22/02/2014

UKRAINE

1. Bateau US-Ukraine.JPG

 

UKRAINE

 

19 février 2014

Insurrection armée à Kiev : l’Empire accuse Ianoukovitch !

Le Saqr

(c’est notre « faucon sacré » d’il y a quelques jours)

2. Ukraine Saqr.jpg

Une insurrection armée à grande échelle semble se dérouler dans le centre de Kiev. Russia Today recense 7 morts chez les policiers et 11 civils tués. 135 policiers ont été hospitalisés, 35 sont dans un état critique. Un total de 221 personnes ont demandé une prise en charge médicale, et 114 d’entre elles ont été hospitalisées. Les bureaux du Parti des régions de Ianoukovitch ont été incendiés. Les dirigeants de l’opposition réclament une nouvelle Constitution et le départ de Ianoukovitch. Des députés communistes ont été agressés et passés à tabac au Parlement alors qu’ils tentaient de quitter le bâtiment.

Le Haut Commandement Impérial [la Maison-Blanche, qui a déjà reconnu avoir financé l’opposition ukrainienne à hauteur de 5 milliards de dollars] a déclaré qu’il était « consterné » par la violence, déclarant que « la force ne résoudra pas la crise. (…) Afin de rétablir la paix et la stabilité, nous exhortons le Président Ianoukovitch à désamorcer immédiatement la situation et à mettre fin à la confrontation. (…) Nous lui demandons également de redémarrer un dialogue avec les dirigeants de l’opposition dès aujourd’hui. » [Pour les déclarations de leur inénarrable porte-voix français, Bernard-Henry Lévy, voir ici et ici]

Personnellement, je pense qu’aucune des parties ne reculera. Et faites bien attention, par « parties » j’entends d’une part, les Zapadentsy (Ukrainiens de l’Ouest) pro-occidentaux et leurs alliés néo-nazis, et d’autre part, les régions méridionales et orientales d’Ukraine (voir ici). A mes yeux, Ianoukovitch n’est même pas une véritable « partie » dans ce conflit, c’est seulement un homme politique complètement irresponsable et franchement stupide (voir ici, ici et ici), qui porte une énorme responsabilité dans la situation actuelle (il me fait beaucoup penser à Kerenski).

Une guerre civile pourrait-elle encore être évitée ? Probablement, oui, mais seulement par un régime prêt à faire ce que *tout* régime normal ferait : restaurer pleinement le règne de la loi et l’ordre public. Partout et sans condition. Cela impliquerait d’instaurer de la loi martiale dans l’ensemble du pays, de tirer à vue sur tous les insurgés armés, d’emprisonner tous les émeutiers et ceux qui les soutiennent ouvertement : Klitschko (voir ici), Iatseniouk (voir ici), Tyagnibok (voir ici) et tous leurs collaborateurs. Cela impliquerait de faire ce que Stolypine fit en 1906. Hélas, il n’y a pas de « Stolypine ukrainien ». Tout ce que je vois, c’est un idiot boiteux, pathétique et désemparé d’un côté, et un gang de terroristes impitoyables de l’autre. Exactement ce qui s’est passé en 1917. Nous savons tous comment cet épisode s’est terminé...

Tout comme je l’ai écrit en Novembre dernier, les portes de l’enfer s’ouvrent maintenant pour l’Ukraine. En regardant les dernières images de Kiev (voir vidéo ci-dessous), je ne peux que confirmer ma conclusion selon laquelle la Russie doit absolument rester en dehors de ce conflit, à moins que les nationalistes ukrainiens tentent de prendre le contrôle de la péninsule de Crimée par la force. Mais à moins d’un tel développement tout à fait extrême, je pense que la Russie devrait résister à toute pression visant à l’impliquer. Les Ukies voulaient leur indépendance ? Qu’ils l’aient !

Le Saqr

Voici quelques images des combats qui se sont déroulés ce soir à Kiev

 

Et maintenant, un court message des « Européens ukrainiens »

Cette perle de la BBC et de « Radio Liberty » :

Le Mouvement Ukrainien « Nous sommes Européens » exhorte les participants de leur pays aux Jeux Olympiques d’hiver à Sotchi, en Russie, à arrêter la compétition en guise de solidarité avec les manifestants, rapporte Radio Liberty.

Neuf policiers sont tués, tous par des coups de feu, et les « Européens ukrainiens » veulent que les athlètes perturbent les Jeux en Russie, en solidarité avec les hommes armés qui ont tué les agents de police.

La chutzpah de ces « Européens ukrainiens » force le respect...

3. IULIA - Gender.jpg

L’ « Ukie » européen de demain…

Articles originaux : http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/02/armed-insurrecti... ethttp://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/02/and-now-short-me...

Traduction : Salah pour Le Grand Soir

Autres articles du même auteur sur l’Ukraine (en Français) :

Ukraine : un choix de civilisation et une victoire à la Pyrrhus de Poutine ?

L’Ukraine aux portes de l’enfer ?

Pourquoi la Russie ne doit pas intervenir dans le conflit ukrainien

Source :  http://www.legrandsoir.info/insurrection-armee-a-kiev-l-e...

Heureusement que Le Grand Soir existe pour traduire ce qui mérite de l’être. Ceux qui veulent suivre les articles du Saqr les trouveront (généralement) dans la colonne de droite.

 

*

Le Saqr l’accuse aussi, mais pas de la même chose ! Voir sur son site, en anglais, l’article de ce-jour :

Wednesday, February 19, 2014

 

Dealing with an urban armed insurrection : back to basics

As the dramatic events in the Ukraine are unfolding the topic of what President Yanukovich can, or can not do, regularly comes up and I think that this is a good time to go back to basics and look at what a government - any government, regardless of its political orientation - can and even must do when confronted with an urban armed insurrection.

First, a head of state, any head of state, has an obligation to uphold the Constitution, the law and order, to protect its citizens from abuse and violence against their persons and their property.  Sounds trite?  Yes, but the important concept here is that this is an obligation, not an option or a right.

Second, a head of state, any head of state, is the commander in chief of the country's armed forces in the most general sense of the word: i.e. all those forces, units and individuals who are given the instruments of violence to protect the country: military, police, Interior Ministry forces, riot police, national guard, etc.  Thus, and just as any commander in chief, the head of state also bears the ultimate responsibility for the lives and well-being not only of the citizens these forces are supposed to protect, but also for the forces carrying out his orders.  Again, this is hardly an original insight, and yet it is overlooked in the current situation (more about that later).

Read more

Source : http://vineyardsaker.blogspot.be/2014/02/dealing-with-urban-armed-insurrection.html

 

*

Pendant ce temps…

Chez les truands cosmopolites, on adore se mêler de ce qui ne vous regarde pas, ou : Verhofstadt-Fabius-Kerry-nazis-même combat !

 

Offensive diplomatique impériale contre l’Ukraine

 Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius et ses homologues allemand Frank-Walter Steinmeier et polonais Radoslaw Sikorski seront jeudi matin à Kiev, juste avant une réunion à Bruxelles des ministres européens des Affaires étrangères, a annoncé mercredi le ministre français.

« Il faut rétablir le dialogue politique entre opposition et pouvoir », a déclaré Laurent Fabius, en présence du secrétaire d’État américain John Kerry. « Chacun doit se mobiliser pacifiquement pour revenir au dialogue », a-t-il ajouté.

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Offensive-diplomatique-imperiale-contre-l-Ukraine-23560.html

Sans oublier BOTUL

 

(Le brushing surtout est irrésistible, fait pour affronter le vent et la pluie, voire les tempêtes de neige. Ce n’est pas tout à fait Marie-Antoinette et ses caravelles-sur-la-tête des temps heureux, mais encore une guerre ou deux… On verrait assez bien un drone)

 

*

Gender

(suite du feuilleton)

Pour votre information et la nôtre :

Argumentaire anti-gender
par Alexis Adjami Cercle des Volontaires

19 février 2014

Ceci n’est pas un article. Plutôt un condensé de faits, et un argumentaire. Je pars du postulat que ceux qui le liront possèdent le minimum d’informations requises pour ne pas avoir à chercher ce qu’est la théorie du genre. Je m’adresse ici à ceux qui n’y croient toujours pas, ou à ceux qui cherchent des arguments irréfutables pour convaincre leurs proches de la véracité et de la corrosivité de cette théorie.

Je précise également, car on ne sait jamais, que ce texte ne représente que mon point de vue, et non pas celui du Cercle des Volontaires.

Des preuves et des faits, c’est donc ce que réclament ceux qui voudraient nous voir ostracisés.

Un document officiel de l’OMS  (Organisation Mondiale de la Santé) préconise, page 40, d’informer les enfants de 0 à 4 ans sur la masturbation et de ses bienfaits.

Toujours sous couvert de progrès et de « lutte contre les discriminations ». Il est vrai que le fait de savoir à 4 ans que l’on peut se tripoter la nouille va sûrement réduire les discriminations homophobes.

Pire : la priorité est-elle, selon vous, de lutter à cet âge contre les stéréotypes ? Non, bien sûr que non. Mon petit frère n’a pas besoin de se « positionner sexuellement » avant la 5e-4e (âge où l’on découvre la masturbation et la relation de couple).

Selon moi, c’est uniquement à l’entrée au collège (ou pourquoi pas en CM2) qu’il faut essayer de sensibiliser les enfants à ce sujet.

L’Éducation nationale ne devrait pas avoir pour vocation de former des robots formatés, fonctionnant au bourrage de crâne, à l’individualisme et à la consommation. De plus, mes parents peuvent très bien se charger d’expliquer à mon petit frère que « l’homophobie, c’est pas bien ; être gay, c’est pas grave ». Pas besoin de Peillon, personnellement.

Je vois plutôt dans cette théorie du genre, une menace pour les familles croyantes ; une menace pour les traditions en général. Il s’agit d’une idéologie franc-maçonne, comme vous le savez peut-être :

Vouloir lutter contre les discriminations, j’y suis favorable – et il y en a de toutes sortes : sociales, raciales, religieuses, sexuelles, etc. -, mais qu’est-ce que la lutte contre l’homophobie (et SEULEMENT celle-là) vient faire à l’école primaire et à la maternelle ?

On peut m’expliquer ?

Il faut amener les gosses à se questionner de plus en plus tôt sur des terrains qui ne sont pas de leur âge ?

La violence due aux inégalités sociales, à la surexposition à la pub, la télé, la dépendance aux écrans, les difficultés liées au manque de personnel et aux classes de plus en plus surchargées, l’illettrisme, etc., ne sont-elles pas autant de priorités autrement plus importantes pour l’Éducation nationale ? Quid des analyses de Nico Hirtt et des enseignements de Tocquesaint sur l’école ?

Les médias et le gouvernement n’ont de cesse de s’abriter derrière l’argument fallacieux de l’Égalité – fallacieux car en Droit, l’égalité consiste à considérer toutes les différences pour accorder à chaque situation le droit le plus adéquat, non à l’EFFACEMENT des différences, ce qui est une absurdité en soi.

 

4. Tu seras un homme ma fille.JPG

Après avoir fait des médiocres, voici qu’il faut faire des « indéterminés ». La réalité, c’est que cela consiste à déstructurer complètement nos enfants avant même qu’ils ne soient construits, à introduire des notions de sexualité totalement inadaptées à leur âge, à les convaincre que leur identité biologique est totalement dissociée de leur identité de « genre » et de leur orientation sexuelle, etc.

C’est laisser pervertir les enfants que de ne pas s’indigner.

Ce n’est pas une éducation unisexe à prétention neutre, ce qui serait sans doute défendable, mais un conditionnement violant l’identité naturelle des enfants. C’est l’équivalent psychique de certaines expériences physiques, notamment de castration, qui peuvent avoir lieu au nom de la théorie du genre.

En fait, Mr Peillon et un grand nombre de politiques (manifestement conquis par le triomphe d’un post-modernisme débridé sauce libérale-libertaire) veulent démontrer à des gamins de 3, 10, 14 ans, que le genre est une forme de déterminisme, donc, d’anti-liberté à maîtriser. Au même titre donc, les pulsions sexuelles d’un individu, quelles qu’elles soient, sont incontrôlables dans la mesure où la nature l’emporte toujours sur le social.

C’est ainsi que, développant une pensée a priori banale, on en arrive à comprendre pourquoi les Pays-Bas ont autorisé en 2006, la création d’un parti fondé par des pédophiles et militants mordicus pour les droits de cette minorité «discriminée ».

C’est ainsi qu’apparaissent des concepts débiles comme l’hétérosexisme.

Ainsi, Le Monde publiait, le 26 janvier 1977, une célèbre lettre ouverte aux parlementaires, relayée, évidemment, par Libération, pour défendre dans « l’affaire de Versailles », 3 hommes accusés de pédophilie pour avoir couché avec des mineurs et pris des photos de leurs intimités. Les intellectuels progressistes parisiens s’étaient émus de cette entrave à la jouissance et à la consommation du corps…

On voit donc que l’héritage pour le peu spécial dont se réclame dès lors l’Éducation nationale, fait pendant au choix récent de la nouvelle Marianne : une FEMEN hystérique, esclave de ses instincts, christianophobe et surtout rebelle à toute norme sociale, à tout respect de notre civilisation actuelle.

Faut-il s’étonner que Jack Lang fasse encore partie de l’élite politique nationale ? Faut-il s’étonner que Gabriel Matzneff, écrivain titulaire du prix Renaudot, puisse dire impunément de la pédophilie qu’elle est, ni plus ni moins, « un style de vie » ?

Édifiante est à ce titre l’histoire de David Reimer, racontée par John Colapinto, survenue au tout début des applications de cette théorie sous l’égide d’un des inventeurs du terme et de la théorie du genre dans les années 60, le professeur John Money. Attention, c’est trash. À la suite d’une circoncision ratée, les organes génitaux d’un tout jeune garçon furent gravement endommagés. Face à la détresse des parents, le corps médical de l’époque leur expliqua qu’une solution consistait à lui ôter complètement l’appareil génital masculin et à l’élever comme une fille. Vu son jeune âge (moins de 2 ans), son identité de genre n’était pas construite – expliquait-on aux parents – et l’adaptation à sa nouvelle identité s’effectuerait sans problème.

Les parents y ont naturellement vu une issue préférable aux souffrances assurées qu’aurait eu à subir leur enfant dans son identité de garçon mutilé, et l’expérience fut tentée.

Le garçon n’admit jamais le rôle de petite fille qu’on chercha à lui imposer et grandit dans la rébellion et la souffrance. Jeune adulte, il se fit opérer dans l’autre sens et se maria. Cette nouvelle vie ne fonctionna pas non plus et il finit par se suicider.

Les détails de sa vie sont racontés dans le livre de John Colapinto, « As Nature Made Him : The Boy Who Was Raised as a Girl ».

 

L’expérience ratée du Dr. John Money

 

http://www.youtube.com/watch?v=BKrBNrXMi1A

 

La théorie du genre donc, ce concept moins innocent que Vincent Peillon ne veut le faire croire, poursuit un objectif terriblement concret : dénormaliser toute norme en mettant sur un piédestal les perversions les plus dégoûtantes. Le bien-être des homosexuels n’est, en l’occurrence, qu’un écran de fumée à en juger notamment par la composante très minoritaire des militants LGBT (Fédération des Lesbiennes, Gays, Bi et Trans de France), très peu représentatifs des homos de l’hexagone et plus largement d’Europe. Il suffit de voir, en effet, la façon dont ces derniers sont restés très réservés sur la question du mariage pour tous.

Or, pour des militants LGBT qui exigent d’être non-discriminés, même si leur manière d’être et notamment leur orientation sexuelle ne correspondent pas aux normes (ce qui est louable), le meilleur moyen consiste à supprimer ces normes ou plutôt, à les déconstruire.

Ainsi, avec l’abolition du genre prescrit, si les lesbiennes ne sont pas des femmes, comment pourrait-on encore ne serait-ce que s’étonner de leur conduite ou de leurs préférences ? C’est la fin assurée des risques de discriminations injustes.

L’approche est délibérément et uniquement centrée sur le sens univoque des rapports de pouvoir et d’oppression liés à « l’hétérosexualité imposée » : c’est toujours dans le sens des hommes envers les femmes, des hétérosexuels envers les homosexuels, de la société envers les transgenres et jamais l’inverse. De ce point de vue, la théorie du genre est une continuation du féminisme radical.

Chacun est libre de ses opinions, d’adhérer ou non à ce concept et à son enseignement à l’école, et je respecte personnellement toutes les opinions. Mais dans ce cas, respectez aussi la nôtre en cessant de l’amalgamer systématiquement – comme le désirent ardemment le gouvernement et ses toutous des médias – à de l’extrémisme, du fascisme, de l’homophobie ou pire encore, de nier sa légitimité. Ce n’est pas non plus être forcément chrétien intégriste ou de droite que de s’opposer à cette théorie : je suis moi-même bien à gauche politiquement, et animiste.

D’ailleurs, que le gouvernement et les merdias expliquent que la théorie du genre n’existe pas est une chose assez comique quand on sait qu’ils ont été les premiers à en parler :

5. N ajat Vallaud Belkacenm gender.jpg

Remettre en cause le genre de chaque individu, sous prétexte d’une égalité hommes/femmes, est totalement inconcevable. À quand les jupettes sur les ministres masculins pendant l’Assemblée nationale ? Et pourquoi donner un prénom à un bébé qui vient de naître (dans les 3 jours) puisqu’on ne sait pas, en dépit de son sexe, si l’on en fera un garçon ou une fille ?

N’y aura-t-il d’ailleurs plus de petit garçon ni de petite fille, mais plutôt des « on », car les pronoms « il » ou « elle » sont sexués ? On peut continuer très longtemps comme ça. Vous comprenez ?  On ne sait pas comment ça va finir…

Pendant ce temps, le rapport Estrela (Rapport sur la Santé et les Droits Sexuels et Génésiques), que personne n’a lu, a été accepté selon une procédure particulièrement rapide, ne laissant aucune possibilité aux députés d’en débattre, ni même de déposer des amendements.

À la lumière du droit international, il est donc très inquiétant que le rapport présenté par Mme Estrela se lise plutôt comme l’agenda de la Fédération Internationale du Planning Familial (IPPF) et d’autres groupes de lobbying, et non comme une proposition basée sur le bon sens partagé par les mères et pères à travers toute l’UE.

Rappelons que ce rapport n’a pas été seulement rédigé par Mme Estrela, qui l’a clairement exprimé en remerciant des ONG lors de sa prise de parole dans l’hémicycle du Parlement européen, la veille du vote, le 26 novembre 2013. C’est également un fait établi que le bureau européen de l’IPPF a contribué au projet de rapport avant même qu’il ne soit rendu public au sein de la Commission FEMM (Commission des droits de la femme et de l’égalité des genres) : la représentante de l’IPPF Europe s’est vantée publiquement d’y avoir contribué au moment même où le projet de rapport était présenté à la Commission FEMM…

De plus, dans certaines académies, des inspecteurs ont fait le tour des écoles pour « informer » les parents sur la « rumeur », allant jusqu’à dire que la JRE(Journée de Retrait de l’École) était une farce ou était annulée.

Depuis, des parents ayant retiré leurs enfants de l’école – bien plus nombreux que ce que les médias dominants veulent encore faire croire -, subissent harcèlement et pressions de la part des directeurs d’école (convocations, menaces, intimidation) ainsi que leurs ENFANTS (heures de colle, mauvaises notes injustifiées, harcèlement). Vous trouverez des exemples de ces pressions (documents à l’appui) sur les différentes pages Facebook des JRE.

Alors que… Le fait de manquer l’école n’est pas punissable, même la suspension des prestations familiales n’est plus possible depuis le Décret n° 2013-530 du 21 juin 2013. Les parents qui suivent les JRE n’encourent donc aucune sanction.

L’article 227-7-1 du code pénal sanctionne le fait, pour les parents d’un enfant ou toute personne exerçant à son égard l’autorité parentale ou une autorité de fait de façon continue, de ne pas l’inscrire dans un établissement d’enseignement, sans excuse valable, en dépit d’une mise en demeure de l’autorité de l’État compétente en matière d’éducation, et non une journée d’absence.

Sachant cela, je vous invite également à vous poser une simple question : « Si une telle chose n’existe pas, n’est pas à l’expérimentation (malgré les documents officiels) et n’est pas prévue à la rentrée prochaine, pourquoi un tel acharnement politique et médiatique, qui plus est parfaitement illégal ?! »

De plus en plus, le peuple a l’interdiction implicite d’exprimer une opinion contraire au pouvoir en place qui décide de ce qu’il convient de penser ou non, de dire ou non, sous peine d’être immédiatement insulté, menacé, réprimandé, taxé d’extrémiste et j’en passe…

En vérité, nous avons affaire à une dictature qui ne dit pas son nom et se met petit à petit en place, en divisant le peuple pour mieux l’asservir et le mener, le cas échéant, à la guerre civile, chaos des chaos permettant l’imposition d’une remise en ordre acceptée par tous.

Et je le redis : étudier le genre (l’aspect social de l’identité sexuée) ou bien sa construction est une démarche en elle-même respectable. Les biologistes spécialistes des différences entre les hommes et les femmes sont les premiers à reconnaître l’existence et l’importance de ces aspects.

Mais indépendamment de la respectabilité et du sérieux de l’objet de réflexion, la qualité scientifique de toute démarche d’étude sur le genre ou les genres est d’abord liée aux buts que l’on se fixe et aux méthodes que l’on utilise.

Or, nous n’avons pas affaire à des personnes ou démarches centrées sur le désir de connaître et d’explorer le réel, mais à une volonté politique de transformation de la société.

C’est ce qui explique l’autisme de ses tenants dans le documentaire norvégien, « The Gender Equality Paradox » : un journaliste joue les candides sur les différences de comportement des sexes au travail et met en lumière le parti pris et l’obscurantisme des tenants de la théorie du genre. On y perçoit en particulier, l’obsession de la théorie du genre pour les rapports de pouvoir à sens unique.

Ce rejet révèle un véritable esprit de croisade : comme le dit l’un des partisans interviewés, « notre rôle est de combattre ceux qui croient à la biologie ». Une croisade n’est pas une entreprise scientifique. Ici au contraire, elle combat les scientifiques : il s’agit donc d’obscurantisme.

Une haine et un rejet envers la civilisation que l’on connaît depuis 2 millénaires !
Il nous suffit d’apercevoir les Femen pour percevoir la noirceur de l’idéologie qui anime des mouvements prétendument féministes !

Un dernier exemple : ce projet de loi actuellement en discussion au Sénat, visant à interdire l’instruction à domicile, excepté en cas de handicap ou de maladie grave. Autrement dit, les handicapés et les leucémiques qui ne serviront jamais à rien pour notre beau capitalisme auront le droit d’être instruits en famille. En revanche, tous les autres devront impérativement subir le formatage de rigueur. Bien évidemment, comme d’habitude, les excuses (plus absurdes les unes que les autres) ne manqueront pas. La lutte contre les « extrémismes religieux », par exemple… Une grande menace pour le peuple français, il est vrai ! Pff ! Cette loi nous rapprocherait de nos voisins allemands pour qui l’instruction en famille est interdite et punie par la loi, et ce depuis le IIIème Reich (loi datant de 1938)… À méditer !

Cette théorie du genre, qui existe donc bel et bien contrairement à ce que prétendent Peillon et Vallaud-Belkacem, n’a pas réellement le but évoqué par le gouvernement. C’est un outil d’assise politique d’une idéologie qui est loin, à mon avis, d’être acceptée par la majorité de l’opinion.

Du rêve d’un être humain différent et affranchi des limites de la majorité, on passe aisément au forçage dans ce moule de toute une société, et c’est alors de la violence pure et malfaisante, qu’elle soit psychique ou physique. Violence exercée envers les hétérosexuels, et expliquée dans ce livre.

Ainsi, le thème de la diversité, avec ses échos sentimentaux puissants (l’amour universel), est un outil rêvé pour manipuler les masses, substituant la lutte de classes à la lutte des sexes/genres (avec le but d’une société où le sexe/genre est aboli, comme autrefois la société sans classe). Éric Zemmour en parle très bien dans son livre « Le Premier Sexe », entre certaines inepties, il est vrai.

En témoigne également une confidence faite par Mr Rockefeller au metteur en scène Aaron Russo, rapportée par ce dernier : la libération des femmes, au-delà de son bien-fondé, fut encouragée dans la mesure où l’affaiblissement de la famille sert les intérêts du capitalisme de consommation : les enfants, moins éduqués et donc moins structurés, deviennent de ce fait des adultes plus manipulables.

Jules Ferry, en 1883, disait ceci :

« Si parfois vous étiez embarrassé pour savoir jusqu’où il vous est permis d’aller dans votre enseignement moral, voici une règle pratique à laquelle vous pourrez vous tenir : avant de proposer à vos élèves un précepte, une maxime quelconque, demandez-vous s’il se trouve, à votre connaissance, un seul honnête homme qui puisse être froissé de ce que vous allez dire. Demandez-vous si un père de famille, je dis un seul, présent à votre classe et vous écoutant, pourrait de bonne foi refuser son assentiment à ce qu’il vous entendrait dire. Si oui, abstenez-vous de le dire. »

Autrement dit, cette théorie expérimentale ne devrait pas être enseignée si l’on respectait la parole de l’inventeur de l’école républicaine (complètement bafouée aujourd’hui).

Ah, et mes sources d’informations ? Je mentionne le site du Ministère du droit des femmes, quelques psychologues, le rapport Estrela, le site du Parlement Européen, le rapport de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) cité en référence dans la loi européenne VOTÉE le 27 novembre.

Rien de complotiste, de non-factuel, d’homophobe ou d’extrême-droite.

Alexis Adjami

Source : http ://www.cercledesvolontaires.fr/2014/02/19/argumentaire-anti-gender/

Pour ceux qui s’intéressent aux origines de la turlupinade (qui ne se souvient du Dr. Kinsey ?) :

http ://fawkes-news.blogspot.fr/2014/02/marion-sigaut-nous-parle-de-limposteur.html

 

*

Pendant qu’on y est :

Le Cercle des Volontaires se développe en Belgique

5 bis. CDV-Belgique-300.jpgNous sommes fiers de vous annoncer que l’antenne bruxelloise du Cercle des Volontaires se développe. En cet honneur, nous avons décidé d’habiller quelques temps le site aux couleurs de la Belgique. Grâce à l’association « Les Amis du Cercle des Volontaires », qui se finance via les revenus publicitaires générés par notre chaîne YouTube, via les dons d’internautes et les cotisations de nos adhérents, nous avons pu doter récemment la nouvelle équipe bruxelloise d’un petit caméscope numérique.

Avec ce nouveau matériel, E.I. Anass a déjà pu réaliser plusieurs interviews, dont une qui sera très prochainement publiée (il s’agit d’un entretien M. Schmiel Borreman, juif ultra-orthodoxe qui a fait partie du PAS, le Parti Anti-Sioniste). Nous remercions donc particulièrement les Volontaires belges, à la fois ceux qui font déjà partie des « anciens » (E.I. Anass, Morphéus et Louis Maréchal), et ceux qui nous ont récemment rejoints ; nous sommes impatients de lire leurs prochains articles et avons hâte de visionner leurs prochaines interviews, reportages…

Nous en profitons pour vous remercier, chers Internautes, car vous êtes de plus en plus nombreux à nous suivre. Nous avons ainsi récemment dépassé la barre symbolique des 10 000 abonnés sur notre chaîne YouTube. Nos articles dépassent régulièrement les 1 000 partages sur Facebook. Merci donc pour votre soutien, vos encouragements, ils nous motivent à continuer. Et merci également pour vos remarques, vos critiques, votre vigilance sur les informations erronées que nous relayons parfois, elles nous aident à progresser.

Vous l’aurez compris, ces chiffres sont encourageants, car nous essayons de toucher le plus grand nombre ; mais nous continuerons d’aborder une très grande diversité de sujets, y compris de sujets qui n’attirent pas forcément les foules, comme on dit.

Notre diversité interne fait notre force ; certains internautes sont parfois déboussolés, car ils aiment faire face à une ligne éditoriale claire (pour ne pas dire simple) ; ils apprécient de pouvoir classer tel ou tel blog d’information dans tel ou tel camp politique. Mais ceci est impossible ici, car les Volontaires viennent d’horizons (notamment politiques) très divers, parfois « opposés ». Ce qui nous réunit, outre bien sûr notre francophonie, c’est notre ouverture d’esprit, notre volonté de comprendre l’Autre, au-delà des apparences et des lieux communs, y compris (et peut-être surtout) lorsque cela dérange. Car c’est là que l’ouverture d’esprit prend tout son sens.

Enfin, nous en profitons pour remercier tous les Volontaires « de l’ombre », ceux dont vous ne voyez pas forcément le nom, car ils ne rédigent pas forcément d’articles, et ne font pas forcément de vidéos, mais qui nous aident d’une manière ou d’une autre. Au passage, une petite mention spéciale pour Alicia, du Québec, qui nous a concocté plusieurs visuels et logos, dont cette cocarde belge.

L’aventure continue, pour toujours plus de ré-information !

http://www.cercledesvolontaires.fr/2014/02/10/le-cercle-des-volontaires-se-developpe-en-belgique/

 

*

Mais si vous croyez qu’on en a fini avec l’Ukraine, vous vous trompez…

 

UKRAINE. Vidéo: Accord conclu et un ex- officier israélien, leader de la « révolte » à Maïden

Publié le fév 21, 2014 @ 10:25

Alors qu’on vient d’apprendre qu’un accord  aurait été conclu entre l’"opposition" et le pouvoir ukrainien, accord qui prévoit une élection présidentielle anticipée, une réforme de la Constitution, on en apprend aussi des plus belles. En effet, les médias ukrainiens ont rapporté qu’un ancien officier de l’armée israélienne joue un rôle de premier plan dans les manifestations anti-gouvernementales dans l’ancienne république soviétique.

Lire la suite…

 

 

 Source : http://allainjules.com/2014/02/21/ukraine-video-accord-conclu-et-un-ex-officier-israelien-leader-de-la-revolte-a-maiden/

 

Et ce n’est évidemment pas tout…

Anglophones, privilégiés que vous êtes, méditez ce message du Saqr :

 

Because you will never hear this in the western-controlled mainstream media. And because this could trigger a war with Russia. You should know!


This message comes from “” a contact inside of Russia.
Sent : Thursday, February 20, 2014 8:54 AM
To: …………………….
Subject: Rant on Ukraine

From the very start of Euromaydan each team leader of the "neo-Nazi"
Right Wing Sector, RWS, receives a cash reward (for each active
fighter for $ 200 per day and an additional $ 500 if the group is over
10 people; group coordinators - from U.S. $ 2,000 per day of riots,
provided that controlled group performs direct offensive action
against law enforcement officials and representatives of public authorities ).

The cash for RWS flows from the U.S. Embassy in Kiev [through
diplomatic channels] to the central offices of the "neo-Nazi" Freedom
Party [leader - Tyagnibok-Frotman, half-Jew] and "Fatherland" party
[leaders - Jewess Julia Kapitelman-"Timoshenko", Jew Arseniy Jacenyuk, from the family of Rabbis]: about $ 20 million per week; PRIVATBANK of the Jewish tycoon Igor Kolomoisky is the main part of this financial backing [Kolomoisky is the main financial backer of Frotman` Freedom party and Bandera-Stetzko-Shukhevich` Organization of the Ukrainian Nationalists]. In turn, these funds are distributed for the support of Euromaydan/RWS - for daily payments to active fighters, for bribes, drugs, weapons, Molotov cocktails etc. RWS leaders receive money by bank transfers on their personal accounts in Kolomoisky`s Jewish PRIVATBANK. It is confirmed also, main financial backer of RWS is another Jewish tycoon Poroshenko; some assume, RWS is simply Poroshenko`s private army. Interestingly, in 2006 already, the future militants of RWS were taught special forces` and guerrilla` warfare in Estonia by NATO military instructors.

The main political backer of Euromaydan in the USA is the Jewess
Victoria Nuland.

Btw – here : Jewish MP from the Fatherland Party Sergey Pashinsky with a sniper rifle in his car : presumably he shoots both at Berkut Riotpolice` guys [REAL ARYAN HEROES!] and RWS "rebels" - typically Jewish false flag` mode of operations.

[ Les « Real Aryan Heroes » fait allusion, évidemment, à la violente judéophobie et aux nostalgies hitlériennes des amis de Botul-Sans-Vergogne et à ses compères en crimes sionistes ici mentionnés. Ce sont eux qui se voient en héros aryens et qui crachent ouvertement sur ceux qui les arment . ]

http://www.youtube.com/watch?noredirect=1&v=kl6RUgAMaiA&desktop_uri=%2Fw...

However, it was confirmed, Ukrainian "far-Right" leaders, at their
request, received firm guarantees from the USA and EU for an emergency evacuation from the territory of Ukraine, and the provision of accommodation and facilities in any EU country [a vivid examples are the Avtomaydan` leader Sergey Koba, who escaped to Germany, and Spilna sprava` chief Aleksandr Danylyuk, who lives in London already]…

20 February, 2014 16:59

 

*

Le portrait de Stepan Bandera dressé devant l’Hôtel de Ville de Kiev

6. Bandera Kiev.jpg

La photo de Bandera sur l’Hôtel de Ville de Kiev. Juste en face de l’endroit où pérore Botul ? Oui, bien sûr. Z’êtes surpris ?

Un petit plaisantin s’est d’abord amusé à la retoucher en Hitler.

Mais où est la différence ?

http://croah.fr/corbeau-dechaine/le-portrait-dadolf-hilter-devant-lhotel-de-ville-de-kiev/

C’était qui Bandera ? Mediapart vous explique :

http://blogs.mediapart.fr/blog/di-leta/200214/bernard-henri-levy-une-erreur-de-la-nature

Or, il n’y a pas que le vilissime BHL pour soutenir le nazisme réarmé, car dans cette prétendue « révolution », après l’Afghanistan, la Croatie, la Tchétchénie, la Libye, la Syrie, etc., les Israéliens sont partout à pied d’œuvre, aux postes de commandement. Ah, qu’ils sont loin déjà les ports minés du Nicaragua ! On n’arrête pas une équipe qui gagne, voyons.

Les exclusifs détenteurs de la mémoire shoahtique main dans la main – c. à d. cul et chemise – avec les hordes noires, c’est mignon, non ? Taisez-vous, antisémite !

Pendant ce temps-là…

Une pincée des 5 milliards de dollars de Victoria Nuland pulvérisée par des pédezouilles armés de bâtons

Des habitants d’une ville interceptent des bus de « manifestants » se dirigeant vers Kiev…

À Zvenigorodka (région de Tcherkassy, Ukraine centrale), les habitants de la ville ont arrêté plusieurs autobus qui transportaient à Kiev des groupes de jeunes gens. Les riverains les ont forcés à sortir des bus et les ont mis à genoux en criant « Honte à vous ! ».

 

 

*

Tiens, et si on écoutait M. Cheminade, hein ? Les Français sont justement en campagne électorale. C’est du 7 février, on n’est jamais que le 21.

Les puissances occidentales fomentent un coup d’Etat néo-nazi en Ukraine

Ce document, élaboré par une équipe de journalistes d’enquête de l’Executive Intelligence Review (EIR), présente un certain nombre de faits troublants sur la véritable nature de l’opposition ukrainienne et ceux qui la soutiennent. A mettre entre toutes les mains.

Lire l’article…

Juste après, il y a même une video où M. Cheminade vous parle en direct. Ceux qui resteront ignorants n’auront aucune excuse.

http://www.solidariteetprogres.org/orientation-strategique-47/ukraine-coup-etat-neonazi-10875.html

« Les puissances occidentales », dont un certain G. Verhofstadt, agissant au nom du peuple belge. S’il faut mettre les points sur les i : dans les 5 milliards déjà dépensés pour fomenter cette guerre, dont s’est vantée Victoria Nuland, il y a vos impôts bonnes gens, détournés de vos hôpitaux, de vos crèches, de vos maisons de retraite, de vos chômeurs, de vos routes, etc. etc. etc., mais ne vaut-il pas mieux faire la chasse aux Roms et aux musus, responsables de tous nos maux ?

 

*

La suite (en anglais) sur le site The vineyard of the Saker http://vineyardsaker.blogspot.be/

(en français) sur Le Grand Soir http://www.legrandsoir.info/

Vous y trouverez aussi les dernières nouvelles de l’autre front ouvert simultanément par les apôtres de la démocratie : celui du Venezuela (y compris les réflexions que se permettent de faire à ce sujet les téméraires Evo Moralès, Raphaël Correa et leurs habituels complice).

Sur le site  Croah que viennent d’ouvrir de concert, rien que pour embêter Manuel Valls, MM. Dieudonné M’Bala M’Bala, Salim Laïbi et Joe le Corbeau http://croah.fr/

 

*

Un article de Georges Stanechy étant toujours un événement, voici son petit dernier. C’est sur l’Iran (la prochaine cible au programme des aigles par qui nous nous laissons gouverner).

19 février 2014

Négociation nucléaire : Fission ou Fissure ?...

"Se déclarer l'ennemi des peuples, c'est une faute qui ne se réparera jamais".
Talleyrand   (*)

Les négociations sur le nucléaire de l’Iran se poursuivent… 

Tout le monde sachant que l’Iran n’est nullement intéressé par la fabrication d’une bombe nucléaire. Prétexte à diabolisation et au démantèlement de ses réalisations scientifiques, avec ses considérables potentiels, dans une multitude de domaines.

D’autant que l’Iran la considère comme un arsenal aussi stupide dans son utilisation stratégique que dépassée techniquement. La "bombe atomique" relève de la "bombarde" moyenâgeuse qui explosait deux fois sur trois au nez de ses propres artilleurs.

Lire la suite…

Source : http://stanechy.over-blog.com/

Pepe Escobar en parle aussi (et comme abondance de biens ne nuit pas)…

La vraie révolution « nucléaire » iranienne

par Pepe Escobar

19 février 2014

7. Khomeini.jpg

Les débats nucléaires entre l’Iran et le P5+1 (les cinq membres du Conseil Permanent de Sécurité de l’ONU et l’Allemagne) sont de retour ce mardi à Vienne. Les enjeux ne pourraient pas être plus élevés. Cela va être une route longue et tortueuse. Des agendas cachés de part et d’autre aspirent fortement à ce que ces pourparlers échouent – et ne s’épargneront aucun effort dans ce sens.

Lire la suite…

http ://reseauinternational.net/2014/02/19/la-vraie-revolution-nucleaire-iranienne/

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Avant Vienne, of course, il y a eu Genève 2. D’après tous vos merdia, ne parlant que d’une seule voix, « la Conférence de Genève a été un échec ». À voir la tête de MM. Mouallem et Lavrov, on a du mal à y croire. Échec pour qui, au fait ?

8. mouallem-lavrov.jpg

La conférence de Genève 2 s’est terminée sur un échec, selon les divers analyses et commentaires parus dans les médias. Le constat d’échec semble d’autant plus évident qu’aussitôt la conférence terminée, les principaux acteurs occidentaux se précipitaient pour l’annoncer dans des déclarations dépitées accusant la délégation syrienne d’en être la cause. A les entendre, il y a eu échec à la recherche de la paix en Syrie.

Enfin des gens qui se marrent !

Lire la suite…

http://reseauinternational.net/2014/02/21/le-coup-de-maitre-de-laxe-de-la-resistance-a-la-conference-de-geneve-2/

 

*

Dernière minute !

9. petition-viticulteur.jpg

Le témoignage de M. Emmanuel Giboulot, agriculteur poursuivi pour avoir osé résister au lobby de l’agrochimie et avoir refusé de pulvériser de dangereux pesticides sur ses vignes, est à faire connaître largement. Dans cet ordre nouveau, il faut obéir sans discuter aux diktats d’on ne sait qui, sinon c’est la prison. Et des amendes canon. Plus les justiciables sont pauvres, plus elles sont élevées. Imparable. La mise au pas de tous les individus, sous n’importe quel prétexte ou sans prétexte du tout prend sa vitesse de croisière. Il serait assez simple de s’y soustraire avec un peu de courage civil et de bonne volonté. Si on laisse M. Giboulot avoir seul ce courage, « on » en payera le prix tôt ou tard.

Nous ne croyons pas au pouvoir des pétitions, mais nous les signons quand même, faute de mieux. Faites-le aussi ou ayez une meilleure idée, mais suivez cette affaire. Audience le 24 février.

Pour signer la pétition :

http://ipsn.eu/petition/viticulteur.php

 

*

Avec, une fois encore nos très très plates excuses : tantôt Skynet affiche notre post "tout en gras", tantôt il nous l'affiche "tout en italiques". Cette fois, ce sont tous nos posts précédents aussi qui passent en italiques rétroactivement. Bravo et merci Belgacom !

 

Mis en ligne le 22 février 2014.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

22:21 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Lettre ouverte à Monieur Jean-Luc Pujo

1. Armée de squelettes.JPG

 

Lettre ouverte

à Monsieur Jean-Luc Pujo, président des clubs « penser la France »

À propos de sa propre lettre - ouverte aussi –

à Monsieur Manuel de Dieguez)

 

Monsieur,

Le délire collectif a atteint, dans votre pays, un point tel qu’aucun honnête homme désormais ne devrait s’autoriser à prononcer, écrire ou même permettre que soient proférés en sa présence, pendant les soixante ou soixante-dix années à venir, les mots antisémitisme/antisémite. Il serait toutefois souhaitable que quiconque se soustrairait à cette mesure individuelle de salubrité publique soit mis à l’abri de lui-même dans une cellule capitonnée.

Dans votre lettre ouverte de mardi 18, qui semble n’avoir provoqué à ce jour aucun commentaire, vous tancez M. de Dieguez sur des péchés que vous lui supposez. Il ne semble pas vous venir à l’esprit que ce puisse être vous le pécheur, en train de porter ce que, dans le catéchisme de mon enfance, on appelait un « jugement téméraire ».

Feu Coluche déplorait cet égarement par une formule un peu lapidaire et même impolie, qui avait cependant le mérite de la clarté : « Comment veux-tu qu’un con sache qu’il est con, puisque c’est avec son esprit qu’il juge ? » Mais peut-être estimeriez-vous, avec M. Serge Sur, qu’on « peut n’avoir que mépris pour la vulgarité, la bassesse et la sottise du comique de ressentiment (en ce cas de Coluche) » même si (surtout si ?) « on peut ne pas le connaître ». Un aveu ?...

Bref, vous faites à M. de Dieguez grief des opinions que vous lui supposez en les échafaudant de toutes pièces. Mettre vos conjectures à si haut prix que vous soyez prêt à en faire griller un homme tout vif est, aux yeux de la lectrice lambda tout à fait occasionnelle que je suis, faire preuve non seulement d’aveuglement mais aussi de présomption et d’outrecuidance.

Je suppose que M. de Dieguez survivra à votre désapprobation et continuera d’être publié par tous les sites où « personne ne le lit », mais vous auriez  quand même dû vous abstenir de lui imposer, à l’âge qui est le sien, les clowneries lugubres de MM. Finkielkraut, B. Levy et autres vendeurs de sauce verte. Et pourquoi pas le Da Vinci code ! La décence aurait dû vous l’interdire.

Dans le sermon que vous dispensez à un philosophe dont la patience m’étonne, je relève des choses tellement énormes que je prends la liberté de vous en signaler deux ou trois. Je ne les relèverai pas toutes : mon pensum serait plus long que le vôtre. Allons aux plus criantes.

Sous (2) : Vous avez décidé, dites-vous, de vous abstenir de participer à une manifestation récente, qui a donné a posteriori raison à votre abstention par les slogans inadmissibles qu’en dépit de votre éloignement vous avez entendus ou lus (où, sous quelle plume ? qu’importe ; vous en êtes sûr ; très bien) et que vous désapprouvez. Vous en dressez une liste et vous sommez sévèrement M. de Dieguez de vous dire derrière quelle banderole il aurait défilé. Mais derrière toutes, Monsieur ! Savez-vous ce que c’était que ces gens dont vous parlez avec tant de mépris et de condescendance ? Le peuple. Le peuple SOUVERAIN. Or, vous devriez le savoir, et si vous ne le savez pas, vu les activités que vous poursuivez, c’est grave : le peuple souverain n’a jamais tort, quoi qu’il fasse, massacres de septembre inclus. Et s’il lui arrive de défiler en proférant 80% d’âneries, À QUI LA FAUTE ? Ceux qui se sont permis de le gouverner et ont prétendu l’éduquer avec un si total degré d’incompétence ont-ils un autre droit que celui de se démettre et se taire ?

C’est pourquoi M. de Dieguez a mille fois raison de se réjouir que cette manifestation ait eu lieu. Telle quelle. Que tant d’opinions diverses, presque toutes fausses, aient pu malgré tout s’assembler dans un but unique si juste, si nécessaire et si urgent tient du miracle. Grâce au ciel il n’a pas, ce peuple, foncé comme vous sur la muleta rose-antisémite ! Tout égaré et déboussolé qu’il soit par ce qu’on lui a fait, il veut encorner le matador, piétiner son couteau d’abatteur du dimanche et secouer les banderilles qu’on lui a vicieusement plantées dans l’échine. Ouf ! On n’osait presque plus y croire. Quant à ses idées fausses et à ses slogans débiles, je vous suggère d’apprendre par cœur ce qui suit : « Quels sont les obstacles à l’instruction du peuple ? Les écrivains mercenaires qui l’égarent par des impostures. » (Ah, mon cher Robespierre, s’il n’y avait que les écrivains !) Pour vous, Monsieur, il serait bon que vous vous absteniez de seconder les méfaits mercenaires en vous croyant présomptueusement détenteur du nouvel évangile censé nous sauver tous, et que vous le laissiez se débrouiller seul (je parle toujours du peuple). Il a plus de chances de s’en sortir sans votre aide.

Sous (3) : Concernant la liberté d’expression de M. M’Bala M’Bala, vous dites : « il a alors basculé petit un petit vers un antisémitisme classique ». En quoi faisant ? Où sont vos preuves ? Ou suffit-il que vous énonciez une chose pour qu’elle soit ? Au fait, quelle est au juste votre définition du mot fétiche dont tant de cerveaux improbables se gargarisent ?

En quoi, selon vous, M. M’Bala M’Bala est-il responsable de « ses partisans qui s’écris (sic) “ Juifs dehors ! ” » ? À supposer même que ce soit vrai… Mais vous n’y étiez pas, n’est-ce pas ?

Vous « expliquez » presque en psychiatre et uniquement à coups d’affirmations « la “dérive” d’un humoriste de talent » qui, malheureusement a mal tourné, suite à l’influence qu’aurait sur lui M. Soral. Encore une fois, à moins d’avoir été souvent sous la table, comment savez-vous cela ? Si M. Soral a décidé de garder au frais pour plus tard ses ambitions initiales d’établissement d’une société fasciste et de s’avancer masqué, en quoi cela vous donne-t-il le droit de préjuger de ce que fera M. M’Bala M’Bala le jour où tombera, toujours hypothétiquement, ce masque ? Nous sommes là, en effet, en pleine ignominie, mais pas celle que vous croyez.

Au point où vous en êtes – à quoi bon lésiner ? – vous lui collez sur le dos tout ce qui se fait (paraît-il) au Mur des Lamentations, à Auschwitz et en quantité d’autres lieux, et même ce qui se fit avant sa naissance à Oradour sur Glane, car il n’y a à vous lire aucun doute : « La PanzerDivision SS Das Reich »-Dieudonné-même combat. Inutile d’ergoter – ce n’est pas l’objet de ce commentaire – sur le fait que la PanzerDivision SS Das Reich n’est peut-être pas directement responsable d’Oradour sur Glane (il y en a qui ont des doutes) puisque la vérité révélée et, par là, officielle affirme qu’elle l’est et que prêter attention à des historiens sans imprimatur serait par trop révisionniste, donc négationniste, donc antisémite. En présence de terrorisme intellectuel triomphant, mieux vaut se tenir à carreau.

J’en viens enfin aux autres péchés mortels commis par M. M’Bala M’Bala, à savoir la désormais légendaire quenelle et la chanson Shoahnanas.

Un jour, un de mes amis est allé interroger M. Albert Soboul, éminent historien. Il voulait savoir qui était l’auteur de la formule « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté. » Réponse de M. Soboul : « Personne n’en sait rien. Comme toujours, dans ces cas-là, quelqu’un dans une foule lance quelque chose qui lui vient spontanément. Ce quelque chose exprime le sentiment profond des autres qui, ausitôt, s’en emparent. Et le quelque chose se répand comme une traînée de poudre. » Ainsi, semble-t-il de la quenelle. Quoi que vous y fassiez. Oui, « l’exécution du geste dit de la “quenelle” est aujourd’hui un geste sans ambiguité ». Dieux et diables merci, il arrive que le peuple sache précisément ce qu’il ne veut pas, à défaut de savoir ce qu’il veut, et qu’il le fasse savoir, comme vous dites, sans ambiguité. Gloire à lui.

Sous b) : « Dans le même registre, M. Dieudonné M’Bala M’Bala a détourné une chanson populaire pour moquer la Shoah en “Shoahnanas” ». Non, Monsieur ! Il ne moque pas ainsi « la Shoah », il dénonce l’infamie de ceux qui ont inventé ce terme, se sont instaurés les gardiens exclusifs de la mémoire des morts (qu’ils n’ont semble-t-il pas fait grand-chose pour sauver, mais ce n’est peut-être qu’une rumeur) afin de pouvoir, bien à l’abri derrière ce bouclier de cadavres, commettre impunément, quotidiennement, depuis plus de soixante ans, des actes nazis (je dis bien nazis : les hommes sont ce qu’ils font pas ce qu’ils jacassent). M. M’Bala M’Bala s’est contenté de contourner le tas de cadavres et de dire à ceux qui étaient derrière « Coucou, je vous ai vus ! ». Crime impardonnable ! Dénoncer un bluff sanglant est toujours mal vu chez les imposteurs, qui font dans ce cas ce qu’ils font toujours : lancer devant eux une meute de chiens courants, chargés d’écarter les gêneurs à coups d’aboiements. Se laisse impressionner qui veut. Et aboie qui veut. Question de conscience. Dieux du ciel ! Si vous aviez rencontré, il y a deux siècles et demi Jonathan Swift, vous l’eussiez fait condamner pour avoir offert ses petits compatriotes en ragoût à une entité indéterminée et en aucun cas coupable de cannibalisme.

Vous consacrez pas moins de dix-sept pages bien serrées - en Times New Roman corps 12 - à faire le procès de M. Manuel de Dieguez et celui de M. Dieudonné M’Bala M’Bala, pages dont vous sacrifiez quand même deux lignes à reconnaître que Dieudonné « a rapidement été saisi par la question palestinienne et profondément choqué par le sort fait aux Palestiniens, notamment dans la bande de Gaza. Nous le sommes aussi. » Vous étant acquitté par ce strict minimum de lip service des exigences de la justice et de la morale publique, vous revenez aussitôt à votre vrai propos qui est de condamner non pas d’innommables crimes de sang en cours depuis des décades et en expansion urbi et orbi (Kiev, cette semaine), mais, pour leurs opinions et pour leurs fréquentations, deux personnes énormément courageuses, coupables d’avoir compris ce qui vous échappe.

Qu’un jour des esprits faibles, exaspérés au-delà du tolérable et révulsés par tant d’horreurs, d’obscurantisme frénétique et de mauvaise foi, puissent cesser de faire la différence entre ces « juifs »-là et les autres, est une redoutable éventualité, que des imbéciles dont je suis voient venir à nous grosse comme un camion dévalant une pente raide avec des freins cassés. Ce jour-là, que vous proposez-vous de faire pour protéger les innocents ? Mais, suis-je bête, à quoi bon se préoccuper des vivants quand il est si amusant de se masturber sur les morts.

Monsieur, avant de « penser la France », ne conviendrait-il pas de commencer par penser tout court ?

Quand je suis tombée sur votre réquisitoire, je venais de lire un papier de Me Philippe Bilger (ex-procureur de la République, comme vous savez), où il déplore «une France de petits inquisiteurs, de fouineurs médiocres, de tristes sentinelles montant la garde en permanence devant la pensée d'autrui», et dont j’extrais ceci, à quoi je souscris personnellement des deux mains :

« Pour le racisme et l'antisémitisme, on a, à foison, des Elliot Ness du pauvre dont la seule occupation est de débusquer le licite et l'intéressant pour les soupçonner d'être scandaleux ou nauséabond - ils ont le goût si raffiné et l'odorat si fin qu'un rien les trouble et les met en état d'accusateurs sans mandat. »

C’est dans « Halte à l’inquisition médiatique », dont vous pourrez, si vous voulez, faire votre profit en lisant le reste.

Pourquoi s’en prendre aux seuls medias d’ailleurs, depuis que des légions de Torquemadas improvisés surgissent d’entre les pavés comme la mauvaise herbe après la pluie.

Monsieur, je suis votre servante.

Catherine

Les grosses orchades, les amples thalamèges.

2._neferetiabet.jpg

 

 

 Mis en ligne le 22 février 2014

18:43 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/02/2014

ET IL Y A LES ROMS AUSSI...

1. Crow boat.JPG

Et il ya les Roms aussi...

 

Dans Upsal, où les Jarls boivent la bonne bière,
Et chantent, en heurtant les cruches d'or, en choeur,
À tire d'aile vole, ô rôdeur de bruyère !

Cherche ma fiancée et porte-lui mon coeur

 

2. corbeau curieux.JPG

 

Sur un site qui s’appelle croa-at.com et qui n’a rien à voir avec Joe (les corvidés ont la cote en ce moment), nous avons trouvé ceci :

Ordre de la Franquiste du Croadillo

François Mitterrand avait sa francisque, il n'y a pas de raison que notre valeureux sioniste de l'Intérieur n'ait pas sa franquiste

Vous êtes déjà 6314 à plébisciter le candidat : bientôt nous pourrons lui envoyer sa décoration.

Cliquez sur le bouton sous l'image pour agrandir celle-ci. Plus l'image sera grande, plus grand sera l'hommage rendu à celui qui veille sur notre république. Patience et revenez souvent : il faut de nombreux clics sur le lien pour en faire une décoration de dimension décente.

3. La_Franquista_de_Manuelito.PNG

ATTENTION ! ceci n'est pas une quenelle : votez en cliquant ici

POUR NOUS :

Chaque clic compte et augmente la dimension de la récompense et de l'hommage au défenseur de notre sol et de notre Patrie. Dès que l'objet sera assez grand, nous pourrons l'imprimer et la lui envoyer afin qu'il la porte dans les manifestations officielles. Nous pourrons la mettre bien en vue au milieu de nos nains de jardin ou sur notre balcon. Nous pourrons aussi l'accrocher dans le dos de nos voisins et amis le premier avril prochain pour nous moquer d'eux et dès qu'elle sera énorme elle nous servira d'étendard lors des manifestations de la Révolution de Mai 2014.

ATTENTION : il est possible que des inassimilables Roms, des étrangers, des terroristes, d'infâmes ennemis de l'intérieur et de l'extérieur, des empêcheurs de tourner en rond, des sémites, des antisémites, des stalagmites, des antimites, des anamites, des mites, des termites, des mamites, des Dieudonné, des dieu repris, des pédophiles, des hydrophiles, drosophiles, colombophiles, haltérophiles, nécrophiles, spermophiles, des racistes, des athées, des sectes, des insectes, des xénophobes, homophobes, claustrophobes, des anarchistes, les royalistes, les souverainistes, les populistes, les droitistes, les gauchistes, que la CIA, la NSA, les PTT, le KGB, la Stasi, le Péril jaune, les Djihadistes, les RG, squelettes, violettes et starlettes viennent tricher en cliquant de nombreuses fois, bourrant notre urne à clics. Il n'y a pas de remède à ce problème, notre programmeur rechignant à ajouter les fonctions nécessaires sans être grassement payé.

PIRE : il est possible que certains Français de souche (dont nous sommes), s'adonnent aux mêmes pratiques condamnables (mais que fait le principal intéressé ?) car de nos jours on ne peut avoir confiance en personne. Malgré toute notre réprobation, nous devrons vivre dans l'insécurité et accepter l'erreur qui entachera la dimension de notre décoration.

La seule façon de minimiser les actes malveillants qui visent à fausser nos statistiques est de mettre le plus d'amis honnêtes à l'ouvrage afin de rendre ces malfaiteurs inaudibles.

Lire la suite…

 

… c’est-à-dire un lettre de Jacob Cohen à Manuelito et un lien vers son propre site, plus une lettre au même de Jean-Claude Lefort, fils de manouche et néanmoins député du Val de Marne, qu’il faut lire en entier, pour une fois qu’un membre du PC ne se déshonore pas sur ces affaires – ce n’est pas Le Paon qu’on l’appelle, c’est Lefort.

Ces deux lettres et la pétition qui les précède (il faut cliquer pour décorer Manu de la franquiste si vous estimez qu’il la mérite) nous donnent une bonne excuse pour nous laisser aller à une petite revue de livres qui (pour nous) comptent et, donc, en recommander chaudement la lecture à ceux qui ne les connaîtraient pas. Essayons de ne pas mourir idiots…

 

En attendant…

USA : la quenelle d’accueil à François Hollande par la chef du protocole

 

*

Modestes considérations plus ou moins d’actualité sur l’humour

 

Depuis que la chienlit aux abois s’est emparée de Dieudonné comme d’un bout de tissu rose pour détourner notre attention de ses méfaits et qu’elle a raté son coup, ne réussissant au contraire qu’à les mettre davantage en évidence, avec l’aide il est vrai de la chèvre expiatoire, il n’est question  dans ces pays-ci que d’humour.

À force d’entendre de sinistres drôles ergoter là-dessus comme s’ils savaient de quoi il retourne, on en vient inévitablement à y penser soi-même de plus en plus, comme quand une scie énervante vous trotte en tête sans vous lâcher, ou comme quand une dent vous agace et qu’on ne peut s’empêcher de s’agacer plus encore en la tripotant.

Et les questions in petto de pleuvoir. Qu’est-ce que l’humour au juste ? Qui en a ? Qui n’en a pas ? Y en a-t-il dans les pays francophones ? Ou pas ? Serait-ce une spécialité anglaise ?  Ou juive ? Quand on se met à retourner ces considérations dans tous les sens,  à comparer Trois hommes dans un bateau à Jeeves et Woody Allen à Charlie Chaplin, la question qui vient tout naturellement à l’esprit est « quel rapport entre Dieudonné et les autres ? ». (Tant pis pour vous Messieurs les censeurs, on n’y aurait sans doute jamais réfléchi sans vous.)

Bon. Ce n’est pas nous qui avons commencé, c’est Serge Uleski (voir notre post du…..), en le comparant à Molière. Aussitôt, notre esprit chicanier de se mettre en branle. À Molière, vraiment ? Pas tout à fait à notre avis. Au Molière du Tartufe peut-être, mais certainement pas à celui des Femmes savantes, ou des Précieuses ridicules, ni à celui des turqueries du Bourgeois.

Molière nous fait plutôt penser à ce jeune homme des banlieues qui, il n’y a guère, eut l’idée merveilleuse de téléphoner au Point (le papier Q de Philippe Tesson, où Botul a son rond de serviette) et de s’y faire passer pour une femme à la fois voilée, battue et mère de dealers en bas âge, provoquant la plus intense rigolade jamais vue chez Schneidermann, en venant y raconter son histoire et montrer sa video, car il s’était filmé en train de perpétrer son canular et, bien entendu, Le Point , fidèle à lui-même, avait foncé tête baissée dans le panneau. Vous vous souvenez ?

4. Scapino.jpg

Question humour, là, c’était Scapin, mais le Scapin d’origine, celui que les Napolitains ont mis sur le théâtre et que Molière, à son tour, leur a piqué. Le jeune homme dont nous avons honteusement oublié le nom, c’est l’humour de la plèbe à l’état pur et spontané. C‘est celui des Brèves de comptoir de Gourio. Et dire qu’on est en train de supprimer les bistrots par douzaines. Génocide culturel !

À notre humble avis, l’humour de Dieudonné – que nous n’avons jamais vu que sur Internet - relève plutôt de celui de deux grands ancêtres entre lesquels il oscille au gré des bourrasques et des embellies. Et à bien y réfléchir, c’est aussi ce qu’a fait Desproges.

Voltaire, qui avait beaucoup d’esprit mais ne comprenait pas grand-chose à l’humour, non plus qu’au génie de son propre peuple, a toujours préféré Jonathan Swift à François Rabelais, et n’en est venu à priser finalement son compatriote que pour de mauvaises raisons. Mais quelle si grande différence y avait-il entre les deux ? La différence vient de ce que l’humour de Swift est grinçant et celui de Rabelais magnanime. Avec des aménagements occasionnels dans les deux cas.

Certes, ils n’étaient pas hommes de théâtre, quoique… nous y reviendrons. Tous deux comme on sait étaient prêtres, l’un protestant, l’autre catholique, le premier peut-être par vocation, sûrement pas le second, et tous deux furent des moralistes. Mais Dieudonné et Desproges aussi, non ?

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Comment se fait-il qu’un homme jouissant d’une position sociale enviable et – si l’on en croit ses portraits - bien nourri, ait pu faire preuve d’un humour aussi grinçant, aussi noir quelquefois ? C’est que Swift était irlandais, c’est que les siens étaient esclaves, c’est que sans doute il se sentait avec eux des liens de fraternité impossibles à réprimer et que son imagination faisait le reste. Quand la botte à clous de l’oppresseur appuie sur votre figure en tournant fort pour bien vous faire sentir qui est le maître, on peut certes rire encore, mais pas avec magnanimité.

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Pourquoi l’humour de Rabelais put-il en revanche rester le plus souvent magnanime ? Par d’heureuses dispositions naturelles sans doute, mais aussi par la grâce des circonstances.  « Il y a des gens qui ont la chance d’être orphelins » a dit quelqu’un. Le petit François n’a pas perdu ses père et mère ; ce sont eux plutôt qui sont allés le perdre, exprès, pour de sombres raisons d’héritage à ne pas morceler.

Il n’avait « même pas sept ans » quand sa mère l’a tondu de ses blanches mains, lui a passé sa meilleure chemise et l’a remis à son père pour qu’il l’emmenât chez les Franciscains, afin qu’il y soit enfermé à vie et que, mort civilement, il soit interdit d’héritage et de descendance, que, même, il lui soit fait obligation, pour survivre physiquement, d’y disputer sa pitance à des hommes faits, et frustes, qui avaient toujours faim aussi. Ce sort funeste lui a heureusement épargné toute influence familiale. Rabelais s’est fait tout seul, sur un plan d’égalité morale avec les adultes qui l’entouraient. D’où sa magnanimité, sa vaste et profonde compréhension de la nature humaine. « Comprendre et ne pas juger » disait Simenon. Quand on comprend, on ne juge pas, on soigne, et on laisse loin derrière soi, en matière de connaissance de la psyché des hommes, l’héroïque Sigmund Freud, qui n’a pas eu la chance d’être privé d’influences.

Qu’est-ce qui fait quitter la magnanimité pour le vitriol ? L’impossibilité presque enfantine d’admettre l’injustice. Se représenter trop clairement le sort affreux des siens par exemple, ou se faire traiter d’athée et de voleur par des joyeux lyncheurs, ou tout simplement, trouver le matin, dans sa cuisine, son chien occis par des minables. Là, si on était Dieu, on frapperait. Si on était faible, on tuerait. C’est ce que ceux dont la médiocrité est sans appel et la sensibilité inexistante ne comprendront jamais.

Nous avons dit que nos deux humoristes n’étaient pas des gens de théâtre. Mais si, bien sûr ! Que n’aurait-on pas donné, si on avait vécu alors, pour voir Swift monter en chaire et entendre un de ses sermons ? Quant à maître François – on le sait par lui-même – il n’écrivait pas ses livres, il les contait : à la table de son maître le seigneur de Langey, pour toute la maisonnée, à l’heure des repas, des secrétaires assis à ses pieds notant au vol ses improvisations. Tout cela est-il si différent de la Main d’Or ou des video-messages sur Youtube ?

Nous avons parlé, à propos de Rabelais, d’entorses occasionnelles à la magnanimité. Cela se produisait lorsque le conteur était vicieusement attaqué, calomnié, vilipendé. S’en prendre aux êtres magnanimes semble avoir été souvent un sport national en France. La chasse au Dieudonné qui fait rage s’inscrit en droite ligne dans la tradition de la chasse au Rabelais, au Marot, au Dolet, au Rousseau, au Voltaire, au Diderot, au Marat, au Robespierre, au Saint-Just, au Baudelaire, au Zola, au Céline, et on n’inclut pas François Villon dans la liste, parce qu’il s’est fait, lui, traîner dans la boue, quatre siècles après sa mort, par nul autre que R.L. Stevenson qui, comme on sait, n’était pas français.

Quand les Valls, les Cohen et les Bedos de l’époque s’en prenaient à Rabelais, l’accusaient d’être un athée, un impie et un voleur, ce qui lui faisait courir le risque très réel de se faire couper les mains, torturer ou brûler vif, il ne se justifiait jamais, n’a jamais nié aucune accusation : il rendait les coups. Verbo solo. Mais quel verbe ! Rabelais est le maître absolu, incontesté, de l’invective qui tue. Il a eu de valeureux successeurs : Marat, notamment, mais pour en juger il vous faudrait pouvoir lire l’Ami du Peuple, ce qui vous est interdit, puisque le pays qui lui doit tant continue à l’occulter. [ Il a fallu des Japonais pour republier in extenso son journal en 1989, édition qui n’est même pas mentionnée sur Internet… à moins qu’en japonais. ]

D’autres ensuite, s’y sont essayé. Guy-Ernest Debord a fait de son mieux et y a réussi quelquefois. On ne mentionne Céline que pour mémoire : il vous suffit de le lire, et nous ne parlons pas ici de ses vitupérations anti-juives, mais des autres..

Ciel ! Nous allions en oublier un, L’Imprécateur en personne : Léon Bloy. C’est que nous étions partis pour parler d’humour et que les croyants en ont rarement. Bloy n’en eut pas du tout. Mais pour l’énergie des imprécations, il n’a craint personne et n’a pas eu d’égal jusqu’ici.

*

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George ORWELL

Hommage à la Catalogne

Paris, 10/18, 2000

304 pages

 

 

 

Orwell est un des très nombreux auteurs qui ont écrit sur la Guerre d’Espagne, soit qu’ils y aient eux-mêmes combattu comme c’est son cas ou celui de Malraux, soit qu’ils l’aient observée et analysée. Dans la quantité d’écrits auxquels elle a donné lieu, nous ne sommes pas qualifiés pour faire un tri. Peut-être M. Lefort a-t-il d’autres suggestions. Elles seront les bienvenues. La riche bibliographie que donne Wikipedia n’est sans doute même pas exhaustive.

 

*

Il faut lire Garaudy

 

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Roger GARAUDY

Les mythes fondateurs de la politique israélienne

Paris, Samizdat, 1996

 

 

 

 

Très rare en librairie mais accessible en ligne :

http://www.fichier-pdf.fr/2011/04/12/roger-garaudy-les-mythes-fondateurs-de-la-politique-israelienne/

On le trouve également ici : http://www.vho.org/aaargh/fran/livres3/RGMythes.pdf

L’objet de notre post d’aujourd’hui était de vous parler de ce livre et de son auteur. Tout le reste est venu en sus.

Il faut lire tout Garaudy : un de nos rares philosophes authentiques (rien à voir avec Botul ou Finkie !), de ceux qui ne se contentent pas d’énoncer leur philosophie ou de s’en gargariser, mais qui la vivent, jusqu’à ses ultimes conséquences. Pour ce qui est de ce livre, ce qui étonne quand on le lit ou qu’on le relit, c’est à quel point il était impossible de le contredire, de le prendre en défaut sur le moindre détail. C’est aussi à quel point c’est le travail d’un humaniste : on n’y trouverait pas la plus infime parcelle du racisme ou de la haine qui lui ont été attribués par une « classe » intellectuelle asservie et lâche jusqu’à la nausée.Comme ils ne pouvaient argumenter, ceux que l’honnête vérité dérange se sont contentés d’étouffer sa voix, à la fois en le calomniant de toutes les manières possibles et en organisant très matériellement son absence de tous les écrans radars. Ils n’ont pu le faire qu’avec la servile complicité de l’édition francophone dans son ensemble (pas seulement française) et de tous les merdias sans distinction : du Canard Enchaîné au Figaro, en passant par La Croix, L’Humanité, Le Monde, Libération et tous les autres. Au fond, la chasse actuelle au Dieudonné ne devrait étonner personne. Vieille habitude. Séculaire.

« Je n’ai d’autre défense que de faire lire ce que j’ai écrit, et qu’ils n’ont pas lu.

N’ayant jamais considéré la philosophie, l’histoire ou la théologie comme une carrière libérale, mais comme un combat pour l’homme contre tous les intégrismes, j’ai défendu

·      Marx contre une Union Soviétique et un parti qui le fossilisaient (et m’excluaient en 1970) ;

·      Jésus contre toute théologie de la domination ;

·      L’Islam contre l’islamisme et la trahison des princes ;

·      Les grands prophètes juifs contre le sionisme tribal.

Le lecteur jugera. 

 

Lui qui avait été publié, pour ses autres œuvres, par les plus prestigieuses (et puissantes) maisons de l’édition française, n’en trouva pas une seule pour publier celui-là. Il fut contraint de l’éditer lui-même, sous forme de Samizdat, au sens propre du terme, qui signifie en russe « édité par soi-même ». On peut encore, en cherchant bien, s’en procurer l’un ou l’autre exemplaire, parfois fort cher, mais, comme nous l’avons dit, il existe aussi en ligne. Voici les liens qu’il donne

 

<http://www.valleynet.com/-brsmith/inter/intgarmyth.html> (= Introduction)

<http://www.valleynet.com/-brsmith/inter/intmyth1.html> (= Les mythes théologiques)

<http://www.valleynet.com/-brsmith/inter/intmyth2.html> (= Les mythes du XXe siècle)

<http://www.valleynet.com/-brsmith/inter/intmyth3.html> (= Conclusion)

Voir aussi :

Droit de réponse de Garaudy

http://rogergaraudy.blogspot.be/2010/08/affaire-des-mythes-fondateurs-le-droit.html

 

Conférence de Roger Garaudy sur Les mythes fondateurs…

 

Limpide dans la noirceur du siècle

(Un hommage de décembre 2013)

 

Quand le (8e) Festival d’excellence Al-Manar est dédié à Roger Garaudy par le Hezbollah

 

*

Il n’est pas question, sur ce post, de citer tous les ouvrages relatifs au sujet traité par ce livre, sujet qui a fait couler des fleuves d’encre. Nous nous contenterons donc d’en mentionner quelques-uns, en rappelant que c’est du livre de Garaudy qu’est sorti tout ce qui alimente aujourd’hui la réflexion. Lui seul reste occulté et maudit, à croire qu’on attraperait la lèpre en le lisant.

Norman G. FINKELSTEIN

L’Industrie de l’Holocauste, La Fabrique,  2001 – 157 pages

John J. MEARSHEIMER et Stephen WALT

Le lobby israélien et la politique étrangère américaine, La Découverte, 2009, 500 pages

Shlomo SAND

Comment le peuple juif fut inventé, Fayard, 2008 (traduit de l'hébreu).

Comment la terre d'Israël fut inventée : De la Terre sainte à la mère patrie, Flammarion, 2012

Comment j'ai cessé d'être juif , Flammarion, 2013

(Par ailleurs, Shlomo Sand est un spécialiste de la littérature française du XIXe siècle, et notamment de Georges Sorel.)

Benjamin H. FRIEDMAN

L’histoire occultée des faux hébreux – Les Khazars, Delacroix, 2006.

Ella SHOHAT

Le sionisme du point de vue de ses victimes juives, La Fabrique,2006 – 124 pages

Anne KLING

Le CRIF, un lobby au cœur de la République, Mithra, 2010 – 296 pages

Gilad ATZMON

Quel juif errant ? – Kontre Kulture, 2012

Et quantité d’autres.

*

Sans compter les derniers développements de la science biologique :

Les Juifs Khazars nient être khazars, et disent : « au diable la science ! »

« Certaines personnes, des historiens et même des scientifiques, détournent le regard face à la vérité.»

Dr. Shlomo Sand, Comment le Peuple Juif fut Inventé

« Dans 10 ans, il n’y aura plus d’Israël. »

Henry Kissinger, New York Post, 17 septembre 2012

Alors que la réalité s’installe petit à petit qu’ils ne sont pas de la semence du Père Abraham mais plutôt de la lignée du Roi Bulan de Khazarie, les Khazars qui composent la vaste majorité des personnes contemporaines se dénommant "juifs", deviennent de plus en plus frénétiques. Nombreux sont ceux qui ourdissent des mensonges et des mythes, et affublent les intellectuels modernes de l’étiquette de "Gentils".

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/2014/02/16/les-juifs-khazars-nient-etre-khazars-et-disent-au-diable-la-science/

*

Pour toute une série d’auteurs de première importance, on se reportera au site extrêmement documenté d’Aline de Dieguez : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/

Accès direct à la bibliographie : http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Aline_de-Dieguez.251011.htm

 

*

Mais les Khazars et leur histoire ne se réduisent pas au noyau de psychopathes qui ont fondé l’état d’Israël. Si ceux-là renient leur histoire pour s’emparer d’une autre qui ne les concerne pas, le peuple khazar dont ils sont issus en a bien une, à la fois ample et mystérieuse, qui a inspiré au moins un chef d’oeuvre de la littérature mondiale :

 

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Milorad Pavić

Le dictionnaire khazar

Traduit du serbe par Maria Bezanovska

Paris, Belfond, 1988 – 2 volumes (masculin et féminin) – épuisé.

Mémoire du Livre (rééd. 2002, 2009) – 1 volume (version androgyne)

L’Archipel, 2002.

 

 

« Le lecteur (…) peut tout simplement sauter cette introduction et lire comme il mange : en se servant de son oeil droit comme d'une fourchette, et de son oeil gauche comme d'un couteau, et en jetant les os par-dessus l'épaule. »

Milorad Pavić.

 

Quelques lecteurs et un critique en parlent mieux que nous ne le ferions :

 

Sur le site Sédiments : Le plus étrange des dictionnaires

http://2009sediments.wordpress.com/2009/12/09/836/

 

Ce que sa traductrice, Maria Bejanovska,  dit du livre et de sa parution en français :

http://mariabejanovska.wordpress.com/2013/05/14/parution-en-francais-du-roman-le-dictionnaire-khazar-de-milorad-pavic-titre-original-serbe-hazarski-recnik/

Son site : http://mariabejanovska.wordpress.com/

 

Nécro de Pierre Assouline, lors de la mort de Pavić en 2009.

http://passouline.blog.lemonde.fr/2009/12/20/pour-saluer-milorad-pavic/

Assouline invoque ici le Nom de la Rose et parle d’« entreprise borgésienne », mais il nous avait, à nous, paru évident, lorsque nous l’avions lu en 1988, acquis pour notre provinciale bibliothèque par son « en chef » Blavier (Anthologie des fous littéraires), que la parenté de ce « Lexique en 100.000 mots » avec les Cent mille milliards de poèmes de Queneau, avec Les villes invisibles et Le château des destins croisés de Calvino, comme avec Les choses et La disparition de Perec crevait les yeux et que tout vrai pataphysico-oulipien ne pouvait que se jeter dessus comme la vérole sur le bas-clergé breton d’illustre mémoire. On n’imagine pas la découverte de « la phrase » insolite, par celui qui arrivait, perplexe, à la fin du deuxième volume. Nous n’avons pas changé d’avis.

 

Un autre article, consacré par le Fric-Frac Club à Pavić, en décembre 2009, alors qu’il venait de mourir :

http://www.fricfracclub.com/spip/spip.php?article512

 

Un mode d’emploi du Dictionnaire, par un fan qui n’est pas Georges Perec

http://hypermedia.univ-paris8.fr/Groupe/documents/khazar.html

 

À propos de ce livre, Biblio-Monde en profite pour présenter quelques écrivains serbes contemporains (du fait de leur exil forcé, beaucoup écrivent en français maintenant).

http://www.bibliomonde.com/livre/dictionnaire-khazar-6145.html

 

Ceux qui, tels Henry Miller, n’en ont jamais assez et lisent lentement pour arriver moins vite au bout, iront voir aussi ce qu’en dit ce site serbe en français, consacré à la littérature :

http://serbica.u-bordeaux3.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=385:sous-la-loupe-le-dictionnaire-khazar-hazarski-renik-de-milorad-pavi-par-boris-lazi&catid=156

 

Par ailleurs, sur le site qu’il anime à la gloire d’Emir Kusturica, Matthieu Dhennin a eu la riche idée de consacrer une page à la Littérature des Balkans. Une visite s’impose :

http://www.dhennin.com/kusturica/v2/_litterature_fr.html

Lien général du site : http://www.kustu.com/w2/fr:start (en français et en anglais)

[ Le même Matthieu Dhennin est, par ailleurs, l’auteur d’un

Lexique subjectif d’Emir Kusturica, L’Age d’homme, 2002, qu’il avoue « construit en un hommage non dissimulé au chef d’œuvre de Pavić » ]

 

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Jean-Marie GOURIO

Le Grand café des brèves de comptoir, Robert Laffont, 2013 -, 925 pages

 

« Se marier avec Dieu, c'est bien, y'a pas de vaisselle »

« Ça lui sert à quoi l’araignée, d’avoir huit yeux, si c’est pour rester toujours derrière la télé ? »

 

 

 

 

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Jonathan SWIFT

Humble proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public

Préface de Raoul Vaneigem

Le passager clandestin, 2010 - 80 pages

 

 

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 Jonathan SWIFT

Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public

Mille et une nuits, 2006, Petite collection n°3634 – 61 pages

 

 

 

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Jonathan SWIFT

Modeste proposition et autres textes

Folio, 2012 – 96 pages

 

 

 

 

 

Dans Les Lettres du Drapier (1724-1725), Swift s'élève contre l'autorisation accordée frauduleusement par le roi d'Angleterre à un certain William Wood de battre monnaie et de l'introduire sur le marché irlandais, au risque d'affaiblir davantage la fragile économie de cette contrée sous le joug de la couronne britannique. Ce pamphlet lui vaudra la mise à prix de sa tête, mais il obtiendra gain de cause, et l'Angleterre cédera finalement. La détresse du peuple irlandais lui inspire également de courts textes, dits "tracts irlandais", parmi lesquels les Dernier discours et suprêmes paroles d'Ebénezer Miston (1722), le Projet de distribution d'Insignes distinctifs aux mendiants (1737), ou encore la Modeste proposition concernant les enfants des classes pauvres (1729) - son pamphlet le plus connu. La froideur calculée presque intolérable de ce texte, l'injustice qu'il véhicule, si inhumaine qu'elle fait honte à l'administration britannique, à l'humanité toute entière, révèlent la profonde compassion de son auteur pour lesplus miséreux.

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 Jonathan SWIFT

« Poèmes satiriques ». Alidades, collection L’Impertinent. Edition bilingue, 44 pages, 5,50 €. Sur commande chez l’éditeur : Alidades ; 1 place du Port. 74500 Evian-les-Bains.

 

 

 

 

 

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 Jonathan SWIFT

L’art du mensonge politique

Jérôme Million, 2007 – 89 pages

 

 

 

 

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Jonathan SWIFT

Voyages de Gulliver

Folio classique, 1976 – 443 pages

 

 

 

 

 

 

 

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François Rabelais

Oeuvres complètes (texte original et translation en français moderne, par Guy Demerson)

Seuil, 1973 - 1584 pages -

 

 

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François Rabelais

Oeuvres complètes (texte original et translation en français moderne, par Guy Demerson)

Seuil, Idem, réédition de 1997

 

 

 

 

Gargantua

Pantagruel

Le Tiers Livre

Le Quart Livre

Le Cinquième Livre

Lettres et oeuvres diverses

« Arriere mastins ! hors de la quarriere ! hors de mon Soleil, Cahuaille au Diable ! Venez vous icy culletans articuler mon vin et compisser mon tonneau ? Voyez cy le baston que Diogenes par testament ordonna estre pres luy posé apres sa mort, pour chasser et esrener ces larves bustuaires et mastins Cerbericques. Pourtant, arriere, Cagotz ! Aux ouailles, mastins ! Hors d’icy Caphards ! de par le diable, hay ! Estes vous encores là ? Je renonce ma part de Papimanie, si je vous happe. Gzz, Gzzz, Gzzzzzz. Davant, davant ! Iront ilz ? Jamais ne puissiez vous fianter que à sanglades d’estrivieres ! Jamais pisser que à l’estrapade ! jamais eschauffer que à coups de baston ! »

(Pantagruel, Prologue)

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Saint-Just

Organt, poème en vingt chants

Kessinger Publishing, Whitefield, Montana (USA), 2010

Fac simile  de l’édition originale - 332 pages

 

 

 

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Saint-Just

Organt, éd. 1789

Hachette, BNF, 2012

161 pages

 

 

 

 

 

Exercice de gamin qui a lu La Pucelle de Voltaire et a voulu s’y essayer. Ses vers sont de mirliton peut-être, mais l’humour est rabelaisien, pas voltairien pour un sou.

 

Extraits

Charlemagne et ses preux s’en vont  Outre-Rhin démocratiser – pardon ! – évangéliser les païens.

 

Le Roi de France et sa gauloise armée,

Ivres de sang, de gloire, et de fumée,

Devers le Rhin précipitaient leurs pas.

D'autant plus fous qu'ils ne sen doutaient pas.

Pleins des vapeurs de leur sainte fortune.

Ils se flattaient de baptiser bientôt,

Et le Saxon, et le Maure, et le Got;

Et cependant le Diable, qui n’est sot,

Se flattait lui qu'il grossirait la lune

De leurs projets. Le Démon est madré.

Et quand il a par sa griffe juré.

Ce n'est en vain. « Faisons pécher la France,

« Dit Salarias, et nous verrons bientôt

« Le Ciel vengeur abandonner Charlot.

« Le bon Adam, de mémoire gloutonne,

« Pour un péché damna le genre humain,

« Le Juif David perdit jadis un trône,

« Pour un baiser que sa bouche félonne

« Avait cueilli sur un téton payen ».

Las ! il s'y prit d'assez gente manière.

L'armée arrive auprès d'une rivière.

El l'on allait s'élancer dans les flots,

Quand tout à coup une force inconnue

Fit frissonner la surface des eaux,

Et tous les cœurs de l'armée éperdue.

Au même instant, d'un tourbillon léger.

Qui vint au bord en cercles expirer,

L'on vit sortir une Nymphe gentille;

Son char était en forme de coquille;

Essaims d'Amours à l'entour voltigeaient;

Ses beaux cheveux au gré de l'air flottaient,

Et des pigeons doucement la traînaient :

Ses yeux en pleurs parcoururent la rive.

« Hélas! dit-elle, et d'une voix plainlive,

« Que n'avez-vous choisi quelque autre bord,

« Cœurs inhumains, pour voler à la mort,

« Sans effrayer mes rivages paisibles

« Par l'appareil de ces armés terribles,

« Et préparer à mon cœur innocent

« L'affreux remords du sort qui vous attend !

« Où courez-vous, insensés que vous êtes?

« A des combats, des lauriers, des conquêtes?

« Le temps a-t-il si peu de prix pour vous,

« Que de la mort vous soyez si jaloux?

« Quand le printemps échauffe la nature,

«  Quand tout respire et tout chante l'amour,

« Vous désertez vos châteaux et la Cour,

« Pour vous charger d'une cuirasse dure,

«  Chercher l'honneur quand le plaisir sourit,

«  Chercher la mort alors que tout revit !

« Et toi, cruel, dont la rage implacable

« Aime à traîner au milieu des combats

« Ton peuple doux, et né pour être aimable,

« De tes fureurs n'es-tu point encor las?

« Est-ce trop peu pour ta noire furie

«  D'avoir de sang inondé l'Italie ?

« Est-ce par-là, monstre, que tu soutien

« Le nom de grand et celui de chrétien?

« Que t'avaient fait ces lointaines contrées,

« Par tes fureurs à la flamme livrées?

« Que t'avaient fait ces enfans, ces vieillards?

« Leur crime donc étoit d'être Lombards!

«  Le tien, barbare, est d'être sanguinaire,

« Et pour le ciel de saccager la terre.

« Jeunes Guerriers, sensibles à ma voix,

« Ne courez point à ces lâches exploits ;

« Le temps, celte ombre et légère et frivole,

« Trop tôt, hélas! et nous quitte et s'envole !

« Ces vains lauriers, dont le renom trompeur

« Paye le sang que l’on vend à l'honneur,

« Que valent-ils, après tout, sans la vie?

« Et que sert-il à l'homme qui n'est plus,

« D'avoir été fameux par des vertus?

« Le héros dort sous sa tombe flétrie,

«  Et les amours viennent danser dessus!

« Si la fureur tellement vous anime,

« Que tous vos cœurs à ma voix soient fermés,

« Partez, volez, combattez et mourez :

« Mais de vos maux épargnez-moi le crime;

« Et sans troubler et déchirer mon sein,

" Allez mourir par un autre chemin ».

 

Rêve d’Organt

Je veux bâtir une belle chimère;

Cela m'amuse et remplit mon loisir.

Pour un moment, je suis Roi de la terre;

Tremble, méchant, ton bonheur va finir.

Humbles vertus, approchez de mon trône;

Le front levé, marchez auprès de moi;

Faible orphelin, partage ma couronne...

Mais, à ce mot, mon erreur m'abandonne;

L'orphelin pleure : ah ! je ne suis pas Roi !

Si je l'étais, tout changerait de face:

Du riche altier qui foule l'indigent,

Ma main pesante affaisserait l'audace,

Terrasserait le coupable insolent,

Élèverait le timide innocent,

Et pèserait, dans sa balance égale,

Obscurité, grandeur, pauvreté, rang.

Pour annoncer la majesté royale,

Je ne voudrais ni gardes, ni faisceaux.

Que Marius annonce sa présence

Par la terreur et la clef des tombeaux;

Je marcherais sans haches, sans défense,

Suivi de cœurs, et non pas de bourreaux.

Si mes voisins me déclaraient la guerre,

J'irais leur dire : « Écoutez, bonnes gens;

« N'avez-vous point des femmes, des enfans?

« Au lieu d'aller ensanglanter la terre,

« Allez vous rendre à leurs embrassemens ;

« Quittez ce fer et ces armes terribles,

« Et comme nous, allez vivre paisibles ».

Mon peuple heureux, mais heureux dans ses ports,

Sans profaner, aux rives étrangères,

Sa cendre due aux cendres de ses pères,

S'enrichirait de ses propres trésors.

Et fleurirait à l'ombre respectable

Des vieilles lois de nos sages aïeux.

Arbres sacrés, recours des malheureux.

Sans que jamais mon sceptre audacieux

Osât flétrir leur mousse vénérable.

Je laisserais le Turc et le Huron

Se faire un Dieu chacun à leur façon.

Bien pénétré du sublime système

Que Dieu n'est rien que la sagesse même,

Et que l'honneur, la vertu, la raison,

Bien avant nous, dans Emile et Caton,

Valaient leur prix, sans le sceau du baptême.

_______________  

 

Je veux avoir une gante maîtresse :

Je n'entends point par gente une déesse;

Car je l’irai quérir parmi les champs.

Je veux qu'elle ait une taille gentille,

Un cœur ouvert, qu'elle ait toujours quinze ans,

Qu'elle soit douce, et que son œil pétille;

Je lui voudrais un petit souris fin,

Sans hardiesse, un petit air malin;

Auprès de moi sur-tout qu'elle rougisse,

Et qu'elle soit enfin telle que Nice

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Organt, monté sur son Ange gardien métarmorphosé en baudet, arrive en Asinomaïe, où les ânes vont à dos d’homme et où il n’est question que d’une histoire de « collier de la reine » volé.

Parlant ainsi, dans le vide il planait.

Gomme un César, assis sur son baudet,

Qui, respirant dans un air sympathique.

Se rengorgeait, pétait, caracolait,

Et modulait sa voix académique.

Le Chevalier, trottant par le pays,

Roulait partout de grands yeux ébahis.

11 regardait comme chose nouvelle

De trouver là le pauvre genre humain.

Lequel rongeait un ridicule frein,

Sanglé, bridé, courbé sous une selle.

Et, qui pis est, des ânes gravement

Traînés par lui sur un char triomphant.

Là sous le joug quatre bêtes humaines,

A pas comptés, de même que nos bœufs.

Tiraient le soc, et traçaient avec peine

Un dur sillon sur un sol raboteux.

Dans ce pays, les ânes, pour les hommes.

Sont ce qu'ici pour les ânes nous sommes.

Ils ont leur code et leur gouvernement,

Leurs Magistrats, leurs Lois, leur Parlement,

De grands Docteurs, héritiers des Apôtres,

Et c'est de là que nous viennent les nôtres.

Ils ont aussi leur Université.

La Capitale est Asinomaïe.

Mon Chevalier, trottant par la Cité,

Scandalisait le peuple à longue ouïe,

Qui le voyait sur un âne monté.

Cet attentat parut le plus profane,

Le plus hardi, dont de mémoire d'âue,

Dans le pays on se fût avisé.

Le pauvre Saint était formalisé.

Quoi qu'il en soit, l'humilité céleste

Le retenait; on le voyait souffrir;

Il tenait bas une oreille modeste.

Et seulement quelque léger soupir

Faisait par fois la cité retentir.

Mais que disait la race pécadille ?

De tous côtés les bons mots circulaient,

Et par un rire où les grâces brillaient,

Au Paladin les esprits se montraient

Epanouis d'une façon gentille;

Ils excellaient dans l'art des calembourgs.

Esprits pointus des plaisans de nos jours,

Vous êtes nés sous cet astre bénigne.

Les ânes ont là-haut l'esprit bien fait,

Les nôtres ont la bile plus maligne :

Que si cet œuvre à leurs yeux paraissait,

Vous les verriez s'épuiser en ruades,

Et m'envoyer de longues pétarades

Au nom du Ciel ; que pitié d'eux il ait !

Mais les pavots de leur Académie,

Sans moi, pourront endormir l'Aonie.

Qu'ai-je besoin, sur le docte sommet,

D'aller montrer, en ma folie extrême,

Un sot de plus? Un de moins il aurait,

Si le S……  avait pensé de même.

Mais reprenons notre premier objet.

Antoine Orgnnt était tout stupéfait

De voir ainsi la pauvre humaine engeance;

Il ne voyait que ce qu'on voit en France.

« Dieu soit loué, ce qu'il fait est bien fait,

« Disait Organt. L'homme, n'est qu'une bête,

« L'âne non plus ; c'est le droit de conquête.

«  Apparemment les hommes par là-bas

« Sont les plus forts, et l'àne en ces climats.

« Voyons pourtant, pendant que nous y sommes,

« Si, dans ces arts dont nous nous pavanons,

« Ces ânes-ci valent les ânes hommes;

« Si c'est du moins pour de bonnes raisons

« Qu'ils servent l'homme, ou que nous les servons ».

Il se trouvait alors près d'une église.

Il entre, et voit ânes le froc en chef.

Dans notre siècle, il se serait cru, bref.

Chez les enfans de Saint-François d'Assise,

Comme Lourdis, lequel, chez la Sottise,

Si l'on en croit le sincère Arouet,

Dans son couvent encore se croyait.

Un âne en chaire, esprit évangélique,

Adoucissait sa voix apostolique.

Il appuyait d'un pied périodique

Les vérités que sa bouche entonnait.

L'oreille haute, et de dextre et de gauche,

Comme un manant qui dans la plaine fauche,

Son éloquence au peuple il envoyait.

Point n'oubliait une modeste pause,

Quand il avait dit une belle chose.

Son cœur ardent semblait voler à Dieu,

Et les élans de sa voix déployée

Faisaient frémir les échos du saint lieu.

Il parla d'or; la troupe édifiée,

Chacun chez soi s'en fut sanctifiée,

Et le Docteur avait si bien prêché,

Qu'en descendant il eut un évêché.

Organt disait : Nous faisons tout de même.

Puis il s'en fut et l'imprudent fit bien;

Car un bédaut venait chasser le chien.

Comme on jugeait une cause suprême,

Au Parlement il s'en fut de ce pas,

Où tout à l'heure au Cirque de Cujas

Allaient lutter de braillards Avocats.

Là gravement tousse Monsieur le Juge;

Là les grugeurs, et là ceux que l'on gruge.

Bref, un Huissier cria : Paix là ! Paix là !

L'on fil silence, et puis l'on commença.

Voici d'abord un début pathétique,

Enluminé de fleurs de rhétorique,

Et dans lequel la lune et le soleil

Jouaient sur-tout un rôle non pareil.

Des deux côtés, les Avocats tonnèrent,

De tous côtés les oreilles dressèrent.

A ce fracas, on devine aisément

Qu'il s'agissait d'un cas très important.

Si l'on en croit des chroniques certaines,

C'était, Messieurs, pour un licou volé

Que l'on avait tant et si bien hurlé.

Or vous saurez que, depuis six semaines,

On ne parlait, grand, petit, sage, fou,

Que du licou, du licou, du licou;

On en parlait à la table du Prince,

Dans les boudoirs de toute la province,

Et ce licou fit lui seul plus d'éclat,

Que n'auraient fait mille crimes d'État.

Sur ce licou l'on fit un nouveau code.

Et les licous devinrent à la mode :

Onc on ne prit un si juste ornement.

Monsieur le Juge, après très longue pause.

L'oreille haute, et le nez renfrognant.

Dans le silence et le recueillement.

Comme il aptait à cette grave cause;

Après avoir pesé très mûrement

La vérité, prononça posément.

Et toutefois condamna l'innocent.

Organt disait : nous en ferions autant.

Bien qu'en ces lieux l'homme fut bête vile,

On ne fut pas de l'y voir bien surpris.

Ce n'étoit pas chose plus incivile

Que voir un âne en tribune à Paris.

(…)

Organt s’en fut au Temple du Génie;

Certaine odeur de loin prenait au nez,

Odeur asine, odeur d’Académie.

Figurez-vous les Quarante assemblés.

Au milieu d’eux paroissait la Science

Cent fois plus sotte encor que l'Ignorance ;

Ses yeux étaient ceints d'un voile d'airain;

De le percer elle lâchait en vain !

Elle tenait une lanterne obscure,

D'où s'élevait une fumée impure,

Et toutefois son cortège hébété,

A sa lueur cherchait la vérité.

Sa nuque était vers la terre affaissée;

Elle rongeait le mords avec les dents;

Et par ce mords sa langue embarrassée

Ne bégayait que des sons discordans.

Le sot Orgueil paraissait auprès d'elle;

Il lui servait de digne champion,

Et chaque jour, à sa gloire fidèle,

Il combattait sa rivale, Raison.

Le Paladin dormit à la séance ; (…) 

21. Leon bloy.jpeg

22. Bloy - Hist. désobl..jpg

 

 

 

 

 

Léon Bloy

Histoires désobligeantes, L’Arbre vengeur, 2007- 267 pages

 

 

 

 

Incendiaire volontaire qui brûle pour la littérature, ne rendant de compte à personne sinon à un Dieu terriblement absent, Léon Bloy a mis tout son furieux génie dans ces trente contes ; implacables et hilarantes nouvelles où l'horreur se conjugue au familier, et où, sans jamais se départir d'une distinction grammaticale, il nous fait douter de son sérieux jusqu'au moment de l'explosion. Cet enragé, revenu d'un temps qu'on croyait disparu, pointe sur notre globe affolé sa griffe moqueuse : malheurs et turpitudes sont notre lot et ne valent qu'éclats de rire. « Je le confesse, avoue-t-il, il n'est pas en mon pouvoir de me tenir tranquille. Quand je ne massacre pas, il faut que je désoblige. C'est mon destin. J'ai le fanatisme de l'ingratitude. »

 

23. Bloy - Exégèse.jpg

 

 

 

 

Léon Bloy

Exégèse des lieux communs, Rivages, 2005 – 410 pages

 

 

 

 

 

« Obtenir enfin le mutisme du Bourgeois, quel rêve ! L'entreprise, je le sais bien, doit paraître fort insensée. Cependant je ne désespère pas de la démontrer d'une exécution facile et même agréable. Le vrai Bourgeois, c'est-à-dire, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit, est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules. Le répertoire des locutions patrimoniales qui lui suffisent est extrêmement exigu. Ah ! Si on était assez béni pour lui ravir cet humble trésor, un paradisiaque silence tomberait aussitôt sur notre globe consolé ! » Léon Bloy. « L'invective systématique, maniée sans aucune limite d'objets, constitue d'une certaine façon une expérience radicale du langage : le bonheur de l'invective n'est qu'une variété de ce bonheur d'expression, que Maurice Blanchot a justement retourné en expression du bonheur. » Roland Barthes. « Léon Bloy, collectionneur de haines, dans son musée bien rempli, n'a pas exclu la bourgeoisie française. » Jorge Luis Borges. « Exégèse des Lieux Communs est une oeuvre grandiose. » Walter Benjamin.

24. Please make the stupid people shut up !.jpeg

 

Et les Roms dans tout ça ?

Oh, les Roms continuent d'être expulsés de chez eux par les états dont ils sont des minorités nationales (Bulgarie, Slovénie et autres « membres de l’Union Européenne »). Virés de chez eux, ils viennent chez nous, l’espace Schengen étant le leur autant que le nôtre. Et que faisons-nous ? Des « lois spéciales » anti-Schengen permettant de les expulser. Des lois illégales, donc. À quoi sert-il d’avoir des règles, si c’est pour qu’elles n’aient même pas d’exceptions ?

25. callot halte bohémiens 1.jpg

La tribu prophétique aux prunelles ardentes
Hier s'est mise en route, emportant ses petits
Sur son dos, ou livrant à leurs fiers appétits
Le trésor toujours prêt des mamelles pendantes.

Les hommes vont à pied sous leurs armes luisantes
Le long des chariots où les leurs sont blottis,
Promenant sur le ciel des yeux appesantis
Par le morne regret des chimères absentes.

Du fond de son réduit sablonneux, le grillon,
Les regardant passer, redouble sa chanson;
Cybèle, qui les aime, augmente ses verdures,

Fait couler le rocher et fleurir le désert
Devant ces voyageurs, pour lesquels est ouvert
L'empire familier des ténèbres futures.

 

 

*

Essayons quand même de finir dans la bonne humeur :

 

Les défenses du Zénith ne tiendront pas longtemps

 

 

*

26. Sani_soutien_a_Joe_Le_Corbeau.jpg

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 17 février 2014

Nos très plates excuses pour le stupide interlignage de Skynet !

 

 

19:14 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/02/2014

"GENDER"

1. bateau-europe-tempete.jpg

« Gender »

(en français : « genre »)

 

La dislocation de l’Europe par la corruption forcée va bon train

Théorie du genre… sex toys à l’école… tous à poil… leçon de choses par la maîtresse… plus flingage et découpage de girafons en présence de gamins… Waw ! La civilisation occidentale n’avance pas, elle galope.

 2. Education sexuelle canada.jpg

D’accord, là c’est au Canada, mais attendez, ça vient.

 

Aux U.S.A.

Facebook offre une cinquantaine de possibilités d’identification à ses clients, autres que masculin ou féminin. Une liste !

En Suisse

Nous avons mentionné récemment l’obligation faite par un texte de loi aux enseignants suisses, d’entreprendre l’éducation sexuelle de leurs élèves dès la maternelle, par l’exemple sans doute mais aussi à l’aide de jouets pornos. En peluche, attention ! Qu’on se rassure : des jouets non dangereux, sauf s’ils essaient de les avaler, évidemment.

Des citoyens de ce pays se sont émus de la chose au point de faire circuler une pétition réclamant qu’un vote soit organisé pour ou contre ce texte. Et la Suisse étant ce qu’elle est, c’est-à-dire un pays très formellement démocratique, et la pétition ayant recueilli un nombre suffisant de voix, les électeurs vont donc bientôt aller aux urnes.

En Allemagne

Des peines de 40 jours de prison ferme sont appliquées aux parents qui refusent de laisser suivre à leurs moutards de maternelle et de primaire les cours « gender » de masturbation infantile.

3. genre.jpg

 

Le 18 janvier 2014, des parents ont organisé en Allemagne, à Cologne, une manifestation contre les cours obligatoires d'éducation sexuelle version gender, où les enfants dès la maternelle sont confrontés à un contenu pornographique explicite les invitant à tester sur eux des pratiques pas encore connues à leur âge.

Lire la suite…

Source : http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2014/01/prison-pour-les-parents-qui-ont-refuse.html

 

En France

4. Tous à poil.jpg

Dimanche 10 février, sur le plateau du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Jean-François Copé critique vertement un livre pour enfants édité par les Éditions du Rouergue, recommandé selon lui par le Centre national de documentation pédagogique (CNDP). Son titre: Tous à poil.

« L’idée de départ, c’était de constater qu’il y avait un regard sur le corps très, très négatif. Du coup, on s’était dit que ce serait marrant de considérer que le fait d’être nu, c’est quelque chose de très naturel », explique Claire Faneck, coauteur de l’ouvrage à Europe 1. » Chacun est vu dans sa nature, jeune, vieux, homme, femme, fille, garçon, en toute simplicité, avec un humour chaleureux, loin des images complexantes des médias », souligne la brochure « Pour bousculer les stéréotypes fille garçon, 92 albums jeunesse » au sujet de l’ouvrage. Cette liste fait partie des outils pédagogiques  mis à disposition des enseignants dans le cadre des ABCD de l’égalité.

Si nous comprenons bien, les éditions du Rouergue sortent 92 albums jeunesse « pour bousculer les stéréotypes fille garçon » et cette liste de 92 ouvrages fait bien partie des « outils pédagogiques mis à la disposition des enseignants dans le cadre des ABCD de l’Égalité ».

Et M. Jean-François Copé, président de l’UMP, qui a laissé gagner les dernières élections à la gauche pour qu’elle fasse précisément ce qu’elle fait, que la droite, c’est-à-dire lui-même et ses troupes, n’aurait pu faire sans soulever un tollé du feu de dieu - tollé qui se soulève quand même tant ils sont en train de pousser loin le bouchon - de s’indigner vertueusement que le PS remplisse à ce point scrupuleusement son contrat. À six semaines des élections municipales, c’était de bonne guerre.

Que M. Jean-François Copé soit un faux-derche et ses insulteurs itou va de soi. Que l’outil pédagogique sur lequel ils sont tous d’accord en coulisses ait pour but même pas subliminal de saper toute forme d’autorité dans l’esprit candide des moutards – parents, grands-parents, maîtres et maîtresses d’écoles, agents de la force publique, etc. etc. -  afin que lesdits moutards ne trouvent pas la chose étrange quand M. l’Inspecteur ou un de ses amis hauts-placés sortira sa bistouquette et les tripotera gentiment, ne fait de doute pour personne et surtout pas pour le ramassis de complotistes stigmatisés par M. Nabe, dont nous avons peur de faire partie

Notons donc que l’égalité, c’est ça : tous à poil. On les attend. Hollande, Ayrault, Sarko,  Fabius, Valls et leurs fines équipes. TOUS À POIL !

En France toujours

Des parents  retirent leurs enfants de l’école. Mais que fait Manuel Valls ?!

« Théorie du genre » : les parents ayant retiré leurs enfants seront convoqués

http://www.lunion.presse.fr/france-monde/theorie-du-genre...

4 bis. gosse code barre.jpeg

On se disait bien aussi.

Béatrice Bourges contre-attaque en faisant engager une procédure de destitution contre François Hollande.

http://french.ruvr.ru/2014_02_07/Un-projet-de-procedure-de-destitution-engage-contre-Hollande-9330/

Et pour le cas où il ne voudrait pas comprendre, elle a entamé un jeûne devant l’Assemblée Nationale, qu’elle compte poursuivre jusqu’à ce qu’il se démette ou qu’on le destitue.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/01/27/01016-20140127ARTFIG00428-jeune-de-beatrice-bourges-on-proteste-depuis-un-an-et-on-ne-nous-ecoute-pas.php

D’ailleurs la voilà :

 

Malgré la présence d’une vingtaine de policiers qui l’encerclent (trouble à l’ordre public), elle persiste et signe, quenelle à l’appui.


Va-t-on revivre le bras de fer Lecoin-De Gaulle ? On n’ose dire qu’on l’espère, car les conseilleurs ne sont pas les jeûneurs.

Danemark

Là, ils ont convoqué des gosses pour les faire assister à la mise à mort et à l’autopsie puis au dépeçage d’un girafon d’un an et demi en parfaite santé, en leur expliquant que son patrimoine génétique – en vue de la reproduction – n’était pas très intéressant. Comme chez Mengele ? Euh, à peu près, oui. Même la Tchétchénie s’est offerte à adopter la bestiole. De quoi il se mêle, Kadyrov ! Et la leçon de choses, alors ?

Un autre girafon avait été « sacrifié » peu de temps auparavant, celui-là pour lui éviter les risques d’inceste avec sa mère. Mais est-ce que l’inceste n’est pas dé-tabouisé par la théorie du genre ? Ou si c’est nous qui ne comprenons rien ? Mais si nous n’y comprenons rien, que vont y piger les gosses ?

5. Marius 1.jpg

« C’est facile comme tout un coup de pétard ! Vous avez vu les enfants ? »

Marius a été abattu à 9h20’ dimanche.

6. Marius 2.jpg

Depuis deux siècles, ils n’ont pas de mots assez durs pour vilipender vos grand-mères tricoteuses, et voilà qu’ils vous en fabriquent au berceau. Mais de quoi vous plaignez-vous, espèces de jamais contents ?

7. Marius 3.jpg

 Pendant qu’on y était, on leur a appris la chaîne alimentaire.

8. Marius 4.jpg

Voilà. C‘était lui. Marius.

Pas assez intéressant pour la reproduction.

Pourquoi ces loups déguisés en grand-mères apôtres de l’« ÉGALITÉ » s’en prennent-ils aux pédomaniaques de chez le pape, à l’Église orthodoxe « corrompue » et à l’Islam « terroriste » ? D’abord parce qu’ils sont eux-mêmes orfèvres en ces trois matières et ensuite, et SURTOUT, parce que ces organisations religieuses – appelons-les ainsi pour aller plus vite – sont les derniers remparts contre la dislocation de nos sociétés civiles – ce sont des mécréants qui parlent ici ! -, les derniers facteurs de cohésion de notre continent, et que c’est lui qu’on vise, qu’on a résolu d’atomiser. Quand on veut pour soi l’Asie centrale et ses presque inépuisables richesses, l’Europe est dans le chemin. On lui a mis bien du plomb dans l’aile, certes, mais elle pourrait bouger encore… mieux vaut ne pas la laisser derrière soi. Les caniches qui la cornaquent se contenteront de re-piller l’Afrique, on ne s’y opposera pas, et pourvu qu’ils rapportent à quidedroit l’essentiel de leur butin, ils pourront garder les miettes.

Ce n’est pas un complot, n'est-ce pas, c’est une manière d’être, la seule que connaisse et qu’ait pratiqué de tout temps la chienlit oligarcho-ploutocratique.

*

Le « genre » et la haute couture

L’a-t-on assez dit que les marchandes à la toilette et autres professions de luxe se sont toujours montrées assidument contre-révolutionnaires, que ce soit en l’an II ou en 1969 !

Bien résolus à ne pas faire mentir les historiens, nos valeureux créatifs de la mode n’allaient pas, vous vous en doutez, se laisser prendre de court par cette grande réforme de l’Éducation Nationale. L’ABCD de l’égalité - chez ces artistes du coup de ciseaux dont un bout de chiffon au ras des fesses peut valoir plusieurs années d’allocations de chômage d’une mère de famille -  on s’y connaît.

La mode « gender » 2014 pour hommes 

9. Bon An niversaire !.jpg

http ://www.thefashionisto.com/craig-green-fallwinter-2014-london-collections-men/

 

The New Male

http ://www.thefashionisto.com/craig-green-fallwinter-2014-london-collections-men/

http ://newmalefashion.blogspot.be/2013/09/libertine-ss-2014.html

 

Et là ?

10. Dior 2014.jpg

Mode Dior 2014 pour euh… quelqu’un qui a des règles

 

Ex-femmes : en direct de Fashion Alley

http ://videos.elle.fr/video.php?video=e078881c848s

Vous vous croyez en Europe de l’Est sous Brejnev ? Vous avez mauvais esprit. 

11. Nepal gender-1.jpg

 

 

 12. trans_policy.png

13. Hollande gender-1.jpg

Si on aime le prêt-à-porter...

 

14. gender enfant saint laurent.JPG

On dira ce qu’on voudra, c’était plus coloré chez Yves Saint-Laurent enfants… Il est vrai qu'il y a six ans qu’il est mort.

 

*

CONCLUSION

Dans certains pays, on fabrique depuis soixante ans des Hitler Jugend. Hitler lui-même n’a pu faire subir un tel sort qu’à une seule génération. Ses émules en ont déjà aligné quatre. Mais, de cela, il arrive que l’on s’échappe : voyez Gilad, et d’autres sans doute que nous ne connaissons pas et dont nous ne savons pas le nombre.

Du sort qui est préparé par l’actuelle chienlit supra-nationale à nos chères têtes blondes (ou brunes ou rousses), on ne s’échappe pas. Car il n’est pas question de remplacer leur personnalité construite ou subie par une autre, si horrible et si distordue soit-elle, mais de les en priver tout à fait. L’offensive en cours, qui dépasse bien les limites de l’Hexagone, a pour but de machiner des individus sans cohérence, bonne ou mauvaise ; elle dépasse de loin tous les attentats jamais perpétrés contre l’espèce humaine, y compris le meurtre ou l’esclavage de masse. Le but est d’annhiler, chez l’animal humain, toute possibilité de développement intérieur, et l’arme employée est la corruption sous toutes ses formes concevables. C’est pourquoi il importe si fort de s’y opposer, que l’on soit croyants ou incroyants, partisans d’une forme de société ou d’une autre, même antagonique. Lorsqu’on est encaqués dans un bateau qui coule, on écope. Quand la maison brûle, on passe les seaux, sans se préoccuper de qui on les reçoit.

Au risque de passer pour paranos… et complotistes.

 

*

Soyons frivoles et sportifs !

 

Ouverture des jeux à Sotchi

15. Sotchi.jpg

Diaporama :

http://french.ruvr.ru/2014_02_07/262032217/?slide-34&fullscreen

Les canards français n’ont pas apprécié. Z’aiment mieux Disneyland. Et trouvent que Vladimir Poutine a fait valser l’anse du panier, alors qu’il ferait mieux de s’occuper des chômeurs russes. Ah, les chômeurs russes…

Chems Eddine Chitour les a dépiautés pour vous (les canards) :

Résurrection de la Russie millénaire

Tribune libre Palestine AlQuds 15

De Catherine II à Dostoïevski, à Poutine et à Sotchi

 

Par Pr Chems Eddine CHITOUR

«La critique est aisée mais l’art est difficile» Philippe Néricault, (Destouches) comédien et auteur dramatique français (1680-1754)

Ça y est, Sotchi a brillé de mille feux ! Malgré des critiques infondées, voire méprisantes de l’Occident pour amoindrir la fête. Les médias français ne sont pas en reste. Menés par le Journal Le Monde dont on s’aperçoit qu’il en rajoute pour être dans la ligne, les médias font assaut d’adoubement à l’Empire. Ce journal se permet une sentence: Vladimir Poutine ne montera pas sur le podium. Ce fut exactement le contraire! Ce fut un spectacle grandiose à la mesure de la grande Russie que l’Empire avait trop rapidement enterrée. En 12 tableaux, nous eûmes tableaux à l’histoire de l’Empire russe dont la grande révolution de 1917 ne fut qu’une étape.

Lire la suite…

Source :http ://reseauinternational.net/2014/02/11/resurrection-de-la-russie-millenaire/

 

*

Pendant ce temps-là chez les ploucs :

 

MÊME PAS PEUR !

L’IRAN RAPPELLE LE PRINCIPE DE LA LIBERTÉ DES MERS

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En droit international, tout navire peut librement circuler sur toutes les mers, à l’exclusion des zones périphériques : eaux territoriales (ET) et zones économiques exclusives (ZEE) des états côtiers sur lesquelles ceux-ci exercent leur souveraineté totale (ET) ou partielle (ZEE).

Ce principe est utilisé « ad nauseam » par les Etats-Unis qui patrouillent lourdement sur tous les océans du globe au plus près des eaux souveraines des autres et certainement à l’intérieur de celles-ci mais  avec des sous-marins.

Depuis deux ans déjà l’Iran annonçait qu’il allait envoyer des navires de guerre patrouiller au large des côtes étasuniennes.

Le projet vient de prendre corps.

16. navires guerre iraniens large USA.jpg

En Janvier le vice-amiral Habibollah Sayyari a annoncé le départ de deux navires de guerre de la 29° flotte: la frégate SABALAN et le navire de ravitaillement KHARG vers l’océan atlantique  où ils doivent aujourd’hui se trouver.

En permettant  le ravitaillement en carburantde la flottille, le Kharg en garantit l’autonomie, l’Iran n’ayant pas à solliciter d’escales dans un port étranger pour  faire le plein.

Cette modeste flottille  composée de deux navires de plus de 20 ans d’âge ne peut évidemment prétendre impressionner militairement la gigantesque flotte guerrière étasunienne mais la démonstration d’indépendance politique dans le respect du droit international est, elle, d’une grande force.

Élégante façon de rappeler qu’en permanence, depuis la base de Bahreïn, la Ve flotte US  et ses alliés de l’OTAN viennent parader, tous missiles dehors, au large des côtes iraniennes sur fond d’annonces de bombardements de l’Iran qui n’ont cessé que depuis l’accord transitoire sur le nucléaire iranien.

On sourit en imaginant l’intense mobilisation et  l’extrême nervosité des services d’écoute et de surveillance aériens, terrestres et sous marins de l’OTAN  face à l’arrivée de ces deux navires à proximité du  « sanctuaire » !

Source : Lettre SUN TZU N° 186 du 10/2/2014

http://comaguer.over-blog.com/

 

LIBERTÉ DES MERS

Suite

(La Chine fait pareil)

 

Nouvel accès de fièvre face à des navires de guerre « non OTAN et non occidentaux ». Cette fois, la fièvre saisit un allié très fidèle des États-Unis : l’Australie.

Imaginez : deux navires de guerre chinois viennent de faire un périple, dans les eaux internationales, qui les a conduits à proximité des côtes nord de l’Australie.

Passés par le détroit de la Sonde, entre Sumatra et Java, ils ont longé Java par le sud avant de remonter vers le nord en passant par le détroit de Lombok, à l’Est de Bali. Pas d’émotion en Indonésie, qui entretient de très bonnes relations avec la République Populaire depuis la récente visite de Xi Jinping à Djakarta. 

17. Chinese ships vs Australia.JPG

Source : Lettre SUN TZU N°187 du 15/2/2014

http://comaguer.over-blog.com/

 

Et puisqu’on est en Chine, restons-y

La Saint-Valentin d'un couple de centenaires chinois

18. Saint Valentin en Chine.jpg

Le 12 février, un colis de Saint-Valentin, rempli de fruits et de légumes, est arrivé par la poste chez M. Wu, un habitant de Nanchong dans la province du Sichuan (sud-ouest de la Chine). Ce colis, c'était le cadeau de M. Wu, 103 ans, à son épouse de 105 ans.

Lorsqu'il a fêté ses 103 ans quelques jours plus tôt, M. Wu a reçu ce petit mot de son épouse : « Félicitations ! Mais tu es toujours plus jeune que moi, alors encore un petit effort ! » Selon M. Wu, l'idée lui est venue au moment où il a formulé ses souhaits, d'offrir à sa bien-aimée un cadeau spécial pour lui témoigner son amour à la Saint-Valentin.

Source : http://french.china.org.cn/china/txt/2014-02/14/content_3...

 

 Allez, on dédie cette brève à Rosa Llorens.

 

*

Mis en ligne le 15 février 2014

 

 

 

 

 

 

 

18:16 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/02/2014

L'EUROPE VA-T-ELLE UNE FOIS DE PLUS...

1. La-Nef-des-Fous.JPG

L’Europe va-t-elle

une fois de plus

prêter les mains à son propre démembrement ?

 

2. EU-Ukraine.jpeg

La guerre en Europe

Après la Yougoslavie, l’Ukraine ?

par Thierry Meyssan

C’est à tort que les opinions publiques ouest-européennes observent la crise ukrainienne comme une rivalité entre Occidentaux et Russes. En réalité, Washington ne cherche pas à faire basculer le pays vers l’Union européenne, mais à priver la Russie d’un de ses partenaires historiques. Pour ce faire, les États-Unis sont prêts à déclencher une nouvelle guerre civile sur le continent.

Réseau Voltaire | Damas | 5 février 2014 

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3. McCain Ukraine.jpg

Le 15 décembre 2013, le sénateur John McCain —qui supervisa la « révolution orange » de 2004 et soutient le jihadisme en Syrie— s’adresse aux manifestants sur la place Maidan. On reconnaît à sa droite le leader nazi Oleh Tyahnybok.

Après avoir démembré la Yougoslavie au cours d’une guerre civile de dix ans (1990-1999), les États-Unis ont-ils décidé de détruire identiquement l’Ukraine ? C’est ce que laisse penser les manœuvres que l’opposition se prépare à conduire durant les Jeux Olympiques de Sotchi.

L’Ukraine est historiquement divisée entre à l’Ouest, une population tournée vers l’Union européenne et, à l’Est, une population tournée vers la Russie, auxquels s’ajoute une petite minorité musulmane en Crimée. Depuis l’indépendance, l’État s’est progressivement effondré. Profitant de la confusion, les États-Unis ont organisé la « révolution orange » (2004) [1], qui porta au pouvoir un clan mafieux toujours pro-atlantiste. Moscou répondit en annulant ses subventions sur le prix du gaz, mais le gouvernement orange ne put pas compter sur ses alliés occidentaux pour l’aider à payer le prix du marché. En définitive, il perdit l’élection présidentielle de 2010 au profit de Viktor Ianoukovytch, un politicien corrompu parfois pro-russe.

Le 21 novembre 2013, le gouvernement renonce à l’accord d’association négocié avec l’Union européenne. L’opposition répond par des manifestations, à Kiev et dans la partie occidentale du pays, qui prennent bientôt un aspect insurrectionnel. Elle réclame des élections législatives et présidentielle anticipées et refuse de constituer un gouvernement lorsque le président Ianoukovytch lui propose et que le Premier ministre démissionne. Les événements sont baptisés par Radio Free Europe (la radio du département d’État US) Euromeïdan, puis Eurorévolution.

Le service d’ordre de l’opposition est assuré par Azatlyk, un groupe de jeunes Tatars de Crimée qui rentre pour l’occasion du jihad en Syrie [2].

La presse atlantiste prend fait et cause pour l’« opposition démocratique » et dénonce l’influence russe. De hautes personnalités atlantistes viennent apporter leur soutien aux manifestants, dont Victoria Nuland (secrétaire d’État adjointe et ancienne ambassadrice à l’Otan) et John McCain (président de la branche républicaine de la NED). Au contraire, la presse russe dénonce des manifestants qui veulent renverser dans la rue des institutions élues démocratiquement.

Manifestation aux flambeaux de 15 000 nazis à Kiev, le 1er janvier 2014.

Au départ, le mouvement apparaît comme une tentative de réédition de la « révolution orange ». Mais le pouvoir change de main dans la rue, le 1er janvier 2014. Le parti nazi « Liberté » organise une marche au flambeau qui réunit 15 000 personnes en mémoire de Stepan Bandera (1909-1959), le leader nationaliste qui s’allia aux nazis contre les Soviétiques. Depuis cette marche, la capitale se couvre de graffitis antisémites et des personnes sont attaquées dans la rue parce que juives.

L’opposition pro-européenne est composée de trois partis politiques :

= L’Union panukrainienne « Patrie » (Batkivshchyna), de l’oligarque et ancien Premier ministre Ioulia Tymochenko (actuellement incarcérée suite à ses condamnations pénales pour détournements de fonds publics), aujourd’hui dirigé par l’avocat et ancien président du Parlement Arseni Iatseniouk.

 Elle défend la propriété privée et le modèle libéral occidental. Elle a obtenu 25,57 % des voix aux élections législatives de 2012.

= L’Alliance démocratique ukrainienne pour la réforme (UDAR), de l’ancien champion du monde de boxe Vitali Klitschko.

Elle se réclame de la démocratie chrétienne et a obtenu 13,98 % aux élections de 2012.

= L’Union panukrainienne Liberté (Svoboda), du chirurgien Oleh Tyahnybok.
Cette formation est issue du Parti national-socialiste d’Ukraine. Elle est favorable à la dénaturalisation des Ukrainiens juifs. Elle a emporté 10,45 % des voix aux élections législatives de 2012.

Ces partis parlementaires son soutenus par :

= Le Congrès des nationalistes ukrainiens, un groupuscule nazi issu des anciens réseaux stay-behind de l’Otan dans le Bloc de l’Est [3].

Sioniste, il préconise la dénaturalisation et l’expulsion des Ukrainiens juifs vers Israël. Il a obtenu 1,11 % des voix en 2012.

= L’Autodéfense ukrainienne, un groupuscule nationaliste qui a envoyé ses membres se battre contre les Russes en Tchétchénie, puis en Ossétie durant le conflit géorgien.
Il a obtenu 0,08 % des voix en 2012.

En outre, l’opposition a reçu le soutien de l’Église orthodoxe d’Ukraine, en révolte contre le Patriarcat de Moscou.

Depuis la prise de la rue par le parti nazi, les manifestants, souvent casqués et habillés de tenues para-militaires, dressent des barricades et attaquent les bâtiments officiels. Certains éléments des forces de police font également preuve de beaucoup de brutalité allant jusqu’à torturer des détenus. Une dizaine de manifestants seraient morts et près de 2000 auraient été blessés. Les troubles se propagent dans les provinces occidentales.

Selon nos informations, l’opposition ukrainienne cherche à transporter sur place du matériel de guerre, acquis sur des marchés parallèles. Il n’est évidemment pas possible d’acheter des armes en Europe de l’Ouest et de les acheminer sans le consentement de l’Otan.

La stratégie de Washington semble mêler en Ukraine des recettes éprouvées lors des « révolutions colorées » et d’autres récemment mises au point lors des « printemps arabes » [4]. Les États-Unis ne se cachent d’ailleurs pas : ils ont envoyé sur place deux hauts fonctionnaires, Victoria Nuland (adjointe de John Kerry) et John McCain (qui n’est pas seulement sénateur républicain, mais aussi président de l’IRI, la branche républicaine de la NED [5]) pour soutenir les manifestants. À la différence de la Libye et de la Syrie, Washington ne peut pas compter sur place sur des jihadistes pour semer le chaos (hormis les extrémistes Tatars, mais ils ne sont qu’en Crimée). Il a donc été décidé de s’appuyer sur des nazis avec lesquels le département d’État a travaillé contre les Soviétiques et qu’il a organisé en partis politiques depuis l’indépendance.

Le lecteur néophyte peut être choqué d’observer cette alliance entre l’administration Obama et des nazis. Cependant, il doit se souvenir que des nazis ukrainiens ont été publiquement honorés à la Maison-Blanche par le président Reagan, dont Yaroslav Stetsko, Premier ministre ukrainien sous le IIIe Reich, qui devint le chef du Bloc des Nations anti-bolchéviques et l’un des membres de la Ligue anticommuniste mondiale [6]. L’un de ses adjoints, Lev Dobriansky, devint ambassadeur des États-Unis aux Bahamas, tandis que sa fille Paula Dobriansky fut sous-secrétaire d’État pour la démocratie (sic) de l’administration George W. Bush. C’est Madame Dobriansky qui finança durant dix ans des études historiques visant à faire oublier que l’Holodomor, la grande famine qui toucha l’Ukraine en 1932-33, dévasta également la Russie et le Kazakhstan, et à faire croire qu’elle était décidée par Staline pour éliminer le peuple ukrainien [7].

En réalité, Washington, qui avait soutenu le parti nazi allemand jusqu’en 1939 et avait continué à faire des affaires avec l’Allemagne nazie jusqu’à la fin 1941, n’a jamais eu de problèmes moraux avec le nazisme, pas plus qu’il n’en a à soutenir militairement aujourd’hui le jihadisme en Syrie.

Les élites d’Europe occidentale, qui prennent le nazisme pour un prétexte permettant de persécuter des troubles-fêtes —comme on le voit avec la polémique sur la quenelle de Dieudonné M’Bala M’Bala [8]—, ont oublié ce qu’il est en réalité. En 2005, ils fermaient les yeux sur la réhabilitation du nazisme par la présidente de Lettonie, Vaira Vike-Freiberga, comme si cela était sans importance [9]. Sur la simple foi de déclarations en faveur de l’Union européenne et dans leur atlantisme béat, ils soutiennent maintenant leur pire ennemi. La guerre civile pourrait débuter en Ukraine durant les Jeux Olympiques de Sotchi.

Thierry Meyssan

Source : http://www.voltairenet.org/article182044.html

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[1] « Washington et Moscou se livrent bataille en Ukraine », par Emilia Nazarenko et la rédaction, Réseau Voltaire, 1er novembre 2004.

[2] « Des jihadistes assurent le service d’ordre des manifestations à Kiev », Réseau Voltaire, 4 décembre 2013.

[3] C’est de ce vivier qu’est également issu le leader de la « révolution orange ». Cf. « La biographie cachée du père du président ukrainien », Réseau Voltaire, 18 avril 2008.

[4] « Le printemps arabe frappe à la porte de l’Europe », par Andrew Korybko, Traduction Gérard Jeannesson, Oriental Review, Réseau Voltaire, 3 février 2014,

[5] « La NED, vitrine légale de la CIA », par Thierry Meyssan, Odnako, Réseau Voltaire, 6 octobre 2010.

[6] « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

[7] Voir L’Holodomor, nouvel avatar de l’anticommunisme « européen », par le professeur Annie Lacroix-Riz, 2008.

[8] « La Bête Noire de l’establishment français », par Diana Johnstone, Traduction Djazaïri, Counterpunch, Réseau Voltaire, 5 janvier 2014.

[9] « La présidente de la Lettonie réhabilite le nazisme », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 mars 2005.

 

 

Qu’attend Arno Klarsfeld pour aller, avec sa petite Uzzi, remettre ces énergumènes au pas ? pour une fois qu’il aurait l’occasion de voir de près de vrais antisémites et des anti-juifs pur jus ! Qu’il n’hésite surtout pas. Il aura notre bénédiction.

Mais… au fait, ils ne sont pas financés par l’AIPAC les énergumènes ? Car, si McCain et Nuland, hein…

Dilemme cornélien. Que conseillent papa-maman ? Le suspense est insoutenable.

 

 

On s’en voudrait par ailleurs de ne pas rappeler que la donzelle qui se fait passer pour Marianne sur les timbres des hollandistes est cul et chemise avec le parti nazi « Liberté » dont parle Thierry Meyssan, chemise étant peut-être beaucoup dire.

 

*

À Munich ! C’est de l’inconscience ou de la provoc ?

4. vineyard saker.jpg
The Vineyard of the Saker*

Sur le « front ukrainien »

Samedi 1er février 2014

Selon la BBC, les dirigeants occidentaux sont en train de s’éclater à Munich, où ils rallument la Guerre Froide, sous le prétexte – ô surprise ! – de « soutenir la démocratie en Ukraine ». Le président du Conseil de l’Europe, Herman van Rompuy a déclaré que l’avenir de l’Ukraine est en Europe, tandis que le secrétaire d’État John Kerry a assuré de son côté que « les États-Unis soutiennent la lutte de l’Ukraine pour la démocratie » (…)

5. Van Rompuy.JPG

Le discours d’ouverture de M. van Rompuy a rappelé l’offre d’étroite association faite à l’Ukraine par l’Union Européenne. « L’offre tient toujours et nous savons que le temps joue pour nous. L’avenir de l’Ukraine appartient à l’Union Européenne ».

M. Kerry a ensuite lancé une attaque d’envergure contre « une tendance inquiétante dans trop de pays d’Europe Centrale, de l’Est et des Balkans », où «les aspirations des citoyens sont une fois de plus foulées aux pieds par des intérêts oligarchiques corrompus, qui se servent de l’argent pour étouffer toute contestation, pour acheter des politiciens et des medias de masse, et pour mettre à mal l’indépendance de la justice ». M. Kerry a encore ajouté : « Nulle part la lutte pour un avenir européen démocratique n’est plus importante aujourd’hui qu’en Ukraine. Les Etats-Unis et l'Union européenne se tiennent au côté du peuple ukrainien dans son combat pour se rapprocher de l'Europe ». Il a dit encore « la plupart des Ukrainiens ne demandent qu’à vivre libres dans un pays sûr et prospère. » Et, dans ce qui ressemble à une pique à Moscou, il a ajouté : «Ils se battent pour le droit de s'associer à des partenaires qui les aideront à réaliser leurs aspirations. Ils considèrent que leur avenir ne dépend pas d'un seul pays, et certainement pas sous la contrainte. »

La Maison Blanche a confirmé qu’elle était en train de discuter avec le Congrès les possibilités de sanctions contre l’Ukraine. Avant son arrivée à Munich, M. Kerry avait dit que les concessions du président Viktor Ianoukovitch n’ont « pas encore atteint un niveau de réformes adéquat » 

C’est pas génial ? Alors que Yanukovich ne fait strictement RIEN pour empêcher les néo-nazis de brûler vifs des policiers, de s’emparer d’immeubles du gouvernement, de menacer de « passer à l’attaque », d’appeler à renverser le gouvernement et de réclamer l’intervention de puissances étrangères, l’Ouest considère qu’il « foule aux pieds la démocratie ».

Allez comprendre…  Il est vrai que la démocratie est quelque chose de très difficile à comprendre…

Pendant ce temps-là, Ianoukovitch a fait savoir qu’il avait la grippe et qu’il avait besoin de temps pour se soigner. C’est sérieux. Je ne vous charrie pas. L’Ukraine est au bord de la guerre civile et ce bouffon plein de soupe se fait porter pâle !

Ce qui fait qu’une question n’arrête pas de bourdonner dans ma tête : quel est le plus méprisable et le plus pathétique des deux – le président Eltsine et sa vodka ou Ianoukovitch avec sa grippe ? [ Match nul ? NdGO]

6. carte_ukraine.jpg

Mais voilà qu’une bonne nouvelle arrive de la Péninsule de Crimée : le gouvernement de la Crimée et les autorités de la ville de Sébastopol viennent de décider conjointement la création et la mobilisation d’une « milice citoyenne », chargée de soutenir les forces de police de la péninsule. En d’autres termes, les autorités de Crimée se préparent à faire sécession d’avec l’Ukraine, si le régime de Kiev s’effondre. En outre, elles se préparent à défendre la Crimée contre toute tentative des nationalistes d’investir le pays par la force. Elles n’ont véritablement pas le choix dans cette affaire, parce que les nationalistes ne pensent qu’à chasser la Flotte de la Mer Noire de Sébastopol, qu’à abolir le statut spécial de la péninsule de Crimée et à l’« ukrainiser ». Pour le peuple de Crimée, un coup d’état nationaliste en Ukraine représente sans nul doute une menace existentielle.

Pour ce qui est de la Russie, je ne peux que répéter ce que j’ai déjà dit : la Russie n’interviendra pas directement dans ce conflit. La seule exception qu’elle pourrait faire à ce principe adviendrait s’il y avait une tentative violente des nationalistes ukrainiens de s’emparer de la Crimée par la force. Dans ce cas, il ne fait aucun doute pour moi que la Russie interviendrait militairement, fût-ce au risque d’une confrontation ouverte avec l’OTAN.

Je crois que l’Ouest donnera l’ordre aux nationalistes l’ordre de renoncer à l’idée de s’emparer de la Crimée par la force. Savoir si ces enragés psychopathes obéiront est une autre paire de manches.

The Saker

Traduit par Catherine pour Les Grosses orchades.

Source : http://vineyardsaker.blogspot.be/2014/02/in-meantime-on-u...

 

 

À propos de la « tendance inquiétante de trop de pays d’Europe Centrale, de l’Est et des Balkans (où) les aspirations des citoyens sont une fois de plus foulées aux pieds par des intérêts oligarchiques corrompus qui se servent de l’argent pour étouffer toute contestation, acheter des politiciens, des medias de masse et mettre à mal l’indépendance de la justice », vous avons-nous dit que l’article premier du Credo nazi était : « Toujours accuser l’autre de ce qu’on est en train de lui faire » ? [ NdGO ]

 

 

Rappelons, sur le même sujet, l’article de M. Israel Shamir dont nous nous sommes fait l’écho dans un de nos précédents posts : « Ce qui s’est vraiment passé en Ukraine. »

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* Littéralement : « La vigne du faucon sacré ». Le faucon sacré est un oiseau qui vit en Europe de l’Est – principalement en Russie – et qui migre, au temps des grands froids, vers le Moyen Orient, le Pakistan, la Chine et la Chaîne Himalayenne. Il se nourrit en vol, mais aussi au sol, où les scarabées et autres coléoptères lui servent de proie Là, il ne vole plus, il marche.

 

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7. madonna.jpg

Madonna (G) présente les  « Pussy Riot » Nadezhda Tolokonnikova (D) et Maria Alyokhina lors du concert donné au profit d’Amnesty International, à Brooklyn, N.Y., ce 5 février 2014

Les deux libérées de frais ont été accueillies, à la mission US des Nations Unies, par Samantha Power, ambassadrice des États-Unis à l’ONU. Dans un communiqué conjoint, les punkettes et l’ambassadrice ont déploré : « la tendance inquiétante (en Russie) à légiférer, à poursuivre et à mener des actions gouvernementales dans le but d’étouffer la contestation et les groupes de pression défenseurs des droits de l’homme, qui réclament plus de transparence des autorités ».

Si John Kerry attrape la grippe, la relève est assurée.

L’ambassadeur de Russie, Vitaly Churkin, a suggéré à Madame Power de se joindre à « l’orchestre » et d’organiser une tournée des cathédrales américaines. L’idée ne semble pas avoir été retenue. Dommage. Samantha Power et les Pussy à Saint Patrick…

Source : http://rt.com/news/churkin-power-pussy-riot-885/...

  

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À lire absolument

La France a la chance, dans son malheur, d’avoir en ce moment trois des meilleures historiennes du monde, dans les domaines qui sont les leurs. Nous vous avons parlé récemment de Florence Gauthier et de Jacqueline Grimault, qui font autorité sur la Révolution Française.

Annie Lacroix-Riz

s’est spécialisée, elle, dans l’histoire contemporaine.Tout ce qu’elle a écrit est à lire. Il faut, si on ne la connaît pas, commencer par visiter son site où de nombreux textes sont accessibles. Elle doit encore les taper sur une machine à écrire pas même électrique, mais l’effort qu’il faut faire pour les lire est amplement récompensé.

En voici deux sur l’Ukraine. Polémiques.

DES CHAMPIONS DE L’UKRAINE INDÉPENDANTE ET MARTYRE À

L’INSTITUT D'HISTOIRE SOCIALE

http://www.historiographie.info/champuk.pdf

L’Holodomor, nouvel avatar de l’anti-communisme européen

http://www.historiographie.info/holodomor08.pdf

Celui-ci a été repris par Mediapart, quoiqu’en moins complet :

http://blogs.mediapart.fr/blog/jcg/211110/holodomor-une-campagne-anti-sovietique

Un historien qui a lu les deux versions de l’histoire de la famine - celle des « Ukrainiens » anti-communistes rabiques et celle d’Annie-Lacroix-Riz – dit ce qu’il en pense.

http://www.delpla.org/article.php3?id_article=243

Pour visiter le site d’Annie Lacroix-Riz, c’est ici :

http://www.historiographie.info/

 

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Sans rapport direct mais à ne pas manquer, ce serait dommage.

Liberté ! Liberté chérie !

La nouvelle livraison de Serge ULESKI sur son blog sporadiquement hébergé par le Nouvel Obs.

Vous y trouverez des sujets de réflexion ou d’actualité comme :

·      Vincent Peillon ou la République de la menace et de la matraque.

·      Michel Thierry Atangana, un Français emprisonné au Cameroun jusqu’en 2037.

·      Des nouvelles de Dieudonné.

·      12 Years a Slave, le Midnight Express de l’esclavage (Nina Simone est en prime).

·      « Ce soir ou jamais » et Frédéric Taddei sont-ils en danger ?

·      Là où il y a de la gêne il n’y a pas d’information (ah, les journalistes politiques femelles obligées de vendre leurs miches aux politiciens, sinon : Pôle emploi !).

·      « Antisémite », « National-Socialiste » : comment devient-on Alain Soral ?

·      Et un assez nauséabond Tartufe (cité pour info) sur Frédéric Taddei : Bruno Roger-Petit.

Etc. etc. etc. Mais allez-y donc voir.

http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/

 

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8. film-logo.JPG

Ne quittons pas la « Vigne du faucon », puisque nous y avons trouvé, précédant l’article ci-dessus, un autre : exceptionnellement consacré au cinéma.

Le cinquième pouvoir est une tentative dégoûtante et vicieuse de discréditer Julian Assange

9. Le 5e pouvoir.jpg

 

The Saker

Normalement, je ne fais pas de comptes-rendus de films sur ce blog, mais après avoir vu Le cinquième pouvoir hier, je dois prévenir tout le monde qu’il s’agit d’un grossier travail de sape, dont le but évident est de calomnier Julian Assange et, à travers lui, ce pour quoi il se bat et le défi qu’il a lancé à nos 1% de tout-puissants seigneurs.

Un bref coup d’oeil à Wikipedia m’a appris qu’il y avait quelque controverse à propos du film. Je vous laisse y aller voir par vous-mêmes, mais permettez-moi de vous dire que la vérité est infiniment pire que ce qu’en dit Wikipedia.

Comme dans la plupart des films anglo-sax, la configuration est très clairement « braves types » contre « mauvais ». Le spectateur pige immédiatement que le « brave type n°1 » est Daniel Berg*. C’est plutôt normal, puisque le film est tiré de son livre. Mais la liste des « bons » s’allonge. Au nombre des autres « braves types », on trouve :

·      Les organisateurs d’une conférence de hackers (qu’Assange interrompt).

·      La petite amie de Daniel (qui, à l’évidence, hait Assange).

·      Les parents de Daniel (envers qui Assange se conduit grossièrement).

·   Un reporter du Guardian (qui, contrairement à Assange, défend le « vrai journalisme »).

·     Une bonne femme blanche d’un certain âge, qui occupe un poste à la Maison Blanche (représentante d’un gouvernement bienveillant et d’une « minorité » : les femmes) .

·     Un type noir, également d’un certain âge, qui occupe un poste à la Maison Blanche (représentant, lui aussi, d’un gouvernement bienveillant et d’une « minorité » : les Blacks).

·      Un traître Libyen, qui espionne pour l’Oncle Sam (et qui est mis gravement en danger à cause d’Assange).

Donc, si vous n’avez pas compris, laissez-moi vous aider un peu :

Hackers = bons                               -        Assange = mauvais.

Petite amie = bonne                        -        Assange = mauvais

Gens du 3e âge = bons                     -        Assange = mauvais.

Journalistes des merdias = bons        -        Assange = mauvais.

Traîtres vendus à l’oncle Sam = bons         -        Assange = mauvais

Assange, en fait, est un fanatique qui se fout des conséquences de ses actes, qui est grossier envers tout le monde, qui est narcissique et peu sûr, sans compter qu’il est aussi mégalomane et psychopathe. Le monde entier, composé de « bons » (voir plus haut) essaie de marteler quelque raison en lui, hélas, c’est en vain. Assange cinglé, cinglé, cinglé, cinglé.

Il y a une chose plutôt marrante dans cet écoeurant film de propagande : les répliques de Benedict Cumberbatch (qui joue Assange) sont totalement convaincantes, du moins à mes yeux . Que cela provienne d’une tentative d’équilibrer un peu les choses de la part du réalisateur ou juste l’expression de ma propre aliénation de la société est peu clair. Mais pour moi, Assange, dans le film, gagne chaque discussion.

En résumé, qui que ce soit qui ait commandé ce film à Bill Condon, c’est un film de propagande à gerber, dont la seule finalité est de salir Assange, de faire de lui un dangereux aliéné et de démolir tout ce qu’il représente...

Nos tout-puissants seigneurs impériaux avaient déjà fait tout ce qu’il leur était possible de faire pour isoler et pulvériser Assange, qui est toujours terré à l’ambassade d’Équateur en Angleterre, de plus en plus oublié par tout le monde. Mais, pour eux, ce n’était pas encore assez. Afin de le faire payer encore davantage, les voilà qui s’amènent avec un long métrage destiné à nous faire gober que nos gouvernements sont bienveillants, respectables, méritant notre gratitude, et qu’Assange n’est qu’un irresponsable malade mental.

Un homme seul contre un système de pouvoir planétaire qui patauge sans vergogne dans la violence et les mensonges. C’est ainsi que je vois la situation. Si tant est qu’il accomplisse quelque chose, ce film m’a convaincu de ce qu’Assange est un vrai héros, qui mérite notre respect, notre gratitude et notre soutien. Quant aux ordures qui se sont fait de l’argent en le salissant, que l’histoire les juge.

The Saker.

Traduction, Catherine, pour Les Grosses orchades.

 

Source : http://vineyardsaker.blogspot.be/2014/02/the-fifth-estate-is-disgusting-and.html

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* Daniel Domscheit Berg, activiste technologique allemand, d’abord associé à Julian Assange dans l’aventure Wikileaks. Suspendu de ses fonctions en 2010. Auteur d’un livre-règlement de comptes, Inside Wikileaks – Dans les coulisses du site internet le plus dangereux du monde, dont le film est tiré.

 

Nous nous permettrons de rappeler qu’il existe un autre film consacré à Julian Assange : celui qu’a réalisé le fils d’Israël Shamir, Johannes Wahlström, Mediastan, A Wikileaks Road Movie.

Il y a gros à parier qu’on ne le verra pas dans les circuits commerciaux, mais vous pouvez toujours le réclamer à vos ciné-clubs. Sinon, on peut se le procurer en video ou viméo :  http://jman.tv/store?p=5104

 

Extrait

 

Commentaire de quelqu’un qui l’a vu : http://korben.info/mediastan.html

Pour relire l’article d’Israël Shamir « Wikileaks trace sa route à l’est ! » sur ce blog : http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2013/10/26/wikileaks-trace-sa-route-a-l-est-7968071.htm

ou, en anglais sur son propre site : « Wikileaks rides East ! http://www.israelshamir.net/English/Mediastan.htm

 

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Bientôt Hollywood ?

 

Dans un article sur l’affaire Dieudonné (voir notre post précédent), The Saker s’est laissé aller, non moins exceptionnellement, à une brève critique de télévision. Les deux démarches (cinéma US - télévision française) sont si parallèles qu’il nous a semblé intéressant de vous traduire ces quelques lignes de son papier.

Tandis que Naulleau se défendait comme il pouvait des coups qui l’assaillaient de partout pour avoir eu la témérité de co-signer un livre avec Soral, quelque chose d’absolument sans précédent s’est produit : jour après jour, après jour, après jour, des personnalités des médias se sont mises à défiler à la télévision pour se livrer à un tabassage en règle de Dieudonné et de sa quenelle. Véritable spectacle de lynchage virtuel ou si on veut de procès stalinien : politiciens, journalistes, commentateurs, acteurs – complétez la liste – tous ont fait la queue pour avoir une chance de ridiculiser, d’insulter, de dénoncer Dieudonné, d’exprimer de toutes les manières possibles la vertueuse exécration qu’il leur inspirait. Là, le public a eu droit dans la réalité aux fameuses « deux minutes de haine » orwelliennes, au cours desquelles Dieudonné s'est vu transformer en cible littérale par une campagne d’élimination d’une venimosité absolue.

11. Petit Bedios.jpg

Un médiocre amuseur nommé Nicolas Bedos a même eu droit à 12 minutes de temps de parole ininterrompu pour pouvoir comparer Dieudonné à la fois à Hitler et à Oussama Ben Laden, et son théâtre à un local d’interrogatoire de la Gestapo. Surréaliste ! Si un extra-terrestre avait débarqué sans rien savoir de ce qui se passait, il se serait imaginé que Dieudonné était un second Hitler sur le point d’envahir la France à la tête de ses hordes nazies sanguinaires. Pour moi, il est clair que la raison qui a poussé tous ces gens à se bousculer au portillon pour ramasser chacun sa pierre et essayer de viser mieux que les autres est qu’ils tenaient par-dessus tout à prouver leur loyauté à l’état-coucou sioniste. C’était aussi transparent qu’à vomir. Et, il faut bien le dire, cet édifiant épisode a prouvé que lorsque Soral parle du degré de contrôle de la ploutocratie sioniste sur la France, il est bien en-dessous de la réalité.

 

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6 janvier 2014

Nymphomaniac : comment le libéralisme tue l’amour par le sexe.

0. Nymphomaniac 1.jpgRosa LLORENS

Toute critique de film (ou toute information) lue ou entendue dans les medias officiels doit être tenue a priori pour fausse : tel devrait être l’axiome n°1 du citoyen autonome tel que l’imaginait Kant.

Ne nous soucions donc pas du venin distillé (tout particulièrement par Rue 89) à propos du dernier opus de Lars von Trier : comme tous les précédents, Nymphomaniac apporte un grand moment de jouissance, et il prouve que l’inventivité de son auteur ne faiblit pas ; à 57 ans, il est toujours aussi malicieux et gourmand d’images et d’expériences nouvelles. La richesse du film nous fait prendre conscience de la médiocrité du cinéma actuel, tout en apportant de nouvelles expériences visuelles et une réflexion sur le sexe et l’amour dans notre société.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/nymphomaniac-comment-le-liber...

 

2 février 2014

Nymphomaniac, volume 2 :

Le choix de Joe.

 

00. Nymphomaniac 2.jpgRosa LLORENS

Le deuxième volume (malgré le gag des cuillères, emprunté à la noce de Melancholia) est moins léger que le premier, non qu’il y ait du sexe plus hard (comme le prétendaient les critiques), mais justement parce qu’il y a moins de sexe : du fait des conséquences de ses abus sexuels, Joe doit se limiter, et le film se recentre sur l’aspect psychologique, le dialogue avec Seligman, et ses nouvelles expériences, conjugale, maternelle, professionnelle et amoureuse.

Ce détachement de Joe à l’égard du sexe est annoncé par la scène qui servait à présenter la deuxième partie comme particulièrement hard, celle où Joe se retrouve entre deux Noirs qui se disputent pour savoir comment ils vont la posséder, et qui est en fait comique : la dispute se fait dans une langue africaine, sans sous-titres, mais ce sont les sexes des deux hommes qui vont s’exprimer à leur place, par leur redressement progressif, jusqu’à ce que Joe, à l’arrière-plan, se trouve encadrée par les deux sexes affrontés comme deux marionnettes de Guignol ; s’ennuyant, dans son rôle de spectatrice, elle finit par s’en aller, sans qu’aucun acte sexuel ait lieu.

 

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/nymphomaniac-volume-2-le-choix-de-joe.html

Nymphomaniac

 

*

Bêtes

Les Ukrainiens tiennent-ils à prouver à l’Union Européenne leur aptitude à en faire partie ? Certains d’entre eux ont eu la brillante idée de lancer un âne dans les airs en parachute ascensionnel.

14. âne en ukraine.jpg

Son supplice a duré une heure. Il existe une vidéo de la séance de torture en public, mais comme nous ne sommes pas des sadistes, vous ne la verrez pas ici.

L’âne, terrorisé, a crié, les enfants ont pleuré, les parents se sont indignés. Quand on a laissé retomber le malheureux animal dans la mer, il était plus qu’à moitié mort. Tout ça pour quoi ? Faire de la publicité pour une plage privée. Le scandale a été si grand que les autorités ont promis de rechercher les auteurs de l’acte de cruauté et de les punir. Elles vont sûrement tenir parole.

 

*

Si vous voulez qu’un chat vous accepte,

vous devez lui laisser respirer votre main aussi longtemps qu’il le jugera bon. S’il ne vous accepte pas, vous le saurez très vite

On se rappelle que le président de cœur de Brigitte Bardot  est en train de réinsérer dans son habitat naturel l’espèce pratiquement disparue des tigres de l’Amour.

À l’occasion de l’ouverture des jeux de Sotchi, il a tenu à se faire présenter aux jeunes venus au monde l’an dernier dans cette ville. Franchement, qui ne se laisserait déchiqueter avec joie pour voir de près ces yeux bleus ?

 

*

Adieux

(autrement intéressants que ceux de Fontainebleau)

Un peu de médicaments, beaucoup de soins affectueux et quelques bananes : quand Jane Goodall a recueilli Wounda, elle était mourante. Après l’avoir bien retapée, elle est allée la relâcher dans la nature.

 

Il en reste une soixantaine à guérir et à réinsérer, là où ils ne risquent pas de mourir de faim ou de soif. Ça coûte des sous. Si vous en avez dont vous ne savez que faire…

Madame,

Vous devriez peut-être demander son aide au président Poutine. Hugo Chavez vous aurait dit oui tout de suite. Qu’est-ce que vous risquez ? Ce n'est pas la peine de vous adresser à l’Union Européenne : elle a prévu de faire un autre usage de l’argent de ses contribuables.

Pour en savoir plus : http://www.neotrouve.com/?p=4928

 

*

Pas dans la rubrique « Bêtes » bien qu’il y ait des chevaux, mais parce que c’est tout chaud. Ashdod, Palestine.

Des Israéliens juifs orthodoxes, qui refusent leur incorporation dans Tsahal par objection de conscience, ont manifesté et bloqué des routes pour protester contre une décision de la Cour Suprême de couper les vivres à leurs séminaires. Qu'ils s'estiment quand même heureux : les Palestiniens, eux, ont droit aux chars.

 

* 

 

Mis en ligne le 7 février 2014.

 

 

 

 

19:39 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/02/2014

Olympe de Gouges, Belges et Joe le Corbeau

1. MARAT.jpg

Olympe de Gouges,

Belges et Joe Le Corbeau

(La France en tête des dictatures d’Europe, mais la concurrence est rude)

et en plus,

Pete Seeger est mort !

 

Mais que vient faire ici ce navire de la Flotte de la Baltique ? C’est toute une histoire. Nous aurions voulu illustrer notre hommage à Leningrad de ce navire russe, puis soviétique, parce qu'il s'appelait le Marat, et nous n’en avions pas trouvé d’image qui lui rende justice. Quelqu’un vient de nous l’envoyer (merci Bertrand !) et, comme nous voulions aujourd’hui vous entretenir un peu – une fois n’est pas coutume – de Révolution Française, il ne pouvait tomber plus à point.

Or donc :

« C'était un de ces navires de la flotte tsariste (alors appelé Petropavlovsk) qui quitta Helsinki pour Kronstadt en mars 1918. Il fut torpillé par les interventionnistes anglais en 1919, renfloué et intégré dans la marine soviétique. C'est alors qu'il reçut le nom de l'Ami du Peuple.

2. MARAT.jpg

Au moment de la IIe Guerre Mondiale, en raison de son âge, il n'était plus affecté à l'escadre de haute mer, mais il fut employé comme batterie flottante, tandis que son équipage rejoignait les commandos de marine qui débarquaient sur les derrières allemands. Le Marat fut sévèrement bombardé par des nuées de Stukas et coula mais, comme les fonds étaient hauts, le pont et les superstructures restèrent émergés, et il continua à bombarder les nazis jusqu'à la libération de la ville.

3. MARAT coulé Septembre 1941.jpg

Le Marat coulé – Septembre 1941

À propos, nous avons découvert avec l’intérêt qu’on devine, le blog d’une dame américaine voyageant en France, qui raconte, photos à l’appui, à ses correspondants restés au pays, sa visite à Carnavalet, où se trouvent des choses relatives à Napoléon (son préféré) mais aussi un portrait de Marat, « un révolutionnaire français qui s’est fait poignarder dans son bain par sa maîtresse ». Ô fragilité des réputations…

Mais sommes-nous mieux informés de l’histoire des États-Unis ? Savons–nous, par exemple, que George Washington lui-même est réputé avoir tâté du cannibalisme pendant le long hiver qu’il dut passer à Valley Forge avec ses soldats, alors que la nourriture manquait ? Il existerait même une société de ses fidèles, qui se font appeler les Washingtoniens, et qui se réunissent tous les ans à date fixe pour faire des choses… peu claires. Manger leur secrétaire ou le gamin de leur chauffeur ? On espère que non. Si ce n’est pas vrai, ce n’est pas nous qui l’avons inventé. Une série gore, The Masters of Horror, a consacré à l’événement un de ses épisondes.

4. The-Washingtonians-masters-of-horror-10069148-900-576.jpg

Il n’y avait pas beaucoup de sauce…

 

*

Venons-en à notre Olympe de Gouges

Nous n’étonnerons personne en rappelant qu’il y a en France, depuis lurette, des gens du genre 5e colonne, agents d’influence mercenaires et autres Onfrays, Furets et magazine Historia pour répandre à la moindre occasion toutes sortes de bobards sur la Révolution Française, dont on ne peut que se réjouir qu’elle continue à faire si peur au « parti de l’égoïsme » (Buonarrotti).

Il n’est question, ici et là, depuis quelque temps, outre d’une Charlotte Corday usée jusqu’à la corde, que d’Olympe de Gouges, bourgeoise un peu échauffée que des cuistres mais aussi (féminisme oblige) des cuistresses portent aux nues avec une insistance digne d’une cause plus intéressante.

Comme l’avait déjà fait Madame Jacqueline Grimault à propos d’un article d’une rare vilenie du magazine Historia sur Robespierre, Madame Florence Gauthier vient, à propos d’Olympe, de river successivement leur clou à Myriam Perfetti, journaliste, heu… de l’hebdo Marianne et à l’historien Olivier Blanc, qu’on avait connu mieux inspiré à ses débuts.

Olympe de Gouges, histoire ou mystification ?

À propos de l’article « Olympe de Gouges, une femme contre la Terreur », de Myriam Perfetti, paru dans Marianne, n°852 du 17-23 août 2013, p. 76-79.
Par Florence Gauthier, historienne, Université Paris 7 – Diderot.

 5. Olympe article Gouges.png

 

 

 

 

 

 

Je viens de lire cet article et j’en reste perplexe. Que d’erreurs accumulées ! que de fantaisies ! et qui conduisent dans leur simple logique à des interprétations fausses ou fallacieuses qui leurrent le lecteur sur les faits, au lieu d’éclairer sa lanterne. Il y a une question de méthode qui se pose ici !

Le chapeau de l’article résume la thèse de l’auteur : « Elle (Olympe de Gouges) fut la première des féministes et le paya de sa vie ». Dans le rappel chronologique, on peut lire : « Arrêtée en juillet 1793 pour avoir violemment interpellé Robespierre », elle « est condamnée à mort ».

Le rappel de ses activités est plein d’enthousiasme pour « la pionnière », qui donna « l’acte fondateur d’un féminisme qui ignorait son nom », elle est même comparée à Simone de Beauvoir, à Hypatie philosophe néoplatonicienne du IVe siècle de notre ère, et aux Femen dans leur récent combat en Tunisie, et tout cela en même temps !

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Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/olympe-de-go...

 

Réponse à Monsieur Olivier Blanc à propos de la mystification de la figure d’Olympe de Gouges –

Par Florence Gauthier

6. Olympe de Gouges.png

 

 

 

 

 

 

 

Le 1er novembre dernier, Monsieur Olivier Blanc publiait contre mon article sur Olympe de Gouges, une attaque pleine d’aigreur et d’insultes à mon endroit, ce qui laisse penser qu’il ignore les règles élémentaires de l’honnêteté qui se pratiquent dans les débats.

Monsieur Olivier Blanc (M.O.B.) me prend pour une partisane des « méthodes staliniennes ». Quelle erreur, quelle horreur ! Il faut le rassurer immédiatement sur ce point ! Non Monsieur, je suis même critique des méthodes staliniennes et je me suis donné le mal de les démonter, en ce qui concerne l’historiographie de la Révolution française, et de façon détaillée dans plusieurs de mes travaux. Par exemple, à l’occasion du Centenaire de la Société des Études Robespierristes, j’ai présenté une intervention consacrée au grand historien de la Révolution française, Albert Mathiez. Ce dernier a été une des premières cibles « extérieures » de l’historiographie « stalinienne » soviétique des années 1929-1930 et reçut les honneurs de leur censure. Entre 1930 et 1932, date de sa mort, Mathiez a développé une critique lucide et précieuse du phénomène stalinien dès sa naissance, qui mérite d’être connue [1].

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Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/reponse-a-mo...

Robespierre et les Girondins, quelques précisions. (Autre réponse à M. Olivier Blanc)

Par Jacqueline Grimault

7. MOB Robespierre.jpg

Comment, dans sa « réponse à… la réponse de Florence Gauthier... » [1], M. Olivier Blanc peut-il affirmer dans une note que : « Robespierre qui se posait comme un grand démocrate, abandonna sans protester 150 députés Girondins, les sacrifiant à son ambition personnelle » ?

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Source : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/robespierre-...

Quelle chance nous avons d’avoir, simultanément, deux historiennes si savantes et si pleines de punch ! Retrouvez-les l’une et l’autre sur le canard républicain, qu’elles animent avec leurs collègues André Bellon et John Groleau, ainsi que sur le site Révolution Française.net

 

Petit rappel            aux encolérés

8. portrait-de-maximilien-de-robespierre-1758-1794.jpg

« Le peuple peut, quand il lui plaît, changer son gouvernement, et révoquer ses mandataires »

*

Belges

 

Un jeune belge s’en était allé faire le « djihad » en Syrie. Il en est revenu. On l’a interviewé. Les ministres s’entredisputent à son sujet. C’est beau comme l’antique.

De sa résidence forcée milanaise, où il attend de savoir si, citoyen belge, il sera livré par l’Italie à la clique d’Erdogan, Bahar Kimyongür dit ce qu’il en pense.

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Bahar Kimyongür

 

Mardi 28 janvier 2014

Michaël Delefortrie alias Younès est l’un des près de 400 jeunes Belges partis faire le "djihad" en Syrie. Démoralisé par l’avancée de l’armée gouvernementale et les guerres intestines entre factions djihadistes, il a déserté le front syrien. De retour en Belgique, il a livré un témoignage inédit dans les colonnes du quotidien flamand De Standaard.

Le député libéral belge Denis Ducarme (MR) actif sur le dossier des départs des jeunes musulmans vers la Syrie a réagi à cette interview dans La Libre, quotidien belge francophone. Depuis, une polémique oppose le député à la ministre de l’intérieur Joëlle Milquet (CdH). Celle-ci est accusée de préparer le terrain à l’impunité pour les terroristes qui reviennent de Syrie. M. Ducarme s’inquiète de la "dédiabolisation" en cours et de la responsabilité du politique au cas où dans le futur, un "Belge de Syrie" commettrait un acte terroriste dans le Royaume.

10. djihadistes_belges_Kafr_Hamra_texte.jpg

Villa occupée par les djihadistes belges à Kafr Hamra

 

Belges en Syrie : Ni angélisme ni diabolisation, juste la réalité

Au-delà de cette joute partisane, d’autres questions plus urgentes se posent : le gouvernement belge va-t-il plaider coupable pour le terrorisme qu’il a laissé faire par ses propres concitoyens en Syrie à la fois à travers le laxisme sidérant de ses services de police et ses alliances politiques et sécuritaires avec Ankara, fournisseur de djihadistes sur le front syrien ? Et surtout, la Belgique a-t-elle les outils pédagogiques susceptibles de protéger ses jeunes de la tentation djihadiste et la volonté d’empêcher d’autres départs ?

Dans son témoignage, l’ex-djihadiste Michaël Delefortrie commence par donner une indication géographique sur une banlieue cossue du gouvernorat d’Alep : "Kafr Hamra, l’endroit où sont arrivés de nombreux Belges est plein de grandes villas résidentielles. Les combattants y vivent par groupes de vingt, dans les maisons abandonnées par des riches, avec piscine et quatre ou cinq chambres."

Il révèle ainsi que lui et ses compagnons occupent des maisons qui ne leur appartiennent pas. Les propriétaires de ces villas seront sans doute peu ravis d’apprendre que leurs biens ont été expropriés par des inconnus.

Faut-il rappeler que les Aleppins souffrent autant des combats destructeurs que des pillages commis par les groupes rebelles ? D’ailleurs, dès l’invasion de la ville par les brigades djihadistes à l’été 2012, les Aleppins se sont plaints des razzias. Leurs biens ont été vendus en Turquie. A cause de la guerre et du chaos, des centaines de milliers d’Aleppins sont partis vivre auprès de leurs frères alaouites sur la côte syrienne, dans la capitale Damas ou encore à l’étranger.

Dans une autre interview réalisée le 25 janvier dernier par la chaîne télévisée flamande VRT, le même Michaël Delefortrie s’est référé à une campagne publicitaire qui l’aurait convaincu d’aller en Syrie : "L’histoire qu’on vous raconte, c’est qu’il y a une maison, que vous recevez à manger et que tout est gratuit. Je me suis dit : OK, un nouveau départ."

On en vient presque à se demander si Al Qaïda n’est pas en réalité une agence de voyage halal.

Difficile de croire qu’un jeune Belge manquant de peu ou de rien sur le plan matériel dans son propre pays soit parti vivre aux crochets de la société syrienne saignée à blanc par trois années de guerre atroce, un pays où les Syriens meurent de faim, de froid, de maladie et de blessures de guerre.

Admettons.

Mais quoi qu’il dise, nous ne sommes pas prêts d’oublier les scènes de lynchages et de décapitation d’un soldat "chiite" et "mécréant" par nos vacanciers en Syrie.
http://www.youtube.com/watch ?v=DAn7kQV-fpc

Notons au passage que l’identité "chiite" du supplicié semble relever du fantasme. Vu les centaines de milliers de sunnites qui peuplent l’armée syrienne, la victime loyaliste de nos concitoyens a de fortes chances d’avoir été comme eux, de confession sunnite.

Pour nos apprentis bouchers qui se défoulent au couteau pendant de longues minutes sur la gorge d’un homme captif, à terre et inconscient, la réalité du pays dans lequel ils ont été mettre les pieds est sans doute trop complexe à comprendre.

Michaël Delefortrie reconnaît cependant que le rituel sataniste de la décapitation, "c’était barbare". Mais il se défend de toute implication, rejetant la responsabilité sur ses camarades tués : “je leur ai dit. Mais la plupart sont morts”.

En esquivant ainsi le sujet, nous risquons de ne jamais connaître l’ampleur des crimes commis par nos jeunes concitoyens contre le peuple syrien.

Les rares informations qui filtrent sur leurs faits d’armes font état de Belges tués dans des règlements de compte entre Belges d’une part et entre factions djihadistes d’autre part.

Naturellement, les milieux pro-rébellion viendront mettre ces morts sur le compte de l’armée arabe syrienne, qui pourtant défend son pays contre nos propres envahisseurs.

Ceci étant, notre vétéran du jihad n’a sans doute pas tort quand il affirme : "Les combattants se lèvent tôt pour la prière, avant un cours sur l’Islam. Ensuite, le groupe est réparti : par exemple, une dizaine d’hommes sont envoyés sur une mission, ils doivent faire des contrôles routiers ou attaquer un ennemi. Le reste demeure à la maison et tue le temps en regardant la TV, en faisant la cuisine, en entretenant les armes ou en bricolant les voitures. Et le soir, il y a de nouveau une prière."

Il est fort probable que nos concitoyens ont tué le temps plus qu’ils n’ont tué de gens.

Le “repenti” évoque là un projet de vie qui rappelle celui des colons juifs quittant l’Europe ou l’Amérique pour s’installer en Palestine.

Ce projet, c’est la hijra, l’émigration, un mot chargé de sens qui se réfère à l’hégire du prophète de l’Islam, équivalent à l’alya de leurs alter egos juifs.

L’idéal guerrier des religieux extrémistes va souvent de pair avec un projet de vie sur une terre lointaine de préférence purifiée de ses habitants.

C’est notamment le cas des "djihadettes" britanniques que l’on aperçoit dans ce reportage :
http://www.youtube.com/watch ?v=6C8ysb2J4-g

Elles disent vouloir rester vivre en Syrie même après la victoire contre Assad.
Seulement voilà, à l’instar des djihadistes belges, elles vivent dans des maisons qui ne leur appartiennent pas. De plus, elles imposent un modèle de société totalement étranger aux idéaux des militants syriens de la révolte de mars 2011.

Comme le dit un autre djihadiste belge dans un message urbi et orbi, le but de leur mission ne se limite pas à renverser le régime de Bachar el Assad mais aussi à combattre les Syriens mécréants par les armes :

http://www.liveleak.com/view ?i=f33_1382530772

Une fois la Syrie “purifiée de ses infidèles” comme le disent ses amis, Michaël comptait s’y installer en famille.

Il l’explique dans une autre interview accordée au journal De Standaard (http://www.standaard.be/cnt/dmf20140124_002)
et que La Libre n’a pas traduit en français : "J’en avais marre de la vie en Belgique. J’ai voulu recommencer une nouvelle vie en Syrie. Non pas comme combattant mais juste pour y habiter. D’abord tout seul et au cas où la sécurité serait rétablie, j’aurais convaincu ma femme de venir."

Nous avons donc affaire à une véritable politique d’invasion, d’occupation d’un pays et de spoliation de biens de ses habitants par des terroristes venus d’ailleurs.

Grâce à la résistance de l’armée syrienne et â la volte-face soudaine et sans doute provisoire de certains groupes djihadistes syriens, le projet de Michaël n’a pas pu aboutir. Le moral des combattants belges serait même "dans les chaussettes" reconnaît-il.

Finalement, le seul passage intéressant de ses interventions médiatiques est sa conclusion : "Mais je n’irai plus dans ce guêpier. Et je conseille aux jeunes qui veulent s’y rendre de bien réfléchir avant."

Le débat n’est pas clos pour autant.

Depuis 40 ans, l’Arabie saoudite contrôle en toute quiétude des pans entiers de l’islam de Belgique par le biais de la Ligue islamique mondiale. L’interprétation sectaire de l’islam prêchée par ce lobby a constitué le terreau favorable à l’émergence de groupes proches d’Al Qaïda. Pourquoi a-t-on laissé faire ?

Il y a trois ans, nos gouvernements aiguillés par la France de BHL ont piloté une opération de déstabilisation de la Syrie sans en mesurer les conséquences. Par conviction idéologique mais aussi par ignorance, nos médias ont participé à la mobilisation politico-médiatique contre la Syrie ce qui a, à la fois semé la confusion dans la tête de nos jeunes et contribué à leur radicalisation.

Pourquoi a-t-on choisi le camp des groupes armés et donné une lecture confessionnelle au conflit ? Pourquoi a-t-on accrédité les thèses d’Al Qaïda ?

Au début, on nous a dit que les volontaires belges partaient en Syrie sauver la veuve et l’orphelin alors que, tout au contraire, ils ont contribué à en augmenter le nombre.

Pourquoi a-t-on sous-estimé la menace qu’ils constituaient pour les Syriens ? De jeunes concitoyens se rendent sur un terrain de guerre en empruntant les routes et les moyens de transports les plus surveillés de la planète sans le moindre obstacle. Pourquoi de telles négligences sécuritaires de la part de nos gouvernements ?

Le rapt de nos jeunes par des réseaux terroristes doit nous amener à nous poser une autre question plus philosophique : dans un système comme le nôtre où l’argent est dieu, où les rêves altruistes sont ringards, voire tabous, où l’on fait de la politique ou de l’humanitaire non plus par idéal mais pour faire carrière et s’enrichir, où la révolte même verbale contre l’injustice est systématiquement criminalisée, comment peut-on espérer réprimer parmi nos jeunes la tentation de devenir les héros d’une cause monstrueuse ?

Bahar Kimyongür

28 janvier 2014

Source : http://www.silviacattori.net/article5365.html

 

« nos gouvernements aiguillés par la France de BHL ont piloté une opération de déstabilisation de la Syrie sans en mesurer les conséquences » ? Notre œil, oui !

… « Par conviction idéologique mais aussi par ignorance, nos médias ont participé à la mobilisation politico-médiatique contre la Syrie… »  Il est gentil, Bahar. Trop. À qui espère-t-il faire croire que nos médias aient fait, depuis au moins cinquante ans, quoi que ce soit par conviction idéologique ou par ignorance ? Allons, allons !

 

*

Interview de Laurent Louis par le Cercle des Volontaires

Il y a des medias qui, ni par conviction idéologique ni par ignorance et encore moins par servilité mais par intégrité se donnent un mal de chien pour informer honnêtement des adultes censés être dotés d’esprit critique. Le Cercle des Volontaires est de ceux-là. Rares, oui, on sait.

Mis en ligne par Astu

Le 28 janvier 2014

Le Cercle des Volontaires est allé à la rencontre du député fédéral belge et président du mouvement « Debout les Belges ! », Laurent Louis.

 

11. entretien-laurent-louis-235x225.jpg

Voici les sujets qui ont été traités lors de cet entretien :
- Le passage au Mouvement Réformateur (MR) et au Parti Populaire (PP)
- La relation avec les autres députés du parlement
- L’alliance avec le parti ISLAM et la séparation
- Présentation du mouvement Debout les Belges !
- Les prochaines échéances électorales
- La levée de l’immunité parlementaire de Laurent Louis
- L’affaire Dieudonné et la signification de la Quenelle

Nous estimons qu’il est nécessaire de donner la parole à une personne traitée au sein de l’hémicycle de «député psychiatriquement atteint» et «d’accident de la démocratie». Il est utile au débat de relayer le point de vue de M. Laurent Louis, qui par ailleurs est banni des médias et traité par ces derniers de «raciste», d’«antisémite» et de «fou».

 

Source :http://www.cercledesvolontaires.fr/2014/01/28/entretien-a...

 

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France

Arrestation de Joe le Corbeau

Joe le Corbeau, alias Noël Gérard, caricaturiste de talent et sympathisant de l’humoriste de talent Dieudonné vient d’être arrêté et transféré à Toulouse ; son matériel a été saisi et interdiction lui a été faite… mais lisez plutôt :

DICTATURE. Affaire Joe Le Corbeau : quand la "quenelle" devient un délit sans base légale

Publié le jan 28, 2014 @ 20:42

Par Allain Jules

12. joe.jpg

Nous sommes, en France, à la frontière de l’absurde. Ceux qui veulent créer ce climat nauséabond seront les premiers à en pâtir. Je ne connais pas Joe Le Corbeau et, si j’ai eu une réaction tardive dans cette affaire d’interpellation arbitraire, c’est que je menais ma petite enquête. La France est devenue une dictature. Il suffit de voir ce qui se passe pour s’en convaincre. Avec l’arrestation de Joe Le Corbeau, il y a, de fait, la mise sur pied d’un nouveau délit, celui de la photo de la quenelle prise devant un lieu dit juif. Mais pourquoi les Femen, elles, sont-elles toujours en liberté ? 

Quenelle à l’école juive Ozar Hatorah à Toulouse : un homme interpellé, titre la presse, sans même s’interroger sur la légitimité d’une telle interpellation plutôt illégale car, elle ne se base que sur l’arbitraire. Les policiers ont interpellé ce mardi matin près de Marseille un homme,  Joe le Corbeau. Il est soupçonné d’être impliqué dans la diffusion d’une photo montrant un individu réalisant une « quenelle » devant l’école juive Ozar Hatorah de Toulouse. Donc, si on résume, alors que les détracteurs du geste de la "quenelle" n’ont même pas la preuve de ce qu’ils avancent, la justice s’en mêle. Comme ça. Joe le Corbeau a donc violé quelle loi, puisqu’il aurait diffusé la photo ci-dessus sur sa page Facebook ? Aucune, à moins que ce ne soit le droit à l’image du quidam posant sur la photo.

Alors que l’individu posant sur la photo n’est pas encore identifié, cette arrestation est une mise en scène grotesque pour obliger Joe le Corbeau a donner l’identité de la personne. La vraie question est de savoir pourquoi ? Quel est le crime commis par cette personne ? Il faut bien qu’il soit indiqué dans quel texte de loi la "quenelle" est un délit condamnable par la loi. Nous sommes, là, en plein délire, dans l’arbitraire pur et simple, comme dans les républiques bananières. Une forme de dictature. Oui, à partir du moment où certains ont désormais le droit de vie ou de mort sur les autres, il n’y a pas de doute possible, c’est la porte ouverte à tout et à rien, la mise en place du totalitarisme le plus élaboré. Les gens ne se rendent pas compte, il s’agit de faits très graves.

Quand il n’y a aucune base légale dans une procédure, il s’agit simplement d’une tentative de faire prendre à l’affaire dite de la "quenelle" une tournure purement politique. C’est honteux. Le côté juridique ne peut être examiné, simplement parce que le dossier est vide. La France ne peut accepter une loi orale imposée par certains, parce que, la loi, la vraie, est écrite. De savoir donc que Joe Le Corbeau a été conduit en garde à vue ce matin vers 8h00, pour en ressortir vers 12h, et être conduit au parquet de Toulouse où il sera présenté au procureur de la République est effarant. Son matériel informatique a été saisi. Un exemple frauduleux pour faire taire les autres ?

Joe le Corbeau sera-t-il un prisonnier politique ? Pour l’instant, à l’heure où nous bouclons ces lignes, nous ne savons pas ce que le procureur a décidé…

Source :http://allainjules.com/2014/01/28/dictature-affaire-joe-le-corbeau-quand-la-quenelle-devient-un-delit-sans-base-legale/

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Faut-il préciser que la photo, objet du « délit » a paru d‘abord sur le site JSS News  le bien nommé, et que c’est sans doute là que Joe le Corbeau l’a trouvée. Mais les JSS seront-ils inquiétés ? Vous voulez rire !

Voir aussi : http ://www.metronews.fr/info/quenelle-de-dieudonne-quand-le-site-jss-news-accuse-par-erreur-un-journaliste/mnan!zm4E7OcU9ipzU/

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13. Joecorbeau.jpg

 

VOTRE ATTENTION !

MESSAGE DE LA PART DE L’ÉQUIPE DE JOELECORBEAU.COM

SUR INJONCTION DU JUGE :

LE SITE WWW.JOELECORBEAU.COM EST FERMÉ.

EN REVANCHE, C’EST DÉSORMAIS SUR WWW.JOELECORBEAU.ORG QUE LES QUENELLES SE GLISSERONT !

En effet, l’injonction de la juge d’instruction de Toulouse, Sun-Yung Lazare (d’après Ladepeche.fr), a interdit à Joe de publier sur l’url www.joelecorbeau.com ou de se connecter à ce site.

Nous obéissons à la juge, même si elle n’est pas dans sa juridiction, par respect envers cette institution qui a tellement d’argent à gaspiller qu’elle se sent investie de la mission primordiale de s’occuper du cas de Noël Gérard.

Nous, l’équipe, gérons le site depuis l’étranger. Noël Gérard se dédouane dès à présent de toute activité s’y déroulant.

Malgré tout, nous savons que Noël ira en prison, aux côtés de violeurs et de braqueurs, pour avoir diffusé une photo de Quenelle, copiée/collée depuis JSS News (mais eux, on ne sait pas pourquoi, ils ont le droit. La juge ne leur interdit pas).

L’équipe de Joelecorbeau.org

 

Injonction de la juge d’instruction Sun-Yung Lazare

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Source : http://joelecorbeau.org/

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République bananière (suite)

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Nous avons testé pour vous… les geôles de la République

avic

Paris, 26 janvier : 250 personnes en garde à vue. Comment la police en est-elle venue à opérer des arrestations massives après une manifestation autorisée ? Enquête d’un journaliste qui a eu le tort d’oublier sa carte de presse…

« C’est une rafle ». L’officier de police qui marche dans le couloir du commissariat ne mâche pas ses mots. Il fait écho à plusieurs agents croisés avant lui, qui ne trouvaient d’autres termes pour désigner l’arrestation massive survenue hier, dans le 7ème arrondissement de Paris. Dimanche soir, près de deux-cents cinquante personnes ont été interpellées, fouillées puis placées en garde à vue pour une nuit ou plus, suite à la manifestation organisée par le collectif "Jour de colère". Pour combien de condamnations ? On ne le sait encore.

Lire la suite...

Source : http://reseauinternational.net/2014/01/29/nous-avons-teste-pour-vous-les-geoles-de-la-republique/

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Caroline Fourher fustige tous ces mal-pensants dans le journal de Mme DSK

(allez-y voir)

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Le mal-pensant Dieudonné lui dit merci :

 

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USA - Après Diana Johnstone, c'est le Saker qui s’y met

(Non-anglophones, faites-le vous traduire, c'est du costaud)

Wednesday, January 29, 201

STATE REPRESSION IN FRANCE ONLY MAKES THE RESISTANCE GROW STRONGER

Last November I wrote a piece entitled "Is a new revolution quietly brewing in France?" in which I described struggle which was taking place between the French people and the Zionist plutocracy which has ruled France over the past decades (roughly since 1969) and today I am returning to this topic as events have rapidly accelerated and taken a sharp turn for the worse.  A number of most interesting things have happened and the French "Resistance" (I will use this collective designator when speaking of the entire Dieudonne/Soral movement) is now being attacked on three levels.

Intellectual level :

16. eric_naulleau.jpg

Eric Naulleau

This is, by far, the most interesting "counter-attack".  A well-known French commentator, Eric Naulleau, agreed to a "written debate" with Alain Soral in which both sides would discuss their differences and the transcript would be published in a book entitled "Dialogues Désaccordés" (which can roughly be translated as "detuned dialogs" or "dialogs out of tune" or even "disagreeing dialogs").  To explain the importance of this publication I have to say a few words about Naulleau himself.

Read more…

Source : http://vineyardsaker.blogspot.be/

 

Et pendant que vous y serez, ne ratez pas la petite video musicale de Dieudonné et sa femme, que le Saker vient de mettre en ligne :


*

 

Dernière minute  :

0. Croix penchée-2.JPG

Le temps abîme tout. Mais cela coûterait 50.000 € pour la réparer (deux barres au lieu d’une, d’abord) et le gouvernement de M. Hollande a déjà dû racler les fonds de tiroirs pour financer les guerres qu’il a au feu en Libye, en Syrie et dans plusieurs pays d’Afrique en même temps.

Heureusement, le nouvel ambassadeur chinois vient de prendre ses fonctions et, en guise de lettres de créance, il a sorti son chéquier. « Si, si, je vous en prie, ce n’est rien du tout. » La croix de Lorraine est sauvée !

Soit le Yang Tsé Kiang est devenu le Pactole et les Chinois ne savent plus quoi faire de leurs yuans, soit ils n’ont pas oublié que la France du temps du Général a été le premier pays à reconnaître leur République Populaire et à nouer des relations diplomatiques avec elle. Et peut-être que cultiver l’ingratitude ne fait pas partie de leurs traditions, après tout.

Ils sont fous ces Asiatiques !

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On n’en finirait pas, mais c’est d’actualité :

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Le PS censure un meeting de soutien à Georges Ibrahim Abdallah sur ordre du CRIF

 

Tribune de Byblos

Le jeudi 16 janvier devait se tenir un meeting organisé par le G.A.B en solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier politique en France depuis 30 ans.

Georges Ibrahim Abdallah a été fait citoyen d’honneur de la ville de Bagnolet il y a quelques semaines, et ce meeting devait être l’occasion de parler de son combat, et d’exiger sa libération. Pour cela, nous avions demandé la salle du Cin’Hoche de Bagnolet auprès de la Communauté d’agglomération « Est Ensemble », dirigée par le Parti Socialiste. La salle nous a été accordée. Tout se déroulait parfaitement.

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Source :

http://reseauinternational.net/2014/02/01/communique-de-presse-le-ps-censure-un-meeting-de-soutien-a-georges-ibrahim-abdallah-sur-ordre-du-crif/

 

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La France fait des émules en Suisse, mais où va-t-on ?

18. sextoys.jpg

 

Des sex toys pour les écoliers de maternelle et de primaire

avic

 

Suisse : Des kits porno pour les écoliers de maternelle et de primaire

Il y a deux ans déjà, la pétition contre « la sexualisation de l’école publique » recueillait près de 92 000 signatures en Suisse alémanique. C’est notamment l’utilisation de pénis en bois et de vagins en peluche qui a été durement mise en cause par de nombreux parents, pédagogues ou simples citoyens.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/2014/01/28/suisse-des-sex-...

 

24. La mode gender 2014.jpg

La mode "Gender" 2014

 

Pour ceux qui suivent ces manipulations de près, voir notamment :

http://r-sistons.over-blog.com/article-la-theorie-du-genr...

http://www.alterinfo.net/La-vilaine-Lulu-de-Yves-Saint-La...

(La BD satanique d’Yves Saint-Laurent n’est en effet pas piquée des vers.)

 

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et en plus,

Pete Seeger est mort !

 

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Pete Seeger : disparition d’un géant

Pete Seeger, le pionnier du folksong, légende du "protest song" et authentique porte-voix de la classe ouvrière, est décédé à New York à l’âge de 94 ans. Il a inspiré et influencé des générations d’artistes, si bien que même parmi les générations actuelles pour lesquels il est inconnu, il sera difficile de trouver quelqu’un qui ne connaisse pas au moins une de ses chansons.

Pete Seeger n’était pas pionnier que dans la chanson. Il était aussi l’un des premiers protestataires contre le système américain basé sur un capitalisme sauvage et la domination d’une oligarchie insatiable, dans une société américaine raciste et ségrégationniste. Il a été de tous les combats : la lutte des noirs américains pour la reconnaissance de leurs droits, les mouvements pacifistes contre les guerres hégémoniques de son pays, la chasse aux sorcières du Maccarthisme dont il sera d’ailleurs victime et qui l’obligera à s’exiler. Il a dénoncé, bien avant l’heure, tout ce que nous dénonçons aujourd’hui : les mensonges du gouvernement (‘’ what I learned in school today’’), l’hypocrisie du vote devenu un instrument pour légitimer la domination de quelques-uns sur la population, etc…

Et, avec ça, un talent incroyable. Puisant dans le folklore américain et du monde alors que l’Amérique était plutôt refermée sur elle-même, il a ainsi fait connaître à ses concitoyens, et au monde par la suite, des sonorités et des rythmes inédits tels que ‘’Wimoweh’’ (The lion sleeps tonight), repris par Henri Salvador sous le titre de ‘’Le lion est mort ce soir’’, emprunté au folklore zoulou, ou encore la chanson  ‘’Guantanamera’’ empruntée au folklore mexicain. Il a lancé et popularisé énormément de tubes planétaires que l’on attribue souvent à d’autres mais dont il est le vrai père. On retrouve, entre autres, ‘’The house of rising sun’’ (Le pénitentier de Johnny), ‘’If I had a hammer’’ (Si j’avais un marteau de Claude François), ‘’Turn turn turn’’, pratiquement toutes les chansons de Graeme Allwright, jusqu’à la reprise de l’Internationale.

Infatigable, jusqu’à la fin de sa vie il a chanté et milité. RIP Pete Seeger.

Avic

Source :http://reseauinternational.net/2014/01/29/pete-seeger-disparition-dun-geant/

Avic fait une petite erreur : Guantanamera ne vient évidemment pas du folklore mexicain, puisque c'est presque devenu un second hymne national cubain, que ce mot veut dire "de Guantanamo" et que la chanson a été composée par le Cubain Joseito Fernandez sur un poème de José Marti. (NdGO)

*
Un de ses derniers messages. Une chanson qu’il a reprise (pour une fois) de Bob Dylan :

 FOREVER YOUNG

 

 

TURN, TURN, TURN , avec Judy Collins

 

 

Avec Arlo Guthrie WAY OUT THERE (du film Arizona Junior)

 

20. Pete-Seeger-at-the-House--011.JPG

Pete Seeger en 1952, lors de son audition par la Commission des Activités Anti-Américaines de Joseph McCarthy avec laquelle il refusa de « collaborer », ce qui lui valut d’être mis sur une liste noire par toutes les stations de radio et de TV du pays et par tous les organisateurs de concerts. (Patrick Cohen a un alibi, il n’était pas né). Le dernier à connaître les joies de la vendetta gouvernementale – du moins à cet endroit - fut John Lennon, pour s’être opposé à la guerre du Vietnam et à d’autres conflits sponsorisés par les États-Unis et par le FBI de J. Edgar Hoover. On sait ce qui lui arriva.

Tout ça pour dire que si on était Dieudonné, on se méfierait quand même des camions à l’arrêt avec le moteur qui tourne et on ferait chasser les chasseurs d’autographes par nos gardes du corps. Mais peut-être n’a-t-il pas les moyens d’en avoir. Sur 65 millions d’Hexagonaux dont la moitié de chômeurs, il n’y a pas de bénévoles ?

 

What did you learn in school today ?

Refrain] :
Qu'as-tu appris à l'école, mon fils
A l'école aujourd'hui
Qu'as-tu appris à l'école, mon fils
A l'école aujourd'hui

J'ai appris qu'il n'faut mentir jamais
Qu'il y a des bons et des mauvais
Que je suis libre comme tout le monde
Même si le maître parfois me gronde
C'est ça qu'on m'a dit à l'école, Papa
C'est ça qu'on m'a dit à l'école

[Refrain]

Que les gendarmes sont mes amis
Et tous les juges très gentils
Que les criminels sont punis pourtant
Même si on s'trompe de temps en temps
C'est ça qu'on m'a dit à l'école, Papa
C'est ça qu'on m'a dit à l'école

[Refrain]

Que le gouvernement doit être fort
A toujours raison et jamais tort
Nos chefs sont tous très forts en thème
Et on élit toujours les mêmes
C'est ça qu'on m'a dit à l'école, Papa
C'est ça qu'on m'a dit à l'école

[Refrain]

J'ai appris que la guerre n'est pas si mal
Qu'il y a des grandes et des spéciales
Qu'on s'bat souvent pour son pays
Et p't'être j'aurais ma chance aussi
C'est ça qu'on m'a dit à l'école, Papa

C’est ça qu’on m’a dit à l’école.

(Les paroles en français sont de Graeme Allwright)

 

 

WE SHALL OVERCOME

 

 

 

PETE SEEGER EN AUSTRALIE

 

 

Which side are you on ?

 

Come all of you good workers,
Good news to you I'll tell
Of how the good old union
Has come in here to dwell.

[Choeur:]
Which side are you on? (x4)

My daddy was a miner
And I'm a miner's son,
And I'll stick with the union
'Til every battle's won.

[Choeur]

They say in Harlan County
There are no neutrals there;
You'll either be a union man,
Or a thug for J. H. Blair.

[Choeur]

Oh workers can you stand it?
Oh tell me how you can.
Will you be a lousy scab
Or will you be a man?

[Choeur]

Don't scab for the bosses,
Don't listen to their lies.
Us poor folks haven't got a chance
Unless we organize.

[Choeur]

 

 

JOE HILL

La nuit passée j’ai vu Joe Hill
Vivant comme vous et moi
« Mais, Joe, ça fait 10 ans qu’t’es mort ! »
« Je n’serai jamais un mort
Jamais un mort », dit il.

Il était auprès de mon lit
Vivant comme vous et moi
« Mais ils t’ont condamné à mort »
« Je n’suis pas mort » dit Joe (bis)

« Les patrons t’ont fait tuer pourtant »
« Un fusil n’suffit pas
Ce qu’ils n’ont pu tuer, dit Joe,
Sera toujours vivant » (bis)

« Joe Hill n’est jamais mort, dit il,
Il est près des chômeurs,
Dans le combat des ouvriers,
Ma place est dans leur cœur » (bis)

« Partout où l’on combat, dit il,
On se souvient de moi.
Nous sommes des millions, dit il,
Nous ne mourrons jamais. » (bis)

 

*

Hommage de Pete Seeger à Paul Robeson

Autre interprète de Joe Hill et cible du McCarthysme.

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Paul Robeson au Congrès des Partisans de la Paix – Paris, 1949

« C’était à la fin des années 30 : nous étions au moins 20.000 qui nous étions rassemblés au Madison Square Garden pour protester contre la menace croissante d’un fascisme mondial. J’étais encore adolescent. Il y avait eu pas mal de discours ce soir-là, principalement par des blancs, certains faisant des conférences, d’autres s’époumonnant en cris de plus en plus stridents. C’est alors que ce noir aux larges épaules s’approcha du micro.

“Bonsoir mes amis”. La voix était si basse, si profonde et résonnante, qu’elle avait l’air d’incarner à elle seule la masse de l’humanité. L’auditorium tout entier lui répondit en poussant un énorme soupir d’affection. Cet homme nous représentait, nous tous…

Il a été le héros de ma jeunesse et plusieurs millions d’autres jeunes blancs ont dû ressentir la même chose que moi.

Alors que j’étais à l’armée, pendant la IIe Guerre Mondiale, ma femme m’a raconté dans une lettre l’énorme fête d’anniversaire qu’on lui avait faite à New York City. Après les panégyriques, il avait chanté, et beaucoup auraient voulu qu’il chante toute la nuit, mais certains savaient qu’il avait un programme très dur à remplir – il donnait six représentations d’Othello par semaine – et leurs remontrances avaient fini par être entendues. Alors, des milliers de voix lui avaient crié “Ménage ta voix, Paul !”

Après la guerre, je l’ai rencontré en personne : j’ai fait la file après un de ses concerts, j’ai frappé à la porte de sa loge et je lui ai demandé s’il accepterait de patronner notre toute jeune organisation People’s Songs. “Mais bien sûr !” répondit-il avec son grand sourire. En dépit de toutes ses occupations et de ses préoccupations, il a pris le temps de nous aider, de nous conseiller. »

(Seeger a écrit ceci en 1998, dans Paul Robeson, the Great Forerunner, p. 311. International Publishers Co. Inc. – U.S. – 396 pages, inédit en français)

 

*

 

GUANTANAMERA

 

Je suis un homme sincère,
Du pays où pousse le palmier,
Et avant de mourir, je veux,
Verser mon chant hors de mon âme,
Guantanamera, guajira Guantanamera (bis)

Mes vers sont d'un vert si clair,
Et d'un carmin si brûlant,
Mes vers sont comme un cerf blessé
Qui cherche refuge dans les bois

Refrain

Je cultive une rose blanche
En Juillet comme en Janvier,
Pour tout ami sincère
Qui me donne sa main franchement

Refrain

Des pauvres de la terre,
Je veux partager le sort.
Le ruisseau de la montagne
Me plait plus que l'océan.

Refrain

 

Et, pourquoi lésiner, pratiquement a capella, version bilingue :

 

L’INTERNATIONALE

Debout, les damnés de la terre
Debout, les forçats de la faim
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la faim.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout, debout
Le monde va changer de base,
Nous ne sommes rien, soyons tout.

Refrain (répété deux fois)
C'est la lutte finale ;
Groupons nous et demain
L'Internationale
Sera le genre humain.

Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu, ni César, ni Tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun.
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l'esprit du cachot,
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer tant qu'il est chaud.

L'État comprime et la Loi triche,
L'impôt saigne le malheureux ;
Nul devoir ne s'impose au riche ;
Le droit du pauvre est un mot creux
C'est assez languir en tutelle,
L'Égalité veut d'autres lois ;
"Pas de droits sans devoirs, dit-elle
Égaux pas de devoirs sans droits."

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail ?
Dans les coffres-forts de la banque
Ce qu'il a crée s'est fondu,
En décrétant qu'on le lui rende,
Le peuple ne veut que son dû.

Les rois nous saoulaient de fumée,
Paix entre nous, guerre aux Tyrans
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l'air et rompons les rangs !
S'ils s'obstinent ces cannibales
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs,
La terre n'appartient qu'aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent !
Mais si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins disparaissent,
Le soleil brillera toujours.

(Paroles : Eugène Pottier, 1871 - Musique : Pierre Degeyter, 1888)

 

 *

21. Seeger 92 -at-an-Occupy-Wall--006.jpg

À  92 ans, manifestant pour soutenir les Occupy Wall Street

 

 *

Retrouvailles, en octobre 2012, avec les Almanac Trail Labor Troubadors, qu’il avait ranimés en 1941

 

22.  coquelicots-dans-le-vent Pete Seeger.JPG

 

*

Ah, oui… Cavanna aussi est mort.

 

Hélas, il l’était depuis longtemps. Mais vous n’avez pas connu, jeune gens, le François Cavanna du temps de Fournier et Gébé, celui du Larzac et de l’An 01, de quand on partait pour se faire cuire un CRS et le manger dans son képi…

Et puis vint la guerre de Yougoslavie, et l'homme de STOP-CRÈVE dit qu’il fallait y aller aussi à pied, pas se contenter de cramer les Yougos sous un tapis de bombes de quatre-vingt jours… C’est là qu’il est mort. Pour nous. Peut-être que c'était déjà Parkinson et on n'en savait rien.

Il ne dira plus de conneries maintenant. Dormir longtemps, ce n'est pas mal non plus. Qu'il repose en paix.

000. cavanna2.jpg

 

 

 

 

Mis en ligne le 2.2.2014

 

 

 

 

 

 

20:16 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/01/2014

Il y a aujourd'hui 70 ans, Le 27 janvier 1944...

1. Destroyer soviétique Opytny.jpg

Il y a aujourd’hui 70 ans,

le 27 janvier 1944,

les troupes soviétiques brisaient l’encerclement de Léningrad.

 

Les habitants de ce qui s’appelle aujourd’hui Saint-Petersbourg venaient de vivre un des sièges les plus longs de l’histoire, avec Stalingrad et, bien entendu, la légendaire Troie préhistorique. Un siège de 872 jours : du 8 septembre 1941 au 27 janvier 1944.

1.800.000 personnes y ont trouvé la mort, dont un million de civils, anéantis par les bombardements, la mitraille, la rigueur de trois hivers et surtout la famine.

Les soldats de l’URSS chargés d’enlever et d’enterrer les cadavres après la levée du blocus en ont trouvé d’incomplets, dont les parties manquantes avaient dû servir de nourriture aux assiégés. On a même parlé de mères sacrifiant leurs derniers-nés pour nourrir leurs aînés.

2. cadavres mutilés.jpg

Horreurs indicibles de la guerre.

Il convient de rappeler ces méfaits du nazisme et comment on en vient à bout parce qu’ils ont recommencé et qu’ils continuent, non seulement en Yougoslavie, en Irak, en Libye, en Syrie et, aux dernières nouvelles en Thaïlande, mais aussi, une fois de plus, en Russie ou, si on veut chipoter, en Ukraine : Kiev remplace aujourd’hui Léningrad, et si la ville n’est pas à proprement parler « encerclée », elle est « investie » par des tueurs étrangers mercenaires, déguisés en citoyens mécontents. L’ennemi n’a plus de visage, plus de chars Panzer, plus de colonnes de side cars, plus de troupes à découvert, mais une prolifération de cellules malignes, cancers inoculés à des villes et à des pays comme à de simples Hugo Chavez, en phase rapidement terminale si on ne les affronte pas avec la même détermination qu’il y a 73 ans. L’hypocrisie anglo-saxonne et l’abjection européenne ont remplacé le délire germanique. Il serait criminellement lâche de se refuser à regarder la peste en face et à ne pas l’appeler par son nom.

Ce n’est évidemment pas sur nos obséqieux merdias en gilets rayés qu’il faut compter pour nous rappeler ce que fut cette page – une des pires – de la IIe Guerre Mondiale. Qu’on nous pardonne si, faute de mieux, nous nous contentons de relayer ici un peu de ce qu’en disent officiellement les organes d’information russes en français et d’offrir modestement l’un ou l’autre document d’archives encore présent sur le net.

 

L’opération Barbarossa

 

 

Apocalypse

http://medias2.francetv.fr/videosread/france2/programmes/apocalypse-2gm/23_siege_de_Leningrad.flv

 

Comment la ville a résisté

 

Le blocus

RIA NovostiLe blocus de LéningradLe blocus de Léningrad

12:26 27/01/2014 Il y a 70 ans, le 27 janvier 1944, l'Armée rouge levait complètement le blocus de Léningrad assiégée par les troupes nazies depuis septembre 1941. Le blocus de 872 jours a causé la mort d'environ 1,5 million de personnes, dont 97% sont décédés à cause de la famine.>>

 

Il était une fois Léningrad, ville martyrisée par les nazis

Interview de Michel Rosten par Alexandre Artamonov

http://french.ruvr.ru/radio_broadcast/74538918/260833184/

 *

Quelques images du siège

http://rt.com/in-vision/siege-leningrad-nazi-war/

Légendes :

La ville était entièrement coupée du monde extérieur, sauf grâce à quelques très rares communications aériennes et au lac Ladoga, qui fut surnommé La Route de la Vie.

2 bis. route de la vie.jpg

Non seulement encerclée mais constamment attaquée à l’arme lourde et bombardée par la Luftwaffe, la ville a résisté 29 mois avec un héroïsme sans faille, malgré la pénurie presque immédiate de nourriture et de combustible.

350.000 civils sont morts au cours du premier hiver : de décembre 1941 à mars 1942.

Pour résister à la faim, ils ont mangé de la sciure, détapissé leurs murs pour en manger la colle et le papier, ils ont sacrifié leurs animaux familiers, capturé des oiseaux et des rats. 

Un des très rares animaux à survivre au siège fut Beauté, l’hippopotame femelle du zoo, que sa gardienne réussit à maintenir en vie en lui apportant chaque jour, en traineau, des baquets d’eau qu’elle allait puiser dans la Neva, pour que sa peau reste toujours humide.

Alors que les températures étaient anormalement basses, même pour des hivers au bord de la Baltique, les rations de nourritures descendirent à 250 gr de pain par jour pour les travailleurs manuels et à 125 gr pour les autres civils. Pour se chauffer, alors qu’ils manquaient de combustible, les habitants brûlèrent leurs livres et leurs meubles.

Le marché noir fit ouvertement florès, chacun essayant de troquer ses biens, même les plus précieux, contre de la nourriture.

 

Un récit du siège qui en vaut bien un autre : celui de Marie-Christine Laborde

3. november-5-2010-014-diorama-of-the-1941-1945-siege-of-leningrad.jpg

http://suite101.fr/article/le-siege-de-leningrad-a12209

 

Les célébrations

Aujourd’hui, le président Poutine, lui-même natif de Léningrad, s’est rendu en compagnie de quelques douzaines de survivants du siège au cimetière de Piskaryovskoye, où il a déposé une gerbe de fleurs et s’est signé, devant le champ commun où sont enterrées d’innombrables victimes, dont son frère aîné.

“Mes parents m’ont dit que, pendant le siège, les autorités enlevaient les enfants à leurs familles pour essayer de les sauver et que mon frère avait aussi été enlevé à ma mère.” Mais l’enfant, sans doute évacué par le lac Ladoga vers Gorki (aujourd’hui Nijni Novgorod) avait contracté la diphtérie et en est mort.

4. Poutine Leningrad 2014.jpg

Ses parents ayant survécu au siège, le futur président est né sept ans après la guerre, soit onze ans après la mort de son frère.

Par ailleurs, le 70e anniversaire de la libération de la ville a été célébré par un défilé militaire. Images :

http://french.ruvr.ru/2014_01_27/photo-Le-70e-anniversaire-de-la-liberation-de-Leningrad-celebre-avec-une-parade-9446/photo.260829482?slide-13

 

*

« L’avenir appartiendra à ceux qui auront la mémoire la plus longue »

F. Nietszche

7.  Ceux qui ont eu de la chance.JPG

Ceux qui ont eu de la chance

 8. La fin habituelle des invasions.JPG

La fin habituelle des invasions

 

On ignore le nombre d'Allemands tombés dans cette "opération Barberousse".

 

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.luc_michel.280114.htm

 

* 

Les chevaux du lac Ladoga

5. chevaux lac ladoga.jpg

 
L'écrivain italien Curzio Malaparte rapporte dans son livre Kaputt
la mort dramatique de près d'un millier de chevaux durant l'hiver 1942.

De très violents combats opposaient alors les armées allemandes et russes à la frontière finno-soviétique autour de la ville de Leningrad ; 

« Le troisième jour un énorme incendie se déclara dans la forêt de Raikkola. Hommes, chevaux et arbres emprisonnés dans le cercle de feu criaient d'une manière affreuse. (...) Fous de terreur, les chevaux de l'artillerie soviétique - il y en avait près de mille - se lancèrent dans la fournaise et échappèrent aux flammes et aux mitrailleuses. Beaucoup périrent dans les flammes, mais la plupart parvinrent à atteindre la rive du lac et se jetèrent dans l'eau. (...) Le vent du Nord survint pendant la nuit (...) Le froid devint terrible. Soudainement, avec la sonorité particulière du verre se brisant, l'eau gela (...) Le jour suivant, lorsque les premières patrouilles, les cheveux roussis, atteignirent la rive, un spectacle horrible et surprenant se présenta à eux. Le lac ressemblait à une vaste surface de marbre blanc sur laquelle auraient été déposées les têtes de centaines de chevaux. »

L'eau du lac était en état de surfusion. Les mouvements des chevaux et les impuretés (herbes, poussières, poil...) qu'ils avaient apportées avec eux perturbèrent la métastabilité de l'eau, d'où la congélation instantanée du lac

(Extrait de « La surfusion, facteur prépondérant »

 

6. chevaux ladoga.jpg

*

9. Livres.JPG

Le livre du blocus

http://french.ruvr.ru/2013_01_17/Le-livre-du-blocus-sauve...

Chronique du siège par Daniil Granine et Ales Abramovitch, inédit en français.

Alexandre Sokourov en a fait un film, Lisons le journal du blocus, qui a été présenté à la Mostra de Venise en 2009.

 

*

10. Tania Savitcheva.jpgLe journal de Tania Savitcheva

Inédit en français

Cette petite fille de 11 ans a consacré six des neuf pages de son carnet à noter les morts de ses proches, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’elle. Elle a pu être évacuée par la Route de la Vie, mais n’a pas survécu aux privations et à la maladie. Elle est morte en 1944, à l’âge de 14 ans

11. Journal de taniasavitcheva-.jpeg

Son histoire est ici :

http://lizotchka-russie.over-blog.com/article-24214079.html

http://fr.ria.ru/analysis/20050209/39932324.html

 

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12. lena mukhina.jpg

Lena Moukhina, écolière de 16 ans, a tenu son journal pendant tout le siège, auquel elle a survécu. Elle y raconte sa mère morte de faim, les raids allemands, le chat de la maison qu’il a fallu tuer pour le manger, ses peurs, mais aussi ses espoirs, son béguin pour un camarade de classe, bref, sa vie d’adolescente.

13. Lena Mukhina diary.jpg

Les historiens et les experts ont acclamé la vivacité et le naturel de cette chronique, retrouvée dans les archives de St. Petersbourg. La traduction française sort en ce mois de janvier, chez Robert Laffont.

Lena est morte en 1991, à 66 ans, sans descendance.

Voir l’article que lui a consacré Mail Online :

http://www.dailymail.co.uk/news/article-2035490/Lena-Mukhina-Diary-Russian-teenager-survived-900-day-Nazi-siege.html

 14. Journal de lena mukhina.JPG

 

Lena Moukhina

Le journal de Lena

Leningrad 1941-1942

Preface de Nicolas Werth

Traduit par Bernard Kreise

Paris, Robert Laffont, 16 janvier 2014

 400 pages – 21 €
 

 

 

*


15. Alexandre Werth - Leningrad.JPG

 

 

 

Alexander Werth

LENINGRAD 1943

Paris, Tallandier, 2010

262 pages

 

 

 

Ressources historiques sur le siège de Leningrad
Harrison E. Salisbury, Les 900 jours, Albin Michel, 1970
Léon Gouré, Le siège de Leningrad, Stanford, 1962. Stock, 1966 pour la traduction française.
Alexander Werth, La Russie en guerre, Stock, 1964
D. Barber, A. Dzneiskievitch et D. Boulanine (dir.), Jizn’ i smert’ v blokirovanom Leningrade (Vie et mort dans la ville assiégée, inédit en France), Saint-Pétersbourg, 2001
V. Zoubakov et N. Kislitsine, L’exploit de Leningrad, les Editions du Progrès, Paris, 1983

Essais sur la mémoire du siège
Éléonora Martino-Fristot, La mémoire du blocus de Léningrad, 1945-1999, thèse EHESS, Paris 2002
Laure Troubetzkoy, Georges Nivat, Les sites de la mémoire russe, article paru dans les Cahiers du Monde russe, 28 décembre 2009.
Svetlana Alexievitch, Derniers témoins, Presses de la renaissance, 2004 (trad. Anne Coldefy)

La littérature du siège
Lydia Ginzburg, Le siège de Leningrad, Christian Bourgois, 1998
Anna Akhmatova, Poème sans héros, Le cycle de Leningrad, Gallimard, réed 2007
Anatole Daroff, Le soleil luit quand même, Gallimard, 1959
Vera Inber, Le siège de Leningrad, 1945
Olga Bergholz, poèmes
D. Granin et A. Adamovitch, Blokadnaja kniga, Lenizdat, Leningrad, 1984 (inédit en France)
Nikita Lomaguine, Neizvestnaja blokada, Neva, Saint-Pétersbourg, 2003 (inédit en France)

 

 16. Malaparte Kaputt.JPG

 

 

Curzio MALAPARTE

KAPUTT

 Paris, Folio Gallimard ,  1972

510 pages

 

 

 

 

 

17. Peyrefitte chevaux Ladoga.PNG

 

 

 

Alain PEYREFITTE

Les chevaux du lac Ladoga

Paris, Plon, 1991

425pages

 

 

 

Qui nous eût dit que nous citerions un jour Alain Peyrefitte ! Mais ceci nous semble un peu d’actualité et mériter peut-être quelques instants de l'attention de Madame Taubira.

Les Chevaux du lac Ladoga – La justice entre les extrêmes, (1981), 1982  (éditions Plon)

Alain Peyrefitte tire de son expérience en tant que Garde des Sceaux de 1977 à 1981, une réflexion approfondie sur la justice, la violence, et la criminalité qu’il consigne dans ce livre majeur de son œuvre.

           Extraits :

« Au milieu des clameurs, un millier de chevaux, pris de panique, coururent se jeter dans le lac pour échapper à l’incendie. Soudain, l’eau qui les protégeait gela… Ce troupeau qui, fuyant le mur de flammes, s’enferme à jamais dans le mur de glace, ses chefs de file auraient pu l’entraîner sur une troisième voie, en s’élançant au long de la rive. Mais le réflexe d’un être apeuré ou fougueux, surtout en groupe , le pousse à bondir d’un extrême à l’autre… »

« Dans le phénomène de la surfusion, l’immersion soudaine de corps étrangers entraîne la cristallisation de la masse liquide. Ce sont les chevaux qui provoquèrent le gel du lac. Cet équilibre précaire d’une eau prête à basculer évoque celui dans lequel baigne une société complexe… »

« Réfractaire à l’esprit de transaction, nous avons l’esprit de contradiction… Quel rôle notre attrait pour les excès laisse-t-il à la justice ? Elle assure l’équilibre de la société, quand elle reconnaît « le bon droit » ; quand elle substitue le châtiment légal à la vengeance privée ; quand elle sauvegarde les libertés individuelles ; quand elle fixe les bornes. »

« Seulement, les juges sont eux-mêmes exposés à tous les déséquilibres… Soumis au pouvoir exécutif, ils réduiraient la justice à être une auxiliaire de la police ; dressés contre lui ; ils transformeraient la séparation des pouvoirs en conflit des pouvoirs… Sensibles à l’opinion ; ils délibéreraient sous la pression de la rue ; dédaigneux de la volonté collective, ils oublieraient qu’ils prennent leurs décisions au nom du peuple français… Trop lents, ils désespèrent celui qui attend réparation ; expéditifs, ils s’exposeraient à l’erreur… À tant de risques contradictoires, ils n’échappent que par la mesure… »

« Celui qui conduit l’action doit fixer l’horizon. Mais s’il souhaite qu’elle aboutisse, il doit savoir garder le silence. Au milieu des clameurs, il longe la rive – en évitant les dangers du brasier comme du lac en surfusion… »

*

Mais nous étions à Léningrad, berceau de la Révolution bolchevique de 1917, ville où se sont mutinés les marins du Potemkine… Léningrad, ville de Lénine, même si c’est Staline qui l’a sauvée, Staline et les 23 millions de Soviétiques qui ont fait le sacrifice de leur vie pour nous sauver tous de ce nazisme-là.

Une célébration de la ville martyre sans un mot sur celui qui lui avait donné son nom ? Nous ne mangeons pas de ce pain-là.

 18. lenine walter julliard.JPG

 

 

Gérard WALTER

LÉNINE

Paris, René Julliard, 1950.

543 pages

 

 

 

19. lenine marabout.JPG

 

 

 

Gérard WALTER

LÉNINE

Éd. Marabout Université, s. d.

492 pages

 

 

 

20. Lenine walter kindle.JPG

 

 

Gérard WALTER

LÉNINE

Paris, Albin Michel, 2012

Format Kindle

Taille du fichier : 1429 KB

Nombre de pages de l'édition imprimée : 678 pages

 

 

 

 

Lénine par Guillemin, (1)

 

Lénine par Guillemin (2)

 

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Dimitri Chostakovich : Symphonie No.7  « Leningrad » – en ut majeur op 60

Gergiev/MTO (2010Live)

 

Cette symphonie a été composée en décembre 1941 et créée en 1942 pour exalter la résistance à l’invasion nazie pendant le siège de Léningrad. Elle était la préférée de Staline. On dit que la partition a été parachutée dans la ville en flammes, et que la salle était sous les bombes pendant le concert.

Valery Gergiev, le colosse du Caucase à la baguette, et l'orchestre du Mariinski ! Que demande le peuple ?

21. Symphonie n°7.JPG «  Pas de longs épanchements névrotiques à la Mahler ; ici c'est efficace, de grandes mélodies larges comme le fleuve Amour, des orages slaves ! Au milieu du premier mouvement, voilà le « thème de l'invasion », cet ostinato jubilatoire qui ressemble tant au Boléro de Ravel. 22 mesures où la même marche, un thème désinvolte et ironique, est répété inlassablement, toujours plus fort, pizzicati, hautbois, vents, cuivres, cordes, caisse et tambours, jusqu'à l'explosion ! Merci Dimitri. On a envie de dégommer deux ou trois Messerschmidt à l'occasion, et de trinquer à la Moskovskaya, na zdrovye. »  (Source : Antoine, http://postmodernchaos.blogspot.be/2012/03/le-metro-ma-vie-deraille-2.htm )  

 

 

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Rappelons que le 2 février qui vient, la ville de Volgograd redeviendra Stalingrad pour 24 heures.

 

22. Coquelicots.JPG

 

 

 

Mis en ligne les 27 et 28 janvier 2014

(Notre bateau d'aujourd'hui est le destroyer soviétique Opytny,

qui a servi de batterie flottante pendant tout le siège et, quoique cible évidente, y a survécu.)

 

 

 

 

23:48 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/01/2014

ON NOUS PROMET DES TITANICQUES

1. Titanic Meets Godzilla.JPG 

On nous promet des Titanicques

Nous ne comptions pas revenir sur l’interdiction de la quenelle, qui bat son plein et ne va pas manquer de continuer.

Il semble cependant que Dame Chienlit joue témérairement les apprenties-sorcières. La Cour et la Ville ne bruissent, à l’heure qu’il est, que des mots « ras la casquette », « dictature » et même - si, si - « révolution ».

Les Pline l’Ancien au petit pied que nous sommes ne pouvaient que dresser l’oreille et vous rapporter ce qui se dit, se chuchote, ou se clame, voire se chante.

Soyons honnêtes : ce que nous vous servons ici n’est qu’une suite de « copié-collé », mais des « copié-collé » de qualité, quoique d’origines diverses, d’auteurs pas nécessairement sur la même longueur d’ondes en temps normal.

 

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Où M. Djerrad Amar pense, sans doute avec raison, que

«l’affrontement ira à son terme en passant malheureusement par un paroxysme qui sera vraisemblablement dramatique, nous ne vivons là qu’un petit épisode initial. » 

2. liberer.jpg

C’est bien en France que maintenant la guerre s'engage

20 janvier 2014 – avic

Tribune Djerrad Amar

Les français ont maintenant bien pris conscience, depuis la provocation de Valls visant à censurer un spectacle de l’humoriste Dieudonné que quelque chose avait changé dans les rapports entre les tenants du pouvoir en France et un peuple devenu de plus en plus critique et frondeur.

Le ton et les méthodes de ce pouvoir ne laissent aucun doute il est décidé d’aller au maximum de ses moyens afin de satisfaire la logique impérialiste.

Évidemment, pour l’observateur attentif des agissements de cet impérialisme depuis maintenant 20 ans qu’est le Réseau Voltaire il n’y a aucune illusion à se faire, la conscience est prise que l’affrontement ira à son terme en passant malheureusement par un paroxysme qui sera vraisemblablement dramatique, nous ne vivons là qu’un petit épisode initial.

Nous parlons bien d’impérialisme à propos de Valls et de ses amis et nous parlons bien d’un épisode français à propos d’un conflit déjà largement engagé sur d’autres fronts.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/2014/01/20/cest-bien-en-fr...

 

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Et où M. Byblos nous parle – il était temps ! – de l’aberrante  « cohésion nationale », invoquée avec un effronté culot par vous-savez-qui.

3. liberte-2328771-jpg_2006693.jpg

 

Du 9/11 à Dieudonné : l’alignement parfait

20 janvier 2014 - Avic

Tribune de Byblos

Quel est le dénominateur commun entre les événements du 11 Septembre 2001, la liquidation de Kadhafi, la guerre en Syrie ou le lynchage de Dieudonné ? Réponse : l’alignement parfait, uniforme et zélé des médias sur la narrative du pouvoir. En un peu plus d’une décennie, de Washington à Paris, nous avons ainsi assisté à l’incorporation, à l’assimilation complète des médias «qui font l’opinion» par la machinerie du Système. La servitude est totale, consentie, et les voix discordantes sont combattues avec une rage d’autant plus haineuse que les arguments et/ou la raison font défaut, que le mensonge à propager est gros. Avec l’affaire Dieudonné, on a pour la première fois invoqué «l’atteinte à la cohésion nationale» pour justifier la censure. C’est une étape significative dans l’avènement de cette société de l’obéissance en devenir, où «cohésion» rime avec nivellement, avec soumission.

Lire la suite…

 

Source : http://reseauinternational.net/2014/01/20/du-911-a-dieudo... (Excellent site !)

 

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Quand la Grande Muette se met à causer…

 

4. Carpette Diem.JPG

 

Jean Angius, ancien commando parachutiste du 6ème CPIMA s’adresse à Manuel Valls.

 

 

Source : http://joelecorbeau.com/2014/01/20/message-de-jean-angius...

 

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On nous dit – et d’ailleurs Byblos le confirme ci-dessus que M. E. Nabe se serait laissé aller, chez Frédéric Taddei, à crier lui aussi « haro sur le baudet ! », qu’il y aurait fustigé le conspirationnisme ou les complotistes ou le tout ensemble.

Il faut comprendre. « Celui qui perd ne saurait rire » dit un proverbe wallon. Or, ne voilà-t-il pas qu’un comique-même-pas-drôle et, disons le mot, un nègre, vient d’obstruer de ses fesses colorées quoique sans le faire exprès le créneau que M.E. Nabe s’échine depuis des décades à revendiquer pour lui-même : celui d’artiste maudit. Cela crie vengeance. M. E. Nabe a crié. Voilà. Voilà.

 

♪ ♫ ♪ ♫

 

Je suis tombé par terre, c’est la faute à Voltaire

Le nez dans le ruisseau, c’est la faute à Rousseau

5. notes-musique.jpg

La faute à Dieudo : version longue !

 

♪ ♫ ♪ ♫

 

S’il est un mot qu’aucun de ces deux pousse-au-crime n’a jamais employé – et M. Guillemin non plus pour autant que nous le sachions – c’est le mot « conspirationnisme ». La richesse de leur vocabulaire ne pouvant être mise en cause, c’est sans doute que la chose n’existait pas. N’existe pas. Idem pour le mot « complotistes ». Louis-Ferdinand Céline a bien osé un « complotiques », mais c’était pour rire. Quand on fait dans l’invective, on a droit aux néologismes.

[ Saint-Just, qui redoutait très fort l’influence des parents sur leur progéniture, voulait qu’à l’âge de trois ans les enfants leur soient enlevés pour être éduqués par la République. Si l’Antoine avait vécu, peut-être que le Ferdinand ne serait jamais devenu judéophobe à l’imitation de son papa. Ah, - soupir -, mais qui éduquera les éducateurs de la République ? ]

M.E. Nabe, qui ne sait pas que singer les faiblesses d’un grand homme ne vous donne pas nécessairement son génie, vient de s’aligner bien inconsidérément sur Dame Chienlit. Il s’est mis dans de beaux draps !

Tiens, puisqu’on en parle…

 

Révolution

6. Dubout - Sans titre - 1973.JPG

(…)

La Révolution moyenneuse ?

Comment l’allez vous faire belle face ?

Je décrète salaire national 100 francs par jour maximum et les revenus tout pareillement pour les bourgeois qui restent encore, bribes de rentes, ainsi je n’affame personne en attendant l’ordre nouveau. Personne peut gagner plus de 100 balles, dictateur compris, salaire national, la livre nationale. Tout le surplus passe à l’État. Cure radicale des jaloux. 100 francs pour le célibataire, 150 pour les ménages, 200 francs avec trois enfants, 25 francs en sus à partir du troisième môme. Le grand salaire maxima : 300 francs par jour pour le Père Gigogne. Ça sera une extrême exception, la moyenne 70-100 balles.

Forcément y en a qui fument, qui trouvent que c’est pas juste du tout, les ceusses qui gagnent pas leurs cent francs… Pardon ! pardon ! Tout est prévu ! 50 francs salaire minimum, 75 marié, 100 francs les pères de famille avec trois enfants au moins. J’ai pensé à eux.

7. Dubout le pen vite.jpg

Plus de chômage bien entendu. Comment vous supprimez ça ?

Je nationalise les Banques, les mines, les chemins de fer, les assurances, l’Industrie, les grands magasins… C’est tout ? Je kolkozifie l’agriculture à partir de tant d’hectares, les lignes de navigation, je ramasse le blé, les froments, l’élevage des génisses, et les cocottes avec leurs oeufs, je trouve du boulot pour tout le monde. Et ceux qui veulent pas travailler ? je les fous en prison, si ils sont malades je les soigne.

Comme ça y aura plus d’histoires, faut que tout le monde y passe, les poètes je m’en occupe aussi, je leur ferai faire des films amusants, des jolis dessins animés, que ça relèvera le niveau des âmes, il en a besoin. Une fois qu’on est sorti de la tripe, de l’obsession de la boyasse, tous les petits espoirs sont permis.

 

Faut pas du grand communisme, ils comprendraient rien, il faut du communisme Labiche, du communisme petit bourgeois, avec le pavillon permis, héréditaire et bien de famille, insaisissable dans tous les cas, et le jardin de cinq cents mètres, et l’assurance contre tout. Tout le monde petit propriétaire. Le bien Loucheur obligatoire. Toujours les 100 francs maxima, les maridas à 125, les grosses mémères à 150. Ça fera des discussions affreuses, du bignolage perte d’ouïes, un paradis pour ménagères, on arrêtera plus de jaboter à propos des profiteurs qu’ont des 4 et 5 enfants, mais ça aura plus de conséquences, ça pourra pas soulever les masses des différences de 25 francs.

8. Dubout - On vote.JPG

Votons mesquin, voyons médiocre, nous serons sûrs de pas nous tromper. Voyons le malade tel qu’il se trouve, point comme les apôtres l’imaginent, avide de grandes transformations. Il est avide de petit confort.

Quand il ira mieux ça se verra, on pourra lui faire des projets, des grandes symphonies d’aventures, nous n’en sommes pas nom de Dieu ! Si on le surpasse il va en crever, il va s’écrouler dans son froc, il va débiner en lambeaux, il va se barrer en jujube, il tient déjà plus lerche en l’air… Il est vérolé d’envie comme le bourgeois d’avarice. C’est le même microbe, même tréponème.

C’est ça qui leur donne des abcès, qui les torture, les grimace.

Les opérer tous les deux, ensemble, d’un même bistouri, c’est Providence et charité, c’est la résurrection sociale.

Ils sont trop laids à regarder, tels quels, convulsant dans leur merde, il faut agir, c’est un devoir, c’est l’honnêteté du chirurgien, une toute simple, fort nette incision, presque pas sanglante, une collection fleur à peau, archi-mûre… un petit drain… quelques pansements… et puis c’est tout… huit à dix jours…

 

Moi j’aime pas les amateurs, les velléitaires. Faut pas entreprendre un boulot ou bien alors il faut le finir, faut pas en laisser en route, que tout le monde se foute de votre gueule…

Si on fait la révolution c’est pas pour la faire à moitié, il faut que tout le monde soye content, avec précaution, douceur, mais avec la conscience des choses, qu’on a rien escamoté, qu’on a bien fait tout son possible.

Quel est l’autre grand rêve du Français ? 99 Français sur 100 ? C’est d’être et de mourir fonctionnaire, avec une retraite assurée, quelque chose de modeste mais de certain, la dignité dans la vie.

Et pourquoi pas leur faire plaisir ? Moi j’y vois pas d’inconvénient. C’est un idéal communiste, l’indépendance assurée par la dépendance de tout le monde. C’est la fin du “chacun pour soi”, du “tous contre un”, de “l’un contre tous”. Vous dites : Ils fouteront plus grand’chose. Oh ! C’est à voir… On en reparlera… Je trouve ça parfaitement légitime que le bonhomme il veuille être tranquille pour la fin de ses jours. C’est normal… et la sécurité de l’emploi… c’est le rêve de chacun. Je vois pas ce que ça donne d’être inquiet, j’ai été bien inquiet moi-même, j’en ai t’y mangé de la vache ! Je crois que je suis un champion de la chose, j’ai tout de même ça en horreur. Je vois pas à quoi ça peut servir pour le relèvement de la Sociale, la marche agréable du Progrès, de se casser le cul effroyable, d’en chier comme trente-six voleurs, sans fin ni trêve, les consumations par l’angoisse que c’est du crématoire de vie.

C’est toujours des douillets nantis, des fils bien dotés d’archevêques qui vous parlent des beautés de l’angoisse, je leur en filerai de la voiture, moi ! de la sérieuse voiture à bras, et poil, certificat d’étude ! à l’âge de 12 ans ! je te leur passerai le goût de souffrir !  (…)

 

Enfants

9. dubout-portrait-pagnol.jpg

(…)

La France elle a des ennuis.

Elle va crever d’à peu près tout, des juifs, des maçons, de l’Angleterre, de la défaite militaire, de bisbille celtique éperdue, de prétentions cacochymes, de la haine des uns pour les autres, de l’égoïsme capitaliste, et coetera et couetera… Elle va crever qu’elle manque d’essence, de coton, de cuivre et de froment…

Elle va périr enfin surtout qu’elle produit plus assez d’enfants, c’est l’oeuf de Colomb par le fait : plus d’enfant, plus de France… Au taux actuel c’est des plus simples, dans 20 ans y aura plus de jeunesse… y aura plus chez nous que des vieillards, des emphysémateux à bosses… La question sera donc résolue en même temps que les autres… France éternelle aura vécu… de tours de vache en discours, de folles saignées en clarinettes… Pas besoin de se casser la tête… Les problèmes d’asile de vieillards c’est du ressort de l’Économat, y a plus besoin de Premier Ministre… des suppositoires… du tilleul… On est donc au bout du rouleau. C’est de la pénurie vitale… C’est la poule qui ne veut plus pondre… Ah ! la déprimante conjecture ! De quoi morfondre bien des Sénats ! Bien sûr y a le Code de la famille ! Mais qu’il est étique et râleux ! chafoin ! Je crois pas qu’il fasse bander personne…

Et c’est pourtant de ça qu’il s’agit… Beaucoup de papier, peu d’enthousiasme. Faut se mettre à la portée du monde… Vous parlez d’un fringant passé !... Tout en catastrophes écoeurantes… Verduns pour rien… Gloire pour les prunes… Impôts pour les youtres, les anglais… la Ceinture française tous les jours… jamais pour nous les chaussures !... toujours pour les autres !… Salut ! Vous avez dégoûté la bête. Vous parlez d’un joli présent… Vous parlez d’un jouissant avenir… que du boulot, des sacrifices, des charogneries à perte de vue… C’est pas un programme bandochant… Vous vous rendez compte ? On en a sué 400 milliards pour parvenir où nous en sommes… sur les genoux… en bas d’une autre côte… C’était aussi un grand projet bien patronné par toute l’élite, la fine fleur des hautes maçonneries… à quel renfort de zimboum ! boum !...

Quelles pâmoisons ventriloques !...

Quels sacrés jurements au bonheur ! quelles culotissimes assurances ! Et de quels hommes ? Presque les mêmes… les bulles encore au coin de la gueule… C’est donc le tout à recommencer ?...

Minute ! Vous permettez qu’on se gratte… qu’on se demande où ça va conduire votre nouvelle enfourcherie de dada… qu’on se demande dans votre aventure qu’est-ce qu’on va lui faire au têtard ? C’est ça qui nous intéresse… Quels tours de fumiers tout ça couve ?… Des championnats de la maigreur ?... Va-t-on battre les Russes… les Berbères… au Grand Steeple de la Privation ?...

Prévenez-nous tout de suite…

Faut vous faire encore des enfants ?

Ça vous suffit pas les vieillards ? Ah ! Ça va mal ! Mieux vaut l’admettre. La confiance se cache, les enfants aussi, ils restent au fond des entrailles.

L’entrain à la vie n’est plus là.

Ça se voit en tout, dans nos grimaces, nos façons gercées…

10. demographie plantu.jpg

Crédit est mort une fois pour toutes.

Pas de sécurité pas de famille ! Plus de légèreté, plus de grâce, dans les mouvements, dans les coeurs…

Sans enfants plus de gaîté.

Comment rendre la confiance à tous ces gens sourcilleux, revêches au déduit, noués de partout ?...

Je crois par un autre code de la Famille, mais alors beaucoup plus vivace, plus ample, bien plus généreux, pas un code de ratatinés discutailleux préservatifs. Mais non ! Mais non ! Un vrai code, qui comprendrait tout, bêtes, biens et gens, enfants et vieillards de France dans la même famille, les juifs exclus bien entendu, une seule famille, un seul papa, dictateur respecté. Une famille donc respectable où y aura plus du tout de bâtards, de cendrillons, de poil de carotte, de bagnes d’enfants, “d’Assistance”, où la soupe serait la même pour tous, où y aurait pas d’enfants de riches, des tout dodus et les petits maigres, des qui s’amusent, d’autres qui la pilent. Ça va vraiment plus une société bâtie comme la nôtre, faut mieux qu’elle s’efface, c’est comme une chienne qu’est trop vicieuse, c’est normal qu’on s’en débarrasse.

Tout le monde à la même école ! Les familles réunies, en somme, toutes les familles dans une seule, avec égalité des ressources, de droit, de fraternité, tout le monde au salaire national, dans les 150 francs par jour, maximum, le Dictateur 200 points pour lui faire spécialement honneur, encore qu’il soit bien entendu qu’on ira pour sa livre “extra” le taper plus souvent qu’à son tour, question de bien lui rappeler la vie, qu’il en chiera comme un voleur, que c’est le rôle des pères de famille.

Faut recréer tout ? alors parfait ! Mais faut pas se perdre dans les prostates, faut recommencer tout de l’enfance, par l’enfance, pour tous les enfants. C’est par là que le racisme commence et le vrai communisme aussi, à l’enfance et pas ailleurs, par la gentillesse unanime, l’envie que toute la famille soit belle, saine, vivace, aryenne, pure, rédemptrice, allégrante de beauté, de force, pas seulement votre petite famille, vos deux, trois, quatre mômes à vous, mais toute la famille bien française, le juif en l’air bien entendu, viré dans ses Palestines, au Diable, dans la Lune.

On se fout des enfants des autres ! Ça suffit bien d’élever les siens ! Chacun voit midi à sa porte ! Il faut que ça cesse ce genre hideux, une fois pour toutes ! que ça devienne incompréhensible cet égoïsme ès berceau. Il faut que les enfants des autres vous deviennent presque aussi chers, aussi précieux que les vôtres, que vous pensiez aussi à eux, comme des enfants d’une même famille, la vôtre, la France toute entière. C’est ça le bonheur d’un pays, le vrai bouleversement social, c’est des papas mamans partout. Le reste c’est que des emmerdements, des abracadabrantes combines, des fourbis chinois, des pitreries d’orgueil, hagard, absolument contre nature, qui peuvent finir qu’en catastrophes.

Racisme c’est famille, famille c’est égalité, c’est tous pour un et un pour tous. C’est les petits gnières qu’ont pas de dents que les autres font manger la soupe. Au sort commun pas de bâtard, pas de réprouvés, pas de puants, dans la même nation, la même race, pas de gâtés non plus, de petits maîtres. Plus d’exploitation de l’homme par l’homme. Plus de damnés de la terre. C’est fini. Plus de fainéants, plus de maquereaux non plus, plus de caïds, plus d’hommes à deux, trois estomacs.

Le marxisme est bien emmerdé, on lui secoue son atout majeur : le coeur froid des hommes.

C’est la famille qui réchauffe tout, c’est plus le pognon qui l’unit, c’est la race, c’est plus le pognon qui la divise, y en a plus. C’est tout le pays familialement recréé à 100 francs par jour.

 

La maîtresse richissime d’un de nos présidents du conseil, actuellement en prison, fut paraît-il à l’origine, à l’inspiration des “décrets de pudeur” récemment promulgués.

Outre ! Décrets d’offusquerie ! de protection soi-disant de la morale et des familles !

Bouffre ! que voici la tartuferie dans tout son odieux faux-fuyant ! sa dégueulasserie bourrique ! toujours cavetante aux Parquets ! (comme les communistes) pour dériver les griefs, détourner la foudre sur quelques piteux qu’en peuvent mais…

Ah ! le fameux tableau de chasse ! comme ça va relever les familles quand on aura cintré trois cloches, trois plumiteux en mal de terme, qu’auront ressorti les filles de Loth, et puis deux, trois petits maniaques qui se font du mal au martinet !... Malheur ! Ça leur fera des belles cuisses aux familles françaises !

Madame, j’aurais des choses à dire si vous étiez encore en Cour, mais vous n’êtes plus aux faveurs… vous en entendriez des belles… mais vous n’êtes plus au pouvoir… C’est pas mon genre l’hallali, j’ai pas beaucoup l’habitude d’agresser les faibles, les déchus, quand je veux me faire les poignes sur le Blum je le prends en pleine force, en plein triomphe populaire, de même pour les autres et Mandel. J’attends pas qu’ils soyent en prison. Je fais pas ça confidentiellement dans un petit journal asthmatique. Je me perds pas dans les faux-fuyants, les paraboles allusives.

C’est comme pour devenir pro-allemand, j’attends pas que la Commandatur pavoise au Crillon.

Demain si le Daladier revenait (c’est pas impossible croyez-le) je vous affirme que je le rengueulerais et pas pour de rire. D’abord y a un compte entre nous, c’est lui qui m’a fait condamner… Pour le moment il est tabou, il est par terre, ça va, j’attends…

Y a un temps pour tout que je dis…

J’aime pas les salopes.

C’est sous Dreyfus, Lecache, Kéril, qu’il fallait hurler « vive l’Allemagne » ! À présent c’est de la table d’hôte…

Mais revenons à nos familles… Vous leur vouliez du bien Madame ? Avec tout le respect que je vous dois, vous vous foutez d’elles et bellement ! C’est pas en expurgeant les livres que vous augmenterez leur confort. D’abord je vais vous dire une bonne chose, les familles elles lisent jamais rien, quelque fois le Paris-Soir et encore… C’est pas les livres qui les corrompent… Ce qui les corrompt c’est votre exemple, c’est l’exemple de vos privilèges, c’est votre astucieuse réussite de foutre rien avec des rentes, d’être bien heureuse dans votre nougat, toute parasite et pépère. La voilà la folle indécence, l’obscénité en personne ! Voilà le fléau Madame, c’est pas dans les livres, c’est dans votre existence même.

Je vous vois qu’une façon de les aider les familles qui vous sont précieuses, c’est de leur verser tout votre pognon, tous les attributs de la fortune. C’est ça qui les soulagera bien, c’est pas les déplacements de virgules, les nitoucheries effarées, les trémoussements autour du pot… Si vous attaquez le problème alors allez-y carrément ! amenez vos ronds ! là ! sur la table ! tous vos ronds ! on verra de cy que vous êtes sincère, que c’est pas du cinéma, que les familles vous tiennent à coeur.

Parce que si c’est pour la musique, nous aussi on peut composer… des folies-bouffes… des pastourelles… Racine, lui, travaillait en verses pour les jeunes filles de la Maintenon…

Ah ! Méfions-nous de ces maîtresses !... elles vous ont un goût des Beaux-Arts… un penchant, le caprice, le don, de s’occuper des familles !…

 

Oh ! C’est pas que je vienne dire du mal des Beaux-Arts et de leur enseignement. Je trouve rien de plus essentiel. « Donnez-moi le privilège d’écrire les chansons d’un peuple et je serai bien au-dessus de celui qui fait les Lois. »

Voici le précieux adage tout à méditer.

Vous dites : « Le peuple a aucun goût ! Il aime que le faux, les ordures… »

Où qu’il aurait pris son goût ? Pas à l’école, on l’apprend pas. On se désintéresse du goût, de l’enthousiasme, de la passion, des seules choses utiles dans la vie… On apprend rien à l’école que des sottises raisonnantes, anémiantes, médiocrisantes, l’air de tourner con râbacheur. Regardez les petits enfants, les premières années… ils sont tout charme, tout poésie, tout espiègle guilleretterie… À partir de dix, douze ans, finie la magie de primesaut ! mués louches sournois butés cancers, petits drôles plus approchables, assommants, pervers grimaciers, garçons et filles, ragoteux, crispés, stupides, comme papa maman. Une faillite ! Presque déjà parfait vieillard à l’âge de douze ans ! Une culbute des étoiles en nos décombres et nos fanges !

Un désastre de féerie.

11. L'entreprise à l'école.JPG

Quelle raison ? La puberté ? Elle a bon dos ! Non ! Parce que dressés tout de suite en force, sonnés d’emblée dès l’école, la grande mutilante de jeunesse, l’école leur aura coupé les ailes au lieu de leur ouvrir toutes grandes et plus grandes encore ! L’école n’élève personne aux nues, elle mutile, elle châtre. Elle ne crée pas des hommes ailés, des âmes qui dansent, elle fabrique des sous-hommes rampants qui s’intéressent plus qu’à quatre pattes, de boutiffes en égouts secrets, de boîtes à ordures en eaux grasses.

Ah ! C’est vraiment le plus grand crime d’enfermer les enfants comme ça pendant des cinq ou dix années pour leur apprendre que des choses viles, des règles pour mieux s’ahurir, se trivialiser à toutes forces, s’utiliser l’enthousiasme aux choses qui s’achètent, se vendent, se mangent, se combinent, s’installent, dilatent, jubilent Capital, qu’on roule avec, qu’on trafique, qu’on goupille, chignolle, lamine, brase, en cent enfers mécanisés, qu’on accumule dans ces dépôts pour les refiler à bénéfices… à la grouillerie des brutes d’achat.

Quelle atroce farce ! Saisir les enfants à leurs jeux, les empêtrer minutieusement pas examens impeccables de notions toujours plus utiles, tourner en plomb leur vif argent, leur river après les quatre pattes, que la bête gambade plus jamais, qu’elle reste prosaïque à toujours, fardée à hurler à mort, sous chape effroyable, à désirer toutes les guerres pour se dépêtrer comme elle peut d’une existence qui n’en est plus, qu’est une espèce de survie d’une joie trépassée depuis longtemps, enterrée toute vive à l’école.

Parce que si ça doit continuer notre existence pareille et même, telle qu’elle se déroule aujourd’hui, sur cette boue ronde, je vois pas beaucoup à quoi ça rime… Des catastrophes comme distractions… des hécatombes comme dessert… ça peut encourager personne… On pourrait peut-être aviser, varier un peu nos usages… se demander par où ça pèche… À moins qu’on aime l’atrocité… les grands Beaux-Arts de catastrophe…

C’est important les Beaux-Arts, c’est pas moi qu’en dirais du mal… C’est la manière de s’en servir, c’est là qu’est le hic… Ça serait peut-être même une façon de rénover de fond en comble l’Europe et ses tristes vilains penchants, de lui retrouver un petit peu une âme, une raison d’être, un enchantement, une gaîté surtout, c’est ça qui lui manque le plus, une gaîté pour commencer, puis une mélodie bien à elle, une ivresse, un enthousiasme, un racisme d’âme et de corps, qui serait l’ornement de la Terre, la fontaine des plus hautes féeries ! Ah, nom de Dieu y en a besoin !

Pas un racisme de chicane, d’orgueil à vide, de ragots, mais un racisme d’exaltation, de perfection, de grandeur.

Nous crevons d’être sans légende, sans mystère, sans grandeur. Les cieux nous vomissent. Nous périssons d’arrière-boutique.

Vous voulez retrouver l’entrain ? la force créatrice ? alors première condition : Rénovez l’école ! recréez l’école ! pas qu’un petit peu… sens dessus-dessous !...

Tout doit reprendre par l’école, rien ne peut se faire sans l’école, hors l’école. Ordonner, choyer, faire éclore une école heureuse, agréable, joyeuse, fructueuse à l’âme enfin, non point morne et ratatinière, constipante, gercée, maléfique.

L’école est un monde nouveau qui ne demande qu’à paraître, parfaitement féerique, tous nos soins envers ce miracle ne consistent encore à ce jour qu’en brutalités méthodiques, en avortements acharnés.

Le goût du public est tout faux, résolument faux, il va vers le faux, le truqué, aussi droit, aussi certainement que le cochon va vers la truffe, d’instinct inverti, infaillible, vers la fausse grandeur, la fausse force, la fausse grâce, la fausse vertu, la fausse pudeur, le faux bonhomme, le faux chef-d’oeuvre, le tout faux, sans se fatiguer.

D’où lui vient ce goût-catastrophe ? avant tout, surtout de l’école, de l’éducation première, du sabotage de l’enthousiasme, des joies primitives créatrices, par l’empesé déclamatoire, la cartonnerie moralistique.

L’école des bourrages ressassages, des entonnages de fatras secs nous conduit au pire, nous discrédite à jamais devant la nature et les ondes…

Plus d’entreprises de cuistreries ! d’usines à rogner les coeurs ! à raplatir l’enthousiasme ! à déconcerter la jeunesse ! qu’il n’en réchappe plus que noyaux, petits grumeleux rebuts d’empaillage, parcheminés façon licence, qui ne peuvent plus s’éprendre de rien sauf des broyeuses-scieuses-concassières à 80 000 tours minute.

Ô pions fabricants de Déserts !

 

Bien sûr il faut des certitudes, du pondérable, des poids, des mesures, des sciences exactes, des découpetages d’Algébrie, des mathématiques Barateuses-lieuses, des concomitants Mastodontes, poustouflants à cent mille pistons, par tourbillonages réversibles, des fouasseuses gicleuses synthétantes hautes dix fois comme la tour Eiffel, à jus de cornue miroboleux, idoles de vingt Trusts verticaux, avec fournaises en ébonite, cheminées qui traversent les Alpes, tous les torrents emboutis, façonnés égouts de Haute-force, mers Blanches en sirops, qui remplacent mille hommes à fond de mine par trois pets et un tondu, tout ceci formellement précis et loustiquerie polytechnique.

Fort bien ! Très bien ! Nous sommes contents !

Parfaitement louable et Grand merci ! Le progrès étant à ce prix !

Tout de même faudrait que ça passe en second… en tout honneur et révérence… que ça décervelle pas l’enfance… autrement c’est plus qu’un désastre, un misérable naufrage en plein Prodige de mécanique, qu’on laisse tout de même l’enfant tranquille que ça lui mange pas tout son rêve, les forces du progrès électrique, tourpillonnant standardisé, parce que c’est ça le divin précieux, précieux comme trois cent mille progrès, notre tout petit mirliton à nous… encore au fond des âges… trois cent mille fois mille progrès et encore mille fois dix mille ans, ça ne vaut pas… le petit rigodon du rêve la musique timide du bonheur, notre menu refrain d’enfance…

Que doive crever Polytechnique on se fera parfaitement raison, qu’on marche déjà très bien à pied, qu’on fera dodo dans l’autobus quand y aura plus d’essence du tout, à jamais… et quand ça sera la mort du cheval… on reviendra aux temps comme avant où y avait pas encore les clous… où se promener était pas un drame, où ça finissait pas toujours à l’hôpital ou en prison.

Je veux bien qu’il y ait de la force majeure, des mals nécessaires, des mécaniques dans certains cas, des trolleybus, des Cyclo-pompes, des calculatrices à moteur, je comprends les sciences exactes, les notions arides pour le bien de l’Humanité, le Progrès en marche… Mais je vois l’homme d’autant plus inquiet qu’il a perdu le goût des fables, du fabuleux, des Légendes, inquiet à hurler, qu’il adule, vénère le précis, le prosaïque, le chronomètre, le pondérable. Ça va pas avec sa nature. Il devient, il reste aussi con. Il se fabrique même une âme chimique avec de l’alcool à toutes doses, pour réagir contre l’angoisse, se réchauffer les aciers, se duper au monotone, il se délabre, cafouille, s’étiole, rote, on l’emporte, on l’incarcère, on le radoube, on rambine vitesse, il revient, tout est à recommencer… il tient plus huit jours à la vie super-intense des cent mille grelots à la fois tressaillis dans du vitriol. Et de plus en plus convaincu “d’alésages au polycompteur”, de précipices à la corde, virés au 3/5ème de poil, d’engouffrants phénomènes de trombes, halluciné à mort de Vide, osmotique des riens, métaphysique de sottise, hypnotisé de précisions, myope de science, taupe de jour.

On l’éberlue de mécanique autant que les moines de mômeries nos pères les crasseux, il fonce le moderne, il charge, du moment qu’on lui cause atomes, réfractions cosmiques ou “quanta”, il croit que c’est arrivé dur comme fer. Il est en or pour tous panneaux. Il donne dans le prestige des savants comme autrefois aux astrologues, il s’est pas encore rendu compte que d’additionner des pommes ou de mettre en colonnes des atomes, c’est exactement semblable, c’est pas plus sorcier, c’est pas plus transcendant l’un que l’autre, ça demande pas plus d’intelligence.

Tout ça c’est de la vaste escroquerie pour bluffer le bonhomme, l’appauvrir, le dégoûter de son âme, de sa petite chanson, qu’il aye honte, lui couper son plaisir de rêve, l’ensorceler de manigances, dans le genre Mesmer, le tripoter, le conditionner trépied de machine, qu’il renonce à son coeur, à ses goûts, muet d’usine, moment de fabrication, la seule bête au monde qu’ose plus du tout sauter de joie, à son caprice, d’une patte sur l’autre, d’une espièglerie qui lui passe, d’un petit rythme de son espèce, d’une fredaine des ondes.

Comment que le nègre va gagner ! Qu’il va venir abolir tout ça ! toute cette forcènerie sinistre ! lui l’Anti-machine en personne ! qui déglingue tout ! raccommode rien ! l’Anti-Raison force de la nature ! Il l’aura beau pour trépigner toute cette valetaille abrutie, ces chiens rampants sous châssis !...

 

N’importe quel poisson crevé peut descendre le flot furieux, mais il en faut un de courage et joliment vif pour remonter au courant.

Regardons encore ces déjetés, ces accidentés permanents qui savent plus où donner de la tête, comment on peut leur rendre une âme ? une petite musique, un rythme ? qu’ils soyent plus si fades comme ils sont, en honte au dernier têtard, tout fiévreux, râpeux de raison, ignobles à écouter, à voir. Et infatués avec ça ! d’être à bout de tout leur rouleau, si serfs intrépides, plus pauvres que l’âne, attelés plus bas, au marché vide.

Faudrait un Hercule convaincu et drôlement soufflé, pour les arracher ces lascars à leur roboterie, citoyens motorisés, puis citoyens-bicyclettes, puis citoyens tout nus, pieds nus, la gueule de travers, mauvais coolies, que faire pour eux ? Pas grand’chose. Le traitement à l’école ? Peut-être… Avant l’usine, le bureau, avant la fameuse orientation professionnelle… avant le pli irrémédiable ?... Peut-être… Tout doucement… par les Beaux-Arts ?... Pas à la manière de Maintenon, de Racine, les grandes indécences. Hélas les temps ne son plus. États de luxe, de gaspillages… où l’âme courait encore les rues… divertissements blasés… le peuple encore tout chantant, dansant, festoyant à guise… Hélas ! Les temps ne sont plus… Nous sommes avares devenus, malmenés, pauvrets de ressources et de coeur. Soyons au fait de notre honte. Il faut tout reprendre à l’école, aux balbutiements, à l’A.B.C. de la brimade, de l’estiolerie d’émotions. Las ! que faire de cet insensible, sans rythme, sans saveur, sans essor, que nous livre aujourd’hui l’école, sortie des pensums ? Absolument rien. Confiné, constipé, chafouin, rageur, peureux, revendiquant, tricheur, sournois, effleurant tout, n’aimant rien, bavard de tout, comprenant rien, ah ! l’aride petit phénomène ! âcre résidu de hideux drame, celui de l’étiolerie des âmes, sous la férule des cuistres rances.

Ce misérable est sans recours, c’est un osselet pour toujours à brinquebaler dans les machines, il a plus qu’à attendre son tour, la guerre où on broye les osselets sous les charges de tanks fourrageurs ou sous torpilles en abris-caves où ça se concasse à la toluite les petits osselets de son genre.

Pour l’adulte pas grand’chose à faire… Peu de Révolution pour lui !... des phrases… des phrases… toujours des phrases… L’enfance notre seul salut. L’École. Non à partir des sciences exactes, du Code civil, ou des morales impassibles, mais reprenant tout des Beaux-Arts, de l’enthousiasme, de l’émotion, du don vivant de la création, du charme de race, toutes les bonnes choses dont on ne veut plus, qu’on traque, qu’on vexe, qu’on écrabouille. Une société que demande-t-elle ? en plus du lait chez l’épicier, du pain de quatre livres, du frigidaire ?

Des sociétaires qui s’entendent, qui sont émotifs, émus les uns par les autres, pas des bûches rébarbatives… qu’ont des raisons de se rencontrer, agréablement, non pour admirer leur confort, leurs peaux de zébis du Kamtchatka, leurs 35 chevaux “Quaquaquat”, leurs boîtes à viande 14 litres qu’est la puanteur des campagnes, leurs “tankinettes” d’élégance, mais des choses qui ne s’achètent pas, qu’on fait soi-même avec des ondes, de la bonne humeur, du vent, de l’enthousiasme, du divin, de la “pôvoisie”…

Sans création continuelle, artistique, et de tous, aucune société possible, durable, surtout aux jours d’aujourd’hui, où tout n’est que mécanique, autour de nous, agressif, abominable.

 

Faut-il croire que c’est compliqué, singulier, surnaturel, d’être artiste ? Tout le contraire ! Le compliqué, le forcé, le singulier c’est de ne l’être point.

Il faut un long et terrible effort de la part des maîtres armés du Programme pour tuer l’artiste chez l’enfant. Cela ne va pas tout seul. Les écoles fonctionnent dans ce but, ce sont les lieux de torture pour la parfaite innocence, la joie spontanée, l’étranglement des oiseaux, la fabrication d’un deuil qui suinte déjà de tous les murs, la poisse sociale primitive, l’enduit qui pénètre tout, suffoque, estourbit pour toujours toute gaîté de vivre.

Tout homme ayant un coeur qui bat possède aussi sa chanson, sa petite musique personnelle, son rythme enchanteur au fond de ses 36°8, autrement il vivrait pas. La nature est assez bourrelle, elle nous force assez à manger, à rechercher la boustiffe, par tombereaux, par tonnes, pour entretenir sa chaleur, elle peut bien mettre un peu de drôlerie au fond de cette damnée carcasse. Ce luxe est payé.

Tous les animaux sont artistes, ils ont leurs heures d’agrément, leurs phases de lubies, leurs périodes de rigodon, faridon, les pires bestioles biscornues, les moins engageantes du règne, les plus mal embouchés vautours, les tarentules si répugnantes, tout ça danse ! s’agite ! rigole ! le moment venu !

Les lézards aveugles, les morpions, les crotales furieux de venin, ils ont leurs moments spontanés, d’improvisation, d’enchantement, pourquoi on serait nous les pires sacs, les plus emmerdés de l’Univers ?

On parle toujours des têtards, ils se marrent bien eux, ils frétillent, ils sont heureux toute la journée. C’est nous qu’on est les pires brimés, les calamiteux de l’aventure.

À quoi tout ça tient ? à l’école, aux programmes.

Le Salut par les Beaux-Arts !

Au lieu d’apprendre les participes et tant que ça de géométrie et de physique pas amusante, y a qu’à bouleverser les notions, donner la prime à la musique, aux chants en choeur, à la peinture, à la composition surtout, aux trouvailles des danses personnelles, aux rigodons particuliers, tout ce qui donne parfum à la vie, guilleretterie jolie, porte l’esprit à fleurir, enjolive nos heures, nos tristesses, nous assure un peu de bonheur, d’enthousiasme, de chaleur qui nous élève, nous fait traverser l’existence, en somme sur un nuage.

C’est ça le Bon Dieu à l’école, s’enticher d’un joli Bel-Art, l’emporter tout chaud dans la vie. Le vrai crucifix c’est d’apprendre la magie du gentil secret, le sortilège qui nous donne la clef de la beauté des choses, des petites, des laides, des minables, des grandes, des splendides, des ratées, et l’oubli de toutes les vacheries.

C’est de ça dont [sic] nous avons besoin, autant, bien autant que de pain bis, que de beurres en branches ou de pneumatiques. Qu’on me dilacère si je déconne ! Et comment on apprend tout ça ? En allant longtemps à l’école, au moins jusqu’à 15-16 ans… qu’on en sorte tout imprégné de musiques et de jolis rythmes, d’exemples exaltants, tout ensorcelé de grandeur, tout en ferveur pour le gratuit.

La ferveur pour le gratuit, ce qui manque le plus aujourd’hui, effroyablement. Le gratuit seul est divin.

Plus de petits noyaux crevassés, issus des concours, qui peuvent plus s’éprendre de rien, sauf des broyeuses-concassières à 80 000 tours minute.

 

Malédiction sur la France !

       LAMARTINE

     (Dernières paroles)

Une fois le coeur consacré au don de soi-même, la vie ne peut plus grand’chose sur votre belle heureuse humeur. C’est un genre de lampe d’Aladin qui trouve toujours de nouvelles joies en lieux les plus sombres.

Ça s’arrange toujours plus ou moins, on ne foudroye pas un artiste.

C’est lui qui juge l’Univers, qui se fait marrer à sa guise, tantôt en bien, tantôt en mal, comme ci, comme ça, à petites astuces, au petit bonheur.

On ne peut plus grand’chose contre lui, ni les éléments, ni les hommes, il est passé fétiche pour tous, petit grigri des familles. Si on réfléchit c’est pas mal, rien qu’avec du souffle… Ça serait peut-être la fin des bisbilles, des jacasseries de sales cons, venimeux atroces, des ragotages diffamants, destructeurs de tout, de réapprendre à chanter ensemble, en choeur, et voguer de même, la main dans la main ?...

L’enseignement de rénovation quelle ampleur vous lui donnez ? Toute ! Par la danse, les sports, les Beaux-Arts, les choses utiles seulement secondes, la moitié du temps dirons-nous, il suffit bien ! 10 années ! les meilleures heures, les plus ardentes, dévolues à l’admiration, au culte des grands caractères, au culte de la perfection qui doit embraser l’âme humaine.

Il faut réapprendre à créer, à deviner humblement, passionnément, aux sources du corps, aux accords plastiques, aux arts éléments, les secrets de danse et musique, la catalyse de toute grâce, de toute joie et la tendresse aux animaux, aux tout petits, aux insectes, à tout ce qui trébuche, vacille, s’affaire, échoue, dégringole, trimbale, rebondit, recommence de touffes en brin d’herbe et de brin d’herbe en azur, tout autour de notre aventure, si précaire, si mal disposée…

Que pense de nous la coccinelle ?... Voilà qui est intéressant ! Point du tout ce que pense Roosevelt, ou l’archevêque de Durham…

Que le corps reprenne goût de vivre, retrouve son plaisir, son rythme, sa verve déchue, les enchantements de son essor… L’esprit suivra bien !... L’esprit c’est un corps parfait, une ligne mystique avant tout, le détour souple d’un geste, un message de l’âme, mieux à surprendre, à recueillir au bond, à l’envol de danse que sous accablants grimoires, marmonnerie de textes, contextes, bâfrerie d’analyse de poux, découpages de cheveux en mille, sports assis, migraines, remigraines et la suite, à dégueuler ce noir bastringue, noir sur blanc, tripes et boyaux morfondus de gravité, d’horreurs apprises immangeables, titubants malheureux navrés de bibliothèques, enlisés, suffoquants, affreux, sous glu de savoir, sous calcifiants amonts de fouasse, culturelle.

Ah ! la pourceaude pataugerie ! Ah ! qu’ils sont mornes à regarder ! à secouer ! à comprendre !...

Glués de la sorte, que voulez-vous qu’il en advienne, sans ailes, sans émoi, sans ferveur ? Brutes ou goujats, mufles partout, sournois d’usine, de cancres en boutique, ivrognes aux labours, bêtes à cinéma, passifs partout, de plus en plus ennuyeux, ennuyés, croulants, accablés ?

En chacun délivrer l’artiste ! lui rendre la clef du ciel !

Pensons à l’école française.

Que trouvons-nous ici, chez nous, de plus facile à faire revivre ? d’immanent… au ras du sol… Parmi les dons, les cadences… les sourires un peu… les moins oubliés… le petit espoir… la flammèche… vacillante certes… fumeuse déjà… mais enfin…

L’art ne connaît point de patrie ! Quelle sottise ! Quel mensonge ! Quelle hérésie ! Quel dicton juif !

L’art n’est que Race et Patrie ! Voici le roc où construire ! Roc et nuages en vérité, paysage d’âme.

Que trouvons-nous en ce pays, des Flandres au Béarn ?... Chansonniers et peintres, contrées de légère musique, sans insister… peut-être une fraîcheur de danse, un chatoyement de gaîté au bord des palettes, et d’esprit en tout ceci, preste de verve et badinant… et puis doux et mélancolique… Je veux bien !... Tout est merveille et m’enchante et chante qui m’élève du sol !... de véritable nature des hommes qui sont nés de là… C’est le choix d’une fleur au jardin, nulle n’est méprisable… entre toutes nulle n’est vilaine, toutes ont leur parfum… Point de mines mijaurées !

Tout est sacré de ces miracles… les plus infimes accents… trois vers, deux notes, un soupir…

De cy l’on peut tout recréer ! les hommes, leurs races, et leur ferveur… Panser leurs blessures, repartir vers des temps nouveaux. Il faut retourner à l’école, ne plus la quitter de vingt ans. Je voudrais que tous les maîtres fussent avant tout des artistes, non artistes-cuistres à formules, abrutisseurs d’un genre nouveau, mais gens au cours du merveilleux, de l’art d’échauffer la vie, non la refroidir, de choyer les enthousiasmes, non les raplatir, l’enthousiasme le “Dieu en nous”, aux désirs de la Beauté devancer couleurs et harpes, hommes à recueillir les féeries qui prennent source à l’enfance.

Si la France doit reprendre l’âme, cette âme jaillira de l’école. L’âme revenue, naîtra Légende, tout naturellement.

Bien sûr il faudra tout l’effort ! Ne point labeur ménager !

Tant de scrupules et mille soucis ! d’application merveilleuse, une fièvre, une ferveur, peu ordinaire de nos jours.

Mais l’enfance n’est point chiche du divin entrain dès qu’elle approche des féeries.

L’école doit devenir magique ou disparaître, bagne figé.

L’enfance est magique.

L’enfance tourne amère et méchante. C’est elle qui nous condamne à mort. Nous y passerons.

Il n’est que temps ! Battons campagne ! Croisons contre l’Ogre ! Tuons l’Ogre ! Et tout de suite ! “Horribilus Academus” ! L’ogre brandisseur de Programmes ! Étreigneur ! Dépeceur à vif ! Dévoreur de petits enfants !  (…)

 

Élite

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(…)

— Dites donc votre Élite elle râle…

— Qu’est-ce qu’elle a l’Élite ?

— Elle dit qu’elle est pas contente !

— De quoi ?

— Des cent francs…

— Ben merde, c’est déjà joli !... C’est une thune d’avant 14 ! Vous vous rendez compte ! Faut souhaiter que ça dure les cent francs !... Je trouve ça déjà d’un libéral !...

— Elle dit qu’elle peut pas y arriver… que cent francs, c’est se foutre du monde, que c’est pas un revenu d’Élite, que c’est une paye d’ouvrier, d’un chassieux de bureau, d’un homme de pas aucune valeur ! Elle demande pour quoi vous la prenez ?

— Eh bien dites donc c’est un monde !... voilà l’élite qui s’insurge !... Alors c’est que l’honneur est en jeu !...

— Persiflez toujours ! Qu’est-ce que vous faites de l’ambition ? des délicatesses de l’élite ? de la façon qu’elle se vêt, de la manière qu’elle présente, chez elle et dans les salons, se nourrit, se chausse ?... D’où que vous sortez ? Vous avez pas vu ses pardingues ? trois pour l’été, sept pour l’hiver ?... Ses vingt-huit paires de bottines ? et les vernis pour le soir ? Les quatorze costards anti-crise ? Vous savez pas ce que ça coûte ?... et de souper un peu en ville ? avec des élites comme elle !... des personnes posées ? de condition ? Mais ça coûte déjà vos cent francs rien qu’en vestiaire et cigarettes !... Vous y êtes pas du tout !... Vous voulez que sommairement vêtue avec ce qu’on mange aujourd’hui, elle attrape froid notre élite ?... qu’elle s’enrhume, qu’elle puisse plus sortir ?... qu’elle soye forcée de rester couchée ? chez elle ? à la diète ? y a déjà de quoi la rendre malade rien que de vos pénibles soties… Vous avez pas de but dans la vie vous !... vous avez pas d’ambition ! Vous pouvez rien comprendre à rien ! Vous songez creux, voilà tout ! comme tous les ratés ! Vous tuez l’ardeur ! l’entreprise ! Vous découragez les élites ! Voilà ce que vous faites ! et allez donc ! avec vos projets d’anarchiste ! Vous découragez les forts… C’est grave Monsieur, c’est très grave !... L’Élite c’est un raffinement… C’est un goût… c’est une atmosphère… c’est un certain luxe !… Que croyez-vous avec 100 francs ? Mais vous ne trouverez personne !... Vous ne voyez pas par exemple un Régent de la Banque de France à 100 francs par jour ? Non n’est-ce pas ? Un Directeur des Chemins de Fer à 100 francs de même ? moins cher peut-être que son lampiste si ce dernier est père nombreux !... Un gouverneur de Province à 100 francs par jour ?... Un grand Président des Trusts à cent francs ? pas plus ! Un Procureur de Tribunal à ce salaire misérable ? Vous n’aurez personne, je vous assure ! à 100 francs par jour !... que du déchet ! de la racaille ! 

— Alors que vive le déchet ! vive ! et la racaille de même aussi !

— Nous sommes en pleine utopie ! À la quatrième dimension !...

— C’est bien ce que je pense ! C’est agréable ! C’est l’ensorcellerie même ! On voit les hommes comme ils sont dans le fond de leur tripe de salopes ! évaporés des discours ! ce qu’ils ont vraiment dans le buffet ! du lard ? des idées ? du pourri ? C’est là qu’on va voir ce que ça pèse non dans les mots, mais dans les faits d’amour de la France… l’enfiévrante passion du bien général… le culte patriote… le désintéressement sacré… les plus hautes cimes d’abnégation… la foi dans la France éternelle… le brûlant désir de servir… Ah ! ça va être un bon moment ! On s’ennuyera pas une minute !...

— Mais ils vont tous démissionner ! Ils voudront jamais se soumettre !... L’Élite c’est bougrement fier !...

—  Démissionner ?... Je crois pas… C’est pas des gens qui démissionnent… Ils comprennent pas la raison. Ils comprennent que leur nombril. Ils le trouvent très bien, extraordinaire… Ils en sont heureux au possible… Tout le reste c’est que de l’injustice.

 

L’Élite n’est-ce pas c’est Exemple ou alors c’est rien du tout. L’exemple c’est de manger comme tout le monde, pas moins bien sûr, mais pas plus. L’idéal du parfait gueuleton, du dîner d’état-major, sauvera pas la France. Je vois pas beaucoup d’autre idéal dans l’élite actuelle. Manger finement, à volonté, le tout arrosé dive bouteille, à température, et nectar, rots appréciatifs et Vermot.

La tripe déesse des bourgeoisies.

Vous comprenez que le peuple qu’a déjà des sérieuses tendances vous lui montrerez pas deux fois les manières d’élite… Vous pourrez toujours, belle gueule, lui recommander les hautes lectures, les dissertations édifiantes, la sublimation de soucis, la fréquentation des classiques, ils vous enverra rebondir, il verra plus en vous que la panse, le foie gras, il vous pensera plus qu’en foie gras, jamais fatigué des jeux de table, pistant encore semaines et dimanches les fins traiteurs, les hostelleries, à travers guérets et campagnes, à la chasse d’auges exorbitantes, adulé des restaurateurs, en autos douillettes, à la quête d’autres venaisons, de mieux en mieux cuisinées. Kilomètres « 115 »… « 330 »… de pourlècheries, d’autres provendes, d’autres foies gras, chantant ravi, extasié, porc suprême motorisant. Grand Menu, Bible de la France… Voici l’exemple pour le peuple, la réclame vivante au foie gras, exaltante à miracle, épique, M. et Madame Oie-Cochon.

Qui dit mieux ?

Ah ! oui mais dites donc y a pas que ça ! Notez aussi je vous en prie : Fête pour l’Esprit ! Bonne chère ! table joyeuse ! l’Esprit festoye à mille facettes ! l’Élite étincelle ! Verve pétille ! Vous n’y pensez pas, morfondu ! Mousse champagne ! et facéties !

Oh ! la menteuse ! la truie nitouche ! Rien de plus banal qu’un gésier ! le ruminant en nous, visqueux, l’antre Tripe, piteux au regard, gras à l’écoute !... L’esprit ne trouve rien du tout !

Qui plantureusement soupe et dîne, deux fois par jour, trouve à digérer tel malaise, tel aria de ventre que tout son esprit disloque, astreinte de pancréas, bile de feu, chyle et boyasse distendus, muqueuses dévorées de chloride ! Pauvre sagouin tout saccagé d’expulsions de gaz, tympanique partout, tambour brimé de convenances, surpasse un moteur en péteries, d’où l’innommable promenade, de sites en bosquets du dimanche, des affolés du transit, à toutes allures d’échappements, de Lieux-dits en Châteaux d’Histoire. Ça va mal !

Il faut faire quelque chose quand on souffre.

J’ai pour cela une petite formule, pour ces occasions si pénibles, dont je me sers dans la pratique, que je recommande aux personnes qui savent ce que je veux dire, que digérer c’est pas badin sitôt que les gaz se forment, que c’est pas la question de l’esprit, d’élite ou d’autres joujoutes, que c’est question d’être soulagé.

Voici ce que je préconise !

 

Poudre magnésie calcinée 0 gr. 20

Charbon végétal 0 gr. 50

Pour un cachet n°30 :

Deux de sorte après chaque repas.

 

Pour conditionner mieux encore, rapproprier le tractus, reverdir l’usage, le sujet se trouvera bien d’une purgation légère deux fois par semaine au réveil, de sulfate de soude, une cuillérée par exemple, dans un demi-verre d’eau tiède, cuiller à dessert il s’entend.

Mais l’esprit n’est rien de ceci.

Il n’a que faire en ces misères.

Il n’est pour rien dans cette affaire.

Laissons-le hors de débat.

Pour ce qu’il en reste.  (…)

13. dubout élite 2..jpg

L.F. Céline, Les Beaux Draps, 1941

 

Pour le texte intégral, c’est là :

http://www.pourlhistoire.com/docu/les%20beaux%20draps.pdf

 

*

« Seuls les petits secrets ont besoin d’être protégés, les plus gros sont gardés par l’incrédulité publique »

Marshall Mc Luhan

 

Où Olivier Pechter, sans rapport direct avec ce qui précède, nous apprend des choses que nous ne savions pas.

Mais - Viktor Dedaj et Maxime Vivas en conviendront - il est bien dommage que la race des typographes soit éteinte, eux qui, en deux ou trois pichenettes se seraient occupés de mettre en forme (c. à d. en français) un article si important par son fond. Puisque nul n’y a pourvu, il faut le prendre tel qu’il est.

L’histoire cachée des Femen

19 janvier 2014

Olivier Pechter

14. Femen article.jpg

 

 

Cette enquête, qui aurait pu s’appeler « le poids des mots, le choc des photos » raconte l’histoire des FEMEN à la lumière de leurs alliances politiques et de leurs nombreux dérapages, souvent passés sous silence. Une gageure.

 

 

Communistes et rouge-bruns, les premiers alliés.

Cette première partie est consacrée à FEMEN…avant FEMEN.

Les politologues ukrainiens considèrent unanimement FEMEN comme un projet politico-commercial et ne se sont jamais véritablement penchés sur le sujet. À force d’incohérences, le mouvement "caméléon" a lassé leur pays, avant d’être fatalement discrédité.

En France, il a su rebondir, bénéficiant de soutiens jusqu’au Parti de gauche.

De leur côté, les médias nous ont inondé du story-telling "Féméniste". Jusqu’à ce qu’éclate le scandale de la Biennale de Venise, qui révéla la personnalité machiste de Viktor Sviatski, qui a longtemps dirigé FEMEN au côté d’Anna Hutsol. L’image du mouvement s’est brouillée. Son étoile a pâli. Un contre-récit s’imposait.

Les photos exclusives que je révèle rendent le propos difficilement contestable :

Lire la suite…

 

Les Lupercales revisitées Femen

(à ne manquer sous aucun prétexte)

Source : http://www.legrandsoir.info/l-histoire-cachee-des-femen.h...

 

*

Dernière minute !

Lettre de trois avocats à une Tata TOM

« C'est pour qui la banane ? C'est pour la guenon !» a lancé une fillette d’une dizaine d’années accompagnée de ses géniteurs, en agitant une banane, à Christiane Taubira en visite à Angers. Tandis que d’autres, à peu près aussi vieilles, lui lançaient au mégaphone : « Taubira casse-toi ! Taubira dégage ! Taubira tu sens mauvais. »

Cela vous fait-il apprécier à sa juste valeur, lecteurs, les préoccupations de Saint-Just quant à l’éducation des enfants ?

Mais les fillettes impubères ne sont pas les seules à s’être zoologiquement manifestées pour exprimer leur désapprobation de la politique suivie par la Garde des Sceaux. Ainsi…

1. Y'a Bon Taubira.jpeg

2. Taubira guenon.jpg

Cet espiègle photomontage (en haut) a été posté sur Facebook par une certaine Claudine Declerck, conseillère municipale UMP de Combes-la-Ville, tandis que celui du dessous, également posté sur Facebook, est l’œuvre d’une dénommée Anne-Sophie Leclere, candidate du Front National aux municipales de Rethel (Ardennes), laquelle a bien voulu expliquer face caméra (à quel empressé micro ?) que Mme le Ministre serait mieux "accrochée à des branches" que dans le gouvernement. Qu'en termes raffinés...

3. Taubira-a-la-banane-Minute-couverture-13-11-13-REDUIT-1024x807.jpg

Minute avait donné le « la » le 13 novembre dernier, avec cette couverture d’un goût exquis. Mais Riposte laïque estime pour sa part que Minute doit cesser d’insulter les singes et les bananes.

Et Madame Christiane Taubira, impavide, continue à déplorer « les provocations putrides », « le jeu pervers et nauséabond » de Dieudonné M’Bala M’Bala, « pitoyable bouffon » qui n’aura que ce qu’il mérite quand les forces émiettées du bras séculier, enfin regroupées à Paris rien que pour lui, vont s’occuper sérieusement de son cas.

Les maîtres de Madame le Ministre sont-ils satisfaits de ses services, au moins ?

Pendant la IIe Guerre Mondiale, dans les camps de sinistre mémoire tels que Auschwitz, Büchenwald, Dachau, Treblinka et autres, les femmes qui collaboraient avec leurs geôliers nazis, sur le dos d’autres prisonnières, étaient appelées des « kapos ». Elles avaient des excuses que ne saurait invoquer quiconque dispose de son libre-arbitre.

C’est ce que pensent assurément les trois avocats de Fort-de-France qui viennent de lui écrire.

 

LETTRE OUVERTE

À Madame Christiane TAUBIRA
Ministre de la Justice Garde des sceaux
13, place Vendôme 75042 PARIS CEDEX 01

 

OBJET : QUESTIONS SUITE A VOS PRISES DE POSITION DANS L’AFFAIRE DIEUDONNE

Madame, Nous avons pris connaissance avec consternation et une profonde indignation de vos diverses réactions concernant l’humoriste DIEUDONNE. Vous avez dit entre autre : «Le racisme et l’antisémitisme sont des délits, qui souvent mènent au crime …Parce que lorsqu’on commence ce jeu pervers et nauséabond, ça commence par des différences visibles et ça finit par des différences imaginaires. Ça commence par des ricanements et ça finit par des meurtres isolés ou en série… un pitoyable bouffon spécule davantage sur les dividendes d’un scandale que sur les risques judiciaires. Ces provocations putrides testent la société, sa santé mentale, sa solidité éthique, sa vigilance. Il nous.fàut y répondre».

Selon vous cette affaire DIEUDONNÉ n’est «pas que judiciaire mais aussi politique ».

Pour vous « Sanctionner Dieudonné est indispensable mais ne suffira pas ». Des propos aussi radicaux, fermes et engagés contre le racisme antisémite que DIEUDONNE est supposé incarner, nous amènent à nous interroger et à vous interroger.

Mme TAUBIRA, où étiez-vous, le 05 Février 2013 lorsque la cour de cassation française a rendu un arrêt par lequel la France, pays du Code noir, prétend une fois de plus expulser les Noirs de l’humanité ? Peut-être avez-vous oublié qu’en 2001, alors que vous étiez députée à l’Assemblée nationale de la France, vous avez été le rapporteur de la loi qui reconnaissait que la traite et l’esclavage des Noirs constituaient un crime contre l’humanité.

Nous parlons de cette loi à l’imparfait car elle ne serait plus, les juges français prétendant en faire une coquille vide. Il semble en effet impossible que vous ignoriez qu’en 2013, alors que vous étiez déjà ministre de la justice de l’état français, (le même qui a organisé, pratiqué et profité de ces crimes contre les Noirs), la plus haute juridiction de ce pays rendait un arrêt disant que cette loi n’a aucune portée normative.

La France a de nouveau officiellement érigé le principe que votre peuple ne peut bénéficier d’une norme protégeant leur dignité humaine et que le texte que vous avez porté est sans valeur.

En clair cela veut dire que les crimes contre l’humanité ne peuvent être constitués -lorsque les victimes sont des Noirs. Ou en termes encore plus clairs, que les Noirs ne font pas partie de l′humanité.

Où étiez-vous, Mme TAUBIRA, le 05 Février 2013 lorsque la cour de cassation française, dont vous êtes le ministre de tutelle, a rendu cette décision immonde ? Quelle a été votre réaction face à une telle immonderie ? Avez-vous considéré que par « Ces provocations putrides » les juges français ont testé « la société, sa santé mentale, sa solidité éthique, sa vigilance … » à l′égard des Noirs ? Avez-vous considéré qu’« il nous faut y répondre»? Avez-vous considéré que cette décision ouvertement négrophobe n’était «pas que judiciaire mais politique » et nécessitait « une réaction à la hauteur du danger» ? Qu’avez-vous fait contre« ce jeu pervers et nauséabond» des juges français qui utilisent leurs pouvoirs à des fins racistes négrophobes.

Qu’avez-vous répondu, Mme TAUBIRA, à ces juges français racistes négrophobes, négationnistes, injurieux et qui, à l′inverse de DIEUDONNÉ, ne sont pas drôles ?

RIEN. ABSOLUMENT RIEN.

Votre silence a abasourdi ceux de votre peuple ! Votre impassibilité nous a désarmé !

Notre incompréhension était si grande que nous vous avons adressé une lettre ouverte pour vous demander de défendre « ce droit au respect des descendants des crimes contre l’humanité que vous avez contribué à faire reconnaître». Qu’avez-vous répondu à cette lettre ?

RIEN. ABSOLUMENT RIEN.

Quelques mois après l’immondice de la cour de cassation, vous étiez personnellement comparée à un singe, d’abord par une femme française qui préférerait vous voir dans un arbre plutôt qu’au gouvernement, puis par une enfant française qui proposait une banane à la guenon en vous désignant, et, enfin, par un journal français qui vous trouve « maligne comme un singe ».

Le ministre français de l’intérieur avait affirmé que le gouvernement étudiait les moyens d’agir contre la diffùsion dudit journal à paraître. « Nous ne pouvons pas laisser passer cela », avait-il déclaré en marge du colloque à l’Assemblée nationale sur les réponses à apporter face à la montée du Front national.

Cependant, le journal comportant des propos racistes négrophobes à votre encontre a été diffusé tout à fait librement et normalement, aucune circulaire du ministre de l’intérieur français ne l’ayant interdit.

Il est vrai que, présente vous-même au même colloque, vous aviez indiqué ne pas souhaiter réagir.

Mais enfin !

Etant personnellement visée par cette flambée de racisme négrophobe dirigée contre votre personne, il vous fallait bien réagir.

Quand même !

Alors, face à ces propos selon vos propres termes « d’une extrême violence » qui « prétendent m’expulser de la famille humaine, dénient mon appartenance à l’espèce humaine», vous avez répondu : «J’encaisse le choc, mais c’est violent pour mes enfants », et vous avez catégoriquement refusé de poursuivre en justice les racistes négrophobes en raison dites-vous « d’une dignité assumée que je tiens des nombreux soutiens que j’ai reçus ».

Que les juges français disent que les Noirs n’ont pas droit au respect de la dignité humaine cela vous laisse de marbre, que l’on vous « expulse » personnellement « de la famille humaine » cela suscite à peine de votre part une réaction tardive et timide, bien vite effacée par le soutien de quelques uns de vos bons amis blancs.

Oui, de toute évidence, Madame TAUBIRA, le racisme négrophobe vous indiffère.

Mais que l’on dénonce les dérives de ceux qui se prétendent sémites et juifs, et vous voilà en première ligne, multipliant les interventions fracassantes : le racisme antisémite ne passera jamais. Pour qui se prend-il ce nègre qui ose faire de l’humour sur les sémites juifs?

Sans entrer dans le fond, ce débat révèle de manière magistrale l’extrême virulence du racisme négrophobe qui n’a jamais cessé de diriger la France, et qui aujourd’hui se cristallise sur la personne de DIEUDONNÉ.

Le même ministre de l’intérieur qui avait «étudié les moyens d’agir contre la diffusion» du journal qui vous traitait de singe, sans toutefois en empêcher la parution, a su cette fois, en un temps record, non seulement prendre une circulaire, mais en outre obtenir l’aval d’une autre haute juridiction française, le Conseil d’État, pour interdire les spectacles de DIEUDONNÉ.

Le racisme négrophobe est actif, rodé et efficace en France. Que la France soit un pays raciste négrophobe personne ne l’ignore. Que le racisme négrophobe soit le fait aussi bien des Blancs aryens que des Blancs pseudos sémites juifs, c’est une évidence.

Que dans certaines situations, le racisme négrophobe de la France s’affiche sans fard et sans pudeur, cela arrive régulièrement. Mais qu’au 21ème siècle, une Afro-descendante issue du viol, de la déportation et de la mise en esclavage de l’Afrique par l’Europe, vienne sans vergogne et sans aucune retenue au soutien des racistes négrophobes réclamer la tête d’un Nègre au profit de pseudos sémites juifs, c’est trop.

Madame TAUBIRA vous avez franchi une limite. Que vous est-il arrivé pour que vous en soyez parvenue à ce point de négation et de trahison de vous-même ? Vous avez-dit, parlant de DIEUDONNÉ, «Il est triste, infiniment triste, d’achever une année sur les pitreries obscènes d’un antisémite multirécidiviste ».

Madame TAUBIRA, il est triste, infiniment triste de voir une femme telle que vous s’indigner avec autant de force contre «les pitreries obscènes d’un antisémite » après avoir « encaissé » sans sourciller les propos négrophobes humiliants et dégradants venant des Blancs à votre encontre et, à travers vous, à L'encontre du Peuple noir.

Vous semblez incapable de vous émouvoir sur le sort de ceux de votre peuple et donc sur votre propre sort. Mais que vous est-il arrivé ? Mais que vous a-t-on fait pour en arriver là !? Où es passé Walwari ! ?

Pour en terminer, vous avez dit de DIEUDONNÉ qu’il est «un pitoyable bouffon». Nous voudrions vous rappeler que le mot bouffon peut être pris dans plusieurs sens.

Le premier sens du mot bouffon est «Personnage de théâtre dont le rôle est de faire rire».

En ce sens vous avez raison, DIEUDONNÉ est indéniablement un bouffon, il en a fait profession. C’est donc légitimement qu’il spécule sur les dividendes de ses bouffonneries qu’elles soient scandaleuses ou non.

Le mot bouffon désigne également un « Personnage ridicule » et l’expression Être le bouffon de quelqu’un, signifie « être pour lui un objet continuel de moquerie».

Madame TAUBIRA, vous avez été l’objet des moqueries négrophobes de cette française qui vous a comparé à un singe d’abord au moyen de photos, puis dans des propos en vous signifiant que votre place était dans les arbres. Vous n’avez pas cherché à faire sanctionner cette française, vous avez encaissé.

Vous avez encore été l’objet des moqueries négrophobes de cette petite française qui a tendu une banane à la guenon qu’elle voit en vous. Vous n’avez pas réclamé de sanction contre cette française, vous avez encaissé.

Vous avez une fois encore été l’objet des moqueries négrophobes du journal français qui a titré à la une « Maligne comme un singe, TAUBIRA, retrouve la banane».

Là encore vous n’avez pas recherché la sanction du journal français, vous avez encaissé.

Madame TAUBIRA seriez-vous le bouffon des Français ?

Sur quel dividende spéculez-vous pour assumer ce rôle ?

Recevez, Madame, nos salutations navrées et indignées.

Claudette DUHAMEL
Maryse DUHAMEL
Dominique MONOTUKA

Avocats, Imm. Bel Azur 48, rue Schœlcher 97200 FORT DE FRANCE

Fort de France, le 20 janvier 2014

 

Source : http://allainjules.com/2014/01/22/scoop-lettre-ouverte-a-...

 

4. kkkminute_0.jpg

 

C'est quand que brûle le Reichstag ?

Allons, essayons de garder le moral.

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne le 22 janvier 2014 par Théroigne.

 

 

 

 

 

18:22 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/01/2014

Dieudonné fait le buzz

1. Bateau de l'Apocalypse.GIF

 

Dieudonné fait le buzz !

 

 

C’est mettre ses conjectures à bien haut prix que d’en faire cuire un homme tout vif.

Montaigne


Tout le monde en parle.

La plupart à la manière dont les poulpes neutralisent leurs proies : en lâchant leur encre et en agitant tous leurs bras. Vous savez… quand la proie est aveuglée, éberluée, ils l’enlacent et l’asphyxient, puis la mangent.

La proie, c’est vous.

Mais il y a aussi ceux qui ne parlent pas pour ne rien dire ou pour vous déboussoler. Ceux-là vous rappellent juste deux ou trois choses que vous devriez savoir, plutôt que vous donner leur avis sur Dieudonné.

Georges Stanechy par exemple, sur « À contre-courant » :

 

5 janvier 2014

Dieudonné en 5 minutes

"... Tu verras grimacer tout ce faux monde de faiseurs effrontés, de politiciens traîtres, d'agioteurs, de cabotins et de filles, toutes ces cupidités féroces, qui te volent non seulement tes écus, mais jusqu'à ta virilité, jusqu'à ta nationalité, jusqu'à ton amour de la Patrie.

L'heure est sombre. Il faut lutter - ou tomber."

Octave Mirbeau (1)

Bref rappel aux "casseurs" actuels de La Liberté en France, tout particulièrement d'expression, de réunion et d'information, sous forme de quelques articles de la (2) :

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme

Article 19

Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit.

 Article 20

1. Toute personne a droit à la liberté de réunion et d'association pacifiques.
2. Nul ne peut être obligé de faire partie d'une association.

Article 27

1. Toute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent.
2. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l'auteur.

Article 30

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

En foi de quoi, je dis à ces "casseurs" :

" Vous Nous Pompez l'Air !...

(1)  Extrait de l’affiche de lancement des Grimaces, juillet 1883.
(2)
  http://www.un.org/fr/documents/udhr/


Il y revient le 8 janvier en élargissant son propos et en invoquant Gilad Atzmon. Oui, qu’est-ce qu’il en dit, Gilad ?

C’est là :  http://stanechy.over-blog.com/2014/01/france-cartographie...

Et ici :

 

*

Insistons lourdement sur le fait que tout ceci concerne autant Bahar Kimyongür que Dieudonné, et que la Belgique n’a rien à envier à la France ou à la Turquie en matière de pente savonneuse vers le fascisme.


*

2. Don Quichotte - Ile St Jean.jpg


3. serge uleski.jpgDu déferlement de gloses sur la question – interdira ? n’interdira pas ? moi, i’m’fait pas rire ! moi, si ! - , nous avons retenu l’article qui suit. Son auteur, Serge Uleski, défend Dieudonné depuis longtemps avec une énergie et des arguments qui l’honorent. Uleski est de ces gens qui arriveraient presque à vous faire croire qu’il existe encore une intelligentsia en France. Occultée, comme de bien entendu, et d’abord par Le Nouvel Observateur sur le site duquel il blogue couramment, sauf lorsqu’on y supprime ses articles, comme c’est le cas pour celui-ci. Heureusement, tout le monde ne pratique pas la censure. Nous l’avons trouvé ailleurs.


Quand le journalisme s’effondre sur Dieudonné

Serge Uleski

9 janvier 2014.

Injonction, oukase, édit ou fatwa - c'est au choix -, suite à la circulaire de Manuel Valls (1), (doux euphémisme) les arrêtés municipaux et préfectoraux se succèdent ; des salles annulent les représentations du satiriste Dieudonné et de son spectacle « Le mur »...

Nantes, Bordeaux, Tour, Limoges, Metz, Nancy, Caen…

Même le maire de Trifouilly-les-oies, commune de 750 habitants, qui ne souhaite manifestement pas être en reste, a tenu à faire savoir auprès de l’AFP que la salle des fêtes de sa commune ne saurait en aucun cas servir de « base de repli » au spectacle d’un Dieudonné en cavale, si d’aventure il lui venait à l’idée d’y chercher refuge.

Péril en la demeure : mobilisation générale qui vaut acceptation d’un Etat d’urgence d’exception ! C’est toute la classe politique et toute la France avec elle qui se lèvent contre le fasciste, le raciste et l'antisémite ; une France en armes, à coup d’arrêtés municipaux et préfectoraux... maires de nos villes et préfets de nos départements drapés d’une circulaire tricolore, écharpe en bandoulière pour une chasse à l’homme sans précédent, meute médiatique en renfort,  présentateurs et animateurs télés et radios, rabatteurs…

Belle unanimité ! Unanimité à vous tirer les larmes aux yeux ! La Nation enfin réconciliée avec elle-même !
Beaucoup d'émotion donc même s’il est question d’une France qui, dans les faits, se résume à ce qu'on appelle l’Establishment... politique et médiatique ! Ce qui ne surprendra personne ; cette France-là qui prospère depuis plus de trente ans sans nous ne gouverne plus ; elle se contente de reverser des dividendes à ceux qui ont investi sur leur avenir à eux tous et qui leur ont permis d’occuper des places lucratives comme jamais auparavant.

Aussi, que l'on ne s'y trompe pas : les aboiements et le vacarme de ceux qui battent la campagne ne nous feront pas oublier le silence assourdissant, de milliers d’artistes et de quelques centaines d’intellectuels muets et invisibles.

Qui ne dit mot consent. Certes ! Mais… s’agit-il vraiment d’un consentement ?

Intimidés, craintifs, la peur au ventre, terrifiés par une campagne de désinformation sans précédent à l’encontre d’un personnage public, tous ces artistes et intellectuels n'auraient-ils pas plutôt fait le choix de protéger, qui, une carrière universitaire, qui un avenir professionnel dans l’industrie du spectacle, qui une subvention du ministère de la culture (son ministre Aurélie Filippetti envisage de ne pas s’opposer à la fermeture du théâtre parisien de Dieudonné) en lieu et place de la dénonciation d’une véritable cabale qui, pour un peu, ferait passer le maccarthysme pour un jeu de société un peu pervers certes, mais bon enfant, et les procès de Moscou pour des joutes oratoires dignes de l’agora grecque ?

Et à propos de ce lynchage d'un métis né d'une mère bretonne et d'un père camerounais dont le seul délit (et crime !?) aura été de mettre en scène en 2003 un colon juif religieux extrémiste (excusez ce pléonasme !) après avoir précédemment dénoncé, sans essuyer la moindre contestation - c'est à noter ! -, l’intolérance et l’instrumentalisation des religions et des communautarismes catholique et musulman...

Qui, parmi tous ces artistes et ces intellectuels, proposera de lancer un appel à la résistance et au soutien de Dieudonné, ce Voltaire des temps modernes, contre cette tentative de coup d’État d’une caste vorace et fourbe qui n’a de cesse d’être aux ordres d’une organisation de l’existence qui n’a plus aucun souci de la liberté (d’information), de l’égalité (des chances), de la fraternité (intercommunautaire) et de la justice pour tous.

Qu’il soit permis ici d’affirmer ce qui suit : si un seul danger nous guette aujourd’hui, c’est bien cette unanimité contre Dieudonné de l’Establishment qui, manifestement,  ne souffrira aucune contestation parmi ses employés, petites mains et petits bras ; unanimité qui, de tout temps, marche au son d’une musique et d’une seule ; une musique au verdict sans appel : le bruit des bottes, le brouhaha assourdissant des chars, et l’éclair des baïonnettes dressés à la verticale d’un "Soleil trompeur" et contre lequel tous les don Quichotte de la liberté et de la justice iront se brûler les ailes si d’aventure, il leur vient à l’idée de chercher une sortie honorable contre ce qui ressemble fort à un coup d’Etat d’une frange médiatico-politique qui est parvenue, après trente ans d’effort et de laisser-faire, à imposer une telle unanimité, aujourd'hui contre Dieudonné et son public après un hold-up et un  nettoyage politique, médiatique et culturel sans précédent.

Des médias aux ordres ont sciemment coupé les ponts, tué la communication, l’échange, voilà trente ans déjà, en tarissant toute relation aussi lacunaire soit-elle avec des pans entiers de la population de ce pays afin de contrôler toute contestation d'un projet tant national qu'européen et mondial aux conséquences économiques, sociales et politiques dévastatrices qui ne recueille l'adhésion d'aucune majorité digne de ce nom en Europe et au-delà.

Des médias qui ne se reconnaissent plus qu'une seule obligation : complaire à leurs employeurs (actionnaires, annonceurs publicitaires et l’Etat) : de France Culture à RTL, de Charlie Hebdo au Figaro... de TF1 à Arte ; médias qui, dans les faits, ne se font plus que l’écho d’une idéologie au service d'un monde unique, un monde sans altérité aucune qui devra marcher droit : dans le cas contraire, toutes les représailles seront à craindre : ici chômage, menaces physiques ; ailleurs les bombes.

Et c’est bien ce sur quoi repose tout le discrédit de ces médias depuis trente ans : la certitude que si d'aventure les salariés et les intervenants de ces médias étaient capables de penser autrement, on est assurés qu’à aucun moment ils ne seraient en position de mener à bien cette ambition (pour ne rien dire de ceux qui s'autoriseraient à le faire) car force est de constater que le recrutement de ces femmes et de ces hommes a pour premier critère non pas ce dont ils sont capables mais bien plutôt ce dont ils sont bien incapables : oser penser la complexité du réel en y intégrant le poids de toutes les forces qui oeuvrent à sa mésinterprétation dans le meilleur des cas ; à sa disparition... dans le pire. Et manifestement, les recruteurs ne se trompent jamais ou bien rarement ou pas longtemps étant eux-mêmes très certainement recrutés selon le même critère : ils n'ont pas le droit à l'erreur dans leur nomination de celle ou de celui qui devra mener une barque médiatique qui ressemble étrangement à un bateau fantôme à la dérive, ersatz d’équipage qui n’a qu’une seule mission : la protection d'intérêts vitaux et partisans contre le bien commun ou l'intérêt général ; intérêts qui ne souffriront aucune mise en danger.

Et l'unanimité contre Dieudonné ne peut s'expliquer autrement : l'absence de voix dissonantes laisse entrevoir un abîme d’absence de courage... un tombeau éthique, là où prospère non seulement l'indigence intellectuelle mais... la lâcheté aussi ; une lâcheté et une incompétence coupables de lèse-société.

Rappelons ceci : les propos tenus par Patrick Cohen, animateur de la matinale et du Journal de 8h de France Inter - propos qui n'ont fait l'objet d'aucune réprobation ni sanction -, et qui a reconnu, tout en la soutenant sans sourciller, l’existence d’une liste noire destinée à exclure du champ médiatique des voix dissidentes qu’il n’aura pas hésité à qualifier de « malades mentaux »... ses propos donc sont sans aucun doute bien plus dangereux pour la liberté et la démocratie que la réponse de Dieudonné à l’endroit de ce même Patrick Cohen qui a  pris pour cible notre humoriste (2) tout en l'incluant parmi les « malades mentaux » à bannir des médias et de la société... par voie de conséquence...

Affadissement, déliquescence et terreur...

Alors que des voyous tabassent le réel à coups de pied et de matraque, longtemps, on se souviendra du fait qu’il n’y ait eu personne, pas une seule voix, qui ait été autorisée à nous rappeler cette vérité immuable : la liberté et une véritable démocratie n’ont jamais fait le lit des dictatures, du racisme et de l’antisémitisme ; en revanche, les petits chefs auto-proclamés censeurs et médecins politiques de l’âme… journalistes ou pas, appuyés par une classe politique complaisante et cynique… oui ! Mille fois oui !

Pour preuve aujourd'hui : les régimes et les politiques qu'ils soutiennent ou ceux devant lesquels ils se couchent pour un rafale, un char ou un canon à vendre, la boucle bouclée avec les patrons de presse : banque et armement.

1 - Un tel acharnement de Valls contre Dieudonné... une telle énergie dépensée... il doit bien y avoir au bout une sacrée carotte : la validation de sa candidature à la présidentielle de 2017, une fois Hollande au fond du trou ?

2 - D'autant plus qu'au cours de ce repas télévisé de l'émission "C à vous", Patrick Cohen ne s'adresse pas à Taddéï en tant que journaliste (de journaliste à journaliste donc) mais bel et bien en tant que Juif sioniste lorsqu'il évoque des "malades mentaux".

Toutes les cibles de ce salarié de France Inter ont en commun le fait d'être très critiques vis à vis de la politique d'Israël et du soutien de la France à cette politique. Et ce n'est pas un hasard, bien évidemment.

Car, si les opinions de Patrick Cohen étaient celles d'un journaliste, jamais il ne se serait aventuré à insulter qui un Dieudonné, qui un Tariq Ramadan !

Voilà où mène un communautarisme protubérant : à une catastrophe à la fois intellectuelle, éthique et morale.

Journaliste et salarié du service public, dans ses commentaires, Taddéï a le mérite de s’en tenir à son métier même si depuis des années, lui aussi a fait sienne la liste noire des médias mentionnée par Patrick Cohen.

Blessé par les propos de Patrick Cohen, Dieudonné s'est simplement contenté de lui répondre tout en gardant à l'esprit l'identité affichée par un détracteur aux propos insultants et diffamatoires.

Et comme un fait exprès, Dieudonné est aujourd'hui dans l'obligation de hurler s'il veut se faire entendre, n'ayant accès à aucun des médias qui le diffament ; en effet, aucun droit de réponse ne lui est accordé là où la diffamation sévit ; d'où le sens que l'on doit donner à la remarque de Dieudonné en réponse aux attaques d’un Patrick Cohen ; car, enfin, qui s'en serait soucié si Dieudonné s'était contenté à propos de ce salarié de France Inter d'une saillie drolatique le temps d’un spectacle d’une heure trente ?

Personne.

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Pour prolonger, cliquez : un journalisme de toutes les intelligences

 Source : http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2...

 

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Le même avait posté, le 28/12/2013 :


HUMOUR, RIRE ET JUSTICE

Le rire reste un mode de résistance d’une efficacité redoutable contre notre impuissance face à la tyrannie du réel. Avec l’humour, et le rire qui l’accompagne, on reprend la main et le pouvoir. 

Inhibitions, angoisses, oppressions… le rire transcende tout ce à quoi il se rapporte. 

L’humour est la seule vraie résolution de la névrose disait Freud ; et on ajoutera : la seule vraie protection contre la névrose des autres, celle de Freud pour commencer et celle de l’organisation de la société.

Funambule de la raison, vertigineux, l’humour tout comme le rire, fraie avec la folie ; celle qui nous guette tous.

Rire collabo ou tiroir-caisse, rire résistant, rire pour rien sur rien ou pour si peu, rire gras... grassement payé salle comble, rire attentiste (pourquoi se prononcer, prendre parti alors qu'on ne sait jamais de quel côté le vent va tourner !), rire dieudonysiaque transgressif qui fait éclater au grand jour une domination sans précédent du mensonge - ivresse et jouissance face à l'énonciation de vérités interdites ; rire iconoclaste mais mondain, tempête dans un dé à coudre (Bedos père et fils, et tant d’autres), si le rire n’a ni raison ni tort, et s'il s’accommode mal du mensonge, c'est que, tout comme l'Art, le rire est proche de la vérité.

Rire pointu, rire de spécialistes, rire qui ne perd rien pour attendre, et pour avoir trop attendu aussi, rira bien qui rira le dernier, le rire est communion et partage ; grégaire, il rassemble : chacun pour soi dans le rire mais avec le rire de l’autre en écho d’une destinée commune. Le rire est germination quand il révèle des savoirs enfouis et volontairement cachés, et si le rire n’est jamais loin du sanglot, c’est qu’il en est la larme sèche ; aussi, en s’attaquant au réel jusqu’à la caricature, il le démasque (Coluche, Desproges) ; il force le trait jusqu’à l’absurde (Devos) ; il met à nu les vanités et la bêtise.

Rire inespéré qu'on n'attendait plus, avec Zouc, il apprivoise l’horreur d’une condition ; rire boomerang et miroir, à l'image de la perfidie qu'il faut bien se résoudre à dénoncer, avec Dieudonné en Molière des temps modernes, le rire satirique, rire féroce, expose les escrocs de la vertu et de la morale sans oublier les chantres d’une pseudo fraternité - fraternité à géométrie variable, d'un poids d'une mesure jamais égale ; fraternité sournoise qui cache mal un désir violent de domination. 

Avec l'humour, toute solennité est exclue mais le rire n’est pas pour autant le laisser-aller quand il a pour alliés l'intelligence, la liberté et l'Art ; bien au contraire, celui qui rit, même confortablement assis, se tient intellectuellement et moralement debout, digne et fier. Toujours ! 

Thérapeutique, avec le rire, tous les traumas deviennent gérables car avec le rire et le corps fait esprit, un corps qui se saisit de la réalité (Zouc, Elie Kakou, Fellag), on peut les revisiter à satiété, en toute sécurité. 



Sortie par effraction de toutes les impasses, hors de l’espace et hors du temps, dans une autre dimension, les mécanismes du rire sont complexes ; ils se dérobent à l’analyse exhaustive car avec le rire, talent et génie, il reste toujours une part d’inconnu.

Le rire est magique d’une magie blanche et noire ; quand il est gris, le rire est retournement de l’insupportable même s’il en garde la trace et la marque ; il n’oblitère rien, ne répare rien mais il permet la consolation et de souffler un peu avant de côtoyer à nouveau des démons têtus et insatiables. 

Le rire est libération quand il met en scène un dépeçage des conventions, des hypocrisies et des machinations ; il libère l'esclave ; il nous permet de sortir de l’enfermement dans lequel nous nous complaisons.

Bergson disait : « Le rire n’a pas plus grand ennemi que l’émotion. Le comique s’adresse à l’intelligence pure ». Coeur de pierre donc, mais source d’énergie radicale, il est une ouverture sans précédent vers l’inouï, l’inédit et la liberté.

Rire, humour… humour et rire, il arrive aussi que le rire rende justice à ceux qui en sont privés. 

Belle revanche des déshérités alors !

Source :  http://sergeuleskiactualite.blog.lemonde.fr/2014/01/02/hu...

 

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À propos de rire, ce commentaire d’un lecteur du Grand Soir, suite à l’article de Viktor Dedaj Manuel Valls lance l’Opération Plomb Endurci contre Dieudonné :


07/01/2014 à 15:35, par Pschitt

Puisque la porte est ouverte, j’aurai une question à Maxime (pour qui TOUS les humoristes français ne valent rien) et Viktor (pour qui TOUT est à jeter chez Dieudo) :  « Vous rigolez quand les gars ?...... »

 

Et à propos de rien de spécial, ces deux-ci :

 

08/01/2014 à 17:00, par Sierra

J’ai rien à dire (tout est déjà dit), mais je m’en serais voulu de n’avoir pas laissé une trace sur cet article qui va probablement pulvériser le record des commentaires sur le GS.

Ah si, je vais quand même dire un truc :

Dieudo me fait marrer depuis toujours, et j’envoie volontiers une quenelle de 175 à l’Escroc soral (sans majuscule).

 

08/01/2014 à 19:17, par Bruno

Viktor Dedaj dit : « J’ai de plus en plus de mal à comprendre (hips) ce qui se passe dans ce pays d’ivrognes. »

Je vais vous expliquer M. Dedaj mais il faut faire un petit retour en arrière historique pour mieux comprendre " l’Opération Dieudonné " :

Il était une fois en 2001, en 2002 ... une mairie française, des élections municipales, cantonales et législatives. Grâce à la manne tombée du ciel, les Corbeil-Essonnois renouvelèrent "leur confiance" à Serge Dassault dès le premier tour en 2001 pour les élections municipales et cantonales et en 2002 lors de l’élection législative, remportée toutefois par Manuel Valls sur l’ensemble de la circonscription.

Nous y voilà !

Serge Dassault/Manuel Valls. Diantre ! Quelle coïncidence ! Vous ne trouvez pas ?

Quel rapport me direz-vous ? J’y viens.

Aujourd’hui Mercredi 8 Janvier 2014, deux candidats « socialistes » corrompus (?) du bureau du Sénat ont refusé de lever l’immunité parlementaire de Serge Dassault, afin d’empêcher qu’une enquête policière ne soit menée contre l’élu, dans le cadre de l’affaire de corruption électorale, sur les achats présumés de voix dans la ville de Corbeil-Essonnes et, dans le cadre d’une enquête pour association de malfaiteurs, dans la tentative d’assassinat d’un témoin gênant, l’ex-boxeur Fatah Hou…

Dans le climat de rébellion généralisée, comment faire en sorte que le vote voyou de deux sénateurs PS passe inaperçu ou ne devienne qu’un petit " bruit médiatique " tandis qu’une information absolument "incontournable" doit faire la Une des journaux et de toutes les télévisions ?

Dans ce genre d’opération où les magouilles, l’impunité le disputent au calendrier électoral, mieux vaut s’y prendre un peu en amont pour brouiller les pistes.

Voilà pourquoi " l’Opération Dieudonné " masque l’information principale :

Serge Dassault conserve son immunité parlementaire.
Serge Dassault : 4e fortune de France avec une fortune estimée à plus de 13 milliards de dollars !
Le 69° homme le plus riche du monde !

Ha, ben oui, hein c’est pas n’importe qui le mec. Si vous lisez la presse sur la corruption à Corbeilles-Essonnes, avec sa garde prétorienne qui se partageait la distribution de plusieurs millions d’euros pour acheter les votes dans les quartiers, vous imaginez ce qu’il a fallu pour masquer les magouilles politiciennes et enfouir l’information principale sous l’information accessoire ( Opération Dieudonné ).

Dassault : l’industrie aéronautique et l’industrie de l’armement ! La guerre en Centre - Afrique, attention, ceci n’est pas une affaire accessoire, vous m’aurez compris...

Et au-delà, voyez comment la paire Dassault / Valls a des extensions troublantes :

EDWY PLENEL " Le drôle de combat de Manuel Valls contre Dieudonné " : http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-edwy-...

Un dernier pour la route ?

Source :http://www.legrandsoir.info/derniere-minute-manuel-valls-...

 

*

Mais il n’est question jusque là que de Dieudonné. Si on parlait aussi un peu des autres ? De ceux qui l’attaquent et de ceux qui regardent ailleurs pendant qu’on lynche ou même qui tiennent les manteaux des lyncheurs… Vous savez, comme saint Paul pendant le martyre de saint Étienne…

Redonnons encore un peu la parole à Serge Uleski.

C’était le 4, il y a quelques jours :


Christine Taubira : Israël et Dieudonné – embarras et service commandé

« Ils ne sombraient pas tous mais tous étaient frappés »


Brillante candidate à la présidentielle de 2002, une tête bien faite et bien pleine, des convictions qui ne sont pas simplement des humeurs (celles de tout le monde) ni un positionnement ethnique et démagogique ou plus simplement carriériste...

Rapporteuse de la loi du 21 mai 2001 qui reconnaît enfin que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'océan Indien constituent un crime contre l'humanité… 

Garde des Sceaux, star du gouvernement Ayrault, si Christine Taubira est en politique un de nos derniers intellectuels engagés - après elle, la médiocrité de ceux qui ne se sont donné la peine de rien, même pas de naître, tout occupés qu'ils sont à gérer une carrière politique qu'ils espèrent longue et fructueuse sur le dos de tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à un électeur... même et surtout abstentionniste -...




Dans cette vidéo de Médiapart (à la 30e mn) qui lui a consacré une soirée voilà quinze jours, on ne manquera pas de noter l'embarras de notre Garde des Sceaux lorsqu'un sociologue lui suggère d'abroger la circulaire de Michèle Alliot-Marie qui interdit tout appel au boycott des produits d’un pays... Israël en l'occurrence ; embarras jusqu’à perdre pied puis s'effondrer moralement et intellectuellement : en effet, Christine Taubira mentionnera l’Iran qui devrait, selon elle, faire l’objet d’un boycott, feignant sans doute d’oublier que ce pays est déjà sous embargo, embargo draconien, au prétexte que ses dirigeants souhaitent concurrencer sur un plan nucléaire un État qui s’est pourtant affranchi des lois internationales depuis plus de 40 ans, Israël, avec le soutien d’une grande partie de la classe politique française jusqu’au plus haut sommet de l’État.


3  bis. Taubirat sors de ton trou !.jpg


Notre sociologue se gardera bien de le lui rappeler, constatant tout comme nous le malaise de Madame Taubira ; malaise qui confirme une fois de plus nos soupçons : quiconque s'avise de dénoncer le laxisme scandaleux de l'État français vis à vis d'Israël, sa complicité, devra renoncer, ici en France, à un avenir professionnel qu'il soit politique, économique, médiatique ou universitaire, au plus haut niveau.

Certes ! Les consommateurs ont toujours la liberté de prendre la bonne et sans doute, la seule décision qui s'impose, au moment de leurs achats, pour peu que la provenance des produits soit loyalement étiquetée, n'empêche, il y a des chapes de plomb et des épées de Damoclès qui, en un tour de main, forcent un esprit qui a pourtant mille fois prouvé sa combativité, à battre en retraite avant de s'adonner, le regard craintif et inquiet, à un exercice cocasse d'humilité et de timidité aussi inattendu que confus.

Christine Taubira récidivera quelques jours plus tard, cette fois-ci à propos de Dieudonné dans une tribune aveugle et sans nuance du Huffington Pos; véritable lynchage de l’humoriste dans la plus pure tradition d’une campagne calomnieuse de persécution concertée ; il ne manque plus que les aboiements des chiens déchaînés et les encouragements de leurs maîtres : « Allez, cherche mon chien ! Cherche ! » ; une Christine Taubira en service commandé ("Allez Christine ! On t'a finalement soutenue dernièrement, un peu tard mais quand même ! A toi maintenant de nous rendre ce petit service !") chez un fantôme, un revenant, une dénommée Anne Sinclair (souvenez-vous, si vous n'avez pas peur des cauchemars !), rédactrice en chef d’un Huffington Post sans audience... spécialiste, avec quelques autres, d'un « journalisme » de restauration passeur de plats ; et comme un fait exprès qui n'est pourtant plus un hasard ni une exception : une ancienne animatrice télé de l'audimat et des coupures publicitaires pour laquelle le soleil se lève et se couche avec un pays qui aujourd'hui n'a plus rien à envier à l'Afrique du Sud du temps de l'apartheid (Vous voyez, on n'en sort pas, jamais !).

***

Avec l’abandon en 1983 d'un projet destiné à contrer l'offensive néo-libérale et la nomination de Fabius s’ensuit un deuxième abandon : celui des classes populaires livrées au chômage et à la violence d’un libéralisme économique  sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale ; arrive alors SOS racisme et le détournement d’un élan qui se voulait fraternel et rassembleur porté par des Français issus de l’immigration, appelé « Marche pour l’égalité » ; récupération dans le but de reléguer les classes populaires blanches et européennes maintenant stigmatisées, accusées de tous les maux – racisme, antisémitisme, xénophobie, islamophobie -, et à propos desquelles le PS ne fondait plus aucun espoir électoral, à la désertion des urnes ou au vote FN, vote stérile,  avec l’appui de tous les médias qui tiennent depuis trente ans un rôle stratégique dans la production et la diffusion d’une doxa qui recouvre tout : à la fois la finance, l’économie, le politique et la culture.

Il reviendra à l’humoriste satiriste Dieudonné à partir de 2003 de dévoiler au grand jour toute la supercherie de ce système de domination par la division et la diversion (détourner l’attention des vrais problèmes socio-économiques) ;  le PS est alors tout nu, SOS racisme aussi et les médias tout autant, les fesses à l'air.

On notera au passage que Dieudonné, né M’Bala M’Bala de mère bretonne et de père camerounais, aurait dû être l’enfant d’un modèle à vocation multiculturelle dont le PS et des Verts souhaitaient assurer la promotion.  Et c’est sans doute là toute l’ironie de la situation : que ce soit Dieudonné, le métis, qui mette à mal une idéologie dominante du mensonge, de la rapine et du détournement des richesses révèle avec une acuité plus grande encore toute l’escroquerie de l’entreprise : il n’a jamais été question de rassembler ce pays autour d’une idée forte qui aurait le souci de la justice pour tous mais bien de le diviser, de le dépecer pour mieux le livrer à une oligarchie mondiale seule capable de garantir à une classe politique sans envergure, sans estomac et sans projet digne de ce nom, secondée par une classe économique et médiatique vorace, des carrières nationales, européennes et mondiales mirobolantes, en centaines de milliers d’euros annuels, sur le dos du monde du travail et de l’histoire sociale et culturelle de tout un pays, voire d’un continent : l’Europe.

***

Pour revenir à Christine Taubira et le PS...  force est de conclure ce qui suit : ce parti n'a pas son pareil lorsqu'il s'agit de salir celles et ceux dont il loue les services le temps d'un passage dans un de ces gouvernements iniques dont il a le secret ; il exigera tout d'eux qui, sur le plan de la morale, de l'éthique et de la rigueur intellectuelle, y laisseront tout ce qu'ils possédaient avant d'y entrer.

Prêtez-leur un bras et main forte, et c'est tout votre corps, corps et âme, que vous y abandonnerez car, c'est maintenant bien établi : on sort manchot, cul-de-jatte, lobotomisé et sale - en d'autres termes : rincé et discrédité - d'une collaboration, même éphémère,  avec un parti qui cultive comme aucun autre, le mépris courtois et sournois envers ceux qui le servent, sans doute à cause d'une trahison politique qui lui sied si bien depuis trente ans ! - Mépris que l'on pourrait sans difficulté interpréter comme un transfert à des fins thérapeutiques : en effet.... c'est celui qui dit qui est, car enfin... n'est-ce pas une tâche insurmontable à la fois de se le dire et de constater qu'on l'est... parjure sans foi ni loi, le matin devant sa glace à l'heure où il faut en remettre une couche ?

Après leur départ, reste alors pour tous ceux qui ont un jour succombé à l'appel du PS (le tout dernier en date, Edouard Martin, ouvrier syndicaliste dans la sidérurgie), à se faire oublier au plus vite dans le confort d'une retraite rondelette ; et pour ceux qui auront gardé un minimum de conscience morale... retraite amère qui ressemble étrangement à une cavale : rompre tout contact avec son passé tout en renonçant à une vie sociale digne de ce nom.

Mais alors... est-ce un hasard si ce destin sacrificiel qui ressemble fort à une crucifixion touche en priorité des Français qui appartiennent à des minorités visibles ?

On pourra longtemps s'interroger sur le fait que le PS ait pu confier à Christine Taubira un projet de loi aussi clivant et controversé que "Le mariage pour tous". Doit-on y voir là, une fois encore, un désir du PS de gonfler les scores du vote FN avant de l'instrumentaliser à la prochaine présidentielle de 2017 (1) ? Ce qui a fonctionné une fois, fonctionnera-t-il une seconde fois ? L'Oligarchie nous prépare-t-elle un second tour avec le FN ?

Ah ! Mépris quand tu nous tiens.....................   Harlem Désir (il sera le premier), Malik Boutih, Najat Vallaud-Belkacem et maintenant Christine Taubira...

Même en politique, on leur confie le sale boulot.


4. Taubira Tom.jpg

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1 - Si le PS préfère de loin Marine Le Pen à Dieudonné, c'est que le danger est moindre, voire inexistant : en effet, le FN ne lui a jamais fait perdre une élection majeure. Bien au contraire ! De plus, l'électorat du FN lève la tête vers ses dirigeants quand il a besoin d'entendre ce qu'il pense tout bas. Avec Dieudonné, c'est en grande partie son public qui l'a "instruit" politiquement ; son public et ses déboires avec les producteurs de l'industrie du spectacle.

 

5. Tableau d'Ursula Uleski.jpg

Tableau d’Ursula Uleski, peintre abstrait, sauf ici.

Voyons-y un vœu.

 

*

Mais il n’y a pas que Taubira dans la meute. Il y a aussi, ne l’oublions pas, l’ineffable, l’inénarrable Arno Klarsfeld, président de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII), vous savez, celui qui veut construire un mur – oui, encore un – de 130 kms entre la Turquie et la Grèce, pour empêcher la racaille hellène affamée d’aller ôter le pain de la bouche aux protégés d’Erdogan.

6. carla_bruni lovers.jpg

Oups ! pardon…

7. klarsfeld-sarkozy.png

Non content d’avoir poussé petit Nicolas à attaquer la Libye, car BHL tout seul aurait pu ne pas y arriver, le plaidaillon à roulettes donne aussi des conseils à Normal Ier sur le sujet de Dieudonné, pour si, des fois, Valls était inférieur à sa tâche.

« (…)  nous avons désormais un ministre de l’Intérieur qui appelle à déclencher des troubles à l’ordre public pour pouvoir justifier une mesure sécuritaire. A l’origine de cette démarche provocatrice, il y a le garde-frontière Arno Klarsfeld, qui dans une remarquable prise de position tout à fait révélatrice à tous points de vue, a constaté benoîtement que si personne ne manifestait devant le théâtre de la Main d’Or, il n’y aurait pas de trouble à l’ordre public et le ministre de l’Intérieur ne pourrait donc pas sévir. Que maître Klarsfeld appelle à susciter des troubles mérite d’être relevé, mais qu’un ministre de l’Intérieur en exercice lui emboîte le pas, voilà qui doit sans doute encore davantage être souligné. Simple constat : pour enclencher le processus de « mise au pas » qu’ils appelaient de leurs vœux en 1933, les dirigeants du parti nazi organisèrent l’incendie du Reichstag. Cette technique du pompier pyromane est exactement celle proposée par le brillant Arno Klarsfeld, et apparemment validée par le locataire de la place Beauvau. »

Extrait de « Quenelle gratinée » de MM. Michel Drac et Maurice Gendre, sur Scriptoblog


 

Et on viendra nous parler du père Joseph ! Qui fut, lui, l’éminence grise d’une éminence vraiment rouge

Et voilà que – 9 janvier 2014 – le Conseil d’État casse la décision du tribunal administratif de Nantes interdisant l’interdiction du spectacle de Dieudonné.

Est-ce un « détail » si Me Klarsfeld en fait partie (du Conseil d’État) ?

8. Klarsfeld citoyen français uniforme Tsahal.jpg

Citoyen français en uniforme de Tsahal

(Et quid si Tsahal et l’Armée française se faisaient la guerre ?)

En attendant, ce sont les Palestiniens qui trinquent :

9. fillettepalestinienne.jpg

C’est un peu le Conseil d’État français, n’est-ce pas, qui l’a tuée. Bof ! On n’en est plus à un cadavre de bougnoule près…


*

Comme le rappelle, entre autres choses, la journaliste américaine Diana Johnstone, qui vient d’expliquer le « phénomène Dieudonné » à ses compatriotes, …

 

La Bête Noire de l’establishment français

par Diana Johnstone

 

Cet article, initialement publié aux Etats-Unis, entend expliquer aux étrangers la vindicte hystérique du gouvernement français contre l’humoriste le plus populaire du pays, Dieudonné. Pour Diana Johnstone, c’est l’occasion de montrer pourquoi et comment la classe dirigeante française abandonne toutes les valeurs républicaines dont elle se réclame.

Réseau Voltaire | Paris (France) | 5 janvier 2014

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Manuel Valls. Le ministre français de l’Intérieur, qui s’est déclaré « éternellement lié à Israël », entend poursuivre pour anti-sémitisme toute contestation du système en général et du colonialisme isréaélien en particulier.

À Paris, les médias traditionnels et les politiques commencent la nouvelle année avec une résolution partagée pour 2014 : museler définitivement un comédien franco-africain qui devient trop populaire auprès des jeunes gens.

Lire ici…

 

… « La France est un des rares pays où le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre la colonisation israélienne peut aussi être attaqué devant les tribunaux pour "incitation à la haine raciale". »

10. Hollande indigne.jpg

Sources :

En français : http://www.voltairenet.org/article181662.html

En anglais : http://www.counterpunch.org/2014/01/01/the-bete-noire-of-...

 

*

Comme nous ne sommes pas en France, profitons-en donc pour rappeler que le mouvement BOYCOTT-DÉSINVESTISSEMENT-SANCTIONS prend chaque jour plus d’ampleur et touche tous les pays du monde, sauf peut-être les pétromonarchies du Golfe et Israël (et pour Israël, encore, ce n’est pas sûr).

Quelques liens pour qui l’ignore :

http://www.info-palestine.eu/spip.php?article13269

http://chengetheworld.be/fr/tags/bds  (à l’ULB)

http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&...

http://electronicintifada.net/blogs/nora/bds-roundup-bds-...


Et quelques images :

11. BDS xxx.jpg

12. bds-4.gif

13. BDS xx.jpg

La liste de Mediapart, qui en vaut bien d’autres :

http://blogs.mediapart.fr/blog/di-leta/110213/je-boycotte...

Ils ont oublié les chaînes Carrefour et H & M.


14. code-barre-250.jpg

 

 





(cette mise en garde est obsolète : ils s’en sont procuré d’autres)


15. BDS x.jpg

16. boycott-coke-1.jpg

17. osez le boycott.jpeg

18. boycott_autocollants_sur_char_israelien.jpg

 

19. boycott.jpg

20. boycott_culturel.jpg

21. boycott_israel.jpg

 

Les personnes, célèbres ou anonymes, qui le soutiennent :

22. Oslo.jpg

Rappelez-vous, les gamins d’Oslo, juste avant de mourir…

23. Hawking BDS.jpg

L’engagement de Stephen Hawking vu par Latuff

 24. BDS - roger-waters-pink-floyd-israel-apartheid-the-wall.GIF

Celui de Roger Waters, par le même.

 

Sans compter ceux que Latuff n’a pas dessinés :

24.1 Nigel Kennedy.jpg

Nigel Kennedy

24.2  stephane hessel.jpg

Stéphane Hessel

25. israel-boycotte-etudiant-oxford-universite.jpg

Les étudiants d’Oxford

25.1  arundhati roy.jpg

Arundhati Roy (avec Noam Chomsky, Naomi Klein, Harold Pinter, José Saramago, Howard Zinn, Eduardo Galeano & d’autres gendelettres) 

25.2 Loach-on-set.jpg

Ken Loach et d’autres cinéastes…

25.3 godard.jpg

…comme Jean-Luc Godard

 

25.4  NAIR.jpg

ou Mira Nair 

Et d’autres et d’autres :

26. Tomemos conciencia BOICOT A LOS SIONISTAS!.jpg

C’est vrai qu’il y a eu aussi la fausse campagne de boycott de l’Autorité Palestinienne (quiconque a lu Aline de Dieguez, n’en sera pas surpris).

26.1  Fausse campagne de boycott de l'autorité pal..jpg

Mais la vraie et persistante campagne de boycott de la communauté des juifs Hassidiques est, elle, bien réelle :

27. Boycott Neturei.jpeg

28. Neturei Karta manifestant.jpg

29. lesvideos-neturei_karta2.jpg

 

 Ils manifestent dans le monde entier en portant l’étoile jaune. Y compris à Jérusalem :

30. à Jérusalem - Ils se sont fait tabasser.JPG

où ils se sont fait tabasser.

*

Mais revenons au sujet de ce post, LA QUENELLE,  et à nos moutons (à crocs) :


Loi Valls contre Dieudonné, la quenelle et le chômage

Philippe Alain

31. quenelle-double.jpg

 

Ça y est, c’est fait. On l’attendait depuis la prise de position de Manuel Valls contre Dieudonné. La République Socialiste Française était un pays sous-développé en ce qui concernait son arsenal législatif. Aucune loi ne permettait en effet d’interdire les opposants indépendants de tout financement public, les plats de mauvais goût et le chômage. C’est corrigé. Avec cette loi, la France devient la première dictature occidentale du XXIème siècle.

Article 1 : De la quenelle

Le geste dit de la « quenelle » qui consiste à tendre un bras vers le sol et poser l’autre sur l’épaule est interdit sur l’ensemble du territoire de la République.

Ce geste, déclaré antisémite par la LICRA, les extrémistes juifs et finalement par Manuel Valls lui-même est également une insulte au socialisme et donc à la France. Toute personne exécutant le geste de la quenelle sera fichée, traquée, retrouvée, frappée en place publique puis déportée en Israël qui a besoin de monde pour peupler les colonies palestiniennes.

Article 1 bis

Manuel Valls n'aime pas l'humour noir, il n'aime pas non plus les quenelles. Le plat culinaire dit de la « quenelle » est donc interdit sur l’ensemble du territoire de la République. De plus, d’après une étude très sérieuse du Ministère de la Propagande, avaler des quenelles conduit inéluctablement à en faire de manière incontrôlée. Toutes les quenelles figurant sur les menus des restaurants ou des cantines doivent disparaître avant le 15 janvier.

Passée cette date, tous les clients qui persistent à demander un plat de quenelles devront immédiatement être signalés à la police. Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas.

Article 1 ter, minable

La cannelle est également interdite. Afin de ne pas permettre aux opposants de s’affubler d’un nouveau signe de ralliement trop proche de la quenelle, la cannelle est bannie du territoire national.

Article 2 : Des spectacles de Dieudonné

Tous les préfets sont invités à organiser des manifestations communautaires violentes devant les spectacles de Dieudonné en prenant contact avec la LICRA locale pour l’organisation.

La participation de policiers en civil pour provoquer des heurts violents avec les spectateurs de Dieudonné est fortement recommandée. Le recours aux chaînes télévisées est obligatoire afin de disposer d’images pour choquer l’opinion publique.

Article 2 bis

Constatant la présence systématique de manifestations violentes aux abords des spectacles de Dieudonné, les spectacles dudit Dieudonné sont désormais interdits. Les troubles à l’ordre public ne sont pas acceptables dans une dictature socialiste, démocratie. Sauf sur ordre venu d’en haut.

Article 3 : De la liberté de penser


Monsieur Patrick Cohen, animateur sur France Inter, qui avait qualifié publiquement Dieudonné de « cerveau malade » et qui a permis de relancer la répression anti-quenelle est nommé Ministre de la Communication, des Médias et de la Gauche Bien-Pensante.

Dorénavant, vous n’êtes plus libres de penser ce que vous voulez, comme Monsieur Cohen l’a affirmé dans la même émission (1)

La liste noire, sans jeu de mots, de Cohen sera communiquée à tous les médias afin de n’inviter que des personnalités officiellement agrées par la gauche moralisatrice bien pensante.

Article 4 : Du communautarisme

Le communautarisme qui consiste à segmenter la France en fonction des minorités et de leur appartenance ethnique ou religieuse est désormais officiellement instauré en France.

On ne parlera plus de citoyens, mais de Juifs, de Noirs, de Musulmans et d’Anti-mariage gay (veilleurs, sentinelles, manif pour tous, etc). Tous ceux qui ne sont ni Juifs, ni Noirs, ni Musulmans, ni Anti-mariage gay seront appelés « Antifas ».

Les Roms, eux, continueront à faire l’objet d’un traitement particulier qui sera détaillé dans un prochain article.

32. Valls Kippa.jpg
Article 5 : De la kippa

Seuls les Juifs de France et Manuel Valls pourront porter avec fierté leur kippa (2),  sur la voie publique et en particulier dans les manifestations de soutien au gouvernement socialiste.

Les Musulmanes, elles, ont plus que jamais interdiction de porter leur foulard, les Chrétiens, eux, ont interdiction de manifester leur opposition au mariage gay, à la GPA et la PMA et plus généralement toute opposition au gouvernement socialiste soit-disant laïc.

Les Roms, eux peuvent porter avec fierté leur étoile jaune.

Article 6 : Du racisme d'État

Le racisme d’Etat contre les Roms est officiellement instauré. Désormais, il est possible de déclarer comme le fait régulièrement Manuel Valls, ministre de la République, ministre de l’intérieur :

« Les Roms ont vocation à retourner en Roumanie »

« Les Roms n’ont pas vocation à s’intégrer »

« Les Roms ont des modes de vie extrêmement différents qui sont en confrontation »

Comme l’a décidé récemment la Cour de Protection des Ministres , il ne s’agit absolument pas d’incitation à la haine raciale, mais de propos s’inscrivant dans le débat public.
Bien évidemment, toute, personne qui remplacerait le mot « Rom » par le mot « Juif » tomberait immédiatement sous le coup de la loi et subirait de très lourdes sanctions.

Article 7 : Du Front National

Le Front National dirigé par la fille de celui qui a déclaré que « les chambres à gaz sont un détail de l’histoire » est dissous. Ce parti, qui déclare à longueur de temps que l’UMP et le PS se valent bien se veut en effet un sous-marin de l’idéologie anti-système. Il porte, comme Dieudonné, un « discours de haine et de rejet qui ne peut être accepté ».

Compte tenu du raz de marée prévu aux prochaines élections en raison du ras le bol généralisé des Français, mieux vaut prévenir que guérir.

Article 7 bis

Tant qu’à faire, toute opposition au gouvernement socialiste, au communautarisme, à la religion laïque, au mariage gay et à la politique d’Israël sont interdites. Seuls sont autorisés le Parti Socialiste et Jean-François Coppé.

Article 8 : Du chômage

Incapable d’inverser la courbe du chômage, le gouvernement efface le chômage

Le chômage est déclaré antisémite.

Toute personne évoquant le chômage sera immédiatement poursuivie pour injure à caractère racial. Tout média consacrant un reportage sur le chômage sera immédiatement suspendu.

Tous les chômeurs se déclarant comme tels deviennent porteurs d’une idéologie raciste et antisémite. Ils seront donc impitoyablement poursuivis et éliminés.

Article 9 : Des manifestations publiques

Les préfets sont invités à mettre « quelques blancs, quelques white, quelques blancos » dans toutes les manifestations publiques officielles, comme Manuel Valls à Evry (3).

Les noirs, les arabes, les roms, les opposants catholiques seront fermement éloignés, voire placés en garde à vue si nécessaire, après avoir été gazés, cela va sans dire.

Article 10 : Du lien éternel à Israël

Tout préfet, comme l’a fait Manuel Valls, devra s’afficher publiquement, au moins une fois par an, avec une kippa et se déclarer « lié de manière éternelle à la communauté Juive et à Israël », merde, quand même. (4)

Article 11


La présente loi s'applique sur l'ensemble du territoire de la République.  (Ainsi que dans les Dom Tom et dans les parties reconquises de l’Afrique ! NdGO)

Article 12


La présente loi sera exécutée comme loi de l'État.

Fait à Paris, le 5 janvier 2014.

(1) http://www.youtube.com/watch?v=Az-KjW5u41c

(2) http://www.youtube.com/watch?v=WSCxmenX9r0

(3) http://www.ina.fr/video/3933266001036

(4) http://www.youtube.com/watch?v=Y9Bs3tF1jj0


Source :

http://french.irib.ir/analyses/chroniques/item/309140-loi...

 

 

33. Manuel Valls.jpg

D’accord, c’est facile…


*

Mais qu’est-ce qu’une quenelle, après tout, sinon, pour les croulants, les octogénaires et autres cartes vermeil, un bon vieux bras d’honneur ?

 

34. coluche_bras_d_honneur.jpg

Fort utilisé dans leur jeunesse par les comiques qui ne faisaient pas rire…

35. we_can10.jpg

Même les femmes se le permettaient…

36. bébé bras d'honneur.jpg

… les bébés…

37. Mesrine-bras-d-honneur-funnyfox.gif

… Mesrine…

38. Hebrew Bras d'honneur.jpg

…et, euh, oui…

 

Sans parler du doigt d’honneur, qui a ses lettres de noblesse :

39. doigt.jpg

Chez les supporters de foot hollandais…

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…comme à l’Assemblée Nationale…

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… ou chez les rockers (Johnny Cash, aussi mal élevé qu’Henri Emmanuelli).

 

42. Doigt.jpeg

Et alors ?!

 

Alors, la quenelle, quelle différence ?

 

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Oui, bon, un récidiviste !

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Le réinventeur, en demoiselle d’honneur du premier mariage gay entre gibiers de potence.

 

 





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… de 175 ou de 250 ? …

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Quenelle juive…

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Quenelle en haute mer…

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Quenelles de pompiers…

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Quenelles de militaires…

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Quenelles de skieurs…

51. quenelle échelle de jacob.jpg

Quenelles de chômeurs…

52. Quenelle_Géante_TGI.jpg

Quenelle géante au TGI (Tribunal de Grande Instance pour les Belges)

53. quenelle-valls.jpg

Quenelles d’électeurs ?...

 

Mais qu’est-ce que ces quenelles ont à voir avec le salut nazi, même inversé ? Le vrai, le voilà :

 

54. théière de JCPenney.jpg


À moins que celles-là peut-être ?

 

55. milice_juif_radical_sioniste_le_betar.jpg

Quenelles inversées des miliciens du Betar

 

Que le dernier mot reste à la musique (celle qui adoucit les mœurs) …

 

La Quenelle par Charlotte Aznavour

 

56. Une belle bande d'antisémites !.jpg

Et allez vous cacher, bande de racistes antisémites !

 

 

*

C’est le week-end et on ne pointe plus qu’une fois par mois, vous avez le temps de signer la pétition pour que l’Italie cesse de baisser son froc devant Erdogan et relâche Bahar Kimyongür. On aimerait bien aussi que la Belgique respecte sa Constitution, sinon ce n’était pas la peine d’en faire une, mais c’est peut-être beaucoup demander.

 

Pétition pour Bahar - petition for Bahar - petitie voor Bahar - petizione per Bahar - petición por Bahar - Bahar için imza verin

 

57. free_bahar_now.jpg

C’est ici.

 

*

58. Chat noir lisant.JPG

 

Des milliers de pélerins philippins à la procession du Nazaréen Noir

 vidéo :

http://rt.com/in-motion/philippines-procession-black-naza...

 

C’est le moment ou jamais de relire Chester Himes :

59. Himes Aveugle.jpg





Chester Himes

L’aveugle au pistolet

Paris, Folio, 1999

373 pages


 


*

 

 

 

Mis en ligne le 11 janvier 2014

 

 



12:48 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/01/2014

Rita MONALDI et Francesco SORTI sont-ils en train de ré-écrire l'histoire d'Europe ?

1. LuigiPrina5.JPG

 

Rita MONALDI et Francesco SORTI sont-ils en train de ré-écrire l’histoire d’Europe ?

 

2. monaldi_sorti_mwn.jpg

Il y a longtemps que nous voulions parler ici de ce couple d’écrivains, et nos tribulations nous en ont fait différer le plaisir. Nous y voici, avec les carabiniers.

Rita et Francesco, respectivement nés en 1966 et 1964, ont été mariés, un beau jour de nous ne savons pas quand, à Castel Gandolfo, par Mgr. Lorenzo Dell’Agio, qui deviendrait plus tard un personnage de leur premier livre. Elle était licenciée en philologie classique, lui en musicologie. Elle s’était spécialisée dans l’histoire des religions, lui dans la musique baroque. Tous deux étaient journalistes : Rita, au département de presse de la Chambre des Députés, Francesco produisait des programmes musicaux pour la RAI et pour Radio Vatican.

Tout aurait pu aller pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, si ce n’était que l’Italie berlusconienne commençait à sentir mauvais. Fatigués de la pourriture en politique et des medias aux ordres – pas qu’en Italie, mais, bon… - ils envisagèrent sérieusement de tout laisser tomber et de prendre le chemin de l’exil. Mais pour aller où ?

Ils avaient passé leur lune de miel à travailler dans les archives de la Bibliothèque Impériale de Vienne et en avaient gardé un excellent souvenir. Pourquoi ne pas aller s’y installer ? Pourquoi ne pas essayer d’y gagner leur vie en mettant leurs connaissances en commun pour écrire des livres à quatre mains ?

Un jour, ils sautèrent le pas, dirent « Adieu à tout ça » et s’en furent. Avec leurs deux bambini.

Restait à savoir quel genre de livres ils allaient écrire. Leur goût pour certains auteurs et peut-être l’exemple d’Umberto Eco les poussèrent vers le « thriller historique ». Et – à quoi bon lésiner ? – l’idée leur vint d’écrire carrément une heptalogie, c’est-à-dire un ensemble de sept romans, qui pourraient se lire séparément ou à la suite les uns des autres, dont les titres, alors, mis bout à bout, formeraient une phrase latine comme celle-ci par exemple :

IMPRIMATUR

         SECRETUM

                  VERITAS

                          MYSTERIUM

          UNICUM

           ……………

                  …………….

 Qui peut se traduire par :

« Bien que soient imprimés tous les secrets du monde, la vérité est toujours un mystère. Ne reste à la fin que…………. »

Les deux derniers titres ne seront révélés qu’en leur temps,  mais il est déjà clair, pour les lecteurs des trois premiers romans, que cette phrase exprime exactement l’idée sur laquelle tout le cycle se fonde. Il s’agit bien, pour les auteurs, de chercher la vérité qui, quoi qu’imprimée, reste mystérieuse à beaucoup sinon à tous.

C’est ainsi qu’à trifouiller dans des archives ouvertes mais dédaignées et à courir sur les traces d’Alexandre Dumas, d’Agatha Christie et d’Ellis Peters, on se retrouve en train d’écrire une nouvelle histoire d’Europe. Est-ce la vraie ? Seul le temps, dont la vérité, comme on sait, est la fille, le dira.

À la fin de ses études, Francesco avait consacré sa thèse à l’abbé Atto Melani, castrat célèbre au Grand Siècle, qui, non content de mener de front sa carrière artistique et celle d’espion au service de Mazarin d’abord, de Louis XIV ensuite, avait aussi beaucoup écrit, notamment un curieux ouvrage intitulé Les secrets des conclaves, destiné au roi de France et resté inédit. Pourquoi ne pas prendre pour personnage central ce fils d’une famille de Pistoia, qu’elle avait fait châtrer pour l’offrir à l’Église et qui devait finir non seulement créateur de l’Orfeo de Rossi mais familier de papes, de princes et de rois ? Avec un tel héros, tant Rita que Francesco pourraient s’en donner à cœur joie, marier musique et histoire des religions. Ils ne s’en privèrent pas.

Tout cela, bien sûr, aurait pu n’être que velléité, tentative plus ou moins réussie des’imposer dans le monde de l’édition où les places sont si chères. Mais – aux innocents les mains pleines – leur premier coup fut un coup de maître et leur premier roman un best seller. Comme dans les contes de fées, Imprimatur ne mit pas longtemps à paraître dans une quarantaine de pays, traduit dans plus de 20 langues, au point de dépasser le Da Vinci Code  au tableau des meilleures ventes, et fut interdit en Italie.

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Monaldi & Sorti

IMPRIMATUR

Paris, Jean-Claude Lattès – 14 novembre 2002

620 pages.


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Monaldi & Sorti

IMPRIMATUR

Paris, Pocket – 7 septembre 2004

Collection Best (11929)

855 pages

 

C’est toute une histoire.

Voyons d’abord ce que raconte Imprimatur. Si vous l’avez lu, sautez.

Tout commence un 11 septembre : celui de 1683, veille de la décisive bataille de Vienne, assiégée par les troupes ottomanes. La sanction va tomber dans quelques heures. Toute la chrétienté retient son souffle.

L’action, cependant, se passe à Rome, où, à l’auberge du Damoiseau, meurt un vieux voyageur français, le chevalier de Mourai, dans des circonstances qui font craindre un cas de peste. Aussitôt, portes et fenêtres sont murées par les autorités, et les occupants mis en quarantaine. Or, ceux-ci ne sont pas n’importe qui. Outre le mystérieux chevalier – qui, en fait, meurt empoisonné – on y trouve l’abbé Atto Melani, en sa qualité non de chanteur mais d’agent secret de Louis XIV, chargé par lui de retrouver Nicolas Fouquet, théoriquement mort à la forteresse de Pignerol, mais en réalité libéré contre la recette du secretum morbi, soit la manière de diffuser la peste, que le roi de France a l’intention d’utiliser à des fins militaires. Hélas pour Sa Majesté Très Chrétienne, l’ex-surintendant victime de Colbert a livré à ses ennemis la recette de l’antidote. Quelle est la mission de Melani ? Trucider Fouquet ? Lui arracher la recette manquante ? Le nom de ceux qui la détiennent ? Mystère. Quoi qu’il en soit, de Mourai meurt. C’était Fouquet incognito. Mort de la peste ou empoisonné ? Pour Melani, empoisonné. Mais par qui ? Par lequel des autres voyageurs mis en quarantaine ? Dont un jésuite espagnol, un verrier vénitien, un chirurgien toscan, un poète napolitain, un musicien français et un jeune anglais. Sans oublier Cloridia, ravissante courtisane, ex-esclave italo-turque, qui exerce sa profession dans une tour surplombant le toit, à laquelle on accède par deux escaliers : l’un réservé aux clients qui ne doivent pas être vus, l’autre qui descend dans l’auberge. Ajoutons-y le Signor Pellegrino, patron du lieu, en grand danger de faire faillite, et son garçon à tout faire, orphelin recueilli par lui, qui n’a pas de nom.

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                                                                                          Nicolas Fouquet

Quoi qu’il en soit, c’est sur le garçon qu’Atto jette – en tout bien tout honneur – son dévolu, entreprenant d’en faire à la fois son élève et son assistant. Et nous voici avec le deuxième personnage central des livres de Monaldi et Sorti, puisque ce garçon d’auberge est le narrateur de leur saga. Narrateur anonyme, que tous appellent ici « garçon », « petit » ou « jeune homme » (ce n’est qu’à la fin du roman qu’on croit deviner qu’il s’agit d’un nain, sans que cela soit jamais dit), et qui le restera jusque dans son âge mûr, à la fin du 3e livre.

Comment « Monsieur Atto » et son disciple vont s’aventurer dans les égouts de Rome, sur la piste de perles déposées par un des voyageurs dans le coffre-fort de l’auberge et aussitôt volées… et comment leurs explorations vont les amener à découvrir que si Louis XIV a fait secrètement alliance avec les Turcs et entend se servir d’une arme de destruction massive contre le pape et l’empereur du Saint Empire Romain, le pape de son côté (Innocent XI), est prêt à favoriser l’accession de Guillaume d’Orange, prince protestant, au trône d’Angleterre, au détriment des catholiques Stuart, constitue l’essentiel de ce roman où se mêlent et s’affrontent toutes les questions qui ont passionné l’époque et déterminé la suite de l’histoire du continent.

Si Le nom de la Rose doit beaucoup à la grande érudition et à la fertile imagination d’Umberto Eco, Imprimatur se fonde avant tout sur des documents d’archives, voire sur des livres d’histoire (« bien que tous les secrets du monde aient été imprimés… »). Or, on sait ou on devrait savoir que le pape Innocent XI est tenu pour le sauveur de la chrétienté, au motif que lui et sa famille auraient plus ou moins financé les troupes chargées d’arrêter l’envahisseur au cimeterre entre les dents.

Sauveur de la chrétienté et pas saint ?  Comment cela peut-il être ? À croire que de mauvais coucheurs s’y sont opposés pour les raisons évoquées par Imprimatur… Quoi qu’il en soit, l’opposition a persisté jusqu’à ce que Pie XII mette fin à ce désordre en béatifiant – en 1956 – son lointain prédécesseur. Restait à le déclarer saint. Ce que s’apprêtait à faire SS. Jean-Paul II, pour le 320e anniversaire de la bataille gagnée, justement, bienheureuse coïncidence, par le prince polonais Jean Sobieski.

4. Jean III Sobieski de Pologne.PNG

                                                                              Jean III Sobieski

 Supposons les fins stratèges de la CIA, de la NED, de la NSA, de l’USAID, du MOSSAD, de l’OTAN et tutti quanti occupés à prêcher la guerre sainte contre l’islam, déclenchée par un 11 septembre qui nous fit « tous Américains »…

Supposons cette opportunité merveilleuse : la canonisation – enfin ! – du « sauveur de l’Occident » par un autre Polonais…

Supposons cette épatante répétition de l’histoire à faire avaler par les cerveaux béants des troupeaux béats en délire…

Et voilà que ces deux zozos de Rita et Francesco, au nom d’une foutaise appelée par eux « vérité historique » viennent vous couper les pâquerettes sous le pied. Que fait-on dans un cas pareil ? Si on a un accommodant cavaliere sous la main, on censure, on interdit, on boycotte. Mais les festivités sont néanmoins remises à plus tard.

Et ailleurs ? Ailleurs, on ne sait pas vivre ! À la Foire de Francfort de 2006, où les auteurs sont reçus comme des souverains en visite, on projette en première mondiale en documentaire intitulé Monaldi et Sorti, quand un roman réécrit l’histoire. Un débat, modéré par un journaliste du Stern se tient sur le sujet « Monaldi et Sorti, un cas d’exil littéraire dans l’Italie de Berlusconi ». Et enfin, l’éditeur (allemand) du troisième roman, Veritas, donne une grande fête en l’honneur de sa sortie. Rita et Francesco sont interviewés par des journalistes venus du monde entier, y compris de la lointaine Australie. Et en Italie ? Rien. Pas une ligne. Même dans la presse d’opposition.

Ce que voyant, un petit groupe de lecteurs italiens, qui s’étaient déplacés exprès en Allemagne après avoir lu leurs compatriotes en anglais, s’unissent pour leur consacrer un site Internet (« Pour chercher un espace libre où pouvoir informer le peuple libre d’Internet sur ce qui se passe dans notre pays. ») C’est ainsi que trois femmes – Simona, Nicola, Marta – et deux hommes – Ettore et Simone – animent, en italien et en anglais, le site

http://www.attomelani.net

 Mieux encore : ils ont rencontré, à Francfort, un éditeur hollandais, qui s'est engagé à publier tous les livres de Monaldi et Sorti en italien, et de les vendre à prix coûtant. (« Ils n’y gagnent pas un centime »). Cet éditeur, qui eût en d’autres temps publié Rousseau, Voltaire ou Diderot, s’appelle De Bezige Bij (« L’abeille diligente »), Amsterdam et Anvers, maison bien connue des néerlandophones.

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IMPRIMATUR(E) ou CENSURE ?

Les deux auteurs, en remerciement, lui ont donné en exclusivité, pour la sortie d’Imprimatur en italien, la préface que voici :

Histoire d’un boycott

« Nul n’est prophète en son pays ».

La censure est toujours l’effet d’un régime totalitaire. Quand il en est frappé, un auteur a deux possibilités : renoncer à la publication de son oeuvre ou la faire publier en dehors des frontières nationales. S’il opte pour la seconde solution, il convient qu’il choisisse un endroit où la liberté d’expression ne soit pas un vain mot. De ceci, la Hollande offre un bon exemple. L’histoire récente rapporte le cas de Klaus Mann, le fils de Thomas, qui, s’étant enfui de l’Allemagne nazie, y fonda une revue, aidé par Gide et Aldous Huxley. Plus anciennement, c’est à Amsterdam que s’imprimèrent les livres d’auteurs de tous les pays, persécutés par l’Inquisition. Aujourd’hui, ce roman écrit en italien, grâce à la disponibilité d’un éditeur courageux et dynamique, est imprimé dans la langue de Dante mais en terre hollandaise.

Il est bon de rappeler qu’Imprimatur est traduit en 22 langues et publié dans 53 pays, cas presque unique parmi les romans historiques italiens, mis à part Le nom de la rose et Le guépard. Ce n’est que dans le pays des auteurs, dans la démocratique Italie, que le lecteur ne peut le trouver.

Les récentes élections ont porté au gouvernement une nouvelle coalition politique [février 2010 – NdGO ]. Nous verrons si elle abolira la dictature éditoriale qui empêche le retour dans leur patrie de nos livres, ou si, comme dans Le guépard, de Giuseppe Tommasi di Lampedusa, « tout doit changer afin que rien ne change ».

L’aventure singulière de ce roman commence au printemps 2001, quand le manuscrit est acheté poar une maison d’édition qui est la propriété d’un homme politique et néanmoins chef d’entreprises en même temps que Président du Conseil. Le livre sort en mars 2002 et, nonobstant une promotion égale à zéro, il occupe immédiatement la 4e place dans la liste des dix livres les plus vendus, selon le Corriere della Sera, et son tirage est très rapidement épuisé. Le deuxième tirage sort avec quatre semaines de retard. La troisième édition arrive encore plus lentement, alors que les libraires sont en rupture de stock depuis près de trois mois et que les ventes tombent.

Entre-temps, dans un journal milanais appartenant à l’éditeur-Président du Conseil, un historien catholique connu publie un compte-rendu anormalement hostile, dans lequel, se référant aux auteurs (jusqu’alors inconnus) il commente « on en a assez de ce genre de gens ». Après quoi, inexplicablement, le livre disparaît de la circulation. Sur Internet, commencent à se multiplier les messages de lecteurs qui cherchent en vain à s’en procurer un exemplaire. Les libraires demandent un nouveau tirage à l’éditeur, qui répond invariablement : « Il est en cours. Il arrive. » Mais il n’arrive pas. Le titre Imprimatur est même supprimé de son catalogue, de même que de son site Internet, où certains lecteurs ont commencé à signaler les anomalies de sa publication.

Après quelques mois, se produit un petit tremblement de terre politique : le prêtre qui a célébré le mariage des deux auteurs, archiprêtre et curé de la résidence estivale des papes à Castelgandolfo, est dégradé de ses fonctions et transféré, sans préavis ni explication valable, dans une lointaine ville roumaine des rives de la Mer Noire, Constanţa. C’est l’antique Tomis, où l’empereur Auguste avait exilé le poète Ovide, coupable d’avoir révélé dans ses écrits les secrets de la maison impériale. Le message n’est que trop clair : l’ecclésiastique a été puni pour un péché littéraire… commis par d’autres. Il a, en fait, été représenté dans le roman comme un de ses personnages, sous un autre nom que le sien mais facilement identifiable. L’évêque par qui débute et se termine l’histoire, c’est lui.

À l’étranger, les choses se passent tout autrement. Imprimatur grimpe en tête des « best sellers » dans tous les pays où il est publié, au point de ravir son sceptre au Da Vinci code pendant plusieurs semaines. Et cela, jusque dans les pays les plus éloignés de notre culture : de la Corée à la Turquie,  de la Bulgarie à l’Ukraine. Partout, les jugements de la critique sont particulièrement généreux, certains grands quotidiens et hebdomadaires le plaçant même devant les romans d’Umberto Eco. Les droits des livres suivants sont achetés blind, c’est-à-dire avant même d'être écrits.

Pendant ce temps, en Italie, la maison d’édition du Président du Conseil présente aux auteurs des comptes truffés d’étranges anomalies. Excédés d’autant d’étrangetés, les auteurs et leur agent réclament la rupture du contrat, annonçant une action en justice en cas de refus. La société du Président du Conseil accepte immédiatement.

Les journaux et les télévisions étrangères interviewent les auteurs sur leur mésaventure italienne ; dans les principaux pays d’Europe, les télévisions publiques y consacrent de longs documentaires. Un quotidien va jusqu’à envoyer quelqu’un en Roumanie, interviewer le prêtre exilé. Les journaux étrangers se répandent en commentaires ironiques sur ce qu’est devenue l’édition dans notre pays. En Italie : silence.

Les auteurs, alors, choisissent l’embargo. Tant pis pour l’Italie : leurs livres ne sortiront plus désormais qu’à l’étranger, en traductions. Les peuples de beaucoup de pays pourront les lire dans plus de vingt langues, l’original en italien restera dans leurs tiroirs.

Inutile de dire que le «système italien » fait piètre figure : à Francfort et dans les autres foires du livre internationales, la juteuse histoire court de bouche en bouche. Les patrons de l’édition italienne doivent même essuyer quelques sarcasmes de leurs collègues étrangers. C’est alors que, par surprise, au printemps de 2005, se manifeste le second groupe éditorial italien, le seul à pouvoir entrer en compétition avec le précédent. Il offre de republier Imprimatur et de sortir Secretum, deuxième roman de la série, dès l’automne de la même année. Étrange hâte, étant donnés les rythmes des maisons d’édition, qui programment presque toujours leurs publications un an à l’avance. Les auteurs prennent l’avis de leurs éditeurs étrangers, qui leur conseillent de se méfier des boulettes empoisonnées. Ils demandent alors une date de sortie plus éloignée et des garanties contractuelles égales à celles qu’ils obtiennent ailleurs. Pour toute réponse, « le second groupe éditorial italien » disparaît dans le néant.

Le lecteur de cette préface se demandera certainement « mais pourquoi tout cela ? ». Comme dans tout polar qui se respecte, il lui faudra attendre la fin pour connaître la clé de l’énigme. 

En lisant Imprimatur, il apprendra que les auteurs, en faisant des recherches pour construire leur thriller historique, ont découvert des documents originaux, sur lesquels ils se sont basés pour écrire leur histoire. Il découvrira que certains de ces documents, recherchés pendant des siècles par les historiens, ont été retrouvés par les auteurs dans les Archives secrètes du Vatican et dans celles de la ville de Rome. Que, faisant l’objet d’annexes publiées en fin de volume, ils s’avèrent mortels pour la réputation d’un pape béatifié en 1956. Un pape, lit-on dans le roman, qui s’est rendu coupable de crimes graves envers sa propre religion, et donc élevé injustement à l’honneur des autels.

6. Innocent XI.jpg

Innocent XI

 Il faut savoir qu’à la suite du 11 septembre 2001, le Vatican avait préparé, pour ce pape, une cérémonie de canonisation colossale. De fait, lors de la bataille de Vienne - le 12 septembre 1683 – les troupes catholiques avaient sauvé l’Europe des Turcs , et ce pape était réputé avoir été la cheville ouvrière de la victoire. C’est pourquoi le Vatican voulait en faire un saint, sa canonisation ayant pour but de sanctionner officiellement l’appui de l’Église au déchaînement international programmé contre l’Islam. Imprimatur une fois sorti avec ses révélations, le projet partait en fumée.

Le reste est de notoriété publique. Sur la place Saint Pierre, le 27 avril 2003, fut béatifié, en guise de pis-aller, l’obscur frère capucin Marco d’Aviano, qui avait été, à Vienne, le factotum du peu vertueux pape.  Sa béatification, après 300 ans de liste d’attente, était tout à coup devenue urgente.

On chercha quand même à donner quelque lustre à l’événement. De grands articles parurent dans la plupart des principaux journaux italiens : « Cette béatification va faire trembler l’Islam » titra le Corriere della Sera sur cinq colonnes à la une. Du Proche-Orient, on demanda en riant : « Marco d’Aviano ? Qui est-ce ? » Du grand absent, du pape d’Imprimatur, il ne fut pas question. La presse dut se livrer à des acrobaties pour ne pas imprimer le nom de celui qui, tout en donnant ses ordres à Marco d’Aviano, finançait l’invasion de l’Angleterre par l’hérétique Guillaume d’Orange, au détriment des catholiques Stuart. C’était un peu comme si, dans une biographie de Sancho Pança, on avait dû s’interdire de nommer Don Quichotte.

Et voilà comment un simple roman historique, dont la trame se déroule dans la Rome d’il y a trois siècles, a pu mettre sens dessus-dessous  journaux, maisons d’édition et jusqu’au Vatican. Il ne pouvait en aller autrement, du reste. Des signaux rares mais clairs – l’anathème de l’historien catholique, l’exil du curé de Castelgandolfo – avaient donné le « la » au boycott d’Imprimatur. Et aucun éditeur-Président du Conseil à la tête d’une majorité parlementaire disparate dont il fallait maintenir la cohésion à tout prix ne pouvait rester insensible à de telles admonestations.

On a beaucoup discuté en Italie sur le fait de savoir s’il était opportun qu’une seule personne puisse être à la fois propriétaire d’équipes de football, de palais, de journaux, de compagnies d’assurance, de chaînes de télévision, de librairies, de la plus grande concentration de maisons d’édition jamais vue, et qu’il lui soit permis, en même temps, d’être Président du Conseil. Le problème, à notre avis, a été mal posé. Il faudrait plutôt se demander s’il ne conviendrait pas de le faire aussi pape.

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Comment cela finira-t-il ? Nous ne le savons pas. En ce moment, il n’y a pas place pour nous dans un pays où les propriétaires de presque toutes les librairies et des principaux groupes d’édition peuvent confortablement s’asseoir à une table pour quatre.

Au début de 2005, cette concentration de pouvoirs,  qui n’a d’égale dans aucun pays civilisé, est allée jusqu’à expulser de ses chaînes de librairies tous les petits éditeurs, c’est-à-dire tous ceux qui ne peuvent s’asseoir à la table pour quatre. Et cela, pendant que les journaux du système exaltent, avec des accents de représentants de commerce, les habituels auteurs-système, propageant avec un aplomb incroyable des chiffres de ventes gonflés jusqu’au grotesque (il suffit d’interroger les libraires…) En guise de feuille de vigne, on fait aussi, bien sûr, le compte-rendu de quelques livres d’auteurs indépendants, étant bien entendu que, dans les librairies appartenant à ceux de la table pour quatre, on ne les trouve pas. Et le lecteur, plutôt que repartir les mains vides, se résigne à se laisser fourguer un livre-système

Ainsi, le nœud coulant dictatorial d’une élite fallacieuse, dirigée par l’éditeur-Président du Conseil, se resserre autour du cou des auteurs et des éditeurs indépendants, et surtout autour de celui des lecteurs, auxquels ont cache l’existence de milliers de titres.

Ce n’est pas une surprise si l’« Italie- Système », comme aux temps du fascisme, applique aux dissidents la relégation et va grossir les rangs des pays comme l’Iran, le Nigeria, le Tchad et l’Albanie, où le métier d’écrivain conduit à l’exil [« l’Iran, le Nigera, le Tchad et l’Albanie » ? NdGO].

Nous verrons bientôt si la défaite électorale de l’éditeur-Président du Conseil aura l’effet bénéfique de ramener au pays ses exilés ou si le système est désormais trop pourri pour se reprendre.

Grâce à Internet, un groupe de lecteurs italiens, soucieux de corriger cette situation paradoxale, a fondé un Imprimatur fan club [ On le trouve – en italien et en anglais – à l’adresse : http://www.attomelani.net/ dont nous avons parlé plus haut. NdGO ].

C’est aux encouragements de ceux qui nous estiment et à de nombreuses demandes de réimpression que la présente édition doit de voir le jour, sans pour autant lever l’embargo de protestation que nous opposons au « système Italie » : on ne pourra pas acheter ce livre dans les librairies italiennes d’Italie, mais uniquement via Internet, dans les librairies italiennes à l’étranger ou dans les librairies étrangères en Italie.

À l’éditeur De Bezige Bij et à son courageux directeur Robbert Ammerlaan va notre plus sincère gratitude pour nous avoir permis de satisfaire les demandes des lecteurs.

Mai 2006

Monaldi & Sorti.

*

Nous avons dit qu’à ce jour seuls les trois premiers volumes avaient paru en français, et encore, pas vite ! C’est que les droits du deuxième avaient été achetés par la maison Plon et que, tandis que Mondadori faisait l’objet d’une OPA de la part de Silvio Berlusconi, les éditions Plon (et quelques autres) avaient été achetées par Ernest-Antoine Seillères, milliardaire bien connu, ami du précédent. Entre oligarques, on se rend parfois de ces petits services : Ernest-Antoine gela, en France, la diffusion de Secretum, comme Silvio avait gelé, en Italie, celle d’Imprimatur.

En conséquence de quoi les auteurs refusèrent de signer avec Plon pour leur troisième titre. Si Veritas a finalement paru chez cet éditeur, c’est qu’entretemps, celui-ci avait à nouveau changé de mains, c’est-à-dire qu’Ernest-Antoine l’avait revendu à quelqu’un d’autre et que le quelqu’un d’autre (De Wendel) l’avait à son tour revendu à quelqu’un d’autre (actuellement le groupe espagnol Planeta) lequel a accepté les exigences contractuelles des auteurs. Ouf ! Pour l’instant.

 

*

Parce que leur premier livre a été un best seller et qu’il contient non des révélations mais des rappels d’actions qui ont eu le Vatican pour cadre, on a dit de Monaldi et Sorti qu’ils attaquaient l’Église et on les a comparés à Dan Brown. Rien n’est plus faux.

Si on peut les comparer à d’autres auteurs, c’’est à leurs compatriotes Umberto Eco,  Giuseppe Tomasi di Lapedusa, Alessandro Manzoni. C’est à ceux dont ils se réclament. C’est aussi, à notre avis, et bien qu’ils semblent ne pas le savoir, à la Josephine Tey de La fille du temps, qui a tant fait pour réhabiliter le roi Richard III, si maltraité par ce propagandiste à gages de William Shakespeare. C’est sûrement aussi au grand poète et romancier historique Robert Graves (sans aller jusqu’à King Jesus, nous pensons surtout à Bélisaire, à Épouse de M. Milton, à La fille d’Homère). C’est, évidemment, à Jean d’Aillon, auteur de thrillers historiques français, à qui il serait doublement intéressant de les comparer, dans ceux de ses romans où il traite de la même époque et, parfois, des mêmes personnages. C’est surtout à l’Anglaise du Cap, Mary Renault, dont le Nikeratos, acteur tragique (prêtre de Dionysos) et espion grec d’Alexandre  (Le Masque d’Apollon), est une parfaite préfiguration d’Atto Melani en France comme de Farinelli en Espagne.

Rien à voir, donc, avec Dan Brown, c’est-à-dire avec l’ordinateur dans lequel ont été enfournés les ingrédients censés produire un immanquable succès commercial. Faire de nos deux Italiens des adversaires, à son instar, du Vatican est tout aussi faux. Dan Brown attaque, c’est vrai, non le Vatican mais les fondements mêmes de la religion catholique. C’est normal : le Da Vinci Code est une arme de guerre. S’en prendre, quand on veut atomiser un continent, aux deux formes d’organisation religieuse – l’Église catholique et l’Église orthodoxe – encore en état d’y maintenir une certaine cohésion, est l’abc de l’art de la guerre qu’on dit « soft » après l’avoir si longtemps prétendue « froide ». Oui, le Da Vinci Code, outre un très mauvais ersatz de roman est une de ces armes de destruction (cérébrale) massive dont raffole l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord. Et, bien entendu, ce livre et son auteur n’ont jamais été boycottés ou si peu que ce soit censurés, ni en Italie ni ailleurs.

Nous parlons ici de littérature, de secrets ouverts n’ayant intéressé personne pendant trois cents ans et de vérités historiques restées mystérieuses en dépit de tant de livres publiés. Monaldi et Sorti, bien sûr, n’attaquent pas le catholicisme : ils sont catholiques.

Ainsi qu’ils l’ont déclaré à quelqu’un (Davide Malacaria) qui les interviewait :

« L’idée d’écrire ce livre nous est venue dans le cadre de notre activité de journalistes, à force de constater les si nombreux torts d’aujourd’hui, devant lesquels on reste impuissants. Il a été pour nous une manière de réparer au moins les torts du passé. Notre livre, en fait, est dédié « aux vaincus », parce que, l’histoire, ce sont les vainqueurs qui la font.

À propos de celle d’Innocent XI :

« Elle n’est venue s’ajouter au reste que par la suite. L’idée originelle du livre, nous l’avons eue en relisant sous un éclairage différent les vicissitudes historiques de Nicolas Fouquet et d’Atto Melani, que notre roman, dans les limites du genre, tente de réhabiliter. »

Voilà qui eût enchanté Madame de Sévigné, grande amie du surintendant déchu, et Jean de La Fontaine, qui ne le fut pas moins et qui écrivit ces vers quand son autre ami, Melani, traversa, à la Cour de France, une longue période de disgrâce :

« Niert, qui, pour charmer le plus juste des rois,
Inventas le bel art de conduire la voix,
Et dont le goût sublime à la grande justesse,
Ajouta l’agrément et la délicatesse ;
Toi qui sais mieux qu’aucun le succès que jadis
Les Pièces de Musique eurent dedans Paris,
Que dis-tu de l’ardeur dont la Cour échauffée
Frondoit en ce tems-là les grands Concerts d’Orphée
,
Les passages d’Atto, et de Leonora (…) »

ÉPÎTRE À M. DE NIERT
Sur l’Opéra
. 1677.

 

*

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Tous leurs livres après celui-là

 

Secretum

Rome. Dix-sept ans on passé. C’est l’année du jubilé : 1700. Notre narrateur toujours sans nom a épousé la ravissante courtisane de son ex-auberge, qui a quitté son ancien métier pour se faire sage-femme. Il est aide-jardinier chez le cardinal Spada.

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Mgr. Bernardino Spada

Lequel célèbre avec faste, dans sa villa du Janicule, le mariage d’un sien neveu. Faut-il dire que les noces ne sont qu’un prétexte à nouer et si possible à dénouer des intrigues machiavéliques ? Le vieux pape se meurt, il y a du conclave en vue, et le roi d’Espagne ne va pas bien lui non plus. Or, il n’a pas d’héritier direct. Là, c’est la guerre de succession d’Espagne qui est en vue.

Au milieu de ces fêtes, réjouissances, banquets, danses, concerts et feux d’artifice, où se croisent grands de tous les pays d’Europe, représentants des principales familles italiennes et presque tous les prélats de la Curie, débarque un Atto Melani vieillissant, toujours au service d’un Louis XIV qui ne rajeunit pas mais qui n’a rien perdu de ses dents longues. Atto sait-il que son ancien factotum de l’auberge du Damoiseau est marié, père de deux filles et qu’il vient donner des coups de main aux jardiniers de son hôte ? Oui, bien sûr. Atto sait tout sur tout. Et voilà notre pauvre narrateur réembarqué, avec des promesses qui ne seront pas nécessairement tenues, dans de nouvelles péripéties rocambolesques. Auxquelles sont mêlés de nouveaux personnages hauts en couleurs que le lecteur pourra se délecter à découvrir.

Parmi nos préférés, deux sont des personnages historiques. Le premier est un musicien du nom d’Albicastro, sorti d’une ombre injuste par Francesco Sorti, en réalité militaire allemand, violoniste virtuose et compositeur, qui finira par prendre parti dans la guerre qui va opposer la France à l’Europe en s’engageant dans l’armée hollandaise. L’autre est Marie Mancini. Nos auteurs ont fait, de celle des « petites mazarines » qui avait été la première flamme du roi dans sa jeunesse, une espionne à son service et… l’amie de cœur d’Atto le castrat. Se non è vero è ben trovato ! Nous ne voudrions pas déflorer cette intrigue romanesque, peut-être réelle après tout, qui se mêle aux intrigues politiques, mais c’est une des plus jolies trouvailles du livre.

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                                                                                          Marie Mancini

Cette fois encore, Francesco et Rita ont fondé leur thèse sur des documents réels, à commencer par le testament du roi d’Espagne qui, pour eux, est un faux (ils ont fait expertiser la signature par des graphologues). Autrement dit, Louis XIV aurait fait fabriquer ce faux pour imposer son petit-fils, le duc d’Anjou, sur le trône d’Espagne destiné à un Habsbourg. Rien ne vaut une guerre pour trancher de ces choses. Elle aura lieu. Et Atto redisparaît, plantant là, une fois de plus, son assistant bénévole et involontaire.

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Monaldi & Sorti

SECRETUM

Paris, Plon – 4 novembre 2004

762 pages

(C’est celui-là qui fut gelé)

 

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Monaldi & Sorti

SECRETUM

Paris, Pocket – 4 mars 2010

1081 pages


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Veritas

Vienne. Onze ans plus tard.

Notre narrateur romain, entretemps devenu ramoneur, y débarque désormais quadragénaire, avec épouse et jeune fils. Les deux filles, devenues sages-femmes comme maman, sont restées à Rome, proches de leurs promis qu’elles ne peuvent hélas épouser pour cause de trop grande misère. Car, en Italie, c’est la crise.

Que viennent faire dans la capitale de l’empire ces trois êtres qui ne parlent pas un mot d’allemand ? Y prendre possession d’une maisonnette et d’une vigne que leur a léguées Melani. L’abbé tient donc quelquefois ses promesses ? Un bonheur n’allant pas toujours seul, il s’avère que la Cour a besoin d’un ramoneur qualifié pour les cheminées d’un palais qu’avait fait construire l’empereur Maximilien II avant de mourir inopinément. Il s’agit de remettre en état cette construction inachevée et – murmure-t-on – maudite.

Tout serait pour le mieux ou presque si notre Italien, qui recommence à peine à manger à sa faim, ne tombait soudain sur un vieillard cacochyme, en qui il croit reconnaître son ancien mentor. Il ne serait donc pas mort ? Eh, non. Et… devinez… il a besoin de son obligé pour l’assister dans de nouvelles intrigues plus dangereuses que jamais. C’est donc reparti pour un tour.

Si tant est qu’il dise la vérité, l’abbé, devenu aveugle et cornaqué par un de ses nombreux neveux, doit entrer en contact – incognito ! - avec l’empereur Joseph Ier, qu’un grave danger menace. Tout se ligue évidemment pour l’en empêcher, tandis que la vie jusque là paisible de Vienne est soudain bouleversée par une série de meurtres.  C’est en se lançant sur la piste du (ou des ?) meurtrier (s ?) que Melani et son aide  mettent au jour une vaste conspiration qui ne connaît pas de frontières. Bien sûr, Atto, rentré à Paris, meurt à la fin du livre (qui s'ouvre d'ailleurs sur son enterrement), mais quelque chose nous dit qu'il va réapparaître dans les suivants, sinon, ce ne serait pas la peine d'avoir inventé le flash back.

Si Veritas est, comme les auteurs nous y ont accoutumés, plein de dangers, de pièges, de mystères et de coups de théâtre, c’est aussi, à ce jour, le plus sombre des romans de la saga. La guerre à l’ancienne, c’est fini. Les règles du jeu d’échecs des rois, c’est fini aussi. L’or et l’argent sont remplacés par le papier, les héros par des entités sans visages, sans foi comme sans lois. Le continent commence à perdre son âme en même temps que ses plumes. C’est le lointain XXIe siècle qui s’annonce  et ils ne le savent pas.  Que peuvent Atto et son aide, pour empêcher l’Europe de sombrer dans un conflit général ? La dédicace « aux vaincus » est plus que jamais de mise.

Un palais inachevé, connu comme « Le Palais Sans Nom », une ménagerie exotique et un fantastique bateau volant ne sont que quelques-uns des ingrédients inattendus de cette histoire d’espionnage baroque.

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Esboços da Passarola, de 1709 : em cima, publicado num jornal de Viena,

em baixo, encontrado numa missiva na Biblioteca do Vaticano.


(La Passarola, inventée en 1709 par Bartolomeu Lourenço de Gusmão, prêtre et savant brésilien,pour le roi de Portugal, fut le premier aeronef de l’Histoire)

Tandis que Rita et Francesco la font atterrir à Vienne et en redécoller deux fois sans que quiconque en ait le moindre soupçon, la Princesse Elisabeth Christine, épouse de Charles III d’Espagne, très intéressée par la nouvelle invention, en parle, dans une lettre du 2 juillet 1709, à sa mère Christine Louise d'Oettingen-Oettingen, Duchesse de Brunswick :

« Je me souhaiterais seulement un seul jour aupres de Votre Altesse. Que j’aurais de choses à Luy dire ! La Reine de Portugal ma feit la proposition de venir la trouvé sitôt qu’un navire volant serai fait, étant a Lisbonne un homme qui se vante de pouvoir faire qui passe par l’air. Se cette invention réussit, je viendrais toutes les semaines un jour trouver Votre Altesse. Ce seroit un charmant moyens et tres aggréable pour moi, mais je doute fort qu’il réussira dans son entreprise. »

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Monaldi & Sorti
VERITAS
Paris, Plon, 3 novembre 2011
740 pages

 



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Monaldi & Sorti
VERITAS
Paris, Pocket, 4 avril 2013
1120 pages

 



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Mysterium

Nous avions deviné juste ! L’action se passe en 1646 et Atto – qui a 20 ans – est agent secret au service des Médicis. [Puisqu’il n’existe pas encore en français, nous empruntons ce résumé succinct au fan-club de nos auteurs.]

Les Medicis l’envoient à Paris interpréter un opéra dont nul ne sait rien. Pendant la traversée, le navire à bord duquel il voyage est attaqué par des pirates musulmans. Atto et quelques autres survivants se réfugient dans l’ancienne abbaye de Gorgona, la plus petite île de l’archipel toscan.

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Il y découvrira un manuscrit en latin qui remet en question toute l’histoire de l’humanité, en mettant au jour bien des vérités cachées sur l’Egypte ancienne, sur la Grèce et sur la splendeur de l’empire de Rome. Ce sont les notes de Jacques Bouchard, assassiné cinq ans plus tôt dans des circonstances étranges, alors qu’il venait de découvrir un très ancien codex caché entre les volumes de la Bibliothèque du Vatican.

Atto Melani saura faire le lien entre les deux textes et découvrira ce qui se cache derrière la mort de Bouchard

Mais ce sont là des choses que les docteurs de l’Église n’entendent pas révéler…

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Monaldi & Sorti

MYSTERIUM

Amsterdam, De Bezige Bij – Septembre 2011

Edition en néerlandais.

795 pages

 

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Monaldi & Sorti

Der Mysterium der Zeit

Édition en allemand

Aufbau Verglag GmbH – Novembre 2011

859 pages

 

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Monaldi & Sorti

MYSTERIUM

Édition en espagnol

Baja - 24 février 2012

792 pages

 

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Monaldi & Sorti

MYSTERIUM

Édition en italien

Amsterdam – De Bezige Bij – 11 octobre 2012

798 pages

 

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Les doutes de Salai

Celui-là, en revanche, ne fait pas partie de la Saga. C’est un outsider, un électron libre jailli de la Renaissance comme un diable d’une boîte. Mais c’est un roman par lettres, tels ceux qui allaient être si furieusement à la mode aux XVIIe et XVIIIe siècles

Qui fut Salai ?

Gian Giacomo Caprotti (1450-1524), fils adoptif (et amant ?) de Léonard de Vinci, qui le prit en apprentissage alors qu’il avait 11 ans. Beau comme un Adonis. Il servira de modèle pour le Saint Jean-Baptiste.

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                                                                                 Salai

Salai signifie « petit diable », et c’est son père adoptif lui-même qui le décrit comme « voleur, menteur, entêté et glouton ». On sait, par les notes de Léonard, qu’à peine arrivé sous son toit, Salai lui déroba deux peaux de grand prix reçues en cadeau de Russie pour qu’il s’en fît faire une paire de bottes, que le petit diable alla vendre pour s’acheter des réglisses. Larcin dont il ne se cacha nullement, d’ailleurs, quand on l’interrogea. Il fut pardonné et en dépit de son douteux pedigree, on sait qu’il resta aux côtés du Vinci jusqu’à sa mort à Amboise et qu’il fut son principal héritier.

Rita et Francesco se servent ici d’une des « disparitions » de Léonard, qui ne s’en expliqua jamais sinon par des carabistouilles (un peu à la manière de Me Vergès), pour imaginer une correspondance entre Salai et un mystérieux « quelqu’un » resté à Florence, à qui le disciple accepte – contre espèces sonnantes et trébuchantes – de rendre compte des moindres mouvements de son maître. On devine que le personnage en question veille sur les intérêts des autorités de la ville et veut savoir à qui Léonard s’en est allé faire des offres de service. Le pape ? (C’est à Rome qu’ils se trouvent). César ? Ou qui d’autre ?

Salai s’acquitte à sa manière de sa mission, non sans se plaindre à intervalles réguliers des maigres émoluments qu’il reçoit… ou même qu’il ne reçoit pas, bref, de la ladrerie de son officieux employeur. Quant à la manière dont il cafarde le grand homme… « Il n’y a pas de grand homme pour son valet de chambre » ont dit plus ou moins Montaigne, Hegel et Tolstoï. Salai nous en administre la preuve.

Mais de quoi est-il vraiment question dans ce livre ? De réhabiliter les Borgia, père et fils. De montrer ce que fut l’irrésistible ascension du protestantisme germanique. De révéler de quelles armes – ô combien contemporaines – il s’est servi pour saper le pouvoir de l’Église de Rome et faire monter vers le nord le centre européen des affaires et du pouvoir.

Comme tout ce qui est systématique, un roman épistolaire peut assez vite devenir ennuyeux. Il n’en est rien ici, grâce à la truculence du mauvais sujet, grâce à la richesse des détails historiques révélés et grâce à celle des tableaux de mœurs vibrants d’authenticité d’une période charnière de notre histoire.

« Bon sang, mais c’est bien sûr ! » s’exclame le lecteur, quand il apprend, à la fin du livre, qui est le mystérieux correspondant de Salai.


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Monaldi & Sorti

LES DOUTES DE SALAI

Paris, Éd. SW Télémaque – 25 mai 2010

395 pages

 



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Les secrets des conclaves

Révélés par Atto Melani

ne sont évidemment pas l’œuvre de Monaldi et Sorti, qui n’ont fait que les retrouver et en assurer la publication.

Écrit en 1700, alors que la mort du pape Innocent XII était imminente, et dédié à Louis XIV, Les secrets des conclaves est une mine d’informations sur les papes, les cardinaux et leurs dits conclaves. Petit chef d’œuvre de cynisme et d’ironie, illuminé par la mémoire historique de l’abbé et par sa défense totalement dénuée de scrupules de la raison d’état, ce document remarquable est un guide de l’initié pour qui veut s’orienter sans se perdre dans le dédale des machinations d’une élection papale.

Selon Melani, les chausse-trapes, dans un conclave, ne se repèrent pas à l’œil nu : haines personnelles, embuscades, vendettas, erreurs phénoménales et malentendus tragiques s’y bousculent. Dans un monde grincheux ou des gangs comme la Brigade Volante ou les Zélotes se prennent à la gorge, il convient de ne faire confiance à rien ni à personne. Est-il besoin de préciser que les voies et les moyens recommandés pour triompher dans un conclave font largement appel aux arts les plus sombres ? Mais ce sont bien ces techniques-là, n’est-ce pas, qui ont ouvert à Atto Melani le chemin du succès : l’adulation, la tromperie, la corruption et, par-dessus tout, l’espionnage ?

Le document d’origine écrit en français a été découvert par Rita Monaldi et Francesco Sorti dans les archives de la Bibliothèque du Sénat, à Paris.

 

*

Il a été fait grand cas ici, et à juste titre, des tares de l’édition italienne. Mais que dire de l’édition française ? S’agissant des ouvrages de Monaldi et Sorti, elle est bel et bien lanterne rouge, derrière les traductions allemande, anglaise, espagnole, portugaise, néerlandaise, tchèque, grecque et on en passe. Depuis l’entrée en scène de De Bezige Bij, elle est même derrière l’édition italienne !

Le comble est atteint avec le livre d’Atto Melani, publié depuis 2005 dans quantité de traductions, mais jamais dans sa langue d’origine : le français.

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ta ystika ton konklavion / τα ?υστικά των κονκλαβίων

édition grecque

Diigisi  - 1er janvier 2005

 


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OS SEGREDOS DOS CONCLAVES

édition en portugais

Editorial Presença - 1er janvier 2005

 



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De Geheimen van het Conclaaf

édition en néerlandais

De Bezige Bij, 2005

 



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Los secretos del conclave

édition en espagnol

Salamandra, 2005


 


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Die Geheimnisse der Konklaven und die Laster der Kardinäle

édition en allemand

Klett-Cotta Verlag – 28 février 2013

 



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The secrets of the Conclaves

Revealed by Atto Melani

by Rita Monaldi & Francesco Sorti

Birlinn eBooks – 4 avril 2013

édition en anglais

Available as an e-book only - £ 2.50

 

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Un château mythique, une villa-fantôme et un palais mort-né


Dans les romans de Monaldi et Sorti – en tout cas dans les trois premiers -  il y a des personnages inventés, des personnages historiques – archi-connus ou ressuscités – et il y a aussi des lieux qui sont des personnages.

Chacun des romans est ainsi hanté, que ce soit à l’arrière ou à l’avant-plan, par une construction qui fut en son temps célèbre. Qui, parfois, l’est encore.

Vaux-le-Vicomte

Ainsi, dans Imprimatur, même si nul des personnages n’en parle, le château de Vaux-le-Vicomte, qui joua un si grand rôle dans la chute de Nicolas Fouquet, ne se laisse pas oublier.

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On sait que Louis XIV y fut reçu avec faste la veille même du jour où il fit arrêter son trop brillant surintendant.

Ce château existe encore. Les habitants du lieu le maintiennent plus ou moins dans son état d’origine « en souvenir de Nicolas Fouquet ». C’est une curiosité à la fois historique et architecturale, qui se visite et où se tiennent des banquets à thème.

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Les armes de Nicolas Fouquet : D'argent à l'écureuil rampant de gueules.

Et sa devise : « Jusqu’où ne grimperai-je pas ? »

Nous avons dit que La Fontaine et Madame de Sévigné avaient été des amis du surintendant et qu’ils l’étaient restés après sa chute. Voici ce qu’en disait la célèbre épistolière, dans une lettre à Pomponne, datée de Paris, le lundi 1er décembre 1664 :

« Il y a deux jours que tout le monde croyait que l’on voulait tirer l’affaire de M. Foucquet en longueur ; présentement, ce n’est plus la même chose. C’est tout le contraire : on presse extraordinairement les interrogations. Ce matin, Monsieur le Chancelier a pris son papier, et a lu, comme une liste, dix chefs d’accusation, sur quoi il ne donnait pas le loisir de répondre. M. Foucquet a dit : « Monsieur, je ne prétends point tirer les choses en longueur, mais je vous supplie de me donner loisir de répondre. Vous m’interrogez et il semble que vous ne vouliez pas écouter ma réponse ; il m’est important que je parle. Il y a plusieurs articles qu’il faut que j’éclaircisse, et il est juste que je réponde sur tous ceux qui sont dans mon procès. » Il a donc fallu l’entendre, contre le gré des malintentionnés ; car il est certain qu’ils ne sauraient souffrir qu