21/10/2011

Muammar Kadhafi 1942-2011

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On nous faisait, Arbate, un fidèle rapport :
Rome en effet triomphe, et Mithridate est mort.
...
Ainsi ce roi qui seul a durant quarante ans,
Lassé tout ce que Rome eut de chefs importants,
Et qui dans l'Orient balançant la fortune,
Vengeait de tous les rois la querelle commune,
Meurt, et laisse après lui, pour venger son trépas,
Deux fils infortunés qui ne s'accordent pas.


*


Le sang du lion
et le festin des rats.


 
Tourne-toi, sinon mon poignard va glisser !


Syrte ou la Stalingrad du désert, aura résisté de tout son sang contre la barbarie céleste de l’OTAN et ses mercenaires indigènes.


Au milieu de ruines fumantes de la ville martyre, un lion est mort. Un lion qui, de son vivant comme dans son trépas, aura rendu sa fierté à sa patrie, à son peuple, à son continent et à tous les damnés de la terre.

Autour de son corps agonisant, tels des rats affamés, les barbares du CNT et de l’OTAN se sont disputés des lambeaux de sa noble chair.

« C’est nous qui l’avons achevé » clament les rats du Shape et de l’Elysée.

« Non, c’est nous. » rétorquent les rats indigènes.

Le corps lacéré de Kadhafi, c’est la Libye lacérée, donnée en pâture à l’OTAN et au CNT.

La Libye de Kadhafi était un pays fier. Ses citoyens ne devaient pas quémander l’aumône à la porte des seigneurs européens.

La Libye de Kadhafi était un pays prospère. Elle était l’Eldorado de toute l’Afrique. Un pays de cocagne assurant le plein emploi.

La Libye de Kadhafi était un pays paritaire. Les femmes étudiaient et réussissaient mieux que les hommes. Les femmes décidaient. Les femmes dirigeaient. Les femmes combattaient.

La Libye de Kadhafi était un pays généreux. Ecoles gratuites munies d’équipements les plus modernes. Hôpitaux gratuits ne manquant de rien. Cette Libye a entre autres, financé RASCOM 1, un satellite de télécommunications qui allait permettre à tous les Africains de téléphoner quasi gratuitement, eux qui payaient les tarifs téléphoniques les plus chers au monde. L’Europe avait été jusqu’à coloniser les réseaux de communication africains, forçant le continent à verser 500 millions de dollars par an pour le transit vocal des Africains sur ses satellites.

La Libye de Kadhafi était un pays solidaire. Dotée d’un ministère chargé de soutenir la révolution mondiale, cette Libye a accueilli à bras ouverts tous les résistants du monde, a financé d’innombrables mouvements de libération : Black Panthers, militants anti-Apartheid, résistants chiliens, salvadoriens, basques, irlandais, palestiniens, angolais. Habités par leurs fantasmes primaires, des journaleux européens ont rapporté que des snipers féminins des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avaient été enrôlées par Kadhafi. Pure intoxe. En revanche, les guerriers du mouvement de libération du Sahara occidental, le Front Polisario, protégeaient bel et bien Tripoli de la barbarie de l’OTAN/CNT.

La Libye de Kadhafi a fait l’expérience de la démocratie directe. Kadhafi n’avait qu’un rôle symbolique, celui du vieux sage à la fois redouté et rassurant. La population était encouragée à débattre et à choisir sa destinée à travers les Comités populaires. Pas besoin de parlement ni de partis.

Hélas, la Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à faire vivre une démocratie durable. Les luttes personnelles ont pris le dessus sur les intérêts collectifs. Comme bien des révolutions, la Libye de Kadhafi a connu sa dégénérescence idéologique et son cortège de souffrances et d’injustices.

La Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à instaurer la concorde entre clans et tribus de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque.

La Libye de Kadhafi a cru que seule la force viendrait à bout des djihadistes endiablés d’Al Qaida, des opportunistes et des renégats pro-occidentaux.

La Libye de Kadhafi a tenté de briser son isolement international, pensant que les rats de l’Élysée, du 10 Downing Street, du Palais Chigi ou de la Maison Blanche viendraient manger dans sa main. Ces rats se sont en réalité sournoisement glissés dans la manche de sa tunique. Ils ont saisi l’occasion pour infiltrer son pays, le saboter, le ruiner et le pomper pour un siècle.

A présent, les rats d’Europe et les rats du CNT étanchent leur soif dans la crinière du lion.

Mais le lion s’est dérobé à leurs griffes pour rejoindre Lumumba et Sankara, les autres enfants martyrs de l’Afrique héroïque.

Buvez, hordes de lâches, buvez ! Que son sang brûle vos entrailles comme le Zaqqoum !

Pleurez patriotes libyens pleurez ! Que vos larmes engloutissent vos bourreaux et leurs armées !


Bahar Kimyongür*
21 octobre 2011

*Militant anti-impérialiste belge



 


Syrte libre !

Pour les micros-trottoirs (sans trottoirs) de joyeuses foules en délire :
écouter la RTBF.



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« Les opérations ne s’arrêteront pas immédiatement » (l’OTAN) :
il reste des civils à protéger de Kadhafi.

 


Un petit pas pour l’Africom,
mais un grand pas (en arrière) pour l’humanité :
bientôt l’Afrique 100% blanche !



*


Bahar insulte les rats (je parle des vrais).

Courage, Africains, vous venez de renouer avec ça :

Ku Klux Klan.jpg



La preuve en videos :

http://www.informationclearinghouse.info/article29465.htm

 

 

Kadhafi - Latuff.gif

Qui se souvient du nom des vainqueurs de Mithridate ?

 

Mis en ligne le 21.10.2011 par Catherine

Tous les dessins sont de Latuff

 

 

 



16/10/2011

Contre-désinformation deux azimuts

 

exxonbeach.jpg

 

Contre-désinformation deux azimuts :

Blum - Stanechy

 

I.

 

  POURQUOI VOUS OFFRIR LE RAPPORT ANTI-EMPIRE
DE WILLIAM BLUM DU 28 JUILLET AVEC PLUS DE
DEUX MOIS DE RETARD ?
 

 

●   Parce que je n’ai pas pu le traduire plus vite.
●   Parce que j’ai pris du retard dans toutes mes activités à cause d’une bande de chats.
●   Parce que personne d’autre ne l’a fait (Le Grand Soir l’a sauté)

Mais aussi, mais surtout, parce que ce qu’écrit William Blum n’est pas à la merci de l’actualité et mérite, quel que soit le moment, attention et réflexion.

Les bombardements de la Libye, dont il dit qu’ils ont « dépassé les 78 jours de bombardements ininterrompus de la Yougoslavie », durent aujourd’hui depuis plus de six mois. Madame Juliette Boulet continue à déverser, sur les enfants Libyens qui restent, ses bombes écologiques (30.000 bombes, 60.000 morts – le temps de mettre ceci en ligne, ces chiffres seront obsolètes).

L’anniversaire de l’érection du mur de Berlin a bien été, comme prédit ici par William Blum, célébré à grand tintamarre et renfort de propagande, tandis que d’autres murs, autrement meurtriers, s’érigent un peu partout au gré de la férocité des puissants, mais c’est toujours celui-là et celui-là seul qui est « de la honte ».

Les États-Unis sont toujours en cessation virtuelle de paiement, mais n’en déclenchent pas moins une ruineuse guerre après l’autre aux frais de leurs contribuables (dont nous sommes).

Tous les états d’Europe sans exception continuent de se déshonorer en acceptant de jouer les massacreurs subalternes, faisant là où on leur dit de faire, comme des chiens bien dressés à qui on a appris quels caniveaux méritent leurs déjections et quels autres il convient de ne pas souiller.

Sont décrétés « dictateurs sanguinaires » les chefs des états que nous convoitons et qui se mêlent de nous résister (« nous » étant une façon courte de dire « nos maîtres »). D’ailleurs, ne nous résisteraient-ils pas que nous leur ferions la guerre quand même car il faut bien tester les armes nouvelles quelque part et sur la tête de quelqu’un, n’est-ce pas. Les dictateurs-pions-de-l’Occident-humanitaire, en revanche, peuvent impunément saigner à blanc leurs populations et même s’amuser à les torturer avec art et inventivité. Ce sont «nos amis », nos «alliés» de croisades droitsdelhommesques, et, entre complices, on se tient par la barbichette peut-être, mais sans trop tirer dessus. Ce jeu a des règles. Si, si.

Nos radios-télévisions nationales se déshonorent plus encore si c’était possible que nos gouvernements, la RTBF n’étant pas en reste, qui, outre ses méfaits usuels, vient de supprimer sous un prétexte cousu de cordes de navire Le Jeu des Dictionnaires et La Semaine Infernale, émissions radiophoniques familiales aimablement impertinentes, pour les remplacer par du sous-sous-sous-sous Ruquier(!)... Oh, ce n'est pas le Chili, ou alors un Chili soft. On n'a pas coupé les mains à Victor Jara (nous n'avons pas de Victor Jara). Mais quand même, une douzaine de Didier Porte et de Stéphane Guillon d'un seul coup, dont deux Flamands et une Suisse... De l'art d'éteindre les talents qui gênent.

Le calice jusqu’à la lie. Ne nous reste qu’à manger le verre.  Bon appétit à tous.




*

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Rapport Anti-Empire
William Blum

28 juillet 2011

 

 

 

Débat de rue sur la Libye

Le 9 juillet, j’ai participé à une manifestation devant la Maison Blanche, sur le thème «Arrêtez de bombarder la Libye ». La dernière fois que j’avais pris part à une manifestation de ce genre (contre les bombardements d’un pays étranger par les États-Unis, que la Maison Blanche vendait pour une « intervention humanitaire » comme elle le fait aujourd’hui), c’était en 1999, pendant les 78 jours de bombardement de la Serbie. À l’époque, j’étais allé à une ou deux de ces manifs et, les deux fois, je m’étais retrouvé à peu près le seul Américain. Les autres, peut-être deux douzaines de personnes, étaient presque tous des Serbes. L’intervention humanitauire est un grand argument de vente de l’impérialisme, surtout sur le marché américain. Les Américains ont désespérément besoin de retrouver leur croyance en la bonne foi des États-Unis, de se persuader que nous sommes toujours « les braves types».

Cette fois-ci, nous étions une centaine. Je ne sais pas s’il y avait des Libyens, mais il y avait en tout cas un élément nouveau : presque la moitié des manifestants étaient noirs. Et ils avaient des pancartes qui disaient « Arrêtez de bombarder l’Afrique ».

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Autre élément nouveau : il y avait aussi des gens venus là pour soutenir le bombardement de la Libye. En face de nous, de l’autre côté de Pennsylvania Avenue, à une quarantaine de mètres, c’étaient en majorité des Libyens, habitant probablement dans le voisinage, qui n’avaient qu’éloges et amour pour les USA et l’OTAN. Leur thème était que Kadhafi était si mauvais qu’il valait mieux soutenir n’importe quoi pourvu qu'il s'en aille, même le bombardement quotidien de leur patrie, qui dépasse maintenant les 78 jours de la Serbie. J’ai bien sûr traversé la rue et me suis mis à discuter avec certains d’entre eux, leur disant : « je hais cet homme, là (et je montrais la Maison Blanche) autant que vous haïssez Kadhafi, mais croyez-vous que je devrais, pour m’en débarrasser, réclamer et soutenir le bombardement de Washington, la destruction des beaux monuments et des bâtiments de cette ville et la mise à mort des gens qui l’habitent ?

Aucun des Libyens n’a même essayé de me répondre. Ils se contentaient de ressasser leur vitriol anti-Kadhafi. « C’est une brute. » (Regardez la vidéo de CNN de la manifestation monstre de Tripoli, et vous verrez que leur opinion est loin d’être majoritaire dans leur pays d’origine !)

« Mais, » leur faisais-je remarquer, « au moins, chez vous, l’éducation et les soins médicaux sont garantis. C’est beaucoup plus que nous n’avons ici. Et la Libye a le standard de vie le plus élevé de toute la région, ou en tout cas elle l’avait avant les bombardements de l’OTAN et des États-Unis. Et si vous trouvez que Kadhafi est une brute, que dites-vous des autres dirigeants de la région, que Washington soutient depuis si longtemps ? »

Il y en a un qui m’a répondu que l’éducation était déjà gratuite sous le roi que Kadhafi a détrôné. Là-dessus j’étais plutôt sceptique, mais comme je n’étais pas absolument sûr que ce fût faux, je lui dis « Et alors ? Kadhafi ne l’a au moins pas supprimée, cette gratuité, comme l’ont fait chez eux, il y a quelques années, les dirigeants anglais. »

Un officier de police s’est alors matérialisé et m’a forcé à retourner de mon côté de l’avenue. Je suis sûr que si on avait pu le presser de questions, l’officier se serait justifié en disant qu’il avait fait cela pour empêcher un incident violent d’éclater. Sauf qu’il n’y a jamais eu aucun danger de cette sorte et que c’était juste un exemple ordinaire de la mentalité d’état policier américain : l’ordre et le contrôle passent avant les libertés civiles, avant n’importe quoi.

La plupart des Américains, s’ils avaient entendu ma discussion avec les Libyens, auraient probablement émis quelque remarque du genre « Oui mais, si grande que soit votre haine pour le Président, vous avez la possibilité de vous débarrasser de lui par une élection. Les Libyens ne peuvent pas en faire autant. » Et moi, je leur aurais répondu « C’est vrai, j’ai le droit de remplacer George Bush par Barak Obama. Quelle joie ! Aussi longtemps que nos élections seront presque exclusivement déterminées par l’argent, rien de significatif ne changera. »

Post Scriptum : Au milieu de toute la tristesse et de l’horreur qui entourent le massacre de Norvège, il ne faudrauit pas perdre de vue le fait que « la paisible petite Norvège » a participé au bombardement de la Yougoslavie en 1999, qu’elle a déployé des troupes en Irak, qu’elle a des troupes en Afghanistan et qu’elle a fourni des avions de guerre pour les bombardements de l’OTAN en Libye. Les enfants et les adolescents qui ont perdu la vie sous la machine à tuer de l’US/OTAN voulaient vivre jusqu’à l’âge adulte et même jusqu’à la vieillesse autant que ceux de Norvège, et nous, dans le monde, nous devons nous demander si le comportement du gouvernement norvégien, autant que celui des États-Unis et de l’OTAN, n’est pas un comportement « extrémiste ».


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                                       Les bébés de l’uranium appauvri (Irak)




*



Le mur de Berlin – Encore un mythe de la Guerre Froide

Les médias occidentaux vont bientôt emballer les moteurs de leur machine à propagande [C’est chose faite, notre retard nous a permis de le vérifier. NdCL] pour solenniser le 50e anniversaire de l’érection du mur de Berlin le 13 août 1961. Tous les clichés de la guerre froide sur le «Monde Libre» par opposition à la «Tyrannie Communiste» vont être redéployés et la fable « comment on en est arrivés au Mur » va nous être resservie en boucle ad nauseam : En 1961, les communistes de Berlin-Est ont construit un mur pour empêcher leurs citoyens opprimés de s’échapper vers Berlin-Ouest et la liberté. Pourquoi ? Mais parce que les cocos n’aiment pas que les gens soient libres et sachent «la vérité», voyons ! Quelle autre raison pourrait-il y avoir eue ?

Bon, eh bien, pour commencer, avant que le mur soit construit, des milliers d’Allemands de l’Est faisaient chaque jour la navette entre chez eux et l’Ouest pour aller travailler, et ils rentraient à l’Est le soir. Beaucoup d’autres allaient et venaient d’un Berlin à l’autre pour faire des courses ou pour d’autres raisons. Ils n’étaient donc pas retenus à l’Est contre leur volonté. Pourquoi, alors, le mur fut-il construit ? Pour deux raisons majeures :

1°)  L’Ouest était en train de miner l’Est par une vigoureuse campagne de recrutement à l’Est d’ouvriers qualifiés et de professionnels de haut niveau, qui avaient été éduqués et formés aux frais du gouvernement communiste. Ce débauchage massif finit par provoquer une sérieuse crise de main d’oeuvre et de production à l’Est. Pour preuve, on peut citer le New York Times, qui écrivait en 1963 : « Berlin-Ouest a économiquement souffert du mur en perdant quelques 60.000 ouvriers qualifiés qui, auparavant, faisaient quotidiennement la navette entre leur résidence à Berlin-Est et leur lieu de travail à Berlin-Ouest. » (1)

En 1999, USA Today rapportait : « Quand le mur de Berlin s’est écroulé (1989), les Allemands de l’Est ont imaginé une vie de liberté où les biens de consommation étaient abondants et où les difficultés économiques n’existaient pas. Dix ans plus tard, pas moins de 51% d’entre eux disaient qu’ils étaient plus heureux sous le communisme. » (2) Des sondages réalisés plus tôt auraient vraisemblablement donné un résultat supérieur à 51% pour exprimer ce sentiment, parce que, au cours de ces dix ans, beaucoup de ceux qui auraient pu se rappeler les temps communistes en Allemagne de l’Est avec nostalgie étaient morts, quoique, dix ans plus tard encore, soit en 2009, le Washington Post rapportait : «Les Allemands de l’Ouest commencent à en avoir marre de la tendance de leurs concitoyens de l’Est à patauger dans la nostalgie à propos de l’époque communiste. » (3)

C’est dans la période post-réunification qu’un nouveau proverbe populaire russe et est-allemand a fait son apparition : « Tout ce que les communistes disaient du communisme était faux, mais tout ce qu’ils disaient du capitalisme s’est avéré juste.» On notera aussi que la décision de 1949 de diviser l’Allemagne en deux états distincts, qui plantait le décor pour 40 ans de guerre froide, fut une décision américaine, pas soviétique. (4)

2°)  Pendant les années 50, les « guerriers froids » américains d’Allemagne de l’Ouest on mis sur pied une brutale campagne de sabotage et de subversion contre l’Allemagne de l’Est, destinée à mettre hors d’état la machine économique et administrative du pays. La CIA et d’autres services d’espionnage et militaires US ont recruté, équipé, entraîné et financé des individus et des groupes d’activistes allemands de l’Ouest et de l’Est, pour perpétrer des actes couvrant le spectre entier des malfaisances,  de la délinquance juvénile au terrorisme, n’importe quoi qui fût capable de rendre la vie difficile aux Allemands de l’Est et de diminuer leur soutien au gouvernement, n’importe quoi qui pût faire faire mauvaise figure aux cocos.

Ce fut une entreprise remarquable. Les États-Unis et leurs agents y ont utilisé les explosifs, les incendies criminels, les courts-circuits provoqués et toutes sortes d’autres méthodes pour endommager les centrales électriques, les chantiers navals, les canaux, les docks, les bâtiments publics, les stations-service, les transports publics, les ponts, etc. Ils ont fait dérailler des trains de marchandises, blessé très sérieusement des cheminots, incendié douze wagons d'un train de fret et détruit les tuyaux à air comprimé de tas d'autres pour les immobiliser, mis le feu à une fabrique de tuiles, poussé au ralentissement du travail dans les entreprises où ils le pouvaient, empoisonné 7.000 vaches d’une coopérative laitière, ajouté du savon dans le lait en poudre destiné aux écoles d’Allemagne de l’Est ; certains étaient en possession, lorsqu’ils furent arrêtés, de cantharide, au moyen de laquelle ils comptaient fabriquer des cigarettes empoisonnées, destinées à tuer des dirigeants de l’Allemagne de l’Est ; ils ont déclenché des bombes puantes pour interrompre des meetings politiques, tenté de perturber la Fête de la Jeunesse du Monde, qui s’est tenue à Berlin-Est, en envoyant de fausses invitations, de fausses promesses de logement et de repas gratuits, de fausses annulations de réservations, etc. ; ils ont attaqué des participants à l’explosif, aux bombes incendiaires et crevé des pneus à foison, fabriqué et distribué des quantités de fausses cartes de rationnement, pour semer la confusion, la pénurie et le mécontentement ; ils ont envoyé de faux avertissements-extraits de rôle et toutes sortes d’autres documents et directives gouvernementales pour provoquer la désorganisation et l’inefficacité dans les industries et les syndicats... tout cela et bien plus encore. (5)

Le Centre National Woodrow Wilson pour Intellectuels de Washington D.C., nid de conservateurs pro-guerre froide, dans un de ses documents de travail, Projet historique international pour la guerre froide (# 58, p.9) écrit : « La frontière de Berlin ouverte exposait le République Populaire d’Allemagne (de l’Est) à un espionnage et à une subversion massifs, comme le montrent les deux documents en annexe ; sa fermeture a donné à l’Est communiste une plus grande sécurité. »

Tout au long des années 50, l’Allemagne de l’Est et l’Union Soviétique n’ont cessé de déposer des plaintes auprès des ex-alliés occidentaux de l’URSS et auprès des Nations Unies, à propos d’actes de sabotage précis et d’activités d’espionnage, et elles ont demandé la fermeture des bureaux situés en Allemagne de l’Ouest qu’elles en estimaient responsables et dont elles fournissaient les noms et les adresses. Toutes leurs demandes et réclamations sont tombées dans des oreilles de sourds. Il était inévitable que l’Allermagne de l’Est commence à restreindre l’accès à son territoire à ce qui venait de l’Ouest et, finalement, à construire le fameux mur, dit « de la honte ». Pourtant, même après la construction du mur, il y eut une régulière quoique limitée émigration de l’Est vers l’Ouest. En 1984, par exemple, l’Allemagne de l’Est a autorisé le départ de 40.000 personnes. En 1985, les journaux d’Allemagne de l’Est ont fait état de 20.000 personnes qui s’étaient établies à l’Ouest et qui désiraient rentrer chez elles, revenues de leurs illusions sur le système capitaliste. Le gouvernement d’Allemagne de l’Est pour sa part, disait que 14.300 Allemands de l’Est étaient rentrés chez eux au cours des dix années précédentes.(6)

N’oublions pas non plus que l’Allemagne de l’Est est devenue communiste parce que Hitler, avec la bénédiction de l’Occident, l’avait utilisée comme un boulevard pour atteindre l’Union Soviétique et y éradiquer le bolchevisme pour toujours, et que les Soviétiques, dans les deux guerres mondiales, ont perdu 40 millions de personnes du fait que l’Occident se soit servi de ce boulevard pour envahir la Russie. Il ne devrait surprendre personne qu’après la Deuxième Guerre Mondiale, l’Union Soviétique ait été déterminée à fermer le boulevard.



Petit commentaire en images de ce blog :

Il y a murs et murs...




*


Veni, vidi...

Nous sommes venus, nous avons vu,
nous avons détruit, nous avons oublié.

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Résumé mis à jour du charmant bilan de la politique étrangère américaine.


Depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, les États-Unis d’Amérique ont :

1. Tenté de renverser plus de 50 gouvernements, dont la plupart avaient  été        démocratiquement élus. 
2. Tenté de supprimer un mouvement populaire ou nationaliste dans 20 pays.
3.  Grossièrement interféré dans des élections démocratiques d’au moins 30 pays.
4.  Bombardé les populations  de plus de 30 pays
5.  Tenté d'assassiner plus de 50 dirigeants étrangers.

Au total : depuis 1945, les États-Unis ont effectué une ou plusieurs des actions ci-dessus, à une ou plusieurs reprises, dans les 69  pays suivants  (soit plus d'un tiers des pays de la planète) :

  • - Afghanistan
  • - Albanie
  • - Algérie
  • - Angola
  • - Australie
  • - Bolivie
  • - Bosnie
  • - Brésil
  • - Guyane Britannique (Guyana)
  • - Bulgarie
  • - Cambodge
  • - Tchad
  • - Chili
  • - Chine
  • - Colombie
  • - Congo ( et Zaïre)
  • - Costa Rica
  • - Cuba
  • - République dominicaine
  • - Timor oriental
  • - Équateur
  • - Égypte
  • - Salvador
  • - Fidji
  • - France
  • - Allemagne (Allemagne de l'est en sus)
  • - Ghana
  • - Grèce
  • - Grenade
  • - Guatemala
  • - Honduras
  • - Inde
  • - Indonésie
  • - Iran
  • - Irak
  • - Italie
  • - Jamaïque
  • - Japon
  • - Koweït
  • - Laos
  • - Liban
  • - Libye
  • - Mongolie
  • - Maroc
  • - Népal
  • - Nicaragua
  • - Corée du Nord
  • - Pakistan
  • - Palestine
  • - Panama
  • - Pérou
  • - Philippines
  • - Portugal
  • - Russie
  • - Seychelles
  • - Slovaquie
  • - Somalie
  • - Afrique du Sud
  • - Union soviétique
  • - Soudan
  • - Surinam
  • - Syrie
  • - Thaïlande
  • - Uruguay
  • - Venezuela
  • - Vietnam (plus Nord-Vietnam)
  • - Yémen (Yémen du Sud en sus)
  • - Yougoslavie

 

 Il y manque bien entendu la Belgique (voir Hugo Ghijsels, L'Enquête - 20 années de déstabilisation de la Belgique, Bruxelles, La Longue-Vue, 1990) et, depuis deux jours, l'Ouganda.

William Blum humoriste :

Question -  Pourquoi n'y a-t-il jamais de coup d'état à Washington ?

Réponse  -  Parce qu'il ne s'y trouve pas d'ambassade américaine





*

Carte mondiale des interventions armées US depuis la IIe Guerre Mondiale

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*



Le monde occulte de l’économie

Quand vous lisez les nouvelles relatives aux problèmes économiques dans la presse, comme celles qui concernent la crise grecque ou le foutoir des prêts hypothécaires de Wall Street, vous sentez-vous quelquefois complètement largués par l’apparente complexité de ces choses que personne ne semble capable de débrouiller et d’expliquer à votre entière satisfaction en anglais (ou français) de tous les jours ? Eh bien, je ne puis  certainement pas tout vous expliquer, mais je sais que le problème n’est pas nécessairement que vous et moi soyons des analphabètes économiques. Le problème est souvent que les « experts » discutent de ces choses comme s’il y était question de règles et de lois inviolables, scientifiquement fondées, mathématiquement établies et rationnelles, alors qu’en fait une grande partie de ce qui se passe dans le monde réel de l’économie et dans l’arène des analyses d’«experts» de ce monde est, de manière significative, fondé sur des politiques partisanes, sur de l’idéologie, sur des gros titres de journaux, sur de la spéculation, de la manipulation, de la psychologie (voyez la complète absurdité des montées et des dégringolades quotidiennes du prix des actions !), des deals d’arrière-boutique passés entre puissants, pour ne rien dire du pouvoir excessif et de l’excessive confiance accordés à des agences de notation totalement corrompues et à des assureurs de toutes les variétés. Les agences comme Moody’s et Standard & Poor sont des rackets de protection (payez-nous des honoraires exorbitants ou nous vous collons une mauvaise note !) devant lesquelles les investisseurs et les gouvernements s’inclinent humblement, comme si leurs oukases résultaient d’analyses objectives impressionnantes.

Ensuite, il y a les exceptions faites pour que des pays puissants puissent se tirer d’affaire dans des situations où des pays moins puissants, comme la Grèce par exemple, ne sont pas autorisés à le faire, le tout étant présenté comme le résultat des lois sans appel de l’économie.

Et quand toutes les autres explications cessent par trop de paraître plausibles, les «experts» se rabattent sur « la loi de l’offre et de la demande ». Mais cette loi a été abolie depuis bien longtemps ! Essayez seulement d’expliquer le prix de l’essence en fonction de cette loi.

Il y a donc beaucoup de choses à étouffer, beaucoup de raisons pour lesquelles les joueurs du monde de la finance ne peuvent pas se montrer aussi transparents qu’ils devraient l’être, ni aussi francs que le public et les investisseurs peuvent s’imaginer qu’ils sont.

Prenez par exemple le déficit du budget U.S. à propos duquel nous entendons tant de propos alarmistes. Ce qu’on n’entend jamais dire, c’est que la période la plus prospère de l’histoire de l’Amérique a été celle des décennies qui ont suivi la Deuxième Guerre Mondiale – de 1946 à 1973. Et vous savez quoi ? Notre budget a été déficitaire pendant la plupart de ces années. À l’évidence, un tel déficit n’était pas un handicap suffisant à la croissance et à la prospérité grandissante des États-Unis, une prospérité, soit dit en passant, beaucoup plus partagée qu’elle ne l’est aujourd’hui. Mais on continue à nous bassiner avec le sacro-saint équilibre budgétaire. Cette « crise » et beaucoup d’autres sont typiquement surgonflées pour des raisons politiques. La « crise » actuelle du plafond de la dette en est un exemple. Paul Craig Roberts, qui fut Assistant Secrétaire au Trésor sous Reagan et qui est maintenant chroniqueur indépendant, se dit sûr que les États-Unis ne vont pas mettre la clé sous la porte, que le plafond de la dette soit relevé ou pas. Si Goldman Sachs est « trop gros pour faire faillite », sûrement le gouvernement des États-Unis l’est aussi.*

Dans les problèmes économiques dont les médias font leurs choux gras, tels que le plafond de la dette par exemple, une des clés occultées qui permettent de comprendre ce qui se passe est souvent la volonté cannibale des conservateurs de privatiser la sécurité sociale et les soins médicaux. Si vous comprenez cela, certaines choses deviennent beaucoup plus claires. Naomi Klein rappelle que « le pseudo-débat sur le plafond de la dette, c’est de la guerre des classes à l’état brut, faite par les super-riches à tous les autres, et il est plus que temps que les Américains sifflent la fin de la partie. »

Considérez aussi, par exemple, la valeur relative des monnaies internationales. Logiquement, raisonnablement, si la livre britannique est échangeable contre deux dollars, on devrait pouvoir acheter à Washington, pour 2 $, des marchandises et des services qui coûteraient 1 £ à Londres. Mais ceci, bien sûr, est, dans la vie réelle, une très infréquente exception à la règle. Car, au lieu de cela, dans des endroits appelés « exchanges » (bourses), à New York, à Chicago, à Londres, à Zürich, à Francfort, vous avez un paquet de types, incapables de faire quoi que ce soit de socialement utile, qui se mettent ensemble dans un grand local et qui, dans un méli-mélo cacophonique de voix stridentes, d’ordinateurs et d’une infinité de bouts de papier, décident de la valeur d’une livre, d’un baril de pétrole, d’un kilo de poitrine de porc ou de tas d’autres matières premières affectant notre vie de tous les jours. En vertu de quoi ces spéculateurs et ces parasites exercent-ils tant d’influence sur le monde réel, sur l’économie réelle, sur nos vies réelles ?

À vue de nez, camarades, en guise de solution universelle à nos maux économiques, rappelez-vous ceci : Nous continuerons à nous traîner de crise en crise dans un cycle sans fin, aussi longtemps que les grandes institutions financières n’auront pas été nationalisées ou placées, d’une ou d’autre façon, sous contrôle démocratique. Nous entendons beaucoup parler d’«austérité». Eh bien, il est temps que l’austérité rende visite aux super-riches. Il y a des millions (sic) de millionnaires et de milliardaires aux États-Unis et en Europe.  Alors que les gouvernements font faillite, les milliards de dollars de ces gens doivent être lourdement taxés ou confisqués pour mettre un terme à la souffrance sans fin des 95% d’autres, du reste de l’humanité. Mondieu, est-ce que je ne suis pas en train de tenir un discours (aarrgh) socialiste ?

 

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Notes

1. New York Times, 27 juin 1963, p. 12.
2. USA Today, 11 octobre 1999, p. 1.
3. Washington Post, 12 mai 2009 ; voir histoire similaire le 5 novembre 2009.
4. Carolyn Eisenberg, Drawing the Line : The American Decision to divide Germany 1944-1949 (1996) ; ou voir un compte-rendu de ce livre par Kai Bird dans The Nation, 16 décembre 1996.
5. Voir William Blum, Killing Hope : US Military and CIA Interventions Since World War II, p. 400, note 8, pour la liste des sources sur les détails des sabotages et de la subversion. (en français : Les guerres scélérates)
6. The Guardian, Londres, 7 mars 1985.
7. http://killinghope.org/essays6/othrow.htm
8. http://killinghope.org/bblum6/suppress.html
9. Voir le chapitre 18 de Rogue State : A Guide to the World’s Only Superpower (en français : L’État voyou) – ajoutez la Palestine en 2006 à la liste.
10.  http://killinghope.org/superogue/bomb.htm
11.  http://killinghope.org/bblum6/assass.htm

Cher William Blum, c’est peut-être ce qu’a dû penser Louis XVI à la veille des États-Généraux... Là aussi, il y avait assez d’argent pour sauver l’État. Mais là aussi, il était dans les mains qu’il ne fallait pas si on voulait le sauver tel qu’il était. Sans doute les États-Unis sont-ils « trop gros pour faire faillite », mais pas pour changer de mains... ni de régime... Une dictature militaire par exemple ? (NdCL)

 traduit par Catherine L.

pour http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be

 

Source : http://killinghope.org/bblum6/aer96.html


*

 

 

 

II.

 




samedi 15 octobre 2011

Russie : Rififi chez les “Dissidents” …

Georges STANECHY

Je dédie ce billet au journaliste irakien Mountadir Al-Zaydi

D’incrédulité, ils en auraient laissé choir leurs fétiches.

Hercule Poirot, son lorgnon à cordelette… Colombo, son mégot de cigare… Nestor Burma, son chapeau cabossé… Maigret, tout comme Sherlock Holmes, sa pipe éteinte…

Ces maîtres de la logique, de l’esprit critique, aux patientes et méticuleuses déductions, n’auraient pu croire une seule seconde à la mise en scène macabre, emballée dans un scénario, histoire, roman, conte de sorcières, constructions charpentées de clichés. ”Narrative”, disent les anglophones.

Le tout repris en chœur, cadencé par le marteau-pilon de la propagande et de ses vecteurs : journaux, TV, communiqués de presse sortant d’innombrables horizons et tiroirs. Au même moment, dans tous les pays occidentaux. Colossale campagne médiatique aux océaniques moyens…

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Le corps de la victime, une femme de 48 ans, criblé de balles dans un ascenseur. En évidence. Un 7 octobre 2006, à Moscou : Anna Politkovskaïa.

Son exécution, s’agissant d’une “journaliste”, serait « liée à ses activités professionnelles », ont été les premières déclarations de son entourage. Evidemment, ce n’est pas pour son talent dans l’élaboration de la tarte aux pommes.… Litote, pour ne pas prononcer les mots : « crime politique ».

Concrètement : signature, histrionisme, d’un acte destiné moins à supprimer la personne qu’à intimider ou à faire du bruit. Sinon, c’est l’enlèvement discret avec, chaussé de béton, un plongeon dans un fleuve ou dans les vagues du haut d’une falaise. Quand ce n’est pas dans un bain d’acide. Pas de trace.

Assassinat, apparemment, commis par des professionnels.

Mais, bizarre…


Le Petit Poucet

Le Petit Poucet n’aurait pu mieux s’appliquer, semant les indices gros comme des camions…

S’assurer de la disparition de l’arme du crime est la priorité d’un assassin, même le plus amateur. Là, non. Probablement, délicate attention à l’égard des enquêteurs, elle était disposée à côté du corps : un pistolet Makarov 9 mm. Jusqu’aux douilles des balles éjectées après le tir, soigneusement laissées sur place : quatre douilles.

Provocation, peut-être… Laisser entendre que tout indice ne peut mener qu’à une impasse. Annoncer l’impossibilité de dénouer le faux-vrai du vrai-faux, de compléter le puzzle d’une enquête : cloisonnements étanches, impunités, complicités…

Fausses pistes, sûrement.

La théâtralisation, le mode opératoire, du crime rappellent celui dont fut victime, le courageux et magnifique militant des droits de l’homme et de l’autodétermination des peuples, Henri Curiel.

Abattu dans l’ascenseur de son immeuble, à Paris le 4 mai 1978. Egyptien juif de naissance, il s’était illustré dans la lutte contre l’autocratie du roi Farouk marionnette des britanniques en Egypte, le soutien à l’indépendance de l’Algérie, le combat anti-apartheid en Afrique du sud, et par sa solidarité indéfectible avec ce qu’on appelait alors les pays du Tiers-Monde dans leurs combats pour la liberté.

Ses assassins n’ont jamais été retrouvés, pas plus que l’arme et les douilles des balles du meurtre. Sa mort n’avait mobilisé aucun des médias de l’époque. Aucun gouvernement, aucun pays, aucune organisation internationale, aucune ONG… Personne ne s’autorisant à “sommer” la France de trouver les coupables, sauver la liberté d’expression, la démocratie, les droits de l’homme et tutti quanti. Il est vrai qu’il représentait le ’diable’ pour les gouvernements occidentaux, français tout particulièrement. (1)

Les enquêteurs, expérimentés dans les “crimes politiques”, affirment que trop d’évidences tuent « l’évidence ». Ne pas confondre l’hamburger de l’affiche sur l’abribus avec sa réalité servie dans l’emballage en carton recyclé… C’est toute la différence avec nos journalistes actuels, même dits « d’investigation ». Dans un coup tordu, multiplier les fausses pistes c’est renforcer une manipulation.

Deux mois jour pour jour après sa mort, le 7 décembre 2006, l’Institut International de la Presse (IPI) déclarait Anna Politkovskaïa : « 51e Héros de la liberté de la presse mondiale». Bel et nécessaire hommage. Assurément, condamner « l’assassinat politique » est une noble cause. Toutefois, de là à transfigurer la victime en icône de La Liberté demande un minimum de précaution. A-t-elle été effectivement assassinée pour ses articles, livres, investigations, déclarations ? Ou, pour un tout autre motif ?

Car, bizarre le profil de la victime… Tout autant que son cursus et son “milieu” professionnels.

« Dissidente russe », est-il répété à l’infini... Anna Politkovskaïa, son nom ne le laisse pas supposer de prime abord, était de nationalité américaine, née à New York, de parents diplomates membres de la délégation de l’Ukraine à l’ONU. Personne ne le dit, ni ne l’écrit. Pourquoi ? Peur d’être traité de « rouge-brun » par les coupe-jarrets à la solde de l’Empire, chargé du terrorisme intellectuel ?...

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Munie d’un diplôme d’une école de journalisme de Moscou, elle travaillait depuis 1999 pour le média russe : Novaïa Gazeta (La Nouvelle Gazette). Un trihebdomadaire avec son site, en russe et en anglais, dont le capital est détenu à 49 % par l’ancien président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et le milliardaire russe, ancien député de la Douma, Alexandre Lebedev. Les 51 % restants ? Mystère.


Les deux mêmes compères ont fondé, en septembre 2008, un parti microscopique à l’échelle de la Russie, copié-collé du fanatisme idéologique des milliardaires néoconservateurs US, joyeusement pro-atlantiste et bruyamment ultralibéral (“tout privatiser”, sous-entendu brader aux groupes étrangers, & bla-bla…) : le «Parti démocratique indépendant de Russie».

En conséquence, férocement opposé à la politique du gouvernement actuel refusant un «monde unipolaire», soucieuse du respect de l’indépendance et de la souveraineté du pays, spécialement quant à la préservation de ses richesses naturelles convoitées par les prédateurs internationaux. La Nouvelle Gazette (Novaïa Gazeta) servant de caisse de résonance, de relais de propagande, aux thèses de la paradisiaque “Globalisation Impériale”, dont la planète subit les ravages au quotidien. Expliquant pourquoi, malgré un actionnariat différent, entre Fox News (groupe Murdoch) et Novaïa Gazeta ce soit du pareil au même…

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Alexandre Lebedev, rappelons-le car les journalistes oublient toujours de le mentionner, est un richissime oligarque qui a édifié sa colossale fortune en peu de temps sous la présidence de Gorbatchev et d’Eltsine. À l’époque où la Russie partait en lambeaux, déchiquetée par les mafieux, politiciens corrompus et voyous de la finance, en cheville avec les multinationales. Avant que Poutine n’y mette un coup d’arrêt et ne redresse la situation.

Sa fortune (banques, compagnie aérienne [30 % d’Aeroflot], construction aéronautique [Ilyushin], gaz et pétrole, textile, tourisme, télécommunications, immobilier, transport urbain, chimie, médias, etc.) difficilement évaluable en milliards de dollars, le classe parmi les hommes les plus riches de Russie et d’Europe. Rien qu’en Grande-Bretagne, il contrôle quatre médias : Evening Standard, The Independent, The Independent on Sunday et i-newspaper(2)

Ce personnage soutenu par nos nomenklaturas, qui prétend porter le projet d’une Russie “démocratique”, jouant au ’Dissident en chef’ dans son pays, a été la vedette du Web le mois dernier (septembre 2011). Pour avoir violemment frappé publiquement, à coups de poing en plein visage, son interlocuteur sur un plateau de TV, oligarque comme lui, Sergei Polonsky. A “titre préventif”, a-t-il dit, pour ne pas être frappé par lui. La video a été vue des milliers de fois. La regarder donne un aperçu de ce qui attend la Russie si pareils énergumènes arrivaient au pouvoir… (3)

Anna Politkovskaïa était donc très liée aux réseaux de l’extrême-droite US, avec leurs “collabos” russes intégrés aux lobbies de l’armement et de l’énergie occidentaux. Implacablement russophobes, menaçants et hyperviolents, dès lors que le pays ou son gouvernement n’acceptent pas d’être inféodés à leurs intérêts et diktats.

Quel était, en ce cas, l’objectif de l’assassinat de cette “journaliste-dissidente” en plein cœur de Moscou ? Quels en étaient les exécutants, organisateurs, commanditaires ? A qui profite le crime ?

Après une difficile enquête aux multiples rebondissements, au terme de 5 ans de travail pour enfin y arriver, la solution émerge progressivement : en septembre-octobre 2011. Confirmant ce que tous les “observateurs ”, avertis ou impartiaux, savaient dès l’origine de l’affaire. Une réalité, évidemment, aux antipodes de ce que les médias de la désinformation dans nos pays n’avaient cessé de claironner, et qu’ils taisent hermétiquement à présent…

Poutine, Président de la Fédération de Russie au moment des faits, n’avait-il pas averti :

« La solution se trouve à Londres » ?...

Le Grand Méchant Loup

Comme par hasard, le meurtre d’Anna Politkovskaïa a eu lieu le jour de l’anniversaire de Poutine, né un 7 octobre 1952… Autre coïncidence : la veille de la visite officielle de Poutine en Allemagne…

Soulignant ainsi la perversité du personnage, par sa provocation dans la violence. Puisque ce fut, aussitôt, une des plus formidables campagnes médiatiques internationales destinées à diaboliser un Homme d’État détesté de nos oligarchies, et déstabiliser au passage la Russie. Poutine ne pouvait être que le commanditaire du forfait. Les exécutants ? Les tueurs de ses horribles services secrets…

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Parmi les centaines de déclarations, retenons celle du porte-parole du ministère des affaires étrangères des USA, le jour même de l’évènement, Sean McCormack. Un concentré de l’hypocrisie et du cynisme manipulateurs des politiciens, dans chacun des termes employés :

« Les États-Unis sont choqués et profondément attristés par la nouvelle du meurtre brutal de la journaliste russe indépendante […] Les États-Unis demandent de toute urgence au gouvernement russe de mener une enquête immédiate et exhaustive afin de retrouver, poursuivre et juger tous les responsables de ce meurtre haineux. »

Le lendemain, au diapason des USA le temps de prendre les consignes, dans un document officiel, le Commissaire européen aux droits de l’homme Thomas Hammarberg, « triste et en colère », embouche le trombone de La Bonne Conscience de la caste technocratique de l’UE :

« Ce meurtre est le signal d’une crise majeure concernant la liberté d’expression et la sécurité des journalistes en Russie. »

Evidemment, les vertueuses ONG ont immédiatement embrayé. Sortant les violons de l’émotion et la sébile à subventions. Parmi les ténors de l’esbroufe qui ne se sont jamais préoccupés des journalistes et militants de la liberté torturés, assassinés, par des escadrons de la mort en Palestine, Gaza, Irak, Afghanistan, Amérique latine, Thaïlande, Philippines et ailleurs, dès lors qu’ils dénonçaient les exactions de l’Empire :

=> Amnesty International, de rage hurlant sa :

« … colère après le meurtre à Moscou d’Anna Politkovskaïa, visée en raison de son travail de journaliste. »

=> La Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), flagellant le gouvernement Russe :

« Les autorités russes, doivent se conformer aux instruments internationaux et régionaux relatifs aux droits de l’Homme, afin de garantir en toutes circonstances les libertés d’expression et de la presse. »

=> Reporters Sans Frontières (RSF), l’illustrissime ONG accablée de chagrin (4) :

« Nous sommes abasourdis par cette nouvelle tragique… Les meurtres de nos confrères […] doivent faire réaliser à la communauté internationale à quel point il est urgent d’agir pour assurer la protection des reporters. »


Anna Politkovskaïa, cataloguée « dissidente russe » par le marketing informationnel occidental, avait été érigée en “star” des droits de l’homme et de la liberté d’expression. Ses articles et livres récoltant une foison de distinctions, récompenses et prix. Attribués, évidemment, par les sponsors et animateurs du même circuit. (5)

Précisons le contexte : dans la boîte à outils de notre appareil de propagande, le label «dissident» est décerné non pas à « l’opposant » au régime ou gouvernement d’un Etat souverain étranger, mais à un « adepte inconditionnel » de l’idéologie et de la politique de l’Occident. Nuance notable…

Dans le cas contraire un « opposant », non seulement à son gouvernement mais “aussi” aux desseins d’asservissement de l’Empire sur son propre pays, est considéré comme un «conservateur», un « radical », dans le meilleur des cas. Dépasser la réticence, persévérer dans la résistance, est immédiatement se désigner dans une subtile gradation comme «rebelle», « insurgé ». Pire encore : « terroriste », réel ou supposé, peu importe, s’il s’agit d’une opposition au gouvernement inféodé à l’Empire.

On a même vu en Occident, mais on veille soigneusement à l’occulter, des « dissidents » autrefois fêtés, encensés, couverts de faveurs, gratifications et dollars, tomber en disgrâce dès qu’ils ont émis le moindre regard critique sur la réalité qu’ils avaient découverte dans ce qu’ils avaient cru être le “paradis de la liberté et de la justice”. Se fermant brutalement l’accès aux plateaux TV, radio, interviews complaisantes, avances d’éditeur et autres émoluments ou supports financiers, etc.

Ce fut le cas du « dissident cubain » Reinaldo Arenas, mort dans la misère et le manque de soins à New-York. Ou encore, du célèbre « dissident russe » Soljenitsyne, finalement dégoûté du matérialisme, de la violence et du cynisme de la société américaine, préférant quitter les USA pour retourner dans sa Russie natale…

Paradoxalement, en Russie, la notoriété d’Anna Politkovskaïa était “insignifiante”. Ce que n’a pas manqué de faire ressortir son gouvernement. Ne représentant aucun enjeu, encore moins pour Poutine au sommet de sa popularité. (6)

Sergueï Iastrjembski, délégué du Président Russe pour les relations avec l’UE, avait émis une remarque fondamentale que nos médias n’ont jamais pris la peine de diffuser et d’analyser, alors qu’elle donne la clé du contexte géopolitique de cet assassinat :

« Un nombre manifestement excessif de coïncidences, de morts retentissantes de personnes qui, de leur vivant, se sont positionnées en opposants au pouvoir russe en place, avec les manifestations internationales auxquelles participe le président de la Fédération de Russie est pour le moins inquiétant […]

On a l’impression d’être en présence d’une campagne bien orchestrée ou même de tout un plan de dénigrement continu de la Russie et de sa direction. » (7)

Oui, bizarre…

Sentiment diffus, prenant plus de consistance à la lecture des ouvrages de la victime. Car, j’ai lu les livres d’Anna Politkovskaïa et conseille de le faire pour se rendre à l’évidence, mesurer l’écart entre une image projetée, fabriquée, et la réalité…

Débats d’idées, investigations et recherches dans l’esprit critique et la suggestion constructive ? Analyses approfondies des dimensions et contraintes sociales, économiques, géographiques (37 fois la France en superficie…) ? Mises en perspective dans leur évolution historique et humaine (colossal changement institutionnel avec la chute du soviétisme...) ? Études de leur interaction avec celles des autres puissances, nations et peuples, voisins, concurrents, amicaux ou hostiles, pour ce siècle et le prochain ? Universalisme des droits de l’homme à la Henri Curiel, combattant tous azimuts les violations de la Dignité Humaine, quels que soient pays et continents ?

Non.

Ce ne sont que pamphlets, diatribes, déversant en cascade : clichés, approximations, rapprochements, raccourcis, amalgames, platitudes diffamatoires. Rhétorique de la propagande russophobe la plus primaire, dépeignant une Russie apocalyptique dirigée par un autocrate sanguinaire, diabolique, auquel un Staline n’arriverait pas à la cheville.

Une Russie fantasmée, dans l’incantation, prenant ses désirs pour la réalité. Le wishful thinking des Think Tanks de l’extrême-droite US, rêvant de la vassalisation de la Russie. Surtout, de la prédation de ses ressources et richesses naturelles. Avec une focalisation obsessionnelle, une diabolisation hystérique, une violence verbale haletante à l’encontre de la personne de Poutine. (8)

En France, c’est la bouillie que nous servent à grandes louches les « experts » de la Russie. À la Thierry Wolton, dont on peut citer un des ouvrages les plus emblématiques de grotesque dans le genre : Le KGB au pouvoir – Le Système Poutine. (9)

Ou encore, à la Hélène Carrère d’Encausse, concluant un de ses livres, La Russie Inachevée, par la formulation de la pensée magique :

« … ce que les Russes espèrent aujourd’hui voir surgir de leurs longues déceptions et de leurs efforts renouvelés, c’est l’achèvement d’une Russie civilisée rejoignant enfin et de manière définitive les grandes nations occidentales. » (10)

D’après nos propagandistes, en effet, une Russie en dehors de l’OTAN et de sa soumission à l’Empire, que souhaiteraient ses propres citoyens ou du moins une “élite” moderne et intelligente, n’est qu’un ramassis de sauvages, corrompus et violents, «un immense bordel».

Mépris halluciné, parfaitement résumé dans la quatrième de couverture du livre d’Emmanuel Carrère, le fils d’Hélène Carrère d’Encausse (dans la famille, du fait d’une ascendance familiale russe on se revendique « expert » de la Russie…), sortant actuellement sous les louanges béates de la critique médiatique et mondaine, Limonov :

 « … et, maintenant, dans l’immense bordel de l’après-communisme en Russie… ». (11)

Vision dantesque, ténébreuse, eschatologique, d’une Russie au bord du gouffre, par une propagande hébétée d’obscurantisme, dont le prophétisme sectaire et imbécile imprégnait les dernières lignes de la conclusion de l’ultime ouvrage d’Anna Politkovskaïa, paru en France en septembre 2006, Douloureuse Russie :

« Une révolution orange n’est pas envisageable chez nous, pas plus que celle de la rose ou des tulipes. Notre révolution à nous sera rouge. De la couleur des communistes : de la couleur du sang. ». (12)

Pathétique…

Les oubliettes du Donjon Médiatique

La propagande n’a cessé d’accabler d’anathèmes et procès d’intention les autorités Russes accusées de vouloir bloquer l’enquête.

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Pure stupidité et mauvaise foi : elles n'y ont aucun intérêt.

C’est ainsi qu’on pouvait lire dans des médias de la désinformation, au 5 octobre 2011, des affirmations mettant en cause la passivité de la justice russe, alors que l’enquête venait de connaître une spectaculaire avancée :

« ’L’affaire Politkovskaïa’ n’a pas été élucidée. Le 19 février 2009, les inculpés du meurtre de la journaliste ont été acquittés. C’est un échec pour la justice, accompagné d’autres meurtres. » (13)

Une deuxième équipe d’enquêteurs doublant la première dans la discrétion, aidée des spécialistes du contre-espionnage, a réussi à démonter les rouages d’une complexité extrême de la machination.

L’organisateur de l’assassinat, Dmitry Pavlyuchenkov, est passé aux aveux. La nouvelle était publiée dès le 3 septembre 2011. (14) Piégé par son train de vie et mouvements de fonds suspects sur ses divers comptes bancaires. Reconnaissant devant la Cour de Justice à Moscou avoir fourni l’arme et les munitions, organisé et planifié l’attentat, recruté l’équipe de tueurs et affecté à chacun sa mission précise.

Evénement retentissant, complètement étouffé dans les médias occidentaux. Aux oubliettes…

Révélant les secrets des difficultés d’une enquête bourrée de fausse pistes : Dmitry Pavlyuchenkov, actuellement à la retraite, était un des plus hauts responsables de la police de Moscou avec rang de colonel, ancien responsable de la 4° division de la direction des recherches et investigations opérationnelles. Un des principaux responsables du dossier sur le meurtre d’Anna Politkovskaïa…

L’exécuteur, celui qui a tiré sur la victime, est Rustam Makhmudov. Il s’était caché en Belgique pendant 5 ans. C’est grâce aux repérages, aux renseignements, et à la traque de la police belge, en liaison avec la police russe, qu’il a pu être arrêté dès sa tentative de retourner dans la Fédération de Russie.

Le responsable du commando est un chef de clan mafieux, un des parrains du milieu de Moscou, Lom-Ali Gaitukaev. Actuellement emprisonné pour un autre meurtre, avec une peine d’une durée de 15 ans. Il était assisté sur ’le terrain’ par des tueurs professionnels du milieu de la criminalité moscovite : Rustam Makhmudov, un frère et un cousin de ce dernier.

Formidable première étape. L’important, à présent, étant de remonter aux commanditaires.

Avec prudence, mais certitude, l’un d’eux est quasi-officiellement connu depuis le 16 septembre 2011. Et, dans son ombre : les véritables donneurs d’ordre. Lom-Ali Gaitukaev avait mis au point les modalités financières et la programmation, en Ukraine, avec le “cerveau” de l’opération. C’est au cours de cette réunion que lui fut donné l’ordre, parmi ses instructions, “d’exécuter le contrat” le jour de l’anniversaire de Poutine… Négociant avec une personnalité qui ne peut pas mettre les pieds dans la Fédération de Russie. Il serait immédiatement arrêté.

Il s’agit de Boris Berezovsky. (15)

Un oligarque, dont la fortune en milliards de dollars générée dans les prévarications de l’ère Eltsine, est sous mandat d’arrêt international émis par les autorités russes depuis plusieurs années. Pour détournements et vols au détriment de plusieurs sociétés et actifs de la Fédération Russe. Il est aussi recherché par la justice brésilienne dans une affaire de blanchiment d’argent aux puissantes ramifications.

Refugié à Londres, malgré ces doubles mandats de recherche internationaux, russe et brésilien, il bénéficie de la protection des services spéciaux britanniques, très actifs dans la déstabilisation de la Russie, avec un statut de “réfugié politique”…

Fort de ses soutiens, considéré comme un de pires gangsters dans son pays, il n’hésite pas sous sa casquette de « dissident » à proclamer qu’il finance “la révolution” en Russie. La souhaitant sanglante, une guerre civile :

« J’appelle à la révolution et la révolution est toujours violente » (’I am calling for revolution and revolution is always violent’). (16)

Alors, pour ces individus sans foi ni loi, supprimer froidement une vie…

Mais, la vie d’une “journaliste-dissidente”, membre de son propre camp ? Pourquoi ?…

Sacrifice dans une partie d’échecs d’une pièce, tour, fou, ou cavalier, pour assurer un développement tactique ? Trop réducteur. Manque dans cette représentation du crime, la dimension du cannibalisme de la violence humaine, dans sa voracité démentielle, telle que la peignaient Goya ou Salvador Dali.

Anna Politkovskaïa est une Iphigénie contemporaine mise à mort par ses géniteurs, les “Grands Prêtres de la Désinformation”, sur la scène de ce Théâtre d’ombres, de mensonges, et de cynismes, qu’est la « guerre psychologique ».



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(1) Lire le beau texte de Gilles Perrault sur Henri Curiel, publié dans Le Monde Diplomatique en 1998 : « Henri Curiel, Citoyen du Tiers-Monde »,  http://www.monde-diplomatique.fr/1998/04/PERRAULT/10239

(2) Ces fortunes titanesques, foudroyantes, ne peuvent se construire sans la complicité et “l’intéressement” des politiciens au pouvoir qui participent à la curée sous forme d’actionnariats occultes ou de mirobolantes commissions, via hommes de paille et sociétés-écrans domiciliées dans des paradis fiscaux…

(3)http://www.branchez-vous.com/info/actualite/2011/09/un_mi...

(4) Maxime Vivas, La face cachée de Reporters Sans Frontières – de la CIA aux faucons du Pentagone, Bruxelles, Aden,  novembre 2007.

(5) Notamment, les prix :

=> 2002 : Courage en journalisme de l’IWMF (International Women’s Media Foundation)

=> 2002 : Pen Club International

=> 2003 : Journalisme et Démocratie – Danemark - par l’OSCE

=> 2003 : Lettre Ulysses pour l’Art du Grand Reportage à Berlin

=> 2004 : Olof Palme pour les Droits de l’Homme

=> 2004 : Lectrices du magazine Elle (groupe Lagardère)

(6) Les sondages à la veille de l’événement, notamment ceux supervisés par l’université d’Aberdeen (Ecosse), démontraient un taux moyen de satisfaction de ses concitoyens, par rapport à son action, de 70%, en moyenne. Les Russes lui reconnaissant le mérite d’avoir sauvé le pays du naufrage…

(7) "Une campagne de dénigrement bien orchestrée est menée contre la Russie et sa direction", RIA Novosti, 24 novembre 2006,
http://fr.rian.ru/world/20061124/55970675.html

(8) Anna Politkovskaïa, La Russie selon Poutine, Buchet/Chastel, 2005.

(9) Thierry Wolton, Le KGB au pouvoir – Le Système Poutine, Buchet/Chastel, 2008.

(10) Hélène Carrère d’Encausse, La Russie Inachevée, Editions Fayard, 2000, p. 285.

(11) Emmanuel Carrère, Limonov, Editions P.O.L., septembre 2011, quatrième de couverture.

(12) Anna Politkovskaïa, Douloureuse Russie – Le journal d’une femme en colère, Buchet/Chastel, 2006, p. 403.

(13) « ’L’affaire Politkovskaïa’ n’a pas été élucidée », 5 octobre 2011,
http://www.terrafemina.com/societe/international/videos/685-novaya-gazeta.html

(14) « Main suspect in Politkovskaya case pleads guilty », 3 septembre 2011,
 http://rt.com/news/politkovskaya-murder-pavlyuchenk...

(15) « Investigators trace Politkovskaya killing to Berezovsky – report »,  16 septembre 2011, http://rt.com/politics/politkovskaya-fugitive-berezovsky-...

(16) Dmitry Peskov, « Fugitive billionaire has exposed his violent agenda : Berezovsky is the embodiment of ’robber capitalism’, and Britain should no longer harbour him after this outrage », The Guardian, lundi 16 avril 2007, http://www.guardian.co.


Source : À contre-courant - http://stanechy.over-blog.com/article-russie-rififi-chez-les-dissidents-86282147.html

 

*

 

Georges Stanechy, qui oppose très justement Henri Curiel à Anna Politkovskaia (et pas à l’avantage de cette dernière) aurait pu faire un autre parallèle avec l’élimination de l’Algérien Ali André Mécili, abattu dans des circonstances absolument identiques à celles de Politkovskaia, mais... à Paris, le 7 avril 1987, dans un hall d’immeuble, de trois balles dans la tête tirées à bout portant par un proxénète, exécuteur des basses oeuvres de la Sécurité Militaire algérienne et protégé de Charles Pasqua.  La ressemblance entre les deux victimes s’arrête là, car Mécili, fondateur de la revue Libre Algérie et avocat des déracinés – Palestiniens, Maghrébins, Iraniens, Kurdes, Zaïrois, Arméniens – n’avait rien d’un propagandiste à gages. La camarilla au pouvoir à Alger voulait sa peau d’homme trop intègre et la Ve République n’avait rien à refuser à son homologue maghrébine. Choses qui vont de soi, à un certain niveau de complicité.

Où étaient nos belles âmes droitsdelhommistes alors ? Où les Ménard’s boys de Reporters sans frontières ? Où les Amnesty International à chandelles ? Où les champions du Dalaï Lama et des pseudo-écrasés de la place Tien An Men ? Où nos brillants « journalistes d’investigation » de la 4e (ou 5e) Internationale et pourfendeurs de KGBs ? Ils ont si bien fait leur travail et clamé leur indignation que je vous parie ma tête, amis lecteurs de ce blog, que vous ne connaissiez pas son nom avant de le lire ici.



«Cet « homme qui a lutté pour ses idées jusqu’au bout et qui l’a payé de sa vie » est sans l’ombre d’un doute, aux yeux des potentats algériens – et leurs homologues français ne peuvent pas l’ignorer – l’opposant le plus redoutable, l’homme à abattre. Moins de six mois après qu’une clause secrète, dont furent porteurs Charles Pasqua et Robert Pandraud, d’accords déjà hautement secrets conclus entre le gouvernement de Jacques Chirac et la SM algérienne, et avec l’assentiment tacite de François Mitterrand, « un minable truand recruté par contrat se chargeait de faire taire définitivement Ali Mécili. »

Hocine Aït-Ahmed, L’affaire Mécili (La Découverte, 1989), cité par
 Lounis Aggoun, La colonie française en Algérie – 200 ans d’inavouable
(Demi-Lune, 2010)

 Catherine L.










 

27/08/2011

La barbarie à visage mondain

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La barbarie à visage mondain

 

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Charognards & Vautours Inc.



Tout ce que vous savez faire, c’est prendre et garder,
Et rire en prenant, et prêcher en gardant.
John Cowper POWYS



« Quand a-t-on vu un pays étranger envoyer son aviation soutenir une rébellion ? En 1936, l’Allemagne d’Adolf Hitler soutenant la rébellion du général Franco », vient d’écrire M. Thierry Laronde (c’est ici).


Et Hitler, ce n’était qu’une répétition générale. Maintenant, c’est la pièce. Où Hitler, c’est nous.

Savez-vous, jeunes gens, ce que c’est que d’avoir assisté, enfant, au martyre de l’Espagne, et d’assister avec un pied trois-quarts dans la tombe au martyre identique de la Libye ? Après celui du Congo de Lumumba, celui de la Yougoslavie et de tant d’autres... (dont nous devions justement vous parler aujourd’hui par la voix de William Blum, et voilà que c’est encore une fois remis « pour cause d’actualité sinistre », mais nous finirons bien par y arriver).

Donc, « ils » sont victorieux. L’aviation, les bombes, les hélicoptères Apache, les drones et les gangsters salariés de l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord ont fait, d’un pays qui fut prospère et paisible, un champ de ruines et un charnier. Le terrain une fois bien dégagé et sans risque, les « rebelles » à la Franco viennent prendre la pose sur les décombres, avant de se lancer dans la chasse à l’homme (à la femme et à l’enfant) qui bouge encore, laissant derrière eux des corps menottés criblés de balles, des blessés dans des ambulances, tranformés en passoires à même leur civière, le goute à goutte continuant à s’écouler dans leur cadavre (le luxe !) et autres mesures de protection humaniste des populations civiles «menacées par Kadhafi ». Les quelques journalistes non salariés par les tueurs ont pu être évacués de l’hôtel Rixos par la Croix Rouge et conduits dans un autre. Les triomphateurs ont voulu s’emparer d’eux. La Croix-Rouge s’y est opposée. Puis s’est éloignée. Leur insécurité reste entière. Il ne faut pas qu’ils comptent sur leur gouvernement, ni, pour les Français, sur l’opposition politique (Mme Aubry par exemple) pour empêcher qu’on les assassine. Quant à Reporters sans Frontières... C’est quoi votre nom, déjà ? Ménard ? Ah...

Mais qui sont ces « ils » ? Principalement des escadrons de la mort d’Al Qaeda. Oui. Vous avez bien lu. Les ex-ennemis publics N°1. Ceux dont les exploits terroristes ont fourni le prétexte à l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan. Ceux qui ont crucifié la Yougoslavie à la solde des US-OTAN et fait de la Bosnie le premier état musulman d’Europe avant de (officiellement) faire sauter trois tours de Manhattan avec deux avions, et qui viennent de rempiler chez leurs anciens employeurs, juste après que ceux-ci aient (officiellement) refroidi leur ancien chef. Vous ne suivez pas ? C’est que vous n’êtes pas suffisamment post-modernes.

Citons M. Justin Raimondo : « Tandis que les rebelles entrent dans Tripoli et qu’on n’arrive toujours pas à mettre la main sur Kadhafi, le Conseil de Transition Nationale non élu (CNT), qui se prétend le seul gouvernement légitime, vient de rédiger et de publier une « constitution », pleine de références à toutes sortes de «droits » : liberté de s’exprimer, de s’assembler, élections démocratiques, etc. etc. Il y a juste une petite réserve – exprimée tout au début, 1ère Partie – Article 1 – qui pourrait faire un peu déraper la campagne de relations publiques du nouveau régime. La voici : “L’Islam est la religon de l’État, et la source principale des lois est la Jurisprudence Islamique (Charia).” »

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Donc, voilà. Trois mois de tueries ininterrompues et un pays renvoyé à l’âge de pierre par nos représentants élus, pour imposer la Charia à un pays laïc et socialiste. Après que la même chose, exactement, ait été faite, par les mêmes, avec les mêmes moyens, en Bosnie, en Irak et en Afghanistan. Et prenons-y bien garde : cette Charia n’est pas la même que celle appliquée en Iran, aujourd’hui pays théocratique s’il en fut, mais celle des Saoud, le plus fanatiquement meurtrier et sanguinaire de tous les régimes oppressifs à prétexte religieux qu’il y eut jamais (et pourtant l’Espagne de la Santa Hermandad et de l’Inquisition, ce ne fut pas mal, et celle de Franco non plus).

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Là, c‘est à Riyad



L’Arabie Saoudite est le seul pays au monde où la clique au pouvoir s’arroge le droit de tuer n’importe qui, de n’importe quelle façon qui lui plaît, pour n’importe quel motif et sans jugement. Ah, non ! Il y a aussi Barak Obama, qui s’est fait voter les mêmes pouvoirs à titre personnel (voir notre post du 22.9.2010) et qui en use.


Mais l’Arabie Saoudite et le lobby militaro-industriel dont Barak Obama est l’homme de paille sont nos alliés ès-rapines et meurtres de masse n’est-ce pas ? Alors, pas un mot de ces broutilles nulle part ! (Voyez vos médias favoris.) Et continuons à nous faire peur avec le milliard et demi de musulmans qui ne demandent qu’à vivre en paix, si seulement nous voulions les y laisser, et qui ne viennent se réfugier chez nous que parce que nous sommes chez eux, à piller leurs richesses, comme l’a très justement rappelé (voir notre post du 5.8.2011) M. Israël Shamir.

Saluons au passage  le sénateur de l’Ohio, M. Dennis Kucinich, qui vient d’appeler un chat un chat, l’OTAN et son propre gouvernement des gangsters, et qui réclame contre eux la tenue d’un autre Nuremberg (Ah, voir Botul, Nagy, Cameron, Boulet et De Crem dans la cage vitrée d’Eichman ! Désespérés, ne vous suicidez pas trop vite. Attendez encore un moment... qui sait.)

À notre infime niveau, tout ce que nous pouvons c’est vous mettre sous les yeux, si ce n’est déjà fait, ce qui s’écrit ou se dit qui en vaille la peine sur des événements qui nous concernent tous, que nous le voulions ou non. Et d’abord, ce texte de M. Pepe Escobar, paru en anglais dans l’Asia Times et repris en français par Alterinfo.net :


Bienvenue dans la « démocratie » libyenne.

Même si tout n’est peut-être pas encore terminé en Libye, on peut dire que dans son combat, le colonel Kadhafi, sa famille  et ceux qui en Libye lui sont restés fidèles n’ont pas manqué de courage et même de panache. Certes Kadhafi est un dictateur au visage boursouflé par le botox mais il a fait preuve d’une classe qui fait défaut à ses adversaires occidentaux, de Sarkozy à Cameron en passant par Obama et le Canadien Harper. Pour tout dire, la France avait fait beaucoup moins bien  avant de demander un armistice au Reich allemand en juin 1940.

(Lire la suite...)


Source :
Pepe Escobar, Welcome to Libya’s « democracy », Asia Times, 24 août 2011.
Voir aussi Asia Times Online – The Best of Pepe Escobar  :
http://www.atimes.com/atimes/others/Escobar.html

 


*

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Quant à celui sur lequel il est chic de crier haro, tout en le traitant de cinglé, de bouffon, de clown et on en oublie, combien d’entre nous ont pris la peine de l’écouter sans préjugé ? Combien d’abord en ont eu la possibilité ?

Passons sur la mise à prix de sa tête : d’autres affiches précisent « dead or alive », c’est-à-dire « dead », car il ne faudrait surtout pas qu’il parle, et dieusait qu’il en pourrait dire des choses... Brrr.

Certes, il a joué double jeu et serré la main des pires fripouilles en même temps que celle d’Hugo Chavez, mais les princes de Machiavel aussi... Certes, il a dirigé pendant quarante ans un état essentiellement laïc et maintenant il en appelle à Allah contre ses envahisseurs, mais Jeanne d’Arc aussi...

Reste que face à la plus puissante coalition armée de tous les temps, il a fait et continue à faire son devoir : défendre le sol de son pays et la souveraineté de sa nation.

À titre documentaire, voici sa dernière proclamation en date, faite après l’entrée des « vainqueurs » dans sa capitale .


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Opprimés du monde entier, la bataille a commencé. Ne perdez pas espoir, l’aide est forte. Est-ce que vous réalisez que c’est la nuit du pouvoir? Qu’est-ce que la nuit du pouvoir? C’est celle qui vaut plus que des milliers d’autres nuits, c’est le destin qui s’accomplit, c’est quand les cieux s’ouvrent pour recevoir vos milliers de prières serrées.

Regardez ce qui se passe en ce moment en Amérique. Les avons-nous frappés avec nos missiles? Non, ils sont venus et nous ont bombardés, 64 missiles sur Bab Al-Aziziya, qui est maintenant en ruines, et j’ai finalement été obligé de quitter ma maison, où ils ont tué bien des innocents. Mais je ne quitterai pas la Libye et cette bataille sera celle de la victoire ou la mort.


(Lire la suite...)



*


Oublions pour l’instant, si nous pouvons, ceci :

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Cy n’entrez pas, maschefains, practiciens,
Clers, basauchiens, mangeurs du populaire,
Officiaulx, scribes et pharisiens,
Juges anciens, qui les bons parroiciens
Ainsi que chiens mettez au capulaire ;
Vostre salaire est au patibulaire.

Cy n’entrez pas, vous, usuriers chichars,
Briffaulx, leschars, qui tousjours amassez,
Grippeminaulx, avalleurs de frimars,
Courbez, camars, qui en vous coquemars
De mille marcs, jà n’auriez assez
Point esguassez n’estes, quand cabassez
Et entassez, poiltrons à chiche face,
La male mort en ce pas vous déface.

Cy n’entrez pas, vous, rassotez mastins,
Soirs ny matins, vieux, chagrins et jaloux ;
Ny vous aussi, séditieux, mutins,
Larves, lutins, de Dangier palatins,
Grecz ou Latins, plus à craindre que loups ;
Ny vous, gualous, vérolléz jusqu’à l’ous ;
Portez vos loups ailleurs paistre en bonheur,
Croustelevez, remplis de déshonner.


Jamais ne puissiez-vous fianter que à sanglades d’estrivières, jamais pisser que à l’estrapade, jamais eschauffer que à coups de baston !

*

Pour nous rafraîchir les yeux et l’esprit, suivons le conseil avisé de Serge Charbonneau (c’est ici : http://www.legrandsoir.info/les-fatwas.html ) et regardons bien, pour nous rappeler ce que c’est qu’un homme; pour nous rappeler, surtout, que ces paroles ont été prononcées avant le début de la croisade et que la multitude des morts serait en vie, s’il n’avait tenu qu’à lui :



 



*

Maintenant, que faire, dans la nuit où nous venons d’entrer ?

En tout premier lieu fermer la télé, fermer la radio, jeter les journaux.

Ensuite, consulter les vraies sources d’information :

http://www.michelcollon.info/Actualite-sur-l-invasion-de.... (heure par heure)
http://www.voltairenet.org/fr dans plusieurs langues
http://www.legrandsoir.info/
http://www.silviacattori.net/
http://www.alterinfo.net/DERNIERE-HEURE-La-vie-des-journalistes-independants-a-Tripoli-est-en-situation-tres-critique_a62890.html
http://sergeadam.blogspot.com/
http://www.mecanopolis.org/?p=24209
http://www.planetenonviolence.org/
http://comaguer.over-blog.com
dans le désordre...
Il y en a d’autres. Apprendre à les repérer est un excellent exercice.

En anglais :

http://www.informationclearinghouse.info/
http://original.antiwar.com/justin/2011/08/23/libya-obamas-pyrrhic-victory/
http://globalresearch.ca/
http://www.counterpunch.org/
http://www.thepeoplesvoice.org/TPV3/Voices.php/2011/08/26/nato-s-libya-war-a-nuremberg-level-crime-1
http://www.atimes.com/

Deux télévisions d’exception :
http://rt.com/
http://www.telesurtv.net/

Ils ne sont pas tous du même bord, ou si du même bord, pas de même nuance. Leur point commun : ils ne sont vendus à personne.
 
Et enfin, aller voir ceci sur le site de Michel Collon :

 

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http://www.michelcollon.info/Anti-guerre-manif-a-Paris-petition.html



1) Manifestation à Paris le 3 septembre.

2) Pétition.

(Je l’ai signée telle quelle et je le regrette. On ne s’adresse pas avec respect à ces gens-là. On les convoque et on les démet.)


*

• Ceux qui font la guerre à un peuple pour arrêter les progrès de la liberté et anéantir les droits de l’homme doivent être poursuivis par tous, non comme des ennemis ordinaires mais comme des assassins et des brigands rebelles.

 Les rois, les aristocrates, les tyrans, quels qu’ils soient, sont des esclaves révoltés contre le souverain de la terre qui est le genre humain, et contre le législateur de l’univers qui est la nature


 
  C.L.

 

 

 

 






23:22 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

23/08/2011

TRIPOLI 23 août 2011

Frégate de l'OTAN.jpg

 

TRIPOLI

Barak Obama va-t-il faire assassiner un journaliste français
par des soldats français
(et britanniques et belges, bien entendu)


?

 

 

Thierry Meyssan et Mahdi Darius Nazemroaya
menacés de mort à Tripoli

22 août 2011

À Tripoli, les bombardements ont repris vers 10h20 ce matin. Ils sont dirigés sur quelques objectifs précis sur lesquels l’OTAN s’acharne.

Les combats ont repris autour de l’hôtel Rixos où sont toujours retranchés des dirigeants libyens et la presse étrangère.

Au Rixos, l’ordre a été donné d’abattre Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan.

Trois États ont offert leur protection diplomatique aux collaborateurs du Réseau Voltaire.

Cependant, piégés dans la ville, ces derniers n’ont aucun moyen de rejoindre leurs ambassades.




*

 

University of Ottawa student, independent journalist
trapped in Tripoli
August 22, 2011 — Admin

… fears for his life

Contributor: “YYC”

Press release just received from the Director, Student Appeal Centre
(SFUO) at the University of Ottawa:

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Ottawa – August 22, 2011 : At 11:27am today, Mireille Gervais, Director of the Student Appeal Centre (Student Federation of the University of Ottawa) received a phone call from Mahdi Darius Nazemroaya, a Canadian citizen and independent journalist who indicated that he was currently hiding in the Tripoli hotel Rixos Al Nasr, fearing for his life.

Mahdi Darius Nazemroaya

Mr. Nazemroaya, a client of the Student Appeal Centre, asked Mrs. Gervais to do everything in her power to “get me out of here”. He feared that he may be dead at any moment and asked that Canadian Foreign Affairs intervene to save his life.

Mr. Nazemroaya further indicated that he had not slept in three days and was hiding in the hotel with other journalists.

The Student Appeal Centre calls on federal authorities to do everything in their power to obtain the safety of the un-imbedded journalists and humanitarian observers who have sought refuge in the Rixos Al Nasr hotel in Tripoli.

Mahdi Darius Nazemroaya studies political science and anthropology. He is a past Ombudsman of the University of Ottawa English-language student newspaper. He has been a dedicated contributor to student and alternative media for many years.

—–

Ed Note: Readers, if you feel it might help to email or call the Prime Minister and/or your Member of Parliament on Mr. Nazemroaya’s behalf, now’s the time to do it.

Images provided by Ottawa University

 


[ En bref :  Mahdi Darius Nazemroaya, de nationalité canadienne, est un étudiant en sciences politiques et en anthropologie de l’Université d’Ottawa. Il est également journaliste « un-embedded » - ce qui veut dire sans laisse au cou -, spécialiste du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale, travaillant pour différents sites d’information alternatifs tels que Réseau Voltaire et Global Research.ca

Le 12 mai dernier, Michel Collon a mis en ligne une interview de Mahdi Darius Nazemroaya, réalisée le 26 avril précédent par Xu Jingjing pour le magazine chinois Life Week Magazine, que voici :

http://www.michelcollon.info/La-balkanisation-de-la-Libye-les.html

La Fédération des Étudiants de l’Université d’Ottawa en appelle aux autorités fédérales canadiennes afin qu’elles fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir la sauvegarde de M. Nazemroaya et des autres journalistes non-alignés sur l’OTAN présents en Libye.

L’auteur de l’article informe ses lecteurs qu’il est temps pour eux d’envoyer un courrier électronique ou de téléphoner au Premier Ministre et aux membres du Parlement, pour qu’ils interviennent en faveur de leur compatriote formellement menacé d’assassinat. ]

 

*

 

Video : LATEST REPORT FROM TRIPOLI : NATO's Mainstream Media: "Killing The Truth"


Global Research report from Rixos Hotel
by Mahdi Darius Nazemroaya

   
Global Research, August 22, 2011

Global Research correspondent Mahdi Nazemroaya, who is stationed in a central Tripoli hotel with the international press, says the journalists are being targeted by the rebels and the NATO forces that support them. While he is speaking to RT, shooting can be heard. “They are specifically targeting the areas where international journalists are, to sow panic here,” he argued. “NATO has done all the heavy work. This is a NATO war. They heavily bombed cities west of [Tripoli], they’ve bombed all night, without even 10 seconds of stopping. They have bombed this entire city and NATO landed the insurgents on the coast of Tripoli.”

But the city’s defenders are not pessimistic, continues Nazemroaya.

“The situation has gone tenser,” said Nazemroaya. “More members of the hotel staff have returned with guns. Obviously they have been fighting. These are volunteers, not soldiers. They returned with a picture which is not a picture of loss and they are confident.”

 

Dans cette video, où Mahdi Darius Nazemroaya parle à Russia Today, on peut entendre la fusillade. Le journaliste canadien et son collègue français Thierry Meyssan sont la cible des « rebelles » et des soldats de l’OTAN, qui veulent aussi,  en attaquant l’hôtel où se trouve la presse étrangère, semer la panique et, sans doute, obtenir son départ. «C’est l’OTAN qui fait le gros du travail, dit-il. Ceci est une guerre de l’OTAN (autrement dit : pas une guerre civile). L’OTAN bombarde des villes à l’ouest de Tripoli. Ils ont bombardé toute la nuit, sans même dix secondes d’interruption. Ils ont aussi bombardé cette ville, et l’OTAN a débarqué des soi-disant insurgés sur la côte de Tripoli.»
« Mais, ajoute Nazemroaya, les défenseurs ne sont pas pessimistes. La situation s’est tendue. Des membres du personnel de l’hôtel sont rentrés avec des fusils. Il est clair qu’ils se sont battus. Ce sont des volontaires, pas des soldats. Ils sont revenus avec des informations et le tableau qu'ils ont brossé n’est pas celui d'une défaite. Ils sont confiants.» ]                        



Madhi Nazemroaya / Tripoli le 22 août 2011 par Bonzou

 

De ces propos de Madhi Nazemroaya, il ressort clairement que les journalistes qui ont proféré à leur encontre des menaces de mort sont de faux journalistes et de vrais agents de l'OTAN, attendant, pour les abattre, de pouvoir le faire sans risque.

 

 

*

 

Communiqué de presse du Réseau Voltaire

Tripoli : le Réseau Voltaire s'inquiète des menaces de mort qui pèsent sur Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan


Réseau Voltaire, lundi 22 août 2011, 13h20 GMT - Le Réseau Voltaire s’inquiète des menaces qui pèsent sur deux de ses collaborateurs à Tripoli. Mahdi Darius Nazemroaya, chercheur associé du Centre for Research on Globalization, et Thierry Meyssan, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace, sont retranchés dans l’hôtel Rixos autour duquel d’importants combats ont lieu. L’ordre aurait été donné de les abattre.

Thierry Meyssan est à Tripoli depuis le 23 juin dernier. Il y a d’abord dirigé une équipe d’enquêteurs du Réseau Voltaire. Il mène depuis deux mois un travail d’information journalistique sur le conflit. Ses positions se distinguent de celles de ses confrères : il décrit la rébellion comme étant minoritaire et permettant de justifier aux yeux de l’opinion publique internationale une classique opération militaire.

Quelles que soient les positions défendues par Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan, leur assassinat serait inacceptable. Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan ne sont pas des combattants, mais des journalistes. Les personnes qui soutiennent cette guerre en pensant qu’elle est menée pour la démocratie et la liberté ne peuvent accepter qu’on assassine des journalistes.

À l’heure actuelle, cinq États leur ont offert leur protection diplomatique. Mais les combats autour de l’hôtel les empêchent de sortir et plusieurs de ces ambassades ont été encerclées afin de rendre tout accès impossible.

Sachant les menaces qui pèsent sur eux, Mahdi Darius Nazemroaya et Thierry Meyssan ne s’exposent pas à des « balles perdues ».

Le Réseau Voltaire appelle les citoyens des pays impliqués dans la guerre à faire pression sur leurs gouvernements afin d’assurer la sécurité de ces journalistes. Il demande à chacun de jouer son rôle de citoyen et de faire circuler cette info.

 

*

 

Entretien avec Thierry Meyssan le dimanche 21 août 2011

« C'est l'OTAN qui fait tout le travail militaire,
pas les rebelles »

par Silvia Cattori



En pleine attaque de l’OTAN sur Tripoli, Silvia Cattori a pu s’entretenir avec Thierry Meyssan, dimanche 21 août 2011 à 23 heures. Le président du Réseau Voltaire a aussi pu s’exprimer par vidéo à 2 heures du matin. Les communications sont depuis lors extrêmement difficiles. Alors que l’OTAN, le CNT et les médias qui les soutiennent parlaient déjà de la chute de Tripoli, la situation semble avoir radicalement changé. Le dernier message de Thierry Meyssan, daté de 4h30 ce mardi 23 août, parle de grande «victoire» des loyalistes. Selon lui, les assaillants ont été écrasés, « des missiles sol-air ont été apportés en ville », tandis que «l’OTAN a dû stopper les bombardements». « Saïf al-Islam que l’on assurait arrêté a surgi du Rixos et a été acclamé par la foule à Bab Al Azizia. » La réalité paraît une nouvelle fois très éloignée de sa représentation médiatique.

Réseau Voltaire | 23 août 2011

 

 

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Silvia Cattori : D’ici on a le sentiment que Tripoli est en train de s’effondrer. Quel est votre avis ?

Thierry Meyssan : Nous sommes enfermés dans l’hôtel Rixos. On ne peut pas dire si tout va s’effondrer ou pas. Mais la situation est très tendue. Hier soir, au moment de la prière, plusieurs grandes mosquées ont été verrouillées. Tout de suite après des haut-parleurs ont lancé l’appel à l’insurrection. À ce moment là des groupes armés ont commencé à sillonner la ville et à tirer dans tous les sens. Nous avons appris que l’OTAN a amené un bateau, juste à proximité de Tripoli, d’où ont été débarquées des armes et des Forces spéciales. Depuis les choses vont de pire en pire.

Silvia Cattori : S’agit-il là de « Forces spéciales » étrangères ?

Thierry Meyssan : On peut le supposer. Mais je ne suis pas en mesure de le vérifier. Même si ces « Forces spéciales » sont formées de Libyens tout leur encadrement est étranger.

Silvia Cattori : Quelle est la nationalité de ces « Forces spéciales » ?

Thierry Meyssan : Ce sont des Français et des Britanniques ! Depuis le début, c’est eux qui font tout.

Silvia Cattori : Comment tout a-t-il soudain basculé ?

Thierry Meyssan : Le 21 août, en fin de journée, un convoi de voitures avec des officiels a été subitement attaqué. Pour se mettre à l’abri des bombardements les membres de ce cortège se sont réfugiés dans l’hôtel Rixos, où réside la presse internationale, et où par hasard je me trouve.

Depuis ce moment là l’hôtel Rixos est encerclé. Tout le monde porte des gilets pare-balles et des casques. On entend tirer dans tous les sens à l’entour de l’hôtel.

Les forces rentrées dans Tripoli depuis hier elles n’ont pris aucun bâtiment en particulier ; elles ont attaqué des cibles à certains endroits en se déplaçant. Il n’y à en ce moment aucun bâtiment occupé. L’OTAN bombarde de manière aléatoire pour terroriser toujours davantage. Difficile de dire si le danger est si important qu’il y paraît. Les rues de la ville sont vides. Tout le monde reste enfermé chez soi.

Nous, on est prisonniers dans l’hôtel. Cela dit on a l’électricité, l’eau, nous ne sommes pas à plaindre. Les Libyens oui. Il y a des tirs maintenant alentour, une intense bataille ; il y a déjà eu de nombreux morts et blessés en quelques heures. Mais, nous, on est préservés. Nous sommes tous regroupés dans la mosquée de l’hôtel. Vous entendez des tirs en ce moment.

Silvia Cattori : Combien d’assaillants encerclent en ce moment votre hotel ?

Thierry Meyssan : Je suis incapable de vous le dire. C’est un périmètre qui est assez grand parce qu’il y a un parc tout autour de l’hôtel. Je pense que s’il n’y avait que les assaillants ce ne serait pas si simple de prendre Tripoli. Mais s’il y a d’autres troupes de l’OTAN avec eux oui, ça change tout, le danger devient grand.

Silvia Cattori : Sur les images diffusées par les télévisions ici ce que l’on a vu au cours de ces six mois ce sont des excités qui tirent en l’air, et qui ne paraissent pas des professionnels…

Thierry Meyssan : On a vu en effet des bandes qui s’agitent et qui ne sont pas militairement formées. C’est de la pure mise en scène, ce n’est pas de la réalité. La réalité est que tous les combats sont menés par l’OTAN ; et quand leur objectif est terminé les troupes de l’OTAN se retirent. Alors de petits groupes arrivent - on voit à chaque fois une vingtaine de personnes - mais on ne les voit jamais en action en réalité. L’action ce sont les forces de l’OTAN.

C’est ainsi que cela s’est toujours passé dans les villes qui ont été prises, perdues, reprises, reperdues, etc. À chaque fois ce sont les Forces de l’OTAN qui arrivent avec des hélicoptères Apaches et mitraillent tout le monde. Personne ne peut résister, au sol, face à des hélicoptères Apaches qui bombardent ; c’est impossible. Donc ce ne sont pas les rebelles qui font le travail militaire, c’est de la blague ça ! C’est l’OTAN qui fait tout. Après ils se retirent, puis « les rebelles » viennent qui font de la figuration. C’est cela que vous voyez diffusé en boucle.

Silvia Cattori : Sait-on combien de « rebelles » en armes sont entrés dans Tripoli cette nuit ? Et si des cellules dormantes étaient déjà là ?

Thierry Meyssan : Forcément, oui, il y a des cellules dormantes dans Tripoli ; c’est une ville d’un million et demi d’habitants. Qu’il y ait des cellules combattantes à l’intérieur c’est tout-à-fait probable. Quant aux assaillants, encore une fois, je ne sais pas quelle est la proportion de l’encadrement par les forces l’OTAN. La vraie question est de savoir combien de Forces spéciales ils ont déjà déployées.

Il y a maintenant les forces militaires du colonel Kadhafi dans la ville. Elles sont arrivées assez tardivement depuis l’extérieur. Les assaillants encerclent l’hôtel. Je pense qu’il est impossible cette nuit de tenter un assaut contre l’hôtel.

Silvia Cattori : La panique a-t-elle gagné les gens qui résident à l’hôtel ?

Thierry Meyssan : Oui les journalistes résidant ici à l’hôtel Rixos sont complètement paniqués. C’est une panique générale.

Silvia Cattori : Et vous comment vous sentez-vous ?

Thierry Meyssan : Moi j’essaie de rester zen dans ces situations !

Silvia Cattori : Combien de journalistes étrangers sont-ils retranchés dans l’hôtel ?

Thierry Meyssan : Je dirais entre 40 et 50.

Silvia Cattori : Les gens ignorent que, là où il y a des journalistes qui couvrent la guerre, il y a toujours bon nombre d’entre eux qui font du renseignement, qui sont des agents doubles, des espions…

Thierry Meyssan : Il y a des espions partout ; mais je pense qu’ils ne savent pas tout.

Silvia Cattori : On dit ici que le plan pour évacuer les étrangers est prêt. Ils vont donc pouvoir sortir…

Thierry Meyssan : L’Organisation internationale pour les migrations a un bateau qui est prêt à accoster dans le port de Tripoli pour évacuer les étrangers, notamment la presse, prioritaire, dans ces cas là.

Silvia Cattori : Et vous que comptez-vous faire ?

Thierry Meyssan : Pour le moment ce bateau est toujours au large ; il n’est pas rentré dans le port. C’est l’OTAN qui l’empêche d’accoster. Quand l’OTAN l’autorisera l’évacuation se fera.

Silvia Cattori : Cette évolution vous surprend-elle ?

Thierry Meyssan : Les choses se sont accélérées quand le bateau de l’OTAN est arrivé. Si ce sont des combattants appartenant aux Forces spéciales de l’OTAN qui sont ici au sol c’est évident que tout peut tomber rapidement…

Silvia Cattori : Les citadins sont-ils tous munis de fusils comme on l’a dit ?

Thierry Meyssan : Le gouvernement a distribué presque deux millions de kalachnikovs dans le pays pour assurer la défense face à une invasion étrangère. Dans Tripoli, tous les citoyens adultes ont reçu une arme et des munitions. Il y a eu un entraînement ces derniers mois.

Silvia Cattori : Les Libyens qui le voudraient ne sont donc pas en mesure de sortir manifester contre les forces de l’OTAN ?

Thierry Meyssan : Là les gens sont paralysés par la peur ; on tire de partout ; et en plus on bombarde.

Silvia Cattori : Votre position n’est pas facile. Parmi les journalistes vous devez avoir des ennemis qui veulent votre peau pour avoir contredit leurs versions des faits !

Thierry Meyssan : Oui. Déjà je suis menacé par des « journalistes » US qui ont dit qu’ils vont me tuer. Mais ensuite ils ont présenté leurs excuses… Je n’ai aucun doute sur leur intention.

Silvia Cattori : L’ont-ils proférée cette menace devant témoin ?

Thierry Meyssan : Oui en présence de [...].

Cet entretien a été réalisé par Silvia Cattori le dimanche 21 août 2011, à 23 heures. Il a été retranscrit par les soins de Marie-Ange Patrizio.

Silvia Cattori 

 

*

 

Voir les articles de Thierry Meyssan sur  http://www.voltairenet.org/

Les deux interviews qui suivent, en direct du Rixos, ont éyé mises en ligne par http://www.mecanopolis.org/

 


Thierry Meyssan et Julien Teil en direct de... par Mecanopolis

 

La suite : ni sur CNN, ni sur Fox News, ni sur Al Jazeera, ni sur la BBC, ni sur TFI, ni sur France Inter, ni sur la RTBF, ni dans Le Monde, ni dans Libé, ni...., ni...., ni....

Ce qui est sûr, c'est : beaucoup de morts (1300 en une seule nuit, et plus de 5000 blessés). Civils. Enfants compris.

 

 

*

 

« Ceci est une guerre de l’information » disent les Américains anti-guerre. Oui. Une guerre de l’intoxe à sang coulant. Comme en Irak. Et comme à Haïti, où, après le séisme, CNN arrivait avec des scènes de pilllages que personne d’autre n’a jamais vues, à passer en boucle pendant deux jours. Tournées à Hollywood. Ici, ce n’est pas Hollywood qui s’y est collé, c’est le Qatar. Ce que cette vidéo ne dit pas, c'est qu'y a été construit, en plein air, un gigantesque décor représentant la Place Verte de Tripoli. Où ont sans doute été déjà tournées les scènes de liesse populaire à l'arrivée des "libérateurs".

 

 

On peut aussi s'amuser au jeu des sept erreurs :

http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6155&mode=thread&order=0&thold=0

 

 

*

 

Dernière nouvelle d'Ubuland :

(car un gâteau, même libyen, sans cerise, ne serait pas drôle)

 

EU members line up for early Libyan victory march

 

 
La France a l’intention de tenir une conférence au sommet la semaine prochaine pour discuter de l'avenir politique de la Libye. AFP

(Et c’est en prévision de cette grandiose marche de la victoire que les membres de l’Union Européenne prennent ici - préemptivement - la pose.)

 

 

Marie Mouillé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17:33 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/08/2011

Feliz Cumpleaños Comandante !

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13 de Agosto 2011
Feliz cumpleaños, comandante !



Moncada.jpeg

Fidel Castro prisonnier, au lendemain de Moncada,
quand personne n’aurait parié un sou sur son avenir.

 

CASTRO-CORREA.jpg

                      Avec Raphael Correa




Né le 13 août 1926, Fidel Castro Ruz a aujourd’hui 85 ans.
Si quelqu’un, au cours de ce trop long et maudit XXe siècle a vécu, jour après jour, selon ses principes, et si ces principes sont résumés dans la formule


Liberté – Égalité – Fraternité


c’est bien Fidel Castro. N’en déplaise à ceux que Robespierre appelait «propagandistes mercenaires». Et quand on voit ses ennemis les plus acharnés sombrer les uns derrière les autres dans l’Alzheimer (adieu Reagan, bye bye Thatcher...) on se dit qu’il y a parfois quelque justice dans la Nature.

Depuis ses premières manifs d’étudiant, en 1948 à Bogota, jusqu’à aujourd’hui, quel parcours ! Depuis la victoire de la Révolution en 1959, combien de complots contre sa vie déjoués ou évités (plus de 650) ! Depuis ses études de droit, jusqu’à ces billets réguliers à travers lesquels il continue à la fois de réfléchir et d’éduquer, quelle maîtrise de son cerveau et de sa conscience ! Soixante-trois ans sur la brèche...

Bon anniversaire, Monsieur, et comme ne vous diront pas ceux que vous faites grincer des dents :  Many Happy Returns !


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« Nous vivons le meilleur moment de l’histoire d’Amérique latine, un moment durant lequel le rêve de Bolivar, de Morazán et de Martí n’est plus un simple rêve, mais s’est transformé en un projet réalisable dans lequel nous pouvons nous engager. Pourquoi ce moment-ci ? Je crois que nous sommes en train de voir les fruits de l’exemple et de la lutte de Fidel, diabolisé par l’Occident pour avoir prêché la solidarité. Fidel ne l’a pas seulement prêchée, il a prêché par l’exemple. Pour moi, et cela je le dis aux Nations unies, il est le héros mondial de la solidarité. »

  
Miguel d’Escoto Brockmann
Président de l’Assemblée Générale des Nations Unies
2008-2009

 




 

 

 

Mis en ligne par Marie et Catherine
le 13.8.2011... après minuit
(ça va dans quel sens le décalage horaire ?)

 

 

 

 

 

 

16:15 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/08/2011

Arriver à faire du bien commun autre chose qu’un poncif

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« Arriver à faire du bien commun
autre chose qu’un poncif »


Scutenaire



Parce que nous croulons sous les rébus domestiques et que nous avons contre nous une intendance qui s’obstine à ne pas suivre, ce blog devait rester au repos tout l’été.

Or, les blogueurs proposent et l’actualité la plus hideuse dispose... Il nous a fallu rompre notre voeu dimanche.

Parce que, quand on perd un chat, on n’a pas envie d’entendre la radio vous abrutir de ses éhontées bourdes quotidiennes et que, pour la musique, on n’est pas vraiment dans le coup, on apprend à retardement que « le terrorisme capitaliste » (Scutenaire) vient une fois de plus de frapper. Ce coup-ci, c’est en Norvège. Vous le saviez sûrement. Pas nous. Qu’à cela ne tienne. Nous allons nous rattraper en vous balançant quelques :



Nouvelles horribles d’un peu partout,
pour ceux qui ne sont pas en vacances.



Ou plutôt, quelques réflexions sur icelles, puisque avec les carabiniers.

Commençons par un rappel en forme d’incidente :

 

mains enfant-adulte.jpg

Somalie :  au cours des trois derniers mois, 29.000 enfants de moins de 5 ans sont morts de faim.

640.000 autres, honteusement sous-alimentés, sont à toute extrémité.

D’ici fin août, la famine se sera étendue à toute la Somalie du Sud.
Des dizaines de milliers de réfugiés essaient de fuir vers la capitale, Mogadiscio, où les camps sont déjà saturés et où les réserves ont fondu.
Les bombardements sur la Libye continuent.
Ceux sur l’Afghanistan aussi.
On (nos protecteurs et nous) tue dans des dizaines de pays, de façon ouverte ou masquée.
Cela coûte (rapporte à certains) des centaines de milliards d’euros.
La guerre non déclarée fait rage sur le territoire de la Syrie, de la Russie et de l’Iran. Entre autres.
On n’en finit pas d’étriper l’Irak.
La Grèce garrotée achète pour des milliards d’euros d’armes dont elle n’a que faire à ses bourreaux.
La Belgique n’a toujours pas de gouvernement, mais ça ne fait rien, elle a des parrains qui lui disent où bombarder. Et à qui vendre les armes qu'elle produit.

Les enfants somaliens et leurs parents mourront.
Cela fera de la place pour les contractants et les mercenaires venus exploiter leur pays.
Il y a toujours eu des malchanceux partout. Pourquoi déranger la fatalité ?



*


Remontons vers les fjords.

 

cérémonie de deuil.jpg


Donc, vendredi dernier, 22 juillet, à Oslo, Norvège, un attentat « à la voiture piégée » a détruit le quartier des ministères. Il semble que ce soit le bâtiment abritant les services du Premier ministre qui ait été visé.

Presque dans la foulée, sur la petite île d’Utøya, proche de la capitale, quatre-vingt cinq personnes au moins sont abattues, pour la plupart des enfants et de jeunes adolescents.

Dès le lendemain, la police arrête un suspect... qui avoue, se vante et affirme avoir agi seul.

Comment a-t-il fait ? 

 

la voiture piégée.jpg

 Une voiture explose en bas... 

 

Attentat-Oslo-Norvege.jpg

Le feu se déclare en haut.
Un peu comme à Manhattan en somme.

 

ile d'Utoyea.jpg

L’île d’Utøya,
Camp de vacances des membres de la Ligue des Jeunes Travailleurs (affiliée au Parti Travailliste).

AndersBreivik_en action.jpg

Le tireur en action.
Déguisé en policier, il achève, paraît-il, ses victimes.
Comment s’y est-il pris pour atteindre, d’une seule main, 85 cibles mouvantes, juste après avoir lancé une voiture pleine d’explosifs contre un bâtiment officiel ?
Mettons qu’il soit ambidextre.
Tout de même...

C’est peu dire que le web crépite de questions.
Une simple recherche d’informations de base vous fait atterrir sur plus de blogs identitaires, d’extrême-droite et bouffeurs de musus (pléonasme) qu’on ne pensait qu’il pût en exister. Et là, les questions sont quasi stéréotypées (ils se les repassent peut-être) : zones d’ombres... et je dirais plus (les Dupont-Dupond) : tout ça n’est pas clair... une voiture explosée et pas de cratère.... une voiture piégée et ses pneus sont intacts... et pourquoi, sur son compte Twitter, son profil a-t-il disparu ?... et pourquoi, juste avant qu’il disparaisse, quelqu’un a-t-il ajouté «chrétien conservateur» qui n’y était pas avant?... ben, tiens, quand c’est des intégristes musulmans qui font des attentats, c. à d. tout le temps, partout, on ne trafique pas leur compte Twitter... etc. Passons.

Quelqu’un a résumé le sentiment général de ces endroits :

 

caricature -attentat-oslo-norvege.jpg



Ailleurs, une question pertinente : « D’ou vient cette photo (Breivik tirant) ? Comment a-t-elle été prise et par qui ? ».
Réponse: « … de la chaine de TV norvégienne NRK, prise par hélicoptère…
Visiblement la chaine de TV fut plus rapide à intervenir que la Police qui elle est venue… en bateau. ».

Mais les questions de fond, ce sont des intellectuels qui les posent, et surtout des journalistes. Des journalistes alternatifs, bien sûr, tout le monde avait compris.

Passons sur le site sioniste crethi pethi, qui « ne va pas dire qu’ils l’ont bien cherché en fréquentant les terroristes palestiniens, mais enfin... ». Chacun sa pathologie.

Parmi les commentateurs qui nous ont paru intéressants, nous en avons glané quelques-uns pour vous. Les voici in extenso. C’est un peu long, mais la circonstance est exceptionnelle.



*

 

 

UNE POSSIBLE CONNECTION ISRAÉLIENNE
DANS LES ATTENTATS D’OSLO

 

Stephen-Lendman 2.jpg


26.7.2011
par Stephen Lendman

Le 24 juillet, le journaliste d’investigation Wayne Madsen a émis l’hypothèse d’un lien avec le Mossad, disant qu’il existe de larges preuves («ample evidence») de son implication.

Anders Breivik, le supposé auteur des deux attentats se dit chrétien conservateur, adepte de la chasse, du body building et de la franc-maçonnerie. Il a aussi exprimé des opinions fortement pro-israéliennes, hostiles aux Palestiniens et aux musulmans.

Les registres commerciaux officiels de son pays le disent administrateur de Breivik Geofarm, ce quie les médias norvégiens traduisent par «fermier propriétaire, cultivant des légumes, des melons, des carottes et des pommes de terre ».

Le journal norvégien Verdens Gang a cité un de ses amis, disant qu’il était devenu un extrémiste « wing-wing » à l’approche de la trentaine. Il a maintenant 32 ans. Ce journal révèle aussi qu’il a participé à des forums en ligne, où il exprimait des vues fortement nationalistes et hostiles au multiculturalisme.

Le 24 juillet, le Daily Mail anglais disait :

« Selon les témoignages recueillis par les médias norvégiens, des gens ont mentionné deux sortes de tirs dans l’île d’Utøya, les uns au pistolet, les autres au fusil à lunette. Cependant, on ignore si les deux armes ont été maniées par deux tireurs différents ou par un seul.

La confusion était telle que personne n’a de certitude, mais la possibilité existe, étant donnée l’invraisemblance d’un seul tireur abattant 90 personnes d’une seule main. Il peut y avoir eu plusieurs tireurs non détectés. La police a déclaré qu’elle n’excluait pas cette possibilité. »

Anders_Breivik 1.jpg


Madsen a pu relier Breivik à Pam Geller(1) et à Richard Pipes(2), «synonymes de services secrets israéliens et agents de propagande... ce qui permet d’établir un lien sans équivoque entre Breivik et le Mossad, dont une des tâches est d’organiser des attaques sous faux drapeau, dans le but de susciter du soutien à Israël contre la Palestine, Chypre et la Norvège étant les deux théâtres les plus récents d’attentats mis en scène par cet organisme. ».

Ler 19 juillet, la Voix de la Russie a intitulé un de ses communiqués « La Norvège soutiendra les Palestiniens, déclare le ministre des Affaires étrangères norvégien », poursuivant :

« “La Norvège soutiendra les Palestiniens qui sont déterminés à réclamer la reconnaissance de leur indépendance par les Nations Unies” a dit le ministre des Affaires étrangères norvégien Jonas Gahr Støre. »

En janvier, Støre avait dit :

« La Norvège sera un des premiers états (européens) à reconnaître une Palestine (indépendante) aussitôt qu’une instance internationale agira dans ce sens. »

Il a dit encore :

« Nous travaillons à développer l’économie de la Palestine », et il croit que « le processus politique en direction de la paix peut réussir ».

À la tête d’un comité chargé de récolter des fonds d’aide à la Palestine, il a déclaré aussi que la Norvège s’efforçait d’obtenir toute l’aide possible pour mettre sur pied des institutions palestiniennes.

Son commentaire de juillet faisait suite à des entretiens avec le président Mahmoud Abbas, président de l’Autorité Nationale Palestinienne. Il disait être persuadé que l’indépendance de ce pays n’était nullement un obstacle à la paix au Moyen-Orient.

Un peu plus tôt en juillet, le journal norvégien Dagbladet avait cité Eskil Pedersen, chef de la Ligue des Jeunes Travailleurs (affiliée au Parti Travailliste), qui avait déclaré :

Eskil Pedersen 4.jpg


« Il est temps de prendre des mesures plus drastiques à l’égard d’Israël » et «(la ligue) veut que le ministre des Affaires étrangères applique un boycott économique à ce pays », ajoutant :

« Le processus de paix n’arrive nulle part, et bien que le monde entier attende des Israéliens qu’ils s’exécutent, ils n’en font rien. Nous, jeunes travaillistes, voulons un embargo économique unilatéral de la part de la Norvège. »

Dagbladet a écrit :

« L’AUF (Ligue des Jeunes Travailleurs) est depuis longtemps partisane d’un boycott international d’Israël et a pris la décision, lors de son dernier Congrès, d’exiger que la Norvège impose un embargo économique unilatéral, et que cet embargo soit plus strict que jamais auparavant. »

Le 24 août (2010) le chroniqueur Shuki Sadeh (de Reuters et de Haaretz) titrait: « La caisse nationale des pensions norvégienne désinvestit du groupe Africa Israël », écrivant :

« Le retrait de la caisse nationale des pensions norvégienne (GPFG), qui pèse 450 milliards d’euros, de deux firmes israéliennes engagées dans le développement de colonies en Cisjordanie et d’une firme forestière de Malaisie, sur des bases éthiques, a été annoncé lundi par le ministre des Finances de Norvège. »

Les firmes israéliennes exclues sont Africa Israël Investments Ltd et une de ses filiales, la société d’ingénierie Danya Cebus Ltd. Toutes deux sont contrôlées par Lev Leviev, un milliardaire israélien impliqué, entre autres choses, dans la construction de colonies.

La CFPG, qui est gérée par la Banque Centrale de Norvège, a adopté des principes moraux qui excluent tout investissement dans des société qui produisent des armes nucléaires, des bombes à fragmentation, des produits nocifs pour l’environnement, implantent des colonies illégales ou maltraitent leurs salariés.

La caisse a spécifié que la Danya Cebus de Leviev était bien engagée dans la construction de la colonie du quartier de Har Homa à Jérusalem Est, ainsi que dans celles de Ma’ale Adumim et de Modi’in Illit en Cisjordanie.

Elle a précisé que « (son) Conseil en éthique met l’accent sur le fait que l'implantation de colonies dans des zones occupées est une violation de la Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre ».

Le ministre des Finances, Sigbjørn Johnsen a pour sa part ajouté :

Sigbjørn_Johnsen_2010.jpg

« Plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité des Nations unies et avis de la Cour de Justice internationale concluent que la construction des colonies israéliennes dans les Territoires palestiniens occupés est interdite par cette Convention.»

Africa Israël Investments a réagi en disant que ni elle-même ni sa filiale n’étaient plus engagées depuis un certain temps dans l’établissement de colonies en Cisjordanie, que cela soit vrai ou pas. Toutefois, elle a omis de mentionner les projets dans lesquels elle est impliquée à Jérusalem-Est, où Israël est en train de voler des terrains palestiniens pour y développer des quartiers coloniaux nouveaux.

En 2009, la CFPG a désinvesti d’Elbit Systems, une firme israélienne spécialisée en électronique militaire, parce qu’elle participait à la construction par Israël du Mur de Séparation, également illégal.

Le 29 mars 2011, EuropeNews titrait : « Norvège : Le Parti Socialiste de Gauche votera la motion appelant à bombarder Israël en cas d’intervention armée contre le Hamas à Gaza », et l’article disait notamment :

L’ancienne ministre des Finances, aujourd’hui ministre de l’Éducation, Kristin Halvorsen, du Parti Socialiste de Gauche (SV), un des trois partis de la coalition qui gouverne la Norvège, avec le Parti du Centre et le Parti Travailliste, soutient une mesure visant à entreprendre une action militaire contre Israël, si Israël attaque le Hamas. Le texte dit notamment :

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« La crédibilité de la Communauté Internationale (dans sa confrontation avec le colonel Kadhafi), est nulle par le fait qu’elle ne réagit pas contre d’autres états de la région qui commettent des injustices contre leur population civile. La Communauté Internationale au sens large se doit de réagir contre les attaques aériennes d’Israël sur la bande de Gaza. »

La proposition n’a pas obtenu le soutien d’une majorité des voix, mais elle montre la préoccupation des Norvégiens pour les droits de la Palestine. Et elle indique assez pourquoi Breivik a pris pour cibles des enfants du Parti Travailliste sur l’île d’Utøya. La veille, ceux-ci avaient participé à une manifestation pro-palestinienne. Le ministre des Affaires étrangères, Jonas Garh Støre les avait, à cette occasion, rencontrés, et les enfants lui avaient dit qu’il fallait que la Norvège reconnaisse la Palestine.

Store boycott israel.jpg


En réponse, il leur avait dit :

« Les Palestiniens doivent avoir leur propre état. L’occupation doit finir. Le mur doit être démoli, et cela doit se faire maintenant. »

Breivik a exprimé une forte haine à l’égard des musulmans et de ceux qui professent des opinions de centre-gauche. Son compte Twitter, ouvert récemment, a posté un seul commentaire le 17 juillet, dans lequel il citait John Stuart Mill :

« Une seule personne qui a une croyance en vaut 100.000 qui n’ont que des intérêts. »

Cependant, ce qui importe ici, ce n’est pas lui ni ses croyances. Ce qui importe, c’est de savoir qui a planifié ces attaques, qui l’a peut-être utilisé (avec d’autres sans doute) pour les commettre, et pourquoi.

Faire dérailler l’indépendance palestinienne et, de jure, son adhésion à l’ONU, de même que riposter à la Norvège parce qu’elle soutient les deux, désinvestit ses actifs d’Israël et critique sa politique, est un faisceau de trois raisons qui pourraient bien être derrière les attentats d’Oslo.

On retrouve de plus en plus et partout les empreintes du Mossad, peut-être en coopération avec la CIA et/ou le MI6. L’attentat à la voiture massivement piégée est une de leurs spécialités. Ils sont experts en ces sortes d’opérations, où ils utilisent des comparses, parfois à leur insu, pour la plausibilité de leurs démentis.

Faites passer le message et maintenez la pression sur Israël et sur son partenaire/bailleur de fonds de Washington, tous deux maîtres ès meurtres de masse.

 

 

Source : thepeoplesvoice.org

Traduction C. L.
pour : http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

 

______________________   

(1) Pam Geller – de son vrai nom Pamela Reuben - est une journaliste américaine, qui a co-fondé, avec Robert Spencer (animateur de Jihad Watch (http://www.jihadwatch.org/) la Freedom Defense Initiative (FDI). Son weblog, Atlas shrugs (http://atlasshrugs2000.typepad.com) a été fortement critiqué par la presse progressiste américaine (comme ici ou ici) et Chris McGreal, du Guardian, l’a qualifié d’extrémiste. Caroline Glick, en revanche, l’a loué dans le Jerusalem Post. (NdT)


(2) Richard Pipes est un historien juif américain né en Pologne en 1923. Il a été brièvement conseiller de Ronald Reagan pour l’Europe de l’Est, période au cours de laquelle il a prêché une ligne dure à l’égard de l’URSS. Il est membre du Conseil de Sécurité Nationale. Il a aussi été membre du groupe de lobbying Committee on Present Danger, de 1977 à 1992, et il l’est toujours du think tank Council on Foreign Relations (CFR ou Conseil en relations étrangères), dont les liens avec  la CIA ne sont plus à démontrer. Il sera plus loin question de Daniel Pipes. Ce n’est pas le même, mais il ne vaut pas mieux. (NdT)


Stephen Lendman vit à Chicago, et on peut le joindre à l’adresse suivante :
Lendmanstephen@sbcglobal.net

Lecteurs anglophones, ne manquez pas de visiter son blog :
http://sjlendman.blogspot.com/ et d’écouter ses entretiens avec les hôtes distingués qu’il reçoit sur Progressive Radio Network les jeudis à 10h du matin (heure centrale US) et les samedis et dimanche à midi. Tous les programmes sont archivés pour rendre leur écoute aisée.


wayne madsen 1.jpgWayne Madsen, dont il a déjà été question dans un de nos posts prédédents, est un journaliste d’investigation américain très consulté par ses pairs. Le résultat de ses activités dérange si fort en haut lieu qu’au temps de l’administration Bush, il lui est arrivé – fait quand même assez rare – d’être averti par « quelqu’un » des services secrets US de ce que le gouvernement de son pays avait mis un contrat sur sa tête pour le faire assassiner. Comme on le sait, la même chose est arrivée, dans la France de Nicolas Sarkozy, à Richard Labévière et à Thierry Meyssan, lesquels ont choisi l’exil pour sauver leur vie. Madsen a choisi, lui, avant de prendre le maquis à l’intérieur des frontières, d’alerter un ou deux confrères, qui se sont mis en devoir de faire un maximum de publicité à la chose, avertissant les autorités que si un accident arrivait à M. Madsen, on saurait qui en accuser.

Sans rapport direct avec les événements d’Oslo – mais allez savoir... – voici deux vidéos consacrées à son travail de recherche sur la société de mercenaires Blackwater (qui a changé de nom depuis), omniprésente en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

 

 


1/2 Wayne Madsen: Blackwater Xe , ITRR S/T par hussardelamort

 

 


2/2 Wayne Madsen: Blackwater Xe , ITRR S/T par hussardelamort

 
Après tout, si les tueurs de Blackwater peuvent se déguiser en chi’ites pour massacrer des sunnites, et vice versa, dans le but de provoquer des guerres civiles, qui pourrait les empêcher de se déguiser, par exemple, en immigrés musulmans pour commettre de semblables méfaits en Europe ?

 



*

 

 

Tueur isolé ou battue au gibier humain du genre partie de chasse pour tueurs du Brabant ? Quelques témoignages des enfants de l’île :



« Lorsque j’ai vu des bateaux arriver je n’étais pas sûre de pouvoir leur faire confiance. »  (Propos de Lenita Jones, rapportés par NRK)

 « On nous tire dessus ici. Un homme qui est habillé en policier. Nous ne savons pas combien ils sont. Tous les membres de l’AUF sont dispersés pour se cacher. Love you. » (SMS envoyé par Emma Martinovic à ses parents à 17h53, rapporté par FVN)

« Après avoir nagé pendant 10 minutes, nous étions à 500 mètres du rivage. Nous nous somme fait tirer dessus. Ce fut la panique complète. L’un de nous a été touché, j’ai vu du sang dans l’eau, mais je ne sais pas comment c’est arrivé. ». (Propos de Emma Martinovic rapportés par FVN)


« Nous nous sommes cachés quand nous avons entendu des tirs provenant de différentes directions. » (Propos de Kaltenborn rapportés par NRK)

Source : Mécanopolis.org

 

 

*

 

certains ne font évidemment pas le détail.jpg


  Certains n’ont évidemment pas fait dans la dentelle.
Lui non plus.


 

*

 



La réaction norvégienne aux attentats terroristes et les gageures qui nous attendent

1er août 2011
Salim Nazzal

salim nazzal.jpg

La Norvège vient indubitablement de prouver son intégrité, par la manière impressionnante dont elle a répondu aux deux attentats récents. C'est d'une seule voix qu'y ont parlé les politiques : la Norvège ne va pas cesser d’être un  pays démocratique. Si l’on compare, dans des circonstances analogues, la réaction US et la réaction norvégienne, on est frappé par les différences criantes entre les deux pays.

Celles-ci vont bien plus loin que les différences de comportement entre un George Bush de droite et un Jens Stoltenberg de gauche. Bush a trouvé dans les attaques terroristes du 11 septembre l’occasion opportune de déchaîner une terreur d’état bien pire, de semer plus de mort et de destruction que n’en avaient causé les attaques, jusque dans des pays situés à des milliers de kilomètres de l’Amerikaca. Jens Stoltenberg, lui, a grandi, au sein du Parti Travailliste, dans une culture démocratique humaniste fortement liée aux forces du maintien de la paix dans diverses parties du monde. C’est cette culture qui explique assurément sa façon responsable de traiter la situation créée par la récente offensive terroriste.

Élargissons la comparaison et rappelons que la Norvège, dans cette tradition démocratique humaniste, est, parmi les nations du monde, celle qui contribue le plus aux missions de maintien de la paix des Nations Unies, alors que les États-Unis détiennent le triste record des agressions, des invasions et du soutien aux pires dictatures.

Le caractère de la Norvège l’a amenée à transformer sa tragédie du 22 juillet en une manifestation d’amour et de solidarité. Les USA ont fait du 11 septembre un jour de haine et de vengeance. Cette attitude a conduit à l’occupation d’autres pays, au meurtre de plus d’un million de personnes rien qu’en Irak, et à la destruction des vies, des infrastructures et du moral en Afghanistan et au Pakistan.

La culture démocratique de la Norvège a été mise en évidence demanière éclatante par la manifestation des 250.000 roses à Oslo, dont le but a été de marquer l’adhésion de la population aux valeurs humanistes revendiquées et maintenues par ses politiques.

Si on compare une telle attitude aux vociférations amérikaines, appelant au meurtre, à l’agression et à l’invasion, on se persuade aisément que là est le vrai choc des civilisations : dans cette opposition entre la culture de haine et de brutalité américaine et la culture de tolérance et de solidarité norvégienne. Le monde entier vient de voir, dans les rues de la capitale, à quoi ressemble une nation vraiment démocrate.

Confronter les réactions norvégienne et américaine n’est pas un vain exercice : le réflexe hystérique et revanchard qui a suivi les événements du 11 septembre, attisé et entretenu par l’ensemble des médias US, n’est pas éteint. Cette politique agressive  a, selon une très large opinion, mis le vent en poupe aux partis populistes dans l’Europe entière et leur a fourni le combustible idéologique dont ils avaient besoin pour lancer les campagnes de haine dont provient l’actuelle islamophobie.

Ceci est patent dans le discours de différents partis populistes tels que le Front National en France, le Parti de la Liberté en Hollande, le Parti Républicain en Allemagne et le Parti National britannique. Leur propagande a suscité une vague de haine et de suspicion à l’encontre des boucs-émissaires « venus d’ailleurs », qui a sans aucun doute réussi à empoisonner la culture politique de l’Europe.

Ces partis prétendent que leur but est de conserver à l’Europe sa culture chrétienne, par opposition à ce qu’ils décrivent comme l’islamisation de l’Europe, même si l'origine du christianisme est en Palestine et non en Europe.

 

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En Norvège, le Parti Populiste du Progrès détient 41 sièges au Parlement, ce qui en fait le deuxième parti de cette assemblée. Il a conduit une campagne contre les immigrants en général et les musulmans en particulier qui, de l’avis de nombreux analystes, a créé l’atmosphère dans laquelle des gens comme Anders Breivik finissent par passer à l’acte.

Dans un article critique de Petter Nome, intitulé « Qui a nourri le meurtrier ? », Nome fait endosser une partie de la responsabilité au P.P.P. pour avoir créé le climat propice au surgissement d’idéologies comme celle de Breivik.

On peut en dire autant des nombreux sites anti-musulmans tels que (honestdefinition) et (jihadwatch), qui se livrent couramment à des campagnes de haine contre les musulmans.(1)

Scott Shane a relevé l’influence des sites américains pro-Israël et anti-Islam sur le manifeste de Breivik(2), dans lequel on ne trouve pas moins de 64 citations de sites anti-musulmans US et quelques autres (3), où les immigrants et les musulmans sont présentés comme un danger pour l’Europe. Bien sûr, si le rôle joué dans cette affaire par les sites américains et pro-israéliens est évident, l’apparition d’un phénomène de ce genre doit être étudié sous tous les angles.

Il n’est pas surprenant que l’Europe commence à s’atteler au problème de la terreur auto-générée, mais elle ne le fait hélas qu’après des décennies de focalisation sur ce qu’elle a qualifié de « terrorisme islamique ».

C’est dans ce sens qu’une réunion vient d’avoir lieu à Bruxelles, où des experts en mouvements d’extrême-droite ont examiné la menace posée par ces individus « left behind » (laissés à la traîne ou déposés exprès ? NdMM) par la société, qu’ils caractérisent comme des «loups solitaires». Cependant, aucune personne de bon  sens ne peut s’attendre à ce qu’une poignée d'experts soit capable de faire surgir un remède miracle susceptible de guérir un mal aussi complexe. Mais c’est un début, et un premier pas dans la direction d’une thérapie qui a mobilisé jusqu’ici beaucoup moins d’énergies universitaires et de publicité que, par exemple, les mouvements extrémistes islamiques.

Ainsi, de même que les attentats de Norvège ont conduit à un  énorme débat dans la société norvégienne sur de nombreuses questions relatives à l’immigration, à l’intégration, etc., les nations d’Europe doivent ouvrir un vaste débat sur les racines idéologiques et sur les influences extérieures qui suscitent et nourrissent l’islamophobie, avant que celle-ci ne devienne un mouvement politique armé, capable de menacer la stabilité de l’Europe.

 

Source : thepeoplesvoice.org

Traduction C. L.
pour : http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

 

______________________  

(1) Pour se faire très froid dans le dos, il suffit de consulter la liste des 185 sites recommandés par Jihad Watch rien qu’en langue anglaise et de cliquer au hasard.

(2)  http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110726.O...

(3) Dont le Vlaams Belang :
  http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/1296...



(3)

 
Le Dr. Nazzal est un historien norvégien d’origine palestinienne. Spécialisé dans le Moyen Orient, il est l’auteur de nombreuses contributions à l’histoire sociale et politique de la région. Il collabore à des sites tels que Countercurrents, SabbahReport, The Arab Washingtonian, thepeoplesvoice, etc. On peut le joindre à l’adresse e-mail snazzal@ymail.com .

 

*

 

M. Nazzal n’a pas tort : la piste « islamiste intégriste » a été d'abord indiquée, selon sa décomplexée habitude, par la presse trash anglaise, même s’il lui a fallu faire ensuite machine arrière :

 

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Et même si Al Qaeda fait désormais partie des effectifs otano-usrahellesques dans leur lutte humanitaire contre les civils libyens, irakiens, afghans, pakistanais et autres foules à mater.

Cette « chose » se vend à plus de 3 millions d’exemplaires.




*

 

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Attentats à Oslo : quand l’OTAN et les USA
visaient Jens Stoltenberg et le Parti Travailliste

23.7.2011

Tant le modus operandi que les cibles et le timing laissent penser que l'attentat commis hier à Oslo ne relève pas de l'attentat terroriste [islamiste] sui generis mais bien de l'attentat politique et même de l'assassinat politique - de tentative - avec pour cibles le Premier Ministre Jens Stoltenberg et le Parti Travailliste - Arbeiderpartiet .

Cet attentat a été commis avec la volonté évidente de minimiser les dégâts collatéraux à ces deux cibles, en particulier en choisissant une période de la semaine où l'espace urbain autour des bâtiments gouvernementaux était quasi-désert, tandis que la fusillade sur l'île d'Utøya ne pouvait que frapper des militants du Parti Travailliste ou des sympathisants, puisque celle-ci est la propriété d'une association de jeunes travailleurs lièe au Parti Travailliste. On est en effet bien loin de la stratégie du "terrorisme international" [islamiste] qui vise à frapper de manière anonyme les foules afin que celles-ci se retournent contre leurs chefs politiques. Les moyens déployés lors de cet attentat politique, la simultanéité des attaques montrent qu'il n' a pas pu être commis par un groupe. Ces attentats ont bénéficié d'une sérieuse préparation, tant sur le plan du renseignement - Jens Stoltenbeg se trouvait bien a proximité de l'explosion et son bureau a été détruit - que de la logistique .

En partant de l'hypothèse de l'attentat politique dans un état Scandinave, on pense immédiatement à celui qui a visé Olof Palme le 18 février 1986. À la fois pragmatique et homme de conviction, Olof Palme mena une politique internationale courageuse pour certains, risquée pour d'autres [notamment contre la guerre du Viêt-Nam, l'apartheid et la prolifération des armes nucléaires]. Il provoqua la rupture des relations diplomatiques entre la Suède et les États-Unis pour avoir participé personnellement, en tant que ministre, à une manifestation d'opposants à la guerre du Viêt-Nam. Durant la crise des missiles, il prit fermement position contre le déploiement des missiles Pershing  américains en Europe, ce qui le rapprochait de l'URSS.

 Or, si l'on prend tant les prises de position en matière de politique internationale que les personnalités, Olof Palme et Jens Stoltenberg, le Parti Travailliste et le Parti Social Démocrate présentent des similarités beaucoup plus grandes qu'il n'y paraît. Bien sûr, la principale différence entre la Norvège et la Suède est que la première est un des piliers de l'OTAN tandis que la seconde ne fait pas partie de l’alliance. Mais une politique étrangère pro-active et indépendante sur plusieurs dossiers semble avoir provoqué des irritations du côté de la diplomatie Étasunienne et Atlantiste .

Cette grille permet non pas de désigner les coupables ou les commanditaires mais permet de s'affranchir de la traditionelle "analyse" Norvége-Islam- Afghanistan-Libye aussitôt mise en avant par les "experts", aprés l'annonce de l'attentat. J'ai donc choisi la grille Norvège-Russie-Défense anti-missiles-OTAN et j'ai utilisé les cablegates en provenance de l'ambassade d'Oslo.




(Nous n’avons pas eu le temps ni la force de traduire ces longs cables.
Acceptez-en notre parole : leur arrogante outrecuidance n’a d’égale que leur cynisme.
L’auteur en résume l’essentiel.
Et merci à Julian Assange. NdMM.)



1- Il est reproché à Jens Stoltenberg, au Parti Travailliste et à la MD Anne-Grete Strom-Erichsen de s'opposer au projet de bouclier anti-missiles tout comme Olof Palme s'était opposé au déploiement des missiles Pershing.



ID : 08OSLO72
SUBJECT : NORWAY STANDING ALONE AGAINST MISSILE DEFENSE
DATE : 2008-02-12 09:02:001. (C)

Summary: Norway remains opposed to U.S. plans for missile defenses and was the only NATO ally to publicly express skepticism over these plans during the recent Defense Ministerial in Vilnius. Defense Minister Anne-Grete Strom-Erichsen told the media that Norway doubts the need for missile defense and believes it could lead to an arms race. Responding to Ambassador Whitneys observation that it is unusual for Norway to block consensus in NATO, Strom-Erichsen stated that the GON has not yet decided on its approach to this issue (including whether to use its veto) at the Foreign Ministerial or the NATO summit in Bucharest. In a February 11 meeting with Ambassador Whitney, MFA State Secretary Raymond Johansen said that the GON is constrained on this issue but wants to frame the issue in such a way that they can keep from having to block it in NATO. The USG should point out that GON persistant and public support for Russias line on missile defense is troubling even if Norway eventually allows U.S. and NATO goals. End Summary

Alone in NATO: Public Opposition to Missile Defense
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2. (SBU) The Norwegian Defense Minister, Anne-Grete Strom-Erichsen, was the only Defense Minister to publicly oppose the U.S. plans for missile defenses against long-range missiles during the Vilnius Defense Ministerial. Repeating oft stated doubts over the threat and claiming that this system would create an arms race, Strom-Erichsen appeared surprised that the GON was alone in this public skepticism.

3. (SBU) Missile defense has been a hot issue for the GON, primarily because of the Socialist Lefts (SV) presence in the governing coalition. SV succeeded in inserting a commitment to oppose missile defense plans in the coalitions government platform (the Soria Moria document). Reluctant to break this commitment (and risk splitting the coalition) and generally skeptical of U.S. policies and goals (reftel A), the GON has been vocally opposed to missile defense plans, despite strong USG efforts to present information on the threat and the system, including visits by Ambassador Nuland, General Obering, journalist tours, and extensive outreach by Ambassador Whitney and other embassy officials

8. (C) Ref A noted the need to counter negative trends in bilateral relations. Missile defense is a good place for us to continue to stress the potential cost of Norways policies. Even if Norway eventually accomodates U.S. and NATO priorities on missile defense, the long, public campaign parroting Russias arguments has been damaging, something increasingly noted in Norway and the U.S



2 - Il est reproché à Jens Stoltenberg de favoriser une politique de rapprochement avec la Russie, qui prend trop en compte les intérets norvégiens face à ceux de l’Alliance. De la même manière, on avait reproché à Olof Palme sa proximité avec l'URSS.



ID : 07OSLO658
SUBJECT : PM STOLTENBERG´S RUSSIA TRIP: GRADUAL GAINS IN THE
DATE : 2007-06-18 11:39:001.

(SBU) Prime Minister Jens STOLTENBERG,s June 7-10 visit to Russia produced progress on Norwegian priorities in the Barents region. Despite some controversial statements on missile defense and some public criticism of Russia,s human rights record, STOLTENBERG,s visit was primarily characterized by some successes for Norway,s High North priorities, including resolution of a small part of Norway,s disputed sea-border with Russia and new Russian commitments on safety and economic development of the Barents Sea region. This result will likely encourage the government to continue Norway’s enthusiastically positive approach to Russia, downplaying tensions over security matters within NATO and other negative aspects.4. (C) Perhaps the most controversy of the visit was generated by a quote on missile defense STOLTENBERG made while in Murmansk. STOLTENBERG called on the U.S. and Russia to discuss missile defense, and said it was important for both sides to reduce harsh rhetoric and to avoid a new arms race. He continued to say that Norway has all along been skeptical of missile defense plans and would not allow missile defenses in Norway. Russian suspicions of the Vardoe radar site in northern Norway and false complaints about its supposed use in U.S. missile defense plans were a staple of past meetings of Norwegian and Russian leaders and continue to be a sub theme of Russian complaints about U.S. missile defense plans at NATO. However, during this visit the radar was not directly raised by either side.

And Gets Criticized
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5. (U) Norwegian media reaction to STOLTENBERG,s statement was critical, with editorials in Norway,s largest paper castigating STOLTENBERG for expressing his criticism of U.S. missile defense plans while in Russia, while not even mentioning Putin,s strong threats against NATO. The paper stated that the PM,s criticism of the U.S. on such a sensitive issue, without any balancing criticism of Russia, creates an impression of Norwegian servility towards Russia and shows that Norway is intimidated. The paper called for the PM to speak out against Putin,s harsh rhetoric, and make clear that Russia does not have veto power over missile defense plans in NATO countries. The editorial also stated that U.S. plans are no threat to Russia and that if the PM needs to criticize missile defense because of internal governmental reasons he should do so in another place than Russia. The Prime Minister,s office and the MFA have claimed that the PM,s comments reported in international media were taken out of context and that he intended to promote dialogue and make clear that Norway would not be used for any missile defense systems. See ref a for more the GON approach to Missile Defense.

Likely Results: Confirmation of Norways Current Russia Policy
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6. (C) In a summary to the press before he returned to Norway, STOLTENBERG highlighted his satisfaction with reaching an agreement over the border in Varangerfjord. He also called for more frequent contacts with Russian leadership and invited President Putin to Norway. The border agreement, Statoil,s meeting with Putin and the positive developments on nuclear safety in the Barents were all key successes for Norway,s High North priorities. These successful results will likely encourage the GON,s natural inclination to avoid criticism of Russia and to stress their interest in co-operative projects in the North. This does not mean that the GON is unaware or unconcerned about the developments in Russia. We hear frequent private expressions of concern from lower-level members of the Defense Department and the Ministry of Foreign Affairs over Russia,s new aggressiveness and Russia is a topic which will continue to generate media and public interest. However, the GON appears determined to continue its course of downplaying disagreements in order to focus on its goal of close cooperation with Russia in the Barents region and make progress in its high priority High North policy. Elite opinion, including in the MFA, also includes sympathy for the worn argument that Russian misdeeds are often reactions to mistakes by the west, and in particular the U.S. Whitney.

ID : 09OSLO399
SUBJECT
DATE : 2009-06-18 07:44:00

 RUSSIA: Public Positivism and a Focus on the Bilateral
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3. (C) The GONs official RUSSIA policy has been characterized by a consistent stress on the positive and a reluctance to publicly criticize RUSSIA actions (the Georgia war was one exception but the GON shows little public solidarity when RUSSIA pressures the Baltics, Poland or other allies). Norway has chosen to prioritize the bilateral aspects of its relations to RUSSIA, working to achieve greater cooperation in the Barents, defending its interests in a quiet manner and stressing the benefits of greater RUSSIAn integration into the European economic and political regimes. The GON works to maintain steady and positive contacts with RUSSIA as evidenced by the recent meetings of PM STOLTENBERG with President Medvedev and PM Putin, FM Stoeres meetings with FM Lavrov and other meetings between Ministers of Energy and Industry. (Reftel A and D)

4. (C) As a member of the wider European community, Norway has been much more passive, at times criticizing RUSSIAn actions, but primarily arguing for dialogue and inclusion. Norways focus on the bilateral relationship has resulted in cooperative and well-functioning relationships in environmental cleanup, nuclear safety, fisheries management and people-to-people exchanges. It also has led to a greater potential for cooperation in the development of energy resources in the Barents (StatoilHydros share of the Shtockman Development Company is the prime example).

5. (C) These achievements impact the wider relationship as the GON does not want to throw away the hard earned progress in bilateral relations (or damage the potential future cooperation on energy development or agreement on a maritime border) for events elsewhere. GON priorities were illustrated by a recent meeting between the Deputy Foreign Minister and a high-ranking USG official. When speaking about RUSSIA the Deputy Minister choose to focus on a recently concluded fishing agreement with RUSSIA, ignoring any other wider concerns.Comment -------

13. (C) Norway has succeeded in creating a low tension relationship with RUSSIA with real and functioning cooperative agreements in the Barents. This is positive but it is unclear that this is a result of GON policy or simply of RUSSIAn disinterest. Some are wondering if this is worth the price of GON reluctance to show solidarity when RUSSIA pushes allies or other states. Despite GON claims that other nations should follow their lead, it appears to us that Norways relationship is unique and a model RUSSIA might favor, but not other allies.

14. (C) Norways underlying concerns over RUSSIA will however continue to be an important piece of the continued close U.S.-Norway bilateral relationship. Close intelligence and military connections have continued despite the end of the cold war, and Norway had maintained its RUSSIAn expertise when others scaled back. Norways desire for increased attention to the High North is a healthy impulse and one which should compliment increasing U.S. interest in the Arctic. Norway has expressed a desire to re-start the dormant U.S.-Norway High North talks and discussing ways to combine our RUSSIAn expertise may be a topic of mutual interest for this initiative. Norway strongly supports U.S. determination to increase engagement with RUSSIA and "reset" the relationship. We should ask Norway to also support the firm U.S. and NATO positions on RUSSIA when necessary, rather than relying on others to do so.



3 - Cette politique indépendante, le gouvernement norvégien l'a aussi developpée au Proche-Orient, en s'opposant à la politique belliciste de l'Entité Sioniste aka "Israël". De la même manière que les brutales attaques contre le Liban et Gaza ont contribué à la détestation du sionisme en Norvège, les massacres de Sabra et Chatila avaient provoqué la détestation de ce sionisme dans la Suède d'Olof Palme . 

• En 2006, une crise diplomatique a éclaté entre les deux pays suite à des propos tenus par l'ambassadrice d'Israël.

• En juin 2010, la Norvège a exigé une enquête internationale sur l'abordage par Israël de la flotille turque.

• En aout 2010, la Norvège s’est désengagée de deux investissements israéliens, jugeant ces sociétés moralement condamnables.

• En octobre 2010, la Norvège a interdit des exercices de submersibles  israéliens construits en Allemagne dans ses eaux territoriales. Jonas Gahr Støre, le ministre des Affaires étrangères norvégien, a déclaré, pour l'occasion, que la Norvège n'exportait pas de «matériel ou de services dans le domaine de la défense vers des pays où la guerre menace».

• En 2007 la Norvége a reconnu le Hamas.

• Le Gouvernement Norvégien vient de se pronnoncer en faveur de l'admission de la Palestine à l' ONU.



ID : 09OSLO739
SUBJECT : SCENESETTER FOR YOUR VISIT TO OSLO
DATE : 2009-11-30 15:25:00

Mid-East Peace Process
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9. (S) During the Oslo Peace Process of the 1990s, NORWAY
hosted Israeli-Palestinian peace talks, and the Nobel
Committee awarded the Nobel Peace Prize in 1994 to Yasser
Arafat, Shimon Peres, and Yitzhak Rabin. Tragically, Rabin
was assassinated a year later by a figure opposed to his
peace overtures. Subsequently, NORWAY has played a
diminishing, often independent, and sometimes unhelpful role
in the Middle East. NORWAY strongly believes it should
engage everyone, including HAMAS, which it has not designated
as a terrorist organization, unlike the United States and the
European Union. In a break with the international Quartet,
NORWAY recognized the HAMAS-Fatah Unity Government in 2007.
NORWAY more helpfully serves as a highly effective Co-Chair
of the Ad-Hoc Liaison Committee (AHLC), the main
international donor group for coordinating economic
assistance to the Palestinian Authority, and works to keep
AHLC activities in concert with the political track of
negotiations led by the U.S. NORWAY's relations with Israel
have been strained in recent years due to its contact with
HAMAS, Norwegian disapproval of Israeli actions during the
fighting in Gaza last winter, and periodic, privately-led
boycott campaigns against Israeli businesses and
universities. The Norwegian Government fully supports your
intensive efforts to restart direct Israeli-Palestinian
negotiations. Norwegian and Israeli officials told us this
fall that NORWAY has now initiated steps to improve the
bilateral relationship with Israel, including through
scientific or other exchanges and other activities. In early
November, the government publicly condemned a private effort
at a university in Trondheim to boycott Israeli academics,
defining the effort as contrary to academic freedom. The
university's board ultimately unanimously rejected the
boycott proposal a few days later on November 12.



 4- Il est reproché à Jens Stoltenberg d'avoir fait une alliance avec un parti «Anti-OTAN», la Gauche Socialiste ( SV ).

ID : 07OSLO1161
SUBJECT : NORWAY'S DEFENSE POLICY AT A CROSSROADS: CLARITY
DATE : 2007-12-18 13:17:00

What ? Soldiers Actually Shoot ?
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2. (SBU) Background to this debate includes a government
which rhetorically affirms NATO as NORWAY,s primary security
provider but which is at heart skeptical of the use of
military power in all but the most benign ways, tempted by
the idea of closer Nordic defense cooperation and includes an
ANTI-NATO party, the Socialist Left (SV) as a member of the
governing coalition. The vigorous internal governmental
debate over NORWAY,s contributions to ISAF, as well as
repeated public negative comments concerning NATO and U.S.
missile defense plans are illustrative of the general impulse
of this government (see reftels for details).    

 Conclusion: Looking for Security and Ideological Comfort.
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15. (C) Comment: FM Stoere realizes the need for continued
close security ties to NATO and the U.S. but at the same time
is uncomfortable with the direction of U.S. and NATO security
policy. His evolving public comments indicate the GON is not
looking to replace NATO but seeks additional partners in
security which are a better ideological match with the GON
and can balance the U.S. heavy NATO alliance. One example is
NORWAY's increased defense ties with the EU and its
participation in the EU Nordic Battle Group, despite being a
non-EU member. Cooperation with Sweden and Finland offers
both the possibility of savings on equipment purchases and
the chance to work with likeminded nations who prioritize UN
involvement, favor peacekeeping over peacemaking and who are
concerned about Russia. Stoere's coalition partners from SV,
of course, are unabashedly ANTI-NATO and anti-defense.

Implications for U.S. Policy
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16. (C) The decisions made by the GON on the Defense
Studies, recommendations on funding, the purchase of new
aircraft and on its relations to its neighbors will have a
significant impact on NORWAY,s ability and desire to meet
NATO commitments and spark a reassessment of NORWAY's defense
policies. We expect NORWAY's move toward Nordic cooperation
and preference for UN mandated peacekeeping missions to
remain, even if the current government does not win the 2009
election. This tend combined with a general antipathy to
missile defense, efforts to ban cluster munitions, focus on
disarmament instead of non-proliferation and reluctance to
use its vast energy wealth to fund defense spending open
questions regarding NORWAY's commitment to be a serious and
dependable ally. Thus, despite continued close and
productive military to military relations, the GON,s actions
and long-term trends bear watching in NATO and bilaterally.
In this atmosphere it is more vital than ever that we speak
and act clearly and at senior levels when NORWAY is an
outlier on key issues. Eager to act more independently but
loathe to be seen as weakening trans-Atlantic ties, the GON
will listen and respond when confronted. Assuming generally
common interests and policies, however, would be a mistake. 


5 - Rechercherchait-on un successeur à Jens Stoltenberg au sein du Parti Travailliste ? Un Carl Bildt norvégien ?

 

ID : 08OSLO406
SUBJECT : NORWAY'S DEPUTY MINISTER OF DEFENSE, ESPEN BARTH EIDE, POWER IN NORWAY'S MOD AND RISING STAR IN THE LABOR PARTY
DATE : 2008-07-21 09:09:00

 1. (C) Summary. Ministry of Defense State Secretary, Espen Barth Eide is one of the more powerful politicians in the current GON despite his deputy minister portfolio. His ties to the Ministry of Foreign Affairs, think tanks, NGOs and the UN as well as his influential current position likely will result in either a ministerial position in a future Labor government or a high ranking UN or EU position. Barth Eide is particularly interested in UN peacekeeping operations and may be interested in a future UN position. End Summary.

--Power Behind the Throne--

2. (C) Ideologically on the more conservative side of the Labor Party, Barth Eide is one of the most experienced and influential government figures. After the 2005 national election many observers thought that PM Jens STOLTENBERG meant to appoint Barth Eide as a State Secretary in the MFA, but after being forced to appoint a weak defense minister, STOLTENBERG moved Barth Eide to the MOD. Barth Eide is regarded as the force which steers the defense ministry and is an eloquent and knowledgeable speaker and writer on defense and security matters. He is often quoted in the press, more so than the Defense Minister, Anne-Grete Strom-Erichsen. Strom-Erichsen was appointed minister without any background in defense matters and has relied on Barth Eide to be her subject matter and policy expert while she deals with political issues. Barth Eide has wide leeway in determining what areas to focus on and is self-confident in determining priorities.

--Past Positions--
3. (C) His current position as deputy minister (or state secretary in the Norwegian term) is the second time he has held that rank. The first was in the MFA from 2000-2001 under then Foreign Minister Thorbjorn Jagland (now President of Parliament). Interspersed between government posts, Barth Eide led the Norwegian Institute of International Affairs (NUPI) 2002-2005, focusing on UN issues and peacekeeping, particularly the Balkans. He also has been a long time supporter of Norwegian membership in the EU, acting as the general secretary for the European Movement from 1991-1993, prior to the failed 1994 referendum on EU membership in Norway. Barth Eide has also been involved in several UN projects, serving as a senior consultant on the UN reform process and on the UN Panel on Threats, Challenges and Change from 2003-2004. Barth Eide has been co-editor of the London Based journal International Peacekeeping and was nominated a "Global Leader of Tomorrow" by the World Economic Forum in 2003.

--Interactions with the USG--
4. (C) In his relations with the Embassy, Barth Eide has been difficult to characterize. Barth Eide is a skilled and subtle interagency player who is largely pro-U.S. but should not be trusted to reliably uphold U.S. interests. On several important issues Barth Eide has been helpful, such as missile defense (where he helped prevent a Norwegian veto of NATO plans), the sale of land to the USG for construction of a new embassy building (intervening on touchy real estate issues affecting the U.S. purchase of land for the new embassy) and pushing for Norwegian deployments to Afghanistan. On other issues, such as the decision process on the purchase of new fighter aircraft and the Norwegian approach on cluster munitions, he has hedged his bets. Barth Eide has avoided the gratuitous negative comments about the Bush Administration that other GON figures have made. Barth Eide also takes pains to stress NATO as the cornerstone of GON security policy and the importance of the Norwegian-U.S. relationship. He has given the Embassy good advice on how to approach the GON on several occasions. However, some very senior U.S. officials have felt that he has been hard to pin down on several issues of concern and characterized Barth Eide as "weasily". Senior Norwegian officials, with strong pro-U.S. instincts, have also told the Embassy in private that Barth Eide is not to be relied upon to promote U.S. priorities. One key test of Barth Eide's inclinations will be the MOD recommendation on which fighter plane to purchase, the Joint Strike Fighter or the Saab Gripen.

Stoltenberg et Pedersen.jpg

 


Source : Ice Station Zebra


Ice Station Zebra, qui officie à Marseille,  se décrit comme suit :

« Blog sur la géopolitique de l'Arctique. Il traite de l'actualité politique, économique, socio-culturelle, historique et militaire de la région et présente des analyses non conformistes. Il ne prétend pas à l’"objectivité" mais présente un point de vue alternatif et russophile, en opposition avec les prétendues "analyses" syndiquées des "mediats" des "démocrassies occidentales" ».

 

*

 

En voici un quatrième, où il est question de... la Belgique :


Anders Breivik : tous les chemins mènent à Londres

 

28 juillet 2011 (Nouvelle Solidarité) – On sait que le Londonistan est une planque confortable pour bon nombre de fondamentalistes islamiques déployés aux quatre coins de la planète.

Cependant, avec l’affaire Breivik, le Norvégien à l’origine du carnage qui vient de frapper la Norvège, Londres émerge également comme le laboratoire d’une nouvelle version de fondamentalisme chrétien capable d’activer des jeunes kamikazes dans des nouvelles croisades et autres contre-djihads.

Alors que la presse mondiale s’acharne à vouloir nous démontrer que Breivik est un «psychopathe isolé», l’auteur des attentats a confessé aux interrogateurs qu’au moins deux autres «cellules» sont prêtes à passer à l’action.

Ce qui est sûr, c’est que certains indices pointent fortement en direction de Londres.


1. Le Daily Telegraph affirme que Breivik a participé en Mars 2010 à la manifestation organisée par la English Defense League (EDL) lors de la visite du parlementaire de la «droite populiste» néerlandaise, Geert Wilders. Wilders, lui-même en croisade contre un Islam qu’il traite d’idéologie fasciste, était l’invité de la Baronne Caroline Cox pour s’adresser à des parlementaires britanniques. La baronne Cox est la patronne de Christian Solidarity Worldwide, une ONG qui a été instrumentale dans la partition du Soudan. L’EDL fut créé en 2009 et prétend être un simple mouvement de citoyens irrités par le fondamentalisme islamique qui envahi la société britannique. Son dirigeant s’appelle Stephen Lennon, mieux connu sous le nom de Tommy Robinson, un jeune de 28 ans qui, selon la presse britannique, vient d’être condamné à une peine de 12 mois de travaux d’intérêt général et se trouve interdit de stade.

2. Daryl Hobson, la responsable de l’EDL pour l’organisation des manifestations, avoue que lors de sa visite en Angleterre, Breivik s’est entretenu avec des membres de son organisation. Un autre responsable admet que Breivik nourrissait un contact régulier avec des sympathisants de l’EDL via Facebook et exerçait un «effet hypnotique» sur eux. «Sur ma page Facebook, j’avais plus de 600 membres d’EDL comme ami et j’ai parlé avec des dizaines de membres et dirigeants», écrit Breivik dans son manifeste de 1518 pages. «En fait, j’étais une des personnes qui leur fournissait au tout début du matériel idéologique choisi (y compris des stratégies de rhétorique)».

3. Le 24 juillet, Lauren Collens, du New Yorker Magazine, a contacté Tommy Robinson, le patron de l’EDL, qui disait que les politiciens européens risquaient de voir des atrocités similaires s’ils continuaient à ne pas vouloir regarder «le putain d’éléphant qui est dans la pièce». «Je pense que c’était prévisible», a dit Robinson du carnage de Breivik. «Je pense que c’est répugnant et mes pensées et prières vont à toutes les victimes. Nous ne voulons pas que des jeunes Britanniques se fassent exploser sur notre territoire, mais cela arrivera si on ne nous offre pas une plateforme». Et il poursuivait : «Je pense que personne ne comprend la colère qui bouillonne en-dessous. C’est simplement un individu malade et isolé, mais il existe un tas de gens en colère. Et si les politiciens britanniques n’apprennent rien de cela, Dieu me pardonne, cela pourrait se reproduire. »

4. Le quotidien l’Independant rapporte que Breivik cherchait à mettre sur pied une Ligue de défense norvégienne (NDL), bien qu’elle existât déjà dans le pays.

5. La couverture du manifeste de Breivik, il le signe 2011, Londres, Andrew Berwick, une version anglicisée de son nom. Sur la même couverture figure la croix de l’Ordre des Templiers (croix rouge sur fond blanc) qui fut, tout comme la Croix de Saint-Georges du drapeau de l’Angleterre, la bannière des croisés à partir du XIe siècle. La croix de Saint-Georges figure également au centre de l’emblème de la City de Londres.

 

 

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6. Lorsque Breivik exhibe tout son folklore autour des croisés et sa croix de l’ordre des templiers, on nous dit qu’il est un malade mental et isolé. N’empêche que les photos des manifestations de l’EDL qu’on trouve aisément sur internet montrent leurs militants exhibant les mêmes emblèmes y compris peints sur leurs visages. Très anglais ? En France, à Lyon, le bloc identitaire de Fabrice Robert vient d’organiser le 15 mai une «Marche des cochons» [les musulmans ne doivent pas en manger], une manifestation d’un millier de personnes. Venus pour l’occasion, une délégation de l’EDL dirigée par Tommy Robinson en personne, y exhibait les mêmes drapeaux. Croisés de tous les pays, unissez-vous !

7. Dans son manifeste, Breivik décrit sa participation à Londres en 2002 à la refondation de l’ordre des Templiers tout en précisant que son «mentor» s’appelait «Richard» (comme Cœur de Lion). Alors que les services de renseignement ignoraient l’existence de ce groupe, un certain Paul Ray, un ancien de l’EDL qui, suite à quelques ennuis avec la police, s’est installé à Malte, est l’animateur du site islamophobe Lionheart, la source d’inspiration de Breivik. Le nom de Ray fut communiqué par Tommy Robinson à l’agence Associated Press qui est allée l’interroger. Ray, dont le nom d’origine est Paul Sonato, a pris ses distances avec l’EDL et nie toute relation avec Breivik, tout en reconnaissant que ce groupe existe, non pas comme une structure, mais comme «une croyance». Une vidéo d’AP le montre se baladant en costume de croisé sur l’Ile de Malte. Pour les enquêteurs, Breivik n’avait pas qu’un seul mentor, mais plusieurs.

8. Si l’EDL repousse un certain nombre de néonazis qui tentent de la rejoindre, c’est notamment parce que, tout comme Geert Wilders et Anders Breivik, l’EDL donne un soutien inconditionnel à l’État d’Israël, peu importe l’orientation politique de l’État hébreu. Encore récemment, l’EDL, dans une haine commune de l’Islam, fut rejoint dans certaines manifestations par la Ligue de défense juive (JDL). Certaines sources n’excluent pas que la Norvège ait été «punie», pour ses condamnations répétées des brutalités de la part d’Israël envers les Palestiniens. Depuis les accords d’Oslo, la Norvège et son premier ministre, le socialiste Jens Stoltenberg, ont vivement critiqué les violations des accords d’Oslo par Israël.

9. En Belgique, les services de sécurité ont transmis au Ministre de la Justice un dossier sur le belge Paul Beliën, un journaliste conservateur qui anime le site The Brussels Journal. Beliën est le mari d’Alexandra Colen, une députée fédérale belge du parti séparatiste Vlaams Belang. Contributeur au Wall Street Journal et au Washington Times, Beliën est depuis septembre 2010 le principal conseiller de Wilders. Beliën travaille depuis 2006 pour les néo-conservateurs américains Daniel Pipes et David Horowitz, les mêmes qui, via leurs correspondants au Danemark, avaient provoqué des fortes tensions entre chrétiens et musulmans en publiant les caricatures de Mohammed.(1)

C’est par un jeu de provocations et de contre-provocations à répétition, que l’oligarchie financière veut noyer le monde dans le chaos, le sang et la guerre. Cela aidera à détourner l’attention de la faillite gravissime de leur système et à museler toute remise en cause qui changerait la donne.

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(1) Lesquelles se trouvent toujours affichées sur le site Jihad Watch


Source :

Solidarité & Progrès
BP 27 /92114 Clichy Cedex/01 76 69 14 50
www.solidariteetprogres.org

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Le site Solidarité & Progrès est animé
par Jacques Cheminade, ex-candidat à la présidence de République française et adepte des théories économiques de l’américain Lyndon LaRouche.

Site de Lyndon LaRouche : http://www.larouchepac.com/
Biographie de LaRouche sur le site de Solidarité & Progrès :
http://www.solidariteetprogres.org/Il-est-temps-que-vous-connaissiez-Lyndon-LaRouche_04609


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Où il est dit que le Vlaams Belang serait plus ou moins « parraîné » par Israël et comme cul et chemise avec le B’nai Brith.
(Source : Résistance, feuille d’extrême droite française). NdMM.

Tout en réclamant la réhabilitation des collabos du nazisme ?

Allons, soyez postmodernes !  (NdMM.)

 

 

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Dernière minute (parce que c’est du Shamir des grands jours, surtout la deuxième partie) :



Le massacre du vendredi 22 : un coup de pub.

par Israël Adam Shamir

 

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Quand les larmes auront séché et que le silence sera revenu, nous reconnaîtrons la qualité cinématographique du Massacre d'Utøya, sorti tout droit des films d'horreur les plus trash. Dans le genre Scream ou Vendredi 13 ou Cauchemar à Elm Street, nous avons vu souvent un serial killer s'introduire dans un paisible camp d'ados, l'été, pour assassiner des jeunes vacanciers. Le tueur du vendredi 22 a transposé la pellicule dans la vie, approfondissant ainsi l'interpénétration de l'art et de la réalité, depuis les films gore, les jeux de massacre en ligne, des attaques de drones sans nom dans des pays lointains, pour finir en beauté avec la longue tuerie sur l'île au milieu du fjord.

Tirer sur des gens qui ne peuvent pas riposter est le dernier degré de bassesse des assassins de masse, des bourreaux, et des soldats de l'OTAN. Pendant deux heures, le tueur a traqué sans risque, professionnellement, en toute confiance, froidement, les jeunes désarmés, les descendant un par un comme des pigeons. Breivik détestait les musulmans, les socialistes, probablement Kadhafi aussi, puisqu'il est musulman et socialiste, et son exploit devrait rappeler aux peuples d'Europe que les guerres hors de nos frontières amèneront la guerre sur notre sol en retour, bien mieux qu'un millier de terroristes que pourrait envoyer Kadhafi. Trop de permis de tuer ont été mis en circulation.

Pourquoi l'a-t-il fait ? Nous pouvons répondre à la question : ce massacre a été essentiellement un coup de pub pour le grand œuvre du tueur, les 1500 pages de son manifeste qui a pour titre 2083. Ce n'est pas vraiment un monument de l'esprit humain, plutôt un fatras copié-collé des écrits néoconservateurs sur l'Islam, violemment anticommunistes. Néanmoins cela nous est utile, précisément parce que la quantité de gens abattus se voulait une incitation à le lire. Si ce Breivik était atteint du syndrome d'Érostrate, voyons pourquoi il a fait feu sur le temple de tant de vies. Et surtout, voyons où il s'est trompé.

2083 révèle un nouveau virus politique vicieux, mis au point dans les laboratoires des think-tanks néoconservateurs, section génie génétique. Pendant des années on pensait qu'un nazi pouvait détester les juifs et être ami avec les musulmans, parce que c'était le cas sous le nazisme d'Hitler. Un nazi n'était pas censé détester les rouges, puisque le communisme était également une idéologie totalitaire pour Karl Popper et George Bush. Donc, un néo-nazi devrait aimer Adolf Hitler et brandir l'étendard du  racisme.

Or le travail prolongé des idéologues juifs liés aux néoconservateurs a réussi à renverser les positions. Aujourd'hui nous avons une kyrielle de partis et de mouvements qui allient des idées d'extrême droite à la sympathie pour les juifs, à la tolérance envers les gays et à la haine de l'Islam. L'auteur de 2083 est pro-juifs, pro-gays, mais violemment antimusulman et anticommuniste. Il est plus proche de Pym Fortuyn, l'homme politique hollandais d'extrême droite assassiné, qui était judéophile et gay. Il manifestait avec EDL, une mouvance anglaise vivement judéophile et antimusulmane.

Le 2083 de Breivik est lourdement influencé par les écrits juifs néocons d'extrême droite. Comme c'est souvent le cas avec les compilateurs qui font du copié-collé, il est difficile de séparer complètement les mots du compilateur et ceux des auteurs dont il est parti. Si cela devait être publié un jour, le copyright en reviendrait probablement à David Horowitz et à Bat Yeor, et Daniel Pipes et Andrew Bostom auraient les honneurs de la page trois. Ce sont ces auteurs-là qui luin ont inspiré son meurtre de masse.

Quelques heures à peine avant le massacre, écrit Gilad Atzmon, Joseph Klein avait publié un article intitulé "Les Quisling de Norvège" dans le magazine FrontPage, en y rajoutant un appel au meurtre. Klein écrivait: « l'infâme Norvégien Vidkun Quisling, qui avait prêté main forte à l'Allemagne nazie alors qu'elle conquérait son propre pays, doit être en train d'applaudir dans sa tombe... La Norvège est effectivement sous l'occupation de la gauche antisémite et des musulmans radicaux, et se révèle disposée à contribuer à la destruction effective de l'État juif d'Israël. »

Ce sont là des termes batailleurs, et Breitvik les reprenait en armant ses flingues. 2083 apporte la preuve de ces sources. Les citations du FrontPage de David Horowitz et de ses auteurs prennent des centaines de pages. Bernard Lewis y est à l'honneur. La célèbre Bat Yeor, une dame juive égyptienne qui réside en Suisse, qui a implanté le terme d'« Eurabie » (une prétendue conspiration pour soumettre l'Europe au joug arabe) et qui a beaucoup fait pour promouvoir la peur de l'Islam, était en correspondance avec le tueur, et elle l'avait « gentiment » conseillé, lui adressant des textes inédits de sa main. C'est la seule personne nommément mentionnée dans sa « Déclaration d'Indépendance Européenne », et elle devrait bientôt adresser ses conseils aux nouveaux Européens indépendants, selon Bat Yeor en personne.

Robert Spencer, un acolyte de David Horowitz du Jihad Watch, est une autre des idoles du tueur, de même que le sioniste américain Andrew G. Bostom, qui s'est auto-proclamé expert en « antisémitisme islamique ». Daniel Pipes est présenté avec sa thèse selon laquelle « le phénomène palestinien a été créé dans le but de justifier le Jihad ». Quant à Melanie Phillips, la sioniste anglaise d'extrême-droite, amie du dirigeant du BNP, elle est bien là aussi, avec d'autres pro-fascistes qui détestent l'Islam. Ce sont ces gens-là, d'ailleurs, qui m'ont plusieurs fois condamné pour mon « anti-sémitisme », ce qui est assez cocasse.

Politiquement, les sympathies du tueur vont aux USA et à Israël : « les créateurs de l'Eurabie ont mené avec succès une campagne de propagande contre ces deux pays dans les media européens. Ce montage a été facilité par les courants préexistants, antisémites et antiaméricains, dans certaines régions de l'Europe». Pour ce qui est de l'économie, il préférait Milton Friedman, n'aimait pas les impôts, et il était contre les systèmes de sécurité sociale.

Il détestait les Palestiniens, et parle d'un « Jihad terroriste palestinien ». Comme tout bon sioniste, il répétait avec des trémolos la rengaine: «Muhammad Amin al-Hussein, le grand Mufti de Jérusalem, et dirigeant nationaliste arabe, qui était derrière la création de la Ligue Arabe et qui a été le père spirituel de l'OLP, était un collaborateur proche de l'Allemagne nazie, et il avait rencontré Hitler en personne. Dans un appel à la radio depuis Berlin, il avait appelé les musulmans à abattre les juifs partout où ils en trouveraient... il avait visité incognito les chambres à gaz d'Auschwitz ». Bref, parmi les premières choses que les Européens indépendants devraient faire, il faudrait couper toute aide aux Palestiniens.

Pour Breivik, comme pour ses maîtres juifs, Adolf Hitler est l'incarnation du mal. Il a accepté et soutenu l'antiracisme, au moins pour des raisons tactiques. Sa haine pour le multiculturalisme est culturelle, et non pas basée sur la race : il a abattu des Norvégiens aux yeux bleus tout comme leurs hôtes basanés. Il détestait même David Duke, parce qu'il est contre les juifs. Sa haine pour l'Islam ne s'arrête pas aux frontières de la Norvège ou de l'Europe; comme les néocons, il haïssait les musulmans partout où il pouvait en dénicher.

Il consacre plusieurs pages à la description des crimes turcs, qui incluent les massacres d'Arméniens, de Grecs, et de Kurdes. Il y a un long chapitre sur l'histoire moderne du Liban, d'où, curieusement les guerres israéliennes sont absentes, et tous les problèmes de ce pays sont présentés en termes de division entre chrétiens et musulmans. Son héros historique favori est Vlad l'Empaleur, le prince roumain mieux connu sous le nom de comte Dracula.

Sa logique est primitive et défectueuse: « Si tous les groupes ethniques étaient égaux et toutes les cultures aussi, pourquoi donc les Africains noirs, les Afro-caribéens, les Pakistanais, les Indiens, les Chinois, et les Européens de l'Est veulent-ils quitter leurs pays en masse, pour s'en venir vivre en Occident? ». La réponse toute simple, « parce que l'Occident a constamment pillé leurs pays et continue à le faire », ne vient pas à l'esprit de Breivik.

Il se demande : « Si nous sommes vraiment égaux, pourquoi le reste du monde veut-il vivre à l' occidentale, ce style de vie créé principalement par les blancs ? De même, pourquoi donc veulent-ils prendre part au capitalisme, diriger des affaires, travailler pour l'industrie des blancs, aspirer au bien-être des blancs, et acheter et utiliser des biens issus de la créativité et de la naïveté des blancs occidentaux ? »

La réponse correcte est : « mais non, il n'en est rien; seulement ils reçoivent des bombes sur la figure ou subissent des blocus, dès qu'ils entendent suivre leur propre mode de vie, comme dans la Cuba socialiste, la Corée du Nord ou la Libye ».

On ne saurait caractériser Breivik comme un fondamentaliste chrétien, ni même comme un chrétien tout court, ou un chrétien sioniste. Ses sentiments envers le christianisme sont au mieux des sentiments tièdes. Il ne parvient même pas à décider s'il est chrétien, il en est encore à « peser le pour et le contre. Certaines des critiques contre le christianisme... sont légitimes. » Comme les militants juifs, il approuve le « Concile Vatican II des années 1960, qui a tendu la main aux juifs », alors que la droite conservatrice déteste habituellement cela, précisément.

Breivik est livide face à l'immigration musulmane. Quoique ses arguments vaillent pour l'immigration en général; il insiste toujours pour souligner l'élément « musulman ». Mais il n'appelle pas son pays à cesser de tourmenter les États musulmans, alors que c'est pourtant la principale raison de l'immigration musulmane.

Pourtant, le débat sur l'immigration est pratiquement réglé en Europe. La compréhension des coûts sociaux élevés de l'immigration a pénétré toutes les strates de la société européenne. L'immigration constitue un grand problème pour l'Europe, avec, en toile de fond, la dénatalité. Personne n'en veut, sauf les riches privilégiés. Si, à une époque, l'immigration apparaissait comme une baguette magique pour éviter aux citoyens l'ennui des corvées, quelque chose de comparable aux esclaves dans la Grèce antique, ou des machines, les peuples ne voient plus les choses de cette façon, dans la mesure où les immigrants se sont affranchis, quoique non intégrés. S'ils choisissent de travailler, ils provoquent certainement plus de chômage et de baisse des salaires, et dans le cas contraire, ils alourdissent les comptes de la sécurité sociale. C'est peut-être un peu tard, mais en tout cas maintenant le débat est clos en Europe. Aujourd'hui, un Norvégien n'a pas besoin de flinguer ses concitoyens pour exprimer son désaccord avec l'immigration : c'est devenu un lieu commun.

L'essayiste de Counterpunch Vijay Prashad a écrit: « les jeunes socialistes assassinés avaient dans leurs rangs des enfants d'immigrés du Sri Lanka et de l'Afrique du Nord. Leur Norvège n'était pas celle de Breivik. C'est probablement pour cela que Breivik ne les aimait pas: il n'avait pas envie que leur Norvège déplace sa Norvège ». Prashad a condamné les conservateurs européens qui «sont incapables de concevoir que des êtres humains puissent  partager leur existence avec des gens différents », mais l'histoire du Sri Lanka n'est pas la meilleure recommandation pour la coexistence pacifique. Si pourtant les habitants du Sri Lanka veulent « partager leur existence avec des gens différents », il va falloir qu'ils s'entraînent chez eux, pas en Norvège. Prashad peut bien qualifier Merkel et Sarkozy de nazis parce qu'ils refusent une immigration supplémentaire, mais le massacre d'Utøya a adressé un signal fort: c'est vrai que la plupart des gens en ont assez de l'immigration et veulent qu'on y mette un terme.

En fait, l'immigration a beaucoup ralenti en Norvège. Le gouvernement norvégien, comme beaucoup d'autres gouvernements d'Europe occidentale, a rendu l'immigration pratiquement impossible. On se souvient du cas d'une jeune femme du Caucase qui, après avoir vécu une dizaine d'années en Norvège, y avoir achevé ses études universitaires et y avoir écrit un roman en norvégien, s'est malgré cela trouvée déportée comme une vulgaire étrangère en situation irrégulière. Le multiculturalisme est un slogan dépassé, et Breivik est aussi périmé que Prashad.

 

Source : Israelshamir.net

Traduction: Maria Poumier


 

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Le massacre du vendredi 22

Deuxième partie, Breivik l'anticommuniste

par Israël Adam Shamir

 

(passages en gras : c’est nous qui soulignons)

Un aspect bizarre dans la vision du monde de l'assassin de masse Breivik, c'est son extraordinaire anticommunisme. En tant qu'idéologie, l'anticommunisme est mort au moins depuis 1991, mais probablement même plus tôt. Aujourd'hui c'est quelque chose qui peut mobiliser quelques ringards à Washington DC, et encore.

Alors qu'il est admis que l'URSS a perdu la Guerre froide et a été brisée, Breivik écrit:

« Les USA mais plus particulièrement l'Europe occidentale ont perdu la Guerre froide parce que nous n'avons pas pourchassé les marxistes après la Seconde Guerre mondiale. Si nous avions exécuté chaque marxiste, un par un, et banni les doctrines marxistes (pas seulement en matière économique, mais aussi culturelle, l'internationalisme, le féminisme extrême, l'égalitarisme extrême, l'anti-élitisme, l'anti-nationalisme) nous ne serions pas dans la situation actuelle. Mais nos dirigeants traîtres et faibles d'esprit ont permis aux marxistes d'infiltrer graduellement bien des strates de la société après la guerre, particulièrement nos universités et nos media (voir le début de mon livre pour la description complète de ce processus). Les premiers pionniers marxistes léninistes ont eu le feu vert pour endoctriner la génération de 68, ceux-là mêmes qui sont aux commandes aujourd'hui. »

Le recueil de Breivik débouche sur la conclusion inattendue que tant l'Union Européenne que les USA sont désormais des États « socialistes », voire même «communistes», l'EURSS et l'URSS, organisés selon les enseignements de Marx. Je ne savais pas que Marx envisageait une société avec des centaines de milliardaires et des millions de pauvres. Il faut être fou pour décrire les USA et l'UE en termes de « dictatures communistes », car ces sociétés sont extrêmement inégalitaires, les travailleurs sont tout en bas de l'échelle, alors que les super riches ont un style de vie ostentatoire inouï, même par comparaison avec le temps de la splendeur des Medici à Florence.

La raison de cette conclusion démente c'est que Breivik choisit ses mots pour leur faire dire ce qu'il veut, comme dirait Lewis Carroll. Pour lui, le marxisme léninisme nest pas l'idéologie dominante de l'Union soviétique et de la Chine, mais l'idéologie occidentale néo-marxiste de Fromm et Adorno, Marcuse et  Lukacs. Sans vouloir vexer quiconque, rappelons que la Guerre froide n'avait rien contre eux, mais que c'était une guerre contre l'URSS et ses alliés, une guerre avec ses facettes géopolitiques et idéologiques. Les néo-marxistes occidentaux se sont conduits plutôt en alliés de l'Occident capitaliste dans cette guerre, et leur contribution à la chute de la citadelle orientale du communisme a été considérable, puisqu'ils ont réussi à miner la foi des élites russes dans leur propre idéologie. Les marxistes occidentaux qualifiaient leurs frères de l'Est de « staliniens » et ce sont eux qui ont bricolé la dénonciation de Staline à courte vue par Kroutchev en 1956.

Breivik souligne les origines communistes des fondateurs de l'Ecole de Francfort, de Theodor Adorno et de Georg Lukacs, mais les néo-conservateurs aussi étaient des rejetons plus ou moins rouges à l'époque, ou des trotzkystes actifs, avant de virer de bord. Gramsci rêvait bien de l'hégémonie culturelle comme d’un moyen pour parvenir au socialisme. Il pensait qu'un nouvel « homme communiste » pouvait être façonné avant toute révolution politique. Mais il se trompait. La théorie de Gramsci a été utilisée pour prêcher la voie non-révolutionnaire, pour éviter la prise violente des banques et des usines. L'idée a été mise en œuvre par les Eurocommunistes, et après l'effondrement de l'Union soviétique, elle a disparu aussi vite que les partis eurocommunistes.

Lénine avait raison, et Gramsci avait tort : il faut retirer aux capitalistes à la fois leurs carnets de chèques et leurs usines, leurs armes et leurs journaux, leur parlement et leur gouvernement, sans quoi ils retourneront n'importe lequel de vos mots d'ordre à leur profit. Un communiste peut être d'accord avec la critique de l'école de Francfort, mais il faut être un doux rêveur pour s'imaginer que c'était le vivier des ennemis de l'Occident pendant la Guerre froide.

Les néo-marxistes de l'Ouest se sont comportés comme cet homme proverbial qui cherchait sa pièce de monnaie sous le lampadaire. Il l'avait perdue ailleurs, mais on y voyait mieux au pied du lampadaire. Ils ne savaient pas interagir avec les travailleurs et préféraient travailler avec les minorités, les étudiants, les féministes. C'était plus facile, mais cela ne conduisait nulle part, comme nous le constatons aujourd'hui. Les travailleurs d'Espagne et de Grèce se sont soulevés le mois dernier, mais les néo-marxistes se sont fait remarquer par leur invisibilité. Ils n'ont pas pris la tête d'une véritable révolte populaire, parce qu'ils ont servi à faire de la révolution un joujou sémantique.

Les dirigeants de l'école de Francfort et leurs compagnons ont renoncé à la révolution, au socialisme, aux travailleurs, et en échange, ils ont préféré travailler à ce qu'aucun « nouvel Holocauste ne puisse avoir lieu ». Kevin McDonald de l'université d'État de Californie a écrit qu'ils avaient choisi de s'en tenir à leur agenda juif plutôt qu’à celui du communisme. Breivik n'a pas lu McDonald le terrible, ou en tout cas n'en a jamais fait mention, parce que c'est un bon élève des mandarins juifs. L'explication KMD lui était interdite. Il a juste entonné la ritournelle selon laquelle ce que ces gens-là avaient fait est à proprement parler le communisme.

Il faudrait rappeler au lecteur que ce n'est pas ça, le communisme. Nous n'avons pas avancé d'un pas vers le communisme en faisant avancer le mariage gay et le multiculturalisme. Combattre le christianisme et la famille ne fait rien avancer non plus. Toutes ces dynamiques, le capitalisme se les est appropriées, et les a utilisées contre les travailleurs. En fait, les objectifs d'une révolution socialiste et le slogan « plus jamais d'Holocauste à aucun prix » s'excluent mutuellement. Pour le premier objectif, il nous faut des hommes braves et audacieux, et pour le deuxième, ne mentionnons aucun type d'homme, car les hommes sont imprévisibles.

Une preuve que Breivik dit des absurdités (même selon ses propres critères) se trouve dans sa compilation, où il range les États européens selon leur degré d'acceptation du politiquement correct et d'autres éléments de ce qu'il appelle «marxisme culturel». Sans surprise, la Russie et d'autres pays du bloc communiste sont les plus affranchis de ce dogme, alors que l'Allemagne, la Suède et la Norvège y sont les plus soumis.

 

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Certes, les théories occidentales néo-marxistes destructives n'ont jamais été populaires à l'Est, où le capitalisme a été démantelé au sens propre, et où on n'éprouvait aucun besoin d'une pseudo-idéologie soi-disant communiste pour couronner une économie capitaliste.

Et pour ce qui est de 68, ce n'était pas, comme le dit Breivik, le jour de la victoire pour le marxisme, mais le début du virage vers le talon d'acier. Nos libertés ont connu leur zénith juste après cette lointaine année 1968. 1968 a été un point de non-retour pour l'Amérique. En 1968, les Américains les plus riches contribuaient à hauteur de 90% de leurs revenus à soutenir l'État, alors que maintenant cela ne dépasse pas 30%. Et n'en tenez même pas compte, puisqu'il y a les boucliers fiscaux, fonds de placement et autres astuces. C'est en 1968 que le salaire minimum de l'ouvrier américain a connu son point culminant, en termes réels. Si l'on regarde en arrière, 1968 est le moment historique où l'humanité a été le plus près du firmament.

Nous les enfants de la révolution vaincue de 1968 étions libres de fumer, d'aimer, de penser et d'agir. Nous pouvions voyager et prendre l'avion sans nous retrouver à poil dans chaque aéroport, et on ne nous confisquait pas nos petites ribotes. Nous pouvions faire l'amour et fumer dans les bistrots. Depuis lors, c'est la chute libre : plus le droit de fumer, et la libre pensée a été incarcérée par le politiquement correct, tandis que l'action politique se limite maintenant à rejoindre un groupe sur facebook.

Aux USA, comme me le disait Noam Chomsky, le virage avait eu lieu juste au moment de la grève des enseignants à New York, qui a rappelé aux juifs que leurs intérêts bien compris n'étaient pas forcément servis au mieux par les tactiques progressistes et révolutionnaires. En conséquence, les idéologues révolutionnaires de 68 acceptèrent d'apaiser les masses, et les chances d'un nouvel holocauste ou simplement d'une perte d'influence ont certainement diminué.

Pour Breivik et ses mentors juifs, c'était quelque chose d'impossible à comprendre. Il préférait appeler à une nouvelle croisade contre les marxistes.

 

Source : Israelshamir.net

Traduction : Maria Poumier

 

 


Qu’ajouter à cette page d’anthologie ?

 



« Staline vous dit merde ».
Scutenaire

 

 

île d'Utoya fillette.jpg

 

 

 

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LIVRE


Les livres dont il est question sur ce blog sont tous importants à nos yeux. Celui-ci est capital. Il faut l’avoir lu pour ne pas mourir idiot.

 


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Daniele GANSER

Les Armées Secrètes de l’OTAN
Réseaux Stay-Behind, Opération Gladio et Terrorisme en Europe de l’Ouest

Editions Demi Lune
Collection : Résistances
416 pages
Titre original : NATO’s Secret Armies : Operation Gladio and Terrorism in Western Europe
Traduction : Thomas JAMET
ISBN : 978-2-917112-00-7
Parution : Septembre 2007
Prix : 22,00 €





Il n’est pas sans intérêt de savoir comment il est né.

Son auteur, Daniele Ganser, est suisse. Historien, il s’est spécialisé dans l’histoire contemporaine et plus particulièrement dans celle des relations internationales depuis 1945.

Au moment de s’atteler à sa thèse de doctorat, il a traversé l’Atlantique pour aller demander à William Blum quel sujet celui-ci lui conseillerait de traiter. Blum a répondu sans hésiter : les agissements secrets de l’OTAN en Europe de l’Ouest depuis la fin de la guerre. Et Ganser l’a écouté. Le résultat, c’est ce livre, qui a valu d’emblée à son auteur une réputation internationale

 Le Dr. Pr. Ganser enseigne à l’Université de Bâle. Ses travaux actuels portent sur la prétendue « guerre contre la terreur » et le pic pétrolier.

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[Fruit du travail de 4 années de recherches, ce livre courageux d'un brillant spécialiste suisse rompt enfin le silence qui a longtemps prévalu sur les armées secrètes de l'OTAN.]
-Professeur Georg Kreis, directeur de l'Institut des études européennes de Bâle

[Avec l'intensification de la menace terroriste en Europe, les événements choquants relatés dans le livre remarquable de Ganser pourraient se répéter à notre époque.]
-Professeur Rohan Gunaratna, de l'Institut des études stratégiques et de défense, (IDSS) à Singapour

[Ganser ouvre un ensemble de questions inexplorées sur l'OTAN et la partie cachée de la guerre froide.]
-Professeur Andréas Wenger, directeur du Centre d'études sur la sécurité (CSS) de l'Institut fédéral suisse de technologie à Bâle

[Une page jusqu'ici inconnue de l'histoire secrète de la guerre froide est maintenant révélée.]
-Nigel West, World Intelligence Review

[Les découvertes du Dr Ganser posent des questions fondamentales sur la nature de la guerre froide et le rôle des services de renseignement dans les sociétés démocratiques.]
-Professeur Jussi Hanhimaki, de l'Institut des études internationales (GIIS) de Genève

[Cette étude méticuleuse et soignée, incisive, révèle pour la première fois l'ampleur, la noirceur et les implications menaçantes des armées secrètes créées par l'OTAN. La lecture de ce livre important de Ganser s'avère une urgence, particulièrement dans la période que nous traversons.]
-Noam Chomsky, professeur de linguistique au MIT

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Le Réseau Voltaire met en ligne le texte intégral de ce livre. Lien :   http://www.voltairenet.org/_Daniele-Ganser_?lang=fr

 

 

Autres, pour rappel :



René HAQUIN :

• Des taupes dans l’extrême-droite : la sûreté de l’État et le W.N.P., Bruxelles, EPO, 1984.

• (Avec Jean Mottard) Les tueries du Brabant : enquête parlementaire sur la manière dont la lutte contre le banditisme et le terrorisme est organisée,  Bruxelles Complexe, 1992.


Hugo GHIJSELS :

• L’Enquête : 20 années de déstabilisation en Belgique, Bruxelles, La Longue Vue, 1990.


Irène KAUFER :

• Fausses pistes, Bruxelles, Luc Pire, 1996.

 

 

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Marie Mouillé








 

 

 

 

 

18:09 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/07/2011

Nef des fous (suite et toujours pas fin)

 

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 Nef des fous (suite et toujours pas fin)




 

« Que maudits soient à jamais
les Grecs qui détruisirent Ilion ! »
Louis Scutenaire

 



Un record mondial vient d’être largement battu : celui des 78 jours consécutifs de bombardements subis par la Yougoslavie en 1999.

Aujourd’hui 31 juillet 2011, il y a 133 jours que les bombes écologiques et humanitaires de Mme Juliette Boulet et de M. Pieter De Crem - à l’uranium appauvri, à l’uranium enrichi, au phosphore et à fragmentation - tuent des enfants libyens, des adolescents libyens et des adultes libyens qui, quoiqu’adultes, n’avaient qu’une seule vie, unique et irremplaçable.

Ce cambriolage à main armée de tout un peuple et de ses richesses, perpétré par nos représentants élus, ne peut l’être – démocratie oblige - qu’avec l’argent de nos impôts et notre assentiment.

Nous, Belges, sommes tous individuellement et collectivement coupables de ce crime contre l’humanité. Ni plus ni moins que feu Adolf Hitler et l’Allemagne, nazie ou non, qui l’a laissé faire.

C’est la toute première fois dans son Histoire que notre pays n’est pas agressé mais agresseur.

Il ne faudra pas pleurer quand la rétribution viendra.

Car elle viendra.



*

 

bombardement-libye-2.jpg

 

 

ONE THIRD OF LIBYA TURNS OUT
TO SUPPORT QADDAFI
IN WORLD’S LARGEST MARCH EVER :

 



« La plus grande manif de tous les temps » : un million sept cent mille personnes dans la rue, soit 95% de la population de Tripoli, affirmant sans équivoque leur soutien au gouvernement de leur pays et le mépris que leur inspirent les envahisseurs (copieusement hués et sifflés).

 

mass_demo_for_qadaffi_july_72.jpg

 


VIDEO OF HUGE WEAPONS ARSENAL 'FOR LIBYA REBELS' SEIZED ON QATAR BOATS :

 

 





LIBYAN OFFICIALS SAY THEY HAVE INTERCEPTED TWO BOATS FROM QATAR CARRYING A CACHE OF WEAPONS FOR REBEL FORCES IN THE COUNTRY. IT'S SAID THE LOAD INCLUDED ABOUT A HUNDRED BELGIAN-MADE ASSAULT RIFLES, ALONG WITH THOUSANDS OF ROUNDS OF AMMUNITION. SO FAR, ONLY THE FRENCH ADMIT TO SUPPLYING WEAPONS TO LIBYAN ANTI-GOVERNMENT FORCES. BRIAN JOHNSON-THOMAS, A FORMER ARMS TRAFFICKING EXPERT FOR THE UN SECURITY COUNCIL, SAYS IT'S A DANGEROUS VIOLATION OF THE ARMS EMBARGO.

 

bombe-alumette.jpgCela dit que les autorités libyennes ont intercepté deux navires du Qatar transportant un énorme arsenal d’armes à destination des «rebelles libyens», dont une centaine de fusils d’assaut de fabrication belge, avec des milliers de cartouches.

Cela dit aussi que, jusqu’à présent, seuls les Français avaient reconnu fournir des armes aux forces anti-gouvernementales, et que Brian Johnson-Thomas, expert en trafic d’armement pour les Nations Unies, estime que c’est là une violation dangereuse de l’embargo sur les armes.
« Dangereuse » ?

 

 

*

 

Marmite.jpg



Famine apocalyptique
annoncée pour la Corne de l’Afrique.
Cinq cent mille enfants vont mourir, rien qu’en Somalie.


L'arrêt d’un seul jour des bombardements belges sur la Libye suffirait à nourrir la Corne de l’Afrique pendant un an*. Cela ne sera pas, car à quoi bon lésiner et se priver de génocides quand on peut en avoir deux pour le prix d’un ?



C.L. et M.M.

 

 

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*  D'autant plus aisément que la Libye a toujours généreusement aidé les autres pays d'Afrique en difficulté, ce qu'elle ne pourra faire cette fois pour cause de crapuleux blocus et de "no fly zone".

 

 

 

 

 

 

 



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