29/12/2016

ALEP : CADEAU DE NOËL DE L'AAS ET DE SES ALLIÉS

0. saa_aleppo_liberated_christmas_gift-960x260.jpg

Alep libérée : cadeau de Noël de l’Armée Arabe Syrienne et de ses alliés

 

5. Syrian_armed_forces_symbol x.GIF

 

[On a joué à saute-mouton !

Le cadeau de Noël de l’Armée Arabe Syrienne aurait dû précéder nos vœux.]

6. god-syria-bashar- xxxx.GIF

 


Le président Bachar al-Assad et sa famille ont rejoint les fils et les filles des martyrs pour célébrer Noël avec eux au couvent de Notre-Dame de Saidnaya

 

1. Alep - 1.jpg

2. Alep - 2.jpg

3. Alep - 3.jpg

Source : The Real Syrian Free Press

 

5. Syrian_armed_forces_symbol x.GIF

 

Ses alliés russes font le point

 


À la réunion du Conseil du Ministère de la Défense, Sergei Choigou explique à ses troupes les plans de l’OTAN contre la Russie en 2017

 

 


Vladimir Poutine les rassure : « La Russie est plus forte que n’importe quel agresseur. »

 

5. Syrian_armed_forces_symbol x.GIF

 

Discours de Noël de son allié libanais, grand pédagogue…

En trois parties, sous-titrées en français

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

 

10. hezbollahlogo.gif

 

Hassan Nasrallah s’exprime sur la bataille d’Alep

Le 23 décembre 2016

 


 


 


 

Transcription

Déroulement de la bataille d'Alep (1/3)

Nous allons parler un peu d'Alep et de la situation générale en Syrie, et consacrer du temps à ce sujet car cela fait longtemps que nous n'avons pas parlé de la Syrie et que nous n'évoquons que la situation interne au Liban. De même, sur la question syrienne, sur Alep et les derniers événements, j'ai plusieurs points à aborder.

Premier point : tout le monde a évidemment suivi les informations durant les derniers mois, les événements, offensives, guerres, combats, etc. à Alep. Mais si on considère la situation dans son ensemble, dans une perspective générale depuis le cœur du terrain, je veux vous dire ainsi qu'aux téléspectateurs que ce qui s'est passé à Alep durant les 3-4 derniers mois est une véritable guerre, l'une des guerres les plus violentes en Syrie et même dans la région depuis des années. Ce qui s'est passé n'était nullement quelque chose de commun, en aucun cas.

Les pays qui soutiennent les groupes armés ont fait venir des dizaines de milliers de combattants. Les batailles qui se déroulaient à Alep-Ouest et au Sud avec ces groupes armés n'étaient pas seulement contre l'opposition syrienne. Il y avait des nombres considérables de Turcs, d'Ouzbeks, de Tadjiks, de Tchétchènes et (d'autres) peuples d'Asie Centrale qui combattaient. Des dizaines de milliers de combattants ont participé aux batailles de ces derniers mois, parmi lesquels des centaines de kamikazes qui se sont fait exploser. Dans chaque affrontement, il n'y avait pas seulement 1 ou 2 kamikazes, mais bien 10 ou 20 de manière simultanée. Bien sûr, je ne parle pas de kamikazes avec des ceintures d'explosifs. Ils montaient dans des véhicules avec 3, 4, 5 tonnes (d'explosifs), et ils fonçaient sur les lignes de front ou les premiers bâtiments où se trouvaient l'armée syrienne ou les autres combattants (alliés).

Imaginez-vous donc, à partir de ces scènes de kamikazes attaquant par vagues avec des tonnes d'explosifs, ce qu'a été l'ampleur de la résistance (des alliés). Des centaines de fanatiques qui ne commettent pas d'attentat-suicide mais attaquent de manière suicidaire. Des armes tactiques, des capacités et des sommes considérables, des tanks, des blindés, des véhicules armés... De l'argent illimité, de la propagande continue... Ainsi, ce qui s'est déroulé à Alep, pour que l'image soit claire pour tous, est une bataille continue, quotidienne, des combats d'une violence extrême, sur lesquels ont parié tous les pays qui soutiennent le projet adverse, bâtissant leurs rêves et illusions.

Lire la suite…

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2016/12/hassan-nasrallah-se...

 

5. Syrian_armed_forces_symbol x.GIF

 

Dernière minute :

 

Cessez-le-feu en Syrie signé par les jihadistes à l’exception d’al-Qaïda et de Daesh

Réseau Voltaire – 29 décembre 2016

 

11. Cessez-le-feu.jpg

 

Un cessez-le-feu a été conclu en Syrie, a annoncé le président russe Vladimir Poutine, en présence de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense [1]. La Russie et la Turquie s’en sont portées garantes. La République islamique d’Iran qui a participé à l’élaboration de l’accord se tient discrètement en réserve.

Trois documents ont été signés par la République arabe syrienne et sept groupes rebelles représentant plus de 60 000 jihadistes :

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article194752.html

 

5. Syrian_armed_forces_symbol x.GIF

 

9. Trump - Bon courage.jpg

Bon courage !

 

 

0. Drapeau syrien.gif

 

 

Mis en ligne le 29 décembre 2016.

 

 

 

 

 

23:26 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/12/2016

NOS VOEUX

1. Small-paper-boats-in-water_1920x1200.JPG

Nos vœux

 

3.  Vozux 2016 -Tigres blancs du bengale nouveau-nés - Yalta.JPG

 

Que la vie de ces nouveau-nés ne soit pas trop moche…

 

2. bateau-de-papier-silhouette xxx.GIF

 

Que souhaiter d'autre à tous les animaux y compris humains ?

 

 


 

Petit concert de nouvel an offert à ses pensionnaires par Igor Beliakov, directeur du Zoo d’Odessa.

 

2. bateau-de-papier-silhouette xxx.GIF

 

Ayons des ambitions modestes…

 

Le moins de guerres possible…

Le retour des Syriens chez eux…

L’Irak libéré…

L’Afghanistan libéré…

Le Donbass libéré…

La Libye libérée…

Le Yémen libéré… (et le reste de l’Afrique)

Le Brésil libéré…

L’Argentine libérée…

La Grèce libérée…

Et la PALESTINE ?...

Oh, y’a pas le feu.

 

2. bateau-de-papier-silhouette xxx.GIF

 

Avec un peu de musique, parce qu’elle adoucit les mœurs quand on ne la fracasse pas en vol…

 

Douce Mémoire

(Pierre Sandrin 1538-1556 – Diego Ortiz 1525-1570)

The Pastores Ensemble

à la viole de gambe : Paul NEVILLE

 


 

 

2. bateau-de-papier-silhouette xxx.GIF

 

 

Mis en ligne par LES GROSSES ORCHADES

qui, dans l’impossibilité temporaire de rendre compte de l’actualité, vous recommandent chaudement de la suivre sur

Arrêt sur Info

Réseau International

Sayed Hasan

Comité Valmy

La voix de la Libye

et quelques autres que vous devez connaître si vous nous lisez.

Le 28 décembre 2016

 

 

 

 

 

20:08 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/11/2016

E = mc2

1. Sinister ship 2.jpg

E = mc2

3. Einstein - Les Etats-Unis.jpg

 

Ceci n’est pas une boutade ni un mot d’esprit. C’est une équation aussi rigoureuse que l’autre.

Or…

Deux ou trois jours avant que le candidat Donald Trump l’emporte sur la candidate Hillary Clinton, Tyler Durden* publiait sur le site Zero Hedge ce qui suit :

 

« Je viens de perdre toute confiance dans notre système juridique profondément corrompu et dans l’État de droit aux États-Unis »

 

Tyler Durden*Zero Hedge 7 novembre 2016

 

13. Comey No charges.jpg

 

Le FBI vient de faire à Hillary Clinton le plus grand cadeau de toute l'histoire de la politique présidentielle. Deux jours avant les élections, le FBI a annoncé qu'il mettait fin à son enquête sur la manipulation par Hillary Clinton d’informations classifiées. Après avoir examiné les courriels qui ont été trouvés sur les appareils électroniques appartenant à Huma Abedin et Anthony Weiner, le directeur du FBI James Comey a envoyé une lettre au Congrès leur disant que « nous n'avons pas changé les conclusions que nous avons exprimées en juillet par rapport à la secrétaire Clinton». Ceci signifie qu'il n'y aura pas d'acte d'accusation, et la voie est maintenant ouverte pour qu’Hillary Clinton devienne le prochain président des États-Unis mardi, sauf si une élection miracle se produit.

Ces temps-ci, il est inhabituel pour moi qu’une nouvelle me frappe à un niveau profondément émotionnel, mais celle-ci l’a vraiment fait. Lorsqu’initialement le FBI a annoncé qu'ils étaient en train de reprendre cette enquête, j’ai eu une lueur d'espoir qu'un peu d'intégrité pouvait demeurer dans notre système juridique.

Mais après l'annonce d'hier, j'ai perdu toute confiance dans notre système de justice profondément corrompu. L'Amérique est devenue une nation sans loi, et l'état de droit est complètement mort dans ce pays.

Lire la suite…

Traduction Anna S. pour Comité Valmy et Les Grosses Orchades.

____________

* Tyler Durden est le nom collectif sous lequel écrivent les blogueurs de Zero Hedge.

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7844

Source originale : http://www.zerohedge.com/news/2016-11-07/i-just-lost-all-...

Article soumis par Michael Snyder : http://endoftheamericandream.com/archives/i-just-lost-all...

 

et…

Il ne se passe pas de jour sans que l’un ou l’autre étatsunien, de bonne foi et quelle que soit sa place sur l’échiquier électoral, ne déplore la perte d’un état de droit qui n’a jamais existé et/ou de libertés qui n’ont jamais été accessibles qu’à un certain nombre de privilégiés.

Quelqu’un par exemple, comme James W. Whitehead, éminent juriste qui a la double particularité de penser par lui-même et de rechercher des solutions concrètes à l’état calamiteux des choses, se berce pourtant encore de l’illusion qu’il fut un temps où « les choses » étaient différentes et continue à croire à l’Âge d’Or des « pères fondateurs » comme les enfants au Père Noël. Voir ses derniers articles ici dans leur langue d’origine : http://www.rutherford.org/publications_resources/john_whi...

S’il fallait les recenser tous, on n’en finirait pas.

 

2. Cirque US.GIF

Pourtant…

Quelle différence politique entre George Washington et Hillary Clinton ?

Aucune.

 

4. hil-and-george--.jpg

 

Ceux qui suivent depuis des décennies William Blum et quelques autres… ceux qui auront lu notamment ses « pensées » récentes (voir notre post du 10 novembre) savent exactement à quoi s’en tenir sur le « droit » qui prévaut aux États-Unis et savent que rien, dans ce domaine, n’a changé depuis leur création.

« Le rêve est le roi de la politique » dit Manuel de Diéguez.  Ne pourrait-on dire qu’en ce qui concerne les États-Unis, l’illusion, qui est un rêve à l’état de veille, en est la reine ?

C’est pourquoi nous avons choisi de vous traduire un « état des lieux juste après l’élection», d’une inhabituelle lucidité. Son auteur il est vrai, n’est pas citoyen U.S.

Pour finir d’éclairer ceux qui peuvent l’être, nous vous proposerons la lecture d’un livre… chinois, où les yankees pourraient découvrir des réalités que, visiblement, ils ignorent.

 

2. Cirque US.GIF

 

Le président-élu Donald Trump et « l’État profond » : Votes truqués des deux côtés… Nominations-clés

Peter Koenig – Global Research – ICH 15 novembre 2016

 

12. aigle-americain-US-eagle.jpg

 

Il est très possible que les élections aient été truquées, probablement des deux côtés, l’insaisissable « élite », aussi appelée « État profond », étant divisée. Il semble que le meilleur tricheur ait fini par l’emporter. Le dernier décompte des votes populaires montre un léger avantage en faveur de Hillary Clinton. Peu importe, le système a été conçu anti-démocratiquement, de propos délibéré, au XVIIIe siècle, par les Pères Fondateurs qui n’ont jamais réellement eu l’intention de créer des États-Unis d’Amérique avec l’égalité des droits pour tous. [C’est nous qui soulignons, NdT]

Le système électoral actuellement en vigueur favorise la manipulation des votes, particulièrement dans les swing states [les états-clés pour l’élection présidentielle, NdT], où il est relativement facile de supprimer ou d’intervertir les votes populaires, par un « pépin » électronique.

Cette sorte de fraude, nous le savons maintenant, s’est produite en 2000, quand George Bush « l’a emporté » sur Al Gore - résultat ultérieurement légitimé par une décision de la Cour Suprême – et elle s’est reproduite en 2004 (dans l’Ohio), quand George Bush, encore lui, l’a emporté sur Kerry par fraude électronique et principalement par suppression pure et simple des votes noirs.  Après 8 années de Bush, assez c’était assez.

L’État profond avait besoin d’un nouveau candidat susceptible d’inspirer confiance au peuple américain, par exemple un candidat malin, noir et qui ait du charisme mais pas d’épine dorsale. Qu’importe ce dernier point !

Les gens n’ont compris que quand il était trop tard. Le mandat d’Obama a reçu le coup de pouce d’un Prix Nobel de la Paix, alors qu’il ne savait lui-même pas encore de combien de guerres il allait devoir se charger, en plus de celles d’Afghanistan et d’Irak. Aujourd’hui, il se vante littéralement d’en mener sept de front de par le monde et d’avoir vendu plus d’armes qu’aucun président avant lui, à de prétendus alliés et agresseurs par procuration comme l’Arabie Saoudite et les états du Golfe. Et il est certain que d’autres guerres et d’autres conflits sont en train de mijoter dans la marmite à pression. Mais Trump se conformera-t-il à ce programme ? 

Les médias alignés sont terriblement efficaces quand il s’agit de manipuler les cerveaux en empilant mensonges sur mensonges. Les guerres de Washington sont toutes « bonnes » pour la « sécurité nationale », elles détournent les dangers qui menacent les États-Unis et défendent les intérêts américains, quels qu’ils soient. Personne ne pose la question. Mais si Washington, le NYT et le WashPost le disent, c’est que c’est vrai.

L’élection de 2016 a été truquée en faveur de Donald Trump, comme  illustré pat Greg Palast, reporter-enquêteur pour Rolling Stones et la BBC.

Par ailleurs, il y a eu fraude aussi de la part de la clique Clinton à l’encontre de Sanders dans les primaires démocrates, au point que la présidente du DNC (Democratic National Committee), Debbie Wasserman Schultz, a dû démissionner. Sans cette imposture électorale, M. Sanders aurait été le candidat démocrate face à M. Trump. Parmi les nombreuses assertions de fraude figure une étude de l’université de Stanford.

Mais peu importe la fraude électorale, c’est devenu un mode opératoire courant dans notre système occidental à la corruption sans vergogne et il continuera d'en être ainsi jusqu’à ce que « quelqu’un » change le jeu.

Puisque le système fonctionne en faveur de l’establishment et, bien plus encore, en faveur de l’État profond, il y a fort peu de chances pour que quelque chose se mette à changer de manière significative et fasse des USA une vraie démocratie dans un avenir envisageable.

Ce n’est pas seulement la fraude électorale qui a fait gagner Trump. C’est aussi le peuple, qui est plus que jamais écoeuré qu’on lui mente, qui est fatigué à mort des promesses jamais tenues, de la baisse du pouvoir d’achat de son chèque de fin de mois, du chômage qui plane entre les 22 à 25%, quand les statistiques officielles du gouvernement en avouent 5%, de la délocalisation des emplois américains, de l’argent de ses impôts gaspillé dans des guerres lointaines au lieu de servir à réparer l’infrastructure US en déréliction, du renflouement des grosses banques qui ont spéculé jusqu’à la banqueroute grâce à la dérégulation instaurée par Bill Clinton (le mari de Hillary) dans les années 1990, d’une politique de santé bidon, appelée Obamacare d’après son créateur, que 40 millions de personnes ne peuvent pas se payer et qui ne sert qu’aux industries pharmaceutique et médicale, et de la dette exponentielle des étudiants.

Comme si tout cela ne suffisait pas, ils – les 99,99% dont une majorité croissante de travailleurs privés de droits – s’entendent dire par les merdias que :

* La Chine et l’Inde leur volent leurs emplois, alors qu’en fait ce sont les grosses sociétés US qui augmentent leurs marges bénéficiaires de manière éhontée en délocalisant leurs emplois en Chine et en Inde, et dans beaucoup d’autres endroits du globe.

* La Russie et le Venezuela sont des menaces majeures pour la sécurité nationale et que, par conséquent, il est nécessaire que les États-Unis provoquent dans ces pays des changements de régime.

* Qu’un accroissement ruineux des armées de l’OTAN en Europe est nécessaire pour affronter la menace russe, et ainsi de suite.

Oui, la sécurité a un prix et vous, Américains, devez savoir que ces bases de l’OTAN ont doublé depuis l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991, et cela, en dépit des promesses contraires faites à la Russie en 1991 : de 14 à 28 exactement. Personne ne vous parle de l’inutilité de l’OTAN en Europe depuis la fin de la guerre froide, également en 1991, sauf votre nouveau président, M. Trump. M. Trump n’a pas remis en question que le financement de l’OTAN par les États-Unis, il a remis en question le sens de l’OTAN en soi. M. Trump veut des partenaires, pas des ennemis que les USA soient forcés de combattre pour des raisons de sécurité. La paix est la meilleure des sécurités, et la paix est également la meilleure voie d’accès au commerce international.

Le président élu a parlé de renégocier ou même de déchirer le NAFTA, l’abominable accord de commerce U.S.-Mexique-Canada imposé par Bill Clinton en 1994, qui a mis des centaines de milliers d’agriculteurs au chômage au Mexique et y a supprimé des dizaines de milliers de petites entreprises agricoles. Ce n’est évidemment pas la vraie raison pour laquelle Trump veut mettre l’accord à la casse, mais plutôt parce que le Mexique avait adapté son économie au NAFTA par l’extrême bon marché de sa main d’oeuvre, démarche qui a dû avoir pour conséquence de prendre des emplois aux Américains.

Le nouveau président s’est aussi porté garant de faire machine arrière sur les accords transatlantiques (TTIP, TiSA) et transpacifique (TPP). Quel soulagement ce serait pour les centaines de millions - si pas les milliards - de gens dans le monde qui échapperaient ainsi (pour le moment) aux crocs des grands groupes privés de la mondialisation et aux tentacules de la pieuvre bancaire du N.O.M.

Ce n’en serait pas un, bien sûr, pour les dictateurs vassaux non-élus de Bruxelles. Mais qui se soucie d’eux ? Il faudra quand même bien que ce système morde la poussière d’une manière ou d’une autre. Le BREXIT pourrait servir de détonateur et d’autres pourraient suivre dans l’année qui vient, avec des élections en France et en Allemagne en 2017, dont on espère qu’elles apporteront des changements radicaux, sauf si elles sont volées par la nouvelle méthode de choix par coup d’état parlementaire, comme cela vient d’être le cas en Espagne et, comme ce l'a été en août dernier, au Brésil.

La souveraineté de partenaires égaux est un gage de prospérité pour tous, pas juste pour une soi-disant élite. Le nouveau président veut ramener les emplois en Amérique en freinant sur la mondialisation. Il veut reconstruire l’infrastructure américaine et créer 25 millions d’emplois d’ici dix ans et taxer les produits manufacturés importés de l’étranger quand ils pourraient être produits à l’intérieur.

Mais M. Trump soulève également de fortes controverses quand il parle de construire un mur à la frontière entre les USA et le Mexique pour empêcher l’entrée des « immigrants hispaniques illégaux et criminels », quand il projette de transférer l’ambassade US de Tel Aviv à Jérusalem ou quand il dit qu’il veut maintenir les musulmans hors du pays. Beaucoup de ses déclarations racistes mettent un bâton dans ses roues par ailleurs progressistes.

Quoi qu’il en soit, les accusations hardies et sans peur que Trump porte sur l’État profond ont poussé les citoyens lambda désillusionnés à voter pour les changements qu’il préconise.

Serait-il possible que cette fermeté de langage contre un establishment solidement ancré ne soit qu’une ruse de l’establishment, pour faire avaler au peuple l’illusion que « le changement arrive » ?

(voyez https://www.youtube.com/watch?v=EYozWHBIf8g)

« Je m’engage à être le président de tous les Américains » a dit Trump dans son discours d’acceptation.

Hélas, que cela sonne creux, quand on se rappelle qu’Obama a dit exactement la même chose en 2008. Et ce n’est pas là toute la vacuité de la campagne. Vous souvenez-vous des dizaines de milliers de gens pleurant de joie et d’espoir en une vie meilleure et en un monde meilleur (après le désastre Bush), quand Obama fut investi de ses fonctions, le 20 janvier 2009 et proclama encore et encore son slogan « Yes, we can » (Oui, nous pouvons) ? Aujourd’hui, l’histoire se répète. « Yes, we can » est devenu « We will make America great again » (Nous rendrons l’Amérique à nouveau grande).

Les deux slogans proposent de grands « changements » non précisés ; créent l’illusion que les choses peuvent tourner bien. Est-il imaginable que les mêmes sempiternels Maîtres de l’Univers s’amènent avec un nouveau slogan promettant lui aussi des changements non spécifiés, et avec de nouvelles illusions sur les choses qui pourraient, après tout, bien tourner pour tous ces gens prêts à abandonner le dernier petit brin d’espoir ? Est-il concevable que l’État profond puisse avoir inventé les deux slogans de manière à ranimer la foi de gens à courte mémoire en un monde meilleur, en un gouvernement plus sensible, au moins les deux premières années, jusqu’à ce que la réalité revienne leur botter le cul ? Oui, c’est entièrement du domaine du possible. C’est même très probable.

Et, donc, les oligarques se sont gagné un peu de temps, dans leur course à la Full Spectrum Dominance (domination tous azimuts) du monde, comme cela est si clairement souligné dans le très actif et très actuel PNAC (plan pour un nouveau siècle américain), qui s’appelait auparavant Pax Americana, d’après la Pax Romana dont nous savons aujourd’hui qu’elle s’est étendue sur 300 à 400 ans des plus sanglantes guerres de l’empire de Rome, jusqu’à ce qu’il s’effondre de l’intérieur.

Les tireurs de ficelles universels, l’État profond sont sans doute en train de semer de nouveaux espoirs, de nouvelles illusions, pour pouvoir continuer à rouler les gens en leur faisant croire à ce qui n’est pas, tout en  continuant à les alarmer à coups d'attentats sous faux drapeau et de bobards mercenaires des merdias. En réalité, il faut pour eux que les gens du commun tous les jours plus pauvres, que les victimes de plus en plus nombreuses de l’économie néo-fasciste soient maintenus en permanence sur le qui-vive, suspendus entre l’espoir et le désespoir. Hillary a-t-elle été utilisée comme un tensiomètre public, comme une marionnette d’illusionniste chargée de nous faire croire que nous vivons dans la plus grande démocratie que l’argent ne peut pas acheter ?

« Attendons pour voir » devrait être un présage assez sûr. Laissons à M. Trump le bénéfice du doute, mais restons sur nos gardes. Pour l’instant, contentons-nous de jeter un coup d’œil à ce qui s’est passé après son élection : aux concessions qu’il a faites (garder une partie de l’Obamacare par exemple) et à la longue liste des candidats aux fonctions supérieures, c’est-à-dire de l’équipe qui pourrait accompagner sa présidence.

Ce n'est pas très prometteur.

Ses premiers choix pour le Trésor [ministère des Finances, NdT] se portent sur Jamie Dimon, PDG de J.P. Morgan, ou Steve Mnuchin, son président financier, ex-cadre chez Goldman Sachs. Ils ne font pas augurer d’une rupture avec l’oligarchie, que M. Trump avait pourtant promise pendant sa campagne.

Quelques-un des candidats qu’il a choisis pour tête de son gouvernement sont des réactionnaires ultra-conservateurs comme, pour le secrétariat d’État, Newt Gingrich, le néo-con ex-porte-parole de la Chambre qui était même sur la liste de Trump comme candidat à la Vice-Présidence ; et John Bolton, sioniste et ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU sous la présidence de George W. Bush.

L’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, pourrait être nommé procureur général.

Voici la liste complète des candidats retenus par Trump, telle que la publie aujourd’hui [15 novembre, NdT] le New York Times :

 

2. Cirque US.GIF

 

Secrétaire-général de la Maison Blanche

Le secrétaire général dirige le travail et le personnel de l’Aile Ouest ; il a la haute main sur l’agenda du Président et s’occupe des relations importantes. Cette fonction jouera un rôle inhabituellement important, dans une Maison Blanche sous Donald Trump, qui n’a aucune expérience en matière d’élaboration des politiques et qui n’en a pas beaucoup en matière de relations avec les acteurs majeurs de Washington.

Reince Priebus : M. Trump a annoncé dimanche qu’il avait choisi M. Priebus, qui est le président du Comité National du Parti républicain.

 

Stratège en chef

Stephen K. Bannon a lui aussi été envisagé comme secrétaire général, mais M. Trump a préféré le nommer stratège en chef et haut conseiller de la Maison Blanche, disant que lui et M. Priebus y travailleraient « en partenaires égaux ».

Également dimanche, M. Trump a annoncé la nomination effective de M. Bannon, dirigeant de médias de droite qui a été le président de sa campagne électorale. Beaucoup ont dénoncé ce choix, mettant en garde contre le fait que M. Bannon défend des opinions racistes.

 

Secrétaire d’État [Ministre des Affaires Étrangères]

Que M. Trump choisisse un idéologue ou un vieux routier de la politique issu d’une administration républicaine passée, le nœud du problème est que le Département d'État est la cheville ouvrière de l’expérience post-1945 d’instauration du réseau d’alliances et du mondialisme que M. Trump s’est engagé à démanteler.

John R. Bolton, ancien ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies sous George W. Bush.

Bob Corker, sénateur du Tennessee et président du Comité des Relations étrangères du Sénat

Newt Gingrich, ancien porte-parole de la Chambre des représentants.

Zalmay Khalilzad, ancien ambassadeur US en Afghanistan.

Stanley A. McChrystal, ancien haut commandant militaire en Afghanistan.

 

Secrétaire au Trésor [Ministre des Finances]

Le secrétaire sera responsable des emprunts du gouvernement sur les marchés financiers, du code fiscal, et il devra superviser le service des impôts sur le revenu. Le département du Trésor  décrète aussi (ou lève) les sanctions financières à l’encontre des ennemis extérieurs, qui jouent un rôle-clé dans les accords avec l’Iran et le rapprochement avec Cuba du président Obama.

Thomas Barrack Jr, fondateur, président et PDG de Colony Capital, société financière privée et promoteur immobilier.

Jeb Hensarling, représentant du Texas et président du Comité des Services Financiers de la Chambre.

Stephen Mnuchin, ancien PDG de Goldman Sachs et président des finances de la campagne de M. Trump.

Tim Pawlenty, ancien gouverneur du Minnesota.

 

Secrétaire à la Défense [Ministre des Guerres]

C’est le secrétaire qui sera nommé qui donnera forme à la lutte contre l’État Islamique, tout en supervisant une armée qui s’efforcera de mettre en place deux initiatives de l’ère Obama : l’intégration des femmes dans les combats et l’autorisation aux recrues transgenre de servir à découvert. Les deux dispositions pourraient être abandonnées.

Kelly Ayotte (f), sénateur sortant du New Hampshire et membre du Comité des Services Armés du sénat.

Lt. Général Michael T. Flynn, ancien directeur des services de Renseignements (DIA). Il lui faudrait une dispense du Congrès, à cause d’une règle de sept ans pour les officiers à la retraite.

Stephen J. Hadley, conseiller à la sécurité nationale sous George W. Bush.

Jon Kyl, ancien sénateur de l’Arizona.

Jeff Sessions, sénateur de l’Alabama.

 

Procureur Général [Ministre de la Justice]

C’est le plus haut fonctionnaire de la nation, en matière d’application des lois. Il aura autorité pour assurer le maintien de la loi et de l’ordre sous M. Trump, y compris l’exécution de sa menace de mise sous les verrous de Hillary Clinton.

Le titulaire de cette fonction peut changer la manière dont la loi et l’ordre sont maintenus.

Chris Christie, gouverneur du New Jersey.

Rudolph Giuliani, ancien maire de New York.

Jeff Sessions, sénateur de l’Alabama.

 

Secretary of the Interior [Secrétaire à l’Intérieur des États-Unis]

Le Secrétaire à l’Intérieur  s'occupe de l'exploitation des ressources naturelles et de la gestion des terres publiques tels que les parcs nationaux, ainsi que certaines fonctions liées à la protection de l'environnement. Il contrôle les agences telles que le Bureau des affaires indiennes, l'United States Geological Survey, et le National Park Service. Celui qui sera nommé à ce poste devra décider du sort des règlements de l’ère Obama qui ont arrêté le développement des terrains publics ; refréner la prospection en matière de pétrole, de charbon et de gaz ; promouvoir les énergies éoliennes et solaires sur les terres publiques.

Jan Brewer (f), ancien gouverneur de l’Arizona.

Robert E. Grady,  partenaire de Gryphon Investors.

Harold G. Hamm,  Directeur en chef de Continental Resources, une compagnie pétrolière et gazière.

Forrest Lucas, président de Lucas Oil Products, qui fabrique des lubrifiants, des additifs et des graisses pour l’industrie automobile.

Sarah Palin (f), ancien gouverneur de l’Alaska.

 

Secrétaire à l’Agriculture

Le secrétaire à l’Agriculture supervise l’industrie agricole US, inspecte la qualité des aliments et fournit une assistance alimentaire basée sur le revenu. Le département aide aussi à développer les marchés internationaux pour les produits américains, ce qui donne à celui qui sera désigné la responsabilité partielle de mener à bien les prises de position de M. Trump sur le commerce.

Sam Brownback,  gouverneur du Kansas.

Chuck Conner, Secrétaire-Adjoint à l’Agriculture.

Sid Miller, commissaire à l’Agriculture du Texas.

Sonny Perdue, ancien gouverneur de Géorgie.

 

Secrétaire au Commerce

Le département du Commerce – département de l’exécutif fédéral - est une des cibles traditionnelles pour les coupes de budget, mais le secrétaire supervise un portefeuille varié qui comprend le Recensement, le Bureau des analyses économiques et l’Administration nationale océanique et atmosphérique.

Chris Christie, gouverneur du New Jersey.

Dan DiMicco, ancien PDG de Nucor Corporation, une compagnie de fabrication de l’acier.

Lewis M. Eisenberg, PDG de la banque privée Granite Capital International Group

 

Secrétaire au Travail

Le département du travail est chargé d’appliquer les lois qui protègent les travailleurs de la nation, distribue les bénéfices aux sans-emploi et publie des données économiques telles que le rapport mensuel sur l’emploi. Le nouveau secrétaire aura pour tâche de tenir la promesse faite par M. Trump de démanteler de nombreux règlements de l’ère Obama, qui concernent une vaste main d’œuvre d’entreprises fédérales.

Victoria A. Lipnic, Commissaire à l’égalité des chances en matière d’emploi et conseiller à la politique de la main d’œuvre pour le Comité de la Chambre sur l’Éducation et la Main d’œuvre.

 

Secrétaire à la Santé et aux Services humanitaires

Le secrétaire aidera M. Trump à remplir sa principale promesse de campagne : abroger et remplacer l’Affordable Care Act [loi sur la protection des malades et les soins abordables]. Le département approuve les nouveaux médicaments, réglemente l’approvisionnement alimentaire, poursuit des recherches bio-médicales et gère Medicare et Medicaid, qui assurent plus de 100 millions de personnes.

Dr. Ben Carson, ancien neurochirurgien et candidat à la présidence en 2016.

Mike Huckabee, ancien gouverneur de l’Arkansas et candidat à la présidence en 2016

Bobby Jindal, ancien gouverneur de la Louisiane, ancien secrétaire du département de la santé et des hôpitaux de la Louisiane.

Rick Scott, gouverneur de Floride ; ancien PDG d’une grande chaîne d’hôpitaux et de HCA [Hospital Corporation of America], la plus grosse entreprise assurance-santé privée aux États-Unis.

 

Secrétaire à l’énergie

En dépit de son nom, le but essentiel du département de l’Énergie est de protéger et de diriger l’arsenal d’armes nucléaires de la nation.

James L. ConnaughtonPDG de Nautilus Data Technologies et ancien conseiller à l’environnement du président George W. Bush.

Robert E. Grady, partenaire de Gryphon Investors.

Harold G. Hamm, directeur en chef de Continental Resources, une compagnie pétrolière et gazière.

 

Secrétaire à l’Éducation

M. Trump a dit qu’il voulait radicalement réduire le département de l’Éducation et transférer les responsabilités de la recherche, de l’aide au développement et de l’éducation aux gouvernements des États et aux autorités locales.

Dr. Ben Carson, ancien neurochirurgien et candidat à la présidence 2016.

Williamson M. Evers, expert en éducation à l’Institut Hoover, un think tank.

 

Secrétaire aux Anciens combattants

Le secrétaire aura pour tâche d’améliorer l’image d’un département qui a été fortement critiqué par M. Trump. M. Trump a dit et répété que l’administration Obama avait négligé les anciens combattants du pays et il a assuré qu’améliorer les soins qu’on leur porte faisait partie de ses plus grandes priorités.

Jeff Miller, président à la retraite de la Commission des Anciens combattants de la Chambre et représentant de l’État de Floride.

 

Secrétaire à la Sécurité Intérieure

L’agence fourre-tout formée après les attentats du 11 septembre 2001 a un rôle-clé dans l’administration Trump : celui de garder les frontières des États-Unis. Si M. Trump tient ses promesses de déportation à grande échelle et de construction de murs, c’est ce secrétaire qui devra les mettre en œuvre.

Joe Arpaio,  shérif sortant du comté de Maricopa, Arizona.

David A. Jr Clarke, Shérif du comté de Milwaukee.

Rudolph W. Giuliani, ancien maire de New York.

Michael McCaul,  représentant du Texas et président du Comité de Sécurité intérieure de la Chambre.

Jeff Sessions, sénateur de l’Alabama et opposant déclaré à l’immigration.

 

Administrateur de l’E.P.A.

L’Agence de protection de l’environnement, qui publie les règlements environnementaux et supervise leur application, est menacée par le nouveau président, qui s’est engagé à la démanteler « sous pratiquement toutes ses formes »

Myron Ebell, directeur administratif du Competitive Enterprise Institute et climatosceptique de pointe.

Robert E. Grady, partenaire chez Gryphon Investors ;  qui a participé à la rédaction des amendements du Clean Air Act en 1990.

Jeffrey R. Holmstead, avocat chez Bracewell L.L.P. et ancien administrateur-adjoint d’E.P.A. dans l’administration de George W. Bush.

 

Représentant du Commerce U.S.

Le rôle bizarre du négociateur en chef du Président pour le commerce consistera à s’opposer aux nouveaux accords de commerce, à essayer de réécrire les vieux et à renforcer l’application de ce que M. Trump considère comme un commerce équitable.

Dan DiMicco, ancien PDG de Nucor Corporation, aciérie, et critique déclaré des pratiques commerciales chinoises.

 

Ambassadeur aux Nations Unies

Second du Secrétaire d’État, l’ambassadeur auprès des Nations Unies sera le visage primordial que l’Amérique présentera au monde ; il sera chargé de représenter les intérêts du pays au Conseil de Sécurité sur un tas de questions, de la paix au Moyen Orient à la prolifération nucléaire..

Kelly Ayotte, sénateur sortant du New Hampshire et membre du comité des Services armés du Sénat.

Richard Grenell, ancien porte-parole de l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU dans l’administration de George W. Bush.

 

Directeur de la C.I.A. / Directeur de la N.I.A. [Service National de Renseignements]

M. Trump entre en fonctions à un moment où la sécurité américaine encourt des menaces diverses et complexes. Le nouveau directeur de la C.I.A. devra décider s’il doit défaire ou non un plan de « modernisation » mis en place cette année par le directeur John O’Brennan, et comment il devra procéder, si le nouveau président persiste dans sa volonté de reprise des tactiques brutales d’interrogatoire que certains appellent de la torture, pour les suspects de terrorisme.

Michael T. Flynn, ancien directeur de la D.I.A.

Peter Hoekstra, ancien président du comité des Renseignements de la Chambre.

Mike Rogers, représentant du 8e district du Michigan à la Chambre, ex-du FBI. C’est lui qui a réclamé l’exécution des « coupables » de Wikileaks.

Frances Townsend (f), ancien coneiller à la Sécurité intérieure sous George W. Bush.

 

Conseiller à la Sécurité Nationale

Le conseiller à la Sécurité nationale, bien que ne faisant pas partie du gouvernement est un contrôleur d’accès essentiel pour les propositions politiques émanant du Département d’État, du Pentagone et d’autres agences. Sa fonction devrait jouer un rôle important, vu le manque d’expérience de M. Trfump au poste qu’il va occuper.

Michael T. Flynn, ex-directeur de la D.I.A.

Source : New York Times.

 

2. Cirque US.GIF

 

Que peut-on conclure de cette liste ? Trump ne donne pas l’impression de vouloir prendre ses distances avec les néo-libéraux et les sionistes, comme il l’a fait croire à ceux qui l'écoutaient, pendant sa campagne.

Depuis qu'a éclaté la bombe, certains disent même le tsunami de l’élection de Trump, les intellectuels occidentaux, ou plutôt les soi-disant intellectuels, n’arrivent pas se faire une raison de ce que la démocratie puisse l'avoir emporté sur toutes leurs espérances – espérances entretenues, bien sûr, par les médias alignés.

Cela leur a joué un tour.  Un vilain tour ! Mais est-ce que, vraiment, la gauche et la droite « bien éduquées », ceux qui vivent dans leurs sanctuaires et leurs doux cocons en se fiant aux statistiques et aux sondages, n’ont absolument aucune idée de ce que M. et Mme Toulemonde peuvent penser ? De comment ils arrivent – ou pas – à joindre les deux bouts, jour après jour, mois après mois ? Il n’y a plus de droite ni de gauche, comme il n’y a plus de réelle différence entre Républicains et Démocrates. Ils sont tous si bien intégrés, sous le confortable (pour eux) parapluie d’une économie fasciste mondialisée.

Les « gens surpris » sont-ils si détachés des réalités ou naïfs au point de ne pas voir la colère croissante de la croissante majorité non silencieuse, qui souffre d’un bout de l’année à l’autre de la domination oligarchique et qui en a assez d’un « système » qui n’a pas cessé d’abuser d’elle tout au long des 40 dernières années ? Ce sont les mêmes gens et les mêmes « experts » des médias qui avaient déjà été pris de court par le BREXIT !

À ceux qui sont encore sous le choc du BREXIT, je recommande fortement le remarquable film de Ken Loach, qui a reçu la Palme d’Or au Festival de Cannes 2016, Moi, Daniel Blake [en français : Le Pacte].

 


http://www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/moi-d...

 

Il n’est jamais trop tard pour se réveiller et s’engager.

En fait, c’est tout ce qui compte : que des gens fassent un pas hors de leur zone de confort et se battent au sein des 99,99%. Nous pourrions même aller ainsi jusqu’à devenir une masse significative, capable de réellement provoquer une énorme transformation de la société et de notre Terre-Mère, avec ou sans M. Trump.

Sources : http://www.globalresearch.ca/president-elect-donald-trump...

http://www.informationclearinghouse.info/article45860.htm

Traduction : c.l. pour Les grosses Orchades

 

2. Cirque US.GIF

 

Et de l’autre côté ?

Décembre 2016 : Dyumin, Patrushev, Rogozin ?

Editeur22 novembre 2016

 

5. Rendez-vous en décembre.jpg

 

Alexei Dyumin

Très proche de Vladimir Poutine dont il a été l’entraineur de hockey sur glace, simple garde du corps du Président, Alexei Dyumin a eu une carrière fulgurante et est actuellement gouverneur de la région de Tula et vice-ministre de la Défense. Il a mené à bien l’extraction du président ukranien Viktor Ianoukovitch lors du coup d’état pro-américain à Kiev.

Nikolaï Patrushev

Officier du KGB puis du FSB dont il a été le directeur à la suite de Vladimir Poutine lorsque celui-ci est entré au Kremlin fin 1999, actuellement Secrétaire du Conseil de Sécurité et directeur du Comité National Antiterroriste (NAK), Nikolaï Patrushev est un proche de Vladimir Poutine.

Dmitry Rogozin

Député et ancien Président du parti politique « Rodina » (« Patrie ») dont il a été l’un des fondateurs, ambassadeur auprès de l’OTAN de 2008 a 2011 où il a été considéré comme « nationaliste » par les media occidentaux, Dmitry Rogozin est actuellement vice-président de la Russie, spécialiste des questions de Défense.

Rendez-vous en décembre !

 

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2016/11/decembre-2016-dyumin-patr...

 

2. Cirque US.GIF

 

À quoi s’attendaient-ils ?

6. rusreinfo-wp-banner 1.jpg

 

Des missiles « Bastion » déployés à Kaliningrad

Editeur21 novembre 2016

 

7. Bastion 2.jpg

 

La Russie a renforcé son système de défense côtière en déployant des systèmes « Bastion » à Kaliningrad, enclave Russe en Europe occidentale. Une unité « Bastion » comporte 36 missiles supersoniques Onyx qui peuvent être utilisés contre des cibles navales, mais aussi contre des cibles terrestre. Un haut responsable de l’OTAN a réagi en déclarant qu’ « avec ça, la Russie peut fermer la Baltique ». Selon des experts occidentaux, le système « Bastion » depuis Kaliningrad pourrait également frapper des cibles en Pologne.

Ceci est une une partie de la réponse au déploiement continu depuis plusieurs mois de troupes de l’OTAN aux frontières occidentales de la Russie.

 

8. kaliningrad-map 2.jpg

 

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2016/11/des-missiles-bastion-depl...

 

2. Cirque US.GIF

 

9. Chats lisant.JPG

 

YAN Lianke

Les chroniques de Zhalie

 

10. Yan Lianke.jpg

Lian Ke YAN (ils écrivent leurs noms à l’envers, comme les Italiens), est né fils de paysans pauvres et illettrés, dans le Henan. Pour pouvoir étudier et aussi manger à sa faim, il s’est engagé dans l’armée, où il a fait des études de littérature. Il est même, à un certain moment, devenu une des plumes plus ou moins officielles de l’Armée Nationale du Peuple. Tout en se mettant à écrire des romans. Dans certains, il a parlé d’elle (l’armée) de manière qui a chatouillé les militaires, lesquels l’ont prié d’aller plutôt écrire ses romans dans le civil, ce qu’il a fait avec joie. Maintenant, il enseigne la littérature et vit de sa plume.

Un jour Deng Xiaoping a dit « enrichissez-vous », comme l’avait dit avant lui M. Guizot. Pas davantage que son prédécesseur, il ne s’adressait à tout le monde et à n’importe qui, mais seulement à ceux qui sauraient sans qu’on leur explique de quelles façons peu nombreuses il est possible de s’enrichir et qui comprendraient qu’on leur en donnait la permission.

C’est leur histoire que racontent les chroniques de Zhalie, celle de la grandeur et de la décadence d’un empire de la taille d’un village perdu dans les Balou (Henan), et tout cela se déroulant en une trentaine d’années.

Il s’agit d’une fable. Elle est exemplaire, universelle et même, hélas, intemporelle, puisqu’il s’y produit des choses qui se produisaient dans la Rome antique et qui se produisent en ce moment même aux États-Unis d’Amérique. Si les narcissiques citoyens U.S. qui se lamentent sur la détérioration de leur société fantasmée avaient la bonne idée de lire le Pr. Yan, ils comprendraient peut-être ce qui leur arrive.

Les Chinois cultivés connaissent très bien la littérature occidentale, contrairement aux Occidentaux qui ne connaissent pas du tout ou fort mal la littérature chinoise. Yan Lianke se dit influencé par Kafka et Garcia Marquez et parle, à propos de ses livres, de mythoréalisme. Ce n’est pas faux. (Il a d’ailleurs reçu le Prix Kafka en 2014). Mais il est permis de trouver aussi, à son humour, une parenté certaine avec à la fois Swift et Sterne. Ce qui ne nous est plus arrivé, à nous, depuis Diderot.

Il est reposant, quelquefois, de quitter la compagnie des barbares pour aller happer un bol d’air chez des gens qui, entre des hauts et des bas terribles n’en sont pas à leur première civilisation.

 

 10. YAN Chroniques.jpg

 

 

YAN Lianke

Les Chroniques de Zhalie

Éd. Picquier – Sept. 2015

515 pages

 

 

 

2. Cirque US.GIF

 

 

 

Mis en ligne le 23 novembre 2016.

 

 

 

 

 

00:28 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09/11/2016

CIRQUE ÉLECTORAL US et autres événements sans importance

1. Salamines.jpg

Salamines.

Ah, ils savent ce qu’ils font en interdisant l’enseignement de l’Histoire à la jeunesse…

 

 

CIRQUE ÉLECTORAL U.S.

et autres événements sans importance.

 

2. Cirque US.GIF

Ah, ben dis donc !

 

3. Trump president.jpg

 

La gauche dans le salon ovale…

 

2. Cirque US.GIF

 

On revient quand même à ce qui était prêt…

 

7 novembre 2016

Moscou sous la neige

 

6. oeillet rouge tout seul.gif

 

Reconstitution de la parade du 7 novembre 1941 sur la Place Rouge.

Publié le 8 novembre 2016 par Иван Михайлович Фраков

 

4.  Moscou 7 novembre.jpg

 

Le 7 novembre 1941 pour « booster » le moral des troupes et de la population devant la menace nazie aux portes de Moscou, Staline organise un défilé sur la Place Rouge. Dès la fin du défilé, les troupes partent directement sur les lignes de front aux abords de la capitale.

Hier a eu lieu une reconstitution du défilé militaire. Seul Staline en était absent…!

Et les morts.

 


 

Il s’agissait alors de gonfler le moral des troupes avant un affrontement à plus de 25 millions de victimes (côté soviétique seul). Aujourd’hui aussi. Pire sans doute.

Tous les défilés militaires sont sinistres ou devraient être vus comme tels.

Qui vont-ils aller combattre, ces jeunes gens ? Des mercenaires surarmés en très grand nombre. Fournis par les pays vassaux du Xerxès d’aujourd’hui…

Que faire d’autre ?

 

5. Parade Moscou 1941 - 75 e anniversaire.jpg

 

6. oeillet rouge tout seul.gif

 

 « Les alliés renvoyés par Léonidas se retirèrent donc, sur son ordre, et seuls les Thespiens et les Thébains restèrent aux côtés des Lacédémoniens. Les Thébains restaient par force et contre leur gré, car Léonidas les gardait en guise d’otages ; mais les Thespiens demeurèrent librement et de leur plein gré ; ils se refusaient, dirent-ils, à laisser derrière eux Léonidas et ses compagnons ; ils restèrent donc et partagèrent leur sort. Ils avaient à leur tête Démophilos fils de Diadromès.

Au lever du soleil Xerxès fit des libations, puis il attendit, pour attaquer, l’heure où le marché bat son plein, – ceci sur les indications d’Éphialte, car pour descendre de la montagne il faut moins de temps et il y a moins de chemin que pour la contourner et monter jusqu’à son sommet. Donc, Xerxès et les Barbares attaquèrent, et les Grecs avec Léonidas, en route pour la mort, s’avancèrent, bien plus qu’à la première rencontre, en terrain découvert. Ils avaient d’abord gardé le mur qui leur servait de rempart et, les jours précédents, ils combattaient dans le défilé ; mais ce jour-là ils engagèrent la mêlée hors du passage et les Barbares tombèrent en foule, car en arrière des lignes leurs chefs, armés de fouets, les poussaient en avant à force de coups. Beaucoup d’entre eux furent précipités à la mer et se noyèrent, d’autres plus nombreux encore, vivants, se piétinèrent et s’écrasèrent mutuellement et nul ne se souciait de qui tombait. Les Grecs qui savaient leur mort toute proche, par les Perses qui tournaient la montagne, firent appel à toute leur valeur contre les Barbares et prodiguèrent leur vie avec fureur.

[…]

Les morts furent ensevelis à l’endroit même où ils avaient péri, avec les soldats tombés avant le départ des alliés renvoyés par Léonidas ; sur leur tombe, une inscription porte ces mots :

 

Ici, contre trois millions d’hommes ont lutté jadis

Quatre mille hommes venus du Péloponnèse.

 

Cette inscription célèbre tous les morts, mais les Spartiates ont une épitaphe spéciale :

 

Étranger, va dire à Sparte qu’ici

Nous gisons, dociles à ses ordres. »

 

Hérodote, L’Enquête, livre VII.

 

6. oeillet rouge tout seul.gif

 

La démocratie américaine mondialisée

Domai 68.org 8 novembre 2016

 

7. Democratie-americaine-a9184.jpg

(Si tu ne vas pas à la démocratie, la démocratie viendra à toi)

 

    Bonjour à toutes et à tous,

Faisons semblant de croire que le modèle de la démocratie, c'est les USA. Si c'est vrai, cela veut dire que le futur président des USA sera vraiment le chef de ce pays.

Or, la mondialisation, c'est la mondialisation de l'empire américain ; par conséquent, le futur chef des Américains voudra être le maître du monde.

Dans ce cas, je pose la question : comment se fait-il que celui qui sera désigné pour devenir le chef d'un monde de 7 milliards d'habitants soit élu par seulement 200 millions d'électeurs ? Est-ce cela qu'on veut nous faire passer pour un modèle de démocratie ?

Autre façon de voir, les Amerloques vont devoir choisir entre Hillary Clinton, une ordure sioniste qui veut balancer des bombes atomiques sur la Russie afin de la mettre au pas ; et Trump, un abruti ultra-raciste qui veut construire un mur étanche entre le Mexique et les USA. C'est vraiment ça, la démocratie ?

Franchement, ça fait pas envie d'être américain !

Si j'avais la malchance d'être un Américain, je crois bien que je prendrais une forte dose de somnifère pour être bien sûr de pas aller voter au dernier moment. Car la seule vraie solution pour ces pauvres Amerloques, c'est que tout le monde refuse de participer à cette mascarade !

Ce qui est rassurant, toutefois, c'est que qui que ce soit qui sera élu, il ne fera pas ce qu'il a dit pendant sa campagne électorale. Car la démocratie bourgeoise, c'est ça, la campagne électorale se résume à une succession de mensonges. Et Trump n'est certainement pas le seul à tromper ses électeurs. Et, sûrement qu'elle a ri, Clinton, en calculant tous les mensonges qu'elle allait faire croire à ses futurs électeurs.

Trump sera contrôlé et par ceux qui sont en dessus de lui, et par ceux qui sont en dessous. Ce qui fait que sa politique raciste et phallocrate sera très atténuée. Et il n'aura pas les moyens de s'opposer vraiment à une politique guerrière de soutien à Israël s'il ne veut pas se faire descendre comme quatre autres présidents américains, dont Kennedy. Car c'est ça, la démocratie américaine : quand on veut se débarrasser d'un président, on l'assassine. Rappelons qu'en comparaison, quand les soviétiques ont voulu se débarrasser de Kroutchev, ou de Gorbatchev, ils n'ont pas éprouvé le besoin de les assassiner pour autant.

Quant à Hillary la folle, elle n'aura jamais l'occasion de faire une guerre ouverte contre la Russie, et encore moins celle de lui balancer des bombes atomiques sur la gueule, car les militaires américains ne sont certainement pas aussi tarés qu'elle. Et ils refuseront de lui obéir, et ils la tueront s'il le faut, pour éviter la fin du monde atomique.

Mais la démocratie n'a rien à voir avec tout ça, n'est-ce pas ?

    Bien à vous,
    do
    8 novembre 2016
    http://mai68.org/spip

Espérons qu’une partie au moins de l’armée US ne décevra pas do.

 

2. Cirque US.GIF

Non aux « contrôleurs » US en Russie !

Éditeur – RusReinfo 8 novembre 2016

9. america banana.gif

Il est de coutume depuis quelques années que les pays démocratiques (sic) que sont les pays d’Europe et les USA envoient des « contrôleurs » lors des élections dans les pays dictatoriaux (…) comme… La Russie, où chacun sait que les citoyens sont opprimés.

La Russie a alors décidé la réciprocité, et avait l’intention d’envoyer des contrôleurs vérifier que l’élection présidentielle aux USA – aujourd’hui – se faisait dans des conditions démocratiques, sans trucages, afin que Klinton soit élue avec une confortable marge d’avance en comptant les suffrages des morts bien entendu…

Las ! Les Américains ont averti que la présence d’officiels Russes sur les lieux de vote pourrait être considérée comme un délit. A Houston (TX), les voitures des employés russes ont été bloquées par des véhicules de police dans le plus pur style hollywoodien !

Le gouvernement russe a donc informé aujourd’hui l’ambassade des USA à Moscou que la présence d’officiels américains sur les lieux de vote lors des élections en Russie ne serait pas admise.

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2016/11/non-aux-controleurs-us-en...

 

2. Cirque US.GIF

AILLEURS

 

10 Bannière secours rouge.png

 

5 novembre 2016

Belgique : Deux syndicats SNCB interdits de grève

Les deux syndicats SACT (Syndicat Autonome des Conducteurs de train) et SIC (Syndicat Indépendant pour Cheminots), qui représentent environ un tiers des 3.800 conducteurs de train, se sont vu interdire par le gouvernement le dépôt d’un préavis de grève. Le droit de grève devient exclusivement réservé aux syndicats représentés au niveau national et qui comptent un nombre minimum de membres. Avec l’introduction de ces critères, seuls les trois grands syndicats pourront se croiser les bras légalement. Les grèves menées au nom du SACT et du SIC seront considérées comme sauvages et illégales, les conducteurs risqueront alors des amendes voire un licenciement dans certains cas. Le SACT et le SIC conservent toutefois leur statut de syndicat.

 

12. Cheminots SNCB.jpg

Grévistes de la SACT (image d’archive)

 

Voir le dossier : Belgique - Autres sujets avec les tags: Belgique - Syndicalisme - Nos sources .

Source : http://www.secoursrouge.org/Belgique-Deux-syndicats-SNCB-...

 

Meuh, non, c’est pas le CETA-TTPI !

        

2. Cirque US.GIF

  

France : François Hollande bientôt devant le CPI ?

 

11 . Hollande - destitution.jpg

 

À l’Assemblée nationale française, le groupe des Républicains lance la procédure de destitution réclamée par le député Pierre Lellouche

Alexandre Boudet - Le Huffington Post 8 novembre 2016

 

Il n'y a toujours pas d'unanimité à droite mais la procédure de destitution de François Hollande avance pour de bon à l'Assemblée. Au lendemain de la présentation d'un texte par le député sarkozyste Pierre Lellouche (voir en fin d'article), le groupe Les Républicains a validé le principe de signer cette résolution qui peut conduire (très théoriquement) à la mise sur la touche du président de la République.

Christian Jacob a déclaré mardi 8 novembre qu'une partie des députés dont il est président allait signer la résolution pour actionner l'article 68 de la Constitution. Si 58 parlementaires le font (ce qui est désormais acquis), la procédure sera officiellement lancée.

Lire la suite…

 

Source : http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/08/deputes-republica...

 

Calmons-nous. Ceci est, vous l’avez lu, purement théorique.

Ces Messieurs soutiennnent la candidature de Nicolas Sarkozy à la présidentielle et n’ont certainement pas l’intention de l’envoyer à la Haye pour les mêmes crimes que François Hollande…

Et surtout, il leur faut, pour obtenir la destitution d’un président en exercice, le vote des 2/3 des membres des deux chambres, ce qui n’est pas près d’arriver…

Gesticulations pré-électorales comme chez les Yankees ?

Beh…

 

2. Cirque US.GIF

 


 

Léo, tu nous manques !

 

 

 

Mis en ligne le 9 novembre 2016.

 

 

 

 

15:21 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/10/2016

ULTIMATUM

1. SS. Hangover.JPG

 

La barre des enjeux monte

En réponse à leurs menaces nucléaires, Vladimir Poutine jette le gant aux USA :

Ultimatum

Rostislav IshchenkoRIA Novosti 5 octobre 2016

Traduit du russe par J. Arnoldski pour Fort-Russ

 

2. Ultimatum.jpg

 

Suite au décret du président de la Fédération de Russie de suspendre le respect des accords avec les États-Unis sur l'élimination du plutonium de qualité militaire par la Russie et la présentation du projet de loi correspondant à la Douma d'État, les controverses ont commencé dans les médias aux fins de savoir si cette décision est liée à la rupture de l'accord sur la Syrie. La seconde pierre d'achoppement est une question : Pourquoi la Russie, après avoir su que les États-Unis ne remplissaient pas leur part de l'accord [sur le plutonium, NdE], ne réagit-elle que maintenant, après plusieurs années ?

Certains experts nucléaires affirment que l'accord était objectivement bénéfique pour la Russie. Peut être. Je ne suis pas un expert dans ce domaine et il est difficile pour moi de juger de leur objectivité. En outre, ce qui est bénéfique du point de vue de l'industrie nucléaire peut être désavantageux du point de vue de la sécurité.

En principe, je pense qu'il n'y avait pas de problèmes de sécurité particuliers. La Russie dispose d'un arsenal nucléaire suffisant, capable d'infliger un coup mortel aux États-Unis. Washington le reconnaît d’ailleurs. Il y avait aussi plus que suffisamment de matériel pour la production de nouvelles têtes d’ogives. Dans le cas d’échange de frappes nucléaires à grande échelle, la production d'un autre lot d'armes serait déjà redondant et, en effet, physiquement impossible. Le vrai problème serait de préserver physiquement les vestiges de la civilisation au moins au niveau de l'âge de pierre.

Quant à la Syrie, ce n'est pas la première fois, et ce n’est pas seulement en Syrie, que les États-Unis ne concluent des accords que pour perturber leur application et ensuite les conclure à nouveau. La forme de la réaction russe n’est évidemment pas comparable au rejet public de coopération de Washington qui, en réalité, reste encore à faire.

Je pense que pour comprendre l'ampleur de cet incident, il est nécessaire de prêter attention au fait que Poutine n'a pas résilié purement et simplement un contrat signé par la Russie, il a annoncé la possibilité d’y revenir, mais il a fourni certaines conditions.

Regardons ces conditions: (1) les États-Unis doivent lever toutes les sanctions contre la Russie; (2) une compensation devrait être accordée, non seulement pour les pertes dues aux sanctions américaines, mais aussi pour les pertes subies à cause des contre-sanctions russes; (3) la Loi Magnitski devrait être abrogée; (4) la présence militaire des États-Unis en Europe de l'Est devrait être fortement réduite; et (5) les États-Unis devraient abandonner leur politique de confrontation avec Moscou. Un seul mot convient pour déterminer l'essence de la demande de Poutine : « ultimatum ».

Pour autant que je m’en souvienne, la dernière fois que Washington a reçu un ultimatum, c’était de la part du Royaume-Uni, à cause de l'incident du navire Trent. Et ce fut en 1861 pendant la guerre civile américaine. Même alors, dans des conditions extrêmement difficiles, l'Amérique a accepté de répondre partiellement aux demandes britanniques.

Il convient de noter que les demandes britanniques en 1861 ne contenaient rien d’humiliant pour les États-Unis. Le capitaine d'un navire de la marine américaine avait en effet violé la loi internationale, arrêté des gens sur un navire neutre (britannique), et ainsi empiété sur la souveraineté du Royaume-Uni, provoquant presque une guerre. Ensuite, l'Amérique a désavoué les actions de son capitaine et libéré les prisonniers, tout en refusant de présenter des excuses.

Mais Poutine ne demande pas des excuses ou la libération de quelques prisonniers, il exige le changement de l'ensemble de la politique américaine, et plus encore, le versement de compensations à la Russie pour les pertes dues aux sanctions infligées par les États-Unis. Ceci est une demande taboue, humiliante. Cette demande signifie essentiellement l’abandon complet et inconditionnel de la guerre hybride que Washington ne se résigne pas encore à considérer comme irrémédiablement perdue. Et il y a aussi tous les paiements des indemnités et des réparations.

Quelque chose de semblable a été, certes, demandé aux États-Unis par la Couronne britannique avant la fin de la guerre d'indépendance, quand les Américains étaient encore les sujets rebelles du roi George III. Mais au cours des 100 dernières années, personne n'a même imaginé parler à Washington sur un tel ton.

Et, donc, la première conclusion est : Poutine a délibérément et démonstrativement humilié les États-Unis. Il a montré qu'il est possible d’employer un ton dur avec les États-Unis, encore plus dur que celui que les États-Unis eux-même ont pris l'habitude d’utiliser envers le reste du monde.

Comment cela se fait-il ? À quoi Poutine a-t-il réellement réagi ? Avait-il pensé que les États-Unis réaliseraient l’accord Kerry-Lavrov et est-il maintenant bouleversé par ce qui est arrivé ? La Russie savait aussi que Washington n'avait pas observé l'accord du plutonium pendant des années, mais Moscou en a tiré un grand profit pour son industrie nucléaire en devenant presque un monopole mondial et n’est manifestement pas perturbé par le retard technologique des États-Unis les empêchant de disposer d'armes au plutonium tel que stipulé dans l'accord.

La réaction dure et presque immédiate de la Russie a suivi les déclarations du porte-parole du secrétaire d'État annonçant que la Russie va devoir commencer à renvoyer chez elle dans des sacs mortuaires ses troupes en Syrie, va commencer à perdre des avions, et que les attaques terroristes vont commencer à empoisonner les villes russes.

En outre, la déclaration du Département d'État a été immédiatement suivie par l'annonce du Pentagone disant qu'il est prêt à lancer une frappe nucléaire préventive sur la Russie. Le ministère russe des Affaires étrangères a, de son côté, indiqué que Moscou connaît l'intention des États-Unis de lancer une guerre aérienne contre les forces gouvernementales syriennes, ce qui signifie aussi, bien sûr, contre le contingent russe stationné légalement en Syrie.

Que trouve-t-on d’autre à l'arrière-plan de l'ultimatum de Poutine ? Les exercices d’il y a six mois impliquant la défense aérienne et antimissile et les systèmes de missiles stratégiques qui se sont entrainés à repousser une attaque nucléaire contre la Russie, puis à lancer une contre-attaque correspondante. Ajoutez à ceci les exercices d’urgence des jours derniers, qui ont impliqué jusqu'à 40 millions de citoyens russes pour vérifier l’état de préparation des infrastructures et de la défense civile en cas de guerre nucléaire, et qui leur ont fourni des informations supplémentaires sur le plan d'action à suivre en cas d’« heure X ». 

Si nous prenons tout cela ensemble, nous pouvons voir que les États-Unis essaient depuis longtemps, officieusement, d’effrayer la Russie avec un conflit nucléaire, et que Moscou a régulièrement laissé entendre qu'il est prêt à une telle éventualité et ne va pas reculer.

Toutefois, compte tenu de la fin du règne d'Obama et du manque de confiance absolue dans une victoire d’Hillary Clinton à l'élection présidentielle, les faucons de Washington ont décidé, une fois de plus, de parier plus gros. Aujourd’hui, les choses ont atteint une limite extrêmement dangereuse où le conflit en est arrivé au point où il peut se développer de façon indépendante. À ce stade, l'Armageddon nucléaire pourrait s’autodéclencher, à la faveur de n’importe quel incident résultant, par exemple, de l'incompétence de certains hauts responsables du Pentagone ou des administrateurs de la Maison Blanche.

À ce moment précis, Moscou a pris l'initiative de faire, de son côté, monter les enchères, mais en déplaçant la confrontation sur un autre plan. Contrairement à l'Amérique, la Russie ne menace pas de la guerre. Elle démontre tout simplement sa capacité à donner une réponse politique et économique dure qui en outre, en cas de comportement inapproprié des États-Unis, peut réaliser tout le contraire du rêve d'Obama : mettre en pièces l'économie et le système financier de Washington.

Par ces actions, la Russie compromet gravement le prestige international des États-Unis, en montrant au monde entier que l'Amérique peut être battue avec ses propres armes. Que le boomerang lui est revenu. Compte tenu de cette dynamique et de la tournure des événements, nous pourrions bien voir des centaines de représentants de l'élite américaine débarquer à La Haye, non seulement pendant notre vie, mais avant même que le prochain président américain ait servi son premier mandat de quatre ans à la Maison Blanche.

Les États-Unis sont face à un choix. Soit ils continueront leurs menaces et déclencheront une guerre nucléaire, soit ils accepteront le fait que le monde n’est plus unipolaire et commenceront à s’insérer dans le nouveau format.

Nous ne savons pas quel choix Washington va faire. L'establishment politique américain a un nombre suffisant de membres idéologiquement aussi aveugles qu’incompétents, prêts à brûler dans un feu nucléaire avec le reste de l’humanité, plutôt que de reconnaître la fin de l'hégémonie mondiale des États-Unis, qui s’est avérée être de courte durée, insensée et criminelle. Mais ils doivent faire un choix, parce que plus Washington prétend que rien ne s’est passé, plus le nombre de ses vassaux (qui sont appelés ses alliés, mais sont depuis longtemps enlisés dans la dépendance) vont ouvertement et explicitement ignorer les ambitions américaines et passer du côté des nouvelles perspectives d'arrangement du pouvoir mondial.

En fin de compte, les États-Unis pourraient se retrouver n’être plus qu’un des centres du monde multipolaire et en outre ne plus être en état d’assumer même ce rôle. Non seulement les Africains, les Asiatiques et les Latino-Américains, mais aussi les Européens ne seront que trop heureux de se venger sur l'ancien hégémon de leur ancienne humiliation. Et ils ne sont pas aussi humains ni épris de paix que la Russie.

Enfin, l'ultimatum de Poutine est une réponse à tous ceux qui ont été outrés que les chars russes n’aient pas pris Kiev, Lvov, Varsovie et Paris en 2014 et qui se demandaient ce que véritablement Poutine a dans la tête.

Je ne peux que répéter ce que j'ai écrit à l'époque. Si vous devez affronter l’hégémon mondial, il vous faut être sûr que vous serez capable de répliquer à n’importe laquelle de ses actions. L'économie, l'armée, la société, de même que l'État et les structures administratives devraient toutes être prêtes. Et si tout n’est pas entièrement prêt, il faut gagner du temps tout en se renforçant.

Maintenant, les choses sont claires et les cartes ont été mises sur la table. Voyons ce que les États-Unis vont répondre. Mais la réalité géopolitique ne sera plus jamais la même. Le monde a déjà changé. Les États Unis se sont vu publiquement jeter le gant et ils n’ont pas encore osé le ramasser.

Source : http://www.fort-russ.com/2016/10/raising-stakes-putin-sla...

Traduction : Anna S. pour A.S.I. et Les Grosses Orchades

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

La Russie met en garde les États-Unis contre des frappes qui viseraient l'armée syrienne

Rédaction – RT Intl - 6 octobre 2016

 

4. US Air force.jpg

U.S. Air Force

 

Le ministère russe de la Défense a mis en garde la coalition dirigée par Washington contre des frappes aériennes contre l'armée syrienne, ajoutant que la Syrie avait sur son territoire des systèmes S-300 et S-400 de défense aérienne prêts à l'emploi.

Selon le ministère russe de la Défense, des frappes aériennes ou tirs de missiles contre les territoires contrôlés par le gouvernement syrien mettraient directement en danger le personnel russe.

 «Le personnel russe des systèmes de défense aérienne a peu de chances d'avoir le temps de déterminer les trajectoires exactes d'éventuels missiles et qui les a tirés. De plus, toutes les illusions d'amateurs sur l'existence d'avions "furtifs" feront face à une réalité décevante», a déclaré le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.

Il a également rappelé que la Syrie elle-même possédait des missiles S-200, ainsi que des systèmes BUK et que leurs capacités techniques avaient été mises à jour au cours de l'année écoulée.

Cette déclaration du ministère russe de la Défense répond aux «fuites» publiées par des médias occidentaux et selon lesquelles Washington envisagerait de procéder à des frappes aériennes contre les forces gouvernementales syriennes.

« Les informations selon lesquelles les initiateurs de ces provocations sont des représentants de la CIA et du Pentagone sont particulièrement préoccupantes », a ajouté Igor Konachenkov, invitant Washington à procéder à un «calcul approfondi des conséquences possibles de ces projets». 

Les avions de la coalition sous commandement américain ont bombardé les positions des forces gouvernementales syriennes le 17 septembre dernier, entraînant la mort de 83 militaires. 

Washington a déclaré que le raid aérien était une « erreur ». Damas a pour sa part condamné une « agression flagrante ».

 

5. S-300 en Syrie.jpg

 

Récemment, une batterie de missiles anti-aériens S-300 a été déployée en Syrie, selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères russe. L'objectif de cette batterie est de protéger une base navale et ses navires de guerre.

Le porte-parole du ministère russe de la Défense a assuré que le système S-300 était un « système purement défensif » qui ne constituait « aucune menace ». La Russie a aussi des systèmes de défense antimissile S-400 sur la base de Khmeimim à Lattaquié dans l'ouest de la Syrie, à proximité de la frontière turque. Ils y ont été placés après que la Turquie abattu un avion bombardier russe SU-24 en novembre 2015.

Source : https://francais.rt.com/international/27271-russie-met-ga...

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

Bon anniversaire !

Le président russe fête aujourd’hui ses 64 ans.

Gageons qu’il recevra beaucoup de cadeaux.

 

5. Poutine-Medvedev casual.jpg

 

Un insolite…

 

6. POUTINE DRESDE.jpg

 

Un graffiti illustrant M. Poutine, avec l’inscription « PACIFICATEUR » est apparu sur l’immeuble où le dirigeant russe a habité de 1985 à 1990, à Dresde, en Allemagne.

 

 

Une suggestion...

 


Pourquoi pas le Kremlin ? Il y a de la place.

Sans compter qu’ils auraient des festins à tous leurs anniversaires.

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

Ne croyez pas qu’il ne se passe rien en Belgique …

 

7. Affiche Fanchon.png

 

8 ter. FANCHON.GIF

 

J’ai entendu Fanchon chanter bien avant qu’elle devienne une amie. Depuis lors, sa voix n’a cessé d’évoquer pour moi ces chanteuses de barricades auxquelles Delacroix a rendu hommage. Oui, ce Delacroix dont les médiocres et les assis de notre siècle raillent la grandiloquence comme ils se gaussent du romantisme révolutionnaire. Je sais bien que le chant de combat n’est pas le combat lui-même mais quand sa rage et sa lucidité ne tombent pas dans le triomphalisme ou les nénies célébrant les victimes, il conforte aisément cette résolution de lutter contre la tyrannie du profit qui désertifie la terre et pollue la joie de vivre.

Que les chants renaissent du cœur en révolte contre un monde sans cœur, n’est-ce-pas à quoi aspirent secrètement des millions d’êtres colonisés par le désespoir, cette arme de tous les despotismes, et résignés à crever à genoux au lieu de se lever pour vivre debout ?

D’une vague apparemment anodine peut naître un tsunami. Nous ne voulons être ni guerriers ni martyrs. Nous voulons seulement une existence où l’être l’emporte sur l’avoir, où les libertés de la vie annulent les prétendues libertés du commerce (car il n’y a pas de liberté de tuer et d’exploiter). La conscience a ses marées. Elle est aujourd’hui au plus bas et l’on voit le pays des Droits de l’homme, entre deux ridicules d’État, rafistoler le cadavre du patriarcat et patauger dans les égouts sanglants du nationalisme. Ce n’est pas prophétiser que d’affirmer que cette conscience si proprement délabrée par la colonisation consumériste va se restaurer et réveiller les somnambules. Ne dit-on pas que parfois tout commence par des chansons ?

                                                                                     Raoul VANEIGEM

 

Qu’est-ce que fichtre peut bien être une oreille de trottoir ?.

N’importe, Fanchon Daemers est une artiste incomparable !

Si vous êtes à Bruxelles, allez l’écouter. VOUS NE LE REGRETTEREZ PAS.

 

 

Oui, bon, il n’y a pas assez de place à l’intérieur de la Borgne Agasse, mais notre petit doigt nous a dit que le trottoir sera chauffé.

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

Dernière minute :

La France est-elle menacée
par les choix militaires de François Hollande ?

Par Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

A lire ici : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7682

 

 

3. Mère Patrie-federation-100850860.gif

 

 

Mis en ligne le 7 octobre 2016

 

 

 

 

19:09 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/09/2016

INTERDIT AUX BOBOS COLLABOS

1. Pippa Ridley.JPG

 

Interdit aux bobos collabos et à leurs maîtres

4. Philippe Nadouce.jpg

Je suis un intello précaire

Philippe NADOUCE – Le Grand Soir 24 septembre 2016

 

5. PRECARIOUS WORK - 0.gif

 

Il y a une dizaine d’années, lorsque je décidai de travailler exclusivement sur Internet, mon idée sur le sujet était simple. Je venais de publier mon premier roman dans une maison d’édition parisienne qui se cherchait un « fond d’auteurs ». Je devais être le sept cent cinquante-deuxième... – la porte se referma juste derrière moi – mais puisque j’avais décidé de ne jamais dialoguer avec la bourgeoisie et ses rejetons employés dans les médias, je m’ôtai la possibilité d’en faire ma profession.

Cette nouvelle certitude n’arrangeait pas mes affaires. Ceux qui croyaient en moi me disaient : « T’occupe pas du reste. Écris ! ». J’étais cependant très au fait des travaux de Pierre Bourdieu sur le capital symbolique et sa théorie des champs sociaux Les conseils d’amis bienveillants ne changeaient rien à l’affaire ; tourner le dos à la bourgeoisie intellectuelle parisienne était un suicide littéraire, s’exclure de la vie intellectuelle de marché s’apparentait, ni plus ni moins, à montrer un atavisme de classe.

C’est ainsi je commençai ma « carrière » d’intello précaire. A l’aube des années 2000, j’avais aussi sabordé un brillant avenir universitaire pour des raisons que j’exposerai sans doute un peu plus tard. Je le dois sans doute – mais pas seulement, on le comprend – à ce professeur de macro-économie de la fac de Poitiers, qui, le premier jour de cours, nous avait dit, amphi 600 – il était si petit, tout en bas, devant son pupitre, que je ne voyais que la tache noire de son trois pièce –, que nous étions l’élite de la Nation et qu’il fallait nous préparer à guider ceux qui ne comprenaient pas les nécessités des temps nouveaux, etc. J’aurais pu me satisfaire d’un tel discours, – après tout, que pouvais-je espérer d’une petite fac de province ? – mais ce qui me dégoûta fut que mes 599 compagnons de banc l’applaudirent avec fureur ; fallait voir ça ! La nouvelle élite, réunie à Poitiers, ne rigolait pas ; la paume des mains leur en cuisait ! J’étais abasourdi ; étais-je le seul à savoir que la méritocratie n’existait pas, à plus forte raison dans une ploutocratie ?

Pendant mes trois ans de pionicat, puis au cours des dix années suivantes, la littérature devint mon activité principale ; toute mon énergie, mes heures, mes week-ends, ma vie privée, mes vacances, furent bookées et je m’y tins. Je dus seulement me résoudre à le faire pour la gloire... La décision, je le répète, loin d’être douloureuse me fit tout d’abord entrer en religion puis en politique. J’échappai littéralement aux dresseurs...

Ce témoignage se veut résolument optimiste et désire mitiger le misérabilisme que professent souvent les rares intellectuels qui s’intéressent à nous. Même si le livre d’Anne et Marine Rambach, dont le titre de ce papier s’est inspiré, colle parfois la sinistrose, il analyse remarquablement un phénomène social qui est passé inaperçu dans les médias et le monde littéraire mais qui est connu de longue date par les sociologues.

Lutte de classes

Dès mes premiers pas dans le désert qui me séparait des champs sociaux auxquels je désirais appartenir, très loin aussi des grandes caravanes de l’information et de l’exercice officiel de la pensée, j’observais avec lucidité mes contemporains les moins regardants s’adapter au cynisme des temps et à l’imbroglio infiniment complexe qui combinent les déterminismes sociaux aux nécessités des actionnaires. Six des dix principaux milliardaires français ont dans leurs mains des conglomérats médiatiques de l’Hexagone.

 

7. Contre la précarité xxx.gif

 

Pour survivre, je m’expatriai et me fis donc professeur de langues étrangères mais je continuai d’écrire comme un forçat.

Politique et littérature

Les intellos précaires sont en quelque sorte la frange consciente des masses en quête de symbolique ; nous sommes les « banlieusards de l’intelligentsia » [1]. Le groupe une fois défini, il serait hasardeux d’en faire une entité compacte, agissante et douée d’une volonté de classe. Chez les intellos précaires, il y a tout d’abord ceux qui travaillent dans les grands médias, certes, mais ils sont à la pige. On en use, on les pille, on les humilie, corvéables à souhait. Et il y a les autres, ceux qui n’ont pas la chance d’avoir même un contrat et qui font autre chose pour payer les factures. J’ai parfois eu la chance de faire partie de la catégorie des corvéables à contrat précaire.

Je travaillai dans ces conditions pendant presque trois ans pour Canal+ en Espagne. A l’époque, les Guignols français et Nulle Part Ailleurs, se vendaient comme des petits pains franchisés. Les Espagnols s’étaient mis en tête de cloner ces émissions à succès. On me refila les trois cassettes des Deschiens pour en faire une analyse. Je m’en tirai tellement bien que les 100 pages écrites en quelques jours servirent de bible aux réalisateurs d’une série comique produite à la même époque. Ma chef, je me souviens, n’était pas revenue du niveau d’analyse dont j’avais fait preuve. Il faut dire que je n’avais pas le look des bobos de Canal. Elle ignorait sans doute que j’étais un homme de théâtre. L’intellectuel précaire peut aussi ne pas être bobo. Quelques semaines plus tard, je m’aperçus qu’on parlait beaucoup de ce rapport sur les Deschiens dans mon département et dans les étages supérieurs mais les collègues ne m’y associaient pas du tout. Ma chef, elle, m’avait pris à la bonne et me présenta à son mari, un psychiatre à la mode. Je fus invité à dîner chez eux et le type, sans doute piqué au vif par l’opinion de sa femme, passa au crible mes connaissances. J’eus l’impression de passer un test. J’échoue très souvent aux examens. L’idylle n’eut pas lieu mais encore une fois, le destin s’entêtait à me mettre dans la bonne direction. Il suffisait que je baisse la tête et le tour était joué.

Quelques semaines plus tard, j’appris par hasard que mon nom avait disparu du rapport. Il était maintenant, dans les griffes des producteurs et personnes dans mon département ne pouvait mettre la main dessus. Je tombai des nues ; elle m’avait pillé sans vergogne, et lorsque je revendiquai mes droits, elle me déclara entre morgue et amusement – étais-je naïf ! – que je n’étais qu’un employé et que des gens comme moi ne pouvaient rien réclamer. J’essayai de la raisonner ; peine perdue. Les semaines suivantes, les coups de téléphone se firent plus rares ; on cessa bientôt de m’appeler puis on ne renouvela plus mon contrat... Je fis une sortie discrète de Canal+ et retournai à ma vie d’intello précaire.

Brad Pitt n’existe pas

Des années plus tard, je me retrouvai à Londres. Début octobre 2015, le cinéma Regent Street, situé à deux pas d’Oxford Circus, organisait le 4e festival de cinéma géorgien. Le cinéaste Otar Iosseliani y était invité pour présenter un de ses premiers films. Il devait répondre aux questions d’un critique de film, un certain Derek Malcolm, journaliste de l’establishment, révéré par les bobos londoniens lecteurs des pages culturelles du quotidien The Guardian ; c’est tout dire. D’habitude, j’évite la corvée mais ma copine avait acheté deux places et nous venions de commencer notre relation...

Je n’avais jamais entendu parler de cet artiste. La salle était pleine. Je vis apparaître sur scène un vieil homme, grand et décharné. On lui donna un micro, les applaudissements cessèrent et l’interprète déclara qu’elle allait traduire du français vers l’anglais. Le maître commença.

 

8. OTAR -- 1.jpg

 

Je crus d’abord que la vieillesse ou un accident vasculaire avait affecté son débit de parole mais non, il avait juste bu. Les 30 minutes qui suivirent furent une démolition en règle de l’industrie hollywoodienne et du cinéma de marché. Les bobos de la salle en prirent plein leur grade, les Anglais aussi qui, selon Iosseliani, avaient toujours eu un cinéma d’une médiocrité consternante. La salle, mouchée, fut traversée par un imperceptible murmure de réprobation. Derek Malcolm toujours prêt à ramper lui coupa alors la parole : « Oui, mais quand même, que faites-vous des Ken Loach, des Mike Leigh et des...? ». Et Hitchcock hurla quelqu’un dans les gradins. Iosseliani se redressa ; son manège fonctionnait ; il avait la salle dans ses mains. Ce fut le tour des Oscars : « Pour un metteur en scène de cinéma, accepter un Oscar est une ignominie », déclara-t-il. Deux spectateurs applaudirent, enthousiastes, au milieu de la stupéfaction générale. Derek Malcolm fit alors preuve d’autorité. Il se racla la gorge dans le micro, leva une main de tragédien et posa sa première question avec le sérieux d’une fausse modestie qui s’observe. «  Vous avez dit un jour qu’en Géorgie les oiseaux ne chantent pas et... ». Iosseliani, qui ne l’avait pas écouté, l’interrompit : « Ce qu’Hollywood nous propose est un mensonge du début à la fin ; tout est faux dans l’univers qu’il dépeint et il faut avoir abandonné tout sens critique pour avoir l’audace d’associer un divertissement décérébré et consensuel à du cinéma ». Une jeune femme du premier rang se leva spontanément et vint l’embrasser sur la joue. Le vieil homme relâcha un instant ses traits lourds, sourit imperceptiblement et reprit le fil de son discours.

Les trente minutes décidées par les organisateurs s’achevaient mais le Maître ne lâchait pas son micro. Un bobo d’une trentaine d’années descendit des gradins, et glissa quelques mots à l’oreille de l’interprète. Mais pas moyen d’interrompre Iosseliani emporté par ses démonstrations. Derek Malcolm et ce nouveau venu s’échangèrent un sourire désabusé qui eut son petit effet dans la salle. Le vieux était chiant et radotait. Le clan des mécontents gagnait du terrain. Iosseliani continuait, imperturbable : « Hollywood vend l’image d’un faux bonheur dopé au placement de produits, truffé de violence gratuite ou de sentimentalisme écœurant ». On l’interrompit alors, prétextant que la projection de son film ne pouvait plus attendre. «  Le sentimentalisme est la saleté morale de la société bourgeoise et capitaliste, relayée par la machine médiatique dans son ensemble... ». On essaya de lui prendre le micro ; il refusa. « Aujourd’hui, dit-il, personne ne vous produit un film si vous dites que vous voulez le faire en noir et blanc... ». La salle retint son souffle. « Les producteurs, les distributeurs, toute l’industrie, ne veulent plus commercialiser le noir et blanc. C’est impossible. Le cinéma n’est plus le cinéma depuis le parlant... Le cinéma, c’est un texte, voyez ! La technologie a tué le cinéma. Je viens de parler de l’apparition du son ; aujourd’hui, il y a le son... il vous passe de l’oreille gauche à l’oreille droite puis vous revient au-dessus de la tête. L’explosion entre par cette oreille et vous entendez tomber les débris de l’autre côté. Avec le trois D, les oiseaux sortent de l’écran ; forcément, vous perdez votre temps à vouloir les attraper. » Une main décidée empoigna alors son micro. Il résista une dernière fois, inspira profondément et resta quelques instants perdus dans ses pensées. Il déclara alors qu’il n’avait fait que le montage du documentaire qu’on allait projeter. On lui retira alors le micro et il n’avait pas quitté la scène que la salle s’éteignit et que le générique commença. Cette ombre disparut ; les applaudissements cessèrent prématurément avec les premières images.

Après la projection, nous nous retrouvâmes dans le bar du cinéma. Des dissidents géorgiens échangeaient leurs impressions avec des journalistes et des intellectuels. Une faune de cinéphiles bobos formait de petits groupes autours des tables et du comptoir. Ma copine était l’intime d’un marchand d’art géorgien ; un quinquagénaire gay et extrêmement séduisant. Il vint nous rejoindre accompagné d’une anglaise pédante, vieillie avant l’âge, désagréable, et de deux journalistes de marché, anglais eux aussi, très bêtes. La discussion s’engagea sur nos nationalités respectives et nos diverses occupations artistiques, puis on en vint à Iosseliani. Je déclarai que je partageais ses opinions et que je les défendais ordinairement avec mes amis et partout où s’en présentait l’occasion, mais pour couper court, j’insistai sur la saleté morale dénoncée par Iosseliani et je soupçonnai qu’elle s’étalait sans complexe tout autour de nous dans cette salle. On me reprocha de critiquer trop hâtivement les médias ; la vieille anglaise me dit avec condescendance que 234 journalistes avaient été assassinés cette année et j’en passe... Ah ! oui, les journalistes ; défenseurs de la démocratie et des libertés, dis-je, avec morgue. Les amalgames de talk-show télévisuels fusèrent alors de toutes parts. Critiquer la saleté morale des journalistes de marché en revenait à être profondément anti démocratique. Je leur déclarai que Iosseliani et moi et mes potes, et d’autres encore, des millions, pensions que l’Establishment, les barons voleurs propriétaires des journaux et des télés pour lesquels ils bossaient tous ici, détestaient profondément la démocratie et le peuple ; ils l’avaient même en horreur cette populace. Les riches, dont vous êtes les laquais, dis-je, veulent aujourd’hui un capitalisme à la chinoise ! Ils l’ont toujours voulu ! Les actionnaires aiment l’ordre et qu’importe qu’on le leur serve accompagné d’un bruit de bottes. Et pendant que j’y étais, qu’écrire une seule ligne flatteuse sur un produit hollywoodien ou européen de merde était une atteinte à la liberté des peuples, et je les plaignais d’avoir consciemment troqué, pour quelques centaines d’euros mensuels, l’exercice de l’esprit critique pour la dégradante passion des révérences. Ils ne m’écoutaient plus. Ils me dégoûtaient et je les emmerdais. Avant cela, alors que je buvais, je baissai mon froc, leur montrai (littéralement) mon membre et leur demandai de le sucer. Pas très civilisé, je sais. Mais fallait voir leurs têtes !

Et Brad Pitt dans tout cela ? On est en plein dedans ! À ce niveau de la discussion, vous aurez sans doute compris ; c’est Cindy Crawford qui s’exclame devant des photos d’elle-même retouchées au Photoshop, qu’elle aimerait ressembler à Cindy Crawford ! C’est l’inconséquence avec laquelle – et qui en écœure plus d’un – des pseudos intellos se ruent dans les projections comme celle-ci, méprisent un grand artiste et sont à deux doigts de le siffler ! J’ai toujours souhaité que le public, après les sorties d’un Iosseliani (ou d’un autre), commence à casser les strapontins et y foute le feu ! Ce genre de rencontres devrait être redouté par les pouvoirs publics au point d’y dépêcher des cars de CRS par crainte des émeutes ! Pauvre pomme que je fais ! D’ailleurs, les masses s’en foutent pas mal de Brad Pitt ; l’idée, l’image, le mirage leur suffisent ! Il n’y avait guère que les bobos de ce cinoche pour y croire ! Tout autant manipulateurs que manipulés !

Bref. Je repartis très énervé au bras de ma copine. Elle était enchantée. C’était déjà ça. On est rentré et on a fait ça sans Photoshop.

Les hirondelles et leur printemps

La vie de l’intello précaire que je défends est assurément celle d’un punk lettré. Refus systématique de la sclérose médiatique et culturelle, violence verbale et autre, s’il le faut ! Symbolique... on s’entend.

Sinon, il faut rester chez soi et travailler, lire, écrire, trouver ses lecteurs comme on peut... Savoir à quoi il faut s’attendre si l’on se détourne des mannes du papier glacé ! Deleuze, Sartre, Bourdieu, Chomsky, Harvey, etc., sous le bras, tout le temps les ami(e)s car il ne faut pas oublier la poisse du déterminisme social à laquelle personne n’échappe ! Malheur à ceux qui l’oublient !

L’intellectuel est d’abord un rebelle, un penseur qui a fait des choix lourds de conséquences, un critique exhaustif et cultivé qui doit absolument refuser la reconnaissance du marché ! Un type qui restera pauvre, en somme, et qui doit être éminemment politique ! Pauvre, on s’entend. Je veux dire par là, qu’il devra se trouver un boulot pour payer les factures. Un emploi qui n’a rien à voir. Facteur, comme Bukowski, employé de bureau comme Pessoa, Kafka et d’autres.

Être un intello précaire, un artiste précaire n’est pas un choix, c’est une nécessité.

________________ 

 [1] In Anne et Marine Rambach : Les Intellos précaires. Hachette. Coll. « Pluriel ». Paris 2002. Lire aussi : Mona Chollet, « Le paradis sur terre des intellos précaires ». Le Monde Diplomatique. Mai 2006.

Source : http://www.nadouce.com/2015/10/je-suis-un-intello-precair...

Via : http://www.legrandsoir.info/je-suis-un-intello-precaire.h...

 

2. Poule pondant xx.gif

9. precarious-work - II..png

Philippe Nadouce

Est un auteur, poète et journaliste né en France dans l'île de Ré, qui a quitté son pays à vingt ans.

Il a vécu 15 ans à Madrid : de 1987 à 2002.

Fondateur du théâtre La Sala del Mirador et de la compagnie Nuevo repertorio en Espagne.

Il réside à Londres depuis 2002, où il enseigne à la University of London.

Son premier roman, Cahiers madrilènes a paru en 2001 aux Éditions Le Manuscrit (Paris).

Depuis lors, il a collaboré à de nombreuses publications en France et un peu partout dans le monde : Éditions Hermaphrodite, Axe Libre, e-litterature.net, Le Grand Soir, Traction-Braban, Les deux crânes, divergences.net, Tlaxcala.net, Periodico Diagonal, Le mag,net, altermundo.org, Fractal, etc.

On le trouve aussi sur Agoravox : http://www.agoravox.fr/auteur/philippe-nadouce

 

2. Poule pondant xx.gif 

À visiter !

Son blog en trois langues : Un éléphant dans le salon http://www.nadouce.com/  

 

Livres (au moins un)

 

10. Cahiers madrilènes couv..jpg

 

 

Philippe Nadouce

Cahiers madrilènes

Le Manuscrit – 2001

198 pages

 

 

 

 

2. Poule pondant xx.gif

 

11. Cinema - titre x.JPG

 

Otar Iosseliani

 

12. OTAR - 2.jpeg

 

Otar Iosseliani, né le 2 février 1934 à Tbilissi (URSS) est un cinéaste géorgien, aujourd’hui citoyen français. Il vit à Paris depuis 1982. Il a obtenu de nombreux prix internationaux.

2. Poule pondant xx.gif

Ses derniers films :

 

Chant d’hiver – 2015

 

3. Poule pondant x.gif

Chantrapas – 2010

 

3. Poule pondant x.gif

Jardins en automne – 2006

 

3. Poule pondant x.gif

L’œil de l’autre – 2005


3. Poule pondant x.gif

Lundi matin – 2001


2. Poule pondant xx.gif

Sa filmographie :

 2015 Chant d'hiver

 2010 Chantrapas

 2006 Jardins en automne

 2002 Lundi matin

 1999 Adieu, plancher des vaches!

 1996 Brigands, chapitre VII

 1995 Seule, Georgie (Documentaire)

 1992 La chasse aux papillons

 1989 Et la lumière fut

 1988 Un petit monastère en Toscane (Documentaire)

 1984 Les favoris de la lune

 1983 Euzkadi été 1982 (Film documentaire TV)

 1983 Sept pièces pour cinéma noir et blanc (Court-métrage)

 1975 Pastorali

 1972 Iko shashvi mgalobeli

 1969 Dzveli qartuli simgera (Court-métrage documentaire)        

 1966 Giorgobistve

 1964 Tudzhi (Court-métrage documentaire)

 1961 Aprili

 1959 Sapovnela (Court-métrage)

 1958 Akvarel (Court-métrage TV)

 

2. Poule pondant xx.gif

 

COFFRET 12 FILMS D'OTAR IOSSELIANI (7 DVD)

13. Coffret Otar xx.gif

Présentation :
Le coffret, qui comporte 7 DVD, permet de retrouver à travers 12 films les thèmes chers au cinéaste, à savoir la contestation burlesque, la fable ou encore la parabole. Le coffret est conçu de manière chronologique et met en avant les différentes périodes du réalisateur : ses films réalisés en Géorgie de 1959 à 1976 avec Avril, La Chute des feuilles, Il était une fois un merle chanteur et Pastorale, et ses films plus récents tournés en France, Les favoris de la lune, Un petit monastère En Toscane, Et la lumière fut, La chasse aux papillons, Brigands chapitre VII, Adieu plancher des vaches ! et Lundi matin. Pour rendre hommage à ce réalisateur à l’univers à la fois poétique et impertinent, et pour apporter à ses plus grands admirateurs un prolongement de son œuvre, des bonus inédits ont été conçus pour l’occasion : deux entretiens avec le réalisateur, interviewé par Serge Kaganski : l’un relatif à l’esthétique de ses films (sur le DVD de « Adieu, plancher des vaches ! », et l’autre sur la période soviétique de son œuvre (42 mn sur le DVD de « Brigands, Chapitre VII »). Sont également disponibles une interview de Martine Marignac (productrice du cinéaste depuis 1992), un making of de Lundi Matin, des bandes-annonces et un livret de 24 pages sur les films contenus dans le coffret.

Contenu :

- DVD 1 : ADIEU, PLANCHER DES VACHES ! - Interview exclusive d'Otar Iosseliani (16 mn) par Serge Kaganski, Documentaire "Un petit monastère en Toscane" (54 mn), Bande-annonce
- DVD 2 : LUNDI MATIN - Making Of (45 mn), Bande-annonce
- DVD 3 : LA CHASSE AUX PAPILLONS
- DVD 4 : BRIGANDS CHAPITRE VII - Entretien avec Otar Iosseliani sur la période soviétique (45 mn) par Serge Kaganski, Interview de la productrice Martine Marignac, Bande-annonce
- DVD 5 : LES FAVORIS DE LA LUNE / ET LA LUMIERE FUT
- DVD 6 : AVRIL / LA CHUTE DES FEUILLES
- DVD 7 : IL ETAIT UNE FOIS UN MERLE CHANTEUR /PASTORALE
+ Livret de 24 pages sur les films d'Otar Iosseliani

 

2. Poule pondant xx.gif

 

14. Judy with Otar.jpg

De gauche à droite, autour de la critique Judy Stone, au Festival de San Francisco 1993 : Peter Scarlet, directeur artistique du festival, Otar Iosseliani, Dusan Makaveyev (Yougoslavie) et Ousmane Sembene (Sénégal).

 

2. Poule pondant xx.gif

Sans rapport direct mais pour nous faire plaisir, l’album de photos de :

 

http://www.criticjudystone.com/photos.html

 

2. Poule pondant xx.gif

 

 

Mis en ligne le 25 septembre 2015

 

 

 

 

 

17:02 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/09/2016

SUR LE FRONT DES GUERRES

1. Ram-ship.jpg

 

Sur le front des guerres

ou du moins de quelques-unes

 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

Le coup d’État parlementaire au Brésil et les médias « progressistes »

par Peter Koenig – I.C.H. 2 septembre 2016

Transcription d’une interview accordée à Sputnik

 

« L’intervention étrangère dans le coup d’État étant prouvée, ses auteurs pourraient même être déférés devant la Cour Criminelle Internationale de La Haye, ne fût-ce qu’en guise de test, pour savoir à quel point elle est encore indépendante. »

 

3. Nao Vai Tem.jpg

 

Sputnik – Que pensez-vous de la destitution parlementaire de Dilma Roussef

Peter Koening – Ce qui vient d’avoir lieu au Brésil n’est rien d’autre que le plus horrible, le plus flagrant des coups d’État parlementaires dirigés de l’étranger qui se soit produit en Amérique Latine depuis le coup semblable qui a déposé, en juin 2009, José Mujica d’Uruguay*.

Pourquoi dirigé de l’étranger ?

Washington était dans les coulisses alors et Washington est dans les coulisses aujourd’hui.

 

Ce qui me stupéfie le plus, là-dedans, c’est que les médias qui se prétendent progressistes ne mentionnent même pas, ou à peine, la longue main sanglante de Washington dans ce qui arrive. Cette réalité est complaisamment occultée.

 

Il y a juste un an, les autorités légales internationales se sont prononcées on ne peut plus clairement sur l’illégalité et l’absolu manque de fondement d’une destitution. Elles ont toutes très bien vu à quel point il était illégitime de vouloir lancer une procédure de destitution.

Néanmoins, les archi-corrompus et l’oligarchie archi-néo-nazie sont arrivés à leurs fins. Avec l’aide des États-Unis. Ce que les médias soi-disant progressistes nous disent aujourd’hui, c’est qu’un groupe de parlementaires de droite corrompus conduits par Eduardo Cunha, ex-président du Parlement du Brésil, qui est lui-même poursuivi pour corruption dans l’affaire dite des «Car-Wash », est à l’origine de cette opération de destitution. Cunha était – est peut-être encore – un client [salarié, NdT] de Washington. Ce n’est pas seulement la presse de masse intégrée mais aussi la soi-disant progressiste, qui occultent si opportunément ce fait. Cunha est accusé de parjure, de blanchiment d’argent et d’avoir empoché pas moins de 5 millions de dollars en pots de vin. [Prêtre évangéliste, il est aussi le représentant sur place de la très puissante Église Épiscopale Anglicane US, dont les missions jouent depuis des lustres en Amérique Latine le rôle que tiennent ailleurs les ONG chères à George Soros. NdT].

L’ex-Vice-Président Michel Temer, lui-même accusé de crimes de haute corruption pour plus de 40 millions de dollars, échappera ainsi sans doute à toutes les poursuites, comme y échappera son acolyte Cunha… sous le nouveau gouvernement Temer.

Dilma n’a jamais été accusée de corruption. Ils auraient bien voulu, mais ils n’en ont pas trouvé la moindre trace. Tout ce qu’ils sont arrivés à lui mettre sur le dos, c’est qu’elle pourrait avoir « embelli » la présentation des comptes du gouvernement, chose qui se pratique de façon courante dans tous les gouvernements, d’un bout du monde à l’autre. Et ce n’est pas un délit, encore moins un délit passible de destitution. Il se trouve cependant des médias pour publier qu’elle a été reconnue coupable de corruption. Quel foutu mensonge ! Elle n’a même pas été – jamais – accusée de corruption.

 

Ainsi donc, les vrais criminels vont échapper à la justice et rester au pouvoir. C’est exactement, bien sûr, ce que veut Washington : libre accès à toutes les richesses du pays - ses hydrocarbures, ses forêts tropicales et – notamment – ses ressources presque infinies en eaux douces de surface du bassin amazonien, sans compter ses énormes réserves d’eaux douces souterraines, et ne parlons même pas des immenses richesses minérales du Brésil.

 

Une privatisation à gigantesque échelle est ce qui va se produire dans les deux ans qui viennent, peut-être au niveau de celle que subit la Grèce ou de ce que Macri est en train d’infliger à l’Argentine, ou pire. Temer n’en a pas fait mystère. Il s’agira de la privatisation de toutes sortes de propriétés publiques, dont, bien sûr, les eaux de l’Amazone, que les USA ont déjà essayé une fois de mettre sous la tutelle de l’ONU, parce que, sous la tutelle de l’ONU, elles seraient sous celle de Washington, comme tout ce qui est lié de près ou de loin aux Nations Unies. À l’époque, Lula avait dit fermement : PAS QUESTION.

Les privatisations en masse seront accompagnées de programmes d’austérité non moins massifs qui tailleront à grands coups dans la santé publique, l’éducation, les retraites et tous les autres filets de sécurité d’un état civilisé, et jetteront sur le carreau des foules de chômeurs réduits à une abjecte misère ; il n’y a qu’à voir comment l’infâme trio FMI – BCE – UE/CE a dévasté la Grèce et ce que le Macri-homme de main de Washington a déjà fait à l’Argentine, à savoir : faire passer le taux de pauvreté du pays de 12% en novembre 2015 à près de 40% en juillet 2016 – en 7 mois ! – avec un taux de chômage généralisé qui monte en flèche. 

 

Temer a deux ans pour mener à bien son programme néo-nazi, et il recevra toute l’aide dont il a besoin de Washington et des institutions qui vont désormais mener la danse au Brésil – FMI, Banque Mondiale, Wall Street – qui ne sont que le poing tendu de la FED, du Trésor US et de la mystérieuse BRI (Banque des Règlements Internationaux contrôlée par les Rothschild) de Bâle, en Suisse, également appelée « Banque centrale des banques centrales ».

 

Pourquoi peut-on dire que Washington et ses institutions financières sont derrière ce coup d’État ?

Il y a déjà plus d’un  an, des conversations secrètes se sont tenues, entre le FMI, la Banque Mondiale et ceux qui viennent de perpétrer le coup d’État. « On » va faire cadeau du Brésil d’abord au FMI, qui fera en sorte que le programme d’austérité soit bien appliqué – à la grecque ! –, ensuite à Wall Street, pour bien s’assurer que le niveau de la dette soit tel que la privatisation sauvage de toutes les propriétés publiques puisse être décrétée « justifiée et inévitable ». ET celui que Temer vient de nommer à la tête de la Banque Centrale du Brésil, Ilan Goldfein, qui lui aussi a toute une histoire avec le FMI, fera en sorte que le Brésil suive à la lettre la ligne prescrite par l’oligarchie.

 

En prenant le contrôle du Brésil, Washington vient de ré-enfoncer fermement ses griffes dans la chair de l’Amérique du Sud, presque comme si les célèbres révolutions démocratiques de l'Amérique Latine vers une véritable indépendance ne s’étaient jamais produites.

 

Troisième point : une des raisons-clés pour qu’ils veuillent à ce point soumettre le Brésil est que le Brésil est un membre important des BRICS – membre aussi crucial par sa force économique et ses potentialités que par l’équilibre géographique qu’il apportera [? NdT] aux BRICS. Les BRICS sont dirigés par la Russie et la Chine, des pays qui ont déjà largement détaché leurs économies du système occidental fondé sur le dollar, et qui sont occupés à développer leur propre système, lié à la production économique et à l’or. Oui, à l’or ! Les monnaies russes et chinoises sont gagées sur l’or, alors que l’argent-papier occidental repose sur de l’air léger.

 

4. Coup et BRICS.jpg

Tout le monde en noir.  D’ailleurs, c’est l’anniversaire de Ferré.

 

Dans le monde occidental, c’est le système monétaire-bidon basé sur le dollar et l’euro qui fait l’économie. Ce n’est pas l’économie qui fait le système, comme il se devrait puisque l’économie doit servir de base à TOUT système monétaire digne de ce nom, supposé refléter une économie saine, honnête et loyale, à la fois à l’intérieur des pays et entre eux. C’est ce vers quoi tendent les BRICS. Il faut donc que les BRICS soient éliminés un par un. Ils constituent un danger pour l’hégémonie financière occidentale sur le monde, avec les États-Unis à sa tête.

 

L’intervention étrangère dans le coup d’État étant prouvée, ses auteurs pourraient même être déférés devant la Cour Criminelle Internationale de La Haye, ne fût-ce qu’en guise de test, pour savoir à quel point elle est encore indépendante.

 

Sputnik : Le Sénat brésilien a décidé que l’ex-présidente Dilma Roussef ne serait pas interdite de fonction publique. Que va-t-elle faire maintenant ?

Peter Koenig : Après qu’il ait, sans vergogne, déchu Dilma de la présidence, tout le monde s’attendait à ce qu’elle soit aussi interdite de fonction publique pour les huit ans à venir. Cela n’a pas été le cas. Le Sénat a fait preuve de « miséricorde » pour ainsi dire. Comme reconnaissant implicitement l’énorme bourde qu’ils venaient de commettre – je le répète : sur ordre de l’étranger – les sénateurs lui ont épargné cette humiliation supplémentaire.

 

4. Brazil_Political_Crisis-71d29.jpg

Thermidoriens célébrant leur victoire

 

Ce que Mme Roussef fera ensuite ? Je n’en ai pas la moindre idée. En tout cas, elle a déjà déclaré qu’elle porterait l’affaire devant la Cour Suprême du Brésil. Avec quelle chance de succès ? On peut se le demander. Surtout sachant que M. Temer est la marionnette de Washington. Il dirigera la Cour Suprême du Brésil selon les ordres qu’il aura reçus d’en haut.

Là où je vois la possibilité d’une meilleure chance, c’est de porter l’affaire devant la Cour Criminelle de La Haye, même si on sait à quel point elle est assujettie aux desiderata de la Maison Blanche. Il serait intéressant de voir quels arguments elle utiliserait pour soutenir le verdict du Sénat brésilien. Dans tous les cas, le monde entier pourrait apprendre quelque chose sur le genre d’(in)justice qui est imposée aux non-alignés par l’empire et ses acolytes, et par leurs maîtres à tous : ceux de la finance mondialisée.

Quoi que Dilma décide de faire, de quelque manière qu’elle décide de procéder, j’espère qu’elle ne cédera sur rien, qu’elle maintiendra le cap, le cap d’intégrité pour lequel elle est connue, et qu’elle restera en politique. Le Brésil a besoin d’elle. Mon pari est qu’elle devrait recevoir un soutien massif – je veux dire vraiment massif, de dizaines de millions de personnes – dans tout le Brésil. Peut-être assez pour amener une révolution, qui serait un message de fermeté à tous ses voisins d’Amérique Latine. Et au reste du monde.

______________________

* Ceci est une interview radiophonique donnée par téléphone. Dans le feu de la conversation, Peter Koenig a parlé du coup d’état de juin 2009 « contre José Mujica, d’Uruguay ». Il est clair qu’il voulait dire Manuel Zelaya du Honduras, déposé en effet en pleine nuit, sans même une comédie parlementaire, le 28 juin 2009, avec les conséquences catastrophiques que l’on sait ; qu’il est sûr, à juste titre, de voir se reproduire au Brésil. [NdT]

5. Peter Koenig.jpeg

Pendant presque toute une carrière de trente ans, Peter Koenig a travaillé pour la Banque Mondiale en qualité d’économiste et de spécialiste des ressources en eau. À ce titre, il a voyagé dans toutes les parties du monde et longuement séjourné en Amérique Latine. Il connaît très bien le problème de l’eau potable dans les divers pays du continent. La plupart des scènes de son roman Implosion proviennent de sa propre expérience. Son épouse et lui vivent en Europe et en Amérique du Sud. Leurs deux filles et leur fils vivent en Suisse.

On peut le joindre à l’adresse implosion.pk@rcn.com

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

Un exercice intéressant consiste à taper, dans Google, les mots « impeachment Brazil » et à cliquer sur « images » pour prendre la mesure des moyens colossaux investis dans l’entreprise et voir à qui vont les sympathies de Google, qui, c’est vrai, n’est pas un « media progressiste ».

 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

Ceci fait suite à notre post du 26 août.

Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles ont l’air d’être…

 

the real Syrian Free Press ~

Infos de guerre ~ Peut-être pas toujours les toutes dernières nouvelles mais certainement les plus fiables.

7.  Syria banner.jpg

La Syrie est et restera une seule patrie pour tous les Syriens

 

[Si] Poutine et Erdogan se sont mis d’accord sur une feuille de route restreinte en Syrie, les Kurdes et al-Nosra seront les principaux perdants ~ [par Elijah JM]

Posté par syrianpatriots le mercredi 31 août 2016

 

Nous republions une analyse compilée par Elijah J. Magnier [Correspondant en chef international de Al Rai, ancien correspondant de guerre et analyste du Moyen Orient] relative à l’incursion turque en Syrie dans une perspective qui tient compte des récents accords russo-turcs. Bien que nous ne puissions prouver [et par conséquent confirmer] tous les points de cette analyse, nous considérons cependant qu’elle est, par certains aspects, très intéressante et utile. (SFP-WP)

 

9. SYRIA - 1st map.jpg

 

Pendant leur rencontre à Saint Petersbourg et les autres entretiens qui l’ont suivie, plus un échange de visites entre militaires de haut rang, la Russie et la Turquie se sont mises d’accord sur le rôle que les forces turques pourraient se voir offrir en Syrie, dans le cadre de paramètres spécifiques susceptibles de servir les intérêts des deux côtés, à condition que les limites  fixées soient respectées et que des garanties soient données par les deux parties. Les détails concernant la présence et le déploiement des forces turques sur le terrain ont fait l'objet de leurs discussions, y compris ce que chacun des côtés pourrait offrir pour déjouer le plan US de division de la Syrie, plan qui consistait à aider les Kurdes a établir un « état » désigné sous le nom de Rojava, censé s’étendre du nord-est au nord-ouest de la Syrie, avec une présence militaire US permanente sur son sol. Durant les cinq ans de guerre, Washington a toujours rejeté la demande d’Ankara de créer une zone d’exclusion aérienne (« no fly zone ») de 40 km de long et de 110 km de large, au-dessus de sa frontière avec la Syrie.

Mais la Turquie se considérait en position de force pour imposer sa volonté aux USA, indirectement accusés d’avoir soutenu le coup d’État manqué de juillet dernier, qui a failli coûter la vie au président Recep Tayyib Erdogan. Le président turc choisit d’accuser son opposant politique Fetullah Gülen, qui réside aux USA, d’avoir comploté contre lui, plutôt que d’accuser explicitement l’administration US qui, jusqu’à présent, a toujours refusé de remettre Gülen à Erdogan.

Les conversations de Poutine avec Erdogan ont mis fin à l’hostilité entre les deux pays qu’avait provoqué l’épisode du Su-24 abattu l’an dernier par les Turcs, à la frontière turco-syrienne. C’était le premier pas nécessaire pour permettre à l’armée turque et à ses alliés en Syrie d’entrer en territoire syrien sans être attaqués par la force aérienne russe basée en Syrie ou par ses missiles S-400, déployés pour braver et chasser tout jet turc venu soutenir les forces combattant au sol à l’intérieur du territoire de la Syrie.

La Russie a décidé de reconnaître [le bien-fondé de, NdT] l’intervention turque destinée à arrêter les forces kurdes connues sous le nom d’YPG (Unités de Protection du Peuple), qui avaient pris le contrôle de Manbej après avoir défait le groupe de l’« État Islamique » (acronyme : ISIS), et qui se trouvaient aux portes de Jarablus, se dirigeant sur Azaz pour atteindre Afrin.

 

10. Plan de démantèlement du Kurdistan.jpg

Plan de démantèlement du Kurdistan

 

Ankara s’est engagé à pourchasser ISIS le long de la frontière syrienne avec la Turquie et à empêcher les Kurdes de s’établir le long de cette frontière. La Russie a accepté l’incursion turque en territoire syrien à cause de l’hostilité déclarée des Kurdes envers le gouvernement de Damas, après que l’YPG ait attaqué et expulsé l’armée syrienne du centre-ville d’al-Hasakah vers les faubourgs, avec le soutien de l’aviation US, indication claire de l’intention d’entreprendre la partition de la Syrie. La Russie prend ainsi position contre un état kurde sous férule US dans la nouvelle base méditerranéenne du Kremlin : la Syrie. Les Kurdes, qui ont joui du soutien de Damas pendant ces cinq ans de guerre, croient que la rébellion n’a pas éclaté en vain, qu’elle faisait partie d’un plan pour démanteler la Syrie.

La Russie comprend que les USA répugnent à exercer une influence sur leurs alliés au Moyen Orient pour qu’ils donnent ordre à leurs « délégués » en Syrie de se tenir à l’écart du groupe (ex) al-Nosra (al-Qaïda à Sham, nouvellement ré-étiqueté Jabhat Fateh al-Sham). La Turquie a fait savoir qu’elle était d’accord pour collaborer et ordonner à beaucoup de groupes rebelles qu’elle influence directement de rejeter l’unification, d’éviter la fusion proposée par al-Nosra et de prendre leurs distances d’avec les djihadistes, principalement dans la ville d’Alep au nord. Ces groupes reçoivent leur équipement logistique, financier, militaire, médical, leurs traitements médicaux et hospitalisations, l’accès au territoire et les renseignements secrets dont ils ont besoin de leurs sponsors au Moyen-Orient : le tout et toujours via la Turquie.

En fait, beaucoup de ces groupes rebelles ont répondu à l’injonction d’Ankara d’attaquer ISIS et les territoires contrôlés par les Kurdes dans le nord de la Syrie, et ils se sont retirés des environs d’Alep pour rejoindre l’armée turque. D’autres ont exprimé la conviction que « continuer à se battre dans Alep est un objectif inutile ». Des groupes comme ceux de Nureddine Zinki, Faylaq al-Sham, Firqat Halza, Sultan Mourad et Istaqem kama Umert ont tous quitté le front d’Alep et rejeté l’union avec (ex)-al-Nosra ainsi qu’avec un des groupes islamistes les plus importants du nord, Ahrar al-Sham dont la direction est divisée sur ce point particulier. Ces groupes ont fini par recracher la promesse qu’ils avaient faite à (ex) al-Nosra de former ensemble un seul groupe si al-Nosra rompait ses liens avec Qaidat al-Jihad à Khorasan, ce qu’al-Nosra a fini par faire, mais sans obtenir l’union promise et la fusion désirée.

 

11. Inconnu.jpeg

Binali Yildirim, Premier ministre de Turquie

 

De plus, la Turquie a montré sa capacité à changer la politique qu'elle poursuit de longue date à l’égard de Damas. Le Premier ministre, Binali Yildirim, a déclaré : « le président Bachar al-Assad peut être un partenaire dans cette phase de transition ». Le désaccord tactique sur l’avenir d’Assad à la tête de son pays reste une question en suspens, donc non résolue, dont la Russie estime que la solution revient de droit au peuple syrien.

La Turquie est d’accord pour éviter tout contact ou affrontement avec l’armée syrienne, en soutien des rebelles et des djihadistes, principalement autour d’Alep. Ceci laisse (l’ex) al-Nosra pratiquement seul, avec quelques groupes mineurs, autour d’Alep, de Ramouseh et des académies, offrant ainsi une cible parfaite aux forces aériennes russes et US, si ces dernières veulent agir de concert, puisque les djihadistes sont isolés sur ce front.

La Turquie a réussi à obtenir la bénédiction de Washington sur l’engagement de ses forces en Syrie, après cinq ans d’atermoiements et de refus sur la « no-fly zone » si désirée. Erdogan, tenant ferme le manche du rasoir, faisait chanter les États-Unis, inquiets de voir le président turc tomber dans les bras de la Russie, ce qui eût représenté une menace pour l’OTAN. Les USA avaient intérêt à le contenter, de sorte que l’attention soit détournée du rôle qu’il affirme que les USA ont joué et ne sont pas loin d’avoir orchestré dans le putsch de juillet dernier.

Moscou a informé Damas du plan turc, quoi qu’en disent les démentis et les protestations que son ministre des Affaires étrangères a exprimées pour la façade contre l’intervention des forces turques sur son territoire. La Turquie faisait officiellement usage de son droit de « poursuivre les Kurdes du PKK, selon l’accord d’Adana de 1999 signé avec Damas ». En outre, la Turquie chassait ISIS du nord de la Syrie, région où ni Damas ni aucun de ses proches alliés sur le terrain ne souhaitaient s’engager dans un avenir prévisible. La Russie a bien conscience que ni l’armée syrienne ni les « délégués » de l’Iran (Afghanistan, Pakistan, Irak) ni le Hezbollah n’ont l’intention de pousser leurs forces vers Jarablus, al-Bab ou même Raqqah, camp retranché d’ISIS.

La Russie a fait savoir clairement à la Turquie qu’elle ne tolérerait aucune violation de l’accord et aucune escarmouche avec l’armée syrienne, en traçant soigneusement les limites à ne pas dépasser, et elle a promis que sa force aérienne n’hésiterait pas à frapper l’armée turque ou ses « faisant fonction » en cas d’infraction de ce genre.

La Russie a conseillé à la Syrie d’éviter toute objection officielle et tout dépôt de plainte devant le Conseil de Sécurité des Nations Unies, quant à la présence de troupes turques sur son territoire. La Turquie protège des intérêts nationaux, empêche une partition de la Syrie, un possible soulèvement kurde à l’intérieur et un état Rojava à sa frontière, tout en empêchant une future implantation permanente de l’armée US en Syrie.

Moscou a dit à Damas « la Turquie est partante pour rogner les ongles des pieds aux Kurdes, qui s’imaginent que les USA disposent d’une baguette magique capable de leur offrir un état en Syrie sans que personne soulève la moindre objection. L’YPG n’a aucune expérience préalable des armées américaines et de leur capacité à abandonner leurs protégés. L’YPG ne sait pas qu’elles l’abandonneront quand leurs intérêts en Turquie prévaudront, quoique les Kurdes aient laissé des centaines des leurs sur le champ de bataille dans la lutte contre ISIS ».

Il est clair qu’aucun cessez-le-feu n’est possible en Syrie sans l’intervention directe des pays impliqués depuis cinq ans dans la guerre, sans qu’ils s’accordent pour imposer une solution générale et sans que toutes les forces soient réunies contre les djihadistes et tout ce qui fait obstacle à la paix, ISIS compris. La Turquie n’a réussi à obtenir aucun succès significatif sur le champ de bataille, par l’intermédiaire de ses « délégués », si ce n’est pour prendre le contrôle d’Idlib. C’est pourquoi la présence sur le terrain de l’« authentique » (la Turquie) équivaut au limogeage de l’« agent » (la pseudo-opposition syrienne connue sous le nom de « rebelles modérés »), et pourquoi tout succès stratégique significatif contre ISIS ou l’ASL ne peut être obtenu qu’avec l’aide de l’armée turque. Aujourd’hui, dans l'arène syrienne, Ankara ne peut plus se cacher derrière ses groupes d’intérims, puisque les principaux protagonistes ont été démasqués et que leur vrai rôle est connu de tous.

Pour ce qui est des Kurdes, qui représentent quelque chose en Syrie, il faut qu’ils obtiennent un statut proportionné, sans devenir un outil qui serve à dépecer le pays. Comme la situation en Syrie change continuellement, tout pépin qui surviendrait dans l’accord russe poussera les deux superpuissances directement impliquées – les USA et la Russie – a apporter aux Kurdes le soutien nécessaire pour qu’ils entraînent la Turquie dans le bourbier syrien et pour que les complexités du conflit syrien en reviennent à leur point de départ.

 

12. dead-marionettes.jpeg

Qu’en est-il d’ISIS ?

 

Article lié à : Pour Assad, vaincre Al-Qaïda et ses alliés plutôt qu’ISIS est une priorité absolue : ISIS est une marionnette.

 

Cela ne fait aucun doute : le retrait d’ISIS du nord de la Syrie, laissant le champ libre à la Turquie et à ses « délégués », libérera un grand nombre de combattants qui pourront être investis contre l’Armée Syrienne à d’autres endroits comme Kuweires ou le long du désert de Syrie. Mais ces attaques sont attendues. ISIS n’a pas d’autres cibles pour l’instant, occupé qu’il est à rétrécir partout, en Syrie et en Irak. À la fin du compte, la question sera : Qui va en finir avec le camp retranché d’ISIS à Raqqah, avant que ses militants se dispersent ?

Quelqu’un, chez ceux qui prennent les décisions, m’a dit : « Damas et ses alliés n’ont pas l’intention de sacrifier un seul homme pour reprendre le contrôle de Raqqah ». Si les USA, avec tous leurs « proxies », les Kurdes et même la Turquie veulent aller frapper à la porte de Raqqah, ils sont les très bienvenus. Alep, la Syrie centrale et le nord sont beaucoup plus importants. Donc, pas question d'envoyer des soldats s’épuiser contre ISIS, qui n’a plus que ce baroud d’honneur à espérer avant d’être balayé.

On peut donc s’attendre à ce qu’ISIS reste encore un peu là, jusqu’à ce qu’on sache mieux qui s’asseoira sur le trône à Washington. Ce qui devrait retarder la décision quant au sort du territoire encore aux mains du groupe terroriste, jusqu’après février-mars 2017.

 

13. Isis-was-made-in-usa.JPG

 

0. Nouveau Image bitmap.JPG

Source : https://syrianfreepress.wordpress.com/2016/08/31/putin-er...

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 2. These are Dangerous Times.GIF

 

Bruno Guigue, sur Comité Valmy, cafte les merdias français. Bravo. Triple ban pour Bruno Guigue.

Les meilleures perles
des charlatans de la révolution syrienne
Bruno Guigue - Comité Valmy 5 septembre 2016

14. assad_tueur_syrie.jpg

Chochotte, des calembours à c’t’heure ! Bien sûr, Libéra-chions (chacun son tour) est la propriété de MM. de Rothschild, qui n’achètent pas des torchons pour ne pas s’en servir. Ce n’est point parce qu’on a des sous qu’il faut les jeter par les fenêtres.

 

Fiction forgée de toutes pièces, la « révolution syrienne » devait fournir un alibi démocratique au « regime change » planifié de longue date par l’administration US. Comme l’écrit Hillary Clinton dans son fameux email, « la meilleure manière d’aider Israël à gérer la capacité nucléaire grandissante de l’Iran est d’aider le peuple syrien à renverser le régime de Bachar el-Assad ». Mais pour garantir le succès de cette opération, deux conditions étaient requises. La première, c’est la manipulation des desperados du djihad global, auxiliaires zélés et toujours prêts à l’emploi de l’impérialisme occidental. La seconde, c’est le déferlement d’une propagande destinée à persuader l’opinion mondiale que Bachar Al-Assad est un monstre sanguinaire.

La France s’étant rangée derrière les USA dans cette entreprise de déstabilisation d’un État souverain, une meute de charlatans, depuis 2011, y abreuve de ses affabulations les plateaux télévisés et les colonnes des journaux. Avec le concours de ces plumitifs, un déluge de mensonges s’est abattu sans répit sur la Syrie, ajoutant à la cruauté de cette guerre par procuration l’effet délétère d’une manipulation à grande échelle. Voici une première esquisse, non exhaustive, du florilège de ces impostures. Des experts douteux, des intellectuels vendus et des journalistes serviles y ont excellé depuis cinq ans. Ce sont les meilleures perles des charlatans de la révolution syrienne.

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7542

Retrouvez aussi, régulièrement, Bruno Guigue sur A.S.I. (Arrêt sur Info).

 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

Kyrgyzstan

Cérémonie d’ouverture des Jeux nomades mondiaux 2016

Invité d’honneur : Steven Seagal

(7e dan d’Aïkido et serbe depuis cette année)

 

 

Allez, ne soyons pas chiens. Pas de sectarisme anti-musique !

 


 

2. These are Dangerous Times.GIF

 

Et au diable l’avarice !

 

Il aurait cent ans

 

 

 

15. chat.gif

 

 

15. chat.gif

 

 

Mis en ligne le 5 septembre 2016

 

 

 

 

 

22:49 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |