16/08/2014

L'Ensauvagement du monde

1. SS AMERICA - Fuentevenntura - Canary Island.jpg

L’Ensauvagement du monde,  disait Me Vergès

(dont c’est le 1er anniversaire de la mort aujourd’hui) 

La guerre du faux, écrivait Umberto Eco 

Les deux battent son plein ! 

Cycle Orwellien : l’État Islamique ou l’art de créer des épouvantails 

Publié le 12 août 2014 par Strategika 51  

2. cycle orwellien.jpg 

Photographie parue le 31 mai 2013 comme illustration d’un article de Travis Thornton et publié sur United Liberty. On peut y voir outre des chefs militaires et politiques de la « rébellion » syrienne, le Sénateur américain John McCain (à droite) fixer du regard un homme habillé en noir (à gauche) Ce dernier, barbe taillée et main droite sur le genou n’est autre que celui qui deviendra le fameux Abou Bakr Al-Baghdadi, Calife autoproclamé de l’État Islamique après la chute de Mossoul.

 

[ On sait qu’avant sa chevauchée fantastique à la tête d’une colonne de Toyotas blanches aimablement fournies par l’oncle Sam, Al-Baghdadi a été entraîné par le Mossad – Information confirmée par Edward Snowden. Nd.GO ]

Intervention humanitaire américano-britannique au Nord de l’Irak pour sauver des minorités ? Du déjà vu réchauffé qui n’étonne plus grand monde, reflétant plus le déclin total de l’imagination stratégique occidentale que l’effet d’annonce à des fins de propagande politique.

Revenons aux fondamentaux :

Voyant tous ses plans stratégiques au Moyen-Orient échouer face à l’axe Damas-Téhéran, Washington a incité ses alliés ayant le plus de ressources financières disponibles à financer l’organisation terroriste connue sous l’appellation « État Islamique d’Irak et du Levant », devenue par la suite l’État Islamique (Islamic State ou IS en Anglais). Les combattants de cette organisation ont reçu un entraînement spécifique dans des bases en Turquie et en Jordanie, sous l’encadrement des forces spéciales de plusieurs pays de l’Otan, mais également de pays arabes et asiatiques. De gros contrats d’équipement ont été signés et des firmes mondiales comme Toyota ou Motorola ont décroché leurs contrats de la décennie. Parmi les formations proposées figurent un module spécialisé destiné à une poignée d’initiés : la désactivation des systèmes de contrôle équipant certains systèmes d’armes de fabrication US en dotation au sein de l’armée irakienne. La suite est connue : l’État Islamique déferle sur le Nord de la Syrie, où il s’accroche avec l’ensemble des protagonistes, mais ne pouvant venir à bout d’une armée syrienne déterminée, il se lance à la conquête du Nord de l’Irak, en exploitant une révolution sunnite menée par les anciens partisans de Saddam Hussein. C’est à la faveur de cette révolte d’envergure que les éléments de l’État Islamique d’Irak et du Levant capturent des villes aussi importantes que Mossoul et menacent de marcher sur Baghdad. La situation devient confuse. Les Syriens interviennent avec leur aviation en Irak et les Iraniens y dépêchent des forces spéciales. Moscou fournit en urgence à Baghdad des avions d’attaque au sol. L’État Islamique est proclamé depuis Mossoul et un certain Abou Bakr Al-Baghdadi apparait en s’autoproclamant Calife de l’ensemble des musulmans sur terre. L’État Islamique se heurte au Kurdistan, où se trouve une base secrète des forces spéciales US. Que s’est-il passé ? Un classique. Les Américains se retournent contre ce qu’ils ont contribué à créer de toutes pièces en soutenant le Kurdistan. En réalité, l’avancée de l’État Islamique sur des territoires riches en pétrole était le signal d’une intervention US. Motif invoqué : la persécution des Chrétiens d’Orient (qui n’ont rien à voir avec les Chrétiens d’Occident) et de certaines minorités comme les Yazidis, les Assyriens et les Kurdes. On relèvera que lorsque ces mêmes minorités se faisaient trucider par les factions de la « rébellion » syrienne soutenues par Washington et Israël, personne en Occident n’a élevé la voix pour protester.

Or, qui a planifié la destruction des Chrétiens d’Orient ? Les Israéliens et leurs alliés. Les Chrétiens d’Orient n’ont jamais reconnu et ne reconnaîtront jamais le Concile Vatican II et considèrent que les Juifs portent l’entière responsabilité de la crucifixion de Jésus-Christ. Ils sont encore plus opposés au sionisme et à la politique sioniste de l’État d’Israël que ne le sont leurs compatriotes musulmans.

Il a fallu un outil commode. Les Anglais l’ont trouvé. C’est la stratégie du manteau vert. Les Israéliens l’ont pensée, les Américains l’utilisent. On ressort le vieux concept du Califat et on met en scène un acteur professionnel. Le personnage de Abou Bakr Al-Baghdadi est né. [Pour remplacer feu Oussama Ben Laden. N.d.GO]

Lors de sa visite clandestine au Nord de la Syrie, en 2013, le sénateur sioniste US John McCain, une version exponentielle du BHL français (il faut pas perdre de vue que la France est le second pays en termes d’influence sioniste dans le monde)  a rencontré des cadres supérieurs de l’« armée syrienne libre » ASL, des responsables du Front Ennosra et un certain Abou Doua alias Ibrahim Alias Ibrahim Awad Ibrahim Ali Al-Badri al-Samarrai, alias le Docteur alias le bon Samaritain alias Simon ou Shimon qui sera connu un peu plus tard sous son nom de guerre d’Abou Bakr Al-Baghdadi.

Après tant de mensonges et de crimes, Obama et ses petits vassaux anglais osent encore parler d’une intervention humanitaire en Irak. Les Français leur emboîtent le pas, évidemment, car l’occasion est trop propice pour glaner accaparer quelques  votes au sein d’une opinion qui croit à une nouvelle persécution de Chrétiens par les méchants Sarrasins, d’autant plus que le climat largement islamophobe y est favorable.

Washington finance des raids aériens contre quelques positions préalablement choisies des hordes de l’État Islamique pour protéger une base secrète de la CIA, et des forces spéciales à Erbil au Kurdistan irakien contre une attaque de factions « incontrôlables » de l’organisation, mais en réalité prépare le terrain à l’utilisation du Kurdistan pour frapper la Syrie et l’Iran. L’Irak n’a jamais été libre et une petite ingénierie politique a permis de faire disparaître Al-Maliki. C’est à peu près le même jeu que celui en cours en Afghanistan, avec moins de fracas.

A l’heure où je rédige ces lignes, Al-Baghdadi doit siroter son cognac bien au frais en pensant à s’acheter une nouvelle Rolex et en affichant un large rire sardonique sur ce qui ce passe actuellement en Orient. Obama, Cameron et Fabius peuvent continuer à mentir, à la satisfaction de ceux qui veulent bien se laisser duper. La stratégie de Washington a atteint les limites de son propre chaos. Orwell n’aurait pu imaginer mieux !

Source : http://strategika51.wordpress.com/2014/08/12/cycle-orwell...

 

 [ On l’avait déjà vu avec les nazis de Kiev. Normal qu’on le voie avec les nazis d’Irak, le McCain membre de l’opposition. Toujours bien avant que les événements décisifs se produisent. Son gouvernement l’a-t-il jamais désapprouvé, poursuivi pour incitation à la haine, au meurtre, à la guerre ?  Non. LGO ]

 

L’enfer de Sinjar (nord-ouest de l’Irak) 

3. Réfugiés Yazidi fuyant ISIL.jpg

Pour tenter d’échapper aux hommes de main de Washington déguisés en intégristes islamiques (voir plus haut), des milliers de Yazidis (une minorité appartenant à la très ancienne religion zoroastrienne) fuient leur ville de Sinjar en direction de la frontière syrienne. Il leur a fallu une semaine entière pour gravir et redescendre une montagne chauffée à blanc, pratiquement sans nourriture, sans eau et sans médicaments.

Ils viennent d’arriver à une base des Unités de la Protection Populaire Kurde (YPG)

Diapo :  http://rt.com/in-vision/iraq-refugees-yazidi-isis/

Ils ont tout perdu mais ont réussi à fuir. Il en reste beaucoup dans la montagne et d’autres n’ont pu quitter la ville, qui va tomber aux mains des escadrons de la mort de l’ISIS.

Merci pour eux

à Washington, Tel Aviv, Bruxelles,

Paris, Londres, Doha, Riyad, Toronto, Québec, Sydney & Wellington !

On ne connaît pas leur musique. D’ailleurs, ils ne connaîtront jamais notre blog, donc, ils n’entendront rien. C’est symbolique.

  

 
 

Est-ce le début de la guerre civile si attendue et si redoutée 

Attendue, parce qu’elle seule pourrait conjurer – peut-être – le spectre de la guerre mondiale qui s’avance, laisser respirer un instant des populations à bout de tortures et d’extermination par la clique anglo-sionisto-européenne.

Redoutée, parce qu’elle ne sera jamais possible sans un effroyable bain de sang dont les plus pauvres, et principalement les noirs, feront les frais : l’administration Obama et celles qui l’ont précédée ont fait, d’avance, ce qu’il fallait pour se donner les moyens d’écraser toute velléité de soulèvement aux États-Unis.

Toutes LES polices US ont été armées depuis longtemps jusqu’aux dents, pour conduire une guerre qui sera féroce, contre le pire danger qu’un pouvoir tyrannique puisse redouter : sa propre population, considérée et combattue comme un ennemi extérieur.

Il y a des années déjà, bien avant l’ère Obama, que les paniers à salade de la plupart des villes US sont des tanks, obligeamment cédés par le Pentagone, à prix d’amis 

4. Ferguson Police.jpg

Ferguson, Missouri : un adolescent noir, les bras en l’air pour montrer qu’il n’était pas armé, a été abattu de sang froid par un policier. Les habitants (noirs), sont descendus dans la rue pour protester, les bras en l’air comme la victime. Manifestation non-violente. Réponse : bombes lacrymogènes et balles de caoutchouc, y compris tirées au visage de gens les bras en l’air dans leur jardin.

Un internaute : « Il n’y a que dans une dictature policière que la police tire à balles sur des gens qui protestent contre un meurtre par balle. 

Scènes de pillage, dit CNN (qui en voit souvent, surtout quand elles ont été tournées d’avance à Hollywood). Scènes de saccage, probablement. Est-on sûrs que les paramilitaires des forces dites de l’ordre n’y soient pour rien ? Non.

Au bout de cinq jours, malgré la très grande brutalité policière, la colère ne retombe pas. Il faut dire que le meurtrier du jeune homme a été identifié et… relâché. Il faut dire aussi que sur ses comptes twitter et autres, il a changé, goguenard,  de prénom, disant à qui voulait l’entendre que cela « devrait faire l’affaire »

Le temps manque pour vous traduire les nombreux articles de sites et/ou journaux US, qui réclament véhémentement des comptes à l’administration Obama et une démilitarisation sévère de la police apparemment aux mains de sociétés privées surabondamment subventionnées par l’État (qui semble n’exercer sur elles aucun contrôle réel) et courtisées par le complexe militaro-industriel. Notre sentiment est qu’ils peuvent toujours réclamer…

Les comptes-rendus plus brefs d’RT qui suivent sont aussi en anglais, mais les images parlent d’elles-mêmes.

 

 

Mercredi : la police de Ferguson disperse une manifestation non-violente à coups de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc

5. Hands Up.jpg

Article et photos : http://rt.com/in-vision/ferguson-police-protesters-disper...

  

Le Pentagone a fourni à la police du comté de St. Louis de l’armement de type militaire (PHOTOS, VIDÉOS) 

6. Fergusonn army.jpeg

http://rt.com/usa/180376-ferguson-militarization-police-w...

 

Après le FBI, la police des autoroutes prend le contrôle des opérations à Ferguson, par-dessus toutes les polices. 

7. Ferguson Highway Police.jpg

http://rt.com/usa/180360-police-louis-policing-ferguson/

 

Liberté de la presse ? La police prend les médias pour cibles, les bombarde aux gaz lacrymogènes, arrête des reporters et les emprisonne. 

8. Al Jazeera Crew.jpg

Ici, l’équipe d’Al Jazeera US « dispersée » aux gaz.

 

Par ailleurs, des reporters du Huffington Post et du Washington Post ont été arrêtés sans ménagements (projetés la tête la première dans des fontaines à soda), à l’intérieur d’un MacDo d’où ils étaient en train de transmettre leurs reportages, et emprisonnés au moins une journée. Il est vrai qu’un des deux était noir.

http://rt.com/usa/180208-ferguson-journalists-detained-pr...

 

La vente des fusils explose à Ferguson et dans les environs après 3 jours d’émeutes. 

9. gun-sales-ferguson-protests.si.jpg

D’après les deux principaux marchands d’armes du lieu, les ventes montent en flèche : elles ont grimpé de 50 % ces jours derniers. Les clients, tant noirs que blancs, s’arment « pour protéger leurs foyers ».  « Les gens ont peur », disent-ils.

http://rt.com/usa/180084-gun-sales-ferguson-protests/

 

Champ de bataille USA : la police américaine est « excessivement militarisée » - étude de l’ACLU (Union américaine pour les libertés civiles). 

10. battlefield usa.jpg

Sans vouloir la ramener, on l’avait déjà vu dans l’affaire de Boston.

http://rt.com/usa/168072-us-drugs-swat-police/

  

Révélation : Comment l’administration Obama arme la police jusqu’aux dents avec de l’armement de guerre. 

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De l’armement récupéré des divers champs de bataille extérieurs. Drones, hélicoptères, humvees, chars d’assaut anti-mines et véhicules blindés… certains en provenance directe de Fallujah.

http://rt.com/usa/165100-mrap-pentagon-police-force/

 

 « C’est une zone de guerre à l’intérieur du pays » : le sheriff de l’Indiana explique pourquoi il a déployé de l’armement lourd dans son comté.

12. war zone indiana sheriff.jpg

http://rt.com/usa/164816-american-police-militarization-war/

Quand le sheriff d’une ville de 15.000 habitants - qui a eu deux crimes de sang en quatre ans et dont la criminalité individuelle a chuté de 70% depuis 2010 - équipe ses groupes d’intervention de type GIGN de ce genre de joujoux vertigineusement chers, « pour que mes hommes puissent rentrer sains et saufs chez eux le soir », il y a un sérieux problème quelque part.

 

  

Généralement, il y a des noirs dans la police US. Ici, on n’en voit pas un seul. Ni Ed Cercueil ni Fossoyeur Jones : que des blancs ! 94% en fait. Pour une population très majoritairement noire.

Et s'il ne s'agissait pas d’une bavure ?

S’il s’agissait d’une provocation délibérée ?

Et si la chasse à l’homme de Boston, avec ses escadrons – pas encore de la mort pour tout le monde - enfonçant les portes à coups de crosse, comme en Irak et en Afghanistan, n’avait été qu’une répétition générale ?

Alors, il ne faudrait plus parler d’émeutes et de répression brutale mais de coup d’état froidement préparé.

Soyons lucides : ils l’ont fait partout. Rien que sur leur continent, ils l’ont fait au Guatemala, en Argentine, au Panama, au Nicaragua, au Chili, au Honduras. Ils sont en train de le refaire au Venezuela et au Mexique. Leurs complices sionistes sont en train de le refaire pour la Xième fois en Palestine. Ils viennent de le faire à Kiev et continuent sur leur lancée dans le Donbass. Ils le refont pour la Xième fois en Irak. Et on remarquera, dans ces deux derniers cas, des conférences qu’il faut bien qualifier de préparatoires entre l’officieux McCain et les tueurs appointés… On sait, ou on devrait savoir, ce qu’il en a été et ce qu’il en est encore en Syrie… Alors, pourquoi pas chez eux, où ils s’y préparent OUVERTEMENT depuis si longtemps ?

Première cible : les noirs. Après, s’ils osent broncher, ce sera le tour des autres. Le tout sera agrémenté, si possible (on s’y emploie), d’une guerre raciale. 

Et comment vont-ils faire tous ces pauvres gens, même avec des fusils, contre une force d’invasion ultra-lourde ? Commence-t-on à comprendre pourquoi le gouvernement Obama, bon apôtre, voulait interdire la vente libre des armes, sous prétexte de tueries dans des écoles (dont d’affreux sceptiques l’ont lui-même accusé) ?

On remarquera qu’il s’agit de la police – DES polices – pas de l’armée. Si une partie non négligeable de l’armée US ne met pas la crosse en l’air (ou au moins des bâtons dans les roues), quelqu’un l’a prédit : « we are doomed ». Nous sommes foutus. Pour autant que nous le sachions, « quelque chose » s’est produit, au sein de l’armée, il y a quelques années d’ici. Les merdias ont fait silence, comme d’hab. Plusieurs militaires ont eu des accidents bizarres. Mortels. Sur les autres,  la répression a été impitoyable et secrète.

Existe-t-il un Chavez nord-américain ? Et si oui, quelles sont ses chances ?

Dans l’immédiat, que peuvent faire les civils ? Franchement ? Lire les œuvres d’Hô Chi Minh et de Giap. Regarder comment font le Hezbollah et le Hamas. Et s’y coller. Mais il aurait fallu prévenir ce coup, pas y réagir.

  

Et s’ils avaient mis plusieurs fers au feu ?

Ebola : menace réelle ou manipulation ?

13. ebola manip.jpg 

Kevin BARRETT – Veterans Today

14 août 2014

Les médias de masse font du battage sur la plus grande épidémie « jamais vue » d’Ebola en Afrique de l’Ouest.

On nous dit que cette terrible maladie, qui provoque des symptômes qui ressemblent à des scènes de film d’horreur, se répand aux États-Unis. Certains Américains annulent leurs vacances et refusent de s’embarquer dans un avion, pensant qu’ils pourraient y attraper le virus Ebola.

Les gens sont terrorisés par des images horribles, talonnés par la peur d’une mort rapide et terrible, et la peur des avions. Les craintes sont hors de proportion avec la réalité de la menace. Un air de déjà vu ?

Le 11 Septembre 2001, les américains ont été soumis à un contrôle psychique à partir d’un traumatisme, « une forme intensive de technique de lavage de cerveau connue sous le nom de coercition, décrit dans un livre de Douglas Rushkoff du même nom. Le contrôle psychique à partir d’un traumatisme utilise la peur extrême ou la terreur pour façonner le subconscient de ses victimes. C’est une technique très efficace pour amener les gens à se soumettre à l’autorité sans se rendre compte de ce qu’ils font ni pourquoi ils le font.

Lire la suite…

Traduction AVIC pour Réseau International.

 

Source : http://www.veteranstoday.com/2014/08/13/ebola/ 

Via : http://reseauinternational.net/ebola-menace-reelle-manipu...

 

 

Pour nous réconforter…

Encore un petit coup de Cuba, où la raison s’est réfugiée

Il y a 60 ans qu’elles roulent et qu’on les répare. Elles finiront bien par disparaître et céder la place à des Ulyanovsky AZ, des GAZ, des Izhmash ou des Lada-AvtoVAZ. Presque dommage…

Saurez-vous reconnaître la 4-L et les 4 cv ?

 

http://www.flickr.com/search/?q=cuba+cars&s=int

 

 

Notre bateau d’aujourd’hui :

le SS. America, échoué et abandonné à Fuenteventura, îles Canaries 

Mis en ligne le 15 août 2014

 

 

 

 

21:01 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/08/2014

Les loups-ouh-ouh-ouh !

1. us-submarine-russian-waters.jpg

Les loups-ouh-ouh-ouh !

 

Les Palestiniens n’ont-ils pas demandé à faire partie de la Fédération de Russie ? Eh bien, ils font déjà partie de la Fédération des états-écrabouillés-sans-que-personne-s’en-émeuve avec l’Ukraine, mais aussi avec la Libye, l’Irak, l’Afghanistan et d’autres plus lointains, sur d’autres continents. C’est pourquoi, aujourd’hui, ici, on mélange tout : Ukraine et Palestine. Mais aussi Russie et, pour rire un brin, Union Européenne.

 

Aline de Diéguez 

Chroniques de la Palestine occupée

 

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Les loups sont entrés dans Gaza

juillet - août 2014

            Lorsque Serge Reggiani a chanté que les loups avaient quitté Paris, il croyait peut-être que l'espèce s'éteindrait.

         Hélas, elle a non seulement prospéré dans l'ombre, mais ses moyens et sa cruauté se sont accrus de manière exponentielle. L'impunité universelle dont elle jouit depuis des décennies a engraissé sa férocité et son arrogance. Elle a rendu la meute beaucoup plus dévastatrice que celle qui était entrée dans Paris en son temps.

             Gueule béante, crocs aiguisés, yeux habités d'images de meurtre, suant la peur et la haine, la horde s'est ruée sur Gaza pour la troisième fois en moins de six ans. Elle s'y est livrée, à son habitude, et même plus sauvagement encore que lors de ses sorties précédentes, à un carnage et à une orgie de destructions qui ont transformé le petit territoire le plus densément peuplé de la planète en une morgue et un champ de ruines.

 

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Là était leur foyer

                Et c'est ainsi que Jahvé est grand !

Lire la suite ici…

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/pales... 

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Pour ne pas insulter les bêtes

Conversation d’un (vrai) loup avec un humain qui a appris sa langue

 

Et quand une meute de (vrais) loups d’Europe se prend d’affection pour un photographe

 

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La très-moche (pardon, mais c’est vrai) et « très atteinte » (Pepe Escobar) Samantha Power n’en finit pas de monter aux créneaux (ceux qui restent). En matière d’aide humanitaire, elle est plutôt pour l’ingérence, voyez-vous, et ses candidats sont plutôt les Blackwater, Kouchner et BHL. Que les Russkofs se le disent ! C’est nous qui les massacrons. Si quelqu’un doit leur apporter de l’aide humanitaire et se faire photographier avec nos victimes, c’est nous ! Compris ? 

Aide humanitaire en Ukraine : les États-Unis s’opposent à l’initiative russe.

9 août 2014-08-09

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Les États-Unis considéreront comme une invasion directe l'acheminement unilatéral par la Russie d'une aide humanitaire en Ukraine, a déclaré vendredi l'ambassadeur des États-Unis auprès des Nations Unies Samantha Power à la réunion du Conseil de sécurité.

« Toute intervention unilatérale de la Russie en Ukraine même sous le prétexte d'octroyer une aide humanitaire sera absolument inadmissible et suscitera une vive préoccupation. Elle sera considérée comme une invasion en Ukraine », a-t-elle fait savoir, citée par ITAR-TASS.

Lire la suite…

Source : http://french.ruvr.ru/news/2014_08_09/Aide-humanitaire-en...

via : http://www.alterinfo.net/notes/Aide-humanitaire-en-Ukrain... 

 

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Brève :

La ville de Stains – Seine-Saint-Denis – débaptise son Collège Maurice Thorez et le rebaptise « Collège Barbara ».

Bof ! La ville de Paris a bien sa « Place Dalida ». La mode est aux chanteuses. Un amphi Line Renaud à la Sorbonne, c'est sûrement pour bientôt.

6. Thorez.jpg

On ne va pas dire que la Restauration bat son plein. Car « restauration » de quoi, hein ?

 

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Et dire que je croyais que tous ces dégâts à Gaza étaient provoqués par les bombes israéliennes

Mark Steel – The Independent

8 août 2014

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Alors que c’étaient les grille-pains explosifs.

Au cours des dernières années, une bonne partie de l’humanité est devenue plus tolérante envers un groupe qui autrefois était rejeté par la société. Jusqu’à récemment, il était encore de bon ton d’être offusqué par une minorité : la communauté des tueurs d’enfants. Il semble que les mentalités changent et que nous commençons enfin à écouter leur point de vue.

Voici l’exemple d’un de ces braves types, qui ne demande qu’à s’exprimer, le porte-parole Uri Dromi, qui a expliqué hier sur Radio 4 que bien que le gouvernement israélien ait bombardé une école où plusieurs enfants sont morts, les décès sont clairement de la faute des gens qui vivent dans les zones bombardées.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/et-dire-que-je-croyais-que-to...

 

8. Mark_Steel.jpgMark STEEL, né en 1960, est un auteur, journaliste et acteur comique (« stand-up comedian ») anglais, dont les prises de position politiques se sont radicalisées quand il a vu comment étaient traités les patients dans un hôpital psychiatrique où son père adoptif a été admis pour une dépression nerveuse.

Il a été longtemps un membre actif du Socialist Workers Party, jusqu’à sa  démission en 2007.

Professionnellement, il a tenu une chronique régulière dans le Guardian de 1996 à 1999, soit jusqu’à ce que ce quotidien le licencie pour se rapprocher de Tony Blair. Il a présenté et présente des émissions de radio et de télévision à la BBC, dont les plus connues sont « Les conférences de Mark Steel », « La révolution de Mark Steel », « La solution de Mark Steel » et « Mark Steel est en ville ».

Il s’est même présenté aux élections (à Londres) et y a obtenu 1,5% des voix.

Il écrit régulièrement dans The Independent

Enfin, il est l’auteur d’une demi-douzaine d’ouvrages, dont What’s Going On ? The Meanderings of a Comic Mind in Confusion (2008) et Vive la Révolution (2003), une histoire de la Révolution française. Tous ses livres sont inédits en français.

Son site : http://marksteelinfo.com/


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Rectificatif : Saleem al-Saqqa déclare maintenir la plainte palestinienne devant la CPI

 

9. Saleem al-Saqqa.jpg

 

Le ministre palestinien de la Justice, Saleem al-Saqqa, a déclaré au journal palestinien Al-Resalah s’être opposé au retrait de la plainte de l’Autorité palestinienne devant la Cour pénale internationale.

Rappelant qu’il est la seule personne à avoir le pouvoir de retirer cette plainte, il a souligné ne pas l’avoir fait et a martelé : « Je ne la retirerai pas ».

Nous avions annoncé que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, avait donné ordre de retirer la plainte.

Nous avions cru, à tort, que son ordre avait été exécuté.

Source : http://www.voltairenet.org/article185036.html

Et nous, nous ne redirons pas ce que nous pensons de la CPI. Espérons quand même que la volonté de M. al-Saqqa prévaudra sur celle de M. Mahmoud Abbas.

 

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Sanctions

Elles font des vagues… dans tous les sens.

 

10. SAKER big.jpg

Le Saker donne son avis deux fois de suite.

 

II.

 

L’onde de douleur de l’Union Européenne est en train  de se transformer tout doucement en un tsunami de problèmes qui vont se renforcer les uns les autres.

8 août 2014 – The Vineyard of the Saker

 

C’est du grandiose ! Russia Today rapporte que :

« L’Ukraine est prête à imposer des sanctions contre tout transit par son territoire, y compris des vols aériens et des livraisons de gaz vers l’Europe », a déclaré vendredi le Premier ministre Arseni Iatseniouk. Le Parlement de l’Ukraine se prononcera sur les sanctions mardi. Kiev a également préparé une liste de 172 citoyens russes et de 65 entités juridiques susceptibles d’être frappés de sanctions pour « soutien au terrorisme, soutien à l’annexion de la Crimée, et violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine», a encore déclaré Iatseniouk lors d’une conférence de presse qu’il a tenue ce vendredi. Les sanctions envisagées comprennent le gel d’avoirs, l’interdiction de certaines entreprises, la levée d’interdiction de privatiser des biens d’État, le refus d’accorder des licences, et une interdiction totale ou partielle de traverser le territoire de l’Ukraine, pour les avions et le gaz.

Voyons si j’ai bien tout compris : les USA/UE imposent des sanctions à la Russie, parce que la Russie ne met pas fin à la Résistance Novorossienne. En guise de représailles, la Russie impose des sanctions à l’UE et une interdiction de l’espace aérien russe aux avions Ukies. En réponse à quoi, les Ukies empêchent le gaz, dont l’UE a salement besoin et qu’elle a payé, d’atteindre l’Europe. A qui ce coup va-t-il faire mal ? À l’UE, bien sûr. Ce qui veut dire qu’en fait, ces crétins de Kiev, sans doute encore sous ordres des USA, sont en train de renforcer les sanctions russes contre l’UE ! Nous pouvons aussi interpréter ce coup comme « la Russie en train de couper le gaz à l’Europe sans que personne puisse l’en blâmer »

Pas beau, ça ?

 

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L’onde de douleur de l’UE se transforme en effet lentement en un tsunami de problèmes qui vont de plus en plus se renforcer les uns les autres.

Eh bien, ils le méritent ! Comme je l’ai dit hier : vous voulez être la pute de l’Oncle Sam ? Payez-en le prix !

Le Saker

Source : http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/08/the-wave-pain-fo...

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

I.

 

Vous voulez être la pute de l’Oncle Sam ? Payez-en le prix !

 

(bitch = chienne, pute, salope, garce… au choix)

8 août 2014

12. clock.jpg

«Horloge» par Josetxo Ezcurra

 

Chers amis,

Je fais juste une courte pause, depuis ma vie dans le « monde-des-gens-en-chair-et-en-os », afin de commenter les nouvelles du jour, qui sont d’importance : la Russie lance un embargo total de 12 mois sur l’importation de bœuf, porc, fruits et légumes, volaille, poisson, fromage, lait et produits laitiers en provenance de l’Union européenne, des États-Unis, de l’Australie, du Canada et du Royaume de Norvège. La Russie met également en place une interdiction de survol de son espace aérien aux compagnies aériennes européennes et américaines qui se rendent en Asie orientale, c’est-à-dire dans la Région Asie-Pacifique, et envisage de modifier ce que l’on appelle les points d’entrée et de sortie de l’espace aérien russe pour les vols réguliers et les charters européens. En outre, la Russie s’apprête à revoir les règles d’utilisation des routes transsibériennes, et va mettre fin aux discussions en cours avec les autorités aériennes américaines sur l’utilisation des routes transsibériennes. Enfin, à partir de cet hiver, il se peut que soient révoqués les droits supplémentaires accordés par les autorités aériennes russes au-delà de ce que prévoyaient les accords précédents. C’est un développement tellement intéressant et important qu’il nécessite une analyse beaucoup plus subtile que le simple calcul brut de ce que cela pourrait coûter à l’Union Européenne ou aux États-Unis. Je ne vais pas me lancer dans ce genre de calcul, mais en revanche, je voudrais souligner les points suivants :

Premièrement, il s’agit d’une réponse typiquement russe. Il y a une règle de base que chaque mouflet russe apprend à l’école, dans les bagarres de rue, à l’armée ou ailleurs : ne jamais promettre, ne jamais menacer : agir, et c‘est tout. Contrairement aux politiciens occidentaux qui ont passé des mois à brandir des menaces de sanctions, tout ce que les Russes ont fait a été d’annoncer, de façon plutôt vague, qu’ils se réservaient le droit de répondre. Et maintenant, BANG !, voilà cet embargo large et d’une portée considérable qui, contrairement aux sanctions occidentales, aura des effets très forts en Occident, et des effets plus forts encore en Russie (je reviens là-dessus dans un instant). Cette tactique du « pas de mots, des actes » est conçue pour maximaliser la force de dissuasion envers d’éventuels actes hostiles, les Russes se gardant bien, en outre, de révéler quelles sont exactement les mesures de représailles qu’ils comptent prendre. Dieu seul sait ce qu’ils vont inventer, n’est-ce pas ! Par-dessus le marché, afin d’augmenter le sentiment d’insécurité ainsi provoqué, les Russes se sont contentés de dire que c’étaient là les mesures sur lesquelles ils s’étaient mis d’accord, mais ils n’ont pas précisé quand elles entreraient en vigueur, ni si ce serait partiellement ou totalement, ni contre qui. Ils ont aussi fortement laissé entendre que d’autres mesures étaient à l’étude.

Deuxièmement, les sanctions sont merveilleusement calculées en fonction de leurs cibles. Les Européens se sont conduits comme des marie-couche-toi-là sans épine dorsale et sans cervelle dans cette affaire : ils étaient opposés à des sanctions contre la Russie depuis le premier jour, mais ils n’ont pas eu le courage de le dire à l’oncle Sam, si bien qu’à tous les coups, ils se sont couchés. Le message russe à la communauté européenne est simple : vous voulez vraiment être la radasse de l’Oncle Sam ? Alors, payez le prix ! Cet embargo va faire particulièrement mal à l’Europe du Sud (l’Espagne, la France, l’Italie, la Grèce), dont la production agricole souffrira cruellement. Ces pays se trouvent être les plus faibles, dans l’Union Européenne. En les atteignant, la Russie va accroître considérablement les frictions déjà inévitables dans l’UE, au sujet des sanctions contre la Russie.

Troisièmement, non seulement les transporteurs de l’Union Européenne ressentiront durement les coûts et les temps de vol bien plus élevés sur le très important trafic Europe-Asie, mais les transporteurs asiatiques, eux, ne ressentiront rien de ce genre ce qui leur donnera un double avantage concurrentiel. Que dites-vous de cette façon de favoriser l’un en frappant l’autre ? L’Union Européenne a causé des problèmes à une compagnie aérienne russe pour ses vols à destination de la Crimée (Dobrolet) et pour cela, c’est toute la communauté des compagnies aériennes de l’UE qui risque de se retrouver énormément désavantagée vis-à-vis de ses concurrents asiatiques.

Quatrièmement, la Russie s’est servie de ces sanctions pour faire quelque chose de vital en faveur de l’économie russe. Je m’explique : après l’effondrement de l’URSS, l’agriculture russe était en pleine déroute, et la période Eltsine n’a fait qu’empirer les choses. Les agriculteurs russes ne pouvaient tout simplement pas rivaliser avec les grosses entreprises du secteur agro-industriel avancé de l’Ouest, qui ont bénéficié d’énormes économies d’échelle, d’une recherche coûteuse et de haute technologie en matière de produits chimiques et biologiques, qui avaient aussi l’avantage d’une chaîne complète de production (souvent au sein de grandes entreprises) et une capacité de commercialisation d’un niveau supérieur. Le secteur agricole russe avait gravement, désespérément besoin des barrières douanières et des tarifs qui l’eussent protégé des géants capitalistes occidentaux ; au lieu de quoi la Russie s’est astreinte à respecter les diktats de l’OMC et finalement, s’en est même fait membre. Aujourd’hui, la Russie se sert de cet embargo total pour offrir à l’agriculture russe le temps dont elle a crucialement besoin pour pouvoir investir et s’emparer d’une part beaucoup plus grande du marché russe. N’oubliez pas non plus que les produits russes sont sans OGM, et qu’ils contiennent beaucoup moins de conservateurs, d’antibiotiques, de colorants, d’exhausteurs de goût ou encore de pesticides que ceux de la concurrence occidentale. Comme de surcroit ils sont indigènes, ils n’ont pas besoin, avant d’arriver sur le marché, d’être soumis  aux techniques de réfrigération/conservation qui donnent généralement aux aliments un goût de carton. En d’autres termes, les produits agricoles russes ont bien meilleur goût, même si ce n’est pas suffisant pour les rendre compétitifs. Cet embargo leur donne enfin l’élan qui leur est nécessaire pour investir, se développer et conquérir des parts de marché.

Cinquièmement, il y a 100 pays qui ne se sont pas alignés sur les États-Unis lors du vote relatif à la Crimée. Les Russes ont déjà fait savoir que ces pays sont ceux avec lesquels la Russie entend commercer pour se procurer ce qu’elle ne peut produire elle-même. Un joli renvoi d’ascenseur pour avoir tenu tête à l’Oncle Sam.

Sixièmement, petite mais délectable joie : avez-vous remarqué que les sanctions adoptées par l’Union Européenne ont été mises en place pour trois mois seulement, et qu’« elles doivent être réexaminées » plus tard ? En introduisant un embargo de 12 mois, la Russie envoie également un message clair : qui, à votre avis, va bénéficier de ce gâchis ?

Septièmement, il est complètement faux de calculer que, du fait que tel pays X de l’UE exportait pou Y millions de dollars en Russie, l’embargo russe va coûter Y millions de dollars à ce pays. Pourquoi est-ce faux ? Parce que la non-vente de ces produits va entraîner la création d’un surplus qui, à son tour, va affecter la demande ou, si la production doit être réduite, affectera les coûts de production (économies d’échelle). En revanche, pour un pays Z non-membre de l’UE, un contrat avec la Russie pourrait signifier assez d’argent pour investir, moderniser et devenir plus compétitif, non seulement en Russie, mais sur le marché mondial, en ce comprise l’Union Européenne.

Huitièmement, les pays baltes ont joué un rôle particulièrement déplaisant dans toute l’affaire ukrainienne, et maintenant, bien sûr, certaines de leurs industries les plus rentables (comme les pêcheries), qui dépendaient à 90 % de la Russie, vont devoir fermer. Ces pays étaient déjà dans le pétrin, ils vont l’être davantage encore. Là aussi, le message de la Russie est simple : vous voulez être la paillasse de l’Oncle Sam ? Payez le prix !

Neuvièmement, et ceci est le plus important, ce qui se passe est un divorce progressif de la Russie d’avec les économies occidentales. C’est l’Ouest qui a tranché certains des liens militaires, aérospatiaux et financiers, la Russie tranche les liens monétaires, agricoles et industriels. Ne perdez pas de vue que le marché US/UE est en train de couler, touché par des problèmes systémiques profonds et d’énormes questions sociales. En un sens, la comparaison qui s’impose est celle du Titanic, dont l’orchestre continuait à jouer pendant que le bateau sombrait. Eh bien, la Russie est comme un passager à qui l’on aurait dit à la dernière escale que les autorités du Titanic avaient décidé de le débarquer. Bon, ben… tant pis, n’est-ce pas ?

Dernier point, mais loin d’être le moindre : cette guerre commerciale, combinée avec la russophobie hystérique de l’Occident, représente pour Poutine une campagne de relations publiques bien meilleure que tout ce dont le Kremlin aurait pu rêver. Tout ce que ceux qui sont chargés de cette tâche ont besoin de dire aux Russes, c’est la vérité : « nous avons fait les choses comme il fallait, nous avons scrupuleusement suivi les règles, nous avons fait l’impossible pour désamorcer cette crise, et tout ce que nous avons demandé c’est que, de grâce, on ne permette pas le génocide de notre peuple en Novorossia ; et quelle a été la réponse de l’Ouest ? Une démentielle campagne de haine, des sanctions contre nous et un soutien inconditionnel aux nazis génocidaires de Kiev ». Plus encore : suivant attentivement les médias russes, je peux vous dire que ce qui se passe aujourd’hui ressemble beaucoup, pour paraphraser Clausewitz, à la « poursuite de la Seconde Guerre mondiale par d’autres moyens » ; autrement dit, à une lutte au finish de deux régimes, de deux civilisations qui ne peuvent coexister sur la même planète, de deux adversaires irréconciliables qui sont enlacés dans une étreinte mortelle. Dans ces circonstances, attendez-vous à ce que le peuple russe soutienne de plus en plus Poutine.

Pour dire les choses autrement, Poutine, dans une prise de judo typique, a utilisé à son avantage, et dans tous les domaines, l’impulsion donnée par l’Occident à sa campagne de dénigrement de la Russie en général et de Poutine en particulier : la Russie va en bénéficier économiquement et politiquement. Et loin d’être menacé par une sorte de « Maidan nationaliste » cet hiver, le régime de Poutine sort renforcé de cette crise qu’il a su gérer (voir les sondages de popularité, plus élevés que jamais, du Président).

Oui, bien sûr, les États-Unis ont montré qu’ils disposaient d’un très large éventail de possibilités pour nuire à la Russie, en particulier grâce à un système de tribunaux (aux USA et dans l’UE) qui est aussi subordonné à l’état profond des États-Unis que les tribunaux de la République populaire démocratique de Corée le sont à leur propre « Cher Leader » de Pyongyang. Et, bien sûr, la perte totale du marché ukrainien (à l’importation et à l’exportation) fera du mal à la Russie. Temporairement. Mais à long terme, cette situation lui sera immensément profitable.

 

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Pendant ce temps-là, le Maidan brûle à nouveau, Andriy Parubiy a démissionné, les Ukies pilonnent les hôpitaux et les églises de Novorossia. Quoi de neuf ?

Quant à l’Europe, elle est abasourdie et furieuse. Franchement, ce matin, ma propre Schadenfreude [« jubilation sadique » NdT] est sans bornes. Que les rien-du-tout arrogants que sont Van Rompuy, Ashton, Merkel et Barroso se débrouillent avec la tempête de merde que leur imbécilité et leur veulerie ont déclenchée !

Aux États-Unis, Jen Psaki semble convaincue que la région d’Astrakhan est à la frontière ukrainienne, tandis que, de son côté, le ministère de la Défense russe annonce son intention « d’ouvrir des comptes spéciaux sur les réseaux sociaux et les ressources d’hébergement vidéo, afin que le Département d’État américain et le Pentagone soient en mesure de recevoir des informations impartiales sur les actions de l’armée russe ».

Tout cela sera-t-il suffisant pour faire comprendre aux dirigeants de l’Union Européenne qu’ils ont misé sur le mauvais cheval ?

Le Saker

Source : http://vineyardsaker.blogspot.fr/2014/08/you-wanna-be-unc...

 Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

 

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Exxon Mobil et Rosneft

ont entamé leurs forages dans l’Arctique, au mépris des sanctions.

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La guerre qui vient

 

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La Marine russe a chassé un sous-marin US de ses eaux territoriales en Mer de Barents

 

 

Un sous-marin supposé US (que pourrait-il être d’autre ? Uruguayen ? NdT) a été détecté puis chassé par la Marine russe des eaux territoriales de la Fédération de Russie dans l’Arctique. C’est ce qu’a annoncé un officier de haut rang du Q.G. de la Marine

« Le 7 août, un sous-marin étranger, de classe Virginia, que nous présumons appartenir à l’U.S. Navy a été détecté dans la mer de Barents par les forces de la Flotte du Nord » a-t-il déclaré aux médias russes.

Toujours selon cette source, un groupe de vaisseaux anti-sous-marins et un avion Iliouchine-38 anti-sous-marin ont été envoyés dans le secteur, en mission de reconnaissance.

« L’action décidée et vigoureuse des forces anti-sous-marines de la Flotte du Nord ont contraint le maraudeur à sortir des eaux territoriales de la Fédération de Russie. Le contact a duré 27 minutes, après quoi le sous-marin US a quitté le secteur » a encore ajouté la même source, qui a rappelé que ce n’était pas là le premier sous-marin étranger venu s’égarer en mer de Barents.

Des actions de ce genre de la part de la flotte sous-marine de l’OTAN, dans l’Arctique, ont déjà provoqué un certain nombre d’incidents.

« Une collision avec le sous-marin US Toledo a été une des causes principales de la tragédie du sous-marin Koursk, en 2000 » a précisé cet officier.

On se rappelle que les 118 membres de l’équipage sont morts après le naufrage du sous-marin nucléaire Koursk en mer de Barents, le 12 août 2000.

En 1992 déjà, l’USS Baton Rouge était entré en collision avec le sous-marin russe K-276, et en 1986, c’était l’HMS Splendid, de la Royal Navy, qui avait percuté le vaisseau soviétique Taifun.

Source : http://rt.com/news/179216-us-submarine-russian-waters/

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

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Deux bombardiers russes à capacité nucléaire seraient entrés dans des zones d’identification de la défense aérienne US (AZIDs)

 

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Pour y quoi faire ?

Extraits :

Des bombardiers stratégiques russes à capacité nucléaire et d’autres appareils ont pénétré au moins 16 fois dans les zones d’identification de la défense aérienne US (ADIZs) au cours des 10 derniers jours, ont confirmé des officiers de la Défense US, ce jeudi.

 « La semaine dernière, NORAD a visuellement identifié des avions russes volant à l’intérieur et autour des zones d’identification de la défense aérienne US » a dit le Maj. Beth Smith, porte-parole du Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord (NORAD).

Le major Smith a tenu à minimiser l’incursion, qu’elle a appelé « une pointe d’activité », expliquant à Bill Gertz, du Washington Free Beacon que ces vols étaient considérés comme des missions d’entraînement de routine.

Mais un officier non identifié, familier des rapports d’incursion, est en désaccord avec l’interprétation de Smith. « Non, ce ne sont pas juste des missions d’entraînement » a-t-il déclaré à Gertz, estimant que des forces stratégiques nucléaires russes paraissent occupées à « tester les réactions de notre défense aérienne, ou nos systèmes de commandement et de contrôle. »

NORAD a plusieurs fois fait décoller en alerte des chasseurs à réaction, alors que les avions stratégiques russes longeaient l’ADIZ US. Au nombre de ces appareils, il y avait des bombardiers lourds Tu-95 Bear H et des avions de reconnaissance maritime Tu-142 Bear F, ainsi qu’un Il-20 collecteur de renseignements. .

Les vols de bombardiers se sont déroulés principalement le long de la zone d’identification de défense qui couvre les îles Aléoutiennes et la partie continentale de l’état, et il y a eu une incursion dans la zone de défense aérienne du Canada, a précisé le major Smith. 

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Frontières ADIZ des Etats-Unis, 11 février 2010 (Département de la Défense/Agence géospatiale de renseignements)

 

« Ce genre de bravade aérienne était devenue rare depuis la chute de l’Union Soviétique, » a écrit News.com.au. « Jusqu’à présent. »

« Et tout cela paraît être le résultat direct du refroidissement des relations entre l’Ouest et la Russie, à propos de l’invasion de la Crimée et de la destruction en vol du MH17 » écrit encore le site aligné d’informations australien.

(…)

Les États-Unis, de leur côté, n’ont pas été en reste d’espionnage aérien. Le week-end dernier, des officiels US ont confirmé le rapport des médias suédois, selon lesquels un avion-espion américain avait envahi l’espace suédois à la mi-juillet. L’avion franc-tireur survolait la Russie en mission d’espionnage lorsqu’il a été intercepté, et il fuyait un chasseur à réaction russe lorsqu’il est entré sans autorisation dans l’espace aérien suédois. En fait, le contrôle du trafic aérien suédois avait refusé cette autorisation au Boeing RC-135 Rivet Joint, a écrit le Svenska Dagbladet (SvD). L’incident s’est produit le 18 juillet, lendemain du jour où le MH17 a été abattu.

Source : http://rt.com/usa/178820-russia-military-flights-us-airsp...

 Traduction des extraits : C.L. pour Les Grosses Orchades

 

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Ce qui est certain, c’est que :

L’Otan souhaite désespérément la guerre

[Nous aurions dit « veut » - N.d.GO]

par Pepe ESCOBAR – Asia Times Online

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L’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) se désespère. C’est qu’elle veut à tout prix une guerre sur le champ de bataille de l’Ukraine.

Commençons par le Général suprême du Pentagone, le Secrétaire à la Défense étatsunien Chuck Hagel qui, dans une envolée lyrique, a parlé de la « menace » de l’ours russe. «Lorsque vous observez le déploiement des troupes russes, la sophistication de ces troupes, la formation de ces troupes, l’équipement militaire lourd étalé le long de la frontière, c’est bien sûr une réalité, c’est une menace, c’est une possibilité, carrément. »

La porte-parole de l’Otan, Oana Lungescu, peine à expliquer s’il s’agit, carrément ou non, d’une « menace » ou d’une « réalité », mais elle a tout vu : « Nous n’allons pas tenter de deviner ce que fomentent les Russes, mais nous pouvons voir ce qu’ils font sur le terrain, ce qui est très inquiétant. La Russie a massé environ 20 000 soldats prêts au combat à la frontière orientale de l’Ukraine. »

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Source : http://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-01-080814.h...

Via : http://www.vineyardsaker.fr/2014/08/09/loeil-itinerant-lo...

 

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Combien de divisions ?

 

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Mis en ligne le 10 août 2014.

 

21:44 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/08/2014

ET COMMENT VA LE MONDE, MONSIEUR ?

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Grande parade navale pour le « Jour de la Marine » en Russie.

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Et comment va le monde, Monsieur ?

Il tourne, Monsieur. Mal ! En doutiez-vous ?

 

Les choses vont si vite, les événements se multiplient à une cadence telle, qu’il est devenu presque impossible de prendre simplement connaissance de tout ce qui se publie d’important. Il y faudrait 48 heures par jour.

Plutôt que baisser les bras en plongeant sous la couette, nous rassemblons ici ce qu’il nous a semblé essentiel de relayer. À raison d’un par jour si nécessaire, il est possible de ne pas rater des analyses de premier ordre ou des mises à plat irréfutables. Les dates de parution ne font pas grand chose à l’affaire.

 

 

Le Donbass vendu à la Hollande, clés sur porte.

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C’est ce que révèle cette information, que vous ne trouverez pas, nous en sommes sûrs, dans vos gazettes, radios ou télés « mainstream ».

21-07-2014

Le 30 avril 2013, la reine des Pays-Bas, Beatrix (Beatrix Wilhelmina Armgard), abdiqua en faveur de son fils, après avoir régné sur le pays pendant 33 ans.

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Sur le trône est monté son fils âgé de 46 ans, le Prince d'Orange Willem-Alexander, héritier du capital dont les principaux actifs de la dynastie sont la compagnie « Phillips », « KLM » et « Royal Dutch Shell ».

« Royal Dutch Shell » est une multinationale néerlando-britannique, englobant les entreprises énergétiques pétrochimiques, et mène ses activités dans plus de 90 pays à travers le monde. Le siège social de « Shell » est situé à La Haye (Pays-Bas).

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Source :

http://bendeko.blogspot.fr/2014/07/ukraine-le-donbass-ven...

Outre de la première de quatre abdications en seize mois (cinq avec celle d’Abdallah des Saoud), de quoi est-il question dans cette affaire ? De la vente d’un pays entier à des intérêts privés, certes, mais encore ? De faire subir au Donbass ce qu’on essaie aussi - vous en souvenez-vous ? - de faire subir à l’Angleterre et contre quoi les Anglais se battent. Vous verrez qu’on y viendra partout.

Ajoutons ce qui n’est pas dit ici, à savoir que les autorités de Kiev, estimant que, sur 4 millions d’habitants du Donbass, il y en a 1,5 million de trop, il convient de les éliminer, sinon cet endroit n’est pas rentable et les Hollandais pourraient s’en formaliser.

Comme à Gaza, alors ? À peu près, oui. C’est la même bande, n’est-ce pas.

 

GUERRE

Vous savez ce que nous pensons du Saker, notamment qu’il s’agit avant tout d’un honnête homme qui essaie d’appliquer la fameuse maxime si chère à John Cowper Powys : « penser par soi-même ! », deuxièmement, que cet honnête homme, sans doute d’origine russe ou ukrainienne, est citoyen U.S. et a officié pendant des années comme analyste militaire au service des forces armées U.S., pour le compte desquelles il a suivi plusieurs guerres sur le terrain, notamment celles de Yougoslavie et du Kosovo.

Vous savez aussi qu’il a récemment suscité plusieurs initiatives bénévoles, dont les sites Vineyard of the Saker en français et en allemand ne sont pas les moindres.

En principe, il n’est donc pas nécessaire que nous continuions à relayer ses articles et/ou ceux de ses correspondants sur le théâtre des conflits en cours, puisque vous pouvez les consulter directement si vous en avez envie. Néanmoins nous recommandons à votre particulière attention celui-ci, où le Saker revient sur des réflexions passées.

Il avait démontré, preuves à l’appui, qu’un conflit frontal Russie-USA était impensable, impossible même, parce que c’était un conflit QUE PERSONNE NE POUVAIT GAGNER. Équilibre de la terreur oblige, etc. etc.

Quand - la menace d’une guerre déclenchée par les USA et l’U.E. se précisant néanmoins de plus en plus - il a demandé à ses lecteurs « croyez-vous qu’ils seraient assez fous pour faire une chose pareille ? », nous sommes de ceux qui lui ont répondu « oui, bien sûr, ne vous faites pas d’illusions ». (L’article récent de Paul Craig Roberts « La guerre arrive » n’a en réalité rien dit d’autre.)

C’est un homme « de l’art » qui parle ici, un militaire conscient de toutes les réalités d’une guerre, au fait de toutes les données qui entrent en jeu quand on envisage d’ouvrir des hostilités « chaudes » - radioactives même - et non plus « froides ».

[N. B. - Il est, dans ce texte, question une ou deux fois de « Mons ». Mons est, pour ceux qui l’ignoreraient, la ville de Belgique où siège le Quartier Général de l’OTAN. Nous l’avons déjà dit, répétons-le : si, un jour, les Russes sont forcés, pour défendre leur pays, de faire usage de leurs missiles au nucléaire, il est évident que Mons sera une des toutes premières cibles de ces armes DE DÉFENSE. Ce jour-là, la Belgique cessera d’exister. Et ne l’aura pas volé.]

 

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Penser l’impensable

 

Introduction

Cela fait très longtemps que je remets à plus tard d’écrire sur ce sujet. En fait, j’ai écrit déjà plusieurs articles pour essayer d’expliquer cette évidence, et même ce truisme, que les États-Unis/l’OTAN/l’UE ne disposent pas d’une véritable option militaire dans la guerre ukrainienne. Tout d’abord, dans un article intitulé « Rappelons-nous les leçons importantes de la guerre froide » [1], j’ai tâché d’expliquer que la raison pour laquelle la guerre froide ne s’était pas transformée en guerre chaude, avec tirs réels et le reste : c’est que les deux parties avaient compris qu’elles ne pouvaient tout simplement pas gagner, et que toute escalade dans les frappes et les contre-frappes pourrait très rapidement conduire à une guerre nucléaire intercontinentale, chose qu’aucun des deux camps n’était prêt à risquer. Dans un autre article intitulé « Comprendre le marteau à un milliard de dollars d’Obama » [2], j’ai ensuite essayé de montrer que tout l’argent que les États-Unis déverseront en faveur de la « sécurité européenne » n’est qu’un grandiose pot de vin destiné à certaines élites européennes, et qu’il n’a eu ni n’aura aucun effet réel sur le terrain. Quelques jours plus tard, j’ai posté un article intitulé « Pourquoi l’équilibre nucléaire américano-russe est aussi solide que jamais » [3], dans lequel je me suis efforcé de dissiper le mythe répandu en occident d’un état supposé de délabrement de l’armée russe en général, et des forces nucléaires russes en particulier. Enfin, dans un texte intitulé « Bref rappel au sujet des armes nucléaires américaines et russes » [4], j’ai cherché à montrer qu’en réalité, c’était les forces nucléaires américaines qui se trouvaient dans un état de délabrement. A de multiples reprises, dans de nombreux commentaires, je me suis efforcé d’exposer les raisons pour lesquelles je ne croyais tout simplement pas que les États-Unis/l’OTAN/l’UE oseraient attaquer la Russie. En résumé, je dirai ceci : les États-Unis ne sont de loin pas aussi puissants que le proclame leur propagande. Sans entrer dans de longues discussions sur ce que signifient « victoire » et « défaite », je dirai simplement, et c’est là mon opinion personnelle, que la dernière fois que l’armée américaine s’est bien battue, c’était en Corée, et que même là-bas, elle a dû accepter un match nul. Après cela, la dégringolade. Cela dit, ce n’est pas la faute du soldat américain, mais c’est dû au fait que d’énormes paquets de fric et la politique se sont si fortement immiscés dans l’armée américaine qu’ils ont tout corrompu. C’est dans l’US Air Force que cela est le plus évident : celle-ci a encore de superbes pilotes, mais qui se voient offrir ce choix terrible d’avoir à voler, soit sur de bons avions déjà anciens, soit sur de nouveaux avions, récents mais horribles (je crois qu’au vu d’un tel choix, la plupart choisiraient la première solution). Pour ce qui est des alliés européens de l’OTAN, ils relèvent tellement de la plaisanterie qu’ils méritent à peine qu’on en fasse mention. Même lorsqu’ils défilent, on voit qu’ils ne sont pas bons.

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Source : http://www.vineyardsaker.fr/2014/08/02/penser-limpensable/

 

 

Rentré de vacances juste à temps pour entendre huer François Hollande, Georges Stanechy nous a gratifiés, presque coup sur coup, de quatre articles, dont voici le plus récent :

L’éthique du président Ogaza

Le président Ogaza, lauréat du prestigieux et très envié « Prix Trucmuche de La Paix », scrutant, à la loupe de sa srupuleuse conscience, l'injustice et la violence sur notre planète...

Indentifiant le Bien et le Mal, la Spoliation et la Misère, le Crime et la Victime, la Torture et la Dignité Humaine, l'Agression et la Légitime Défense, la Réalité et la Fiction...

 

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Pour, tel Jupiter, édicter son jugement devant ses vassaux et fidèles prosternés.

Sans appel.

Dans la silencieuse dévotion des « Laïcards »...

Ces fanatiques prêtres et inquisiteurs de la « Laïcité », tartufesque nouvelle religion imposée par l'oligarchie, dont l'hystérique credo pour la « séparation du religieux et de l'Etat » s'arrête face aux dogmes gravés sur les portes du Temple de Wall Street...

Et, aux pieds de la divinité qu'ils idôlatrent...

Jupiter Ogaza.

Source : http://stanechy.over-blog.com/2014/08/l-ethique-du-president-ogaza.html

 

Ne ratez pas non plus – c’est juste en-dessous :

A : Abjection, Abomination, Apartheid, Atrocités…

« Les mouvements qui imposent leurs révolutions au monde sont nés des rêves et des visions d'un coeur de paysan sur une colline.

Pour eux, la terre n'est pas un sol exploitable, mais leur mère nourricière. »

James Joyce

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Source : http://stanechy.over-blog.com/2014/07/a-abjection-abomina...


L’État psychopathe

« Deux doctrines, deux systèmes se disputent aujourd’hui l’empire du monde, la doctrine de la liberté et la doctrine de l’absolutisme ; le système qui donne à la société le droit pour fondement et celui qui la livre à la force brutale. »

Lamennais

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Source : http://stanechy.over-blog.com/2014/07/l-etat-psychopathe....


Gaza : L’abjection…

« Indignez-vous !», disait Stéphane Hessel ! (1)

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Source : http://stanechy.over-blog.com/2014/07/gaza-l-abjection.html

 

Mais aussi, sur un sujet qu’il connaît bien :

Iran, modèle de résilience

 N.B.  Ce texte a été publié pour la première fois, le 9 juillet 2014, sur le blog :
Iran : Analyses et Perspectives

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Source : http://stanechy.over-blog.com/2014/07/iran-modele-de-resi...

 

Thierry Meyssan, qui vit présentement en Syrie, nous parle de Bachar el-Assad, témoignage qui complète très opportunément le discours d’investiture du Président nouvellement réélu.

 

Réseau Voltaire

La métamorphose de Bachar el-Assad

par Thierry Meyssan

Damas, 28 juillet 2014

 

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Depuis la retraite de Fidel Castro, la mort d’Hugo Chávez et l’interdiction faite à Mahmoud Ahmadinejad de présenter un candidat à l’élection présidentielle iranienne, le mouvement révolutionnaire n’a plus de leader mondial. Ou plutôt, n’en avait plus. Cependant, l’incroyable ténacité et sang-froid de Bachar el-Assad a fait de lui le seul chef d’Exécutif au monde qui ait survécu à une attaque concertée d’une vaste coalition coloniale conduite par Washington et qui ait été largement réélu par son peuple.

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Source : http://www.voltairenet.org/article184852.html 

 

Restons sur le Réseau Voltaire. La parole est à son Vice-président :

Laissez vivre les chrétiens en Orient.

par André Chamy

31 juillet 2014-08-02

 

7. chrétiens orient.jpg

 

Alors que les chrétiens sont persécutés à Mossoul (Irak), la France a proposé de les accueillir. Ce faisant, elle renonce à les défendre et participe au plan des États-Unis et d’Israël de les anéantir. Historiquement, les chrétiens d’Orient n’ont jamais pu compter sur ceux d’Occident qui tentèrent d’occuper leurs pays durant les croisades, puis la colonisation. André Chamy revient sur les plans occidentaux du dernier siècle visant à les chasser pour que la région devienne le théâtre d’un affrontement entre juifs et musulmans.

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Source : http://www.voltairenet.org/article184954.html

 


SANCTIONS

Au cas où on aurait oublié de vous parler de celles-là…

La Douma planche sur un projet de loi qui définirait et sanctionnerait les « pays agresseurs ».

8. Douma.jpg

RIA Novosti / Vladimir Fedorenko

29 juillet 2014

Les législateurs du parti au pouvoir proposent de modifier la législation, pour permettre l’adoption de sanctions automatiques à l’encontre des pays étrangers que le gouvernement inclurait dans une liste de « pays agresseurs ».

 

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Evgeny Fyodorov

La proposition de loi, préparée par les représentants de Russie Unie Evgeny Fyodorov et Anton Romanov, en accord avec le groupe « Souveraineté Parlementaire », qui réunit des membres de tous les partis représentés à la Douma, a pour but d’amender plusieurs textes existants, tels que, par exemple, la Loi sur les Contrats et la Loi sur les Audits.

Les législateurs veulent donner au gouvernement russe le pouvoir d’établir et d’approuver une liste de « pays agresseurs », à savoir, ceux dont les autorités ont décrété des sanctions contre la Russie, ses citoyens ou ses compagnies.

Dès qu’un tel pays serait repris sur la liste, tous ses citoyens, résidents permanents et/ou sociétés enregistrées sur le territoire russe perdraient automatiquement le droit d’y prester des services légaux, d’y donner des consultations d’affaires et d’y effectuer des audits financiers. Le gouvernement russe devrait aussi pouvoir lever certaines de ces sanctions ou introduire au contraire des restrictions additionnelles aux activités commerciales de ces personnes ou de ces sociétés si cela s’avérait nécessaire.

Fyodorov a déclaré au quotidien à grand tirage Izvestia, que cette liste inclurait certainement les six principales firmes d’audit et de consultance qui travaillent actuellement en Russie : Deloitte, KPMG, Ernst and Young, Price Waterhouse Coopers, Boston Consulting et McKinsey. Il a ajouté qu’à son avis, certaines restrictions concernant ces sociétés pourraient être adoptées immédiatement, vu que la Douma ne discutera la proposition de loi qu’en automne et que certains contrats gouvernementaux doivent être signés avant cela.

On sait que le même représentant avait déjà fait des propositions similaires au début de l’année. En juin, il a annoncé que la Chambre Basse préparait une proposition de loi qui vise à interdire complètement aux sociétés appartenant à l’État d’utiliser les services de firmes de consultance US et ceux de leurs filiales ou subsidiaires. Auparavant, il avait aussi réclamé que soient mises hors la loi les firmes d’experts-comptables US en ce qui concernait les audits financiers des sociétés d’État.

Evgeny Fyodorov estime que les consultants étrangers font secrètement du lobbying en faveur des intérêts de leurs propres États et que cette situation est responsable de la lenteur de croissance de l’économie russe. Il a également fait remarquer que les consultants n’ont jamais rien fait pour aider les banques russes à mettre sur pied leurs propres plans de gestion mais nomment eux-mêmes les directions, ce qui a pour résultat de rendre les banques dépendantes des interventions extérieures.

Cette dernière initiative des législateurs a été accueillie favorablement par le chef de l’Institut Russe pour les Problèmes de Mondialisation, Mikhaïl Delyagin, qui a déclaré que toute société, si grande soit-elle, doit faire preuve de loyauté envers le pays où elle est enregistrée et où elle peut avoir à exécuter des ordres secrets du gouvernement, sans devoir reconnaître publiquement ce fait.

« Des pays comme les États-Unis pratiquent couramment la rotation des spécialistes. Autrement dit, les spécialistes peuvent quitter les postes qu'ils occupent dans le privé pour remplir des fonctions gouvernementales et vice-versa. Tout dirigeant de rang élevé d’une firme de consultants peut donc, du jour au lendemain, se voir confier un poste non moins importante au sein de la CIA par exemple, et retourner plus tard dans le privé comme si de rien n’était» a expliqué Delyagin aux Izvestia.

Il estime cependant qu’il serait souhaitable que la notion de « pays agresseur » soit définie par la loi avec un maximum d’exactitude, de même que les sanctions envisagées, de manière à soulager l’exécutif du poids de ce travail.

Source   http://rt.com/politics/176348-russia-sanctions-aggressor-...

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

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Ainsi donc des entreprises d’État russes sont cornaquées par des consultants US comme celles des états vassaux ? Les bras vous en tombent ! 


Si vous comprenez le russe ou lisez l’anglais, ceci est pour vous :

Evgeny Fyodorov sur l’Ukraine

 

 

 

Si, au moins, ça pouvait sauver la vie à quelques pauvres cochons :

La Belgique perd 40 millions d’€, suite à l’embargo russe sur le porc.

Les pertes des producteurs de viande belges, en raison de l’embargo russe sur le porc en provenance de l’UE, ont atteint 40 millions d’euros au premier semestre.

 

10. porcelet.JPG

 

« Le secteur de la viande belge a déjà perdu ces six derniers mois 40 millions d’euros. Si une solution n’est pas rapidement trouvée, de nombreux emplois disparaîtront en Belgique », stipule le communiqué.

« Après 6 mois, une solution n’est toujours pas en vue. Au contraire, d’autres secteurs de l’agro-alimentaire belge et européen risquent d’être frappés à court terme par les embargos russes. Ni la Commission européenne, ni le gouvernement russe ne veulent  perdre la face », poursuit la FEBEV.

La Russie a décrété en janvier 2014 un embargo sur le porc européen après la découverte de cas de fièvre porcine africaine en Lituanie. Un autre cas a été détecté en Pologne à la mi-février.

L’UE a décidé en avril de porter le conflit devant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). La Russie a refusé la première demande de l’UE sur la création d’un panel, un tribunald’arbitrage chargé de trancher.

Source : http://croah.fr/revue-de-presse/sanctions-la-belgique-per...

 

Russes, encore un effort pour prendre définitivement la tête d’un monde vraiment civilisé : devenez végétariens !

Belges, remettez-vous à l’agriculture !


Des images pillées chez RT

 

« Oradour sur Glane x 1000 » a dit quelqu’un

Un moment – même pas un jour – de la destruction de Gaza

Diapo :   http://rt.com/in-vision/israel-gaza-strike-rubble/

 

Cisjordanie

20.000 Palestiniens ont voulu marcher contre la guerre, de Ramallah à Jérusalem. Arrêtée en route par l’armée israélienne, la manifestation pacifique est devenue incontrôlable. Tsahal a tiré dans la foule à balles réelles. Les blessés ont été transportés à l’hôpital d’état de Ramallah, où  elles sont arrivées vers 1 h du matin. On en ignore le nombre.

Diapo : http://rt.com/in-vision/palestine-israel-gaza-march/

 

Manifestations moins dramatiques dans le reste du monde

Ici à Marseille, Sydney, Vienne (x2) Los Angeles (Wilshire boulevard), Nazareth (Israéliens arabes) Valence (x3)

Diapo : http://rt.com/in-vision/gaza-global-protests-israel/

Mexico

Vidéo : http://rt.com/in-motion/176672-mexico-protest-israel-gaza/

Bruxelles

Vidéo : http://rt.com/in-motion/176092-belgium-pro-palestine-prot...

Berlin

Vidéo : http://rt.com/in-motion/176968-gaza-israel-germany-protest/

Londres

PSC  Flag parliament.jpg

 

http://rt.com/uk/177320-palestine-flag-parliament-protest/

 

Israel – 51 soldats IDF refusent de servir en protestation contre la destruction de Gaza

 

 

Un déluge de fin  du monde en Roumanie :

Qand même, dans leur malheur, ils ont pensé à emmener le chat !

Vidéo : http://rt.com/in-motion/176748-flood-romania-rescue/

 

Et une histoire vénézuélienne :

Une « Tour de David », construite pour abriter des bureaux, jamais terminée  et laissée à l’abandon, était devenue un taudis. Des squatters  s’y étaient installés. Le gouvernement de Nicolas Maduro vient de les transplanter – avec leur accord – dans un autre bâtiment de Caracas construit à leur intention. Le déménagement collectif s’est fait en une fois.

Diapo : http://rt.com/in-vision/caracas-tower-david-squat/

 

 

Zut, avec tout ça, on allait l’oublier !

Louis de Funès aurait eu 100 ans jeudi dernier. 

11. De Funès.jpg

A cette occasion, RIA NOVOSTI lui a rendu hommage.

Diapo : http://fr.ria.ru/photolents/20140731/201996998_11.html

 

Pour la nostalgie, un  petit coup de Folie des grandeurs

Avec les compliments de Don Salluste aux « Grands d’Espagne » de Washington :

 


 

Et si jamais vous vouliez le revoir en entier avant d’aller dormir :

http://www.filmiz.ws/la-folie-des-grandeurs-streaming/

 

 

 

Mis en ligne le 3 août 2014

 

 

 

 

18:05 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/07/2014

ON AVAIT DIT UN MOIS.

1. fatherland-cruise.jpg

 

On avait dit un mois.

On a tenu une semaine.

On avait dit « sauf en cas de guerre mondiale au nucléaire »

 

Mais un remake du 9/11,

si ce n’est pas vraiment une guerre mondiale, cela pourrait en devenir une…

Du coup, on s’interrompt pour vous livrer ce qui tombe comme à Gravelotte. On vous prévient : c’est mélangé. Parce que Gaza, le Donbass et la pauvre Malaisie sont pris dans les rets d’une même embrouille.

 

*

RUSSIE, UKRAINE, ETC.

 

Oui, c’est déjà passé partout. Et alors ?

On l’a dit et redit sous d’autres formes, mais mieux vaut le répéter pour les nuls. Maintenant que la Fédération de Russie commence à se préoccuper de communiquer…

 

 

Une critique : ça va trop vite. On n’a pas vraiment le temps de lire. Messieurs les sous-titreurs du russe, encore un effort !

 

*

Liberté, Égalité, Fraternité

L’autre fois, c’étaient des Tchétchènes, aujourd’hui c’est un Afghan, qui est venu se battre aux côtés des Slaves du Donbass

(et il n’a pas la langue dans sa poche)

 

 

*

Malaysia Airlines

 

Au lendemain de la catastrophe, nous avions écrit ceci (pour nous défouler, puisque nous n’allions pas le publier) :

Les banderistes se surpassent :

Ils essaient de descendre Poutine, ils font mouche sur un appareil de Malaysia Airlines (285 passagers, dont une petite centaine d’enfants et 15 membres de l’équipage). Pas de survivant. Bof ! Dommage collatéral. À la guerre comme à la guerre. Etc.

 

2. Missile BUK.jpg

Missiles BUK – installés mercredi.

Les deux avions, de loin, se ressemblent et ont pratiquement suivi la même route. Ils sont passés à la même intersection, près de Varsovie, l’avion malaisien à 15h44, celui du président à 16h21. Leur trajectoire ensuite a un peu divergé : le Boeing se trouvait à 60 kms de la frontière russe, non loin de Donetsk (qu’est-ce qu’il faisait là ?!) lorsqu’il a été abattu, alors que l’Iliouchine présidentiel arrivait dans l’espace russe sans passer par celui de l’Ukraine. Comme si Vladimir Poutine allait être assez bête pour survoler un territoire où des gens veulent sa mort ! Ce sont les Américains qui font ce genre de choses, bande de pieds nickelés ! Ils ne pourraient plus aller nulle part, sinon.

3. Avion Malaysia.jpg

 

4. Iliouchine Poutine.jpg

 

Fichtre ! Ils ont la scoumoune les Malaisiens : voilà deux Boeings 777 qu’on leur sucre en quatre mois, avec zéro rescapé à chaque fois.

Pour paraphraser feu le grand Oscar Wilde, perdre un Boeing 777 est un malheur. En perdre deux commence à ressembler à de la négligence.

À moins que… Y a-t-il relation de cause à effet ? Nous n’en savons rien, mais… Malaysia Airlines appartient à un pays, la Malaisie, qui ne reconnaît pas Israël et demeure également le seul pays où la possession de produits israéliens constitue un délit pénal.

Et si le Mossad y avait planté une bombe, dans cet avion ? Et dans l'autre ? Excusez-nous, on ne prête qu’aux riches.

Pas belles les images du sinistre.

Ils n’ont pas fait dans la dentelle, les Tymochenkiens.

Et courageux mais pas téméraires, ils mettent leur méfait sur le compte de la Résistance, qui – voyez comme c’est injuste - n’a aucun moyen d’atteindre une cible à 10.000 mètres d’altitude.

Peu importe. Les merdias occidentaux vont clamer à tous vents que « c’est un coup des rebelles armés par les Russes ».

Quand ils seront démentis, leurs Dindenault auront tout gobé : l’hameçon, la ligne et le pêcheur avec, et n’auront pas envie qu’on leur change une si belle histoire.

Vous savez, comme pour la 3e Tour du 9/11…

C’est-y pas plus confortable comme ça ?

http://rt.com/news/173644-photos-plane-malaysia-crash/

 

*

Is fecit cui prodest

 

Le vendredi 18 juillet, le Saker, qui a pris le temps de réfléchir avant d’écrire, livre son analyse. En bonne justice, cette page devrait devenir un classique de la morale politique universelle, au même titre que le « J’accuse » d’Émile Zola, même s’il ne s’agit pas d’un texte de combat mais d’un simple essai d’y voir clair. Il confirme que le Saker est un grand honnête homme, l’honnêteté étant, à nos yeux, une des formes supérieures de l’intelligence.

 

Souvenirs, réminiscences, suppositions et spéculations à propos de l’affaire du vol MH17

Le Saker – The Vineyard of the Saker 

18 juillet en anglais – 21 juillet en françai

 

Intro et mise en garde

Je pense que toute analyse des événements entourant l’attentat du MH17 devrait commencer par l’aveu suivant : peu importe ce qui est arrivé ou ce que l’on trouvera, les anglo-sionistes accuseront la Russie. Tout comme pour le 11 septembre, il n’existe aucun moyen, aucune accumulation de preuves, qui puisse toucher le chœur unanime des super-plus-meilleurs penseurs de l’Empire dans leur conclusion que, de toute évidence, ce ne pouvait être que « les Russes ». Donc ne vous attendez pas à dénicher LA preuve qui établirait que l’Empire ment, parce que si le 11 septembre a prouvé une chose, c’est qu’il est tout aussi facile aux élites et à leurs médias d’ignorer une vérité incontestable, même si elle est flagrante, même si elle est irréfutable.

Lire la suite…

 

Source : http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/21/souvenirs-reminisc...

 

*

P.S. Le Saker emploie – ici et ailleurs – l’expression doubleplusgoodthinkers que la Vigne du Faucon française traduit par «la foule des super-plus-meilleurs penseurs» mais que nous comprenons, nous, comme « la foule des archi-bien-pensants » (des bien-pensants au carré voire au cube, des « gens qui pensent en file indienne » comme disait un poète belge). Pourquoi les vomissons-nous davantage encore que les criminels eux-mêmes, de Nixon-Reagan à Obama-Nuland en passant par les banderistes ? Parce qu’ils n’ont même pas l’excuse de la psychopathologie, de l’infantilisme exacerbé poussé jusqu’aux plus extrêmes conséquences. Parce que leur bêtise, leur jobardise, leur auto-aveuglement sont volontaires. Parce que cela ne provient pas chez eux d’une infirmité de l’esprit mais d’une sécheresse du cœur, de ce que Llewelyn Powys appelait « le péché cardinal » d’indifférence. Parce que tout ce qu’ils feignent de voir – ou de ne pas voir – n’a qu’une finalité : préserver leur confort intellectuel, moral ou physique, généralement les trois. Parce que ce sont des sépulchres blanchis qui sentent la mort à vingt pas.

 

*

Retour à Gaza

où le tas de cadavres monte

et où les mares de sang deviennent des lacs.

Nous ne sommes pas doués pour le pastiche mais nous savons en reconnaître la qualité chez les autres… et n’avons pu résister à l’amer plaisir de rapporter la manière dont Théophraste R. (et Molière) ont dit (19/7), sur Le Grand Soir, bien mieux que nous ce que nous pensons.

 

Parlons (Inter) Net

Impartialité journalistique (d’après Le Tartuffe, de Molière).

5. Malcolm X.jpg

―Tout s’est-il, ces deux jours, passé de bonne sorte ?
Qu’est-ce qu’on fait céans ? Comme est-ce qu’on s’y porte ?
―Madame Palestine eut avant-hier la fièvre jusqu’au soir,
Avec un mal de tête étrange à concevoir.
―Et Israël ?
―Israël ? Il se porte à merveille,
Gros et gras, le teint frais, et la bouche vermeille.
―Le pauvre pays !
―Le soir, elle eut un grand dégoût,
Et ne put au souper toucher à rien du tout,
Tant sa douleur de tête étoit encore cruelle !
―Et Israël ?
―Il soupa, lui tout seul, devant elle,
Et fort dévotement il mangea deux perdrix,
Avec une moitié de gigot en hachis.
―Le pauvre pays !
―La nuit se passa toute entière
Sans qu’elle pût fermer un moment la paupière ;
Des bombardements l’empêchoient de pouvoir sommeiller,
Et jusqu’au jour près d’elle il nous fallut veiller.
―Et Israël ?
―Pressé d’un sommeil agréable,
Il passa dans sa chambre au sortir de la table,
Et dans son lit bien chaud il se mit tout soudain,
Où sans trouble il dormit jusques au lendemain.
―Le pauvre pays !
―A la fin, par les raisons d’Israël gagnée,
Elle se résolut à souffrir la saignée,
Et une aggravation suivit tout aussitôt.
―Et Israël ?
―Il reprit courage comme il faut,
Et contre tous les maux fortifiant son âme,
Pour réparer le sang qu’avoit perdu Gaza,
But à son déjeuner quatre grands coups de vin.
―Le pauvre pays !
―Je vais à Madame Palestine annoncer par avance
La part que vous prenez à sa convalescence.

Théophraste R. (du Bureau international des poids et mesures).

*

On ne vous montre pas les vidéos qu’on n’a pas été capables de regarder nous-mêmes, ni certaines photos. Vous les trouverez si vous avez l’estomac mieux accroché.

SCUM !

 

a écrit la journaliste de CNN (Diana Magnay) sur son compte Twitter, après avoir vu des Israéliens, venus s’installer sur la colline de Sderot comme au théâtre, regarder massacrer la population de Gaza, en portant des toasts et en grignotant du popcorn. Spectateurs distingués qui lui ont conseillé « de la boucler et de se tirer », si elle ne voulait pas qu’on lui fasse un mauvais parti.

 

Scum ! (« Ordures ! »). Elle l’a effacé vingt minutes plus tard. Trop tard. Les grands yeux et les grandes oreilles de ses employeurs l’avaient vu, ce mot de quatre lettres. Diana Magnay a été rapatriée aussi sec et envoyée… à Moscou. Pour la punir ?

6. israeli watching bombings.jpeg

7. israeli watch bombings 2.jpg

Schadenfreude

8. Avi Pilchick and fellow stuff movie aficionados enjoying the schadenfreuden.jpg

9. Israelis-watch-bombings-o-011.jpg

10. israeli - sderot cinema.jpg

Ce ne sont quand même pas ceux de New York, avec le même camion ? !

11. israeli sderot cinoche.jpg

12. more schadenfreude ! Image emblématique..jpg

 Des hommes de Dieu. Que ferait-on sans eux ?

 

*

12 bis. quelques-uns des terroristes éliminés p.jpeg

Une poignée de terroristes, heureusement neutralisés par l'armée la plus morale du monde.

 

 *

 

0. Oberlin.jpg

 

On croit parfois que le fond est atteint, qu’il est impossible de descendre plus bas dans l’ignominie. Et pourtant si.  Il y en a toujours qui y arrivent.

Juste au moment de mettre en ligne, nous découvrons, sur Le Grand Soir, une interview du Dr Oberlin par Algérie Patriotique, qui l’interroge notamment sur le rôle de la France dans les événements de Gaza. Ce que Christophe Oberlin pense de l’occupant de l’Élysée et de sa clique de parasites est sans équivoque, bien qu’exprimé de façon mesurée. Ce qu’il dit du Hamas les honore, lui et le Hamas. On vous met le lien. Allez-y voir. Quelques paroles d’un honnête homme par les temps qui courent valent un ballon d’oxygène.

 

« La position de Hollande vis-à-vis des Palestiniens est ignoble »

 

http://www.legrandsoir.info/la-position-de-hollande-vis-a...

 

*

 

13. Latuff_4-kids-slain-by-israel-while-playing-football-in-gaza-beach-middle-east-monitor-e7846-f9237.png

 

De la fenêtre de son hôtel, il les voit tuer :

Un journaliste est viré par NBC pour avoir assisté à l’assassinat délibéré de quatre enfants et pour l’avoir mentionné dans son reportage.

« Quelques minutes avant qu’ils meurent, je jouais au ballon avec eux sur la plage. »

 

 

La mort des enfants a été filmée

 

 

Ayman Mohyeldin, le correspondant de NBC News reconnu comme un des meilleurs pour ses reportages sur le conflit, qui a été le témoin de l’assassinat délibéré de quatre gamins jouant sur une plage, a été rappelé séance tenante, par des employeurs qui allèguent pour motif de son rappel, une préoccupation pour sa sécurité, au moment où Israël se préparait à entrer dans Gaza. Mais, dans la soirée d’hier, la même NBC a envoyé sur place un autre correspondant, Richard Engel, avec un producteur américain qui n’avait jamais mis le pied à Gaza et ne parle pas l’arabe, pour couvrir à sa place l’assaut en cours.

Mohyeldin est un égypto-américain, qui a une grande expérience du reportage dans la région. Il a couvert des douzaines d’événements majeurs survenus au Moyen-Orient au cours de la dernière décennie, pour CNN, NBC et Al Jazeera anglais, où ses reportages sur l’assaut de 2008 avaient fait de lui une star de la station. NBC l’avait poursuivi agressivement de ses assiduités pour l’enlever à Al Jazeera, lui offrant plus que le salaire habituel des correspondants en direct. Le speaker des Jeunes Turcs est Cenk Uygur

 

*

Un reporter d’Al Jazeera fond en larmes en racontant les morts de Gaza : il essaie de se reprendre et de continuer, puis il est forcé de s’arrêter et de planter là son reportage.

 

 

Le correspondant d’Al Jazeera à Gaza Wael Al-Dahdouh a quitté brusquement la caméra, dimanche, alors qu’il était en train de rendre compte des douzaines de personnes tuées et des milliers de résidents de Shijaiyah qui ont été forcés de fuir leurs maisons, quand l’aviation israélienne a pris avec acharnement leur localité pour cible. Al-Dahdouh est un journaliste qui a reçu des prix internationaux. Il couvre les conflits dans sa ville natale depuis des années.

Malgré son expérience, il n’a pas pu cacher son émotion, en parlant des 87 Palestiniens qui ont perdu la vie dimanche. On le voit dire que l’équipe est en état de choc, essayer de se contrôler, ne pas y parvenir et partir sans réussir à terminer son reportage.

 

*

Des soldats sionistes s'auto-mutilent pour échapper à l'enfer de Gaza.

14. sionistes auto-mutilés.jpg

IRIB- 23 juillet

En dépit d'une féroce censure, certains médias israéliens publient des bribes d'informations propres à faire comprendre dans quel lamentable état se trouve le moral des soldats de « l'armée la plus puissante du Moyen Orient ». Selon les sources médiatiques, « ces deux derniers jours, le nombre de soldats qui se trouvent blessés au pied et à la jambe s'est curieusement multiplié »… « 15 soldats israéliens ont été répertoriés avec des blessures dans les membres inférieurs, ce qui leur permet d'être hospitalisés et de ne plus avoir à aller se battre contre les Palestiniens », affirment ces médias cités par Gaza al An. De l'aveu de l'armée israélienne, 27 soldats ont été tués depuis le 8 juillet, date à laquelle Israël a lancé son offensive « Roche invincible » contre Gaza. Le vrai bilan, lui, est supérieur : les brigades Qassam évoquent 33 soldats sionistes tués depuis le début des affrontements.

Source : http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/334021-des-s...

 

*

Manifs par-ci, manifs par-là…

En ce mois de sacro-saintes vacances, il y a eu – il y a peut-être encore – des tas de manifestations un peu partout dans le monde. Pour la Palestine surtout (un peu aussi pour le Donbass). Jusqu’à ce que le crash de Malaysian Airlines vienne miraculeusement détourner les attentions à son  profit.

En Nouvelle Zélande par exemple, ils ont été des milliers à manifester pour la Palestine, gosses compris.

 

15. Manif New Zealand.jpg

À New York, deux camps se sont affrontés, avec la police au milieu : sionistes contre pro-palestiniens, dont, ici, un père juif avec son gamin

16. Juif New Yorkais man ifestant son soutien à la Palestine.jpg

À Vienne, ils étaient 20.000. Des dizaines de milliers aussi au Chili et en Grande Bretagne, y compris, à Londres et à Belfast, des arrêts musclés devant les sièges de la BBC, rebaptisée British Bullshit Corporation pour sa scandaleuse attitude « orwellienne ».

C’est bien, ça ne mange pas de pain.

À Paris (France), une manif adroitement perturbée par les Galahad de la LDJ a permis au gouvernement – socialiste ♪ ♫ - d’interdire toute manifestation de soutien aux Palestiniens (pour que les juifs parisiens puissent sortir de chez eux sans avoir peur, si, si, on vous le jure).

Toutes manifestations palestiniennes (ou pro-) étant interdites dans les colonies sionistes, il était normal qu’elles le fussent aussi dans l’hexagonale. Elles le furent. Bien sûr on passa outre. Espagnols de Paris inclus. Résultats : « débordements », tirs de gaz  y compris du ciel, 33 personnes enchristées. C’était voulu, vous savez.

 

 

 

Immonde ? Méprisable ? Certes. Mais nous nous demandons si ce n’est pas finalement plutôt une bonne chose.

On s’explique…

En août 1948, craignant que les États-Unis ne se mettent à se servir de leur bombinette nucléaire à tout bout de champ, comme ils venaient de le faire sans état d’âme à Hiroshima et à Nagasaki, des intellectuels d’un peu partout se réunirent en congrès mondial à Breslau (pardon : Wroclaw),  Pologne.

Le 20 et le 24 avril 1949, ils remirent le couvert à Paris, salle Pleyel et stade Buffalo de Montrouge : 2000 participants de 70 pays, dont les deux Pablo – Picasso et Neruda – Jorge Amado, Louis Aragon, Frédéric Joliot Curie, le grand Paul Robeson, Thomas Mann, Duke Ellington, Ilya Ehrenbourg, Gérard Philipe et Jean Vilar, Simone Signoret et Montand, Maurice Chevalier, Marcel Carné et les Prévert, Marc Chagall, Michel Simon, Dimitri Chostakovitch (on ne sait pas s’il est venu ou s’il a seulement signé), et d’autres et d’autres. Retentissement énorme, dans le monde entier.

En mars 1950, l’Appel de Stockholm en faveur de la paix recueillait 600.000.000 de signatures. Vous avez bien lu : 600 millions (14 millions rien qu’en France).

Résultat ? En juin éclatait la guerre de Corée, première d’une longue série.

Ainsi en a-t-il été depuis, de toutes les manifs, de toutes les pétitions et de toutes les guerres. Aucune des unes n’a jamais servi à empêcher ni même à retarder aucune des autres.

Qui sait si l’ubuesque interdiction française ne va pas pousser un peu les foules, qui s’indignent toujours quand c’est trop tard, à – enfin, enfin, enfin ! – essayer autre chose que descendre dans la rue ou mettre leur nom au bas d’un parchemin avant de s’en aller dîner ou partir en vacances leur bonne conscience en sautoir ?

Le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) suggère quelque chose (mais comment se fait-il que personne d’autre n’y ait jamais pensé ?) :

 

Escalate The International Resistance – Occupy the Occupier’s Embassies and Consulates !

By Popular Front for the Liberation of Palestine

July 19, 2014 "ICH" - "PFLP" - - The occupation forces have launched their ground invasion of Gaza, Palestine following ten days of an aerial assault by the killing machine of the occupation forces, taking the lives of 245 Palestinians at the hands of the occupation military and its US-made and funded weaponry, raining destruction upon the Palestinian people of Gaza from the sky.

Read on…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article39164.htm

 

Résumé très résumé :

 

« Que la Résistance Internationale pratique l’escalade elle aussi : Occupez les ambassades et les consulats de l’occupant ! »

 

Eh bien, les Turcs les ont pris au mot :

19 juillet - Attaque de l’ambassade d’Israël à Istanbul

 

Et pourquoi seulement ceux de l’occupant ? Pourquoi pas les ambassades et les consulats US et français ?

17. NSA IN DA HOUSE.jpg

Un artiste allemand a commencé par la façade de l’ambassade US à Berlin.

La NSA, pas la Palestine ? Tout ça est lié, on vous dit.

Ce sont bien les États-Unis qui arment et financent depuis toujours les tueries d’Israël, oui ou non ? C’est bien le Congrès US qui vient de lui voter un soutien accru et c’est bien la France ou ce qui en tient lieu qui vient d’interdire un malheureux défoulement public dans sa capitale ou on rêve ? Et pourquoi ne boycotter que les produits israéliens, d’ailleurs ? Croit-on que Coca Cola, les McDO, les i-Pad, les cosmétiques, les fringues et les parfums de luxe n’aient rien à voir avec l’armement des assassins d’enfants ?

En voilà des lieux et des choses à occuper et à boycotter ! Il suffit juste de ne pas être aussi hypocrites que ceux qu’on prétend combattre.

S’est-on jamais demandé ce que produirait un mot d’ordre européen de grève générale au finish ? Pour la Palestine, le Donbass et le Venezuela en même temps ? Évidemment, si on attend que les syndicats en prennent l’initiative…

Y a-t-il jamais eu la moindre assemblée qui se soit tenue pour décider une grève totale ou partielle de l’impôt et pour en discuter les modalités de mise en œuvre ? Pour s’engager à y participer simultanément en masse, et pour contribuer à une caisse de soutien aux réprimés éventuels ? A-t-on jamais envisagé de mettre ces sous en dépôt « pour plus tard » chez des gens qui n’aient encore trahi personne comme la Banque du Sud ou les BRICS par exemple ? Croit-on qu’une fois les fantoches renvoyés à leur néant, il n’y aura pas beaucoup de chantiers à mettre en train pour réparer les dégâts et pense-t-on peut-être que cela ne coûtera pas la peau des fesses ?

Voilà qui s’appelle, nous semble-t-il, prêcher dans le désert, expression consacrée quand on s’adresse à des foules.

Des pionniers ?

 

18. Dismantling.jpg

« Le démantèlement paisible de l’état sioniste est la seule vraie solution » disent depuis longtemps les rabbins de Neturei Karta.

Paisible, paisible… c’est vite dit. Encore faut-il qu’il veuille se laisser faire.

 

19. Davis.jpg

Davis Fleetwood, acteur US, initiateur du 9/10 Project

« for the peaceful break-up of the United States of America »

http://liberty-moonbeam.blogspot.be/2009_07_01_archive.html

 

Lui aussi veut qu’on mette l’empire en pièces paisiblement. Si cela ne tenait qu’à lui et à nous… mais l’empire se laissera-t-il faire ?

 

 

(censuré sur Facebook, sur Wordpress, et vitupéré dans les autres réseaux sociaux - un Dieudonné Yankee ?)

 

 

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20. World star david.jpg

 

À qui la faute, si on parle d’eux tout le temps ?

 

Le sionisme expliqué de deux manières aux pressés et aux paresseux (les autres vont voir chez Aline de Dieguez :

http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/somma... )

 

I. Sur Le Grand Soir

21. Sionisle Théophraste.jpg

Israël : Quand on revient à l’essentiel, tout redevient simple. Théophraste R. (Ne ratez pas les commentaires !)

http://www.legrandsoir.info/israel-quand-on-revient-a-l-e...

 

2. Sur Diktacratie

22. Sionisme DIKTA - 1.jpg

http://diktacratie.com/le-sionisme-partie-1/

 

23. Sionisle DIKTA - 2.jpg

http://diktacratie.com/le-sionisme-partie-2/

 

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Une petite pensée pour Mordechai Vanunu, toujours embastillé.

 

24. vanunu-shame-on-you-israel.jpg

Il le sait, S.S. François I, que c’est un catholique romain que crucifie l’« État » d’Israël, en plus des Palestiniens ? Il ne peut pas lui faire le coup de Saint Pierre, dissoudre ses chaînes et tout ça ?

 

25. vanunu 2.jpg

1986-2014

28 ans ! Presque aussi longtemps que Georges Ibrahim Abdallah en France

 

26. Abdallah - France.JPG

1984-2014

(61 millions d’esclaves et un seul François Hollande ! On a aussi les Vanunu et les Abdallah qu’on mérite. Non, on n’est pas en train de donner des leçons aux Français : en Belgique, les CCC ont tiré 17 ans sans que personne bouge.)

 

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Une découverte : entrefilets.com

 

Le texte qui suit a déjà paru dans plusieurs endroits. Il ne paraîtra jamais trop. Ce blog et son auteur méritent à notre avis d’être suivis – de près – avec attention.

 

Oui, Israël est un état-tueur.

Oui, il fait partie d’un ensemble.

Oui, cet ensemble nous concerne tous.

Non, nous ne pouvons pas nous désintéreser de l’air que nous respirons. C’est une question de vie ou de mort, pour nous comme pour tous. Les Palestiniens sont juste aux premières loges.

 

L'État tueur israélien repasse sa « tondeuse à gazon »

Par ef -  entrefilets.com

Le meurtre crapuleux de trois adolescents israéliens n'a évidemment été qu'un prétexte au lancement de la dernière boucherie en date de l'entité sioniste sur Gaza. Il n'y a guère que les abrutis ou les vendus de la presse-Système pour s'interroger là-dessus. Et ce n'est même pas la formation d'un gouvernement palestinien d'union nationale qui a provoqué le déclenchement de l'opération «Bordure protectrice». Tout au plus, l'entente entre le Hamas et le Fatah n'aura fait qu'«accélérer» une tuerie d'ores et déjà planifiée dans le cadre de la stratégie israélienne dite «de la tondeuse à gazon».

Lire (et relire) la suite…

Source :  http://www.entrefilets.com/Israel%20Etat%20tueur.html

Profitons-en pour jeter un coup d’œil à ce qui se trouve d’autre sur entrefilets.com. Cette série d’essais, par exemple, que nous ne faisons que découvrir nous-mêmes, mais dont nous pouvons déjà vous dire, parce que cela crève les yeux, qu’ils sont d’une limpidité exemplaire.

 

Et qui veut aller perdre son temps à Sciences PO ?!

http://www.entrefilets.com/pour_les_nouveaux_lecteurs.html

 

Ne ratons pas non plus – ce serait vraiment trop bête – la galerie de photos qui nous fait découvrir, sans commentaires et sans légendes, des pays qu’hélas nous ne connaissons pas.

 

Vous n’en avez pas assez d’Hollywood et du Far West ? D’Hélène et les garçons, de Dallas et de Dynastie ?

(Oui, on le sait qu’on retarde, on n’a pas la télé)

http://www.entrefilets.com/galeries/galeries_photos.html

 

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Nasyid palestina

<

 

 

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D’ailleurs…

Gilad Atzmon : « La fin d’Israël »

Dans son discours adressé aux nations, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a reconnu que la guerre menée contre Gaza est un combat pour l’existence de l’État juif. Netanyahu a raison. Et Israël ne peut gagner ce combat.

 

27. GILAD.jpg

 

Israël ne peut même pas se représenter ce qu’une victoire comporte. Bien sûr, le combat ne porte pas sur des tunnels ou des opérations souterraines menées par les activistes ; les tunnels sont simplement une arme de résistance plus qu’une résistance en soi. Le Hamas et les activistes de Gaza ont attiré Israël dans une zone de combat dans laquelle l’État juif ne pourra jamais triompher, et c’est bien le Hamas qui a dicté ses conditions, choisi le terrain et déterminé les exigences requises pour mettre un terme à ce cycle de violence.

Lire la suite…

 

Source : http://croah.fr/a-la-une/gilad-atzmon-la-fin-disrael/

 

 

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Comme on avait trop de matière, on a fait un post spécial pour vous balancer des choses importantes à nos yeux, qui ne sont pas toujours de l’actualité brûlante, quoique...

C’est juste en-dessous.

 

 

 

 

Mis en ligne le 23 juillet 20142014

23:55 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

ET LA FIN DE L'EMPIRE ?

1. ukraine-history-kievan-rus-view-4.jpg

 

Et la fin de l’empire ?

 

2. Niet.jpeg

 

Ce que vous ne lirez pas dans vos merdias

(dans le désordre, on vous l’a dit)

 

Un peu de détente avant de se lancer ?

Bagarre au Parlement de Kiev

Sur la proposition d’on ne sait qui de décréter la mobilisation et d’envoyer des réservistes combattre les Ukrainiens anti-nazis, un autre on ne sait qui s’est opposé.

(Qui veut et qui ne veut pas quoi est peu clair, mais les débats à coups de poings semblent de plus en plus chose courante dans cette enceinte.)

 

 

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Le Chili suspend ses relations commerciales avec Israël

16 juillet 2014

Pas un député chilien, quelle que soit sa couleur politique, n’est resté assis quand il s’est agi de faire cause commune en faveur de Gaza à feu et à sang.

 

3. chiliens_et_palestine.jpg

C’est loin du pays des Lumières et de sa flamme vacillante du courage politique, c’est à des milliers de kilomètres de son palais présidentiel lié de manière éternelle à l’impérialisme israélien, quand il n’est pas pieds et poings liés à son diktat non négociable, et de ses temples législatifs de la lâcheté collective, que le flambeau du soutien à Gaza brille de mille feux, éclairant le Chili et sa représentation nationale dans un hémicycle déterminé et incorruptible.

Lire la suite…

Source : http://oumma.com/202576/chili-suspend-relations-commercia...

 

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4. bannière Comité Valmy.jpg

Un document historique d'une haute tenue politique, exemplaire et même émouvant.

            Exemplaire aussi pour les Français patriotes qui luttent également pour la liberté et la souveraineté de leur pays trahi et vassalisé.

            Ce sont les peuples qui font l'Histoire et le peuple Syrien, héroïque et admirable, le confirme.

             Mais Bachar al-Assad que l'on peut comparer à un De Gaulle de notre époque, démontre que le rôle des dirigeants peut être déterminant.

             Merci à Mouna Alno-Nakhal pour cette traduction.

 

Discours d’investiture du Président Bachar al-Assad (texte intégral)

dimanche 20 juillet 2014, par Comité Valmy

(Damas / Syrie , le 16 juillet 2014)

5. bachar_serment-2.jpg

 

Honorables Syriens, honorable peuple libre et révolutionnaire, il y a maintenant trois ans et quatre mois que certains ont décrété en votre nom : « le peuple exige ! ».

OUI… le peuple a exigé, le peuple a décidé, et le peuple a exécuté !

Citoyens syriens, mes frères et sœurs, voilà des années que certains crient après la liberté, mais voici que vous vous êtes révélés « libres » en une époque de suivisme et « souverains » en une époque de complaisance servile.

Ils ont surenchéri sur la démocratie, mais vous l’avez exercée de la manière la plus noble qui soit. Vous avez refusé qu’un étranger ne se mêle de diriger la patrie. Vous avez choisi votre Constitution, votre Parlement, et votre Président, de telle sorte que la décision est vôtre et que la démocratie est de votre fait.

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article4799

 

6. Amis de la Syrie.JPG

Les « Amis de la Syrie »

 

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L’Europe des régions, vous y comprenez quelque chose ?

 

François Hollande, lui, fait semblant.

RT a interviewé François Asselineau et Pierre Hillard, qui expliquent :

 


RT. François Asselineau - Pierre Hillard sur... par zac-mermarian

 

C’est peu de dire que Nigel Farage n’est pas pour. Il n’est pas pour l’« élection » de Jean-Claude Juncker à la tête de l’Europe non plus. La preuve :

 

 

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Et d’ailleurs, l’Europe, des régions ou pas…


7. olivier-berruyer-.jpgOlivier Berruyer, sur Les-Crises.fr saute au plafond. Faut pas, faut pas ! Relisez vos classiques, jeune homme (Orwell sur l’inversion du langage of course) et dites-nous ce qui devrait nous étonner.

 

 

 

 

 

18 juillet 2014

[ Énorme ] Résolution du Parlement européen du 17 juillet sur l’Ukraine : le nationalisme européen dans toute sa splendeur…

[On n’est pas d’accord sur le mot « nationalisme ». Nous, on aurait dit « effronterie » N.d.GO]

 

Coïncidence, le Parlement Européen a adopté hier (avant le crash) une résolution commune PPE-S&D-ADLE-ECR (donc, si je traduis en français : UMP-UDI-PS-Verts) hallucinante sur l’Ukraine.

Elle est ici, les votes sont ici (page 23, c’est hallucinant d’incompréhensibilité, regardez… Il faut qu’ils soient tordus…), le PV est , le communiqué de presse est ici. Je vous en donne ici les extraits intéressants, car elle est longue.

Lire la suite…

Source : http://www.les-crises.fr/resolution-pe-ukraine/

 

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Affaire de l’avion malaisien

 

Le lendemain de la catastrophe, Moscou a officiellement posé 10 questions à Kiev. Non seulement ces questions sont restées sans réponse, mais, à ce jour, ni Kiev, ni l’OTAN, ni aucun gouvernement, ni un seul organe de presse, de radio ou ou de télévision occidental n’en ont pipé mot.

Le vice-ministre de la Défense russe, Anatoly Antonov, a rendu ces questions publiques dans une déclaration à Russia Today le 18 juillet, et le Réseau Voltaire les a publiées le 20 en français.

Russia Today, qui a un public de 85 millions de téléspectateurs aux États-Unis, est actuellement victime d’une attaque sous DDoS (Distributed Denial of Service) de la part d’Antileaks, un groupe créé pour combattre Julian Assange, au service de l’Oncle Sam.

Vol MH17, les 10 questions de Moscou à Kiev

Réseau Voltaire – 20 juillet 2014

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8. Anatoly Antonov.jpg

Alors que la presse occidentale regorge d’hypothèses, d’accusations et de supputations sur la tragédie du vol MH17, force est de constater qu’aucun des titres phares de la presse atlantiste n’a jugé bon de porter à la connaissance de son public les 10 questions que le vice-ministre russe de la Défense, Anatoly Antonov, a posées aux autorités ukrainiennes sur certains aspects de cet incident.

Dans ses déclarations à la chaîne russe de télévision Russia Today [1], diffusées dès le 18 juillet 2014, le vice-ministre russe de la Défense s’est demandé, entre autres, par quels moyens certains pays occidentaux étaient-ils arrivés, « seulement 24 heures après les faits », à la conclusion que la Russie serait impliquée dans le crash de l’avion malaisien de ligne qui a coûté la vie à près de 300 personnes le 17 juin.

Ayant observé qu’aucune preuve n’est venue étayer ces allégations, le vice-ministre russe de la Défense a estimé qu’elles sont le fait « d’une guerre médiatique déclenchée à l’encontre de la Fédération russe et de ses forces armées. »

Le vice-ministre Anatoly Antonov a formulé, à l’adresse de Kiev, 10 questions «simples » sur lesquelles les médias atlantistes gardent le plus profond silence :

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article184808.html

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*

Qu’il s’agisse d’une resucée du « 9/11 », avec « seulement » 300 morts au lieu de 3000, crève de plus en plus les yeux. Mais… les fins stratèges de Washington et de Tel Aviv ne seraient-ils pas en train de perdre la main ? Car, comme disaient les Romains, grands imitateurs des Grecs, « celui que Jupiter veut perdre… », eh oui, il le rend arrogant, plein de hubris et incapable de rien apprendre. Nul besoin, alors, de le combattre ou de le foudroyer : il n’y a qu’à le laisser faire.

Les arrogants aveuglés par leur hubris et leur rétivité aux études pourraient bien cette fois s’être mis le doigt dans l’œil jusqu’à l’épaule, en ne comprenant pas que s’en prendre aux Russes n’est pas tout à fait la même chose que jeter de la poudre aux yeux à son propre peuple jobardisé à mort. Si on avait un peu de compassion qui traîne, on les plaindrait presque.

Nous avons eu l’idée de traduire pour vous les premiers articles, écrits à chaud, sans rien savoir évidemment des positions russes, par trois ténors de l’information internationale non prostituée, estimant que ce qu’ils ont écrit non seulement n’est pas obsolète mais donne au contraire l’occasion de voir avec du recul comment leur esprit – et leur éthique – fonctionne, dans des circonstances imprévues sinon imprévisibles. Vous pourrez, si vous le voulez, comparer leurs points de vue aux développements, voire aux preuves, fournies depuis par les faits.

 

Le missile, c’est Poutine !

Pepe ESCOBAR –I.C.H. – Asia Times

18 juillet 2014

9. PUTIN ESCOBAR.jpg

Manipulations à la Une (bis)

Le verdict des « spin doctors » est tombé : la tragédie du vol de la Malaysia Airlines – la deuxième en quatre mois -, c’est du « terrorisme », perpétré par des « séparatistes pro-Russes » armés par la Russie, et Vladimir Poutine est le principal coupable. Point. Qui croit autre chose : la ferme !

Pourquoi ? Parce que la CIA l’a dit. Parce que Hillary « Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort, haha ! » Clinton l’a dit. Parce que la très atteinte Samantha « R2P » Power l’a glapi aux Nations Unies, et parce que le Washington Post, ce repaire de néo-cons, l’a imprimé. [1]

Parce que les merdias anglo-américains, de CNN à FOX  (qui-a-voulu-acheter- TIME-WARNER-propriétaire-de-CNN) NEWS l’a dit. Parce que le président (POTUS) des Etats-Unis l’a dit. Mais principalement parce que Kiev l’a vociféré d’entrée de jeu.

 

10. Clinton we came.png

Sans hésiter une seconde, les invariables flopées hystériques d’« experts » de la « communauté du renseignement US » se sont mis sur les rangs, la bave à leurs augustes bouches, pour stigmatiser comme il se devait la « malfaisante » Russie et le « malfaisant » Poutine, eux qui ont été infichus de repérer un convoi rutilant de Toyotas blanches en train de traverser le désert d’Irak pour aller prendre Mossoul. Mais pourquoi aller chercher midi à quatorze heures ? Ils ont résolu le problème et prononcé leur sentence : il n’y a pas de mystère du vol MH17.

Peu importe que Poutine ait insisté pour qu’une enquête sur la tragédie du MH17 soit conduite objectivement. Et « objectivement » ne veut certainement pas dire par la « communauté internationale » fictive inventée par Washington, cette assemblée des fidèles vassaux/pigeons à qui on fait tout gober.

Qu’en est-il de Carlos ?

Une simple recherche montre que le vol MH17 a été, en fait, détourné jusqu’à 200 kms au nord de la trajectoire suivie par les vols Malaysia Airlines des jours précédents, ce qui l’a fourvoyé en plein milieu d’une zone de guerre. Pourquoi ? Quelle sorte de communication le vol MH17 a-t-il reçu de la tour de contrôle de Kiev ?

Kiev se tait là-dessus. Pourtant, la réponse serait toute simple si Kiev acceptait de rendre publics les enregistrements de la Tour de contrôle aérien parlant au capitaine du vol MH17. C’est ce que la Malaisie a fait lors de la disparition du vol MH370 qu’on n’a jamais retrouvé.

Mais cela ne se produira pas ;  les services de sécurité ukrainiens (SBU)  ont confisqué ces enregistrements. Nous pouvons donc dire adieu à toute version non manipulée  des raisons pour lesquelles le vol MH17 s’est écarté de son chemin, comme à ce que les pilotes ont vu et pu dire avant l’explosion.

Le ministère russe de la Défense a, pour sa part, confirmé qu’une batterie de missiles anti-aériens Buk sous le contrôle de Kiev était opérationnelle à proximité de l’endroit où l’avion s’est écrasé. Kiev a déployé plusieurs batteries de ce même système de missiles sol-air, comprenant au moins 27 lanceurs, tous parfaitement capables d’abattre des avions à réaction volant à 10.000 mètres d’altitude.

Les radiations d’une batterie de radars Kupol faisant partie d’une batterie Buk-M1 située près du village de Styla (à 30 kms au sud de Donetsk) ont été détectées par les militaires russes. D’après le ministère, le radar aurait pu fournir des informations de repérage à une autre batterie, située à distance de tir du couloir de vol du MH17. La portée de repérage d’un système Buk est, au maximum, de 80 km. Le MH17 volait à 800 km/h. Si on suppose que les « rebelles » disposaient d’une batterie Buk et s’en sont servi, ils n’auraient pas eu plus de 5 minutes pour balayer le ciel d’un bout à l’autre à toutes les altitudes possibles et verrouiller leur tir. Ils se seraient alors aperçus qu’un avion-cargo ne pouvait pas voler aussi haut. Pour les preuves étayant la possibilité d'un faux drapeau, voyez ici :

http://slavyangrad.wordpress.com/2014/07/18/breaking-part...

Ensuite, il y a cette curieuse et de plus en plus curieuse histoire de Carlos, le contrôleur aérien espagnol travaillant à la Tour de Kiev, qui suivait le vol MH17 en temps réel. Pour les uns, Carlos est une personne bien réelle, pour les autres, c’est une invention ; il n’a même jamais travaillé en Ukraine.  Quoi qu’il en soit, il a twitté comme un dingue. Son compte – et ce n’est pas par accident – a été fermé et a disparu ; et ses amis sont désespérément à sa recherche. J’ai pu lire tous ses twitts en espagnol quand ils étaient encore en ligne – maintenant des copies et leur traduction en anglais commencent à circuler.

Voici quelques-uns de ses messages les plus significatifs :

• « Le B777 était escorté par deux chasseurs ukrainiens quelques minutes avant de disparaître de l’écran radar (17h48) »

• « Si les autorités de Kiev veulent admettre la vérité, 2 chasseurs volaient très près de lui quelques minutes avant l’incident mais ils ne l’ont pas descendu (17h54) »

• « Dès que le B777 de Malaysia Airlines a disparu, les autorités militaires de Kiev nous ont dit qu’il avait été abattu. Comment le savaient-ils ? (18h00) »

• « Tout a été enregistré sur le radar. Pour ceux qui ne le croient pas, il a été abattu par Kiev ; ici (contrôle du trafic aérien) nous le savons, et les contrôleurs du trafic aérien militaire le savent aussi. (19h14) »

• « Le ministère de l’Intérieur savait qu’il y avait des chasseurs dans le secteur, mais pas le ministère de la Défense. (19h15) »

• « Les militaires confirment que c’est l’Ukraine ; mais on ne sait pas d’où est venu l’ordre. (1931) »

L’estimation de Carlos (une compilation partielle de ses twitts se trouve ici : http ://slavyangrad.wordpress.com/2014/07/18/spanish... ) est que le missile a été tiré par les militaires ukrainiens sur ordre du ministère de l’Intérieur – PAS du ministère de la Défense. Les questions de sécurité, au ministère de l’Intérieur, relèvent d’Andriy Parubly, qui a travaillé en étroite collaboration avec les néocons US et les néo-nazis du banderastan à Maidan.

Si Carlos existe bien, son estimation est logique. Les militaires ukrainiens sont divisés entre le roi Chocolat (Petro) Porochenko, qui souhaite une détente avec la Russie, surtout pour faire avancer ses louches intérêts commerciaux, et sainte Iulia Tymochenko, qui réclame officiellement le génocide de la population d’origine russe en Ukraine. Les néo-cons et les « conseillers militaires » US sur le terrain se couvrent de tous les côtés en soutenant à la fois les factions Porochenko et Tymochenko.

Donc, à qui profite le crime ?

La principale question reste, bien sûr, cui bono ? Seuls des cerveaux à encéphalogramme tout à fait plat peuvent croire qu’abattre un avion civil plein de passagers pourrait bénéficier de quelque façon aux fédéralistes d’Ukraine orientale, ou au Kremlin.

Ceux de Kiev, en revanche, avaient les moyens, le motif et (ils ont eu) l’occasion de faire le coup. D’autant plus évidemment après que leurs milices en déroute  aient commencé à battre en retraite dans le Donbass, alors qu’ils voulaient plus que jamais s’en prendre aux populations d’Ukraine orientale et les bombarder, y compris par voie aérienne. Qui s’étonnera que les fédéralistes veuillent se défendre ?

Par ailleurs, le moment choisi en dit long. La tragédie du MH17 s’est produite juste deux jours après que les BRICS aient rendu public leur antidote au FMI et à la Banque mondiale : contournement pur et simple du dollar. Elle s’est produite juste alors qu’Israël envahit « prudemment » Gaza et poursuit son nettoyage ethnique à son aise. Sans compter que la Malaisie - soit dit en passant - héberge la Commission sur les Crimes de Guerre de Kuala-Lumpur, qui a déclaré Israël coupable de crimes contre l’humanité.

La tragédie est tout bénéfice aussi pour Washington, bien entendu. Ce que l’Empire du Chaos y gagne, c’est d’abord un cessez-le-feu (le temps de requinquer les milices battues et désorganisées) ; c’est de pouvoir marquer au fer rouge les Ukrainiens de l’est décrétés « terroristes » (comme Kiev, à la manière de Dick Cheney, le veut depuis toujours) ; c’est de pouvoir couvrir de boue jusqu’à plus soif la Russie en général et Poutine en particulier. Pas mal pour un boulot de quelques minutes. Pour l’OTAN, c’est carrément Noël au mois de juillet.

Désormais, tout va dépendre des services de renseignements russes. Inutile de dire qu’ils surveillent ce qui se passe en Ukraine 24h par jour et 7 jours par semaine. Dans les 72 heures qui vont suivre, ils vont éplucher un paquet de données de repérage, en utilisant télémétrie, radars et satellites ; ils sauront quel type de missile a été tiré, d’où il l’a été, et pourront même fournir les communications de la batterie qui l’a tiré. Et ils auront accès aux preuves médico-légales.

À l’opposé de Washington – qui sait déjà tout sans détenir aucun début de preuve (rappelez-vous le 11 septembre) – Moscou prendra le temps qu’il faudra pour établir les faits fondamentaux (quoi ? où ? qui ? comment ?) découvrir ce qui s’est réellement passé et remettre les spin doctors de Washington à leur place.

L’expérience nous enseigne que Washington ne publiera tout simplement pas les preuves qui pointeraient vers un missile tiré par ses vassaux de Kiev. Les indices que trouveront les Russes pourraient bien aussi révéler qu’une bombe avait été placée dans l’appareil ou qu’il a été victime d’un grave accident mécanique, mais c’est peu probable. S’il s’agissait d’une terrible erreur des Novorossiens, Moscou devrait, même à contrecoeur, l’admettre. Si c’est Kiev qui a fait le coup, ce sera révélé instantanément. De toute façon, nous savons déjà que l’Occident hystérique a décidé et dira que c’est la Russie qui est coupable.

Poutine a plus que raison quand il dit que cette tragédie ne se serait pas produite si Porochenko avait accepté de prolonger le cessez-le-feu, comme Merkel, Hollande et lui-même ont essayé de l’en convaincre à la fin du mois de juin.

En tout état de cause, Kiev est déjà coupable, pour avoir permis que l’avion s’aventure dans un espace aérien dangereux, qui est – théoriquement – sous son contrôle.

Mais tout cela est déjà oublié, noyé dans les brouillards de la guerre, de la tragédie et du battage merdiatique. Je vous laisse avec un petit numéro à méditer : Iran Air 655.

______________  

[1] Missile Downs Malaysia Airlines Plane Over Ukraine Killing 298, Kiew Blames Rebels, Washington Post, July 18, 2014.

 

11. pepe.jpg

Pepe Escobar est un journaliste brésilien qui vit dans des endroits aussi disparates que Londres, Paris, Milan, Los Angeles, Washington, Bangkok et Hong Kong. Il écrit principalement pour l’Asia Times, mais donne aussi des analyses télévisées à Russia Today, participe à l’Alex Jones Show et à plusieurs autres. Plus d’une soixantaine de ses articles ont paru sur Réseau Voltaire. Il est l’auteur de Globalistan : How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), et Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009), tous inédits en français.

On peut le joindre à l’adresse  pepeasia@yahoo.com

Sources : http ://www.informationclearinghouse.info/article391...

http ://www.atimes.com/atimes/Central_Asia/CEN-01-19...

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

*

Des sanctions et des avions de ligne

Paul CRAIG ROBERTS – I.C.H.

18 juillet 2014

Chapeau d’ICH ajouté après coup :

Des photos des débris de l’avion de ligne malaisien sont maintenant disponibles. Remarquez les nombreux débris et le grand morceau du fuselage. Vous avez sous les yeux les restes d’un avion  de ligne qui a été frappé par un missile, à 10.000 mètres d’altitude. Rappelez-vous qu’on n’a vu aucun débris de cette espèce quand un autre avion de ligne a, paraît-il, touché le Pentagone, ni en Pensylvanie, sur le site où s’est, paraît-il, écrasé le 4e avion de ligne «détourné » du 11 septembre. Accordez-y un instant de réflexion. Et soyez sûrs que la Commission du 9/11 en tirera la conclusion que, seuls, les avions de ligne malaisiens sèment des débris quand ils tombent.

Les sanctions unilatérales annoncées par Obama le 16 juillet interdisant aux industriels de l’armement et de l’énergie russes d’emprunter des fonds aux banques américaines démontre l’impuissance de Washington. Le reste du monde, y compris les deux plus importants groupes d’affaires d’Amérique, ont tourné le dos à Obama. La Chambre de Commerce des États-Unis et l’Association Nationale des Industriels ont fait paraître des annonces dans le New York Times, dans le Wall Street Journal et dans le Washington Post. L’Association des Industriels s’est dite « déçue que les USA accroissent de manière de plus en plus unilatérale des sanctions qui vont porter atteinte aux engagements commerciaux US ». Bloomsberg rapporte  que « s’étant réunis à Bruxelles, les dirigeants de l’Union Européenne ont refusé de s’aligner sur les mesures US ».

En essayant d’isoler la Russie, le bouffon de la Maison Blanche a isolé Washington.

 

12. obama-sanctions.gif

Les sanctions n’auront aucun effet sur les compagnies russes. Les compagnies russes peuvent obtenir plus de prêts bancaires qu’il ne leur en faut de la Chine, de la France ou de l’Allemagne.

Les trois traits qui caractérisent Washington sont l’arrogance, l’hubris et la corruption, qui sont cause que Washington n’apprend pas vite. Les arrogants qui se vautrent dans leur hubris sont incapables d’apprendre. Quand ils sont confrontés à de la résistance, ils y répondent par les pots de vin, les menaces et la contrainte. La diplomatie exige que l’on soit capable d’apprendre, mais Washington a jeté la diplomatie aux orties depuis bien longtemps et ne se fie qu’à la force.

La conséquence est que Washington, par ses sanctions, sape son propre pouvoir et son influence. Les sanctions poussent les autres pays à se détourner du système de paiements en dollars, qui est le fondement même de la puissance US. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et membre du conseil de gestion de la Banque Centrale Européenne, a dit que les sanctions de Washington étaient en train de pousser le monde des affaires et les pays en général hors du système de paiement en dollars. L’énorme somme extorquée à la banque française BNP Paribas pour avoir fait des affaires avec des pays désapprouvés par Washington met en évidence les risques légaux de plus en plus grands qu’on encourt en se servant du dollar comme monnaie d’échange quand c’est Washington qui dicte les règles.

L’attaque de Washington sur la banque française a été l’occasion, pour beaucoup, de se rappeler les nombreuses sanctions passées et de prendre en considération les sanctions futures, comme celles, par exemple, qui planent au-dessus de la Commerzbank d’Allemagne. Un mouvement tendant à diversifier les monnaies d’échange utilisées dans les transactions internationales est dès lors inévitable. Noyer a fait remarquer que les affaires entre la France et la Chine n’ont pas besoin d’utiliser le dollar et peuvent très bien se traiter entièrement en Euros ou en Renminbi.

Le phénomène des règles US s’étendant à toutes les transactions en dollars US de par le monde accélère le mouvement de distanciation d’avec le système de paiement en dollars. Certains pays ont déjà pris des engagements bilatéraux avec leurs partenaires commerciaux, pour que leurs échanges se fassent dans leurs propres monnaies. Les BRICS sont en train d’établir de nouvelles méthodes de paiement en-dehors du dollar et installent leur propre Fonds Monétaire International pour financer les déséquilibres commerciaux.

La valeur d’échange du dollar US dépend de son rôle dans le système des paiements internationaux. Au fur et à mesure que ce rôle diminue, la demande pour des dollars et la valeur d’échange du dollar diminuent de la même manière. L’inflation va faire son apparition dans l’économie américaine via les prix à l’importation, et les Américains, qui ont déjà du mal à s’en tirer, vont endurer une compression plus grande encore de leur standard de vie.

En ce XXIe siècle, la méfiance envers Washington ne cesse d’augmenter. Les mensonges de Washington, tels que ceux sur les « armes de destruction massive » de l’Irak, l’«emploi d’armes chimiques par Assad» et les « bombes atomiques iraniennes » sont reconnus pour des mensonges par les autres gouvernements. Washington a eu recours à ces mensonges pour détruire des pays et pour en menacer d’autres de destruction, maintenant ainsi le monde en état de bouleversement permanent. Washington n’offre, en échange, aucun avantage qui compense le bouleversement que Washington inflige au reste du monde. L’amitié de Washington exige la complète soumission aux prétentions de Washington, et les gouvernements du monde sont en train d’en conclure que l’amitié de Washington ne vaut pas le prix qu’elle coûte.

Le scandale de l’espionnage par la NSA et le refus de Washington de s’excuser et de cesser ces pratiques ont aggravé la méfiance de ses propres alliés envers Washington. Les sondages montrent, dans le monde entier, que les autres pays considèrent les USA comme le plus grand danger qui existe pour la paix. Les Américains eux-mêmes n’ont pas confiance dans leur gouvernement. Les sondages intérieurs révèlent qu’une grande majorité des citoyens US croient que leurs politiciens, leurs médias presstitués et les groupes d’intérêts privés tels que Wall Street et le complexe militaro-sécuritaire ont détourné le système à leur profit, aux dépens du peuple américain.

L’empire américain est en train de craquer de toutes parts, et cela poussera Washington à des actions désespérées. Aujourd’hui (17 juillet) j’ai entendu un bulletin d’information de la BBC sur NPR (National Public Radio)  à propos d’un avion de ligne malaisien abattu en Ukraine. Le compte-rendu était peut-être honnête, mais il m’a semblé être un coup monté contre la Russie et les Ukrainiens « séparatistes ». Tandis que la BBC continuait à solliciter des opinions de plus en plus tendancieuses, l’émission s’est achevée sur l’annonce que les réseaux sociaux révélaient que l’avion avait été abattu par les séparatistes, utilisant un armement russe.

Pas un seul, dans ce programme, ne s’est demandé ce que les « séparatistes » pouvaient avoir à gagner à abattre un avion de ligne. La discussion, au contraire, s’est tout de suite mise à tourner autour de la question de savoir si, une fois la responsabilité russe établie, l’Union Européenne serait obligée de s’aligner et d’adhérer à l’accroissement des sanctions décrétée par Washington contre la Russie. C’est la BBC qui s’alignait sur le scénario de Washington et qui orientait la « narrative » dans la direction que Washington voulait lui faire prendre.

Qu’il s’agisse d’une opération de Washington est plus que probable. Tous les fauteurs de guerre ont été immédiatement là, le petit doigt sur la couture du pantalon, leurs répliques bien apprises à la bouche. Le vice-président US, Joe Biden, a déclaré que l’avion civil avait été « détruit en plein  ciel ». Ce n’était « pas un accident ». Pourquoi quelqu’un qui n’a pas un ordre du jour à suivre ferait-il de pareilles déclarations avant d’avoir reçu la moindre information ? Il est clair que Biden n’a pas voulu dire que c’était Kiev qui avait « détruit en plein ciel » cet avion. Biden était en train, avant même la moindre preuve, d’accuser la Russie. Washington, fidèle à sa manière d’opérer, va empiler accusation sur accusation, jusqu’à ce qu’il n’y ait même plus besoin de preuves.

13. McCain.jpg

Avant même que la liste des passagers ait été rendue publique et que la cause du désastre soit connue, le sénateur John McCain a sauté à pieds joints sur la supposition qu’il y avait peut-être des Américains à bord pour en appeler à une action punitive contre la Russie.

 

L’« enquête » est menée par le régime fantoche de Washington à Kiev. Je pense que nous savons déjà ce que seront ses conclusions.

La probabilité est très forte pour que nous nous retrouvions avec, une fois de plus, des preuves fabriquées de toutes pièces, telles que celles qui furent présentées aux Nations Unies par le secrétaire d’État Colin Powell « prouvant » l’existence des « armes de destruction massive » irakiennes, qui n’ont jamais existé. Washington a réussi à faire avaler tant de mensonges, de tromperies et de crimes, qu’il croit qu’il y réussira toujours.

Au moment où j’écris ceci, on n’a pas d’informations fiables sur ce qui est arrivé à l’avion. Mais la vieille question des Romains est toujours pertinente : « Qui profite du crime ? ». Il n’y a aucune raison concevable pour que les « séparatistes » aient abattu un avion civil, mais Washington, en revanche, avait un puissant motif de monter un coup tordu contre la Russie, et peut-être même deux.

Parmi les rumeurs et informations qui arrivent, il y en a une qui dit que l’avion présidentiel de Poutine a  suivi la même route que celle du Boeing de Malaysia Airlines, à 37 minutes de distance. Cette information a conduit des gens à spéculer sur une possible décision de Washington de se débarrasser de Poutine, assortie d’une erreur d’identification, qui aurait fait prendre un appareil pour l’autre. RT rapporte que les deux avions se ressemblent très fort : http://rt.com/news/173672-malaysia-plane-crash-putin/  

Avant de vous écrier que Washington est trop sophistiqué pour confondre deux avions, rappelez-vous que, quand Washington a abattu un avion de ligne iranien dans l’espace aérien iranien, la Marine US a prétendu avoir cru que les 295 Iraniens qu’elle venait de tuer se trouvaient dans un avion de chasse, très précisément dans un chasseur Tomcat F-14 de fabrication US, qui était un des piliers de la Marine US. Si l’US Navy n’est pas capable de distinguer un de ses propres appareils de base d’un avion civil iranien, il est clair que les USA peuvent confondre deux avions dont RT montre à quel point ils se ressemblent.

Pendant toute l’émission au cours de laquelle la BBC a participé au coup monté contre la Russie, personne n’a mentionné l’avion de ligne iranien que les États-Unis ont « détruit en plein ciel ». Personne non plus n’a jamais réclamé des sanctions contre Washington.

Quelle que soit l’issue de l’affaire de l’avion de ligne malaisien, elle met au jour les dangers de la politique douce de Poutine en réponse à l’intervention brutale de Washington qui est en cours en Ukraine. La décision de Poutine de répondre par la diplomatie et non par des moyens militaires aux provocations de Washington en Ukraine a d’abord donné à Poutine une main gagnante, comme le montre l’opposition de l’Union Européenne et du monde des affaires américain aux sanctions d’Obama. Cependant, en ne mettant pas fin rapidement par la force au conflit ukrainien fomenté par Washington, Poutine a laissé la porte ouverte aux machinations perverses dont Washington est spécialiste.

Si Poutine avait accédé à la demande des anciens territoires russes d’Ukraine de l’est et de l’ouest d’être rendus à leur Mère Russie, l’imbroglio ukrainien aurait été dénoué depuis des mois et la Russie ne courrait pas le risque d’être aujourd’hui victime d’un coup monté.

Poutine n’a pas recueilli l’entier bénéfice de son refus d’envoyer des troupes dans les anciens territoires russes, parce que la version officielle, made in Washington, est qu’il y a des troupes russes en Ukraine. Quand les faits ne collent pas avec l’ordre du jour de Washington, Washington se débarrasse des faits. Les médias US accusent Poutine d’être coupable de la violence en Ukraine. Ce sont les accusations de Washington, non les faits avérés, qui sont à l’origine des sanctions.

Comme il n’y a pas d’acte trop ignoble pour que Washington l’entreprenne, il n’est pas impossible que Poutine et la Russie fassent les frais d’une machination tortueuse.

La Russie semble hypnotisée par l’Ouest et soucieuse d’être acceptée comme une partie de l’Ouest. Ce désir de se faire accepter joue dans les mains de Washington. Or, la Russie n’a pas besoin de l’Ouest, alors que l’Europe a besoin  de la Russie. La bonne solution, pour la Russie, serait peut-être de s’occuper des intérêts russes et d’attendre que l’Europe vienne la courtiser.

Et le gouvernement russe ne devrait pas oublier que l’attitude de Washington à l’égard de la Russie est commandée par la doctrine Wolfowitz, qui dit :

« Notre premier objectif est d’empêcher la réémergence d’un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l’ex-URSS ou ailleurs, susceptible de constituer une menace du type de celle que fut l’Union Soviétique. Ceci est une considération dominante, qui sous-tend notre nouvelle stratégie de défense régionale et exige que nous fassions tous nos efforts pour empêcher tout pouvoir hostile de dominer une région dont les ressources seraient, sous contrôle consolidé, suffisantes pour générer un pouvoir global. »

14. PaulCraigRoberts.jpg

Le Dr. Paul Craig Roberts a été sous-secrétaire d’État au Trésor pour la Politique Économique U.S., et rédacteur-associé du Wall Street Journal. Il a collaboré comme chroniqueur à  Business Week, Scripps Howard News Service, et Creators Syndicate. Il a aussi rempli de nombreuses charges universitaires. Ses articles sur Internet lui ont valu un lectorat mondial. Ses articles sont repris dans Counterpunch. Ses derniers livres The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West et How America Was Lost, sont inédits en français, comme la demi-douzaine d’autres.

Son site : http://www.paulcraigroberts.org

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article39144.htm

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

*

Quand on survole la zone de guerre en Ukraine, le probable et le pratique se produisent

Tony Cartalucci – Land Destroyer

18 juillet 2014

À aucun moment de la crise ukrainienne, la chute du Boeing 777 malaisien du vol MH17 n’aurait pu tomber, si on ose dire, plus à pic, pour l’OTAN et pour son régime fantoche de Kiev.  Les forces de Kiev étaient en train de se faire tailler en pièces dans l’est de l’Ukraine, plusieurs de ses unités étaient encerclées et détruites. Dans l’ouest du pays, le mécontentement allait croissant chez les Ukrainiens peu disposés à aller se battre dans l’est. Les efforts opiniâtres de l’OTAN pour attirer la Russie dans le piège d’une intervention armée en Ukraine qui aurait retourné l’opinion mondiale contre Moscou, avaient fait long feu à répétition.

La dernière carte jouée par Washington avait été celle d’une nouvelle batterie de sanctions, immédiatement ridiculisée comme inefficace et impuissante. Même les grands groupes d’intérêts financiers US les avaient condamnées, estimant qu’elles étaient unilatérales par nature, limitant donc la possibilité, pour les entreprises US, d’interagir avec la Russie, ce qui avait pour résultat de laisser leurs concurrents européens libres d’occuper ce vide. Une politique US efficace d’affrontement, d’endiguement et de sape de la Russie aurait exigé des sanctions multilatérales, bénéficiant d'un soutien quasiment universel, mais l'élan consensuel requis par des sanctions de cette ampleur n'existait pas, n'existe pas pour l'instant.

 

La FAA (Administration Fédérale Aéronautique) a déclaré l’espace aérien ukrainien zone interdite d’accès il y a 3 mois

De fait, les astres ont été exceptionnellement favorables à l’OTAN. Alors que l’Administration Fédérale d’Aéronautique (FAA) avait déclaré l’espace aérien ukrainien interdit à tous les appareils sous sa juridiction, il semble que certaines compagnies d’aviation  aient continué à survoler ce qui constitue une zone de guerre depuis des mois. The Atlantic, dans un article intitulé  « Mise en garde de la FAA : les vols au-dessus de l’Ukraine sont interdits » l'a dit sans ambiguïté :

- Les autorités aéronautiques savaient-elles qu’il s’agissait d’une zone dangereuse ?

- Oui. Elles le savaient certainement. Il y a près de trois mois, dans la partie « Règlements spéciaux » de son site, la FAA des États-Unis a promulgué une disposition interdisant à tous les pilotes, compagnies d’aviation régulières et de charters américains, ainsi que tous autres appareils placés sous sa juridiction directe, le survol de parties de l’Ukraine.

Les combattants [de la Résistance] utilisent des systèmes de défense anti-aérienne portables, qui ne peuvent atteindre aucune cible se trouvant à 10.000 mètres d’altitude.

15. Armes portables IGLA.jpgDepuis des mois, les combattants d’Ukraine orientale abattent des appareils militaires de la junte, des hélicoptères et même des transports de troupes en se servant de missiles anti-aériens transportables à bras d’homme, qui auraient tous été incapables d’abattre l’avion malaisien, puisqu'il volait à une altitude de 10.000 mètres, bien au-delà de la portée d’un système de défense anti-aérienne de ce type.

Le système anti-aérien considéré comme responsable de la catastrophe du vol MH17 est le très sophistiqué système BUK, commandé par radar, monté sur véhicule. Le New York Daily News rapporte, dans un article intitulé « On craint qu’un avion de Malaysia Airlines ait été abattu en Ukraine » que :

«Anton Gerachenko, conseiller du ministre de l’Intérieur ukrainien, a dit sur Facebook que l’avion volait à une altitude de 10.000 mètres quand il a été abattu par un tir de missile Buk», rapporte Interfax, une agence d’information ukrainienne.

17. BUK.jpgOn ne sait pas si les combattants du Donbass ont réussi à mettre la main sur des systèmes anti-aériens Buk, et s’ils l’ont fait, il n’est pas sûr qu’ils aient été capables de les maintenir en état de fonctionner et de les utiliser. Kiev clame qu’ils leur ont été passés par la Russie, niant apparemment par là avoir perdu un seul de leurs propres systèmes. Malheureusement pour eux, même si la Russie avait armé les combattants d’Ukraine orientale, elle ne les aurait certainement pas armés de systèmes qui permettraient immanquablement de remonter jusqu’à elle à la première utilisation, quelle que soit la cible touchée.

 

Cui Bono ?

La meilleure carte qu’ait joué la Russie à ce jour a été sa retenue et l’incapacité où s’est trouvé l’OTAN de l’impliquer dans le chaos que l’OTAN lui-même a déchaîné en se faisant le soutien de néo-nazis armés pendant l’« Euromaidan » de fin 2013 – début 2014.

La Russie ne prendrait certainement pas le risque de se défaire d’une telle carte pour passer des systèmes d’armements à des combattants qui abattent ce qu’ils veulent avec leurs missiles transportables à la main, de portée limitée.

La Russie et les combattants d’Ukraine orientale n’ont rien à gagner à la destruction d’un avion de ligne civil, mais absolument tout à y perdre au contraire, ce qui ne peut manquer de faire pointer le doigt de l’accusation dans une autre direction : celle de l’OTAN et de son régime fantoche de Kiev.

Que l’avion abattu soit un nouveau Boeing 777 malaisien – le second cette année à s’abîmer corps et biens dans des circonstances extraordinaires - a inespérément valu à la cohorte des propagandistes de l’Ouest, un maximum d’attention de la part du monde entier, auquel elle avait besoin de vendre ses accusations sans preuves à l’encontre de la Russie et des combattants d’Ukraine orientale.

La force d'entraînement nécessaire pour rassembler l’Europe et les autres alliés derrière l’OTAN et les États-Unis en vue d’une intervention plus directe en Ukraine, où l’Occident est actuellement en train de patauger, fait en ce moment même une énorme consommation de gros titres d'un bout du monde à l'autre. Si la destruction du vol MH17 n’a pas été due à une tragique erreur d’identification, la réponse à la question que ne peut manquer de poser l’enquête – cui bono, c'est-à-dire «à qui profite le crime ?»  – s’impose de façon assourdissante : à l’OTAN.

Source :  http://landdestroyer.blogspot.be/2014/07/flight-mh17-down...

16. Tony Cartalucci-big.jpg

Tony Cartalucci

est écrivain et chercheur en géopolitique. Il vit à Bangkok, d’où il couvre les événements mondiaux dans une perspective asiatique du Sud-Est. Il prône l’auto-suffisance comme une des clés de l’indépendance.

Ses articles sont repris par de nombreux sites et journaux non-alignés tels que, ici, Infowars Irlande.

Son site : Land Destroyer  

 Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

*

Pendant ce temps-là dans le Donbass

 

Un massacre parmi cent autres

 

 

 

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(à partir de 3’20) Un enfant sauvé des décombres de son immeuble, bombardé par les héros à croix gammée de l’Occident démocratique

On entend quelqu’un – son père ? – dire « Bogdan, n’aie pas peur, reste calme. »

 

 

*

Ternopil : des mères de soldats s’insurgent contre l’envoi (par Kiev) de leurs fils dans le Donbass

 

 

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Pour la fête de sainte Brigitte, mère des animaux...

Ah, si les humains étaient des bêtes !

 

 

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Nous aurions voulu vous traduitre aussi cet article de Finian Cunningham (Globalresearch, ICH, SCF), où il s’indigne du massacre en cours en Novorossia, qui vaut, dit-il, celui de Gaza. Il y révèle que, pendant que Kerry, Obama et consorts, calomnient à tout va les combattants de la Résistance en les accusant de faire obstruction à l’enquête sur la catastrophe, ceux-ci ont, dans des conditions incroyablement dures, non seulement mis en (relative) sécurité, les corps des victimes et récupéré les boîtes noires, mais ils les ont remis aux envoyés de Kuala Lumpur et aux observateurs de l’OSCE, qui les en ont remerciés chaudement. Après quoi, tout le monde, y compris le train réfrigéré contenant les cadavres, a été attaqué par des avions de l’OTAN (Kiev), qui ont mis les rails hors d’usage. Pour empêcher que les victimes arrivent à destination et soient examinées ? Ce qui se passe est exactement l’inverse, dit-il, de ce qu’ils prétendent, et ce sont eux qui… Le temps nous manque, hélas. Le voici en v.o.

 

What Are You Trying To Hide, Mr Obama ?

by Finian Cunningham – I.C.H. – S.C.F.

July 22, 2014

Western leaders and their media would have us believe that Russian-backed terrorists and bandits not only shot down a civilian airliner killing all 298 onboard – but that they have added to their depravity by defiling the dead, kicking around body parts and robbing corpses.

On top of all that, so the official Western narrative goes, the separatist militias have been callously blocking an international rescue and investigation team, by denying access to the crash site, near the town of Grabovo, in rural fields some 40 kilometres from the Russian border with eastern Ukraine.

Read on…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article39193.htm

 

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Nestor Makhno, paysan d’Ukraine

Film documentaire d’Hélène Chatelain

 

 


« Anarchiste et communiste », une conjonction de deux termes impensable en Union soviétique. Pourtant, c'est bien ce que Nestor Makhno revendiqua au début du siècle. Entre 1917 et 1921, la bourgade de Gouliaï Polié, à l'Est de l'Ukraine, fut le centre d'un mouvement révolutionnaire paysan qui lutta d'abord contre les occupants austro-hongrois (après la signature du traité de Brest-Litovsk), contre les Blancs, puis contre l'armée Rouge commandée par Trotsky, avec laquelle il s'était allié, mais.... La figure emblématique de ce mouvement fut Makhno, né à Gouliaï Polié, mort en exil en France.

Hélène Chatelain reconstitue ici sa vie à partir de ses écrits, de films de propagande soviétiques, de réactions d'ouvriers aujourd'hui et de la mémoire qu'il a laissée dans le cœur des siens à Gouliaï Polié, dans cette Ukraine orientale, une fois de plus sous les armes.

*

On le sait, les deux Napoléon ont attaqué la Russie (il y a des gens qui n’apprennent jamais rien).

 

Guerre de Crimée : Sébastopol, Balaklava, etc.

 

Une des invasions occidentales racontée et montrée aux touristes dans un étrange musée appelé « Panorama »

 


 

*

 

Excellente nouvelle !

 

Le blog du Saker va exister maintenant aussi en allemand. Son  adresse :

editor@vineyardsaker.de

 

Ses animateurs l’annoncent dans leur langue, donc, on n’a pas compris, et ils ne donnent pas encore de lien vers le site, probablement en construction.

Est-il nécessaire de rappeler que ceci était à l’origine le blog d’un seul homme, et que tout ce qui est venu s’y agréger l’a fait spontanément et bénévolement, sans presque lui demander son avis. Inutile de dire qu’il exulte de cette créativité qui part dans tous les sens et dont les dénominateurs communs sont le désintéressement et la volonté d’en finir avec la clique des impériaux.

Ceci ne donne-t-il pas raison à Tony Cartalucci, pour qui l’indépendance passe par l’auto-suffisance ? En ce moment, autour du Saker, ce à quoi on assiste est tout simplement de l’auto-organisation.

L'eussiez-vous cru, Michel Bakounine ?

Amen.

 

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Et on se remet en pause

 

 

 

Mis en ligne le 23 juillet 2014.

 

 

 

 

 

23:53 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/07/2014

GUERRE À OUTRANCE (AUX CIVILS) PARTOUT

1. us boat to gaza_saudi newspaper.JPG

Guerre à outrance (aux civils) partout

L’empire, bête fauve blessée, devient incontrôlable

Aujourd’hui, 11 juillet 2014, nous recevons ceci :

 

2. bannière Ark .jpg.png

 

Tout Gaza brûle !

«  Au cours de l’attaque de cette nuit sur le port de Gaza, tout le voisinage a été sous le feu des forces d’occupation israéliennes. Vers 2 heures du matin – heure locale – l’Arche de Gaza a pris feu. L’assaut prolongé des Israéliens a empêché la brigade civile des pompiers d’approcher du sinistre jusqu’à environ 3 h 30’. Quand le jour sera levé, il sera possible de mieux évaluer les dommages causés à l’Arche et aux bateaux de pêche proches.

En regard de tant de victimes civiles palestiniennes, de la destruction de maisons, d’hôpitaux, d’écoles et de toutes sortes d’infrastructures également civiles, le dommage matériel causé à notre projet pâlit jusqu’à l’insignifiance. Nous nous estimons heureux de n’avoir à déplorer aucune perte humaine, et nous pleurons avec vous les destructions insensées et les Palestiniens massacrés dans cette attaque meurtrière, qui continue à l’heure qu’il est.

Pas plus que le reste de la Flotille de la Liberté, « L’Arche de Gaza » n’a l’intention de renoncer. Avec nos partenaires de l’extérieur et de l’intérieur, nous continuerons à défier le blocus et à exiger la liberté pour tous les Palestiniens. »

3. bateau de pêcheurs gazaouis incendien par israeliens.jpg

Dangereux bateau de pêcheurs incendié  – Z’ont bien le droit de se défendre ! Surtout avec tout le pétrole qu’il y a sous la mer.

Rappelons que, sabotée le 29 avril dernier par un attentat à la bombe, l’Arche de Gaza avait été réparée grâce à la solidarité internationale. Elle était en état de reprendre bientôt la mer. La revoilà détruite.

Que s’est-il passé ? Il semble que le Hamas et le Fatah aient été prêts à enterrer la hache de guerre fratricide et à venir s’asseoir ensemble à la table de négociations. Tout, mais pas ça ! C’est donc tout.

 

4. Handala_SG.jpg

 

Suite et pas fin

Lorsque nous avons mis en ligne, avant-hier, le long article de Noam Chomsky, nous savions qu’il y aurait des commentaires, et sûrement des réfutations énergiques, au moins de la part de ceux qui préconisent - en toute justice - la solution « à un seul état palestinien ». Nous attendions Israël Shamir. C’est Gilad Atzmon qui l’a fait, presque sans reprendre haleine.

5. atzmon-1728x800_c.jpg

Chomsky, BDS et le paradigme de la gauche juive

Dans son dernier article dans The Nation, Noam Chomsky a sélectionné de manière sélective les faits qui correspondent à son récit préféré, en ignorant et en masquant les détails pertinents qui contredisent sa thèse. On aurait pu s’attendre à ce qu’un universitaire de la stature de Chomsky aborde le sujet avec un niveau beaucoup plus élevé d’intégrité intellectuelle.

L’examen de la dernière critique du BDS de Chomsky révèle que les observations du linguiste MIT confinent à la tromperie. Il est particulièrement fascinant d’étudier les tactiques de Chomsky à la lumière de l’actualité violente en Israël/Palestine.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/chomsky-bds-paradigme-gauc...

 

4. Handala_SG.jpg 

Plus de 60 morts Palestiniens : Hollande exprime sa solidarité…

6. Palestine 10 juillet.jpg

… à Netanyahou

(Car qui se ressemble s’assemble)

Les raids israéliens sur Gaza ont fait plus de 60 morts au cours des dernières 24 heures. L’aviation israélienne a ciblé la ville du sud du territoire, Khan Younis, et le camp de réfugiés de Nusseirat, dans le centre. À Khan Younis, des échoppes et des habitations ont été visées, tuant six hommes, trois femmes et quatre enfants. C’est le moment qu’a choisi François Hollande pour appeler Netanyahou et lui exprimer sa solidarité contre les tirs de roquette palestiniens en direction d’Israël. Tirs qui n’ont fait aucune victime.

Pendant que le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon, invitait Israël à faire preuve « de retenue » et que John Kerry appelait le Premier ministre israélien sans que l’on connaisse la teneur de l’entretien, l’Elysée rendait public l’étonnant élan de solidarité du président français…

Source :  POLITIS.fr qui s’en étonne, alors que Cameron et Merkel ont fait de même, en bons chiens de meute qu’ils sont, peu enclins à mordre la main qui les engraisse.

 

7. Tsahal-Crime.jpg

 

« 85 morts, dont 20 dans la nuit du 9 au 10 »

(et dans celle du 10 au 11 ? et combien d’enfants ?)


Là, ce n’est plus Politis, c’est Françoise Diehlmann, hier, sur Médiapart.

Qui les protège, les Palestiniens, aujourd’hui ?

|  Par Francoise Diehlmann

Consternation ! Stupeur ! Voilà ce que provoque le communiqué du Président de la République suite à son entretien avec le Premier ministre israélien sur les événements en Israël et en Palestine.

Lire la suite…

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/francoise-diehlmann/110714...

 

4. Handala_SG.jpg

 

Qu’est-ce qui nous étonne ? Le Dr. Oberlin ne nous avait-il pas prévenus ?

Pour suivre les nouvelles :

http://www.europalestine.com/

http://www.association-belgo-palestinienne.be/  entre autres.

 

Mais essayons d’être sérieux : Hollande, Merkel, Cameron, Van Rompuy… C’EST NOUS !

Le peuple est le souverain ; le gouvernement est son ouvrage et sa propriété ; les fonctionnaires publics sont ses commis.

Le peuple peut, quand il lui plaît, changer son gouvernement et révoquer ses mandataires.

Lorsque le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.

Maximilien Robespierre

 

Alors, à part pétitionner, inonder les réseaux sociaux de commentaires vengeurs et manifester (200 personnes – sur 61 millions – à Paris, et attaquées par la LDJ en plus, sans que la police y voie malice)… 

 



… qu’est-ce qu’on fait ? CONCRÈTEMENT ?

 

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Bravo au PCF. Mais encore ? Et les syndicats, ils font quoi, à part encaisser les cotisations de leurs membres ? « Grè-veu-po-li-ti-queu », ils n’ont jamais entendu causer ? En 1968, pour beaucoup moins que cela, même la Comédie Française était en grève, et l’Ordre des Architectes !

Le peuple souverain a les syndicats et les gouvernements qu’il mérite. Il est responsable des massacres qui se perpètrent - en son nom ou pas – s’il laisse faire.

 

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Et on ne vous parle pas ici des 300.000 femmes d’Europe de l’Est, actuellement, maintenant, pendant que vous lisez ceci, réduites en esclavage en Europe occidentale, en Israël et autres lieux démocratiques par la volonté de saint Jean-Paul II et du syndicat Solidarność (tiens, il a fait des trucs, celui-là…), ce sera pour une autre fois.

Soyez résolus à ne servir plus, et vous voilà libres

Non, là, ce n’est pas Robespierre, c’est La Boétie (deux siècles et demi avant).

10. fil barbelé.jpg

 

 

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UKRAI N E

Ça canarde sec aussi dans le Donbass, pas avec les seuls encouragements de François Hollande à la clique banderiste, mais avec les sous de nos impôts. Comment ces agneaux pourraient-ils se procurer des armes, sinon, pour se défendre des dangereux rétifs au nazisme qui ont le culot d’habiter la région ?

Donc, Slavyansk est tombée.

Le Saker, qui a le nez dessus jour et nuit, a posté des choses assez désespérées, mais quand même… pas tout à fait. Il faut savoir lire entre les lignes.

On se contentera ici de sa dernière mise au point. Libre à chacun de remonter dans ses analyses.

Il est beaucoup trop tôt pour baisser les bras au sujet de Poutine ou pour faire une croix sur la résistance novorossienne

10 juillet 2014 – The French Saker

Apparemment, le message que j’ai posté aujourd’hui pour exprimer mon dégoût de la façon dont des forces extérieures ont eu l’arrogance de décider de l’avenir de 7 millions de citoyens du Donbass, a été interprété comme un aveu de ma part de ce que j’aurais laissé tomber Poutine (même si j’avais bien écrit « Ajoutons même à cela, juste histoire de poursuivre la conversation, que Poutine ait décidé de céder aux conditions de ces anglo-sionistes et que le Kremlin également l’ait accepté »). Certains l’ont même interprété comme un aveu indirect de ma part de ce que les forces novorossiennes seraient condamnées. Rien n’est plus éloigné de la vérité.

Lire la suite…

Source : http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/10/il-est-beaucoup-tr...

Le Saker termine ce papier sur : « Ce n’est donc pas un appel à l’optimisme que je lance. Juste au réalisme. »

Eh bien, à propos de réalisme, rien ne pourrait dépasser l’intervention récente de M. Serguey Glazyev, conseiller financier du gouvernement russe, dont il existe une video sous-titrée en anglais, mais pas en français (vous voulez rire !). La voilà. Si vous êtes anglophones, tant mieux, sinon, too bad.

 

M. Glazyev y explique posément que les USA militarisent l’Ukraine pour envahir la Russie, (par procuration, comme cela devient chez eux une habitude). Il évalue objectivement la situation et en tire les conséquences. Ce n’est pas, selon les mots du Saker, « un appel à l’optimisme ». C’est même exactement le contraire. Mais, déterminé à faire face, il l’est, M. Glazyev.

 

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« À quoi bon déranger vos troupes, quand d’autres peuvent faire le boulot ? »

 

Et, bien sûr, il a raison : la Russie est en guerre avec les États-Unis. Et, bien sûr, ce qu’il appelle « IVe guerre mondiale », c’est notre Guerre-de-plus-de-cent-ans qui continue : Première guerre mondiale, Deuxième guerre mondiale, Troisième guerre mondiale, dite improprement « guerre froide » et, maintenant, Quatrième guerre mondiale, dont il faut espérer, en touchant du bois très fort, qu’elle ne devienne pas nucléaire. Car, si elle le devient, nous disparaîtront, nous Européens, de la surface du globe.

C’est exactement ce à quoi aspire USRAHELL (« les Anglosionistes » pour le Saker), que l’effondrement de leur empire pousse à la fuite en avant, la seule carte qu’il leur reste à jouer étant celle d’un chaos général, qui re-boosterait leur complexe militaro-industriel et leur permettrait d’échapper à une guerre civile at home, à laquelle ils se préparent néanmoins depuis des années en se dotant de moyens tels que la Guerre de Sécession, par comparaison, aura l’air d’un jeu de barres en cour de récré quand elle éclatera.

Leur plus cher désir est que la Russie entre en Ukraine, c’est-à-dire entre en guerre contre eux-mêmes par nazis interposés. Pour sauver les habitants de Novorossia par exemple, des griffes de Kiev et d’Academi-Blackwater. L’idée de ces brillants stratèges, c’est d’avoir une bonne excuse pour jouer le pion de la « première frappe » (au radioactif of course). Comme si la Russie ne disposait pas, elle aussi, de bombinettes dernier cri. Et la Chine. Ce serait à qui dégaînerait le premier, voyez-vous. Comme au Far West… dans les films. C’est vraiment leur seule chance d’entraîner ceux qui sont en train de les vaincre - sans coup férir ! - dans la mêlée. Il faut, pour y résister, un sang-froid à toute épreuve et des nerfs d’acier. Ce dont sont complètement dépourvus (sans parler du reste) ceux qui s’indignent de la pleutrerie de Poutine. Qui laisse tomber ces pauvres gens et nani-nanère, alors qu’eux-mêmes laissent tomber depuis 70 ans les Palestiniens, et les Irakiens depuis un quart de siècle. Non sans avoir imposé  huit ans d’une guerre atroce aux Iraniens en se frottant les mains de contentement. (On ne vous parle pas des Latinos décimés à la machette, des Philippins, des soixante ans d’embargo cubain et autres broutilles, ce serait trop long.)

À ceux qui ont quelques notions d’histoire de France, la situation des Russes rappellera celle où se trouvait Robespierre en 1792, quand il luttait de toutes ses forces contre la guerre que voulaient tant tous les autres – Girondins, Dantonistes, Émigrés, « Vendéens », Anglais, Autrichiens, Louis XVI, etc. – et qu’ils finirent par faire éclater. C’est, on s’en souviendra, celui qui ne la voulait pas qui dut la faire… et la gagner, ruinant ainsi leurs espoirs de dépeçage de la France, au prix de la Révolution. Il n’aurait fallu aux jacobins robespierristes que quelques années pour faire de leur pays une grande et rayonnante puissance pacifique. La Russie n’avait besoin que de vingt ans de paix pour y arriver. Il semble qu’elle ne les aura pas. Fasse le ciel et tous les diables qu’elle réussisse à arracher, à la bête enragée, ses dents et ses griffes, comme elle l’a fait à d’autres dans le passé.

Rappelons modestement nos vœux du 1er janvier 2012, à l’occasion du bicentenaire de la Berezina :

Que ceux qui la cherchent la trouvent !

Et observons, en retenant notre souffle, les efforts que fait Vladimir Poutine, que font les membres de son gouvernement, pour rester à égale distance de l’efficacité et des principes de la morale publique, chevaux indisciplinés qu’il importe de maintenir de gré ou de force dans la direction qu’on veut qu’ils prennent. C’est un exercice difficile et périlleux, qu’il n’est pas donné à n’importe qui de réussir.

Pour se faire une idée du travail de Titans qui les attend, il suffit de chercher, sur Internet, des caricatures qui ne leur soient pas hostiles. Bon amusement et bon courage !

 

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Kramatorsk : Chars d’assaut contre civils désarmés.

 

Le moins qu’on puisse dire,  c’est qu’ils ne restent pas assis sur leur cul, les civils. Et « verbo solo ! »  comme disait l’abbé Jehin. Avec un peu de sifflets, c’est vrai, on n’est plus au XVIIIe s.

 

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Et l’Allemagne, dans tout ça ?

Le gouvernement allemand n’est pas le vassal des États-Unis, c’est de son propre chef qu’il agit comme leur complice

Dagmar Henn – The French Saker

10 juillet 2014

Je suis profondément honoré et reconnaissant envers Dagmar Henn de me permettre de publier ici le texte d’un courriel qu’elle m’a envoyé récemment. Je dois dire d’entrée de jeu que je ne partage pas le point de vue qui est celui de sa thèse principale (à savoir que le gouvernement allemand n’est pas un vassal mais un complice) mais mon opinion personnelle à ce sujet n’entre pas en ligne de compte. Ce qui importe, c’est qu’elle présente des arguments très intéressants et que si elle a raison, alors ma propre analyse, et peut-être bien aussi celle du Kremlin sont fausses, ce qui, alors, pourrait avoir des conséquences majeures sur l’avenir de cette guerre contre la Russie (l’Ukraine n’étant en fait qu’un simple champ de bataille dans une guerre beaucoup plus vaste contre la Russie).

Poster des documents sur ce blog même si je ne partage pas les vues de leurs auteurs, telle a toujours été et continuera d’être ma politique, tant que ces documents sont fondés sur des faits, qu’ils sont logiques, bien écrits, et qu’ils contribuent à faire progresser l’analyse et la discussion.

Le texte de Dagmar Henn remplit sans conteste toutes ces conditions, et j’ai grand plaisir à le publier aujourd’hui.

Quant à ceux, notamment en Allemagne, qui viendraient à être en désaccord avec elle, je les invite à m’adresser leur réfutation, que je publierai également pour peu qu’elle soit étayée et ne contienne aucune attaque personnelle contre Henn ni qui que ce soit d’autre.

Cordialement,

Le Saker

Les accords d’association que l’UE a signés avec la Junte de Kiev lient l’économie ukrainienne à la zone d’hégémonie allemande (l’UE est à l’heure actuelle complètement soumise aux intérêts allemands). La signature de l’accord ukrainien avec le FMI est aussi une exigence européenne. En conséquence, le piège économique qui condamne la junte à l’agression militaire (simplement pour sauver sa peau) n’est pas une invention étasunienne mais allemande…

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Source : http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/10/le-gouvernement-al...

 

 

13. Chat patriote.jpg

 

Quant à l’Irak…

Comme nous croyons l’avoir dit, le blog du Saker a ouvert un volet « Irak ». C’est Mindfriedo qui s’y colle. Voici son dernier rapport, dépouillé comme une peau de lapin :

Compte-rendu de situation Irak – 8 juillet

Mindfriedo – The French Saker

UN LIEN TRÈS INTÉRESSANT : http://www.syrianews.cc/isis-the-bombshell-interview-to-i...
LIEN YOUTUBE : https://www.youtube.com/watch?v=NEuJ5v3AbJg

Cet article montre que l’EIIL agit pour le compte des États-Unis. Son calife à la Rolex au poignet est l’homme des Américains. Une subversion qui nous fait penser aux islamistes soutenus par le gouvernement pendant la guerre civile algérienne.

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Source : http://www.vineyardsaker.fr/2014/07/09/compte-rendu-de-si...

 

Et pour finir, le conseil du jour :

14. Voltaire.JPG

 

 

 

Mis en ligne le 11 juillet 2014

 

 

 

 

21:39 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/07/2014

IL Y A LONGTEMPS...

1. pieuvre israelienne.jpeg

Il y a longtemps qu’on ne vous avait plus parlé d’Israël

Eh bien, on vous en reparle, en vrac, dans le désordre.

Sur le terrain :

 

2. business as usual.jpg

Business as usual

 

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Dans les autres bacs à sable :

Abou Bakr Al-Bagdadi, l'agent du Mossad.

IRIB – 19 juin 2014

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Abou Bakr al-Bagdadi a reçu, pendant deux ans et sous la supervision du Mossad, une formation militaire et de renseignement, ont révélé des sources militaires dignes de foi dans la région, en allusion aux relations étroites entre Abou Bakr al-Bagdadi, le chef de Daesh, et les services secrets américains.

En donnant naissance à Daesh, l’objectif du duo CIA/Mossad consiste à créer le chaos et à semer la terreur et la discorde entre les musulmans chiites et sunnites, a déclaré une autorité bien informée avant d’ajouter : « Des mains s’activent pour diffuser les images de Daesh sur les réseaux virtuels ». Daesh a été créé par les États-Unis et Israël et est financé par l’Arabie saoudite, a-t-il précisé avant d’ajouter : « Daesh porte un regard particulier sur les écoles islamiques. Pour lui, sa mission consiste à ternir l’image du sunnisme et à anéantir le chiisme. Son deuxième objectif est aussi de donner une image violente de l’islam. La présence de Daesh en Irak et celle de Boko Haram en Afrique aide Israël à faire imposer l’idée de la création d’un grand État juif s’étendant du Nil à l’Euphrate, à ressusciter les plans rangés depuis des années dans les placards des sionistes ».

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Source : http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/329424-lien-...

Via : http://croah.fr/revue-de-presse/abou-bakr-al-baghdadi-lag...

 

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Les belles affaires africaines d’Israël

Nico Ramirez – Diktacratie

7 juillet 2014

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Agronomie, irrigation, ingénierie, et surtout des armes, plein d’armes : c’est dingue le nombre de trucs qu’Israël peut avoir à vendre aux Africains. Régulièrement, l’Etat hébreu signe de très juteux contrat, comme récemment avec la Côte d’Ivoire pour la construction d’une centrale thermique, que le groupe israélien Telemania a facturé 500 millions d’euros.

Si l’Afrique du Sud, le Togo, le Nigeria, l’Egypte et le Kenya comptent parmi les principaux partenaires commerciaux d’Israël en Afrique, c’est bien le vieux pote sud-africain qui fait les meilleures affaires avec Jérusalem. Ce n’est plus le temps béni de l’apartheid où les Israéliens avaient cette drôle de sensation de se sentir comme à la maison en Afrique du Sud… Mais en 2013, Pretoria a vendu pour plus de 700 millions de dollars de minerais et métaux précieux aux diamantaires de Tel-Aviv, dont 283 millions de dollars rien que pour les diamants. Les Sud-Africains s’en tirent plutôt bien : avoisinant les 425 millions de dollars, le montant de leurs importations en provenance d’Israël reste légèrement inférieur à ce qu’ils vendent aux Israéliens.

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Source : http://diktacratie.com/les-belles-affaires-africaines-dis...

 

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Là, ce n’est plus Israël, juste Botul, mais toujours l’Afrique :

L’homme qui exploitait la forêt africaine mais qui ne voulait pas que cela se sache 

Nico Ramirez – Diktacratie

9 juillet 2014

5. BOTUL.jpg

Dans la famille Lévy, on connaissait déjà Justine, la fille, auteur à bobos quand papa œuvre pour les gogos, et puis Arielle, la deuxième épouse, dont le point de carrière le plus culminant n’a d’égal que la hauteur de son cul offert en levrette à Klaus Kinski, alors au sommet de son art et de son dard, dans le film « Les fruits de la passion », en 1981.

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Source : http://diktacratie.com/lhomme-qui-exploitait-la-foret-afr...

 

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Affaire du « kidnapping » des trois jeunes gens

L’article d’AVIC, que nous avons mis en ligne le 2 crt., reflète ce que – à tort ou à raison - nous pensons nous-mêmes, à savoir qu’il y a énormément de chances pour que toute l’affaire ait été montée et exécutée par les autorités israéliennes elles-mêmes, sacrifice de leurs propres enfants inclus, pour pouvoir déchaîner tout ce qui a suivi et qui se poursuit avec un maximum de sauvagerie et d’impunité, car présenté une fois de plus comme une conséquence, comme une réplique à un mal subi.

Noam Sheizaf est israélien et journaliste. Il n’envisage pas la même horreur que nous, mais quelque chose, dans cette affaire, est à ses yeux impardonnable :

 

Comment le public (israélien) a été poussé à croire que les trois adolescents étaient vivants

Noam Sheizaf – ICH – 972Mag

4 juillet 2014

Les détails, en dépit du silence obligatoire par ordre de justice, auraient pu révéler bien plus tôt que les jeunes gens enlevés avaient été assassinés. La campagne menée par le gouvernement pour demander qu’ils soient relâchés a aidé à légitimer l’opération militaire en Cisjordanie. Les medias israéliens mais aussi internationaux se sont prêtés à ce jeu.

Ce dont il va être question n’est pas l’affaire du kidnapping en soi, ni l’opération militaire ou ses conséquences – mais on y trouvera, peut-être une leçon importante, en particulier pour les journalistes. Le résultat des courses est que le public israélien a été manipulé.

Les détails sur l’appel au « 100 » (équivalent local du 112 en France, du 101 en Belgique) et sur ce que les enquêteurs ont découvert dans la voiture utilisée pour le kidnapping des trois adolescents ont été connus des services de sécurité, des ministres  – et même des journalistes – très tôt dans l’affaire ; mais pas par le public, parce qu’ils ont été tenus sous le boisseau par une stricte consigne de silence. Le sang trouvé dans la voiture, les détonations entendues lors de l’appel au secours téléphonique, les balles réelles trouvées sur le lieu, et le fait qu’il n’y ait pas eu un seul cas où deux personnes ou plus aient été gardés en otages en Cisjordanie depuis des décennies – tout cela conduisait à une seule conclusion possible : les gamins n’étaient plus en vie. Pourtant, simultanément, on a dit au public israélien qu’ils étaient otages du Hamas, et une campagne publique a été lancée pour réclamer leur libération.

Le résultat fut le choc éprouvé par la plupart des Israéliens, une fois que les corps ont été découverts, déception terrible qu’auraient pu leur éviter ceux qui étaient au courant des détails mais qui ont obéi aux consignes de silence.

Au moins un jour sur deux, des officiers supérieurs donnaient des instructions aux médias et répétaient que l’hypothèse de travail de l’armée était que les jeunes étaient encore vivants, ajoutant parfois qu’il n’y avait aucune preuve pouvant suggérer le contraire. C’était une tromperie. À une de ces occasions, le ministre des Finances, Yair Lapid est passé en direct à la télévision et a dit que l’appel au « 100 » était « impossible à déchiffrer ». C’était une tromperie aussi. Comble de l’absurdité : alors même qu’elles étaient en train de bourrer le crâne au public avec des mensonges, ces mêmes autorités multipliaient les mises en garde contre le colportage de fausses rumeurs sur les réseaux sociaux. Eh bien, j’ai une nouvelle à leur apprendre : au prochain événement tragique, il y aura infiniment plus de ces rumeurs que d’habitude, parce que le public partira du principe qu’on lui cache des choses et que certains secrets pourraient l’éclairer… comme si on n’avait pas déjà assez de théories du complot comme cela.

Je ne dis pas que l’appel au secours lui-même aurait dû être rendu public ou que l’armée aurait dû travailler sur l’hypothèse que les jeunes gens étaient morts. L’effort pour les retrouver devait être fait avec autant d’urgence que si on les croyait vivants. Mais il y a une grande différence entre « une hypothèse de travail » et « une conclusion logique » ; la limite entre les deux a été délibérément et témérairement franchie.

Le gouvernement est même allé plus loin en lançant la campagne « Rendez-nous nos garçons ». Dans toutes les écoles du pays, y compris celle d’à côté de chez moi, on a affiché des panneaux avec les noms des trois garçons et des slogans du genre « On vous attend », « On espère votre retour ». Si les profs avaient été au courant du sang dans la voiture, des impacts de balles et du bruit des détonations, auraient-ils laissé leurs jeunes élèves peindre ces placards ? Se seraient-ils laissé photographier devant avec eux et leur auraient-ils permis d’afficher les photos sur Internet ?

Quant aux médias, si vous lisez l’hébreu, je vous invite à jeter un coup d’œil aux premières pages ci-dessous, pleines de citations bouleversées des parents, anxieux de serrer leurs enfants retrouvés dans leurs bras. Les journalistes et les rédacteurs en chef savaient la vérité, et pourtant ils n’ont pas hésité à les imprimer comme si de rien n’était. Pire encore est la manière dont certains médias internationaux se sont fait l’écho de ces histoires, alors qu’ils n’étaient pas, comme les médias israéliens soumis à la censure et liés par une consigne du secret. (La censure s’applique aux médias étrangers en Israël, mais l’état a beaucoup moins de moyens de les y contraindre. La couverture dépend largement de la volonté des organisations médiatiques de jouer le jeu ou non.)

 

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Manipulations à la une

 

Qu’y a-t-il derrière cette manipulation du public à grande échelle ? Les lecteurs peuvent essayer de deviner.  Peut-être quelqu’un a-t-il cru que cacher ces faits aiderait l’enquête. Mais c’est vraiment très improbable, surtout lorsque, à un certain moment, des détails ont commencé à émerger dans des médias indépendants, à l’étranger. Peut-être le gouvernement a-t-il cru que maintenir l’impression que les victimes étaient encore en vie légitimerait son opération militaire. Peut-être des officiers de sécurité ont-ils voulu s’éviter la gêne que les détails soient révélés à présent – non seulement l’appel au 100é des jeunes kidnappés, mais des douzaines d’autres appels, de parents angoissé, aux numéros d’urgence de l’armée, qui ont été ignorés. Ou peut-être est-ce juste la façon dont les forces de sécurité israéliennes opèrent : ne révéler au public que les faits qui servent les intérêts du système.

Le public israélien, il faut le dire, a une confiance totale dans les services militaires et de sécurité. Ces institutions n’en finissent pas de le tromper. Ce cas-ci est particulièrement grotesque en ce qu’il reproduit, point par point, l’enlèvement des trois soldats israéliens en 2006 par le Hezbollah. Le gouvernement savait bien qu’en tout état de cause, les soldats n’auraient pas pu survivre à l’attaque de leur jeep de patrouille, mais cela ne l’a pas empêché de déclencher la seconde guerre du Liban en promettant de « ramener les gars à la maison ». On ne peut qu’en conclure que dans la prochaine affaire, mentir sera une option trop facile pour que les décideurs la laissent passer.

Mon seul espoir est que les juges de district qui approuvent sans réfléchir les consignes de silence – qu’elles concernent les mises eu secret d’arrêtés, les détails d’une enquête en cours ou les faits susceptibles d’embarrasser un officier supérieur – apprendront quelque chose de cette affaire. J’espère qu’à l’avenir les journalistes nationaux et internationaux y réfléchiront à deux fois avant de servir aveuglément les intérêts de ceux qui sont au pouvoir contre les intérêts de leurs propres lecteurs. (Une exception, dans cette affaire : Amos Harel, de Haaretz, qui a essayé de faire allusion, sans violer la consigne de silence, aux faux espoirs que le gouvernement faisait naître dans le public. MISE À JOUR : un autre bon papier - celui de de Mitch Ginsburg, de TIO)

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Noam Sheizaf est un journaliste free lance qui a travaillé pour Ha’Ir (un hebdomadaire de Tel Aviv publié par le groupe Shocken), pour Ynet et pour Maariv.

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article38979.htm

Traduction : C.L. pour Les Grosses Orchades.

 

Ah, mais c’est que l’appel au n°100 et les coups de feu entendus au bout du fil, c’est comme le petit Jésus et l’apôtre Paul… est-on sûr qu’ils aient existé ?

 

*

Le Bellicisme d’Israël a fait l’objet d’un débat entre Gilad ATZMON, à Londres et Richard HELLMAN (chrétien sioniste US employé par Israël) à Washington. La télévision iranienne, qui organisait le débat, a ensuite interviewé Gilad ATZMON sur la réaction violente du Premier ministre et des colons israéliens à l’annonce de la mort des trois jeunes gens.

ICH met la video du débat en ligne et publie le verbatim de l’interview de Gilad.

 

Une démocratie juive ? Dans la pratique, c’est un état terroriste.

 

 

« Pour vous, mentir, tuer vos propres gens si cela sert vos intérêts tribaux est exactement ce en quoi vous croyez » - Gilad Atzmon

 

4 juillet 2014.

PressTV : Quelle est votre sentiment sur la manière dont les choses se sont déroulées, maintenant qu’au bout de trois semaines, les trois jeunes colons ont été retrouvés morts et qu’une réaction se fait jour – pas encore prouvée – mais tenue pour vraie par de plus en plus de monde, que ce sont des colons extrémistes qui en sont les responsables ?

Un porte-parole de la police israélienne vient quand même de déclarer que celle-ci oriente ses recherches vers une piste soit criminelle soit nationaliste.

Atzmon : Oui, j’imagine que c’est ce que les Israéliens font  - je veux dire quand un Palestinien est assassiné par les Israéliens - , il l'est soit par les forces militaires soit juste par des colons.

Mais ils essaient toujours de trouver une cause extérieure, qui détourne l’attention de la nature meurtrière, génocidaire et pillarde de l’état juif.

Je n’aime pas parler de particularités – je pense que la situation sur le terrain est réellement grave – j’aimerais comprendre comment il est possible que l’état juif, qui était supposé lancer un beau retour au bercail pour célébrer l’israélite nouveau et résoudre la question juive, n’a réussi qu’à déplacer la question juive ou le problème juif dans un nouvel endroit et c’est un désastre.

Je n’arrive pas à décider si ça m’a fait rire ou si j’ai été très triste d’entendre Richard Hellman, il y a une seconde, essayer de détourner notre attention vers l’Irak et la Syrie. Je pense que la situation en Irak et en Syrie est très grave, mais rappelons-nous qu’il y a un an, c’est le lobby juif, en Amérique et en Israël, qui a poussé à ce qu’on envoie des armes et des munitions pour soutenir ISIS et toutes ces organisations effrayantes.

Et je pense aussi que nous devons avoir une vision d’ensemble très large de cette question et comprendre qu’Israël est la plus grande menace pour la paix, et que des gens comme Richard et le lobby juif en Amérique, en Angleterre et en France constituent de graves dangers pour leur nation et pour les peuples qui les entourent, comme pour la planète.

PressTV : Votre réaction à la description de Richard Hellman disant qu’Israël est la seule démocratie au Moyen Orient et un bienfait pour le monde, si seulement ses voisins voulaient cesser de vouloir le détruire ?

Atzmon : Je pense qu’appeler Israël une démocratie est assez pathétique. Je l’ai entendu dire souvent. J’aimerais rappeler à vos téléspectateurs que, dans cette « démocratie israélienne », la moitié des gens qui vivent dans des territoires contrôlés par Israël, vivent en réalité dans des prisons à ciel ouvert. Gaza est une prison à ciel ouvert. Ce n’est pas un état. C’est, comme nous le savons, un territoire sous contrôle israélien. La Cisjordanie est une prison à ciel ouvert et, quand Israël en a envie – comme la semaine dernière – il entre en Cisjordanie, il tue, il arrête. Ce n’est pas une démocratie, c’est une démocratie juive et, dans la pratique, c’est un état terroriste.

Le fait qu’un juif américain, un porte-parole sioniste, nous dise ce qu’il faudrait faire en Irak et en Syrie, c’est ça que j’appelle assez pathétique ! Mais nous devrions y être habitués… C’est un juif américain...

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PressTV : Votre réaction aux commentaires de Richard Hellman sur le Hamas et l’Autorité palestinienne qui gouvernent les territoires occupés et qui sont, selon lui, parties prenantes dans les brutalités de tout le monde arabe et musulman, pour reprendre ses paroles.

Atzmon : Permettez-moi de rectifier. Le fait que Mahmoud Abbas siège à Ramallah ne veut pas dire qu’il gouverne. On lui permet de servir… on essaie d’en faire… le type qui tient les Palestiniens sous contrôle pour le compte d’Israël. L’Autorité Palestinienne [n’a pas de pouvoir] et la Cisjordanie n’est pas un territoire souverain. Ceci est valable aussi pour Gaza, en tout cas jusqu’ qu’à présent.

Le fait que les Arabes israéliens aient le droit de voter est exact, mais ils ne peuvent pas voter pour ou contre l’entrée d’Israël dans leurs territoires, et c’est précisément ce qu’Israël a fait la semaine dernière pour s’y livrer à une agression capitale, arrêter 600 personnes, tuer 12 Palestiniens – dont on ne sait même pas les noms. C’est ça qui est en question.

PressTV : Richard Hellman parle d’un pouvoir judiciaire indépendant et d’un système de tribunaux, qui, après enquête, pourra déterminer qui est coupable du meurtre des trois adolescents israéliens et de celui du jeune Arabe apparemment assassiné en guise de vengeance par des colons à la suite du discours belliciste de M. Netanyahou. Votre commentaire ?

Atzmon : Il est très important de comprendre que le meurtre des trois Israéliens et les représailles d’Israël sont juste l’histoire qu’on raconte.

Ce qui est en cause ici, ce sont des terres qui ont été dérobées par un mouvement nationaliste israélien, qui est un mouvement pillard. Ces histoires de démocratie sont complètement fallacieuses.

Des millions de Palestiniens sont des réfugiés, dans les pays voisins et au-delà des mers et le fait que trois jeunes gens aient été assassinés il y a une semaine – incidemment, nous ne savons pas qui les a tués –… Il est plus que possible que tout ceci soit une opération israélienne sous faux drapeau.

La devise du MOSSAD est « Par la tromperie… »*. Pour vous (Richard Hellman) et pour le MOSSAD, mentir est une stratégie.

Hellman : Dans le Coran comme dans la Bible, tuer une seule personne est aussi mal que tuer 100.000 ou des millions de personnes, mais il y aura une enquête en Israël…

Atzmon : Ceci n’a rien à voir avec le Coran ou la Bible, c’est la manière dont votre gouvernement favori, votre « démocratie juive démocratique » interprète la Bible et a fait choisir par son MOSSAD la devise « Par la tromperie… ».

Pour vous, mentir, tuer vos propres gens si cela sert vos intérêts tribaux, est exactement ce en quoi vous croyez. C’est votre credo et nous en sommes constamment les témoins.

_________________      

* « Par la tromperie, la guerre mèneras ».

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article38986.htm

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

 

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Noam Chomsky s’exprime beaucoup ces temps-ci et dieusait qu’il y a matière ! Nous avons choisi de vous traduire ce papier plutôt que d’autres, même s’ils mériteraient tous de l’être, car son propos, qui passe du singulier au général, nous semble d’une particulière importance par la conclusion qu’il en tire et qu’on ne rappellera jamais assez.

 

Sur Israël, la Palestine et les BDS

Noam Chomsky – ICH

4 juillet 2014

« Ceux qui se dévouent à la cause palestinienne feraient bien de réfléchir soigneusement aux tactiques qu’ils choisissent »

 

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Les misères causées par les actions d’Israël dans les territoires occupés préoccupent sérieusement au moins quelques Israéliens. Un des plus véhéments, depuis des années, est Gideon Levy, journaliste à Haaretz, qui écrit que « Israël devrait être condamné et puni pour avoir rendu la vie insupportable sous son occupation, (et) pour le fait que, tout en prétendant faire partie des nations éclairées, il continue à maltraiter un peuple entier jour et nuit ».

Il a assurément raison, et nous devrions même ajouter : les États-Unis devraient aussi être  condamnés et punis pour fournir un soutien décisif tant militaire qu’économique, diplomatique et même idéologique à ces crimes. Aussi longtemps qu’ils continueront à le faire,  il y a peu de raisons d’espérer qu’Israël infléchisse la brutalité de sa politique.

Le brillant érudit israélien Zeev Sternhell, écrit, à propos de la vague nationaliste réactionnaire qui balaie son pays, que « l’occupation continuera, des terres seront confisquées à leurs propriétaires pour étendre la colonisation, la vallée du Jourdain sera nettoyée de ses Arabes, la Jérusalem arabe sera étranglée par les quartiers juifs et tous les actes de violence, de banditisme et autres imbécilités qui servent à l’expansion juive dans la ville seront accueillies avec la plus grande bienveillance par la Haute Cour de Justice. La route vers l’Afrique du Sud a été pavée et rien ne l’encombrera tant que le monde occidental ne mettra pas Israël devant un choix sans équivoque : “arrêtez les annexions et démantelez la plupart des colonies et l’état-colon ou soyez un état paria” ».

Une question cruciale est de savoir si les États-Unis vont arrêter de se mettre en travers du consensus international qui préconise un règlement à deux états suivant la frontière internationalement reconnue (la Ligne Verte établie par les accords du cessez-le-feu de 1949), garantissant « la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de tous les états de la région, et leur droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues ». C’était la formulation d’une résolution présentée aux Nations Unies par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie et soutenue par les états arabes… à laquelle les États-Unis ont opposé leur veto.

Ce n’était pas la première fois que les États-Unis faisaient obstacle à un règlement de paix diplomatique. Le pompon en revient à Henry Kissinger, qui a soutenu, en 1971, la décision d’Israël de rejeter le règlement proposé par le président égyptien Anouar el-Sadate, choisissant l’expansion au détriment de la sécurité, ligne de conduite qu’Israël n’a cessé de suivre depuis lors avec le soutien des USA. Parfois, il arrive que la position de Washington devienne presque comique, comme en février 2011, quand l’administration Obama a opposé son veto à une résolution de l’ONU qui soutenait la politique américaine officielle d’opposition à l’expansion coloniale israélienne qui se poursuit (toujours avec le soutien US) malgré quelques murmures de désapprobation pour la forme.

Ce n’est pas l’expansion des énormes colonies et du programme d’infrastructure (en ce compris le mur de séparation) qui est en cause, c’est leur existence même – illégale dans sa totalité, comme l’ont décidé le Conseil de Sécurité de l’ONU et la Cour Internationale de Justice, décision approuvée pratiquement par le monde entier, à l’exception d’Israël et des États-Unis depuis la présidence de Ronald Reagan, qui  a minimisé l’« illégale » en « obstacle à la paix ».

Une manière de punir Israël de ses crimes insignes a été imaginée en 1997 par le groupe israélien pour la paix Gush Shalom : boycotter les produits des colonies. Ce genre d’initiative a connu, depuis, des développements considérables. En juin, l’Église Presbytérienne a décidé de se débarrasser des actions qu'elle détenait dans trois multinationales US impliquées dans la colonisation israélienne. Le succès le plus considérable revient à la directive politique de l’Union Européenne, qui interdit le financement, la coopération, l’attribution de prix à la recherche ou relations similaires avec toute entité israélienne ayant des liens directs ou indirects avec les territoires occupés, dont toutes les colonies sont illégales, comme le rappelle la déclaration de l’UE. La Grande Bretagne avait déjà, de son côté, donné ordre aux détaillants de « faire la différence entre les marchandises provenant de producteurs palestiniens et celles provenant des colonies israéliennes illégales ».

Il y a quatre ans, Human Rights Watch a invité Israël à respecter « ses obligations légales internationales », à démanteler ses colonies et à mettre un terme à « ses pratiques manifestement discriminatoires » dans les territoires occupés. HRW a également invité les États-Unis à suspendre son financement d’Israël «à hauteur d’un montant équivalant à ce qu’Israël dépense pour soutenir ses colonies » et à vérifier que les exonérations d’impôts consenties à des organismes apportant leur soutien financier à Israël « soient compatibles avec l’obligation US de respecter les lois internationales, y compris celles interdisant la discrimination ».

Il y a eu beaucoup d’autres initiatives de boycott et de désengagement au cours de la dernière décennie, touchant occasionnellement - mais pas suffisamment – la question critique du soutien US aux crimes israéliens. Dans le même temps, un mouvement BDS (appelant aux « boycott-désinvestissement-sanctions ») a été lancé, citant souvent l’Afrique du Sud comme modèle. Pour être plus exacte, l’abréviation  devrait être « BD », puisque des sanctions - qui ne pourraient être prises que par des états - ne pointent pas à l’horizon, ce qui constitue, soit dit en passant, une des nombreuses différences entre ce cas-ci et celui de l’Afrique du Sud.

L’appel initial du mouvement BDS a été lancé en 2005 par un groupe d’intellectuels palestiniens, qui exigeaient qu’Israël respecte les lois internationales « 1°) en mettant fin à l’occupation et à la colonisation de toutes les terres arabes occupées en juin 1967, et en démantelant le mur de séparation ; 2°) en reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une complète égalité ; et 3°) en respectant, protégeant et promouvant les droits des réfugiés palestiniens à rentrer dans leurs foyers et à retrouver leurs propriétés, ainsi que le stipule la Résolution 194 de l’ONU. »

Cet appel a reçu une attention considérable, et à juste raison. Mais si  nous nous préoccupons vraiment du sort des victimes, il faut bien réfléchir à ces BD et autres tactiques, et les évaluer en fonction de leurs conséquences probables. La poursuite du 1° de la liste ci-dessus est logique et sensé ; son objectif est clair et facile à comprendre par le public occidental visé, raison pour laquelle les nombreuses initiatives découlant de ce 1° ont réussi , non seulement à « punir » Israël mais à susciter d’autres formes d’opposition aux occupations et au soutien que leur apportent les États-Unis.

Ce n’est cependant pas le cas du 3°. Alors que le 1° obtient un soutient international presque universel, il n’en va pas de même pour le 3° en dehors du mouvement BDS lui-même. Le 3° n’est pas non plus dicté par les lois internationales. Le texte de la Résolution 194 de l’Assemblée Générale de l’ONU est conditionnel, et c’est, en tout état de cause, une recommandation, sans la force légale des résolutions du Conseil de Sécurité, qu’Israël viole avec régularité. Insister sur ce 3° est pratiquement une garantie d’échec.

Le seul faible espoir de le voir se réaliser autrement que de manière symbolique ne résiderait que dans des développements à long terme conduisant hypothétiquement à l’érosion des frontières imposées par la France et la Grande Bretagne après la Première guerre mondiale, qui, comme toutes les frontières de ce type, n’ont pas de légitimité. Cela pourrait conduire à une « solution sans état », la meilleure à mon avis, et, dans le monde réel, non moins plausible que la « solution à un état » communément mais erronément proposée comme alternative au consensus international.

Le cas du 2° est plus ambigu. Il y a des « interdits contre la discrimination » dans les lois internationales, comme HRW l’a fait observer. Mais la poursuite immédiate du 2° ouvre la porte à l’inévitable réaction « maison de verre » : par exemple, si on boycotte l’université de Tel Aviv parce qu’Israël viole les droits de l’homme en Palestine, pourquoi ne pas boycotter Harvard parce que les États-Unis se livrent à de bien plus grandes violations encore ? D’une manière prévisible, les initiatives qui se sont focalisées sur le 2° ont été des échecs quasi assurés et continueront d’en être, à moins que des efforts d’éducation aient préparé le public à les comprendre, comme ce fut le cas pour l’Afrique du Sud.

Les initiatives ratées font doublement tort aux victimes – d’abord en déplaçant l’attention due à leur situation critique vers des questions sans rapport (l’antisémitisme à Harvard, la liberté universitaire, etc.), et ensuite en gâchant de vraies occasions de faire quelque chose de significatif.

Notre préoccupation pour les victimes exige qu’en envisageant des tactiques, nous déterminions scrupuleusement ce qui a marché et ce qui a raté, et pourquoi. Ce n’a pas toujours été le cas (Michael Neumann discute un de ces nombreux exemples d’échec dans le n° d’Hiver 2014 du Journal des Études Palestiniennes). La même préoccupation exige que nous soyons aussi scrupuleux sur les faits. Prenez l’analogie sud-africaine, constamment citée dans ce contexte. Elle est très douteuse. Il y a eu une raison pour laquelle la tactique des BDS a été utilisée pendant des décennies contre l’Afrique du Sud, alors que la campagne actuelle contre Israël s’en tient aux BD : dans le premier cas, le militantisme avait créé une opposition internationale à l’apartheid si écrasante, que des états individuels et l’ONU avaient déjà imposé des sanctions des décennies avant les années 1980, époque où les tactiques BD commencèrent à être employées de manière extensive aux États-Unis. À ce moment-là, le Congrès était en train de légiférer sur les sanctions et de passer outre les vetos de Reagan sur la question.

Des années auparavant – en 1960 – les investisseurs mondiaux avaient déjà abandonné l’Afrique du Sud à un point tel que ses réserves financières s’étaient réduites de moitié ; bien qu’il y eût ensuite un certain rétablissement, les jeux étaient faits. Aujourd’hui, au contraire, les investissements US coulent à flots vers Israël. Quand Warren Buffet a acheté une fabrique d’outils israélienne pour 2 milliards l’an dernier, il a décrit Israël comme le pays le plus prometteur y compris pour les investisseurs autres que les États-Unis.

Alors qu’il y a, finalement, à l’intérieur des États-Unis, une opposition grandissante aux crimes d’Israël, elle ne peut en aucun cas être comparée à celle qu’il y eut contre l’Afrique du Sud. Le travail d’éducation nécessaire n’a pas été fait. Des porte-paroles du mouvement BDS peuvent croire qu’ils ont atteint leur « moment sud-africain », mais c’est loin d’être le cas. Or, si on veut que des tactiques soient efficaces, il faut qu’elles se basent sur une évaluation exacte des circonstances réelles.

Cela vaut aussi en grande partie pour le reproche d’apartheid. À l’intérieur d’Israël, la discrimination envers les non-juifs est sévère ; les lois sur la terre en sont l’exemple le plus extrême. Mais ce n’est pas de l’apartheid à la manière sud-africaine. Dans les territoires occupés, la situation est infiniment pire qu’elle n’était en Afrique du Sud, où les nationalistes blancs avaient besoin de la population  noire : c’était la main d'oeuvre du pays, et si grotesques qu’aient pu être les bantoustans, le gouvernement nationaliste a consacré des ressources à les soutenir et à rechercher pour eux une reconnaissance internationale. En contraste absolu, Israël veut se débarrasser du fardeau palestinien. On ne va pas vers une situation à la sud africaine, on va vers quelque chose de bien pire.

Vers quoi on se dirige est clairement visible sous nos yeux. Comme Sternhell le fait observer, Israël va poursuivre sa politique actuelle. Il va maintenir le siège violent de Gaza et continuera d’en séparer le territoire de la Cisjordanie, comme les États-Unis et Israël l’ont fait depuis qu’ils ont accepté les accords d’Oslo en 1993. Bien qu’Oslo ait déclaré que la Palestine était « une seule unité territoriale », dans la jargon officiel israélien, la Cisjordanie et Gaza sont devenus « deux régions distinctes et séparées ». Comme d’habitude, les prétextes de sécurité invoqués s’effondrent au moindre examen.

En Cisjordanie, Israël va continuer de s’emparer de tout ce qui lui paraîtra en valoir la peine – terres - eau – ressources – et de disperser la population palestinienne limitée tout en intégrant ces « acquisitions » dans son Grand Israël. Ce qui comprend la « Jérusalem » considérablement étendue, qu’Israël a annexé en violation des ordres du Conseil de Sécurité, tout ce qui est du côté israélien du mur de séparation illégal, des couloirs vers l’est créant des cantons  invivables pour les Palestiniens, la vallée du Jourdain, d'où les Palestiniens sont systématiquement expulsés et les colonies israéliennes systématiquement établies, plus d’énormes projets d’infrastructures destinées à relier toutes ces acquisitions à Israël proprement dit.

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« Pourquoi nous attaquent-ils ? Juste parce que nous les tuons et que nous occupons leur pays ? »

« J’allais te demander la même chose ! »

On ne se dirige pas vers l’Afrique du Sud, mais bien plutôt vers un accroissement de la proportion de Juifs dans le Grand Israël en cours de construction. La seule alternative réaliste à une solution « à deux états », c'est celle-là. Il n’y a aucune raison de s’attendre à ce qu’Israël accepte une population palestinienne dont il ne veut pas.

John Kerry a été aigrement condamné, quand il a répété la complainte – courante en Israël – selon laquelle si les Israéliens n’acceptent pas la solution à deux états, leur pays va devenir un état à véritable apartheid, à la tête d’un territoire habité par une majorité palestinienne opprimée, avec la perspective du si redouté « problème démographique » : trop de non-juifs dans un état juif. L’analyse correcte est que cette idée reçue est un mirage. Tant que les États-Unis soutiendront la politique expansionniste d’Israël, il n’y a pas de raison d’espérer que celle-ci s’arrête. Les tactiques doivent se décider en tenant compte de cela.

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Pourtant, il y a une comparaison avec l’Afrique du Sud qui est réaliste – et significative. En 1958, le ministre des Affaires étrangères d’Afrique du Sud a fait savoir à l’ambassadeur US que ce n’était pas grave si l’Afrique du Sud devenait un état paria. Les Nations Unies peuvent durement condamner l’Afrique du Sud, dit-il, mais, comme l’a formulé l’ambassadeur : « ce qui comptait en définitive plus que tous les autres votes mis ensemble, c’était celui des USA, vu leur position dominante dans le monde occidental ». Depuis quarante ans qu’il a choisi l’expansion plutôt que la sécurité, Israël a porté essentiellement le même jugement.

Pour l’Afrique du Sud, le calcul s’est avéré payant pendant assez longtemps. En 1970, faisant pour la toute première fois usage de leur droit de veto au Conseil de Sécurité, les États-Unis se sont joints à la Grande Bretagne pour bloquer toute action contre le régime raciste de Rhodésie  du Sud, coup qu’ils allaient refaire en 1973. Au bout du compte, Washington est devenu, et de loin, le champion du nombre de vétos à l’ONU, principalement en défense des crimes d’Israël. Cependant, dès les années 1980, la stratégie de l’Afrique du Sud avait commencé à perdre de son efficacité. En 1987, même Israël – peut-être le seul pays, alors, à violer l’embargo sur les armes à destination de l’Afrique du Sud – a accepté de « réduire ses liens avec ce pays pour éviter de compromettre ses relations avec le Congrès U.S.», ainsi que l’exprima le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères. La crainte était que le Congrès punisse Israël pour avoir violé une récente loi US. En privé, les fonctionnaires israéliens assurèrent leurs amis sud-africains que les nouvelles sanctions ne seraient que « de façade ». Quelques années plus tard, les derniers soutiens de l’Afrique du Sud à Washington se joignirent au consensus mondial et le système d’apartheid ne tarda pas à s’effondrer.

En Afrique du Sud, on aboutit à un compromis qui fut trouvé satisfaisant à la fois pour les élites du pays et pour les intérêts commerciaux US : on mit fin à l’apartheid, mais le système socio-économique persista. En fait, il allait bien y avoir quelques visages noirs dans les limousines, m ais les privilèges et les profits n’en seraient pas très affectés. En Palestine, il n’y a rien de semblable en perspective.

Un autre facteur décisif en Afrique du Sud, fut Cuba. Comme Piero Gleijeses l’a démontré dans sa magistrale étude*, l’internationalisme cubain, qui n’a pas d’équivalent aujourd’hui, a joué un rôle de tout premier plan dans la suppression de l’apartheid et dans la libération de l’Afrique noire en général. Ce n’est pas sans de fortes raisons que Nelson Mandela a rendu visite à Cuba aussitôt après sa sortie de prison et qu’il a déclaré : « Nous venons ici avec le sentiment d’une grande dette envers le peuple cubain. Quel autre pays peut se targuer d’un record de désintéressement tel que celui dont a fait preuve Cuba dans ses relations avec l’Afrique ? »

Il avait parfaitement raison.Ce sont les forces cubaines qui ont chassé les agresseurs sud-africains d’Angola ; ce sont elles le facteur déterminant qui a libéré la Namibie de leur brutale emprise, ce sont elles encore qui ont signifié clairement au régime d’apartheid que son rêve de continuer à imposer sa loi à l’Afrique du Sud et à la région environnante allait tourner au cauchemar. Selon les mots de Mandela, les forces cubaines « ont anéanti le mythe de l’invincibilité de l’oppresseur blanc », ce qui, a-t-il dit encore « fut le tournant décisif dans la libération de notre continent – et de mon peuple – du fléau de l’apartheid »

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La « puissance douce » de Cuba ne fut pas moins efficace, avec ses 70.000 travailleurs humanitaires et ses bourses d’études à Cuba pour des milliers d’Africains. Tout à l’opposé, Washington ne fut pas seulement le dernier protecteur invétéré de l’Afrique du Sud, mais continua, après cela, à soutenir les meurtrières forces terroristes angolaises de Jonas Savimbi, « un monstre dont la soif de pouvoir a causé d’épouvantables misères à son peuple », comme l’a dit Marrack Goulding, l’ambassadeur britannique en Angola, jugement soussigné par la CIA.

Les Palestiniens ne peuvent pas compter sur un tel sauveur. Raison de plus pour que ceux qui se préoccupent sincèrement de la cause palestinienne évitent les illusions et les mythes, et réfléchissent sérieusement aux tactiques qu’ils adoptent et aux voies qu’ils empruntent.

Cet article a paru dans The Nation , des 21-28 juillet 2014.

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 * Tous les livres de Piero Gleijeses (historien vénitien Johns Hopkins University) sont inédits en français : The Cuban Drumbeat , Conflicting Missions : Havana, Washington and Africa 1959-1976 , The Dominican Crisis : The 1956 Constitutional Revolt and American Intervention , Shattered Hope : The Guatemalan Revolution and the United States 1944-1954

Traduction C.L. pour Les Grosses Orchades

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article38980.htm

 

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Mis en ligne le 9 juillet 2014.

22:10 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |