30/03/2014

RUSSIE ET CRIMÉE - UKRAINE S'IL EN RESTE

1. Ternopil port de Sebastopol.jpg

 

RUSSIE ET CRIMÉE

UKRAINE S’IL EN RESTE

 

La corvette ukrainienne Ternopil arraisonnée par la marine russe dans le port de Sébastopol

en profite pour faire sécher ses couvertures.

 

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La Transnistrie demande à adhérer à la Fédération de Russie

Réseau Voltaire| 24 mars 2014

Le suprême commandeur de l’Otan, le général Philip Breedlove, a mis en garde la Russie contre toute tentative d’« annexer » la Transnistrie.

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Nina Shtanski, Ministre des Affaires étrangères de Transnistrie 

 

Lors du référendum d’autodétermination de la Crimée, le ministre des Affaires étrangères de la République moldave de Transnistrie, la très glamour Nina Shtanski (photo), s’était félicitée du résultat obtenu chez ses voisins et avait rappelé que les Transnistriens avaient voté identiquement, le 17 septembre 2006, pour adhérer à 97,2 % à la Fédération de Russie.

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 Source : http://www.voltairenet.org/article182934.html

 

 

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Transnistrie : Serguei Lavrov dénonce une provocation de l’Occident

3. Carte Transnistrie.png

L’Occident passe sous silence le blocus de la Transnistrie, organisé par Chisinau et Kiev, a déclaré samedi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans une interview accordée à la chaîne télévisée Rossia 1.

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Sources :

http ://www.egaliteetreconciliation.fr/Transnistrie-Serguei-Lavrov-denonce-une-provocation-de-l-Occident-24383.html

http ://fr.ria.ru/world/20140329/200836386.html

 

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Rions un peu…

Les États-Unis essaient désespérément de faire isoler la Russie

4. G7 La Haye.jpg

Dans ce but, un sommet du G7 (G8 sans la Russie) s’est tenu le 24 mars à La Haye, au domicile du Premier Ministre hollandais.

Ils en sont là ?

Pas même fichus de se trouver un Bilderberg quelque part ?

Pepe Escobar a son avis là-dessus :

Les USA désespèrent d’isoler la Russie

28 mars 2014

L’administration Obama ne ménage rien ni personne dans ses efforts pour « isoler » la Russie sur tous les fronts possibles – avec, jusque-là, des résultats négligeables.

J’ai décrit ici quelques raisons pour lesquelles l’Asie n’isolera pas la Russie. Et ici quelques raisons qui font que l’UE ne peut pas se permettre d’isoler la Russie. Pourtant l’administration Obama est fiévreuse, et sûre d’attaquer sur trois fronts majeurs – le G20, l’Iran et la Syrie.

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Source : http://reseauinternational.net/les-usa-desesperent-disoler-russie/

 

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L’article qui suit a paru en anglais, sur Counterpunch, le 21 mars, et en français, sur Entre la plume et l’enclume, le 24. Autant dire qu’au point de vue de l’actualité, si c’était un petit-suisse, il aurait dépassé la date de péremption. Mais les articles d’Israël Shamir ne sont que superficiellement dépendants de l’actualité. On peut les lire avec profit à peu près n’importe quand, et même, souvent, les relire longtemps après, pour s’apercevoir qu’ils ont quelque chose en commun avec le bon vin. Celui-ci ne déroge pas à la règle. Quand Shamir parle de sa Russie, du Proche Orient ou de Julian Assange, il est inégalable.

 

Crimée : le triomphe de Poutine

par Israël Adam Shamir

Personne ne s'attendait à ce que les choses bougent à une vitesse pareille. Les Russes prenaient leur temps; ils avaient l'air d'être au spectacle, tandis que les troupes d'assaut des Bruns s'emparaient de Kiev, et au spectacle tandis que Victoria Nuland et son pote Yatsenyuk, dit Yats, se tapaient dans le dos et se congratulaient pour leur victoire en deux temps trois mouvements. Au spectacle toujours, tandis que le président Ianoukovitch sauvait sa peau en se réfugiant en Russie. Ils ont regardé les bandes brunes se déplacer vers l'Est pour aller menacer les Russophones au Sud-Est. Ils ont écouté patiemment Mme Timochenko, fraîchement relâchée des geôles, promettre de désavouer les traités signés avec les Russes et de chasser la Flotte russe en Mer Noire de Sébastopol, leur port principal. Ils n'ont pas bronché quand le nouveau gouvernement a embauché des oligarques pour gouverner les provinces de l'Est. Ils n’ont toujours pas réagi quand les écoliers ukrainiens ont reçu l'ordre de chanter: « Les Russkoffs on les pendra, haut et court on les pendra », à quoi le représentant du gouverneur oligarque répondait qu'il promettait de pendre tout Russe mécontent à l'Est dès que la Crimée serait pacifiée. Tous ces funestes événements se déroulaient sous ses yeux, et Poutine gardait le silence.

C'est un animal à sang froid, ce Poutine. Tout le monde, y compris votre serviteur, se disait qu'il était bien négligent, alors que l'Ukraine s'effondrait. Il attendait son heure, il patientait. Les Russes ont fait quelques pas hésitants, au ralenti, presque furtivement. Les marines que la Russie avait basés en Crimée en vertu d'un accord international (tout comme les US ont des marines à Bahrein) sécurisaient les aéroports et les barrages routiers, apportaient des renforts aux volontaires de la milice, qui s'appellent Force d'autodéfense de la Crimée, mais restaient à couvert. Le parlement criméen assurait son autonomie et promettait un plébiscite un mois plus tard. Et puis tout s'est brusquement accéléré.

Le référendum a été avancé au dimanche 16 mars. Avant même, le parlement proclamait l'indépendance de la Crimée. Les résultats ont été spectaculaires : 96% de oui en faveur du rattachement à la Russie; avec un taux de participation exceptionnellement élevé, plus de 84%. Non seulement les Russes ethniques, mais les Ukrainiens de souche et les Tatars ont également voté pour la réunification avec la Russie. Un referendum symétrique en Russie donnait plus de 90% de voix en faveur de la réunification avec la Crimée, malgré les avertissements effrayants des libéraux : « cela va coûter trop cher, les sanctions vont ruiner l'économie russe, les US vont bombarder Moscou », etc.

Même à ce moment, la majorité des experts et commentateurs décisifs s'attendaient à ce que la situation reste bloquée pendant un bon moment. Les uns pensaient que Poutine pourrait reconnaître l'indépendance de la Crimée, tout en calant sur un statut définitif, comme il l'avait fait pour l'Ossétie et l'Abkhasie après la guerre d'août 2008 avec Tbilissi. D'autres, tout particulièrement les libéraux russes, étaient convaincus que Poutine lâcherait la Crimée pour sauver les investissements russes en Ukraine.

Mais Poutine a corroboré le proverbe russe : les Russes sont lents à seller leurs montures, mais une fois dessus, ils sont rapides comme la foudre. Il a reconnu l'indépendance de la Crimée le lundi, l'encre des procès verbaux électoraux n'avait pas fini de sécher. Le lendemain, mardi, il réunissait tous les parlementaires et vieux renards de la politique dans le plus grand salon du Kremlin, la somptueuse et élégante galerie Saint-Georges, rutilante de sa gloire impériale de jadis tout juste restaurée, et il déclarait que la Russie acceptait la demande de réunification de la Crimée. Aussitôt après son discours, le traité entre Russie et Crimée était signé, et la presqu'île était rendue à la Russie comme avant 1954, l'année où Krouchtchev, secrétaire du Parti Communiste, l'avait transférée à la République soviétique d'Ukraine.

C'était l'allégresse, parmi les politiques et dans chaque foyer où l'on suivait les choses en direct à la télé. Le salon Saint-Georges croulait sous les applaudissements, à peu près aussi intensément que lorsque le Congrès US avait applaudi Netanyahou. Les Russes étaient immensément fiers : ils se souviennent encore de leur humiliante défaite de 1991, quand leur pays s'était vu rabaissé. Regagner la Crimée, c'était une revanche extraordinaire. Il y a eu des festivités dans toute la Russie et particulièrement en Crimée. On exultait.

Les historiens ont comparé ces événements avec la restauration de la souveraineté russe sur la Crimée en 1870, presque vingt ans après que la Guerre de Crimée se fût achevée par la défaite de la Russie, et que la France et la Grande Bretagne victorieuses eurent imposé des limites sévères aux Russes en Crimée. La Flotte en Mer Noire va pouvoir se déployer librement à nouveau, ce qui permettra de défendre la Syrie lors du prochain round. Les Ukrainiens ont laissé se dégrader les installations navales et ont fait de la base de sous-marins de Balaclava un abattoir, mais le potentiel est toujours là.

Outre le plaisir de récupérer ce bout de territoire, il y avait le plaisir d'avoir roulé l'adversaire. Les néo-cons ont bricolé le coup d'État en Ukraine et ont poussé le malheureux pays à la catastrophe, mais le premier fruit tangible de cette initiative, c'est la Russie qui l'a récolté.

 

5. crimée-nounours.jpg

 
Une nouvelle histoire juive fait le tour du pays depuis la semaine dernière :

Le président israélien Shimon Peres demande au président russe :

-  Dis donc, Vlady, tu as des ancêtres juifs ?

-  Poutine : Qu'est-ce qui te fait penser une chose pareille, mon Shimon ?

- Peres : Tu es arrivé à faire raquer cinq milliards de dollars* aux Américains pour qu'ils livrent la Crimée à la Russie. Même pour un juif, c'est gonflé !

(*allusion à l'aveu de Victoria "Fuck UE" Nuland, selon laquelle c'est la somme investie par les US pour « démocratiser » l'Ukraine, autrement dit la déstabiliser.)

Le président Poutine a arraché la victoire des crocs de la défaite, et l'hégémonie US en a pris un coup.

Les Russes ont adoré voir leur représentant à l'ONU Vitaly Churkin riposter à une agression de la part de la représentante US Samantha Power. Cette Irlandaise de naissance était à deux doigts de lui tomber dessus à bras raccourcis, lui vieux diplomate à cheveux gris, et lui criait : « la Russie a été battue (on suppose qu'elle se référait à 1991) et elle est censée en subir les conséquences !... La Russie menace les US avec son armement nucléaire! », Churkin la priant alors de ne pas le toucher et de cesser de lui postillonner au visage. (Sous les gloussements de joie de l’assistance. NdE)

6. Churkin-Power.jpg

Ce n'était pas leur première rencontre hostile : un mois plus tôt, Samantha avait accueilli deux des Pussy Riots [qui venaient d’être libérées par grâce présidentielle, NdE], et Churkin s'en était moqué, lui suggérant de se joindre à elles pour leur prochaine tournée en concert dans les églises américaines.

Le rôle des néo-cons dans le coup d'État de Kiev a été mis en lumière par deux déballages indépendants. Le merveilleux Max Blumenthal et Rania Khalek ont montré que la campagne anti-russe de ces derniers mois (manifestations de gays, affaire Wahl, etc) avait été organisée par le PNAC néo-con et sioniste (maintenant rebaptisé FPI) que dirige Robert Kagan, le mari de Victoria « fuck UE » Nuland. Il semble que les néo-cons soient bien décidés à couler la Russie par tous les moyens, alors que les Européens seraient beaucoup plus souples; n'oublions pas que les troupes US restent stationnées en Europe, et que le Vieux continent n'est pas tellement libre d'agir comme il le voudrait.

Le second dévoilement, on le tient dans une interviw donnée par Alexander Yakimenko, chef des Services secrets ukrainiens (SBU) qui s'était sauvé en Russie tout comme son président. Yakimenko a accusé Andriy Parubiy, l'actuel tsar de la sécurité, d'avoir passé un accord avec les Américains. Sur instructions US, il a livré les armes et fourni les snipers qui ont tué environ 70 personnes en quelques heures. Ils avaient tiré sur la police anti-émeutes et sur les manifestants, sans distinction.

Le complot ourdi par les néo-cons américains visait à empêcher les Européens de s'entendre avec le président Ianoukovitch, voilà ce qu'a déclaré le chef du SBU. Ils étaient d'accord sur presque tout, mais c'est Victoria Nuland qui voulait saboter l'accord d'association, ce qu'elle a fait, avec l'aide de quelques snipers.

Et les snipers ont resservi à nouveau en Crimée : un sniper a abattu un soldat ukrainien, et quand les forces d'auto-défense criméennes ont commencé à le prendre en chasse, il a tiré sur eux, en a tué un et blessé un autre. Même schéma; les snipers sont utilisés pour provoquer des ripostes et déclencher une fusillade généralisé.

 

Novorossia

La Crimée, c'était une promenade de santé, mais les Russes ne sont pas au bout de leurs peines. La confrontation s'est déplacée dans les provinces de l'Est et du Sud-Est de l'Ukraine continentale, qui s'appelait Nouvelle-Russie jusqu'à la Révolution communiste de 1917. Soljenitsine dans ses vieux jours avait prédit que la désintégration de l'Ukraine viendrait de la charge excessive constituée par les provinces industrielles qui n'avaient jamais appartenu à l'Ukraine avant Lénine, en d'autres termes, la Nouvelle-Russie russophone. Cette prédiction est en passe de se réaliser.

7. vladimir poutine et alexandre soljenitsyne.jpg

Qui se bat contre qui, par là-bas? C'est une grave erreur que de considérer qu'il s'agit d'un conflit tribal, entre Russes et Ukrainiens. Ce bon vieux Pat Buchanan est tombé dans le panneau quand il a dit « Poutine est un ethno-nationaliste qui croit au sang et à la terre, au trône et à l'autel, qui se voit en Protecteur de toutes les Russies et voit les Russes à l'étranger comme les Israéliens voient les juifs du monde entier : comme des gens dont la sécurité dépend d'Israël ». Rien n'est plus loin de la vérité, quoique, peut-être, il soit encore plus aberrant d'imaginer Poutine en restaurateur de l'empire russe.

Poutine n'est pas un bâtisseur d'empire du tout (ce que regrettent tant les communistes que les nationalistes). Pour son « hold-up sur la Crimée », ce sont les habitants de la Crimée, décidés à tout, qui lui ont forcé la main, avec l'agression sans fard du régime de Kiev. Je le tiens de quelqu'un de sérieux : Poutine espérait qu'il n'aurait pas à prendre de décision. Mais une fois qu'il se décide, il y va.

L'idée d'un « ethnonationaliste » selon Buchanan nous égare encore plus. Les ethno-nationalistes en Russie sont les ennemis de Poutine; ils soutiennent les ethno-nationalistes ukrainiens, et marchent main dans la main avec les libéraux juifs dans les manifestations à Moscou. L'ethnonationalisme est aussi étranger aux Russes qu'aux Anglais. On peut s'attendre à rencontrer des nationalistes gallois ou écossais, mais un Anglais nationaliste c'est une rareté. D'ailleurs la Ligue de Défense Anglaise avait été créée par un juif sioniste. De même, on trouve facilement des nationalistes ukrainiens, ou biélorusses, ou cosaques, mais pratiquement jamais russes.

Poutine promeut un monde russe non nationaliste. Mais qu'est-ce donc que le monde russe ?


Le monde russe

Les Russes embrassent dans leur propre vaste univers plusieurs unités ethniques d'origine variée, depuis les Mongols et les Caréliens, jusqu'aux Juifs et aux Tatars. Jusqu'en 1991, ils peuplaient un territoire encore plus étendu, appelé alors l'Union soviétique, et auparavant l'empire russe, où le russe était la lingua franca et la langue d'usage courant pour la majorité des citoyens. Les Russes ont pu constituer leur énorme empire parce qu'ils ne discriminaient pas et ne tiraient pas la couverture à eux. Le tribalisme leur est étonnamment étranger, quelque chose d'inouï dans d'autres pays plus petits d'Europe, mais c'est comparable à ce qui se passe dans d'autres nations impériales d'Orient : les Chinois de la dynastie Han et les Turcs avant l'ère des Jeunes Turcs et d'Atatürk. Les Russes n'assimilaient pas leurs voisins, mais les acculturaient partiellement, de sorte que la langue et la culture russes devenaient leur fenêtre sur le monde. Les Russes protégeaient et défendaient les cultures locales, même à leurs dépens, parce qu'ils aiment cette diversité.

Avant 1991, les Russes défendaient une vision du monde universaliste et humaniste; le nationalisme était pratiquement banni, et avant tout l'ethnonationalisme. Personne n'était persécuté ou discriminé à cause de son origine ethnique (d'accord, les juifs se plaignaient, mais ils se plaignent toujours). Il y avait une certaine discrimination positive dans les républiques soviétiques, par exemple un Tadjik avait la priorité pour étudier la médecine dans la république du Tadjikistan, avant un Russe ou un Juif; et il avait plus de chance de promotion dans le parti et la politique en général. Mais l'écart restait faible.

Après 1991, cette vision du monde universaliste s'est trouvée combattue par un ethno-nationalisme de clocher dans chacune des républiques soviétiques, à l'exception de la Russie et du Bélarus. La Russie n'était plus soviétique, mais elle gardait son universalisme. Dans les républiques, les gens de culture russe étaient sévèrement discriminés, souvent chassés de leurs emplois, et même parfois pourchassés ou abattus. Des millions de Russes, des autochtones dans ces républiques, devinrent des réfugiés; avec eux, des millions de non-russes qui préféraient la culture universaliste à leur « propre » nationalisme chauvin partaient s'installer en Russie. Voilà pourquoi la Russie moderne a des millions d'Azéris, d'Arméniens, de Géorgiens, de Tadjiks, de Latviens et d'autres groupes ethniques plus petits de toutes les républiques. Malgré la discrimination, des millions de Russes et de gens de culture russe sont restés dans ces républiques où leurs ancêtres avaient vécu depuis des générations, et la langue russe est devenue un territoire commun pour toutes les forces non-nationalistes.

Si l'on veut faire la comparaison avec Israël, comme le fait Pat Buchanan, ce sont les républiques comme l'Ukraine, la Géorgie, l'Ouzbékistan, et l'Estonie qui suivent le modèle israélien de discriminations et de persécutions contre leurs « minorités ethniques », tandis que la Russie suit le modèle égalitaire de l'Europe occidentale


France contre Occitanie

Si l'on veut comprendre le problème entre Ukraine et Russie, il faut faire la comparaison avec la France. Imaginez le pays divisé en France du Nord et France du Midi, le Nord gardant le nom de France, et le Midi choisissant de s'appeler « Occitanie », ses habitants devenant des Occitans, et sa langue l'occitan. Le gouvernement d'Occitanie forcerait les gens à parler provençal, à apprendre les poèmes de Frédéric Mistral par cœur, et on apprendrait aux enfants à détester les Français, qui ont dévasté la merveilleuse Provence lors de la Croisade des Albigeois en 1220. En France on grincerait des dents, forcément. Imaginez maintenant qu'au bout de vingt ans, le pouvoir en Occitanie se trouve violemment confisqué par quelques fascistes romantiques et méridionaux souhaitant « éradiquer 800 ans de domination franque », et prétendant discriminer tous ceux qui préféreraient parler la langue de Victor Hugo et d'Albert Camus. La France se trouverait bien obligée d'intervenir pour défendre les francophones, ne serait-ce que pour contenir une inondation de réfugiés. Il est probable que les francophones de Marseille et de Toulon choisiraient de soutenir le pays d'Oïl contre leur « propre » gouvernement d'Oc, sans pour autant constituer des immigrés en provenance de Normandie.

Poutine défend tous les russophones, toutes les minorités ethniques, telles que les Gagaouzes ou les Abkhazes, et pas seulement les Russes ethniques. Il défend le monde russe, tous ces russophones qui veulent et requièrent sa protection. Ce monde russe inclut, qu'on le veuille ou non, une majorité des habitants de l'Ukraine, les Russes ethniques, les juifs, de petits groupes ethniques et des Ukrainiens ethniques, en Nouvelle Russie comme à Kiev.

Oui, le monde russe était et reste attirant. Les juifs y étaient heureux d'oublier leur schtetl et leur patois yiddisch; leurs meilleurs poètes Pasternak et Brodsky écrivirent en russe et se considéraient eux-mêmes comme des Russes. Ce qui n'empêchait pas d'autres poètes mineurs de s'exprimer à titre personnel en yiddisch. Les Ukrainiens, de même, se servaient du russe pour la littérature, mais gardèrent longtemps leur patois dialectal à la maison, entre eux. Il y eut quelques Romantiques mineurs pour créer en patois, comme Taras Shevchenko et Lesya Ukrainka.

Soljenitsine lui-même écrivit jadis : « Même les Ukrainiens ethniques n'utilisent pas et ne savent pas l'ukrainien. Pour promouvoir l'usage de cette langue locale, le gouvernement ferme les écoles russes, interdit la télévision russe, et les bibliothécaires ne sont pas autorisés à parler russe avec leurs lecteurs. Cette position anti-russe de l'Ukraine, c'est exactement ce que veulent les USA pour affaiblir la Russie ».

Poutine dans son discours sur la Crimée a souligné qu'il voulait protéger le monde russe partout en Ukraine. En Nouvelle Russie le besoin est grand, parce qu'il y a des confrontations journalières entre les habitants et les gangs envoyés par le régime de Kiev. Alors que Poutine ne veut pas encore s'emparer de la Nouvelle Russie (ce que souhaitait pourtant Soljenitsine et ce qui est le sentiment général en Russie) il se pourrait qu'il s'y trouve forcé, comme il l'a été en Crimée. Il y a un moyen d'éviter cela: que l'Ukraine rejoigne le monde russe. Tout en gardant son indépendance, l'Ukraine doit garantir la pleine égalité à ses russophones. Ils devraient pouvoir rouvrir leurs écoles en russe, leurs journaux et télévisions en russe, avoir le droit de parler russe partout. La propagande anti-russe doit cesser, et les velléités de rejoindre l'OTAN aussi.

Il n'y a rien d'extraordinaire dans cette revendication : les Latinos aux USA ont le droit de parler espagnol. En Europe, l'égalité des langues et des cultures n'est pas négociable. Il n'y a que dans les républiques ex-soviétiques que ces droits sont bafoués, pas seulement en Ukraine, mais aussi dans les républiques baltes. Pendant vingt ans, la Russie se contentait d'objecter faiblement, lorsque les russophones (la majorité d'entre eux ne sont pas des Russes ethniques) se trouvaient discriminés dans les États baltes. Ceci devrait changer. La Lituanie et la Lettonie ont d'ores et déjà payé le prix pour leur position anti-russe, en perdant leur rôle sur la route du commerce avec la Russie. L'Ukraine est beaucoup plus importante pour la Russie. À moins que le régime actuel soit capable de changer (ce qui est peu probable), ce régime illégitime sera renversé par les habitants, et la Russie se prévaudra du droit d'ingérence humanitaire contre les éléments criminels au pouvoir, s'ils ne cèdent pas.

La majorité des Ukrainiens seraient probablement d'accord avec Poutine, quelle que soit la catégorie ethnique où ils se rangent. Car de fait, lors du référendum de Crimée, les Ukrainiens et les Tatars ont voté en masse avec les Russes. Ce qui est un signe positif : il n'y aura pas de conflit ethnique en Ukraine orientale, malgré les efforts US en ce sens. Le moment des choix se rapproche : certains experts estiment que vers la fin mai la crise ukrainienne sera derrière nous

Traduction : Maria Poumier

Dernière modification le : 24/03/2014 @ 11:4

Sources :

http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art1551(français)

http://www.counterpunch.org/2014/03/21/putins-triumph/ (anglais)

 

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Ne quittons pas le plume et l’enclume de Maria Poumier sans mentionner un de ses tout derniers articles. Aux antipodes du monde russe, nous vivons dans un univers en cours de désagrégation forcée, et rien ne nous fait plus plaisir que la résistance, aux forces de la dissolution, de sensibilités si diverses et parfois même si opposées. Preuve que la Nature ne se laisse pas attaquer sans rendre les coups. Nous publions d’autant plus volontiers Maria Poumier que nous partageons tout à fait son analyse.

8. Pilule à gogos  bis.JPG

La pilule à gogos

par Maria Poumier – Entre la plume et l’enclume

La théorie du genre est un passe-temps talmudique qui n'intéresse que les championnes olympiques de la carrière universitaire, un sport cérébral tordu pour dames peu avenantes, qui laisse le gros des mortels fort froid. On suppose que ces gens-gentes-là sont sérieusesx, qu'elles-ils cherchent des choses importantes, qu'ils-elles font des « sciences humaines », et que, quelque part, elles-ils doivent bien trouver quelque chose...

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Source : http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art1552

Ceci était une parenthèse dans notre sujet d’aujourd’hui, mais pas une parenthèse mineure.

 

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Et revenons à notre glose de l’article d’Israël Shamir

 

On voit ici le premier tableau de Vladimir Poutine, et sans doute le seul qu'il peindra jamais.

9. peinture de poutine.jpg

 

C'était au début de 2009, alors qu’il était le Premier Ministre de Dmitri Medvedev. Il s’agissait de récolter des fonds au bénéfice de deux hôpitaux pour enfants de Saint-Petersbourg et d’une église qui avait besoin de réfection.

M. Poutine aurait peint « en quinze minutes », cette oeuvre intitulée « Broderie » (c’est écrit dans le bas : Ouzor), qui représente une fenêtre gelée, encadrée de rideaux brodés, vue de l’intérieur d’une cabane en bois. Elle est ici montrée par Madame Natalia Kournikova, propriétaire de la galerie qui organisait la vente. Les rideaux sont faits de « serviettes nationales » ukrainiennes.

Moralité : si vous êtes russe et si vous avez besoin de serviettes « nationales », Israël Shamir a raison, il vous faut aller les chercher en Ukraine.

L’œuvre a été vendue, aux enchères, pour 860.000 €.

À un oligarque ? Kodhorkovski, pour l’offrir au baron Jacob ? Non, on plaisante : il était au frais.

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L’Occitanie, diables merci, n’annonce pas sa sécession d’avec la France et ne lui réclamera pas de dommages-et-intérêts pour les victimes de Montségur, mais M. Shamir n’a pas dû entendre parler (à moins qu’il s’abstienne charitablement d’en parler) de l’Holocauste vendéen et des noyades de Carrier, en comparaison desquelles celles d’aujourd’hui en Méditerranée ne sont que petite bière, si on en croit les nostalgiques de Charette et de Cathelineau, qui finiront peut-être, eux, par en réclamer.

Ces jours-ci, cependant, c’est la Sardaigne qui veut se détacher de l’Italie et devenir suisse ! Pauvre Italie, qui a eu tant de mal à réaliser cette unité aujourd’hui bafouée, envers et contre les canonnades du Second empire français, qui n’en voulait absolument pas, car, voyez-vous, un pays solidement uni est beaucoup plus difficile à envahir, et dieusait qu’elle l’avait été, envahie, la malheureuse péninsule, tout au long des siècles précédents ! Par la France, par l’Espagne, par l’Autriche, par le diable et par sa mère… Ah, que les gens ont la mémoire courte !

À propos, qui se souvient des républiques serviles de Sicile, dont la première – 140 à 132 av. n.e. – fut dirigée par Eunus – un Syrien, oui, madame – qui s’était inspiré de celle d’Aristonicos à Pergame, à laquelle (en -132) avait participé le stoïcien Blossius de Cumes, lequel avait été le professeur de Tiberius Gracchus, qui fut, avec son frère Caïus, le modèle des Robespierre, comme, probablement aussi, de Fidel et de Raùl ? Se rappelle-t-on que la seconde - de 104 à 100 avant n.e. - dura cinq ans, exactement autant que la Révolution Française ?  Le monde est plus petit, et surtout plus jeune qu’on ne pense. Mais, ah, Garibaldi… t’être donné tant de mal pour en arriver là !

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Pour ce qui est des Tadjiks

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Cette population minoritaire en Russie, dont parle Israël Shamir, l’est aussi en Iran et en Chine. Or la Chine, le saviez-vous, a eu l’idée d’honorer ses minorités, de les faire mieux connaître les unes aux autres - elles sont 55 - et à la majorité des Chinois hans, en leur consacrant, à Pékin,  un très vaste parc appelé « Parc des Minorités » ou encore « Parc des nationalités ». Les Tadjiks y ont leur espace.

 

Visite virtuelle :

http://coins-du-monde.over-blog.com/article-chine-pekin-parc-des-minorites-108818392.html

 

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Repas (de fête) tadjik

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Bouc tadjik – on ne sait pas son nom. Belzébuth ?

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Le même avec une chevrette de sa descendance.

 

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Crimée russe : Il n’y a pas que Gehrard Schröder… Helmut Schmidt aussi est pour. Qu’est-ce que Madame Merkel attend pour dégager ?

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« L’action de Moscou en Crimée est cohérente » a dit l’ancien chancelier allemand, qui critique les réactions occidentales à la réunification de la Russie et de la Crimée.

L’approche de cette question par le président Poutine est « tout à fait compréhensible », vient-il d’écrire dans le journal Die Zeit, dont il est le rédacteur en chef.

Tandis que les sanctions ciblant des personnamlités politiques et du monde des affaires russes, par l’Union Européenne et les USA, sont, selon lui, « une idée stupide ».

Quant aux mesures restrictives qui viennent d’être prises, elles sont de nature symbolique, mais si des sanctions économiques plus sérieuses leur succèdent, « elle frapperont l’Ouest au moins aussi durement que la Russie , a-t-il ajouté.

Il croit aussi que le refus des pays occidentaux de coopérer avec la Russie dans le cadre du G8 est une décision erronée.

« Une rencontre, précisément maintenant, entre les pays occidentaux et la Russie, aurait été bien plus favorable à la paix que la menace de sanctions », a expliqué l’ex-chancelier. Avant d’ajouter que « le G8 lui-même n’est pas aussi important que le G20, dont la Russie reste membre ».

Toujours d’après Schmidt, la situation en Ukraine « est dangereuse parce que l’Occident a terriblement mal réagi » et que son « agitation » provoque une « agitation correspondante dans l’opinion publique et les cercles politiques russes ».

L’ex-chancelier a refusé de spéculer sur un possible déploiement de troupes russes dans la partie orientale de l’Ukraine, mais il estime que l’Occident ne devrait pas en tisonner l’envie chez les Russes.

Helmut Schmidt a rempli les fonctions de chancelier d’Allemagne occidentale, de 1974 à 1982, et a aussi été son ministre des finances, de l’économie et de la défense.

[Les citoyens russes mis individuellement sur liste noire sont interdits de séjour aux États-Unis et en Europe, et les biens qu’ils y possèdent ont été mis sous séquestre. NdT]

Source : http://rt.com/news/schmidt-crimea-russia-germany-465/

Traduction : Catherine L.

pour Les Grosses Orchades

 

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Vitaly Churkin, ambassadeur de la Fédération de Russie à l’ONU après l’avoir été en Belgique de 1994 à 1998 et au Canada de 1998 à 2003, qui avait fait éclater de rire tout le web aux dépens de Samantha Power et de Madonna, monte aujourd’hui au créneau sur un sujet moins frivole.

Le vote des Nations Unies montre que la Russie est loin d’être isolée – Churkin

R.T. – 28 mars 2014

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« En dépit de très fortes pressions des États-Unis et d’autres pays pour faire déclarer invalide le référendum de Crimée, le résultat du vote qui a eu lieu aux Nations Unies montre que la Russie est loin d’être isolée », a déclaré l’ambassadeur de la Fédération de Russie à l’ONU, Vitaly Churkin.

« Beaucoup de pays se sont plaints d’avoir été soumis à des pressions colossales, de la part des puissances occidentales, pour qu’ils votent en faveur de la résolution » a-t-il confié à des journalistes à l’issue du vote, ajoutant qu’il croyait que ces pressions avaient « produit un certain effet ».

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« Certains pays ont voté, je dirais, à contrecoeur, et se sont plaints à nous des fortes pressions qu’ils avaient subies. »

Malgré l’approbation de la résolution non contraignante (c. à d. de pure forme, NdT) par l’Assemblée Générale, 11 voix contre et 58 abstentions montrent que la Russie n’est pas isolée.

L’Arménie, le Belarus, la Bolivie, Cuba, la Corée du Nord, le Nicaragua, le Soudan, la Syrie, le Venezuela et le Zimbabwe ont tous voté contre la résolution d’opposition au referendum de Crimée.

« Beaucoup se sont abstenus et certains ont soutenu la Russie en votant contre. La tendance est évidente. À la suite du vote au Conseil de Sécurité, certains de nos partenaires occidentaux se sont empressés de déclarer la Russie isolée » a dit Churkin.

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« Je considère ce qui s’est passé comme un développement positif. Même si une modeste majorité de l’Assemblée Générale a voté en faveur de la résolution à laquelle la Russie s’est opposée, la tendance qui se dessine me plaît bien » a-t-il précisé. « Car cette fois-ci, il est clair qu’il n’y a pas d’isolement de la Russie. Aujourd’hui, nous n’avons pu obtenir la majorité, mais une tendance positive est apparue. »

« Un nombre croissant de pays commencent à comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui s’est passé en Ukraine et en Crimée » a encore dit Churkin.

Cependant, 100 pays ont voté pour un document appelant à soutenir « la souveraineté, l’indépendance politique, l’unité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues ».

« En passant cette résolution, la communauté internationale a envoyé un message fort à la Russie ; lui a rappelé qu’elle n’a pas le droit de piétiner les lois internationales » a commenté le Ministre des Affaires étrangères de Grande Bretagne, William Hague.

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Et l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Samantha Power, a tweeté pour sa part que « en passant la résolution d’aujourd’hui, le monde a fait savoir que les frontières ne sont pas de simples suggestions ».

Parmi les pays qui se sont abstenus de voter sont la Chine et un certain nombre de pays d’Amérique Latine et d’Afrique.

Avant le vote, Churkin avait appelé cette résolution « conflictuelle par nature », ajoutant que l’attitude de la Russie à son égard était « de refus net », du fait que ce document « essaie de mettre en doute la signification du referendum de Crimée, qui a déjà joué son rôle historique ».

Il a réitéré que « la Russie ne pouvait pas dénier au peuple de Crimée son droit à l’autodétermination » et a appelé la réunification de la péninsule et de la Russie une « manifestation de justice historique ».

100 pays membres des Nations Unies ont voté en faveur de la résolution, tandis que 11 ont voté contre et que 58 se sont abstenus. Seulement 168 des 193 pays membres étaient présents à l’A.G. de New York.

[Ce qui revient à dire que 25 ont voté avec leurs pieds, portant à 94 le nombre des contre. La cote de popularité de Vladimir Poutine dans son pays est actuellement de 82,3%. Pas précisément celle de François Hollande dans le sien. NdT]

Source : http://rt.com/news/churkin-crimea-un-vote-749/

 Traduction : Catherine L.

pour Les Grosses Orchades

 

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Pendant ce temps, Iulia Timochenko a pété les plombs…

La ligne Timochenko

Philippe Grasset – DeDefensa.org

 25 mars 2014

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Ioulia Timochenko va mieux. De son hôpital allemand où on la soigne depuis sa sortie de prison, elle semble prête à se lancer dans la campagne pour les présidentielles du 25 mai en Ukraine et semble, plus que jamais, conduite à se manifester comme si elle était promise à devenir la présidente. Puisqu’elle reste ferme dans son statut d’« icône» aux yeux du bloc BAO, et par conséquent de favorite du même bloc pour la présidence, on en déduit que ses deux très récentes sorties nous donnent un excellent avant-goût de ce que devraient être l’ambiance et l'orientation politique de cette campagne.

Lire la suite…

Source : http://www.dedefensa.org/article-la_ligne_timochenko_25_0...

 

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Et Muzychko s’est fait descendre…

Coup d’État occidental en Ukraine : Pravi Sektor, jeté après usage 

 par Lucien Cerise - Scriptoblog

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La mort par balles d’Alexandr Muzychko, l’un des chefs de Pravi Sektor, le groupe paramilitaire le plus actif à Kiev, était largement prévisible.



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Lui-même l’avait anticipée en déclarant dans une vidéo : « Le bureau du Procureur Général et le Ministère de l’Intérieur de l’Ukraine ont pris une décision pour, ou m’éliminer, ou me capturer et me remettre en Russie, et ensuite imputer tout aux Renseignement russes. » (1)

Muzychko a donc été éliminé par le gouvernement putschiste qu’il a contribué à installer, juste au moment où il semblait comprendre que c’était ce gouvernement fantoche au service des Occidentaux qui menaçait sa vie et que la Russie n’était peut-être pas son pire ennemi, finalement. (2) Dans ces conditions, la probabilité pour qu’il retourne sa veste du côté de Moscou étant élevée, il fallait l’éliminer de toute urgence. De manière tout aussi prévisible, le gouvernement putschiste ukrainien, essentiellement composé de membres de Svoboda, parti pro-occidental et sous contrôle de l’axe Washington/Tel Aviv, a commencé à lancer des opérations de purges contre Pravi Sektor : « Sur sa page VKontakte, équivalent russe de Facebook, des membres du mouvement [Pravi Sektor] ont dénoncé l’arrestation de six responsables régionaux de Pravy Sektor à Poltava, dans le nord-est du pays. Selon son communiqué, les six hommes ont été accusés de détenir des armes sans autorisation, alors que selon eux ils n’étaient pas armés. » (3)

Lire la suite

Source : http://www.scriptoblog.com/index.php/blog/geopolitique/13...

À propos de son dernier livre OLIGANARCHY, entretien avec Lucien Cerise

 

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La vie des bêtes

 

« On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal… On a du cœur ou on n'en a pas ».
Lamartine

 

Simferopol : 55 chats dans un appartement. Il suffit de s’organiser

 

 

Pendant que les politiques s’affrontent et que de grandes choses se décident, à Simferopol, capitale de la Crimée, une retraitée de 66 ans, Raisa Zhukova, assure le gîte et le couvert à 55 chats, qu’elle a recueillis au cours de ces dix dernières années. Elle partage avec eux, mais aussi avec sa fille et sa petite-fille, son appartement à une seule chambre à coucher.

C’est sa retraite qui les fait tous vivre. Inutile de dire qu’il y a juste assez pour les nourrir et que toute maladie est source d’angoisse car, là pas plus qu’ailleurs, il n’y a de Sécu pour les chats.

« Plus je communique avec les bêtes, plus je suis déçue par les gens » dit-elle. « Les bêtes ne vous trahissent jamais. Elles ne savent pas comment faire. » Il nous semble qu’en son temps le chancelier Bismarck a dit quelque chose d’approchant.

Zhukova avait commencé par leur construire des petits abris dans les rues, mais cela déplaisait aux voisins, qui détruisaient les abris et lâchaient leurs chiens sur les chats, si bien qu’elle dut les prendre chez elle, beaucoup étant très abîmés, voire estropiés. Certains, d’ailleurs, sont restés handicapés mais en vie.

« J’ai commencé par vendre tout l’or que je pouvais avoir de ma jeunesse - boucles d’oreilles, bagues, broches – parce que je n’avais pas assez pour les nourrir et surtout pour les soigner. L’or n’est rien, comparé à la vie, que ce soit une vie de chien, de chat ou d’être humain. Elle n’est donnée qu’une fois et il faut tout faire pour la conserver.»

L’or a dû fondre depuis longtemps et, aujourd’hui, Zhukova lutte pour sa propre vie. Elle a un gros problème de santé et pas assez d’argent pour suivre un traitement médical approprié.

Elle a bien essayé de trouver des familles d’accueil pour au moins un certain nombre de ses pensionnaires, mais… histoire connue. Archi-connue.

Incidente :

Mina Yuditskaya Berliner, native de Mena en Ukraine et vivant aujourd’hui à Tel Aviv, a été le professeur d’allemand de Vladimir Poutine, lorsqu’il avait quinze ans – en 1967/68 - à Saint Petersbourg.

En avril 2005 – c’est le journal Haaretz qui le raconte ce 24 mars - elle a rencontré son ancien élève, de passage à Tel Aviv. Celui-ci lui a fait cadeau d’un appartement « plus proche d’un arrêt de bus » et le personnel de l’ambassade l’a aidée à déménager. Elle a aujourd’hui 93 ans et on espère pour elle qu’elle en jouira encore longtemps.

Bien sûr, Nous savons que, même les présidents, de pays même riches, ne peuvent se charger de toute la misère du monde en gros et en détail.

Reste la catastrophe imminente pour Zukhova et ses chats.

Cela veut-il dire que nous mettons la vie de 55 chats sur le même plan que celle d’un être humain ? Oui. Nous la mettons sur le même plan que celle de 55 êtres humains, car nous sommes des extrémistes et que Zhukova a raison : une vie est une vie et ne peut être remplacée par un coup de sifflet.

Cela coûterait-il si cher aux contribuables russes et criméens réunis, une petite baraque avec un grand jardin autour ? Combien de roubles par tête de pipe et par an ? De son côté, la Faculté dérogerait-elle en faisant une fleur à une patiente qui a déjà donné plus qu’elle ne recevra jamais ?

Monsieur le Président s’il vous plaît !

Madame Bardot s’il vous plaît !

Internautes s’il vous plaît ! (Saker, please !)

Qui aurait le temps et les moyens techniques d’ouvrir sur Internet une liste, pour y récolter les quelques $ virtuels et € en perdition, dont Raisa Zhukova a besoin ? Avant qu’elle craque.

Non, nous n’oublions pas les Gazaouis ni les autres enfants martyrs, mais c’est tout le monde ou personne et un principe est un principe. Celui qui est capable de laisser crever un animal est capable de faire mourir un enfant. (Voyez Lamartine).

 

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À l’autre bout du spectre humain :

Le zoo de Copenhague a remis le couvert !

 

Moins de deux mois après la vague d’indignation quasi planétaire qu’ils ont suscitée en abattant sans nécessité le girafon Marius dans des conditions indignes, les Pieds Nickelés de l’euthanasie à la danoise viennent de faire la peau à toute une famille de lions en bonne santé : le père, la mère et deux bébés lionceaux, pour pouvoir acquérir un nouveau mâle. Mais pour quoi en faire grands dieux ? Le débiter en côtelettes pour nourrir les ours ou les autruches, qui à leur tour… ? L’idée ne leur viendrait pas de laisser en paix ces bestioles dans leur savane et de fermer leur Auschwitz new-look ?

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Adieu, papa.

Autant vous le dire tout de suite : plus de 400 animaux sont « euthanasiés » chaque année dans les Zoos d’Europe. Pourquoi diantre les y mettre si on est infoutus de les y laisser vivre ?

Réactions :

http://rt.com/news/danish-zoo-killed-lions-201/

https://twitter.com/Steffendus/status/448500741267677184/photo/1

http://www.independent.ie/world-news/paddy-power-opens-bets-on-which-animal-is-likely-to-be-killed-next-at-copenhagen-zoo-30132178.html

http://www.brantfordexpositor.ca/2014/03/25/giraffe-killi...

 

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Il est interdit de jeter des cacahuètes aux singes, mais…

Un ours polaire du zoo de Stuttgart meurt après avoir mangé un sac à main et un manteau. Il avait 25 ans. Il s’appelait Anton. Qui peut bien être assez taré pour jeter des sacs à main et des manteaux à un ours en cage ?

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Et si on réclamait la suppression des zoos ? Par mesure d’austérité…

 

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Pour nous consoler de la malfaisance exponentielle de l’Europe « civilisée » et essayer de nous réconcilier avec nos semblables à roulettes :

Scènes de la vie russe

Elles sont d’avril 2013. Et alors ?

 

 

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En prime :

Henrin Guillemin – une journée d’Ivan Denissovitch


 

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Pour finir en beauté

Sans sortir de notre sujet

Lesquels préférez-vous, les merdias anglais ou les nôtres ?

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Mis en ligne le 30 mars 2014.

 

 

 

 

 

19:41 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

24/03/2014

Il y a 15 ans aujourd'hui

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Il y a 15 ans aujourd’hui : le 24 mars 1999 

commençait le bombardement massif des populations civiles de Yougoslavie.

Il allait durer 78 jours sans interruption

 

Une quinzaine de Belges, partis en deux ou trois voitures apporter des médicaments et diverses choses à des Belgradois déjà victimes d’un blocus meurtrier, se retrouvèrent sous les bombes. Ils y restèrent 3 ? 4 ? 5 jours ? Au plus, une semaine. Un an plus tard, deux des quinze étaient frappé du lymphome (« maladie des Casques Bleus ») dont ils devaient mourir ; un troisième, le journaliste Michel Collon, devait être amputé d’un rein qui s’avéra saturé d’uranium appauvri. Que dire des populations locales qui subirent la totalité de l’horreur et qui y restent, tous leurs fleuves et leurs sols contaminés, soumis aux radiations mortelles pour des générations, pour toujours peut-être ?

Nous dédions ce billet de triste anniversaire à feue notre amie Michelle Beaujean (l’auteur dramatique Chiquet Mawet) qui, en puissance d’un époux graveur, s’était liée d’amitié avec des graveurs yougoslaves venus exposer en Belgique et avait trouvé tout naturel, en ce printemps de guerre, de leur apporter non seulement les médicaments de base qui leur manquaient si fort mais aussi de quoi travailler, des matériaux de gravure.

 

Balkans info

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Louis Dalmas

 

Source : WWW.b-i-infos.com

 

 

La guerre de l’Empire contre la nation serbe : leçons pour la résistance

The Saker

Il y a quinze ans, l’Empire anglo-sioniste entamait la troisième phase de sa guerre contre la nation serbe. Il est important de prendre quelques minutes pour rappeler cette guerre, parce que sa principale raison d’être fut de montrer au peuple russe ce qu’on pourrait lui faire s’il s’avisait de résister (aux plans qu’on avait pour lui NdT). Exactement comme les USA ont bombardé Nagasaki et Hiroshima, principalement pour faire savoir à l'URSS ce qu'on pourrait lui faire si on le décidait, les Anglo-Sionistes ont bombardé le peuple serbe qui vivait en Croatie, en Bosnie, au Kosovo, en Macédoine et en Serbie, principalement pour envoyer un « message » au peuple russe : si vous ne vous laissez pas faire, vous êtes les suivants sur la liste.

En plus d’une campagne de bombardements massifs et de frappes aux missiles de croisière, l’Empire a déchaîné la plus grande campagne de propagande de l’Histoire, faisant passer les Serbes pour des assassins de masse vicieux, cinglés, nationalistes et sadiques, et tous leurs ennemis pour de gentils civils héroïques, démocrates et amoureux de la liberté, qui ne disposaient que d’un armement dérisoire pour résister aux massacres à l’arme lourde des Serbes. La fable, passant toutes les bornes, gonflait encore la diffamation en parlant de « camps de concentration » serbes et de « campagnes de nettoyage ethnique » utilisant « le viol comme arme de guerre ». En fin de compte et très logiquement, les Anglo-Sionistes ont conclu que Milosevic était « le nouveau Hitler » et que les Serbes étaient en train de perpétrer un génocide.

À l’époque, pratiquement tout le monde a avalé l’affabulation. Il y eut quelques exceptions – peu – ici et là – le journaliste indépendant Michel Collon, en Belgique, mérite une mention spéciale avec son livre Médiamensonges, qui avait paru dès 1994 – mais, l’un dans l’autre, la campagne de PSYOPS stratégiques de l’Empire fut un succès stupéfiant.

Je reviendrai sur le sujet de cette guerre hors commémoration, parce que beaucoup de choses doivent être revisitées et réexpliquées, spécialement aujourd’hui où le monde musulman se retrouve à la place des Serbes, aux prises avec exactement les mêmes forces, qui refont les mêmes choses en Libye et en Syrie. Mais, pour l’instant, je veux juste partager avec vous un échange d’e-mails que je viens d’avoir avec un lecteur, parce que la réponse que je lui fais peut servir de point de départ utile, pour commencer à remettre les pendules à l’heure.

 

*

Nous ne sommes pas en mesure de poster aujourd’hui cet échange, sur lequel nous nous proposons de revenir plus tard. Pour les anglophones, il est ici :

http://vineyardsaker.blogspot.be/2014/03/the-empires-war-...

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Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être

 

Louis Dalmas, dans l’article de Balkans Info ci-dessus parle d’une « désinformation éhontée ayant réussi à endormir les opinions publiques », et, « À l’époque, pratiquement tout le monde a avalé l’affabulation », dit le Saker. N’est-il pas temps de dire que cela suffit ? Les opinions publiques se laissent endormir parce qu’elles le veulent bien. Parce que le sommeil de leur raison les arrange. Elles avalent les affabulations parce qu’il est beaucoup plus confortable de s’indigner dans les rails que de penser par soi-même et d’avoir à prendre peut-être des responsabilités. Refuser de voir les évidences les plus stridentes est tout un art. Les opinions publiques y sont passées maître(sse)s.

Évoquer avec horreur les « camps de concentration » serbes, alors que tous les pays d’Europe ont les leurs et que s’y ajoutent les camps de torture US off limits  (n’importe où sauf sur le territoire des USA, c’est-à-dire partout y compris sur les mers), c’est pratiquer une forme d’hypocrisie qui ferait tomber Tartufe sur le cul d’admiration. Déborder de compassion pour les Tibétains persécutés pendant les J.O. de Pékin et pour les Ukrainiens pas contents pendant ceux de Sotchi, c’est se foutre du monde. Nous ne parlons pas ici des enfumeurs, mais de leurs prétendues victimes. Il n’y a pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre les cris des suppliciés et pires aveugles que ceux qui refusent de voir le sang dans lequel ils pataugent benoîtement jusqu’aux cheveux. Alors, franchement, l’excuse de la désinformation… BASTA !

Le Saker parle encore, à propos de la boucherie yougoslave, de « message » aux Russes, et c’est sûrement vrai. Mais ce qui est vrai aussi, c’est qu’il s’agissait de donner le coup d’envoi au démantèlement de l’Europe. Les Anglo-Sionistes y tiennent beaucoup, et il faut reconnaître qu’ils n’ont eu besoin de mettre la main à la pâte que pour faire tomber ce premier domino, puisque les autres se préparent à tomber docilement tout seuls. Politique de Gribouilles. Car, enfin, se séparer de l’agglomérat dont on fait partie pour rester dans l’Union européenne, ça ressemble à quoi ? Et qu’on ne vienne pas nous bassiner avec la Crimée. En Crimée, il s’agit d’un remembrement. Tel qu’on le souhaite à la Yougoslavie.

Soyons bien assurés d’une chose : tant que la Yougoslavie ne sera pas restaurée, où que nous soyons en Europe, nous ne serons pas libres.

 

*

Considérons ceci comme de bon augure :

 

Au cours d’une cérémonie brève mais touchante, Vladimir Poutine s’est exprimé lors d’un rassemblement à Moscou derrière le slogan « Nous sommes ensemble! », en soutien à l’adhésion de la République de Crimée à la Fédération de Russie.

Merci à Sayed Hasan pour la vidéo et la traduction.


 

PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION DE RUSSIE VLADIMIR POUTINE :

Mes chers amis,

C’est un jour de grande joie et de bonheur pour nous !

Citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol !

Après un long périple, difficile et épuisant, la Crimée et Sébastopol sont de retour dans leur foyer, dans leur terre natale, dans leur port d’attache, la Russie !

Je tiens à remercier les habitants de Crimée et de Sébastopol pour leur prise de position cohérente et décisive et pour leur volonté clairement exprimée d’être avec la Russie. Nous avons tous ressenti de l’émotion pour eux, et la Russie leur a donné sa chaleur, s’est tournée vers eux et leur a ouvert son cœur.

Nous sommes extrêmement préoccupés par les événements qui se déroulent en Ukraine, mais je crois que l’Ukraine surmontera toutes ces difficultés. Nous ne sommes pas de simples voisins, nous sommes une famille, et notre réussite future dépend de nos deux pays, à la fois de la Russie et de l’Ukraine.

Je voudrais encore une fois remercier les habitants de Crimée et de Sébastopol pour leur courage et leur persévérance, pour être restés fidèles à la mémoire de leurs ancêtres héroïques et pour avoir maintenu leur amour pour notre mère patrie, la Russie, à travers les décennies.

Ensemble, nous avons accompli de grandes choses, mais il reste encore beaucoup à faire, plus de tâches à mener à bien. Cependant, je suis certain que nous allons surmonter tous ces problèmes, et nous le ferons parce que nous sommes ensemble.

Vive la Russie !

*

Le rassemblement s’est conclu par l’hymne national de la Fédération de Russie :

 

Russie ô notre patrie sacrée,

Russie ô notre pays bien-aimé.

Une volonté puissante, une gloire immense

Seront ton héritage à jamais !

 

Rossiya – svyashchennaya nasha derzhava,
Rossiya – lyubimaya nasha strana.
Moguchaya volya, velikaya slava –
Tvoio dostoyanye na vse vremena!

 

[Refrain]

 

Sois glorieuse, ô notre libre Patrie,
Alliance éternelle de peuples frères !
Sagesse ancestrale de notre peuple !
Sois glorieux, ô notre pays !

Nous sommes fiers de toi !

 

Slav'sya, Otechestvo nashe svobodnoye,

Bratskih narodov soyuz vekovoi,

Predkami dannaya mudrost' narodnaya!

Slav'sya, strana! My gordimsya toboi!

 

Source :  http://www.sayed7asan.blogspot.fr

 

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Écrivains déracinés

 Écrivains du déracinement

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Dubravka Ugrešić

Née yougoslave, d’un père croate et d’une mère bulgare, devenue croate après l’éclatement de la Yougoslavie, elle a fait ses études à l’université de Zagreb (littérature russe et comparée) en serbo-croate. La Croatie victorieuse a banni le serbe de la langue nationale, mais le croate pur est une langue qui n’existe pas. Pour cette raison et pour d’autres, politiques, Dubravka a choisi l’exil en 1993. C’est une espèce de Gilad Atzmon au féminin. Elle enseigne la littérature russe dans les universités où on l’appelle – Europe ou États-Unis – et réside principalement en Hollande. Elle est traduite en une trentaine de langues et a reçu de nombreux prix internationaux.

 

Son site personnel (en anglais ) : http://www.dubravkaugresic.com/

 

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Le musée des redditions sans conditions

Paris, Fayard, 2004

349 pages

 

Une mère, dans Zagreb assiégée, pense à sa fille exilée à Berlin qui, à son tour, imagine la fuite de sa mère de Bulgarie vers la Yougoslavie un demi-siècle plus tôt. Comment rendre compte de l'exil ? Pour ceux dont la vie tient dans une valise, les souvenirs disparates - vieilles photos, journaux intimes, objets fétiches de l'enfance - prennent une signification étrange, comme autant d'échos à la fatalité du destin, à l'image de ces objets insolites découverts dans l'estomac de Roland, un éléphant de mer mort en 1961, et que l'on peut voir aujourd'hui dans une vitrine du zoo de Berlin : un fume-cigarettes rose, quatre bâtons d'esquimau, une broche métallique, une épingle à cheveux, un crayon de papier, un pistolet à eau, un couteau en plastique, des lunettes de soleil, une petite chaîne, un ressort. Qu'ont-ils d'autre en commun que d'avoir calmé pour une heure l'appétit de Roland ? Constitué d'une mosaïque d'histoires, de souvenirs et d'anecdotes, ce roman lumineux retrace la vie de quelques personnages pris entre deux cultures, déchirés entre leur histoire et la nôtre. Traduit dans une quinzaine de langues, Le musée des redditions sans condition a été reçu par la critique internationale comme une œuvre universelle.

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Le Ministère de la douleur

Paris, Albin Michel, 2008

336 pages

Le ministère de la douleur est un club bien connu à Amsterdam. Pour survivre, nombre de jeunes étudiants, exilés de l'ancienne Yougoslavie, confectionnent à son intention, comme à celle d'autres établissements fétichistes, toutes sortes d'articles à usage érotique. Ils ont tout perdu, leur maison, leur langue, leur pays. Tout sauf le souvenir torturé de la guerre et de la destruction. C'est précisément pour exorciser leurs fantômes que Tania Lusic, une jeune professeur de littérature, entreprend d'apaiser leurs souffrances. Mais sa méthode est tout de même trop peu orthodoxe au regard des canons académiques... Ce nouveau roman de Dubravka Ugresic a été unanimement salué à l'étranger pour sa puissance et sa subtilité. Pour cet humour noir aussi, qu'elle distille avec tant d'ironie tout au long d'un voyage aux enfers marqué par la douleur de la perte, l'isolement et la solitude auxquels ne saurait échapper aucun exilé.

 

Voir également, du même auteur :

Karaoke Culture, Paris: Galaade 2012.

Il n’y a personne pour vous répondre, Paris, Albin Michel, 2010.
Ceci nest pas un livre, Paris, Fayard, 2005.
Dans la gueule de la vie , Paris, Plon, 1997.
L’offensive du roman-fleuve, Paris, Plon 1993.

 

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Abdellah Hammoudi

Abdellah Hammoudi, est d’origine marocaine et de tradition musulmane. Il enseigne l’anthropologie à l’université de Princeton aux États-Unis depuis 1990. Il est connu pour ses travaux sur le sacrifice et sur les rituels du pouvoir. Il est l’auteur de La victime et ses masques, essai sur le sacrifice et la mascarade au Maghreb, Le Seuil, 1988, Master and Disciple. The Cultural Foundation of Moroccan Authoritarianism, The University of Chicago Press, 1997, traduction du manuscrit rédigé en français et publié en 2001 sous le titre Maîtres et disciples. Genèse et fondements des pouvoirs autoritaires dans les pays arabes. Essai d’anthropologie politique, Maisonneuve et Larose. Avec le politologue Rémy Leveau il a dirigé Monarchies arabes, transitions et dérives dynastiques, Paris, Documentation Française, 2002. Il est lauréat du prix international de l’art du reportage, Lettre Ulysses Award pour Une saison à La Mecque, récit de pèlerinage.

https://www.princeton.edu/anthropology/faculty/abdellah_hammoudi/

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Une saison à La Mecque

 Paris, Seuil, 2005

 314 pages

 

 

 

 

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Maîtres et disciples

Genèse et fondements des pouvoirs autoritaires dans les sociétés arabes : essai d’anthropologie politique

Paris, Maisonneuve et Larose, 2001

277 pages

 

 

 

 

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W.G. Sebald

Feu W.G. Sebald – il est mort en 2001 – est né en Allemagne juste à la fin de la guerre. Il a fait ses études à Fribourg-en-Brisgau. Comme Dubravka Ugresic, il s’est exilé pour des raisons de malaise politique et a enseigné principalement aux universités de Manchester et d’East Anglia, avec un an de parenthèse en Suisse. C’est en Angleterre qu’il est mort, dans un accident de voiture.

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De la destruction comme élément de l’histoire naturelle

Arles, Actes Sud, 2004

160 pages

 

 

 

 

 

Voir aussi, du même auteur (tous chez Actes Sud)

Les Émigrants(1999)

Les Anneaux de Saturne (2000)

Vertiges (2001),

Austerlitz (2002),

Séjours à la campagne (2005),

D'après nature (2007).

 

*

Une mine :

 

Serbica : le portail de la littérature serbe en langue française

http://www.serbica.fr/

 

*

Et, bien entendu, Emir Kusturica, serbe et grand cinéaste

 



En attendant Le long de la voie lactée, en cours de tournage.

 


*

Et puisqu’on en a parlé :

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Michel Collon  

Journaliste belge indépendant

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Poker menteur

Les grandes puissances, la Yougoslavie et les prochaines guerres

Bruxelles, EPO, 1997

379 pages

 

 

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Les damnés du Kosovo

 DVD de Vanessa Stojilkovič et Michel Collon

 

 

 

 

Tous les livres , films , DVD et vidéos de Michel Collon se trouvent sur son site

http://michelcollon.info/spip.php?page=rubrique_thelia

ainsi qu’aux éditions ADEN (Bruxelles) et EPO (Bruxelles)

 

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Louis Dalmas

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B.I. infos - ex Balkans Info - est un mensuel de politique internationale en langue française, publié à Paris, animé par Louis Dalmas. Il est totalement indépendant de tout gouvernement, institution ou parti. Il vit de ses abonnements.

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Mis en ligne le 24 mars 2014

Notre bateau d’aujourd’hui est le Lyubov Orlova, le bateau- fantôme yougoslave qui, désarmé et halé vers le Canada avec d’autres, s’est détaché et erre depuis dans l’océan Atlantique.

 

 

 

 
 

23:25 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/03/2014

Heureusement qu'il y a des Arabes francophones !

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Heureusement qu’il y a des Arabes francophones !

 

Nous avions mis en ligne, dans notre dernier post, le discours que  Vladimir Poutine venait de prononcer devant la Douma, discours qui vient peu ou prou de changer l’histoire du monde. Nous en avions trouvé une traduction en anglais, obligeamment fournie par le Kremlin (http://eng.kremlin.ru/news/6889), mais… pas l’ombre d’une traduction, même partielle, en français. De la part des Russes, rien d’étonnant : cela indique juste quelle est désormais notre importance et celle de notre langue, vis-à-vis du reste du monde.

On peut trouver amer que, sur 80 millions de francophones (France, Belgique, Suisse et Québec), il ne s’en soit pas trouvé un seul pour estimer qu’un discours de cette importance méritait d’être mis à la portée de tous, que « tous » soient pour ou qu’ils soient contre. Car il est toujours amer, sinon surprenant, de se voir pris, par ses commis infidèles,  pour d'arriérés zéros analphabètes…

Heureusement, il y a des Arabes francophones ! Soit dit sans que cette heureuse occurrence justifie en rien les colonisations passées ou présentes. Mais, bref, ce que personne n’a eu le sens civique de faire, Sayed Hasan l’a fait, l’a mis sur son blog, et Palestine Solidarité le lui a emprunté. Qu’ils en soient remerciés. Nous le leur empruntons à notre tour.

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Allocution du Président Vladimir Poutine sur l’intégration de la Crimée à la Fédération de Russie

Mercredi 18 mars 2014, Kremlin, Moscou.

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr (depuis http://eng.kremlin.ru/news/6889)

Vidéo complète :
http://www.youtube.com/watch?v=PDLwu4E35us

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Vladimir Poutine s’est adressé aux députés de la Douma, aux membres du Conseil de la Fédération, aux délégués des régions russes et aux représentants de la société civile, au Kremlin.

Président Vladimir Poutine : Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma, je vous souhaite le bonjour. Les représentants de la République de Crimée et de la municipalité de Sébastopol sont ici parmi nous. Citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol ! (Standing ovation)

Chers amis,

Nous sommes réunis ici aujourd’hui au sujet d’une question qui est d’une importance vitale, d’une portée historique pour nous tous. Un référendum a été organisé en Crimée le 16 mars, dans le plein respect des procédures et des normes démocratiques internationales en vigueur.

Plus de 82% de l’électorat a pris part au vote. Plus de 96% d’entre eux se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. (Applaudissements)

Pour comprendre la raison d’un tel choix, il suffit de connaître l’histoire de la Crimée et ce que la Russie et la Crimée ont toujours signifié l’une pour l’autre.

Tout en Crimée évoque notre histoire et notre fierté communes. C’est l’emplacement de l’ancienne Chersonèse Taurique, où le Grand-prince Vladimir Ier a été baptisé. Son exploit spirituel, à savoir l’adoption du christianisme orthodoxe, a prédéterminé la base globale de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie. Les tombes des soldats russes dont la bravoure a permis l’intégration de la Crimée à l’Empire russe se trouvent également en Crimée. C’est aussi Sébastopol – une ville légendaire ayant une histoire exceptionnelle, une forteresse qui constitue le lieu de naissance de la Flotte russe de la mer Noire. (Applaudissements). La Crimée est Balaklava et Kertch, Malakhov Kurgan et le mont Sapoun. Chacun de ces lieux est cher à nos cœurs, symbolisant la gloire de l’armée russe et sa bravoure exceptionnelle.

La Crimée est un mélange unique de cultures et de traditions de différents peuples. Elle est en cela similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été perdu au cours des siècles. Russes et Ukrainiens, Tatars de Crimée et personnes d’autres groupes ethniques ont vécu côte à côte en Crimée, en conservant leurs propres identités, leurs traditions, leurs langues et leurs confessions.

Il faut noter que la population totale de la péninsule de Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près de 1,5 million sont Russes, 350 000 sont des Ukrainiens qui considèrent majoritairement le russe comme leur langue maternelle, et environ 290 000-300 000 sont des Tatars de Crimée, qui, comme le référendum l’a montré, sont eux aussi favorables à un rapprochement avec la Russie.

Certes, il fut un temps où les Tatars de Crimée étaient traités injustement, tout comme un certain nombre d’autres peuples de l’URSS. Il n’y a qu’une seule chose que je puis dire ici : des millions de personnes de différentes ethnies ont souffert durant ces répressions, et principalement des Russes.

Les Tatars de Crimée retournèrent dans leur patrie. J’estime qu’il est de notre devoir de prendre toutes les décisions politiques et législatives nécessaires afin de finaliser la réhabilitation des Tatars de Crimée, de les restaurer dans leurs droits et de rétablir pleinement leur renom. (Applaudissements)

Nous avons énormément de respect pour les membres de tous les groupes ethniques vivant en Crimée. C’est leur foyer commun, leur patrie, et il serait juste – je sais que la population locale y est favorable – que la Crimée ait trois langues nationales sur un même pied d’égalité : le russe, l’ukrainien et le tatar. (Applaudissements)

Chers collègues,

Dans les cœurs et les esprits des gens, la Crimée a toujours été une partie inséparable de la Russie. Cette conviction profonde est fondée sur la vérité et la justice et a été transmise de génération en génération, au fil du temps, en toutes circonstances, malgré tous les changements dramatiques que notre pays a connus tout au long du XXème siècle.

Après la révolution, les bolcheviks, pour diverses raisons – que Dieu les juge – ont ajouté de grandes sections du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-Est de l’Ukraine. Puis, en 1954, il a été décidé que la région de Crimée serait transférée à l’Ukraine, ainsi que Sébastopol, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une ville fédérale. Ce fut là l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev. Déterminer ce qui a motivé sa décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est la tâche des historiens.

Ce qui importe maintenant, c’est que cette décision avait été prise en violation flagrante des normes constitutionnelles qui étaient en vigueur à l’époque même. La décision avait été prise dans les coulisses. Naturellement, puisque cela se passait dans un État totalitaire, personne n’avait pris la peine de demander l’avis des citoyens de Crimée et de Sébastopol. Ils ont été mis devant le fait accompli. Les gens, bien sûr, se sont demandé pourquoi tout d’un coup la Crimée devenait une partie de l’Ukraine. Mais dans l’ensemble – et nous devons le dire clairement, car nous le savons tous – cette décision a été considérée comme une simple formalité parce que le territoire de Crimée était transféré à l’intérieur des limites d’un seul et même État [l’URSS]. À l’époque, il était impossible d’imaginer que l’Ukraine et la Russie pouvaient se séparer et devenir deux États distincts. Cependant, c’est ce qui s’est produit.

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Malheureusement, ce qui semblait impossible est devenu une réalité. L’URSS s’est effondrée. Les choses ont évolué si rapidement que peu de gens ont réalisé à quel point ces événements et leurs conséquences allaient prendre des proportions véritablement dramatiques. Beaucoup de gens en Russie et en Ukraine, ainsi que dans d’autres républiques, espéraient que la Communauté des États indépendants qui a été créée à ce moment deviendrait la nouvelle forme commune de l’État. On leur a dit qu’il y aurait une monnaie unique, un espace économique unique, des forces armées conjointes ; mais tout cela n’a pas dépassé le stade des promesses vides, alors que le grand pays avait disparu. Ce n’est que lorsque la Crimée a fini en tant que partie d’un autre pays que la Russie s’est rendu compte qu’elle n’était pas simplement spoliée, mais bel et bien pillée.

Dans le même temps, nous devons reconnaître qu’en lançant le mouvement des souverainetés, la Russie elle-même a contribué à l’effondrement de l’Union soviétique. Et lorsque cet effondrement a été légalisé, tout le monde a oublié la Crimée et Sébastopol – la base principale de la Flotte de la mer Noire. Des millions de personnes se sont couchées dans un pays et se sont réveillées dans d’autres, devenant du jour au lendemain des minorités ethniques dans les anciennes républiques de l’Union, tandis que la nation russe est devenue l’un des plus grands, sinon le plus grand groupe ethnique au monde à être divisé par des frontières.

Maintenant, des années plus tard, j’ai entendu des résidents de Crimée dire qu’en 1991, ils ont été abandonnés comme un sac de pommes de terre. Il est difficile d’être en désaccord avec cette affirmation. Qu’a fait l’État russe ? Qu’a fait la Russie ? Elle a accepté humblement la situation. Ce pays traversait alors des temps si difficiles qu’il était absolument incapable de protéger ses intérêts. Cependant, les gens ne pouvaient pas se résigner à cette injustice historique scandaleuse. Durant toutes ces années, des citoyens et de nombreuses personnalités sont revenus sur cette question, affirmant que la Crimée est une terre historiquement russe et que Sébastopol est une ville russe. Oui, nous le savions tous dans nos cœurs et dans nos esprits, mais nous devions agir selon la réalité existante et construire nos relations de bon voisinage avec l’Ukraine indépendante sur une nouvelle base. Durant toutes ces années, nos relations avec l’Ukraine, avec le peuple ukrainien frère ont toujours été et resteront de toute première importance pour nous. (Applaudissements)

Aujourd’hui, nous pouvons en parler ouvertement, et je voudrais partager avec vous quelques détails concernant les négociations qui ont eu lieu au début des années 2000. Le Président de l’Ukraine d’alors, M. Koutchma, m’a demandé d’accélérer le processus de délimitation de la frontière russo-ukrainienne. À ce moment, le processus était pratiquement à l’arrêt. La Russie semblait avoir reconnu la Crimée comme une partie de l’Ukraine, mais il n’y avait pas de négociations sur la délimitation des frontières. Malgré la complexité de la situation, j’ai immédiatement donné des instructions aux organismes gouvernementaux russes afin d’accélérer leur travail pour documenter les frontières, de sorte que tout le monde ait une compréhension claire du fait qu’en acceptant de délimiter la frontière, nous admettions de facto et de jure que la Crimée était un territoire ukrainien, mettant ainsi un terme à cette question.

Nous avons donné satisfaction à l’Ukraine non seulement en ce qui concerne la Crimée, mais aussi sur une question aussi complexe que les frontières maritimes dans la mer d’Azov et le détroit de Kertch. Les considérations qui motivaient alors nos actions étaient qu’avoir de bonnes relations avec l’Ukraine était primordial pour nous et que cela ne devait pas être compromis par une impasse dans des conflits territoriaux. Toutefois, nous nous attendions à ce que l’Ukraine reste notre bon voisin, et nous espérions que les citoyens russes et russophones d’Ukraine, en particulier le Sud-Est et la Crimée, vivraient dans un État ami, démocratique et civilisé qui protégerait leurs droits, conformément aux normes du droit international.

Cependant, ce n’est pas la manière dont les choses ont évolué. Maintes et maintes fois, des tentatives ont été faites pour priver les Russes de leur mémoire historique et même de leur langue, et pour les soumettre à une assimilation forcée. En outre, les Russes, tout comme d’autres citoyens de l’Ukraine, souffrent de la crise politique et institutionnelle constante qui a secoué le pays depuis plus de 20 ans.

Je comprends pourquoi le peuple ukrainien voulait un changement. Il en a eu assez des autorités au pouvoir durant les années de l’indépendance de l’Ukraine. (Applaudissements) Les présidents, les Premiers ministres et les parlementaires changeaient, mais leur attitude à l’égard du pays et de ses habitants restait la même. Ils ont dépouillé le pays, se sont battus entre eux pour obtenir du pouvoir, des actifs et des liquidités et ne se sont guère souciés des gens du quotidien. Ils ne se sont pas demandé pourquoi des millions de citoyens ukrainiens ne voyaient aucune opportunité chez eux et partaient dans d’autres pays pour travailler comme journaliers. Je tiens à souligner cela : ils n’ont pas fui en direction d’une quelconque Silicon Valley, mais pour devenir journaliers. L’an dernier seulement, près de 3 millions de personnes ont trouvé de tels emplois en Russie. Selon diverses sources, en 2013, leurs revenus en Russie ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, ce qui représente environ 12% du PIB de l’Ukraine.

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Je tiens à répéter que je comprends ceux qui sont venus sur la place Maïdan avec des slogans pacifiques contre la corruption, la mauvaise gestion de l’État et la pauvreté. Le droit à la manifestation pacifique, à des procédures démocratiques et à des élections pacifiques existe dans le seul but de remplacer les autorités qui ne donnent pas satisfaction au peuple par d’autres. Cependant, ceux qui étaient derrière les derniers événements en Ukraine avaient un ordre du jour différent : ils préparaient un nouveau renversement du gouvernement ; ils voulaient s’emparer du pouvoir et ne reculaient devant rien. Ils ont eu recours à la terreur, à l’assassinat et aux pogroms. Des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites ont exécuté ce coup d’État. Ils continuent à donner le ton en Ukraine jusqu’à ce jour.

Les nouvelles soi-disant autorités ont commencé par l’introduction d’un projet de loi de révision de la politique linguistique, qui était une violation directe des droits des minorités ethniques. Cependant, ils ont été immédiatement « rappelés à l’ordre » par les bailleurs de fonds étrangers de ces soi-disant politiciens. Il faut admettre que les mentors de ces autorités actuelles sont intelligents et savent bien à quoi ces tentatives de construire un État purement ukrainien peuvent conduire. Le projet de loi a été mis de côté, mais clairement gardé en réserve pour l’avenir. Aujourd’hui, pratiquement plus aucune mention n’est faite de cette tentative, probablement sur la présomption que les gens ont la mémoire courte. Néanmoins, nous pouvons tous clairement percevoir les intentions de ces héritiers idéologiques de Bandera, le complice d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il est également évident qu’il n’y a pas d’autorité exécutive légitime en Ukraine à présent, il n’y a personne à qui parler. De nombreux organismes gouvernementaux ont été saisis par les imposteurs, mais ils n’ont aucun contrôle sur le pays, alors qu’eux-mêmes – et je tiens à le souligner – sont souvent contrôlés par des radicaux. Dans certains cas, vous avez besoin d’un permis spécial des militants de la place Maïdan pour rencontrer certains ministres de l’actuel gouvernement. Ce n’est pas une plaisanterie : c’est la réalité.

Ceux qui se sont opposés au coup d’État ont été immédiatement menacés de répression. Bien entendu, la première ligne a été la Crimée, la Crimée russophone. Face à ces événements, les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour qu’elle les aide à défendre leurs droits et leurs vies et à empêcher la propagation des événements qui se déroulaient et sont toujours en cours à Kiev, Donetsk, Kharkov et dans d’autres villes ukrainiennes.

Naturellement, nous ne pouvions pas laisser cet appel sans réponse ; nous ne pouvions pas abandonner la Crimée et ses habitants en détresse. Cela aurait été une trahison de notre part. (Applaudissements)

Tout d’abord, nous avons dû les aider à créer des conditions telles que les habitants de la Crimée puissent, pour la première fois dans l’histoire, exprimer pacifiquement leur libre arbitre quant à leur propre avenir. Cependant, qu’est-ce que nous entendons de la part de nos collègues en Europe occidentale et en Amérique du Nord ? Ils disent que nous violons les normes du droit international. Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’ils se souviennent enfin, au moins, qu’il existe une telle chose, à savoir le droit international – mieux vaut tard que jamais. (Applaudissements)

Deuxièmement, et plus important encore – qu’est-ce que nous violons exactement ? Certes, le président de la Fédération de Russie a reçu l’autorisation de la Chambre haute du Parlement d’utiliser les forces armées en Ukraine. Cependant, à proprement parler, personne n’a encore donné suite à cette autorisation. Les forces armées russes ne sont jamais entrées en Crimée ; elles étaient déjà là, conformément à un accord international. Certes, nous avons rehaussé nos forces en présence, mais – c’est quelque chose que je voudrais que tout le monde entende et sache – nous n’avons pas dépassé la limite en personnel pour nos forces armées en Crimée, qui est fixée à 25 000 hommes, parce qu’il n’y avait pas besoin de le faire.

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Point suivant. Lorsqu’il a déclaré son indépendance et a décidé d’organiser un référendum, le Conseil suprême de Crimée s’est référé à la Charte des Nations Unies, qui parle du droit des nations à l’autodétermination. À ce propos, je tiens à vous rappeler que lorsque l’Ukraine a fait sécession de l’URSS, elle a fait exactement la même chose, presque mot pour mot. L’Ukraine a utilisé ce droit, mais les habitants de la Crimée se le voient dénié. Pourquoi donc ?

En outre, les autorités de Crimée se sont référées au précédent bien connu du Kosovo – un précédent que nos collègues occidentaux ont créé de leurs propres mains dans une situation très semblable, quand ils ont convenu que la séparation unilatérale du Kosovo d’avec la Serbie, exactement ce que la Crimée est en train de faire en ce moment, était légitime et n’avait pas besoin d’une quelconque autorisation des autorités centrales du pays. Conformément à l’article 2 du chapitre 1 de la Charte des Nations Unies, la Cour internationale de l’ONU a approuvé cette approche et a fait le commentaire suivant dans sa décision du 22 juillet 2010, et je cite: « Aucune interdiction générale ne peut être déduite de la pratique du Conseil de sécurité en ce qui concerne les déclarations d’indépendance ». Et encore : « Le droit international général ne contient aucune interdiction contre les déclarations d’indépendance. » Clair comme de l’eau de roche, comme ils disent.

Je n’aime pas à recourir à des citations, mais dans ce cas, je ne peux pas faire autrement. Voici une citation extraite d’un autre document officiel : l’exposé écrit des États-Unis d’Amérique du 17 avril 2009, soumis à la même Cour internationale des Nations Unies dans le cadre des audiences sur le Kosovo. Encore une fois, je cite : « Les déclarations d’indépendance peuvent – et c’est souvent le cas – violer la législation nationale. Toutefois, cela n’en fait pas des violations du droit international. » Fin de citation. Ils ont écrit cela, ils l’ont disséminé partout dans le monde, ils ont obtenu l’accord de tous, et maintenant, ils sont scandalisés. Qu’est-ce qui les outrage ainsi ? (Applaudissements) En l’occurrence, les actions du peuple de Crimée sont tout à fait conformes à ces instructions. Pour une raison quelconque, des choses que les Albanais du Kosovo (et nous avons beaucoup de respect pour eux) ont été autorisés à faire, les Russes, les Ukrainiens et les Tatars de Crimée ne sont pas autorisés à le faire. Encore une fois, on se demande pourquoi.

Nous ne cessons d’entendre de la part des États-Unis et de l’Europe occidentale que le Kosovo est une sorte de cas particulier. Qu’est-ce qui le rend si spécial aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que le conflit au Kosovo ait donné lieu à tant de pertes en vies humaines. Est-ce là un argument juridique ? La décision de la Cour internationale ne dit rien à ce sujet. Ce n’est même pas un « deux poids deux mesures » ; c’est du cynisme brutal, primitif, colossal. Il ne faut pas essayer aussi crûment de tout adapter à ses intérêts particuliers, caractérisant une même chose comme « blanche » aujourd’hui et « noire » demain. Selon cette logique, nous devrions faire en sorte que tous les conflits conduisent à des pertes en vies humaines.

Je vais l’affirmer clairement : si les forces locales d’auto-défense de Crimée n’avaient pas pris la situation en main, il y aurait également pu y avoir des victimes. Heureusement, cela n’est pas arrivé. Il n’y a pas eu la moindre confrontation armée en Crimée et il n’y a eu aucune victime. (Applaudissements) D’après vous, pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? La réponse est simple : parce qu’il est très difficile, pratiquement impossible de lutter contre la volonté du peuple. Ici, je tiens à remercier l’armée ukrainienne – et il s’agit de 22 000 militaires portant les armes. Je tiens à remercier les membres des forces de sécurité ukrainiennes qui se sont abstenus de répandre le sang et qui n’en ont pas tâché leurs uniformes. (Applaudissements)

D’autres réflexions viennent à l’esprit à cet égard. Ils n’arrêtent pas de parler de quelque intervention russe en Crimée, d’une sorte d’agression. Il est étrange d’entendre cela. Je ne connais pas un seul cas dans l’histoire où une telle intervention se soit produite sans un seul coup de feu et sans faire de victimes.

Chers collègues,

Comme un miroir, la situation en Ukraine reflète ce qui se passe et ce qui s’est passé dans le monde au cours des dernières décennies. Depuis la dissolution de la bipolarité sur la planète, nous n’avons plus de stabilité. Les principales institutions internationales ne sont pas renforcées ; au contraire, dans de nombreux cas, elles se dégradent gravement. Nos partenaires occidentaux, menés par les États-Unis d’Amérique, préfèrent ne pas être guidés par le droit international dans leurs politiques concrètes, mais par la force des armes. Ils en sont venus à croire en leur exclusivité et à leur exceptionnalisme, à croire qu’ils peuvent décider eux-mêmes ce que doivent être les destinées du monde, à croire qu’ils sont les seuls à être toujours dans leur bon droit. Ils agissent à leur guise : ici et là, ils utilisent la force contre des États souverains, créant des coalitions sur la base du principe « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. » Afin de donner un semblant de légitimité à leurs agressions, ils forcent les organisations internationales à adopter les résolutions nécessaires, et si pour quelque raison cela ne fonctionne pas, ils ignorent tout simplement le Conseil de sécurité de l’ONU et même l’ONU dans son ensemble.

Cela s’est produit en Yougoslavie ; nous nous souvenons très bien de l’année 1999. Il était difficile de croire, même en le voyant de mes propres yeux, qu’à la fin du XXe siècle, l’une des capitales de l’Europe, Belgrade, était soumise à une attaque de missiles pendant plusieurs semaines, avant que l’intervention réelle n’ait lieu. Y a-t-il eu une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question, autorisant de telles actions ? Rien de tel. Puis ils ont frappé l’Afghanistan, l’Irak, et ils ont franchement violé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, quand, au lieu d’imposer la zone dite d’exclusion aérienne au-dessus de ce pays, ils ont également commencé à le bombarder.

Il y a eu toute une série de révolutions « colorées » contrôlées depuis l’extérieur. De toute évidence, les populations de ces pays, dans lesquels ces événements ont eu lieu, en avaient assez de la tyrannie et de la pauvreté, de leur manque de perspectives ; mais ces sentiments ont été cyniquement mis à profit. Des normes qui ne correspondaient en aucune façon aux modes de vie, aux traditions ou aux cultures de ces peuples leur ont été imposées. En conséquence, au lieu de la démocratie et de la liberté, il y eut le chaos, les flambées de violences et une série de bouleversements dramatiques. Le « Printemps arabe » s’est transformé en « Hiver arabe ».

Des événements similaires se sont déroulés en Ukraine. En 2004, pour faire passer leur candidat aux élections présidentielles, ils ont concocté une sorte de troisième tour qui n’était pas prévu par la loi. C’était un simulacre absurde, un détournement grossier de la constitution. Et maintenant, ils ont jeté au pouvoir une armée de militants organisés et bien équipés.

Nous comprenons parfaitement ce qui se passe ; nous comprenons que ces actions ont été dirigées contre l’Ukraine et la Russie et contre l’intégration eurasienne. Et tout cela alors que la Russie s’efforçait d’engager un dialogue avec nos collègues de l’Ouest. Nous proposons constamment la coopération sur toutes les questions clés ; nous voulons renforcer notre niveau de confiance et nous voulons que nos relations se fassent sur un pied d’égalité, et soient ouvertes et équitables. Mais nous n’avons vu aucune mesure réciproque.

Au contraire, ils nous ont menti à plusieurs reprises, ils ont pris des décisions dans notre dos, ils nous ont placés devant des faits accomplis. Cela s’est produit avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’infrastructures militaires à nos frontières. Ils nous répétaient à chaque fois la même chose: « Eh bien, cela ne vous concerne pas. » Facile à dire.

Cela s’est produit avec le déploiement d’un système de défense antimissile. En dépit de toutes nos appréhensions, le projet a été mis en place et va de l’avant. Cela s’est produit avec les atermoiements sempiternels dans les négociations sur les questions de visa, les promesses d’une concurrence loyale et le libre accès aux marchés mondiaux.

Aujourd’hui, nous sommes menacés de sanctions, mais nous subissons déjà de nombreuses limitations qui ont un impact majeur pour nous, pour notre économie et pour notre nation. Par exemple, toujours à l’époque de la guerre froide, les États-Unis et par la suite d’autres nations ont dressé une grande liste de technologies et d’équipements qui ne pouvaient pas être importés par l’URSS, créant pour cela le Comité de coordination pour le contrôle multilatéral des exportations. Aujourd’hui, il a officiellement été dissout, mais seulement formellement, et en réalité, de nombreuses limitations sont toujours en vigueur.

En bref, nous avons toutes les raisons de supposer que l’infâme politique d’endiguement conduite aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles se poursuit aujourd’hui. Ils sont constamment en train d’essayer de nous confiner dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons et parce que nous appelons les choses par leur nom et ne nous engageons pas dans l’hypocrisie. Mais il y a une limite à tout. Et avec l’Ukraine, nos partenaires occidentaux ont dépassé les bornes, en jouant les durs et en agissant de façon irresponsable et non professionnelle. (Applaudissements)

Après tout, ils étaient pleinement conscients du fait qu’il y a des millions de Russes vivant en Ukraine et en Crimée. Ils doivent avoir vraiment manqué d’instinct politique et de bon sens pour ne pas avoir prévu toutes les conséquences de leurs actes. La Russie s’est trouvée dans une position d’où elle ne pouvait pas se retirer. Si vous compressez le ressort au maximum, il se détendra avec vigueur. Vous devez toujours vous souvenir de cela.

Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à cette hystérie, de réfuter la rhétorique de la guerre froide et d’accepter l’évidence : la Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux qui doivent être pris en compte et respectés. (Applaudissements)

Dans le même temps, nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont compris nos actions en Crimée ; nous sommes reconnaissants envers le peuple chinois (Applaudissements), dont les dirigeants ont toujours considéré la situation en Ukraine et en Crimée en tenant compte de tout le contexte historique et politique, et nous apprécions grandement la réserve et l’objectivité de l’Inde.

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser au peuple des États-Unis d’Amérique, ce peuple qui, depuis la fondation de sa nation et l’adoption de la Déclaration d’Indépendance, s’est toujours enorgueilli de placer la liberté par-dessus tout. Le désir des habitants de Crimée de choisir librement leur sort n’est-il pas basé sur une valeur similaire ? Je vous prie de nous comprendre.

Je crois que les Européens, surtout les Allemands, pourront aussi me comprendre. Permettez-moi de vous rappeler que dans le cadre des consultations politiques sur l’unification de l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest, les experts – pourtant placés à un très haut niveau de responsabilités – de certains pays qui étaient alors et sont maintenant les alliés de l’Allemagne n’ont pas soutenu l’idée de l’unification. Notre nation, cependant, a soutenu sans équivoque le désir sincère et irrésistible des Allemands pour une unité nationale. Je suis convaincu que vous n’avez pas oublié cela, et je m’attends à ce que les citoyens d’Allemagne soutiennent également l’aspiration des Russes, de la Russie historique, à restaurer l’unité. (Applaudissements)

Je tiens également à m’adresser au peuple d’Ukraine. Je souhaite sincèrement que vous nous compreniez : nous ne voulons vous nuire en aucune façon, pas plus que nous ne voulons blesser vos sentiments nationaux. Nous avons toujours respecté l’intégrité territoriale de l’État ukrainien, contrairement – il faut le souligner – à ceux qui ont sacrifié l’unité de l’Ukraine à leurs ambitions politiques. Ils affichent des slogans sur la grandeur de l’Ukraine, mais ce sont eux qui ont tout fait pour diviser la nation. L’impasse civile d’aujourd’hui repose entièrement sur leur conscience. Je veux que vous m’écoutiez, mes chers amis. Ne croyez pas ceux qui veulent que vous ayez peur de la Russie, et qui crient que d’autres régions suivront la Crimée. Nous ne voulons pas diviser l’Ukraine ; nous n’avons pas besoin de cela. Quant à la Crimée, elle était et demeure une terre russe, ukrainienne et tatare. (Applaudissements)

Je le répète, tout comme elle l’a été durant des siècles, elle sera un foyer pour tous les peuples qui y vivent. Ce qu’elle ne sera et ne fera jamais, c’est suivre la voie de Bandera ! (Ovation)

La Crimée est notre héritage historique commun et un facteur très important pour la stabilité régionale. Et ce territoire stratégique devrait faire partie d’une souveraineté forte et stable, qui, aujourd’hui, ne peut être que russe. (Ovation) Sinon, mes chers amis (je m’adresse à la fois à l’Ukraine et à la Russie), vous et nous – les Russes et les Ukrainiens – pourrions perdre complètement la Crimée, et cela pourrait se produire dans une perspective historique proche. Je vous prie de réfléchir à cela.

Permettez-moi de souligner également que nous avons déjà entendu des déclarations de Kiev selon lesquelles l’Ukraine allait bientôt rejoindre l’OTAN. Qu’est-ce que cela aurait impliqué pour la Crimée et Sébastopol dans l’avenir ? Cela aurait signifié que la marine de l’OTAN serait juste là, dans cette ville de la gloire militaire de la Russie, et cela ne créerait non pas une menace illusoire mais une menace parfaitement réelle pour l’ensemble du Sud de la Russie. Ce sont des choses qui auraient pu devenir réalité sans le choix qu’a fait le peuple de Crimée, et je tiens à le remercier pour cela. (Applaudissements)

Mais permettez-moi également de vous dire que nous ne sommes pas opposés à la coopération avec l’OTAN, parce que ce n’est certainement pas le cas. Malgré tous les processus internes à l’œuvre dans cette organisation, l’OTAN demeure une alliance militaire, et nous sommes contre le fait qu’une alliance militaire prenne ses quartiers dans notre arrière-cour ou dans notre territoire historique. Je ne peux tout simplement pas imaginer que nous allions rendre visite aux marins de l’OTAN à Sébastopol. Bien sûr, la plupart d’entre eux sont des gens merveilleux, mais il serait préférable que ce soit eux qui nous rendent visite et soient nos hôtes [à Sébastopol], plutôt que l’inverse. (Applaudissements)

Permettez-moi de dire très franchement que ce qui se passe actuellement en Ukraine nous touche profondément, et qu’il est douloureux pour nous de voir la souffrance de la population et son incertitude sur la façon de s’en sortir aujourd’hui et sur ce qui l’attend demain. Nos préoccupations sont compréhensibles parce que nous ne sommes pas simplement de proches voisins, mais, comme je l’ai dit plusieurs fois déjà, nous sommes un même peuple. Kiev est la mère des villes russes. (Applaudissements) La Rus’ de Kiev ancienne est notre source commune et nous ne pouvons pas vivre l’un sans l’autre.

Permettez-moi de dire encore une autre chose. Des millions de Russes et de russophones vivent en Ukraine et continueront à y vivre. La Russie défendra toujours leurs intérêts par des moyens politiques, diplomatiques et juridiques. (Applaudissements) Mais il devrait être avant tout dans l’intérêt de l’Ukraine elle-même de garantir que les droits et les intérêts de ces personnes soient pleinement protégés. C’est la garantie de la stabilité de l’État de l’Ukraine et de son intégrité territoriale.

Nous voulons être amis avec l’Ukraine et nous voulons que l’Ukraine soit un pays fort, souverain et autonome. Après tout, l’Ukraine est l’un de nos principaux partenaires. Nous avons beaucoup de projets communs et je crois en leur succès, malgré les difficultés actuelles. Plus important encore, nous voulons que la paix et l’harmonie règnent en Ukraine, et nous sommes prêts à travailler avec d’autres pays et à faire tout notre possible pour faciliter et soutenir ces objectifs. Mais comme je l’ai dit, seul le peuple de l’Ukraine lui-même peut redresser sa propre maison.

Résidents de Crimée et de la municipalité de Sébastopol, la Russie tout entière a admiré votre courage, votre dignité et votre bravoure. (Applaudissements) C’est vous qui avez décidé de l’avenir de la Crimée. Nous étions plus proches que jamais durant ces jours, nous soutenant mutuellement. C’étaient des sentiments sincères de solidarité. C’est lors de tournants historiques tels que ceux-ci qu’une nation démontre sa maturité et sa force d’esprit. Le peuple russe a démontré sa maturité et sa force par son soutien uni en faveur de ses compatriotes. (Applaudissements)

Sur cette question, la politique étrangère de la Russie a tiré sa fermeté de la volonté de millions de personnes parmi notre peuple, de notre unité nationale et du soutien des principales forces politiques et publiques de notre pays. Je tiens à remercier tout le monde pour cet esprit patriotique, tout le monde sans exception. Maintenant, nous devons continuer dans cette voie et maintenir ce genre de consolidation afin de résoudre les tâches auxquelles notre pays est confronté sur le chemin qu’il a à parcourir.

Évidemment, nous rencontrerons une opposition externe, mais c’est une décision que nous devons prendre pour nous-mêmes. Sommes-nous prêts à défendre systématiquement nos intérêts nationaux, ou bien allons-nous toujours céder, nous retirer Dieu sait où ? Certains politiciens occidentaux nous menacent déjà non seulement de sanctions, mais aussi de la perspective de problèmes de plus en plus graves sur le plan intérieur. Je voudrais savoir ce qu’ils ont précisément à l’esprit : des actions par une cinquième colonne, ce groupe disparate de « traîtres à la nation » ? Ou bien ont-ils l’espoir de nous mettre dans une situation sociale et économique qui se dégrade de manière à provoquer le mécontentement populaire ? Nous considérons de telles déclarations comme irresponsables et clairement agressives dans leur ton, et nous allons y répondre en conséquence. Dans le même temps, nous ne rechercherons jamais la confrontation avec nos partenaires, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest, mais au contraire, nous ferons tout notre possible pour bâtir les relations civilisées et de bon voisinage que l’on est censé avoir dans le monde moderne.

Chers collègues,

Je comprends le peuple de Crimée, qui a posé la question du référendum dans les termes les plus clairs possibles : la Crimée devrait-elle être avec l’Ukraine ou avec la Russie ? Nous pouvons affirmer avec certitude que les autorités de Crimée et de Sébastopol, les autorités législatives, lorsqu’elles ont formulé la question, ont mis de côté les intérêts de groupe et les intérêts politiques, faisant des seuls intérêts fondamentaux du peuple la pierre angulaire de leur tâche. Les circonstances particulières de la Crimée – historiques, démographiques, politiques et économiques – auraient rendu toute autre option proposée, si tentante qu’elle puisse être à première vue, seulement temporaire et fragile, et auraient inévitablement conduit à une nouvelle aggravation de la situation locale, ce qui aurait eu des effets désastreux sur la vie des habitants. Le peuple de Crimée a donc décidé de poser la question dans des termes fermes et sans compromis, sans zones d’ombre. Le référendum a été équitable et transparent, et le peuple de Crimée a exprimé sa volonté de manière claire et convaincante et a déclaré qu’il veut être avec la Russie. (Applaudissements)

La Russie devra maintenant elle aussi prendre une décision difficile, en tenant compte des diverses considérations internes et externes. Qu’en pense le peuple ici en Russie ? Ici, comme dans tout pays démocratique, les gens ont différents points de vue, mais je tiens à faire remarquer que la majorité absolue de notre peuple soutient clairement ce qui se passe.

Les sondages les plus récents de l’opinion publique menés ici en Russie montrent que 95 % de notre peuple pense que la Russie doit protéger les intérêts des Russes et des membres d’autres groupes ethniques vivant en Crimée – 95 % de nos concitoyens. (Applaudissements) Plus de 83 % pensent que la Russie devrait le faire même si cela devait compliquer nos relations avec d’autres pays. (Applaudissements) Un total de 86 % de notre peuple considère la Crimée comme étant toujours un territoire russe et une partie des terres de notre pays. (Applaudissements) Et un chiffre particulièrement important, qui correspond exactement aux résultats du référendum de Crimée : près de 92 % de notre peuple soutient la réunification de la Crimée avec la Russie. (Applaudissements)

Ainsi, nous voyons que l’écrasante majorité du peuple de Crimée et la majorité absolue du peuple de la Fédération de Russie sont favorables à la réunification de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol avec la Russie. (Standing ovation)

Maintenant, c’est la propre décision politique de la Russie qui doit intervenir, et toute décision ici ne peut être fondée que sur la volonté du peuple, car le peuple est la source ultime de toute autorité. (Applaudissements)

Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma nationale, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol, aujourd’hui, conformément à la volonté du peuple, je soumets à l’Assemblée fédérale une demande pour envisager une loi constitutionnelle sur la création de deux nouvelles entités constitutives de la Fédération de Russie : la République de Crimée et la municipalité de Sébastopol (Standing ovation), et pour ratifier le traité d’admission de Crimée et de Sébastopol à la Fédération de Russie, qui est déjà prêt à être signé. Je suis persuadé de votre soutien. (Standing ovation)

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Photos : D.R.

Sur les relations USA/Russie depuis la chute du bloc soviétique, voir :
1993-2013 : Les vingt ans de « Pas de deux » entre la Russie et les Etats-Unis arrivent-ils à leur fin ? (http://sayed7asan.blogspot.fr/2014/02/1993-2013-les-vingt-ans-de-pas-de-deux.html)

 

Sources :  http://www.sayed7asan.blogspot.fr/

http://www.palestine-solidarite.org/allocution.vladimir_poutine.180314.htm

Toutes les deux à visiter !


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Vous souvenez-vous ?

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Et parce qu’il n’y a pas de raison pour que les bêtes ne participent pas… 

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Deux oursons polaires - un mâle et une femelle - nés en décembre au zoo de Munich viennent de faire leurs premiers pas dans le monde :

http://rt.com/in-vision/munich-zoo-polar-bear/munich-zoo-excursion-hellabrunn/

 

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Mis en ligne le 22 mars 2014.

                  D’accord, notre bateau d’aujourd’hui n’est ni russe ni ukrainien ni criméen,                  il est chinois. Et alors, il n’est pas beau ?

 

 

 

 

 

 

19:56 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/03/2014

REFERENDUMS, ENFANTS VENDUS ET TOUT LE (GRAND) BAZAR

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Referendums, enfants vendus et tout le (grand) bazar

 

Quelle est la différence entre un référendum ?

Les dernières nouvelles de Crimée indiquent que 95,5 % des électeurs se sont prononcés en faveur du rattachement de la Crimée à la Russie, avec un taux de participation de 81%.

Le résultat (prévisible et prévu) démontre qu’une majorité écrasante de la population locale ne sait pas répondre - elle non plus - correctement à une question pourtant simple.

Lire la suite…

Source :http://www.legrandsoir.info/quelle-est-la-difference-entre-un-referendum.html

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Crimée : la requête d’adhésion présentée lundi (officiel)

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La requête officielle d’adhésion à la Russie sera présentée lundi après l’énoncé des résultats officiels du referendum sur le statut de la Crimée, a fait savoir dimanche le vice-premier ministre criméen Roustam Temirgaliëv, cité par l’agence Kryminfo.

« Demain à 10h00 (08h00 UTC), débutera une session du Conseil suprême de Crimée a adressé une demande d’adhésion à la Russie », a indiqué le responsable.

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Source :

http://www.reseauinternational.net/crimee-la-requete-dadhesion-presentee-lundi-officiel/

 

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Les Américains ont proposé au Conseil de sécurité des Nations Unies une résolution dénonçant l’invalidité du référendum en Crimée, portant sur le rattachement de la péninsule à la Russie. Sans surprise, la Russie a opposé son veto, tandis que la Chine, fidèle alliée des Russes, s’est abstenue de voter.

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Source : http://croah.fr/derniere-creation/referendum/

 

 Cérémonie de rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie


La Crimée fête le « Printemps russe »

images :

http://french.ruvr.ru/2014_03_18/photo-La-Crimee-fete-Printemps-russe-4153/?slide-1

 

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L’est de l’Ukraine s’enflamme : Kharkov exige un référendum, le QG du procureur de Donetsk pris d’assaut.

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Les manifestants à Kharkov, au nord-est de l’Ukraine, ont fait appel à la Russie pour faire passer à l’ONU leurs revendications pour un référendum sur la fédéralisation, pendant qu’au même moment des centaines de manifestants prenaient d’assaut à Donetsk le bureau du procureur demandant la libération d’un «gouverneur» local.

Alors que la Crimée vient de décider de son avenir dans un référendum, dimanche, l’est de l’Ukraine a été marqué par une nouvelle série de rassemblements pro-russes.

Lire la suite…

Source :  http://www.reseauinternational.net/lest-de-lukraine-senflamme-kharkov-exige-un-referendum-le-qg-du-procureur-de-donetsk-pris-daasaut/

 

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L’avons-nous assez dit que l’Union Européenne, en morcelant la Yougoslavie pour le compte des États-Unis, donnait le coup d’envoi à sa propre balkanisation ! Bien d’autres que nous l’ont annoncé depuis lurette, tant la chose crevait les yeux. Manuel Vasquez Montalban par exemple (dans L’homme de ma vie) et Philippe Grasset (sur dedefensa.org) pour n’en citer que deux.

Elle persiste et vient, en s’associant à un coup d’état anti-constitutionnel en Ukraine, de se tirer plusieurs balles dans le pied d’un seul coup.

Car il était certain qu’encourager Kiev après le Kosovo revenait à donner le feu vert à l’Écosse, au Pays de Galles, à la Bretagne, à la Catalogne, au Pays Basque à la Flandre belge, à la Ligue du Nord italienne et à tutti quanti.

C’est l’ancienne Sérénissime qui tire la première.

Un referendum en Crimée, et un à Venise. Pour l’indépendance.

Carlo Lottieri – il Giornale.it

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Les caractéristiques du conflit russo-ukrainien – pour l’instant seulement potentiel – sont claires. Les étrangetés de l’histoire ont placé, suite à une lointaine décision de Krouchtchev, la péninsule de Crimée à l’intérieur de l’Ukraine. Mais en ce temps-là, la division entre les deux pays comptait peu, dans une Union soviétique dirigée par un régime totalitaire. Puis le socialisme s’est écroulé, l’unité s’est dissoute et la Crimée (en très grande majorité russe)  s’est retrouvée sous le gouvernement de Kiev. À l’évidence, les Russes n’ont jamais renoncé à revendiquer un contrôle sur cette région et, quand  a commencé à se profiler une direction anti-russe et tout entière tournée vers Bruxelles, ils en ont tiré les conséquences.

 

Ainsi, on vient de voter en Crimée, dans un cadre qui définissait d’avance le résultat, pas seulement à cause de la présence des troupes russes, mais à cause de l’écrasante volonté populaire. Au cours des mêmes heures, un referendum pour l’indépendance, d’une teneur très différente, a pris le départ.

 

Sous la houlette d’une association politique dont la naissance remonte à l’an dernier et dont les efforts sont secondés par un grand nombre de volontaires et de militants, on a commencé à voter en Vénétie – avec procédure en ligne – dans une consultation qui demande aux citoyens de faire un choix sec entre l’Italie et une Vénétie indépendante. D’après les résultats communiqués par les organisateurs, dès midi, 150.000 personnes avaient déjà voté, et, à 18h30, ce chiffre était passé à 430.000. Les urnes télématiques resteront ouvertes jusqu’au 21 mars et les organisateurs espèrent que pendant ces journées, les projecteurs seront de plus en plus braqués sur cette initiative indubitablement courageuse et aussi très novatrice au plan formel. Dans un certain sens, le vote de la Vénétie ressemble à celui de la Crimée, et dans un autre, il s’en différencie d’une manière radicale. Dans les deux cas, il s’agit de redéfinir les frontières européennes en s’adressant directement aux populations et en faisant jouer les règles de la démocratie, mais, alors qu’en Crimée, ce sont les autorités locales pro-russes et l’armée de Poutine qui gèrent les opérations, à Venise ou à Padoue, c’est la société civile « dissidente » qui essaye d’attribuer de nouveaux droits à la population. Le régime politique italien s’oppose à toute expression politique de ce type et ce n’est que l’initiative de quelques visionnaires qui a pu mettre le thème de la liberté de la Vénétie sur le devant de la scène.

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À l’étranger, on commence à en parler. Comme ici The Telegraph, Express, la BBC, The Independent, ou encore The New Zealand Herald.

Bientôt, même la politique italienne s’en apercevra. Il n’y a pas de doute.

 

Source :  http://blog.ilgiornale.it/lottieri/2014/03/16/un-referendum-in-crimea-e-uno-a-venezia-per-lindipendenza/

Traduction Catherine L. pour

Les Grosses Orchades

 

Reste à savoir pour quelles raisons les Vénitiens veulent faire voler en éclats une unité qui leur a coûté si cher.

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Retour des petits mussoliniens ? Allons, allons, pas de panique !

 

Coup suivant :

 

La Catalogne vient de fixer au 9 novembre son referendum sur la sécession d’avec l’Espagne.

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Mais, non, mais, non ! Il y aura d'abord l'Écosse :

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Et le Texas, il en est où ?

Et Panama ?... et Mayotte ?... vous connaissez ?

Sinon, allez voir chez Georges Stanechy (À contre courant)

Crimée : Obama, souviens-toi de Panama…

http://stanechy.over-blog.com/2014/03/crimee-obama-souviens-toi-de-panama.html

 

*

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Quand Cohn Bendit veut interdire à Schröder de s’exprimer sur l’Ukraine

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Gehrard Schröder

Par La Voix de la Russie | Les députés européens du parti des Verts Daniel Cohn-Bendit et Rebecca Harms ont voulu interdire à l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder de pouvoir s'exprimer sur la Crimée et sur l'Ukraine en faveur de la Russie, en tentant d'ajouter une demande contre l'ex-chancelier dans une résolution votée ce jeudi 13 mars condamnant la Russie en Ukraine.

Lors d'une conférence organisée par le journal die Zeit, Gerhard Schröder avait dénoncé la politique européenne menée contre Vladimir Poutine, refusé de condamner la politique du Kremlin et dit que les responsables de la Commission Européenne à Bruxelles ne comprennent pas que l'Ukraine est un pays divisé culturellement et qu'on ne peut pas agir de la sorte.

Lire la suite…

Source: http://french.ruvr.ru/2014_03_14/Quand-Cohn-Bendit-veut-interdire-Schr-der-de-s-exprimer-sur-l-Ukraine-3594/

Bref :

11. Bruxelles-BHL-et-Cohn-Bendit.jpg

Nous avons BHL, les Allemands ont Cohn-Bendit

AVIC – Réseau International – 15 mars


Qui sont les mieux lotis ? Les Allemands avec  leur écervelé ou nous avec le nôtre ? Il faut dire qu’à un moment donné, nous avons eu les deux à la fois. Mais c’était sans doute trop pour un seul pays, il fallait en faire dégager un, de manière à mieux répartir la charge médiatique, chacun ayant ainsi un vaste espace de travail, tout en étant bien coordonné. C’est à tour de rôle qu’on les entend, l’un dans sa tribune de Bruxelles, l’autre rampant sous les balles dans des hôtels 5 étoiles (ou à proximité) en Libye, en Ukraine, en Géorgie ou au Kosovo.

Après la prestation de BHL sur la place Maïdan qui, soit dit en passant, a permis d’ouvrir beaucoup d’yeux et de faire percevoir à beaucoup de Français l’ineptie de l’attitude européenne en Ukraine (merci BHL), Daniel Cohn Bendit le relaie au parlement européen pour invectiver Gerhard Schröder l’ancien chancelier allemand, et l’empêcher de prendre la parole dans les instances européennes.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/nous-avons-bhl-les-allemands-ont-cohn-bendit/

Et puisqu’on y est, restons-y :

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Dimanche 16 mars 2014

Sa Magnitude BHL truque son numéro de cirque

 Le Samedi 15 mars 2014 20h51, "Xarlo@aol.com" <Xarlo@aol.com> a écrit :

Le parfait faux cul va-t-en guerre... Incroyable, à voir absolument :

Bernard Henry Levy se fait photographier dans un décor falsifié monté dans un studio pour faire croire qu'il est en Ukraine, mais un photographe pirate photographie le studio où se déroule le montage !!!!

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Source : http://lucien-pons.over-blog.com/article-sa-magnitude-bhl-truque-son-numero-de-cirque-122971869.html

 

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La guerre et les droits des enfants :

 

Les  marionnettes de l’Amérique s’apprêtent à légaliser la pédophilie en Irak occupé

Felicity Arbuthnot

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À moins d’un mois du 11e anniversaire de l’invasion illégale de l’Irak sous la conduite des États-Unis, après la destruction presque totale du pays, de son patrimoine, de sa culture, de sa laïcité, de son éducation, de ses services de santé et de toutes ses institutions d’État, l'Irak est sur le point de faire un bond de deux mille ans en arrière.

Le 25 février, le Cabinet irakien a approuvé  un projet de loi abaissant l’âge légal du mariage pour les femmes à neuf ans.

L’Irak était, avant l’invasion, un pays profondément laïque, avec une population active comprenant largement autant de femmes que d’hommes, où les femmes bénéficiaient d’une Loi Nationale de Statut Personnel qui, depuis 1959, en faisait le pays le plus évolué du monde arabe en matière de droits des femmes.

L’âge de la majorité légale, en ce qui concernait le mariage, avait été fixé à dix-huit ans. Les mariages forcés étaient interdits et la polygamie restreinte. La cohésion entre les communautés avait été encouragée, accrue et stimulée « en éliminant les disparités entre sunnites et chiites face aux lois et en gommant autant qu’il était possible les différenciations entre les diverses communautés religieuses… ». Les droits des femmes en matière de divorce, de garde des enfants et de succession faisaient partie intégrante de la loi, l’article 14 affirmant que «tous les Irakiens sont égaux devant la loi». (1)

L’égalité fut balayée dès le premier jour de l’invasion, quand George W. Bush et son Administration commencèrent à parler de Sunnites, de Chiites, de Kurdes, de  Chrétiens et d’autres religions ou ethnies, et à sélectionner leurs régisseurs du Nouvel Irak non en fonction de leurs aptitudes mais de leur appartenance ethnique ou religieuse, dressant Irakien contre Irakien dans ce qui avait été, malgré sa complexité, une société cohésive. La malédiction du « diviser pour régner » l’imprégna toute.

Jusqu’à présent pourtant, la Loi Nationale du Statut Personnel est toujours théoriquement en vigueur, même si elle est largement ignorée par le Parlement fantoche mis en place et protégé par les Etats-Unis, comme par une magistrature cruellement inférieure à ses responsabilités, malgré quelques honorables et courageuses exceptions.

Ce projet scandaleux a été évoqué pour la première fois en décembre 2003, huit mois juste après l’invasion, par Abdel Aziz al Hakim, chef de la Cour Suprême Islamique d’Irak, qui abolit la Loi Nationale de Statut Personnel, alors qu’il était Président par intérim du Conseil gouvernemental. Grâce à l’opposition qu’il rencontra à l’intérieur même du Conseil, principalement de la part des femmes et de beaucoup d’associations civiles, cette décision fut révoquée par Paul Bremer, sans doute la seule chose à peu près valable qu’il ait faite au cours de son désastreux mandat. Alors comme aujourd’hui, le changement planifié : « aurait transféré des cours civiles aux juridictions religieuses, toutes les actions civiles concernant la famille, y compris le mariage, le divorce et les transmissions d'héritages.

Chose incroyable : « La proposition se fonde sur la « loi » édictée par l’école Chi’ite Ja’fari, ainsi appelée en l’honneur d’un imam chi’ite du VIIIe siècle. Un Conseil Judiciaire Suprême Chi’ite siégeant dans la ville de Najav supervisera les tribunaux religieux qui règleront les affaires des familles dans toute la nation ».

Des groupements de femmes et de militants des deux sexes se sont élevés violemment contre ce scandale, et quoi qu’il y ait eu 21 membres du Cabinet sur 29 pour voter en faveur de cette loi, certains religieux, à Najav, se sont distanciés de la décision, dont une des conséquences parmi d’autres serait que les femmes ne pourraient plus sortir de chez elles sans la permission de leur mari – et que, ironiquement, l’âge du mariage étant abaissé à 9 ans, la permission du père serait indispensable à toute femme de plus de 18 ans pour pouvoir se marier. Les musulmans, en outre, n’auraient plus le droit de convoler qu’avec des musulmans.

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Hanaa Edwar, qui dirige l’Association Al-Amal luttant pour l’amélioration socio-économique des Irakiens, fait remarquer que chez les très pauvres – dont le nombre depuis l’invasion a grimpé en flèche – des gamines de dix ans sont déjà mariées et que, d’ailleurs, « beaucoup de gens pauvres et croyants, apprenant que cette loi inique est basée sur la (loi) Ja’fari, pensent que c’est une bonne chose ».

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Yanar Mohammed, présidente de l’Organisation pour la Liberté des Femmes en Irak, est convaincue que : « les Irakiens ne seront jamais d’accord sur la légalisation de la pédophilie… l’opposition vient de tous les côtés et le nombre de femmes qui le font savoir est très élevé. C’est un viol des droits des enfants et de leur intégrité physique. »

Edwar et Mohammed font du lobbying au Parlement et partout ailleurs, mais : « une pression très forte venant du dehors est indispensable ». (C'est nous qui soulignons. NdT)

Comme l’Irak a ratifié la Convention sur l’Élimination de Toutes les Formes de Discrimination à l’Égard des Femmes (CEDAW), les Nations Unies ont déjà demandé le retrait de ce projet de loi. Cette Convention prévoit que les fiançailles et le mariage d’enfants ne peuvent avoir de base légale.

La Déclaration et le Programme d’Action de Vienne, adoptés par la Conférence Mondiale sur les Droits de l’Homme, qui s’est tenue à Vienne du 14 au 25 juin 1993, incite les États à abroger les lois existantes et à supprimer les coutumes et pratiques discriminatoires susceptibles de faire du mal aux enfants de sexe féminin. L’article 16 (2) et les dispositions de la Convention sur les Droits de l’Enfant écarte comme illégitimes les instances gouvernantes des États qui valideraient des mariages entre personnes n’ayant pas atteint leur majorité. Dans le contexte de la Convention sur les Droits de l’Enfant, « un enfant » désigne tout être humain de moins de 18 ans.

Human Rights Watch, dans une déclaration d’une énergie mitigée sur le mariage des fillettes de 9 ans qui, en Occident seraient encore à l’école primaire, un an trop jeunes pour entrer dans le secondaire, dit néanmoins que « cette proposition de loi sur le Statut va à l’encontre des engagements légaux pris par le gouvernement irakien de protéger les droits des femmes et des petites filles… L’adoption de cette loi par le Parlement pourrait conduire à d’autres lois discriminatoires ». (3)

Silence d’Ann Clwyd, qui fut l’Envoyée Spéciale sur les Droits de l’Homme de Tony Blair en Irak, et qui est aujourd’hui présidente du Groupe Parlementaire interpartis sur les Droits de l’Homme en Irak ; silence aussi de l’« Envoyé de Paix » Tony-« je le referais »-Blair, comme sont silencieux, évidemment, tous ces grands groupes US et britanniques de reconstruction, de sécurité, de formation militaire, etc., dont les contrats se chiffrent en multi-millions. Chez eux, comme au Parlement irakien fantoche, il y a longtemps que la morale et l’intégrité sont mortes et enterrées.

Les États-Unis et la Grande Bretagne pourraient mettre instantanément fin à cette honte en retirant d’Irak leurs entreprises, leur commerce d’armes et leur présence diplomatique. Mais l’Irak, hélas, reste un pays dont la destruction n’en finit pas, grâce à eux, grâce à leurs ambassades et à l’auto-appointé « vicaire de Bagdad » le chanoine Andrew White. 

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Le sabre, le goupillon, le casque et le gilet pare-balles !

________________________   

(1)  http://www.lb.boell.org/web/52-263.html

(2)  http://rudaw.net/english/middleeast/iraq/100320141

(3)  http://www.hrw.org/news/2014/03/11/iraq-don-t-legalize-marriage-9-year-olds

Pour joindre Yanar Mohammed

http://www.owfi.info/FR/

http://www.solidariteirak.org/

Pour joindre Hanaa Edwar
E-mail: hanaa.e@iraqi-alamal.org

Site web :  http://www.iraqi-alamal.org

Source :

http://www.globalresearch.ca/war-and-the-rights-of-children-americas-proxy-government-legalizes-pedophilia-in-occupied-iraq/5373303

Traduction Catherine L. pour

Les Grosses Orchades

Tout cela vient de loin et ne cible pas que l'Irak. Avec les lois qu'on nous concocte, ce ne sont pas seulement les petites filles qui pourront être mariées à 9 ans, mais aussi les petits garçons. À des dames, jeunes ou mûres, mais aussi à des messieurs, pourquoi pas ? On pourra même se les acheter d'avance dans le ventre de leurs mères et choisir - quelle loi l'interdira ? - la couleur de leurs yeux et de leurs cheveux. Sans que les imams du VIIIe siècle y soient pour rien.

 

*

Droits des enfants en situation de conflits armés : Communiqué  du délégué syrien auprès des Nations Unies

Bachar al-Jaafari

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Le 7 mars 2014, le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est réuni « pour renforcer les moyens de prévenir et de mettre fin au recrutement d’enfants soldats » [1]. Les crimes et abus commis contre les enfants syriens par les groupes terroristes armés, en Syrie et dans les camps pour réfugiés en territoire étranger, sont désormais largement documentés et ne sont plus contestés que par ceux qui ne veulent rien entendre et qui continuent à manipuler l’opinion publique pour des raisons évidentes non encore avoués et, sans doute, inavouables. Pour mémoire, voici la traduction intégrale de l’intervention du Docteur Bachar al-Jaafari, délégué syrien permanent auprès des Nations Unies. Il n’est pas inutile de la comparer à celle du 17 juin 2013 sur le même sujet [2]. [Ndt].

Monsieur le Président, permettez-moi de commencer par faire remarquer à la personne qui vient de nous apprendre qu’elle s’est rendue personnellement dans les camps de réfugiés, en Turquie, que je souhaiterais qu’elle se rende aussi en Syrie. Ainsi, elle pourrait observer la situation de millions d’enfants syriens, et non seulement celle de dizaines ou de centaines de milliers d’entre eux.

Des millions d’enfants qui endurent les tirs de mortiers et l’enrôlement imposé, de force, par les groupes de terroristes armés, comme le disent les communiqués de Madame Leila Zerrougui - Représentante spéciale du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies - et sur lesquels nous reviendrons. Oui... j’aimerais que cette personne se rende, personnellement, en Syrie pour voir l’exacte réalité vécue de l’autre côté de la frontière.

Lire la suite…

Source :  http://www.legrandsoir.info/droit-des-enfants-en-situatio...

 

*

 

Enfants en guerres

 

Irak

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En train de voir assassiner leurs parents. Photographiés par les assassins (carte de visite à l'intention des employeurs potentiels).

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Syrie

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Armés par la France (et nous, ne soyons pas hypocrites) ! Quand ils (nos hommes de main) ne les tuent pas, ils les kidnappent, les endoctrinent (et/ou les droguent), les entraînent, et «au front !». C'est pour la démocratie.

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                                    Marié avant l’âge légal

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Ahmed, 8 ans, la clope au bec.

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                  Sa clope à lui c’est un pétard de la meilleure

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Palestine

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Nous vous faisons grâce des Afghans, des Libyens, des Africains,  des Pakistanais, des Bengalis, des Philippins et de tous les autres.

 

*

Mis en ligne le 18 mars 2014

 

 

 

 

 

12:40 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/03/2014

MOSCOU INVERSE LES RÔLES À KIEV

1. Forward Obama.jpg

C’est là qu’on va voir s’il peut réellement marcher sur l’eau.

Et nos excuses aux gentils Aliboron)

 

Moscou inverse les rôles à Kiev

Thierry Meyssan

 

Alors que les dirigeants de l’Otan jubilent du coup d’État de Kiev, qu’ils présentent comme une révolution de plus à leurs opinions publiques, la situation s’inverse sur le terrain. À la place d’un gouvernement de voyous, faisant monter les enchères entre Washington et Moscou, ce sont désormais aux agents états-uniens d’exercer le pouvoir et de gérer les troubles qu’ils ont organisés. Or, le pays est ruiné et personne, quel qu’il soit, ne parviendra à le rétablir rapidement. La Russie peut maintenant défendre ses intérêts sans avoir à assumer le passif des vingt années de corruption précédentes.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 2 mars 2014

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2. Ukraine error 404.jpg

La Russie n’a pas réagi aux événements ukrainiens durant les Jeux Olympiques de Sotchi [1]. Sa presse continuait à faire ses titres des exploits de ses athlètes, tandis que l’on se battait à Kiev et dans plusieurs capitales provinciales. Le Kremlin considérait en effet qu’à tout moment, les ennemis de la Russie pouvaient encore transformer sa fête sportive en bain de sang.

Lire la suite…

Source :http://www.voltairenet.org/article182379.html

 

*

Kharkov, Donetsk, Odessa, Nikolaev, Melitopol, Mariupol et Simferopol : les unes après les autres, les villes d’Ukraine se soulèvent contre les usurpateurs

3. Carte de Crimée.jpg

 

Ici, la population de Kharkov reprend sa mairie au Secteur Droit

 

 

 

Rien de tel que des milliardaires pour lutter contre la corruption.

Hier dimanche, le « gouvernement » autoproclamé de Kiev a nommé dix-huit gouverneurs pour remplacer ceux des régions industrielles de l’Est du pays. Il les a choisis parmi les oligarques. Ici, les deux milliardaires, Igor Kolomoisky (G) et Serhiy Taruta (D), respectivement nommés gouverneurs de Dnepropetrovsk et de Donetsk. 

4. Oligharchs.jpg

Donetsk

Le « gouvernement » autoproclamé de Kiev a nommé le milliardaire Serhiy Taruta pour remplacer le gouverneur de région élu. Les citoyens de la ville affluent pour l’expulser du siège du gouvernorat.

5. Donetsk.jpg

Des manifestations de masse se sont déroulées dans plusieurs villes d’Ukraine.

D’autre part, des manifestations de soutien aux Ukrainiens ont eu lieu en Russie, notamment à Moscou et à Saint Petersbourg

 

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6. ukraine-navy-flaghsip-protest.si.jpg

Le navire–amiral de la flotte ukrainienne – frégate Hetman Sahaydachny – qui rentrait d’une série d’exercices en Méditerranée dans le cadre de manœuvres de l’OTAN, a refusé d’obéir aux ordres de Kiev et a hissé le drapeau de St. André, faisant savoir qu’il restait sous les ordres du Président Ianoukovitch, chef des Forces Armées Ukrainiennes. Il est en route pour rejoindre la flotte russe en Mer Noire.

 

*

700.000 Ukrainiens se sont déjà réfugiés Russie

 

Vendredi 28/2 , Barack Obama, a mis en garde la Russie contre une intervention armée en Ukraine, prévenant qu'elle aurait un « coût » et affirmant sans rire que « Washington soutenait la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine » (c’est ce qui s’appelle communément de la chutzpah).

Et Kerry d’en rajouter :

« On ne peut pas envahir un pays sous n’importe quel prétexte »

Et si vous vous obstinez à piétiner nos prérogatives, vous serez privés de G8 !

Ciel !


Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !

Car la main gauche de John Kerry ne veut pas savoir ce que fait sa main droite. Ne parlons pas, par charité, des Pieds Nickelés qu’on voit passer en guise de tapisserie…

 

 

Allez, les paroles en prime, pour   

accompagner la quenelle


Dans un pays pas très loin d'ici
Dans un pays plat aussi plat qu'un plat
Aussi petit qu'un petit confetti
Il y avait pas de lois et chacun pour soi

Refrain :

Il avait un tout petit zizi et un gros cul
Le père Ubu
Sa madame était une femme infâme et toute dodue
La mère Ubu.

Bêtes et méchants, les deux emmerdants
N'aimaient que l'argent et la crème Mont-Blanc
Ils avaient un plan pour un coup d'état
Pour un coup d'éclat avec un bazooka.

Il avait un tout petit zizi et un gros cul
Le père Ubu
Sa madame était une femme infâme et toute dodue
La mère Ubu.

Puis le jour vena où Ubu
Et le roi se rencontra Twist Yayaya
Après l'entrevue tout à cul
Merdre dit Ubu; et le roi est mouru.

Il avait un tout petit zizi et un gros cul
Le père Ubu
Sa madame était une femme infâme et toute dodue
La mère Ubu.

Paroles de Dick Annegarn

 

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7. Latuff_Ukraine_UE_USA.jpg

La haute cour du Parlement russe, qui n’écoute pas ce qu’on lui dit, a voté l’envoi de troupes en République Autonome de Crimée, chargées de maintenir la paix et l’ordre dans la région « jusqu’à ce que la situation socio-politique du pays soit redevenue stable ».

Le même Parlement a demandé au Président Poutine de rappeler l’ambassadeur de Russie à Washington, suite aux déclarations, jugées inadmissibles, de Barak Obama.

 
 

8. Ukraine-Crimée.jpg

Ah, mais ! (Tiens, l’AFP a mis « agression » entre guillemets…)

Le commandant en chef de la marine ukrainienne, l’amiral Denis Berezovski, a annoncé hier dimanche qu’il prêtait allégeance aux autorités légales (et en même temps pro-russes) de Crimée, au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue à l’état-major de la flotte russe à Sébastopol.

9. Berezovski.jpg
« Je prête allégeance aux habitants de la république autonome de Crimée (…). Je jure d’obéir aux ordres du commandant suprême de la République Autonome de Crimée », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre de Crimée, Sergueï Axionov, a salué un événement historique et souligné que l’amiral Berezovski acceptait ainsi de se placer sous les ordres des autorités légitimes de la péninsule, au cours de cette même conférence de presse

L’amiral Berezovski avait été nommé vendredi à la tête de la marine ukrainienne par le président par intérim Olexandre Tourtchinov.

En clair : Kiev est en train de perdre le contrôle de la Crimée. 

Des officiels et des militaires de haut rang ont prêté serment d’allégeance à la République Autonome de Crimée, parmi lesquels le chef des services de sécurité Petyor Zima, le chef du Département des Affaires Intérieures Sergey Abisov, le chef du Service des Situations d’Urgence Sergei Shakhov, et le chef en exercice des Gardes-Frontières de Crimée Victor Melnichenko.

La cérémonie s’est déroulée à la Chambre du Conseil des Ministres, en présence des membres du gouvernement régional, des maires des principales villes et des gouverneurs de régions.

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Des troupes ukrainiennes, envoyées en Crimée par le gouvernement putschiste de Kiev, changent de bord et se rangent en masse aux côtés de la République Autonome

 

 

La justice russe poursuit pour terrorisme un nouveau dirigeant ukrainien

 Réseau Voltaire – 3 mars 2014

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Le Procureur général de Russie a ouvert une enquête sur les appels au terrorisme en Russie formulés par Dmytro Yarosh sur son site internet.

Le leader nazi Dmytro Yarosh a été nommé secrétaire adjoint du Conseil national de Sécurité et de Défense (organe qui chapeaute le ministère de la Défense et les Forces armées) dans le gouvernement ukrainien issu du coup d’État.

Dmytro Yarosh a revendiqué s’être battu contre les Russes pour défendre l’Émirat islamique d’Itchkérie (Tchétchénie). Sur son site internet, il a appelé Dokka Umarov, émir du Caucase du Nord et membre d’Al-Qaïda, à entreprendre des actions terroristes en Russie en coordination avec la « révolution ukrainienne ».

Durant les émeutes de la place Maidan, Dmytro Yarosh dirigeait le Secteur de Droite (Pravy Sektor), une organisation de 3 000 combattants armés par l’Otan via la Pologne. Il avait mit en scène un faux enlèvement par la police et avait déclaré s’être enfui après avoir été horriblement torturé. Refusant de montrer les traces de son calvaire aux journalistes, il était immédiatement parti en Allemagne, à l’invitation de la chancelière Angela Merkel, pour y être soigné.

Source : http://www.voltairenet.org/article182442.html

Voir aussi : http://www.voltairenet.org/article182426.html (« Qui sont les nazis au sein du gouvernement ukrainien ? »)

Et surtout : http://www.voltairenet.org/article182424.html (« Des organisations nazies font irruption sur la scène européenne »)

Enfin et non des moindres : http://www.voltairenet.org/article182348.html (« Après le modèle turc, la copie slave : La Pologne, nouvelle tête de pont d’un plan de déstabilisation de l’OTAN »)

 

 

À suivre…

 

*

Mais, parce qu’il faut bien rire un peu par ces temps sinistres (docus pour les futurs films des futurs Charlie Chaplin).

 

 FABIUS menace de couper les ponts avec la Russie

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« En ce qui concerne les relations avec la Russie, s’il n’y a pas de « désescalade » dans les heures qui viennent, nous déciderons des mesures très concrètes comme l’interruption de toute discussion sur les visas, ou encore sur un accord économique. Concrètement, les ponts seront coupés sur beaucoup de sujets ».

Chiche !

 BHL menace Poutine

« Nous pouvons user contre Poutine des mêmes méthodes que contre Ianoukovitch »

 Chiche !

Pour rappel : trois ans déjà.

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Mais où sont les Femen ?

Peut-être à Tcherkassy, Ukraine de l’Ouest, où de gentils membres de Svoboda ont tombé la veste pour exhiber leurs beaux t-shirts « Tabassons les Juifs ! »

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Quelqu’un qui a tout compris.

Et qui ne sera jamais engagé à Charlie Hebdo ni au Canard Enchaîné

Le dessinateur Peps

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Jerusalem 2 mars 2014

Manifestation de masse des juifs haredim contre le service militaire obligatoire

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Des milliers de juifs ultra-orthodoxes (près de 500.000), étudiants des séminaires, on tenu une veillée de prière au centre de Jerusalem pour protester contre le service militaire obligatoire.  On ne voit pas ici les femmes et les enfants, qui priaient dans les rues avoisinantes.

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Ils ont dansé et chanté selon leurs traditions particulières.

Il existe plusieurs branches de Haredim. Certaines participent du pouvoir sioniste. D’autres y sont radicalement hostiles, et notamment la communauté Neturei Karta, fondée par le rabbin Weiss, implantée non en Palestine mais en Amérique du Nord, au Canada et au nord de l’Europe (Anvers) qui ne reconnaît pas la légitimité de l’état d’Israël.

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Une loi de 2002, qui exemptait du service militaire les Israéliens Arabes et les Juifs Orthodoxes est arrivée à expiration en août 2012. Pour la première fois depuis dix ans, le cabinet israélien ne compte aucun membre ultra-orthodoxe, et le gouvernement de Benjamin Netanyahou, après avoir supprimé l’exemption, vient de prendre des dispositions visant à criminaliser et à frapper de peines de prison le refus de service armé (qui est de 3 ans pour les hommes, et de 2 ans pour les femmes entre 18 et 22 ans) pour des motifs religieux.

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Les Haredim, qui étaient très peu nombreux en 1948 mais qui sont très prolifiques (8 à 10 enfants par famille) représentent maintenant 10% de la population israélienne. Et leurs études sont financées par l’État. Lequel a décidé de couper les vivres aux séminaires, probablement sous la pression de la population laïque.

 

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Belgique

La honte ne tue plus sinon, nous serions tous morts.

BAHAR

Interpol laisse tomber, c. à d. ne diffuse plus son signalement. Mais l’Italie le garde et la Belgique continue à se coucher devant Ankara (entre autres).

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Voir ici le communiqué du Cléa…

Source : http://leclea.be/clea/communiques/03-03-14_interpol-bloque-signalement-de-bahar_communique-clea.html

 

*

Terminons sur une note allègre autant qu’espagnole.

À propos de la mésaventure arrivée à deux frégates US venues « faire de leur nez » en Mer Noire pour essayer de bousiller les Jeux Olympiques de Sotchi, et qui s’y sont bêtement échouées toutes seules, Georges Stanechy s’en rappelle une bien bonne qu’on s’en voudrait de ne pas partager avec vous :

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Démonstration de force : Ridicule arrogance…

Changeons d’ambiance !... Rions !...

Les milliardaires « néo-conservateurs »  américains, adeptes du bellicisme mégalomaniaque, avaient organisé une démonstration de force pendant les Jeux Olympiques d’hiver qui se sont terminés ce week-end en Russie, par une superbe, flamboyante fête.

Lire la suite…

 

Source :  http://stanechy.over-blog.com/2014/02/d%C3%A9monstration-de-force-ridicule-arrogance.html

 

 

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Mis en ligne le 3 mars 2014

 

 

 

 

23:29 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/02/2014

GUERRE DE CRIMÉE - ACTE I.

1. Ship-Of-Fools.JPG

 

Guerre de Crimée – Acte I

 

« Il faut mourir, puisque les gredins triomphent. »

Robespierre, 9 Thermidor An II

 

Nous nous demandions avant-hier si les États-Unis étaient capables d’essayer de renverser trois gouvernements à la fois… Thierry Meyssan s’est posé la question et y répond.

 

À voir la liste des pays où les USA ont semé la mort et la désolation depuis la fin de la IIe Guerre Mondiale, les cyniques seraient tentés de dire « Trois de plus ou de moins !... »

 

Mais, voyons, ce ne sont pas les États-Unis qui sont aux premières loges en Ukraine, c’est l’Europe. Certes, il y a longtemps que l’Europe est suicidaire -  vous ne nous apprenez rien - et qu'il est certain que le joueur de flûte va lui faire franchir incessamment le bord de l’abîme ou qu’elle va aller se noyer en dansant.

2. Hans.jpg

Mais ne jouons pas sur les mots. C’est bien pour le compte des États-Unis que l’Europe est, une fois de plus, en train de se déshonorer et de préparer un enfer à ses enfants. [ Soit dit entre nous, mobiliser un Conseil d’État pour bâillonner un joyeux acteur coupable de « salut nazi inversé » et s’en aller, sans reprendre haleine, soutenir, applaudir et féliciter des hordes de vrais nazis homologués, avec leurs « Heil Hitler ! » pas inversés du tout à la clé, à côté de qui la SS teutonne de jadis fait figure de ramassis d’enfants de chœur déguisés en grands méchants loups, aurait valu, en d’autres temps, à nos « « « élites » » » un aller simple pour les petites maisons ! Il faut croire que les brancardiers sont en grève. ]

 

Mais il était question de l’Amérique ! Vous vous égarez… Non. L’Amérique est aux abois. Intérieurement autant qu’extérieurement. Detroit-ville-morte n’est qu’un début. Bientôt, il y aura autant de grandes villes défuntes qu’il y en eut de petites au Far West après la ruée vers l’or. Pourquoi ? Le pays est en faillite, sa dette est si gigantesque, tellement himalayenne, qu’elle est à jamais impossible à rembourser. Plus de gaz, plus d’électricité, plus d’eau et même pas de source naturelle où aller – même loin, même à pied – s’emplir des seaux. Plus d’enlèvement des ordures et plus de service public, car plus d’argent pour payer personne. Du coup, plus d’hôpitaux non plus, ni d’enterrements. Et encore moins d’écoles.

 

Les deux seules sources de revenus qui restent à l’Empire sont la fabrication d’armes et le trafic de drogues à l’échelle planétaire.

 

Que fait-on quand on regorge d’armes et qu’on peut en produire encore ? On fait la guerre. Et comme on ne peut pas enrôler de force une jeunesse que le Vietnam a vaccinée, on achète des mercenaires et on les drogue, pour qu’ils aient le courage d’y aller. Jusqu’à ce que l’inévitable se produise et que les mercenaires trouvent dans la drogue le courage d’attaquer, comme les conscrits de naguère, leurs chefs à la grenade.

 

En face, la Triple Alliance Russie-Chine-Iran gagne sur tous les tableaux, sans coup férir. Il lui suffit d’attendre que l’Empire s’effondre en un petit tas vermoulu. Pour elle, chaque jour sans guerre est un jour gagné.

 

Arrivé à ce point, le plus délirant des mégalomanes reconnaît sa défaite, s’enferme dans son Berchtesgaden et se tire une balle. Mais il y a une variété de dément qui dit, « Si je dois disparaître, je veux faire en sorte que tout disparaisse avec moi ». Et qui en a les moyens. Si l’Empire doit la faire, cette guerre, c’est tout de suite ou jamais, tant qu’il lui reste, non pas même l’espoir, mais la possibilité de fantasmer une victoire.

D’où le conflit à outrance qui ne nous a pas encore atteints jusqu’ici, mais attendez, il vient.

Bien sûr cette IIIe Guerre Mondiale (en fait, c’est la IIe qui n’était pas finie) est déjà virtuellement gagnée par la Triple Alliance. La Russie à elle seule a gagné la première manche, au prix de dizaines de millions de morts. Le prix à payer sera cette fois beaucoup plus élevé. Les morts se compteront par centaines de millions, ce qu'envisage très sereinement le Pentagone (voir nos archives ou celles de DeDefensa). Mais les Chinois sont presque deux milliards… et la Russie est le territoire le plus vaste et un des plus riches du monde.

 

Ce qui est possible et très sérieusement à redouter, c’est que la terre soit, après cette victoire, dans un état tel que plus un seul mammifère ne pourra y survivre. Ni aucun oiseau, ni aucun poisson. Quelques insectes peut-être.

 

La clôture des jeux de Sotchi fut grandiose et même belle. Une œuvre d’art.

http://rt.com/in-vision/closing-ceremony-sochi-olympics/

Chant du cygne d’une humanité sur le point de disparaître ?

Cassandre.

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À lire plutôt trois fois qu’une

Réseau Voltaire

Washington peut-il renverser
trois gouvernements à la fois ?

Thierry Meyssan

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Depuis quand les révolutions sont-elles soutenues par l’impérialisme ?
(ici : place Maidan, Kiev).

Dimanche 23 février 2014

La puissance d’un État se mesure à sa capacité à se défendre et à celle d’attaquer sur un ou plusieurs fronts. Dans cette optique, Washington tente pour la première fois de montrer qu’il peut renverser trois gouvernements simultanément, en Syrie, en Ukraine et au Venezuela. S’il y parvient personne ne sera plus en mesure de lui résister.

Washington, qui a échoué en 2011 à bombarder simultanément la Libye et la Syrie, est en train de tenter une nouvelle démonstration de sa force : organiser des changements de régime dans trois États à la fois, dans des régions du monde différentes : la Syrie (CentCom), l’Ukraine (EuCom) et le Venezuela (SouthCom).

Pour ce faire, le président Obama a mobilisé presque toute l’équipe de son Conseil de sécurité nationale.

Lire la suite…

Source : Al -Watan, Syrie

et http://www.voltairenet.org/auteur125461.html?lang=fr

 

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Une fois de plus en état de somnambulisme

Paul Craig Roberts

4. Cairg R. withkitten.jpg

Alors qu’elles commémorent le 100e anniversaire de la Première Guerre Mondiale, les puissances occidentales, une fois de plus en état de somnambulisme, foncent tête baissée dans un nouveau conflit destructeur. Son ambition hégémonique pousse Washington à interférer dans les affaires intérieures de l’Ukraine, mais la situation semble échapper à son contrôle.

Bricoler un changement de régime en Ukraine pour 5 malheureux milliards de dollars serait même une affaire, en comparaison des sommes colossales gaspillées en Irak (3000 milliards de dollars), en Afghanistan (3000 milliards de dollars), en Somalie et en Libye, ou de l’argent que Washington jette par les fenêtres pour aller tuer des gens à coups de drones au Pakistan et au Yémen, des fortunes claquées pour soutenir Al-Qaïda en Syrie, ou des sommes vertigineuses dépensées pour encercler l’Iran de 40 bases militaires et maintenir plusieurs flottes dans le golfe Persique, dans le seul but d’obtenir que l’Iran terrorisé se soumette.

Jusqu’à présent, la tentative de provoquer un changement de régime en Ukraine n’a pas coûté aux États-Unis des morts ni des mutilés. Il n’y a pour l’instant que les Ukrainiens qui meurent, ce qui convient d’autant mieux à Washington qu’on peut faire porter le chapeau au gouvernement qu’on a décidé de renverser.

Le problème, avec le plan de Washington pour renverser le gouvernement élu de l’Ukraine et installer ses sbires à la place, est double : d’une part, les marionnettes choisies pour réaliser le fameux plan ont perdu le contrôle des manifestations au profit d’éléments extrémistes armés, historiquement liés au nazisme, et d’autre part, la Russie considère la prise de contrôle de l’Ukraine par l’Union Européenne et OTAN comme une menace stratégique pour son indépendance.

Washington a aussi négligé de tenir compte du fait que la partie financièrement viable de l’Ukraine d’aujourd’hui se compose des provinces historiquement russes, situées à l’est et au sud, que la direction soviétique avait fait fusionner avec la région occidentale, pour diluer dans cette Ukraine unifiée les éléments fascistes qui se s’étaient battus pour Adolf Hitler contre l’URSS. Ce sont ces éléments ultra-nationalistes à profondes racines nazies et non les marionnettes de Washington qui sont aujourd’hui à la tête de la rébellion armée en Ukraine occidentale.

Si le gouvernement ukrainien démocratiquement élu est renversé, les parties orientales et méridionales voudront se rattacher à la Russie. La partie ouest sera pillée par les banquiers et les sociétés occidentales, et les bases de l’OTAN en Ukraine se retrouveront sous le feu des missiles russes Iskander.

Ce serait une défaite pour Washington et pour ses crédules dupes ukrainiennes que de voir la moitié du pays retourner à la Russie. Afin de sauver la face, Washington est capable de provoquer une confrontation majeure entre puissances, qui pourrait bien signifier notre fin à tous.

Ma série d’articles sur la situation en Ukraine m’a fait rencontrer pas mal de gens, du Canada à la Russie, d’autres entretiens étant encore prévus dans un avenir proche. Ceux que j’ai déjà eus m’ont valu pas mal de diatribes émotionnelles de la part de personnes d’origine ukrainienne, dont les délires sont imperméables aux faits. Des russophobes dérangés ont écarté d’un revers de main en le qualifiant de « propagande » le rapport aisément vérifiable sur la déclaration publique de la Sous- secrétaire d’État Nuland, en décembre dernier, où elle se vantait des 5 milliards de dollars dépensés par Washington pour amener l’Ukraine à s’aligner sur les intérêts U.S. Les sympathisants des manifestants soutiennent que la conversation téléphonique interceptée – entre Nuland et l’ambassadeur américain en Ukraine, dans laquelle ces deux fonctionnaires choisissaient le gouvernement qu’ils allaient installer après le coup d’état – est un faux.

Quelqu’un a même estimé que je devais prendre en compte « la sincérité des étudiants de Kiev » plutôt que les faits.

Certains « Trekkers et Trekkies » (NDT : la qualification exacte des personnages de Star Trek est matière à discussion) étaient plus préoccupés par le fait que j’aie usé d’un titre incorrect pour Spock (NDT : Mr au lieu de Dr) qu’ils ne l’étaient à la perspective d’une guerre mondiale entre super-puissances. La question dont traitait mon article s’est envolée dans l’espace et a raté la planète Terre.

Dans Star Trek, les pouvoirs mentaux de Spock sont la meilleure arme du Vaisseau Enterprise. Mes amis étudiants, à l’université, disaient « le Dr Spock », parce qu’il était le membre cool, calme et impassible de l’équipage, celui qui était entre tous capable de diagnostiquer les problèmes et de sauver les situations.

Il n’y a pas aujourd’hui le moindre Spock aux USA, ni dans aucun gouvernement occidental, et il n’y en a certainement pas parmi les manifestants ukrainiens.

Je me suis souvent demandé si l’ascendance Vulcanique de Spock, n’était pas le moyen qu’avait trouvé Roddenberry (NDT : l’auteur de Star Trek), pour mettre en évidence la fragilité de la raison humaine. Dans le contexte de la technologie militaire moderne, est-il possible que la vie survive à la propension qu’ont les hommes de laisser l’émotion l’emporter sur la raison et l’aveuglement volontaire sur la réalité des faits ?

Traduction : Catherine L.

Pour Les Grosses Orchades

Source :http ://www.paulcraigroberts.org/2014/02/22/sleepwalking

 Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US pour la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici : http ://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Voir aussi son article du 28 janvier 

Washington pousse le monde vers la guerre 

Sur le site de Solidarité et progrès :

http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/article/paul-craig-roberts-washington-pousse-le-monde.html


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Paul Craig Roberts croit que l’Administration U.S. a joué aux apprentis sorciers et perdu le contrôle de ses troupes, bref, que les nazis ukrainiens ont pris tout le monde par surprise. Nous croyons, nous, qu’elle savait très bien à qui elle avait affaire et qu’elle a choisi ses « kollaborateurs » depuis longtemps. De même, d’ailleurs, que l’Union Européenne. En clair : c’est en pleine connaissance de cause que nos « démocrates » ont joué et jouent la carte néo-nazie. Ce qui suit le prouve.

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Il n’y a pas de neo-nazis en Ukraine. Et l’Administration Obama ne soutient pas les fascistes

 

« Nous mettons tous nos espoirs dans une nouvelle génération de politiciens »

 

Par le Pr. Michel Chossudovsky

Global Research Canada – 24 février 2014

5. mccain1.jpgSvoboda est un parti néo-nazi. C’est le 4e parti d’Ukraine, avec 36 sièges au Parlement sur 450.

Ils font aussi partie de l’Alliance des Partis Nationalistes Européens, avec le BNP et Jobbik.

Svoboda est directement soutenu par Washington.

Voici Svoboda, le groupe neo-nazi qui est en train de fomenter la guerre civile en Ukraine.

Mise à jour du 24 février – La BBC titre « Nous mettons tous nos espoirs dans une nouvelle génération de politiciens », au milieu de reportages non confirmés annonçant qu’un mandat d’arrêt avait été lancé contre le président démocratiquement élu.

Le porte-parole du parlement, Oleksandr Turchynov, qui aurait signé le mandat d’arrêt contre le Président Viktor Ianoukovitch : « Il nous faut un gouvernement national d’ici jeudi ». Si ce gouvernement voit le jour, Svoboda en fera partie.

Déroulez pour faire la connaissance de la « nouvelle génération de politiciens » soutenue et financée par l’administration Obama.

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Oleh Tyahnybok de Svoboda, faisant le salut nazi, lors de la réélection de leur chef.

 

 

 

 

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John McCain, avec le chef du parti neo-nazi Svoboda Oleh Tyahnybok (à droite) et le champion de boxe néo-nazi Vitali Klitschko (à gauche).

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McCain « en voyage d’affaires » à Kiev, avec Tyahnybok (Source : Business Insider.)

( http://www.businessinsider.com/john-mccain-meets-oleh-tya... )

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McCain (en "voyage d'affaires") soupant avec les trois doigts de Svoboda.

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La Sous-secrétaire d’État Victoria Nuland, en compagnie du dirigeant nazi Oleh Tyahnybok (à gauche) et du futur Premier Ministre Arseni Iatseniouk  (à droite). Derrière : Vitali Klitschko

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Tout nouveau premier ministre choisi par Madame Nuland, Arseni Iatseniouk fait le salut nazi entre Oleh Tyahnybok (à gauche) et Vitali Klitschko (à droite)

 

L'Union Européenne non plus ne soutient pas les fascistes. Elle préfère les nazis aussi.

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Angela Merkel avec Vitali Klitschko, de Svoboda.

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 Lady Ashton venue s’encanailler chez les émeutiers

 

 

 

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Oui, c’est une catapulte ! Retour au Moyen-Age.

 

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Lance-flamme contre police interdite de riposte.

 

Policiers brûlés vifs par de paisibles manifestants démocrates

( http://www.mmo-champion.com/threads/1444332-Ukraine/page3 )

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L’extrême-droite ukrainienne est à l’avant-garde du mouvement de protestation qui se dit « pro-démocratique ».

La situation sur le terrain ne peut pas être définie en termes aussi simples que « pour l’Union Européenne et le commerce » contre « pour Poutine et l’hégémonie russe dans la région ».

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Source : The Red Phoenix.

Décembre 2013

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Russia Today : Skinheads néo-nazis ukrainiens.

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Rassemblement de SS, de collaborateurs nazis de l’UPA et de leurs supporters, en Ukraine en 2006.

Civilisation à la mode ukrainienne - profanation et destruction des monuments aux soldats alliés tombés dans la lutte contre le nazisme :

http://02varvara.wordpress.com/2008/11/28/civilisation-ukrainian-style-vandalising-the-memorials-to-the-soldiers-of-the-anti-hitler-coalition/

Lénine était mort depuis vingt ans quand nos amis nazis ukrainiens se sont fait battre par les Alliés. Qu'importe, il devait y être en esprit. À la casse, Vladimir Ilitch ! avec les trésors plurimillénaires de Sumer et de Syrie, patrimoine de l'humanité :

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Juifs d'Odessa attaqués par des néo-nazis : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4452331,00.html

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Ici, des manifestants attaquent la police anti-émeute [ Qui a reçu l’ordre de ne pas se servir de ses armes. NdT]. L’un d’entre eux porte un bouclier bricolé, sur lequel il a peint le symbole « Pouvoir Blanc » (croix celtique) et les nombres 14 et 88. Ces nombres correspondent à des slogans neo-nazis : le 14 est celui de David Lane (« Notre peuple et nos enfants d'abord ») et 88 est le code pour Heil Hitler ! ou HH (H est la huitième lettre de l’alphabet).

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Des « patriotes » brûlent des drapeaux (rouges… NdT) et agitent ceux du Pouvoir Blanc. Le Ku Klux Klan a raté son train. http://www.sott.net/article/272680-Ukraines-fascist-Neo-Nazi-color-revolution-backed-by-US

Skinheads ukrainiens. Rassemblement de 2006, en prévision d'un match Ukraine-Angleterre (The Times) :

 

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Meuh, non, ce n’est pas une croix gammée, voyons !

 

 

 

 

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Août 2013 - Reconstitution d'une bataille (assurément victorieuse) livrée contre les Soviétiques au cours de la IIe Guerre Mondiale.

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Voyous neo-nazis au premier rang des manifestations ukrainiennes.

Des activistes dans la ville de Lvov (Ukraine occidentale) portant les uniformes de l’Armée Insurgée Ukrainienne (UPA – IIe Guerre Mondiale), dans un défilé monstre qui a traversé la ville aujourd’hui (24.2.2014) :

http://revolution-news.com/ukrainian-euromaidan-solution-putin-just-another-fascist-political-coup/

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http://defendinghistory.com/24818/24818#more-24818

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http://gatesofvienna.net/2013/12/things-are-not-what-they...

Le chef de Svoboda s’est aussi réclamé, dans une interview, du nazi Stepan Bandera : « Vous devez, comme Stepan Bandera le disait, “atteindre chaque Ukrainien” » (voir ci-dessous pour comprendre ce que cette déclaration signifie)

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Oleh Tyahnybok, de Svoboda, lors d’une cérémonie de 2009 en célébration de la mémoire de Stepan Bandera, allié des nazis dans la IIe Guerre Mondiale - dont l’organisation s’est livrée à des massacres de juifs et de Polonais - aujourd’hui réhabilité en Ukraine comme « patriote » et « héros national ».

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Des manifestants défilent à travers la ville de Kiev en brandissant des drapeaux de l’UPA (bandes horizontales noires et rouges) et de Svoboda (trois doigts jaunes sur fond bleu), en l’honneur du collaborateur nazi Stepan Bandera.

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Svoboda défilant avec l’UPA et d’autres « nationalistes », en mémoire de l’allié d’Hitler, Bandera, Kiev 2011.

http://revolution-news.com/ukrainian-euromaidan-solution-putin-just-another-fascist-political-coup/

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Octobre 2011 – Kiev – Marche aux flambeaux pour célébrer l’anniversaire de la naissance de Stepan Bandera, leader de l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens, et pour rendre hommage à tous les combattants OUN-UPA de la IIe Guerre Mondiale. La marche était organisée par l’Association Pan-Ukrainienne Svoboda.

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McCain photographiant la foule qui le salue et le remercie (de quoi…  elle le saura bientôt)

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Que des drapeaux de démocrates !

 

Images (et vidéos) compilées par Michel Chossudovsky (et nous).

Traduction Catherine L. pour Les Grosses Orchades

 

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Dernière minute :

 

http://croah.fr/revue-de-presse/vasilko-dirigeant-communiste-a-lviv-torture-par-les-neonazis-de-euromaidan/

 

M. Vasilko n’est pas au pouvoir. M. Vasilko n’est pas riche. M. Vasilko n’est pas corrompu. M. Vasilko n’a certainement pas voté pour M. Ianoukovitch. M. Vasilko a été battu presque à mort par les démocrates à chaînes et à cagoules. M. Vasilko est le véritable ennemi qu’est parti combattre en Ukraine l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, tout comme les anti-nazis allemands des années trente – et non Hitler - ont été les véritables ennemis des Occidentaux d’alors (les Pétain, les Churchill, les Paul-Henri Spaak – l’homme au fusil brisé premier secrétaire de l’Organisation sus-mentionnée - et autres Franklin Delano Roosevelt & C°).

 

Et la harpie n'est même pas une Femen. Ils ont de tout en Ukraine !

 

*

 

Ukraine : La révolution (des chemises) brune(s) – Prof. Francis Boyle

John Robles

29 février 2014 – ICH – VOR

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[ Francis Boyle est professeur de droit international à l’Université d’Illinois, Champaing, Ill. ]

 

C’est un fait patent que le gouvernement des États-Unis est occupé, depuis le 11 septembre 2001 à détruire toute une série de pays, en se servant de l’OTAN comme instrument principal. La chose a été affirmée il y a plus de dix ans par celui qui était alors le Sous-secrétaire d’État à la Défense, Paul Wolfowitz et, plus tard, par le général Wesley Clark, Haut Commandant de l’OTAN. Le Pentagone avait dressé une liste de sept états qui devaient être détruits : l’Agfghanistan, l’Iran, l’Irak, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et la Syrie, et il s’est attaché à détruire, en effet, systématiquement, chacun des pays de cette liste. La stratégie utilisée en Ukraine est la même : les États-Unis, l’OTAN et l’Union Européenne sont en train d’organiser la déstabilisation et l’éclatement de l’Ukraine, afin d’atteindre le but que s’est donné l’OTAN d’occuper le territoire de l’Ukraine, pour se positionner ainsi plus près de la Russie. Le professeur Francis Boyle, de Harvard,  est un expert en affaires et civilisation russes qui fut jadis invité à donner des conférences en URSS. Il vient d’être interviewé par La Voix de la Russie (VOR)

 

Tandis que la Russie se laissait vendre la fable prétendant que les États-Unis souhaitaient une remise à zéro et un nouveau départ (des relations entre l’Est et l’Ouest), la politique étrangère US était planifiée et mise en oeuvre par des russophobes rabiques tels que Zbigniew Brzezinski et Richard Pipes. Brzezinski veut morceler la Russie en non moins de 68 parties et il a placé ses créatures à tous les postes clés de la politique extérieure U.S. D’après M. Boyle, Brzezinski a littéralement truffé l’Administration Obama de ses acolytes et de ses protégées, en ce compris l’ambassadeur des États-Unis à Moscou, Michael McFaul, grand expert ès révolutions colorées. Le but que ces gens poursuivent n’est rien de moins que la mise en pièces de la Fédération de Russie.

 

Robles : Bonjour, monsieur. Comment allez-vous ?

 

Boyle : Très bien, merci. Je vous remercie de me recevoir et je salue vos auditeurs.

 

Robles : Merci monsieur ! Et merci d’avoir accepté de nous répondre. L’actualité d’aujourd’hui, c’est l’Ukraine. Je sais que vous avez fait récemment quelques déclarations au sujet de la Syrie. J’aimerais savoir quel parallèle éventuel vous faites entre ce qui se passe en ce moment en Syrie et ce qui se passe en ce moment en Ukraine. Voyez-vous un lien entre les deux ? Il y a des gens qui disent que l’offensive en cours contre le gouvernement ukrainien est dû au fait qu’il n’a pas été permis aux États-Unis de pousser plus avant ses opérations militaires contre la Syrie. Y a-t-il, selon vous, un rapport entre les deux situations ?

 

Boyle : Eh bien, je ne dirais pas que c’est « nécessairement » la raison. L’Ukraine, nous le savons, est depuis longtemps un objectif stratégique des États-Unis, qui veulent l’incorporer à l’OTAN. Le plan mis en place par l’Union Européenne n’était qu’un premier pas dans cette direction. L’Union Européenne n’a, en réalité, rien à offrir à l’Ukraine. Mais il était clair que réussir à la rapprocher de l’Union Européenne serait la rapprocher d’un pas de l’OTAN. Je regrette d’avoir à le dire, bien que j’aie la citoyenneté européenne et un passeport européen : l’Union Européenne n’est rien d’autre qu’une antichambre de l’OTAN.

 

Donc, je pense que tout ceci doit être réellement compris en termes d’avancée de l’OTAN vers l’Est, en violation des assurances données à Mikhaïl Gorbatchev par Bush père et Jim Baker que, s’il acceptait la réunification de l’Allemagne, l’OTAN n’avancerait pas davantage vers les frontières de la Russie.

 

Robles : Nous avons en effet vu ces promesses faites au Président Gorbatchev, le premier et dernier président de l’URSS, promesses qui n’ont pas été tenues. Et en ce qui concerne…

 

Boyle : Le problème est qu’elles ne lui ont jamais été faites par écrit – il ne les a jamais eues noir sur blanc.

 

Robles : C’est exactement ce que j’allais dire.

 

Boyle : Ce fut incroyablement naïf de sa part de ne pas les exiger par écrit. Et je voudrais souligner ici même que les États-Unis sont en train de retenter exactement le même coup à propos du déploiement des BMD (Ballistic Missile Defense = Boucliers Anti-Missiles. NdT) en Europe et tout autour des frontières de la Russie, en disant « Vous devez accepter nos promesses verbales, mais nous n’allons pas vous les donner par écrit ».

 

Vous savez, tout ça n’a ni queue ni tête. En fait, nous avions quelque chose par écrit : c’était le Traité sur le Bouclier Anti-Missiles de 1972 qui servait de garantie, jusqu’à ce que Bush Jr s’en retire sans autre forme de procès et décide unilatéralement de ne plus reconnaître ce traité. À partir de là, tout était possible, et les assurances verbales n’étaient plus que ce qu’elles sont : du vent.

 

Robles : Laissons un peu de côté, pour l’instant, si vous voulez bien, le Système du Bouclier Anti-Missiles. Vous avez mentionné l’OTAN à propos de l’Ukraine. Il y a là un objectif militaire. Pourriez-vous nous en parler ? Y a-til aussi un objectif militaire du même ordre en Syrie ? Sinon, quel est l’objectif du gouvernement des États-Unis en Syrie ?

 

Boyle : Depuis le 11 septembre 2001, comme ce fut alors publiquement admis par le Sous-secrétaitre d’État à la Défense Paul Wolfowitz, les États-Unis se sont engagés dans la destruction de plusieurs états. Chose qui a été plus tard confirmée par le général Wesley Clark, comme vous savez, dans ses Mémoires, où il relate leur rencontre au Pentagone, au cours de laquelle ils firent état devant lui d’une liste de sept pays dont ils se proposaient de prendre le contrôle.

 

L’Afghanistan était le premier, l’Irak le deuxième, le Soudan était sur la liste, la Libye était sur la liste, la Syrie était sur la liste, l’Iran était sur la liste. Ils procèdent donc systématiquement du haut en bas de la liste d’états à détruire. C’est la Syrie qui vient en tête en ce moment. L’Iran pourrait venir ensuite. Et il apparaît clairement aujourd’hui que la même stratégie est en cours d’application en Ukraine, dans le but de faire éclater l’Ukraine en deux : l’est contre l’ouest du pays, avec, pour but final,  je hais d'avoir à le dire, la dissolution de l’Ukraine en tant qu’état.

 

Robles : Pourriez-vous répéter la citation ? Il a dit…

 

35. Wolfowitz.jpgBoyle : Oui, Wolfowitz a dit… La citation exacte est dans mon livre The Criminality of Nuclear Deterrence, où Wolfowitz dit : « Nous allons nous appliquer à détruire des états » (« We are going to get into the business of destroying states »). Et c’est alors, peu de temps après, que le général Wesley Clark (chef de l’OTAN) s’est trouvé au Pentagone et peut confirmer qu’ils ont dressé une liste de sept états dont ils allaient systématiquement s’emparer.

 

C’est donc bien réellement l’objectif qu’ils poursuivent en Syrie, comme ils l’ont fait en Libye : faire éclater la Syrie en ses parties constitutives, religieuses et ethniques, non seulement pour servir les desseins des États-Unis mais également au bénéfice d’Israël.

 

Vous savez qu’Israël s’oppose depuis longtemps à la Syrie. Ils ont concçu un plan, là-bas, le Plan Yi-Nolan, visant à faire éclater tous les pays environnants, de façon à pouvoir les dominer et les tenir sous leur contrôle. Vous voyez donc bien là une congruence d’intérêts entre les États-Unis et Israël. Et je regrette d’avoir à le dire, ils ont pratiquement réussi à faire éclater la Syrie entre ses parties constitutives, comme ils l’ont fait en Irak. Ils ont fait la même chose en Afghanistan et en Libye où… vous savez, on ne peut pas dire qu’il y ait encore là un état digne de ce nom. Je viens de sortir un nouveau livre, qui s’appelle Destroying Libya and World Order, où on trouve toutes ces citations et une analyse. Vers la fin du livre, j’ai essayé de faire le rapport avec la Syrie.

 

Il apparaît clairement que nous avons affaire aujourd’hui, en Ukraine, au même schéma et au même comportement : déstabiliser l’Ukraine, provoquer l’éclatement du pays, l’entraîner dans une espèce de guerre civile et que sais-je encore. Et je présume que leur théorie est, eh bien, que si l’OTAN et l’Union Européenne peuvent s’emparer de l’Ukraine, tant mieux ! Ils peuvent alors reculer les frontières de l’Union Européenne, c'est-à-dire de l’OTAN, de plus en plus près de la Russie.

 

C’est donc une situaton très dangereuse, parce que, vous ne l’ignorez pas, l’Ukraine est d’une importance stratégique énorme pour la Russie. Et en plus, la Russie croit que l’Ukraine est le berceau de sa civilisation.

 

Robles : Elle l’est. Ce n’est pas une croyance. L’Ukraine est la mère de la Rus.

 

36. Brzezinski.jpegBoyle : Je suis allé en Ukraine et je suis allé là où Nestor a écrit sa chronique (voir plus bas : Livre. NdT), et j’ai étudié l’histoire de l’Ukraine et de la Russie à Harvard. Et j’ai suivi, à Harvard, le même programme de Doctorat en philosophie (PhD) qu’avait suivi Brzezinski avant moi, et Richard Pipes, qui haïssent tous deux violemment la Russie, il n’y a aucun doute là-dessus. Et c’est réellement là qu’est le problème, ici, aux États-Unis, quand on en vient aux études d’histoire de la Russie, c’est qu’elles soient tellement biaisées, si intrinsèquement anti-russes.

 

Robles : Pourquoi cela ? Pourriez-vous expliquer s’il vous plaît ? Vous avez arpenté le système, vous connaissez le système. Pourquoi les États-Unis haïssent-ils autant la Russie ? Pourquoi ?

 

Boyle : Écoutez, j’ai passé dix ans à l’Université de Chicago et à la Faculté de Droit de Harvard, à étudier l’histoire russe, la littérature russe, la politique soviétique, la politique russe. De fait, j’ai même choisi la politique soviétique et l’histoire russe pour ma thèse de Doctorat en philosophie à Harvard, qui m’a qualifié pour y enseigner ces deux matières, bien que je n’aie jamais appris la langue, parce que ce n’était pas ce que j’avais l’intention de faire.

 

Et pendant toutes ces années – pendant ces dix ans d’études – je n’ai eu que deux professeurs qui, je crois étaient honnêtes, équitables et justes dans leur approche de la Russie et de l’Union Soviétique. Et comprenez bien que Harvard et Chicago sont les deux universités de pointe aux États-Unis pour la formation d’experts en affaires russes. Ils forment des professeurs, des experts, des représentants gouvernementaux et toutes ces sortes de choses.

 

Robles : Des diplomates…

 

Boyle : Exact. Et là, encore une fois, vous aviez Brzezinski. J’ai suivi le même cursus qui a produit Brzeszinski et Kissinger. Vous savez, Brzezinski est un émigré polonais qui hait les Russes avec passion.

 

Robles : Oh, Dieu, oui ! Ça, oui…

 

Boyle : Le fait est que Brzezinski veut faire exploser la Russie pour la réduire à ses parties constitutives.

 

Robles : Oui, il veut en faire 68 régions autonomes, c'est ça, non ?

 

Boyle : Les choses sont beaucoup plus dangereuses que ça ! En ceci que le mentor d’Obama à Columbia, c’était Brzezinski; que Brzezinski a eu la haute main sur l’appareil de campagne d’Obama et qu’il a, comme je l’ai dit, truffé l’administration Obama de ses acolytes et protégés tels que McFaul par exemple, l’ambassadeur qui vient de démissionner.

 

Robles : Excusez-moi, pouvez-vous en dire un peu plus sur McFaul ? Vous disiez qu’il est un des protégés de Brzezinski ?

 

Boyle : Oui, il appartient au Hoover Institute, à Stanford, qui est une entreprise néo-conservatrice (une bibliothèque et un think tank sur la guerre, la Révolution de 1917 etc. NdT), et Brzezinski en fait partie

 

Robles : Est-ce que McFaul a été choisi par Brzezinski ?

 

Boyle : Je pense que tous les fonctionnaires de haut rang de l’administration Obama pour les Affaires étrangères sont dirigés par Brzezinski. C’est ma conviction absolue. Brzezinski a décidé de ne pas remplir une de ces fonctions lui-même, mais tous ces gens qui entourent ou ont entouré Obama, et pas seulement sur la Russie mais dans d’autres domaines aussi, sont des protégés de Brzezinski, et je pense que tout ça, au Parti démocrate, remonte à l’époque où Carter est arrivé au pouvoir et où Brzezinski est devenu son Conseiller aux Affaires étrangères et à la Sécurité nationale. Vous savez, c’est lui qui a déclenché la guerre des Moudjahidines afghans contre l’Union Soviétique, et vous savez qu’il s’est vanté d’avoir attiré l’URSS dans ce piège(1). C’est pourquoi il est considéré par le Parti Démocrate comme son gourou en matière de politique extérieure, qu’il a été le mentor d’Obama à Columbia et qu’il est de notoriété publique que c’est lui qui a dirigé tout ce qui avait rapport avec la politique étrangère dans la campagne d’Obama.

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Brzezinski, son élève et leurs deux banquiers sionistes

 

Robles : Waw !

 

Boyle : Eh oui. C’est pourquoi je suis persuadé qu’il a eu et a toujours la haute main sur le choix et les nominations du personnel de l’administration Obama en matière d’Affaires étrangères.

 

Robles : Les gens croient qu’on est en train d’essayer de remettre les choses à zéro et d’améliorer les relations. Et je ne pense pas que quiconque se rende compte que Brzezinski tire les ficelles, parce que tout le monde sait depuis longtemps qui est Brzezinski.

 

Boyle : C’est vrai. Eh bien cela fait précisément partie, je pense, de leur plan pour aboutir en fin de compte à l’éclatement de la Fédération de Russie. Je suis sûr que c’est là son objectif(2).

 

Vous savez, si vous voulez vous qualifier comme expert sur la Russie, vous devez aller dans un endroit comme Columbia, ou Harvard, ou Chicago et y obtenir votre maîtrise ou votre doctorat de ces gens-là. À Harvard, ils avaient aussi Richard Pipes,  il était le super gourou de Reagan sur l’Union Soviétique, avec son Comité sur le Danger Actuel (« Committee on the Present Danger »).

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J’ai eu Pipes comme professeur en histoire de la Russie impériale… encore un émigré polonais, lui aussi russophobe rabique. Pipes se mettait dans de tels états pendant son cours, lorsqu'il enseignait l’époque de Pierre le Grand ou de la Grande Catherine, qu’il lui fallait sortir son mouchoir de sa poche et s’éponger le front. C’est donc, là encore, un anti-russe fanatique, sauf qu’il l’est pour le Parti Républicain.

 

Par conséquent, on n’a pas réellement… à vrai dire, il y a le professeur Cohen, à l’université de NY.1, que je pense honnête, impartial et raisonnable quand il traite de la Russie. Il vient juste d’écrire quelque chose sur l’Ukraine, dans The Nation et je crois qu’il a écrit un très bon livre sur la Russie. Mais c’est vraiment une exception à la règle abismale propre aux États-Unis, dès qu'il s'agit d’étudier et d’obtenir un diplôme ou un doctorat dans les matières qui concernent ce qui fut l’Union Soviétique et ce qui est maintenant la Russie.

 

Robles : Alors, comment se fait-il que vous soyez si impartial, Monsieur ?

 

Boyle : J’essaie d’aborder la Russie et l’Union Soviétaique avec un esprit ouvert. J’ai vécu la crise des missiles cubains et j’en ai conclu que la question la plus importante de mon époque serait d’apprendre à comprendre la Russie et l’Union Soviétique à tous les niveaux. C’est pour cela que j’ai passé dix ans de ma vie à étudier aux universités de Chicago et de Harvard et que j’ai voulu y obtenir mes diplômes dans ces matières.

 

Et je dois avouer que j’ai été plutôt atterré. J’ai eu le Pr. Edward Keenan, à Harvard, comme professeur, mentor et ami. Il était administrateur du Centre de Recherches sur la Russie, et c’était un homme très juste, équilibré et raisonnable, et j’ai eu aussi le Pr. Harold Berman, à la Faculté de Droit de Harvard, qui était lui aussi un homme honnête, impartial et raisonnable. Mais ce fut à peu près tout.

 

J’ai été invité deux fois par le gouvernement soviétique à faire des conférences en URSS : en 1986 et de nouveau en 1989. Je suppose qu’à leurs yeux, je devais être un Américain raisonnable avec qui on pouvait parler, et, de mon côté, j’étais ouvert. J’ai rencontré des gens et fait des conférences, et j’ai été en bons termes avec tout le monde. Nous n’étions pas nécessairement d’accord sur tout, mais du moins nous efforcions-nous de tirer nos désaccords au clair.

 

Ce n’est malheureusement pas ce à quoi nous assistons aujourd’hui, c’est certain. Comme on l’a appris par l’enregistrement de la conversation qu’ont eue Nuland et l’ambassadeur à Kiev, elle a admis qu’ils avaient dépensé au moins 5 milliards de dollars pour jeter une opposition dans les jambes du gouvernement ukrainien démocratiquement élu. Quoi que vous pensiez de Ianoukovitch, son élection a été absolument régulière et je trouve qu’il a fait preuve jusqu’ici d’une retenue remarquable.

_____________________  

 

(1) NdT : Il est aussi réputé pour avoir joué un rôle déterminant dans la création du syndicat Solidarność et dans l’élection du pape Jean Paul II (NdT).

(2) NdT : V/ Commission Trilatérale

http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Trilat%C3%A9rale

http://www.realjewnews.com/?p=240

Traduction : Catherine L.

Pour Les Grosses Orchades.

 

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article37729.htm

 

Richard Pipes sur l’Ukraine en 2011

http://www.worldaffairsjournal.org/blog/alexander-j-motyl/russian-threat-ukraine

 

*

Un son de cloche que vous n’entendrez pas beaucoup : celui des communistes ukrainiens.

 

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Petro Simonenko


Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste (KPU) 
Président de la faction communiste à la Verkhovna Rada d'Ukraine 
(traduction Nico Maury)


Chers camarades communistes

Je vous écris pendant l'un des moments les plus dramatiques de l'histoire de notre pays. Pendant les événements tragiques des trois derniers mois, du sang a coulé, et il y a eu des morts. L'intégrité territoriale de l'Ukraine est menacée, son existence en tant qu'Etat souverain, indépendant et uni aussi. 

Ces événements ont un caractère ambigu. La participation d'un grand nombre de personnes reflète le profond mécontentement dans la société à l'encontre de la politique de M. Ianoukovitch et de son régime, ils ont montré leur incapacité à gouverner le pays, a tromper le peuple, a violer toutes leurs promesses pré-électorales et ils ont abandonné leurs postes au moment le plus difficile.

L'impudeur avec laquelle c'est enrichi le clan formé autour de Ianoukovitch, appelé "la famille", montre l'importance des détournements contre la plupart de leurs partisans et de leurs électeurs. 

Mais les protestations massives n'ont pas acquis un caractère de confrontation de classe. Cette lutte sanglante est celle d'un affrontement entre les deux groupes de la même catégorie d'exploitants, la bourgeoisie oligarchique, c'est le groupe prêt qui a rejoint les forces pro-occidentales, les nationalistes, la droite qui ont triomphé. Ces forces ont habilement utilisé le mécontentement du peuple et avec leur aide ont mené un coup d'état.

Dans le même temps, l'Occident a ouvertement, sans ménagement, interféré dans les affaires intérieures de notre pays, en soutenant l'action des forces de droite, ils visent à une transformation profonde de la situation géopolitique de Europe dans le monde, ils veulent détruire les liens vieux de plusieurs siècles entres les peuples russes, ukrainiens et des peuples frères de l'ex-Union soviétique. Ils veulent faire de l'Ukraine un protectorat des États-Unis, de l'UE, de l'OTAN, du FMI et des multinationales, économiques, culturelles et spirituelles.

Les groupes d'ultras, dirigés par des forces ouvertement néo-nazis, ont émergé avec l’agrément du régime Ianoukovitch, et les héritiers idéologiques d'Hitler accompagnés par un nouveau régime mènent une résurgence de l'hystérie anti-communiste, qui se manifeste dans la destruction massive monuments à Lénine, aux héros de la Grande guerre patriotique, par attaques criminelles contre nos sièges à Kiev et dans d'autres villes du pays, ils appliquent une terreur morale et physique contre les communistes et tentent d'interdire les activités du Parti communiste par des agressions importantes. 

Tout cela montre très clairement que les forces qui ont pris le pouvoir peuvent recourir à illégalité, et mener des représailles, non seulement contre les chefs du parti, mais contre la base communiste. 

Soyez prêt pour cela

Dans la situation actuelle, la tâche la plus importante est de maintenir la structure du parti,

Il est essentiel d'utiliser chaque occasion pour expliquer aux travailleurs le sens réel du coup d'État, les dangers, les conséquences qui en résulteront pour les gens ordinaires: Une aggravation de la situation économique, la hausse dramatique du chômage, les salaires impayés et la hausse des prix et des tarifs, la débauche et le crime, l'appauvrissement de la population

La direction du parti, notre groupe parlementaire à la Rada, fera tout son possible, dans ces conditions difficiles, pour défendre les intérêts des travailleurs, la préservation du parti et pour la défense l'unité du pays

Chers camarades,

Avec cette situation nouvelle, chacun de nous doit relever de nouveaux et difficiles défis. Rejoignez nos rangs, il faut multiplier les efforts pour promouvoir la lutte pour une juste cause, celle du socialism

 

40. Image des temps révolus.jpg

 

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La dernière mise au point du Saqr traduite par Le Grand Soir :

26 février 2014

Géopolitique du conflit ukrainien : le dessous des cartes

Le Saqr

41. Crimée-Ukraine-Saqr.jpg

Face aux images incroyables qui nous parviennent non seulement de Kiev, mais aussi de beaucoup d’autres villes en Ukraine (voir par exemple ici, ici, ici, ici, ici, ici et ici), on pourrait penser qu’il s’agit d’un chaos total et absolu et que personne ne contrôle la situation. Mais c’est là une impression très inexacte et je pense que le moment est venu de considérer de près les acteurs de ce conflit et ce qu’ils veulent vraiment. Alors seulement serons-nous en mesure de comprendre ce qui se passe, qui tire les ficelles derrière le rideau et comment la situation peut évoluer. Penchons-nous donc sur les différents acteurs de ce conflit, l’un après l’autre.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/geopolitique-du-conflit-ukrainien-le-dessous-des-cartes.html

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Que faire ?

Pour ne pas s’acoquiner avec les atrocités en cours et celles à venir ?

 

L’Islande enterre sa candidature à l’Union Européenne 

45. islande-UE.jpg

http://croah.fr/revue-de-presse/lislande-enterre-sa-candidature-a-lunion-europeenne/

 

La Russie envoie des troupes et des navires en Crimée

46. Armée-russe-770x413.jpg

http://www.reseauinternational.net/2014/02/26/des-navires-de-debarquement-russes-sapprochent-de-la-crimee-en-ukraine/

 

Oups ! raté.

La Belgique rachète pour 50 milliards de papier Q usagé

 

 

http://www.reseauinternational.net/2014/02/27/scoop-la-chine-reduit-massivement-son-stock-de-dette-us-et-la-belgique-compense/

 

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47. Livre.JPG

 

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Chronique de Nestor

Naissance des mondes russes

Traduite du vieux-russe par Jean-Pierre Arrignon

Anacharsis, 2008 – 288 pages

http://www.editions-anacharsis.com/Chronique-de-Nestor

Texte en ligne : http://www.lekti.net/liseuse/9782914777193

 

 

49. chronique numérisée.gif

 

 

 

 

Chronique dite de Nestor

Traduite en français par Louis Leger

Oeuvre numérisée par Marc Szwajcer

http://remacle.org/bloodwolf/historiens/nestor/chronique....

 

 

 

 

*

 

Un jour, en se retournant

D’une hanche sur l’autre

Dans son sommeil,

Elle vous écrasera tous.

 

Le poète (Robert Graves) parlait de notre Mère Nature

 

Déjà, les tsunamis, tremblements de terre, éruptions de volcans, tempêtes, pluies diluviennes et inondations à grande échelle se multiplient. Aucune partie du globe n’est épargnée.

 

EUROPE

50. oiseaux morts.jpg

La Voix de la Russie |  26 février 2014 –

Affaiblis et épuisés par les tempêtes successives, plus de 21.000 oiseaux marins morts se sont échoués sur les plages du littoral atlantique depuis fin janvier, une « hécatombe » sans précédent depuis au moins un siècle, a annoncé mercredi la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

 

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Il y a 5.000 ans (âge du bronze), il y avait au Pays de Galles, en bord de mer  (village de Borth, Ceredigion, à 20 miles de la Baie de Cardigan), une forêt de chênes et d’ifs. Les éléments en firent progressivement une tourbière : elle disparut. La tourbière à son tour fut recouverte par le sable et le sable par l’eau. On savait qu’elle avait été là, car les mythes populaires parlaient d’elle, mais on pensait qu’elle avait été plus au sud.

Les tempêtes récentes ont balayé très loin au large l’eau, le sable et la tourbe. La forêt engloutie a réapparu. Intacte. Le chêne et l’if sont imputrescibles et les pins eux-mêmes se sont conservés tout au long de ces millénaires à cause de qualités particulières propres à la tourbe (absence d’oxygène + haut degré d’alcalinité).

La voilà.

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52. Forest1 bis.jpg

Vous avez vu la netteté et le velouté de la coupe de ces énormes chênes ? Avec des outils même pas en fer.

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Si nos aïeux avaient pu prévoir la fin si imbécile de leur espèce, auraient-ils eu le courage de se donner tout ce mal ?

 

Source :http://www.dailymail.co.uk/news/article-2564285/5-000-year-old-forest-unearthed-storms-Beach-washed-away-reveal-ancient-oaks-pines.html

 

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Mis en ligne le 27 février 2014

 

 

22:33 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/02/2014

Censure et diffamation à la belge

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Censure d’un meeting politique de Laurent Louis à Bruxelles

 

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Triste jour pour la « démocratie » en Belgique. Alors que le député belge Laurent Louis organisait son deuxième meeting politique du mouvement « Debout les Belges ! » pour les prochaines échéances électorales de 2014, avec pour invité de prestige l’essayiste français Pierre Hillard, le mouvement s’est vu empêcher de rentrer dans la salle Lumen à Bruxelles. En effet, les propriétaires de la salle – où Laurent Louis a déjà fait son premier meeting sans aucun débordement – ont décidé de résilier unilatéralement le contrat entre les deux parties. Une vingtaine de policiers étaient présents sur les lieux afin de rediriger la foule réunie en masse (environ 450 réservations pour ce meeting) vers la place Flagey. Le député belge aura d’ailleurs l’occasion de faire un bref discours concernant la censure qu’il subit et les enjeux auquel le peuple belge devra faire face dans les années à venir.

Bien évidemment, aucune équipe de « journalistes des médias de masse » n’était là. Le Cercle des Volontaires était présent afin de filmer le déroulement de la soirée du 23 février 2014. Les images montrent l’esprit bon enfant de la foule qui s’est assemblée sur la place Flagey à Bruxelles et le discours de Laurent Louis, dont vous n’entendrez pas un mot dans la presse belge.

A vous de vous forger votre propre opinion !

E.I. Anass

 

 

Nous ne faisons que vous rapporter ici un événement, anecdotique en soi : M. Laurent Louis empêché de prendre la parole devant 450 personnes dans une salle retenue à cet effet, obligé de le faire en plein air, encerclé par la police.

Ne disons rien, cela vaut mieux, d’un gouvernement qui a le front de se prétendre démocratique et qui a recours à ce genre d’expédient pour harceler un adversaire politique, ni de l’élégance en affaires du propriétaire de la salle, qui a préféré déchirer unilatéralement un contrat qui l’engageait, plutôt que de dénoncer les pressions dont il était l’objet ou même (et quoi-z-encore ?) essayer d’y résister. M. Louis et ses amis feraient bien de rendre public les nom et adresse de ce commerçant à principes.

Notre but, par le biais de cette information, est de souligner au bénéfice de ceux qui n’en seraient pas conscients :

Comment fonctionne la diffamation mercenaire

Comment cela marche-t-il dans ce cas précis (un parmi beaucoup d’autres) ?

1.     L’événement est filmé et mis en ligne par le Cercle des Volontaires (France et Belgique)

2.   Un internaute poste un commentaire défavorable à M. Louis et aux siens. C’est son droit. Il accompagne son commentaire d’un lien renvoyant à un site hostile non à M. Louis mais au Cercle des Volontaires. Entre autres.

3.   Raphaël Berland, fondateur et animateur du Cercle des Volontaires lui répond : « En tout cas, nous ne censurons pas vos commentaires. Et vous ? »

4.   Indécrottables curieux que nous sommes, nous allons voir ce que raconte le site que l’on nous convie à visiter.

5.   Nous découvrons (sans surprise) que ce site se prétend de gauche. « La gauche », qui n’existe plus depuis deux siècles, ça ne mange pas de pain, ça préfère la brioche. Et, surtout, cela ne coûte rien : il suffit d’affirmer, de se réclamer du « Front de gauche » et de mettre en bannière un dessin de Tardi, qui n’en peut mais et qui a ainsi l’air de faire partie de la bande (ce dont nous serions très surpris).

6.   Suit un réquisitoire où tout ce qui est intellectuellement un peu au-dessus des pâquerettes et doté de sens critique est accusé de fascisme, de souverainisme, de nationalisme, de complotisme, de confusionnisme et de manger de la moutarde après souper les goinfres. Ils sont évidemment amalgamés avec des gens qui ne leur sont rien et des démarches qui ne sont pas les leurs, et se voient traités à toutes fins utiles de « rouges-bruns » et englobés dans une vertueuse réprobation générale, autoproclamée antifasciste. Sans rire. D’ailleurs, Indymedia l’a dit. Donc…

N’importe qui peut ouvrir un blog, se déclarer anti-fasciste et vilipender ceux qu’il n’aime pas. Tout le monde peut même le faire de bonne foi, en se trompant ou pas. Ou être de mauvaise foi et tromper. Exprès.

Ce qui nous fait croire à cette dernière occurrence, ce sont les listes. Celle des diffamés, d’abord, rigoureusement la même chez toutes les officines employées à cet effet. Celle de leurs péchés, ensuite, d’une bassesse, d’une monotonie et d’un manque d’inattendu à pleurer. Car on diffame en file indienne. Nous ne croyons pas à tant de coïncidences.

Pour en savoir plus sur ces petites mains de l’enfumage, de la diffamation et de la calomnie élevés au rang des beaux-arts, voir Le Grand Soir, qui a vidé la question une fois pour toutes dans une série d’articles aussi précisément argumentés que richement documentés.

Vous cliquez sur leur onglet « thèmes » et, dans les thèmes, vous choisissez « médias ».

Deux exemples :

http://www.legrandsoir.info/+-article-xi-+.html

http://www.legrandsoir.info/+-rue89-+.html

etc.

etc.

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Tiens, puisqu'on parle d'eux, sur Info-libre.fr, nous trouvons ceci :

4. Info.Libre.fr.png

Jeudi 20 Février :

Robert Faurisson invoque une Question Prioritaire de Constitutionnalité contre la loi Fabius-Gayssot

Poursuivi pour sa participation à un colloque révisionniste en Iran en 2006, Robert Faurisson a décidé de contester la loi Gayssot au moyen d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité, demande qui met en suspens la procédure intentée à son encontre.

 

Il a aussi évoqué le dernier livre de Jean Bricmont, La République des censeurs.

 

 

*  

5. LIVRES-PHÉNIX.JPG

6. Bricmont L'Herne.jpg

 

 

 

 

Jean BRICMONT

La République des censeurs

L’Herne, 2014 – 176 pages

Coll. Cave Can

 

 

 

 

Œuvres de Robert FAURISSON

  • Mémoire en défense contre ceux qui m'accusent de falsifier l'histoire, La Vieille Taupe, 1980.
  • Robert Faurisson, Réponse à Pierre Vidal-Naquet, Paris, La Vieille taupe,‎ 1982, 95 p.
  • « Chronique sèche de l'Épuration – Exécutions sommaires dans quelques communes de Charente limousine », Revue d'Histoire révisionniste, no 4, février-avril 1991.
  • Réponse à Jean-Claude Pressac, édité par l'AAARGH, 1993
  • Écrits révisionnistes (1974-1998), 4 volumes, Édition privée hors commerce, 1999.
  • Écrits révisionnistes (1999-2004), 5 volumes, Édition privée hors commerce, 2005.
  • Het « Dagboek » van Anne Frank : een kritische benadering, en collaboration avec Siegfried Verbeke.
  • Le révisionnisme de Pie XII, 2009

 

*

 

 

 

 

Mis en ligne le 25 février 2014

00:36 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |