13/08/2017

EN DIRECT DU BAC À SABLE SOUS LSD /4

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En direct du bac à sable sous LSD

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« Seule la vérité est révolutionnaire »  En hommage à Fidel Castro, pour le 91e anniversaire de sa naissance.

 

À LIRE !

The Nation pulvérise la fable du « Russiagate » qui a servi d’excuse pour imposer encore plus de « sanctions » à la Russie

Alex Christoforou – TheDuran11 août 2017

 

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Le Russiagate restera dans l’histoire comme un des plus gros mensonges jamais inventés par les agences de renseignement US.

The Nation vient juste de publier un article exceptionnel, qui fait table rase de la fable du « Russiagate ».

Nous conseillons vivement aux lecteurs de TheDuran de cliquer sur le lien ci-dessous et de lire tout l’article qui révèle, en détail, le mensonge Hillary-Clinton-État Profond-CND sur la Russie.

Nous sommes certains qu’aucun organe de la presse mainstream ne publiera les faits rapportés par cet article.

 

En voici quelques extraits, tels qu’ils sont rapportés par Patrick Lawrence, dans The Nation.

Il n’y a pas eu de piratage du système du Comité National Démocrate (CND) le 5 juillet de l’année dernière : ni par les Russes ni par personne d’autre. Des preuves scientifiques solides prouvent aujourd’hui qu’il s’est agi d’une fuite, d’un téléchargement exécuté localement au moyen d’une clé-mémoire ou de tout autre dispositif portable de stockage de données. En bref, ce fut ce qu’on appelle « an inside job » (un coup monté) par quelqu’un qui avait accès au système informatique du CND. Ce qui jette un doute sérieux sur le prétendu « piratage » initial, supposé avoir conduit à la publication d’un très grand nombre de documents par Wikileaks l’été dernier.

Un examen judiciaire de documents rendus publics deux semaines avant la fuite du 5 juillet, par une personne ou une entité connue sous le nom de Guccifer 2.0, montre qu’ils étaient frauduleux : avant que Guccifer les mette en ligne, ils avaient été falsifiés, c’est-à-dire découpés et collés dans un modèle de document vierge dont la langue par défaut était le russe. Guccifer a assumé le 15 juin la responsabilité d’une intrusion dans le système CND, intrusion déclarée le 14 juin et proclamée « source de Wikileaks », chose qui était essentielle pour la crédibilité du récit officiel impliquant la Russie dans ce qui allait bientôt devenir une « opération pirate de grande envergure » coulée dans le bronze. Pour dire simplement  les choses : l’examen scientifique judiciaire réduit à néant cette fable.

 

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On se rappellera l’arrestation du Roumain Marcel Lehel Lazar, connu sous le pseudo de Guccifer, et  sa condamnation, le 1er septembre 2016, à 52 mois de prison, suivie d’une demande d’extradition vers la Roumanie pour y purger une autre peine avant celle des USA.

 

Pourquoi le CND ne voulait pas remettre ses serveurs au FBI pour examen…

L’expert légal travaille sur les documents publiés par Guccifer 2.0, en se concentrant pour l’instant sur l’intrusion du 5 juillet dans le serveur du CND. Le contenu des fichiers Guccifer est connu – ils ont été publiés en septembre dernier – et n’intéressent pas l’expert. Son travail porte sur les métadonnées de ces fichiers. Les données en question ne sont pas arrivées jusqu’à lui par des moyens clandestins. Simplement, l’expert légal a un accès à ces fichiers que les autres n’ont pas eu. C’est cet accès qui pousse Kirk Wiebe et quelques autres à suggérer que l’expert est probablement quelqu’un appartenant à une agence comme le FBI, possédant un talent et une formation exceptionnels. « L’expert légal a déverrouillé et analysé ce qui avait été les fichiers verrouillés que Guccifer est censé avoir prélevés sur le serveur du CND » a expliqué Skip Folden dans une interview. « Pour y arriver, il lui fallait un “privilège d’accès”, autrement dit une clé ».

 

Qu’est-ce que l’expert – ils l’appellent « Forensicator », nous allons désormais faire de même – a prouvé après avoir tourné sa clé ? Comment ? Qu’est-ce que prouve le travail effectué sur ce qu’il a trouvé ? Comment ?

Les premières trouvailles décisives de Forensicator, rendues publiques dans le journal en date du 9 juillet, concernent le volume du matériel censé avoir été piraté et ce qu’on appelle le taux de transfert – c’est-à-dire le temps que prendrait un piratage effectué de loin [de Russie, ndt]. Les métadonnées ont établi plusieurs faits à ce propos avec une précision minutieuse : dans la soirée du 5 juillet 2016, 1.976 mégabytes de données ont été téléchargés à partir du serveur du CND. L’opération a pris 87 secondes. Cela donne un taux de transfert de 22.7 mégabytes par seconde.

Ces statistiques sont de notoriété publique et elles sont essentielles pour réfuter la théorie du piratage. Aucun fournisseur d’accès à Internet, de ceux auxquels un pirate aurait dû avoir recours mi-2016, n’était capable de télécharger des données à une telle vitesse. Pour aggraver encore cette contradiction, Guccifer a prétendu avoir effectué son piratage depuis la Roumanie, ce qui, pour de nombreuses raisons techniquement appelées delivery overheads [?], devait ralentir la vitesse d’un piratage en l’éloignant plus encore des vitesses maximales possibles.

Quelle est la vitesse maximale possible ? Forensicator a récemment procédé à un test en téléchargeant un volume de données équivalent (et en utilisant une rapidité de transfert qui n’était pas accessible en 2016) d’une distance de 40 miles de son ordinateur, via un serveur qui se trouvait à 20 miles, et il a pu atteindre une vitesse de téléchargement de 11.8 mégabytes par seconde – soit la moitié de ce que l’opération CND aurait nécessité si elle avait été un piratage. D’autres enquêteurs ont élaboré sur cette trouvaille. Folden et Edward Loomis invoquent une étude publiée le 3 août 2016 par www.speedtest.net/reports, qui est très fiable et qu’ils l’utilisent pour leur répertoire. Cette étude indique que les plus grandes vitesses ISP [des Fournisseurs d’accès à Internet], dans la première moitié de 2016, ont été atteintes par Xfinity et Cox Communications. Ces vitesses s’étageaient entre 15 .6 mégabytes par seconde et 14.7 mégabytes par seconde. Des pics de vitesse plus élevés ont été constatés de façon intermittente, mais n’ont quand même jamais atteint les 22.7 mégabytes requis par seconde.

 « Une vitesse de 22.K7 mégabytes ne peut tout simplement pas être atteinte, surtout si nous parlons d’un transfert de données transocéanique » dit Folden. « Si nous nous basons sur les données qui sont en cause, ce qu’on a appelé un piratage est impossible. »  La semaine dernière, Forensicator a rendu public un test de vitesse qu’il a effectué plus récemment. Ce test renforce considérablement ces conclusions. « Un taux de transfert de 23 MB/s (mégabytes par seconde) n’est pas que hautement improbable, mais carrément impossible à atteindre pour communiquer des données Internet à toute distance un peu importante. « De plus, les vitesses de copie locales sont mesurées, et les mesures démontrent que 23 MB/s est un taux de transfert typique quand on utilise une clé USB-2 flash. »

L’horodatage des métadonnées fournit d’autres preuves encore de ce qui s’est passé le 5 juillet. L’enregistrement horodaté du téléchargement montre qu’il a été fait dans le fuseau horaire de l’est à environ 18h45’. Ceci confirme que la personne qui est entrée dans le système du CND se trouvait quelque part sur la Côte Est des États-Unis. Théoriquement, l’opération aurait pu se faire à Bangor ou à Miami ou quelque part entre les deux, mais pas en Russie ni en Roumanie, ni nulle part ailleurs en dehors de la zone EDT. Ajouté aux trouvailles de Forensicator sur le taux de vitesse de transfert, l’horodatage apporte une preuve supplémentaire de ce que le transfert a été opéré localement, puisque les delivery overheads – flux de conversion des données par paquets, séquençage et synchronisation, procédures de vérifications, etc. – dégradent plus ou moins fort les transferts de données par Internet, selon la distance qu’elles doivent parcourir.

En outre, il y a la falsification des documents que Guccifer 2.0 a mis en ligne le 15 juin, lorsqu’il s’est manifesté pour la première fois. Ceci est apparu au grand jour quand les chercheurs ont traversé ce que Folden appelle la couche supérieure des métadonnées de Guccifer et ont commencé à analyser ce qui se trouvait dans la couche inférieure. Ils ont découvert que les cinq premiers fichiers que Guccifer a rendus publics avaient chacun été introduit, via des couper-coller, dans une seule matrice, en les immergeant dans ce qui pourrait passer de façon plausible pour de empreintes russes. Mais ce n’en étaient pas : les marqueurs russes avaient été insérés artificiellement avant la mise en ligne. « Il est clair, » a écrit, dans un rapport sur la question, un autre expert légal qui signe HET, « que les métadonnées ont été délibérément falsifiées et que les documents qui en ont résulté ont été délibérément collés dans un document Word russifié, au moyen de la langue russe et des styles de titres. »

À noter dans ce contexte : la liste des cyber-outils de la CIA que Wikileaks a commencé à divulguer au mois de mars en l’appelant Vault 7 [Chambre forte 7] en compte un appelé Marble [marbre ou bille] qui est capable d’occulter l’origine de documents dans des opérations sous faux drapeau et de laisser des marques désignant ce que la CIA veut montrer du doigt. (Il peut également « désocculter » ce qui a été occulté.) On ne sait pas si cet outil a été utilisé dans le cas Guccifer, mais c’est à ce genre de choses qu’il sert.

 

Voici une chronologie qui impose une logique convaincante à cette succession complexe d’événements :

Le 12 juin de l’an dernier, Julian Assange a annoncé que Wikileaks détenait et allait publier des documents se rapportant à la campagne présidentielle de Hillary Clinton.

Le 14 juin, CrowdStrike, une boîte de cyber-sécurité travaillant pour le CND, annonçait sans en apporter la preuve, qu’elle avait trouvé des logiciels malveillants sur les serveurs du CND et qu’elle avait des preuves que c’étaient les Russes qui les y avaient plantés..

Le 15 juin, Guccifer 2.0 faisait pour la première fois son apparition et assumait la responsabilité du « piratage » déclaré le 14 juin et prétendait être une des sources de Wikileaks. Il mettait alors en ligne les documents falsifiés qui viennent d’être décrits.

Le 5 juillet, Guccifer prétendait à nouveau avoir piraté à distance les serveurs du CND, et l’opération était instantanément décrite comme une autre intrusion attribuable à la Russie. Pratiquement aucun média n’a mis ces affirmations en doute.

 Il ne faut pas cogiter beaucoup pour comprendre la signification de cette séquence. Par son annonce du 12, Assange avisait le CND qu’il lui restait un peu de temps, probablement pas beaucoup, pour agir préventivement contre la publication imminente de documents qui lui seraient préjudiciables. Le CND a-t-il, dans la hâte, sorti Guccifer d’un chapeau, pour créer un cyber-saboteur dont la trace conduise à la  Russie ? Il n’y en a pas de preuve, ni dans un sens ni dans l’autre, mais il est parfaitement légitime de poser la question, dans le contexte de la chronologie des VIPS. Wikileaks a commencé à publier le 22 juillet. À ce moment-là, l’histoire d’une prétendue interférence russe dans le processus électoral de 2016 était déjà bien enracinée. Et en un rien de temps, Assange allait être catalogué « agent russe ».

Selon toute évidence pondérée, la charade officielle prétendant attribuer un effort de piratage systématique à la Russie – les événements de la mi-juin et du 5 juillet de l’année dernière en étant le fondement – est si minable que les contribuables devraient exiger d’être remboursés. Les conclusions de la Communauté du Renseignement – le rapport soi-disant définitif « digne de confiance » – ont été accueillies comme risiblement peu convaincantes lorsqu’elles ont été publiées le 6 janvier. Ray McGovvern les a qualifiées de « honte de la profession du renseignement ». Elles sont vierges de toute preuve du début à la fin, en ce qui concerne quelque événement que ce soit dans lequel la Russie aurait pu être impliquée. James Clapper, l’ancien directeur du Renseignement National, a admis en mai que des analystes « triés sur le volet » de trois agences (et non des 17 mentionnées précédemment) ont rédigé le machin. Il y a une façon de comprendre « triés sur le volet » moins évidente qu’il n’y paraît. Le rapport a été prélevé, de bric et de broc, à l’échelle de l’agence. C’est là la manière dont ces gens nous parlent depuis un an.

 

D’autres mensonges de la CIA et du Renseignement US à propos du Russiagate :

Le FBI n’a jamais examiné les serveurs des ordinateurs du CND, omission qui est au-delà de l’absurde. Au lieu de quoi il s’est fié aux rapports émis par CrowdStrike, firme pleine à ras bord de conflits d’intérêts qui vont bien au-delà du fait qu’elle est employée par le CND. Dmitri Alperovitch, son co-fondateur et directeur technique, est réputé pour sa tenace russophobie. Il est un membre important de l’Atlantic Council, qui souffre du même préjugé. Les problèmes de ce genre sont sans nombre.

 « Nous nous en tenons à notre rapport, » a dit CrowdStrike, quand on lui a montré les résultats d’enquête. CrowdStrike prétend que, le 5 juillet au plus tard, tous les logiciels malveillants avaient été enlevés des serveurs du CND. Mais la présence ou l’absence de logiciels malveillants à cette date est sans signification, parce qu’il est prouvé que l’événement du 5 juillet était une fuite interne et non un piratage. Les logiciels malveillants n’ayant rien à voir du tout avec les fuites, la logique de CrowdStrike paraît singulièrement circulaire.

[…]

Source : http://theduran.com/must-read-the-nation-destroys-the-rus...

Traduction : c.l. pour Le Grosses Orchades

 

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Pour lire (en anglais) dans son intégralité, le très long article de The Nation, c’est ici :

 

A New Report Raises Big Questions About Last Year’s DNC Hack

Former NSA experts say it wasn’t a hack at all, but a leak—an inside job by someone with access to the DNC’s system.

By Patrick Lawrence  - The Nation August 9, 2017

 

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The Democratic National Committee headquarters, October 27, 2016. (Sipa via AP Images)

 

It is now a year since the Democratic National Committee’s mail system was compromised—a year since events in the spring and early summer of 2016 were identified as remote hacks and, in short order, attributed to Russians acting in behalf of Donald Trump. A great edifice has been erected during this time. President Trump, members of his family, and numerous people around him stand accused of various corruptions and extensive collusion with Russians. Half a dozen simultaneous investigations proceed into these matters. Last week news broke that Special Counsel Robert Mueller had convened a grand jury, which issued its first subpoenas on August 3. Allegations of treason are common; prominent political figures and many media cultivate a case for impeachment.

Read more…

Source : https://www.thenation.com/article/a-new-report-raises-big...

 

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Un Shamir comme on les aime

 

Qu’on m’apporte la tête de Jeff Bezos !

Israel Adam Shamir11 août 2017

Entre la plume et l’enclume

 

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Le Wash Post, oui, mais aussi Amazon... et tout le reste.

 

Voici l’appel que Donald Trump devrait lancer ce matin. C’est le bon moment pour frapper un bon coup dans la bagarre contre la Lügenpresse. Tous ses efforts pour retenir le vaisseau en perdition de la société US sont vains, tant qu’il prend l’eau par le fond. Si les Fake News applaudissent toutes les ordures qui le chahutent à chaque nouveau décret présidentiel, que restera-t-il de ses décrets : des curiosités pour collectionneurs. Des dépouilles bizarres de la présidence abrégée de Donald Trump. Les médias spécialisés dans les bobards ont si bien ridiculisé le POTUS que ce colosse à la belle mèche flamboyante a déjà rétréci à la taille d’un petit doigt lilliputien.

 Trump ne peut pas pas s’en tirer par des initiatives en politique étrangère. Oubliez la Corée du Nord, c’est un hérisson : des piquants partout, on ne sait pas par où l’attraper ni pour quoi faire. Tout ce que Kim veut signifier à Trump c’est « je ne suis pas une cible facile, va donc te faire voir ailleurs ». La Corée du Nord est-elle dangereuse ? Seulement pour ceux qui veulent lui marcher sur les pieds.

 Le personnage de P G Wodehouse Mr Mulliner discutait avec le lobby anti-tabac: “Ils viennent me dire que s’ils mettent deux gouttes de nicotine sur la langue d’un chien, l’animal clamse aussitôt ; mais quand je leur demande s’ils ont déjà essayé ce truc enfantin : ne pas mettre de nicotine sur la langue du chien, ils n’ont rien à répondre. Ils sont abasourdis. Et ils repartent en marmonnant qu’ils n’y avaient jamais pensé avant ».

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Suite : http://plumenclume.org/blog/274-qu-on-m-apporte-la-tete-d...

 

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C’est du 31 et du 4 et ça vient juste d’arriver... Mais c’est Le Saker au mieux de sa forme et mieux vaut tard que pas du tout.

 

Sanctions, fumée et miroirs depuis une école maternelle sous LSD

The Saker – 31 juillet 2017

 

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Les dernières sanctions étasuniennes et la réponse russe en forme de représailles ont provoqué un torrent de spéculations dans les médias officiels et la blogosphère – tout le monde essaie de donner un sens à une situation qui semble n’en avoir aucun. Pourquoi diable le Sénat américain accepterait-il de nouvelles sanctions contre la Russie alors que celle-ci n’a absolument rien fait pour provoquer un tel vote ? À part Rand Paul et Bernie Sanders, chaque sénateur a voté en faveur de ces sanctions. Pourquoi ? C’est encore plus déconcertant lorsqu’on considère que le seul effet important de ces sanctions sera de provoquer une rupture, et même éventuellement des contre-sanctions, entre les États-Unis et l’Union européenne. Ce qui est absolument clair, c’est que ces sanctions n’auront strictement aucun effet sur la Russie et je pense que personne ne s’attend sérieusement à ce que les Russes changent quoi que ce soit à leur politique. Et pourtant, tous les sénateurs, excepté Paul et Sanders, ont voté pour. Est-ce que ça a du sens pour vous ?

Essayons de comprendre ce qui se passe ici.

D’abord un simple rappel : comme tous les politiciens étasuniens, du comté jusqu’au Congrès, les sénateurs n’ont qu’une pensée lorsqu’ils votent : « qu’est-ce qu’il y a là-dedans pour moi ? ». La toute dernière chose dont se soucie vraiment un sénateur américain, ce sont les conséquences de son vote dans la vraie vie. Cela signifie que pour atteindre la quasi unanimité (98%) dans un vote totalement stupide, il y a eu une sorte de lobby vraiment très influent qui a recouru à des « arguments » très puissants pour y parvenir. Gardez à l’esprit que les Républicains au Sénat savaient qu’ils votaient contre les souhaits de leur président. Et pourtant chacun, excepté Rand Paul, a voté pour ces sanctions, cela devrait vous dire quelque chose sur la puissance du lobby qui les a poussés. Donc qui pourrait avoir ce pouvoir ?

Le site Business Pundit : Expert Driven a utilement publié un article qui liste les 10 lobbies les plus puissants à Washington DC. Ce sont (dans le même ordre que l’article original) :

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Source : http://lesakerfrancophone.fr/sanctions-fumee-et-miroirs-d...

 

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La fin des « guerres à bon marché » pour les États-Unis

The Saker – 4 août 2017

 

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Le coup d’État néocon contre Trump maintenant réalisé (du moins dans son objectif principal, la neutralisation de Trump, l’objectif subsidiaire, mettre Trump en accusation et le chasser de sa fonction se maintient pour l’avenir), le monde doit faire face, de nouveau, à une situation très dangereuse : l’Empire anglo-sioniste est en déclin accéléré, mais les néocons sont de retour au pouvoir et ils feront tout et n’importe quoi en leur pouvoir pour stopper et inverser cette tendance. Il n’est aussi que trop évident, à partir de leur rhétorique ainsi que de leurs actions passées, que l’unique « solution » qu’envisagent les néocons est de provoquer une guerre quelconque. Par conséquent, la question urgente actuelle devient celle-ci : « Qui l’Empire va-t-il frapper ensuite ? » Sera-ce la RPDC ou la Syrie ? L’Iran ou le Venezuela ? En Ukraine, peut-être ? Ou les néocons cherchent-ils la guerre avec la Russie ou la Chine ?

Maintenant, bien sûr, si nous supposons que les néocons sont complètement dingues, tout est possible, d’une invasion américaine du Lesotho à une attaque thermonucléaire simultanée sur la Russie et la Chine. Je n’écarte pas du tout la folie (et la dépravation) des néocons, mais je ne vois pas non plus de raison d’analyser ce qui est clairement irrationnel, ne serait-ce que parce que toutes les théories modernes de la dissuasion impliquent toujours un « acteur rationnel » et non un dingue dément courant au désastre suicidaire. Pour nos buts, cependant, je supposerai qu’il reste un semblant de pensée rationnelle à Washington DC et que même si les néocons décident de lancer quelque opération clairement insensée, quelqu’un aux niveaux élevés du pouvoir trouvera le courage de l’empêcher, exactement comme l’a fait l’Amiral Fallon avec son « pas sous ma gouverne ! », ce qui a peut-être empêché une attaque des États-Unis sur l’Iran en 2007. Donc si nous supposons qu’il reste encore un minimum de rationalité, où l’Empire pourrait-il frapper prochainement ?

Le scénario idéal

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Source : http://lesakerfrancophone.fr/la-fin-des-guerres-a-bon-mar...

 

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Petites conséquences des « sanctions ». Et il y en aura d’autres.

 

Vers une reconnaissance de la DNR et de la LNR par la Russie

Editeur RusRéinfo 13 août 2017

 

Le Kremlin envisage cet automne de se retirer des accords de Minsk, de reconnaître les républiques autonomes de Donetsk et de Lugansk et de leur fournir des armes de haute précision, en réponse à la livraison d’armes létales à l’Ukraine par les États-Unis.

Actuellement, alors qu’officiellement les États-Unis ne livrent que des armes défensives à l’Ukraine, le Congrès US presse le Président Trump d’accepter la livraison d’armes létales.

 

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En réalité, ces livraisons ont déjà commencé: Suite à un contrat approuvé par l’administration Obama quelques jours à peine avant l’entrée en fonction de Donald Trump – et après donc son élection à la Maison Blanche, 100 lance-roquettes anti-char PSRL-1 ont été livrés il y a quelques semaines – après plusieurs mois de retard – à la Garde Nationale ukrainienne et au Bataillon néo-nazi Azov, par la société américaine AirTronic.

C’est pourquoi la Russie a décidé d’aller de l’avant et de lancer le processus d’intégration des républiques autonomes dans la Fédération de Russie.

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2017/08/vers-une-reconnaissa

 

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Main courante

FAKE NEWS | De Google au Goolag

ANTIPRESSE 13 août 2017

 

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Cet ingénieur de chez Google avait sans doute pris sa tâche trop au sérieux lorsqu’il rédigea un mémo interne sur le fonctionnement de son entreprise en y épinglant les absurdités d’une approche idéologique du monde du travail.

Le 8 août, au lendemain de la divulgation de son rapport, James Damore était viré séance tenante. Une furieuse bronca médiatique s’en est suivie, où la vérité des faits fut la principale victime.

Deux jours plus tard, face à la publicité faite au cas Damore, Google se plaignait d’être la cible d’une campagne de l’extrême droite.

Or qu’avait réellement écrit — en substance — ce brillantissime jeune ingénieur, formé à Princeton, à Harvard et au MIT ?

1/ que les gens de chez Google souffraient d’un a priori gauchiste qui les rendait sourds aux opinions différentes;

2/ que l’inégalité d’emploi entre les hommes et les femmes pouvait être en partie attribuée à des différences universelles entre les sexes:

3/ que Google pourrait faciliter l’embauche des femmes par des moyens non illégaux plutôt que de pratiquer la discrimination positive.

Les gens normaux y auraient vu une incitation bienvenue à l’ouverture du débat venant d’un chercheur compétent et bienveillant. La hiérarchie de Google — et les médias associés — n’y ont vu qu’un blasphème. Le licenciement express du blasphémateur ne faisant que confirmer la justesse de son diagnostic.

Les médias de grand chemin, CNN en tête, se sont surpassés en matière de distorsions, raccourcis et citations malveillantes. L’accusation capitale de « sexisme » est fondée sur une extrapolation selon laquelle Damore aurait affirmé que « Les femmes sont biologiquement inaptes à la technologie ». Or l’auteur du mémo affirme explicitement le contraire :

« Je ne dis pas (…) qu’on devrait assigner les gens à leurs rôles génériques; je défends l’opposé exact : que les gens devraient être traités en tant qu’individus et non simplement en tant que membres de leur groupe (tribalisme). »

… et autres slogans de la même eau !

Au fait, comment Google en est-elle venue à se croire menacée par l’extrême droite ?

C’est assez logique :

A) La restitution caricaturale des propos de James Damore dans les médias de grand chemin le fait passer pour un sexiste de droite, ce qu’il n’est pas — lui attirant du même coup les sympathies imméritées de l’électorat de base de M. Trump.

B) Les premiers à avoir donné la parole à l’hérétique sont des altermédias hâtivement classés dans l’« alt-right » et l’extrême droite par des médias terrorisés par cette concurrence. En premier lieu Stefan Molyneux [1], qui a réalisé un long entretien avec Damore sur YouTube. Les mêmes proposent également à la lecture le document source, ce que les médias de grand chemin oublient généralement de faire.

Cette « tempête dans un verre d’eau » illustre en particulier la nervosité extrême d’une élite dirigeante dont le divorce avec la réalité est consommé, et qui du coup mène une guerre de religion contre toute manifestation de bon sens. Il est particulièrement cocasse de voir le degré d’aveuglement idéologique dont souffre une entreprise d’information qui se dit à la pointe du « journalisme 2.0 »…

Quant à l’ingénieur licencié, il n’a pas de soucis à se faire pour son avenir. Julian Assange — entre autres — lui a proposé du travail chez WikiLeaks, expliquant que « la censure, c’est pour les losers »

________________   

NOTE

  1. Face à l’étiquetage sommaire dont il est l’objet, le blogueur ironise : « C’est amusant de se voir traiter de “alt right” par 20 médias - pourquoi ne présentent-ils pas simplement mes arguments ? Est-ce qu’ils ne font pas confiance à leur public ? »         

 

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Ce qu’on voulait vous proposer, nous, sur cette affaire  – et qu’on n’a pas eu le temps de vous traduire parce qu’on ne peut pas être au four et au moulin – c’est un article d’un écrivain russe conservateur, qu’on ne connaissait pas mais qui mérite d’être lu et discuté, même si on n’est pas toujours de son avis – Burke ? Beurk ! –. On vous le donne, faute de mieux, tel qu’on l’a trouvé : traduit du russe en anglais.

 

Un nouveau Martin Luther ?

Un conservateur russe sur James Damore

Anatoly KarlinThe Unz Review 9 août 2017

 

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Prosvirnin est l’écrivain le plus talentueux. Limonov est, de loin, la personnalité la plus haute en couleurs. Douguine a été le plus efficace pour assurer sa propre promotion en Occident. Prokhanov est sans doute le plus reconnu de tous en Russie. Galkovski a créé les mèmes les plus puissants. Krylov a fourni l’arome ésotérique.

Et pourtant, de tous les intellectuels de droite de Russie, il n’y a peut-être aucun qui soit aussi unique qu’Egor Kholmogorov.

C’est « un autodidacte qui a beaucoup lu ».

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L’auteur de l’article (Anatoly Karlin) présente « pour notre délectation », ce tout premier papier de Kholmogorov, traduit du russe par un Fluctuarius Argenteus qui ne veut pas dire son vrai nom, et nous en promet d’autres pour l’avenir.

Lire la suite (en anglais)…

 

Source : http://www.unz.com/akarlin/kholmogorov-new-martin-luther/

 

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Le « street art » anti-Google envahit les rues de Los Angeles

 

 

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Mis en ligne le 13 août 2017

 

 

 

 

 

13:11 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/08/2017

EN DIRECT DU BAC À SABLE SOUS LSD /3

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En direct du bac à sable sous LSD

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On comprend d’autant mieux ce qui suit, quand on se souvient de Vladimir Poutine parlant des intentions d’Obama « dont la bureaucratie faisait exactement ce qu’elle voulait » et qui n’y pouvait rien. C’est cette même bureaucratie qui est aujourd’hui occupée à poignarder son Président dans le dos, en le vendant à ses ennemis dont la presse.

Mais s’il est clair que la presse est du côté « demandeur », comme le disent Alex Christoforou et Alexander Mercouris, il est non moins clair qu’on ne lui fait pas de cadeaux : ce qu’elle veut, on ne le lui donne pas, on le lui vend.

C’est donc à de la corruption - des deux côtés et à grande échelle - que s’attaque le Département de la Justice, une corruption qui englobe tout : fonctionnaires fédéraux, FBI, CIA, NSA, NSC et presse « de référence ». Fassent le ciel et tous les diables que les procureurs US réussissent à emboîter le pas à leurs homologues brésiliens, ceux dont parlait tout récemment James Petras (cf. L’Amérique Latine en quête d’alternative). On n’est pas exagérément optimistes, mais qui sait…

 

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Suite…

 

Un aperçu de la manière dont le New York Times pousse des fonctionnaires du gouvernemnt à divulguer des informations sur Trump

Alex Christoforou – TheDuran9 août 2017

 

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Anatomie d’une « fuite » à Washington D.C.

L’attorney General [Ministre de la Justice] Jeff Sessions a fait savoir la semaine dernière que son bureau allait commencer à réprimer sévèrement les fuites, démarche qui comprendrait une révision de la politique du Département de la Justice [DOJ] en matière d’assignations à comparaître à l’égard des organes de presse qui publient des informations sensibles.

Dans une conférence de presse largement télévisée, Sessions a déclaré :

 

« J’ai un message à faire passer à nos amis dans la communauté du renseignement. Le Département de la Justice est ouvert aux échanges. En attendant, voici mon message aux « fuiteurs » éventuels : ne le faites pas. »

 

Dans un article exclusif de Breitbart News, le processus de « fuitage » d’informations entre des organes de presse mainstream – dans ce cas le New York Times – et des fonctionnaires du gouvernement qui ont une dent contre la Maison Blanche de Trump, est porté à la connaissance des lecteurs.

C’est un aperçu fascinant de la manière dont une fuite descend vers ses destinataires. Bien sûr, le New York Times nie toute action répréhensible et toute collusion illégale dans ses méthodes et pratiques.

Breitbart News rapporte :

Des e-mails d’une journaliste du New York Times, qu’elle a envoyés à des fonctionnaires du gouvernement et qui ont été obtenus en exclusivité par Breitbart News, montrent que les employés du journal ne se contentent pas d'accepter les fuites qu'on leur envoie mais qu’ils incitent bel et bien des employés du gouvernement à devenir des fuiteurs. Mieux : les mails démontrent que le Times s’est abouché avec le président d’un syndicat d’employés gouvernementaux pour qu’il encourage et sollicite ces fuites, chose qui peut devenir hautement problématique pour les deux institutions.

« Encore merci d’avoir pris le temps de parler aujourd’hui, » écrit Coral Davenport, « Correspondante Énergie et Environnement » pour le New York Times, dans un e-mail adressé à John O’Grady, du syndicat des travailleurs de l’Environmental Protection Agency (EPA). O’Grady est le président de l’AFGE Council 238 à Chicago, qui représente les syndiqués de l’EPA.

« Comme je l’ai mentionné, je travaille sur une histoire et je recherche des exemples concrets de comportements inhabituels à l’EPA » écrit Davenport, qui poursuit :

« J’ai eu vent de rumeurs de seconde main, mais pour informer sur ces incidents, j’ai besoin de comptes-rendus de première main par des témoins directs. Je recherche par exemple des choses comme des informations qui ne sont communiquées que verbalement quand elles auraient dû historiquement l’être par écrit, de gens à qui on dit de ne pas apporter leurs téléphones ou leurs laptops, ni même de prendre des notes lors de conférences où, dans le passé, ils l’auraient normalement fait ; des témoignages visuels de choses comme un administrateur ou une personnalité politique refusant d’utiliser les e-mails, téléphones ou ordinateurs officiels ; ou tous autres exemples spécifiques de première main de pratiques qui paraissent démontrer un secret ou une absence de transparence sans précédent. »

Breitbart News a cherché à contacter les gens du New York Times pour savoir ce qu’ils en pensaient mais n’a réussi qu’à s’entendre dire par la porte-parole du journal, Danielle Rhoades-Ha, que solliciter des employés du gouvernement pour qu’ils fournissent des indiscrétions était pratique courante.

Breitbart News continue :

« Les e-mails montrent le processus habituel d’un reportage et d’une collecte de faits » nous a répondu Rhoades-Ha dans un e-mail de mardi matin en réponse à notre  demande de commentaires.

O’Grady, le permanent syndical avec qui Davenport s’abouchait par ses e-mails appelant les fonctionnaires du gouvernement à devenir des fuiteurs, n’a pas répondu à la même demande que nous lui avons faite.

Davenport continue, dans sa sollicitation écrite à O’Grady, en disant que s’il réussit à la mettre en contact avec les taupes qu’elle recherche, elle protégera leurs identités.

« Bien que je souhaite parler directement de ces exemples avec des membres du personnel, JE N’AI PAS BESOIN de citer leurs noms, ni aucun détail qui permettrait de les identifier, ni de révéler les sources de l’information, » écrit- encore Davenport. Qui poursuit :

« Nous sommes TRÈS sensibles à la nécessité de protéger les gens qui ont une carrière à préserver et qui acceptent de  nous parler, et nous NE VOULONS PAS mettre l’emploi de personne en danger. Mais, pour être sûrs que nos reportages soient basés sur des faits plutôt que sur des on-dit, nous avons vraiment besoin de faire en sorte que les exemples que nous donnons soient basés sur des expériences de première main ou sur des témoignages visuels, plutôt que sur des rumeurs de deuxième ou de troisième main. »

Davenport fournit alors tous les détails utiles pour la contacter et encourage les gens à lui envoyer des mails ou des textos, ou à l’appeler par téléphone crypté Signal ou WhatsApp. Elle donne son adresse e-mails personnelle et celle à son journal. Breitbart News a rédigé cette information d’après les e-mails publiés ci-dessus, ainsi que toutes les manières de la contacter qu’elle indique.

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Alex Christoforou est un écrivain et journaliste grec, dont l’organe de presse d’information a des bureaux à Nicosie, à Chypre et à Athènes. Il est aussi le rédacteur en chef de TheDuran, Il vit actuellement à Moscou.

Source : http://theduran.com/an-inside-look-at-how-the-new-york-ti...

 

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

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Voici comment il est possible de poursuivre des journalistes qui pratiquent le racolage aux « fuites » dans le cadre du Russiagate.

Alexander Mercouris – TheDuran9 août 2017

 

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Il peut y avoir matière à poursuites, dans le cas où solliciter des indiscrétions est une incitation à violer la loi et à rendre ainsi inopérante la protection traditionnelle assurée aux journalistes par le Premier Amendement de la Constitution sur la liberté de la presse et la Défense de l’intérêt public.

Alors qu’il n’y a jamais eu à mes yeux aucun doute sur le fait que les « fuiteurs » de la bureaucratie US, qui ont fait courir des histoires dommageables sur Donald Trump et son administration, violaient la loi, je présumais, comme la plupart des gens, que les journaux, les autres médias et les journalistes qui publiaient ces histoires ne la violaient pas.

Cela, à cause de la protection que, comme la plupart des gens, je croyais assurée aux journaux, aux autres médias et aux journalistes qui ont publié ces fuites, par le Ier Amendement de la Constitution US (qui protège explicitement la liberté de la presse) et par la Défense de l’intérêt public.

Mais, depuis quelque temps, j’ai commencé à nourrir des doutes, surtout à mesure que la campagne contre Donald Trump et son administration a commencé à prendre de l’ampleur, et que ces indiscrétions sont devenues de plus en plus cyniques et abusives.

Un reportage de Breitbant, évoqué dans un article de TheDuran par mon collègue Alex Christoforou, n’a fait que renforcer ces doutes.

D’après ce reportage, il semblerait que certains journalistes et journaux, dont le New York Times, loin d’être les bénéficiaires passifs de ces indiscrétions, les ont au contraire sollicitées très activement.

Tout en ne me surprenant pas – ni moi ni personne, j’en suis sûr – je trouve que ceci ressemble fort à des journalistes incitant des fonctionnaires publics à violer la loi.

Si  c’était le cas, à moins que cela soit fait dans quelque but réel d’intérêt public, je doute que la protection du 1er Amendement soit d’application. Bien plus : si la sollicitation illégale d’indiscrétions susceptibles de nuire est activement encouragée par les journaux ou autres médias pour lesquels travaillent ces journalistes, je pense qu’il n’est pas inconcevable de penser que nous entrons dans le domaine de la conspiration.

Le point-clé est que – comme je l’ai écrit dans un récent article – les divulgations auxquelles nous assistons depuis l’élection de novembre ne peuvent pas être considérées comme du vrai journalisme d’investigation. Cela ressemble plutôt à une entreprise conjointe de certains fonctionnaires du gouvernement US, travaillant en étroite collaboration avec les médias libéraux pour mettre en difficulté et si possible renverser le Président constitutionnellement élu par le pays.

Je ne suis pas d’accord avec ceux qui nient le besoin d’une enquête de justice en disant qu’elle empêchera le lancement d’alertes. Rien, dans les fuites auxquelles nous avons assisté ces derniers mois, ne ressemble à un lancement d’alerte. Elles n’ont été, au contraire, qu’un cynique exercice de déstabilisation du Président et de son administration, en utilisant les médias pour répandre anonymement, sur lui, des histoires aussi préjudiciables que non corroborées. Ce faisant, elles n’ont pas sauvegardé la démocratie, elles l’ont sapée.

Le vétéran des commentateurs conservateurs Patrick Buchanan est du même avis :

 

« Mais on est en présence d’une histoire infiniment plus importante, dont le Post n’est qu’un petit signe. C’est l’histoire d’une campagne orchestrée, dans laquelle les médias anti-Trump publient des fuites, y compris des fuites criminelles, en provenance du FBI, de la CIA, de la NSA et du NSC, pour renverser un Président que les médias de la Beltway et leurs collaborateurs du Deep State méprisent et veulent détruire.

« Trump s’est-il associé avec Poutine pour battre Clinton ? exigent de savoir les médias de la Beltway, tandis qu’eux-mêmes s’associent tous les jours avec des criminels de l’État profond pour renverser le président des États-Unis. »

(C’est moi qui souligne.)

 

Ceci est une zone relativement complexe du droit – le cas qui fait jurisprudence aux USA semble être Brandenburg vs. Ohio – et je ne doute pas que les journalistes qui ont sollicité des fuites, et les journaux ou autres médias qui les emploient (et, bien sûr, leurs avocats) trouveront beaucoup à dire pour leur défense.

Il est non moins certain que si le Département de la Justice est persuadé qu’il y a légalement matière à poursuites contre des journalistes, ses poursuites devront sans doute être portées devant des tribunaux situés dans les états où les dits journalistes habitent et travaillent.

Comme ces endroits se trouvent, pour leur très grande majorité, sur les côtes est et ouest du pays – là où la fronde contre le Président est la plus virulente – le Département de la Justice aura probablement du mal à obtenir des condamnations devant les tribunaux de ces états.

Néanmoins, et malgré ces réserves, la possibilité de poursuites criminelles contre les journalistes, et peut-être contre les médias qui se sont engagés dans cette campagne d’« informations » préjudiciables au Président, ne me paraît pas aussi tirée par les cheveux qu’elle semblait l’être encore il y a peu.

 

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Alexander Mercouris est un écrivain grec spécialisé dans les questions internationales, qui vit à Londres et porte un intérêt particulier à la Russie et au droit. Il a beaucoup écrit sur l’espionnage de la NSA et les événements d’Ukraine, sous l’angle des droits humains, du droit constitutionnel et du droit international. Il a travaillé pendant douze ans comme avocat  pour les Cours Royales de Justice de Londres, plaidant surtout des affaires liées aux droits humains et au droit constitutionnel. Sa famille joue depuis plusieurs générations un rôle éminent dans la politique grecque. Il est aussi conférencier et intervient souvent à la télévision britannique en qualité de commentateur.

 

Source : http://theduran.com/heres-why-it-may-be-possible-to-prose...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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M. Rosenstein contrôle peut-être le Département de la Justice et l’enquête du Conseiller Spécial Mueller, mais il ne contrôle pas le FBI, qui semble contrôlé par M. Mueller.

 

Un raid d’agents du FBI sur la maison de Manafort, ex-chef de campagne de Donald Trump

Sputniknews 9 août 2017

 

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Le FBI a investi en force la maison de Paul Manafort, directeur de la campagne électorale de Donald Trump, pour y effectuer une perquisition sous mandat. Cette perquisition entrait dans le cadre de l’enquête sur le « Russiagate » diligentée par le procureur Mueller.

« Les agents du FBI sont arrivés sans avertissement à la maison de Manafort le 26 juillet avant l’aube, pour y rechercher des documents et d’autre matériel » rapporte le Washintgton Post, qui cite [sans les nommer, ndt]  « des personnes en rapport avec l’enquête ».

Un porte-parole de Manafort a confirmé ces déclarations du Post, en précisant que Manafort avait toujours coopéré avec les forces de police, y compris lors de cette descente sur sa maison par les agents du FBI.

Cette descente a eu lieu juste un jour après que Manafort ait rencontré volontairement le Comité du Renseignement du Sénat et lui ait remis tout ce qui était susceptible d’être considéré comme se rapportant à l’enquête sur la prétendue intervention russe.

Le reportage [du Post] dit que la signification des archives saisies par les agents du FBI qui travaillent pour le Conseiller Spécial Robert Mueller n’était pas claire.

Robert Mueller, ex-directeur du FBI est en train de conduire une enquête indépendante sur le prétendu rôle joué par la Russie dans l’élection US de 2016 et sur la collusion supposée entre la campagne de Trump et Moscou.

La Russie a nié avoir interféré dans le vote, en insistant sur le fait qu’elle ne s’occupe pas des affaires intérieures des autres pays.

Trump a lui aussi rejeté avec force les accusations selon lesquelles sa campagne aurait été conduite avec le concours de Moscou, et il a qualifié l’enquête de Mueller de « chasse aux sorcières ».

Source : https://sputniknews.com/us/201708091056321300-fbi-manafor...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

Rappelons quand même que l’avocat et très célèbre lobbyiste (« spin doctor ») Paul Manafort a été, avant de diriger la campagne de Donald Trump, le conseiller de plusieurs autres hommes d’État, dont Ferdinand Marcos, Mobutu Sese Seko, Edouard Balladur et… Petro Porochenko, après les événements d’Ukraine que l’on sait.

Quel rapport avec la Russie ? Eh, c’est que l’Ukraine, c’est vraiment très près de la Russie vous savez.

 

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On se croirait en France juste avant Thermidor ! Non qu’on puisse comparer Donald Trump à Maximilien Robespierre, mais les mœurs scélérates sont partout et de tous temps les mêmes. Nihil novi sub sole.

Bien plus près de nous, n’est-ce pas de cette façon – celle du New York Times et du Wash Post – que le Canard enchaîné a obtenu et divulgué, sur François Fillon, des indiscrétions qui lui ont été préjudiciables, mais qui ont en revanche permis le déroulement sans encombre de la révolution colorée en marche ?

 

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Mis en ligne le 11 août 2017.

 

 

 

 

 

01:03 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/08/2017

EN DIRECT DU BAC À SABLE SOUS LSD /2

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En direct du bac à sable sous LSD

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Après le coup d’État, quoi ?

Pat BuchananThe Unz Review 8 août 2017

 

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Que la présidence Trump soit sous attaque est indéniable.

Alors que le Président Donald Trump s’envolait en août vers son club de Jersey, on apprenait que le Conseiller Spécial Robert Mueller III avait constitué un grand jury et que des assignations à comparaître allaient être envoyées à la famille de Donald Trump et aux associés de sa campagne électorale.

Les jurés seront tirés d’un groupe de citoyens d’une ville où Hillary Clinton a ramassé 91% des voix et Trump 4%.

Les inculpations que Mueller veut, Mueller les obtient.

Grâce aux médias qui ne cessent de l’éreinter avec sauvagerie, la cote de popularité de Trump est à 33% d’après un récent sondage de l’université de Quinnipiac et en dessous de 40%,  selon la plupart des autres.

Avant même que Trump ait quitté D.C., le Washington Post a publié des transcriptions de ses conversations téléphoniques avec les dirigeants du Mexique et de l’Australie.

Même les anciens de l’administration Obama en ont été sidérés.

Donc, il est temps de poser la question : si cette ville fait tomber Trump, le reste de l’Amérique se réjouira-t-il ?

Quelle sera la réaction dans les endroits qu’on survole quand on va ailleurs, dans tout le reste du pays, ce pays où demeurent les « déplorables » qui produisent les soldats pour combattre dans nos guerres ? Porteront-ils un toast à la « presse libre » qui aura abattu le président qu’ils ont élu et en qui ils avaient placé tant d’espoirs ?

Je parie pour une réaction d’amertume, de cynisme, de désespoir, le sentiment que les dés sont pipés, que quoi qu’ils fassent, on ne les laissera jamais gagner. Si Trump est renversé, la démocratie américaine sera laminée. On y verra une imposture. Et le contrecoup empoisonnera notre politique au point qu’il faudra une attaque de l’extérieur comme celle du 11 septembre pour nous réunir.

Nos médias bombent le torse et posent aux défenseurs de la démocratie, aux champions de la vérité, qui nous protègent 24 heures sur 24 de la tyrannie. Mais, a moitié de la nation voit déjà dans les médias le bras armé propagandiste d’un establishment libéral que le peuple n’en finit pas de rejeter.

Considérez la publication, par le Post, de la transcription des coups de fil de Trump avec le Président du Mexique et le Premier ministre d’Australie.

Quand le reporter Greg Miller a obtenu ces transcriptions, ses rédacteurs en chef, sachant qu’elles feraient du tort à Trump, les ont plaquées en première page.

En faisant cela, le Post se laissait utiliser par un espion coupable d’agissements déloyaux et peut-être même criminels. Et pourtant, le Post a accepté de le protéger et refuse de dévoiler l’identité du haineux anti-Trump. 

C’est ça que nous faisons, dit le Post. Les gens ont le droit de savoir si le président Trump dit une chose dans des meetings, à propos du Mexique qui doit payer pour le mur, et une autre chose au président du Mexique. C’est une bonne histoire.

Mais on est en présence d’une histoire infiniment plus importante, dont le Post n’est qu’un petit signe. C’est l’histoire d’une campagne orchestrée, dans laquelle les médias anti-Trump publient des fuites, y compris des fuites criminelles, en provenance du FBI, de la CIA, de la NSA et du NSC, pour renverser un Président que les médias de la Beltway* et leurs collaborateurs du Deep State méprisent et veulent détruire.

Trump s’est-il associé avec Poutine pour battre Clinton ? exigent de savoir les médias de la Beltway, tandis qu’eux-mêmes s’associent tous les jours avec des criminels de l’État profond pour renverser le président des États-Unis.

Et si un coup d’État silencieux est en train de se dérouler par les soins d’un régime que les Américains ont rejeté en 2016, se servir de fuites sécuritaires et de l’arme létale d’un Conseil Spécial pour invalider le résultat d’élections, cela ne mérite-t-il pas autant d’être publié que ce que Trump a dit à Pena Nieto ?

Les gens n’ont-ils pas le droit de savoir qui sont les serpents qui collaborent avec la presse « Jamais-Trump » pour faire tomber le chef de leur État ? Est-ce que découvrir l’identité des scélérats de l’État profond n’est pas le genre d’histoire sur lequel tous les reporters devraient se jeter ?

Si Greg Miller est obligé de protéger sa source, très bien. Mais pourquoi les autres journalistes ne révèlent-ils pas son identité ?

La réponse s’impose d’elle-même. Nous sommes en présence d’une entreprise collaborative où tout le monde protège les sources de tout le monde, parce qu’ils ont tous le même but : se débarrasser de Trump. S’il faut, pour y arriver, s’associer à des criminels, pas de problème.

Le Département de la Justice va jusqu'à faire un compte-rendu détaillé des fuites, et Ben Wizner, de l’ACLU [Union Américaine pour les Libertés Civiles] frôle l’attaque d’apoplexie : « Tout Américain devrait être inquiet de la menace que représentent l’administration Trump et ses efforts croissants contre les lanceurs d’alertes et les journalistes. Réprimer les fuites, c’est museler la presse libre et mettre en danger la démocratie ».

C’est une façon de le dire. Une autre est que certains de ces « lanceurs d’alertes » sont des criminels politiques, qui rejettent le verdict de l’électorat américain de 2016 et ont entrepris de le subvertir.

Et si, comme l’affirme Wizner, s’opposer à leur omertà s’apparente à « museler la presse libre et à mettre en danger la démocratie », il n'est pas étonnant que la presse libre et la démocratie soient à ce point tombées en discrédit dans le monde entier.

En s’associant, les médias aux ordres, l’État profond et les hommes de main du Procureur Spécial a qui on a donné le champ libre peuvent réussir à faire tomber encore un autre président. Ce faisant, ils donneront raison à John Adams :

« La démocratie ne dure jamais longtemps. Elle se détériore toujours rapidement, s’épuise et s’assassine elle-même. Il n’a encore jamais existé une démocratie qui ne se soit pas suicidée. »

_________________ 

* « Inside the Beltway » est une locution américaine utilisée pour caractériser les matières qui sont ou qui paraissent importantes, surtout au gouvernement fédéral, à ses fonctionnaires, à ses fournisseurs militaires, à ses lobbyistes et aux médias alignés, par opposition aux priorités et aux intérêts de la population des USA en général.

 

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Patrick J. Buchanan est un journaliste et homme politique américain, commentateur politique sur la chaîne MSNBC, cofondateur du magazine The American Conservative et cofondateur de la fondation paléo-conservatrice The American Cause. Il est l’auteur d’un nouveau livre, Nixon’s White House Wars : The Battles That Made and Broke a President and Divided America Forever (« Les guerres de Nixon à la Maison Blanche : les batailles qui ont fait et brisé un président et divisé l’Amérique pour toujours»)

Source : http://www.unz.com/pbuchanan/after-the-coup-what-then/

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Cependant…

 

Le Procureur-général adjoint des USA Rosenstein sur le Russiagate : « on ne va pas à la pêche aux indices culpabilisants » ; « l’assignation devant un Grand Jury est une procédure normale » ; « il n’y a pas d’accusation en vue ».

Alexander Mercouris – The Duran 7 août 2017

 

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Le Procureur Général Adjoint Rosenstein verse de l’eau froide sur les bruits d’une mise en accusation imminente par un Grand Jury et sur des investigations tous azimuts dans les affaires personnelles de Donald Trump

Le Procureur Général Adjoint Rod Rosenstein – l’homme qui supervise l’enquête « Russiagate » du Conseiller Spécial Robert Mueller – a accordé une interview à Fox News, au cours de laquelle il a tenté – dans les limites de son devoir de réserve pour ce genre de procédure – de jeter un peu d’eau froide sur les comptes-rendus surchauffés de ces derniers jours.

Sur le sujet du Grand Jury, il a refusé avant tout de dire si oui ou non il y en a un de convoqué (comme je l’ai dit précédemment, une fuite venue de très haut, dont a bénéficié le New York Times, a montré que ce n’était pas le cas).

WALLACE : Nous avons appris cette semaine que le Conseiller Spécial Robert Mueller porte cette affaire devant un grand jury. Je sais que vous ne pouvez et ne voudrez pas parler des détails de cette affaire, mais, en règle générale, est-ce que le fait qu’un procureur porte une affaire devant un grand jury signifie qu’une mise en accusation est probable ?

ROSENSTEIN : Chris, je... vous avez raison de dire que je ne vais pas commenter cette affaire. Je ne vais ni commenter ni vous dire si le Directeur Mueller a ou n’a pas convoqué un grand jury. Vous savez, on lit des tas de choses sur les enquêtes criminelles dans les journaux et certaines de ces histoires sont fausses…

Lire la suite en anglais…

Source : http://theduran.com/rosenstein-russiagate-no-fishing-expe...

 

En résumé :

Interrogé par Chris Wallace de Fox News, le Deputy Attorney General Rod Rosenstein explique en quoi consiste l’enquête actuellement en cours sur le « Russiagate », ce que signifie l’assignation devant un « Grand Jury », ce qu’est exactement un « Grand Jury » et à quoi il sert. Il précise qu’il a donné au Procureur Robert Mueller une tâche précise, au-delà de laquelle il ne peut pas aller : découvrir s’il y a eu ou non collusion entre Donald Trump et les Russes pour influencer l’élection. Il n’est pas question que le Procureur « aille à la pêche » dans les affaires du Président ou de sa famille pour étendre l’enquête au-delà de ce but précis (ce que les merdias US et européens ne cessent de claironner partout, en allant jusqu’à annoncer l’arrestation imminente de Donald Trump).

Il en ressort qu’apparemment le Département de la Justice avance prudemment dans la tâche qui lui a été confiée et n’entend pas se laisser dicter un comportement illégal par une faction, quelle qu’elle soit.

On ne peut qu’espérer que tout ceci soit vrai.

Et rappeler que Rod Rosenstein est l’auteur du mémo qui a permis à Donald Trump de limoger le directeur du FBI, James Comey.

 

c.l. pour Les Grosses Orchades 

À suivre…

 

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Ceci est entièrement en anglais, parce qu’on n’est pas des idoles hindoues, on n’a pas seize bras. Pour les au moins bilingues, donc, cette histoire pas piquée des vers…

 

The Tale of the Brothers Awan

Debbie Wasserman-Schultz in the middle of a new scandal

Philip Giraldi – The Unz Review8 août 2017

 

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http://www.unz.com/pgiraldi/the-tale-of-the-brothers-awan/

 

Précisons que Debbie Wasserman-Schulz est un membre important de la faction Clinton

 

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Une femme après  un noir ? Et pourquoi pas une femme noire ?

 

Maxine Waters est prête à destituer le Vice-Président (des États-Unis) Poutine

Alex Christoforou – The Duran 7 août 2017

 

Pour les non-initiés, Maxine Waters est une représentante de Los Angeles, qui fait ou laisse dire qu’elle sera candidate à la présidence des États-Unis en 2020. C’est, elle aussi, une très proche de Hillary Clinton. LGO.

Maxine Waters est allée au talk show de potins de gauche « The View », pour y répandre un peu plus de sa rhétorique insane sur la nécessité de destituer Donald Trump.

Hélas pour l’extrêmement corrompue et très riche (quoiqu’intellectuellement déficiente) membre du Congrès, faire une distinction entre deux mots commençant par un « p » s’avère parfois difficile. C’est ainsi qu'elle a déclaré fermement qu’une fois Trump destitué, « le Vice-Président Poutine y passera ». Elle voulait parler de Mike Pence. Pas grave.

 


 

Source : http://theduran.com/maxine-waters-is-ready-to-impeach-us-...

 

Traductions : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Quinze jours auparavant, la même dame avait fait la joie d’autres téléspectateurs en s’en prenant imprudemment à Tucker Carlson

 

Tucker Carlson fait paniquer Maxine Waters en révélant son train de vie

Alex Christoforou – The Duran 24 juillet 2017

 

Maxine Waters s'est avisée de déblatérer sur le célèbre animateur. Carlson n’a pas laissé passer. Il s’est mis à révéler méthodiquement quel genre de vie était celui de sa détractrice, « qui s’amuse à jeter des pierres aux gens, d’une maison de verre à 4.5 millions de dollars ».

Il a fait remarquer que cette Congresswoman qui pousse à la guerre avec la Russie, qui n’a que les mots de justice et d’éthique à la bouche, et qui n’arrête pas de parler de la corruption de Trump et de l’ingérence de Poutine, vit elle-même sur un assez grand pied. Il s’est demandé à voix haute comment une simple fonctionnaire des États-Unis a pu amasser la fortune qui est la sienne et s'offrir un manoir de 6.000 pieds carrés dans un des quartiers les plus huppés de Los Angeles.

La seule réponse que Waters ait réussi à déterrer, lorsque Carlson a décrit son train de vie à L.A. a été de jouer la carte du racisme – tactique habituelle de la « gauche » libérale, à chaque fois qu’ils ne trouvent rien à répondre – alors qu’elle-même venait de s’en prendre assez vulgairement à Ben Carson, ex-candidat à la présidence et actuel ministre (noir) du Logement de Donald Trump.

Du coup, un certain nombre de critiques se sont mis à dire ouvertement ce qu’ils pensent des finances de Waters, qui leur paraissent un peu inconvenantes, si pas criminelles et corrompues.

Elle aurait peut-être gagné à se taire Maxine.

 


 

Source : http://theduran.com/maxine-waters-panics-as-tucker-carlso...

 

Traductions : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Ce n’est évidemment pas de l’ingérence…

 

La Russie accuse les États-Unis d’essayer de fomenter une guerre en Transnistrie

Adam Garrie – The Duran 7 août 2017

 

Un conflit qui était dormant depuis 1992 pourrait être réactivé par les États-Unis, vient de faire savoir le Vice-Premier ministre de Russie.

 

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Le Vice-Premier ministre de Russie, Dmitry Rogozin vient d’accuser les États-Unis d’essayer de rallumer un conflit en Transnistrie, une région enclavée auto-gouvernée, prise en sandwich entre les frontières actuelles de la Moldavie et de l’Ukraine.

Depuis 1990, la Transnistrie s’est considérée comme indépendante de la Moldavie.

La position de la Transnistrie a toujours été précaire. Avant l’effondrement de l’URSS et avant que la Moldavie devienne un état indépendant, la Transnistrie s’était proclamée république soviétique souveraine en 1990, sous le nom de République Socialiste Soviétique moldave du Dniestr.

Quand la Moldavie est devenue indépendante en 1991, elle a réclamé la souveraineté sur la Transnistrie.

Une guerre s’en est suivie, qui s’est conclue sur un fragile cessez le feu en 1992. La question est restée largement irrésolue.

Entre 1924 et 1940, la Transnistrie a fait partie de la République Socialiste Soviétique Autonome de Moldavie, à l’intérieur de l’Ukraine soviétique. La Moldavie, incluant la Transnistrie, est devenue une République Socialiste Soviétique proprement dite en 1940, bien qu’une grande partie du pays ait été brutalement occupé par le Reich, pendant les premières années de la Grande Guerre Patriotique.

Aujourd’hui, le Vice-Premier ministre russe Dimitry Rogozin a fait savoir ce qui suit :

 « Les Américains sont occupés à entraîner des forces d’opérations spéciales de la République de Moldavie, en prévision d’un conflit armé avec la Transnistrie».

La Moldavie fait actuellement face à une situation politique bloquée, avec une Assemblée législative contrôlée par des partis généralement pro-occidentaux et le Président du pays, Igor Dodon, qui est au contraire en faveur de bonnes relations avec la Russie. Si les États-Unis décident de provoquer un regain de violence en Transnistrie, cela sera infiniment préjudiciable à la sécurité dans la région.

La Russie vient donc de prendre une initiative proactive, en avertissant le reste du monde des conséquences prévisibles de ce développement.

Source : http://theduran.com/russia-accuses-us-trying-foment-war-t...

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Mis en ligne le 9 août 2017.

 

 

 

 

18:36 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/08/2017

EN DIRECT DU BAC À SABLE SOUS LSD

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En direct du bac à sable sous LSD

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Ceci est le premier de (sans doute) plusieurs posts, car l’inventivité des cinglés est sans bornes, et nombreux sont ceux qui observent ses progrès avec ce qui ressemble de plus en plus à de la terreur.

 

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Les « sanctions » russes et la répression qui vient pour les Américains

Daniel McAdamsThe Ron Paul Institute 3 août 2017

 

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La semaine dernière, j’ai écrit un article et accordé une interview pour expliquer que, d’après la lecture que j’en fais, dans le nouveau projet de loi sur les sanctions contre la Russie qui vient d’être signé par le président Trump, il se trouve une mesure qui ouvre la porte à la répression sévère de certains médias alternatifs, par le gouvernement américain. L’article 221 de la « Loi sur les sanctions à adopter pour lutter contre les ennemis de l’Amérique » permet en particulier de punir les « personnes » qui « entre(rai)ent en contact avec des secteurs du renseignement ou de la défense du gouvernement de la Fédération de Russie ».

À première vue, on peut penser que c'est moi qui vois dans ce texte des choses qui n’y sont pas, mais depuis douze ans que je scrute les lois votées par le Capitole (Congrès),  je puis vous assurer que ces lois ne sont jamais rédigées de façon claire et indiscutable. Il y a toujours quelque chose à lire entre les lignes, et, dans ce cas-ci, il nous faut prendre en considération toutes les fois où le directeur  de la CIA et d’autres hauts fonctionnaires de la communauté du renseignement US ont essayé de faire croire que les chaînes d’information étrangères comme RT ou Sputnik News ne sont pas protégées par le Premier Amendement sur la liberté de la presse, parce qu’elles ne sont que des outils de propagande au service de services secrets étrangers.

On se rend compte, avec l’atmosphère qui règne aujourd’hui et l’hystérie anti-russe qui s’est répandue comme une épidémie de typhoïde, à quel point ce genre de notion serait facilement gobée par le plus grand nombre des Américains. Au secours ! Les Rouges grouillent sous nos lits et les Russkies ont fait main basse sur nos stations de radio !

Je ne crois pas que la répression ne s’en prendra qu’aux organes de presse financés par le gouvernement russe comme RT et Sputnik. Une fois qu’on en aura fini avec les fruits qui pendent aux branches les plus basses, on voudra cueillir les autres et la deuxième vague de la répression s’attaquera aux organisations qui osent s’intéresser à ce que fait la Russie, qui ne sont pas financées par des gouvernements mais qui contestent la ligne officielle du gouvernement US pour qui la Russie est notre ennemi numéro un, et qu’il faut renverser le gouvernement russe. Des sites alternatifs privés à grande audience comme The Duran et Russia Insider ont beaucoup de chances d’être les prochains sur la liste des traîtres à abattre, c’est-à-dire à traîner devant les tribunaux.

Trop tiré par les cheveux à votre avis ? Considérez les choses de la manière suivante (je peux vous assurer que c’est ce que font les néocons) : si le gouvernement russe et RT sont opposés aux sanctions et si vous vous exprimez via un site Web qui est lui aussi opposé aux sanctions contre la Russie, est-ce que vous ne faites pas le jeu des services secrets russes ? Est-ce que vous ne cherchez pas à influencer vos lecteurs de la manière qu’ils souhaitent ? N’êtes-vous pas « en contact » avec eux, même si ce n’est que de loin, via les ondes d’une radio ?

Et après cette deuxième vague, vous pouvez être sûrs qu’une autre poussée répressive suivra, contre d’autres médias alternatifs qui n’ont rien à voir nonj plus avec la Russie, mais qui s’opposent à la politique étrangère interventionniste US : ZeroHedge, Lew Rockwell, Ron Paul Institute, ConsortiumNews, etc.

C’est dingue d’après vous ? N’oubliez pas ceci : cette guerre contre nous a commencé dès l’année dernière, exactement quand le Washington Post a consacré sa « une » à un article accusant tous les sites que je viens de nommer d’être des « agents russes ».

 

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« Russian propaganda effort helped spread ‘fake news’ during election, experts say »

 

Et après ceux-là, qui d'autre ? Allez-vous aux nouvelles sur certains de ces sites alternatifs ? Transférez-vous autour de vous des articles qui s’opposent à la politique US de « sanctions » contre la Russie ? Vous « entrez en contact ». Vous serez soumis aux peines prévues par la « Loi sur les sanctions à adopter pour lutter contre les ennemis de l’Amérique », qui a désormais force de loi.

Vous pourriez dire que ça ne tient pas debout.  Que le gouvernement ne va jamais s’amuser à dresser des listes de suspects et à persécuter des organes d’information privés juste parce qu’ils ne respectent pas les prescriptions des néocons de Washington !

Peut-être pas encore. Mais c’est pourtant ce que sont en train de faire des organisations « non gouvernementales » subventionnées par le gouvernement.

Le Plan Marshall allemand d’aujourd’hui a beaucoup moins à voir avec l’Allemagne qu’il ne l’avait lorsqu’il a été fondé après la Deuxième Guerre mondiale. À l’heure actuelle, il est financé principalement par le gouvernement des États-Unis et ceux d’états alliés (pays baltes russophobes surtout), par des fondations néoconservatrices dont c’est la raison d’être, et par le complexe militaro-industriel. Grâce à son programme à la consonance bizarrement soviétique, « Alliance pour la protection de la démocratie », ce Plan a lancé un projet qui s’appelle « Hamilton 68: un nouvel outil pour traquer la désinformation russe sur Twitter ».

 

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Illustration du projet sur le site web « Hamilton 68 » (admirons le néo-soviétique à casquette en train de lancer ses tweets rouges sur le monde libre apeuré...)

 

Ce projet contrôle 600 comptes Twitter dont le Plan Marshall allemand prétend qu’ils sont des « comptes qui travaillent à promouvoir l’influence de la Russie et qui poursuivent ses objectifs de désinformation ». Quels comptes contrôle-t-il ? Il ne veut pas nous le dire. Comment choisit-il ceux qu’il entend surveiller ? Il ne veut pas nous le dire. Dans quel but ? Eh bien, c’est ça qui fait le plus peur : il ne veut pas nous le dire non plus.

N’est-il pas ironique qu’un machin appelé Plan Marshall Allemand se serve des tactiques de la Stasi pour réduire au silence aux États-Unis les médias alternatifs et les opinions non conformes ?

Donc, que fait au juste le projet « Hamilton 68 » ? Selon ses propres termes et en premier lieu, il « affiche les tweets des sites officiels de la propagande russe en anglais, avec un court article sur les thèmes de la journée», en précisant « “Ceci est la messagerie apparente de la Russie” ».

Mais ça va plus loin que ça. Car il dépiste et engrange des informations sur d’autres gens ou sites qui n’ont aucun lien avec la Russie, mais qui, « de leur propre initiative, répètent fidèlement et amplifient les thèmes russes ». C’est ce que le Plan Marshall Allemand appelle «le deuxième échelon du réseau des propagateurs de désinformation».

Que fait ce « réseau » de personnes qui n’ont pas de lien avec la Russie mais qui amplifient les « thèmes » russes ?

Il « reflète les priorités de la messagerie russe, mais ça ne veut pas dire que chaque nom ou lien affiché par le tableau de bord soit pro-russe. Le réseau propage parfois des histoires que la Russie aime bien ou relaie des gens qui partagent les vues de la Russie sans lui être formellement rattachés ».

Ainsi, d’après l’alliance soi-disant créée pour protéger la démocratie, vous ne savez sans doute pas vous-mêmes en la faisant que vous faites la propagande de l’État russe !

Est-ce que vous voyez ce qu’ils sont en train de faire ? Ils sont en train de se servir de l’argent du gouvernement US (et d’autres) pour éliminer tout organe d’information ou individu qui ose dévier de la ligne politique officielle des néocons sur la Russie, la Syrie, l’Ukraine, etc. Ils sont partis pour éliminer toute espèce d’information qui conteste les lubies des néocons. En la criminalisant.

En fait, ils admettent qu’ils veulent bâillonner toute opinion qui n'est pas la leur :

 « Notre objectif en fournissant ce tableau de bord est d’aider les gens ordinaires, les journalistes et d’autres analystes à identifier les thèmes des messages russes et à détecter la désinformation active et les campagnes offensives dès qu’elles apparaissent. En les démasquant, nous aiderons les consommateurs d’informations à mieux y résister et réduirons ainsi l’efficacité des efforts que font les Russes pour influencer la manière de penser des Américains. En les rendant moins efficaces, nous découragerons ces activités pour l’avenir. »

La description du projet à consonance si soviétique « Alliance pour la protection de la démocratie », se termine sur un avertissement d’un autoritarisme tout à fait approprié, en provenance directe de 1984, du Zéro et l’Infini ou du guide pratique d’Erich Honecker :

 « Nous ne vous disons pas ce que vous devez penser, mais nous pensons que quand quelqu’un essaie de vous manipuler, vous devriez le savoir. Ce que vous faites de cette information est votre problème. »

On en a froid dans le dos ! Et tout ça est fait avec votre argent, par votre gouvernement, et en votre nom.

Par conséquent, rien ne ferait plus plaisir aux néocons et à leurs myriades de think-tanks (la plupart du temps financés par le gouvernement) que d’empêcher la tenue de notre Conférence 2017 pour la paix et la prospérité, qui se tiendra sur le pas de leur porte ! Ils ne peuvent pas supporter un débat ouvert sur la politique étrangère hyper-interventionniste de Washington. Ils ne veulent pas entendre parler de toutes leurs guerres perdues – et ils ne veulent surtout pas entendre parler des guerres qu’ils ont encore l’intention de déclencher.

Ce n’est pas nous qui sommes les anti-Américains. Ce sont eux les Anti-Américains. Ils haïssent le Premier Amendement. Ils haïssent tout débat. Ils nous haïssent.

Comment pouvons-nous rendre les coups ? Un moyen très simple est de leur montrer que notre Conférence fait salle pleine ! Rien qu’en y venant, vous flanquerez votre poing dans l’œil d’un néocon !

Pouvez-vous imaginer leur fureur quand la Conférence pour la paix et la prospérité de l‘an dernier a été diffusée sur C-SPAN ?

Grâce aux efforts de notre très généreux Comité Organisateur, nous avons pu maintenir le prix du billet aussi bas que possible. Nous voulons vous y voir tous ! Vous aurez droit à une journée pleine de conférenciers fantastiques et lucides, à la possibilité d’entrer en contact et de comploter avec des personnes qui partageant vos opinions, et vous aurez aussi un excellent déjeuner, avec du café et de thé à volonté par-dessus le marché ! Nous avons également réussi à obtenir de l’hôtel  un prix très avantageux pour vous aider à économiser vos sous !

 

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Et vous rendrez les néocons fous de rage ! Qu’est-ce que vous attendez ! Réservez votre billet dès aujourd’hui !

 

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Source : http ://ronpaulinstitute.org/archives/featured-artic...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

N.B. À notre avis, « Alliance pour la protection de la démocratie » n’a rien de soviétique ! Les soviets n’ont jamais prétendu protéger la démocratie hors de chez eux, ni peut-être même chez eux. Cette R2P est au contraire typiquement US. C’est le mot « Alliance » sans doute, qui a éveillé des souvenirs dans l’esprit de MacAddams.

 

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It’s ingrained, stupid !

 

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Mais il n’y a pas qu’aux USA qu’on voit venir le résultat inéluctable de la folie…

 

Enfumages

Que faire ou ne pas faire?

Eric Werner – ANTIPRESSE 6 août 2017

 

Quand une ancienne démocratie en vient à ressembler de plus en plus à une dictature (en fait, à en devenir une authentique, même si ce n’est pas encore officiel), forcément une question se pose: quelle forme peut encore prendre l’opposition ? Que faire ou ne pas faire? Car, en tout état de cause, on ne peut plus exactement faire les mêmes choses qu’auparavant.

Prenons une démocratie idéale, démocratie, bien sûr, qui n’existe pas ni n’a jamais existé. Mais on peut s’en rapprocher plus ou moins. Dans un tel système, le Parlement apparaît comme le lieu normal où les opposants, ceux en désaccord avec la ligne du pouvoir, peuvent exprimer leur dissentiment. La participation aux élections, en l’occurrence, prend donc sens. Cela a du sens de «faire de la politique», autrement dit de militer dans un parti donné et de se présenter aux élections. On accepte également de passer du temps à lire les journaux, car la presse est libre, et donc les journaux offrent une certaine diversité d’éclairages et de points de vue. Ils nourrissent donc le débat public. Pour la même raison, ils fournissent une information qu’on peut, en règle générale, considérer comme fiable. Là comme ailleurs, le politiquement correct existe, fait sentir sa présence, mais il est tempéré par une culture de la tolérance, qui fait que chacun, au bout du compte, a peu ou prou droit à la parole. Personne n’est ostracisé. Tout le monde parle avec tout le monde.

Enfin, lors des élections, chaque voix en vaut une autre. Personne ne reproche au mode de scrutin existant d’avoir été inventé pour verrouiller le système au profit d’une oligarchie auto-cooptée.

Il en va différemment dans une dictature. On peut évidemment tout faire dans une dictature. On peut par exemple créer un parti anti-dictatorial, en appeler à une manifestation publique non autorisée, écrire aux autorités pour protester contre l’information à sens unique à la radio et à la télévision, critiquer l’idéologie officielle, la tourner en dérision, etc. Tout cela est possible. Il n’y a pas en soi de limites. Sauf que, ce faisant, on s’expose à des risques souvent importants. Les gardes mobiles n’y vont pas, par exemple, par quatre chemins quand ils reçoivent l’ordre de disperser une manifestation. Il y a des blessés, parfois même des morts. Vous pouvez également écrire ce que vous voulez sur tout. Mais si ce que vous dites s’écarte tant soit peu des dogmes officiels, même si ce que vous dites est conforme à la réalité et à ce que vivent concrètement les gens au quotidien, vous n’échapperez pas à des poursuites pénales, avec à la clé des condamnations pour l’exemple. Les interdictions professionnelles n’ont pas non plus été inventées pour rien. Tels sont les risques.

Certains sont assez stoïques pour les assumer. Ils disent aussi: c’est le prix à payer. Mais on peut aussi se demander: cela prend-il sens?

 

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Rainer Röhl, époux d’Ulrike Meinhof, fondateur du Mouvement Extra-Parlementaire

 

A une certaine époque (années 60 et 70 du siècle dernier), la gauche avait inventé un concept stimulant: celui d’opposition extraparlementaire. Étant donné, disait-elle, qu’il est devenu impossible d’exprimer son désaccord au Parlement (l’accès en étant verrouillé au profit des partis installés), il ne reste d’autre choix que de l’exprimer à l’extérieur du Parlement (dans l’espace public au sens large: médias, associations, etc.). Cette idée avait du sens. Sauf qu’elle n’a de sens que si le droit à la liberté d’opinion et d’expression reste garanti. Dans le cas contraire elle perd évidemment tout sens. Le concept d’opposition extraparlementaire ne vaut que si, à défaut de pouvoir s’exprimer au Parlement, le désaccord peut au moins s’exprimer en dehors du Parlement. Si cela même n’est plus possible, il perd toute validité. Aujourd’hui, comme on le constate, ce concept est tombé en désuétude.

Lorsque le politiquement correct ne se limite plus à n’être qu’une simple norme sociale, un «Sésame ouvre-toi» pour faire carrière, toucher une prébende, occuper des fonctions universitaires, etc., mais se décline en textes de loi fixant dans le marbre ce qu’on a le droit ou non de dire et d’écrire, parfois même de penser; lorsque, autrement dit, le politiquement correct se judiciarise [1] (ce que le système considère comme illégitime devenant par là même illégal), chacun se rend bien compte qu’un certain seuil est franchi. On distinguera ainsi entre deux étapes dans la transition menant de la démocratie à la dictature: l’étiolement progressif du débat public et/ou sa confiscation par les adeptes de l’idéologie officielle, d’une part, l’abolition du droit à la liberté d’opinion et d’expression de l’autre. Le premier est un pas déjà en direction de la dictature, mais il n’est pas en soi déjà la dictature. La seconde, en revanche, oui: elle l’est.

Je ne discute pas ici des fins mais des moyens. Il est tout à fait louable de s’opposer à un pouvoir dictatorial. Allons même plus loin: c’est un impératif moral. Mais on ne recourt pas aux mêmes moyens pour combattre un pouvoir dictatorial et un pouvoir non-dictatorial. Encore une fois on le peut. Certains le font. Mais cela a-t-il un sens? Je ne suis pas en train de dire qu’il faut se retirer sur la rive du fleuve. Ce serait une option possible, mais ce n’est pas la mienne. Ce que je suis en train de dire, c’est que le souci de soi et de sa propre sécurité est ou devrait être un critère important dans le choix que l’on fait des moyens auxquels on recourt (ou ne recourt pas) pour s’opposer au pouvoir dictatorial. Le sacrifice de soi doit être réservé à certaines situations rares, à vrai dire exceptionnelles: là, oui, cela a du sens de s’offrir soi-même en sacrifice. Mais en temps normal, non.

En temps normal, le souci de soi et de sa propre sécurité reste prioritaire. Et donc on doit se tourner vers des moyens alternatifs. Car, bien sûr, ils existent.

______________   

NOTE

  1. Je reprends ici une expression de Mathieu Bock-Côté dans un entretien au Figaro (31 juillet 2017, p. 15).

 

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La question qui se pose aujourd’hui (« comment s’en débarrasser ? ») n’est pas nouvelle…

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Cette occasion est aussi bonne qu’une autre pour vous parler d’un auteur (et non d’une auteure !!!!!!!!!!!!!!!!!) scandaleusement snobé par l’édition française, non pas celle des petits éditeurs sans moyens suffisants mais par la grosse cavalerie de plus en plus identifiable au reste des merdias, qui prive volontairement le public de deux douzaines de best-sellers ab-so-lu-ment cer-tains. Trop intelligents peut-être… Font penser… Dangereux… À contre-courant des déséducations nationales européennes… au choix.

Nous ne vous parlerons aujourd’hui que d’un seul de ses livres, véritable miroir antérieur de la situation actuelle.

Mais, d’abord, deux mots sur l’auteur :

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Lindsey Davis, née à Birmingham le 21 août 1949 (tiens, c’est bientôt son anniversaire) est une romancière anglaise qui a étudié la littérature à Oxford avant de faire une carrière de fonctionnaire, qu’elle a un jour abandonnée pour se mettre à « écrire à temps plein ».

À la voir, Lindsey Davis a, et ce n’est pas récent, l’allure d’une ménagère anglaise de plus de cinquante ans, avec ses bouclettes sans chichis, sa poitrine qui tombe et ses décolletés en V trop courts, mais il ne faut pas s’y tromper : derrière cette apparence, il y a un humour ravageur, des connaissances historiques à l’épreuve des balles et surtout un art du récit de tout premier ordre. Rien que chez les consoeurs/frères du polar, Ellis Peters et Donna Leon ne lui ont pas ménagé les éloges et Peter Lovesey a dit d’elle qu’elle ne pourrait pas écrire une phrase ennuyeuse, même si elle essayait.

Elle est surtout connue dans le monde anglo-saxon (et ailleurs que dans la francophonie bêcheuse) pour sa série de romans policiers consacrés à un private eye de la Rome antique, Marcus Didius Falco (20 titres), puis à Flavia Alba, fille adoptive d’icelui, qui reprend le flambeau quand arrive le temps des rhumatismes (5 titres à ce jour).

Comme sa consoeur Donna Léon le fait pour la Venise actuelle, chacune des enquêtes de son détective aborde un aspect particulier de la société de son temps : comment fonctionnaient les Rothschild d’alors ? Ode to a Banker ; quelles étaient les relations entre les esclaves et leurs maîtres ? Enemies at Home, etc. etc.

Et ce qui caractérise aussi les livres de Lindsey Davis, c’est qu’ils ne se contentent pas de dérouler une intrigue policière plus ou moins bien ficelée : quel que soit leur genre – policier ou historique –, ils chargent tous d’une vie intense l’existence intérieure et extérieure du moindre personnage, quelle quel soit sa place dans la société.

« Policier ou historique » : cette dame en effet n’écrit pas que des polars, puisqu’elle avait commencé sa carrière par un énorme roman – une brique de 742 pages grand format, petits caractères – sur la guerre civile qui a ravagé l’Angleterre au XVIIe siècle. Rebels and Traitors s’ouvre sur l’exécution de Charles Ier, et l’on y apprend en moins de trois pages, que ce célèbre décapité fut, hélas pour lui, un mélange de Louis XV et de Louis XVI, et sa reine Henriette, venue de Paris, un portrait anticipé assez criant de Marie Antoinette. Un autre de ses romans historiques  est The Course of Honour (le fameux cursus honorum des Romains) qu’elle a consacré à la vie de l’empereur Vespasien.

Master and God, histoire du règne et de la folie de l’empereur Domitien, sous-titré « une épopée de la tyrannie à Rome » est bien sûr celui qui nous intéresse aujourd’hui, par sa profonde ressemblance avec les temps que nous vivons. Certes, la folie, ici, est celle d’un seul homme, pas celle d’une faction… les temps changent. En pire.

 

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Lindsey DAVIS

Master and God

Londres, Hodder & Stoughton, 2012

490 pages

 

C'est l'histoire de Titus Flavius Domitianus, fils de l’empereur Vespasien et frère cadet de l’empereur Titus, devenu empereur lui-même à 30 ans et assassiné à 45 par des fonctionnaires de son palais, aucun militaire n’ayant mis les mains à ce coup d’État.

 

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Le Domitien de Vaison-la-Romaine

 

Imperator Caesar Domitianus Augustus Germanicus

« Germanicus », à cause de quelques victoires allemandes et « Augustus » parce qu’il s’est proclamé lui-même, de son vivant, Dominus et Deus (maître et dieu). Avant lui, d’Octave à son frère Titus, ils s’étaient tous laissé modestement déifier après leur mort.

C’est que Domitien était fou, ou le devint.

Pour nous faire suivre son parcours, Mme Davis se sert, comme souvent, de personnages apparemment secondaires. Ici : une coiffeuse et un pompier, qui vivent une de ces histoires d’amour au long cours parsemées d’obstacles divers à l’instar de celles qu’affectionna tant le XIXe siècle. Contrairement à celles du XIXe, les siennes finissent toujours bien (comme M. Salah Guemriche, elle veut y croire). Ses amoureux, assagis et fourbus, entament leur âge mûr à l’abri des tempêtes, souvent grâce à un héritage inattendu. Tu Gaïus, ego Gaïa, etc.

Pourquoi une coiffeuse ? On le comprend quand on connaît un peu la mode féminine sous les Flaviens.

 

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Julia Flavia, fille de Titus, dite « Julia Titi Filia ».

 

Ce n’est pas encore Marie-Antoinette et sa flotte perruquo-portée, mais on n’en est pas loin.

Et pourquoi un pompier ? Parce que les pompiers étaient aussi des vigiles, sortes de gardiens de la paix. Souvent des esclaves, car le métier était tuant, mais parfois, comme ici, un légionnaire blessé en Bretagne reconverti, que l'empereur fera prétorien sans lui demander son avis.

La coiffeuse coiffera les princesses et le prétorien frankensteinisé par la lance bretonne (sans parler de quatre ans de captivité chez les Daces), protégera l’empereur en qualité de « protégé ».

D’où rencontres fréquentes – et dangereuses – en milieu miné.

On ne vous racontera pas la vie de l’empereur Domitien et on ne vous donnera pas ici d’extrait : l’écriture de Lindsey Davis est remarquable et aussi difficile à traduire, dans sa simplicité, que celle d'Andrea Camilleri. Pour d’autres raisons.

Son livre compte quelques pages inoubliables. Comme, par exemple, quand Gaïus (le prétorien) et son vieux centurion de chef, inquiets de voir la tournure que prend le comportement de leur maître et dieu, décident de consulter un morticole.

Le vieux centurion - Gracilis – fait les choses dans les règles : il demande la permission à son propre chef. Faites ce que vous voulez, mon vieux, mais si ça tourne mal, grattez vous-même la merde sur votre bouclier. Ils jettent leur dévolu sur un spécialiste des gladiateurs, une sorte de chirurgien-psychiatre, chargé de leur moral avant et de leurs blessures après, lorsqu’ils survivent. Thémison de Milet, personnage historique (mentionné par Juvénal).

Voir arriver deux prétoriens en armure dans son cabinet de consultation suffirait à faire mourir de peur un homme un peu impressionnable. Thémison n’en mène pas large. Ils prétendent d’abord venir pour eux-mêmes. « J’aurais peut-être réussi à sauver votre œil et je vous aurais recousu mieux que ça. Mais le mal est fait. Trop tard. Pommade, deux fois par jour. » Comme ils ne s’en vont pas, il comprend avec une terreur croissante (tout le monde vit plus ou moins dans la terreur), qu’il y a autre chose. « Ce n’est pas pour nous, c’est pour un ami. » Ah, se dit Themison : maladie sexuelle inavouable ou hémorroïdes ! Eh non. D’abord ils veulent savoir si, à son avis de professionnel, Titus est décédé de mort naturelle ou si on l’a aidé. Ouh laaa…. D’après ce qu’il en sait, la manière dont on soignait couramment ce qu’il a eu suffisait amplement à l’expédier, rien que de l’ordinaire.

Finalement, ils en viennent au fait. Voilà, leur ami a un comportement étrange. « Il fait quoi ? ». Ceci, ceci et cela. Questions du praticien. Réponses. Consultation psychiatrique indirecte avec les moyens d’avant Herr Sigmund. Conclusion du toubib : il est fou. Paranoïa. Du grec para, « à côté de » et noos, « l’esprit». « Vous comprenez le grec ? ». « Assez pour être xénophobes. Et en latin ? » En latin, il n’y a rien à faire. Et de leur expliquer que nous portons tous les germes de la maladie en nous, que nous les contrôlons pour la plupart mais que certains passent de l’autre côté du contrôle, que les paranoïaques sont souvent gentils, intelligents et capables de fonctionner parfaitement, à ceci près qu’ils se voient des ennemis partout, savent qu’on veut leur mort et passent leur vie à soupçonner tout le monde. Ceux des mieux intentionnés qui tentent de les aider en leur parlant raison réussissent tout juste à devenir ennemis à abattre en priorité, demandez à Vladimir Poutine.

« Ce n’est donc pas la peine d’essayer ? ». « Il n’y a rien à faire. Mais rassurez-vous, la maladie n’est pas fatale ». « C’est ce que vous croyez », laisse échapper Gracilis. « C’est presque un dieu. La moitié des connards assis dans les étoiles sont des membres de sa famille ! » Thémison comprend de qui on vient de lui parler, crève derechef de peur, fait pipi sous lui, tombe à genoux, demande ce qu’il a fait pour qu’on vienne le tuer. Est-ce son rival Pharoun de Naxos qui l’a calomnié ? Mais qu'est-ce que j'ai donc fait pour déplaire à l'empereur ?

Comprenant qu’ils n’en tireront plus rien, ils le relèvent gentiment, le rassoient dans son fauteuil, lui déposent son plateau-repas sur les genoux, essuient la sueur de son front avec sa serviette, disent au revoir et s’en vont.

Dehors, ils ont l’impression d’être restés un peu trop longtemps en apnée. Ils reprennent leur souffle. On aura au moins essayé. D’ailleurs nous portons tous les germes en nous, comme c’est rassurant. « Et quel espoir y a-t-il pour n'importe qui, si même le docteur est paranoïaque ? »

Page d’anthologie.

Il y en a d’autres. Et la folie monte. Dans l’indifférence populaire : aussi longtemps qu’il a du pain et des jeux, le peuple se fout du reste du monde. Et Domitien y pourvoit : le grain et l’huile arrivent, au prix de l’écrasement de peuples entiers. Les animaux sauvages viennent mourir par milliers dans l’arène (lors de l'inauguration du Colisée par Titus, 9000 bêtes avaient été massacrées et sans doute autant d’humains). Ce n’est pas lui, le peuple, qu’on vient réveiller au petit jour pour l’accuser d’athéisme, de philosophie, d’astrologie, d’adultère ou d’inceste. N’importe quoi, tout est bon. Il est même dangereux d’être mathématicien !

L’empereur accuse la doyenne des Vestales d’avoir eu des amants et, donc, mis en péril la sécurité de Rome, qui dépend de sa virginité. Il désigne ses complices. Trois hommes dont, justement, il tient à se débarrasser car ils veulent le tuer. Ils commencent par nier farouchement. Puis un des trois se laisse persuader d’avouer, sauvant ainsi sa tête et l’essentiel de ses biens. Les autres mourront dans des souffrances atroces en hurlant leur innocence. Elle sera enterrée vive (c’est le tarif dans la profession). L’exécution de la Vestale : autre page d’anthologie.

On ne vous parle pas des mouches : il y en a trois, qui, chacune à la manière d’un chœur de tragédie quoique sans rien dire, ponctuent des moments-clés de cette belle et terrible histoire.

Arrive ce qui devait arriver : l’entourage, incapable désormais d’esquiver ou d’endiguer le torrent des violences et des cruautés, décide qu’il n’y a plus qu’une chose à faire : en supprimer l’origine. Les plus proches s'y emploient, la mort dans l’âme, avec l’assentiment implicite de l’impératrice, pourtant attachée à son mari mais qui n’en peut plus. Comme tuer n’est pas leur métier, l’exécution tourne à la boucherie : l’empereur et son assassin s’entretuent. On dispose des corps. On élève un empereur temporaire trop vieux pour poser problème, le Congrès, pardon, le Sénat sort de dessous les tables. Mais les légions voudront des têtes et le principal organisateur du « coup » leur sera livré. On lui coupera les couilles, on les lui mettra dans la bouche et on l’étranglera lentement. Mœurs d’empire.

Tout ceci pour dire qu’à notre avis, la réponse à la question que pose Eric Werner est claire : Delenda. N’importe comment.

 

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En 2012, Lindsey Davis a été invitée à donner une conférence à la Getty Villa, qui ne se trouve pas à Rome mais à Malibu, Californie. À cette occasion, elle a accordé une interview, où elle a parlé de son art à Annelisa Stephan : http://blogs.getty.edu/iris/lindsey-davis-on-writing-the-...

 

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Le premier des divinisés : Octave Auguste, certes après le divin Jules.

Vous rappelez-vous le jeune Douglas Watson face à Marlon Brando-Marc Antoine ? À notre avis, il ne ressemblait pas assez à Vladimir Vladimirovitch…

 

 

 

 

Mis en ligne le 7 août 2017.

 

 

 

 

 

 

 

17:03 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/08/2017

SENS INTERDIT

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Ce SENS vous était dû le 14 juillet ! Le voici un peu avant le 15 août avec les plates excuses des Grosses Orchades chroniquement à la bourre.

 

 

SENS INTERDIT

Anatole Atlas – Sphérisme 14 juillet 2017

 

L'Atlas vient de faire signe aux cerveaux amnésiques d'Acéphalopolis, en exhumant de son djebel Irhoud le crâne du plus vieil homo sapiens (300.000 ans). Pendant que les vivants se résignent à l'amnesthésie programmée, notre ancêtre parle : il exige d'être baptisé Amen ("eau" en langue amazigh).
Depuis cette lointaine source, à travers de multiples méandres,
Amen est mémoire d'une histoire ouvrant, par-delà tous les horizons, sur un océanique destin commun...

 

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Les cimes de l'Atlas interrogent les abîmes de l'Atlantique : en quelle Atlantide l'essence humaine s'est-elle engloutie, dans un monde exsangue de sens ? L'enquête conduira vers l'Anatolie, sur le plateau d'Arménie, jusqu'au mont Ararat où selon la légende biblique échoua l'arche de Noé...


« Make our planet great again ». Qui mieux qu'Atlas pouvait-il ressentir le poids sur ses épaules d'une aussi grave sentence ? Décochée par Baby Mac en réponse à Killer Donald, elle fut saluée comme la preuve d'une force de frappe jupitérienne. La tour Panoptic célébrait un nouveau leader de l'Olympe, jugé le plus apte à servir les intérêts de Kapitotal. Dans cette compétition mondiale entre deux champions ayant conquis le titre suprême, sur chaque rive de l'Atlantique, par de peu communes constructions de situations, la victoire symbolique devait aller au plus situationniste...

Voici deux États phares du monde occidental, qui affichent à leurs sommets les attributs d'une idéologie diffusée clandestinement depuis Mai 68, et nul n'en dit mot ! Le capitalisme de la transgression pouvait-il se développer à partir d'un autre embryon que cet occulte et sulfureux mouvement qui voici cinquante ans, dans le sillage de Nietzsche, revendiquait une perspective révolutionnaire « au-delà du clivage gauche-droite » ?

Baby Mac n'a-t-il pas usé, mieux que son adversaire, d'une technique de la dérive pour arriver à ses fins ? N'a-t-il pas fait usage, en renvoyant à Killer Donald son propre slogan de campagne retourné comme un gant – pour la première fois dans l'Histoire à un tel niveau de pouvoir – d'un procédé stylistique typiquement situationniste : le détournement ?

Transgressifs, affranchis des contraintes, en rupture avec les structures du vieux monde, l'un et l'autre camelots pratiquent une rébellion libertaire contre l’État, cette entrave à leur subjectivité révolutionnaire. Donc, à la gestion d’un pays selon des pulsions instinctives. L'abolition du sens n’ira pas sans excitation des sens, en sorte que le monde radicalement désacralisé du situationnisme garantisse un perpétuel sensationnisme du marché.

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C’est dans un crâne vieux de 300.000 ans qu’en guise de coupe les élus de l’éther trinquent pour s’enivrer du sang des damnés de la terre en évoquant la théorie du trickle down : celle du ruissellement naturel des richesses. Lors de la fête nationale, au pays de la Révolution française, un lieu symbolique fut le décor idéal pour créer une situation suggérant à la fois l’Olympe et le mont Sinaï, d’où la domination planétaire eut l’obligation de faire oublier que Jupiter rend fou celui qu’il veut perdre. Du haut de la tour Eiffel, trois mille siècles d’histoire d’homo sapiens contemplèrent l’humanité pour lui dicter les nouvelles Tables de la Loi : celles de la seule communauté du marché, de l’unique universalité de l’argent, de l’exclusive transcendance de Kapitotal.

 

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Dans la mise en scène du 14 juillet, Baby Mac et Killer Donald poussèrent à son paroxysme le jeu des apparences, obéissant aux recommandations du Prince autant qu’à celles de la Société du Spectacle. Poignées de mains spectaculaires, tapes dans le dos, complicité martiale confirmèrent leur alliance rivale au Moyen-Orient, tandis que les factotums de Rothschild et de Goldman Sachs échangeaient un rictus canaille pour énoncer l’impératif catégorique de toute politique à venir : tailler dans les dépenses publiques. Bien sûr, Baby Mac et Killer Donald étaient accompagnés, sinon de leurs épouses respectives, de leurs conjointes réelles. Car il faut considérer Marine Le Pen et Macron comme un couple, symétrique à celui formé par Hillary Clinton et Trump. L’Empire occidental y trouve une structure comparable à celle qui unit à Netanyahou le roi Salman d’Arabie saoudite. Gaver les riches en détroussant les pauvres, sabrer l’impôt sur la fortune comme les budgets sociaux, libérer le voleur de milliards et mettre aux fers le chapardeur de volailles, déréglementer la finance et militariser la cité par la grâce de providentiels attentats justifiant l’état de siège permanent. L’art de la guerre que l’on prêtait à Guy Debord leur est nécessaire, dès lors qu’il s’agit de conférer un caractère ontologique à la scission de l’espèce humaine entre élus et damnés. C’est pourquoi Bibi fut de la virée parisienne, lui dont les stratagèmes s’accouplent à ceux des monarchies du Golfe. L’étreinte avec Bibi confirma la validité du sionisme salafiste. Ce qu’on appelle mondialisation n’est-il pas synonyme d’une israélisation du monde ? Sionland ne doit-il pas être ceinturé par un vaste Salafistan ? D’où la destruction de la Mésopotamie, de la Libye et de la Syrie – avant l’Iran ? Si tu as Sion : résumé du programme d’une civilisation…

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Je suis un crâne qui parle au nom de tous les crânes et s’adresse aux cerveaux des vivants, s’ils sont encore capables d’entendre un tel message. Car l'essence humaine est aptitude à comprendre la nature pour y puiser le sang, comme à l'invention d'une culture nourricière de sens. Mais j'ai vu cette humanité se corrompre dans une guerre où chaque sang prétend faire couler celui de l'autre au nom du sens, et chaque sens vider l'autre au nom du sang.

 

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Si le capitalisme est un vampirisme de la substance, Kapitotal et la tour Panoptic sucent l'essence humaine d'une manière telle qu'ils la vident de son sens plus encore que de son sang. Pareille transfusion se fait au nom de la créance, qui remplace toutes les autres croyances dans un univers désâmé, désenchanté, désacralisé par son idéologie d'avant-garde la plus radicale, ayant promu la mort de l'art et du communisme. Quoi d'autre que la situation dans un monde ayant perdu sens, essence et substance ? Pour qu'aucun au-delà de Kapitotal ne puisse être imaginé, c'est toute l'expérience humaine antérieure au marché capitaliste – mémoire de l'humanité – qui se trouve invalidée par la tour Panoptic. L'industrie du happening et de la performance, des installations éphémères et de l'événementiel, peut se déployer de manière ludique, marginale et libidinale pour accomplir la mort de l'art et des médiations symboliques, dans une destruction planifiée de l'esthétique, de l'éthique et du politique.

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Je suis un crâne qui lance des signes en espérant qu'ils puissent être captés. Vidée de sens plus encore que de sang, l’humanité porte ceux qui s’expriment en son nom comme s’ils en étaient la tête, ainsi que des prothèses issues de greffes monstrueuses, de plus en plus vite rejetées, tant rien ne relie plus ces organes artificiels aux véritables aspirations du corps social.

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C'est ce qui saute aux yeux d'Atlas, face à cet Élysée qu'au-delà des colonnes d'Hercule un mythe grec assignait au séjour des Bienheureux. Les mystères du ciel et de la terre se répondent en l'atlante ayant eu la mission de les relier, depuis sa damnation par l'Olympe. Il voit surgir des Enfers une chimère à trois gueules, traînant entre ses crocs une tête sanguinolente porteuse du bonnet phrygien : celle de la République. Quel stratagème a-t-il ourdi l’abolition d’une conflictualité démocratique entre « droite » et « gauche » (happy few et many unhappy) –  nous interroge Amen  – comme expression politique de l’antagonisme économique entre capital et force de travail, par la duperie d’une prétendue « troisième voie » dépassant un clivage dit obsolète ? Comment Mai 68 et Mai 81 ont-ils engendré la structure contre-révolutionnaire d’une social-démocratie libéralitaire ? Pourquoi les communistes français furent-ils pris en tenaille par Debord et Mitterrand, dans une manœuvre ayant également sacrifié le gaullisme, pour que triomphe aujourd’hui le Fiston des Fistons de Tonton ? Sur un flanc de « la gauche », une bourgeoisie rose, plus cupide et arriviste encore que tous les modèles classiques de bourgeoisie libérale, allait au devant des souhaits de ses maîtres pour s'emparer des privilèges du pouvoir d'Etat, trahissant sans vergogne ses dupes d'électeurs et assurant le triomphe d'une tyrannie financière ; sur l'autre flanc de cette même « gauche », envahissait tous les secteurs de la culture une idéologie soixante-huitarde qui se combinait à ces putréfactions pour conférer à leurs pestilences un parfum d'avant-garde, et parer d'une aura révolutionnaire le nouveau mot d'ordre : « Jouir sans entraves »...

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J’ai vu la domination se transmettre de millénaire en millénaire et de siècle en siècle, sous des formes variées, comme une maladie héréditaire de l’humanité. Mais jamais avant cette ère convulsive aucune exploitation économique, domination politique, aliénation idéologique, n'avait eu l’insolence de revendiquer un totalitarisme libertaire.

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La perversité d'une telle imposture tient au fait que, se proclamant solution tierce (entre droite et gauche) dans la logique du Tiers-Etat quand il supplanta l'Eglise et la Noblesse d'Ancien régime, elle supprime le principe tiers en niant toute authentique médiation ! Car le capitalisme classique (au temps où « droite » et « gauche » avaient droit de conflictualité démocratique), assurait l'émergence d'une classe moyenne entre les extrêmes, ainsi que d'un Tiers-monde... Alternatifs l'un à l'autre étaient en ce temps-là capitalisme et socialisme, ce qu'il ne se trouvait personne pour nier. L'idéologie situationniste réussit alors le tour de force de discréditer le système soviétique de son propre point de vue, permettant sa disqualification théorique, dont feraient usage tous les idéologues de la tour Panoptic dans l'offensive planétaire de Kapitotal. Pareille manœuvre n'allait pas sans proclamation révolutionnariste absolue niant toute forme de médiation (partis, syndicats) : la stratégie même de Baby Mac. Tous les signes extérieurs de rébellion peuvent dès lors être récupérés par le nouvel absolutisme. N'est-ce d'ailleurs pas une même industrie de la falsification médiatique, mais dans une autre branche, qui mit sur le marché du néant le mouvement punk, dont se commémore aujourd'hui l'anniversaire ? A l'instar des Sex Pistols (qui se revendiquaient du situationnisme), Baby Mac est un produit de synthèse (au sens moins hégélien que chimique du terme), des contradictions de son époque. L'accès fantasmatique et immédiat à un futur dépassant le Vieux monde, pour lequel, comme un seul homme, le corps électoral est sommé d'offrir l'Assemblée nationale à son deus ex machina, n'est que l'envers binaire du mot d'ordre « No Future », dans une même négation de tout processus dialectique.

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J’ai vu l’essence humaine s’abîmer – sous la loi d’un renversement  des moyens et des fins – dans un gigantesque appareillage technique, dont l’élogieuse notice d’emploi qu’est sa propagande intégrée ne cesse de vanter les mérites libérateurs. J’ai vu la soumission parfaite à ces machineries de plus en plus nuisibles et toxiques, au point de menacer les fondements biologiques de la nature comme les acquis symboliques de la culture. Et j’ai vu ce que cet empire nouveau devait à l’emprise des plus anciennes divinités tutélaires depuis Jupiter et Yahvé. J’ai vu les deux en un s’incarner dans le technicien convoqué à l’Elysée pour ajuster la machine électorale à l’ordinateur central, comme pour la même fonction fut préposé un autre technicien à la Maison Blanche. Dans les deux cas, ce qui se présentait comme « la gauche » (Hollande ou Clinton) étant devenu l’extrême-droite, il s’agissait d’appliquer un programme plus à droite que celui de « la droite », en feignant d’être plus à gauche que « la gauche ». En sorte que toute protestation des chaumières contre la cupidité prédatrice du Palais fût dite populiste, l’affairisme du Palais s’imposant comme seul modèle des chaumières.

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L'explosion de la contradiction fondatrice du capitalisme – entre capital et force de travail – creuse un abîme social dont il faut maquiller les effets pour en occulter les causes. Or, une sphère – davantage qu'un cycle – romanesque en sept volumes, censurée par toutes les instances officielles du livre en Belgique, se revendiquait d'une vision globale pour désigner en la tour Panoptic un appareillage idéologique de falsification des représentations nécessaire à Kapitotal. Seul un tel point de vue permet de pulvériser les prétentions de Baby Mac lorsqu'il exhibe dans les magazines quelque relation de circonstance avec le philosophe Paul Ricœur. Celui-ci n'ignorait pas la gigantesque inversion des moyens et des fins constitutive d'un système dont le nouveau Grand Maître dans l'Ordre de la Légion du Déshonneur fut un agent zélé chez Rothschild. En assurant à Nestlé le monopole du lait en poudre, et par une propagande criminelle incitant les femmes à ne plus allaiter, n'a-t-il pas à son compte quelques millions de bébés crevés en Afrique ?

 

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Un crâne de 300.000 ans croit avoir l'expérience requise pour voir en l'essence humaine l'ensemble des rapports individuels, familiaux, sociaux, historiques, génériques et cosmiques de l'humanité depuis sa naissance dans l'Est africain. Ces catégories déterminent homo sapiens d'une manière anthropologiquement plus décisive que ses liens tribaux, ethniques ou religieux, davantage mis en évidence dans les époques de régression comme l'ère convulsive. L'ensemble des richesses est donc le résultat d'un procès de travail s'étalant sur des milliers de siècles, dont l'Afrique orientale fut la pionnière. Par quelle plaisanterie macabre l'essentiel de ce patrimoine est-il aux mains d'une engeance devant sa fortune à une guerre de carnage et de pillage dont l'Afrique fut la principale victime ? Par quelle farce digne de Shylock non moins que de Méphisto, cette engeance est-elle aujourd’hui créancière de l’humanité ?

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Tel est l'esprit du progressisme contre tous les conservatismes. En marche ! Quand Baby Mac plaisante à propos des milliers de migrants crevant dans leurs barques d'infortune, son humour est l'exact lieu de rencontre d'une blague de potache angélique et d'un sarcasme méphistophélique. Le cynisme voyou du mitterrandisme pro-situ. L'Afrique réelle, et ses centaines de millions de déshérités n'ayant plus droit de chaumière, n'ont pas davantage d'existence pour les palais qu'une courbe de statistique dans un cours de l'ENA, promotion Debord. Si ce qu'il faut bien nommer une race élue, représentant un millième de l'espèce humaine, dispose de celle-ci corps et âme avec le droit de la dépouiller, détrousser, déraciner, délocaliser, déporter, détraquer, dépecer, démantibuler, dévitaliser, décérébrer à son gré, tout en s'étant approprié la plus grande part du patrimoine de l'humanité depuis ses origines, et si l'anéantissement se fait baptiser globalisation, n'est-ce pas que l'esprit de cette race élue surpasse, en radicalité révolutionnaire, celui de Swift, quand il préconisait que les pauvres se nourrissent de leur progéniture afin de remédier au fléau de la famine ? Sous le signe d'un situationnisme apocalyptique, dès le premier tome d'une œuvre introuvable (Pleine lune sur l'existence du jeune bougre, 1990) était donc éclairée la présente actualité par une tentative de vision globale.

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J’ai vu ces réalisations fantastiques de l’essence humaine que furent les traditions mythiques et religieuses, comme les créations de l’art, se rabougrir dans les miasmes de mystifications industrielles, où des sous-cultures excrémentielles fournissent le marché d’une religion nouvelle. Et j’ai vu cette perte absolue de l’essence humaine se vendre pour une libération. Plus la société se délabre en cancer de la finance à un pôle, d'où prolifèrent les tumeurs malignes sur un corps social réduit en lèpre et gangrène à l’autre pôle, plus l’essence humaine se désintègre

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Il se fait que ce roman fut publié par les éditions du Parti communiste français, qui disparurent au lendemain de la fin de l'Union soviétique. Alors s'accomplit une gigantesque trépanation de l'humanité, dont l'essence fut vidée de son sens, défini par l'humanisme d'inspiration marxiste non moins que par le soleil de la conscience d’Édouard Glissant. Quand Aimé Césaire prend congé du PCF en 1956, c'est lui qui agit en leader communiste pour fustiger l'immobilisme des Assis, non sans avertir : « ces forces ne peuvent que s'étioler dans des organisations qui ne leur sont pas propres, faites pour eux, faites par eux et adaptées à des fins qu'eux seuls peuvent déterminer ». C'est alors que s'installe une officine promise à connaître quelque notoriété sous le nom d'Internationale situationniste. Sa stratégie de l'ombre s'appuie sur une analyse des contradictions du « marxisme », pour prononcer une condamnation radicale des partis dirigeant le combat de la classe ouvrière. Manœuvre à laquelle répond, dans le camp communiste, une attitude comparable à celle du primate se bouchant les yeux, les oreilles et la bouche. Depuis lors fut neutralisé ce que l'on tolère encore dans la gestion municipale sous un label « communiste ». Le club conservant une telle dénomination, privé du soutien nourricier de Moscou qui assurait son intendance, dut faire preuve d'une soumission parfaite à qui désormais lui assurerait le remplissage des gamelles. Carriérisme, arrivisme et opportunisme de bon aloi firent en sorte que la médiocrité bureaucratique fût l'exclusif critère d'accession à la direction de ce vestige d'un temps révolu. La garantie d'une prospère sinécure sous l'aile protectrice de la social-démocratie stimule bien des appétits. Continuer d'arborer le drapeau de la Commune, en devant son confort à Versailles, méritait quelques complaisances. Dans la triple fonction qui jadis avait été sa raison d'être (celles d'intellectuel collectif, de champion du combat de classe et de bouclier des chaumières contre le glaive des palais), la direction du Parti fit preuve d'une docilité de toutou quémandant les sucreries de son maître et agitant la queue pour toute expression d'opposition, dressée à ne montrer les crocs que face au seul danger de Jean-Luc Mélenchon. C'est donc fort justement qu'un Pierre Laurent perçoit les dividendes mérités de sa servilité. Certaines rumeurs insistantes selon lesquelles Arnault, Pinault, Dassault, Lagardère, Bolloré, Drahi, Gattaz et quelques autres auraient des vues sur le siège du PCF et envisageraient d'en faire leur Quartier général, n'ont pas été démenties place du Colonel Fabien. Marc Zuckerberg s'est réservé le podium du Comité central et la tribune de L’Humanité pour présenter son programme électoral visant à construire une communauté globale.

 

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L'absence d'une tête pensante collective engendre tous les intégrismes. L'empire marchand ne cesse d’exacerber les désintégrations, dont il étale à l’infini ses gammes de produits miracles contenant mille promesses d’effacer les effets morbides, afin de restaurer l’intégrité perdue. Pareil cycle infernal est jugé sain quand il répond aux chiffres souhaités de la croissance, et préoccupant s’ils ne suivent pas la courbe voulue par les experts. Ainsi le bilan à deux chiffres de l’Ethiopie sert-il de modèle à l’Afrique, précisément parce que plusieurs dizaines de millions d’êtres en trop, voués à crever comme capital variable inutile, n’encombrent plus les statistiques d’un travail mort affichant une insolente santé…

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Quel plus prestigieux décor pour les shows de la tour Panoptic, quelle meilleure valorisation de Kapitotal, que le dôme du comité central conçu par Niemeyer ? Quelle vitrine plus transgressive pour les icônes des grandes marques ? Il s'agit d'effacer de la mémoire humaine une vérité : ce dont est grosse la société bourgeoise a les traits d'une organisation sociale esquissée dans les plus hauts rêves de l'humanité. Ce pourquoi le sommet du génie disparaît de la culture officielle. Depuis la disparition du marxisme, le personnel fonctionnant dans les secteurs de la culture est scindé selon une même ligne de fracture que celle divisant la société dans son ensemble. Une élite ignare truste les postes concentrant toute la plus-value symbolique, sans relation vitale avec un sous-prolétariat d'intermittents précarisés. Seul un tel clivage autorise la démagogie fasciste à éructer sa haine contre le monde intellectuel, recueillant de puissants échos dans les tréfonds de populations commotionnées. Car l'intelligentsia classique a trahi sa raison d'être, héritée des Lumières, dont les feux les plus éclairants se trouvaient être ceux de la tradition marxiste ; en sorte qu'une sous-culture excrémentielle ait pu s'imposer sans coup férir au sommet de la pyramide idéelle. Nul ne perpétue plus le message humaniste en son sens le plus noble, tant ce message est devenu dangereux : les cyniques toutous du PCF l'ont bien compris. Pourquoi se casser la tête à des réflexions n'entraînant que des déboires, quand on peut toucher sa solde en agitant la queue dans une confortable niche ? Pareille démission est le présupposé de la situation actuelle. Car la couardise du marxisme officiel face à Kapitotal et à la tour Panoptic (l'abandon d'une théorie de la praxis et d'une praxis de la théorie), s'identifie à la contre-révolution anticommuniste et à toutes les régressions psychiques du dernier quart de siècle. C'est une telle capitulation de la pensée, face à l'offensive idéologique ayant décrété la mort de Marx, qui permit à Thatcher de lancer : There Is No Alternative, davantage que ce TINA n'a réduit à néant l'hypothèse d'une issue dialectique au capitalisme. Cette abdication du parti de la médiation rendit possible un paralogisme : tous les hommes aspirent à être reliés ; Kapitotal et tour Panoptic n'ont d'autre objectif ; de sorte que votre bonheur sera fonction de Twitter, Facebook, Snapchat et Netflix.

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Tous les oripeaux moraux et idéologiques dont se pare la domination libertaire, tous ses shows les plus vulgaires substitués aux authentiques spectacles désormais interdits, doivent paraître sensationnels aux yeux des esclaves subjugués. Mais je ne vois plus que de lamentables loques rapiécées, des chiffons sans substance pendre ainsi que peaux mortes autour d’une structure démâtée servant de squelette à un épouvantail. Tel est l’ultime dessein de la technostructure : chasser les oiseaux et les fées, les muses et les djinns, les anges et toutes les âmes parcourant l’univers entre ciel et terre. Pour faire fuir ces voix ailées dont on dresse l’humain bétail à ne plus capter les messages, brouillés par les machines auxquelles on l’a connecté, prolifèrent les techniques assujettissant la masse aux robots. N’est-ce pas des recherches aéronautiques militaires que découle une cyberculture planétaire ayant pour effet d’enclore les cerveaux dans un ordre binaire ?

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C'est à l'heure où la vision de Marx devenait vraiment dangereuse, qu'elle fut condamnée à disparaître de l'espace public. Pensez donc ! Une majeure part de l'humanité n'a pour survivre que sa force de travail à vendre sur le marché, quand on lui signifie que les robots sont d'un coût moindre et d'un rendement supérieur. Il faut à ce capital variable s'aligner sur la productivité des machines ou disparaître. Si elle disposait de tout son esprit, l'humanité s'aviserait de l'inversion des moyens et des fins constitutive d'un tel rapport social. Pourquoi la valeur d'échange impose-t-elle sa logique à la valeur d'usage ? Pourquoi ce travail mort qu'est le capital dicte-t-il sa loi au travail vivant ? Si ces questions pouvaient être posées, la majorité n'eût-elle pas voté pour Bernie Sanders et Jean-Luc Mélenchon sur l'une et l'autre rives de l'Atlantique ? Mais uniformisation du marché comme standardisation des marchandises humaines sont des nécessités parées de tous les prestiges de la loi divine au service de César. Or le rêve communiste, issu des premières humanités puis transmué dans les sociétés de classes par la prophétie juive et le daïmonisme socratique, avant d'hériter du message christique puis d'assumer l’humanisme de la modernité, s'inscrit dans l'histoire comme négation de tout césarisme et ne peut donc faire l'objet d'équations fallacieuses avec la peste brune, que théorisèrent les situationnistes et vulgarisèrent les « Nouveaux Philosophes ». Mais cette idéologie devenue dominante ne dérange plus ceux qui gèrent encore l'enseigne coco. Plutôt soutenir Manuel Valls que La France insoumise. Et si le leader de celle-ci correspond à ce qu'était naguère un socialo, c'est raison de plus pour aboyer contre lui seul. Car le pacte faustien de ceux qui ont bradé l'héritage désormais trop compromettant de l’Étoile rouge, fut noué lors de la plus grotesque mystification politique des temps modernes : quand, avec Jack Lang en 1981, l'on prétendit passer « de la nuit à la lumière » ! L'assassinat des lendemains qui chantent n'eût pas été complet sans une volontaire euthanasie.

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Comment habiter le monde signifie : comment échapper à l’enclos ? D’abord, celui des mots. Le Palais ne s’est-il pas approprié « Révolution », quand les gueux des chaumières sont réputés les pires défenseurs de l’Ancien régime, les plus rétrogrades adversaires du progrès ? De même « réalité virtuelle » pour désigner une médiocre irréalité, quand virtualité signifie possible autre, potentialité. C’est-à-dire la définition même de l’art et du communisme.

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Les braves toutous s'affublant encore de l'étiquette communiste ne le font donc plus que pour en discréditer le sens historique, et accréditer l'usurpation du mot « révolution » par Baby Mac. Sans quoi, s'élèveraient chez eux des voix disant que l'absence d'alternative signifie l'interdiction d'une différance dans l'espace comme dans le temps. Nulle possibilité de différer un accomplissement historique par la double médiation d'une conscience et d'une organisation structurée. Les monades atomisées du marché (sédentaires ou nomades) ne sont plus reliées que par le seul Équivalent Général Abstrait qu'est l'argent, dont Baby Mac se veut l'incarnation césarienne. C'est ici et maintenant que ça se passe, vous suggère à chaque instant la tour Panoptic. Tout et tout de suite, proclame Kapitotal. Adhérez au camp des insiders et des winners ou vous serez propulsés dans le néant, selon les volontés du Très-Haut.

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J’ai vu défiler bien des mannequins géants dans lesquels, au gré de barbaries successives, chaque civilisation entassait l’ennemi pour un brasier dont les victimes se comptèrent par centaines, par milliers, par millions ; mais l’holocauste en cours oblige à calculer par milliards. Car ce chiffre exponentiel obéit lui-même à la loi des ordinateurs.

*

Dans ce jeu de simulacres, à quels illusionnismes font appel toutes les apparences de transcendance auxquelles recourt l’immanence pure nommée Baby Mac ?  Vous le saurez quand sera rendue publique une Mélopée, conçue d’après les chants d’une sirène africaine et selon la vision globale d’un aède grec à la mémoire homérique : hors l’enclos sous le joug. Il vous en fut offert un aperçu dans les 7 livraisons de Schizonoïa. Derrière la colonisation marchande, unique option garantissant un futur désirable, seul a valeur démocratique le point de vue patronal. Kapitotal, par la voix de ses plus hauts dignitaires, peut se parer de l'autorité légitime d'un arbitre impartial défendant l'intérêt général au-dessus des vils intérêts particuliers, parce que la destruction de toute vision globale, comme de toute pensée critique, est assurée par la tour Panoptic. Bien plus : grâce aux apparentes inepties proférées par un Killer Donald, qui se plaît à ridiculiser comme à dessein le sommet de l'Etat, les multinationales de la Silicon Valley (donc les fonds d'investissement) peuvent se prévaloir d'une moralité supérieure à celle des pouvoirs publics et prétendre incarner les principales forces d'opposition à leur propre domination. Zuckerberg se profile déjà comme le successeur du gaffeur, auquel on aura permis d'accomplir, en Arabie saoudite et en Israël, un funk deal à 300 milliards avec le sionisme salafiste, avant de le remplacer par une figure incarnant la même utopie messianique et rédemptrice que Baby Mac.

 

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L'israélisation du monde va de pair avec la promotion du modèle saoudien. Sionland et son Salafistan sont les postes avancés de l'empire d'Occident pour contrôler tous les axes de l'Orient. La gestion de ce colonialisme relève d'une diplomatie secrète où djihadisme et terrorisme croisent le trafic des armes et du verbe insignifiant, dans un échange de flux régis par d'occultes officines aux ordres des industries militaires et de l'OTAN. Voilà ce qui sert de crâne à la planète. Nulle part il ne peut y avoir une tête comprenant l’espèce humaine ainsi qu’un organisme, dont la satisfaction des besoins matériels raisonnables serait l'unique objectif économique. Ses aspirations spirituelles et intellectuelles, quant à elles, relèveraient de finalités ultimes ayant pour axiome une conscience de sa propre histoire en devenir perpétuel.

*

Inacceptable est la parole d’un type qui prétend révéler ce qui se passe, quand il est étranger à toutes les structures officielles et ne peut donc se prévaloir d’aucune autorité légitime. Raison pour laquelle il n’y a pas plus à savoir dans ses incompréhensibles charabias, que dans un discours délirant tenu jadis devant Lacan. Ne va-t-il pas jusqu’à prétendre que la doctrine économique néolibérale s’est acoquinée aux ruses politiques de la social-démocratie, non sans abuser d’une phraséologie d’ultragauche et moderniser le logiciel de l’extrême-droite, pour coloniser, à partir du centre, tout l’espace disponible, entièrement sous contrôle et désormais sans lieu d’opposition crédible, afin de conjurer l’affreux spectre dont Marx affirmait qu’il hantait l’Europe ? Il se prend pour Hamlet ou quoi ?

 

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Si l’actuel technopithèque, enclos dans son labyrinthe aux miroirs factices, pouvait capter la puissance d’esprit qui nous animait sur les premiers sentiers, son avenir en serait éclairé comme du plus puissant phare ayant jamais guidé l’humanité. Le mouvement des Lumières en eut l’intuition rapidement obscurcie. « Nous ne sommes pas au monde, la vraie vie est absente » : cette parole de Rimbaud jaillit comme la plus vive des flammes pour illuminer votre modernité. Lui fit écho ce « rêve d’une chose » en lequel se cristallisa pour Marx la mémoire de toute l’histoire jusqu’à nous, promesse d’un avenir humain viable…

*

C'est ce que son alter ego n'a cessé de laisser entendre dans chacun des sept volumes où il fut mis en scène. L'an prochain retentiront partout les clameurs publicitaires commémorant l'anniversaire de Mai 68. Un autre roman que Pleine lune a-t-il fait sa substance des contradictions à l’œuvre dans ce mythe bientôt cinquantenaire, et de la manière dont il a déterminé les convulsions d'une époque ? L'an 2018 sera également celui d'un bicentenaire. Existe-t-il une œuvre littéraire contemporaine plus inspirée par Karl Marx, né en 1818 ? La tension entre changer la vie et transformer le monde, signifiée par ce double rappel, se donne-t-elle où que ce soit davantage à lire que dans cette Mélopée ? Elle ne doit donc pas exister. Cette année-ci, sera célébré en Belgique le 20e anniversaire du décès de celui qui demeure l'un des plus importants acteurs économiques, politiques et financiers de son histoire : Papa Maréchal. L'apparition de Mobutu fut cruciale dans une seule œuvre de fiction, tous arts confondus : l'unique roman ayant relaté les relations entre une minuscule métropole et une aussi gigantesque colonie. Raison pour laquelle sont inaudibles les six chants de la sirène du fleuve Mamiwata. Dans quelques mois se feront entendre les évocations, dans un prévisible sens unique, du centenaire de la Révolution d'Octobre. Rares furent en Belgique les créations littéraires ayant fait de l'Union soviétique une substance essentielle à leur trame. L'évocation d'un long séjour à Leningrad, ainsi que la figure d'un poète communiste grec ayant traversé le XXe siècle sans renier l'étoile rouge, lesté de l'héritage d'un aède homérique, sont raisons d'interdire d'accès à l'espace public une œuvre qui actualise les figures d'Hamlet et du Quichotte, comme celle de Thyl Ulenspiegel. Malheur à qui révèle sang du sens et sens du sang !

*

Chacun sait de quels artifices, leurres, duperies, faux-semblants, doubles langages, mensonges éhontés, sont faits les dédales du trompe-l’œil constituant cette gigantesque illusion d’optique donnée pour décor au globe. Tel président prononce telle phrase à laquelle réplique une autre de tel concurrent. La machine à commentaires bruit. Chacun feint de croire à la véracité du système produisant ces bavardages fictifs, car il n’y a pas d’issue au labyrinthe. Celle-ci fut condamnée par la forclusion d’une hypothèse en sommeil : la possibilité, pour l’espèce humaine, de vivre conformément à son essence esthétique, éthique, politique...

*

Mais ses prétentions sont pires encore. N'entend-il pas relier Homère et Césaire, Virgile et Dante, Shakespeare et Cervantès, Goethe et Hölderlin, Pouchkine et Maïakovski, Musil et Kafka, Joyce et Pessoa, Villon et Aragon, Charles De Coster et Patrick Chamoiseau, dans lesquels s’illustrerait selon lui le génie d’une Europe régie par des illettrés, tout en désignant Marx et Rimbaud comme le véritable axe franco-allemand ? Car il suffirait d'allumer tous ces feux pour que s'élucident les basses intrigues de notre époque ! Écoutons son verbiage. Kapitotal est un rapport social. Il définit l’élection d’une race à la dignité de sujet, dont les ordres sont dictés aux objets de la race damnée. Celle-ci n’a d’autre devoir que de réduire ses coûts sur un marché concurrentiel où domineront les robots, dans une compétition ne pouvant être acceptée qu’au prix d’une hallucination garantie par les shows de la tour Panoptic. La révélation de ce rapport fait l’objet d’un tabou qui supplante ceux du meurtre et de l’inceste. Consanguins et criminels sont en effet les liens de complicité qui assurent l’hégémonie de la race élue. Cette négation de l’humanité sera masquée par un humanitarisme transformant le monde en pseudocosme. Une schizonoïa généralisée permet de travestir l’enclosure en ouverture, une tyrannie libertaire en émancipation révolutionnaire ; de farder en progrès d’inspiration divine une régression vers la bestialité, en dépassement des anciens clivages l’abolition de tout devenir historique...

*

Je vois une pyramide au sommet de laquelle élus de la noblesse et du clergé vouent leurs puissances conjointes à satisfaire les soifs d'une divinité s'abreuvant, toute honte bue, de sens autant que de sang dans le crâne de ses victimes. J'entends le rire de ce Moloch et je vois, dans les bas-fonds de cette pyramide, une plèbe réduite en esclavage qui de naissance éprouve les malédictions bibliques frappant Cham et Caïn, si ce n'est Ismaël...

J’invite les vivants à envisager qu’ils commettraient peut-être une erreur en ne prêtant pas l’oreille à un crâne vieux de 300.000 ans récemment découvert dans l’Atlas.

Anatole Atlas, 14 juillet 2017

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SPHÉRISME | RETOUR

 

Source : http://spherisme.be/Texte/Sensinterdit.htm

 

Ceci est la conclusion de SCHIZONOÏA, du même auteur, qui a paru sur ce blog et que vous pouvez retrouver ici sur son lieu d’origine :

 

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http://www.spherisme.be/Texte/Schizonoia.htm

 

 

 

 

Mis en ligne le 5 août 2017.

 

 

 

 

19:36 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/08/2017

ALTERNATIVES

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Alternatives

 

C’est le Pr. Petras qui s’y colle et qui en cherche, au moins pour l’Amérique Latine (voir plus bas). Mais, en attendant, on ne peut que faire un point temporaire sur la situation au Venezuela, en rappelant que pour la suivre de plus près, c’est sur Le Grand Soir et sur VenezuelaInfos qu'il faut aller !

 

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On connaît désormais le résultat de la consultation

Grand succès pour la Constituante proposée par Maduro

Do – Vive la Révolution 31 juillet 2017

 

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Salut à toutes et à tous,

L'impérialisme américain et sa CIA ont tout fait pour saboter la Constituante. Les Amerloques ont encore causé une dizaine de morts ces dernières 24 heures pour intimider les électeurs. Malgré ça, plus de 8 millions de personnes ont osé se déplacer pour participer au vote. Soit plus de 41% des inscrits. Mais, bien évidemment, les pires alliés de l'impérialisme US se refusent déjà à reconnaître la Constituante.

Bien à vous,
do

Source : http://mai68.org/spip2/spip.php?article588

 

« Vu la participation aux dernières élections françaises, il sera au moins possible de faire taire ceux qui minauderont en disant que la participation est faible – Vive la Constituante ! » dit un habitué de ce blog.

En effet. Et les conditions n’étaient certes pas les mêmes. Il y a eu ici des électeurs qui se sont abstenus par peur pour leur vie.

Site à visiter (recommandé par un autre lecteur) :

https://anticons.wordpress.com/2014/12/07/otan-mercenaire...

 

 

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Qui craint la Constituante vénézuélienne ?

Angeles Diez Rodrigues – El Correo de la Diaspora 31 juillet 2017

Via Réseau International

 

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Les Vénézuéliens font la queue devant les bureaux de vote, dimanche 30 juillet 2017

 

Mariano Rajoy craint la Constituante vénézuélienne. Felipe González et Jose Marie Aznar, Albert Rivera et Pierre Sánchez, jusqu’au calculateur Pablo Iglesias ont peur de la Constituante. L’opposition conjurée vénézuélienne et Donald Trump ont peur de la Constituante. Les entrepreneurs vénézuéliens qui spéculent sur la nourriture du peuple, les hordes de jeunes déclassés et bien équipés qui brûlent des chavistes, les intellectuels organiques, qui se taisent, ceux qui octroient, les parajournalistes qui n’arrêtent pas d’interpeler les publics européens. Tous sentent qu’ils n’ont plus de temps pour tordre le bras à la Révolution Bolivarienne.

Il y a beaucoup de types de peurs qui traversent le milieu de la politique. La peur d’un processus constituant est pareille à la peur qui a historiquement terrorisée l’oligarchie quand elle soupçonne une possibilité révolutionnaire aussi petite quelle soit. Parfois, c’est une peur irrationnelle puisqu’il y a des peuples soumis et écrasés par le talon de fer capitaliste qui ne gardent aucunes braises de rébellion. Cela n’intéresse pas les spéculateurs ni les classiques bourgeois ventrus, ni les jeunes requins. S’il y a une possibilité, même lointaine, que le peuple s’éveille, alors il y aura la menace terroriste, les lois qui bâillonnent, le chaos tiers-mondiste et la crise économique que tout explique. La peur des élites européennes des processus constituants tient beaucoup de la thérapie préventive, c’est un « au cas où, mieux vaut prévenir que guérir ».

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/qui-craint-la-constituante...

 

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Ce n’est pas tous les jours que Viktor Dedaj sort de sa réserve et prend directement la plume…

 

On saura que le Venezuela est devenu une dictature le jour où les médias arrêteront d’en parler.

Viktor Dedaj – Le Grand Soir 31 juillet 2017

 

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Venezuela, février 1989. Les forces armées massacrent des milliers de personnes lors d’une manifestation populaire.

 

Au Venezuela (comme ailleurs), la différence entre une dictature de droite et une dictature de gauche est la suivante : sous une dictature de droite, les opposants "disparaissent". Sous une dictature de gauche, les opposants passent tous les soirs à la télé et dans tous les médias internationaux pour dénoncer la dictature.

Comme toujours, vous commencez par soulever un sourcil. Alors voici un test : citez-moi une seule dictature de droite. J’entends par là un régime de droite que les médias qualifient de dictature. L’Arabie Saoudite ? Raté. l’Arabie Saoudite n’est pas une « dictature » mais un « royaume », et elle n’est pas « de droite » mais « théocratique ». (*) Autre exemple ?

Vous séchez, et c’est normal.

Lire la suite…

Source : https://www.legrandsoir.info/on-saura-que-le-venezuela-es...

 

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Pour le reste, voir notamment :

 

Dix clefs pour comprendre et analyser la victoire du chavisme à la Constituante

Photos : médias contre droit au suffrage des Vénézuéliens

6. En route pour.jpg

etc.

 

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On avait raté ça. Mieux vaut tard, d’ailleurs elle est toujours là …

 

Venezuela : à la rencontre de « l’opposition »

Abby Martin – The Empire Files 30 juillet 2017

(Documentaire diffusé sur Telesur)

Traduction et sous-titres : Sayed

 


 


Source : http://sayed7asan.blogspot.ch/2017/07/venezuela-la-rencon...

Via : http://arretsurinfo.ch/venezuela-a-la-rencontre-de-loppos...

 

 

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Une nouvelle inquiétante si elle est vraie…

 

Reçue ce 1er août 2017

L'ancien président iranien, Ahmadinejad, menacé de prison pour détournement de fonds publics

L'ancien Président de la République islamique d'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, est impliqué dans sept affaires pénales pour détournement illégal de fonds publics.

C'est ce qu'a révélé le bureau du procureur de l'État près de la cour d'audit central, Fayyazad Shoyaye. 

Selon lui, le verdict a déjà été adopté et soumis à l'approbation du Parlement iranien qui régit la Cour dès après son annonce par le Parlement.  

La principale affaire impliquant Ahmadinejad concerne la disparition de fonds publics pour un montant de deux milliards de dollars entre 2009 et 2013. 

 

Et on découvre les trous en 2017 ? Après quatre ans et des poussières de présidence Rohani ?

Quiconque a suivi le parcours du président Ahmadinejad le long de ses deux mandats ne peut qu’être très inquiet en lisant pareille nouvelle. On croyait bêtement la République Islamique d’Iran à l’abri des luttes intestines, des révolutions de palais et des coups bas. Il semble qu’il n’en soit rien et que ce genre de fléau ne doive pas lui être épargné au moment des plus grands dangers en provenance de l’extérieur.

 

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Le président Ahmadinejad en visite en Bolivie

 

Le 12 avril dernier, La Tribune de Genève annonçait :

 

L'ex-président Ahmadinejad candidat

Présidentielle en Iran : Mahmoud Ahmadinejad sera candidat pour la présidentielle en mai, malgré l'avis contraire du guide suprême

http://www.tdg.ch/monde/L-expresident-Ahmadinejad-candida...

 

Il ne le fut pas. À la suite de quelles tractations ou de quel bras de fer ? Faut-il y voir la raison du présent développement ?

Ce qu’on se demande, nous, parce qu’on est cyniques, c’est : qui offre une livre de chair à qui, en échange de quoi ?

 

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Mahmoud Ahmadinejad à l’enterrement d’Hugo Chavez

 

Ohé les forts en thème et les « au courant », ohé  Al Manar, Ziad Fadel, Le Saker, Pepe Escobar, Observatus Geopoliticus, Manlio Dinucci, Jacques-Marie Bourget et les autres, vous en dites quoi ?

Théroigne

 

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Tout en fin de post parce que c’est long :

 

Cet essai du Pr Petras est très dur, surtout pour nos illusions. Il pose un diagnostic – sévère – mais il préconise aussi des remèdes. Qui ne seront pas suivis, on peut le craindre. Pourtant il a raison, mais ainsi va le monde…

Regarder les choses en face est le début de toute cure.

 

L’Amérique Latine en quête d’alternative

James Petras – The Unz Review 16 juin 2017

 

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« On ne peut pas construire le socialisme avec le signe dollar dans les yeux »

Fidel Castro

 

Beaucoup d’experts et de commentateurs décrivent le processus politique en Amérique Latine comme un processus de « gouvernements de droite et de gauche alternés ». Les journalistes se focalisent sur les changements de régime abrupts, de démocratique à autoritaire, de programmes néo-libéraux à progressistes, et d’oligarques à populistes.

Les médias financiers présentent les politiques socialement régressives de la droite comme des « réformes », euphémisme pour signifier la reconcentration des richesses, du profit et des propriétés dans les mains d’oligarques nationaux ou étrangers.

Les intellectuels de gauche et les journalistes brossent une image idyllique des transformations socio-économiques sous les régimes de « gauche » latino-américains, image où « le peuple » prend le pouvoir, où les revenus sont redistribués et où la croissance fait florès.

L’ascension et la chute des régimes de gauche comme de droite sont également attribuées à « une mauvaise gestion, une crise sociale, des manipulations politiques et des stratégies politiques erronées ».

Des économistes orthodoxes, présumant que de plus grands profits « créent » la base d’une stabilité et d’une croissance à long terme, prescrivent une série de « réformes structurelles ». « Structures » se rapporte à des mesures et à des institutions, qui renforcent l’organisation de l’élite gouvernante et de ses commanditaires socio-économiques.

Une analyse plus approfondie tant des perspectives de gauche que de droite montre que ces interprétations de base sont erronées ; qu’il y a des malentendus fondamentaux sur le processus à long terme, sur la continuité à grande échelle d’un processus de croissance passant par-dessus les convictions politiques

Le résultat est que les classes socio-économiques et les élites politiques exagèrent les dynamiques du développement tout en sous-estimant profondément sa « stase » ou résistance au changement.

L’aspect le plus frappant du développement latino-américain n’est pas dans les changements de régimes, mais dans lest stables continuités de (1) la structure des classes, (2) la propriété des secteurs stratégiques de l’économie, (3) les taux de profit, (4) le schéma du commerce avec l’étranger, (5) les principaux bénéficiaires du crédit d’État.

Vues sous cette angle, il est clair que les victoires électorales de la gauche comme de la droite n’ont pour résultat que des changements marginaux dans la propriété des moyens de production, leur financement et leur  distribution.

Des augmentations d’impôts progressifs par la gauche aussi bien que des réductions d’impôts par la droite sont dérisoires comparées à l’omniprésente fraude fiscale à grande échelle de l’élite. Des évasions massives de capitaux vers des sociétés offshore contrebalancent toute augmentation des revenus publics. L’évasion des capitaux et le transfert des recettes d’exportation vers des filiales établies à l’étranger dans des pays à faible taux d’imposition fausse toute réelle redistribution du revenu.

Le résultat est que l’impôt « progressif » n’arrive pas à réduire les revenus de la classe supérieure. Toute augmentation de revenu pour les travailleurs ou les employés salariés résulte de changements économiques cycliques très volatiles, qui sont sujets à des revirements abrupts, qui minent les améliorations de leur moyens d’existence à moyen terme.

Par exemple, les programmes de redistribution progressistes sont basés sur la taille et l’envergure des prix des produits de base, qui, à leur tour, augmentent ou réduisent la consommation. On peut mieux expliquer cela  comme une fonction des continuités structurelles internes et par la volatilité de la demande mondiale en matière d’exportations agrominérales. Quand les régimes progressistes ont à faire face au défi d’une montée du chômage, des inégalités de revenus et à une crise économique, un changement de régime se produit avec la « montée de la droite » qui exacerbe aussitôt la crise économique et la régression.

Les indicateurs négatifs que l’on voit pendant une récession cyclique, alors qu’un régime de gauche est au pouvoir, deviennent plus aigus avec l’ascension de la droite. Les continuités structurelles persistent, tant sous les régimes progressistes que sous ceux de droite, et aucune politique spécifique ne peut corriger cette absence de changement réel.

La récession socio-économique sous des régimes progressistes, qui est généralement liée à une baisse de la demande mondiale en produits de base, est largement responsable de la victoire électorale des régimes de droite

Le déclin socio-économique persistant sous les régimes de droite mène inévitablement à une crise nouvelle, comme c’est le cas au Brésil et en Argentine.

Dans tous les cas, la continuité des différences de classe et économiques sous les régimes de gauche sont beaucoup plus importantes pour déterminer leurs trajectoires et leurs améliorations marginales à court et à moyen terme. De même, l’ascension et le déclin de régimes de droite sont fondés sur des victoires électorales liées à l’opportunisme brutal des classes oligarchiques établies en quête de gains rapides et de leur évasion immédiate. Les régimes peuvent changer à une fréquence étourdissante, mais le pouvoir de l’État et le pouvoir de classe restent constants.

 

La corruption : Moteur de croissance de la Gauche et de la Droite.

Un examen circonspect des liens de corruption qui existent au Brésil entre le PT (Lula) et l’oligarchie, conduit aux observations suivantes :

Les inégalités y proviennent d’une corruption, à grande échelle et à long terme, qui lie de nouveaux leaders progressistes aux politiciens de la droite et aux acteurs de l’élite économique.

Les coalitions ou partenariats entre partis de gauche et de droite relèvent d’une kleptocratie, pas de la démocratie.

Il est clair que plus la dépendance est grande vis-à-vis des revenus du secteur extractif (minerais, pétrole et gaz) et plus vive la compétition entre les partis, plus généralisée sera la corruption et plus étendu sera le réseau des kleptocrates.

Plus vive est la compétition entre l’élite et les partis, moins le peuple a quelque accès que ce soit au gâteau économique définissant la société de classes.

C’est la corruption qui graisse les roues des campagnes politiques, les élections et les nominations stratégiques à l’intérieur des institutions d’État, et cela, que l’État soit « progressiste » ou « de droite ».

En d’autres termes, les politiques électorales et les « marchés libres » fonctionnent bien et sans accrocs quand les partis en concurrence s’engagent dans une coalition de corruption mutuellement compatible facilitant les gros contrats d’affaires

En dépit des soulèvements, des changements de régime par voie électorale ou des révolutions de palais, ce système immuable de corruption partagée réduit la possibilité de toute espèce de transformation fondée sur la classe ouvrière.

La corruption institutionnalisée transforme toute contestation en simple machine à recycler les politicards, qu’ils soient progressistes ou de droite.

Plus les régimes kleptocratiques « changent », plus grande est la continuité de la structure de classes et de la propriété économique. Plus ça change… ! [en français dans le texte, ndt]

Plus les mouvements populaires et leurs syndicats se battent et s’organisent en quête d’alternatives, plus leurs leaders politiques envisagent avec enthousiasme la formation d’un nouveau consensus et de nouvelles coalitions élitistes pour se partager les emplois et le butin publics.

En sortant, les régimes de droite laissent derrière eux un héritage de dettes publiques, de corruption, de ressources publiques privatisées et d’obligations envers de puissants banquiers de l’intérieur ou de l’étranger, qui contrôlent tous les leviers de l’économie. En entrant, les régimes de gauche acceptent d’assumer toutes les dettes et les obstacles, sans obtenir aucun des avoirs ni des profits.

La décision politique des régimes de gauche d’accepter cet héritage élimine toute possibilité de mise en œuvre des changements fondamentaux nécessaires et condamne leur politique à la marginalisation et au dérisoire, quelques gestes symboliques passant pour du « changement ».

C’est le choix de la gauche de s’adapter à l’héritage kleptocratique, et non son idéologie ou les électeurs de la classe ouvrière, qui définit le caractère réel politico-économique et de classe des « régimes populaires ».

Pour illustrer et documenter les « transitions » faites d’ajustements au coup par coup en avant et en arrière en Amérique Latine, il convient de décrire les « tournants politiques » et la manière dont ils ont été escamotés.

 

L’option démocratique

10. Politics of Empire.jpgAvec la disparition des régimes militaires et autoritaires entre les années 1960 et les années 1980, les classes dirigeantes nationales ou étrangères ont affronté la perspective réelle d’avoir à céder le pouvoir politique et de perdre propriétés stratégiques et richesses. En réalité, cependant, la classe dominante a cédé très peu de chose et a gagné infiniment davantage. Les changements socio-économiques ont avorté : les politicards de la gauche et de la droite ont négocié un pacte commode avec les militaires et l’élite des affaires. La gauche a reçu des emplois politiques, du favoritisme et des changements marginaux minimes. En échange, la classe et le système des propriétaires sont restés intacts.

La transition de l’autoritarisme aux pactes électoraux a exclu toute option démocratique. Pire, les accommodements socio-économiques entre les élites étrangères ou intérieures des affaires et la classe moyenne ascendante des politicards a assuré la permanence d’une structure de classes lourde et répressive.

La cooptation des élus a ouvert la porte à des formes plus profondes et plus globales de corruption et élargi le réseau du clientélisme politique jusqu’à inclure les dirigeants des syndicats et les agents de plus en plus ambitieux du secteur des ONG.

 

Les crises de la dette et le défaut de paiement de la dette publique

Les régimes militaro-affairistes ont tiré profit d’achats d’armes pour des multi-millions de dollars et ils ont rembourré leurs comptes bancaires à l’étranger avec les prêts à haut intérêt obtenus des banquiers nationaux ou étrangers. Parce que ces prêts n’ont jamais été utilisés pour financer des projets publics, ils auraient dû être reniés par les régimes populaires de gauche qui ont suivi. Au lieu de quoi ce sont les contribuables ouvriers et employés qui se sont retrouvés à rembourser ces emprunts.

Les dettes illégales ont totalement ligoté les régimes électoraux entrants, leur ont interdit toute politique ayant pour but une croissance intérieure, en ce compris les investissements et la consommation. De nombreuses enquêtes ont démontré la nature corrompue du processus de la dette :

Des emprunts souscrits par le Trésor ont été transférés sur des comptes privés à l’étranger. Cela seul aurait dû servir de base légale au rejet de tout remboursement aux prêteurs. Au contraire, les emprunteurs militaro-affairistes responsables de la dette illicite ont été exonérés de toute responsabilité par les coalitions électorales gauche-droite successives.

Les pactes politiques gauche-droite ont très vite rejeté toute idée de non-remboursement de la dette, tant leur désir de s’emparer des places était grand. La possibilité de mettre fin à la lourde dette publique a été définitivement écartée. En lieu et place, ces régimes ont adopté de plus en plus de programmes d’austérité, allongé les paiements de la dette et intensifié l’ordre du jour néo-libéral.

 

L’âge d’or du pillage impérial de droite : les années 1990.

Les régimes de « coalition » des élus de gauche-droite, le remboursement obstiné de la dette illégale et les programmes d’austérité édictés par la classe dirigeante ont rapidement conduit à des régimes de droite durs. L’inflation, accompagnant les politiques des gouvernements de consensus gauche-droite, a conduit à l’effondrement de la « gauche électorale » et à l’ascension des néo-libéraux. Des milliers d’industries nationales les plus lucratives allant de la banque à l’industrie et des transports aux industries extractives ont été privatisées au profit des oligarques de l’intérieur et de l’étranger, souvent par des marchés véreux entre petits copains.

Les banquiers les propriétaires fonciers, les nababs de l’immobilier et des médias ont prospéré.

Dans le même temps, les paysans sans terre, les travailleurs industriels et les gens endettés ont été exploités et dépossédés.

Les centres impériaux occidentaux, avec à leur tête le régime de « Bill » Clinton, ont poussé aux accords commerciaux régionaux négociés par Wall Street et aux pactes d’investissement.

Aux États-Unis, la décennie 1990 allait être célébrée comme l’âge d’or du pillage impérial des richesses agrominérales de l’Amérique Latine, de l’exploitation de sa main d’oeuvre et du dépouillement de ses communautés rurales. Une méga-vague d’escroqueries financières et de « pactes de stabilisation » imposés par le FMI ont balayé l’épargne de millions de petits entrepreneurs et d’employés salariés, tout en consolidant le pouvoir politique et économique de l’oligarchie.

La « troïka présidentielle » archi-corrompue de Carlos Saul Menem en Argentine, Henrique Fernando Cardoso au Brésil et Gonzalo Sanchez de Losada en Bolivie a remplacé la politique économique de la demande, qui impliquait l’industrialisation comme contrepoids des importations, par une  politique de l’offre, reposant sur l’exportation des ressources agrominérales et une intégration sans contrepartie à l’empire.

Ces régimes néo-libéraux politico-économiquement privatiseurs, axés sur la dépendance à l’empire, ont duré moins d’une décennie, mais les dégâts causés par un tel pillage des économies nationales allaient durer beaucoup plus longtemps.

Les multiples déséquilibres économiques et l’institutionnalisation d’une corruption business-État à grande échelle solidement enracinée ont miné la concurrence, l’efficacité et l’innovation, et toute chance d’une croissance soutenue.

Les vastes fuites de profits et d’intérêts (le fruit du pillage étant versé sur des comptes bancaires US) ont sapé la production et les économies qui auraient dû servir à financer la croissance.

L’effondrement prévisible de ce criminel « ordre nouveau » d’exportations agrominérales (pillage), d’évasion fiscale et de kleptocratie politico-affairiste a conduit à une polarisation socio-politique aiguë, à une répression d’État et, finalement, au renversement populaire de ces régimes kleptocrates – les « partenaires de l’Âge d’Or de Clinton ».

Des soulèvements de masse se sont produits, sous l’impulsion d’organisations locales de base rassemblant des chômeurs urbains, des ouvriers agricoles, des employés des secteurs public et privé en pleine dégringolade sociale, des petits entrepreneurs ruinés et des gens des classes moyennes couverts de dettes et d’hypothèques. Ces mouvements constituant une large base s’en sont pris directement au pillage.

Les conséquences économiques catastrophiques du système « néo-libéral »  enté sur le système impérial a permis à des régimes de gauche de sauter dans le train de la protestation de masse.

 

Soulèvement populaire et pacte Gauche-business

La chute des régimes néo-libéraux des années 1990 a poussé les partis et les dirigeants politiques de gauche sur le devant de la scène. Ce sont ces leaders émergents de la « gauche progressiste » qui allaient remplacer la « vieille droite néo-libérale » dans le rôle de nouveaux partenaires de l’élite, qu’elle soit des affaires, de la filière agrominérale ou de la banque – tandis que le monde universitaire et intellectuel célébrerait la « marée rouge montante ».

Le « nouveau pacte » s’engagea à préserver le pouvoir des firmes et des holdings du big business et celui des banques étrangères et nationales. Plus important encore : la hiérarchie des classes sociales resta inchangée. La « gauche » s’empara des rênes du réseau kleptocrate pour financer ses propres élections et faciliter la mobilité ascensionnelle d’une gauche politique montante et de l’élite des ONG. Ce mariage de réformes marginales et d’idéologie populiste (démagogie « révolutionnaire » XXIe siècle) avec un klepto-capitalisme oligarchique allait conduire à la fois à l’élection de dirigeants de gauche et à la démobilisation du peuple. Une nouvelle oligarchie politique de gauche était née, pour s’enrichir à son tour à l’auge publique.

Ainsi, les rentiers parasites ont pu continuer à frauder le fisc pendant que les bureaucrates « de gauche » regardaient ailleurs. Les pétro-escrocs publics-privés n’ont pas manqué de bourrer les poches des nouveaux dirigeants politiques. Les votes parlementaires nécessaires ont été assurés par la gauche et ses alliés des élites technocratiques, étroitement unis dans une entreprise conjointe de pillage rapide du Trésor public.

Le boom mondial sur les produits de base, qui a duré de 2003 à 2011, a alimenté les largesses de la gauche sous forme de programmes « contre la pauvreté » et autres mesures minimalistes. Les élites des affaires ont prospéré, les salaires minimum ont augmenté et des dépenses sociales, en particulier des « paniers de survie pour les plus démunis », ont été exhibées en grande pompe, et dans le monde entier, les universitaires se sont livrés à des danses victorieuses, pour célébrer cette « marée rouge » grandement surestimée.

Car le pacte politique entre la gauche et le capital n’a pas conduit à la croissance de nouvelles forces productives susceptibles de maintenir une augmentation des revenus pour les travailleurs et les fermiers. Il n’y a pas eu de nouveaux apports technologiques dans l’économie. Au lieu de quoi on a vu lancer des « projets de prestige » pharaoniques et tape-à-l’œil liés à des contrats corrompus avec des copains capitalistes, qui ont dévoré les revenus publics qui avaient été engrangés grâce au boom des produits de base. La machine du clientélisme n’a jamais été aussi bien huilée.

Comme il fallait s’y attendre, les universitaires de gauche totalement privés de sens critique ont célébré ces nouveaux régimes « radicaux » en faisant l’impasse sur la corruption de masse et les alliances droite-gauche. Ceux qui ont osé critiquer la nature précaire du sous-bassement économique de ces régimes ont été ignorés avec dédain ou ridiculisés.

L’effondrement du boom des produits de base, l’augmentation des déficits budgétaires, le renversement des gains des petits consommateurs, la perte d’accès à un crédit peu cher et la très visible corruption invétérée dans les partenariats public-privé a provoqué alors un mécontentement et des manifestations de masse.

11. Rulera and Ruled.jpgCela a donné aux partis politiques de droite l’occasion de « faire le ménage » en évinçant leurs partenaires de gauche d’hier, et de faire marche arrière sur les pactes sociaux minimalistes pour en revenir à l’âge d’or des années 1990. Posant aux moralistes vis-à-vis de la corruption de gauche, ils ont abandonné la coalition et repris le pouvoir.

 

La catastrophe de la gauche : 2015-2018

Au Brésil et en Argentine, la transition « démocratique électorale »  signifiait tout simplement que la klepto-gauche allait être remplacée par une klepto-droite plus « efficace ». La présidente du Brésil Dilma Roussef a été, comme on sait, « destituée » par un Congrès de voleurs et son Grand Chef Kleptocrate de vice-président, Michel Temer, a assumé le pouvoir. À la présidente argentine Cristina Fernandez Kirchner avait de même succédé Mauricio Macri.

Pendant tous ces changements, la klepto-oligarchie bancaire, du pétrole, de la construction et du conditionnement de la viande s’est débrouillée pour opérer selon les mêmes principes mafieux, indépendamment de la « teinte » de la présidence : contrats lucratifs, marchés capturés et profits records continuant à permettre l’affluence de pots-de-vin illicites aux présidents de droite et ce, sans interruption.

Les universitaires de gauche ont ignoré la nature du klepto-État et ses omniprésents réseaux de corruption. Beaucoup se sont pincé le nez pour ne pas sentir et ont plongé tête la première dans la fabrique à mensonges, en échange d’un accès privilégié aux mass médias (publicités, talk shows, tables rondes intellectuelles et culturelles, etc.), d’invitations à des réunions chic au palais présidentiel, d’engagements pour des séries de conférence à l’étranger et d’une source exponentielle de revenus comme professeurs, chroniqueurs, conseillers et publicitaires.

Le mariage de convenance des oligarques et de la gauche et leur lune de miel prolongée ont été financés par des millions de dollars de pots-de-vin versés aux alliés politiques de droite-gauche. En échange, les oligarques ont reçu pour des milliards de dollars de contrats d’État lucratifs. Quand le modèle agrominéral de la gauche s’est effondré, beaucoup de ses électeurs sont descendus dans les rues pour protester.

Les oligarques et les partis de droite savaient que les temps étaient mûrs pour jeter à la décharge les présidents de gauche. Ils ont prestement saisi le pouvoir politique total pour unir plus étroitement et concentrer davantage encore leur richesse économique, leurs propriétés et leur contrôle sur le travail.

 

Kleptocratie en transition : de « progressiste » à « de droite ».

Au cours de ces dernières années, les partis politiques de droite en pleine ascension et leurs dirigeants ont mis en œuvre leur ordre du jour le plus rétrograde, à savoir : pillage des fonds de pension, relèvement de l’âge de la retraite et coupes sombres dans les budgets de la sécurité sociale, de l’éducation publique, du logement et des soins de santé. Les oligarques et les banquiers de Wall Street n’ont pas caché leur empressement à mettre à nu le cadavre public.

Au Brésil, l’ambitieux plan d’alliance de la droite pour s’emparer du pouvoir en « criminalisant » la gauche pourrait cependant s’être retourné contre elle.

La droite avait compté sur le pouvoir judiciaire pour son tranquille retour au pouvoir. Les choses ont d’ailleurs commencé avec succès par les poursuites contre le régime de gauche et son évincement par voie des tribunaux. Toutefois, les Cours ne s’en sont pas tenues là : elles ont continué à instruire, à arrêter et à emprisonner des politiciens de la droite, provoquant ainsi une crise d’État.

Plus de 1.900 représentants, sénateurs, ministres, dirigeants du secteur public, gouverneurs et maires, de droite et de gauche, ont dû affronter la justice ou font actuellement l’objet d’enquêtes et d’arrestations, y compris le président de droite nouvellement imposé Michel Temer au Brésil et le méga-escroc président de l’Argentine, Mauricio Macri.

Initialement, les banquiers étrangers et intérieurs, les spéculateurs et les investisseurs, tout comme la presse financière, ont célébré avec joie le retour de la droite. Les bourses se sont envolées et tout le monde s’est préparé à la grande fiesta des privatisations du secteur public. Quand les Cours ont continué à poursuivre les politiciens et les bureaucrates de droite, la nature omniprésente du klepto-capitalisme d’État est apparue au grand jour. Les bruyantes célébrations, par la presse, du « retour au marché libre » sont devenues un murmure.

Tandis que les élus de droite passaient en jugement, les économies du klepto-« marché » se sont effondrées. L’ordre du jour « réformiste » (lisons régressif) du monde des affaires, qui dépendait d’un pouvoir présidentiel effectif reliant le klepto-clientélisme à la législation, a fait marche arrière. Privés de leur dose accoutumée de corruption, les fonctionnaires se débandent. Les juges et les procureurs, en poursuivant leurs enquêtes, sont en train de saper l‘autorité des nouveaux régimes de droite.

Face à une autorité présidentielle affaiblie et discréditée, les syndicats de travailleurs urbains, les mouvements sociaux agricoles, les étudiants et les chômeurs se sont réveillés et ont marché sur le palais présidentiel.

La validité des élections par des majorités de droite a été remise en cause. Face à des peines de prison pour des pots-de-vin et de la fraude à grande échelle, les cadres dirigeants des plus grands conglomérats ont négocié avec les Cours, lâché leurs partenaires en affaires, les dirigeants, représentants et ministres de leurs partis.

La rapidité de l’ascension et de la dégringolade de la droite a semé la consternation dans l’oligarchie kleptocrate. En tout juste deux ans, les Cours de justice ont fait plus pour miner le pouvoir de la nébuleuse oligarchie-monde des affaires-politiciens de droite qu’une décennie entière de gouvernement klepto-politique de gauche pendant la si célébrée « marée rouge » !

Alors qu’elle était au pouvoir, la gauche élue n’a rien fait pour démanteler la kleptocratie à grande échelle dont elle avait hérité des précédents régimes de droite de Menem et De La Rua (Argentine), de Cardoso (Brésil) et de Sanchez Losada (Bolivie). Et c’était parce qu’elle espérait prendre le contrôle du réseau et des profits du système existant des pactes politique-business.

Les régimes de gauche n’ont pas mis fin aux alliances avec les banquiers corrupteurs et l’élite de l’agrobusiness parce que le faire aurait pu miner son propre « modèle de développement ». La gauche a, au contraire, nommé ses propres flexibles fonctionnaires à des ministères-clés pour qu’ils y servent d’intermédiaires et garantissent la coopération à l’intérieur du système de partage des klepto-profits. Ce n’est que lorsque le pacte entre la droite et le business a refait surface et éjecté les élus de gauche du pouvoir que ceux-ci ont été accusés de corruption.

Pour éviter d’être poursuivis pour corruption business-droites, les oligarques ont volontiers transféré leur machine à corrompre de la droite à la gauche (et vice versa). L’alliance business-gauche fondée sur la corruption et la démagogie a assuré la permanence du succès du capitalisme d’extraction néo-libéral – jusqu’à ce que la crise financière mondiale et l’effondrement des prix des produits de base mette fin à l’heureuse fiesta.

Tandis que la bulle des produits de base éclatait et que les régimes de gauche étaient forcés d’emprunter lourdement pour financer leur propre survie politique, les déficits budgétaires, la corruption, la stagnation économique, le chômage et les faillites croissantes ont provoqué un large déploiement de forces opposées. Cela est allé des banquiers et des investisseurs aux syndicats et aux simples travailleurs.

À aucun moment, la gauche n’a envisagé de transformer fondamentalement les économies agrominérales. Au contraire, elle a emprunté aux banques nationales et internationales, sabré dans les programmes sociaux et imposé des programmes d’austérité régressifs – tout cela pour se maintenir au pouvoir.

Le capitalisme de la corruption est la seule forme fonctionnelle de capitalisme en Amérique Latine. Il est fondé sur l’exploitation des ressources publiques et les contrats gouvernementaux pour impulser l’« accumulation ». La « lutte des classes » a été remplacée par des alliances kleptocratiques tripartites entre le monde des affaires, les syndicats et l’État. Dans les temps que nous vivons, les marchés entre « élites » ont remplacé la lutte des classes… temporairement.

Le retour de la Lutte des Classes et la disparition de la lutte de la classe klepto-progressiste s’est manifesté par l’arrestation et le discrédit des klepto-capitalistes et de leurs alliés de la klepto-gauche.

Quant aux droites, leur retour au pouvoir leur a explosé en pleine figure parce qu’elles ont vraiment trop eu l’air de clamer « tout le pouvoir aux plus gros escrocs et collectionneurs de pots-de-vin ! » et que cela n’a pas tardé à radicaliser le peuple.

 

Au-delà de la disparition de la droite : fausses et vraies alternatives

La disparition de la droite et son « départ » prématuré du pouvoir ne sont pas le produit d’un soulèvement de classe ni de manifestations de masse. C’est le système judiciaire qui a montré la voie et l’a forcée à la retraite.

Pour cette raison, le remplacement de la droite reste une question ouverte.

Les élites impériales, celles des affaires et de la banque sont clairement en faveur d’un remaniement des personnalités. Leur voeu est que sorte du chapeau un nouveau « visage honnête », et qu’il poursuive leur ordre du jour de droite.

Une mêlée électorale d’où puissent émerger des leaders de la gauche populaire kleptocratique a les faveurs de la gauche.

Une troisième possibilité est que la gauche récemment discréditée revienne aux affaires, handicapée par les enquêtes en cours et toujours ligotée par ses vieilles alliances affairistes et politiques.

Aucune de ces « alternatives » ne mettra fin au pouvoir klepto-capitaliste et à ses pratiques. Aucune n’apaisera le mécontentement des masses populaires.

12. The Power of Israel.jpgEn coulisses, il existe toujours la possibilité d’un « coup d’État militaire moral » conduit par une junte militaro-affairisto-impériale, qui viderait les rues et imposerait une stabilité temporaire. Mais un coup de ce genre n’aurait aucune chance non plus de ranimer la croissance économique ni d’inverser le glissement socio-économique dans le klepto-capitalisme. En outre, il aurait toutes les chances d’unifier les politicards kleptocrates au chômage et les cadres des ONG en une coalition « populaire » des « forces d’opposition démocratiques pour la prospérité et la liberté » prête à vendre et acheter voix et places.

La seule alternative réelle en Amérique Latine ne pourra émerger et réussir que si elle commence par rejeter la klepto-gauche et adopte de nouvelles manières de sélectionner des dirigeants et de mettre sur pied des partis ou des mouvements. Seuls l’action directe, les occupations de lieux de travail et de rues, l’affrontement et l’encerclement de banques et de quartiers généraux de multinationales accompagnés de la mise en œuvre pratique du refus de paiement des dettes et des hypothèques – bref, tout ce qui est liés aux exigences immédiates des travailleurs, des employés et des petits entrepreneurs – peuvent jeter les bases d’un pouvoir alternatif.

Une direction démocratique dépend d’une politique électorale placée sous le contrôle d’assemblées populaires constituantes. Elle doit rejeter tout financement corporatif. Les salaires des fonctionnaires doivent être remis aux mouvements qui les ont élus, lesquels doivent se charger de payer les titulaires des fonctions publiques à un taux proche des salaires de ceux qu’ils représentent.

Les vraies transformations de gauche commencent par des réformes agraires et continuent par une modernisation de la production, de la commercialisation, du traitement en liaison avec des banques et des systèmes de crédit socialisés. Les communautés indigènes doivent être incorporées aux assemblées populaires avec des droits et une représentation.

Des programmes de gauche axés sur la nationalisation des banques et du commerce extérieur ne peuvent que procéder à la mise en place de banques et d’agence de crédit sous contrôle communautaire.

Le travail productif et commercial devrait reposer sur des emplois permanents.

Des alliances communautaires devraient se tisser entre les associations d’employés et de travailleurs avec des mouvements à causes multiples, concernant les classes sociales, les sexes ou l’écologie par exemple.

Les industries militaires devraient être reconverties dans la production intérieure et liées à la protection de l’environnement.

Des enquêtes et des poursuites énergiques devraient être diligentées avec la rapidité voulue en matière de fraude fiscale des grandes sociétés et d’évasion de capitaux vers des paradis fiscaux par les spéculateurs, de même que les fonds spéculatifs. Les banquiers condamnés pour escroquerie et les politiciens corrompus devraient être condamnés à des peines maximum non négociables.

Les exigences et les programmes, les tactiques et les stratégies provenant d’une main d’œuvre de plus en plus éduquée peuvent transformer le « temps libre » en éducation, en loisirs, en familles et en amitiés.

Des forces de défense locales et nationales chargées de veiller à la protection  des frontières contre la pénétration impériale, les cartels de drogues et les gangs criminels devraient remplacer l’État sécuritaire hypertrophié et l’élite militaire corrompue liée aux oligarques.

Des innovations technologiques incluant de l’intelligence artificielle et de la robotique devraient réduire les heures de labeur et augmenter la sécurité sur les lieux de travail tout en préservant au maximum la disponibilité des ouvriers pour diriger, contrôler et améliorer de façon innovante les processus de production.

Des gouvernements de gauche devraient se focaliser sur la diplomatie directe de peuple à peuple, par-dessus et contre les fausses diplomaties des élites qui conduisent aux guerres.

Les groupes ethnico-religieux de l’élite qui manifestent de la loyauté envers des pouvoirs étrangers et qui agissent comme leurs agents à l’encontre des intérêts de leur patrie devraient quitter celle-ci et se relocaliser dans le pays de leur loyauté choisie.

À travers toute l’Amérique Latine, la corruption de gauche reflète les profondes continuités de propriété par les élites bancaires, industrielles et agrominérales. Des régimes de gauche qui choisissent de lier la croissance économique et les investissements à la corruption des agences publiques et à de douteux partenariats public-privé sont irrémédiablement voués à la crise et à la défaite.

L’enrichissement illégal des décideurs politiques de gauche ne peut avoir pour résultat que de plus grandes inégalités sociales, parce qu’il répartit les fonds publics pillés et les revenus fiscaux potentiels sur les comptes des élites du privé et des partis.

Les coûteuses campagnes électorales, pour être compétitives, sont nécessairement basées sur des deals corrompus. Des contrats illicites conduisent à des profits criminels, qui conduisent à leur tour à l’évasion des capitaux vers des comptes bancaires situés dans des pays hors d’atteinte.

Il n’y a aucune différence entre la corruption par « pots-de-vin », comme en Amérique Latine, et la corruption par intervention « légale » de lobbies pour  des muiltimilliards de dollars, comme en Amérique du Nord : les deux formes de corruption achètent politiciens et législation et toutes les deux piétinent les intérêts du peuple.

En conclusion et pour paraphraser Fidel Castro : « On ne peut pas construire une démocratie sociale radicale avec le signe dollar dans les yeux. » Le capitalisme de libre marché ne peut opérer que selon des principes klepto-capitalistes, non des principes populaires et démocratiques.

La corruption s’épanouit dans le contexte d’un monopole des mass médias élitistes et d’élections à très haut coût sous les diktats du capital. Un gouvernement kleptocratique est absolument essentiel au capitalisme parce qu’il organise la dépossession des petits fermiers et des entreprises modestes, et l’exploitation des ouvriers. Derrière et dans toutes les grandes fortunes, il y a des escroqueries de plus en plus énormes impliquant la dégénérescence des fonctionnaires publics. La corruption est la force motrice et le cœur même du capitalisme !

 

Annexe

Des pots-de-vin pour des milliards de dollars par un seul géant brésilien de la construction multi-nationale, Odebrecht, ont impliqué au moins onze pays latino-américains, dont les régimes étaient de gauche et de droite.

Le géant brésilien du conditionnement de la viande, JBS, et la compagnie pétrolière mi-publique mi-privée Petrobras, ont soudoyé au moins une douzaine de régimes en Amérique Latine.

 

Kleptocraties de droite achetées par Odebrecht

Panama
Mexique
Colombie
Guatemala
Pérou
République Dominicaine

Brésil (1993-2002) et (2016- )
Argentine (1990-2001,20016-)

 

Kleptocraties de gauche

Argentine (2002-2016)
Venezuela (1999-2017)
Équateur (2008-2016)
Brésil (2003-2016)

Les États-Unis sont en tête des kleptocraties mondiales en termes de corruption par les lobbies, les escrocs financiers, les banques blanchisseuses d’argent et les dessous de table illégaux par des compagnies pétrolières et de gaz à des politiciens et à des fonctionnaires.

Les plus grandes compagnies brésiliennes du pétrole (Petrobras), de minerai de fer (Vale) et de conditionnement de la viande (JBS) sont des corporations multinationales qui financent leurs acquisitions à l’étranger et obtiennent des marchés grâce à des pots-de-vin financés par des prêts à très bas intérêt obtenus de la banque d’État au développement (BNDES).

JBS, le second transformateur de bœuf et de porc au monde et principal engraisseur de bétail, a payé une amende de 3,4 milliards de dollars pour avoir acheté les fonctionnaires d’organismes de règlementation qui ont autorisé l’expédition de viande contaminée à destination des États-Unis (Walmart), de la Chine et du reste de l’Amérique Latine. À la suite d’une négociation avec le procureur chargé de l’enquête, Joesley Batista, PDG de JBS a livré un enregistrement de Michel Temer, actuel président de droite du Brésil, exigeant des pots-de-vin du conglomérat si celui-ci voulait éviter des poursuites fédérales.

Sous le régime de droite de Cardoso, la privatisation initiale de Vale, la plus grande réserve de minerai de fer du monde, a donné lieu à toute une série de pots-de-vin grotesques et de blanchiments d’argent.

Le président de gauche Lula da Silva a permis à la klepto-privatisation de Vale d’aller de l’avant. Lula en a même appelé à davantage d’escroqueries multinationales brésiliennes et plus fortes. Lorsqu’il a pris ses fonctions en 2003, le président Lula da Silva a déroulé le tapis rouge pour l’élite affairiste, déclarant que « il est temps pour les hommes d’affaires brésiliens d’abandonner leur crainte de devenir des hommes d’affaires multi-nationaux ». Les récemment enhardis conglomérats kleptocratiques brésiliens ont entrepris de se frayer bravement un chemin à travers les marchés d’Amérique Latine, d’Asie et des USA en soudoyant à tout-va. Et Lula a par la suite, servi d’émissaire pour négocier les contrats corrompus de Petrobras avec l’Angola, le Venezuela et l’Équateur.

Source : https://www.unz.com/jpetras/latin-america-in-search-of-an...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

Faut-il dire que ce diagnostic s’applique aussi – plus encore peut-être – à l’Europe, qui n’a pas l’excuse d’émerger d’une colonisation violente, et même si elle n’a pas de richesses agrominérales. Elle se vend pour autre chose : pour participer des rapines de l’empire.

 

2. Logo Chavez petit xx.GIF

 

Cet essai était précédé d’un autre, que voici :

 

The United States and Iran : Two Tracks to Establish Hegemony

James Petras The Unz Review – June 10, 2017

 

13. Flags US-IRAN.JPG

 

pour l’instant en anglais, et qui se termine par :

 

« Cet essai est dédié à la mémoire des innocents martyrs des récentes brutales attaques terroristes contre le Parlement iranien et le saint tombeau, et pour honorer les braves survivants et les familles des victimes. »

 

C’est ici :

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 https://www.unz.com/jpetras/the-united-states-and-iran-tw...

 

2. Logo Chavez petit xx.GIF

 

 

 

Mis en ligne le 2 août 2017.

 

 

 

 

16:30 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/07/2017

CONTINENT CENTRIFUGE

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Continent centrifuge

 

USA : la dévolution à marche forcée

Wayne Madsen – Strategic Culture10 juillet 2017

 

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Demandez à la plupart des spécialistes de la Constitution des États-Unis et ils vous diront que la Constitution interdit aux États américains de se séparer. Ils souligneront que la Guerre civile américaine a réglé la question de la sécession, en fait aussi bien qu’en théorie. Mais tous les principes constitutionnels considérés n’empêchent pas les États-Unis de déléguer l’autorité du centre politique de Washington DC aux États et même au niveau des grandes métropoles.

Sous l’effet des politiques musclées de Donald Trump, les États-Unis expérimentent la même décentralisation que l’on a pu voir se produire dans d’autres fédérations qui se sont séparées rapidement. Certes, les États-Unis n’ont pas les mêmes causes sous-jacentes comme l’origine ethnique, la langue ou la religion qui ont contribué à la dissolution de l’Union soviétique, de la Yougoslavie et de la Tchécoslovaquie, mais les actions unilatérales du gouvernement fédéral éloignent régulièrement des États américains du centre de Washington DC.

Trump et ses conseillers, qui ont enfourché le slogan des « droits des États » à la Maison Blanche, ont tendance à ne pas tenir compte de l’autorité de ceux-ci et de leur représentation à Washington, incarnées par le Congrès, au bénéfice d’un exécutif unitaire fort. Le mouvement des États vers une plus grande indépendance vis-à-vis des souhaits du centre, ainsi que la tentative parallèle de l’administration Trump de se substituer aux intérêts des États est pleine de potentialités dangereuses.

Lire la suite…

Source : http://lesakerfrancophone.fr/usa-la-devolution-a-marche-f...

 

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Climat

 

Puisqu’ils en parlent tant…

 

4.  Climate 6.jpg

 

Il semble, à lire Wayne Madsen, que la fronde des États-dés-Unis contre leur président prenne de plus en plus pour prétexte sa prise de position sur le réchauffement climatique. Sont-ils sincères ? Et lui ? Ce qui est sûr, c’est qu’Aline de Diéguez n’y croit pas plus que Donald Trump, et elle dit pourquoi.

 

S.O.S. Nounours sur un glaçon

Aline de Diéguez – Interludes 31 juillet 2017

 

Alors que je contemplais distraitement mes branchouilles de coupes de rosiers en train de se consumer gentiment, la cloche du portail agitée avec vigueur me fit sursauter. La seule personne qui respire dans un voisinage de quelques centaines de mètres à la ronde était là, l'air plutôt revêche. Elle avait humé une fumée suspecte. Horreur ! Du CO2 se répandait dans l'atmosphère. Elle tendit un index accusateur en direction du petit tas de braises. Assurément, j'empoisonnais l'air qu'elle respirait. Est-ce que je n'avais pas entendu parler du réchauffement de la planète ? J'étais en train d'augmenter la pollution avec mon feu criminel. Savez-vous que c'est interdit ?

 

5. Chasse au criminel.gif

 

Son caractère querelleur est connu. Je lui tournai donc le dos, fuyant la discussion. Elle fit semblant de ne pas comprendre que c'était ma manière de lui montrer la porte. Elle continua son sermon et son indignation montait crescendo. Et la montée des eaux dans le Pacifique qui commence déjà à submerger certaines îles et les malheureux réfugiés climatiques, cela vous laisse indifférente ? Je n'avais donc pas pitié des pauvres ours polaires voguant sur des morceaux d'iceberg ?

Et puis, et puis... Agacée, je lui ris au nez, ce qui lui cloua le bec et la fit déguerpir.

Nous voilà brouillées à mort. Tant mieux.

Je regroupai tranquillement les cendres et les restes du petit tas de braises qui viendraient nourrir de potasse mes futures courgettes. L'écologie est sauve. Ouf.

*

Ce petit incident m'a permis de comprendre à quel point une croyance aussi puissante qu'une religion est en marche. Tout y est, manque de discernement et d'esprit critique, psittacisme, certitude en béton armé. Les fidèles de la nouvelle religion sont farouchement persuadés que les discours des politiciens et de leurs relais médiatiques sont porteurs de LA vérité. Du coup, des armées de Torquemada fanatiques sont prêts à condamner tout hérétique au bûcher à la moindre déviation par rapport à la doxa officielle. L'inquisition est en marche.

L'instillation de la peur dans l'esprit des masses est un moteur capital de la politique. C'est l'arme préférée des gouvernants. Comme l'écrivait le journaliste américain Henry-Louis Mencken (1880-1956) : « Tout l'objectif de la pratique politique est de faire en sorte que la populace ait, en permanence, quelque chose à redouter et donc qu'elle réclame bruyamment qu'on assure sa sécurité. On lui fait croire à toutes sortes de menaces et de maléfices, la plupart imaginaires ».

Comme il est facile de faire avaler aux masses n'importe quelle baliverne. Un zeste d'émotion, une bonne dose de terreur sous la forme de prévisions apocalyptiques, une campagne médiatique efficace et répétitive et l'affaire est dans le sac.

C'est ainsi que la revue américaine Nation a publié le 18 avril 2017, un article de Juan Cole intitulé: « Cet autre gaz toxique qui tue des Syriens : les émissions de dioxyde de carbone », où il disait notamment : «Si Trump et ses sbires s'intéressaient vraiment aux enfants tués par des gaz toxiques, ils n'essaieraient pas de rejeter plus encore de CO2 dans l'atmosphère ».

Ciel ! On reste sans voix face une telle dose de stupidité. Tant que les petits Syriens n'auraient à se protéger que du CO2 et pas des gaz méphitiques que le pays de M. Cole livre aux coupeurs de têtes anthropophages, nous serions pleinement rassurés pour eux. Mais, hélas, c'est bien la politique imposée à la Syrie par les Juan Cole américains qui nous fait trembler pour les enfants syriens.

Le lavage de cerveau de certains éditorialistes américains fonctionne donc à merveille et cela d'autant mieux qu'ils semblent ignorer que le CO2 n'est nullement un gaz toxique (à ne pas confondre avec CO). Bien au contraire, il est absolument essentiel à la vie sur terre. Sans CO2, pas d'arbres, pas de végétation, pas de micro-organismes… donc pas d'humains. D'ailleurs les scientifiques révèlent que durant certaines périodes glaciales, le taux de CO2 était trois à quatre fois supérieur à celui mesuré aujourd'hui, ce qui disculpe irréfutablement ce gaz des méfaits qui lui sont imputés.

Le CO2 est une molécule indispensable à la vie sur terre et elle existait dans la nature avant l'apparition de l'homme. Or, il est dorénavant si bien considéré comme un poison par les « réchauffistes » qu'ils oublient d'expliquer que tous les gaz composés de plus de trois atomes - ou de deux atomes s'ils sont différents - participent peu ou prou à un effet de serre, à commencer par la vapeur d'eau, dans la mesure où ils absorbent le rayonnement infra rouge.

Mais la nature, dont nous ignorons 90% de son mécanisme, semble absorber parfaitement les petites différences induites par l'activité humaine. Dans l'analyse des prétendus changements climatiques anthropiques des alarmistes professionnels, rien sur les cheminements des courants marins, rien sur le mystère de l'apparition d’El Niño ou de La Niña, rien sur le mystère de leur circuit et sur celui de leur disparition, rien sur le mystère des différences de salinité entre des couches de l'eau de mer, rien sur le mystère des déplacements des zones de haute et de basse pression et sur le régime des vents qui en est la conséquence, et surtout rien sur le fonctionnement du soleil, sur son activité, sur les causes de la présence des taches, sur l'influence que peuvent avoir sur notre astre les orages magnétiques et les violentes explosions observées sur sa couronne, rien sur l'influence du cycle de onze ans de cet astre sur les températures, sur la couverture nuageuse et sur les vents de la stratosphère, ainsi que sur leur impact sur la troposphère.

Or, on sait que les périodes d'activité solaire « minimale » ont correspondu à la période appelée « petit âge glaciaire » des XVIe-XVIIe siècles. Mais, nos réchauffistes anthropiques, le nez collé sur le guidon au lieu de regarder le ciel, ne jurent que par les gaz à effet de serre d'origine carbonée et ils clament sans complexe que le réchauffement - si réchauffement il y aura, ce qui est loin d'être assuré - que le réchauffement donc sera bloqué si la concentration de gaz à effet de serre, et principalement de CO2, aura « diminué de 40 à 70% entre 2010 et 2050, et devra disparaitre d'ici 2100 », afin d'ajouter une louche de terreur à leur potage.

Je reviendrai à la fin du texte sur les causes véritables de leur acharnement sur le malheureux CO2.

Et d'ici là tous les moyens de basse démagogie sont utilisés. Ah, le poncif des ours polaires ! Le malin Al Gore est le génial initiateur de la campagne ciblant le danger que courraient les si mignons ours polaires à cause d'un réchauffement climatique dont nous serions coupables. L'image d'un ours blanc jugé sur un morceau de banquise à la dérive, c'est lui, c'est une idée lumineuse du staff d'Al Gore.

 

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Ce pauvre nounours cramponné à son glaçon en a fait pleurer plus d'un dans les chaumières. Mais pourtant rien de plus simple que de réaliser une image parfaite avec Photoshop ! D'ailleurs, personne ne s'est demandé où se trouvait le photographe de la jolie image si bien cadrée, toujours la même, abondamment reprise par tous les médias. Elle est censée illustrer l'horrible catastrophe d'une pauvre bête qui allait mourir de faim sur son glaçon.

Or, tout éthologiste connaisseur de ce mammifère parfaitement adapté à son environnement sait que les ours polaires peuvent nager sans difficulté deux cents kilomètres et qu'ils ne sont nullement gênés par une diminution, d'ailleurs saisonnière, de la glace polaire. S'il arrivait, dans la vraie vie, qu'un ours facétieux, un ours en chair, en os et en poils, réussisse à grimper sur un morceau de banquise à la dérive, ce ne pourrait être que par plaisir ou parce que son instinct lui aurait fait juger ce promontoire particulièrement propice à la chasse.

La population d'ours blancs avait diminué c'est vrai, mais pas du tout à cause de la fonte saisonnière de la banquise : en raison d'une chasse intensive. Elle a, depuis, si bien ré-augmenté que la traque est de nouveau ouverte à l'encontre de cette pauvre bête, et aucun écolo-verdâtre ne réagit à ce massacre.

Al Gore, ex-vice-président des États-Unis, initiateur et gourou du réchauffement climatique - mais derrière lequel s’avance Goldman-Sachs - est bien à l'origine de l'hystérie qui a envahi la planète avec son documentaire Une vérité qui dérange (2006).

L'apocalypse était censée pour demain : la fonte d'un gigantesque glacier du Groenland, la banquise tant en arctique qu'en antarctique allait fondre comme un esquimau chocolaté sous l'Équateur et augmenter le niveau global de la mer de... six mètres, pas moins : la hauteur d'un immeuble de deux étages ! Les côtes de l'Europe et de l'Amérique sous les eaux, des millions de « réfugiés climatiques » en Europe même, le Gulf Stream refroidi par l'apport de toute cette eau glaciale. Tous ces malheurs en chaîne créeraient une situation dramatique dans les États côtiers du Vieux Monde .

Bref, le scénario du film Le jour d'après, qui décrit la catastrophe de New-York submergée par la glace. Ainsi, à en croire le pape de la religion du réchauffisme, le réchauffement du climat… produirait un froid glaciaire !

Et la faute à qui et à quoi ? À l'homme et à son usage des énergies fossiles qui produisent du CO2. Diminuons donc les rejets de ce pelé, de ce galeux. Il ne reste que « très peu de temps » pour agir pour la planète, reprennent en écho les aficionados du GIEC. Mais « nous avons les moyens de limiter le changement climatique », estime aujourd'hui encore Rajendra Kumar Pachauri, l'actuel président de ce Groupement Intergouvernemental de Recherche sur le Climat, le complice et la caution « scientifique » d'Al Gore, avec lequel il a partagé le prix Nobel de la paix en 2007.

Tout cet échafaudage repose sur des « modèles » climatiques, des courbes et des graphiques d'apparence irréfutable. Mais, en douce, les réchauffistes prennent soin d'écarter les données qui ne confirment pas la doxa officielle. Ils se livrent même à des « ajustements » subreptices afin de maintenir le principe que nous vivons un réchauffement « sans précédent », afin de maintenir la pression sur les gouvernants et le bon peuple qui n'imaginent pas qu'il pourrait y avoir une intention malfaisante dans un organisme officiel parrainé par l'ONU.

Et pourtant...

Comme l'a révélé le Climategate bienvenu, la tricherie est partout. Un grand nombre de courriers électroniques envoyés par divers scientifiques « climato-alarmistes » ont été révélés. Mais la presse officielle est d'une timidité remarquable dans la couverture des révélations.

Et pourtant...

On voit alors tous ces gourous réchauffistes discuter entre eux sur la meilleure façon de supprimer les opinions différentes des leurs. Ils demandent comment faire disparaître les observations qui les gênent. Ils complotent sur les procédés les plus efficaces destinés à intimider les éditeurs de revues scientifiques. Ils se demandent même comment manipuler les données d'observation.

L'objectif est d'être le plus terrifiant possible et de supprimer tout ce qui ne confirme pas leur pseudo théorie.

Contrairement aux prévisions des « modèles » du GIEC, les variations constatées du niveau de la mer sont infimes et peuvent être causées par des modifications normales du niveau du sol, par une activité volcanique ou par un tremblement de terre. La preuve qu'il n'y a aucun danger à ce sujet, c'est qu'Al Gore a lourdement investi dans des propriétés en bord de mer et qu'il fait donc fi de sa propre propagande alarmiste de montée des eaux !

Toujours dans le même objectif de terroriser les populations, il s'agit pour le synode des réchauffistes d'attribuer au « réchauffement climatique anthropique » la responsabilité des tornades, des ouragans, des sécheresses, des inondations (Katrina, snif !), un printemps trop chaud, un été trop froid, alors que les scientifiques honnêtes relèvent que ces événements ont toujours existé et n'ont rien à voir avec le CO2 rejeté par l'activité humaine. À les entendre, le réchauffement climatique serait la cause de tout et de n'importe quoi.

Comme le disait avec humour Vladimir Poutine, un peu de réchauffement ne nous déplairait pas. Il disait aussi que le climat obéit à des variations cycliques et que les hommes n'y peuvent rien.

Et pourtant, contrairement à Donald Trump, il ne s'est pas opposé aux conclusions de la grand-messe de la COP21 présidée par un Laurent Fabius plus bouffi de prétention que jamais et n'ayant, évidemment, aucune compétence scientifique en la matière, puisque n'ayant jamais cherché à en acquérir.

La Russie comprend qu'il est impossible d'arrêter un torrent furieux et qu'il arrivera un moment où le principe de réalité prévaudra. « Il faut savoir hurler avec les loups », écrivait Plaute. Sagesse reprise par notre Corneille:

 

Une vertu parfaite a besoin de prudence
Et doit considérer, pour son propre intérêt
Et les temps où l'on vit et les lieux où l'on est.

 

Contrairement aux prévisions alarmistes du GIEC, la température moyenne annuelle globale est stable depuis 1997, pas la moindre trace de réchauffement. Les niveaux océaniques n'ont monté que d'un millimètre et demi, ce qui est insignifiant et ne peut être attribué à aucune cause réellement isolable. Quant à la banquise australe, elle atteint des records de superficie. La somme des surfaces des deux banquises est à peu de chose près constante, même si la banquise boréale a légèrement et momentanément diminué.

Nous voilà pleinement rassurés pour les ours blancs... si les chasseurs de fourrure leur prêtent vie.

*

J'en viens à la géniale invention des financiers : la taxe carbone.

 

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On entre cette fois dans le dur de l'opération.

En effet, l'escroquerie ne serait pas complète si elle n'avait pas débouché sur des manipulations financières. Je passe sur les magouilles de quelques fricoteurs, notamment du « milieu affairiste franco-israélien », qui, en 2009, ont exploité « trois failles originelles », par eux immédiatement reniflées, du système d'échange européen de droits à polluer sous la forme de bricolage sur la rétention de la TVA.

Un cerveau de l'une de ces escroqueries s’en est d’ailleurs candidement étonné : « La faille du système était énorme. Je me demande toujours comment des États ont pu mettre en place un machin pareil ». Les États devraient toujours prendre les filous pour conseillers...

Mais il est un escroc qui est loin d'être un pied nickelé, je parle toujours d'Al Gore. Car, non content d'être à l'origine d'une hystérie climatique, habilement créée, alimentée, gonflée, entretenue avec une efficacité diabolique, ce pape du réchauffisme a réussi l'exploit de s'enrichir d'une manière phénoménale via des placements judicieux dans des entreprises qui bénéficient de la législation mise en place par la bourse américaine du carbone.

A partir du moment où les cours de la tonne de carbone ont été cotés en bourse, l'enfance de l'art a été de séduire suffisamment de complices bien placés, afin de se constituer en une sorte de maffia parfaitement honorable en apparence. Ils ont alors pu utiliser leurs nombreux et bienveillants contacts dans les médias, afin de diffuser des informations tantôt optimistes et tantôt pessimistes sur l'évolution des données climatiques grossièrement falsifiées. Une machination de haut niveau des cours de la tonne de carbone échangée sur le marché du Chicago Climate eXchange a permis à Al Gore, détenteur d'une part importante des fonds spéculatifs de ce marché, de réaliser de juteuses transactions à terme. (v. Paul Joseph Watsen sur www.prisonplanet.com).

Dans cette escroquerie à plusieurs millions de dollars, on trouve les habituels spécialistes de Goldman Sachs qui sont à l'origine de la grande crise des subprimes de 2008 : David Bloom son ex-directeur et surtout Henry Paulson, qui sera nommé Secrétaire au Trésor des États-Unis et qui, en récompense des malversations des banquiers et sous le prétexte d'assurer le « sauvetage » de l'économie américaine (le plan Paulson), avait offert aux banques un bonus de sept cents milliards (je dis bien 700 milliards) de dollars dont elles refuseront de justifier l'utilisation.

Voir L'agonie du dieu dollar.

Dans l'affaire de la cotation boursière de la taxe carbone, la même fine équipe était à l'œuvre.

C'est ainsi que, grâce à une efficace propagande sur une panique artificielle astucieusement gérée provoquée par un réchauffement climatique anthropique imaginaire, beaucoup d'astuce, de persévérance et de complicités diverses, on devient milliardaire.

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/interludes/climat/nounours.htm  

 

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« When in doubt, nuke China »

En cas de doute, atomisez la Chine

Pepe EscobarAsia Times 29 juillet 2017

Via Information Clearing House

 

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D’un cas de figure où l’armée US ne se sent « pas entravée », il existe un précédent et, comme les efforts du général MacArthur en Corée le prouvent, c’est quelque chose dont il faut avoir peur.

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Le 29 juillet 2017 – Information Clearing House – L’effondrement en cours du monde unipolaire et l’inexorable émergence d’une structure multipolaire sont en train de permettre à une intrigue secondaire de prendre des proportions qui pourraient devenir incontrôlables – la normalisation de l’idée de guerre nucléaire.

Sa dernière manifestation en date n’est autre qu’un amiral US nous assurant tous qu’il est prêt à suivre l’ordre du président Trump de lancer un missile nucléaire contre la Chine.

 

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L’Amiral Scott Swift

 

Oubliez le fait qu’une guerre nucléaire impliquant des grandes puissances au XXIe siècle sera La Dernière Guerre. Notre amiral – admirablement nommé Swift – est simplement préoccupé par quelques menus détails démocratiques, du genre « tout membre de l’armée US a prêté serment de défendre la constitution des États-Unis contre tous les ennemis du dehors et du dedans, et d’obéir aux officiers et au président des États-Unis, qui est notre commandant en chef ».

Il n’est donc question que de loyauté envers le Président et du contrôle civil de l’armée – indépendamment du risque d’incinération d’innombrables masses des civils en question, Américains inclus (puisqu’il y aurait une inévitable réplique chinoise).

Swift encore, à la rescousse : « Ceci est le cœur même de la démocratie américaine et, chaque fois que vous avez un militaire qui s’éloigne de l’objectif et d’une allégeance au contrôle civil, alors, nous avons un réel problème. »

Il importe peu que le porte-parole de la flotte US du Pacifique – dans ce cas, Charlie Brown (le bien nommé ?) – se soit empressé avec une louable célérité [swiftly] de contrôler les dégâts en qualifiant la question (nucléaire) de « ridicule ». La réponse et la question sont en fait très révélatrices.

MacArthur Park se fond dans le noir*

Pour ajouter quelques nuances au « contrôle civil de l’armée », un petit retour en arrière jusqu’à septembre 1950 et la guerre de Corée, avec l’aide de Korea : The Unknown War [inédit en français, cf. article], de Bruce Cummings et  Jon Halliday, sera loin d’être ridicule. Surtout à présent que les factions du Parti de la Guerre à Washington plaident pour une atomisation non de la Chine mais de la Corée elle-même.

Il est essentiel de se rappeler qu’avant 1950, le président Truman avait déjà donné l’ordre – « contrôle civil de l’armée » – de larguer deux bombes atomiques sur la Japon. C'était en 1945 – une grande première historique.

Truman était devenu Vice-Président en janvier 1945.  F.D. Roosevelt l’avait traité avec le plus grand dédain, et il ne savait rien du Projet Manhattan. Quand FDR est mort, Truman n’avait été Vice-Président que 82 jours et il devint Président des États-Unis en ne sachant absolument rien de la politique étrangère ni de la nouvelle équation militaro-nucléaire.

Truman eut cinq ans après avoir bombardé le Japon au nucléaire pour tout en apprendre sur le tas. L’action se déroulait à ce moment-là sur le front coréen. Avant même un débarquement amphibie à Inchon sous le commandement du général MacArthur – le plus important depuis celui du V-Day de Normandie en 1944 – Truman avait donné la permission à MacArthur d'avancer au-delà du 38e parallèle. Il y a un débat historique sérieux sur le fait qu’on n’avait probablement pas dit en détail à MacArthur ce qu’il devait faire... du moment qu’il gagnait. Au poil, pour un homme qui adorait citer Montgomery : « On ne donne jamais de directives adéquates aux généraux ».

Quand même, il est sûr que MacArthur a bien reçu un memo top secret de Truman insistant sur le fait que toute opération au nord du 38e parallèle n’était autorisée que s’il n’y avait « pas d’entrée en Corée du Nord d’importantes forces soviétiques ou chinoises, pas d’annonce qu’elles avaient l’intention d’y entrer, pas de danger d’une contre-attaque militaire à nos opérations ».

Et alors… MacArthur reçut un message « pour les seuls yeux du  destinataire » en provenance du chef du Pentagone George Marshall, disant  : « Nous voulons que vous ne vous sentiez nullement entravé, tactiquement et stratégiquement, d’avancer au nord du 38e parallèle »

MacArthur continua donc d’avancer. Il était sûr que la Chine n’interviendrait pas en Corée : « Si les Chinois descendaient sur Pyongyang, il y aurait le plus grand des massacres».  Eh bien, c’était faux. Les forces US ont pris Pyongyang le 19 octobre 1950. Le même jour, exactement, pas moins de 250.000 soldats des Volontaires de l’Armée Populaire Chinoise ont traversé la rivière Yalu et sont entrés en territoire coréen. Le renseignement US n’a rien compris à ce que l’historien S.L.A. Marshall a décrit comme « un fantôme sans ombre ».

MacArthur a commencé à devenir incontrôlable, allant jusqu’à exiger que des bombes atomiques soient larguées sur la Corée du Nord. Il fallait qu’il s’en aille. La question était : de quelle manière ? Les civils – Dean Acheson, Averell Harriman – étaient pour. Les généraux – Marshall, Bradly – étaient contre. Mais ils se disaient aussi avec inquiétude que « si MacArthur n’était pas relevé de ses fonctions, une grande partie de notre peuple trouverait à se plaindre que les autorités civiles ne contrôlaient plus les militaires ».

Truman avait déjà décidé. MacArthur fut remplacé par le Lt. Général Ridgway. Mais la folie de la guerre continua de faire rage, au prétexte de la « menace » sino-soviétique » de « domination communiste du monde ». Plus de deux millions de civils nord-coréens furent tués. Et ce que le général Curtis LeMay – un Dr Folamour en chair et en os – suggéra plus tard en disant qu’il fallait bombarder le Vietnam jusqu’à le « renvoyer à l’âge de pierre » fut bel et bien infligé par les USA à la Corée du Nord.

L’industrie et les infrastructures du pays furent totalement détruites. Il est impossible de comprendre les actions du gouvernement de Pyongyang ces dernières décennies sans se représenter à quel point cette destruction totale des gens et des biens est encore présente à l’esprit de tous les Nord-Coréens.

Ainsi, ce que l’amiral Swift a vraiment dit, c’est – en code – que si un ordre civil lui est donné, l’armée US déclenchera la IIIe guerre mondiale (ou la IVe, si on compte la guerre froide) et appliquera sans sourciller la doctrine  « première frappe » du Pentagone. Ce que Swift n’a pas dit, c’est que le président Trump a aussi le pouvoir d’imiter Truman et de virer tout aspirant-clone de MacArthur en train de péter les plombs.

_____________  

* Allusion à une chanson de Donna Summer : MacArthur’s Park is melting in the dark

 

Source : http://www.informationclearinghouse.info/47544.htm

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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À bons entendeurs…

Parade militaire en Chine, pour célébrer le 90e anniversaire de l’Armée Populaire de Libération

30 juillet 2017

 


 

On remarquera que M. Xi Jinping tient ici les rôles que se partagent en Russie Vladimir Poutine et Sergueï Choïgou.

 

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Sur notre continent à nous

Petit rappel de choses oubliées…

 

Y a-t-il deux Vladimir Poutine ?

Sayed kremlin.ru 14 juillet 2017

Extrait d’une interview de Vladimir Poutine par le journal allemand Bild, le 5 janvier 2016

Traduit et sous-titré par Sayed

 


 

Transcription

Journaliste : – Il y a une théorie selon laquelle il y aurait deux Poutine. Le premier était le jeune M. Poutine d’avant 2007, qui a exprimé sa solidarité avec les États-Unis et qui était l’ami du chancelier Schröder. Et puis, après 2007, un autre Poutine est apparu. En 2000, vous avez déclaré : « Nous ne devrions pas avoir de confrontations en Europe, nous devrions tout faire pour les surmonter. » Et maintenant, nous nous retrouvons dans une telle confrontation [en Crimée, etc.].

Puis-je vous poser une question directe ? Quand allons-nous retrouver le premier M. Poutine ?

Vladimir Poutine : – Je n’ai jamais changé. Tout d’abord, je me sens encore jeune aujourd’hui. J’étais et je continue d’être l’ami de M. Schroeder. Rien n’a changé.

Mon attitude à l’égard de questions telles que la lutte contre le terrorisme n’a pas non plus changé. C’est vrai, le 11 septembre, j’ai été le premier à appeler le Président Bush et à exprimer ma solidarité. En effet, nous étions prêts à tout faire pour combattre le terrorisme ensemble. Il n’y a pas si longtemps, après les attentats terroristes de Paris, j’ai appelé puis rencontré le Président de la France.

Si on avait écouté Gerhard Schroeder, Jacques Chirac et moi-même, il est probable qu’il n’y aurait eu aucune des attaques terroristes récentes à Paris, car il n’y aurait pas eu de poussée de terrorisme en Irak, en Libye ou dans d’autres pays au Moyen-Orient. […]

Vous m’avez demandé si j’étais un ami ou pas. Les relations entre les États sont un peu différentes de celles entre les individus. Je ne suis ni un ami, ni une mariée ou un marié. Je suis le Président de la Fédération de Russie. C’est 146 millions de personnes ! Ces personnes ont leurs propres intérêts, et je dois protéger ces intérêts. Nous sommes prêts à le faire de manière non conflictuelle, à rechercher un compromis, mais bien sûr, en fonction du droit international, qui doit être compris uniformément par tous.

Source : http://lesakerfrancophone.fr/y-a-t-il-deux-vladimir-poutine

 

 

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Message à Ariane Walter

 

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Madame,

Qu’estce que vous foutez sur Agoravox ?

Ça vous amuse d’écrire pour des veaux ?

On vient d’essayer de vous déposer un mot de commentaire : impossible. On n’a pas réussi à se dépêtrer des formalités. Il y a pourtant plein de nuls qui y arrivent. Zut alors.

Et pourquoi votre délicieux Jupiter & Jupenlair n’est-il pas sur Le Grand Soir, i sont bégueules ?

S’il vous plaît, pour nous faire plaisir, trouvez-vous à crécher dans un endroit où... il y ait un minimum de Q.I.

Bien à vous.

Théroigne

 

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Il est 11 heures (23), on vient de trouver ça chez Mermet. On rouvre.

Je t’aurai cherché partout...

Le 31 juillet 2017

Surtout ne pas écouter la radio aujourd’hui, surtout ne rien lire sur elle, pas même l’écouter chanter, fuir les conversations, les superlatifs, se barrer dans les dunes, trouver un coin, un creux et rester là, seul avec elle, seul avec notre jeunesse, avec les nuages qui passent et les oiseaux, fermer les yeux et doucement entendre Miles et la voir elle dans Paris sous la pluie comme je la vis en noir et blanc de tous mes dix sept ans palpitants au fond du cinéma Champolion, et vous l’avouer enfin, quand elle dit "Julien je t’aurai cherché partout", je peux le dire maintenant, l’histoire n’avait plus aucune importance, le film n’avait plus aucun sens, sauf un : Julien c’était moi.

Daniel Mermet

(Jeanne Moreau est morte)

 

 

 

Mis en ligne le 31 juillet 2017.

 

 

 

 

22:31 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |