28/07/2014

IL FAUT MOURIR PUISQUE LES GREDINS TRIOMPHENT

 

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« Il faut mourir, puisque les gredins triomphent »

Maximilien Robespierre, 9 Thermidor An II.

 

Aujourd’hui 10 Thermidor An 222 de la République,

220e anniversaire de l’assassinat de

116 jacobins à Paris et de beaucoup d’autres dans les provinces.     

 

Souvenons-nous d'eux :

Jean-Jacques ARTHUR

Le Liégeois Servais BOULANGER, ouvrier orfèvre et général sans-culotte ;

Le grand législateur Georges COUTHON

Jean-Baptiste Fleuriot-Lescot, maire de Paris quoique Belge ;

GOBEAU

François HANRIOT, commandant de la Garde Nationale ;

LAVALLETTE

Philippe LE BAS (guillotiné mort)

Claude-François PAYAN, agent national de la Commune

Augustin ROBESPIERRE

Maximilien ROBESPIERRE

Louis-Antoine SAINT-JUST

VIVIER

et de leurs compagnons, gens du petit peuple, dont l’histoire ne s’est pas souciée de retenir les noms.

 

À Paris, la tuerie sans procès dura trois jours. Les suppliciés furent enterrés dans une fosse commune emplie de chaux vive, « pour que le peuple n’en fasse pas un lieu de pèlerinage », au cimetière des Errancis, qui fut ensuite désaffecté. 

On construisit, par-dessus le charnier, une guinguette, où l’on dansa jusqu’à ce que, par la grâce du baron Haussmann, le prolongement de la rue Miromesnil et le percement du boulevard Malesherbes viennent morceler le terrain.

Les os brûlés des vaincus de Thermidor se trouvent pratiquement à l’angle de la rue Monceau, sous le boulevard. On ne danse plus sur eux, on roule.

Les squelettes des autres guillotinés, dont Madame Elisabeth, sœur du roi, ont été transportés dans les catacombes.

 

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*

Il faut mourir, puisque les gredins triomphent 

  

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Gaza – 28 juillet 2014

 

À ce jour, du fait de cet assaut, on compte 1032 morts palestiniens, en grande majorité des civils et des enfants.

Du fait de l’invasion à pied proprement dite (et pour la première fois) du territoire de Gaza, 43 soldats israéliens ont été tués par les défenseurs, et 3 civils.

Le nombre des blessés palestiniens est vertigineux, on ne le connaît pas avec certitude ; les sauveteurs n’ont pas le temps d’aller les retirer de sous les décombres sans se faire eux-mêmes tuer.

Une école de l’ONU a été bombardée: 15 morts. Que fera l’ONU ? Rien. Veto US. 

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Le siège de Gaza dure depuis huit ans.

 

*

Quand on n'est pas génocidé soi-même, le courage civil, c'est ça :

 

  

 

*

Avignon

Le Festival est fini, mais pas les tribulations des intermittents. 

Quoiqu’avec les carabiniers, on relaie bien volontiers.

 

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Communiqué des intermittents du spectacle d’Avignon

Nous venons de nous faire sortir très violemment de L'Hôtel de Ville d'Avignon par la Police Municipale, sur ordre de la maire socialiste d'Avignon, Cécile Helle.

Nous, membres de la Coordination des Intermittents et Précaires, étions venus, ce jeudi 24 juillet, dès 10H30, pour obtenir un rendez-vous lui demandant d'affirmer et d'afficher clairement sa position quant à son soutien au mouvement de lutte unitaire.

Après une attente de 4 heures, nous avons décidé de bloquer l'entrée de la mairie, pour enfin obtenir cet entretien.

La seule réponse a été l'arrivée de policiers municipaux qui nous ont enfermés dans la mairie et expulsés manu militari avec une violence incontrôlée.

La façon dont elle nous a été renvoyée est à la hauteur du mépris et du dédain avec lequel ce gouvernement et les partenaires sociaux signataires de l'accord d'assurance chômage nous traite depuis ces 4 derniers mois.

Nous allons autour des tables, nous rencontrons les politiques, nous proposons, nous patientons. Au final, nous recevons des coups.
Il n'y a qu'en haussant le ton et les actions que nous serons entendus.

Aujourd'hui, en Avignon des compagnies sont en grève, à Chalon dans la rue 2000 personnes manifestent, bloquent le Medef, les Pôle Emploi, la préfecture, et 50% des compagnies sont en grève ce soir.
Il y a des actions sur tout le territoire, l'été est loin d'être fini.

Il est temps que le gouvernement prenne ses responsabilités car ce dialogue de sourd, ne fait qu'accroître notre colère.

La réaction de la mairie d'Avignon en ce 24 juillet est une grave erreur et une rupture

Aujourd'hui, en Avignon, ce "festival militant"a un goût amer et exaspéré.

Nous demandons à toutes et tous, ici et ailleurs, de relayer ce grave événement.

Nous demandons à toutes et tous, de ne pas se satisfaire de « soutiens » qui n'en sont pas.

Nous demandons à toutes et tous d'être plus forts, plus nombreux, plus déterminés encore et de réagir fermement à ce nouvel acte de trahison.

 (s)

Coordination des Intermittents et Précaires

 

*

Après ses visites à Cuba, au Nicaragua, en Argentine et au Brésil,

Vladimir Poutine a répondu à des questions que lui posaient des journalistes russes. 

(Il ne se doutait pas encore qu’il allait être accusé d’avoir descendu un avion civil plein de passagers… N’oublions pas la règle d’or du nazisme : Toujours accuser l’autre de ce qu’on est en train de lui faire.)

Merci à Salah pour la vidéo, la traduction et les sous-titres

 

 

Retranscription :

VLADIMIR POUTINE : Bonjour, ou bonsoir. Quel fuseau horaire suivons-nous 

JOURNALISTES : Bonsoir ! 

QUESTION : La première question concerne des nouvelles récentes. Les Etats-Unis ont imposé de nouvelles sanctions à la Russie...

VLADIMIR POUTINE : Vraiment ?

QUESTION : Vous avez déjà déclaré plus tôt que la Russie mettrait peut-être en place des mesures de rétorsion. Quelle sera la réponse cette fois ?

VLADIMIR POUTINE : Nous devons d'abord voir ce que ces sanctions entraînent; nous devrons examiner cela calmement, sans agitation. En général, je tiens à dire que malheureusement, ceux qui planifient les actions de politique étrangère des États-Unis – ce n'est pas une observation récente mais concernant les 10-15 dernières années – mènent une politique étrangère agressive et, à mon avis, qui manque de professionnalisme, parce que quoi qu'ils fassent, il y a des problèmes partout.


Il suffit de regarder: il y a des problèmes en Afghanistan; l'Irak est en train de s'effondrer; la Libye est en train de s'effondrer. Si le général el-Sisi n'avait pas pris le contrôle de l'Egypte, l'Egypte serait probablement elle aussi dans la tourmente à présent. En Afrique, il y a des problèmes dans de nombreux pays. Ils se sont impliqués en Ukraine, et il y a des problèmes là-bas aussi.


Il serait bon que tout le monde comprenne que nous devons nous appuyer sur les principes fondamentaux du droit international et du droit local, et traiter les Etats et la constitutionnalité avec beaucoup de soin, en particulier dans les pays qui viennent tout juste de se redresser, où le système politique est encore assez jeune et immature, et où l'économie est encore en voie de développement.

Nous devons traiter les institutions étatiques avec le plus grand soin. Quand elles sont traitées avec mépris, cela entraîne des conséquences graves: désintégration et conflits internes, comme nous l'observons actuellement en Ukraine.

Ceux qui poussent les autres pays vers de tels développements ne devraient jamais oublier que le sang des soldats de l'armée régulière, le sang des combattants de la résistance, et celui des civils, en premier lieu, est sur leurs mains, de même que les larmes des mères, des veuves et des orphelins – ils sont sur leur conscience, et ils n'ont moralement pas le droit de rejeter cette responsabilité sur les épaules de quiconque.

Voici ce qui devrait être fait conjointement: appeler toutes les parties du conflit en Ukraine à cesser immédiatement les hostilités et à commencer les pourparlers. Mais malheureusement, nous ne voyons pas cela de la part de nos partenaires, d'abord et avant tout nos partenaires américains qui, au contraire, il me semble, poussent les autorités actuelles de l'Ukraine vers la poursuite d'une guerre fratricide et la poursuite des opérations punitives. Cette politique n'a aucune perspective.

Quant aux diverses sanctions, j'ai déjà dit qu'elles ont généralement un effet boomerang, et, sans aucun doute, dans ce cas, conduisent les relations russo-américaines dans une impasse et les endommagent gravement. Je suis certain que cela est nocif pour les intérêts stratégiques à long terme de l'administration américaine et du peuple américain.

Il est très regrettable que nos partenaires suivent cette voie, mais la porte menant au processus de négociation pour surmonter et dépasser cette situation reste ouverte. J'espère que la raison et le désir de régler tous les problèmes par des moyens pacifiques et diplomatiques prévaudront. 


[...]

QUESTION : M. Poutine, la délégation du FMI est en train de finaliser sa décision sur le montant de son aide financière pour l'Ukraine. Que pensez-vous de ce type d'assistance pour ce pays ?

VLADIMIR POUTINE : Je voudrais commencer par dire que la Russie est extrêmement désireuse – elle a pour cela un intérêt vital – de parvenir à la cessation la plus rapide possible du conflit en Ukraine, pour un certain nombre de raisons.

Je ne sais pas s'il y a un autre pays, à l'exception de la Russie – et de l'Ukraine elle-même, bien sûr – qui aurait autant d'intérêt à arrêter l'effusion de sang et à parvenir à la résolution de la situation dans cet Etat voisin. Cela parce que nous avons beaucoup d'amis là-bas, parce que nos relations ont historiquement toujours été spéciales (il y a beaucoup de gens Russes, de russophones là-bas, etc.), et pour d'autres raisons, économiques par exemple.

Il est impératif de mettre un terme au conflit armé là, comme je l'ai déjà dit, de mettre fin à la confrontation militaire, d'établir un cessez-le feu des deux côtés – c'est quelque chose que je tiens à souligner – et d'amener les deux côtés et toutes les parties en conflit à s'asseoir à la table des négociations.

Eu égard à cela, nous sommes a priori favorables à toute assistance économique fournie à l'Ukraine, y compris l'aide fournie par le FMI. Dans le même temps, je tiens à souligner que les règles du Fonds Monétaire International stipulent qu'il ne doit pas fournir d'aide financière à pays en guerre. J'estime que c'est une mesure juste, et je pense qu'elle devrait être appliquée dans le cas de l'Ukraine. Pourquoi ? Parce que généralement, dans un pays en guerre, l'argent est donné à un pays pour un certain but, mais il est finalement utilisé pour d'autres choses. L'argent est alloué pour soutenir l'économie et la sphère sociale, mais en réalité, il est dépensé dans des opérations militaires et ainsi détourné.

C'est, je crois, exactement ce qui se passe en Ukraine avec le premier versement du FMI. Par exemple, une grande partie de ce financement devait être utilisée pour soutenir le secteur bancaire et financier. Mais d'après mes informations, la plupart de ces fonds ont été transférés aux banques privées des oligarques ukrainiens. Où est cet argent maintenant ? A quoi a-t-il servi ? Dans quelles poches a-t-il fini – c'est quelque chose que le FMI et le grand public en Ukraine, ainsi que les pays qui lui apportent de l'aide doivent savoir. Par conséquent, nous devons d'abord mettre fin aux hostilités et ensuite donner de l'argent.

En plus de tout le reste, une partie du premier versement était censée être utilisée pour honorer les engagements de l'Ukraine dans des contrats de commerce extérieur, en particulier le paiement des dettes pour les livraisons de ressources énergétiques russes. Nous n'avons rien vu de cet argent non plus.

Ce qui se passe avec le financement du FMI est exactement la même chose que ce qui s'est passé avec le crédit que nous avons accordé à l'Ukraine, dont trois milliards de dollars qu'elle a reçus de la Russie à la fin de l'année dernière: il n'y a pas eu de remboursement de la dette, aucun paiement n'est en cours. Nous aimerions beaucoup savoir où est notre argent, à quoi il a été dépensé.


Si tout ce dont je viens de parler est mis en œuvre, alors bien sûr nous sommes favorables à une assistance financière pour l'Ukraine, mais pas pour les oligarques ukrainiens et les voleurs, non, pour le peuple ukrainien. C'est une question extrêmement importante. Le plan et les instruments proposés pour le suivi de sa mise en œuvre doivent être présentés d'une manière qui ne laisserait aucun doute sur l'objectif des financements et la façon dont ils sont utilisés. 

[...]

QUESTION : Vladimir Vladimirovitch, je souhaiterais vous demander des précisions sur les sanctions (américaines), si vous me le permettez.

VLADIMIR POUTINE : Qu'y a-t-il à préciser ? Ce n'est pas nous qui introduisons des sanctions. Pourquoi ne posez-vous pas la question à ceux qui nous les imposent ?

QUESTION : Néanmoins, il y a quelques mois, vous avez dit ceci (peut-être que la citation n'est pas tout à fait exacte): s'il y a de nouvelles sanctions, si cela continue, la Russie portera peut-être un regard particulièrement attentif sur les sociétés étrangères opérant dans son secteur énergétique. Pensez-vous que le temps est venu de le faire ?

VLADIMIR POUTINE : Vous faites référence à ce que j'ai dit à propos de l'effet boomerang. J'ai dit que les mesures prises par l'administration américaine contre la Russie pourraient aller à l'encontre des intérêts des États-Unis. Qu'est-ce que cela signifie ?

Cela signifie que certaines entreprises étrangères pourraient vouloir travailler en Russie, mais qu'à cause de certaines restrictions, elles pourraient perdre leur compétitivité par rapport à certaines autres entreprises internationales du secteur énergétique. Nous avons permis à une importante société américaine de travailler sur notre territoire. Les États-Unis ne veulent-ils pas qu'elle y travaille ?

Ils nuisent à leurs plus grandes entreprises du domaine de l'énergie. Dans quel but ? Pour commettre obstinément une nouvelle erreur après avoir commis l'erreur précédente ? Je trouve que cette approche manque beaucoup de professionnalisme, à tout le moins. Tôt ou tard, ces méthodes de résolution des problèmes internationaux devront changer, mais ceux qui y recourent seront responsables des dégâts occasionnés.

QUESTION : Une question sur le métro de Moscou, s'il vous plaît ?

VLADIMIR POUTINE : Allez-y – dernière question.

QUESTION : Je suis désolé, vous avez déjà offert vos condoléances, et une enquête a été lancée. Pensez-vous que les autorités de Moscou devraient être tenues pour responsables [du grave accident du 15 juillet, 23 morts, 161 blessés], car ils poussent à une transformation des transports en commun ?

VLADIMIR POUTINE : La responsabilité doit toujours être personnelle. Il y a un exemple classique du droit pénal appelé la « tragédie de la chasse », lorsque deux chasseurs tirent sur un buisson pensant que du gibier s'y cache, et tuent accidentellement une personne. Etant donné que les experts ne peuvent pas établir qui a tué cette personne, ils sont tous deux exonérés de toute responsabilité. La responsabilité doit toujours être personnalisée.

Si une ou certaines personnes sont reconnues coupables, s'il est établi que l'accident est survenu par leur faute – et il s'agit d'un terrible accident, et je tiens à exprimer une fois encore mes condoléances aux familles des victimes et ma solidarité avec les blessés ; nous allons tout faire pour les aider –, les enquêteurs devraient démontrer cette culpabilité (je me suis entretenu sur ce point avec M. Bastrykin hier) et les traduire en justice comme responsables, mais seules les personnes spécifiques dont c'était la faute.

Nous ne devrions pas faire de déclarations générales dans ce contexte ou utiliser la tragédie comme une opportunité de relations publiques (communication). Dans une telle situation, nous avons besoin des actions et des conclusions professionnelles des autorités compétentes chargées de ce travail, de son organisation et de son contrôle.

Bonne journée.

 

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

Interview complète : http://eng.news.kremlin.ru/transcripts/22683

 

 

*

Histoire belge 

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À une fenêtre du HLM qui fait face au nôtre a pendouillé, pendant des semaines - Mundial oblige – un drapeau belge, comme autrefois les draps de lit le jour de la Fête-Dieu. Il y est resté crânement – qu’est-ce que vous croyez ? -  même après que les Diables Rouges aient été battus et soient rentrés au pays, la queue fourchue entre les jambes.

Dimanche 20 juillet dernier, veille de fête nationale, nous avons machinalement levé les yeux : le drapeau n’y était plus.

Le foot a remplacé la Patrie. 

*

Mis en ligne le 28 juillet 2014

 

 

20:30 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/07/2014

ON AVAIT DIT UN MOIS.

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On avait dit un mois.

On a tenu une semaine.

On avait dit « sauf en cas de guerre mondiale au nucléaire »

 

Mais un remake du 9/11,

si ce n’est pas vraiment une guerre mondiale, cela pourrait en devenir une…

Du coup, on s’interrompt pour vous livrer ce qui tombe comme à Gravelotte. On vous prévient : c’est mélangé. Parce que Gaza, le Donbass et la pauvre Malaisie sont pris dans les rets d’une même embrouille.

 

*

RUSSIE, UKRAINE, ETC.

 

Oui, c’est déjà passé partout. Et alors ?

On l’a dit et redit sous d’autres formes, mais mieux vaut le répéter pour les nuls. Maintenant que la Fédération de Russie commence à se préoccuper de communiquer…

 

 

Une critique : ça va trop vite. On n’a pas vraiment le temps de lire. Messieurs les sous-titreurs du russe, encore un effort !

 

*

Liberté, Égalité, Fraternité

L’autre fois, c’étaient des Tchétchènes, aujourd’hui c’est un Afghan, qui est venu se battre aux côtés des Slaves du Donbass

(et il n’a pas la langue dans sa poche)

 

 

*

Malaysia Airlines

 

Au lendemain de la catastrophe, nous avions écrit ceci (pour nous défouler, puisque nous n’allions pas le publier) :

Les banderistes se surpassent :

Ils essaient de descendre Poutine, ils font mouche sur un appareil de Malaysia Airlines (285 passagers, dont une petite centaine d’enfants et 15 membres de l’équipage). Pas de survivant. Bof ! Dommage collatéral. À la guerre comme à la guerre. Etc.

 

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Missiles BUK – installés mercredi.

Les deux avions, de loin, se ressemblent et ont pratiquement suivi la même route. Ils sont passés à la même intersection, près de Varsovie, l’avion malaisien à 15h44, celui du président à 16h21. Leur trajectoire ensuite a un peu divergé : le Boeing se trouvait à 60 kms de la frontière russe, non loin de Donetsk (qu’est-ce qu’il faisait là ?!) lorsqu’il a été abattu, alors que l’Iliouchine présidentiel arrivait dans l’espace russe sans passer par celui de l’Ukraine. Comme si Vladimir Poutine allait être assez bête pour survoler un territoire où des gens veulent sa mort ! Ce sont les Américains qui font ce genre de choses, bande de pieds nickelés ! Ils ne pourraient plus aller nulle part, sinon.

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Fichtre ! Ils ont la scoumoune les Malaisiens : voilà deux Boeings 777 qu’on leur sucre en quatre mois, avec zéro rescapé à chaque fois.

Pour paraphraser feu le grand Oscar Wilde, perdre un Boeing 777 est un malheur. En perdre deux commence à ressembler à de la négligence.

À moins que… Y a-t-il relation de cause à effet ? Nous n’en savons rien, mais… Malaysia Airlines appartient à un pays, la Malaisie, qui ne reconnaît pas Israël et demeure également le seul pays où la possession de produits israéliens constitue un délit pénal.

Et si le Mossad y avait planté une bombe, dans cet avion ? Et dans l'autre ? Excusez-nous, on ne prête qu’aux riches.

Pas belles les images du sinistre.

Ils n’ont pas fait dans la dentelle, les Tymochenkiens.

Et courageux mais pas téméraires, ils mettent leur méfait sur le compte de la Résistance, qui – voyez comme c’est injuste - n’a aucun moyen d’atteindre une cible à 10.000 mètres d’altitude.

Peu importe. Les merdias occidentaux vont clamer à tous vents que « c’est un coup des rebelles armés par les Russes ».

Quand ils seront démentis, leurs Dindenault auront tout gobé : l’hameçon, la ligne et le pêcheur avec, et n’auront pas envie qu’on leur change une si belle histoire.

Vous savez, comme pour la 3e Tour du 9/11…

C’est-y pas plus confortable comme ça ?

http://rt.com/news/173644-photos-plane-malaysia-crash/

 

*

Is fecit cui prodest

 

Le vendredi 18 juillet, le Saker, qui a pris le temps de réfléchir avant d’écrire, livre son analyse. En bonne justice, cette page devrait devenir un classique de la morale politique universelle, au même titre que le « J’accuse » d’Émile Zola, même s’il ne s’agit pas d’un texte de combat mais d’un simple essai d’y voir clair. Il confirme que le Saker est un grand honnête homme, l’honnêteté étant, à nos yeux, une des formes supérieures de l’intelligence.

 

Souvenirs, réminiscences, suppositions et spéculations à propos de l’affaire du vol MH17

Le Saker – The Vineyard of the Saker 

18 juillet en anglais – 21 juillet en françai

 

Intro et mise en garde

Je pense que toute analyse des événements entourant l’attentat du MH17 devrait commencer par l’aveu suivant : peu importe ce qui est arrivé ou ce que l’on trouvera, les anglo-sionistes accuseront la Russie. Tout comme pour le 11 septembre, il n’existe aucun moyen, aucune accumulation de preuves, qui puisse toucher le chœur unanime des super-plus-meilleurs penseurs de l’Empire dans leur conclusion que, de toute évidence, ce ne pouvait être que « les Russes ». Donc ne vous attendez pas à dénicher LA preuve qui établirait que l’Empire ment, parce que si le 11 septembre a prouvé une chose, c’est qu’il est tout aussi facile aux élites et à leurs médias d’ignorer une vérité incontestable, même si elle est flagrante, même si elle est irréfutable.

Lire la suite…

 

Source : http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/21/souvenirs-reminisc...

 

*

P.S. Le Saker emploie – ici et ailleurs – l’expression doubleplusgoodthinkers que la Vigne du Faucon française traduit par «la foule des super-plus-meilleurs penseurs» mais que nous comprenons, nous, comme « la foule des archi-bien-pensants » (des bien-pensants au carré voire au cube, des « gens qui pensent en file indienne » comme disait un poète belge). Pourquoi les vomissons-nous davantage encore que les criminels eux-mêmes, de Nixon-Reagan à Obama-Nuland en passant par les banderistes ? Parce qu’ils n’ont même pas l’excuse de la psychopathologie, de l’infantilisme exacerbé poussé jusqu’aux plus extrêmes conséquences. Parce que leur bêtise, leur jobardise, leur auto-aveuglement sont volontaires. Parce que cela ne provient pas chez eux d’une infirmité de l’esprit mais d’une sécheresse du cœur, de ce que Llewelyn Powys appelait « le péché cardinal » d’indifférence. Parce que tout ce qu’ils feignent de voir – ou de ne pas voir – n’a qu’une finalité : préserver leur confort intellectuel, moral ou physique, généralement les trois. Parce que ce sont des sépulchres blanchis qui sentent la mort à vingt pas.

 

*

Retour à Gaza

où le tas de cadavres monte

et où les mares de sang deviennent des lacs.

Nous ne sommes pas doués pour le pastiche mais nous savons en reconnaître la qualité chez les autres… et n’avons pu résister à l’amer plaisir de rapporter la manière dont Théophraste R. (et Molière) ont dit (19/7), sur Le Grand Soir, bien mieux que nous ce que nous pensons.

 

Parlons (Inter) Net

Impartialité journalistique (d’après Le Tartuffe, de Molière).

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―Tout s’est-il, ces deux jours, passé de bonne sorte ?
Qu’est-ce qu’on fait céans ? Comme est-ce qu’on s’y porte ?
―Madame Palestine eut avant-hier la fièvre jusqu’au soir,
Avec un mal de tête étrange à concevoir.
―Et Israël ?
―Israël ? Il se porte à merveille,
Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille.
―Le pauvre pays !
―Le soir, elle eut un grand dégoût,
Et ne put au souper toucher à rien du tout,
Tant sa douleur de tête étoit encore cruelle !
―Et Israël ?
―Il soupa, lui tout seul, devant elle,
Et fort dévotement il mangea deux perdrix,
Avec une moitié de gigot en hachis.
―Le pauvre pays !
―La nuit se passa toute entière
Sans qu’elle pût fermer un moment la paupière ;
Des bombardements l’empêchoient de pouvoir sommeiller,
Et jusqu’au jour près d’elle il nous fallut veiller.
―Et Israël ?
―Pressé d’un sommeil agréable,
Il passa dans sa chambre au sortir de la table,
Et dans son lit bien chaud il se mit tout soudain,
Où sans trouble il dormit jusques au lendemain.
―Le pauvre pays !
―A la fin, par les raisons d’Israël gagnée,
Elle se résolut à souffrir la saignée,
Et une aggravation suivit tout aussitôt.
―Et Israël ?
―Il reprit courage comme il faut,
Et contre tous les maux fortifiant son âme,
Pour réparer le sang qu’avoit perdu Gaza,
But à son déjeuner quatre grands coups de vin.
―Le pauvre pays !
―Je vais à Madame Palestine annoncer par avance
La part que vous prenez à sa convalescence.

Théophraste R. (du Bureau international des poids et mesures).

*

On ne vous montre pas les vidéos qu’on n’a pas été capables de regarder nous-mêmes, ni certaines photos. Vous les trouverez si vous avez l’estomac mieux accroché.

SCUM !

 

a écrit la journaliste de CNN (Diana Magnay) sur son compte Twitter, après avoir vu des Israéliens, venus s’installer sur la colline de Sderot comme au théâtre, regarder massacrer la population de Gaza, en portant des toasts et en grignotant du popcorn. Spectateurs distingués qui lui ont conseillé « de la boucler et de se tirer », si elle ne voulait pas qu’on lui fasse un mauvais parti.

 

Scum ! (« Ordures ! »). Elle l’a effacé vingt minutes plus tard. Trop tard. Les grands yeux et les grandes oreilles de ses employeurs l’avaient vu, ce mot de quatre lettres. Diana Magnay a été rapatriée aussi sec et envoyée… à Moscou. Pour la punir ?

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Schadenfreude

8. Avi Pilchick and fellow stuff movie aficionados enjoying the schadenfreuden.jpg

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Ce ne sont quand même pas ceux de New York, avec le même camion ? !

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 Des hommes de Dieu. Que ferait-on sans eux ?

 

*

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Une poignée de terroristes, heureusement neutralisés par l'armée la plus morale du monde.

 

 *

 

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On croit parfois que le fond est atteint, qu’il est impossible de descendre plus bas dans l’ignominie. Et pourtant si.  Il y en a toujours qui y arrivent.

Juste au moment de mettre en ligne, nous découvrons, sur Le Grand Soir, une interview du Dr Oberlin par Algérie Patriotique, qui l’interroge notamment sur le rôle de la France dans les événements de Gaza. Ce que Christophe Oberlin pense de l’occupant de l’Élysée et de sa clique de parasites est sans équivoque, bien qu’exprimé de façon mesurée. Ce qu’il dit du Hamas les honore, lui et le Hamas. On vous met le lien. Allez-y voir. Quelques paroles d’un honnête homme par les temps qui courent valent un ballon d’oxygène.

 

« La position de Hollande vis-à-vis des Palestiniens est ignoble »

 

http://www.legrandsoir.info/la-position-de-hollande-vis-a...

 

*

 

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De la fenêtre de son hôtel, il les voit tuer :

Un journaliste est viré par NBC pour avoir assisté à l’assassinat délibéré de quatre enfants et pour l’avoir mentionné dans son reportage.

« Quelques minutes avant qu’ils meurent, je jouais au ballon avec eux sur la plage. »

 

 

La mort des enfants a été filmée

 

 

Ayman Mohyeldin, le correspondant de NBC News reconnu comme un des meilleurs pour ses reportages sur le conflit, qui a été le témoin de l’assassinat délibéré de quatre gamins jouant sur une plage, a été rappelé séance tenante, par des employeurs qui allèguent pour motif de son rappel, une préoccupation pour sa sécurité, au moment où Israël se préparait à entrer dans Gaza. Mais, dans la soirée d’hier, la même NBC a envoyé sur place un autre correspondant, Richard Engel, avec un producteur américain qui n’avait jamais mis le pied à Gaza et ne parle pas l’arabe, pour couvrir à sa place l’assaut en cours.

Mohyeldin est un égypto-américain, qui a une grande expérience du reportage dans la région. Il a couvert des douzaines d’événements majeurs survenus au Moyen-Orient au cours de la dernière décennie, pour CNN, NBC et Al Jazeera anglais, où ses reportages sur l’assaut de 2008 avaient fait de lui une star de la station. NBC l’avait poursuivi agressivement de ses assiduités pour l’enlever à Al Jazeera, lui offrant plus que le salaire habituel des correspondants en direct. Le speaker des Jeunes Turcs est Cenk Uygur

 

*

Un reporter d’Al Jazeera fond en larmes en racontant les morts de Gaza : il essaie de se reprendre et de continuer, puis il est forcé de s’arrêter et de planter là son reportage.

 

 

Le correspondant d’Al Jazeera à Gaza Wael Al-Dahdouh a quitté brusquement la caméra, dimanche, alors qu’il était en train de rendre compte des douzaines de personnes tuées et des milliers de résidents de Shijaiyah qui ont été forcés de fuir leurs maisons, quand l’aviation israélienne a pris avec acharnement leur localité pour cible. Al-Dahdouh est un journaliste qui a reçu des prix internationaux. Il couvre les conflits dans sa ville natale depuis des années.

Malgré son expérience, il n’a pas pu cacher son émotion, en parlant des 87 Palestiniens qui ont perdu la vie dimanche. On le voit dire que l’équipe est en état de choc, essayer de se contrôler, ne pas y parvenir et partir sans réussir à terminer son reportage.

 

*

Des soldats sionistes s'auto-mutilent pour échapper à l'enfer de Gaza.

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IRIB- 23 juillet

En dépit d'une féroce censure, certains médias israéliens publient des bribes d'informations propres à faire comprendre dans quel lamentable état se trouve le moral des soldats de « l'armée la plus puissante du Moyen Orient ». Selon les sources médiatiques, « ces deux derniers jours, le nombre de soldats qui se trouvent blessés au pied et à la jambe s'est curieusement multiplié »… « 15 soldats israéliens ont été répertoriés avec des blessures dans les membres inférieurs, ce qui leur permet d'être hospitalisés et de ne plus avoir à aller se battre contre les Palestiniens », affirment ces médias cités par Gaza al An. De l'aveu de l'armée israélienne, 27 soldats ont été tués depuis le 8 juillet, date à laquelle Israël a lancé son offensive « Roche invincible » contre Gaza. Le vrai bilan, lui, est supérieur : les brigades Qassam évoquent 33 soldats sionistes tués depuis le début des affrontements.

Source : http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/334021-des-s...

 

*

Manifs par-ci, manifs par-là…

En ce mois de sacro-saintes vacances, il y a eu – il y a peut-être encore – des tas de manifestations un peu partout dans le monde. Pour la Palestine surtout (un peu aussi pour le Donbass). Jusqu’à ce que le crash de Malaysian Airlines vienne miraculeusement détourner les attentions à son  profit.

En Nouvelle Zélande par exemple, ils ont été des milliers à manifester pour la Palestine, gosses compris.

 

15. Manif New Zealand.jpg

À New York, deux camps se sont affrontés, avec la police au milieu : sionistes contre pro-palestiniens, dont, ici, un père juif avec son gamin

16. Juif New Yorkais man ifestant son soutien à la Palestine.jpg

À Vienne, ils étaient 20.000. Des dizaines de milliers aussi au Chili et en Grande Bretagne, y compris, à Londres et à Belfast, des arrêts musclés devant les sièges de la BBC, rebaptisée British Bullshit Corporation pour sa scandaleuse attitude « orwellienne ».

C’est bien, ça ne mange pas de pain.

À Paris (France), une manif adroitement perturbée par les Galahad de la LDJ a permis au gouvernement – socialiste ♪ ♫ - d’interdire toute manifestation de soutien aux Palestiniens (pour que les juifs parisiens puissent sortir de chez eux sans avoir peur, si, si, on vous le jure).

Toutes manifestations palestiniennes (ou pro-) étant interdites dans les colonies sionistes, il était normal qu’elles le fussent aussi dans l’hexagonale. Elles le furent. Bien sûr on passa outre. Espagnols de Paris inclus. Résultats : « débordements », tirs de gaz  y compris du ciel, 33 personnes enchristées. C’était voulu, vous savez.

 

 

 

Immonde ? Méprisable ? Certes. Mais nous nous demandons si ce n’est pas finalement plutôt une bonne chose.

On s’explique…

En août 1948, craignant que les États-Unis ne se mettent à se servir de leur bombinette nucléaire à tout bout de champ, comme ils venaient de le faire sans état d’âme à Hiroshima et à Nagasaki, des intellectuels d’un peu partout se réunirent en congrès mondial à Breslau (pardon : Wroclaw),  Pologne.

Le 20 et le 24 avril 1949, ils remirent le couvert à Paris, salle Pleyel et stade Buffalo de Montrouge : 2000 participants de 70 pays, dont les deux Pablo – Picasso et Neruda – Jorge Amado, Louis Aragon, Frédéric Joliot Curie, le grand Paul Robeson, Thomas Mann, Duke Ellington, Ilya Ehrenbourg, Gérard Philipe et Jean Vilar, Simone Signoret et Montand, Maurice Chevalier, Marcel Carné et les Prévert, Marc Chagall, Michel Simon, Dimitri Chostakovitch (on ne sait pas s’il est venu ou s’il a seulement signé), et d’autres et d’autres. Retentissement énorme, dans le monde entier.

En mars 1950, l’Appel de Stockholm en faveur de la paix recueillait 600.000.000 de signatures. Vous avez bien lu : 600 millions (14 millions rien qu’en France).

Résultat ? En juin éclatait la guerre de Corée, première d’une longue série.

Ainsi en a-t-il été depuis, de toutes les manifs, de toutes les pétitions et de toutes les guerres. Aucune des unes n’a jamais servi à empêcher ni même à retarder aucune des autres.

Qui sait si l’ubuesque interdiction française ne va pas pousser un peu les foules, qui s’indignent toujours quand c’est trop tard, à – enfin, enfin, enfin ! – essayer autre chose que descendre dans la rue ou mettre leur nom au bas d’un parchemin avant de s’en aller dîner ou partir en vacances leur bonne conscience en sautoir ?

Le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) suggère quelque chose (mais comment se fait-il que personne d’autre n’y ait jamais pensé ?) :

 

Escalate The International Resistance – Occupy the Occupier’s Embassies and Consulates !

By Popular Front for the Liberation of Palestine

July 19, 2014 "ICH" - "PFLP" - - The occupation forces have launched their ground invasion of Gaza, Palestine following ten days of an aerial assault by the killing machine of the occupation forces, taking the lives of 245 Palestinians at the hands of the occupation military and its US-made and funded weaponry, raining destruction upon the Palestinian people of Gaza from the sky.

Read on…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article39164.htm

 

Résumé très résumé :

 

« Que la Résistance Internationale pratique l’escalade elle aussi : Occupez les ambassades et les consulats de l’occupant ! »

 

Eh bien, les Turcs les ont pris au mot :

19 juillet - Attaque de l’ambassade d’Israël à Istanbul

 

Et pourquoi seulement ceux de l’occupant ? Pourquoi pas les ambassades et les consulats US et français ?

17. NSA IN DA HOUSE.jpg

Un artiste allemand a commencé par la façade de l’ambassade US à Berlin.

La NSA, pas la Palestine ? Tout ça est lié, on vous dit.

Ce sont bien les États-Unis qui arment et financent depuis toujours les tueries d’Israël, oui ou non ? C’est bien le Congrès US qui vient de lui voter un soutien accru et c’est bien la France ou ce qui en tient lieu qui vient d’interdire un malheureux défoulement public dans sa capitale ou on rêve ? Et pourquoi ne boycotter que les produits israéliens, d’ailleurs ? Croit-on que Coca Cola, les McDO, les i-Pad, les cosmétiques, les fringues et les parfums de luxe n’aient rien à voir avec l’armement des assassins d’enfants ?

En voilà des lieux et des choses à occuper et à boycotter ! Il suffit juste de ne pas être aussi hypocrites que ceux qu’on prétend combattre.

S’est-on jamais demandé ce que produirait un mot d’ordre européen de grève générale au finish ? Pour la Palestine, le Donbass et le Venezuela en même temps ? Évidemment, si on attend que les syndicats en prennent l’initiative…

Y a-t-il jamais eu la moindre assemblée qui se soit tenue pour décider une grève totale ou partielle de l’impôt et pour en discuter les modalités de mise en œuvre ? Pour s’engager à y participer simultanément en masse, et pour contribuer à une caisse de soutien aux réprimés éventuels ? A-t-on jamais envisagé de mettre ces sous en dépôt « pour plus tard » chez des gens qui n’aient encore trahi personne comme la Banque du Sud ou les BRICS par exemple ? Croit-on qu’une fois les fantoches renvoyés à leur néant, il n’y aura pas beaucoup de chantiers à mettre en train pour réparer les dégâts et pense-t-on peut-être que cela ne coûtera pas la peau des fesses ?

Voilà qui s’appelle, nous semble-t-il, prêcher dans le désert, expression consacrée quand on s’adresse à des foules.

Des pionniers ?

 

18. Dismantling.jpg

« Le démantèlement paisible de l’état sioniste est la seule vraie solution » disent depuis longtemps les rabbins de Neturei Karta.

Paisible, paisible… c’est vite dit. Encore faut-il qu’il veuille se laisser faire.

 

19. Davis.jpg

Davis Fleetwood, acteur US, initiateur du 9/10 Project

« for the peaceful break-up of the United States of America »

http://liberty-moonbeam.blogspot.be/2009_07_01_archive.html

 

Lui aussi veut qu’on mette l’empire en pièces paisiblement. Si cela ne tenait qu’à lui et à nous… mais l’empire se laissera-t-il faire ?

 

 

(censuré sur Facebook, sur Wordpress, et vitupéré dans les autres réseaux sociaux - un Dieudonné Yankee ?)

 

 

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20. World star david.jpg

 

À qui la faute, si on parle d’eux tout le temps ?

 

Le sionisme expliqué de deux manières aux pressés et aux paresseux (les autres vont voir chez Aline de Dieguez :

http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/somma... )

 

I. Sur Le Grand Soir

21. Sionisle Théophraste.jpg

Israël : Quand on revient à l’essentiel, tout redevient simple. Théophraste R. (Ne ratez pas les commentaires !)

http://www.legrandsoir.info/israel-quand-on-revient-a-l-e...

 

2. Sur Diktacratie

22. Sionisme DIKTA - 1.jpg

http://diktacratie.com/le-sionisme-partie-1/

 

23. Sionisle DIKTA - 2.jpg

http://diktacratie.com/le-sionisme-partie-2/

 

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Une petite pensée pour Mordechai Vanunu, toujours embastillé.

 

24. vanunu-shame-on-you-israel.jpg

Il le sait, S.S. François I, que c’est un catholique romain que crucifie l’« État » d’Israël, en plus des Palestiniens ? Il ne peut pas lui faire le coup de Saint Pierre, dissoudre ses chaînes et tout ça ?

 

25. vanunu 2.jpg

1986-2014

28 ans ! Presque aussi longtemps que Georges Ibrahim Abdallah en France

 

26. Abdallah - France.JPG

1984-2014

(61 millions d’esclaves et un seul François Hollande ! On a aussi les Vanunu et les Abdallah qu’on mérite. Non, on n’est pas en train de donner des leçons aux Français : en Belgique, les CCC ont tiré 17 ans sans que personne bouge.)

 

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Une découverte : entrefilets.com

 

Le texte qui suit a déjà paru dans plusieurs endroits. Il ne paraîtra jamais trop. Ce blog et son auteur méritent à notre avis d’être suivis – de près – avec attention.

 

Oui, Israël est un état-tueur.

Oui, il fait partie d’un ensemble.

Oui, cet ensemble nous concerne tous.

Non, nous ne pouvons pas nous désintéreser de l’air que nous respirons. C’est une question de vie ou de mort, pour nous comme pour tous. Les Palestiniens sont juste aux premières loges.

 

L'État tueur israélien repasse sa « tondeuse à gazon »

Par ef -  entrefilets.com

Le meurtre crapuleux de trois adolescents israéliens n'a évidemment été qu'un prétexte au lancement de la dernière boucherie en date de l'entité sioniste sur Gaza. Il n'y a guère que les abrutis ou les vendus de la presse-Système pour s'interroger là-dessus. Et ce n'est même pas la formation d'un gouvernement palestinien d'union nationale qui a provoqué le déclenchement de l'opération «Bordure protectrice». Tout au plus, l'entente entre le Hamas et le Fatah n'aura fait qu'«accélérer» une tuerie d'ores et déjà planifiée dans le cadre de la stratégie israélienne dite «de la tondeuse à gazon».

Lire (et relire) la suite…

Source :  http://www.entrefilets.com/Israel%20Etat%20tueur.html

Profitons-en pour jeter un coup d’œil à ce qui se trouve d’autre sur entrefilets.com. Cette série d’essais, par exemple, que nous ne faisons que découvrir nous-mêmes, mais dont nous pouvons déjà vous dire, parce que cela crève les yeux, qu’ils sont d’une limpidité exemplaire.

 

Et qui veut aller perdre son temps à Sciences PO ?!

http://www.entrefilets.com/pour_les_nouveaux_lecteurs.html

 

Ne ratons pas non plus – ce serait vraiment trop bête – la galerie de photos qui nous fait découvrir, sans commentaires et sans légendes, des pays qu’hélas nous ne connaissons pas.

 

Vous n’en avez pas assez d’Hollywood et du Far West ? D’Hélène et les garçons, de Dallas et de Dynastie ?

(Oui, on le sait qu’on retarde, on n’a pas la télé)

http://www.entrefilets.com/galeries/galeries_photos.html

 

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Nasyid palestina

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D’ailleurs…

Gilad Atzmon : « La fin d’Israël »

Dans son discours adressé aux nations, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a reconnu que la guerre menée contre Gaza est un combat pour l’existence de l’État juif. Netanyahu a raison. Et Israël ne peut gagner ce combat.

 

27. GILAD.jpg

 

Israël ne peut même pas se représenter ce qu’une victoire comporte. Bien sûr, le combat ne porte pas sur des tunnels ou des opérations souterraines menées par les activistes ; les tunnels sont simplement une arme de résistance plus qu’une résistance en soi. Le Hamas et les activistes de Gaza ont attiré Israël dans une zone de combat dans laquelle l’État juif ne pourra jamais triompher, et c’est bien le Hamas qui a dicté ses conditions, choisi le terrain et déterminé les exigences requises pour mettre un terme à ce cycle de violence.

Lire la suite…

 

Source : http://croah.fr/a-la-une/gilad-atzmon-la-fin-disrael/

 

 

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Comme on avait trop de matière, on a fait un post spécial pour vous balancer des choses importantes à nos yeux, qui ne sont pas toujours de l’actualité brûlante, quoique...

C’est juste en-dessous.

 

 

 

 

Mis en ligne le 23 juillet 20142014

23:55 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ET LA FIN DE L'EMPIRE ?

1. ukraine-history-kievan-rus-view-4.jpg

 

Et la fin de l’empire ?

 

2. Niet.jpeg

 

Ce que vous ne lirez pas dans vos merdias

(dans le désordre, on vous l’a dit)

 

Un peu de détente avant de se lancer ?

Bagarre au Parlement de Kiev

Sur la proposition d’on ne sait qui de décréter la mobilisation et d’envoyer des réservistes combattre les Ukrainiens anti-nazis, un autre on ne sait qui s’est opposé.

(Qui veut et qui ne veut pas quoi est peu clair, mais les débats à coups de poings semblent de plus en plus chose courante dans cette enceinte.)

 

 

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Le Chili suspend ses relations commerciales avec Israël

16 juillet 2014

Pas un député chilien, quelle que soit sa couleur politique, n’est resté assis quand il s’est agi de faire cause commune en faveur de Gaza à feu et à sang.

 

3. chiliens_et_palestine.jpg

C’est loin du pays des Lumières et de sa flamme vacillante du courage politique, c’est à des milliers de kilomètres de son palais présidentiel lié de manière éternelle à l’impérialisme israélien, quand il n’est pas pieds et poings liés à son diktat non négociable, et de ses temples législatifs de la lâcheté collective, que le flambeau du soutien à Gaza brille de mille feux, éclairant le Chili et sa représentation nationale dans un hémicycle déterminé et incorruptible.

Lire la suite…

Source : http://oumma.com/202576/chili-suspend-relations-commercia...

 

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4. bannière Comité Valmy.jpg

Un document historique d'une haute tenue politique, exemplaire et même émouvant.

            Exemplaire aussi pour les Français patriotes qui luttent également pour la liberté et la souveraineté de leur pays trahi et vassalisé.

            Ce sont les peuples qui font l'Histoire et le peuple Syrien, héroïque et admirable, le confirme.

             Mais Bachar al-Assad que l'on peut comparer à un De Gaulle de notre époque, démontre que le rôle des dirigeants peut être déterminant.

             Merci à Mouna Alno-Nakhal pour cette traduction.

 

Discours d’investiture du Président Bachar al-Assad (texte intégral)

dimanche 20 juillet 2014, par Comité Valmy

(Damas / Syrie , le 16 juillet 2014)

5. bachar_serment-2.jpg

 

Honorables Syriens, honorable peuple libre et révolutionnaire, il y a maintenant trois ans et quatre mois que certains ont décrété en votre nom : « le peuple exige ! ».

OUI… le peuple a exigé, le peuple a décidé, et le peuple a exécuté !

Citoyens syriens, mes frères et sœurs, voilà des années que certains crient après la liberté, mais voici que vous vous êtes révélés « libres » en une époque de suivisme et « souverains » en une époque de complaisance servile.

Ils ont surenchéri sur la démocratie, mais vous l’avez exercée de la manière la plus noble qui soit. Vous avez refusé qu’un étranger ne se mêle de diriger la patrie. Vous avez choisi votre Constitution, votre Parlement, et votre Président, de telle sorte que la décision est vôtre et que la démocratie est de votre fait.

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4799

 

6. Amis de la Syrie.JPG

Les « Amis de la Syrie »

 

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L’Europe des régions, vous y comprenez quelque chose ?

 

François Hollande, lui, fait semblant.

RT a interviewé François Asselineau et Pierre Hillard, qui expliquent :

 


RT. François Asselineau - Pierre Hillard sur... par zac-mermarian

 

C’est peu de dire que Nigel Farage n’est pas pour. Il n’est pas pour l’« élection » de Jean-Claude Juncker à la tête de l’Europe non plus. La preuve :

 

 

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Et d’ailleurs, l’Europe, des régions ou pas…


7. olivier-berruyer-.jpgOlivier Berruyer, sur Les-Crises.fr saute au plafond. Faut pas, faut pas ! Relisez vos classiques, jeune homme (Orwell sur l’inversion du langage of course) et dites-nous ce qui devrait nous étonner.

 

 

 

 

 

18 juillet 2014

[ Énorme ] Résolution du Parlement européen du 17 juillet sur l’Ukraine : le nationalisme européen dans toute sa splendeur…

[On n’est pas d’accord sur le mot « nationalisme ». Nous, on aurait dit « effronterie » N.d.GO]

 

Coïncidence, le Parlement Européen a adopté hier (avant le crash) une résolution commune PPE-S&D-ADLE-ECR (donc, si je traduis en français : UMP-UDI-PS-Verts) hallucinante sur l’Ukraine.

Elle est ici, les votes sont ici (page 23, c’est hallucinant d’incompréhensibilité, regardez… Il faut qu’ils soient tordus…), le PV est , le communiqué de presse est ici. Je vous en donne ici les extraits intéressants, car elle est longue.

Lire la suite…

Source : http://www.les-crises.fr/resolution-pe-ukraine/

 

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Affaire de l’avion malaisien

 

Le lendemain de la catastrophe, Moscou a officiellement posé 10 questions à Kiev. Non seulement ces questions sont restées sans réponse, mais, à ce jour, ni Kiev, ni l’OTAN, ni aucun gouvernement, ni un seul organe de presse, de radio ou ou de télévision occidental n’en ont pipé mot.

Le vice-ministre de la Défense russe, Anatoly Antonov, a rendu ces questions publiques dans une déclaration à Russia Today le 18 juillet, et le Réseau Voltaire les a publiées le 20 en français.

Russia Today, qui a un public de 85 millions de téléspectateurs aux États-Unis, est actuellement victime d’une attaque sous DDoS (Distributed Denial of Service) de la part d’Antileaks, un groupe créé pour combattre Julian Assange, au service de l’Oncle Sam.

Vol MH17, les 10 questions de Moscou à Kiev

Réseau Voltaire – 20 juillet 2014

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8. Anatoly Antonov.jpg

Alors que la presse occidentale regorge d’hypothèses, d’accusations et de supputations sur la tragédie du vol MH17, force est de constater qu’aucun des titres phares de la presse atlantiste n’a jugé bon de porter à la connaissance de son public les 10 questions que le vice-ministre russe de la Défense, Anatoly Antonov, a posées aux autorités ukrainiennes sur certains aspects de cet incident.

Dans ses déclarations à la chaîne russe de télévision Russia Today [1], diffusées dès le 18 juillet 2014, le vice-ministre russe de la Défense s’est demandé, entre autres, par quels moyens certains pays occidentaux étaient-ils arrivés, « seulement 24 heures après les faits », à la conclusion que la Russie serait impliquée dans le crash de l’avion malaisien de ligne qui a coûté la vie à près de 300 personnes le 17 juin.

Ayant observé qu’aucune preuve n’est venue étayer ces allégations, le vice-ministre russe de la Défense a estimé qu’elles sont le fait « d’une guerre médiatique déclenchée à l’encontre de la Fédération russe et de ses forces armées. »

Le vice-ministre Anatoly Antonov a formulé, à l’adresse de Kiev, 10 questions «simples » sur lesquelles les médias atlantistes gardent le plus profond silence :

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article184808.html

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*

Qu’il s’agisse d’une resucée du « 9/11 », avec « seulement » 300 morts au lieu de 3000, crève de plus en plus les yeux. Mais… les fins stratèges de Washington et de Tel Aviv ne seraient-ils pas en train de perdre la main ? Car, comme disaient les Romains, grands imitateurs des Grecs, « celui que Jupiter veut perdre… », eh oui, il le rend arrogant, plein de hubris et incapable de rien apprendre. Nul besoin, alors, de le combattre ou de le foudroyer : il n’y a qu’à le laisser faire.

Les arrogants aveuglés par leur hubris et leur rétivité aux études pourraient bien cette fois s’être mis le doigt dans l’œil jusqu’à l’épaule, en ne comprenant pas que s’en prendre aux Russes n’est pas tout à fait la même chose que jeter de la poudre aux yeux à son propre peuple jobardisé à mort. Si on avait un peu de compassion qui traîne, on les plaindrait presque.

Nous avons eu l’idée de traduire pour vous les premiers articles, écrits à chaud, sans rien savoir évidemment des positions russes, par trois ténors de l’information internationale non prostituée, estimant que ce qu’ils ont écrit non seulement n’est pas obsolète mais donne au contraire l’occasion de voir avec du recul comment leur esprit – et leur éthique – fonctionne, dans des circonstances imprévues sinon imprévisibles. Vous pourrez, si vous le voulez, comparer leurs points de vue aux développements, voire aux preuves, fournies depuis par les faits.

 

Le missile, c’est Poutine !

Pepe ESCOBAR –I.C.H. – Asia Times

18 juillet 2014

9. PUTIN ESCOBAR.jpg

Manipulations à la Une (bis)

Le verdict des « spin doctors » est tombé : la tragédie du vol de la Malaysia Airlines – la deuxième en quatre mois -, c’est du « terrorisme », perpétré par des « séparatistes pro-Russes » armés par la Russie, et Vladimir Poutine est le principal coupable. Point. Qui croit autre chose : la ferme !

Pourquoi ? Parce que la CIA l’a dit. Parce que Hillary « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort, haha ! » Clinton l’a dit. Parce que la très atteinte Samantha « R2P » Power l’a glapi aux Nations Unies, et parce que le Washington Post, ce repaire de néo-cons, l’a imprimé. [1]

Parce que les merdias anglo-américains, de CNN à FOX  (qui-a-voulu-acheter- TIME-WARNER-propriétaire-de-CNN) NEWS l’a dit. Parce que le président (POTUS) des Etats-Unis l’a dit. Mais principalement parce que Kiev l’a vociféré d’entrée de jeu.

 

10. Clinton we came.png

Sans hésiter une seconde, les invariables flopées hystériques d’« experts » de la « communauté du renseignement US » se sont mis sur les rangs, la bave à leurs augustes bouches, pour stigmatiser comme il se devait la « malfaisante » Russie et le « malfaisant » Poutine, eux qui ont été infichus de repérer un convoi rutilant de Toyotas blanches en train de traverser le désert d’Irak pour aller prendre Mossoul. Mais pourquoi aller chercher midi à quatorze heures ? Ils ont résolu le problème et prononcé leur sentence : il n’y a pas de mystère du vol MH17.

Peu importe que Poutine ait insisté pour qu’une enquête sur la tragédie du MH17 soit conduite objectivement. Et « objectivement » ne veut certainement pas dire par la « communauté internationale » fictive inventée par Washington, cette assemblée des fidèles vassaux/pigeons à qui on fait tout gober.

Qu’en est-il de Carlos ?

Une simple recherche montre que le vol MH17 a été, en fait, détourné jusqu’à 200 kms au nord de la trajectoire suivie par les vols Malaysia Airlines des jours précédents, ce qui l’a fourvoyé en plein milieu d’une zone de guerre. Pourquoi ? Quelle sorte de communication le vol MH17 a-t-il reçu de la tour de contrôle de Kiev ?

Kiev se tait là-dessus. Pourtant, la réponse serait toute simple si Kiev acceptait de rendre publics les enregistrements de la Tour de contrôle aérien parlant au capitaine du vol MH17. C’est ce que la Malaisie a fait lors de la disparition du vol MH370 qu’on n’a jamais retrouvé.

Mais cela ne se produira pas ;  les services de sécurité ukrainiens (SBU)  ont confisqué ces enregistrements. Nous pouvons donc dire adieu à toute version non manipulée  des raisons pour lesquelles le vol MH17 s’est écarté de son chemin, comme à ce que les pilotes ont vu et pu dire avant l’explosion.

Le ministère russe de la Défense a, pour sa part, confirmé qu’une batterie de missiles anti-aériens Buk sous le contrôle de Kiev était opérationnelle à proximité de l’endroit où l’avion s’est écrasé. Kiev a déployé plusieurs batteries de ce même système de missiles sol-air, comprenant au moins 27 lanceurs, tous parfaitement capables d’abattre des avions à réaction volant à 10.000 mètres d’altitude.

Les radiations d’une batterie de radars Kupol faisant partie d’une batterie Buk-M1 située près du village de Styla (à 30 kms au sud de Donetsk) ont été détectées par les militaires russes. D’après le ministère, le radar aurait pu fournir des informations de repérage à une autre batterie, située à distance de tir du couloir de vol du MH17. La portée de repérage d’un système Buk est, au maximum, de 80 km. Le MH17 volait à 800 km/h. Si on suppose que les « rebelles » disposaient d’une batterie Buk et s’en sont servi, ils n’auraient pas eu plus de 5 minutes pour balayer le ciel d’un bout à l’autre à toutes les altitudes possibles et verrouiller leur tir. Ils se seraient alors aperçus qu’un avion-cargo ne pouvait pas voler aussi haut. Pour les preuves étayant la possibilité d'un faux drapeau, voyez ici :

http://slavyangrad.wordpress.com/2014/07/18/breaking-part...

Ensuite, il y a cette curieuse et de plus en plus curieuse histoire de Carlos, le contrôleur aérien espagnol travaillant à la Tour de Kiev, qui suivait le vol MH17 en temps réel. Pour les uns, Carlos est une personne bien réelle, pour les autres, c’est une invention ; il n’a même jamais travaillé en Ukraine.  Quoi qu’il en soit, il a twitté comme un dingue. Son compte – et ce n’est pas par accident – a été fermé et a disparu ; et ses amis sont désespérément à sa recherche. J’ai pu lire tous ses twitts en espagnol quand ils étaient encore en ligne – maintenant des copies et leur traduction en anglais commencent à circuler.

Voici quelques-uns de ses messages les plus significatifs :

• « Le B777 était escorté par deux chasseurs ukrainiens quelques minutes avant de disparaître de l’écran radar (17h48) »

• « Si les autorités de Kiev veulent admettre la vérité, 2 chasseurs volaient très près de lui quelques minutes avant l’incident mais ils ne l’ont pas descendu (17h54) »

• « Dès que le B777 de Malaysia Airlines a disparu, les autorités militaires de Kiev nous ont dit qu’il avait été abattu. Comment le savaient-ils ? (18h00) »

• « Tout a été enregistré sur le radar. Pour ceux qui ne le croient pas, il a été abattu par Kiev ; ici (contrôle du trafic aérien) nous le savons, et les contrôleurs du trafic aérien militaire le savent aussi. (19h14) »

• « Le ministère de l’Intérieur savait qu’il y avait des chasseurs dans le secteur, mais pas le ministère de la Défense. (19h15) »

• « Les militaires confirment que c’est l’Ukraine ; mais on ne sait pas d’où est venu l’ordre. (1931) »

L’estimation de Carlos (une compilation partielle de ses twitts se trouve ici : http ://slavyangrad.wordpress.com/2014/07/18/spanish... ) est que le missile a été tiré par les militaires ukrainiens sur ordre du ministère de l’Intérieur – PAS du ministère de la Défense. Les questions de sécurité, au ministère de l’Intérieur, relèvent d’Andriy Parubly, qui a travaillé en étroite collaboration avec les néocons US et les néo-nazis du banderastan à Maidan.

Si Carlos existe bien, son estimation est logique. Les militaires ukrainiens sont divisés entre le roi Chocolat (Petro) Porochenko, qui souhaite une détente avec la Russie, surtout pour faire avancer ses louches intérêts commerciaux, et sainte Iulia Tymochenko, qui réclame officiellement le génocide de la population d’origine russe en Ukraine. Les néo-cons et les « conseillers militaires » US sur le terrain se couvrent de tous les côtés en soutenant à la fois les factions Porochenko et Tymochenko.

Donc, à qui profite le crime ?

La principale question reste, bien sûr, cui bono ? Seuls des cerveaux à encéphalogramme tout à fait plat peuvent croire qu’abattre un avion civil plein de passagers pourrait bénéficier de quelque façon aux fédéralistes d’Ukraine orientale, ou au Kremlin.

Ceux de Kiev, en revanche, avaient les moyens, le motif et (ils ont eu) l’occasion de faire le coup. D’autant plus évidemment après que leurs milices en déroute  aient commencé à battre en retraite dans le Donbass, alors qu’ils voulaient plus que jamais s’en prendre aux populations d’Ukraine orientale et les bombarder, y compris par voie aérienne. Qui s’étonnera que les fédéralistes veuillent se défendre ?

Par ailleurs, le moment choisi en dit long. La tragédie du MH17 s’est produite juste deux jours après que les BRICS aient rendu public leur antidote au FMI et à la Banque mondiale : contournement pur et simple du dollar. Elle s’est produite juste alors qu’Israël envahit « prudemment » Gaza et poursuit son nettoyage ethnique à son aise. Sans compter que la Malaisie - soit dit en passant - héberge la Commission sur les Crimes de Guerre de Kuala-Lumpur, qui a déclaré Israël coupable de crimes contre l’humanité.

La tragédie est tout bénéfice aussi pour Washington, bien entendu. Ce que l’Empire du Chaos y gagne, c’est d’abord un cessez-le-feu (le temps de requinquer les milices battues et désorganisées) ; c’est de pouvoir marquer au fer rouge les Ukrainiens de l’est décrétés « terroristes » (comme Kiev, à la manière de Dick Cheney, le veut depuis toujours) ; c’est de pouvoir couvrir de boue jusqu’à plus soif la Russie en général et Poutine en particulier. Pas mal pour un boulot de quelques minutes. Pour l’OTAN, c’est carrément Noël au mois de juillet.

Désormais, tout va dépendre des services de renseignements russes. Inutile de dire qu’ils surveillent ce qui se passe en Ukraine 24h par jour et 7 jours par semaine. Dans les 72 heures qui vont suivre, ils vont éplucher un paquet de données de repérage, en utilisant télémétrie, radars et satellites ; ils sauront quel type de missile a été tiré, d’où il l’a été, et pourront même fournir les communications de la batterie qui l’a tiré. Et ils auront accès aux preuves médico-légales.

À l’opposé de Washington – qui sait déjà tout sans détenir aucun début de preuve (rappelez-vous le 11 septembre) – Moscou prendra le temps qu’il faudra pour établir les faits fondamentaux (quoi ? où ? qui ? comment ?) découvrir ce qui s’est réellement passé et remettre les spin doctors de Washington à leur place.

L’expérience nous enseigne que Washington ne publiera tout simplement pas les preuves qui pointeraient vers un missile tiré par ses vassaux de Kiev. Les indices que trouveront les Russes pourraient bien aussi révéler qu’une bombe avait été placée dans l’appareil ou qu’il a été victime d’un grave accident mécanique, mais c’est peu probable. S’il s’agissait d’une terrible erreur des Novorossiens, Moscou devrait, même à contrecoeur, l’admettre. Si c’est Kiev qui a fait le coup, ce sera révélé instantanément. De toute façon, nous savons déjà que l’Occident hystérique a décidé et dira que c’est la Russie qui est coupable.

Poutine a plus que raison quand il dit que cette tragédie ne se serait pas produite si Porochenko avait accepté de prolonger le cessez-le-feu, comme Merkel, Hollande et lui-même ont essayé de l’en convaincre à la fin du mois de juin.

En tout état de cause, Kiev est déjà coupable, pour avoir permis que l’avion s’aventure dans un espace aérien dangereux, qui est – théoriquement – sous son contrôle.

Mais tout cela est déjà oublié, noyé dans les brouillards de la guerre, de la tragédie et du battage merdiatique. Je vous laisse avec un petit numéro à méditer : Iran Air 655.

______________  

[1] Missile Downs Malaysia Airlines Plane Over Ukraine Killing 298, Kiew Blames Rebels, Washington Post, July 18, 2014.

 

11. pepe.jpg

Pepe Escobar est un journaliste brésilien qui vit dans des endroits aussi disparates que Londres, Paris, Milan, Los Angeles, Washington, Bangkok et Hong Kong. Il écrit principalement pour l’Asia Times, mais donne aussi des analyses télévisées à Russia Today, participe à l’Alex Jones Show et à plusieurs autres. Plus d’une soixantaine de ses articles ont paru sur Réseau Voltaire. Il est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), et Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), tous inédits en français.

On peut le joindre à l’adresse  pepeasia@yahoo.com

Sources : http ://www.informationclearinghouse.info/article391...

http ://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-01-19...

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

*

Des sanctions et des avions de ligne

Paul CRAIG ROBERTS – I.C.H.

18 juillet 2014

Chapeau d’ICH ajouté après coup :

Des photos des débris de l’avion de ligne malaisien sont maintenant disponibles. Remarquez les nombreux débris et le grand morceau du fuselage. Vous avez sous les yeux les restes d’un avion  de ligne qui a été frappé par un missile, à 10.000 mètres d’altitude. Rappelez-vous qu’on n’a vu aucun débris de cette espèce quand un autre avion de ligne a, paraît-il, touché le Pentagone, ni en Pensylvanie, sur le site où s’est, paraît-il, écrasé le 4e avion de ligne «détourné » du 11 septembre. Accordez-y un instant de réflexion. Et soyez sûrs que la Commission du 9/11 en tirera la conclusion que, seuls, les avions de ligne malaisiens sèment des débris quand ils tombent.

Les sanctions unilatérales annoncées par Obama le 16 juillet interdisant aux industriels de l’armement et de l’énergie russes d’emprunter des fonds aux banques américaines démontre l’impuissance de Washington. Le reste du monde, y compris les deux plus importants groupes d’affaires d’Amérique, ont tourné le dos à Obama. La Chambre de Commerce des États-Unis et l’Association Nationale des Industriels ont fait paraître des annonces dans le New York Times, dans le Wall Street Journal et dans le Washington Post. L’Association des Industriels s’est dite « déçue que les USA accroissent de manière de plus en plus unilatérale des sanctions qui vont porter atteinte aux engagements commerciaux US ». Bloomsberg rapporte  que « s’étant réunis à Bruxelles, les dirigeants de l’Union Européenne ont refusé de s’aligner sur les mesures US ».

En essayant d’isoler la Russie, le bouffon de la Maison Blanche a isolé Washington.

 

12. obama-sanctions.gif

Les sanctions n’auront aucun effet sur les compagnies russes. Les compagnies russes peuvent obtenir plus de prêts bancaires qu’il ne leur en faut de la Chine, de la France ou de l’Allemagne.

Les trois traits qui caractérisent Washington sont l’arrogance, l’hubris et la corruption, qui sont cause que Washington n’apprend pas vite. Les arrogants qui se vautrent dans leur hubris sont incapables d’apprendre. Quand ils sont confrontés à de la résistance, ils y répondent par les pots de vin, les menaces et la contrainte. La diplomatie exige que l’on soit capable d’apprendre, mais Washington a jeté la diplomatie aux orties depuis bien longtemps et ne se fie qu’à la force.

La conséquence est que Washington, par ses sanctions, sape son propre pouvoir et son influence. Les sanctions poussent les autres pays à se détourner du système de paiements en dollars, qui est le fondement même de la puissance US. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et membre du conseil de gestion de la Banque Centrale Européenne, a dit que les sanctions de Washington étaient en train de pousser le monde des affaires et les pays en général hors du système de paiement en dollars. L’énorme somme extorquée à la banque française BNP Paribas pour avoir fait des affaires avec des pays désapprouvés par Washington met en évidence les risques légaux de plus en plus grands qu’on encourt en se servant du dollar comme monnaie d’échange quand c’est Washington qui dicte les règles.

L’attaque de Washington sur la banque française a été l’occasion, pour beaucoup, de se rappeler les nombreuses sanctions passées et de prendre en considération les sanctions futures, comme celles, par exemple, qui planent au-dessus de la Commerzbank d’Allemagne. Un mouvement tendant à diversifier les monnaies d’échange utilisées dans les transactions internationales est dès lors inévitable. Noyer a fait remarquer que les affaires entre la France et la Chine n’ont pas besoin d’utiliser le dollar et peuvent très bien se traiter entièrement en Euros ou en Renminbi.

Le phénomène des règles US s’étendant à toutes les transactions en dollars US de par le monde accélère le mouvement de distanciation d’avec le système de paiement en dollars. Certains pays ont déjà pris des engagements bilatéraux avec leurs partenaires commerciaux, pour que leurs échanges se fassent dans leurs propres monnaies. Les BRICS sont en train d’établir de nouvelles méthodes de paiement en-dehors du dollar et installent leur propre Fonds Monétaire International pour financer les déséquilibres commerciaux.

La valeur d’échange du dollar US dépend de son rôle dans le système des paiements internationaux. Au fur et à mesure que ce rôle diminue, la demande pour des dollars et la valeur d’échange du dollar diminuent de la même manière. L’inflation va faire son apparition dans l’économie américaine via les prix à l’importation, et les Américains, qui ont déjà du mal à s’en tirer, vont endurer une compression plus grande encore de leur standard de vie.

En ce XXIe siècle, la méfiance envers Washington ne cesse d’augmenter. Les mensonges de Washington, tels que ceux sur les « armes de destruction massive » de l’Irak, l’«emploi d’armes chimiques par Assad» et les « bombes atomiques iraniennes » sont reconnus pour des mensonges par les autres gouvernements. Washington a eu recours à ces mensonges pour détruire des pays et pour en menacer d’autres de destruction, maintenant ainsi le monde en état de bouleversement permanent. Washington n’offre, en échange, aucun avantage qui compense le bouleversement que Washington inflige au reste du monde. L’amitié de Washington exige la complète soumission aux prétentions de Washington, et les gouvernements du monde sont en train d’en conclure que l’amitié de Washington ne vaut pas le prix qu’elle coûte.

Le scandale de l’espionnage par la NSA et le refus de Washington de s’excuser et de cesser ces pratiques ont aggravé la méfiance de ses propres alliés envers Washington. Les sondages montrent, dans le monde entier, que les autres pays considèrent les USA comme le plus grand danger qui existe pour la paix. Les Américains eux-mêmes n’ont pas confiance dans leur gouvernement. Les sondages intérieurs révèlent qu’une grande majorité des citoyens US croient que leurs politiciens, leurs médias presstitués et les groupes d’intérêts privés tels que Wall Street et le complexe militaro-sécuritaire ont détourné le système à leur profit, aux dépens du peuple américain.

L’empire américain est en train de craquer de toutes parts, et cela poussera Washington à des actions désespérées. Aujourd’hui (17 juillet) j’ai entendu un bulletin d’information de la BBC sur NPR (National Public Radio)  à propos d’un avion de ligne malaisien abattu en Ukraine. Le compte-rendu était peut-être honnête, mais il m’a semblé être un coup monté contre la Russie et les Ukrainiens « séparatistes ». Tandis que la BBC continuait à solliciter des opinions de plus en plus tendancieuses, l’émission s’est achevée sur l’annonce que les réseaux sociaux révélaient que l’avion avait été abattu par les séparatistes, utilisant un armement russe.

Pas un seul, dans ce programme, ne s’est demandé ce que les « séparatistes » pouvaient avoir à gagner à abattre un avion de ligne. La discussion, au contraire, s’est tout de suite mise à tourner autour de la question de savoir si, une fois la responsabilité russe établie, l’Union Européenne serait obligée de s’aligner et d’adhérer à l’accroissement des sanctions décrétée par Washington contre la Russie. C’est la BBC qui s’alignait sur le scénario de Washington et qui orientait la « narrative » dans la direction que Washington voulait lui faire prendre.

Qu’il s’agisse d’une opération de Washington est plus que probable. Tous les fauteurs de guerre ont été immédiatement là, le petit doigt sur la couture du pantalon, leurs répliques bien apprises à la bouche. Le vice-président US, Joe Biden, a déclaré que l’avion civil avait été « détruit en plein  ciel ». Ce n’était « pas un accident ». Pourquoi quelqu’un qui n’a pas un ordre du jour à suivre ferait-il de pareilles déclarations avant d’avoir reçu la moindre information ? Il est clair que Biden n’a pas voulu dire que c’était Kiev qui avait « détruit en plein ciel » cet avion. Biden était en train, avant même la moindre preuve, d’accuser la Russie. Washington, fidèle à sa manière d’opérer, va empiler accusation sur accusation, jusqu’à ce qu’il n’y ait même plus besoin de preuves.

13. McCain.jpg

Avant même que la liste des passagers ait été rendue publique et que la cause du désastre soit connue, le sénateur John McCain a sauté à pieds joints sur la supposition qu’il y avait peut-être des Américains à bord pour en appeler à une action punitive contre la Russie.

 

L’« enquête » est menée par le régime fantoche de Washington à Kiev. Je pense que nous savons déjà ce que seront ses conclusions.

La probabilité est très forte pour que nous nous retrouvions avec, une fois de plus, des preuves fabriquées de toutes pièces, telles que celles qui furent présentées aux Nations Unies par le secrétaire d’État Colin Powell « prouvant » l’existence des « armes de destruction massive » irakiennes, qui n’ont jamais existé. Washington a réussi à faire avaler tant de mensonges, de tromperies et de crimes, qu’il croit qu’il y réussira toujours.

Au moment où j’écris ceci, on n’a pas d’informations fiables sur ce qui est arrivé à l’avion. Mais la vieille question des Romains est toujours pertinente : « Qui profite du crime ? ». Il n’y a aucune raison concevable pour que les « séparatistes » aient abattu un avion civil, mais Washington, en revanche, avait un puissant motif de monter un coup tordu contre la Russie, et peut-être même deux.

Parmi les rumeurs et informations qui arrivent, il y en a une qui dit que l’avion présidentiel de Poutine a  suivi la même route que celle du Boeing de Malaysia Airlines, à 37 minutes de distance. Cette information a conduit des gens à spéculer sur une possible décision de Washington de se débarrasser de Poutine, assortie d’une erreur d’identification, qui aurait fait prendre un appareil pour l’autre. RT rapporte que les deux avions se ressemblent très fort : http://rt.com/news/173672-malaysia-plane-crash-putin/  

Avant de vous écrier que Washington est trop sophistiqué pour confondre deux avions, rappelez-vous que, quand Washington a abattu un avion de ligne iranien dans l’espace aérien iranien, la Marine US a prétendu avoir cru que les 295 Iraniens qu’elle venait de tuer se trouvaient dans un avion de chasse, très précisément dans un chasseur Tomcat F-14 de fabrication US, qui était un des piliers de la Marine US. Si l’US Navy n’est pas capable de distinguer un de ses propres appareils de base d’un avion civil iranien, il est clair que les USA peuvent confondre deux avions dont RT montre à quel point ils se ressemblent.

Pendant toute l’émission au cours de laquelle la BBC a participé au coup monté contre la Russie, personne n’a mentionné l’avion de ligne iranien que les États-Unis ont « détruit en plein ciel ». Personne non plus n’a jamais réclamé des sanctions contre Washington.

Quelle que soit l’issue de l’affaire de l’avion de ligne malaisien, elle met au jour les dangers de la politique douce de Poutine en réponse à l’intervention brutale de Washington qui est en cours en Ukraine. La décision de Poutine de répondre par la diplomatie et non par des moyens militaires aux provocations de Washington en Ukraine a d’abord donné à Poutine une main gagnante, comme le montre l’opposition de l’Union Européenne et du monde des affaires américain aux sanctions d’Obama. Cependant, en ne mettant pas fin rapidement par la force au conflit ukrainien fomenté par Washington, Poutine a laissé la porte ouverte aux machinations perverses dont Washington est spécialiste.

Si Poutine avait accédé à la demande des anciens territoires russes d’Ukraine de l’est et de l’ouest d’être rendus à leur Mère Russie, l’imbroglio ukrainien aurait été dénoué depuis des mois et la Russie ne courrait pas le risque d’être aujourd’hui victime d’un coup monté.

Poutine n’a pas recueilli l’entier bénéfice de son refus d’envoyer des troupes dans les anciens territoires russes, parce que la version officielle, made in Washington, est qu’il y a des troupes russes en Ukraine. Quand les faits ne collent pas avec l’ordre du jour de Washington, Washington se débarrasse des faits. Les médias US accusent Poutine d’être coupable de la violence en Ukraine. Ce sont les accusations de Washington, non les faits avérés, qui sont à l’origine des sanctions.

Comme il n’y a pas d’acte trop ignoble pour que Washington l’entreprenne, il n’est pas impossible que Poutine et la Russie fassent les frais d’une machination tortueuse.

La Russie semble hypnotisée par l’Ouest et soucieuse d’être acceptée comme une partie de l’Ouest. Ce désir de se faire accepter joue dans les mains de Washington. Or, la Russie n’a pas besoin de l’Ouest, alors que l’Europe a besoin  de la Russie. La bonne solution, pour la Russie, serait peut-être de s’occuper des intérêts russes et d’attendre que l’Europe vienne la courtiser.

Et le gouvernement russe ne devrait pas oublier que l’attitude de Washington à l’égard de la Russie est commandée par la doctrine Wolfowitz, qui dit :

« Notre premier objectif est d’empêcher la réémergence d’un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l’ex-URSS ou ailleurs, susceptible de constituer une menace du type de celle que fut l’Union Soviétique. Ceci est une considération dominante, qui sous-tend notre nouvelle stratégie de défense régionale et exige que nous fassions tous nos efforts pour empêcher tout pouvoir hostile de dominer une région dont les ressources seraient, sous contrôle consolidé, suffisantes pour générer un pouvoir global. »

14. PaulCraigRoberts.jpg

Le Dr. Paul Craig Roberts a été sous-secrétaire d’État au Trésor pour la Politique Économique U.S., et rédacteur-associé du Wall Street Journal. Il a collaboré comme chroniqueur à  Business Week, Scripps Howard News Service, et Creators Syndicate. Il a aussi rempli de nombreuses charges universitaires. Ses articles sur Internet lui ont valu un lectorat mondial. Ses articles sont repris dans Counterpunch. Ses derniers livres The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West et How America Was Lost, sont inédits en français, comme la demi-douzaine d’autres.

Son site : http://www.paulcraigroberts.org

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article39144.htm

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

*

Quand on survole la zone de guerre en Ukraine, le probable et le pratique se produisent

Tony Cartalucci – Land Destroyer

18 juillet 2014

À aucun moment de la crise ukrainienne, la chute du Boeing 777 malaisien du vol MH17 n’aurait pu tomber, si on ose dire, plus à pic, pour l’OTAN et pour son régime fantoche de Kiev.  Les forces de Kiev étaient en train de se faire tailler en pièces dans l’est de l’Ukraine, plusieurs de ses unités étaient encerclées et détruites. Dans l’ouest du pays, le mécontentement allait croissant chez les Ukrainiens peu disposés à aller se battre dans l’est. Les efforts opiniâtres de l’OTAN pour attirer la Russie dans le piège d’une intervention armée en Ukraine qui aurait retourné l’opinion mondiale contre Moscou, avaient fait long feu à répétition.

La dernière carte jouée par Washington avait été celle d’une nouvelle batterie de sanctions, immédiatement ridiculisée comme inefficace et impuissante. Même les grands groupes d’intérêts financiers US les avaient condamnées, estimant qu’elles étaient unilatérales par nature, limitant donc la possibilité, pour les entreprises US, d’interagir avec la Russie, ce qui avait pour résultat de laisser leurs concurrents européens libres d’occuper ce vide. Une politique US efficace d’affrontement, d’endiguement et de sape de la Russie aurait exigé des sanctions multilatérales, bénéficiant d'un soutien quasiment universel, mais l'élan consensuel requis par des sanctions de cette ampleur n'existait pas, n'existe pas pour l'instant.

 

La FAA (Administration Fédérale Aéronautique) a déclaré l’espace aérien ukrainien zone interdite d’accès il y a 3 mois

De fait, les astres ont été exceptionnellement favorables à l’OTAN. Alors que l’Administration Fédérale d’Aéronautique (FAA) avait déclaré l’espace aérien ukrainien interdit à tous les appareils sous sa juridiction, il semble que certaines compagnies d’aviation  aient continué à survoler ce qui constitue une zone de guerre depuis des mois. The Atlantic, dans un article intitulé  « Mise en garde de la FAA : les vols au-dessus de l’Ukraine sont interdits » l'a dit sans ambiguïté :

- Les autorités aéronautiques savaient-elles qu’il s’agissait d’une zone dangereuse ?

- Oui. Elles le savaient certainement. Il y a près de trois mois, dans la partie « Règlements spéciaux » de son site, la FAA des États-Unis a promulgué une disposition interdisant à tous les pilotes, compagnies d’aviation régulières et de charters américains, ainsi que tous autres appareils placés sous sa juridiction directe, le survol de parties de l’Ukraine.

Les combattants [de la Résistance] utilisent des systèmes de défense anti-aérienne portables, qui ne peuvent atteindre aucune cible se trouvant à 10.000 mètres d’altitude.

15. Armes portables IGLA.jpgDepuis des mois, les combattants d’Ukraine orientale abattent des appareils militaires de la junte, des hélicoptères et même des transports de troupes en se servant de missiles anti-aériens transportables à bras d’homme, qui auraient tous été incapables d’abattre l’avion malaisien, puisqu'il volait à une altitude de 10.000 mètres, bien au-delà de la portée d’un système de défense anti-aérienne de ce type.

Le système anti-aérien considéré comme responsable de la catastrophe du vol MH17 est le très sophistiqué système BUK, commandé par radar, monté sur véhicule. Le New York Daily News rapporte, dans un article intitulé « On craint qu’un avion de Malaysia Airlines ait été abattu en Ukraine » que :

«Anton Gerachenko, conseiller du ministre de l’Intérieur ukrainien, a dit sur Facebook que l’avion volait à une altitude de 10.000 mètres quand il a été abattu par un tir de missile Buk», rapporte Interfax, une agence d’information ukrainienne.

17. BUK.jpgOn ne sait pas si les combattants du Donbass ont réussi à mettre la main sur des systèmes anti-aériens Buk, et s’ils l’ont fait, il n’est pas sûr qu’ils aient été capables de les maintenir en état de fonctionner et de les utiliser. Kiev clame qu’ils leur ont été passés par la Russie, niant apparemment par là avoir perdu un seul de leurs propres systèmes. Malheureusement pour eux, même si la Russie avait armé les combattants d’Ukraine orientale, elle ne les aurait certainement pas armés de systèmes qui permettraient immanquablement de remonter jusqu’à elle à la première utilisation, quelle que soit la cible touchée.

 

Cui Bono ?

La meilleure carte qu’ait joué la Russie à ce jour a été sa retenue et l’incapacité où s’est trouvé l’OTAN de l’impliquer dans le chaos que l’OTAN lui-même a déchaîné en se faisant le soutien de néo-nazis armés pendant l’« Euromaidan » de fin 2013 – début 2014.

La Russie ne prendrait certainement pas le risque de se défaire d’une telle carte pour passer des systèmes d’armements à des combattants qui abattent ce qu’ils veulent avec leurs missiles transportables à la main, de portée limitée.

La Russie et les combattants d’Ukraine orientale n’ont rien à gagner à la destruction d’un avion de ligne civil, mais absolument tout à y perdre au contraire, ce qui ne peut manquer de faire pointer le doigt de l’accusation dans une autre direction : celle de l’OTAN et de son régime fantoche de Kiev.

Que l’avion abattu soit un nouveau Boeing 777 malaisien – le second cette année à s’abîmer corps et biens dans des circonstances extraordinaires - a inespérément valu à la cohorte des propagandistes de l’Ouest, un maximum d’attention de la part du monde entier, auquel elle avait besoin de vendre ses accusations sans preuves à l’encontre de la Russie et des combattants d’Ukraine orientale.

La force d'entraînement nécessaire pour rassembler l’Europe et les autres alliés derrière l’OTAN et les États-Unis en vue d’une intervention plus directe en Ukraine, où l’Occident est actuellement en train de patauger, fait en ce moment même une énorme consommation de gros titres d'un bout du monde à l'autre. Si la destruction du vol MH17 n’a pas été due à une tragique erreur d’identification, la réponse à la question que ne peut manquer de poser l’enquête – cui bono, c'est-à-dire «à qui profite le crime ?»  – s’impose de façon assourdissante : à l’OTAN.

Source :  http://landdestroyer.blogspot.be/2014/07/flight-mh17-down...

16. Tony Cartalucci-big.jpg

Tony Cartalucci

est écrivain et chercheur en géopolitique. Il vit à Bangkok, d’où il couvre les événements mondiaux dans une perspective asiatique du Sud-Est. Il prône l’auto-suffisance comme une des clés de l’indépendance.

Ses articles sont repris par de nombreux sites et journaux non-alignés tels que, ici, Infowars Irlande.

Son site : Land Destroyer  

 Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

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Pendant ce temps-là dans le Donbass

 

Un massacre parmi cent autres

 

 

 

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(à partir de 3’20) Un enfant sauvé des décombres de son immeuble, bombardé par les héros à croix gammée de l’Occident démocratique

On entend quelqu’un – son père ? – dire « Bogdan, n’aie pas peur, reste calme. »

 

 

*

Ternopil : des mères de soldats s’insurgent contre l’envoi (par Kiev) de leurs fils dans le Donbass

 

 

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Pour la fête de sainte Brigitte, mère des animaux...

Ah, si les humains étaient des bêtes !

 

 

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Nous aurions voulu vous traduitre aussi cet article de Finian Cunningham (Globalresearch, ICH, SCF), où il s’indigne du massacre en cours en Novorossia, qui vaut, dit-il, celui de Gaza. Il y révèle que, pendant que Kerry, Obama et consorts, calomnient à tout va les combattants de la Résistance en les accusant de faire obstruction à l’enquête sur la catastrophe, ceux-ci ont, dans des conditions incroyablement dures, non seulement mis en (relative) sécurité, les corps des victimes et récupéré les boîtes noires, mais ils les ont remis aux envoyés de Kuala Lumpur et aux observateurs de l’OSCE, qui les en ont remerciés chaudement. Après quoi, tout le monde, y compris le train réfrigéré contenant les cadavres, a été attaqué par des avions de l’OTAN (Kiev), qui ont mis les rails hors d’usage. Pour empêcher que les victimes arrivent à destination et soient examinées ? Ce qui se passe est exactement l’inverse, dit-il, de ce qu’ils prétendent, et ce sont eux qui… Le temps nous manque, hélas. Le voici en v.o.

 

What Are You Trying To Hide, Mr Obama ?

by Finian Cunningham – I.C.H. – S.C.F.

July 22, 2014

Western leaders and their media would have us believe that Russian-backed terrorists and bandits not only shot down a civilian airliner killing all 298 onboard – but that they have added to their depravity by defiling the dead, kicking around body parts and robbing corpses.

On top of all that, so the official Western narrative goes, the separatist militias have been callously blocking an international rescue and investigation team, by denying access to the crash site, near the town of Grabovo, in rural fields some 40 kilometres from the Russian border with eastern Ukraine.

Read on…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article39193.htm

 

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Nestor Makhno, paysan d’Ukraine

Film documentaire d’Hélène Chatelain

 

 


« Anarchiste et communiste », une conjonction de deux termes impensable en Union soviétique. Pourtant, c'est bien ce que Nestor Makhno revendiqua au début du siècle. Entre 1917 et 1921, la bourgade de Gouliaï Polié, à l'Est de l'Ukraine, fut le centre d'un mouvement révolutionnaire paysan qui lutta d'abord contre les occupants austro-hongrois (après la signature du traité de Brest-Litovsk), contre les Blancs, puis contre l'armée Rouge commandée par Trotsky, avec laquelle il s'était allié, mais.... La figure emblématique de ce mouvement fut Makhno, né à Gouliaï Polié, mort en exil en France.

Hélène Chatelain reconstitue ici sa vie à partir de ses écrits, de films de propagande soviétiques, de réactions d'ouvriers aujourd'hui et de la mémoire qu'il a laissée dans le cœur des siens à Gouliaï Polié, dans cette Ukraine orientale, une fois de plus sous les armes.

*

On le sait, les deux Napoléon ont attaqué la Russie (il y a des gens qui n’apprennent jamais rien).

 

Guerre de Crimée : Sébastopol, Balaklava, etc.

 

Une des invasions occidentales racontée et montrée aux touristes dans un étrange musée appelé « Panorama »

 


 

*

 

Excellente nouvelle !

 

Le blog du Saker va exister maintenant aussi en allemand. Son  adresse :

editor@vineyardsaker.de

 

Ses animateurs l’annoncent dans leur langue, donc, on n’a pas compris, et ils ne donnent pas encore de lien vers le site, probablement en construction.

Est-il nécessaire de rappeler que ceci était à l’origine le blog d’un seul homme, et que tout ce qui est venu s’y agréger l’a fait spontanément et bénévolement, sans presque lui demander son avis. Inutile de dire qu’il exulte de cette créativité qui part dans tous les sens et dont les dénominateurs communs sont le désintéressement et la volonté d’en finir avec la clique des impériaux.

Ceci ne donne-t-il pas raison à Tony Cartalucci, pour qui l’indépendance passe par l’auto-suffisance ? En ce moment, autour du Saker, ce à quoi on assiste est tout simplement de l’auto-organisation.

L'eussiez-vous cru, Michel Bakounine ?

Amen.

 

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Et on se remet en pause

 

 

 

Mis en ligne le 23 juillet 2014.

 

 

 

 

 

23:53 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/07/2014

Y a-t-il une alternative à l'ensauvagement du monde ?

1. Arche de Gaza brûlée.jpg

Gaza 

Les « monstres malades » se déchaînent, comme tous les ans

(Jamais la formule de M. Gideon Levy n’a été aussi pertinente)

 

Comme l’a rappelé le Dr Oberlin à « Moi Président », depuis dix ans, un enfant palestinien est tué tous les trois jours.

 

Technique du « knock on the roof » : ils balancent une petite roquette sur votre toit, juste pour vous avertir que,  57 secondes plus tard, ils vont pulvériser votre immeuble. Dinguerie sadique ? Allons, allons…

 

 

*

L’Arche de Gaza une nouvelle fois prise pour cible

Harry Fear sur place pour RT

(Oui, c’est russe et en anglais. Vous ne croyez quand même pas que les merdias francophones vont traduire !)

 

 

2. Latuff football.png

Quand va-t-on enfin les enfermer dans des cellules capitonnées pour les empêcher de se faire mal ?

*

Ce 13 juillet, il y a eu une manif à Paris. Pour Gaza. Perturbée par la LDJ, on a l’habitude. Mais, quand même, ils étaient 15.000 pour certains et plus de 25.000 selon d’autres (voir photos et vidéos).

« Rue 89 », fidèle à sa mission (« Quels sont les obstacles à l’instruction du peuple ? Les écrivains mercenaires qui l’égarent par des impostures. ») en a rendu compte d’une manière qui a indigné une manifestante juive. Elle a pris sa plume :

 

Adresse publique au « Rédacteur en chef adjoint de rue 89 » Mathieu Deslandes pour sa couverture de la manifestation du 13 juillet

Intox mensonge et presse écrite

Michèle SIBONY – Le Grand Soir

14 juillet 2014

3. manif-palestine paris 13 juillet.jpg

Monsieur, Comme je viens de lire votre traitement de la manifestation de cet après- midi et que j’y étais, j’ai envie de témoigner ici de ce que j’ai vécu. La manifestation en soutien à Gaza qui s’est tenue cet après midi était FOR-MI-DABLE. Environ 15000 personnes, 8000 selon la police, une foule dans l’ensemble très jeune, beaucoup de femmes, et d’hommes, de tous horizons, déjà dans le métro sur la ligne 4 les rames se remplissaient de jeunes gens déterminés et heureux de trouver enfin un cadre pour exprimer leur soutien, leur solidarité avec «Gaza la courageuse » comme le disait un des slogans en arabe, et leur colère devant le scandale de la désinformation organisée. Et j’avoue avoir été aussi emportée par l’émotion à la sortie du métro en plongeant dans cette foule bigarrée, venue comme moi dire : arrêtez le massacre. J’ai en une seconde cessé de me sentir seule, comme toute cette dernière semaine devant les écrans, les radios et les journaux... J’ai rejoint le petit cortège de l’UJFP calé bien à sa place (...)

Lire la suite

Source : http://www.legrandsoir.info/intox-mensonge-et-presse-ecri...

 

Pour tirer la chasse, Madame, c’est ici :

4. L'Ex-presse le Picaro.JPG

 

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La Synagogue de la rue de la Roquette attaquée par la LDJ

Les nervis habituels voulaient à toute force qu’une synagogue soit attaquée. Comme cela n’intéressait personne, ils l’ont fait eux-mêmes, non sans avoir d’abord tout saccagé alentour. « Droit de se défendre » pré-emptif. Bien entendu sous la protection de la police. Qui s’en étonnera encore sera trop naïf pour être honnête.

 

 

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Conséquence de tout ceci et du reste ?

Hollande hué sur les Champs

 

 

Une dizaine de personnes arrêtées.

 

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Quelques articles in english, qu’on n’a pas le temps de vous traduire (tant pis, apprenez les langues)

 

Israel’s Incremental Genocide in the Gaza Ghetto

By Ilan Pappe

July 14, 2014 "ICH" - "Electronic Intifada " - -  In a September 2006 article for The Electronic Intifada, I defined the Israeli policy towards the Gaza Strip as an incremental genocide.

Read more…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article39087.htm

 

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Israel Is Captive to Its ‘Destructive Process’

By Chris Hedges

July 14, 2014 "ICH" - "Truthdig" - -   Raul Hilberg in his monumental work “The Destruction of the European Jews” chronicled a process of repression that at first was “relatively mild” but led, step by step, to the Holocaust. It started with legal discrimination and ended with mass murder. “The destructive process was a development that was begun with caution and ended without restraint,” Hilberg wrote.

The Palestinians over the past few decades have endured a similar “destructive process.

Read more…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article39086.htm

 

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Tormenting Gaza

Disappointing global response to Israeli aggression calls for more grassroots efforts to help Palestinian struggle.

By Richard Falk

July 14, 2014 "ICH" - "Al Jazeera" - - For the third time in the last six years, Israel has cruelly unleashed the full fury of its military machine against the defenceless 1.7 million people of Gaza, inflicting heavy civilian casualties and further devastation on the long besieged and impoverished Gaza Strip.

With cynical disregard of the realities of this latest confrontation between Israel and Palestine, instead of condemning such recourse to massive violence as "aggression" that violates the UN Charter and fundamental international law principles, the reaction of western diplomats and mainstream media has perversely sided with Israel.

Read more…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article39091.htm

 

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Terror in Gaza : 57 Seconds After ‘Warning’, Israel Destroys Home

By Philip Weiss


Israel claims it is warning civilians about missile strikes by “roof knocking.” Israeli army spokesperson Lt. Col. Peter Lerner made that claim to a credulous Wolf Blitzer last night on CNN. We tap harmlessly on roofs, he said, so the residents can leave.

Max Blumenthal just tweeted the video above :

    See how Israel “warns” Gazans it is going to bomb their homes and imagine the terror.

Read more…

Source :  http://www.informationclearinghouse.info/article39095.htm

 

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De leur côté les Amères Loques n’en finiront jamais de nous enchanter, tant ils sont inventifs à se dépasser…  « Ils osent tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît. »

Cuba, les États-Unis et la traite d’êtres humains – 1/2

par Salim Lamrani – Investig’action

Les États-Unis viennent une nouvelle fois de placer Cuba dans la liste des pays impliqués dans la traite d’êtres humains.

Lire ce qui suit…

Source : http://www.michelcollon.info/Cuba-les-Etats-Unis-et-la-tr...

 

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RUSSIE

 

Mais, dites, que fait la Russie, pendant qu’elle n’intervient pas en Ukraine et que les nazillons du Nulandistan lui bousillent des postes-frontières ?

 

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Vladimir et Dmitri chez Raùl

(La Russie annule 90% de la dette de Cuba envers l’URSS et réinvestit les 10% restants dans le pays)

5. raul castro medvedev.jpg

Pour compléter
A la mi-juillet, le président chinois Xi Jinping sera aussi en Amérique latine : Argentine, Brésil, Vénézuela et Cuba sont au programme. Il sera bien sûr présent au sommet des BRICS, qui vont peut-être admettre l’Argentine dans le groupe.
Pour rappel, c’est son second voyage en Amérique Latine puiqu’il était en juin 2013 au Mexique, Costa Rica et Trinidad Tobago.
Qqs détails dans prensa latina :

http://www.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&...

Alfare (sur LGS)

Poutine dans l’ancien pré carré yankee

José FORT – Le Grand Soir

12 juillet 2014

6 bis. Poutine et Fidel.jpeg

Après avoir signé des accords stratégiques avec Pékin et plusieurs autres capitales asiatiques, la Russie accélère sa coopération avec les pays membres des BRICS (Brésil, Russie, Chine, Inde, Afrique du sud) et déploie une intense activité économique et politique en direction de l’Amérique du Sud. Les dernières informations en provenance de Moscou ne sont pas de nature à faire plaisir aux chancelleries occidentales. Tour de table.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/poutine-dans-l-ancien-pre-car...

7. Egon Krenz José Fort.JPG

 

 

 

José Fort (ici avec Egon Krenz), est un journaliste français.  Il écrit dans L’Humanité, Le Grand Soir, Comité Valmy et anime Le blog de José Fort 

 

 

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Après l’alliance russo-chinoise, Poutine confirme l’alliance avec l’Amérique latine.

Mikhail Gamandiy-Egorov – La voix de la Russie

13 Juillet 2014

8. Poutine - Kirchner.JPG

Difficile à dire si ceux qui avaient parlé encore tout récemment d’isoler la Russie sur la scène internationale se sentent ridicules ou non (après tout ils sont bien habitués à l’être ces derniers temps), mais vraisemblablement ils le devraient…

 Lire la suite...

Source : http://french.ruvr.ru/2014_07_13/Apres-l-alliance-russo-c...

 

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Poutine au Brésil : signature d’une série d’accords

Brasilia – Ria Novosti

14 juillet 2014

9. Poutine - Roussef.jpg

La Russie et le Brésil ont signé lundi une série d'accords bilatéraux, y compris de coopération militaire et technique, au terme d'entretiens entre le président russe Vladimir Poutine, en visite à Brasilia, et la présidente brésilienne Dilma Rousseff.

Lire la suite…

Source : http://fr.ria.ru/world/20140714/201816644.html

 

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Poutine a décidé de visiter le Nicaragua
12 juillet 2014.

10. POUTINE NICARAGUA.jpg

Le président russe Vladimir Poutine a décidé de modifier le plan de sa tournée dans les pays d'Amérique latine et est arrivé au Nicaragua. Il s'agit de la première visite du chef de la Russie dans cet État. Auparavant, seulement les ministres des Affaires étrangères du pays, en particulier, Edouard Chevardnadze et Sergueï Lavrov se rendaient au Nicaragua.

Lire la suite…

Source : http://french.ruvr.ru/news/2014_07_12/Poutine-a-decide-de...

 

Dites donc, on n’avait plus vu ça depuis Jean XXIII (Johnny Walker pour les folliculaires d’alors) !

 

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Les BRICS vont se doter d’une réserve financière commune

Leonide Kovatchitch – La voix de la Russie

11 juillet 2014

11. BRICS Réserve commune.jpg

Les dirigeants des pays des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) vont signer un accord-cadre sur la création d’un pool commun de réserves de change et la fondation d’une Nouvelle banque de développement. Cette information a été annoncée par le ministre russe des Finances Anton Silouanov. Le document sera signé le 15 juillet prochain lors du Sommet des pays des BRICS au Brésil.

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Source : http://french.ruvr.ru/2014_07_11/Les-pays-BRICS-vont-se-d...

 

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La Serbie, pont entre la Russie et l’UE ?

Piotr Iskenderov – La voix de la Russie

10 juillet 2014

12. Serbie-Russie.jpg

La visite de deux jours à Moscou du Premier ministre serbe Aleksandar Vucic est une percée. Les parties ont pu régler tous les litiges concernant la participation de la Serbie au projet South Stream, et le Premier ministre serbe a souligné que son pays était intéressé à développer la coopération avec la Russie. Piotr Iskenderov développe ce sujet.

Lire la suite…

13. Southstream.jpg

Source : http://fr.ria.ru/discussion/20140710/201772686.html

Après tout ce qu’on lui a fait, elle est bien bonne la Serbie !

 

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La Russie va-t-elle vendre ses missiles Iskander à l’étranger 

Vassili Kachine – La voix de la Russie

14 juillet 2014

14. Iskander.jpg

Le dirigeant de la délégation russe au salon d’armements MILEX-2014 en Biélorussie a déclaré que les missiles Iskander-E et les systèmes S-400 pourraient être vendus à l’étranger si les organes d’Etat prenaient une décision appropriée. Est-il question d’un changement dans la politique relative à l’exportation de ces systèmes qui peuvent être modifiés pour les clients comme la Chine ?

Lire la suite…

Source : http://french.ruvr.ru/2014_07_14/La-Russie-va-t-elle-vend...

 

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Vous avez dit « sanctions » ?

La Russie renonce aux achats publics de véhicules étrangers

MOSCOU - RIA Novosti

14 juillet 2014

15. Medvedev.jpg

Le gouvernement russe a interdit aux établissements publics et municipaux d'acheter des voitures importées, a annoncé lundi à Moscou le premier ministre russe Dmitri Medvedev.

"Cet arrêté interdit les achats publics et municipaux de véhicules de fabrication étrangère. J'ai signé ce document", a indiqué M. Medvedev lors d'une rencontre avec les vice-premiers ministres.

Lire la suite…

Source : http://fr.ria.ru/politique/20140714/201816548.html

 

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L’industrie de la Corée du Nord connaîtra un essor grâce à la Russie

Eugène Zagrebnov – La voix de la Russie

16 juillet 2014

 16. Russie-Corée du Nord.jpg

Le volume commercial des deux pays pourrait augmenter jusqu’à un milliard de dollars par an. Mais la Russie n’arrivera pas à devancer la Chine, partenaire traditionnel et privilégié de la RPDC.

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Source : http://french.ruvr.ru/2014_07_15/L-industrie-de-la-Coree-du-Nord-connaitra-un-essor-grace-a-la-Russie-5439/

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MERDIAS

made in France

La propagande anti-russe de Pierre Avril s’étale sur les pages d’un quotidien français

Ivan Blot – La voix de la Russie

11 juillet 2014

17. Poutine clin d'oeil.JPG

Le premier avril est au Portugal le jour du mensonge. Mais Pierre Avril pratique le mensonge par action et par omission toute l’année lorsqu’il s’agit de la Russie. Dans son article du Figaro « Poutine et les patriotes russes », nous avons repéré les contre-vérités qui suivent

Lire la suite…

Source : http://french.ruvr.ru/2014_07_11/La-propagande-anti-russe...

18. Blot.jpg

Yvan Blot est un haut fonctionnaire, homme politique (de droite catholique extrême) et essayiste français. Retraité du ministère de l’Intérieur depuis juillet 2013.

 

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Lettre d’un patriote français à Poutine

Françoise Compoint – La voix de la Russie

14 juin 2014

19. POUTINE INTERVIEW.jpg

Non, ce n’est pas moi qui ai écrit cette lettre. Pourtant, j’y vois la quintessence d’un grand nombre de réflexions dispersées à travers les pages de notre site, de réflexions visant à réconcilier, souvent à travers une critique aussi sincère qu’acerbe de la politique suicidaire menée par cette France que nous aimons tous, une Europe gaulliste qui regarderait du côté de l’Eurasie et une Russie qui regarderait du côté d’une Europe originellement carolingienne avec laquelle elle partage l’essentiel des valeurs de notre civilisation.

Lire la suite…

Source : http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/no_program/273682171/

20. francoise compoint.jpg

Françoise Compoint est française, prof de philo et vit à Moscou. Elle s’exprime sur La voix de la Russie (émission « La pensée à travers les faits ») et sur la radio iranienne de langue française french.irib.ir.

21. Christopher Lings.jpeg

Christopher Lings est directeur de publication du site « Le bréviaire des patriotes »

 

Grain de sel des Grosses Orchades

Euh… La France de Louis XIV et de Napoléon ? Sans façons, non merci, on les lui laisse. De Gaulle-Quoique, oui, bon, d’accord. Mais surtout Marat-Robespierre-Couthon-Saint-Just, Blanqui, Vallès, Varlin, Delescluze et les autres, Louise Michel, tiens, et Jaurès, que les Russes connaissent mieux que nous, parce qu’ils les ont appris, eux, sous Staline. Bien sûr, Babeuf aussi ils connaissent : leur enfer n’a-t-il pas été pendant des décennies pavé de ses bonnes intentions ? Et enfin, Mendès, dernier homme d’état français à principes. Soyons sûrs que MM. Poutine, Medvedev, Lavrov, Churkin, Glazyef et leurs collègues en savent davantage que nous sur l’histoire de France non adultérée, eux qui sont assez avisés pour ne lire ni Le Monde, ni Le Figaro, ni Libé, ni Le Point, ni Le Canard, ni… ni… n’en jetons plus, la poubelle est pleine. Et soyons indulgents pour M. Lings, il est jeune.

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Pourquoi la Russie n’intervient-elle pas en Ukraine ?

Tatiana Filiatcheva – La voix de la Russie

11 juillet 2014

22. Russie-Ukraine.jpg

N’en déplaise à certains marchands d’intoxe, la Russie n’a jamais introduit ses troupes en Ukraine de l’Est et ne le fera jamais au grand jamais.

L’argument clé avancé par ces gens-là est d’un classicisme sentant le moisi : le Kremlin veut restaurer les frontières de son ex-Empire en y incluant aussi bien la Pologne que les Pays Baltes. Ce diagnostic, en plus d’être périmé, montre bien que ceux qui sont derrière prennent leurs rêves pour la réalité. Si demain, pris d’un accès de délire bonapartiste, Poutine envisageait la reconquête d’un certain nombre de pays déjà acquis à l’OTAN, les principaux profiteurs seraient, sans surprise, les USA.

Lire la suite…

Source : http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/no_program/274532332/

 

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Liberté, Égalité, Fraternité…

Des musulmans tchétchènes volent au secours du Donbass

AVIC – Réseau International

14 juillet 2014

23. tchétchènes-donbass-1728x800_c.jpg

Le titre de cette vidéo parle de Tchétchènes mais on voit également un drapeau ossète.

Cet évènement est peut-être l’élément qui manquait pour démolir complètement le mythe du choc des civilisations. En trois ans, depuis le début de la guerre en Syrie, nous avons vu se disloquer une à une les briques de cette construction. D’abord Al-Qaïda, l’une des pierres angulaires de cet édifice, est apparu pour ce qu’il est : un allié et un instrument de ceux-là mêmes qui les diabolisaient. Ensuite ceux qui dénonçaient l’obscurantisme islamiste wahabite ou takfiriste se sont révélés être des alliés presque inconditionnels de ceux qui sponsorisent et financent ces forces obscures. Enfin, la Syrie a démontré que le clivage n’est en aucun cas d’ordre religieux, malgré toutes les tentatives de vouloir imposer une vision contraire.

Aujourd’hui, nous voyons ce monde musulman diabolisé voler au secours du monde chrétien du Donbass contre des voyous. Finalement, s’il fallait avoir un regard basé sur la religion, comme le voudraient les tenants du choc des civilisations, ce n’est certainement pas sur les chrétiens d’Occident que les chrétiens du Donbass, de Syrie ou d’ailleurs pourraient compter, hormis quelques exceptions très rares.

 

 

Source : http://reseauinternational.net/musulmans-tchetchenes-vole...

 

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Pour les événements d’Ukraine et d’Irak et leur analyse au jour le jour, voir le Saker, en anglais, en français ou en russe, à votre choix :

http://vineyardsaker.blogspot.be/

http://www.vineyardsaker.fr/

http://www.vineyardsaker.ru/

 

24. Damn Putin.jpg

-         Euromaidan, c’est fini. Nous sommes prêts à entrer dans l’U.E.

-         L’U.E. n’a pas besoin de pays qui partent en sucette.

-         Mais, et la vie facile et tout ça ?

-         Mais, mais…  nous sommes Européens !

-         Foutu Poutine !

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Westphalie

 

25. Chats lisant.JPG

À propos d’un livre et de coïncidences…

 

26. Grass - Westphalie 1.JPG

 

 

 

Günter GRASS

Une rencontre en Westphalie

Paris  - Seuil, 1981, Réédition 1999

192 pages

Dessin de couverture de l’auteur.

 

 

Nous avons déjà dit deux mots du livre Pelures d’oignon, de Grass, et tout le bien que nous en pensions, dans un précédent post. En une autre occasion, nous avions publié son poème « Je dis ce qui doit être dit », qui en a fait un des parias préférés de la masse répugnante des bien-pensants.

Il est aujourd’hui question d’un autre, qui nous revient en mémoire grâce à M. Lings et à son Poutine « westphalien ».

De quoi s’agit-il ?

En 1955, Günter Grass, libéré des camps alliés depuis peu d’années, apprend la sculpture, le dessin et la gravure, tout en travaillant dur pour vivre. Il se met aussi à écrire : des poèmes, des pièces de théâtre, des essais et, plus tard, des romans qui lui vaudront le prix Nobel de littérature. C’est alors qu’il fait la connaissance du « Groupe 47 », un mouvement de reconstruction et de réflexion littéraire. Des ruines encore fumantes de l’Allemagne napalmisée, occupée et coupée en deux, un certain nombre d’intellectuels s’efforcent de faire renaître quelque chose. Se joignant à eux, il participe à cette réédification sur des ruines et aux réflexions sur le pourquoi et le comment des vingt ans qui viennent de s’écouler. Réflexions qui feront de lui un homme de paix actif.

Vingt-quatre ans plus tard, en 1979, il publie Das Treffen in Telgte (« La rencontre à Telgte »), qui sera traduit en français par Une rencontre en  Westphalie.

C’est un roman picaresque, non à l’espagnole mais à l’allemande, dont l’action se situe à la fin de la Guerre de Trente ans, dans une Allemagne dévastée (déjà) par des luttes intestines prétendument religieuses, attisées par les puissances étrangères, venues s’y battre entre elles et contre elle au nom du pape ou de Luther,  mais en fait ivres de puissance et de rapines – France, Autriche, Italie, Espagne, Provinces Unies -, ou soi-disant la secourir – Suède – pour la piller et la dépecer autant sinon plus que les autres.

Dans un pays exsangue où le peuple a perdu le goût de l’ordre et de la paix, où le meurtre, la torture, le viol et le vol sont pain quotidien, Grass imagine que les plus grands écrivains du temps décident de se rencontrer, à proximité du lieu (Münster) où les pourparlers de paix vont bientôt commencer dit-on. Ils ont résolu d’envoyer aux plénipotentiaires une adresse commune, pour les supplier, voire les sommer, de mettre fin à l’hécatombe, d’enfin la signer cette paix. Qui sera « de Westphalie », puisque c’est là qu’on discute, mais on est loin d’y être encore. Car tous ces grands trouvent tant d’intérêts à la poursuite de la guerre, qu'aucun ne veut vraiment d’un « retour à la normale » qui sifflerait la fin de leur récréation.

 

28. Signature ¨Paix Westphalie Gerard Terbroch.jpg

La ratification du traité de Münster (l’un des traités de Westphalie),
par Gerard ter Borch (1648)

 

Qu’est-ce qui est picaresque dans cette histoire ? Le voyage de chacun, d’abord, pour rallier un endroit où se poser, dormir et manger ensemble pendant les quelques jours nécessaires. Les séances du curieux colloque, ensuite.

Nous ne les connaissons pas, ces intellectuels – honte sur notre chauvinisme francophone ! – mais ils sont tous de stature internationale, qu’ils soient seulement écrivains – surtout poètes – dramaturges, ou musicien célèbre jusqu’à Venise, qu’ils soient hommes d’église – d’un bord ou de l’autre ou fluctuants, qu’ils soient même simple soldat aventurier, ils ont tous laissé un nom dans l’histoire.

Il y a là les poètes Heinrich Albert, Sigmund von Birken, Daniel Czepko, Andreas Gryphius; d’autres encore, dont le fameux Harsdörffe, Buchner, Weckherlin, von Zesen, et von Hoffmannswaldau, qui deviendra maire de Breslau, Simon Dach, organisateur de la rencontre, les théologiens Gerhardt et Scheffler, Greflinger, futur créateur de Mercure d’Allemagne du Nord, feuille qui tiendra presque trois-quarts de siècle, Christoffel von Grimmelshausen, dont le Simplicius Simplicissimus va devenir un des personnages les plus populaires de toute la littérature allemande. Sans oublier l’aubergiste, ex-cantinière et prostituée Libuschka, dite Courache, dont Brecht fera un jour sa « Mère-Courage ».

On ne raconte pas un tel livre, où sont abordés les grandeurs, les faiblesses, les tentations, les lâchetés individuelles ou collectives des intellectuels en temps de guerre et la prise de conscience de leur impuissance à peser sur les réalités, au point qu'ils finissent par se demander s'ils ne sont pas des imposteurs.

Impossible de ne pas être frappés par la similitude entre leur situation et celle de Grass et des intellectuels allemands du groupe 47, trois siècles plus tard. Impossible de ne pas faire le lien entre cette Europe à feu et à sang de jadis et de naguère – celles de 1648 et de 1944 - et le Proche Orient convulsif et sanglant d’aujourd’hui, bouleversé par d’autres fausses « guerres de religion », elles aussi de volonté de puissance et de rapines, postmodernisées en  « choc de civilisations » (voir plus haut).

 

 

27. grass.jpg

 

 

Grass prouve ici (et ailleurs) à quel point il est un homme de la Renaissance, homme de toutes les techniques, de tous les savoirs comme des curiosités sans limites, aussi intrépide et aventureux d’intellect que d’âme, au même titre que les Rabelais, les Dolet, les Érasme et les Cervantès. Son prix Nobel n’ajoute rien à sa gloire. Il la ternirait plutôt à nos yeux. Rares sont, à notre époque, ceux de cette trempe, même si nous eûmes, en français, de grands écrivains qui furent un peu plus qu’écrivains : Céline, Queneau... L’Italie a eu Pasolini l’irremplaçable, le Portugal Saramago, l’Amérique du Sud ses Garcia Marquez et ses Neruda. En dehors de l'oeuvre de Grass, dont les 87 ans talonnent les 88 de Castro, où trouver aujourd’hui un nouveau Don Quichotte ? Dans le chef d’œuvre absolu du Chinois Ian Lianke  Bons baisers de Lénine sans doute. Mais c'est là une histoire pour une autre fois. (Et que les auteurs lointains que nous ne connaissons pas nous pardonnent.)

Pendant qu’on y est :

  • Les Aventures de Simplicius Simplicissimus, traduction et notes de Michel Coleville, Aubier, 1951. Réédité en version bilingue en 1963.
  • Les Aventures de Simplicissimus, première traduction intégrale et notes de Jean Amsler, préface de Pascal Quignard, Fayard, 1990.

 

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Blog en pause

Jusqu’au 13 août

(à moins de guerre mondiale au nucléaire entretemps, auquel cas il sera en pause définitive)

 

 

Mis en ligne le 15 juillet 2014.

 

22:37 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/07/2014

PARTI DE L'EGOÏSME...

1. Pirate ship star david  xxx.JPG

 

Parti de l’égoïsme : combien de milliards de militants ?

 

2. genocide-gaza.JPG

 

Notre ami Salah nous envoie ce qui suit. Il n’y a rien à ajouter, nous n’ajoutons donc rien.

« Les Arabes s'intéressent plus à la coupe du monde de football qu'à la Palestine »

Bonjour,

Je vous prie de trouver ci-dessous la retranscription d'un extrait d'un discours de Sayed Hasan Nasrallah, publié ce jour.

Vidéo sous-titrée en français : https://www.youtube.com/watch?v=DhsQTZLp6HM

Dans cet extrait, Sayed Hasan Nasrallah évoque les dangers qui pèsent sur la cause palestinienne du fait de son abandon par la plupart des dirigeants (voire des peuples) Arabes, qui se soucient plus de s’entre-déchirer en Syrie ou en Irak – et même de manifestations sportives comme la coupe du monde de football – que du peuple palestinien et des lieux saints d’Al-Qods (Jérusalem). Israël profite des conflits au sein du monde arabo-musulman pour imposer son propre agenda, qui est l’établissement d’un Etat racial dont le caractère juif devra être reconnu par les pays Arabes – ce qui mettrait fin à la cause palestinienne du point de vue légal. L'entité sioniste s’appuie sur des complices au sein du monde arabe, qui veulent également en finir avec la Palestine. La voie de la Résistance armée reste plus que jamais la seule qui puisse garantir des droits au peuple palestinien.

Le contexte actuel, où les regards sont tournés vers la coupe du monde de football (l’épopée algérienne ayant plus marqué les esprits que les massacres à Gaza, ou les événements en Irak, Syrie, etc.), évoque celui de 1982 (invasion israélienne du Liban et massacres de Sabra et Chatila, dont les Arabes étaient détournés du fait de la coupe du monde de football), et donne une actualité toute particulière à cet extrait.

N'hésitez pas à le publier et à le diffuser.

Merci et bien à vous,

Salah

 3. Pas un jeu - catastrophe.JPG


Discours de Sayed Hasan Nasrallah, Secrétaire Général du Hezbollah, le 9 mai 2013, à l’occasion des 25 ans de la radio Al-Nour, organe du Hezbollah.

 

Traduction et sous-titres : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

 

Retranscription : 

En des circonstances aussi heureuses que celles qui nous réunissent aujourd’hui  [les 25 ans de la radio Al-Nour, organe du Hezbollah], la (question de la) Palestine se présente et s’impose à nous tous avec force. Les dangers qui pèsent sur la cause palestinienne aujourd’hui menacent sa terre et sa légalité. Sa légalité (même) ! Car même si la terre est occupée, si ses propriétaires (légitimes), 20 ans, 50 ans, 100 ans ou même 200 ans après, ne reconnaissent toujours pas la légalité de l’occupation, alors la lutte continue. Mais lorsque nous abdiquons (nos droits) et reconnaissons la légalité de l’occupant, la lutte est terminée pour l’essentiel. La légalité, le peuple, les milliers de captifs dans les prisons, les lieux saints musulmans et chrétiens, Al Qods (Jérusalem) et surtout la mosquée Al-Aqsa en ces jours (seraient perdus). 

Ce qui se passe dans la région, ô mes frères et sœurs, sert les intérêts de l’ennemi, ce qui est vraiment malheureux, et lui permet de profiter des occasions présentes. Et nous devons reconnaître à notre ennemi qu’il est habile, qu’il est très fort pour profiter des occasions qui se présentent. Et malheureusement, nous sommes une communauté (les musulmans) qui gâche bien des occasions. (L’ennemi) sait très bien saisir les occasions pour imposer de nouvelles réalités – en Palestine, en Syrie, au Liban, dans (toute) la région.

Lorsque l’ (ennemi) israélien regarde autour de lui, et se rend compte que ceux qui se taisaient (face à ses agressions) se font encore plus silencieux – peut-être que si je disais « ils n’ont jamais osé dire un mot (en faveur de la Palestine) », il y aurait de l’amertume dans mon propos – et qu’il se rend compte que les pays concernés sont accaparés par des défis majeurs, pourquoi l’ennemi ne profiterait-il pas de l’occasion ? Pourquoi donc ? Naturellement, il va en profiter. 

Lorsque l’ennemi se rend compte que les dirigeants arabes, aujourd’hui – oui, aujourd’hui même, soulignez ce mot de deux gros traits – sont encore plus prêts à faire des concessions sur leurs droits après le Printemps arabe (qu’auparavant), malheureusement, malgré le Printemps arabe. Durant les mouvements du Printemps arabe, durant les soulèvements populaires, l’ennemi était dans un état d’effondrement, de terreur et de confusion complète, et les attentes du peuple palestinien, qui a fondé de grands espoirs sur le Printemps arabe, de même que les mouvements de Résistance, nous y compris, nous avions l’espoir que le Printemps arabe allait engendrer des Etats qui rendraient la position arabe officielle plus ferme, plus forte, plus active et plus efficace, plus attachée aux droits, moins prête à faire des concessions, mais malheureusement, (quand on voit) l’image de tous ces ministres des affaires étrangères arabes, avec au milieu le Secrétaire d’Etat américain, et parmi eux des ministres des gouvernements issus du Printemps arabe, des ministres de pays bouleversés par le Printemps arabe, qui sont prêts à faire de dangereuses concessions sur la cause palestinienne et sur les terres palestiniennes, n’est-ce pas là quelque chose qui doit attrister les amis (de la Palestine) et remplir de joie l’ennemi ?

Je ne vais pas donner de noms, car nous avons bien assez de problèmes comme ça. Il vous suffit de vous reporter à la photo (des ministres arabes), et de voir (qui est présent).

Et donc face à cela, quelle a été la réaction israélienne ? Il y a là une leçon à tirer.

Vous, les Arabes, vous vous avancez sur des ruines – vous les considérez comme des ruines mais avec la Grâce de Dieu ce ne sont pas des ruines – car dans votre vision, vous avez acculé la résistance palestinienne dans un coin et vous l’avez mises en pièces, la Syrie fait face à une guerre très violente, le Liban, vous savez ce qui se passe au Liban, et donc (vous considérez que) le moment est venu – l’Iran, vous le considérez assiégé et menacé – et donc (pour vous) le moment est venu d’offrir aux Américains ce que vous ne pouviez pas, ce que nous n’osiez pas leur offrir par le passé. Non pas ce que vous n’étiez pas convaincus de devoir céder par le passé – je vous le dis aujourd’hui, sous ma responsabilité ici-bas et dans l’au-delà, ces dirigeants arabes se comportent vis-à-vis de la Palestine, du peuple palestinien, de la mosquée Al-Aqsa, de la Maison de la Sainteté (Jérusalem), de la Basilique de la Résurrection (Eglise du Saint-Sépulcre) et des réfugiés palestiniens comme s’ils étaient une souillure historique. Une souillure (dont il faut se débarrasser). Pas une cause (à défendre). Ils sont prêts et décidés à en finir (avec tout ça) depuis longtemps. Mais ils ont un problème. Ils ont besoin des circonstances adéquates, de suffisamment d’audace, ils doivent oser. Telle est la vérité.

Et c’est pourquoi on peut voir que tous les changements qui ont eu lieu les conduisent de manière plus décidée à plus de concessions, à plus de gratifications en faveur de l’ennemi (israélien), car ils voient que personne ne leur demandera de comptes, alors (ils y vont en se disant) « à la grâce de Dieu. »

Et aujourd’hui, les dirigeants arabes, même sur la question de la mosquée Al-Aqsa – il y eut un temps où on disait que si quiconque osait ne serait-ce que toucher à la mosquée Al-Aqsa, ou au dôme du Rocher [mosquée de ‘Umar], si on touchait à une seule pierre de la mosquée Al-Aqsa, le monde arabe se soulèverait en masse. Cela m’attriste de vous dire que certains dirigeants de mouvements islamiques aujourd’hui font des discours dans certaines mosquées et reprennent ce qu’a dit (Bill) Clinton après les négociations de Wye Plantation (en 1998) entre le Président défunt Yasser Arafat et (Ehud) Barak. Je me souviens qu’un jour, Bill Clinton avait déclaré : « Franchement, je ne comprends pas la mentalité des gens du Moyen-Orient, ils se disputent pour une vieille mosquée ; nous, si vous voulez on peut vous donner et vous construire les plus belles mosquées du monde ! » Voilà ce qu’il a dit.

Malheureusement, aujourd’hui, il y a des gens qui disent que la priorité n’est pas la mosquée Al-Aqsa, et (ils demandent) « Qu’est-ce que c’est la mosquée Al-Aqsa ? Des murs, des piliers... » Oui, c’est ce que disent certains dirigeants de mouvements islamiques, et viendra le jour où on pourra révéler qui (a tenu ces propos) et à quelle occasion.

Eh bien, la priorité s’est déplacée ailleurs. La priorité, c’est comment on va s’entretuer en Syrie, comment on va s’entretuer en Irak, comment on va s’entretuer en Afghanistan, au Pakistan, comment on va mener le Liban au chaos, comment… comment… Telles sont les priorités.

Même la mosquée Al-Aqsa, qui est l’un des principaux lieux saints de l’Islam [le 3e après celles de La Mecque et Médine] depuis les temps les plus reculés de l’histoire, n’est pas une priorité.

Eh bien qu’est-ce qu’on peut faire avec des dirigeants arabes pareils ? Comment est-ce qu’ils réfléchissent ? Quelles sont leurs convictions ?

Eh bien, quelle a été la réaction israélienne (face à ces concessions arabes) ? Ils ont dit – Netanyahu, comme l’a rapporté un ministre de son gouvernement, a dit que cette histoire d’échanges de territoires n’est qu’un détail à traiter au cours des négociations, mais que la question réelle n’est pas là. Le problème avec le peuple palestinien, avec les Palestiniens et avec les Arabes est la reconnaissance du caractère juif de l’Etat (d’Israël). C’est-à-dire qu’en échange de leurs concessions énormes, (les Arabes) n’ont rien obtenu, et que le type (Netanyahu) en a demandé encore plus : vous me parlez d’une parcelle de terre ici ou là, mais la question n’est pas là. Ce qui est demandé, c’est une reconnaissance arabe officielle – et non pas une reconnaissance palestinienne seulement – du caractère juif de l’Etat (israélien). Et le plan (de paix) que négocie actuellement John Kerry dans la région consiste en la demande faite aux Arabes de reconnaître le caractère juif de l’Etat (d’Israël).

Je n’ai pas le temps de le développer maintenant, mais je demande aux savants, aux prêcheurs, aux intellectuels, aux écrivains, aux journalistes de le faire : nous devons expliquer à nos peuples et à l’opinion publique ce que signifierait la reconnaissance du caractère juif de l’Etat (israélien), et ce qu’impliquerait notre acceptation officielle du caractère juif de l’Etat (d’Israël). Ce que sont les dangers de la reconnaissance du caractère juif de l’Etat (d’Israël) pour les réfugiés (palestiniens), pour les lieux saints, et même sur les Palestiniens de 1948, jusqu’aux luttes du peuple palestinien menées depuis des dizaines d’années. Si demain il est considéré que cette terre est juive, le peuple palestinien sera considéré comme le spoliateur, et ceux qui devront payer des dommages et intérêts sont les Arabes. Et les Arabes sont prêts à payer de telles compensations.

Ils ne sont pas prêts à dépenser leur argent, parmi les centaines de milliards de dollars qu’ils possèdent, ni pour fournir du pain ou de la farine aux centaines de milliers de musulmans sunnites en Somalie qui meurent de faim, ni à tendre une main véritablement secourable aux déplacés syriens, à l’extérieur et à l’intérieur de la Syrie, (les dirigeants Arabes préférant) les laisser vivre cette vie misérable et forcer le gouvernement libanais, le gouvernement jordanien et qui sais-je encore à aller mendier de l’argent dans le monde entier – pas plus qu’ils ne sont prêts à apporter un soutien véritable aux habitants d’Al Qods (Jérusalem) pour qu’ils puissent rester sur leurs terres. Ils ne sont pas mêmes prêts à donner le prix d’un village olympique des Jeux Olympiques, ou de la coupe du monde de football, mais ils sont prêts à payer des dommages et intérêts aux juifs (israéliens), de sorte que nous tous, nous, nos pères et nos ancêtres, jusqu’au deuxième calife [‘Umar, qui a conquis la Palestine] et aux armées musulmanes, avant les conquêtes arabes et après, nous devrons payer des dommages et intérêts pour tous ces siècles dès lors que cette terre sera considérée comme étant à eux, et pas au peuple palestinien. Quoi qu’il en soit, de très grands dangers civilisationnels, culturels, sécuritaires, démographiques, humains, économiques, etc., pèsent (sur la région), et il faut absolument en informer les peuples Arabes.

Certaines personnes s’élèvent et disent : « Oh vous là ! c’est quoi votre problème ? leur pays existe, leur Etat est juif, ils veulent juste ces deux mots (de reconnaissance), donnez-leur ces deux mots ! » Deux mots, puis deux mots, puis deux mots, et après 65 ans, voyez où on en est.

Parmi les efforts israéliens – et c’est ce que j’appelle l’art qu’a l’ennemi de saisir les opportunités, malheureusement – (il faut regarder) ce qui se passe actuellement autour de la mosquée Al-Aqsa elle-même. Al Qods (Jérusalem) est judaïsée, comme on a encore pu le voir hier avec les agressions contre les Palestiniens de Jérusalem menées par des colons (israéliens), l’arrestation de Son Eminence le Mufti d’Al Qods durant de nombreuses heures, etc.

Eh bien, jusqu’où (les Israéliens) vont-ils aller ? Je vous le dis, il y a un risque réel qu’ils investissent la mosquée Al-Aqsa, et que cela devienne tout à fait normal. Cela ne s’est pas encore produit, car le peuple palestinien a réalisé des sacrifices depuis 1967 (après l’occupation de l’Ouest d’Al Quds – Jérusalem) pour la défense de la mosquée Al-Aqsa avec sa chair nue, avec sa poitrine, avec ses femmes et ses enfants, comme nous l’avons vu hier. Mais à la fin, il n’y a plus de monde arabe, il n’y a plus de monde musulman… Vous leur dites « Al-Qods » (Jérusalem), ils répondent « la Syrie », vous leur dites « Palestine », ils répondent je ne sais où.

Eh bien, viendra le moment où ils imposeront un (nouveau) fait accompli à la mosquée Al-Aqsa, comme cela s’est produit par le passé au Tombeau des Patriarches : ils s’approchent et fomentent problème sur problème, jusqu’à ce qu’il y ait un accord disant que la moitié de la mosquée est pour les musulmans, pour qu’ils puissent y prier, et que l’autre moitié est pour les juifs. Et cela serait accepté aujourd’hui. Telle est la crainte aujourd’hui, avant même de parler de la destruction de la mosquée ou de la structure de l’édifice : (le risque principal est la) confiscation de la mosquée.

Eh bien, comment doit-on faire face à cela, que peut-on faire ? Cela demande une prise de position ferme, et j’y reviendrai brièvement à la fin de mon discours.

 

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Mais la question qui se renouvelle pour le peuple palestinien après 65 ans, pour tout frère palestinien et toute sœur palestinienne, ce peuple endurant et combattant, sacrifié, noble, qui a supporté l’insupportable, l’abandonné, le délaissé, depuis des décennies, sur le dos duquel se font toutes les transactions, et qui a fourni des sacrifices considérables. Chacun peut se demander, après 65 ans, sur qui doit-on compter ? Sur ces dirigeants arabes ? Seulement parce que quelques noms ont changé, ou quelques formes, ou… quoi ? Sur quoi peut-on compter ?

Ou bien faut-il changer de perspective ? Oui, changer de perspective. Comme je le disais toujours, sortir des détails et regarder les choses de manière globale, du haut de la montagne. Sortons de notre intolérance, de nos haines, de nos animosités, de notre factionnalisme, de notre sectarisme, de notre intransigeance, etc., tenons-nous au sommet de la montagne, et considérons la situation. Demandons-nous où va la Palestine, où va le Liban, où va la Syrie, où va l’Irak, où va la Jordanie, où va toute notre région ? Et prenons ensuite la position la plus sage.

Bien entendu, au regard de la position pénible et affligeante des pays arabes, nous nous devons de mentionner le vote du Parlement jordanien [en faveur de l’exclusion de l’Ambassadeur d’Israël], et de le saluer avec le respect qui lui est dû. Quant à savoir si le pouvoir jordanien va répondre favorablement, je n’en sais rien, mais en des temps si difficiles, que le Parlement jordanien prenne une telle position est une avancée très encourageante et très forte.

Source : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

Contact : 7asan.saleh@gmail.com

 

9 mai 2013 ! Que lui faudrait-il dire aujourd’hui ?

 

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Dernière minute :

 

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Vidéo 

Lettre ouverte à François Hollande et autres racistes qui nous dirigent [Christophe Oberlin]

 

 

 

Texte de la vidéo en français, anglais, arabe

Vous président, voulez-vous que je vous montre les photos des enfants palestiniens coupés en deux par les bombes israéliennes ?

Vous président, savez-vous qu’un enfant palestinien est tué par Israël chaque trois jours, depuis dix ans ?

Vous président, vous vous inscrivez dans la lignée d’une classe politique détestable : celle qui a fait fonctionner la guillotine pendant la guerre d’Algérie, celle qui a signé pour l’assassinat de Larbi ben Mhidi, celle de l’expédition de Suez, celle qui a donné la bombe atomique à Israël.

Vous président n’avez décidément rien retenu des cours d’histoire et des cours de droit de l’Institut d’Études Politiques de Paris.

Vous président, alors qu’Israël agrandit tous les jours son territoire par la force, vous prétendez nier le droit des Palestiniens à résister par la force ?

Vous président, en soutenant un état qui agrandit ses frontières par la force, vous violez la charte des Nations Unies !

Vous président, par la coopération militaire que vous entretenez avec Israël, vous êtes juridiquement complice de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Vous président, alors que les Palestiniens sont majoritaires sur le territoire de la Palestine, en soutenant la minorité vous niez la démocratie !

Vous président, je vous accuse de l’une des pires formes de racisme : le racisme en col blanc !

Vous président, vos déclarations n’engagent que vous, vous êtes la honte de la France !

 


Open letter to François Hollande and to the other racists who lead us

 

Mister President, do you want me to show you the pictures of the Palestinian children hacked to pieces by Israeli bombs?

Mister President, do you know that one Palestinian child has been killed by Israel every three days for ten years?

Mister President, you keep with the general pattern of a hateful political class: that same class that operated the guillotine during the Algerian War; that was behind Larbi ben Mhidi’s assassination; that organized the Suez War; that gave Israel the bomb.

Mister President, you remember absolutely nothing from the history and law courses of Paris Institute of Political Studies.

Mister President, while Israel extends every day its territory by force, why do you refuse to recognize the Palestinians’ right to resist by also resorting to force?

Mister President, while supporting a state which extends its borders by force, you infringe the United Nations Charter!

Mister President, while keeping up military cooperation with Israel, you are legally party to war crimes and crimes against humanity.

Mister President, while the Palestinian people is a majority on the whole Palestinian territory, you support the minority and doing so you deny democracy!

Mister President, I accuse you of one of the worst types of racism: white-collar racism !

Mister President, your statements only involve yourself ! You are a disgrace to France!

 


 

رسالة مفتوحة الى فرنسوا هولند
و الى العنصريين  الذين يحكموننا

أيها الرئيس
هل تريد ان اريك صور اطفال فلسطينيين قطعت أجسادهم قسمين بالقنابل الإسرائيلية ?

أيها الرئيس
أتدري أن إسرائيل تقتل طفلا فلسطينيا واحدا كل ثلاثة أيام و هذا  منذ عشر سنوات ?

أيها الرئيس
إنك تسير في خط سياسي  حقير , إنه الخط الذي قطعت به الرؤوس في الجزائر , انه خط قتل العربي بن مهيدي , إنه خط الغارة على قناة السويس , انه الخط الذي أعطى  إسرائيل القنبلة النووية

أيها الرئيس
لعلك لم  تستفد من دروس التأريخ التي درستها في معهد العلوم  السياسية بباريس

أيها الرئيس
في الحين الذي تزيد إسرائيل من مساحتها بالقوة , تنكر انت حق الفلسطينيين في الدفاع بالقوة ?

أيها الرئيس
مساندة إسرائيل  في زيادة مساحتها يعتبر تعدي على ميثاق الأمم المتحدة

أيها الرئيس
بالتعاون العسكري مع إسرائيل تعتبر قانونيا شريك في جرائم الحرب و جرائم ضد الإنسانية

أيها الرئيس
مساندة إسرائيل  مع أن الفلسطينيين أكثرية في فلسطين يعتبر تجاهلا للدمقراطية

أيها الرئيس
اتهمك بشر أنواع العنصرية : العنصرية  بعنق أبيض

أيها الرئيس
إن تصريحاتك  تلزمك انت فقط : إنك عار فرنسا

 

Source :  http://www.silviacattori.net/spip.php?article5767

Via : http://reseauinternational.net/video-lettre-ouverte-franc...

 

 

Urgent appel de Gaza par l’ancien ministre de la santé Bassem Naïm : s’il n’y a pas de cessez-le-feu, il y aura une invasion terrestre

2. Naïm.JPG

 

 

Monsieur Bassem Naïm est ancien ministre de la santé et conseiller diplomatique d’Ismail Haniyeh.

Voici le résumé de son appel ce jour à 17h  à la journaliste Silvia Cattori.

 

A l’heure qu’il est nous avons subi plus de 1 900 bombardements aériens, 800 maisons ont été atteintes. Nous déplorons plus de 110 morts, la plupart sont des enfants ou des personnes âgées. L’hôpital El Wafa a reçu 2 missiles. Un centre de rééducation au nord de Gaza  a été attaqué : 5  victimes étaient totalement handicapés, 3 sont morts sur le coup.

Il y a des attaques sur l’approvisionnement en eau, les pompes à essence, la station de télévision, les ambulances. Lors de la plupart des attaques aucune annonce n’est faite en direction des familles les enjoignant de quitter leurs maisons. Au mieux  ils  commencent par cibler les toits, de jour comme de nuit, ce qui veut dire qu’ils vont bombarder la maison dans les dix minutes. La plus souvent les familles n’ont pas le temps matériel de quitter les maisons.

 

Lire la suite…

 

Source :   http://www.silviacattori.net/spip.php?article5763

Via : http://reseauinternational.net/urgent-appel-gaza-lancien-...

 

 

 

 

Mis en ligne le 13 juillet 2014 - à 18h10 et 21 h.

 

 

 

 

  

18:10 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/07/2014

GUERRE À OUTRANCE (AUX CIVILS) PARTOUT

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Guerre à outrance (aux civils) partout

L’empire, bête fauve blessée, devient incontrôlable

Aujourd’hui, 11 juillet 2014, nous recevons ceci :

 

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Tout Gaza brûle !

«  Au cours de l’attaque de cette nuit sur le port de Gaza, tout le voisinage a été sous le feu des forces d’occupation israéliennes. Vers 2 heures du matin – heure locale – l’Arche de Gaza a pris feu. L’assaut prolongé des Israéliens a empêché la brigade civile des pompiers d’approcher du sinistre jusqu’à environ 3 h 30’. Quand le jour sera levé, il sera possible de mieux évaluer les dommages causés à l’Arche et aux bateaux de pêche proches.

En regard de tant de victimes civiles palestiniennes, de la destruction de maisons, d’hôpitaux, d’écoles et de toutes sortes d’infrastructures également civiles, le dommage matériel causé à notre projet pâlit jusqu’à l’insignifiance. Nous nous estimons heureux de n’avoir à déplorer aucune perte humaine, et nous pleurons avec vous les destructions insensées et les Palestiniens massacrés dans cette attaque meurtrière, qui continue à l’heure qu’il est.

Pas plus que le reste de la Flotille de la Liberté, « L’Arche de Gaza » n’a l’intention de renoncer. Avec nos partenaires de l’extérieur et de l’intérieur, nous continuerons à défier le blocus et à exiger la liberté pour tous les Palestiniens. »

3. bateau de pêcheurs gazaouis incendien par israeliens.jpg

Dangereux bateau de pêcheurs incendié  – Z’ont bien le droit de se défendre ! Surtout avec tout le pétrole qu’il y a sous la mer.

Rappelons que, sabotée le 29 avril dernier par un attentat à la bombe, l’Arche de Gaza avait été réparée grâce à la solidarité internationale. Elle était en état de reprendre bientôt la mer. La revoilà détruite.

Que s’est-il passé ? Il semble que le Hamas et le Fatah aient été prêts à enterrer la hache de guerre fratricide et à venir s’asseoir ensemble à la table de négociations. Tout, mais pas ça ! C’est donc tout.

 

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Suite et pas fin

Lorsque nous avons mis en ligne, avant-hier, le long article de Noam Chomsky, nous savions qu’il y aurait des commentaires, et sûrement des réfutations énergiques, au moins de la part de ceux qui préconisent - en toute justice - la solution « à un seul état palestinien ». Nous attendions Israël Shamir. C’est Gilad Atzmon qui l’a fait, presque sans reprendre haleine.

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Chomsky, BDS et le paradigme de la gauche juive

Dans son dernier article dans The Nation, Noam Chomsky a sélectionné de manière sélective les faits qui correspondent à son récit préféré, en ignorant et en masquant les détails pertinents qui contredisent sa thèse. On aurait pu s’attendre à ce qu’un universitaire de la stature de Chomsky aborde le sujet avec un niveau beaucoup plus élevé d’intégrité intellectuelle.

L’examen de la dernière critique du BDS de Chomsky révèle que les observations du linguiste MIT confinent à la tromperie. Il est particulièrement fascinant d’étudier les tactiques de Chomsky à la lumière de l’actualité violente en Israël/Palestine.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/chomsky-bds-paradigme-gauc...

 

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Plus de 60 morts Palestiniens : Hollande exprime sa solidarité…

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… à Netanyahou

(Car qui se ressemble s’assemble)

Les raids israéliens sur Gaza ont fait plus de 60 morts au cours des dernières 24 heures. L’aviation israélienne a ciblé la ville du sud du territoire, Khan Younis, et le camp de réfugiés de Nusseirat, dans le centre. À Khan Younis, des échoppes et des habitations ont été visées, tuant six hommes, trois femmes et quatre enfants. C’est le moment qu’a choisi François Hollande pour appeler Netanyahou et lui exprimer sa solidarité contre les tirs de roquette palestiniens en direction d’Israël. Tirs qui n’ont fait aucune victime.

Pendant que le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, invitait Israël à faire preuve « de retenue » et que John Kerry appelait le Premier ministre israélien sans que l’on connaisse la teneur de l’entretien, l’Elysée rendait public l’étonnant élan de solidarité du président français…

Source :  POLITIS.fr qui s’en étonne, alors que Cameron et Merkel ont fait de même, en bons chiens de meute qu’ils sont, peu enclins à mordre la main qui les engraisse.

 

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« 85 morts, dont 20 dans la nuit du 9 au 10 »

(et dans celle du 10 au 11 ? et combien d’enfants ?)


Là, ce n’est plus Politis, c’est Françoise Diehlmann, hier, sur Médiapart.

Qui les protège, les Palestiniens, aujourd’hui ?

|  Par Francoise Diehlmann

Consternation ! Stupeur ! Voilà ce que provoque le communiqué du Président de la République suite à son entretien avec le Premier ministre israélien sur les événements en Israël et en Palestine.

Lire la suite…

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/francoise-diehlmann/110714...

 

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Qu’est-ce qui nous étonne ? Le Dr. Oberlin ne nous avait-il pas prévenus ?

Pour suivre les nouvelles :

http://www.europalestine.com/

http://www.association-belgo-palestinienne.be/  entre autres.

 

Mais essayons d’être sérieux : Hollande, Merkel, Cameron, Van Rompuy… C’EST NOUS !

Le peuple est le souverain ; le gouvernement est son ouvrage et sa propriété ; les fonctionnaires publics sont ses commis.

Le peuple peut, quand il lui plaît, changer son gouvernement et révoquer ses mandataires.

Lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Maximilien Robespierre

 

Alors, à part pétitionner, inonder les réseaux sociaux de commentaires vengeurs et manifester (200 personnes – sur 61 millions – à Paris, et attaquées par la LDJ en plus, sans que la police y voie malice)… 

 



… qu’est-ce qu’on fait ? CONCRÈTEMENT ?

 

8. affiche_paix_en_Palestine.JPG

 

Bravo au PCF. Mais encore ? Et les syndicats, ils font quoi, à part encaisser les cotisations de leurs membres ? « Grè-veu-po-li-ti-queu », ils n’ont jamais entendu causer ? En 1968, pour beaucoup moins que cela, même la Comédie Française était en grève, et l’Ordre des Architectes !

Le peuple souverain a les syndicats et les gouvernements qu’il mérite. Il est responsable des massacres qui se perpètrent - en son nom ou pas – s’il laisse faire.

 

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Et on ne vous parle pas ici des 300.000 femmes d’Europe de l’Est, actuellement, maintenant, pendant que vous lisez ceci, réduites en esclavage en Europe occidentale, en Israël et autres lieux démocratiques par la volonté de saint Jean-Paul II et du syndicat Solidarność (tiens, il a fait des trucs, celui-là…), ce sera pour une autre fois.

Soyez résolus à ne servir plus, et vous voilà libres

Non, là, ce n’est pas Robespierre, c’est La Boétie (deux siècles et demi avant).

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UKRAI N E

Ça canarde sec aussi dans le Donbass, pas avec les seuls encouragements de François Hollande à la clique banderiste, mais avec les sous de nos impôts. Comment ces agneaux pourraient-ils se procurer des armes, sinon, pour se défendre des dangereux rétifs au nazisme qui ont le culot d’habiter la région ?

Donc, Slavyansk est tombée.

Le Saker, qui a le nez dessus jour et nuit, a posté des choses assez désespérées, mais quand même… pas tout à fait. Il faut savoir lire entre les lignes.

On se contentera ici de sa dernière mise au point. Libre à chacun de remonter dans ses analyses.

Il est beaucoup trop tôt pour baisser les bras au sujet de Poutine ou pour faire une croix sur la résistance novorossienne

10 juillet 2014 – The French Saker

Apparemment, le message que j’ai posté aujourd’hui pour exprimer mon dégoût de la façon dont des forces extérieures ont eu l’arrogance de décider de l’avenir de 7 millions de citoyens du Donbass, a été interprété comme un aveu de ma part de ce que j’aurais laissé tomber Poutine (même si j’avais bien écrit « Ajoutons même à cela, juste histoire de poursuivre la conversation, que Poutine ait décidé de céder aux conditions de ces anglo-sionistes et que le Kremlin également l’ait accepté »). Certains l’ont même interprété comme un aveu indirect de ma part de ce que les forces novorossiennes seraient condamnées. Rien n’est plus éloigné de la vérité.

Lire la suite…

Source : http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/10/il-est-beaucoup-tr...

Le Saker termine ce papier sur : « Ce n’est donc pas un appel à l’optimisme que je lance. Juste au réalisme. »

Eh bien, à propos de réalisme, rien ne pourrait dépasser l’intervention récente de M. Serguey Glazyev, conseiller financier du gouvernement russe, dont il existe une video sous-titrée en anglais, mais pas en français (vous voulez rire !). La voilà. Si vous êtes anglophones, tant mieux, sinon, too bad.

 

M. Glazyev y explique posément que les USA militarisent l’Ukraine pour envahir la Russie, (par procuration, comme cela devient chez eux une habitude). Il évalue objectivement la situation et en tire les conséquences. Ce n’est pas, selon les mots du Saker, « un appel à l’optimisme ». C’est même exactement le contraire. Mais, déterminé à faire face, il l’est, M. Glazyev.

 

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« À quoi bon déranger vos troupes, quand d’autres peuvent faire le boulot ? »

 

Et, bien sûr, il a raison : la Russie est en guerre avec les États-Unis. Et, bien sûr, ce qu’il appelle « IVe guerre mondiale », c’est notre Guerre-de-plus-de-cent-ans qui continue : Première guerre mondiale, Deuxième guerre mondiale, Troisième guerre mondiale, dite improprement « guerre froide » et, maintenant, Quatrième guerre mondiale, dont il faut espérer, en touchant du bois très fort, qu’elle ne devienne pas nucléaire. Car, si elle le devient, nous disparaîtront, nous Européens, de la surface du globe.

C’est exactement ce à quoi aspire USRAHELL (« les Anglosionistes » pour le Saker), que l’effondrement de leur empire pousse à la fuite en avant, la seule carte qu’il leur reste à jouer étant celle d’un chaos général, qui re-boosterait leur complexe militaro-industriel et leur permettrait d’échapper à une guerre civile at home, à laquelle ils se préparent néanmoins depuis des années en se dotant de moyens tels que la Guerre de Sécession, par comparaison, aura l’air d’un jeu de barres en cour de récré quand elle éclatera.

Leur plus cher désir est que la Russie entre en Ukraine, c’est-à-dire entre en guerre contre eux-mêmes par nazis interposés. Pour sauver les habitants de Novorossia par exemple, des griffes de Kiev et d’Academi-Blackwater. L’idée de ces brillants stratèges, c’est d’avoir une bonne excuse pour jouer le pion de la « première frappe » (au radioactif of course). Comme si la Russie ne disposait pas, elle aussi, de bombinettes dernier cri. Et la Chine. Ce serait à qui dégaînerait le premier, voyez-vous. Comme au Far West… dans les films. C’est vraiment leur seule chance d’entraîner ceux qui sont en train de les vaincre - sans coup férir ! - dans la mêlée. Il faut, pour y résister, un sang-froid à toute épreuve et des nerfs d’acier. Ce dont sont complètement dépourvus (sans parler du reste) ceux qui s’indignent de la pleutrerie de Poutine. Qui laisse tomber ces pauvres gens et nani-nanère, alors qu’eux-mêmes laissent tomber depuis 70 ans les Palestiniens, et les Irakiens depuis un quart de siècle. Non sans avoir imposé  huit ans d’une guerre atroce aux Iraniens en se frottant les mains de contentement. (On ne vous parle pas des Latinos décimés à la machette, des Philippins, des soixante ans d’embargo cubain et autres broutilles, ce serait trop long.)

À ceux qui ont quelques notions d’histoire de France, la situation des Russes rappellera celle où se trouvait Robespierre en 1792, quand il luttait de toutes ses forces contre la guerre que voulaient tant tous les autres – Girondins, Dantonistes, Émigrés, « Vendéens », Anglais, Autrichiens, Louis XVI, etc. – et qu’ils finirent par faire éclater. C’est, on s’en souviendra, celui qui ne la voulait pas qui dut la faire… et la gagner, ruinant ainsi leurs espoirs de dépeçage de la France, au prix de la Révolution. Il n’aurait fallu aux jacobins robespierristes que quelques années pour faire de leur pays une grande et rayonnante puissance pacifique. La Russie n’avait besoin que de vingt ans de paix pour y arriver. Il semble qu’elle ne les aura pas. Fasse le ciel et tous les diables qu’elle réussisse à arracher, à la bête enragée, ses dents et ses griffes, comme elle l’a fait à d’autres dans le passé.

Rappelons modestement nos vœux du 1er janvier 2012, à l’occasion du bicentenaire de la Berezina :

Que ceux qui la cherchent la trouvent !

Et observons, en retenant notre souffle, les efforts que fait Vladimir Poutine, que font les membres de son gouvernement, pour rester à égale distance de l’efficacité et des principes de la morale publique, chevaux indisciplinés qu’il importe de maintenir de gré ou de force dans la direction qu’on veut qu’ils prennent. C’est un exercice difficile et périlleux, qu’il n’est pas donné à n’importe qui de réussir.

Pour se faire une idée du travail de Titans qui les attend, il suffit de chercher, sur Internet, des caricatures qui ne leur soient pas hostiles. Bon amusement et bon courage !

 

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Kramatorsk : Chars d’assaut contre civils désarmés.

 

Le moins qu’on puisse dire,  c’est qu’ils ne restent pas assis sur leur cul, les civils. Et « verbo solo ! »  comme disait l’abbé Jehin. Avec un peu de sifflets, c’est vrai, on n’est plus au XVIIIe s.

 

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Et l’Allemagne, dans tout ça ?

Le gouvernement allemand n’est pas le vassal des États-Unis, c’est de son propre chef qu’il agit comme leur complice

Dagmar Henn – The French Saker

10 juillet 2014

Je suis profondément honoré et reconnaissant envers Dagmar Henn de me permettre de publier ici le texte d’un courriel qu’elle m’a envoyé récemment. Je dois dire d’entrée de jeu que je ne partage pas le point de vue qui est celui de sa thèse principale (à savoir que le gouvernement allemand n’est pas un vassal mais un complice) mais mon opinion personnelle à ce sujet n’entre pas en ligne de compte. Ce qui importe, c’est qu’elle présente des arguments très intéressants et que si elle a raison, alors ma propre analyse, et peut-être bien aussi celle du Kremlin sont fausses, ce qui, alors, pourrait avoir des conséquences majeures sur l’avenir de cette guerre contre la Russie (l’Ukraine n’étant en fait qu’un simple champ de bataille dans une guerre beaucoup plus vaste contre la Russie).

Poster des documents sur ce blog même si je ne partage pas les vues de leurs auteurs, telle a toujours été et continuera d’être ma politique, tant que ces documents sont fondés sur des faits, qu’ils sont logiques, bien écrits, et qu’ils contribuent à faire progresser l’analyse et la discussion.

Le texte de Dagmar Henn remplit sans conteste toutes ces conditions, et j’ai grand plaisir à le publier aujourd’hui.

Quant à ceux, notamment en Allemagne, qui viendraient à être en désaccord avec elle, je les invite à m’adresser leur réfutation, que je publierai également pour peu qu’elle soit étayée et ne contienne aucune attaque personnelle contre Henn ni qui que ce soit d’autre.

Cordialement,

Le Saker

Les accords d’association que l’UE a signés avec la Junte de Kiev lient l’économie ukrainienne à la zone d’hégémonie allemande (l’UE est à l’heure actuelle complètement soumise aux intérêts allemands). La signature de l’accord ukrainien avec le FMI est aussi une exigence européenne. En conséquence, le piège économique qui condamne la junte à l’agression militaire (simplement pour sauver sa peau) n’est pas une invention étasunienne mais allemande…

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Source : http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/10/le-gouvernement-al...

 

 

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Quant à l’Irak…

Comme nous croyons l’avoir dit, le blog du Saker a ouvert un volet « Irak ». C’est Mindfriedo qui s’y colle. Voici son dernier rapport, dépouillé comme une peau de lapin :

Compte-rendu de situation Irak – 8 juillet

Mindfriedo – The French Saker

UN LIEN TRÈS INTÉRESSANT : http://www.syrianews.cc/isis-the-bombshell-interview-to-i...
LIEN YOUTUBE : https://www.youtube.com/watch?v=NEuJ5v3AbJg

Cet article montre que l’EIIL agit pour le compte des États-Unis. Son calife à la Rolex au poignet est l’homme des Américains. Une subversion qui nous fait penser aux islamistes soutenus par le gouvernement pendant la guerre civile algérienne.

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Source : http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/09/compte-rendu-de-si...

 

Et pour finir, le conseil du jour :

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Mis en ligne le 11 juillet 2014

 

 

 

 

21:39 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/07/2014

IL Y A LONGTEMPS...

1. pieuvre israelienne.jpeg

Il y a longtemps qu’on ne vous avait plus parlé d’Israël

Eh bien, on vous en reparle, en vrac, dans le désordre.

Sur le terrain :

 

2. business as usual.jpg

Business as usual

 

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Dans les autres bacs à sable :

Abou Bakr Al-Bagdadi, l'agent du Mossad.

IRIB – 19 juin 2014

3. Abou Bakr.jpg

Abou Bakr al-Bagdadi a reçu, pendant deux ans et sous la supervision du Mossad, une formation militaire et de renseignement, ont révélé des sources militaires dignes de foi dans la région, en allusion aux relations étroites entre Abou Bakr al-Bagdadi, le chef de Daesh, et les services secrets américains.

En donnant naissance à Daesh, l’objectif du duo CIA/Mossad consiste à créer le chaos et à semer la terreur et la discorde entre les musulmans chiites et sunnites, a déclaré une autorité bien informée avant d’ajouter : « Des mains s’activent pour diffuser les images de Daesh sur les réseaux virtuels ». Daesh a été créé par les États-Unis et Israël et est financé par l’Arabie saoudite, a-t-il précisé avant d’ajouter : « Daesh porte un regard particulier sur les écoles islamiques. Pour lui, sa mission consiste à ternir l’image du sunnisme et à anéantir le chiisme. Son deuxième objectif est aussi de donner une image violente de l’islam. La présence de Daesh en Irak et celle de Boko Haram en Afrique aide Israël à faire imposer l’idée de la création d’un grand État juif s’étendant du Nil à l’Euphrate, à ressusciter les plans rangés depuis des années dans les placards des sionistes ».

Lire la suite…

Source : http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/329424-lien-...

Via : http://croah.fr/revue-de-presse/abou-bakr-al-baghdadi-lag...

 

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Les belles affaires africaines d’Israël

Nico Ramirez – Diktacratie

7 juillet 2014

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Agronomie, irrigation, ingénierie, et surtout des armes, plein d’armes : c’est dingue le nombre de trucs qu’Israël peut avoir à vendre aux Africains. Régulièrement, l’Etat hébreu signe de très juteux contrat, comme récemment avec la Côte d’Ivoire pour la construction d’une centrale thermique, que le groupe israélien Telemania a facturé 500 millions d’euros.

Si l’Afrique du Sud, le Togo, le Nigeria, l’Egypte et le Kenya comptent parmi les principaux partenaires commerciaux d’Israël en Afrique, c’est bien le vieux pote sud-africain qui fait les meilleures affaires avec Jérusalem. Ce n’est plus le temps béni de l’apartheid où les Israéliens avaient cette drôle de sensation de se sentir comme à la maison en Afrique du Sud… Mais en 2013, Pretoria a vendu pour plus de 700 millions de dollars de minerais et métaux précieux aux diamantaires de Tel-Aviv, dont 283 millions de dollars rien que pour les diamants. Les Sud-Africains s’en tirent plutôt bien : avoisinant les 425 millions de dollars, le montant de leurs importations en provenance d’Israël reste légèrement inférieur à ce qu’ils vendent aux Israéliens.

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Source : http://diktacratie.com/les-belles-affaires-africaines-dis...

 

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Là, ce n’est plus Israël, juste Botul, mais toujours l’Afrique :

L’homme qui exploitait la forêt africaine mais qui ne voulait pas que cela se sache 

Nico Ramirez – Diktacratie

9 juillet 2014

5. BOTUL.jpg

Dans la famille Lévy, on connaissait déjà Justine, la fille, auteur à bobos quand papa œuvre pour les gogos, et puis Arielle, la deuxième épouse, dont le point de carrière le plus culminant n’a d’égal que la hauteur de son cul offert en levrette à Klaus Kinski, alors au sommet de son art et de son dard, dans le film « Les fruits de la passion », en 1981.

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Source : http://diktacratie.com/lhomme-qui-exploitait-la-foret-afr...

 

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Affaire du « kidnapping » des trois jeunes gens

L’article d’AVIC, que nous avons mis en ligne le 2 crt., reflète ce que – à tort ou à raison - nous pensons nous-mêmes, à savoir qu’il y a énormément de chances pour que toute l’affaire ait été montée et exécutée par les autorités israéliennes elles-mêmes, sacrifice de leurs propres enfants inclus, pour pouvoir déchaîner tout ce qui a suivi et qui se poursuit avec un maximum de sauvagerie et d’impunité, car présenté une fois de plus comme une conséquence, comme une réplique à un mal subi.

Noam Sheizaf est israélien et journaliste. Il n’envisage pas la même horreur que nous, mais quelque chose, dans cette affaire, est à ses yeux impardonnable :

 

Comment le public (israélien) a été poussé à croire que les trois adolescents étaient vivants

Noam Sheizaf – ICH – 972Mag

4 juillet 2014

Les détails, en dépit du silence obligatoire par ordre de justice, auraient pu révéler bien plus tôt que les jeunes gens enlevés avaient été assassinés. La campagne menée par le gouvernement pour demander qu’ils soient relâchés a aidé à légitimer l’opération militaire en Cisjordanie. Les medias israéliens mais aussi internationaux se sont prêtés à ce jeu.

Ce dont il va être question n’est pas l’affaire du kidnapping en soi, ni l’opération militaire ou ses conséquences – mais on y trouvera, peut-être une leçon importante, en particulier pour les journalistes. Le résultat des courses est que le public israélien a été manipulé.

Les détails sur l’appel au « 100 » (équivalent local du 112 en France, du 101 en Belgique) et sur ce que les enquêteurs ont découvert dans la voiture utilisée pour le kidnapping des trois adolescents ont été connus des services de sécurité, des ministres  – et même des journalistes – très tôt dans l’affaire ; mais pas par le public, parce qu’ils ont été tenus sous le boisseau par une stricte consigne de silence. Le sang trouvé dans la voiture, les détonations entendues lors de l’appel au secours téléphonique, les balles réelles trouvées sur le lieu, et le fait qu’il n’y ait pas eu un seul cas où deux personnes ou plus aient été gardés en otages en Cisjordanie depuis des décennies – tout cela conduisait à une seule conclusion possible : les gamins n’étaient plus en vie. Pourtant, simultanément, on a dit au public israélien qu’ils étaient otages du Hamas, et une campagne publique a été lancée pour réclamer leur libération.

Le résultat fut le choc éprouvé par la plupart des Israéliens, une fois que les corps ont été découverts, déception terrible qu’auraient pu leur éviter ceux qui étaient au courant des détails mais qui ont obéi aux consignes de silence.

Au moins un jour sur deux, des officiers supérieurs donnaient des instructions aux médias et répétaient que l’hypothèse de travail de l’armée était que les jeunes étaient encore vivants, ajoutant parfois qu’il n’y avait aucune preuve pouvant suggérer le contraire. C’était une tromperie. À une de ces occasions, le ministre des Finances, Yair Lapid est passé en direct à la télévision et a dit que l’appel au « 100 » était « impossible à déchiffrer ». C’était une tromperie aussi. Comble de l’absurdité : alors même qu’elles étaient en train de bourrer le crâne au public avec des mensonges, ces mêmes autorités multipliaient les mises en garde contre le colportage de fausses rumeurs sur les réseaux sociaux. Eh bien, j’ai une nouvelle à leur apprendre : au prochain événement tragique, il y aura infiniment plus de ces rumeurs que d’habitude, parce que le public partira du principe qu’on lui cache des choses et que certains secrets pourraient l’éclairer… comme si on n’avait pas déjà assez de théories du complot comme cela.

Je ne dis pas que l’appel au secours lui-même aurait dû être rendu public ou que l’armée aurait dû travailler sur l’hypothèse que les jeunes gens étaient morts. L’effort pour les retrouver devait être fait avec autant d’urgence que si on les croyait vivants. Mais il y a une grande différence entre « une hypothèse de travail » et « une conclusion logique » ; la limite entre les deux a été délibérément et témérairement franchie.

Le gouvernement est même allé plus loin en lançant la campagne « Rendez-nous nos garçons ». Dans toutes les écoles du pays, y compris celle d’à côté de chez moi, on a affiché des panneaux avec les noms des trois garçons et des slogans du genre « On vous attend », « On espère votre retour ». Si les profs avaient été au courant du sang dans la voiture, des impacts de balles et du bruit des détonations, auraient-ils laissé leurs jeunes élèves peindre ces placards ? Se seraient-ils laissé photographier devant avec eux et leur auraient-ils permis d’afficher les photos sur Internet ?

Quant aux médias, si vous lisez l’hébreu, je vous invite à jeter un coup d’œil aux premières pages ci-dessous, pleines de citations bouleversées des parents, anxieux de serrer leurs enfants retrouvés dans leurs bras. Les journalistes et les rédacteurs en chef savaient la vérité, et pourtant ils n’ont pas hésité à les imprimer comme si de rien n’était. Pire encore est la manière dont certains médias internationaux se sont fait l’écho de ces histoires, alors qu’ils n’étaient pas, comme les médias israéliens soumis à la censure et liés par une consigne du secret. (La censure s’applique aux médias étrangers en Israël, mais l’état a beaucoup moins de moyens de les y contraindre. La couverture dépend largement de la volonté des organisations médiatiques de jouer le jeu ou non.)

 

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Manipulations à la une

 

Qu’y a-t-il derrière cette manipulation du public à grande échelle ? Les lecteurs peuvent essayer de deviner.  Peut-être quelqu’un a-t-il cru que cacher ces faits aiderait l’enquête. Mais c’est vraiment très improbable, surtout lorsque, à un certain moment, des détails ont commencé à émerger dans des médias indépendants, à l’étranger. Peut-être le gouvernement a-t-il cru que maintenir l’impression que les victimes étaient encore en vie légitimerait son opération militaire. Peut-être des officiers de sécurité ont-ils voulu s’éviter la gêne que les détails soient révélés à présent – non seulement l’appel au 100é des jeunes kidnappés, mais des douzaines d’autres appels, de parents angoissé, aux numéros d’urgence de l’armée, qui ont été ignorés. Ou peut-être est-ce juste la façon dont les forces de sécurité israéliennes opèrent : ne révéler au public que les faits qui servent les intérêts du système.

Le public israélien, il faut le dire, a une confiance totale dans les services militaires et de sécurité. Ces institutions n’en finissent pas de le tromper. Ce cas-ci est particulièrement grotesque en ce qu’il reproduit, point par point, l’enlèvement des trois soldats israéliens en 2006 par le Hezbollah. Le gouvernement savait bien qu’en tout état de cause, les soldats n’auraient pas pu survivre à l’attaque de leur jeep de patrouille, mais cela ne l’a pas empêché de déclencher la seconde guerre du Liban en promettant de « ramener les gars à la maison ». On ne peut qu’en conclure que dans la prochaine affaire, mentir sera une option trop facile pour que les décideurs la laissent passer.

Mon seul espoir est que les juges de district qui approuvent sans réfléchir les consignes de silence – qu’elles concernent les mises eu secret d’arrêtés, les détails d’une enquête en cours ou les faits susceptibles d’embarrasser un officier supérieur – apprendront quelque chose de cette affaire. J’espère qu’à l’avenir les journalistes nationaux et internationaux y réfléchiront à deux fois avant de servir aveuglément les intérêts de ceux qui sont au pouvoir contre les intérêts de leurs propres lecteurs. (Une exception, dans cette affaire : Amos Harel, de Haaretz, qui a essayé de faire allusion, sans violer la consigne de silence, aux faux espoirs que le gouvernement faisait naître dans le public. MISE À JOUR : un autre bon papier - celui de de Mitch Ginsburg, de TIO)

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Noam Sheizaf est un journaliste free lance qui a travaillé pour Ha’Ir (un hebdomadaire de Tel Aviv publié par le groupe Shocken), pour Ynet et pour Maariv.

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article38979.htm

Traduction : C.L. pour Les Grosses Orchades.

 

Ah, mais c’est que l’appel au n°100 et les coups de feu entendus au bout du fil, c’est comme le petit Jésus et l’apôtre Paul… est-on sûr qu’ils aient existé ?

 

*

Le Bellicisme d’Israël a fait l’objet d’un débat entre Gilad ATZMON, à Londres et Richard HELLMAN (chrétien sioniste US employé par Israël) à Washington. La télévision iranienne, qui organisait le débat, a ensuite interviewé Gilad ATZMON sur la réaction violente du Premier ministre et des colons israéliens à l’annonce de la mort des trois jeunes gens.

ICH met la video du débat en ligne et publie le verbatim de l’interview de Gilad.

 

Une démocratie juive ? Dans la pratique, c’est un état terroriste.

 

 

« Pour vous, mentir, tuer vos propres gens si cela sert vos intérêts tribaux est exactement ce en quoi vous croyez » - Gilad Atzmon

 

4 juillet 2014.

PressTV : Quelle est votre sentiment sur la manière dont les choses se sont déroulées, maintenant qu’au bout de trois semaines, les trois jeunes colons ont été retrouvés morts et qu’une réaction se fait jour – pas encore prouvée – mais tenue pour vraie par de plus en plus de monde, que ce sont des colons extrémistes qui en sont les responsables ?

Un porte-parole de la police israélienne vient quand même de déclarer que celle-ci oriente ses recherches vers une piste soit criminelle soit nationaliste.

Atzmon : Oui, j’imagine que c’est ce que les Israéliens font  - je veux dire quand un Palestinien est assassiné par les Israéliens - , il l'est soit par les forces militaires soit juste par des colons.

Mais ils essaient toujours de trouver une cause extérieure, qui détourne l’attention de la nature meurtrière, génocidaire et pillarde de l’état juif.

Je n’aime pas parler de particularités – je pense que la situation sur le terrain est réellement grave – j’aimerais comprendre comment il est possible que l’état juif, qui était supposé lancer un beau retour au bercail pour célébrer l’israélite nouveau et résoudre la question juive, n’a réussi qu’à déplacer la question juive ou le problème juif dans un nouvel endroit et c’est un désastre.

Je n’arrive pas à décider si ça m’a fait rire ou si j’ai été très triste d’entendre Richard Hellman, il y a une seconde, essayer de détourner notre attention vers l’Irak et la Syrie. Je pense que la situation en Irak et en Syrie est très grave, mais rappelons-nous qu’il y a un an, c’est le lobby juif, en Amérique et en Israël, qui a poussé à ce qu’on envoie des armes et des munitions pour soutenir ISIS et toutes ces organisations effrayantes.

Et je pense aussi que nous devons avoir une vision d’ensemble très large de cette question et comprendre qu’Israël est la plus grande menace pour la paix, et que des gens comme Richard et le lobby juif en Amérique, en Angleterre et en France constituent de graves dangers pour leur nation et pour les peuples qui les entourent, comme pour la planète.

PressTV : Votre réaction à la description de Richard Hellman disant qu’Israël est la seule démocratie au Moyen Orient et un bienfait pour le monde, si seulement ses voisins voulaient cesser de vouloir le détruire ?

Atzmon : Je pense qu’appeler Israël une démocratie est assez pathétique. Je l’ai entendu dire souvent. J’aimerais rappeler à vos téléspectateurs que, dans cette « démocratie israélienne », la moitié des gens qui vivent dans des territoires contrôlés par Israël, vivent en réalité dans des prisons à ciel ouvert. Gaza est une prison à ciel ouvert. Ce n’est pas un état. C’est, comme nous le savons, un territoire sous contrôle israélien. La Cisjordanie est une prison à ciel ouvert et, quand Israël en a envie – comme la semaine dernière – il entre en Cisjordanie, il tue, il arrête. Ce n’est pas une démocratie, c’est une démocratie juive et, dans la pratique, c’est un état terroriste.

Le fait qu’un juif américain, un porte-parole sioniste, nous dise ce qu’il faudrait faire en Irak et en Syrie, c’est ça que j’appelle assez pathétique ! Mais nous devrions y être habitués… C’est un juif américain...

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PressTV : Votre réaction aux commentaires de Richard Hellman sur le Hamas et l’Autorité palestinienne qui gouvernent les territoires occupés et qui sont, selon lui, parties prenantes dans les brutalités de tout le monde arabe et musulman, pour reprendre ses paroles.

Atzmon : Permettez-moi de rectifier. Le fait que Mahmoud Abbas siège à Ramallah ne veut pas dire qu’il gouverne. On lui permet de servir… on essaie d’en faire… le type qui tient les Palestiniens sous contrôle pour le compte d’Israël. L’Autorité Palestinienne [n’a pas de pouvoir] et la Cisjordanie n’est pas un territoire souverain. Ceci est valable aussi pour Gaza, en tout cas jusqu’ qu’à présent.

Le fait que les Arabes israéliens aient le droit de voter est exact, mais ils ne peuvent pas voter pour ou contre l’entrée d’Israël dans leurs territoires, et c’est précisément ce qu’Israël a fait la semaine dernière pour s’y livrer à une agression capitale, arrêter 600 personnes, tuer 12 Palestiniens – dont on ne sait même pas les noms. C’est ça qui est en question.

PressTV : Richard Hellman parle d’un pouvoir judiciaire indépendant et d’un système de tribunaux, qui, après enquête, pourra déterminer qui est coupable du meurtre des trois adolescents israéliens et de celui du jeune Arabe apparemment assassiné en guise de vengeance par des colons à la suite du discours belliciste de M. Netanyahou. Votre commentaire ?

Atzmon : Il est très important de comprendre que le meurtre des trois Israéliens et les représailles d’Israël sont juste l’histoire qu’on raconte.

Ce qui est en cause ici, ce sont des terres qui ont été dérobées par un mouvement nationaliste israélien, qui est un mouvement pillard. Ces histoires de démocratie sont complètement fallacieuses.

Des millions de Palestiniens sont des réfugiés, dans les pays voisins et au-delà des mers et le fait que trois jeunes gens aient été assassinés il y a une semaine – incidemment, nous ne savons pas qui les a tués –… Il est plus que possible que tout ceci soit une opération israélienne sous faux drapeau.

La devise du MOSSAD est « Par la tromperie… »*. Pour vous (Richard Hellman) et pour le MOSSAD, mentir est une stratégie.

Hellman : Dans le Coran comme dans la Bible, tuer une seule personne est aussi mal que tuer 100.000 ou des millions de personnes, mais il y aura une enquête en Israël…

Atzmon : Ceci n’a rien à voir avec le Coran ou la Bible, c’est la manière dont votre gouvernement favori, votre « démocratie juive démocratique » interprète la Bible et a fait choisir par son MOSSAD la devise « Par la tromperie… ».

Pour vous, mentir, tuer vos propres gens si cela sert vos intérêts tribaux, est exactement ce en quoi vous croyez. C’est votre credo et nous en sommes constamment les témoins.

_________________      

* « Par la tromperie, la guerre mèneras ».

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article38986.htm

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

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Noam Chomsky s’exprime beaucoup ces temps-ci et dieusait qu’il y a matière ! Nous avons choisi de vous traduire ce papier plutôt que d’autres, même s’ils mériteraient tous de l’être, car son propos, qui passe du singulier au général, nous semble d’une particulière importance par la conclusion qu’il en tire et qu’on ne rappellera jamais assez.

 

Sur Israël, la Palestine et les BDS

Noam Chomsky – ICH

4 juillet 2014

« Ceux qui se dévouent à la cause palestinienne feraient bien de réfléchir soigneusement aux tactiques qu’ils choisissent »

 

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Les misères causées par les actions d’Israël dans les territoires occupés préoccupent sérieusement au moins quelques Israéliens. Un des plus véhéments, depuis des années, est Gideon Levy, journaliste à Haaretz, qui écrit que « Israël devrait être condamné et puni pour avoir rendu la vie insupportable sous son occupation, (et) pour le fait que, tout en prétendant faire partie des nations éclairées, il continue à maltraiter un peuple entier jour et nuit ».

Il a assurément raison, et nous devrions même ajouter : les États-Unis devraient aussi être  condamnés et punis pour fournir un soutien décisif tant militaire qu’économique, diplomatique et même idéologique à ces crimes. Aussi longtemps qu’ils continueront à le faire,  il y a peu de raisons d’espérer qu’Israël infléchisse la brutalité de sa politique.

Le brillant érudit israélien Zeev Sternhell, écrit, à propos de la vague nationaliste réactionnaire qui balaie son pays, que « l’occupation continuera, des terres seront confisquées à leurs propriétaires pour étendre la colonisation, la vallée du Jourdain sera nettoyée de ses Arabes, la Jérusalem arabe sera étranglée par les quartiers juifs et tous les actes de violence, de banditisme et autres imbécilités qui servent à l’expansion juive dans la ville seront accueillies avec la plus grande bienveillance par la Haute Cour de Justice. La route vers l’Afrique du Sud a été pavée et rien ne l’encombrera tant que le monde occidental ne mettra pas Israël devant un choix sans équivoque : “arrêtez les annexions et démantelez la plupart des colonies et l’état-colon ou soyez un état paria” ».

Une question cruciale est de savoir si les États-Unis vont arrêter de se mettre en travers du consensus international qui préconise un règlement à deux états suivant la frontière internationalement reconnue (la Ligne Verte établie par les accords du cessez-le-feu de 1949), garantissant « la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de tous les états de la région, et leur droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues ». C’était la formulation d’une résolution présentée aux Nations Unies par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie et soutenue par les états arabes… à laquelle les États-Unis ont opposé leur veto.

Ce n’était pas la première fois que les États-Unis faisaient obstacle à un règlement de paix diplomatique. Le pompon en revient à Henry Kissinger, qui a soutenu, en 1971, la décision d’Israël de rejeter le règlement proposé par le président égyptien Anouar el-Sadate, choisissant l’expansion au détriment de la sécurité, ligne de conduite qu’Israël n’a cessé de suivre depuis lors avec le soutien des USA. Parfois, il arrive que la position de Washington devienne presque comique, comme en février 2011, quand l’administration Obama a opposé son veto à une résolution de l’ONU qui soutenait la politique américaine officielle d’opposition à l’expansion coloniale israélienne qui se poursuit (toujours avec le soutien US) malgré quelques murmures de désapprobation pour la forme.

Ce n’est pas l’expansion des énormes colonies et du programme d’infrastructure (en ce compris le mur de séparation) qui est en cause, c’est leur existence même – illégale dans sa totalité, comme l’ont décidé le Conseil de Sécurité de l’ONU et la Cour Internationale de Justice, décision approuvée pratiquement par le monde entier, à l’exception d’Israël et des États-Unis depuis la présidence de Ronald Reagan, qui  a minimisé l’« illégale » en « obstacle à la paix ».

Une manière de punir Israël de ses crimes insignes a été imaginée en 1997 par le groupe israélien pour la paix Gush Shalom : boycotter les produits des colonies. Ce genre d’initiative a connu, depuis, des développements considérables. En juin, l’Église Presbytérienne a décidé de se débarrasser des actions qu'elle détenait dans trois multinationales US impliquées dans la colonisation israélienne. Le succès le plus considérable revient à la directive politique de l’Union Européenne, qui interdit le financement, la coopération, l’attribution de prix à la recherche ou relations similaires avec toute entité israélienne ayant des liens directs ou indirects avec les territoires occupés, dont toutes les colonies sont illégales, comme le rappelle la déclaration de l’UE. La Grande Bretagne avait déjà, de son côté, donné ordre aux détaillants de « faire la différence entre les marchandises provenant de producteurs palestiniens et celles provenant des colonies israéliennes illégales ».

Il y a quatre ans, Human Rights Watch a invité Israël à respecter « ses obligations légales internationales », à démanteler ses colonies et à mettre un terme à « ses pratiques manifestement discriminatoires » dans les territoires occupés. HRW a également invité les États-Unis à suspendre son financement d’Israël «à hauteur d’un montant équivalant à ce qu’Israël dépense pour soutenir ses colonies » et à vérifier que les exonérations d’impôts consenties à des organismes apportant leur soutien financier à Israël « soient compatibles avec l’obligation US de respecter les lois internationales, y compris celles interdisant la discrimination ».

Il y a eu beaucoup d’autres initiatives de boycott et de désengagement au cours de la dernière décennie, touchant occasionnellement - mais pas suffisamment – la question critique du soutien US aux crimes israéliens. Dans le même temps, un mouvement BDS (appelant aux « boycott-désinvestissement-sanctions ») a été lancé, citant souvent l’Afrique du Sud comme modèle. Pour être plus exacte, l’abréviation  devrait être « BD », puisque des sanctions - qui ne pourraient être prises que par des états - ne pointent pas à l’horizon, ce qui constitue, soit dit en passant, une des nombreuses différences entre ce cas-ci et celui de l’Afrique du Sud.

L’appel initial du mouvement BDS a été lancé en 2005 par un groupe d’intellectuels palestiniens, qui exigeaient qu’Israël respecte les lois internationales « 1°) en mettant fin à l’occupation et à la colonisation de toutes les terres arabes occupées en juin 1967, et en démantelant le mur de séparation ; 2°) en reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une complète égalité ; et 3°) en respectant, protégeant et promouvant les droits des réfugiés palestiniens à rentrer dans leurs foyers et à retrouver leurs propriétés, ainsi que le stipule la Résolution 194 de l’ONU. »

Cet appel a reçu une attention considérable, et à juste raison. Mais si  nous nous préoccupons vraiment du sort des victimes, il faut bien réfléchir à ces BD et autres tactiques, et les évaluer en fonction de leurs conséquences probables. La poursuite du 1° de la liste ci-dessus est logique et sensé ; son objectif est clair et facile à comprendre par le public occidental visé, raison pour laquelle les nombreuses initiatives découlant de ce 1° ont réussi , non seulement à « punir » Israël mais à susciter d’autres formes d’opposition aux occupations et au soutien que leur apportent les États-Unis.

Ce n’est cependant pas le cas du 3°. Alors que le 1° obtient un soutient international presque universel, il n’en va pas de même pour le 3° en dehors du mouvement BDS lui-même. Le 3° n’est pas non plus dicté par les lois internationales. Le texte de la Résolution 194 de l’Assemblée Générale de l’ONU est conditionnel, et c’est, en tout état de cause, une recommandation, sans la force légale des résolutions du Conseil de Sécurité, qu’Israël viole avec régularité. Insister sur ce 3° est pratiquement une garantie d’échec.

Le seul faible espoir de le voir se réaliser autrement que de manière symbolique ne résiderait que dans des développements à long terme conduisant hypothétiquement à l’érosion des frontières imposées par la France et la Grande Bretagne après la Première guerre mondiale, qui, comme toutes les frontières de ce type, n’ont pas de légitimité. Cela pourrait conduire à une « solution sans état », la meilleure à mon avis, et, dans le monde réel, non moins plausible que la « solution à un état » communément mais erronément proposée comme alternative au consensus international.

Le cas du 2° est plus ambigu. Il y a des « interdits contre la discrimination » dans les lois internationales, comme HRW l’a fait observer. Mais la poursuite immédiate du 2° ouvre la porte à l’inévitable réaction « maison de verre » : par exemple, si on boycotte l’université de Tel Aviv parce qu’Israël viole les droits de l’homme en Palestine, pourquoi ne pas boycotter Harvard parce que les États-Unis se livrent à de bien plus grandes violations encore ? D’une manière prévisible, les initiatives qui se sont focalisées sur le 2° ont été des échecs quasi assurés et continueront d’en être, à moins que des efforts d’éducation aient préparé le public à les comprendre, comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud.

Les initiatives ratées font doublement tort aux victimes – d’abord en déplaçant l’attention due à leur situation critique vers des questions sans rapport (l’antisémitisme à Harvard, la liberté universitaire, etc.), et ensuite en gâchant de vraies occasions de faire quelque chose de significatif.

Notre préoccupation pour les victimes exige qu’en envisageant des tactiques, nous déterminions scrupuleusement ce qui a marché et ce qui a raté, et pourquoi. Ce n’a pas toujours été le cas (Michael Neumann discute un de ces nombreux exemples d’échec dans le n° d’Hiver 2014 du Journal des Études Palestiniennes). La même préoccupation exige que nous soyons aussi scrupuleux sur les faits. Prenez l’analogie sud-africaine, constamment citée dans ce contexte. Elle est très douteuse. Il y a eu une raison pour laquelle la tactique des BDS a été utilisée pendant des décennies contre l’Afrique du Sud, alors que la campagne actuelle contre Israël s’en tient aux BD : dans le premier cas, le militantisme avait créé une opposition internationale à l’apartheid si écrasante, que des états individuels et l’ONU avaient déjà imposé des sanctions des décennies avant les années 1980, époque où les tactiques BD commencèrent à être employées de manière extensive aux États-Unis. À ce moment-là, le Congrès était en train de légiférer sur les sanctions et de passer outre les vetos de Reagan sur la question.

Des années auparavant – en 1960 – les investisseurs mondiaux avaient déjà abandonné l’Afrique du Sud à un point tel que ses réserves financières s’étaient réduites de moitié ; bien qu’il y eût ensuite un certain rétablissement, les jeux étaient faits. Aujourd’hui, au contraire, les investissements US coulent à flots vers Israël. Quand Warren Buffet a acheté une fabrique d’outils israélienne pour 2 milliards l’an dernier, il a décrit Israël comme le pays le plus prometteur y compris pour les investisseurs autres que les États-Unis.

Alors qu’il y a, finalement, à l’intérieur des États-Unis, une opposition grandissante aux crimes d’Israël, elle ne peut en aucun cas être comparée à celle qu’il y eut contre l’Afrique du Sud. Le travail d’éducation nécessaire n’a pas été fait. Des porte-paroles du mouvement BDS peuvent croire qu’ils ont atteint leur « moment sud-africain », mais c’est loin d’être le cas. Or, si on veut que des tactiques soient efficaces, il faut qu’elles se basent sur une évaluation exacte des circonstances réelles.

Cela vaut aussi en grande partie pour le reproche d’apartheid. À l’intérieur d’Israël, la discrimination envers les non-juifs est sévère ; les lois sur la terre en sont l’exemple le plus extrême. Mais ce n’est pas de l’apartheid à la manière sud-africaine. Dans les territoires occupés, la situation est infiniment pire qu’elle n’était en Afrique du Sud, où les nationalistes blancs avaient besoin de la population  noire : c’était la main d'oeuvre du pays, et si grotesques qu’aient pu être les bantoustans, le gouvernement nationaliste a consacré des ressources à les soutenir et à rechercher pour eux une reconnaissance internationale. En contraste absolu, Israël veut se débarrasser du fardeau palestinien. On ne va pas vers une situation à la sud africaine, on va vers quelque chose de bien pire.

Vers quoi on se dirige est clairement visible sous nos yeux. Comme Sternhell le fait observer, Israël va poursuivre sa politique actuelle. Il va maintenir le siège violent de Gaza et continuera d’en séparer le territoire de la Cisjordanie, comme les États-Unis et Israël l’ont fait depuis qu’ils ont accepté les accords d’Oslo en 1993. Bien qu’Oslo ait déclaré que la Palestine était « une seule unité territoriale », dans la jargon officiel israélien, la Cisjordanie et Gaza sont devenus « deux régions distinctes et séparées ». Comme d’habitude, les prétextes de sécurité invoqués s’effondrent au moindre examen.

En Cisjordanie, Israël va continuer de s’emparer de tout ce qui lui paraîtra en valoir la peine – terres - eau – ressources – et de disperser la population palestinienne limitée tout en intégrant ces « acquisitions » dans son Grand Israël. Ce qui comprend la « Jérusalem » considérablement étendue, qu’Israël a annexé en violation des ordres du Conseil de Sécurité, tout ce qui est du côté israélien du mur de séparation illégal, des couloirs vers l’est créant des cantons  invivables pour les Palestiniens, la vallée du Jourdain, d'où les Palestiniens sont systématiquement expulsés et les colonies israéliennes systématiquement établies, plus d’énormes projets d’infrastructures destinées à relier toutes ces acquisitions à Israël proprement dit.

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« Pourquoi nous attaquent-ils ? Juste parce que nous les tuons et que nous occupons leur pays ? »

« J’allais te demander la même chose ! »

On ne se dirige pas vers l’Afrique du Sud, mais bien plutôt vers un accroissement de la proportion de Juifs dans le Grand Israël en cours de construction. La seule alternative réaliste à une solution « à deux états », c'est celle-là. Il n’y a aucune raison de s’attendre à ce qu’Israël accepte une population palestinienne dont il ne veut pas.

John Kerry a été aigrement condamné, quand il a répété la complainte – courante en Israël – selon laquelle si les Israéliens n’acceptent pas la solution à deux états, leur pays va devenir un état à véritable apartheid, à la tête d’un territoire habité par une majorité palestinienne opprimée, avec la perspective du si redouté « problème démographique » : trop de non-juifs dans un état juif. L’analyse correcte est que cette idée reçue est un mirage. Tant que les États-Unis soutiendront la politique expansionniste d’Israël, il n’y a pas de raison d’espérer que celle-ci s’arrête. Les tactiques doivent se décider en tenant compte de cela.

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Pourtant, il y a une comparaison avec l’Afrique du Sud qui est réaliste – et significative. En 1958, le ministre des Affaires étrangères d’Afrique du Sud a fait savoir à l’ambassadeur US que ce n’était pas grave si l’Afrique du Sud devenait un état paria. Les Nations Unies peuvent durement condamner l’Afrique du Sud, dit-il, mais, comme l’a formulé l’ambassadeur : « ce qui comptait en définitive plus que tous les autres votes mis ensemble, c’était celui des USA, vu leur position dominante dans le monde occidental ». Depuis quarante ans qu’il a choisi l’expansion plutôt que la sécurité, Israël a porté essentiellement le même jugement.

Pour l’Afrique du Sud, le calcul s’est avéré payant pendant assez longtemps. En 1970, faisant pour la toute première fois usage de leur droit de veto au Conseil de Sécurité, les États-Unis se sont joints à la Grande Bretagne pour bloquer toute action contre le régime raciste de Rhodésie  du Sud, coup qu’ils allaient refaire en 1973. Au bout du compte, Washington est devenu, et de loin, le champion du nombre de vétos à l’ONU, principalement en défense des crimes d’Israël. Cependant, dès les années 1980, la stratégie de l’Afrique du Sud avait commencé à perdre de son efficacité. En 1987, même Israël – peut-être le seul pays, alors, à violer l’embargo sur les armes à destination de l’Afrique du Sud – a accepté de « réduire ses liens avec ce pays pour éviter de compromettre ses relations avec le Congrès U.S.», ainsi que l’exprima le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères. La crainte était que le Congrès punisse Israël pour avoir violé une récente loi US. En privé, les fonctionnaires israéliens assurèrent leurs amis sud-africains que les nouvelles sanctions ne seraient que « de façade ». Quelques années plus tard, les derniers soutiens de l’Afrique du Sud à Washington se joignirent au consensus mondial et le système d’apartheid ne tarda pas à s’effondrer.

En Afrique du Sud, on aboutit à un compromis qui fut trouvé satisfaisant à la fois pour les élites du pays et pour les intérêts commerciaux US : on mit fin à l’apartheid, mais le système socio-économique persista. En fait, il allait bien y avoir quelques visages noirs dans les limousines, m ais les privilèges et les profits n’en seraient pas très affectés. En Palestine, il n’y a rien de semblable en perspective.

Un autre facteur décisif en Afrique du Sud, fut Cuba. Comme Piero Gleijeses l’a démontré dans sa magistrale étude*, l’internationalisme cubain, qui n’a pas d’équivalent aujourd’hui, a joué un rôle de tout premier plan dans la suppression de l’apartheid et dans la libération de l’Afrique noire en général. Ce n’est pas sans de fortes raisons que Nelson Mandela a rendu visite à Cuba aussitôt après sa sortie de prison et qu’il a déclaré : « Nous venons ici avec le sentiment d’une grande dette envers le peuple cubain. Quel autre pays peut se targuer d’un record de désintéressement tel que celui dont a fait preuve Cuba dans ses relations avec l’Afrique ? »

Il avait parfaitement raison.Ce sont les forces cubaines qui ont chassé les agresseurs sud-africains d’Angola ; ce sont elles le facteur déterminant qui a libéré la Namibie de leur brutale emprise, ce sont elles encore qui ont signifié clairement au régime d’apartheid que son rêve de continuer à imposer sa loi à l’Afrique du Sud et à la région environnante allait tourner au cauchemar. Selon les mots de Mandela, les forces cubaines « ont anéanti le mythe de l’invincibilité de l’oppresseur blanc », ce qui, a-t-il dit encore « fut le tournant décisif dans la libération de notre continent – et de mon peuple – du fléau de l’apartheid »

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La « puissance douce » de Cuba ne fut pas moins efficace, avec ses 70.000 travailleurs humanitaires et ses bourses d’études à Cuba pour des milliers d’Africains. Tout à l’opposé, Washington ne fut pas seulement le dernier protecteur invétéré de l’Afrique du Sud, mais continua, après cela, à soutenir les meurtrières forces terroristes angolaises de Jonas Savimbi, « un monstre dont la soif de pouvoir a causé d’épouvantables misères à son peuple », comme l’a dit Marrack Goulding, l’ambassadeur britannique en Angola, jugement soussigné par la CIA.

Les Palestiniens ne peuvent pas compter sur un tel sauveur. Raison de plus pour que ceux qui se préoccupent sincèrement de la cause palestinienne évitent les illusions et les mythes, et réfléchissent sérieusement aux tactiques qu’ils adoptent et aux voies qu’ils empruntent.

Cet article a paru dans The Nation , des 21-28 juillet 2014.

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 * Tous les livres de Piero Gleijeses (historien vénitien Johns Hopkins University) sont inédits en français : The Cuban Drumbeat , Conflicting Missions : Havana, Washington and Africa 1959-1976 , The Dominican Crisis : The 1956 Constitutional Revolt and American Intervention , Shattered Hope : The Guatemalan Revolution and the United States 1944-1954

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article38980.htm

 

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Mis en ligne le 9 juillet 2014.

22:10 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |