24/03/2014

Il y a 15 ans aujourd'hui

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Il y a 15 ans aujourd’hui : le 24 mars 1999 

commençait le bombardement massif des populations civiles de Yougoslavie.

Il allait durer 78 jours sans interruption

 

Une quinzaine de Belges, partis en deux ou trois voitures apporter des médicaments et diverses choses à des Belgradois déjà victimes d’un blocus meurtrier, se retrouvèrent sous les bombes. Ils y restèrent 3 ? 4 ? 5 jours ? Au plus, une semaine. Un an plus tard, deux des quinze étaient frappé du lymphome (« maladie des Casques Bleus ») dont ils devaient mourir ; un troisième, le journaliste Michel Collon, devait être amputé d’un rein qui s’avéra saturé d’uranium appauvri. Que dire des populations locales qui subirent la totalité de l’horreur et qui y restent, tous leurs fleuves et leurs sols contaminés, soumis aux radiations mortelles pour des générations, pour toujours peut-être ?

Nous dédions ce billet de triste anniversaire à feue notre amie Michelle Beaujean (l’auteur dramatique Chiquet Mawet) qui, en puissance d’un époux graveur, s’était liée d’amitié avec des graveurs yougoslaves venus exposer en Belgique et avait trouvé tout naturel, en ce printemps de guerre, de leur apporter non seulement les médicaments de base qui leur manquaient si fort mais aussi de quoi travailler, des matériaux de gravure.

 

Balkans info

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Louis Dalmas

 

Source : WWW.b-i-infos.com

 

 

La guerre de l’Empire contre la nation serbe : leçons pour la résistance

The Saker

Il y a quinze ans, l’Empire anglo-sioniste entamait la troisième phase de sa guerre contre la nation serbe. Il est important de prendre quelques minutes pour rappeler cette guerre, parce que sa principale raison d’être fut de montrer au peuple russe ce qu’on pourrait lui faire s’il s’avisait de résister (aux plans qu’on avait pour lui NdT). Exactement comme les USA ont bombardé Nagasaki et Hiroshima, principalement pour faire savoir à l'URSS ce qu'on pourrait lui faire si on le décidait, les Anglo-Sionistes ont bombardé le peuple serbe qui vivait en Croatie, en Bosnie, au Kosovo, en Macédoine et en Serbie, principalement pour envoyer un « message » au peuple russe : si vous ne vous laissez pas faire, vous êtes les suivants sur la liste.

En plus d’une campagne de bombardements massifs et de frappes aux missiles de croisière, l’Empire a déchaîné la plus grande campagne de propagande de l’Histoire, faisant passer les Serbes pour des assassins de masse vicieux, cinglés, nationalistes et sadiques, et tous leurs ennemis pour de gentils civils héroïques, démocrates et amoureux de la liberté, qui ne disposaient que d’un armement dérisoire pour résister aux massacres à l’arme lourde des Serbes. La fable, passant toutes les bornes, gonflait encore la diffamation en parlant de « camps de concentration » serbes et de « campagnes de nettoyage ethnique » utilisant « le viol comme arme de guerre ». En fin de compte et très logiquement, les Anglo-Sionistes ont conclu que Milosevic était « le nouveau Hitler » et que les Serbes étaient en train de perpétrer un génocide.

À l’époque, pratiquement tout le monde a avalé l’affabulation. Il y eut quelques exceptions – peu – ici et là – le journaliste indépendant Michel Collon, en Belgique, mérite une mention spéciale avec son livre Médiamensonges, qui avait paru dès 1994 – mais, l’un dans l’autre, la campagne de PSYOPS stratégiques de l’Empire fut un succès stupéfiant.

Je reviendrai sur le sujet de cette guerre hors commémoration, parce que beaucoup de choses doivent être revisitées et réexpliquées, spécialement aujourd’hui où le monde musulman se retrouve à la place des Serbes, aux prises avec exactement les mêmes forces, qui refont les mêmes choses en Libye et en Syrie. Mais, pour l’instant, je veux juste partager avec vous un échange d’e-mails que je viens d’avoir avec un lecteur, parce que la réponse que je lui fais peut servir de point de départ utile, pour commencer à remettre les pendules à l’heure.

 

*

Nous ne sommes pas en mesure de poster aujourd’hui cet échange, sur lequel nous nous proposons de revenir plus tard. Pour les anglophones, il est ici :

http://vineyardsaker.blogspot.be/2014/03/the-empires-war-...

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Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être

 

Louis Dalmas, dans l’article de Balkans Info ci-dessus parle d’une « désinformation éhontée ayant réussi à endormir les opinions publiques », et, « À l’époque, pratiquement tout le monde a avalé l’affabulation », dit le Saker. N’est-il pas temps de dire que cela suffit ? Les opinions publiques se laissent endormir parce qu’elles le veulent bien. Parce que le sommeil de leur raison les arrange. Elles avalent les affabulations parce qu’il est beaucoup plus confortable de s’indigner dans les rails que de penser par soi-même et d’avoir à prendre peut-être des responsabilités. Refuser de voir les évidences les plus stridentes est tout un art. Les opinions publiques y sont passées maître(sse)s.

Évoquer avec horreur les « camps de concentration » serbes, alors que tous les pays d’Europe ont les leurs et que s’y ajoutent les camps de torture US off limits  (n’importe où sauf sur le territoire des USA, c’est-à-dire partout y compris sur les mers), c’est pratiquer une forme d’hypocrisie qui ferait tomber Tartufe sur le cul d’admiration. Déborder de compassion pour les Tibétains persécutés pendant les J.O. de Pékin et pour les Ukrainiens pas contents pendant ceux de Sotchi, c’est se foutre du monde. Nous ne parlons pas ici des enfumeurs, mais de leurs prétendues victimes. Il n’y a pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre les cris des suppliciés et pires aveugles que ceux qui refusent de voir le sang dans lequel ils pataugent benoîtement jusqu’aux cheveux. Alors, franchement, l’excuse de la désinformation… BASTA !

Le Saker parle encore, à propos de la boucherie yougoslave, de « message » aux Russes, et c’est sûrement vrai. Mais ce qui est vrai aussi, c’est qu’il s’agissait de donner le coup d’envoi au démantèlement de l’Europe. Les Anglo-Sionistes y tiennent beaucoup, et il faut reconnaître qu’ils n’ont eu besoin de mettre la main à la pâte que pour faire tomber ce premier domino, puisque les autres se préparent à tomber docilement tout seuls. Politique de Gribouilles. Car, enfin, se séparer de l’agglomérat dont on fait partie pour rester dans l’Union européenne, ça ressemble à quoi ? Et qu’on ne vienne pas nous bassiner avec la Crimée. En Crimée, il s’agit d’un remembrement. Tel qu’on le souhaite à la Yougoslavie.

Soyons bien assurés d’une chose : tant que la Yougoslavie ne sera pas restaurée, où que nous soyons en Europe, nous ne serons pas libres.

 

*

Considérons ceci comme de bon augure :

 

Au cours d’une cérémonie brève mais touchante, Vladimir Poutine s’est exprimé lors d’un rassemblement à Moscou derrière le slogan « Nous sommes ensemble! », en soutien à l’adhésion de la République de Crimée à la Fédération de Russie.

Merci à Sayed Hasan pour la vidéo et la traduction.


 

PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION DE RUSSIE VLADIMIR POUTINE :

Mes chers amis,

C’est un jour de grande joie et de bonheur pour nous !

Citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol !

Après un long périple, difficile et épuisant, la Crimée et Sébastopol sont de retour dans leur foyer, dans leur terre natale, dans leur port d’attache, la Russie !

Je tiens à remercier les habitants de Crimée et de Sébastopol pour leur prise de position cohérente et décisive et pour leur volonté clairement exprimée d’être avec la Russie. Nous avons tous ressenti de l’émotion pour eux, et la Russie leur a donné sa chaleur, s’est tournée vers eux et leur a ouvert son cœur.

Nous sommes extrêmement préoccupés par les événements qui se déroulent en Ukraine, mais je crois que l’Ukraine surmontera toutes ces difficultés. Nous ne sommes pas de simples voisins, nous sommes une famille, et notre réussite future dépend de nos deux pays, à la fois de la Russie et de l’Ukraine.

Je voudrais encore une fois remercier les habitants de Crimée et de Sébastopol pour leur courage et leur persévérance, pour être restés fidèles à la mémoire de leurs ancêtres héroïques et pour avoir maintenu leur amour pour notre mère patrie, la Russie, à travers les décennies.

Ensemble, nous avons accompli de grandes choses, mais il reste encore beaucoup à faire, plus de tâches à mener à bien. Cependant, je suis certain que nous allons surmonter tous ces problèmes, et nous le ferons parce que nous sommes ensemble.

Vive la Russie !

*

Le rassemblement s’est conclu par l’hymne national de la Fédération de Russie :

 

Russie ô notre patrie sacrée,

Russie ô notre pays bien-aimé.

Une volonté puissante, une gloire immense

Seront ton héritage à jamais !

 

Rossiya – svyashchennaya nasha derzhava,
Rossiya – lyubimaya nasha strana.
Moguchaya volya, velikaya slava –
Tvoio dostoyanye na vse vremena!

 

[Refrain]

 

Sois glorieuse, ô notre libre Patrie,
Alliance éternelle de peuples frères !
Sagesse ancestrale de notre peuple !
Sois glorieux, ô notre pays !

Nous sommes fiers de toi !

 

Slav'sya, Otechestvo nashe svobodnoye,

Bratskih narodov soyuz vekovoi,

Predkami dannaya mudrost' narodnaya!

Slav'sya, strana! My gordimsya toboi!

 

Source :  http://www.sayed7asan.blogspot.fr

 

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Écrivains déracinés

 Écrivains du déracinement

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Dubravka Ugrešić

Née yougoslave, d’un père croate et d’une mère bulgare, devenue croate après l’éclatement de la Yougoslavie, elle a fait ses études à l’université de Zagreb (littérature russe et comparée) en serbo-croate. La Croatie victorieuse a banni le serbe de la langue nationale, mais le croate pur est une langue qui n’existe pas. Pour cette raison et pour d’autres, politiques, Dubravka a choisi l’exil en 1993. C’est une espèce de Gilad Atzmon au féminin. Elle enseigne la littérature russe dans les universités où on l’appelle – Europe ou États-Unis – et réside principalement en Hollande. Elle est traduite en une trentaine de langues et a reçu de nombreux prix internationaux.

 

Son site personnel (en anglais ) : http://www.dubravkaugresic.com/

 

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Le musée des redditions sans conditions

Paris, Fayard, 2004

349 pages

 

Une mère, dans Zagreb assiégée, pense à sa fille exilée à Berlin qui, à son tour, imagine la fuite de sa mère de Bulgarie vers la Yougoslavie un demi-siècle plus tôt. Comment rendre compte de l'exil ? Pour ceux dont la vie tient dans une valise, les souvenirs disparates - vieilles photos, journaux intimes, objets fétiches de l'enfance - prennent une signification étrange, comme autant d'échos à la fatalité du destin, à l'image de ces objets insolites découverts dans l'estomac de Roland, un éléphant de mer mort en 1961, et que l'on peut voir aujourd'hui dans une vitrine du zoo de Berlin : un fume-cigarettes rose, quatre bâtons d'esquimau, une broche métallique, une épingle à cheveux, un crayon de papier, un pistolet à eau, un couteau en plastique, des lunettes de soleil, une petite chaîne, un ressort. Qu'ont-ils d'autre en commun que d'avoir calmé pour une heure l'appétit de Roland ? Constitué d'une mosaïque d'histoires, de souvenirs et d'anecdotes, ce roman lumineux retrace la vie de quelques personnages pris entre deux cultures, déchirés entre leur histoire et la nôtre. Traduit dans une quinzaine de langues, Le musée des redditions sans condition a été reçu par la critique internationale comme une œuvre universelle.

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Le Ministère de la douleur

Paris, Albin Michel, 2008

336 pages

Le ministère de la douleur est un club bien connu à Amsterdam. Pour survivre, nombre de jeunes étudiants, exilés de l'ancienne Yougoslavie, confectionnent à son intention, comme à celle d'autres établissements fétichistes, toutes sortes d'articles à usage érotique. Ils ont tout perdu, leur maison, leur langue, leur pays. Tout sauf le souvenir torturé de la guerre et de la destruction. C'est précisément pour exorciser leurs fantômes que Tania Lusic, une jeune professeur de littérature, entreprend d'apaiser leurs souffrances. Mais sa méthode est tout de même trop peu orthodoxe au regard des canons académiques... Ce nouveau roman de Dubravka Ugresic a été unanimement salué à l'étranger pour sa puissance et sa subtilité. Pour cet humour noir aussi, qu'elle distille avec tant d'ironie tout au long d'un voyage aux enfers marqué par la douleur de la perte, l'isolement et la solitude auxquels ne saurait échapper aucun exilé.

 

Voir également, du même auteur :

Karaoke Culture, Paris: Galaade 2012.

Il n’y a personne pour vous répondre, Paris, Albin Michel, 2010.
Ceci nest pas un livre, Paris, Fayard, 2005.
Dans la gueule de la vie , Paris, Plon, 1997.
L’offensive du roman-fleuve, Paris, Plon 1993.

 

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Abdellah Hammoudi

Abdellah Hammoudi, est d’origine marocaine et de tradition musulmane. Il enseigne l’anthropologie à l’université de Princeton aux États-Unis depuis 1990. Il est connu pour ses travaux sur le sacrifice et sur les rituels du pouvoir. Il est l’auteur de La victime et ses masques, essai sur le sacrifice et la mascarade au Maghreb, Le Seuil, 1988, Master and Disciple. The Cultural Foundation of Moroccan Authoritarianism, The University of Chicago Press, 1997, traduction du manuscrit rédigé en français et publié en 2001 sous le titre Maîtres et disciples. Genèse et fondements des pouvoirs autoritaires dans les pays arabes. Essai d’anthropologie politique, Maisonneuve et Larose. Avec le politologue Rémy Leveau il a dirigé Monarchies arabes, transitions et dérives dynastiques, Paris, Documentation Française, 2002. Il est lauréat du prix international de l’art du reportage, Lettre Ulysses Award pour Une saison à La Mecque, récit de pèlerinage.

https://www.princeton.edu/anthropology/faculty/abdellah_hammoudi/

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Une saison à La Mecque

 Paris, Seuil, 2005

 314 pages

 

 

 

 

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Maîtres et disciples

Genèse et fondements des pouvoirs autoritaires dans les sociétés arabes : essai d’anthropologie politique

Paris, Maisonneuve et Larose, 2001

277 pages

 

 

 

 

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W.G. Sebald

Feu W.G. Sebald – il est mort en 2001 – est né en Allemagne juste à la fin de la guerre. Il a fait ses études à Fribourg-en-Brisgau. Comme Dubravka Ugresic, il s’est exilé pour des raisons de malaise politique et a enseigné principalement aux universités de Manchester et d’East Anglia, avec un an de parenthèse en Suisse. C’est en Angleterre qu’il est mort, dans un accident de voiture.

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De la destruction comme élément de l’histoire naturelle

Arles, Actes Sud, 2004

160 pages

 

 

 

 

 

Voir aussi, du même auteur (tous chez Actes Sud)

Les Émigrants(1999)

Les Anneaux de Saturne (2000)

Vertiges (2001),

Austerlitz (2002),

Séjours à la campagne (2005),

D'après nature (2007).

 

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Une mine :

 

Serbica : le portail de la littérature serbe en langue française

http://www.serbica.fr/

 

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Et, bien entendu, Emir Kusturica, serbe et grand cinéaste

 



En attendant Le long de la voie lactée, en cours de tournage.

 


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Et puisqu’on en a parlé :

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Michel Collon  

Journaliste belge indépendant

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Poker menteur

Les grandes puissances, la Yougoslavie et les prochaines guerres

Bruxelles, EPO, 1997

379 pages

 

 

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Les damnés du Kosovo

 DVD de Vanessa Stojilkovič et Michel Collon

 

 

 

 

Tous les livres , films , DVD et vidéos de Michel Collon se trouvent sur son site

http://michelcollon.info/spip.php?page=rubrique_thelia

ainsi qu’aux éditions ADEN (Bruxelles) et EPO (Bruxelles)

 

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Louis Dalmas

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B.I. infos - ex Balkans Info - est un mensuel de politique internationale en langue française, publié à Paris, animé par Louis Dalmas. Il est totalement indépendant de tout gouvernement, institution ou parti. Il vit de ses abonnements.

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Mis en ligne le 24 mars 2014

Notre bateau d’aujourd’hui est le Lyubov Orlova, le bateau- fantôme yougoslave qui, désarmé et halé vers le Canada avec d’autres, s’est détaché et erre depuis dans l’océan Atlantique.

 

 

 

 
 

23:25 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/03/2014

Heureusement qu'il y a des Arabes francophones !

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Heureusement qu’il y a des Arabes francophones !

 

Nous avions mis en ligne, dans notre dernier post, le discours que  Vladimir Poutine venait de prononcer devant la Douma, discours qui vient peu ou prou de changer l’histoire du monde. Nous en avions trouvé une traduction en anglais, obligeamment fournie par le Kremlin (http://eng.kremlin.ru/news/6889), mais… pas l’ombre d’une traduction, même partielle, en français. De la part des Russes, rien d’étonnant : cela indique juste quelle est désormais notre importance et celle de notre langue, vis-à-vis du reste du monde.

On peut trouver amer que, sur 80 millions de francophones (France, Belgique, Suisse et Québec), il ne s’en soit pas trouvé un seul pour estimer qu’un discours de cette importance méritait d’être mis à la portée de tous, que « tous » soient pour ou qu’ils soient contre. Car il est toujours amer, sinon surprenant, de se voir pris, par ses commis infidèles,  pour d'arriérés zéros analphabètes…

Heureusement, il y a des Arabes francophones ! Soit dit sans que cette heureuse occurrence justifie en rien les colonisations passées ou présentes. Mais, bref, ce que personne n’a eu le sens civique de faire, Sayed Hasan l’a fait, l’a mis sur son blog, et Palestine Solidarité le lui a emprunté. Qu’ils en soient remerciés. Nous le leur empruntons à notre tour.

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Allocution du Président Vladimir Poutine sur l’intégration de la Crimée à la Fédération de Russie

Mercredi 18 mars 2014, Kremlin, Moscou.

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr (depuis http://eng.kremlin.ru/news/6889)

Vidéo complète :
http://www.youtube.com/watch?v=PDLwu4E35us

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Vladimir Poutine s’est adressé aux députés de la Douma, aux membres du Conseil de la Fédération, aux délégués des régions russes et aux représentants de la société civile, au Kremlin.

Président Vladimir Poutine : Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma, je vous souhaite le bonjour. Les représentants de la République de Crimée et de la municipalité de Sébastopol sont ici parmi nous. Citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol ! (Standing ovation)

Chers amis,

Nous sommes réunis ici aujourd’hui au sujet d’une question qui est d’une importance vitale, d’une portée historique pour nous tous. Un référendum a été organisé en Crimée le 16 mars, dans le plein respect des procédures et des normes démocratiques internationales en vigueur.

Plus de 82% de l’électorat a pris part au vote. Plus de 96% d’entre eux se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. (Applaudissements)

Pour comprendre la raison d’un tel choix, il suffit de connaître l’histoire de la Crimée et ce que la Russie et la Crimée ont toujours signifié l’une pour l’autre.

Tout en Crimée évoque notre histoire et notre fierté communes. C’est l’emplacement de l’ancienne Chersonèse Taurique, où le Grand-prince Vladimir Ier a été baptisé. Son exploit spirituel, à savoir l’adoption du christianisme orthodoxe, a prédéterminé la base globale de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie. Les tombes des soldats russes dont la bravoure a permis l’intégration de la Crimée à l’Empire russe se trouvent également en Crimée. C’est aussi Sébastopol – une ville légendaire ayant une histoire exceptionnelle, une forteresse qui constitue le lieu de naissance de la Flotte russe de la mer Noire. (Applaudissements). La Crimée est Balaklava et Kertch, Malakhov Kurgan et le mont Sapoun. Chacun de ces lieux est cher à nos cœurs, symbolisant la gloire de l’armée russe et sa bravoure exceptionnelle.

La Crimée est un mélange unique de cultures et de traditions de différents peuples. Elle est en cela similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été perdu au cours des siècles. Russes et Ukrainiens, Tatars de Crimée et personnes d’autres groupes ethniques ont vécu côte à côte en Crimée, en conservant leurs propres identités, leurs traditions, leurs langues et leurs confessions.

Il faut noter que la population totale de la péninsule de Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près de 1,5 million sont Russes, 350 000 sont des Ukrainiens qui considèrent majoritairement le russe comme leur langue maternelle, et environ 290 000-300 000 sont des Tatars de Crimée, qui, comme le référendum l’a montré, sont eux aussi favorables à un rapprochement avec la Russie.

Certes, il fut un temps où les Tatars de Crimée étaient traités injustement, tout comme un certain nombre d’autres peuples de l’URSS. Il n’y a qu’une seule chose que je puis dire ici : des millions de personnes de différentes ethnies ont souffert durant ces répressions, et principalement des Russes.

Les Tatars de Crimée retournèrent dans leur patrie. J’estime qu’il est de notre devoir de prendre toutes les décisions politiques et législatives nécessaires afin de finaliser la réhabilitation des Tatars de Crimée, de les restaurer dans leurs droits et de rétablir pleinement leur renom. (Applaudissements)

Nous avons énormément de respect pour les membres de tous les groupes ethniques vivant en Crimée. C’est leur foyer commun, leur patrie, et il serait juste – je sais que la population locale y est favorable – que la Crimée ait trois langues nationales sur un même pied d’égalité : le russe, l’ukrainien et le tatar. (Applaudissements)

Chers collègues,

Dans les cœurs et les esprits des gens, la Crimée a toujours été une partie inséparable de la Russie. Cette conviction profonde est fondée sur la vérité et la justice et a été transmise de génération en génération, au fil du temps, en toutes circonstances, malgré tous les changements dramatiques que notre pays a connus tout au long du XXème siècle.

Après la révolution, les bolcheviks, pour diverses raisons – que Dieu les juge – ont ajouté de grandes sections du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-Est de l’Ukraine. Puis, en 1954, il a été décidé que la région de Crimée serait transférée à l’Ukraine, ainsi que Sébastopol, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une ville fédérale. Ce fut là l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev. Déterminer ce qui a motivé sa décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est la tâche des historiens.

Ce qui importe maintenant, c’est que cette décision avait été prise en violation flagrante des normes constitutionnelles qui étaient en vigueur à l’époque même. La décision avait été prise dans les coulisses. Naturellement, puisque cela se passait dans un État totalitaire, personne n’avait pris la peine de demander l’avis des citoyens de Crimée et de Sébastopol. Ils ont été mis devant le fait accompli. Les gens, bien sûr, se sont demandé pourquoi tout d’un coup la Crimée devenait une partie de l’Ukraine. Mais dans l’ensemble – et nous devons le dire clairement, car nous le savons tous – cette décision a été considérée comme une simple formalité parce que le territoire de Crimée était transféré à l’intérieur des limites d’un seul et même État [l’URSS]. À l’époque, il était impossible d’imaginer que l’Ukraine et la Russie pouvaient se séparer et devenir deux États distincts. Cependant, c’est ce qui s’est produit.

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Malheureusement, ce qui semblait impossible est devenu une réalité. L’URSS s’est effondrée. Les choses ont évolué si rapidement que peu de gens ont réalisé à quel point ces événements et leurs conséquences allaient prendre des proportions véritablement dramatiques. Beaucoup de gens en Russie et en Ukraine, ainsi que dans d’autres républiques, espéraient que la Communauté des États indépendants qui a été créée à ce moment deviendrait la nouvelle forme commune de l’État. On leur a dit qu’il y aurait une monnaie unique, un espace économique unique, des forces armées conjointes ; mais tout cela n’a pas dépassé le stade des promesses vides, alors que le grand pays avait disparu. Ce n’est que lorsque la Crimée a fini en tant que partie d’un autre pays que la Russie s’est rendu compte qu’elle n’était pas simplement spoliée, mais bel et bien pillée.

Dans le même temps, nous devons reconnaître qu’en lançant le mouvement des souverainetés, la Russie elle-même a contribué à l’effondrement de l’Union soviétique. Et lorsque cet effondrement a été légalisé, tout le monde a oublié la Crimée et Sébastopol – la base principale de la Flotte de la mer Noire. Des millions de personnes se sont couchées dans un pays et se sont réveillées dans d’autres, devenant du jour au lendemain des minorités ethniques dans les anciennes républiques de l’Union, tandis que la nation russe est devenue l’un des plus grands, sinon le plus grand groupe ethnique au monde à être divisé par des frontières.

Maintenant, des années plus tard, j’ai entendu des résidents de Crimée dire qu’en 1991, ils ont été abandonnés comme un sac de pommes de terre. Il est difficile d’être en désaccord avec cette affirmation. Qu’a fait l’État russe ? Qu’a fait la Russie ? Elle a accepté humblement la situation. Ce pays traversait alors des temps si difficiles qu’il était absolument incapable de protéger ses intérêts. Cependant, les gens ne pouvaient pas se résigner à cette injustice historique scandaleuse. Durant toutes ces années, des citoyens et de nombreuses personnalités sont revenus sur cette question, affirmant que la Crimée est une terre historiquement russe et que Sébastopol est une ville russe. Oui, nous le savions tous dans nos cœurs et dans nos esprits, mais nous devions agir selon la réalité existante et construire nos relations de bon voisinage avec l’Ukraine indépendante sur une nouvelle base. Durant toutes ces années, nos relations avec l’Ukraine, avec le peuple ukrainien frère ont toujours été et resteront de toute première importance pour nous. (Applaudissements)

Aujourd’hui, nous pouvons en parler ouvertement, et je voudrais partager avec vous quelques détails concernant les négociations qui ont eu lieu au début des années 2000. Le Président de l’Ukraine d’alors, M. Koutchma, m’a demandé d’accélérer le processus de délimitation de la frontière russo-ukrainienne. À ce moment, le processus était pratiquement à l’arrêt. La Russie semblait avoir reconnu la Crimée comme une partie de l’Ukraine, mais il n’y avait pas de négociations sur la délimitation des frontières. Malgré la complexité de la situation, j’ai immédiatement donné des instructions aux organismes gouvernementaux russes afin d’accélérer leur travail pour documenter les frontières, de sorte que tout le monde ait une compréhension claire du fait qu’en acceptant de délimiter la frontière, nous admettions de facto et de jure que la Crimée était un territoire ukrainien, mettant ainsi un terme à cette question.

Nous avons donné satisfaction à l’Ukraine non seulement en ce qui concerne la Crimée, mais aussi sur une question aussi complexe que les frontières maritimes dans la mer d’Azov et le détroit de Kertch. Les considérations qui motivaient alors nos actions étaient qu’avoir de bonnes relations avec l’Ukraine était primordial pour nous et que cela ne devait pas être compromis par une impasse dans des conflits territoriaux. Toutefois, nous nous attendions à ce que l’Ukraine reste notre bon voisin, et nous espérions que les citoyens russes et russophones d’Ukraine, en particulier le Sud-Est et la Crimée, vivraient dans un État ami, démocratique et civilisé qui protégerait leurs droits, conformément aux normes du droit international.

Cependant, ce n’est pas la manière dont les choses ont évolué. Maintes et maintes fois, des tentatives ont été faites pour priver les Russes de leur mémoire historique et même de leur langue, et pour les soumettre à une assimilation forcée. En outre, les Russes, tout comme d’autres citoyens de l’Ukraine, souffrent de la crise politique et institutionnelle constante qui a secoué le pays depuis plus de 20 ans.

Je comprends pourquoi le peuple ukrainien voulait un changement. Il en a eu assez des autorités au pouvoir durant les années de l’indépendance de l’Ukraine. (Applaudissements) Les présidents, les Premiers ministres et les parlementaires changeaient, mais leur attitude à l’égard du pays et de ses habitants restait la même. Ils ont dépouillé le pays, se sont battus entre eux pour obtenir du pouvoir, des actifs et des liquidités et ne se sont guère souciés des gens du quotidien. Ils ne se sont pas demandé pourquoi des millions de citoyens ukrainiens ne voyaient aucune opportunité chez eux et partaient dans d’autres pays pour travailler comme journaliers. Je tiens à souligner cela : ils n’ont pas fui en direction d’une quelconque Silicon Valley, mais pour devenir journaliers. L’an dernier seulement, près de 3 millions de personnes ont trouvé de tels emplois en Russie. Selon diverses sources, en 2013, leurs revenus en Russie ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, ce qui représente environ 12% du PIB de l’Ukraine.

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Je tiens à répéter que je comprends ceux qui sont venus sur la place Maïdan avec des slogans pacifiques contre la corruption, la mauvaise gestion de l’État et la pauvreté. Le droit à la manifestation pacifique, à des procédures démocratiques et à des élections pacifiques existe dans le seul but de remplacer les autorités qui ne donnent pas satisfaction au peuple par d’autres. Cependant, ceux qui étaient derrière les derniers événements en Ukraine avaient un ordre du jour différent : ils préparaient un nouveau renversement du gouvernement ; ils voulaient s’emparer du pouvoir et ne reculaient devant rien. Ils ont eu recours à la terreur, à l’assassinat et aux pogroms. Des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites ont exécuté ce coup d’État. Ils continuent à donner le ton en Ukraine jusqu’à ce jour.

Les nouvelles soi-disant autorités ont commencé par l’introduction d’un projet de loi de révision de la politique linguistique, qui était une violation directe des droits des minorités ethniques. Cependant, ils ont été immédiatement « rappelés à l’ordre » par les bailleurs de fonds étrangers de ces soi-disant politiciens. Il faut admettre que les mentors de ces autorités actuelles sont intelligents et savent bien à quoi ces tentatives de construire un État purement ukrainien peuvent conduire. Le projet de loi a été mis de côté, mais clairement gardé en réserve pour l’avenir. Aujourd’hui, pratiquement plus aucune mention n’est faite de cette tentative, probablement sur la présomption que les gens ont la mémoire courte. Néanmoins, nous pouvons tous clairement percevoir les intentions de ces héritiers idéologiques de Bandera, le complice d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il est également évident qu’il n’y a pas d’autorité exécutive légitime en Ukraine à présent, il n’y a personne à qui parler. De nombreux organismes gouvernementaux ont été saisis par les imposteurs, mais ils n’ont aucun contrôle sur le pays, alors qu’eux-mêmes – et je tiens à le souligner – sont souvent contrôlés par des radicaux. Dans certains cas, vous avez besoin d’un permis spécial des militants de la place Maïdan pour rencontrer certains ministres de l’actuel gouvernement. Ce n’est pas une plaisanterie : c’est la réalité.

Ceux qui se sont opposés au coup d’État ont été immédiatement menacés de répression. Bien entendu, la première ligne a été la Crimée, la Crimée russophone. Face à ces événements, les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour qu’elle les aide à défendre leurs droits et leurs vies et à empêcher la propagation des événements qui se déroulaient et sont toujours en cours à Kiev, Donetsk, Kharkov et dans d’autres villes ukrainiennes.

Naturellement, nous ne pouvions pas laisser cet appel sans réponse ; nous ne pouvions pas abandonner la Crimée et ses habitants en détresse. Cela aurait été une trahison de notre part. (Applaudissements)

Tout d’abord, nous avons dû les aider à créer des conditions telles que les habitants de la Crimée puissent, pour la première fois dans l’histoire, exprimer pacifiquement leur libre arbitre quant à leur propre avenir. Cependant, qu’est-ce que nous entendons de la part de nos collègues en Europe occidentale et en Amérique du Nord ? Ils disent que nous violons les normes du droit international. Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’ils se souviennent enfin, au moins, qu’il existe une telle chose, à savoir le droit international – mieux vaut tard que jamais. (Applaudissements)

Deuxièmement, et plus important encore – qu’est-ce que nous violons exactement ? Certes, le président de la Fédération de Russie a reçu l’autorisation de la Chambre haute du Parlement d’utiliser les forces armées en Ukraine. Cependant, à proprement parler, personne n’a encore donné suite à cette autorisation. Les forces armées russes ne sont jamais entrées en Crimée ; elles étaient déjà là, conformément à un accord international. Certes, nous avons rehaussé nos forces en présence, mais – c’est quelque chose que je voudrais que tout le monde entende et sache – nous n’avons pas dépassé la limite en personnel pour nos forces armées en Crimée, qui est fixée à 25 000 hommes, parce qu’il n’y avait pas besoin de le faire.

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Point suivant. Lorsqu’il a déclaré son indépendance et a décidé d’organiser un référendum, le Conseil suprême de Crimée s’est référé à la Charte des Nations Unies, qui parle du droit des nations à l’autodétermination. À ce propos, je tiens à vous rappeler que lorsque l’Ukraine a fait sécession de l’URSS, elle a fait exactement la même chose, presque mot pour mot. L’Ukraine a utilisé ce droit, mais les habitants de la Crimée se le voient dénié. Pourquoi donc ?

En outre, les autorités de Crimée se sont référées au précédent bien connu du Kosovo – un précédent que nos collègues occidentaux ont créé de leurs propres mains dans une situation très semblable, quand ils ont convenu que la séparation unilatérale du Kosovo d’avec la Serbie, exactement ce que la Crimée est en train de faire en ce moment, était légitime et n’avait pas besoin d’une quelconque autorisation des autorités centrales du pays. Conformément à l’article 2 du chapitre 1 de la Charte des Nations Unies, la Cour internationale de l’ONU a approuvé cette approche et a fait le commentaire suivant dans sa décision du 22 juillet 2010, et je cite: « Aucune interdiction générale ne peut être déduite de la pratique du Conseil de sécurité en ce qui concerne les déclarations d’indépendance ». Et encore : « Le droit international général ne contient aucune interdiction contre les déclarations d’indépendance. » Clair comme de l’eau de roche, comme ils disent.

Je n’aime pas à recourir à des citations, mais dans ce cas, je ne peux pas faire autrement. Voici une citation extraite d’un autre document officiel : l’exposé écrit des États-Unis d’Amérique du 17 avril 2009, soumis à la même Cour internationale des Nations Unies dans le cadre des audiences sur le Kosovo. Encore une fois, je cite : « Les déclarations d’indépendance peuvent – et c’est souvent le cas – violer la législation nationale. Toutefois, cela n’en fait pas des violations du droit international. » Fin de citation. Ils ont écrit cela, ils l’ont disséminé partout dans le monde, ils ont obtenu l’accord de tous, et maintenant, ils sont scandalisés. Qu’est-ce qui les outrage ainsi ? (Applaudissements) En l’occurrence, les actions du peuple de Crimée sont tout à fait conformes à ces instructions. Pour une raison quelconque, des choses que les Albanais du Kosovo (et nous avons beaucoup de respect pour eux) ont été autorisés à faire, les Russes, les Ukrainiens et les Tatars de Crimée ne sont pas autorisés à le faire. Encore une fois, on se demande pourquoi.

Nous ne cessons d’entendre de la part des États-Unis et de l’Europe occidentale que le Kosovo est une sorte de cas particulier. Qu’est-ce qui le rend si spécial aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que le conflit au Kosovo ait donné lieu à tant de pertes en vies humaines. Est-ce là un argument juridique ? La décision de la Cour internationale ne dit rien à ce sujet. Ce n’est même pas un « deux poids deux mesures » ; c’est du cynisme brutal, primitif, colossal. Il ne faut pas essayer aussi crûment de tout adapter à ses intérêts particuliers, caractérisant une même chose comme « blanche » aujourd’hui et « noire » demain. Selon cette logique, nous devrions faire en sorte que tous les conflits conduisent à des pertes en vies humaines.

Je vais l’affirmer clairement : si les forces locales d’auto-défense de Crimée n’avaient pas pris la situation en main, il y aurait également pu y avoir des victimes. Heureusement, cela n’est pas arrivé. Il n’y a pas eu la moindre confrontation armée en Crimée et il n’y a eu aucune victime. (Applaudissements) D’après vous, pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? La réponse est simple : parce qu’il est très difficile, pratiquement impossible de lutter contre la volonté du peuple. Ici, je tiens à remercier l’armée ukrainienne – et il s’agit de 22 000 militaires portant les armes. Je tiens à remercier les membres des forces de sécurité ukrainiennes qui se sont abstenus de répandre le sang et qui n’en ont pas tâché leurs uniformes. (Applaudissements)

D’autres réflexions viennent à l’esprit à cet égard. Ils n’arrêtent pas de parler de quelque intervention russe en Crimée, d’une sorte d’agression. Il est étrange d’entendre cela. Je ne connais pas un seul cas dans l’histoire où une telle intervention se soit produite sans un seul coup de feu et sans faire de victimes.

Chers collègues,

Comme un miroir, la situation en Ukraine reflète ce qui se passe et ce qui s’est passé dans le monde au cours des dernières décennies. Depuis la dissolution de la bipolarité sur la planète, nous n’avons plus de stabilité. Les principales institutions internationales ne sont pas renforcées ; au contraire, dans de nombreux cas, elles se dégradent gravement. Nos partenaires occidentaux, menés par les États-Unis d’Amérique, préfèrent ne pas être guidés par le droit international dans leurs politiques concrètes, mais par la force des armes. Ils en sont venus à croire en leur exclusivité et à leur exceptionnalisme, à croire qu’ils peuvent décider eux-mêmes ce que doivent être les destinées du monde, à croire qu’ils sont les seuls à être toujours dans leur bon droit. Ils agissent à leur guise : ici et là, ils utilisent la force contre des États souverains, créant des coalitions sur la base du principe « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. » Afin de donner un semblant de légitimité à leurs agressions, ils forcent les organisations internationales à adopter les résolutions nécessaires, et si pour quelque raison cela ne fonctionne pas, ils ignorent tout simplement le Conseil de sécurité de l’ONU et même l’ONU dans son ensemble.

Cela s’est produit en Yougoslavie ; nous nous souvenons très bien de l’année 1999. Il était difficile de croire, même en le voyant de mes propres yeux, qu’à la fin du XXe siècle, l’une des capitales de l’Europe, Belgrade, était soumise à une attaque de missiles pendant plusieurs semaines, avant que l’intervention réelle n’ait lieu. Y a-t-il eu une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question, autorisant de telles actions ? Rien de tel. Puis ils ont frappé l’Afghanistan, l’Irak, et ils ont franchement violé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, quand, au lieu d’imposer la zone dite d’exclusion aérienne au-dessus de ce pays, ils ont également commencé à le bombarder.

Il y a eu toute une série de révolutions « colorées » contrôlées depuis l’extérieur. De toute évidence, les populations de ces pays, dans lesquels ces événements ont eu lieu, en avaient assez de la tyrannie et de la pauvreté, de leur manque de perspectives ; mais ces sentiments ont été cyniquement mis à profit. Des normes qui ne correspondaient en aucune façon aux modes de vie, aux traditions ou aux cultures de ces peuples leur ont été imposées. En conséquence, au lieu de la démocratie et de la liberté, il y eut le chaos, les flambées de violences et une série de bouleversements dramatiques. Le « Printemps arabe » s’est transformé en « Hiver arabe ».

Des événements similaires se sont déroulés en Ukraine. En 2004, pour faire passer leur candidat aux élections présidentielles, ils ont concocté une sorte de troisième tour qui n’était pas prévu par la loi. C’était un simulacre absurde, un détournement grossier de la constitution. Et maintenant, ils ont jeté au pouvoir une armée de militants organisés et bien équipés.

Nous comprenons parfaitement ce qui se passe ; nous comprenons que ces actions ont été dirigées contre l’Ukraine et la Russie et contre l’intégration eurasienne. Et tout cela alors que la Russie s’efforçait d’engager un dialogue avec nos collègues de l’Ouest. Nous proposons constamment la coopération sur toutes les questions clés ; nous voulons renforcer notre niveau de confiance et nous voulons que nos relations se fassent sur un pied d’égalité, et soient ouvertes et équitables. Mais nous n’avons vu aucune mesure réciproque.

Au contraire, ils nous ont menti à plusieurs reprises, ils ont pris des décisions dans notre dos, ils nous ont placés devant des faits accomplis. Cela s’est produit avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’infrastructures militaires à nos frontières. Ils nous répétaient à chaque fois la même chose: « Eh bien, cela ne vous concerne pas. » Facile à dire.

Cela s’est produit avec le déploiement d’un système de défense antimissile. En dépit de toutes nos appréhensions, le projet a été mis en place et va de l’avant. Cela s’est produit avec les atermoiements sempiternels dans les négociations sur les questions de visa, les promesses d’une concurrence loyale et le libre accès aux marchés mondiaux.

Aujourd’hui, nous sommes menacés de sanctions, mais nous subissons déjà de nombreuses limitations qui ont un impact majeur pour nous, pour notre économie et pour notre nation. Par exemple, toujours à l’époque de la guerre froide, les États-Unis et par la suite d’autres nations ont dressé une grande liste de technologies et d’équipements qui ne pouvaient pas être importés par l’URSS, créant pour cela le Comité de coordination pour le contrôle multilatéral des exportations. Aujourd’hui, il a officiellement été dissout, mais seulement formellement, et en réalité, de nombreuses limitations sont toujours en vigueur.

En bref, nous avons toutes les raisons de supposer que l’infâme politique d’endiguement conduite aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles se poursuit aujourd’hui. Ils sont constamment en train d’essayer de nous confiner dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons et parce que nous appelons les choses par leur nom et ne nous engageons pas dans l’hypocrisie. Mais il y a une limite à tout. Et avec l’Ukraine, nos partenaires occidentaux ont dépassé les bornes, en jouant les durs et en agissant de façon irresponsable et non professionnelle. (Applaudissements)

Après tout, ils étaient pleinement conscients du fait qu’il y a des millions de Russes vivant en Ukraine et en Crimée. Ils doivent avoir vraiment manqué d’instinct politique et de bon sens pour ne pas avoir prévu toutes les conséquences de leurs actes. La Russie s’est trouvée dans une position d’où elle ne pouvait pas se retirer. Si vous compressez le ressort au maximum, il se détendra avec vigueur. Vous devez toujours vous souvenir de cela.

Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à cette hystérie, de réfuter la rhétorique de la guerre froide et d’accepter l’évidence : la Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux qui doivent être pris en compte et respectés. (Applaudissements)

Dans le même temps, nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont compris nos actions en Crimée ; nous sommes reconnaissants envers le peuple chinois (Applaudissements), dont les dirigeants ont toujours considéré la situation en Ukraine et en Crimée en tenant compte de tout le contexte historique et politique, et nous apprécions grandement la réserve et l’objectivité de l’Inde.

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser au peuple des États-Unis d’Amérique, ce peuple qui, depuis la fondation de sa nation et l’adoption de la Déclaration d’Indépendance, s’est toujours enorgueilli de placer la liberté par-dessus tout. Le désir des habitants de Crimée de choisir librement leur sort n’est-il pas basé sur une valeur similaire ? Je vous prie de nous comprendre.

Je crois que les Européens, surtout les Allemands, pourront aussi me comprendre. Permettez-moi de vous rappeler que dans le cadre des consultations politiques sur l’unification de l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest, les experts – pourtant placés à un très haut niveau de responsabilités – de certains pays qui étaient alors et sont maintenant les alliés de l’Allemagne n’ont pas soutenu l’idée de l’unification. Notre nation, cependant, a soutenu sans équivoque le désir sincère et irrésistible des Allemands pour une unité nationale. Je suis convaincu que vous n’avez pas oublié cela, et je m’attends à ce que les citoyens d’Allemagne soutiennent également l’aspiration des Russes, de la Russie historique, à restaurer l’unité. (Applaudissements)

Je tiens également à m’adresser au peuple d’Ukraine. Je souhaite sincèrement que vous nous compreniez : nous ne voulons vous nuire en aucune façon, pas plus que nous ne voulons blesser vos sentiments nationaux. Nous avons toujours respecté l’intégrité territoriale de l’État ukrainien, contrairement – il faut le souligner – à ceux qui ont sacrifié l’unité de l’Ukraine à leurs ambitions politiques. Ils affichent des slogans sur la grandeur de l’Ukraine, mais ce sont eux qui ont tout fait pour diviser la nation. L’impasse civile d’aujourd’hui repose entièrement sur leur conscience. Je veux que vous m’écoutiez, mes chers amis. Ne croyez pas ceux qui veulent que vous ayez peur de la Russie, et qui crient que d’autres régions suivront la Crimée. Nous ne voulons pas diviser l’Ukraine ; nous n’avons pas besoin de cela. Quant à la Crimée, elle était et demeure une terre russe, ukrainienne et tatare. (Applaudissements)

Je le répète, tout comme elle l’a été durant des siècles, elle sera un foyer pour tous les peuples qui y vivent. Ce qu’elle ne sera et ne fera jamais, c’est suivre la voie de Bandera ! (Ovation)

La Crimée est notre héritage historique commun et un facteur très important pour la stabilité régionale. Et ce territoire stratégique devrait faire partie d’une souveraineté forte et stable, qui, aujourd’hui, ne peut être que russe. (Ovation) Sinon, mes chers amis (je m’adresse à la fois à l’Ukraine et à la Russie), vous et nous – les Russes et les Ukrainiens – pourrions perdre complètement la Crimée, et cela pourrait se produire dans une perspective historique proche. Je vous prie de réfléchir à cela.

Permettez-moi de souligner également que nous avons déjà entendu des déclarations de Kiev selon lesquelles l’Ukraine allait bientôt rejoindre l’OTAN. Qu’est-ce que cela aurait impliqué pour la Crimée et Sébastopol dans l’avenir ? Cela aurait signifié que la marine de l’OTAN serait juste là, dans cette ville de la gloire militaire de la Russie, et cela ne créerait non pas une menace illusoire mais une menace parfaitement réelle pour l’ensemble du Sud de la Russie. Ce sont des choses qui auraient pu devenir réalité sans le choix qu’a fait le peuple de Crimée, et je tiens à le remercier pour cela. (Applaudissements)

Mais permettez-moi également de vous dire que nous ne sommes pas opposés à la coopération avec l’OTAN, parce que ce n’est certainement pas le cas. Malgré tous les processus internes à l’œuvre dans cette organisation, l’OTAN demeure une alliance militaire, et nous sommes contre le fait qu’une alliance militaire prenne ses quartiers dans notre arrière-cour ou dans notre territoire historique. Je ne peux tout simplement pas imaginer que nous allions rendre visite aux marins de l’OTAN à Sébastopol. Bien sûr, la plupart d’entre eux sont des gens merveilleux, mais il serait préférable que ce soit eux qui nous rendent visite et soient nos hôtes [à Sébastopol], plutôt que l’inverse. (Applaudissements)

Permettez-moi de dire très franchement que ce qui se passe actuellement en Ukraine nous touche profondément, et qu’il est douloureux pour nous de voir la souffrance de la population et son incertitude sur la façon de s’en sortir aujourd’hui et sur ce qui l’attend demain. Nos préoccupations sont compréhensibles parce que nous ne sommes pas simplement de proches voisins, mais, comme je l’ai dit plusieurs fois déjà, nous sommes un même peuple. Kiev est la mère des villes russes. (Applaudissements) La Rus’ de Kiev ancienne est notre source commune et nous ne pouvons pas vivre l’un sans l’autre.

Permettez-moi de dire encore une autre chose. Des millions de Russes et de russophones vivent en Ukraine et continueront à y vivre. La Russie défendra toujours leurs intérêts par des moyens politiques, diplomatiques et juridiques. (Applaudissements) Mais il devrait être avant tout dans l’intérêt de l’Ukraine elle-même de garantir que les droits et les intérêts de ces personnes soient pleinement protégés. C’est la garantie de la stabilité de l’État de l’Ukraine et de son intégrité territoriale.

Nous voulons être amis avec l’Ukraine et nous voulons que l’Ukraine soit un pays fort, souverain et autonome. Après tout, l’Ukraine est l’un de nos principaux partenaires. Nous avons beaucoup de projets communs et je crois en leur succès, malgré les difficultés actuelles. Plus important encore, nous voulons que la paix et l’harmonie règnent en Ukraine, et nous sommes prêts à travailler avec d’autres pays et à faire tout notre possible pour faciliter et soutenir ces objectifs. Mais comme je l’ai dit, seul le peuple de l’Ukraine lui-même peut redresser sa propre maison.

Résidents de Crimée et de la municipalité de Sébastopol, la Russie tout entière a admiré votre courage, votre dignité et votre bravoure. (Applaudissements) C’est vous qui avez décidé de l’avenir de la Crimée. Nous étions plus proches que jamais durant ces jours, nous soutenant mutuellement. C’étaient des sentiments sincères de solidarité. C’est lors de tournants historiques tels que ceux-ci qu’une nation démontre sa maturité et sa force d’esprit. Le peuple russe a démontré sa maturité et sa force par son soutien uni en faveur de ses compatriotes. (Applaudissements)

Sur cette question, la politique étrangère de la Russie a tiré sa fermeté de la volonté de millions de personnes parmi notre peuple, de notre unité nationale et du soutien des principales forces politiques et publiques de notre pays. Je tiens à remercier tout le monde pour cet esprit patriotique, tout le monde sans exception. Maintenant, nous devons continuer dans cette voie et maintenir ce genre de consolidation afin de résoudre les tâches auxquelles notre pays est confronté sur le chemin qu’il a à parcourir.

Évidemment, nous rencontrerons une opposition externe, mais c’est une décision que nous devons prendre pour nous-mêmes. Sommes-nous prêts à défendre systématiquement nos intérêts nationaux, ou bien allons-nous toujours céder, nous retirer Dieu sait où ? Certains politiciens occidentaux nous menacent déjà non seulement de sanctions, mais aussi de la perspective de problèmes de plus en plus graves sur le plan intérieur. Je voudrais savoir ce qu’ils ont précisément à l’esprit : des actions par une cinquième colonne, ce groupe disparate de « traîtres à la nation » ? Ou bien ont-ils l’espoir de nous mettre dans une situation sociale et économique qui se dégrade de manière à provoquer le mécontentement populaire ? Nous considérons de telles déclarations comme irresponsables et clairement agressives dans leur ton, et nous allons y répondre en conséquence. Dans le même temps, nous ne rechercherons jamais la confrontation avec nos partenaires, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest, mais au contraire, nous ferons tout notre possible pour bâtir les relations civilisées et de bon voisinage que l’on est censé avoir dans le monde moderne.

Chers collègues,

Je comprends le peuple de Crimée, qui a posé la question du référendum dans les termes les plus clairs possibles : la Crimée devrait-elle être avec l’Ukraine ou avec la Russie ? Nous pouvons affirmer avec certitude que les autorités de Crimée et de Sébastopol, les autorités législatives, lorsqu’elles ont formulé la question, ont mis de côté les intérêts de groupe et les intérêts politiques, faisant des seuls intérêts fondamentaux du peuple la pierre angulaire de leur tâche. Les circonstances particulières de la Crimée – historiques, démographiques, politiques et économiques – auraient rendu toute autre option proposée, si tentante qu’elle puisse être à première vue, seulement temporaire et fragile, et auraient inévitablement conduit à une nouvelle aggravation de la situation locale, ce qui aurait eu des effets désastreux sur la vie des habitants. Le peuple de Crimée a donc décidé de poser la question dans des termes fermes et sans compromis, sans zones d’ombre. Le référendum a été équitable et transparent, et le peuple de Crimée a exprimé sa volonté de manière claire et convaincante et a déclaré qu’il veut être avec la Russie. (Applaudissements)

La Russie devra maintenant elle aussi prendre une décision difficile, en tenant compte des diverses considérations internes et externes. Qu’en pense le peuple ici en Russie ? Ici, comme dans tout pays démocratique, les gens ont différents points de vue, mais je tiens à faire remarquer que la majorité absolue de notre peuple soutient clairement ce qui se passe.

Les sondages les plus récents de l’opinion publique menés ici en Russie montrent que 95 % de notre peuple pense que la Russie doit protéger les intérêts des Russes et des membres d’autres groupes ethniques vivant en Crimée – 95 % de nos concitoyens. (Applaudissements) Plus de 83 % pensent que la Russie devrait le faire même si cela devait compliquer nos relations avec d’autres pays. (Applaudissements) Un total de 86 % de notre peuple considère la Crimée comme étant toujours un territoire russe et une partie des terres de notre pays. (Applaudissements) Et un chiffre particulièrement important, qui correspond exactement aux résultats du référendum de Crimée : près de 92 % de notre peuple soutient la réunification de la Crimée avec la Russie. (Applaudissements)

Ainsi, nous voyons que l’écrasante majorité du peuple de Crimée et la majorité absolue du peuple de la Fédération de Russie sont favorables à la réunification de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol avec la Russie. (Standing ovation)

Maintenant, c’est la propre décision politique de la Russie qui doit intervenir, et toute décision ici ne peut être fondée que sur la volonté du peuple, car le peuple est la source ultime de toute autorité. (Applaudissements)

Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma nationale, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol, aujourd’hui, conformément à la volonté du peuple, je soumets à l’Assemblée fédérale une demande pour envisager une loi constitutionnelle sur la création de deux nouvelles entités constitutives de la Fédération de Russie : la République de Crimée et la municipalité de Sébastopol (Standing ovation), et pour ratifier le traité d’admission de Crimée et de Sébastopol à la Fédération de Russie, qui est déjà prêt à être signé. Je suis persuadé de votre soutien. (Standing ovation)

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Photos : D.R.

Sur les relations USA/Russie depuis la chute du bloc soviétique, voir :
1993-2013 : Les vingt ans de « Pas de deux » entre la Russie et les Etats-Unis arrivent-ils à leur fin ? (http://sayed7asan.blogspot.fr/2014/02/1993-2013-les-vingt-ans-de-pas-de-deux.html)

 

Sources :  http://www.sayed7asan.blogspot.fr/

http://www.palestine-solidarite.org/allocution.vladimir_poutine.180314.htm

Toutes les deux à visiter !


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Vous souvenez-vous ?

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Et parce qu’il n’y a pas de raison pour que les bêtes ne participent pas… 

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Deux oursons polaires - un mâle et une femelle - nés en décembre au zoo de Munich viennent de faire leurs premiers pas dans le monde :

http://rt.com/in-vision/munich-zoo-polar-bear/munich-zoo-excursion-hellabrunn/

 

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Mis en ligne le 22 mars 2014.

                  D’accord, notre bateau d’aujourd’hui n’est ni russe ni ukrainien ni criméen,                  il est chinois. Et alors, il n’est pas beau ?

 

 

 

 

 

 

19:56 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/03/2014

REFERENDUMS, ENFANTS VENDUS ET TOUT LE (GRAND) BAZAR

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Referendums, enfants vendus et tout le (grand) bazar

 

Quelle est la différence entre un référendum ?

Les dernières nouvelles de Crimée indiquent que 95,5 % des électeurs se sont prononcés en faveur du rattachement de la Crimée à la Russie, avec un taux de participation de 81%.

Le résultat (prévisible et prévu) démontre qu’une majorité écrasante de la population locale ne sait pas répondre - elle non plus - correctement à une question pourtant simple.

Lire la suite…

Source :http://www.legrandsoir.info/quelle-est-la-difference-entre-un-referendum.html

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Crimée : la requête d’adhésion présentée lundi (officiel)

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La requête officielle d’adhésion à la Russie sera présentée lundi après l’énoncé des résultats officiels du referendum sur le statut de la Crimée, a fait savoir dimanche le vice-premier ministre criméen Roustam Temirgaliëv, cité par l’agence Kryminfo.

« Demain à 10h00 (08h00 UTC), débutera une session du Conseil suprême de Crimée a adressé une demande d’adhésion à la Russie », a indiqué le responsable.

Lire la suite…

Source :

http://www.reseauinternational.net/crimee-la-requete-dadhesion-presentee-lundi-officiel/

 

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Les Américains ont proposé au Conseil de sécurité des Nations Unies une résolution dénonçant l’invalidité du référendum en Crimée, portant sur le rattachement de la péninsule à la Russie. Sans surprise, la Russie a opposé son veto, tandis que la Chine, fidèle alliée des Russes, s’est abstenue de voter.

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Source : http://croah.fr/derniere-creation/referendum/

 

 Cérémonie de rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie


La Crimée fête le « Printemps russe »

images :

http://french.ruvr.ru/2014_03_18/photo-La-Crimee-fete-Printemps-russe-4153/?slide-1

 

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L’est de l’Ukraine s’enflamme : Kharkov exige un référendum, le QG du procureur de Donetsk pris d’assaut.

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Les manifestants à Kharkov, au nord-est de l’Ukraine, ont fait appel à la Russie pour faire passer à l’ONU leurs revendications pour un référendum sur la fédéralisation, pendant qu’au même moment des centaines de manifestants prenaient d’assaut à Donetsk le bureau du procureur demandant la libération d’un «gouverneur» local.

Alors que la Crimée vient de décider de son avenir dans un référendum, dimanche, l’est de l’Ukraine a été marqué par une nouvelle série de rassemblements pro-russes.

Lire la suite…

Source :  http://www.reseauinternational.net/lest-de-lukraine-senflamme-kharkov-exige-un-referendum-le-qg-du-procureur-de-donetsk-pris-daasaut/

 

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L’avons-nous assez dit que l’Union Européenne, en morcelant la Yougoslavie pour le compte des États-Unis, donnait le coup d’envoi à sa propre balkanisation ! Bien d’autres que nous l’ont annoncé depuis lurette, tant la chose crevait les yeux. Manuel Vasquez Montalban par exemple (dans L’homme de ma vie) et Philippe Grasset (sur dedefensa.org) pour n’en citer que deux.

Elle persiste et vient, en s’associant à un coup d’état anti-constitutionnel en Ukraine, de se tirer plusieurs balles dans le pied d’un seul coup.

Car il était certain qu’encourager Kiev après le Kosovo revenait à donner le feu vert à l’Écosse, au Pays de Galles, à la Bretagne, à la Catalogne, au Pays Basque à la Flandre belge, à la Ligue du Nord italienne et à tutti quanti.

C’est l’ancienne Sérénissime qui tire la première.

Un referendum en Crimée, et un à Venise. Pour l’indépendance.

Carlo Lottieri – il Giornale.it

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Les caractéristiques du conflit russo-ukrainien – pour l’instant seulement potentiel – sont claires. Les étrangetés de l’histoire ont placé, suite à une lointaine décision de Krouchtchev, la péninsule de Crimée à l’intérieur de l’Ukraine. Mais en ce temps-là, la division entre les deux pays comptait peu, dans une Union soviétique dirigée par un régime totalitaire. Puis le socialisme s’est écroulé, l’unité s’est dissoute et la Crimée (en très grande majorité russe)  s’est retrouvée sous le gouvernement de Kiev. À l’évidence, les Russes n’ont jamais renoncé à revendiquer un contrôle sur cette région et, quand  a commencé à se profiler une direction anti-russe et tout entière tournée vers Bruxelles, ils en ont tiré les conséquences.

 

Ainsi, on vient de voter en Crimée, dans un cadre qui définissait d’avance le résultat, pas seulement à cause de la présence des troupes russes, mais à cause de l’écrasante volonté populaire. Au cours des mêmes heures, un referendum pour l’indépendance, d’une teneur très différente, a pris le départ.

 

Sous la houlette d’une association politique dont la naissance remonte à l’an dernier et dont les efforts sont secondés par un grand nombre de volontaires et de militants, on a commencé à voter en Vénétie – avec procédure en ligne – dans une consultation qui demande aux citoyens de faire un choix sec entre l’Italie et une Vénétie indépendante. D’après les résultats communiqués par les organisateurs, dès midi, 150.000 personnes avaient déjà voté, et, à 18h30, ce chiffre était passé à 430.000. Les urnes télématiques resteront ouvertes jusqu’au 21 mars et les organisateurs espèrent que pendant ces journées, les projecteurs seront de plus en plus braqués sur cette initiative indubitablement courageuse et aussi très novatrice au plan formel. Dans un certain sens, le vote de la Vénétie ressemble à celui de la Crimée, et dans un autre, il s’en différencie d’une manière radicale. Dans les deux cas, il s’agit de redéfinir les frontières européennes en s’adressant directement aux populations et en faisant jouer les règles de la démocratie, mais, alors qu’en Crimée, ce sont les autorités locales pro-russes et l’armée de Poutine qui gèrent les opérations, à Venise ou à Padoue, c’est la société civile « dissidente » qui essaye d’attribuer de nouveaux droits à la population. Le régime politique italien s’oppose à toute expression politique de ce type et ce n’est que l’initiative de quelques visionnaires qui a pu mettre le thème de la liberté de la Vénétie sur le devant de la scène.

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À l’étranger, on commence à en parler. Comme ici The Telegraph, Express, la BBC, The Independent, ou encore The New Zealand Herald.

Bientôt, même la politique italienne s’en apercevra. Il n’y a pas de doute.

 

Source :  http://blog.ilgiornale.it/lottieri/2014/03/16/un-referendum-in-crimea-e-uno-a-venezia-per-lindipendenza/

Traduction Catherine L. pour

Les Grosses Orchades

 

Reste à savoir pour quelles raisons les Vénitiens veulent faire voler en éclats une unité qui leur a coûté si cher.

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Retour des petits mussoliniens ? Allons, allons, pas de panique !

 

Coup suivant :

 

La Catalogne vient de fixer au 9 novembre son referendum sur la sécession d’avec l’Espagne.

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Mais, non, mais, non ! Il y aura d'abord l'Écosse :

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Et le Texas, il en est où ?

Et Panama ?... et Mayotte ?... vous connaissez ?

Sinon, allez voir chez Georges Stanechy (À contre courant)

Crimée : Obama, souviens-toi de Panama…

http://stanechy.over-blog.com/2014/03/crimee-obama-souviens-toi-de-panama.html

 

*

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Quand Cohn Bendit veut interdire à Schröder de s’exprimer sur l’Ukraine

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Gehrard Schröder

Par La Voix de la Russie | Les députés européens du parti des Verts Daniel Cohn-Bendit et Rebecca Harms ont voulu interdire à l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder de pouvoir s'exprimer sur la Crimée et sur l'Ukraine en faveur de la Russie, en tentant d'ajouter une demande contre l'ex-chancelier dans une résolution votée ce jeudi 13 mars condamnant la Russie en Ukraine.

Lors d'une conférence organisée par le journal die Zeit, Gerhard Schröder avait dénoncé la politique européenne menée contre Vladimir Poutine, refusé de condamner la politique du Kremlin et dit que les responsables de la Commission Européenne à Bruxelles ne comprennent pas que l'Ukraine est un pays divisé culturellement et qu'on ne peut pas agir de la sorte.

Lire la suite…

Source: http://french.ruvr.ru/2014_03_14/Quand-Cohn-Bendit-veut-interdire-Schr-der-de-s-exprimer-sur-l-Ukraine-3594/

Bref :

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Nous avons BHL, les Allemands ont Cohn-Bendit

AVIC – Réseau International – 15 mars


Qui sont les mieux lotis ? Les Allemands avec  leur écervelé ou nous avec le nôtre ? Il faut dire qu’à un moment donné, nous avons eu les deux à la fois. Mais c’était sans doute trop pour un seul pays, il fallait en faire dégager un, de manière à mieux répartir la charge médiatique, chacun ayant ainsi un vaste espace de travail, tout en étant bien coordonné. C’est à tour de rôle qu’on les entend, l’un dans sa tribune de Bruxelles, l’autre rampant sous les balles dans des hôtels 5 étoiles (ou à proximité) en Libye, en Ukraine, en Géorgie ou au Kosovo.

Après la prestation de BHL sur la place Maïdan qui, soit dit en passant, a permis d’ouvrir beaucoup d’yeux et de faire percevoir à beaucoup de Français l’ineptie de l’attitude européenne en Ukraine (merci BHL), Daniel Cohn Bendit le relaie au parlement européen pour invectiver Gerhard Schröder l’ancien chancelier allemand, et l’empêcher de prendre la parole dans les instances européennes.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/nous-avons-bhl-les-allemands-ont-cohn-bendit/

Et puisqu’on y est, restons-y :

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Dimanche 16 mars 2014

Sa Magnitude BHL truque son numéro de cirque

 Le Samedi 15 mars 2014 20h51, "Xarlo@aol.com" <Xarlo@aol.com> a écrit :

Le parfait faux cul va-t-en guerre... Incroyable, à voir absolument :

Bernard Henry Levy se fait photographier dans un décor falsifié monté dans un studio pour faire croire qu'il est en Ukraine, mais un photographe pirate photographie le studio où se déroule le montage !!!!

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Source : http://lucien-pons.over-blog.com/article-sa-magnitude-bhl-truque-son-numero-de-cirque-122971869.html

 

*

La guerre et les droits des enfants :

 

Les  marionnettes de l’Amérique s’apprêtent à légaliser la pédophilie en Irak occupé

Felicity Arbuthnot

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À moins d’un mois du 11e anniversaire de l’invasion illégale de l’Irak sous la conduite des États-Unis, après la destruction presque totale du pays, de son patrimoine, de sa culture, de sa laïcité, de son éducation, de ses services de santé et de toutes ses institutions d’État, l'Irak est sur le point de faire un bond de deux mille ans en arrière.

Le 25 février, le Cabinet irakien a approuvé  un projet de loi abaissant l’âge légal du mariage pour les femmes à neuf ans.

L’Irak était, avant l’invasion, un pays profondément laïque, avec une population active comprenant largement autant de femmes que d’hommes, où les femmes bénéficiaient d’une Loi Nationale de Statut Personnel qui, depuis 1959, en faisait le pays le plus évolué du monde arabe en matière de droits des femmes.

L’âge de la majorité légale, en ce qui concernait le mariage, avait été fixé à dix-huit ans. Les mariages forcés étaient interdits et la polygamie restreinte. La cohésion entre les communautés avait été encouragée, accrue et stimulée « en éliminant les disparités entre sunnites et chiites face aux lois et en gommant autant qu’il était possible les différenciations entre les diverses communautés religieuses… ». Les droits des femmes en matière de divorce, de garde des enfants et de succession faisaient partie intégrante de la loi, l’article 14 affirmant que «tous les Irakiens sont égaux devant la loi». (1)

L’égalité fut balayée dès le premier jour de l’invasion, quand George W. Bush et son Administration commencèrent à parler de Sunnites, de Chiites, de Kurdes, de  Chrétiens et d’autres religions ou ethnies, et à sélectionner leurs régisseurs du Nouvel Irak non en fonction de leurs aptitudes mais de leur appartenance ethnique ou religieuse, dressant Irakien contre Irakien dans ce qui avait été, malgré sa complexité, une société cohésive. La malédiction du « diviser pour régner » l’imprégna toute.

Jusqu’à présent pourtant, la Loi Nationale du Statut Personnel est toujours théoriquement en vigueur, même si elle est largement ignorée par le Parlement fantoche mis en place et protégé par les Etats-Unis, comme par une magistrature cruellement inférieure à ses responsabilités, malgré quelques honorables et courageuses exceptions.

Ce projet scandaleux a été évoqué pour la première fois en décembre 2003, huit mois juste après l’invasion, par Abdel Aziz al Hakim, chef de la Cour Suprême Islamique d’Irak, qui abolit la Loi Nationale de Statut Personnel, alors qu’il était Président par intérim du Conseil gouvernemental. Grâce à l’opposition qu’il rencontra à l’intérieur même du Conseil, principalement de la part des femmes et de beaucoup d’associations civiles, cette décision fut révoquée par Paul Bremer, sans doute la seule chose à peu près valable qu’il ait faite au cours de son désastreux mandat. Alors comme aujourd’hui, le changement planifié : « aurait transféré des cours civiles aux juridictions religieuses, toutes les actions civiles concernant la famille, y compris le mariage, le divorce et les transmissions d'héritages.

Chose incroyable : « La proposition se fonde sur la « loi » édictée par l’école Chi’ite Ja’fari, ainsi appelée en l’honneur d’un imam chi’ite du VIIIe siècle. Un Conseil Judiciaire Suprême Chi’ite siégeant dans la ville de Najav supervisera les tribunaux religieux qui règleront les affaires des familles dans toute la nation ».

Des groupements de femmes et de militants des deux sexes se sont élevés violemment contre ce scandale, et quoi qu’il y ait eu 21 membres du Cabinet sur 29 pour voter en faveur de cette loi, certains religieux, à Najav, se sont distanciés de la décision, dont une des conséquences parmi d’autres serait que les femmes ne pourraient plus sortir de chez elles sans la permission de leur mari – et que, ironiquement, l’âge du mariage étant abaissé à 9 ans, la permission du père serait indispensable à toute femme de plus de 18 ans pour pouvoir se marier. Les musulmans, en outre, n’auraient plus le droit de convoler qu’avec des musulmans.

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Hanaa Edwar, qui dirige l’Association Al-Amal luttant pour l’amélioration socio-économique des Irakiens, fait remarquer que chez les très pauvres – dont le nombre depuis l’invasion a grimpé en flèche – des gamines de dix ans sont déjà mariées et que, d’ailleurs, « beaucoup de gens pauvres et croyants, apprenant que cette loi inique est basée sur la (loi) Ja’fari, pensent que c’est une bonne chose ».

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Yanar Mohammed, présidente de l’Organisation pour la Liberté des Femmes en Irak, est convaincue que : « les Irakiens ne seront jamais d’accord sur la légalisation de la pédophilie… l’opposition vient de tous les côtés et le nombre de femmes qui le font savoir est très élevé. C’est un viol des droits des enfants et de leur intégrité physique. »

Edwar et Mohammed font du lobbying au Parlement et partout ailleurs, mais : « une pression très forte venant du dehors est indispensable ». (C'est nous qui soulignons. NdT)

Comme l’Irak a ratifié la Convention sur l’Élimination de Toutes les Formes de Discrimination à l’Égard des Femmes (CEDAW), les Nations Unies ont déjà demandé le retrait de ce projet de loi. Cette Convention prévoit que les fiançailles et le mariage d’enfants ne peuvent avoir de base légale.

La Déclaration et le Programme d’Action de Vienne, adoptés par la Conférence Mondiale sur les Droits de l’Homme, qui s’est tenue à Vienne du 14 au 25 juin 1993, incite les États à abroger les lois existantes et à supprimer les coutumes et pratiques discriminatoires susceptibles de faire du mal aux enfants de sexe féminin. L’article 16 (2) et les dispositions de la Convention sur les Droits de l’Enfant écarte comme illégitimes les instances gouvernantes des États qui valideraient des mariages entre personnes n’ayant pas atteint leur majorité. Dans le contexte de la Convention sur les Droits de l’Enfant, « un enfant » désigne tout être humain de moins de 18 ans.

Human Rights Watch, dans une déclaration d’une énergie mitigée sur le mariage des fillettes de 9 ans qui, en Occident seraient encore à l’école primaire, un an trop jeunes pour entrer dans le secondaire, dit néanmoins que « cette proposition de loi sur le Statut va à l’encontre des engagements légaux pris par le gouvernement irakien de protéger les droits des femmes et des petites filles… L’adoption de cette loi par le Parlement pourrait conduire à d’autres lois discriminatoires ». (3)

Silence d’Ann Clwyd, qui fut l’Envoyée Spéciale sur les Droits de l’Homme de Tony Blair en Irak, et qui est aujourd’hui présidente du Groupe Parlementaire interpartis sur les Droits de l’Homme en Irak ; silence aussi de l’« Envoyé de Paix » Tony-« je le referais »-Blair, comme sont silencieux, évidemment, tous ces grands groupes US et britanniques de reconstruction, de sécurité, de formation militaire, etc., dont les contrats se chiffrent en multi-millions. Chez eux, comme au Parlement irakien fantoche, il y a longtemps que la morale et l’intégrité sont mortes et enterrées.

Les États-Unis et la Grande Bretagne pourraient mettre instantanément fin à cette honte en retirant d’Irak leurs entreprises, leur commerce d’armes et leur présence diplomatique. Mais l’Irak, hélas, reste un pays dont la destruction n’en finit pas, grâce à eux, grâce à leurs ambassades et à l’auto-appointé « vicaire de Bagdad » le chanoine Andrew White. 

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Le sabre, le goupillon, le casque et le gilet pare-balles !

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(1)  http://www.lb.boell.org/web/52-263.html

(2)  http://rudaw.net/english/middleeast/iraq/100320141

(3)  http://www.hrw.org/news/2014/03/11/iraq-don-t-legalize-marriage-9-year-olds

Pour joindre Yanar Mohammed

http://www.owfi.info/FR/

http://www.solidariteirak.org/

Pour joindre Hanaa Edwar
E-mail: hanaa.e@iraqi-alamal.org

Site web :  http://www.iraqi-alamal.org

Source :

http://www.globalresearch.ca/war-and-the-rights-of-children-americas-proxy-government-legalizes-pedophilia-in-occupied-iraq/5373303

Traduction Catherine L. pour

Les Grosses Orchades

Tout cela vient de loin et ne cible pas que l'Irak. Avec les lois qu'on nous concocte, ce ne sont pas seulement les petites filles qui pourront être mariées à 9 ans, mais aussi les petits garçons. À des dames, jeunes ou mûres, mais aussi à des messieurs, pourquoi pas ? On pourra même se les acheter d'avance dans le ventre de leurs mères et choisir - quelle loi l'interdira ? - la couleur de leurs yeux et de leurs cheveux. Sans que les imams du VIIIe siècle y soient pour rien.

 

*

Droits des enfants en situation de conflits armés : Communiqué  du délégué syrien auprès des Nations Unies

Bachar al-Jaafari

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Le 7 mars 2014, le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est réuni « pour renforcer les moyens de prévenir et de mettre fin au recrutement d’enfants soldats » [1]. Les crimes et abus commis contre les enfants syriens par les groupes terroristes armés, en Syrie et dans les camps pour réfugiés en territoire étranger, sont désormais largement documentés et ne sont plus contestés que par ceux qui ne veulent rien entendre et qui continuent à manipuler l’opinion publique pour des raisons évidentes non encore avoués et, sans doute, inavouables. Pour mémoire, voici la traduction intégrale de l’intervention du Docteur Bachar al-Jaafari, délégué syrien permanent auprès des Nations Unies. Il n’est pas inutile de la comparer à celle du 17 juin 2013 sur le même sujet [2]. [Ndt].

Monsieur le Président, permettez-moi de commencer par faire remarquer à la personne qui vient de nous apprendre qu’elle s’est rendue personnellement dans les camps de réfugiés, en Turquie, que je souhaiterais qu’elle se rende aussi en Syrie. Ainsi, elle pourrait observer la situation de millions d’enfants syriens, et non seulement celle de dizaines ou de centaines de milliers d’entre eux.

Des millions d’enfants qui endurent les tirs de mortiers et l’enrôlement imposé, de force, par les groupes de terroristes armés, comme le disent les communiqués de Madame Leila Zerrougui - Représentante spéciale du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies - et sur lesquels nous reviendrons. Oui... j’aimerais que cette personne se rende, personnellement, en Syrie pour voir l’exacte réalité vécue de l’autre côté de la frontière.

Lire la suite…

Source :  http://www.legrandsoir.info/droit-des-enfants-en-situatio...

 

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Enfants en guerres

 

Irak

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En train de voir assassiner leurs parents. Photographiés par les assassins (carte de visite à l'intention des employeurs potentiels).

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Syrie

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Armés par la France (et nous, ne soyons pas hypocrites) ! Quand ils (nos hommes de main) ne les tuent pas, ils les kidnappent, les endoctrinent (et/ou les droguent), les entraînent, et «au front !». C'est pour la démocratie.

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                                    Marié avant l’âge légal

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Ahmed, 8 ans, la clope au bec.

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                  Sa clope à lui c’est un pétard de la meilleure

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Palestine

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Nous vous faisons grâce des Afghans, des Libyens, des Africains,  des Pakistanais, des Bengalis, des Philippins et de tous les autres.

 

*

Mis en ligne le 18 mars 2014

 

 

 

 

 

12:40 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

03/03/2014

MOSCOU INVERSE LES RÔLES À KIEV

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C’est là qu’on va voir s’il peut réellement marcher sur l’eau.

Et nos excuses aux gentils Aliboron)

 

Moscou inverse les rôles à Kiev

Thierry Meyssan

 

Alors que les dirigeants de l’Otan jubilent du coup d’État de Kiev, qu’ils présentent comme une révolution de plus à leurs opinions publiques, la situation s’inverse sur le terrain. À la place d’un gouvernement de voyous, faisant monter les enchères entre Washington et Moscou, ce sont désormais aux agents états-uniens d’exercer le pouvoir et de gérer les troubles qu’ils ont organisés. Or, le pays est ruiné et personne, quel qu’il soit, ne parviendra à le rétablir rapidement. La Russie peut maintenant défendre ses intérêts sans avoir à assumer le passif des vingt années de corruption précédentes.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 2 mars 2014

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La Russie n’a pas réagi aux événements ukrainiens durant les Jeux Olympiques de Sotchi [1]. Sa presse continuait à faire ses titres des exploits de ses athlètes, tandis que l’on se battait à Kiev et dans plusieurs capitales provinciales. Le Kremlin considérait en effet qu’à tout moment, les ennemis de la Russie pouvaient encore transformer sa fête sportive en bain de sang.

Lire la suite…

Source :http://www.voltairenet.org/article182379.html

 

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Kharkov, Donetsk, Odessa, Nikolaev, Melitopol, Mariupol et Simferopol : les unes après les autres, les villes d’Ukraine se soulèvent contre les usurpateurs

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Ici, la population de Kharkov reprend sa mairie au Secteur Droit

 

 

 

Rien de tel que des milliardaires pour lutter contre la corruption.

Hier dimanche, le « gouvernement » autoproclamé de Kiev a nommé dix-huit gouverneurs pour remplacer ceux des régions industrielles de l’Est du pays. Il les a choisis parmi les oligarques. Ici, les deux milliardaires, Igor Kolomoisky (G) et Serhiy Taruta (D), respectivement nommés gouverneurs de Dnepropetrovsk et de Donetsk. 

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Donetsk

Le « gouvernement » autoproclamé de Kiev a nommé le milliardaire Serhiy Taruta pour remplacer le gouverneur de région élu. Les citoyens de la ville affluent pour l’expulser du siège du gouvernorat.

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Des manifestations de masse se sont déroulées dans plusieurs villes d’Ukraine.

D’autre part, des manifestations de soutien aux Ukrainiens ont eu lieu en Russie, notamment à Moscou et à Saint Petersbourg

 

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Le navire–amiral de la flotte ukrainienne – frégate Hetman Sahaydachny – qui rentrait d’une série d’exercices en Méditerranée dans le cadre de manœuvres de l’OTAN, a refusé d’obéir aux ordres de Kiev et a hissé le drapeau de St. André, faisant savoir qu’il restait sous les ordres du Président Ianoukovitch, chef des Forces Armées Ukrainiennes. Il est en route pour rejoindre la flotte russe en Mer Noire.

 

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700.000 Ukrainiens se sont déjà réfugiés Russie

 

Vendredi 28/2 , Barack Obama, a mis en garde la Russie contre une intervention armée en Ukraine, prévenant qu'elle aurait un « coût » et affirmant sans rire que « Washington soutenait la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine » (c’est ce qui s’appelle communément de la chutzpah).

Et Kerry d’en rajouter :

« On ne peut pas envahir un pays sous n’importe quel prétexte »

Et si vous vous obstinez à piétiner nos prérogatives, vous serez privés de G8 !

Ciel !


Hourra, cornes-au-cul, vive le Père Ubu !

Car la main gauche de John Kerry ne veut pas savoir ce que fait sa main droite. Ne parlons pas, par charité, des Pieds Nickelés qu’on voit passer en guise de tapisserie…

 

 

Allez, les paroles en prime, pour   

accompagner la quenelle


Dans un pays pas très loin d'ici
Dans un pays plat aussi plat qu'un plat
Aussi petit qu'un petit confetti
Il y avait pas de lois et chacun pour soi

Refrain :

Il avait un tout petit zizi et un gros cul
Le père Ubu
Sa madame était une femme infâme et toute dodue
La mère Ubu.

Bêtes et méchants, les deux emmerdants
N'aimaient que l'argent et la crème Mont-Blanc
Ils avaient un plan pour un coup d'état
Pour un coup d'éclat avec un bazooka.

Il avait un tout petit zizi et un gros cul
Le père Ubu
Sa madame était une femme infâme et toute dodue
La mère Ubu.

Puis le jour vena où Ubu
Et le roi se rencontra Twist Yayaya
Après l'entrevue tout à cul
Merdre dit Ubu; et le roi est mouru.

Il avait un tout petit zizi et un gros cul
Le père Ubu
Sa madame était une femme infâme et toute dodue
La mère Ubu.

Paroles de Dick Annegarn

 

*

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La haute cour du Parlement russe, qui n’écoute pas ce qu’on lui dit, a voté l’envoi de troupes en République Autonome de Crimée, chargées de maintenir la paix et l’ordre dans la région « jusqu’à ce que la situation socio-politique du pays soit redevenue stable ».

Le même Parlement a demandé au Président Poutine de rappeler l’ambassadeur de Russie à Washington, suite aux déclarations, jugées inadmissibles, de Barak Obama.

 
 

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Ah, mais ! (Tiens, l’AFP a mis « agression » entre guillemets…)

Le commandant en chef de la marine ukrainienne, l’amiral Denis Berezovski, a annoncé hier dimanche qu’il prêtait allégeance aux autorités légales (et en même temps pro-russes) de Crimée, au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue à l’état-major de la flotte russe à Sébastopol.

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« Je prête allégeance aux habitants de la république autonome de Crimée (…). Je jure d’obéir aux ordres du commandant suprême de la République Autonome de Crimée », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre de Crimée, Sergueï Axionov, a salué un événement historique et souligné que l’amiral Berezovski acceptait ainsi de se placer sous les ordres des autorités légitimes de la péninsule, au cours de cette même conférence de presse

L’amiral Berezovski avait été nommé vendredi à la tête de la marine ukrainienne par le président par intérim Olexandre Tourtchinov.

En clair : Kiev est en train de perdre le contrôle de la Crimée. 

Des officiels et des militaires de haut rang ont prêté serment d’allégeance à la République Autonome de Crimée, parmi lesquels le chef des services de sécurité Petyor Zima, le chef du Département des Affaires Intérieures Sergey Abisov, le chef du Service des Situations d’Urgence Sergei Shakhov, et le chef en exercice des Gardes-Frontières de Crimée Victor Melnichenko.

La cérémonie s’est déroulée à la Chambre du Conseil des Ministres, en présence des membres du gouvernement régional, des maires des principales villes et des gouverneurs de régions.

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Des troupes ukrainiennes, envoyées en Crimée par le gouvernement putschiste de Kiev, changent de bord et se rangent en masse aux côtés de la République Autonome

 

 

La justice russe poursuit pour terrorisme un nouveau dirigeant ukrainien

 Réseau Voltaire – 3 mars 2014

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Le Procureur général de Russie a ouvert une enquête sur les appels au terrorisme en Russie formulés par Dmytro Yarosh sur son site internet.

Le leader nazi Dmytro Yarosh a été nommé secrétaire adjoint du Conseil national de Sécurité et de Défense (organe qui chapeaute le ministère de la Défense et les Forces armées) dans le gouvernement ukrainien issu du coup d’État.

Dmytro Yarosh a revendiqué s’être battu contre les Russes pour défendre l’Émirat islamique d’Itchkérie (Tchétchénie). Sur son site internet, il a appelé Dokka Umarov, émir du Caucase du Nord et membre d’Al-Qaïda, à entreprendre des actions terroristes en Russie en coordination avec la « révolution ukrainienne ».

Durant les émeutes de la place Maidan, Dmytro Yarosh dirigeait le Secteur de Droite (Pravy Sektor), une organisation de 3 000 combattants armés par l’Otan via la Pologne. Il avait mit en scène un faux enlèvement par la police et avait déclaré s’être enfui après avoir été horriblement torturé. Refusant de montrer les traces de son calvaire aux journalistes, il était immédiatement parti en Allemagne, à l’invitation de la chancelière Angela Merkel, pour y être soigné.

Source : http://www.voltairenet.org/article182442.html

Voir aussi : http://www.voltairenet.org/article182426.html (« Qui sont les nazis au sein du gouvernement ukrainien ? »)

Et surtout : http://www.voltairenet.org/article182424.html (« Des organisations nazies font irruption sur la scène européenne »)

Enfin et non des moindres : http://www.voltairenet.org/article182348.html (« Après le modèle turc, la copie slave : La Pologne, nouvelle tête de pont d’un plan de déstabilisation de l’OTAN »)

 

 

À suivre…

 

*

Mais, parce qu’il faut bien rire un peu par ces temps sinistres (docus pour les futurs films des futurs Charlie Chaplin).

 

 FABIUS menace de couper les ponts avec la Russie

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« En ce qui concerne les relations avec la Russie, s’il n’y a pas de « désescalade » dans les heures qui viennent, nous déciderons des mesures très concrètes comme l’interruption de toute discussion sur les visas, ou encore sur un accord économique. Concrètement, les ponts seront coupés sur beaucoup de sujets ».

Chiche !

 BHL menace Poutine

« Nous pouvons user contre Poutine des mêmes méthodes que contre Ianoukovitch »

 Chiche !

Pour rappel : trois ans déjà.

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Mais où sont les Femen ?

Peut-être à Tcherkassy, Ukraine de l’Ouest, où de gentils membres de Svoboda ont tombé la veste pour exhiber leurs beaux t-shirts « Tabassons les Juifs ! »

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Quelqu’un qui a tout compris.

Et qui ne sera jamais engagé à Charlie Hebdo ni au Canard Enchaîné

Le dessinateur Peps

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*

Jerusalem 2 mars 2014

Manifestation de masse des juifs haredim contre le service militaire obligatoire

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Des milliers de juifs ultra-orthodoxes (près de 500.000), étudiants des séminaires, on tenu une veillée de prière au centre de Jerusalem pour protester contre le service militaire obligatoire.  On ne voit pas ici les femmes et les enfants, qui priaient dans les rues avoisinantes.

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Ils ont dansé et chanté selon leurs traditions particulières.

Il existe plusieurs branches de Haredim. Certaines participent du pouvoir sioniste. D’autres y sont radicalement hostiles, et notamment la communauté Neturei Karta, fondée par le rabbin Weiss, implantée non en Palestine mais en Amérique du Nord, au Canada et au nord de l’Europe (Anvers) qui ne reconnaît pas la légitimité de l’état d’Israël.

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Une loi de 2002, qui exemptait du service militaire les Israéliens Arabes et les Juifs Orthodoxes est arrivée à expiration en août 2012. Pour la première fois depuis dix ans, le cabinet israélien ne compte aucun membre ultra-orthodoxe, et le gouvernement de Benjamin Netanyahou, après avoir supprimé l’exemption, vient de prendre des dispositions visant à criminaliser et à frapper de peines de prison le refus de service armé (qui est de 3 ans pour les hommes, et de 2 ans pour les femmes entre 18 et 22 ans) pour des motifs religieux.

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Les Haredim, qui étaient très peu nombreux en 1948 mais qui sont très prolifiques (8 à 10 enfants par famille) représentent maintenant 10% de la population israélienne. Et leurs études sont financées par l’État. Lequel a décidé de couper les vivres aux séminaires, probablement sous la pression de la population laïque.

 

*

Belgique

La honte ne tue plus sinon, nous serions tous morts.

BAHAR

Interpol laisse tomber, c. à d. ne diffuse plus son signalement. Mais l’Italie le garde et la Belgique continue à se coucher devant Ankara (entre autres).

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Voir ici le communiqué du Cléa…

Source : http://leclea.be/clea/communiques/03-03-14_interpol-bloque-signalement-de-bahar_communique-clea.html

 

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Terminons sur une note allègre autant qu’espagnole.

À propos de la mésaventure arrivée à deux frégates US venues « faire de leur nez » en Mer Noire pour essayer de bousiller les Jeux Olympiques de Sotchi, et qui s’y sont bêtement échouées toutes seules, Georges Stanechy s’en rappelle une bien bonne qu’on s’en voudrait de ne pas partager avec vous :

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Démonstration de force : Ridicule arrogance…

Changeons d’ambiance !... Rions !...

Les milliardaires « néo-conservateurs »  américains, adeptes du bellicisme mégalomaniaque, avaient organisé une démonstration de force pendant les Jeux Olympiques d’hiver qui se sont terminés ce week-end en Russie, par une superbe, flamboyante fête.

Lire la suite…

 

Source :  http://stanechy.over-blog.com/2014/02/d%C3%A9monstration-de-force-ridicule-arrogance.html

 

 

*

Mis en ligne le 3 mars 2014

 

 

 

 

23:29 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/02/2014

GUERRE DE CRIMÉE - ACTE I.

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Guerre de Crimée – Acte I

 

« Il faut mourir, puisque les gredins triomphent. »

Robespierre, 9 Thermidor An II

 

Nous nous demandions avant-hier si les États-Unis étaient capables d’essayer de renverser trois gouvernements à la fois… Thierry Meyssan s’est posé la question et y répond.

 

À voir la liste des pays où les USA ont semé la mort et la désolation depuis la fin de la IIe Guerre Mondiale, les cyniques seraient tentés de dire « Trois de plus ou de moins !... »

 

Mais, voyons, ce ne sont pas les États-Unis qui sont aux premières loges en Ukraine, c’est l’Europe. Certes, il y a longtemps que l’Europe est suicidaire -  vous ne nous apprenez rien - et qu'il est certain que le joueur de flûte va lui faire franchir incessamment le bord de l’abîme ou qu’elle va aller se noyer en dansant.

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Mais ne jouons pas sur les mots. C’est bien pour le compte des États-Unis que l’Europe est, une fois de plus, en train de se déshonorer et de préparer un enfer à ses enfants. [ Soit dit entre nous, mobiliser un Conseil d’État pour bâillonner un joyeux acteur coupable de « salut nazi inversé » et s’en aller, sans reprendre haleine, soutenir, applaudir et féliciter des hordes de vrais nazis homologués, avec leurs « Heil Hitler ! » pas inversés du tout à la clé, à côté de qui la SS teutonne de jadis fait figure de ramassis d’enfants de chœur déguisés en grands méchants loups, aurait valu, en d’autres temps, à nos « « « élites » » » un aller simple pour les petites maisons ! Il faut croire que les brancardiers sont en grève. ]

 

Mais il était question de l’Amérique ! Vous vous égarez… Non. L’Amérique est aux abois. Intérieurement autant qu’extérieurement. Detroit-ville-morte n’est qu’un début. Bientôt, il y aura autant de grandes villes défuntes qu’il y en eut de petites au Far West après la ruée vers l’or. Pourquoi ? Le pays est en faillite, sa dette est si gigantesque, tellement himalayenne, qu’elle est à jamais impossible à rembourser. Plus de gaz, plus d’électricité, plus d’eau et même pas de source naturelle où aller – même loin, même à pied – s’emplir des seaux. Plus d’enlèvement des ordures et plus de service public, car plus d’argent pour payer personne. Du coup, plus d’hôpitaux non plus, ni d’enterrements. Et encore moins d’écoles.

 

Les deux seules sources de revenus qui restent à l’Empire sont la fabrication d’armes et le trafic de drogues à l’échelle planétaire.

 

Que fait-on quand on regorge d’armes et qu’on peut en produire encore ? On fait la guerre. Et comme on ne peut pas enrôler de force une jeunesse que le Vietnam a vaccinée, on achète des mercenaires et on les drogue, pour qu’ils aient le courage d’y aller. Jusqu’à ce que l’inévitable se produise et que les mercenaires trouvent dans la drogue le courage d’attaquer, comme les conscrits de naguère, leurs chefs à la grenade.

 

En face, la Triple Alliance Russie-Chine-Iran gagne sur tous les tableaux, sans coup férir. Il lui suffit d’attendre que l’Empire s’effondre en un petit tas vermoulu. Pour elle, chaque jour sans guerre est un jour gagné.

 

Arrivé à ce point, le plus délirant des mégalomanes reconnaît sa défaite, s’enferme dans son Berchtesgaden et se tire une balle. Mais il y a une variété de dément qui dit, « Si je dois disparaître, je veux faire en sorte que tout disparaisse avec moi ». Et qui en a les moyens. Si l’Empire doit la faire, cette guerre, c’est tout de suite ou jamais, tant qu’il lui reste, non pas même l’espoir, mais la possibilité de fantasmer une victoire.

D’où le conflit à outrance qui ne nous a pas encore atteints jusqu’ici, mais attendez, il vient.

Bien sûr cette IIIe Guerre Mondiale (en fait, c’est la IIe qui n’était pas finie) est déjà virtuellement gagnée par la Triple Alliance. La Russie à elle seule a gagné la première manche, au prix de dizaines de millions de morts. Le prix à payer sera cette fois beaucoup plus élevé. Les morts se compteront par centaines de millions, ce qu'envisage très sereinement le Pentagone (voir nos archives ou celles de DeDefensa). Mais les Chinois sont presque deux milliards… et la Russie est le territoire le plus vaste et un des plus riches du monde.

 

Ce qui est possible et très sérieusement à redouter, c’est que la terre soit, après cette victoire, dans un état tel que plus un seul mammifère ne pourra y survivre. Ni aucun oiseau, ni aucun poisson. Quelques insectes peut-être.

 

La clôture des jeux de Sotchi fut grandiose et même belle. Une œuvre d’art.

http://rt.com/in-vision/closing-ceremony-sochi-olympics/

Chant du cygne d’une humanité sur le point de disparaître ?

Cassandre.

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À lire plutôt trois fois qu’une

Réseau Voltaire

Washington peut-il renverser
trois gouvernements à la fois ?

Thierry Meyssan

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Depuis quand les révolutions sont-elles soutenues par l’impérialisme ?
(ici : place Maidan, Kiev).

Dimanche 23 février 2014

La puissance d’un État se mesure à sa capacité à se défendre et à celle d’attaquer sur un ou plusieurs fronts. Dans cette optique, Washington tente pour la première fois de montrer qu’il peut renverser trois gouvernements simultanément, en Syrie, en Ukraine et au Venezuela. S’il y parvient personne ne sera plus en mesure de lui résister.

Washington, qui a échoué en 2011 à bombarder simultanément la Libye et la Syrie, est en train de tenter une nouvelle démonstration de sa force : organiser des changements de régime dans trois États à la fois, dans des régions du monde différentes : la Syrie (CentCom), l’Ukraine (EuCom) et le Venezuela (SouthCom).

Pour ce faire, le président Obama a mobilisé presque toute l’équipe de son Conseil de sécurité nationale.

Lire la suite…

Source : Al -Watan, Syrie

et http://www.voltairenet.org/auteur125461.html?lang=fr

 

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Une fois de plus en état de somnambulisme

Paul Craig Roberts

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Alors qu’elles commémorent le 100e anniversaire de la Première Guerre Mondiale, les puissances occidentales, une fois de plus en état de somnambulisme, foncent tête baissée dans un nouveau conflit destructeur. Son ambition hégémonique pousse Washington à interférer dans les affaires intérieures de l’Ukraine, mais la situation semble échapper à son contrôle.

Bricoler un changement de régime en Ukraine pour 5 malheureux milliards de dollars serait même une affaire, en comparaison des sommes colossales gaspillées en Irak (3000 milliards de dollars), en Afghanistan (3000 milliards de dollars), en Somalie et en Libye, ou de l’argent que Washington jette par les fenêtres pour aller tuer des gens à coups de drones au Pakistan et au Yémen, des fortunes claquées pour soutenir Al-Qaïda en Syrie, ou des sommes vertigineuses dépensées pour encercler l’Iran de 40 bases militaires et maintenir plusieurs flottes dans le golfe Persique, dans le seul but d’obtenir que l’Iran terrorisé se soumette.

Jusqu’à présent, la tentative de provoquer un changement de régime en Ukraine n’a pas coûté aux États-Unis des morts ni des mutilés. Il n’y a pour l’instant que les Ukrainiens qui meurent, ce qui convient d’autant mieux à Washington qu’on peut faire porter le chapeau au gouvernement qu’on a décidé de renverser.

Le problème, avec le plan de Washington pour renverser le gouvernement élu de l’Ukraine et installer ses sbires à la place, est double : d’une part, les marionnettes choisies pour réaliser le fameux plan ont perdu le contrôle des manifestations au profit d’éléments extrémistes armés, historiquement liés au nazisme, et d’autre part, la Russie considère la prise de contrôle de l’Ukraine par l’Union Européenne et OTAN comme une menace stratégique pour son indépendance.

Washington a aussi négligé de tenir compte du fait que la partie financièrement viable de l’Ukraine d’aujourd’hui se compose des provinces historiquement russes, situées à l’est et au sud, que la direction soviétique avait fait fusionner avec la région occidentale, pour diluer dans cette Ukraine unifiée les éléments fascistes qui se s’étaient battus pour Adolf Hitler contre l’URSS. Ce sont ces éléments ultra-nationalistes à profondes racines nazies et non les marionnettes de Washington qui sont aujourd’hui à la tête de la rébellion armée en Ukraine occidentale.

Si le gouvernement ukrainien démocratiquement élu est renversé, les parties orientales et méridionales voudront se rattacher à la Russie. La partie ouest sera pillée par les banquiers et les sociétés occidentales, et les bases de l’OTAN en Ukraine se retrouveront sous le feu des missiles russes Iskander.

Ce serait une défaite pour Washington et pour ses crédules dupes ukrainiennes que de voir la moitié du pays retourner à la Russie. Afin de sauver la face, Washington est capable de provoquer une confrontation majeure entre puissances, qui pourrait bien signifier notre fin à tous.

Ma série d’articles sur la situation en Ukraine m’a fait rencontrer pas mal de gens, du Canada à la Russie, d’autres entretiens étant encore prévus dans un avenir proche. Ceux que j’ai déjà eus m’ont valu pas mal de diatribes émotionnelles de la part de personnes d’origine ukrainienne, dont les délires sont imperméables aux faits. Des russophobes dérangés ont écarté d’un revers de main en le qualifiant de « propagande » le rapport aisément vérifiable sur la déclaration publique de la Sous- secrétaire d’État Nuland, en décembre dernier, où elle se vantait des 5 milliards de dollars dépensés par Washington pour amener l’Ukraine à s’aligner sur les intérêts U.S. Les sympathisants des manifestants soutiennent que la conversation téléphonique interceptée – entre Nuland et l’ambassadeur américain en Ukraine, dans laquelle ces deux fonctionnaires choisissaient le gouvernement qu’ils allaient installer après le coup d’état – est un faux.

Quelqu’un a même estimé que je devais prendre en compte « la sincérité des étudiants de Kiev » plutôt que les faits.

Certains « Trekkers et Trekkies » (NDT : la qualification exacte des personnages de Star Trek est matière à discussion) étaient plus préoccupés par le fait que j’aie usé d’un titre incorrect pour Spock (NDT : Mr au lieu de Dr) qu’ils ne l’étaient à la perspective d’une guerre mondiale entre super-puissances. La question dont traitait mon article s’est envolée dans l’espace et a raté la planète Terre.

Dans Star Trek, les pouvoirs mentaux de Spock sont la meilleure arme du Vaisseau Enterprise. Mes amis étudiants, à l’université, disaient « le Dr Spock », parce qu’il était le membre cool, calme et impassible de l’équipage, celui qui était entre tous capable de diagnostiquer les problèmes et de sauver les situations.

Il n’y a pas aujourd’hui le moindre Spock aux USA, ni dans aucun gouvernement occidental, et il n’y en a certainement pas parmi les manifestants ukrainiens.

Je me suis souvent demandé si l’ascendance Vulcanique de Spock, n’était pas le moyen qu’avait trouvé Roddenberry (NDT : l’auteur de Star Trek), pour mettre en évidence la fragilité de la raison humaine. Dans le contexte de la technologie militaire moderne, est-il possible que la vie survive à la propension qu’ont les hommes de laisser l’émotion l’emporter sur la raison et l’aveuglement volontaire sur la réalité des faits ?

Traduction : Catherine L.

Pour Les Grosses Orchades

Source :http ://www.paulcraigroberts.org/2014/02/22/sleepwalking

 Le Dr Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor US pour la politique économique dans l’administration Reagan. Il a été rédacteur en chef adjoint et éditorialiste du Wall Street Journal, chroniqueur pour Business Week et du Scripps Howard News Service. Il a occupé de nombreux postes universitaires. Son dernier livre, The Failure of Laissez Faire Capitalism and Economic Dissolution of the West est disponible ici : http ://www.amazon.com/Failure-Capitalism-Economic-Dissolution-ebook/dp/B00BLPJNWE/

Voir aussi son article du 28 janvier 

Washington pousse le monde vers la guerre 

Sur le site de Solidarité et progrès :

http://www.solidariteetprogres.org/actualites-001/article/paul-craig-roberts-washington-pousse-le-monde.html


*

Paul Craig Roberts croit que l’Administration U.S. a joué aux apprentis sorciers et perdu le contrôle de ses troupes, bref, que les nazis ukrainiens ont pris tout le monde par surprise. Nous croyons, nous, qu’elle savait très bien à qui elle avait affaire et qu’elle a choisi ses « kollaborateurs » depuis longtemps. De même, d’ailleurs, que l’Union Européenne. En clair : c’est en pleine connaissance de cause que nos « démocrates » ont joué et jouent la carte néo-nazie. Ce qui suit le prouve.

*

Il n’y a pas de neo-nazis en Ukraine. Et l’Administration Obama ne soutient pas les fascistes

 

« Nous mettons tous nos espoirs dans une nouvelle génération de politiciens »

 

Par le Pr. Michel Chossudovsky

Global Research Canada – 24 février 2014

5. mccain1.jpgSvoboda est un parti néo-nazi. C’est le 4e parti d’Ukraine, avec 36 sièges au Parlement sur 450.

Ils font aussi partie de l’Alliance des Partis Nationalistes Européens, avec le BNP et Jobbik.

Svoboda est directement soutenu par Washington.

Voici Svoboda, le groupe neo-nazi qui est en train de fomenter la guerre civile en Ukraine.

Mise à jour du 24 février – La BBC titre « Nous mettons tous nos espoirs dans une nouvelle génération de politiciens », au milieu de reportages non confirmés annonçant qu’un mandat d’arrêt avait été lancé contre le président démocratiquement élu.

Le porte-parole du parlement, Oleksandr Turchynov, qui aurait signé le mandat d’arrêt contre le Président Viktor Ianoukovitch : « Il nous faut un gouvernement national d’ici jeudi ». Si ce gouvernement voit le jour, Svoboda en fera partie.

Déroulez pour faire la connaissance de la « nouvelle génération de politiciens » soutenue et financée par l’administration Obama.

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Oleh Tyahnybok de Svoboda, faisant le salut nazi, lors de la réélection de leur chef.

 

 

 

 

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John McCain, avec le chef du parti neo-nazi Svoboda Oleh Tyahnybok (à droite) et le champion de boxe néo-nazi Vitali Klitschko (à gauche).

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McCain « en voyage d’affaires » à Kiev, avec Tyahnybok (Source : Business Insider.)

( http://www.businessinsider.com/john-mccain-meets-oleh-tya... )

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McCain (en "voyage d'affaires") soupant avec les trois doigts de Svoboda.

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La Sous-secrétaire d’État Victoria Nuland, en compagnie du dirigeant nazi Oleh Tyahnybok (à gauche) et du futur Premier Ministre Arseni Iatseniouk  (à droite). Derrière : Vitali Klitschko

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Tout nouveau premier ministre choisi par Madame Nuland, Arseni Iatseniouk fait le salut nazi entre Oleh Tyahnybok (à gauche) et Vitali Klitschko (à droite)

 

L'Union Européenne non plus ne soutient pas les fascistes. Elle préfère les nazis aussi.

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Angela Merkel avec Vitali Klitschko, de Svoboda.

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 Lady Ashton venue s’encanailler chez les émeutiers

 

 

 

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Oui, c’est une catapulte ! Retour au Moyen-Age.

 

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Lance-flamme contre police interdite de riposte.

 

Policiers brûlés vifs par de paisibles manifestants démocrates

( http://www.mmo-champion.com/threads/1444332-Ukraine/page3 )

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L’extrême-droite ukrainienne est à l’avant-garde du mouvement de protestation qui se dit « pro-démocratique ».

La situation sur le terrain ne peut pas être définie en termes aussi simples que « pour l’Union Européenne et le commerce » contre « pour Poutine et l’hégémonie russe dans la région ».

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Source : The Red Phoenix.

Décembre 2013

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Russia Today : Skinheads néo-nazis ukrainiens.

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Rassemblement de SS, de collaborateurs nazis de l’UPA et de leurs supporters, en Ukraine en 2006.

Civilisation à la mode ukrainienne - profanation et destruction des monuments aux soldats alliés tombés dans la lutte contre le nazisme :

http://02varvara.wordpress.com/2008/11/28/civilisation-ukrainian-style-vandalising-the-memorials-to-the-soldiers-of-the-anti-hitler-coalition/

Lénine était mort depuis vingt ans quand nos amis nazis ukrainiens se sont fait battre par les Alliés. Qu'importe, il devait y être en esprit. À la casse, Vladimir Ilitch ! avec les trésors plurimillénaires de Sumer et de Syrie, patrimoine de l'humanité :

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Juifs d'Odessa attaqués par des néo-nazis : http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4452331,00.html

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Ici, des manifestants attaquent la police anti-émeute [ Qui a reçu l’ordre de ne pas se servir de ses armes. NdT]. L’un d’entre eux porte un bouclier bricolé, sur lequel il a peint le symbole « Pouvoir Blanc » (croix celtique) et les nombres 14 et 88. Ces nombres correspondent à des slogans neo-nazis : le 14 est celui de David Lane (« Notre peuple et nos enfants d'abord ») et 88 est le code pour Heil Hitler ! ou HH (H est la huitième lettre de l’alphabet).

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Des « patriotes » brûlent des drapeaux (rouges… NdT) et agitent ceux du Pouvoir Blanc. Le Ku Klux Klan a raté son train. http://www.sott.net/article/272680-Ukraines-fascist-Neo-Nazi-color-revolution-backed-by-US

Skinheads ukrainiens. Rassemblement de 2006, en prévision d'un match Ukraine-Angleterre (The Times) :

 

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Meuh, non, ce n’est pas une croix gammée, voyons !

 

 

 

 

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Août 2013 - Reconstitution d'une bataille (assurément victorieuse) livrée contre les Soviétiques au cours de la IIe Guerre Mondiale.

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Voyous neo-nazis au premier rang des manifestations ukrainiennes.

Des activistes dans la ville de Lvov (Ukraine occidentale) portant les uniformes de l’Armée Insurgée Ukrainienne (UPA – IIe Guerre Mondiale), dans un défilé monstre qui a traversé la ville aujourd’hui (24.2.2014) :

http://revolution-news.com/ukrainian-euromaidan-solution-putin-just-another-fascist-political-coup/

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http://defendinghistory.com/24818/24818#more-24818

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http://gatesofvienna.net/2013/12/things-are-not-what-they...

Le chef de Svoboda s’est aussi réclamé, dans une interview, du nazi Stepan Bandera : « Vous devez, comme Stepan Bandera le disait, “atteindre chaque Ukrainien” » (voir ci-dessous pour comprendre ce que cette déclaration signifie)

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Oleh Tyahnybok, de Svoboda, lors d’une cérémonie de 2009 en célébration de la mémoire de Stepan Bandera, allié des nazis dans la IIe Guerre Mondiale - dont l’organisation s’est livrée à des massacres de juifs et de Polonais - aujourd’hui réhabilité en Ukraine comme « patriote » et « héros national ».

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Des manifestants défilent à travers la ville de Kiev en brandissant des drapeaux de l’UPA (bandes horizontales noires et rouges) et de Svoboda (trois doigts jaunes sur fond bleu), en l’honneur du collaborateur nazi Stepan Bandera.

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Svoboda défilant avec l’UPA et d’autres « nationalistes », en mémoire de l’allié d’Hitler, Bandera, Kiev 2011.

http://revolution-news.com/ukrainian-euromaidan-solution-putin-just-another-fascist-political-coup/

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Octobre 2011 – Kiev – Marche aux flambeaux pour célébrer l’anniversaire de la naissance de Stepan Bandera, leader de l’Organisation des Nationalistes Ukrainiens, et pour rendre hommage à tous les combattants OUN-UPA de la IIe Guerre Mondiale. La marche était organisée par l’Association Pan-Ukrainienne Svoboda.

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McCain photographiant la foule qui le salue et le remercie (de quoi…  elle le saura bientôt)

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Que des drapeaux de démocrates !

 

Images (et vidéos) compilées par Michel Chossudovsky (et nous).

Traduction Catherine L. pour Les Grosses Orchades

 

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Dernière minute :

 

http://croah.fr/revue-de-presse/vasilko-dirigeant-communiste-a-lviv-torture-par-les-neonazis-de-euromaidan/

 

M. Vasilko n’est pas au pouvoir. M. Vasilko n’est pas riche. M. Vasilko n’est pas corrompu. M. Vasilko n’a certainement pas voté pour M. Ianoukovitch. M. Vasilko a été battu presque à mort par les démocrates à chaînes et à cagoules. M. Vasilko est le véritable ennemi qu’est parti combattre en Ukraine l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord, tout comme les anti-nazis allemands des années trente – et non Hitler - ont été les véritables ennemis des Occidentaux d’alors (les Pétain, les Churchill, les Paul-Henri Spaak – l’homme au fusil brisé premier secrétaire de l’Organisation sus-mentionnée - et autres Franklin Delano Roosevelt & C°).

 

Et la harpie n'est même pas une Femen. Ils ont de tout en Ukraine !

 

*

 

Ukraine : La révolution (des chemises) brune(s) – Prof. Francis Boyle

John Robles

29 février 2014 – ICH – VOR

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[ Francis Boyle est professeur de droit international à l’Université d’Illinois, Champaing, Ill. ]

 

C’est un fait patent que le gouvernement des États-Unis est occupé, depuis le 11 septembre 2001 à détruire toute une série de pays, en se servant de l’OTAN comme instrument principal. La chose a été affirmée il y a plus de dix ans par celui qui était alors le Sous-secrétaire d’État à la Défense, Paul Wolfowitz et, plus tard, par le général Wesley Clark, Haut Commandant de l’OTAN. Le Pentagone avait dressé une liste de sept états qui devaient être détruits : l’Agfghanistan, l’Iran, l’Irak, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et la Syrie, et il s’est attaché à détruire, en effet, systématiquement, chacun des pays de cette liste. La stratégie utilisée en Ukraine est la même : les États-Unis, l’OTAN et l’Union Européenne sont en train d’organiser la déstabilisation et l’éclatement de l’Ukraine, afin d’atteindre le but que s’est donné l’OTAN d’occuper le territoire de l’Ukraine, pour se positionner ainsi plus près de la Russie. Le professeur Francis Boyle, de Harvard,  est un expert en affaires et civilisation russes qui fut jadis invité à donner des conférences en URSS. Il vient d’être interviewé par La Voix de la Russie (VOR)

 

Tandis que la Russie se laissait vendre la fable prétendant que les États-Unis souhaitaient une remise à zéro et un nouveau départ (des relations entre l’Est et l’Ouest), la politique étrangère US était planifiée et mise en oeuvre par des russophobes rabiques tels que Zbigniew Brzezinski et Richard Pipes. Brzezinski veut morceler la Russie en non moins de 68 parties et il a placé ses créatures à tous les postes clés de la politique extérieure U.S. D’après M. Boyle, Brzezinski a littéralement truffé l’Administration Obama de ses acolytes et de ses protégées, en ce compris l’ambassadeur des États-Unis à Moscou, Michael McFaul, grand expert ès révolutions colorées. Le but que ces gens poursuivent n’est rien de moins que la mise en pièces de la Fédération de Russie.

 

Robles : Bonjour, monsieur. Comment allez-vous ?

 

Boyle : Très bien, merci. Je vous remercie de me recevoir et je salue vos auditeurs.

 

Robles : Merci monsieur ! Et merci d’avoir accepté de nous répondre. L’actualité d’aujourd’hui, c’est l’Ukraine. Je sais que vous avez fait récemment quelques déclarations au sujet de la Syrie. J’aimerais savoir quel parallèle éventuel vous faites entre ce qui se passe en ce moment en Syrie et ce qui se passe en ce moment en Ukraine. Voyez-vous un lien entre les deux ? Il y a des gens qui disent que l’offensive en cours contre le gouvernement ukrainien est dû au fait qu’il n’a pas été permis aux États-Unis de pousser plus avant ses opérations militaires contre la Syrie. Y a-t-il, selon vous, un rapport entre les deux situations ?

 

Boyle : Eh bien, je ne dirais pas que c’est « nécessairement » la raison. L’Ukraine, nous le savons, est depuis longtemps un objectif stratégique des États-Unis, qui veulent l’incorporer à l’OTAN. Le plan mis en place par l’Union Européenne n’était qu’un premier pas dans cette direction. L’Union Européenne n’a, en réalité, rien à offrir à l’Ukraine. Mais il était clair que réussir à la rapprocher de l’Union Européenne serait la rapprocher d’un pas de l’OTAN. Je regrette d’avoir à le dire, bien que j’aie la citoyenneté européenne et un passeport européen : l’Union Européenne n’est rien d’autre qu’une antichambre de l’OTAN.

 

Donc, je pense que tout ceci doit être réellement compris en termes d’avancée de l’OTAN vers l’Est, en violation des assurances données à Mikhaïl Gorbatchev par Bush père et Jim Baker que, s’il acceptait la réunification de l’Allemagne, l’OTAN n’avancerait pas davantage vers les frontières de la Russie.

 

Robles : Nous avons en effet vu ces promesses faites au Président Gorbatchev, le premier et dernier président de l’URSS, promesses qui n’ont pas été tenues. Et en ce qui concerne…

 

Boyle : Le problème est qu’elles ne lui ont jamais été faites par écrit – il ne les a jamais eues noir sur blanc.

 

Robles : C’est exactement ce que j’allais dire.

 

Boyle : Ce fut incroyablement naïf de sa part de ne pas les exiger par écrit. Et je voudrais souligner ici même que les États-Unis sont en train de retenter exactement le même coup à propos du déploiement des BMD (Ballistic Missile Defense = Boucliers Anti-Missiles. NdT) en Europe et tout autour des frontières de la Russie, en disant « Vous devez accepter nos promesses verbales, mais nous n’allons pas vous les donner par écrit ».

 

Vous savez, tout ça n’a ni queue ni tête. En fait, nous avions quelque chose par écrit : c’était le Traité sur le Bouclier Anti-Missiles de 1972 qui servait de garantie, jusqu’à ce que Bush Jr s’en retire sans autre forme de procès et décide unilatéralement de ne plus reconnaître ce traité. À partir de là, tout était possible, et les assurances verbales n’étaient plus que ce qu’elles sont : du vent.

 

Robles : Laissons un peu de côté, pour l’instant, si vous voulez bien, le Système du Bouclier Anti-Missiles. Vous avez mentionné l’OTAN à propos de l’Ukraine. Il y a là un objectif militaire. Pourriez-vous nous en parler ? Y a-til aussi un objectif militaire du même ordre en Syrie ? Sinon, quel est l’objectif du gouvernement des États-Unis en Syrie ?

 

Boyle : Depuis le 11 septembre 2001, comme ce fut alors publiquement admis par le Sous-secrétaitre d’État à la Défense Paul Wolfowitz, les États-Unis se sont engagés dans la destruction de plusieurs états. Chose qui a été plus tard confirmée par le général Wesley Clark, comme vous savez, dans ses Mémoires, où il relate leur rencontre au Pentagone, au cours de laquelle ils firent état devant lui d’une liste de sept pays dont ils se proposaient de prendre le contrôle.

 

L’Afghanistan était le premier, l’Irak le deuxième, le Soudan était sur la liste, la Libye était sur la liste, la Syrie était sur la liste, l’Iran était sur la liste. Ils procèdent donc systématiquement du haut en bas de la liste d’états à détruire. C’est la Syrie qui vient en tête en ce moment. L’Iran pourrait venir ensuite. Et il apparaît clairement aujourd’hui que la même stratégie est en cours d’application en Ukraine, dans le but de faire éclater l’Ukraine en deux : l’est contre l’ouest du pays, avec, pour but final,  je hais d'avoir à le dire, la dissolution de l’Ukraine en tant qu’état.

 

Robles : Pourriez-vous répéter la citation ? Il a dit…

 

35. Wolfowitz.jpgBoyle : Oui, Wolfowitz a dit… La citation exacte est dans mon livre The Criminality of Nuclear Deterrence, où Wolfowitz dit : « Nous allons nous appliquer à détruire des états » (« We are going to get into the business of destroying states »). Et c’est alors, peu de temps après, que le général Wesley Clark (chef de l’OTAN) s’est trouvé au Pentagone et peut confirmer qu’ils ont dressé une liste de sept états dont ils allaient systématiquement s’emparer.

 

C’est donc bien réellement l’objectif qu’ils poursuivent en Syrie, comme ils l’ont fait en Libye : faire éclater la Syrie en ses parties constitutives, religieuses et ethniques, non seulement pour servir les desseins des États-Unis mais également au bénéfice d’Israël.

 

Vous savez qu’Israël s’oppose depuis longtemps à la Syrie. Ils ont concçu un plan, là-bas, le Plan Yi-Nolan, visant à faire éclater tous les pays environnants, de façon à pouvoir les dominer et les tenir sous leur contrôle. Vous voyez donc bien là une congruence d’intérêts entre les États-Unis et Israël. Et je regrette d’avoir à le dire, ils ont pratiquement réussi à faire éclater la Syrie entre ses parties constitutives, comme ils l’ont fait en Irak. Ils ont fait la même chose en Afghanistan et en Libye où… vous savez, on ne peut pas dire qu’il y ait encore là un état digne de ce nom. Je viens de sortir un nouveau livre, qui s’appelle Destroying Libya and World Order, où on trouve toutes ces citations et une analyse. Vers la fin du livre, j’ai essayé de faire le rapport avec la Syrie.

 

Il apparaît clairement que nous avons affaire aujourd’hui, en Ukraine, au même schéma et au même comportement : déstabiliser l’Ukraine, provoquer l’éclatement du pays, l’entraîner dans une espèce de guerre civile et que sais-je encore. Et je présume que leur théorie est, eh bien, que si l’OTAN et l’Union Européenne peuvent s’emparer de l’Ukraine, tant mieux ! Ils peuvent alors reculer les frontières de l’Union Européenne, c'est-à-dire de l’OTAN, de plus en plus près de la Russie.

 

C’est donc une situaton très dangereuse, parce que, vous ne l’ignorez pas, l’Ukraine est d’une importance stratégique énorme pour la Russie. Et en plus, la Russie croit que l’Ukraine est le berceau de sa civilisation.

 

Robles : Elle l’est. Ce n’est pas une croyance. L’Ukraine est la mère de la Rus.

 

36. Brzezinski.jpegBoyle : Je suis allé en Ukraine et je suis allé là où Nestor a écrit sa chronique (voir plus bas : Livre. NdT), et j’ai étudié l’histoire de l’Ukraine et de la Russie à Harvard. Et j’ai suivi, à Harvard, le même programme de Doctorat en philosophie (PhD) qu’avait suivi Brzezinski avant moi, et Richard Pipes, qui haïssent tous deux violemment la Russie, il n’y a aucun doute là-dessus. Et c’est réellement là qu’est le problème, ici, aux États-Unis, quand on en vient aux études d’histoire de la Russie, c’est qu’elles soient tellement biaisées, si intrinsèquement anti-russes.

 

Robles : Pourquoi cela ? Pourriez-vous expliquer s’il vous plaît ? Vous avez arpenté le système, vous connaissez le système. Pourquoi les États-Unis haïssent-ils autant la Russie ? Pourquoi ?

 

Boyle : Écoutez, j’ai passé dix ans à l’Université de Chicago et à la Faculté de Droit de Harvard, à étudier l’histoire russe, la littérature russe, la politique soviétique, la politique russe. De fait, j’ai même choisi la politique soviétique et l’histoire russe pour ma thèse de Doctorat en philosophie à Harvard, qui m’a qualifié pour y enseigner ces deux matières, bien que je n’aie jamais appris la langue, parce que ce n’était pas ce que j’avais l’intention de faire.

 

Et pendant toutes ces années – pendant ces dix ans d’études – je n’ai eu que deux professeurs qui, je crois étaient honnêtes, équitables et justes dans leur approche de la Russie et de l’Union Soviétique. Et comprenez bien que Harvard et Chicago sont les deux universités de pointe aux États-Unis pour la formation d’experts en affaires russes. Ils forment des professeurs, des experts, des représentants gouvernementaux et toutes ces sortes de choses.

 

Robles : Des diplomates…

 

Boyle : Exact. Et là, encore une fois, vous aviez Brzezinski. J’ai suivi le même cursus qui a produit Brzeszinski et Kissinger. Vous savez, Brzezinski est un émigré polonais qui hait les Russes avec passion.

 

Robles : Oh, Dieu, oui ! Ça, oui…

 

Boyle : Le fait est que Brzezinski veut faire exploser la Russie pour la réduire à ses parties constitutives.

 

Robles : Oui, il veut en faire 68 régions autonomes, c'est ça, non ?

 

Boyle : Les choses sont beaucoup plus dangereuses que ça ! En ceci que le mentor d’Obama à Columbia, c’était Brzezinski; que Brzezinski a eu la haute main sur l’appareil de campagne d’Obama et qu’il a, comme je l’ai dit, truffé l’administration Obama de ses acolytes et protégés tels que McFaul par exemple, l’ambassadeur qui vient de démissionner.

 

Robles : Excusez-moi, pouvez-vous en dire un peu plus sur McFaul ? Vous disiez qu’il est un des protégés de Brzezinski ?

 

Boyle : Oui, il appartient au Hoover Institute, à Stanford, qui est une entreprise néo-conservatrice (une bibliothèque et un think tank sur la guerre, la Révolution de 1917 etc. NdT), et Brzezinski en fait partie

 

Robles : Est-ce que McFaul a été choisi par Brzezinski ?

 

Boyle : Je pense que tous les fonctionnaires de haut rang de l’administration Obama pour les Affaires étrangères sont dirigés par Brzezinski. C’est ma conviction absolue. Brzezinski a décidé de ne pas remplir une de ces fonctions lui-même, mais tous ces gens qui entourent ou ont entouré Obama, et pas seulement sur la Russie mais dans d’autres domaines aussi, sont des protégés de Brzezinski, et je pense que tout ça, au Parti démocrate, remonte à l’époque où Carter est arrivé au pouvoir et où Brzezinski est devenu son Conseiller aux Affaires étrangères et à la Sécurité nationale. Vous savez, c’est lui qui a déclenché la guerre des Moudjahidines afghans contre l’Union Soviétique, et vous savez qu’il s’est vanté d’avoir attiré l’URSS dans ce piège(1). C’est pourquoi il est considéré par le Parti Démocrate comme son gourou en matière de politique extérieure, qu’il a été le mentor d’Obama à Columbia et qu’il est de notoriété publique que c’est lui qui a dirigé tout ce qui avait rapport avec la politique étrangère dans la campagne d’Obama.

37. A Presdient they can control.jpg

Brzezinski, son élève et leurs deux banquiers sionistes

 

Robles : Waw !

 

Boyle : Eh oui. C’est pourquoi je suis persuadé qu’il a eu et a toujours la haute main sur le choix et les nominations du personnel de l’administration Obama en matière d’Affaires étrangères.

 

Robles : Les gens croient qu’on est en train d’essayer de remettre les choses à zéro et d’améliorer les relations. Et je ne pense pas que quiconque se rende compte que Brzezinski tire les ficelles, parce que tout le monde sait depuis longtemps qui est Brzezinski.

 

Boyle : C’est vrai. Eh bien cela fait précisément partie, je pense, de leur plan pour aboutir en fin de compte à l’éclatement de la Fédération de Russie. Je suis sûr que c’est là son objectif(2).

 

Vous savez, si vous voulez vous qualifier comme expert sur la Russie, vous devez aller dans un endroit comme Columbia, ou Harvard, ou Chicago et y obtenir votre maîtrise ou votre doctorat de ces gens-là. À Harvard, ils avaient aussi Richard Pipes,  il était le super gourou de Reagan sur l’Union Soviétique, avec son Comité sur le Danger Actuel (« Committee on the Present Danger »).

38. Richard Pipes.jpg

J’ai eu Pipes comme professeur en histoire de la Russie impériale… encore un émigré polonais, lui aussi russophobe rabique. Pipes se mettait dans de tels états pendant son cours, lorsqu'il enseignait l’époque de Pierre le Grand ou de la Grande Catherine, qu’il lui fallait sortir son mouchoir de sa poche et s’éponger le front. C’est donc, là encore, un anti-russe fanatique, sauf qu’il l’est pour le Parti Républicain.

 

Par conséquent, on n’a pas réellement… à vrai dire, il y a le professeur Cohen, à l’université de NY.1, que je pense honnête, impartial et raisonnable quand il traite de la Russie. Il vient juste d’écrire quelque chose sur l’Ukraine, dans The Nation et je crois qu’il a écrit un très bon livre sur la Russie. Mais c’est vraiment une exception à la règle abismale propre aux États-Unis, dès qu'il s'agit d’étudier et d’obtenir un diplôme ou un doctorat dans les matières qui concernent ce qui fut l’Union Soviétique et ce qui est maintenant la Russie.

 

Robles : Alors, comment se fait-il que vous soyez si impartial, Monsieur ?

 

Boyle : J’essaie d’aborder la Russie et l’Union Soviétaique avec un esprit ouvert. J’ai vécu la crise des missiles cubains et j’en ai conclu que la question la plus importante de mon époque serait d’apprendre à comprendre la Russie et l’Union Soviétique à tous les niveaux. C’est pour cela que j’ai passé dix ans de ma vie à étudier aux universités de Chicago et de Harvard et que j’ai voulu y obtenir mes diplômes dans ces matières.

 

Et je dois avouer que j’ai été plutôt atterré. J’ai eu le Pr. Edward Keenan, à Harvard, comme professeur, mentor et ami. Il était administrateur du Centre de Recherches sur la Russie, et c’était un homme très juste, équilibré et raisonnable, et j’ai eu aussi le Pr. Harold Berman, à la Faculté de Droit de Harvard, qui était lui aussi un homme honnête, impartial et raisonnable. Mais ce fut à peu près tout.

 

J’ai été invité deux fois par le gouvernement soviétique à faire des conférences en URSS : en 1986 et de nouveau en 1989. Je suppose qu’à leurs yeux, je devais être un Américain raisonnable avec qui on pouvait parler, et, de mon côté, j’étais ouvert. J’ai rencontré des gens et fait des conférences, et j’ai été en bons termes avec tout le monde. Nous n’étions pas nécessairement d’accord sur tout, mais du moins nous efforcions-nous de tirer nos désaccords au clair.

 

Ce n’est malheureusement pas ce à quoi nous assistons aujourd’hui, c’est certain. Comme on l’a appris par l’enregistrement de la conversation qu’ont eue Nuland et l’ambassadeur à Kiev, elle a admis qu’ils avaient dépensé au moins 5 milliards de dollars pour jeter une opposition dans les jambes du gouvernement ukrainien démocratiquement élu. Quoi que vous pensiez de Ianoukovitch, son élection a été absolument régulière et je trouve qu’il a fait preuve jusqu’ici d’une retenue remarquable.

_____________________  

 

(1) NdT : Il est aussi réputé pour avoir joué un rôle déterminant dans la création du syndicat Solidarność et dans l’élection du pape Jean Paul II (NdT).

(2) NdT : V/ Commission Trilatérale

http://fr.wikipedia.org/wiki/Commission_Trilat%C3%A9rale

http://www.realjewnews.com/?p=240

Traduction : Catherine L.

Pour Les Grosses Orchades.

 

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article37729.htm

 

Richard Pipes sur l’Ukraine en 2011

http://www.worldaffairsjournal.org/blog/alexander-j-motyl/russian-threat-ukraine

 

*

Un son de cloche que vous n’entendrez pas beaucoup : celui des communistes ukrainiens.

 

39. Début lettre Simonenko.jpg

 

 

Petro Simonenko


Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste (KPU) 
Président de la faction communiste à la Verkhovna Rada d'Ukraine 
(traduction Nico Maury)


Chers camarades communistes

Je vous écris pendant l'un des moments les plus dramatiques de l'histoire de notre pays. Pendant les événements tragiques des trois derniers mois, du sang a coulé, et il y a eu des morts. L'intégrité territoriale de l'Ukraine est menacée, son existence en tant qu'Etat souverain, indépendant et uni aussi. 

Ces événements ont un caractère ambigu. La participation d'un grand nombre de personnes reflète le profond mécontentement dans la société à l'encontre de la politique de M. Ianoukovitch et de son régime, ils ont montré leur incapacité à gouverner le pays, a tromper le peuple, a violer toutes leurs promesses pré-électorales et ils ont abandonné leurs postes au moment le plus difficile.

L'impudeur avec laquelle c'est enrichi le clan formé autour de Ianoukovitch, appelé "la famille", montre l'importance des détournements contre la plupart de leurs partisans et de leurs électeurs. 

Mais les protestations massives n'ont pas acquis un caractère de confrontation de classe. Cette lutte sanglante est celle d'un affrontement entre les deux groupes de la même catégorie d'exploitants, la bourgeoisie oligarchique, c'est le groupe prêt qui a rejoint les forces pro-occidentales, les nationalistes, la droite qui ont triomphé. Ces forces ont habilement utilisé le mécontentement du peuple et avec leur aide ont mené un coup d'état.

Dans le même temps, l'Occident a ouvertement, sans ménagement, interféré dans les affaires intérieures de notre pays, en soutenant l'action des forces de droite, ils visent à une transformation profonde de la situation géopolitique de Europe dans le monde, ils veulent détruire les liens vieux de plusieurs siècles entres les peuples russes, ukrainiens et des peuples frères de l'ex-Union soviétique. Ils veulent faire de l'Ukraine un protectorat des États-Unis, de l'UE, de l'OTAN, du FMI et des multinationales, économiques, culturelles et spirituelles.

Les groupes d'ultras, dirigés par des forces ouvertement néo-nazis, ont émergé avec l’agrément du régime Ianoukovitch, et les héritiers idéologiques d'Hitler accompagnés par un nouveau régime mènent une résurgence de l'hystérie anti-communiste, qui se manifeste dans la destruction massive monuments à Lénine, aux héros de la Grande guerre patriotique, par attaques criminelles contre nos sièges à Kiev et dans d'autres villes du pays, ils appliquent une terreur morale et physique contre les communistes et tentent d'interdire les activités du Parti communiste par des agressions importantes. 

Tout cela montre très clairement que les forces qui ont pris le pouvoir peuvent recourir à illégalité, et mener des représailles, non seulement contre les chefs du parti, mais contre la base communiste. 

Soyez prêt pour cela

Dans la situation actuelle, la tâche la plus importante est de maintenir la structure du parti,

Il est essentiel d'utiliser chaque occasion pour expliquer aux travailleurs le sens réel du coup d'État, les dangers, les conséquences qui en résulteront pour les gens ordinaires: Une aggravation de la situation économique, la hausse dramatique du chômage, les salaires impayés et la hausse des prix et des tarifs, la débauche et le crime, l'appauvrissement de la population

La direction du parti, notre groupe parlementaire à la Rada, fera tout son possible, dans ces conditions difficiles, pour défendre les intérêts des travailleurs, la préservation du parti et pour la défense l'unité du pays

Chers camarades,

Avec cette situation nouvelle, chacun de nous doit relever de nouveaux et difficiles défis. Rejoignez nos rangs, il faut multiplier les efforts pour promouvoir la lutte pour une juste cause, celle du socialism

 

40. Image des temps révolus.jpg

 

* 

La dernière mise au point du Saqr traduite par Le Grand Soir :

26 février 2014

Géopolitique du conflit ukrainien : le dessous des cartes

Le Saqr

41. Crimée-Ukraine-Saqr.jpg

Face aux images incroyables qui nous parviennent non seulement de Kiev, mais aussi de beaucoup d’autres villes en Ukraine (voir par exemple ici, ici, ici, ici, ici, ici et ici), on pourrait penser qu’il s’agit d’un chaos total et absolu et que personne ne contrôle la situation. Mais c’est là une impression très inexacte et je pense que le moment est venu de considérer de près les acteurs de ce conflit et ce qu’ils veulent vraiment. Alors seulement serons-nous en mesure de comprendre ce qui se passe, qui tire les ficelles derrière le rideau et comment la situation peut évoluer. Penchons-nous donc sur les différents acteurs de ce conflit, l’un après l’autre.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/geopolitique-du-conflit-ukrainien-le-dessous-des-cartes.html

*

Que faire ?

Pour ne pas s’acoquiner avec les atrocités en cours et celles à venir ?

 

L’Islande enterre sa candidature à l’Union Européenne 

45. islande-UE.jpg

http://croah.fr/revue-de-presse/lislande-enterre-sa-candidature-a-lunion-europeenne/

 

La Russie envoie des troupes et des navires en Crimée

46. Armée-russe-770x413.jpg

http://www.reseauinternational.net/2014/02/26/des-navires-de-debarquement-russes-sapprochent-de-la-crimee-en-ukraine/

 

Oups ! raté.

La Belgique rachète pour 50 milliards de papier Q usagé

 

 

http://www.reseauinternational.net/2014/02/27/scoop-la-chine-reduit-massivement-son-stock-de-dette-us-et-la-belgique-compense/

 

*

47. Livre.JPG

 

48. Chroniques de Nestor.jpg

 

 

Chronique de Nestor

Naissance des mondes russes

Traduite du vieux-russe par Jean-Pierre Arrignon

Anacharsis, 2008 – 288 pages

http://www.editions-anacharsis.com/Chronique-de-Nestor

Texte en ligne : http://www.lekti.net/liseuse/9782914777193

 

 

49. chronique numérisée.gif

 

 

 

 

Chronique dite de Nestor

Traduite en français par Louis Leger

Oeuvre numérisée par Marc Szwajcer

http://remacle.org/bloodwolf/historiens/nestor/chronique....

 

 

 

 

*

 

Un jour, en se retournant

D’une hanche sur l’autre

Dans son sommeil,

Elle vous écrasera tous.

 

Le poète (Robert Graves) parlait de notre Mère Nature

 

Déjà, les tsunamis, tremblements de terre, éruptions de volcans, tempêtes, pluies diluviennes et inondations à grande échelle se multiplient. Aucune partie du globe n’est épargnée.

 

EUROPE

50. oiseaux morts.jpg

La Voix de la Russie |  26 février 2014 –

Affaiblis et épuisés par les tempêtes successives, plus de 21.000 oiseaux marins morts se sont échoués sur les plages du littoral atlantique depuis fin janvier, une « hécatombe » sans précédent depuis au moins un siècle, a annoncé mercredi la Ligue de protection des oiseaux (LPO).

 

*

Il y a 5.000 ans (âge du bronze), il y avait au Pays de Galles, en bord de mer  (village de Borth, Ceredigion, à 20 miles de la Baie de Cardigan), une forêt de chênes et d’ifs. Les éléments en firent progressivement une tourbière : elle disparut. La tourbière à son tour fut recouverte par le sable et le sable par l’eau. On savait qu’elle avait été là, car les mythes populaires parlaient d’elle, mais on pensait qu’elle avait été plus au sud.

Les tempêtes récentes ont balayé très loin au large l’eau, le sable et la tourbe. La forêt engloutie a réapparu. Intacte. Le chêne et l’if sont imputrescibles et les pins eux-mêmes se sont conservés tout au long de ces millénaires à cause de qualités particulières propres à la tourbe (absence d’oxygène + haut degré d’alcalinité).

La voilà.

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52. Forest1 bis.jpg

Vous avez vu la netteté et le velouté de la coupe de ces énormes chênes ? Avec des outils même pas en fer.

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Si nos aïeux avaient pu prévoir la fin si imbécile de leur espèce, auraient-ils eu le courage de se donner tout ce mal ?

 

Source :http://www.dailymail.co.uk/news/article-2564285/5-000-year-old-forest-unearthed-storms-Beach-washed-away-reveal-ancient-oaks-pines.html

 

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Mis en ligne le 27 février 2014

 

 

22:33 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/02/2014

Censure et diffamation à la belge

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Censure d’un meeting politique de Laurent Louis à Bruxelles

 

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Triste jour pour la « démocratie » en Belgique. Alors que le député belge Laurent Louis organisait son deuxième meeting politique du mouvement « Debout les Belges ! » pour les prochaines échéances électorales de 2014, avec pour invité de prestige l’essayiste français Pierre Hillard, le mouvement s’est vu empêcher de rentrer dans la salle Lumen à Bruxelles. En effet, les propriétaires de la salle – où Laurent Louis a déjà fait son premier meeting sans aucun débordement – ont décidé de résilier unilatéralement le contrat entre les deux parties. Une vingtaine de policiers étaient présents sur les lieux afin de rediriger la foule réunie en masse (environ 450 réservations pour ce meeting) vers la place Flagey. Le député belge aura d’ailleurs l’occasion de faire un bref discours concernant la censure qu’il subit et les enjeux auquel le peuple belge devra faire face dans les années à venir.

Bien évidemment, aucune équipe de « journalistes des médias de masse » n’était là. Le Cercle des Volontaires était présent afin de filmer le déroulement de la soirée du 23 février 2014. Les images montrent l’esprit bon enfant de la foule qui s’est assemblée sur la place Flagey à Bruxelles et le discours de Laurent Louis, dont vous n’entendrez pas un mot dans la presse belge.

A vous de vous forger votre propre opinion !

E.I. Anass

 

 

Nous ne faisons que vous rapporter ici un événement, anecdotique en soi : M. Laurent Louis empêché de prendre la parole devant 450 personnes dans une salle retenue à cet effet, obligé de le faire en plein air, encerclé par la police.

Ne disons rien, cela vaut mieux, d’un gouvernement qui a le front de se prétendre démocratique et qui a recours à ce genre d’expédient pour harceler un adversaire politique, ni de l’élégance en affaires du propriétaire de la salle, qui a préféré déchirer unilatéralement un contrat qui l’engageait, plutôt que de dénoncer les pressions dont il était l’objet ou même (et quoi-z-encore ?) essayer d’y résister. M. Louis et ses amis feraient bien de rendre public les nom et adresse de ce commerçant à principes.

Notre but, par le biais de cette information, est de souligner au bénéfice de ceux qui n’en seraient pas conscients :

Comment fonctionne la diffamation mercenaire

Comment cela marche-t-il dans ce cas précis (un parmi beaucoup d’autres) ?

1.     L’événement est filmé et mis en ligne par le Cercle des Volontaires (France et Belgique)

2.   Un internaute poste un commentaire défavorable à M. Louis et aux siens. C’est son droit. Il accompagne son commentaire d’un lien renvoyant à un site hostile non à M. Louis mais au Cercle des Volontaires. Entre autres.

3.   Raphaël Berland, fondateur et animateur du Cercle des Volontaires lui répond : « En tout cas, nous ne censurons pas vos commentaires. Et vous ? »

4.   Indécrottables curieux que nous sommes, nous allons voir ce que raconte le site que l’on nous convie à visiter.

5.   Nous découvrons (sans surprise) que ce site se prétend de gauche. « La gauche », qui n’existe plus depuis deux siècles, ça ne mange pas de pain, ça préfère la brioche. Et, surtout, cela ne coûte rien : il suffit d’affirmer, de se réclamer du « Front de gauche » et de mettre en bannière un dessin de Tardi, qui n’en peut mais et qui a ainsi l’air de faire partie de la bande (ce dont nous serions très surpris).

6.   Suit un réquisitoire où tout ce qui est intellectuellement un peu au-dessus des pâquerettes et doté de sens critique est accusé de fascisme, de souverainisme, de nationalisme, de complotisme, de confusionnisme et de manger de la moutarde après souper les goinfres. Ils sont évidemment amalgamés avec des gens qui ne leur sont rien et des démarches qui ne sont pas les leurs, et se voient traités à toutes fins utiles de « rouges-bruns » et englobés dans une vertueuse réprobation générale, autoproclamée antifasciste. Sans rire. D’ailleurs, Indymedia l’a dit. Donc…

N’importe qui peut ouvrir un blog, se déclarer anti-fasciste et vilipender ceux qu’il n’aime pas. Tout le monde peut même le faire de bonne foi, en se trompant ou pas. Ou être de mauvaise foi et tromper. Exprès.

Ce qui nous fait croire à cette dernière occurrence, ce sont les listes. Celle des diffamés, d’abord, rigoureusement la même chez toutes les officines employées à cet effet. Celle de leurs péchés, ensuite, d’une bassesse, d’une monotonie et d’un manque d’inattendu à pleurer. Car on diffame en file indienne. Nous ne croyons pas à tant de coïncidences.

Pour en savoir plus sur ces petites mains de l’enfumage, de la diffamation et de la calomnie élevés au rang des beaux-arts, voir Le Grand Soir, qui a vidé la question une fois pour toutes dans une série d’articles aussi précisément argumentés que richement documentés.

Vous cliquez sur leur onglet « thèmes » et, dans les thèmes, vous choisissez « médias ».

Deux exemples :

http://www.legrandsoir.info/+-article-xi-+.html

http://www.legrandsoir.info/+-rue89-+.html

etc.

etc.

*

Tiens, puisqu'on parle d'eux, sur Info-libre.fr, nous trouvons ceci :

4. Info.Libre.fr.png

Jeudi 20 Février :

Robert Faurisson invoque une Question Prioritaire de Constitutionnalité contre la loi Fabius-Gayssot

Poursuivi pour sa participation à un colloque révisionniste en Iran en 2006, Robert Faurisson a décidé de contester la loi Gayssot au moyen d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité, demande qui met en suspens la procédure intentée à son encontre.

 

Il a aussi évoqué le dernier livre de Jean Bricmont, La République des censeurs.

 

 

*  

5. LIVRES-PHÉNIX.JPG

6. Bricmont L'Herne.jpg

 

 

 

 

Jean BRICMONT

La République des censeurs

L’Herne, 2014 – 176 pages

Coll. Cave Can

 

 

 

 

Œuvres de Robert FAURISSON

  • Mémoire en défense contre ceux qui m'accusent de falsifier l'histoire, La Vieille Taupe, 1980.
  • Robert Faurisson, Réponse à Pierre Vidal-Naquet, Paris, La Vieille taupe,‎ 1982, 95 p.
  • « Chronique sèche de l'Épuration – Exécutions sommaires dans quelques communes de Charente limousine », Revue d'Histoire révisionniste, no 4, février-avril 1991.
  • Réponse à Jean-Claude Pressac, édité par l'AAARGH, 1993
  • Écrits révisionnistes (1974-1998), 4 volumes, Édition privée hors commerce, 1999.
  • Écrits révisionnistes (1999-2004), 5 volumes, Édition privée hors commerce, 2005.
  • Het « Dagboek » van Anne Frank : een kritische benadering, en collaboration avec Siegfried Verbeke.
  • Le révisionnisme de Pie XII, 2009

 

*

 

 

 

 

Mis en ligne le 25 février 2014

00:36 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/02/2014

UKRAINE R.I.P.

1. BLOG Ukraine RIP.JPG 

UKRAINE R.I.P.

Mise à plat de la trahison de Ianoukovitch

(et Iulia en route vers sa remise en liberté)

par Le Saqr

21 février 2014

Ainsi, c’est fait. Ianoukovitch a totalement capitulé. Il a signé un accordavec les insurgés, accord qui, selon la BBC, comprend les conditions suivantes :

·      La constitution de 2004 est restaurée dan s les 48 heures et un gouvernement d’« union nationale » sera formé dans les dix jours.

·      Une réforme constitutionnelle « rééquilibrant » les pouvoirs du Président, du gouvernement et du Parlement sera entamée immédiatement et devra être achevée en septembre.

·      Une élection présidentielle sera tenue après l’adoption de la nouvelle constitution, mais pas plus tard que décembre 2014, et de nouvelles lois électorales seront promulguées.

·      Une enquête sera menée sur les récents actes de violence, sous la supervision conjointe des autorités, de l’opposition et du Conseil de l’Europe.

·      Les autorités ne proclameront pas l’état d’urgence et, tant les autorités que l’opposition s’abstiendront d’utiliser la violence.

·      Les armes illégales seront remises aux représentants du Ministère de l’Intérieur.

Qu’est-ce que tout ceci signifie en simple et bon anglais (ou français) ?

Le « retour à la constitution de 2004 » veut dire que le Président a remis le contrôle de toutes les forces de police et de sécurité au Parlement. Ce faisant, il a donné aux insurgés le pouvoir légal de commander le Berkut et la police anti-émeutes, dont les hommes ont été battus, estropiés, torturés, brûlés et tués par les insurgés, alors que, sous les ordres de Ianoukovitch, il leur était fait interdiction de se servir de leurs armes. À la lumière de cette absolue monstruosité, je ne peux qu’applaudir la prévoyance et la sagesse des gouverneurs de Kharkov et de la Crimée, qui ont rappelé leurs contingents du Berkut.

Le prétendu « gouvernement d’union nationale » signifie que sce sont les insurgés qui vont gouverner le pays, mais sans avoir à porter la responsabilité du désastre économique, politique et social dans lequel l’Ukraine va plonger.

Quant à « l’enquête sur les récents actes de violence » , elle blanchira tous les insurgés et tolus les terroristes de quelque accusation que ce soit et fera porter tpout le blâme sur les policiers qui ont essayé de maintenir la loi et l’ordre pour protéger la Présidence.

Ceci est assuré de rester dans l’Histoire comme un des pires actes de haute trahison des temps modernes.

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Viktor-Victoria au temps des risettes

Inutile de dire que les dirigeant réels du soi-disant « Bloc de Droite » ont rejeté cet accord et promis de continuer leur « résistance » jusqu’à l’obtention d’un changement de régime total et absolu [ le fameux regime change si cher à l’Empire, NdGO] .

Ce dernier développement tourne vraiment une page. L’expérience de l’Ukraine-état unitaire a visiblement échoué, et, à moins d’un miracle, une guerre civile suivie de l’éclatement du pays en deux est maintenant inévitable. Kiev est tombée et le nouveau « Front de l’Est » a fait un bond de 400 kms vers l’Est. Un long conflit commence.

Le Saqr.

P.S. Je viens juste d’apprendre que le Parlement, contrôlé par les insurgés, a voté la mise en liberté de Iulia Timotchenko. Bravo ! J’espère qu’ils donneront sa cellule à Ianoukovitch, qui la mérite in finiment plus qu’elle.

Traduction Catherine L.

Pour Les Grosses Orchades

 

*

Voilà qui est fait : elle est libre, et s’adressait, hier samedi, à la foule de ses libérateurs place Maïden

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Justement, le site de Michel Collon vient de se fendre d’un portrait-rappel. Mettons-nous à jour :

Qui est vraiment Iulia Timochenko ?

Simon de Beer

22 novembre 2012

Egérie de la « Révolution orange », qui a amené en 2005 le camp pro-occidental à la tête de l'Ukraine, Ioulia Timochenko est généralement présentée dans nos médias comme la garante de la démocratie et des droits de l'homme face au camp « pro-russe ». Sa récente incarcération, unanimement considérée comme politique par nos dirigeants, a ravivé l'élan de sympathie dont elle bénéficie en Europe et aux Etats-Unis. Pourtant, le parcours de cette puissante femme d'affaires est moins rose qu'il n'y paraît à première vue : corruption, liens avec l'extrême droite, pion de l'impérialisme US... De quoi sérieusement égratigner l'image de parfaite démocrate que l'on essaie habituellement de lui donner.

Lire la suite...

Source : http://www.michelcollon.info/Qui-est-vraiment-Ioulia-Timochenko.html

 

*

Le Saqr s’est, lui, mis en congé bien mérité jusqu’à lundi. Et pendant ce temps, notamment sur le site de Tom Feeley, INFORMATION CLEARING HOUSE, les nouvelles continuent de pleuvoir.

Attendons lundi pour voir si Le Saqr confirme son jugement à chaud, car dans un article intitulé

Les insurgés se sont emparés de Kiev. Le président parle de coup d’état.

de Maria Danilova et Yuras Karmanau pour Associated Press (AP),

une autre version semble se dessiner. Nous vous en résumons les points saillants (texte original en annexe).

·      Les émeutiers ont pris hier le contrôle de la capitale ukrainienne et ont envahi le bureau du Président, tandis que le Parlement votait sa destitution et fixait la date du 25 mai pour de nouvelles élections.

·      Le président Viktor Ianoukovitch a déclaré, sur une chaîne de télévision non capturée par l’émeute, qu’il s’agissait d’un coup d’état, qu’il n’était pas question qu’il démissionne et qu’il ne reconnaîtrait pas la légitimité des décisions prises dans ces conditions.

Après les événements de ces dernières semaines, la peur est grande, disent les auteurs de l’article, de voir le pays éclater en deux morceaux. C’est fait, non ?

·      M. Ianoukovitch a quitté Kiev pour rejoindre son bastion électoral, dans la partie russophone du pays, à l’est, où il a rencontré des législateurs qui refusent de reconnaître la légitimité du nouveau Parlement au pouvoir et ont appelé les citoyens à former des milices de volontaires pour assurer le maintien de l’ordre.

·      « Ils essaient de m’effrayer. Je n’ai pas l’intention de quitter le pays. Je ne vais pas me démettre. Je suis le président régulièrement élu » a dit Ianoukovitch, visiblement secoué, en s’interrompant longuement plusieurs fois, lors de son allocution télévisée. «Ce qui se passe aujourd’hui est, à un degré accentué, du vandalisme, du banditisme et un coup d’état. Je ferai tout pour protéger mon pays de l’éclatement et pour empêcher l’effusion de sang.»

Les régions occidentales du pays, irritées par la corruption qui sévit dans le gouvernement Ianoukovitch veulent se rapprocher de l’Union Européenne et ont contesté son autorité dans plusieurs villes, disent nos journalistes. Mais la partie orientale de l’Ukraine, qui représente la masse la plus importante de la production économique nationale, souhaite au contraire nouer des liens plus étroits avec la Russie et a jusqu’à présent très largement soutenu le Président.

(…)

·      « Un dictateur a été renversé. Nous nous sommes soulevés pour avoir le droit de vivre dans une Ukraine différente. C’est une victoire ! » a dit Anatoly Soumchinsky, un des chefs émeutiers.

Les événements de samedi sont le résultat d’une intervention de l’Union Européenne dans le but proclamé de faire intervenir un accord de paix entre la Présidence et l’opposition. Mais… Ianoukovitch a dit ce même jour qu’il ne reconnaîtrait aucune des mesures prises par le Parlement au cours des deux derniers jours, en conséquence de cet accord… Lequel stipule que le Président a décidé de démissionner, fixant de nouvelles élections présidentielles pour le 25 mai au lieu de l’an prochain, taille sérieusement dans les pouvoirs du président et décrète l’élargissement de sa grande rivale, l’ex-premier ministre Iulia Timochenko. Ces décisions ont été votées à de larges majorités, comprenant les votes favorables de membres du Parti des Régions de Ianoukovitch, qui a dominé jusqu’à présent la scène politique mais semble lui retirer son soutien.

[ Questions idiotes : De quoi ce Parlement était-il fait avant ces dernières semaines ? Que lui est-il arrivé ? On dirait bien que c’est lui le responsable de la haute trahison que Le Saqr reproche si virulemment à Ianoukovitch, à moins que nous n’ayons pas tout compris. Mézalors, ces dits parlementaires élus régulièrement dans toute l’Ukraine y compris l’orientale sont-ils en majorité des néo-nazis ou se sont-ils tous vendus, comme le Congrès des États-Unis, à des puissances étrangères, ou les-deux-mon-général ? Si quelqu’un y voit plus clair que nous… ]

·      La Russie s’est fermement prononcée samedi contre l’accord de paix, estimant que l’opposition ne respecte pas sa part du contrat qui fait obligation aux insurgés de remettre leurs armes et de lever leur camp de tentes. Le ministre russe des Affaires Étrangères Sergei Lavrov a appelé ses homologues allemand, français (Fabius !) et polonais et les a pressés d’user de leur influence auprès de l’opposition pour qu’elle arrête de se livrer à ce qu’il a défini comme des mises à sac. Les officiels européens ont appelé au calme (hihi). Les responsable ukrainiens de la Défense Nationale et de l’Armée ont également appelé les Ukrainiens à rester calmes. Dans un communiqué du même jour. Le Ministère de la Défense et le Chef des Forces Armées ont affirmés qu’ils ne se laisseraient entraîner dans aucun conflit et qu’ils prendraient toujours le parti du peuple (Ah, oui, mais lequel puisque maintenant ils sont deux ?). Mais ils n’ont pas spécifié s’ils soutenaient toujours le Président ou s'ils se ralliaient à l’opposition.

·      Le Président était, à ce moment-là, à Kharkov, où des gouverneurs, des autorités provinciales et des législateurs ont rencontré des législateurs russes du niveau le plus élevé. Ils ont émis un communiqué commun disant que les événements de Kiev ont conduit à la « paralysie du gouvernement central et à la déstabilisation de la situation dans le pays. » Certains d’entre eux ont appelé à la formation de milices de volontaires pour organiser la défense contre les protestataires tout en insistant pour que les forces armées restent neutres et se contentent de protéger les dépôts de munitions.

·      Les insurgés ont revendiqué l’entier contrôle de Kiev ; ils ont encerclé et occupé le  bureau du Président ainsi qu’une luxueuse résidence qu’on prétend lui appartenir, quoiqu’il ne l’ait jamais admis. Cette résidence est devenue, au cours de ces dernières semaines, l’emblème du secret et de l’arrogance qui caractérisent, selon eux, la présidence de Ianoukovitch. Empêchés par des modérés de piller l’endroit, des manifestants ont attaché un drapeau ukrainien à un des réverbères et hurlé « Gloire à l’Ukraine ».

[ Un des grands classiques de l’intoxe ! Avons-nous déjà oublié le « Versailles » de Ceaucescu, preuve de sa mégalomanie, qui s’avéra plus tard n’être qu’une masure à peine améliorée, en regard par exemple de l’appartement germanopratin du fils Fabius ? Après avoir déclenché tant de stridentes indignations jobardes, le dégonflement de la baudruche ne fit pas grand bruit. D’autant que, dans l’intervalle, Nicolas Ceaucescu et sa femme avaient été trucidés, bien entendu sans jugement, et qu’il valait mieux oublier les conditions du lynchage. Ah, s’ils s’étaient appelés Romanov…]

·      Autour du bureau du Président, dans le centre de Kiev, des hommes casqués, lourdement armés y compris de boucliers, montent la garde. Il n’y a pas de police en vue.

(Dalton Bennett à Kharkov, Angela Charlton et Jim Heintz à Kiev et Vladimir Isachenkov à Moscou).

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article37728.htm

 

*

Hélas le temps nous manque pour vous traduire deux autres articles d’importance. Les voici pour mémoire, et pour les anglophones.

Ukraine : La révolution (des chemises) brune(s)

Une interview par John Robles du Pr. Francis BOYLE, Professeur de Droit International à l’Université « Illinois College of Law ».

http://www.informationclearinghouse.info/article37729.htm

 

Plus somnambules que jamais

Les fantoches US ont perdu le contrôle

Par Paul Craig Roberts

http://www.informationclearinghouse.info/article37736.htm

*

L’avons-nous assez dit, lorsqu’ils se mêlèrent,  avec notre passif aval, d’aller mettre en pièces la Yougoslavie, que ce n’était qu’une répétition générale !

Ah, quel réjouissant spectacle aujourd’hui que celui de ces sanglants mirliflores - les Fabius, les Botul, les Ashton, les Cameron, lesVerhofstadt, les Van Rompuy et leurs compères teutons, polonais & C° s’en allant, au seuil même de la Russie, souffler sur les braises de l’incendie qui va les cramer !

C’est ce que démontre lumineusement Philippe Grasset, aidé d’un observateur US sidéré, dans l’article qui suit. Pure ambroisie pour amateurs de justice immanente !

 

Le « modèle ukrainien » pour « notre » Europe ?

Philippe GRASSET, DeDefensa.org

... Effectivement, que voilà donc une théorie intéressante. Son concepteur n’est pas un de ces dissidents infréquentables, du genre qui fourmille à dedefensa.org. Martin Sieff, qui se présente dans l’interview qu’on va citer comme collaborateur de The Globalist, a été pendant plus de dix ans le chef des affaires internationales à UPI (jusqu’en 2010-2011) et le récipiendaire, durant sa carrière, de trois Prix Pulitzer. Voilà pourtant, 1) qu’il émet ce jugement extraordinaire pour le commun de la presse-Système de voir dans le soutien US aux “insurgés” de Kiev une “initiative catastrophique”, dont les effets vont se faire ressentir au cœur du bloc BAO ; 2) qu’il développe cette analyse dans une interview à Russia Today, ce 21 février 2014.

Sieff ne met pas toute la responsabilité de cette “initiative catastrophique” au débit de Washington. Pour lui, et à notre sens fort justement, les USA à leur niveau le plus officiel (hors des incendiaires-solo comme Victoria Nuland), n’ont suivi que d’assez loin la crise ukrainienne, et ont surtout suivi l’Europe (l’UE) dans son évolution vis-à-vis de cette crise. Plus grave, tout de même : le constat, par Martin Sieff, de la faiblesse conceptuelle du département d’État dans cette affaire, par manque de capacités intellectuelles au plus haut niveau, dans l’équipe dirigeante du département («Les membres les plus hauts gradés du Département d’État étatsunien manquent de compétence en ce qui concerne l’Europe et d’ailleurs aussi la Russie. L’accent a été mis sur le Pacifique asiatique toutes ces dernières années et sur le Moyen-Orient. Ils ne se sont pas intéressés à l’Europe et leur lacune dans ce domaine commence à leur nuire.») Vient alors sa thèse...

« Russia Today : Que pensez-vous du fait que Washington blâme les autorités de Kiev pour toute cette violence ?

Martin Sieff : C’est une catastrophe, c’est subversif. Les conséquences seront bien plus graves que quiconque à Washington ou en Europe occidentale ne semble en avoir conscience. Cela place l’Union Européenne et les États-Unis du côté du chaos et du désordre révolutionnaire non pas seulement dans un autre pays de la planète, ce qui serait déjà suffisamment grave, mais au cœur de l’Europe. C’est tout à fait dangereux et irresponsable.

Russia Today : Les États-Unis et l’UE n’ont-ils donc pas vu la montée du nationalisme et de l’extrémisme dans ces soulèvements ? Nous assistons bel et bien à une révolution et c’est ce que veulent les nationalistes, Est-ce aussi ce que veulent les États-Unis et l’UE ?

Martin Sieff : Ils ne devraient pas le vouloir, vous avez tout à fait raison. C’est un énorme paradoxe spécialement pour l’UE. Les forces qui cherchent à diviser l’Ukraine sont les mêmes que celles qui tentent de déstabiliser les nations européennes occidentales. Il y a d’importants mouvements sécessionnistes au coeur des nations européennes occidentales. Regardez l’Écosse, qui, très tranquillement, est en train de devenir indépendante avec son référendum programmé cette année. L’Espagne, quant à elle, a réussi à empêcher la désintégration du pays, notamment dans la région de Barcelone en Catalogne. La ligue du Nord est très puissante et c’est une force relativement modérée et responsable mais si des émeutes se déclenchaient dans les rues d’Espagne, de France, d’Italie et d’Angleterre dans le but de renverser le pouvoir en place et de faire sécession, l’Europe n’attiserait pas les forces de destruction. Elle les réprimerait. Alors pourquoi les attise-t-elle là-bas [en Ukraine] ? »

Il est vrai que nous avons tendance à regarder l’Ukraine, soit avec les yeux du spécialiste en crisologie, et alors l’analyse se réfère au “modèle libyen” ; soit avec les yeux du spécialiste en russophobie, et alors l’analyse se réfère à l’ex-URSS et à la guerre froide, du temps où “l’Europe de l’Est” désignait le glacis communiste. Mais l’Ukraine est un pays européen, ô combien, puisque c’est même l’enjeu de départ et le faux-enjeu d’apparence de la crise. C’est là justement le regard de Martin Sieff, et alors que dans les autres interprétations la pensée conventionnelle fait de l’Ukraine un cas hors-Europe (on veut dire la vraie, la civilisée, la bruxelloise & Cie), qui se révolte justement pour gagner sa place dans le “paradis européen”, lui la voit comme un pays européen dont la révolte d’une de ses parties peut servir de modèle aux forces sécessionnistes de nombre de pays de “la vraie Europe, la civilisée...”, etc., – et Dieu sait s’il n’en manque pas, comme on commencera à le mesurer lors des prochaines élections européennes. Aussitôt, son propos s’éclaire et la thèse devient lumineuse, et particulièrement jubilatoire car si Sieff dit vrai, s'il y a effectivement un enchaînement de révoltes se référant à l'Ukraine et devant lesquelles les USA seront de plus en plus embarrassés, peut-on rêver plus sévère perspective de déculottée en forme de blowback (“coup de fouet en retour”, selon la CIA) ? (Nous ajouterons que nous sommes nous-mêmes intéressés par cette thèse, dans la mesure où nous avons déjà affiché notre conviction que la crise ukrainienne pourrait apporter plus de déboires à l'UE qu'à la Russie : «L’Ukraine est donc engagée dans un processus syrien, dont il n’est assuré en rien qu’il porte ombrage d’abord à la Russie. (Notre remarque du 18 décembre 2013 est plus que jamais valable, notamment en ayant à l’esprit l’engagement polonais derrière l’extrême-droite ukrainienne antirusse par rapport aux normes de vertu de l’OTAN et l’UE, qui ressurgiront à un moment ou l’autre avec leurs exigences : “...l’Ukraine, dont la déstabilisation affecterait beaucoup plus, à notre sens, l’UE elle-même voire l’OTAN que la Russie, qu’elle unirait dans la lutte contre un danger pressant.”» [Notre texte du 23 janvier 2014].)

Ainsi Martin Sieff entre-t-il dans l’affrontement intellectuel en cours pour saisir la véritable signification des événements ukrainiens en introduisant un facteur déstabilisant fondamental. Il est conforté en cela, d’une part par le véritable parcours de Ianoukovitch, élu comme proche de la Russie mais qui a suivi depuis une voie extrêmement sinueuse, qui a cherché un rapprochement avec l’UE et qui a lui-même suivi les négociations avec l’UE dans l’espoir qu’elles réussissent ; d’autre part, par la véritable personnalité des membres de l’opposition insurgée, et notamment des plus actifs, les extrémistes qui ne cessent de s’affirmer comme ultra-nationalistes et anti-UE, partisans d'une “grande Ukraine”, comme c’est le cas pour Andrei Tarasenko, le coordonnateur du groupe le plus radical et pointe armée de l’insurrection, Pravy Sektor, et même revendicatifs de certains territoires d’autres pays européens au nom de l’histoire ukrainienne, et notamment de territoires actuellement polonais.

(On peut lire à cet égard le texte de Vladislav Goulevich sur Strategic-Culture.org, ce 20 février 2014, sur les liens entre les nationalistes ukrainiens et les Polonais. L’aide polonaise depuis plusieurs années aux extrémistes ukrainiens, malgré des revendications de ces extrémistes sur des territoires actuellement polonais, vient essentiellement du ministère des affaires étrangères, dont le ministre est Radoslaw Sikorski. On sait que Sikorski, qui a passé beaucoup de temps à Washington, notamment à l’AEI [American Enterprise Institute], le think tank néo-conservateur, fut apprécié comme une “antenne neocon” en Pologne lorsqu’il y revint, en 2005, pour prendre le poste de ministre de la défense [voir le 28 novembre 2005]. A ce titre, Sikorski a certainement gardé des contacts avec ses amis washingtoniens, dont le couple Robert Kagan-Victoria Nuland.)

Cette extraordinaire complication de la crise ukrainienne renvoie résolument à des problématiques européennes, et aux tensions nationalistes et sécessionnistes. C’est en cela que la thèse de Martin Sieff est intéressante et présente un certain crédit. L’ignorance US de cette sorte de problème ne se limite pas au département d’État, bien entendu, comme on l’a vu avec la visite du sénateur McCain en Hongrie, corrélativement à une visite en Ukraine en décembre (voir le 1er février 2014). Mais que dire de l’éventuel aveuglement européen selon cette perception, dont Sieff parle peu puisqu’il est surtout préoccupé de la politique étrangère US ? La crise ukrainienne, avec ses multiples dimensions qu’on découvre peu à peu, intervient alors que l’Europe se trouve dans un état de grande tension anti-intégrationniste, caractérisée par une poussée populiste, sinon nationaliste et extrémiste, et l’un ou l’autre rendez-vous sécessionniste, comme le référendum sur l’indépendance écossaise du 18 septembre prochain. (De nouveaux sondages montrent que les indépendantistes progressent, de 32% en janvier à 38%, tandis que les partisans du maintien dans le Royaume-Uni reculent de 52% à 47%, – voir PressTV.ir, le 21 février 2014.)

Le paradoxe le plus remarquable, à la lumière de la thèse de Martin Sieff, est de voir une crise déclenchée en apparence par la question du rapprochement de l’Ukraine avec l’UE, et selon le thème officiel d’une insurrection pro-UE, risquer, non seulement de “réveiller de vieux démons” selon l’expression consacrée, mais encore de leur donner du crédit et presque le label de l’honorabilité-Système cher au parti des salonnards. Il est finalement assez sympathique, dans tous les cas hautement ironique et encourageant pour la pluralité des opinions, de se dire que BHL est venu le 9 février haranguer les foules d’Euromaidan semées ici et là de groupes nationalistes extrémistes, antisémites et fascistes tirant sur le nazisme, tous ayant pignon sur rue dans leurs équipements de combattants des barricades, de ces barricades que certains ont comparé à celles de 1848, année du grand courant révolutionnaire européen... Le Système en perd ses repères et finira par ne plus savoir comment et pourquoi l’on reconnaît un antiSystème.

Mis en ligne le 21 février 2014 à 12H16

Et pendant qu’on y est, voici l’interview intégrale de Martin Sieff, traduite pour Le Grand Soir :

23 février 2014

« La position étatsunienne consistant à blâmer les autorités ukrainiennes pour les violences est une catastrophe ! »

Martin SIEFF

3. Martin Sieff.jpg

Il est irresponsable et dangereux de la part de Washington d'accuser le gouvernement de la violence qui règne dans les rues de Kiev, a dit à RT Martin Sieff, un géopoliticien très renommé du Globalist Research Center et envoyé spécial de the Globalist.

Sieff pense que les désordres en Ukraine sont le résultat des pressions de l'UE qui a refusé d'accepter la décision de Kiev de suspendre l'accord d'intégration européen. Selon lui, la décision des États-Unis et de l'UE de soutenir les insurgés en Ukraine pourrait avoir comme conséquence de susciter des aspirations similaires en Europe occidentale où les mouvements sécessionnistes ont le vent en poupe.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/la-position-etasunienne-consistant-a-blamer-les-autorites-ukrainiennes-pour-les-violences-est-une-catastrophe.html

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Et qu’est-ce que dit de tout cela le toujours si bien informé Réseau Voltaire ?

Coup d’État pro-US en Ukraine

23 février 2014

4. Coup d'Etat pro-Us.jpg

Sous le contrôle et en présence de diplomates états-uniens, la Verkhvna Rada ukrainienne a opéré un coup d’État, les 22 et 23 février 2014.

Le Parlement a d’abord pris acte de la démission forcée de son président et élu à sa place l’ancien patron des services secrets, Olexandre Tourtchinov.

Puis, 328 députés sur 450 ont abrogé la Constitution et lui ont substitué celle de 2004 [1], c’est-à-dire sans référendum et en situation d’urgence en violation des articles 156 et 157 de la Constitution.

Lire la suite

Source : http ://www.voltairenet.org/article182305.html

 

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Le président de la Rada ukrainienne démissionne sous la menace

Réseau Voltaire, 23 février 2014

5. Président de la Rada.jpg

Menacé de mort, le président de la Rada ukrainienne, Volodymyr Rybak, a démissionné, le 22 février 2014, et a quitté le parlement.

Immédiatement, les membres présents de la Rada ont adopté plusieurs motions, dont la libération de l’ancienne Premier ministre, la personne la plus riche du pays, Ioulia Tymochenko (condamnée à sept ans de prison pour abus de pouvoir dans la négociation d’un contrat gazier avec la Russie).

Simultanément, des groupes nazis ont envahi les principaux bâtiments du pouvoir après s’être emparés d’une armurerie militaire.

Source : http://www.voltairenet.org/article182283.html

 

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La Clinton-Pintchouk connection

Par Manlio Dinucci

Réseau Voltaire (Rome – Italie) 22 février 2014

Connaissez-vous Viktor Pintchouk, seconde fortune d’Ukraine ? Ce magnat de l’acier s’est forgé de solides réseaux en Occident, que ce soit aux États-Unis ou en France. Mécène, il finance des artistes et désormais sponsorise une « révolution ».

6. Viktor Pintchouk.jpg

À la table de Kiev où a été négocié l’accord formel entre gouvernement, opposition, Union européenne et Russie ne siégeait officiellement aucun représentant de la puissante oligarchie interne qui, plus liée à Washington et à l’Otan qu’à Bruxelles et à l’UE, pousse l’Ukraine vers l’Occident. Emblématique est le cas de Viktor Pintchouk, magnat de l’acier, 54 ans, classé par la revue Forbes parmi les hommes les plus riches du monde [1].

Lire la suite…

Source  :http://www.voltairenet.org/article182277.html

 

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Les Israéliens disent avoir peur de ce que signifie pour les juifs le retour de Timochenko aux affaires. Ah, bon ?

Certes, elle est pro-nazie et violemment judéophobe, mais ils le savaient en envoyant des officiers de Tsahal prendre la tête des vandales de la place Maïden. Est-ce que la faire libérer n’était pas à leur programme ?

Alors, soit ils jouent à Gribouille et vont se réfugier dans la mare pour se mettre à l’abri de la pluie, soit ils font semblant, n’en ont pas peur du tout et sont cul et chemise avec elle. Ce qui ne veut pas dire que les juifs n’ont rien à craindre. Tout dépend desquels.

Quoi qu’il en soit, un rabbin vient de faire appel à Lieberman pour qu’il s’occupe d’eux. (Voir ici :

http://www.dedefensa.org/articleun_rabbin_ukrainien_presse_les_juifs_de_quitter_kiev_22_02_2014.html ).

Les Ukrainiens ne sont pas sortis de l’auberge. Et les Palestiniens vont devoir se pousser un peu pour faire de la place.

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Bon. Le portrait n’est pas très flatteur, mais il augmente ses chances d’être bien accueilli. N’est-ce pas ce qui compte ?

 

*

Les États-Unis sont-ils en train d’essayer de renverser trois gouvernements à la fois ? Oui. Celui de Bachar al-Assad, celui de Viktor Ianoukovitch, et celui de Nicolas Maduro. Entre autres.

Y réussiront-ils ?

7. Les cornes.jpg

À vos dictionnaires !

Le gouvernement vénézuélien envoie l’Armée combattre de « graves » désordres fomentés par l’opposition à la frontière colombienne

par Ewan Robertson

22 février 2014

http://www.informationclearinghouse.info/article37731.htm

 

Et à suivre.

 

*

 

Mis en ligne le 23 février 2014.

23:56 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |