31/07/2013

Nos fêtes sont plus belles que les vôtres -3/3

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«5 et Coq», tableau peint par Alexandre Gregoire  pour célébrer l'élection de Jean-Bertrand Aristide.


Arts haïtiens

 

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Le Centre d’Art après le séisme

 

 

Destination Arts haïtiens :


Bosmétals

Les bosmétals sont les artisans d’une production artistique spécifique de l’ile. Leurs sculptures de fer sont commercialisées depuis 1953. Ce sont des formes découpées dans de la tôle de récupération, passées au feu, découpées au burin, poncées et vernies ou peintes à la main. Les sujets, à l’origine inspirés du vaudou, se sont diversifiés: arbres de vie, scène de la vie quotidienne, poissons, oiseaux, sirènes...

Lire/Voir la suite...

Source :

http://www.indigoarts.com/gallery_haiti_jolimeau.html

 

 

L’enfer le plus coloré du monde

Des peintres, comme s’il en pleuvait :

http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/arts/monnin_galerie...

 

 Illustration – Dans le désordre, des connus et des anonymes, et ils sont loin d'y être tous

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Jean-Claude Legagneur – Sans titre – 1947

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Wilson Bigaud – Paradis

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                                   Anonyme – L’esclavage à Haïti

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                                       Anonyme – Haïti en bonnet rouge

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Anonyme – Sans titre

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                                                                       Anonyme – Sans titre – Mars 2010

 

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                                       Anonyme – La Paix

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                                                                                  Anonyme – Sans titre

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Fritz Merise — Trois gros chats

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Fritz Merise — Jungle

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Fritz Merise — Adam et Eve et les animaux

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                                                                                 Alix Dorleus — Deux tigres

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                    Joël Gauthier — Tigres pêcheurs

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                                       Dume Faustin — Sans titre

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                                 Gabriel Coutard — Deux chats

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                                      Pierre Maxo — Tigre

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                         Bertelus Myrbel — Fête-Dieu à Milot, Haïti

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                                                      Bertelus Myrbel — Tremblement de terre avec hélicoptère

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Bertelus Myrbel — Séisme avec avion

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                                        Anonyme — Renaissance

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                                      O. Bertrand — Procession

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                                      Toussaint Auguste — Le Christ et les apôtres au jardin de Gethsemani

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Kens Cassagnol — Manguier

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Kens Cassagnol — L'arbre béringène

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Kens Cassagnol — Sous les aubergines

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                   Carlos Jean-Jacques — L'attente des jours meilleurs

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                                     Yves Michaud — Les filles de Madame Anna

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Fritz Saint-Jean — Le retour des cochons créoles

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Murat Saint-Vil — Iles en marche — 1979

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                                 Emilcar Simil — L'attente — 1980

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                                    Michel Simeon — Sans titre

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Roosevelt Sannon — L'arbre reposoir — 1981

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 Madsem Mompremier — Agoue, Dantor et Freda — 2011

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Madsem Mompremier — La Sirène à cheval —1997

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Madsem Mompremier — Danse — 2011

 

*

Un cas : Frantz Zéphirin

 

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Né en 1968 au Cap Haïtien, Frantz Zéphirin est entré en 1973, à l’âge de 5 ans, dans l’atelier d’Antoine Obin. En 1988, il s’est affranchi de l’influence de ses maîtres, pour développer son propre style. Il en est aujourd’hui, dit-on, à quelque 12.000 tableaux, qu’il a accrochés dans une foultitude d’expositions individuelles et collectives tant en Amérique du Sud et du Nord qu’en Europe. Certaines de ses œuvres ont fait la une de plusieurs magazines prestigieux tels que le New Yorker, le New York Times, Le Temps, le Smithsonian Magazine, etc.

Leur forme ici nécessairement rétrécie ne rend pas justice à l’incroyable richesse de détails et d’invention de ses tableaux, qui semblent jaillir d’une inépuisable corne d’abondance.

Frantz Zéphirin (avoir deux z qui se suivent dans son nom ne doit pas être courant) est catalogué « peintre naïf ».

On peut se demander si les sculpteurs des miséricordes et des gargouilles de nos cathédrales étaient des naïfs ou autre chose. S'ils savaient où se situe la frontière entre la naïveté et le sacré. S’ils s'en préoccupaient. Est-ce que Guernica est une fresque naïve ou cynique ? Ou d'une profonde sacralité ? Ce qui est sûr, c'est que nous avons perdu le sens de tout cela et que nous ne pouvons plus que regarder, comme des poissons enfermés dans un aquarium, ce qui se passe ailleurs. Ailleurs... dans le vaste monde de «Liberté, Égalité, Fraternité».

 

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Sans titre connu

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L'esprit des Indiens, Geronimo — il demande aux conquistadores ce qu'ils sont en train de faire aux Indiens — 2006

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                                                             La découverte de l'Amérique par l'amiral Colom

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                                            Titre inconnu

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                                           Haïti

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                                                 Boat people — 1987

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                                                                               Boat people et créolité avariée

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 Histoire sombre (où l'obscurité est blanche)

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                                                Crucifixion — 1986

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                                       La crucifixion de Haïti

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                        La dictature de l'argent international — 1986

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                                         Opprimés

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                                               Pirates des Caraïbes

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                                       Invasion de la marine US en 1919 et 1994 — 1995

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Les trois visages d'Aristide

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 Minuit sonnant, réunion des diables

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Les lessiveuses de la cascade maudite

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 Arrivée des loas

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               Baron Samedi et Grande Brigitte

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                                                                      Cérémonie guédés

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                            Bossou à cones — Peinture sur bois et cadre

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                                        Enchaînement de l'âme errante par Grande Brigitte devant Baron Samedi

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                     Damballah soignant un enfant malade

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                                                              Esprits sous-marins — peinture sur bois et cadre

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Grandes maîtresses Adelaïde et Afgatine, esprits de l'Air et de l'Eau — 2006

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               La chevauchée d'Erzulie Dantor — Allemagne — 2010

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                                                                                   La famille de Damballah

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Homme à dix têtes

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                                                   L'Esprit-Méduse

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                                                                           La rencontre des dieux de la mer

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                            Le mariage de Damballah — Mars 2005

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                                                                         Le règne de la mort — Mars 2005

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                 Le passage des ghédés dans le cimetière — 2007

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Le Twa Agassou : Agaou, Aganoue et Loup Garou, esprits de l'Air et directeurs des sociétés secrètes du Vaudou

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La dernière cène

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                                                         Maîtresse Simbi et les poissons — Allemagne — 2010

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                          Papa Ghédé et Grande Brigitte au cimetière

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                                                                    Rara Tambou — Peinture sur bois et cadre

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                                                     Trois guédés

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Ayizam, Reine de la Liberté — 2005

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                                             La Porte du Paradis

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                                                                                         Coin de paradis

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Première peinture d'après le séisme - 13 janvier 2010

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                                       Earthquake timer

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                                                                               Il était une fois 12 janvier 2010

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                                                 Après le séisme

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                                                                                        Du sang et des larmes

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                                     Les prisonniers des décombres

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                                                                           Humanitaires et soldats — 2010

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                                                      Les Alliés

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                                                                           Le droit d'ingérence humanitaire

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Le jardin politique

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Le deuil qui nous a unis au-delà des divisions

 

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Planète en péril

 

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Musique quand même !


  

 

 

 

 

 

 

Mis en ligne par Marie, le 31 juillet 2013







22:36 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/07/2013

HENRI ALLEG EST MORT

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 Henri ALLEG est mort

 

Nous empruntons à notre ami Djamal Benmerad sa réaction à chaud.

Le coeur d'un seigneur, il s'appelle - nous répugnons à parler de lui au passé -  Henri Alleg, a cessé battre, tout comme le nôtre s'est arrêté un instant en apprenant cette nouvelle.

Après le décès de son épouse Gilberte, que dire, sinon renouveler à ses (rares) camarades notre humble recueillement et souhaiter qu'il y ait d'autres Henri Alleg.

En guise d'oraison funèbre, nous republions ce que nous disions de lui à l'occasion de la commémoration du l'Indépendance de l'Algérie, où nous l'avions invité (à Bruxelles) en ce 5 mai 2007.

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Henri Alleg, le plus algérien des Français
Par Djamal Benmerad

J’ai titré ainsi mon propos par pure coquetterie intellectuelle, car Henri Alleg n’est ni tout à fait Algérien ni tout à fait Français : il est internationaliste, bien que nous, Algériens, ayons tendance à nous l’approprier.

Il m’échoit, ce soir (samedi 5 mai 2007), deux tâches en une.

La première tâche, ingrate celle-là, vise à présenter Harry Salem, plus connu sous son nom de guerre d’Henri Alleg, à une partie du public déjà convaincu et connaisseur de ce dernier, tant la valeur de cet homme a fait le tour des cinq continents.

La seconde tâche consiste en le redoutable privilège de faire connaître Henri Alleg à cette autre partie du public qu’est la jeunesse et qui, peut-être, connaît imparfaitement cet homme. Je le ferai donc en vertu de deux affinités subjectives qui me lient à Henry Alleg : notre idéal commun et l’honneur d’avoir travaillé à Alger républicain en qualité de grand reporter quelques dizaines d’années après lui (ce qui ne rajeunit pas Henri !) A ce propos, il faut dire, en passant, que lors de notre intégration à ce journal, chaque jeune journaliste subissait un long speech sur Henri Alleg, par notre directeur de journal aujourd’hui hélas décédé, Abdelhamid Benzine, qui lui aussi connut pendant la guerre la torture et les camps de concentration. Ainsi nous, dont La question figurait parmi nos livres de chevet, nous connaissions Henri avant même de l’avoir rencontré. Il était devenu un mythe pour les Maghrébins que nous sommes, raffolant de mythes et de légendes. Mais cet inconnu devint aussi pour nous une référence en matière de journalisme.

Nous apprîmes donc que ce natif de Londres a tôt commencé le journalisme, avant de s’installer dans l’Algérie coloniale des années quarante. A l’âge de 19 ans il adhère au Parti Communiste Algérien. La direction de ce Parti, assimilant mal les enseignements de Lénine concernant la question coloniale, était majoritairement composée de pieds noirs, c’est-à-dire de Français nés en Algérie, ce Parti donc bégayait à l’époque entre la revendication d’une assimilation des Algériens aux Français et sa demande de promotion des classes ouvrières des deux pays. L’idée de l’indépendance de l’Algérie ne l’effleurait même pas. Il était en somme une annexe du Parti Communiste Français. Mais passons sur cette digression qui risque de réveiller de vieilles polémiques.

En 1951, Henri Alleg se voit offrir la direction du journal progressiste Alger républicain. Il renforce sa ligne résolument anticapitaliste. Peu à peu, la ligne de ce journal devient plus radicale et se rapproche des thèses nationalistes, tant le colonialisme est le fils cadet du capitalisme. Le fils benjamin du capitalisme étant l’impérialisme.

1954 : l’insurrection armée algérienne éclate. Le Parti Communiste Algérien, censé être un parti d’avant-garde est pris au dépourvu. Nombre de militants le quitteront pour rejoindre les Algériens patriotes

Quelques mois plus tard, Alger républicain est interdit par les autorités coloniales. Apprenant qu’il était recherché, Henri Alleg plonge dans la clandestinité pendant que nombre de communistes créent des cellules armées combattantes dénommées « Les maquis rouges », dont le moins méritant n’est pas Fernand Yveton qui sera condamné à la guillotine et exécuté. Il venait à peine d’avoir 20 ans. Les communistes combattront sous le vocable de « Maquis rouges » jusqu’en 1956, année où ils vont s’auto-dissoudre pour rejoindre l’Armée de Libération Nationale.

Après deux ans de clandestinité, Henri est soudain découvert et arrêté le 12 juin 1957 par la sinistre 10eme division de parachutistes du non moins sinistre général Massu. Il est immédiatement transféré dans une villa des hauteurs d’Alger. Il s’agissait de la villa Susini de triste mémoire. Là, Henri connaîtra dans sa chair les morsures de « la bête immonde. » Il y subira ses tortures des plus grossières aux plus raffinées. Il fera connaissance avec « le torchon mouillé », la « gégène », « la baignoire » et autres joyeusetés les unes pires que les autres. Aujourd’hui, cinquante ans plus tard, à l’heure où la torture sévit à Abou Ghraïeb (en Irak), en Palestine, en Colombie et ailleurs, relisons Henri Alleg :

Extrait de La Question d’Henri Alleg

« Jacquet, toujours souriant, agita d’abord devant mes yeux les pinces qui terminaient les électrodes. Des petites pinces d’acier brillant, allongées et dentelées. Des pinces « crocodiles », disent les ouvriers des lignes téléphoniques qui les utilisent. Il m’en fixa une au lobe de l’oreille droite, l’autre au doigt du même côté.D’un seul coup, je bondis dans mes liens et hurlai de toute ma voix. Charbonnier venait de m’envoyer dans le corps la première décharge électrique. Près de mon oreille avait jailli une longue étincelle et je sentis dans ma poitrine mon coeur s’emballer.

Je me tordais en hurlant et me raidissais à me blesser, tandis que les secousses commandées par Charbonnier, magnéto en mains, se succédaient sans arrêt. Sur le même rythme, Charbonnier scandait une seule question en martelant les syllabes « Où es-tu hébergé ? » Entre deux secousses, je me tournai vers lui pour lui dire : « Vous avez tort, vous vous en repentirez ! » Furieux, Charbonnier tourna à fond le rhéostat de sa magnéto : « Chaque fois que tu me feras la morale, je t’enverrai une giclée ! » et tandis que je continuais à crier, il dit à Jacquet : « Bon Dieu, qu’il est gueulard ! Foutez-lui un bâillon ! » Roulant ma chemise en boule, Jacquet me l’enfonça dans la bouche et le supplice recommença. Je serrai de toutes mes forces le tissu entre mes dents et j’y trouvai presque un soulagement »

Fin de citation.

Après un mois de sévices ignobles, un mois qui a dû durer pour lui un siècle, Henri est transféré en divers lieux de détention pour, finalement, aboutir à la prison algéroise Barberousse. C’est dans cette prison qu’Henri Alleg entreprend de relater son supplice afin que nul ne dise « je ne savais pas. » À mesure qu’il rédige fébrilement « La question », il en fera sortir un par un les feuillets à l’insu de ses gardiens, par l’intermédiaire de ses avocats qui étaient aussi ses « complices » à l’instar de Leo Mataresso.

Une fois le livre achevé et évacué hors de prison, un homme de bonne volonté et de grand courage entreprit de l’éditer. Il s’agissait de Jérôme Lindon, directeur des Éditions de Minuit. Pendant que son auteur est en prison, La question est publié. Les autorités françaises interdisent le livre mais des centaines d’exemplaires sont déjà répandus sur le territoire. C’est ainsi qu’en quelques jours, avec l’aide de La Cité, une maison d’éditions suisse, les Français apprennent avec émoi que l’on torture en Algérie et qui plus est, que l’on torture même des Français ! Des intellectuels et autres personnalités tels que Jean-Paul Sartre, Malraux, François Mauriac et tant d’autres protestent vigoureusement auprès de leur gouvernement.

Pour l’Algérie maquisarde, la publication du livre fut d’un apport extraordinaire. « Ce fut pour nous l’équivalent d’un bataillon » me dira, il y a quelques années, le commandant Azzedine, un des anciens dirigeants de l’Armée de Libération Nationale.

Après trois années de détention à la prison Barberousse, Henri est transféré en France, dans la prison de Rennes, d’où il s’évadera peu après, aidé en cela par un réseau communiste qui lui fera rejoindre la Tchécoslovaquie. Il y restera jusqu’en 1962, lors du cessez-le feu conclu entre l’Algérie combattante et la France colonialiste. Il revient dans l’Algérie indépendante pour organiser la reparution d’Alger républicain.

Je termine en rappelant que contrairement aux Occidentaux, nous, Maghrébins, avons le culte des héros. Henri Alleg est de ceux-là.

Dj. B.


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Puisque nous sommes en ligne pour rendre hommage à un personnage de légende, qui reste pour nous synonyme de lucidité et de courage, il ne nous semble pas déplacé de faire suivre cet hommage d’une déclaration non moins lucide et courageuse que vient de faire un vivant. Nous voulons parler du cheik Hassan Rohani, nouveau président de la République Islamique d’Iran, proclamé « modéré » par nos augures otanesques adeptes de la méthode Coué, qui n’entrera officiellement en fonctions que dans un mois. Ceci fait écho à l’article de Georges Stanechy « Iran : Le triomphe du vilain canard » et en constitue évidemment la suite naturelle.

Rohani raille Israël et salue Assad et Nasrallah

Al Manar.com (L'équipe du site)

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Le nouveau président iranien cheikh Hassan Rohani a qualifié de « risibles » les menaces d'attaques militaires proférées par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et de « pays misérable » l’entité sioniste, ont rapporté mercredi les médias iraniens.

« Lorsque certains (États-Unis et Israël, ndlr) disent que toutes les options sont sur la table et qu'un pays misérable de la région (Israël, ndlr) dit des choses, cela vous fait rire », a déclaré M. Rohani devant un parterre d'anciens combattants de la guerre Iran-Irak (1980-88).

« Qui sont les sionistes pour nous menacer? », a-t-il ajouté, faisant valoir que la réaction promise par les Iraniens empêchait Israël de mettre ses menaces en pratique.

Dimanche, M. Netanyahu avait répété qu'Israël pourrait intervenir militairement avant les États-Unis pour tenter de contrer le programme nucléaire iranien, qualifiant M. Rohani de « loup déguisé en mouton ». 

« Nous sommes plus proches (de l'Iran) que les États-Unis. Nous sommes plus vulnérables. Et nous devrons donc aborder cette question de comment arrêter l'Iran, peut-être avant les États-Unis », avait averti M. Netanyahu dans un entretien à la chaîne CBS.

 « Ils se rapprochent de la ligne rouge. Ils ne l'ont pas encore franchie », a une nouvelle fois affirmé le Premier ministre, en référence au seuil à partir duquel l'Iran sera selon lui capable de fabriquer sa première arme nucléaire. « Et il faut leur dire sans aucune ambiguïté que cela ne sera pas permis ».

Le peuple syrien surmontera la crise

S’adressant au président syrien M. Bachar El Assad, cheikh Rohani s'est dit certain qu’il parviendra à surmonter la crise dans son pays avec l'aide de « forces pacifiques ». 

« Avec les efforts de forces bénévoles et pacifiques, la grande nation syrienne qui résiste sera à même de surmonter complètement la situation actuelle », a-t-il ajouté, selon l'agence Isna, précisant qu'il répondait aux félicitations de M. Assad pour son élection.

« Les liens étroits et solides entre l'Iran et la Syrie sont la preuve que les deux peuples ont la volonté de coopérer ensemble dans tous les domaines politiques et économiques, et de faire face aux complots des ennemis de la région, y compris le régime sioniste », a-t-il ajouté, selon l'agence iranienne Mehr News. 

Soutien aux deux résistances 

Dans un autre message adressé au secrétaire général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, M. Rohani a affirmé que son pays reste attaché à son soutien aux deux peuples résistants Palestinien et Libanais .

Le président Rohani avait déclaré après son élection en juin que son gouvernement allait développer les relations entre l'Iran et l'Arabie saoudite, relations qui se sont détériorées ces dernières années, à cause notamment du conflit en Syrie.

Source : http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=86&frid=86&eid=121108

 

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Enfin, qu’on nous pardonne de faire beaucoup dans la célébration de défunts ces temps-ci, mais nous ne pouvions laisser passer ce 14 juillet 2013 sans rappeler que c’est un 14 juillet que Léo Ferré – qui jamais, de sa vie, ne fut sifflé - nous a quittés.

Nous empruntons à André Uleski, en vrac, son hommage ému et les paroles d’une des plus belles chansons de Léo :

 

14/07/2013

Quand Léo Ferré est sans égal ni rival...

Un hommage à Léo Ferré qui nous a quitté un 14 juillet, il y a tout juste vingt ans.

André Uleski

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Il n'écrivait et ne parlait qu'une seule langue : le Français... mais il parlait tous les langages et écrivait dans toutes les musiques : il est à lui seul près d'un siècle et demi de poésie et de littérature.

De Baudelaire à René Char en passant par Hugo, Bruant, Carco, Queneau, il a traversé toutes les écoles d'écriture - même automatique  ! Du langage insaisissable de la rue aux modes langagières éphémères, du franglais à l'argot, à la fois virtuose et vertigineux, il pouvait dans un même texte aux néologismes sans nombre, dans un même vers, dans une même phrase les réconcilier tous.

Grand mélodiste, auteur, compositeur, orchestrateur et chef d'orchestre, il était son meilleur interprète. Ironique, moqueur, cruel et tendre, toujours en colère, il aura été le premier slameur et sans doute aussi, le premier rappeur. 

Des millions d'hommes et de femmes ont découvert nos poètes des XIXe et XXe siècles ainsi que la musique symphonique au contact de son oeuvre. De Beethoven à Berlioz au carton perforé de l'orgue de barbarie, du piano à bretelles au rock psychédélique du groupe ZOO.

Lire la suite…

Source :  http://sergeuleski.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/12/02...

 



 

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 Mis en ligne par Marie Mouillé, le 18 juillet 2013

23:35 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/07/2013

Pour saluer un président exceptionnel qui s'en va...

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Pour saluer un président exceptionnel qui s’en va...

2. Ahmadinejad.jpg

Exceptionnel, Mahmoud Ahmadinejad l’aura été de beaucoup de façons, au service de son peuple et du respect des lois internationales, mais surtout, à nos yeux, par son indéfectible soutien aux Palestiniens, qu’il est un des rares à n’avoir jamais trahi.

 

et faire la connaissance de celui qui lui succède.

 

3. Hasan Rohani.jpg


Georges Stanechy

À contre-courant

2 juillet 2013

 

IRAN : LE TRIOMPHE DU VILAIN CANARD…

« Il n’y a pas d’instauration de la vérité sans une position essentielle de l’altérité ; la vérité ce n’est jamais le même ; il ne peut y avoir de vérité que dans la forme de l’autre monde et de la vie autre. »

Michel Foucault (1)

 

“Emirentielles” au Qatar

On nous l'assure : c'est la clé de notre avenir…

La France vit à l’heure du Qatar. Du moins son oligarchie. Se précipitant, en concurrence avec ses homologues européennes, au portillon de la commission, de la prébende, et autres bouts de gras jetés par l’émir de cet Etat de pacotille. Comblé de colossaux avantages fiscaux dans notre pays, pourtant aux « caisses vides » d’après notre propagande officielle…

Amusante comédie humaine, en “Crésus-Land”…

4. qatar-de-pere-en-fils.jpg

Nos voraces nomenklaturas n’ont même pas la reconnaissance du ventre. L’émir qui n’avait cessé de donner ou “mettre à disposition” de ses maîtres toutes les ressources de son pays, quasiment tout, jusqu’à sa TV internationale Al Jazeera dont il était si fier, pour garder sa rente familiale, s’est vu congédié. Du jour au lendemain. Conservant, il est vrai, son immense fortune personnelle.

Avec un préavis, toutefois : les occidentaux lui ont accordé un mois pour abdiquer et disparaître avec son cousin qui officiait, dans cette farce burlesque, en “premier ministre”. Ce qu’il vient d’exécuter cette semaine, en faveur d’un de ses nombreux fils. Sélectionné par l’Empire…

Riche du gaz naturel de son pays à la population microscopique, il avait commis l’erreur de se croire indispensable. (2) Après avoir investi l’essentiel de son argent en Occident : multiples participations dans les plus grandes multinationales, les plus délirants programmes, "placements" immobiliers de luxe ou du “business sportif”, et autres extravagantes “pompes à fric” dont politiciens, intermédiaires et affairistes raffolent. Signant les ordres de virement en faveur de ce qui lui était désigné. Appliquant à la lettre les instructions reçues : surtout quasiment rien dans la région !... A part, la spéculation immobilière chez lui, évidemment.

Développement de l’Egypte, du Soudan ?... Reconstruction de l’Irak, de l’Afghanistan, du Pakistan ?...

Connaît pas”.

Développement, reconstruction ?... Au contraire : finançant, au seul profit de ses suzerains ou donneurs d'ordre, des guerres de destruction, aussi dévastatrices que meurtrières pour des dizaines de milliers d’innocentes victimes de cette dernière décennie : après la réduction en cendres de la Libye, ce fut, c’est encore, celle de la Syrie.

Etape suivante, il lui était demandé de financer celle en préparation contre l’Iran. Mais, là subitement, il traînait des pieds, objectait, doutait…

C’était aller trop loin, d’après lui. D’autant que le Qatar, dans l’Histoire, ce "comptoir" ou "point d’eau" pour ravitailler en eau potable les bateaux à voiles, était intégré pendant des siècles dans une province méridionale de l’Empire Perse. Jusqu’à sa prise de contrôle par les portugais en 1517, suivis par les Ottomans, et pour finir par les Anglais.

Actuellement, il est le partenaire d’inextricables conventions juridiques et techniques avec l’Iran du fait que les deux pays partagent un même champ gazier sous-marin. Véritable casse-tête opérationnel : comment se répartir une bulle de gaz sous-marine qui ne connaît pas les frontières ?... (3) Facteur aggravant : mitoyen en eaux territoriales de l’Iran, leurs rivages sont plus que proches, presque fusionnels, en termes “balistiques”…

Evidence pour lui et son "premier ministre" : le Qatar, ne disposant d’aucune “profondeur stratégique”, constituerait le premier dégât collatéral d’une guerre dans le Golfe Persique. Siège du quartier général avancé du CENTCOM (Unified Combatant Command) américain (4) situé sur l’immense base aérienne d’Al Udeid, dans la minute même du déclenchement d’un conflit, considéré en “cible prioritaire” par l’Iran, il serait pulvérisé. Retournant à sa condition initiale : un tas de sable. Boum-Pschitt !...

Furieux de sa lucidité, ses maîtres n’ont pas apprécié ce manque de docilité. Sanction immédiate : son remplacement par un membre de sa progéniture choisi pour sa supposée indéfectible servilité : le prince Tamim, 33 ans. Formé, spécialisé, sous le règne antérieur, dans les évènements mondains et sportifs. Encore plus positif : on le dit inféodé aux saoudiens, contrairement à son père qui prétendait rivaliser avec eux dans l’influence à l’égard des “grands” de la planète.

Nous venons ainsi d’assister à une "Emirentielle" !…

La succession d’un émir par un autre. L’émir, en bon autocrate, composant son “gouvernement” avec les membres de sa famille, Al Thani. Tout cela sans vote, bien entendu. Au Qatar, les partis politiques sont interdits. A l’identique de toutes les pétromonarchies du Golfe : même pas un parti unique !

Toutefois, pour faire bonne figure en tant qu’Etat apporteur de « démocratie » en Libye, en Syrie et ailleurs, sa nouvelle constitution prévoit, depuis 2004, un "conseil consultatif" ("Majlis Al-Choura") de 45 membres : 15 nommés par l’émir, et 30 “élus” on ne sait pas trop comment…

D’autant que ce "conseil consultatif" ne participe pas à la désignation du gouvernement, encore moins à celle de l’émir imposé par l’Empire. Lui reste l’organisation des chasses aux faucons, très prisées dans la région…

Ce qui s’appelle : le respect des traditions ! Rien n’a changé depuis que les britanniques ont érigé cette minuscule péninsule du Golfe Persique en émirat, en 1867. Désignant comme "émir" le plus gros commerçant de la bourgade de l’époque, Doha, qui achetait leur verroterie et quincaillerie estampillées “Manchester”. Il s’appelait Al Thani

5. north-south-pars-field.jpg

Couper "La Bulle" en deux ...


Présidentielles en Iran

En face, sur l’autre rivage du Golfe : autre ambiance. L’Iran venait d’achever les élections présidentielles.

6. élections-iran 2013.jpgLe président Ahmadinejad, bouclant ses deux mandatures, ne pouvait constitutionnel-lement se représenter pour une troisième fois. Se sont donc affrontés 8 candidats au cours d’une campagne très active, avec les ingrédients habituels de tous les systèmes électoraux sous tous les horizons : réunions publiques dans toutes les villes, débats télévisés, campagnes d’affichages et de tracts, désistements de certains candidats en faveur d’autres (seuls 6 candidats restèrent jusqu’au terme de la présidentielle). Dans le calme, ce qui n’empêchait nullement les discussions animées, souvent avec beaucoup de vigueur.

Nos médias ne s’en sont pas fait l’écho, ou infiniment peu. Dommage, pour eux et l’information de leurs concitoyens. Ils auraient pu transmettre des aperçus, analyses, sur les différents courants, tendances, partis politiques, qui animent la société iranienne et sortir, enfin, de l’analphabétisme géopolitique dans lequel ils se sclérosent.

Pour ne pas changer les quelques « papiers » ou « sujets », pondus de-ci de-là par nos éminents dispensateurs d’informations, fulminaient contre le choix imposé des candidats. Car, à les croire, dans nos contrées n’importe qui peut se présenter à une élection présidentielle ou parlementaire… Aucun de ces maîtres de l’information n’ayant pris la peine, évidemment, de les rencontrer et discuter de leurs programmes politiques.

Encore moins de souligner, au-delà des fulgurants progrès économiques, le colossal changement positif dans la démocratisation du système politique, depuis la sanguinaire autocratie du Shah imposée par les pays occidentaux, dans le pillage des richesses du pays, de 1953 à 1979. Ou, autre exemple, de mentionner l’enregistrement sur les listes électorales, pour cette présidentielle, de 1,6 million de jeunes ayant atteint cette année l’âge de la majorité légale de 18 ans…

C’est cela « décrypter l’information » : idéaliser chez soi, ou entre soi, et diaboliser les Autres, les Barbares…

Nous fut martelée, inévitablement, la vision d’un Iran accablé par le chômage et la misère. Du fait de la "crise" mythique rongeant nos sociétés ?... Non, en raison de la réussite des "sanctions économiques" imposées par les Etats-Unis et l'Europe. Illégales, notons-le, puisque ces mesures d’embargos n’émanent pas de l’ONU mais du gouvernement des USA ou, suivant la formule banalisée, du « gendarme du monde ».

Là encore, informations corroborées par aucun documentaire, reportage, aucune photo, sur les marchés, les galeries commerciales, les cinémas, la sortie des écoles, universités, usines, et autres lieux publics.

Normal : surtout ne pas montrer que dans ce pays grand comme trois fois la France, malgré toutes les entraves imaginées par l’Occident pour bloquer son développement économique, la vie est beaucoup plus agréable et moins chère pour ses 80 millions d'habitants qu’en Grèce, au Portugal, en Espagne. Bientôt en France, ou dans d’autres pays si imbus d’eux-mêmes. En tous cas, les étals des marchés sont pleins, les plus beaux étant ceux des fleuristes.

Mais… Chut ! Pas de vague ! Vieille devise des trois singes : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire !

Jusqu’à couper la retransmission des émissions TV iraniennes à destination de l’Europe, de l’Amérique du nord et du sud, en anglais, en espagnol et en arabe, transitant par les satellites de télécommunications contrôlés par les occidentaux : Eutelsat, Intelsat, Hispasat, etc. Depuis janvier 2012, dans une vague sans cesse renouvelée de décisions arbitraires, unilatérales. En infraction flagrante du droit et des conventions internationales. Prétextant les sanctions contre l’Iran... (5)

En fait, authentique et secrète censure de l’information en provenance de ce pays par nos gouvernements "démocratiques". Dans la négation de l’article 19 de la Déclaration des Droits de l’Homme relative à la protection de la liberté d’information. ­

Pourquoi s’en étonner ?...

Depuis qu’il nous est dicté, en France même, ce dont nous devons rire, caricatures agréées et comiques officiels, rien de plus logique de nous imposer ce que nous devons croire.

Hassan Rohani

Hassan Rohani devient donc le nouveau président de l’Iran pour 4 ans. Elu le 14 juin 2013, dès le premier tour, avec près de 51 % des voix, et une participation électorale de 77 % suivie par de très nombreux journalistes et observateurs étrangers, hormis ceux de la sphère OTANesque boudant dans leurs coins.

Les occidentaux englués dans le bourbier syrien n’ont pas eu disponibilités et moyens suffisants pour fomenter les troubles de l’élection présidentielle de 2009, avec sa campagne médiatique hystérique dont on se souvient encore. D’autant que tous les gouvernements polichinelles qu’ils instrumentalisent autour de l’Iran sont plus que fragilisés.

Certains ravagés par de violentes manifestations et révoltes populaires, bien souvent occultées par notre appareil de désinformation : Afghanistan, Arabie saoudite (toute la côte du Golfe Persique), Azerbaïdjan, Bahreïn (base de la flotte américaine dans le Golfe), Egypte, Jordanie, Libye, Tunisie, Turquie. Trop d’incendies à éteindre en même temps sur leurs arrières…

Contraints et forcés, ils se sont piteusement limités à exprimer la satisfaction de voir un nouveau président « modéré », « prêt à s’entendre » avec l’Occident. Précisons que dans leur imaginaire et phraséologie, un chef d’Etat non occidental dit « modéré » est un politicien acceptant de souscrire, d’exécuter, à la lettre et dans la seconde, toutes leurs volontés : prédations, violences, occupations. Et, autres manifestations de puissance à l’encontre de leurs vassaux ou possessions coloniales.

En résumé : l’Iran abandonnerait ses « postures agressives ». Rhétorique, « storytelling » comme disent les anglophones, ou art de prendre ses désirs pour la réalité. Que nos médias, véhicules habituels de la propagande iranophobe, déclinèrent les yeux fermés. (6)

Art, aussi, du renversement des situations, ou artifice du travestissement des faits que l’on se doit de nier, par nos consciencieux "désinformateurs".

7. greve-e-fome-em-guantanamo.jpgL’évidence est à l’opposé de cette représentation, nous le savons. L’Iran ne bombarde, ni ne drone personne, ne spolie aucun territoire, n’interdit les relations commerciales de quiconque. Les symboles de l’abjection sadique de Guantanamo ou Gaza ne sont pas administrés par son armée. La déconstruction des slogans de la propagande serait intermi-nable, tant la liste est longue.

C’est l’Iran qui, en permanence, est diabolisé, menacé de destruction ; ses scientifiques assassinés, ses territoires survolés par des drones violant son espace aérien, son économie enserrée dans une véritable guerre illégale au regard du droit international. Il n’agresse personne, souhaitant tout simplement le respect, dans son droit à l’autodétermination, de sa souveraineté, politique, économique, scientifique. Ainsi que celui de la paix dans la région avec une totale "dénucléarisation" du Moyen-Orient impliquant le retrait de toutes les forces d’occupation, et bases militaires, occidentales dans la région.

Ceux qui pensent avec nos propagandistes qu’Hassan Rohani va courber l’échine, devant les prétentions mégalomaniaques de l’Occident, commettent quatre erreurs d’analyse majeures :

i) Signe fort envoyé par le peuple Iranien. Les bellicistes occidentaux, enivrés de leurs "sanctions économiques", fantasment un Iran venant à genoux implorer leur miséricorde…

Administrant une magistrale paire de claques à ces stratèges-voyous, les électeurs dans leur majorité ont choisi le candidat-président qui a le moins mis l’accent dans son programme sur le volet économique !... Donnant leur préférence à celui qui affichait comme priorité la cohésion et la solidarité nationales. Celui aussi dont la longue expérience, au plus haut niveau, dans la stratégie militaire, la recherche scientifique et nucléaire, les relations internationales avec leurs coups tordus, est la plus probante.

ii) Hassan Rohani est un “résistant” prestigieux, au cœur de la révolution qui a abattu la sauvage dictature du Shah installée et gérée par les occidentaux et un des artisans de l’héroïque résistance à la guerre de l’Irak planifiée et armée par l’Occident pour venger le renversement du Shah et de leur système de pillage (les Iraniens la surnomment la « guerre imposée »…). Endurant avec son peuple, 8 très longues et douloureuses années de massacres (estimation d’un million d’Iraniens tués), la destruction systématique de toute l’infrastructure pétrolière, gazière, portuaire, etc.

Aucun chef d’Etat des pays de l’OTAN n’arrive à la cheville de sa stature d’homme d’Etat, tout particulièrement de son expérience militaire et stratégique forgée lors d’une guerre implacable. En temps que membre du Conseil suprême de la défense de 1982 à 1988, commandant des forces aériennes de 1986 à1991. Depuis 1992, il est responsable du Centre pour la Recherche Stratégique (Center for Strategic Research). Il a animé aussi, de 2003 à 2005, l’équipe de négociateurs spécialisés dans la défense des droits et de la souveraineté de l’Iran dans le cadre du Traité de Non Prolifération Nucléaire.

Pour les avoir affrontés, côtoyés, pratiqués, il sait que ses interlocuteurs occidentaux sont sans foi, ni loi. Aussi irresponsables dans leurs décisions que criminels dans leurs actes. Capables de raser des pays entiers, tuant des centaines de milliers d’innocents. Dans l’indifférence ou la Bonne Conscience. Prêts à tous les mensonges, toutes les manœuvres de gangsters pour s’emparer de son pays et de ses richesses.

iii) Hassan Rohani succède à un grand président, Ahmadinejad, qui lui a préparé le terrain sur le plan diplomatique en ne cessant de rappeler aux occidentaux, au plus fort du climat d’agression à l’encontre de son pays, que l’Iran n’était pas un ramassis de voleurs de poulets, mais les héritiers et représentants d’une des plus anciennes, brillantes, civilisations. Sur tous les plans.

Aussi courageux qu’incorruptible, d’une extrême gentillesse mais d’une ténacité d’acier lorsque les intérêts et l’honneur de son pays sont en jeu, il leur a parlé d’égal à égal, sans peur. Du tac au tac. Ce que ne supportaient pas les oligarques coloniaux qui n’acceptent que la soumission, l’obséquiosité, de ceux qu’ils estiment plus faibles qu’eux. Incapables de soutenir son regard et d’entendre ses discours de paix. Vivant cela comme une « agression », ils perturbaient les réunions de l’ONU à grands fracas d’histrions, pour qu’il ne soit pas entendu.

Diabolisé dans une propagande permanente, éhontée, d’un cynisme mensonger abyssal, déformant ses propos pour le transformer en monstre. (7) Jusqu’à bloquer le système de traduction simultanée de ses discours à l’ONU sous prétexte d’une “panne technique” !… Se croyant au temps de l’Inquisition, l’accusant de blasphème et d’hérésie. Probablement, dans leur fanatisme, bon pour le bûcher après passage en salle de tortures...

Censure, diabolisation, encore et toujours…

Mais le message a été délivré : l’Iran, préparé à toutes les éventualités, n’éprouve aucune peur face à des fous de guerres et de violences qui ne savent que détruire des pays sans défense et assassiner des civils non armés. En conséquence, menaces et sanctions resteront sans effet, n’étant que l’expression de la mauvaise foi. Car, rien de plus facile que négocier sur un problème ou un désaccord, dans un esprit constructif : il suffit de prendre un café ensemble, en se respectant et en s’écoutant mutuellement.

 « Don’t make a mistake ! », comme disait Bush à répétition. Oui : "ne vous y trompez pas". Le nouveau président maintiendra la ligne diplomatique fondamentale de sa Nation : la préservation de son inaliénable souveraineté. Sans crainte. Inflexiblement.

iv) L’Iran est une puissance régionale, militaire et économique, incontournable. Indispensable. D’autant plus forte que tous les Etats qui l’entourent sont en feu, les quelques pétromonarchies encore “calmes” n’étant que du carton-pâte en instance de volatilisation. Face à ces turbulences, son importance ne fera que croître.

Pays charnière entre deux sous-continents, il représente ce qu’est l’Allemagne pour l’espace Européen et Russe. L’Occident ne l’accepte pas, souhaitant sa destruction en tant qu’Etat et s’approprier ses richesses. Accomplir en Iran ce qu’ils ont commis en Irak. La remise en cause perpétuelle ou le continuel procès d’intention de son industrie nucléaire n’étant qu’un prétexte.

Les bellicistes ne s’en cachent pas. Parmi de multiples exemples récents, Sima Shine haut responsable au ministère israélien des affaires stratégiques, préconisant publiquement de mettre Al Qaïda au pouvoir en Syrie. L’essentiel étant de faire "tout pour nuire à l’Iran"… (8)

Hassan Rohani sait qu’il n’a rien à espérer d'un Occident hyperviolent. S'arrogeant dans sa folie mégalomaniaque le droit de vie ou de mort, décrétant qui "mérite de vivre sur Terre". Rongé par l’injustice sociale et économique, avec 20 millions de chômeurs rien que dans l’Eurozone… (9) Les loups, prétendument "alliés" ou de la même meute, se déchiquetant entre eux, au point de s’espionner nuit et jour dans une paranoïa suicidaire.

Dès son entrée en fonction, il a déjà baissé le rideau sur ce monde en perdition. Répondant aux félicitations du président de la Chine pour son élection, il a annoncé que "la priorité de sa présidence" serait le renforcement des relations avec son pays…

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Sima Shine - Apothéose du fanatisme destructeur


Ritournelles en France

Roland Dumas dans son dernier livre paru en mai dernier se désole, en tant qu’ancien ministre des affaires étrangères de la France, de voir notre pays prendre ses ordres à Washington et à Tel Aviv. Renonçant à sa souveraineté, dans une servitude assumée et célébrée par sa nomenklatura. (10)

On comprend mieux, en le lisant, que la vision stratégique et délirante, sous forme d’anathème ou d’excommunication, exprimée par une Sima Shine soit, en conséquence, strictement, servilement, appliquée tant par notre “diplomatie” que par notre “défense nationale”. Religieusement ânonnée…

D’où ces sempiternelles “ritournelles” que politiciens et médias se doivent d’entonner sans arrêt. Telles des mantras bouddhistes. “Ritournelle” au sens où l’entendaient Deleuze et Guattari afin de mobiliser le troupeau, le rassembler en l’endormant :

« La ritournelle a aussi une fonction catalytique : non seulement augmenter la vitesse des échanges et réactions dans ce qui l’entoure, mais assurer des interactions indirectes entre éléments dénués d’affinité dite naturelle, et former par là des masses organisées. » (11)

9. eua-espionam-o-mundo.jpg                   Ce processus de fanatisation, d’obscurantisme et de conditionnement pulsionnel, est nourri, entretenu depuis les soutes ou les cuisines de la propagande iranophobe déversant leurs bouillies hallucinogènes, à grandes louches de « n’importe quoi ». Ne reculant devant aucune falsification, diffamation, mise scène, et faux témoignages. (12) Aux étages supérieurs plastronnent les "islamologues officiels" de la propagande, après avoir servi le plat à présent refroidi du "choc des civilisations", chargés de nous enfumer sur la soi-disant confrontation entre "l’arc chiite" et "l’arc sunnite"...

Sous-entendu : entre le diabolique Iran chiite et les vertueuses pétromonarchies sunnites… Alors que la plupart d’entre elles sont constituées d’une majorité de population chiite gouvernée par des autocrates sunnites installés par la colonisation, selon le principe du "diviser pour régner". Comme Bahreïn nous le rappelle tous les matins par les atrocités répétées de l'émir contre son peuple.

S’il y a conflit entre deux "arcs", c’est bien celui de "l’arc de l’imposture" d’entités artificielles érigées en Etats par les occidentaux, telles que les pétromonarchies et autres (exemple : Jordanie), à la suite du partage de l’Empire Ottoman ; et, "l’arc de la légitimité" représentant des Etats authentiques dont l’identité nationale plonge ses racines au plus profond de l’Histoire.

Pour ceux qui voudraient sortir de ce conditionnement, lavage de cerveau instillé par ces propagateurs de clichés, comprendre l’Iran, je conseille de feuilleter l’œuvre magistrale d’Henri Corbin qui a passé toute sa vie à étudier le chiisme. Exposant, démontrant, sa contribution inestimable à la spiritualité de l’Islam et de l’humanité dans son ensemble. Notamment :

=> En Islam iranien : aspects spirituels et philosophiques (Gallimard – 1978 – 4 volumes) et,

=> Temple et contemplation, essai sur l'Islam iranien (Flammarion – 1981).

Mais, "ritournelle" oblige : notre ministre de la défense, Jean-Yves Le Drian, vient de déclarer que le principal problème de la paix dans le monde est le nucléaire iranien, le "futur" risque que l’Iran obtienne l’arme nucléaire. Nous voilà repartis pour un nouveau tour de procès en sorcellerie… (13)

Metternich, le ministre des affaires étrangères de l’empire d’Autriche au moment des conquêtes napoléoniennes, disait que ce n’était pas la France qui faisait la guerre à l’Europe mais Napoléon "avec des moyens français". Deux siècles plus tard, ce n’est pas la France qui se livre à des actes de guerre au Moyen-Orient et ailleurs contre des peuples qui ne lui ont rien fait, mais une caste "avec des moyens français" pour servir des intérêts qui ne sont pas ceux de notre pays.

Car, comment en arrive-t-on, au-delà de ces gesticulations diplomatiques et guerrières, à sacrifier notre économie ?... En nous interdisant de commercer, d’investir, sous prétexte d’appliquer des « sanctions économiques » qui ne sont même pas imposées par l’ONU. Mais, unilatéralement par le gouvernement d’un pays étranger qui, de plus, nous espionne en permanence.

Exemples qui font rire le reste du monde... Peugeot s’est vu sommé de renoncer à son plus important marché à l’exportation avec usine de montage, jusqu’aux pièces détachées qui lui est interdit d’expédier… Ou, Total qui a dû verser une pénalité de 400 millions de dollars aux USA avec interdiction d’investir en Iran… La fermeture illégale de ce marché en pleine croissance coûte à la France une moyenne annuelle de 2 à 5 milliards d’euros. (13)

Ne serait-ce que sur 10 ans, on peut estimer la perte pour la balance commerciale française, actuellement en déficit, à une trentaine de milliards d’euros. Nous démantelons nos industries et nous nous interdisons des marchés à l’exportation…

En vertu de quoi et au bénéfice de qui ?...

Pendant ce temps les contrats de l’Iran se multiplient avec l’Inde, la Chine, le Brésil ou l’Argentine, et autres. Depuis l’agroalimentaire jusqu’aux colossaux marchés des infrastructures : constructions et équipements de ports, lignes de trains à grande vitesse, prospection et exploitation énergétiques, transport et manutention, etc.

10. raffinerie-iran.jpgCar, l’Iran est en pleine croissance avec un gigan-tesque potentiel, détenant les plus grandes réserves de gaz dans le monde (1er rang), parmi les plus grandes réserves pétrolières (2° rang), d’immensesréserves minières, de l’uranium aux catégories de métaux ferreux et non ferreux les plus recherchés. Avec une population remarquablement bien formée dans des universités scientifiques et technologiques parmi les meilleures du monde.

L’Iran figure au 5° rang mondial au niveau de la recherche dans les nanotechnologies. Se couvrant d’industries et d’usines ultramodernes, de chantiers navals, et de ports. Actuellement, pratiquement autonome dans l’édification de son industrie de l’armement, construisant ses frégates, sous-marins, avions, drones, chars d’assaut, et devenu l’un des plus performants "missiliers" du monde…

Le World Investment Report 2013 publié par l’UNCTAD (CNUCED en français), organisation de l’ONU, n’a pu dissimuler le fait qu’en Iran les FDI (Foreign Direct Investments) ou Investissements Directs Etrangers, ne cessent de progresser. Sanctions ou pas… (14)

Classant l’Iran (page 49) dans la catégorie des pays dits "South Asia", pour ne pas faire de l’ombre aux pays du Moyen-Orient, à la seconde place derrière l’Inde en termes d’échanges d’investissements (l’Iran reçoit des investissements mais investit aussi dans d’autres pays). Encore mieux, l’Iran se classe en volume à la seconde place derrière l’Inde, mais à la première pour ce qui est de la croissance du volume des investissements directs !... (15)

Par contre, ironie de l’Histoire, le rapport constate dans sa page 54, le déclin des FDI dans la région pour la Turquie, l’Arabie saoudite et la Jordanie…

11. aluminium-coils-iran.jpgDernier hommage du pays au Président Mahmoud Ahmadinejad avant son départ : il a présidé à l’inauguration de la nouvelle aciérie ultramoderne de Pasargad dans la province méridionale de Fars. A environ 1000 kilomètres de Téhéran, dans la ville de Kovar.

Symbole de la fantastique progression du pays, édifiée sous sa présidence sur une superficie de 300 hectares, elle représente un investissement de 5, 5 milliards de dollars, et la création dans un premier temps de 800 emplois. La troisième du pays. Classant l’Iran au premier rang des producteurs d’acier pour les pays du MENA (Middle East - North Africa).

L’Iran édifie ainsi une économie fondée non pas sur la spéculation, ou la rente, mais sur l’industrie et la recherche. En France, nous fermons nos aciéries et n’arrêtons pas de licencier, accordant toutes les faveurs aux "banksters" et à "l'économie-casino"…

Et dernière satisfaction, couronnement d’une action implacable de son mandat pour lutter contre ce fléau, l’Iran a procédé à l’incinération publique de 115 tonnes de drogue saisie en 3 mois (l’an dernier l’Iran en a saisi 500 tonnes), en provenance d’Afghanistan.

Dont on sait que depuis l’occupation de l’OTAN la production a plus que décuplé. Répandue à présent au Caire, entre autres destinations prioritaires dans la région gérées par les services spéciaux occidentaux, à bas prix. Provoquant une explosion de la consommation de drogue

Le danger de l’Iran pour la planète…

Dénis, délires, fureurs, de notre caste au pouvoir. Les chiens aboient.

En écho, au triomphe du “Vilain Canard”…

12. Celestino_Ahmadinejad_au_dessus_c_est_le_soleil-23015-d50c4.jpg

____________________

1. Michel Foucault, Le Courage de La Vérité – Le gouvernement de soi-même et des autres II – Cours au Collège de France – 1984, Hautes Etudes – Gallimard Seuil, 2009, p. 311. (Dernière phrase de son dernier cours, 28 mars 1984 ; trois mois avant sa mort. Oui : « … la vérité ce n’est jamais “le” même… »).

2. Sur une population de 2 millions d’habitants, seulement 400.000 sont qataris. Le reste, à l’exception des expatriés européens occupant la plupart des postes de direction et d’encadrement, est composé en majorité d’immigrés venant essentiellement d’Asie (Philippines, Bengladesh, Inde, Pakistan, etc.), traités en "esclaves modernes" : sous-payés, sans aucun « droit » si ce n’est de se taire, vivant dans des conditions de travail inacceptables au regard des principes édictés par l’OIT…

3. Cette réserve sous-marine est répartie entre le Qatar, le North Dome (60%) et l’Iran, le South Pars (40%).

4. En clair : du corps expéditionnaire américain dans la région, dont le centre de commandement est situé à Tampa en Floride. C’est à partir du Qatar qu’ont été, et sont encore, “gérées” l’invasion et la destruction méthodique de l’Irak, de l’Afghanistan, et d’une grande partie du Pakistan.

5. West bans on Iranian channels appalling violation of free speech: Expert, Press TV, 29 juin 2013, http://www.presstv.ir/detail/2013/06/27/311089/west-bans-...

6. Archétype : Georges Malbrunot, Hassan Rohani : un religieux modéré partisan d’une détente avec l’Occident, Le Figaro, 15 juin 2013, http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/15/01003-201...

7. Jonathan Steele, Lost in translation – Experts confirm that Iran’s president did not call for Israel to be ‘wiped off the map’. Reports that he did serve to strengthen western hawks, The Guardian, 4 juin 2006, http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2006/jun/14/post155

8. Israel Prefers Al-Qaeda Ruling Syria just to Harm Iran [Israël préfère Al Qaïda au pouvoir en Syrie afin de nuire à l’Iran], 25 juin 2013, Fars News, http://english.farsnews.com/newstext.aspx?nn=13920404000773

9. Over 19 million jobless as Eurozone unemployment hits record high, RT, 1er juillet 2013, http://rt.com/business/eurozone-unemployment-record-high-...

10. Roland Dumas, Dans l’œil du Minotaure, Editions Le Cherche-Midi, mai 2013.

11. Gilles Deleuze & Félix Guattari, Mille Plateaux – Capitalisme et Schizophrénie, Les Editions de Minuit, 1980, p. 430.

12. Un mot sur l’évolution inquiétante dans nos démocraties de ces officines proliférantes. Pour la plupart agissant en interaction, quant aux pratiques rhétoriques et incitations à la haine, avec les milices « AntiFas » ou assimilées.

Même “style”, ou “copié-collé” (jusqu’aux fautes d’orthographe…), dans la logorrhée et la diffusion obsessionnelle de listes de personnes à empêcher de prendre la parole, d’écrire, de témoigner.

13. Antifafifou-.jpgCes groupes de nervis, adeptes de la cagoule et de la violence, instrumentalisés par les services spéciaux de plusieurs pays et protégés par les polices nationales, ont pour mission d’entraver la liberté d’expression. Dès lors que les critiques ou la dénonciation des prédations coloniales de l’Occident (tout particulièrement au Moyen-Orient et en Palestine), dans une perspective de paix et de développement partagé entre tous les peuples, ont pour support des analyses, des informations, des faits, irréfutables et gênants pour les oligarchies.

A l’opposé de ce qu’ils prétendent représenter : « la lutte contre le fascisme ». Ils agissent, en fait, suivant le même mode opératoire et la même idéologie « fascistes » que les sinistres milices “SA(constituées à Munich en 1921) qui, tout en se déguisant en « militants de gauche », ont assuré la prise du pouvoir par les nazis en Allemagne…

13. Iran says French minister’s remarks on nuclear program unrealistic, Press TV, 22 juin 2013, http://www.presstv.ir/detail/2013/06/22/310345/iran-rejec...

14. Kaveh L Afrasiabi, New dynamic in Iran's European ties, Asia times 27 juin 2013, http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/MID-01-270613.html

15. World Investment Report 2013 – Global Values Chains : Investment and Trade for Development, UNCTAD ( United Nations Conference on Trade and Development), http://unctad.org/en/PublicationsLibrary/wir2013_en.pdf, page 49,

=> Tableau A. Distribution of FDI flows among economies, by range, 2012

=> Figure A. FDI flows, top 5 host and home economies, 2011–2012 (Billions of dollars)

Source :

http://stanechy.over-blog.com/iran-le-triomphe-du-vilain-...

 

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Mis en ligne par Marie Mouillé, le 14 juillet 2013




19:58 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/07/2013

Qui dit qu’il n’y a pas d’Europe ? Et celle de l’infamie ?

1. euro-titanic .jpg

 

QUI DIT QU’IL N’Y A PAS D’EUROPE ?

ET CELLE DE L’INFAMIE ?

Philippe Grasset – DeDefensa.org – 3.7.2013

«On peut sauter sur sa chaise comme un cabri en criant “L’Europe ! L’Europe ! L’Europe !”...», disait fameusement le général en 1965. Il doit bien rire. Ils ne sautent plus sur leurs chaises et ne crient plus «L’Europe ! L’Europe ! L’Europe !» ; non, ils font leur coup en douce, comme des petits commissionnaires des dernières instructions impératives, montrant le complet alignement de l’Europe sur les consignes-Système des USA, après qu’on ait montré, deux jours auparavant, qu’on les espionnait comme dans des latrines à tous vents. Qu’un ministre bolivien, Ruben Saavedra de la défense, qui était dans l’avion avec Morales (nous y venons) puisse déclarer comme s’il parlait des gouvernements européens comme de services annexes du département d’État, pour lesquels il suffit d’appuyer sur un bouton pour qu’ils agissent comme on a décidé pour eux  : «This is a hostile act by the United States State Department which has used various European governments.», – qu’il puisse dire cela et que cela ne soulève en nous aucun réflexe de scepticisme, ou d’interrogation, ou d’indignation enfin, voilà qui nous en dit des tonnes et des tomes, – parce que cela est vrai...

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Source :

http://www.dedefensa.org/article-qui_dit_qu_il_y_a_pas_d_...

 

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Désastre diplomatique sans précédent pour la France en Amérique Latine

François ASSELINEAU

 

2. bolivie-france-merde.jpg

Comme je l’évoque parfois au détour de l’une de mes conférences, le prestige de la France était immense en Amérique latine, et cela depuis les guerres d’indépendance du début du XIXe siècle contre la puissance coloniale espagnole.

DEPUIS LA RÉVOLUTION DE 1789, LA FRANCE BÉNÉFICIAIT D’UN IMMENSE PRESTIGE DANS TOUTE L’AMÉRIQUE LATINE

Francisco de Miranda, qui participa à la bataille de Valmy, 20 septembre 1792, au côté des révolutionnaires français et contre l’Europe coalisée, fut ensuite le principal collaborateur du Libérateur Simon Bolivar.

De nombreux symboles hérités de la Révolution française (par exemple le bonnet phrygien) furent repris par les révolutionnaires latino-américains à travers tout le continent dans les armoiries des États nouvellement indépendants (Argentine, Bolivie, Chili, etc.)

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 Source :  http://www.upr.fr/

 

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Mercredi 3 juillet

De « l’affaire Ben Bella » à « l’affaire Evo Morales » , la piraterie aérienne d’état française.

Daniel BESSON -Zebra Station Polaire

Quelles que soient les dénégations que feront les chefs politiques Français  et en particulier l'ignominie  en costume qui usurpe  la fonction de Président de la République [ lien ], le refus de survol du territoire français par l'avion de la Présidence de la République de l'état plurinational de Bolivie relève de la piraterie aérienne d'état . [ article du site Slate.fr ]

La Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, signée en 1961, détaille les principes de l’immunité dont jouissent les chefs de missions diplomatiques, la plupart du temps les ambassadeurs, et les membres d’une mission diplomatique.

Ce texte, ratifié par 189 pays, précise notamment qu’un État qui accueille un diplomate étranger doit, sauf en cas de menace pour la sécurité nationale, lui assurer la liberté de déplacement et de circulation sur son territoire. Si cette obligation ne concerne que les chefs et membres de missions diplomatiques, il est généralement accepté que l’immunité qui leur est garantie en tant que représentants de leur État s’applique aussi aux chefs de ces États, qui sont de facto à la tête de la diplomatie de leur pays .

Quel que soit notre positionnement par rapport aux événements survenus en Algérie entre 1954 et 1962 , les chefs politique français viennent de commettre un acte de piraterie aérienne comparable à celui commis lors de l'arraisonnement de l'avion de Ben-Bella en 1956 [ lien ].

3. arrestation ben bella.jpg

Cette décision d'interdire le survol de notre territoire confirme l'alignement atlantiste des chefs politiques français [ lien vers article ], mais aussi italiens, espagnols et portugais.

En effet la question essentielle à se poser est : Sur quels éléments de preuve les chefs politiques français ont-ils pris la décision d'interdire le survol du territoire national par l'avion présidentiel bolivien ?  

Au-delà du soutien très vague affiché par le Président Evo Morales à l'égard d'Edward Snowden, on imagine mal une barbouze française dans le hall de transit de l'aéroport de Cheremetievo ou un contact parmi le personnel technique de l'aéroport qui aurait pu renseigner les décideurs français. Les autorités françaises [ espagnoles, italiennes, portugaises ] n'ont donc pu avoir pour éléments de prise de décision que des renseignements en provenance d'une source étatsunienne.

Liens :

La milice indigène Aymara des «  Ponchos Rouges » devant l'ambassade de France à La Paz  - http://www.demotiximages.com/node/2221205    

Le communiqué vipérin de la Présidente du Brésil Dilma Rousseff - http://blog.planalto.gov.br/em-nota-governo-expressa-repu...

4. Non au racisme servil de la France.jpg

Les photos de Russia Today -http://rt.com/in-vision/bolivia-protest-france-plane-mora...  :

5. Francia fascista y imperialista !.jpg

 

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Les images et les témoignages qui circulent semblent en tout cas confirmer l’analyse de François Asselineau, puisque, en effet, l’expression populaire de la colère bolivienne a été réservée à l’ambassade de France, épargnant celles d’Italie, du Portugal et même d’Espagne, alors que personne, sous ces latitudes, n’a pu oublier le « Pourquoi tu ne la fermes pas ? » de Juan Carlos à Hugo Chavez. C’est donc bien une forte et tenace illusion que les Latino-Américains viennent de perdre. Car, enfin, si ce n’est pas le général De Gaulle qui a fait kidnapper et emprisonner Ahmed Ben Bella le 22 octobre 1956 (Robert Lacoste et François Mitterrand régnant… sous Guy Mollet), il ne l’a pas non plus laissé libérer avant 1962. Par ailleurs, si quatre présidents se sont succédé à la tête du pays depuis l’arrestation de Georges Ibrahim Abdallah le 24 octobre 1984, (premier mandat de François Mitterrand), aucun des quatre (les autres étant Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande)  n’a osé s’opposer à sa condamnation et encore moins permettre à une magistrature supposée indépendante du pouvoir exécutif de le libérer au bout de bientôt trente ans qu’il croupit dans les geôles françaises, pour un fait de guerre dont tous ont su et savent qu’il ne l’a pas commis lui-même. Tous ont fait le choix de ne jamais désobéir à leurs maîtres. Ne parlons pas de l’intelligentsia hexagonale, qui n’a jamais, dans sa très grande majorité, rien trouvé à y redire…

Mais est-il besoin d’ajouter que tous les autres pays d’Europe se seraient empressés d’imiter les quatre concernés si l’avion du président bolivien avait eu à les survoler ?

 

6. French Poodle.jpg


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6 juillet 2013

Face à une Amérique du Sud unie et souveraine, la France et l’Europe ridicules

Thierry DERONNE - Le Grand Soir

7. unasur cochabamba.jpg

La réponse n’a pas tardé. Ce 4 juillet, à Cochabamba (Bolivie), lors de la réunion d’urgence de l’UNASUR accompagnée d’une mobilisation des mouvements sociaux, le président équatorien Rafael Correa résume la position de ses homologues latino-américains au sujet de l’atteinte à la souveraineté de la Bolivie et à l’immunité de son président Evo Morales (1) : “nous n’acceptons pas qu’on nous traite comme une colonie, le monde entier doit réfléchir à la gravité de ce qui s’est passé : on a empêché un président jouissant d’une absolue légalité de traverser un espace aérien. Si cela s’était produit contre les États-Unis ou un pays européen cela aurait constitué un casus belli. On a détruit la Charte des Nations Unies et l’amitié entre États. (..) Que Edward Snowden fût ou non dans l’avion n’entre pas en ligne de compte. Un président a le droit de transporter qui il veut dans son avion. Le problème est que certains se sont perdus dans l’Histoire il y a 500 ans et que le droit international qu’ils invoquent si souvent ne vaut que quand il leur convient”.

 



La présidente argentine Cristina Fernandez qui avait dès les premiers instants, depuis son compte Twitter, dénoncé “la violation de l’immunité absolue conférée par le droit international, garantie par la convention de 2004 et le Tribunal de la Haye”, souligne qu’ “il ne s’agit ni d’une erreur ni d’un problème technique, ils veulent comme il y a cinq siècles nous soumettre, une fois de plus, à l’humiliation et à l’asservissement”.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/face-a-une-amerique-du-sud-un...

 

8. UNASUR ---.jpeg

Déclaration de Cochabamba

Les présidents d’Amérique Latine font bloc, réclament excuses et explications après l’affront fait à la Bolivie

Par Estelle Leroy-Debiasi

Mondialisation.ca, 05 juillet 2013

elcorreo.eu.org

9. Esbirros.jpgC’est en Bolivie que s’est tenue la réunion en urgence des membres de l’organisation régionale UNASUR, après le grave incident qui a marqué le voyage de retour de Moscou du président Evo Morales, dont les dommages sont encore mal mesurés par les pays européens concernés.

Les gouvernements de la région « exigent » des pays européens concernés – France  Espagne, Italie, Portugal -  « qu’ils expliquent les raisons de la décision d’empêcher le survol de leur territoire par l’avion du président bolivien Morales ». C’est ce qu’il ressort de la « Declaración de Cochabamba », à la suite de la réunion de mercredi 4 juillet, à laquelle participaient les présidents d’Argentine, Cristina Fernández de Kirchner, de Bolivie, Evo Morales, d’Équateur, Rafael Correa, du Surinam, Desiré Delano Bouterse, d’Uruguay, José Mujica, et du Venezuela, Nicolás Maduro, le Brésil étant représenté par le ministre Eduardo dos Santos, le Chili, le Pérou et la Colombie par leurs ambassadeurs en Bolivie.

La Déclaration dénonce « la flagrante violation de tous les traités internationaux qui régissent la cohabitation pacifique, solidarité et coopération » entre les États, ce qui « constitue un acte insolite, inamical et hostile ». Il s’agit d’un « fait illicite qui affecte la liberté de circulation et de déplacement d’un chef d’État et de sa délégation officielle », poursuit le texte qui affirme que « l’inacceptable restriction de liberté de Morales, le convertissant virtuellement en un otage, constitue une violation des droits non seulement vis-à-vis du peuple bolivien mais des peuples et de tous les pays d’Amérique Latine, et marque un précédent dangereux dans le domaine du droit international en vigueur ».

La Déclaration demande aussi que les quatre pays concernés « présentent des excuses publiques correspondant à la gravité des faits survenus ».

Elle fait suite à la lettre envoyée au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, par le gouvernement bolivien, l’exhortant d’empêcher que cette affaire constitue « un précédent néfaste, qui pourrait affecter d’autres chefs d’État et mettre en danger la cohabitation pacifique entre États », la qualifiant de « violation flagrante du droit international » .

Avant le sommet, les présidents Kirchner, Morales, Correa et Maduro ont pris la parole lors d’une manifestation publique devant la foule, dénonçant l’attitude des gouvernements européens impliqués dans cette affaire, dénonçant des vieux relents de colonialisme, d’impérialisme et d’arrogance…

Cette réaction est à l’aune de la colère soulevée dans plusieurs pays latino-américains et, plus que la colère, les dommages engendrés par cette affaire. Tout ceci est sans doute mal mesuré par les pays européens qui en sont à l’origine, par mépris ou ignorance, comme le montrent les excuses embarrassées et finalement assez légères, eu égard à la situation, du ministre des Affaires Étrangères français Laurent Fabius à son homologue bolivien, faisant part « des regrets de la France, suite au contretemps occasionné pour le président Morales par les retards dans la confirmation de l’autorisation de survol du territoire par l’avion du Président ».

Alors même que Cristina Kirchner, a bien traduit le sentiment général de l’Amérique latine, « une humiliation infligée à une nation sœur et au continent », et aussi un coup de boutoir dans la diplomatie et le droit international, lourd de conséquences : « Cette violation des textes des Nations Unies provoque un degré d’insécurité juridique très grave » a-t-elle souligné. « Cela est d’autant plus significatif qu’il s’agit d’un chef d’État, parce que,  s’ils font ce genre de choses à un chef d’État connu du monde entier et qui a accès à la presse, que peut-il arriver à un citoyen lambda que personne ne connaît ?Il peut lui arriver des choses terribles ! ».

Estelle Leroy-Debiasi pour « El Correo de la diaspora latinoaméricaine ».

El Correo. Paris, 5 juillet 2013.

Source :  http://www.elcorreo.eu.org/Les-presidents-d-Amerique-Latine-font-bloc-reclament-excuses-et-explications-apres-l


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Et enfin…

6 juillet 2013

L’Amérique Latine lance « la Banque du Sud » et défie le FMI (Publico)

Daniel FERNANDEZ - Le Grand Soir

10. Banque du Sud création.jpg

Intégrée par l’Argentine, la Bolivie, l’Equateur, l’Uruguay et le Venezuela, la nouvelle entité aspire à créer un fonds pour accroître le développement économique de la région dans le but de renforcer sa souveraineté.

L’Amérique Latine continue à renforcer son processus d’intégration régionale tout en construisant une alternative au système économique à tendance néolibérale, en vigueur dans les pays du Nord. La banque du Sud, dont le premier Conseil des Ministres a eu lieu le 12 juin dernier à Caracas, constitue la dernière étape de cette construction. Créée en 2007 à l’initiative des défunts Hugo Chavez et Nestor Kirchner, ex-présidents des Républiques du Venezuela et d’Argentine, la Banque du Sud cherche à collecter 20.000 millions de dollars, bien que ses actionnaires n’aient réussi à en débourser que 7.000 millions : les pays qui sont à son origine, sont pour le moment l'Équateur, le Paraguay, l’Uruguay, le Brésil, la Bolivie, l’Argentine et le Vénézuela, c'est-à-dire, les pays constituant le MERCOSUR plus l'Équateur. Selon Susanne Gratius, professeur des relations internationales d’Amérique Latine, « Nicolas Maduro et Elias Jaua ont repris le projet pour réaffirmer le rôle moteur du Venezuela en Amérique du Sud et plus particulièrement au sein du MERCOSUR, dont la présidence pro tempore sera assumée par le Venezuela le 1er juillet.

Lire la suite…

11. mercosur_logo02.jpg

Source : http://www.legrandsoir.info/l-amerique-latine-lance-la-ba...


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12. GINGER CAT.jpg

LIVRES


13. Boniface Faussaires.jpg


Pascal BONIFACE

Les Intellectuels faussaires : le triomphe médiatique des experts en mensonge,

Jean-Claude Gawsewitch Éditeur, 20 mai 2011 – 272 pages.

Ed. Pocket,

Novembre 2011, 229 pages

 



14. Bon iface, Intègres.jpg


Pascal BONIFACE

Les intellectuels intègres

Gawsewitch Éditeur, 7 mai 2013

416 pages

 


 

Pascal Boniface, Les Intellectuels intègres

Interview


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Après cette entorse à nos résolutions, laissons Théroigne retourner à sa chasse au merle blanc : un propriétaire d’immeuble de rapport qui accepte l’argent-qui-n’a-pas-d’odeur d’une octogénaire et de trois chats, sans recourir au credo de cette intéressante catégorie de population : « Pas d’étrangers ! Pas de vieux !  Pas d’animaux ! », - quelquefois « Pas d’enfants ! » -  et dans tous les cas : « Pas de pauvres ! », autrement dit « Crève, Théroigne, tu encombres ! »

Il n’y  a pas que les chefs d’État qui se font humilier par les parasites.

À ce propos, qui se souvient de la thèse d’Henri Guillemin sur les origines de la Commune ? Thèse qui a suscité tant de vertueuse indignation chez les « gôches » de tout poil, en bousculant au nom de la vérité leur hypocrite narrative...

Moralité :

Les peuples ne se soulèvent jamais que quand il est trop tard.

Ils ont les gouvernements qu’ils méritent.

 

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Santé aux Latinos !

Et à Edward Snowden !... cet infime grain de sable dont le courage vient de faire grincer plusieurs énormes machines, dont celle des relations Russie-Chine.

 

 

 

Mis en ligne par Marie, le 7 juillet 2013.





19:18 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/06/2013

APPEL DE MOSCOU

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« Appel de Moscou »


Nos principes (jacobins, robespierristes) ne sont pas les mêmes que ceux de M. Aymeric Chauprade. Et ses commensaux ne sont pas les nôtres. Persuadés cependant, comme nos amis du Cercle des Volontaires, que « ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise », nous reproduisons ici sa déclaration, qui mérite à notre sens un maximum d’attention. Et, en l’occurrence, de soutien.

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Le 13 juin 2013 à Moscou, en compagnie d’Odile Tequi, François Legrier, Hugues Revel et Fabrice Sorlin, je suis intervenu à la Douma d’État (Parlement russe) pour appuyer les efforts de la Russie visant à résister à l’extension mondiale voulue par l’Occident des « droits » des minorités sexuelles. Voici l’appel que j’ai lancé.

 

 

L'APPEL DE MOSCOU D'AYMERIC CHAUPRADE

13 JUIN 2013


Mesdames et Messieurs les députés de la Fédération de Russie,

C’est un grand honneur que de m’exprimer devant vous aujourd’hui, l’honneur d’un Français patriote qui regarde la Russie en alliée historique.

Depuis 1989, l’Amérique tente d’accélérer son projet de domination unipolaire et de l’imposer à tous les peuples de la planète.

Avec un écrasant budget de défense, égal à la somme de tous les autres États, avec une monnaie de référence qui lui donne la main sur l’économie mondiale, avec des réseaux de recrutement des élites mondialisées, avec un pouvoir médiatique et culturel global, l’oligarchie financière américaine mène la guerre aux peuples libres sur le double théâtre de l’information et de la géopolitique. Entraînant avec elle l’Union européenne, elle dessine le visage des « Bons et des méchants », viole nos conversations et données privées, bombarde, envahit ou détruit par la guerre civile et l’embargo les États qui lui résistent.

Mais la guerre géopolitique que cette oligarchie occidentale mène contre la Russie et contre l’indépendance des Européens, se double d’une guerre idéologique. Hier, les révolutions « colorées » en Géorgie et en Ukraine, aujourd’hui, les FEMEN, les « Pussy Riot », ou le mariage homosexuel en France, ne sont l’expression que d’un seul et même phénomène : l’alliance du mondialisme occidental avec le nihilisme anarchiste, cette idéologie destructrice, qui, sous des formes variées dans l’Histoire, n’a eu de cesse de s’attaquer aux fondements de la civilisation, à la dignité de la personne, à la famille, à la nation souveraine.

Bien qu’ultra-minoritaire, ce nihilisme anarchiste contrôle largement les médias occidentaux, terrorise la classe dirigeante européenne, et bénéficie du soutien financier de milieux d’affaires mondialistes et pro-américains.

Face à cette nouvelle forme de terrorisme, pour défendre le monde multipolaire que nous voulons, seul garant d’une paix globale et juste, le temps est venu de constater qu’une nouvelle bipolarité idéologique se superpose à la multipolarité géopolitique.

La nouvelle bipolarité met face à face, dans un affrontement qui va s’amplifier, d’un côté ce totalitarisme planétaire, qui détruit simultanément la famille et la nation, en réduisant la personne à un consommateur esclave de pulsions marchandes et sexuelles, de l’autre côté, des peuples trahis par leurs élites, assoupis devant la perte de souveraineté et l’immigration massive, mais que l’attaque contre la famille commence à réveiller.

Mais attention ! Mis en échec sur le terrain géopolitique, grâce à la multipolarité, le projet mondialiste essaie de se relancer par une nouvelle idéologie révolutionnaire.

Dans ce nouveau combat, Mesdames et Messieurs les Députés, ceux qui ne veulent pas du bouclier antimissiles américain, de la domination de l’OTAN, de la guerre contre la Syrie et l’Iran, sont dans le même camp que ceux qui refusent la perte de souveraineté, le grand remplacement de population, les FEMEN, la théorie du genre, le mariage des homosexuels, et bien d’autres marchandisations du corps humain encore.

Mesdames et Messieurs les Députés, c’est avec le Président Poutine et toutes les forces vives de Russie, que votre pays a engagé un redressement sans précédent, militaire, géopolitique, économique, énergétique et spirituel, qui force l’admiration des patriotes français !

Les patriotes du monde entier, attachés à l’indépendance des peuples comme aux fondations de notre civilisation, tournent en ce moment leur regard vers Moscou.

C’est plein d’espoir qu’ils voient la Russie légiférer contre la promotion publique de l’homosexualité, contre le risque d’adoptions internationales d’enfants russes par des couples unisexes et contre l’ingérence d’ONG nihilistes et manipulées par les réseaux américains.

Mesdames et Messieurs les Députés, la Russie est devenue l’espoir du monde contre le nouveau totalitarisme ! Le temps est venu de former, autour de la Russie, et avec les patriotes de tous les pays, l’Internationale de ceux qui aiment leur identité, leur famille, et qui refusent que la personne soit réduit à une marchandise !

Vive la civilisation, vive la Russie, vive la France !

Aymeric Chauprade


Source :

http://www.realpolitik.tv/2013/06/lappel-de-moscou-daymeric-chauprade-le-13-juin-2013/



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Et allons-y puisque nous y sommes (dernière livraison du Cercle des Volontaires)…

 

Le Petit Détournement – Épisode 3 – La Zizanie

by Raphaël "JahRaph" Berland / 13 juin 2013 at 20 h 30 min /

4. Goydorack-3-280-3.jpgNous tenons à préciser que les trois premiers épisodes de Goydorack ont été enregistrés avant la mort tragique de Clément Méric. Nous n’avons fait (et ne ferons) aucune allusion à cet événement dans le cadre de cette série de détournements, qui se veut humoristique avant tout, et surtout un appel au calme et à la non-violence… Et pourquoi pas à la réflexion et au dialogue ?

Certains d’entre nous, au Cercle des Volontaires, avons été quelque peu « bousculés » par des énergumènes se réclamant du sionisme, et de l’antifascisme… Peut-être le serons-nous demain par d’autres hurluberlus se réclamant de l’islamisme ou de l’extrême-droite ... Nous prenons tout de même le risque d’aller sur le terrain, de tendre le micro à ceux et à celles qui acceptent le principe du dialogue, même si nos avis divergent parfois. Nous avons ainsi interviewé des sionistes, des antisionistes, des mondialistes, des altermondialistes, des nationalistes, des royalistes, des républicains, des écologistes, des a-politiques, des alternatifs… Mais nous avons interviewé des êtres humains avant tout ! Et francophones pour la plupart, car c’est plus facile ainsi de se comprendre…

Merci à tous ceux et celles qui nous comprennent et nous soutiennent.



Quelques bousculades

Dans l’épisode ici présenté, il est fait mention de la dernière agression subie par l’un des journalistes du Cercle des Volontaires (Raphaël Berland), parti couvrir le rassemblement à la mémoire de Brahim Bouarram le 1er mai 2013 et au cours duquel il a subi une agression de la part d’«antifascistes» (plusieurs jours d’ITT…, plainte déposée).

Le même Raphaël Berland avait également été agressé le 24 juin 2012 devant l’UNESCO par la LDJ (Ligue de Défense Juive). Les quatre autres Volontaires présents ce jour-là se sont fait également copieusement insulter, menacer de viol, de mort. Nous n’étions pourtant venus qu’à la demande expresse de Jean-Marc Moscowitz, de l’association Europe-Israël, pour lui accorder une interview (que nous avons faite ! Mais pas publiée…)

Pire encore, Jonathan Moadab fut victime d’une tentative d’attentat perpétré par la LDJ, sans doute un avertissement. Cette-fois, la gendarmerie a retrouvé les auteurs directs : deux jeunes, dont un mineur (probablement « missionnés »).

La justice suit son cours. Nous n’en voulons à personne. Nous continuons notre chemin, humblement. Nos seules armes sont les arguments, la patience, l’ouverture, l’humour… Nous n’oublions pas que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise… En général ! Enfin, on se comprend.

 

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Mis en ligne par Catherine L., le 15 juin 2013.

 

 



15:59 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/06/2013

Un Stalingrad sur l'Oronte

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Jeudi 6 juin 2013

Un Stalingrad sur l’Oronte : La victoire de l’Armée Arabe Syrienne à Al-Qousseir vue par la télévision russe.

La télévision Russe est comme à son habitude très pédagogique dans le traitement de cette actualité en exposant le rôle stratégique de Al-Qousseir dans l'approvisionnement en armes des terroristes islamistes puis des manoeuvres pour investir la ville .Le journaliste Russe se risque même à parler comme d'autres confrères de Stalingrad . [ lien ]  Le reportage met l'accent sur les pertes infligées par l'Armée Arabe Syrienne aux terroristes islamistes [ lien ] [ lien ]  et sur le sort réservé aux blessés et aux prisonniers . Le reporter explique que l'offensive se poursuit par la liquidation de deux dernières poches près de la frontière Libanaise et évoque une étape suivante : Une offensive pour la reconquête du nord de la Syrie

Cela ne figure pas dans le reportage ni dans les commentaires des " experts " Français mais il semble bien que la " percée " effectuée par les terroristes Islamistes dans une « brèche » près du village de Chamsinne à la fin de la semaine dernière n'ait été rendue possible que par la coopération des militaires Syriens : Il s'agissait d' " aspirer " le plus possible de terroristes islamistes dans le " chaudron " d'Al-Qousseir pour les y hacher menu avec des ZSU 23-4 Shilka . L'appel de M.Sabra n'en est que plus savoureux à écouter : "Accourez, bataillons de la révolution et de l'Armée syrienne libre (ASL), pour sauver Qousseir et Homs"  [ lien ]

 

Si vous voulez vraiment savoir ce qui se passe dans le monde, apprenez le russe !

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Par DanielB - Publié dans : Guerre de l'information - Communauté : Défense et Géopolitique

Source : http://zebrastationpolaire.over-blog.com/


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Mercredi 5 juin 2013

Guerre des gaz : L’Armée Française et les Socialistes Français ont bien le cul merdeux !

Il est utile de rappeler ici que c'est le gouvernement Français et l'Armée Française qui ont pour la première fois dans l'histoire utilisé en opération un gaz de combat aux effets potentiellement mortels : La Macétite ou bromoacétate d’éthyle.

Cette utilisation a eu lieu il y a bientôt un siècle , dés les premiers jours d'aout 1914 .[ " bataille des frontières " ] 

 L'utilisation au cours de ce conflit de gaz de combat par l'Armée Allemande , y compris de gaz aux effets plus dévastateurs , est donc parfaitement légitime selon les us et coutumes de la guerre . N'en déplaise aux lacrymo-humanistes et autres drouâdelômistes . Ce sont bien l' Etat Français , plus précisement la République Française , et l'Armée Française qui portent la responsabilité historique d'avoir introduit cette nouvelle arme sur le champ de bataille .

Le Ministre de la Guerre qui fut responsable de la première utilisation sur un champ de bataille d'un gaz de combat  était , bon sang ne saurait mentir , un Radical-Socialiste : Adolphe Messimy , Ministre de la Guerre du 13 juin au 26 août 1914 dans le gouvernement René Viviani, Républicain-Socialiste.

En outre ce sont bien les gouvernements Français et l'Armée Française qui ont exposé des centaines de milliers de citoyens Français mâles âgés de 18 à 26 ans entre 1919 et 1999 - soit pendant 80 ans -  à un gaz de combat lors de la formation militaire : Le bromure de benzyle .

 Voir l’article complet, l’iconographie et les liens :

http://zebrastationpolaire.over-blog.com/article-guerre-des-gaz-l-armee-fran-aise-et-les-socialistes-fran-ais-ont-bien-le-cul-merdeux-118296970.html


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Société du spectacle

(mais les tortures et les meurtres sont vrais)

Vedette : Bradley Manning

héros du genre humain

dont le genre humain se fout

(mais les contemporains de Jeanne d’Arc ne se sont-ils pas aussi contrefichus de son supplice ?)

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4 juin 2013

Le procès de Bradley Manning-Wikileaks : quels sont les principaux enjeux ? (The Guardian)

Ed Pilkington

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Après 1100 jours de captivité dans une prison militaire, Bradley Manning va enfin être jugé ce lundi, pour avoir fuité une mine de secrets d’Etat à WikiLeaks.

De quoi Manning est-il accusé ?

Le soldat américain fait face à 21 chefs d’accusation découlant de la fuite de centaines de milliers de fichiers numériques classifiés à WikiLeaks. La charge la plus grave est l’accusation d’« aide à l’ennemi » - à savoir, aider Al Qaida en rendant les câbles diplomatiques accessibles sur Internet – ce qui entraîne une peine de prison à perpétuité. De plus, il est accusé d’avoir occasionné « illégalement et sans motif » la publication des fichiers des renseignements américains sur Internet et fait face à 14 chefs d’accusation relatifs aux divers éléments des divulgations de WikiLeaks, ainsi qu’à 5 chefs d’accusation pour violation des règles informatiques militaires – qui s’élèvent à un possible peine maximale de plus de 150 ans dans une prison militaire.

Lire la suite…

Source :

http://www.legrandsoir.info/le-proces-de-bradley-manning-wikileaks-quels-sont-les-principaux-enjeux-the-guardian.html

 

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6 juin 2013

Sept mythes sur Bradley Manning (The Nation)

Chase MADAR

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Aujourd’hui débute le procès devant une cour martiale du soldat Bradley Manning, la source de WikiLeaks au sein de l’armée américaine. Parce que Manning a été arrêté il y a plus de trois ans, les médias du monde entier ont déjà beaucoup écrit sur le jeune soldat originaire de Crescent, dans l’Oklahoma. Et même si les articles de presse ont souvent rapporté des faits exacts (il a 25 ans, a été déployé au FOB Hammer dans le désert de Madâ’in Qada, il mesure 1m57), la plupart des articles ont abordé les grandes questions de cette affaire qui s’entremêlent sans le moindre remise en contexte ou perspective, conduisant à toutes sortes d’erreurs fondamentales et de distorsions, par exemple, que les fuites auraient été classées « top secret » ; que WikiLeaks serait dans une quête « utopique » de « transparence totale », que Manning a fait ce qu’il a fait non pas pour des raisons politiques mais pour des raisons psychologiques (ou sexuelles !). Comme le procès devant la cour martiale de Manning durera les trois ou quatre prochains mois à Fort Mead, on peut parier que les média continueront à publier les mêmes distorsions fantaisistes. Alors, pour le coup d’envoi de la couverture du procès sur ce blog pour The Nation, voici une excursion rapide de démystification à travers les fourrés du folklore qui entourent cette affaire.

Lire la suite…

Source :

http://www.legrandsoir.info/sept-mythes-sur-bradley-manning-the-nation.html


Des célébrités américaines sur YouTube pour dire « Je suis Bradley Manning »

http://www.digitaljournal.com/article/351625

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Daniel Elsberg : « Je fus Bradley Manning »

 

Et tous les autres :

http://iam.bradleymanning.org/your-photos

 

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TURQUIE

 

Les Stambouliotes n’aiment pas qu’on bétonne leurs parcs.

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Et ce qu’on ne vous dit pas :

Ils regrettent Atatürk et ne veulent plus d’Erdogan

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Hier jeudi, dans le parc Gezi de Taksim, ils ont exposé les dessins que leur a consacrés le Brésilien Carlos Latuff

(c’est du tout chaud, en temps réel)

http://latuffcartoons.wordpress.com/2013/06/06/some-of-my...

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Un manifestant ami de Latuff : Selim Sezer


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6 juin 2013

Le soulèvement d’Istanbul, côté pile de la lutte anticapitaliste

Ali Bektas

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Il semblait que le monde était entré dans l'âge des émeutes contre l'austérité. Et puis vint Istanbul. Qu'il n'y ait pas de méprise, Istanbul ne peut pas être confondue avec Athènes, Barcelone, Lisbonne ou New York. Ce qui se passe en Turquie est le côté pile de la lutte anticapitaliste. C'est un soulèvement contre le développement. C'est une bataille de la rue pour des villes qui appartiennent aux gens et pas au capital. C'est une résistance contre un régime autoritaire enhardi par un boom économique.

Ce qui se déroule sous nos yeux dans les rues d'Istanbul est la convergence entre d'une part, une petite, mais croissante gauche anti-capitaliste qui a organisé diverses campagnes à caractère social ces dernières années, et d'autre part une large part de la population urbaine loyale aux idées kémalistes de modernisme, sécularisme et nationalisme. Cela étant dit, la situation en Turquie est extrêmement complexe et nécessite une compréhension de nombreuses situations politiques différentes qui ont été développées durant la dernière décennie.

 

Taksim

Comme beaucoup le savent déjà, l'origine du soulèvement actuel prend sa source dans la proposition de développement d'un parc près de la place Taksim, au cœur d'Istanbul. Le développement du parc de Gezi est seulement une partie d'un important projet de rénovation urbaine que le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a prévu tant pour la ville que pour le pays tout entier. Il inclut des schémas de gentrification pour les quartiers les plus pauvres des villes comme Tarlabasi, la construction d'un troisième pont pour relier les deux continents qu'Istanbul couvre et même un énorme projet pour ouvrir un troisième canal reliant la Mer Noire à la Mer de Marmara, afin de faciliter le passage de bateaux containers. Ce plan a été dénommé le « projet fou » d'Erdogan.

Le quartier de Taksim est l'endroit où un grand nombre de projets de développement urbain se développent et où il existe une riche tradition de rébellion et de protestation. Pour placer les événements dans leur contexte, il est utile d'examiner l'importance de la place Taksim comme point de rébellion et de convergence.

Le 1er mai 1977, un demi-million d'ouvriers et de révolutionnaires affluèrent vers la place Taksim pour l'une des manifestations les plus épiques jamais connues à ce jour. Cette manifestation survint six ans après le sanglant coup d'État au cours duquel trois étudiants turcs révolutionnaires, accusés d'être des ennemis de l'État, furent pendus par un tribunal militaire. Leur mémoire immortalisée, la gauche turque s'est relevée durant les années 70, de l'endroit même où les révolutionnaires avaient été exécutés. Elle l'a fait avec force, et se multipliant en nombre. Durant cette année de manifestations, 34 personnes furent tuées sur la place. Certains furent abattus par ce qu'on pense être des tireurs paramilitaires qui étaient placés sur les toits. D'autres furent abattus dans la panique qui suivit.

En plus d'être la porte d'entrée sur Beyoglu, la partie culturelle la plus dynamique d'Istanbul, avec sans doute plus de bars et de cafés au mètre carré que n'importe quelle autre ville d'Europe, la place Taksim porte aussi ce souvenir tragique et particulier, depuis le massacre de 1977.

À chaque premier mai, les émeutes qui ont pris place durant les sept dernières années se sont toutes centrées autour de manifestants essayant de rejoindre la place Taksim. Le premier de ces affrontements s'est produit en 2007, lorsque la gauche turque a voulu célébrer le trentième anniversaire du massacre. L'État l'en a empêchée et des militants d'extrême gauche ont répliqué dans les rues avec des cocktails Molotov et des pierres. La situation est restée la même jusqu'il y a deux ans, en 2011, lorsque le gouvernement a finalement reconnu son erreur et a autorisé la gauche à disposer de la place pour ce jour.

Mais les choses ont évolué depuis deux ans et le gouvernement AKP d'Erdogan a décidé d'introduire un plan important de rénovation urbaine pour Istanbul qui incluait aussi une révision de la place. Prétextant transformer la place en zone piétonnière, le gouvernement d'Erdogan (qui a aussi en charge la municipalité d'Istanbul) a adopté des plans, sans consulter les habitants, pour démanteler des larges parts de Taksim et y construire à la place divers centres commerciaux et autres projets pour les riches. La bataille pour tenir des manifestations sur la place Taksim le 1er mai a donc pris fin cette année alors que le gouvernement a décidé d'utiliser la rénovation de la place comme un prétexte pour empêcher les manifestations qui devaient avoir lieu.

Le parc de Gezi est le point de mire de la rébellion. Sa démolition a été prévue pour construire à la place la réplique d'une caserne militaire de l'ère ottomane, Topçu Kışlası, qui sera surtout utilisée à des fins commerciales. Ce n'est pas une coïncidence pour le gouvernement AKP et ses racines islamiques : ces casernes étaient à l'origine le lieu d'un important soulèvement islamique en 1909. Ceci s'ajoute à la décision d'appeler le troisième pont du nom du sultan Yavuz Selim, tristement célèbre pour avoir assassiné en masse la population alévie d'Anatolie.

Ceux qui ont défendu le parc de Gezi y sont depuis longtemps. En plus de grands syndicats, beaucoup de participants viennent d'une relativement nouvelle gauche indépendante, avec des générations plus jeunes embrassant des tendances écologiques plus antiautoritaires qui mettent l'accent sur des activismes du genre « droit à la ville ». Elles convergent toutes sous la bannière de la plate-forme Taksim Solidarity dont le principal cheval de bataille est d'empêcher la transformation de la ville en un terrain de jeu capitaliste encore plus élaboré, construit en lieu et place des espaces publics. Ce n'était pas leur première campagne contre la rénovation urbaine. Il y a deux mois, des affrontements ont éclaté entre des cinéastes et la police qui a déployé les gaz et les canons à eau. Les cinéastes essayaient de sauver un célèbre cinéma turc, Emek, condamné à devenir lui aussi un énième centre commercial.

Il est important de noter que certains des protagonistes qui sont impliqués dans la bataille pour le parc de Gezi sont aussi derrière les manifestations de solidarité avec les immigrés et des actions telles qu'offrir des repas aux immigrés ou organiser des manifestations devant les centres de détention d'immigrés à Istanbul.

La bataille pour sauver le parc de Gezi n'était pas portée à la conscience du public turc jusqu'à ce que la police organise des raids deux matins d'affilée les 29 et 30 mai. L'outrage de la brutalité policière a été l'étincelle qui a embrasé le pays tout entier et qui a transformé la bataille en une rébellion nationale contre l'actuel gouvernement.

 

Néolibéralisme islamique

L'AKP, le parti au pouvoir, devrait être observé à la lumière du paysage géopolitique du Moyen-Orient qui est en pleine mutation. Il a des racines fortes dans l'islam politique et perpétue la tradition d'autres partis politiques issus des années 90 qui avaient été réprimés par l'armée, parfois alors qu'ils étaient au pouvoir. En fait, Erdogan lui-même a d'abord été emprisonné pour avoir incité publiquement à une « sédition islamique ». L'aspiration avouée d'Erdogan et de ses cadres est le « projet néoottoman » qui tend à faire de la Turquie la principale puissance économique et politique du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Les coups de force politiques d'Erdogan en Syrie et en Libye doivent être contextualisés avec ces aspirations.

À la différence de l'Union européenne et des États occidentaux, la Turquie a connu ces dernières années un important boom économique (avec une croissance annuelle de presque 10 %). Bien que le déficit commercial et le taux réel de chômage soient élevés, bien que ce qui restait dans les mains publiques soit bradé au travers de privatisations massives, la crise est contenue en Turquie et le gouvernement actuel a le vent en poupe sur ce plan. C'est ce qui fait de la révolte d'Istanbul une révolte à part. C'est une révolte contre le développement du boom économique, contre les projets destructeurs de rénovation urbaine et l'hyper modernisation des villes. Le soulèvement d'Istanbul illustre le pôle opposé dans la lutte permanente contre le capitalisme, et complète les combats menés contre l'austérité ces dernières années.

La Turquie a été l'une des premières cibles de la restructuration néolibérale des années 80, durant laquelle le premier ministre Turgut Özal a facilité des privatisations massives portant sur ses usines, ses mines et de manière générale, sur toutes les infrastructures du pays. Le gouvernement AKP, et Erdogan en particulier, a réussi à faire entrer ce régime néolibéral dans le 21e siècle, recouvert d'un populisme islamique. De plus, sur le marché mondial, il a réussi à promouvoir en tant que forces néolibérales les entreprises qui avaient une base islamique. Ceci peut être notamment observé dans le nord de l'Iraq où la majeure source de capitaux est en réalité turque. Nous devrions nous rappeler que le modèle turc a été proposé par les puissances occidentales comme une issue possible pour les soulèvements qui ont marqué les printemps arabes. Grâce aux combats menés ces derniers jours dans les rues de Turquie, ce modèle de néolibéralisme islamique est maintenant remis sérieusement en question.

 

Erdogan et la lutte kurde

Les aspirations d'Erdogan n'ont pas totalement été épargnées par la contestation. Il y a eu des menaces variées contre son régime, notamment de la part d'un cadre de généraux et d'intellectuels qui se voient comme des défenseurs de la Turquie en tant qu'État-nation séculaire. Ils ont envoyé à Erdogan plusieurs signaux d'avertissement ces dernières années. La contre-réaction d'Erdogan la plus significative est survenue lorsqu'il a lancé une opération policière dans plusieurs villes contre une douzaine de membres de l'armée, d'intellectuels et de figures publiques alléguant qu'elles préparaient un coup d'État. Ces opérations de police ont débouché sur des affaires criminelles connues sous le nom d'Ergenekon qui sont toujours en cours. Il est impératif de réaliser tout l'impact de ces arrestations et des procédures judiciaires qui ont suivi. Il s'est produit quelque chose sans précédent dans cette nation qui a connu des coups d'État militaires successifs : les arrestations et les procès d'officiers militaires de haut rang et d'autres personnes ont rencontré des ralliements et des manifestations autour de la Turquie alors que des foules immenses qui se sont trouvées mêlées à la montée de l'AKP ont défendu l'élite de l'ancienne garde séculaire. Ces arrestations et ces emprisonnements expliquent aussi pourquoi il n'y a toujours pas eu de réponse de l'armée turque à la situation actuelle, alors qu'elle est traditionnellement un acteur majeur dans la politique turque.

La prolifération du sentiment nationaliste turc dans l'actuel soulèvement est une conséquence directe d'événements menés ces dernières années. Les partis de centre gauche nationalistes avaient organisé des « flag-demos » ou des « Rassemblements pour la république » contre l'actuel gouvernement AKP. À ce moment précis de la rébellion, nous sommes donc témoins de l'opportunisme de ces forces politiques qui essaient d'influencer ce qui apparait de loin comme un véritable soulèvement populaire.

N'importe quelle analyse de l'actuel soulèvement turc doit prendre en considération la relation avec le mouvement kurde de libération. Le point central des politiques turques ces dernières années a été indubitablement la guérilla kurde pour l'autonomie lancée par le PKK en 1978. Au cours des derniers mois, Erdoğgan a effectivement négocié un accord de paix avec le chef du PKK, Abdullah Öcalan, qui a croupi dans une île-prison turque depuis 1999. Erdogan tente de se positionner comme le leader qui a résolu le problème le plus urgent dans le pays. Ça ne lui a pas seulement fourni une carte blanche pour les politiques turques (son régime a brutalement opprimé et emprisonné de nombreux militants de gauche et autres figures de l'opposition ces dernières années), mais ça l'a aussi amené à se présenter comme un pacificateur entre deux ethnies. La convergence récemment redynamisée entre une large part de la gauche turque et le mouvement kurde est devenue plus fragile du fait de l'accord conclu par Erdogan. Les gens se demandent toutefois quelle part joue le processus de paix dans ses desseins néoottomans.

C'est sans doute l'une des principales questions du moment : comment le mouvement dans les rues va-t-il se figer et quel type de relations aura-t-il avec la lutte kurde ? La grande majorité de ceux qui ont initié l'occupation du parc de Gezi et qui ont combattu la vision d'Erdogan sur le développement d'Istanbul sont en totale solidarité avec le peuple kurde. Mais pour les masses qui ont inondé les rues avec des drapeaux turcs, c'est une autre histoire. Au mieux, elles critiquent le fait qu'Erdogan utilise le processus de paix pour renforcer son emprise. Au pire, ce sont des gros racistes qui voient les Kurdes comme des terroristes. Malgré le danger, les récents développements dans la rue sont prometteurs. Des gens rapportent avoir été les témoins de déploiement de drapeaux mêlant l'étendard turc et le portrait d'Ocalan ou de l'imbrication de chants qui d'un côté souligne la fraternité entre les différentes ethnies et de l'autre célèbre l'identité nationale turque.


L'insidieux conservatisme social

Le soulèvement contre Erdogan est nourri par un insidieux conservatisme social poussé par l'AKP en vue de cultiver sa base. Ces politiques conservatrices se sont manifestées dans différents domaines : accès coupés à des cliniques d'avortement, contrôle plus strict sur Internet et les communications, restrictions et taxes sur la consommation d'alcool et amplification des vacances islamiques parrainées par l'État. Ces mesures politiques ont rencontré des manifestations soutenues par des milliers de participants qui ont défilé dans les mêmes rues que celles où se concentre l'actuelle rébellion. Elles ont précédé le mécontentement actuel.

Le style personnel d'Erdogan en tant que premier ministre est un facteur majeur qui influence la colère viscérale observée dans les rues. Dans presque tous ses discours publics, que ce soit dans un rassemblement politique ou lors d'une interview télé, Erdogan attaque, menace et se montre condescendant envers tous les segments sociaux-politiques, excepté le sien. Cela va de l'insulte flagrante au renvoi proféré avec le ton énervé d'un chien enragé de la politique. Ses dernières déclarations durant le soulèvement étaient exemplaires et n'ont fait que jeter de l'huile sur le feu, désignant de manière arrogante les personnes descendues dans la rue comme « une poignée de pillards et d'extrémistes ».

Le lien crucial entre la politique culturelle conservatrice de l'AKP et sa politique économique néolibérale doit être révélé. De cette manière, la classe moyenne kémaliste qui a massivement participé au soulèvement réalisera qu'elle ne peut pas repousser le conservatisme culturel sans se confronter aux politiques économiques. Si elle réussit, elle pourra être ralliée par les classes plus pauvres qui sont actuellement enclines à soutenir l'AKP sur sa base culturelle.

Le premier jour de ce soulèvement populaire a été totalement spontané et hors du contrôle de n'importe quel parti politique. Toutes les contradictions, par exemple celle entre la gauche radicale et les nationalistes turcs, ont été momentanément mises de côté pour combattre la police et construire des barricades qui permettraient de tenir les places et les boulevards d'Istanbul. Ce qui reste à voir, c'est si oui ou non ces grands espaces publics tels que le parc de Gezi ou la place Taksim seront le théâtre où les contradictions entreront dans un dialogue révolutionnaire pour donner naissance à un mouvement que nul ne pourra arrêter en Turquie.

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Source originale : Counterpunch

http://www.counterpunch.org/2013/06/05/istanbul-uprising/

Source traduction : Investig'Action

http://www.michelcollon.info/Le-soulevement-d-Istanbul-le...



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Au vu des derniers événements, on se reportera avec intérêt aux articles - si lucides comme toujours - d'Israël Adam SHAMIR : «Vue sur le Bosphore» et «Cessez le feu les Turcs !», parus ici-même, dans notre post du 26 décembre 2012 : http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2012/week52/index.html


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 Petits ajouts d'importances diverses :

 

Les FEMEN, agents du sionisme ?

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Photo : RIA Novosti

Les membres de l’organisation dont le but est prétendument de « défendre les droits des femmes » et dont le nom est FEMEN prouvent une fois de plus par leurs actions que leur « lutte » n’a rien à voir avec les droits des femmes qu’elles sont censées défendre. La longue litanie de leurs attaques violentes contre des lieux consacrés, chrétiens et musulmans, indique plutôt un mouvement anticlérical extrémiste mais également orienté... Petit et énième retour sur un mouvement emblématique de l’état d’esprit ambiant de certains milieux.

Dernière action en date : l’attaque à l’encontre de l’Archevêque de l’archidiocèse de Malines-Bruxelles, André-Joseph Léonard, lors d’une conférence à l’Université Libre de Bruxelles, l’aspergeant d’eau bénite avec des statuettes en plastique en forme de Vierge Marie, accompagnés de cris vulgaires dont les FEMEN seules connaissent le secret. Malgré cette attaque dans un style propre aux FEMEN, Mgr André Léonard est resté impassible face aux « sextremistes » et après évacuation de ces dernières, s’est saisi d’une des statuettes représentant la Vierge Marie pour l’embrasser. Un exemple d’humilité, de sagesse et de dignité. D’ailleurs probablement la meilleure réponse qui soit face à de tels actes.

 Alors que l’Assemblée nationale en France vient d’adopter la très controversée loi du « mariage pour tous », ce qui est indéniablement un nouveau coup pour les valeurs traditionnelles et culturelles non seulement européennes, mais probablement au niveau de toute l’Humanité, il est intéressant de se pencher sur ce que représente véritablement cette organisation.

Comme nous le savons déjà, le groupe FEMEN a été fondé à Kiev, en Ukraine. Après maintes « actions », dont certaines honteuses, notamment lorsqu’elles ont scié une croix au centre de Kiev en mémoire des victimes de répressions religieuses et politiques durant la dictature stalinienne, elles ont « déménagé » leur siège à Paris. En réalité ces « demoiselles » ne font qu’adopter un style primitif pour se médiatiser au maximum et ne font qu’accroître la désapprobation, y compris au sein de nombreux milieux féministes.

 Mais ce qui importe vraiment dans tout cela, c’est de savoir qui sont derrières ces ultras sexistes et qui les manipulent comme de vraies petites marionnettes. On dit qu’elles sont financées par des milieux d’affaires européens et américains. Intéressant… mais à part cela ? Qui se trouve tout en haut de la pyramide ? Quelques noms circulent : le milliardaire allemand Helmut Geier, la femme d’affaires allemande Beat Schober, ainsi que l’homme d’affaires américain et patron de presse Jed Sunden. George Soros est également mentionné.

 Le mot d’ordre aujourd’hui des FEMEN : combattre les religions par tous les moyens. Le christianisme, aussi bien catholique qu’orthodoxe, a été le premier visé. Puis, ce fut au tour de l’islam de devenir également la cible des « filles » aux seins nus. Bien que géographiquement leurs actions antimusulmanes se soient déroulées dans des endroits où elles ne risquaient de toute façon pas grande chose : en Allemagne, en France. Il aurait été intéressant de les voir s’essayer à faire de même en Arabie saoudite ou au Qatar, en Turquie l’accueil fut déjà tout autre.

Mais si le christianisme et plus récemment l’islam sont ouvertement visés par FEMEN, et que les églises ainsi que les mosquées sont des cibles privilégiées du mouvement « féministe », on a jamais entendu parler ne serait-ce qu’une fois d’une de leur action en Israël ou ailleurs, dans une synagogue ou pourquoi pas devant la Knesset. Étonnant ? Oui car connaissant le débat qui existe dans la société israélienne sur la place de la femme et les nombreuses actions organisées à ce titre par les féministes israéliennes, il est très étonnant d’observer le silence assourdissant des FEMEN à ce sujet. On ne s’attaque pas aux sponsors ? Ou alors c’est BHL, un autre grand admirateur et inspirateur des FEMEN qui sera déçu ?

N’ayant reçu aucune réponse officielle de leur part à ce sujet, nous posons cette question ici. Personnellement, je ne soutiendrais en aucun cas une « action » dans une synagogue, au même titre que dans une église ou une mosquée car je pense que le respect de chaque personne et de ses convictions doit prévaloir dans un monde où la violence et l’intolérance règnent constamment. Mais pour revenir à nos militantes du FEMEN, il est très surprenant de voir que dans cette « lutte contre les religions », il y a des bons et des mauvais. Ceux sur lesquels il est possible de s’acharner d’un côté et les intouchables de l’autre. Ceux dont les valeurs ne sont pas à respecter et ceux qu’il faut éviter de blesser. Les FEMEN cachent tant bien que mal que leur « lutte » est ouvertement raciste et discriminatoire. En ce qui concerne les chrétiens et les musulmans, ainsi que leurs relations mutuelles, la seule chose à souhaiter c’est de ne pas céder à la provocation, y compris lorsque cela les concerne réciproquement, et de rester digne et sage en toutes circonstances.

Mikhail Gamandiy-Egorov

 
Source :  http://french.ruvr.ru/2013_04_25/Les-FEMEN-agents-du-sionisme/


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Le premier couple homosexuel marié de France arrive à Tel-Aviv pour son voyage de noces.

M. Vincent Autin et M. Bruno Boileau, premier couple homosexuel a s’être marié en France depuis l’adoption de la loi permettant le mariage pour tous, se rendra à Tel-Aviv pour son voyage de noces et pour le 20e anniversaire de la Gay Pride.

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Le voyage est offert par la mairie de Tel-Aviv et son agence «Tel-Aviv Global and tourism ».

Le couple sera hébergé durant son séjour, du 6 au 9 juin, par l’Ambassadeur de France en Israël, Christophe Bigot dans sa Résidence à Jaffa.

Pour recevoir les nouveaux articles de Tel-Avivre, une fois par jour, inscrivez-vous à notre Nouvelle Newsletter.

Vendredi 7 juin, jour de la gay pride, ils rencontreront la presse au jardin Meir, pour un petit déjeuner, rue King George à Tel-Aviv, de 11h a 12h. Puis ils participeront bien entendu au défilé traditionnel, le 20ème .

Tel-Avivre-Infos Ville

 

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Source :

http://tel-avivre.com/2013/06/06/le-premier-couple-homose...



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1934, le retour…

Clément, étudiant de 18 ans, assassiné en plein Paris par des nervis proches du FN, sous le regard compréhensif des élus socialistes. Fable officielle : accrochage entre «extrémistes».


Quel dommage, hein ?

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Après que des fascistes ont tué Clément Méric, Bertrand Delanoë, «manager» de Paris, juge, dans ce qu’il appelle «un moment de sursaut», et durant que ses camarades Hollande et Valls (et plein d’autres «socialistes» encore) font également part de leur profonde émotion, que : «Si des groupes politiques profèrent des idées de haine et de destruction, ils devraient être dissous, évidemment».

Et c’est bouleversant de sincérité indignée.

Mais quel dommage, hein?

Qu’il ait fallu attendre la mort d’un gamin de 18 ans, pour qu’enfin Bertrand Delanoë fasse cette si fière déclaration.

Et quel dommage, hein?

Qu’à défaut de dissoudre ces groupes  - ce n’était pas de son ressort - il n’ait pas mis plus de détermination à les empêcher d’exhiber dans les rues, chaque année, ces idées qui lui donnent si fort la nausée.

Parce que, rappelons-nous: depuis 2009, c’est tous les ans, que ces tarés ont défilé, au mois de mai, en rangs serrés, dans la capitale.

Et qu’ils n’ont jamais trouvé personne en face d’eux – à part (jusqu’en 2011) les antifas, qui auraient bien aimé, certaines fois, ne pas se retrouver seuls pour dénoncer cette porcherie.

(Mais, curieusement : jamais aucun «socialiste» n’est venu les renforcer.

Et d’ailleurs: Alexis Corbières, le Jean Moulin du Parti de gauche, si sensible à «l’horreur fasciste», n’était pas là non plus.

Sans doute que tout ce petit monde avait piscine, ces jours-là?)

En 2008, pourtant: Bertrand Delanoë avait demandé au préfet de police de Paris d’interdire tout le truc, car il trouvait «déplacé» que «soit autorisé un rassemblement qui (était) en réalité une manifestation faisant l’apologie du fascisme », et ne voulait plus revoir de «cortège de plusieurs centaines de personnes masquées et cagoulées, tenant des torches, des manches de pioche et des drapeaux noirs marqués de la croix celtique».

Preuve que l’interdiction de ces manifestations était tout à fait dans ses cordes - et qu’il lui suffisait, pour la requérir, de décrocher son téléphone.

Mais les années d’après?

En 2009, en 2010, en 2011, en 2012?

Les fafs ont repris (avec des fortunes diverses), leurs happenings dégueulasses - comme si de rien n’était.

Plus jamais ils n’ont été empêchés de se réunir sous leurs oriflammes à croix celtiques, pour grogner en cadence leurs slogans de haine et de destruction – à peine plus outranciers, il est vrai, lorsqu’ils exprimaient par exemple leur conception du rapport de l’Occident à l’islam, que ce qui sortait alors de la bouche d’éminentes éminences des médias et de la politique.

Jamais plus Bertrand Delanoë n’as jugé utile de saisir le préfet de police, à la fin d’empêcher la reformation de cortèges identiques à celui qui l’avait si fort incommodé en 2008.

De sorte que ses appels à la dissolution pourraient assez facilement donner l’impression – point complètement nouvelle, reconnaissons-le, quand elle est d’origine «socialiste» - que quelqu’un, quelque part, est encore en train de se foutre de la gueule du monde.

Mais peut-être n’est-ce, après tout, qu’une impression – et nous le saurons d’ailleurs très vite, puisqu’il paraît que d’aucun(e)s, chez les consanguin(e)s, ont planifié d’arpenter bientôt le pavé parisien: nous verrons alors si les émouvantes déclarations du maire de Paris sont autre chose qu’une sinistre moquerie.

Sébastien Fontenelle

Source :  http://www.bakchich.info/blogs/sebastien-fontenelle/quel-dommage-hein

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Mis en ligne par Marie, le 8 juin 2013

 

11:34 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/05/2013

Une semaine parmi d'autres

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Une semaine parmi d’autres

 

Commençons – une fois n’est pas coutume - par les bonnes nouvelles :


La médecine cubaine a découvert le vaccin contre le cancer du poumon

Lundi 27 mai 2013

La nouvelle fait déjà grand bruit dans le monde médical occidental : les chercheurs cubains annoncent que le CIMAVAX EGF, un vaccin cubain contre le cancer du poumon, a prouvé son efficacité.

Des millions de patients dans le monde vont pouvoir être sauvés. Selon la correspondante de CCN, la recherche cubaine accorde une priorité au combat contre le cancer. Le cancer du poumon est considéré comme l'un des cancers les plus graves, fréquents et mortels au monde. L'Organisation Mondiale de la Santé a fait savoir que cette maladie tue chaque année 5 millions de personnes, et que la tendance est à la hausse.

On estime qu'en 2030 8 millions de personnes mourront, par an,  de cette maladie. À Cuba, 20 000 personnes meurent chaque année de cancer du poumon. Elle est la principale cause de mort dans 12 des 15 provinces cubaines. Des chercheurs du Centre d'Immunologie moléculaire de La Havane ont mis au point le vaccin thérapeutique CIMAVAX EGF, qui est le résultat de 25 ans de recherche sur les maladies associées au tabagisme.

Le docteur Gisela Gonzalez qui a dirigé l'équipe de chercheurs créatrice le vaccin pense que grâce à ce médicament le cancer du poumon pourrait devenir une maladie chronique contrôlable, car le vaccin favorise la génération d'anticorps contre les protéines qui déclenchent la prolifération sans contrôle des cellules cancérigènes. Le vaccin est appliqué chez des patients souffrant de cancer du poumon très avancé (stade 3 et 4) qui n'ont pas de réaction positive à d'autres traitements tels que la chimiothérapie et la radiothérapie. Il améliore aussi, de façon significative, la qualité de vie des patients en phase terminale.

Source : http://www.masante.tn/directories/articals-reader/?id=128


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Mercredi 29 mai 2013

Accord à La Havane entre le président colombien Santos et les FARC

Atlas Altern – Frederic Delorca

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Six mois de négociations à la Havane (Cuba) ont abouti à un accord dimanche entre le gouvernement de la Colombie et la guérilla de gauche des FARC sur la réforme agraire

L'accord appelle à un accès équitable à la terre et au développement rural - les deux causes principales du conflit armé qui a fait 600 000 morts depuis le début des années 60. Il appelle également à la création d'une banque des terres, comme un moyen de redistribuer la propriété agraire, y compris les zones illégalement saisies pendant les combats par l'oligarchie latifundiaire. (BBC).

En février, Chris Gilbert, professeur à l'Universidad Bolivariana de Venezuela remarquait à propos des propositions des FARC mises sur la table des négociations à la Havane et synthétisées dans Huit propositions minimales : « L'accent mis par ce dernier document sur ​​la «réorganisation territoriale» est quelque chose comme une combinaison entre une réforme agraire traditionnelle dirigée contre les propriétés non productives et un projet écologiste fort basé sur la production pour les besoins humains réels visant à gérer rationnellement les ressources naturelles. Cette reproduit une dynamique surprenante que désormais le monde entier peut constater : seule ce qu’il est convenu d’appeler ‘’ ‘’l’extrême gauche’’ - Fidel Castro, la Gauche Abertzale Basque, le mouvement Sem Terra au Brésil, et les FARC-EP - est capable de fonctionner avec une vision cohérente de la survie planétaire et du développement durable ».  Le député libéral Gillermo Rivera pour sa part s'est plutôt efforcé de minimiser l'originalité de l'accord qui en tout cas ouvre la voie à la légalisation des FARC.

L'ancien président Alvaro Uribe proche des milieux paramilitaires quant à lui s'est dit "scandalisé" par l'accord obtenu par son successeur Juan Manuel Santos avec les FARC. Les Etats-Unis et l'Equateur (pays d'Amérique qui accueille le plus de réfugiés, notamment plus de 50 000 colombiens) ont été les premières puissances étrangères à réagir positivement.

On apprend par ailleurs que le leader de l'opposition vénézuélienne rencontre le président Santos à Bogota.

Frederic Delorca

Et justement…

 

Aujourd'hui, 11:34 1

Le Venezuela accuse de complot le président de Colombie

 

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Les dirigeants du Venezuela ont vivement réagi à la rencontre entre le président de Colombie Juan Manuel Santos et le chef de l'opposition vénézuélienne Henrique Capriles, les ayant accusés de complicité.

« La Colombie doit expliquer si elle partage l'intention de Capriles d'organiser un coup d'Etat ou si elle est du côté du peuple du Venezuela et du gouvernement constitutionnel, souverain et légitime du camarade Nicolas Maduro », a déclaré aux journalistes le président du parlement Diosdado Cabello.

La rencontre entre Santos et Capriles a eu lieu mercredi dans la résidence de Santos à Bogota.

 

***

Alors, il joue à quoi le président Santos ? À faire la paix avec les FARC ou à préparer, derrière le dos des FARC, une attaque du Venezuela pour le compte des États-Unis ?

 

*

Pendant ce temps-là, aux États-Unis...

Quelques jours après avoir été pris à partie en public par Medea Benjamin, de Codepink, Barak Obama a bien du mal à répondre à la question d’une jeune étudiante, sur la Palestine.

Pas plus à l’aise qu’Elio di Rupo face à Laurent Louis, BHO ! Et avec les mêmes non-arguments, quoiqu’avec davantage de bagou. On n’est pas président des US pour rien.

 

*

BELGIKISTAN

Quelle joie d’en être !

 

À propos de mon retrait « volontaire » du débat sur la Syrie

Bahar Kimyongür

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A l'initiative de l'association « Appel pour une école démocratique » (APED), le mardi 28 mai, un débat réunissant le journaliste indépendant Michel Collon, la Ministre de l'intérieur Mme Joëlle Milquet, l'ex-bourgmestre de la commune de Molenbeek, M. Phlippe Moureaux et moi-même devait se tenir à l'Institut des hautes études des communications sociales (IHECS) à Bruxelles avec pour objet l'enrôlement des jeunes Belges dans les mouvements djihadistes qui combattent en Syrie. Dans un courrier électronique adressé le 13 mai dernier par le secrétariat de la ministre de l'intérieur à l'APED, Mme Milquet confirmait sa participation au débat. Néanmoins, à la veille de son départ pour la Turquie où elle devait s'entretenir avec ses homologues néo-ottomans du cas des Belges qui traversent la frontière turco-syrienne pour combattre le régime de Damas, la Ministre a fait savoir qu'elle renonçait à y participer.

Lire la suite…

Meuh non, la Belgique n’est pas à la botte des Turcs, c’est-à-dire de l’OTAN ! C’est quoi ce complotisme !…

 

 

*

5. CINOCHE --ALORS_TU_SOURIS-DSC_0754.jpgAlors, tu souris ?

 

CINOCHE MAIS PAS QUE… :

ROSA LLORENS

 

Cannes de plus en plus loin de la réalité

5 bis. Cinéma.jpgRosa LLORENS

Dans La Volonté de savoir (1976), Michel Foucault s’étonnait qu’on n’ait jamais autant parlé du sexe que depuis qu’on dénonce sa répression et son statut de sujet tabou : "Par quelle spirale en sommes-nous arrivés à affirmer que le sexe est nié, à montrer ostensiblement que nous le cachons, à dire que nous le taisons –, et ceci en le formulant en mots explicites, en cherchant à le faire voir dans sa réalité la plus nue (...) " ?

Son introduction pourrait servir d’exergue à La Vie d’Adèle.

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***

25 mai 2013

L’Esprit de 45 contre le démon du libéralisme.

6. Ken loach spirit of 45 - 11775.jpgRosa LLORENS

Dans une interview accordée au magazine Trois couleurs, Ken Loach observe qu’il parle de son film au moment où se déroulent les funérailles de Thatcher ; on peut y voir une justice poétique : elle finit sous le regard caustique de son adversaire. Dans le film, cela donne une malice de montage vengeresse : un ancien mineur dénonce la violence et l’acharnement des policiers contre les manifestants et demande : "mais qui, qui donnait ces ordres ?". L’image suivante montre une Thatcher Sainte Nitouche réagissant à son élection en citant, d’une voix benoîte, Saint François, l’apôtre par excellence de l’amour !

La remarque de K. Loach témoigne aussi d’une de ses principales qualités : la modestie. Au cours de sa longue carrière, il n’a jamais cédé au désir narcissique de faire de belles images gratuites, des scénarios sophistiqués, des cadrages à l’esbroufe : il a toujours été conduit par la volonté d’être utile. Ainsi, lorsqu’il définit L’Esprit de 45, ses paroles s’appliquent exactement à son cinéma : "le but était de bâtir pour le bien de tous", d’"avancer dans un mouvement collectif et solidaire". Et cet engagement, loin de s’opposer, se marie parfaitement à la réussite cinématographique : The Navigators, film consacré au démantèlement de British Railways, peut-être son chef-d’œuvre, se présente comme une pure tragédie. Certes, parfois, on sent que la "fable" n’est là que pour envelopper le thème traité et servir la dénonciation : ainsi dans Route Irish, où l’urgence était de dénoncer la privatisation de la guerre d’Irak, conduite à travers les sociétés de sécurité et leurs mercenaires.

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20 avril 2013

De l’Allemagne : entre Romantisme et productivisme

7. Allemagne romantisme.jpgRosa LLORENS

De l’Allemagne, l’essai de Madame de Staël, écrit de 1807 à 1810, mais publié en 1813, en pleine déroute des armées napoléoniennes, fut à l’époque un véritable brûlot : il osait remettre en cause la supériorité du Classicisme et des Lumières français, et leur opposer, avec enthousiasme, la nouvelle littérature et la nouvelle philosophie romantiques.

Celles-ci, nées en Angleterre et en Allemagne, se sont étendues en France grâce à une première génération d’émigrés, représentés par Chateaubriand et Madame de Staël, avant d’être rapidement étouffées par la génération Hugo, qui en a surtout repris les oripeaux, pour en habiller l’idéologie même contre laquelle s’était dressé le Romantisme : le libéralisme ; on trouve encore dans les manuels de littérature ce contre-sens absolu, tiré de la Préface d’Hernani de Hugo : "Le romantisme n’est, à tout prendre, que le libéralisme en littérature" !

L’exposition " De l’Allemagne " est symbolique et actuelle à bien des titres : l’hégémonie économique et politique de l’Allemagne dans l’Europe de l’euro justifierait un bien plus grand intérêt à l’égard de sa culture qui est à peu près inexistante en France (on aurait pourtant intérêt à méditer les derniers livres de Günter Grass, Toute une Histoire et En Crabe, très critiques à l’égard de l’Allemagne d’après la réunification). Elle nous donne en même temps l’occasion de réfléchir sur ce décalage entre l’impérialisme politico-économique de l’Allemagne et son actuelle indifférence à son influence culturelle.

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[ Exposition

De l'Allemagne, 1800-1939. De Friedrich à Beckmann

à Paris, au Louvre, du 28 Mars au 24 Juin 2013 ]

 

***

 

4 avril 2013

Le cinéma sud-américain, entre Hollywood et la tradition humaniste.

8. La Demora.jpgRosa LLORENS

Parmi les films sud-américains qu’on peut voir en ce moment, No, du Chilien Pablo Larrain, et La Demora, de l’Uruguayen Rodrigo Pla, illustrent ces deux directions ; tout les oppose : l’un est superficiel et boursouflé, l’autre tout en retenue et intériorité ; l’un a la faveur des critiques (4 pages dans Les Cahiers du Cinéma) et est généreusement distribué, l’autre a vite été relégué aux horaires chiches des salles à programmation multiple (mais on peut encore voir La Demora le jeudi, à 12h au Nouveau Latina, à 11h40 au Reflet Médicis).

No est bien un film hollywoodien, comme la présence de Gael Garcia Bernal dans le rôle principal pouvait le faire soupçonner : il cabotine toujours autant, pour aboutir à des expressions aussi vides que celles de Ben Affleck dans Argo. Il traîne avec lui, pendant tout le film, on se demande bien pourquoi, un fils de 8 à 9 ans, qui serait mieux à l’école et qui a l’air de s’ennuyer prodigieusement (il n’est pas le seul). Mais il y a une séquence carrément grotesque où, pour symboliser sa réussite, il roule au milieu de la route, sur une planche à roulettes, avec des airs de conquistador, l’oeil rivé sur la ligne bleue des Vosges, pardon, des Andes.

Les Cahiers du Cinéma analysent minutieusement le parti pris artistique de l’auteur : pour ne pas créer de rupture avec les images d’actualité (1/3 du film), il a décidé d’utiliser une caméra des années 80, choisie pour son mauvais rendu des couleurs (en effet, c’est réussi) et de ce choix technique, le spectateur est invité à conclure à l’honnêteté du regard qu’il pose sur un épisode oublié de la récente histoire du Chili : en 1988, Pinochet, après 15 ans de dictature, et une fois tout le sale boulot effectué (l’extermination d’une génération d’intellectuels, militants politiques et syndicalistes), est invité par ses tuteurs (les Etats-Unis) à organiser un plébiscite sur sa continuité au pouvoir. La "gauche" (les partis du centre libéral) ne voulant pas laisser échapper cette occasion de s’exprimer, se lance dans la campagne pour le No. 

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*

 

CINOCHE ENCORE, MAIS PAS QUE NON PLUS…  : 

GEORGES STANECHY

 

5 mai 2013

Corée : Lecture d’une “Crise”…

« J’atteste que le système qui tend à porter la liberté à force ouverte chez les nations voisines est le plus propre à la faire haïr et à empêcher son triomphe. »

Talleyrand (1)

Soo Ae

Pause dans une carrière trépidante, elle est venue passer une quinzaine de jours en France. Arrivée le 5 avril dernier, certains ont eu la chance de l’apercevoir, à Paris, quartier de l’Opéra.

Ah !... Soo Ae...

Mon actrice coréenne préférée. Chatoiement de féminité et de grâce. Braises sous la neige, qui abonde en hiver dans son pays…

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Dans son impressionnante filmographie, le rôle que je préfère est celui de l’impératrice coréenne Myeongseong, qu’elle incarne dans le film, sorti en 2009, sous-titré en anglais : The Sword with No Name. (2)

. .

A ma connaissance, mais je souhaite me tromper, ce film n’est pas distribué en France. Tout comme l’essentiel des productions asiatiques, non seulement coréennes, mais aussi, chinoises et japonaises. (3) Malgré l’étourdissante diversité et qualité de leurs chefs-d’œuvre, du policier au film historique en passant par la comédie. (4) Le « Festival du Film Asiatique de Deauville », créé il y a une quinzaine d’années par des cinéphiles entreprenants, ne bénéficie pas encore de la visibilité qu’il mérite. Car, à en croire l’analphabétisme médiatique, n’existerait que le cinéma Indien, avec le caricatural Bollywood. Ou encore, le Kung Fu de Hong Kong…

Lire la suite…

Voir aussi :

http://stanechy.over-blog.com/un-medef-sur-la-banquise%E2...

 

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Puisqu’on ne nous distribue pas les beaux films d’Asie, vengeons-nous avec le ballet :

Lac des cygnes

par le Grand cirque d’État chinois

 

*

Outre Rosa Llorens, il y avait du très beau monde à Cannes, et notamment l’envoyé de Bakchich Info. Mais pas seulement… DSK et Polanski par exemple. Pas gênés pour un sou. C’est une petite beurette qui s'est fait virer du tapis rouge, pas eux.

 

Yes, I Cannes (10) : La Palme dort.

Par Marc Godin, Bakchich info

 

Présidé par Steven Spielberg, le jury a remis une Palme d’or ultra-prévisible à La Vie d’Adèle, d’Abdellatif Kechiche. Revue de détail. 

 

La 66e édition du festival de Cannes s’est terminée sur deux moments surréalistes.Tout d’abord, comme je vous l’annonçais il y a une semaine, la montée des Marches de… Dominique Strauss-Kahn, oui, oui ! Alors que la bande-annonce du film d’Abel Ferrara tournait en boucle sur la Croisette, DSK - deux ans après cette arrestation à New York qui avait stupéfié le monde entier et perturbé même le déroulement du 64e festival de Cannes en terme médiatique - a fait le beau avec sa nouvelle compagne, Myriam (alors qu’encore la semaine dernière, il assignait les tabloïds qui publiaient la moindre photo). 

 

Polanski, ce poète

 

En bas des Marches, il a été mitraillé comme une star par les photographes. Hilare, bronzé, décontracté, l’ancien directeur général du FMI, l’ex maître du monde avait l’air de savourer le moment, en tout cas un peu plus que son séjour en prison. Un moment de poésie intense que n’aurait même pas osé imaginer Guy Debord. Un autre prisonnier célèbre s’est illustré ce week-end, Roman Polanski. Alors qu’il présentait La Vénus à la fourrure, il a déclaré : « Je pense que cette tendance à vouloir mettre les hommes et les femmes à égalité est purement idiote. Je pense que c'est le résultat des progrès de la médecine. La pilule a beaucoup changé les femmes de notre temps, en les masculinisant. Je pense que tout cela chasse le romantisme de nos vies, et c'est bien dommage. » Quand il évoque le romantisme, est-ce que Polanski pense à celui qui l’a poussé à droguer une fillette de 13 ans avant de la sodomiser ?

Lire le reste…

Source :

http://www.bakchich.info/medias/2013/05/27/yes-i-cannes-1...

Pour rappel : pendant qu’on y est, on peut lire ou relire le remarquable dossier qu’avait consacré en son temps (2009) à l’affaire Polanski, Mona Chollet, sur son site « Périphéries, escales en marge » :

http://www.peripheries.net/article324.html

 

*

Pour une fois, sacrifions en images à l’actualité  (merci au « Chat noir émeutier » et à « Russia Today », que nous avons pillés sans vergogne).

 

Une semaine de manifestations (quelquefois festives),

de protestations, de heurts avec des polices diverses, etc.

 

Turquie 

Affrontements entre manifestants hostiles à la politique du gouvernement Erdogan et la police

http://rt.com/in-vision/turkey-protest-tear-gas/


 

Rome

Manifestation de métallurgistes.

http://rt.com/in-vision/rome-protest-italy-metalworkers/

 

Bolivie

Manifestations pour qu’Evo Moralès augmente la retraite des vieux. « Quoi qu’ils disent ou fassent, il n’y a plus de marge », répond Evo.

http://rt.com/in-vision/bolivia-protest-police-clashes/


Tbilissi (Géorgie)

Des milliers d’orthodoxes s’opposent à une manifestation de pro-gays « contre l’homophobie et la transphobie ».

http://rt.com/in-vision/anti-gay-georgia/

 

Jérusalem

25.000 juifs ultra-orthodoxes au mariage d’un rabbin :

http://rt.com/in-vision/jerusalem-wedding-ultra-orthodox/

 

Moscou 

Fête des saints Cyrille et Méthode.

http://rt.com/in-vision/cyril-methodius-day-moscow/

 

Palerme 

100.000 personnes assistent à la béatification – voulue par Benoît XVI - d’un prêtre assassiné il y a 20 ans par la mafia.

http://rt.com/in-vision/anti-mafia-priest-palermo/

 

Londres  

Manifestation d’encagoulés et heurts avec la police à propos du meurtre de Woolwich (un soldat anglais assassiné dans la rue par deux musulmans fraîchement convertis, « pour venger tous ceux que l’Occident tue ») :

http ://rt.com/in-vision/woolwich-london-murder-protest/

 

Berne (oui, en Suisse !)

Une techno-parade un peu politisée tourne à l’affrontement violent entre Black blocs et police helvète.

20 blessés, dont des policiers, 60 arrestations :

http://rt.com/news/switzerland-parade-violence-clashes-812/

 

Stockholm 

6e nuit d’émeutes (il y en a eu d’autres depuis) :

http ://lechatnoiremeutier.antifa-net.fr/?p=10686

Photos de la première nuit :

http ://lechatnoiremeutier.antifa-net.fr/?p=10602

 

Kaboul 

Des insurgés talibans attaquent une résidence de la CIA. Échange de tirs avec les forces de police afghanes.

http ://rt.com/in-vision/afghanistan-taliban-attack-explosion/

 

Santiago du Chili

(C’était le 8, mais ce n’est pas fini) 

Des gamins, des profs et des chiens (ils étaient 80.000) pour protester contre la marchandisation de l’éducation. Des policiers pour les réprimer.

 


Bologne

Étudiants à mains nues contre policiers armés. Qui recule ?



Grèce

Autre grève d’enseignants…  contre l’interdiction de faire grève :

http://fr.euronews.com/2013/05/14/grece-greve-de-solidarite-avec-les-enseignants/

 

Portugal

Manifestation contre la troïka et l’austérité :

 

Paris 

Les anti-mariage-gay appelaient à une manifestation pour le 25 mai :


Mais comme nous sommes en retard pour poster, elle a déjà eu lieu. Images :

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François Hollande et sa fine équipe auront au moins réussi cela : unir pour la première fois, contre eux, Français «de souche» - cathos ou pas - juifs à cadenettes et musulmans. Et homosexuels des deux sexes.


Nantes

Un «Club breton» version post-apocalyptique ?

À Notre-Dame des Landes, la guérilla dans le bocage.

  

Leipzig

Festival annuel du gothique allemand :

http://rt.com/in-vision/gothic-wave-leipzig-germany/

 

Berlin 

Festival des cultures du monde. Cinq mille participants. Un million et demi de spectateurs.

http://rt.com/in-vision/berlin-carnival-of-cultures/

 

*

Mais aussi :

Contre Monsanto et les OGM


De l’Alaska à la Floride, l’Amérique est descendue dans la rue. Photos et vidéo (Il paraît que les merdias US n’en parlent pas, merci RT)

 http://rt.com/news/march-against-monsanto-gmo-776/

Attention :  c’était une marche « globale », autrement dit planétaire.

Plus de 2 millions de manifestants dans les rues de 436 villes de 52 pays :

Évidemment, 2 millions de manifestants sur 7 milliards de monsantonisés…

Mais, bon, il faut un début à tout.


Nottingham

Sauvez les abeilles, dites non à Monsanto !

« 97% des légumes ont disparu », vous le saviez, vous ?


 

Paris 

Ils doivent trembler, chez les OGM.

En attendant et en alléguant une prétendue maladie qui n’existait pas, l’État d’Illinois a, en mars dernier, saisi illégalement les abeilles « résistantes au Roundup Monsanto » du renommé naturaliste Terrence Ingram et tué toutes ses reines. Sans mandat. Sans même qu’il soit là. Quinze ans de recherches anéanties. On a le bras long, chez Monsanto, et les moyens de se payer des gouvernements.

Source : http://www.realfarmacy.com/illinois-illegally-seizes-bees...

 

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Printemps français (suite)

 

Paris

Police anti-émeute contre les opposants au mariage gay et à la loi d’adoption.

http ://rt.com/news/france-demonstration-gay-marriage-816/

Sur l'esplanade des Invalides, le 27 mai :

http ://rt.com/in-vision/gay-marriage-protest-clashes/

Les manifestants français contre la loi Taubira traités d'«extémistes».

Le gouvernement français parle d’extrême-droite, mais les observateurs politiques étrangers ne sont pas d’accord. Ils parlent, eux, de « propagande gouvernementale » mal venue, à ce point de baisse dans les sondages.

http ://rt.com/op-edge/france-gay-marriage-protest-853/

 

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39e sommet du G8 à Inniskillen

(Irlande du Nord) le 17 juin.

 

En Irlande et dans tout le Royaume-Uni, l’opposition s’organise… en anglais :

14 bis. stopg8 - .jpg

25-26 mai - Londres : dernier rassemblement national avant la « grande semaine »

https://network23.org/stopg8/2013/05/14/final-national-gathering-before-the-big-week/

15. suriana.jpg

 

STOP G8 :  https://network23.org/stopg8/

Organisation du logement des protestataires :  https://network23.org/stopg8/2013/05/23/594/

Comment empêcher la police de se procurer des informations sur l’organisation de la résistance au G8 :

https://network23.org/stopg8/2013/05/24/activists-defy-police-attempts-to-gather-intelligence-on-resistance-to-g8/#more-616

15. paulson.jpg

Paulson & C°

« Les vautours des hedge funds » n’apprécient pas que les Résistants au G8 publient la carte des endroits de Londres où ils vont sévir. Avec un peu d’affolement, ils tentent de reloger leurs équipes de travail dans des bureaux de rechange.

17. citymap_g8_webposter.jpgCarte du West End capitaliste


Dès le 8 juin, STOP G8 organise des réceptions de bienvenue aux résistants venus d’ailleurs. Musique, danse, poésie, rencontres-à-la-base, discussions, bouffes conviviales, and so on.

https ://network23.org/stopg8/2013/05/19/8-june-stopg8-welcome-party-antiraids-benefit-gig/

18. STOP G8.jpg

L’Europe contre le G8 :

Nouvelles des participants hollandais, italiens et turcs :

https ://network23.org/stopg8/2013/05/18/europe-against-the-g8/

19. presidio-cassazione - .jpg

 

Le 11 juin, dans le West End :

Carnaval contre le capitalisme

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https ://network23.org/stopg8/j11-carnival-against-capitalism/

(cliquer sur les images pour les agrandir)

21. bigsociety.jpg

Un petit bout d’info en français quand même : http ://lechatnoiremeutier.wordpress.com/2013/05/01/.../

A suivre.

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22.  2013 - Vive le printemps !.jpg

Mais si, mais si, l’été arrive !

 Mis en ligne par Théroigne le 31 mai 2013.

22:07 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |