wrought by the coup. Political repression and rampant gangsterism -- including the abandonment of broad swathes of society to the ravages of poverty and gangs -- have driven the nation to its knees. Last week's murder of indigenous activist Berta Cáceres is but the latest bitter fruit of the Obama-Clinton betrayal of democracy.

Clinton -- with a heart as hard as that most adamantine of all elements, neoconium -- obviously doesn't care. (Although at least she has refrained from looking on the latest murder and crying, "We came, we couped, she died!") One assumes that Sanders, who over the years has opposed various American depredations in Latin America, might not be so sanguine. But as of this writing, a week has passed since Cáceres's murder without comment from Sanders. However, his Senate colleague from Vermont, Patrick Leahy, did condemn the killing -- and the wasteful, land-grab dam project that Cáceres opposed. Perhaps now that Leahy has provided some Establishment cover, Sanders could bestir himself for a word or two on the Cáceres case.

Read more…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article44417.htm

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Et voilà, pendant qu’on y est, l’article de John Perkins dont parle Chris Floyd :

 

The Murder of Berta Cáceres

John Perry – The LRB BlogMarch 7, 2016

 

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According to the campaign group Global Witness, 116 environmental activists were killed in 2014, a fifth more than the year before. Many of them were leaders of indigenous communities defending their land. The most dangerous place for environmental campaigners is Honduras, where 101 were reported killed between 2010 and 2014. The chief activist of the indigenous Lenca community, Berta Cáceres, a campaigner against dams and mining projects, told Global Witness that she led a ‘fugitive existence’ because of death threats. ‘They follow me,’ she said. ‘They threaten to kill me, to kidnap me, they threaten my family. This is what we face.’ She was awarded the 2015 Goldman Environmental Prize. Last Thursday she was murdered.

Read more…

Source : http://www.lrb.co.uk/blog/2016/03/07/john-perry/the-murde...

Rappelons que John Perkins est l’auteur de Confessions of an Economic Hitman (« Les confessions d’un assassin financier »)

 

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Et pour ceux qui ont quand même envie de rire (mais en anglais et seulement sur les élections US) :

 

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« J’aime les poissons qui ne se font pas prendre. Tu es un faible, un perdant. À la friture ! »

 

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« Devinez qui vient d’acheter le Mexique ? »

 

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« Espèce de crétin, tout le monde te hait. Dégage ! »

 

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« Regarde, il m’a pris mon rôle ! »

 

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Merci Seigneur Jésus, pour le président Trump.

 

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Mis en ligne le 15 mars 2016.

 

 

 

 

 

14:23 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/03/2016

SEIGNEUR, PROTÉGEZ-NOUS DE NOS AMIS

 

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Seigneur, protégez-nous de nos amis.

Nos ennemis, on s’en charge.

(La sagesse des nations)

 

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Pour ceux qui ne sont pas au courant des faits :

Kamel Daoud est un citoyen algérien – écrivain et journaliste - qui a écrit des choses jugées provocatrices sur le salafisme. Il est menacé de mort. Normal. Quiconque met en cause l’action temporelle – voire le dogme – d’une religion réclamant le pouvoir à l’intérieur d’un état se met en danger. S’il s’en prend à la frange la plus extrémiste et incontrôlable des gardiens du dogme, il n’a plus qu’à compter ses abattis.

Un imam du lieu, estimant que « si la charia avait force de loi en Algérie », Daoud serait passible de mort « pour apostasie et hérésie », a lancé sur lui une fatwa. L’écrivain a déposé plainte.

Précédant de bien loin l’Islam, l’histoire de l’Occident chrétien est riche en événements de ce genre. Dolet s’en est retrouvé brûlé vif, Thomas More décapité, Des Périers suicidé. Grâce au ciel, Voltaire et Diderot sont morts dans leur lit.

Nouveauté dans le cas présent : quelques gesticulateurs germanopratins apportent leur soutien au libre-penseur, comme la corde fait au pendu, « en revendiquant crânement leur islamophobie ». Qui croient-ils surprendre ?

Souhaitons à Kamel Daoud de mourir dans son lit aussi vieux que Voltaire et aux musulmans de régler leurs problèmes spirituels en adultes. Cela nous changera agréablement.

 

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Bruno Guigue ne s’exprime pas souvent. Jamais pour ne rien dire. Ses interventions se passent de commentaires. Aujourd’hui, il a ce post pour lui tout seul.

 

Les faux amis de Kamel Daoud

Bruno Guigue – Arrêt sur Info 11 mars 2016

 

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Ce n’est pas nouveau : en ces temps troublés, l’islamophobie a le vent en poupe. Dans une tribune publiée par le « Huffington Post » le 27 février 2016, l’universitaire Renée Fregosi affirme ainsi que « pour aborder la critique de l’islamisme, il faut accepter crânement d’être islamophobe comme l’a fait courageusement Elisabeth Badinter ». Entendons bien le propos, au demeurant parfaitement explicite : il faudrait se revendiquer « islamophobe » pour avoir le droit de critiquer « l’islamisme ». A supposer que le sens du terme « islamophobe » soit celui du dictionnaire, il faudrait donc admettre, comme une évidence, que « l’hostilité à l’égard de la religion musulmane », exemplaire sur le plan moral, serait aussi le meilleur antidote à l’islamisme. Déclarer sa répulsion pour une religion millénaire et ses millions de fidèles serait non seulement une attitude élevée à la dignité d’un parangon de vertu, voire l’archétype du courage philosophique, mais elle serait en outre la meilleure réponse à l’intolérance et au sectarisme.

Ce faisant, on semble avoir oublié que la « phobia », en grec, désigne la haine. Si la judéophobie, par exemple, est inacceptable, c’est parce qu’elle jette le discrédit sur une catégorie d’êtres humains voués à la détestation universelle en raison d’une origine jugée impure. C’est parce qu’elle englobe dans une réprobation indistincte des individus assignés à une malfaisance intrinsèque. Avec l’islamophobie, à leur tour, les musulmans se voient coller sur la peau, comme une étiquette infamante, l’appartenance à une communauté religieuse dont l’influence délétère irait de soi. Violent par nature, liberticide par essence, l’islam serait passible comme tel d’une condamnation en bloc. Or, dans les deux cas, cette attitude a un nom : la haine interconfessionnelle. Elle a une longue histoire, intimement liée à l’aventure tumultueuse des relations entre l’Orient et l’Occident, des origines du christianisme aux ultimes secousses de l’ère post-coloniale.

Pour les islamophobes, le jugement est donc sans appel : l’islam constituerait la matrice originelle des intolérances et des cruautés dont notre époque offre le triste spectacle. L’un des derniers épisodes de ce procès fait à l’islam en tant que tel, c’est incontestablement ce qu’il faut bien appeler « l’affaire Kamel Daoud ». Ainsi, pour nombre des ses défenseurs occidentaux, les critiques multiples dont il a été l’objet ne relèveraient pas du débat d’idées, mais de l’anathème religieux. A ceux qui font remarquer que la « misère sexuelle » diagnostiquée par l’auteur n’est pas universellement partagée dans le monde musulman, et qu’il procède de ce fait à une essentialisation péjorative de « l’islam », on prête d’emblée une mentalité d’inquisiteurs, qui seraient coupables d’avoir lancé une « fatwa laïque ». Et tout se passe comme si on ne pouvait critiquer les idées de cet auteur sans encourir l’accusation d’être un « islamo-gauchiste », une sorte de « commissaire politique » reconverti dans la persécution des intellectuels laïques.

Qu’il pose des questions redoutables sur le rapport des hommes et des femmes dans certains milieux de tradition musulmane est pourtant une évidence. A cet égard, ses tribunes ont le mérite de mettre les pieds dans le plat, de pousser les musulmans et les non-musulmans à l’interrogation critique du diagnostic posé. Elles interrogent des habitudes sociales et des valeurs instituées dont on ne voit pas pourquoi elles échapperaient, a priori, à la critique de la raison. Mais cette vertu critique et heuristique des écrits de Daoud est malheureusement passée au second plan : ses partisans et ses adversaires ont tout fait, dans une sorte de connivence implicite, pour que le débat sur l’essentiel n’ait pas lieu. Le moins qu’on puisse dire, à propos de cette polémique, c’est que l’islam y est devenu l’enjeu d’une confrontation où une mauvaise foi symétrique s’est évertuée à dissoudre les repères de la discussion rationnelle.

Car les adversaires de Kamel Daoud, comme ses partisans, n’ont pas manqué à leur tour d’ambiguïté. Il en va ainsi lorsque des universitaires français lui reprochent d’écrire dans la langue de Molière, comme si l’écrivain algérien devait, au risque de les décevoir, se conformer à l’idée qu’ils se font de son appartenance culturelle. Et il est frappant, d’ailleurs, que les remontrances intellectuelles adressées à l’intéressé, quittant rarement le registre de l’invocation abstraite, fassent si peu de place à la sociologie. D’où ce paradoxe d’une critique totalement « a-sociologique » adressée à une pensée dont le penchant à la généralisation hâtive méritait, pour le moins, une déconstruction en règle.

Sur un autre registre, situé à mille lieux du précédent, les islamistes déclarés ne furent pas non plus en reste. Fidèles à eux-mêmes, ils ont accusé Kamel Daoud de blasphème et justifié a priori, par leur outrance verbale, une violence haineuse dont tant d’intellectuels payèrent le prix dans les pays du Maghreb. Dans cette affaire, la pensée islamiste révéla une fois de plus son versant négatif, polluant le débat de références prétendument incontestables et d’affirmations dogmatiques assénées en guise d’arguments, comme si leur seule énonciation devait provoquer, dans une sorte de stupeur, l’assentiment général.

On peut donc comprendre que Kamel Daoud ait reçu, à l’inverse, de si nombreux témoignages de solidarité. Qu’un intellectuel soit condamné à mort par un prédicateur salafiste suffit à le rendre sympathique, car le libre exercice de la pensée vaudra toujours mille fois plus que la soumission à une prétendue sacralité interprétée à sa façon par une autorité autoproclamée. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il y a plusieurs façons de défendre Kamel Daoud, y compris sans adhérer à certaines de ses thèses. Et le paradoxe, c’est que certains de ses amis déclarés, malheureusement pour lui, pourraient à l’usage se révéler de véritables « faux amis » : lorsque Elisabeth Badinter et ses émules répondent à l’accusation d’islamophobie en l’endossant « crânement », sans sourciller, elles contribuent à noyer le propos de l’écrivain dans une rhétorique perverse qui n’est pas la sienne.

Dire que l’on doive passer par la case « islamophobie » pour légitimer une attitude critique à l’égard de la religion musulmane, en effet, n’a aucun sens. Non pas parce qu’il serait illicite de proférer cette critique, mais précisément pour la raison inverse : parce qu’affirmer son islamophobie vide aussitôt de sa substance toute attitude rationnelle et critique à l’égard de l’islam. Que dirait-on, par exemple, de l’attitude critique à l’égard du judaïsme de la part d’un intellectuel qui, proclamant sa judéophobie, ferait de la haine des juifs le préalable à toute critique de cette religion ? Ce que l’on pourrait formuler ainsi : lorsque l’objet du débat fait l’objet d’une haine explicite, il est clair que le débat risque de devenir sans objet.

Parce qu’Elisabeth Badinter et ses émules sont ouvertement islamophobes, ils contribuent ainsi à l’étouffement du débat sur l’islam que Kamel Daoud entendait susciter de manière provocatrice. Et il y a quelque chose de stupéfiant dans cette revendication de l’islamophobie comme si elle valait certificat d’héroïsme. Mais il y a pire. En reconduisant frauduleusement la critique légitime de l’islam dans l’ornière de l’islamophobie vulgaire, les faux amis de l’écrivain algérien se livrent à une autre supercherie. Car c’est au nom de la lutte contre « l’islamisme radical » que ces charlatans, à les croire, entendent promouvoir l’islamophobie. Ultime et consternant tour de passe-passe : l’équation posée entre l’islam et l’islamisme permettrait ainsi de boucler la boucle. Si les islamistes radicaux vouent Kamel Daoud aux flammes de l’enfer, n’est-ce point la preuve que le ver est dans le fruit, que l’islam lui-même est coupable de cet anathème, que toute dissociation entre l’islam comme religion et l’islamisme comme idéologie est illusoire ?

Or cette thèse a causé suffisamment de tort aux musulmans pour que les islamophobes ne puissent résister à la tentation de la réitérer, inlassablement, comme pour lui donner la force d’une évidence mortifère. Et l’on devra répéter, une fois encore, ce qu’ils font semblant d’ignorer, à savoir que l’immense majorité des victimes de l’islamisme radical est musulmane, que le djihadisme contemporain n’aurait jamais exercé ses méfaits s’il n’avait bénéficié de la complicité occidentale, et que les soldats qui le combattent au prix de lourds sacrifices, de la Syrie à la Tunisie, sont essentiellement musulmans. Revendiquer la haine islamophobe pour mieux lutter contre la haine djihadiste, une telle absurdité n’est possible qu’en occultant le fait générateur de cette gémellité : haine pour haine, l’une n’est que la figure inversée de l’autre, et ces deux haines sont jumelles. Gageons que les islamistes radicaux qui veulent tuer Daoud ne le tueront pas, car la vie de l’esprit est plus forte que ce désir de meurtre. Mais on lui souhaite aussi de savoir bien se garder de ses faux amis.

Source : http://arretsurinfo.ch/les-faux-amis-de-kamel-daoud/

 

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Kamel Daoud est un écrivain et journaliste algérien d’expression française, né à Mesra, wilaya de Mostaganem, en 1970. À la suite de sa plainte, la justice algérienne a rendu son verdict le 8 mars 2016 : l’imam Abdelfattah Hamadache Zeraoui est condamné à six mois de prison dont trois ferme et à 450 € d’amende.


4. bruno_guigue4.jpgBruno Guigue est un haut fonctionnaire, essayiste et politologue français né à Toulouse en 1962.

Ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA. Professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire et chargé de cours en relations internationales dans l’enseignement supérieur. Il est l’auteur de cinq ouvrages et d’une soixantaine d’articles.

Il écrit régulièrement dans la prestigieuse revue catholique ÉTVDES, fondée par les Pères jésuites en 1859, sur les sites Internet « Oumma.com » et « Arrêt sur Info », dans les revues Présence africaine, Raison présente, Res publica, et dans Revue internationale et stratégique (iris-france.org)

Le 20 mars 2008, Bruno Guigue, sous-préfet de Saintes (Charente Maritime), est arbitrairement démis de ses fonctions par décision de Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur, à la suite d’un article publié à titre privé et sans rapport avec ses fonctions officielles, sur Oumma.com.

Il introduit un recours pour excès de pouvoir auprès du Conseil d’État, mais, malgré le soutien actif de plusieurs associations, dont l’Union Juive pour La Paix, sa requête a été rejetée.

La sénatrice Esther Benbassa a vu dans le licenciement de Bruno Guigue « le signe de l’impossibilité de conduire un authentique débat dans notre pays et de l’influence des groupes de pression communautaires auprès des instances gouvernementales ».

 

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Post Scriptum :

Rappelons que l’« affaire Bruno Guigue » est en train de se répéter en Seine-Saint-Denis, au niveau cette fois de l’enseignement secondaire, au détriment de Salah Lamrani, jeune professeur de français en début de carrière, suspendu pour quatre mois (et qui sera sans doute licencié ensuite) par décision non moins arbitraire d’une directrice et d’un sous-directeur d’école. Procédure de contestation en cours.


 

 

 

 

Mis en ligne le 13 mars 2016.

 

 

 

 

 

18:08 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/03/2016

PÈRE GARDEZ-VOUS À DROITE; PÈRE, GARDEZ-VOUS À GAUCHE !

 1. Miraculous_Draught_of_Fishes-Bassano.jpg

 

« Père, gardez-vous à droite ; père, gardez-vous à gauche !... »

Mais réussirez-vous aussi à marcher sur les eaux ?

 

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On vous propose aujourd’hui deux articles de gens qui ne sont pas de notre côté de la barricade. Parce qu’ils traitent des deux problèmes qui nous paraissent les plus urgents et les plus importants du monde : l’éducation – la fin des guerres de prédation US et assimilés. Les deux auteurs, en outre, s’en prennent vertement à la pourriture des médias qui servent de véhicule - pas qu'en Suisse et en Amérique - à l’analphabétisme forcé et aux guerres. Pour ces trois raisons, ce qu’ils avaient à dire nous intéresse.

Le premier article est de Slobodan DESPOT et vient d’ANTIPRESSE. Nous vous en avons déjà parlé. N.B. : On trouve, dans le même n° 14 du dimanche 6 mars, un texte très important de l’écrivain allemand Botho STRAUSS : La disparition de la civilisation allemande, qui ne concerne pas que les Allemands. Comme il y a des limites à l’enjambement des copyrights, on ne vous le met pas sous les lunettes. Si vous voulez le lire, abonnez-vous, c’est gratuit, même s’ils acceptent les dons.

Le second est de Justin RAIMONDO qu’on ne présente plus (en tout cas chez nous). Les autres : qu’ils aillent voir à la fin de l’article. Rappelons-leur quand même que l’auteur est un libertarien conservateur US, partisan de l’isolationnisme de son pays et très décidément anti-guerre.

 

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Le délit de sale gueule médiatique tel qu’on le pratique

Slobodan Despot – Antipresse 6 mars 2016

 

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Introduction

Le 1er mars 2016, le conseiller d'État (ministre du gouvernement) Oskar Freysinger, chef du département de la Formation et de la Sécurité du Valais, présentait une brochure bilingue contenant dix thèses sur l'école, très brièvement explicitées. La plupart des médias ont correctement informé sur cette initiative peu ordinaire en Suisse. D'autres en ont profité pour alimenter leur campagne de dénigrement systématique à l'égard de Freysinger, par ailleurs seul ministre UDC dans les gouvernements de Suisse romande. Levons d'emblée toute ambiguïté : en tant que conseiller de communication (sur mandat externe) du chef du DFS, j'ai participé à l'élaboration de ces thèses, dont le but était de définir une plate-forme philosophique stable et universellement acceptable pour la mission de l'école et tenter de mettre fin à l'expérimentation permanente dont des générations d'élèves sont les otages. L'élaboration de ce texte simple et bref a nécessité des mois de réflexion et de concertation ouverte avec les responsables de l'enseignement. Le ministre lui-même a été professeur d'allemand pendant 28 ans. Voir ce travail scrupuleux ravalé par le quotidien cantonal à une simple opération de « com » cachant d'hypothétiques attaques contre l'école et les enseignants m'a obligé à réagir contre une dérive médiatique dont cette illustration locale est particulièrement probante.

D'autres exemples de manipulations et d'occultations du même journal sont disponibles sur oskaretvous.ch, le blog-journal de bord du conseiller d'Etat Freysinger.

Ce n'est pas ès-fonctions que j'ai écrit cette lettre au rédacteur en chef du Nouvelliste, mais en tant que lecteur et ancien collaborateur de ce journal (par ailleurs repris depuis peu par le groupe Hersant). Les sources sont au fond de la lettre.

*

A M. Vincent Fragnière, rédacteur en chef, Le Nouvelliste, Sion

Mon cher Vincent,

Je t’aurais écrit ce qui suit même sans le mandat que j’accomplis auprès du DFS. Il s’agit d’une prise de position personnelle et humaine.

Avant-hier, ta collaboratrice Christine Savioz a passé une heure à écouter le conseiller d’État exposer ses convictions sur l’école dans un seul but : trouver la manière de les travestir et de les dénigrer. L’enseignement est un métier qu’Oskar Freysinger connaît bien et qu’il a pratiqué avec enthousiasme et succès. Traiter ainsi un engagement réfléchi et sincère, c’est lui pisser sur les bottes. Non professionnellement, ni politiquement, mais humainement.

Dans son commentaire, Christine Savioz érige la suspicion en analyse et la supputation en information. Cela se résume à : « Pour le moment, pas de quoi fouetter un chat, mais ce n’est qu’une tactique. Qui sait quelle entourloupe il nous prépare ! » Avant même que ces thèses aient commencé de circuler, on met en garde le public, non contre leur contenu, décrété anodin, mais contre ce qu’elles pourraient éventuellement cacher.

C’est ce qui s’appelle du délit de sale gueule, proclamé et assumé. Vous affichez dès la « une » votre ironie à l’égard de cet homme, de son travail, de ses idées. Je n’ai jamais vu dans les médias formellement non militants cette forme de malveillance systématique. Vous accordez la même place à cette réflexion stratégique sur l’école qu’à l’ouverture, (quelques pages plus loin) d’une cafétéria à la Médiathèque de Martigny par le service de la Culture. Sauf qu’ici, c’est pour louer, et là pour dénigrer.

Je ne compare même pas cet éreintage au reportage fouillé du Walliser Bote du même jour, comme nous le faisons parfois. Il n’est qu’à lire le bref article du 24 Heures de ce matin, froidement équitable, pour comprendre le degré de suspicion que vous mettez dans tout ce qui touche à Oskar Freysinger. La « méthode paranoïaque-critique » est une invention de Salvador Dalì, mais il ne la destinait pas aux journalistes.

L’école est l’un des enjeux clefs pour une société. Les têtes que nous formons aujourd’hui assureront (ou non) nos retraites demain. Nous voyons quotidiennement et partout les ravages d’une école-laboratoire, d’une école fluctuant au gré des modes qui utilise des générations d’enfants comme cobayes. Dire « non » à cela, rappeler que 2 et 2 font 4, ce n’est pas « enfoncer des portes ouvertes », c’est afficher une volonté explicite d’enrayer la dérive. Faire lire des classiques, apprendre des poèmes, c’est faire participer les enfants à la culture universelle, les monter sur l’épaule d’un géant (comme il fut dit hier), plutôt que de les laisser croupir dans le marécage pédagogiste qui réinvente la roue toutes les années. La catastrophe pédagogique que subit le monde industrialisé est au moins aussi lourde de conséquences que la catastrophe écologique.

Mais tout cela ne vous intéresse pas. Ce qui vous intéresse, ce sont les combines, les échos, les rumeurs, les opinions. Une classe du cycle d’orientation aurait plus fidèlement traduit l’enjeu et l’ambiance — détendue et ouverte — de cette conférence que votre journaliste professionnelle !

Votre hostilité à l’égard du conseiller d’État Freysinger n’a d’égale que la déférence avec laquelle vous traitez les affaires de certains de ses collègues. Que Freysinger ait fait passer au Grand Conseil tous ses projets malgré sa position minoritaire n’est jamais relevé. Qu’il ait réussi à économiser dix millions par an dans son département depuis son arrivée est simplement occulté. Il a fallu que le magazine Bilan s’y mette pour qu’on ait pour la première fois un aperçu circonstancié de sa gestion. Pour le Nouvelliste, ce qu’il fait ne compte pas. La seule chose qui compte, ce sont les (mauvaises) intentions qu’on lui prête et le sillage de médisances qu’il laisse sur son passage.

La haine rend plus bête que la bêtise elle-même et vous avez ostensiblement sacrifié les critères déontologiques du journalisme à votre parti pris, faisant du Nouvelliste un outil de règlement de comptes de plus en plus prévisible. Je n’ai même pas besoin de l’inclure dans ma revue de presse quotidienne, et je ne suis pas le seul. On vous lit pour le sport et les morts. Votre réflexion de fond sur les affaires du monde, vous la pompez dans les journaux français. Vous n’êtes pas un vecteur d’information, ni un remorqueur d’opinion, vous n’êtes qu’une télécabine sans pilote qui ne connaît que la descente.

A ce train-là, vous êtes bien partis pour n’être plus, bientôt, qu’un support publicitaire assorti de poncifs pavloviens. Salive pour le commerce. Salive pour les gentils sportifs et les chanteuses sympa. Salive pour l’humanitaire, le solidaire, l’associatif. Grognements contre les idées qui dépassent. Contre les idées tout court, puisqu’une idée qui ne dépasse plus cesse d’être une idée.

Continue ainsi, Vincent ! Écarte ce message comme l’exagération d’un type orienté. Je m’en fiche ! Je connais l’histoire de ce journal, je lis ses archives. Ce qu’il avait de pire jadis, sa partialité politicienne, n’a été qu’aggravé, bien que sous d’autres drapeaux. Ce qu’il avait de meilleur, la curiosité, le caractère, la franchise et le style, en a été arraché comme de la mauvaise herbe. La table rase intellectuelle entreprise sous ta responsabilité est l’équivalent d’une correction du Rhône qui se réduirait à un robinet. A quoi bon vous lire encore, à quoi bon protester ? Vos excès alliés à vos manquements auront bientôt raison de la crédibilité qui vous reste.

Bon travail !

Slobodan Despot

Sources :

 

 

 

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Le lion et les moutons

Pourquoi ils haïssent Trump

Justin Raimondo – Antiwar.com 1er mars 2016

 

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Le village de Fagaré, où s’est déroulé l’épisode évoqué par Raimondo

 

Le 14 juin 1918, un jeune soldat italien de 19 ans du nom de Bernardo Vicario, a reçu de son commandant, Carlo Rigoli, l’ordre d’accomplir une curieuse tâche. En sous-nombre et sous-armées, les forces italiennes allaient être bientôt la cible d’un furieux pilonnage, ce qui signifierait la mort pour la plupart d’entre eux. Rigoli n’en doutait pas, et c’est pourquoi il ordonna au jeune Bernardo d’écrire sur le mur restant d’une maison détruite du village où ils se terraient :

Mieux vaut vivre un jour comme un lion que cent ans comme un mouton.

Rigoli périt dans la bataille, mais le jeune Bernardo vécut pour raconter l’histoire. Et voilà que, presque cent ans plus tard, un type qui cherchait par quel moyen il pourrait salir le candidat présidentiel du Parti Républicain, Donald Trump, tomba sur cette citation et l’attribua à Benito Mussolini.

Un reporter de Gawker, le célèbre site de commérages qui a été poursuivi pour diffamation plus de fois que je ne me soucie d’en découvrir, a mis en ligne un compte Twitter parodique intitulé « Il Duce », et ce reporter, un certain Ashley Feinberg, a tweeté la-citation-qui-n’était-pas-de-Mussolini à Trump, qui l’a aussitôt retweetée. Peu de temps après, Trump s’est trouvé en présence du reporter Chuck Todd, qui a voulu savoir pourquoi il avait retweeté quelque chose qu’avait dit Mussolini.Trump ne s’est pas dégonflé. « C’est une belle citation », a-t-il dit avec raison.

Ce refus et le contenu même de la citation soulignent pourquoi il est en train de gagner et pourquoi la campagne hystérique de calomnies qui les vise, lui et ses positions, est en train de rater dans les grandes largeurs.

Mais pourquoi ? Pourquoi le haïssent-ils avec tant de férocité ? Les accusations de « racisme » et la manière dont il s’exprime, sans aucun égard pour les raffinements mondains des classes supérieures, n’expliquent pas l’intensité de la haine que lui portent la meute des journalistes mainstream et la clique de Washington. Après tout, peu de temps après que Trump ait soulevé la question de savoir s’il fallait laisser entrer des musulmans aux États-Unis, la Chambre des Représentants a adopté un projet de loi, soutenu par le libertarien Rand Paul, comme par la plupart des Républicains et des Démocrates, rendant autant dire impossible aux immigrants de s’installer ici. Il exige aussi, de ceux qui ont visité l’Irak, la Syrie ou l’Iran, ou qui ont une double-citoyenneté avec un de ces pays, qu’ils demandent un visa avant de venir aux États-Unis… Pourtant, on n’en a pas beaucoup entendu parler.

Donc, d’où vient tout ce vitriol. David Stockman met le doigt dessus :

 

« Assurément, il y a pas mal de choses moches, superficielles et stupides dans la plateforme électorale de Trump, si on peut l’appeler ainsi, ou son éloquence d’électron libre pour être plus exact. On y revient plus loin, mais, à la base du succès qu’il remporte, il y a deux propositions qui sèment la terreur chez les Républicains d’Imperial city.

« À savoir qu’il finance lui-même sa campagne et que l’Amérique est en train de faire de mauvaises affaires partout dans le monde.

« La première de ces propositions dit explicitement aux légions des lobbyistes de K street d’aller se faire voir, ce qui représente un danger mortel pour les rackets de la collecte de fonds, qui sont l’élément vital du GOP. Et alors que les « mauvaises affaires » dans le monde concernent surtout NAFTA et nos 500 milliards de dette envers la Chine, ce dont il s’agit en réalité, c'est d’une attaque de l’Empire américain.

« Les Américains sont malades et fatigués à mort des guerres d’intervention et d’occupation des néo-cons à la Lindsay Graham/John McCain/George W. Bush, et ils en ont plus qu’assez des fardeaux fiscaux massifs que leur valent nos alliances dépassées mais toujours reconduites, nos bases militaires avancées, nos appareillages de sécurité et nos aides économiques. Ils sont particulièrement exaspérés par l’énorme coût permanent de notre engagement dans les reliques de la Guerre Froide tels que l’OTAN, le stationnement de troupes en Corée du Sud et le traité de défense avec les incorrigibles Japonais, qui ne se gênent pas pour truquer leurs règles commerciales contre les exportations américaines.

« Pour abréger, le Donald est en train d’exploiter l’impulsion nationaliste/isolationniste qui vient de très loin chez l’homme de la rue, excédé autant qu’économiquement précarisé. Il est assez malin pour l’articuler avec la grandiloquence de ce qui peut passer pour du protectionnisme commercial brut. Pourtant, si Pat Buchanan devait ré-écrire ses discours, ils seraient plus érudits et plus explicites sur la folie de l’Empire américain, mais le message serait le même. »

 

Tout ça était clairement visible pendant le débat du GOP de Houston, et cependant, la signification n’en a pas été perçue au milieu de tout le cinéma. Pour commencer, jetez un coup d’œil à cet échange entre le modérateur Wolf Blitzer, ex-employé de l’AIPAC et Trump.

 

« BLITZER : Vous avez dit ceci à propos du conflit en cours entre les Israéliens et les Palestiniens – je vous cite : « Laissez-moi être une espèce de type neutre. Je ne tiens pas à dure à qui c’est la faute, ça ne sert à rien. »

« TRUMP : Juste.

« BLITZER : Voici ma question. Comment pouvez-vous rester neutre, alors que les États-Unis considèrent Israël comme leur allié le plus proche au Moyen-Orient ?

« TRUMP : Eh bien, premièrement, je ne crois pas qu’ils le sont sous le président Obama, parce que je pense qu’il a traité Israël horriblement, d’accord ? Je pense qu’il a traité Israël horriblement. J’ai été grand organisateur de la parade sur la Ve Avenue, il y a quelques années, pour le « Jour d’Israël ». J’ai des liens très forts avec Israël. J’ai reçu la décoration de l’Arbre de Vie et la plupart des autres que donne Israël.

« Comme Président, cependant, il n’y a rien que je ne ferais plus volontiers qu’apporter la paix à Israël et à ses voisins en général. Et je pense que ça ne sert à rien de dire qu’il y a un bon et un mauvais.

« Possible que je ne réussisse pas à faire ce que je veux. C’est sans doute la négociation la plus difficile à conduire de n’importe où dans le monde. O.K. ? Mais ça ne sert à rien que je me mette à dire que je suis pro-israélien, vraiment pro-israélien, plus pro-israélien que n’importe qui sur ce plateau. Ça ne sert à rien de commencer à rabaisser les voisins, parce que, moi, je voudrais vraiment faire quelque chose pour négocier une paix, en fin de compte, pour Israël et pour ses voisins.

« Et je ne peux pas faire ça non plus… comme négociateur, je ne peux pas faire ça… si je prends parti. »

 

Ceci n’est rien moins que remarquable, surtout si on se souvient du débat Mitt Romney-Barack Obama, où tous les deux ne savaient quoi faire de plus que l’autre pour prouver leur loyauté superlative envers Israël et leur refus d’admettre qu’il puisse même y avoir deux parties dans cette affaire. Marco Rubio s’est scandalisé d’un étalage de bon sens à ce point inhabituel et s’est lancé dans une de ses usuelles robo-réponses, répétant mot pour mot quelque éditorial probablement lu dans Commentary ou dans le Weekly Standard. Et c’est là qu’il a dit quelque chose de remarquablement stupide : « Les Palestiniens ne sont pas une affaire immobilière, Donald. »

Il a sans doute voulu dire par là que régler le conflit Israël-Palestine n’était pas la même chose que traiter une affaire immobilière… Mais le fait est que c’est exactement de ça qu’il s’agit, d’une affaire immobilière qui a mal tourné. C’est de terrain qu’il est question. Et il faudra une sacrée dose de bonne foi et de science du marchandage pour en finir avec cet abcès purulent. Mais c’est là quelque chose que Rubio ne peut pas admettre, parce que ses bailleurs de fonds ne le lui permettront pas. En bonne créature de Washington l’Impériale, où Israël a toujours raison et où les Palestiniens ont toujours tort, Rubio ne peut pas se permettre de dire ni même de penser cela.

 

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Rubio et un de ses bailleurs de fonds, Braman, à Tahiti.

 

Autre exemple illustrant pourquoi Trump a provoqué l’ire de la classe politique en réfutant l’accusation mensongère de Rubio, selon laquelle il n’aurait pas changé de position en août 2011 et ne se serait pas prononcé publiquement contre l’intervention en Libye et le déclenchement d’une nouvelle guerre en Syrie – qu’il a toutes les deux dénoncées en termes sans équivoque – Trump a dit ceci :

 

« Si ces politiciens avaient pris un jour de congé pour aller à la plage, et si nous avions Saddam Hussein et Khadafi aux commandes, au lieu d’avoir du terrorisme partout, nous serions… au moins ils tuaient les terroristes, non ?

« Et je ne suis pas en train de dire qu’ils étaient bien, parce qu’ils ne l’étaient pas, ils ne l’étaient vraiment pas, mais nous ne savons pas ce qui nous attend à la place. Regardez la Libye aujourd’hui… ISIS - pendant que nous sommes ici en train de parler - est en train de voler leur pétrole. En ce moment même, pendant que nous parlons. C’est un foutoir total.

« Il aurait mieux valu pour nous que les politiciens prennent un jour de congé au lieu de partir en guerre. »

 

J’ai souligné ceci parce que cette phrase résume succinctement non seulement la politique étrangère de Trump, mais également la critique des vingt dernières années par Trump. Et pour rendre les choses encore plus effrayantes pour le Parti de la Guerre, il veut que nous arrêtions de nous mêler de faire la police dans le monde pour nous occuper de ce dont il est urgent qu’on s’occupe :

 

« Nous ne pouvons pas continuer à défendre tous ces pays, le Japon, l’Allemagne, la Corée du Sud. On commande des télévisions, on commande pratiquement n’importe quoi, c’est de ces pays que tout vient. Que ce soit une Mercédès-Benz ou un climatiseur, c’est de là que ça vient. Ils se font des fortunes. L’Arabie Saoudite… nous défendons l’Arabie Saoudite. Avant. Avant que le pétrole baisse… maintenant, ils gagnent moins, mais ils gagnent quand même énormément… ils se faisaient un milliard de dollars par jour.

« Nous défendons tous ces pays pour la peau. Vous parlez de budgets. Il faut que nous commencions à nous faire rembourser pour nos services militaires à tous ces pays. »

 

Trump a appelé à retirer les troupes d’Europe, où elles sont stationnée depuis la fin de la IIe Guerre Mondiale : ces pays sont riches, estime-t-il, et doivent commencer à se défendre eux-mêmes. Il demande aussi ce qu’ils ont à redouter de la Russie de Poutine, déclarant qu’il pourrait s’entendre avec le président russe, impliquant par là qu’eux aussi pourraient s’entendre avec lui.

En fait, Trump remet en question toute nouvelle incursion US dans des régions où ils n’ont rien à faire : en Syrie, où il se demande pourquoi nous finançons des « rebelles » et « nous ne savons même pas qui ils sont » ; en Ukraine, qu’il dédaigne comme un trou perdu où nous n’avons pas d’intérêts ; et en Libye, où il rappelle le chaos semé par Hillary, et nous nous préparons à remettre ça.

Trump représente une menace mortelle pour le haut commandement du Parti de la Guerre – les néoconservateurs qui nous ont entraînés à coups de mensonges dans la guerre d’Irak et ont été dénoncés par lui pour cela. Ces gens sont le principal élément-moteur idéologiquement engagé à maintenir les prétentions impériales de Washington, alors que nous nous enfonçons de plus en plus profondément dans la banqueroute. Ce sont eux qui sont derrière les violentes campagnes de calomnies qui font de Trump l’égal de Mussolini, de Hitler, de David Duke et du Diable lui-même. Ils voient qu’ils sont en train de perdre le contrôle du GOP – leur voie d’accès au pouvoir – et ils réagissent comme les rats acculés qu’ils sont.

Si Trump obtenait la nomination républicaine, les néocons sont finis comme force politique viable à droite. C’est pour cela que National Review a consacré un numéro entier au thème « Contre Trump ». C’est pour cela que les alliés des néo-cons dans les médias sont partis en guerre contre lui à pleins tubes. C’est pour cela que les néocons comme Robert Kagan déclarent ouvertement qu’ils soutiendront Hillary Clinton, tandis que d’autres, y compris le réseau, qui fut libertarien, des organisations subventionnées par Charles et David Koch, financent une campagne « Stop Trump ». On avance même l’idée (peu praticable) de présenter un candidat d’un troisième parti pour prendre des voix à Trump.

Les rats convergent en couinant des torrents d’insultes et recourent aux tactiques les plus voyantes de la démonisation, dans le but de garder leur pain beurré sur la table. Et pourtant, ça aussi se retournera contre eux, comme toutes les autres tentatives d’arrêter Trump se sont retournées contre eux. Parce que les gens en ont assez. Ils sont au-delà de la colère… en fait, ils sont heureux ! Fous de joie au spectacle de la classe politique en déroute… et déterminés à la faire courir encore plus vite.

J’ai entendu dire que Trump porte un gilet pare-balles et qu’il le fait depuis des années. Si j’étais lui, je ferais attention à ma tête, et je regarderais souvent dans mon dos.

Je ne veux pas dire par là que j’apporte un iota de soutien politique à Trump, et Antiwar.com ne soutient aucun candidat à aucun poste. Point. Le texte de Stockman évoqué ci-dessus décrit certains des pièges du Trumpisme, et je suis entièrement d’accord avec ce qu’il dit, mais ce n’est pas ce dont je veux parler ici. 

Mon boulot est d’analyser les événements en cours : au lieu de reprendre ce que tout le monde dit avec des mots différents, mon but est de voir ce qu’il y a derrière les gros titres et derrière la pensée grégaire, de façon que mes lecteurs puissent non seulement comprendre ce qui se passe dans le monde, mais puissent aussi se faire une idée de ce qu’il y a moyen de tenter pour y changer quelque chose. Si Trump s’assurait la nomination, le chemin serait pavé pour transformer le GOP, de Parti de la Guerre Perpétuelle en parti qui honore l’isolationniste oublié depuis si longtemps que fut le sénateur Robert A. Taft, celui qu’on avait pris l’habitude d’appeler « Mr. Republican ». Et si Trump remportait réellement la Maison Blanche, le complexe militaro-industriel serait fini, de même que les « mondialistes », qui tiennent le haut du pavé dans tous les cercles de la politique étrangère à Washington. Quoique Trump ne soit pas un libertarien, l’effet d’un tel bouleversement dans le domaine de la politique étrangère serait objectivement de mettre fin à la domination du pouvoir fédéral sur nos vies, tout d’abord en nous sauvant de la banqueroute et en libérant des ressources pour le secteur privé, et ensuite, en réduisant le retour de flamme qui a généré le pouvoir des terroristes.

Ne vous faites pas d’illusions : les huiles du GOP n’ont pas peur que Trump soit battu par Hillary. Ils ont peur qu’il la batte.

 

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Trump, en dépit de son approche brute et de ses contradictions, représente un soulèvement populaire contre l’Empire et contre ceux qui profitent de notre politique impérialiste. C’est pourquoi la classe politique le hait et a fait vœu de le détruire.

J’ai commencé en vous racontant l’histoire du lion et des moutons, et je conclurai avec la bonne nouvelle que les moutons, entraînés par le lion, commencent à s’en prendre à leurs bergers.

 

Justin Raimondo est le rédacteur en chef d’Antiwar.com et agrégé supérieur à l’Institut Randolph Bourne. Il collabore à The American Conservative et il tient une colonne mensuelle dans Chronicles. Il est l’auteur de Reclaiming the American Right : The Lost Legacy of the Conservative Movement [Center for Libertarian Studies, 1993; Intercollegiate Studies Institute, 2000], et de An Enemy of the State: The Life of Murray N. Rothbard [Prometheus Books, 2000], inédits en français.

Source : http://original.antiwar.com/justin/2016/02/28/the-lion-an...

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

Dernières nouvelles :

Deux légendes vivantes viennent de déclarer soutenir la candidature de Trump : Jon Voight et l’activiste noir des droits civiques Charles Evers (93 ans).

 

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L’étrange fortune d’une phrase

 

L’histoire n’est pas aussi simple que le dit Raimondo, car la phrase a vraiment été dite par Mussolini aussi, quoiqu’après avoir suivi un très long parcours.

La phrase d’origine – où il est question d’un tigre et non d’un lion – aurait été prononcée par le sultan de Mysore, Tippoo Sahib, dit aussi Tippoo Sultan (1749-1799). Tippoo Sahib fut un des principaux opposants à l’installation du pouvoir britannique en Inde et mourut d’ailleurs, le 4 mai 1799, en affrontant les troupes du duc de Wellington. Il a laissé la réputation d’un homme très cruel et fasciné par le tigre, qu’il avait pris pour emblème de son état, ce qui lui a valu d’être surnommé « le tigre de Mysore ».

 

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C’est Alexander Beaston (1758 – 1830), aide de camp du général Harris – A view of the Origin and Conduct of the War whith Tippoo Sultaun.- qui mentionne pour la première fois, dans ses mémoires, la phrase prononcée devant lui.

Elle est rapportée par Jean-François Michaud – Histoire des progrès et de la chute de l’empire de Mysore sous les règnes d’Hyder-Aly et Tippoo Sahib (vol. II, Paris, chez Giguet & Cie, 1801) en ces termes :

« l’ambition de Tippoo-Saïb l’entraînoit sans cesse vers la guerre : on lui avoit souvent entendu dire qu’il aimoit mieux vivre deux jours comme un tigre, que deux cents ans comme un mouton. Il avoit adopté pour emblême de son empire, et comme une espèce d’armoirie parlant, la forme d’un tigre royal, dont la tête et le manteau tacheté formoient le principal ornement de son trône » (p. 15).

Elle est reprise, presque à l’identique, par Auguste Barchou de Penhoën – Histoire de l’Inde anglaise. (Paris et Leipzig, chez Jules Renouard, 1841) :

« Tippoo ne supportait qu’avec peine le repos; il aimait passionnément la guerre. Empruntant une comparaison à son animal favori, on l’entendait dire quelquefois : “Mieux vaut vivre deux jours comme un tigre que deux cents ans comme un mouton” » (p. 43).

C’est dans un autre texte en français que le lion prend, pour la première fois, la place du tigre.

L’Italien Francesco Domenico Guerrazzi, dans une lettre à Giuseppe Mazzini (in Memorie, Livorno, Poligrafia italiana, 1848, p. 32), évoquant son père, dit :

«Degli uomini moderni stimò Napoleone fino al Consolato, e Tipoo-Saib, e questo, perché lesse che intorno al gradino del Trono aveva fatto disporre gemme a modo di caratteri, i quali suonavano in questa sentenza: Meglio vale vivere un giorno come un lione, che cento anni come una pecora !»

Ce qui signifie que son père n’avait estimé que deux hommes, Napoléon jusqu’au Consulat et Tippoo Sahib. Celui-ci, « parce qu’il avait lu qu’il avait fait inscrire en pierres précieuses sur les marches de son trône : Mieux vaut vivre un jour comme un lion que cent ans comme un mouton ».

On le voit, les temps ont diminué de moitié et le tigre est devenu lion.

C’est un an plus tard qu’on le trouve, ce lion, pour la première fois en français, chez Giuseppe Angelo De Gubernatis, rendant compte de l’ouvrage ci-dessus : Chronique italienne. Francesco Domenico Guerrazzi, (in « Bibliothèque universelle et Revue suisse, a. LXXVIII, to. XLVIII [1873], pp. 550-565, la phrase est à la p. 552)

Après cela, on la suit, prononcée ou écrite par une quantité de militaires italiens, du Risorgimento à la Première Guerre mondiale - en passant par Gramsci, qui la commente dans ses Cahiers de prison - jusqu’à ce que Mussolin enfin, grand communicant s’il en fut, la découvre et en fasse un des slogans du fascisme italien.

 

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En somme : IL DUCE 2016  a pour tâche de salir des personnes publiques X, Y ou Z (ou Trump). Dans ce but, il a collecté des phrases du Duce, qu’il a traduites en anglais et répandu en les attribuant à Trump. Il s’agit d’un journaliste comme il y en a tant, qui ne se préoccupe ni de rigueur intellectuelle ni d’éthique journalistique. Il est payé pour abîmer l’image d’une personne publique et le choix des moyens lui est laissé, pourvu qu’il y arrive. L’idée d’attribuer des slogans fascistes à Trump ne pouvait que le tenter. En faire revendiquer au moins un par Trump en personne était la chantilly qu’appelait le gâteau et a dû lui valoir peut-être même une prime. Mission accomplished.

 

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 C’est comme ça qu’on fait.

 

Trump, lui, l’a retwittée sans se rendre compte qu’il pouvait s’agir d’une provocation, parce que cette phrase, qui est plutôt belle, correspond probablement à sa manière de sentir.

Et Raimondo a raison : qu’il ne se soit ni excusé ni dédit a tourné à la confusion du diffamateur à gages et des clabaudeurs.

Pour être nous-mêmes honnêtes, signalons que nous avons trouvé toutes nos mirifiques informations sur un site de pinailleurs italiens :

http://cortmic.myblog.it/giorno-leone-cento-anni-pecora/

 

Étrange fortune, vraiment, d’une phrase qui accompagne depuis plus de deux siècles toutes les violences, et qui, apparemment, continue.

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Guerres en cours :

 

Qui utilise les réfugiés comme arme pour diviser l’Europe ?

kn – Réseau International – 9 mars 2016

 

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Le 14 février le journal allemand « Frankfurter Allgemeine Zeitung » titrait : « Poutine utilise les réfugiés comme arme ».

Le « FAZ » cite ici ce que le sénateur américain John McCain avait dit la semaine précédente lors de la « conférence de Munich sur la sécurité ». Le « FAZ » écrit : « Pour le partisan de la ligne dure qu’est John McCain, Poutine n’a qu’un seul but : diviser l’Occident. » Il est révélateur que le multimilliardaire américain George Soros a utilisé presque les mêmes mots que McCain sur son site internet « project-syndicate.org » le 10 février, donc deux jours avant le début de la conférence de Munich sur la sécurité.

Soros écrit ce qui suit : « Le but actuel de Poutine, c’est d’accélérer la dissolution de l’UE, et le meilleur moyen pour y parvenir, c’est de l’inonder avec des réfugiés. ». Selon Soros, c’est la Russie qui provoque les énormes flux de réfugiés, parce qu’elle effectue sans cesse selon lui des attaques aériennes contre la population civile en Syrie. Evaluons maintenant les accusations de McCain et Soros contre Poutine.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/qui-utilise-les-refugies-c...

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Lula et les BRICS pris dans une lutte à mort

Pepe Escobar – L’Empire du chaos 9 mars 2016

 

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L’ancien président du Brésil Luis Inacio Lula da Silva

 

« BRICS » est l'acronyme le plus obscène pour l'axe Washington/Wall Street, et cela pour une bonne raison : la consolidation des BRICS est le seul projet organique de portée mondiale qui a le potentiel de faire dérailler l'emprise de l'empire exceptionnaliste sur ce que l'on appelle la « communauté internationale ».

Il n'est donc pas surprenant que les trois puissances clés des BRICS aient subi, depuis un certain temps, des attaques simultanées sur de nombreux fronts. Concernant la Russie, tout tourne autour de l'Ukraine et de la Syrie, la guerre des prix pétroliers, la curieuse attaque hostile contre le rouble et la diabolisation systématique de l'« agression russe ». Quant à la Chine, tout est lié à l'« agression chinoise » dans la mer de Chine méridionale et au raid (raté) contre la bourse de Shanghai/Shenzhen. Le Brésil est le maillon le plus faible de ces trois puissances clés émergentes. Fin 2014, il était déjà manifeste que la meute habituelle porterait sans retenue tous les coups possibles pour déstabiliser la septième économie mondiale, avec pour objectif un bon vieux changement de régime au moyen d'un méchant cocktail d'impasse politique (« l'ingouvernabilité ») poussant l'économie à s'enliser.

Parmi la quantité de raisons justifiant cette attaque, on retrouve : la consolidation de la banque de développement des BRICS ; l'initiative concertée des BRICS de commercer dans leurs propres devises, en contournant le dollar US et visant à une nouvelle devise de réserve mondiale pour le remplacer ; la construction d'un câble sous-marin de télécommunication en fibre optique entre le Brésil et l'Europe, ainsi que le câble des BRICS reliant l'Amérique du Sud à l'Asie de l'Est - tous deux contournant la mainmise des États-Unis.

Et par-dessus tout, comme d'habitude, il y a le saint des saints - lié à l'ardent désir de l'Empire exceptionnaliste de privatiser l'immense richesse naturelle du Brésil. Une fois encore, tout est question de pétrole.

Lire la suite…

Source : https://www.rt.com/op-edge/334904-brazil-brics-lula-econo...

Via : http://questionscritiques.free.fr/edito/Pepe_Escobar/Lula...

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Quelques brèves non sans intérêt :

 

L’Europe, poursuivant sa trajectoire d’auto-destitution servile…

 

Le hacker Guccifer, qui a révélé les e-mails meurtriers de Hillary Clinton extradé vers les États-Unis

 

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Marcel Lazar Lehel escorté par des policiers masqués, lors de son arrestation à Bucarest en 2014.

 

Après la Belgique, qui a innové en extradant un de ses nationaux – Ali Aarass - vers le Maroc et en essayant d’en extrader un autre – Bahar Kimyongür – vers la Turquie d’Erdogan, la Roumanie s’y met, en extradant vers les États-Unis, son national Marcel Lazar Lehal.

Cet homme de 42 ans, connu comme hacker sous le pseudoyme de Guccifer, qui a rendus publics des e-mails de célébrités diverses, s’est rendu lui-même célèbre en publiant un e-mail qui contenait des œuvres de George W. Bush peintre (oui, comme Hitler) dont un auto-portrait dans sa baignoire.

Il a aussi hacké et publié des e-mails de gens comme Leonardo di Caprio, Steve Martin et Mariel Hemingway, ainsi que des échanges entre l’ex-Secrétaire d’État Colin Powell et Corina Cretu (une Roumaine, parlementaire européenne), cette dernière le priant de démentir qu’ils aient eu une liaison. Mais surtout, Lehel est celui qui a révélé l’usage impropre d’un compte e-mail privé par Hillary Clinton, alors qu’elle était Secrétaire d’État, affaire sur laquelle enquête en ce moment même le FBI.

En mars 2013, le hacker a fait parvenir à divers organes de presse, dont RT, les quatre mémos envoyés par Clinton à son ex-conseiller politique Sidney Blumenthal. Les mémos contiennent des informations concernant les attaques du 11 septembre 2012 sur la mission diplomatique US de Benghazi (Libye), ainsi que sur la crise des otages d’In Amenas (Algérie) en janvier 2013.

Une plainte a été déposée contre Lehel par le ministère de la Justice US en 2014, pour fraude par voie électronique, accès non autorisé à un ordinateur protégé, traque en ligne, vol aggravé d’identité et obstruction à la justice.

En 2014, une cour roumaine l’a condamné à 4 ans de prison pour piratage, pour s’être introduit dans les comptes publics de l’État « dans le but d’obtenir des données confidentielles », et pour n’avoir pas respecté sa liberté conditionnelle. Il est en train de purger 3 ans de prison supplémentaires pour d’autres délits de piratage. Après son extradition aux USA, il est prévu qu’il revienne finir de purger cette sentence dans son pays.

Lehel, citoyen roumain, qui signe aussi Petite Fumée, en plus de Guccifer, est un chauffeur de taxi au chômage et un représentant en couleurs. Il dit qu’il a eu accès aux e-mails qu’il a pîratés en utilisant des méthodes d’ingénierie sociale, qui impliquent de deviner les réponses aux questions posées par les barrières de sécurité protégeant les comptes.

« Je ne m’oppose pas (à mon extradition). Je vais aux États-Unis pour me battre. Je sais ce que j’ai fait, et pour moi ça va. » a déclaré Guccifer en février au The Smoking Gun, où il a publié beaucoup des documents qu’il avait piratés.

Selon The Register, les procureurs disent que Lehel souffre d’un « besoin compulsif d’être célèbre ».

Et les procureurs jugent les accusés avant les procès, dans les « medias ». Routine.

c.l.

Source : https://www.rt.com/usa/334846-romanian-hacker-guccifer-ex...

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Le réfugié politique turc Erdal Gökoglu n’est pas dangereux. Il est en danger.

Bahar Kimyongür – Investig’Action 7 mars 2016

 

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Erdal Gökoglu, réfugié turc reconnu en Belgique depuis 2007 a été arrêté le 24 janvier dernier à la frontière germano-polonaise à hauteur de Slubice (Francfort-sur-l'Oder) alors qu'il se rendait au mariage de l'un de ses amis à Wroclaw.

Il est menacé d’extradition vers la Turquie sur base d’un mandat d’arrêt international émis par le 4e Chambre de la Cour d’assises d’Istanbul pour son appartenance présumée au mouvement marxiste illégal DHKP-C.

Son dossier turc est ridiculement vide. Erdal est en effet accusé d’avoir sermonné dans les locaux d’une revue étudiante (Ülkemizde Gençlik) à Istanbul, en octobre 2001, un jeune qui trompait sa petite amie avec une autre fille.

Le fait de parler à un jeune menant une double vie sentimentale a fait d’Erdal un leader du DHKP-C !

Erdal Gökoglu a été incarcéré entre juin 1995 et juillet 2001 alors qu’il était étudiant en architecture.

Il a survécu à plusieurs opérations militaires dans les prisons turques. C’est un véritable miraculé.

Lire la suite…

 

Source : http://www.investigaction.net/Le-refugie-politique-turc-E...

Voir aussi :

http://www.secoursrouge.org/Pologne-Belgique-L-affaire-Er...

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Des nouvelles de chez Tsipras :

 

Grèce : Athena Tsakalos et Evi Statiri interdites d’entrée à leur propre procès

 

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« Liberté pour Evi Statiri ! » dans la cour de Koridallos le 25/09/2015

 

Dans l’affaire de la "tentative d’évasion des Cellules de Feu", les autorités grecques ont prouvé à plusieurs reprises qu’elles ne craignaient pas le ridicule. Dernier exemple en date : Athena Tsakalos et Evi Statiri ne peuvent légalement pas se présenter à leur propre procès. Pour la troisième fois, au début de la journée au tribunal, lorsque le juge appelle les deux femmes (parentes de prisonniers de la Conspiration des Cellules de Feu), les avocats de la défense doivent expliquer que les deux femmes sont en liberté conditionnelle. La condition pour Athena est de ne pas quitter son domicile situé sur l’île de Salamine tandis que Evi ne peut s’éloigner à plus d’1km du sien.

Christos et Gerasimos Tsakalos (dont Athena est la mère et Evi est la compagne du second) tous deux accusés dans le procès refusent de laisser le procès commencer dans ces conditions ridicules.

Source : http://www.secoursrouge.org/Grece-Athena-Tsakalos-et-Evi-...

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On a sauté la Journée de la Femme, zut ! Réparons.

 

Ève, une divine erreur ?

En guise de préface à :

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Latines, belles et rebelles

Hernando CALVO OSPINA

Paris, Le temps des cerises, 2015

 

Et Dieu créa l’homme « à son image », dit la mythologie catholique dans la Bible. C’est-à-dire qu’il le créa homme et parfait. Et il l’appela Adam.

Le voyant si esseulé dans l’immensité du Paradis, il prit une de ses côtes et en façonna un être au physique quelque peu différent du sien. Il lui dit que c’était une femme et qu’elle s’appelait Ève. Dieu avait dans l’idée de donner à sa photocopie terrestre quelqu’un qui le distrairait, lui ferait la conversation. Le Tout-Puissant ne trouvait pas distingué que sa créature passe son temps à dresser perroquets, chiens, chimpanzés ou tous autres animaux qui déambulaient là-bas.

Dieu avertit Adam et sa côte qu’ils pourraient profiter de tout et goûter à tout, sauf à un fruit qui leur était interdit. Dieu savait qu’Adam ne lui désobéirait jamais. Mais avec Ève, c’était une autre histoire, car il ne l’avait pas faite « à son image ». Elle était simplement humaine et donc, imparfaite. Dieu, malgré son « infinie connaissance » du futur, n’avait pas prévu ce qui allait se passer au Paradis.

Ève arriva dans ce monde, heureuse, jouissant de tout…

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/latines-belles-et-rebelles.html

 

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Modeste contribution des GROSSES ORCHADES à l’éclaircissement du foutoir causé par « la femelle » :

D’abord, c’est qui, Ève ? C’est la Déesse-Mère des Hébreux d’avant que les pères de famille gardiens de chèvres dans le Sinaï raflent le pouvoir aux mères. Elle s’appelait IEVOA, son nom étant formé des six voyelles nécessaires à tout langage humain. Un jour, pour bien marquer leur désormais suprématie, les pépés ont « expulsé la femelle » en virant les voyelles de l’alphabet, raison pour laquelle l’hébreu n’en a pas, et c’est ainsi que leur dieu-père s’appelle YHWH, au prix d’une tricherie par emprunt subreptice aux Grecs (au moins aussi misogynes qu’eux).

Quant à la fameuse côte d’Adam… on ne résiste pas au plaisir de vous raconter son histoire. Qui vient, elle aussi, de Sumer, tout comme celle, originelle, d’Abel et Caïn que nous vous contâmes il y a peu.

Chapitre extrait d’un livre inédit consacré à notre déesse des Ardennes (on est allés la chercher loin).

 

« Petite cosmogonie (sumérienne) portative »

À l’origine était Nammu, la Mer Primordiale, qui « donna naisance au ciel et à la terre ».

Ces enfants, An, le ciel mâle, et Ki, la terre femelle, engendrèrent un fils, Enlil, l’air. Division des cellules oblige : An s’emporta en l’air et Enlil emporta sa mère. C’est de l’union d’Enlil et de sa mère que naquit l’univers organisé.

Les Sumériens se représentaient ainsi les quatre divinités cosmiques Eau – Ciel – Terre – Air :

 

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Entre le Ciel et l’Enfer, la Terre émergeant de l’Océan Terrestre.

 

La terre était un disque plat entouré du « Fleuve Océan » encore cher à Homère des millénaires plus tard (soit, pour les Sumériens, la Mer méditerranée et le Golfe persique). Cette terre et le demi-globe formant le ciel ne faisaient d’abord qu’une seule montagne « Ciel-Terre ». Quant aux mystérieux Enfers où se rendaient les morts, ils étaient en quelque sorte, sous la terre, l’envers du ciel.

Mais ceci est une cosmogonie tardive déjà rationalisée, une cosmogonie-théogonie des temps patriarcaux, telle que de patients sumérologues ont pu la déduire des tablettes cunéiformes déchiffrées à ce jour.

Il ne nous est pas trop malaisé, partant de là, de reconstituer la « personnalité » de la Triple Mère des origines, présente absolument chez tous les peuples :

 

Nammu – la Mer-Mère vierge ;

Inanna, la Mère-Ciel future Ishtar, qui deviendra avec le temps la seule planète Vénus, mais qui aura été d’abord Nanna-la-Lune (masculinisée, précisément par les Sumériens, en dieu-lune Nanna).

Ki, la Terre-Mère (Ereshkigal dans ses profondeurs infernales).

 

Plus tard, la Divine s’appellera Ninhursag, « Grande Déesse Mère ».

Avec son fils Enki, dieu de l’eau (les patriarcaux étant déjà passés par là), elle accouchera sans douleur de trois générations de déesses, chaque génération recopulant avec le même Enki.

Mais Ninhursag a aussi fait pousser à Dilmun, « Terre Brillante » (c’est le « premier patron » du Paradis), les huit sortes de plantes.

Qui dit « Paradis » dit « perdu ». Le Péché Originel nous vient donc, comme l’Histoire, de Sumer : il est commis par Enki (tout seul !), qui dévore les huit plantes créées par sa mère-amante. En conséquence de quoi il est affligé de toutes sortes de maux. Véritable Harbougna (1), il a mal partout : au vit, à la mâchoire, à une dent, à la bouche, au bras, en deux ou trois autres endroits et… à une côte.

Ninhursag, bonne fille-mère, accouche alors – toujours sans douleur – de petites déesses et de petits dieux chargés chacun de soigner une des parties endommagées de leur père. Il y a là, soeurs cadettes des déeses Ninmu et Ninkurta, dont nous ne savons pas grand-chose, les déesses-médecine Ninsutu, Ninkusi, Nazi (personne n’est parfait) Azimua et Ninti ; les dieux-médicaments Abu, Nintulla, Enstag, et sûrement on en passe.

C’est ainsi que la déesse Ninti (Nin, « Dame », Ti, « de la Côte » et « de la Vie ») est spécialement créée pour guérir la côte paternelle.

Dans la Bible patriarcale, en vertu de la loi des vases communicants, cette petite Déesse-Côte et Dame-qui-fait-Vivre deviendra « Ève, Mère de Tous les Vivants », née de la côte (mortelle) d’Adam, par un de ces tours de passe-passe chers aux révisionnistes mâles. Et les mauvais esprits - qui se seraient demandé pourquoi diable Dieu Omnipotent, capable de créer toutes choses ex-nihilo, aurait eu besoin d’une côte humaine pour créer la Phâme en sous-traitance – ont ainsi la réponse à leur impertinente question : parce que l’homonymie sumérienne entre côte et vie n’existe pas en hébreu, et que, dans ces cas-là, rien ne vaut l’arbitraire.

Mais ne quittons pas l’Olympe sumérien sans faire la connaissance de trois autres filles de Ninhursag :

 

Nanshe, déesse de l’Ordre Juste, « qui juge les humains au premier jour de l’année ».

Ashnan, déesse du grain, dite « vierge bienveillante ».

Nidaba, déesse de la sagesse et de l’écriture.                      

 

Ces gentes dames nous confirment l’origine femelle du droit, de la culture des céréales et de l’alphabet. Ainsi que des révolutions, car 

 

Pour préparer un lieu où seront détruits les puissants,

Pour livrer les puissants aux faibles,

Nanshe scrute le coeur des gens. (2)

 

Mine de rien, nous avons là, en germe, « les derniers qui seront les premiers » de la Bible, et son « aimez-vous les uns les autres ».

Peut-être aussi la dictature du prolétariat, chère à ce grand mystique de Karl Marx.

 

_________________  

(1)       Personnage bien connu du folklore wallon, dont pas un millimètre carré de chair ou d’os n’est indemne, et qui passe sa vie à s’en plaindre.

(2)       Hymne à Nanshe, Tablettes de Nippur.

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Pour faire reculer une société jusqu’avant l’âge de la pierre et ravaler ses femmes un rang au-dessous des bêtes, comment fait-on ? On demande à la CIA. Voir, sur Réseau International, l’article de Julie Lévêque. Surtout ne ratez pas les photos :

http://reseauinternational.net/de-lafghanistan-a-la-syrie...

 

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Dernière minute

Reçu au moment de mettre en ligne :

 

France - 9 mars 2016 - Grève partout, même à la télé (vidéos) 

 

http://mai68.org/spip/spip.php?article10499... 

 

NE NOUS REGARDEZ PAS ! REJOIGNEZ-NOUS !

 

    Bonjour à toutes et à tous,

 Il y a des grèves et des mouvements de contestation un peu partout en France sur tout un tas de sujets concernant aussi bien les jeunes que les vieux, les ouvriers que les paysans, les chômeurs que les actifs, etc. Dans toutes ces luttes l'ennemi est le même : le pouvoir. C'est pourquoi toutes ces luttes, y compris celle contre l'aéroport de Nôtre-Dame-des-Landes, doivent s'unir dans une même coordination.

 Ce n'est pas en faisant une manif par mois, ni même une par semaine, que l'on gagnera ! Pour gagner, il faut qu'une énorme quantité de gens soient en grève tous les jours, 24 heures sur 24, et en manifestant massivement chaque jour le plus longtemps possible dans tous les centre-villes afin de tout bloquer !

Dans l'article ci-dessous, je propose les vidéos essentielles des infos du 9 mars 2016 au sujet de la mobilisation :

http://mai68.org/spip/spip.php?article10499

Bien à vous,

do

http://mai68.org/spip

QU'EST-CE QU'UNE COORDINATION ? 

http://mai68.org/spip/spip.php?article1081

Comment a-t-on fait pour gagner contre le CPE en 2006 ?

http://mai68.org/spip/spip.php?article6

APPEL À LA GRÈVE GÉNÉRALE SAUVAGE TOTALE ET ILLIMITÉE :

http://mai68.org/spip/spip.php?article7132

(Grève générale mode d'emploi) 

NE NOUS REGARDEZ PAS ! REJOIGNEZ-NOUS !

 

 

 

« En groupe en ligue en procession
En bannière en slip en veston
Il est temps que je le confesse
A pied à cheval et en voiture
Avec des gros des p’tits des durs
Je suis de ceux qui manifestent
Avec leurs gueules de travers
Leurs fins de mois qui sonnent clair
Les uns me trouvent tous les vices
Avec leur teint calamiteux
Leurs fins de mois qui sonnent creux
D’autres trouvent
que c’est justice…
 »

 

 

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Mis en ligne le 10 mars 2016.

 

 

 

 

 

 

18:42 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |