13/10/2016

SUR LE FRONT DES COUPS TORDUS

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Saker.Is : Scott’s Corner

 

Sur le front des coups tordus USRAELIENS…

 

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Quelques secrets militaires à mettre dans votre pipe et à fumer

Scott Humor – The Saker.Is 10 octobre 2016

 

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Les États-Unis et l'Ukraine sont peut être en train de planifier une provocation de type MH17 en Syrie.

À Washington, on veut peut-être si désespérément discréditer Poutine et Assad, sur le point d’anéantir les terroristes à Alep, qu’on est prêt à rééditer le coup honteux du Donbass.

Anna S.


Depuis le 17 Septembre, où l'US Air Force a bombardé les troupes syriennes assiégées par les troupes terroristes US dans la ville de Deir Ezzor, et le bombardement qui a suivi du convoi humanitaire de l'ONU, on guette la prochaine provocation du Pentagone et de la CIA. Les spécialistes en PSYOP militaires sont payés des millions de dollars pour inventer ces provocations, et nous, collectivement, nous essayons de les empêcher de se produire et, aussi, de les démêler après qu'elles aient eu lieu. Nous rendons ces services à titre bénévole.

 

N’oubliez pas de contribuer au Saker pour que nous puissions continuer !

 

En attendant, voici quelques bribes d'information qui pourront vous donner à réfléchir.

Le 6 octobre 2016, Christian Borys, journaliste canadien qui opère en Europe de l’Est et Centrale et qui collabore à VICE, The Guardian, RFERL, The Daily Beast, MacleansMag, The EIU, Global Television, Al Jazeera, a posté le tweet suivant :

Les États-Unis sont en train de repeindre leurs F/A-18 pour leur donner l’apparence des jets russes qui sont en Syrie. Formation courante mais néanmoins intéressante.

 

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Le 9 Octobre, certains traceurs de vol ont remarqué une incohérence dans l’itinéraire d'un avion appartenant à une compagnie aérienne ukrainienne.

Un vol civil [de passagers, NdT] d'Ukraine vers Israël, a pris une route plutôt inhabituelle et dangereuse.

État des vols de la Mediterranean Airlines ukrainienne de Kiev à Amman (Code UF781)

 

Tweet de Julian Röpcke :

Cet avion de ligne ukrainien qui va de Kiev à Amman prend une route plutôt inhabituelle et tout à fait dangeureuse.

 

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Tweet de Dmitry Tarasof à KatMotja :

Les Ukrainiens envoient leurs avions civils survoler la zone des hostilités. Je me fiche de cette entourloupe - mais un accident leur fournirait l’occasion d'accuser la Russie.

 

Informations générales de vol : Vol UF781 des Mediterranean Airlines ukrainiennes – informations et statut de vol.

Le vol UF 781 relie l'aéroport Borispol de Kiev à l'aéroport International Queen Alia d'Amman. Le vol est assuré par la compagnie aérienne ukrainienne Mediterranean Airlines (code IATA : UF ; code OACI : UKM). La distance entre les deux aéroports est d'environ 2,085 km et le temps de vol d'environ 3h 18m (le temps de vol est approximatif et peut varier en fonction de la route suivie et du type d'avion utilisé). Pour les vols de certaines compagnies (et vers les principaux aéroports), on peut aussi trouver des informations en temps réel sur l'arrivée ou le départ du vol, des informations sur les retards ou les annulations, et l'état du vol.

 

Tweet de KatMotja à Tarasof :

Les Ukrainiens pourraient l’abattre ou le faire tomber et en accuser les S-300 mais le faire tomber sur le territoire de l’IG ilikourdaf.


Tweet de Tarasof à KatMotja :

Aller-retour par dessus un territoire contrôlé par Al-Nosra et sécurisé par Israël.

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Aller

 

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Retour

 

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Comme vous pouvez le voir, le vol UF-781 a brusquement tourné à gauche et fait une boucle au-dessus du territoire syrien, au lieu de suivre une route sûre et directe vers Israël. Au retour, il a fait la même chose.

Si on considère que les troupes terroristes américaines qui combattent en Syrie viennent de recevoir des MANPADS [Man-portable Air-defense System, NdT] du Pentagone, survoler la zone de guerre syrienne n’est pas une idée particulièrement brillante. On pourrait peut-être essayer de savoir qui était le pilote ? Intéressant aussi de savoir ce que les passagers pensent de tout ça ? Parce que plusieurs choses pourraient se produire… dont je vais vous faire la liste ci-dessous.

Le 9 octobre aussi, un traceur de vols israélien a tweeté une curieuse capture d'écran.

Au moins 4 plans USN (P8A & TEX2), 1 de la NASA, 1 BE20 de l’armée US et des AZAZ909 c/s généralement utilisés par les Forces Aériennes Russes @planesonthenet ?? https://twitter.com/yanivschwartz/status/785166223134851072

On dirait que les P8 pourraient avoir été des avions qui retournaient en Floride après l’évacuation consécutive à l’ouragan. Mais pourquoi le radar a-t-il vu deux avions russes AZAZ909 et AWACS ?

Yaniv Schwartz a également tweeté :

« si vous relisez cet écran vous pouvez voir que les 2 Azazs ont exactement le même hex et le même reg ... peut-être un pépin ou quelque autre mystère ».

 Ce qui signifie que le radar a vu deux avions avec le même code hexadécimal, et le même numéro d'enregistrement. Et ça, ce n’est possible que s’il s’agit d’une falsification.

Complément d’information ici :

En résumé…

Nous avons été informés de ce qu’au moins la semaine dernière, avec sueur, sang et larmes, la force aérienne des États-Unis a repeint ses F/A-18 aux couleurs bleu ciel et blanc de la Fédération de Russie.

Au cours de cette semaine mouvementée, le Pentagone est sorti de sa réserve pour déclarer que, par l’entremise de ses suppléants ou directement, il allait tuer toujours plus de soldats russes en Syrie et plus de citoyens russes dans les villes russes. [Ce qui semblerait impliquer qu’il l’a déjà fait… dans les villes russes. NdEd.]

La Russie a répondu en promettant d’abattre les « objets volants non identifiés » et tout ce que la force aérienne russe pourrait percevoir comme une menace.

La Russie a aussi installé, bien sûr, ses lanceurs de missiles anti-aériens S-300.

Nous possédons donc la preuve que des avions de combat américains ont été repeints aux couleurs de la Russie. Et nous possédons la preuve que des avions de combat américains volent avec des transpondeurs capables de tromper les radars, imitant le code hexadécimal et l'enregistrement des avions de reconnaissance russes. On ne possède cette preuve que pour deux avions, mais deux avions suffisent pour une provocation.

Et nous avons enfin un jet civil ukrainien plein de passagers, en route pour Amman en Jordanie, qui survole la zone d’interdiction de vol en Syrie.


Développements possibles ...

 

  • Le camouflage des avions de combat américains aux couleurs russes n’était pas un « entraînement régulier ».

 

  • Le régime ukrainien envoie son avion de ligne plein de passagers survoler une zone de guerre pour qu’il y soit abattu par un avion de chasse américain camouflé en jet russe, de façon que la Russie soit accusée de l’avoir fait.

 

  • Variante : les États-Unis font abattre un avion de ligne ukrainien sur le territoire occupé par leurs troupes terroristes (ISIS, DAECH, Al-NOSRA, Kurdes) et clament qu’il l’a été par les S-300 russes. Le territoire étant contrôlé par eux, il serait impossible de prouver le contraire, comme dans le Donbass avec le MH17.

 

  • Au cours des deux dernières semaines, des jets de reconnaissance américains ont effectué plusieurs vols le long de la côte de Crimée pour pouvoir y lire les paramètres des radars russes, parce qu’ils avaient besoin de connaître les paramètres exacts des radars pour être en mesure de calculer ce que ceux-ci voient, de façon à pouvoir produire les signaux de transpondeurs russes AZAZ 909 et ADS-B.

 

  • Il n'y a pas eu de jets imitant l’AZAZ au-dessus du Maryland, mais c’était une tentative de tromper les radars civils et d’utiliser les traceurs de vol pour falsifier les informations de vol, c’est-à-dire en substance, pour poster sur les radars civils de faux renseignements concernant des avions inexistants, que le Pentagone veut que les services publics trouvent sur les traceurs de vol. Dans ce cas précis, le Pentagone voulait que les gens pensent que deux avions de reconnaissance russes avaient survolé Washington.

 

  • Habituellement, il arrive que d’autres traceurs de vol confirment certaines informations intéressantes. Dans ce cas-ci, ils sont tous restés muets. Sont-ils restés muets parce qu’ils savaient qu’il s’agissait d’un trucage ? Il se pourrait que « Yaniv Schwartz » fasse partie d'une sorte de complot et qu’il/ils ne répandent ces informations que dans le but de provoquer une panique au sein du crédule public américain.

 

C’est tout ce que j’ai pour l’instant.

Qu’est-ce que vous pensez de tout ça ?

Bien des choses.

Scott

Suivez-moi sur Twitter pour d’autres mises à jour.

 

Source : http://thesaker.is/a-few-military-secrets-to-put-in-your-...

(La source d’origine est KatMotja – le chat Mathieu – qui est, comme nos lecteurs le savent désormais, un analyste militaire russe, mais plus vraisemblablement un groupe de ces Messieurs.)

 

Traduction du russe : Scott Humor

Traduction de l’anglais : Anna S. pour A.S.I. et Les Grosses Orchades.

 

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Ce que Poutine a dit à TF1 et ce que la chaîne a préféré taire

Rédaction – Sputniknews 13 octobre 2016

 

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Dans un entretien attendu à la chaîne TF1, le président russe Vladimir Poutine a donné franchement son avis sur un nombre de sujets, mais le choix des journalistes de la chaîne surprend, beaucoup de points chauds importants sur le plan international ayant été omis. Qu'est-ce que TF1 a passé sous silence ? Sputnik publie les parties qui manquent.

Le nom du président russe Vladimir Poutine a été évoqué durant cette dernière semaine en France un nombre assez impressionnant de fois en raison de sa visite annulée à Paris et ce qui a précédé : le désaccord concernant la situation dans la ville syrienne d'Alep et la résolution française sur Alep qui s'est heurtée au veto russe. M. Poutine ne vient toujours pas en France, mais il accepte de parler aux journalistes français de TF1 et leur parle franchement et sans éviter les questions délicates.

Lire la suite…

Source : https://fr.sputniknews.com/international/2016101310281809...

 

 

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Le prix Nobel de littérature à Robert Zimmermann (Bob Dylan)

 

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Te dégonfle pas, Johnny, t’as tes chances !

Victor Hugo ayant dit : « J’interdis qu’on dépose de la musique au pied de mes vers »… on ne va pas s'y risquer

 

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Mis en ligne le 13 octobre 2016.

 

 

 

 

21:32 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

12/10/2016

UN COLLOQUE CHEZ LES AMIS D'HENRI GUILLEMIN

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Embarquement des Communards pour le bagne (œuvre anonyme)

 

La Commune

chez

Les Amis d'Henri Guillemin

 

L’association Les Amis d’Henri Guillemin, de fondation récente, a organisé, en 2013, son premier colloque (« Le moment Robespierre »). Elle récidive avec, cette fois, un nouveau colloque consacré à « Henri Guillemin et La Commune », qui se tiendra à Paris le 19 novembre prochain.

Au programme, huit intervenants d’importance – quoi ? huit intellectuels dignes de ce nom en France ? aujourd’hui ? oui, oui, il suffit de savoir où aller les dénicher – au nombre desquels Mme Annie Lacroix-Riz, que les internautes les plus avisés commencent à bien connaître. En avant-première, en quelque sorte, de la rencontre, l’association a voulu l’interroger.

 

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Interview exclusive d'Annie Lacroix-Riz

 

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Annie LACROIX-RIZ, est historienne, ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure, agrégé d’histoire, docteur-ès-Lettres, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII-Denis Diderot. Parmi ses très nombreux écrits, elle a notamment publié :

  • chez Armand Colin : Le Vatican, l’Europe et le Reich de la Première Guerre mondiale à la Guerre froide (1914-1955), nouvelle édition augmentée, 2010; De Munich à Vichy, l’assassinat de la 3e République, 1938-1940, 2008; Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930, nouvelle édition augmentée, 2010; Industriels et banquiers français sous l’Occupation, nouvelle édition entièrement refondue, 2013; Les élites françaises, 1940-1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine, Paris, Dunod-Armand Colin, avril 2016
  • chez Delga-Le Temps des cerises, L’histoire contemporaine toujours sous influence, 2012, et Aux origines du carcan européen, 1900-1960. La France sous influence allemande et américaine, Paris, Delga-Le temps des cerises, 2015, nouvelle édition 2016
  • Au Temps des cerises, Scissions syndicales, réformisme et impérialismes dominants, 1939-1949, Montreuil, Le Temps des cerises, 2015

Son site internet regroupe l'ensemble des ses activités (publications, interventions, articles, colloques, etc...) pour le consulter, cliquez ici.

Annie Lacroix-Riz interviendra à notre colloque le 19 novembre prochain.

Edouard Mangin : Vous avez accepté d’intervenir au colloque que nous organisons le 19 novembre prochain sur le thème « Henri Guillemin et la Commune - le moment du peuple ? », alors que vous n’êtes pas spécialiste de cette période. Qu’est-ce qui a motivé votre décision ? Quel est votre thème d’intervention ?

Annie Lacroix-Riz : J’apprécie de longue date Henri Guillemin, témoin sincère et courageux qui a consacré beaucoup de temps et d’attention à la Défaite de la France de mai-juin 1940. Il a fait partie du groupe des observateurs « bien informés » dans le cadre de leurs fonctions qui, soit pendant l’Occupation soit après la Libération, se sont efforcés d’analyser les causes de « l’étrange défaite », comme Marc Bloch avait commencé à le faire à l’été 1940 (L’étrange défaite, 1re édition, 1946 Paris, Gallimard, 1990, avec des articles passionnants rédigés clandestinement jusqu’à son assassinat par l’occupant en juin 1944).

Avec son ouvrage paru en 1945 sous le pseudonyme de Cassius, La vérité sur l’affaire Pétain (Genève, Milieu du Monde, 1945, rééd., éditions d’Utovie, 1996), Guillemin compte parmi ceux qui ont sérieusement anticipé sur ce que les sources intérieures nous ont appris ou confirmé depuis leur ouverture de 1999, qui mettait fin à soixante ans de verrouillage : il a pris rang parmi ses pairs, tels le grand journaliste de politique extérieure Pertinax (André Géraud), un des rarissimes hommes de droite que les haines de classe n’avaient pas aveuglés au point de leur faire choisir le camp de l’ennemi national et de préparer avec ardeur son invasion (Les fossoyeurs : défaite militaire de la France, armistice, contre-révolution, New York, éditions de la Maison française, 1943, 2 vol.) ; le grand diplomate patriote Raymond Brugère, ambassadeur à Belgrade de novembre 1938 à juin 1940 (Veni, vidi, Vichy, Paris, Calmann-Lévy, 1944) ; et le sincère républicain Pierre Cot (Le procès de la République, éditions de la maison française, New York, 1944, 2 vol.).

Je rends hommage à tous dans mes ouvrages sur les années 1930, Le choix de la défaite et De Munich à Vichy, et sur l’Occupation, Industriels et banquiers français sous l’Occupation et le dernier en date, Les élites françaises, 1940-1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine ‑ où je distingue Brugère, seul de nos diplomates à avoir démissionné le 17 juin 1940 en protestation contre une capitulation grimée en « demande des conditions d’un armistice ». Cette capitulation scellait l’alliance entre la « gauche » de gouvernement faussement républicaine, représentée par le radical Chautemps, et les putschistes groupés autour de Pétain, « dessus de cheminée » (selon la formule de son complice Laval) dont le grand capital synarchique avait besoin contre le peuple français.

Dans ses conférences de l’après-guerre, Guillemin a précisé ses analyses et les a, surtout dans les années 1960, diffusées dans le public, en France et dans le monde francophone. Il était logique qu’il s’intéressât à la Commune, dont les circonstances de la création sont proches de celles de la Débâcle de 1940 : réaction ou résistance de classe et patriotique à la ligne des dirigeants de la société et de l’économie, c’est-à-dire à leur choix du tuteur étranger déguisé en « guide de la civilisation », contre un peuple redouté et haï. Guillemin avait côtoyé ces élites avant-guerre, et il a beaucoup insisté, dans ses conférences, sur cette ressemblance entre 1940 et 1870-1871 que le diplomate et fils de général Brugère, qui vivait parmi les privilégiés, a si précisément décrite dans Veni, vidi, Vichy. C’est ce dont je traiterai au colloque du 19 novembre 2016.

Nos bien-pensants, qui ne veulent rien savoir du complot des élites françaises contre le régime républicain démontré par des milliers de documents originaux des années 1930 et 1940, le qualifieraient volontiers de « conspirationniste ». Il est aussi logique que, dans une période aussi troublée que la nôtre, la renaissance, indéniable, de l’esprit critique, la conscience d’être dupés sur à peu près toutes choses par ceux qui nous gouvernent et nous guident et la méfiance consécutive grandissante pour leur usage tous azimuts du concept de « conspirationnisme » relancent l’intérêt public pour Guillemin.

Mon intervention pourra s'intituler : "1940, une défaite choisie comme en 1870".

E.M. - Comment vous inscrivez-vous par rapport à Henri Guillemin ? Que représente pour vous son engagement ou sa façon de présenter l’Histoire ?

A.L.-R. - Ce littéraire, non-historien, a fait avec curiosité et vaillance, avant l’ouverture des fonds originaux, ce que « les historiens du consensus » (pour reprendre l’expression de l’historien américain du fascisme français, Robert Soucy) devraient faire systématiquement depuis 1999, date à laquelle est tombée la limite des 60 ans cadenassant l’histoire intérieure de la France.

Or, sous l’autorité, quasi unanimement reconnue par le monde académique, d’Olivier Dard, et de son ouvrage, La synarchie ou le mythe du complot permanent, Paris, Perrin, 1998, réédité en 2012, mes collègues se refusent à dépouiller les sources de l’avant-guerre et de l’Occupation au motif allégué que le résultat en serait « conspirationniste ». Allende est-il tombé tout seul, par caprice personnel, du Palais de la Moneda le 11 septembre 1973, ou sous les coups d’une coalition entre classes dirigeantes chiliennes et tuteur américain, attestée par les archives américaines déclassifiées ? Le régime républicain n’est pas mort par hasard non plus en juillet 1940 (ou plus exactement entre le printemps 1938 et l’été 1940).

Guillemin s’est employé à présenter une vision critique et honnête des faits, alors qu’il ne disposait pas de toutes les ressources qui nous sont accessibles aujourd’hui. Et ce, contre les idées dominantes diffusées par les élites qui avaient, presque sans exception, conservé leurs positions après la Libération. Avec, à l’évidence, à la clé, et bien qu’on ne puisse le compter parmi les parias, une promotion moins éclatante que celle que lui aurait assurée le conformisme consistant à respecter scrupuleusement les élites restaurées.

E.M. - Quand on étudie l’histoire de la Révolution française, et notamment le moment Robespierre, on ne peut manquer de remarquer de grandes distorsions dans la présentation de la vérité historique, d’origine souvent idéologique. La Commune n’échappant pas à ce phénomène, quels sont les points particulièrement déformés, ou carrément passés sous silence dans son histoire ? Ou, plus amplement, pourquoi d’après vous, la Commune est mal connue encore aujourd’hui ?

A.L.-R. - Pour les mêmes raisons qui nous empêchent aujourd’hui de faire connaître l’histoire vraie des années 1930 et 1940, sans la connaissance de laquelle nous ne pouvons comprendre ce qui nous arrive aujourd’hui. Je recommande vivement à cet égard à vos lecteurs la lecture de l’ouvrage court et très précis de mes collègues Gisèle Jamet et Joëlle Fontaine, Enseignement de l’histoire. Enjeux, controverses autour de la question du fascisme, Adapt-Snes éditions, Millau, 2016. Ils verront le même mécanisme à l’œuvre à propos de la présentation actuelle de l’entre-deux-guerres aux élèves français.

La Commune était déjà sacrifiée quand une formation sérieuse était assurée, jusqu’aux années 1980, aux élèves français de l’enseignement secondaire général. Elle a purement et simplement disparu, victime, parmi bien d’autres sujets, de la liquidation de la formation historique en cours depuis plusieurs décennies. Liquidation dont j’ai traité dans l’ouvrage L’histoire contemporaine toujours sous influence (Paris, Delga-Le temps des cerises, 2012) et que mes deux collègues étudient en décortiquant les instructions du ministère de l’éducation nationale à l’ère « européenne » du remplacement des connaissances scientifiques précises par les prétendues « compétences » jugées amplement suffisantes pour la masse des futurs exécutants de la stratégie du capital financier mondialisé.

E.M. - Votre dernier livre « Les élites françaises entre 1940 et 1944 - De la collaboration avec l'Allemagne à l'alliance américaine » est sorti en avril de cette année. Est-il pour vous comme un parachèvement de vos recherches et ouvrages antérieurs, travaillés en profondeur sur ce qu’on doit bien appeler la trahison des élites ? Ou pensez-vous qu’il y a encore à creuser pour faire éclater la vérité sur cette question centrale ?

 

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A.L.-R. - Chaque ouvrage repose sur des années de recherche spécifique et sur l’exploitation de recherches plus anciennes, qui représentent aussi un long travail. Tant que je pourrai faire de l’histoire, je continuerai à en faire avec le souci de dépouiller le maximum possible de sources, et la conscience ou la conviction que toute recherche peut et doit être complétée. C’est ce qui explique l’intérêt que je porte aux rééditions que mes éditeurs me demandent, voire à la réécriture très approfondie : c’est ce qui s’est produit pour l’édition d’Industriels et banquiers français sous l’Occupation publiée en 2013.

Sur la route de la vérité historique, il y a naturellement des noyaux de « vérité absolue », mais rien n’est définitif, et la poursuite des recherches permet toujours de faire mieux. Ce n’est pas décourageant mais enthousiasmant : c’est cette pratique qui m’a inspiré une passion pour les sources originales inentamée depuis 1970, date à laquelle j’ai entamé ma thèse d’État.

E.M. - Ce livre mérite la plus grande audience et diffusion possible. Mais par rapport à la doxa, voire à cette forme de (auto) censure qui règne dans les milieux économiques, universitaires et médiatiques, comment se déroule la promotion de ce livre salutaire ? Avec votre éditeur ?

A.L.-R. - Pour l’heure, Les élites françaises, 1940-1944, se heurte à un mur de silence. Mon éditeur l’a envoyé à tous les journalistes qui l’ont réclamé, mais ils demeurent pour l’heure muets. L’ouvrage, fondé sur des sources très abondantes et le plus souvent non exploitées jusqu’alors, n’a fait l’objet d’aucune recension dans la presse écrite, mais seulement d’une, en ligne, dans le Grand Soir, sous la plume de Jacques-Marie Bourget, Il est vrai que le silence sur mes travaux est globalement de règle depuis la parution de la première édition du Choix de la défaite (2006), qui avait précisément attiré l’attention de ce journaliste, qui a l’audace de s’intéresser à nombre de sujets mal venus, dont le Qatar (J.-M. Bourget et Nicolas Beau, Le Vilain Petit Qatar. Cet ami qui nous veut du mal, Paris, Fayard, 2013). Ce n’est pas ce que je révèle en 2016 sur Eugène Schueller (voir l’index), le fondateur de L’Oréal, groupe depuis un certain temps principal annonceur de la grande presse française, qui risquait de me valoir l’intérêt de cette dernière dans les pages culturelles (ou ailleurs).

J’espère donc que la recension du Grand Soir et la présentation vidéo de mon ouvrage chez Armand Colin donneront aux lecteurs de votre site l’envie de me lire.

E.M. - Peut-on connaître les thèmes de vos futurs projets ?

A.L.-R.- Deux, notamment (j’en ai d’autres) :

1° Premier projet, la suite de mon travail, échelonné sur plusieurs décennies, consacré aux élites françaises de l’entre-deux-guerres à la Deuxième Guerre mondiale, c’est-à-dire l’étude du retour en gloire de nos élites, après la farce grandiose de la non-épuration des plus grands coupables. Des élites désormais résolument atlantiques, mais toujours germanophiles : dans le second après-guerre, les deux tutorats n’ont cessé de se conjuguer.

2° Deuxième projet, l’analyse du thème « occidental » des « atrocités soviétiques de 1944-1945 en Allemagne », relancé récemment, y compris en France : il constitue un cas d’école de l’intoxication systématique dont la Seconde Guerre mondiale fait désormais l’objet aux Etats-Unis et dans l’ensemble de leur sphère d’influence, si agrandie depuis la chute de l’URSS.

La chose était impossible chez nous tant que les contemporains de la guerre et de ses lendemains pesaient très lourd dans la population : l’ignorance historique mentionnée plus haut, si répandue dans les jeunes générations, rend désormais les choses plus aisées…

Interview réalisée en juin 2016

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Programme de la rencontre

9h00 : Accueil du public

9h45 : Introduction 
Edouard Mangin, Président de l'association Les Ami(e)s d'Henri Guillemin (LAHG)

10h00 : Petit inventaire des écrits de Guillemin sur la Commune
Patrick Berthier, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure (ENS), agrégé ès lettres, docteur d'Etat, co-fondateur de LAHG,

10h30 : Le Vallès de Guillemin : une figure atypique
Cécile Robelin, 
professeur de lettres modernes, agrégée de lettres, docteur d'Etat,
En duo avec : 

La Commune de Paris, drame de Vallès (1872) : une « fédération des douleurs » ?
Céline Léger, 
professeur de lettres modernes, agrégée de lettres modernes, doctorante en littérature française du XIXe,

11h30 : Les "72 Immortelles" ou la Commune, révolution de la fraternité
Jean Chérasse,
 ancien élève de l’ENS, agrégé d'Histoire, ancien élève de l'IDHEC, auteur-réalisateur, scénariste et producteur 

12h00 : Déjeuner libre

14h30 : La Commune de Paris. La démocratie communale et son système de souveraineté populaire effective
Florence Gauthier, 
historienne, Maître de conférences en Histoire moderne - Université Paris VII-Denis Diderot 

15h00 : Guillemin, la Commune, et au delà - la victoire des vaincus
Edwy Plenel,
journalistedirecteur de Médiapart 

15h30 : 1940, une défaite choisie comme en 1870
Annie Lacroix-Riz,
historienne, ancienne élève de l'ENS, agrégée d’histoire, docteur d'Etat, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris VII-Denis Diderot 

16h00 : La Commune : Guillemin et Marx, lectures croisées
Patrick Rödel, 
ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé de philosophie, co-fondateur de LAHG

16h30 : Discussion générale avec le public.
Le colloque se clôturera par une large discussion entre le public et les intervenants sur l'ensemble des thèmes abordés pendant la journée.

18h00 : Fin du colloque

Le colloque sera entièrement filmé et enregistré et les vidéos seront mises en ligne sur notre site et sur celui de notre partenaire Médiapart.

Les actes du colloque seront publiés en 2017 par Utovie, co-fondateur de LAHG, éditeur exclusif de l’œuvre d’Henri Guillemin.

 

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Colloque : « Henri Guillemin et la Commune – le moment du peuple ? »

Samedi 19 novembre 2016 de 9h00 à 18h00
Université Paris 3 Sorbonne nouvelle – Censier – 13 rue Santeuil 75005 Paris

Inscrivez-vous dès à présent pour bénéficier du tarif préférentiel de 12€ (au lieu de 25€ sur place le jour du colloque)

Pour vous incrire, cliquez ici

 

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Source : http://www.henriguillemin.org/

 

 

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Pour accompagner les livres indispensables d’Annie Lacroix-Riz et ceux, ne l’oublions pas, d’Henri Guillemin :

 

 15. cridupeuple.jpgTardi et Vautrin

Le cri du peuple

(édition intégrale : 4 volumes.)

Casterman – 2011

 

Deux sites à visiter :

http://www.bagnedeguyane.fr/archives/p80-20.html

http://thierry.jamard.over-blog.com/article-expositions-a...

 

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Offensé par les gesticulations de François Hollande, Vladimir Poutine annule sa visite à Paris.

86% des Français souhaitaient qu’elle ait lieu.

 

La cote de popularité de « l’Homme d’État de l’Année » va encore grimper.

 

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Le prix Nobel de la Paix à la Colombie ?

 Mieux vaut à la Colombie qu’à… [censuré]… mais quelque chose nous dit que les FARC n’en verront pas la couleur. Ni le peuple. Timeo Danaos… quand on sait que 5 jurés du Nobel sur 6 siègent à Washington… si on était les Colombiens, on fermerait quand même soigneusement les portes.

 

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 Le 11 octobre, à 19h56, SÉMIMI a écrit :

 

Fini de rigoler, les Chinois arrivent

Pentagon Stunned As Thousand Chinese Troops Enter ISIS War

 

16. Chinese troops.jpg

 

The Kremlin have announced that China are to send 5,000 of its most elite military forces into the Levant War Zone to help Russia in the fight against ISIS, which has left the Obama administration and the Pentagon “horrified”. 

The “Siberian Tiger” Special Forces and “Night Tiger” Special Forces Units were given authorization to be deployed by China’s People’s Congress (NPC) on Sunday, after China passed its first anti-terrorism law allowing their army to take part in anti-terror missions abroad.

On n’a même pas le temps de vous traduire l’article !

Sachez en résumé que, de source sûre – le Kremlin – on apprend que 5.000 militaires chinois d’élite sont en route pour la Syrie, afin d’y aider les Russes à combattre Al Qaïda-Daech-ISIS-ISIL-EIL-Al Nosra etc. (la liste de tous ses noms est trop longue) et que cette annonce a « horrifié » l’administration Obama et le Pentagone.

Les unités spéciales chinoises « Tigres de Sibérie » et « Tigres de la Nuit » ont donc reçu dimanche, du Congrès de la République Populaire de Chine (et, on le présume, de M. Bachar El-Assad) l’autorisation de se déployer dans la zone de guerre du Levant. Ceci a immédiatement suivi le vote, par la Chine, de sa première loi anti-terroriste, qui permet à l’Armée du Peuple de prendre part à des missions d’anti-terrorisme à l’étranger.

Lire la suite en anglais…

(N.B. Le lien sur les lois a-t renvoie à l’article Wikipédia en anglais parce que rien d’équivalent n’existe pas en français.)

Source : http://dailyoccupation.com/2016/10/07/pentagon-stunned-thousands-chinese-troops-enter-isis-war/ 

c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Et pourquoi cette nouvelle a-t-elle « horrifié » l’Administration Obama et le Pentagone ? Parce que celles-ci pouvaient encore, jusqu’à hier, croire avoir atteint leur but : déclencher une guerre entre la Russie et l’Europe sans y tremper un seul orteil ou si peu : juste de quoi relancer de temps en temps le jeu en bombardant quelques soldats syriens.

Il n’est pas difficile d’imaginer que, dans l’esprit (hélas aliéné) de ces fins stratèges, le temps serait alors venu, pour eux, de s’attaquer à la Chine, privée de son allié moscovite occupé ailleurs…

Cela, c’était dans les rêves. Dans la réalité, les bons joueurs d’échecs ont toujours un coup d’avance. Apparemment, les joueurs de Go aussi. Ne parlons même pas des adeptes du jiu jitsu, qui savent comment utiliser contre lui les forces supérieures de l’adversaire…

 

12. Vive la Commune.jpeg

 

 

Mis en ligne le 12 octobre 2016.

 

Suite :

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18:34 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

""INTELLECTUELS SYRIENS""... SUITE

 

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(On ne sait pas s’ils arrivent en avion ou en bateau)

 

« « Intellectuels syriens » »

(suite)

 

Notre dernier post a provoqué quelques réactions intéressantes, dans et hors commentaires. Nous avons ainsi appris – ce que Théroigne ne savait pas – que la « Lettre d’intellectuels syriens » était en réalité une lettre de Syriens traîtres à leur pays, vivant aux États-Unis depuis 30 ou 40 ans, collaborateurs – évidemment rémunérés - des envahisseurs. Il ne nous semble pas inutile, pour une fois, de partager avec vous certaines de ces réactions.

Dans notre rubrique « Commentaires » (c’est en si petit qu’il faut savoir qu’il y en a …)

Sémimi a écrit :

« Ils sont fous au Saker français de publier une monstruosité pareille signée par une bande d'exilés pro-US sponsorisés par l'Occident. Galioun, le type que les Français avaient, au début, bombardé à la tête du pseudo “gouvernement” en exil. C'est scandaleux de mettre les Russes, qui combattent les terroristes, sur le même plan que les USA, créateurs et sponsors des terroristes. Une vraie honte et une trahison, surtout de la part d'un site qui se présente sous la “couverture” Saker francophone. »

D’autres réactions, écrites ou verbales, s’indignent elles aussi, ou au mieux s’étonnent, de voir un site qui affiche vouloir « rendre accessible la pensée dissidente où qu’elle se trouve » s’aligner aussi précisément sur la ligne éditoriale (sic) des pires merdias mainstream, de Libération au Monde en passant par Le Point, L’Express et Politis déjà nommé, reportez-vous à votre papier hygiénique préféré.

C’est pourtant simple. Tout assassin a un modus operandi qui permet de l’identifier. Il s’en écarte rarement, c’est bizarre mais c’est ainsi. Parfois il décime des populations entières, parfois il s’en prend à un seul homme, qu’il lui arrive de rater, mais toujours il s’y prend de la même manière.

Étant donné le Saker – le vrai, celui d’origine – le succès qu’il rencontre et l’audience qu’il a réussi à captiver sur plusieurs continents… le voilà, de simple blogueur, devenu emmerdeur en chef, épine dans le pied, obstacle à la quiète perpétration des crimes de ceux qui n’ont pas l’habitude qu’on leur résiste.

Comment faire pour s’en débarrasser ? À part le tuer ? Le discréditer. Pas si fastoche qu’on pourrait croire. Sur son site : mission impossible. Il est aux commandes et veille au grain. Trolls et saboteurs y sont passés au crible et refoulés par de bénévoles mais motivés modérateurs. Mais, ô chic, ne s’est-il pas mis en tête de laisser des sympathisants mettre sur pied des filiales dans plusieurs pays ? Il suffit dès lors d’en infiltrer une ou plusieurs, mais une au moins – le maillon faible – d’où on pourra le faire passer à loisir pour ce qu’il n’est pas.

Il ne fallait pas espérer éviter ce genre d’attaque, qui n’est rien d’autre, en petit, que ce qu’« on » est passé maîtres à déchaîner contre tous ceux qui gênent – Afghans, Saddam, Milosevic, Kadhafi, Bachar… Il suffit de leur lancer dans les pattes une Ve colonne à l’échelle, et de toujours garder ses écuelles bien pleines. Voilà le Saker hissé, par Ve colonne interposée, au rang de chef d’État.

Ainsi la lettre des « intellectuels syriens » publiée par le Saker Francophone faisait-elle d’une pierre deux coups. Mais nous avons dit que nous ne parlerions plus du problème posé par ce site. C’est une affaire à régler ailleurs, par d’autres.

Restent les signataires et le contenu de la lettre en soi. Et le modus operandi à très grande échelle. Opposition – intellectuelle ou pas – à Bachar el-Assad ? Encor fallait-il qu’il y en eût une et, s’il n’y en avait pas, trouver le moyen de la créer. Mais la décision, la volonté d’envahir la Syrie a précédé de beaucoup les efforts réellement surhumains déployés pour essayer à toute force d’en fabriquer une.

Dans l’article qui suit, Georges Stanechy rappelle, ou plutôt laisse rappeler  viva voce par Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères de François Mitterrand, qu’en 2009 – notez bien la date : 2009 ! – il fut invité par les Anglais à participer à l’entreprise de conquête de la Syrie déjà programmée. Il refusa. D’autres, on ne le sait que trop, acceptèrent. En 2013, dans une émission télévisée de la petite chaîne LCP, il lâcha cette bombe… qui fit long feu et passa frénétiquement inaperçue. Vous m’étonnez René.

Est-il utile d’ajouter qu’on ne perd jamais son temps à lire le trop rare Stanechy ? C’est du 5 octobre. Nos excuses, on est à la bourre.

 

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400 traités signés avec un seul peuple. Tous violés. Qui dit mieux ?

 

Syrie : La Praxis du Prédateur…

Georges Stanechy – À contre-courant 5 octobre 2016

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Traité de confiance de Seneca, Onondaga et Cayuga, sachems, au roi George 1er – 13 décembre 1726 (Papiers de George Clinton, gouverneur colonial de New York.)

 

« Ils doivent être fous. Ils ont agi comme s’ils n’avaient ni cervelle ni cœur …
Ils doivent être assoiffés de sang.

Ces gens écrivent dans les journaux et racontent leur propre version de l’histoire.
Les Apaches n’ont personne pour raconter la leur. »

Eskiminzin  (1)

 

"The resolution of the Syrian crisis will only be possible through war" : la solution de "la crise" en Syrie ne sera possible qu'à l'issue d'une guerre...

Je partage cette conclusion, ou prémonition, formulée par Semen Bagdasarov, directeur du  "Center for Middle Eastern and Central Asian Studies" ; lors des dernières négociations Lavrov-Kerry à Genève. (2)

Des heures de discussions sur l’organisation d’une période de trêve en Syrie, entre le représentant du gouvernement légitime et celui d’une myriade de milices mercenaires déguisées en "rebelles" ou "opposants au régime".

Qui n'a même pas tenu une journée...

Chacun de nous savait qu’aucun accord n’était possible. Tout autant que les négociateurs eux-mêmes. Malheureusement pour la Nation Syrienne...

 

La Praxis du Prédateur

Deux évidences :

  1. i) A aucun moment les USA et l’OTAN n’allaient abandonner sur le terrain les mercenaires qu’ils recrutent, entraînent, arment, équipent, soignent, et financent (directement, ou indirectement, en puisant dans les caisses de leurs colonies du Golfe). Depuis plus de 5 ans…

Notre ancien ministre des Affaires Etrangères (1984 - 1993), Roland Dumas, confirme que dès 2009 des responsables britanniques  lui avaient annoncé "l’invasion de la Syrie". Le sollicitant de participer à cette opération d’envergure pour le "Bloc Occidental".

Avec de gros moyens : financiers, militaires, logistiques, sur fond de "sanctions économiques" pour ceux qui s'y opposeraient et d'une colossale campagne de désinformation couvrant des dizaines de pays.

En comparaison, la destruction de la Libye représenterait des manœuvres militaires de dimensions modestes... (3)

 


 

ii)  Non pas par scrupules quant au respect de contrats avec des voyous et des tueurs venus de tous les horizons. Selon une récente étude effectuée par le centre de recherche allemand Center for German Studies "Firil", il y en aurait eu, depuis le début de "l'invasion" : 360.000 issus de 93 pays.

La majorité en provenance d'Europe et d'Amérique : 215.000. L'Arabie Saoudite en fournissant 25.000. A ce jour 90.000 auraient été tués, et autant blessés plus ou moins grièvement ; avec évacuation et traitement dans les Etats limitrophes de la Syrie, y compris en Israël. (4)

Encore moins, par scrupules quant au respect d’engagements à l’égard d’une "coalition" de pays asservis pour lesquels la caste dirigeante des USA n'éprouve que le plus complet mépris ; la France, dans le même sac que les satrapes corrompus du Golfe...

Mais, tout simplement, par stricte application d’une géopolitique idéologiquement coloniale qui est de démanteler et contrôler tous les Etats de la région, en pillant leurs immenses ressources énergétiques (s’arrogeant, de fait, un rôle dominant sur ce marché à l'encontre, plus particulièrement, de la Russie et de la Chine) et les maintenant dans le sous-développement.

Le tristement célèbre "plan" Oded Yinon, dès 1982 - 34 ans déjà…, annonçait la volonté des occidentaux de dépecer, entre autres pays du Moyen-Orient, la Syrie. Le démembrement de l’Irak et de la Syrie étant considéré comme des priorités. Opération minutieusement exposée dans l’ouvrage : A Strategy for Israel in the Nineteen Eighties (ISBN 0-937694-56-8). (5)

Alors, pourquoi ce cirque diplomatique ?...

Lire la suite…

Source : http://stanechy.over-blog.com/2016/10/syrie-la-praxis-du-...

 

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Enfin, quelqu’un d’autre nous a signalé un article déjà ancien, mais qui n’en est que plus éclairant, de Marie-Ange Patrizio, qui a rencontré au MUCEM, à Marseille, il y a plus de deux ans et demi, quelqes-uns des signataires-la-main-sur-le-cœur de la lettre humanitaire, déjà grands résistants – d’assez loin – au « régime fasciste » syrien. Voici son reportage, tel que l’a publié en son temps Palestine-Solidarité :

Quelques figures de « vitalité artistique », intellectuelle et médiatique : la Syrie de Mucem

par Marie-Ange Patrizio

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Jeudi 27 février 2014

L’information sur les pays en « révolution » (hors zone Otan où il n’y a pas de révolution) est généralement étayée, dans nos médias, par des analyses de journalistes spécifiés pour l’occasion indépendants, et de chercheurs, le plus souvent politologues, tenant le rôle du spécialiste dont le savoir scientifique rigoureux viendrait garantir l’impartialité.

Ces feuilletons quotidiens doivent parfois être complétés par un Temps Fort, où des artistes et écrivains, plus ou moins clandestins dans leur pays d’origine et réfugiés officiels ici, apportent leur contribution au récit.

« Visages de Syrie. La vie qui résiste »[1] au Mucem de Marseille, en a donné un exemple récemment avec « quelques figures emblématiques de Syrie, des artistes et personnalités culturelles au coeur du questionnement pour la liberté de pensée et de création. Des hommes et des femmes qui dans l’anonymat ou l’exil, déploient une vitalité artistique à nulle autre pareille, et pensent et créent en dépit de l’explosion des violences. […] En partenariat avec Le Monde », et Christophe Ayad dans le rôle du journaliste indépendant.

En bref : redire « les manipulations du régime et l'inconstance des États démocratiques, dont la faiblesse du soutien a contribué à renforcer la présence et la légitimité d'organisations islamistes, comme... le Front de Soutien » [2]

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Les Amis de la Syrie

 

Extraits d’échanges informels dans l’auditorium et de propos à la tribune ; et commentaires et questions y afférents.

Samar Yazbek, écrivain « réfugiée à Paris depuis l’été 2011 » était ici une des « femmes qui dans l’anonymat ou l’exil, déploient une vitalité artistique à nulle autre pareille ». Sa vitalité n’arrivera pas ce jour-là à retenir la salle, qui se vide discrètement au fur et à mesure du documentaire puis de l’interview où elle explique sa passion pour l’écriture et la liberté ; la lecture de son roman Un parfum de cannelle[3] va m’aider ensuite à appréhender sa démarche.

Extrait de la 4ème de couverture :

« Hanan al-Hachimi, bourgeoise oisive et aisée» découvre « la jeune Alya, sa servante, en pleins ébats avec [son vieux mari honni] ! Si le jour, l’une exerce son pouvoir sur la domestique […], le soir venu, les rapports s’inversent, et les deux femmes s’adonnent secrètement aux plaisirs saphiques avec une étrange volupté […]. Ce roman sulfureux d’un écriture réaliste bouleverse l’ordre établi de la société syrienne en y dénonçant les conditions réservées aux femmes ».

 
  Au bout des 122 pages, si on se demande où est la censure d’un régime qui a laissé S. Yazbek écrire et publier 4 romans « dénonçant l’ordre établi » etc., on comprend vite par contre pourquoi ça n’est pas dans les monarchies du Golfe, dénonçant pourtant elles aussi l’ordre établi d’Assad, que l’auteur a cherché asile.

Yassin Al-Hadj Saleh est, lui, présenté – et traduit – par le politologue libanais Ziad Majed : « médecin et écrivain, engagé de gauche dans une fraction du PC qui était opposée à Assad (père) » il a été pour cela emprisonné pendant 16 ans. À sa libération, « par défi », il a repris des études de médecine interrompues par son arrestation, et passé ses examens ; « mais n’a jamais exercé ensuite, et a opté pour l’écriture ; il était devenu un des meilleurs écrivains syriens et même arabes » ; « les plus grands journaux se disputent ses contributions »[4] « Il a vécu dans la ghouta de Damas quand elle a été libérée par des jeunes combattants de la région [entendre : pas les fous furieux décrits et manipulés par le régime, nda] et encerclée ensuite par l’armée ; puis a quitté la ghouta pour aller à Raqqa, tenue par l’EIIL (État Islamique en Irak et au Levant), où se trouve aussi notre ami (sic) le Père Paolo retenu (re-sic) par l’EIIL. ». C’est donc possible de quitter la ghouta encerclée par l’armée, puis Raqqa tenue par l’EIIL, quand on est un écrivain et opposant « de gauche » «  très connu en Syrie et dans l'ensemble des pays arabes ».

Majed (traduisant longuement Saleh) explique en plusieurs points le fascisme du régime syrien, et évoque « des photos qui commencent (sic) à sortir des prisons, photos de 11000 détenus soumis à la torture »[5].

 Mais ces horreurs non plus n’arrivent pas à saisir l’attention de toute l’assistance ; une dame devant moi fait des mots croisés sur son Ipad, un homme dort au bout de ma rangée, quelques personnes, dont certains intervenants aux séances précédentes, entrent et sortent ; Mr. Burgat, en haut de l’auditorium, a remis son chapeau : c’est vrai qu’on sent un courant d’air.

En bas, à la tribune, lapsus sur le Golan : « Le régime a utilisé cet argument là, en fait cette réalité-là » : mais oui, le Golan est occupé, ce n’est pas qu’un argument du régime. Majed-Saleh démonte longuement les thèses conspirationnistes d’un régime qui est arrivé à endormir sa population en détruisant ses propres monuments historiques, tirant sur ses propres soldats, conscrits et officiers, et sur les gens qui manifestent pour lui, ou contre lui, en torturant (puis photographiant), terrorisant, privant de médicaments, affamant, gazant et bombardant sa propre population, etc. Dans l’indifférence de la communauté internationale.

 
Entracte.

 

J’avais entendu l’ex-directeur de l’Institut français du Proche-Orient (Ifpo), François Burgat, aux Matins de France Culture le 26 décembre 2013, sur le thème « Et pendant ce temps en Syrie… »[6],  puis sur France Inter[7] la veille ; noté aussi le lancement, grâce à un financement européen, du projet Wafaw[8] par un “Kick-off meeting” à Amman les 5-6 Octobre 2013[9].

Pendant l’entracte, je vais poser quelques questions à Mr. Burgat :

1) Quand avait-il été au camp de Zaatari en Jordanie, pour l’interview du « capitaine déserteur de la Garde Républicaine » ?

          Réponse immédiate : « 22 novembre, c’est pour ça que l’entretien n’est pas dans le livre »[10].

2) Quand avait-il quitté Damas ?

          « Janvier 2012 ».

3) Était-il à Damas le 13 novembre 2011 ? 

          « …oui sans doute ».

4) Se souvient-il du dimanche 13 novembre à Damas ?

          Apparemment non.


Rappel : énorme manifestation après la suspension de la Syrie, le 12 novembre, de sa qualité de membre, par la Ligue arabe [11]. Je dis combien cette manif était impressionnante.

          « Ah oui ! c’étaient des fonctionnaires et des scolaires, on les avait amenés en bus de toute la Syrie, j’étais au Qassioun, on s’est amusé à compter les centaines de cars, et d’ailleurs je n’ai pas pu repartir [en voiture], j’étais bloqué par les bus ».

Je raconte brièvement ce que j’ai vu, en ville, à pied : des manifestants de tous âges, avec, en effet, une majorité de jeunes, joyeux, chaleureux ; j’étais avec une vidéaste algérienne qui filmait et traduisait ce que les gens venaient nous dire ; j’ai fait des photos… 

          « Moi aussi j’ai beaucoup de photos, elles sont sur mon site ».

Pas trouvé de site, peut-être un compte Facebook ?

          « Mais les gens étaient embrigadés, vous savez, c’est ça la dictature ».

Sur l’embrigadement par la dictature, je parle des chiffres donnés par la CIA, en mai 2013 : 70% de votes en faveur d’Assad en cas d’élections.

          « Oh, la CIA, vous savez… »

Mon interlocuteur tourne les talons et descend à la tribune, pourtant vide à ce moment-là. Mais je me suis trompée, ce n’est pas la CIA qui a publié ces chiffres ; c’est l’OTAN, où Mr. Burgat, d’après wikipedia, est conférencier.

C. Ayad, venu se mêler à notre conversation, me dit « je serais curieux de savoir où vous avez trouvé ces chiffres » mais rejoint son ami sans attendre la réponse[12].

Nous reviendrons sur les propos tenus hors micro par l’ex-directeur de l’Ifpo, propos impromptus dont je le remercie.

Dans une mise à jour du 21/10/2011 du site de l’Institut, on apprend que « Le site de Jisr al-Abyad (Damas) est définitivement fermé depuis septembre 2011 » puis, dans la mise à jour du 27/10/2011, que « le site de l’Ifpo Abou Roumaneh est provisoirement fermé au public (depuis juillet 2011) »[13].


   Un site peut être « définitivement fermé » pour des raisons banalement financières, et on se félicite de la bonne gestion de notre administration. Et l’autre « provisoirement fermé » pour des raisons politiques, datant de la deuxième guerre mondiale, paraît-il : tout changement important dans l’Institut doit avoir la signature des deux présidences, syrienne et française. Même pendant la crise de Suez, en 1956, l'Institut (alors Ifead) avait suspendu ses activités mais gardé le personnel syrien dans les locaux. Actuellement, le personnel syrien devrait donc toujours être en poste (à domicile), disponible pour toute réquisition y compris à Beyrouth où l’administration a été transférée[14]. Mais depuis le début de la crise en mars 2011, l'administration avait interdit à ses employés syriens de manifester : que ce soit pour ou contre le régime. Démocratie à la française, qu’on veut apporter – pas en bus – aux Syriens.

 

Mais même avec un Institut fermé, le directeur peut avoir fait quelque séjour dans la capitale syrienne jusqu’en « janvier 2012 ». Soit officiellement, et on ne manquera pas de remarquer la tolérance du « régime » qui laisse un fonctionnaire notoire des Affaires étrangères d’un pays qui a rappelé son ambassadeur et fermé toutes ses installations, aller « s’amuser à compter les bus » les jours de manif. Soit discrètement, et on notera alors l’incompétence des forces sécuritaires, pourtant décrites comme redoutables, qui ne voient pas nos agents même quand ils sont bloqués dans les embouteillages du Qassioun, ou ailleurs.

Soit Mr. Burgat n’était tout simplement pas à Damas le 13 novembre 2011. Et qui le lui reprocherait ?

 

6. Manif Damas soutien - 1.jpg

Damas

 

Revenons sur les éléments rapportés par celui qui a dirigé pendant 4 ans des « chercheurs [qui] ont développé un savoir scientifique rigoureux »[15].
Des « centaines de cars » ont amené les « fonctionnaires et scolaires» :

- sachant que le nombre des manifestants a été estimé entre 1 et 1,5 million de personnes ; si, prudemment, on retient le chiffre le plus bas (genre OSDH) et qu’on le divise, mettons, par deux pour ne garder que la moitié des manifestants comme ayant été « amenée », cela ferait dans les 500.000 personnes dans des bus.

- sachant qu’un car – grand modèle – a environ 70 places mais que dans une dictature on n’ira pas se gêner pour y entasser 100 personnes, il aurait donc fallu, estimation minimale, 5000 cars pour amener les gens, « de toute la Syrie », manifester à 10h du matin à Damas.

Admettons que le parc des bus syriens possédait au moins 5000 véhicules en novembre 2011, avant que le régime (selon la logique de tous les intervenants du Mucem ce jour-là) ou les terroristes (selon la propagande complotiste du régime) n’en fassent sauter pas mal dans des attentats, de préférence avec ses occupants.

 - Sachant par ailleurs qu’un autobus est long d’environ 12 à 15 mètres et qu’avec les dégagements pour se garer, il faut 13 à 16 mètres de stationnement minimum disponibles par bus, on peut garer 62 à 76 bus par kilomètre. Pour garer 5000 bus, il faut de 65 à 80 kilomètres de route

 - Sachant que le bout de l’unique route du Mont Qassioun est à 8 Kms environ (estimation large) de Damas, sans espace qui puisse servir de parking en dehors du bas-côté (d’un seul côté et pas partout), on peut s’interroger sur la rigueur scientifique des observations et du raisonnement apportés ici, quoique hors micro, par un de nos éminents spécialistes. Je ne dis pas l’exactitude ou la vérité ; seulement la plausibilité des propos.

Les manifestants, d’après Mr. Burgat, étaient majoritairement des fonctionnaires et scolaires : beaucoup d'administrations avaient fermé ce jour-là et donc « libéré » le personnel en donnant, du même coup, congé aux écoliers et étudiants. D’après mes observations tout à fait empiriques, il y avait en effet plutôt une majorité de jeunes, et, pour le reste, des hommes et des femmes de tous âges, qui  ne défilaient pas en groupes encadrés et organisés, loin de là : les gens manifestaient avec enthousiasme, gaieté, parfois ferveur et détermination, mais en tous cas dans un grand désordre. Le Baas et la mairie (dit-on) distribuant des bouteilles d'eau car ça a duré longtemps.

Des jeunes manifestaient encore en fin d’après-midi près des Omeyyades : j’en ai photographié parcourant le souk avec le portrait du président et chahutant… en faisant des bulles de savon. Comportement peut-être typique en Syrie de ces gens embrigadés par un « régime fasciste », ou bien forcés de manifester (et faire des bulles de savon) contre leur gré. Les chercheurs sociologues et politologues du Wafaw[16] nous expliqueront peut-être ces comportements dans des séminaires et publications scientifiques (donc impartiaux) que nous finançons via l’UE.

Précisons à propos du 13 XI que l’appel à descendre dans la rue avait été lancé la veille au soir, notamment par le parti Baas et des organisations étudiantes. Une efficience étonnante malgré la désorganisation constatée ensuite sur le terrain. On imagine le temps qu’il aura fallu pour faire remonter ces centaines de milliers de gens dans les bus…

Les chercheurs et politologues avertis diront, à juste titre, que quand on débarque à Damas, comme moi, la veille de ce genre de manif, on n’a pas forcément, pour observer et analyser les événements, cette base de la rigueur scientifique que sont le recul, la distance ; qu’ont par contre les chercheurs sur le terrain. Notamment du haut du Qassioun ; mais au risque de ne pas entendre et voir les manifestants chanter, danser, faire des bulles, manger des sucettes, puis s’immobiliser au son de l’hymne national et scander « Souria ! », ou nous demander d’où on vient et nous dire alors en riant « Sarkozy, Joupé…[et geste de ce qu’on écrase sous le talon] ! ». Tous embrigadés.

Et moi avec, parmi ces « intellectuels subissant les ravages de la propagande » comme l’a ensuite déploré Mr. Burgat dans son intervention à la table ronde géopolitique, sachant qu’au moins une personne dans l’assemblée était perplexe sur ses observations.

Perplexe aussi face aux témoignages trouvés par le chercheur. Comme celui de ce « capitaine de la Garde Républicaine », réfugié depuis 2 ans et demi au Camp de Zaatari[17], à la frontière jordanienne où F. Burgat me dit qu’il repart « dans quelques jours, car on ne peut plus aller en Syrie, mais en Jordanie, on peut y aller facilement » ; surtout avec un financement du Conseil Européen de la Recherche[18].

 
Questions après lecture du témoignage :

- Pourquoi le pouvoir envoie-t-il un capitaine de la Garde Républicaine désarmé se faire tirer dessus par les « hommes du colonel Hafez Makhlouf, de la sécurité d’État » alors que l’armée syrienne est une armée de conscription et qu’on pouvait envoyer de pauvres bidasses plus faciles à berner, à tuer et dont le sacrifice coûte bien moins cher ? Parce que dans l’armée syrienne, les capitaines des unités d’élite sont toujours en première ligne ?

- Pourquoi avoir ensuite laissé les militaires – capitaines ou pas, loyaux ou pas mais armés, cette fois – tuer « les hommes de Makhlouf » afin – ou au risque – de découvrir « ce que faisait exactement le régime » ? Pour tester leur loyauté ? Pour provoquer des désertions ? Pour faire le ménage chez Makhlouf ? Le régime a donc beaucoup d’officiers en réserve pour faire de tels paris.

- Sachant que nos journalistes et même notre ministre des Affaires Etrangères[19] étaient allés à Zaatari, comment donc notre capitaine a-t-il dû attendre du printemps 2011 au 22 novembre 2013 qu’un « advanced grant » arabophone vienne enfin l’interviewer sur ce qui lui est arrivé ? À temps, pour Genève II.

 

   Quels récits aurons-nous maintenant ? Les journalistes non arabisants se chargent d’interviewer (par téléphone) des jeunes de nos banlieues partis faire une croisade inversée ; on arrivera même à en faire passer quelques uns pour des Brigades Internationales. Les spécialistes arabophones vont, sur le terrain, se charger des « témoignages » plus recherchés : quelques combattants islamistes plus présentables que ceux que nous montre, voire manipule (cf. Majed et Burgat) le régime ? Des démocrates pacifiques des classes moyennes ? Si possible quelques « communistes » (maintenant appréciés par nos médias, surtout quand ils s’opposent à Assad en Syrie).

Tous, devant notre inaction, ayant dû prendre les armes : où ? « La communauté internationale ne leur a pas fourni un seul stinger, même pas au marché noir (sic) » (Majed). Tous Syriens ; que « le régime [avait] montés les uns contre les autres », enfin unis si ce n’est à Paris ou à Genève, au moins dans les camps de réfugiés (jordaniens de préférence, pour ne pas avoir le Hezbollah dans les pattes).

De quoi justifier qu’il faut armer les  « rebelles », puisque jusqu’à présent « la communauté internationale n’a rien fait » : ah bon ? Rien, l’embargo économique étasunien depuis 2003 et européen depuis septembre 2011 ? Pour ne parler que de ce que nos gouvernants et leurs spécialistes assument au grand jour.

Dernier acte : « Que se passe-t-il sous nos yeux en Syrie ? » que nous persistons à ne pas voir. Ayad présente : Basma Kodmani « chercheur engagée en sciences sociales, fondatrice et directrice de l'Initiative de Réforme Arabe[20], fondé avant la révolution », « revenue [maintenant] à sa recherche » ; François Burgat « que j’ai rencontré il y a 20 ans déjà » (petit échange de coquetteries avec l’ami de 20 ans qui fait rire la salle), «  qui a produit énormément de travail en sciences sociales » ; Ziad Majed, « politologue libanais, enseignant à l’Université Américaine de Paris, qui a eu des responsabilités politiques au Liban » mais on ne nous dira pas lesquelles. Et Y. Al-Haj Saleh, « écrivain, médecin etc. ».

La tribune, où tout le monde se tutoie, revient une dernière fois sur une clé de la rencontre, « le récit fait par le régime » : « son effort de propagande est à la mesure de son manque de légitimité » (Kodmani). Proposition qu’une logique scientifique interrogerait pour toutes les parties, y compris celle, unanime et univoque, représentée ici.

En quittant la séance vers 20h, je m’enquiers auprès du vigile du nombre d’auditeurs : 113 personnes (tribune comprise), dans une salle de 300 places. Petite audience malgré une entrée « libre » dans un des plus beaux (et très médiatisé) lieux de la ville. Mais les bus sont rares le samedi soir dans notre Marseille démocratique et si peu corrompue. Et personne n’était obligé de venir. D’autant qu’on trouve le même récit en boucle dans tous nos médias.

Et il pleuvait.

m-a patrizio
Marseille, 27 février 2014

_____________________

[1] http://www.datapressepremium.com/rmdiff/2007411/Visagesde...

[2] Blog de « Ignace Leverrier » : http://syrie.blog.lemonde.fr/2013/12/03/syrie-temoignage-... .

[3] Disponible à la BMVR de Marseille.

[4] Cf. Ziad Majed : http://lorientlitteraire.com/article_details.php?cid=73&a... ; et, non mentionné par Majed, son troisième livre a été récompensé par la Fondation Prince Claus des Pays-Bas, voir (encore) « Ignace Leverrier » : http://syrie.blog.lemonde.fr/2012/09/09/un-opposant-syrie... .

[5] « [Le photographe] aurait fait sortir les images du pays en les transmettant à un contact au sein d'un groupe d'opposition soutenu par le Qatar. Après l'avoir rencontré à trois reprises lors des dix derniers jours, les experts l'ont jugé « crédible »  et « sincère ». » http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/01/20/sy.... Selon d’autres sources, non démenties, le rapport a été commandé au « cabinet Carter-Ruck [qui] a admis travailler pour le Qatar. Surtout, le cabinet Carter-Ruck ne rend accessibles que 10 des 55 000 photographies qu’il décrit » http://www.voltairenet.org/article181850.html .

[6] http://www.franceculture.fr/emission-l-invite-des-matins-...

[7] http://iremam.cnrs.fr/spip.php?article2252

[8]  « Wafaw, Un programme financé sur quatre ans (2013-2017) par le Conseil Européen de la Recherche (ERC) – advanced grant. » http://www.wafaw.org/about/french/

[9] http://www.wafaw.org/2013/10/kick-off-meeting-in-amman-5-...

[10] « Pas de printemps pour la Syrie : les clés pour comprendre les acteurs et les défis de la crise » : ouvrage collectif, sous la direction de F. Burgat avec Bruno Paoli, décembre 2013.

[11 Dont elle est un des 7 pays fondateurs.

[12] Voir http://www.worldtribune.com/2013/05/31/nato-data-assad-wi... (31 mai 2013) repris sans modification jusqu’en décembre 2013: “The data, relayed to NATO over the last month, asserted that 70 percent of Syrians support the Assad regime. Another 20 percent were deemed neutral and the remaining 10 percent expressed support for the rebels”.

[13] http://www.ifporient.org/node/134 .

[14 ] Mais quand l’ambassade de France à Damas avait fait l’objet de quelques actes de vandalisme, le 11 juillet 2011, l’administration de l’Ifpo avait refusé la protection de l’armée syrienne…

[15] http://www.ifporient.org/node/1

[16] http://iremam.cnrs.fr/spip.php?rubrique400

[17]  Supra note 3.

[18] Supra note 7, et Kick-off meeting in Amman (5-6 October, 2013)  http://www.wafaw.org/2013/10/kick-off-meeting-in-amman-5-6-october-2013/ 

[19] Voir la visite de L. Fabius en août 2012 : http://www.youtube.com/watch?v=OQ_fs_YO0cs

[20] Voir détail : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bassma_Kodmani

 

Source : http://palestine-solidarite.org/analyses.marie-ange_patri...

2. BI-LOGO.gif

Où Israël Shamir nous reparle du fameux « game of chicken »

 

Et c’est un Shamir des grands jours.

[« … mais ce sont quand même, à la base, toujours les bons vieux membres d’Al Qaïda, ceux qui ont pas mal secoué New York le 11 septembre, et qu’on a bombardés en retour en Afghanistan, en Libye et en Syrie »…  ??? Ne chipotons pas.]

C’est long, mais n’en perdez pas une miette. Si le président V.P. doit nous renvoyer nos missiles sur la figure, nous mourrons intelligents.

 

Poker nucléaire

Israël Adam Shamir – 10 octobre 2016

Entre la plume et l’enclume – Traduction Maria Poumier

 

11. Paris bombardé.jpg

 

Si la plus grande partie de poker de tous les temps devait se terminer par une grandiose claque nucléaire, et si les survivants passaient en revue les causes de la Troisième Guerre mondiale, ils en mourraient de rire. La Troisième Guerre mondiale, ils l’auront  déclenchée pour sauver al Qaida. Oui, mon cher lecteur, l’oncle Sam a envahi l’Afghanistan pour punir al Qaida, et maintenant nous avons déclaré la guerre mondiale pour sauver al Qaida. Ce n’était qu’une histoire d’amour/haine entre le gentleman américain et la jeune fille arabe, avec des ambivalences et de la passion, depuis le 11 septembre jusqu’à Alep : la belle affaire ! 

Pour les historiens à venir, la Troisième Guerre mondiale aura commencé avec la décision US de mettre fin aux discussions bilatérales avec la Russie à propos de la Syrie. Laissons parler les armes, pour trancher le débat, disaient-ils. Voici une révélation en exclusivité :

Les US ont décidé de suspendre les pourparlers après que la Russie a appelé au  retrait des combattants d’al Qaida (Front al Nosra etc) hors d’Alep. Il était là, le casus belli.

J’ai en ma possession deux documents qui en font foi.

Lire la suite…

Source : http://plumenclume.org/blog/167-poker-nucleaire-par-israe...

 

2. BI-LOGO.gif

 

 

Mis en ligne le 12 octobre 2016.

 

 

 

 

18:33 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/10/2016

AH, SI LES FLORENTINS ÉTAIENT DES HOMMES !

1. Combat naval.JPG

 

« Ah, si les Florentins étaient des hommes ! »

Musset, Lorenzaccio

 

Coup de gueule individuel à deux baffes de quelqu’un aux Grosses Orchades.

NON ! NON ! NON ! TROP C’EST TROP.

 

2. Spew.GIF

 

On a reçu ça, d’un  site qu’on a imprudemment recommandé à nos lecteurs :

 

Peuples d’Europe, Debout !

EditeurRusReinfo 8 octobre 2016

 

3. Bastille.jpg

 

Votre résistance, européens, est admirable: Envahis par des centaines de milliers de personnes ne partageant ni ne respectant ni votre mode de vie ni votre culture, chaque jour agressés, violés, bafoués, humiliés, tués, aveuglés au point de ne pas voir que vos gouvernements non seulement ne vous défendent pas mais défendent ceux qui vous envahissent, vous restez passifs, ne pensant qu’à profiter des quelques restes de ce que fût votre confortable mode de vie d’il y a quelques dizaines d’années.

Tout comme pour les « sanctions » contre la Russie qui en fait largement profitent aux entreprises américaines alors que vos entreprises européennes en sont lourdement pénalisées, vous allez participer à une guerre qui n’est faite que dans l’intérêt des américains! La propagande anti-Russe qui vous est servie par chacun de vos media ne sert qu’à vous endormir et à vous faire accepter l’inacceptable.

Vos gouvernements pour la plupart ne sont soutenus que par une infime minorité de citoyens, alors que vos pays sont censés être des « démocraties » !...

Lire la suite…

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2016/10/peuples-deurope-debout/

 

 

2. Spew.GIF

 

Ouak ! Beurk ! Blurps ! Pitié ! N’en jetez plus.

Que l’auteur soit M. Frakov, M. Fouché ou les deux, leur appel est à vomir.

D’abord, les peuples d’Europe ne sont pas admirables et ne résistent à rien.

Ensuite, si le ou les auteurs croient provoquer chez ces peuples un quelconque sursaut en les flattant sous la ceinture dans ce qu’ils ont de plus bas, ils se trompent et méritent des baffes.

« Votre résistance, européens, est admirable: Envahis par des centaines de milliers de personnes ne partageant ni ne respectant ni votre mode de vie ni votre culture, chaque jour agressés, violés, bafoués, humiliés, tués, aveuglés… »

est une honte. C’est une infamie.

Et où diable sont-ils allés chercher que nos gouvernements ne sont soutenus « que par une infime minorité », alors qu’ils le sont, au contraire, par l’immense majorité de ceux qui sont prêts à reconnaître tout ce qu’on veut pour le passé – oui, Robespierre avait raison, blablabla, oui, Garibaldi, oui, les Communards, gnagnagna – mais qui, pour le présent, sont trop contents d’avoir des François Hollande (et consorts) pour se charger des crimes nécessaires au maintien de leur niveau de vie, si médiocre soit-il, à n’importe quel prix payable par d’autres.

Les hordes au mode de vie spécial qui nous envahissent ne viennent chez nous que parce que nous sommes chez eux, à semer la mort et la désolation (et si nous n’étions pas chez eux à les piller, nous payerions davantage d’impôts, s’pas ?). Voir son pays rasé jusqu’au sol et rendu radioactif pour des millénaires est quand même un peu plus ennuyeux que se faire envahir par des gens qui ne mangent pas de cochon. Mais peut-être chez RusReinfo voit-on les choses autrement.

Qu’il me soit quand même permis de leur dire une chose : s’ils croient rendre service aux Russes qui se battent à notre place en prenant tous les Européens pour des clients de la fille au Pen, ils se mettent le doigt dans l’œil jusqu’à l’épaule. La Russie n’a nul besoin d’un allié mussolinien, eût-il la taille d’un continent. Allah, protège-les de leurs amis, leurs ennemis, ils s’en chargent !

Que dans les centaines de milliers de malheureux qui fuient sous nos bombes, il se glisse non seulement des gens qui n’ont pas de savoir-vivre mais aussi quelques douzaines de terroristes capables du pire, c’est indéniable. C’est même inévitable. Quand nos gouvernements n’auront plus besoin d’attentats terroristes, il n’y en aura plus. Quand on veut réinformer au nom de la Russie, c’est quelque chose qu’on devrait savoir.

Et lâchez-nous la grappe avec l’héroïsme bidon des peuples qui n’en ont rien à foutre ni de l’héroïsme ni de leurs semblables, pourvu qu’ils puissent continuer à aller se trémousser au Bataclan pendant que la moitié du monde baigne dans le sang ou crame vivant.  En attendant que le ciel leur tombe sur la tête.

Assez.

Et si vous continuez, je me désabonne.

 

2. Spew.GIF

 

Et comme si ça ne suffisait pas, au même courrier, que vois-je ? Ceci, sorti tout droit des officines nauséabondes de la propagande pentagonale :

 

La lettre d’écrivains, d’artistes et de journalistes syriens dénonçant les politiques étasunienne et russe.

Wayan - Le Saker Francophone 8 octobre 2016

Ils y dénoncent le fait que les deux puissances se soient débrouillées pour récupérer le combat de libération syrien sous l’alibi de la guerre contre le terrorisme.

Par des écrivains, artistes et journaliste syriens contre les politiques étasunienne et russe – Le 21 septembre 2016 – Source The Nation

4. Siege soup.jpg

 

Un groupe de 150 intellectuels syriens, composé principalement d’écrivains, d’artistes, d’universitaires et des journalistes, tous s’identifiant comme des opposants démocratiques laïques au régime syrien, ont publié la déclaration ci-dessous pour exprimer leur condamnation du rôle joué par Washington et Moscou dans leur pays. Parmi les signataires, on trouve des personnes mondialement connues tels que le professeur à Paris Sorbonne, Burhan Ghalioun, qui fut le premier président du Conseil national syrien en 2011-2012 ; le romancier primé Samar Yazbek, dont les travaux sont publiés dans de nombreuses langues ; le célèbre intellectuel syrien, Sadik Jalal Al-Azm ; Farouk Mardam-Bey, un écrivain qui édite la plus importante collection dédiée au monde arabe en France ; le dramaturge Mohammad Al-Attar ; et Yassin al-Haj Saleh, une voix indépendante de premier plan dans l’opposition syrienne. Voici cette lettre.

Lire la suite (si on veut)…

Source : http://lesakerfrancophone.fr/la-lettre-decrivains-dartist...

 

2. Spew.GIF

 

Les élites intellectuelles syriennes qui écrivent dans The Nation, maintenant… Youpiii. Quel courage !

Et s’ils allaient se battre un peu, ces bons apôtres ? Les jeunes gens qui se font trouer la peau pour protéger leur farniente de kollabos planqués pourraient aller lire des livres à la place et, qui sait, peut-être même survivre.

Si au lieu d’avoir en face d’eux Bachar el-Assad ils avaient eu affaire à Saint-Just, c’était le mur et douze balles tout de suite, et avec raison. [Les Chinois, peuple sage, se contentent désormais d’une seule. On les comprend. Au prix où elles sont, et quand on sait qui elles engraissent.]

Quant à Wayan, il est regrettable que l’idée ne lui soit même pas venue de demander au Saker ce qu’il pense de ce genre d’immondice avant d’utiliser son nom et sa réputation à tort et à travers. Ceci vaut pour tout le Saker Francophone et en général. Il y avait longtemps que j’avais envie de le dire et je n’y reviendrai plus.

Quant on est nul à ce point-là, on ne se mêle pas de vouloir informer les autres, on va faire ses classes d’abord.

Ouak ! Beurk ! Blurps !

Oui, je m’énerve. Depuis trop longtemps le SakerF publie, sur un pied d’égalité, le pire mélangé au meilleur, comme si c’était sans importance.

Il est consternant qu’il n’y ait pas, dans toute cette équipe, une seule personne en possession de quelques notions de base et d’une poignée de principes moraux. qui seraient pourtant un strict minimum.

On me rétorquera qu’« on ne censure personne par souci de démocratie ».

Démocratie, mon cul !

La confusion et l’irresponsabilité n’ont rien à voir avec la démocratie. Elles sont juste ce qu’il faut pour la rendre impossible.

 

2. Spew.GIF

 

« Sparte brille comme un éclair dans des ténèbres immenses. »

Robespierre

 

Sparte.

Les écoles de Staline.

Celles de Fidel Castro.

 

Pour nous, trop tard, rideau.

 

Théroigne.

 

 

 

Mise en ligne le 9 octobre 2016.

Jour des citations amères.

 

 

 

 

15:17 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

07/10/2016

ULTIMATUM

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La barre des enjeux monte

En réponse à leurs menaces nucléaires, Vladimir Poutine jette le gant aux USA :

Ultimatum

Rostislav IshchenkoRIA Novosti 5 octobre 2016

Traduit du russe par J. Arnoldski pour Fort-Russ

 

2. Ultimatum.jpg

 

Suite au décret du président de la Fédération de Russie de suspendre le respect des accords avec les États-Unis sur l'élimination du plutonium de qualité militaire par la Russie et la présentation du projet de loi correspondant à la Douma d'État, les controverses ont commencé dans les médias aux fins de savoir si cette décision est liée à la rupture de l'accord sur la Syrie. La seconde pierre d'achoppement est une question : Pourquoi la Russie, après avoir su que les États-Unis ne remplissaient pas leur part de l'accord [sur le plutonium, NdE], ne réagit-elle que maintenant, après plusieurs années ?

Certains experts nucléaires affirment que l'accord était objectivement bénéfique pour la Russie. Peut être. Je ne suis pas un expert dans ce domaine et il est difficile pour moi de juger de leur objectivité. En outre, ce qui est bénéfique du point de vue de l'industrie nucléaire peut être désavantageux du point de vue de la sécurité.

En principe, je pense qu'il n'y avait pas de problèmes de sécurité particuliers. La Russie dispose d'un arsenal nucléaire suffisant, capable d'infliger un coup mortel aux États-Unis. Washington le reconnaît d’ailleurs. Il y avait aussi plus que suffisamment de matériel pour la production de nouvelles têtes d’ogives. Dans le cas d’échange de frappes nucléaires à grande échelle, la production d'un autre lot d'armes serait déjà redondant et, en effet, physiquement impossible. Le vrai problème serait de préserver physiquement les vestiges de la civilisation au moins au niveau de l'âge de pierre.

Quant à la Syrie, ce n'est pas la première fois, et ce n’est pas seulement en Syrie, que les États-Unis ne concluent des accords que pour perturber leur application et ensuite les conclure à nouveau. La forme de la réaction russe n’est évidemment pas comparable au rejet public de coopération de Washington qui, en réalité, reste encore à faire.

Je pense que pour comprendre l'ampleur de cet incident, il est nécessaire de prêter attention au fait que Poutine n'a pas résilié purement et simplement un contrat signé par la Russie, il a annoncé la possibilité d’y revenir, mais il a fourni certaines conditions.

Regardons ces conditions: (1) les États-Unis doivent lever toutes les sanctions contre la Russie; (2) une compensation devrait être accordée, non seulement pour les pertes dues aux sanctions américaines, mais aussi pour les pertes subies à cause des contre-sanctions russes; (3) la Loi Magnitski devrait être abrogée; (4) la présence militaire des États-Unis en Europe de l'Est devrait être fortement réduite; et (5) les États-Unis devraient abandonner leur politique de confrontation avec Moscou. Un seul mot convient pour déterminer l'essence de la demande de Poutine : « ultimatum ».

Pour autant que je m’en souvienne, la dernière fois que Washington a reçu un ultimatum, c’était de la part du Royaume-Uni, à cause de l'incident du navire Trent. Et ce fut en 1861 pendant la guerre civile américaine. Même alors, dans des conditions extrêmement difficiles, l'Amérique a accepté de répondre partiellement aux demandes britanniques.

Il convient de noter que les demandes britanniques en 1861 ne contenaient rien d’humiliant pour les États-Unis. Le capitaine d'un navire de la marine américaine avait en effet violé la loi internationale, arrêté des gens sur un navire neutre (britannique), et ainsi empiété sur la souveraineté du Royaume-Uni, provoquant presque une guerre. Ensuite, l'Amérique a désavoué les actions de son capitaine et libéré les prisonniers, tout en refusant de présenter des excuses.

Mais Poutine ne demande pas des excuses ou la libération de quelques prisonniers, il exige le changement de l'ensemble de la politique américaine, et plus encore, le versement de compensations à la Russie pour les pertes dues aux sanctions infligées par les États-Unis. Ceci est une demande taboue, humiliante. Cette demande signifie essentiellement l’abandon complet et inconditionnel de la guerre hybride que Washington ne se résigne pas encore à considérer comme irrémédiablement perdue. Et il y a aussi tous les paiements des indemnités et des réparations.

Quelque chose de semblable a été, certes, demandé aux États-Unis par la Couronne britannique avant la fin de la guerre d'indépendance, quand les Américains étaient encore les sujets rebelles du roi George III. Mais au cours des 100 dernières années, personne n'a même imaginé parler à Washington sur un tel ton.

Et, donc, la première conclusion est : Poutine a délibérément et démonstrativement humilié les États-Unis. Il a montré qu'il est possible d’employer un ton dur avec les États-Unis, encore plus dur que celui que les États-Unis eux-même ont pris l'habitude d’utiliser envers le reste du monde.

Comment cela se fait-il ? À quoi Poutine a-t-il réellement réagi ? Avait-il pensé que les États-Unis réaliseraient l’accord Kerry-Lavrov et est-il maintenant bouleversé par ce qui est arrivé ? La Russie savait aussi que Washington n'avait pas observé l'accord du plutonium pendant des années, mais Moscou en a tiré un grand profit pour son industrie nucléaire en devenant presque un monopole mondial et n’est manifestement pas perturbé par le retard technologique des États-Unis les empêchant de disposer d'armes au plutonium tel que stipulé dans l'accord.

La réaction dure et presque immédiate de la Russie a suivi les déclarations du porte-parole du secrétaire d'État annonçant que la Russie va devoir commencer à renvoyer chez elle dans des sacs mortuaires ses troupes en Syrie, va commencer à perdre des avions, et que les attaques terroristes vont commencer à empoisonner les villes russes.

En outre, la déclaration du Département d'État a été immédiatement suivie par l'annonce du Pentagone disant qu'il est prêt à lancer une frappe nucléaire préventive sur la Russie. Le ministère russe des Affaires étrangères a, de son côté, indiqué que Moscou connaît l'intention des États-Unis de lancer une guerre aérienne contre les forces gouvernementales syriennes, ce qui signifie aussi, bien sûr, contre le contingent russe stationné légalement en Syrie.

Que trouve-t-on d’autre à l'arrière-plan de l'ultimatum de Poutine ? Les exercices d’il y a six mois impliquant la défense aérienne et antimissile et les systèmes de missiles stratégiques qui se sont entrainés à repousser une attaque nucléaire contre la Russie, puis à lancer une contre-attaque correspondante. Ajoutez à ceci les exercices d’urgence des jours derniers, qui ont impliqué jusqu'à 40 millions de citoyens russes pour vérifier l’état de préparation des infrastructures et de la défense civile en cas de guerre nucléaire, et qui leur ont fourni des informations supplémentaires sur le plan d'action à suivre en cas d’« heure X ». 

Si nous prenons tout cela ensemble, nous pouvons voir que les États-Unis essaient depuis longtemps, officieusement, d’effrayer la Russie avec un conflit nucléaire, et que Moscou a régulièrement laissé entendre qu'il est prêt à une telle éventualité et ne va pas reculer.

Toutefois, compte tenu de la fin du règne d'Obama et du manque de confiance absolue dans une victoire d’Hillary Clinton à l'élection présidentielle, les faucons de Washington ont décidé, une fois de plus, de parier plus gros. Aujourd’hui, les choses ont atteint une limite extrêmement dangereuse où le conflit en est arrivé au point où il peut se développer de façon indépendante. À ce stade, l'Armageddon nucléaire pourrait s’autodéclencher, à la faveur de n’importe quel incident résultant, par exemple, de l'incompétence de certains hauts responsables du Pentagone ou des administrateurs de la Maison Blanche.

À ce moment précis, Moscou a pris l'initiative de faire, de son côté, monter les enchères, mais en déplaçant la confrontation sur un autre plan. Contrairement à l'Amérique, la Russie ne menace pas de la guerre. Elle démontre tout simplement sa capacité à donner une réponse politique et économique dure qui en outre, en cas de comportement inapproprié des États-Unis, peut réaliser tout le contraire du rêve d'Obama : mettre en pièces l'économie et le système financier de Washington.

Par ces actions, la Russie compromet gravement le prestige international des États-Unis, en montrant au monde entier que l'Amérique peut être battue avec ses propres armes. Que le boomerang lui est revenu. Compte tenu de cette dynamique et de la tournure des événements, nous pourrions bien voir des centaines de représentants de l'élite américaine débarquer à La Haye, non seulement pendant notre vie, mais avant même que le prochain président américain ait servi son premier mandat de quatre ans à la Maison Blanche.

Les États-Unis sont face à un choix. Soit ils continueront leurs menaces et déclencheront une guerre nucléaire, soit ils accepteront le fait que le monde n’est plus unipolaire et commenceront à s’insérer dans le nouveau format.

Nous ne savons pas quel choix Washington va faire. L'establishment politique américain a un nombre suffisant de membres idéologiquement aussi aveugles qu’incompétents, prêts à brûler dans un feu nucléaire avec le reste de l’humanité, plutôt que de reconnaître la fin de l'hégémonie mondiale des États-Unis, qui s’est avérée être de courte durée, insensée et criminelle. Mais ils doivent faire un choix, parce que plus Washington prétend que rien ne s’est passé, plus le nombre de ses vassaux (qui sont appelés ses alliés, mais sont depuis longtemps enlisés dans la dépendance) vont ouvertement et explicitement ignorer les ambitions américaines et passer du côté des nouvelles perspectives d'arrangement du pouvoir mondial.

En fin de compte, les États-Unis pourraient se retrouver n’être plus qu’un des centres du monde multipolaire et en outre ne plus être en état d’assumer même ce rôle. Non seulement les Africains, les Asiatiques et les Latino-Américains, mais aussi les Européens ne seront que trop heureux de se venger sur l'ancien hégémon de leur ancienne humiliation. Et ils ne sont pas aussi humains ni épris de paix que la Russie.

Enfin, l'ultimatum de Poutine est une réponse à tous ceux qui ont été outrés que les chars russes n’aient pas pris Kiev, Lvov, Varsovie et Paris en 2014 et qui se demandaient ce que véritablement Poutine a dans la tête.

Je ne peux que répéter ce que j'ai écrit à l'époque. Si vous devez affronter l’hégémon mondial, il vous faut être sûr que vous serez capable de répliquer à n’importe laquelle de ses actions. L'économie, l'armée, la société, de même que l'État et les structures administratives devraient toutes être prêtes. Et si tout n’est pas entièrement prêt, il faut gagner du temps tout en se renforçant.

Maintenant, les choses sont claires et les cartes ont été mises sur la table. Voyons ce que les États-Unis vont répondre. Mais la réalité géopolitique ne sera plus jamais la même. Le monde a déjà changé. Les États Unis se sont vu publiquement jeter le gant et ils n’ont pas encore osé le ramasser.

Source : http://www.fort-russ.com/2016/10/raising-stakes-putin-sla...

Traduction : Anna S. pour A.S.I. et Les Grosses Orchades

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

La Russie met en garde les États-Unis contre des frappes qui viseraient l'armée syrienne

Rédaction – RT Intl - 6 octobre 2016

 

4. US Air force.jpg

U.S. Air Force

 

Le ministère russe de la Défense a mis en garde la coalition dirigée par Washington contre des frappes aériennes contre l'armée syrienne, ajoutant que la Syrie avait sur son territoire des systèmes S-300 et S-400 de défense aérienne prêts à l'emploi.

Selon le ministère russe de la Défense, des frappes aériennes ou tirs de missiles contre les territoires contrôlés par le gouvernement syrien mettraient directement en danger le personnel russe.

 «Le personnel russe des systèmes de défense aérienne a peu de chances d'avoir le temps de déterminer les trajectoires exactes d'éventuels missiles et qui les a tirés. De plus, toutes les illusions d'amateurs sur l'existence d'avions "furtifs" feront face à une réalité décevante», a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.

Il a également rappelé que la Syrie elle-même possédait des missiles S-200, ainsi que des systèmes BUK et que leurs capacités techniques avaient été mises à jour au cours de l'année écoulée.

Cette déclaration du ministère russe de la Défense répond aux «fuites» publiées par des médias occidentaux et selon lesquelles Washington envisagerait de procéder à des frappes aériennes contre les forces gouvernementales syriennes.

« Les informations selon lesquelles les initiateurs de ces provocations sont des représentants de la CIA et du Pentagone sont particulièrement préoccupantes », a ajouté Igor Konachenkov, invitant Washington à procéder à un «calcul approfondi des conséquences possibles de ces projets». 

Les avions de la coalition sous commandement américain ont bombardé les positions des forces gouvernementales syriennes le 17 septembre dernier, entraînant la mort de 83 militaires. 

Washington a déclaré que le raid aérien était une « erreur ». Damas a pour sa part condamné une « agression flagrante ».

 

5. S-300 en Syrie.jpg

 

Récemment, une batterie de missiles anti-aériens S-300 a été déployée en Syrie, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères russe. L'objectif de cette batterie est de protéger une base navale et ses navires de guerre.

Le porte-parole du ministère russe de la Défense a assuré que le système S-300 était un « système purement défensif » qui ne constituait « aucune menace ». La Russie a aussi des systèmes de défense antimissile S-400 sur la base de Khmeimim à Lattaquié dans l'ouest de la Syrie, à proximité de la frontière turque. Ils y ont été placés après que la Turquie abattu un avion bombardier russe SU-24 en novembre 2015.

Source : https://francais.rt.com/international/27271-russie-met-ga...

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

Bon anniversaire !

Le président russe fête aujourd’hui ses 64 ans.

Gageons qu’il recevra beaucoup de cadeaux.

 

5. Poutine-Medvedev casual.jpg

 

Un insolite…

 

6. POUTINE DRESDE.jpg

 

Un graffiti illustrant M. Poutine, avec l’inscription « PACIFICATEUR » est apparu sur l’immeuble où le dirigeant russe a habité de 1985 à 1990, à Dresde, en Allemagne.

 

 

Une suggestion...

 


Pourquoi pas le Kremlin ? Il y a de la place.

Sans compter qu’ils auraient des festins à tous leurs anniversaires.

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

Ne croyez pas qu’il ne se passe rien en Belgique …

 

7. Affiche Fanchon.png

 

8 ter. FANCHON.GIF

 

J’ai entendu Fanchon chanter bien avant qu’elle devienne une amie. Depuis lors, sa voix n’a cessé d’évoquer pour moi ces chanteuses de barricades auxquelles Delacroix a rendu hommage. Oui, ce Delacroix dont les médiocres et les assis de notre siècle raillent la grandiloquence comme ils se gaussent du romantisme révolutionnaire. Je sais bien que le chant de combat n’est pas le combat lui-même mais quand sa rage et sa lucidité ne tombent pas dans le triomphalisme ou les nénies célébrant les victimes, il conforte aisément cette résolution de lutter contre la tyrannie du profit qui désertifie la terre et pollue la joie de vivre.

Que les chants renaissent du cœur en révolte contre un monde sans cœur, n’est-ce-pas à quoi aspirent secrètement des millions d’êtres colonisés par le désespoir, cette arme de tous les despotismes, et résignés à crever à genoux au lieu de se lever pour vivre debout ?

D’une vague apparemment anodine peut naître un tsunami. Nous ne voulons être ni guerriers ni martyrs. Nous voulons seulement une existence où l’être l’emporte sur l’avoir, où les libertés de la vie annulent les prétendues libertés du commerce (car il n’y a pas de liberté de tuer et d’exploiter). La conscience a ses marées. Elle est aujourd’hui au plus bas et l’on voit le pays des Droits de l’homme, entre deux ridicules d’État, rafistoler le cadavre du patriarcat et patauger dans les égouts sanglants du nationalisme. Ce n’est pas prophétiser que d’affirmer que cette conscience si proprement délabrée par la colonisation consumériste va se restaurer et réveiller les somnambules. Ne dit-on pas que parfois tout commence par des chansons ?

                                                                                     Raoul VANEIGEM

 

Qu’est-ce que fichtre peut bien être une oreille de trottoir ?.

N’importe, Fanchon Daemers est une artiste incomparable !

Si vous êtes à Bruxelles, allez l’écouter. VOUS NE LE REGRETTEREZ PAS.

 

 

Oui, bon, il n’y a pas assez de place à l’intérieur de la Borgne Agasse, mais notre petit doigt nous a dit que le trottoir sera chauffé.

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

Dernière minute :

La France est-elle menacée
par les choix militaires de François Hollande ?

Par Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

A lire ici : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7682

 

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

 

Mis en ligne le 7 octobre 2016

 

 

 

 

19:09 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/10/2016

UNE HISTOIRE DE CHEVAUX

1. Horses and men going in boat.jpg

 

Une histoire de chevaux

 

2. Przewalskis-mare and foal.jpg

 

Le cheval de Przewalski (Equus przewalskii) est une espèce très proche du cheval (Equus caballus). Il est caractérisé par un aspect massif, une grosse tête, de grands yeux, une forte encolure et une couleur de robe isabelle, qui rappellent les représentations de l'art préhistorique. Il mesure 1,30 m en moyenne au garrot.

Il a été découvert dans les années 1870, entre Ulan Bator et Karakol, par un officier du tsar, le général Nikolaï Przewalski.

Le cheval de Przewalski n’a jamais été domestiqué, mais a, en revanche été à tel point chassé pour peupler les zoos, qu’il a fini par disparaître dans la nature.

Depuis 1990 des efforts ont été entrepris pour en réintégrer dans la vie sauvage, notamment en Russie, en Chine et en Lozère.

Les jours derniers, des médecins russes pour animaux ont ainsi rendu à la nature un groupe de ces chevaux « réhabilités » par leurs soins. Le président Poutine a été invité à honorer la cérémonie de sa présence. On le voit ici participant activement à la mise en liberté du petit troupeau,  « briefé » par une vétérinaire si passionnée par son sujet qu’elle le dirige carrément par le bras, de crainte sans doute qu’il ne fasse quelque bêtise.

 

 

Le chat Motya a célébré l’événement par un poème de son cru. Que voilà. Traduit par Nikiforos Kristas.

 

3. MOTYA-POUTINE.gif

4. MOTYA - 2.JPG

« Son Altesse » ? « Sérénissime » ? Oui, vous avez bien lu. Et c’est de Vladimir Vladimirovitch qu’il parle, le chat.

Qu’en pense celui dont le grand-père fut l’assistant culinaire de Vladimir Ilitch ?

Si nous n’avons rien contre Joseph Vissarionovitch « Petit Père des Peuples », les descendants de régicides que nous sommes ont quand même un peu sursauté de voir un président élu au suffrage universel salué à l’instar d’un animal couronné. Par des militaires il est vrai…

Certes, on sait bien que dans les derniers siècles de Rome, les empereurs ont tous été faits (et défaits !) par les légions. Un des derniers à s’être vu ainsi hisser sur le pavois – par les Gaulois nos ancêtres en plus – ne fut-il pas Julien l’Apostat ? Et n’est-il pas allé mourir, celui-là, à Ctésiphon, capitale des Perses ? [Qu’allait-il faire dans cette galère d’ailleurs, et pourquoi n’est-il pas resté à Paris, hein ? Voilà où mène l’adulation des légions.]

Et « Ces rois devant qui l’Europe tremble et que nous avons chassés… » c’était pour des prunes, alors ? Il n’avait pas raison, Maximilien, de se méfier des militaires ?

« Bien sûr, s’insurge notre traducteur, avec notre mental carthésianisé et pascalisé et néolibéralisé, cela paraît soit ridicule, soit effroyable... Mais la Russie a été dirigée par des Tsars pendant combien de siècles, et les paysans les appelaient “notre batiouchka”... notre petit père... Et au vingtième siècle, Staline (dont je possède les écrits en douze volumes parus aux Éditions de Moscou. À mon avis, je dois être un des seuls orthodoxes au monde - hors de la Russie - à les posséder...), Staline donc, peut sans problème aucun être assimilé à un de ces tsars. Et il en va de même de Son Altesse. C'est en tous cas l'intention du Chat... Si nous voulons interagir de façon pertinente et sage avec les Russes, il est indispensable que nous nous efforcions de déposer nos schémas mentaux usuels et impérialistes et tenter de comprendre leur manière de penser, pour ensuite nous approprier celle-ci progressivement. Les faire entrer de force dans notre cadrage conceptuel est la véritable source de l'apparente impossibilité de communication... »

Eh ben, non, on n’est pas disposés à interagir avec les Russes de cette façon-là. Les mécréants que nous sommes aussi n’ont aucune envie de déposer leurs schémas mentaux, qui sont le contraire d’impérialistes, pour devenir serviles. Trop de Russes et de Soviétiques sont morts justement pour qu’il n’en soit rien. Et on n’a pas envie que les marins de Cronstadt viennent nous tirer la nuit par les pieds.

Staline a pu être assimilé – par les Occidentaux ! – à un tsar, mais que Nikiforos soit bien sûr que personne n’eût osé s’y risquer en sa présence.

Disons pour conclure qu’à nos yeux, Hugo Chavez et Vladimir Poutine resteront dans l’histoire des hommes pour avoir été les deux premiers militaires de carrière capables de gouverner en fonction des principes de la morale civile. Cela seul suffirait à assurer leur gloire. À part ça, le poème du chat est beau. Et comme la Russie ne doit pas manquer d’excellents psychiatres en état de calmer un peu d’hystérie chez les épaulettes, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Que nous voilà loin de Hollande, Sarkozy, Le Pen e tutti quanti.

5. Chat GO Petit.GIF

Revenons à nos canassons.

Le traducteur de Mathieu le chat nous a expliqué qu’il avait eu quelque mal avec les rimes parce qu’en russe le mot cheval est du genre féminin.

Eh oui. Comme le mot navire en anglais…  et pour les mêmes raisons. Au risque de pédantiser, nous allons essayer de lui expliquer pourquoi.

La langue russe est née sur le territoire qui avait été celui des Amazones. Or, s’il faut en croire les auteurs (sérieux) de l’Antiquité, ce sont elles qui ont en premier apprivoisé et monté des chevaux. Pour elles donc, qui vivaient en matriarcat, un cheval ne pouvait être qu’une cavale, comme, pour les Angles et les Saxons, leurs descendants des bords de la Baltique, un navire ne pouvait être qu’une nef.

L’histoire de l’humanité, a dit M. Jacob Dell’Aqua (à propos, comment va-t-il ?), c’est « cent mille ans de matriarcat-dix mille ans de patriarcat ».

Mais c’est qu’il s’en est passé des choses, au long de ces cent mille ans…. Car tout a été, pendant cet énorme laps de temps, le fait des mères (ne pas confondre s’il vous plaît, avec les femmes). Elles ont tout inventé. Tout. Même la guerre, quand leur ordre a été attaqué manu militari par leurs fils en révolte. Nous l’avons peut-être déjà dit, dans ce cas répétons-le : les Amazones historiques ne sont rien d’autre que le dernier carré de l’ordre des mères, n’en déplaise à Mme Adrienne Mayor, savant auteur US, qui les confond avec les femmes guerrières des sociétés nomades patriarcales – scythes, parthes et autres – qui se sont illustrées bien des siècles plus tard, à peu près sur les mêmes territoires. Les Amazones n’étaient pas des nomades, puisque c’est au contraire au matriarcat que nous devons les premiers établissements d’humains sédentaires. Elles étaient réputées dans l’Antiquité pour avoir fondé et tenu des villes, inventé la fonte du fer, produit et exporté des vins réputés. Et elles ont fait la guerre quand elles y ont été forcées : pour se défendre et, tout à la fin, pour défendre leurs alliés menacés de conquête comme aujourd’hui la Syrie. Oui, l’histoire se répète. Espérons que, cette fois, elle la boucle.

 

6. cheval-grotte-lascaux.jpg

Elle est gravide et elle a 25.000 ans. (Lascaux)

 

Ces dernières championnes du pouvoir des mères ont vécu, avant d’aller se faire décimer à Troie, tout autour de la mer Noire et le long du fleuve qui portait naturellement le nom et le titre de leur déesse-mère : l’Amazone. Nom d’où les machos grecs allaient plus tard tirer la fable des seins coupés, en sollicitant son étymologie… dans leur langue. La lune, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, s’appelle encore ainsi en arménien : Amaz. Et le suffixe « one », comme enna, une, inna, ona, ana, etc., a signifié longtemps, dans toutes les langues alors connues : « Mère », « Dame », « Reine »… et « Ânesse ». Car elles avaient apprivoisé les ânes bien longtemps avant les chevaux.

Leur grand fleuve s’est ensuite appelé, après la victoire du patriarcat, le Tanaïs – nom d’un mythique jeune homme qui aurait pu être Hippolyte, mais qui, au lieu de refuser les avances de Phèdre, en aurait fait à sa propre mère – nom qui d’ailleurs ne lui est pas resté, puisqu’il s’appelle aujourd’hui le Don… lequel est un autre des nombreux noms de la même déesse. Et sainte Anne n’est pas pour rien, non pas la mère mais la grand-mère du Christ : préséance oblige.

Restons-en là pour aujourd’hui. Et gageons que sainte Brigitte « maître des animaux » a été ravie d’apprendre l’émancipation des protégés de son  « Président de cœur ». Tchin-tchin.

______________________ 

* Adrienne Mayor, The Amazons : Lives and Legends of Warrior Women across the Ancient World. Princeton University Press – 2014 – 536 pages.

 

5. Chat GO Petit.GIF

 

Le contraire absolu de l’apprivoisement d’un cheval, c’est quoi ?

C’est ça :

7. Houston rodeo.jpeg

Qui ne se pratique pas sur des chevaux sauvages mais sur des chevaux torturés, la torture ayant pour but de les obliger à se débattre sinon où serait le fun ? Et ne se pratique d’ailleurs pas que sur des chevaux, mais aussi sur des taureaux (variante à la corrida) : 

8. Texan bull.jpeg

Et même, car il faut bien habituer la jeunesse à ses futurs exploits civilisés, sur des béliers :

 

9. Texan sheep.jpeg

Peut-on parler d’antipodes ?

 

5. Chat GO Petit.GIF

Nikolaï Przewalski

 

Presque oublié en Occident, Nikolaï Mikhailovitch Przewalski, né le 31 mars/12 avril 1839 à Kimborovo près de Smolensk, décédé le 20 octobre/1er novembre 1888 à Karakol, Kirghistan, fut un naturaliste, géographe et explorateur russe d’origine polonaise, qui servit dans les armées du tsar où il atteignit le grade de général. C’est au cours d’un de ses quatre voyages d’exploration en Asie Centrale, le long de l’ancienne Route de la Soie, qu’il rencontra le dernier cheval resté sauvage depuis la préhistoire et qu’il lui donna son nom.

 

10. Przewalski-Nicolai.jpeg

 

Un petit musée lui est consacré à Karakol, sur les rives du lac Issyk-Kul, où il est mort et où il a voulu être enterré plutôt qu’à Saint Pétersbourg où il vivait.

 

Deux de ses livres ont été publiés en français.

 

11. Voyage en Mongolie.jpg

 

 

 Voyage en Mongolie et au pays des Tangoutes (1870-1873) : Une expédition russe aux confins de l'Empire céleste

Éditions Transboréal – 2007

Jacqueline Ripart (édition scientifique)

317 pages

 

 

Résumé de l’éditeur :

Au retour d'un premier voyage en Sibérie dans la région de l'Amour et de l'Oussouri, Nikolaï Mikhaïlovitch Prjevalski (1839-1888), officier natif de Smolensk, émet l'idée d'une mission scientifique à travers la Mongolie et le Tibet, alors sous domination mandchoue. Soutenu par la Société russe de géographie, il se met en marche à la fin de l'année 1870. Depuis le lac Baïkal, il rallie Ourga, siège du Bouddha vivant des lamaïstes mongols, avant de rejoindre Pékin par la route du thé et d'entreprendre plusieurs expéditions à pied, à cheval et à dos de chameau : la première est conduite, malgré les tempêtes printanières, à la lisière orientale des vastes steppes mongoles ; les deux autres le mènent en amont du fleuve jaune et jusque sur le plateau tibétain. Dans un effort ultime, il trace sa route de retour en 1873 à travers le Gobi, le plus grand désert d'Asie. Déjouant les ruses mandchoues et la menace d'insurgés musulmans, le voyageur cartographie la région et constitue des collections naturalistes ; il décrit aussi, dans un récit savoureux, les mœurs et les institutions des éleveurs nomades dont il traverse les campements de yourtes. Patriote, il fait passer son devoir avant tout, endurant sans plainte les pénuries et les aléas climatiques. La recherche scientifique sert aussi les ambitions territoriales de la Russie impériale. La seconde moitié du XIXe siècle voit le réveil de l'intérêt du tsar pour l'Asie et l'apogée du Grand Jeu, la rivalité russo-britannique pour la possession du Turkestan. L'Empire céleste vacille, rongé par les dissensions internes et les attaques des puissances coloniales, qui lui arrachent le droit de commercer en ses frontières. De simple marche désertique de la Sibérie traversée par les caravanes de négociants de fourrures et de thé, la Mongolie devient le centre géographique de l'Asie et le seuil de la Chine.

 

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  Sur le Toit du monde : Mongolie, Dzoungarie, Tibet. 1870-1880

Préface : Chantal Edel et Jean-Pierre Sicre

Paris, Phébus, 1991

Littérature étrangère

288 pages

 

Extrait :

« Plus le temps avance, plus il me semble que j'ai laissé dans les lointains déserts de l'Asie quelque chose de bien cher que l'Europe ne peut pas me rendre. C'est que là-bas pousse une herbe vraiment précieuse ; c’est la liberté, liberté sauvage en vérité, mais exempte d’entraves et presque absolue. Les fatigues, les périls, sont oubliés ou ne servent qu’à donner plus de relief aux moments de joie et de satisfaction intérieure. Aussi le voyageur passionné ne rêve-t-il plus qu’à ses aventures passées ; devant ses yeux défile sans cesse le panorama de cet heureux temps qui l’engage à substituer au confort de la vie civilisée les fatigues et les labeurs d’une existence vagabonde, mais pleine de liberté et de ravissement. »

 

Une biographie en anglais :

 13. Dream of Lhassa.jpg

Donald Rayfield

Dream of Lhasa : The Life of Nikolay Przhevalsky (1839-88 Explorer of Central Asia)

Ohio Univ Press - 1St Edition (June 1976)

221 pages

 

 

 

Et un très intéressant article en espagnol :

14. freccia nera piccola.GIF

 http://lalineadelhorizonte.com/revista/nikolai-przevalsky...

 

5. Chat GO Petit.GIF

Daech déclare la guerre aux chats

Motya, planque-toi !

 

15. Daech contre les chats.jpg

 

Le groupe terroriste Daech a lancé une terrible chasse aux félins suite à la publication d’une fatwa interdisant d’avoir des chats chez soi.

Les habitants de la ville iranienne de Mossoul sont les témoins d'une véritable chasse aux chats. Les terroristes de Daech ont décidé de s'en prendre à nos amis poilus, la direction du groupe extrémiste ayant émis une fatwa interdisant aux chats de vivre dans des maisons.

Dorénavant, des terroristes font le tour des logements afin d'en chasser les félins. Pourtant, les membres de Daech avaient auparavant témoigné de la sympathie envers les chats et se prenaient même en photo avec les animaux à des fins de propagande. Changement de programme.

Source : https://fr.sputniknews.com/societe/201610051028055426-cha...

 

5. Chat GO Petit.GIF

Notre homme de l’année !

Et peu importe qu’on ne soit qu’en octobre.

14. freccia nera piccola.GIF

Mohammad Alaa Jaleel

 

16. Mohammad et les chats.jpg

 

En Syrie, les atrocités du conflit ont profondément bouleversé non seulement la vie des humains, mais également celle de tous les animaux domestiques, en particulier les chiens et les chats.

Ignorant tout de la fatwa en cours ou s’en fichant éperdument, Mohammad Alaaz Jaleel, habitant d’Alep, a créé, en 2011, une espèce de sanctuaire où vivent ensemble, sous sa protection, les chats errants dans les ruines et ceux abandonnés par leurs maîtres en fuite.

 

 

« Certaines personnes m’ont laissé leurs animaux, parce qu'elles savaient que je les aime. Tous les chats errants d'Alep et ceux abandonnés par leurs maîtres sont accueillis ici,

17. Les chats et Mohammad.png

 

D’une trentaine en 2011, les protégés de Mohammad sont maintenant une centaine, qui doivent être soignés quand ils sont mal en point et pour lesquels il lui faut, jour après jour, parer au ravitaillement. Où il trouve le temps, l’énergie et les sous ? Mystère.

 

18.  Chats Mohammad 2.jpg

 

« Un jour, une petite fille m'a apporté un chat. Ses parents voulaient partir à l'étranger. Ils sont venus me trouver, parce qu’on leur avait dit qu'il y avait ici un sanctuaire pour les chats. La petite me l’a donné alors qu’il n’était qu’un chaton. Elle pleurait tout ce qu’elle savait de devoir le quitter. J’ai fait des photos de son chat et je les lui ai envoyées en Turquie ».

 

19. Chats Mohammad 3.jpg

 

Beaucoup de gens qu’il connaît ont fui la guerre, mais Mohammad n’a pas pu se résoudre à partir en laissant toutes ces vies en arrière. C’est ce qui lui a valu le surnom  d’« homme aux chats d’Alep ».

Paul Léautaud doit se trémousser d’aise dans sa tombe.

Source vidéo et photos :  https ://fr.sputniknews.com/societe/2016092810279678...

 

Bientôt, les protégés civilisés de Mme l’ambassadrice des USA à l’ONU vont venir écrabouiller comme ils le méritent ce barbare et ses greffiers. S’ils n’en viennent pas à bout, on enverra des avions.

5. Chat GO Petit.GIF

Vous allez dire qu’on râle sur tout…

 

Mais on ne peut pas laisser passer ça.

Sur l’excellent site de Ziad Fadel, où on suit, presque heure par heure, la bataille d’Alep, un des commentateurs (Balordo), justement indigné par les jappements de la troisième mégère de l’Apocalypse, s’écrie : « … read what he has to say for that ugly disgusting scrawny irish hag ». Hag et scrawny assurément, et disgusting, mais pas irish. La dame est zunienne, Mrs. Cass Sunstein pour les intimes, c’est-à-dire sioniste en plus.

L’Irlande, pour nous, c’est, jusqu’à preuve du contraire, Bernadette Devlin; et c’est sa fille Róisín McAliskey, qui a accouché de son premier enfant enchaînée aux mains et aux pieds dans une prison anglaise. Devlin, que nous avons vue manifester, poing levé, avec Bobby Seale, pour la Palestine. Non, vous ne trouverez pas la photo sur Internet, elle n’y est pas. Plus.

On en profite pour les saluer de loin. C’est peu de dire qu’on manque terriblement de femmes comme elles.

 

20. trèfle.gif

 

 

Mis en ligne le 6 octobre 2016.

 




 

 

17:12 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

03/10/2016

SUR QUELQUES FRONTS DE LA DER DES DER...

1. bateau maison sur la Drina.JPG

 

Sur quelques fronts de la der des der

…vue de Russie et d’ailleurs

 

2. Ministère Défense russe logo.GIF

Poutinator

Olivier Demeulenaere – Sur son blog –  1er octobre 2016

 

3. Poutinartor- 2.jpg

 

« La rigolade est finie… A Moscou, on n’est plus amusé par les rodomontades et les pitreries cyclothymiques des Américains, éternels vendeurs d’esbroufe promettant tout et son contraire.

Un beau petit paquet de Sukhois vient de revenir en Syrie : Su-24 et Su-25 + un escadron des modernes Su-34 (au cas où tonton Sam aurait une mauvaise inspiration derrière la tête…) Le Kremlin est sérieux et ne se laissera plus divertir par les simagrées de Washington. Les djihadistes, eux, en ont la barbe qui tremble.

Par ailleurs, le ton se fait plus dur. Lavrov accuse ouvertement les États-Unis de protéger Al Qaeda en Syrie [Il était temps ! NdGO]. C’est une évidence, et depuis longtemps, mais le fait qu’il le dise publiquement et que cela soit repris par la BBC n’est pas inintéressant. Le MAE russe déclare par ailleurs qu’il n’y aura jamais aucune négociation avec Daech ou Al Nosra, même s’ils rendent  les armes. Leur choix : mourir ou mourir.

Sur le terrain, les loyalistes avancent relativement rapidement à Alep, pour l’instant au nord et à l’ouest de l’enclave barbue. A peine avalé le camp d’Handarat, l’armée syrienne pousse son avantage en prenant al-Kindi, même si une forte contre-attaque djihadiste y a lieu en ce moment, l’endroit étant stratégique. Dans le même temps, on note une poussée au centre, dans le quartier de Bustan, visant à couper l’enclave en deux. Sans doute que dans les prochains jours, d’autres fronts s’ouvriront dans le but de donner le tournis aux djihadistes, et notamment au sud où se trouvent les bataillons d’élite du Hezbollah qui ont refermé la boucle à Ramoussah début septembre ».

 

4. Carte Poutinator 3..jpg

Source : Chroniques du Grand jeu, le 30 septembre 2016

Notre source : https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2016/10/01/pout...

Rappel :

L’ambassadeur syrien à l’ONU : « Nous en avons marre, trop c’est trop »

Voir aussi :

« US admits not targeting (its ally/tool) Nusra, fails to separate ‘moderates’ from terrorists »

 

 

2. Ministère Défense russe logo.GIF

 

Puisqu’ils en veulent tant, pourquoi ne pas leur en donner…

 

Arrête, Poutine !

 

Selon la doxa occidentale, Poutine serait pire qu’Attila (autre victime des distorsions de l’histoire !) Heureusement, les Russes prennent toute cette hystérie à la rigolade. Dans ce contexte, regardez ce que peut faire Poutine avec un simple ballon

 


 

Source : http://reseauinternational.net/arrete-poutine/

 

2. Ministère Défense russe logo.GIF

Simple escarmouche…

 

Plutonium : La Russie suspend un accord avec les USA

RusReinfo - Иван Михайлович Фраков3 octobre 2016

 

6. Plutonium.jpg

Suite à l’apparition « d’une menace à la stabilité stratégique suite aux actes inamicaux des États-Unis à l’encontre de la Russie », le président russe Vladimir Poutine a signé ce lundi un décret portant suspension de l’accord avec les États-Unis sur le recyclage du plutonium.

Source : https://fr.sputniknews.com/international/2016100310280193...

 

2. Ministère Défense russe logo.GIF

 

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov remet les pendules à l’heure. (Interview)

Ambassade de Russie – Réseau International2 octobre 2016

 

7. Sergey-Lavrov-interview-.jpeg

 

Interview du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour l’émission « Pozdniakov » de la chaîne NTV, Moscou, 26 septembre 2016

Question: Pendant la réunion extraordinaire du Conseil de sécurité des Nations Unies organisée à l’initiative des États-Unis et de certains pays européens dimanche 25 septembre, l’Ambassadrice des USA auprès de l’Onu Samantha Power a accusé la Russie de « barbarie » en Syrie. Chercherait-on encore à lâcher tous les chiens contre nous?

Sergueï Lavrov: Oui, dans une certaine mesure. D’autant que la réunion en soi, sa tenue précisément dimanche à l’initiative des pays occidentaux, a suscité plusieurs questions. Nous avions abordé ce thème pendant toute la semaine lors des débats de haut niveau à l’Assemblée générale des Nations unies, en marge desquels nous avions également évoqué plusieurs d’actualité pour les pays membres de l’Onu. Bien évidemment, le dossier syrien prédominait.

Sur ce sujet a été organisée une réunion ministérielle à part entière du Conseil de sécurité des Nations unies et deux réunions du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS), que nous avons organisées avec le Secrétaire d’État américain John Kerry et l’Envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour la Syrie Staffan de Mistura en tant que coprésidents et qui ont débouché sur une discussion de plusieurs heures. Bien sûr, une grande partie de l’attention des délégations dans leurs interventions et dans les débats généraux était consacrée à la crise syrienne.

Nos partenaires occidentaux ne se gênaient pas. Nous n’avons pas été littéralement accusés de « barbarie » comme l’a fait Samantha Power, soutenue par l’Ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’Onu Matthew Rycroft, mais nous avons entendu des accusations très dures: la Russie et le gouvernement syrien étaient accusés de péchés mortels.

Les réponses à ces accusations ont été données depuis longtemps. On ignore pourquoi nos partenaires ont jugé nécessaire d’organiser une réunion d’urgence le week-end, même si on le devine facilement. L’Occident, mené par les USA qui chapeautent la coalition qui lutte contre Daech en Syrie – et d’après ce qu’ils disent contre le Front al-Nosra -, n’arrive pas à remplir ses engagements. C’est évident.

Lire la suite…

Source d’origine : http://ambassade-de-russie.fr/index.php/fr/37-french-fr/p...

Notre source : http://reseauinternational.net/le-ministre-russe-des-affa...

 

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Depuis un an, nous sommes en guerre contre les États-Unis

Alexandre Douguine - RusRéinfo 2 octobre 2016

 

 

Le 30 septembre, il y a eu exactement un an depuis le début de nos opérations militaires en Syrie. Bien sûr, il est trop tôt pour faire un bilan définitif. Nous sommes en guerre. Nous combattons. Nous attaquons. Nous subissons parfois des pertes. Et notre guerre n’est pas encore terminée. Mais nous allons regarder de plus près cette guerre, qui depuis un an, fait partie de nos vies – en tant que société, en tant que peuple, en tant que nation. Et qui se poursuivra encore un certain temps – jusqu’à la victoire.

En Syrie, nous luttons contre l’organisation terroriste « État islamique », organisation interdite en Russie. En d’autres termes, notre objectif est l’islam radical qui menace non seulement de détruire définitivement la Syrie, mais de plonger l’ensemble du Moyen-Orient dans un véritable enfer sanglant. L’horrible pratique de la torture des terroristes de l’EI – le dépeçage de personnes vivantes, la vente d’enfants en esclavage sexuel, l’extermination de chrétiens simplement parce qu’ils sont chrétiens –n’épargne rien ni personne.

En regardant les visages, les expressions faciales franches et brutales, les vêtements en désordre et les yeux vitreux, vous comprenez que quelque chose ne va pas avec la simple existence de ce mal dans notre monde. Et en fait, il y a des états entiers, tels que l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui soutiennent à dessein les finances et les bras de cette horde d’orques.

Si nous sommes en guerre avec ces créatures en Syrie, c’est pour ne pas avoir à nous battre en Asie centrale, dans le Caucase, ou dans nos propres villes. L’Europe a déjà commencé à ressentir leurs actions en un court laps de temps – les viols collectifs du « Bataclan » ou l’écrasement des innocents en vacances [Attentat de Nice, NDLR]. Par conséquent, nous combattons en Syrie non seulement pour nous-mêmes mais aussi pour les Européens. Nous sommes en guerre depuis un an. Déterminés, confiants, recueillis. Et comme dans toute guerre, nous avons des victimes. Ce sont les héros de l’armée russe de la lumière – et pour chacun d’entre nous comme pour le philosophe ceci doit être parfaitement clair – face à l’obscurité.

Mais vous devez vous demander, d’où viennent ces salauds de l’EI ? Une simple analyse de surface montre que le vrai mal est plus profond, que l’EI n’est que le décor, qu’une bande de marionnettes. Derrière eux sont les vrais marionnettistes, et ceux-là ont un air tout à fait différent. Aujourd’hui, il n’est plus ignoré que le terrorisme islamique a été créé par les États-Unis et leurs services spéciaux. Si cela n’était pas le cas il aurait été facile de régler le problème de ces fanatiques pour les gouvernements de Syrie, de Libye ou d’Irak.

L’EI n’est devenu vraiment dangereux que lorsque les grandes puissances mondiales – les États-Unis- ont commencé à le soutenir et à l’équiper. Alors les hordes disparates se sont soudain transformées en une véritable force. Et ont commencé à semer autour d’eux la mort, la violence, les massacres, la destruction des personnes, des cultures, des pays.

Lors des débats pré-électoraux brûlants aux États-Unis, Donald Trump a été contraint de jeter à la face d’Hillary Clinton la désagréable vérité : elle, ou plutôt des faucons néo-conservateurs partisans d’un gouvernement mondial à leur botte, ont créé L’EI, l’ont équipé et soutenu jusqu’à aujourd’hui. Et quand les affaires de leurs créatures tournent mal, ils frappent eux-mêmes sur les troupes légitimes du gouvernement syrien. Et l’EI revient.

Depuis un an donc, nous sommes en guerre contre les États-Unis. Au début des années 2000 ils ont proclamé leur plan pour un « Grand Moyen-Orient ». Ce plan prétend redessiner les frontières de tous les états arabes. Et ce sont les bras de l’EI, les bras de leurs prétendus ennemis, et ceux de leurs alliés, la Turquie et Israël, qui l’exécutent.

Les États-Unis, sous de faux prétextes, ont envahi l’Afghanistan et l’Afghanistan est en ruines. Les USA, sous d’autres faux prétextes, ont renversé et pendu Saddam Hussein, et l’Irak, inondé de sang, est en pièces.

Les USA, avec ou sans prétextes, ont martyrisé Kadhafi, et, dans la foulée, la Libye, où les gangs d’aujourd’hui s’entretuent sur les ruines d’un pays exsangue et massacré.

Les USA ont attaqué la Syrie. Et si nous n’étions pas intervenus, comme en Afghanistan, en Irak et en Libye, la Syrie aurait déjà disparu. Mais nous sommes intervenus.

 

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2016/10/depuis-un-an-nous-sommes-...

Et : https://tvs24.ru/cumulus/videos/95/un-an-de-guerre-en-syr...

Alexandre Douguine est un philosophe et  politologue russe, à l’origine des théories de l’Eurasie et farouchement anti-occidental. Longtemps considéré comme « l’idéologue » de Vladimir Poutine, il avait été mis sur la touche ces dernières années – apparemment sous l’influence du clan « libéral » – mais il semble revenir sur le devant de la scène, avec la reprise en main qui s’opère actuellement en Russie par l’action des « Patriotes » contre les « Libéraux ».

 Transcription revue par c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Quand Samantha Power ouvre son clapet, « le Kremlin n’a plus besoin de propagande ».

 

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C’est ce qui ressort (la formulation est la nôtre) d’une déclaration faite le 27 septembre dernier, par Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, suite aux vaticinations de l’ambassadrice US à l’ONU, qui a tenu - avec une élégance rare - une conférence de presse au pied levé pendant l’intervention de son homologue russe à la tribune, pour qualifier de « barbares » les combattants syriens et russes qui ont le mauvais goût de s’opposer aux volontés ratiboiseuses de Washington.

La troisième « sorcière de l’Apocalypse » se donne beaucoup de mal, en effet, pour mériter son titre. La dame n’a rien dit des valeureux massacreurs à la tronçonneuse de sa « coalition ». Une chose à la fois.

 

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Syrie : la coalition tue 9 civils

ParsToday 2 octobre 2016

 

9.  OBAMA COALITION 9 morts.jpg

 

Les derniers rapports en provenance de la Syrie font état de la mort d'au moins 9 civils syriens dans les raids aériens de la coalition.

Selon la chaîne Al-E'lam al-Harbi, les chasseurs de la coalition menée par les États-Unis ont frappé le village de Gheytoun à l'est de Mare' dans la banlieue Nord d'Alep.

La Syrie est depuis 2011 la scène d'un conflit meurtrier. Selon les chiffres onusiens, plus de 400.000 civils syriens ont perdu la vie, directement ou indirectement, à cause du conflit. 

« Que » 9 ? Bof…

Source : http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i15004-syrie_la_...

 

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Syrie : Les États-Unis bombardent des ponts à Deir Ezzor pour arrêter les progrès de l’armée syrienne

Joaquin Flolres –KatehonFort Russ 2 octobre 2016

 

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« Les États-Unis tentent d’élargir leur zone d’influence géographique en bombardant stratégiquement les ponts de la région de Deir Ezzor, dans le but d’arrêter les progrès de l’Armée Arabe Syrienne dans sa guerre contre l’ISIL », selon les informations de l’agence de presse iranienne Fars News d’aujourd’hui.

« Washington a également tenté de couper les routes d’approvisionnement entre provinces et de séparer la campagne de Deir Ezzor de la ville elle-même », ajoute la même source.

« La destruction des ponts de Deir Ezzor a aussi pour but de diviser les régions qui sont sous influence US de celles qui sont sous protection russe, dans les parties orientale et occidentale de l’Euphrate », dit-elle encore.

Les jets de combat des USA/Coalisés ont effectué vendredi d’autres raids sur la province de Deir Ezzor, détruisant deux ponts-clés sur l’Euphrate, trois jours tout juste après avoir démoli deux autres ponts stratégiques, par des raids similaires, dans la même région proche de l’Irak.

D’après les témoins, les frappes de la coalition ont détruit le pont al-Shihan, près d’al-Salhin, dans la campagne d’al-Bokamal, et le pont Tarif, dans la campagne occidentale qui s’étend entre les provinces de Deir Ezzor et de Raqqa.

Les avions de la coalition ont également détruit le pont al-Asharah, qui reliait les deux rives de l’Euphrate, dans la partie orientale de la province de Deir Ezzor mercredi, quelques heures seulement après avoir détruit le pont al-Mayadin.

[…]

Une source militaire a révélé le lendemain de l’attaque meurtrière du 17 septembre sur la garnison de Deir Ezzor, que l’attaque d’ISIL avait été lancée 7 minutes exactement après la fin du bombardement US/Coalisés. Cette même source a confirmé que les deux offensives – par air et au sol – avaient été étroitement coordonnées.

Un haut fonctionnaire syrien a déclaré que les services de renseignements du pays possèdent l’enregistrement radio d’une conversation entre le groupe djihadiste et la direction des opérations US, qui a eu lieu juste avant que ne commencent les frappes aériennes contre la garnison syrienne, le 17 septembre à 17 heures.

La porte-parole du Conseil du Peuple de Syrie, Hadiyah Khalaf Abbas, a déclaré qu’après les frappes aériennes des US/Coalisés sur l’armée syrienne, c’est l’armée US elle-même qui a dirigé l’attaque au sol des terroristes contre les troupes syriennes.

Source : http://www.fort-russ.com/2016/10/syria-bombing-us-backs-i...

 

 Extraits traduits par c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Une nouvelle qu’on ne peut pas considérer comme mauvaise…

 

Syrie : les Kurdes se rallient à Moscou

ParsToday – 1er octoibre 2016

 

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Face à l’amplification des attaques de l’armée turque contre le nord de la Syrie, des centaines de soldats russes se sont déployés dans des régions à majorité kurde d’Alep et de Hassaka.

Ce déploiement intervient après un accord conclu entre les Kurdes de Syrie et la Russie selon lequel cette dernière formerait les forces kurdes face aux assauts de Daech et l’armée kurde à Afrin, à Qamichli et à Hassaka.

Depuis un mois, l’armée turque mène une opération baptisée « Bouclier de l’Euphrate » qui vise selon Ankara à éloigner les combattants kurdes des frontières sud de la Turquie et d’empêcher aussi l’émergence d’un état kurde

Source: http://parstoday.com/fr/news/middle_east-i14764-syrie_les...u

Via : http://reseauinternational.net/syrie-les-kurdes-se-rallie...

 

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Chronique des méfaits passés, présents et à venir de l’OTAN

 

Bientôt un état de la chari’a dans les Balkans ?

 

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Selon l’ancien vice-président serbe Emil Vlajki, l’Occident cherche à se venger de Milorad Dodik, le turbulent patron de la Republika Srpska  (RS) et figure de proue d’un nouveau référendum d’indépendance, en entretenant par tous les moyens un climat d’instabilité dans les Balkans.

Dans une interview accordée à Sputnik, l'ancien vice-président serbe et professeur de l'Université de Banja Luka, Emil Vlajki, explique pourquoi les récents événements en Bosnie-Herzégovine devraient être considérés dans le contexte d'une « nouvelle guerre froide » et pourquoi la Cour constitutionnelle du pays a volontairement provoqué Belgrade.

En guise de préambule, il a rappelé que la République serbe de Bosnie s’oppose toujours à ce que la Bosnie-Herzégovine entre dans l'Otan. Ainsi, selon lui, la Cour constitutionnelle, par les positions qu’elle prend, ne ferait qu'accomplir des « ordres reçus de l'étranger ». À ces fins, elle cherche à « destituer le président Dodik » [scénario archi-connu, NdT] pour « ouvrir au pays les portes de l'Otan ». C'est pour cela, poursuit-il, que l'Occident fait semblant d’ignorer les discours va-t'en-guerre de Bakir Izetbegović, le président du Présidium bosniaque, adversaire irréconciliable de Dodik.

D'après M. Vlajki, l'Occident — et avant tout les États-Unis — se mêlerait de choses beaucoup plus dangereuses que la simple imposition d’une politique à la double république. Il s'agirait en fait d'une islamisation des Balkans. « Depuis 1992, ils (les États-Unis, ndlr) téléguident la communauté musulmane. Ils ont littéralement introduit les moudjahidin dans le pays. Ils ont fermé les yeux sur le trafic d'armes en provenance de la Croatie. D'ailleurs, je dispose de documents prouvant que le président croate Franjo Tuđjman s'indignait de cet état de choses. Cependant, il n'avait pas le choix, tant il craignait alors de perdre le soutien des États-Unis », rappelle-t-il. Et d'expliquer que « l'objectif ultime des États-Unis est de faire de la Bosnie-Herzégovine un état séparé, un état de la Chari’a. Et ils ne vont pas y renoncer. »

À en croire M. Vlajki, au moins 100.000 wahhabites résident actuellement en Bosnie-Herzégovine. « Ils sont à tel point radicalisés, poursuit-il, qu'ils sont faciles à manipuler ». Parmi eux, il y en aurait même « cinq ou six mille prêts à recourir à une provocation armée en cas de besoin ». « Il n'est nullement exclu que, dans ce cas, le Présidium, à Sarajevo, fasse appel à l'Otan pour “stabiliser” la situation ».

Concernant la déclaration du Parlement européen, qui accuse la Russie de soutenir le projet de référendum « en vue de provoquer une confrontation dans la région », Emil Vlajki fait remarquer que « le désir de s’emparer des ressources russes est toujours à l'ordre du jour ». « Les Russes peuvent faire ce qu'ils veulent. Ils peuvent ne rien faire du tout. Ils seront, quoi qu’il arrive, accusés de tous les maux ».


Source : https://fr.sputniknews.com/international/2016093010279880...

Traduction revue par c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Précisons :

L’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord nous prépare une guerre de Yougoslavie bis.

Personnages : Les groupes salafistes « rebelles modérés » sont sur place, fin prêts pour un « regime change ». Mais la résistance aussi s’organise.

Décor : La Republika Srpska ou République serbe de Bosnie (RS) au milieu. La République fédérale de Bosnie-Herzégovine – moitié croate, moitié bosniaque – (BH) à droite. La République de Serbie (S), à gauche. Par la grâce de nos protecteurs et amis, la Yougoslavie a été morcelée de façon que la première – RS – fasse partie de la deuxième (BH) et ait une frontière commune avec la troisième (S).

Action : avec le référendum dont il est question plus haut, on pourrait croire à une provocation de la part de la RS, mais il s’agit en fait d’une manœuvre de défense contre une provocation BH-UE-OTAN préparée de longue date.

Rideau :

 

Un nouveau conflit dans les Balkans ? Le « Oui » massif du référendum serbe rend fous de rage l’OTAN et Al Qaïda

Joaquin Flores – Fort Russ News 26 septembre 2016

 

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Le premier ministre Milorad Dodik prend la parole à un meeting pré-victoire à Banja Luka, capitale de facto de la Republika Srpska

 

La Républika Srpska – l’état serbe autonome enchâssé dans la Bosnie-Herzégovine – a tenu hier un référendum qui change la donne. Ce référendum portait théoriquement sur la reconnaissance d’un jour férié : le Jour de l’Indépendance. Il a été publiquement approuvé et soutenu par le Premier ministre de la Republika Srpska, Milorad Dodik.

Dans la soirée d’hier [25 septembre, NdT], les derniers bulletins ont été dépouillés et le résultat a été publié : 99,8% des votants se sont prononcés pour la reconnaissance d’un Jour de l’Indépendance.

 

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Mais les uns et les autres, des deux côtés, sont d’accord pour reconnaître qu’il s’agissait d’un galop d’essai pour un autre référendum, qui porterait, celui-là, sur une réelle déclaration d’indépendance, c’est-à-dire une volonté de séparation d’avec la Bosnie-Herzégovine et la possibilité d’une réunion avec la République de Serbie et sa capitale, Belgrade. Cette aspiration a le soutien la Russie.

Ce qui veut dire qu’un référendum portant sur la question d’une véritable indépendance pourrait bien se tenir à n’importe quel moment entre aujourd’hui et l’année 2018, qui a déjà été publiquement évoquée. En fait, la date précise dépendra de la rapidité avec laquelle l’OTAN poussera le fragile état multi-ethnique et multi-confessionnel vers une intégration à l’Alliance et exigera de lui des réformes constitutionnelles grosses d’orages.

Le référendum d’hier était une réplique aux avertissements officiels – et même aux menaces de violences – de l’OTAN, interdisant la tenue d’un référendum dans la capitale sous domination bosniaque de la Bosnie-Herzégovine, Sarajevo.

Ces menaces n’ont pas laissé indifférent le gouvernement, siégeant à Belgrade, de la République de Serbie, état indépendant reconnu par l’ONU, à l’est de la Republika Srpska et de la Bosnie-Herzégovine.

La République de Serbie (à ne pas confondre avec la Republika Srpska) ne fait partie ni de l’Union Européenne ni de l’OTAN. La Bosnie-Herzégovine, qui comprend la Republika Srpska, ne fait pas non plus partie de l’OTAN, mais l’équipe au pouvoir à Sarajevo a multiplié ces dernières années les démarches pour y être admise.

 

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 Au départ, le Premier ministre serbe Aleksandar Vučić, respectant les normes diplomatiques de non-intervention dans les affaires intérieures d’autres états, avait exprimé une position neutre vis-à-vis du référendum bosniaque.

Mais, suite aux menaces de violence contre la population ethnico-religieusement différente de la Republika Srpska, le ministre des Affaires étrangères, Ivica Dačić, après un échange de vues avec le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, a été forcé de se prononcer plus clairement, en déclarant que les forces de sécurité serbes ne resteraient pas les bras croisés, si un référendum, dans la Republika Srpska voisine, était en butte à des violences de la part des forces de Sarajevo.

On n’avait pas entendu des discours de ce genre au niveau officiel depuis la guerre « civile » de Yougoslavie, qui a fait rage de 1991 à 2001. Les intellectuels occidentaux qui se sont exprimés sur le sujet – y compris Noam Chomsky – ont démontré que le démantèlement de la Yougoslavie avait résulté d’un projet dirigé par les États-Unis et l’Allemagne, l’Albanie et la Croatie étant les premiers bénéficiaires ex-yougoslaves de l’entreprise.

Il y a peu de chances pour que les USA et la Russie trouvent un terrain d’entente sur ce problème, vu son parallélisme avec d’autres guerres où s’affrontent actuellement les deux puissances. Le désir des Russes de construire un gazoduc à travers les Balkans et la volonté de l’OTAN de s’y opposer augmentent considérablement les chances d’un nouveau conflit dans les Balkans.

 

Ce qui a déclenché le mouvement du référendum.

Depuis 2013, l’OTAN a organisé plusieurs rencontres au sommet avec l’équipe au pouvoir à Sarajevo, en vue d’accélérer l’entrée de la Bosnie-Herzégovine dans l’Alliance.

Ces tractations ont été synchronisées, en 2014, avec un mouvement de revendications sociales  portant apparemment sur les droits du travail et les problèmes de chômage à Tuzla, l’ancienne capitale industrielle de la Bosnie, que l’auteur de ces lignes et notre collègue russe Andrew Korybko ont signalé à l’époque comme un stratagème de l’UE et de l’OTAN [ébauche de révolution colorée en somme, NdT]. Leur conviction s’était fondée alors sur le fait que les manifestants réclamaient des changements de la Constitution qui auraient court-circuité son état actuel, lequel reconnaît à la Republika Srpska un important degré d’autonomie. Cet état présent de la Constitution accorde à la Republika Srpska le droit d’entretenir une force de sécurité ethnique dotée d’une autonomie équivalente à la force de sécurité ethnique bosniaque, à la frontière séparant les deux états associés.

La frontière entre la Republika Srpska et la République de Serbie est plutôt poreuse, avec un contrôle des frontières qui ressemble beaucoup plus à un péage qu’à une frontière nationale entre deux états distincts.

Là-dessus,vient se greffer un mouvement social bosniaque, vendu au public occidental comme une initiative syndicale laïque de centre-gauche, qui est en réalité un mouvement salafiste djihadiste lié à Al Qaïda, utilisant les procédés d’agitation des Frères Musulmans, dont le but est de consolider le contrôle de Sarajevo sur la Republika Srpska actuellement autonome, en conformité avec les intentions publiquement affichées de l’UE et de l’OTAN de réformer la Constitution.

Dans un document intitulé « Réformer les institutions de la Défense de Bosnie-Herzégovine » publié par le journal officiel de l’OTAN, NATO Review, James R. Locher III et Michael Donley analysent les progrès accomplis par la Bosnie-Herzégovine dans le domaine de la réforme de son armée.

Ils écrivent :

La Bosnie-Herzégovine a réussi à satisfaire presque toutes les attentes de l’OTAN. Succédant à une intense période de recherche de consensus (consensus building) et de négociations entre mai et septembre 2003, la Commission de Réforme de la Défense est arrivée à un accord unanime qui a fait l’objet d’un rapport de 293 pages, fixant la voie à suivre. Ce rapport comportait le brouillon des changements à apporter aux constitutions des deux entités, trois lois de niveau-entité et deux lois de niveau-état, ainsi que deux propositions de lois comprenant une loi sur la défense au niveau de l’état.

L’OTAN a planté profondément ses crocs dans la Bosnie (aussi appelée Bosnie-Herzégovine dans cet article) et elle n’est pas du tout disposée à lâcher prise. Les réformes sur la sécurité impliquent la centralisation du commandement et l’élimination de toutes les forces de sécurité autonomes de la Republika Srpska, qui sont déjà en sous-effectifs, du fait de la signature forcée d’accords léonins.

Une autre preuve que la situation, dans la région, est instable, c’est que la principale menace envers les forces de sécurité serbes est constituée par l’armée bosniaque elle-même.

En février dernier, la Fédération de Russie a annoncé qu’elle allait entraîner les forces de sécurité de la Republika Srpska, dans le cadre d’un projet d’entraînement commun.

L’OTAN et les Monarchies du Golfe ont, de leur côté, préparé leurs propres forces paramilitaires en parallèle avec l’armée officielle. Ces forces font, pour l’essentiel, partie des brigades d’ISIS et d’Al-Nosra, mais les centres de recrutement et d’entraînement sont en Bosnie.

Le plus grand camp d’entraînement des troupes d’ISIS et d’Al Qaïda à l’ouest d’Istamboul se trouve en Bosnie. Les plus grands groupes ethnico-religieux indigènes à l’Europe actuellement engagés dans les guerres de Syrie et de Libye sont bosniaques. Les Bosniaques, à l’origine, étaient des Serbes qui, pour différentes raisons, au temps de la domination ottomane, ont adopté la religion musulmane. La langue parlée par les Bosniaques, aujourd’hui encore, est le serbe. Ils restent, en général, d’un point de vue phénotypique, indiscernables des Serbes, les deux principales différences entre les deux communautés étant religieuses et historiques.

Mais les liens historiques entre les musulmans de Bosnie et la Turquie existent encore. Les médias occidentaux qui ont rendu compte des manifestations de Tuzla se sont bien gardés de jamais faire allusion au fait que les groupes organisateurs étaient soutenus par l’Arabie Saoudite et la Turquie. Pourtant, l’essentiel du travail d’organisation  a été fait par le plus grand parti « islamiste modéré » de  Bosnie, le SDA (Parti d’Action Démocratique).

Financé significativement par les monarchies du Golfe et par le Parti populaire européen de Jean-Claude Juncker (dont il fait partie), le SDA, est un parti conservateur de droite (Chari’a) pro-Union Européenne et islamiste, qui est aussi le parti politique le plus important de Bosnie.

 

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Candidats du SDA

 

En ce sens, ce croisement de mouvements pro-OTAN, pro-UE et islamistes se faisant passer pour des progressistes de centre gauche, répète à l’identique la stratégie politico-médiatique utilisée en Libye avec le CNT ou Conseil national de transition, et en Syrie avec le CNS ou Conseil national syrien et l’ASL ou Armée syrienne libre.

En conséquence des avertissements sans équivoque de Sarajevo quant à sa volonté d’abolir le statut autonome de la Republika Srpska, le ministre des Affaires étrangères russe Lavrov a prévenu très clairement en 2014 que si Sarajevo mettait à exécution sa menace de changer la Constitution, la Russie serait en position de « reconnaître le droit à l’autodétermination des deux peuples composant l’État » de la République à trois peuples de Bosnie-Herzégovine, se référant ainsi non moins clairement au précédent historique des Croates et des Serbes, bien que sa remarque concernât surtout la Serbie, puisque les Serbes de Bosnie ont ouvertement exprimé leur volonté de faire sécession en cas de crise constitutionnelle.

Toutes ces circonstances rassemblées font de la consultation d’hier un « référendum-test » sur l’indépendance de la Republika Srpska.

 

Contexte

La structure actuelle de la Bosnie-Herzégovine résulte de deux déterminants historiques : la structure d’origine de la République socialiste fédérale de Yougoslavie et les accords de Dayton. Les accords de Dayton ont été négociés et signés en 1995, lors de la guerre civile (sic) de Yougoslavie, quatre ans avant le bombardement de la Serbie en général et de Belgrade en particulier, par l’aviation de l’OTAN. Les institutions et les réalités politiques créées par les accords de Dayton sont, pour l’essentiel, le point de convergence de la dispute.

La République actuelle de Bosnie-Herségovine est composée de la Republika Srpska d’une part, et de la Fédération de Bosnie et d'Herzégovine d’autre part, celle-ci ayant été auparavant nommée Fédération bosniaco-croate, parce qu’elle était elle-même composée de deux groupes religieux distincts.

Comme l’auteur de ces lignes l’a écrit dans le passé, la période qui s’annonce et la crise qu’elle amène vont offrir à la Republika Srpska l’occasion rêvée de s’unir à la Serbie.

La Serbie est dans la position délicate de pouvoir soit récupérer la Republika Srpska et le Kosovo, tout en conservant des régions comme la Voïvodine, soit d’éclater davantage, en prenant part à un véritable conflit entre des pouvoir locaux aspirant au transfert et des états régionaux hostiles.

Un des rédacteurs de Fort-Russ et directeur de projets spéciaux du Centre d’Études Syncrétiques, Jafe Arnold, a écrit une étude fouillée et prémonitoire sur le sujet pour Global Independent Analytics, au début de cette année. Il y disait notamment :

Au cours des derniers mois, on a constaté un accroissement des tensions entre les deux entités politiques formant la Bosnie-Herzégovine - la Fédération de Bosnie-Herzégovine et la Republika Srpska - au point que la bouilloire sur le feu qu’est l’arrangement géopolitique de cet espace de l’ex-Yougoslavie a failli déborder.

Tandis que les événements continuaient leur escalade et que l’axe OTAN/islamistes apparaissait au grand jour, la situation, dans les pays de l’ex-Yougoslavie est devenue plus instable qu’elle ne l’a jamais été depuis 2001.

 

Des ONG serbes pour éduquer et tenter de stabiliser.

Le Centre pour les Études Syncrétiques (Center for Syncretic Studies) a été fondé en 2013 à Belgrade, comme une réponse spécifique au spectre grandissant d’un nouveau conflit majeur dans la région. En tant qu’organisation éducative à but non lucratif, il a travaillé à disséminer l’information accessible au public, à l’intention à la fois des publics anglophones et serbes, pour aider à comprendre ce que signifient les Balkans occidentaux et  en particulier la Serbie, dans la crise mondiale en cours.

Fort-Russ News a plusieurs rédacteurs, qui sont aussi des chercheurs, et des directeurs au sein du CSS. Le CSS travaille en partie sur des questions relatives aux efforts de déstabilisation de l’OTAN dans la région, et il étudie les outils de mobilisation politique et idéologique capables de s’y opposer. Le CSS a travaillé en collaboration avec le consulat de Syrie et avec des dirigeants politiques serbes, afin d’être mieux préparé aux événements que de nombreux analystes considèrent comme inéluctables.

Les événements de Syrie et d’Ukraine ont confirmé plusieurs des thèses opératoires du CSS sur l’idéologie syncrétique, les tactiques de printemps colorés dans le contexte de la 4GW (« Fourth Generation Warfare ») ou  Guerre de Quatrième Génération* et la guerre des nouveaux médias, qu'il peut s’avérer utile de bien connaître, au fur et à mesure que surgiront des problèmes similaires dans les mois ou les années qui viennent, dans ce qui fut la Yougoslavie.

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* Lire aussi : « Syrie, le laboratoire d’une guerre de quatrième génération ? » - Le Grand Soir, 27 décembre 2012.

 

Source : http://www.fort-russ.com/2016/09/new-balkans-conflict-ser...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

Si nous comprenons bien tout, la République serbe de Bosnie se trouve aujour’dhui ou se trouvera demain dans la situation où était la Crimée, au lendemain du coup d’État Otano-nazi d'Ukraine. Si les choses pouvaient évoluer de la même manière, les deux Serbie réunies ne formeraient plus qu’un seul état, auquel pourrait se joindre, on ignore comment mais c’est envisagé, le Kosovo. Par superstition, on n’ose presque pas dire que ce serait là un premier pas vers une reconstitution, à plus ou moins long terme, de la Yougoslavie démantelée par nos soins (honte éternelle sur l’Europe !) mais il faut l’espérer.

 

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Et voilààààà !

 

Le Conseil européen accueille favorablement la demande d’adhésion de la Bosnie-Herzégovine

Olivier Berruyer – Les crises – 2 octobre 2016

 

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Eh oui, la Bosnie dans l’UE, génial ! Tout va bien se passer… Vivement l’Albanie ! (parce que je ne plaisante pas en plus)

C’est fascinant un machin qui sombre dans la folie, comme l’OTAN

 

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Denis Zvizdic a rencontré à Bruxelles Christian Danielsson, commissaire européen à l’élargissement (photo gouvernement de Bosnie-Herzégovine)

 

BOSNIE-HERZÉGOVINE. Suite à sa demande d’adhésion présentée le 15 février 2016, le Conseil européen rappelle, mardi 20 septembre 2016, “son attachement sans équivoque à la perspective européenne de la Bosnie-Herzégovine en tant que pays unique, uni et souverain”.

Dans ces conclusions, le Conseil “réaffirme que l’avenir des Balkans occidentaux est dans l’Union européenne.”

Le président  bosnien du Conseil des ministres, Denis Zvizdic s’est félicité de ces propos : “Aujourd’hui, nous vivons véritablement un moment historique pour l’orientation européenne et l’avenir européen de la Bosnie-Herzégovine.

Tout en saluant “les progrès significatifs réalisés dans la mise en oeuvre du programme de réformes”, Bruxelles demande au pays de poursuivre ses réformes économiques mais aussi celles dans le domaine de l’Etat de droit et de l’administration publique.

La route vers l’Union européenne semble donc toute tracée.

 

Un accord de stabilisation et d’association déjà signé avec Bruxelles

La Bosnie-Herzégovine a conclu un accord sur un mécanisme de coordination concernant les questions relatives à l’UE. Ses gouvernements successifs travaillent depuis 2015 à un programme de réformes pour entrer dans les critères de Bruxelles.

Pays de 3,87 millions d’habitants, la Bosnie-Herzégovine (51 000 km²) est née en 1992 de l’éclatement de la Yougoslavie. Elle est constituée, depuis les accords de paix de Dayton (décembre 1995) mettant fin aux conflits interethniques, de deux entités : la Republika Srpska (majorité de Serbes) et la Fédération de Bosnie-Herzégovine (Bosniaques et Croates).
Le pays a signé, en 2007, un accord de stabilisation et d’association (ASA) avec l’Union européenne. Il est entré en vigueur en juin 2015.

Doté d’une banque centrale depuis 1997, sa monnaie est, depuis juin 1998, le mark bosnien (1,96 Marks = 1 €). Avec un PIB de 15,57 mrds€ en 2015, l’économie est portée par le secteur tertiaire (66% du PIB) avec le commerce, les services aux entreprises et le transport. Le secteur industriel (produits métalliques et bois) assure un quart du PIB, l’agriculture 8%.

Le pays connaît un taux de chômage de 27% (26,5% en prévision pour 2016).

Parmi ses voisins, la Croatie est devenue en juillet 2013 le second membre de l’ex-Yougoslavie à rejoindre l’Union européenne après la Slovénie en mai 2004.

Le Monténégro et la Serbie se trouvent également sur le chemin de l’intégration en tant que candidats officiels.

Source : Econostrum, Frédéric Dubessy

Notre source : https://www.les-crises.fr/le-conseil-europeen-accueille-f...

 

P.S. Sur les camps djihadistes prêts à donner un coup de main en cas de besoin, pour mater la République serbe, voir les commentaires en fin d’article.

 

2. Ministère Défense russe logo.GIF

 

 

Mis en ligne le 3 octobre 2016.

 

 

 

 

22:56 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |