07/03/2016

TOUT VA TRÈS BIEN, MADAME LA MARQUISE

1. Against TPP.gif

 

Tout va très bien, Madame la Marquise

 

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On vient de recevoir ceci.

Comme on pense pareil, ça nous évite d’avoir à l’écrire.

 

Un plan antiterroriste visant à protéger la bourgeoisie contre le prolétariat

 

2. Antiterr. France.jpg

 

Bonjour à toutes et à tous,

La bourgeoisie est terrorisée par la révolte prolétarienne et paysanne qui monte, qui monte, qui monte ; aussi, améliore-t-elle le matériel de ses bandes armées et augmente-t-elle le nombre de leurs membres.

Pour la classe dominante, tout membre de la classe dominée est un terroriste potentiel, puisqu'elle en a peur ! Les terroristes ce sont les salariés, les ouvriers et les paysans en révolte. Les terroristes, c'est nous !

Mais, la bourgeoisie ne peut pas nous l'avouer comme ça. Aussi, après l'avoir commandité elle-même dans ce but, la bourgeoisie prend-elle excuse du terrorisme islamiste afin d'augmenter quantitativement et qualitativement ses forces armées.

Mais, prenons-en bien conscience : c'est contre nous que les bandes armées du pouvoir se préparent à la guerre. En effet, si le nouveau matériel qu'elles recevront ne servira à rien contre le prétendu "terrorisme islamiste" ; par contre, il sera très efficace contre la révolte de la population.

Source : http://mai68.org/spip/spip.php?article10430...

 

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De même source, on avait reçu ceci juste avant :

 

Myriam el Khomri – 1er mars 2016

Des dizaines de millions de travailleurs doivent se sacrifier
pour que cette pauvre fille sorte le plus vite possible de l'hôpital !

 

3. El Khomri.JPG
 

Myriam el-Khomri est la digne fille de François Mitterrand

 

Bonjour à toutes et à tous,

En 1992, c'était le référendum de Maastricht pour faire accepter l'Euro. Mais les gens n'en voulaient pas malgré la propagande massive de tous les principaux médias en sa faveur. Aussi, pour que ça passe quand même, Mitterrand a trouvé le truc : il s'est fait opérer de la prostate pile une semaine avant le référendum afin de se faire plaindre. Ce pauvre Mitterrand qui est à l'hôpital, quand même, on peut bien aller voter "Oui" à son référendum, se sont dit quelques âmes sensibles. Ça a marché. L'Euro a été approuvé. De justesse, mais approuvé quand même. Et depuis, c'est la merde !

Aujourd'hui, c'est de la contre-réforme signée par Myriam al-Khomri que nous ne voulons pas. Aussi, en digne fille spirituelle de François Mitterrand, la Myriam nous refait le coup de l'hôpital. Parait-il qu'à cause de nous, comme nous ne voulons pas de sa réforme scélérate, elle en est tombée malade, et ce, au point de devoir être hospitalisée !

Le message subliminal de la télé, aujourd'hui, c'est donc que des dizaines de millions de travailleurs doivent se sacrifier, en acceptant la destruction du droit du travail, afin que cette pauvre Myriam sorte le plus vite possible de l'hôpital !

Bien à vous,

 

Lire la suite…

Source : http://mai68.org/spip/spip.php?article10433

 

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4. A la tâche à la hache.jpg

Nous, ce qu’on en dit…

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Mais la riposte s’organise

 

5. La riposte syndicale s'organise contre la lo El Khomri.JPG

 

La pétition contre le projet de loi El Khomri dépasse le million de signatures

« Qui a signé ? » demande BFMTV Pourquoi cette question ?

 

Le projet de loi El Khomri sur la réforme du droit du travail a dépassé le cap d'un million de signatures deux semaines après son lancement, battant tous les records en France. Dans les faits quelques clics suffisent pour signer la pétition, une... ou plusieurs fois. Pourtant, les fraudes sont rares assure le site hébergeur, Change.org.

"Nous sommes vraiment sur un mouvement réel, confirme le directeur de Change.org en France, Benjamin des Gachons. Nous n'avons constaté aucun mouvement de fraude de grande ampleur".

C'est "un phénomène viral tout à fait inédit" qui repose sur "le fait que c'est très rapidement passé d'une pétition à un véritable mouvement". Résultat: un succès inédit, rapide et massif qui rassemble au-delà des signataires des militants politiques ou syndicaux. 

Une carte des signataires a aussi été publiée dimanche par Le Parisien. On y observe que les contestataires sont concentrés autour des principaux centres urbains (Rennes et Nantes à l'ouest, Bordeaux sur la face atlantique, Toulouse au sud, un arc reliant Montpellier à Grenoble au sud-est) et Paris.

 

Mais le mot « fraude » a quand même été insinué, n’est-ce pas ? Quant au Parisien, qu’entend-il par « contestataires » et de quoi se mêle-t-il au juste ? De police bénévole ? Ah, les braves gens !

Quoi qu’il en soit, pour lui faire dépasser les 2 et même les 3 millions, c’est ici :

 

Loi Travail : non, merci !

Le projet de réforme du droit du travail présenté par Myriam El Khomri propose de revenir des années en arrière. Mobilisons-nous !

 

Je signe la pétition       Je rejoins la page Facebook


Voir la carte des rassemblements

 

Pour lire la suite, c’est là :

http://loitravail.lol/

 

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Et pendant qu’on y est on y revient :

Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré
Appel pluraliste (pétition)

dimanche 6 mars 2016, par Comité Valmy

6. otan_danger.jpg

Le 21 mai 2015 à l’Assemblée Nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’OTAN n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie.

Les initiateurs du présent appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être.

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6031

 

Sans compter le TTIP !

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Solidaires des « 8 de Goodyear »

Jacques Kmieciak – Investig’Action 7 mars 2016

7. goodyear4.png

 

Ils étaient 250 environ dernièrement à Rouvroy (Pas-de-Calais) pour accueillir en héros Mickaël Wamen. L'ex-délégué CGT à l'usine Goodyear d'Amiens, vient d'être condamné, comme sept autres ex-salariés du géant américain du pneumatique, à 24 mois de prison (dont neuf ferme) et aussi à cinq ans de mise à l'épreuve, pour la séquestration de deux cadres de l'entreprise. Une action menée dans le cadre du bras de fer qui a, sept ans durant, opposé les travailleurs à la multinationale. Celle-ci a finalement fermé son usine de la Somme en janvier 2014, avec à la clé 1.100 licenciements !

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Source : http://www.investigaction.net/Solidaires-des-8-de-Goodyea...

 

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Ce vers quoi on va ?

Triste tropisme

Pierre LEVY – LGS 3 mars 2016

8. Triste tropisme.gif

Quand les peuples et les citoyens sont vent debout, une partie de ladite « gauche de la gauche » accourt, pathétique, pour sauver l’« idée européenne »...

Il faut démocratiser l’Europe. Face au danger de retour en arrière chauvin vers le cocon illusoire des Etats-nations, convoquons une convention qui donnerait à celle-ci une véritable constitution d’ici 2025. Qui vient d’énoncer ces conseils aussi originaux que lumineux ? Jean-Claude Juncker ? Mario Draghi ? Angela Merkel ? Ou bien Valéry Giscard d’Estaing, dans un fulgurant retour sur la scène européenne ?

C’est en réalité Yanis Varoufakis qui propose ces perspectives d’avenir. L’ancien ministre grec des Finances, qui fut un temps présenté comme « à la gauche » d’Alexis Tsipras, a mis en scène sa réapparition, à Berlin, le 9 février. Avec un objectif : créer un mouvement transeuropéen porteur d’un « Plan B » (encore un – à ce stade, il s’agit au bas mot d’un plan T !) pour une « autre Europe ». De nombreux « intellectuels de gauche » issus de différents pays étaient venus participer au show de celui qui fut docker au port du Pirée, pardon, professeur d’économie à l’université de Sydney, puis conseiller (2004-2006) du chef du Pasok, George Papandréou.

Pour ce qu’on en sait, cette étrange initiative a laissé de marbre les agriculteurs grecs acculés (comme leurs collègues français), tout comme les sidérurgistes britanniques ou les chômeurs espagnols. Elle retient cependant l’attention pour deux raisons : le moment choisi, et l’état d’esprit d’une certaine « gauche de la gauche » qu’elle traduit.

Le moment ? Il est marqué par une conjonction de crises majeures qui plonge la plupart des dirigeants européens dans un désarroi profond. On a déjà cité ici le président de la Commission évoquant « le bord de l’abîme » ou Michel Barnier s’effrayant d’une possible « dislocation ». Tentent-ils d’imaginer « le pire » pour espérer mieux le conjurer ?

Toujours est-il que Le Monde (09/02/16) vient de consacrer une pleine page à ce début de panique. Sa correspondante à Bruxelles rapporte ainsi la « supplique » désespérée du président de l’europarlement en direction des médias : « il faut que vous nous aidiez à remobiliser le camp des Oui à l’Europe, on ne l’entend plus ». Et notre consœur de décrire les dirigeants européens comme « tétanisés par l’impopularité de ‘leur’ Union » : « quoi qu’ils disent, les opinions publiques ne suivent plus. Les référendums sur l’Europe se succèdent et se ressemblent : après les Non grec et danois en 2015, ce sont les Non néerlandais (en avril) et surtout britannique qu’ils redoutent. L’Europe libérale, démocratique, ouverte, plus personne ne semble vouloir l’"acheter" ».

Elle poursuit en citant l’euro-fanatique Alain Lamassoure (LR) : « avouons qu’on est dans le pot au noir, l’heure est très grave ». Et se fait l’écho de différents diplomates dont l’un confie : « on a l’impression qu’il n’y a plus rien hormis les égoïsmes nationaux ». Pour un autre, « avant, à chaque crise, on se disait qu’on allait rebondir ; aujourd’hui, on est submergés ». Du reste, une réunion (sans précédent) des six « membres fondateurs » de l’ex-CEE a été fébrilement convoquée, qui a solennellement appelé à « renforcer la cohésion de l’UE »...

Crise des migrants, crise de l’euro, et maintenant perspective de Brexit : jamais les élites européennes n’auront été aussi chahutées. Bref, conclut la rédactrice du Monde : « les rêves fédéralistes ? Envolés ».

Envolés ? Pas pour tout le monde, apparemment, puisque quelques responsables politiques résistent encore et toujours... au rejet populaire de l’intégration communautaire. Pathétique : quand les familles fondatrices de « l’aventure européenne » (chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates) se désespèrent de leur propre impuissance, quand les peuples et les citoyens sont de plus en plus nombreux à comprendre la nocivité de l’Europe, c’est ladite (par antiphrase) « gauche de la gauche », ou du moins une partie d’entre elle, qui accourt et se présente en sauveuse de l’idée européenne – celle-là même qui a été inventée et mise en œuvre, six décennies durant, par les représentants des grands capitaux et autres multinationales...

Comme si un étrange et triste tropisme poussait certaines figures de la « gauche radicale » à se porter volontaire pour faire le sale boulot – le syndrome Tsipras, en quelque sorte, prêt à tous les renoncements pour peu que cela puisse préserver l’Europe.

Dans les salons bruxellois très privés, on sourit sans doute de cet attendrissant zèle des néophytes. Riez bien, messieurs. Car la suite pourrait vous être moins drôle.

Éditorial paru dans l’édition du 25/02/16 du mensuel Ruptures
Information et abonnements :
http://www.ruptures-presse.fr

Source : http://www.legrandsoir.info/triste-tropisme.html

 

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5 mars

De la neige à Moscou pour le 63e anniversaire de la mort de Staline

 

 

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Et tout le monde a raté le centenaire de l’exécution de Joe Hill à Salt Lake City, le 18 novembre dernier. Les derniers des derniers, c’est nous !

 

Joe Hill, in memoriam

Fausto Giudice – LGS 6 mars 2016

 

10. Joe HILL OOO.jpeg

 

Nous sommes impardonnables : nous avons raté le centenaire de l’exécution de Joe Hill, le 19 novembre 1915, à Salt Lake City. Comme Malcolm X, Patrice Lumumba, Che Guevara ou Thomas Sankara, il est mort, assassiné par l’ennemi de classe, à moins de 40 ans, exactement à 36 ans, fusillé par un peloton d’exécution. Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire et je m’en vais donc raconter cette page épique, tragique et sanglante de l’histoire de la classe ouvrière des Amériques, ces hommes et ces femmes qui avaient fui la vieille Europe à la recherche du paradis sur terre et tombèrent dans l’enfer du capitalisme le plus meurtrier de l’histoire.

Un enfant du fer

Joel Emmanuel Hägglund est né le 7 octobre 1879 à Gävle, dans le centre de la Suède, une région appelée le Gästrikland, terre du fer et de la chaux, qui ont été exploités depuis le XIVème siècle. Son père Olof, fils de paysan, est conducteur de locomotive sur la ligne Gävle-Falun. La famille est religieuse – waldenströmienne, c’est-à-dire appartenant à l’Église missionnaire suédoise, une scission de l’Église luthérienne officielle créée par un pasteur excommunié, PP Waldenström, fort active dans les milieux ouvriers, attirés par son accent mis sur la liberté individuelle – et musicale. Joel apprend très tôt à jouer du violon, du banjo, de la guitare, du piano, de l’harmonica et sur l’orgue construite par son père ; il commence à composer des chansons, inspirées des psaumes chantés par les adolescentes de l’Armée du Salut, dans les jupes desquelles il est tout le temps fourré.

 

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La veuve Hägglund et ses six enfants vers 1890

 

La situation de la famille change dramatiquement avec la mort du père en 1887, à 41 ans, lors d’une opération suite à un accident du travail lors d’une fausse manœuvre. Entraîné par une locomotive, Olof souffrit d’hémorragies internes pendant un an avant d’être opéré et de ne pas se réveiller de l’anesthésie. La mère, dont la pension de veuve des chemins de fer est bien maigre – 225 couronnes par an, soit le quart d’un revenu ouvrier de l’époque, et les six enfants en vie (sur les neuf qu’elle a eus) doivent se retrousser les manches et la machine à tisser fabriquée par Olof tourne à plein régime. Certains soirs, il n’y a rien à manger et les enfants se couchent dans le froid glacial de l’hiver, ventre vide et mitaines aux mains, faute de chauffage.

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Source : http://www.legrandsoir.info/joe-hill-in-memoriam.html

 


 

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Sanctions et contre-sanctions

La Russie aujourd’hui 4 mars 2016

11. Take sanctions.gif

Inutile de rappeler l’enchaînement des sanctions décidées par les américains contre la Russie, et appliquées par les européens également. Elles ont généré une riposte de la Russie qui à son tour a frappé les européens de « sanctions » essentiellement sur le plan des importations de produits alimentaires.

Le résultat: Développement rapide de la production intérieur Russe (On produit maintenant ici des fromages valant largement certains fromages français par exemple), entrée massive de nouveaux importateurs étrangers en Russie (On trouve maintenant des aliments en provenance d’Amérique du sud, d’Israël, d’Iran, de Syrie, Serbie etc), et pour les européens une chute sévère de leurs exportations entrainant la faillite de nombreux producteurs et un mécontentement croissant dans le monde agricole.

Aujourd’hui l’Europe semble avoir enfin compris que suivre aveuglement les ordres des américains ne leur rapporte que des inconvénients, et l’Allemagne et la France en particulier parlent de « lever les sanctions » contre la Russie.

C’est ainsi que par exemple le ministre français de l’économie, Emmanuel Macron, a indiqué hier vouloir lever ces « sanctions ». Le but est simple : En levant les sanctions contre la Russie, il espère la réciprocité : Que la Russie cesse d’interdire les produits agricoles français. Ceci, dans son esprit du moins, favorisera le monde agricole français… et calmera les plus virulents, dans un contexte ou l’impopularité du président François Hollande bat des records jamais atteints dans le pays.

Ceci est sans nul doute un très mauvais calcul:

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Source : https://jeanfouche.wordpress.com/2016/03/04/sanctions-et-...

 

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Mais il n’y a pas que les sanctions, dans la vie, il y a aussi les guerres. Qui n’a pas sa bombinette ?

 

Le Proche-Orient nucléarisé !

Thierry MeyssanRéseau Voltaire 7 mars 2016

 

Pendant que l’Occident faisait pression sur l’Iran pour qu’il abandonne son programme nucléaire civil, les Saoud achetaient la bombe atomique à Israël ou au Pakistan. Désormais, à la surprise générale, le Proche-Orient est devenu une zone nucléarisée, dominée par Israël et l’Arabie saoudite.

 

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En 1979, Israël terminait la mise au point de sa bombe atomique, en collaboration avec le régime d’apartheid sud-africain. L’État hébreu n’a jamais signé le Traité de non-prolifération et a toujours évité de répondre aux questions relatives à son programme nucléaire.

Depuis 1980, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté chaque année par consensus une résolution appelant à faire du Proche-Orient une zone exempte de toute arme nucléaire. Cette résolution visait à encourager Israël à renoncer à sa bombe et à prévenir que d’autres États ne se lancent dans une course aux armements.

L’Iran du Shah disposait également d’un programme nucléaire militaire, mais celui-ci n’a été poursuivi que de manière marginale après la révolution de 1979 du fait de la guerre imposée par l’Irak (1980-88). Cependant, ce n’est qu’à la fin de celle-ci que l’ayatollah Rouhollah Khomeini s’opposa aux armes de destruction massive et prohiba par conséquent la fabrication, la détention et l’usage de l’arme atomique.

Commencèrent alors les négociations pour la restitution des 1,180 milliards de dollars d’investissement iranien dans le complexe Eurodif d’enrichissement d’uranium. Cependant, rien ne fut jamais résolu. Ainsi, lors de la dissolution d’Eurodif, en 2010, la République islamique détenait toujours 10 % du capital. Il est probable qu’elle porte aujourd’hui une part de la Société d’enrichissement du Tricastin.

De 2003 à 2005, les négociations relatives au contentieux nucléaire sont présidées, côté iranien, par cheikh Hassan Rohani, un religieux proche des présidents Rafsandjani et Khatami. Les Européens exigent au passage que l’Iran démantèle ses filières d’enseignement de physique nucléaire de manière à être certains qu’il ne puisse pas relancer son programme militaire.

Cependant, lorsque Mahmoud Ahmadinejad — un partisan de la relance de la Révolution khomeiniste — arrive au pouvoir, il rejette l’accord négocié par cheikh Rohani et le limoge. Il relance l’enseignement de la physique nucléaire et lance un programme de recherche visant, notamment, à trouver un procédé de production électrique à partir de la fusion et non de la fission comme le font actuellement les États-Unis, la Russie, la France, la Chine et le Japon.

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Source : http://www.voltairenet.org/article190596.html

 

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Les choses vont très mal en Amérique Latine, soumise à une gigantesque offensive, sur tous les fronts à la fois, des forces de l’argent et de la guerre. Mais il y a des Vénézuéliens qui ne se laissent pas abattre :

 

5 mars

 

Pour le troisième anniversaire de sa mort, les habitants de Caracas offrent à Hugo Chavez une manif à roulettes

 

(De l’hôpital militaire où il est mort à l’Académie militaire d’où il était parti.)

 


 

Ils en ont profité pour marquer leur soutien à Nicolas Maduro.

 

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Il n’y a pas de petits rackets

(Histoire belge)

 

13. Chatgriffe d'honneur.jpeg

 

Quand on voit un « élu » local sourire avantageusement dans les merdias et annoncer une bonne nouvelle à ceux qui nourrissent les chats errants, on se dit que, tiens, tout arrive et qu’avec seulement 50 ans de retard, les communes plus ou moins bruxelloises de Forest, d’Ixelles et de Schaerbeek s’aligent enfin sur les endroits civilisés tels que le XXe arrondissement de Paris (Père Lachaise) et quelques autres grandes villes de France, de Navarre et d’ailleurs. Bref, on se prépare à lire – c’est si peu courant – une information réconfortante du genre : la commune de XYZ prend à sa charge une partie de la nourriture distribuée aux bestioles SDF, autorise l’installation d’abris ici ou là sur son territoire, voire les fournit… pourquoi pas ?

Eh ouiche ! On est en Belgique, rappelez-vous. La bonne nouvelle en question, c’est que les nourrisseurs de chats vont bientôt avoir le droit de s’adonner à leur coupable activité, à condition, pardon ! aux conditions qu’ils se feront d’abord encarter - comme des belles de nuit ? oui, plus ou moins - et observeront des r ègles…

Donc, entendons-nous bien : nourrir les chats que des beaufs ont abandonnés et qui crèvent la dalle est un délit. Passible d’une amende de 125 € à la première infraction. On ne vous dit pas la récidive… Si vous voulez l’éviter, c’est très simple : allez vous inscrire, retirer votre passe, vous faire attacher un bracelet au pied ou ce qui se trouvera, pour qu’« on » puisse contrôler vos allées et venues. Il en sera distribué une trentaine maxi. Tout ce qui dépassera : au gnouf.

Ah, et oui : très fiers d’eux, les dits édiles annoncent que les nourrisseurs auront le droit plus ou moins obligatoire de choper les matous et de les faire castrer, afin que reste limitée la population féline de leur proprette circonscription. Ils seront remboursés des frais vétérinaires - vétérinaires et prix fixés – par leur mairie, qui sera elle-même renflouée de 50% de cet investissement par l’État, c’est-à-dire par les contribuables nourrisseurs. Vous suivez ?

Ils sont très fiers d’eux, savez-vous, et le font savoir aux gazettes, avec leiurs photos à l’appui. C’est quand qu’il y a des élections ? Ceux-là sont, paraît-il, écolos.

Mère Michel.

http://restodeschats.e-monsite.com/pages/lois-sur-les-cha...

http://www.micetto.com/histoire/Les-chats-du-Pere-Lachaise

http://adelemorizot.canalblog.com/archives/2015/12/22/331...

Il n’y a pas qu’en Belgique que les gens sont nuls mais que d’autres gens sont formidables : Aidez Lorraine ! http://www.clicanimaux.com/collecte-2570-sos-pour-129-cha...

 

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Crimée

Trois nouveau-nés au zoo de Yalta

Deux tigresses de l’Amour ont donné naissance à trois tigreaux, qui se portent bien, merci, même s’il y en a un qui a le nez qui coule, c’est normal à cet âge

 

 

 Si RT se fout des internautes, cliquer ici :

https://www.rt.com/in-motion/334804-amur-tiger-cubs-crimea/

 

Un des bébés tigres a été abandonné par sa mère, mais il a été adopté par sa tante. Ils ont le même père, qui habite avec les deux mères. Comme l’adoptive n’a pas assez de lait pour les trois, il y en a un que leurs humains nourrissent au biberon.

Ces tigres rarissimes, qui doivent beaucoup à Vladimir Poutine, sont des espèces de rescapés. Jadis répandus dans toute la Russie orientale, ils avaient pratiquement disparu dans les années 1940, principalement à cause de la guerre.

Mais, de 40 individus qu’ils étaient, ils sont aujourd’hui passés à 500. Bon vent.

Source : https://www.rt.com/in-motion/334804-amur-tiger-cubs-crimea/

 

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Pas la Ve de Beethoven ! Mais moins pénible que du rap. Avantage collatéral : fait maigrir le DJ pour pas cher s’il souffre de surpoids.

 

2000 billes pour une boîte à musique révolutionnaire

 

 

Martin Molin, un musicien suédois, a créé un instrument en bois insolite destiné au DJ’s qui peut jouer des mélodies complexes grâce à des billes principalement. Il lui a fallu 14 mois pour le mettre au point.

Le musicien Martin Molin est parvenu à réunir en un seul des instruments de musique classiques et contemporains pour créer un nouvel instrument qui ressemble de très près à une très grosse boîte à musique. Mais une boîte à haute complication composée de 3 000 pièces détachées artisanales et de 2 000 billes métalliques susceptible de produire des mélodies étonnantes.

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/international/16679-suedois-a-cre...

 

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Mis en ligne le 7 mars 2016.

 

 

 

 

22:49 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/03/2016

CIRQUE ÉLECTORAL U.S. - CONTORSIONS EUROPÉENNES

1. European Export by Rainer Ehrt.JPG

 

CIRQUE ÉLECTORAL U.S.

&

CONTORSIONS EUROPÉENNES

 

Commençons par ce qui n’est pas une contorsion mais plutôt un remous populaire :

 

Des dizaines de milliers d’Anglais dans les rues pour la plus grande manif Anti-TRIDENT depuis des décennies

 

2. Scottish National Party Leader & Scot's 1st minister Nicola Sturgeon.jpg

 

 

 

TRIDENT est un programme dit « de dissuasion nucléaire » britannique, contre lequel la population de Grande Bretagne s’est plusieurs fois prononcée en masse [250.000 personnes à Londres en octobre 1980, 300.000 à Glasgow en 1983].

La Campagne pour le désarmement nucléaire réclame, depuis 1957, le désarmement nucléaire unilatéral du Royaume Uni.

Voir l’historique – depuis 1952 – ICI.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Arsenal_nucl%C3%A9aire_du_R...

 

David Cameron signe des accords de fourniture d’armes à l’Arabie Saoudite…

Mais le Parlement Européen vote l’embargo sur ces ventes.

Que vont faire Cameron et ses compères ?

 

 

Nicola Sturgeon (Écosse) et Caroline Lucas (Pays de Galles) étaient présentes

 

Corbyn aux manifestants : Moi Premier ministre, la Grande Bretagne sera « sans arsenal nucléaire ».

Chiche !

 

Résumé :

 

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé samedi 28 février à Londres pour protester contre le renouvellement du programme de dissuasion nucléaire britannique. Les leaders de gauche, Jeremy Corbyn pour l’opposition travailliste et la Première ministre d’Ecosse, Nicola Sturgeon étaient présents.

Le programme s’appelle Trident, référence à Poséidon le dieu de la mer. Car il s’agit de la flotte nucléaire stratégique du Royaume-Uni, composée de quatre sous-marins nucléaires lanceurs de missiles. Les bâtiments sont basés en Ecosse à Faslane, d’où la présence à la manifestation de la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon.

Quatre vieux sous-marins composent la flotte que le Premier ministre David Cameron aimerait bien remplacer par des « Successor » au début des années 2030. Mais la facture est salée : près de 39 milliards d’euros. Le coût faramineux d’un armement que certains jugent dépassé, a bien sûr mobilisé la gauche du pays.

Souvenirs, souvenirs

Jeremy Corbyn, le leader du Labour, avait 16 ans quand il a rejoint les rangs de la campagne pour le désarmement nucléaire (CND). Il y a 50 ans de ça…

 

http://www.theguardian.com/world/video/2016/feb/27/jeremy...

 

Pour autant, les Travaillistes ne parlent pas d’une seule voix sur ce dossier. Ainsi Lord Hutton a déclaré sur BBC Radio 4 : «Si nous voulons conserver notre pays en sécurité, choisir le chemin du désarmement unilatéral est une chose totalement stupide.»

Des arguments bien classiques, entendus des milliers de fois durant la guerre froide des deux côtés de la Manche !

Autre argument tout aussi classique qui explique l’adhésion au programme Trident de  certains travaillistes : l’emploi. « Il y a des milliers d’emplois qui en dépendent » a déclaré Paul Kenny le secrétaire général du puissant syndicat GMB. « Il y a près de 50 sites au Royaume-Uni où la vie des familles dépend des contrats de Défense ».


Le Parti national écossais (NSP) a lui beaucoup moins d’états d’âme. La flotte basée à Faslane est plutôt jugée comme une présence encombrante, tant pour la fibre nationaliste que pour l’aspect écologique. Majoritairement la gauche écossaise est contre le nucléaire militaire.

La très forte mobilisation constatée samedi à Trafalgar Square prouve que le nucléaire militaire reste une préoccupation dans le pays. Leanne Wood, la dirigeante du parti nationaliste gallois résume le dossier. « Quand le recours à la banque alimentaire est au sommet, que le fossé entre riches et pauvres n’a jamais été aussi grand, que le NHS (système de santé) a besoin de toujours plus de moyens, c’est une honte de dépenser des milliards pour des armes dont personne ne veut et que personne n’utilisera. »

LGO, d’après http://geopolis.francetvinfo.fr/londres-des-milliers-de-m...

Voir aussi : https://francais.rt.com/international/16410-londres-manif...

 

Ah, l’emploi ! sempiternelle excuse… Infoutus de créer des emplois utiles, mais toujours partants pour fabriquer – et vendre à n’importe qui – des engins de mort. Problème N°1 de l’Europe depuis bien avant la IIe Guerre mondiale.

 

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Et pendant ce temps-là…

La course est finie : Histoire des installations spatiales US – en images

 

4. . Abandoned in Place.jpg

Roland Miller est en mission sur les sites abandonnés de la course à l’espace US. Il a photographié des rampes de lancement, des dortoirs et des installations de recherche un peu partout ans le pays.

Certains de ces sites d’ailleurs n’existent plus ou se trouvent dans des bases militaires protégées interdites au public.

Son livre Abandoned in Place sera publié ce mois-ci par les presses de l’Université du Nouveau Mexique.

Voir les photos ici :

http://www.theguardian.com/books/gallery/2016/feb/24/amer...

 

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TRUMP ou CLINTON ?

 

Ex-Directeur de la CIA : L’armée pourrait refuser de suivre les ordres de Trump s’il est élu président

Peter Holley – ICH – Washington Post 29.2.2016

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L’ex-chef de la CIA Michael Hayden croit qu’il existe une possibilité légitime pour que l’armée américaine refuse d’obéir aux ordres de Donald Trump, si jamais le candidat Républicain en tête était élu président et décidait de tenir quelques unes de ses promesses de campagne.

Hayden, qui a aussi dirigé la NSA de 1999 à 2005, a fait cette déclaration provocante vendredi dernier, lors de son passage à l’émission « En temps réel avec Bill Maher », sur HCO. Trump, frais émoulu d’une série de victoires aux primaires, doit encore gagner l’investiture de son parti, mais Hayden estime que la rhétorique du candidat soulève déjà des questions perturbantes.

« Je serais terriblement préoccupé, si un président Trump se mettait à gouverner d’une façon qui soit en rapport avec le langage dont le candidat Trump a usé dans sa campagne », a dit Hayden, pendant son interview chez Maher.

Au début du mois, Trump avait dit à une communauté de retraités de Caroline du Sud qu’il soutenait la torture par l’eau et d’autres techniques d’interrogation « parce que la torture marche » quand il est question de faire cracher à des terroristes des informations vitales.

Considérant le supplice de l’eau comme de la « torture », l’administration du président Obama a mis fin à son emploi pendant son premier mandat. Les partisans de cette pratique controversée, comme l’a noté Jenna Johnson, du Washington Post, évitent de le qualifier de torture, ce qui violerait diverses lois et quelques traités internationaux. Trump, cependant, n’a pas seulement promis de rétablir le supplice de l’eau, mais d’adopter d’autres méthodes d’interrogatoires « bien pires » et « bien plus dures ».

« Ne me dites pas que ça ne marche pas – la torture marche ! » a dit Trump aux retraités de Sun City. « Okay, bonnes gens ? La torture – vous savez, la moitié de ces types disent : “la torture ne marche pas”. Croyez-moi, ça marche. Okay ? »

Trump a également dit, en de multiples occasions, que les États-Unis devraient tuer les autres membres des familles de terroristes.

« Ça fera réfléchir les gens. Parce qu’ils se fichent un peu de leur vie. Mais ils ne se fichent pas du tout, croyez-moi, de celles de leurs familles » a dit Trump, au cours d’un débat entre candidats républicains en décembre.

Politifact a fait remarquer que prendre pour cibles des membres des familles de terroristes était interdit par la Convention de Genève.

Lors de sa participation à « Temps réel », Hayden a cité l’intention de Trumpde tuer les membres des familles de terroristes comme une de ses déclarations les campagne les plus préoccupantes.

« Ça ne vous est même jamais venu à l’esprit, à vous, n’est-ce pas ? » a demandé Maher.

« Dieu, non ! » a répondu Hayden. « Laissez-moi vous donner un mot de la fin : S’il donnait un tel ordre une fois au gouvernement, les forces armées américaines refuseraient d’agir. »

« C’est une affirmation considérable, Monsieur », dit Maher.

« Il est interdit d’obéir à un ordre illégal » a ajouté Hayden. « Ce serait violer toutes les lois internationales sur les conflits armés. »

« Vous nous avez donné une forte raison de ne pas voter Trump : il y aurait un coup d’État dans ce pays » a plaisanté Maher.

Hayden a alors dit qu’il ne voulait pas dire par là que l’armée provoquerait un coup d’État.

« Je pense que c’est un coup d’État que vous l’ayez dit » a jouté Maher.

 

 

 

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Peter Holley est un reporter attaché au Washington Post. On peut le joindre à peter.holley@washpost.com

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article44331.htm

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Donald Trump serait conseillé par le général Flynn

Réseau Voltaire 27 février 2016

 

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Selon Reuters [1], le général Michael T. Flynn, ancien directeur de la DIA, conseillerait le candidat Donald Trump en matière de politique internationale.

  1. Trump, connu pour ses déclarations fracassantes, s’est abstenu de déclarations à l’emporte-pièce sur les questions de politique étrangère. Il a qualifié le président Poutine d’homme « très respecté ».

Le général Flynn a tenté, en 2012, de faire obstacle au projet de la Maison-Blanche de jouer la carte Daech en Irak et en Syrie. Il avait été brutalement admis à la retraite en août 2014. Le 10 décembre 2015, il participait à Moscou, au côté du président Poutine, aux célébrations de l’anniversaire de Russia Today.

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[1]Trump being advised by ex-U.S. Lieutenant General who favors closer Russia ties”, Mark Hosenball & Steve Holland, Reuters, February 26, 2016.

Source : http://www.voltairenet.org/article190480.html

 

 

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Ce qui précède veut dire qu’il y a lutte entre les factions au pouvoir : qu’une partie de l’armée U.S. soutient le complexe militaro-industriel dont Clinton est la candidate et qu’une partie au moins de cette armée n’en veut pas. Qui l’emportera ?

Et surtout, comment TRUMP survivra-t-il à sa victoire éventuelle ?

Vous croyez qu’on plaisante ?

 

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Chomsky : Donald Trump est en train de gagner parce que l’Amérique blanche est en train de mourir

Matt Ferner – ICH – Huffington Post 29.2.2016

 

Noam Chomsky dit que l’ascension de Trump est due en partie à des sentiments profondément enracinés et potentiellement fatals de peur et de colère.

 

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Noam Chomsky dit que l’ascension de Donald Trump dans la politique américaine est en partie alimentée par une peur et un désespoir très profonds, qui pourraient être causés par une croissance alarmante du taux de mortalité chez les blancs pauvres sous-éduqués.

« Il trouve à l’évidence un l’écho dans des sentiments très profonds de colère, de peur, de frustration et de désespoir, probablement dans des parties de la population dont le taux de mortalité est en train d’augmenter, chose inouïe en dehors des guerres et des catastrophes naturelles » a dit Chomsky au Huffington Post, dans une interview de jeudi dernier.

La montée de Trump comme candidat républicain, en tête de la course à la présidence a fait l’effet d’un choc à beaucoup d’Américains, d’un bout à l’autre du spectre politique. Le grandiloquent démagogue milliardaire vient de remporter trois des quatre états primaires et vient en tête dans les sondages, à la fois au niveau national et dans les primaires encore à courir.. Il semble à présent sur le point de prendre une avance irrattrapable sur les autres candidats dans les semaines qui viennent, avec un programme de haine et de vitriol dont la cible sont les femmes, les Latinos, les musulmans et les autres minorités.

Une légion de blancs sous-éduqués de la classe ouvrière a alimenté l’ascension de Trump. Et tandis que beaucoup disent que le nabab des affaires est en train de capitaliser sur leurs peurs à propos du déclin de la suprématie blanche aux États-Unis, Chomsky dit que d’autres forces existentielles sont peut-être en jeu. 

L’espérance de vie n’a pas cessé de croître avec le temps. Et, grâce, en particulier, aux avancées dans la protection de la santé, énormément de gens dans le monde vivent désormais plus longtemps. Il y a évidemment des exceptions, à cause des guerres et des catastrophes naturelles par exemple. Mais ce qui arrive en ce moment aux Etats-Unis, dit-il, est « très différent ».

Malgré de grandes richesses et une médecine moderne, les États-Unis ont un niveau d’espérance de vie plus bas que bien d’autres pays. Et, quoique le niveau moyen ait monté récemment, les gains n’ont pas été répartis de façon égale. Les Américains les plus riches vivent actuellement plus longtemps, mais les plus pauvres vivent de moins en moins longtemps.

Ceux qui en sont particulièrement affectés sont les Américains blancs, mâles, sous-éduqués, d’âge moyen. Alors que les Américains d’autres tranches d’âge et d’autres groupes ethniques vivent plus longtemps qu’ils ne l’ont jamais fait auparavant, cette tranche de la population meurt de plus en plus tôt.

Une étude sur la question a révélé que le taux de mortalité grandissant de cette partie de la population n’est pas dû aux causes habituelles de décès de tant d’Américains, comme le diabète et les maladies cardio-vasculaires, mais à une épidémie de suicides, de maladies du foie dues à l’abus d’alcool, à des overdoses d’héroïne et à des opiacés obtenus sur ordonnances.

« Aucune guerre, aucune catastrophe », dit Chomsky, « n’a provoqué la hausse du taux de mortalité qui affecte cette couche de population, c'est juste l’impact, sur une génération, des politiques suivies, qui l’ont laissée en colère, sans espoir, et frustrée, provoquant son comportement auto-destructeur. »

Ça pourrait expliquer le succès de Trump, pense-t-il.

Dans une interview accordée à Alternet cette semaine, Chomsky a comparé la pauvreté qu’affrontent actuellement beaucoup d’Américains, aux conditions qui furent celles d’une autre génération : celle de la Grande Dépression.

« C’est intéressant de faire la comparaison avec la situation des années 30, dont je suis assez vieux pour me souvenir. » dit-il. « Objectivement, la pauvreté et la souffrance étaient beaucoup plus grandes. Pourtant, même chez les ouvriers les plus pauvres et les chômeurs, il y avait un sentiment d’espoir qui fait complètement défaut aujourd’hui. »

Chomsky attribue une partie de cet espoir du temps de la Dépression, à la croissance d’un mouvement ouvrier agressif et à l’existence d’organisations politiques indépendantes du « mainstream ».

Aujourd’hui, il dit qu’en revanche, l’état d’esprit est très différent, chez les Américains profondément affectés par la pauvreté.

 

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« Ils sont en train de s’enfoncer dans l’impuissance, le désespoir et la colère, et ne dirigent pas leur rancœur contre les institutions qui sont les agents de dissolution de leurs vies, mais contre ceux qui en sont encore plus qu’eux les victimes » ajoute-t-il. « Les signes sont familiers, et ils évoquent des souvenirs de montée du fascisme en Europe. »

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Matt Ferner est reporter national au Huffington Post. Il a été auparavant le rédacteur en chef du HuffPost Denver.

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article44327.htm

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Contorsions sanglantes…

Orwell, bienvenue en France – Encore !

Finian Cunningham – ICH – SCF 29 .2.2016

 

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La France est aux prises avec une guerre secrète en Libye, en violation flagrante de toutes les lois internationales. Mais informer sur ce crime est un délit ! Bienvenue dans le monde orwellien de l’État français.

Une information du quotidien français Le Monde vient, cette semaine, de soulever un peu le couvercle qui pèse sur les opérations clandestines en train de se dérouler dans ce pays d’Afrique du Nord. Elle a révélé que des forces spéciales françaises étaient engagées dans des missions secrètes, consistant à faciliter des frappes aériennes contre « le groupe terroriste État Islamique ».

Selon Le Monde, a mission a été autorisée par le président François Hollande. Les forces spéciales ont été déployées en vue d’une « action discrète » pour préparer les frappes contre des cibles islamiques.

Aussitôt, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’est abattu sur le journal comme une tonne de briques, arguant du fait qu’il peut avoir « compromis» la sécurité de l’État.

La chaîne d’information d’État, France 24, a cité un porte-parole de Le Drian, qui a déclaré : « Quand des opérations secrètes ont lieu, ce qui compte, c’est qu’elles ne soient pas révélées, dans l’intérêt des hommes et des opérations ».

Ou, pour dire les choses avec plus d’exactitude : quand des violations illégales et criminelles de la souveraineté d’un autre pays et des lois internationales sont en cours, ce qui compte, c’est qu’elles ne soient pas révélées au public. Sinon, les auteurs de ces crimes risquent d’être pris pour ce qu’ils sont : les agents criminels d’un état-voyou. Pas étonnant que Monsieur Le Drian ait été photographié avec un air moins amène que d’habitude.

Les retombées pourraient s’avérer sérieuses pour Le Monde ou pour tout autre organe de presse qui reprendrait l’information. Le gouvernement français dit qu’il est en train d’enquêter pour savoir s’il y a eu fuite d’éléments relevant du « secret défense », les infractions en cette matière pouvant valoir à leurs auteurs jusqu’à 3 mois de prison ferme et des amendes allant jusqu’à 45.000 € (50.000 $).

Soyons clairs. Des agents et des forces d’élite français, appartenant aux services secrets de l’État (DGSE), sont présents en Libye et y coordonnent des frappes aériennes contre des cibles jihadistes, rapporte Le Monde. Cependant, informer sur ce viol des lois parrainé par l’État est potentiellement « un délit », d’après ceux qui sont responsables du délit bien plus grand de violation de la souveraineté d’un pays.

L’intention de dissuader par voie d’intimidation toute forme de journalisme indépendant est ici indiscutable. « Le gouvernement commet des crimes. Vous n’en parlez pas ! » est apparemment le mot d’ordre.

Le Monde n’est pas le seul organe de presse à traiter d’une nouvelle escalade occidentale de la guerre en Libye. La semaine dernière, le New York Times a révélé que des forces spéciales américaines, britanniques, françaises et italiennes étaient engagées dans des opérations en Libye. Faut-il rappeler que ces forces combinées n’ont aucun mandat légal pour intervenir ? Il n’y a aucun mandat d’aucune sorte de l’ONU les autorisant, et il n’y a aucune autorité digne de ce nom en Libye pour les approuver. Ceci n’est que du brigandage absolu à vaste échelle.

 

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Meuh, non, s’pas un crime… c’est un acte de guerre.

 

Depuis que les USA et d’autres forces de l’OTAN ont massivement bombardé la Libye pendant sept mois en 2011, provoquant la mort de 30.000 Libyens et le renversement du gouvernement de Muammar al-Kadhafi, suivi de son meurtre par des jihadistes au service de l’OTAN, le pays est dans un état de chaos indescriptible, déchiré par toutes sortes de milices en conflit.

Toute autorité centrale qui aurait pu exister en Libye a été pulvérisée par l’OTAN. Le gouvernement français, principalement sous l’ex-président Sarkozy, porte une énorme responsabilité pour avoir transformé une Libye jadis prospère en un état abjectement démembré.

Depuis lors, les Américains et leurs alliés occidentaux ont eu la faculté de bombarder la Libye à volonté. En novembre, une frappe aérienne US a tué un commandant de l’État Islamique, Abou Nabil, dans l’est du pays. La semaine dernière, une autre frappe aérienne US a touché un prétendu camp d’entraînement de l’IS à Sabathra, à l’ouest de Tripoli, tuant plus de 40 personnes.

À la suite de cette dernière frappe, le soi-disant « gouvernement d’union nationale » de Libye, basé à Tunis, que les puissances occidentales ont tenté de bricoler, a lui-même condamné cette action comme violation de la souveraineté libyenne.

Les puissances de l’OTAN ont détruit de fond en comble la souveraineté libyenne, et pourtant, même la coquille vide de semblant de gouvernement soutenu par l’occident élève des objections devant leur nouvelle ingérence militaire.

 

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La Libye après Sarko – Ce n’était que le 1er round

 

C’est orwellien au-delà de toute expression ! Un état bombardé, un état détruit, un chaos jihadiste, et revoilà l’Occident bombardant des prétendus groupes terroristes, pour soi-disant combattre les forces qu’il a lui-même installées dans un état-fantôme où il n’y a aucune autorité nationale pour s’y opposer, parce que l’OTAN a oblitéré toute espèce d’autorité, et quand un organe de presse informe sur cette dernière contorsion en criminalité d’État, on le menace d’une enquête pour « compromission de secret-défense ».

Il n’y a aucune autre manière de qualifier ceci. La France, avec ses complices occidentaux entraînés par les États-Unis, s’enfonce dans un fascisme sans nuance. Le brigandage est la norme. Bombarder des pays est devenu un droit divin pré-établi. Et si quelqu’un a la témérité d’en parler, les poursuites se déchaînent.

Mais pourquoi nous en étonner ? La France a embrassé le fascisme il y a 75 ans, quand l’État de Vichy est devenu le collaborateur de l’Allemagne nazie et de son programme génocidaire. Des dizaines de milliers de citoyens français ont été alors fourrés dans des trains, par leur gouvernement français, pour aller se faire exterminer dans des camps de la mort fascistes.

Aujourd’hui, sous le prétexte de « combattre le terrorisme » - un terrorisme que Paris a fomenté en Libye et en Syrie – les autorités françaises imposent un état d’urgence à leurs citoyens. Le président français François Hollande et son strident Premier ministre Valls déclarent que « la France est en guerre » contre le groupe terroriste État Islamique – un réseau que la France a contribué à créer en toute illégalité pour qu’il renverse les gouvernements de la Libye et de la Syrie.

Les « pouvoirs spéciaux » que s’est adjugé l’État français ont permis que des milliers de foyers français soient pillés sans mandat au cours des derniers mois, suite aux attaques terroristes de Paris le 13 novembre. Les gouvernants français se donnent à eux-mêmes des pouvoirs fascistes contre des citoyens français, à propos d’un retour de flamme terroriste – retour de flamme dont ils sont eux-mêmes largement responsables, par le brigandage international auquel ils se livrent pour commencer.

Et voilà que les sponsors du terrorisme qui a assassiné la Libye se donnent aujourd’hui carte blanche pour retourner en Libye, au prétexte de « lutter contre le terrorisme » - ils retournent y marauder et la rebombarder avec des forces spéciales.

Prenons un peu de recul et voyons la chose pour ce qu’elle est. Nous sommes ici dans le brigandage gratuit, le fascisme et la perdition. Ceux-là mêmes qui, au gouvernement, devraient être tenus pour responsables et poursuivis pour crimes internationaux, se permettent de commettre davantage encore de ces crimes sous leur propre règle auto-référente. Et quand le public devrait savoir tout cela, pour qu’il ne le sache pas, les voyous au pouvoir vomissent leurs fallacieuses invocations auto-justifiantes à la « sécurité nationale » et menacent d’emprisonner les « violateurs ».

Les prétentions françaises à la « liberté de parole » et aux « droitsdelhomme » sont si gonflées de vent. Ah, si gonflées ! En attendant, l’histoire méprisable de la bien réelle participation à des crimes fascistes est si négligée. Ah, si négligée ! Et jetée aux oubliettes. Mais nous devrions savoir pourquoi il en est ainsi. Parce que la même classe dominante française est une fois de plus en train d’embrasser les ombres viles du passé.

Orwell, bienvenue – encore ! [ En français dans le texte. NdT.]

 

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article44337.htm

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Confirmation, s’il en fallait…

 

L’art de la guerre

Le drone Italie vers la Libye

Manlio Dinucci – Il manifesto 1er mars 2016

Traduction Marie-Ange Patrizio

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Gentiloni : l’uso delle basi italiane per i droni non è il preludio di un intervento - Ha ha !

 

Jouant le rôle d’État souverain, le gouvernement Renzi a « autorisé au cas par cas » le départ de drones armés USA de Sigonella (Sicile) vers la Libye et au-delà. On sait qu’en 2011 déjà ce fut un drone Predator Reaper, décollé de Sigonella et télécommandé depuis Las Vegas, qui attaqua en Libye le convoi dans lequel se trouvait Kadhafi, en le poussant dans les mains des miliciens de Misrata. 

   L’Italie entre ainsi dans la liste officielle des bases des drones étasuniens d’attaque, sous contrôle exclusif du Pentagone, avec des pays comme l’Afghanistan, l’Ethiopie, le Niger, l’Arabie Saoudite et la Turquie. Le ministre des affaires étrangères Gentiloni, précisant que « l’utilisation des bases ne requiert pas une communication spécifique au parlement », assure que cela « n’est pas un prélude à une intervention militaire » en Libye. Alors qu’en réalité l’intervention a déjà commencé : des forces spéciales étasuniennes, britanniques et françaises -confirment le Telegraph et Le Monde- sont en train d’opérer secrètement en Libye.

  Depuis le hub aéroportuaire de Pise, limitrophe à la base étasunienne de Camp Darby, décollent en continu des avions de transport C-130 (probablement aussi étasuniens), transportant des matériaux militaires dans les bases méridionales et peut-être aussi dans quelque base en Afrique du Nord. 

  Dans la base d’Istres, en France (Bouches-du-Rhône), sont arrivés des avions étasuniens KC-135 pour l’approvisionnement en vol des chasseurs-bombardiers français. L’opération n’est pas dirigée seulement vers la Libye. Istres est la base de l’ «opération Barkhane », que la France conduit avec 3mille militaires en Mauritanie, Mali, Niger, Tchad et Burkina-Fasso. 

  Dans cette même zone et au Nigéria opèrent les USA avec des forces spéciales et une base de drones au Cameroun. Toujours selon la motivation officielle de combattre l’Isis et ses alliés. En même temps l’Otan a déployé en mer Egée le Second groupe naval permanent, sous commandement allemand, et des avions radar Awacs (centres de commandement volants pour la gestion du champ de bataille), avec la motivation officielle de « soutenir la réponse à la crise des réfugiés » (provoquée par les guerres USA/Otan contre la Libye et la Syrie). 

  A cette opération s’est ajoutée la « Dynamic Manta 2016 », exercice Otan en mer Ionienne et dans le Canal de Sicile avec des forces aéronavales d’USA, France, Grande-Bretagne, Espagne, Grèce, Turquie et Italie, qui a fourni les bases de Catane, Augusta et Sigonella.  

  Ainsi se prépare « l’opération de peacekeeping sous conduite italienne » qui, sous prétexte de les libérer de l’Isis, vise à occuper les zones côtières de la Libye économiquement et stratégiquement les plus importantes. 

  Il ne manque que « l’invitation », qui pourra être faite par un fantomatique gouvernement libyen. Pour l’intervention en Libye, c’est Hillary Clinton qui est en train de faire pression : candidate à la présidence, qui -écrit le New York Times dans un long service- a « l’approche la plus agressive envers les crises internationales ». C’est elle en 2011 qui persuada Obama de rompre les atermoiements. «Le Président signa un document secret, qui autorisait une opération secrète en Libye et la fourniture d’armes aux rebelles », tandis que le Département d’Etat dirigé par Clinton les reconnaissait comme « gouvernement légitime de la Libye ». Les armes, y compris des missiles anti-char Tow et des radar anti-batterie, furent envoyés par les USA et d’autres pays occidentaux à Bengazi et dans certains aéroports. En même temps l’Otan sous commandement étasunien effectuait l’attaque aéronavale, avec des dizaines de milliers de bombes et missiles, en démantelant de l’extérieur et de l’intérieur l’Etat libyen. 

 Quand en octobre 2011 Kadhafi fut tué, Clinton hurla de joie avec un « Wow ! », en s’exclamant « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ». Nous ne savons pas quel condottiere elle citera pour la seconde guerre en Libye. Nous savons, cependant, qui nous télécommande.

Edition de mardi 1er mars 2016 de il manifesto

Source : http://ilmanifesto.info/il-drone-italia-verso-la-libia/ 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


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Oui, mais huer ne suffit pas !

 

Des vidéos à rendre fous les lecteurs de Libé (du Monde aussi).

Théophraste R. – LGS 29.2.2016

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Certes, on pourra commenter à loisir ces vidéos, chercher la faille, la mise en scène, « mais quand même, quand même, merde ! » comme ajoute Manuel Valls (quand il dit qu’il aime sa femme et donc Israël).

Dans l’une, se déplace le président de la « patrie des droits de l’homme », entouré de tant de gardes du corps qu’on ne peut l’apercevoir, tandis que la foule le hue, le conspue, le siffle, l’insulte en réclamant sa démission.

ici

Dans l’autre, Raul Castro, entouré de trois personnes (dont son petit-fils, qui est son garde du corps), arpente une rue d’une grande ville cubaine. Il est reconnu, acclamé, la foule grossit, il discute avec elle. Plus loin, on aperçoit des hommes en uniformes. L’armée ! Ce sont des combattants de la campagne contre le virus Zika.

ici et, en prime : ici

Ne montrez pas ces vidéos à vos amis lecteurs de la presse libre (sic) française s’ils sont solfériniens et cardiaques.

Théophraste R. (Bacardi n’est pas un rhum cubain, mais étatsunien. Faites suivre).

 

Source : http://www.legrandsoir.info/des-videos-a-rendre-fous-les-...

 

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Moscou, rempart contre les jihadistes

Thierry Meyssan - Réseau Voltaire 29.2.2016

 

Depuis 2012, Moscou tente de rallier les Occidentaux à sa cause : défendre la civilisation contre le jihadisme, comme jadis le monde s’était uni contre le nazisme. Pour cela, il a d’abord dissocié la Maison-Blanche des combattants qu’il considère comme « jihadistes » et que les États-Unis désignent comme « rebelles ». Il tente aujourd’hui d’isoler la Turquie. Loin d’être un épiphénomène diplomatique, la cessation des hostilités en Syrie marque un retournement de situation. Washington vient d’admettre qu’il n’y a pas —ou plus— de groupes armés « modérés ».

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Manifestation devant l’ambassade de Russie à Damas

 

C’est à tort que nous analysons la politique russe d’un point de vue arabe ou occidental. La Russie a sa propre vision des jihadistes qu’elle connaît depuis 1978, lorsqu’ils vinrent porter main forte aux pachtounes afghans contre le gouvernement communiste de Kaboul.

Vladimir Poutine a personnellement combattu les jihadistes du Caucase, notamment l’Émirat islamique d’Itchkérie (seconde guerre de Tchétchénie 1999-2000), et les a vaincus. À l’époque, les arabes se disaient solidaires des musulmans russes et ne comprenaient pas ce qui se passait là-bas, tandis que les Occidentaux, après la dissolution de l’Union soviétique, applaudissaient tous ceux qui tentaient de poursuivre le mouvement en disloquant la Russie. Pourtant, sur le terrain, il n’y a avait aucune différence entre l’Émirat d’hier et le Califat d’aujourd’hui. On appliquait la charia et on coupait les têtes de la même manière à Grozny qu’on le fait à Rakka.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article190464.html

 

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Vous vous souvenez du Mavi Marmara ?

 

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Et de ses neuf morts turcs ?

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Il y avait de bien drôles d’oiseaux à bord… Qu’Israël devait connaître… Peut-être même avaient-ils rendez-vous…

 

Comment la Turquie soutient les jihadistes

Thierry MeyssanRéseau Voltaire 22 février 2016

La Russie a posé la question de l’avenir de la Turquie en remettant au Conseil de sécurité un rapport de renseignement sur les activités de soutien de ce pays aux jihadistes. Le document comprend une dizaine de révélations mettant en cause les agissements du MIT. Le problème est que chacune des opérations citées renvoie à d’autres opérations dans lesquelles les mêmes acteurs ont œuvré avec les États-Unis ou leurs alliés contre la Russie. Ces renseignements s’ajoutent à ceux déjà disponibles sur les liens personnels du président Erdoğan avec le banquier d’Al-Qaïda et sur le recel par son fils du pétrole volé par Daesh.

 

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La Russie a remis aux membres du Conseil de sécurité de l’Onu un rapport de renseignement sur les activités de la Turquie en faveur des jihadistes opérant en Syrie [1]. Ce document livre une dizaine de faits qui, chacun, viole une ou plusieurs résolutions du Conseil.

Ce faisant, la Russie place le Conseil devant ses responsabilités et, par extension, plusieurs autres organisations inter-gouvernementales. En droit, le Conseil devrait demander les preuves correspondantes à ces assertions et convoquer la Turquie pour explications. Dans le cas où la culpabilité de la Turquie serait établie, il devrait décider des sanctions à prendre sous le chapitre VII de la Charte, c’est-à-dire en recourant à la force. De leur côté, l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord et l’Organisation de la coopération islamique devraient exclure de leurs rangs cet État-voyou, tandis que l’Union européenne devrait cesser les négociations d’adhésion.

Cependant, une lecture attentive du rapport de renseignement russe montre que les faits allégués sont susceptibles d’ouvrir bien d’autres dossiers et de mettre en cause d’autres puissances. De sorte qu’il est plus probable que l’on ne discutera pas publiquement ce rapport, mais que l’on négociera à huis clos l’avenir de la Turquie.

Le cas Mahdi Al-Harati

Né en Libye, en 1973, Mahdi al-Harati a émigré en Irlande et y a fondé une famille.

En mai 2010, il se trouve à bord du Mavi Marmara, le navire amiral de la « Flottille de la liberté », organisée par l’ONG turque IHH, pour livrer de l’aide humanitaire à Gaza. Les bateaux sont piratés en haute mer par l’armée israélienne, provoquant un scandale international. Les passagers sont enlevés par Tsahal, séquestrés en Israël, puis finalement libérés [2]. Le Premier ministre d’alors, Recep Tayyip Erdoğan, se rend dans un hôpital pour réconforter les militants blessés. Son cabinet diffuse une photographie où l’on voit l’un d’entre eux l’embrasser comme son père. Il s’agirait d’un turco-irlandais, El Mehdi El Hamid El Hamdi, en réalité, le libyo-irlandais Mahdi al-Harati.

 

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Source : http://www.voltairenet.org/article190350.html

 

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Viktor Orban de Hongrie dit que George Soros est en train de détruire l’Europe

Matthew Allen – Russia Insider 28 février 2016

 

Le Premier ministre de Hongrie, qui a comme on sait la langue bien pendue, dit que le milliardaire « activiste » George Soros se sert de l’actuelle crise des réfugiés pour s’attaquer au style de vie traditionnel des Européens.

 

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Le milliardaire « promoteur de la démocratie » et authentique sac à pus George Soros, utilise toutes les occasions d’accuser Poutine de créer de toutes pièces – par magie – la crise des réfugiés syriens, dans le cadre de son prétendu « plan de maître » pour déstabiliser l’Europe. Mais tout le monde ne gobe pas sans piper les boniments de George.

Car c’est Soros lui-même que le Premier ministre de Hongrie, Viktor Orban, accuse de provoquer et d’exploiter cette crise.

Le Premier ministre vient de s’emporter violemment contre le milliardaire, pour le soutien qu’il a exprimé à l’égard des réfugiés du Moyen Orient en route vers l’Europe, l’accusant de saper délibérément la stabilité du continent.

On est forcés d’admirer l’attitude je-le-dis-comme-je-le-pense d’Orban, qui ne se fait certainement pas des amis à Bruxelles.

« [Soros] est peut-être l’exemple le plus abouti de ceux qui soutiennent tout ce qui peut affaiblir les états-nations, soutiennent activement tout ce qui peut saper le mode de vie traditionnel de l’Europe », a dit Orban, interviewé par la station de radio Kossuth, selon Bloomberg. « Ceux qui vont manifester pour soutenir les immigrants ne se rendent pas compte qu’en faisant cela, ils soutiennent surtout (et font partie du) réseau international de trafiquants de clandestins ». Il se pourrait qu’Orban fasse ici allusion à quelque chose d’un peu plus sinistre que Soros se contentant juste de « préconiser » l’ouverture des portes de l’Europe aux flots d’immigrants. Car, d’après l’Agence européenne de renseignements sur la criminalité (EUROPOL), « au moins 10.000 enfants réfugiés non accompagnés auraient disparu après être arrivés en Europe. On craint que la plupart d’entre eux soient tombés dans les mains du trafic organisé d’êtres humains », en termes clairs soient maintenant des esclaves tout court ou sexuels qu’on ne retrouvera pas.

Nous, on ne dit rien. On dit juste que Soros est une ordure.

L’Europe, à vous de jouer !

 

21. ENFANTS-MIGRANTS-DISPARUS-large570.jpg

Des Julie et Melissa par paquets

 

Source : http://russia-insider.com/en/politics/hungarys-orban-says...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

Viktor Orban ne raconte pas d’histoires :

http://www.huffingtonpost.fr/2016/01/31/10000-enfants-mig...

https://www.rtbf.be/info/dossier/drames-de-la-migration-l...

 

 

*

Mis en ligne le 1er mars 2016.

 

 

 

 

 

01:08 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27/02/2016

ON PEUT COGNER, CHEF ? - Bis, ter, quater, ad lib.

1. bateau-livre 15.JPG

 

On peut cogner, chef ?

Bis, ter, quater, ad lib…

 

On y revient, parce que « l’affaire » Salah Lamrani est si exemplaire qu’elle oblige même les aveugles volontaires à s’apercevoir de l’état des lieux. Parce qu’elle dépasse désormais les frontières hexagonales et provoque des réactions à l’étranger.

Ce que Manuel de Diéguez se tue à prêcher depuis des lustres dans un désert très peuplé se révèle être tout à coup la fable universelle.

« La France sans destin » ? Elle en aurait un si elle le voulait. Si le Souverain se rappelait qu’il l’est et agissait en conséquence. À moins qu’il considère comme « la France » les quelques polichinelles qui trottinent, la langue pendante, sur les talons du malheureux qui se croit encore le président des États-Unis.

Voyez les pontifes US, éberlués, contempler l’ascension de Donald Trump et le resurgissement de la lutte des classes ! Voyez leurs intellectuels recommencer à citer Karl Marx… Car de l’un comme de l’autre côté de l’Atlantique, la conjuration des médiocres est la même.

Mais n’oubliez pas que, dans la sentine où nous sommes descendus, les embryons de notre espèce font aujourd’hui l’objet de ce que Montaigne appelait « la mercadence et la trafique », et que c’est intolérable (= À NE PAS TOLÉRER). LGO.

 

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La France, l’État policier et l’intellectuel

Victimisation au pays de Voltaire

Catherine Shakdam – Epictimes - 16 février 2016

 

On dit que le chemin de l’enfer est pavé de bonnes intentions. Dans le cas de l’état d’urgence français, c’est le chemin de la liberté qui est jonché de bâillons et de chaînes. Pour un enseignant en particulier : M. Salah Lamrani a appris ce qu’il en coûte de vouloir parler « en français ».

 

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La France n’en finit pas de projeter cette aura de fermeté démocratique qu’elle affectionne : elle donne des leçons au monde sur la façon dont les pays doivent se comporter et se gouverner, et elle le fait en raison de l’histoire hautement colorée d’une République qui représenterait la Liberté, l’Égalité et la Fraternité, alors qu’en réalité, elle est en train de devenir le tyran même contre lequel elle met les autres en garde.

État policier se cachant sous le vernis de la sainteté démocratique occidentale, la France est véritablement un état raciste et intolérant, visant au contrôle total, politique, social, économique et intellectuel… On n’y peut pas non plus ignorer la sphère religieuse. Au pays de Voltaire, il n’est pas bon de prononcer ouvertement le mot Dieu ; mieux vaut nier son existence et sacrifier plutôt sur l’autel de la « laïcité ».

Alors que la France a un jour été synonyme de liberté, l’État français jongle à présent avec des libertés sélectives. Paris est même très activement occupé à réduire autant que faire se peut les quelques droits dont les civils sont encore autorisés à jouir. Ah, qu’elle est belle, la Marianne d’aujourd’hui ! Ah, qu’elle est forte, la Ve République !

Que reste-t-il à dire d’un État qui persécute ses intellectuels et ses enseignants ? Que reste-t-il à dire d’un système qui pratique la chasse aux sorcières et le terrorisme intellectuel, en s’acharnant sur ceux qui osent ne pas être d’accord avec l’establishment ?

Est-ce que le diktat intellectuel n’est pas la marque même de la dictature ? La France a-t-elle donc perdu toute sa fierté républicaine et son identité, pour soumettre ainsi à des manœuvres de basse police ses enseignants les plus fervents, au nom du conformisme politique ?

 

4. Salah + classe.jpg

 

En février 2016, M. Salah Lamrani, qui enseigne la littérature française en région parisienne, dans un collège de la Seine Saint-Denis, a été injustement et illégalement suspendu de ses fonctions pour quatre mois, sous le fantasmagorique prétexte qu’il aurait des « tendances radicales ».

M. Lamrani, dont le dossier professionnel ne présente pas l’ombre de la moindre tache, illustre ici à son corps défendant la descente de la France dans le fascisme ultra-chauvin – au sens nouveau que la France doit se montrer puritaine et absolue dans la revendication de ses valeurs – même si cela signifie… surtout si cela signifie réduire au silence ceux qui osent vivre le pluralisme comme un droit divin.

Tout a pourtant commencé avec l’amour d’un professeur pour l’écriture et avec sa passion pour la langue française… Et voilà qu’une tradition qui a fait cadeau au monde de gens comme Jean-Jacques Rousseau, Emile Zola et Charles Baudelaire, s’est aujourd’hui réveillée tyran, interdisant toutes pensées, mots et philosophies, brandissant la peur et la répression pour mieux brutaliser les prétendus dissidents, qu’elle ne veut pas seulement réduits au silence mais politiquement uniformisés.

Penseur libre, M. Lamrani s’est retrouvé en conflit avec un directeur d’école étroit d’esprit, à la fois produit et outil du « système », pour avoir osé exprimer son opinion sur des choses telles que la politique en général et la politique étrangère en particulier sur son blog personnel, c’est-à-dire en dehors de la sphère dont son établissement puisse revendiquer le contrôle à son égard. Cela ne l’a pas empêché d’être sanctionné.

Lamrani conteste ouvertement l’état d’urgence en France. Il a même osé affirmer qu’à son avis, la Russie et l’Iran sont deux pays qui se plient rigoureusement aux lois internationales en résistant à Daech en Syrie. Opinion qui lui a valu d’être comparé à ces mercenaires hétéroclites dont les lames sanguinolentes n’inspirent que répulsion et dégoût.

Dans une interview qu’il m’a accordée le 14 février, M. Lamrani m’a expliqué comment ses ennuis sont venus de l’implacable autoritarisme dont les dirigeants de son école ont fait preuve à son égard.

« J’ai été suspendu sans que la moindre enquête ait été diligentée et en dépit du fait que je me sois plaint du harcèlement moral auquel m’a soumis la direction de mon école, qui n’approuve pas mes activités de syndicaliste et de blogueur et qui m’a publiquement accusé d’être un dangereux terroriste. »

Par les temps qui courent, il ne faut absolument pas que de telles plaintes soient prises à la légère, ne fût-ce que pour les suites dramatiques qui en résultent – au moins en ce qui concerne la sécurité personnelle et la liberté de M. Lamrani.

Les « crimes » de M. Lamrani ont consisté à dénoncer la répression d’État, et à exprimer des vérités politiques personnelles, à partir d’une tribune qui était la sienne, en dehors des heures de classe et sans la moindre incidence sur son travail d’enseignant.

Parce qu’une directrice - une certaine Mme Khadija Bot - s’est imaginée dans le rôle de gardienne du sérail, bref, s’est auto-désignée porte-parole en chef de l’Éducation Nationale, la vie et l’avenir d’un homme sont aujourd’hui menacés. Parce qu’une personne détenant une petite parcelle d’autorité a choisi de calomnier et de diffamer pour affirmer son « pouvoir », un professeur de valeur a été mis au ban de sa communauté de travail et a été [courageusement ? NdT] évité par ses collègues. Sans la moindre bribe de preuve et sans que les autorités de tutelle daignent ouvrir une enquête sur son prétendu « radicalisme », un homme a été dépouillé de sa dignité professionnelle.

C’est cela le véritable état d’urgence de la France. Comment elle traite ses nationaux, comment elle entend régler leur compte au libre-examen et à la probité intellectuelle. La France a beaucoup à apprendre au monde en matière de totalitarisme.

Mais si M. Lamrani a perdu une bataille contre l’establishment, il n’accepte pas sa défaite. Il est tout à fait déterminé au contraire à démasquer le système qui attente à sa liberté et qui a essayé de le réduire au silence, afin que d’autres apprennent à parler sans entraves.

Jean Jaurès n’a-t-il pas dit :

 «  …tous nous sommes exposés à oublier qu'avant tout nous sommes des hommes, c'est-à-dire des consciences à la fois autonomes et éphémères, perdues dans un univers immense plein de mystères ; et nous sommes exposés à oublier la portée de la vie et à négliger d'en chercher le sens ; nous sommes exposés à méconnaître les vrais biens, le calme du cœur, la sérénité de l'esprit. » ?

 Essayer de les atteindre, n’est-ce pas cela la révolution ?

 

Source : http://www.epictimes.com/catherineshakdam/2016/02/france-...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

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On n’y croit pas mais on les signe quand même

Pour la réintégration immédiate de Salah Lamrani à son poste d’enseignant

Dernières signatures

Liste des signataires

Pour signer cliquer ici

 

Source : http://tlaxcala-int.org/campagne.asp?reference=43

 

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Ce que les pontifes ne pigent pas à propos de Trump

La lutte des classes est en marche, et les médias petit-bourgeois ne savent à quel saint se vouer.

 

Charles Hugh Smith - 24 février 2016

Information Clearing House - Of Two Minds

 

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Le ponte bourgeois typique des médias mainstream ne sait plus à quel saint se vouer :  l’ascension de Donald Trump lui flanque la pétoche. Le ponte typique [on peut dire aussi pontife, grosse légume, mandarin, caïd, analyste-présent -partout, etc. NdT] est un membre de la petite bourgeoisie qui a zéro contact avec la classe laborieuse, sauf pour dire « hello » au mécanicien de son garage ou à son garçon-coiffeur.

Le pontife de base a un sens démesuré de sa propre sagacité parce qu’il a réussi à faire son trou à l’université ou dans les médias, car, vous en conviendrez, on n’invite pas quelqu’un à parler dans les radios et les télés, pour déclarer « je n’y comprends rien ».

Leur incapacité à saisir la raison du succès de Trump révèle justement leur manque absolu de clairvoyance et de compréhension du monde réel hors- médias, hors-Wall Street et hors-DC.

Le pontife MSM de base compare Trump aux politicards qu’il connaît et trouve qu’il lui manque quelque chose. Il n’est pas Roosevelt ni Reagan, n’est-ce-pas, disent-ils en faisant la moue.

Les pontifes sont outrés du succès de la candidature de Trump, parce que, selon leur vision à œillères du paysage politico-économique, il ne devrait pas avoir de succès par conséquent, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans l’univers.

Le plumitif standard petit-bourgeois des médias se sent à l’aise avec le stéréotype du politicien conventionnel : Bill le Mielleux (« Slick Willy ») et son « Je partage votre douleur » de maire de petite ville passé dans la cour des grands, vous n’avez qu’à voir ; Lady (Hillary) Macbeth, ambitieuse et fourbe, pareil ;

Lady Macbeth « a étouffé en elle tous les instincts compassionnels, maternels et féminins, pour leur préférer l’ambition, l’absence de scrupules et la poursuite maniaque du pouvoir ».

le crétin de cirque – et un sobriquet pour tout le monde ! – George W. Bush, fin de race au sourire idiot d’une dynastie moribonde, c’est la même chose ; l’idéaliste insider-outsider Bernie Sanders, que les injustices dérangent mais qui n’est pas vraiment disposé à s’en prendre aux cartels préférés du Parti Démocrate, ne sort pas du lot ; et la foule des perdants qui grimpent sous la pluie à l’assaut de la colline, dans l’espoir qu’un éclair d’orage politique électrisera leurs campagnes de « moi-aussi »… jugez par vous-mêmes.

Trump ne colle à aucun stéréotype d’aucune des campagnes récentes, c’est pourquoi les pontifes lui ont collé l’étiquette de démagogue et de populiste à l’égo surdimensionné mais sans programme « réel » - autrement dit, à leurs yeux, un candidat qui aurait dû être grillé dans les deux premières semaines de campagne.

Ils n’y pigent rien, et la raison pour laquelle ils n’y pigent rien, c’est qu’ils sont enracinés dans leur classe de technocrates petit-bourgeois, qui aspire à faire partie des cliques corrompues du pouvoir centralisé. Le pontife sert à redorer leur crédibilité avec ses habituels diplômes petit-bourgeois de pacotille d’universités « respectées », ses livres publiés par des éditeurs newyorkais « respectés » et les postes qu’il occupe dans des sociétés de bienfaisance « respectées » quoique maquerelles, fondées par des pillards mille fois coupables et administrées par leur progéniture dilettante.

Les relations de ces « experts » avec la classe laborieuse ressemblent à celles qu’ils entretiennent avec la Chine : ils sont allés une fois à Shanghaï, évidemment dans un hôtel de luxe, et ils se sont fait promener par des caïds du lieu dans des bars et des cafés tape-à-l’œil. Satisfaits de leur toute fraîche et profonde connaissance de la Chine, ils rentrent chez eux pleins d’aperçus pénétrants sur une nation qu’ils n’ont jamais vue ; ce qu’ils ont vu, c’est la version chinoise de la « visite de Hollywood », sans même se douter que, derrière, il y a un pays réel.

Les médias petit-bourgeois, si facile à impressionner avec du « respectable » institutionnel et autres fabrications de la classe dominante, rabaissent les prolétaires supporters de Trump en les décrétant lumpemprolétariat, classe que Marx décrivait ainsi :

« … des roués ruinés n'ayant ni ressources ni origine connues… […] les rebuts et laissés pour compte de toutes les classes sociales, vagabonds, soldats renvoyés de l'armée, échappés des casernes et des bagnes, escrocs, voleurs à la roulotte, saltimbanques, escamoteurs et pickpockets, joueurs, maquereaux, patrons de bordels, portefaix, écrivassiers, joueurs d'orgue de barbarie, chiffonniers, soulographes sordides, rémouleurs, rétameurs, mendiants, en un mot toute cette masse errante, fluctuante et allant de ci-de là que les Français appellent « la bohème »

Plutôt que la classe laborieuse, ces lignes décrivent à la perfection la classe politique des États-Unis.

Ce que les pontifes des médias à œillères ne voient pas, c’est que leur classe de Républicrates de country-clubs si contente d’elle-même et leurs ersatz de « Je partage votre douleur » Démopublicains sont les véritables ennemis de tout progrès, car ce que les supporters de Trump ont compris, et que la classe des technocrates de l’alpinisme social s’obstine à ne pas comprendre, c’est que la seule manière de progresser, de là où nous sommes, c’est de flanquer bas les institutions pour privilégiés, que la classe des technocrates défend et dont elle aspire à faire partie.

Voilà pourquoi les médias sont autant les ennemis de classe de la classe laborieuse que l’association incestueuse, corrompue et corruptrice d’escrocs, d’imposteurs, d’apparatchiks, de lobbyistes/tenanciers de bordels et d’arnaqueurs qui peuplent Washington D.C.

Les pontifes technocrates grattent leurs occiputs bien élevés et se demandent pourquoi les enthousiastes de Trump voteraient pour un gosse de riche grandiloquent. Laissez-moi vous aider, petits pontifes éberlués : Trump se pointe comme un plombier qui a gagné le gros lot : il a une belle (2e, 3e, 4e peu importe) femme (immigrée), il dit ce qu’il pense sans se préoccuper de savoir qui s’en offense, et il ne s’embarrasse pas non plus de broutilles telles qu’un programme bien léché tenant compte de tous les groupes démographiques-clés.

Trump dit aux gens qu’il n’a pas besoin de leur argent, mais des millions de dollars lui arrivent en petites contributions de campagne.

Beaucoup, dans la classe ouvrière, avaient soutenu G.W. Bush, mais, depuis, ils ont compris qu’il les avait roulés, eux et la nation. Résultat : la campagne à 100 millions de Jeb Bush fait un flop.

La même classe avait soutenu Bill le Mielleux, parce que c’était un type d’homme qu’elle connaissait bien : homme à femmes, charmeur de serpents, homme de ressources huileux pour la classe friquée, prêt à tout à tout moment. Bill le Mielleux était infatigable, suant, pourri d’ambition, un type sur qui on n’avait pas d’illusions à se faire, mais aussi un type qui avait d’énormes rêves et qui se défonçait pour les atteindre.

Sa femme, en revanche, est aussi fausse qu’un billet de 3 dollars, incapable d’ironie ou de honte, un caméléon égocentrique qui change d’accent, de vêtements ou de langage selon ceux qu’elle veut circonvenir, une technocrate du droit, qui ne croit en rien qu’à son propre droit au pouvoir et à sa volonté de le prendre.

Les supporters de Trump sont à 100% décidés à voter pour lui et ne changeront pas d’avis ; ceux de Hillary, pas tellement. Si les troupes de choc des « élites » du parti Démocrate réussissent à empêcher la nomination de Bernie Sanders par quelque tour de passe-passe de super-délégués, les supporters de Sanders ne voteront pas pour Lady Macbeth.

Car ce que les supporters de Trump et de Sanders partagent, c’est la conviction que le statu quo qu’Hillary représente – les jets privés et les 200.000 dollars la prise de parole – n’a jamais servi à rien à personne qu’aux « élites » et à leur domesticité technocrate, et qu’il faut que les centres de pouvoir soient complètement perturbés, si on veut que quelque chose change.

La lutte des classes est en marche et les médias petit-bourgeois ne savent à quel saint se vouer.

 

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Ne savent à quel saint se vouer ? C’est qui, le saint patron des snipers ?

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades


Source : http://www.informationclearinghouse.info/article44295.htm

 

7. statue doigt.JPG

(C’est un doigt d’honneur)

 

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Une France sans destin

 

1 - La labilité et la fixité des dieux
2 - La fonction oraculaire du Capitole
3 - Une Europe de poupées de son
4 - La capitulation de l'Europe

 

1 - La labilité et la fixité des dieux

Les biographes de la mort sont aux aguets : ils savent, eux, que la politique ressortit à l'art oratoire, ils savent, eux, que la vraie voix des nations est celle de leur destin et une France sans destin est une France sans voix. Pour comprendre comment les nations se donnent un élan, un souffle, un destin à l'écoute de leur voix, il faut remonter le cours du temps.

Il était une fois un paradis sur terre auquel un fleuve divin apportait chaque année la manne de son limon fertile. Il suffisait d'ensemencer régulièrement le déversement de cette corne d'abondance pour nourrir non seulement la population, mais pour transporter chaque année jusqu'aux bouches du Tibre le blé de l'annone aux citoyens romains. Les esprits tranquilles, mais aussi les plus endormis, se félicitaient de ce qu'un Dieu aussi ponctuel et tranquille transformât la nature en une boîte de Pandore des félicités.

Mais d'autres s'inquiétaient d'un Dieu aussi mécanique et qui transformait l'univers en une clepsydre sans surprises. Ils se disaient que ce Dieu trop paisible ne présentait pas une garantie de durée suffisante, tellement le destin est capricieux et tumultueux par nature. Il fallait, pensaient-ils, planter dans le désert des masses de pierres colossales dont la solidité cautionnerait la bienveillance du Nil. Et puis, comment l'ordre pacifique des saisons, comment la seule bénévolence des jours conduiraient-ils la dépouille mortelle des Pharaons vers leur éternité? De gigantesques pyramides ont accompagné la labilité de leurs cadavres parfumés vers leur immortalité. Les nations ont besoin de titanesques agrippements de leur quotidienneté à la matière inébranlable de leurs symboles.

2 - La fonction oraculaire du Capitole

De l'autre côté de la Méditerranée, c'était le Capitole qui servait d'emblème et de forteresse à l'éternité de l'empire romain. Othon, dont les troupes venaient d'assassiner le vieux Galba et son successeur désigné, le vertueux Pison, s'était suicidé en se précipitant sur son épée au spectacle du désastre auquel il conduisait l'empire. Le goinfre Vitellius, à la tête des légions de Germanie, courait vers Rome et le feu avait été mis au Capitole. Il s'agissait d'un malheur plus irréparable qu'une bataille perdue. Vespasien arrivait du Moyen-Orient à bride abattue, où il laissait à son fils Titus l'ultime écrasement des Juifs qui refusaient de payer le tribut et de placer la statue de l'empereur dans leur temple.

Mais Vespasien eut beau reconstruire le Capitole et organiser de longues journées de purification de l'empire, jamais ce monument n'a retrouvé la plénitude de sa fonction sacrale. Puis les chrétiens commencèrent de faire entendre leurs voix: que valaient, disaient-ils, des dieux condamnés à se faire écouter dans le gosier stupide des oies du Capitole ? Saint Ambroise fera enlever la statue de la Victoire qui trônait depuis des siècles dans l'enceinte du Sénat. On sait que la réponse de Symmaque figure dans toutes les chrestomathies, tellement elle répond aujourd'hui encore à la question de savoir si les dieux ressortissent à des floraisons culturelles ou si la vérité coule de leur bouche.

3 - Une Europe de poupées de son

Où sont, de nos jours le Sphinx, le Capitole, la muraille de Chine de l'Europe? Où sont les symboles de l'unité européenne? Qui peut se reconnaître dans la tour de Babel du Parlement de Strasbourg ou dans une Commission de Bruxelles accrochée aux basques de l'Amérique?

Pendant quarante neuf ans, l'Allemagne avait été scindée entre le régime capitaliste à l'ouest et une économie fondée sur le messianisme d'une utopie économique à l'est. En 1989, un miracle s'était produit : l'effondrement du mur de Berlin, avait réuni les deux Allemagne et redonné à la patrie ressoudée Berlin pour capitale et la porte de Brandebourg pour symbole de son unité ressuscitée. Mais, à la tête d'une Allemagne qui avait été dirigée durant un demi-siècle à partir d'une petite ville de province se trouvait désormais une ridicule petite confiturière dont la cervelle ne contenait pas un milligramme d'esprit national et de fierté patriotique.

Et quel symbole de la Germanie rassemblée, cette fille d'un prédicateur protestant avait-elle donné à l'Europe et à sa propre nation ? Au nom de la religion nouvelle des droits de l'homme, il fallait recevoir à bras ouverts des centaines de milliers de jeunes et vigoureux musulmans envoyés par la Turquie dans le même esprit, osait-elle clamer, que celui qui avait présidé aux embrassades entre les Allemands de l'Est et de l'Ouest, dans l'euphorie de leurs retrouvailles en 1989. Ce n'étaient plus seulement l'Allemagne et la France qui n'avaient plus de destin. Faute de signaux porteurs de leur voix, c'était l'Europe entière qui avait perdu ses lieux de mémoire. Mais ces nations n'étaient plus branchées sur la religion.

Que dire, en revanche, d'un culte idéologique des droits de l'homme plaqués sur les terres de la Pologne? Un pape polonais, Jean-Paul II, avait reconverti le christianisme à la sacralisation de la terre, un pape polonais baisait le sol des nations, un pape polonais avait réconcilié le culte extra-terrestre des chrétiens avec le génie du lieu des dieux des Romains, un pape polonais avait libéré sa patrie à christianiser le sol de toutes les patries.

Et voici que la nouvelle religion dite des droits de l'homme et orchestrée par les bureaucrates de Bruxelles téléguidés par Washington tentait d'imposer à la Pologne de recevoir des masses de musulmans, le Coran à la main, au nom d'une humanité ennemie de la singularité des peuples et des nations, puisque le mythe de l'égalité entre tous les hommes les rendait maintenant tous semblables et les privait tous de leur identité nationale.

4 - La capitulation de l'Europe

Mais déjà l'Europe sans destin et sans voix, déjà l'Europe privée de personnage en chair et en os, déjà l'Europe réduite à une démocratie bananière au service des intérêts de Washington et à des républiques sorties des studios de Hollywood, déjà l'Europe réelle se taisait dans l'attente de ses retrouvailles avec la parole des peuples et des nations.

Et maintenant, dans un accord soi-disant « équilibré », l'Angleterre obtient de « superviser » les « institutions financières et les marchés », afin de « préserver la stabilité » des bourses européennes. Et maintenant l'alliance renforcée de Washington et de Londres interdit en fait à l'Europe de jamais se donner une armée. Et maintenant, il est précisé que si, par impossible, une Europe éparpillée tentait de se doter d'une armée de bric et de broc, jamais l'Angleterre n'en fera partie, non plus que d'une monnaie commune, ce qui donne toute sa portée à l'euthanasie de l'Europe et à l'assassinat du gaullisme que j'évoquais dans mes textes précédents.

Voir : L'assassinat du gaullisme , 5 février 2016
L'euthanasie de la France , 29 janvier 2016

Après qu'il eut été démontré que l'Angleterre ressoudée à Washington a obtenu des dérogations capitales et même des privilèges financiers exorbitants, le Président Hollande osait déclarer : « Mais en même temps, ce sont les mêmes règles qui s'appliquent partout en Europe et qui continueront de s'appliquer. Il n'y a pas de dérogation, il n'y a pas de spécificité (…) ce sont les mêmes règles, c'est ce à quoi j'ai veillé particulièrement. »

Et il poursuivait benoîtement, afin d'endormir d'avance les critiques : « Il ne faut pas donner le sentiment que l'Europe, c'est un 'self service'. Il peut y avoir une Europe différenciée, il ne peut pas y avoir une Europe où chaque État vient prendre ce qu'il veut. »

Or, c'est précisément ce que l'Angleterre vient d'obtenir : un self-service qui lui permettra de « superviser », c'est-à-dire de dominer. Les Européens endormis viennent de laisser la City prendre le contrôle des institutions financières de l'Union européenne. David Cameron avait donc bien raison de claironner son succès tout en tentant de ménager les susceptibilités des vaincus : « Je suis convaincu que nous serons plus forts, plus en sécurité et en meilleure posture à l'intérieur d'une Union européenne réformée ».

Or, le lendemain, la Une du Nouvel Obs sur Internet a purement et simplement ignoré cet « accord » pseudo « équilibré » et France Inter s'est contenté de se féliciter de son « existence » mais en évitant soigneusement d'en donner le contenu. Il ne reste plus aux citoyens français qu'à consulter les informations réelles données par le site Sputnik International.

L'entreprise de camouflage est en bonne voie.

Dans le même temps, l'Assemblée nationale et le Sénat censés exprimer la souveraineté de la nation par la voix du suffrage universel n'osent engager un débat de fond, ni sur les causes réelles et inguérissables du chômage, ni sur la souveraineté d'une nation qui se voit interdire par Washington de livrer des navires de guerre à une Russie ressentie comme une rivale de l'empire du dollar.

Et voici qu'une armée mythologique et dirigée par un général américain, commande seule une Europe à jamais privée de destin. Comment la France retrouverait-elle un avenir, comment sortirait-elle du sépulcre, comment la France prononcerait-elle du moins son oraison funèbre dans l'attente de sa résurrection ? Le Tino Rossi hoquetant des roucoulades télévisuelles d'une démocratie bananière qu'on appelait la France du temps de sa souveraineté, ne se jouera pas longtemps de la fierté naturelle des Gaulois.

Le 26 février 2016

 

11. france-faillite xxx.gif

 

 

Puisqu’on y est, complétons le tableau :

 

Le 14 mars, échéance décisive

 

« La pratique de la GPA est d’une gravité particulière. Elle consacre l’exploitation des femmes et leur mise sous domination par des commanditaires. La GPA viole également gravement les droits de l’enfant, programmé pour être délibérément abandonné et coupé de celle qui l’a porté. La souffrance de certains couples confrontés à l’infertilité ne doit pas faire oublier qu’il s’agit d’une maltraitance originelle qu’aucune régulation ne peut réparerIl n’y a pas de GPA “éthique ”», ni de droit à l’enfant. La seule réponse à apporter au niveau international est l’interdiction universelle de la gestation pour autrui, comme le sont déjà mondialement le clonage ou la traite d’êtres humains ».

D’ailleurs, une prise de conscience de la gravité des enjeux liés à la GPA se confirme. En décembre 2015, le Parlement européen a condamné à une forte majorité toute pratique de la GPA. En Suède, un rapport gouvernemental sur la maternité de substitution ou GPA, remis au Parlement le 25 février, en appelle à la consécration de l’interdiction de toute pratique de gestation pour autrui dans ce pays. Plusieurs pays sont également en train de revoir leur législation pour interdire cette pratique, en commençant par refuser son recours à des étrangers : c’est le cas de l’Inde, de la Thaïlande ou encore du Népal. Ces pays apportent la preuve concrète que les législations (y compris l’absence d’interdiction explicite légale) peuvent être revues quand elles s’avèrent injustes.

Comment se mobiliser ?

Urgent : avant le 14 mars :

  • Signer et faire signer la pétition de No Maternity traffic demandant l’abolition de la GPA. Cette pétition sera remise au président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe très prochainement.
  • Participer à la manifestation du mardi 15 mars 2016, à Paris. Rendez-vous de 8h30 à 9h30 devant le Bureau du Conseil de l’Europe, 55 avenue Kleber Paris  16ème (Métro Boissière) . L’objectif est de demander aux députés de la Commission des questions sociales, réunis ce jour-là pour examiner le texte, d’interdire la pratique de la GPA sous toutes ses formes.

 

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La pétition

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Signez la pétition !

La gestation pour autrui (GPA) viole gravement les droits et la dignité des femmes et des enfants :

  • la GPA est un contrat en vue de la conception, de la gestation, de l’abandon et de la remise d’un enfant à un ou plusieurs commanditaires ;
  • elle instrumentalise une femme employée pour porter et abandonner un enfant, elle contribue au commerce des gamètes (trafic d’ovocytes) ;
  • elle porte gravement atteinte à  l’intérêt supérieur de l’enfant, qui est réduit à un objet et dont la filiation est volontairement éclatée entre les fournisseurs de gamètes, la mère porteuse et le ou les commanditaires ;
  • elle transforme la procréation en activité techno-industrielle.

Cette pétition sera transmise au Bureau du Conseil de l’Europe

 

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Pour ceux – ou celles – qui n’auraient pas compris :

 

https://www.youtube.com/watch?v=WaClWPTgDe0

 

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Sans oublier ceci :

http://www.leretourauxsources.com/index.php/marchandiser-...

Source : http://www.plumenclume.org

 

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Mis en ligne le 27 février 2016

 

 

19:00 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/02/2016

FRANCHEMENT, DE QUOI SE PLAINT-ON ?

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Les bonnes nouvelles pleuvent… Franchement, de quoi se plaint-on ?

Russie

Sergueï Choïgou à Téhéran

Visite surprise en Iran du ministre russe de la Défense

 

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On ne peut s’empêcher de noter l’enchainement rapide des évènements au Moyen-Orient. Visite du patron de l’Armée Russe à Téhéran, annonce d’un accord Kremlin-Maison Blanche par Poutine lui-même, suivie quelques heures après par l’annonce par Bachar Al Assad de la tenue des élections législatives en Syrie dans quelques semaines. Ça laisse à peine le temps aux pays ennemis de la Syrie de concocter des plans B, C ou D. Cela signifie qu’il y a un camp qui maitrise le jeu et qui sait parfaitement où il va, laissant aux uns et aux autres des portes de sortie honorables. RI

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, a effectué ce dimanche 21 février une visite surprise à Téhéran. Il a rencontré le président Hassan Rohani pour parler notamment de la coopération militaire bilatérale et de la crise syrienne.

Selon la présidence iranienne, le ministre russe de la Défense a remis au président Hassan Rohani un message spécial du président Poutine, mais le contenu du message n’a pas été révélé.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/visite-surprise-en-iran-du...

 

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A la veille d’une troisième guerre mondiale ?

Leonid Kalachnikov - Svobodnaia Pressa – 23 février 2016

 

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Leonid Kalachnikov est député communiste et premier vice-président du Comité de la Douma pour les affaires internationales. Il est ici interviewé par Svobodnaia Pressa, journal moscovite en ligne.

Les programmes de nouvelles en Russie sont dans une large mesure consacrés aux crises, conflits et guerres dans le monde. Et d’ailleurs pas seulement en Russie, mais aussi dans de nombreux pays. Chez nous, on réfléchit aux moyens de réduire l’impact des sanctions, comment protéger nos intérêts nationaux. En Europe, la propagande atteint un tel niveau qu’on se croirait en période d’avant-guerre. Aux États-Unis, l’un des principaux thèmes de la campagne électorale, ce sont les relations avec notre pays.

Tout cela suggère que le monde est en train de changer, et pas dans le bon sens. Les relations sur la scène internationale sont exacerbées, il y a toujours de nouveaux facteurs, qui ne font qu’ajouter à l’incertitude. Par conséquent, il est impératif que notre politique étrangère soit équilibrée, raisonnable.

Mais est-ce vraiment le cas? Nos chaînes publiques disent que la Russie a obtenu de grands succès dans différents domaines. L’un de ceux qui ne partagent pas ce point de vue optimiste est le premier vice-président en charge des affaires internationales à la Douma, Leonid Kalachnikov. Et nous avons décidé de demander à ce dernier quelle devrait être notre politique étrangère. SP

 

« SP »: – Leonid Ivanovitch, à votre avis, dans quelle mesure la politique étrangère de la Russie aujourd’hui est-elle adaptée?

– Je pense que la Russie commence enfin à comprendre quelles doivent être ses priorités en matière de politique étrangère, à faire ce à quoi nous appelions depuis de nombreuses années. Je puis vous parler de mon expérience personnelle : je suis le premier adjoint du Président du Comité de la Douma pour les affaires internationales. A l’époque où Medvedev était président, le seul groupe parlementaire qui s’est prononcé, par exemple, contre l’invasion de la Libye c’étaient les communistes. Tous les autres qui ont honte aujourd’hui d’en parler, y compris « Russie unie», ils ont tous voté la décision sur la Libye. Je suis intervenu à la tribune de la Douma d’Etat, en disant: « Que faites-vous, M. Medvedev? On ne peut pas faire une chose pareille. « J’étais contre, et notre groupe aussi était contre le traité START 2 sur la réduction des armes stratégiques. Non pas parce que je ne veux pas d’une réduction des armes en tant que telle. Mais parce que pour la première fois Medvedev a renoncé à lier la défense antimissile et START. Ce qui inévitablement, comme nous l’avons dit, devait conduire à l’installation en Europe de systèmes anti-missiles. Et c’est ce qui est arrivé, grâce à Obama. Bush ne l’a pas fait, personne ne l’a fait même pas Bush, qui est sorti du traité anti-missile. Et c’est Obama qui l’a fait, parce que nous lui avons laissé la voie libre.

Lire la suite…

Traduction Marianne Dunlop

Sources : http://kprf.ru/dep/gosduma/activities/152010.html

http://svpressa.ru/politic/article/142780/

Via : http://arretsurinfo.ch/a-la-veille-dune-troisieme-guerre-...

 

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« Ce n’est plus ici le lieu ni le temps du respect humain»

(Saint-Just)

 

Vous ne la connaissez probablement pas. Mais il serait étonnant que vous n’en entendiez pas parler de plus en plus.

 

Maria Zakharova : « Nous n’avons plus le temps de jouer. Les terroristes sont parmi nous. »

 

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Interview exceptionnelle du porte-parole du MID (Ministère russe des Affaires étrangères). Sous-titrée en français.

Quand on se souvient que Maria Zakharova parle au nom de la Russie, on se rend compte que Vladimir Poutine doit considérer la situation comme extrêmement sérieuse.

Autre chose : il n’y a pas, dans cet échange, l’ombre de langue de bois. Zakharova dit clairement et sans détour ce que les officiels russes se sont toujours interdit de prononcer, tant ils privilégient les voies diplomatiques aux affrontements, qu’ils soient armés ou verbaux.

Mais cette fois, comme dit la dame : « Plus le temps de jouer ! »

 

 

Source : https://jeanfouche.wordpress.com/2016/02/23/russie-interv...

 

 

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Pologne

Un Maïdan à Varsovie ?

Konrad Stachnio – Les crises. fr 23 février 2016

 

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N’importe quel observateur des événements se déroulant actuellement en Pologne pourrait avoir l’impression que nous avons affaire à une violation sans précédent des droits de l’homme et à l’instauration d’un régime totalitaire par le gouvernement récemment désigné et mené par le parti Loi et Justice (PiS) ; celui-ci a décidé, malgré un populisme de résistance, d’instaurer quelque chose de l’ordre des politiques de Victor Orbán. L’idée que la Pologne s’enfonce dans le totalitarisme peut être vue dans la propagande distillée au public par les chaînes de télévision telles que CNN. Parallèlement à cela, une partie de la prétendue opposition, chassée du pouvoir lors de récentes élections démocratiques, appelle au lancement de protestations dans le style de Maïdan à Varsovie et essaie de contester le gouvernement élu démocratiquement. Il va sans dire que tout cela pourrait prêter à sourire ironiquement – à première vue, on dirait bien que les membres de l’establishment, évincés de la politique, des affaires et des médias, sortent de leurs voitures de luxe et descendent dans la rue pour appeler à un remake de Maïdan. Agir ainsi, bien évidemment sous la bannière de “la restauration de la démocratie”, peut être interprété comme une tentative de reprise de pouvoir de leur part. Ces appels à la création d’un Maïdan en Pologne et à l’intervention de l’Union européenne afin de “restaurer la démocratie” sont diffusés sur des ondes très porteuses en ce qui concerne l’Union européenne et l’Allemagne.

Pour nous faire une meilleure idée de tous les sujets qui précèdent, je me suis entretenu avec Witold Gadowski, journaliste d’investigation primé et ancien directeur de TVP. [TVP Info est une chaîne de télévision d’information en continu polonaise, NdT]

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Source : http://www.les-crises.fr/un-maidan-a-varsovie-par-konrad-...

 

 

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France

 

Fabius s’en va. Trop tard ?

Le mensonge, la nausée et les sanctions

Michel Raimbaud – Réseau Voltaire 23 février 2016

 

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Ancien ambassadeur de France, ayant été en poste en Syrie, Michel Rimbaud dénonce l’horreur des sanctions occidentales contre le peuple syrien. Selon lui, il convient de mettre un terme dès aujourd’hui à la politique barbare qu’a incarné Laurent Fabius.

Le pire ministre des affaires étrangères jamais offert à la France a déguerpi. Il laisse derrière lui une diplomatie ruinée, décrédibilisée et démoralisée : seraient-ils les meilleurs de la planète, nos diplomates ne peuvent faire de miracles lorsqu’ils sont amenés à ne défendre que des dossiers indéfendables, qui les placent systématiquement du mauvais côté de l’Histoire. C’est là que le bât blesse.

Le départ d’un ministre aussi étranger aux affaires étrangères, qui ne se réveillait qu’au nom de Bachar al Assad, ne fera guère pleurer que lui-même et ses complices. Mais les optimistes inoxydables, inondés d’espoir l’espace d’un adieu, devraient se méfier : si le pire n’est jamais sûr, le meilleur l’est encore moins.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article190404.html

 

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Pas grave. Ils reconstruiront le Bataclan et tout sera dit. Si on les paie, naturellement...

Le géant du ciment Lafarge a-t-il acheté du pétrole syrien à Daech ?

 

À la suite de ses récentes opérations victorieuses sur le terrain, l’armée syrienne aurait découvert, parmi d’autres documents saisis, des contrats d’achats exclusifs à Daech, par la société franco-suisse du ciment et du béton Lafarge, du pétrole volé à la nation syrienne.

 

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Du travail pour Mme Lacroix-Riz !

Source : https://www.facebook.com/rebelliousasquatch/posts/1015395...

 

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Quel débouché progressiste ? Ne surtout pas la calmer !!!

 

La colère devient explosive en France ! Quel débouché progressiste lui donner ?

Léon Landini Pierre Pranchère Georges Gastaud Antoine Manessis Annette Mateu Vincent Flament J.-P. Hemmen, Jo Hernandez, etc.

Déclaration du secrétariat national du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF)

23 février 2016

 

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Goodyear, Air-France, Alsthom, EDF, SNCF, collèges, fonctionnaires... mais aussi taxis, éleveurs, médecins,

LA COLÈRE DEVIENT EXPLOSIVE EN FRANCE ! QUEL DÉBOUCHÉ PROGRESSISTE LUI DONNER ?

Ce sont d’abord les ouvriers CGT qui, à Goodyear, à Air-France, chez Ford, à la SNCM, appellent le monde du travail à la contre-offensive. Assez courbé la tête devant les Marie-Antoinette arrogantes du MEDEF qui, sous les encouragements de Bruxelles, de Valls et de Sarkozy, veulent araser le produire en France, faire place nette à la finance, privatiser les services publics, humilier les chômeurs de longue durée et démolir les indemnités chômage, repousser la retraite à « pas d’âge », démolir les statuts publics, la Sécu et le Code du travail, diminuer les salaires tout en allongeant le temps de travail, obtenir toujours plus de cadeaux fiscaux pour les très riches pendant que le monde du travail, actifs, retraités, chômeurs, étudiants, est écrasé et humilié : en un mot, le grand capital et son Etat veulent aggraver l’exploitation capitaliste sur tous les terrains. On le voit dans l’industrie automobile dont les patrons, après avoir bénéficié d’énormes subventions d’État, ferment des lignes de production du Pas-de-Calais à Poissy pour mieux délocaliser. On le voit à Alsthom qui, après avoir été démantelé et vendu pour une bouchée de pain au capital américain, annonce des suppressions de postes massives...

Mais les courageux syndicalistes de lutte qui ont commis le « crime » d’arracher une chemise patronale ou de séquestrer des spécialistes ès licenciement du grand patronat ne s’en laissent plus compter : chez Goodyear, chez Conti, on a compris ce que cache le « dialogue social » vanté par les dirigeants jaunes de la CFDT et l’on sait d’expérience que la seule voie gagnante est celle du syndicalisme de classe et de masse.

Lire la suite…

Source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/la-co...

Via : http://www.legrandsoir.info/la-colere-devient-explosive-e...

 

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Arabie

 

Faut-il vous faire un dessin ?

Alarme rouge nucléaire

par Manlio Dinucci – Réseau Voltaire23 février 2016

Attention : l’Arabie saoudite, bien que signataire du Traité de non-prolifération des armes nucléaires, vient en violation de sa signature d’acquérir des bombes atomiques auprès du Pakistan.

 


 

« Nous avons des bombes nucléaires » : c’est ce qu’a déclaré le 19 février à Russia Today l’analyste politique saoudien Daham al-Anzi, de fait porte-parole de Riyad, en le répétant sur une autre chaîne arabe. L’Arabie Saoudite avait déjà déclaré [1] son intention d’acquérir des armes nucléaires au Pakistan (qui n’est pas adhérent au Traité de non-prolifération), dont elle finance 60 % du programme nucléaire militaire. Maintenant, par l’intermédiaire d’al-Anzi, elle fait savoir qu’elle a commencé à les acheter il y a deux ans. Bien entendu, selon Riyad, pour affronter la « menace iranienne » au Yémen, en Irak et en Syrie, où « la Russie aide Assad ». C’est-à-dire, où la Russie aide le gouvernement syrien à libérer le pays de Daesh (État islamique) et autres formations terroristes, financées et armées par l’Arabie Saoudite dans le cadre de la stratégie USA/Otan.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article190414.html

 

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Palestine

Chic, encore une avancée démocratique !

Gaza sert de laboratoire à la destruction des tunnels de la frontière américano-mexicaine

Rania Khalek – Arrêt sur info23 février 2016

Traduction : Dominique Muselet

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Les Israéliens installent des systèmes de forage le long de la frontière avec la bande de Gaza, pour perfectionner leur technologie de détection des tunnels. Jim HollanderEPA/Newscom

 

Israël, non content d’étouffer Gaza par le ciel, la mer et la terre, étend son blocus sous terre avec un nouveau système anti- tunnels.

Le gouvernement étasunien finance le projet à hauteur de 120 millions de dollars, avec l’espoir d’installer la même technologie à la frontière américaine avec le Mexique.

Le système anti-tunnel fait partie des efforts du Premier ministre Benjamin Netanyahou pour transformer Israël en une gigantesque forteresse.

La semaine dernière, lors d’une tournée d’inspection du mur qu’Israël est en train de construire à sa frontière avec la Jordanie, Netanyahou a annoncé son projet de murer complètement Israël pour que les Palestiniens et les Arabes des pays voisins, qu’il a comparé à des animaux, ne puissent plus entrer.

« Étant donné notre environnement, nous sommes obligés de nous protéger contre les bêtes sauvages » en entourant « tout l’État d’Israël d’une clôture, d’une barrière, » a-t-il dit.

[Et n’a pas dit un mot du gaz qu’il veut voler aux Gazaouis. Chut ! NdGO]

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/gaza-sert-de-laboratoire-a-la-dest...

 

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Mais à quoi bon lésiner ? Lire aussi :

Les armes israéliennes alimentent des atrocités en Afrique

http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=16154

 

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Syrie

Si, si !

Drôle qu’on ne vous en parle pas…

 

Pentagon Stunned As Thousands Of Chinese Troops Enter ISIS War

Sean Adl-TabatabaiNews World

Et pourtant, c’est annoncé par le Kremlin depuis le 28 décembre…

 

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Annoncé quoi ?

Que 5.000 soldats chinois d’élite allaient être envoyés dans la zone de guerre du Levant pour aider la Russie à combattre ISIS (ISIL, DAECH ou ce que vous voudrez). C’est cela qui a « horrifié » le Pentagone. À force de faire semblant d’être horrifiés, un jour les faux-culs les plus aguerris courent le risque de l’être pour de bon, car tant crie-t-on au loup qu’il vient.

Pour nous résumer, ces forces spéciales, appelées « Tigres de Sibérie » et celles appelées « Tigres de nuit » ont reçu, du Congrès de Peuple Chinois (NPC) l’autorisation de se déployer, après que la Chine ait voté sa première loi anti-terroriste autorisant l’Armée Populaire à participer à des missions anti-terroristes en dehors de ses frontières.

Ce qui est capital aux yeux de la Chine, c’est la menace jugée « grave » que font courir à sa sécurité nationale à la fois l’État Islamique (voir plus haut) et les services secrets turcs (MIT). M. Seymour M. Hersh, spécialiste US ès affaires militaires maintes fois primé, a clairement mis en garde contre ce péril, dans la véritable bombe que fut son dernier article, où il disait notamment :

 

« Moustapha a également abordé la Chine, un allié d’Assad qui a apparemment prévu plus de 30 milliards de dollars pour la reconstruction de la Syrie après la guerre. La Chine, est également, préoccupée par l’État islamique. “La Chine considère la crise syrienne selon trois perspectives”, dit-il : “la législation et la légitimité internationale ; le positionnement stratégique mondial ; et les activités des djihadistes Ouighours, dans la province de l’extrême ouest du Xianjiang.”

Cette dernière est frontalière de huit pays — la Mongolie, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan, l’Afghanistan, le Pakistan et l’Inde — et du point de vue de la Chine, sert de lieu de passage au terrorisme mondial et à son introduction au sein de la Chine.

Beaucoup de combattants Ouighours en Syrie sont connus pour être membres du Mouvement islamique du Turkestan oriental — une organisation séparatiste souvent violente qui cherche à installer un État islamiste ouighour dans le Xinjiang.

“ Le fait qu’ils aient été aidés par le Renseignement turc pour passer de Chine en Syrie en traversant par la Turquie a provoqué une énorme tension entre les services de renseignement chinois et turcs” affirme Moustapha. “ La Chine est préoccupée par le fait que le rôle de la Turquie dans le soutien aux combattants ouighours en Syrie pourrait à l’avenir s’étendre au soutien des projets de la Turquie dans le Xianjiang.” »

 

Bien que la presse corporatiste de propagande US continue à occulter cet article de Hersh pour que le public américain n’en soit pas informé, 2015 est quand même devenue l’année où la Russie a étalé au grand jour la vraie nature des pouvoirs occidentaux barbares – de leur conspiration criminelle pour provoquer un changement de régime en Syrie à leurs agressions envers le Yémen, l’Iran, la Russie, la Chine et tout pays qui ne se soumet pas à leur domination – et où elle a fait voir au monde que la pseudo-lutte contre l’État islamique des régimes soumis à celui d’Obama n’a été que poudre aux yeux.

Et cependant que tous les tenants du régime d’Obama se bousculent à qui inventera de nouveaux mensonges pour les servir au peuple américain à propos de cette guerre, il ne s’est trouvé qu’une seule personne - la congressiste Tulsi Gabbard – pour avertir ce même public US que non seulement le régime d’Obama lui ment, mais qu’il est bien capable de déclencher la IIIe Guerre mondiale par inadvertance. ( ?!?! NdT).

Faisant écho aux craintes de la congressiste Gabbard, le milliardaire George Soros a cru devoir avertir le régime d’Obama que la Chine pourrait bien se servir de la guerre au Moyen Orient « pour masquer ses croissants problèmes économiques » et que « si l’escalade allait jusqu’à l’affrontement militaire avec un allié des États-Unis, comme par exemple la Turquie ou le Japon, il n’est pas exagéré de dire que nous serions sur le seuil de la IIIe Guerre mondiale. »

Ainsi, tandis que l’envoyé spécial de Vladimir Poutine, Alexandre Lavrentyev, continue à visiter et à informer diverses nations du Moyen Orient de son alliance encore plus étroite avec la Chine contre la Turquie et l’État islamique, le Président de la Fédération de Russie se prépare aussi au pire. C’est pourquoi le District Militaire Occidental, équipé de systèmes ballistiques tactiques Iskander–M a été mis en état d’alerte il y a quelques heures.

Source : http://yournewswire.com/pentagon-stunned-as-thousands-of-...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Les Russes sont rapides

Israël Shamir – Entre la plume et l’enclume 24 février 2016

 

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Autour des stations de métro centrales, à Moscou, on dirait Alep après un raid aérien. Des ruines, des carcasses de bâtiments, des pelleteuses charriant les gravats. Ce n’est pas une attaque terroriste, c’est la démolition programmée de centaines de petites et plus grandes baraques édifiées en dépit des lois d’urbanisme, tout autour des stations de métro dans les années 90, quand la loi était élastique et facile à tourner avec du liquide. La plus grande, la Pyramide, au-dessus de la station Pouchkinskaïa, est tombée cette semaine. Les agents municipaux ont rapidement évacué les décombres, sous le regard incrédule des ex-propriétaires.

Ils ont été surpris par l’offensive de la municipalité contre les bidonvilles illégaux ; certains ont continué à faire leurs petites affaires jusqu’à la dernière minute. Ils ont reçu un avis de démolition il y a quelques mois, mais ils ne s’attendaient pas à ce que le décret soit concrètement appliqué. Ils étaient persuadés qu’il serait invalidé à la dernière minute. Ce qui n’a pas eu lieu, et des centaines d’immeubles sont tombés en une nuit.

Lire la suite…

Source : http://plumenclume.org/blog/95-les-russes-sont-rapides

 

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Angleterre

 

Comme quoi les Grand-Bretons ne sont pas tous nuls…

 

Le métro de Londres envahi par une campagne sauvage dénonçant l'apartheid israélien

 

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Afin de marquer le douzième anniversaire de la «Semaine de l'apartheid», les activistes du mouvement Boycott Désinvestissement Sanctions ont placardé 500 affiches choc dans le métro londonien, entraînant la colère des supporters de lÉtat juif.

Une affiche mentionne la vision biaisée de la BBC concernant le conflit israélo-palestinien. Sur le visuel, on peut lire une citation émanant d’un ancien correspondant de la chaîne de télévision britannique au Moyen-Orient, Tim Llewellyn : «Nous nous sommes habitués au fait que, dans une salle de rédaction de la BBC, une vie israélienne a une valeur infiniment plus grande que celle des Palestiniens».

Une autre, intitulée «L’apartheid est génial», dénonce le fait que «plus de cent entreprises britannique ont fourni du matériel militaire à Israël, ont profité de l’apartheid israélien et contribué à la punition collective militarisée des Palestiniens».

Le troisième visuel dénonce l’implication de la société britannico-danoise G4S dans les prisons israéliennes, ou encore les checkpoints en territoires occupés. Selon l’affiche, « plus de cinq cent enfants sont détenus dans des prisons G4S chaque année », cellules dans lesquelles les Palestiniens seraient sujets à « des agressions sexuelles, et de la torture afin d’obtenir des aveux ».

Mais Tel Aviv a donné un coup de fil au maire de Londres, et tout est rentré dans l’ordre.

La compagnie de gestion du métro de Londres, TFL, a affirmé que cette campagne n’avait pas été autorisée et qu’elle représentait un «acte de vandalisme». Les employés du métro s’emploieraient actuellement à les retirer.

Cette campagne a fait des remous jusqu’en Israël. A Jérusalem, Yair Lapid, un politicien israélien centriste a affirmé avoir été à l’origine de la suppression des affiches, après avoir téléphoné au maire de Londres Boris Johnson pour se plaindre : «Comme le gouvernement israélien, comme d’habitude, n’a rien fait, j’ai parlé à Johnson, un grand ami d’Israël, et lui ai expliqué que l’Etat d’Israël ne tolérerait pas de tels actes» a-t-il affirmé.

Mais Benjamin Netanyahou a démenti, affirmant qu’il avait demandé à Dore Gold, un diplomate israélien se trouvant à Londres, de transmettre la requête aux autorités britanniques concernant ces affiches. «Quiconque dit que nous n’agissons pas ne dit pas la vérité» a déclaré le Premier ministre israélien.

Mesures anti-BDS envisagées. Comme en France ?

Le Royaume-Uni s'apprête à mettre en place des mesures anti-BDS. Les institutions qui reçoivent la majorité de leurs financements du gouvernement se verront interdire de participer à des campagnes politiques, visant à encourager à ne pas acheter certains produits. La seule exception pourrait être un boycott national initié par le gouvernement lui-même.

Le mouvement de boycott des produits israéliens fabriqués dans les territoires palestiniens occupés, appelé «Boycott Désinvestissement Sanctions» vise à faire pression sur Israël afin de mettre un terme aux violations des droits de l’homme contre les Palestiniens. Créé en 2005, Israël s’y oppose depuis avec vigueur. La France, ainsi que les États-Unis, au niveau local, ont déjà adopté des arsenaux législatifs visant à réprimer les partisans du boycott.

Source : https://francais.rt.com/international/16108-metro-londres...

À lire aussi : https://francais.rt.com/international/14989-campagne-boycott-bds-visant-israel .

 

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Irak – Norvège

Si, si aussi !

Et en plus, c’est dans le Guardian.

 

Une famille de réfugiés irakiens retrouve son chat !

John Domokos, Fred McConnell and Ekaterina Ochagavia, theguardian.com 19 février 2016

 

Kunkush le chat était le 7e membre d’une famille de six personnes : une mère et ses cinq enfants.

Quand ils durent fuir l’invasion américaine, il ne fut pas question de le laisser en arrière et tous s’embarquèrent à grand danger pour l’Europe.

Quand ils atteignirent une île grecque où débarquèrent 100.000 personnes ce mois-là, Kunkush s’affola et se perdit. Sa famille essaya bien de le chercher mais reçut l’ordre d’avancer.

Quand Kunkush fut finalement repéré dans un village des environs, la famille n’était plus là, et c’est un vétérinaire du lieu qui le soigna et le rebaptisa – sans savoir – Dias (qui veut dire Zeus en grec).

Jusqu’au jour où des amis des bêtes et des gens l’emmenèrent à Berlin et, de là, continuèrent, pendant deux mois, à rechercher ses humains.

Qui viennent enfin d’être retrouvés en Norvège, où Kunkush leur a été ramené.

 


 

Kunkush a eu plus de chance que des dizaines de milliers d’enfants.

 

Source : http://www.theguardian.com/world/video/2016/feb/19/refuge...

 

 

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Mis en ligne le 24 février 2016.

 

 

 

 

 

20:36 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/02/2016

SUITE ANNONCÉE / 3

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Suite annoncée / 3

 

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In Memoriam

 

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(Padre) Camillo Torres Restrepo

Mort au combat, dans les rangs de la guérilla colombienne, le 15 février 1966, à l’âge de 37 ans.

 

2. deux chouettes.GIF

 

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Israël sous les feux de la rampe

 

1 - Un nouveau regard sur le peuple élu
2 - Les religions à l'heure de la pensée rationnelle
3 - Au service de l'étranger ou au service de l'Etat-nation ?
4 - Une anthropologie des trois monothéismes
5 - Comment habiter deux mondes aujourd'hui ?
6 - Un monde sans destin

 

1 - Un nouveau regard sur le "peuple élu"

Dans son analyse du 23 décembre 2015, le Saker écrit: "La relation entre la Russie et Israël et, même avant cela, entre Juifs et Russes, mériterait un livre entier. En fait, Alexandre Soljenitsyne l'a écrit, ce livre. Il s'appelle Deux siècles ensemble, mais parce que les sionistes tiennent les médias anglo-saxons à la gorge d'une poigne de fer, il n'a pas encore été traduit en anglais. Qu'un auteur acclamé par le monde entier et qui a eu le prix Nobel de littérature ne puisse pas faire traduire son livre parce que ce qu'il contient pourrait saper la fable officielle sur les relations russo-juives en général et sur le rôle joué par les Juifs dans la politique russe du XXe siècle en particulier, est une démonstration en soi. De quelle autre preuve de la subordination de l'ex-empire britannique aux sionistes a-t-on besoin? " (Poutine et Israël - une relation complexe et à multiples couches, The Saker - Saker.Is - 23 décembre 2015, trad. Catherine Lieutenant)

Avec toute la communauté scientifique de son temps, Descartes jugeait acquises les évidences de l'astronomie de Copernic et de Galilée, mais il s'était résigné à renoncer à la publication de son Système du monde parce que l'Eglise de son temps avait subitement durci à nouveau le combat entre l'astronomie mythologique de la Genèse et l'héliocentrisme. Toute la chrétienté se sentait contrainte de revenir à l'erreur de perspective qui commande la gigantesque erreur de perspective du système de Ptolémée. De même Jean de la Fontaine avait publié une fable intitulée Un animal dans la lune qui illustrait discrètement la pertinence des découvertes de Copernic et de Galilée, mais il n'avait pas osé prendre appui sur la solidité du témoignage de la raison et de la logique face aux représentations magiques des textes sacrés.

De nos jours, les verrous que la théologie mettait à la connaissance scientifique ont sauté, mais nous sommes condamnés à nous colleter à l'infini avec des moyens finis, ce qui n'est pas moins absurde que de soumettre la recherche astronomique au verdict de la Bible. En revanche, un champ immense s'ouvrirait à la connaissance de la psychophysiologie des religions des nations et des peuples si un autre interdit, aussi catégorique que les verdicts de "Dieu", ne s'opposait aux progrès de la connaissance des ultimes secrets du genre humain, à savoir l'interdiction d'analyser la psychologie du peuple juif depuis la destruction de Jérusalem par Titus et Vespasien.

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Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Et parce que Manuel de Diéguez dicte plus vite que son ombre et que nous sommes en retard :

Examen de conscience d’un candidat idéal à la Maison Blanche

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

 

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Sniper, le Golem du XXIème siècle

 

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Gilad Atzmon جيلاد أتزمون گيلاد آتزمون

Traduit par  Eve Harguindey

 

Dans la tradition juive le Golem est un robot créé par les Juifs pour servir le peuple élu et ses intérêts tribaux.

 

7. Golem.jpgL'histoire de Golem la plus connue est celle de Rabbi Juda Loew ben Bezalel, appelé le Maharal de Prague (1513 -1609). On raconte que le Maharal avait créé un Golem d'argile pour protéger les Juifs des accusations de crimes de sang et pour les aider à satisfaire les exigences du travail physique.

Le Golem a pris le chemin d'Israël. À présent, les Palestiniens sont habitués à être surveillés en permanence par un essaim de Golem israéliens volants ou "drones casher".
On a appris hier que l'Organisation sioniste mondiale (WZO/OSM) a investi dans un nouveau cyber-Golem conçu pour nous espionner tous. Sniper, le nouveau Golem, va scanner la toile en utilisant un nouvel algorithme, à la recherche de contenus anti-juifs. Le nouveau Golem va rechercher certains mots-clés dans différentes langues. Une équipe de membres de la WZO surveillera les résultats et réagira immédiatement. Lorsqu'un délinquant sera détecté, la WZO alertera soit les autorités du pays concerné soit, alternativement, enverra un Golem volant pour traquer le haïsseur de juifs suspecté.

Le Golem Sniper « va créer la dissuasion », disent les entrepreneurs à l'origine du projet, « il ne sera plus si facile de publier un statut (sur les réseaux sociaux) appelant à assassiner les Juifs ».

 

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La version en espagnol de Sniper

 

Dans mes années d'activité comme écrivain et chercheur, je n'ai jamais rencontré un seul «statut» appelant à « assassiner des Juifs.» Cela semble être une manifestation grave de Syndrome de stress pré-traumatique collectif juif (PRE TSD) frôlant la psychose.

Le nouveau Golem sera lancé dimanche, lors d'une conférence de la WZO sur la lutte contre l'antisémitisme à l'ère moderne, à laquelle assisteront l'ambassadeur d'Israël à l'ONU Danny Danon et le président de la Knesset Yuli Edelstein. Bref, si vous avez prévu de publier un «statut assassin», dépêchez-vous, vous n'avez plus que trois jours.

 

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Un choix de Golems volants

 

Source: http://www.gilad.co.uk/writings/2016/2/3/meet-the-new-sni...

Via : http://azls.blogspot.be/2016/02/sniper-le-golem-du-xxieme...

 

 

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Mais pourquoi diable l’ont-ils

dit aux Russes ?

 

Un diplomate russe lance une bombe : les États-Unis s’attendaient à ce qu’ISIS s’empare de Damas en octobre dernier.

Alexandre Mercouris - Russia Insider

17 février 2016, par Comité Valmy

 

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Alexander Yakovenko

 

Dans un article paru dans un journal britannique l’ambassadeur de Russie au Royaume-Uni révèle que les puissances occidentales ont informé les Russes qu’ISIS capturerait Damas dès que les États-Unis auraient proclamé une zone d’exclusion aérienne.

Alexander Yakovenko, l’ambassadeur de Russie en Grande-Bretagne, a lancé une sorte de bombe lundi, bien que celle ci soit passée totalement inaperçue.

Dans un article de l’édition imprimée du London Evening Standard qui défendait la politique russe en Syrie, il a fait la révélation extraordinaire suivante :
« L’été dernier, nos partenaires occidentaux nous ont dit qu’en octobre Damas serait pris par l’IS (i.e. l’Etat islamique - AM). Nous ne savons pas ce qu’ils avaient l’intention de faire par la suite. Probablement, ils auraient fini par peindre les extrémistes en blanc et les auraient acceptés comme un état sunnite à cheval sur l’Irak et la Syrie ".

L’été - lorsque ces conversations entre les puissances occidentales et les Russes ont soi-disant eu lieu - a été le moment où les États-Unis étaient en discussion avec la Turquie et la Jordanie au sujet de la création d’une zone d’exclusion aérienne et de refuges sûrs en Syrie.

J’ai discuté dans cet article comment l’expression « zone d’exclusion aérienne » est aujourd’hui un simple

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6863

 

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http://comaguer.over-blog.com

Bulletin n°305 – semaine 07 – 2016

 

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Connaissez-vous les « Munich Young Leaders » ?

 

Pareille appellation évoque inévitablement les « YOUNG LEADERS » ces personnages prometteurs que ce soit dans le domaine politique, dans le domaine économique ou dans le domaine culturel et médiatique qui sont sélectionnés chaque année depuis 40 ans par la FRENCH AMERICAN FOUNDATION à condition toutefois que, citoyens français ou étasuniens, ils soient dans toutes leurs activités de fidèles soutiens de l’alliance entre la France et les États-Unis, alliance aujourd’hui scellée dans l’OTAN mais que les fondateurs de la FRENCH AMERICAN FOUNDATION, les présidents Giscard d’Estaing et Gerald Ford ont voulu inscrire dans le passé plus lointain du soutien de la France – monarchiste - à l’indépendance des États-Unis. (Voir le livre de Domenico Moro « Le groupe de Bilderberg, l’ ‘’élite’’ du pouvoir mondial. » (Editions Delga -2015)

Ce système de sélection interne à la classe capitaliste dominante a fait école.

En 2004, Klaus Schwab, fondateur et organisateur du fameux forum de Davos lance les « YOUNG GLOBAL LEADERS », réseau international qui regroupe plus de 70 nationalités et qui est destiné à regrouper chaque année au « DAVOS d’été » les éléments les plus prometteurs de la fraction dirigeante du capitalisme transnational. Mais le système est trop récent pour avoir produit des grands leaders mondialement connus. Les français y sont peu représentés et s’y retrouvent plutôt des héritiers : Yannick Bolloré, fils de Vincent, Gabriel Naouri, fils de Jean Charles, PDG de CASINO ou Pierre Kosciusko-Morizet, PDG de Price Minister, frère de NKM et petit-fils de l’ambassadeur.

Nouveau venu en 2010 dans ce type de regroupement les « MUNICH YOUNG LEADERS ». La CONFERENCE POUR LA SECURITE COLLECTIVE EN EUROPE qui l’a créé est l’équivalent en matière de relations internationales et de guerre du forum de Davos. Elle rassemble chaque année à Munich dans les premiers jours de Février le gratin européen et étasunien dans ces domaines : ministres de la défense et des affaires étrangères, dirigeants de l’OTAN, généraux, fabricants d’armes, banquiers, journalistes spécialisés et dirigeants de think tanks spécialisés. Nombre d’invités l’ont été ou le seront également par le groupe de Bilderberg ou par la Commission Trilatérale.

Mais la particularité du recrutement des MUNICH YOUNG LEADERS -près de 200 membres aujourd’hui - est que, bien qu’organisé par une fondation privée, il est en pratique piloté par le ministère des affaires étrangères allemand et organisé dans les pays concernés par les ambassades d’Allemagne. Beaucoup plus sélectif que les YOUNG GLOBAL LEADERS il ne recrute que trois personnes par pays cible. Les MUNICH YOUNG LEADERS se réunissent entre eux une fois l’an et sont invités à assister à deux forums internationaux thématiques organisés par l’INTERNATIONAL INSTITUT FOR STRATEGIC STUDIES de Londres, celui de Singapour « SHANGRI–LA DIALOGUE » et le « MANAMA DIALOGUE » au Bahreïn. Ce manifeste ainsi une volonté politique claire de la RFA de structurer principalement sur le continent eurasiatique une zone d’influence stratégique autonome par rapport aux deux structures à domination étasunienne : le groupe de Bilderberg et la commission Trilatérale.

Cette volonté allemande est là pour rappeler une nouvelle fois que la classe dirigeante allemande, privée par la défaite de 1945 et la charte de l’ONU qui lui interdit l’accès au Conseil de Sécurité de l’ONU et à l’arme atomique d’un rôle prééminent dans la conduite des affaires mondiales, avance à pas comptés mais avec persévérance dans la conquête de ce rôle.

La destruction de la RDA- remarquablement décrite par Vladimiro Giacché dans son livre « Le second anschluss - l’annexion de la RDA » (Editions Delga – 2015) - et la brutale mise au pas de la Grèce en 2015 sont des illustrations concrètes de cette politique.

 

Portraits de famille

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Ken Roth, Administrateur des MYL, ici en 2015

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Dr. Ng Eng Hen, Ministre de la Défense de Singapour

Sans oublier les incontournables :

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John Mc Cain

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Yatseniouk

Et, bien entendu :

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Thomas de Maizières, qui, comme son nom ne l’indique pas, est allemand et même ministre de la Défense d’Allemagne.

Sans compter les :

         Victoria Nuland

         Amos Gilad

 Wolfgang Schäuble

         Radoslaw Sikorski

         Wolfgang Ischinger

         Herman Gref, qui en dépit de son nom allemand est russe (Sberbank)

  Ruslan Pukhov (autre 5e colonne russe)

Et toute une variété de princes jordaniens, saoudiens, qataris, bahreinis, et autres Chinois de Singapour.

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Site des Munich Young Leaders : Si vous cliquez sur « portraits », vous les aurez tous, un par un, avec leurs pays d’origine : http://www.munich-young-leaders.org/

Prochaine sauterie : du 30 juin au 2 juillet, à Varsovie.

 

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« En marge de la conférence », dit Sputnik (en-dehors ?), Sergei Lavrov a rencontré John Kerry.

Pour évoquer les pourparlers de paix fantômes ?

http://sputniknews.com/europe/20160211/1034583887/lavrov-...

 

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Au moment de mettre en ligne, nous recevons ceci de Marie-Ange Patrizio :

Bonjour,

Je joins à ce bulletin de comaguer (comité Comprendre et agir contre la guerre, Marseille) le lien pour la page de couverture et présentation du livre de Vladimiro Giacché, que j’ai traduit l’an dernier pour les Éditions Delga :

LE SECOND ANSCHLUSS. L’Annexion de la RDA.

« La réunification de l’Allemagne. Un des plus beaux succès de l’Europe issue de la chute du mur de Berlin ? La réalité est bien différente.
25 ans après, la distance entre les deux parties de l’Allemagne continue à s’accentuer, malgré les transferts d’argent public du gouvernement fédéral et de l’Europe. Fort d’une recherche scrupuleuse et des témoignages des principaux acteurs, l’auteur montre comment la réunification a signifié la complète désindustrialisation de l’Allemagne de l’Est, la perte de millions de postes de travail, et une émigration vers l’ouest qui dépeuple des villes entières.

Le patrimoine économique du pays le plus prospère du bloc de l’Est a ainsi été dilapidé, spolié, saccagé, au prétexte d’une intégration à l’idéologie libérale dominante.

Après les ravages que cette même politique aveugle cause aux pays du Sud de l’Europe et au nôtre également, force est de constater que l’histoire de cette union qui divise parle également à notre présent ».

http://editionsdelga.fr/portfolio/vladimiro-giacche-le-se... 

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« Global Bloody Blueberry Blues »

ou

Myrtilles « globales » et salaire ouvrier

Fausto Giudice – Basta ! 20 janvier 2016


Au départ de cet article, il y a un fait divers. Sur la route R-86, à l'aube du 9 janvier 2016, dans la région de l'Araucanie chilienne, un minibus se crashe. Le chauffeur et neuf des dix passagers, dont deux mineurs de 17 ans, sont tués. La seule survivante, grièvement blessée, a aussi 17 ans. Les victimes sont des cueilleurs de myrtilles, ce que dans le Chili post-moderne et gringoïsé, on appelle « berries » (de l'anglais blueberry, myrtille ou, en français canadien, « bleuets »). En cherchant des illustrations pour accompagner l'article du président de la CGT chilienne sur les dessous de « l'accident », je découvre un monde. Et ce que je découvre me laisse pantois. Voici donc l'histoire de la blueberry, un petit fruit aux dimensions mondiales, emblème sinistre de la globalisation.

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Depuis une dizaine d'années, la myrtille cultivée a pris la place de la myrtille sauvage, plus petite, plus goûteuse, plus rare, plus difficile à cueillir, donc plus chère, donc « pas rentable ». La myrtille sauvage est un ingrédient traditionnel des pays du nord, du Canada à la Sibérie, en passant par l'Angleterre et la Hollande et des régions montagneuses tempérées à froides, comme les Pyrénées ou les Vosges. Les Anglais, les Yankees et Canadiens en ont généralement au moins un pot de confiture ou de gelée dans leur frigo et sur leur table de petit déjeuner, et tout skieur de fond suédois a dans son sac à dos un paquet de Blåbärssoppa, soupe de myrtilles instantanée en poudre, pour compenser son effort physique, qu'il fera bouillir sur son feu de camp une fois dressée sa tente pour la nuit ou sur le gaz du refuge.

La myrtille a, paraît-il, des vertus anti-oxydantes magiques, censées prévenir le cancer. À tel point que des chercheurs britanniques travaillent sur une « tomate violette », génétiquement modifiée, qu'ils cultivent sous serre au Canada, où on est moins regardant sur les OGM que dans la Vieille Europe. Ils ont injecté dans ces tomates des protéines qui sont à l'origine des pigments bleu-noirs des myrtilles, les anthocyanes. Des études menées sur des souches de souris particulièrement promptes à développer certains types de cancers ont montré une extension de leur durée de vie de 30% si on leur administrait du jus de ces tomates. Mais il n'est pas évident que les vertus anti-oxydantes prêtées à ces pigments puissent perdurer longtemps. Des chercheurs de l'université d'État de l'Ohio ont montré en 2013 dans une étude que les anthocyanes étaient très rapidement dégradés par la salive.

Quoi qu'il en soit, la myrtille et ses anthocyanes sont devenus une source de business et de profit dans tout le monde riche. L'agrobusiness s'est donc emparé de ce produit. La production mondiale a au moins triplé en 10 ans, passant, selon les sources à un volume entre 200.000 et 500.000 tonnes. Principaux producteurs et exportateurs : les USA et le Chili, suivis par l'Argentine, le Pérou, l'Uruguay, l'Afrique du sud et…la Chine. Mais tout le monde est en train de s'y mettre, du Maroc à l'Espagne. Le site chinois de vente en ligne Alibaba propose des containers de 10 tonnes à des prix défiant toute concurrence de myrtilles dont l'origine n'est pas précisée, mais provenant sans doute d'Amérique du sud.

Le grand avantage du Chili et des autres pays de l'hémisphère Sud est qu'ils peuvent produire des fruits à contre-saison, lorsque c'est l'hiver en Europe et en Amérique du nord. Et qu'évidemment, leurs frais de production – à commencer par les salaires – sont très « avantageux ». Enfin, les myrtilles se conservent bien au froid – entre 3 et 4 semaines – se prêtent à la congélation, à la lyophilisation et mettent du goût et de la couleur aussi bien dans les yaourts que dans les tartes, les müeslis et…les gels-douche ou les shampoings, sans oublier toute une flopée d'alicaments et autres panacées universelles. Que demander de plus…

Si vous achetez une barquette de 125 g. de myrtilles « fraîches » au supermarché le plus proche de chez vous en Europe, qui a beaucoup de chances d'être une enseigne Carrefour, vous aurez à débourser 5,99 €, ce qui met le prix du kilo à 47,92 € [mais, vu la concurrence féroce entre hypermarchés, j'en ai trouvé à 2,99 € au SuperU de Sainte-Ménehould, ce qui met le kilo à 23,92 €]. Carrefour a acheté ses stocks de myrtilles au grossiste à environ 18 € le kg. Le prix de vente en gros du Marché d'intérêt national de Rungis était en moyenne de 23 € le kilo en novembre 2015. Si ces myrtilles venaient du Chili, les producteurs chiliens les ont vendues pour un prix moyen de 10 € le kilo. Sur ces 10 €, le coût salarial pour la récolte aura été de 0,45 € par kilo. Le client de Carrefour donne donc 5% de ce qu'il paie, 0,34€, au travailleur chilien qui a cueilli ces myrtilles, « génétiquement améliorées », comme on dit élégamment.

Voici une annonce d'offre d'emploi de récolteurs par une ferme de production de myrtilles d'Osorno au Chili.

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Salaire promis : 700 pesos, soit 0,85 € par cageot vert de 2 kg. Un bon récolteur pourra en une douzaine d'heures de travail quotidien récolter environ 25 cageots, soit 50 kg et gagner dans les 20.000 pesos, soit 25 €. Le salaire minimum légal au Chili est actuellement de 250.000 pesos, 315 €. Les saisonniers de la myrtille n'y arriveront pas, vu qu'ils travaillent rarement un mois plein de suite.

Alors qu'en Argentine, deuxième producteur de myrtilles du sous-continent après le Chili, syndicats et employeurs se sont accordés en juin dernier sur une augmentation de salaires de 28% pour les cueilleurs de « berries », au Chili, les salaires ne bougent pas.

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Elles sont cultivées partout

 

Les plantations de myrtilles commencent à produire dans leur troisième année, atteignant des volumes de 6 à 12 tonnes de fruits par hectare. Les variétés plantées sont issues d'espèces sélectionnées par l'agrobusiness US. Les maladies et parasites auxquels les arbustes sont sujets sont tous l'objet de traitements chimiques « efficaces », qui ont permis d'éliminer progressivement les obstacles à l'importation que représentaient les règlements sanitaires de tel ou tel pays. Par exemple, l'importation de myrtilles argentines et chiliennes aux USA est conditionnée à un traitement obligatoire au bromure de méthyle ou bromométhane, un gaz réfrigérant toxique à effet de serre puissant et interdit par le Protocole de Montréal de 1987, mais pour lequel les USA ont, bien sûr, obtenu une dérogation. Il s'agit d'empêcher l'entrée dans le territoire yankee d'un migrant indésirable, la Ceratis capitata, la Mouche méditerranéenne.

Quelles conclusions tirer de tout ça ? C'est simple : abstenez-vous d'acheter et de bouffer ces myrtilles de merde, vous vous en porterez mieux, physiquement et moralement. Et quand vous tomberez sur des animations de promotion des myrtilles chiliennes dans votre supermarché, allez donc interpeller l'animateur pour lui demander s'il se rend compte des conneries qu'il raconte. On annonce une première campagne de promotion fin janvier dans quatre Monoprix et quatre Auchan en France. Les exportateurs chiliens ont confié cette campagne à l'agence Bokooplus, spécialisée dans les fruits et légumes provenant des plantations esclavagistes, des avocats mexicains aux ananas philippins et hawaïens de Dole en passant par les avocats israéliens d'Agrexco, sans oublier les kiwis néo-zélandais, bref tout ce dont vous n'avez pas besoin pour vivre bien et vieux. Si vous vivez dans une région où il en pousse, allez donc à la cueillette aux myrtilles sauvages, brimbelles ou bleuets, en respectant les règlements en vigueur, notamment dans les parcs naturels comme celui des Ballons des Vosges, dans l'est de la France (cueillette autorisée du 15 juillet au 15 décembre pour une consommation familiale, soit 2 kg par jour par personne).

BOYCOTT !

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Source : http://azls.blogspot.be/2016/01/global-bloody-blueberry-b...

 

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Pour les curieux, les masochistes ou les deux…

 

Un AIPAC – et même deux – dans l’Antiquité

Réflexion oiseuse des Grosses Orchades, sur celle ci-dessus de Manuel de Diéguez

 

« Le “peuple juif” est-il le seul à se livrer à cette scission entre ses songes sacrés et ses conquêtes sur la planète entière, ou bien existe-t-il une spécificité de ce peuple dont la connaissance nous livrerait la clé des ultimes secrets du simianthrope ? »…

 

…se demande-t-il.

Oui, c’est vrai : le peuple « juif » (hébreu, khazar ou les deux) est-il le seul à avoir « perdu sa terre » et à s’être installé en maître sur une (ou des) autre(s) ?

Laissons de côté le fait que, pour nous, ni l’un ni l’autre n’a perdu sa terre, mais que les deux furent toujours atteints de bougeotte aigüe. Et admettons le postulat de la perte. Est-il le seul à s’être « lové dans ses patries adoptives [pour en devenir] le chef » ? La réponse est : non, il n'est pas le seul. Et ce précédent historique mérite à notre avis un petit rappel.

L’histoire commence au ± XIIIe siècle avant l’ère chrétienne, dans un pays d’Asie Mineure appelé Lydie.

Pour diverses raisons, les Lydiens étaient affreusement riches. Les cours d’eau qui descendaient de leur mont Tmolos, entre autres le Pactole, charriaient des paillettes d’or arrachées à ses gisements. Mais ils n’avaient pas que des mines d’or. Ils en avaient aussi d’électrum, d’argent, d’onyx, de mica, etc. En outre, placés comme ils l’étaient, ils contrôlaient la route commerciale entre le bassin méditerranéen et l’Asie, faisaient payer des droits de passage, des droits de douane sur les marchandises, etc. Les Grecs leur attribuaient l’invention de la monnaie. Ce sont eux en tout cas qui avaient les premiers remplacé le troc direct entre producteurs et consommateurs par le commerce de détail exercé par des intermédiaires ; sans doute ont-ils aussi exercé en premier le métier d’aubergiste, leurs caravansérails servant à la fois d’auberges et de boutiques. Bref : naissance du commerce de type capitaliste.

 

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Lydie et territoires annexés au temps de Crésus

 

C’est Hérodote qui, le premier, a parlé d’eux :

 

« La Lydie ne possède guère de merveilles dignes d’être notées, comme en ont d’autres régions, sauf les paillettes d’or qui proviennent du Tmolos. […] Les mœurs des Lydiens sont en général semblables à celles des Grecs, sauf qu’ils prostituent leurs enfants de sexe féminin. Les premiers à notre connaissance, ils ont frappé une monnaie d’or et d’argent, et, les premiers, ils se sont faits revendeurs.

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      Statère d’or de Crésus

D’après eux, ils seraient aussi les inventeurs des jeux en usage dans leur pays et en Grèce : ils les auraient inventés au temps où ils colonisèrent la Tyrrhénie, et voici comment : sous le règne d’Atys, fils de Manès, il y eut une grande famine dans toute la Lydie. Les Lydiens l’endurèrent patiemment d’abord, puis, comme elle ne cessait pas, ils cherchèrent quelques dérivatifs et chacun s’y ingénia de son côté. C’est alors, disent-ils, qu’on inventa les dés, les osselets, les balles et les jeux de toute espèce, sauf le tric-trac ; de ce jeu-là, ils ne revendiquent pas l’invention. Voici comment ils les employaient pour lutter contre la faim : un jour sur deux, ils passaient tout leur temps à jouer, pour ne pas penser à la nourriture ; le jour suivant, ils mangeaient et s’abstenaient de jouer. Ils vécurent ainsi pendant dix-huit ans. Mais le fléau, loin de cesser, s’aggravait encore : alors le roi répartit tout son peuple en deux groupes, et le sort désigna celui des deux qui resterait dans le pays, tandis que l’autre s’expatrierait. Il demeura lui-même à la tête du groupe désigné pour rester, et donna pour chef aux émigrants son fils, qui s’appelait Tyrrhénos. Les Lydiens bannis par le sort descendirent à Smyrne, se firent des vaisseaux qu’ils chargèrent de tous leurs biens, et partirent à la recherche d’une terre qui pût les nourrir ; ils longèrent bien des rivages jusqu’au jour où ils arrivèrent en Ombrie, où ils fondèrent des villes et où ils demeurent encore aujourd’hui [en ± 440 avant l’ère chrétienne, NdA]. Mais ils quittèrent leur nom de Lydiens pour prendre celui du fils de leur roi, qui était à leur tête ; ils prirent, d’après lui, leur nom de Tyrrhéniens. »

L’Enquête, I, 93.

 

« Ces Tyrrhéniens sont les Étrusques, et selon la tradition grecque, leur migration se serait produite au cours du XIIIe siècles avant J.-C., les données actuelles de l’archéologie et de la linguistique semblent confirmer l’origine lydienne des Étrusques », dit la très savante Mme Andrée Barguet, traductrice d’Hérodote.

Les Romains les appelaient « Etrusci » ou « Tusci » et les Grecs les nommaient « Τυρρηνοί » (Tyrrhēnoi, c’est-à-dire Tyrrhéniens ou Tyrsènes, nom qui a été donné à la mer des côtes occidentales de l'Italie), mais si l'on en croit Denys d'Halicarnasse ils s'appelaient eux-mêmes « Rasenna » ou, par syncope, « rasna ».

Pourquoi l’Ombrie ? À cause des mines de fer dont elle était pleine. Car les mines, ils s’y connaissaient. Ils y fondèrent douze villes, liées par des pactes : la Dodécapole. Selon la légende, Tyrrhenos leur donna pour chef unique un nommé Tarcon, né avec les cheveux blancs et plein d’une sagesse précoce. [Notons-le en passant : Tarcon deviendra, dans le Nouveau Testament, Jésus enfant enseignant les docteurs.]

En fait, chaque ville avait à sa tête un seul homme nommé « lucumon » issu d’une des deux ou trois familles de propriétaires qui concentraient dans leurs mains tous les pouvoirs : civil, militaire et spirituel. Familles qui rendaient la justice, dirigeaient la vie publique, détenaient et manipulaient l’argent, armaient les navires de guerre ou de commerce, conduisaient les armées, contrôlaient le culte des dieux et, devins, prononçaient les augures : ils lisaient l’avenir ou la volonté des divinités dans les foudres, le vol des oiseaux et le foie des moutons. Plus tard, ils le firent dans des « livres de la Sybille » de leur fabrication. Leurs sentences étaient sans appel.

On a beaucoup discuté sur ce qu’était un lucumon. Un roi ? Un calife ? Un caïd ? Un chef ? Disons un oligarque. Entre autres choses, ils sont les inventeurs du fascisme et de ses symboles.

 

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Fascio étrusque

Inventions qui ne tomberont pas, à Rome, dans des oreilles de sourds.

 

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Fasci romains

 

Ils sont aussi les continuateurs du capitalisme monétaire né dans leur Lydie d’origine, dont ils ont fini par infester le monde (pas seuls, il est vrai, le nombre de leurs disciples n’ayant cessé de croître de façon exponentielle).

Les douze lucumons se réunissaient de temps en temps pour discuter des affaires publiques et en décider.

Que firent ces immigrés (la moitié d’un peuple quand même, qu’on n’entendit jamais se dire en guise de salut « L’an prochain à Sardes »), une fois installé en prototype de société fasciste ? Ils fabriquèrent (ils le font toujours) les plus belles chaussures du monde, exploitèrent les mines de fer d’un âge qui ne faisait que commencer, mines qu’exploiterait encore après eux Mussolini, produisirent des vins exquis (la Gaule leur doit ses tout premiers pieds de vigne), des armes et des casseroles en bronze, des bijoux somptueux (orientaux, c’est tout dire). Dans une architecture en harmonie avec le paysage, ils construisirent des aqueducs qui servent encore et produisirent, en terre cuite, en bronze ou en peinture à fresque, quelques-unes des œuvres d’art les plus sublimes jamais produites par l’humanité.

 

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Ces ancêtres de la Joconde tenaient à sourire même en mourant sous le pas des chevaux

 

Ils construisirent des flottes et se firent grands exportateurs de leurs produits, donc devinrent ou continuèrent à être incroyablement riches.

Jusqu’au jour où… ils se retrouvèrent encerclés par les comptoirs (lisez « colonies ») des Grecs et des Phéniciens.

 

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Ce qu’ils firent ? Exactement ce qu’Israël « encerclé » (inévitable aussi quand on s’enkyste au milieu des autres) voudrait faire à l’Iran : ils s’attaquèrent à Rome, dont le port d’Ostie était leur seule voie d’accès possible au reste du monde méditerranéen.

Et tombèrent sur un os.

Les bouseux (lisez « agriculteurs ») romains non seulement ne se laissèrent pas envahir, mais renversèrent la vapeur en mettant le siège devant la première à leur portée des douze villes. Qui tomba sans même combattre. Puis devant chacune des autres, qui tombèrent de même. Effondrement complet et définitif de la puissance étrusque.

Que s’était-il passé ?

Ce qu’apprend à qui sait la lire la légende de Tarpeia, à savoir : que la piétaille toscane, traitée en quantité négligeable, méprisée, privée de tous droits, n’avait pas vu l’intérêt de se battre pour ses maîtres. Esclave pour esclave, l’être d’eux ou des Romains, quelle différence ? Qu’ils se battent entre eux ! Et elle avait remis les clés de ses villes aux envahisseurs. Elle s’était même, auparavant, du moins en partie (les Volsques du Latium) battue aux côtés des Romains, lors de la tentative d’invasion en sens inverse. Épisodes bien oubliés de la lutte des classes…

Qu’advint-il alors des lucumons et de leurs « 20 familles » ? Ils abandonnèrent leurs terres avec ce qu’il y avait dessus et passèrent à Rome avec armes, bagages, immenses richesses et dons superlatifs pour la manipulation, la fabrication de faux et la science des augures.

De ce jour, c’est par eux que Rome fut gouvernée en sous-main, y compris sous César, Auguste et Tibère, jusqu’à sa chute. AIPAC Number One.

 

Sous-commentaire encore plus oiseux

Un casse-tête qui continue à se poser aux savants est la « langue » de ce peuple, dont la civilisation brillante a disparu du jour au lendemain sans laisser une seule page de littérature, et donc jamais déchiffrée depuis.

Ce mystère n’en est évidemment pas un : quand la tête n’a rien à dire aux pieds, il n’y a pas d’expression, parce que pas de communication du tout. Tombée la puissance, engloutie la mémoire.

Pourtant… après des siècles sous le talon de fer de Rome, des siècles d’invasions barbares (Celtes, Goths, Ostrogoths, Wisigoths, etc.), et malgré les occupations françaises, espagnoles et autrichiennes, suivies de l’ultime chevauchée de Pilleur Ier, la piétaille toscane a prouvé que le génie, c’était elle qui l’avait, prouvant ainsi du même coup que son identité, mise entre parenthèses par la chute de ses chefs, n’avait jamais disparu : Dante, c’est elle. Machiavel, c’est elle aussi. Cimabue, Giotto, Filippino et Filippo Lippi, Botticelli, Vasari, Lorenzetti, Masaccio, Bronzino, Andrea del Sarto, Pollaiuolo, Donatello, Verrocchio, les della Robbia, Ghirlandaio, Pisanello, Léonard de Vinci, Piero della Francesca, Uccello, Gozzoli, Cellini, Dolci, Brunelleschi et Modigliani, c’est encore elle. Comptons pour rien quatorze papes ! De Michel Ange à Philippe, la famille Buonarroti a donné, à chaque génération, au moins un littérateur d’envergure… mais Vespucci et Verrazzano, c’est toujours elle. Galileo Galilei et son fils Vincent. Marsile Ficin. Veracini et Vestris. Veneziano et Betti. L’Arétin, Carducci, Papini, Malaparte, Dacia Maraini, Federico Fellini, Franco Zeffirelli, Mario Monicelli, Pier Paolo Pasolini - l’Étrusque absolu ! - et Dario Fo, c’est encore et toujours elle, de même que Gino Bartali, Rolando Panerai, Ettore Bastianini Mario del Monaco et même Andrea Boccelli, quoique, aussi, Licio Gelli et Oriana Fallacci, car personne n’est parfait. Sans compter ceux qu’on oublie ou qu’on ne connaît pas. Et on ne vous dit rien pour ne pas abuser des rois et des reines actuels du polar toscan, qui ne ressemblent à personne.

 

Qu’en fut-il de ceux qui étaient restés au pays, sur les bords du fleuve Pactole ?

Ils continuèrent à s’enrichir par habitude. Tant et si bien qu’ils eurent pour roi, au VIe siècle avant nous, celui dont le nom est synonyme d’incalculable fortune : Crésus.

 

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Crésus, par Claude Vignon – 1629 – Musée des Beaux-Arts de Tours

 

Comme il arrive souvent, Crésus ne sut pas se contenter de ce qu’il avait. Fut pris de la folie des grandeurs. Se mit à conquérir les pays voisins. Ne sut pas s’arrêter à temps. S’en prit à la Perse. Tomba sur Cyrus le Grand, c’est-à-dire sur un os lui aussi. Bref, se fit battre à plates coutures.

 

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Cyrus le Grand

Pourquoi Cyrus, au lieu de faire étrangler le vaincu dans un cachot souterrain comme on l’eût fait à Rome (mais les Romains non plus ne le firent pas aux Étrusques !) ? Nul ne le sait. Il court là-dessus des légendes élaborées après coup. Ce qu’il faut retenir, parce qu’il s’agit d’un fait historique, c’est que Cyrus invita Crésus à sa cour et le prit pour conseiller. Ce qu’il fut, gouvernant la Perse en sous-main, jusqu’à la mort du Grand Roi et même après. AIPAC Number Two.

Ainsi donc, un même peuple a, quasi simultanément, adopté dans les mêmes circonstances le même comportement de coucou aux deux extrémités du Monde (alors) Connu.

Qu’en sera-t-il d’Israël au moment de la reddition des comptes ? La même chose, à parier sans risques. Les lucumons pseudo-hébreux s’en iront, avec armes, bagages, savoir-faire et immenses richesses, nicher ailleurs, Washington, Paris et Londres étant laissés à leur sort de coquilles vides. Ailleurs, où ? Oooh… Montréal, Moscou, Sydney, Melbourne, Sao Paulo ou… Pékin, pourquoi pas ? Ils ne se contenteront peut-être pas d’un seul nid, mais abandonneront aux rétributions, sans le moindre état d’âme, un déchet de cinq à six millions d’Israéliens. Bof, ce ne sera pas la première fois. On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs n’est-ce pas.

Et peut-être qu’alors Gilad Atzmon sera ministre de la Musique en Palestine. C’est la grâce qu’on lui (qu’on leur) souhaite.

Théroigne.

 

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Avec près d’une semaine de retard parce qu’Hygie nous snobe,

Mis en ligne le 20 février 2016.

 

 

 

 

16:09 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/02/2016

BREAKING NEWS

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La Turquie attaque. Qui fait quoi ?

Allain Jules MamAfrika TV – 14 février 2016

La Turquie d’Erdogan et son armée, mettant en application ses menaces, a bombardé samedi des secteurs du nord de la Syrie contrôlés par les forces kurdes, désormais alliées au gouvernement syrien. Le drame dans cette affaire c’est que ce sont bel et bien des Kurdes de nationalité…syrienne. Voilà une vraie violation non seulement de la souveraineté syrienne, mais aussi du droit international. Quand on sait que ce pays a bombardé un avion russe qui n’était pas un danger pour lui, il y a de quoi se poser des questions. A quoi joue la Turquie ?

Lire la suite…

Source : http://www.mamafrika.tv/blog/alerte-info-syrie-larmee-der...

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La Syrie et son État national : une victoire certaine

Par Émile Lahoud

Président de la République du Liban

de 1998 à 2007

Comité Valmy14 février 2016

 

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Malgré la férocité de la conspiration et de la guerre contre la Syrie, laquelle approche de sa cinquième année, je suis resté absolument certain que la victoire sera l’alliée de l’État national syrien. Et voici que les développements sur le terrain confirment mon attente.

J’ai appréhendé les signes de la conspiration contre la Syrie dès ma prise de fonction de Président de la république quand, au cours de ma première tournée arabe fin 1998, l’émir de Bahreïn, non encore déclaré royaume, me surprit en m’annonçant que le président Hafez al-Assad n’en avait plus que pour quelques semaines avant de rejoindre le Seigneur et que son successeur serait Abdel Halim Khaddam, non son fils Bachar ; ceci, en présence du chef de son gouvernement placé à ma gauche. Je lui avais assuré qu’Al-Assad allait bien et que ses informations étaient totalement fausses.

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6854

Voir les autres articles ici : http://www.comite-valmy.org/

Notamment celui-ci (notre soutien total à l’Académie !) : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6852

 

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63 ans après sa mort, et sans les mains, Staline plombe un candidat à la présidentielle US !

Le camarade Carson, candidat du Parti Républicain avait pêché sa « citation » de Staline sur un compte facebook d’extrême-droite

RT 14 février 2016

 

Ben Carson est un (excellent, paraît-il) neuro-chirurgien. Qui aurait peut-être mieux fait de se tenir éloigné de l’arène politique, ou alors de mieux choisir les membres de son équipe de campagne.

 

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C’est à Greensville, en Caroline du Sud, qu’il a commis cette bourde (pour lui) fâcheuse.

Citer des propos « anti-américains » de Staline peut être une bonne tactique, si vous êtes en train de perdre dans une campagne politique et que vous devez trouver dare-dare un autre appât à faire gober, mais… pas si la citation est fausse.

Le candidat à la présidence Ben Carson a oublié de réviser ses leçons avant d’aller prendre la parole au débat de samedi soir du GOP, où il a conclu ainsi sa dernière envolée : « Joseph Staline a dit si vous voulez vaincre l’Amérique vous devez y saper trois choses : Notre vie spirituelle, notre patriotisme et notre sens moral. »

 

 

 

Or, en voulant vérifier la citation, plusieurs medias ont fini par la retrouver sur… un compte facebook d’extrême-droite spécialisé dans ce genre de canards.

Aussitôt, les internautes de se déchaîner et les illustrations humoristiques de « la citation de Staline » de se mettre à pleuvoir. Vous pouvez en découvrir quelques-unes sur l’article d’origine.

Et le « camarade Carson » est éliminé. Déjà qu’il n’avait que 2.3 % de voix de soutien prévues…

« Il n’y avait pas besoin de vérifier pour savoir que la citation était bidon. » a tweeté l’internaute Ramesh Ponnuru.

Source : https://www.rt.com/usa/332421-carson-stalin-quote-debate/

 

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Vous n’aviez pas le droit de savoir que les banquiers peuvent aller en prison

Joe Clifford – Information Clearing House - 4 février 2016

 

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La crise et l’effondrement de 2008 se sont produits parce que de très grandes banques avaient spéculé sur des prêts frauduleux et risqués, qui se sont cassé la figure. Quand l’effondrement s’est produit, les banques se sont tournées vers le gouvernement fédéral, qui a aussitôt adhéré à l’idée que les banques sont bien trop grosses pour faire faillite, et les contribuables ont subventionné les banques pour des trillions de dollars. Personne ne sait combien au juste a coûté ce renflouement, mais voici une liste partielle des banques que vous avez généreusement tirées d’affaire :

 

Citigroup - $ 2.513 trillions   (1 trillion = 1 million de millions)
Morgan Stanley - $ 2.041 trillions
Merrill Lynch - $ 1.949 trillions
Bank of America - $ 1.344 trillions
Barclays PLC - $ 868 milliards
Bear Sterns - $ 853 milliards
Goldman Sachs - $ 814 milliards
Royal Bank of Scotland - $ 541 milliards
JP Morgan Chase - $ 391 milliards
Deutsche Bank - $ 354 milliards
UBS - $ 287 milliards
Crédit Suisse - $ 262 milliards
Lehman Brothers - $ 183 milliards
Bank of Scotland - $ 181 milliards
BNP Paribas - $ 175 billion
Wells Fargo - $ 159 milliards

Dexia - $ 159 milliards
Wachovia - $ 142 milliards
Dresdner Bank - $ 135 milliards

Société Générale - $ 124 milliards
« Tous les autres emprunteurs » - $ 2.639 trillions (voir plus haut)

Les contribuables n’ont pas été consultés et n’ont même pas été autorisés à donner leur avis, et ceci n’est qu’un exemple de la célérité avec laquelle les gouvernements peuvent répondre aux desiderata de la classe riche. Bien qu’il ait été de notoriété publique que les banques avaient menti, spéculé sur des prêts frauduleux et blanchi l’argent des cartels de drogue, personne n’a été poursuivi ni inculpé de rien, alors que des millions de citoyens se voyaient ruinés. Les banques, qui avaient commis toute une variété de forfaits, se sont juste adressées au gouvernement et lui ont demandé, le carnet de chèque à la main : combien voulez-vous pour éviter la prison à nos responsables ? Et le gouvernement leur a répondu en les condamnant à une amende, ce qui revient à rien puisque les banques se contentent de repasser l’amende aux consommateurs, lesquels paient ainsi une seconde fois.

Les « corporate medias » ont délibérément omis d’informer le public de la façon dont d’autres pays, notamment l’Islande, ont fait face à leurs crises. Si on vous l’avait dit, vous auriez pu exiger que nous nous conduisions comme les Islandais, mais quand on ne sait pas, on n’exige rien. L’Islande est un des pays qui ont été le plus durement touchés par l’effondrement des banques, mais là, ils ont affronté le problème tout autrement que nous. La première différence importante est que l’Islande a décidé que si les banques avaient spéculé et consenti des prêts dangereux et stupides, ce n’était pas la responsabilité des contribuables de renflouer des banques irresponsables pour leur stupidité, et par conséquent, elle les a laissées faire faillite.

Le monde de la finance a prédit que cela causerait à l’Islande des difficultés irréversibles, et les financiers lui ont annoncé qu’elle ne se relèverait jamais de ce défi, mais les citoyens ont persisté. Malgré toutes les mises en garde, les Islandais ont été, à deux reprises, invités à voter et à dire s’ils voulaient sauver les banques ou les laisser faillir. De très fortes pressions ont été exercées sur les votants par le secteur financier, mais les citoyens ont tenu bon et voté démocratiquement qu’il fallait laisser déclarer les banques en faillite. À nous, en revanche, on n’a pas offert le luxe d’un vote démocratique. L’argent a simplement été pris dans la poche des contribuables et donné aux banques. Les Américains, qui croient naïvement vivre en démocratie, n’ont pas eu l’autorisation de voter pour dire s’ils voulaient faire ce cadeau aux grandes banques ou pas. On les a mis devant le fait accompli.

Donc, quand l’Islande a refusé de renflouer gracieusement les banques, elles ont fait faillite. Assurément, l’Islande a eu à faire face à des problèmes économiques, mais si on compare leur économie avec celle du reste du monde, on s’aperçoit par exemple qu’ils ont l’économie la plus forte d’Europe. En outre, pendant les temps difficiles, l’Islande a évité de recourir à un programme d’austérité et maintenu tous ses programmes sociaux, permettant ainsi aux citoyens de dépenser, ce qui a, évidemment, stimulé l’économie. Les prophéties apocalyptiques ne se sont pas réalisées et, aujourd’hui, l’Islande est plus forte que jamais.

Mais les Islandais ne se sont pas contentés de cela : ils ont pris une mesure plus audacieuse encore. Ils ont décidé de poursuivre en justice les dirigeants des banques qui étaient responsables de l’effondrement de 2008, ce qui, à ce jour, a conduit 26 banquiers en prison. Un concept franchement nouveau que celui de tenir des banquiers pour responsables de ce qu’ils font, comme le sont les citoyens ordinaires ! C’est un genre de choses qui n’arrive pas ici. Les banques se contentent d’acheter leur impunité. Mais la petite Islande a adopté un autre comportement et elle a trouvé 26 banquiers coupables de fraude, qui vont passer un total de 74 ans en prison. Et elle n’en a pas fini avec les inculpations.

Ah, que les USA seraient démocratiques, s’ils mettaient les banquiers sur le même plan que le reste des citoyens, et, ah, qu’il aurait été démocratique de laisser les citoyens US voter et décider s’ils voulaient payer les dettes des banques à leur place ! Mais, malheureusement, dans ce pays, les banquiers sont nos supérieurs, et ils n’ont pas de comptes à rendre. Donc, les USA sont, en réalité, bien moins démocratiques que l’Islande. La petite Islande offre une grande leçon aux gros États-Unis, mais qui se préoccupe ici d’égalité devant la loi et du droit à voter pour se faire entendre ? Pas le gouvernement fédéral, c’est certain. Nous n’avons même pas le droit de savoir ce que font d’autres gens ailleurs, comme par exemple en Islande. Quelles andouilles nous sommes !

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article44139.htm

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Les grands esprits se rencontrent ?

 

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Évidemment, les Islandais avaient un gouvernement…

 

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La guerre sur le front de l’enseignement

 

En France

Un « terroriste » islamiste dans l’École de la République : Jour 1

 

Salah Lamrani – Sayed Hasan 14 février 2016

 

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Ceci est un cas particulier. Avec ce qui se prépare dans le cadre de la « lutte contre le terrorisme », entendez par là contre les citoyens français, les enseignants sont et seront de plus en plus en première ligne, car leur position les rend particulièrement vulnérables, d’autant plus lorsqu’ils sont affligés d’une conscience. Or, comme le disait Robespierre, un enseignant qui fait bien son travail est aussi précieux à la Nation qu’un général qui gagne des batailles. Redonner à la France une éducation nationale digne d’elle devrait être la priorité des priorités. Ne pas laisser les enseignants se battre seuls contre le terrorisme intellectuel venu d’en haut est un devoir de temps de guerre. Le devoir de tous à l’égard de tous.

 

Comme je l’expliquais dans mon article précédent, suite à une campagne acharnée de harcèlement moral, d’incitation et de dénonciations calomnieuses menée par la direction particulièrement autoritaire de mon établissement (Khadidja BOT, principale, et Abdelkader SAOUDI, principal adjoint du Collège Romain Rolland de Tremblay-en-France) du seul fait de mon activisme syndical et de mon activité de blogueur, avec la complicité active de parents d’élèves de la FCPE et de collègues du Conseil d’Administration, j’ai été suspendu à titre conservatoire de mes fonctions de Professeur de Lettres pour une durée de 4 mois, par décision de la DRH du Rectorat de Créteil. J’avais pourtant adressé une plainte circonstanciée à mon Inspecteur le 27 janvier, restée sans réponse. C’est là une décision absolument inacceptable qui met en péril mon honneur et ma réputation (car disparaitre après des accusations si graves – violences envers les enfants, propagande et endoctrinement djihadiste, terrorisme, etc. – pourrait être considéré comme un indice probant de culpabilité), m’entrave dans la constitution de mon dossier pour les procédures hiérarchiques et pénales en cours, et pourrait même ébranler ma santé mentale, car cela me replonge dans les affres de mon expérience traumatisante avec la Mission laïque française en Egypte. La direction de mon établissement a du reste explicitement fait référence à celle-ci le 25 janvier, ravivant sciemment cette plaie pour me faire craquer ou me pousser à la faute afin de m’empêcher de parler aux parents d’élèves réunis à mon sujet, mais en vain. J’ai tenu bon, les parents sont massivement venus me voir après cette réunion pour me faire part de leur confiance et de leur soutien, et la direction a été publiquement prise à partie et mise en cause pour ses procédés indignes. 

Lire la suite…

Source : http://sayed7asan.blogspot.fr/2016/02/un-terroriste-islam...

 

Au moment où nous mettons en ligne :

Première réaction internationale

Bravo RT !

«Il n’y a plus de liberté d’expression» : professeur de français suspendu à cause de son blog

 

Salah Lamrani, professeur de français dans un collège à Saint-Denis suspendu d'après lui pour ses activités de blogging, a confié à RT les circonstances de cette décision, en les jugeant inqualifiables.

Dès son embauche au collège Romain Rolland en septembre 2015, le jeune professeur a fait face à des pressions, comme il l’a souligné dans son interview. «J’ai rapidement été confronté à des problèmes avec ma direction qui ne tolérait pas mon activisme syndical au sein de l’établissement et j’ai été franchement soumis à un harcèlement moral qui m’a amené à me faire prescrire cinq semaines d’arrêt maladie», a-t-il expliqué.

Durant son absence, la direction a, selon Salah Lamrani, instrumentalisé son activité de bloggeur qui tourne autour du Moyen-Orient. Durant son temps libre il traduit en effet des discours de différents hommes politiques, tels qu’un général du Hezbollah, Bachar el-Assad ou encore Vladimir Poutine, des personnalités qui se trouvent « en première ligne dans la lutte contre Daesh ». Son expérience avec la Mission laïque française en Égypte, contre laquelle il est actuellement en procès, n’a pas non plus plu ni à la direction, ni à certains parents.

«Ainsi, tout ce que je publie sur Internet a été instrumentalisé contre moi, on a voulu me faire passer pour un danger pour les élèves, pour un terroriste qui endoctrinait les élèves. Ces accusations ont été portées contre moi par la direction de l’établissement en présence de parents d’élèves», a-t-il noté ajoutant que c’est de cette façon que tout le collège a pris connaissance de ses activités.

Il est ensuite revenu au collège où une atmosphère insidieuse régnait et à force d’explications, aurait réussi à renverser la situation en sa faveur. Cependant, Salah Lamrani a rapidement reçu un arrêté lui signifiant la suspension de son poste pour une durée de quatre mois sans aucune explication.

En dénonçant cette action qui instrumentalise son activité de bloggeur qui n’a aucune incidence sur son activité d’enseignant, il a condamné l’état d’urgence, dans le cadre duquel selon lui, «tout musulman, activiste syndical, toute personne est suspectée, réprimée et bafouée». «Nous n’avons plus de liberté d’expression», a-t-il conclu.

Source : https://francais.rt.com/france/15747-liberte-france-profe...

 

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Ailleurs :

Robin des Bois est russe…

et c’est une femme

 

La spécialiste en neuro-sciences qui a inventé le site de recherche pirate Sci-Hub, raconte son aventure à RT

 

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Sci-Hub

 

Le 14 février 2016.

Véritable bénédiction pour les étudiants du monde entier, le portail d’Alexandra Elbakyan, Sci-Hub, met gratuitement en commun des millions de coûteux articles scientifiques publiés par des journaux en ligne. Devenue le centre d’une bataille juridique pouvant impliquer de nombreux milliards de dollars devant les tribunaux US, elle a juré de continuer son travail.

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« Il ne devrait pas y avoir d’obstacles à l’accès aux connaissances, je trouve », dit-elle à RT dans une interview par e-mail, en invoquant l’article 27 de la Déclaration des Droits de l’Homme de l’ONU : « Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. ».

Que vous soyez un jeune étudiant en Master, un chercheur post-doctorant ou un professeur d’université chevronné, vous dépendez des recherches des autres pour compléter les vôtres. Mais les choses en sont arrivées au point où les scientifiques auteurs des articles sont payés des broutilles, alors que les riches intermédiaires qui les publient en ligne se font des couilles en or avec le produit de leur travail, où, sur leurs plateformes, pour télécharger un seul article, on peut avoir à payer jusqu’à 30 $. Imaginez que vous ayez besoin, pour votre travail, de télécharger 10 à 20 de ces articles – et cela, pour un sujet peu prisé. Pour d’autres, il peut vous en falloir des douzaines.

Elbakyan, jeune neuro-scientifique russe du Kazakhstan, a été une des nombreuses victimes de ce monopole capitaliste sur le savoir universitaire. Alors qu’elle rédigeait sa thèse sur les secteurs les moins explorés de l’identification biométrique de l’électronique grand public, elle s’est retrouvée devoir engager une dépense d’au moins 300 $, rien que pour pouvoir consulter des articles dont elle n’aurait jamais plus besoin par la suite.

« Pour moi, l’achat de même un seul de ces articles posait un sérieux problème financier. J’ai bien dû m’y prendre autrement, c’est-à-dire essayer de les acquérir en les piratant. »

Un an ou deux après 2009, alors qu’elle participait à un grand forum en ligne sur la biologie moléculaire, Alexandra a fait la connaissance de Fulltext – une plateforme où les chercheurs peuvent introduire des demandes d’articles dont ils ont besoin pour leurs recherches. Déjà experte en programmation informatique, Alexandra n’a pas mis longtemps à élaborer un autre programme, nettement amélioré.

Il s’appelle Sci-Hub et il contourne les serveurs sécurisés des universités en utilisant des codes d’accès fournis par des sympathisants, chercheurs eux aussi, qu’il trouve dans ces universités. À chaque recherche, Sci Hub déniche le travail désiré et le met dans sa base de données pour toujours.

À l’heure qu’il est, le portail peut se vanter d’offrir 50 millions d’articles, et ce nombre ne cesse de croître. S’il n’a été d’abord qu’un simple outil de recherche et d’extraction d’articles, il traque à présent, automatiquement, ceux qui manquent sur certains sujets importants et les télécharge. « Finalement, le système s’est mis à marcher tout seul et va maintenant chercher un million d’articles par mois », dit Alexandra.

Comme les sites d’anonymisation, il va à la chasse au lien et, en se servant d’intermédiaires universitaires, l’envoie déverrouillé à l’étudiant. « Le fait que les codes d’anonymisation aient été des sources ouvertes a été une énorme bénédiction », dit-elle, « mais les intermédiaires universitaires fonctionnent un peu différemment ; j’ai donc dû changer le code source. »

« Le développement complet, tests compris, n’a demandé que trois jours. J’ai été moi-même surprise de voir que ça marchait et que des gens s’en servaient… le bouton “MERCI” a cliqué 316 fois dès que le système a été mis en route. » D’autres scientifiques qui participaient au forum ont été ses tout premiers utilisateurs.

Il existait déjà un ou deux autres portails qui répondaient à ce genre de demandes (Library Genesis ou Lib-Gen étant le seul similaire à Sci-Hub) mais avec seulement une centaine de demandes par jour au départ, alors que Sci-Hub en sert actuellement jusqu’à plusieurs milliers. Après quelques corrections et ajustements mineurs et majeurs, en quatre ans, le site d’Alexandra est réellement devenu la meilleure alternative qui existe aux sources payantes.

La guerre avec l’establishment

Il n’est pas surprenant que ceci ait rapidement augmenté sa capacité à mettre des bâtons dans les roues aux énormes bénéfices que font les éditeurs scientifiques en ligne, qui obligent en fait les chercheurs à racheter leurs propres travaux.

Cette « infamie » a poussé l’éditeur scientifique Elsevier à engager une action en justice, qui a réussi, l’année dernière, à obtenir une injonction temporaire contre les activités de Sci Hub. La chose s’est produite après qu’en 2012, une importante communauté de scientifiques ait décidé de boycotter Elsevier, l’université de Harvard elle-même se plaignant de ne pas avoir les moyens de continuer à le payer.

 

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Selon les attendus de la Cour, l’éditeur a estimé que ses pertes tournaient autour de 75.000 à 150.000 $ par document. C’est la somme qu’Elsevier réclame pour chaque article piraté. Il y en a des centaines de milliers. L’argument qu’il invoque est que faire payer l’accès au savoir universitaire aide à financer la recherche universitaire. Mais Elbakyan et d’autres disent que la plupart des auteurs des articles commercialisés ne sont eux-mêmes pas payés pour leur travail publié, et c’est pourquoi Sci-Hub est si différent de certains services de téléchargement illégal de musique ou de cinéma.

Pour l’instant, Elbakyan dit qu’elle a reçu une injonction temporaire. Les choses pourraient encore aller dans n’importe quel sens pour Sci-Hub, mais il y a peu de chances pour qu’une Cour US émette un jugement en faveur de la gratuité, se dit-elle.

Quoi qu’il en soit, lancer une injonction temporaire en faveur d’Elsevier est tout le mal que les Cours américaines peuvent faire à Sci-Hub, parce que ses serveurs sont en Russie, pas aux États-Unis. Les tribunaux de New York ne peuvent pas poursuivre Elbakyan, premièrement, parce qu’elle ne possède rien aux USA, deuxièmement, parce qu’en nombre de plus en plus grand, des scientifiques soutiennent réellement l’initiative et se prononcent de plus en plus contre les éditeurs capitalistes, et troisièmement, parce que si quelqu’un tentait de prendre Sci-Hub pour cible, ce serait impossible, du fait que ses serveurs ont déménagé dans le coin sombre du net, ce coin caché, habituellement réservé au trafic de drogues, au lancement de contrats sur des gens à éliminer et au commerce de la pédopornographie.

« Même si l’accès légal [à Sci-Hub] est bloqué, les usagers peuvent continuer à l’atteindre via le réseau TOR et se procurer ainsi tous les articles dont ils ont besoin. Néanmoins, nous avons l’intention de nous battre pour le principe du libre accès à toute information. Après tout, même en passant par TOR, il y a des obstacles. Et je trouve qu’il ne devrait pas y avoir d’obstacles du tout sur le chemin de la connaissance scientifique. »

Après la victoire d’Elsevier devant les tribunaux l’année dernière, de nombreux scientifiques qui le boycottaient déjà ont écrit une lettre ouverte pour exprimer leur soutien à Sci-Hub et au portail hollandais Library Genesis.

« Beaucoup d’hommes d’affaires sont aujourd’hui propriétaires de la connaissance. Regardez Elsevier, le plus grand éditeur scientifique, et comparez sa marge de profit de 37% avec les prix en constante hausse des droits de scolarité, l’endettement toujours croissant des étudiants et les salaires au seuil de la pauvreté qu’ils obtiennent une fois universitaires eux-mêmes. Elsevier possède une des plus importantes bases de données résultant du travail universitaire, qu’il fait payer à des prix si scandaleusement hauts que même Harvard, l’université la plus riche de tout l’hémisphère nord, se plaint de ne pas pouvoir le payer », dit, entre autres choses, cette lettre.

Les scientifiques y qualifient l’action en justice d’Elsevier de « coup dur » et rappellent que les forums en ligne, les canaux IRC et les chat-rooms « sont pleins des messages de détresse [des universitaires] désespérément à la recherche d’articles et de publications qu’ils puissent se payer ».

Elbakyan quant à elle refuse d’abandonner, malgré les risques grandissants de se retrouver en guerre avec l’establishment. Elle dit que tant qu’un soutien aussi écrasant des scientifiques lui sera acquis, elle a une chance de la gagner. Elle a déjà réussi à changer toute l’approche de la collecte du savoir et à lancer un défi à la rapacité capitaliste qui veut le privatiser.

Source : https://www.rt.com/news/332412-scihub-scientific-articles...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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On avait dit qu’on n’en parlerait plus, mais ceci vient de loin…

Andre Vltchek, qui est athée, nos dit pourquoi il n’est pas Charlie.
Et c’est
Veterans Today qui le relaie, en passant par le Cercle des Volontaires.

Que du beau monde !

 

« Pourquoi je ne suis pas Charlie »

André Vltchek – Cercle des Volontaires 13 février 2016

 

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Note de la rédaction du C. des V. : nous vous livrons ci-après un nouvel extrait du livre dirigé par le Dr. Kevin Barrett, rédacteur sur le site d’informations citoyennes « Veterans Today » aux USA (regroupant une soixantaine de sites web diffusant des informations alternatives et à caractère social, par et pour le bénéfice des vétérans des forces armées US) intitulé « We Are NOT Charlie Hebdo! »,  qui sera prochainement publié en langue française pour une diffusion nationale (disponible sur Amazon.fr et certaines librairies). Dans la période actuelle où le gouvernement français part en campagne néo-maccarthyste contre les sources d’informations qui offrent une alternative à la sempiternelle doxa consumériste et matérialiste, ainsi que pour vous appâter vers l’achat (faute de pouvoir vous l’offrir) de ce livre dont la lecture ne pourra que vous édifier, nous nous faisons un délicieux plaisir, dans le cadre d’une volonté inflexible, à vous faire part des idées et des vérités incluses dans ce livre, notamment dans l’esprit de l’auteur de l’extrait qui suit.

D’ailleurs, dans l’intérêt de cette traduction toujours en cours de réalisation comme dans celui des auteurs qui sont contraints de faire appel au « crowdfunding » pour rentabiliser l’opération (ce qui ne les empêchera pas de la réaliser, mais reviendra moins lourd sur leur budget quotidien), nous nous permettons de vous communiquer le lien vers celui-ci: https://www.gofundme.com/e7fg2bws -

Excellente lecture. – Lawrence Desforges

 

Je suis un athée, mais je ne suis pas Charlie!

Mon dégoût de l’impérialisme et du fascisme occidentaux est beaucoup plus prononcé que mon aversion pour les religions. Et je ne pense pas que « toutes les religions sont mauvaises » à part égale. Je tiens principalement le Christianisme pour responsable de la plupart des crimes commis dans l’histoire humaine moderne. Je le tiens responsable d’avoir « fait dérailler » et d’avoir radicalisé des religions traditionnellement beaucoup plus pacifiques comme le Bouddhisme et oui, comme l’Islam.

Par conséquent, il est certain que je ne suis pas Charlie!

Je ne veux pas me quereller avec des morts. Les journalistes de Charlie Hebdo n’auraient jamais dû mourir d’une façon aussi terrible. Je ne sais pas vraiment qui est responsable de leur ruine, bien que je sois conscient du fait qu’il existe beaucoup de théories solides, et pas seulement celle qui est officielle.

Ce qui est clair et d’une certitude absolue, c’est que ces morts ont été politisées par le régime occidental, par l’Empire. Politisées à outrance, de manière nauséabonde.

Lire la suite…

Source : http://www.cercledesvolontaires.fr/2016/02/13/pourquoi-je...

 

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Quelque chose de beau pour oublier les horreurs ?

Fantaisie en noir et blanc pour patineurs et voitures

 

 

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Mis en ligne le 15 février 2016

 

 

 

 

 

16:46 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/02/2016

POTUS 2016

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Potus 2016: un casting au potentiel dévastateur

Entrefilets.com1er février 2016

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« They came, they saw, she died ? »

 

Après les huit ans bling bling du libidineux Clinton, les huit ans de sang du corporate-pantin Doobleyou, nous achevons donc les huit ans de vide absolu de Barak Hussein Obama, premier Président «noir» des Etats-Unis, mais uniquement cela. Huit ans durant, le bonhomme se sera en effet contenté de paraître, de cultiver dans un même élan son image, ses abdos et sa famille-potiche pour survendre la fiction hollywoodienne de son personnage. Huit ans durant, il aura ainsi été sublime et martial jusqu’au grotesque dans chacune de ses apparitions, parfaitement dressé par une armée de communicants-nounous à jouer comme personne du rythme, des intonations et des silences de ses récitations, à s’indigner ici, ou à pleurnicher là, pour émouvoir la ménagère et humidifier la groupie de rédaction avec sa «human touch» de papier glacé. Huit ans de communication pure donc, huit ans de simulacre, de vide, huit ans pour rien. Barak Hussein Obama n’aura même pas été un mauvais président. Il n’aura rien été du tout. Et c’est sur ce vide sidéral que s’engage désormais le casting pour le prochain Potus (President of the United States), avec un potentiel cette fois réellement dévastateur pour l'Empire.

Ciao pantin

Comme de coutume depuis Clinton, l’ère d’Obama se terminera donc par l’obligatoire petite farce filmée sensée nous prouver que l’homme était bel et bien un être humain «comme vous et moi», avec un cœur et de l’humour. La pantalonnade donnera ensuite le coup d’envoi à l’avalanche de bobo-analyses où les plumitifs de la presse-Système tenteront le «bilan» de huit ans de vide pourtant seulement rempli par une mesurette sociale, d’ailleurs promise au démontage républicain, et des discours, des postures et encore des discours.
Evidemment, il s’en trouvera qui mettront à l’actif de la speakerine US sortante la réintégration de l’Iran dans le grand concert des nations (rions un peu), alors même qu’elle répondait à une évidente nécessité stratégique de la machinerie de l’Empire dans sa guerre contre l’Asie pour le contrôle du « pipelineistan », et qui donc serait survenue même avec Pluto dans le bureau ovale.

En réalité, la sortie d’Obama des écrans cathodiques-Systèmes sera un non-évènement conforme à l’essence même de sa Présidence.

Ce qui nous intéresse en revanche, ce qui nous intéresse beaucoup, c’est la suite bien sûr.

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Source : http://www.entrefilets.com/potus_2016_un_casting_au_poten...

 

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Puisqu’on en parle…

 

Psychologie des masses

Ted Cruz PsyOp

par Thierry Meyssan

Pour la première fois dans l’Histoire, une équipe spécialisée dans les opérations psychologiques tente de fabriquer un candidat à l’élection présidentielle états-unienne et de le porter à la Maison-Blanche. Sa victoire, si elle y parvenait, attesterait de la possibilité de falsifier le processus électoral lui-même. En outre, elle poserait la question du pouvoir des militaires sur les institutions civiles.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 8 février 2016

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Ted Cruz

 

Les « opérations psychologiques » (Psy Ops) sont des « ruses de guerre » à l’image du Cheval de Troie. Sous l’influence du général Edward Lansdale, les États-Unis ont doté leurs armées et la CIA d’unités spécialisées, d’abord aux Philippines, au Vietnam et contre Cuba, puis de manière permanente [1].

Les opérations psychologiques sont beaucoup plus complexes que la propagande qui ne vise qu’à déformer la perception de la réalité. Par exemple, durant la guerre contre la Syrie en 2011, la propagande alliée consistait à convaincre la population que le président el-Assad allait fuir, comme le président Ben Ali l’avait fait avant lui en Tunisie. Les Syriens devaient donc se préparer à un nouveau régime. Tandis que, début 2012, une opération psychologique prévoyait de substituer aux chaînes de télévision nationale de faux programmes mettant en scène la chute de la République arabe syrienne de sorte que la population n’oppose plus aucune résistance [2].

De même qu’il existe aujourd’hui des armées de mercenaires, tel que Blackwater-Academi, DynCorp ou CACI, il existe pareillement des compagnies privées spécialisées dans les opérations psychologiques dont la britannique SCL (Strategic Communications Laboratories) et sa filiale états-unienne Cambridge Analytica. Dans le plus grand secret, elles aident la CIA à l’organisation de « révolutions colorées » et s’essaient désormais à la manipulation des électeurs. Depuis 2005, elles participent au salon britannique Defense Systems & Equipment International (DSEi) et vendent leurs services au plus offrant [3]. Dans l’exemple syrien, SCL a travaillé début 2011 au Liban où elle a étudié les possibilités de manipulation de la population communauté par communauté.

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Source : http://www.voltairenet.org/article190139.html

 

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Dieu te bénisse, Amérique

Israel Adam Shamir – Entre la plume et l’enclume 10 février 2016

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Excellente nouvelle du New Hampshire ! Après des années de frustration, nous entrevoyons l’Amérique que nous voulons voir bénie, celle qui rejette la machine à fric de Wall Street et sa machine à cadavres du Pentagone. Les deux candidats en tête pour la présidence sont bons, Sanders pour la gauche et Trump pour la droite, exactement ce qu’il faut, et laissons maintenant le meilleur gagner, pour nous étrangers ils feront l’affaire tous les deux. Ils sont non-interventionnistes, tous les deux veulent stabiliser l’Amérique, sans aller s’ingérer ailleurs. Le peuple a rejeté les candidats va-t’en guerre de l’establishment, et c’est ce qui compte.

Excellent, que droite et gauche rivalisent pour le bien du pays au lieu de former un centre informe et de s’y tenir. La société a besoin d’une gauche et d’une droite, on ne saurait tenir debout sans sa jambe gauche et sa jambe droite. La droite est la force conservatrice, de la nature et de la tradition. La gauche est celle qui fait avancer la société, la garantie de sa vitalité, de sa capacité de changement, de sa mobilité sociale. Une société sans sa gauche pourrirait sur pied, une société sans droite s’effondrerait. La gauche apporte le mouvement, la droite garantit la stabilité.

Dans le New Hampshire, le peuple américain a vaincu la pseudo gauche et la pseudo droite, elle donne sa chance au réel. Mme Clinton battue par le vieux socialiste, et Mr Bush  par le tonitruant Trump : ils se sentaient puissants et tout en haut de la pyramide, comme des aristocrates nés pour commander, mais la République a des instincts démocratiques sains. Nos deux nouvelles figures de proue rejettent les diktats des banquiers, veulent tous les deux  offrir aux Américains un bon système sécurité sociale, et sont mécontents de la tournure de l’Amérique ces dernières années.

Les Démocrates ont rejeté les politiques identitaires, les femmes ont dit non aux sorcières féministes qui voulaient enfourcher le cheval de bataille de la solidarité sororale. Et les Républicains n’ont pas été effrayés par la machine médiatique qui faisait déjà de Trump le « nouvel Hitler ». Parfait !

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Source : http://plumenclume.org/blog/88-dieu-te-benisse-amerique-p...

 

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Et si on commençait par se débarrasser des zélus et des magistrats infidèles, ne le sauverait-on pas plus sûrement ?

 

Il faut sauver le soldat Bourget

Étienne Pellot - Proche&Moyen-Orient.ch8 février 2016

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Jacques-Marie Bourget

 

Le 21 octobre 2000, armé d’un fusil d’assaut M-16, un tireur israélien répond aux ordres de sa hiérarchie, loge une balle à haute vitesse dans la poitrine d’un journaliste français alors en reportage à Ramallah, en Palestine occupée. Jacques-Marie Bourget, à cet instant envoyé spécial de Paris-Match, échappe par miracle à la mort. Le projectile est passé près du cœur avant de s’écraser dans l’omoplate. Cohérents dans leur choix, celui de détruire cet « homme-cible », les autorités israéliennes refusent de relever le blessé, de le soigner. Ce sont les sauveteurs et chirurgiens palestiniens qui opèrent et gardent le journaliste à la vie.

Après quarante-huit heures passées à l’hôpital du Croissant rouge, l’évacuation du reporter vers Paris par avion spécial est refusée par Israël. Et c’est le président Jacques Chirac qui se met en colère et exige la liberté pour l’envoyé spécial blessé. Aujourd’hui, après toutes ces années où les mois de soins et les nouvelles opérations se sont additionnés, notre confrère reste victime d’un handicap évalué à 42%.

Le reporter a déposé une plainte contre X pour « tentative d’assassinat » devant le TGI de Paris. Après une longue paresse, la justice envoyait une Commission rogatoire internationale (CRI) en Israël et sollicitait l’application du traité bilatéral d’assistance judiciaire signé en 1959. Puis le silence a recouvert le dossier. Plus de trois années plus tard, le gouvernement de Tel-Aviv répond enfin. Une réplique très curieuse et contradictoire. « L’armée israélienne a fait une enquête sur le cas Bourget ». « Mais elle est frappée du secret ». Pis « elle a été perdue ». Pour conclure les autorités israéliennes précisent : « de toutes façons le journaliste a été atteint par un tir palestinien »… Voilà pour la coopération et la cohérence.

Abandonné par l’ensemble des pouvoirs publics français et tous autres, syndicats ou ONG du type Reporters Sans Frontières, notre confrère n’a d’autre choix que de se retourner devant la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI). Laquelle est accouplée à un Fonds de Garantie (FGTI) qui doit, le cas échéant, indemniser les victimes.

Dans un premier temps – écoutez bien ! – le TGI de Paris déclare que Jacques-Marie Bourget n’est pas une victime puisque son statut est celui d’un soldat… Et les magistrats ajoutent que « se prononcer sur l’origine de la blessure du journaliste serait s’immiscer dans la politique d’un état étranger et démocratique ». Autrement dit, si un agent israélien a tiré sur le reporter français, c’est qu’il avait de bonnes raisons ! Fermez le ban.

En appel les juges du TGI lisent les faits et le droit tout autrement. William Bourdon – l’avocat du reporter – glisse la Convention de Genève et celle d’Athènes sous le nez de la cour : un journaliste en zone de conflit reste un civil qu’il faut protéger, ou pour le moins épargner. Que d’efforts pour atteindre le pic du bon sens. L’envoyé de Paris-Match, (abandonné par sa rédaction), est donc une victime qu’il faut indemniser. Patatras, cette décision – qui par sa jurisprudence est une très bonne nouvelle pour tous les « reporters de guerre » – est frappée d’un recours devant la Cour de cassation !

Résumons. Un journaliste français est tiré comme un gibier par un soldat israélien. Personne ne bouge pour demander des comptes à Tel-Aviv, ni pour soutenir le rescapé. Puis, quinze années après le drame, un tribunal reconnait enfin que l’homme de plume est une « victime ». Très bien ! Et là, subitement un Fonds de Garantie, placé sous l’autorité du gouvernement français, conteste cette qualité, à la fois à Jacques-Marie Bourget et, au-delà, à tous les confrères tués ou blessés en  « zone de conflit ». On atteint les sommets de l’indicible !

Voilà une histoire bien exemplaire à l’heure même où, selon la doxa, les journalistes doivent être protégés par l’increvable parapluie de « Je suis Charlie ». Finalement, quelle drôle d’idée pour notre confrère de s’être fait blesser par un tireur ami de la France et de la démocratie ?

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Source : http://reseauinternational.net/il-faut-sauver-le-soldat-bourget/

 

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Alors que l’édition française les boycotte honteusement (en achetant les droits de leurs livres pour pouvoir les mettre sous le boisseau), les deux romanciers italiens en exil à Vienne publient dans le monde entier et donnent des interviews… y compris au Vatican.

 

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(La Cour des Gentils – Dialogue entre croyants et incroyants)

 

La religion fait de la politique. Et la politique fait-elle de la religion ? L’Islam politique dans l’histoire de l’Europe moderne.

Interview de Rita Monaldi et Francesco Sorti

par La Cour des Gentils

 

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Rita Monaldi et Francesco Sorti, époux dans la vie, nés respectivement en 1966 et 1964, sont un célèbre couple d’historiens et de romanciers de niveau international. Ils vivent à Vienne. Ils ont à leur actif neuf livres, tous bestsellers internationaux, traduits en 26 langues, dans 60 pays, et ils ont suscité l’attention du monde universitaire par les découvertes historiques, étayées par une documentation inédite, qui caractérisent leurs œuvres. Les deux auteurs, absents du panorama littéraire italien depuis treize ans, par suite des démêlés politico-éditoriaux que leur a valu leur premier roman, sont désormais publiés par Baldini & Castoldi. Suite à leurs longues recherches dans les archives et les bibliothèques de l’Europe, Monaldi et Sorti ont exhumé les plus de cent volumes de la correspondance de l’abbé Atto Melani (Pistoia 1626-Paris 1714), agent secret du cardinal Mazarin et de Louis XIV et protagoniste de leurs propres romans. Ils ont en outre préparé pour la publication les Mémoires secrets sur les quatre derniers conclaves* écrits par Melani pour le Roi Soleil et, découverts par eux à la Bibliothèque du Sénat, à Paris. Rita Monaldi est diplômée en lettres anciennes de l’Université La Sapienza de Rome, et elle a publié sa thèse en littérature grecque sur les Parthénées d’Alcman, dans la Revue Studi e materiali di storia della religione (SMSR, 1991, n.s. XV. 2), se consacrant ensuite à l’étude de la personnification du Poros de Platon (SMSR, 1992, n.s. XVI, 2). Après une bourse d’études post-universitaires en Autriche, elle a fait un stage de journalisme à la rédaction romaine du quotidien L’Indipendente de Vittorio Feltri, où elle a connu Francesco Sorti, lui aussi entré en journalisme (Radio Vatican, Paese Sera, Il Mondo) après avoir obtenu son diplôme d’histoire de la musique à l’Université La Sapienza de Rome, avec une thèse sur les origines du mélodrame baroque et la famille Melani, suivie d’un master en journalisme à la LUISS (Libera Università Internazionale degli Studi Sociali).

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« L’Histoire doit nous instruire » : avec ce titre, l’hebdomadaire Famiglia Cristiana a relayé, dans une interview publiée en octobre 2015, l’appel lancé par vous, qui est en même temps tout un programme créatif : mettre à nu, sous les espèces d’un roman historique mais en réalité par un véritable Bildungsroman, la continuité cachée entre passé et présent dans les points nodaux de l’Histoire, pour chercher, en parcourant bras dessus bras dessous avec le lecteur un chemin commun de compréhension et de découverte, une voie de sortie. Quel est le point de rencontre entre ce manifeste littéraire et la dialectique entre la foi chrétienne et la foi musulmane ?

La confrontation dramatique entre la Chrétienté et l’Islam, entre l’Occident démocratique et ISIS est un whodunit tragique en train de se dérouler sur la scène politique mondiale. Pour en trouver la clé, l’auteur de fiction dispose d’un arsenal non moins sophistiqué que le politologue ou l’historien des religions. Pour citer Pasolini, le romancier peut découvrir intuitivement ou par déduction, tout ce qui n’est pas connu ou qui est tu, raccorder des faits même très anciens, réassembler les morceaux désorganisés d’un tableau politique cohérent et rétablir la logique là où semble régner l’arbitraire, la folie et le mystère. Avec les armes du narrateur, nous avons essayé de remettre en ordre les morceaux de ce puzzle millénaire.

Il est bien connu que la religion, au cours des siècles, s’est servie de la politique. Dans une interview accordée au Cortile dei Gentili, le théologien et critique littéraire Brunetto Salvarani a fait allusion à la proposition inverse, en affirmant : « La religion, dans l’Histoire, a été elle aussi un détonateur très fort pour des intérêts, des calculs, des conflits, des guerres et des violences ». On dirait la synthèse parfaite des recherches historiques sur l’Occident et l’Islam, du XVIe au XVIIIe siècles, dont vous avez alimenté vos trois romans Veritas, Mysterium et Dissimulatio, qui vont enfin sortir en Italie au mois d’avril prochain, chez Baldini et Castoldi. Je cite deux passages de Veritas : « Les Ottomans en eux-mêmes ne seraient rien. Au cours des siècles, ils ont toujours été le bras armé de l’Occident, brandi contre l’Occident. » Et encore : « La puissance destructrice de Mahomet en réalité n’existe pas. C’est une création de l’Occident dressée contre lui-même. » La politique a donc toujours instrumentalisé la religion ?

Assurément. Rien que pour vous donner quelques exemples pris dans les siècles dont nous nous occupons dans nos livres : l’assaut turc sur Vienne de 1683, dernière grande tentative musulmane d’envahir l’Europe, s’est fait avec l’appui du Roi Soleil ou Roi Très Chrétien comme on l’appelait alors. Comme on le sait, Louis XIV voulait affaiblir l’empire des Habsbourg pour imposer son hégémonie à l’Europe. Les Français fournirent donc aux Turcs leur savoir-faire militaire, en particulier l’usage des tranchées dans les sièges, et ils firent obstacle à la création d’une coalition anti-turque. Les situations de cette espèce sont innombrables, et il ne s’agit pas de simple Realpolitik, mais de réelles embuscades organisées par les règnes occidentaux aux dépens des peuples frères ou voisins. En 1536, le souverain français François Ier a signé avec le sultan Soliman le Magnifique un traité devenu célèbre sous le nom d’« alliance impie », qui resta en vigueur plus de 250 ans, presque jusqu’aux guerres napoléoniennes. Ce pacte eut beaucoup de très graves retombées : par exemple, l’appui aux soulèvements des protestants en Hollande et diverses agressions militaires contre l’Espagne catholique par d’autres royaumes musulmans tels que celui du Maroc. À l’« alliance impie » entre la France et la Turquie a correspondu une autre alliance christiano-musulmane, bien entendu anti-française : celle qui a lié les Habsbourg et la Perse des Safavides, cette dynastie qui a façonné ce qui allait devenir l’Iran chi’ite actuel. Les Perses étaient en âpre concurrence avec les Ottomans, en dépit du fait que les deux royaumes avaient en commun la religion musulmane et la langue turque. Les royaumes d’Espagne et de Portugal n’ont pas hésité de leur côté à signer une alliance avec les Perses, précisément pour affaiblir la Turquie sunnite. Et c’est grâce aux agents diplomatiques anglais que la Perse a pu moderniser son armée et la rendre compétitive.

On dirait que le jeu des grandes puissances aux XVIe-XVIIIe siècles a adopté des mécaniques semblables à celles d’aujourd’hui : puissances occidentales rivales alimentant le conflit entre factions musulmanes chi’ites et sunnites et les instrumentalisant contre l’adversaire de service.

C’est exact. L’Histoire enseigne que l’Occident, ou en tout cas le monde évolué et industrialisé non-musulman, donc Russie comprise, a toujours soufflé sur le feu des conflits ethniques locaux à son propre bénéfice. Il y a trois siècles, le champ de bataille, outre le militaire, était celui du commerce maritime. Toutes les puissances, y compris les chrétiennes, pour frapper l’adversaire à ses ressources économiques, pratiquaient la piraterie. Aujourd’hui, le second front, c’est l’énergie, le pétrole et le jeu des grands gazoducs. Il est arrivé qu’il se forme, entre l’Occident et des États musulmans des coalitions purement occasionnelles, comme quand Napoléon s’est allié à la Perse contre la Russie. Carl Schmitt aurait souri et approuvé. Ce qui fait problème, c’est quand la politique ne fait plus son métier, fût-il cynique, mais se travestit en religion et devient de la traîtrise. L’Italie a assumé un rôle qui n’a pas été secondaire dans cette partie géopolitique séculaire. En 1480, Mehmed II a attaqué Otrante, déportant, violentant et massacrant une foule énorme de civils sans défense, dont huit cents martyrs qui ont refusé de se convertir à l’Islam et ont tous été décapités sur place, par groupes de cinquante à la fois. Tout cela, cependant, s’est produisit à cause des autres états italiens. Andrea Gritti, ambassadeur de la République de Venise, avait encouragé l’action de Mehmed II, en lui faisant savoir qu’il verrait d’un bon oeil un coup de main sur Otrante : la présence ottomane au sud de la péninsule aurait été une très grosse épine dans le flanc de Ferrante d’Aragon, roi de Naples et rival des Vénitiens. Florence elle-même avait envoyé au sultan beaucoup de signes positifs (et peut-être même plus), parce qu’elle était, à son tour, en conflit avec Ferrante. Beaucoup d’ingénieurs militaires toscans, Léonard de Vinci inclus, offraient leurs services au sultan pourvu qu’ils fussent bien payés. Autrement dit, les envahisseurs musulmans sanguinaires d’Otrante ont été l’instrument d’un impitoyable règlement de comptes entre les principautés italiennes.

Dans un de vos romans, vous avez écrit : « Les Ottomans sont l’instrument idéal. » Pourquoi l’étaient-ils ?

Avant tout, il faut distinguer entre l’échelon haut et l’échelon bas. Les Ottomans étaient l’instrument idéal aux deux niveaux. À l’échelon haut, parce que les finances, l’administration, le gouvernement et le commerce de l’Empire ottoman étaient essentiellement aux mains d’Occidentaux. Soliman le Magnifique, comme ses prédécesseurs, choisissait les hauts fonctionnaires de son administration grâce au devşirme, la célèbre « récolte » : le vivier de quinze mille enfants chrétiens qu’il faisait, chaque année, enlever en Roumélie, partie européenne de l’Empire ottoman, par exemple en Hongrie, et ensuite élever à Constantinople, parce qu’il croyait en secret que leur intelligence était supérieure à celle des Turcs. Les kidnappés devaient être rigoureusement chrétiens ; il était interdit d’enlever des enfants de musulmans ou de juifs. Dans le vivier de la « récolte », on choisissait ceux qui feraient ensuite partie des janissaires, le corps choisi et hautement spécialisé qui se retrouvait au sommet de l’armée. Les janissaires étaient donc tous chrétiens de naissance et n’avaient rien à voir avec le sang turc, puisque, dès le départ, le célibat leur était imposé et qu’ils ne risquaient pas d’avoir de descendance. Année après année, les vieilles victimes du devşirme étaient remplacées par le rapt de nouveaux enfants. À leur arrivée sur le territoire de l’empire musulman, les petits étaient très attentivement étudiés d’un point de vue physionomique : selon que les traits de leurs visages révélaient telle ou telle inclination, ils étaient envoyés servir dans le palais privé du sultan, dans l’administration de l’État ou dans l’armée, au sein des janissaires. Même les dignitaires du plus haut grade n’étaient pas turcs. Le grand vizir, c’est-à-dire le premier ministre, qui n’avait à répondre qu’au sultan, n’a presque jamais été turc, ni même musulman. Des quarante-sept grands vizirs qui se sont succédé à la Sublime Porte entre 1453 et 1623, seuls cinq ont été d’origine turque : les autres comprenaient des Albanais, des Chaldéens, des Grecs, des Arméniens, des Géorgiens, des Italiens et ainsi de suite. Ibrahim Pacha, le fameux grand vizir de Soliman le Magnifique, n’était pas turc mais vénitien. Et Sokollu, grand vizir du sultan Selim II, fils de Soliman, était un juif bosniaque converti au christianisme. Déjà un demi-millénaire avant eux, le grand vizir de Grenade, Samuel ibn Nagrela avait été juif.

Une autre citation de vos livres : « Ceux qui financèrent l’attaque de Vienne par Soliman en 1529 étaient des gens de Constantinople mais provenaient d’Europe. » Et encore : « Des patrimoines de familles entières, accumulés pendant des générations et des générations, affluaient dans les caisses du sultan pour financer sa campagne contre les chrétiens ». Qui étaient-ils exactement ?

Des familles de marchands et de banquiers européens, qui s’étaient installées à Constantinople, précisément pour la très grande liberté du commerce dont on y jouissait. Le cas de l’attaque de 1529 n’est qu’un parmi tant d’autres ; le financement occidental aux sultans a été constant. Les témoignages d’époque sont très nombreux. Un des plus intéressants remonte à 1625 et c’est celui d’un drogman, autrement dit d’un interprète en langues orientales, le Vénitien Giovan Battista Salvago, qui a écrit au doge de Venise un rapport secret sur les royaumes barbaresques d’Algérie et de Tunisie. Les états barbaresques d’Afrique du Nord n’étaient que des républiques maritimes vivant de la piraterie, de confession musulmane et tributaires du sultan de Constantinople. Quand on lit le compte-rendu du drogman Salvago, il n’apparaît que trop clairement que les Ottomans et leurs vassaux, dans le secret des accords, étaient soutenus commercialement et logistiquement par ces mêmes puissances européennes qu’ils allaient ensuite combattre au grand jour dans les eaux de la Méditerranée. À qui pouvaient-ils acheter, en fait, tous les précieux produits manufacturés (armes, pièces de rechange pour les navires, ustensiles) indispensables à la navigation et à la guerre, sinon aux Européens ? N’est-ce pas aux marchands de Livourne qu’ils revendaient les esclaves dont ils n’avaient pas réussi à se défaire sur les autres places ? Et surtout, n’est-ce pas d’Italie qu’affluaient volontairement les milliers d’enrôlés qui, chaque année, abjuraient la religion chrétienne pour venir grossir les rangs des corsaires musulmans ? C’étaient eux qui indiquaient à leurs rais, les capitaines des impitoyables navires corsaires musulmans, comment pénétrer de nuit dans leurs villages d’origine, pour y surprendre dans leur sommeil et livrer à l’esclavage, leurs anciens concitoyens. Les plus grands corsaires musulmans ont été des Italiens : Occhiali, Cicala, Ali Ferrarese, Mami Ferrarese, pour n’en citer que quelques-uns. Pour se faire une idée de la politique à deux visages des États européens dans l’histoire militaire et commerciale de la Méditerranée, on peut lire la précieuse contribution de l’historienne Mirella Mafrici, Mezzogiorno e pirateria nell’età moderna (Edizioni Scientifiche Italiane, 1995)**

Donc, le phénomène de l’adhésion spontanée de jeunes occidentaux aux milices islamiques, qui touche aujourd’hui tant d’États européens, a d’importants précédents historiques. On passe ainsi de la haute politique aux vicissitudes personnelles et familiales. Vos livres contiennent quelques évocations biographiques réellement hors du commun, qui s’entrelacent continuellement avec l’histoire d’Italie.

Effectivement, nous sommes tombés sur des histoires qui paraissent conçues pour un livre d’aventures ou d’espionnage, et qui pourtant sont non seulement réelles mais sont même exemplaires. Un nom qui vient tout de suite à l’esprit est celui de Giuseppe Nassi***, qui a non seulement financé généreusement les sultans pour qu’ils anéantissent l’Occident chrétien, mais qui a aussi organisé et subventionné des opérations de déstabilisation en Europe, au bénéfice des Ottomans. C’était un banquier marrane qui avait vécu à Venise, où il se faisait appeler Giovanni Miches. Il prêtait de l’argent aux gouvernements et aux monarques de la moitié de l’Europe. Mais il avait été expulsé de la Sérénissime République parce qu’on l’y soupçonnait de tramer des complots contre les Vénitiens et d’avoir fait incendier et exploser, dans un attentat d’une très grande audace, l’arsenal de la Sérénissime. Les Vénitiens lui avaient donc interdit de mettre le pied dans aucune de leurs possessions en Méditerranée, sous peine d’être pendu comme infâme sur la place Saint Marc, devant le palais du Doge. Exilé de Venise, Nassi s’était établi à Constantinople avec sa très puissante tante Gracia Nassi, héritière de la famille Mendes, une des plus riches dynasties de banquiers du continent. Nassi avait ainsi apporté en dot aux Turcs un immense patrimoine, sans parler du réseau d’affaires et de contacts de sa banque, pour laquelle travaillait une véritable armée de comptables, d’employés, de laquais, de parents et de serviteurs. À Constantinople, grâce son immense fortune, il lui avait été facile de se concilier les faveurs du sultan, grâce aussi à l’aide du médecin de ce dernier, le rabbin Moshe Hamou. Nassi s’est très vite servi de toute son influence pour attiser des guerres entre les États européens, ainsi qu’entre eux et la Sublime Porte, mais par-dessus tout pour préparer la guerre contre Venise. Du reste, il était passé maître dans l’art d’allumer des conflits quand il avait à régler des comptes personnels. Lorsque le roi Henri II de France a un jour tardé à lui rembourser un prêt, Nassi, en guise de rétorsion, s’est arrangé pour faire saisir par les Turcs les navires français qui relâchaient dans les ports du sultan. Pour déstabiliser l’Espagne, grand adversaire du sultan, il a fomenté la Guerre de Quatre-Vingts Ans. Depuis Constantinople, Nassi préparait soigneusement sa revanche contre Venise. C’est ainsi qu’il a conseillé au sultan Selim de faire la guerre à la Sérénissime pour prendre le contrôle de Chypre, précieux joyau des Vénitiens face aux côtes turques. Puis, par l’intermédiaire de ses correspondants secrets à Venise, il a manœuvré pour que la Sérénissime n’envoie pas les renforts promis à Chypre, alors qu’ils étaient stationnés non loin de là, sur l’île de Crète. C’est de cette façon que, grâce à Nassi, Chypre est tombée aux mains des musulmans. Tout cela a été reconstitué avec une précision remarquable par l’historien Cecil Roth.

Dans votre troisième roman, Veritas, le lecteur apprend que ceux qui ont allumé le feu de l’agression musulmane contre l’Empire des Habsbourg dans la seconde moitié du XVIe siècle, en particulier contre l’empereur Maximilien II de Habsbourg, étaient les princes protestants allemands et quelques-uns de leurs émissaires secrets, qui entouraient Maximilien en qualité de ministres et de conseillers. Vous dites qu’après avoir essayé sans succès de le convertir au luthérianisme, ils se sont vengés en déchaînant contre lui les armées turques. Comment les choses se sont-elles réellement passées ? Peut-on parler d’une convergence historique des intérêts de l’Islam et du luthérianisme ?

Dans la mésaventure de Maximilien, on ne peut pas ne pas être ébahi par l’œuvre de pollution politique et financière qu’ont déployé autour de lui quelques protestants purs et durs en faveur des forces ottomanes, et ce avec des conséquences incalculables. Maximilien II, neveu de Charles Quint, n’était pas destiné à la couronne impériale, qui aurait dû revenir à son cousin Philippe II, fils de l’illustre empereur. Mais les princes-électeurs allemands ne voyaient pas d’un bon œil Philippe, qui était un catholique déclaré, et ils avaient réclamé à grands cris le trône pour le jeune Maximilien, autour duquel, depuis plus d’une décennie, avec patience et minutie, ils avaient réussi à introduire des instructeurs au protestantisme plus ou moins dissimulé. Et Maximilien, comme on pouvait s’y attendre, une fois arrivé à l’âge adulte, avait laissé se multiplier autour de lui prédicateurs, conseillers, médecins et hommes de science luthériens, si bien qu’on donnait pour certain qu’une fois sur le trône, il passerait dans les rangs des réformés. Mais Maximilien, après son élection à l’empire (en juillet 1564) a choisi une voie différente : il s’est déclaré simplement chrétien, sans soutenir ni la Contre-Réforme ni le luthérianisme. Choix difficile, orienté vers une recherche de la paix et de la tolérance. Quelques mois plus tard est arrivée la vengeance. En 1565, l’agent diplomatique impérial David Ungnad, fervent protestant, a communiqué, de Constantinople, la nouvelle alarmante que Soliman le Magnifique était en train de mettre en place une armée puissante et très efficace de cent mille hommes, avec laquelle il s’apprêtait à marcher sur Vienne. Maximilien a aussitôt ordonné la mise sur pied d’une armée d’égale importance. Quelque temps après, le vice-payeur impérial, c’est-à-dire le collecteur-adjoint des ressources financières, Georg Ilsung s’est présenté en personne devant Maximilien avec l’annonce surprenante que, grâce à ses contacts étroits avec les banquiers allemands les plus puissants tels que les Fugger (ils étaient d’Augusta, comme Illsung lui-même) et en ajoutant ce qu’il avait puisé dans son patrimoine personnel, il était arrivé à réunir une armée de quatre-vingts mille soldats, avec promesse de renforts ultérieurs. Maximilien, radieux, a aussitôt promu Illsung payeur impérial en chef, faisant ainsi de lui l’homme-clé des finances impériales. Mais quand l’empereur s’est retrouvé en Hongrie, sur le point de lancer ses troupes contre celles commandées par Soliman, on l’a vu hésiter et choisir inexplicablement de se retirer, tandis que les Ottomans lui arrachaient les importantes forteresses de Szigetvár et de Gyula. C’est alors que rompant avec tous les usages, Maximilien a décidé de se justifier publiquement et donné l’explication du mystère : quand il avait voulu passer personnellement en revue les forces dont il disposait, il s’était aperçu que les soldats enrôlés dans son armée n’étaient pas quatre-vingts mille mais moins de vingt-cinq mille. Illsung lui avait menti. En outre, leurs équipements étaient exécrables, et, des renforts promis, il n’y avait pas trace. Pour ces motifs, Maximilien II avait décidé de se retirer. Vingt-cinq mille contre cent mille : ç’eût été un massacre, avec, par-dessus le marché, le risque que les Ottomans, une fois exterminée l’armée chrétienne, poussent jusqu’à Vienne et, la trouvant dégarnie, la prennent d’un seul coup.

Que s’est-il passé ensuite ?

Les surprises n’étaient pas finies. L’empereur avait découvert, mais trop tard, alors que l’armée était déjà sur le chemin du retour, qu’Ungnad aussi lui avait menti : des soldats ottomans faits prisonniers par les forces impériales sur le chemin de Vienne, avaient révélé que l’armée ottomane était loin d’être considérable et fortement armée. Parmi les Turcs, il y avait beaucoup de soldats sans armes et, surtout, il y avait énormément de très jeunes garçons que terrorisait l’ennemi chrétien. Mais surtout, on avait caché à Maximilien le fait le plus sensationnel, à savoir qu’au cours de la campagne militaire, Soliman le Magnifique était mort. Depuis au moins deux mois et l’empereur n’en avait rien su. C’est par un étranger - l’ambassadeur de la République de Venise - qu’il a été informé de la mort de Soliman. La nouvelle était arrivée dans la lointaine Innsbrück trois jours avant d’atteindre le camp de l’empereur, qui se trouvait à deux pas du camp ottoman. Et cela, en dépit du fait qu’Ungnad n’avait cessé de faire la navette entre les deux armées. Ainsi, l’armée de Maximilien n’avait pas pu exploiter le bouleversement de l’armée ottomane, lorsqu’elle s’était tout à coup trouvée sans chef. En réalité, quand il avait quitté Constantinople, Soliman était déjà moribond, mais de cela non plus Ungnad n’avait rien dit. Par ailleurs, qu’est-ce qui avait poussé le sultan à risquer une opération militaire à l’article de la mort ? Avait-il reçu l’information mensongère que Maximilien II était sur le point d’envahir ses territoires ? L’Histoire nous enseigne que, quelquefois, quand deux parties se combattent, c’est une troisième qui ramasse la mise. On a vu trop souvent décider du sort des guerres celui qui faisait la navette entre les combattants, que ce soit pour transmettre des nouvelles, pour s’occuper du ravitaillement ou des fournitures militaires.

Mais même après la justification publique de sa défaite militaire, Maximilien n’a pas pu se libérer de ses conseillers infidèles, dont il dépendait toujours pour trouver rapidement des capitaux frais, pour obtenir l’échelonnement de dettes encore dues ou pour solliciter de nouveaux prêts des Fugger, non sans leur abandonner en garantie les rentrées des douanes et les recettes des mines impériales de mercure d’Idrija. L’argent, cependant, arrivait toujours au compte-gouttes, maintenant l’administration et l’armée impériales dans un état constant de pénurie. Quant à la cassette personnelle de l’empereur, Illsung l’avait confiée à un élève d’Ungnad, David Hag, payeur de la Cour, qui a géré les fonds du souverain de manière extrêmement suspecte. À sa mort, survenue en 1599, plus de vingt ans après la disparition de Maximilien, on s’est aperçu que Hag s’était contenté d’enregistrer dans les registres comptables, les seules dépenses de l’empereur et jamais ses rentrées : il est plus que probable qu’ont été ainsi soustraites à Maximilien d’énormes sommes d’argent. Il est facile de comprendre qu’en l’absence de personnages aussi déloyaux qu’ Ungnad, Illsung et Hag, l’Empire des Habsbourg se serait acquitté bien différemment de son rôle de rempart contre les Ottomans.

Tout ceci cependant concerne encore ce que vous avez appelé « l’échelon supérieur» de l’instrumentalisation des Ottomans par les Occidentaux. Que peut-on dire de « l’échelon inférieur » ?

À l’échelon inférieur, il suffit de lire les observations des voyageurs européens en Turquie du XVIIe au XIXe siècles. La princesse Cristina de Belgioioso, a assisté à des procès faits à des délinquants de droit commun, et elle disait avoir eu l’impression que, parmi les Ottomans, le criminel n’était pas un homme d’une trempe différente de celle du sage. Les bandits turcs avaient un regard plus sûr qu’elle-même, qui les observait lorsqu’ils étaient à la barre. Cristina n’a par conséquent pas pu manquer de voir, dans ces gens, des « hommes d’une nature différente de la nôtre, qui ignoraient réellement la signification des mots chrétiens de vice et de vertu ».Ayant eu affaire aux Ottomans, dit la princesse de Belgioioso, « je me rendis compte, hélas, qu’au sein d’une civilisation presque aussi vieille que la civilisation chrétienne, mais fondée sur des bases complètement différentes, on rencontrait ce phénomène : l’homme sans conscience ! ». Voilà. Il est certain que l’homme sans conscience est un excellent instrument, facilement manipulable. C’est pourquoi il a été si commode à l’Occident d’aller le cultiver dans les populations exotiques et puis de le lancer aux frontières de l’Europe, pour y poursuivre ses fins perverses d’(auto) destruction. Cette instrumentalisation est évidente jusqu’à dans la politique intérieure de l’Empire ottoman, qui était en contradiction stridente avec sa politique extérieure. Comme tout empire, d’ailleurs, l’Empire ottoman n’était qu’un immense creuset à filtration basé sur un système féodal. Le sultan, souverain absolu, était représenté dans les provinces par un réseau de régisseurs, qui étaient loin d’être loyaux : les derebey, petits hobereaux agités et féroces, perpétuellement en révolte contre lui. Ils s’emparaient de la collecte des impôts qui auraient dû lui être versés, refusaient d’obtempérer aux demandes de recrutement du gouvernement central, enrôlant au contraire des troupes pour leurs armées personnelles ; ils avaient leurs propres étendards et des uniformes à eux, et il leur arrivait souvent de partir en guerre contre le sultan lui-même. Presque toute l’Asie Mineure est divisée en un petit nombre de ces derebey. Pour ne rien dire des territoires de montagne, où on ne répondait même pas aux appels aux armes. Dans la région du Ghiaour-Dagh, à la frontière entre la Turquie et la Syrie actuelle, pas un seul montagnard n’endossait l’uniforme et ne daignait payer un seul para - la quarantième partie d’une piastre - au trésor impérial. Quand le sultan essayait de les ramener à l’obéissance, les habitants des hauteurs se repliaient vers les sommets, laissant l’armée régulière errer sur leurs terres abandonnées. Ou bien ils se déchaînaient en masse contre les armées du sultan, dans la proportion de vingt-cinq mille montagnards pour un millier de soldats, ce qui suffisait habituellement à mettre fin aux hostilités et à rétablir la paix avec Constantinople. Le calme durait jusqu’au recrutement suivant ou à la prochaine échéance des taxes qui faisait inévitablement recommencer la guerre. L’Empire ottoman comptait de nombreuses populations de ce genre, ce qui suffit à faire comprendre à quel point il est absurde de prétendre que les Ottomans étaient prêts à envahir les nations voisines. C’est le contraire, en fait, qui est vrai : la Sublime Porte avait d’énormes problèmes intérieurs qui auraient dû lui déconseiller toute action de guerre vers l’extérieur. S’étendre à tout prix en Europe, comme l’ont pourtant fait les sultans, en menaçant Vienne, Venise et la Hongrie, alors qu’à peu de lieues de Constantinople, leur empire était totalement ingouvernable, signifie que le but principal n’était pas la conservation de l’Empire ottoman mais la destruction, ou mieux, la déstabilisation de l’Europe chrétienne.

Le terme « déstabilisation » nous ramène encore une fois avec force au présent…

C’est précisément pour cela que nous avons lancé notre appel : l’Histoire doit nous instruire ! Pendant la guerre de Succession d’Espagne, entre 1700 et 1714, lorsqu’est morte l’Europe d’ancien régime et qu’est née celle d’aujourd’hui, les puissances maritimes et commerciales, in primis l’Angleterre, avaient intérêt à déstabiliser les deux adversaires majeurs du conflit, l’Empire des Habsbourg et la France, pour empêcher que le vainqueur, quel qu’il fût, puisse conquérir une position dominante. Le pouvoir anglais se fondait sur le commerce, sur le libre-échange, qui réalise ses gains les plus importants justement par la guerre et par l’affaiblissement des voisins, lesquels peuvent être, bien sûr, envahis militairement, mais qui peuvent l’être aussi au moyen du soft power du commerce et de la culture, sans qu’il soit jamais en mesure de rendre la pareille. La guerre pulvérise les rapports économiques, toutefois, il est bien connu qu’il existe des trafics à grand rayon d’action qui rentabilisent au maximum l’affaiblissement des Nations. Karl Kraus a traité avec une maestria épique, dans Les derniers jours de l’humanité (Agone, 2005), les flopées de « larves, hyènes et lémures » (comme il les appelle) qui se sont enrichis, pendant la Grande Guerre, grâce à la pénurie, au marché noir et aux commandes militaires. Nos grands-parents savaient bien que quand les champs sont rendus stériles par les incursions, les incendies et les dévastations belliqueuses, les peuples tombent dans la toile d’araignée des spéculateurs et des usuriers, qui font payer les marchandises à cinquante fois leur valeur. Et quand les dettes étaient contractées par des rois, il n’était pas rare que des financiers reçoivent, en récompense, des titres nobiliaires. Après une décennie de guerre, les puissances mercantiles sorties victorieuses de la Guerre de Succession d’Espagne, c’est-à-dire surtout l’Angleterre, ont réussi à mettre la France économiquement à genoux, avec l’aide diabolique du terrible hiver de 1709. Et dire qu’à l’époque, on ne connaissait pas les guerres climatiques ! Il a suffi d’ajouter au tableau quelque assassinat de souverain, et les puissances commerciales ont acquis une domination planétaire, qui, sous des formes diverses, dure encore.

Un de vos romans qui doit sortir prochainement, Dissimulatio, est consacré au coup d’État. Rita Monaldi et Francesco Sorti, qu’est-ce que c’est, pour vous, la politique ?

C’est plus un éclair qu’un discours. Le cardinal Mazarin disait que la politique tient tout entière dans deux mots : simula et dissimula.

Interview réalisée par Gabriele Palasciano.

_________________  

*        Traduits dans une demi douzaine de langues mais toujours inédits dans leur français d’origine (NdT)

**       Inédit en français.

***     Considéré comme le précurseur des sionistes.

Source : http://www.cortiledeigentili.com/intervista-a-rita-monald...

 Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Pour en savoir plus sur Rita Monaldi et Francesco Sorti, voir notre post du 1er janvier 2014 : http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

 

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« La Cour des Gentils » est une structure du Conseil Pontifical de la culture, qui l’a créée à Paris les 24 et 25 mars 2011, sous les auspices de l’UNESCO, pour favoriser les rencontres et le dialogue entre croyants et non croyants.

L’idée vient du pape Benoît XVI, qui s’est inspiré d’une cour du temple de Jérusalem où, il y a 2000 ans, les non-juifs (Gentils) pouvaient suivre la liturgie du culte, écouter les chants et interroger les docteurs de la Loi. Le cardinal Gianfranco Ravasi, président du Conseil Pontifical de la culture a été chargé de développer cette structure, dont les activités consistent à faire se rencontrer des personnes de convictions diverses.

Les thèmes proposés aux discussions sont liés aux grands défis posés par la société actuelle et aux aspirations que partage l’humanité.

 

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Mis en ligne le 11 février 2016.

 

 

 

 

 

23:32 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |