16/03/2017

CIRQUE ÉLECTORAL HEXAGONAL - II

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Cirque électoral hexagonal - II

 

Qu’on nous permette de commencer ce post par l’expression d’un chagrin : Jean-Christophe Averty est mort. Vous ne savez pas, vous autres, ce qu’il a représenté pour au moins deux générations. La France ne sera plus jamais la même sans lui. On ne l’entendra plus dire avec entrain « À vos caçettes ! ». D’ailleurs, il n’y a plus non plus de cassettes. Tout passe…

Chose à ne pas oublier en temps d’élections…

 

Fillon, t'as le bonjour d'Alfred !...

Vingtras – Son blog sur Mediapart 12 mars 2017

 

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Guy Konopnicki rend, dans le dernier numéro de Marianne, un excellent hommage à Jean-Christophe Averty, titulaire de l'ordre de la « Grande Gidouille » décernée par le collège de Pataphysique, en soulignant le fait que ce créateur génial vient de disparaître au moment où la société française nage en plein délire ubuesque...

Effectivement, l'affaire Fillon et ses multiples rebondissements, les attitudes de ses affidés qui sont les parfaits illustrateurs d'un nouveau « dictionnaire des girouettes » ou les postures des impétrants de droite qui rivalisent de répliques théâtrales ou de déclarations alambiquées, bref tout un  aréopage digne de l'imagination d'Alfred Jarry, défile sous nos yeux, par rang de taille ou par tour de ceinture.

Le père Ubu, la mère Ubu, l'amiral Bordure et tous les palotins agitant des drapeaux tricolores sont présents afin de nous offrir l'adaptation en 2017 du chef d'oeuvre immortel de cet écrivain né à Laval en 1873, à quelques encablures de la Sarthe chère à ce « drôle de paroissien »...

Et Ubu se décline tour à tour en Ubu-roi, Ubu-enchaîné, « Ubu-cocu », « Ubu-colonial »... en draînant dans son sillage une fantasmagorie de bobards, de mensonges, de faux-semblants, mais de menaces réelles.

Car si la farce électorale peut souvent divertir, elle n'en est pas moins dangereuse puisqu’elle colporte tout l'attirail de la médiocrité frustrée et de la revanche mesquine d'une bourgeoisie morte de trouille.

C'est bien pourquoi la machine à décerveler fonctionne jour et nuit ...

Devant les caméras des médias complices, ce ne sont pas, hélas, les marionnettes de Jean-Christophe Averty, mais les argousins de la France réactionnaire, décidés à se payer l'infâme populo qui a l'outrecuidance de venir réclamer son dû au banquet du nouveau quinquennat.

Alors merdre de merdre... Et que la chandelle soit rouge !

 

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NB/ le titre de ce modeste billet est un détournement de la BD d'Alain Saint-Ogan, « Zig et Puce » ; ils avaient adopté un pingouin qu'ils nommaient « Alfred ». Lorsqu'ils venaient à bout d'un adversaire, ils lui disaient : « t'as le bonjour d'Alfred ! » Mais ici, le pingouin n'est autre qu'Alfred Jarry.

Source : https://blogs.mediapart.fr/vingtras/blog/120317/fillon-ta...

 

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Fillon, soyons-en sûrs, échantillon des autres.

 

Erreurs de communication

Olivier Foreau – Arrêt sur Info 14 mars 2017

 

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De toutes les accusations subies par François Fillon, la plus absurde est certainement l’accusation d’hypocrisie, tant rien n’indique qu’il soit plus apte à la dissimulation qu’un attelage de bourrins. Il suffit de revoir son « grand oral » face aux pontes un rien dubitatifs de la Fondation Concorde [1], en mars 2016, pour voir qu’à l’époque déjà, la finasserie n’était pas son fort: d’emblée, il annonce ni plus ni moins qu’un « blitzkrieg » à coups d’ordonnances, de votes bloqués et de 49.3, pour « changer le climat de l’économie et le climat du travail dans notre pays » en reprenant les recettes qui ont fait le succès du quinquennat actuel – sauf que cette fois-ci, au lieu de parler de mesures de gauche, on parlerait de mesures de droite. Sur le plan symbolique, c’est considérable. En effet, pourquoi ne pas appeler un chat un chat?

 

« Je veux prolonger la tension politique », jure-t-il. « Pour prolonger cette tension […] il faut organiser un référendum en septembre, qui permet de maintenir l’état de tension électorale dans le pays, et donc de rendre très très difficile la contestation sociale pendant cette période. […] Si on fait tout ça, on crée un choc qui à mon sens, rend très très très [sic] difficile la réaction sociale que vous craignez […] Il y a des secteurs de l’action publique qu’il faut progressivement éteindre, ou transférer au secteur privé. […] Je propose des mesures de diminution de la dépense sociale […] le plus rapidement possible, le plus rapidement supportable [sic]. »

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Source : http://arretsurinfo.ch/erreurs-de-communication/

 

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Que peuvent bien penser les Français intelligents et désintéressés de l’état dans lequel se trouve leur malheureux pays ? On peut prendre Bruno Guigue à son tour comme échantillon représentatif…

 

Voter, pour quoi faire ?

Bruno Guigue – Le Grand Soir 13 mars 2017

 

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Voter le 23 avril, pour quoi faire ? Si les élections servaient vraiment à quelque chose, disait Coluche, il y a longtemps qu'on les aurait interdites. Avant d'aborder les enjeux du futur scrutin, il faut sans doute en passer par cette cure de réalisme. Car, on le sait d'expérience, il n'y a pas grand-chose à espérer des élections, elles ont rarement changé le cours des événements, et elles se résument souvent à un rituel où le peuple s'imagine qu'il a le choix. Cette illusion de la démocratie formelle est entretenue par ceux qui en tirent bénéfice, le simulacre électoral ayant pour principal effet de nous faire prendre des vessies pour des lanternes.

A la limite, le processus électoral pourrait passer pour un acte de souveraineté si les dés du jeu politique n'étaient pas pipés. Il exprimerait la volonté du peuple si cette volonté pouvait se formuler, librement, au terme d'une délibération collective digne de ce nom. On peut toujours rêver qu'il en soit ainsi, mais ce n'est pas le cas. Les médias de masse sont les larbins du capital, le débat démocratique s’apparente aux jeux du cirque et la confrontation des idées est dénaturée par les intrigues politiciennes. Dans ces conditions, la question se pose : faut-il céder, une fois de plus, le 23 avril, au fétichisme du bulletin de vote ?

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Source : https://www.legrandsoir.info/voter-pour-quoi-faire.html

 

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Grain de sel des Grosses Orchades

(vous pouvez sauter)

 

Sur son site Entre la plume et l’enclume, Maria Poumier dit ceci :

 

Inéluctablement, on aura trois finalistes : Marine, Fillon, Macron. Fillon s'est quasiment placé en troisième position de lui-même, en laissant échapper qu'il ne s'alliera pas avec Marine si elle est au second tour. Mélenchon et Asselineau, ils le disent eux-mêmes, sont là pour faire à peu près ce que promet Marine, mais sans elle et contre elle. Conclusion: si vous ne votez pas Marine au premier tour, vous faites le lit de Macron, aux yeux de bébé requin, le bébé de l'Otan, de Rothschild, de marchands de bébés LGBT, des destructeurs froids de la Syrie, de la Libye, et qui veulent continuer en Algérie et en Iran. Marine ne tiendra pas toutes ses promesses, direz-vous? Et les autres si? Ne rêvons pas, aujourd'hui comme en 1958, l'alliance avec la Russie, c'est le rempart contre la CIA, et c'est déjà ça; c'est, la base diplomatique qui nous permettra d'aller plus loin, inch Allah. MP

 

Et rappelle deux textes de Roger Garaudy, qu’on pourra trouver in extenso ici  (entretien de 1980 avec Ben Bella) et ici, dont voici la fin :

 

« Être fidèle à la France, c'est donc, aujourd'hui, unir toutes les forces nationales contre l'état-major politique d'une classe décadente qui pille, divise et trahit la nation, et c'est n'exclure de cette union aucun Français de bonne volonté, car la France n'a pu être la France du mineur communiste Debarge et de l'étudiant catholique Marcel Weinun, celle d'Estienne d'Orves, de Brossolette et de Gabriel Péri, que parce qu'elle n'a jamais cessé d'être, pour tous les patriotes, indivisiblement, la France de Robespierre et de Jeanne d'Arc. »

 

Et, puisque « Mélenchon et Asselineau, ils le disent eux-mêmes, sont là pour faire à peu près ce que promet Marine, mais sans elle et contre elle », en conclut qu’il faut voter Marine.

Au risque de la fâcher…

Nous en étions arrivés, nous aussi, à penser qu’en l’état actuel des choses, où, selon, nous, il n’y a rien à espérer des autres candidats quels qu’ils soient, l’issue la moins mauvaise de toutes serait peut-être une victoire de Mme Le Pen.

Pourquoi ?

Mme Le Pen représente un choix de société fasciste qui séduit pas mal de gens de façon récurrente et qui se termine toujours mal.

Les fascistes sont des gens qui s’avancent masqués. Ils ont deux visages : celui qu’ils montrent et celui qu’ils cachent.

Seule, leur victoire peut les forcer à montrer celui qu’ils cachent. Arrivés aux affaires, leur masque tombe, qu’ils le veuillent ou non.

Nous pensions qu’en l’occurrence, le plus tôt serait le mieux. Qu’une victoire de Mme Le Pen ne pourrait pas être plus catastrophique pour la France que celle de n’importe lequel des autres candidats (hélas, notre opinion sur M. Mélenchon n’a pas changé depuis le 7 octobre 2012 « lettre à Ariane Walter » in Guerre à la guerre nondedieu) et cette catastrophe-là aurait au moins le mérite de dessiller les yeux de ceux qui s’illusionnent à son sujet. Elle aurait surtout le résultat souhaitable de faire sortir une fois pour toutes du paysage le si commode épouvantail FN qui a permis, depuis des décennies, l’accession au pouvoir d’une assez considérable quantité d’imposteurs malfaisants. L’équation « TOUT plutôt que le FN » aurait enfin fini de sévir. Car « TOUT » a été horrible.

On en était là.

Quand M. Asselineau a fait savoir qu’il avait réussi à obtenir les 500 parrainages de maires dont il avait besoin et qu’en conséquence il présentait sa candidature.

Qui est M. François Asselineau ?

À priori pas notre tasse de lait par sa formation (l’ENA), ses origines politiques (RPF, RIF, l’entourage de MM. Pasqua et Tibéri) et les fonctions qu’il a remplies indifféremment pour de nombreux cabinets ministériels de droite. Avoir fréquenté de près MM. Pompidou et Balladur n’est pas pour nous une référence.

Rappelons, pour la transparence, que nous sommes jacobins robespierristes et que nous avons pris, en 1968, Daniel Cohn Bendit pour un véritable anarchiste, ce dont nous avons honte. Rappelons aussi que nous avons récemment republié la position en matière d’élections de Raoul Vaneigem en y souscrivant, et que – nous sommes belges – nous y souscrivons toujours.

Pourtant…

C’est par les urnes qu’Hugo Chavez est arrivé au pouvoir, et après lui Nicolás Maduro. Ce sont des voix d’électeurs populaires qui ont porté aux fonctions présidentielles Dilma Roussef au Brésil, Rafael Correa en Équateur, Evo Moralès en Bolivie et Vladimir Poutine en Russie. Tous  ces gens-là venaient de la gauche, et même, Vladimir Poutine, de la gauche stalinienne. M. Asselineau vient de la droite. D’aucuns disent extrême. Ce qu’il paraît avoir en commun avec ces gens de gauche, c’est la volonté déclarée de baser son action sur un retour au respect de la Constitution. Laquelle n’en finit pas d’être violée depuis des décennies. Y compris peut-être par les gouvernements auxquels il a collaboré.

Tous les programmes (quand il y en a) des autres candidats sans exception, acceptent le principe de ce viol permanent. Le candidat du PS est M. Macron. Passons. M. Hamon accepte de faire de la figuration en échange du secrétariat de son parti plus tard, cela le regarde. On aurait mieux aimé que le candidat le plus sérieux fût M. Mélenchon, mais… Seule la formation de M. Asselineau (l’UPR) déclare vouloir en revenir aux valeurs de la Ve République, à sa fameuse constitution et au programme du Conseil National de la Résistance. Belles paroles ou volonté réelle ? Ce sont des choses qu’on ne découvre jamais qu’à l’usage. Dans tous les cas.

Nous aurions aussi préféré qu’il ait pour ambition, même lointaine, d’en revenir à la Ire République, et non pas à la Constitution de 89 qu’il invoque, mais à celle de 93. Ce sera pour plus tard et pour quelqu’un d’autre.

En attendant…

Supposant que M. Asselineau soit élu et que ses intentions déclarées soient sincères et véritables, quelles chances a-t-il de les mener à bien ?

Pas beaucoup.

Car il aura contre lui les détenteurs du pouvoir réel, échappé depuis si longtemps des mains de la légitimité, si on ose ainsi parler. Il n’y a qu’à voir à quoi s’est affrontée Mme Roussef, à quoi s’affrontent quotidiennement non seulement MM. Maduro, Moralès et Correa, mais également M. Poutine, en dépit de ses 89% de soutien national. Si M. Asselineau était élu, il trouverait en face de lui ces forces non élues : groupes d’intérêts nationaux et supra-nationaux, lobbies de toutes sortes, dans sa famille politique et dans les autres, « think tanks » de toutes origines et fomenteurs de révolutions colorées qui ont eu raison du général De Gaulle et qui règnent, depuis, sans entraves. Restant en outre à savoir s’il n’a pas la même notion qu’eux de la répartition des richesses.

D’autre part, si M. Asselineau, se veut au-dessus des partis par la  compréhension qu’il a de la fonction présidentielle, on ne l’imagine pas, une fois élu, allant chercher son Premier ministre au PRCF – hélas – quand bien même les élections législatives donneraient une majorité allant dans ce sens, chose qu’il vaut mieux ne pas espérer pour tout de suite. Alors, quoi ?

M. Asselineau possède, à nos yeux, une qualité que ne possèdent pas les autres et que n’a pas possédé non plus le général De Gaulle : il sait parler politique au peuple et il prend la peine de le faire. Pour lui mentir ? Peut-être, nous n’en savons rien. Encore une fois : à l’usage.

De Gaulle a défendu l’intégrité de la France et il l’a fait avec bec et ongles vis-à-vis de l’extérieur. On peut penser qu’à l’intérieur, ses intentions populaires ont été plus réelles qu’il n’y a paru et que l’en ont empêché ces forces mêmes qui l’avaient reporté au pouvoir et dont il est resté l’otage jusqu’à ce qu’elles le sacrifient à leurs appétits. Il n’en reste pas moins que Charles De Gaulle n’a jamais considéré les Français que comme un ramassis d’infantiles qu’il fallait protéger comme un père de famille protège ses enfants mineurs d’âge : sans les consulter. Attitude paternaliste qui n’est pas loin du despotisme éclairé des monarques à la Joseph II.

Or, pour que des mineurs d’âge deviennent adultes, il faut leur parler comme à des adultes, les traiter en adultes, partager avec eux ses responsabilités, les habituer à s’en charger de bonne grâce.

C’est pourquoi, quand bien même M. Asselineau serait élu à la présidence et son quinquennat une totale déception ou un fiasco, ce quinquennat ne serait pas totalement inutile dans la mesure où le Président aurait gouverné comme le candidat fait campagne : en pédagogue.

Nous ne connaissons que deux hommes d’État qui aient été avant tout pédagogues : Maximilien Robespierre et Fidel Castro. Qui avaient du génie. Et aujourd’hui Hassan Nasrallah qui marche sur leurs traces.

Il ne faut pas croire que gouverner en disant la vérité au peuple soit chose facile. C’est la plus difficile qui existe. Elle doit aussi reposer sur des principes clairs, reconnaissables, acceptés par tous. Mais c’est la seule qui puisse faire évoluer (grandir, mûrir) les peuples à pas de géant.

M. Asselineau dit-il la vérité au peuple quand il l’éduque en politique ? Nous l’espérons. Encore une fois, ce sont là des choses qui ne s’éclairent qu’à l’usage. Mais donner à quelqu’un l’occasion de le faire, dût-il se casser le nez dans l’entreprise ou nous écoeurer une fois de plus, est un jeu qui vaut peut-être la chandelle, autrement dit qui mérite peut-être qu’on aille voter pour lui donner cette chance, rien n’obligeant personne à y aller avec des illusions ou de l’enthousiasme.

Rappelons-nous cependant que M. Asselineau  n’a aucune chance

1) d’être élu

2) de remplir sa fonction de façon utile

sans un massif soutien populaire. (Par « populaire », nous entendons « Français de toutes origines ethniques, sociales et de toutes obédiences religieuses ou philosophiques).

Pour obtenir ce genre de soutien (que reçoit par exemple M. Poutine) il faut qu’il réussisse à se faire entendre et à convaincre. Il faut qu’il éclaire les votants avec précision sur ses intentions quant aux questions essentielles dont dépend l’avenir de leur pays.

Exemple :

La question qu’à tort ou à raison nous mettons au premier plan, avant toutes les autres, est celle de l’Éducation Nationale [nous faisons partie de ceux qui pensent qu’aucun changement ne sera possible nulle part en Europe sans une restauration des systèmes d’éducation qui ont été, partout, délibérément détruits depuis la fin de la dernière guerre].

Que compte faire M. Asselineau pour mettre en chantier et mener à bien une telle entreprise ? De quels moyens dispose-t-il pour le faire ?

Il ne faut pas compter sur les factotums des merdias pour lui poser ce genre de questions. Mais rien n’empêche les affiliés à la CGT d’exiger de M. Phlippe Martinez qu’il les lui pose, qu’il réclame, en leur nom, au(x) candidat(s) des garanties, des engagements précis.

Nous disons « éducation nationale » et nous disons « affiliés à la CGT », mais toutes sortes d’autres questions vitales se posent et d’autres catégories sociales sont concernées. N’est-ce pas ainsi que, en pratique, le mot démocratie doit s’entendre ? Faut-il que les initiatives viennent toujours du haut de la pyramide ?

Une autre question qui pourrait – devrait ! – être posée d’urgence au candidat soucieux de souveraineté et de légitimité est celle-ci : « Que comptez-vous faire pour racheter au Qatar et à l’Arabie Saoudite les morceaux de sol national qui leur ont été vendus avec les gens qu’il y avait dessus ? Que comptez-vous faire pour rendre à ces gens leur statut de citoyens français, dans la plénitude de leurs droits et de leurs devoirs ? »

On nous demandera avec raison pourquoi nous nous mêlons de ces choses, alors que nous ne sommes pas français. Nous pouvons répondre à cela plusieurs choses :

 

Parce que notre pays a voté en 1793 son rattachement à la France à 93% des voix.

Parce que le pays qui est le nôtre désormais, artificiel, minuscule et le plus peuplé du monde, recèle en ses flancs le siège de l’Union Européenne, celui de l’OTAN et la Fabrique d’Armes de Guerre de Herstal, autrement dit la peste, le cancer et le choléra.

Parce que coincés comme nous le sommes entre de puissants voisins, nous avons durement conscience que notre sort dépend du leur.

 

C’est pourquoi nous suivons avec anxiété les efforts que certains font pour sortir leurs pays respectifs de l’abîme. C’est pourquoi nous suivons, en touchant du bois, les efforts de Mme Wagenknecht et ceux, peut-être, qui sait, de M. Asselineau. Comme de quiconque sera de bonne volonté en s’éloignant le moins possible de notre Constitution à nous, celle – à laquelle nous nous sommes jadis rattachés – du 24 juin 1793, elle-même pâle reflet de son modèle, qui disait notamment ceci :

 

Art. 14 – Le peuple est le souverain ; le gouvernement est son ouvrage et sa propriété ; les fonctionnaires publics sont ses commis. Le peuple peut, quand il lui plaît, changer son gouvernement et révoquer ses mandataires.

……..

Art. 19 – Dans tout état libre, la loi doit surtout défendre la liberté publique et individuelle contre l’autorité de ceux qui gouvernent. Toute institution qui ne suppose pas le peuple bon et le magistrat corruptible est vicieuse.

……..

Art. 29 – Lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Art. 30 – Quand la garantie sociale manque à un citoyen, il rentre dans le droit naturel de défendre lui-même tous ses droits.

Art. 31 – Dans l’un et l’autre cas, assujettir à des formes légales la résistance à l’oppression, est le dernier raffinement de la tyrannie.

Art. 32 – Les fonctions publiques ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs publics.

Art. 33 – Les délits des mandataires du peuple doivent être sévèrement et facilement punis. Nul n’a le droit de se prétendre plus inviolable que les autres citoyens.

Art. 34 – Le peuple a le droit de connaître toutes les opérations de ses mandataires ; ils doivent lui rendre un compte fidèle de leur gestion, et subir son jugement avec respect.

Maximilien ROBESPIERRE

Droits et devoirs de l’homme et du citoyen

21 avril 1793

 

Vous la trouverez intégralement ici, avec les dangereuses paroles sur la propriété qui l’introduisent.

 

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Mais revenons-en à la campagne qui s’ouvre ce 20 mars 2017

 

Conférence de presse du 10 mars 2017 de M. François Asselineau

Avec l’annonce de sa candidature.

(± 50 minutes d’exposé et ± 40 minutes de questions-réponses)

 


 

Dans cette conférence de presse, M. Asselineau insiste beaucoup sur le caractère « au-dessus des partis » de la fonction présidentielle et cite l’exemple de quelques rois qu’il dit rassembleurs, ce qui, dans le cas d’Henri IV n’est pas faux. On regrettera qu’il n’ait pas eu un mot pour Louis XI, à qui la France doit le début de son unité centralisée qui seule a permis la grande Révolution, et surtout pour Maximilien Robespierre qui, certes, ne fut pas roi mais qui a quand même préféré mourir plutôt que devenir un chef de faction, un gouvernant de guerre civile.

 

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Appel adressé à la section des Piques  par le Comité d'exécution de la Commune dans la nuit du 9 thermidor, avec la signature interrompue de Robespierre (Ro…)

 

Il reste beaucoup de questions à poser au candidat qui se veut rassembleur. Avec quelles forces et dans quelle direction espère-t-il gouverner la France, au bénéfice ou au détriment de qui ? Par quels moyens ? Quelles puissances financières le soutiennent ? À quel prix ? Etc. etc. etc.

Mais qu’est-ce que les Français attendent pour aller les lui poser et – pourquoi pas – lui promettre leur concours à telles ou telles condition ? Des formations authentiquement de gauche ne l’ont-elles pas fait avec le général De Gaulle ?

En attendant, qu’ils excusent notre intrusion.

 

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Hors hexagone

 

Vermine un jour vermine toujours

 

Les forces de sécurité palestiniennes main dans la main avec l’occupant israélien

Arrêt sur Info13mars 2017

 

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Les forces de l’Autorité palestinienne tirent à balles réelles sur une manifestation, les Palestiniens demandent des armes, des missiles et que Mahmoud Abbas soit jugé.

13.02.2017 – La colère gronde en Cisjordanie occupée après que les forces de sécurité de l’AP ont violemment réprimé une marche de protestation, à Ramallah, contre le « procès » du martyr Bassel al-Araj et de ses camarades prisonniers par l’AP, ainsi qu’une autre manifestation dans le camp de Deisheh (Bethléem) au sud de la Cisjordanie occupée. Les manifestants ont fait face aux forces de sécurité de l’AP avec des pierres et de violents affrontements ont éclaté dans le camp.

Une source locale a dit au correspondant du CPI que la marche a été organisée dimanche soir pour protester contre les attaques de la sécurité de l’AP et pour refuser le procès que l’AP a fait au martyr Bassel al-Araj et ses camarades, les accusant de possession d’armes sans permis.

Les forces de la sécurité de l’AP ont attaqué Mahmoud al-Araj, père du martyr Bassel al-Araj, qui a dû être hospitalisé (vidéo qudsn ici), arrêté le dirigeant du Djihad islamique, le Cheikh Khader Adnan et attaqué les journalistes et les femmes.

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Source : http://arretsurinfo.ch/les-forces-de-securite-palestinien...

 

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OTAN

On ne s’en lasse pas. Et deux Dinucci à la fois (nous sommes en retard)

 

« L’art de la guerre »

Le Pentagone de Roberta Pinotti

Manlio DinucciRéseau Voltaire 7 mars 2017

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Après la France, l’Italie va regrouper l’ensemble de ses services de direction militaire au sein d’un Pentagone local. Petit à petit, chaque membre de l’Otan est prié de s’organiser sur le modèle de son grand-frère, les États-Unis. Cette évolution transforme en profondeur les missions des armées, en violation de la Constitution italienne.

 

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La ministre de la Défense, Roberta Pinotti a un rêve : un Pentagone italien, à savoir une unique structure pour les sommets de toutes les forces armées, une copie en miniature de l’états-unien. Le rêve est sur le point de devenir réalité.

La nouvelle structure, annonce la ministre dans une interview à la Repubblica, est déjà en phase conceptuelle et une première allocation est prévue dans le budget de la Loi de stabilité. Il verra le jour dans la zone aéroportuaire de Centocelle à Rome, où existe l’espace pour construire d’autres édifices et infrastructures. À Centocelle, où a aussi été transférée la Direction générale des armements avec une équipe de 1 500 personnes, se trouve déjà le Commandement opératif de sommet inter-forces, à travers lequel le Chef d’état-major de la Défense commande toutes les opérations des forces armées. Avant tout celles qui sont à l’étranger : l’Italie est engagée dans 30 missions militaires dans 20 pays, du Kosovo à l’Irak et à l’Afghanistan, de la Libye à la Somalie et au Mali. Étant donné qu’à chacune de ces missions participent des composantes de toutes les forces armées, explique la ministre, il faut un commandement unique inter-forces avec siège à Centocelle.

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Source : http://www.voltairenet.org/article195549.html

 

Si nous comprenons bien le sens de cet article, la France abandonne la gestion de son propre arsenal nucléaire à l’Union Européenne. Dans ce cas et si les cadavres peuvent bouger, celui du général De Gaulle danse la gigue.

 

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« L’art de la guerre »

Le grand jeu nucléaire en Europe

Manlio Dinucci 14 mars 2017

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

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« B 61-12 bombs rack »

Les 20 têtes stockées en Allemagne équivalent à 80 fois Hiroshima

 

La torpille lancée à travers le New York Times – l’accusation contre Moscou de violer le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) – a touché son objectif : celui de rendre encore plus tendus les rapports entre États-Unis et Russie, en ralentissant ou empêchant l’ouverture de cette négociation annoncée par Trump dès sa campagne électorale. La torpille porte la signature d’Obama, qui en juillet 2014 (immédiatement après le putsch de la Place Maïdan et la crise consécutive avec la Russie) accusait Poutine d’avoir testé un missile nucléaire de croisière, dénommé SSC-X-8, violant le Traité FNI de 1987 qui interdit le déploiement de missiles avec base à terre et portée comprise entre 500 et 5500 km.

  D’après ce que déclarent des fonctionnaires anonymes du renseignement étasunien, deux bataillons russes en sont déjà armés, chacun doté de 4 lanceurs mobiles et 24 missiles à tête nucléaire.

Avant de quitter l’an dernier sa charge de Commandant suprême allié en Europe, le général Breedlove prévenait que le déploiement de ce nouveau missile russe « ne peut rester sans réponse ». Il taisait par contre le fait que l’OTAN garde déployées en Europe, contre la Russie, environ 700 têtes nucléaires étasuniennes, françaises et britanniques, presque toutes prêtes au lancement vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Et au fur et à mesure qu’elle s’est étendue à l’Est jusqu’à l’intérieur de l’ex-URSS, l’OTAN a de plus en plus rapproché ses forces nucléaires de la Russie.

  C’est dans la cadre de cette stratégie que s’insère la décision, prise par l’administration Obama, de remplacer les 180 bombes nucléaires B-61 –installées en Italie (50 à Aviano et 20 à Ghedi Torre), Allemagne, Belgique, Hollande et Turquie – par les B61-12 : nouvelles armes nucléaires, chacune à quatre options de puissance sélectionnables selon l’objectif à frapper, capables de pénétrer dans le terrain pour détruire les bunkers des centres de commandement. Un programme de 10 milliards de dollars, par lequel chaque B61-12 coûtera plus que son poids en or.

En même temps les USA ont réalisé en Roumanie la première batterie de missiles terrestre de la « défense anti-missile », qui sera suivie d’une autre en Pologne, composée de missiles Aegis, déjà installés à bord de 4 navires de guerre étasuniens déployés en Méditerranée et Mer Noire. C’est le soi-disant « bouclier » dont la fonction est en réalité offensive : s’ils arrivaient à le réaliser, USA et OTAN tiendraient la Russie sous la menace d’un first strike nucléaire, en se fiant à la capacité du « bouclier » de neutraliser les représailles. De plus, le système de lancement vertical Mk 41 de Lockheed Martin, installé sur les navires et dans la base en Roumanie, est en mesure de lancer, selon les techniques spécifiques fournies par le même constructeur, « des missiles pour toutes les missions », y compris celles d’ « attaque contre des objectifs terrestres avec missiles de croisière Tomahawk », armables aussi de têtes nucléaires.

Moscou a averti que ces batteries, étant en mesure de lancer aussi des missiles nucléaires, constituent une violation du Traité FNI.

Que fait l’Union européenne dans cette situation ? Alors qu’elle déclame son engagement pour le désarmement nucléaire, elle est en train de concevoir dans ses cercles politiques ce que le New York Times définit comme « une idée auparavant impensable : un programme d’armements nucléaires UE ». Selon ce plan, l’arsenal nucléaire français serait « reprogrammé pour protéger le reste de l’Europe et placé sous un commun commandement européen », qui le financerait par un fonds commun. Cela adviendrait « si l’Europe ne pouvait plus compter sur la protection américaine ». En d’autres termes : dans le cas où Trump, se mettant d’accord avec Poutine, ne déploierait plus les B61-12 en Europe, c’est l’UE qui penserait à poursuivre la confrontation nucléaire avec la Russie.

Édition de mardi 14 mars 2017 de il manifesto

 

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Des B61-12 en Belgique ? Meuh noooon… Voici ce qu’en disait la RTBF en 2013 : https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_y-aura-t-il-200-...

Quelques Belges qui n’étaient pas d’accord et ne le sont probablement toujours pas mais… qui s’en soucie ?

 

12. Manif anti-OTAN.jpg

 

4. Alfredf le pingouin.jpg

 

Foin des intimidations néo-maccarthystes !

 

Appel-pétition

Pour une approche objective, ouverte et contradictoire de la Révolution russe à l’approche du 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre 1917

Cercle des Volontaires  – 14 mars 2017

 

13. Lénine Octobre 1917.gif

 

Ni lunettes « blanches » sur Octobre 1917 ni « Livres noirs » anticommunistes à répétition ! Et si l’on débattait enfin de manière sereine à propos d’Octobre 1917 et de ses suites ? Un appel d’historiens, d’intellectuels et de militants du mouvement ouvrier. 8 mars 2017, centième anniversaire du début de la Révolution russe.

Appel lancé par Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine à Paris-VII, par Georges Gastaud, philosophe, fils de Résistant et par Jean Salem, philosophe, professeur à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

À l’approche du 100ème anniversaire du 7 novembre 1917, tout se passe comme s’il s’agissait surtout, pour certains milieux politico-médiatiques cautionnés par certains universitaires, d’en présenter une version grossièrement manichéenne, teintée d’acharnement anticommuniste, anti-bolchevik et antisoviétique.

Non seulement Octobre n’aurait été qu’un « putsch » bolchévique interrompant l’aimable cours démocratique initié par la Révolution russe de février, non seulement les bolcheviks n’auraient joué aucun rôle important en février 1917, non seulement l’immense soulèvement prolétarien et paysan qui prépara, ponctua et suivit le 7 novembre 1917 n’aurait pas comporté de caractère authentiquement démocratique, populaire et socialiste, non seulement ses suites se seraient révélées tout uniment catastrophiques pour la Russie et pour l’humanité, mais tout ce processus se serait déroulé – de même que la construction ultérieure de l’URSS – dans un contexte purement russe et chimiquement pur, quasi exempt d’interventions impérialistes furieuses, de défense sanglante et exacerbée de leurs privilèges par les classes dépossédées, d’écrasement brutal de la révolution ouvrière en Allemagne, puis de montée du fascisme, du nazisme, du franquisme et des militarismes, du Japon impérial à l’Europe occidentale (Hongrie, Italie, Espagne…).

Lire la suite…

 

Source : initiative-communiste.fr

Via : http://www.cercledesvolontaires.fr/2017/03/15/appel-petit...

 

4. Alfredf le pingouin.jpg

 

Et, c’est dit, succédant à la pieuvre défourailleuse des élections US, Alfred sera désormais notre petit cul-de-lampe pour temps d’élections hexagonales.

 

 

 

Mis en ligne le 16 mars 2017.

 

 

 

 

 

19:37 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/03/2017

146e ANNIVERSAIRE DE LA COMMUNE

1. Asnières - le pont de bateaux xxx.jpg

Pont de bateaux d’Asnières  –  Sortie du 15 avril 1871

 

146e Anniversaire de la Commune

 

2. Logo Commune xxx.gif

 

Bruxelles : Soirée de soutien aux prisonniers politiques révolutionnaires ce 18 mars

 

3. Secours Rouge bannière.JPG

 

Le 18 mars est la journée des prisonniers politiques révolutionnaires et le 146e anniversaire du soulèvement de la Commune de Paris. À cette occasion, une soirée de solidarité et d’information aura lieu au Local Sacco-Vanzetti, à Bruxelles.

La soirée sera en trois parties : des interventions de prisonniers politiques, une présentation de Kevin Rashid Johnson (prisonnier membre du New Afrikan Black Panther Party – Prison Chapter) et enfin des discussions, projections et interventions autour de prisonniers politiques. Avec infothèque, bar, buffet végé/vegan, etc.

Pour faire une intervention, contactez nous.

 

4. journeeduprisonnier affiche.jpg

 

Source : http ://www.secoursrouge.org/Bruxelles-Soiree-de-sou...

 

2. Logo Commune xxx.gif

 

Le cinéma et l’histoire de la Commune

 

Édouard Mangin – Les Amis d’Henri Guillemin 22 février 2017

 

5. HG Commune.png

 

Au printemps 1871, à Paris, les Communards refusent de capituler contre les Prussiens et se révoltent contre le gouvernement de Thiers qui s’enfuit à Versailles. C’est la naissance de la Commune, événement révolutionnaire, qui s’inscrit dans le sillon de la Révolution de 1789, plus précisément celui de la Convention montagnarde de 1793. Pendant 72 jours, du 18 mars au 28 mai 1871, la Commune va vivre une intense expérience sur le plan de l’action politique en mettant en œuvre les fondements d’une organisation et d’une gestion communaliste démocratique et populaire. La fin de la Commune sera marquée par la semaine sanglante (21-28 mai 1871) où les troupes versaillaises massacrèrent 40 000 fédérés pour reprendre le pouvoir dans la capitale.

Cet épisode révolutionnaire a fait l’objet d’une multitude d’analyses et de textes divers et continue aujourd’hui d’être un sujet important d’étude et de réflexion politiques malgré les efforts continus des classes dominantes pour l’éclipser des mémoires. Si, à l’évidence, l’écrit se prête naturellement à l’analyse des faits historiques, qu’en est-il de la force d’évocation des images et notamment de l’image cinéma ? Comment la caméra, comme stylo, a-t-elle analysé, raconté ou seulement montré cet épisode historique emblématique ?

C’est à travers une anthologie relativement subjective que nous avons essayé de voir comment l’immensité de la Commune a pu être captée et travaillée par le système des signes et de la représentation et comment le vocabulaire sémiologique propre au cinéma a su prendre, comprendre et rendre au public la portée de cet événement historique.

 

Les débuts du cinématographe

Il est intéressant de noter que, né en 1895, seulement quelques années après les événements de 1871, le cinématographe mettra plus de quatre décennies pour prendre la Commune comme sujet et surtout en prendre la mesure. Qui plus est, il ne s’agira pas de cinéastes français.

6. Alice-Guy.jpgÀ titre d’exception toutefois, citons le court métrage muet de 4 mn daté de 1906 L’émeute sur la barricade. Il faut l’indiquer car il s’agit, sauf erreur de ma part, de la toute première oeuvre cinématographique ayant pour sujet la Commune, réalisée, en outre, par Alice Guy (1873 – 1968), première réalisatrice de l’histoire du cinéma. Le film est court, il n’y a pas beaucoup de moyens et il faut donc aller à l’essentiel, à savoir filmer une barricade et les combats de part et d’autre. La barricade est un des objets emblématiques de la Commune dont le cinéma s’emparera allègrement par la suite. En quatre minutes le sujet est traité. Cette historiette est très loin de la réalité historique et laisse plutôt sourire. On peut penser que Alice Guy en était consciente et a voulu peut être fournir un peu de densité à son sujet en s’inspirant du célèbre poème de Victor Hugo « L’année terrible – sur une barricade au milieu des pavés ».

 

       

Quarante trois ans plus tard, en 1914, l’Espagnol Armand Guerra (1886-1939) réalise La Commune (film muet de 19 mn). Dans ce format, il est évidemment impossible de restituer l’ampleur des événements. Guerra choisit ce que, à ses yeux, l’image cinéma peut le mieux saisir de la Commune et monte son film en deux mouvements. Le premier, fictionnel, constitue la quasi-totalité du film. Ici, ce n’est pas la barricade qui est prise comme symbole de la Commune, mais quelque chose plus difficile à signifier : la fraternisation de la troupe avec les Communards, contre les Généraux. Le film raconte, dans une mise en scène un peu foutraque, l’arrestation et l’exécution des Généraux Thomas et Lecomte. Le second volet est une surprise émouvante : le film se conclut sur une séquence documentaire : la réunion, quarante ans plus tard, des vrais anciens combattants de la Commune devant le Louvre. Ils sont là, face à la caméra, fiers et émus. On voit notamment à gauche Zéphyrin Camélinat (1840 – 1932).

 

 

Il faut attendre la fin des années vingt, à la lisière du muet et du parlant, pour que l’insurrection parisienne du printemps 1871 fasse l’objet de plus longs métrages visant à rendre en compte de façon à la fois plus globale et plus significative, la réalité politique de la Commune. Mais, cela ne sera pas le fait de cinéastes français mais soviétiques.

 

Le cinéma du socialisme réel

Dans la jeune URSS, le cinéma, bien que relevant de l’État, est l’un des plus novateurs. Lénine dira « le cinéma est pour nous, de tous les arts, le plus important » et Trotsky renchérira : « Quand nos hameaux auront des cinémas, nous serons prêts à achever la construction du socialisme ». Aujourd’hui, a-t-il eu raison si l’on considère qu’une caricature de cinéma, en petit écran trône au milieu de tous les salons ?

Trois films sont ici retenus.

 

Tout d’abord, La pipe du communard (film muet de 49 mn – 1929) de Constantin Mardjanov (1872 – 1933). Ce moyen métrage raconte l’histoire mélodramatique d’un père appauvri qui s’engage à fond pour la Commune. Il garde toujours avec lui un objet fétiche : sa pipe. Un jour, son jeune garçon âgé d’environ sept ans, lui demande de l’emmener avec lui voir les barricades. C’est à ce moment-là, qu’ils sont surpris par l’attaque des troupes versaillaises. Le père est tué et l’enfant fait prisonnier et emmené à Versailles. Il est alors filmé comme un pauvre orphelin, gardant fermement en mains, comme un trophée, la pipe que son père lui a confiée. Il est raillé, moqué et humilié par les bourgeoises qui le traitent comme un petit sauvage. L’une d’entre elles, voulant faire un carton avec un fusil militaire sur la pipe qu’il tient eu bec, l’assassine froidement, dans une mise en scène qui ne permet pas de savoir si ce meurtre a lieu par maladresse ou délibérément. C’est filmé de façon  très soignée mais hautement allégorique : vaillance des travailleurs, contre décadence frivole des possédants (avec des images évoquant l’aristocratie du XVIIIe siècle). A noter que le film, n’hésite pas, curieusement, à reprendre certaines imageries bibliques (comme l’évocation du passage de la Mer Rouge à partir de la 9e minute).

 

 

 

Ensuite, La nouvelle Babylone (film muet de 93 mn – 1929) de Grigori Kosintsev (1905 – 1973) et Léonid Trauberg (1902 – 1990) où la Commune de Paris est racontée par l’employée d’un grand magasin. Il s’agit là encore d’un mélodrame traité de façon classique (mais efficace) par une narration dialectique entre petite histoire et Grande Histoire. Alors que la Commune de Paris est violemment réprimée par l’armée, se tisse une histoire d’amour entre Jean, un soldat, et Louise, jeune vendeuse communarde du grand-magasin La Nouvelle Babylone. Le film insiste sur le contraste entre les soldats français engagés dans la guerre, partant au front et la bourgeoisie parisienne frivole qui profite des soldes du grand magasin. Mais, vaincue, l’armée française dépose les armes et les prussiens marchent sur Paris. Louise s’allie alors aux femmes du peuple et à la Commune de Paris pour s’insurger contre cette bourgeoisie sclérosée par le pouvoir, et capitularde face à l’ennemi. Le film se termine dans le sang et les larmes, sous la pluie qui lave tous les souvenirs du passé.

 

 

Enfin, Grigori Rochal (1899 – 1983) avec Les aubes de Paris (film de 102 mn – 1936).

En 1871, pendant la Commune de Paris, un jeune cordonnier lyonnais rejoint les rangs des communards et s’éprend de Catherine Milard, une jeune femme membre de la garde nationale.

7. Les-aubes-de-Paris-.jpgCe film soviétique, mêlant personnages de fiction et personnages historiques, souligne le rôle des femmes et des étrangers dans la Commune de Paris, notamment à travers les portraits d’une jeune ouvrière parisienne, figure allégorique de la révolution, et du général polonais Dombrovski. (Pour information, Jaroslaw Dombrowski est un officier polonais, qui après son échec lors de l’insurrection polonaise de 1863, est condamné à la déportation. Il s’évade et gagne la France où il se met au service de la Commune de Paris. Doté du grade de général, il meurt sur les barricades lors de l’assaut des troupes versaillaises).

Ce film fut réalisé avec un important budget. En pleine période stalinienne, les moyens étaient mis pour servir les buts politiques et idéologiques du pouvoir. Pour autant, Rochal réussit à éviter que l’art cinématographique ne soit totalement instrumentalisé et parvient à imposer une écriture filmique suffisamment autonome et innovante : scénario s’appuyant sur de solides études sociologiques de la société parisienne, un important matériau iconographique, des décors sophistiqués et coûteux, une mise en scène poursuivant les recherches formelles en écriture filmique, en cours à l’époque, initiées par le grand cinéaste Eisenstein : présence de la musique comme facteur dramatique, montage court et alterné, jeu réaliste des acteurs.

 

Et en France ?

En France, le sujet semble tabou.

A telle enseigne que le premier vrai projet de long métrage consacré pleinement à la Commune, en 1946, ne verra pas le jour. Dans le sillage de la Libération de Paris, le grand cinéaste Jean Grémillon (1901 – 1959), voulait célébrer cette « insurrection patriotique », selon ses propres termes, dans une confrontation tentante entre Versailles et Vichy, Thiers et Pétain, FFI et Garde Nationale.

Il souhaitait établir un certain nombre de parallèles entre les Comités de vigilance (1871) et la constitution des Soviets (1917) ; mais c’est surtout le régime de Vichy (1940-1944) qui devait être mis sur le même plan que le gouvernement de Versailles. L’occupation par les Prussiens devait être assimilée à l’occupation des Allemands et les gardes nationaux identifiés aux Forces Françaises de l’Intérieur.

Parlant de la ligne directrice du film, il indiqua : « Ce montage [film] est la cristallisation, à une époque déterminée qui est celle de 1871, de ce qui s’est passé antérieurement et une sorte de préface de tout ce qui arrivera dans le futur ».

8. Jean-Grémillon.jpgComme souvent, la censure s’exerça sur le plan financier et à travers le jeu de dupes des producteurs qui finalement refusèrent leur soutien. Elle prit aussi la forme de cocasses déconvenues comme pour la réalisation de son film sur le centenaire de la Révolution de 1848, dont le soutien pourtant confirmé du ministère de l’Education Nationale disparut du jour au lendemain. A l’été 1948, Grémillon apprit par la presse que les crédits votés par le Parlement pour servir d’avance à la production du film furent finalement attribués au dernier moment au financement des cérémonies solennelles à la mémoire de Chateaubriand.

Je remercie l’association des amis de la Commune dont les précieuses informations m’ont aidé à réaliser cette chronique. Concernant le projet de ce film et les démêlés rencontrés par Grémillon, le site de l’association présente plusieurs textes intéressants. Pour aller plus loin sur ce sujet, cliquez ici.

 

Robert Ménégoz

Vingt ans après les trois films soviétiques hautement allégoriques, mettant en scène les archétypes sociaux très clivés, propres à l’époque, on doit enfin le premier film français, au cinéaste Robert Menegoz (1926 – 2013). Il a vingt-six ans quand il réalise La Commune de Paris (film de 25 mn - 1951).

Ce court métrage fut interdit par la censure lors de la première demande de visa au prétexte de "Considérations fallacieuses et insultantes à l'égard de Monsieur Thiers." Le visa non-commercial ne lui fut accordé que le 27 juin 1956, après quatre ans de distribution quasi clandestine.

Le film est une évocation historique chronologique de la Commune de Paris, du siège de Paris à la fin de la semaine sanglante. Il est constitué principalement de photos permettant de découvrir le Paris d’avant le chamboulement urbanistique des années soixante.

Commandé par le Parti Communiste français, le film présente la Commune comme une « première ébauche de la dictature du prolétariat » tout en insistant sur le fait qu'il a manqué à la Commune « un grand parti organisé, capable d'appliquer le socialisme scientifique ». Bon.

Néanmoins, il y a de l’émotion, notamment grâce au texte en voix off, déclamé par Julien Bertheau de la Comédie Française, sur fond de chants patriotiques. 

 


La Commune de Paris (1951) - Robert Ménégoz

 

Et la télévision arriva, et le post modernisme survint

La télévision, bel instrument technique, hélas dévoyé dès sa naissance. Avec la TV (appelons la ainsi) arrive un flux continuel de productions formatées, de feuilletons et de « dramatiques », mettant en scène, de façon scrupuleuse, les poncifs et les anecdotes historiques déjà bien insérés dans les esprits par la pensée dominante et son système d’endoctrinement. On ne voudrait pas fâcher en parlant de propagande….mais.

Comme si, pour filmer la Révolution française, on n’avait retenu que la prise de la Bastille, le serment du jeu de paume, la fuite du roi et, par-dessus tout, la guillotine fonctionnant à plein rendement (avec gros plan sur le couperet). Inutile de préciser que cette façon de raconter l’Histoire est à l’opposé de la démarche et des travaux d’Henri Guillemin. Autant on reste rivé à son écran lorsqu’on le regarde/écoute dans ses conférences TV pourtant tournées en plan fixe, sans insert ni effets de caméra, autant on quitte rapidement l’un de ces téléfilms montés avec tous les moyens et effets du spectacle (barricades bien sûr, mais aussi, fusillades, explosions, défilés militaires et dialogues hors contexte), car on ne ressent rien sinon l’impression de perdre son temps.

Qui plus est, ce nouveau medium s’insère, au cours des années soixante-dix, dans un mouvement intellectuel plus ample qu’on nommera plus tard « post modernisme », ce concept de sociologie historique où la raison critique laisse la place à un relativisme global où tout est dans tout, et tout est pertinent et se vaut. Dans ce système, où la posture morale l'emporte sur la position politique, où le sociétal prime sur le social, le traitement télévisuel va privilégier les réalisations sages sur des destinées individuelles plutôt que sur les luttes collectives et leurs enjeux de rapports de classe. 

Dans ce contexte, parmi les téléfilms, citons le moins mauvais, L’année terrible (téléfilm couleur de 126 mn - 1984 - en deux parties) de Claude Santelli. Ce téléfilm raconte, à partir de documents d'archives, de scènes reconstituées, de photographies et d’interviews, l’histoire de la Commune, de l'entrée des Prussiens dans Paris jusqu'à la Semaine sanglante et aux procès des communards, en s’inspirant du recueil de poèmes du même nom écrit par Victor Hugo publié en 1872 (L’année terrible). La caution de Victor Hugo n’empêche pas de voir le stratagème visant à la fabrique du consentement aux formes de récits voulus par la pensée dominante.

Citons un exemple édifiant, au regard de la censure dont a été victime Jean Grémillon : La barricade du point du jour (film de 110 mn – 1977), seul film réalisé par René Richon (né en 1949) ; un film sans aucun intérêt qui n’a pas eu la moindre difficulté à trouver son financement.

Ce film relate les « troubles » (sic) [terme inscrit au synopsis et sur la fiche de pré production] de la Commune de Paris, concentrés et résumés dans la construction d'une barricade dans un des quartiers indéfinis de Paris.

9. Affiche-Richon-Barricade.jpg

 

 

 

La construction de la barricade est filmée comme un événement en soi, comme un jeu en soi, totalement déconnecté des enjeux politiques de la Commune. Hélas, sans le recul humoristique et critique qu''aurait adopté un Romain Goupil, ce film, en montrant un événement historique vécu au quotidien, dans une ambiance curieusement détachée des réalités, cherche en fait à présenter La Commune comme un épisode historique banal, ou à le mettre sur le même plan que les combats de rues de Mai 68. C’est effectivement très relativiste.

Les réalisations filmiques vont s’attacher à zoomer sur des destins individuels particuliers, oblitérant ainsi le cœur de la signification politique de la Commune. Ainsi, Jaroslaw Dabrowski (film polonais de 181 mn - 1976) du polonais Bohdan Poreba (1934 – 2014), sera largement distribué en France, comme par hasard. Ce film raconte l’histoire, a- historicisée, de Jaroslaw Dabrowski que l’on a vu précédemment. Puisque tout est dans tout et que tout s'équivaut, Poreba n’hésite pas à utiliser en bande son L’internationale, dont la musique ne sera composée qu’en 1888.

Film en version intégrale en VO non sous-titrée ci-dessous :

 

 

 

Autres mises en scène de héros : Le Destin de Rossel (film de 85 mn - 1966) de Jean Prat (1927 – 1991) raconte le destin tragique de Louis Rossel (1844 – 1871) seul officier supérieur de l'armée française à avoir rejoint la Commune de Paris. Un remake de ce film, Louis Rossel et la Commune de Paris (film de 103 mn - 1977), sera réalisé par Serge Moati (sur un scénario de Jean-Pierre Chevènement).

 

Heureusement, il y a des réussites

Pour quitter le champ télévisuel sur une note positive, mentionnons trois films.

La rénovation urbanistique de Paris des années soixante-dix, assortie d’une élimination massive d’immeubles vétustes des quartiers populaires, offrit une opportunité de reconstitution à peu de frais des barricades du mois de mai 1871. Joël Farges (né en 1948) en profita pour réaliser La Semaine sanglante (film de 53 mn - 1976), où façades ruinées et murs en démolition complètent les barricades et hôpitaux de fortune éclaboussés par les obus des artilleurs versaillais. Farges ne dédaigne pas pour autant l’imagerie symbolique, et plante des drapeaux rouges autour du génie de la Bastille, comme il s’attarde sur la façade de l’Hôtel de Ville, bientôt incendié.

La réalisatrice Cécile Clairval-Milhaud réalise un très bon téléfilm, très engagé politiquement, qui, contre toute attente, passera à la TV pour le centenaire de la Commune en 1971 : La Commune de 1871

10. affiche-Cécile-Claival.jpg(film en 16 mm de 80 mn – 1971). A l’aide de très nombreuses archives, de témoignages lus par des comédiens, d’images, de textes, de poèmes et de chansons, la réalisatrice rend un hommage honnête et véridique aux événements du printemps 1871. On y retrouve les grands moments et les idéaux de la Commune. Le film fait le point sur les conditions politiques et sociales qui ont permis l’instauration de la Commune et présente de façon claire et détaillée la répression féroce qu'elle a subie lors de la reconquête de Paris par les Versaillais. Ce film est aujourd’hui disponible en DVD. Les bonus apportent des précisions sur certains faits comme par exemple : l’élection de l’assemblée et son programme de justice sociale, l’instauration de l'école laïque gratuite et obligatoire pour tous les enfants de six à quinze ans, la loi sur la protection, sur la santé, loi sur les accidents du travail, etc.

 


 

Enfin, ce n’est pas le moindre mérite du film de Jean Baronnet (né en 1929) d’avoir pu réaliser Une journée au Luxembourg (film de 50 mn – 1993). Un film exemplaire qui montre que la répression des Versaillais fut aussi sanglante de l’autre côté de la Seine, notamment dans « le plus triste des grands jardins de Paris », comme l’écrivait Jules Vallès.

Le film montre des enfants en train de jouer en faisant naviguer des voiliers sur le bassin, devant des adultes lisant ou somnolant sur leurs chaises au soleil. C’est le printemps. Il fait beau, la scène est idyllique. Mais, par une phrase génialement cinématographique, un lent et savant zoom avant sur l’arrière plan, on découvre un mur criblé d’impacts de balles. Ce plan signifie, en lecture directe, qu’en mai 1871, un grand nombre de communards furent fusillés à cet endroit. Cette ouverture trompeuse, qui n’est pas sans rappeler celle de Nuit et brouillard d’Alain Resnais (« Même un paysage tranquille..»), permet ensuite au réalisateur de relater, dans les décors réels du jardin du Luxembourg, l’aventure du médecin Maxime Vuillaume, rédacteur au Père Duchêne arrêté le 21 mai 1871, et sauvé du peloton d’exécution par un étudiant en médecine. La suite du film se repose sur d'exceptionnels documents photographiques en noir et blanc, et montre la violence des combats dans Paris à cet endroit.

 

Enfin, et heureusement, Peter Watkins arriva

C’est grâce à l’immense talent du cinéaste britannique Peter Watkins (né en 1935) qu’un film va enfin prendre toute la mesure de l’histoire de la Commune. Dans son immense fresque de plus de six heures La Commune (Paris 1871) (film de 375 mn – 2000) réalisée pour Arte, Watkins fait de l’anachronisme volontaire un vecteur signifiant en introduisant l’interview et le commentaire télévisés comme jalons de la chronologie de la Commune : le journal télévisé national « propagandiste » de Versailles s’oppose aux reportages bricolés des journalistes de la télévision « communale », laquelle, en bout de course et faute de moyens, se trouve réduite à l’état de radio par abandon de l’image.

Un procédé de distanciation brechtienne très intelligent qui permet de passionnants sauts dialectiques du passé au présent et de la réalité à la fiction, de la propagande à la réalité. 

Premier extrait ci-dessous :

 


Parlons Révolution "la commune" P.Watkins (part2)

 

Le film se situe en mars 1871, tandis qu’un journaliste de la télévision versaillaise diffuse des informations lénifiantes et évidemment tronquées. Se crée alors une autre façon de relater les événements à travers une autre télévision « communale », émanation du peuple de Paris insurgé. Le film se déroule dans un espace théâtralisé (dans les entrepôts Armand Gatti, là où Georges Méliès érigea ses studios – bel hommage, en passant, au cinéma) avec plus de 300 acteurs interprètes, filmés par une caméra fluide, travaillant en plans séquences, les différentes interventions des représentants du peuple de la Commune. Ils font part, directement, de leurs interrogations sur les réformes sociales et politiques en cours. Avec un budget très faible, mais grâce à l’étonnante énergie des comédiens et techniciens, Peter Watkins, après deux mois seulement de préparation, arrive à reconstituer, en 13 jours seulement de tournage, l’exceptionnelle expérience politique de la Commune.

 

Deuxième extrait ci-dessous :

 


 

Le génie de ce film est d’arriver, en se situant au plus près des gens du peuple (enfants de la rue, artisans, ouvriers, petits patrons, fonctionnaires, soldats, intellectuels, curés, petits bourgeois), à créer des passerelles avec notre société actuelle. Ce film nous rappelle que l’histoire est un matériau vivant et que la Commune reste d’actualité.

La Commune, c’est pour Peter Watkins une manière de s’opposer à la machine à décerveler. Le film commence par un plan-séquence faisant découvrir le lieu du tournage après la dernière scène, informant que le film a été tourné pendant treize jours en plans-séquences, puis les acteurs se présentent et présentent leur personnage. Nous sommes à la fois en mars 1871 et aujourd’hui. On découvre bientôt deux journalistes d’une télévision locale.

Troisième extrait ci-dessous :

 


 

Le dispositif de tournage, le système de fabrication et le procédé de narration sont explicites. Tout au long du film, par l’artifice, le public est sans cesse renvoyé à sa condition de spectateur, et donc à son sens critique.
Le pari de La Commune est de filmer d’abord des idées, d’incarner de la pensée en train de se réaliser, en montrant comment les idées deviennent actes. En résulte un film sur l’idée de la Commune, sur cette idée toujours vivante, où l’on voit le soulèvement parisien non comme un échec mais comme le début d’une réflexion, le commencement d’une conception de la solidarité et de l’engagement. Avec de nombreux parallèles avec notre époque : le racisme, la place et le rôle des femmes, l’inégalité des richesses, la mondialisation, la censure, la faillite de l’école.

Quatrième extrait ci-dessous : 

 


 

Le film montre ce qu'est la parole populaire, la naissance de cette parole, les balbutiements de la démocratie. Il montre ainsi la difficile élaboration d’un discours et d’une démarche collective, car La Commune n’est pas non plus un panégyrique du premier pouvoir révolutionnaire prolétarien : tâtonnements, errements, divergences individuelles et conflits ne sont pas occultés. 

Ce film est visible sur youtube, en version écourtée, en deux parties. Première partie ci-dessous :

 


 

Deuxième partie ci-dessous : 

 


 

Quant à une sortie en salle, le film, même dans une version plus courte, n’a pas encore trouvé de distributeur.

Heureusement il est disponible en version longue (375 mn) en DVD et je ne peux que conseiller de se le procurer.

Pour aller plus loin sur l'analyse de ce film, cliquez ici

 

Quelques propos de Peter Watkins, tenus à la sortie du film 

"Aujourd’hui, un réalisateur qui refuse de se soumettre à l’idéologie de la culture de masse, fondée sur le mépris du public, et ne veut pas adopter un montage frénétique fait de structures narratives simplistes, de violence, de bruit, d’actions incessantes, bref, qui refuse la forme unique, ou ce que j’appelle la mono-forme, ce réalisateur ne peut tourner dans des conditions décentes. C’est impossible. Les producteurs consacrent désormais l’argent en priorité au divertissement. Tout créateur choisissant une direction autre, alternative, est complètement marginalisé. La répression, tout comme la violence des medias est institutionnalisée." (interview 1999).

La télévision a imposé des structures narratives totalitaires à la société sans que nul n'ait eu le temps de réagir. C’est ça, la "mono-forme" : un torrent d’images et de sons, assemblés et montés de façon rapide et dense, une structure fragmentée mais qui donne l’impression d’être lisse.

Pour accompagner la pensée unique on a créé l’image unique. Une image intolérante et antidémocratique, qui s’emploie à faire percevoir le public non comme composé d’individus complexes, mais comme un méga-bloc d’humanité, cible parfaite des publicitaires et des programmateurs obsédés par l’Audimat, cible parfaite pour le capitalisme et l’économie de marché. C’est une image et une culture dites « populaires », « mais qui en réalité ne sont qu’artificielles et n’ont rien à voir avec le peuple. Une culture ayant le peuple pour fantasme." (interview 1976).

Henri Guillemin aurait probablement approuvé ce que désigne ce constat.

Je terminerai cette chronique pour indiquer que loin derrière le cinéma, le théâtre est absent alors qu'il est tout à fait capable de prendre la Commune pour sujet, encore faut-il s'y atteler. En son temps, Ariane Mnouchkine, par exemple, n'hésitait pas à mettre en scène des pièces politiques sur la longue durée. On se souvient de La Ville parjure (6h00) qui traitait du scandale du sang contaminé (Elle faisait revenir sur Terre les Erynies qui découvraient le drame avec effroi, pire que les crimes les plus odieux de l'Antiquité auxquels elles étaient habituées). Également, L'histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge (10h00), qui relatait les combats politique du Cambodge, dont la période des Khmers rouges ; ou encore L'Indiade ou l'Inde de leur rêves (10h00) sur la partition de l'Inde et la guerre entre Hindous et Musulmans, etc... Il n'est pas trop tard, d'autant que la Révolution française a été mise en scène l'année dernière par Joël Pommerat. Ca ira(1) fin de Louis, un spectacle hautement politique de plus de quatre heures.

Une autre forme d'expression, le roman graphique, tire son épingle du jeu avec les quatre tomes du Cri du peuple de Jacques Tardi et le triptyque d'Eloi Valat : Journal de la Commune de Paris, L'enterrement de Jules Vallès et La semaine sanglante de la Commune de Paris

Chronique réalisée par Édouard Mangin

 

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Source : http://www.henriguillemin.org/evenements/4825/

 

Pour ceux de nos lecteurs qui l’ignorent…

L’association Les Amis d’Henri Guillemin (LAHG) a consacré, le 16 novembre dernier, son colloque bisannuel à « La Commune de Paris ».

On peut retrouver ici, en vidéos, les interventions de :

Patrick Berthier

Cécile Robelin

Céline Léger

Jean Chérasse

Florence Gauthier

Annie Lacroix-Riz

Patrick Rödel

http://www.henriguillemin.org/colloque-2016/

Les treize conférences-vidéos d’Henri Guillemin sur La Commune sont ici : http://www.henriguillemin.org/conferences-sur-la-commune/

Et comme il n’y a pas que le cinéma et les vidéos dans la vie, on attend des Amis d’Henri Guillemin, une recension du même ordre, aussi exhaustive que possible, des LIVRES consacrés à la Commune. Le sujet est trop vaste pour être vidé d’un coup, mais il serait bon que les études consacrées au destin individuel de certains de ses acteurs sortent enfin de l’ombre.

 

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Addition de notre cru, autre anniversaire :

 

« Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend »

Lettre à Germinal, 19 mars 1905

 

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Messieurs,

Vous savez maintenant qui je suis : un révolté vivant du produit des cambriolages. De plus j’ai incendié plusieurs hôtels et défendu ma liberté contre l’agression d’agents du pouvoir. J’ai mis à nu toute mon existence de lutte ; je la soumets comme un problème à vos intelligences. Ne reconnaissant à personne le droit de me juger, je n’implore ni pardon, ni indulgence. Je ne sollicite pas ceux que je hais et méprise. Vous êtes les plus forts ! Disposez de moi comme vous l’entendrez, envoyez-moi au bagne ou à l’échafaud, peu m’importe ! Mais avant de nous séparer, laissez-moi vous dire un dernier mot.

Puis que vous me reprochez surtout d’être un voleur, il est utile de définir ce qu’est le vol.

À mon avis, le vol est un besoin de prendre que ressent tout homme pour satisfaire ses appétits. Or ce besoin se manifeste en toute chose : depuis les astres qui naissent et meurent pareils à des êtres, jusqu’à l’insecte qui évolue dans l’espace, si petit, si infime que nos yeux ont de la peine à le distinguer. La vie n’est que vols et massacres. Les plantes, les bêtes s’entre-dévorent pour subsister. L’un ne naît que pour servir de pâture à l’autre ; malgré le degré de civilisation, de perfectibilité pour mieux dire, où il est arrivé, l’homme ne faillit pas à cette loi ; il ne peut s’y soustraire sous peine de mort. Il tue et les plantes et les bêtes pour s’en nourrir. Roi des animaux, il est insatiable.

En outre des objets alimentaires qui lui assurent la vie, l’homme se nourrit aussi d’air, d’eau et de lumière. Or a-t-on jamais vu deux hommes se quereller, s’égorger pour le partage de ces aliments ? Pas que je sache. Cependant ce sont les plus précieux sans lesquels un homme ne peut vivre. On peut demeurer plusieurs jours sans absorber de substances pour lesquelles nous nous faisons esclaves. Peut-on en faire autant de l’air ? Pas même un quart d’heure. L’eau compte pour trois quarts du poids de notre organisme et nous est indispensable pour entretenir l’élasticité de nos tissus ; sans la chaleur, sans le soleil, la vie serait tout à fait impossible.

Or tout homme prend, vole ces aliments. Lui en fait-on un crime, un délit ? Non certes ! Pourquoi réserve-t-on le reste ? Parce que ce reste exige une dépense d’effort, une somme de travail. Mais le travail est le propre d’une société, c’est-à-dire l’association de tous les individus pour conquérir, avec peu d’efforts, beaucoup de bien-être. Est-ce bien là l’image de ce qui existe ? Vos institutions sont-elles basées sur un tel mode d’organisation ? La vérité démontre le contraire. Plus un homme travaille, moins il gagne ; moins il produit, plus il bénéficie. Le mérite n’est donc pas considéré. Les audacieux seuls s’emparent du pouvoir et s’empressent de légaliser leurs rapines. Du haut en bas de l’échelle sociale tout n’est que friponnerie d’une part et idiotie de l’autre. Comment voulez-vous que, pénétré de ces vérités, j’aie respecté un tel état de choses ?

Un marchand d’alcool, un patron de bordel s’enrichit, alors qu’un homme de génie va crever de misère sur un grabat d’hôpital. Le boulanger qui pétrit le pain en manque ; le cordonnier qui confectionne des milliers de chaussures montre ses orteils, le tisserand qui fabrique des stocks de vêtements n’en a pas pour se couvrir ; le maçon qui construit des châteaux et des palais manque d’air dans un infect taudis. Ceux qui produisent tout n’ont rien, et ceux qui ne produisent rien ont tout.

Un tel état de choses ne peut que produire l’antagonisme entre les classes laborieuses et la classe possédante, c’est-à-dire fainéante. La lutte surgit et la haine porte ses coups.

Vous appelez un homme « voleur et bandit », vous appliquez contre lui les rigueurs de la loi sans vous demander s’il pouvait être autre chose. A-t-on jamais vu un rentier se faire cambrioleur ? J’avoue ne pas en connaître. Mais moi qui ne suis ni rentier ni propriétaire, qui ne suis qu’un homme ne possédant que ses bras et son cerveau pour assurer sa conservation, il m’a fallu tenir une autre conduite. La société ne m’accordait que trois moyens d’existence : le travail, la mendicité, le vol. Le travail, loin de me répugner, me plaît, l’homme ne peut même pas se passer de travailler ; ses muscles, son cerveau possèdent une somme d’énergie à dépenser. Ce qui m’a répugné, c’est de suer sang et eau pour l’aumône d’un salaire, c’est de créer des richesses dont j’aurais été frustré. En un mot, il m’a répugné de me livrer à la prostitution du travail. La mendicité c’est l’avilissement, la négation de toute dignité. Tout homme a droit au banquet de la vie.

Le droit de vivre ne se mendie pas, il se prend.

Le vol c’est la restitution, la reprise de possession. Plutôt que d’être cloîtré dans une usine, comme dans un bagne ; plutôt que mendier ce à quoi j’avais droit, j’ai préféré m’insurger et combattre pied à pied mes ennemis en faisant la guerre aux riches, en attaquant leurs biens. Certes, je conçois que vous auriez préféré que je me soumette à vos lois ; qu’ouvrier docile et avachi j’eusse créé des richesses en échange d’un salaire dérisoire et, lorsque le corps usé et le cerveau abêti, je m’en fusse crever au coin d’une rue. Alors vous ne m’appelleriez pas « bandit cynique », mais « honnête ouvrier ». Usant de la flatterie, vous m’auriez même accordé la médaille du travail. Les prêtres promettent un paradis à leurs dupes ; vous, vous êtes moins abstraits, vous leur offrez un chiffon de papier.

Je vous remercie beaucoup de tant de bonté, de tant de gratitude, messieurs. Je préfère être un cynique conscient de mes droits qu’un automate, qu’une cariatide.

Dès que j’eus possession de ma conscience, je me livrai au vol sans aucun scrupule. Je ne coupe pas dans votre prétendue morale, qui prône le respect de la propriété comme une vertu, alors qu’en réalité il n’y a de pires voleurs que les propriétaires.

Estimez-vous heureux, messieurs, que ce préjugé ait pris racine dans le peuple, car c’est là votre meilleur gendarme. Connaissant l’impuissance de la loi, de la force pour mieux dire, vous en avez fait le plus solide de vos protecteurs. Mais prenez-y garde ; tout n’a qu’un temps. Tout ce qui est construit, édifié par la ruse et la force, la ruse et la force peuvent le démolir.

Le peuple évolue tous les jours. Voyez-vous qu’instruits de ces vérités, conscients de leurs droits, tous les meurt-de-faim, tous les gueux, en un mot, toutes vos victimes, s’armant d’une pince-monseigneur aillent livrer l’assaut à vos demeures pour reprendre leurs richesses, qu’ils ont créées et que vous leur avez volées. Croyez-vous qu’ils en seraient plus malheureux ? J’ai l’idée du contraire. S’ils y réfléchissent bien, ils préféreraient courir tous les risques plutôt que de vous engraisser en gémissant dans la misère. La prison… le bagne… l’échafaud ! dira-t-on. Mais que sont ces perspectives en comparaison d’une vie d’abruti, faite de toutes les souffrances. Le mineur qui dispute son pain aux entrailles de la terre, ne voyant jamais luire le soleil, peut périr d’un instant à l’autre, victime d’une explosion de grisou ; le couvreur qui pérégrine sur les toitures peut faire une chute et se réduire en miettes ; le marin connaît le jour de son départ, mais il ignore s’il reviendra au port. Bon nombre d’autres ouvriers contractent des maladies fatales dans l’exercice de leur métier, s’épuisent, s’empoisonnent, se tuent à créer pour vous ; il n’est pas jusqu’aux gendarmes, aux policiers, vos valets qui, pour un os que vous leur donnez à ronger, trouvent parfois la mort dans la lutte qu’ils entreprennent contre vos ennemis.

Entêtés dans votre égoïsme étroit, vous demeurez sceptiques à l’égard de cette vision, n’est-ce pas ? Le peuple a peur, semblez-vous dire. Nous le gouvernons par la crainte de la répression ; s’il crie, nous le jetterons en prison ; s’il bronche, nous le déporterons au bagne ; s’il agit, nous le guillotinerons ! Mauvais calcul, messieurs, croyez-m’en. Les peines que vous infligerez ne sont pas un remède contre les actes de révolte. La répression, bien loin d’être un remède, voire un palliatif n’est qu’une aggravation du mal.

Les mesures correctives ne peuvent que semer la haine et la vengeance. C’est un cycle fatal. Du reste, depuis que vous tranchez des têtes, depuis que vous peuplez les prisons et les bagnes, avez-vous empêché la haine de se manifester ? Dites ! Répondez ! Les faits démontrent votre impuissance. Pour ma part, je savais pertinemment que ma conduite ne pouvait avoir pour moi d’autre issue que le bagne ou l’échafaud. Vous devez voir que ce n’est pas ce qui m’a empêché d’agir. Si je me suis livré au vol, ça n’a pas été une question de gains, de livres, mais une question de principe, de droit J’ai préféré conserver ma liberté, mon indépendance, ma dignité d’homme, que me faire l’artisan de la fortune d’un maître. En termes plus crus, sans euphémisme, j’ai préféré être voleur que volé.

Certes, moi aussi je réprouve le fait par lequel un homme s’empare violemment et avec ruse du fruit du labeur d’autrui. Mais c’est précisément pour cela que j’ai fait la guerre aux riches, voleurs du bien des pauvres. Moi aussi je voudrais vivre dans une société où le vol serait banni. Je n’approuve et n’ai usé du vol que comme moyen de révolte propre à combattre le plus inique de tous les vols : la propriété individuelle.

Pour détruire un effet, il faut au préalable en détruire la cause. S’il y a vol, ce n’est que parce qu’il y a abondance d’une part et disette de l’autre ; que parce que tout n’appartient qu’à quelques-uns. La lutte ne disparaîtra que lorsque les hommes mettront en commun leurs joies et leurs peines, leurs travaux et leurs richesses ; que lorsque tout appartiendra à tous.

Anarchiste révolutionnaire j’ai fait ma révolution

Vienne l’Anarchie

Alexandre Marius Jacob, Publié dans Germinal le 19 mars 1905

 

Pour en savoir plus : https://infokiosques.net/IMG/pdf/PourquoiJAiCambriole.pdf 

 

15.  drapeau rouge et noir xxx.gif

 

Pourquoi j’ai cambriolé

 


 


 

16. Jacob et trav. nuit.gif

Alexandre Marius Jacob et les Travailleurs de la nuit

Film documentaire (bande annonce)


 

Excusez l’interruption

 

2. Logo Commune xxx.gif

 

17. république des bâtards.png

 

C’est quoi « la République des bâtards ». Entre autres choses, ceci :

 

La Commune annexée  par des hipsters friqués

 

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Qui ont ouvert une boutique de fringues dans le IIIe arrondissement de Paris. Pour y vendre des chemises en denim (avec traces de balles ?) à 140 € pièce.

Voici une de leurs affiches publicitaires :

 

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(« Disponible chez Men Look »)

 

C’était il y a deux ans. On ne sait pas s’ils existent encore. Car il y a des gens qui s’en sont indignés. Le Poisson rouge, par exemple.

StreetPress s’en est fait l’écho.

Et Chaussure Hommes web magazine.

Mais a-t-on le droit de brimer les vocations commerciales ?

 

 

2. Logo Commune xxx.gif

 

Quand les révoltés sont battus…

 

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Pont de bateaux d’Asnières – Retraite des Fédérés – 18 avril 1871

 

21.  Le Cuirasse_Parizkaya_Kommuna xxx.gif

Le cuirassé Sevastopol rebaptisé Parizkaya Kommuna en 1921 pour cause de rébellion à Kronstadt

 

In memoriam

 

22. Affiche de Vladimir Kozlinsky, 1921.jpg

50e Anniversaire de la Commune – URSS – Affiche de Vladimir Kozlinski – 1921

 

 

23. Bombé sur un murr.jpg

Bombé sur un mur – Quelque part en France – Artiste inconnu – Époque récente non déterminée.

 

 

2. Logo Commune xxx.gif

 

À ère nouvelle, armes populaires nouvelles

 

Passer l’info

Le journal web du P.A.S.

 

 

 

 

2. Logo Commune xxx.gif

 

 

Mis en ligne le 14 mars 2017.

 

 

 

 

19:12 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/03/2017

JOHN McCAIN ESPÈRE...3

1. L'avancée des travaux.JPG

 

John McCain « espère travailler bientôt avec l’administration Trump et les chefs militaires » (Bureau du sénateur.)

 

2. Syrie xxx GIF 16.5.gif

 

Juste après la visite de McCain à Erdogan, la Turquie coupe l’eau à la Syrie

Whitney WEBB – SakerItalia 8 mars 2017

 

3. Sakeritalia 2.jpg

Des combattants kurdes prennent position au sommet du mont Annan qui domine le barrage de Tichrine, après l’avoir enlevé aux militants d’ISIS au sud de Kobané, en Syrie, le 27 décembre 2016. Photo Rodi Said

 

Quelques jours à peine après l’« insolite » passage de John McCain en Syrie et en Turquie, le gouvernement turc a coupé la fourniture d’eau du fleuve Euphrate au nord de la Syrie, violant les conventions internationales sur le droit d’accès à l’eau.

Bien qu’un certain degré de stabilité ait été restauré dans cette partie de la Syrie septentrionale, suite de la libération d’Alep et d’autres zones arrachées à Al Qaïda par l’armée syrienne, les forces extérieures paraissent déterminées à maintenir la région dans l’instabilité, quelles que puissent en être les conséquences. Dans ce dernier exemple d’agression contre la Syrie, la Turquie, qui a longtemps joué le rôle d’antagoniste dans le conflit qui dure depuis près de six ans, vient d’interrompre le cours de l’Euphrate en Syrie, privant le pays d’une de ses principales ressources en eau.

Selon la Hawar News Agency  kurde, la Turquie a interrompu l’approvisionnement hydrique de la Syrie vers le 23 février, ce qui a eu pour conséquence de contraindre à la fermeture une usine hydroélectrique du barrage de Tichrine, mais aussi de faire baisser de manière significative le niveau de la réserve d’eau qui lui était associée. Le barrage fournit à la fois l’eau et l’électricité à des parties-clés de la Syrie septentrionale, comme par exemple à la ville de Manbij et à d’autres parties du canton de Kobané, à majorité kurde.

 

4. Saker Italia 2 bis.jpg

Le barrage de Tichrine

 

Le barrage est un des grands ouvrages qui longent l’Euphrate. Dans la vallée même de Tichrine se trouvent le barrage de Tabqa et son bassin, le lac Assad, qui fournit à Alep la plus grande partie de son électricité et de son eau potable, ainsi que l’eau nécessaire pour irriguer plus de 640.000 hectares de terres agricoles. Un fonctionnaire de la ville de Manbij a dit à la Hawar News Agency, que la ville allait fournir aux civils des générateurs à essence pour affronter le black out causé par le blocage des eaux du fleuve. Le même fonctionnaire a ajouté que la Turquie « en interrompant le cours de l’Euphrate, a violé les conventions internationales sur l’énergie hydroélectrique, celles-ci dépendant de l’accès aux eaux du fleuve ».

Ce n’est pas la première fois que la Turquie prive les Syriens d’eau pour favoriser ses objectifs politiques dans la région. La Turquie avait déjà interrompu le cours du fleuve en mai 2014, faisant baisser le niveau du lac Assad de plus de 20 pieds et créant les conditions d’un génocide par déshydratation. En récidivant, la Turquie menace aussi les civils irakiens. Les principaux centres urbains tels que Mossul, dont  l’alimentation en eau potable dépend en grande partie des envahis alimentés par l’Euphrate, pourraient subir de graves conséquences si l’interruption du cours du fleuve persiste.

L’acte d’interruption du fleuve n’est pas sans précédent, mais son timing est particulier. Quelques jours seulement auparavant, le sénateur John McCain s’est rendu en secret [illégalement, ndt] dans le canton de Kobané, c’est-à-dire dans la région qui se trouve aujourd’hui privée d’eau, avant de se diriger vers la Turquie, où il a rencontré le président Recep Tayyip Erdogan. Selon le bureau du sénateur « la visite du sénateur McCain a été une occasion précieuse d’évaluer sur le terrain l’état des choses en Syrie et en Irak », ajoutant que McCain espère travailler bientôt avec l’administration Trump et les chefs militaires « pour optimiser notre approche » dans la lutte contre l’État Islamique.

Bien que les États-Unis aient soutenu les Kurdes dans leur lutte pour se maintenir dans les territoires qui longent la frontière turco-syrienne non soumises aux terroristes, ils l’ont fait au prix de notables complications dans les relations entre les USA et la Turquie. Par exemple, dans les premiers mois de 2016, Erdogan a demandé de manière théatrale aux États-Unis de choisir entre s’allier à la Turquie ou aux Kurdes syriens. L’affrontement diplomatique a, depuis lors, atteint des sommets de tension, la Turquie, il y a moins de deux semaines, menaçant d’envahir la ville de Manbij tenue par les Kurdes. Manbij est la ville qui souffre le plus du blocage de l’Euphrate par la Turquie, ce qui fait supposer que cette action est destinée à déstabiliser les Kurdes avant d’en arriver à des mesures plus drastiques.

Il vaut aussi la peine de se rappeler qu’en dépit des affirmations d’Erdogan et de McCain prétendant vouloir « défaire » l’État Islamique et les autres factions terroristes, ils ont l’un et l’autre conservé des liens étroits avec ces mêmes groupes. Ceci, évidemment, fait penser que la visite de McCain, de même que les initiatives précédentes de la Turquie, ne sont pas exemptes d’arrière-pensées, qui restent encore à être exprimées publiquement.

Par exemple, McCain a déployé tant de zèle dans ses efforts pour écarter Assad du pouvoir, qu’il n’a jamais ménagé ses rapports avec les « rebelles modérés »  et les forces d’opposition les plus avérées telles que l’État Islamique. Cela est confirmé par une photo de honteuse mémoire, qui montre McCain posant avec Khalid al-Hamad, un « rebelle modéré » [celui qui s’est fait filmer mangeant le cœur d’un Chi’ite, ndt]. McCain a d’ailleurs admis sa rencontre avec ISIS devant la télévision nationale, allant jusqu’à reconnaître qu’il était encore en contact avec l’infâme groupe terroriste.

 

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Le sénateur McCain en Syrie, en compagnie du groupe « rebelle » Tempête du Nord soutenu par les USA.

 

Erdogan, de son côté, s’est révélé être un acteur important dans la contrebande pétrolière de l’État islamique pour la vente sur le marché mondial du pétrole volé à la Syrie. Ce sont ces ventes de pétrole qui ont permis à l’État Islamique de croître jusqu’à devenir aujourd’hui un des groupes terroristes les mieux financés de la planète.

Avec des liaisons de ce genre, aujourd’hui parfaitement documentées, il paraît hautement improbable que McCain et Erdogan aient discuté de la manière de défaire l’État Islamique. Au vu des preuves, il semble beaucoup plus vraisemblable qu’ils aient toujours, l’un et l’autre, la ferme volonté de déstabiliser la région dans la poursuite de leur but commun, qui est le renversement d’Assad. En plus de la Turquie déjà au travail pour déstabiliser la Syrie septentrionale en la coupant de ses ressources en eau, nous verrons bientôt quelles autres mesures ont pu être discutées au cours de cette rencontre « secrète ».

Source : http://www.mintpressnews.com/syrias-water-cut-off-by-turk...

Via : http://sakeritalia.it/medio-oriente/siria/la-turchia-tagl...

Traduction de l’anglais : Raffaele Ucci, pour SakerItalia

Traduction de l’italien : c.l. pour A.S.I. et Les Grosses Orchades

 

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Beaucoup pensent que le moyen d’arrêter le feu sans cesse attisé sous l’effroyable chaudron du Moyen Orient se trouve en Palestine.

 

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Quelques-uns se tournent – et certains même de bonne foi – vers un sujet jusqu’à présent tabou : la « solution à un état ». Oui, mais dans quel état cet état ?

 

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Pour un seul État démocratique en Palestine/Israël

Contribution au débat : Conférence de Lausanne 23-25 juin 2004

(Depuis, les morts continuent de pleuvoir. LGO)

par Ginette Hess Skandrani

qui persiste et signe – 10 mars 2017

 

8. Skandrani.jpgJ'ai adhéré à l'association « Pour un seul État démocratique en Palestine/Israël », après bien des réflexions, analyses et discussions avec les un/es et les autres. Cela me semblait une proposition très utopique (ce qui était un avantage, car l'utopie c'est la vie), provocatrice (ce qui est également un avantage, car provoquant des débats contradictoires) et surtout antisioniste (ce qui sera beaucoup plus difficile à faire admettre).

Je savais que cette initiative serait très difficile à expliquer à ceux qui militaient pour la décolonisation de toute la Palestine, en disant ce sera aux Palestiniens de décider quelle forme ils veulent donner à leur État.

Encore plus difficile à faire comprendre à ceux qui voulaient deux États, l'un a côté de l'autre. Et certainement impossible à ceux qui dénonçaient la violence de l'État d'Israël sans proposer de solution.

Certains de mes amis argumentaient : « Pourquoi rajouter Israël au titre, cet État usurpateur des terres palestiniennes ayant été créé sur un mensonge, et puis, la Palestine ancestrale n'englobait-elle pas tous les peuples et communautés ? Pourquoi ne pas revenir carrément à avant le vote de la résolution 181, le 29 novembre 1947 ?

D'autres disaient : « Il ne peut y avoir d’égalité entre tous les habitants si les uns ont tout et les autres rien. La démocratie proposée ne peut être qu'une démocratie de domination et d’usurpation. »

D'autres encore : « comment allez-vous vous opposer à l'idéologie sioniste qui est fondée sur l'épuration ethnique ? »

Puis, « Et tous les millions de réfugiés et déplacés, comment gérer ce problème, sans provoquer de nouveaux drames ? »

Ou : « Il faudra pour créer un nouvel État, détruire les structures d'Israël avec quels moyens et quelles transitions ? »

Je répondais souvent :

« Qui aurait pu imaginer au cours de toutes ces années de manifestations, rassemblements, pétitions, conférences contre l'apartheid en Afrique du Sud que ces deux communautés (noires et blanches, colonisateurs et colonisés, exploiteurs et exploités allaient se réconcilier et essayer de construire ensemble ce pays ? »

Ou bien :

« Qui aurait pu imaginer, que l'URSS, aussi impérialiste que les USA, allait se désintégrer aussi vite ? Elle a du coup réveillé tous les nationalismes, identités qu'elle avait réprimés dans le sang.

Qui dans ce XXIè siècle naissant peut s'imaginer qu'un État ethnique, fondé sur le droit du sang, d'apartheid excluant tous ceux qui n'appartiennent pas à l'ethnie dominante puisse continuer à survivre dans un monde en pleine mutation ? »

 

Quelques réflexions à faire partager :

Faut-il opposer la proposition d'un Etat unique pour tous, à celle de deux Etats séparés ?

Après quatre guerres, deux Intifada, des milliers de massacres, des centaines de milliers de déportations, des milliers de maisons et de champs détruits, plusieurs négociations manipulations baptisées "pour la paix" et ratées… Rien n'a changé. Les sionistes ne peuvent toujours pas profiter tranquillement des terres usurpées.

Les Palestiniens sont toujours debout et résistent toujours.

Le peuple palestinien se relève à chaque fois que quelques âmes bien pensantes veulent lui faire baisser la tête en lui proposant des accords frelatés.

Il sait bien que sa cause est juste et qu'il finira par gagner.

En ce début d'année 2004, et malgré toutes les manipulations siono-américaines s’appuyant sur les complicités européennes, nous savons tous que la solution idéale est  celle d'un « État unique pour tous, pluriel, multiethnique, multiculturel et démocratique avec des droits et des devoirs partagés pour tous ses habitants quelle que soit leur religion, leur appartenance, leur pratique ou leur non-pratique religieuse ».

Cette initiative sera très difficile à faire accepter à tous les protagonistes, y compris à certains Palestiniens qui justifient la création d'un État islamiste à côté de l'État juif. Cette initiative me semble tout aussi dangereuse et pleine d'embûches que celle  proposée par les Israéliens qui nous ont prouvé depuis longtemps qu’ils ne lâcheront aucune parcelle de terre conquise sans pression économique de la communauté internationale.

Seul un boycott des produits israéliens saura les convaincre qu’ils n’ont pas plus de droits que les Palestiniens sur cette terre.

Deux États, dont l'un – l'Israël – détiendrait 78% des terres de la Palestine historique en continu, maintiendrait les colonies de peuplement, le mur de la honte, les routes de contournement chez son voisin et possèderait toujours les armes de destruction massive prenant en otage tous les peuples de la région.

Et, l'autre,

Le Palestinien avec 22 % (moins le mur, les colonies et les routes de contourrnement), morcelé, parcellisé, sans aucun débouché vers l'extérieur, désarmé et esclavagisé par son voisin.... ne nous semble absolument pas viable.

 

Un petit peu d'histoire :

La résolution 181, votée le 29 novembre 1947 par l'Assemblée générale de la toute jeune ONU instaure la partition de la Palestine par 33 votes pour, dont celles des États-Unis, de l'Union soviétique et de la France, 13 contre et 10 abstentions, dont celle du Royaume-Uni. C'est cette résolution imposée par les grandes puissances du moment qui est responsable de la Nakba.

Il faut rappeler qu'à cette époque, une grande partie des peuples de la planète n'étaient pas souverains et n'avaient donc pas voix au chapitre. Toutes les manœuvres et pressions exercées par les grandes puissances occidentales auront été bonnes pour obtenir la majorité requise des deux tiers.

 La résolution 181 crée :

° Un État juif sur 56, 47 % de la Palestine pour 498 000 juifs.

° Un État arabe sur 43,53 % du territoire pour 807 000 Palestiniens et 10 000 juifs.

° Un régime de tutelle internationale pour Jérusalem avec 105.000 Palestiniens et 100.000 juifs.

Cette résolution jugée illégale et illégitime a toujours été dénoncée par l'ensemble du Monde arabe car : 

° Le peuple le plus concerné par ce vote, le peuple palestinien, peuple autochtone dans toutes ses composantes, n'a jamais été consulté sur le partage de sa terre.

° Le Monde arabe étant encore largement colonisé et ne pouvant donc s'exprimer officiellement alors qu'il était tout autant concerné par le devenir de cette région n'a pu prendre part au vote.

° Et surtout l'ONU a outrepassé son rôle en créant artificiellement un État sur la terre d'un peuple qui s'y accrochait et continue encore aujourd'hui à s'y accrocher désespérément.

Le mandat britannique a pris fin la 14 mai 1948 et le lendemain, les sionistes ont proclamé unilatéralement l'État d'Israël.

En quelques jours les Palestiniens sont devenus minorité au sein d'une entité étrangère, sans changer de lieu, sans avoir été consultés. La fin du mandat colonial britannique annonçait leur aliénation existentielle.

Comment auraient-ils pu accepter passivement ce hold-up ?

Déjà avant mai 1948, les persécutions anti-palestiniennes, marquées par le massacre de Deir Yassine dans la nuit du 9 au 10 avril où l'Irgoun de Beghin et le groupe Stern de Shamir massacrèrent plus de 300 civils endormis, entraîne la fuite d'environ 300 000 personnes, sans qu'aucun pays arabe ne proteste. 380 villages furent comme Deir-Yassine rayés définitivement de la carte.

Après une tentative de trêve marquée par l'assassinat du médiateur de l'ONU, le Comte Bernadotte, par le groupe Stern, la première guerre Israélo-arabe consacrait la victoire d'Israël, les pays arabes préférant signer des armistices séparés en n'acceptant que des frontières de fait.

La défaite arabe a permis à l'État juif de s'agrandir et a redessiné une nouvelle configuration de la Palestine :

° L'État d'Israël avec 12 % de Palestiniens restés sur place ;

° Une Palestine sous influence égyptienne (la Bande de Gaza)

° Une Palestine annexée à la Transjordanie dans le royaume hachémite de Jordanie (la Cisjordanie).

Ces deux morceaux de Palestine s'appelleront dorénavant « Territoires occupés ».

La Palestine ancestrale a été atomisée, ses habitants exilés sur leurs propres terres, dotés du statut de réfugiés, assistés par l'UNRWA (organisme d'assistance des Nation Unies pour les réfugiés), parqués dans des camps concentrationnaires à Gaza ou en Cisjordanie qui en accueillent près de 700 000.

Dès lors, on distingue les Palestiniens de l'intérieur ceux des territoires occupés en 48, ceux des territoires occupés en 67 et ceux de l'extérieur (les réfugiés, auxquels on peut ajouter la diaspora disséminée dans le Monde arabe, eu Europe et aux USA ou ailleurs).

Le 11 mai 1949, Israël est admis au sein de l'Onu et est à ce jour, le seul État devenu membre sans avoir eu à déposer une carte de ses frontières. Il contrôle environ 80 % de la Palestine et rejette immédiatement l'internationalisation de Jérusalem votée par l'Onu.

Dans le même temps, en application de la « loi du retour », les juifs qui s'installent sont automatiquement naturalisés alors que les "réfugiés" (nouveau nom des Palestiniens) qui y sont nés n'ont pas le droit d'y revenir.

Les Palestiniens n'ont jamais accepté cet état des lieux et ont toujours organisé la résistance à l'occupation avec obstination et détermination et parfois des actions fortes et spectaculaires selon les conjonctures.

Si nous voulons nous engager sur la proposition d'un seul État démocratique sur la terre historique de Palestine, il faut avant tout, dire que nous voulons décoloniser toute la Palestine et donc démanteler les structures d'Israël et, nous ne pouvons transiger sur ces principes

Il faudra aussi nous poser des questions sur le démantèlement des colonies et de ces horribles routes de contournement qui zigzaguent entre les champs, les villages et les maisons palestiniennes. Et ne parlons pas de ce mur barbare qui nous rappelle, à nous autres Européens, de si sinistres souvenirs.

 

La résistance palestinienne

Cette résistance a toujours existé. Mais elle ne nous apparaissait pas dans nos lucarnes télévisées, puisque le peuple palestinien était nié dans son existence, donc sa résistance légitime ne pouvait qu'être traitée d'inexistante ou forcément de terroriste.

L'Intifada de 1987, avec le soulèvement de l'ensemble de la population, les enfants lanceurs de pierres, les femmes largement engagées dans l'autosuffisance alimentaire, les familles boycottant les produits israéliens, organisant les entraides, les grands-mères et grands pères soutenant l'infrastructure de la résistance,, a donné une autre image de ce peuple spolié depuis si longtemps.

Les accords d'Oslo, comme tous ceux qui ont suivi, y compris l'arlésienne de Genève, que nous n'avions pas soutenus, ont été une énième tentative de soumettre la résistance.

 L'Intifada Al Aqsa est certainement plus organisée et différente de la première.

La résistance prend aujourd'hui plusieurs formes. Nous devons la soutenir globalement et dans toutes ses composantes, car elle est juste.  Et résister à l'occupant, est non seulement un droit mais aussi un devoir et ceci pour tous les peuples envahis.

Nous comprenons fort bien que les attaques-kamikazes puissent choquer quelques-uns, mais elles ne sont certainement pas plus choquantes que les F16, les missiles envoyés dans les maisons occupées par des familles.

Nous n'avons pas à critiquer la forme de résistance que choisissent les Palestiniens.

 

Les réfugiés palestiniens

Intervenir pour un État unique en Palestine, implique évidemment d'exiger le droit au retour des réfugiés

La résolution 194 adoptée par l'Assemblée générale des Nations Unies le 11 décembre 1948 spécifie dans son paragraphe 11 : "Il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, que des indemnités doivent être payées au titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers ou pour tout bien perdu et endommagé". 

Cette résolution pourtant acceptée par Israël pour pouvoir accéder à l'ONU n'a jamais été appliquée. Encore aujourd'hui, après 55 ans d'errances des réfugiés et plusieurs guerres subies, l'État juif refuse toujours d'en discuter.

Actuellement, selon l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) organisation crée en 1949, les réfugiés Palestiniens et leurs descendants, sont au nombre, de l'ordre de trois millions et demi de personnes dont 30 % vivent dans des camps. Le sort de ces réfugiés constitue depuis plus d'un demi-siècle le plus grand problème humanitaire jamais posé, la honte des Nations Unies et de la Communauté internationale et surtout un problème de sécurité majeure, ayant eu des répercussions régionales énormes et jouant un rôle central pour la paix dans le Moyen-Orient. Ce problème s'est encore accentué depuis la colonisation de l'Irak, vu que les Palestiniens qui s'étaient intégrés dans la population irakienne ont été ramenés dans des camps et revivent dans le plus complet dénuement.

 

Les Prisonniers palestiniens

Les prisonniers palestiniens ont aussi été les oubliés des accords signés. Pourtant les prisons israéliennes sont bondées.

Dans un rapport (2/2004) de Nadi al-asir al-filistini (Club du prisonnier palestinien) :

 7254 Prisonniers dispersés dans 15 prisons israéliennes, 311 prisonniers jugés à la peine de prison à vie et 319 dont la peine dépasse 15 ans de prison. Parmi ces prisonniers se trouvent beaucoup de femmes et d'enfants.

En mettant en avant des justifications « sécuritaires » émotionnelles, Israël est capable d'ignorer ou de violer délibérément les droits des enfants palestiniens. A cause de la « sécurité », 2500 enfants palestiniens ont été arrêtés, détenus et dans de nombreux cas torturés et maltraités au cours des trois ans et demi qui viennent de s'écouler.

 A cause de la « sécurité », au moins 340 enfants sont détenus aujourd'hui dans des prisons militaires et civiles en Israël. A cause de la « sécurité », 30 d'entre eux accomplissent une peine dans une prison dans le désert, sans avoir eu droit à un procès.

 

Le désarmement d'Israël devient urgent

N'oublions pas qu'Israël possède des armes de destruction massive L'armement nucléaire israélien a été dénoncé dès 1986 par l'ingénieur israélien Mordachaï Vanunu, dans le "Sunday Times" des 5 et 12 octobre 1986. Cela fait 17 ans qu'il croupit en prison et au secret. C'est dans le complexe nucléaire de Dimona, planqué dans le désert du Neguev, ayant plusieurs étages souterrains qu'Israël a produit une centaine d'ogives nucléaires. Ces ogives ont certainement triplé depuis lors puisque personne, ni dans la région, ni parmi les "pays qui veulent donner des leçons au peuple irakien" ne s'en est inquiété. Le silence officiel, la protection des autres puissances nucléaires, le barrage des informations reste à ce jour total.

L'usine est cachée dans le désert et produit des ogives nucléaires depuis 1966. Entre-temps, elle a certainement, d'après certains articles échappés dans une certaine presse israélienne, fabriqué des armes thermonucléaires d'une capacité suffisante pour détruire des villes entières.

Nous savons aussi que l'armée israélienne utilise ponctuellement des gaz qui auraient des effets sur le système nerveux pour les personnes qui les inhalent. Accusation sur laquelle s'était fondé un journaliste de France culture pour mener une enquête dans la Bande de Gaza. Nous avions déjà, lors d'un voyage en Palestine été affrontés à ce genre de gaz qui pue comme des œufs brouillés et est d'une couleur jaunâtre très bizarre. Ce ne sont certainement pas des gaz lacrymaux. Les femmes nous disaient que ce gaz faisait avorter les femmes enceintes et était responsable de l'étouffement des personnes âgées ou de ceux qui avaient des problèmes respiratoires.

 

Contribution au débat : un seul État démocratique en P/I

Ce sont quelques bases sur lesquelles nous avons créé l'association « La Pierre et L'Olivier » en 1990 et nous n'avons jamais transigé sur ces principes. Nous n'avons pas soutenu les accords d'Oslo ni aucun des suivants, car nous sommes restés fidèles aux propositions de la charte de l'OLP : Un État laïc et démocratique sur toute la terre de Palestine. Pour nous, ainsi que pour d'autres organisations palestiniennes, arabes, chrétiennes ou musulmanes, cette charte n'a pas été jugée caduque.

Nous désirons apporter notre contribution au débat "pour un seul État démocratique en Palestine-Israël" tout en restant vigilantes et en surveillant de près le génocide du peuple palestinien programmé et réalisé au fil des années et des occupations successives. Nous devons continuer à dénoncer partout le projet de disparition d'un peuple autochtone sur cette terre riche de milliers d'années d'histoire et de diversité culturelle.

Texte proposé pour la Conférence de Lausanne de Juin 2004 « Pour un seul État démocratique en Palestine/Israël »

Paris, mars 2004

(Réactualisé en Janvier 2006)

Après la victoire électorale du mouvement de résistance Hamas et la défaite de ceux qui avaient négocié tous les accords de soumission et  malgré toutes les manipulations siono-américaines soutenues par tous les médias et les faux amis des Palestiniens en Europe ou ailleurs faisant passer ce mouvement pour des terroristes, nous espérons qu’ils sauront rester dignes de la confiance du peuple palestinien.

Le peuple palestinien ne s’est pas trompé, il a voté pour ceux qui ont continué à résister à l’occupation sioniste.

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Robert Chaudenson, sur son blog Mediapoart :

Israël / Palestine : Un ou deux États ?

https://blogs.mediapart.fr/robert-chaudenson/blog/250217/...

Israël / Palestine : Un ou deux États ? (suite et fin)

https://blogs.mediapart.fr/robert-chaudenson/blog/260217/...

 

Un article d’Investig’action – il date de 2012 mais il est très documenté

Un État ou deux États en Palestine ?

http://www.investigaction.net/un-etat-ou-deux-etats-en-pa...

 

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En janvier dernier, la gauche israélienne, en la personne de M. Gideon Levy prenait position :

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La solution à deux États est déjà morte

Gideo Levy – Haaretz 2 janvier 2017

 

10. Gideon Levy.jpegUne question à ceux qui soutiennent ouvertement la « solution à deux États », c’est-à-dire à peu près tout le monde, depuis le secrétaire d’État US John Kerry jusqu’au professeur Shlomo Avineri : vous dites tous que cette solution est en grand danger, peut-être même agonisante. Mais que faudrait-il qu’il advienne pour que vous admettiez qu’elle a rendu son dernier soupir ? Que faut-il de plus pour que vous admettiez qu’elle est morte ? Dix mille colons de plus ? Ou vingt mille ? Cinq ans de plus dans l’impasse ? Quand est-ce que vous allez l’admettre ?

La plupart des gens connaissent la vérité, mais refusent de l’admettre. Ils savent que le nombre des colons a atteint une masse critique. Ils savent qu’aucun parti israélien ne les fera jamais évacuer. Et sans qu’ils soient tous évacués – et cela aussi c’est une chose que chacun sait – il n’y a pas d’État palestinien viable.

Ils savent que le colonisateur israélien n’a jamais eu l’intention de mettre en œuvre la « solution à deux États ». Le fait est que tous les gouvernements israéliens – absolument tous – ont continué l’entreprise de colonisation.

Les supporters des deux États sont préoccupés par la situation, même effrayés. Ils se conduisent comme les proches d’un patient moribond, qui est déjà en état de mort cérébrale, et dont on a besoin de prélever les organes pour les transplanter, mais qui refusent, espérant que d’une manière ou d’une autre un miracle va survenir qui le ramènera à la vie. De Kerry à Avineri, c’est exactement ainsi que se conduisent les partisans des deux États : ils espèrent un miracle et pour cette raison ils s’opposent à des transplantations qui sauveraient des vies.

Il est difficile de tout reprendre à zéro. La « solution à deux États » était idéale [1]. Elle garantissait une relative justice aux deux parties, et un État pour chaque nation. Mais Israël a tout fait pour la détruire, via ses colonies, le seul facteur irréversible dans l’équation de la relation entre Israël et la Palestine.

C’est la raison pour laquelle la colère du monde contre les colonies s’est soudain intensifiée : il sait qu’elles sont irréversibles. Mais pour autant les soutiens des deux États, que ce soit à Jérusalem ou à Washington, n’ont jamais rien entrepris pour y mettre fin quand il était encore temps. La conclusion est inévitable : déclarer la mort de la « solution à deux États ». Mais au lieu de cela, ils continuent à attendre un miracle.

Kerry, Avineri et leurs semblables sont pleins de bonnes intentions. Ils ont raison, d’ailleurs, de dire que c’était la seule solution. Mais en niant qu’elle soit morte, ils ne font rien d’autre que consolider le statu quo, l’occupation, ce qui est le but du gouvernement israélien.

En Europe, aux États-Unis, à l’Autorité palestinienne et en Israël, des gens continuent à psalmodier « deux États », par inertie et par peur des conséquences du changement. Et ce faisant, ils anesthésient et étouffent toute réflexion adaptée à la nouvelle situation.

S’accrochant de toute leur volonté à la solution d’hier, les soutiens de la « solution à deux États » répondent agressivement à quiconque essaie de remettre en question leur foi irrationnelle en un miracle. C’est la manière de faire classique pour les croyance religieuses, quasiment messianiques : malheur à qui essaie de les mettre en doute. Et c’est ainsi qu’ils se conduisent actuellement envers A. B. Yehoshua, qui a proposé une solution typiquement dans le bon vieux style israélien à la situation nouvelle [2].

Yehoshua a proposé d’accorder un statut de résident permanent à des Palestiniens qui vivent dans la « zone C » [de la Cisjordanie occupée], sous contrôle israélien total. C’est trop étriqué, trop nationaliste et trop discriminatoire. Yehoshua croit encore en la supériorité des juifs, dans des accords intérimaires et dans les petits pas au-dessus des abysses. Mais, contrairement aux tenants de la « solution à deux États », au moins a-t-il le courage et l’intégrité de reconnaître la nouvelle réalité et d’essayer d’y offrir des solutions. Et cela seul suffit pour qu’il soit considéré comme un hérétique par ses pairs.

En effet, la solution d’un seul État démocratique est une hérésie au regard de toutes les croyances dans lesquelles nous avons été élevés. Elle nous impose de tout repenser : repenser le sionisme et tous les privilèges qui ne sont accordés qu’à un seul peuple. C’est ici que commence une longue et pénible route. Mais c’est la seule qui nous reste encore ouverte.

Cette route conduit à l’une des deux destinations : un État d’apartheid ou un État démocratique. Il n’y a pas de troisième option. Le discours croissant de l’annexion et les lois anti-démocratiques adoptées à la hâte démontrent qu’Israël est en train de jeter les bases idéologiques et légales pour mettre en œuvre la première option, un État d’apartheid.

Le combat contre cela doit se concentrer sur la seconde option : l’État démocratique. Ceux qui continuent à jacasser à propos des deux États sabotent cet effort.

Un rappel : la « solution à un État » existe depuis déjà longtemps. Au cours de l’année qui commence aujourd’hui, on va célébrer le 50e anniversaire de sa fondation. Le moment est venu de lancer une bataille à propos de la nature de son régime.

Gideon Levy 

Source : http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.762347

Via : http://www.egaliteetreconciliation.fr/Palestine-la-gauche...

 

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Aline de Diéguez, interrogée, se récuse. Elle est beaucoup plus pessimiste que tous les auteurs qui précèdent :

« Il n'y a, à vues humaines, que deux solutions  à la situation actuelle : l'expédition de tous les Palestiniens sur la lune ou leur extermination.

Il y en a peut-être une troisième à plus long terme : le suicide (par déclenchement d'une guerre stupide) du belligérant le plus hargneux. »

Elle veut dire « que deux solutions qui aient jamais été sérieusement envisagées » et on comprend qu’elle soit fatiguée « des ratiocinations qui ne déboucheront jamais sur aucun acte politique » et qu’elle ne puisse rien dire de plus que ce qu'elle a déjà dit/écrit. En vain.

Mais parce qu’il y a des gens parmi vous qui n’étaient peut-être pas nés quand elle les a écrites, il nous semble quand même que c’est le moment ou jamais de lire ou de relire une de ses chroniques de la Palestine occupée. Que voilà :

 

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Aline de Diéguez

Chroniques de la Palestine occupée

10 - Israël et son cadavre

"Prenez un cercle, caressez-le, il deviendra vicieux!"
Eugène IONESCO

 

Pour qui sait les lire, les chefs-d'œuvre sont des fils d'Ariane. Quand j'ai rencontré Amédée, j'ai compris que j'avais trouvé le guide qui me permettrait d'avancer dans le labyrinthe israélo-sionisto-palestinien avec une petite chance de découvrir la sortie.

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1 - Rencontre d'Amédée et de Madeleine
2 - Le bocal israélien
3 - Un cercle vicieux
4 - La gestation du cadavre - Petit rappel historique
5 - Le cadavre se rebelle
6 - Le cadavre grandit de plus en plus rapidement
7 - Massacre à la tronçonneuse
8 - La guerre des bébés ou l'effet boomerang
9 -
Méditations moroses d'Amédée ou "Quand la fiction est la réalité"
10 - Petite conclusion sur Ionesco

 

1 - Rencontre d'Amédée et de Madeleine

Dans la pièce d'Eugène Ionesco Amédée ou Comment s'en débarrasser, Madeleine et Amédée, vivent depuis quinze ans dans une réclusion si totale qu'ils ne sortent jamais de leur petit appartement. Ce couple étrange est formé d'un écrivain raté qui n'arrive pas à dépasser la première ligne d'une œuvre sur laquelle son regard est assis du matin au soir, pendant que sa femme, sorte de demoiselle des téléphones, jacasse dans l'écouteur avec le monde entier . Particularité singulière : le couple recèle un cadavre.

Mais, il faudrait plutôt dire qu'il héberge son cadavre, car la bizarrerie de ce corps, c'est que, défiant toutes les lois de la logique et de l'anatomie, le cadavre est trépassé et vivant en même temps et sous le même rapport. On ne sait pas très bien qui il est - un ancien amant de Madeleine ou un enfant mort - mais il est là, omniprésent, et le couple cohabite avec lui.

Certes, ce cadavre est mort et bien mort, comme en témoignent les champignons et les moisissures qui se manifestent ici et là dans l'appartement et qui sont la preuve de la décomposition d'une matière. Mais il demeure animé d'un principe vital dont un événement anodin  une lettre apportée par le facteur - symbole de l'irruption du monde extérieur dans la vie de poisson rouge dans un bocal des deux personnages - déclenche brusquement une croissance continue et aussi inéluctable que le destin.

Ce mort envahissant, dont la présence et la progression volumétrique semblent fatales, grignote, puis dévore l'espace psychique et l'espace vital des occupants de l'appartement. Il les obsède, il ronge leur vie avant de les acculer physiquement. Le cadavre grossissant toujours, sa tête finit par pulvériser la porte séparant la chambre dans laquelle il gît du salon de ses hôtes-geôliers. Sa progression aussi subreptice qu'inexorable se poursuivant, il brise les vitres de la fenêtre de la façade faisant entrer l'air froid de l'extérieur pendant que ses pieds percent le mur et finissent par pendouiller dans le vide et se répandre dans la rue en un interminable serpent.

Impossible alors de cacher plus longtemps l'existence du cadavre en croissance exponentielle. Amédée se voit chargé de trouver une solution et de se "débarrasser" de cette chose encombrante, dont la croissance est impossible à maîtriser et dont le symbolisme rappelle celui de la bête de La métamorphose de Kafka.

Le procédé littéraire utilisé par Ionesco et Kafka est, en effet, comparable : le fantastique permet de réifier, de matérialiser et de rendre présent et actuel, un peu à la manière d'une bande dessinée, une situation tellement dissimulée et impensable que le personnage n'ose pas même se l'avouer à lui-même. Il la cache farouchement et elle ne débarque sur le devant de la scène que lorsque son volume devient incompressible et lui explose à la figure. Elle s'impose alors au monde par la force de l'évidence.

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Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/pales...

 

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Il est certain qu’au bout de 69 ans, aucune solution, si raisonnable ou juste soit-elle (et surtout si elles le sont !) ne vaudra le quart d’un shekel tant qu’on n’aura pas convaincu ou forcé les Israéliens à l’accepter. Par tous les moyens possibles.

 

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À part ça ?

« L'Iran veut détruire l'État juif », dit Netanyahou. « C'était au Ve siècle avant J-C », répond Poutine

 

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Lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Moscou, le Premier ministre israélien a mis en garde contre la menace que représente l'Iran qui, selon lui, serait dans la continuité de la Perse dans sa volonté de « détruire le peuple juif ».

Vladimir Poutine a invité jeudi 9 mars Benjamin Netanyahou à tourner la page après que le Premier ministre israélien a évoqué la volonté ancestrale des Perses et de leurs « héritiers » iraniens de « détruire le peuple juif ». Le président russe a estimé qu'il s'agissait d'histoire ancienne.

Reçu au Kremlin, le Premier ministre israélien avait violemment critiqué l'Iran, allié de la Russie au Proche-Orient. « Il y a 2 500 ans, il y a eu une tentative en Perse de détruire le peuple juif. Cette tentative a échoué et c’est ce que nous célébrons à travers la fête » de Pourim qui aura lieu dimanche et lundi [12 et 13 mars] en Israël, a précisé Benjamin Netanyahou au chef de l'État russe.

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Source : https://francais.rt.com/international/35075-netanyahou-me...

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Et même, ce n’est pas sûr…  Pourim est une fête du printemps canaanite ramenée par les Hébreux (qui ne sont d’ailleurs pas les ancêtres de M. Netanyahou) de leur captivité à Babylone, certains d’entre eux s’arrêtant en route sur le territoire de la Perse où ils sont toujours.

On la célébrait chez ces Sémites en l’honneur de la déesse Ishtar et du dieu Marduk, que les Hébreux ont appelés dans leur langue Esther et Mardochée. La légende, qui avait déjà connu quelques avatars, en a connu d’autres.

Et les humains continuent à faire des gestes dont ils ne connaissent plus la signification en s’inventant des histoires qu’ils arrivent à se faire croire. Mais les proches de M. Netanyahou devraient lui faire prendre du repos dans une cellule capitonnée, sinon il va finir par se faire du mal.

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Au cours d’une rencontre qui aurait dû avoir lieu en 2015 mais qui fut annulée pour cause d’avion russe abattu par les Turcs…

 

Erdogan [qui ne manque pas de sens de l’humour] appelle Poutine à des efforts conjoints pour mettre fin à la guerre en Syrie

RT10 mars 2017

 

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Recep Erdogan, en visite à Moscou, a appelé Vladimir Poutine à lutter de concert contre le terrorisme en Syrie pour mettre fin à l’effusion de sang dans ce pays. Poutine a pour sa part espéré que les États-Unis et d’autres grands acteurs se joindraient à ces efforts.

La Russie et la Turquie doivent œuvrer ensemble pour mettre fin à l'effusion de sang en Syrie, a déclaré vendredi le président turc Recep Tayyip Erdogan à l'issue d'une rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine à Moscou.

 

« Nous devons prendre des mesures conjointes pour arrêter l'effusion de sang en Syrie », a indiqué M. Erdogan lors d'une conférence de presse conjointe.

 

Il a ajouté que les forces turques chargées de chasser les terroristes du nord de la Syrie étaient en train de réaliser une mission très importante.

Le président russe a pour sa part insisté sur la protection de l'intégrité territoriale de la Syrie lors des opérations antiterroristes.

Lire la suite…

Source : https://fr.sputniknews.com/international/2017031010304068...

 

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And the show goes on…

 

 

 

Mis en ligne le 10 mars 2017

 

 

 

 

22:15 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/03/2017

OTAN AND SO ON...

1. Europe  Radeau Méduse.JPG

 

OTAN AND SO ON (suite et hélas pas fin)

 

À l’ombre duquel se déroule (entre autres) le cirque électoral hexagonal.

 

Nato Lex Sed Lex

Fernand Le Pic – ANTIPRESSE- 5 mars 2017

 

Tout est parti de cette application Decodex promue par la société d’édition Le Monde, et dont la promesse officielle est de démasquer « les sources trompeuses » et déterminer « en temps réel » si les sites et profils de réseaux sociaux « sont plutôt fiables ou non ».

 

2. Décodex 1.gif

Nous avons en effet décidé de remonter à la source technologique de Decodex fournie par Google. Partant de la direction du Monde (sans jeu de mot), nous avons débouché sur un terrain de jeu militaire tentaculaire. Il associe le Pentagone et l’OTAN à une quantité innombrable de structures publiques (organisations internationales, organisations intergouvernementales, organisations régionales, etc.) et privées (grands groupes internationaux, médias, ONG, etc.)

Il nous a fallu un certain temps pour découvrir un fil rouge exploitable. Nous avons suivi celui de la doctrine otanienne connue sous le nom de « Comprehensive Approach ».

Elle témoigne d’une extraordinaire détermination américaine à faire jouer ensemble des pays et des univers professionnels des plus variés, afin d’y piocher les capacités dont elle a besoin pour maintenir et renforcer son leadership. Cette « Comprehensive Approach » fut imaginée dès le lendemain de la disparition du Pacte de Varsovie mais n’atteignit sa pleine maturité qu’au tournant de l’année 2010.

 

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Schéma CMOC

Schéma publié par la National Defense University (Washington DC), déc. 2011 (p. 128) [1]

 

Grand chemin faisant, après avoir notamment annexé la plupart des anciens États du Pacte de Varsovie de gré ou de force, l’OTAN n’a cessé d’affiner cette doctrine, pour y inclure en particulier la « désinformation ». Cette dernière est associée à un concept de «guerre hybride», dont on assigne l’origine à la Russie, qu’on peut ensuite accuser d’en faire ses choux gras, avec notamment le retour très réussi de la Crimée au sein de la Mère patrie.

Depuis lors, on ne compte plus les déclarations officielles, les commentaires d’experts, les colloques, les conférences, les articles, les livres et surtout les effets d’annonce au sujet des «menaces hybrides», qu’il faudrait donc à présent traiter de toute urgence.

Ce concept a pourtant fait son apparition officielle dans le jargon de l’OTAN dès 2009 [2] et, à l’époque, sans aucun rapport avec la Russie. En fait il était devenu un sujet de réflexion encore plus tôt puisqu’il s’inspire très directement d’un célèbre rapport des deux officiers supérieurs chinois, les nommés Qiao Liang et Wang Xiangsui, publié en Chine en 1999 sous le titre de Guerre hors limites (超限战) [3], et immédiatement traduit en anglais, la même année, sous le titre Unrestricted Warfare.

Cette doctrine de l’OTAN voit donc le jour aux États-Unis et bien avant le coup d’État de Maïdan. Autrement dit, ce n’est pas la réintégration de la Crimée qui a déclenché une «réponse» à une « attaque hybride » imaginée et menée pour la première fois par la Russie. Il semblerait plutôt que les stratèges américains du Perception Management aient fait coïncider une doctrine préalable avec une succession d’actions conçues pour provoquer une telle perception. Un renversement chronologique très classique dans ce domaine, d’autant qu’il permet de justifier en parallèle une augmentation substantielle des budgets de défense européens, eux-mêmes très profitables à l’industrie militaire américaine.

C’est donc l’élaboration otanienne de ce panier de « menaces hybrides » que nous allons explorer dans les prochaines livraisons d’Antipresse, ouvrant ainsi une première enquête à épisodes, façon série américaine. On y trouvera bien sûr quelques infos sur les attaques conventionnelles et non conventionnelles, mais aussi des cas intéressants de collaboration directe et structurée d’ONG avec l’OTAN, ou de relais politiques mis à la charge de l’Union européenne et des pays membres du Partenariat pour la Paix, dont la Suisse. On rencontrera aussi des scenarii de « migrations économiques » de populations, dans des réflexions très antérieures aux expéditions que l’Europe connaît aujourd’hui. Les questions de l’«extrémisme idéologique», de l’« instrumentalisation du droit international », entreront également dans cet inventaire. Mais c’est surtout le nouveau traitement des opérations de désinformation (aussi vieille que le monde), qui accaparera notre attention.

Un rapport du patron militaire de l’OTAN, le Commandant suprême des forces alliées en Europe ou « SACEUR » (Supreme Allied Commander Europe), en date du 25 août 2010, explique en effet en quoi la désinformation s’inscrit dans la guerre hybride pour «discréditer le rôle de l’OTAN, sa légitimité, sa crédibilité, et sa conduite, tout en sapant en parallèle l’activité des gouvernements des états membres». Même si cela ressemble fort à l’hôpital qui se moque de la charité, puisque le patron de l’OTAN feignait ainsi de redécouvrir les principes de subversion qui gouvernent sa propre doctrine [4], c’est son intégration dans le concept de guerre hybride qui méritera toute notre attention, puisqu’aujourd’hui, une opération de désinformation peut être entendue comme un facteur déclenchant du fameux «article 5 », c’est-à-dire le point de départ d’une vraie guerre.

C’est en raison de la masse de sources très hétérogènes à relier entre elles et qu’il nous faudra présenter dans un langage purifié de sa gangue d’acronymes militaires, que les résultats de notre exploration seront traités par morceaux et par étapes dans les prochains numéros de l’Antipresse.

Nous bouclerons la boucle lorsque nous aurons su expliquer en quoi Decodex et bien d’autres « outils » et cercles d’influence, travaillent, en fait et en droit, dans un cadre otanien très précis, non seulement idéologique, mais également organique et fonctionnel. Et que nous aurons su décrire très objectivement en quoi ces applications et développements informatiques aux budgets quasi illimités ne sont que des armes de braconnage sur nos terres de pensée ancestrales, donnant l’illusion aux faux héritiers de la liberté de la presse de pouvoir jouer les gardes-chasses du bon côté de la battue, confondant cette liberté avec un lâcher de gibier.

Alors, si nous ne sommes pas stoppés net d’ici-là par cette traque que l’on eût préférée à courre, nous vous donnons rendez-vous dans un très prochain numéro d’Antipresse hybride (ou sans brides?)!

Par Fernand Le Pic | N° 66 | 5.3.2017

________________________

NOTES :

[1] « Capability Development in Support of Comprehensive Approaches », consultable sur le site de l’ETHZ.

[2] Voir: «Multiple Futures Projects final report» (avril 2009). Et: International Military Staff M-0423-2009 «Development of a Military Concept for Countering Hybrid Threats» (23 juillet 2009).

[3] Il sera traduit en français dès 2003.

[4] Par exemple la « NATO PSYOP Policy: MC 402, AJP-3.7 » qui autorise le soldat de l’OTAN mais aussi ses relais privés, à « user de méthodes de communication et autres moyens, en direction d’audiences agréées, en vue d’en influencer les perceptions, les attitudes et les comportements, dès lors qu’ils affectent l’accomplissement des objectifs militaires et politiques [de l’OTAN] ».

Source : http://www.antipresse.net/

© 2017 Association L’Antipresse

On attend la suite.

 

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La France n’a plus de politique étrangère ? Vendons notre siège au Conseil de l’ONU au Qatar.

Jacques-Marie Bourget – Le Grand Soir 5 mars 2017

 

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L'Europe est une colonie étasunienne créée par un agent français de la CIA et un ministre de Pétain. La politique étrangère de Paris se décide à Washington. Pourquoi dépenser de l'argent en entretenant un lourd Titanic nommé Quai d'Orsay ? Il faut en faire un palace couvert d'étoiles et vendre notre voix au Conseil de l'ONU au plus offrant, à coup sûr le Qatar.

Et si, sur eBay, on mettait en vente la voix de la France au Conseil de sécurité de l’ONU ? Ça ferait des sous pour payer d’autres gardes du corps à Marine Le Pen et d’autres épouses travailleuses à François Fillon. J’ai un ami corse, expert pointilleux en achat et vente de votes, qui pourrait se charger de la transaction. On nous dit que les caisses de la France sont vides ? Très bien. Mais puisque personne, entre les candidats à la succession de Paul Deschanel, ne nous propose de faire revenir en France les 160 milliards de taxes et impôts en cavale, ce droit de suffrage à l’ONU a la qualité d’une voix en or.

Ma réflexion mérite au moins une bonne étude de marché. Il serait judicieux de la confier à Ladreit de la Charrière, un homme qui a de l’entregent, et même de l’entre-François ; qui connaît donc du monde, le monde. Les plus courageux d’entre nous, ceux qui ont perdu de jolies soirées à écouter les moulins à paroles des « primaires » l’ont constaté : pour présider la France, un programme de politique étrangère n’est pas nécessaire. C’est un peu l’option macramé au bac, larguée entre la prolongation du boulevard Saint-Germain jusqu’à la mer et la gratuité des rasoirs.

Lire la suite…

Source : https://www.legrandsoir.info/la-france-n-a-plus-de-poilit...

 

 

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Un riche touriste détroussé à Paris (et ce n’est qu’un début).

Theophraste R – Le Grand Soir 4 mars 2017

 

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« Devant la boutique Yves Saint Laurent, avenue Montaigne à Paris un avocat vénézuélien s’est fait arracher sa montre de la marque Audemars Piguet, modèle Tourbillon Concept Openworked, avec bracelet en crocodile, et valant 210.000 € » ( = 15 ans de SMIC).

D’autres malfrats en bande organisée sont sur un casse fixé au 23 avril et qui frappera les esprits par son ampleur. Jouant sur la crédulité des citoyens, il s’agit de s’introduire chez eux avec le sourire avant de repartir en emportant la sécurité sociale, le canevas avec la biche dans le bois, le droit au chômage, les heures supplémentaires, la boule de verre où il neige quand on la remue, la retraite, l’avenir des enfants, les 35 heures, la soupière à médicaments, les CDI, le chemin de table au crochet, les droits syndicaux, le baromètre qui n’a jamais marché, les casques anti-coups de tonfas, et autres babioles auxquelles les gens simples sont comiquement attachés.

Leur plan ne peut échouer si les victimes sont braquées ce jour-là contre le voisin autoproclamé qui essaie de les alerter avec sa voix forte (il est sourd, ou quoi ?) et son égo surdimensionné d’insoumis.

Théophraste R. (Sous-directeur de la Brigade de détection des bateleurs et bonimenteurs médéfiens voleurs du peuple).

Source : https://www.legrandsoir.info/un-riche-touriste-detrousse-...

 

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Quand la démocratie dégénère en bouffonnerie

Bruno Guigue – Arrêt sur Info 3 mars 2017

 

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« En marche » ?... Beuh !

 

On parle beaucoup des mésaventures de M. et Mme Fillon, mais la crise conjoncturelle gravissime que traverse la droite française, en réalité, révèle surtout la perte de substance démocratique de notre système politique. Ce scandale politico-financier somme toute assez banal (si ce n’est que le principal intéressé est un candidat majeur à l’élection présidentielle) ne nous a pas appris que les élus considéraient les deniers publics comme de l’argent de poche. On le savait déjà. Il n’a pas dévoilé, non plus, l’imbrication suspecte des pouvoirs politique, médiatique, judiciaire et financier. Le phénomène est connu, et aussi ancien que la démocratie formelle, suspendue aux rapports de forces des acteurs sociaux qui se saisissent de ses procédures comme on investit un champ de bataille.

Ce que montre cette crise, c’est l’inanité d’un système où tout est suspendu au sort d’un politicien transformé par les primaires en « deus ex machina ». Que ce champion s’effondre, et tout est fini. On peut comprendre la colère des électeurs de droite, frustrés d’une représentation digne de ce nom lors d’une compétition majeure. Mais ce danger systémique est la rançon d’un régime qui fait du scrutin présidentiel la clé de voûte des institutions. Si elle lâche, tout s’effondre. Depuis la fondation de la Vème République, la vie politique a été mise en orbite autour de l’élection suprême. La compétition élyséenne en constitue l’alpha et l’oméga. L’instauration du quinquennat a accentué cette tendance, en faisant dépendre l’issue des élections législatives du verdict présidentiel.

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Source : http://arretsurinfo.ch/quand-la-democratie-degenere-en-bo...

 

Blog d’un admirateur du candidat :

http://citoyenveilleur.canalblog.com/archives/2017/01/25/...

 

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Ailleurs (à peine)…

 

Quand Israël et la Grande-Bretagne célèbrent le traumatisme historique des Palestiniens

Samah JabrArrêt sur Info 3 mars 2017

 

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Arthur Balfour, alors Premier ministre de Grande Bretagne et Winston Churchill

 

Après cent ans, la Grande-Bretagne semble en être au même stade moral que lorsque le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Arthur Balfour, écrivait à un dirigeant de la communauté juive britannique, le baron de Rothschild, lui promettant l’établissement d’un « foyer national » pour le peuple juif en Palestine.

Au lieu de revenir sur cette mesure injuste et de provoquer des transformations historiques, des développements sociaux, et de réparer le mal fait aux Palestiniens, le Premier ministre britannique invite le Premier ministre israélien à une célébration pour marquer le centième anniversaire de la Déclaration Balfour. Cette célébration est en train de déclencher le traumatisme historique qui a laissé des cicatrices importantes dans la mémoire collective palestinienne au cours d’un siècle de déplacements et d’une domination militaire qui a démuni les Palestiniens, politiquement et culturellement, et les a traités comme des êtres problématiques et inférieurs.

La Grande-Bretagne est également responsable d’avoir imposé une immigration juive massive en Palestine et de lui avoir permis de posséder des armes et des chars de combat, pendant qu’elle écrasait les Palestiniens qui aspiraient à leur indépendance après 30 années de mandat. La violence et la défaite qui ont été imposées au peuple palestinien, ont été facilitées et organisées par la Grande-Bretagne. Leurs effets n’ont pas seulement fait du mal aux personnes immédiates de cette génération, qui ont été tuées ou déplacées ou dont les biens ont été volés ; mais tous les membres de notre société, et les multiples générations qui ont suivi, ont pris sur leurs épaules le fardeau du traumatisme historique du vol de la terre palestinienne, un vol qui a transformé le passé et l’avenir des Palestiniens.

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Source : http://arretsurinfo.ch/quand-israel-et-la-grande-bretagne...

 

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Rothschild révèle le rôle décisif que sa famille a joué dans la Déclaration Balfour et la création d’Israël [Vidéo]

Rédaction – Arrêt sur Info 5 mars 2017

 

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Lord Rothschild interviewé par l’ex-ambassadeur Daniel Taub. [Photo Times of Israel]

 

Le Times of Israel  rapporte que lord Jacob Rothschild a récemment révélé de nouveaux détails sur le rôle décisif qu’ont joué des membres de sa famille pour obtenir la Déclaration Balfour, qui a « ouvert la voie à la création d’Israël ».

L’octogénaire Rothschild est le chef actuel de la famille de banquiers et un supporter déterminé d’Israël.

La Déclaration Balfour (voir le texte ci-dessous) est une lettre écrite en 1917 par le ministre des Affaires étrangères britannique, lord Balfour, adressée à lord Rothschild, un des dirigeants sionistes de Grande Bretagne à l’époque et l’oncle du lord Rothschild actuel.

Le Times of Israel rapporte qu’au cours d’une interview télévisée, Rothschild a révélé pour la première fois le rôle joué par sa cousine Dorothy de Rothschild. Il a décrit Dorothy, qui était alors adolescente [« in her teens »] comme « fervente partisane d’Israël » et dit « Ce qu’elle a fait a été décisivement important ».

Rothschild dit que Dorothy a mis en rapport le leader sioniste Chaim Weizmann avec l’establishment britannique. Dorothy a « dit à Weizmann comment s’y intégrer, comment s’insérer dans la vie de l’establishment, ce qu’il a appris très vite ».

Rothschild dit encore que la manière dont ils se sont procurés la Déclaration a été extraordinaire. « Ce fut une incroyable manifestation d’opportunisme. »

 « [Weizmann] arrive à voir Balfour, » raconte Rothschild, « et incroyablement, il persuade Lord Balfour, et Lloyd George, le Premier ministre, et la plupart des ministres, qu’on devrait permettre à cette idée d’un foyer national pour les juifs de se concrétiser. Je veux dire, c’est si… si incroyable. »

Lord Rothschild était interviewé par l’ancien ambassadeur d’Israël au Royaume Uni, Daniel Taub, à l’occasion du Projet Centenaire Balfour. L’interview s’est déroulée à Waddeston Manor, dans le Buckinghamshire, un manoir dont la famille Rothschild a fait don à la nation en 1957 et où la Déclaration est conservée.

Selon l’ambassadeur Taub, la Déclaration a « changé le cours de l’histoire pour le Moyen-Orient ».

Selon l’article du Times, Rothschild a dit que sa famille, à l’époque, était divisée sur la question d’Israël, notant que certains de ses membres « ne pensaient pas que c’était une bonne chose que ce foyer national soit établi là ».

Les lettres de Dorothy sont elles aussi conservées à Waddeston. Elles révèlent ses transactions ultérieures avec divers leaders sionistes et ce qu’elle pensait de l’organisation de la Conférence Sioniste, toujours selon le Times.

Rothschild dit que la Déclaration a été remaniée cinq fois, avant qu’une version définitive soit publiée le 2 nombre 2017.

Alison Weir rapporte, dans son livre Against Our Better Judgment: The Hidden History of How the U.S. Was Used to Create Israel [En dépit du bon sens : Comment à l’insu de tous, les États-Unis ont été utilisés pour créer Israël], que des brouillons de la Déclaration ont fait la navette entre les sionistes d’Angleterre et des États-Unis, avant que le document n’ait trouvé sa forme finale. Son principal rédacteur fut le sioniste clandestin Leopold Amery.

Le livre de Weir relate et prouve que la principale incitation offerte aux dirigeants britanniques pour leur faire accepter de publier la Déclaration Balfour fut l’assurance donnée par les sionistes qu’ils feraient entrer les États-Unis dans la Ière guerre mondiale aux côtés de la Grande Bretagne si les Britanniques s’engageaient à favoriser la colonisation sioniste de la Palestine.

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Texte de la Déclaration Balfour

« Foreign Office
2 novembre 1917.

Cher lord Rothschild,

J'ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l'adresse des aspirations juives et sionistes, déclaration soumise au Parlement et approuvée par lui.

Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays.

Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste.

Arthur James Balfour »

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Interview exclusive de lord Rothshild, où il évoque l’implication de sa famille dans la Déclaration Balfour de 1917, « les 67 mots qui ont conduit à la création de l’État d’Israël ». [Au pays des microns anglophiles en marche : in english œuf corse]

 


 

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Site officiel de Projet Centenaire Balfour :

http://www.balfour100.com/

 

Source : https://israelpalestinenews.org/rothschild-reveals-crucia...

Via : http://arretsurinfo.ch/rothschild-reveals-crucial-role-his-ancestors-played-in-the-balfour-declaration-and-creation-of-israel-video/

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Alison WEIR

Against Our Better Judgement

The hidden history of how the U.S. was used to create Israel

CreateSpace Independent Publishing Platform, 2014

260 pages

 

 

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Alison Weir est une femme de lettres et journaliste américaine qui, depuis 2000 (début de la 2e Intifada) se consacre presque exclusivement au conflit israélo-palestinien. Elle est la fondatrice et l’administratrice de l’association sans but lucratif If Americans Knew (IAK, « Si les Américains savaient ») et la présidente du Councif For National Interest (CNI, « Conseil pour l’Intérêt National »). Elle est connue pour ses opinions très critiques à l’égard d’Israël.

« Prodigieusement documenté… Alison Weir doit être hautement louée pour avoir jeté une lumière à la fois si dure et si brillante sur les relations entre les États-Unis et Israël. J’espère que ce livre merveilleux recevra toute l’attention qu’il mérite » a dit l’ex-ambassadeur US au Qatar Andrew Kilgore.

 

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On se rappellera en passant que Salomon Reinach, membre d’une autre éminente famille de banquiers juifs (français), qui était, lui, violemment hostile au sionisme et à son projet de « foyer national » (qu’il jugeait dangereux pour tout le monde, à commencer par les juifs de la Diaspora), a été contraint, en 1911, de démissionner de ses fonctions de vice-président de l’Alliance israélite universelle, suite aux intrigues d’un jeune sioniste de seize ans nommé Nahum Goldman. (Voir  notre post du 2 avril 2016 : « Salomon Reinach et les juifs ».)

Mesure-t-on le nombre de tragédies, de morts, les quantités de sang versé et de souffrances indicibles qu’ont provoqué – et que provoqueront encore, car l’histoire n’est pas finie – les manipulations irresponsables de deux immatures ? Mais que dire, alors, des pseudo-adultes (dont un gouvernement dans sa totalité) qui se sont laissé manipuler de façon bien plus irresponsable encore ?

Les Grosses Orchades

 

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« CARLOS, c'est un patriote vénézuélien qui s'est fait Palestinien. Il a été enlevé illégalement et il est détenu injustement par la France. Je le considère comme un grand parmi les combattants révolutionnaires ». (Commandant Hugo Chavez)

 

Petit rappel pour les jeunes qui n’étaient pas nés

 

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Carlos, de son vrai nom Ilich Ramirez Sanchez est un révolutionnaire vénézuélien qui s’est battu pendant près d’un quart de siècle pour la Palestine. Il est le fils d’un avocat communiste vénézuélien, qui a prénommé ses trois fils Ilich, Vladimir et Lénine. Un peu le même cas de figure que dans la famille Vergès. Carlos était l’aîné.

À la fin de ses études secondaires (il avait 17 ans), il a assisté à la troisième conférence Tricontinental. Après quoi, il est parti continuer ses études à l’université Patrice Lumumba de Moscou.

Il a ensuite suivi une formation de guerillero au camp d’entraînement du FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine) à Amman.

Le reste appartient à l’histoire.

Si vous voulez des détails, vous pouvez consulter sa fiche Wikipédia, à condition de posséder un Décodex alternatif de dernière génération et récemment révisé : Carlos y est appelé « terroriste » toutes les trois lignes et « Chacal » entre les coups, qualificatifs dont n’ont jamais pu s’enorgueillir des agneaux comme M. Ariel Sharon par exemple, pour n’en citer qu’un. Donc : prudence.

Carlos a commis des actes de guerre (la guerre, c’est vilain et sanglant, mais qui a commencé ?) et a aussi été accusé de crimes qu’il n’avait pas commis. C’est une tradition. Quand Hitler a fait brûler le Reichstag, il en a accusé Marinus van der Lubbe. Et tout le monde a fait semblant de le croire.

Faut-il voir dans l’acharnement de l’État français contre Carlos, la main d’Israël ? À n’en pas douter. M. Charles Pasqua de sac..cageante mémoire, n’ayant rien à refuser à ses homologues de Tel Aviv, a fait kidnapper Carlos un jour d’août 1994 sur une table d’opération, au Soudan, car la CIA et Guantanamo ne sont pas les inventeurs de la chose. Il l’a fait traîner en France devant des cours spéciales Qui l’ont condamné. Deux fois. À perpétuité les deux fois. La deuxième avec une peine de sûreté de 18 ans. Il y a 23 ans qu’il est au gnouf, dont 10 d’isolement absolu.

Mais ce n’est pas encore assez. Comment contourner l’obligation d’avoir à le rendre au pays qui le réclame ? Fastoche.

En 1974, au Drugstore Publicis du boulevard Saint Germain, une grenade a été lancée dans la foule depuis la mezzanine du restaurant. Deux morts et 34 blessés dont des enfants. Les témoins en état de témoigner ont vu « une ombre » s’enfuir. Personne n’avait encore entendu parler des « false flags » alors. Des années après les faits, les autorités françaises ont décidé que l’ombre était Carlos. Qui a été deux fois reconnu innocent de l’accusation par des tribunaux. Qu’à cela ne tienne. On va lui faire un troisième procès, qu’est-ce qu’on risque ? Parce que, si on ne veut pas le rendre au Venezuela malgré les accords internationaux qu’on a signés, il faut bien trouver quelque chose…

Depuis 1974, beaucoup de témoins ont disparu. Les policiers de l’époque ne sont plus là. La dernière juge à s’être occupée de l’affaire est à la retraite. L’avocat de l’accusé, Me Vergès, est mort de vieillesse et le Publicis Saint Germain n’existe plus. C’est donc une espèce de procès archéologique qui va se dérouler du 13 au 31 de ce mois de mars 2017, à la cour d’Assises de Paris : 4, boulevard du Palais, dans le 1er arrondissement. Rez-de-chaussée - Salle 3 (à côté des chambres correctionnelles). Les audiences seront publiques. Elles se tiendront de 9 heures à midi et de 14 h à… plus d’heure. Métro : Cité.

Il serait souhaitable que des jeunes gens et des jeunes femmes en grands  nombres viennent assurer les « élites » qu’on les surveille et faire savoir à l’accusé qu’on ne l’oublie pas.

 

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En l’absence de Me Vergès empêché, il sera défendu par Me Isabelle Coutant-Peyre, qui est aussi sa compagne. « Dans ce dossier, il n’y a rien », dit-elle. « C’est un dossier totalement fabriqué ». Avec Me Coutant-Peyre, plaideront Me Francis Vuillemin et des avocats turcs dont les noms nous sont inconnus.

 

Liberté pour Carlos !

 

Les amis de Carlos tiendront une conférence-débat à Paris le 19 mars. L’affiche, dès qu’elle sera prête, paraîtra ici même.

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D’ici là, pour en savoir davantage, rendez-vous sur le site plumenclume.org : http://plumenclume.org/home/44-liberte-pour-carlos-000000...

 

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Mais puisqu’on était au Salon de l’Agriculture, n’en partons pas tout de suite…

 

Qui sont Miss et Mister France Agricole 2016 ?

[L’élection 2017 est en cours]

Lucie PichonAgriAffaires 21 janvier 2016  

 

Après Miss Agri 2014 et Miss France Agricole 2015, place à l’élection de Miss et Mister France Agricole 2016 et de leurs dauphins, qui s’est tenue le 17 janvier dernier et qui vise comme chaque année à promouvoir le monde agricole.

Nouveauté de cette année, l’élection d’une Mini « Miss France Agricole », d’un Mini « Mister France Agricole » ainsi que d’un « duo de choc ». Les 9 jurés ont dû départager les gagnants parmi les 260 photos des candidats.

Voici donc les vainqueurs de l’élection !

 

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Lire la suite…

 

Source : http://blog.agriaffaires.com/2016/01/qui-sont-miss-et-mis... 

 

On peut, c’est notre cas, trouver cette jeune personne plus fraîche et avenante que les pétasses aux sourires clonés des compétitions organisées par les propriétaires de machins de grand chemin. C’est vrai aussi pour le représentant de l’autre sexe (il n’y en a pas de troisième prévu), surtout si on le compare aux êtres curieux qui défilent dans les sauteries de grands couturiers.  Et c’est vrai même pour les vaches dieunousdamne !

Espérons que les lauréats 2017 seront à la hauteur.

 

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Demain, journée mondiale des Femmes

 

Le bon goût règne chez les Décodex

 

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Mis en ligne le 7 mars 2017.

 

 

 

 

20:26 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/03/2017

ORAISON FUNÈBRE DE L'EUROPE

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Oraison funèbre de l’Europe

 

Dernière minute …

En 1923, le chef du gouvernement allemand s'appelait Cuno. Cet économiste candide portait les œillères de sa spécialité et en véhiculait les niaiseries. Il ignorait que la Ruhr occupée par la France, était un butin. Aussi s'imaginait-il que le Président Poincaré déguerpirait sitôt que entreprise ne serait plus bénéficiaire. Il suffisait donc, pensait-il de la rendre improductive et pour cela de susciter des grèves.

Aujourd'hui, un homme d'affaires aveugle ou faussement naïf dirige les États-Unis. Il s'appelle Donald Trump. Sait-il, ou feint-il d'ignorer que l'occupation américaine de l'Europe est un trophée, donc un emblème de la victoire américaine de 1945? Pour la première fois, un Président des États-Unis avertit ses vassaux européens que la patience du peuple américain ne sera pas éternelle à leur égard et qu'il leur en cuira s'ils refusent de rentrer dans le rang, c'est-à-dire d'augmenter leur participation financière à leur propre mise sous tutelle.

Dans le même temps, le premier empire militaire mondial augmente son budget de guerre de quatre-vingt cinq milliards de dollars.

Tel est le contexte dans lequel je demande aux lecteurs de mon site d'interpréter mes analyses anthropologiques bimensuelles : l'anthropologie historique que je tente d'élaborer depuis seize ans sur ce site voudrait inaugurer en amont un recul nouveau de la raison, donc une distanciation inédite à l'égard de la politique et de l'histoire, tellement toute objectivité ne recueille en aval que les conséquences logiques des prémisses énoncées en avant-garde.

 

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Le souverain du monde s'appelle le temps. C'est pourquoi, dès les origines, la métaphysique a tenté de lui tenir la dragée haute. Le temps, disait-elle, n'est jamais qu'un trompe-l'œil. Le temps n'est qu'un subterfuge du temporel, seules comptent nos victoires sur la durée qui nous étrangle. Mais il se trouve que le dernier coup de gong de ce tyran sonne notre glas. Et c'est parce que nous refusons de trépasser que nous tentons de le prendre de haut avec le temps.

 

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Mais quand l'étrangleur qui s'appelle la mort prend une civilisation dans ses griffes, quand l'Europe cesse de défier la mort, nous découvrons les arcanes de notre renoncement au combat. Quel paradoxe que les civilisations se rendent éternelles à engager un combat sans issue !

C'est que le butin de ce combat s'appelle la gloire. Un continent qui aura accepté de périr, une civilisation qui aura renoncé à se rendre glorieuse nous enseigne les chemins du trépas du Vieux Continent. Ces chemins sont clairement tracés : c'est par son retrait de l'arène que l'Europe se construit son sépulcre. Voyons, la loupe à l'œil, comment le Vieux Monde s'asservit sous le joug d'une puissance étrangère.

Quand les constitutions européennes sacralisent leur propre servitude, quand des nations désormais abusivement qualifiées de souveraines proclament éternelle leur propre occupation sous le joug de cinq cents bases militaires américaines sur leur territoire, un secret encore mieux caché de la mort des civilisations rappelle soudainement à notre attention que nous avons déjà quitté l'arène du temps non seulement sur la pointe des pieds, mais dans un aveuglement conscient et volontaire. Si La Boétie revenait parmi nous, il confirmerait son essai sur la servitude volontaire, tellement nous effaçons volontairement les traces de notre mémoire.

L'examen du chemin d'une Europe en marche vers son trépas, démontre que notre servitude se cache au plus secret de nos cerveaux. On l'a bien vu quand le Front national, par exemple, a rappelé que la souveraineté du continent et de ses nations ne renaîtra jamais sous la chasuble des vassaux du Pentagone.

Dans un texte antérieur, je citais une phrase de Montherlant : « Le vainqueur roucoulait sur les bancs publics avec les femelles du vaincu ». (Voir: Naissance, croissance et agonie de l'Europe américaine, 20 janvier 2017) Aujourd'hui, la femelle du vaincu est en tenue de gala, la femelle du vaincu n'est autre que toute la presse écrite, ainsi que les médias de l'Europe et de l'empire américain. Quel repoussoir que l'Europe d'aujourd'hui aux yeux des historiens de demain.

Lire la suite…

 

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Siège de l’OTAN à Bruxelles – Coût : 1 milliard de dollars

 

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Ou vaudeville ?

 

« L’art de la guerre »

Coup de sommeil nucléaire

Manlio DinucciRéseau Voltaire 28 février 2017

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

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S. Exc. Sebastiano Cardi, représentant permanent de l’Italie aux Nations unies. 

 

Surtout ne croyez pas que l’Italie a décidé de respecter sa signature du Traité de non-prolifération nucléaire. Juste, essuyant une grosse fatigue, le représentant de l’Italie à l’Assemblée générale des Nations Unies s’est malheureusement trompé de bouton de vote.

Le gouvernement Gentiloni a renversé le vote du gouvernement Renzi à l’Onu, en votant en faveur du lancement de négociations pour le désarment nucléaire ! La sensationnelle nouvelle s’est rapidement diffusée, amenant certains partisans du désarmement à se réjouir du résultat obtenu. Pour avoir des éclaircissements à ce propos, le sénateur Manlio Di Stefano (Mouvement Cinq Étoiles) et quelques autres ont présenté une question, à laquelle le gouvernement a donné une réponse écrite dans le bulletin de la Commission Affaires étrangères. Elle clarifie la façon dont les choses se sont passées.

Le 27 octobre 2016, pendant le gouvernement Renzi, l’Italie (prenant la file derrière les États-Unis) a voté « Non », dans la première commission de l’Assemblée générale, à la résolution qui proposait de lancer en 2017 des négociations pour un Traité international destiné à interdire les armes nucléaires ; résolution approuvée en commission à une grande majorité. Ensuite, le 23 décembre 2016 pendant le gouvernement Gentiloni, quand la même résolution a été votée à l’Assemblée générale des Nations Unies, l’Italie a par contre voté « Oui » avec la majorité.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article195459.html

 

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OTAN s’en passer, certes, mais qui le fera et comment ?

 

« L’OTAN obsolète » de Trump veut dire « l’Europe doit financer le militarisme américain »

Finian CUNNINGHAM – RT27 février 2017

 

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 Quand le président US Donald Trump a déclaré l’alliance de l’OTAN « obsolète », ce qu’il voulait dire n’est pas qu’il avait l’intention de sortir de ce pacte militaire, mais qu’il entendait se décharger de son financement sur les épaules de l’Europe.

Plusieurs fois au cours de sa campagne électorale, il avait évoqué dédaigneusement les 28 membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord. Ses commentaires sur son caractère « obsolète » ont fait naître en certains endroits l’espoir que le 45e président  allait restreindre la participation militaire américaine à l’OTAN, dans le cadre d’un programme élargi de réduction de la belligérance US.

Quand Trump a prononcé son discours d’investiture, le 20 janvier, la signification essentielle de son slogan « America First » a paru concerner une reconstruction de la société US et de son infrastructure, d'autre manière qu’en gaspillant des ressources à intervenir militairement partout dans le monde comme ce fut le cas sous les administrations précédentes.

Le désir maintes fois répété de Trump de restaurer des relations amicales avec la Russie paraissait aussi devoir être conforme à son peu d'enthousiasme apparent pour l’OTAN. L’expansion vers l’Est de l’alliance militaire depuis les années 1990 n’a rien été d’autre qu’une continuelle provocation envers Moscou. Si bien que, quand Trump a qualifié le pacte d’« obsolète », on a pu à bon droit y voir une volonté d’améliorer les relations US-Russie.

Malheureusement, les espoirs de voir naître une administration US plus pacifique, moins militariste, s’écroulent à vue d’œil.

Il y a quelques jours à peine, le président Trump a prononcé un discours chauvin particulièrement enflammé devant le Comité d’action politique du parti conservateur, à Washington DC, dans lequel il a déclaré vouloir superviser « le plus grand renforcement des capacités militaires de l’histoire américaine ».

« Personne ne va se foutre de nous » a martelé Trump sous les acclamations d’une assistance se battant la poitrine à la Tarzan, aux cris de « USA ! USA ! ».

La semaine dernière, Trump a également annoncé qu’il était prêt à lancer une nouvelle course aux armements nucléaires. Dans une interview accordée à l’agence Reuters, il a juré que les États-Unis resteraient toujours « tête de meute »  en matière de suprématie nucléaire.

« Nous n’allons jamais nous laisser distancer par aucun pays, même si c’est un pays ami. Nous ne nous laisserons jamais distancer en matière de puissance nucléaire » a dit le Président.

Ceci fait suite aux commentaires qu’on rapporte qu’il a faits au Président russe Vladimir Poutine, au cours d’une conversation téléphonique qu’ils ont eue au début du mois [de février, ndt], où il a désavoué le nouvel accord de réduction des armes nucléaires NEW START, qu’il a traité de « bad deal » (« mauvaise affaire ») pour les États-Unis, laissant entendre qu’il avait l’intention de se retirer unilatéralement des engagements pris.

Cette mesure rappelle celle de l’ex-président George W. Bush, se retirant unilatéralement du Traité de Réduction des Armes Stratégiques (START) en 2002, retrait qui n’en finit pas d’avoir des répercussions déstabilisantes sur les relations US-Russie.

Ce à quoi nous assistons, c’est, de la part de Trump, à beaucoup de rhétorique du genre « rendre sa grandeur à l’Amérique » et « ne pas imposer notre manière de vivre aux autres », entièrement contredite par la pratique endurcie du militarisme à l’américaine, comme pierre angulaire de la politique US.

La réalité des choses, c’est que l’économie US n’est pas, comme on le proclame, le paradigme rose du « capitalisme de libre échange ». C’est bien davantage une économie militaire centralisée et subventionnée par le gouvernement – une espèce d’État-Providence à l’usage des grandes sociétés – plutôt qu’une entreprise privée. Et il en est ainsi depuis au moins la fin de la IIe guerre mondiale.

 

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Les dépenses militaires annuelles de l’économie nationale US sont actuellement de 600 milliards de dollars, soit à peu près la moitié de toutes les dépenses gouvernementales.

 

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Sans ces moyens de subsistance gargantuesques alloués par les contribuables au complexe militaro-industriel, l’économie US tout entière s’effondrerait.

Président depuis moins de deux mois, Trump prend conscience de cette réalité fondamentale de l’économie US, s’il ne l’avait pas déjà fait avant. À savoir qu’on est en présence d’un monstre militaire accro à l’argent public à hauteur de 600 milliards de dollars par an.

Trump se révèle de plus en plus militariste, à l’égal de tous ses prédécesseurs. À vrai dire, un président américain n'a aucune chance d'être d’autre dans les conditions actuelles du capitalisme d’entreprises.

Ceci aide à clairement comprendre ce que Trump voulait dire, lorsqu’il parlait dédaigneusement d’une OTAN « obsolète ».

La semaine dernière, nous avons assisté au spectacle peu édifiant de hauts fonctionnaires de l’administration Trump, signifiant aux membres européens de l’OTAN, d’avoir à « payer, sinon… ».

Parlant à Bruxelles, le secrétaire à la Défense James Mattis les a avertis que l’Amérique « ne protégerait plus les enfants des Européens » si leurs gouvernements ne respectaient pas l’engagement précédemment pris d’augmenter leur contribution financière à l’OTAN à hauteur du niveau exigé de 2% de leur PIB.

L’ultimatum a été confirmé par le Vice-Président Mike Pence à la Conférence sur la Sécurité de Munich qui a suivi, où il a annoncé aux membres européens de l’Otan qu’ils avaient « un an » pour trouver le moyen d’accroître leurs dépenses militaires.

Soit dit en passant, tant Mattis que Pence ont été catégoriques sur « l’indéfectible engagement envers l’OTAN » du président Trump, réduisant ainsi à néant toutes les spéculations sur son peu de confiance envers le pacte.

Il est significatif aussi que, qu’au moment même où Trump jouait les indifférents à l’égard de l’OTAN – allant jusqu’à dire que les USA pourraient ne pas défendre automatiquement certains alliés s’ils ne payaient pas davantage – dans la pratique, l’escalade en Europe de l’Est sous commandement US se poursuivait de plus belle. Ces dernières semaines, on a assisté à un véritable raz de marée de tanks et de troupes en Pologne et dans les états baltes de Lituanie, de Lettonie et d’Estonie.

 

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Arrivée de chars US en Estonie

 

Et cette semaine-ci, précisément, l’état balkanique du Monténégro a déclaré que le Congrès US était prêt à ratifier son accession à l’OTAN au titre de 29e membre, après avoir invoqué de loufoques actes subversifs russes à son égard. [Voir l’article d’Andre Vltchek.]

 

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Cependant que des efforts de déstabilisation de plus en plus gigantesques sont faits pour abattre le nouveau gouvernement roumain, qui n’a pas fait mystère de sa volonté de se désengager de l’OTAN, efforts financés par nous, comme ceux qui ont abouti au démembrement de la Yougoslavie, ndt.

 

 Par conséquent, toute illusion quant aux déclarations de Trump sur la nature « obsolète » de l’OTAN, qui auraient pu signifier une volonté de réduction du militarisme US en Europe, doit être considérée comme téméraire.

Ce que Trump a voulu dire en réalité, c’est que c’est le financement post-IIe guerre mondiale de l’OTAN par l’Europe qui est obsolète. Depuis sa fondation en 1949, les USA ont été, par tradition, le pivot de l’OTAN, dont ils ont assumé à peu près 70% du budget total.

Comme Trump n’a pas manqué de le faire remarquer, il n’y a que cinq membres de l’OTAN – les USA, le Royaume Uni, La Pologne, l’Estonie et la Grèce – qui y contribuent à hauteur de 2% de leur PIB. La contribution moyenne des pays de l’Union européenne est de 1,5%, le budget de défense de l’Allemagne étant le plus bas avec 1,2%.

On estime que si les contributions des pays de l’U.E. atteignent en moyenne les 2% de PIB exigés par les Américains, cet accroissement des dépenses tournera autour des 100 milliards de dollars par an, ce qui ne serait encore qu’un sixième de ce que dépensent les USA. Il va de soi cependant que cet accroissement des dépenses européennes ira tout droit dans l’escarcelle du Pentagone, par le biais des commandes de fighter jets F16, de tanks Abrams et de prise en charge des troupes US sur le sol européen.

Bien sûr, Trump et les autres chauvins US diraient  qu’« il était temps ! » que l’Europe crache pour « bénéficier de la protection US ».

Mais c’est là une conception grossière et arrogante de la « bienveillance » américaine envers ses alliés. L’OTAN est et a toujours été le véhicule de l’interventionnisme US dans les affaires européennes, qui n’est rien d’autre que la volonté d’imposer l’hégémonie US sur l’Europe et particulièrement sur la Russie.

Quand l’Amérique parle de « protéger ses alliés », cela évoque sinistrement les « rackets de protection » des organisations mafieuses qui font trembler leur voisinage.

L’économie US est en si mauvais état chronique – 2 trillons [2 milliards de milliards = 2.000.000.000.000.000.000 $, ndt] de dette et ce n’est pas fini – que sa monstrueuse dépendance au militarisme n’est désormais plus viable pour les contribuables américains.

Ce à quoi le marchand de biens devenu président Donald Trump est occupé, c’est à faire payer aux autres cette toxicomanie militaire américaine. « L’OTAN est obsolète » n'a pas d'autre signification. Et cela n’est pas de bon augure pour la paix du monde, ni pour de meilleures relations avec la Russie.


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Finian Cunningham est un Ulate, né en 1963 à Belfast (Ulster). C’est un spécialiste reconnu des affaires internationales, dont les analyses sont publiées dans de nombreuses langues. Diplômé en chimie agricole, il a commencé sa carrière comme rédacteur scientifique pour la Société Royale de Chimie de Cambridge (R.U.), avant de se reconvertir dans le journalisme politique pour la presse écrite. Il collabore depuis plus de vingt ans à toutes sortes d’organes de presse importants, au premier rang desquels The Mirror, l’Irish Times et l’Independent. Son statut est aujourd’hui celui de journaliste indépendant résidant en Afrique du Sud. En ligne, ses articles paraissent régulièrement sur les sites de RT, Sputnik, Global Research, Strategic Culture Foundation, Press TV, nsnbc international, Veterans News Now, TlaxcalaDandelion Salad et d’autres.

Source : https://www.rt.com/op-edge/378755-trumps-obsolete-nato-eu...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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Mis en ligne le 2 mars 2017.

 

 

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02:03 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ORAISON FUNÈBRE DE L'EUROPE - SUITE

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Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord

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Chronologies de l’OTAN

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/dossiers/...

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/chronologie-de-l-o...

7. OTAN-POUBELLE x.GIF

Chaque fois que les caïds de l’Organisation Terroriste se réunissent en grande pompe pour festoyer, se partager les dépouilles de leurs victimes et tirer des plans sur l’avenir, l’endroit qu’ils choisissent comme pays-hôte involontaire est le théâtre de manifestations plus dures qu’ailleurs – parfois même violentes – de part et d’autre. Ce fut le cas notamment à Chicago et à Strasbourg. À noter que la manifestation de Chicago avait été interdite et qu’elle a eu lieu quand même.

 

Sommets de l’OTAN par ordre chronologique

 

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Quelques manifestations de résistance à l’OTAN dans le monde

 

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La toute première : Athènes, Décembre 1944.

Elle n’était pourtant pas officiellement née, il ne s'agissait encore que de « Churchill et Roosevelt »… mais les Grecs se savaient promis à son premier bain de sang et ne furent pas déçus. Depuis, ils doivent aussi la financer. Et on parle de la balle des condamnés chinois !

 

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Une récente – Même endroit

 

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Idem

 

Les autres en vrac, en commençant par les dernières :

 

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Cracovie

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Cracovie

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Varsovie

Pologne

 

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La Haye

Hollande

 

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Sofia

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Bulgarie

 

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Odessa, Ukraine – 2014

 

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Marsala

 

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Manifestation des femmes lesbiennes d’Italie

 

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Manifestation des femmes de Rome

 

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Sicile

 

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Base de Sigonella     

 

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Sigonella

 

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Rome

 

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Sardaigne

Italie

 

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Espagne

 

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Bucarest

 

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Podgorica

Roumanie

 

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Skopje

Macédoine

 

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Belgique

 

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« Yankees Go Home » - Copenhague 2005

Danemark

 

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Suède

 

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Géorgie

 

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Portugal

 

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« Stop au fascisme de l’OTAN » - Belgrade

 

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Serbie

 

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Manifestation contre la menace d’intervention de l’OTAN sud-américaine au Venezuela

Argentine

 

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Berlin, Kurfürstendam 1968 – pour le Vietnam

 

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Munich

 

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Conférence de Munich

 

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Conférence de Munich

 

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Conférence de Munich

 

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La Bundeswehr hors d’Afghanistan !

 

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Baden Baden

 

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Conférence de Munich

Allemagne

 

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Helsinki 2008

Finlande

 

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Philippines

 

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Tokyo, Japon

 

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Strasbourg

 

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Poste-frontière franco-allemand Kehl

 

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Pont de Kehl

 

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Paris

 

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France

 

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Yemen

 

Vous ne verrez pas les très nombreuses manifestations qui se sont déroulées en Irlande, au Royaume Uni (Londres, Newport, Cardiff, Edimbourg), en Russie (Moscou), en Crimée (Sébastopol), en Ossétie du Sud, dans divers pays des Balkans, dans les pays Baltes, en Turquie, en Crète... Les photos existent, mais elles sont si nombreuses que nous y serions encore la semaine prochaine. Vous ne verrez pas non plus les nombreux témoignages de la manifestation interdite de Chicago, qui fut d’une rare violence. Si vous tapez dans Google « anti-Nato demonstrations Chicago », vous les trouverez.

 

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Mis en ligne le 3 mars 2017.

 

 

 

 

 

 

 

01:55 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/02/2017

SUS À L'ANGLOIS !

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Sus à l’Anglois !

 

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Mais où diable est-elle passée

 

Andre Vltchek explose. Assez c’est assez ! Il est vrai qu’à force d’élever l’hypocrisie au rang des beaux-arts, il fallait bien qu’un jour quelqu’un abatte son poing sur la table. Il s’y colle.

 

Enfermez l’Angleterre, en taule ou au cabanon !

Andre Vltchek – Information Clearing House24 février 2017

 

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Et nous y revoilà ! Toujours la même rengaine, le même vieux refrain archi-usé. Une fois de plus, le monde entier s’entend dire avec aplomb ce qu’il doit savoir, penser et croire. Une fois de plus on lui souffle jusqu’au rythme et au leitmotiv, pour qu’il sache comment il doit se dandiner en cadence.

Qui pourrait y résister ? Les paroles de l’inusable scie ne sont-elles pas prononcées en bon anglais et avec cet air de supériorité morale et intellectuelle qui ne peut que disperser tous les doutes ?

Le 19 février 2017, RT a publié ce qui suit :

 

« Le Telegraph, un des porte-parole préférés de la désinformation des services secrets anglais, se lance dans une autre opération de guerre psychologique envers la Russie », dit le journaliste indépendant Martin Summers. Une accusation de plus vient donc d’être lancée contre la Russie par le quotidien britannique, qui publie une histoire selon laquelle Moscou aurait été derrière un complot visant à tuer le Premier ministre du Montenegro en octobre dernier… Selon l’article, la Russie voulait renverser le gouvernement du pays pour l’empêcher de devenir membre de l’OTAN.

 

Donc, maintenant, c’est le Montenegro. Hier, c’étaient la Crimée, le Donbass et les élections américaines. Et revoilà la vilaine Russie ! La vilaine Chine, les vilains pays socialistes d’Amérique Latine, la vilaine Syrie, Érythrée, Zimbabwe, Afrique du Sud, Corée du Nord, Philippines, tous ces vilains qui se moquent de la supériorité anglo-saxonne.

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Cette fois-ci, je n’ai pas l’intention d’écrire un long essai philosophique sur « l’absence de vergogne de la propagande anglaise ». Je vais juste interrompre un instant l’article de 10.000 signes que je suis en train d’écrire pour l’Académie Chinoise des Sciences Sociales (CASS) sur l’impact de la Révolution soviétique de 1917 dans le monde.

Parce que je tiens à rappeler ce qui, selon moi, devrait être évident pour tout le monde, mais qui apparemment ne l’est toujours pas pour des dizaines de millions de gens, à savoir qu’il est impossible de prendre au sérieux ces types qui, en Angleterre, dirigent les merdias grand public et les réseaux de la propagande mondialiste. Depuis des siècles, aucun autre pays au monde n’a causé plus de douleurs à la planète, détruit plus de vies, ruiné plus de nations et de cultures et volé plus de ressources matérielles aux autres peuples que le Royaume Uni. Et tout cela a été fait sans battre un cil, a été glorifié et justifié par l’appareil de propagande le plus avancé qui existe, tout a été « défendu sur des bases morales ». Le concept entièrement tordu de justice à l’anglaise a d’abord été appliqué à l’intérieur du pays, et exporté ensuite vers tous les coins du globe.

Cela a continué et continué pendant de longs siècles, et cela continue aujourd’hui, les violeurs imposent des codes moraux qui sont mondialement acceptés. Les assassins en masse dirigent des cours de justice internationales, les menteurs et voleurs notoires enseignent « l’objectivité » au reste du monde. Les gourous de la désinformation éduquent leurs propres enfants mais aussi ceux des « élites » d’un peu partout dans les « prestigieuses » usines d’endoctrinement que sont leurs écoles et leurs universités.

Il est d’autre pays, bien sûr, qui ont fait de leur mieux pour tenter de dépasser le Royaume Uni en matière de brutalité, d’avidité et d’art de tromper. Il vaut la peine de mentionner pour mémoire ces candidats au championnat du monde du génocide qu’ont été la France, l’Allemagne, l’Espagne et, plus récemment les États-Unis. Ils lui ont fait concurrence avec zèle et détermination, mais en dépit de tous leurs efforts, ils n’ont jamais vraiment réussi à rattraper leur modèle.

S’il vous plaît, contentez-vous juste d’y réfléchir un moment, si vous ne le faites pas déjà depuis des années. Ensuite, lavez-vous bien les yeux et rejetez un coup d’oeil aux tabloïdes et à ces « publications de référence » qui paraissent au Royaume Uni. Regardez leurs chaînes de télévision spécialisées dans l’endoctrinement de masse. Et, si vous êtes encore capable de détachement et de bon sens, comparez ce qu’on vous y raconte avec ce que vous voyez en regardant par la fenêtre, où que vous soyez dans le monde.

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Il y a des années que je travaille sur tous les continents, dans quelque chose comme 160 pays. Partout, on m’a raconté des histoires à faire dresser les cheveux sur la tête, on m’a montré les preuves des crimes les plus monstrueux et les plus barbares commis part les britanniques presque partout sur cette planète.

Pour en dresser une liste à moitié complète, il faudrait y consacrer une brochure d’une taille respectable, si pas un livre entier. Ne mentionnons que quelques-unes des horreurs les plus flagrantes dont la « Grande » Bretagne s’est rendue coupable : la traite d’esclaves et la destruction d’une énorme partie de l’Afrique, avec mise à mort directe ou indirecte de dizaines de millions de gens. L’occupation monstrueuse du « Sous-Continent » au prix de dizaines de millions de vies (y compris au moyen de famines artificiellement organisées). La mise à sac d’énormes parties de la Chine, dans son effort pour éradiquer ou au moins briser la nation la plus peuplée du monde. Les attaques brutales contre la jeune Union Soviétique. L’horrible traitement des populations insulaires d’Océanie (Pacifique Sud) jusqu’aux Caraïbes. Le gazage et le bombardement, c’est-à-dire l’extermination littérale des peuples du Moyen Orient, dans ce qui est aujourd’hui le Koweit et l’Irak jusqu’en Palestine. Les invasions de l’Afghanistan, dont le « règne de la terreur à Kaboul » de 1879. Il y a eu quantités d’autres choses, vraiment beaucoup de crimes cauchemardesques et d’actes sans nom, mais aujourd’hui je fais court.

Dans le « Nouveau Monde », c’est-à-dire dans des pays comme les États-Unis, le Canada et l’Australie, les plus terribles massacres de peuples indigènes ont été commis par les deux premières générations de colons européens, principalement anglais.

 

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En réalité, la Grande Bretagne n’a jamais cessé un seul instant de commettre des crimes contre l’humanité. Depuis la IIe guerre mondiale, elle donne des cours aux USA, stratégiquement et idéologiquement, dans l’art de diriger un empire et de fabriquer l’unanimité du consentement en Occident, et même parmi les populations des pays colonisés (dans le contexte néo-colonial).

Elle a été impliquée dans certaines des actions les plus viles de l’histoire moderne, dans des pays comme l’Égypte, l’Iran, l’Irak, l’Afghanistan, le Congo, ainsi que dans le Pacifique et la région des Grands Lacs en Afrique.

Je le répète, ceci n’est qu’un bref résumé, très incomplet.

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Avec l’expérience qu’ils ont de l’occupation depuis des siècles d’énormes parties du monde, et sachant aussi d’expérience comment « pacifier » les indigènes, les Britanniques ont fini par développer, pour ensuite l’enseigner au reste du monde occidental, leurs très efficaces méthodes d’endoctrinement. Celles-ci ont ensuite été propagées davantage encore, principalement parmi les « élites » des nations colonisées. Résultat : des notions de perception globale complètement standardisées se sont développées et ont été mises en œuvre et imposées jusqu’en ce moment même. Elles comprennent une vision du monde en général, des « principes » et des « standards moraux », des lois et de la justice (y compris des concepts comme les « droits humains ») et même un jeu complet de valeurs générales.

La langue anglaise (surtout bien articulée avec un certain accent reconnaissable et acceptable) est devenu le principal outil linguistique incarnant à la fois la vérité et l’autorité.

Des nouvelles, présentées d’une certaine manière « objective » et avec un certain accent (ou un jeu acceptable d’accents), sont devenues subconsciemment, pour la grande majorité des gens, beaucoup plus dignes de foi que celles présentées par ceux qu’un grand journaliste, anthropologue et philosophe polonais, Ryszard Kapuscinski, appelait « les autres ».

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Ce système en apparence « parfait » et à l’épreuve des balles a fini par générer une paresse intellectuelle, de la soumission et même de la servitude. Il réussit ainsi à remplir sa fonction, qui est de maintenir le statu quo.

Les mensonges s’empilent sur les mensonges, et même les plus évidentes fabrications ne sont plus, depuis quelque temps, remises en cause, si ce n’est dans certains organes marginaux, évidemment qualifiés d’« extrémistes » par le régime occidental.

L’empire colonialiste s’est débrouillé pour survivre. Il exerce à présent un pouvoir total. Il domine la psyché du colonisateur aussi bien que celle du colonisé. Des avancées, qu’on devait aux luttes de libération et d’indépendance d’après la IIe guerre mondiale, ont été adroitement annulées. On a pu alors officiellement déclarer le colonialisme « disparu ».

À un moment donné, les démagogues anglo-saxons ont inventé le « politiquement correct », outil encore plus efficace destiné à neutraliser et à « pacifier » toute résistance sérieuse. Le politiquement correct prétend que toutes les nations et toutes les races sont égales, il glorifie même, du moins verbalement, ces « petits peuples » et presque toutes les cultures des nations sous-développées », tandis que dans la réalité l’empire continue à piller et à manipuler la planète, comme il l’a fait depuis des siècles dans ses colonies, où les seuls qui prospèrent sont les membres de l’« élite » ralliée, les gouvernements moralement corrompus d’un monde démuni et esclave.

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Comme il l’a toujours fait dans le passé, le régime choisit ses ennemis de façon pragmatique, et leur applique ensuite ses tactiques les plus éprouvées et les plus méprisables, lançant contre eux des campagnes de diffamation, déshumanisant les citoyens et les dirigeants des pays qu’ils ont choisis pour adversaires et créant souvent de fantasmagoriques mais très efficaces théories du complot.

Les médias britanniques, les agents de propagande britanniques, en fait tout l’establishment britannique ont atteint une perfection absolue dans le domaine du contrôle des cerveaux et du bourrage de crâne.

Comment, s’il n’en était pas ainsi, quiconque dans son bon sens prendrait-il au sérieux ce que racontent ceux qui sont responsables de la perte de dizaine de millions, peut-être de centaines de millions de vies humaines dans tous les coins du monde ?

Comment les maîtres d’œuvre de notre mondialisme insane pourraient-ils être pris au sérieux, s’ils n’avaient réussi à endoctriner complètement leurs « sujets » ?

Certains diraient que nous vivons dans un monde où la « normalité » ne se trouve plus que dans les asiles de fous, et que le seul endroit où puissent encore se réfugier un homme ou une femme doués de raison est derrière des barreaux ou sur une barricade.

Cependant, ceux qui pourraient nourrir ce genre d’idée ne doivent pas être très nombreux, puisque toute forme de réflexion est maintenant standardisée et sous contrôle. Cette fameuse liberté dont il est fait si grand cas se résume désormais à une poignée de choix personnels très limités, souvent égoïstes, que nous sommes encore autorisés à faire, tout en étant bel et bien bouclés à l’intérieur du système existant sans pouvoir en sortir.

Cette obsession britannique, européenne, en fait occidentale de tout contrôler, de tout maîtriser dans le monde a réussi à faire dérailler l’évolution naturelle des humains. Au lieu d’aspirations plus hautes, au lien de tentatives optimistes de construire une société égalitaire compatissante et pleine de joie, notre humanité se retrouve une fois encore enlisée dans une espèce de bourbier maître-esclave, dans quelque chose qui avait pourtant eu l’air d’être près de disparaître pendant certaines périodes du XIXe siècle et, un peu plus tard, au XXe siècle.

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Comment combattre ce cauchemar ? Je l’ai écrit souvent et je dois le répéter. Pour faire changer les choses, il faut d’abord comprendre la réalité. Mais il ne s’agit pas de connaître seulement les faits, il s’agit de savoir les analyser, il s’agit de savoir comment percevoir le monde et les événements essentiels.

Nous sommes perpétuellement bombardés, littéralement inondés d’informations, de données et de « faits ». Ce qui manque, c’est une façon totalement nouvelle de trier et d’analyser les réalités dans lesquelles nous vivons.

L’Empire n’occulte pas les faits. Il se livre à quelque chose de beaucoup plus sinistre : il rend les gens incapables de les comprendre et de les analyser de manière logique.

Commençons par les notions de base les plus élémentaires. « Un meurtrier en masse ne peut pas s’ériger en juge ». « Celui qui endoctrine et pratique le lavage de cerveau ne peut pas enseigner ». « Ceux qui mettent des millions de gens dans les fers ne doivent pas être autorisés à prêcher la liberté ».

La réalité, c’est que nous sommes en présence d’une poignée de nations et de cultures mentalement dérangées, qui ne cessent de vouloir soumettre les autres, de violer et de piller des nations entières et même des continents, et qui veulent continuer à diriger de la sorte notre planète, si belle mais si terriblement défigurée.

Ces nations moralement mortes n’ont aucun reste de compassion et pas la moindre trace de rationalité. Ce fait a été prouvé encore et encore. Un million de victimes, dix millions de victimes, qu’est-ce que cela leur fait, du moment qu’ils peuvent continuer à dominer. La nature ruinée... des îles qui disparaissent... l’air empoisonné... tout cela leur est égal.. Des peuples entiers réduits à l’état de bétail endoctriné, émotionnellement et intellectuellement uniformisé... bof, on s’en fout, non ?

C’est une réalité extrêmement troublante, mais c’est la réalité. Plus tôt nous la reconnaîtrons pour ce qu’elle est, mieux cela vaudra.

La Grande Bretagne devrait s’asseoir sur son cul et pleurer d’horreur, en se rappelant tous les crimes qu’elle a commis, les camps de concentration qu’elle a construits en Afrique et ailleurs, en se souvenant des famines qu’elle a déclenchées en Inde et ailleurs, de ces monceaux d’innocents qu’elle a massacrés sur chaque et sur tous les continents. Elle devrait hurler de honte du nihilisme qu’elle a propagé, des enthousiasmes qu’elle a ruinés, des beaux rêves et des espoirs de notre espèce, qu’elle s’est acharnée à éteindre.

Elle devrait se figer sur place et pleurer d’horreur en se représentant les instructions qu’elle a données à des pays comme l’Afrique du Sud, aux États-Unis et au Rwanda, des instructions qui ont entraîné de terribles bains de sang au lieu de l’harmonie et du progrès dont avait besoin notre monde.

Pourquoi toute cette terreur ? Seulement pour que le Royaume Uni et ses cohortes puissent continuer à dominer et tout assujettir autour d’eux ? Il ne s’agit pas seulement de rapacité ou de ressources naturelles, il s’agit de pouvoir. Il s'agit de tyrannie.

Je ne veux plus de leurs analyses. Je ne veux plus de leurs nouvelles, de leurs informations, de leurs films, de leurs livres et de tout le fourbi de leur propagande. Même dans la solitude obscure d’une caverne on peut mieux comprendre le monde qu’en lisant leurs feuilles de désinformation ou en regardant leurs chaînes d’endoctrinement télévisé. Tout cela n’a pas d’autre but que de déboussoler les gens pour les rendre passifs et soumis. Leurs présentateurs aussi bien que leurs journalistes de l’écrit ressemblent à de tristes robots lobotomisés : il n’y a pas de vie, rien de neuf, rien de hardi ni de révolutionnaire dans leurs paroles. Ces êtres fonctionnent approximativement : ils bougent, mangent, chient, rabâchent ce qu’ils sont censés rabâcher, mais ils ne vivent pas.

Ils ne savent que salir, pas inspirer. Quand on trouve chez eux un semblant d’optimisme, ou de rire, il est toujours faux, préfabriqué et produit en série.

Si on y réfléchit un peu, cela va de soi. Un bourreau ne peut pas être un visionnaire ou un idéaliste.

Comparée à celle de la Chine ou de l’Iran, la culture de la Grande Bretagne est relativement jeune. Et pourtant, on la sent vieille, fatiguée, éteinte et obsolète. Trop de crimes et trop de mensonges peuvent épuiser même un jeune organisme.

Si l’Angleterre était une personne se mouvant dans une société normale, elle serait soit en prison soit dans un asile d’aliénés. On pourrait en dire autant d’ailleurs du reste de l’« Occident ».

Nous n’avons rien à apprendre d’un maniaque assassin, n’est-ce pas ? Notre seule préoccupation devrait être comment lui passer la camisole de force, comment l’empêcher de tuer et de faire du mal aux autres, et comment y arriver le plus vite possible.

Je doute aussi qu’avec un tel pedigree, un pareil curriculum, notre dangereux dément doive être autorisé à interpréter publiquement le monde, à enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, et même à participer à aucune discussion sur les questions essentielles qui se posent à notre planète.

 

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Andre Vltchek (ici avec Noam Chomsky) est un philosophe, romancier, cinéaste et journaliste d’investigation américain d’origine tchèque, né à Léningrad. Il a couvert les guerres et les conflits dans des douzaines de pays. Ses trois derniers livres sont le roman révolutionnaire Aurora et deux essais politiques : Exposing Lies Of the Empire (Révéler les mensonges de l’Empire) et Fighting against Western Imperialism (Combattre l’impérialisme occidental), qui sont déjà des best sellers. Il est aussi le co-auteur – avec Noam Chomsky – de On Western Terrorism: From Hiroshima to Drone Warfare  (Sur le terrorisme occidental. D’Hiroshima à la guerre par drones). On peut  voir ses autres ouvrages ICI. En ce moment, Andre réalise un film pour teleSUR et Al-Moyadeen. Voir ici Rwanda Gambit, son documentaire révolutionnaire sur le Rwanda et la République Démocratique du Congo.

Vltchek a vécu en Amérique Latine, en Afrique et en Océanie. Il vit actuellement en Extrême et au Moyen Orient et poursuit son travail dans les autres parties du monde.

On peut le joindre sur son site web http://andrevltchek.weebly.com et sur Twitter.

Source : http://www.informationclearinghouse.info/46530.htm

 Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

UK 'pilots' working way through kill list of UK citizens fighting for ISIS in Iraq and Syria  (des pilotes du Royaume Uni « travaillent » sur la kill list de citoyens britanniques combattant pour ISIS en Irak et en Syrie). Des pilotes de la RAF assassinent secrètement des djihadistes britanniques soupçonnés de vouloir commettre des attentats en Grande Bretagne.

MPs call on Theresa May to release 'kill list' for UK drone strikes (Des membres du Parlement réclament à Thereza May la publication des « kill lists » faisant l’objet de frappes par drones du Royaume Uni). Lord Macdonald, Directeur des Poursuites pénales a co-signé une lettre à Thereza May, exigeant une plus grande transparence sur l’utilisation, par le Royaume Uni d’une « kill list » pour les frappes par drones prenant pour cibles des citoyens britanniques.

 

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Pour ceux qui croiraient qu’Andre Vltchek exagère :

 

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Le plus grand guerrier des temps modernes, ce n’est point Napoléon, c’est Pitt. Napoléon faisait la guerre, Pitt la créait. Toutes les guerres de la révolution et de l’empire, c’est Pitt qui les a voulues. Elles sortent de lui. Otez Pitt et mettez Fox, plus de raison d’être à cette exorbitante bataille de vingt-trois ans. Plus de coalition. Pitt a été l’âme de la coalition, et, lui mort, son âme est restée dans la guerre universelle. Ce que Pitt a coûté à l’Angleterre et au monde, le voici. Nous ajoutons ce bas-relief à son piédestal.

Premièrement, la dépense en hommes. De 1791 à 1814, la France seule, luttant contre l’Europe coalisée par l’Angleterre, la France contrainte et forcée, a dépensé en boucheries pour la gloire militaire, et aussi, ajoutons-le, pour la défense du territoire, cinq millions d’hommes, c’est-à-dire six cents hommes par jour. L’Europe, en y comprenant le chiffre de la France, a dépensé seize millions six cent mille hommes, c’est-à-dire deux mille morts par jour pendant vingt-trois ans.

Deuxièmement, la dépense en argent. Nous n’avons malheureusement de chiffre authentique que le chiffre de l’Angleterre. De 1791 à 1814, l’Angleterre, pour faire terrasser la France par l’Europe, s’est endettée de vingt milliards trois cent seize millions quatre cent soixante mille cinquante-trois francs. Divisez ce chiffre par le chiffre des hommes tués, à raison de deux mille par jour pendant vingt-trois années, vous arrivez à ce résultat que chaque cadavre étendu sur le champ de bataille a coûté à l’Angleterre seule douze cent cinquante francs.

Ajoutez le chiffre de l’Europe ; chiffre inconnu, mais énorme.

Avec ces dix-sept millions d’hommes morts, on eût fait le peuplement européen de l’Australie.

Avec les vingt-quatre milliards anglais dépensés en coups de canon, on eût changé la face de la terre, ébauché partout la civilisation, et supprimé dans le monde entier l’ignorance et la misère.

L’Angleterre paye vingt-quatre milliards les deux statues de Pitt et de Wellington.

C’est beau d’avoir des héros, mais c’est un grand luxe. Les poètes coûtent moins cher.

Victor Hugo, William Shakespeare (pp.529-531)

 

Mais pourquoi diantre fallait-il faire le peuplement européen de l’Australie ?

 

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Prise de Québec 1759

 

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British Direct Rule in India

 

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An Empire Bathed in Blood

 

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Union 1898

 

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Et un petit contemporain pour la route…

 

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Le coup de gueule d’un homme indigné et quelques images ne sauraient rendre compte de l’ampleur des malfaisances de l’empire britannique, y compris, à l’intérieur, sur la population anglaise (ne parlons pas de la torture pluriséculaire de l’Irlande). Une partie de cette population met un enthousiasme sidérant à se laisser faire, mais une partie seulement… L’autre a déjà voté le Brexit. À suivre.

 

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Mais où va le monde ?

 

Des barricades à Berne !

RT27 février 2017

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Épisode banal partout ailleurs, mais… en Suisse !

Il n’empêche que des squatters délogés d’un bâtiment appartenant au Bureau Fédéral de la Construction, qu’ils occupaient depuis six mois, ont accueilli la police avec des jets d’objets divers, de la peinture, des pétards, etc., ce qui, pour la maréchaussée helvétique, est « tout à fait inacceptable ».

Les squatters ont trouvé du soutien dans la population, puisqu’un groupe appelé Raum Raub avait organisé une manifestation de protestation qui a débuté samedi à 20h40’.

La manifestation n’était pas autorisée. Elle a eu lieu quand même. La police a voulu empêcher les manifestants de se rendre là où ils voulaient aller. Les choses ont dégénéré, au point que des jeunes gens encapuchonnés ont mis le feu à des voitures, que des projectiles ont été échangés et que la police – mieux armée – est restée maîtresse du terrain après avoir fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes. Non sans que des barricades se soient élevées aux cris de « Guerre à la police ! ». Comme à Paris ? Oui.

 

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On peut lire l’article de RT en entier (et en anglais) y compris une communication de Raum Raub (en allemand) ici :

https://www.rt.com/news/378781-bern-protests-switzerland-...

 

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Pour qu’ils ne croient pas qu’on les oublie…

 

Hassan Nasrallah : Pourquoi Israël redoute une guerre contre le Hezbollah

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 16 février 2017, à l'occasion de la commémoration annuelle des dirigeants martyrs (VOSTFR)

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 


 

 


 

 

Transcription :

Chers frères et sœurs, pour cette commémoration annuelle des dirigeants martyrs du Hezbollah, nous veillons (toujours) à ce que le thème principal de notre discours soit ce qui a trait à l'ennemi israélien. Permettez-moi de l'aborder sous deux aspects : premièrement, l'aspect libanais, et en deuxième lieu, l'aspect palestinien.

Côté Liban, en ce qui concerne la question israélienne, durant les dernières semaines et les derniers mois, nous avons entendu beaucoup de propos israéliens, nous avons lu beaucoup de déclarations, d'analyses et d'évaluations israéliennes. De même, un certain nombre de conférences ont été organisées, surtout au début de la nouvelle année grégorienne. Nous avons également entendu de nouvelles estimations, des déclarations israéliennes sur la situation stratégique de la région, et dans ces conférences, des Présidents, des ministres, des généraux, des personnalités, des Professeurs se sont exprimés. Beaucoup de ce qui a été dit avant et après a été publié.

En synthèse – je vous parle du point essentiel pour ne pas m'attarder sur les considérations qui ont mené à cette conclusion –, il s'agit de l'intimidation continue contre le Liban, l'évocation d'une 3ème guerre du Liban, les scénarios de cette guerre et ce que fera Israël du Liban durant la 3ème guerre du Liban. Et tout ce que vous voulez en fait de déclarations, propos, discours, menaces, intimidations, etc. Je veux m'arrêter quelque peu sur cette question.
Bien sûr, la position israélienne, même au niveau de l'évaluation de la situation, se développe en ce qui concerne le Liban et le Hezbollah en particulier : par exemple, ils parlent de la « menace stratégique », de la « menace essentielle », de la « menace principale ». Cette année, ils nous ont élevés et mis en première position. 

Lire la suite…

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2017/02/hassan-nasrallah-po...

 

 

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Mis en ligne le 27 février 2017

 

 

 

 

22:34 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |