01/09/2013

DEUX NAISSANCES

 

1. BLOG DEUX NAISSANCES art-work-by-Banksy-on-the-Thekla-Social-entertainment-boat-central-Bristol-England.jpg

Quelques nouvelles brèves de la fin du monde

Le rôle d’Israël dans l’annonce de l’attaque contre la Syrie

(Réseau Voltaire) - Selon le site internet du magazine Foreign Policy du 28 août 2013, la NSA aurait intercepté les communications entre le chef de l’unité syrienne des armes chimiques et un haut responsable du ministère syrien de la Défense. Ce dernier était paniqué après l’attaque chimique ayant coûté la vie à 1 429 personnes [1].

Cette information, largement diffusée par la presse atlantiste, a contribué à accroître la certitude affichée par les États occidentaux en la culpabilité de la Syrie.

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Source : http://www.voltairenet.org/article179982.html

2. gaz-toxique.png

L’administration Obama valide une intox israélienne

Le ministre de la Défense Chuck Hagel, le secrétaire d’État John Kerry, la conseillère de sécurité nationale Susan Rice et le directeur national du Renseignement James Clapper ont tenu une réunion à huis clos sur la Syrie avec des leaders du Congrès, jeudi 29 août 2013.

Selon le représentant Elliot Engel, qui préside la minorité démocrate à la Commission des Affaires étrangères, l’administration Obama a confirmé l’interception de communication du gouvernement syrien attestant sa responsabilité dans les attaques chimiques du 21 août, telle que révélée par Foreign Policy.

Or, ces « interceptions » sont en réalité d’origine israélienne [1].

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Source : http://www.voltairenet.org/article179986.html

2. gaz-toxique.png

Damas – Armes chimiques : L’Offensive de l’AAS dans le Goutha du 21 août filmée par ANNA News

 

Les reporters d'ANNA News [ site ] dont j'ai l'honneur de diffuser les images de manière régulière sur ce blogue viennent de publier un nouveau reportage sur l'offensive de l' AAS au moment ou le Mainstream diffusait la nouvelle d'une prétendue attaque chimique. [par Bachar el-Assad, NdGO]

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Source : http://zebrastationpolaire.over-blog.com/

 

2. gaz-toxique.png

Résumé :

1)          Israël lance un canular quelque peu intéressé.

2)          Les USA, comme d’hab, avalent tout et foncent.

3)          Les caniches franco-anglo-UE suivent en jappant « Guerre à Assad, l’homme au sarin entre les dents ! »

4)          Moscou a des preuves que c’est faux.

5)          Zut !... On avait crié à l’incendiaire avant d’allumer soi-même l’incendie. Mauvais timing.

3. Fabius sariné.jpg

Comment, c’est  faux ?

La preuve que c’est vrai : un défenseur de la démocratie, n’écoutant que son courage, s’est rendu sur les lieux  et  s’y est fait honteusement sariner.


 Et maintenant, on fait quoi ?

On refait Hiroshima ?

On refait Nagasaki ?

On refait Dresde ?

On refait Fallujah ?

On refait Gaza, encore et encore ?

On refait la Berezina ? (Aïe !)

On refait Stalingrad ? (Ouille, ouille, ouille !)

0. usa-china-russia-syria-war.jpg

Plaisanterie mise à part, ce n’est pas bien de gazer les gens.

(L’a-ton assez reproché à feu Adolf !)

 

*

Et bousiller le patrimoine génétique de toute l’humanité, vous appelez ça comment ?

Bof !

3 bis. Uncle Sam wants you dead.jpeg

Deux naissances : Une arrivée dorée et un leg empoisonné

par Felicity ARBUTHNOT

posté le 13 août 2013 sur Salade de pissenlits

 

« … la guerre, à notre époque, est toujours une guerre contre des innocents, une guerre contre des enfants. »

Howard Zinn (1922-2010).

Le 22 juillet, deux bébés sont nés, dans des mondes très différents. Le prince Georges Aklexander Louis, fils du prince William de Grande Bretagne et de sa femme Catherine, est arrivé, dans l’aile Lindo à 5.000 £ la nuit de l’Hôpital Saint Mary de Londres, pesant ses 3,800 kgs de pleine santé.

4. kate & baby.jpg

Selon le site web de l’hôpital :

L’aile Lindo offre des chambres de luxe et des suites conçues pour vous fournir confort et intimité pendant votre séjour. Chaque chambre possède la télévision par satellite relayant les principales chaînes internationales, une radio, un coffre fort, un téléphone de chevet et un frigo. Vous et vos visiteurs avez accès à l’Internet et votre quotidien préféré est distribué chaque matin dans votre chambre pendant la durée de votre séjour. Des articles de toilette vous sont également fournis.

En outre :

Une carte des vins très complète est mise à votre disposition, pour le cas où vous auriez envie de porter un toast au champagne à la santé de votre nouveau-né.

À deux pas, se trouvent aussi quelques-uns des équipements et des spécialistes les plus performants du monde, de manière à pouvoir faire face à tout instant à des complications éventuelles

5. royal_baby_celebrations_london_1.jpg

Pour marquer cette naissance, la musique des Scots Guards a joué à Buckingham Palace, les fontaines de Trafalgar Square ont été éclairées en bleu pendant six jours et la Troupe Royale d’Artillerie à Cheval ainsi que l’Honorable Compagnie des Artilleurs ont tiré, à elles deux, quarante et un coups de canon [en réalité cent trois, NdGO]. Rompant avec des siècles d’habitude comprenant les décennies précédentes, ils n’ont, au moins, cette fois tué personne.

Le même jour, à un univers de distance, à Fallujah, Irak, empoisonné par des armes chargées d’uranium, chimiquement et radiologiquement toxiques, et de phosphore blanc – sans compter d’autres « armes exotiques » encore non identifiées – un petit Humam est né, citoyen d’une ville bombardée sans relâche en 1991 et, de nouveau, lors de deux autres décimations inhumainement criminelles, en 2004.

Le petit Humam est venu au monde avec une malformation cardiaque, la rétrognathie, l’omphalocèle et la polydactylie des membres supérieurs et inférieurs. Dans la rétrognathie, la mandibule inférieure occupe une position anormale. L’omphalocèle est une anomalie qui se développe pendant la formation du fœtus : certains des organes anormaux saillent par une ouverture dans les muscles abdominaux de la région du nombril. La polydactylie est la présence de doigts supplémentaires aux mains ou aux pieds. Dans le cas de Humam, les deux.

Humam veut dire « brave, noble, généreux ».

Le Dr. Chris Busby, qui a fait partie du Comité de surveillance sur l’uranium appauvri du Ministère anglais de la Défense et qui est aujourd’hui professeur invité du département des Sciences Biomédicales de l’Université d’Ulster, s’est livré à des études approfondies à Fallujah. Il a soumis à de multiples tests les parents :

« … d’enfants atteints de malformations congénitales, et mesuré les concentrations de 52 éléments dans les cheveux des mères et des pères. Nous avons aussi testé les sols, l’eau des rivières et l’eau potable. Nous avons utilisé une technique très puissante (spectroscopie de masse) appelée ICPMS, et la seule substance que nous ayons trouvée qui puisse expliquer les niveaux élevés de dommages génétiques est l’uranium radioactif. » (i)

On a beaucoup et à bon droit fait état d’uranium appauvri (DU) en Irak, en 1991 et pendant la décennie au moins qu’ont encore duré les bombardements illégaux du pays par les USA et le Royaume-Uni, et de nouveau pendant les attaques de 2003 et les suivantes. Mais, dit Burdy :

« Curieusement, ce n’était pas de l’uranium appauvri. C’était de l’uranium légèrement enrichi, de l’espèce utilisée dans les réacteurs nucléaires et les bombes atomiques. Nous en avons trouvé dans les cheveux et dans les sols. Nous avons concentré les sols chimiquement* de façon qu’il ne puisse y avoir d’erreur. Les résultats ont montré de l’uranium légèrement enrichi synthétique – fabriqué par l'homme. »

Cet uranium enrichi a été trouvé à Fallujah dans le sol, dans l’eau et dans les cheveux des parents dont les bébés avaient des malformations.

Se référant aux bombardements de 2004, quasi comparables à ceux de Dresde en 1945, Busby se dit convaincu du rapport de cause à effet entre les cancers, les difformités et les armes à l’uranium :

«L’uranium est excrété dans les cheveux, et les cheveux poussent à une vitesse connue : d’un centimètre par mois. Nous avons obtenu des échantillons de cheveux très longs… et nous avons mesuré la présence d’uranium sur toute leur longueur, ce qui nous a fourni des niveaux historiques remontant jusqu’à 2005. Chez une femme dont les cheveux avaient 80 cm de longueur, la concentration d’uranium augmentait nettement à mesure qu’on se rapprochait des pointes, démontrant une exposition très haute dans le passé (et) “l’uranium était synthétique, c’était de l’uranium enrichi ”. »

Busby croit que :

« …ces résultats prouvent l’existence d’une nouvelle arme secrète à l’uranium. Nous avons découvert des brevets US concernant des ogives téléguidées à charge creuse thermobarique, dans lesquelles de l’uranium est utilisé… pour accroître leur effet… »

Son équipe a aussi :

« ...enquêté sur les cratères de bombes laissés au Liban, en 2006, par les attaques israéliennes, et nous en avons trouvé une qui était radiocative et contenait de l’uranium enrichi. Nous avons encore trouvé de l’uranium enrichi dans les filtres à air de voitures au Liban et à Gaza. D’autres (équipes) ont trouvé des preuves de son utilisation en Afghanistan et, apparemment, aussi dans les Balkans… découvertes étonnantes, dont les répercussions planétaires sont incommensurables.

Le Dr Busby affirme :

« Il est clair que les militaires disposent d’une forme ou l’autre d’arme secrète à l’uranium enrichi. Cette arme provoque et dissémine des maux terrifiants – cancers et malformations de toutes sortes – empoisonnant le patrimoine génétique de populations entières. C’est un crime de guerre, un crime contre l’humanité, et il doit faire l’objet d’une enquête sans complaisance.

« Ce matériel est en train de contaminer lentement la planète. Il empoisonne le patrimoine génétique de l’humanité entière, il est responsable de l’explosion du nombre des cancers, des malformations congénitales, des avortements et de la stérilité. Comme il y a de fortes chances pour qu’il ait aussi été utilisé en Libye, attendons de voir quels niveaux de cancers et de maladies congénitales vont y être décelés. » (C’est moi qui souligne. NdFA)

Par ailleurs, le rapport du Dr. Busby, établi en collaboration avec Malak Hamdan et Entesar Ariabi, montre un taux de 80 morts-nés sur 1000 naissances à Fallujah. Dans la Jordanie voisine, il est de 17/1000.

Robert Fisk décrit une visite qu’il a faite l’an dernier à l’hôpital de Fallujah :

« Les images s’affichent sur un écran à un des étages supérieurs de l’hôpital de Fallujah. Et soudain, le bureau de Nadhem Shokr al-Hadidi devient une petite chambre des horreurs. Un bébé avec une bouche énormément déformée. Un enfant avec une anomalie de la moelle épinière (des parties de l’épine dorsale saillant du corps). Un bébé avec un seul œil terrible, immensément cyclopéen. Un autre bébé avec seulement la moitié d’une tête, mort-né comme les autres… Un minuscule enfant avec un demi bras droit, pas de jambe gauche et pas d’organes génitaux… Un autre bébé avec une seule jambe et une tête de quatre fois la taille du reste de son corps. » (ii)

Une obstétricienne britannique s’est débrouillée pour collecter les 79.000 £ nécessaires à l’achat d’un scanner destiné à détecter les malformations congénitales. «Pourquoi, demande-t-elle, le Ministère de la Santé irakien ne fait-il pas procéder à une enquête en règle sur l’épidémie de malformations natales à Fallujah ?»

La réponse est assurément : parce que sa cause évidente – les armes utilisées par les États-Unis – serait mise en évidence et que le gouvernement irakien doit aux États-Unis son existence et ses entreprises accumulatrices de mega-bénéfices.

(Ô ironie, le Ministère de la Santé, sous Saddam Hussein, a remué des montagnes – dans les conditions d’une difficulté sans égale de l’embargo – pour collecter des statistiques dans tout le pays, et a fait pression sur les organisations internationales concernées pour qu’elles enquêtent sur les cancers et les malformations… sans résultat.)

Le Dr. Samira Allani parle de « la fréquence en hausse (des malformations congénitales) qui est alarmante ». « Les malformations cardiaques à la naissance », dit un des articles de recherche dont elle est l’auteur, « ont atteint en 2010 des niveaux sans précédent ». Les naissances d’enfants morts-nés et prématurés continuent leur spirale ascendante.

Et Fallujah n’a même pas l’équipement de laboratoire qu'il faudrait pour traiter les infections fœtales guérissables.

Mais ceci est un phénomène qui affecte la totalité du pays depuis les bombardements de 1991, et qui se multiplie simplement de façon exponentielle.

Dans la ville sainte de Najav, au sud du pays, dit le Dr. Sundus Nsaif :

« …après le début de la guerre d’Irak, les taux de cancers, de leucémie et de malformations à la naissance ont grimpé de façon dramatique. C’est dans les zones qui ont subi les attaques par les Américains que l’augmentation est la plus importante. Quand on visite les hôpitaux de la région, on s’aperçoit que le cancer y est plus commun que la grippe ». (iii)

Le Dr. Nsaif, commentant les très fortes pressions exercées par le gouvernement pour que ce problème ne soit pas abordé, estime que la raison est sans doute qu’il ne veut pas embarrasser les forces de la coalition. Embarras ou pas, les implications d’une réclamation en dommages et intérêts pourraient être une première mondiale en matière de volume des compensations potentielles, partout où ce genre d’armement a été utilisé.

À Bassorah, on rapporte que les malformations à la naissance ont été multipliées par dix-sept en moins d’une décennie après l’invasion de 2003, et, comme à Fallujah, plus de la moitié des bébés conçus depuis lors sont « nés avec des malformations cardiaques».

« Le Pentagone et les Nations Unies estiment que les forces étatsuniennes et anglaises ont utilisé de 1100 à 2200 tonnes d’obus perforants faits d’uranium appauvri au cours de leurs attaques contre l’Irak pendant les seuls mois de mars et avril 2003. Il n’est bien sûr pas fait mention d’uranium enrichi. Cela s’ajoute aux 900 tonnes déversées en 1991, aux bombardements « illégaux » [les guillemets sont de nous, NdGO]  ainsi qu’à ceux qui ont pilonné Fallujah de mars à décembre 2011, quand les forces US sont sorties furtivement de leurs champs de massacre, à la faveur de l’obscurité. »

La mise en garde, après 1991, de rien de moins que l’Agence pour l’Énergie atomique du Royaume –Uni ne doit jamais être oubliée : « Si cinquante tonnes de poussière du résiduel (uranium appauvri) sont laissées dans la région, il y aura quelque chose comme cinquante millions de morts par cancer d’ici la fin du siècle » (2000). L’horreur supplémentaire de l’uranium enrichi n’était, selon toute apparence, pas encore un facteur connu à ce moment-là.

Il ajoute qu’en novembre 2006 :

« Le British Medical Journal a publié un article intitulé “l’OMS a supprimé les preuves sur les effets de l’uranium appauvri, affirme un expert”. L’article estimait que les rapports antérieurs de l’OMS étaient entachés de nullité pour cause d’omission d’un compte-rendu véritable sur la génotoxicité de l’uranium appauvri.

« De plus, des révélations récentes de Hans von Sponeck, ex-Assistant du Secrétaire-Général des Nations Unies, donnent à penser que l’OMS est l’objet de pressions de la part de ses états membres.

« M. von Sponeck a dit, par exemple, que “le gouvernement US a tenté d’empêcher l’OMS d’enquêter dans les régions du sud de l’Irak, où de l’uranium appauvri a été  utilisé et a causé de très sérieux dommages à la santé du vivant et à l’environnement en général”.»

Nous nous trouvons, c’est certain, en présence d’une vaste opération de dissimulation des effets de ces armements. Comme l’a écrit Mozhgan Savabieasfahani :

« Le rapport conjoint de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et du Ministère de la Santé, sur les cancers et les malformations à la naissance en Irak, aurait dû être rendu public en novembre 2012. Sa date de parution a été plusieurs fois reportée et aucune nouvelle date n’a été fixée à ce jour. » (iv)

Cependant « le douloureux fardeau des cancers et des malformations congénitales continue de briser le dos du peuple irakien », écrit-il dans un article où il attire l’attention sur le fait que 54 universitaires éminents de toute une série de pays ont écrit à l’OMS pour exiger que le rapport soit enfin publié.

En outre, pour ajouter de l’essence au feu radioactif, certains rapports font état de ce que le dernier rapport en date de l’OMS ne mentionne même pas l’uranium appauvri (et l’uranium enrichi moins encore !). On ne peut qu'attendre en rongeant son frein. L’OMS, cela va sans dire, est une extension de l’ONU. Lisez des États-Unis.

Une des premières personnes arrêtées en Irak en 2003, sous la prétention inepte qu’elle faisait partie des « criminels les plus recherchés » fut le Dr. Huda Ammash, doyenne de l’université de Bagdad, biologiste environnementale de réputation internationale, qui avait obtenu son doctorat PhD à l’université du Missouri.

Elle avait fait des recherches poussées et publié des articles sur les effets de l’uranium appauvri et d’autres polluants après la guerre de 1991, invoquant les traités internationaux qui mettent clairement hors la loi de telles armes et insistant sur le fait que l’uranium de ces munitions n’était pas « appauvri » mais est constitué de « résidus radioactifs », conclusions étayées de faits très détaillés et irréfutables, établis avec soin, scientifiquement et sans complaisance. « Ce qu’on appelle uranium appauvri est radiologiquement et chimiquement toxique pour l’être humain et pour les autres formes de vie. » (v) Elle était à l’évidence en avance sur tout et tous.

Sa contribution au livre largement acclamé (sauf en français…) Iraq Under Siege – the Deadly Impact of Sanctions and War (Pluto Press 2000, réédité en 2003) était un cri d’alarme sur l’Armageddon environnemental infligé à l’Irak par les armes toxiques de 1991.

Dans son introduction, on pouvait lire :

« La guerre du Golfe a pris fin en 1991 mais les destructions massives qu’elle a entraînées ne sont pas finies. Une catastrophe sans précédent, résultant d’un mélange d’expositions radiologiques, chimiques et électromagnétiques, continue à provoquer des séquelles substantielles à la santé et à l’environnement… la majeure partie de l’Irak a été métamorphosée en une décharge polluante et radioactive. »

Le bruit causé par son livre a fait d’elle une femme marquée. Elle a été l’une des toutes premières personnes arrêtées lors de l’invasion de l’Irak, épinglée par l’obscène désinformation US sous le sobriquet de « Dr. Anthrax », elle est restée emprisonnée sans charges et sans jugement jusqu’en 2005.

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Le Dr. Huda Ammash : Avant – Après

Robert Fisk, dans son article cité plus haut, s’écrie : « C’en est vraiment trop ! Ces photos sont trop épouvantables. On ne peut tout simplement pas les publier.» [ Voir celles que nous avons publiées dans notre article "Sanctions" le 8 avril dernier :  http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2013/04/08/sanctions.html NdGO ] Et il parle du chagrin des parents, dont beaucoup ont voulu lui parler pour que le monde sache.

 

7. bébé urabnium 1.jpg

8. bébé uranium 2.jpg










Deux bébés à l’uranium, Fallujah

9. ranan-youssef-arafat.jpg

Ce qui reste d’une petite fille de 3 ans (phosphore blanc), Gaza.

Les faits, les photos devraient être en première page de tous les journaux de la planète,, jusqu’à ce que ces armes immondes soient mises effectivement hors la loi. Le calvaire de l’Irak est et sera répété partout où elles seront utilisées.

Elles sont les nouveaux Hiroshima et Nagasaki, et leur fardeau génétique sera imposé aux générations futures pour sans doute des millénaires.

Si le rapport de l’OMS voit jamais le jour, il ne sera d’aucune utilité au petit Humam, ni à d’innombrables autres bébés.

La naissance a été « very emotional » a dit la femme du prince William, Catherine, parlant de celle du prince George Alexander Louis. Imaginez-vous à la place de la mère de Humam ou de n’importe quelle autre mère irakienne, qui ne peut pas savoir de quelles horreurs sa précieuse progéniture va être accablée.

Le petit prince est béni et couvert de tous les dons depuis le jour de sa naissance. D’innombrables enfants d’Irak et de tous les endroits où ces armes ont été utilisées seront maudits depuis le jour de leur naissance et pour toujours.

Ironiquement, le père du petit prince et son oncle Harry font partie des forces armées du Royaume-Uni, partenaire dans le crime des États-Unis et coresponsables de ces horreurs.

__________________

Notes

i. http://rt.com/news/uranium-birth-defects-fallujah-729/

ii. http://www.independent.co.uk/voices/commentators/fisk/rob...

iii. http://www.countercurrents.org/cc230713B.htm

iv. http://www.globalresearch.ca/rise-of-cancers-and-birth-de...

v. http://www.commondreams.org/views05/1220-31.htm

Voir aussi : « Le Pentagone reconnaît avoir utilisé du phosphore blanc contre les Irakiens à Fallujah ».

http://www.democracynow.org/2005/11/17/pentagon_reverses_...

[ On peut, sans risquer d’être contredits ajouter qu’Israël en a utilisé contre les Palestiniens, à diverses reprises, et que le général Al Sissi vient très probablement de faire de même sur une partie de son propre peuple.]

Et voir :

From Iraq, A Tragic Reminder to Prosecute the War Criminals by John Pilger

Heather Wokusch: Under the Radar Revisited: May 2013

Depleted Uranium: The BBC’s John Simpson does a hatchet job on Fallujah’s genetically damaged children by William Bowles

“The Crime of the Century”: Napalm Use in Iraq by Felicity Arbuthnot

Every Building in Baghdad that Falls, Crushed and Broken to the Ground…. by Felicity Arbuthnot

Dahr Jamail Returns to Iraq to Find Rampant Torture and a Failed State Living in “Utter Devastation” + Epidemic of Birth Defects, Cancers

Dennis Kyne: Depleted Uranium (DU) and Very Sick Soldiers and the Cover-Up

____________________  

*   Le radio isotope peut être chimiquement séparé de l’échantillon irradié, concentré et expédié aux laboratoires pour examen. (NdGO)

Source :

http://dandelionsalad.wordpress.com/2013/08/13/two-births...

 

Traduction de Catherine L. pour Les Grosses Orchades

 

10. US-UE.JPG

La terre, en tournant sur son axe, produit des vents. Ces vents finissent tôt ou tard par répandre sur toute sa surface les substances radioactives déversées ici ou là. Ce qui signifie que les propres enfants de ceux qui, depuis des décennies bombardent ou ont bombardé l’Afghanistan, Gaza, l’Iran, la Yougoslavie, le Liban, l’Irak, le Pakistan, la Libye et la Syrie, sans parler de plusieurs pays d’Afrique, finiront par en être contaminés sans remède. Leur patrimoine génétique aura été modifié comme celui des victimes de leurs parents .

 

*

Cet article devait être suivi de son « pendant » haïtien, car il semble qu’Amelia Duarte de la Rosa ait hélas péché par excès d’optimisme. Vu l’obésité de ce post, ce sera pour un prochain coup.

 

*

 

Syrian Father Reunited With Toddler Son He Believed Was Killed In Chemical Attacks

(Un père syrien retrouve son fils qu’il avait cru tué par l’attaque au gaz.)

 

 

N’y a-t-il pas lieu d’être fiers de l’usage qui est fait de nos impôts ? Car c’est bien à provoquer ce genre d’angoisses qu’ils servent, non ?

 

*

28 août 2013

Remarques mesurées sur ces ordures qui nous gouvernent

par Théophraste R., Le Grand Soir

(Nous voulions donner notre avis, mais puisque Théophraste l’a fait et que c’est le même..)

11. foursome.gif

12. kerry-bibi-peres.jpg

13. Valls Hollande gaz.PNG

14. Fabius cornu.JPG

15. Bernard_Kouchner_Kosovo_1999.jpg








16. bhl_botul_if_you_dont_come_to_democracy_it_will_come_to_you.jpg

« Croyez-moi, je n'aime pas ça ! »

( Ils n'y sont pas tous, vous pouvez ajouter les vôtres... )

Ouf... j’ai bien cru qu’on allait terminer l’année sans une nouvelle « guerre humanitaire » (vous savez, celle où les bombes ne tuent que les méchants).

Mais c’était sans compter sur la détermination de nos dirigeants. Une détermination sans faille. Qui ne se manifeste que pour faire la guerre, moins lorsqu’il s’agit de combattre le chômage, ou de taxer les transactions financières, ou de lutter contre les paradis fiscaux, ou (liste trop longue). Pour faire la guerre, par contre, ils trouvent toujours l’argent, le temps, la détermination et l’énergie nécessaires. C’est d’ailleurs à peu près la seule chose qu’ils réussissent - et encore. C’est dire.

Mais bon, le show sera spectaculaire et les rédactions bruisseront d’excitation à suivre une nouvelle guerre. Ouais ! Une de plus ! Parce que la France, môssieur, est un pays de tradition.

Et lorsque je qualifie certains dirigeants occidentaux d’ordures, on me dit que j’exagère. Si je demande en quoi j’exagère, on me répond « ce n’est pas un vocabulaire à employer ». Autrement dit, j’ai raison sur le fond mais tort sur la forme. OK, ça me va.

« Ordures », donc.

Théophraste R.

Ne jouons plus sur les mots, svp

Source : http://www.legrandsoir.info/remarques-mesurees-sur-ces-or...

 

*

La Droite aussi (aussi ?) dit NON

 Elle le dit comme la vraie gauche non représentée : Sans restrictions déshonorantes

17. non_imperialisme_syrie.png

Voir le site : http://la-dissidence.org/2013/08/28/non-a-lingerence-atla...


*

Puisqu’on ne peut les affronter tous à la fois, prenons-les un par un, en commençant par le va-t-en guerre en chef.


Boycott culturel d’Israël


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28 août 2013

Roger Waters appelle les musiciens Rock and Roll à s’engager dans le boycott culturel d’Israël



19. Nigel Kennedy.jpeg




(et soutient Nigel Kennedy, censuré par la BBC, sur requête d’une baronne, pour avoir fait de même - NdGO)

 


Roger Waters

À mes collègues du Rock and Roll

Le 18 août 2013, Varsovie.

Lors de la récente édition des « Concerts Promenade» au Royal Albert Hall à Londres, Nigel Kennedy, violoniste britannique virtuose, a mentionné la politique d’apartheid d’Israël.

Rien de bien nouveau, vous pensez.

Et puis une certaine baronne Deech a contesté cette affirmation et demandé à la BBC de censurer la performance de Kennedy en coupant sa déclaration. La baronne Deech n’a fourni aucune preuve pour étayer son argument et pourtant la BBC, supposée être une chaine politiquement neutre, a accepté sa requête, nous jouant un tour Orwellien.

Bon ! Il est temps pour moi de m’insurger à nouveau, au côté de mon frère Nigel Kennedy.

Et d’ailleurs, Nigel, bravo.

(Lire ci-dessous la déclaration officielle au nom de Nigel Kennedy)

S’ensuit donc cette lettre, dont j’ai repris la rédaction en juillet dernier.

25 juillet 2013

À mes collègues du Rock and Roll,

Lire la suite…


 

Musique !

Roger Waters Tour 2013 – The Wall live

20. Waters pig star david.jpg

Le cochon de la discorde, pour cause d’étoile de David. Il porte aussi d’autres emblèmes comme croix gammée, croix chrétienne, faucille et marteau, etc., mais c’est seulement celui-là qui compte.

Bande annonce de la tournée

 

Photos à 360° du spectacle

http://www.rogerwaterstours.com/index.php/view-amazing-360-degree-photos-of-the-wall-performance-by-roger-waters/#.Uh5IxH_VuR4

Pour le concert intégral, à Werchter, Rome, Padoue, Vienne, Prague, Varsovie, Istanbul, etc., voyez Youtube.


21. olivier-arrosage.jpg

Nigel Kennedy & les Palestine Strings

Si vous croyez connaître Le Printemps de Vivaldi, allez donc l’écouter, joué par Nigel Kennedy et les Palestine Strings, sur le site de Gilad Atzmon.

C’est là :

http://www.gilad.co.uk/writings/nigel-kennedy-palestine-strings-at-the-prom-must-watch.html

 Incidemment : il faut aussi cliquer sur « I salute the BBC (not) » et sur « Gilad Atzmon on HardTalk BBC Persia (French) ». Il est toujours impressionnant de voir à l’œuvre un esprit clair, lucide et moralement rigoureux.


*

LIVRES

Et autres écrits

 

 23. Abattoir 5.jpg

Kurt Vonnegut Jr

Abattoir 5 ou La croisade des enfants

Seuil, Paris, dernière réédition 2009

Collection Points (poche)

192 pages


 

24. De la destruction.jpg



W .G. Sebald

De la destruction comme élément de l'histoire naturelle

trad. de l'allemand par Patrick Charbonneau

Actes Sud, 2004

160 pages

 


25. Günther Grass.jpg


Günther Grass

Ce qui doit être dit

Poème paru dans le Süddeutsches Zeitung, inédit en français.

Einstagsflieges (? = Éphémères )

Recueil de 87 poèmes, dont un à la gloire de Mordechai Vanunu. - Inédit en français

Et tout le reste de son œuvre sans modération

(voir la liste sur Wikipedia)

À lire en ligne :

Le scandale des armes à l’uranium appauvri

Par un auteur belge inconnu de nous.

Préface de Hubert Verbeke

Internationalnews – Dossier Gaza articles et vidéos.


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Ajoutons-y notre contribution à l’information mécréante :

Posté par Information Clearing House

In Case You Missed It

The Zionist Plan for the Middle East

Translated and edited by Israel Shahak

To survive, Israel must 1) become an imperial regional power, and 2) must effect the division of the whole area into small states by the dissolution of all existing Arab states. Small here will depend on the ethnic or sectarian composition of each state.

Autrement dit : Pour survivre, Israël doit 1) devenir un pouvoir régional impérialiste, et 2) diviser toute la région en petits états, par la dissolution de tous les états arabes existants. « Petits », ici, dépendra de la composition ethnique ou sectaire de chaque état.

Lire la suite en anglais…

Dont voici la traduction en français :

Israël SHAHAK

Oded Yinon : Plan de remodelage du Proche Orient (1982)

Lire la suite…


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Et afin de ne pas faire de jaloux, nous avons gardé pour la fin une très jolie galerie de portraits : ceux des « amis de François Hollande », comme on les appelle sur certains sites :

Qui est vraiment l’opposition syrienne ? Qui la finance ? Qui sont ses représentants ?

Les médias ne sont pas très curieux lorsqu’il s’agit du mouvement d’opposition syrienne. Examinons donc leurs origines et leurs connexions politiques.

C’est un cauchemar qui se déroule à travers toute la Syrie, dans les maisons d’Al-Heffa, de Homs et les rues de Houla. Et nous savons tous comment l’histoire se termine : des milliers de soldats et de civils tués, des villes et des familles détruites, et le président Assad battu à mort dans un fossé. C’est l’histoire de la guerre syrienne.

Mais il y a une autre histoire à raconter. Un conte moins sanglant, mais néanmoins important. Il s’agit d’une histoire au sujet des conteurs : les portes-paroles, les "experts de la Syrie", les "militants de la démocratie". Ceux qui nous font l’état des lieux. Ces personnes qui "pressent" ,"avertissent" et "appellent à l’action".

Lire la suite…

Source : http://lejournaldusiecle.com/2012/07/23/qui-est-vraiment-lopposition-syrienne-qui-la-finance-qui-sont-ses-representants/?blogsub=confirming#blog_subscription-2 

 

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26. medicos-cubanos-veja.gif

 Feliz Cumpleaños (avec les carabiniers) Comandante !

 

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Mis en ligne par Marie le 1er septembre 2013.

15:53 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/08/2013

Porte-glaives, héros et esclaves volontaires

1. Bateau mécanique à remontoir.jpg

 

À propos

d’un article publié par le Réseau Voltaire, sous une audacieuse signature

2. Glaive.jpg

Porte-glaives

par Vernon Sullivan

Alors que nous poursuivons la publication en épisodes des Armées secrètes de l’Otan, Vernon Sullivan s’interroge sur l’ampleur du phénomène Gladio. Pour lui, les services secrets de l’Alliance atlantique ne faisaient pas que se préparer à une invasion soviétique ou que prévenir l’accès des communistes aux gouvernements européens. Au demeurant, si le Gladio n’existe plus aujourd’hui comme au temps de la Guerre froide, rien ne prouve qu’il ait totalement disparu.

Réseau Voltaire | Moscou (Russie) | 14 août 2013

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La paranoïa serait l’apanage des régimes dictatoriaux, que l’on dit « forts » par antiphrase car leur dureté est précisément fonction de leur faiblesse intrinsèque, un défaut d’assurance qui les force à user de fermeté pour se maintenir. On soupçonne à l’inverse les société civilisées de mollesse et de laxisme, si assurées qu’elles sont de la solidité de leurs fondements. Il n’en pas toujours été ainsi. À preuve, les formes sophistiquées qu’a pris la surveillance policière du temps de la Guerre froide.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article179784.html

 

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Osez ! et votre révolution est faite.   

                                                                          Saint-Just


Il faudrait peut-être un jour parler des choses réelles et non des choses fictives.

Il faudrait peut-être un jour admettre qu’il n’a jamais été question que l’URSS attaque ou envahisse quiconque, et que ceux qui ont brandi cette prétendue menace le savaient. Que quand cette menace n’est plus crédible, ils la remplacent par d’autres, pas plus crédibles, mais que les jobards croient comme ils ont cru l’autre.

Il faudrait peut-être un jour reconnaître pour ce qu’elle fut et ce qu’elle reste LA TOTALE INVENTION du « danger » soviétique, au propre comme au figuré, par LA CLASSE PARASITE, dont l’existence et a fortiori les inventions N’ONT JAMAIS EU LA MOINDRE LÉGITIMITÉ.

La classe parasite en chef est occidentale. Il faut reconnaître une bonne fois pour toutes qu’elle est secondée dans ses méfaits - et continuera de l’être - par toutes les classes parasites d’où que ce soit dans le monde, y compris celles des états qui réussissent plus ou moins à la combattre, tels que Russie (bien sûr !), Chine et les autres pays du BRICS, Cuba, Venezuela, Equateur, Bolivie, Iran, Afghanistan, Syrie et feue la Libye.

Prétendant se défendre contre l’URSS, y compris quand l’URSS prenait la forme de curés latino-américains, la classe parasite – c’est-à-dire la classe dominante : les poux on les a sur la tête, pas aux pieds –  n’a jamais combattu, en réalité, que sa propre piétaille compatriote : les classes productrices dont elle entendait continuer à sucer le sang en ne payant jamais pour cela aucun prix. La perpétuation et si possible l’éternel enflement de ses privilèges, de son pouvoir et de ses rapines est le seul et unique but qu’elle ait jamais poursuivi.

Il en est ainsi partout, depuis toujours, y compris chez ceux qui prétendent se battre pour Allah, pour Jésus ou pour Yahweh.

GLADIO, STAY-BEHIND, NSA, CIA, ISRAËL, NED, BOUCLIERS ANTI-MISSILES, BASES MILITAIRES accrochées comme des tiques sur le vaste dos de la planète ne sont que les instruments de cette domination. La permanence de leur emprise et de leur malfaisance, en dépit de leur surpuissance serait NULLE, sans la castration par lavage de cerveau massif et constant de leurs victimes.

Qui y mettent du leur pour se laisser abuser et pour croire de vessies que sont lanternes.

Et si les victimes arrêtaient de se faire bourrer le mou avec tant d’enthousiasme UNIQUEMENT POUR POUVOIR RESTER PASSIVES PARCE QUE TOUTE ACTIVITÉ LEUR FAIT PEUR, la toute-puissance des parasites ne s’effondrerait-elle pas comme un petit tas de cendres ? Si.

Mais comment de simples individus peuvent-ils combattre cette hydre aux 200 têtes toujours repoussant ?

3. Hydre.jpg

Il suffirait qu’ils  le veuillent.

Mais à qui pourraient-ils se fier pour les conduire ?

À personne qu’à soi et aux faits.

À personne qu’à eux-mêmes, et certainement pas aux personnels (et non classes) politiques des pays alignés, qui ne sont rien que courroies de transmission interchangeables à l'infini, quelles que soient leurs idéologies affichées.

Certainement pas non plus à quelque forme de « syndicats » que ce soit, qui étaient déjà à vendre (et vendus) au début du Moyen-Age, quand ils s’appelaient encore corporations.

Comment ont fait les Manning et les Snowden, les Alleg et les Djamila Bouhired, les Rachel Corrie et les Abdallah (qui ne sont pas les seuls) ? Tout le monde n’est pas Jeanne d’Arc, certes, et l’héroïsme ne se commande pas. Mais qu’a-t-on jamais obtenu sans (au moins un peu de) peine ? Et ne serait-il pas temps d’admettre que la liberté (la dignité, le bonheur, etc. etc.), cela s’obtient en se retroussant les manches tous les matins et pas autrement ? Où a-t-on vu que l’héroïsme, ce luxe, était nécessaire ? Mais la détermination et un minimum de courage civil au jour le jour, oui.

On a les gouvernements qu’on mérite.

Qu’on arrête par grâce de geindre et de feindre de s’indigner sur les complots et les noirs desseins de ces malfaiteurs masqués - GLADIO ou autres – et de les étudier (rétrospectivement !) dans le détail comme s’ils étaient anormaux ou accidentels. Les PARASITES ne complotent même pas, ils agissent comme ils l’ont toujours fait en fonction de ce qu’ils sont, et rien de tout cela n’est difficile à voir ni à prévoir. Ni à combattre. Sauf si on est irrémédiable lavette.

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Le dilemme est aujourd’hui plus que jamais auparavant d’une simplicité biblique : c’est eux ou nous. Et… ah, oui : ils ont une avance considérable. Et… ah, oui : la troisième guerre mondiale qui fait rage de manière feutrée est sur le point d’éclater ouvertement. Le « système » en déroute, QUI N’A PLUS D’ALTERNATIVE, va entraîner la planète entière dans sa fuite en avant. S’il attaque plus ouvertement encore la Syrie, la Russie et la Chine ne pourront plus, cette fois, regarder ailleurs comme elles l’ont fait lors de la destruction de la Libye (de la Yougoslavie, de l’Afghanistan, de l’Irak, etc. etc.) Ce serait suicidaire. Ce l’était déjà, depuis le début.

C’est au Souverain à parler en maître aux BHL, aux Fabius, aux Hollande et aux Villepin (n’en déplaise à certains). Pas l’inverse. Qu’est-ce qu’il attend, le Souverain ? Qu’il pleuve ?

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4 La France contre la République.jpg

Le monde à l’envers ou :

Quand la droite défend la République reniée par la « gauche ».

 


Voir aussi :

http://la-dissidence.org/2013/08/02/mobilisation-estivale...

4 bis. les_gauches-bdd52-f090f.jpg

(Et nous n'avons pas le courage de parler de la gauche belge.)


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Ailleurs :


jeudi 22 août 2013

Une lettre de Manning - condamné pour avoir servi l'intérêt général - à Obama

Dernière nouvelles de Manning avant qu'il ne soit oublié derrière les barreaux.

par RAGEMAG

(Source : http://www.sergeadam.net/2013/08/lettre-de-manning-obama-condamne-pour.html )

Bradley Manning, 25 ans, ancien analyste militaire vient d’être condamné à 35 ans de prison pour avoir transmis plus de 700 000 documents secrets à Wikileaks, révélant au monde les bavures et fautes meurtrières de l’armée américaine en Afghanistan, ce qu’il appelait lui-même du porno guerrier. Motif de cette condamnation ? L’espionnage. Alors qu’il s’apprête à passer plus de temps qu’il n’a vécu jusqu’à présent derrière les barreaux d’une prison, Manning a adressé une lettre au président Obama.


Cette lettre met en évidence l’absurdité de la condamnation de ce que l’on appellera désormais les « lanceurs d’alerte », ou whistleblowers
en anglais. Au fond, la demande de grâce de Manning est une exhortation à se référer à des valeurs plus hautes que celles de la stricte loi militaire. Alors pertinente aujourd’hui, puisqu’elle est presque littéralement inscrite dans la condamnation et dans la réponse de Manning : les États-Unis condamnent en prétendant protéger l’État, Manning a dénoncé pour informer et protéger le peuple. « Je payerai ce prix avec fierté si cela signifie que nous pourrons avoir un pays qui soit vraiment conçu suivant le principe de liberté et dédié à la règle que toutes les femmes et tous les hommes sont créés égaux. » dit-il, rappelant au président que l’hymne américain clame haut et fort que le drapeau étoilé sera celui de « la terre des hommes libres et de la patrie des braves ». Pour l’ancien soldat, quelle que soit la loi, il estime avoir agi pour la justice, pour la liberté de l’information, pour l’égalité et pour faire progresser sa nation vers le bien. En refusant ces principes comme fondement d’une démocratie, les États-Unis se tournent un peu plus vers le modèle répressif et totalitaire des pays qu’ils se plaisent à pointer du doigt, en bons chevaliers blancs.certes, le soldat n’a pas été condamné pour collusion avec l’ennemi. Mais est-il un espion pour autant ? A-t-il servi les intérêts d’une autre nation en se faisant passer pour un soldat de l’armée américaine ? « Quand j’ai choisi de divulguer des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays et par sens du devoir envers les autres. » affirme-t-il dans cette lettre. Manning est resté un patriote qui a estimé que la divulgation des horreurs commises par son armée relevait de l’intérêt général. Et l’on se rappelle qu’un alinéa trop peu souvent respecté du droit français, aussi bien civil que militaire, estime que la désobéissance à un ordre illégal ou contraire aux règles du droit international est un devoir…


The Land of the Free and the Home of the Brave


Cette plus haute justice n’a pourtant rien de métaphysique. On pourrait rappeler que la rebelle archétype, Antigone, se référait aux lois non-écrites pour s’opposer au jugement de Créon, qui agissait au nom des lois de la cité. L’opposition est 
pertinente aujourd’hui, puisqu’elle est presque littéralement inscrite dans la condamnation et dans la réponse de Manning : les États-Unis condamnent en prétendant protéger l’État, Manning a dénoncé pour informer et protéger le peuple. « Je payerai ce prix avec fierté si cela signifie que nous pourrons avoir un pays qui soit vraiment conçu suivant le principe de liberté et dédié à la règle que toutes les femmes et tous les hommes sont créés égaux. » dit-il, rappelant au président que l’hymne américain clame haut et fort que le drapeau étoilé sera celui de « la terre des hommes libres et de la patrie des braves ». Pour l’ancien soldat, quelle que soit la loi, il estime avoir agi pour la justice, pour la liberté de l’information, pour l’égalité et pour faire progresser sa nation vers le bien. En refusant ces principes comme fondement d’une démocratie, les États-Unis se tournent un peu plus vers le modèle répressif et totalitaire des pays qu’ils se plaisent à pointer du doigt, en bons chevaliers blancs.


La condamnation est tout aussi tristement symbolique à l’heure où la presse subit de plus en plus de pression et d’intimidation, dans les pays qui revendiquent paradoxalement le plus de liberté. À Londres, Julian Assange est toujours réfugié à l’ambassade d’Équateur et sera arrêté et transféré à la justice américaine s’il en sort. Toujours de l’autre côté de la Manche, les journalistes du Guardian ont subi le zèle destructeur de la police qui cherchait vraisemblablement à effacer toute trace d’Edward Snowden des ordinateurs de la rédaction. En France, la presse n’est pas non plus épargnée : nous revenions au début de l’été sur l’affaire opposant la famille Bettencourt à Médiapart. À chaque fois, les modalités changent mais le problème reste le même : des individus ou des rédactions sont condamnés pour avoir cherché à défendre ce qu’ils estimaient relever de l’intérêt général.


Manning a prouvé qu’un gouvernement ne saurait rester parfaitement intouchable quand il commet les pires exactions. Il a souhaité, par son action, que les crimes d’une armée, même en temps de guerre, soient visibles et publics — parce que cette même armée prétend servir le peuple. Pour beaucoup, il restera un héros qui n’a pas su respecter les ordres de sa hiérarchie quand il a estimé qu’ils étaient contraires à toute éthique. Quelle que soit la décision finale du président Obama, sa lettre restera la preuve de son courage et de sa détermination à faire triompher ce qu’il estime juste.


jeudi 22 août 2013

« Il faut parfois payer un lourd tribut pour vivre dans une société libre»

   Bradley Manning

5. Brad Manning.jpg

Le texte suivant est une retranscription par Common Dreams de la déclaration de Bradley Manning, telle qu’elle a été lue par David Coombs (son avocat) lors d’une conférence de presse, ce mercredi, suite à l’annonce de sa condamnation à 35 ans de prison par un tribunal militaire :

Cette déclaration est le texte de la lettre adressée à Obama pour demander sa grâce.

Les décisions que j’ai prises en 2010 étaient fondées sur une préoccupation pour mon pays et le monde dans lequel nous vivons. Depuis les événements tragiques du 11 septembre, notre pays est en guerre. Nous sommes en guerre avec un ennemi qui choisit de ne pas nous affronter sur tout champ de bataille traditionnel et, de ce fait, nous avons dû modifier nos méthodes de combat contre les risques pour nous et notre mode de vie.

Au départ, j’ai adhéré à ces méthodes et j’ai choisi de me porter volontaire pour aider à défendre mon pays. Ce n’est que lorsque j’ai été déployé en Irak et que je lise quotidiennement des documents militaires secrets que j’ai commencé à remettre en question la moralité de ce que nous faisions. Ce fut à cette époque que j’ai compris que dans les efforts que nous déployions pour répondre à ce risque que l’ennemi nous posait, nous perdions notre humanité. Nous avons sciemment choisi de dévaloriser la vie humaine à la fois en Irak et en Afghanistan. Lorsque nous engagions le combat contre ceux qui nous percevions comme des ennemis, nous tuions parfois des civils innocents. Chaque fois que nous avons tué des civils innocents, au lieu d’accepter la responsabilité de nos actes, nous avons choisi de nous cacher derrière le voile de la sécurité nationale et des renseignements classifiés afin d’éviter toute responsabilité publique.

Dans notre zèle à tuer l’ennemi, nous avons débattu en interne de la définition de la torture. Nous avons détenu des individus à Guantanamo depuis des années sans procès. Nous avons inexplicablement fermé les yeux sur la torture et sur les exécutions par le gouvernement irakien. Et nous avons accepté d’innombrables autres actes au nom de notre guerre contre le terrorisme.

Le patriotisme est souvent le cri exalté lorsque ceux qui sont au pouvoir préconisent des actes moralement discutables. Quand ces cris patriotiques noient nos intentions basées logiquement [inaudible], c’ est généralement à un soldat américain qu’on donne l’ordre d’accomplir une mission mal conçue.

Notre nation a connu des moments sombres similaires au nom des vertus de la démocratie – la Piste des Larmes, l’arrêt Dred Scott, le McCarthysme, les camps d’internement japonais-américains - pour n’en citer que quelques uns. Je suis convaincu que nombre de nos actions depuis le 11/9 seront perçues un jour sous un jour semblable.

Comme le regretté Howard Zinn a dit un jour, « Il n’y a pas de drapeau assez grand pour couvrir la honte de tuer des innocents ».

Je comprends que mes actions ont violé la loi et je regrette si mes actions ont blessé quelqu’un ou ont nui aux Etats-Unis. Je n’ai jamais eu l’intention de blesser quelqu’un. Je voulais seulement aider les gens. Lorsque j’ai choisi de divulguer des informations classifiées, je l’ai fait par amour pour mon pays et un sens du devoir envers les autres.

Si vous rejetez ma demande de grâce, j’effectuerai ma peine en sachant qu’il faut parfois payer un lourd tribut pour vivre dans une société libre. Je serais heureux de payer ce prix si cela signifie que nous pourrons avoir un pays véritablement conçu sur la liberté et dévoué à l’idée que tous les femmes et hommes naissent égaux.

Bradley Manning

Source : http://www.commondreams.org/view/2013/08/21-7

EN COMPLÉMENT :

Note du Grand Soir : depuis la traduction, l’article du Guardian ci-dessous a été complété.

Le correspondant du Guardian à Washington, Paul Lewis a parlé à David Coombs, l’avocat de Bradley Manning. Coombs a décrit en détail la scène qui a suivi, juste après que Manning ait appris sa condamnation à 35 ans de prison :

La sécurité a escorté Manning dans une autre pièce, où ses avocats et sa famille l’attendaient. Plusieurs des personnes présentes – y compris Coombs - étaient en larmes.

« Quand nous sommes retournés dans la pièce, tous les avocats de la défense étaient émus, y compris moi-même », a déclaré Coombs. « La seule personne qui n’était pas émue était Brad. Il nous a regardés et nous a dit : « C’est bon » (« It is okay »). Il a regardé spécifiquement vers moi et a dit : « Je sais ce que vous avez fait. Vous avez fait tout votre possible, vous avez fait tout ce que vous pouviez faire pour moi. C’est bon. Je vais aller de l’avant et ça va aller ».

« Puis nous avons eu un moment plus léger, parce que, entre deux sanglots, je lui ai dit :  “Ce n’est pas comme çà que c’est censé fonctionner. Je suis supposé te réconforter – ce n’est pas toi qui dois me consoler ”. Et puis nous avons ri et c’était ok. Cela démontre une sorte de résilience chez ce jeune homme ».

J’ai demandé à Coombs si c’était aussi une indication que Manning s’était préparé à une longue peine d’emprisonnement. Il a répondu :

« Je pense qu’il était préparé, plus que son équipe d’avocats ne l’était, quel que soit le résultat. Alors, si elle [la juge, Colonelle Lind] avait dit “60 ans”, je pense qu’il aurait accueilli cette nouvelle de la même façon ».

Source : http://www.theguardian.com/world/2013/aug/21/bradley-mann...

Traduction : Romane

Pour : http://www.legrandsoir.info/il-faut-parfois-payer-un-lour...

 

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jeudi 22 août 2013

Déclaration de Julian Assange sur la condamnation de Bradley Manning (Wikileaks)

Julian ASSANGE

6. We support our whistleblowers.jpg

Bradley Manning, le lanceur d’alerte bien connu, a été condamné par un tribunal militaire dans le Maryland à passer un minimum de 5,2 ans en prison avec un maximum de 32 ans (incluant le temps déjà passé en détention provisoire) pour avoir révélé au public des informations sur le comportement du gouvernement des États-Unis.

Cette durée minimale durement gagnée représente une victoire tactique significative pour la défense, l’équipe de campagne et les sympathisants de Bradley Manning. Au début de ces procédures, le gouvernement des États-Unis avait accusé Bradley Manning d’un crime capital et d’autres charges portant sur 136 ans d’incarcération. Son équipe de la défense en appelle à présent à la Cour pénale de l’armée américaine (US Army Court of Criminal Appeals) concernant sa sentence et également pour violations de procédure lors du procès.

Alors que la défense devrait être fière de sa victoire tactique, il faut se rappeler que le procès de M. Manning et sa condamnation sont un affront aux concepts fondamentaux de la justice occidentale. Lorsque M. Manning a été arrêté en mai 2010, il a été immédiatement soumis par le gouvernement des États-Unis à une incarcération punitive qualifiée de « cruelle, inhumaine et dégradante » par Juan Mendez, rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, et même jugée illégale par les tribunaux militaires étasuniens.

La période que M. Manning a déjà passée en prison sera soustraite de la sentence et les réductions de peine pour bon comportement, la libération conditionnelle et d’autres facteurs signifient qu’il est probable qu’il passe désormais moins de dix ans en détention. L’équipe de défense de M. Manning cherche maintenant à réduire encore cette sentence en appel. La loi militaire étasunienne stipule que la sentence ne peut être que diminuée. Il est important que le soutien pour Bradley Manning se poursuive pendant cette période.

La seule issue juste dans le cas de M. Manning est sa libération inconditionnelle, une compensation pour le traitement illégal qu’il a subi et un engagement sérieux pour enquêter sur les actes répréhensibles que ses révélations présumées ont mis en lumière.

Le traitement de M. Manning a été destiné à envoyer un signal aux personnes de conscience dans le gouvernement des États-Unis qui pourraient chercher à mettre en lumière des actes répréhensibles. Cette stratégie s’est retournée contre eux de façon spectaculaire comme cela a été prouvé ces derniers mois. Au lieu de cela, l’administration Obama démontre qu’il n’y a aucune place pour les personnes de conscience et de principe. Par conséquent, il y aura mille autres Bradley Manning.

Source : http://wikileaks.org/Statement-by-Julian-Assange-on,267.html

Traduction : Romane

Pour : http://www.legrandsoir.info/declaration-de-julian-assange...

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7. Sarolta agneau lisant.jpg

 

UN SEUL LIVRE

 (précédé d’un rappel en cadeau : dans le dialecte d’ici on dit rawète)

 

8. livre_045.gif

 

République française : colosse fragile repu de la sottise et de l’apathie du populaire ?

Par Hugo BremontAgoravox – 24.9.2011


9. la_boetie.jpg1549 : Etienne de La Boétie n'a pas encore 18 ans lorsqu'il écrit le Discours de la servitude volontaire ou Le Contr'Un, en réaction au sac de Bordeaux, consécutif à la révolte de sa population contre l'établissement d'une nouvelle taxe, mené par le connétable Anne de Montmorency qui outrepasse les souhaits du roi. Futur conseiller au parlement de Bordeaux, puis à la Cour, le jeune Etienne y voit l'un des stigmates d'un absolutisme qu'il entreprend de dénoncer et dont il accuse le peuple d'en être non seulement le complice, mais encore le véritable responsable.

Charles Lenient, relatant dans La satire en France ou la littérature militante au XVIe siècle (1866) les circonstances ayant présidé à la rédaction de ce Discours, explique que « ce hardi factum (on ne saurait lui contester ce titre), quoique étouffé dès sa naissance, n'en est pas moins une œuvre vivante, sortie des entrailles de la société, sous le coup des émotions contemporaines », ajoutant qu' « il faut se représenter La Boétie tel qu'il dut être alors, jeune homme rêveur et enthousiaste, avec son âme fière et généreuse, son imagination ardente, ayant vécu jusque-là de cette vie chaste et pleine d'illusions, que donne l'étude, en société des plus honnêtes gens de tous les siècles », bientôt révulsé par le sac sanglant dont il a été le témoin, des centaines de Bordelais ayant été pendus, décapités, roués, empalés, brûlés vifs, démembrés à quatre chevaux : « Il a entendu les cris des femmes et des enfants fuyant devant la soldatesque ; il a vu les confiscations, les emprisonnements, les pendaisons sans jugement, tout un peuple hébété de terreur, baisant la main de son bourreau : et le cœur navré, blessé dans sa dignité d'homme, de chrétien, de Français, il se demande quel pacte a livré ainsi à un seul tout ce troupeau de bétail humain ».

Étienne de La Boétie s'interroge sur l'origine de la servitude qu'il observe chez ses contemporains et, explique encore Lenient, « ce terrible problème assiège et tourmente l'imagination du jeune publiciste. Ira-t-il en chercher la source dans une sorte d'investiture divine, injurieuse pour la Providence ? Dans le droit d'usurpation ou de conquête ? Est-ce la force, la ruse ou le génie même qu'il faut maudire ? Non ; mais la sottise et l'apathie du populaire. C'est ce gros populas toujours soupçonneux à l'égard de ceux qui l'aiment, toujours crédule envers ceux qui le trompent, c'est lui qui s'est créé cette idole dont le poids l'écrase, ce Moloch auquel il faut des victimes humaines ».

Et La Boétie d'interpeller ainsi son lecteur : « Celui qui vous maîtrise tant, n'a que deux yeux, n'a que deux mains, n'a qu'un corps, et n'a autre chose que ce qu'a le moindre homme du grand nombre infini de nos villes : sinon qu'il a plus que vous tous, c'est l'avantage que vous lui faites pour vous détruire. D'où a-t-il pris tant d'yeux ? D'où vous épie-t-il, si vous ne les lui donnez ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s'il ne les prend de vous ? Les pieds dont il foule vos cités, d'où les a-t-il, s'ils ne sont les vôtres  ? Comment a-t-il aucun pouvoir sur vous que par vous autres mêmes ? Comment vous oserait-il courir sus, s'il n'avait intelligence avec vous ! Que vous pourrait-il faire, si vous n'étiez receleurs du larron qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue, et traîtres de vous-mêmes ?

« Soyez résolus de ne servir plus, et vous voilà libres. Je ne veux pas que vous le poussiez ou l’ébranliez, mais seulement ne le soutenez plus, et vous le verrez, comme un grand colosse à qui on a dérobé sa base, de son poids même fondre en bas et se rompre. »

Un esprit caustique pourrait bien y voir, aujourd'hui, le portrait saisissant de « l'électeur français moyen ». Gavé, jusqu'à en perdre son libre arbitre, de sermons culpabilisants lui promettant l'opprobre de ses congénères s'il s'avisait de manquer à son « devoir de citoyen » – celui qui lui enjoint de cracher au bassinet électoral, fût-ce pour un coquin qu'il méprise et qui le méprise au centuple – notre naïf, pourtant groggy par des désillusions en cascade, semble toujours fier de se donner pour chef un bourreau, celui-là même dont il aura dressé le piédestal de ses propres mains, et qu'il rendra responsable de ses maux, lesquels il ne devra pourtant qu'à sa propre inconséquence.

De nos jours, l'absolutisme est celui d'une démocratie d'apparence laissant accroire aux Français qu'ils plébiscitent par leur vote un régime respectueux de leurs libertés et soucieux de leur bien-être, cependant qu'ils se débattent au sein d'un État policier aux yeux duquel ils ne sont plus que contribuables à rançonner. Vaincre triomphalement bien que sans péril un régime républicain détruisant la France à petit feu suppose seulement d'en avoir pleinement conscience, et de, très logiquement, refuser d'accorder son obole électorale tant à la peste qu'au choléra... Un sursaut dérobant la base d'une République qui, rappelons-le, fut imposée à nos ancêtres dans la foulée du coup d'État révolutionnaire mené, non par le peuple, mais par cette bourgeoisie affairiste ayant enfanté les financiers mondialistes d'aujourd'hui.

H.B.

Inutile de dire que nous ne sommes pas d’accord avec la dernière phrase d’Hugo Bremond. La bourgeoisie affairiste d’alors n’est pas à l’origine de notre République : elle en fut la fossoyeuse. Celle d’aujourd’hui n’en est que l’usurpatrice. Avec notre complicité. Qui est le sujet, précisément, de ce livre.

 Source :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/republique-f...

 

10. Discours.jpg

 


Discours de la servitude volontaire

Mille et une nuits – 1997 – 63 pages




11. Dicours.jpg


Le discours de la servitude volontaire

Suivi de La Boétie et la question politique

par Pierre Clastres et Claude Lefort

Petite bibliothèque Payot n° 134 – 2002

352 pages

 


12. Discours.jpeg



Discours de la servitude volontaire

FolioPlus Philosophie – 2008

192 pages

 




13. Discours.jpg


 

Discours de la servitude volontaire

Présentation de Simone Goyard-Fabre

GF Flammarion – 1993

394 pages

 



14. Discours - Tel Gallimard.jpg


De la servitude volontaire ou Contr'un

suivi de Mémoire touchant l'édit de janvier 1562, suivi de sa réfutation par Henri de Mesmes

Édition critique de Nadia Gontarbert - Le  Mémoire est présenté par Annie Prassoloff

Collection Tel n° 226 - Gallimard – 1993 - 308 pages

 



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La servitude volontaire

suivi de Vingt-neuf sonnets

et d’une Lettre de Montaigne à son père sur la mort d’Étienne de la Boétie

Arléa – Poche – 2007 - 120 pages

 


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Discours de la servitude volontaire

William Blake And Co – 2011

Collection La pharmacie de Platon

Avant-propos de Jean-Paul Michel

88 pages


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De la servitude volontaire

Présenté par Miguel Benasayag

Suivi d’un entretien avec Cornelius Castoriadis

Le Passager Clandestin – 2010 - 96 pages

 



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De la Servitude Volontaire ou Le Contr’un

texte intégral transcrit par Charles Laisant et Élisée Reclus, repris et préfacé par Gibet

Gravures de Jacques Laudy

À l’Orient – 2007 – 93 pages

 


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Discours de la servitude volontaire

Les Éditions de Londres – 2011

[ Format Kindle ]

Taille du fichier 176 KB



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Discours de la servitude volontaire

[CD audio] lu par Denys Podalydès

Éditions Thélème – 2009

 

 

 

 

Mis en ligne par Marie, le 25 août 2013

23:47 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/08/2013

Les damnés de la terre ont perdu leur défenseur

 

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« Pour ne parler que des colonies françaises, quelle clameur si les victimes pouvaient crier ! Quels rugissements, venus d’Algérie et de Tunisie, favorisés, quelquefois, de la carcasse du président de notre aimable République ! Quels sanglots de Madagascar et de la Nouvelle-Calédonie, de la Cochinchine et du Tonkin ! Pour si peu qu’on soit dans la tradition apostolique de Christophe Colomb, où est le moyen d’offrir autre chose qu’une volée de mitrailles aux équarisseurs d’indigènes, incapables, en France, de saigner le moindre cochon, mais qui, devenus magistrats ou sergents-majors dans des districts fort lointains, écartèlent tranquillement des hommes, les dépècent, les grillent vivants, les donnent en pâture aux fourmis rouges, leur infligent des tourments qui n’ont pas de nom, pour les punir d’avoir hésité à livrer leurs femmes ou leurs derniers sous ! Et cela, c’est archi-banal, connu de tout le monde, et les démons qui font cela  sont de fort honnêtes gens qu’on décore de la Légion d’honneur et qui n’ont même pas besoin d’hypocrisie. Revenus avec d’aimables profits, quelquefois avec une grosse fortune, accompagnés d’une longue rigole de sang noir qui coule derrière eux ou à côté d’eux, dans l’invisible – ils ont écrasé tout au plus quelques punaises dans de mauvais gîtes, comme il arrive à tout conquérant, et les belles-mamans, éblouies, leur mijoteront des vierges. J’ai devant moi des documents, c’est-à-dire tels ou tels cas. On pourrait en réunir des millions. L’histoire de nos colonies, surtout dans l’Extrême-Orient, n’est que douleur, férocité sans mesure et indicible turpitude. J’ai su des histoire à faire sangloter des pierres. »

Léon BLOY, Le sang du pauvre

 

Les damnés de la terre ont perdu leur défenseur

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Avocat de la terreur ou des condamnés d’avance ?

http://vod.canalplay.com/pages/movies/detail.aspx?aid=297...

 

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La mort de Jacques Vergès – Une vie dédiée à l’anticolonialisme

Par Gilles Munier

Mondialisation.ca, 17 août 2013

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Jacques Vergès est né le 5 mars 1925, au Siam (aujourd’hui Thaïlande). Il est le fils de Pham Thi Khang, institutrice vietnamienne, et du docteur Raymond Vergès, originaire de la Réunion, consul de France à Oubone. Suite à ce mariage, considéré comme une mésalliance par la société coloniale de l’époque, son père dut démissionner et reprendre ses activités de médecin. Après le décès de sa mère alors qu’il avait trois ans, son père s’installa à la Réunion où Jacques Vergès fut élevé par sa vieille tante.

A l’âge de 10 ans, il rencontra Abdelkrim al-Khattabi, assigné à résidence à la Réunion. La forte personnalité du résistant, héros légendaire de la guerre du Rif (1921-1926) contre les troupes espagnoles et françaises –commandée par le maréchal Pétain – eut très certainement une grande influence sur sa manière de pensée.

A Londres, avec le général de Gaulle

A 12 ans, il milite avec son père, fondateur du parti communiste réunionnais, et Paul – son frère jumeau – pour le Front populaire. En 1942, son bac en poche, obtenu brillamment au coude à coude avec le futur Premier ministre français Raymond Barre, Jacques Vergès et son frère Paul rejoignent le général de Gaulle et les Forces françaises libres (FFL) en Grande-Bretagne. Ils ont 17 ans et demi.

Sous-officier, Jacques Vergès participe aux combats en Afrique du Nord, en Italie, puis en France. Après la guerre, en 1946, il adhère au parti communiste français (PCF) – où son militantisme au sein du Comité des étudiants anticolonialistes passe mal – et entame des études d’histoire, puis de droit. C’est là qu’il fait la connaissance de la génération d’hommes politiques, africains et asiatiques, qui lutteront pour l’indépendance de leur pays, ainsi que du Cambodgien Saloth Sar, futur chef des Khmers rouges sous le nom de Pol Pot, et de Khieu Samphan dont il assure aujourd’hui la défense.

En 1950, Jacques Vergès est élu – contre l’avis du PCF – membre, puis secrétaire général du bureau de l’Union internationale des étudiants dont le siège est à Prague. En 1955, de retour en France, il obtient sa licence de droit, passe le Capa, et s’inscrit au barreau de Paris. La Conférence du stage, association d’avocats célèbre pour son concours d’éloquence, le sacre orateur de l’année.

Plus dangereux qu’une division 

En avril 1957, il propose ses services aux avocats qui défendent les militants du FLN et se jette, à corps perdu, dans le combat pour l’indépendance de l’Algérie.

Michel Debré, Premier ministre du général de Gaulle, dira que le collectif dont il est le leader, est « plus dangereux qu’une division ». Finalement, il est suspendu pendant un an. Il s’installe au Maroc où le docteur Khatib, ministre des Affaires africaines, en fait son conseiller et son agent de liaison avec les mouvements de libération à qui il fournissait des faux passeports, des vivres, de l’argent et des armes.

A Alger, après l’indépendance de l’Algérie, après avoir été directeur du département Afrique de Mohamed Khémisti – ministre des Affaires étrangères assassiné en avril 1963 – Jacques Vergès crée Révolution Africaine. Dans le n°2 de l’hebdomadaire, il rend un vibrant hommage à Abdelkrim al-Khattabi qui vient de décéder au Caire. Le « Lion du Rif »,écrit-il, a démontré « à nous, hommes de couleur, que l’impérialisme n’était pas invincible ». Il signe l’article de son nom de guerre : Mansour(Le Victorieux).

La vedette des barreaux

Suite à des dissensions idéologiques avec le président Ben Bella, il quitte l’Algérie et fonde à Paris, en septembre 1963, le mensuel Révolution avec l’aide de la Chine et l’entourage de Che Guevara. Après le renversement de Ben Bella, le 19 juin 1965, il revient en Algérie, épouse Djamila Bouhired, héroïne de la Bataille d’Alger qu’il a défendu au cours d’un procès retentissant, et s’inscrit au barreau d’Alger. A la demande d’Abdelaziz Bouteflika, alors ministre des Affaires étrangères  du président Boumédiène, il assure la défense de fédayine palestiniens du FPLP ayant attaqué des avions d’El Al à Athènes et Zurich et de Mahmoud Hedjazi, condamné à mort pour avoir tiré sur des gardes-frontière. Les Israéliens le bloquent à l’aéroport de Tel-Aviv et l’expulsent.

Jacques Vergès « disparaît » de 1970 à 1978. Qu’on ne compte pas sur lui pour dire où il était et ce qu’il faisait ! Les brides de réponses qu’il distille dans Agenda, roman clé paru en 1979, aboutissent à des impasses. Selon la DST (service français de contre-espionnage), il aurait séjourné à Cuba, en Allemagne de l’Est, au Viet Nam du Nord, et serait un des pères de la Constitution algérienne de 1975. Mais ces informations sont à prendre avec des pincettes.

De retour en France, il reprend ses activités comme si de rien n’était. Suivront les procès qui feront de lui un des avocats les plus talentueux et les plus controversés du monde judiciaire contemporain. Aujourd’hui respecté par la majorité de ses confrères, y compris par ceux qui ne partagent pas ses engagements, il est l’invité vedette des rentrées solennelles des barreaux français et des colloques internationaux consacrés au droit pénal. Son triomphe au théâtre, avec sa pièce Serial plaideur, témoigne de sa popularité hors des prétoires.

Source :

http://www.mondialisation.ca/la-mort-de-jacques-verges-une-vie-dediee-a-lanticolonialisme/5346094

A propos de  Jacques Vergès, lire aussi :

Jacques Vergès et la défense de Saddam Hussein et de Tarek Aziz

http://0z.fr/w7TP2

Jacques Vergès réclame la libération de Georges Ibrahim Abdallah

http://0z.fr/x1YBn

“Sarkozy sous BHL”: une grenade dégoupillée dans la cours de l’Elysée

http://0z.fr/8e77U

 

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Entretien avec maître Jacques Vergès: «Nous assistons à une époque d’ensauvagement de l’humanité»

Par Silvia Cattori

Mondialisation.ca, 17 août 2013

Slivia Cattori 16 août 2013

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Maître Jacques Vergès s’est éteint à jamais. Clairvoyant et inflexible, engagé et détaché à la fois, sensible à la souffrance des faibles et des vaincus, Jacques Vergès a été de son vivant la cible de ceux qui passent leur temps à jeter l’opprobre sur tout témoin lucide et rebelle. Il n’a jamais flanché. Nous rendons ici hommage à ce personnage hors du commun, en rediffusant l’entretien qu’il nous avait accordé en mars 2006 lors d’une rencontre restée pour nous inoubliable.

« Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie est une institution illégale »

A l’heure où tant de gens peinent à comprendre le silence de leurs autorités face aux victimes qui, en Irak, en Afghanistan, en Palestine, mais aussi chez nous, sont laissées sans protection, nous croyons que des voix comme celle de Maître Vergès sont importantes.


Silvia Cattori : Vous connaissiez M. Milosevic. Qu’avez-vous ressenti à l’annonce de son décès ?

Jacques Vergès : Je suis son avocat, un parmi d’autres. Qu’ai-je ressenti ? J’ai ressenti de l’indignation parce que, manifestement, c’est une mort que l’on a voulue. De ce point de vue, c’est un assassinat. M. Milosevic était très malade. On lui a imposé des séances harassantes qui se terminaient après l’heure de la promenade journalière, qui consistait à faire les cent pas, dans la cour de la prison.
Au début de cette année il a été très malade ; il a demandé à se faire soigner en Russie. Nous ne sommes plus au temps de la guerre froide. Les Russes avaient promis de le garder entre les mains de la justice, de ne pas lui permettre de s’évader. Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) a refusé qu’il se fasse soigner en Russie. A cet homme qui avait besoin de soins urgents, on les lui a refusés, avec au bout sa mort.

Aujourd’hui, l’autopsie dit qu’il est mort d’un infarctus, que c’est une mort naturelle. Ce n’est pas vrai.
Des morts naturelles peuvent être provoquées. Pendant la guerre d’Algérie, j’ai été désigné par les nièces d’un Monsieur qui venait d’être arrêté. Je leur ai dit que j’allais intervenir auprès des autorités pour qu’il ne soit pas torturé et elles ont dit « mais il ne s’agit pas de tortures, il s’agit de sa vie, il est diabétique et a besoin d’une piqûre d’insuline tous les jours, sans quoi il meurt ». Il serait mort de mort naturelle.
Dans le cas de M. Milosevic, même si l’on ne trouve pas de trace de poison, il est mort d’une mort naturelle, mais d’une mort naturelle provoquée. On me dit : mais pourquoi ceci ? Parce que, premièrement, c’était un homme qui était courageux, qui se défendait seul devant le tribunal, et on voulait le briser, au risque de le tuer. Eh bien, on l’a tué. C’est pourquoi je dis que ce tribunal est un tribunal d’assassins.

Silvia Cattori : En n’accordant pas au prévenu le respect auquel tout prisonnier a droit, fut-il un criminel, Mme Carla del Ponte a-t-elle donc failli ?

Jacques Vergès : Oui, on a refusé à M. Milosevic le respect que l’on doit à tout prisonnier. En France, nous avons un ancien ministre, M. Papon, qui a été condamné pour crimes contre l’humanité. Il s’est senti malade. Des médecins ont fait leur constat, et on l’a mis en liberté. Il a été traité humainement.

Silvia Cattori : N’avez-vous aucune considération pour le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie ?

Jacques Vergès : Ce Tribunal Pénal International est une institution illégale qui a été décidée par le Conseil de Sécurité qui n’a aucun pouvoir judiciaire. On ne peut pas déléguer un pouvoir que l’on n’a pas. Seule l’Assemblée pouvait décider cela.

Deuxièmement, ce tribunal n’a pas de loi. En France ou en Suisse, quand vous allez devant un tribunal, il y a un code de procédure que l’on applique. Pour le TPIY, il n’y a pas de code de procédure. Le TPIY change la procédure selon les besoins qu’il éprouve. La procédure, en ce qui concerne M. Milosevic, a été changée vingt-deux fois.

Troisièmement, ce tribunal s’occupe de faits antérieurs à sa création, ce qui est illégal. Cela s’appelle « la rétroactivité de la loi pénale », procédé qui est parfaitement contraire à toutes les règles démocratiques. Ce tribunal admet que des témoins puissent témoigner masqués. Quel débat contradictoire est-il encore possible ? !
Ce tribunal dit que, dans certains cas, la rumeur publique suffira comme preuve. Or, nous savons à quel point la rumeur publique est lourde d’erreurs et de manipulations.
Enfin, pour couronner le tout, le tribunal accepte des dons : 14 % du budget du TPIY provient de dons. Par exemple, M. Soros, qui est un adversaire de la Serbie, contribue aux payements du salaire des juges. Que diriez-vous si vous deviez comparaitre devant un tribunal payé par une chaîne hôtelière ou par une chaîne d’épicerie ?

Silvia Cattori : N’y a-t-il plus de légalité internationale ? Quelle confiance, par conséquent, les faibles peuvent-ils encore avoir en la justice ?

Jacques Vergès : Ecoutez, la légalité internationale ? Vous avez entendu parler de Guantanamo. Quelle légalité ! ? Vous avez encore appris quelque chose qui est pire que Guantanamo : que des services secrets américains auraient, en Europe, des prisons où on envoie des gens pour y être torturés sans que cela se sache. On a avancé les noms de pays comme la Pologne et la Roumanie.

Silvia Cattori : Comment cela se fait-il que la France ou l’Europe ne tapent pas du poing sur la table face à la gravité des violations auxquelles le monde assiste ?

Jacques Vergès : Là-dessus, le souhait que j’aurais est que des pays comme la France s’y opposent mais, malheureusement, ce n’est pas le cas. Déjà, de sa part, s’être opposé à la guerre contre l’Irak, je considère que c’est une grande chose, c’est inespéré.

Les Etats- Unis détiennent des gens à Guantanamo en-dehors de toute légalité. Ces détenus ne dépendent même pas de la loi américaine. On a vu également, à la prison d’Abou Graib, comment la torture n’était plus un instrument d’interrogatoire mais un instrument d’abaissement de la dignité humaine. En Algérie, quand les Français torturaient, ce qui était ignoble, c’était, disaient-ils, pour avoir des renseignements. Mais quand, comme cela s’est vu, une jeune Américaine rit en traînant par une laisse un homme nu agonisant, ce n’est pas pour chercher des documents, c’est pour l’assimiler à une bête. Là, nous assistons à une époque d’ensauvagement de l’humanité.

Silvia Cattori : En ne condamnant pas les Etats-Unis et la Grande Bretagne, durant les années où ces pays ont bombardé en Irak, en violation du droit, la zone appelée « No fly zone », l’ONU ne s’est-elle pas rendue complice des préparatifs de cette guerre ?

Jacques Vergès : Bien sûr. Aucune instance n’a vraiment condamné les mauvais traitements de ces prisonniers. Toutefois, la guerre contre l’Irak, l’ONU ne l’a pas votée. Les Américains ont engagé cette guerre sur un mensonge. Tout le monde savait très bien que Saddam Hussein n’avait pas d’armes de destruction massive. Et la guerre a quand même été menée sous ce faux prétexte. Et personne ne condamne les agresseurs.
D’autre part, il y a eu l’embargo, entre les deux guerres ; embargo qui a causé la mort de cinq cent mille enfants. C’est l’OMS qui le dit. Quand on demande à Mme Albright ce qu’elle en pense, elle dit « C’est le prix de la démocratie ». Est-ce qu’un régime, quel qu’il soit, mérite le sacrifice de cinq cent mille enfants ? Les criminels contre l’humanité, c’est parmi les grandes puissances occidentales qu’on les trouve.

Silvia Cattori : Les gens se souviennent de la période où les médias vous ont qualifié de « nazi », de « terroriste », pour avoir défendu Barbie et Carlos. Cela ne vous dérange-t-il pas quand on vous traîne dans la boue ?

Jacques Vergès : Non.

Silvia Cattori : Et quand on vous traite « d’antisémite » cela vous laisse-t-il indifférent ?

Jacques Vergès : Ecoutez, du moment que cela n’est pas vrai, cela me laisse indifférent.

Silvia Cattori : Mais la rumeur peut détruire des carrières !

Jacques Vergès : Je vis dans un pays qui s’appelle la France. Il existe une tradition en France : le Français a une tendance à se sentir seul contre l’establishment. Il est pour d’Artagnan, pour Mandrin.
Un jour, je sortais de la cour d’Assise d’Aix. Je traversais le petit marché qui se tient aux abords du Palais de justice. Un confrère m’a dit : « Tu vois, quand les gens te reconnaissent cela ne m’étonne pas ; ce qui m’étonne c’est la manière dont ils te saluent ; ce n’est pas un notable qu’ils saluent, c’est un complice. Alors, Maître, on continue »

Silvia Cattori : A part vous, il y a des nombreuses personnes qui sont accusées « d’antisémitisme », d’être « anti-juives », qui est un délit qui pèse plus lourd que si l’on est accusés de « racisme », d’être « anti-arabes » !

Jacques Vergès : Actuellement, on ne me traite plus d’antisémite. Ma plaidoirie a été publiée et diffusée à la télévision ; on a bien vu que je n’avais pas tenu de discours « antisémite ».
Le problème des médias, vous le connaissez : les médias hurlent avec les loups. Ils considèrent que c’est leur fonction. Je disais, au moment du procès Barbie, à un journaliste de télévision : le service que vous pourriez me rendre c’est de publier ma photo tous les jours dans votre journal en disant « cet homme est un salaud ». Les Français ne sont pas assez bêtes et ils décrypteront votre message et se diront : si on l’insulte tant c’est que c’est un type bien.

Silvia Cattori : Vous croyez vraiment que les gens soumis au matraquage médiatique savent faire la part des choses ?

Jacques Vergès : A la longue, oui.

Silvia Cattori : Vous avez connu des personnalités comme Tarek Aziz que beaucoup respectaient. Elles sont aujourd’hui traitées comme des chiens, livrées à la torture. Comment vivez-vous, en votre for intérieur, cette violence des Etats faite au nom « des droits humains et de la démocratie » qui a déjà fait tant de victimes, causé tant de souffrances ?

Jacques Vergès : Comme la grande imposture. Nous vivons une période de sauvagerie et d’imposture. Saddam Hussein était l’allié de l’Occident puis, un jour, on a pensé qu’il était trop fort et on a décidé de l’abattre. Et ensuite on l’a abattu sur des mensonges. On le reconnaît aujourd’hui.

Et puis on nous dit que l’on se bat pour les droits de l’homme mais on n’a jamais autant humilié et bafoué les hommes que dans les prisons américaines, en Irak et à Guantanamo. On est allé en Afghanistan pour vaincre les Talibans et le résultat est que la production d’opium a été multipliée par dix.
On menace l’Iran, en disant que l’Iran ne doit pas avoir la bombe atomique. Il ne doit même pas être soupçonné d’avoir les moyens de faire la bombe nucléaire. Alors que l’Iran a deux voisins qui l’ont déjà : le Pakistan d’un côté et Israël de l’autre.
Pourquoi ces deux pays ont-ils droit à la bombe et l’Iran non ? Ne cherchez pas de réponses. Ce sont des décisions des puissants du moment.

Silvia Cattori : Imaginez-vous que l’on puisse modifier le cours des choses ?

Jacques Vergès : En 1941, en Europe, on pouvait prévoir que les choses changeraient si Hitler faisait une folie. La folie, il l’a commise : il a attaqué l’Union soviétique et il a été vaincu.

Je pense que tout cela va se terminer par une folie et, malheureusement, un grand massacre. A ce moment là, il sera mis fin à cet état d’hypnose dans lequel vit le monde. On sait très bien, par exemple, que, si les Etats-Unis attaquent l’Iran, nous assisterons à une confrontation extrêmement grave dans tout le Moyen-Orient. Avec même des conséquences dans les pays occidentaux, avec le cours du pétrole. C’est pour cela du reste qu’ils hésitent tellement !

Silvia Cattori : Donc ces guerres « dites préventives », voulues même par des personnalités qui se disent humanitaires, comme Pascal Bruckner et Bernard Kouchner, par exemple, ne mènent pas vers le meilleur des mondes !

Jacques Vergès : Non. Vous n’avez qu’à voir, actuellement, cette prétendue « guerre contre le terrorisme ». Qu’est-ce que c’est que le « terrorisme » ? Ce n’est pas une entité.
J’ai fait la guerre dans l’armée française libre ; j’étais artilleur. L’artillerie n’était pas une entité. Il n’y avait pas une artillerie contre une infanterie. Il y avait une artillerie allemande et une artillerie française.
Les « terroristes » sont différents entre eux. Les gens de l’IRA et les gens d’Al Quaida ne sont pas les mêmes. Les gens de l’ETA et les Corses ne sont pas les mêmes. Mais, au nom du « terrorisme », on justifie tout.

Silvia Cattori : Pour les peuples sous occupation ou agressés, n’y a-t-il pas un droit international à se défendre ?

Jacques Vergès : Cela s’appelle la résistance. Le mot terrorisme a été utilisé pour la première fois, en France, par les Allemands, pendant l’occupation.

Silvia Cattori : Comment expliquer, dès lors, que le Parlement européen ait inscrit – avec l’accord de tous les partis, de l’extrême gauche à la droite – le mouvement du Hamas sur la liste des « organisations terroristes » à la demande d’Israël et des Etats-Unis ?

Jacques Vergès : Parce que, à mon avis, on vit sur une équivoque. Quand on examine les crimes de l’Allemagne nazie, je disais, au cours du procès Barbie : « avant de le juger, essayez de balayez devant votre porte ». La Gestapo a commis moins de crimes en France que la France n’en a commis en Algérie. Ou bien que les Russes n’en ont commis en Afghanistan, ou que les Américains n’en ont commis au Vietnam. Et on me répond « non, nous sommes une démocratie ».
Mais une démocratie est capable de crimes. Il y a cette équivoque : la démocratie ne serait pas capable de crimes ! Au contraire. Près de la Nouvelle Zélande, vous avez une île qui est plus grande que la Suisse, la Tasmanie ; il n’y a plus de Tasmanie. La dernière tasmanienne est morte en 1977, détruite par les colons anglais. Prenez les Peaux Rouges, les Incas, les Aztèques, tous ont été détruits ; c’étaient des civilisations florissantes.
Donc, les démocraties sont capables de crimes aussi bien que les dictatures. Avec des circonstances aggravantes dans le cas des démocraties : c’est que l’opinion est avertie. On me dit « mais il y a la liberté de la presse ». Mais alors, cela aggrave la responsabilité de l’opinion.

Silvia Cattori : Je crois que l’opinion n’est pas avertie !

Jacques Vergès : Pendant la guerre d’Algérie, la torture, nous la dénoncions. A Abou Graib, tout le monde est censé savoir ce qui s’est passé, les photos sont passées sur les télévisions.

Silvia Cattori : L’opinion a été pré-conditionnée : ne lui a-t-on pas présenté la guerre comme « un moindre mal » ?

Jacques Vergès : Mais l’histoire « du moindre » mal n’excuse pas cette inhumanité gratuite, et l’opinion le sait, et l’opinion démocratique n’a pas réagi.

Silvia Cattori : Auriez-vous pu imaginer, il y a quinze ans, que les choses se passeraient de la sorte ?

Jacques Vergès : Oui, à partir de la chute du mur et de la chute de l’URSS, où les Etats-Unis se retrouvaient être les seul maîtres, avec, à leur tête, des dirigeants incultes.
Ce n’est pas étonnant que les dirigeants allemands et français aient été contre la guerre en Irak. La France et l’Allemagne ne sont pas des îles. Chirac a une expérience du monde arabe. Il était officier en Algérie, il sait ce que c’est qu’une guerre de libération.
Les Américains ne savent pas. L’Amérique est une île. La couche éclairée de la côte Ouest et Est, peut-être, le savent. Mais l’Amérique profonde, du Nebraska à l’Arkansas, l’ignore. Je disais à des Serbes, à Belgrade : comment voulez-vous expliquer à un type de l’Arkansas que le Kossovo est le berceau de votre nation ? Eux, ils n’ont pas de nations. Ils n’ont pas d’histoire.

Silvia Cattori : Voulez-vous dire que les barbares sont de retour ?

Jacques Vergès : Oui, bien sûr. Je pense que jamais l’humanité n’a vécu une époque aussi sauvage qu’aujourd’hui. En Europe, il y avait certaines règles ; aujourd’hui on ne les respecte plus.

Silvia Cattori : Qui peut faire contrepoids à l’unique superpuissance américaine ?

Jacques Vergès : Au point de vue militaire, personne. Mais au point de vue économique, beaucoup de pays le peuvent. La guerre n’est plus seulement militaire aujourd’hui, elle est hors normes. Il suffit que deux tours s’effondrent à New York, sous les coups d’une organisation qui n’a pas de territoire, pour que les compagnies d’aviation américaines déposent leur bilan. Il suffit qu’il y ait des manœuvres chinoises sur le détroit de Formose pour que la bourse de Taipei s’effondre.
A la fin, mêmes soumis, la télévision, les journaux, devront dire certaines choses. L’opinion est très lente à changer de point de vue, mais elle se réveillera. Un jour, elle changera de point de vue.

Silvia Cattori : Qui sont les propriétaires des démocraties occidentales aujourd’hui ? Qui commande réellement ? Vers qui les peuples opprimés peuvent-ils encore se tourner ?

Jacques Vergès : Dans nos démocraties, ce sont les dirigeants des grandes sociétés. L’exemple est typique : quand les biscuiteries « LU » licencient leur personnel, les grévistes s’adressent à M. Jospin, qui était alors le premier ministre, et celui-ci leur répond « Que puis-je faire » ? Effectivement, il ne pouvait rien faire dans le système actuel.

Silvia Cattori : Donc les gens ne peuvent plus rien y changer ?

Jacques Vergès : Si, mais pour changer il faudra vraiment de grands bouleversements.

Silvia Cattori : Actuellement, le rapporteur spécial du Conseil de l’Europe, le procureur suisse Dick Marti, chargé de faire la lumière sur l’existence des « prisons volantes » de la CIA, se débat avec des gouvernements réticents à lui fournir les informations. Pensez-vous qu’il va pouvoir aller au bout de l’enquête ?

Jacques Vergès : S’il le veut, il peut y arriver. Quand on s’acharne, la vérité finit toujours par éclater : il y a toujours des témoins. Il réussira à condition qu’il accepte d’être isolé et d’être insulté. Je lui souhaite beaucoup de chance.

Entretien publié le 14 mars 2006
http://www.silviacattori.net/article141.html

 http://www.mondialisation.ca/entretien-vec-maitre-jacques-verges-nous-assistons-a-une-epoque-densauvagement-de-lhumanite/5346101


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Hommages

 

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Jacques Vergès vient de nous quitter

by Raphaël "JahRaph" Berland / on 16 août 2013 at 4 h 46 min /

Jacques Vergès, l’avocat lumineux, est décédé mercredi 15 août 2013 à Paris, d’un crise cardiaque. Le Cercle des Volontaires présente ses condoléances à sa famille et à son entourage.

Loin de la curée médiatique à son encontre, de la part de pseudo-journalistes qui n’ont rien compris à son parcours et à son combat, nous préférons nous remémorer ce qui restera sans doute l’une de nos meilleures interviews : celle de Maître Vergès, qui a pris de son temps l’année dernière pour recevoir des journalistes parfaitement inconnus et encore très amateurs, dans son cabinet d’avocat chargé d’histoire… et de jeux d’échec.

 

 

 

Georges Stanechy 

Jacques Vergès : la dignité humaine


Le Grand Soir

Adieu Mansour !

Jacques Vergès sur Djamila Bouhired


Justice.be

Vergès par-delà la mort


 

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La tâche qu’il n’a pu finir :

 

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1984

 

7. Rassemb lement prison Lannemezan 24 octobre 2012.jpg

Devant la prison de Lannemezan, où Georges croupit toujours 29 ans plus tard

 

Relire sa plaidoirie de 2007 :

http://liberonsgeorges.over-blog.com/article-12545665.html

 

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8. SES LIVRES.jpg

  • Pour Djamila Bouhired, avec Georges Arnaud, Paris, Éditions de Minuit, 1957.
  • De la stratégie judiciaire, Paris, Éditions de Minuit, 1968
  • Pour les fidayine. La résistance palestinienne, Paris, Éditions de Minuit, 1969
  • Pour en finir avec Ponce Pilate, Paris, Le Pré aux clercs, 1983
  • Beauté du crime, Paris, Plon, 1988.
  • Je défends Barbie (préface de Jean-Edern Hallier) Paris, Jean Picollec, 1988.  
  • La Justice est un jeu, Paris, Albin Michel, 1992.
  • Lettre ouverte à des amis algériens devenus tortionnaires, Paris, Albin Michel, 1993.
  • Mon Dieu pardonnez-leur, Paris, Michel Lafon, 1995.
  • Intelligence avec l'ennemi, Paris, Michel Lafon, 1996.
  • Le Salaud lumineux, Paris, Michel Lafon, 1996.
  • J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans, Paris, Éditions 84, 1999.
  • Nocturne. Poésie, Paris, Éditions Olbia, 2000, 108 pp.
  • Un procès de la barbarie à Brazzaville (avec Dior Diagne), Paris, Jean Picollec, 2000
  • Les Sanguinaires : sept affaires célèbres, Paris, J’ai Lu, 2001
  • Omar m'a tuer - histoire d'un crime, Paris, J'ai Lu, 2001.
  • L'Apartheid judiciaire, avec Pierre-Marie Gallois, Lausanne, L’Äge d’homme, 2002.
  • Le Suicide de la France, Paris, Olbia, 2002
  • Dictionnaire amoureux de la justice, Paris, Plon, coll. « Dictionnaire amoureux», 2002
  • Les Erreurs judiciaires, Paris, Presses Universitaires de France - PUF, 2002
  • Justice pour le peuple serbe, Arles, L'Âge d'Homme, 2003
  • La Démocratie à visage obscène, Paris, La Table ronde, 2004
  • Les Crimes d'État, Paris, Plon, 2004
  • Passent les jours et passent les semaines : Journal de l'année 2003-2004, Paris, Plon, 2005
  • Jacques Vergès, l'anticolonialiste (entretiens de Jacques Vergès avec Philippe Karim Felissi). – Paris : le Félin, coll. « Histoire et sociétés », 2005 – 116 p.
  • Crimes contre l'humanité massacres en Côte d’Ivoire, Seattle, Pharos, 276p, 2006
  • Que mes guerres étaient belles !, Monaco, Éditions du Rocher, 2007
  • Journal : La passion de défendre, Éditions du Rocher, 2008
  • Justice et littérature, Presses Universitaires de France, 2011
  • "Crimes et fraudes" en Côte d'Ivoire, Paris, Edite, 2011
  • Sarkozy sous BHL, (avec Roland Dumas).Paris, Éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2011,
  • De mon propre aveu, Paris, Éditions Pierre-Guillaume de Roux, 2013

 

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« Au Sénat, ce soir, j’étais invité à parler de Robespierre pour une émission de télévision. Avant moi, M. Kouchner avait bafouillé pour parler de lui-même, et mon intervention a rompu le ronron des débats. C’est que le message que nous laisse Robespierre est très actuel.

En ces temps de scandales financiers éclaboussant les hommes politiques de droite comme de gauche, il est bon de se rappeler qu’il y eut dans l’histoire de France un homme politique qui méritait le nom d’Incorruptible.

En ces temps de mondialisation où les entreprises licencient, dégraissent, délocalisent, sans se soucier du sort des salariés qu’elles jettent à la rue, il est bon de se rappeler que Robespierre voulait que les pauvres puissent parler en maîtres.

En ces temps de droit d’ingérence où l’on fait la guerre pour apprendre aux gens à vivre, où l’on torture pour leur enseigner les Droits de l’homme, il est bon de se rappeler qu’un homme politique en France s’est opposé aux guerres prétendument humanitaires, prophétisant qu’elles aboutiraient au césarisme puis au retour des rois.

En ces temps où l’idée de nation est contestée, il est nécessaire de faire revivre l’exemple de celui qui, selon Jaurès, fut toute sa vie guidé par une seule idée : la nation souveraine.

Les applaudissements qui m’ont accueilli furent, je crois, de politesse.

14 mars : le souvenir de l’Incorruptible. »

Journal – La passion de défendre

 

 

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Maître Vergès n’aura plaidé qu’un seul procès de connivence dans sa vie.
Un procès de connivence mondaine.
Lorsqu’il a défendu – et fait acquitter – Louis XVI pour les beaux yeux de Mourouzi. Louis XVI, qui a eu un des procès les plus réguliers et les plus pointilleux de l’histoire, et un avocat qui a joué sa propre tête pour le défendre, plus un jury non de 12 mais de 750 personnes, dont un de ses parents, pour prononcer la sentence.
Jacques Vergès a surtout laissé passer l’occasion de réclamer que l’on fasse enfin le procès de l’Incorruptible. Au bout de plus de deux siècles de déni de justice.
Qui peut dire ce qui en fût sorti... d’autre qu’une sentence bidon pour spectateurs décervelés ?
Nobody is perfect.
Qu’il repose en paix, là où les havanes poussent sur les arbres et s’allument tout seuls.

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Mis en ligne par Marie, le 18 août 2013.

19:54 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/07/2013

Nos fêtes sont plus belles que les vôtres - I/3.

1. Pêcheurs_haiti .jpg.jpg

Nos fêtes sont plus belles que les vôtres

Et nos deuils nous appartiennent

Haïti - Cuba

 

« J’ai besoin, vous dis-je, de me débarrasser de soixante mille hommes ! »

Napoléon Bonaparte à Leclerc, 1802.

 

« I ran Cuba from the sixth floor of the US embassy. Cubans’ job was to grow sugar and shut up ! »

Earl T. Smith, ambassadeur US.

 

Le 7 avril 1803, il y a 210 ans, mourait Toussaint Louverture, au Fort de Joux, dans le Jura, où l’avait enfermé le 1er Consul, pour le forcer à révéler où il avait caché un trésor qui n’existait pas.

Le 26 juillet 1953, il y a 60 ans, 135 jeunes Cubains, conduits par Fidel Castro, donnaient l’assaut à la caserne Moncada. Presque tous allaient mourir et les quelques survivants faire une révolution qui dure encore. 

Le 28 juillet 1794 ou 10 Thermidor An II, il y a 219 ans, mouraient à Paris Maximilien Robespierre, Antoine Saint-Just, Georges Couthon et plus d’une centaine d’autres, dont un général sans-culotte liégeois du nom de Servais Boulanger, ancien ouvrier orfèvre émigré de Herstal.

On est le 31 ? On s’en fout, on n’est pas aux pièces.

Célébrons aujourd’hui, comme nous pouvons, les deux îles caraïbes, leurs grands malheurs et leurs grandes victoires. Votre indulgence pour nos lacunes. Vous n’aurez qu’à remplir les blancs.

C’est Amelia Duarte de la Rosa qui nous a donné l’idée de ce post, lorsqu’elle a fait paraître ce papier dans Granma, il y a une quinzaine de jours, après un an passé au milieu des Haïtiens et des décombres de leur catastrophe – une parmi d’autres - du 12 janvier 2010.


Haïti revisité

Granma, 13 juillet 2013

Amelia Duarte de la Rosa

2. Haïti paysage.jpg





Je suis restée 12 mois dans ce pays, et j’ai pu constater qu’un nouveau pays se redressait des ruines et des décombres du tremblement de terre...

 Si quelqu’un décidait d’entreprendre un voyage en ignorant tout sur sa destination excepté le nombre de victimes d’un tremblement de terre ou d’une épidémie de choléra, avec pour tout bagage quelques livres de José Marti, d’Alejo Carpentier, d’Aimé Césaire et d’Enrique Vila Mata, quelques vieux vêtements, un appareil photo et une petite image de la Vierge de la Caridad del Cobre - pour se protéger des catastrophes - ; si pour comble cette personne décidait de miser sur l’optimisme et la curiosité à l’idée de partir à la recherche de la beauté dans les choses simples de la vie, sans doute vivrait-elle l’expérience que j’ai vécue à mon arrivée en Haïti.

J’atterris pour la première fois à Port-au-Prince par une journée torride d’un mois de décembre caribéen. Depuis deux ans, la situation du pays faisait la une de toutes les agences de presse, que ce soit à cause du séisme, de l’épidémie de choléra, ou du nombre de personnes qui mourraient quotidiennement pour une ou l’autre de ces raisons. Quelle qu’en soit la cause, les nouvelles d’Haïti étaient toujours désastreuses. Tout indiquait qu’une gigantesque fatalité, hors de contrôle, s’était emparée du pays pour briser tout signe d’espérance.

À Cuba en général, nous nous faisons une fausse idée de la réalité haïtienne. Déjà, en 1941, dans un article, intitulé Haïti, l’île enchaînée, publié par le journal Hoy, Nicolas Guillen, notre poète national, s’inquiétait de cette distance et de cette ignorance envers un pays si proche : « Pour l’ensemble des Cubains, Haïti est une terre ténébreuse, sans culture et sans esprit. Isolée par sa langue et par des préjugés raciaux, plus encore que par sa condition géographique, elle nous est étrangère, comme si elle ne se trouvait pas à quelques heures d’avion ou à plusieurs jours par mer de Cuba. »

Précédée par toutes ces lectures, ces informations et ces conseils, je suis montée dans l’avion, un peu effrayée à l’idée d’arriver dans le pays des ténèbres, dans l’enfer du monde – j’ai en effet parfois des visions très apocalyptiques et enfantines de ce monde. Pas un instant je n’ai pensé que sur la terre de Toussaint-Louverture, j’allais trouver autre chose que le désastre annoncé. Ma première image d’Haïti fut du ciel, et je me souviens très bien m’être dit alors : « Ça n’a pas l’air si mal ! »

J’ai alors tenté d’être pratique et objective. J’ai refusé de me laisser influencer par les a priori et je me suis efforcée de parler d’un Haïti différent, d’un pays qui ne serait pas seulement un pays accablé par le malheur et la misère. C’est alors que, progressivement, une infinité de choses merveilleuses et réelles se sont offertes à moi. Je sais aujourd’hui, après avoir vécu un an dans le premier pays à avoir conquis son indépendance en Amérique latine, que ces merveilles ont toujours existé : dans son Histoire, dans sa culture, dans sa population, dans son mode de vie, dans ses légendes et sa religion.

Je n’ai pas pour autant fui la réalité : Haïti est le pays le plus pauvre du continent, et il en porte les traces. Mais il ne souffre pas seulement de sa pauvreté, il souffre également de l’opportunisme sans pitié des grandes puissances, ainsi que de leur charité ; il souffre de ceux-là mêmes qui, historiquement, l’ont pratiquement dépouillé de tout. Haïti porte la marque des fers des gouvernements corrompus, des coups d’État, des interventions militaires, de l’oppression, du pillage, de l’agression, de la mesquinerie, du mépris, et du caractère parasitaire de l’impérialisme dominant et du capitalisme sous leurs formes les plus brutales.

Je suis restée 12 mois dans ce pays, et j’ai pu constater qu’un nouveau pays se redressait des ruines et des décombres du tremblement de terre. J’ai vécu dans le downtown, rue Saint Honoré, juste derrière les ruines du Palais présidentiel, en face de l’Hôpital militaire, près du Champs de Mars, du Panthéon national, de l’Avenue du Port, des vestiges de ce qui fut la Cathédrale et la Cité Soleil, la partie basse et la plus dangereuse de Port-au-Prince. Même ainsi, je me suis sentie satisfaite de mon sort.

Le downtown, l’un des quartiers les plus populaires de Port-au-Prince, est un lieu déconcertant. Submergé constamment d’une vapeur moribonde, c’est la zone des petits commerces - une vingtaine par quartier – qui restent ouverts 24h sur 24.

Le jour, les rues sont bondées : l’on perçoit parfois une énergie dévorante de bruits, de haut-parleurs diffusant de la musique, de motocyclettes, de voitures, de bars, de marchands et de vendeurs ambulants de médicaments, de chaussures, de vêtements et de tout ce qui peut être vendu. La nuit, le calme est apparent.

Peu de gens circulent dans la rue, peut-être à cause de la légende vaudou sur l’apparition nocturne de zombies. Le taux de délinquance et de violence est directement proportionnel à l’avancée de la nuit. Aux coins des rues, à la tombée du soleil, des jeunes filles, en majorité haïtiennes, viennent se prostituer ; les jeunes Dominicaines, en revanche, sont destinées aux maisons closes qui offrent un peu plus d’intimité.

Les lieux les plus riches sont situés au sommet des montagnes. Le statut d’une personne est d’autant plus important qu’elle réside sur un lieu élevé. À mesure que l’on monte l’avenue Delmas ou la Panaméricaine (ce n’est pas son vrai nom, mais c’est ainsi que tout le monde l’appelle), on aperçoit les différences sociales. En Haïti, il y a des endroits pour pauvres et d’autres pour les millionnaires, mais ce qui est caractéristique, c’est l’immense abîme qui sépare les uns des autres.

On trouve de nombreux commerces, des boutiques, des marchés énormes, propriété exclusive de Syriens qui offrent des produits de haute qualité, et surtout de la sécurité, que l’on doit payer très cher à notre époque. À Petion-Ville – l’un des quartiers les plus populaires – se trouvent les ambassades, les entreprises, les hôtels de luxe, et cette « autre vie » à laquelle beaucoup aspirent.

Même si Port-au-Prince fut le centre principal de toutes mes observations, j’ai eu l’occasion de parcourir le pays tout entier. Les médecins cubains sont répartis dans des communes, des localités, dans les montagnes et les zones les plus reculées des dix départements haïtiens. J’ai décidé d’aller à leur rencontre pour observer la qualité humaine de leur travail, ce que l’on ne peut estimer qu’en parcourant les couloirs d’un hôpital communautaire de référence (HCR), le seul endroit où la population a accès à des soins gratuits. Par ailleurs, à travers le dévouement et l’altruisme de la coopération cubaine, j’ai découvert des histoires intéressantes et différentes dans chaque lieu.

De là sont nés tous les témoignages et toutes les chroniques parus dans le journal Granma en 2012 ; Ils prétendaient plus que tout autre chose modifier certains points de vue sur la réalité haïtienne. Il y avait également des articles sur la présence de Cuba sur une terre si proche. Ce fut l’objectif essentiel de ce séjour qui se révéla fructueux et révélateur à bien des égards.

Parcourir Haïti, vivre parmi ses gens, parler en créole, français, anglais et parfois en espagnol, tenter de comprendre leurs raisons d’agir, connaître leur désespoir, leur pauvreté, les zones obscures, mais aussi leur sourire, leur reconnaissance, leur patience et la persévérance avec lesquelles ils font face aux problèmes, m’a permis de forger ce que j’appelle « mon point de vue haïtien de la réalité ».

D’aucuns penseront qu’il s’agit probablement d’une question de perspectives, et c’est vrai. Je ne le nie pas. Ma vision sur Haïti est très particulière, et il ne saurait en être autrement. C’est la meilleure façon que j’ai de remercier ce pays pour tout ce qui a marqué ma personnalité. Les expériences que j’y ai vécues m’ont amenée à faire face à des réalités inconnues, à sortir de ma coquille et à me retrouver moi-même, je dois l’avouer.

Je dédie cette compilation d’articles à ce pays où le temps n’existe pas, aux mouvements inattendus et aux choses invisibles, où tout est exacerbé et où les puissants contrastes ne permettent aucune comparaison.

Comme tant d’autres, je ne prétends que redonner sa place au cœur de la fierté latino-américaine à cet État qui a affirmé la lutte pour l’indépendance, qui s’est fait respecter, et qui a apporté un héritage inestimable sur la façon de faire les révolutions.

Amelia Duarte de la Rosa

La Havane. 4 Juillet 2013

Sources :

http://www.granma.cu/frances/notre-amerique/4jul-Haiti.html
http://www.legrandsoir.info/haiti-revisite-granma.html

 

*

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Malgré le silence total des merdias, ce n’est un secret pour personne que Cuba a apporté la plus rapide et la plus grande aide médicale à Haïti, après le tremblement de terre –

http://www.projectcensored.org/top-stories/articles/12-cuba-provided-the-greatest-medical-aid-to-haiti-after-the-earthquake/

Ce n’est pas un secret non plus qu’après le débarquement de CNN, précédant immédiatement, comme toujours, un débarquement militaire (ah, ces scènes de pillage tournées à Hollywood et passées en boucle !), l’aide US annoncée n’a pas du tout tenu ses promesses, les promesses n’engageant jamais que ceux qui y croient.

L’aide US n’a pas tenu ses promesses (The Guardian) :

http://www.guardian.co.uk/global-development/2013/jun/28/us-aid-haiti

On sait aussi que Cuba est présente pour soigner ceux qui sont sans soins dans beaucoup de pays du Tiers-Monde (maintenant on dit « émergents »), principalement en matière de soins ophtalmologiques, spécialité dans laquelle l’île a pris, en dépit des criminels embargos auxquels nous participons, une avance considérable.

4. Facultad_Hospital_Mariscal_Antonio_Jose_de_Sucre.jpg

À l'hôpital de Jaguey Grande (Cuba) : formation constante de médecins ophtalmos :

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/29162/cuba+ou+a+globalizacao+da+solidariedade+a+operacao+milagre.shtml

À Haïti, dans les premières heures de l’après-séisme :

Des doctoresses du Bronx formées à Cuba… Une ONG Cubano-US (oui, oui)… et vogue la galère.

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Le Dr. Melissa Barber et deux membres de son équipe.

Elles ont rejoint les 350 médecins cubains qui étaient déjà présents dans l’île avant le séisme pour y soigner les plus pauvres

6. Bronx Doctors.jpg

« Certaines d’entre nous y ont mis des enfants au monde pour la première fois sans aide… »

http://www.indypendent.org/2010/03/11/hope-haiti-trained-cuba-bronx-doctor-melissa-barber-drops-everything-help-earthquake-victims

et les équipes d’urgentistes envoyées de La Havane, dont la Brigade médicale d’urgence Henry Reeve 

Une brigade médicale d’urgence doit pouvoir faire face à tout :

7. HAITI PLAIES.jpg

aux plaies,

8. Médecins cubains plâtre Robinson Jane 31 janvier 2010.jpg

aux fractures,

9. Malnutrition-in-Hait-008.jpg

à la malnutrition,

10. haiti-earthquake-medical cholera.jpg

au choléra,

11. Port-au-Prince-Haiti-A-Cuban-doctor-closes-the-eyes-of-a-boy-who-died-from-cholera-at-a-hospital.jpg

fermer les yeux aux enfants qui en sont morts, etc.

12. Cuba-Apr-2012-065.jpg

Car « la vie d’un seul être humain vaut des millions de fois plus que tous les biens de l’homme le plus riche de la terre ».

 

13. tribute-to-medical-brigades-henry-reeve-2010-11-27.jpg

Quand on a fini, on rentre chez soi. Quelquefois avec des fleurs. Pour aussitôt repartir ailleurs… Chili…Pakistan… refaire les mêmes gestes.

13 mars 2013 – Une brigade d’aide urgentiste rentre à Cuba.

http://www.juventudrebelde.co.cu/cuba/2011-03-16/cuban-emergency-medical-brigade-begins-to-return-from-haiti-

14. Haïti - Manif à Dublin.jpg

OUPS ! Un autre genre de brigade. À Dublin, celle-là.

 

*

Pendant qu’on y est…

L’embargo meurtrier contre Cuba (el bloqueo), qui dure depuis 51 ans, et l’absence forcée de consumérisme qui en résulte ont abouti à un résultat auquel n’avait pas pensé la canaille proche ou lointaine qui nous gouverne :

 

Cuba, paradis caché


D’après Cuba, le jardin d’Eden accidentel

documentaire de Doug Schulz

Cuba a pu être limité politiquement et économiquement pendant les 50 dernières années, mais ses frontières sont restées ouvertes pour la faune pour laquelle les îles sous-développées de Cuba sont un havre irrésistible. Alors que de nombreuses îles des Caraïbes ont empoisonné ou bétonné leurs richesses écologiques sur terre et dans la mer à la poursuite d’une industrie touristique en pleine expansion, les paysages sauvages de Cuba sont restés pratiquement intacts, résultant en la création d’un refuge pour animaux indigènes rares et fascinants, ainsi que pour des centaines d’espèces d’oiseaux migrateurs et de créatures marines. Les récifs coralliens en ont aussi bénéficié. Des recherches indépendantes ont montré que les coraux de Cuba font beaucoup mieux que d’autres à la fois dans les Caraïbes et dans le reste du monde.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/cuba-le-jardin-d-eden-accidentel.html

 

*

Haïti

 

De Toussaint Louverture à Jean-Bertrand Aristide

15. toussaint louverture.jpg

À la mémoire du jacobin noir, dont l’histoire devrait être connue de tous…

[ Oublions pour commencer l’historien à la noix qui en a fait un Napoléon des îles. Rien ne pourrait être plus faux ni plus insultant pour sa mémoire. ]

… quelques liens pour ne pas mourir idiots :

Sous « L’œil du jabiru ».

http://jabiru.blog.lemonde.fr/2007/04/07/a-la-memoire-dun-jacobin-noir/

Repères biographiques.

http://www.haitimedia.com/biographie.htm

C’est quoi, c’est où le château de Joux ?

http://chateaudejoux.com/chateau-fortification-vauban-18/doubs-jura-franche-comte/decouvrir-joux/presentation-generale/les-celebrites/toussaint-louverture.php


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DES FILMS CONSACRÉS À TOUSSAINT

Celui de Gabriel Molina Franchossi, tourné pour marquer ce 210e anniversaire et présenté en avril dernier à La Havane. Un article du réalisateur :

Pour ceux qui ignorent encore Haïti

• Première à La Havane d’un film sur Toussaint-Louverture, le précurseur de l’indépendance haïtienne, à l’occasion du 210e anniversaire de son assassinat

• Le jacobin noir est réhabilité par le cinéma après l'hommage que lui rendit l'UNESCO en 2004 • Réalisé sous les auspices de l'Exposition itinérante de cinéma de la Caraïbe, le film se veut un rappel à ceux qui ignorent encore Haïti, le premier pays à s'être libéré du colonialisme et de l'esclavage en Amérique latine.

Litre la suite…

Source :

http://www.granma.cu/frances/notre-amerique/17abrPour%20ceux%20qui.html


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Toussaint Louverture, un leader noir sans complexe

(Arte)


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De Patrick Lozès ,

pour l’Université populaire du Quai Branly (CERIMES) :

Les grandes figures de la décolonisation : Toussaint Louverture


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Toussaint-Louverture, Haïti et la France

est un documentaire de Laurent Lutaud et Georges Nivoix, qui réunit  Aimé Césaire, Franck-Etienne, Dominique Battraville, Claude Ribbe, Fabienne Pasquet, Marcel Dorigny, Kendy Verilus et… Christiane Taubira (personne n’est parfait).

http://www.filmsdocumentaires.com/portail/Toussaint_Louverture.html  (DVD de 52 minutes)


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16. Jean-Bertrand Aristide.jpg

Jean-Bertrand Aristide

Président – déposé par la France et les États-Unis – de la République d’Haïti

 

La tragédie d’Haïti

Noam Chomsky

1. « La première nation libre d’hommes libres ».

« Plus que la deuxième plus ancienne république du Nouveau Monde, fait remarquer l’anthropologue Ira Lowenthal, plus même que la première république noire du monde moderne, Haïti fut la première nation libre d’hommes libres à apparaître dans la constellation naissante des colonies européennes d’Occident, tout en leur résistant. » Les deux siècles de relations entre les deux plus vieilles républiques du Nouveau Monde illustrent à nouveau la persistance des thèmes politiques fondamentaux, de leurs racines institutionnelles et des éléments culturels qui les accompagnent.

La république d’Haïti fut proclamée le premier janvier 1804, après qu’une révolte d’esclaves eut chassé les dirigeants coloniaux français et leurs alliés. Les chefs révolutionnaires abandonnèrent l’appellation française de « Saint-Domingue » en faveur du nom utilisé par le peuple qui avait accueilli Colomb en 1492, au moment où il arrivait pour créer la première colonie européenne du Nouveau Monde. Les descendants des premiers habitants ne purent pas fêter la libération. En moins de 50 ans, leur nombre avait été réduit à quelques centaines, à partir d’une population précolombienne dont l’évaluation varie de quelques centaines de milliers à huit millions d’âmes, selon la source. Il n’en restait plus un seul, d’après les savants français contemporains, lorsqu’en 1697, la France enleva à l’Espagne le tiers occidental d’Hispaniola, qui s’appelle à présent Haïti. Le chef de la révolte, Toussaint Louverture, ne put pas célébrer la victoire non plus. Il avait été capturé par fourberie et envoyé dans une prison française où il mourut « de mort lente de froid et de misère », pour reprendre les termes d’un historien français du XIXe siècle. L’anthropologue médical Paul Farmer fait remarquer qu’à notre époque, les écoliers haïtiens connaissent encore par cœur les dernières paroles qu’il prononça alors qu’on l’emmenait en prison : « En me renversant, vous n’avez fait qu’abattre l’arbre de la liberté à Saint-Domingue. Il repoussera grâce à ses racines, car elles sont nombreuses et profondes (1).

Lire la suite

Source :

http://www.chomsky.fr/livres/an501_08.html

 

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17. haiti-flag.gif

 

Interview de Jean-Bertrand Aristide

par Claude Ribbe


 

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Sur Pressafrique , en 2006, retour et commentaires divers (dont celui de Noam Chomsky) sur le coup d’état qui a renversé le président Aristide

http://www.pressafrique.com/m495.html

Le nôtre : On sait à quel point M. Dominique de Villepin est bonapartiste. L’histoire aime décidément à se répéter.

 

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Témoignage et réflexions

Régis Debray en Bolivie et en Haïti

par Claude Ribbe

(Réseau Voltaire – 11 février 2010)

En 2004, la France se réconciliait avec les Etats-Unis en participant au renversement du président Jean-Bertrand Aristide. Côté français, le coup d’Etat était organisé par l’intellectuel pseudo-révolutionnaire Régis Debray. Témoin privilégié de ce drame, l’écrivain Claude Ribbe, qui fut membre de la Commission internationale d’experts sur la dette d’Haïti, relate ici le complot, la campagne de diffamation contre le président Aristide, son enlèvement et sa séquestration. Paris avait prévu de réinstaller au pouvoir l’ex-dictateur Jean-Claude Duvallier, mais les Etats-Unis imposèrent au dernier moment leurs hommes, Boniface Alexandre et Gérard Latortue.

18. Regis Debray.jpgJe le savais ! Je savais bien que le fumet des cadavres d’Haïti en décomposition ferait sortir Regis Debray, l’homme qui croit que Villepin, dont il a certainement accroché le portrait dans sa chambrette, juste au-dessus de son lit, sera couronné empereur des Français en mars 2012. Regis Debray rêve d’être ministre de la Culture de Napoléon IV. Il a raison. Donc toutes les occasions sont bonnes. Il n’aura pas fallu dix jours. Quel flair ! Après les conseils donnés par Villepin à Nicolas Sarkozy, Regis Debray monte au créneau en déclarant à France Inter qu’il faut mettre Haïti sous tutelle.

Lire la suite…

Source :

http://www.voltairenet.org/article164005.html

Le blog de Claude Ribbe : http://www.claude-ribbe.com/

 

*

Deux liens pour les curieux :

La première agence d’information haïtienne, en français, en anglais, et un ouragan tropical nommé Chantal :

http://www.haitian-truth.org/

The Haitian blogger

http://thehaitianblogger.blogspot.be/2008/07/end-us-war-on-haiti.html

 

* 

Et pour finir :

Discours prononcé par le Président du Sénat Haïtien Simon Dieuseul Desras, à l’occasion du 14 juillet 2013.


Selon le Président du Sénat, « deux siècles et quelques années plus tard, les Haïtiens reconnaissants n’ont pas oublié Robespierre, Danton et Sonthonax ». Le Président du Sénat de la République Simon Dieuseul Desras souligne ainsi les points de convergence entre la révolution Française et celle d’Haïti à l’occasion des célébrations du 14 Juillet à l’Ambassade de France en Haïti.

Publié le dimanche 21 juillet 2013

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M. Patrick Nicoloseau

Ambassadeur de France

M. le Premier Ministre

Mesdames Messieurs les Membres du Gouvernement et du Parlement

Mesdames Messieurs les Diplomates

Mesdames Messieurs les Hauts cadres de l’Etat

Mesdames Messieurs les Membres des Organisations internationales

Mesdames Messieurs les Membres du personnel de l’Ambassade de France

 

Distingués invités,

La France nous réunit ce 14 juillet autour d’un ensemble d’idées fulgurantes et de hauts faits qui ont changé la face du monde. Nous vous souhaitons la bienvenue et une fructueuse mission en Haïti, Monsieur l’ambassadeur. Nous vous remercions de nous associer à cette célébration qui met en exergue la Prise de la Bastille, une action héroïque du peuple de Paris qui avait sonné le glas de l’absolutisme royal et d’un ordre mondial de domination, d’asservissement, d’exploitation et d’exclusion du peuple des roturiers… La déclaration des Droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 qui s’ensuivit, de portée universelle, prononcée par l’Assemblée Nationale Constituante, signifiait que désormais le pouvoir ne pouvait reposer sur le charisme, la puissance, la célébrité ou la naissance d’un homme mais sur la constitution, les principes et la loi… En voici quelques énoncés qui ont acquis la pérennité :

Art 1. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ; les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Art 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme ; ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression…

Art 16. Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution.

Monsieur l’Ambassadeur,

Ces évènements qui chambardèrent la France au XVIIIe siècle eurent l’effet d’un séisme de grande magnitude sur le régime tortionnaire de Saint- Domingue dont nos ancêtres--- Le bois d’ébène du commerce triangulaire--- étaient les galériens… Dès le mois d’aout 1791, sous l’autorité de Boukman, puis de Toussaint Louverture, les esclaves, nos pères, avaient brisé leurs chaines et campé une armée révolutionnaire avant même que la Convention jacobine ait proclamé la République et aboli l’esclavage. Ce grand courant en faveur de la liberté, matérialisé par les Américains en 1776, par les Français en 1792, n’est devenu irréversible qu’en 1804, au triomphe de la révolution nègre, anticolonialiste et antiesclavagiste d’Haïti.

Deux siècles et quelques années plus tard, les Haïtiens reconnaissants n’ont pas oublié Robespierre, Danton et Sonthonax. Les Américains ne sauraient oublier l’action militaire de Savannah, ni la mission de La Fayette. Les Français, un peu tard, ont déposé les restes de Toussaint Louverture au Panthéon alors que l’Amérique latine ne cesse d’honorer Dessalines et Pétion comme l’Amérique anglo-saxonne vénère Jefferson et Lincoln au nom de la liberté et de l’égalité.

M. l’Ambassadeur, le monde libre dont le leadership haïtien a aidé à consolider les bases, n’a pas consenti, il me semble, le retour de balancier de la reconnaissance historique au titre de l’action méritoire… La Coopération française peut s’enorgueillir d’avoir concouru à l’instruction de la société haïtienne par le biais de l’École et L’Église mais a gardé ses distances vis-à-vis d’une histoire qualifiée d’impertinente. D’ailleurs, un seul Président français est venu, depuis 1804, visiter ce coin de terre qui fut « le plus beau fleuron de la couronne royale de France » à l’époque des colonies d’exploitation. Néanmoins, les Haïtiens et les Haïtiennes se sont longtemps amourachés de l’histoire, de la langue et de la littérature françaises. Ils ont fait leurs toutes les grandes idées politiques, sociales, culturelles véhiculées en France et susceptibles d’alimenter et de conforter leurs rêves de liberté et d’égalité.

Ils admirent les figures qui ont magnifié le siècle des lumières comme Montesquieu, le théoricien de la séparation des pouvoirs et de l’esprit des lois… Voltaire, le dilettante, second dans tous les genres et Rousseau le philosophe, qui s’est illustré dans l’éducation par « l’Émile », dans la recherche du bonheur par « la théorie du bon sauvage » et dans l’organisation socio- politique par « le Contrat social. »

Selon Rousseau : « L’homme est né libre et partout il est dans les fers… À l’injuste contrat où le fort a subjugué le faible, il faut substituer un nouveau contrat social qui assure à chaque citoyen la protection de la communauté et lui rende les avantages de la liberté et de l’égalité ». Les Haïtiens peuvent aisément disserter sur ces auteurs ainsi que sur Lamartine, Vigny et notamment Victor Hugo dont ils ressassent les strophes de Oceano NOX et celles des poèmes de la Légende des siècles. Pourtant, ils font la différence entre le littéraire et le politique dans leur appréciation de la présence française en Haïti. M. l’Ambassadeur, nous saluons le dynamisme de votre prédécesseur qui, dans une lettre de fin de mission, avait démontré sa maitrise de la réalité socio-politique haïtienne et esquissé les perspectives de l’action diplomatique de la France… dont le suivi vous échet si toutefois cette ligne sied à votre Mission.

Nous applaudissons, à travers l’Union Européenne, une coopération substantielle et une diplomatie policée et dextre qui honorent les pays au nom desquels elle agit… dont la France. Nous espérons, Monsieur l’Ambassadeur que vous allez promptement vous mettre à l’œuvre pour rendre la France présente, vivante, agissante en Haïti dans ce qu’elle représente le mieux pour nos compatriotes : l’Ordre républicain et les mécanismes de sa consolidation. La France, aux côtés des grands amis d’Haïti, supporteurs avérés de la démocratie, se positionnera, à coup sûr, pour que les élections sénatoriales et des collectivités territoriales soient réalisées, par le Pouvoir en place, avant la fin de l’année 2013, pour éviter le chaos institutionnel et décourager la tentation autoritaire.

Nous nous joignons, M. l’Ambassadeur, à tous ceux, toutes celles qui ont appris à connaitre et à apprécier la France, cette patrie des valeurs impérissables symbolisées par les lumières, les droits de l’homme, la démocratie, les savoirs et l’expertise, pour offrir un bouquet de fête, à l’image d’une flamme inextinguible, au Peuple Français et à ses Dirigeants. Nous saisissons l’aubaine que représente l’instant présent pour vous souhaiter, M. l’Ambassadeur, tout le bonheur possible dans cette ambiance de joie mythique qui éclaire la face immortelle de la France

BONNE FÊTE à tous et à toutes !

Simon Dieuseul Desras, Président du Sénat de la République.

 

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Mis en ligne par Marie le 31 juillet 2013.

 

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Nos fêtes sont plus belles que les vôtres - 2/3

1. frantz_zephirin_sumbrero boat.jpeg

L’histoire, la littérature et l’art en Haïti

Sur l’histoire d’Haïti, Noam Chomsky et quelques autres ont écrit des choses qu’il faut lire. Mais il existe aussi, là comme ailleurs, une histoire populaire, plus ou moins mythique ou magnifiée par le sentiment d’appartenance nationale.

Ne prenons que son drapeau. Nous avons vu qu’il porte fièrement la devise, empruntée par Simon Bolivar aux Belges : « L’Union fait la force. », et c’est une bonne chose qu’elle se soit réfugiée dans les Caraïbes, puisque les Belges l’ont oubliée.

Mais ce drapeau a aussi son histoire propre.

À l’origine, c’est-à-dire en 1794, sous Toussaint Louverture, après que Marat, Robespierre, Saint-Just et quelques autres eurent fait voter l’abolition de l’esclavage par la Convention Nationale, il fut tricolore.

Mais lorsque Bonaparte se fut débarrassé de soixante mille hommes en les envoyant reconquérir l’île pour les colons et que ces troupes consulaires (Leclerc en tête) prétendirent que l’idée d’indépendance était étrangère aux Noirs puisqu’ils arboraient le drapeau français, le général haïtien Dessalines prit, selon la légende, un de ces drapeaux, le déchira, en enleva la partie blanche et donna les deux morceaux – bleu et rouge - à une jeune femme nommée Catherine Flon, qui les cousit ensemble en se servant de ses cheveux comme de fil. Le drapeau de Haïti serait à jamais bicolore.

Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que la cocarde de Robespierre – elle est toute petite et se trouve au musée Carnavalet – était elle aussi rouge et bleue… aux couleurs de Paris. Car lui aussi s'était séparé du blanc.

Dans un premier temps – de février 1803 jusqu’à la victoire sur les Français et la proclamation de l’indépendance – le drapeau d’Haïti porta l’inscription qui avait rassemblé les Jacobins de France :

1 bis. Drapeau de 1803_Haiti_1803.svg.png

mais dès lors que la toute jeune République libre d’Haïti se sépara de l’empire, il ne conserva que ses deux couleurs, en deux bandes désormais horizontales pour symboliser le nord et le sud du pays. Il allait encore subir beaucoup de changements jusqu’au jour de 1987 où la nation haïtienne adopta, par référendum, à la fois sa Constitution et son drapeau actuel : les deux bandes horizontales bleue et rouge frappées des armes du pays, soit un palmier surmonté du bonnet phrygien, ombrageant un trophée d’armes et surmontant la légende « L’union fait la force ». De son passé jacobin, la République haïtienne a conservé la devise « Liberté-Égalité-Fraternité », que la clique au pouvoir en France s’applique à piétiner.

L’histoire du drapeau d’Haïti dans l’iconographie populaire

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Toussaint, prisonnier, embarque pour la France

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Les Français reprennent l’île pour les colons

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Dessalines déchire le drapeau tricolore

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Catherine Flon coud le nouveau drapeau

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Les héros de la Révolution pleurent sur le drapeau

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Dessalines rallie les troupes

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Les héros prêtent serment

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Merci Dessalines !

 

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À lire sur Toussaint Louverture :

En ligne :

Toussaint Louverture

Poème dramatique

par A. de Lamartine

Paris, Michel Lévy Frères, 1850

Représenté pour la première fois, sur le Théâtre de la Porte-Saint-Martin

Le 6 avril 1850

Avec M. Frederick Lemaître dans le rôle de Toussaint

http://books.google.fr/books?id=7es5AAAAcAAJ&pg=PR3&hl=fr&source=gbs_selected_pages&cad=3#v=onepage&q&f=false

 

10. T.L. et les Jacobins noirs.jpg


C.L.R. James

Les Jacobins noirs

Toussaint Louverture et la Révolution  de Saint-Domingue

Paris, éd. Amsterdam, 2008

401 pages

 

 

 

11. Toussaint Louverture Actes Sud.jpg



Madison Smartt Bell

Toussaint Louverture

Arles, Actes Sud, 2007

384 pages

 

 

 

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Livres d’Haïti

(quelques-uns entre beaucoup d’autres) :

 

Frankétienne (1936 - )  

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Melovivi ou Le piège suivi de Brèche ardente.

Paris: Riveneuve

Continents, 2010 – 244 pages



13. Mûr à crever Franketienne.jpg



Mûr à crever,

Paris, Hoebeke, 2013 -

Coll. Étonnants voyageurs

181 pages

 


Lyonel Trouillot  (1956 - )

14. Le-doux-parfum-des-temps-a-venir.jpeg




Le Doux Parfum des temps à venir,

Arles, Actes Sud, 2013 

160 p.




15. la_belle_amour_humaine-.jpg




La belle amour humaine

Arles, Actes Sud, 2011

169 pages




16. Objectif l'autre - Versailles.jpg



Objectif : l'autre

Bruxelles, André Versaille éditeur, 2012

Coll. Fragments d’une vie

216 pages

 


Gary Victor (1958 - )

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Maudite éducation

Paris, éd. Philippe Rey, 2012

286 pages


18. La piste des sortilèges - gary victor.jpg



La Piste des sortilèges

La Roque d'Anthéron, Vents d'ailleurs, 2013.

Réédition en poche.



Le Douzième étage, monologue joué et mis en scène par Albert Moléon au Festival Quatre Chemins, Haïti, 2007 (théâtre)

 

Jean-Claude Fignolé (1941 - )

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Une heure pour l'éternité

Paris, éd. Sabine Wespieser, 2008

468 pages



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Les possédés de la pleine lune

Paris, Seuil, 1987

Rééd. La Roque d’Anthéron, Vents d’ailleurs, 2012

224 pages



Dany Laferrière ( 1953 - )

 22. L'art presque perdu de ne rien faire - Laferrière.jpg


L'Art presque perdu de ne rien faire

Montréal, Boréal, 2011

392 pages



23. Journal dun ecrivain en pyjama_.jpg



Journal d'un écrivain en pyjama

Montréal, Mémoire d'encrier, 2013

(et Grasset, 2013 – 320 pages)

 



Marie-Cécile Agnant (1953 - )

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Un Alligator nommé Rosa

Montreal, Éd. du remue-ménage, 2007

238 pages

 


Edwige Danticat (1969 - )

25. Célimène.jpg 

Célimène , Conte de fée pour fille d'immigrante

trad. de Stanley Péan, ill. de Mance Lanctôt,

Montréal, Canada, Éditions Mémoire d'Encrier,

coll. « L'arbre du voyageur », 2009

64 pages.

 

26. Créer dangereusement amazon.jpg


Créer dangereusement

[« Create Dangerously: The Immigrant Artist at Work »], trad. de Florianne Vidal,

Paris , Grasset & Fasquelle, 2012

223 pages.

 

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La récolte douce des larmes

Paris 10/18, 2001

336 pages

 



René Depestre (1937 - )

28. Encore une mer à traverser - gallimard vermillon.jpg


Encore une mer à traverser

Paris, La Table Ronde, 2005.

Essai, coll. Vermillon

208 pages



29. Encore une mer - CD.jpg


Encore une mer à traverser

Paris, Gallimard , 1998.

CD – coll. À voix haute – 54 min.



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L'Œillet ensorcelé et autres nouvelles

Paris, Gallimard, 2006

Coll. Folio 2 €

Nouvelles extraites d’Eros dans un train chinois



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Le mât de cocagne

Paris, Gallimard, rééd. 1998

Folio n°3081

 



Jean-Claude Charles (1937 - )

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Ferdinand, je suis à Paris

Barrault, 1987 (rare)

233 pages



33. Bamboola Bamboche.jpg


Bamboola Bamboche

Barrault1992 (rare)

203 pages

(Les éditions Bernard Barrault n’existent plus : http://www.cavi.univ-paris3.fr/phalese/desslate/dico0092.htm)


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De si jolies petites plages – Haïti Blues

Stock, 1982

244 pages

 



Louis-Philippe Dalembert (1962 - )

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Les dieux voyagent la nuit

Monaco, Rocher, 2006




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Noires blessures

Paris, Mercure de France, 2011



 

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Le serpent à plumes pour Haïti

Est un ouvrage collectif publié en février 2010 par les éditions du Serpent à plumes pour venir en aide à l’Hôpital de la Communauté Haïtienne (celui des pauvres) à Port-au-Prince.

Au sommaire : la plupart des écrivains ci-dessus et quelques autres.

 


Et, pour rappel, aux éditions Maurice Nadeau :

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Silvio Baridon et Raymond Philoctète

Poésie vivante d’Haïti

1978 – 298 pages

(réédité en 1998 – 292 pages)

(61 poètes haïtiens d’expression française, presque tous vivants.)

 

Pour ceux qui s’y intéressent, voici :

Le symbolisme des images et des couleurs
dans le vaudou haïtien

Par Saint-John Kauss

http://www.potomitan.info/kauss/symbolisme.php

 

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Mos en ligne par Marie, le 31.7.2013

 

22:45 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Nos fêtes sont plus belles que les vôtres -3/3

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«5 et Coq», tableau peint par Alexandre Gregoire  pour célébrer l'élection de Jean-Bertrand Aristide.


Arts haïtiens

 

38. Ce qui reste du Centre d'Art.jpg

Le Centre d’Art après le séisme

 

 

Destination Arts haïtiens :


Bosmétals

Les bosmétals sont les artisans d’une production artistique spécifique de l’ile. Leurs sculptures de fer sont commercialisées depuis 1953. Ce sont des formes découpées dans de la tôle de récupération, passées au feu, découpées au burin, poncées et vernies ou peintes à la main. Les sujets, à l’origine inspirés du vaudou, se sont diversifiés: arbres de vie, scène de la vie quotidienne, poissons, oiseaux, sirènes...

Lire/Voir la suite...

Source :

http://www.indigoarts.com/gallery_haiti_jolimeau.html

 

 

L’enfer le plus coloré du monde

Des peintres, comme s’il en pleuvait :

http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/arts/monnin_galerie...

 

 Illustration – Dans le désordre, des connus et des anonymes, et ils sont loin d'y être tous

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Jean-Claude Legagneur – Sans titre – 1947

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Wilson Bigaud – Paradis

39. L'esclavage à Haïti - Anponyme. Sl.Sd..JPG

                                   Anonyme – L’esclavage à Haïti

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                                       Anonyme – Haïti en bonnet rouge

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Anonyme – Sans titre

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                                                                       Anonyme – Sans titre – Mars 2010

 

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                                       Anonyme – La Paix

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                                                                                  Anonyme – Sans titre

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Fritz Merise — Trois gros chats

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Fritz Merise — Jungle

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Fritz Merise — Adam et Eve et les animaux

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                                                                                 Alix Dorleus — Deux tigres

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                    Joël Gauthier — Tigres pêcheurs

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                                       Dume Faustin — Sans titre

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                                 Gabriel Coutard — Deux chats

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                                      Pierre Maxo — Tigre

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                         Bertelus Myrbel — Fête-Dieu à Milot, Haïti

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                                                      Bertelus Myrbel — Tremblement de terre avec hélicoptère

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Bertelus Myrbel — Séisme avec avion

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                                        Anonyme — Renaissance

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                                      O. Bertrand — Procession

58. Toussaint Auguste - Le Christ et les apôtres au Jardin de Gethsemani.JPG

                                      Toussaint Auguste — Le Christ et les apôtres au jardin de Gethsemani

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Kens Cassagnol — Manguier

61. Kens Cassagnol - L'arbre béringène.JPG

Kens Cassagnol — L'arbre béringène

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Kens Cassagnol — Sous les aubergines

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                   Carlos Jean-Jacques — L'attente des jours meilleurs

72. Yves Michaud - Les filles de Madame Anna, 1992.JPG

                                     Yves Michaud — Les filles de Madame Anna

68. Fritz Saint-Jean, Le retour des cochons créoles, 1988.JPG

Fritz Saint-Jean — Le retour des cochons créoles

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Murat Saint-Vil — Iles en marche — 1979

73. Emilcar Simil, L'attente, 1980.JPG

                                 Emilcar Simil — L'attente — 1980

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                                    Michel Simeon — Sans titre

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Roosevelt Sannon — L'arbre reposoir — 1981

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 Madsem Mompremier — Agoue, Dantor et Freda — 2011

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Madsem Mompremier — La Sirène à cheval —1997

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Madsem Mompremier — Danse — 2011

 

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Un cas : Frantz Zéphirin

 

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Né en 1968 au Cap Haïtien, Frantz Zéphirin est entré en 1973, à l’âge de 5 ans, dans l’atelier d’Antoine Obin. En 1988, il s’est affranchi de l’influence de ses maîtres, pour développer son propre style. Il en est aujourd’hui, dit-on, à quelque 12.000 tableaux, qu’il a accrochés dans une foultitude d’expositions individuelles et collectives tant en Amérique du Sud et du Nord qu’en Europe. Certaines de ses œuvres ont fait la une de plusieurs magazines prestigieux tels que le New Yorker, le New York Times, Le Temps, le Smithsonian Magazine, etc.

Leur forme ici nécessairement rétrécie ne rend pas justice à l’incroyable richesse de détails et d’invention de ses tableaux, qui semblent jaillir d’une inépuisable corne d’abondance.

Frantz Zéphirin (avoir deux z qui se suivent dans son nom ne doit pas être courant) est catalogué « peintre naïf ».

On peut se demander si les sculpteurs des miséricordes et des gargouilles de nos cathédrales étaient des naïfs ou autre chose. S'ils savaient où se situe la frontière entre la naïveté et le sacré. S’ils s'en préoccupaient. Est-ce que Guernica est une fresque naïve ou cynique ? Ou d'une profonde sacralité ? Ce qui est sûr, c'est que nous avons perdu le sens de tout cela et que nous ne pouvons plus que regarder, comme des poissons enfermés dans un aquarium, ce qui se passe ailleurs. Ailleurs... dans le vaste monde de «Liberté, Égalité, Fraternité».

 

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Sans titre connu

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L'esprit des Indiens, Geronimo — il demande aux conquistadores ce qu'ils sont en train de faire aux Indiens — 2006

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                                                             La découverte de l'Amérique par l'amiral Colom

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                                            Titre inconnu

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                                           Haïti

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                                                 Boat people — 1987

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                                                                               Boat people et créolité avariée

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 Histoire sombre (où l'obscurité est blanche)

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                                                Crucifixion — 1986

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                                       La crucifixion de Haïti

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                        La dictature de l'argent international — 1986

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                                         Opprimés

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                                               Pirates des Caraïbes

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                                       Invasion de la marine US en 1919 et 1994 — 1995

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Les trois visages d'Aristide

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 Minuit sonnant, réunion des diables

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Les lessiveuses de la cascade maudite

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 Arrivée des loas

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               Baron Samedi et Grande Brigitte

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                                                                      Cérémonie guédés

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                            Bossou à cones — Peinture sur bois et cadre

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                                        Enchaînement de l'âme errante par Grande Brigitte devant Baron Samedi

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                     Damballah soignant un enfant malade

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                                                              Esprits sous-marins — peinture sur bois et cadre

102. Grandes maîtresses Adelaïde et Afgatine, esprits de l'Air et de l'Eau - 2006.JPG

Grandes maîtresses Adelaïde et Afgatine, esprits de l'Air et de l'Eau — 2006

103. La chevauchée d'Erzulie Dantor - Allemagne - 2010.JPG

               La chevauchée d'Erzulie Dantor — Allemagne — 2010

104. La famille de Damballah - 2007.JPG

                                                                                   La famille de Damballah

105. Homme à dix têtes.JPG

Homme à dix têtes

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                                                   L'Esprit-Méduse

107. La rencontre des dieux de la mer.JPG

                                                                           La rencontre des dieux de la mer

108. Le mariage de Damballah - Mars 2005.JPG

                            Le mariage de Damballah — Mars 2005

109. Le règne de la mort - Mars 2005.JPG

                                                                         Le règne de la mort — Mars 2005

110. Le passage des Ghedes dans le cimetière - 2007.JPG

                 Le passage des ghédés dans le cimetière — 2007

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Le Twa Agassou : Agaou, Aganoue et Loup Garou, esprits de l'Air et directeurs des sociétés secrètes du Vaudou

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La dernière cène

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                                                         Maîtresse Simbi et les poissons — Allemagne — 2010

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                          Papa Ghédé et Grande Brigitte au cimetière

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                                                                    Rara Tambou — Peinture sur bois et cadre

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                                                     Trois guédés

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Ayizam, Reine de la Liberté — 2005

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                                             La Porte du Paradis

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                                                                                         Coin de paradis

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Première peinture d'après le séisme - 13 janvier 2010

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                                       Earthquake timer

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                                                                               Il était une fois 12 janvier 2010

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                                                 Après le séisme

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                                                                                        Du sang et des larmes

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                                     Les prisonniers des décombres

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                                                                           Humanitaires et soldats — 2010

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                                                      Les Alliés

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                                                                           Le droit d'ingérence humanitaire

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Le jardin politique

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Le deuil qui nous a unis au-delà des divisions

 

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Planète en péril

 

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Musique quand même !


  

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne par Marie, le 31 juillet 2013







22:36 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/07/2013

HENRI ALLEG EST MORT

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 Henri ALLEG est mort

 

Nous empruntons à notre ami Djamal Benmerad sa réaction à chaud.

Le coeur d'un seigneur, il s'appelle - nous répugnons à parler de lui au passé -  Henri Alleg, a cessé battre, tout comme le nôtre s'est arrêté un instant en apprenant cette nouvelle.

Après le décès de son épouse Gilberte, que dire, sinon renouveler à ses (rares) camarades notre humble recueillement et souhaiter qu'il y ait d'autres Henri Alleg.

En guise d'oraison funèbre, nous republions ce que nous disions de lui à l'occasion de la commémoration du l'Indépendance de l'Algérie, où nous l'avions invité (à Bruxelles) en ce 5 mai 2007.

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Henri Alleg, le plus algérien des Français
Par Djamal Benmerad

J’ai titré ainsi mon propos par pure coquetterie intellectuelle, car Henri Alleg n’est ni tout à fait Algérien ni tout à fait Français : il est internationaliste, bien que nous, Algériens, ayons tendance à nous l’approprier.

Il m’échoit, ce soir (samedi 5 mai 2007), deux tâches en une.

La première tâche, ingrate celle-là, vise à présenter Harry Salem, plus connu sous son nom de guerre d’Henri Alleg, à une partie du public déjà convaincu et connaisseur de ce dernier, tant la valeur de cet homme a fait le tour des cinq continents.

La seconde tâche consiste en le redoutable privilège de faire connaître Henri Alleg à cette autre partie du public qu’est la jeunesse et qui, peut-être, connaît imparfaitement cet homme. Je le ferai donc en vertu de deux affinités subjectives qui me lient à Henry Alleg : notre idéal commun et l’honneur d’avoir travaillé à Alger républicain en qualité de grand reporter quelques dizaines d’années après lui (ce qui ne rajeunit pas Henri !) A ce propos, il faut dire, en passant, que lors de notre intégration à ce journal, chaque jeune journaliste subissait un long speech sur Henri Alleg, par notre directeur de journal aujourd’hui hélas décédé, Abdelhamid Benzine, qui lui aussi connut pendant la guerre la torture et les camps de concentration. Ainsi nous, dont La question figurait parmi nos livres de chevet, nous connaissions Henri avant même de l’avoir rencontré. Il était devenu un mythe pour les Maghrébins que nous sommes, raffolant de mythes et de légendes. Mais cet inconnu devint aussi pour nous une référence en matière de journalisme.

Nous apprîmes donc que ce natif de Londres a tôt commencé le journalisme, avant de s’installer dans l’Algérie coloniale des années quarante. A l’âge de 19 ans il adhère au Parti Communiste Algérien. La direction de ce Parti, assimilant mal les enseignements de Lénine concernant la question coloniale, était majoritairement composée de pieds noirs, c’est-à-dire de Français nés en Algérie, ce Parti donc bégayait à l’époque entre la revendication d’une assimilation des Algériens aux Français et sa demande de promotion des classes ouvrières des deux pays. L’idée de l’indépendance de l’Algérie ne l’effleurait même pas. Il était en somme une annexe du Parti Communiste Français. Mais passons sur cette digression qui risque de réveiller de vieilles polémiques.

En 1951, Henri Alleg se voit offrir la direction du journal progressiste Alger républicain. Il renforce sa ligne résolument anticapitaliste. Peu à peu, la ligne de ce journal devient plus radicale et se rapproche des thèses nationalistes, tant le colonialisme est le fils cadet du capitalisme. Le fils benjamin du capitalisme étant l’impérialisme.

1954 : l’insurrection armée algérienne éclate. Le Parti Communiste Algérien, censé être un parti d’avant-garde est pris au dépourvu. Nombre de militants le quitteront pour rejoindre les Algériens patriotes

Quelques mois plus tard, Alger républicain est interdit par les autorités coloniales. Apprenant qu’il était recherché, Henri Alleg plonge dans la clandestinité pendant que nombre de communistes créent des cellules armées combattantes dénommées « Les maquis rouges », dont le moins méritant n’est pas Fernand Yveton qui sera condamné à la guillotine et exécuté. Il venait à peine d’avoir 20 ans. Les communistes combattront sous le vocable de « Maquis rouges » jusqu’en 1956, année où ils vont s’auto-dissoudre pour rejoindre l’Armée de Libération Nationale.

Après deux ans de clandestinité, Henri est soudain découvert et arrêté le 12 juin 1957 par la sinistre 10eme division de parachutistes du non moins sinistre général Massu. Il est immédiatement transféré dans une villa des hauteurs d’Alger. Il s’agissait de la villa Susini de triste mémoire. Là, Henri connaîtra dans sa chair les morsures de « la bête immonde. » Il y subira ses tortures des plus grossières aux plus raffinées. Il fera connaissance avec « le torchon mouillé », la « gégène », « la baignoire » et autres joyeusetés les unes pires que les autres. Aujourd’hui, cinquante ans plus tard, à l’heure où la torture sévit à Abou Ghraïeb (en Irak), en Palestine, en Colombie et ailleurs, relisons Henri Alleg :

Extrait de La Question d’Henri Alleg

« Jacquet, toujours souriant, agita d’abord devant mes yeux les pinces qui terminaient les électrodes. Des petites pinces d’acier brillant, allongées et dentelées. Des pinces « crocodiles », disent les ouvriers des lignes téléphoniques qui les utilisent. Il m’en fixa une au lobe de l’oreille droite, l’autre au doigt du même côté.D’un seul coup, je bondis dans mes liens et hurlai de toute ma voix. Charbonnier venait de m’envoyer dans le corps la première décharge électrique. Près de mon oreille avait jailli une longue étincelle et je sentis dans ma poitrine mon coeur s’emballer.

Je me tordais en hurlant et me raidissais à me blesser, tandis que les secousses commandées par Charbonnier, magnéto en mains, se succédaient sans arrêt. Sur le même rythme, Charbonnier scandait une seule question en martelant les syllabes « Où es-tu hébergé ? » Entre deux secousses, je me tournai vers lui pour lui dire : « Vous avez tort, vous vous en repentirez ! » Furieux, Charbonnier tourna à fond le rhéostat de sa magnéto : « Chaque fois que tu me feras la morale, je t’enverrai une giclée ! » et tandis que je continuais à crier, il dit à Jacquet : « Bon Dieu, qu’il est gueulard ! Foutez-lui un bâillon ! » Roulant ma chemise en boule, Jacquet me l’enfonça dans la bouche et le supplice recommença. Je serrai de toutes mes forces le tissu entre mes dents et j’y trouvai presque un soulagement »

Fin de citation.

Après un mois de sévices ignobles, un mois qui a dû durer pour lui un siècle, Henri est transféré en divers lieux de détention pour, finalement, aboutir à la prison algéroise Barberousse. C’est dans cette prison qu’Henri Alleg entreprend de relater son supplice afin que nul ne dise « je ne savais pas. » À mesure qu’il rédige fébrilement « La question », il en fera sortir un par un les feuillets à l’insu de ses gardiens, par l’intermédiaire de ses avocats qui étaient aussi ses « complices » à l’instar de Leo Mataresso.

Une fois le livre achevé et évacué hors de prison, un homme de bonne volonté et de grand courage entreprit de l’éditer. Il s’agissait de Jérôme Lindon, directeur des Éditions de Minuit. Pendant que son auteur est en prison, La question est publié. Les autorités françaises interdisent le livre mais des centaines d’exemplaires sont déjà répandus sur le territoire. C’est ainsi qu’en quelques jours, avec l’aide de La Cité, une maison d’éditions suisse, les Français apprennent avec émoi que l’on torture en Algérie et qui plus est, que l’on torture même des Français ! Des intellectuels et autres personnalités tels que Jean-Paul Sartre, Malraux, François Mauriac et tant d’autres protestent vigoureusement auprès de leur gouvernement.

Pour l’Algérie maquisarde, la publication du livre fut d’un apport extraordinaire. « Ce fut pour nous l’équivalent d’un bataillon » me dira, il y a quelques années, le commandant Azzedine, un des anciens dirigeants de l’Armée de Libération Nationale.

Après trois années de détention à la prison Barberousse, Henri est transféré en France, dans la prison de Rennes, d’où il s’évadera peu après, aidé en cela par un réseau communiste qui lui fera rejoindre la Tchécoslovaquie. Il y restera jusqu’en 1962, lors du cessez-le feu conclu entre l’Algérie combattante et la France colonialiste. Il revient dans l’Algérie indépendante pour organiser la reparution d’Alger républicain.

Je termine en rappelant que contrairement aux Occidentaux, nous, Maghrébins, avons le culte des héros. Henri Alleg est de ceux-là.

Dj. B.


*

Puisque nous sommes en ligne pour rendre hommage à un personnage de légende, qui reste pour nous synonyme de lucidité et de courage, il ne nous semble pas déplacé de faire suivre cet hommage d’une déclaration non moins lucide et courageuse que vient de faire un vivant. Nous voulons parler du cheik Hassan Rohani, nouveau président de la République Islamique d’Iran, proclamé « modéré » par nos augures otanesques adeptes de la méthode Coué, qui n’entrera officiellement en fonctions que dans un mois. Ceci fait écho à l’article de Georges Stanechy « Iran : Le triomphe du vilain canard » et en constitue évidemment la suite naturelle.

Rohani raille Israël et salue Assad et Nasrallah

Al Manar.com (L'équipe du site)

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Le nouveau président iranien cheikh Hassan Rohani a qualifié de « risibles » les menaces d'attaques militaires proférées par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et de « pays misérable » l’entité sioniste, ont rapporté mercredi les médias iraniens.

« Lorsque certains (États-Unis et Israël, ndlr) disent que toutes les options sont sur la table et qu'un pays misérable de la région (Israël, ndlr) dit des choses, cela vous fait rire », a déclaré M. Rohani devant un parterre d'anciens combattants de la guerre Iran-Irak (1980-88).

« Qui sont les sionistes pour nous menacer? », a-t-il ajouté, faisant valoir que la réaction promise par les Iraniens empêchait Israël de mettre ses menaces en pratique.

Dimanche, M. Netanyahu avait répété qu'Israël pourrait intervenir militairement avant les États-Unis pour tenter de contrer le programme nucléaire iranien, qualifiant M. Rohani de « loup déguisé en mouton ». 

« Nous sommes plus proches (de l'Iran) que les États-Unis. Nous sommes plus vulnérables. Et nous devrons donc aborder cette question de comment arrêter l'Iran, peut-être avant les États-Unis », avait averti M. Netanyahu dans un entretien à la chaîne CBS.

 « Ils se rapprochent de la ligne rouge. Ils ne l'ont pas encore franchie », a une nouvelle fois affirmé le Premier ministre, en référence au seuil à partir duquel l'Iran sera selon lui capable de fabriquer sa première arme nucléaire. « Et il faut leur dire sans aucune ambiguïté que cela ne sera pas permis ».

Le peuple syrien surmontera la crise

S’adressant au président syrien M. Bachar El Assad, cheikh Rohani s'est dit certain qu’il parviendra à surmonter la crise dans son pays avec l'aide de « forces pacifiques ». 

« Avec les efforts de forces bénévoles et pacifiques, la grande nation syrienne qui résiste sera à même de surmonter complètement la situation actuelle », a-t-il ajouté, selon l'agence Isna, précisant qu'il répondait aux félicitations de M. Assad pour son élection.

« Les liens étroits et solides entre l'Iran et la Syrie sont la preuve que les deux peuples ont la volonté de coopérer ensemble dans tous les domaines politiques et économiques, et de faire face aux complots des ennemis de la région, y compris le régime sioniste », a-t-il ajouté, selon l'agence iranienne Mehr News. 

Soutien aux deux résistances 

Dans un autre message adressé au secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, M. Rohani a affirmé que son pays reste attaché à son soutien aux deux peuples résistants Palestinien et Libanais .

Le président Rohani avait déclaré après son élection en juin que son gouvernement allait développer les relations entre l'Iran et l'Arabie saoudite, relations qui se sont détériorées ces dernières années, à cause notamment du conflit en Syrie.

Source : http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=86&frid=86&eid=121108

 

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Enfin, qu’on nous pardonne de faire beaucoup dans la célébration de défunts ces temps-ci, mais nous ne pouvions laisser passer ce 14 juillet 2013 sans rappeler que c’est un 14 juillet que Léo Ferré – qui jamais, de sa vie, ne fut sifflé - nous a quittés.

Nous empruntons à André Uleski, en vrac, son hommage ému et les paroles d’une des plus belles chansons de Léo :

 

14/07/2013

Quand Léo Ferré est sans égal ni rival...

Un hommage à Léo Ferré qui nous a quitté un 14 juillet, il y a tout juste vingt ans.

André Uleski

4. Leo Ferré.JPG

Il n'écrivait et ne parlait qu'une seule langue : le Français... mais il parlait tous les langages et écrivait dans toutes les musiques : il est à lui seul près d'un siècle et demi de poésie et de littérature.

De Baudelaire à René Char en passant par Hugo, Bruant, Carco, Queneau, il a traversé toutes les écoles d'écriture - même automatique  ! Du langage insaisissable de la rue aux modes langagières éphémères, du franglais à l'argot, à la fois virtuose et vertigineux, il pouvait dans un même texte aux néologismes sans nombre, dans un même vers, dans une même phrase les réconcilier tous.

Grand mélodiste, auteur, compositeur, orchestrateur et chef d'orchestre, il était son meilleur interprète. Ironique, moqueur, cruel et tendre, toujours en colère, il aura été le premier slameur et sans doute aussi, le premier rappeur. 

Des millions d'hommes et de femmes ont découvert nos poètes des XIXe et XXe siècles ainsi que la musique symphonique au contact de son oeuvre. De Beethoven à Berlioz au carton perforé de l'orgue de barbarie, du piano à bretelles au rock psychédélique du groupe ZOO.

Lire la suite…

Source :  http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/12/02...

 



 

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 Mis en ligne par Marie Mouillé, le 18 juillet 2013

23:35 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |