20/08/2015

L'OCCIDENT EST UN VAISSEAU FANTÔME

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L’Occident est un vaisseau fantôme

qui sème la peste où il passe.

 

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En Europe, c'est l'été

Israël Shamir – Entre la plume et l’enclume17 août 2015

 

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L’été règne sur toute l’Europe, de la Grèce jusqu’à la Suède. Les vacances ont vidé les bureaux, et rempli les plages. Des fleurs partout, des fleuves de parfums. Des festivals sans fin, des performances et autres installations artistiques agrémentent les anciennes cités désuètes. Mais ça ne se passe pas comme d’habitude. Le vieux continent est malade. La vie est belle, mais pas pour vous. Les bonnes choses vous passent sous le nez, et le chômage est au plus haut.

L’austérité pour tous sauf les banquiers et les politiques corrompus, c’est le mot d’ordre. La protection sociale rétrécit, mais les budgets militaires grossissent, et l’Otan n’en finit pas de s’étendre. En dehors de l’Allemagne, les pays européens membres sont désindustrialisés, leurs travailleurs perdent leur savoir-faire et finissent dans les services. Un caddie de golf risque moins de créer des problèmes qu’un ouvrier de l’industrie, certes. La démocratie n’est jamais tombée aussi bas.

Lire la suite…

Source : http://plumenclume.org/blog/30-en-europe-c-est-l-ete-par-...

 

On se rappellera que la « ravissante Suédoise (qu’il) avait épousée il y a bien longtemps » avait donné à Israël Shamir un fils dont il est très fier - Johannes Wahlstrom - et que ce fils a réalisé, sur Julian Assange, un film que les majors ne se battent pas pour faire projeter dans les quelques salles de cinéma qui n’ont pas encore été transformées en clubs échangistes.

Qu’on nous permette de rafraîchir un tantisoit les mémoires :

 

Un film sur Wikileaks par Wikileaks

Visionnez-le sur Vimeo : https://vimeo.com/ondemand/mediastan

 

Bande-annonce

 


 

On regrettera qu’il ne se soit trouvé personne, depuis octobre 2013, pour sous-titrer cet important documentaire en français !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Pour en savoir plus :

http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

 

Aujourd’hui, Julian Assange est toujours - depuis le 19 juin 2012 - reclus à l’ambassade d’Équateur à Londres, les autorités britanniques ne faisant pas mystère de leur volonté de l’arrêter pour le remettre aux États-Unis, alors même que la Suède a renoncé à ses accusations fallacieuses à son encontre.

Saisissons l’occasion de saluer les Équatoriens et leur président, qui affrontent en ce moment une « révolution colorée » - c’est-à-dire une agression armée et une tentative de coup d’état – d’une rare violence. Souhaitons-leur beaucoup de courage et un soutien sans faille des autres pays latino-américains, puisqu’il ne faut pas qu’ils comptent sur celui de l’Union européenne (voir le titre de ce post).

 

Dernière minute !

Il nous arrive un nouvel article d’Israël Shamir :


La chasse aux sous-marins russes en Suède

Entre la plume et l’enclume20 août 2015

 

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Qu’il faut lire d’un bout à l’autre pour apprendre comment et pourquoi, au moment où tout le monde veut sortir de l’OTAN, il y en a qui essaient d'y faire entrer la Suède. Principal moyen : inventer des sous-marins russes et faire croire aux Suédois que les Moscovites sont à leurs portes et vont les envahir.

Comment peut-on confondre des sous-marins et des loutres à partir des signaux qu’ils/elles émettent ? Eux, ils peuvent. À ne pas rater. C’est d’actualité.

Et c’est ici :

http://plumenclume.org/blog/32-la-chasse-aux-sous-marins-...

 

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Des garde-côtes grecs ont-ils coulé une embarcation de migrants en Méditerranée ?

20 minutes14 août 2015

 

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Depuis près de deux jours, une vidéo filmée par des pêcheurs turcs suscite une polémique qui n'a de cesse d'enfler. D'abord relayée tôt hier par le quotidien turc Hürriyet, la vidéo a depuis été reprise par de nombreux médias, dont le Nouvel Observateur, Libération ou encore le Telegraph, pour n'en citer que quelques-uns.
La scène se déroule entre la Turquie et l'archipel grec du Dodécanèse, en mer Égée. Les garde-côtes grecs et le canot pneumatique dans lequel près de 50 migrants se serrent semblent se rapprocher inexorablement. D'après les commentaires que l'on peut entendre en turc, les garde-côtes grecs finissent par faire couler l'embarcation de fortune à l'aide d'une lance, ou d'une perche, avant de s'éloigner. Toutefois, le moment de l'impact n'a pas été capturé dans la vidéo des pêcheurs. Peu après, des migrants équipés de gilets de sauvetage sont filmés criant à l'aide, avant d'être secourus par les pêcheurs, apparemment en arabe selon le quotidien turc, qui les présente comme des réfugiés syriens.

Malheureusement, cette scène n'est qu'une parmi tant d'autres, alors que de nombreux pays sont dépassés par l'arrivée incessante de réfugiés venus des quatre coins du globe. Selon les chiffres du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'Onu à Athènes, 50 000 migrants ont accosté en Grèce durant le seul mois de juillet.

 

 

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Sur le sort – qui n’a changé qu’en pire - des gens que nous chassons de chez eux mais que nous ne voulons pas accueillir chez nous, le lecteur se reportera, s’il veut, à deux de nos précédents posts :

http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

 

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Le HCR critique la gestion des migrants par la Grèce, Alexis Tsipras en appelle à l’Europe

20 minutes –7 août 2015

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Migrants syriens attendant d’être enregistrés sur le port de Mytilène (île de Lesbos)

 

Quand le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) accuse la Grèce, Alexis Tsipras monte au créneau. Ce vendredi, un haut responsable du HCR en visite en Grèce a déclaré que la situation des migrants et des réfugiés, qui débarquent massivement sur les îles grecques en provenance de Turquie, était « absolument honteuse ».

« Ce problème nous dépasse »

« En trente ans d’expérience humanitaire, je n’ai jamais vu une situation pareille. C’est l’Union européenne et c’est absolument honteux », a déclaré Vincent Cochetel, responsable de la division Europe du HCR. Le Premier ministre grec Alexis Tsipras n’a pas tardé à lui répondre : affirmant que l'accueil des flux croissants de migrants et réfugiés qui entrent en Europe via la Grèce «dépassait» les capacités de son pays, il s’est toutefois engagé à améliorer les procédures et les structures de réception.

Lire la suite…

Source :  http://www.20minutes.fr/monde/1663879-20150807-hcr-critiq...

 

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Loin des noyades en Méditerranée, les baignades en bord de Seine

Klarsfeld torse nu, Zanini avec un chapeau et le roi d’Arabie avec tous ses voiles

(trois des 11.000 visiteurs d’un coin de Seine qui peut en accueillir 200)

C’est pas nous, c’est Le Grand Soir…

 

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Le  roi d’Arabie à Tel-Aviv Plage (1)

 

11 000 personnes à Tel Aviv-plage, en comptant le Saoudien ayant fui Vallauris-plage-privée.

Le communiqué sans vergogne de la mairie de Paris a permis à un site de Tel-Aviv(2) de pousser un bruyant et long cri de victoire qui est un mensonge pur : « ...succès immense...journée ludique dans une ambiance décontractée... Des files d’attentes de plusieurs centaines de personnes se sont formées tout au long de la journée sur les quais de Seine, tant « la plage de Tel Aviv sur Seine » était bondée de monde...mobilisation de tous pour cet événement exceptionnel... ».

Quelle insulte aux citoyens d’essayer de leur faire croire que 11 000 personnes pouvaient tenir dans quelques centaines de m2 !

Quel culot de prétendre que la transposition d’un check-point israélien en bord de Seine (forces armées, barrières, chicanes, fouilles au corps, passages refusés, menaces…) était festive et « décontractée » !

Quelle honte d’avoir installé des check-points autorisant le public de Tel-Aviv-plage à entrer dans Gaza-plage situé de l’autre côté du pont, mais interdisant au public de Gaza-plage de s’approcher de Tel-Aviv-plage ! Deux échantillons de peuple et l’apartheid !

Théophraste R. (On peut se baigner partout, mais pas avec n’importe qui).

___________________  

 

(1) Photo archi-truquée – pendant les vacances, il paraît qu’on a le droit de rire -  prise dans la rubrique du Grand Soir « Humour et politique » :

http://www.legrandsoir.info/11-000-participants-a-tel-aviv-plage-d-apr...

(2) http://www.tel-avivre.com/2015/08/13/une-affluence-record...... Cadrage bien serré, la photo. Et pour cause…

Source : http://www.legrandsoir.info/la-photo-qui-montre-le-roi-d-arabie-a-tel-aviv-plage-1.html

 

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Plaisanterie mise à part, deux témoignages…

 

Tel-Aviv sur Seine ou l’esprit munichois : chronique d’un naufrage

Sayed Hasan15 août 2015

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Le projet obscène de célébration de l’État terroriste d’Israël sur les rives de la Seine, tout juste un an après le dernier massacre à Gaza, a été conçu en mai 2015 par les maires de Paris et de Tel Aviv, et fut préparé avec un soutien actif des gouvernements français et israélien. Révélé au public une semaine avant sa tenue, prévue le 13 août 2015, il a déchaîné une telle tempête d’indignation en France – politique, médiatique, sociétale, etc. – qu’il est rapidement apparu que l’ambiance de cet événement serait bien plutôt explosive que festive. Si bien que moins de 48 heures avant sa tenue, un collectif d’organisations de soutien au peuple palestinien [1] a été reçu par la Préfecture de police de Paris, et a obtenu un espace immédiatement adjacent à Tel-Aviv-sur-Seine et de longueur égale pour y organiser une contre-manifestation nommée Gaza-sur-Seine, en même temps que le projet soutenu par la ville de Paris.

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Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2015/08/tel-aviv-sur-seine-...

 

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Reportage à Gaza-Plage, le 13 août 2015

Lawrence Desforges – Cercle des volontaires15 août 2015

(et un peu Mgr Gaillot)

 

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Le Cercle des Volontaires s’est rendu sur les quais de Seine, jeudi 13 août, pour suivre le déroulement des deux manifestations culturelles s’y déroulant ce jour-là, « Tel-Aviv-sur-Seine » et « Gaza Plage ». Comme vous le savez sans doute, le premier événement avait été organisé par Anne Hidalgo, Maire de Paris, en collaboration avec la municipalité de Tel-Aviv, capitale politique et économique de l’état d’Israël. De nombreuses voix se sont élevées dans les jours précédant cette manifestation, aussi bien pour l’encenser (toujours les mêmes invités privilégiés des plateaux télé) que pour la dénoncer : en effet, mettre ainsi l’état sioniste à l’honneur, un an après l’agression sur la bande de Gaza par Tsahal qui a fait plus de 2 200 morts dont 551 enfants, c’était un grave manque d’esprit critique et de sens de la justice.

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Source : http://www.cercledesvolontaires.fr/2015/08/15/reportage-a...

 

On voit bien ce que Sayed Hasan et Lawrence Desforges y ont vu de positif et, bien sûr, c’était mieux que rien. N’empêche que dans un pays normal, peuplé d’adultes dotés d’un semblant de respect de soi, il y aurait eu un million de Parisiens pour dire non à l’occupation étrangère. Par un régime qui n’a rien à envier à celui qui les a occupés la dernière fois.

 

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Jacob Cohen aussi a dit ce qu’il en pensait

 


 

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Petite incursion dans les merdias belges

 

Ceux qui ne peuvent pas voyager sans lire nous comprendront. Mercredi dernier 13 août, deux longs trajets en autobus. Et – zut ! – pas de bouquin. Dans ces cas-là, que fait-on ? On achète n’importe quoi qui se lit. En l’occurrence, deux gazettes : les deux plus importants quotidiens belges Le Soir et La Libre, qu’on n’avait pas ouverts depuis des lustres.Ah, ben, dis donc !

On se met le nez dans une pince à linge et on fonce.

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Le Soir

Sur une pleine page 32 x 48 cm (p. 8) :

À « Tel-Aviv sur Seine », la police à la plage

Des renforts ont été demandés dans la capitale par crainte d’incidents

Avec deux photos côte à côte : Paris-Plage et Tel-Aviv (la vraie) plage.

On picore :

 

…« Sur la toile, la fureur, parfois antisémite, ne s’est pas calmée. Le buzz est entretenu par les opposants à cette manifestation, qui la jugent indécente après la mort d’un bébé de 18 mois et de son père, brûlés vifs en Cisjordanie, victimes d’un incendie volontaire par des extrémistes israéliens. »

 

Les 2200 victimes de l’an dernier, dont plus de 500 mômes, cramés vifs aussi par les extrémistes au pouvoir ? Bof ! Faites pas ch. .. avec les nouvelles de l’année dernière. C’est un quotidien, ici, pas les archives.

Et de citer les uns et les autres avec équanimité :

 

Bruno Julliard : « Plus d’amalgame entre Tel –Aviv, ville symbole de la tolérance et de la paix et la politique brutale (sic) du gouvernement israélien »

[lequel n’est pour rien dans les présentes festivités].

 

Hidalgo : « Au Moyen-Orient comme ailleurs, la doctrine de Paris est intangible. Elle consiste à encourager plutôt qu’à réprimander, à échanger plutôt qu’à boycotter, à dialoguer plutôt qu’à excommunier. » « dit-elle avant d’inviter les Parisiens à venir nombreux ».

 

Valls : (de son lieu de vacances) : « Halte au déferlement de bêtise. »

 

Philippot (n°2 du FN) : … « ne voit pas pourquoi il s’opposerait à “une manifestation touristique et festive”, “l’hystérie qui entoure cette affaire montre l’ampleur des fractures communautaires dans le pays.” »

 

On a cherché une réponse des hystériques. Rien. Se sont en plus débrouillés pour ne pas être là quand on voulait les interroger.

En encart de couleur et en gras, au milieu du palpitant reportage :

 

Tel-Aviv sur Seine se déroule ce jeudi toute la journée

Au programme : spécialités culinaires et sets de DJ.

 

Dernier tiers de page, sur 5 colonnes :

 

éclairage Une ville ouverte et tolérante que les extrémistes détestent

 

On vous passe le bla bla bla Tel-Aviv ville artistique, tolérante et tchic et tchac… se terminant par :

 

« Mais les habitués des terrasses ensoleillées de la “ville blanche” n’en ont cure. Pour eux, le conflit israélo-arabe, les Palestiniens, l’émergence (sic) du “terrorisme juif” et les violences quotidiennes dans les territoires occupés font partie d’une autre réalité qui ne doit surtout pas les empêcher de continuer à prendre la vie du bon côté. »

 

Au milieu de ce chaleureux reportage (« de notre correspondant »), un autre encart en gras coloré (citation d’un « ex-député progressiste » pourquoi vous riez ?)

 

« Lorsque l’État d’Israël a été créé en 1948, les gens disaient

que l’on travaille à Haïfa, que l’on prie à Jérusalem,

et que l’on s’amuse à Tel –Aviv. »

 

À Gaza ? Que l’on crève.

 

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Même canard (page 31)

 

Israël, le goût du risque

TÉlÉs du monde 4/5-Les formats de l’État hébreu cartonnent à l’étranger

 

Une demi-page sur 5 colonnes (+ illustration) d’infos sur et à la gloire de la télé israélienne.

 

S’acheter des pages de publicité déguisées en articles dans les gazettes est pratique courante, il n’y a pas que les Israéliens qui le font.

 

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Pages 14 et 15 : deux pleines pages de Poutine-bashing

Demi-page de gauche :

Poutine en archi-gros plan (les yeux le nez la bouche) – Cadrage inquiétant - Normal.

Demi-page de droite : titre en corps 72 + deux petits encarts en gras :

 

Vladimir Poutine, sur tous les fronts

 

Sur le plan interne, la Coalition démocratique, d’opposition, est empêchée de se présenter dans plusieurs régions lors des élections du mois de septembre.

 

Sur le plan externe, l’est de l’Ukraine connaît un regain de violence ces derniers jours. L’OSCE surveille les mouvements à deux postes-frontières russo-ukrainiens.

 

Sur les deux demi-pages qui restent :

L’opposition est privée d’élections régionales   (à gauche)

Tous les jours, des hommes en treillis passent la frontière (à droite)

Et, intertitres au petit bonheur :

« Des entraves dans les collectes des signatures »

 

« Les autorités locales sabotent la participation de la Coalition démocratique aux élections. »

 

« Le contenu [des camions russes] est observé visuellement de l’extérieur. Je n’appelle pas cela une inspection. » PAUL PICARD. Chef de mission pour l’OSCE

 

« Quel genre de gens traversent la frontière ? »

« Quels types de véhicules voyez-vous traverser ? »

« Les autorités de la région de Rostov constatent une augmentation de la criminalité depuis le début des hostilités. Qu’avez-vous observé qui puisse l’étayer ? »

Etc. etc. etc. Que de la routine.

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Ah, zut, c’était dans La Libre ! Seulement de 25 x 34 cm les pages. D’ailleurs on y

venait.

La Libre

 

 « International actualité » (pp. 16 et 17) :

L’inconfort d’être israélien hors d’Israël

Israël– Même les artistes proches du camp de la paix sont victimes d’un boycott culturel

 

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Une festivalière photographiée devant un drapeau israélien lors d’un concert du chanteur israélien Asaf Avidan, pendant le festival de l’Île à Budapest, le 11 août 2015

 

Grand reportage sur ledit festival de musique à Budapest.

Un encart au milieu du texte :

500

policiers pour Tel-Aviv sur Seine

(avec détails du programme)

 

Et autres considérations du genre :

 

« Quoi qu’il en soit, le harcèlement d’officiels israéliens en déplacement à l’étranger est l’une des tactiques prisées par les partisans du boycott à tout prix. »

 

Etc. etc. etc.

Ah, on n’avait pas vu : © Libération

 

Soit dit en passant, il serait intéressant que quelqu’un qui en a les moyens fasse un tour d’horizon des capitales européennes  pour savoir si de semblables manifestations s’y sont déroulées ce mois-ci par exemple.

Autrement dit : Assisterions-nous à une campagne de communication tous azimuts, destinée à « redorer le blason » terni par la campagne des BDS et les plaintes devant le TPI ?

 

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On n’en a pas fini avec nos merdias. Car, que voyons-nous, page 9 ?

Re–zut, celle-là, en revanche, c’est sur Le Soir, soyez gentils de les intervertir svp.

 

Jeremy Corbyn, dynamiteur du Labour

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Mais qu’est-ce qu’il leur a fait celui-là, à part essayer de rafler ses lauriers de lynché-vedette à Vladimir Poutine ?

« Excommunié par Blair et Brown »

« Discours gauchisant »

« …il qualifie le Hamas et le Hezbollah “d’amis sincères” »

« … profite du manque de charisme de ses adversaires centristes plus modérés »

«  … fait jubiler les conservateurs au pouvoir pour la simple raison que, quoi que fasse Corbyn à la tête du Labour, il leur fera gagner les prochaines élections prévues en 2020. »

« Quant à l’aile modérée du Parti travailliste, elle estime qu’une victoire du candidat anti-austérité le 12 septembre – date de clôture du vote par correspondance - pourrait mener comme en 1981 à une scission du parti. »

« Sa personnalité bohème tout autant que ses convictions radicales sont connues pour séduire davantage les salons branchés d’Islington ou de Hampstead que les pubs des Midlands ou du Nord de l’Angleterre. Aussi, son âge canonique – 66 ans – détonne dans ce pays au personnel politique jeune. »

N’en jetez plus !

Ah, on oubliait un détail qui n’est pas dans l’article mais qui commence à se murmurer très fort : « Jeremy Corbyn irrite les Juifs ».

Quels Juifs ?

MM. de Rothschild ? Les Anglais qui fréquentent les synagogues et font leur Bar Mitzva ? Les Israéliens ?

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La réponse, comme toujours dans ces cas-là, on la trouve chez Gilad Atzmon :

 

Jeremy Corbyn and the Jews

 

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By Gilad Atzmon,  August 17, 2015

The relationship between Jeremy Corbyn and British Jews can be summarized into a brief observation:

While Corbyn’s success represents a hugely popular shift within British political thinking, the orchestrated Jewish campaign against him is there to suggest that once again, Jews set themselves against the people they dwell upon.

Read more…

Source : http://www.gilad.co.uk/writings/2015/8/17/jeremy-corbyn-a...

Oui, c’est en anglais. Dès qu’on trouve la traduction, on vous la met ici :

 

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Quoi qu’il en soit, M. Corbyn peut déjà compter sur le soutien de M. George Galloway, candidat à la mairie de Londres.

 

George Galloway says he will re-join Labour “pretty damn quick” if Jeremy Corbyn becomes leader

 

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He also said a Corbyn-led Labour party would have one million members by 2020

 

Former MP George Galloway has said he would re-join the Labour Party if Jeremy Corbyn became its leader.

Galloway became Labour MP for Glasgow Hillhead in 1987, and after that constituency was abolished before the 1997 election, he became Labour MP for its successor, Glasgow Kelvin.

He was expelled from the Labour party in 2003 for bringing the party into disrepute, after he called the then Labour Government "Tony Blair's lie machine", and said British troops fighting in Iraq should refuse to obey their orders.

Read more…

Source : http://www.independent.co.uk/news/uk/politics/george-gall...

 

Galloway à la mairie de Londres et Corbyn à la tête du Labour ? Chiche !

 

FIN DU PLONGEON EN APNÉE DANS LES MERDIAS BELGEOIS

 

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Règlement de comptes

à OK Corral

 

On l’avait vu passer en juillet, incapables pour des tas de raisons de nous y coller et regrettant bien que personne n’ait l’air de vouloir le traduire, même chez ceux qui traduisent tout. On en avait fait notre deuil… Et voilà que Silvia Cattori est allée le pêcher un mois plus tard sur un site qu’on ne connaissait pas. Merci à elle et le voilà, dans un endroit où on retournera. On ergote après.

 

Donc, vous dites que vous ne voulez pas de révolution ?

Dmitry Orlov – Club Orlov 17 août 2015

 

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Au cours des derniers mois, nous avons été forcés de témoigner sur une farce humiliante qui se déroule en Europe. La Grèce, qui avait d’abord été acceptée dans l’Union monétaire européenne sous de faux prétextes, aux prises avec des niveaux excessifs de dette, puis paralysée par l’imposition de l’austérité, a finalement fait quelque chose : les Grecs ont élu un gouvernement qui a promis de faire bouger les choses. La plate-forme du parti Syriza avait fait les promesses suivantes, qui étaient tout à fait révolutionnaires dans leur esprit.

  • Mettre un terme à l’austérité et remettre l’économie grecque sur le chemin de la reprise.
  • Augmenter la taxe sur le revenu à 75% pour tous les revenus de plus de 500 000€, adopter une taxe sur les transactions financières et une taxe spéciale sur les produits de luxe.
  • Réduire radicalement les dépenses militaires, fermer toutes les bases militaires étrangères sur le sol grec et se retirer de l’Otan. Mettre fin à la coopération militaire avec Israël et soutenir la création d’un État palestinien dans les frontières de 1967.
  • Nationaliser les banques.
  • Adopter des réformes constitutionnelles visant à garantir le droit à l’éducation, les soins de santé et l’environnement.
  • Tenir des référendums sur les traités et autres accords avec l’Union européenne.

Parmi ceux-ci, seul le dernier point a été réalisé : on a eu droit à un référendum qui a exprimé un retentissant «Non !» à l’UE, à la demande de plus d’austérité et du démantèlement et de la vente d’actifs publics grecs. Mais peu a été finalement fait car les résultats de ce référendum ont été ignorés.

Mais les problèmes ont commencé avant cette date. Après avoir été élus, les représentants de Syriza sont allés à Bruxelles pour négocier. Les négociations se sont déroulées généralement comme ceci : Syriza faisait une offre ; les fonctionnaires de l’UE la rejetaient, et faisaient progresser leurs propres revendications pour plus d’austérité ; Syriza faisait une autre offre, et les fonctionnaires de l’UE la rejetaient de nouveau et faisaient progresser leurs propres exigences pour encore plus d’austérité que lors du dernier tour ; et ainsi de suite, tout au long du processus jusqu’à la capitulation grecque. Tout ce que les fonctionnaires de l’UE avaient à faire pour forcer les Grecs à capituler, c’était d’arrêter le flux d’euros vers les banques grecques. Quels révolutionnaires ! Ça donnait l’impression d’un caniche qui essaye de négocier pour avoir un peu plus de croquettes dans son plat, si son maître le veut bien. Stathis Kouvelakis (un membre de Syriza) résume la position du gouvernement grec: «Voici notre programme, mais si nous constatons que sa mise en œuvre est incompatible avec le maintien de l’euro, nous l’oublierons.»

Ce n’est pas comme si les révolutions ne se produisaient plus. Oublions la Grèce, parlons juste d’un autre pays où il y a une révolution plutôt réussie qui se déroule pendant que nous parlons : ce qui était le nord de l’Irak et la Syrie est maintenant contrôlé par le régime révolutionnaire diversement connu sous les noms d’ISIS / ISIL / Daesh / califat islamique. Nous pouvons dire que c’est une véritable révolution en raison de son utilisation de la terreur. Tous les révolutionnaires dignes de ce nom utilisent la terreur et ce qu’ils disent généralement, c’est que leur terreur est une réponse à la terreur de l’ordre préexistant qu’ils cherchent à renverser, ou la terreur de leurs ennemis contre-révolutionnaires. Et par terreur, je veux dire assassinat de masse, expropriation, exil et prise d’otages.

Juste pour que vous me compreniez bien, permettez-moi de souligner d’emblée que je ne suis pas un révolutionnaire. Je suis un observateur et commentateur sur toutes sortes de choses, y compris les révolutions, mais je choisis de ne pas y participer. Restant un observateur et un commentateur, je suis supposé rester en vie, et mon programme de longévité personnelle appelle à ne pas être trop proche d’une révolution parce que, comme je viens de le mentionner, les révolutions impliquent d’assassiner en masse.

Lire la suite…

Source : http://versouvaton.blogspot.fr/2015/08/donc-vous-dites-qu...

Via : http://arretsurinfo.ch/donc-vous-dites-que-vous-ne-voulez...

 

 

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Quelques remarques

Catherine – Les Grosses Orchades - 20 août 2015

 

Quand on lit le morceau d’anthologie qui précède, la première chose qu’on se dit c’est : mais qu’est-ce qu’il a fumé Orlov, avant de se mettre à taper sur son clavier ? Car on a rarement vu pareil enfilage de sophismes tordus, de jugements à la mords-moi le nœud et d’affirmations stupides en béton armé.

Laisser passer ? Oui, certes, mais alors où va-t-on ?

Relever ? Oui, bon, mais ça risque d’être long et fastidieux aux frivoles.

Tant pis ? Tant pis.

Faisons deux choses : commençons par relever les couillonnades les plus délirantes du cher homme qui nous avait habitués à mieux, ensuite, essayons de remettre quelques faits (F.A.I.T.S.) sur leurs pieds. À chacun de s’y coller s’il en a envie, à la manière de Raymond Queneau (Exercices de style).

 

[ Dans une nouvelle de Camilleri, le commissaire Montalbano, sur le point de prendre ses spéculations pour des faits, se souvient d’avoir lu Pessoa, lequel explique on ne sait dans lequel de ses livres ce que c’est qu’un fait par rapport à une spéculation ou à des circonstances qui peuvent passer pour des preuves. La nouvelle s’appelle « Pessoa soutient ». C’est dans Gli arancini di Montalbano. ]

 

Rien à redire à ce qu’il écrit, dans son introduction, sur Syriza, qui est de notoriété publique.

 

Propos abracadabrantesques sur les révolutions.

Là où les choses se gâtent, c’est quand il se met à généraliser sur les révolutions (qui continuent à se produire, si, si, voyez l’ISIS, l’ISIL, Daech et le califat islamique). Première perle du collier… de la taille d’un gros pendentif. S’il voit dans la prise du pouvoir assortie de tous les péchés du monde par Daech une révolution, il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’à l’épaule, parce que la montée du « califat islamique » n’est rien d’autre qu’une guerre d’empire, exécutée par des hommes de main sans foi (celle-là ou une autre) ni loi, pour le compte de tiers. Et encore… «guerre » est un bien grand mot, que n’aurait pas accepté feu De Gaulle. Il aurait dit, avec raison, « péripétie ». Révolution ? Mon cul ! (on remarquera que je ne me réfère qu’à de bons auteurs).

Vient alors cette affirmation aussi infondée que doublement idiote (comment appelle-t-on en grec ancien un raisonnement à la con ?) :

 

« Nous pouvons dire que c’est une vraie révolution en raison de son utilisation de la terreur. Tous les révolutionnaires dignes de ce nom utilisent la terreur… etc. etc. etc.»

 

On entend d’ici le Pr. Faurisson : « Vos preuves ?! ». Depuis quand les spéculations d’Orlov, nourries – ô combien – à la propagande des Yanks, constituent-elles des preuves ?

 

Deuxième propos inconsidéré, quelque peu scandaleux même.

On a compris que, pour lui, « les révolutions impliquent d’assassiner en masse ». L’ayant répété à quelques reprises de peur qu’on l’oublie, il explique que, pour cette raison, et pour si possible rester en vie, il choisit de ne pas y participer.

Génial.

Le sait-il, ce sépulchre blanchi, qu’il y en a qui n’ont pas ce choix, qui voudraient bien pouvoir, qui seraient trop heureux de se tenir à l’écart, mais que, quoi qu’ils fassent ou ne fassent pas, « on » ira les chercher jusqu’au fond des plus profondes cavernes, où ils seraient encore trop heureux de subsister d’eau croupie et de racines, pour les amener au grand jour, les enchaîner à des galères, les affamer jusqu’à ce qu’ils en crèvent, les tourmenter et les torturer de mille façons ou, dans le meilleur des cas, les tuer vite ? Se doute-t-il qu’ils sont légions, de la naissance à la mort ? Qu’ils voudraient bien, comme lui, se payer un bateau, des panneaux solaires – ah, enseigner aux péquenots à choisir leur énergie… le pied ! -, une bicyclette, pour aller sur la terre ferme aux commissions, et, bien sûr, disposer de billets verts pour quand il faut passer à la caisse. J’arrête là, car, si je continue, il y en a qui vont dire que Dmitry Orlov est un peu pharisien sur les bords, les gens sont méchants.

Et de passer en revue les révolutions non colorées, car les colorées ne tuent pas. Et de te vous les expédier d’une pichenette :

 

« Dans le cas de la révolution française, ça a commencé avec Liberté-Égalité-Fraternité puis on a rapidement commencé à guillotiner. La révolution russe de 1917 reste l’étalon-or pour les révolutions. Là, grâce à l’oncle Jo, ce qu’on a appelé la terreur rouge a continué, encore et toujours, faisant des millions de morts. Mao et Pol Pot font également partie de ce panthéon révolutionnaire. »

 

Ite missa est.

N’est-ce pas ce que se tuent à répéter McCain et Soros ?

 

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La Révolution française vue par Edmund Burke… et Dmitry Orlov

 

Réflexion petit a :

Eh non, triple buse ! C’est justement parce qu’il n’y a pas eu, jamais, ni surtout ensemble « Liberté-Égalité-Fraternité », qu’il a fallu non pas « utiliser » la terreur comme de vulgaires prédateurs, mais la mettre à l’ordre du jour. Ah, vous croyez que c’est la même chose ?

 

Réflexion petit b :

Qui, dans le vaste monde, a jamais appelé Staline « oncle Jo » ? Les Yanks. Plus précisément la propagande des plus bornés des Yanks, dont se nourrit l’immigré humaniste, quoi qu’il dise (et sans doute croie) que c’est pour mieux la combattre.

Les Amérindiens ? Guillotinés par Staline !

Les Afro-Américains ? Réduits en esclavage par Mao - à l’issue d’une longue marche sur l’eau - et aujourd’hui métamorphosés en gibier par le fantôme de Pol Pot ressuscité ! Ces jaunes, vous savez…

Dresde et Hiroshima ? Les Russes !

La guerre de l’opium et l’écrasement des Cipayes ? Lumumba !

Les boers et l’apartheid en Sud Afrique ? Lénine !

Les trucidés de 14-18 et de 40-45 (pas comparables certes en horreur aux 10319 assassinés en masse par la Veuve mais quand même il y en a eu quelques-uns…) ? Ho Chi Minh !

Les Amérindiens du sud chourés à la grippe asiatique ? Nasser !

Le long calvaire des Irlandais ? Tito !

L’Irak et la Libye en lambeaux ? Chavez et Castro.

La Cisjordanie et Gaza ? Les Talibans, si, si, on a reconnu leurs avions !

Le Yémen cramé au nucléaire ? Les Ayatollahs (d’ailleurs, on le sait qu’ils l’ont, ou que s’ils ne l’ont pas, ils vont l’avoir) !

Les Hutus sabrés par les Tutsis ou l’inverse, fratricides ? Tiens, fume !

 

La question  n’est pas de savoir si Staline a vraiment fait mourir de faim trois millions d’Arméniens. La question est de savoir qui est assez riche pour payer des gens à inventer cette sorte d’histoires et à les matraquer d’un bout du monde à l’autre, dans le but de détourner l’attention de ses propres crimes, cent fois pires que toutes les inventions mercenaires.

 

Suivent trois paragraphes assez indigestes, d’où il ressort que la Révolution Américaine n’en était pas vraiment une (on savait, merci), ni la récente ukrainienne, mais que si le Secteur Droit se met à faire régner la terreur brune comme l’oncle Jo fit jadis régner la terreur rouge, alors, là, oui « ça commence(ra) à ressembler à une véritable révolution ».

 

« La plupart des malheurs des hommes », disait Denis Diderot, « viennent de ce qu’ils ne donnent pas aux mêmes mots le même sens ». Il est évident que Dmitry Orlov ne connaît pas la signification du mot « révolution » et se gave d'histoires de croquemitaines à la place.

Pour un cerveau à peu près normal, une révolution est une révolte victorieuse contre un ordre établi (lequel n’est jamais que « l’immobilisation violente d’un désordre » si l’on en croit Guillemin). Ainsi :

 

- la prise du pouvoir, en 1979, par les ayatollahs d’Iran, et les 35 années d’exercice du pouvoir qui l’ont suivie étaient une révolution (islamique) ;

- la prise de pouvoir par les armes ici et là au Moyen Orient par Daech est une péripétie (pas même islamique).

 

Ce n’est là qu’un exemple parmi cent, mais allez l’expliquer à quelqu’un qui ne sait pas le français et qui a fait ses études aux States.

 

Là où il s’enfonce vraiment très fort, le cher homme, c’est quand il se risque à donner une leçon aux lettrés musulmans en leur balançant des préceptes qu’ils connaissent mieux que lui, et en prétendant que tout ça n’empêche pas les gens de Daech d’assassiner en masse et d’être, donc, des révolutionnaires. Conclusion ? Aucune. Et s’il mettait le nez dans les préceptes et l’histoire du christianisme, cela l’aiderait-il à comprendre ?

Je me résume : non  seulement Orlov ignore le sens du mot « révolution », mais il mêle allègrement, en plus, « religion » et « morale », qui sont deux choses aussi distinctes que l’huile et l’eau, souvent antagoniques.

 

« Mais l’idéologie de Syriza n’est pas l’Islam » dit-il.

 

Ah, l’idéologie !... Si Orlov voit dans Syriza un caniche, moi,  je vois dans ceux qui se servent du mot « idéologie » ces petits chiens du regretté Pavlov, dressés à réagir d’une de deux façons à des stimuli : - « révolution » : non ! – « hochets écologiques pour bien-pensants » : ouiiiiii ! – « liberté, égalité, fraternité ou la mort » : gggrrrr ! – « chaînes de l’esclavage » : oui, mais pas pour moi ! – « cultivons notre jardin, barrons notre bateau et après nous les mouches » : (con entusiasmo) Ouah ! ouah ! Qui lui dira que l’idéologie est un mot bidon, qui ne recouvre rien ? Que soit on a des idées, soit on n’en a pas. Que tout le monde a le droit d’en avoir et que ceux à qui elles ne plaisent pas peuvent les combattre et que le meilleur gagne ?

Le reste de l’article est un méli-mélo de notions fausses et d’affirmations téméraires : de la bouillie pour les chats (dont le mien ne voudrait pas, mais c’est un sybarite). Que faire de tout cela ? L’oublier au plus vite par considération pour l’auteur.

 

La critique est aisée et l’art est difficile.  Mais si on  passait quand même à l’art ?

Orlov commet l’erreur impardonnable d’attribuer aux révolutions ce qui est imputable à l’infantilisme humain.

Hélas, être révolutionnaire n’est pas un talisman qui en préserve.

Quand tous les hommes seront adultes, il n’y aura plus besoin de révolutions. D’ici là, bonne chance à tous.

Il répète donc, sans les avoir le moins du monde examinées, sur la révolution française et sur les suivantes, d’assez affligeantes sornettes (« infantile » est, en l’occurrence, une litote).

Commençons par la première.

 

Pourquoi la révolution française est-elle si importante ?

Henri Guillemin a soutenu qu’il y en avait eu deux. Il ne faudrait pas posséder la pierre philosophale pour découvrir qu’il y en a eu plusieurs tirant à hue et à dia, toutes, sauf une, n’étant que ce qu’a dit Robespîerre : « un crime remplaçant un autre crime ».

À quoi reconnaît-on la vraie, quand on ne fume pas son matelas au lieu de réfléchir ? À ce que ceux qui l’ont faite ont posé les deux seules questions vraiment révolutionnaires et leur ont, humblement mais héroïquement, cherché des réponses. Le reste, tout le reste, ne fut, de leur part, que défense (DÉ-FEN-SE) des plus faibles et des plus vulnérables. Jamais (JA-MAIS) lutte pour le pouvoir ni accaparement de richesses. Que celui qui prétend le contraire descende dans l’arène et amène ses preuves.

Les deux questions qu’ils ont posées, les voilà :

 

1)        En quoi consiste le bonheur humain ?

[Question corollaire : le malheur des hommes ne vient-il pas de ce qu’ils se font, du bonheur, une idée fausse, et poursuivent des chimères ou, si on veut, la proie pour l’ombre ?]

2)        Que faire, une fois le vrai bonheur reconnu, pour l’atteindre ?

[Que faire pour que ceux qui se trompent passent de l’état infantile qui les en empêche à l’état adulte qui pourrait seul les y conduire, sans avoir à les y forcer, sachant que ce serait non seulement abusif mais inutile, puisqu’on ne peut rendre personne adulte par la force, ni enseigner la maturité ?]

 

Les moyens choisis pour tenter d’atteindre cet état de bonheur (de justice, d’égalité, de paix, d’épanouissement et de beaucoup d’autres choses) est ce qui a différencié les révolutions suivantes de celle-là et entre elles. Ceux qui font les révolutions ne travaillent pas in vitro, mais sur le tas, avec de la matière vivante et fluctuante, imparfaite et assaillie de toutes parts.

La différence entre ceux qui font les révolutions et ceux qui ne les font pas, c’est que ceux qui ne les font pas ont choisi une fois pour toutes le parti de l’égoïsme. Ceux qui les font essaient tant bien que mal de rester dans l’autre. C’est à peu près tout ce que, pour l’instant, on peut dire.

 

Pour conlure

Orlov ne dit pas toujours que des sottises. Il lui arrive même de démonter avec talent les mécanismes immoraux et malfaisants qu’il a sous le nez. Pour s’en persuader, on relira par exemple :

Féodalité financière et autres joyeusetés contemporaines Dmitry Orlov, 24 mars 2015 http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

 

Catherine.

 

2. rat.gif

 

Là c’est autre chose. Un autre compte. M. Asselineau invoquant la grandeur de la France, c’est-à-dire, à ses yeux « Louis XIV, les soldats de l’An II et Napoléon », nous était resté, malgré l’estime qu’on lui porte, en travers de la gorge. Nous, on veut bien. La grandeur de la France, on n’a rien contre. À condition de la chercher où elle est. Entre l’antépénultième Capet, les sans-culottes et Napo, il faut choisir. Car, si les vrais représentants du peuple avaient vécu, jamais les soldats de l’An II n’auraient dépassé d’un seul mètre les frontières naturelles de la France. Ceux qui, sur les pas de « l’aigle » sont devenus les soudards de l’An III, IV, V et suivants n’avaient plus rien de leur grandeur passée. Et ceux qui ont colonisé l’Afrique, l’Asie et quelques îles venaient d’une autre planète. Un peu bancale de la conscience.

On n’aurait pas glosé là-dessus – pas tout de suite – si on n’était tombés en rangeant des reliques de nos jeunes années sur un vieux papier de Cavanna, écrit à l’occasion du bicentenaire de la naissance du caporal-empereur. C’est dire si c’était bien des années avant qu’on s’en aille dépecer la Yougoslavie avec l’enthousiaste bénédiction du Rital (30 ou au moins 25). C’est le Cavanna dont on a décidé de se souvenir. Celui qui n’était pas « Charlie ». Et comme on est encore en plein bicentenaire de Waterloo, il tombe à pic.

Napoléon : à la poubelle

François Cavanna – Hebdo Hara Kiri26 juin  1969

 

17.  Aigle au chapeau Cavanna.GIF

 

Il faudrait tout lire ! Tous les journaux, tous les bouquins, tous les prospectus, et voir tous les films, et ne pas louper une émission, ni une première, ni une exposition, ni une manif… Il y en a qui le font. Et pas un par-ci, par-là, non : tout le monde. Ils savent tout, ils ont tout vu. Sauf moi. Comment ils font ? Ça… Si je le savais, comment, je le ferais aussi. J’ai toujours l’air d’un con. Je débarque. À ce point-là, c’est pas croyable. Alors, ils ne le croient pas. Ils se figurent que je le fais exprès. Que c’est un genre. Ce n’est pas un genre. Je suis comme ça. Au début, j’en ai beaucoup souffert. Maintenant, ça va mieux. Depuis que j’ai renoncé, bof. Au lieu de lire ce qui se passe, je l’écris. Et puisque les autres lisent tout, je suis bien sûr qu’ils me liront. Je vous possède bien, hein ?

Ce qui se passe, je finis quand même par le savoir, un bout par-ci, un bout par-là, à la fortune des oreilles qui traînent. C’est pas très homogène, il y a des trous, mais je complète. Je mets des arabesques autour. L’autre jour, Wolinski (ou Delfeil de Ton, peut-être ?) me dit : T’as vu l’« Observateur » ? Non, j’avais pas vu, bien sûr. L’« Observateur », il dit comme ça que les gaullistes sont en train d’annexer Napoléon, qu’on est bien cons de les laisser faire, que Napoléon n’est pas la propriété exclusive des gens de droite et d’extrême-droite mais qu’il appartient à tous les Français, que la gauche ne doit pas se laisser tenir à l’écart des fêtes du bicentenaire, Napoléon avec nous, blabla, schniak, groink, larme à l’œil, sonnez clairons, battez tambours, vive la France, et va-z-y donc, tous ensemble, chantons l’« Ajaccienne ». Ben, merde.

Ils sont pas très fixés à l’« Observateur ». N’importe quoi, pourvu que ça revendique ! Le mec qu’a pondu ça, qu’est-ce qu’il a dû être fier de son idée ! Mais, pauvre petite pédale affolée d’originalité, que veux-tu qu’on en foute, de ton Napoléon ? Veux-tu bien te sauver avec ça ! Laisse-le où il est : à droite, très à droite, tout au bout. C’est là sa place. Oh, oui, oui, oui, laissons-le lui, à la droite, puisqu’elle aime ça ! Laissons-le lui le sinistre parano avec son chapeau à la con, comme dit Zazie, le rat jaunâtre qui passa sa vie à compenser ses complexes avec les tripes des autres, l’étouffeur de Révolution qui ne vit, dans 89, qu’un piédestal pour y ériger la statue tout en or de son moi monstrueux, le militaire borné qui plaçait le courage physique et l’obéissance passive bien au-dessus de l’intelligence, le pillard parvenu qui fit haïr la France de l’Europe, le renfonceur de progrès dans la gorge… La droite ne s’y est pas trompée ! Elle s’est reconnue dans ce Hitler prématuré, et elle s’est plu. Laissons-le lui. Jetons-la lui l’arrogante charogne, et puisqu’elle adore, la droite, se barbouiller de symbolique et se saoûler de liturgie, qu’elle la ramasse et qu’elle la brandisse au bout d’un bâton pour aller, mâchoires d’ânes saint-cyriennes bien calées dans les jugulaires, godillots cadencés martelant les avenues bordées de banques, l’incliner devant des flammes qui prétendent être beaucoup plus que du butane en train de brûler dans un courant d’air sans profit pour les œufs sur le plat. Et que vibrent les âmes sereines irrémédiablement conditionnées depuis l’enfance à confondre armée et patrie, gloire et boucherie, grandeur et clinquant, tyrannie et ordre social, Bonaparte et la France.

Comme il doit ricaner, sous ses cinq tonnes de porphyre, le petit artilleur mégalo, quand il voit, deux siècles après, dans cette France qu’il a tant saignée, dans cette République qu’il a égorgée, les républicains eux-mêmes avoir honte de Robespierre et vénérer Napoléon !

 

Mis en ligne le 20 août 2015

 

 

 

 

23:27 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

15/08/2015

LA POUDRIÈRE DES BALKANS

1. KuznetsovSu.JPG

 

La poudrière des Balkans

Ce cliché n’est pas près de tomber en désuétude

On aurait pu croire qu’après plus de dix ans de guerre dont 78 jours de bombardements ininterrompus y compris au nucléaire pour venir à bout de la Yougoslavie, les USA, l’UE, Israël et le reste de l’empire allaient enfin laisser les Balkans tranquilles et tourner ailleurs leurs regards d’« aigles » en quête de proies. Mais non, l’une n’empêche pas les autres. Leur sempiternel pouvoir de destruction s’étend partout, ne s’interrompt jamais et prend toutes les formes.

 

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« Vision 2020 » (in english)

 

Bref survol

(Dans le désordre et non exhaustif)

 

Pour commencer, nos lecteurs se reporteront à l’article d’Israël Shamir :  « Le veto russe sur Srebrenica »

 

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Retour sur la guerre en Yougoslavie : une scandaleuse commémoration au cœur de l’Europe

Daniele Salvatore Schiffer – Arrêt sur Info7 août 2015

 

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Scandale au cœur de notre Europe moderne, dite libre et démocratique ! La Croatie, qui fait officiellement partie de l’Union Européenne depuis deux ans, a célébré en grandes pompes, ce 5 août 2015, le vingtième anniversaire d’une opération militaire éclair, alors baptisée « Tempête » (« Oluja  » en serbo-croate), qui se caractérisa, pendant de la guerre en ex-Yougoslavie, par le pire des nettoyages ethniques : 250.000 Serbes, tous civils, femmes et enfants compris, y furent en effet chassés sans pitié, bombardés sans relâche pendant quatre jours d’affilée, du 1er au 4 août 1995, de la Krajina, territoire situé au nord-ouest de la Bosnie, lors de ce que le président croate d’alors, Franjo Tudjman, nationaliste patenté, antisémite notoire et révisionniste chevronné, ne craignait pas d’appeler, au faîte d’un abominable cynisme, une « guerre de reconquête ».

LES SERBES, VICTIMES AUSSI DE L’ÉPURATION ETHNIQUE

Ce fut là, de triste mémoire, le pire des exodes massifs en ex-Yougoslavie, au regard duquel pourtant, pour corser cette odieuse affaire, le responsable militaire en chef, le général croate Ante Govina, fut définitivement acquitté, lors du verdict prononcé le 16 novembre 2012, par le Tribunal Pénal International (le fameux TPI) de la Haye (http://www.lepoint.fr/invites-du-point/daniel-salvatore-s...) !

Pis : la nouvelle et actuelle présidente, Kolinda Grabar-Kitarovic, de cette même Croatie, qui déclara son indépendance le 25 juin 1991, a osé parler là aujourd’hui, face à la foule en liesse et une impressionnante parade militaire défilant à coups de canons dans les rues de Zagreb, la capitale du pays, d’ « opération brillante, justifiée et légitime ». Et ce dans un silence paradoxalement assourdissant et une indifférence quasi générale, sans qu’aucun de nos dirigeants politiques ne bronche, ni n’émette, fût-ce officieusement sinon encore officiellement, le moindre signe de réprobation en la matière.

QUAND L’EUROPE TRAHIT SES VALEURS MORALES

Bref : une honte pour l’Europe, indigne là, plus que jamais, de ces valeurs morales et autres principes philosophiques, au premier rang desquels émerge le sacro-saint « devoir de mémoire », qu’elle ne cesse de brandir, du haut d’on ne sait quelle et hypothétique bonne conscience, afin de mieux faire la leçon, croit-elle, à la terre entière !

Quant à nos médias occidentaux, rares sont ceux, à quelques notables exceptions près, qui ont eu le courage professionnel, sinon l’élémentaire et équitable décence, de rappeler, comme ils le firent récemment, à juste titre, pour le vingtième anniversaire du massacre de Srebrenica (http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/massacre-de-srebrenica-hommage-aux-169676), cet innommable martyre des Serbes de Krajina.

Comme quoi, après cet énième et injustifiable « deux poids, deux mesures », fruit d’une déplorable et tout aussi répétitive indignation sélective, les Serbes sont encore victimes aujourd’hui, malgré le temps passé, de cette inique « diabolisation » que je n’hésite pas à qualifier, pour ma part, d’« antiserbisme » !

Quantité négligeable, donc, les morts serbes, au nombre de 10.000 pour cette seule opération « Tempête » en Krajina ?

Source : http://arretsurinfo.ch/retour-sur-la-guerre-en-yougoslavie-une-scandaleuse-commemoration-au-coeur-de-leurope/

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Daniele Salvatore Schiffer (voir son blog)

Philosophe, auteur de Requiem pour l’Europe – Zagreb, Belgrade, Sarajevo (L’Âge d’Homme, 1993) et de Critique de la déraison pure – La faillite intellectuelle des « nouveaux philosophes » et de leurs épigones (François Bourin Éditeur, 2010). À paraître, en septembre 2015, aux Éditions du Rocher : Le Testament du Kosovo – Journal de guerre.

Lire aussi, du même auteur :

Massacre de Srebrenica : hommage aux victimes et vérité des faits

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/massacre-de-srebrenica-hommage-aux-169676

Hommage à Laura Antonelli

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/h...

 

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Allons-y du nôtre :

Trop court hommage à Laura Antonelli

Née à Pula (Istrie) alors italienne, morte en juin près de Rome

C’était en 1971, dans Les mariés de l’An II

 

 

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Le même événement commenté, de Suisse, par un Serbe :

Croatie : la parade désertée

Zagreb célèbre l’éradication de la Krajina serbe

Slobodan Despot – Arrêt sur Info – 4 août 2015

 

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Ce 4 août, la Croatie fête le vingtième anniversaire de la plus grande victoire militaire de son histoire : l’écrasement de la République de Krajina serbe, cette “sécession dans la sécession” qui avait décidé de rejeter l’indépendance de la Croatie en 1991 et de s’adosser à ce qu’il restait de la fédération yougoslave, c’est-à-dire à la Serbie.

En seulement quatre jours, du 4 au 8 août 1995, pratiquement tout le peuplement de ces vieux confins militaires de l’Empire autrichien, qui avaient héroïquement résisté aux Ottomans pendant des siècles, fut éradiqué. Quelque 250 000 personnes furent expulsées de leurs foyers sous un feu d’artillerie indiscriminé. L’opération fit environ 10.000 morts et disparus. La Serbie de Milošević resta passive. L’armée de Krajina elle-même, qui avait tenu en échec les troupes croates depuis quatre ans, se débanda en quelques heures sans opposer de résistance. La rumeur a couru par la suite que les services spéciaux de Belgrade s’étaient chargés de dissuader les commandants locaux de tout acte de bravoure. La Krajina, trop coûteuse à défendre, avait été sacrifiée et l’amputation devait être nette. La Croatie, de son côté, jouissait du soutien sans failles de ses alliés occidentaux: Allemagne, États-Unis et OTAN.

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/zagreb-celebre-leradication-de-la-...

 

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Un modèle de résistance individuelle :

Dubravka Ugrešić

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Née à Belgrade en 1949 d'un père croate et d'une mère bulgare, Dubravka Ugrešić est spécialiste de la littérature russe. Elle est aussi scénariste et traductrice, écrit des romans, des nouvelles, des essais...

En 1993, accusée de « nuire aux intérêts de la Croatie » (car elle persistait à écrire en serbo-croate, d’où le serbe a été extirpé) elle choisit l’exil volontaire.

Depuis, elle fait une carrière internationale d’enseignante (USA, Pay-Bas et Allemagne) et d’écrivain (prix Veillon du meilleur essai européen en 1996 pour La culture du mensonge). Elle vit à Amsterdam.

Dubravka Ugrešić n'est pas qu'une résistante, c'est un grand auteur contemporain. Tous ses livres sont à lire.

Karaoké culture (Galaade, 2012)

Le ministère de la douleur  (Grasset, 2010)

Il n’y a personne pour vous répondre (Albin Michel, 2010)
Ceci n'est pas un livre  (Fayard, 2005)
Le Musée des redditions sans conditions  (Fayard, 2004)
Dans la gueule de la vie  (Plon, 1997)
L'Offensive du roman-fleuve  (Plon, 1993)
La culture du mensonge (inédit en français, disponible en allemand)

 

On peut lire ici :

« Le rêve yougo-américain »

http://www.larevuedesressources.org/le-reve-yougo-americain,066.html

 

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La politique de reconquête de souveraineté de Victor Orbán en Hongrie

 

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Au pouvoir depuis 2010, après une première expérience en 1998, la politique menée par la Fidesz et son leader Viktor Orbán s’est caractérisée par des mesures fortes en faveur d’une centralisation du pouvoir et des intérêts nationaux. Dans son argumentaire, Orbán fait le constat d’une Europe au modèle libéral failli, qui a couté cher à la Hongrie. Il promeut donc un modèle unique à la Hongrie, en marge de la politique des autres États membres.

Lire la suite…

Source :

http://www.infoguerre.fr/matrices-strategiques/la-politiq...

 

3. Drapeau YOUGO-fusil.jpeg

 

Humour polonais

Ce n’est pas tous les jours, sur ces sujets…

 

7 bis. Humour polonais.jpg

 

Lire l’article (en polonais)…

Source : http://wolna-polska.pl/wiadomosci/eurodebilizm-charaktery...

 

3. Drapeau YOUGO-fusil.jpeg

 

Tsipras : de la capitulation à la collaboration

Bruno Adrie – Blog de…1er août 2015

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L’ex-ministre grec de l’économie Yanis Varoufakis a publié dans Le Monde diplomatique du mois d’août un article intéressant à deux égards, sous un titre un peu tapageur qui ressemble à l’amère déclaration d’une bande d’adolescents attardés virés d’un plateau de télé-réalité parce que ne plaisant plus au téléspectateur : « Leur seul objectif était de nous humilier ».

Lire la suite…

Source : https://brunoadrie.wordpress.com/2015/08/01/tsipras-de-la...

 

3. Drapeau YOUGO-fusil.jpeg

 

« Est-il possible que Syriza n’ait été qu’un leurre ? » s’exclame Bruno Adrie. Eh bien, c’est exactement ce que prétendait François Asselineau… le 26 janvier 2015 :

 

Les Grecs vont maintenant pouvoir constater que Syriza est un parti-leurre

UPR - Communiqué de presse 26 janvier 2015

Les Grecs vont maintenant pouvoir constater que Syriza est un parti-leurre, promu par l’oligarchie pour maintenir la domination euro-atlantiste sur la Grèce.

 

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Comme prévu, annoncé, promu et organisé par l’oligarchie, le parti « Syriza » est arrivé en tête des élections législatives qui se sont tenues en Grèce le 25 janvier 2015. L’affaire a été rondement menée puisque, moins de 20 heures après la fin du scrutin, le dirigeant de Syriza, Alexis Tsipras, a déjà prêté serment comme nouveau Premier ministre grec.

Cette victoire ne peut surprendre que ceux qui n’avaient pas remarqué l’écrasante promotion médiatique – en Grèce et à l’étranger – que tous les grands médias euro-atlantistes ont généreusement accordée, depuis des mois, à cette gauche prétendument « radicale » et « anti-austérité ».

La nomination de M. Tsipras à la tête du gouvernement d’Athènes a de quoi faire pleurer de rire les organisateurs de cette manipulation, qui sont encore parvenus, par le matraquage médiatique, à faire prendre aux électeurs grecs des vessies pour des lanternes.

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Source : http://www.upr.fr/actualite/europe/les-grecs-vont-maintenant-pouvoir-constater-que-syriza-est-un-parti-leurre 

 

Le même persistait et signait le 10 juillet :

 

Syriza était bien un leurre européiste : l’UPR avait raison sur tout

 

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En photo : Alexis Tsipras, Premier ministre grec, embrassant Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

 

Confirmant toutes nos analyses depuis 7 mois, le gouvernement Tsipras vient d’accepter tout ce que voulaient les créanciers, la BCE, le FMI et la Commission européenne….

Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 juillet 2015, le gouvernement « d’ultra-gauche » d’Alexis Tsipras a adressé un texte de 13 pages à la Commission européenne, à la BCE, au FMI et aux créanciers.

Par ce texte – intitulé « Actions prioritaires et engagements » -, le gouvernement grec vient de s’engager à adopter la quasi-totalité des mesures proposées par les créanciers le 26 juin, qu’il avait alors pourtant rejetées, en annonçant la tenue d’un référendum truqué.

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Source : http://www.upr.fr/actualite/syriza-etait-bien-un-leurre-europeiste-lupr-avait-raison-sur-tout  

 

Et enfonçait le clou dans une interview du 16 juillet : « Questions d’actualité » :

 



Rappelons enfin la très importante vidéo que nous avons mise en ligne le 18 juillet dernier, et que revoici, pour mémoire, scindée en 4 parties :

 

Qui gouverne la France et l’Europe ?

 

https://www.youtube.com/watch?list=PLKVgrNogVYWK41wLTn8MUD_UO6n1V64RC&v=bZZf703Ck3o

https://www.youtube.com/watch?list=PLKVgrNogVYWK41wLTn8MUD_UO6n1V64RC&v=bZZf703Ck3o

https://www.youtube.com/watch?v=_MUBLRZahc0&index=3&list=PLKVgrNogVYWK41wLTn8MUD_UO6n1V64RC

https://www.youtube.com/watch?v=90cbjV9IqC8&index=4&list=PLKVgrNogVYWK41wLTn8MUD_UO6n1V64RC

 

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Démagogie : du grec demos (« le peuple ») et ago (« conduire ») est une forme de rhétorique se faisant passer pour de la politique, qui consiste à conduire le peuple à sa perte en lui racontant des carabistouilles.

 

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Le point par un des acteurs du drame :

Grèce : les conséquences de la capitulation

Eric Toussaint – Alterinfo22 juillet 2015

 

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La capitulation du gouvernement et du parlement grecs face aux créanciers (Commission européenne, BCE, FMI...) a été suivie de changements rapides dans le camp du gouvernement.

Alexis Tsipras a remplacé 6 ministres et vice-ministres (membres de la plate-forme de gauche au sein de Syriza) qui s’étaient prononcés contre l’accord du 13 juillet, par des membres de Syriza qui soutiennent la nouvelle orientation. Alexis Tsipras a également démissionné un des porte-paroles du groupe parlementaire. Il s’agit d’Athanasios Petrakos qui a également voté non et qui avait appelé avec 54 autres députés (au départ ils étaient 49, voir) à la convocation d’une plénière du parlement pour débattre des conclusions préliminaires du rapport d’audit (présenté au parlement grec les 17 et 18 juin 2015). Si le changement de la composition du gouvernement est de la compétence du premier ministre, il n’en va pas de même de la désignation des porte-paroles du groupe parlementaire de Syriza. Seul, le groupe parlementaire pouvait prendre une telle décision.

A l’aide de nouvelles dettes qu’elle vient de contracter auprès des créanciers publics européens dans le cadre du nouvel accord, le 20 juillet, la Grèce a repris ses paiements au FMI et s’apprête à rembourser la BCE.

Il est probable qu’on aille vers d’autres changements négatifs.

Alexis Tsipras et la partie de Syriza qui le suit risquent bien d’adopter une politique de justification de l’inacceptable capitulation. Ils dépendent désormais de l’apport des voix de Nouvelle démocratie, de To Potami et du Pasok pour avoir une majorité. Cela pourrait changer si Tsipras remettait en cause sa capitulation et provoquait un nouveau vote au parlement pour rejeter l’accord. On voudrait y croire mais franchement cela paraît exclu. Même si, comme il faut l’espérer, les 39 députés qui n’ont pas voté pour l’accord maintiennent leur position et refusent de voter des lois qui prolongent et approfondissent l’austérité, la Nouvelle Démocratie, le principal parti de droite (il fait partie de la famille politique de Merckel, Juncker, Rajoy...) et les créanciers, imposeront leurs conditions à Tsipras.

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Source : http://www.alterinfo.net/Grece-les-consequences-de-la-cap...

 

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La suite :

« L’art de la guerre »

Pacte militaire Grèce-Israël

Manlio Dinucci

Le rapprochement militaire entre la Grèce et Israël modifie l’équilibre stratégique dans les Balkans. Désormais, la Turquie de Recep Tayyip Erdoğan, en sa double qualité de parrain des Frères musulmans et de superviseur du terrorisme international, est passé du côté des adversaires d’Israël. Tandis que la Grèce d’Aléxis Tsípras, avec son aspiration à réunifier Chypre et ses besoins incessants de liquidités, vient de basculer du côté israélien.

Réseau Voltaire | Rome (Italie) | 29 juillet 2015

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Quand Aléxis Tsípras est arrivé au gouvernement en Grèce, l’alarme a sonné en Israël : Syriza, soutien de la cause palestinienne, demandait de mettre fin à la coopération militaire de la Grèce avec Israël. Face à la brutale répression israélienne contre les Palestiniens, prévenait Tsípras, « nous ne pouvons pas rester passifs, parce que ce qui arrive aujourd’hui sur l’autre rive de la Méditerranée, peut arriver sur notre rive demain ».

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Source : http://www.voltairenet.org/article188300.html

 

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SYRIZA : une trahison de plus du parti de l’étranger

La Serbie demande des explications concernant les déclarations du ministre grec des Affaires étrangères en visite au Kosovo.

 Alexandre Moumbaris –  rizospastis 5 août 2015

 

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Nikos Kotziàs en plein grand tour chez ses alliés kosovars, albanais, croates  et bosniaques. Ici à Pristina, avec son « homologue » Hashim Thaçi, le trop célèbre boucher de l’UÇK.


Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Kotziàs a entrepris hier de faire valoir son utilité comme  missi dominici de l’Otan et de l’UE, en visitant Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine, dans le cadre de sa tournée des Balkans occidentaux, avec pour objet de rehausser l’image géostratégique de l’oligarchie nationale.

À Sarajevo, il a rencontré son homologue bosniaque et à également participé à des réunions séparées avec d’autres membres de la présidence tripartite du pays, ainsi qu’avec le Premier ministre bosniaque.

Dans ses déclarations, il a notamment affirmé: «Nous soutenons la Bosnie-Herzégovine dans ses relations avec l’Otan. Nous soutenons la perspective de son adhésion à l’UE. Nous sommes le plus ancien membre de l’UE en Europe du Sud-Est et le pays qui a organisé les deux derniers élargissements de l’UE avec les pays scandinaves, l’Autriche, ainsi qu’avec les pays d’Europe centrale et orientale. Par conséquent, si c’est nécessaire, nous pouvons offrir notre aide et notre soutien.»

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Source : http://lesakerfrancophone.net/syriza-une-trahison-de-plus...

 

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Que faire, ici et maintenant,

pour soutenir le peuple grec ?

par le secrétariat politique du PRCF

 

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Le magnifique OXI (non !) lancé aux eurocrates par le peuple grec, classe ouvrière en tête (92% des électeurs du Pirée, par ex. !), vient seulement de retentir que déjà les Merkel, Hollande, Gattaz, Juncker et autres euro-« diktateurs » aggravent leur chantage : ils privent de liquidités les banques grecques et rebondissent sur les très illusoires concessions de Tsipras (notamment la démission de Varoufakis, « bête noire » désignée des eurocrates…) en prétendant que « la balle est dans le camp grec ».

En clair, le couple Merkholland fait comme si les Grecs avaient voté Oui et qu’il revînt à leur gouvernement de serrer lui-même la ceinture sur un peuple déjà exsangue ! Sans le moindre suspense, le « socialiste » Hollande s’est aussitôt couché devant l’arrogant suzerain allemand, démontrant comme à la parade que l’UE est une dictature supranationale dont il est aussi sot d’« espérer une démocratisation de l’UE » qu’il serait absurde pour une gazelle assoiffée de prétendre attendrir les crocodiles qui la guettent aux abords du fleuve !

Dès lors, si nous voulons être solidaires des Grecs ici, cessons de nous battre par peuples grec, espagnol, etc. interposés en leur criant doctement : « mporite,  podéis, vous pouvez ! » : comprenons au contraire que « l’ennemi principal est dans notre pays » (Liebknecht). Il ne s’agit pas non plus de « conseiller » prétentieusement le pauvre petit peuple grec : ce grand peuple, qui porte les  Lumières depuis trois millénaires, n’a pas besoin des leçons de ceux qui, dès le 29 mai 2005 au soir, ont stérilisé le Non français à la constitution européenne en bêlant après l’ « autre Europe », l’ « autre constitution européenne », l’ « autre » euro (sur la base d’un « autre marxisme » ?) au lieu d’exiger la démission des gouvernants oui-ouistes et d’engager la lutte pour la sortie de l’UE, non pas de la Grèce (« armons-nous et partez ! ») mais de notre pays, bien mieux pourvu économiquement que la Grèce pour sortir de l’UE, au besoin le premier et unilatéralement.  D’abord parce que l’impérialisme français, même s’il rampe devant Berlin (conformément aux traditions traîtresses des Émigrés de Koblenz, des Versaillais de Thiers et des Kollabos de Vichy) ne se contente pas, avec ses banques, d’écraser la Grèce et les autres « PIGS » du Sud et de l’Est européens : « notre » impérialisme est aussi le principal ennemi de la nation française qu’il dissout dans le bain d’acide de l’« intégration » européenne pour mieux mondialiser les profits du CAC-40.

 Ensuite, parce que si, à l’initiative du monde du travail, la France, 5ème puissance économique au monde, sortait unilatéralement et par la porte à gauche de l’UE et de l’euro… il n’y aurait aussitôt plus d’euro ni d’U.E. ! Immédiatement, ces broyeurs de peuples que sont l’UE, la BCE et l’« Union transatlantique » chère à l’Axe Washington-Berlin, entreraient dans une crise réjouissante qui ne pourrait que stimuler la contre-offensive française et continentale des ouvriers et des « petites gens », sans parler des amis de la paix (menacée par l’UE-OTAN en Ukraine) et des démocrates partisans du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Surgirait alors une situation dont nul révolutionnaire ne devrait normalement s’effrayer : celle où « ceux d’en haut ne pourraient plus gouverner comme avant » et où « ceux d’en bas ne voudraient plus être gouvernés comme avant » (Lénine)…

A l’heure où l’oligarchie capitaliste détruit la Grèce, l’Espagne, l’Italie, le Portugal… et la France elle-même, à l’heure où la classe travailleuse est la seule force apte à rassembler notre peuple pour la reconquête de sa souveraineté, la triple sortie de l’euro, de l’UE et de l’OTAN mènerait à un affrontement général – et pas seulement national ! – avec le grand capital, et cela à l’initiative des forces progressistes. Car les peuples d’Europe n’ont que les chaînes de l’UE du capital à perdre, ils ont un monde de progrès social, d’indépendances nationales et de coopérations internationales à gagner : avec en perspective, le socialisme, seule société où la souveraineté nationale, assise sur la souveraineté du peuple, serait matériellement garantie par la socialisation des moyens de production et par le pouvoir politique de la classe travailleuse.

Alors cessons d’euro-pleurnicher, d’euro-supplier, d’euro-conseiller et, pour tout dire, d’ « alter-européer » : comme ce fut le cas, dans un cadre unitaire, le 30 mai 2015 à deux pas de l’Assemblée nationale, et comme le propose le PRCF aux forces communistes, syndicales, républicaines et antifascistes, multiplions les débats et les initiatives concrètes pour appeler la France à sortir de l’UE atlantique pour mettre en place de nouveaux traités internationaux fondés sur la coopération entre peuples égaux et non plus sur l’ « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » (art. VI de Maastricht): car si notre pays ne sort pas au plus tôt de l’UE, il « y restera », et le monde du travail avec lui !

par le secrétariat politique du PRCF – 8 juillet 2015

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Et pendant ce temps-là…

 

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Kurdistan : La Turquie remet 6 combattants YPG blessés au Front al-Nosra

8 août 2015

Six combattants des YPG avaient été envoyés au Kurdistan-Nord (Turquie) pour y recevoir un traitement approprié. Selon un communiqué publié par le commandement YPG, leurs camarades ont cessé de répondre et ont disparu, ils auraient été remis au front al-Nosra à travers le checkpoint Bab Al-Hawa, à Idlib.

Les YPG demandent à la Turquie de s’expliquer.

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Yekîneyên Parastina Gel  (YPG) : Unités de Protection du Peuple

Branche armée du Parti de l’Union Démocratique (YPD)

Les femmes constituent 40% des troupes.


9 août 2015

On en sait plus sur la façon dont les 6 combattants YPG qui ont été remis à Al-Nosra par l’état turc.

Les 6 combattants ont été arrêtés à l’hôpital - avant d’avoir reçu les soins nécessaires - comme des étrangers sans titres de séjour et donc déportés. Mais au lieu de les expulser du territoire par le checkpoint tout proche de Mürşitpınar (tenu par les YPG), ils l’ont été par le checkpoint de Bab al-Hawa, contrôlé par le front al-Nosra. La Turquie savait très bien que les 6 seraient arrêtés par les salafistes à cet endroit, ils ont donc été envoyés vers une mort certaine.

N’oubliez pas de consulter notre dossier ’Notes sur le Kurdistan’ pour mieux comprendre la situation dans la région.

19. Carte Kurdistan.JPG

Le point rouge représente la position approximative du checkpoint.

 

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10 août 2015

Turquie/Kurdistan : L’armée turque entre en Syrie, journée la plus meurtrière depuis la fin du cessez-le-feu

Cette journée a été la plus meurtrière depuis la fin du cessez-le-feu du PKK. Dans la province de Sirnak, quatre policiers qui circulaient dans un véhicule blindé ont été tués par l’explosion d’un IED en bordure de route. A Istanbul, une voiture piégée a explosé devant le commissariat du district de Sultanbeyli, tuant un assaillant et blessant 10 personnes, dont trois policiers. Deux militants présumés et un autre policier ont été tués dans des affrontements qui ont suivi. Un militaire a également été tué lorsque des combattants du PKK ont tiré sur un hélicoptère militaire au moment de son décollage dans le district de Beytussebap. Au moins sept autres soldats ont été blessés à cette occasion. D’autres attaques contre la police et l’armée ont eu lieu dans la ville de Lice, dans la province de Diyarbakir, mais le bilan n’est pas encore connu. Les hélicoptères turcs ont bombardé des objectifs du PKK. L’aviation turque estime avoir tué près de 400 combattants kurdes dans les bombardements de ces derniers jours.

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Source : http://www.secoursrouge.org/Turquie-Kurdistan-L-armee-tur...

 

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Et parce qu’on y parle de la Turquie, bien que Damas ne soit pas dans les Balkans…

[ Cet article de Thierry Meyssan fait suite à celui que nous avons emprunté, dans notre dernier post à Australianvoice. Et le contredit absolument. Nous souhaitons, car nous préférons, que ce soit lui qui ait raison. ]

 

Syrie, rhétorique et vérité

par Thierry Meyssan

Depuis deux semaines, la presse internationale bruisse de rumeurs annonçant le début d’une opération militaire états-unienne contre la Syrie. Thierry Meyssan, qui avait dénoncé une manipulation du général John Allen et de ses amis en vue de saboter l’accord USA/Iran, revient ici sur l’absurdité de cette imputation. Il explique pourquoi le soutien stratégique de la Russie et de la Chine à une Syrie laïque n’est pas négociable.

 

Réseau Voltaire | Beyrouth (Liban) | 10 août 2015 

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John Allen

Le 27 juillet, le New York Times annonçait la création d’une zone de sécurité en Syrie par Washington et Ankara pour abriter des réfugiés syriens actuellement stationnés en Turquie [1]. Peu après, la Maison-Blanche démentait cette information. J’ai expliqué dans un article précédent que le New York Times avait été intoxiqué à la fois par le général John Allen, envoyé spécial pour la Coalition internationale anti-Daesh, et par le gouvernement intérimaire turc [2]. J’ai rappelé qu’Allen avait déjà participé à deux autres tentatives de sabotage de la paix en Syrie, en juin 2012 et en décembre 2014, et que le président Obama avait tenté de le faire arrêter il y a près de trois ans, en septembre 2012.

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Source : http://www.voltairenet.org/article188390.html

 

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Enfin, ceci non plus n’ayant rien à voir avec les Balkans (quoique…), mais pour terminer sur un sourire et parce qu’on devient peu à peu, ici, des fans de Phil Butler :

 

Mistraux

L’occasion manquée de l’Arche de Poutine

Phil Butler – Russia Insider3 août 2015

Poutine aurait dû accepter les navires Mistral désarmés pour ensuite les utiliser au transport des Libyens, des Syriens, des Yéménites et des Somalis, frappés par les guerres états-uniennes, jusqu’à Kaliningrad, l’enclave de la Russie au cœur de l’Europe.

 

21. Putins-ark.jpg

 

L’information selon laquelle la Russie obtiendra maintenant un dédommagement pour l’échec du contrat d’achat de deux navires de guerre Mistral révèle une immense occasion manquée. En effet, le président Vladimir Poutine a peut-être laissé passer une occasion de détente de proportions bibliques. Ce qui suit est un article rédigé à partir des encouragements de mon collègue néerlandais, l’alternative de l’Arche de Poutine. Transformer deux navires de guerre médiocres en instruments de miséricorde pourrait bientôt devenir le modèle d’une nouvelle stratégie politique connue comme machiavélisme humanitaire, et cela à grande échelle.

Lorsque le chercheur Holger Eekhof m’a appelé hier à 8 heures du matin, très sévère sur la manière dont M. Poutine avait laissé passer une grande occasion stratégique, j’étais sceptique. Cinq heures d’argumentation plus tard, et après un assaut d’amers sarcasmes, j’ai commencé à voir un étrange intérêt dans le point de vue d’Eekhof. En effet, si M. Poutine avait demandé à son homologue en France de désarmer les deux lourds navires de guerre français, alors un gâchis pour la Marine russe aurait pu se terminer par un événement qui change le monde, l’Arche de Poutine. Je vais m’expliquer dans une minute, mais d’abord permettez-moi de questionner la sagesse de la conception navale française destinée d’abord à défendre la Mère Russie. A quoi ont pensé les concepteurs navals ?

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Source : http://lesakerfrancophone.net/loccasion-manquee-de-larche...

 

 

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Mise en ligne le 15 août 2015

17:14 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/08/2015

ANNIVERSAIRES

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Feliz 89 cumpleaños Comandante !

 

2. Avec les Cuban Five.jpg

Avec « Les Cinq de Cuba » rentrés d’un long exil dans les geôles US

 

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Avec Xi Jinping, un des premiers visiteurs de l’année

 

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Une des plus récentes sorties en date : visite à une nouvelle école

 

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Sur le chemin de l’école : bavette d’une heure et demie avec une délégation vénézuélienne de passage

 

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Et comme ils vont s’empresser de vous dire à Washington : « Many Happy Returns »…

 

6. drapeau animé petit.gif

 

Cuba développe et distribue gratuitement un vaccin contre le cancer du poumon

 

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Offrant un système de santé gratuit pour tous, parmi les plus performant du monde, Cuba démontre que le socialisme en mettant au centre les besoins humains et non les profits d’une petite oligarchie capitaliste permet de conduire un développement performant au service de tous.  Rappelons que l’espérance de vie à la naissance d’un Cubain est de loin l’une des plus élevée des pays d’Amérique latine et de la caraïbe dépensant d’ailleurs également celle d’un américain. Et ce en dépit d’un blocus féroce, entravant gravement le développement de Cuba. Cuba dispose de deux fois plus de médecin par habitant qu’un pays comme la France.

Lire la suite…

Source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/internationa... 

 

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Il y aura deux ans après-demain qu’il a quitté ce monde ensauvagé

 

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Jacques Vergès devant la caméra de Barbet Schroeder

Silvia Cattori – Arrêt sur Info 5 août 2015

L’esprit de Jacques Vergès [1925 - 2013]

L’avocat Jacques Vergès – mort le 15 août 2013 à Paris – a été l’objet de campagnes politiques et médiatiques dégradantes.

Il y a eu fort heureusement des personnes qui l’ont reconnu, qui l’ont aimé et qui n’ont pas eu peur de le dire.

Parmi elles le merveilleux cinéaste suisse Barbet Schroeder, qui lui a consacré un film; ainsi que le délicieux Lionel Duroy.

Nous avons eu le grand plaisir de rencontrer Jacques Vergès. De nous entretenir avec lui dans son célèbre bureau; et de nous rendre compte que ceux qui l’ont ostracisé, n’étaient ni sincères ni honnêtes.

Nous vous proposons de voir ou revoir un extrait du magnifique film de Schroeder que nous avons beaucoup aimé et revu récemment au Festival Vision du Réel ; et d’entendre ce qu’en dit Duroy, pour vous faire votre propre opinion sur ce personnage d’exception.

 


Lire la suite et voir le film…

Source : http://arretsurinfo.ch/jacques-verges-devant-la-camera-de...

 

6. drapeau animé petit.gif

 Ce n’est pas notre faute si l’histoire n’en finit pas d’avoir à se répéter.

 

 Anniversaire du jour -  31 août 2013 - où les Russes et les Chinois ont forcé l’Occident à respecter le droit international

 

9. halt xx.gif

 

La Russie peut-elle, cette fois encore, empêcher un changement de régime en Syrie ?

Australianvoice9 août 2015

 

Il y a deux endroits où les USA et leurs satellites de l’OTAN ont fait à la Russie des guerres par délégation (proxy wars). Ces deux endroits sont l’Ukraine et la Syrie. Il y a peu, des voix ont annoncé que les quatre ans de guerre par intérim contre la Syrie pourraient toucher à leur fin.

 

Derrière les écrans de fumée et les miroirs

Nos médias n’ont jamais dit la vérité sur ce qui se passe en Syrie. Or, dès le départ, voici quelle a été la réalité : les USA, avec le soutien du Royaume Uni, de la Turquie, de l’Arabie Saoudite et d’Israël, ont recruté, financé, armé et entraîné des groupes de combattants, qui se sont déguisés sous différents masques politiques ou religieux (l’ISIL en faisant partie) dans le but de renverser le gouvernement syrien du président Assad. Le gouvernement syrien est soutenu par la Russie, l’Iran et le Hezbollah. Au début, ce sont les seuls agents de l’Occident qui ont combattu sur le terrain, mais, il y a deux ans, les États-Unis ont décidé d’intervenir directement, en faisant usage de leurs Forces Aérienne et Navale pour bombarder des cibles situées à l’intérieur du territoire syrien. Le plan prévoyait une attaque conjointe des USA et de la France aux premières heures du samedi matin 31 août 2013. Pourtant, cette attaque fut contremandée quelques heures seulement avant son déclenchement. Le fait qu’une telle attaque aurait dû avoir lieu et la raison pour laquelle elle fut annulée n’ont jamais été évoqués par les médias dominants occidentaux. Que s’était-il produit pour que l'attaque soit stoppée au dernier moment ?

 

La guerre qui n’a pas eu lieu

Tôt le matin du samedi 31 août, un haut fonctionnaire américain a téléphoné au cabinet du président Hollande, lui demandant de se tenir prêt à recevoir un appel d’Obama plus tard dans la journée. « Présumant que ce coup de fil annoncerait le début des frappes aériennes (contre la Syrie), Hollande a donné l’ordre à son état-major de mettre la dernière main à son propre plan d’attaque. Les avions de combat Rafale ont reçu leur chargement de missiles Scalp, les pilotes ayant pour instruction de tirer ces munitions - d’une portée de 250 miles - depuis la Méditerranée. » (1) En d’autres termes, les pilotes français et les forces US étaient prêts, le doigt sur la gâchette, n’attendant plus que le feu vert final du président Obama. Cependant, à 18h15’, Obama a appelé le président français pour lui annoncer que la frappe, prévue pour le 1er septembre à 3 heures du matin n’aurait pas lieu comme prévu. Il lui fallait consulter le Congrès. Un article paru sur le site de Global Research a dépeint le « déploiement naval massif des États-Unis et de leurs alliés en Méditerranée orientale, au large des côtes syriennes ainsi que dans la Mer Rouge et dans le Golfe Persique » (2). Un mois plus tard environ, Israël Shamir décrivait les événements qui s'étaient produits au large de la Syrie en ces termes :

« Le point de tension culminant, en ce mois de septembre 2013, a été la vision, au large des côtes du Levant, du duel au soleil (“high noon stand-off”) de cinq destroyers US, leurs Tomahawks pointés sur Damas, avec une flotte russe de onze navires emmenés par le croiseur tueur de missiles Moskva, soutenus par des bateaux de guerre chinois. »

 

Duel au soleil chez les chats

 

« Il semble que deux missiles aient bel et bien été tirés vers la côte syrienne, mais tous les deux ont échoué à atteindre leur cible. » Et il ajoutait : «  Un quotidien libanais citant des sources diplomatiques a prétendu que les missiles étaient partis d'une base de l'OTAN en Espagne et s'étaient fait abattre par le système russe de défense air-air d'un navire. Une autre explication proposée par l’Asia Times évoque un détournement des deux missiles par les Russes, dont les GPS puissants et bon marché auraient rendu inutilisables les Tomahawks chers et sophistiqués en les égarant et en les faisant chuter. Il y a encore une autre version, qui attribue leur lancement aux Israéliens, soit qu'ils aient tenté de provoquer coûte que coûte le déclenchement des hostilités, soit qu'ils se soient contentés d'observer les nuages, comme ils le prétendent. » (3)

La carte ci-dessous donne quelque idée de l’impressionnant affrontement naval en puissance.

 

9. Syrie war map.jpg

 

Donc, pourquoi les États-Unis et la France n’ont-ils pas attaqué la Syrie ? Il paraît évident que les Russes et les Chinois ont tout simplement expliqué qu’une attaque de la Syrie par les USA et la France déclencherait une attaque russo-chinoise des navires US et français. Obama a sagement décidé de ne pas déclencher la Troisième guerre mondiale en septembre 2013. Nous ne pouvons que nous en réjouir.

 

Les plans des USA, du Royaume-Uni et de la Turquie

Depuis lors, les USA et leurs alliés ont poursuivi leur guerre sous sa forme habituelle, c’est-à-dire par délégation, en y ajoutant un nouvel acteur : l’ISIL [ISIS, Daech, etc. NdT]. Il est clair cependant qu’ils ne sont pas complètement satisfaits du résultat de leurs plans et qu’ils viennent de décider de se lancer dans une nouvelle forme d’engagement direct. Dans un article récent « The Shuttle Diplomacy to Save Syria » (« Les navettes diplomatiques pour sauver la Syrie »), Andrew Korybko explique que les USA  et la Turquie ont imaginé un stratagème qu’ils appellent Division 30

…« grâce auquel un petit groupe de combattants d’élite [déguisés en djihadistes, NdT] seraient introduits dans le pays à partir de la Turquie, et s’y déploieraient sous la protection de frappes aériennes US. Le jour même où des représentants militaires syriens arrivaient à Moscou, on apprenait qu’Obama avait autorisé le Pentagone à bombarder quiconque combattrait ce groupe, fût-ce l’Armée Arabe Syrienne si le cas se présentait, nouvelle sans doute connue depuis peu des Russes grâce à leur mondialement célèbre service de renseignements » (4)

Un article similaire de Stephen Lendman daté du 4 août 2015 disait :

« Le 2 août, le journal britannique Sunday Express a titré : “Des SAS déguisés en combattants de l’ISIS dans une guerre secrète contre les djihadistes”, poursuivant “Plus de 120 membres du régiment d’élite sont en ce moment dans ce pays ravagé par la guerre, habillés en noir, masqués et brandissant des drapeaux de l’ISIS”, engagés dans ce qui est appelé Opération Shader [Opération Ombrage] – s’attaquant à des cibles syriennes sous le prétexte de combattre l’ISIS. Il est possible que des Forces Spéciales US et la CIA fassent secrètement partie de l'entreprise, suivant le même mode opérationnel. » (5)

On pourrait croire que l’utilisation de ce genre de troupes d’élites soit gagnante à tous les coups pour les États-Unis. Car, s’il n’y a pas de résistance de l’Armée syrienne, Assad est fini, mais si, au contraire, les troupes syriennes tentent de repousser ces forces de l’OTAN, elles se retrouveront dans une guerre à grande échelle avec l’OTAN.

Ces articles font plus que suggérer que les USA et le Royaume-Uni ont jeté dans la balance leurs propres troupes d’élite dans le but d’en finir avec la Syrie. Étant donné le diktat selon lequel tout groupe armé qui s’opposerait à elles serait attaqué par la voie des airs, les USA et leurs alliés montrent sans ambiguïté qu’ils suivent un plan précis d’intervention militaire directe en Syrie, avec utilisation des avions et des missiles de l’OTAN. C’est là leur seconde tentative pour obtenir par la violence dans ce pays le changement de régime qu’ils veulent.

 

Quelques intéressantes initiatives diplomatiques de la Russie

L’article d’Andrew Korybko montre qu’une fois de plus la Russie s’active par des voies diplomatiques pour faire avorter les agressions US contre la Syrie. Une partie de cette stratégie des Russes consiste à saper les positions américaines en obtenant que certains pays se retirent de la coalition. En tête de programme : une série de discussions avec l’Arabie Saoudite. On remarque en effet des contacts accrus entre les deux pays. Par exemple, le président Poutine et le roi Salman ont l’intention de se rencontrer d’ici la fin de l’année et de signer un accord de coopération sur l’énergie nucléaire. On fait état également d’une rencontre, arrangée par la Russie, entre le ministre syrien de la Défense Nationale et le ministre saoudien de la Défense. Selon Korybko :

« L’Arabie Saoudite a fini par se rendre compte que son rejeton wahhabite est devenu incontrôlable et qu’il lui faut absolument se sortir du bourbier de la guerre par intérim où elle s’est enfoncée en Syrie, avant que le retour de flamme ne se fasse sentir de façon trop insupportable (d’autant qu’) elle préférerait détourner ses ressources en argent et en temps de cette guerre désormais perdue contre la Syrie en direction de sa dernière aventure militaire en date le long de sa frontière méridionale. Ajoutez-y la peur paranoïaque de Ryiad de voir le Yemen se transformer en base pour les combattants par intérim de l’Iran, et vous pourrez raisonnablement admettre que le Royaume des Saoud accepte une défaite en Syrie pour sauver autant de terrain stratégique que possible au Yemen (et le plus tôt sera le mieux). » (6)

Mais les Russes pourraient faire plus qu’aider la Syrie par les voies diplomatiques.

 

La Russie peut-elle encore une fois soutenir militairement la Syrie ?

Il faut bien se représenter les graves conséquences qu'implique le plan US d’attaquer des unités de l’Armée Arabe Syrienne ou qui que ce soit d’autre s’opposant à la Division 30. Le danger provient de ce qu’Obama a « autorisé le Pentagone à bombarder toute entité qui combattrait ce groupe, y compris l’Armée Arabe Syrienne si un tel accrochage se produit ». Évoquant la rencontre récente de trois officiers supérieurs de l’AAS arrivés à Moscou le 3 août et des représentants de l’Armée Russe, Korybko écrit :

« Bien sûr, cette provocation pourrait, en quelques secondes, conduire à une escalade de la guerre contre la Syrie et au bombardement de toutes les installations militaires et gouvernementales, aboutissant à un changement de régime aussi rapide que celui infligé à la Libye. Cette éventualité est donc prise en très sérieuse considération par Moscou, et des moyens stratégiques d’éviter un scénario aussi catastrophique ont sans aucun doute été envisagés au cours de la rencontre. » (7)

Qu’est-ce donc qui pourrait avoir été discuté d’autre par les officiers syriens et russes ?

« L’ordre du jour de la visite comprenait un échange d’expériences dans la lutte contre le terrorisme, ont indiqué certaines sources. » (8).

Korybko explique alors que les Russes pourraient adopter la nouvelle stratégie suivante :

« La Russie peut toujours recourir à la mesure préventive d’enkyster ses conseillers militaires basés en Syrie dans les positions frontales de l’AAS. »

L’idée d’enkyster des conseillers russes dans les troupes syriennes met au pied du mur le bluff US. Voici comment cette stratégie est supposée fonctionner :

« Au cas où la Russie aurait sérieusement l’intention de bloquer la possibilité, par les USA, d’utiliser une éventuelle attaque de l’AAS contre la Division 30 comme motif d’escalade pour exécuter leur opération “changement de régime”, elle pourrait très bien prendre bravement et résolument la décision de positionner ses conseillers militaires anti-terroristes en première ligne ; au coude à coude avec les soldats de l’AAS. On peut raisonnablement penser que cette décision serait au préalable communiquée aux USA via les agents secrets des deux parties ainsi que par la voie diplomatique, de façon qu’à Washington, on soit bien au courant des indicibles conséquences qu’entraînerait toute frappe contre une AAS obligée de répondre aux provocations de la Division 30. Quoique cette stratégie paraisse comporter de grands risques, c’est un fait avéré que jamais l’armée US ne s’est risquée à prendre pour cibles des soldats russes, choisissant toujours de s’en remettre à ses intérimaires pour exécuter ces sinistres tâches (fût-ce les Moudjahidines en Afghanistan ou les terroristes en Tchétchénie). Et ceci pour une raison claire : une attaque directe de l’Armée Russe par les USA est un flagrant casus belli, et même dans les conditions actuelles, si tendues soient-elles, le recours à une action aussi impensable est, de la part des États-Unis, simplement hors de question. » (9)

Autrement dit, il se pourrait que la Russie ait les moyens de subvertir le dernier en date des plans US pour renverser violemment le gouvernement Assad. En fait, les USA disent aux Syriens : « Si vous vous attaquez à nos troupes (Division 30), c’est la guerre avec les États-Unis. »  Les Russes disent – une fois de plus – aux USA : « Si vous vous attaquez à nos troupes en Syrie, c’est la guerre avec la Russie. »

Si les suppositions de Korybko à propos des plans russo-syriens s'avéraient correctes, nous verrions pour la deuxième fois la Russie déterminée à tirer un trait à ne pas dépasser sur le sable. On ne peut qu’espérer, cette fois encore, que la sagesse prévaudra à Washington et que les projets de guerre jusqu’au-boutistes en Syrie seront abandonnés.

 

Notes

1.  https://medium.com/war-is-boring/french-bombers-were-loaded-up-syrian-rebels-were-deployed-all-awaiting-obamas-okay-to-attack-69247c24253f

2.  http://www.globalresearch.ca/massive-naval-deployment-us-and-allied-warships-deployed-to-syrian-coastline-before-the-august-21-chemical-weapons-attack/5347766

3.  http://www.globalresearch.ca/the-war-on-syria-the-september-2013-military-stand-off-between-five-us-destroyers-and-the-russian-flotilla-in-the-eastern-mediterranean/5355644  et  http://www.israelshamir.net/French/NotreCap.htm

4.  http://thesaker.is/the-shuttle-diplomacy-to-save-syria/

5.  http://www.globalresearch.ca/british-sas-special-forces-dressed-up-as-isis-rebels-fighting-assad-in-syria/5466944

6.  http://thesaker.is/the-shuttle-diplomacy-to-save-syria/

7.  http://thesaker.is/the-shuttle-diplomacy-to-save-syria/

8.  http://sputniknews.com/politics/20150805/1025431105.html

9.  http://thesaker.is/the-shuttle-diplomacy-to-save-syria/

 

Source : http://australianvoice.livejournal.com/9615.html

 

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Nous n’avons pas pour rien mis ces vœux sous le patronage de Fidel Castro.

Les priorités des populations occidentales sont claires :

 

I.

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II.

Soutien par tous les moyens à la Syrie du président Assad

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Pour mémoire, aujourd’hui :

 

13. TARDI-Tel-Aviv-Sur-Seine.jpg

 

Mis en ligne le 13 août 2015.

 

 

 

00:09 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/08/2015

LA CLASSE DIRIGEANTE DES ÉTATS-VASSAUX

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LA CLASSE DIRIGEANTE DES ÉTATS-VASSAUX

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Quatre lettres ouvertes à M. Jacques Myard, Député de la nation, Président du Cercle Nation et République

 

I

Qu'est-ce qu'une nation ?

 

1 - Comment comprendre la France ?
2 - Quelle est l'armature cérébrale de la droite française ?
3 - Une physique de l'esprit
4 - La politique du langage et la psychophysiologie de l'histoire du monde
5 - Le roi et ses courtisans
6 - L'Europe, la France et la raison politique mondiale
7 - Une solitude entre chien et loup

 

1 - Comment comprendre la France ?

M. le Député, permettez-moi de commencer la rédaction de ces lettres ouvertes à votre adresse par un appel respectueux à votre patriotisme : la nation de Descartes vous demande d'approfondir la portée proprement philosophique de votre vocation politique.

Qu'est-ce qu'un député de la nation, donc d'un peuple souverain? Il y a trois mois, votre initiative d'entraîner vaillamment jusqu'à Damas une délégation d'une quinzaine d'élus formés à l'école de votre courage, puis, plus récemment, votre vol intrépide jusqu'à Moscou, me semblent d'une signification politique à approfondir et à expliciter en long et en large, tellement votre action illustre l'embarras intellectuel compréhensible et l'ambition légitime des représentants les plus éclairés de la République, donc des plus inquiets. Car de nombreux députés s'interrogent, non sans désarroi, sur les responsabilités internationales réelles ou seulement formelles qu'il incombe à la classe dirigeante d'aujourd'hui d'exercer.

 

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Quatre députés français en visite chez le président Bachar al-Assad

 

Quelle est la capacité des mandataires assermentés d'un peuple censé se piloter lui-même, de graver l'empreinte de sa réflexion sur la planète tout entière, et cela à l'heure tardive, où l'échiquier qu'on appelle le globe terrestre se place au cœur des politiques nationales? Vous avez soulevé la question de la nature et du poids des relations que les peuples proclamés les rois de la mappemonde depuis plus de deux siècles entretiennent réellement avec les phalanges sommitales du concept de démocratie, donc avec leurs guides, pilotes, conseillers, meneurs ou chefs de file.

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II

Le continent européen en apprentissage de sa servitude

 

Introduction
1 - Le retard intellectuel des classes dirigeantes
2 - Comment instruire des élites vouées à l'éphémère ?
3 - De la nature des grands Etats
4 - Les Cathares du marxisme
5 - De l'utopie à la mystique
6 - Psychobiologie de la vassalité parareligieuse
7 - Le cerveau actuel des dirigeants européens
8 - Un animal masqué par son langage

 

Introduction

Il suffirait à une poignée d'hommes politiques européens de quelques mots bien assénés pour renseigner le suffrage universel du Vieux Continent des raisons simples et évidentes pour lesquelles l'empire américain tente de dresser le Vieux Monde contre la patrie de Tolstoï et de Dostoïevski.

Voici les clés de cette énigme : sept nations se trouvent officiellement détentrices de la foudre nucléaire, les États-Unis, la France, l'Angleterre, la Russie, la Chine, l'Inde et le Pakistan. Mais il ne suffit pas de disposer de l'arme apocalyptique pour exercer une hégémonie de type biblique. La Chine court en tête des nations proches d'insuffler à la terreur une âme économique, l'Inde suit Pékin avec un retard de quelques enjambées - mais l'essentiel est de se trouver sur la piste d'envol. Deux États, l'Angleterre et la France, ayant perdu leur empire colonial, se sont retirés de l'arène où d'autres puissances jouent au pilotage du globe terrestre. Le Pakistan, géant prématuré, piétine sur le seuil dans l'attente d'une audience internationale qui répondrait à sa fierté de détenir une arme inutilisable.

Mais seule la Russie avance résolument sur la voie appienne des armes para-nucléaires de demain. La progression technologique de l'ex-empire des Tsars repose sur le perfectionnement à l'infini de l'armement classique. A l'heure de l'informatique et des logiciels, un État inventif prend rapidement une avance qui condamne le sceptre nucléaire à un rapide vieillissement de son arsenal et de ses canonnades.

D'ores et déjà, l'issue de cette confrontation ne fait plus de doute. La puissance militaire mondiale des États-Unis repose sur un adage vieux de deux millénaires, selon lequel la domination des mers serait la clé de la suprématie invincible d'une nation sur toutes ses consœurs. Cette fixation des esprits sur l'hégémonie navale d'autrefois est décédée dans les dernières années du XXe siècle, quand les monstres d'acier à propulsion nucléaire qui avaient succédé aux caravelles de Charles Quint ou de Guillaume le Conquérant sont devenues pulvérisables en haute mer et à des milliers de kilomètres des côtes du viseur qui les prend pour cibles : des missiles tirés du rivage et enfouis à cinquante mètres sous la terre ne laissent aucune chance de surnager aux tortues porteuses d'aéronefs sur leur carapace d'acier.

 

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L'avance technologique des armes téléguidées de la Russie et sa maîtrise des missiles miniaturisés ont convaincu l'empire américain d'achever en toute hâte la vassalisation économique et militaire du Vieux Monde et de tenter de lancer précipitamment le continent de Copernic à l'assaut, par procuration, de l'ex-empire des Tsars. Une telle stratégie n'est évidemment possible qu'en raison de la sous-information et de la pauvreté de la réflexion stratégique d'un continent fatigué et dont la connaissance de l'histoire et de la politique s'arrête aux portes de la science des armes modernes. Il faut avoir passé par Saint-Cyr ou par l'École de guerre, comme le Général De Gaulle ou Jacques Chirac, pour porter sur les États et sur le cerveau de la classe dirigeante élue au suffrage universel un regard instruit à l'école des conquérants qui, depuis des siècles, ont démontré que la clé de la politique est dans la science de la guerre.

C'est pourquoi on voit des enfants de chœur comme Mme Merkel ou François Hollande monter sur la scène du monde en tenue de majordomes décorés d'un mythe de la Liberté écrit sous la dictée d'un maître.

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III

Demain, le patriotisme

 

Note liminaire
1 - Brève rétrospective de l'histoire de la raison
2 - D'Athènes à nos jours
3 - Le XVIIIe siècle censuré
4 - Les premiers craquements de l'empire américain
5 - La façade de l'empire se fissure
6 - Comment rebattre les cartes
7 - Les Young Leaders
8 - L'exemple de Bernard Guetta
9 - la psychophysiologie des valets
10 - Demain, le patriotisme
11 - L'humiliation de la France

Note 2 : La pensée rationnelle serait-elle de retour?  

 

Note liminaire

À un jour d'intervalle, Mme Merkel et M. Hollande ont téléphoné à M. Barack Obama afin de solliciter les conseils de ce protecteur bienveillant. On venait de découvrir, avec une feinte surprise, la surveillance du CAC Quarante par les services secrets américains, comme si le maître de la politique étrangère de l'Europe pouvait rencontrer l'obstacle d'une peccadille.

Les pages qui suivent sont amusées par la révolte d'Athènes. Car il est clair que l'Europe des vassaux ne se situera pas au centre de la géopolitique et que ce continent n'acquerra du poids ni sur la scène internationale, ni face à ses propres membres aussi longtemps que le grotesque de sa diplomatie donnera des leçons de démocratie au pays qui a inventé la démocratie. Une Europe qui ne dispose plus de la souveraineté attachée à la définition même des démocraties se met elle-même hors jeu.

 

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Le XVIIIe siècle interdit d’enseignement sur ordre de Mme Vallaud-Belkacem

 

Puisque M. Barack Obama ne téléphonera jamais à Mme Merkel ou à M. Hollande pour leur demander leurs conseils dans un différend qui opposerait la Maison Blanche au Kentucky ou à la Californie, je demande seulement au lecteur de lire la présente lettre dans l'optique d'une anthropologie de la politique.

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IV

Pour un droit international rationnel

 

1 - L'Europe héritière du génie grec
2 - Le naufrage du droit romain
3 - Le droit international actuel et ses fumigènes
4 - Les apanages de la pensée cartésienne
5 - M. Paul Craig Roberts
6 - Une raison gangrenée
7 - Une diplomatie sous la cloche de l'abstrait
8 - La France du destin de la pensée rationnelle
9 - Les origines mythologiques de la démocratie mondiale
10 - Le scanner anthropologique du sacré
11 - La postérité de Darwin et de Freud

 

Monsieur le Député,

1 - L'Europe héritière du génie grec

Votre vocation de Président du Cercle Nation et République vous appelle à tenter d'armer d'un droit international rationnel la civilisation construite sur les ambitions de la pensée logique. Qu'en est-il d'une raison à la hauteur de sa mission et qui porterait le sceau des relations que les États souverains, donc engagés sur le chemin de l'esprit critique devraient entretenir avec le génie européen. Il s'agit de retrouver l'appel du continent qui inventa le premier gouvernail universel des encéphales - la dialectique.

Le droit international d'une démocratie eschatologisée par le calvinisme américain et dont le monde anglo-saxon a progressivement substitué le messianisme biblique aux dispositions réalistes du traité de Westphalie de 1648 répond à un autre type d'intelligence et à d'autres formes du savoir qu'à ceux nés il y a vingt-cinq siècles de l'entendement rigoureux des logiciens grecs. Une politique étrangère cohérente, donc syllogistique, ne saurait se montrer apostolique, évangélisante et rédemptrice - elle exige de se trouver gouvernée d'une main de fer par une méthodologie, c'est-à-dire - l'étymologie nous le rappelle - sur une route, odos, tracée par la droiture d'une argumentation implacable. Le génie grec a porté l'irréfutable à l'inexorable et rendu les démonstrations tellement invincibles qu'il a fallu changer d'espace et de temps pour terrasser leurs raisonnements.

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V

La chute du rêve européen dans l'immoralité économique

et dans l'humiliation des nations

 

1 - Le peuple et les généraux
2 - La démocratie pharaonesque
3 - En attente de votre phalange de députés-pilotes
4 - La France des bégayants
5 - Les sucreries de l'obéissance
6 - Une anthropologie de la jungle et du zoo
7 - La bouche de l'Hadès est béante
8 - L'animal onirique
9 - L'histoire de la philosophie occidentale et l'action politique
10 - Le dieu Liberté et le Tibre
11 - L'avenir appartient aux donateurs

 

1 - Le peuple et les généraux

L'humiliation nationale de la Grèce a été tempétueuse, l'humiliation internationale de l'Europe est demeurée silencieuse. Quelle est la fatalité interne qui aura tenu les rênes de la course à l'abîme des États vassalisés par leur dichotomie évangélisatrice? Quelle est la généalogie d'un messianisme démocratique voué à l'avortement? Quelle est l'étoffe des baudriers et des songes de la Liberté dont notre espèce persévère à décorer son poitrail?

Le premier, Cicéron, avait éclairé de la lumière aveuglante du bon sens des Romains la nature aporétique de toute politologie qui ambitionnerait de s'élever au rang d'une science rigoureuse et qui, du haut des tours de la pensée rationnelle, jetterait un regard condescendant sur les arithmétiques partielles d'une espèce ingouvernable par nature. L'examen du comportement des rois, disait-il, vous expliquera la tyrannie. Si, dans la foulée, vous observez la conduite des "optimatès" - les meilleurs - vous serez éclairés sur le naufrage de l'État dans les rivalités entre les factions; et si vous scrutez les errements du pouvoir populaire, vous verrez que les masses mènent inéluctablement à la gabegie et au chaos - turba et confusio.

Plus précisément, et dans le détail : le prince se verra nécessairement assailli par des spadassins de la politique, puis se trouvera entouré d'une cour de louangeurs, de flatteurs et de panégyristes qui l'habilleront en Jupiter, tandis que les oligarchies au couteau entre les dents se réfléchiront dans le miroir aux alouettes de l'auto glorification de leurs phalanges. Quant à la multitude, elle se jettera inévitablement dans les pattes des démagogues et sous les griffes des émeutiers, qui porteront les foules aux nues et les encageront dans des mondes merveilleux - lesquels ne feront qu'une bouchée de leur proie, alors que les simples d'esprit seront broyés sous les crocs de leurs songes.

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Coda :

 

La France, la Crimée et le droit international

 

Une semaine seulement a passé depuis la diffusion, sur ce site, de ma cinquième lettre ouverte à un député de la nation; et voici que les circonstances me contraignent à interrompre brièvement la pause estivale que je m'étais accordée, parce qu'un groupe de députés conduits par M. Mariani, vice-Président du groupe "Amitiés franco-russes", M. Pozzo di Borgo vice-Président de la Commission des affaires étrangères du Sénat, ainsi que MM. Yannick Moreau, Nicolas Dhuicq, Patrice Verchère, Claude Goasguen, Jacques Myard, Sauveur Gandolfi-Scheit, Marie-Christine Dalloz, et Jérôme Lambert ont décidé de porter le couteau dans la plaie et de soulever publiquement la question centrale du conflit qui s'envenime d'année en année entre le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif au chapitre de la défense des intérêts supérieurs du pays. Le constat des défenseurs de la souveraineté de la nation tient en sept points.

Primo. Le suffrage universel fait entendre la voix et exprime la volonté de souveraineté de la nation.

Secundo. L'Assemblée nationale est le fer de lance de l'indépendance de la France sur la scène internationale.

Tertio. Le moyen d'expression politique de la démocratie qu'on appelle la République ne saurait placer la nation sous le joug d'une puissance étrangère sans retirer son existence même d'acteur du monde à la France.

Quarto. Quand un pouvoir exécutif défaillant tente de soumettre la politique étrangère du pays à la volonté planétaire de domination et d'expansion d'un empire étranger, il appartient à l'Assemblée nationale de réaffirmer hautement sa suprématie constitutionnelle sur l'exécutif et de rappeler à un Ministère des affaires étrangères complaisant et affaibli par des années de relâchement de sa volonté et de son ambition sa subordination institutionnelle aux représentants élus du peuple souverain.

Quinto. Alors que le renforcement gaullien du pouvoir exécutif était censé doter la République de la cuirasse d'une souveraineté nationale accrue, on voit un pouvoir exécutif représenté, en l'espèce, par le Ministère des affaires étrangères prononcer des sanctions économiques punitives et illégales contre la Russie, et cela à la demande impérieuse d'un empire américain soucieux seulement d'étendre son hégémonie au cœur d'une Europe vassalisée.

Sexto. M. Mariani a retenu le principe que j'invoquais le 10 juillet 2015 selon lequel on n'arrête pas l'aiguille du temps des nations sur le cadran de l'histoire du monde et que la Russie ne saurait se trouver châtiée et privée d'une partie de son territoire par l'effondrement d'une utopie délirante dont l'évangélisme dévié a ravagé la terre de 1917 à 1989.

Septimo. Nous sommes au cœur d'une stratégie, d'un côté, de reconquête de la souveraineté des nations, et de l'autre, de la menace de la satellisation définitive d'une civilisation.

Cette problématique se trouve confirmée par l'adage de La Rochefoucauld, selon lequel "l'hypocrisie est un hommage que le vice rend à la vertu". M. Fabius, qui place la France sous le sceptre d'un empire glouton, prétend que ce seraient les députés montés à l'assaut de la politique de l'auto-vassalisation de la France qui violeraient le droit international.

Le 24 juillet 2015

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Un livre

 

Manuel de Diéguez parle, dans sa IVe Lettre, du « traité de Westphalie de 1648 ».

Saisissons l’occasion de rappeler qu’il existe, sur ce moment-clé de l’histoire européenne et sur tout ce qui l’entoura, un très grand livre, que son éditeur français devrait avoir honte de laisser en jachère (jamais réimprimé depuis 1999).

 

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Günter Grass

Une rencontre en Westphalie

Avertissement, notes et traduction de Jean Amsler

Paris - Seuil – 1981

190 pages

 

 

Une rencontre en Westphalie est le récit, sur le ton du roman picaresque, d'une rencontre imaginée par Grass entre des hommes de lettres - eux pour la plupart bien réels - venus de toute l'Allemagne en 1647, à la fin de la guerre de Trente Ans, pendant que s'éternisent les pourparlers des traités de Westphalie. Accablés ou inspirés par le chaos, la guerre et la peste qui frappent les pays de langue allemande, et malgré leurs clivages esthétiques, moraux et religieux, les protagonistes mènent tant bien que mal leur réunion littéraire dans une auberge réquisitionnée, tenue par l'hôtesse Libuschka, future Mère Courage de Brecht.

La rencontre se passe à Telgte, petite ville de Westphalie, près de Münster, à une quarantaine de kilomètres d’Osnabrück, les deux villes où les belligérants négociaient la paix.

Bien entendu, tout en mettant en scène le monde des lettres allemandes du XVIIe siècle, ce texte est aussi un hommage et un roman à clé qui concerne la littérature allemande d’après la Seconde Guerre mondiale, et notamment le Groupe 47 dont Grass a été membre. Le roman est d’ailleurs dédié à Hans Peter Richter pour ses soixante-dix ans (il était l'organisateur des rencontres du Groupe 47).

 

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Un film

Ah, la France vassalisée… En 1973 – il y a plus de 40 ans ! – elle donnait déjà de l’urticaire à Jean Yanne. Les futurs yes-men brandissaient alors pour quelque temps encore le petit livre rouge qu’ils allaient bientôt remplacer par le Cac Quarante. Yanne voyait aussi en eux les descendants des anciens kollabos.

Certes, l’acteur-cinéaste n’a pas été un philosophe comme Manuel de Diéguez, ni même comme Voltaire, et son film n’est pas Candide. Il est bien plus noir, bien plus pessimiste, avec du désespoir au fond, et sa misanthropie n’est pas celle d’un lutin de cour qui s’amuse à égratigner les puissants en même temps que tous les hommes. Son sarcasme est celui de Gavroche. La société que le gamin des faubourgs fustige est celle dont il fait partie. Et jamais Jean Yanne n’aurait pu, ayant constaté les turpitudes du monde, aller cultiver son jardin.

 

Les Chinois à Paris, ou le bal des faux-culs…

 

 

 

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Dernière minute

Taking sides in Syrian civil war? Obama authorizes airstrikes « to defend » US-trained rebels

RT – ICH –3 Aug. 2015

8. attacksyria.JPG

Thus the US may become involved in the Syrian civil war on the rebel side.

Read more…

Sources :  https://www.rt.com/news/311429-obama-airstrikes-syria-reb...

http://www.informationclearinghouse.info/article42541.htm

Cela dit, en gros, que Barack Obama vient d’autoriser l’US Air Force à bombarder la Syrie, sous prétexte de « protéger » les djihadistes rebelles formés et armés par ses soins des attaques des djihadistes rebelles de Daech.

 

Obama authorizes airstrikes ‘to defend’ Syrian rebels, target Assad troops if necessary

 


 

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Lavrov : sans notre soutien, le territoire de Daesh en Syrie aurait été beaucoup plus vaste

RT –3 Août 2015

9. Lavrov Daesh.jpg

 

Lors d’une conférence de presse suivant la rencontre avec ses homologues américain et saoudien, John Kerry et Adel al-Jubeir, à Doha, Sergueï Lavrov a évoqué la crise en Syrie et le soutien de la Russie à Bachar el-Assad.

Lire la suite…

Source : http://francais.rt.com/international/5226-lavrov--frappes...

 

4. cheveche.d.athena.GIF

 

Quid du veto sino-russe ?

 

 

Mis en ligne le 4 août 2015

 

 

 

 

 

12:18 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/07/2015

DES RETOURS COMME S'IL EN PLEUVAIT

1. Retour au port Dominique Ruffra.jpg

Des retours comme s’il en pleuvait

 

2. Des Retours.gif


À tous seigneurs tous honneurs :

Le retour des Black Panthers

 

« Pour secouer le joug cruel et honteux sous lequel ils gémissent, ils (les Noirs) sont autorisés à employer tous les moyens possibles, la mort même, dussent-ils être réduits à massacrer jusqu’au dernier de leurs oppresseurs. »

Marat

 

3.  B.P. 3.jpg

 

D’eux, on n’a que quelques images, et quelques ragots merdiatiques. Comment faire pour savoir où ils en sont ? Attendre qu’ils communiquent et que quelque nouvelle Bernadette Devlin lève le poing avec eux.

Tout ce qu’on sait, c’est qu’il existe à Dallas, Texas, depuis à peu près janvier de cette année un Huey P. Newton Gun Club, dont les membres patrouillent dans les quartiers noirs de la ville. Une espèce de garde civile en somme, comme il en a existé partout en France pendant la Révolution et jusqu’à la Commune.

 

6. NBPP logo xxx.gif

 

4. Huey P. Newton Gun Club.jpeg

Membres du Huey P. Newton Gun Club

 

La communauté afro-américaine a été prise de court par les premiers meurtres délibérés. Mais de l’eau a coulé sous les ponts depuis Ferguson. On peut supposer que le New Black Panther Party va surgeonner dans tous les états de l’Union et que le Huey P. Newton Gun Club fera lui aussi des petits. On peut espérer qu’un jour, toutes ces initiatives spontanées s’organiseront autour d’un programme d’action et de principes communs, mais il n’est hélas que trop sûr que les forces de la réaction utiliseront – utilisent déjà - toutes les terribles armes dont elles disposent pour semer, dans les rangs de la défense populaire, la confusion et les luttes fratricides pour le pouvoir. Sûr et certain qu’elles feront l’impossible aussi pour les opposer aux blancs. On souhaite à l’auto-défense assez de sang-froid et de maturité politique pour y résister.

 

5. Baltimore riots 2015.jpg

Émeutes de Baltimore – Avril 2015

 

Un site à visiter pour se rafraîchir la mémoire ou apprendre des choses qu’on ignore :

http://www.matierevolution.fr/spip.php?article76

 

7. NBPP logo petit.gif

 

8. blackpanthermarch4.png

 

Controverse. Le NBPP serait considéré comme un « hate group ». Il n’aurait rien à voir avec les idéaux du vrai BPP. Il serait même antisémite. Mais… c’est l’Anti-Defamation League qui le dit. C’est sur Vox. Mais qui est Vox ? On ne sait pas.

Lire ici…

Source : http://www.vox.com/2014/11/16/7217173/10-questions-you-were-afraid-to-ask-about-the-new-black-panther-party

 

7. NBPP logo petit.gif

 

Il y en a qui les prétendent d’extrême-droite. Mais c’est le Southern Poverty Law Center qui le dit. Et il (le SPLC) a classé dans les « hate groups » jusqu’au Family Research Council et vient de publier une liste de 30 nouveaux « activistes d’extrême droite ».

Voir ici :

http://www.glennbeck.com/content/blog/stu/did-you-know-the-new-black-panther-party-are-%E2%80%98right-wing%E2%80%99-extremists/

 

9. B.P.Hospital.jpg

Depuis que les néo-conservateurs ont supprimé la sécurité sociale et liquéfié les budgets des hôpitaux, le personnel soignant est majoritairement noir,  et c’est ainsi que les membres du KKK qui vont manifester pour la suprématie blanche risquent de tomber aux mains de toubibs sous-hommes. Arrggghhh !

 

Qui pourrait être davantage d’extrême-droite que le pouvoir US ?

À supposer que les dirigeants du New Black Panther Party le soient, à qui la faute ? N’est-ce pas un droit qui leur a été donné de force ? Voir Marat. Et bien se mettre dans la tête que les choses n’ont fait qu’empirer depuis deux siècles et que celui qui se fait tirer dans les rues comme un lapin par des tueurs sûrs de l’impunité a le droit de tout faire en retour. TOUT.

Il y a une possibilité aussi pour que la mobilisation des Afro-Américains en provoque d’autres. Celle des Latino-Américains par exemple.

L’idéal serait qu’ils s’allient :  L’Union fait la force.

 

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Tina Gonzalez, de lIndigenous People’s Liberation Party

 

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Non, ce n’est pas un aigle, c’est un condor.

 

Et pourquoi s’arrêter là ? Le monde est un village. Ce sont eux qui l’ont voulu. Et ce n’est pas comme si Fanfan le Suppositoire Vert se gênait pour aller semer la mort et la désolation dans plusieurs pays d’Afrique à la fois…

 

12. Kemi Seba, chef de la branche française du NBPP.jpeg

Kemi Seba (G), responsable de la branche française du NBPP

 

Bref :

13. Enough is enough.jpg

14. The Young NBPP.jpg

 

 

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Le retour des Yankees à Cuba

Rétablissement historique des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis

Salim Lamrani – Al Mayadeen – Global Research

23 juillet 2015

 

Washington et La Havane rétablissent formellement les relations diplomatiques après plus de 54 ans de rupture, avec l’ouverture d’ambassades ce 20 juillet 2015.

 

15. Ambassade Cuba.JPG

Et celui des Cubains à Washington

 

Le 1er juillet 2015, plus d’un demi-siècle après la rupture unilatérale des relations diplomatiques avec Cuba, les Etats-Unis ont annoncé le rétablissement formel des rapports avec l’île de la Caraïbe. Dans une déclaration solennelle, le Président Obama a fait part de sa décision de renouer le dialogue avec La Havane, mettant fin à une politique hostile d’un autre temps[1].

Lire la suite…

Source : http://www.mondialisation.ca/retablissement-historique-de...

 

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Retour de la solidarité avec la Syrie souveraine ?

 

Initiative de Poutine : une réconciliation syro-saoudienne est-elle possible 

Nahed Hattar – Comité Valmy23 juillet 2015

 

 

Oui, l’optimisme est parfois un devoir moral à l’égard des siens, surtout lorsqu’il est nourri de leurs sacrifices et de leur foi en la victoire sur eux-mêmes et sur leurs ennemis. [NdT].

 

 

Début juin 2015, l’Armée syrienne et ses alliés ont commencé à se préparer à la contre-attaque des envahisseurs terroristes. Opérations en cours et qui démontrent leur ferme décision de « nettoyer » progressivement les abords de Damas à Zabadani et la frontière sud avec la Jordanie, sans que cela ne se répercute sur les combats menés dans le nord du pays.

Le 19 juin, le président russe Vladimir Poutine recevait le ministre saoudien de la Défense et vice-prince héritier, Mohammed ben Salmane. Peu de détails ont filtré, sinon que la réunion a porté sur plusieurs dossiers : le Yémen, la Syrie, le terrorisme, les armes, les réacteurs nucléaires et le marché du pétrole. Il en aurait résulté un accord cadre sur ces grandes lignes [1].

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6183

 

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Tiens, puisqu’on est chez Poutine, restons-y :

 

Retour d’Israël Shamir

Depuis le début du mois de mars, il se taisait. En voyage ? Mais le revoilà, avec deux articles coup sur coup et un livre :

 

Le veto russe sur Srebrenica

Israël Adam Shamir – Entre la plume et l’enclume

Le 18 juillet 2015

 

J’adore les vetos de la Russie, leurs coups de gueule rares, mais retentissants, ils marquent les limites du pouvoir de l’empire. Ils ont dit « Non », et le Zimbabwe a pu rester en paix, son vieux chef excentrique Robert Mugabe est toujours vivant, les réflexes bien alertes, il a offert sa main en mariage à Obama, génial. Ils ont dit non, et la Birmanie a pu se développer à son propre rythme. Ils ont dit non, et la Syrie… eh bien la Syrie continue à souffrir immensément, mais elle n’a pas été détruite par la sixième Flotte. Tous les vetos US se ressemblent, en général en faveur d’Israël. Les vetos russes sont plus rares, et fort peu répercutés. Le dernier veto russe, la semaine dernière[1], a mis fin au mauvais usage du terrible cliché que constitue le « génocide », et c’est une bonne chose. Il faudrait bannir le terme lui-même, dans la foulée.

Le génocide est une invention nuisible. Réfléchissons : l’humanité a vécu des milliers d’années malgré les raids de Gengis Khan et les Croisades, l’extermination des Indiens d’Amérique, la traite esclavagiste et la Première Guerre mondiale, les génocideurs se surpassant en boucheries les uns les autres par millions, sans s’être encombrés du Gros mot. Ce terme a été inventé (ou mis à jour à partir de la pensée traditionnelle juive) par un certain Raphaël Lemkin, un avocat juif polonais, à l’orée de  l’Holocauste, dans le but de souligner la différence entre assassiner des juifs ou abattre du menu fretin. Le mot n’a guère de sens en dehors de cette acception.

Lire la suite…

Source : http://plumenclume.org/blog/21-le-veto-russe-sur-srebreni...

 

Lire aussi :

Un prêté pour un rendu

Par Israël Adam Shamir, le 29 juin 2015

http://plumenclume.org/blog/13-un-prete-pour-un-rendu

 

16 bis. La Bataille de Russie - Shamir.jpg

 

Israël SHAMIR

La Bataille de Russie

Éd. KontreKulture 2015

287 p, recueil d'articles sur la Russie et l'Ukraine.Préface et traduction par Maria Poumier. Après La Bataille du discours, un nouvel outil de combat contre l'OTAN et ses idéologues.

http://plumenclume.org/home/37-la-bataille-de-russie.html

 

 

 

Jean-Michel Vernochet, reçoit Israël Shamir et sa traductrice Maria Poumier sur « La bataille de Russie, du Yémen à l’Ukraine »

 


 

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Retour de la violence dans la bande de Gaza lors des funérailles d’un habitant abattu par Tsahal

 

Des manifestants palestiniens et des soldats israéliens se sont affrontés dans le village de Beit Ummar, jeudi (23/7) à l’issue de l’inhumation de Falah Abu Maria, abattu par les forces de Tsahal, lors d’un raid nocturne, aux premières heures de la matinée de ce même jourr. Les soldats ont attaqué les manifestants à coups de balles réelles, de bombes lacrymogènes et de balles en caoutchouc. De nombreux Palestiniens ont répliqué par des jets de pierres. Au moins deux des manifestants ont été sérieusement blessés.

 

 

… et à Jérusalem

Palestiniens brutalisés par l’occupant israélien à l’intérieur de la mosquée Al-Aqsa

(les photos se passent de légendes)

Des dizaines de Palestiniens ont été blessés ce matin 26 juillet après l’invasion de l’esplanade des mosquées par des commandos de soldats et policiers israéliens qui ont ensuite profané la mosquée elle-même, où des fidèles palestiniens s’étaient retranchés pour défendre courageusement le lieu saint.

 

31. jerusalem-5.jpg

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/palestiniens-brutalises-par-loccup...

 

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Retour de la Justice ?

On y croira quand on la verra mais le Docteur Oberlin est moins pessimiste que nous

Cour Pénale Internationale : l’étau se resserre sur Israël

Christophe Oberlin – Alterinfo 24 juillet 2015

17. cropped-justice.jpg

Allégorie de la Justice – Alex. E Proimos – Street Art

 

Au grand dam de ses détracteurs, la Cour pénale internationale, qualifiée volontiers de « Cour de justice de Blancs pour juger les Noirs », semble bien partie pour trainer en justice nombre de dirigeants israéliens. Une nouvelle ère s’ouvre-t-elle dans l’histoire du conflit israélo-palestinien ?

Lire la suite…

Source : http://www.alterinfo.net/Cour-penale-internationale-L-eta...

 

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Retour d’un missile à son point de départ

Un destroyer US en manœuvres se tire un  missile dans le flanc au large des côtes de Virginie

 

18. Destroyer US.jpg

 

Samedi dernier (le 18) un destroyer guide-missiles de l’US Navy, l’USS The Sullivans, en manœuvres au large des côtes de Virginie, a lancé un missile qui a explosé « en sortant », et un incendie s’est aussitôt déclaré sur le côté du navire endommagé. On ne déplore pas de victimes et l’équipage a fini par maîtriser l’incendie.

Lire l’article en anglais…

Source : https://www.rt.com/usa/310624-us-navy-destroyer-damaged/

 

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Retour de Georges Stanechy

 

Après une « pause zen» de deux mois et demi à Souvarov, M. Stanechy avait refait surface avec un article sur Gwadar dont on aimerait vous parler un de ces jours. Mais son grand retour ne pouvait manquer d’avoir lieu à propos des accords US-IRAN sur le prétendu nucléaire. On ne se trompait pas, le voilà :

 

Accord nucléaire iranien : le reflux

« Quand, dans ce grand organisme qu'est l'espèce humaine, chaque groupe humain qui participe à sa constitution comprendra-t-il qu'il ne peut avoir qu'un seul but, la survie de l'ensemble et non l'établissement de sa dominance sur les autres ?

Aucun d'eux n'est représentatif à lui seul de l'espèce et ne détient à lui seul la vérité. »

Henri Laborit (1)

 

Enfin, se dit-on, cet  accord sur « le nucléaire iranien » est conclu !...

 

19. Stanechy Escargot.jpg

 

Procès en sorcellerie, ou procès d’intention, on ne savait plus comment qualifier ces négociations traînant depuis des années, serpent de mer ou escargot, déambulant, disparaissant, resurgissant, à petits pas, entre Suisse et Autriche : Genève, Lausanne, Vienne…

A n’en plus finir…

« Victoire diplomatique » ?... Dont le mérite serait à partager entre l’Iran et les grandes puissances ?...

Langue de bois.

Plus lucidement, je dirais : « victoire du bon sens ». Parvenir à un accord dans un contexte de tensions armées et belliqueuses, même mal ficelé, débordant d’ambigüités, étant préférable à "pas d’accord du tout". (2)

L’essentiel de toute façon réside, tout comme pour une Loi, dans "l’esprit" d’un texte plutôt que dans sa "lettre"…

Comme les contrats commerciaux, traités, ou  accords, estampillés "diplomatiques" ou pas, ne valent que ceux qui les signent. Souvenons-nous des propos attribués au chancelier allemand Bethmann Hollweg, sous Guillaume II, à propos du traité de neutralité de la Belgique signé par les puissances européennes. Le considérant avec le plus complet mépris, alors que son pays en était signataire, et même un des "garants" statutaires : un « chiffon de papier ». Menant droit à la première guerre mondiale…

Le point focal d’une analyse sur le résultat de ces négociations doit porter, avant tout, sur "l’esprit" de l’accord signé.  A partir de là, la ligne prospective apparaît immédiatement.

Lire la suite…

Source : http://stanechy.over-blog.com/2015/07/accord-nucleaire-ir...

 

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Accord « sur le nucléaire » iranien

Téhéran n’acceptera aucune prolongation des sanctions

… au-delà des dix ans prévus

Infos d’AlahedRéseau International23 juillet 2015

 

20. Accord iranien - ministre.jpg

 

Dans dix ans, il est peu probable que les États-Unis soient en mesure d’imposer des sanctions à qui que ce soit par le biais de l’ONU. Même s’ils le faisaient de manière unilatérale comme ils en ont l’habitude, il y a peu de chances qu’ils soient à nouveau suivis par leurs alliés, et aucune par le reste du monde. En fait, si les États-Unis ont négocié avec l’Iran, c’est parce qu’ils y étaient obligés par une évolution trop rapide de la géopolitique mondiale dont ils sont de moins en moins les maîtres.  Hier, ce fut Cuba, aujourd’hui l’Iran. Et demain, la Corée du Nord ? RI

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/nucleaire-iranien-teheran-...

 

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Et pour quiconque se ferait des idées sur une supposée docilité nouvelle de l’Iran…

 

Nucléaire iranien : la République Islamique persiste et signe

 

ParSayed Hasan

(Voir l’article précédent : « Le triomphe de la République Islamique »)

En annexe, traduction du discours de Sayed Khamenei suite à l'accord nucléaire

 

30. khamenei+rifle.png

 

Le 18 juillet 2015, dans son premier discours consécutif à l’accord sur le nucléaire iranien conclu quatre jours auparavant, Sayed Ali Khamenei, le Guide Suprême de la Révolution Islamique, a adressé un message retentissant à l’Occident, et en particulier aux Etats-Unis et à Israël, démentant la propagande qui transforme une victoire éclatante de l’Iran en victoire de la diplomatie occidentale. Et afin de mieux souligner la détermination de la République Islamique d'Iran et son hostilité fondamentale à l'impérialisme américain, qui restera toujours pour elle le « Grand Satan » (de même qu’Israël restera la « tumeur cancéreuse qui doit disparaître de l’existence »), Sayed Khamenei a prononcé son discours en tenant à la main rien moins qu’un fusil d’assaut : c’est là un fait exceptionnel et presque sans précédent, surtout pour une telle autorité religieuse, dans une mosquée et à l’occasion du discours commémorant la fin du mois de Ramadan et l’Aïd-al-Fitr, un jour de fête dans tout le monde musulman.

Lire la suite…

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2015/07/nucleaire-iranien-l...

 

Discours d’Ali Khamenei

 

 

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Retour de l’armée US en Irak ?

La guerre sans fin : une juteuse affaire de famille

Robert Parry – ICH – Consortium News

20 juillet 2015

 

« Victoria Nuland and Robert Kagan have a great mom-and-pop business going. From the State Department, she generates wars and – from op-ed pages – he demands Congress buy more weapons. There’s a pay-off, too, as grateful military contractors kick in money to think tanks where other Kagans work »  Robert Parry

 

Malgré la désastreuse guerre d’Irak, les néo-cons dominent toujours le jeu de la politique intérieure et extérieure dans les hautes sphères de Washington, où les décideurs politiques continuent à travailler la main dans la main avec les think-tanks faiseurs d’opinion, pour maintenir le monde dans un état de tension maximal et continuer à diriger les flux d’argent en direction des projets militaires, processus que personnifient Robert Kagan et Victoria Nuland.

 

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Robert et Victoria, les Thénardiers du War Business

 

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Victoria, ici avec le superbe aryen Klitschko.

 

Si les néoconservateurs obtiennent une fois de plus ce qu’ils veulent, des troupes US au sol vont réoccuper l’Irak, l’armée américaine fera tomber le gouvernement séculier de Syrie (donnant ainsi un coup de pouce bien utile à la prise du pouvoir par Al Qaeda et l’État Islamique) et le Congrès des États-Unis ne fera pas que tuer dans l’œuf l’accord Iran-USA, il votera dans la foulée une augmentation massive des dépenses militaires.

Équivalant à vaporiser de l’essence de briquet sur un barbecue ronflant, les néo-cons veulent aussi une escalade militaire en Ukraine, pour y éradiquer par le feu les Russes ethniques de l’ouest du pays, et ils rêvent évidemment de propager l’incendie jusqu’à Moscou, dans le but d’éjecter le président Vladimir Poutine du Kremlin. Autrement dit, de plus en plus d’incendies de « changements de régimes » impériaux à l’étranger, en même temps que s’éteignent les dernières braises de la République Américaine sur son sol.

Le plus gros de cette « stratégie » est incarné par un couple de gens de pouvoir de Washington : l’archi-néo-con Robert Kagan, co-fondateur du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (« Project for a New American Century » ou PNAC) et un des tout premiers instigateurs de la Guerre d’Irak, et sa femme, la Sous-secrétaire d’État aux Affaires européennes Victoria Nuland, qui a manigancé, en Ukraine, le coup d’état de l’année dernière, et a réussi de la sorte à déclencher une affreuse guerre civile et à provoquer l’affrontement de deux puissances nucléaires, les États-Unis et la Russie.

Kagan, qui s’est fait les dents comme spécialiste ès propagande en appuyant de toutes ses forces la politique brutale de l’administration Reagan au Nicaragua dans les années 1980, est maintenant agrégé principal de la Brookings Institution et chroniqueur attitré au Washington Post, pré-carré de la presse d’opinion néo-conservatrice.

Vendredi dernier [17 juillet, NdT], la chronique de Kagan a mis au défi le Parti Républicain de faire autre chose que juste de l’opposition à Barack Obama sur son accord avec l’Iran : il a réclamé d’eux un engagement total envers les buts néo-conservateurs, à savoir une escalade militaire au Moyen-Orient, une belligérance accrue envers la Russie et la mise an rancart de toute discipline fiscale, à faire remplacer par un transfert de dizaines de milliards de dollars supplémentaires dans les poches profondes du Pentagone.

Kagan a aussi montré que la vision du monde des néo-cons est toujours parole d’Évangile à Washington, en dépit de leur catastrophique guerre d’Irak. Les fantasmes néo-cons sont ressassés jusqu’à la nausée par les médias aux ordres, peu importe le degré de leur délire.

Par exemple, quelqu'un dans son bon sens peut aisément faire remonter l’État Islamique trancheur de têtes jusqu’à la guerre d’Irak de George W. Bush, quand cet hyper-violent mouvement sunnite fit ses débuts sous le nom d’Al Qaeda en Irak en faisant exploser les mosquées chi’ites et en déclenchant un bain de sang sectaire. Il s’étendit ensuite à la Syrie, où les militants sunnites tentèrent de renverser un régime séculier dominé par des alaouites, qui sont une ramification des chi’ites. Quoiqu’ayant changé son nom en État Islamique, le mouvement a poursuivi dans les violences qui sont sa marque de fabrique.

Bien sûr, Kagan ne reconnaîtra pas la responsabilité que lui et ses pareils portent dans ce phénomène sanguinaire. Dans ses affabulations néo-cons, ce sont l’Iran et la Syrie qui sont à l’origine de l’État Islamique, même si ce sont les gouvernements de ces deux pays qui conduisent l’essentiel de la résistance à l’État Islamique et à ses prédécesseurs d’Al Qaeda qui, en Syrie, soutiennent une organisation terroriste séparée : le Front al-Nosra.

Voici comment Kagan explique les choses aux grosses têtes de Washington :

« Ceux qui critiquent le récent accord nucléaire entre l’Iran et les États-Unis ont tout à fait raison de faire remarquer le défi qui va maintenant être posé par la République islamique. C’est un état qui aspire à l’hégémonie dans une importante partie du monde.

« Il est profondément engagé dans une guerre régionale qui inclut la Syrie, l’Irak, le Liban, les États du Golfe et les Territoires Palestiniens. Il finance le régime meurtrier mais en déroute totale de Bachar al-Assad en Syrie et porte par conséquent la principale responsabilité de la puissance croissante de l’État Islamique et d’autres forces djihadistes radicales dans ce pays et dans l’Irak voisin, où il accroît simultanément son influence en enflammant la violence sectaire. »

Les vrais hégémoniques

Tout en déclamant contre « l’hégémonisme iranien », Kagan pousse à une intervention militaire du vrai pouvoir hégémonique mondial : les États-Unis. Il veut que l’armée américaine intervienne contre l’Iran, aux côtés des deux pouvoirs régionaux les plus militairement dangereux : Israël et l’Arabie Saoudite, dont l’armement combiné éclipse totalement celui de l’Iran et comprend, dans le cas d’Israël, un arsenal nucléaire sophistiqué.

Mais la réalité n’a jamais eu grand-chose à voir avec l’idéologie néo-conservatrice. Kagan continue :

« Toute stratégie sérieuse dont le but est de résister à l’hégémonie de l’Iran a aussi exigé d’affronter l’Iran sur les différents champs de bataille du Moyen Orient. En Syrie, elle a exigé une politique déterminée de destitution d’Assad par la force, utilisant l’aviation US pour protéger les civils et créer une zone de sécurité pour les Syriens qui voulaient le combattre.

« En Irak, cette stratégie a exigé que les forces américaines repoussent et détruisent les forces de l’État Islamique, afin que nous ne soyons pas obligés de compter sur l’état iranien pour le faire. Par-dessus tout, elle a exigé un engagement beaucoup plus plus important des USA dans la région et un coup d’arrêt au retrait perçu et au retrait réel du pouvoir US.

« Et, par conséquent, elle a exigé un renversement de la tendance à réduire les dépenses US en matière de défense. Elle exige surtout que soit abolie la procédure de séquestration des dépenses militaires, qui a rendu presque impossible à l’armée de même envisager de relever ces défis si elle avait été appelée à le faire. La question est donc, pour les Républicains - qui mettent en garde avec raison contre le danger posé par l’Iran - de savoir ce qu'ils ont fait pour permettre aux États-Unis d'avoir un début de stratégie capable d’affronter ce danger ? »

Avec les exhortations de Kagan à se lancer dans plus de guerre et toujours plus de guerre, on constate une fois encore le résultat de la faute qui a consisté à ne pas exiger que les néo-cons aient à rendre des comptes après avoir poussé le pays dans une guerre d’Irak illégale et catastrophique, par leurs mensonges éhontés sur les armes de destruction massives et leurs rodomontades sur cette guerre qui n’allait être qu’une promenade militaire.

Au lieu d’avoir à affronter la purge qui aurait dû faire suite à la calamité irakienne, les néo-cons ont au contraire consolidé leur pouvoir, se sont maintenus à leurs postes-clés dans la politique étrangère US, se sont installés en maîtres dans des think-tanks influents et sont restés les experts bidon qui font la pluie et le beau temps dans les médias dominants, c’est-à-dire qui façonnent l’opinion publique. Avoir eu tort sur l’Irak est presque devenu une distinction honorifique dans le monde à l'envers des hautes sphères de Washington.

Mais il faut quand même déballer les camions entiers de mensonges délirants dont Kagan fait le commerce. Pour commencer, qu’il soit bien clair que parler d’hégémonisme iranien est de la pure démence. C'est-à-dure pas autre chose que la rhétorique utilisée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou devant le Congrès US le 3 mars dernier, avec son Iran prêt à « avaler les nations », devenue depuis la litanie officielle des néo-cons, qui ne savent pas que répéter une imbécillité jusqu’à l’infini n’en fait pas une vérité.

 

22. Oh, please not him again !.jpg

 

Prenons par exemple le cas de l’Irak. Il a un gouvernement chi’ite. Non parce que l’Iran l’a envahi, mais parce que les États-Unis l’ont fait. Après avoir militairement renversé le dictateur sunnite Saddam Hussein, les USA ont imposé un nouveau gouvernement dominé par les chi‘ites, qui a cherché à entretenir des relations amicales avec ses coreligionnaires en Iran, ce qui est compréhensible et ne représente en rien une agression de l’Iran. Par la suite, après les victoires militaires dramatiques de l’État Islamique en Irak l’été dernier, le gouvernement irakien s’est tourné vers son voisin iranien pour lui demander une assistance militaire. Rien, encore une fois, de surprenant.

Retour en Irak

Cependant, mises à part les hyperboles insensées de Kagan à propos de l’Iran, voyez ce qu’il préconise : il veut le retour d’une force d’occupation US importante en Irak, sans se préoccuper le moins du monde des soldats qui sont soumis à une rotation de plus en plus serrée de leurs missions en zones de guerre, où près de 4.500 sont morts en même temps que des centaines de milliers d’Irakiens. Ayant poussé à la première guerre d’Irak sans avoir eu à en payer le moindre prix, Kagan veut maintenant nous en imposer une deuxième.

Mais ce n’est pas encore assez. Kagan veut que les troupes US interviennent pour renverser le gouvernement séculier de la Syrie, même si les gagnants quasi certains d’une telle entreprise seraient les extrémistes sunnites de l’État Islamique ou ceux du Front al-Nosra d’Al Qaeda. Inutile de dire qu’une victoire de cette sorte conduirait à peu près sûrement au massacre total des chrétiens, des alaouites, des chi’ites et d’autres minorités. Arrivés à ce point, on pourrait compter sur une pression énorme pour obtenir une occupation totale de la Syrie aussi.

C’est sans doute pour obtenir cela que Kagan veut jeter d’autres dizaines de milliards de dollars dans l’entonnoir vorace du Complexe militaro-industriel, quoique le prix réel de cette nouvelle guerre ait beaucoup plus de chances de se chiffrer en trillions de dollars. Eh bien, ce n’est pas encore suffisant pour Kagan. Car il veut qu'on y ajoute d’autres dépenses militaires pour affronter « un pouvoir chinois grandissant, une Russie agressive et un Iran de plus en plus hégémonique ».

Dans sa conclusion, Kagan se fait sarcastique à l’égard des Républicains, qui se contentent de tenir des propos musclés, mais ne « font » rien pour obtenir ce qu’ils veulent :

« Alors, oh oui, bien sûr, vous râlerez sur l’accord Iran-US. Nous nous réjouissons d’avance d’écouter des heures et des heures de vos interventions radiotélévisées et de vos discours de campagne. Mais il nous sera difficile de prendre au sérieux les critiques des Républicains, à moins qu’ils se mettent à faire les choses qu’il est en leur pouvoir de faire pour commencer à relever ce défi.

C’est vrai que Kagan est « juste un idéologue » néo-con, même s’il dispose d’une plateforme importante d’où lancer ses diatribes, mais sa femme, la Sous-secrétaire d’État Nuland, partage ses vues en matière de politique étrangère et assure la publication de beaucoup de ses articles. Ainsi qu’elle l’a déclaré l’an dernier au New York Times : « Disons-le comme ça : rien ne sort de la maison que je ne trouve pas digne de ses talents. » [Voir ConsortiumNews.com – « Obama’s true Foreign Policy “Weakness » ]

Mais Nuland est, par elle-même, une force qui compte en politique étrangère, considérée par certains à Washington comme l’étoile montante du Département d’État. En organisant le « changement de régime » en Ukraine, par le renversement violent du président démocratiquement élu Viktor Ianoukovitch en février 2014, Nuland a gagné ses galons de néo-conservatrice confirmée.

Nuland a même dépassé son mari, qui ne peut être crédité, lui, « que » de la guerre d’Irak et du chaos qu’elle a généré, puisqu’elle a réussi, en plus, à déclencher la Nouvelle Guerre froide en attisant les hostilités entre les deux puissances nucléaires que sont les USA et la Russie. Après tout, c’est bien là que va aller l’argent digne de ce nom : à la modernisation de l’arsenal nucléaire et à l’achat d’armements stratégiques haut de gamme.

Une affaire de famille.

Il y a aussi un aspect « family business » dans ces guerres et affrontements, puisque les Kagan servent collectivement, non seulement à déclencher les conflits, mais à profiter de la gratitude des entreprises militaires privées (qui rétrocèdent une part de l’argent qu’elles touchent aux think tanks des Kagan).

 

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Par exemple Frederick, le frère de Robert, travaille à l’American Enterprise Institute, qui bénéficie depuis longtemps des largesses du Complexe militaro- industriel, et sa femme, Kimberly, dirige son propre think-tank appelé l’Institute for the Study of War (ISW).

D’après les rapports annuels de l’ISW, les principaux organismes qui ont soutenu financièrement sa création sont surtout des fondations d’extrême-droite telles que la Fondation Smith-Richardson et la Fondation Lynde et Harry Bradley, mais il a aussi été soutenu ensuite par une foule d’entreprises (privées) en sécurité nationale, à commencer par les plus grandes, comme Dyn Corp International, qui a fourni l’entraînement de la polie afghane, et Palantir, qui procure des technologies et qui a été fondée avec le soutien financier d’une filiale capital-risque de la CIA, In-Q-Tel. Palantir a fourni les logiciels de l’espionnage militaire US en Afghanistan.

Depuis sa fondation en 2007, ISW s’est surtout focalisé sur les guerres au Moyen Orient, surtout celles d’Afganistan et d’Irak, ce qui a impliqué sa coopération étroite avec le général David Petraeus lorsqu’il commandait les forces US dans ces deux pays. Cependant, depuis quelque temps, l’ISW a commencé à publier des rapports de plus en plus fréquents sur la guerre civile en Ukraine. [Voir ConsortiumNews.com : « Neocons Guided Petraeus on Aghan War ».]

 

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Kimberly Kagan, ici avec David Petraeus

 

Ainsi, pour comprendre l’influence tenace des néo-cons – et du clan Kagan en particulier – il faut connaître les corrélations financières entre le business des guerres proprement dites et le business de la vente des guerres.  Quand les entreprises militaires sont florissantes, les think tanks qui servent à augmenter les tensions dans le monde se portent bien aussi.

Et cela ne fait pas de mal d’avoir de la famille et des amis au gouvernement, pour s’assurer que les politiciens font bien leur part du boulot : donner une chance à la guerre et le vieux coup de pied de l'âne à la paix.

Robert Parry

 

25. Robert-Parry.jpgRobert Parry est un journaliste d’investigation US né en 1949,  qui s’est rendu célèbre en divulgant et en suivant l’Irangate pour l’Associated Press et Newsweek dans les années 1980. Il a notamment révélé les opérations psychologiques de guerres de guerilla (manuel de la CIA fourni aux contras nicaraguayens) et le scandale du trafic de cocaïne organisé par la CIA et les contras en 1985. Il est le directeur du site d’informations ConsortiumNews.com depuis 1995.

Il est aussi l’auteur de plusieurs ouvrages de première importance, dont America’s Stolen Narrative. From Washington and Madison to Nixon, Reagan and the Bushes to Obama, 2012 (non traduit en français),

On lui doit, entre autres, une trilogie sur la famille Bush et ses liens étroits avec diverses organisations d’extrême-droite. Secrecy and Pivilege. The Rise of the Bush Dynasty from Watergate to Irak, 2004 (également inédit en français)

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article42430.htm

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

Petit ajout des Grosses Orchades :

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Le père, Donald Kagan, né en 1932, immigré de Lithuanie à l’âge de 2 ans.

Historien. Libéral Démocrate jusqu’en 1969. Passé à l’extrême-droite lorsque des étudiants de l’Université de Cornell sont venus, en armes, réclamer un « Black Studies Program ». Kagan a comparé les administrateurs de l’université à Chamberlain.

Il a été un des premier signataires, en 1997, de l’engagement au Project for a New American Century co-fondé par son fils Robert. À la veille de l’élection présidentielle de 2000, Kagan et son fils Frederick ont publié ensemble While America Sleeps (« Tandis que l’Amérique dort »), pressant appel à une augmentation des dépenses militaires.

Article lié :

https://wikileaksactu.wordpress.com/tag/projet-pour-le-nouveau-siecle-americain/

 

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Un autre article (en anglais) sur le même sujet :

The War Party’s Death Couple

Michael S. Rozeff

http://davidstockmanscontracorner.com/the-war-partys-death-couple-how-kagan-nuland-peddle-neocon-aggression/

 

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Grèce : Retour

des durs pépins de la réalité

27. Les trois Grâces.jpeg

« Double, double toil and trouble; fire burn and cauldron bubble. »

William Shakespeare

 

Alexandre Mercouris est, avec Dmitry Orlov, un de ceux qui avaient opposé leur scepticisme à l’enthousiasme général.

On avait espéré qu’ils se trompaient.

Hélas.

Les Russes n’aiment pas les faux-culs

Alexander Mercouris – Russia Insider 23 juillet 2015

L’histoire que racontent les médias grecs, selon qui la Russie a rejeté une demande de la Grèce portant sur 10 milliards de dollars, semble être une tentative de détourner les reproches dirigés vers Tsipras.

Mais le vrai résultat est que cela va rendre furieux Poutine et le gouvernement russe.

Le gouvernement russe a officiellement démenti des articles parus dans le journal grec To Vima selon lesquels, dans les heures qui ont suivi le référendum, Poutine a refusé un appel de Tsipras qui lui demandait 10 milliards de dollars pour soutenir une nouvelle drachme.

Lire la suite…

Source : http://lesakerfrancophone.net/les-russes-naiment-pas-les-...

 

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Ce qui reste

 

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Tariq Ali, lui, se trouvait à Athènes pendant « les événements », comme il s’y était trouvé déjà en 1967, avant d’autres événements. C’est un témoignage en forme de journal, que publie la London Review of Books. En anglais, donc. On vous en traduit, à la suite, trois petits passages significatifs et désolants.

 

Diary in Athens

Tariq Ali – LRB15-30 Juillet 2015

 

In the early hours of 16 July, the Greek parliament voted overwhelmingly to give up its sovereignty and become a semi-colonial appendage of the EU. A majority of the Syriza Central Committee had already come out against the capitulation. There had been a partial general strike. Tsipras had threatened to resign if fifty of his MPs voted against him. In the event six abstained and 32 voted against him, including Yanis Varoufakis, who had resigned as finance minister after the referendum, because, he said, ‘some Eurogroup participants’ had expressed a desire for his ‘“absence” from its meetings’. Now parliament had effectively declared the result of the referendum null and void. Outside in Syntagma Square thousands of young Syriza activists demonstrated against their government. Then the anarchists arrived with Molotov cocktails and the riot police responded with tear-gas grenades. Everyone else left the square and by midnight it was silent again. It’s difficult not to feel depressed by all this. Greece has been betrayed by a government that when elected only six months ago offered hope. As I walked away from the empty square the EU’s coup brought back memories of another.

Read more…

Source : http://www.lrb.co.uk/v37/n15/tariq-ali/diary

 

Extraits :

 

« Ce n’est plus un secret pour personne, ici, que Tsipras et son cercle intime s’attendaient à un OUI ou à un NON très très juste. Pris par surprise, ils ont paniqué. Une réunion de cabinet d’urgence les a montrés en pleine déroute. Ils ont refusé de se débarrasser de l’homme que la BCE avait mis à la tête de la Banque Nationale Grecque, et ont rejeté l’idée de nationaliser les banques. Au lieu d’embrasser les résultats du referendum, Tsipras a capitulé. » […]

 

« “Mais pourquoi Tsipras veut-il tenir un referendum, d’abord  ? Il est si dur et si idéologique !” s’était plainte Merkel à ses conseillers. Ah, si seulement... C’était un risque calculé qu'il a pris. Il pensait que le OUI l’emporterait et comptait donner sa démission et laisser les larbins européistes se débrouiller pour ngouverner. » […]

 

« Il est maintenant connu que Schäuble a offert un grexit organisé, à l’amiable, et un chèque de 50 milliards d’euros. On a refusé son offre sous prétexte que cela aurait l’air d’une capitulation. Logique bizarre. Cette solution aurait préservé la souveraineté grecque, et si Syriza avait pris en charge le système bancaire grec, un redressement aurait pu être planifié à ses propres conditions. L’offre a été renouvelée plus tard. “Combien voulez-vous pour quitter la zone euro ?” a demandé Schäuble à Varoufakis, juste avant le referendum. Une fois de plus, Schäuble a été snobé. Évidemment, les Allemands avaient leurs propres raisons de faire ces offres, mais un grexit planifié aurait été infiniment meilleur pour la Grèce que ce qui est arrivé. » […]

 

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Ce qui reste. Le chien est mort.

 

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Allez, la messe est dite

Mercouris (qui est grec) a eu ailleurs le mot qui tue : amateurs.

La politique est le seul métier au monde où l’amateurisme soit interdit : trop de conséquences pour trop de gens, de bêtes et de plantes.

Que peut faire la Grèce ?

Rien.

Ou plutôt, si : se doter d’une classe politique.

Dilemme qu’elle partage avec tous les autres pays d’Europe.

Rien, sans cela, ne sera jamais possible.

Comment s’y prendre ?

Dans l’immédiat, on ne voit qu’une solution : envoyer quelques centaines de jeunes gens étudier chez Nicolas Maduro, chez les Castro ou chez Poutine. Y apprendre non pas une idéologie particulière mais à vivre au milieu de gens restés des humains à principes. Et comme ces peuples (surtout en Amérique du Sud) ne sont pas plus riches que nous, au contraire, il ne serait pas question de les envoyer se faire éduquer sans payer leurs études et leur séjour.

De quelle manière ?

En faisant passer le chapeau à la ronde.

(Plus important et moins coûteux que les téléthons. Sans compter que la charité est la mère de tous les vices et que ceci serait un placement)

Nous, ce qu’on en dit…

 

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Mis en ligne le 27 juillet 2015

Dédié aux martyrs de Thermidor

 

 

 

 

 

23:39 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/07/2015

Canicule ou pas canicule !

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Canicule ou pas canicule !

Point de répit pour les révolutions colorées, les « printemps arabes » et la guerre aux Grecs

(Il est vrai qu’à Washington et à Bruxelles ils ont la clim.)

 

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Erevan électrique

et leçons tactiques ès printemps colorés

Joaquin Florès - Fort Russ 27 juin 2015 

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Comment ils s’y prennent ?

Ne ratez pas ce cours magistral

ici traduit par Hervé pour Le Saker francrophone – 4 juillet 2015

 

Arménie : les révolutions de couleur. Autopsie et travaux pratiques

La protestation Erevan électrique nous fournit une excellente occasion de revoir certains des mécanismes de base sous-jacents et la psychologie de la tactique des Révolutions de couleur. Il est important de les partager publiquement, car il est en effet probable que cette tactique sera de plus en plus employée dans le monde comme un hybride de soft/hard power.

Un principe moral soutenu par Gene Sharp, l’un des principaux développeurs de la tactique, était que la violence n’est pas nécessaire pour la révolution. Ce qui est étrange, contradictoire, et même malhonnête ici, c’est que, avec ce principe, la violence est réduite à la seule violence physique des forces de sécurité de l’État contre les civils. Mais nous savons que la violence prend de nombreuses formes.

Lire la suite…

Skynet en berne ! Cliquer sur le lien ci-dessous

Source : http ://lesakerfrancophone.net/armenie-les-revolutio...

 

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Grèce

 

Tout le monde en papote. Il n’est durillon de comptoir qui n’y aille de son analyse avec ou sans faux-col. Mais combien connaissent l’histoire de ce pays rien qu’au XXe siècle (et encore, pas tout) ? Ne remontons pas non plus jusqu’à Lord Byron et Missolonghi. Pour ne pas bronzer idiots, pillons juste un peu les-crises.fr

 

La Grèce au XXe siècle : Grecs courageux

Fainéants, fraudeurs, inciviques, ingrats… Les Grecs ont tous les défauts du monde si l’on en croit certains commentaires de la presse européenne.

Il est une qualité toutefois qu’on ne saurait leur dénier, le courage. Et aussi la résilience, la capacité à surmonter les épreuves, notamment celles qu’ils ont subies au cours du XXe siècle du fait des Turcs, des Allemands ou encore des Britanniques.

De la « Grande Catastrophe » à l’agression italienne (1922-1940)

Pour la Grèce, le cycle ouvert par les guerres balkaniques en 1912 s’achève en 1922 par la « Grande Catastrophe » : l’arrivée dans ce petit pays pauvre (4,7 millions d’habitants) de 1,5 million de réfugiés, souvent démunis de tout, chassés « à chaud »de la République turque en gestation ou « échangés » en vertu du traité de Lausanne (24 juillet 1923).

 

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La société grecque sort durablement déstabilisée de cette décennie de conflits. Le 4 août 1936, le général Ioánnis Metaxás instaure une dictature inspirée du fascisme italien, sous l’autorité du roi Georges II.

Lire la suite…

Skynet en berne ! Cliquer sur le lien ci-dessous.

Source : http://www.les-crises.fr/la-grece-au-xxe-siecle-grecs-cou...

 

2. EU_Crisis.gif

 

On ne sait ce que sera le résultat du référendum de demain. On craint le pire. Car les forces versaillaises (faisons court) auront mis le paquet pour intimider une population soumise depuis des années à une forme particulièrement sadique de torture et au régime de la douche écossaise.

Indiquons à ceux que cela intéresse, quelques articles repris sur ce site très bien informé.

Document : l’intégralité des propositions grecques à la Commission Européenne

2 juillet 2015

Lire ici…

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Source :  http ://www.les-crises.fr/document-lintegralite-des-...

 

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L’imposture Tsipras

Par JM Colombani

Oui, de l’im-Monde… il faut bien rire un peu.

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Non, ce n’est pas lui, c’est Martin Schultz (un compère)

 

Lire ici…

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Source : http ://www.les-crises.fr/limposture-tsipras-par-jm-...

 

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On en reparle chez Mermet (de Colombani – et de l’entarté car à quoi bon lésiner)

 

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Tous les regards sont rivés sur la Grèce. Là-bas se joue, non seulement le sort du peuple grec, mais aussi le nôtre, celui de tous les peuples d’Europe méprisés par des dirigeants qui rejettent les fondements de la démocratie, qui dans leur novlangue est devenue « populisme ». Nos gouvernants ont jeté à la poubelle les résultats des référendums quand ça ne leur plaisait pas, ils sont complices des mafias internationales qui pillent, dévastent, massacrent. Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles. Mais les Grecs résistent, malgré tout ce qui les écrase, ils reviennent aux racines de la démocratie athénienne. 

Depuis des mois, on entend tout et surtout n’importe quoi sur Syriza et son porte-parole « sans-cravate » Alexis Tsipras. Les chiens de garde lui aboient dessus. Leur obsession à mordre tout ce qui bouge est révélatrice. Leur rage est nourrie à la doctrine Rockeffeler : « Ne pas leur (nous) laisser penser que la révolte, ça peut marcher !». 

Nous venons de mettre en ligne (VOD) un documentaire inédit, Espoir sur le fil filmé de l’intérieur, au moment où se mettait en place la tactique de résistance. On attire particulièrement votre attention sur ce document exceptionnel qui éclaire l’actualité… Une bonne façon de vous faire une idée par vous-mêmes !

Film :

https ://vimeo.com/130339875 

 

 

Ecrit, réalisé et produit par : Alexandre Papanicolaou & Emilie Yannoukou

Produit par : Persona production (France)

Co-produit par : Elibo productions (Grèce)

 

Alexandre Papanicolaou & Emilie Yannoukou suivent au jour le jour le président de SYRIZA, Alexis Tsipras de sa seconde campagne décisive pour les élections de juin 2012, jusqu’à la fermeture de la radio-télévision publique grecque ERT en juin 2013. Le film met en lumière la personnalité d’Alexis Tsipras, détaillant ses opinions politiques et ses ambitions pour son pays. En parallèle, se déroulent différentes scènes à l’intérieur du parti. D’étage en étage, militants et membres haut placés du parti se battent pour la campagne et débattent des stratégies à adopter face à l’Europe.

De la personnalité politique en première ligne, Alexis Tsipras, jusqu’au bureau des affaires politiques du parti, les lignes politiques évoluent et se construisent. Au sein de toute cette tourmente politique, les citoyens cherchent en urgence des réponses et des alternatives aux politiques d’austérité qui les frappent de plein fouet.

La Grèce est en sursis, sa place en Europe ne tient qu’à un fil, 

tout comme l’espoir de ses citoyens

 

*

D’autres points de vue :

Un avertissement très malin de « Je-suis-tous-américain » : 

« Alexis Tsipras et son parti Syriza ont montré leur vrai visage : celui d’un groupe de rupture, antisystème, anticapitaliste, et pour finir anti-européen, dont le modèle, s’il existe, doit être recherché du côté du Venezuela de feu Hugo Chavez. Un national-populisme avec comme moteur en lieu et place de la dénonciation du diable américain, une intense propagande anti-allemande faisant de la seule Angela Merkel la responsable de tous les maux de la Grèce. » Jean-Marie Colombani (Slate, 29 juin 2015) 

Et une analyse toute en finesse du toujours très pertinent recordman mondial de l’entartage :

«  M. Tsipras a choisi de répondre en reprenant, là aussi, la rhétorique de l’extrême droite sur la prétendue «humiliation grecque». Au lieu de pointer les vrais responsables de la crise que sont, entre autres, les armateurs offshorisés ou le clergé orthodoxe défiscalisé, il a repris jusqu’à la nausée l’antienne nationale-populiste sur le méchant euro étranglant l’exemplaire démocratie (…) Et la Grèce ne mérite-t-elle pas mieux que ce démagogue pyromane s’alliant avec les néonazis d’Aube dorée pour faire avaler au Parlement son projet de plébiscite ? »  Bernard Henry-Levy (Le Point, 30 juin 2015). 

 

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Last mais pas least

La Grèce, reine du pétrole et du gaz ?

 

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Ça ne se sait pas assez, mais la Grèce est en passe de pouvoir exploiter des réserves colossales de pétrole et de gaz. Ce n’est pas Tsipras qui le dit ou Varoufakis si vous vous méfiez à force d’être manipulés pas les medias, ce sont des compagnies étrangères qui ont mené des études depuis plusieurs années.

Athènes a signé fin 2014 trois accords avec des sociétés helléniques et étrangères pour la recherche et l’exploitation d’hydrocarbures dans l’ouest du pays, des investissements de 700 millions d’euros selon le ministère de l’Energie et de l’Environnement. Athènes espère 150 milliards d’euros de rentrées fiscales sur 30 ans. 300 millions de barils de pétrole. Ces accords signés à Athènes concernent la cession de terrains pour des explorations en mer Ionienne et dans la région d’Epire, a indiqué l’Agence de presse grecque.

Un premier accord entre la société hellénique Energean oil & gas et la canadienne Petra petroleum concerne la région d’Ioannina en Epire pour la production d’environ 100 millions de barils. Un autre accord, entre Energean et la Britannique Trajan Oil, concerne la région de Katakolo dans le Péloponnèse, pour 5 millions de barils environ. On voit que ces nouvelles ne sont pas du pipeau. L’exploration maritime qu’effectueront pour leur part Hellenic Petroleum, l’italienne Edison et l’irlandaise Petroceltic dans le golfe de Patras pourrait enfin permettre de mettre à jour 200 millions de barils.

La Grèce est la Norvège de demain. Des prospections préliminaires ont déjà permis de localiser des gisements d’hydrocarbures à Kavala et Epanomi (nord-est), et aussi à Katakolo, en Mer ionienne et dans une zone maritime au sud de la Crète.

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Source : http://www.oulala.info/2015/07/la-grece-reine-du-petrole-...

 

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Vous souvenez-vous de Mme Inge Rauscher, traductrice à la retraite, et des 100.000 signatures qu’elle voulait obtenir ? (Sinon, voyez notre post précédent).

Eh bien, ELLE L’A FAIT ! Et ce n’est pas 100.000 qu’elle en a récolté, c’est 280.000 !

 

L’Autriche en route pour un referendum sur la sortie de l’UE

Cercle des Volontaires3 juillet 2015
 

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Passée totalement inaperçue dans la presse de grande diffusion, une pétition pour demander un referendum sur la sortie de l’Union Européenne vient de recueillir plus de 260 000 signatures en Autriche, soit bien plus que les 100 000 signatures requises pour lancer l’examen de la pétition au parlement. C’est donc plus de 3% de la population qui a signé cet appel en seulement quelques jours, entre le 24 juin et le 1er juillet. En France cela correspondrait à plus de 2 000 000 de signatures !

 

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Le Cercle des Volontaires a pu s’entretenir avec Inge Rauscher, responsable du mouvement « EU- Austritts Volksbegehren » que l’on pourrait traduire par « Initiative populaire pour la sortie de l’UE » qui a porté cette pétition.

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Skynet en berne ! Cliquer sur le lien ci-dessous

Source : http ://www.cercledesvolontaires.fr/2015/07/03/lautriche-en-route-pour-un-referendum-sur-la-sortie-de-lue/

 

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Mais ne soyons pas europeocentristes :

 

État islamique :

Créé à Langley, USA, par la CIA, soutenu par Tel Aviv et Riyad

Wayne Madsen – Strategic Culture Foundation26 juin 2015

 

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Il devient de plus en plus apparent que État islamique pour l’Irak et le Levant (ISIL, en français EI), ou Daesh, comme il est nommé en arabe, ou ISIS – État islamique d’Irak et du Levant –, que les partisans d’Israël préfèrent à cause de la similitude peu rassurante entre Israël et ISIL, fait partie d’une nouvelle opération de la Central Intelligence Agency dans le but de créer artificiellement une stratégie de la tension pour les masses eurasiennes et africaines.

Un autre exemple de la nature non islamique d’EI en témoigne dans l’ancienne ville syrienne de Palmyre : l’explosion de la tombe de Mohammad Bin Ali, un descendant du cousin du Prophète Mohammed, l’imam Ali, par les brigands et les mercenaires d’EI. Le véritable but d’EI est d’éradiquer l’histoire arabe et pré-arabe du Moyen-Orient, avec une exception de taille. Il n’y a eu pratiquement aucun rapport concernant la destruction d’importantes antiquités sacrées pour les sionistes, ni en Syrie ni en Irak. Les cibles principales pour les équipes de démolition d’EI étaient sumériennes, acadiennes, babyloniennes, romaines, assyriennes, perses, alaouites, druzes, turkmènes, yazidis, parthes, chrétiennes, chiites et soufis (l’autre tombe importante détruite à Palmyre était celle de Nizar Abu Bahaa Eddine, un savant soufi qui vivait il y a 500 ans). EI a détruit le tombeau de Yunus (Jonas) dans la mosquée qui porte son nom en Irak, non parce qu’elle rendait hommage au patriarche juif Jonas, mais parce que c’était une mosquée.

 

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Source : http ://lesakerfrancophone.net/etat-islamique-cree-a...

Source d’origine : http ://www.strategic-culture.org/news/2015/06/26/is...

 

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Wayne Madsen est un contractant de la National Security Agency (NSA), devenu journaliste spécialisé sur le renseignement électronique, puis sur le renseignement en général. Il a notamment été chef de rubrique de la revue française Intelligence Online jusqu’à son rachat par Le Monde. Il publie le Wayne Madsen Report et intervient régulièrement sur la chaîne satellitaire Russia Today.

Ses articles publiés sur Réseau Voltaire :

http ://www.voltairenet.org/auteur124955.html ?...

 

*

Album de famille de troupes bien entraînées

 

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12. Isis 2.jpg

13. Isis 3.jpeg

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Il y en a des douzaines et des douzaines…

16. Dommages collatéraux.jpeg

Euh…

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Femmes du PKK, classées « organisation terroriste » par le Pentagone.

 

Mais la plus drôle est encore celle-là :

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Obama a l’intention d’envoyer davantage de troupes US pour combattre l’État islamique.

 

Pourquoi diantre ne les fait-il pas s’affronter en Virginie ? Il ferait des économies de transport et les Irakiens, les Kurdes, les Syriens et tant d’autres lui en sauraient un gré infini. Trop simple ? Pas assez démocratique ?

 

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Histoire belge

Questions à la gauche zombie

Jean Bricmont - Arrêt sur Info3 juillet 2015

 

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Le 17 mai 2015, Dieudonné devait jouer son spectacle La bête immonde à Bruxelles. Vu les pressions exercées sur les propriétaires de salles de spectacle, il avait tenté un subterfuge : faire passer son spectacle pour un défilé de mode. Mais celui-ci a néanmoins été interdit par le bourgmestre de Bruxelles, lequel s’est appuyé sur l’avis d’un organisme chargé des menaces « terroristes et extrémistes » pesant sur la Belgique et qui a évalué la menace représentée par ce spectacle comme étant de niveau 3 (sur une échelle allant jusqu’à 4).

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Or, les spectacles de Dieudonné n’ont jamais donné lieu au moindre trouble à l’ordre public, pour ne pas parler de terrorisme. Même lorsqu’ils sont interdits, la foule des spectateurs s’est toujours dispersée dans le calme, et la même chose s’est passée à Bruxelles le 17 mai.

Lire la suite…

Skynet en berne ! Cliquer sur le lien ci-dessous

Source : http://arretsurinfo.ch/questions-a-la-gauche-zombie-par-j...

 

 

2. EU_Crisis.gif

 

 

 

Mis en ligne le 4 juillet 2015

 

 

 

 

 

21:33 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/06/2015

LA GUERRE D'IRAK ÉCONOMIQUE EN IMAGES

1. shark-sinking-ship.JPG

 

La guerre d’Irak économique en images

 

Il y avait longtemps qu’on savait ce qu’ils voulaient

 

2. Eurozone summit 2012.jpg

« C’est bien d’accord ? On tire tous ensemble pour expulser les Grecs. »

Sommet eurozone 2012 (vu par Steve Bell)

 

Et qu’ils s’étaient mis sans tarder à l’ouvrage

3. Greece Smashed by Evil EU - Latuff.gif

Dès 2010, Latuff l’avait bien vu…

 

4. Max Keiser.jpg

Max Keiser aussi l’avait vu dès 2010

 

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Et notre petit doigt nous a soufflé ce qu’« ils » ne nous disaient pas :

 

On ne leur a jamais dit « on veut votre peau » (on n’est pas des sauvages quand même.)

Ils n’y avait qu’à l’attendre…

 

5. La vie en Grèce.JPG

 

Certes, on a été obligés d’un peu insister…

 

6. Ceinture.PNG

« Il faut vous serrer la ceinture »

 

 

On leur a même fait des dessins.

7. Dead end track.gif

 

C’était de plus en plus agaçant : ils ne voulaient vraiment pas comprendre

 

8. Latuff 2015.gif

(Et Latuff qui en rajoutait ! Ils se mêlent de quoi ces Brésiliens ! Peuvent pas s’occuper de leurs BRICS et nous f…. la paix !)

 

Les points sur les i on leur a mis !

9. the choice is yours.gif

« La balle est dans votre camp : austérité à mort ou faillite à mort, choisissez ! »

 

Leur « population souveraine » (où va-t-on !) n’était pas contente.

10. Latuff 2015 - 2.gif

 

Comme si on en avait quelque chose à cirer…

 

11. Deux hantises-1.gif

Et ça donne quoi ce « populisme » ?

Des manifs ? Bof !...

 

12. TroiKA OUT xxx.jpg

 

Des menaces ?... De votre drachme ?... Ah, ah, ah !

 

13. Des menaces.gif

 

Des critiques sur Internet ?…

 

14. Carré noir 1.jpg

 

Oui, bon, et alors ?

 

15. Dollar-Euro sinking.JPG

Nous aussi on a des dettes qu’on ne pourra jamais rembourser. C’est bien pour ça qu’on veut vous les faire payer à notre place, les Grecs d’abord.

 

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Quoi la dette de guerre de l’Allemagne pour crimes contre l’humanité annulée en 1953 ?

17. dette allemagne 1953.jpg

Vous ne l’avez pas encore compris qu’elle est du bon côté de la barricade et vous de l’autre ?!

 

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Referendum qu’il a dit ? Ah, ah, ah !
 

18. Europe pouce en bas.JPG

 

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Que faire ?

(qu’on soit Grecs ou pas)

Certains commencent à y penser :

 

19. Arrêtons le massacre.jpg

 

« Arrêtons le massacre des droits et de la démocratie en Grèce et en Europe »

COLLECTIF – Le Grand Soir20 juin 2015

Des négociations sont en cours entre le gouvernement grec et les institutions européennes. « Aujourd’hui, l’Union européenne tente de faire plier la Grèce, d’étouffer les voix qui proposent une autre Europe, celle de la dignité, de la solidarité, de la justice sociale », souligne les collectifs "Avec les Grecs" et "Pour un audit citoyen de la dette publique". Ils appellent, aux côtés d’organisations associatives, syndicales et politiques, à une semaine de mobilisation européenne du 20 au 27 juin.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/arretons-le-massacre-des-droi...

 

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Exiger des référendums européens ?

 

 

20. referendum 2 .GIF.GIF

 

Sur quoi en premier lieu ?

Et comment faire pour que les délinquants qui nous gouvernent en tiennent compte ?

 

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21. tafta.gif

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Quoi qu’il en soit

22. NON AU... BLANC.gif

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Pour ceux qui ne comprennent pas le français :

 

23. End Economic Terrorism.jpg

 

À vos cellules grises ! Il y a urgence. Des deux côtés de l’Atlantique et ailleurs.

 

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Les Hellènes, eux, ne se posent plus de questions. Ils ont répondu cette nuit.

 

‘We don’t need EU permission’: Greek parliament ratifies bailout referendum

RT - June 28, 2015

 

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As an equal member of the EU, Greece does not need to ask permissions from anyone to let the Greek people speak and have their voices heard, PM Tsipras told his parliament, promising that the state’s sovereignty and future will be decided via referendum.

Referendums have been used all across Europe as a way for people to directly express their will and have their voices heard, and Greece is fully in its right to conduct one PM Alexis Tsipras said during a late-night debate in parliament.

Lire la suite en anglais …

Source : http://rt.com/news/270187-greece-parliament-debt-referend...

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Traduction rif-raf aussi juste que possible des Grosses Orchades

 

« Nous n’avons pas besoin de la permission de l’Union Européenne » : le Parlement grec ratifie le referendum sur le règlement de la dette.

RT28 juin 2015

« En sa qualité de membre de plein droit de l’Union Européenne, la Grèce n’a de permission à demander à personne pour laisser s’exprimer le peuple grec et lui permettre de faire entendre sa voix » a dit le Premier ministre Tsipras à son Parlement, en lui promettant que la souveraineté et l’avenir de seraient décidés par voie de référendum.

« Des référendums se sont tenus en maintes occasions dans toute l’Europe afin de permettre aux peuples d’exprimer directement leur volonté, et la Grèce est absolument dans son droit en y ayant recours » a encore déclaré Alexis Tsipras pendant le débat qui s’est déroulé cette nuit au Parlement grec.

La coalition gouvernementale de M. Tsipras détenant 163 sièges sur 300 au Parlement, une majorité de parlementaires a soutenu la motion de tenue d’un référendum.

« Les conditions mises à une prolongation du plan de renflouement et les réformes exigées par les créditeurs de la Grèce n’ont été rien d’autre qu’un ultimatum et une insulte» a déclaré Tsipras. Au cours du débat houleux de cette nuit, le principal parti d’opposition, Nouvelle Démocratie, a pris – brièvement – la porte, suite à une dispute avec le président de l’Assemblée, mais il est ensuite revenu.

« Nous avons reculé toutes les limites possibles en matière de concessions, dans l’espoir de parvenir à un accord » a dit Tsipras. « Peut-être certains y ont-ils vu de la faiblesse. »

« Le moment de vérité approche pour les créditeurs, celui où ils vont devoir admettre que la Grèce ne capitulera pas, que la Grèce n’est pas un jeu et que nous ne sommes pas en fin de partie » a-t-il précisé, et il a conclu son discours en appelant tous les Grecs à rejeter « l’ultimatum » par un « NON retentissant ».

La directrice du FMI a pour sa part déclaré que les créditeurs « allaient continuer à travailler » pour conserver la Grèce dans la zone euro. Elle a aussi affirmé que l’Eurogroup « avait toujours montré de la flexibilité pour s’ajuster à la nouvelle situation politique et économique de la Grèce. », rejetant l’affirmation de Tsipras que son pays fait face à un ultimatum.

« J’espère vivement que le remboursement global dû au FMI pour mardi soir au plus tard sera payé » a dit Lagarde dans une interview qu’elle a accordée à CNBC.

Le président du Conseil de l’Union Européenne, Donald Tusk, y est allé, pour sa part, d’une mise en garde : Athènes doit rester dans la zone euro, quel que soit le résultat du référendum.

« La Grèce est un membre de la zone euro et doit le rester » a-t-il tweeté, après que les ministres des Finances de l’Eurozone aient refusé, samedi, de prolonger le délai de paiement, ajoutant qu’il reste « en contact avec les dirigeants pour maintenir l’intégrité de l’Eurozone de 19 pays ».

Traduction c.l.

Pour notre modeste part de blogueurs à sornettes, il nous semble que ces Messieurs-Dames pourraient bien commencer à tout doucement paniquer.  Quant à la « flexibilité de l’Eurogroupe pour s’ajuster à la nouvelle situation politique et économique de la Grèce », le moins qu’on puisse dire est que Mémé Lagarde nous prend assez effrontément pour des ploucs. Ils ne sont pas si rares ceux qui, déjà en 2010, avaient compris que la destruction de la Grèce était programmée. Les dessinateurs convoqués plus haut prouvent que les Shylock aiguisaient déjà leurs grands couteaux, cinq ans pleins avant la victoire de Siryza aux élections et assez longtemps aussi avant la dégradation de la situation économique de la Grèce (comme s’il n’y avait qu’elle !). Ne nous leurrons pas : c’est toute la carcasse qu’ils veulent, pas juste une livre de bidoche. L'écrasement de la Grèce est au programme depuis 1945 et on peut tout reprocher aux brigands de service, sauf de manquer de suite dans les idées. En d’autres termes, « la nouvelle situation politique » de la Grèce, ce sont les armes de destruction massive de Saddam Hussein : un prétexte aussi vraisemblable que l'autre. Il y aura sans doute encore des sots pour y croire.

Mais supposant que ce domino tombe… Quid de l’Espagne ? De l’Italie ? Du Portugal ?

Et… ah, oui…

Des Autrichiens lancent  une pétition pour sortir de l’Union Européenne

34. austria-eu-petition-exit.si.jpg

 

Ils sont persuadés que leur pays serait économiquement en bien meilleure santé s’il pouvait quitter l’U.E.

Pour pouvoir contraindre le Parlement à tenir compte de leur demande, les initiateurs de l’appel doivent avoir réuni 100.000 signatures pour le 1er juillet. C’est une traductrice retraitée de 66 ans, Inge Rauscher, qui en a été le moteur. Elle a récolté le nombre de signatures suffisant pour pouvoir légalement lancer la campagne. Le but de la pétition est d’obtenir du Parlement qu’il organise un référendum pour ou contre la sortie du pays de l’Union Européenne. « Nous voulons redevenir une Autriche neutre et paisible », a-t-elle déclaré en lançant, cette semaine, l’appel à signatures. Les Autrichiens ont jusqu’au 1er juillet pour obtenir leurs 100.000 adhésions, chose qu’ils peuvent faire dans les administrations municipales ou régionales.

Frau Rauscher estime qu’une Autriche détachée de l’UE se porterait beaucoup mieux économiquement et environnementalement. Elle critique aussi avec énergie le fait que l’Autriche ait été forcé d’appuyer des sanctions contre la Russie, et accuse Bruxelles de porter la responsabilité de la récession économique.

« Nous ne sommes plus du tout un état souverain, à l’intérieur de l’Union Européenne. Plus de 80% de la législation est décrétée et imposée par Bruxelles et non par des mandataires élus. Selon nous, l’Europe n’est pas une démocratie. Le Parlement européen lui-même n’a aucun pouvoir législatif » a déclaré Frau Rauscher à Radio Spoutnik.

Son comité estime, par ailleurs, qu’une Autriche indépendante gagnerait 9.800 € de plus par foyer et par an, parce que le pays n’aurait plus à supporter le poids de la bureaucratie de Bruxelles.

« Notre initiative est ouverte à tous les partis » a précisé Inge Rauscher « et nous espérons obtenir un large soutien. C’est du moins ce que nous font augurer les nombreux contacts que nous avons eus dans le pays ces derniers mois ».

Source : http://rt.com/news/270064-austria-eu-petition-exit/

Traduction c.l.

 

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Ce qu’Alexis Tsipras ne leur a pas dit et que leur chuchotent…

 

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La Pythie (pcc. Martin Rawson 26 juin 2015)

 

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La Sibylle

 

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Les sorcières de Macbeth (pcc Marian Kamensky)

 

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Madame Soleil

  

Rira bien…

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Un commentaire d’Outre-Atlantique :

Greece – The Way Out

Peter Koenig - ICH
June 26, 2015

 

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June 26, 2015 "Information Clearing House" -  What the troika is doing to Greece these days is the pinnacle of financial terrorism. It is economic waterboarding. It is blackmailing of the first degree. These people are neoliberal fascists, putting the Greek government before a dilemma – ‘either you present us with an acceptable list of austerities, or we will prepare one for you’ – literally. An austerity plan you better accept, lest you may default and being expulsed from the European monetary union and maybe even the EU. That is their threat. That is what Brussels does to a brother; to one of theirs. There is not a shred of solidarity left in this miss-called ‘Union’. This ‘Union’ doesn’t deserve existing.

Lire la suite en anglais…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article42253.htm

 

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Traduction des Grosses Orchades :

 

Grèce : L’Issue

Peter Koenig – ICH 26 juin 2015

 

Ce que la troika est en train de faire à la Grèce en ce moment est le summum du terrorisme financier. C’est le supplice de la baignoire appliqué à l’économie. C’est du chantage à l’état pur. Ces gens sont des fascistes néolibéraux qui mettent la Grèce devant un dilemme : « soit vous nous proposez une liste acceptable de mesures d’austérité*, soit nous vous en imposons une ». Sous-entendu : ce plan d’austérité, vous feriez mieux de l’accepter sous peine d’être mis en faillite et de vous retrouver expulsés de l’union monétaire européenne, voire même de l’U.E. C’est là ce dont ils les menacent. C’est là ce que Bruxelles fait à un pays frère, à un des siens**. Il ne reste plus le moindre brin de solidarité dans cette si mal nommée « Union ». Cette « Union » ne mérite pas d’exister.

« Aucune solidarité » est la marque distinctive de l’Europe. On la voit s’étaler partout sur la carte. Un autre exemple flagrant est son refus d’accorder l’asile aux réfugiés trans-méditerranéens victimes des guerres et des conflits suscités par Washington et mis en oeuvre avec la totale complicité de l’Europe : Libye, Syrie, Soudan, Irak, Égypte, Somalie, Afrique Centrale, Yemen, et d’autres encore.

En Grèce, la troika applique la stratégie des « objectifs inversés ». L’U.E. ne veut pas que la Grèce, ou tout autre membre, si économiquement faible soit-il, de l’Union quitte l’Eurozone. Une sortie de la Grèce (« Grexit » en pidgin. NdT) pourrait provoquer une réaction en chaîne. En menaçant la Grèce d’expulsion, ces braves gens la poussent à implorer leur pitié.

Au début de ces mois de « négociations » sans fin, Madame Lagarde, la Dame de Fer du FMI, le prototype de la marionnette des maîtres de Washington, a eu le culot de déclarer qu’elle voulait traiter « avec des adultes » un plan d’austérité « plus sérieux ». On ne saurait mieux incarner le suprématisme du FMI.

Il faut dire que c’est le FMI, bras armé du trésor US, qui mène le bal à Bruxelles. L’U.E., vassale exemplaire, danse comme le pipeau joue, en totale complicité idéologique. Un gouvernement socialiste, dans l’U.E., ne peut tout simplement pas être toléré, et ce d’autant moins que le pays loge, sur son sol, la base-clé de l’OTAN en Europe. Les Grecs sont pénalisés pour avoir eu l’audace d’élire un gouvernement socialiste. Comment osent-ils ! Le verdict ne s’est pas fait attendre.

Il est cependant très surprenant de voir avec quelle inflexibilité M. Tsipras et Syriza défendent l’idée de rester à tout prix dans l’Eurozone. Pourquoi diable ? Les jours de l’Euro, vieux d’à peine 15 ans,  sont comptés. Qui ne se rappelle le temps heureux où nous avions nos propres monnaies nationales ? Avec l’arrivée de l’Euro, les Européens se sont retrouvés esclaves d’un système bancaire prédateur. L’Europe a abandonné sa souveraineté à un gang de méga-monstres bancaires, tous liés à Wall Street.

En réalité, la Banque Centrale Européenne (BCE) n’est pas une banque centrale du tout, mais un simple instrument de Wall Street. M. Draghi, le président de la BCE, est un ancien cadre de Goldman Sachs, ce qui signifie que Goldman Sachs dirige la politique monétaire et économique de l’Europe.

35 . Déjà en 2012, El Chico triste. xxxxx.JPG

Reste ce mystère : pourquoi se suicider, pourquoi entraîner le suicide d’une nation entière en s’accrochant à tout prix à un bateau qui coule ? Car, oui, le système monétaire occidental, avec son économie rapace fondée sur le dollar, est condamné à mort. Ce n’est qu’une question de temps. Les mots fatidiques sont écrits sur le mur.

Est- ce que les Grecs qui croient encore à l’image volée en éclats du « glamoureux » euro savent cela ? Est-ce que le citoyen européen lambda se rend compte que l’épargne de toute sa vie peut se dissoudre du jour au lendemain dans l’air léger ? La Commission Européenne vient d’édicter une loi qui donne aux banques le droit de voler – oui, de voler – l’argent qu’elles ont reçu en dépôt, si cela doit les sauver de l’effondrement. Cela s’appelle « bailing in » (renflouement de la dette par saisie d’actifs), par opposition à « bailing out » (plan de sauvetage par prêt-accroissement de la dette), qui a constitué le crime précédent – mineur – de voler l’argent des contribuables.

Le « bail-in » a déjà été expérimenté à Chypre : rappelez-vous comment, le 25 mars 2013, un essai de fonctionnement d’une nouvelle stratégie de sauvetage des too-big-to-fail (« trop gros pour faire faillite ») s’est déroulé à la face du monde à Chypre, où 50% des dépôts bancaires ont été volés par les banques. Le reste de l’Europe s’est contenté de sourire moqueusement : voilà qui ne pourrait jamais nous arriver à nous. Ils ont même, avec dédain, appelé cette entourloupe « marge de sécurité ». Aucune solidarité alors, aucune solidarité aujourd’hui.

À partir d’août 2015, cette stratégie de duperie et de vol aura force de loi dans l’Eurozone. On dirait que pas un seul Européen n’en a conscience. Sinon, ce serait la ruée sur les banques. Ou peut-être les gens se bercent-ils de l’illusion que cela n’arrivera jamais. Cela arrivera. Ce n’est qu’une question de temps. Mais le jour où cela arrivera, il sera trop tard pour agir. C’est maintenant qu’il faut le faire. Un des moyens d’action consiste à sortir de l’Eurozone.

La Grèce a une occasion unique de sortir de la zone Euro gracieusement, la tête haute,  en disant à la troika, et en particulier au gang fratricide de Bruxelles, que, pour elle, honorer les engagements pris à l’égard du peuple grec est une priorité - plus d’austérité, plus de privatisation des services publics ni de la propriétét publique, plus de fermetures d’hôpitaux - et que,  pour ces raisons honorables, la Grèce sort de la zone euro, ne capitule pas, ne capitulera jamais. Ce pas de la capitulation, c’est une décision sage qui conduira la Grèce vers un avenir différent, un avenir prospère.      

Il y a deux manières de s’y prendre. La première serait de se déclarer en faillite à la fin de juin, dans l’incapacitéoù est le pays de rembourser les 1,6 millliards d’euros dûs au FMI pour son plan de « sauvetage » mal-conçu. Cette illustre mais criminelle institution a déjà déclaré le 25 juin qu’elle ne prolongerait pas d’un jour la date d’échéance du 30, car ce serait « contraire à sa politique ».

Faire faillite n’est pas un phénomène nouveau. C’est arrivé à bien des pays avant la Grèce : l’Argentine, la Bolivie, l’Equateur et, oui, l’Allemagne. Selon l’historien économique allemand Albrecht Ritschl, l’Allemagne s’est déclarée en cessation de paiement pas moins de trois fois au XXe siècle. La dernière fois, dans les années 1990. Il qualifie les faillites de l’Allemagne de « plus énormes défauts de paiements dans l’histoire de l’Europe ».

La dette grecque fait pâle figure, comparée aux faillites allemandes. Pourquoi personne ne semble-t-il s’en souvenir ? C’est simple : parce que les médias dominants, qui sont tous  vendus, se gardent bien d’en parler jamais.

Se déclarant incapable de rembourser sa dette, la Grèce déclarerait en même temps qu’elle sort de l’Eurozone, qu’elle reprend son autonomie monétaire et fiscale, et qu’elle revient à sa propre monnaie : la drachme. L’étape suivante consisterait à nationaliser et réguler les banques grecques, à réactiver la Banque Centrale Grecque en tant qu’institution souveraine apte à conduire sa propre politique monétaire et à se servir des autres banques pour faire redémarrer l’économie nationale ; elle consisterait ensuite à négocier sa dette de 360 milliards d’Euros avec ses créanciers – avec une drachme dévaluée – à ses propres conditions.

Une solution plus audacieuse mais totalement légale – appelons-la le plan B – consisterait, pour la Banque Centrale Grecque souveraine à produire (électroniquement, comme le font toutes les banques y compris la BCE) sa propre monnaie : l’Euro. « Imprimer » sa propre monnaie est le droit souverain de toute nation. L’Euro est toujours la monnaie de la Grèce. Pour une banque, produire de l’argent, c’est produire de la dette. Dans ce cas, la Banque Centrale de Grèce produirait (créerait) une dette interne de 1,6 milliards d’Euros pour rembourser le prêt du FMI à la fin du mois de juin : dette interne à traiter intérieurement, sans interférence extérieure. Il n’y a aucune règle de l’U.E. ou de la BCE qui interdise à une banque centrale de créer sa propre masse monétaire. Cela peut ne s’être jamais produit, mais ce n’est contraire à aucune règle. Ce serait un « coup de maître » probablement admiré par des tas de pays se débattant dans le même genre de situation.

En même temps, la Grèce déclarerait quitter l’Eurozone, revenir à la drachme, nationaliser et restructurer son système bancaire, leqel pourrait alors prêter de l’argent aux secteurs productifs et de services, dans le but de réorganiser rapidement son économie. C’est là une action légale et souveraine. À Bruxelles, ils seraient sans doute furieux et sous le choc. Appelleraient-ils au boycott dans toute l’U.E. et même au-delà ? Peut-être. Et alors ? N’y a-t-il pas la Russie et la Chine et les autres pays des BRICS et de l’OCS (Organisation de Coopération de Shanghaï) qui pourraient « renflouer » la Grèce en lui procurant des biens de première nécessité ? Ces pays sont de ceux qui n’ont pas encore oublié la signification du mot « solidarité ». La Grèce pourrait très vite se retrouver entourée d’amigos, même d’Europe, d’amis qui pensent de la même manière et souhaitent agir de concert, mais qui n’ont simplement jamais osé.

Comme l’a dit récemment un des lus brillants économistes russes, Sergeï Glazyev, l’avenir de la Grèce est dans la diversité, y compris à l’Est ; il consiste à restaurer et à développer son économie en association avec la Russie et avec la Chine et d’être partie prenante dans la nouvelle Route de la Soie, une initiative chinoise de développement économique qui va s’étendre, depuis Shanghaï, à travers l’Asie Centrale et la Russie, et peut-être même l’Europe si et quand l’Europe se réveillera.

Ce système malsain et malade que dirige Washington a besoin d’une douche froide et d’une bonne gifle.

La Grèce, indéniablement, continuera à faire partie de l’Europe, mais elle pourrait bien aussi devenir la voie d’accès à une NOUVELLE Europe d’états souverains fédérés, pour lesquels la solidarité serait un principe d’union, une Europe découplée de l’hégémonie du dollar et arrachée aux crocs de l’Empire US en décomposition.

______________  

*          C. à d. de privations conduisant à la perte du droit le plus élémentaire à la vie. NdT.

**        Comme l’a expérimenté naguère la Yougoslavie. NdT.

Traduit par c.l.

 

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Pendant presque toute sa carrière (trente ans) Peter Koenig a travaillé pour la Banque Mondiale en qualité d’économiste et de spécialiste des ressources en eau. À ce titre, il a voyagé dans toutes les parties du monde. La plupart des scènes de son roman Implosion (voir ci-dessous) proviennent de sa propre expérience. Son épouse et lui vivent en Europe et en Amérique du Sud. Leurs deux filles et leur fils vivent en Suisse.

On peut le joindre à l’adresse implosion.pk@rcn.com

Quelques liens (en anglais) :

http://investmentwatchblog.com/peter-koenig-formerly-of-the-world-bank-the-brics-bank-is-a-viable-alternative-to-the-usd-dominated-western-financial-banking-system/ (Sur la banque des BRICS)

http://archive.peruthisweek.com/blogs/features/719  (Sur le danger de pénurie d’eau qui menace le Pérou).

http://www.veteransnewsnow.com/author/koenig/ (Il collabore à ce très intéressant journal. On y trouve ses derniers articles sur la Grèce, dont une lettre ouverte à Tsipras, sur les Charlie et sur tout le reste.)

http://www.telesurtv.net/english/staff/pkoening (Ses contributions, également régulières, à Telesur.)

http://www.kettlemorainepreciousmetals.com/2014/07/06/koenig-the-us-dollar-is-not-worth-the-paper-its-printed-on/ (« Le dollar US ne vaut pas le prix du papier sur lequel il est imprimé. »)

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Peter Koenig

Implosion

Thriller économique sur la guerre, la destruction de l’environnement et la rapacité des grands groupes

Inédit en français

Universe – 2008

336 pages

 

 

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Allez, un bon mouvement !

 

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Juste un petit saut sur place…

 

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Europe ! Europe ! Europe !

Le pseudo-patriotisme de Marine Le Pen

Georges GASTAUD – PRCF17 juin 2015

 

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A propos du nouvel euro-groupe mis en place par Marine Le Pen dans le cadre du « parlement » supranational européen Fascinés à la fois par le FN et par la « construction » européenne, les médias dominants promeuvent à son de trompe le mariage de Marine Le Pen et de divers groupes étrangers d’ultra-droite en vue de constituer un euro-groupe au parlement européen. Si réellement les pseudo-« traqueurs de FN » des médias voulaient mettre en difficultés le FN, ils n’auraient pourtant que l’embarras du choix :

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/le-pseudo-patriotisme-de-mari...

 

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Parce qu’on ne sait jamais…

 

La «Flottille de la Liberté» se dirige vers Gaza pour rompre le blocus israélien

 

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Une équipe internationale de militants à bord de quatre bateaux navigue vers la bande de Gaza afin de briser le blocus maritime d’Israël. Une tentative similaire il y a cinq ans avait terminé en bain de sang.

Lire la suite…

Source : http://francais.rt.com/international/3699-flottilla-liber...

 

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Mis en ligne le 28 juin 2015

 

 

 

 

19:34 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |