15/05/2016

DEUX COUPS D'ÉTAT SIMULTANÉS EN AMÉRIQUE LATINE

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DEUX COUPS D’ÉTAT SIMULTANÉS EN AMÉRIQUE LATINE

 

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Discours historique de la présidente Dilma Roussef le 14 mai 2016.

Sous-titré en anglais et en allemand. Transcrit en français

 

 

 

Transcription

Bonjour Mesdames et Messieurs les journalistes.

Bonjour Mesdames et Messieurs les députés et ministres.

Bonjour à tous.

Ceci est une déclaration à la presse, donc pas une interview : une déclaration.

Je voulais vous dire, et dire aussi à tous les Brésiliens, que la procédure de déposition à mon encontre a été entamée par le Sénat et qu’elle a ordonné ma suspension pour une durée maximum de 180 jours.

J’ai été élue à la présidence par 54 millions de citoyens brésiliens, et c’est en cette qualité, en qualité de Présidente élue par 54 millions de personnes que je m’adresse à vous en ce moment décisif pour la démocratie brésilienne et pour notre avenir en tant que nation.

Ce qui est en jeu dans cette procédure de destitution n’est pas seulement mon mandat, ce qui est en jeu, c’est le respect des urnes, de la volonté souveraine des Brésiliens et de leur Constitution.

Ce qui est en jeu, ce sont les réalisations de ces treize dernières années, les gains qu’en ont retiré les plus pauvres, mais aussi la classe moyenne. C’est la protection des enfants, l’accès des jeunes aux universités et aux écoles techniques.

C’est la valeur du salaire minimum, ce sont les médecins qui s’occupent de la population. C’est la réalisation du rêve de posséder sa maison avec « Minha Casa, Minha Vida ».

Ce qui est en jeu, c’est aussi la grande découverte antésalifère du Brésil [Gisement Libra,NdT].

Ce qui est en jeu, c’est l’avenir de notre pays, ses possibilités de progresser toujours plus.

Devant la décision du Sénat, je veux une fois encore clarifier les faits et rappeler les risques, pour le pays, d’une destitution frauduleuse, d’un véritable coup d’État.

Depuis le moment où j’ai été élue, l’opposition, mécontente, a réclamé un recomptage des voix, a tenté de faire déclarer l’élection nulle et, n’y ayant pas réussi, a continué à conspirer ouvertement pour obtenir ma destitution.

Ces gens ont plongé le pays dans un état permanent d’instabilité politique, ont tout fait pour empêcher son redressement économique, dans le seul but de s’emparer de force de ce qu’ils n’avaient pu obtenir par les urnes.

Mon gouvernement a été la cible d’un sabotage intense et permanent.

L’objectif évident a été de m’empêcher à tout prix de gouverner et d’ainsi fabriquer la mise en scène propice à un coup d’État.

Quand un président élu est révoqué sur l’imputation de crimes qu’il n’a pas commis, le nom que l’on donne à cela dans le monde démocratique n’est pas « destitution » mais « coup d’État ».

Je n’ai pas commis le crime de responsabilité, il n’y a aucune raison de procéder à une destitution, je n’ai pas de comptes bancaires à l’étranger, je n’ai jamais reçu de pots-de-vin, je n’ai jamais fermé les yeux sur des faits de corruption.

Cette procédure est une procédure caduque, légalement inconsistante, une procédure déloyale entreprise contre une personne honnête et innocente.

La plus grande brutalité qui puisse être commise contre un être humain est de le punir pour un crime qu’il n’a pas commis.

Il n’y a pas de pire injustice que de punir un innocent.

L’injustice est un mal irréparable.

Cette farce légale à laquelle je suis confrontée est la conséquence du fait qu’en qualité de présidente, je n’ai jamais cédé à aucune forme de chantage.

J’ai pu faire des erreurs mais je n’ai jamais commis de délit. Je suis jugée déloyalement pour avoir fait tout ce que la loi m’autorisait à faire.

Mes actions ont été des actions légales, correctes, des actions nécessaires, des actes de gouvernement.

Des actions semblables ont été exécutées avant moi par les autres présidents du Brésil.

Ce n’étaient pas des crimes en leur temps et ce ne sont pas des crimes à présent.

Ils m’accusent d’avoir publié six décrets supplémentaires, six décrets de crédit, et ce faisant d’avoir commis un crime contre la loi budgétaire (LOA).

C’est faux, parce que ces décrets étaient autorisés par la loi.

Ils traitent de crime un acte de gestion quotidien.

Ils m’accusent de retarder les paiements du « Plano Safra » [Emprunt pour le Plan Safra d’agriculture familiale. NdT], c’est faux.

Mes accusateurs ne peuvent même pas dire quel acte contraire aux lois j’ai commis.

Lequel ? Lequel ?

Non, il ne reste rien à payer, il ne reste aucune dette.

Jamais, dans une démocratie, il n’est permis de mettre fin au mandat d’un président élu pour des actes légitimes de gestion d’un budget.

Le Brésil ne peut pas être le premier pays à le faire.

Je voudrais aussi m’adresser à la population entière de mon pays pour lui dire que le coup d’État n’a pas seulement pour but de me révoquer, de destituer un président élu par le vote de 54 millions de Brésiliens, un vote direct, dans une élection non truquée.

En renversant mon gouvernement, ce qu’ils veulent faire en réalité, c’est empêcher l’exécution du programme qu’ont choisi, en votant majoritairement, ces 54 millions de Brésiliens.

Le coup d’État menace de ravager non seulement la démocratie, mais aussi tout ce qu’a accompli cette population au cours des récentes décennies.

Depuis mon accession à la fonction présidentielle, j’ai été la garante zélée de l’État de Droit démocratique.

Mon gouvernement n’a pas commis d’actes de répression contre des mouvements sociaux, contre des protestations  collectives, contre les manifestants d’aucune appartenance politique.

Le plus grand risque que coure ce pays aujourd’hui est d’être dirigé par un gouvernement sans élections.

Un gouvernement qui n’aura pas été directement élu par la population, qui n’aura pas la légitimité qu’il faut pour proposer et mettre en œuvre des solutions aux défis qui se posent au Brésil.

Un gouvernement susceptible de réprimer violemment les manifestations à son encontre.

Un gouvernement né d’un coup d’État.

D’une destitution frauduleuse.

Issue d’une sorte d’élection indirecte.

Un gouvernement qui sera, lui-même, grandement cause de la poursuite de la crise dans notre pays.

C’est pourquoi je vous dis, à vous tous, que je suis fière d’être la première femme élue à la présidence du Brésil.

Oui, je suis fière d’être la première femme élue à la présidence du Brésil.

Pendant ces années, j’ai exercé mon mandat honnêtement, avec dignité, pour honorer les votes que j’ai reçus.

Au nom de ces votes et au nom de tous mes compatriotes, je me battrai avec tous les instruments légaux dont je dispose pour exercer mon mandat jusqu’à son terme du 31 décembre 2018.

Le destin m’a toujours imposé des défis, beaucoup de grands défis, certains m’ont semblé insurmontables, mais j’ai réussi à en venir à bout.

J’ai souffert la douleur indicible de la torture.

La douleur insoutenable de la maladie.

Et maintenant, je souffre à nouveau, la douleur indicible de l’injustice.

Ce qui fait le plus mal en ce moment, c’est l’injustice.

Ce qui fait le plus mal, c’est de me rendre compte que je suis la victime d’une farce légale bassement politicienne.

Mais je ne perds pas courage, je regarde derrière moi et je vois tout ce que nous avons fait.

Je regarde devant moi et je vois tout ce qu’il nous faut encore et que nous pouvons faire.

Le plus important de tout est que je peux me regarder et voir le visage de quelqu’un qui, si le temps l’a marqué, a encore la force de défendre des idées et des droits.

Je me suis battue toute ma vie pour la démocratie.

J’ai appris à faire confiance aux capacités de combativité de notre peuple. J’ai vécu beaucoup de défaites, et j’ai vécu de grandes victoires.

J’avoue que je n’ai jamais imaginé qu’il me faudrait faire face à un coup d’État dans mon pays.

Notre jeune démocratie, faite de luttes, faite de sacrifices et même de morts ne mérite pas cela.

Ces derniers mois, notre peuple est descendu dans les rues. Il est descendu dans les rues parce qu’il voulait davantage de droits, davantage de progrès. C’est pourquoi je suis sûre qu’il saura comment dire non au coup d’État.

Notre peuple est sage et possède une expérience historique.

J’en appelle à tous les Brésiliens opposés à ce coup de force, quelle que soit leur appartenance politique : restez mobilisés, unis et en paix.

La lutte pour la démocratie n’est pas limitée dans le temps.

C’est une lutte sans fin, qui exige une abnégation constante.

La lutte pour la démocratie, je le répète, n’est pas limitée dans le temps.

La bataille contre le coup d'État sera longue, c’est une bataille que nous pouvons et que nous allons gagner.

La victoire dépend de nous tous.

Montrons au monde qu’il y a des millions de gens prêts à soutenir la démocratie dans notre pays.

Je sais, et beaucoup des nôtres savent, notre peuple sait que l’histoire se fait par la lutte.

Et qu’il vaut toujours la peine de se battre pour la démocratie.

La démocratie est du bon côté de l’histoire.

Je n’abandonnerai jamais, je ne renoncerai jamais à la lutte.

Merci beaucoup à tous.

Source : http://thesaker.is/historical-speech-of-brazilian-preside...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Vénézuela : Maduro prolonge l'état d'urgence de 60 jours face à la menace d'un complot américain

RT français14 mai 2016

 

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Par crainte d'un possible coup d'État au Venezuela, le président Nicolas Maduro a prolongé l'état d'urgence dans le pays de 60 jours supplémentaires, invoquant une « offensive de l'oligarchie » liée aux États-Unis.

« Washington met en place des mesures à la demande de la droite fasciste du Vénézuela, qui s'est enhardie à la faveur du coup d'État au Brésil », a déclaré le président Maduro ce vendredi 13 mai à la télévision Nationale.

Le chef de l'État a dit craindre une intervention possible d'armées étrangères et a expliqué que le nouveau décret d'urgence a été mis en place pour faire face à ces menaces extérieures. Il étend et proroge « pour les mois de mai, juin et juillet » un précédent « décret d'urgence économique », en vigueur depuis la mi-janvier et qui expirait ce samedi 14 mai.

 Lire la suite…

Source :  https://francais.rt.com/international/20585-venezuela-mad...

 

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Où on revient sur l’affaire VERDUN-BLACK M. parce qu’on a lu ANTIPRESSE en retard.

Ça dé-rappe à Verdun

Slobodan Despot – ANTIPRESSE N° 24 15 mai 2016

 

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Il n'y a pas de hasard, même quand on s'appelle Samuel Hazard, qu'on est maire de Verdun et qu'on a l'idée loufoque de convier un rappeur black pour fêter — pardon : commémorer — le centenaire de la plus funeste bataille de tous les temps.

Il n'y pas de hasard chez Hazard, mais il y a du danger (hazard en anglais). Un danger dont M. Hazard et ceux de sa coterie dirigeante n'avaient peut-être pas conscience et qui a abouti à l'annulation de leur happening.   

Petit préalable linguistique

Les réseaux sociaux sont entrés en ébullition sur leur aile droite sitôt l'annonce du concert de Black M. Comment pouvait-on placer, hurlaient-ils, un tel événement sous le patronage d'un « rappeur antifrançais » ? Je déteste les pléonasmes. Un « rappeur antifrançais », c'est comme un « arrosoir mouillant ». Le rap est afrançais dans le meilleur des cas, étant importé sans sous-titres des ghettos de New York. Quoi ? On me dit qu'ils « râpent » en français ? Voyons ! L'accentuation d'une langue est son premier signe distinctif, et celle du rap dit français véhicule la phonétique d’une langue étrangère. Heureusement, cela a pour vertu d'entraver la compréhension des textes.

Pour ma part je m'arrête là. Que ces MM. Casquette-à-l'envers soient antifrançais tombe sous le sens, même quand tout sens leur est étranger. Le caractère culturellement hostile du genre est peut-être difficile à capter pour la troisième génération de Français abreuvée de musiquettes anglosaxonnes hâtivement traduites. Si les grands-pères ont pu avaler le trémoussement écervelé des yéyés, comment reprocher aux petits-fils de gutturaliser leur parler ordinaire et de systématiquement mettre l'accent sur la première syllabe à la manière de Cabrel ?

Dilemmes musicaux

Les patriotes français n'auraient pas dû s’emporter contre M. Hazard, ni l'abreuver d'insultes jusqu'à lui faire annuler son spectacle. Cette campagne prouve leur manque de discernement. Ils auraient dû au contraire lui être reconnaissants. Black M n’est « représentatif » de la France d’aujourd’hui qu’aux yeux des propagandistes du melting pot global et de quelques communautés bien définies. Il ne risquait en aucun cas de « détourner » ou de « brouiller », ni même de « salir » la mémoire de Verdun. Au contraire, les indignations qu’il soulevait allaient bien au-delà du camp qui vote FN. Chaque famille française, qu’elle soit de droite ou de gauche, a laissé des ancêtres dans ce charnier et la simple idée de chanter sur leurs sépultures doit révulser plus de cœurs qu’on n’ose se l’avouer. En obtenant son bannissement, on l'a mis, lui et ses soutiens, dans la position enviable de victimes.

Ce qui étonne, dans cette affaire, c'est la parfaite incongruité de l'ensemble. Avec un peu d'habileté, la mairie de Verdun aurait pu rassembler plutôt que diviser. Mais était-ce son but ?

Il existait jusqu’il y a peu, et il existe encore dans certains pays, une musique taillée sur mesure pour les événements de ce genre. Cela s’appelle le classique. C’est vieillot, mais approprié. A Verdun, le Requiem de Fauré s’imposerait de lui-même. Sur les ruines de Palmyre, Assad et Poutine ont dépêché un grand orchestre symphonique, non le chanteur pop à la mode qui aurait « rallié les jeunes ». Mais la France n’est ni la Russie ni la Syrie. Au pays de festivus festivus, on enterre les morts aux sons des Rita Mitsouko « parce que le défunt les aimait bien et qu’il aurait voulu qu’on s’éclate plutôt que de faire la gueule ». Au pays de festivus festivus, la musique solennelle et l’état d’âme qui y correspond sont du dernier ringard. Le choix qui s’offrait à M. Hazard était donc, somme toute, assez restreint.

Mais on aurait pu monter par exemple un opéra rock sur Les héros de Verdun avec Johnny dans le rôle de Joffre et Nina Hagen dans celui de von Falkenhayn, version trans. Un spectacle bling-bling-consensuel qui aurait été au patriotisme ce que les Enfoirés sont à la solidarité sociale. Avec une bonne orchestration et des paroles débordantes de pathos, on aurait « fait vibrer » toute la France frivole, c’est-à-dire beaucoup de monde. Mme Hollande et M. Merkel auraient pu monter sur scène sous les ovations, et les détracteurs de ce kitsch tudesque eussent passé pour de vils ronchons. Esbroufe, émotion, confusion : « Certes, c’est démago ! Mais quels beaux airs ! Quels interprètes ! »

Or il n’en est rien. M. Hazard n’a rien trouvé de mieux que de convoquer l’antidote parfait à toute tentative de consensus national, le répulsif absolu. Offrant du même coup la mémoire de Verdun, malmenée mais intacte, tout entière aux forces de la réaction. Sur un plateau ! Comme on leur a offert Jeanne d’Arc. Comme s’il préparait secrètement son passage au FN…

Un succès continu dans l'échec

A tout bien prendre, il est surprenant qu’un pouvoir démonétisé n’ait pas su plus habilement exploiter une telle commémoration. Les morts de la Grande Guerre sont l’un des rares sujets sur lesquels les Français, en gros, peuvent tomber d’accord. Une de leurs dernières valeurs sacrées, également. Or que fait-on ? On s’empresse de les bafouer en invitant, littéralement, des rappeurs à danser sur leurs tombes.

La symbolique de ce geste absurde est multiple et, à chaque fois, hautement significative.

Tout d’abord, elle s’inscrit dans une course à l’abîme engagée de longue date. Pour tomber aussi bas dans l’estime de ses sujets — pardon : de ses concitoyens —, le pouvoir français n’a pas seulement failli sur les indices matériels de la gouvernance : chômage, sécurité, niveau de vie, prestige international. Il a aussi, et surtout, multiplié les provocations symboliques comme s’il avait voulu s’aliéner des franges de plus en plus vastes de l’électorat.

Quelle urgence y avait-il à mobiliser la crédibilité et les ressources de l’État autour du Mariage pour tous, qui ne concerne, en tout état de cause, qu’une part très mince de la population ? A-t-on songé que l’électeur de base, fût-il socialiste, qui peine à boucler les fins de mois, pouvait avoir sur cette urgence une opinion très différente de celle de l’« intelligentsia créative » du Marais et de la Rive gauche ? Seule conséquence à portée historique : l’émergence par contrecoup de la Manif pour tous, embryon d’une Tea Party à la française.

Quel besoin avait-on d’imposer des vulves conceptuelles à Versailles et des arbres de Noël en forme de plug anal sur des places où se promènent les familles ? D’inventer des ministres de la culture qui ne lisent rien, pas même le prix Nobel français ?

Qu’avait-on à soutenir diplomatiquement, au Moyen-Orient, des terroristes sanguinaires que les structures de sécurité du même État français considèrent comme une menace de premier plan ?

Quel goût étrange, enfin, suggérait-il de perturber la paix des morts qui ont défendu la patrie avec des spectacles qui martèlent à grands coups de décibels le triomphe de l’étranger ? Voulait-on donner raison à Renaud Camus en attestant que les ex-colonies, sous tutelle anglo-saxonne, avaient déjà accaparé le pouvoir culturel en France, faute d’avoir physiquement remplacé sa population ?

On observe dans les régimes à la dérive ce besoin de scandaliser leur propre population, comme s’ils voulaient inlassablement se donner des garanties de leur toute-puissance. Nous reviennent en mémoire l’élévation du cheval de Néron au rang de sénateur, les palais blancs de Ceausescu dans une Roumanie crevant de faim, l’ostentation Duvalier et les mille carnavals africains.

Le pouvoir des symboles

Ceci nous conduit à un rapprochement hautement symbolique. Le projet de rap à Verdun survient au moment même où la France est gouvernée par diktat. Le recours à l’article 49.3 pour faire passer une loi sur le travail sans doute nécessaire revient à assommer le malade pour lui administrer un vaccin. Il achèvera de discréditer l’économie libre et de conforter dans son assistanat une nation dont les conditions de travail sont parmi les plus socialisées et les plus protégées en Europe. Encore un contrecoup (non) désiré ? La France serait-elle gouvernée à coups d'oxymores ?

A ce point, un autre parallèle s’impose. Au moment même où les manifestations se multiplient en France, la Russie fête le jour de la victoire sur le nazisme, goujatement boudée par les Occidentaux. Au moment où le chef de l’État français, d’une impopularité jamais vue dans l’histoire, s’entoure de robocops, le chef de l’État russe assiste au défilé militaire au ras du sol, à hauteur d’homme, et non du haut de la fameuse tribune des apparatchiks. A l’heure où le pouvoir français délègue aux rappeurs le soin de commémorer ses combattants, le chef de l’État russe prend la tête du Régiment immortel en brandissant la photographie de son père, combattant et blessé de guerre. Ces symboles, qui ont dû impliquer un effort de sécurité colossal, sont d’une puissance historique.

Changer de paradigme

Mais il serait faux de réduire cet abîme à une affaire de personnel. Verdun est un symbole trop lourd et trop vaste pour la France actuelle, quels qu’en soient les dirigeants.

Les morts de Verdun et des autres golgothas de la Grande Guerre demeurent l’unique trait d’union entre tous les vivants de la France moderne, nation profondément divisée. Tragiquement, obstinément divisée par sa Révolution, maladie qu’elle a exportée vers le reste du monde, et dont tout le monde cherche à se remettre… sauf son foyer originel.

Pour leur rendre l’hommage que ces morts méritent, pour parachever le service qu’ils ont rendu à la nation, il faut des gestes absolument solennels, absolument simples, absolument impartiaux. Il s’agit de réintégrer dans un même corps les deux moitiés d’une âme déchirée sans qu’aucune ne s’y sente humiliée. Aucune idéologie ne peut accomplir cela à elle seule. C’est pourquoi la Russie a restauré sa foi sans renier son passé soviétique. C’est pourquoi son armée qui n’a pas changé ses insignes rouges défile derrière le signe de croix de son ministre de la Défense… lui-même bouddhiste. Les Russes, renaissant après quatre générations de cauchemar communiste, ont compris cette simple vérité encore totalement inaccessible aux élites françaises : que l’idéologie, c’est la division.

Pour accomplir sa réunification, la France n’a pas besoin de héros. Mais elle a besoin de gens humbles, sans idéologie et impartiaux. Ce qui est peut-être encore plus rare.

La tactique du Diable

Mais les polémiques créées autour de Verdun vont masquer encore un autre aspect de cet héritage, peut-être le plus important à l’échelle de l’humanité. Le message Verdun dépasse les frontières de la France et les bornes de 14-18. Il est époqual : il nous fait entrer, tous, dans une autre époque.

Dans le pays où je suis né, en Serbie, on a connu aux côtés des Français le versant héroïque de la Grande Guerre : les Dardanelles, le front de Salonique. D’où cette fraternité d’armes qui s’est transformée en fraternité tout court entre nos nations. Mais Verdun, la Somme, c’est son aspect purement mécanique. Aucune fraternité ne s’en dégage, juste le sentiment de l’absurde et du dégoût. Verdun annonce la sortie de l'Histoire du mâle européen. Dada, le surréalisme, le nazisme y prennent leur source. La massification, l’écrasement de l’humain par les moyens dont il s’est doté, y trouvent leur expression parfaite. Notre transformation rapide dans le ratorium puis la grande fourmilière des visions de Zinoviev, c’est là qu’elle commence.

Je possède chez moi l’intégrale de l’Illustration, couvrant la période 1914-1919. Pour une grande part, c’est un catalogue d’armements. J’ai passé des heures à y survoler un défilement monotone de chiffres et de rodomontades technologiques. A chaque numéro, nous avions l’arme décisive qui allait permettre de les exterminer comme des blattes. Notre canon de 75, nos fusils supérieurs… On y voit déjà l’esquisse des « bombes intelligentes » et des « bombardements chirurgicaux » qui ne sont jamais que de nouveaux carnages. Je ne pouvais m’empêcher d’imaginer la même vantardise dans les Bildzeitungen de l’autre camp.

Deux hordes de fous qui s’entre-tuent en clamant que l’autre n’est pas humain ! Les guerres de tribus, où la bataille est résolue par l’affrontement à la massue de deux champions délégués par chaque camp, sont infiniment plus civilisées et plus sensées que ce délire scientiste !

Car les batailles du front de l’Ouest n’avaient rien, à vrai dire d’un combat. Cela revenait, pour les soldats, à affronter des forces élémentaires, des ouragans meurtriers, en priant la Providence. Les célèbres Orages d’acier de Jünger en témoignent : le pur bonheur d’être vivant, la satisfaction d’avoir tué son adversaire plutôt que d’être tué. Sans sentiment. Sans haine. Comme de survivre à un raz-de-marée. Comme de faire boucherie.

Mieux encore, ce roman ironiquement appelé Civilisation, de Georges Duhamel, qu’on aurait dû faire lire dans tous les lycées en ces années de jubilés et qu’on s’est empressé d’enterrer malgré son prix Goncourt. On y voit la civilisation moderne incarnée par un autoclave soufflant et sifflant, un lazaret où l’on rafistole à la chaîne des machines humaines cassées par la guerre mécanisée. Un système de destruction autoalimenté, sans but ni raison, d’où la volonté humaine est exclue.

*

Le fleuve des morts de Verdun charrie toutes ces ombres-là. Les réduire à une rivalité entre la culture rap et l'idéologie du Front National est une obscénité et une offense non seulement à l'égard de ces morts ou du sentiment patriotique, mais envers l'humanité entière. Tout compte fait, je reviens sur mon hypothèse de départ : peut-être savaient-ils parfaitement ce qu'ils faisaient. Si le Diable avait une tactique pour monter encore plus les peuples contre eux-mêmes, il ne s'y prendrait pas autrement.


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Slobodan Despot animera une soirée d'amitié franco-serbe ce vendredi 20 mai dès 20h à la Traboule (5 montée du Change, 69005 Lyon). L'occasion de rappeler l'historique d'une fraternité exceptionnelle. Vente et dédicace de livres, musique traditionnelle, nourriture et boissons serbes.

 

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Source : http://blog.despot.ch/post/soiree-damitie-franco-serbe-a-...

 

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Pseudo-musique (suite).

Un autre coup de gueule du Saker - Sur l’Eurovison cette fois. Mais n’est-ce pas le même sujet ? Et en anglais, sorry, on n’a pas le temps de vous le traduire.

 

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Russia gets a much deserved slap in the face (Saker rant)

 

Did they expect us to treat them with any respect?
Roger Waters, The Fletcher Memorial Home

I never had anything good to say about the Eurovision.  I could tell you all the reasons why I hate the crap people nowadays think of as “pop music”.  But since Paul Joseph Watson did a special video expressing pretty much the same feelings as I have, I will give him the floor :

Read more…

Source : http://thesaker.is/russia-gets-a-much-deserved-slap-in-th...

 

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Voir aussi :

Les vrais résultats de l’Eurovision 2016

Alexandre Karal – Cercle des Volontaires15 mai 2016

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http://www.cercledesvolontaires.fr/2016/05/15/vrais-resul...

 

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Dernière minute

Reçu au courrier d’aujourd’hui :

 

Sondage « caché » !


La publication des résultats de l'enquête publiée chaque année dans le Monde, menée par l'institut Opinionway et le Centre de Recherche Politique de Sciences Po, intitulé "Baromètre de la confiance politique".

C'est la 5e édition mais, pour la première fois cette année, le 13 janvier, la presse n'en a dévoilé que 41 pages sur 84.

Cela a mis la puce à l'oreille de Valeurs actuelles qui s'est demandé ce qu'on voulait nous cacher, et s'est procuré les résultats de l'enquête, qu'elle publie dans son n° 4026.

Les résultats sont stupéfiants.

              En voici le résumé fidèle :

1.  75% des Français ne font plus confiance à l'État, ni à la république.
2.  88% rejettent catégoriquement les partis politiques.
3.  87% jugent que Hollande n'a pas l'étoffe d'un président, ça c'est moins  étonnant.
4.  61% sont prêts à manifester, alors qu'ils n'étaient que 30% en 2010
5.  71% ne font pas confiance aux syndicats.

Mais :

1.  50% ne croient plus à la démocratie et souhaitent avoir à la tête  du pays un homme fort (ou une femme) qui n'a pas à se préoccuper  du parlement ni des élections.
Traduction en clair : un roi ou un dictateur,  ou du moins un pouvoir personnel fort ?
2
.  12% souhaitent même que l'armée dirige le pays !
C'est du jamais vu depuis 200 ans et ça montre la crise où  ces gouvernements d'énarques coupés des réalités du pays, et d'hommes politiques profiteurs de droite ou de gauche ont  plongé le pays.

Sans surprise :

1. 30% placent Sarkozy en tête,
2. 34% Marine Le Pen, tous les autres hommes politiques de tous bords sont très loin derrière.
3. 67% pensent qu'il y a trop d'immigrés en France,
4. 50% sont pour le rétablissement de la peine de mort (ils n'étaient que 35% en 2011).

Quelles que soient les réflexions que nous suggèrent ces résultats, on voit en tout cas à quel degré de crise profonde nous a mené  la politique de ces dernières décennies.

 Youpi !    

 

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Mis en ligne le 15 mai 2016.

 

 

 

 

 

23:47 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

13/05/2016

MISSION ACCOMPLISHED

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MISSION ACCOMPLISHED

 

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Le Sénat brésilien a temporairement suspendu la présidente Dilma Rousseff de ses fonctions

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Les sénateurs brésiliens ont voté afin que la présidente Dilma Rousseff passe devant un tribunal pour avoir violé des lois budgétaires. Elle sera mise à l’écart du pouvoir pour 180 jours.

55 sénateurs sur 81 ont voté la mise en accusation de la dirigeante de gauche. 22 se sont prononcés contre.

 

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La mise à l’écart du pourvoir de Dilma Rousseff a été décidée par les sénateurs brésiliens après 20 heures de débats. Il a été communiqué qu’avant le début du vote, la présidente brésilienne avait déjà ordonné le transfert de ses affaires du palais présidentiel à sa résidence personnelle. Selon des médias brésiliens, Dilma Rousseff aurait même préparé son discours de départ.

L’opposition brésilienne a exigé la démission de Dilma Rousseff après l’avoir accusée d’avoir participé à des fraudes fiscales et utilisé des fonds publics pour le financement de la campagne électorale ayant conduit à sa réélection. 

Quelles conséquences ?

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/international/20440-senat-bresili...

 

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« Ils » ont réussi. Le Brésil va donc s’enfoncer, comme l’Irak, comme tant d’autres, dans la guerre civile planifiée. N’arrêtons surtout pas d’élire ceux qui les soutiennent. Cela nous honore.

Une conclusion s’impose : le monde ne commencera à un tant soit peu respirer que lorsque l’Amérique du Nord aura été rayée de la carte.

Oui, mais… en Amérique du Nord, il y a plein d’innocents.

Ailleurs aussi. Pourquoi les innocents d’ailleurs continueraient-ils à être sacrifiés aux innocents d’Amérique du Nord ? Qui sont irrécupérables après tout ce qu’on leur a fait et sur qui, par conséquent, personne au monde ne peut compter.

Qui s’y collera ? Les Nord-Coréens ? Pourquoi eux ?

 

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Dernière minute :

Destitution de Dilma Rousseff : entretien avec le journaliste Pepe Escobar

Cercle des Volontaires – 13 mai 2016

 

La présidente brésilienne Dilma Rousseff vient d’être officiellement écartée du pouvoir présidentiel au Brésil. L’annonce fait suite au vote mercredi des sénateurs en faveur de l’ouverture du procès en destitution de la dirigeante, qui est automatiquement remplacée pour une période de 180 jours maximum par celui qui était alors vice-président de la République, Michel Temer. Ce que beaucoup dénoncent comme un « coup d’état institutionnel » met fin à 13 ans de pouvoir de la gauche au Brésil. Vendredi dernier, le Cercle des Volontaires recevait le journaliste et analyste géopolitique brésilien Pepe Escobar afin qu’il nous livre son analyse sur des événements pas forcément faciles à appréhender vus de France.

Mathieu P. et Alexandre Karal

 

 

 

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Chasse aux sorcières à Tremblez en France - État de folie au Collège Romain Rolland.

vendredi 13 mai 2016, par Comité Valmy

 

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Un comité de soutien à Salah Lamrani se constitue

 

À l’heure qu’il est nous n’en savons pas davantage. Nous ne manquerons évidemment pas de vous informer dès que possible au moins de ses coordonnées. [Les Grosses Orchades.]

 

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« Ce qui se passe à Tremblay en France est grave. À l’heure où j’écris ces quelques lignes, Salah Lamrani est en train de subir une expertise psychiatrique dans une structure policière. (Cela ne se passe ni dans l’URSS de Brejnev ni dans la Russie de Poutine…)

Nous avons rencontré Salah lundi 9 mai et avons abouti à la même vision des choses que celle qui est décrite ci-dessous, par le collectif de parents d’élèves qui soutient ce jeune professeur.

Avec d’autres, nous pensons qu’il est possible ou probable que toute cette affaire, sans fondement sérieux, ait pour origine réelle le contenu du blog de Salah Lamrani, un blog antisioniste, favorable à Poutine et au Hezbollah libanais. Il pourrait s’agir d’un simple délit d’opinion ou d’une attaque idéologique et politique souterraine et manipulatrice.

Nous appelons à la désescalade, au retour à la raison et à une situation rationnelle.

Comité Valmy, le 11 mai 2016 »

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État de folie
Collège Romain Rolland

 

Une lettre d’un collectif de parents

Le but du collectif est de vous informer sur la réalité des événements et sur les dangers que nous encourons en restant passifs sur cette affaire

 

Comme nous l’avons annoncé, voici les réponses aux questions posées et les résultats de nos investigations.

Depuis des semaines, nos enfants sont témoins d’une situation qu’ils qualifient d’injuste envers un professeur qu’ils apprécient et qui, selon eux, défend simplement sa réputation et ses droits.

Nous craignons (au regard de leurs propos, souvent violents) qu’ils ne construisent une haine à l’encontre de nos institutions de la République :

► l’Éducation Nationale, qu’ils considèrent comme auteur,

► les forces de l’ordre, qu’ils considèrent comme complices.

Le Collège « a cessé le travail » (du 11 au 15 avril) avec le soutien (ou la complicité ?) de l’inspection académique.

Pour quel motif : grève ? droit de retrait ? Les droits de grève et de retrait sont soumis à une législation stricte :

→     Des grévistes ne peuvent se trouver à l’intérieur de leur lieu de travail.

Le 11 avril 2016, nos enfants étaient dehors sous la pluie et les enseignants à l’intérieur, bien au sec !

Le reste de la semaine les enseignants étaient bien présents à l’intérieur de l’établissement.
→     Le droit de retrait doit répondre à un danger grave et imminent sur le lieu de travail. Or, l’établissement (lieu de travail) est sécurisé. La prétendue agression du surveillant a eu lieu sur la voie publique (rappelons que les élèves ont vu l’inverse : un professeur se faire agresser par un surveillant).

Un salarié qui exercerait un droit de grève ou de retrait s’il avait à craindre une pseudo agression à l’extérieur de l’entreprise encourt sanction, licenciement et/ou perte de salaire ! Mais les salaires de ces personnes sont payés par nos impôts, donc il n’y aura sûrement aucune sanction en cas d’abus.

Le vrai danger se trouve dans l’attitude du collège qui menace de sanctions les enfants (ou d’appeler les parents) qui s’approchaient ou parlaient à leur professeur. Le 08 avril 2016, vers 15h20, les élèves ont vu un surveillant (envoyé par la Directrice pour faire partir les enfants se trouvant autour du professeur) agresser violemment leur professeur. Le collège affirme que nos enfants ont mal vu : c’est le professeur qui a agressé le surveillant !

Nous n’avons recueilli aucun témoignage confirmant des pseudo troubles durant les navettes alors que leur prétendu danger est présent depuis février (sit-in du professeur). La présence physique de ce professeur devant la grille, chaque jour, ne dérange pas nos enfants mais le collège, en leur rappelant leurs actes.

Ces pressions et ces mensonges portent atteinte au bon développement psychologique de nos enfants.

L’École a pour mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République telles que celles de la Laïcité et de l’égalité devant la loi de tous les citoyens. La laïcité de l’École offre aux élèves les conditions de se forger leur personnalité… d’exercer leur libre arbitre… les protège de toute pression les empêchant de faire leurs propres choix… implique le rejet de toutes les violences et discriminations (Extraits Charte de Laïcité).

Ce prétexte (fausse agression, fermeture du collège) avait pour simple but de manipuler les parents car le collège avait besoin d’appuis pour se débarrasser de son problème.

Nous avons mobilisé nos ressources dans le but d’obtenir des réponses des hautes sphères et au final nous concluons que tout ce petit monde (FCPE, inspection académique et syndicats) est bien embêté ! Personne n’a été capable d’expliquer la suspension de 4 mois de ce professeur et on entend : « c’est l’omerta, ici… rien dans le dossier… dossier sensible… on n’obtient pas de réponses précises… nos questions gênent… ».

Trois courriers en particulier ont conduit à la suspension du professeur :
Un courrier de « signalement » du blog privé (suspicion de terrorisme ? peur d’endoctrinement ?) datant de novembre, le moment où ces rumeurs ont été propagées dans tout l’établissement.

Un courrier de la Direction qui fait référence, entre autres, à :

→     Une discussion houleuse lors d’un Conseil d’Administration : le professeur souhaitait parler de l’obligation de fermeture des clubs qu’il animait (peur d’un endoctrinement ?). Celui-ci avait protesté et exigé une notification écrite et motivée. La Direction avait donc trouvé un prétexte bidon pour obtenir la fermeture effective des clubs : un non respect de « procédure » ! On lui reproche seulement d’avoir fait des listes d’émargement au lieu de feuilles d’inscription. (Un simple rappel de la « procédure » aurait pu suffire.)

→     Une réunion d’incitation contre Mr Lamrani organisée par la FCPE le 25 janvier durant laquelle nous avons vu une direction, en pleine crise d’hystérie (hurlant, courant dans tous les sens et menaçant d’appeler la police) voulant forcer le professeur (non suspendu à cette période) à quitter l’établissement. Le professeur a attendu dans la cour pour parler aux parents qui le souhaitaient. Il a pu dénoncer le harcèlement dont il était victime et a obtenu le souti-en des parents. (Le rapport de la Directrice relate une histoire bien différente).

→     Des problèmes relationnels entre le corps enseignant, le personnel et ce professeur. Un courrier signé par la FCPE exigeant sans aucun fondement et sous peine de scandale le remplacement de ce professeur. (Nous sommes nombreux à l’avoir reçu dans notre boîte aux lettres).

Au moment de sa suspension aucun fait ne remettait en cause la compétence de ce professeur et n’était constitutif d’une faute professionnelle justifiant une suspension de 4 mois. Dans les faits, ce professeur n’était pas soumis à un lien dit « de subordination » lors de ces deux réunions. Concernant les autres éléments, il explique qu’il n’avait pas envie de faire causette à des personnes qui l’accuseraient d’être un terroriste dans son dos. Il revendique aussi « son droit d’opinion et sa liberté d’expression de bloggeur ».

Par la suite, nous découvrons les faits reprochés dans la lettre de convocation au conseil de discipline (datée du jour de la prétendue agression et rendue publique par le professeur) : manquements à l’obligation d’obéissance hiérarchique, manquements à l’obligation de réserve, de neutralité ; atteinte à l’image de l’Éducation Nationale et menaces. Nous constatons l’apparition de nouveaux faits et postérieurs à la suspension.

Tout cela pour une simple question d’image ? Ils cherchent par tous les moyens à se sortir du bourbier dans lequel ils se sont mis en faisant croire que ce professeur était un danger pour les élèves, un terroriste. Tout d’abord en délivrant une suspension qui paraît infondée (voir illégale ?), en inventant une prétendue agression, en prenant en otage les cours de nos enfants ( « on ne fera rien si vous ne bougez pas « ), puis en véhiculant leurs mensonges dans les médias. Dans l’article Le Parisien du 12 avril (après la prétendue agression) on y lisait qu’un enseignant suspendu empêche un établissement de fonctionner. Dans le dernier article du 26 avril 2016 (après les actions du Collectif), on y lit la version des deux partes mais Le Parisien n’évoque toujours pas la pression quotidienne subie par nos enfants pourtant dénoncée par des parents aux autorités compétentes et au Maire de Tremblay.

Ils espèrent obtenir gain de cause lors de ce4e parodie de conseil de discipline (commission paritaire Administration / Syndicats) car le sort de ce professeur a déjà été décidé en haut lieu, sa révocation ayant été annoncée par l’Inspectrice Académique en réunion publique le 11 avril 2016. (un exemple pour l’État qui veut museler ses fonctionnaires en bafouant leurs droits constitutionnels ?).

Nous notons dans les témoignages reçus que le Collège cherche à nous faire croire que ce professeur est fou et dangereux en nous renvoyant à son blog. Il est vrai que ce blog reflète beaucoup de « colère » depuis cette suspension mais toute personne ayant un fond d’humanité peut comprendre que ce monsieur a été blessé par ces événements (calomnie, suspension, agression…) et indigné par les menaces exercées contre les enfants qui lui parlent.

Nous voulons rassurer les parents. Ce monsieur n’est pas un « fou, un forcené » : il défend simplement sa réputation et ses droits bafoués. Il ne représente aucun danger pour les enfants.

Ce sont les mensonges et les mesures de rétorsion de la Direction (menaces, convocations, liberté de parole bafouée) qui portent préjudice à nos enfants.

Le 28 avril 2016

Rédigé par un Collectif de Parents

Courriel : collectifparentsromainrolland@gmail.com
Page Facebook : Collectif Parents Romain Rolland

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7142

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Ce qui paraît évident aux observateurs lointains que nous sommes, c’est qu’une « situation de folie » ne devrait jamais naître des rapports, même difficiles, entre une direction de collège et son personnel, mais se régler, au mieux de l’intérêt des enfants confiés à leur charge, entre adultes responsables.

Il semble que dans ce cas, la direction échoue à tenir droite la barre du navire comme à faire preuve de diplomatie dans les conflits.

D’où l’entrée en jeu de deux collectifs de parents d’élèves : un qui défend le professeur, l’autre qui se dit « en colère » et réclame non sans raison une issue rapide aux troubles. Qui durent depuis le mois de février.

Mais que fait l’Inspection de l’Éducation Nationale ? Ce genre de problèmes ne la concernent-ils pas ?

À suivre ici même…

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VERDUN ET LE RAP

(Encore une histoire de gestion approximative – de l’État cette fois.)

 

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Où on ne signe pas les pétitions de M. Grasset et pourquoi

Sur son site dedefensa.org, M. Grasset publie un article intitulé :

Les incontinences de François H., le rappeur de l’Élysée

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http://www.dedefensa.org/article/les-incontinences-de-fra...

 

Il y appelle ses lecteurs à signer une pétition, que nous ne signerons pas. Libre à vous…

Quand M. Grasset arrêtera de prendre pour étalon de ses mépris des hommes dont il ignore tout, nous reviendrons peut-être sur nos préventions.

Comparez sa témérité aux scrupules du Saker s’exprimant sur Staline. Pas à lui que Don Gormas aurait pu dire « Jeune présomptueux ! ». Mais à Grasset, en revanche… sauf qu’il a moins d’excuses, n’étant plus si jeune que ça.

 

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On prend ce qui suit sur un site sioniste. Pas notre faute, ça tombe comme ça. N’y voyez nul copinage.

Black M à Verdun: oui, c’est une insulte à nos Immortels

Les récriminations de nos belles âmes n’y changeront rien.

Régis de Castelnau – Causeur.fr 12 mai 2016

 

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M’étant permis de critiquer le lynchage médiatique dont Mgr Barbarin avait été l’objet, j’appris de la bouche d’Ariel Wizman que j’étais un « avocat catholique bien connu ». Fort contrarié par l’organisation d’un concert de rap à Verdun pour commémorer le centenaire de la bataille, j’apprends maintenant des bouches du maire de la ville et du secrétaire d’État aux Anciens combattants suivis par les petits valets de la presse mainstream que cela ferait de moi un « raciste d’extrême droite ». Autant l’impair de Wizman m’avait fait sourire, autant l’insulte proférée par les deux zigotos dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à présent  risque de me rendre vraiment grognon. Alors, je vais dire aux ci-devant Samuel Hazard et Jean-Marc Todeschini, respectivement maire et secrétaire d’État, et à leurs petits copains, qu’il y a des sujets avec lesquels on ne plaisante pas, enfin en tout cas avec lesquels moi je ne plaisante pas. Que s’ils entendent se déshonorer, je souhaiterais qu’ils évitent de le faire en me crachant dessus.

Lire la suite…

Source : http://www.causeur.fr/verdun-black-m-hazard-todeschini-38...

 

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Aucune idée de qui est Black M. On hait le rap et les enfants qui braillent dans les autobus. Et on ne voudrait pas se mêler des querelles de famille de nos voisins d’Outre-Quiévrain. Mais, apparemment, ni Black M ni M. Grasset ne le savent… ce sont quand même bien les tirailleurs sénégalais du général Mangin qui ont gagné la bataille de Verdun la plus décisive de 1918 ou on se trompe ? Dont 30.000 y ont laissé leurs os.

 

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Raison pour laquelle ils ont eu leur statue à Paris – autour de leur chef – jusqu’à ce que le chancelier Hitler, de passage en juin 1940, exige son dynamitage immédiat. Ce qui fut fait avec zèle par le gouvernement pas encore de Vichy, comme l’aurait fait sans doute à sa place le gouvernement d’aujourd’hui, mais oups !, n’imitons pas M. Grasset.

 

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Hommage à la force noire

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http://www.opex360.com/2008/11/04/hommage-a-la-force-noire/

 

Dont il faudra bien que M. de Castelnau tienne compte, s’il veut être pris au sérieux lorsqu’il fondera son « Régiment immortel ».

Cela dit, est-ce sa faute, au jeune rappeur, s’il est ignare, et sans doute même un rien raciste ? Il est le produit de la société que nous nous sommes laissé fourguer. Et l’Éducation Nationale hélas n’est plus ce qu’elle était (voir plus haut).

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Il paraît qu’aux dernières nouvelles :

Aux soldats de Verdun, la République peu reconnaissante…

Malgré l’annulation de Black M, le mal est fait

Laurent Gayard – causeur.fr13 mai 2016

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http://www.causeur.fr/aux-soldats-de-verdun-la-republique...

 

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Rétablissons les parités :

Le Parti Anti Sioniste et le

Centre Zahra France

 

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 Centre Zahra France : 1, impasse Jean-Baptiste Lebas 59760 Grande-Synthe

 

ONT LE PLAISIR DE VOUS ANNONCER LA TENUE DE LA

Rencontre fraternelle 2016

Dimanche 5 juin 2016 De 10h00 à 17h00

Thèmes 

« Jérusalem en marche », l’action se poursuit

Réflexion face au désordre et à la division programmée

Rencontre fraternelle en Europe pour  l’unité des musulmans

L'inscription  est  obligatoire  via  le  lien  suivant  avant  le  3 juin  2016

 

CLIQUEZ ICI

    rencontre@marchonsversjerusalem.com

 

    France     +33 6 79 39 68 73         +33 3 28 58 92 14  

Belgique    +32 486 69 99 53          +32 486 69 99 73

 

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Oh, pendant qu’on y est :

 

De Sao Paulo-sur-Seine…

49-3 (de gauche ou pas) : Oui mais non.

Théophraste R. – Le Grand Soir 12 mai 2016

 

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« Une motion de censure, elle a un contenu. [Un élu de droite] va défendre la motion de censure, il va parler devant l’Assemblée Nationale et il va expliquer que cette loi est une mauvaise loi parce qu’elle n’est pas assez libérale. Donc si moi je suis dans l’hémicycle à ce moment là et que je vote cette déclaration, je suis en contradiction totale avec ce que je pense ». Laurent Baumel, député « frondeur » du PS sur France-Inter (le Téléphone sonne) 11 mai 2016.

Je suis contre la loi (pour de bonnes raisons). D’autres sont contre (pour de mauvaises raisons). Je ne peux donc pas voter (pour de bonnes raisons) une motion de censure défendue par d’autres (pour de mauvaises raisons). Je préfère donc voir appliquer une (mauvaise) loi qui va à l’encontre de mes (bonnes) idées parce que quelqu’un d’autre va voter contre aussi, mais pour de (mauvaises) raisons - qui n’appartiennent qu’à lui.

Et tant pis pour ceux qui auront à la subir, cette loi.

Bourré de principes, le gaillard. Mais parions que Laurent Baumel ne poserait pas ce genre de questions ou de conditions s’il s’agissait de voter pour lui.

(Ou pas.)

Théophraste R.

favorable à une commémoration du « Oui, Mais ».

Source : http://www.legrandsoir.info/49-3-de-gauche-ou-pas-oui-mai...

 

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Mis en ligne le 13 mai 2016.

 

 

 

 

20:50 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/05/2016

ANNIVERSAIRE (UN AUTRE)

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ANNIVERSAIRE (UN AUTRE)

 

Comme le fit si longtemps et si bien Marlène Dietrich, Manuel de Dieguez fête aujourd’hui son Nième 25e anniversaire.

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Dernière cartouche tirée en date (celle du 6 mai) :

 

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L’animal qui tentait de se regarder de l’extérieur

6 mai 2016

 

1 - L'humanité est-elle connaissable en tant que telle ?
2 - Comment s'évader de la zoologie ?
3- Qu'en est-il de l'objectivité de l'historien ?
4 - La théologie négative et la science historique de demain

5 - Le réveil des esclaves

 

Et voici que le bal des masques et le clapotis des apparences s'interrompt un instant : M. Barack Obama prend la peine d'écrire noir sur blanc dans le Washington Post qu'il appartient à l'Amérique, et à elle seule, d'imposer ses règles et ses directives au monde économique et au commerce mondial. (…)

Quel réveil pour les vassaux que le rugissement du lion de l'histoire : sidérés, éberlués, ébahis, les voici contraints de sortir de leur hébétude et de redécouvrir le cours réel de l'histoire de notre astéroïde. M. Hollande lui-même ne peut plus garder le silence (…)

Lire la suite…

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Et comme nous sommes des blogueurs si nuls que nous ne sommes pas à jour sur les salves précédentes, comblons notre retard :

 

Les magiciens de l’atlantisme

22 avril 2016

 

1 - Des exorcismes sacrés aux magies de l'atlantisme
2 - Qu'est-ce que l'anthropologie critique?
3 - Le terrorisme nucléaire
4 - " L'ultima ratio "
5 - La dictature du silence
6 - A l'heure de Gaius Mucius Scevola

Lire la suite…

 Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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L’hypocrisie démocratique mondiale d’aujourd’hui et de demain

8 avril 2016

 

1 - Préambule : Les députés et les sénateur montent sur la scène internationale
2 - L'avènement de l'ironie politique
3 - La France pensante du XXIe siècle
4 - La postérité démocratique de Tartuffe
5 - Métaphysique et politique de l'hypocrisie
6 - L'hypocrisie du Dieu construit à notre "image et ressemblance"

Lire la suite…

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Le tartuffisme, masque de la servitude volontaire

25 mars 2016

 

1 - Le récit, ce grand trompeur
2 - L'ignorance de notre maître
3 - Comment chasser le nouvel occupant
4 - La mondialisation du tartuffisme
5 - Le double jeu du tartuffisme

Lire la suite…

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Quel sera le coût pour la civilisation mondiale de la honte et du déshonneur de l’Europe ?

18 mars 2016

 

1 - Préambule
2 - L'infirmité d'un empire
3 - L'invalidité native d'un chef d'Etat malencontreux
4 - La paralysie générale d'un empire hollywoodien
5 - La fragilité de la souveraineté des Etats
6- La propagande de guerre
7 - De l'obscurantisme religieux au scientisme idéaliste

Lire la suite…

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Remarques sur la mort politique de François Hollande

11 mars 2016

 

Notre époque exige une vraie radiographie de la différence qui sépare l'impuissance politique de la paralysie générale.

Quand M. Barack Obama menace M. Hollande de lui déverser une tonne de briques sur la tête et inflige à la BNP une amende de neuf milliards de dollars, c'est par infirmité politique que le Président de la République plie sous le joug. Mais quand, dans le même temps, il se laisse persuader que la justice et le droit se trouvent du côté de la massue la plus lourde, il passe de l'infirmité au néant.

Lire la suite…

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Mis en ligne le 11 mai 2016.

 

 

 

 

 

13:32 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/05/2016

9 MAI 2016

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9 mai 2016

 

La meilleure nouvelle du jour.

La procédure de destitution entamée contre la présidente Dilma Roussef est annulée

On l’avait mise en tête de ce post, car elle en valait la peine. Mais le temps qu’on mette en ligne, on était le 10, et tout avait changé.

Le comité du sénat vote pour un procès à Roussef

RT International & BRICS Post – 9 et 10 mai 2016

Bref…

La lutte des classes fait rage au Brésil

 

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La procédure de destitution entamée contre la présidente du Brésil vient de recevoir un coup d’arrêt, ce lundi, par la décision du Président de la Chambre des Députés, Waldir Maranhão Cardoso, d’annuler cette procédure et d’appeler à un nouveau vote de la Chambre. Ce rejet intervient au moment où la procédure de destitution allait être soumise à un vote du Sénat. La Chambre devrait revoter ce mercredi 11 mai.

Il faut savoir que des irrégularités de procédure ont été détectées lors du vote d’avril qui avait accepté la validité des accusations portées contre la présidente et qui était susceptible d’entraîner sa destitution.

Une telle décision peut-elle être annulée par la Cour Suprême, le Sénat ou une majorité des voix à la Chambre ? C’est ce qu’on ne sait toujours pas.

Dilma Rousseff, qui réfute avec indignation toutes les charges invoquées contre elle, pourrait encourir un procès pour avoir « violé les lois budgétaires » (?).

Jusqu’à l’intervention de Waldir Maranhão, on s’attendait à ce que le Sénat vote « pour » le procès à Roussef. Or, s’il le fait, elle sera suspendue de sa charge pour une période pouvant aller jusqu’à 6 mois, le vice-président Michel Temer assurant l’intérim.

Waldir Maranhão est un allié de Flavio Dino, gouverneur de l’État de Maranhão et un des principaux soutiens de Rousseff. Il succède au poste de Président de la Chambre à Eduardo Cunha, qui a orchestré toute la procédure de destitution contre Dilma Rousseff, parce que Cunha vient lui-même d’être destitué sur les accusations de corruption, d’intimidation de législateurs, d’obstruction à la justice et d’abus de pouvoir.

On en était là, mais voilà qu’aujourd’hui…

Un comité nommé par le Sénat pour enquêter sur l’opportunité d’une destitution de la présidente vient de recommander cette procédure par 10 voix contre 5.

Alors qu’aucune accusation de corruption n’a jamais pu être portée contre elle, ceux qui veulent sa tête l’accusent de « négligence fiscale » et de « manipulation des comptes du gouvernement ».

Un vote du Sénat sur l’opportunité de la traduire en justice pourrait avoir lieu dès demain mercredi 11, selon une déclaration à la presse du rapporteur de la commission Antonio Anastasia, sénateur PSDB (Partido da Social Democracia Brasileira).

Selon la loi brésilienne, si une majorité de sénateurs, soit 41 sur 81, vote en faveur de la destitution, Rousseff sera suspendue de sa charge pour 180 jours, pendant que se déroulera son procès en destitution, le Vice-Président Michel Elias Temer assurant l’intérim. Notons que, pour obtenir un vote de destitution final, une majorité des deux-tiers sera nécessaire.

Mais… la procédure est compliquée par le fait que Temer (PMDB – Partido do Movimento Democrático Brasileiro) est lui-même accusé d’avoir violé les mêmes lois de responsabilité fiscale que Rousseff.

Celui qui est le promoteur en chef de la tentative de destitution de Rousseff, le l’ex-Président de la Chambre des Députés, Eduardo Cunha, doit faire face, lui, à une kyrielle d’accusations de blanchiment d’argent, mais le Procureur Général Rodrigo Janot affirme qu’il convient d’ajouter au moins deux autres charges à la liste.

 « Un chef d’accusation a déjà été retenu par la Cour Suprême, un deuxième est en cours et, si ma mémoire ne me fait pas défaut, six autres devraient encore être retenus contre lui pour des délits différents » a déclaré Janot à la chaîne de télévision brésilienne Globonews.

 

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Rousseff et Lula reçoivent un salut rouge. Certains analystes estiment qu’un  procès à Rousseff aurait pour résultat de couper la société brésilienne en deux camps irréconciliables. C’est sans doute un des buts poursuivis.

 

On en est là.

Il est évident, depuis le premier jour, que les États-Unis sont à la manœuvre et qu’ils sont passés maîtres dans ces sortes de choses, depuis plus de soixante ans qu’ils s’y livrent contre des dizaines d’états  dans le monde.

Cette manœuvre aboutira, hélas, s’ils réussissent à acheter suffisamment de consciences politiques brésiliennes pour seconder leur projet.

Est-il nécessaire de faire observer que les ennemis de Rousseff et de Lula appartiennent tous à des formations du centre ? C’est le sempiternel « marais » ou ventre mou, responsable de tous les naufrages, ici et ailleurs, jadis et maintenant.

C’est pourquoi la lutte dans laquelle sont engagés la Présidente et l’ex-Président est si exemplaire. Car le problème de la corruption des élus se pose partout : comment faire pour avoir suffisamment de représentants du peuple qui ne soient pas corruptibles ? Si nous pouvions résoudre cette quadrature du cercle, nous serions sauvés. Robespierre, reviens !

Rappelons pour finir qu’une offensive identique est en ce moment même en cours, par les mêmes moyens, contre Nicolas Maduro, c’est-à-dire contre le peuple vénézuelien.

 

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Post Scriptum

Pour ceux qui croiraient que la Belgique est championne du monde pour le nombre de partis politiques, voici, pour mémoire, ceux actifs au Brésil

[Les numéros entre parenthèses sont les codes électoraux des partis, visibles lors des élections.]

Partido da Causa Operária (PCO) - Parti de la cause ouvrière (29)

Partido Comunista Brasileiro (PCB) - Parti Communiste Brésilien (21)

Partido Comunista do Brasil (PCdoB) - Parti Communiste du Brésil (65)

Democratas (DEM) - Démocrates (25) (avant 28/03/2007

Partido da Frente Liberal (PFL) - Parti du Front Libéral (25))

Partido Democrático Trabalhista (PDT) - Parti Démocratique Travailliste (12)

Partido Humanista da Solidariedade (PHS) - Parti humaniste de la solidarité (31)

Partido da Mobilização Nacional (PMN) - Parti de la mobilisation nationale (33)

Partido do Movimento Democrático Brasileiro (PMDB) - Parti du Mouvement Démocratique du Brésil (15)

Partido Popular Socialista (PPS) - Parti Populaire Socialiste (23)

Partido Progressista (Brésil) (PP) - Parti Progressiste (Brésil) (11)

Partido da República (PR) - Parti de la République (22)

Partido Renovador Trabalhista Brasileiro (PRTB) - Parti rénovateur travailliste brésilien (28)

Partido Republicano Brasileiro (PRB) - Parti républicain brésilien (10)

Partido Republicano Progressista (PRP) - Parti Républicain Progressiste (44)

Partido Social Cristão (PSC) - Parti social-chrétien (20)

Partido Social Democrata Cristão (PSDC) - Parti social-démocrate chrétien (27)

Partido Social Liberal (PSL) - Parti social-libéral (17)

Partido da Social Democracia Brasileira (PSDB) - Parti de la Social-Démocratie Brésilienne (45)

Partido Socialismo e Liberdade (P-SOL) - Parti socialisme et liberté (50)

Partido Socialista Brasileiro (PSB) - Parti Socialiste Brésilien (40)

Partido Socialista dos Trabalhadores Unificado (PSTU) - Parti socialiste des travailleurs unifié (16)

Partido dos Trabalhadores (PT) - Parti des Travailleurs (13) – est celui de Rousseff et de Lula

Partido Trabalhista Brasileiro (PTB) - Parti Travailliste Brésilien

Partido Verde (Brésil) (PV) - Parti Vert (43)

Partido Trabalhista Brasileiro (PTB) - Parti travailliste brésilien (14)

Partido Trabalhista Cristão (PTC) - Parti travailliste chrétien (36)

Partido Trabalhista do Brasil (PTdoB) - Parti travailliste du Brésil (70)

Partido Trabalhista Nacional (PTN) - Parti travailliste national (19)

 

Traductions c.l. pour Les Grosses Orchades

Sources :

https://www.rt.com/news/342406-brazil-rousseff-impeachmen...

http://thebricspost.com/senate-committee-recommends-rouss...

 

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Festivités en Russie

 

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Comme dans la Rome antique

ou presque… car les Russes ne promènent pas l’effigie de tous leurs ancêtres mais les portraits de leurs parents morts dans ce que nous appelons IIe Guerre Mondiale, et eux Grande Guerre Patriotique. Cette manifestation est dite « Marche du Régiment immortel », parce que le dit régiment ressuscite à chaque génération.

Que feraient-ils s’ils avaient une génération sans guerre ?  Ce n’est pas encore arrivé.

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Comme l’an dernier…

Vladimir Poutine prend la tête de la marche du Régiment immortel à Moscou avec une photo de son père

 

Vladimir Poutine a traversé toute la place Rouge à la tête de la colonne du Régiment immortel. Il portait la photo de son père, Vladimir Spiridonovitch Poutine. Pour le président, comme pour tous les Russes, la Seconde Guerre mondiale a marqué son histoire familiale. Son père a pris les armes contre les Allemands, même s’il travaillait dans une usine lui permettant d’échapper à la conscription. Il a été gravement blessé mais a pu en réchapper.

 

 

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Ils ont été près d’un million à défiler pendant cinq heures. Marche intégrale en direct live [ce qui est la meilleure façon de noyer dans une mer d’ennui les moments forts, les slogans significatifs, les drapeaux soviétiques et les portraits de Staline], on peut sauter sans dommage la première 1h50’… L’arrivée de la tête sur la Place Rouge, vers 2h01’ :

 

 

La marche, que le magazine d’anciens combattants US Veterans today qualifie d’« idée de politique intérieure la plus géniale de tous les temps » et de « probablement même pas calculée », s’est étendue, cette année, à 42 pays du monde (y compris à Paris, de la Bastille au Père Lachaise). Partout où il y a des expats russes…

Et il vous le prouve :

http://www.veteranstoday.com/2016/05/09/russian-immortal-...

 

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Mais il y avait eu aussi, le matin, la traditionnelle parade militaire. Aucune ne dépassera sans doute celle de l’année dernière, mais celle-ci a fait ce qu’elle pouvait. Ceux qui ont guetté le signe de croix orthodoxe du bouddhiste Sergueï Choigou n’ont pas été déçus. Et si vous regardez bien, vous verrez, vers la 10e minute, au premier rang des invités, M. et Mme Magué, de Florensac.

Journée pleine pour Vladimir Poutine…

 

 

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Et sales moments en Europe, quand on n’est pas du côté des corrompus.

 

À Verviers Said Naji, à Saint-Denis Salah Lamrani, à Londres Naz Shah… la chasse aux sorcières bat son plein chez les PS d’Europe et frappe tous azimuts.

 

France : Un syndicaliste CGT emprisonné

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A Clermont-Ferrand, la justice a placé Antoine, un militant de la CGT et antifasciste de la CARA (Cellule Antifasciste Révolutionnaire d’Auvergne) en détention provisoire après qu’il ait refusé la comparution immédiate. Il avait participé à l’occupation du Conseil Municipal de Clermont-Ferrand vendredi 29 avril dernier. Lors de cette action, à l’appel du maire PS, les policiers avaient évacué la salle à coups de matraques, de gazeuses et de taser. Au procès qui a eu lieu ce lundi 2 mai, Antoine a refusé la comparution immédiate. Il est placé en détention provisoire jusqu’à son procès le 26 mai prochain.

 

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Une manifestation a eu lieu samedi 7 mai place Delille, à Clermont-Ferrand. La manifestation s’est entourée d’un service d’auto-défense pour se protéger de la police.

À suivre.

Source : http ://www.secoursrouge.org/Belgique-Un-syndicalist...

 

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Belgique : L’armée en renfort dans les prisons en grève

 

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Ici, la prison de Forest

 

Le comité ministériel restreint a décidé aujourd’hui dimanche de réquisitionner l’assistance de l’armée dans les prisons touchées par la grève. Les directions, les gardiens non-grévistes, la Protection civile et la Croix-Rouge sont à bout de mobilisation après 14 jours de grève dans les prisons wallonnes et bruxelloises. Le dernier protocole d’accord conclu entre le ministre et les syndicats vendredi était progressivement rejetée par les gardiens des différents établissements pénitentiaires durant le week-end, faisant craindre une prolongation du mouvement de grève et des conditions de vie toujours difficiles pour les détenus. L’État belge a déjà été condamné à trois reprises par les tribunaux pour les conditions de détention infligées aux détenus depuis le début de la grève : impossibilité de sortir de cellule et de prendre une douche, repas servis une fois par jour, linge non-lavé, visites supprimées, etc. Dans un premier temps, 180 militaires seraient déployés dans les différentes prisons en grève.

Source : http ://www.secoursrouge.org/Belgique-L-armee-en-ren...

 

On arrête là pour aujourd’hui.

Et on attend des nouvelles de la première réunion du comité de soutien qui s’est formé spontanément pour accompagner Salah Lamrani dans son parcours du combattant.

À suivre aussi.

 

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Mis en ligne le 10 mai 2016

 

 

 

 

18:00 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/05/2016

SINÉ EST MORT

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SINÉ EST MORT

Et les Sionistes sont toujours là !

 

Pour Siné, parce qu’on a 1 pied ¾ dans la tombe nous-mêmes on laisse la parole à Mermet…

 

SINÉ LÂCHE LA RAMPE, UN NOUVEAU CHEZ LES BONOBOS

Le vendredi 6 mai 2016

 

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C’est en bonobo qu’il voulait être réincarné, voilà pourquoi il a décroché aujourd’hui, jour de l’Ascension, pour se retrouver là-haut chez les bonobos, les singes qui niquent sans cesse. Sur terre, Bob Siné n’a pas fait que ça, il a bu aussi, il a aimé le jazz et il a fait des dessins pour emmerder le monde. Pas tout le monde. Il savait choisir.

Ce dessin-là, c’est pour l’affiche de notre film CHOMSKY et Cie en 2008. Siné nous l’a fait tout de suite, amicalement, en hommage à Chomsky. C’est l’année où le minable Philippe VAL l’a viré de Charlie en tentant de le faire passer pour un antisémite. Siné a gagné en justice et Val a été lourdement condamné. Du coup avec ses copains, Siné a lancé son journal, Siné Hebdo. Une occasion de faire sauter quelques bouchons.

Ré-écoutez notre émission du 03 septembre 2008 et laissez des messages si vous le souhaitez en écoutant Otis Redding.

Un reportage de Daniel MERMET et Antoine CHAO du 03 septembre 2008.

Voir ici…

Source : http://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2015-16...

 

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… et à Delfeil de Ton

 

Siné, debout pour toujours

 

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Le dessinateur Maurice Sinet, alias Siné (1928-2016), photographié ici en juillet 2008, est mort ce 5 mai.

 

Dieu sait qu'on a voulu se débarrasser de lui. Mais Siné, mort ce jeudi 5 mai 2016 à l'âge de 87 ans, n'aura pas raté sa sortie. Son ami Delfeil de Ton lui rend hommage.

Il n’aura pas raté sa sortie. 87 ans, depuis dix ans sous oxygène, depuis trois ans sans cesse de chez lui à l’hôpital Avicennes, retour chez lui, direction hôpital Bichat. Puis de Bichat à Avicennes, puis d’Avicennes à Bichat, puis à son journal, « Siné Mensuel », chaque numéro pouvant être vu comme le dernier sous sa direction. Direction de fer. De son lit d’hôpital, téléphone, ordinateur, il contrôlait tout, choisissait chaque dessin, fignolait la mise en page. Trouvez un journal plus beau.

Je n’ai jamais vu un gars ressusciter autant de fois. La rigolade que c’était quand c’était encore lui, une fois de plus, qui avait trouvé et dessiné la couverture, quand il avait calligraphié sa « Zone », une grande page entière, entièrement faite main, texte et illustration. Dimanche dernier encore, pour le numéro sorti hier mercredi, quelques heures avant sa mort.

Lire la suite…

Source : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20160505.OBS9897...

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Un livre pour prendre congé…

 

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Siné

Journal pré-posthume

Préface de Jean-Marie Laclavetine

Le Cherche Midi – 2013

96 pages

 

 

L'éclat de rire testamentaire de Siné !

Homme de combats, contre l'injustice, le colonialisme, le racisme, Siné ne pensait pas que celui qu'il aurait à mener, à 84 ans, contre la leucémie serait le plus redoutable.

Il fut grand fumeur, gros buveur, fêtard invétéré. Et il le reste dans l'âme, malgré une insuffisance respiratoire carabinée l'obligeant, depuis des années, à vivre sous oxygène, un coeur poussif relayé par un pacemaker et des hanches délabrées qui le forcent à se déplacer en fauteuil roulant.

Il consacre auourd'hui toute son énergie à son métier de dessinateur et de pamphlétaire, à sa famille, à ses amis et à ses chats.

Confronté à cette nouvelle maladie, il lui a fait face avec l'humour et la détermination dont il a fait preuve tout au long de sa vie.

Ce livre en est le témoignage.

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Les sionistes sont toujours là,

 

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mais Christophe Oberlin et les Palestiniens aussi

 (n’en déplaise à l’entourage de Siné).

 

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Christophe Oberlin : « Israël n’est pas un État, c’est un lobby »

 

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Le 26 juin 2006, le caporal franco-israélien Gilad Shalit est capturé par un commando palestinien lors d’une attaque menée, via un tunnel, au sud de Gaza. Détenu dans un lieu gardé secret, il ne sera finalement libéré qu’après cinq ans de négociations secrètes indirectes entre Israël et le Hamas, le 18 octobre 2011, en échange de la libération de 1027 prisonniers politiques palestiniens.

Dans l’intervalle deux opérations meurtrières auront été menées par l’armée israélienne contre la bande de Gaza, en 2006 et en 2008-2009, faisant plus de 1500 morts et près de 6000 blessés palestiniens.

Dans son dernier ouvrage intitulé L’échange – Le soldat Shalit et les Palestiniens(1), Christophe Oberlin retrace toute cette période, marquée par une résistance héroïque, noyée dans le sang par Israël. Il dévoile le douloureux sort des prisonniers palestiniens dont la détention illégale – contrairement à Shalit – n’a jamais retenu l’attention de la presse occidentale traditionnelle.

Il répond ici aux questions de la journaliste suisse Silvia Cattori.

 

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Le soldat franco israélien Gilad Shalit sur le perron de l’Elysée avec Nicolas Sarkozy, le 8 février 2012 Photo Lionel Bonaventure. AFP

 

Silvia Cattori : Vous relevez qu’en juin 2006, au moment de la capture du soldat Shalit, 9500 Palestiniens croupissaient dans les geôles israéliennes, «dont près de 10% enfermés en détention administrative, c’est- à-dire sans charge ni jugement», en butte à des abus et difficultés de tous ordres. Le délit de «menace pour la sécurité d’Israël s’appliquant à des actions comme la participation à une manifestation ou à la distribution d’un tract», vous soulignez que, de 1967 à 2006, 650 000 Palestiniens ont été incarcérés à ce titre dans des prisons israéliennes et que, «à la date de la capture de Shalit, c’est 40% de la population masculine palestinienne adulte qui a été déjà emprisonnée au moins une fois en Israël». Ce sont des chiffres qui font tourner la tête. Il s’agit de Palestiniens vivant sous occupation, abusés, kidnappés et violentés par Israël en toute impunité. Doit-on en conclure que l’occupant se sert systématiquement de l’emprisonnement arbitraire pour briser l’esprit de résistance des Palestiniens ? Cette politique a-t-elle changé depuis 2006 ? Quel est aujourd’hui son impact ?

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/christophe-oberlin-israel-nest-pas...

 

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« Ville de merde ! »

Blavier

 

Pour une fois que quelqu’un dit quelque chose d’intelligent à Verviers…

 

Belgique : un conseiller communal compare Israël à l’État islamique

RT.com International – 6 mai 2016

 

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Mais qu’est-ce qu’il fait au PS, cet homme ?

 

À Verviers, en Belgique, le conseiller communal PS, Saïd Naji, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et au sein de la communauté juive après avoir comparé sur Facebook Israël au groupe terroriste État islamique, rapporte RTL Info.

Saïd Naji, conseiller communal PS à Verviers, en Belgique, a dérapé sur Facebook en publiant sur son profil que « Israël = Daesh = Haine = Inhumain », en comparant les violences de l’État islamique à celles infligées par l’armée israélienne en Palestine.

La publication a été supprimée, et il semblerait que le profil de l'élu aussi, puisqu’il est introuvable dans le moteur de recherche du réseau social.

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/international/20181-belgique--con...

 

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Est-ce bien la peine de poursuivre ? On peut vous dire que tout le monde s’est récrié d’horreur et que le coupable du « dérapage » s’est excusé.

S’il existait dans la ville qu’il a la malchance d’habiter des politiques dignes de ce nom, il n’aurait eu qu’à se joindre à eux, sauf que s’il y en avait, cela se saurait.

Mais qui sont les tarés qui s’autorisent à supprimer le profil de quelqu’un, fût-ce sur un réseau social, et d’un élu du peuple en plus ? Ils se prennent pour qui et pour quoi ?

Jacques Chapuis, reviens avec ton petit sabre de cavalerie ! Y'a du ménage à faire…

 

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Il y en avait eu un autre (de scandale antisémite belge) en 2013. Un tous les trois ans. À ne pas rater :

http://www.lemondejuif.info/2013/09/scandale-en-belgique-...

 

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On ne voudrait pas mettre de l’huile sur le feu dans les affaires verviétoises, mais…

Des Preuves Incontestables prouvant que Daech est un groupe Américano-Sioniste

(et ceci date de près d’un an !)

 

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D’après le général Vincent Desportes

Saint-cyrien, ancien directeur de l’École de Guerre française et aujourd’hui conférencier à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, le général Vincent Desportes n’a jamais eu sa langue de poche et s’est souvent fait taper sur les doigts par sa hiérarchie. Le 17 décembre 2014,il fut auditionnépar une commission du sénat français chargée de la défense et des affaires étrangères et, fidèle à ses habitudes, n’a pas mâché ses mots. Extraits.  — « « Un mot sur Daech, d’abord. […] Ne doutons pas de la réalité de la menace directe pour nos intérêts vitaux, dont notre territoire et notre population. Daech est le premier mouvement terroriste à contrôler un aussi vaste territoire (35% du territoire irakien, 20% du territoire syrien). Ce qui représente 200 000 km² (soit l’équivalent de l’Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, PACA et Rhône-Alpes réunis) et une population de l’ordre de 10 millions de personnes. Ce territoire est

Imparfaitement mais réellement « administré » par un « ordre islamique », fait de barbarie et de rackets. Daech dispose d’un véritable « trésor de guerre » (2 milliards de dollars selon la CIA), de revenus massifs et autonomes, sans comparaison avec ceux dont disposait al-Qaïda. Daech dispose d’équipements militaires nombreux, rustiques mais aussi lourds et sophistiqués. Plus que d’une mouvance terroriste, nous sommes confrontés à une véritable armée encadrée par des militaires professionnels.

Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs – dont certains s’affichent en amis de l’Occident – d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les États-Unis… Il est puissant mais il sera détruit. C’est sûr. Il n’a pas d’autre vocation que de disparaître.

 

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Des Daechistes « israéliens » capturés

Lire la suite…

Source : https://newsofscs.wordpress.com/2015/07/19/des-preuves-in... 

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L’association de plus en plus étroite entre l’Arabie Saoudite et Israël : des noces barbares.

Alli McCracken, Raed Jarrar – ICH 5 mai 2016

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L’accord sur le nucléaire est en train de redessiner la carte politique du Moyen Orient.

Depuis des dizaines d’années, l’Arabie Saoudite a été un vigoureux avocat du droit à l’existence d’un État Palestinien et un critique mordant de l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza par les Israéliens. L’engagement de l’Arabie Saoudite à l’égard de la Palestine définit les contours géopolitiques du Moyen Orient depuis des décennies. Mais, à présent que l’accord avec l’Iran sur le nucléaire est chose faite et tandis que la guerre fait rage en Syrie, ces contours politiques sont en train d’être redessinés et de réunir un couple étrange : l’Arabie Saoudite et Israël.

Vendu comme « un dialogue révolutionnaire entre les dirigeants des deux organes de sécurité nationaux de deux vieux adversaires », ce 5 mai verra une rencontre au sommet, à Washington D.C., d’officiels de haut grade d’Arabie Saoudite et d’Israël. Le prince Turki bin Faisal, ex-chef des services secrets d’Arabie Saoudite et ex-ambassadeur à Washington, et le major-général à la retraite des Forces de Défernse Israéliennes (IDF) Yaakov Amidror, ex-conseiller du premier ministre Benjamin Netanyahou en matière de sécurité nationale, s’entretiendront à l’Institut pour la Politique du Moyen-Orient de Washington, une organisation pro-israélienne subventionnée par l’AIPAC, dont le personnel est recruté et payé par l’AIPAC et logée dans l’immeuble qui abrite le Quartier Général de l’AIPAC.

L’Arabie Saoudite n’a jamais entretenu de relations diplomatiques avec Israël depuis la Nakba en 1948 et a même, à un moment donné, dirigé le boycott de l’État d’Israël. Et, quoique cette rencontre ne soit pas la première du genre (l’Arabie Saoudite et Israël se sont déjà parlé officiellement par le biais d’un panel, au Conseil des Relations Extérieures l’an dernier), c’est réellement une rencontre au plus haut niveau qui est en cours.

Bien que voir s’acoquiner et se rencontrer officiellement des violeurs de droits humains tels que l’Arabie Saoudite et Israël ne soit pas tout à fait une surprise pour la plupart d’entre nous, cet événement est quand même une mauvaise nouvelle, parce qu’il signifie que le sponsor officiel de l’Initiative Arabe pour la Paix entre dans une ère nouvelle de normalisation.

L’Initiative Arabe pour la Paix, également connue comme « Initiative Saoudienne » est une proposition en dix points pour mettre fin au conflit  israélo-palestinien. Elle a été approuvée par la Ligue Arabe en 2002 et ré-approuvée en 2007, et elle est appuyée par toutes les factions palestiniennes, y compris le Hamas. L’initiative appelle à une normalisation des relations entre le monde arabe et Israël, en échange d’un retrait complet d’Israël de tous les territoires occupés (Jérusalem Est inclus). Jusqu’à présent, cette proposition a été le projet le plus viable pour une solution à deux états. Elle abordait aussi la question des réfugiés palestiniens et en appelait à un « règlement juste », fondé sur la résolution 194 de l’ONU.

Donc, en ce moment politique où Netanyahou ne montre aucune intention de se retirer des Territoires Palestiniens Occupés et où même certains de ses ministres réclament officiellement l’occupation de la Cisjordanie, l’Arabie Saoudite semble abandonner ses engagements historiques. En normalisant ses relations avec  Israël sans exiger en contrepartie une solution juste au conflit israélo-palestinien, l’Arabie Saoudite amoindrit le poids qu’elle pouvait avoir dans les négociations pour une solution à deux états.

D’une certaine manière, cette rencontre officialise la mort de l’Initiative Arabe pour la Paix, mais plus encore, en tant que dernier mécanisme en vue d’une solution régionale négociée, elle montre que la solution à deux états est, elle aussi, officiellement morte.

Ali McCracken est  co-directrice du groupe faminin anti-guerre CODEPINK, dont le siège est à Washington D.C.

Raed Jarrar est un militant politique arabo-américain de Washington D .C.

Source : http://www.alternet.org/world/saudi-arabia-and-israels-gr...

Via : http://www.informationclearinghouse.info/article44591.htm

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Entre l’Iran et Daech, Israël a fait son choix

Sputniknews.com21.1.2016

 

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« Comparer l'Iran à une organisation terroriste menaçant le monde entier est absolument inadmissible », a déclaré le rédacteur-en-chef du journal Iran Presse, Emad Abshenass, commentant les propos récents du ministre israélien de l'Intérieur qui avait comparé l'Iran à Daech.

« Si je devais choisir entre l'Iran et Daech, je choisirais Daech », a déclaré Moshe Yaalon, le ministre israélien de la Défense lors d'une conférence à Tel-Aviv. L'homme politique a estimé qu'il valait mieux que la Syrie tombe entre les mains de Daech plutôt que de l'Iran, car « Téhéran reste le pire ennemi d'Israël », qui est « plus puissant que Daech » et plus difficile à combattre.

Lire la suite… 

Source : https://fr.sputniknews.com/international/2016012110211118...

 

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Grandes manœuvres du lobby sioniste donc, partout à la fois mais surtout – pour l’instant – en Angleterre, où toutes sortes d’apparatchiks – tiens, comme en France ! – grimpent sur la figure de n’importe qui pour se faire bien voir des lobbyistes, croyant sans doute ainsi grappiller quelques voix faciles à prendre dans les prochaines élections. Jusqu’à ce que…

 

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Siné est mort, mais Latuff est toujours bien là !

 

Une manœuvre de trop peut-être… Celle-ci vient de buter sur Norman Finkelstein.

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The American Jewish scholar behind Labour’s ‘antisemitism’ scandal breaks his silence

Jamie Stern-Weiner and Norman Finkelstein 3 May 2016

Open Democracy UK

Traduction : Dominique Muselet

 

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Norman G. Finkelstein parle de la députée Naz Shah, de Ken Livingstone, et de la controverse sur l’ « antisémitisme » au parti travailliste.

 

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Interview de Norman Finkelstein par JAMIE STERN-WEINER

 

Norman Finkelstein n’est pas étranger à la controverse. L’intellectuel juif américain est l’un des plus réputés experts internationaux du conflit israélo-palestinien et de l’héritage politique de l’holocauste nazi. A part ses parents, tous les membres de la famille de Finkelstein, des deux côtés, ont été exterminés dans l’holocauste nazi. Il a écrit en 2000 « L’industrie de l’Holocauste ». Le livre, qui a été publié en feuilleton dans le Guardian, est devenu un best-seller international et a déclenché une tempête médiatique. Mais la dernière incursion politique de Finkelstein est le fruit du hasard.

Le mois dernier, la membre du Parlement Naz Shah est devenue l’une des figures les plus médiatisées, à ce jour, dans le scandale de «l’antisémitisme» qui secoue toujours la direction du parti travailliste. Shah a été suspendue du parti travailliste pour, entre autres choses, avoir posté une image sur Facebook qui a été considérée comme antisémite. L’image montrait une carte des États-Unis avec Israël en surimpression, et suggérait de résoudre le conflit israélo-palestinien en relocalisant Israël aux États-Unis. On a dit que Shah avait pris l’image sur le site Web de Finkelstein. J’ai demandé à Finkelstein pourquoi il avait posté cette image, et ce qu’il pensait des allégations selon lesquelles le parti travailliste avait un « problème juif ».

Avez-vous fabriqué l’image controversée que Naz Shah a reprise ?

Je ne suis pas assez habile avec les ordinateurs pour fabriquer une image. Mais j’ai posté la carte sur mon site en 2014. Un de mes correspondants internet doit me l’avoir envoyée. Elle était, et est toujours, drôle. N’était le contexte politique actuel, personne n’aurait remarqué que Shah l’avait postée. Il faut complètement manquer d’humour. Ce genre de plaisanterie est monnaie courante aux États-Unis. Donc, voilà la blague en question : pourquoi Israël ne devient pas le 51ième état ? Réponse  : parce qu’alors, il n’aurait que deux sénateurs. Aussi fou que soit le discours sur Israël en Amérique, nous avons encore le sens de l’humour. Ce serait inconcevable aux États-Unis, qu’un politicien soit crucifié pour avoir posté cette carte.

Le fait que Shah ait posté cette image a été présenté comme un soutien à une ignoble politique de « déportation »  tandis que John Mann l’a comparée à Eichmann.

Franchement, je trouve cela grotesque. Je doute que tous ces gens qui sont si prompts à invoquer l’Holocauste aient la moindre idée de ce qu’étaient les déportations, ni des horreurs qu’elles signifiaient. Ma défunte mère m’a décrit sa déportation. Elle était dans le Ghetto de Varsovie. Les survivants du soulèvement du Ghetto, environ 30 000 Juifs, ont été déportés au camp de concentration de Maijdanek. Ils étaient entassés dans des wagons de chemin de fer. Ma mère était assise à côté d’une femme avec un enfant. Et la femme – je sais que cela va vous choquer – la femme a tué son bébé en l’étouffant, devant ma mère. Elle a préféré étouffer son enfant, plutôt que de l’emmener là où ils allaient. Voilà ce que cela signifiait d’être déportés. Comparer cela à quelqu’un qui a posté un dessin humoristique inoffensif pour faire une petite blague sur la façon dont Israël est sous l’emprise des États-Unis, ou vice versa … c’est carrément dément. Que leur arrive-il ? N’ont-ils aucun respect pour les morts ? Tous ces apparatchiks desséchés du parti travailliste qui traînent dans la boue l’holocauste nazi dans leurs luttes mesquines de pouvoir pour avancer leur carrière, n’ont-ils pas honte ?

Lire la suite…

 

Source : https://www.opendemocracy.net/uk/jamie-stern-weiner-norma...

Via : http://arretsurinfo.ch/norman-finkelstein-a-lorigine-du-s...

 

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Gideon Levi : BDS – the only way

May 5, 2016

 

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Quoi qu’« ils » en disent le mouvement BDS progresse, y compris à l’intérieur de la société israélienne.

Un article de Michel Warschawsky. Qui aurait pu se traduire !

Lire ici (en anglais) : http://www.alternativenews.org/english/index.php/aicoment...

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Le premier syndicat polonais s’est aussi déclaré pour les BDS :

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… et l’Afrique du Sud :

 

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… l’Espagne :

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… Saint Jacques de Compostelle :

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… le Brésil :

 

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… sans oublier les rabbins de Neturei Kharta :

 

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Qui veulent que la Palestine soit souveraine sur tout le territoire parce que la Torah l’exige.

 

Et si on vous disait qu’un canard US s’appelle JACOBIN et soutient, lui aussi les BDS ?

On vous fait grâce des autres.

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Enfin, on ne voudrait pas conclure sans tirer notre chapeau à, une fois de plus, l’indomptable Roger Waters.

Une tentative de boycott de Roger Waters fait un bide à New York

 

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Boycott anti-israélien interdit en France

 

Mais boycott anti-Waters pas interdit à New York

Le lobby israélien vient d’appeler toutes les personnes s’apprêtant à aller au spectacle de Roger Waters dans un théâtre de New York à aller se faire rembourser leur place, en raison de son appel au boycott d’Israël, mais pas un seul billet n’est revenu ! Le bide total !

La salle sera pleine à craquer, non seulement tous les billets sont achetés et personne ne veut se faire rembourser, mais les Américains se ruent pour essayer d’en acheter.

Le musicien britannique ne cache pas sa critique de l’occupant israélien. Il s’est déplacé en Palestine occupée pour écrire et dessiner sur le mur de l’annexion, et appelle depuis plusieurs années tous les artistes à boycotter Israël tant que le peuple palestinien est occupé, colonisé et martyrisé.

Waters n’hésite pas à dire que « collaborer avec Israël, c’est soutenir les colons qui brûlent des bébés et les soldats qui écrasent au bulldozer des jeunes pacifistes comme Rachel Corrie ».

Et il affiche son mépris face à ceux qui essaient de l’intimider en exerçant le sempiternel chantage à l’antisémitisme.

Le Centre Simon Wiesenthal, que l’arme du boycott ne gêne pas – il a en effet appelé au boycott de la France, en 2003, et appelle à celui de Roger Waters— a demandé au public de faire en sorte que le musicien britannique joue dans un théâtre vide, et il s’est engagé au remboursement de toutes les places.

Raté !

Le directeur général du théâtre a indiqué mercredi qu’aucune demande de remboursement n’avait été présentée. En fait le théâtre est pris d’assaut par des Américains qui essaient d’obtenir des places.

Source US : http://www.i24news.tv/en/news/international/90884-151030-...

 

We shall overcome du grand Pete Seeger, magnifiquement interprété par Roger Waters pour la Palestine.

 

 

Source : http://reseauinternational.net/une-tentative-de-boycott-d...

 

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Toute dernière minute :

Ce n’est pas le moment de céder aux manœuvres d’intimidation d’Israël sur l’« antisémitisme »

Ilan Pappé – ICH – MEE7 mai 2016

 

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Nous, qui sommes bien à l’abri dans la zone de confort occidentale, ne devons pas trembler lâchement ni nous laisser impressionner par les fausses accusations d’antisémitisme.

Il arrive toujours un moment, dans la lutte où s’est engagé un mouvement, où il commence à obtenir des succès en récompense de ses efforts, mais c’est un moment qui peut être dangereux.

Le régime d’apartheid, en Afrique du Sud, a poursuivi sa politique la plus violente et la plus létale pratiquement jusqu’à la chute effective du régime. Tant que vous ne représentez pas une vraie menace pour un régime ou un état injuste ou pour leurs partisans, ils vous ignoreront ou ne verront en tout cas aucune nécessité de vous affronter ; mais si vous avez réussi à taper sur le clou là où ça fait mal, la réaction viendra.

C’est ce qui arrive au mouvement BDS (Boycott, Disvestment, Sanctions). Ce mouvement est l’extension logique de l’énorme travail accompli pendant longtemps par tous les groupes de solidarité et comités d’aide à la Palestine. Il manifeste un soutien inébranlable envers les communautés palestiniennes, à l’intérieur du pays ou au dehors. Jusqu’à tout récemment, Israël a estimé son action marginale et inefficace. C’est même là-dessus que se sont fondés certains amis de la Palestine dans le monde occidental pour exprimer leur opposition : eux aussi la jugeaient inefficace.

Eh bien, il semble après tout que le mouvement soit plus efficace qu’il n’y paraissait et que ses concepteurs eux-mêmes ne l’avaient espéré. Mais ce n’est pas surprenant : ce mouvement BDS représente ni plus ni moins qu’un nouveau zeitgeist [« esprit du temps » NdT] en politique, comme on peut le voir à l’électorat jeune qui vote Corbyn en Grande Bretagne ou Sanders aux USA. C’est le désir d’une politique plus propre et plus morale, capable de défier la configuration néolibérale de l’économie et de la politique en Occident, qui a poussé ces jeunes gens à apporter leur soutien – ô ironie – à deux vieux messieurs, mais à deux vieux messieurs qui représentent à leurs yeux une forme plus pure de politique.

Dans les bagages d’une politique plus pure, on trouve un ferme soutien au peuple palestinien. Or, la seule manière dont il soit possible, aujourd’hui, de montrer son soutien aux Palestiniens quand on est loin de la Palestine, c’est d’appliquer les BDS. En Grande Bretagne, cette logique a été comprise par ceux qui ont voté Corbyn, tout comme par ceux qui sont actifs ailleurs et soutiennent des causes telles que la justice sociale, la stratégie écologique, les droits humains et ceux des indigènes.

Des membres de l’establishment politique – certains même occupant des postes très élevés – n’ont pas eu honte d’exprimer leur soutien à la Palestine. Or, quand a-t-on entendu dire cela d’un dirigeant de l’opposition en Grande Bretagne ou d’un candidat à la présidence aux États-Unis ? Même si, dans ce dernier cas, il s’est agi d’un soutien faiblard et assez réservé… Dans le contexte de la politique américaine, un candidat qui se permet de ne pas aller plier le genou devant l’AIPAC sans que le ciel nous tombe sur la tête à tous est une révolution.

C’est le contexte qu’il faut considérer pour comprendre la violente attaque actuellement en cours contre le Labour Party et Corbyn. Tout ce sur quoi les sionistes lancent aujourd’hui l’anathème sous l’appellation fallacieuse d’antisémitisme – et qui n’est rien d’autre qu’une critique légitime d’Israël – avait déjà été dit au cours des 50 dernières années. Le lobby sioniste, sous la houlette directe d’Israël, s’est contenté d’en faire la cueillette et d’en faire usage, parce que la position clairement anti-sioniste des BDS a fini par atteindre les échelons supérieurs de ce pouvoir. Et ce qui est clair, c’est que ce qu’ils découvrent les terrifie. Bien joué les BDS !

La réaction, il faut l’admettre, est forte et violente. Cependant, y succomber en suspendant des membres du parti, en licenciant des dirigeants étudiants et en battant sa coulpe pour des crimes qu’on n’a pas commis n’est pas la bonne manière d’y faire face. Nous sommes dans une guerre pour une Palestine et un Israël libres et démocratiques : trembler devant les intimidations sionistes n’est pas un bon moyen de la gagner. Les jours qui viennent seront très durs et il nous faudra être aussi patients qu’obstinés : il nous faudra retourner sur les podiums, les sites webs, les radios et les télévisions ré-expliquer ce qui est si évident pour tant d’entre nous : le sionisme n’est pas le judaïsme, et l’anti-sionisme n’est pas l’anti-sémitisme.

Le sionisme n’était pas l’antidote dont avait besoin le pire chapitre de l’anti-sémitisme en Europe : l’Holocauste. Le sionisme était la mauvaise réponse à cette atrocité. En réalité, quand les dirigeants européens ont apporté sans hésitation leur soutien au sionisme, leurs motifs, dans beaucoup de cas, ont été anti-sémites. Comment expliquer autrement une Europe qui est restée à regarder passivement pendant que le régime nazi génocidait les Juifs et qui a ensuite demandé pardon en soutenant un nouveau plan qui la débarrassait des Juifs en les expédiant coloniser la Palestine ? Pas étonnant que cette logique absurde n’ait pas tué la pulsion antisémite mais l’ait au contraire maintenue bien en vie !

Cependant, ce qui est fait est fait. Les colons juifs et les indigènes palestiniens se partagent un pays et vont continuer à le faire. La meilleure façon de combattre l’anti-sémitisme aujourd’hui est de faire de ce pays un véritable état démocratique, fondé autant qu’il est possible sur des principes économiques, sociaux et politiques justes et équitables. Ce sera une transformation complexe et douloureuse de la réalité présente sur le terrain, et qui prendra peut-être des décennies. Mais il est urgent de commencer à en parler clairement, sans peur et sans apologétique ou fausses références à de la realpolitik.

Jeremy Corbyn peut trouver qu’il est difficile d’enseigner à son parti la nécessité d’adopter un langage honnête et moral sur la Palestine, et il a tant fait pour la cause qu’il nous faut être patients, même si certaines de ses réactions (pour ne rien dire de celles de son parti) sont décevantes, mais qu’il soit bien  clair que la récente empoignade sur l’anti-sémitisme au sein du Labour provient d’une tentative des blairistes – qui ont toujours prospéré dans les poches des sionistes – justement pour saper Corbyn, en même temps que d’une tentative désespérée d’Israël pour essayer d’enrayer le glissement massif de l’opinion publique anglaise vers l’anti-sionisme.

Pourtant, ce n’est pas la question. Ce qui se profile à l’horizon est beaucoup plus important que la politique intérieure britannique. Car ce qu’il importe réellement de bien voir, c’est qu’en Grande Bretagne, comme d’ailleurs aux États-Unis, nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la lutte pour la paix, la justice et la réconciliation en Palestine. Ce n’est pas une lutte qui puisse remplacer celle sur le terrain, mais elle peut la renforcer et l’habiliter.

En fait, ce qui nous pend au nez, c’est une grappe de  luttes qui seront inévitables : contre des législateurs intimidés ou achetés par Israël, contre des juges et des policiers forcés de se plier à des lois nouvelles, injustes et ridicules, qui condamneront les BDS pour anti-sémitisme (et beaucoup d’entre eux, nous le savons, trouvent ces directives grotesques), contre des directions d’universités qui feront preuve de couardise face aux pressions et aux intimidations, et contre des journaux et des stations de radio-télévision,  qui violeront leur code d’éthique et trahiront leurs engagements professionnels face à la nouvelle contre-attaque.

La lutte sur le terrain, en Palestine, est beaucoup plus difficile, infiniment plus dangereuse et exige de bien plus lourds sacrifices qu’on ne demande à aucun de nous, à l’Ouest, de consentir. Le moins que nous puissions faire est de ne pas nous laisser intimider par des accusations absurdes, et surtout être bien sûrs que, par les temps qui courent, la lutte contre l’islamophobie, contre les maux du néolibéralisme, pour les droits des peuples indigènes partout dans le monde et pour la Palestine sont une seule et même lutte. 

Il ne s’agit donc pas d’une campagne de musulmans en Grande Bretagne, de Palestiniens exilés en Europe, de la vieille gauche aux États-Unis et des anti-sionistes en Israël. Il s’agit d’une vague de changements beaucoup plus importante, qui a porté de nouveaux partis au pouvoir en Grèce,  en Espagne et au Portugal, de nouvelles valeurs au Labour Party et des voix différentes à l’intérieur du Parti démocrate US.

Il ne faut pas nous inquiéter des nouvelles propositions de lois, des nouvelles réglementations de police ni de l’hystérie des médias. Même le lâche comportement du Labour Party et ses purges honteuses ne doivent pas nous distraire du succès qu’est en train de remporter, dans les cœurs et dans l’opinion du public, notre lutte pour la Palestine.

Dans l’immédiat, façon dont on voit les choses est d’une importance capitale. Si Israël croit qu’il peut choisir comme ambassadeur à Londres un Mark Regev, incarnation de sa politique criminelle à Gaza, comme si de rien n’était, et si l’ambassadeur d’Israël à Washington décide de combattre les BDS en envoyant des en parfaite violation des lois américaines, ce ne sont pas là des preuves qu’Israël est invincible, ce sont des preuves qu’Israël est un système politique imbécile, incapable de comprendre où l’histoire nous entraîne.

Comme toutes les phobies, la palestinophobie peut intimider et paralyser, mais elle peut aussi être vaincue et le moment que nous vivons s’y prête. Nous qui sommes bien à l’abri dans la zone de confort occidentale ne devons pas trembler lâchement ni nous laisser impressionner par les fausses accusations d’antisémitisme des Anglo-sionistes, des politiciens tremblants et des journalistes cyniques. Il est temps de rendre les coups dans les tribunaux, sur les places publiques, au sein des Parlements et dans les médias.

 

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Ilan Pappé est un historien israélien en exil. En Angleterre. il est professeur d’histoire. Il dirige aussi le Centre Européen pour les Études Palestiniennes et co-dirige le Centre pour les Études Ethno-Politiques d’Exeter, à l’Université d’Exeter.

Source : http://www.middleeasteye.net/columns/surge-palestinophobi...

Via : http://www.informationclearinghouse.info/article44602.htm

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

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Enfin cela va sans dire, mais mieux encore en le disant, et qui mieux que Bruno Guigue ?

L’antisémitisme, arme d’intimidation massive

Bruno Guigue – Arrêt sur Info 7 mai 2016

 

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Dans un monde où le ressassement médiatique tient lieu de preuve irréfutable, certains mots sont des mots-valises, des signifiants interchangeables dont l’usage codifié à l’avance est propice à toutes les manipulations. De perpétuels glissements de sens autorisant le passage insidieux d’un terme à l’autre, rien ne s’oppose à l’inversion maligne par laquelle le bourreau se fait victime, la victime se fait bourreau, et l’antisionisme devient un antisémitisme, comme l’a affirmé Manuel Valls, premier chef de gouvernement français à avoir proféré une telle insulte. Au moment où « l’intifada des couteaux », en outre, est renvoyée par certains à la haine ancestrale pour les juifs, il n’est pas inutile de se demander pourquoi cette assimilation classique et néanmoins frauduleuse occupe une fonction essentielle dans le discours dominant.

Depuis soixante-dix ans, tout se passe comme si l’invisible remords de l’holocauste garantissait à l’entreprise sioniste une impunité absolue. Avec la création de l’Etat hébreu, l’Europe se délivrait miraculeusement de ses démons séculaires. Elle s’octroyait un exutoire au sentiment de culpabilité qui la rongeait secrètement pour ses turpitudes antisémites. Portant sur ses épaules la responsabilité du massacre des juifs, elle cherchait le moyen de se débarrasser à tout prix de ce fardeau. L’aboutissement du projet sioniste lui offrit cette chance. En applaudissant à la création de l’État juif, l’Europe se lavait de ses fautes. Simultanément, elle offrait au sionisme l’opportunité d’achever la conquête de la Palestine.

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/lantisemitisme-arme-dintimidation-...

 

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Ultime dernière minute :

On ne voudrait pas clore ce post sans vous passer ce lien. Vous savez que l’orchestre du Mariinsky a donné, dans les ruines de Palmyre, un concert dirigé par le maestro Guerguiev, en honneur aux morts de la lutte contre Daech, et particulièrement au héros russe Alexandre Prokhorenko. Ce qui suit est le concert donné par l’orchestre national de Syrie, sous le patronage du Président Bachar al-Assad, en l’honneur des mêmes et particulièrement de l’ancien conservateur des ruines de Palmyre, Khaled al-Assaad, affreusement supplicié par Daech.

 

Retransmission à Palmyre : spectacle en hommage aux combattants syriens morts pour la patrie

 

 

Source : http://reseauinternational.net/retransmission-a-palmyre-s...

 

 

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Bande d’antisémites !

 

 

Mis en ligne le 8 mai 2016

 

 

 

 

 

 

 

20:38 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/05/2016

ANNIVERSAIRE

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« Les secours indispensables à celui qui manque du nécessaire sont une dette de celui qui possède le superflu. »

 

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Citoyen, ceux qui ne sont pas pourris d’ingratitude vous souhaitent un triomphant 258e Anniversaire.

 

 

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 Mis en ligne le 5 mai 2016.

 

19:52 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

TOUS AUX ABRIS !

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TOUS AUX ABRIS !

 

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Voyage circummonétaire à la recherche du Roi-Dollar et découverte de la caverne d’Ali-Baba

Aline de Diéguez  – Aux sources du chaos  – 2 mai 2016

 

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Regard panoramique sur une mer monétaire sereine

Personne n’ignore que dans les échanges entre États, la monnaie est le fléau de la balance qui permet d’assurer l’équilibre entre ce qu’on vend et ce qu’on achète. Les deux plateaux de la balance représentent donc des richesses réelles et reposent sur des productions concrètes. Mais pour que ce  «  juge de paix  » soit convaincant, il a fallu trouver un intermédiaire aussi « impartial » et « fiable » que possible.

Un métal précieux et inaltérable – l’or – s’imposa tacitement durant des décennies afin de remplir ce rôle.

Cette première mondialisation financière qui dura une centaine d’années et prit fin avec la guerre de 1914, peut être appelée l’ère de l’étalon-or. Durant cette période les pièces de métal précieux – or et argent – furent progressivement remplacées par une monnaie fiduciaire. Cependant, la quantité de métal précieux se révéla rapidement insuffisante et les banques centrales furent autorisées à émettre, en papier-monnaie, environ 10 fois le montant de leurs réserves en or.

Mais un prix fixe de l’once d’or garantissait la stabilité de chaque monnaie par rapport à cet étalon.

Ce système n’était le fruit ni d’une  « conférence », ni d’un « accord international » laborieusement négocié. Il résultait de la sagesse d’expériences séculaires qui s’étaient progressivement établies depuis qu’il existait des échanges internationaux et il fut tacitement accepté par le monde économico-financier pendant un siècle. Sa stabilité permit le spectaculaire développement industriel du XIXe siècle sur tous les continents.

Première escale : La guerre de 1914-1918 et le premier cataclysme monétaire

La première guerre mondiale fit exploser ce bel équilibre monétaire. Elle fut financée par des emprunts émis par les belligérants des deux camps – donc aussi bien par les alliés du Reich que par ceux de la France et des Anglo-Saxons. Elle consacra un dérapage de la discipline monétaire qui n’a fait que s’accentuer depuis lors.

L’effort de guerre financé par du papier monnaie non gagé sur les réserves en or fut le premier grand cataclysme monétaire. Il eut deux conséquences immédiates calamiteuses : la première fut une dévaluation spectaculaire des monnaies et la seconde celle de permettre à la guerre de se traîner durant quatre interminables années et de saigner l’Europe à blanc par les millions de morts qu’elle provoqua. Elle entraîna un affaiblissement démographique et économique irréparables dont l’Europe ne s’est jamais relevée.

En effet, les guerres du XIXe siècle ne pouvaient durer plus longtemps que ne le permettait le financement réel – c’est-à-dire en monnaie couverte par l’équivalent or – des dépenses militaires. C’est pourquoi, elles s’arrêtaient en général au bout de quelques semaines ou de quelques mois.

Cette catastrophe politique eut, entre autres conséquences politiques néfastes, celle de permettre à une nation excentrée et provinciale , appelée les États-Unis d’Amérique, de prendre pied en Europe alors que son expansion et son hubris impériales s’étaient jusqu’alors cantonnées à son immédiat environnement.

L’empire étatsunien pointait le bout de son nez

2ème escale : L’entrée en scène discrète du dollar sur la scène mondiale.

Pendant que l’Europe préparait la guerre qui allait la ruiner, elle omit de prêter attention à un événement monétaire qui allait avoir des conséquences gigantesques pour l’économie de la planète : la création le 23 décembre 1913 d’une banque centrale privée constituée par un cartel de banques d’affaires dirigées par les groupes financiers Rothschild, Rockefeller.

Actuellement, les propriétaires de la FED (Federal Reserve Bank) sont :

Rothschild Banks of London and Berlin
Lazard Brothers Bank of Paris
Israel Moses Sieff Banks of Italy
Warburg Bank of Hamburg and Amsterdam
Lehman Brothers Bank of New York
Kuhn Loeb Bank of New York
Chase Manhattan Bank of New York
Goldman Sachs Bank of New York

Je reviendrai sur les circonstances de la naissance de cette institution dont presque tout le monde s’imagine qu’il s’agit de la banque centrale des États-Unis et donc de la propriété collective, publique et inaliénable du peuple américain. Il n’en est rien. Je démontrerai les ruses par lesquelles les financiers internationaux se sont avancés masqués

– Aux sources de l’escroquerie de la Réserve Fédérale – Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale

Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza : Le rôle d’une éminence grise: le Colonel House

Il s’agit d’une très classique tromperie sur la marchandise, d’un camouflage et d’une grossière ficelle commerciale – mais qui marche toujours. La finance internationale a utilisé cette escroquerie sémantique dès la naissance du nouvel État. En effet, sous la direction des Rothschild d’Angleterre, les banquiers créèrent, dès 1791, une banque qu’ils qualifièrent déjà de « nationale » sous le nom de BanK of the United States, mais qui n’était pas plus « nationale » que la FED n’est « fédérale ». Dans les deux cas il s’agit de banques privées qui appartiennent à leurs actionnaires et pour le bénéfice privé desquelles elles opèrent.

Le cartel de banques privées regroupées sous le nom de Système fédéral de réserve (FED) acquit, au détriment de l’État fédéral qui le lui abandonna, le droit d’émettre sa propre monnaie. Garantie par le gouvernement des États-Unis, cette monnaie – le dollar.

Il convient donc de conserver constamment présent à l’esprit que la FED n’est pas fédérale, comme son nom officiel le laisserait supposer et qu’elle est une société privée à but lucratif, même si au début de son existence, sa monnaie, le dollar était couverte, comme les autres monnaies de l’époque, par les réserves d’or que ces banques privées rachetaient partout dans le monde.

Un des rares hommes politiques de l’époque à avoir compris toute la perversité du sytème, Charles A.Lindberg (le père du célèbre aviateur) déclara : « Cette loi établit le plus gigantesque trust sur terre. Lorsque le Président (Wilson) signera ce projet de loi, le gouvernement invisible du Pouvoir Monétaire sera légalisé… le pire crime législatif de tous les temps est perpétré par cette loi sur la banque et le numéraire. »

Un lien organique assez lâche était maintenu avec le pouvoir politique: la nomination par le président des États-Unis des sept membres placés à la tête du consortium des banques composant la FED – et confirmés quasi automatiquement par le Sénat – ainsi que par des dépositions de son gouverneur devant les Commissions monétaires du Congrès. Mais chacune des banques privées qui composaient l’ensemble gérait ses affaires à sa guise. Ainsi dans les 9 000 tonnes d’or en dépôt comptabilisées en 2006, 98% appartiennent à des états étrangers, à des organismes internationaux et à quelques particuliers.

Un des promoteurs de cette funeste décision, Salmon P. Chase, Secrétaire du Trésor sous Lincoln, comprit trop tard les conséquences calamiteuses pour le pays – et aujourd’hui pour le monde – qui découlent de cette loi des Banques Nationales: « Ma contribution au passage de la loi des Banques Nationales fut la plus grande erreur financière de ma vie. Cette loi a établi un monopole qui affecte chaque intérêt du pays. Cette loi doit être révoquée, mais avant que cela puisse être accompli, le peuple devra se ranger d’un côté, et les banques de l’autre, dans une lutte telle que nous n’avons jamais vue dans ce pays. » 

Rien de tel ne se produisit et le système perdure jusqu’à nos jours , ce qui fait que le dollar est toujours la monnaie privée d’un cartel de banques d’affaire qui la gèrent en fonction de leurs intérêts, c’est-à-dire du système capitaliste dont elles sont les représentantes et les bénéficiaires et pas du tout en fonction des intérêts de l’État où elles opèrent et de ses citoyens – et aujourd’hui du monde entier .

Aujourd’hui, la FED n’a pas de réserves et le système a atteint son apogée. Pendant que l’Etat US croule sous les dettes, les banques sont quasiment étouffées par l’abondance de leurs bénéfices. Ainsi, le « World Investment Report 2006 » de l’ONU constate un gigantesque accroissement des acquisitions et des fusions. Une bonne partie de ces acquisitions sont faites avec les dollars – qu’on peut assimiler à de la fausse monnaie d’un jeu de monopoly – dont nous verrons que la FED n’a eu que le mal de l’imprimer.

3ème escale : La conférence de Gênes en 1922

Ma navigation circummonétaire m’amena à examiner les vertigineuses « réparations de guerre  » imposées à l’Allemagne vaincue qui aboutirent à une non moins vertigineuse inflation et instaurèrent la misère et le chaos dans un pays qui avait été un des plus prospères du monde au XIXè siècle. Qui plus est, elles amenèrent au pouvoir un Hitler au départ résolu à redresser un pays qui partait à vau-l’eau. Le système monétaire en subit les plus violents contrecoups.

Une conférence internationale qui se tint à Gênes en 1922 essaya de remettre de l’ordre dans la chienlit et tenta de rétablir l’étalon-or. Mais les Anglo-saxons étaient déjà assez puissants pour imposer également leurs propres monnaies – le dollar et la livre sterling – comme monnaies de réserve. Un relâchement monétaire et une inflation gallopantes aboutirent au crash de 1929 et à la perte de la valeur des monnaies. Ainsi, le dollar d’aujourd’hui vaut moins de 1% de sa valeur d’avant 1914.

4 ème escale : Bretton-Woods en 1944 et le dollar présent en majesté.

La fin de la seconde guerre mondiale marqua le début d’une ère monétaire nouvelle avec l’apothéose de la puissance politique et économique d’un pays qui, tout en manifestant toutes les apparences d’une démocratie bénévolante, avait déjà entrepris de cimenter une grande partie des murailles de la forteresse de l’empire avec des billets verts.

En effet, forts de leur victoire sur les nazis et face à une Europe exsangue, les USA imposèrent en juin 1944, à Bretton-Woods dans le New-Hampshire, la reconstruction du système capitaliste mondial, mais uniquement fondé sur leur propre richesse industrielle et financière. Ils ressuscitèrent le système de l’étalon-or mais en y adjoignant cette fois le seul dollar comme monnaie de réserve, l’Angleterre et la livre sterling étant sorties moribondes de la guerre.

Il faut dire que la guerre de 1940 fut une considérable source d’enrichissement pour les USA : pendant toute la durée des hostilités, c’est en or qu’ils exigeaient le paiement des armes qu’ils vendaient aux belligérants. Ils en profitèrent, à la fin du conflit, pour mettre la main sur tout l’or des banques allemandes, à titre, une nouvelle fois, de « réparations de guerre ». Autrement dit, une masse de 30.000 tonnes d’or récupérée en Europe fut purement et simplement considérée comme un butin de guerre.

L’or de l’Allemagne et celui que la FED possédait déjà ont donc servi de couverture au dollar et ont largement contribué à sa valorisation et à sa consolidation comme monnaie de réserve.

 

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Bretton-Woods marque le début du règne du Roi-Dollar qui dura jusqu’à la fin des années 1960.

Ce système fonctionnait donc sur une suprématie monétaire et économique incontestées des États-Unis.

À cette époque, la réserve d’or couvrait encore à peu près les sommes que les banques centrales du  « Rest of the World » pouvaient réclamer. Mais la domination économique américaine a diminué progressivement du fait que les pays européens et le Japon s’étant redressés n’ont plus importé autant de produits manufacturés américains.

Comme les appétits intérieurs de l’empire s’étaient aiguisés en même temps que ceux des financiers, il fallut, afin de satisfaire les uns et les autres, faire fonctionner de plus en plus intensivement la planche à billets – métaphore qui désigne la création de monnaie par les banques sous forme de crédits divers aux particuliers et aux entreprises. Les dettes des particuliers, ajoutées à celles de l’État sous forme de dépassements budgétaires ont alors considérablement augmenté la masse de dollars en circulation.

Mais en 1965, le Général De Gaulle put encore exiger des États-Unis le remboursement en or d’une dette de 300 millions de dollars. Cinq ans plus tard, au moment de la guerre du Vietnam, la couverture or n’était plus que de 55% et elle est tombée à 22% un an plus tard en 1971.

Or, à cette date les États-Unis avaient dépensé 500 milliards de dollars dans leur effort de guerre au Vietnam alors qu’ils ne possédaient plus qu’une réserve de 30 milliards de dollars en or.

5 ème escale : Le dollar flottant et la mise en place de l’escroquerie monétaire du millénaire par un empire devenu une puissance militaire.

De nombreux citoyens du Rest of the World (Reste du Monde), emboîtèrent le pas au général De Gaulle et des demandes de conversion en provenance de diverses banques centrales étrangères provoquèrent un vent de panique si bien que le 15 août 1971, acculé, le Président en exercice de l’empire, Richard Nixon , fut contraint de demander à la FED de prendre une décision en forme de coup de poker : abandonner purement et simplement la convertibilité du dollar en or. N’ayant plus les moyens de racheter ses billets, la FED, en accord avec le pouvoir exécutif de l’empire, décida que le cours du dollar flotterait au gré de l’offre et de la demande.

Cette décision signifiait :

1° – Que le dollar n’avait plus de couverture-or.
2° – Qu’il avait également perdu la garantie de l’État

Ce fut le premier gigantesque coup de force des États-Unis, un véritable coup d’État monétaire et un coup de pied dans la fourmilière de l’économie mondiale. Il marque leur entrée dans l’ère ouvertement militaro-impériale. Il fut précisément décidé à la suite du déclenchement d’une guerre déjà fondée, elle aussi, sur un mensonge et une manipulation médiatique de l’opinion intérieure et des opinions mondiales, celui d’une attaque, totalement inventée, de la flotte américaine par le Vietnam du Nord dans la baie du Tonkin.

Ce fut la première manifestation spectaculaire d’un mépris pour le Reste du monde, pudiquement appelé unilatéralisme qui allait croître et embellir au fil du temps.

En effet, les États-Unis décidèrent tout seuls, et en fonction des aléas de leur politique militaire et des contraintes économiques qu’elle leur imposait, de changer les règles du jeu monétaire international. Le dollar, détaché d’une valeur-or stable, devint une monnaie dite flottante, c’est-à-dire à la valeur variable au gré de la demande.

Du coup, tous les biens produits par le Rest of the World et destinés à l’exportation, donc libellés en dollars, devenaient, eux aussi, des bouchons flottants.

L’or, démonétisé, était déchu de son statut d’étalon monétaire et n’était plus qu’une matière première banale comme le zinc ou le cuivre.

Depuis 1971, il n’existe plus de système monétaire international. En effet, la décision unilatérale de l’empire entraîna ipso facto la perte de valeur de toutes les monnaies du monde puisque les deux étalons monétaires sur lesquels elles étaient fondées s’étaient écroulés. Toutes les monnaies se sont donc mises à flotter, elles aussi. N’ayant plus, à l’instar du dollar, aucune valeur par elles-mêmes, elles sont devenues des moyens de paiement en forme de papier imprimé légal.

En conséquence, l’économie mondiale devenait un bateau sans pilote ni gouvernail et, pour continuer de filer la métaphore maritime, la hauteur des vagues sur lesquelles voguait l’économie mondiale dépendait de l’humeur des financiers et des aléas de la politique du seul État émetteur de dollars.

Cette décision impériale présentait un autre immense avantage aux yeux des financiers de l’empire : sans effet désagréable sur leur propre économie, elle mettait, en revanche, toutes les autres économies mondiales à leur merci.

Problème : comment faire avaler cette décision au  « Rest of the Wold » ?

6 ème escale : Vérification de la démonstration d’Étienne de la Boétie sur la servitude volontaire.

Ce grand esprit dirait aujourd’hui que l’Amérique n’est puissante que parce que nous sommes à genoux.

Bien plus que sur des courbes et des équations mathématiques, l’économie repose sur la psychologie des peuples et des États. L’étalon or-dollar supposait une vertu et une rigueur économiques séraphiques et surhumaines de la part de l’Etat dont la monnaie-papier devenait l’équivalent de la référence-or et qui se trouvait donc être à la fois juge et partie dans la compétition économique.

Quant aux États utilisateurs du dollar-étalon, ils devaient soit manifester une allégeance aveugle à l’empire et accepter une soumission passive à ses décisions, soit croire en l’existence d’un État à la vertu miraculeuse qui n’aurait jamais la moindre tentation de créer fictivement de la monnaie et d’arrondir ses fins de mois en achetant au Reste du Monde beaucoup plus de marchandises et d’équipements divers que ce qu’il aurait pu le faire grâce à la richesse réelle produite par son économie.

Mais l’histoire révèle que rien n’est plus facile à imposer qu’un miracle, comme le prouvent les dogmes des diverses religions de la planète. Et le miracle, somme toute modeste par rapport à ceux véhiculés par les croyances comme la naissance virginale ou la résurrection, que l’empire a réussi à répandre, fut la croyance en sa vertu, en son honnêteté et en son désir d’agir pour le bien de l’humanité. En outre, l’irrationalité de ce qu’on appelle « les marchés financiers » n’est plus à démontrer, surtout lorsqu’on leur présente l’appât de bénéfices immédiats.

Avec le dollar flottant, toutes les digues étaient rompues et, comme le disait le sapeur Camenbert,  « quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limite ». Les États-Unis pouvaient dorénavant créer autant de monnaie que le supporterait leur prestige et celui de leur économie. Sans couverture, ce n’était rien d’autre que de la fausse monnaie, ou monnaie de singe.

 

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C’est bien ce qui est arrivé, puisque depuis 1971, la richesse produite par l’économie de l’empire a quadruplé, alors que la masse monétaire qu’il a déversée sur le globe a été multipliée par quarante.

Les habitants des banlieues du Rest of the World ont beau être d’un naturel crédule et soumis, notamment les Européens, et béer d’admiration devant leurs « libérateurs » de 1944, il nétait à priori pas si facile d’inciter leurs banques centrales à continuer d’accorder au dollar flottant, donc devenu aussi consistant qu’un caramel mou, un statut privilégié et à utiliser ce pseudo étalon comme monnaie unique des échanges entre eux et comme monnaie de réserve de leurs propres banques centrales. Le mark allemand et le franc suisse jouissaient à l’époque d’une solidité et d’un statut enviable.

L’empire a donc trouvé un stratagème particulièrement efficace et contraignant pour que la vassalisation des économies mondiales puisse se poursuivre à son bénéfice exclusif par le truchement d’un système qui n’avait plus rien de concret ou de scientifique.

Reposant sur la confiance des utilisateurs, il ressortissait exclusivement à la psychologie

7 ème escale : Le grand complot et la création du pétro-dollar.

C’est là qu’intervient la soif de pétrole de l’empire que j’ai présentée dans le chapitre II des Aventures mirobolantes de l’empereur Picrochole. Le pétrole, hier comme aujourd’hui, n’est pas un produit ordinaire. Il est le moteur de toute l’économie mondiale. Ce que les États-Unis ne pouvaient plus faire avec la seule arme d’un dollar affaibli, ils tenteront de le réaliser par l’alliance du dollar avec le pétrole. L’opération connut une belle réussite pendant trente ans.

Pour cela, il leur fallait un comparse complaisant – un complice – qui trouverait également son propre intérêt dans cette alliance. Ce fut le royaume de la famille Saoud, appelé Arabie Saoudite qui accepta de jouer ce rôle.

Le cadeau sans prix que le royaume saoudien fit à l’Amérique au début des années 1970, en échange d’une « protection militaire » et de divers « avantages économiques », fut de libeller et de vendre son pétrole exclusivement en dollars. Comme il s’agit du plus gros producteur et du membre le plus influent de l’OPEP, les autres monarchies du Golfe, en bons moutons de Panurge pro-américains, suivirent le mouvement, si bien que l’habitude, puis une sorte de loi tacite s’imposèrent : pour acheter du pétrole, il fallait des dollars. Et pour obtenir des dollars, il fallait, soit acheter des produits américains, ce qui dopait l’industrie de l’empire et procédait en quelque sorte au blanchiment d’une monnaie fictive créée par un simple jeu d’écriture – une variante d’un  « argent sale » – soit n’utiliser que les dollars dans les échanges internes entre États.

On faisait ainsi entrer dans un circuit commercial classique à l’extérieur des USA des billets de banque qui, à l’origine étaient simplement du papier imprimé. Du coup, une monnaie fictive créée ex-nihilo par des institutions financières privées de l’empire, trouvait par la magie de ce mécanisme un statut officiel de monnaie réelle.

 

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Comme cette masse flottante de monnaie circulait en dehors de l’État émetteur puisque, de fil en aiguille, elle était devenue l’étalon international des échanges de toutes les marchandises, la créance n’était jamais présentée au débiteur. Celui-ci pouvait d’autant mieux continuer à créer de la monnaie que la demande de pétrole était de plus en plus importante. La quantité de monnaie augmentait donc parallèlement à l’augmentation de la demande de pétrole dans le monde.

Ainsi la monnaie privée des financiers américains est devenue, de fil en aiguille, la monnaie mondiale dominante : 75% de la monnaie mondiale sont des dollars. De plus, tantôt par des pressions, tantôt par des menaces, tantôt tantôt par suivisme, lâcheté, indifférence ou ignorance des utilisateurs, les dollars représentent 80% des fonds détenus par les banques étrangères. Je reviendrai ultérieurement sur les liens entre l’invasion de l’Irak et la décision de Saddam Hussein de vendre son pétrole en euros.

En attendant, la martingale fonctionnait à la perfection et il est avéré que l’empire américain en faux monnayeur efficace, jouissait du statut exceptionnel de pouvoir acquérir, comme il a été décrit précédemment (voir chapitre III), des biens considérables tant à l’étranger qu’à l’intérieur, du pétrole, un armement phénoménal, un équipement spatial, une infrastructure universitaire, des laboratoires et des centres de recherche performants avec une monnaie fictive appelée dollar, mais non gagée par des actifs réels.

Depuis la dérèglementations du système bancaire mondial en 1994 par les accords de l’OMC (Organisation mondiale du commence) les puissantes sociétés financières de Wall Street, les fonds de pensions et les trusts bancaires de l’empire ont pris d’assaut la planète et mettent la main sur tout ce qui offre une rentabilité juteuse : des usines, des sociétés contre du papier imprimé à gogo appelé dollars. *

Ce mécanisme s’apparente à une escroquerie pure et simple puisque les richesses de l’empire sont financées par des « emprunts », qui s’accumulant deviennent des dettes vertigineuses et donc impossibles à rembourser. Quand l’escroquerie est aussi gigantesque elle en devient invisible.

De même que l’empire romain imposait aux provinces ou aux États qu’il avait vaincus un tribut annuel sous forme d’impôt ou de fourniture de marchandises (par exemple, le blé d’Égypte), le monde entier paie aujourd’hui à l’empire américain un tribut évalué à 700 milliards de dollars qui représentent la différence entre ce qu’il produit et ce qu’il dépense.

 

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Cette situation ubuesque dont le monde commençait à éprouver les conséquences néfastes mais sans en mesurer vraiment l’ampleur et le danger, fut acceptée volens nolens par la planète tout entière, faute d’une coalition politique assez puissante, assez lucide et assez déterminée à y mettre un terme, malgré quelques grincements de dents ici ou là.

8 ème escale : Le bord du gouffre et le dérapage avant la chute.

Déjà quelques glissades dangereuses avaient donné des sueurs froides aux plus prudents et aux plus perspicaces, hantés par le crash de 1929. Une crainte de plus en plus perceptible commençait de troubler les institutions monétaires du Rest of the World de ce qu’à force de creuser le trou des déficits et des dettes, une gigantesque implosion finisse par ébranler la planète.

La panique devant un 11 septembre 2001 financier – ô combien plus catastrophique pour l’économie mondiale que l’écroulement, des deux tours jumelles du WTC, plus ou moins accompagné officiellement par celui de la voisine qui leur faisait face et qui n’ayant pas même été effleurée, s’est visiblement effondrée par compassion – préoccupait de plus en plus d’esprits pendant que la fête battait son plein sur les ponts du Titanic et que l’euphorie régnait chez les boursiers.

Cet épisode est d’autant plus troublant que les sous-sols des deux tours principales du WTC contenaient une gigantesque réserve d’or et que seule une faible quantité de lingots soigneusement empilés dans un semi remorque abandonné dans un conduit souterrain reliant les tours jumelles à la troisième, a été récupérée. Les trois tours appartenaient à M. Silverstein. Il se peut que ce fait, qui semble avoir été jugé anecdotique, prenne un jour une importance insoupçonnée.

Deux événements majeurs sont venus troubler le jeu de cartes des magiciens du dollar flottant : la naissance d’une monnaie commune européenne, l’euro, et la fin de la publication régulière de l’agrégat M3 qui révélait au monde entier l’importance de la gloutonnerie dépensière de l’empire.

Car il existait une dernière petite butée rassurante pour les utilisateurs du dollar avant la chute dans l’abîme : toutes les données monétaires disponibles étaient publiques, aussi bien les liquidités – pièces, billets, comptes courants, livrets, comptes épargne, sicav – que l’ensemble des moyens de paiement. Les monétaristes les désignent sous le nom d'« agrégats » et les ont classés en quatre types : M0, M1, M2 et M3. Le plus important de ces agrégats est le M3 parce qu’il contient les précédents. C’est celui qui nous intéresse car c’est celui qui pilote la politique monétaire globale. Il est l’indicateur le plus fiable de la quantité totale de dollars en circulation à l’intérieur des USA et dans le monde. Il permet donc de calculer le rapport entre la richesse réelle de l’État et son train de vie.

L’entrée en scène de l’euro en 1999 offrait au monde l’alternative d’une nouvelle monnaie internationale. L’empire, sentant le danger, avait vainement jeté toutes ses forces dans la bataille pour essayer d’en empêcher le débarquement.

 

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Accueillie d’abord prudemment, cette météorite creusa néanmoins un gros cratère dans les sables bitumineux du pétro-dollar et remit en cause la superbe construction monétaire qui avait imposé au monde l’utilisation d’un dollar même flottant et dévalué comme seule monnaie de réserve au bénéfice de l’économie des USA.

Mais le coup de grâce vint de l’intérieur même du système. Le 23 mars 2006, un événement capital se produisit dans l’histoire économico-monétaire de la planète, dont la presse quotidienne, le nez sur le guidon du quotidien et complètement myope, n’a pas tout de suite mesuré l’importance : la décision de la Réserve fédérale de l’empire américain (FED), émettrice privée des dollars, d’arrêter la publication de l’agrégat monétaire M3 ainsi que la parution de divers autres indicateurs secondaires qui, par des moyens détournés permettaient aux autres États de la planète de se faire une idée globale de la masse monétaire en circulation.

Continuant de collationner les données, le cartel de banques privées composant la FED rompait le contrat de confiance qui le liait aux utilisateurs de sa monnaie, et gardait pour son usage exclusif les données recueillies, considérant avec le mépris et l’indifférence propres à l’empire, que les banques centrales et les citoyens du Reste du Monde n’avaient qu’à se débrouiller dans le brouillard ou à faire aveuglément confiance aux maîtres du monde, c’est-à-dire aux financiers de la FED.

En réalité, il s’agissait d’une opération de camouflage honteux d’une dette exponentielle, officiellement évaluée à 8.000 milliards de dollars, mais qui serait en fait de 42.000 milliards – et même de 55.000 milliards selon d’autres calculs – si l’on y intégrait les dépenses de santé et les retraites, ce qui représente dix-huit à plus de vingt fois le budget annuel de ce pays.

Si un particulier doit deux mille euros à une banque, c’est un problème pour lui, mais s’il doit deux millions d’euros à cette même banque, c’est un problème pour la banque. La situation est transposable à la dette américaine, dont le montant colossal des dettes privées et publiques continuant d’augmenter dans le plus grand secret, ne sera évidemment jamais remboursé et constituera à l’avenir un problème majeur pour tous les États de la planète.

Quid du comportement à venir des pays qui détiennent de pleins coffres de créances en dollars ? Quid de l’avenir de l’économie de l’empire ? Mais surtout, quid de l’économie des autres pays de la planète? Quel sera l’avenir de l’euro ?

On peut, au sujet de la situation monétaire actuelle, appliquer à l’empire la métaphore qui disait que la roche tarpéienne est proche du Capitole. Il n’est pas nécessaire d’être un grand prophète pour affirmer avec une quasi certitude que le Capitole américain penche dangereusement, qu’il est sur le point de s’effondrer et de s’écraser dans le gouffre de la dette et de la gloutonnerie impériales comme la traîtresse Tarpeia s’était écrasée dans le gouffre qui s’étendait au pied de la roche à laquelle le Capitole des Romains était adossé et du haut de laquelle elle avait été précipitée, donnant son nom au célèbre rocher.

Seule la date précise reste à déterminer, même si les financiers de Wall Street susurrent que la chute sera assez lente et qu’ils maîtrisent la situation. Il est d’autant plus important d’éviter une panique dévastatrice qu’ils espèrent avoir le temps de mettre leurs billes à l’abri et de trouver un stratagème afin d’obliger le Reste du Monde à assumer les conséquences du fardeau de leur dette. Traduit en langage de l’empire cela donne : « La FED espère un atterrissage en douceur de l’économie américaine… ».

 

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Les privilèges monétaires dont jouit l’empire depuis 1945 sont les sources de sa puissance et de son expansion. Ils sont si faramineux qu’on devine que les USA sont prêts à tout pour en assurer la pérennisation.

Les guerres récentes de l’empire, qu’elles soient directes ou masquées, ont toutes eu pour objectif l’élimination ou la soumission des dirigeants qui ont cru pouvoir s’affranchir de la truanderie financière américaine, le tout sous le masque de la vertu démocratique. Les exemples de Saddam Hussein qui avait cru pouvoir vendre son pétrole en euros ou de Kadhafi qui envisageait la création d’un dinar appuyé sur ses réserves d’or demeurent vivants dans tous les esprits.

Aujourd’hui, l’objectif affiché demeure le démantèlement des BRICS. La Russie a résisté aux assauts de Wall Street, après quelques soubresauts la Chine a retrouvé sa pugnacité, l’empire s’est donc tourné vers l’armée des compradores brésiliens afin de fomenter une de ces révolutions colorées dont il a le secret.

Mais ces manœuvres plus ou moins barbouzardes ne sauveront pas le dollar d’un déclin déjà largement commencé.

En attendant l’apocalypse !

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* Voir l’excellente étude de Eberhard Hamer, professeur à l’institut des classes moyennes de Hanovre http://www.horizons-et-debats.ch/31/31_21.htm

 

Source: http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos...

 

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Extrait de :

Aline de Diéguez

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL

«  La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n’importe quelle idée jusqu’à sa source. »  (Edward Mandell HOUSE)

http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/somma...

 

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Il reste à Aline de Diéguez à se faire l’historienne de ceux qui ont résisté – et maintenant livrent guerre ouverte - au roi Dollar : de Mohammad Mossadegh à Xi Jinping et Sergueï Glazyev, en passant par Gamal Abdel Nasser, Charles De Gaulle, Saddam Hussein, Hugo Chavez, Muammar Khadaffi, Luis Inácio Lula da Silva, Rafael Correa, Dilma Roussef, les Islandais, etc. etc.… sans oublier jamais Fidel Castro et Ernesto Rafael Guevara, qui fut président de la Banque Centrale de Cuba pour ceux qui s’en souviennent. Sans oublier non plus Enrico Mattei et Pier Paolo Pasolini, liquidés sur ordre des Sept Sœurs, le second sans avoir pu terminer son livre posthume « Petrolio ».

Une histoire pleine de bruit, de sang, de fureur et d’héroïsme.

Tous n’ont pas été des petits saints ? Certes. Qui a jamais vu quelqu’un gouverner innocemment ? Mais si, par exemple, Saddam eut tant de choses à se reprocher, les Irakiens ont payé – et paient encore – un prix exorbitant la moins criticable de ses décisions.

 

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Suite ici :

 

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19:42 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |