09/02/2017

ESPRIT DE L'ESCALIER - II - Un roman allemand

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Esprit de l’escalier…

II.

Un roman allemand

 

 

« La situation en général, cette chienlit qui se nomme le présent… »

Günther Grass, Toute une histoire

 

En hommage à Manuel de Diéguez (suite)

 

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En 1995, au moment où le Mercure sortait, à Paris, Le testament français, premier roman d’Andreï Makine, qui allait lui valoir les prix Goncourt et Médicis et un jour le conduire à l’Académie, les éditions Steidl Verlag publiaient, à Göttingen, le 11e roman de Günther Grass, Ein weites Feld (en français, Toute une histoire) qui vaudrait à son auteur « un extraordinaire déchaînement de critiques haineuses ». Comme lorsque, par exemple, le critique-vedette Marcel Reich-Ranicki (sorte de Bernard Pivot d’Outre-Rhin) s’est fait photographier en train de déchirer ce livre avec hargne et a permis que la photo paraisse en couverture du Spiegel (août 1997). Il est des lynchages qui ont valeur de distinction plus honorable qu’un prix Nobel. Il est même des auteurs auxquels il est donné de comparer les deux.

En cette année 1995, où la patrie d’origine d’Andreï Makine, exsangue, achevait d’être mise en coupe réglée par « Eltsine et sa clique », celle de Günther Grass subissait le même sort aux mains de l’Allemagne de l’Ouest et du camp occidental. Mais ce ne sont pas là les seuls points communs entre les deux livres.

Si celui de Makine raconte l’histoire et l’ascendance française fantasmée d’un jeune Sibérien, celui de Grass raconte l’histoire et l’ascendance française fantasmée d’un jeune Prussien devenu vieux, qui assiste, le jour de ses 70 ans, à la chute du mur de Berlin et au dépeçage de sa patrie, feue la République des Ouvriers et des Paysans. En revanche, si la grand’mère française du héros de Makine n’est pas sa vraie grand’mère, le héros de Grass a, sans le savoir, une petite-fille française bien réelle quoiqu’illégitime. Mais n’anticipons pas.

Enfin, dans Requiem pour l’Est de Makine et dans Toute une histoire, deux jeunes femmes accouchent, en 1945, dans des conditions effroyables, des œuvres de deux soldats allemands. Mais leur descendance connaîtra de bien différentes destinées. L’une sera dostoïevskienne, l’autre… toujours en cours, réussira une percée dans le futur.

Le travail de très grand artiste de Günther Grass a été de sertir ce tournant majeur de l’histoire d’Europe dans une continuité de deux siècles, en prenant pour double pivot deux écrivains allemands, nés jour pour jour à cent ans de distance (31 décembre 1819 pour l’un ; 31 décembre 1919 pour l’autre) et en suivant le cours – historiquement répétitif – de leurs existences particulières et des événements auxquels ils se sont trouvés mêlés.

L’un de ces deux hommes est le très réel Theodor Fontane, écrivain emblématique du XIXe siècle allemand, dont seul notre nombrilisme a fait qu’il soit resté inconnu du grand public francophone, mais dont le roman le plus célèbre fut comparé en son temps à Madame Bovary et méritait de l’être. Un pilier, donc, de la culture germanique.

L’autre, son double, qui s’appelle aussi Theodor, est un écrivain fictif, création pure de Günther Grass, dans lequel on peut se permettre de voir aussi, plus ou moins, l’auteur lui-même.

Sachons seulement que le personnage contemporain ne fait pas que porter le même prénom et qu’être né à cent ans juste de son illustre prédécesseur, mais qu’il lui voue un véritable culte, connaît son œuvre par cœur à la virgule près et finit par s’identifier à lui jusque dans les détails de sa vie personnelle. [Quand on a eu sous les yeux la quasi osmose Blavier-Queneau, on sait que ces choses-là se produisent dans la réalité et qu’elles sont rarement sans conséquences.]

Sur ce clavier, à la fois tempéré et colossal (mot cher à son principal personnage), Grass pratique l’art de la fugue en virtuose.

Qui n’a pas, étant enfant, zieuté avec ravissement, dans un tube en carton appelé kaléidoscope, les images, nées du moindre mouvement, de ces merveilleux petits losanges colorés, multipliés à l’infini par de mystérieux miroirs ?

Je ne suis hélas pas de taille à rendre compte de la forme de ce roman extraordinaire, mais Juan Goytisolo lui a, en orfèvre, consacré une quinzaine de pages (47-62) de ses Cervantiades, que le lecteur curieux trouvera ICI. Pendant que j’y suis, je citerai aussi le bel Avant-Propos de Marie-Hélène Quéval et l’étude de Marie-Sophie Benoît : Réécriture et déconstruction. Entre autres.

Côté « grande presse hexagonale », M. Angelo Rinaldi, pour ne citer que lui, s’est joint à la meute des lyncheurs d’Outre-Rhin et l’a fait avec les armes du parisianisme ordinaire, se contentant de quelques gloussements dédaigneux sur l’inimportance de Fontane, affirmant comme une évidence que le livre de Grass ne valait rien et l’achevant d’un désinvolte « ah, la la, quel ennui ! ». Au service de L’Express, il ne pouvait pas faire moins, et l’essentiel n’était-il pas de dissuader les curieux d’y aller voir ? Mission accomplished. Comme cette haute critique traîne toujours, depuis 1997, sur le net, la voilà.

 

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Cervantès ! Le grand mot est lâché, et pas seulement parce que Grass, qui dessinait lui-même les couvertures de ses livres a illustré celle-ci de son couple de personnages inséparables : un grand homme maigre et droit à moustache et un petit être tout rond qui le suit comme son ombre. Il y a une raison profonde au rapprochement que fait Goytisolo entre l’œuvre de Grass et celle de Cervantès, bien que les Don Quichotte et Sancho modernes soient très différents de leurs prédécesseurs espagnols : ils vivent, eux aussi, une transformation terrible de leur patrie, la fin inéluctable du monde qui leur est connu et l’avènement inimaginabble d’un autre. Sans compter que les deux auteurs sont l’un et l’autre des soldats rescapés d’une guerre mémorable.

 

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L’histoire et les personnages

Le Theodor d’aujourd’hui s’appelle Wuttke, et sa marotte l’a fait surnommer Fonty.  Il a fait la guerre dans la Luftwaffe, mais seulement comme journaliste correspondant de guerre, pour devenir, après les hostilités,  en RDA, instituteur, puis conférencier littéraire et enfin appariteur-coltineur de dossiers dans les ministères. Mais il est aussi, ne l’oublions pas, la réincarnation de Theodor Fontane.

Tantôt Hoftaller, tantôt Tallhover, son « vieux compagnon », qui l’espionne sans désemparer, est sans âge et aussi vieux que la police politique. Il traquait déjà le jeune Marx et a connu la révolution de 1848, l’unification de 1871, la république de Weimar, le IIIe Reich, la défaite… Imaginé par Metternich et mis en littérature par Schädlich, il a travaillé pour Bismarck, pour la Gestapo, pour la Stasi, aujourd’hui pour l’Ouest – CIA ? MI6 ? SDECE ? allez savoir –  « Votre Seigneurie espionnante… Votre Mouchardante Altesse… », éternel Restif de tous les Sartine, que Fonty appelle aussi « mon ombre-diurne-et-nocturne ».

Ce très vieux couple de l’intellectuel progressiste et de son espion permet à Grass de déployer sa vision stéréoscopique de l’histoire, vision qui fait en même temps, de l’Allemagne et de la France, un animal à deux têtes (ou une bête à deux dos c’est selon), non seulement parce qu’elles sont géographiquement accolées, mais pour toutes sortes d’autres raisons dont un certain nombre de guerres et quantité de mouvements de populations, tantôt dans un sens tantôt dans l’autre : invasions, exodes, immigrations économiques et autres, le va et vient remonte aussi loin que la présence humaine en Europe et n’a jamais cessé. D’ailleurs, la France n’est-elle pas franque, donc germanique, au moins depuis Clovis ?

J’ai dit que Wuttke-Fonty se fantasme une ascendance française. C’est que celle de Fontane l’était vraiment : cet auteur qui incarne tellement l’Allemagne descendait d’un Fontaine du Languedoc, chassé de son pays lorsque Louis XIV avait révoqué l’édit de tolérance religieuse de son grand-père Henri IV, et devenu sujet du roi de Prusse en vertu de l’édit de tolérance du joueur de flûte de Sanssouci.

Au moment où déferlent quelques Moyen-Orientaux (1 million en 2015) sur une Europe de 743 millions d’âmes qui fait des manières, Günther Grass rappelle sans en faire un plat qu’au temps du Grand Frédéric Berlin comptait, abstraction faite des juifs et des Polonais, pour dix mille Allemands, cinq mille Français. D’où le nombre d’officiers prussiens de la guerre de 70 qui portaient des noms hexagonaux, d’où Lothar de Maizière, dernier ministre-président de la RDA, qui fut chargé de négocier l’annexion de son pays par la RFA.

 

« On l’épargne encore pour l’instant, parce que le Chancelier va avoir besoin de lui pour des signatures. » (p.189)

 

D’où l’actuel ministre de l’Intérieur de l’Allemagne merkelienne, Thomas de Maizière, cousin de l’autre.

Voyez les hasards de la guerre : Wuttke-Fonty, caporal sous Goering et « correspondant de guerre » plus ou moins chargé, par chantage de son ombre, d’espionner les troupes d’occupation en France, noue une idylle avec une jeune Française, fille d’un cafetier de Lyon, dont le frère est dans la Résistance. Parce que cela lui permet de semer à tous vents le verbe de son idole, il se laisse persuader de collaborer aux tentatives de démoralisation des troupes dont il fait partie en lisant quelques-unes de ses pages préférées au micro de leur radio clandestine. Ses interventions sont enregistrées lors de promenades en barque sur le Rhône ou autour de l’Île Barbe, pour éviter les oreilles qui traînent (il y a aussi beaucoup de promenades en barque dans Fontane), précautions qui n’empêchent cependant pas que tout le noyau de résistants se fasse arrêter, torturer et tuer, non par les Allemands déjà en pleine déroute mais par la milice.

Replié avec le reste des troupes, Fonty ignorera toujours que sa Madeleine est enceinte, qu’elle sera tondue à la Libération, peut-être par ceux qui avaient tué son frère, promenée par les rues affublée d’une pancarte « pute à boches », et qu’elle se réfugiera, rompant avec tout et tous, dans une masure en ruines des Cévennes, où elle mettra une petite fille au monde avec la seule aide d’une vieille cueilleuse de champignons, et où elle vivra jusqu’à sa mort dans le souvenir de son amoureux et de son culte de Fontane. Masure où viendra un jour pourtant la rejoindre sa petite-fille, Nathalie, qui voudra porter son nom à elle - Madeleine -, apprendra l’allemand, étudiera l’œuvre de Fontane, en fera le sujet de sa thèse de doctorat, et ira jusqu’à profiter du procès Barbie pour faire attribuer à « son grand-papa » une légion d’honneur (pour faits de résistance) qu’on n’ira pas jusqu’à lui remettre officiellement – elle devra s’en charger en privé – et qu’elle lui épinglera, à leur première rencontre, au cours d’une promenade en barque autour de l’île Rousseau. Ah, les promenades en barque chez Grass et chez Fontane ! Mais voilà que j’anticipe encore…

Non seulement Fonty ne se doutera de rien mais il n’essayera pas non plus de s’inquiéter de sa belle. Il faut dire que, rentré dans un Berlin dévasté, après des mois passés dans un camp de prisonniers, il y trouvera son premier fils, mis au monde peu avant sa première fille par une fiancée qui l’attendait et qu’il épouse d’autant plus volontiers qu’elle porte le même prénom que la femme de Fontane et qu’elle vit dans l’appartement d’une sienne tante, miraculeusement resté debout. Ils auront d’autres garçons et une fille. Les garçons, en vacances à l’Ouest au moment de l’érection du mur, choisiront d’y rester et deviendront de parfaits étrangers pour leur père. Pire : des étrangers hostiles. Seule la fille lui restera, qu’il identifiera, bien sûr, à celle de Fontane.

Mais Fonty nourrit encore d’autres fantasmes : parce que le vrai Fontane a vécu une partie de sa vie en Angleterre et s’est un peu voulu le Walter Scott allemand, il ne fait pas que se rêver à Londres ou sur les bords de lochs écossais, il essaie vraiment d’y aller, tentative d’évasion à laquelle son « ombre diurne et nocturne » a tôt fait de mettre un terme et qui n’est pas sans rappeler celle, avortée aussi, du jeune Frédéric II.

Mais les parcours parallèles de Théo Wuttke et de Theodor Fontane ne sont que le moyen par lequel Günther Grass a produit son Nième chef d’œuvre. Ce qu’est en réalité Toute une histoire, c’est LE grand livre qui témoigne pour les siècles futurs de ce que furent la chute du mur de Berlin et la réunification subséquente de l’Allemagne. Il témoigne aussi de l’aversion extrême de l’auteur pour une réunification qui ne fut en réalité qu’une brutale annexion ressemblant bien fort à une colonisation intérieure. La violence du lynchage des « puissances conformes » fut à la mesure de la violence de son rejet.

 

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Treuhand et Paternoster

Le roman de la « réunification » de l’Allemagne est une tragédie en prose. Comme toute tragédie, elle a son chœur grec, à savoir, les narrateurs anonymes …

 

« Nous autres qui, aux Archives, sommes les survivants parmi les esclaves voués aux notes en bas de page. »

 

… qui tiennent un discours tantôt collectif tantôt individuel – au masculin ou au féminin –, annoncent l’action, la racontent ou la commentent, tandis que Wuttke-Fonty, qui a été repêché par les nouveaux maîtres (la Treuhand, société fiduciaire chargée de liquider c’est-à-dire de privatiser pour des clopinettes les biens publics de la RDA), monte et descend les dossiers à détruire ou récupérer, à bord du Paternoster.

 

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Autre invention géniale de Grass, cet ascenseur à la fois vertical et circulaire – monte-charge des Archives secrètes – qui tient ici le rôle de la roue de la fortune chère aux artistes du Moyen Âge et de la Renaissance, où Fonty et « Nous des Archives » voient tour à tour monter et descendre les bottes cirées à s’y mirer du Reichsmarschall Hermann Goering, Walter Ulbricht et sa barbichette, et enfin, après une kyrielle d’apparatchiks, le costume trois-pièces made in London du patron occidental de la Treuhand, tous apparaissant et disparaissant par petits bouts, au fur et à mesure que s’élève ou que redescend le Paternoster.

Soit dit en passant…

 

« … cela [la Treuhand] faisait revenir en grâce un mot qui avait déjà revêtu autrefois une considérable importance – pendant toute la durée du IIIe Reich, qui partout avait mis les biens et la fortune des Juifs d’Allemagne sous Treuhand, sous administration fiduciaire. »

 

Raccourci saisissant, dit Goytisolo, qui ajoute : « En même temps, il se voyait lui-même atteindre sa cabine ascendante à différentes époques. Il comprenait la mécanique du changement sous la forme d’un ascenseur inlassable toujours prêt à offrir ses services. Tant de grandeur. Tant de descentes. Tant de fins et de commencements. »

Ce « désenchantement lucide » pousse Fonty à exprimer une vue des choses qui semble de plus en plus être celle de son auteur :

 

« Sept mille privatisations programmées et deux millions et demi de postes de travail menacés […]  Ne peut-on pas comparer ce qui se passe aujourd’hui à la terreur, à la guillotine et au vertueux Comité de salut public ? Des millions de travailleurs et d’employés sont soumis à un processus de décapitation en vertu de quoi on ne coupe plus leur tête aux individus, mais leurs ressources, en supprimant leur poste de travail sans lequel ils sont sans tête, du moins dans ce pays. »

 

On lui pardonnera cette phrase et ce Comité de salut public guillotinant les pauvres comme un vulgaire sommet de Davos, tant il est vrai que nul n’est absolument indemne d’idées reçues, puisque même Kropotkine…

 

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Pourquoi la mariée pleura

Un des moments forts du livre, qui en compte beaucoup, est le mariage de Martha, la fille de Fonty, que son père appelle « Mete », dans le quartier berlinois de Prenzlauer Berg, peu de temps après l’union monétaire, où toute la parenté de l’Est et de l’Ouest est rassemblée. C’est un chapitre d’anthologie.

Cette jeune femme de 38 ans, enseignante à poigne, ex-membre du Parti, a fini par se trouver un mari quand personne n’y  croyait plus. Le marié est un homme d’affaires dans la cinquantaine, grand repreneur et promoteur immobilier sous le soleil capitaliste.

Les fils éloignés n’ont pas trouvé d’excuse pour s’abstenir (plus de mur !). Friedel, qui a participé au mouvement estudiantin de 1968, brandi le petit livre rouge de Mao et distribué des posters de Che Guevara avant de se faire une situation comme chef d’une maison d’éditions théologiques, fustige avec énergie « ces criminels » de l’Est qui ont « foutu la jeunesse en l’air », et la responsabilité que portent  (suivez mon regard)  les écrivains et les intellectuels de la RDA qui ont servi « l’État (stalinien !) de non-droit ». Il s’avèrera par la suite que la seule préoccupation de Friedel, comme il est de règle chez les prédateurs de l’Ouest, est de faire du fric, dans son cas, d’imposer la revendication de sa maison d’édition à la propriété du terrain de l’ancienne maison mère de Magdebourg, c’est-à-dire de renouer avec l’état des choses au temps du IIIe Reich.

La noce est réunie dans un restaurant appelé Les Salons  Offenbach, où les murs sont ornés de photos dédicacées de chanteurs connus (d’Allemagne de l’Est) et où les plats portent des noms d’opérettes célèbres  (magrets de canard « Belle Hélène »,  filets « Barbe-Bleue », glaces « Vie parisienne », etc.)

Martha-Mete, quoiqu’élevée dans le matérialisme historique, a exigé de se marier à l’église après s’être convertie au catholicisme, ce dont seuls son père et sa mère ne se sont pas formalisés.

Et voilà que le père Bruno Matull, qui l’a préparée à sa conversion et vient de bénir son mariage, se lève et se lance dans ce qu’il faut bien appeler une confession publique d’un genre qu’on n’a plus vu depuis les débuts du christianisme. Il est malheureux et bourrelé de scrupules, car il n’est même plus sûr de sa propre foi et se demande s’il avait bien le droit d’embarquer une femme sans méfiance sur un terrain qui se dérobe de plus en plus sous ses propres pieds. Il est parti pour des heures et ses voisins de table qui, il faut bien le dire, n’en ont vraiment rien à cirer, forcent physiquement le rabat-joie à s’arrêter : « Maintenant, asseyez-vous monsieur le curé ! » Oui, oui, bien sûr, on a compris, tiens, buvez donc un coup.

Mais voilà que la mariée fond en larmes. Ce n’est pourtant pas son genre. Et, non, elle n’est pas triste, non, elle ne sanglote pas. Ses larmes coulent juste, silencieusement, comme une rivière en dégel, et elle dit :

 

« Écoutez, vous tous, et toi aussi Friedel. Et ne vous faites surtout pas de souci, je pleure de bonheur. C’est ça que je voulais entendre, et pas un pieux ronron. Ah, comme je suis heureuse que ce soit sorti, au lieu de formules toutes faites. Je vous remercie, père Matull. Je me doutais bien d’avance, en principe, que ça ne se passerait pas tout seul, de sortir du Parti pour entrer dans l’Église. J’ai été assez longtemps convaincue dur comme fer pour ne pas me faire d’illusion là-dessus. Heinz-Martin le sait, que je croyais que notre république était la meilleure des deux. Même nos objectifs révolutionnaires, j’y ai cru assez longtemps… Plate-forme idéologique, discipline… Esprit de parti, évidemment nécessaire… Tu peux me croire, Friedel, il n’était pas question de douter. C’est pour ça que j’ai dit dès le début à Heinz-Martin, dès que c’est devenu sérieux entre nous, quand nous nous sommes revus en Bulgarie, ou ailleurs à l’hôtel : si effectivement je me convertis, ce ne sera pas parce que ta famille y tient absolument, ce sera uniquement parce qu’il faut que j’apprenne enfin à douter de façon positive. Car l’autre truc, hein, cette fichue foi jusqu’au boutiste qui nous a foutus en l’air, jusqu’au moment où notre république n’a plus rien été qu’une garderie, je la connais. Cette sorte de foi, on me l’a inculquée, je la connais par cœur, inutile d’en rajouter. Exactement ! Je la sais comme la table de multiplication que j’apprenais aux gosses année après année. Mais en matière de doute, j’ai besoin de leçons particulières, en principe ; j’ai beaucoup à rattraper, encore aujourd’hui. Et c’est peut-être pour ça que je suis si heureuse maintenant. Car jamais je n’avais entendu dire les choses aussi clairement que monsieur le curé tout à l’heure, même pas quand il m’apprenait le catéchisme. “Dieu n’existe que dans le doute !” Je vous le dis, tous : si nous avions permis à temps quelque chose comme ça à notre socialisme, hein, une bonne dose de doute, eh bien peut-être qu’il en serait tout de même sorti quelque chose. Tu ne penses pas, Friedel ? Toi qui d’habitude es si friand de vérité. Tu ne penses pas, Papa ? Il a bien dit cela, monsieur le curé. Tous tes pasteurs, Niemeyer, le pasteur Petersen et le surintendant Schwarzkoppen, ou encore le pasteur Lorenzen, prétendu socialiste [personnages de Fontane, nda], ils n’auraient pas fait mieux, ils n’auraient su mieux dire. Exactement ! Même Schleppergrell, dans Irréparable encore, et pourtant c’est quelqu’un ! Non ? » (pp. 249-251)

[Évidemment le père Matull n’a pas dû lui parler des dogmes… du « Fils vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père », du « Saint-Esprit consubstantiel aussi », de « Marie Mère de Dieu », de la « Transsubstantiation », de l’« Immaculée Conception de Marie », de son « Assomption » et de l’« Infaillibilité des papes », (je dois en oublier…).]

 

Il y a là trois pages sur le doute, qui font passer Günter Grass du statut de romancier à celui de philosophe, dans un pays qui en est pourtant déjà riche.

Avant lui, Friedrich Nietsche n’avait-il pas dit : « L’ennemi de la vérité, ce n’est pas le mensonge, ce sont les convictions » ?

 

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Bouvard et Pécuchet ?

Grass affirme avoir voulu donner, avec ce livre, une relecture de Bouvard et Pécuchet. Mais on se tromperait je crois très fort en prenant Fonty et son ombre pour une réédition du célèbre duo. C’est bien plutôt dans les deux Allemagnes, ou plus justement encore dans l’Allemagne et la France qu’il faut voir la réincarnation parfaite des deux niquedouilles de Flaubert, elles qui se sont lancées, depuis deux siècles, dans une entreprise catastrophique après l’autre, sans se fatiguer jamais de recommencer à foncer dans les murs. Que ce soit la République fédérale s’engouffrant dans le libéralisme autoritaire à l’exemple de l’oligarchie US ou la République démocratique s’alignant comme un seul homme derrière le collectivisme à poigne du grand voisin soviétique, lequel d’ailleurs s’était lui-même planté en préférant les fantasmes de Babeuf à l’exemple de Robespierre, plus ingrat il est vrai quand on préfère les raccourcis… Mais les deux pays, intérieurement unis ou désunis comme la France du temps de guerre ou l’Allemagne du temps de « paix »…

 

« Mais les Allemands – dès que quoi que ce soit commence – se divisent toujours en deux parties » [Et les Français, alors !!!]

 

…n’ont rien fait depuis deux siècles que se prendre des gamelles pour aussitôt se lancer dans une « expérience scientifique » nouvelle. Ne comptons, pour ne pas remonter trop loin, que la coalition germanique contre la Première République, que les deux odyssées napoléoniennes, que l’écrasement sans vergogne de la Commune, que l’unification de 71 sous le signe du militarisme luthérien le plus robotique, que les colonisations en cascades de la IIIe République, que le Front Populaire préférant les congés payés à l’Espagne, que l’illusion du Reich millénaire, etc, etc, jusqu’aux actuelles fredaines otanesques conjointes !

C’est l’honneur de Grass d’avoir mis les pieds dans le plat en retournant deux siècles d’histoire officielle pour plaquer sans pitié leur vrai portrait sous les yeux de ses compatriotes. On comprend qu’ils lui en aient voulu et pas seulement les maîtres du jour !

Goytisolo a cent fois raison de dire que « Décliner son appartenance sur le mode du refus est une entreprise périlleuse et ingrate. Mais l’art ne peut surgir que du refus et de la révolte contre l’histoire officielle, ses institutions et ses mythes protecteurs. »

 

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Ah, la France…

Comme Andreï Makine et pas mal d’autres, Günter Grass a eu de la France une vision idyllique.

C’est que, tout comme l’Allemagne n’en finit pas d’être vouée aux Gémonies pour ses douze ans de nazisme, la France n’en finit pas d’être idéalisée pour ses cinq ans de révolution, qu’elle n’a pourtant eu de cesse, depuis deux cents ans, de renier de toutes les façons.

À l’exemple de Marat, qui couvrait de louanges les hommes publics, pour ne réclamer – opiniâtrement – leur tête que lorsqu’ils s’avéraient irrécupérables, il est peut-être bon que Makine et Grass fassent l’éloge d’une France qui n’existe plus, dans l’espoir insensé – mais qui sait ? – qu’elle se relèvera, comme le mendiant auquel Baudelaire préconisait de donner des coups de pieds pour qu’il ait enfin la dignité d’agresser les passants repus au lieu de les implorer.

 

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Moralité ?

On sait que, déjà dans Rencontre en Westphalie, Grass avait défendu – et fait reconnaître par les personnages concernés – deux points de vue qui semblent avoir été chez lui des convictions :

– Les intellectuels sont tous vendus de manière ou d’autre, sinon ils n’existeraient pas.

– Quoi qu’ils en disent et quoi qu’on en pense, ils ne pèsent jamais sur les événements de leur temps.

Il arrive, cependant, que certains d’entre eux engendrent des oeuvres d’art capables de traverser ces événements et quelquefois de leur survivre, voire de les transcender.

Quoi qu’il en soit, Grass récidive dans Toute une histoire. Ses deux héros, Fontane et Fonty, font eux aussi ces mêmes constatations, quoique non sans amertume.

On peut cependant dire qu’il n’a pas toujours pensé de même, sinon, que signifierait son long parcours politique en compagnie de Willy Brandt, et même, son soutien, encore, en 2003, à propos de la guerre d’Irak, à Gerhard Schröder, qu’il a vraiment cru opposé par principe à toute guerre allemande ? (« Bouleversés, impuissants mais pleins de colère nous sommes témoins du déclin moral de la seule puissance mondiale dominante, conscients que la folie organisée aura une conséquence certaine : l’encouragement de la croissance du terrorisme, d’une nouvelle violence et contre-violence ».  Pas mal vu, il y a quatorze ans.)

 

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Faut-il y voir l’influence de Fontane ?

On sait que Fontane, qui était, je l’ai dit, un peu monté sur les barricades de 1848, comme Baudelaire le ferait en France sur celles de 1871, s’était presque aussitôt renié en entrant au service de la presse conservatrice (« Aujourd’hui, je me suis vendu à la réaction pour trente deniers mensuels […] Il est décidément impossible de s’en tirer en restant honnête. »). Et Grass lui-même n’a-t-il pas accepté son prix Nobel ?

Mais il y a plus gros à parier que ces constatations désenchantées n’ont pour origine que le retour d’une partie au moins de l’Allemagne à ses vieux démons, quelles qu’aient pu être les expériences passées et les efforts, justement, des intellectuels, dont il fut avec Arno Schmidt, Heinrich Böll, Anna Seghers, Uwe Johnson et Christa Wolf.

 

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Theodor Fontane

 

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Il n’est pas sans intérêt de savoir que Toute une histoire est dédié par Günter Grass à son épouse Ute, « qui a une passion pour F. » et que par ailleurs :

 

« Pour ma part, tout au moins, qu’il me soit permis d’avouer qu’aucun écrivain du passé ou du présent n’éveille en moi ce ravissement immédiat et instinctif, cet amusement spontané, cet intérêt chaleureux, cette satisfaction que j’éprouve à chaque vers, à chaque ligne de ses lettres, à chaque bribe de ses dialogues. »

Thomas Mann, « Le vieux Fontane », in Dictionnaire des œuvres

 

Mais qui était au juste Fontane ?

Un descendant, on l'a vu, d’émigrés huguenots du Languedoc nommés Fontaine. Fils de pharmacien. Pharmacien lui-même à Neuruppin pendant 13 ans, mais sans goût pour la pharmacie. Décidé un beau jour à tout plaquer pour vivre de sa plume, chose plus facile à décider qu’à faire. D’abord poète, membre d’une association d’hommes de lettres appelée le Tunnel sur la Spree, attiré par les idées nouvelles et les mouvements sociaux jusqu’à l’épisode de 1848 (les Lumières et la Révolution française n’étaient pas loin), puis critique, surtout théatral – il occupera, pour le Vossische Zeitung, pendant des décennies, le fauteuil 23 du Théâtre Royal. Il se rendra surtout célèbre par ses Wanderungen durch die Mark Brandenburg (« Promenades dans la Marche de Brandebourg » 1862-1882) et n’entamera son œuvre romanesque qu’arrivé à l’âge de 60 ans.

« Romancier peu lu », dit Grass, et difficilement classable. Bien qu’elle soit morte avant sa naissance, mais sans doute parce que leurs romans se passent dans la bonne société et qu’il y est beaucoup question des relations entre hommes et femmes, on l’a comparé à Jane Austen. On ne peut pas rêver pire hérésie. Si Fontane romancier s’apparente à quelqu’un, c’est plutôt à Marcel Proust, dont toute l’œuvre se déroule également dans une société privilégiée, et qui, lui aussi, la dépasse, en plongeant si profondément dans le comportement humain qu’il en devient universel. Cependant, quand la muse de Fontane quitte l’aristocratie prussienne pour s’aventurer dans la bourgeoisie marchande (Frau Jenny Treibel), on pense à Balzac. Et enfin, ce n’est pas sans raison que son chef d’œuvre, Effi Briest, a été comparé à Madame Bovary. Tout cela est assez loin, on le voit de la spécialiste anglaise des jeunes filles à marier et co-fondatrice de la « Ligue anti-jacobine et contre les partageux » qui applaudit à la persécution et à la déportation des romanciers jacobins anglais, ses confrères, et à la destruction de leurs œuvres, car il n’y a pas qu’Hitler qui ait fait détruire des livres.

Enfin, le fait qu’il ait entamé son œuvre romanesque à soixante ans apparente Fontane – et pas seulement sous ce rapport – à John Cowper Powys, lequel en eût été – en a peut-être été – ravi. D’autant que Fontane nourrissait la plus vive admiration pour Walter Scott et qu’on lui doit un long poème sur l’histoire de l’Écosse : Archibald Douglas, dont pas moins de trois versions circulent sur le net, enregistrées par trois acteurs différents.

À bien y regarder, le fond de l’œuvre de Fontane romancier est la nature humaine aux prises avec la société, se débattant pour échapper à son oppression, seulement pour découvrir en fin de compte qu’il est impossible d’exister en dehors d’elle.

En Allemagne, il est « l’Immortel ».

Bien que ses personnages et, semble-t-il, lui-même, n’aient pas été exempts des travers antisémites chers à la Prusse pure et dure, on a découvert après sa mort qu’il avait entretenu, pendant des décennies, avec l’intellectuel juif Georg Friedlaender, une abondante correspondance, dans laquelle il s’épanche à cœur ouvert et défend des opinions que le reste de son œuvre ne laissait pas soupçonner. Comme, par exemple, cette foi aveugle dans « le quatrième état » dont il ne doutait pas qu’il allait enfin, lui, changer les choses.

 

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Statue de Fontane à Neuruppin

 

Dans Toute une histoire, Grass brode une très belle variation sur ce thème, en faisant correspondre Wuttke-Fonty avec un certain Freundlich, juif né au Mexique de parents communistes réfugiés et devenu, après la guerre, dans la RDA berceau de sa famille, un juriste de réputation internationale qu’on venait consulter de l’étranger, et qui se voit en butte, du fait de la réunification, à de nouvelles brimades et humiliations, non plus en tant que juif cette fois, mais en tant que citoyen de la République des Ouvriers et des Paysans, car il faut que tout ce qui ait été de l’Est soit décrété nul. Expérience et titres, désormais, ne servent plus à rien : il lui faut repasser des examens comme s’il était encore un jeune blanc-bec étudiant, subir des interrogatoires, passer des tests qui seront négatifs il le sait :

 

« Évalués pour être dévalués ! Il s’agit qu’il n’y ait plus de traces, que tout n’ait servi à rien ! Tout n’est plus bon que pour la ferraille, comme si on n’avait rien enseigné ni rien vécu. Comme ces petites miettes qui restent sur le papier quand on a passé la gomme ! » (p. 293)

 

Il a deux filles, jeunes, belles et brillantes, à qui tout le monde, y compris lui-même, conseille d’émigrer… au Canada par exemple. Mais c’est en Israël qu’elles veulent aller. Il sait que c’est une erreur, pire, une faute qui ne peut que finir très mal, mais il sait aussi que, quoi qu’il fasse, il ne les convaincra pas. Ce que sait la vieillesse ne sert pas à la jeunesse.

Il finira par se suicider. Fonty, en rentrant chez lui, trouvera sur la table de la cuisine un télégramme : « Quand la vie se tait, le désir aussi… », et il comprendra tout de suite.

 

 « Ce n’est pas que pour les juifs qu’il n’y a plus de place ici » mais il dit : « Hé bien, le monde est vaste ! »

[…] « La victoire sur le communisme a rendu  fou la capitalisme. C’est pourquoi je voulais instamment conseiller à Eckhard Freundlich, peu avant qu’il ne s’ordonne de quitter la vie, de prendre la tangente comme moi : “On ne peut plus rester en Allemagne”. » (pp. 549 et 561).

 

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La philosophie d’Emmi Wuttke

Un des plus beaux personnages de femmes de Grass, toutes œuvres confondues, est celui d’Emmi Wuttke, la femme de Fonty.

Des lecteurs superficiels ou pressés pourraient la prendre pour une grosse berlinoise plutôt accommodante mais sans grand caractère. À mon avis, ils auraient tort. Car ce qui caractérise Emmi Wuttke, c’est qu’elle est un être essentiellement bon, sans la moindre mièvrerie ni le plus léger sentimentalisme. Elle est bonne par nature et même sans le savoir, comme le sont par exemple, chez Fontane, le pharmacien Gieshüber et la servante Roswitha d’Effi Briest.

Emmi Wuttke se plaint tout le temps de choses variées et de maux divers, n’ignorant pas que ses plaintes n’intéressent personne mais sachant d’instinct qu’elles enveloppent les autres d’une chaleur dont ils ont besoin. Elle est sans malice et son intégrité désarme jusqu’aux calculs les plus retors du maître manipulateur Hoftaller. Ainsi, lorsqu’il veut faire chanter sa « cible » en le menaçant de révéler à l’épouse l’existence de la petite-fille de la main gauche née en France dont l’arrivée est imminente, il s’aperçoit qu’Emmi a tout deviné…

 

« En tout cas mon Wuttke sautillait dans la cuisine en criant : “J’aurais bien envie de faire une promenade en barque ! Tu n’as pas envie Emilie ?” […] Et comme il n’arrêtait pas d’en parler, j’ai fini par faire le rapprochement. Parce que dans les lettres qu’il m’envoyait de France par la poste aux armées, à la fin, il était aussi toujours question de promenades en barque, et comme c’était bien le canotage, et même un poème… Je me suis dit, tiens, tiens, c’est louche, il y a anguille sous roche. »

 

… selon elle, ce sont des choses qui arrivent dans les guerres – et non seulement elle a deviné, mais elle ne nourrit aucune jalousie rétrospective à l’égard de sa défunte rivale et Madeleine, l’étudiante française si différente de sa propre fille, devient dans l‘instant pour elle « notre Marlène ».

Femme peu intellectuelle, on ne peut pas dire qu’elle soit ou se croie philosophe, mais « prendre ce qui vient et faire pour le mieux » pourrait résumer son comportement tout le long de sa vie. Qui osera dire que ce n’est pas une philosophie et qu’elle n’est pas défendable ? Qui osera dire que ce n’est pas celle qu’a fini par adopter Günter Grass à la fin de son parcours ?

Côté personnage féminin, Madeleine n’est pas mal non plus. Les choix qu’elle a faits prouvent un certain caractère et une bonne dose d’intégrité. Elle a abordé très tôt le problème grand-paternel en s’adressant aux Archives du temps de la République des Ouvriers et des Paysans, pour obtenir d’abord des précisions sur Fontane au prétexte de sa thèse, ensuite sur son spécialiste. Le problème de l’attribution de la légion d’honneur est d’abord débattu en secret – entendez, à la Stasi – jusqu’à ce que la chute du mur finisse par simplifier les choses.

À part cela, elle est un peu trotskiste – personne n’est parfait, surtout à 26 ans – et en train de mettre fin à une relation difficile avec un professeur marié. Si elle est, à propos de l’Immortel, sur la même longueur d’ondes que son grand-père, elle ne comprend pas ses réticences devant la réunification en cours. C’est que « Une et Indivisible » ne sont pas de vains mots pour elle.

Bref, Madeleine est autant qu’on peut l’être l’incarnation de cet « esprit français » si cher à Makine qu’Emmi Wuttke personnifie ce que l’Allemagne a de mieux. Ensemble, ces deux femmes, qui forcent indirectement l’espion bicentenaire à émigrer, représentent ce à quoi aspirait Günter Grass : une union paisible de son pays avec la France plutôt qu’une réunion des deux Allemagnes dans des conditions aussi désastreuses.

Il a pu croire son rêve réalisable lorsque, en 2003, Gerhard Schröder a paru devoir poursuivre avec Dominique de Villepin (et Vladimir Poutine au nom de la Russie) , une politique commune contre la guerre d’Irak. Ses espoirs ont été déçus. Les nôtres aussi. Nous nous sommes tous retrouvés avec des Merkel, des Sarkozy, des Hollande (je vous passe les Belges) et une multiplication de guerres d'agression toutes plus honteuses les unes que les autres.

Imaginez un moment M. Oberlin président de la République et Mme Wagenknecht chancelière… quelles grandes choses ne pourraient envisager les deux pays… quel courage cela n’insufflerait-il pas au quatrième état perdu dans les sables boueux du populisme ou de l’à quoi bonisme ?

Mais pourquoi désespérer ?

« Bon espoir y gist on fond » estimait Rabelais, « comme en la bouteille de Pandora ».

Essayons de le croire. Et vive la méthode Coué !

 

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Du coq à l’âne, vraiment ?

Dans une merveille de petite nouvelle en quatre chapitres intitulée « Les chaussures neuves » Andrea Camilleri vient de réussir, par le moyen d’une famille de paysans siciliens laborieux et honnêtes, donc pauvres, à nous balancer sous le nez le fascisme, le nazisme, les exploits bombardiers collatéraux des Alliés occidentaux dans les pays « libérés », la deuxième Bérézina et les profondes balafres laissées par les guerres dans la chair du quatrième État. Il y prouve en outre, sans se forcer, que si ‘Ngilino Sgargiato et Emmi Wuttke ne sont pas du même sang, ils sont de même étoffe.

NB. Camilleri, qui est de la génération de Günter Grass, fait partie, avec Fontane et Powys, mais aussi Saramago, du cercle très fermé des écrivains qui ont entamé leur oeuvre romanesque à l'âge de la retraite.

 

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La philosophie politique de Grass

On pourrait croire d’abord qu’elle s’identifie à celle de Fontane (« Je sens grandir cette question : À quoi bon ? ») mais la patrie de l’auteur d’aujourd’hui n’est plus, en tout, celle de l’auteur d’hier. Celle de l’auteur d’aujourd’hui, avec ou sans la France, va se trouver, qu’elle le veuille ou non, prise dans les métamorphoses que se prépare à subir tout le continent.

Or, pour Fonty, le sort de Berlin est scellé, elle sera au tiers turque, au tiers juive et au tiers musulmane. Il ne le déplore ni ne s’en réjouit. Il constate. Il y a peu de chances pour que le sort de l’Europe – de l’Atlantique à l’Oural – soit très différent.

Il est de plus en plus courant ces temps-ci de parler de « fin de l’Occident » – dieu me tripote, je l’ai fait moi-même – et, d’en faire un paquet-cadeau avec le « naufrage de l’Europe ». Laissons de côté le déclin de l’Occident, trop vaste sujet. Mais je me demande si des tas de bonnes âmes ne confondraient pas, exprès ou non, l’Europe avec l’Union européenne.

Grass ne peut pas avoir ignoré comment s’est faite l’Europe et combien de fois elle a changé de nature, de forme et de visage. J‘ai parlé, au début de ce papier de « transformation terrible de leur patrie », de « fin inéluctable du monde qui leur est connu » et d’ « avènement inimaginable d’un autre ».  Que la fin de notre monde soit inéluctable, seuls les inconscients peuvent encore l’ignorer ou s’obstiner à le refuser. Quant à imaginer ce qui le remplacera, qui le pourrait ? Grass ne le pouvait pas plus en 1995 que nous ne le pouvons aujourd’hui. Quel comportement adopter, face à une pareille inconnue ? Pourquoi pas celui d’Emmi Wuttke «  Prendre ce qui vient et faire pour le mieux » ?

Lors d’une de ses nombreuses promenades au Tiergarten, qui l’amènent le plus souvent à s’asseoir sur un banc abrité d’un sureau, face à l’île Rousseau, ainsi nommée en l’honneur de « cet acharné pédagogue et homme des lumières », Fonty médite là-dessus…

 

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L’île Rousseau – Tiergarten, Berlin

 

«  … alentour, tout n’était que verdoiement de mai, des millions de bourgeons s’ouvraient à vue d’œil, et les chants d’oiseaux formaient un mélange si riche que même le merle avait du mal à faire entendre ses strophes. Derrière son dos, le sureau commençait à s’épanouir en éventails. Et comme autour de l’île Rousseau, l’eau était tellement pleine d’une vie stimulante, Fonty se vit tenté de vivre à nouveau le rêve de Lenné en épisodes à suivre, comme si rien ne s’était passé, comme s’il n’y avait eu ni la guerre ni la dévastation, comme si ce parc avec tous ses paysages allait perdurer dans l’intacte beauté qui avait toujours été son régal et son refuge ; mais voici que d’un coup tout lui parut étranger : surgies d’un autre monde, deux enfants, deux petites Turques aux foulards strictement noués, étaient debout devant lui et son banc du Tiergarten, sur lequel il se croyait assis depuis ses premières années de pharmacie.

Les deux petites filles avaient des regards graves. Elles pouvaient avoir dix ans, ou peut-être déjà douze. Même taille et même sérieux, car elles le regardaient sans faire mine d’accepter son sourire. Comme elles ne disaient rien, il ne voulut pas davantage se risquer à prononcer un mot. Rien que des chants d’oiseaux et des appels lointains qui résonnaient sur l’eau. Très loin, la rumeur de la ville. Le face-à-face dura longtemps, entre Fonty et les petites Turques. Leurs foulards encadraient de sombre leurs visages ovales. Quatre yeux restaient fixés sur lui, cillaient lentement. Même le merle finit par se taire. Fonty s’apprêtait à faire une phrase gentiment interrogative, afin de rompre le silence, quand l’une des filles dit, dans un allemand à peine teinté de dialecte berlinois : « Pourriez-vous, je vous prie, nous dire l’heure qu’il est ? »

Tout fut aussitôt moins étrange. Fonty fouilla sous son manteau et tira sa montre de gousset, dont il fit sauter le couvercle d’or ; sans avoir besoin de recourir aux lunettes, il lut l’heure qu’il était et il la dit aux filles, qui remercièrent en esquissant la petite révérence d’usage en Allemagne, puis se retournèrent et s’éloignèrent, ou plutôt, après quelques pas, s’enfuirent comme pour mettre vite en sécurité cette heure qu’on venait de leur donner. (pp. 103-104)

 

Si profondes que soient les transformations qui l’attendent, un continent qui accouche d’un Günter Grass n’est pas un continent fini.

 

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Deux extraits

L’un tout au début, l’autre tout à la fin du livre

 

1989. Le mur vient de tomber. Wuttke-Fonty accepte que son ombre-diurne-et-nocturne l’invite au restaurant – à Berlin Ouest ! – pour fêter son 70e anniversaire.

    C’est donc ce qu’entendait Fonty par « du genre écossais ». Le McDonald’s était plein comme à l’habitude. Un peu en biais par rapport au long comptoir et aux six caisses, ils trouvèrent cependant une table pour deux d’où l’on pouvait encore apercevoir les autres salles. Ils occupèrent leurs chaises avec leurs chapeaux, Fonty y ajoutant sa canne. Hoftaller ne se séparait jamais de sa serviette.

    Ils firent la queue à la caisse cinq et durent se décider rapidement, car le regard interrogateur de la caissière qui, comme tout le personnel, portait casquette verte, cravate verte et chemise vert clair, et qui, d’après le badge accroché au-dessus de son cœur, se nommait Sarah Picht, exigeait qu’on commandât, et immédiatement.

    Après un coup d’œil sur ce qui était fort lisiblement offert avec indication des prix, Fonty estima trop coûteux le Super Royal TS à 5,95 marks Ouest et fit choix d’un chesseburger et d’une portion de chicken McNuggets. Hoftaller hésita entre le Evergreen Menu – Hamburger royal TS, portion moyenne de frites, boisson moyenne sans alcool, tout ça pour 7,75 marks seulement – et juste un McRib, mais préféra finalement le hamburger à deux étages appelé BigMac, avec un milk- shake goût fraise ; Fonty prit un gobelet de Coca-Cola. Il choisissait avec l’assurance qu’aurait eue un vieil habitué du McDonald’s. Il conseilla à Hoftlaller, qui après tout payait pour eux deux, un supplément : des frites à la sauce moutarde. Lorsqu’on poussa vers chacun son plateau sur le comptoir, Fonty eut droit à deux sortes de sauce – dont l’une s’appelait barbecue – pour aller avec le chicken McNuggets. Sarah Picht sourit aux clients suivants.

    Puis ils s’assirent, et chacun mastiqua pour lui-même. Si l’un se débattait avec son BigMac, l’autre trempait avec aisance son chicken McNuggets tantôt dans une sauce, tantôt dans l’autre. Les frites se répartirent entre les deux. Ils mangeaient sans un mot et, quoique assis face à face, sans se regarder. Le Coca et le milk-shake diminuèrent. Les pailles n’étaient naturellement pas en paille, mais la viande promettait d’être à cent pour cent du bœuf, et les McNuggets panés du poulet. Ne sachant que faire de leurs chapeaux, ils les avaient sur la tête l’un comme l’autre. La canne de Fonty était accrochée au dossier de sa chaise. Ils s’écoutaient manger et écoutaient les autres manger.

    La clientèle qui emportait ses commandes, un grand nombre de jeunes, et aussi des trafiquants de devises, voilà ce qui mettait de l’animation ; mais nos deux hommes n’étaient pas les seuls représentants du troisième âge ou des « seniors »e, comme on disait à l’Ouest. On voyait debout ça et là des hommes et des femmes passablement fatigués, appartenant à l’univers de la gare, et qui venaient se chauffer chez McDonald’s ; et parfois, ils avaient même de quoi se payer une portion de frites. Une telle affluence aurait dû être bruyante, néanmoins toutes les salles n’étaient pleines que d’une rumeur assourdie.

    Fonty n’attendit pas d’avoir terminé son cheeseburger et ses chicken McNuggets. Entre deux coups de dents, il commentait les lieux tout en mâchant : les lampes en laiton au-dessus du comptoir, la hotte des cuisines rapides dont des panneaux vantaient les offres : un fish mac, 3,30 marks. Et il signalait la présence universelle, jusque sur la casquette verte de la caissière Sarah Picht, de l’emblème doublement ventru de la firme, et bientôt se laissait, par ce nom occidental en train de conquérir le monde et devenu symbole de salut, emporter bien loin dans l’espace et dans le temps.

    Lesté par le fardeau de temps qui lui pendait au cou, Fonty remonta d’abord aux MacDonald historiques et à leurs ennemis mortels, les Campbell. Il raconta, comme s’il y avait été, cette matinée glaciale de février 1692 où une bonne centaine de porteurs du kilt Campbell étaient tombés sur les MacDonald encore mal réveillés et avaient presque exterminé ce clan. Et du massacre de Glencoe il passa aux actuels empires économiques de ces deux grandes familles écossaises dont les noms s’inscrivaient sur la terre entière : « Vous ne voudrez pas le croire, Hoftaller, mais aujourd’hui il y a de par le monde à peu près treize millions de Campbell, et tout de même trois bons millions de MacDonald. Vous n’en revenez pas, même vous… »

    Et le voilà parti, en commençant par le fief d’origine de la société de fast food, le château d’Armedale. S’aventurant dans les landes écossaises au-delà de la Tweed. Assistant aux rendez-vous des sorcières dans le brouillard. Sur les traces de Marie Stuart, il proposait des excursions d’un château fort en ruine à un autre. Il pouvait désigner chaque clan par son nom et décrire chaque tartan jusque dans ses moindres nuances de couleurs. Aussi, une fois les dernières bribes de poulet nettoyées et rincées d’un fond de Coca, franchit-il la lande fouettée par les vents, longea de profonds lacs bleu nuit et se lança dans les strophes en cascades de ces interminables ballades que l’Immortel avait lues à ses frères du Tunnel sur la Spree, ses lieutenants et assesseurs en poésie : des vers que Fonty dénommait « mes ballades un tantinet poussiéreuses » et que parfois il évoquait en disant « nos ballades » comme si c’étaient des œuvres collectives.

    À la lutte meurtrière des MacDonald et des Campbell succéda sans transition la longue querelle entre les frères Douglas et le roi Jacques. Comme cherchant son élan, Fonty cita d’abord les chants des jacobites – « Les Duncan arrivent, les Donald arrivent… » – puis fit une incursion dans le cycle de romances tournant autour de Marie Stuart – « Le château d’Holyrood est silencieux et vide/Seul le vent de la nuit siffle entre ses murailles… » –, se retrouva soudain près des savetiers de Selkirk, et puis encore à Melrose Abbey pour convoquer une fois encore les Pherson, Kenzie, Lean et Menzie des chants des jacobites – « Et Jack et Tom et Bobby arrivent. Ils ont pris la fleur bleue… » Mais ensuite, lorsque la belle fille d’Inverness l’eut entraîné dans la sanglante lande de Drummossie et que le comte Bothwell eut abattu le roi, Fonty se dressa soudain comme à l’appel. Droit comme un i, il ôta son chapeau et le tint de côté, écarta de la main gauche les boîtes, les coupelles de sauce et le gobelet de carton avec sa paille, prit sa respiration et, d’une voix claire qui, en dépit de quelques tremblements, couvrait tout autre bruit, récita son Archibald Douglas. Les strophes se suivirent, les rimes s’enchaînèrent. Depuis l’attaque célèbre – « Je l’ai souffert sept ans, je ne le souffre plus… » – en passant par la prière du vieux comte – « Sire Jacques, un regard de clémence… » – « Un Douglas devant moi serait homme perdu… » – jusqu’à la perspective finale d’apaisement qui touche toujours le cœur même si elle falsifie l’histoire – « À cheval, partons pour Linlithgow, chevauche à mon côté ! Et nous y chasserons et pêcherons aussi joyeusement qu’au bon vieux temps… », il dit toute cette ballade qui figure dans chaque manuel scolaire ou presque : vingt-trois strophes sans se tromper une fois, sans trébucher et en mettant le ton. Même au moment le plus dramatique – « Dégaine donc et ne me rate pas, fais-moi mourir ici… » – il sut donner tout son effet poignant. Et pourtant ce n’était pas un comédien qui déclamait, non, c’était l’Immortel qui parlait.

    Rien d’étonnant à ce qu’on eût fait silence à toutes les tables. Personne n’osait mordre dans son cheeseburger ou son MigMac. Fonty fut ovationné. Jeunes et vieux applaudirent à tout rompre. De derrière le comptoir, la caissière Sarah Picht lança : « Super ! C’était super ! »

    Son numéro avait tellement enthousiasmé que deux filles plutôt tape-à-l’œil assises non loin de là s’élancèrent vers lui d’un pas sautillant, le serrèrent dans leurs bras et le couvrirent de baisers, comme en transe. Et un crâne rasé gonflé de bière et péniblement sanglé dans beaucoup de cuir à rivets, lui flanqua un grand coup sur l’épaule : « Ça décoiffait, p’tit père ! »

    Personnel et habitués n’en revenaient pas : on n’avait jamais vu ça chez McDonald’s. (pp. 29-32)

 

Theodor Fontane

Ballade d’Archibald Douglas

par Fritz Stavenhagen

(en allemand non sous-titré)

 


 

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Chose que la plupart d’entre nous ignorent parce que nous ne sommes pas curieux de l’histoire des autres : la jeunesse de Frédéric le Grand a été marquée par une tragédie. Le gros roi-sergent son père, homme de casernes, méprisait le goût de son héritier pour les livres, le latin, la flûte et les autres hommes. Il faisait peser sur lui une main de fer si insupportable qu’un jour le Kronprinz résolut de s’enfuir… chez son oncle George, à la cour d’Angleterre. Crime de haute-trahison, qu’on le prenne comme on voudra. Le projet fut éventé, l’héritier jeté dans une forteresse et son complice, le sous-lieutenant du régiment Gendarmes von Katte, déféré devant une cour martiale qui le condamna à la réclusion à perpétuité. Cette sentence ne fut pas du goût du monarque, qui la cassa et décréta que le coupable aurait la tête tranchée dans la cour de la prison où était enfermé le prince-héritier et sous ses yeux.

La tradition dit que, de la fenêtre de son cachot, lorsqu’il vit son ami amené devant le billot, le futur Grand Frédéric lui cria en français « Veuillez pardonner mon cher Katte, au nom de Dieu, pardonne-moi ! » et que Katte lui répondit en français aussi, « Il n'y a rien à pardonner, je meurs pour vous la joie dans le cœur ! », tandis que Frédéric envoyait un baiser à la tête qui tombait. Il devint plus tard le roi qu’on sait mais préféra toujours aux autres humains ses chiens, au point de vouloir être enterré avec eux. Sa volonté testamentaire ne fut pas respectée et les restes des deux monarques reposèrent, mais pas en paix, dans l’église de la Garnison de Potsdam, où Napoléon, en route pour Moscou, les alla voir…

 

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La crypte des deux rois en 1939. Le cercueil de Frédéric II à gauche, celui de Frédéric Ier à droite.

 

… jusqu’au jour où le chancelier Hitler, voyant l’Allemagne perdue, les fît transférer au fond d’une mine de sel pour qu’ils échappassent à la profanation des vainqueurs. Endroit d’où le chancelier Kohl les fit retirer en 1991, pour leur redonner des sépultures plus dignes, et respectueuses cette fois des volontés testamentaires, c’est-à-dire séparées.

Grande opération de comm' à laquelle assistent, de loin car il pleut, nos héros Wuttke-Fonty, sa petite-fille française et son ombre-diurne-et-nocturne « Monsieur Oftalère ». Cérémonie, disons-le, qui ressemble beaucoup plus au troisième enterrement de Descartes qu’au retour des cendres de Sainte Hélène. Avec déchaînement météorologique, grand concours de peuple et manifestations en sens divers selon les orientations politiques.

Fonty, Madeleine et Hoftaller ont donc vu la réinhumation en grande pompe de Frédéric Ier et ne verront pas celle de Frédéric II, puisqu’elle aura lieu « à Sanssouci, sans splendeur, sans pompe, de nuit », donc sans témoins, au son des tambours voilés. Et ils s’en retournent à leur Trabant (la pluie a cessé) à travers une Potsdam croulant sous les échafaudages, prise en mains occidentale oblige…

 

    Et devant l’un de ces échafaudages, il se passait quelque chose. Des comédiens, des mimes visiblement, étaient en train de représenter une pièce : on ne savait pas encore très bien si c’était une comédie ou une tragédie. Seuls quelques spectateurs, dont faisait maintenant partie le trio, formaient un demi-cercle plutôt clairsemé autour d’une estrade faite de barils métalliques recouverts de planches d’échafaudage. L’inscription qui figurait sur un petit bus Volkswagen garé sur le côté montrait qu’il s’agissait d’étudiants venus de Küstrin, qui depuis la fin de la guerre s’appelait Kostrzyn, pour célébrer à leur manière, en collants noirs et le visage blanc, le retour des ossements royaux. Pour l’instant, il ne se passait rien, seul un tambour résonnait, tantôt triomphal, tantôt traînant. Il devait suivre le déroulement du jeu. Plus tard vinrent s’ajouter des roulements et des coups isolés marquant la succession des scènes. Tout le reste devait être muet.

    Comme si c’était Fonty qui avait pris sous contrat cette troupe de comédiens polonais, ils donnèrent la tragédie du sous-lieutenant du régiment Gendarmes Hans Hermann von Katte. C’est ce qui était inscrit en lettres rouges sur une banderole blanche qui fut déployée entre les montants de l’échafaudage. Comme tous les acteurs avaient le même maquillage et le même costume – les yeux entourés de noir dans le blanc crayeux des visages, les bouches rouge fraise et élargies –, il fallait d’abord deviner avant de comprendre : voilà le gros roi-sergent brisant la flûte de son fils qui ne cesse d’en jouer, déchirant ses livres et les jetant au feu ; car c’est celui-ci ou celle-ci – le rôle était visiblement tenu par une femme – qui est le prince héritier que son père, en fureur, passe à tabac avec une telle violence que la phrase de Frédéric transmise par la tradition, « Vous ne m’avez pas traité comme votre fils, mais comme un vulgaire esclave », aurait pu servir de motivation supplémentaire à la représentation de la tentative de fuite. Mais le geste et la mimique en disaient suffisamment, et même davantage. Ni la flûte, ni le livre, ni la canne n’avaient besoin d’être là sous forme d’accessoires.

    C’est alors seulement qu’apparut Katte, qu’une lettre mal aiguillée avait trahi et qui, devant les cafouillages du prince héritier, se tordait les mains parce que son rôle de complice était découvert ; mais il ne voulait pas prendre la fuite tout seul et laisser tomber le prince.

    Le père faisait d’abord saisir son fils, puis on voyait Katte arrêté : la phrase transmise par l’Immortel dans son récit de la tragédie « Katte remit son épée sans changer de couleur », nécessitait dans la pantomime une expression toute spéciale.

    Après un roulement de tambour étouffé, la princesse Wilhelmine, qui vouait une grande tendresse au prince héritier, son frère, fit son apparition. Elle souffrait de l’arrestation de Katte, car lorsque celui-ci était conduit devant le roi, le mime qui jouait son personnage illustra la phrase qu’elle aurait prononcée : « Il était pâle, défiguré. » On eut à nouveau un Frédéric-Guillaume en fureur. Il arracha quelque chose de la poitrine du prisonnier – c’était une décoration, la croix des chevaliers de Malte – et tabassa le malheureux qui était à terre. Il le bourra aussi de coups de pied, tandis que sa  victime tremblait sous les violences qui n’étaient que simulées.

    Roulement et grand coup de tambour : un groupe plus nombreux de mimes – têtes rassemblées – figurait maintenant la cour martiale, dont la sentence était cependant déchirée par le roi. Ce n’était pas la réclusion perpétuelle, mais la mort par l’épée. Et de même que l’Immortel, au cours des travaux préparatoires pour son essai sur Küstrin, a demandé par lettre à une parente du sous-lieutenant, Marie von Katte : « Surtout, comment cela s’est-il passé avec l’épée ? », de même la question se posait-elle maintenant pour les mimes : un geste sec suffirait-il, ou fallait-il un accessoire pour séparer la tête du tronc ? Quand le trio, au milieu d’un public maintenant plus nombreux, assista à l’exécution de Katte, l’échafaudage du quartier hollandais de Potsdam était chargé de représenter le château de Küstrin et le mime Katte, agenouillé sur l’estrade, fut décapité d’un geste précis de la main, d’une façon si impressionnante que, dans le silence respecté par les tambours, on crut entendre rouler la tête.

    Auparavant, on avait forcé le prince héritier à grimper sur l’échafaudage, afin qu’il vît ce qui se passait. Il trouvait tout juste le temps d’envoyer à son pauvre ami le célèbre baiser, que Katte recevait dans un dernier regard. Puis Frédéric, auprès de qui se tenait Wilhelmine, s’effondra pour n’être plus qu’une petite boule de désespoir tremblant.

    Le tambour retentit à un rythme funèbre. Madeleine pleurait. Fonty déclara : « C’est à peu près ainsi que ça s’est passé, d’une manière colossalement émouvante, et avec autant de justice que d’injustice. » Aux yeux de Hoftaller, il manquait dans le déroulement de la tragédie l’effet pédagogique de cette raison d’État. Mais après un bref roulemlent de tambour martial et crescendo, la représentatkion continuait.

    Pendant qu’on étendait un drap blanc sur le corps de Katte, le prince héritier qui, à l’instant encore , était replié sur le sol, le coeur brisé, se leva et se fit plus grand que nature. La jeune fille qui le jouait se complut à des exercices acrobatiques de jeune homme dans l’entrelacs de l’échafaudage. Elle fit des clowneries, bondit sur l’estrade en suggérant le vol d’un aigle, sauta par-dessus le cadavre de l’ami, marcha sur les mains, brilla par des sauts périlleux en série, en avant et en arrière, déclara symboliquement quelques guerres pour un oui, pour un non, déchira des traités, vola des provinces, livra des dizaines de batailles, passa par-dessus des cadavres avec une compétence maintenant bien acquise, chassa d’un côté, puis de l’autre le chœur des mimes – fut chassée à son tour mais ne s’avoua pas vaincue, jouant bien plutôt le rôle du roi exactement comme l’avait voulu son père dont il avait bien compris la leçon, régnant d’une main de fer, mais donnant à la fin, malgré son sourire silencieusement cynique, l’image d’un héros solitaire et triste jusqu’à la mort que ses expéditions conquérantes ne rendaient pas heureux, qui méprisait les hommes et ne faisait plus, tremblant et déformé par la goutte, que jouer avec ses chiens.

    Le tambour souligna macabrement l’attaque cardiaque tardive et se tut. Quand les mimes vinrent saluer, quelques-uns des rares spectateurs étaient déjà partis. Fonty, qui, entraîné par Madeleine, avait applaudi, déclara par-dessus la tête de Hoftaller, qui n’avait pas bougé le petit doigt : « Je n’en démords pas. Mon héros s’appelle Katte. » Lorsque le trio quitta le théâtre de la tragédie en même temps que le quartier hollandais de Potsdam, Fonty chercha à nouveau et trouva la main de sa petite-fille. (pp.611-613)

 

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Terrasse de Sanssouci – Tombe de Frédéric le Grand

À gauche : celle d’un de ses chiens. Dans le carré d’herbe du haut : deux autres.

10. distribution gratuite de livres anonymes.gif

 

11. Grass couverture.jpg

 

 

Günter GRASS

Toute une histoire

Traduction Claude Porcell et Bernard Lortholary

Seuil, 1997

708 p.

 

 

 12. Fontane 4 romans Bouquins.jpg

Theodor FONTANE

Errements et tourments – Jours disparus –

Frau Jenny Treibel – Effi Briest

Robert Laffont (1992)

Collection Bouquins

903 pages

 

On ne saurait trop conseiller au lecteur francophone non averti, avant de se lancer dans le livre de Grass, de lire au moins la très belle préface de Claude David à ces quatre romans de Fontane.

 

 13. Fontane - Avant la tempête.jpg

Theodor FONTANE

Avant la tempête : Scènes de l’hiver 1812-1813

Traduction : Jacques Legrand

Aubier, 1992

Collection Bouquins

995 pages

 

 

 

14. Fontane - Cécile.jpg

 

 

Theodor Fontane

Cécile

Flammarion, 1998.

Collection GF Littérature étrangère

223 pages

 

 

 

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Theodor FONTANE

Le Stechlin

Traduction : Jacques Legrand

Livre de Poche, 1998

Collection Pochothèque

441 pages

 

 

 

16. Fontane - Mes années d'enfance.jpg

 

 

Theodor FONTANE

Mes années d'enfance

Traduction : Jacques Legrand

Aubier, 1993.

216 p

 

 

 

 

À défaut de Promenades dans la Marche de Brandebourg qui semble inédit en français, on pourra lire :

La minorité sorbe du Brandebourg vue par l’écrivain prussien Theodor Fontane (1819-1898)

par Isabelle Solères

https://mimmoc.revues.org/224

 

Les « Pérégrinations à travers la Marche de Brandebourg » de Thepodor Fontane : Pélerinages aux sources de la culture et de l’histoire prusso-brandebourgeoises.

Thèse de doctorat de SOLERES Isabelle – Réf. ANRT 43359

ANRT – Atelier National de Reproduction des Thèses

Identifiant BU : 03TOU20076 - 606 pages - Disponible au format microfiche - Contactez-nous

 

 17. Couv. Un promeneur dans le si!ècle.jpeg

 

 

Marc THURET

Theodor Fontane : Un promeneur dans le siècle

Presses Sorbonne Nouvelle (1999)

324 pages

 

 

Considéré par les meilleurs écrivains de ce siècle comme un des pionniers du roman moderne, Theodor Fontane est aussi devenu le plus populaire des classiques allemands du XIXe siècle. Il est urgent de le redécouvrir aussi en France.

 

 18. Couv. Tall hover.jpg

Hans Joachim SCHÄDLICH

Tallhover

Traduction : Bernard Lortholary

Gallimard, 1988

Collection : Du monde entier

312 p.

 

 Tallhover naît en 1819, quand s'instaure le fameux « système » de Metternich : la répression policière de toutes les libertés. Doué dès l'enfance pour le mouchardage et le voyeurisme, Tallhover entre bientôt dans la police politique, où il fait une carrière aussi longue qu'obscure : elle dure cent dix ans ! Sous le roi de Prusse, l'empereur d'Allemagne, la république de Weimar, dans le Reich hitlérien et enfin en R.D.A., Tallhover est toujours à Berlin, faisant le même métier, parlant le même langage et servant la même idée : celle de l'Ordre. Féru de basse police et de haute sécurité, Tallhover met la même passion froide à surveiller Marx en 1842, ou Lénine en 1917 ou, en 1954, l'opposition à l'État allemand qui se réclame d'eux. Ce roman policier et politique est plus qu'une coupe à travers l'histoire allemande et européenne : c'est le procès (verbal) de l'étatisme totalitaire, rédigé dans sa propre langue de bois, savamment parodiée par le plus terriblement précis des écrivains allemands actuels.

 

19. Couv. Berlin est ouest.jpeg

 

 

Hans Joachim SCHÄDLICH

BERLINESTOUEST et autres récits

Traduction : Bernard Lortholary

Gallimard, 1990

180 p.

 

 

 

Ces nouvelles sont le fruit de dix années d'exil, de malaise et de travail. Elles constituent, sur l'histoire récente de l'Allemagne, un témoignage d'une exceptionnelle acuité, et d'une originalité totale dans l'expression. Leurs sujets sont très divers, depuis une querelle d'académiciens jusqu'au vertige d'un funambule, en passant par les euthanasies hitlériennes, l'internement psychiatrique ou les rafles de la Stasi, mais il s'agit toujours de formes d'oppression institutionnelle. Et toujours celle-ci se marque et peut s'analyser dans le langage de ses agents ou de ses victimes, et dans le discours du narrateur lui-même. Jusqu'au mur de Berlin, qui n'était pas seulement une construction de béton et de métal, mais aussi une maladie du langage, et auquel Schädlich dresse pour finir un monument d'un humour terrible, inoubliable.

 

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Juan GOYTISOLO

Les Cervantiades

Conférences et Études

Traduction : Abdelatif Ben Salem

Bibliothèque Nationale de France (BNF), 2000

72 pages

 

 

« Si Cervantes est l’écrivain dont je me sens le plus proche, cela tient à sa qualité de précurseur de toutes les aventures : si sa familiarité avec la vie musulmane donne à son œuvre une indéniable dimension mudéjar, l’invention romanesque, à travers laquelle il assume la totalité de ses expériences et de ses rêves, fait de lui le meilleur exemple de l’attitude illustrée par le dicton : humani nihil a me alienum puto. Trois siècles et demi plus tard, les romanciers font encore du “cervantisme” sans le savoir : en composant nos œuvres, nous écrivons à partir de Cervantes et pour Cervantes ; en écrivant sur Cervantes, nous écrivons sur nous-mêmes, que sa ferveur islamique nous soit étrangère ou familière. Cervantes reste le point vers lequel toujours convergeront nos regards. » Juan Goytisolo, extrait de « Vicissitudes du mudéjarisme », in Chroniques sarrasines, Paris, Fayard, 1985.

 

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Andrea CAMILLERI

LA REINE DE POMÉRANIE et autres histoires de Vigáta  -  (Huit nouvelles dont « Les chaussures neuves »)

Traduction : Dominique Vittoz

Fayard, 2015

Collection : Littérature étrangère

320 p.

 

Que se passe-t-il, dans la bourgade sicilienne de Vigàta, quand deux marchands de glace aussi imaginatifs qu’obstinés sont rivaux en amour et en affaires ? Ou qu’en plein fascisme un brave maraîcher hérite d’un âne particulièrement têtu baptisé Mussolini ? Ou que, la démocratie revenue, les Vigatais s’adonnent au petit jeu risqué de la lettre anonyme ? Le bal de la roublardise est ouvert. L'ingénuité s'y invite. Et le gagnant est rarement celui qu’on croit

Trouvaille :

Samuel Beckett, extrait de La Dernière bande :


« Me suis crevé les yeux à lire Effi, encore, une page par jour, avec des larmes encore. Effi... aurais pu être heureux avec elle, là-haut, sur la Baltique, et les pins, et les dunes.
Non ? - Et elle ? Pah ! »

 

 

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Mis en ligne le 9 février 2017.

 

 

 

 

19:48 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27/01/2017

EMPIRE - État des lieux (fragmentaire) en images

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Empire

État des lieux très fragmentaire

En images

À l’aube d’un nouveau règne.

 

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Non pour le plaisir de traîner les États-Unis dans la boue, ni pour écraser le nouveau président sous l’énormité de la tâche qui l’attend, mais pour rappeler, à ce tournant particulier de l’histoire, une infime partie des responsabilités US dans les malheurs du monde, sans en excepter celles des autres, c’est-à-dire les nôtres : les crimes de l’Europe, actifs ou passifs, ne sont pas minces.

 

2. usa--bald-hawk- xxx.gif

 

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Presque adieux

 

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Hélas pas d’adieux

 

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Prière de mettre à jour.

 

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24. TO BREATHE FREE.JPG

25. Le monde selon les USA.gif

 

25 bis. L'Europe selon les USA.gif

 

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Irak

 

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Nouveau Mexique

 

30.  USA - John Cole.gif

Partout

 

32.  Coward.JPG

Y compris sur les centres de torture flottants, sauf sur le territoire des États-Unis (interdit par la Constitution).

 

32 bis. Guantanamo.JPG

 

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33. LATUFF Uncle Sam.GIF

 

34. US World Domination Tour.JPG

 

35. JEWS-CONTROL-OBAMA.JPG

 

36. U.N. Saudiarabia6.gif

 

37. Déploiement.JPG

Répartition des troupes US dans le monde

 

38. NATO encirclement ..JPG

Encerclement de la Russie

 

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Encerclement des la Chine

 

40. Russia Sanctions transparent.gif

 

41. We come as liberators.JPG

 

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No comment

43. DAECH - US - ISRAEL.JPG

En Libye, en Syrie, au Yémen au Soudan….

 

44. US beards in Syria.JPG

 

45. Dollar AkbarSani_Mayo Dollar_Akbar.gif

 

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US economic crisis

 

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L’Amérique se met à table

 

50. Corporate Earth.JPG

Corporate Earth

 

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Mais pourquoi nous haïssez-vous ?

Tout ce que nous voulons, c’est envahir votre pays, tuer vos femmes et vos enfants par drones, voler vos ressources naturelles, installer à votre tête un fantoche utile à nos ambitions impériales, et vous traiter en terroristes seulement si vous résistez.

 

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Faites chier.

Mangez votre merde et mourez idiots, bande de bouffons !

 

Il sont des centaines...

 

 

 

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 Mise en ligne le 27 janvier 2017.

 

19:04 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

24/01/2017

ET MAINTENANT ?

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Et maintenant ?

 

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La démagogie n’ayant pas été inventée pour les chiens, les Américains s’en contenteront peut-être :

 

Discours d’investiture de Donald Trump

Washington DC20 janvier 2017

 

3. Investiture Trump.jpg

 

Monsieur le Président de la Cour suprême,

Messieurs les Présidents Carter, Bush, Clinton, Obama,

concitoyens américains et peuple du monde,

merci.

Nous, les citoyens américains, nous sommes unis dans un grand effort national pour reconstruire notre pays.

Ensemble, nous déterminerons la trajectoire de notre pays et celle du monde pour de nombreuses années à venir.

Nous aurons des défis. Nous aurons à affronter des difficultés, mais nous accomplirons ce travail jusqu’au bout.

Tous les quatre ans, nous nous réunissons sur ces marches pour assurer la transition du pouvoir. Et nous remercions le président Barack Obama et la première dame, Michelle Obama, pour leur aide précieuse durant cette transition. Ils ont été formidables.

La cérémonie d’aujourd’hui a toutefois un sens très particulier, car il ne s’agit pas seulement de transférer le pouvoir d’une administration à une autre ou d’un parti à un autre. Nous déplaçons le pouvoir de Washington pour vous le rendre à vous, le peuple des États-Unis.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article195000.html

 

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Reste à savoir par quels actes le président Trump entend concrétiser son programme.

 

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Pour ce qui est des peuples du monde, leur première réponse a tenu en une seule phrase prononcée à Davos par M. Jack Ma, fondateur d’Ali Baba :

 

Personne ne « vole » votre travail, vous dépensez trop en guerres

 

4. Jack Ma.jpg

 

Participant au Forum économique de Davos, le milliardaire chinois Jack Ma, fondateur du site de commerce en ligne Ali Baba, a accusé les États-Unis d’être responsables de leur propre déclin économique en raison d’une mauvaise gestion de leur budget et de leurs dépenses militaires exorbitantes.

« Dans le passé, les Américains ont eu 13 guerres qui leur ont coûté 40,2 trillions de dollars […] Que se serait-il passé s’ils avaient dépensé une partie de cet argent pour développer leurs infrastructures, pour aider leurs fonctionnaires et leurs ouvriers ? Peu importe si cela était stratégiquement opportun ou non, vous êtes supposés utiliser  votre PIB pour votre propre peuple », a déclaré Jack Ma aux participants US, lors du Forum économique, qui se déroule à Davos, en Suisse.

Il a ensuite ajouté : « Quand j’étais jeune, tout ce dont j’entendais parler à propos de l’Amérique c’était de « Ford et Boeing » et de toutes ces entreprises industrielles. Ces dix à vingt dernières années, tout ce dont j’entends parler c’est de « Silicon Valley et Wall Street » […] Que s’est-il passé ? [Durant] l’année 2008, la crise financière a balayé 19,2 trillions de dollars rien qu’aux États-Unis et a détruit 34 millions d’emplois dans le monde. Donc que se passerait-il si les dépenses engagées pour Wall Street et pour les guerres au Moyen-Orient avaient été réservées au Midwest des États-Unis, pour développer l’industrie là-bas ? À mon avis, cela aurait changé beaucoup de choses. »

« Donc ce ne sont pas les autres pays qui volent vos emplois, les gars, c’est votre stratégie qui les détruit ! », a-t-il conclu.

 

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Le président chinois Xi Jinping, qui a prononcé le discours d’ouverture du sommet de Davos

 

En 1999, Jack Ma a fondé Alibaba, l’une des plus grandes plateformes de commerce en ligne au monde. Selon le magazine économique américain Forbes, la fortune nette du Chinois s’élèverait à environ 27,7 milliards de dollars, ce qui ferait de lui le deuxième homme le plus riche de son pays.

 


 

Tout récemment (janvier 2017), il a rencontré le président élu américain Donald Trump, qui a souvent accusé des pays comme le Mexique et la Chine d’être responsables des délocalisations qui causeraient la perte d’industries et d’emplois outre-Atlantique. Jack Ma l’a pris au mot en lui faisant part de sa volonté d’investir aux États-Unis.

Source : https://francais.rt.com/economie/32635-personne-vole-trav...

 

Sans doute les États-Unis sont-ils devenus, en matière d’emplois, plus rentables que le Mexique ou la Chine, depuis que les investisseurs US ont détruit le marché du travail de leur pays en investissant exclusivement dans les endroits du monde réduits à la plus extrême misère par la politique étrangère US…

 

2. usa--bald-hawk- xxx.gif

 

 M. Trump a annoncé son intention de déplacer l’ambassade des États-Unis en Palestine de Tel Aviv à Jérusalem.

 

6. Carte Pal'estine.jpg

 

Si cela signifie qu’il considère la Palestine comme un état souverain dont tous les habitants sont égaux, bravo ! Il aura du mal mais sera soutenu.

Si, au contraire, une telle décision signifie que le représentant officiel de 320 millions d’Américains s’est incliné devant la volonté d’un seul homme, fût-il son gendre et milliardaire, cela augure mal de sa présidence. Avec notre expérience multiséculaire en matière de népotisme papal et monarchique, nous pouvons le lui assurer.

 

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Un président élu ne doit pas seulement n’être d’aucune faction, il est de son devoir de les combattre toutes, et c’est aussi son devoir de ne pas mettre en danger la totalité des Juifs du monde, par copinage avec un quarteron de factieux israéliens.

 

8. BDS - Gideon Levy xx.JPG

 

Let us wait and see.

Les Grosses Orchades

 

 

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9. North Atlantic Terror Organization.JPG

 

Après Wagenknecht, Psikorski…

 

« Nous en appelons aussi à vous de tout notre cœur, Monsieur le Président, pour que vous contremandiez immédiatement le déploiement de l’OTAN et des forces US sur le territoire de la Pologne et sur celui des pays baltes. »

 

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Arrêtez l’OTAN !

Mateusz Piskorski écrit à Donald Trump de derrière les barreaux


Mateusz Piskorski  –  Fort Russ 20 janvier 2017

Traduit du polonais par J. Arnoldski 

 

11. Psirkorski-Trump.JPG

 

Mateusz Psikorski est un journaliste et professeur en sciences politiques de l’université de Stetin (en polonais Szczecin), ainsi que le chef du parti politique ZMIANA (« Changement »). Il est emprisonné à Varsovie, sans charges et sans jugement, depuis mai 2016, pour avoir divulgué les plans de l’OTAN destinés à supprimer toute forme d’opposition en Europe de l’Est.

Fort-Russ a déjà traduit deux de ses lettres de prison (1 & 2) et en a obtenu une interview exclusive quelques mois avant que lui-même et son parti soient les victimes d’une répression politique directe. Dans cette correspondance de derrière les barreaux atlantistes, Psikorski s’adresse au président Trump et exprime l’espoir que sa présidence mettra fin à la répression politique que l’administration US précédente a poussée au-delà des bornes imaginables.

 

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Très estimé Monsieur le Président,

Je veux vous offrir mes sincères félicitations à l’occasion de votre inauguration comme 45e président des États-Unis d’Amérique. Je forme des voeux, M. le Président, pour la réalisation effective de votre programme électoral axé sur la liberté et l’accroissement du niveau de vie de tous les Américains, pour la paix et la sécurité dans le système international.

Je suis convaincu que les changements annoncés dans le domaine de la politique internationale dont vous êtes l’auteur, M. le Président, seront suprêmement bénéfiques non seulement aux États-Unis mais aussi à notre pays, la Pologne.  Ces changements de politique pourraient améliorer de façon significative l’image des États-Unis et renforcer son potentiel dans l’arène mondiale, rompant avec la conviction exceptionnellement préjudiciable que le rôle de Washington est de soutenir les intérêts des corporations multinationales et du capital financier. Votre présidence pourrait signifier la victoire de la démocratie et le respect de la volonté des citoyens sur le système que l’économiste John Perkins a défini avec justesse comme une coporatocratie. L’émancipation des États-Unis des diktats du mondialisme corporatiste pourrait marquer le début de l’émancipation très longtemps attendue de beaucoup d’autres pays du monde, y compris de ces pays en voie de développement dont la Pologne fait partie.

Monsieur le Président, je vous écris cette lettre en qualité de Polonais, de leader du parti politique ZMIANA et de prisonnier politique des « élites » qui dirigent actuellement mon pays. Des actes inspirés par la Central Intelligence Agency, qui coordonne les décisions et les services secrets des autre pays, ont conduit à la situation bizarre qui voit l’opposition politique en Pologne emprisonnée et réprimée. Je me suis personnellement retrouvé derrière les barreaux pour avoir professé des vues et des opinions qui coïncident dans une large mesure avec celles que vous avez vous-même exprimées pendant votre campagne électorale. En Pologne, je suis devenu la victime d’une campagne de mensonges et de calomnies similaires à ce que l’establishment de Washington a déversé sur vous. C’est peut-être pour cela que votre présidence a éveillé en moi et chez les membres de mon parti un sincère espoir de changement dans la politique mondiale, qui pourrait commencer aux États-Unis sous votre direction.

Je suis persuadé qu’une réforme fondamentale de l’ordre international devrait être entrepris par votre pays, qui a, jusqu’à ce jour, été traité et utilisé comme un outil contre ses propres intérêts par les cercles financiers internationaux tels que la Commission Trilatérale, dont le sénateur Barry Goldwater a écrit qu’elle « est internationale et a pour but la consolidation multinationale des intérêts banquiers et commerciaux.. Ce but peut être atteint en prenant le contrôle de la politique du gouvernement des États-Unis ».

Nous, en Pologne, attendons avec impatience les décisions que vous prendrez dans plusieurs domaines qui sont des questions-clés pour nos deux pays. Des millions d’Américains d’origine polonaise ont énormément contribué à la construction et au développement de votre pays. Pourtant, depuis des années, les Polonais sont en permanence trompés par les « élites » de Washington en matière, par exemple, d’abolition des visas pour les citoyens polonais se rendant aux États-Unis. Vos déclarations concernant la libéralisation du régime des visas pourrait trouver une concrétisation de manière appropriée au bénéfice des citoyens de nos pays.

De grands espoirs sont nés de la déclaration de votre intention de réviser les accords de commerce multilatéraux qui font peser en ce moment une menace directe grave sur les consommateurs et les producteurs des pays concernés. Rejeter le Transatlantic Trade and Investmentr Pratnership (TTIP) garantira le développement d’une coopération amicale bilatérale entre les USA et chaque membre individuel de l’U.E. Une critique consistante des accords injustes essentiellement basés sur le dumping des salaires pourrait entraîner le retrait de l’Europe de ce genre d’actions qui menacent la stabilité de l’ordre économique par des dérégulations frénétiques et par la libéralisation incontrôlable des marchés internationaux. Votre présidence est liée à de grands espoirs tant en Pologne que dans les autres pays de voir le TTIP finir dans les poubelles de l’Histoire.

En Pologne, nous espérons que vous serez le premier dirigeant américain à ne pas provoquer davantage encore de conflits allumés par des coups d’État et par l’orchestration de guerres civiles, par la déstabilisation systématique des états du proche Orient et d’Afrique du Nord [M.P. oublie tous les états sud-américains, ndt]. En votre qualité de président des États-Unis, vous pouvez effectivement et dans la plus absolue légalité amener devant la justice tous ceux qui, à partir des cercles politiques et des services secrets US, ont déchaîné la menace terroriste sur le monde . Nous sommes persuadés que vous, Monsieur le Président, êtes capable d’assurer une paix durable en Syrie en reconnaissant les autorités légales du pays et en coopérant avec elles, et en coopérant avec les pays actuellement engagés dans une campagne anti-terroriste sans compromis, en particulier la Russie et l’Iran. Une véritable lutte contre le terrorisme exige une très large coopération de tous ceux qui en sont affectés, comme vous l’avez très justement fait remarquer de manière répétée.

Monsieur le Président ! Vous êtes le premier politicien américain, depuis beaucoup d’années, qui ait osé appeler les choses par leur nom, qui ait osé déchirer le voile des mensonges et de l’hypocrisie. Vous avez, entre autres choses, correctement diagnostiqué la crise en Ukraine, qui a commencé par le coup d’État fomenté par l’étranger de février 2014. En mars 2014, avec plusieurs douzaines d’experts indépendants venus de plusieurs pays d’Europe et des USA, j’ai eu l’occasion d’observer ce qui s’est passé en Crimée. Comme vous l’avez fait remarquer avec raison, les habitants de la péninsule ont, de manière parfaitement libre et sans ingérence extérieure, décidé de leur avenir par un référendum. Nous devrions tous respecter leur choix. La Pologne a été manipulée par l’Administration précédente de la Maison Blanche, pour qu’elle attise les flammes du conflit ukrainien et se livre à des actions provocatrices à l’égard de la Russie. Nous exprimons le profond espoir que vous entamerez, sans délais inutiles, un dialogue constructif avec le président Vladimir Poutine, sur pied d’un partenariat rationnel, dans l’entreprise de stabilisation de la situation internationale. La sécurité de la Pologne dépend significativement d’une réactivation du dialogue entre Washington et Moscou. 

Nous en appelons aussi à vous de tout notre cœur, Monsieur le Président, pour que vous contremandiez immédiatement le déploiement de l’OTAN et des forces US sur le territoire de la Pologne et sur celui des pays baltes. L’irresponsable décision de l’administration du président Obama en cette matière a évidemment accru les tensions internationales en Europe Centrale. Les demandes de déploiement de toujours plus de soldats américains en Pologne ne furent et ne sont que le fait de politiciens polonais irresponsables, aveuglés par leur haine viscérale de la Russie. Les États-Unis ne peuvent pas se permettre de céder aux pressions et à l’influence d’aventuriers et de fauteurs de guerres. Le peuple polonais comme le peuple américain désire la paix et la coopération, et non la provocation de conflits, qu'ils soient politiques ou armés. C’est pourquoi nous vous en conjurons : plus un seul soldat US sur le soi-disant flanc oriental de l’OTAN !

Monsieur le Président ! Pour finir, permettez-moi de vous demander d’empêcher la CIA d’exploiter les services secrets des pays d’Europe Centrale qui lui sont inféodés, dans le but de neutraliser les populations qui critiquent les actes des « élites » de Washington. En tant que leader d’un parti politique qui s’est donné pour tâche de faire sortir la Pologne de l’OTAN, je suis maintenu en prison depuis des mois sans le moindre jugement. Il y a des raisons d’en conclure que les services secrets américains ont transmis ordres et directives à l’Agence de Sécurité Intérieure de Pologne me concernant. Je suis convaincu qu’en prenant possession de votre fonction de président des États-Unis d’Amérique, vous saurez barrer la route à ce genre de pathologies politiques.

Une fois encore, je souhaite à vous-même et à votre peuple, une présidence libre de répondre aux désirs des citoyens américains qui s’identifient au slogan « Make America Great Again ».

Respectueusement,

Dr. Mateusz Psikorski

Président de Zmiana, prisonnier politique.

 

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Source : http://www.fort-russ.com/2017/01/stop-nato-mateusz-piskor...

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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« Pendant des années de sa vie, M. Trump a organisé des concours de beauté. Il a côtoyé les plus belles femmes au monde. Je doute qu’il ait eu besoin de nos jeunes femmes… à la conscience sociale réduite, même si ce sont elles aussi les meilleures »

 

Où le président Poutine, sur le chapitre des prostituées, partage le sentiment de Marat et souligne les responsabilités de la société et de l’État :

 

Poutine sur les attaques à la douche anti-Trump :

 

Le 17 janvier, Vladimir Poutine a reçu la visite du nouveau président de Moldavie, M. Igor Dodon. Les deux hommes ont donné une conférence de presse conjointe, au cours de laquelle un journaliste a posé une question sans rapport avec l’événement :

 


 

Merci à Sayed Hasan

 

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Bachar al-Assad : le plus important est la reconstruction des esprits pollués par l’idéologie wahhabite

Interview accordée à la chaîne japonaise TBS

 le 21 janvier 2017

 

12. Réfugiés syriens 2.jpeg

 

Extraits :

« [Sur les réfugiés] Et l’aspect le plus important que beaucoup ignorent, en Occident et dans le monde, est qu’une partie du problème des réfugiés n’est pas seulement liée aux terroristes eux-mêmes. Il est lié à l’embargo infligé au peuple syrien par l’Occident et ses alliés. Il n’a pas eu d’effet sur le gouvernement, il a affecté la vie de chaque citoyen syrien. D’où les réfugiés qui se retrouvent à l’étranger, non seulement à cause de la menace des terroristes, mais aussi parce que les besoins fondamentaux d’une vie normale ne sont plus disponibles, qu’il s’agisse de nourriture, d’éducation, de soins médicaux et de n’importe quoi d’autre. Ils ont dû quitter le pays pour trouver, quelque part ailleurs, le minimum vital que tout un chacun recherche.

 

13. À Poitiers, comme en 1940....jpg

Comme les Belges en 1940… (ici à Poitiers).


[…]

« Nous avons bâti la Syrie. La Syrie n’a pas été bâtie par des étrangers. Nous l’avons fait avec nos ingénieurs, notre labeur, nos ressources et l’aide technique, mais non financière, de quelques amis. Nous pouvons donc la reconstruire. Cela prendra du temps parce qu’il faudra beaucoup d’argent. Chaque Syrien reconstruira sa maison selon ses moyens, même limités. Puis, il y a les réfugiés et les expatriés, dont certains aisés qui veulent revenir. Il y a le soutien de nos amis en Russie, en Chine, en Iran. D’autres pays ont commencé à en discuter et nous proposent leur aide financière.

Des ressources existent et il faudra du temps, mais le plus important est que vous ayez la capacité de reconstruire votre pays. Nous ne sommes pas inquiets à ce sujet. Ce qui nous préoccupe, c’est comment reconstruire l’esprit des gens qui ont été sous le contrôle de l’EIIL et d’Al-Nosra pendant de nombreuses années.

Comment reconstruire les esprits pollués par instillation de l’idéologie wahhabite ou haineuse, comme je vous l’ai décrite. Des gens qui ont vu la mort et les meurtres, des meurtres commis parfois par de jeunes enfants sur des adultes innocents. Comment reconstruire et réhabiliter ces esprits ? C’est notre plus grande préoccupation de l’après-crise.

Journaliste : Merci. Merci beaucoup.

Le président Al-Assad : Merci à vous."

 

Source : SANA [ Syrian Arab News Agency] Texte original en anglais http://sana.sy/en/?p=98592 Traduit par Mouna Alno-Nakhal pour Mondialisation.ca

 

Texte intégral de l’interview

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http://www.mondialisation.ca/bachar-al-assad-le-plus-impo...

 

 

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Astana

 

Bachar Ja'fari à la conférence d'Astana : l'Occident a fait du terrorisme une arme politique

Sayed HasanMardi 24 janvier 2017

 

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La conférence d’Astana pour la paix en Syrie, organisée sous l’égide de la Russie, de l’Iran et de la Turquie, a commencé Lundi 23 février à Astana, capitale du Kazakhstan, avec une présence occidentale marginale et symbolique en la personne de l’ambassadeur américain, invité à l’initiative de la Russie en guise de main tendue à la nouvelle administration US, qui a maintes fois affirmé faire de la lutte contre Daech, création d’Obama et Clinton selon l’aveu de Trump, une priorité absolue, et renoncer à la politique de déstabilisation et d’ingérence désastreuse de son prédécesseur. L’intervention de Bachar Ja’fari, représentant de la Syrie à l’ONU et à Astana, nouvelle capitale diplomatique mondiale, est intégralement transcrite ci-dessous.

Contrairement à la déclaration de la délégation syrienne, sobre, conciliante et mesurée au point de ne nommer aucune entité ennemie sinon Daech et al-Nosra, et considérant « L’Armée de l’Islam » comme un interlocuteur légitime (bien qu’elle soit également terroriste, elle ne fut nullement désignée comme telle, une issue lui étant proposée conformément à la politique de réconciliation nationale du gouvernement syrien), la délégation de « l’opposition syrienne armée » n’a omis aucune hostilité : propos sectaires, clivants et belliqueux, accusations grandiloquentes et épithètes flétrissants à destination exclusive du régime syrien et de ses alliés, amalgamés au terrorisme, revendication d’une représentativité du peuple syrien dans son ensemble et refus de reconnaître la légitimité de la délégation officielle syrienne, négation de toute ingérence étrangère hormis la Russie  l’Iran et le Hezbollah, exigence de l’extension du cessez-le-feu à toute la Syrie et à toutes les factions combattantes (y compris Daech et àl-Nosra) et du départ de Bachar al-Assad comme des préliminaires indispensables, accusation de violations du cessez-le-feu par les forces syriennes et alliées – jusqu’à Wadi Barada, où les terroristes ont empoisonné les sources d’eau potable de 4 millions de résidents de Damas et de ses environs (ce qui de fait cautionne cet acte), dénonciation d’un expansionnisme iranien dans tout le Moyen-Orient, etc. On comprend plus aisément la réaction de Bachar Ja’fari, dénonçant un amateurisme voire une tentative de sabotage de la conférence orchestrée de l’extérieur.

La conférence se clôturera mardi 24 janvier. Son succès – elle vise à consolider le cessez-le feu pour toutes les factions combattantes, hormis Daech et al-Nosra, exclues de facto – dépendra des négociations en coulisses entre les sponsors régionaux et internationaux du djihadisme et les alliés de la Syrie. Mais quoi qu’il arrive, sur le terrain, l’avancée du régime face aux groupes terroristes se poursuivra, et le processus de reconstruction est déjà en cours.

Sayed Hasan

 


 


 

Lire la transcription…

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2017/01/bachar-jafari-la-co...

 

 

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Quand des réfugiés d’un pays envahi par les USA affrontent les rigueurs de l’hiver dans un pays détruit de fond en comble par une autre invasion des USA

 


Près de Belgrade, en Serbie

 

 

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On ne sait toujours rien des « plus de 10.000 » enfants disparus dès leur entrée en Europe il y a des mois, et il ne semble pas que, depuis, personne ait eu le temps ou l’envie de les rechercher. Aujourd’hui…

 

L’Unicef sonne l’alarme : 23.000 enfants de migrants pourraient mourir à cause du froid en Europe

Rédaction – RT 21 janvier 2017

 

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La vague de froid qui a déferlé sur l’Europe de l’Est se prolonge et compte tenu du manque de centres d’accueil, les responsables de l’Unicef préviennent que ces conditions météo extrêmes mettent en péril la santé des réfugiés, surtout des enfants.

« Sans aucune accalmie des conditions météo extrêmes et des tempêtes qui balaient le centre, l'est et le sud de l'Europe, les enfants de réfugiés et de migrants risquent des infections des voies respiratoires et autres maladies graves, voire la mort par hypothermie », affirme l'Unicef dans un communiqué.

« Les nourrissons et les très jeunes enfants ont généralement une constitution moins résistante au froid, ce qui les rend plus vulnérables aux problèmes respiratoires et aux infections virales et bactériennes potentiellement fatales, comme la pneumonie et la grippe », a déclaré Basil Rodrigues, conseiller santé de l'Unicef pour la région Europe centrale et orientale, cité dans le communiqué.

 

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Piégés dans le froid de Belgrade, des migrants commencent à construire de nouvelles jungles de Calais en Serbie

 

Pour le moment, environ 23.000 enfants de réfugiés et de migrants, dont des nourrissons et des nouveau-nés, sont bloqués en Grèce et dans les Balkans où les températures sont déjà descendues en dessous des - 20°C. Beaucoup d'enfants sont hébergés dans des abris qui sont mal équipés pour l'hiver.

Pourtant, les autorités disent qu’elles ne peuvent les aider davantage, compte tenu du manque de centres d’accueil.

« L'UE a décidé de laisser les Balkans gérer la situation dans le but d'endiguer le flux des personnes venues chercher refuge depuis des zones de guerre. Mais ces personnes manquent cruellement d'une aide appropriée et cela met leur vie en danger », a expliqué Stefano Argenziano, coordinateur des opérations de MSF.

 

Source : https://francais.rt.com/international/32750-unicef-sonne-...

 

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Premiers oiseaux de mauvais augure de 2017 :

 

Voici comment la présidence Trump va se jouer.

Pepe Escobar – ICHSputnik 20 janvier 2017

 

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L’ère Trump commence aujourd’hui avec une géopolitique et une géo-économie parties pour nous réserver des moments de suspense imminents et imprévisibles.

J’ai soutenu que la stratégie du gourou de Trump en matière de politique étrangère, Henry Kissinger, pour traiter avec le formidable trio de l’intégration eurasienne – Russie, Chine et Iran – était une resucée du « diviser pour régner » : détacher la Russie de son partenariat stratégique avec la Chine, tout en continuant à harceler le maillon le plus faible qu’est l‘Iran.

En fait, c’est ainsi que les choses se jouent déjà, comme le montrent les envolées des membres sélectionnés du cabinet Trump lors de leurs interventions devant le Sénat. Des factions de Think Tankland, se référant à la politique de Nixon envers la Chine – qui fut conçue par Kissinger – s’excitent sur la possibilité d’isoler au moins une de ces puissances « potentiellement liguées contre l’Amérique ».

Kissinger et le Dr. Zbig « Grand Échiquier » Brzezinski sont les deux dalangs (marionnettistes) occidentaux autoproclamés dans l’arène politique. Opposé à Kissinger, le mentor d’Obama en matière de politique étrangère Brzezinski, fidèle à sa vieille russophobie, propose une stratégie du « diviser pour régner » basée sur la séduction de la Chine.

Pourtant, une source influente du monde des affaires new-yorkais, très proche des discrets mais réels Maîtres de l’Univers et qui avait correctement prédit la victoire de Trump des semaines avant l’événement, ayant examiné mes arguments, a non seulement émis une évaluation caustique sur ces bienaimés tireurs de ficelles, mais s’est même aventuré à expliquer comment la nouvelle normalité a été fournie directement à Trump par les Maîtres eux-mêmes.  Appelons-le « X ».

 

La surveillance non-stop de la Chine

« X » commence par faire quelque chose que les fidèles de l’État Profond US adorateurs de ces idoles n’osent jamais faire, du moins en public : « Il est important de ne pas attribuer trop d’importance à Kissinger ni à Brzezinski, parce qu’ils ne font que servir de façade à ceux qui prennent les vraies décisions et que leur boulot consiste tout au plus à recouvrir ces décisions d’une patine d’intellectualité. Leur apport ne représente pratiquement rien. Je me sers de leurs noms le cas échéant, parce que je ne peux pas utiliser les noms de ceux qui prennent vraiment les décisions ».

Et « X » de détailler la nouvelle normalité : « Trump a été élu avec le soutien des Vrais Maîtres pour opérer un virage en direction de la Russie. Les Maîtres ont leurs exécutants dans les médias et au Congrès pour maintenir une campagne de vilification de la Russie et laissent leur marionnette Brzezinski se déchaîner aussi contre elle et dire que « l’influence mondiale des USA dépend de leur coopération avec la Chine ». Le but est de menacer la Russie pour l’amener à se montrer coopérative et de placer ces jetons sur la table de négociation à l’usage de Trump. En conformité avec l’approche traditionnelle « bon flic-méchant flic », Donald est distribué dans le rôle du « bon flic », celui qui veut de bonnes relations avec la Russie, et le Congrès, les médias et Brzezinski dans celui du « mauvais flic ». Ceci est censé aider Trump à négocier avec un Poutine forcé de voir dans quelle situation précaire se trouve son ami, ce qui ne peut manquer de l’amener à faire des concessions dans le sens où on veut qu’il les fasse.

Et ceci nous amène à la manière dont Taïwan – et le Japon – se retrouvent dans la combine. « Donald fait voir le virage russe en parlant aux Taïwanais ; il leur démontre que le changement d’orientation est sérieux. Mais il a été décidé d’impliquer le Japon dans la combine en lui faisant jouer le rôle du prédateur acharné sur l’industrie US, par une  attaque contre Toyota largement méritée. Cela a servi à modérer au moins les apparences, quand les Maîtres ont eu peur que nos efforts pour dresser le Japon contre la Chine aient trop l’air d’une provocation ».

Attendez-vous donc à ce que la Chine – comme le préconise le « pas si important que ça » Kissinger – soit mise sous surveillance non-stop : « Les Maîtres ont décidé de réindustrialiser les États-Unis et veulent pour cela rapatrier les emplois qu’ils ont délocalisés en Chine. C’est d’ailleurs souhaitable d’un point de vue chinois, car pourquoi vendraient-ils leur force de travail aux USA pour un dollar qui n’a plus aucune valeur intrinsèque, ne retirant donc pratiquement rien de ce travail. Les Chinois devraient avoir bientôt une voiture dans chaque garage d’ouvrier; ils vont devenir un plus grand constructeur d’automobiles que l’U.E. et le Japon réunis, et leur nation gardera sa richesse chez elle.

 

Et pourquoi la Chine plutôt que la Russie ?

« La Russie étant, dans ce sens-là, un pays qui jouit de ressources naturelles et d’un complexe militaro-industriel (ce dernier point étant la seule raison pour laquelle elle est respectée) peut se dispenser de toute pratique commerciale brutale puisqu’elle n’exporte pratiquement que des ressources naturelles et des armes. Les Maîtres veulent rapatrier les emplois du Mexique et d’Asie, ceci incluant le Japon, Taïwan, etc., et cela se voit bien dans l’attaque de Trump contre le Japon. La principale raison sous-jacente est que les USA ont perdu le contrôle des mers et ne pourraient pas assurer la protection de leurs composantes militaires en cas de conflit majeur. C’est tout ce qui importe à présent, et c’est cela l’histoire gigantesque derrière le décor. »

En pas plus de quelques mots, « X » décrit l’inversion d’un cycle économique : « Les Maîtres ont gagné énormément d’argent en transférant les industries US en Asie (Bain Capital s’y est spécialisée) et Wall Street a gagné énormément d’argent, grâce aux taux d’intérêt réduits sur les dollars recyclés des déficits commerciaux. Mais, à présent, la question est stratégique et ils gagnent de l’argent sur le retour des industries, en réduisant leurs investissements en Asie et en les rapatriant aux États-Unis tandis que nous sommes occupés à reconstruire la production intérieure ».

« X » continue à beaucoup aimer la stratégie commerciale de Henry Ford, et c’est par ce biais qu’il aborde le thème crucial : celui de la défense nationale. Selon « X », « Ford a doublé les salaires qu’il payait à son personnel et il a gagné plus d’argent que n’importe lequel des autres industriels. La raison était qu’un salaire vivant – là où la mère pouvait élever beaucoup d’enfants grâce au salaire de son mari – était psychologiquement bon pour la productivité dans ses usines, et que ses ouvriers pouvaient se payer ses voitures. Il reconnut donc que, dans une société, il faut une juste redistribution de la richesse, chose que son admirateur Steve Jobs ne pouvait pas faire.

La productivité de masse de Henry fit l’émerveillement du monde, et c’est ce qui fit gagner la IIe guerre mondiale par les États-Unis. Amazon ne contribue en rien à la défense nationale, n’étant guère qu’un service de marketing sur Internet fondé sur des programmes informatiques, et Google non plus, qui ne fait qu’organiser au mieux des données. Rien de tout cela ne sert à construire de meilleurs missiles ou de meilleurs sous-marins, excepté d’une façon très marginale ».

 

C’est le Pentagone, idiot !

Donc, oui, tout ceci a quelque chose à voir avec la réorganisation des armées US. « X » a mis un point d’honneur à se référer à un rapport du CNAS [Center for a New American Security, ndt] que j’ai mentionné, en matière d’armes, ce qui va dans le sens de la remarque de Brzezinski disant que nous ne sommes plus une puissance mondiale ».

© Sputnik / Dimitry Vinogradov

Voici une analyse minutieuse et d'envergure de la manière dont les Russes se sont débrouillés pour organiser la meilleure force armée du monde. Et elle ne prend même pas en compte les systèmes de défense anti-missiles S-500 qu’ils sont en train de déployer, grâce auquel ils bouclent pratiquement la totalité de l’espace aérien russe. Et la génération suivante – S-600 ? – sera encore plus puissante.

« X » s’aventure très loin dans le territoire tabou de l‘État profond en révélant comment la Russie, au cours de la décennie écoulée, a réussi a devancer de si loin les États-Unis, « à les éclipser en tant que pouvoir militaire le plus puissant ». Mais la partie pourrait être loin d’être finie, que cela soit vœu pieux ou autre chose : « Nous espérons que le secrétaire d’État James Mattis comprendra ceci et que le sous-secrétaire à la Défense a des connaissances technologiques suffisantes, une réelle compétence organisatrice et assez de prévoyance pour se rendre compte que les armes de la IIIe guerre mondiale sont les missiles offensifs et défensifs et les sous-marins, et non plus la puissance aérienne, les tanks et les porte-avions ».

Réaliste, « X » admet que les champions  néo-cons du statu quo fauteurs de guerres – représentés par la plupart des factions de l’État profond US – n’abandonneront jamais leur attitude d’hostilité invétérée  à l’égard de la Russie. Mais il préfère se focaliser sur le changement : « Laissons Tillerson réorganiser le Département d’État à la manière efficace d’Exxon. Lui et Mattis peuvent être des sans-couilles, mais si vous dites la vérité au Sénat, vous pouvez ne pas être nommé. C’est pourquoi ce qu’ils disent ne signifie rien. Mais notez ceci à propos de la Libye : le but poursuivi par la CIA était de chasser les Chinois d’Afrique. C’est aussi celui de l’AFRICOM. Un des secrets de notre intervention en Libye ».

Pas que ça ait fonctionné ; l’OTAN et l’AFRICOM ont fait de la Libye un désert en proie aux milices, et la Chine n’a pas été chassée du reste de l’Afrique.

« X » admet aussi : « La Syrie et l’Iran sont des lignes rouges à ne pas franchir pour la Russie. Et aussi l’est de l’Ukraine au-dela du Dnieper ». Il est absolument sûr que Moscou ne permettra aucune manoeuvre du genre changement de régime à Téhéran. Et il a bien conscience aussi que « les investissements chinois dans le pétrole et le gaz iraniens impliquent que la Chine non plus ne permettra pas un renversement du gouvernement iranien par Washington ».

Les choses deviennent réellement coriaces quand on en arrive à l’OTAN ; « X » est persuadé que la Russie envahira la Roumanie et la Pologne si les missiles de l’OTAN ne sont pas retirés de Roumanie et si l’engagement des missiles en Pologne n’est pas annulé. Ce ne sont pas les missiles défensifs sans valeur des États-Unis qui sont en cause, mais le fait que ces missiles puissent être remplacés, dans ces silos, par des missiles offensifs nucléaires. La Russie ne tolérera pas ce risque. La question n’est pas négociable ».

© Sputnik/Maksim Bogovid.

À l’opposé de la « menace perpétuelle » de la perpétuelle propagande du parti de la guerre US, Moscou se concentre sur les faits tels qu’ils existent sur le terrain depuis les années 1990 : la destruction de l’allié slave historique serbe et l’annexion des nations du pacte de Varsovie et même de plusieurs républiques de l’ancienne URSS, pour ne rien dire des tentatives d’annexer même la Géorgie et l’Ukraine ; le déploiement de révolutions colorées par les États-Unis ; le fiasco de l’« Assad doit partir » en guise de changement de régime forcé pour la Syrie incluant même l’armement de djihadistes salafistes ; des sanctions économiques ; une guerre du prix du pétrole et des raids sur le rouble ; plus, bien sûr, un harcèlement non-stop de la part de l’OTAN.

« X », parfaitement au courant des faits, ajoute : « La Russie a toujours voulu la paix. Mais les Russes ne vont pas jouer au petit jeu des Maîtres de l’Univers, avec, pour stratagème négociatoire, Trump dans le rôle du brave type accommodant et le Congrès, la CIA, etc., dans celui des empêcheurs de s’entendre en rond. Un stratagème, c’est ainsi qu’ils voient les choses. Ils ne prennent certainement pas ce cirque pour quelque chose de réel ».

 

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Le cirque peut n’être qu’une illusion. Ou du wayang – un théâtre de marionnettes balinaises – comme je l’ai suggéré. « X » avance une interprétation impeccable du jeu d’ombres qui nous attend selon le point de vue de Moscou, s’accordant « quelques mois pour voir dans quelle mesure Poutine arrivera à mettre sur pieds avec Trump une détente d’où puisse sortir une Ukraine orientale autonome, un traité de paix en Syrie avec Assad en place et un retrait des forces de l’OTAN jusqu’à leur ligne “de défense” de l’époque Reagan ».

Qui l’emportera, les Maîtres ou l’État profond ? Préparez-vous à l’impact.

Source : http://www.informationclearinghouse.info/46278.htm

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

  

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La destruction des BRICS continue. Et même pire…

 

Parce qu’il est d’une importance extrême, bien que nous ne soyons pas en mesure de vous le traduire aujourd’hui, nous publions ci-dessous, dans sa version originale, l’article de Peter KOENIG « Le crime du siècle – Un génocide financier », qui annonce des centaines de milliers, mais plus probablement des millions de morts en Inde, suite au coup de force monétaire qui vient de s’y produire (voir notre post précédent) sous la houlette de Washington et de quelques maîtres occultes du monde de la finance, avec, bien entendu, la complicité active du personnel politique au pouvoir en Inde.

Nos lecteurs se rappelleront que l’avocat constitutionnaliste US Me James W. WHITEHEAD avait tiré, il y a des mois, la sonnette d’alarme, annonçant ce mauvais coup en préparation tant contre les citoyens US que contre les autres peuples du monde.

Il y a gros à parier que Peter KOENIG a raison, que ceci n’est qu’un test et que le peuple Hindou sert de cobaye avant que soit déclenchée la « full spectrum dominance » financière.

Prochain test ? Il est en cours : dans les pays scandinaves Danemark, Suède et Finlande. Les premières directives de la Commission Européenne en la matière datent de… 2011. Tout est prêt : http://ec.europa.eu/finance/payments/emoney/index_fr.htm

 

India – Crime of the Century – Financial Genocide

Peter Koenig – ICH 20 janvier 2017

 

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A Financial genocide, if there was ever one. Death by demonetization, probably killing hundreds of thousands, if not millions of people, through famine, disease, even desperation and suicide – because most of India’s money was declared invalid. The official weak reason for this purposefully manufactured human disaster is fighting counterfeiting. What a flagrant lie! The real cause is of course – you guessed it – an order from Washington.

On 8 November, Narendra Modi, the Indian Prime Minister, brutally declared all 500 (US$ 7) and 1,000 rupee-notes invalid, unless exchanged or deposited in a bank or post office account until 31 December 2016. After this date, all unexchanged ‘old’ money is invalid – lost. Barely half of Indians have bank accounts.

The final goal is speedy global demonetization. India is a test case – a huge one, covering 1.3 billion people. If it works in India, it works throughout the developing world. That’s the evil thought behind it. “Tests” are already running in Europe.

The Nordic countries, Sweden, Denmark, Finland, are moving rapidly towards cashless societies. Electronic money, instead of cash, allows the hegemon to control the entire western world, all those who are enslaved to the dollar monetary system. Meaning literally everybody outside the Shanghai Cooperation Organization (SCO) that includes, China, Russia, most of Central Asia, Iran, Pakistan and – yes, India is an apparent candidate to join the SCO alliance.

There was no limit set in rupee amounts that were allowed to be deposited in bank or postal accounts. But exchanges or withdrawals were limited the first two days to 2,000 rupees, later to 4,000 rupees, with promises to further increases ‘later on’. The restrictions have to do with limited new bank notes available. The new money is issued in denominations of 500 and 2,000 rupee-notes.

On 9 November, none of the country’s ATM machines were functioning. Withdrawing money was possible only from banks. Queues behind bank counters were endless – lasting hours and in some cases days. Often times, once at the teller, the bank was out of cash. Imagine the millions, perhaps billions of labor hours – production time and wages – lost – lost mostly by the poor.

The banned bank notes constitute about 85% in value of all cash in circulation. India is a cash society. About 97% of all transactions are carried out in cash. Only slightly more than half the Indian population has bank accounts; and only about half of them have been used in the last three months. Credit or debit cards are extremely scarce – basically limited to the ‘creditworthy’ elite.

In rural areas, where most of the poor live, banks are scarce or none existent. The poor and poorest of the poor, again – as usual – are those who suffer most. Hundreds of thousands of them have lost almost all they have and will be unable to fend for their families, buying food and medication.

According to most media reports, Modi’s demonetization was an arbitrary decision. Be sure, there is nothing arbitrary behind this decision. As reported on 1 January 2017 by German investigative business journalist, Norbert Haering, in his blog, “Money and More”, this move was well prepared and financed by Washington through USAID (http://norberthaering.de/en/home/27-german/news/745-washi...). Mr. Modi didn’t even bother presenting the idea to the Parliament for debate.

Read more…

Sources : http://www.informationclearinghouse.info/46274.htm

Sous le titre  « Death by Demonetisation »

http://www.globalresearch.ca/india-death-by-demonetizatio...

http://www.asia-pacificresearch.com/india-death-by-demone...

Voir aussi :

James W. Whitehead :

https://www.rutherford.org/publications_resources/john_wh...

Rutherford Institute : https://www.rutherford.org/

Elinor Solomon : Electronic money flows (e-book)

https://www.kobo.com/be/fr/ebook/electronic-money-flows?c...

 

 

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Mis en ligne le 25 janvier 2017

 

 

 

 

 

21:56 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

19/01/2017

NAISSANCE, CROISSANCE ET AGONIE DE L'EUROPE AMÉRICAINE

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Naissance, croissance et agonie de l'Europe américaine

 

1 - Naissance de l'Europe américaine
2 - Première étape de la vassalisation: de 1945 à 1949
3 - Seconde étape de la mise en tutelle de l'Europe : 1949-1989
4 - Les archives de l'Europe américaine
5 - De la chute du mur de Berlin à nos jours
6 - Une science des déclins

 

1 - Naissance de l'Europe américaine

La vassalité sépulcrale de l'Europe aura duré près de trois quarts de siècle - cette épreuve se sera étendue sur le même empire du temps que celui entre la mort de Louis XVIII en 1824 et l'inauguration de la première ligne du métro de Paris en 1900.

Dès le lendemain de la Libération, le chef du gouvernement, qu'on appelait le Président du Conseil sous la IIIe République, se trouvait à nouveau entre les mains de Léon Blum, l'homme des grèves de 1936, de la semaine de quarante heures et du pourfendeur du mariage. Aux côtés du ministre américain de l'époque, M. James Byrnes, il avait tenté, avec la signature des "Accords Blum-Byrnes" de 1946, de placer le cinéma français sous le contrôle étroit de Hollywood - un quota écrasant de films américains allait occuper obligatoirement les écrans français, face à une cinématographie nationale réduite à la portion congrue.

Il faudra attendre de longues années pour que la IVe République se décide à courir au secours du cinquième art. Une loi subventionnera les films français par le détour de prêts sur recettes - mais le cinéma allemand ne retrouvera sa respiration que beaucoup plus tard dans une Allemagne condamnée à demeurer divisée jusqu'à la chute du mur de Berlin en 1989.

Les historiens diviseront le siècle tombal de l'Europe en trois périodes. La première s'est étendue de 1945 à 1949, à l'heure des premiers pas de la guerre froide. La seconde, de l'expansion du marxisme d'État jusqu'à l'effondrement du messianisme prolétarien, qui avait créé une nouvelle ecclésiocratie du salut et de la rédemption, fondé sur la nouvelle bible de l'humanité, Le Capital, du prophète Karl Marx. La troisième période a inauguré son règne depuis la réunification de l'Allemagne, au cours de laquelle l'Amérique est parvenue à graver dans les constitutions dites démocratiques de toute l'Europe, le principe de l'occupation perpétuelle du continent de Copernic et de Christophe Colomb, par cinq cents bases militaires, de Ramstein à Sigonella et de la Belgique à la Pologne et à la Roumanie.

Lire la suite…

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

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Et quelques nouvelles pas toutes du jour mais toutes intéressantes…

 

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2017, le grand basculement ?

entrefilets.com6 janvier 2017

 

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L’effondrement de l’Empire atlantiste et de sa contre-civilisation tourne au tragi-comique. Le spectacle est tellement désolant que l’on se surprend même à éprouver une certaine gêne devant la petitesse des acteurs pris au piège de cet épilogue pourtant historique.

La gêne par exemple de voir le minuscule Obama se ridiculiser encore davantage en donnant des coups de pieds rageurs dans son château de sable ; de voir aussi la volaille merdiatique occidentale s’obstiner à piailler en perdant ses dernières plumes de crédibilité ; de voir encore la panique des prétendants au trône hexagonal devant leur propre vacuité ; de voir enfin la sublime élite européenne se persuader qu’elle a encore un rôle à jouer. La gêne en somme de voir toute la caste dirigeante de l’hyper-Titanic atlantiste s’avilir jusqu’au grotesque pour arracher encore au temps qui les vomit quelques lambeaux de vie. 2017 descend pourtant sur leur nuque comme un impeccable couperet. L’année du grand basculement ?

L’Empire en voie d’extinction

On voyait bien la bête pourrir sur pied depuis quelques années mais le millésime 2016 aura été admirablement dévastateur pour l’Empire atlantiste. C’est l’année où tous les derniers joints de l’édifice ont pour ainsi dire pété en même temps.

Le Brexit ; l’éviction du gang Clinton par le déplorable Trump ; la montée irrésistible en Europe des partis souverainistes ; la perte totale de crédibilité de la machine à enfumer merdiatique après la chute d’Alep, bref, autant de déculottées qui ont poussé toute la pègre ultralibérale de l’Empire dans les cordes.

 

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Matrice et capitainerie du Système, les États-Unis en ont pris pour leur grade, nécessairement. De l’Ukraine à la Syrie en passant par la Libye ou par l’Irak, toutes leurs opérations de regime change ont foiré lamentablement.

Sans nous appesantir sur le désormais « failed state » ukrainien, la perte d’Alep en décembre dernier représente sans conteste le coup de grâce, l’humiliation ultime d’une machine à dévorer le monde qui va devoir s’habituer à bouffer désormais la compote à la paille.

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Source : http://www.entrefilets.com/2017%20le%20grand%20basculemen...

 

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Cela va sans dire… et mieux encore en le disant :

 

« Mensonge, fausse bannière et vidéos », une politique américaine.

Bruno Guigue – Arrêt sur Info12 janvier 2017

 

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Pour justifier l’ingérence dans les affaires des autres, Washington manifeste à la fois un véritable génie de l’affabulation et un manque évident d’imagination. Les dirigeants US n’oublient jamais d’inventer une histoire à dormir debout, mais elle a toujours un air de déjà-vu. Le plus étonnant n’est pas que Washington fasse preuve d’une telle répétition dans son répertoire, c’est plutôt qu’on semble le découvrir à chaque fois. En attendant, les faits parlent d’eux-mêmes. L’analyse des conflits du demi-siècle écoulé révèle le même modus operandi, elle fait apparaître les mêmes grosses ficelles.

Premier cas d’école, la guerre du Vietnam. En août 1964, le fameux incident du Golfe du Tonkin fait subitement basculer l’opinion américaine dans le camp belliciste. Des vedettes lance-torpilles nord-vietnamiennes, accuse Washington, ont attaqué le destroyer de la Navy « Maddox » au milieu des eaux internationales le 2 août. Dans un contexte de tensions entre Washington et Hanoï, la Maison-Blanche soutient que cette provocation communiste ne peut rester sans réponse. Mis sous pression, le Congrès des Etats-Unis autorise le président Johnson, le 7 août, à riposter militairement. Dans les mois qui suivent, des centaines de milliers de soldats volent au secours du régime sud-vietnamien et les bombardiers US pilonnent les positions nord-vietnamiennes.

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Source : http://arretsurinfo.ch/mensonge-fausse-banniere-et-videos...

 

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Spécial Cirque électoral France

L’effrayante primaire de la belle arnaque populaire.

Ariane Walter – Le Grand Soir 15 janvier 2017

 

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Oui, c’est effrayant. De gros bavards qui mixent dans le vide. Ils parlent vite, vite, parce qu’ils n’ont rien à dire d’honnête ; ils ne répondent jamais, jamais, à la question posée ; ils partent à Brest quand tu leur dis que tu vas à Marseille. La honte. la honte pour eux, La honte pour nous. Je dirai que la droite est plus audible que la gauche, car du moins la droite dit clairement : "On va vous baiser." La gauche sait qu’elle va le faire mais il lui faut noyer le poisson dans un torrent de boue ; Ecœurant.

J’ai regardé un peu. Jusqu’à la limite de mes forces. Puis je suis passée sur la 2 pour un doc furieusement anti-Trump. Il a un gros, gros défaut Trump, mais alors énorme, il serait pro-Israël avec son beau-fils le Juif ! Mais dites-moi, on n’a pas Tel-Aviv chez nous aux premières loges ? On n’est pas les bassets de la War Americana et des marchands d’armes ? Nous ne sommes pas, nous même des marchands d’armes réputés qui ont besoin de la guerre pour vivre, épuisant le sol, détruisant des pays entiers ! Et tout cela sous la bénédiction de ces abominables socialistes prêts à tout, même à laisser tuer leurs concitoyens pour garder le pouvoir ? Vendre leurs âmes et nos corps et notre santé et notre présent et notre passé pour vivre sous les ors de la République ?

Il est évident que celui qui va gagner demain n’était pas hier sur les écrans.

Voilà un premier coup de balai.

Un conseil à Mélenchon.

Ne t’approche pas d’un seul de ces gangsters mondains. Même pas à cent mètres. Ou tu es mort définitivement.

Fais ta route tout seul ou ce sera une impasse.

Et je dirai une impasse honteuse.

Tu t’es laissé beurrer par le PCF en 2012, ne refais pas la même erreur ou tu prendras ta retraite à Naze-City.

N’oublie pas Sanders, à qui tu te compares et qui, lui aussi, a fini dans les bras de Clinton-pizzagate.

On en est à un point où, curieusement, en politique, il faut être honnête ou il faut crever.

Merci Poutine.

Qui confronté à un avion abattu par l’ennemi et sachant qui a frappé, ne déclenche pas la guerre qui mettrait notre monde à feu et à sang. (Ceci est mon opinion.)

Je terminerai sur un bon moment de cette semaine.

Reçue chez les petits marquis d’Arte, Fanny Ardant les a traités de laquais de l’impérialisme américain ! C’était un moment comme un diamant.

Merci, madame. Grande dame. Car on sait assez comment, dans ce métier, les vengeances sont foudroyantes.

Bien.

Pour nous, les amis, la guerre continue.

Jusqu’à la paix des Braves.

On va se revoir.

Courage.

Et hier soir, en voyant ces minables, nous avons bu à grandes gorgées, le courage notre révolte.

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Puisqu’on en parle, la voilà :

 

Fanny Ardant sur la Russie : Un contre-pouvoir à l’Amérique.

 

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Venue présenter son nouveau film Le Divan de Staline (avec Gérard Depardieu) sur le plateau de l’émission « 28 minutes » sur Arte, l'actrice Fanny Ardant a cloué le bec aux journalistes, les invitant à balayer devant leur porte et à faire preuve d'un peu plus d'objectivité quand il s'agit d'aborder le thème de la Russie. Le tout en moins de deux minutes !

Alors qu'on lui demandait si elle n'avait pas l'impression « qu'on confond la culture russe et la Russie politique », Fanny Ardant a interloqué les journalistes d'Arte en leur lançant sans sourciller :

 

« Vous êtes contents quand même qu'il y ait un contre-pouvoir à l'Amérique ? Ou vous êtes tellement des laquais de l'Amérique que vous n'en voudriez pas ? »

 

L'actrice française, qui déclare détester les étiquettes, a poursuivi son discours en qualifiant la Russie de « contre-pouvoir » à l'Amérique. Refusant de discuter de Poutine car elle « ne connaît pas les tenants et les aboutissants », Fanny Ardant a remarqué que, les journalistes ayant la fâcheuse habitude de « diaboliser toujours quelqu'un », la Russie était devenue « le bouc émissaire ».

Selon elle, ce n'est que maintenant, suite à l'arrivée de ce « contre-pouvoir » à l'Amérique incarné par la Russie, que les habitants de l'Occident commencent à comprendre que depuis longtemps ils se trouvaient sous l'influence de l'impérialisme américain.

L'actrice n'a pas mâché ses mots, dénonçant l'hypocrisie des grands médias et soulignant que l'Occident « se croit toujours autorisé à distribuer des bons et des mauvais points ».

 

« Je sais simplement que quand on ouvre un bulletin d'informations, il y a la pensée unique sur les mêmes hommes et les mêmes choses », s'est-elle insurgée.

 

Ayant toujours adoré la culture russe et l'âme slave, Fanny Ardant vient de sortir son troisième film en tant que réalisatrice, Le divan de Staline, avec Gérard Depardieu dans le rôle principal.

 

ARTE ayant fait supprimer « pour des questions de droits d’auteur » sa vidéo mise en ligne par Sputnik, nous la remplaçons par celle-ci, d’une autre provenance.

 

 

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Et puisqu’on y est :

 

Le divan de Staline

Bande-annonce

 


 

Remarques :

  1. L’histoire n’est pas d’elle.
  2. Staline avait encore ses cheveux et pas de ventre. La moustache à Depardieu a l’air fausse. [De Niro se serait fait maigrir et aurait laissé pousser la sienne. Évidemment, pour les cheveux…].

Mais qui sommes-nous pour chipoter ?

 

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Attendez-vous-y chez vous !

Un secret de polichinelle bien gardé

Washington est derrière la brutale expérience indienne d’abolition de l’argent liquide.

Norbert Häring  – 1er janvier 2017

 

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Indiens faisant la queue devant une banque

 

Début novembre, sans préavis, le gouvernement indien a déclaré invalides les deux billets de banque de plus grande valeur, abolissant plus de 80 % de la valeur d’argent en circulation. Malgré toute l’agitation et l’indignation qui en ont résulté, personne ne semble avoir pris conscience du rôle décisif qu’a joué Washington dans cette décision. C’est surprenant, car ce rôle a été à peine dissimulé.

Le président américain Barack Obama a déclaré que le partenariat stratégique avec l’Inde était une priorité de sa politique étrangère. La Chine doit être maîtrisée. Dans le cadre de ce partenariat, l’agence américaine de développement USAID a négocié des accords de coopération avec le ministère indien des Finances. L’un d’eux a pour objectif déclaré de repousser l’utilisation de l’argent liquide en faveur des paiements numériques, en Inde mais aussi dans le monde entier.

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Source : norberthaering.de

Via : http://lesakerfrancophone.fr/un-secret-de-polichinelle-bi...

 

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« Prostituées, douche dorée, lit d’Obama : enfin des révélations sur le rapport contre Trump ! »

Pour ceux que les fantasmes des spécialistes ès enfumage US intéressent encore, c’est ici

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https://fr.sputniknews.com/international/2017011110295393...

 

Les autres peuvent sauter à la case suivante.

 

  « Les douches dorées » : une lettre de Zinoviev 2017 ?

Neil Clark – RT – 14 janvier 2017

 

12. Trump parapluie.jpg

 

À peine pensait-on que les « fake news » (fausses informations) avaient donné tout leur jus, que BuzzFeed surgit pour en rajouter une couche. La publication, par ce site, d’un dossier bidon – non vérifié et bourré d’allégations gratuites – sur Donald Trump et ses prétendus liens avec la Russie marque un nouveau palier dans la descente sans fin du niveau journalistique.

Cela montre à quel point de désespoir en sont arrivés ceux qui essaient à toute force de saboter des relations meilleures entre les États-Unis et la Russie.

Le document – comme BuzzFeed lui-même le reconnaît – a été concocté par des « opposants politiques » à Donald Trump et remis au FBI par le fauteur de guerres en série et anti-russe obsessionnel John McCain.

Des « sources très bien informées » ont aussi prétendu que le document en question était l’œuvre d’un ancien agent du MI6, dont on nous dit qu’il aurait « plongé dans la clandestinité ».

Si tout cela est vrai, l’entrée en jeu de James Bond ne serait pas une surprise absolue. Car lorsqu’il est question de subvertir la démocratie en jouant la carte du « péril russe », les services secrets britanniques peuvent se targuer d’une assez grande expérience. De fait, le dossier « Douches dorées », et la manière dont il a été porté à l’attention du public,  présente des ressemblances troublantes avec une autre révélation bidon qui a circulé en 1924 et dont le but, justement, avait été de mettre un terme au rapprochement du Royaume Uni avec la Russie.

En janvier de cette année-là, le tout premier gouvernement travailliste de l’histoire d’Angleterre est arrivé au pouvoir. Le programme économique du Labour était timide, mais ce qui alarma surtout l’establishment, ce fut le désir exprimé par ce parti d’améliorer les relations avec l’Union soviétique. Le Premier ministre Ramsay MacDonald reconnut officiellement le gouvernement soviétique au mois de février, proposa de nouveaux accords avec Moscou et ouvrit des négociations pour un prêt du Royaume Uni à l’URSS.

Mais cela n'allait tout simplement pas être autorisé à se produire. Après que le Procureur général travailliste eût abandonné les charges contre un écrivain communiste qui avait incité les soldats à ne pas tirer sur « leurs frères ouvriers » lors d’une grève, les Libéraux et les Conservateurs s’unirent pour réclamer une enquête, dont la motion fut rédigée par Sir John Simon, qui devait plus tard qualifier l’incident de « Trumpery » (oripeau).

De nouvelles élections furent convoquées pour la fin d’octobre. Quatre jours tout juste avant qu’elles aient lieu : sensation ! Sous les titres « Plan de guerre civile des maîtres des socialistes : les ordres de Moscou à nos Rouges » - « Découverte d’un grand complot », une lettre fut publiée par le Daily Mail, provenant, prétendit-on, d’un dirigeant bolchevique : Grigory Zinoviev.

Cette lettre était marquée « top secret » et transmettait des instructions quant à la manière de provoquer une révolution en Grande Bretagne. Elle ajoutait que la reconnaissance de l’URSS par le gouvernement travailliste aiderait beaucoup la cause communiste.

Le Kremlin contesta avec véhémence l’authenticité du document. « Hé, que voulez-vous qu’ils disent d’autre ? », firent les anti-russes avec un clin d’œil entendu.

« La lettre rouge provoqua un grand émoi » a écrit l’historien A.J.P. Taylor. « Le parti travailliste fut accusé de complicité avec les Russes, ou alors d’être leur dupe ».

Les Tories auraient peut-être gagné les élections de toute façon, mais le coup avait porté grand tort au Labour qui perdit 40 sièges. Les Conservateurs revinrent au pouvoir après en avoir été éloignés moins d’un an et ne signèrent pas de traités avec Moscou. L’establishment anti-russe put se rendormir sur ses deux oreilles : l’isolement de l’Union soviétique allait pouvoir se poursuivre.

C’est aujourd’hui un fait universellement admis que la lettre de Zinoviev était un faux grossier. En 1999, un nouveau rapport réclamé par le ministre des Affaires étrangères travailliste Robin Cook a révélé que la lettre avait été fabriquée par la source d’un agent du MI6 et « probablement transmise par quelqu’un du SIS (les services d’espionnage connus sous l’appellation de MI6) au Bureau Central du parti Conservateur. »

En 1924, c’est donc le Kremlin qui disait la vérité. Et c’étaient ceux qui ne voulaient surtout pas de meilleures relations avec Moscou, les barbouzes, les politicards anti-russes  et leurs hommes à tout faire des médias qui avaient répandu des « informations fausses ». Quelqu’un d’autre que moi fait-il le parallèle avec aujourd’hui ?

La lettre de Zinoviev de 1924 n’est pas le seul exemple d’intervention des service secrets britanniques dans le but de saboter les relations du pays avec Moscou. Dans son livre de 1987, Spycatcher [inédit en français ndt] Peter Wright  révèle des complots du MI5 (et de la CIA) pour déstabiliser le Premier ministre travailliste Harold Wilson, dans les années 1960 et 70. On sait que le MI5 a conservé un dossier secret sur Wilson pendant toutes ses années au parlement (de 1945 à 1983).

Les opposants à Wilson l’ont accusé d’être « paranoïaque », mais, comme l’a fait remarquer Joseph Heller dans Catch 22, ce n’est pas parce que vous êtes parano qu’ils n’en ont pas après vous. À présent, en 2017, la cible n’est plus Ramsay MacDonald ou Harold Wilson, c’est Donald Trump.

« Les douches dorées », document aussi louche que la lettre de Zinoviev, poursuit exactement le même but : anéantir tous les espoirs de meilleures relations avec la Russie et forcer à la poursuite de la guerre froide.

Si Le Donald persiste à vouloir établir un nouveau partenariat avec la Russie, soyez sûrs qu’on nous dira que c’est parce que Poutine le fait chanter, qu’il n'y a pas d’autre explication possible. Bien sûr, ce sont en réalité les services secrets occidentaux et leurs féaux serviteurs de la politique et des médias qui pratiquent le chantage. Le message qu’ils envoient à tout dirigeant éventuel des États-Unis ou de Grande Bretagne est clair : si vous ne vous alignez pas sur les diktats de l’establishment à propos de la Russie, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour vous détruire. Les pressions qui s’exercent sur Donald Trump pour le forcer à se coucher sont effarantes. C’est cette tentative d’intimider brutalement les « dissidents » de la politique étrangère pour qu’ils s’alignent sur la volonté de l’État Profond et l’ardeur complice des médias à diffuser leurs «fausses informations» pour imposer leur programme qui font les sujets importants. Quand il s’est agi du PizzaGate, tout le monde s’est contenté d’en rire, mais dès lors qu’il a été question de « douches dorées », cela a aussitôt été « Vrai ou pas vraie, cette histoire est importante et il faut qu’elle soit mise sur le tapis ». 

Et tout ça, c’est la faute à la géopolitique.

Pour mettre à jour la citation d’A.J.P. Taylor à propos des travaillistes et de la lettre de Zinoviev : Trump a été dénoncé comme complice des Russes ou au moins comme leur dupe. Et il en ira de même pour toute personnalité publique qui voudra changer la politique étrangère du camp occidental.

Si on veut comprendre pourquoi la perspective de meilleures relations avec la Russie terrifie à ce point l’État Profond, tout ce qu’il y a besoin de faire – comme je l’ai déjà noté ici – c’est suivre la piste de l’argent. Ainsi qu’aurait pu le dire le grand Upton Sinclair, c’est dur de faire comprendre à quelqu’un qu’il n’y a pas de « péril russe », si son (très haut) salaire dépend de l’existence d’un « péril russe » et de sa promotion agressive.

Pour justifier son énorme budget – particulièrement en temps d’« austérité » – le MI6 a, tout comme l’OTAN, besoin d’un épouvantail russe. Pas plus tard qu’en décembre dernier, le chef de ce service, Alex Younger, s’en est pris à la Russie pour ses opérations en Syrie qui ont, c’est vrai, mis en échec les plans des Anglais, des Américains et de leurs alliés pour provoquer un changement de régime dans ce pays. Il n’est pas inintéressant de noter que ce ne sont pas seulement les « douches dorées » mais aussi les accusations de « hacking » par la Russie qui trouvent leur origine dans les services secrets anglais.

Ensuite, bien sûr, vous avez tous les grands pontes « experts » et « consultants », dont les salaires sont payés par des think tanks « non partisans », néanmoins financés par des « sociétés de défense » US. Et les belliqueux politiciens appâteurs d’ours dont les campagnes sont financées par l’establishment militaro-industriel.

L’hyper-faucon de la guerre froide Henry « Scoop » Jackson, dont le nom survit dans le think tank Henry Jackson Society, avait été surnommé « le sénateur de chez Boeing » à cause de ses liens avec l’industrie de l’armement.

Les populations des États-Unis et de Grande Bretagne pourraient souhaiter que leurs pays respectifs entretiennent de meilleures relations avec la Russie et oeuvrent avec elle à l’éradication des périls véritables tels qu’ISIS (État Islamique, ex-ISIL). Le problème hélas, c’est qu’il y a trop de monde, dans les cercles du pouvoir, qui ne le veulent absolument pas.

Gens de gauche anglais qui trouvez drôle ce qui arrive à Trump, méfiez-vous. Car la même stratégie sera déployée contre le dirigeant de votre Labour Party Jeremy Corbyn, s’il continue à défier les barbouzes et les gardiens de but néocons en appelant à une fin de la guerre froide bis. Qui sait ? Un dossier douteux sur « Corbyn le Collabo » pourrait bien être déjà prêt à circuler grâce à quelques journalistes « sympathiques » et sites web anti-russes dont l’opposition de principe aux « informations fausses » et à la propagation d’affirmations sans fondement s'évanouira comme par enchantement. [Ça y est, c’est fait : http://www.informationclearinghouse.info/46246.htm ! ndt]

Source : https://www.rt.com/op-edge/373676-buzzfeed-golden-showers...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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À quoi bon lésiner ?

Dans le même ordre d’idées…

(Glané sur Antipresse)

 

L’art du croche-pied à la Maison-Blanche

ENFUMAGES par Fernand Le Pic

 

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Au lendemain de l’élection de Donald Trump, Obama reçoit le vainqueur à la maison blanche. Le président élu lance les satisfecit à tout va parlant d’un meeting excellent pour cette première rencontre entre les deux hommes. Obama confirme qu’il fera tout pour que la transition fonctionne bien car pour lui «la transmission pacifique du pouvoir est l’une des caractéristiques de la démocratie». Quelques jours plus tard, dans une mise en scène un peu surfaite, c’est d’Athènes qu’il renouvelle sa garantie pour une «transition douce». Il ajoute qu’en sa qualité de président des États-Unis il se sent responsable de tout faire pour «faciliter une bonne transition».

Il n’a pas fallu longtemps pour découvrir que derrière ses promesses glamour prononcées devant des parterres abêtis par huit ans de feinte élégance, il signifiait en réalité qu’il allait savonner la planche de Trump à l’huile de poix.

Hormis le fait qu’il révélait ainsi l’inversion de sens systématique de tous ses discours, il aura sans doute péché par excès de confiance. C’est le lot des faisans et autres gallinacées choyées par Audiard.

Ce sont peut-être les 35 pages de l’officier Christopher Steele qui exposeront le niveau de la flibuste. En anglais de la Maison Blanche on appelle cela « oppo » pour « opposition research ». En clair rechercher, trouver, voire fabriquer de toutes pièces, et utiliser tout ce qui peut compromettre son adversaire politique, l’équivalent du « kompromat » russe, dont on entend soudain beaucoup parler ces derniers temps.

A la Maison blanche l’oppo se gère à temps plein. L’un de ces appointés se rendit célèbre pour avoir presque réussi à faire passer les déboires lewinskiens de Bill Clinton pour un complot des Républicains. Il travailla six ans pour les Clinton à demeure présidentielle. Son nom, il le signait au coude de ses coups bas: Chris Lehane. Le New York Times, pourtant de son bord, n’hésita pas à le qualifier de «Master of the Political Dark Arts», lorsqu’il s’occupa de la campagne du général Wesley Clark en 2004. Il le préféra à Kerry jugé trop conciliant. Plus tard, Lehane comptera parmi ses clients fidèles Lance Amstrong, qui sut si bien mentir. Il a toujours assumé sa réputation de fomenteur. Il en fit même un livre de référence avec son mentor Mark Fabiani, dont le titre fleure bon l’instantané de la morsure en politique, l’effet polaroid du fait divers organisé : Masters of disaster, the ten commandements of damage control (éd. Palgrave Mcmillan 2012, rééd St. Martin’s Griffin 2014).

En 2010, l’ancien employé de la Maison Blanche qui y a toujours ses entrées, représente les intérêts d’un sheikh héritier éconduit, celui de l’émirat de Ras al-Khaimah à qui son émir de père préféra un frère pour lui succéder au trône. Il se trouve que ledit sheikh est un intime des Clinton et suffisamment proche d’Obama pour compter parmi ses invités de marque lors de son investiture de 2009. En fait, s’il fut éconduit par son père, c’était justement parce qu’on lui reprochait d’être trop proche des Américains et trop ouvertement anti-iranien. Alors Chris Lehane aura pour mission de l’aider à retrouver son trône, avec l’aide des États-Unis, en insistant sur le fait qu’il sera un rempart contre l’hégémonie iranienne. On réserva des pages dans les journaux on créa des sites web et on placarda des affiches sur les bus. Une grosse campagne. Lehane s’adjoint pour ce faire les services d’une firme classique de relations publiques du nom de California Strategies et ceux d’une « oppo » beaucoup plus glauque et qu’il connaît bien, du nom de SNS Global, dirigée notamment par Glenn Simpson, un ancien du Wall Street Journal. C’est ce même Glenn Simpson qui venait de créer en parallèle l’officine des basses œuvres démocrates « Fusion GPS » avec Tom Catan et Peter Fritsch, également deux anciens du Wall Street Journal.

Or, un beau jour, des journalistes du Spiegel informent California Strategies qu’ils ont reçu copie de ses dossiers confidentiels relatifs au sheikh, y compris le montant des honoraires qu’il a déjà payés, soit 3,6 millions de dollars. Deux semaines plus tard, c’est au tour du Guardian à Londres de recevoir les mêmes documents hackés.

Du coup California Strategies porte plainte directement auprès d’Eric Holder, l’Attorney général des États-Unis (un intime d’Obama) en spécifiant que les documents aspirés « contiennent des communications avec des responsables de haut rang du gouvernement fédéral, pouvant être compromettantes ». À l’époque les soupçons se tournèrent très officiellement vers l’Iran. Glenn Simpson produisit d’ailleurs un rapport (de 36 pages) détaillant tout l’intérêt qu’aurait eu la République d’Iran à hacker California Strategies au moment où, justement, elle allait faire l’objet de nouvelles sanctions.

N’est-il pas curieux de retrouver tout ce petit monde de Fusion GPS comme commanditaire d’un dossier relatif à des situations compromettantes pour Donald Trump, le tout sur fond de hacking fumants révélant les turpitudes de leur patronne déchue Hillary Clinton ? Car c’est bien le même Glenn Simpson qui enrôla l’agent anglais Christopher Steele, aujourd’hui en fuite éperdue, afin qu’il signât un rapport qui était peut-être issu de sa propre imagination. Un faux grossier dont les sources sont attribuées non pas à l’Iran cette fois mais à la Russie, et qui est destiné, comme on le sait, à démolir la légitimité de Donald Trump. Ce qui est cocasse, c’est que le rapport en question fait encore 35 pages, sans doute un standard de la Maison Simpson.

Quant à Chris Lehane, on le voit encore se glisser discrètement dans les couloirs de la Maison Blanche pour y rencontrer sa collègue actuelle en damage control Shailagh Murray. Le 8 février 2016, par exemple, ils passèrent seize heures de travail ensemble. On peut même vous dire que son numéro de rendez-vous était le U73070. Mais officiellement c’était pour parler de RbnB, la nouvelle affaire d’hôtellerie privée qu’il a fondée avec une ex-collègue de la Maison blanche : Sarah Bianchi. Seize heures ! C’est bien un minimum pour parler business, non ? Rappelons au passage que Sarah Bianchi est celle-là même qui croisa Philipp Hildebrand, l’ancien patron de la Banque Nationale Suisse, chez BlackRock, une firme qui s’est notamment occupée d’orienter la gestion que l’on connaît de la dette grecque.

Au moins en 2010, la presse locale, notamment le San Francisco Gate (SF-GATE) du 8 juin 2010, osait encore dire que cette flibusière était une habituée des intrigues et que le hacking de California Strategies venait plus vraisemblablement de rivaux républicains que des Gardiens de la révolution.

En 2017, Trump n’a quant à lui pu compter que sur ses propres tripes.

 

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Dissolution de l’OTAN et alliance militaire avec la Russie

Sahra Wagenknecht, au nom de la gauche allemande, prend M. Trump au mot

Rédaction – RT 17 janvier 2017

 

Un système de sécurité militaire incluant la Russie devrait être mis sur pied pour remplacer l’OTAN, a déclaré dans une interview Sahra Wagenknecht, figure de proue du parti allemand Die Linke (« La Gauche »), en écho aux récentes déclarations de Trump sur l’OTAN.

 

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« L’OTAN doit être dissoute et remplacée par un système collectif de sécurité incluant la Russie » a déclaré ce mardi Mme Wagenknecht au groupe de médias Funke.

Il faut dire que l’OTAN vient d’essuyer un certain nombre de critiques de la part des médias allemands, suite aux déclarations faites par le président élu dans une interview récemment accordée au Bild, au cours de laquelle il a qualifié l’OTAN d’« obsolète ».

 

« Je dis depuis longtemps que l’OTAN a des problèmes. En particulier, celui d’être obsolète, parce que cette organisation a été conçue il y a beaucoup, beaucoup d’années », a-t-il déclaré dimanche.

« Nous sommes censés protéger des pays, mais un tas de ces pays ne paient rien alors qu’ils devraient le faire, ce que je trouve très abusif à l’égard des États-Unis ».

 

Ces mots ont reçu le soutien de Wagenknecht, qui a ajouté que les commentaires de M. Trump « révèlent impitoyablement les erreurs et les échecs du gouvernement fédéral ».

L’interview [du président, ndt] n’a pas échappé à celui-ci. Un porte-parole de la chancelière Angela Merkel a dit qu’elle avait été « lue avec intérêt » par le bureau de la Chancellerie.

De leur côté, les officiels de l’OTAN se sont montrés « irrités » par les déclarations de M. Trump, selon le ministre des Affaires étrangères allemand Fred-Walter Steinmeier, qui a parlé à des reporters à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg. Steinmeier a ajouté cependant qu’à l’OTAN on ne doute pas que l’administration US maintiendra les engagements de son pays envers l’alliance.

Alexander Graf Lambsdorff, vice-président du Parlement européen et membre du parti allemand FDP a dit aux gens de Funke que les déclarations de Trump « restent vagues et pas trop sensées ».

Die Linke est le groupe d’opposition le plus important au Parlement allemand et avait déjà appelé auparavant à des relations plus étroites avec la Russie.

Ces commentaires se font jour en pleine escalade d’une concentration de troupes, de tanks et d’équipements militaires US en Europe, aux frontières de la Russie, dans le cadre d’une opération de l’OTAN intitulée « Résolution Atlantique ». Après les manoeuvres militaires effectuées dans le cadre de cette opération, les troupes seront stationnées en Pologne, en Bulgarie, en Roumanie et dans les pays baltes, dépendant d’un Quartier Général qui se trouvera en Allemagne.

 

Source : https://www.rt.com/news/373974-nato-dissolution-alliance-...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Mais elle aura du mal…

 

« L’art de la guerre »

Des chars d’assaut déployés en Pologne

Manlio DinucciRéseau Voltaire 17 janvier 2017

 

Tandis que le président états-unien élu, Donald Trump, critique l’existence même de l’Otan, l’Alliance atlantique poursuit son déploiement impérial en Europe. Planifiée après la révolte du Donbass contre les putschistes nazis installés par l’Alliance à Kiev, elle vise à faire accroire qu’il existe une menace russe pour justifier l’occupation militaire de l’Europe de l’Est. Une occupation soutenue par les élites politiques est-européennes qui, toutes, doivent leur pouvoir aux seuls États-Unis.

 

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Discours de Paul W. Jones, ambassadeur des États-Unis en Pologne

© Army photo by Sgt. Paige Behringer, 10th Press Camp Headquarters

 

Le 12 janvier 2017, deux jours après son discours d’adieu, le président Barack Obama a lancé le plus grand déploiement de forces terrestres en Europe orientale depuis la fin de la Guerre froide : un long convoi de chars d’assaut et autres véhicules blindés états-uniens, provenant d’Allemagne, est entré en Pologne. C’est la 3ème Brigade blindée, transférée en Europe de Fort Carson dans le Colorado : composée d’environ 4 000 militaires, 87 chars d’assaut, 18 obusiers automoteurs, 144 véhicules de combat Bradley et des centaines de Humvees. L’ensemble de l’armement est transporté en Pologne soit par route, soit par 900 wagons ferroviaires.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article194955.html

 

Résumons : Les États-Unis crèvent d’envie de faire la guerre à la Russie, mais veulent que l’Europe la fasse pour eux. L’Europe de l’Est est la chèvre attachée au piquet, dont les bêlements devraient attirer l’ours récalcitrant dans l’arène. Cette stratégie s’appelle bear-baiting. Espérons, pour les populations civiles de la Pologne et des pays circonvoisins, que les nerfs des Russes tiendront le coup.

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Pour les archives :

Les aveux du criminel John Kerry

http://www.voltairenet.org/article194943.html

 

Il y en a quelques-uns qui seront surpris… Pas nous.

 

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Même si vous n’êtes pas belges, parce que c’est sûrement pareil chez vous.

 

Nous sommes tous Dyab Abou Jahjah !

Luk VERVAET – Le Grand Soir 12 janvier 2017

 

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En Belgique, on peut sans problème défendre les assassinats ciblés systématiques, réalisés avec des drones par le Mossad, le service secret israélien, contre des dirigeants et des militaires palestiniens. Ou l’assassinat par balles, en pleine rue, comme le 15 décembre dernier, il y a à peine trois semaines : Mohammed Alzoari, un dirigeant du Hamas, abattu près de sa maison en Tunisie. On a aussi pu applaudir sans souci à l’opération Plomb durci, dans laquelle Israël a bombardé Gaza sans relâche de décembre 2008 à janvier 2009. Avec la mort de 1315 Palestiniens, dont 410 enfants et plus de 100 femmes, et 5285 blessés comme bilan...

Mais si vous défendez par contre le droit reconnu internationalement des Palestiniens à résister par tous les moyens contre cette machine de guerre et l’occupation illégale de la Palestine, comme Dyab Abou Jahjah après l’attaque palestinienne contre un groupe de soldats israéliens à Jérusalem, alors il faut en payer le prix ! Le secrétaire d’Etat Theo Franken et le mensuel Joods Actueel ont demandé au Standaard le licenciement de Dyab en tant que chroniqueur du journal. Quelques heures plus tard, c’était fait.

L’enjeu de la défense de Dyab dans cette affaire, ce n’est pas seulement la défense du principe libéral de la liberté d’expression, selon lequel on peut soi-disant dire tout ce qu’on pense. Ce dont il s’agit, c’est de savoir si nous avons encore le droit, dans ce pays, de défendre la légitime résistance d’un peuple et de ses organisations. Les Palestiniens sont plus maltraités que les Noirs au temps de l’apartheid en Afrique du sud. N’ont-ils pas le même droit à la résistance que l’ANC de l’époque ?

Radicalisation

Le traitement de Dyab Abou Jahjah dit beaucoup sur la prétendue lutte contre la radicalisation à laquelle le gouvernement et les médias accordent la plus haute priorité. Le scenario de 2002-2003 semble se répéter. À l’époque, Dyab et la Ligue Arabe Européenne (AEL) ont été réduits au silence par une longue campagne de calomnies, d’accusations de terrorisme et de procès (dont ils sont sortis totalement blanchis). Après l’élimination de cette organisation autonome, démocratique et non religieuse, un autre phénomène est apparu sur la scène : Sharia4Belgium.

Revivons-nous le même épisode ?

Lire la suite…

Source : https://www.legrandsoir.info/nous-sommes-tous-dyab-abou-j...

 

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Sur le même sujet, nous avions raté la prise de position de Bruno Guigue : « Après l’attentat de Jérusalem, Droite, PS et FN à l’unisson ! ». La voici : http://arretsurinfo.ch/apres-lattentat-de-jerusalem-droit...  

 

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Une masse d’air froid en provenance de Russie.

Et Poutine va sans doute continuer à nier toute ingérence ?

 

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« Air froid venu de Russie », « Vague de froid en provenance de Russie »... Les médias français soulignent et répètent avec délices la provenance des masses d’air polaire, comme pour faire passer un message... Sputnik a mené l’enquête pour découvrir comment Moscou est arrivé à modifier le climat en Europe.

Cette fois, les preuves de l'ingérence de Vladimir Poutine dans les affaires intérieures des pays étrangers sont irréfutables ! Dos au mur, accablé de preuves, il ne pourra pas plaider non coupable si facilement.

« C'est de Russie que cette vague de froid nous arrive », ont souligné certains médias français, généralement frileux à l'idée de pointer l'origine des malfaiteurs.

Suite aux attaques informatiques, une nouvelle accusation s'abat sur la Russie : elle est soupçonnée d'avoir provoqué le temps glacial qui fait grelotter les Européens.

Les agents du Kremlin auraient-ils vraiment élaboré un moyen de déstabiliser le climat sur le Vieux Contient en riposte aux multiples sanctions anti-russes ?

Source : https://fr.sputniknews.com/france/201701171029634597-froi...

 

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Neige partout, même en Inde et en Tunisie !

Diaporama :

https://fr.sputniknews.com/photos/201701181029648020-hive...

 

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Malgré quoi le premier train-cargo chinois arrive à Londres, ayant couvert 12.000 km en 18 jours.

https://fr.sputniknews.com/economie/201701181029662176-tr...

 

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Dernière minute :

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A la veille de la présidentielle, 30 personnalités de tous horizons lancent un appel pour la défense de la francophonie et de la diversisité linguistique

 

Résistance ou Collaboration linguistique ?

 

COURRIEL Son site samedi 14 janvier 2017

 

C’est l’heure du choix pour les candidats et pour les électeurs français :

face à MM. Macron et Gattaz, chevaux de Troie du tout-anglais en France et en Europe, REPRENONS LANGUE !

 

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Prenant la parole à Berlin dans le cadre de sa candidature à la présidence de la République… française, Emmanuel Macron a prononcé son discours en anglais « pour être compris de tous » (sic).

Le 11 janvier, s’exprimant sur France-Info dans l’émission de J.-M. Aphatie, le chef de file du MEDEF, Pierre Gattaz, a salué ce reniement macronien de la langue française en expliquant laborieusement que l’avenir de la francophonie passe par l’anglais (M. Aphatie a relevé l’« oxymore »), « langue universelle des affaires » : une assertion à la fois fausse et hors-sujet, sauf à réduire l’activité à venir d’un futur chef de l’État à une forme d’affairisme international. Le patron des patrons a même précisé que les jeunes Français devaient apprendre à « lire, écrire, compter  » en anglais, même s’il a ajouté, pour adoucir l’énormité de son propos, que bien sûr ils devaient aussi maîtriser le français (on respire !).

Dans cette même émission, M. Gattaz a aussi expliqué que pour « gagner », la France devait accepter les délocalisations industrielles, limiter les droits sociaux et les garanties du code du travail qui freinent, selon lui, les entreprises. La question est de savoir si cette prétendue « France qui gagne » à l’international serait autre chose, une fois privée de sa langue et de ses acquis sociaux, qu’un « couteau sans manche dont on a perdu la lame »… Bref, une « France » dénaturée dont ne bénéficierait qu’une minorité de privilégiés.

De plus en plus il apparaît qu’une part croissante de nos « élites » (?) économiques et politiques est déterminée à liquider notre langue au niveau international comme au niveau national, quitte à violer grossièrement l’article II de la Constitution, lequel dispose que « la langue de la République est le français ». Déjà l’ex-président du MEDEF et du syndicat patronal européen Ernest-Antoine Seillière avait déclaré en 2004 qu’il n’officierait plus, en tant que patron de Businesseurope, qu’« en anglais, la langue de l’entreprise et des affaires ». Déjà M. Kouchner, ministre des Affaires étrangères de N. Sarkozy, affirmait lui aussi cyniquement que « l’avenir de la Francophonie passe par l’anglais » (sic). Déjà, Mme Fioraso, ministre de F. Hollande, a fait de l’anglais une langue universitaire en France au mépris de la loi Toubon qui institue notre langue en « langue de l’enseignement ». Déjà de grandes entreprises comme Renault ou PSA basculent toute leur documentation interne à l’anglais en France même, sans parler de la grande distribution qui privilégie l’anglais (Carrefour City, Simply Market, etc.), des « services publics » et des ex-services publics (SNCF, EDF, Orange…) qui affichent trop souvent leur publicité et leurs enseignes en frenglish ou en mauvais anglais ; ni de la « France » qui chante en anglais à l’Eurovision, des films tournés en anglais en France sur subvention de l’État, des émissions intitulées en anglais sur des chaînes publiques, etc.

Manifestement, l’aile marchante de l’oligarchie politico-financière « française » a décidé, à l’occasion des présidentielles, de franchir un seuil décisif dans l’assassinat programmé de la langue nationale, qui est aussi, rappelons-le, la langue officielle de dizaines de pays dans le monde : après la loi du silence qui, depuis des années, interdit de fait aux grands médias de mettre en débat le basculement linguistique insidieusement en cours en France, voici que certains milieux – dont MM. Macron et Gattaz sont l’avant-garde – passent à l’arrachage officiel, quitte à tenir à mi-voix à l’égard du français d’hypocrites propos élogieux en forme de soins palliatifs…

Nous refusons et refuserons avec acharnement cet attentat cynique contre le peuple français et les autres peuples de la Francophonie. C’est le moment ou jamais pour les amis du français et de la Francophonie d’interpeller vigoureusement les candidats aux prochaines élections, présidentielle et législatives :

  • oui ou non, condamnez-vous l’attitude anti-francophone caractérisée de M. Macron et de ses « hampers » (ainsi se nomment en pidgin ses partisans) ?
  • oui ou non, ferez-vous enfin respecter et renforcerez-vous la loi Toubon, y compris en sanctionnant les « collabos de la pub et du fric » (dixit Michel Serres) qui ne recourent au français dans leur « com » que pour mieux le polluer et introduire le « Globish Business » ?

La résistance et le civisme linguistique sont décisifs pour sauver notre langue, premier service public de France et socle du lien social, pour imposer le respect dû à tous les Francophones de France et d’ailleurs, pour sauvegarder l’égalité entre les citoyens français dont l’écrasante majorité n’est pas « English Mother Tongue » (1). Cette résistance est également vitale pour préserver la diversité des langues qui n’importe pas moins à la culture mondiale que la diversité des espèces n’importe aux défenseurs de la nature.

Au demeurant, Macron n’a pas seulement piétiné le français en parlant anglais à Berlin, il a aussi humilié les germanophones, qui ne sont pas tous censés parler la langue du « business » macronien ! Il est vrai qu’en Allemagne aussi la trahison linguistique fait rage à l’initiative du haut patronat : la société Volkswagen ne vient-elle pas de passer toute sa communication d’entreprise à l’anglais au mépris des ouvriers et des consommateurs allemands ? Assez de ce totalitarisme linguistique, d’autant plus odieux et ridicule que l’Angleterre est en passe de quitter l’U.E., si bien que légalement, l’anglais ne peut plus être la langue officieuse, et encore moins, la langue officielle, des institutions européennes !

Macron se donne des airs de « transgresseur » et de « moderniste » en humiliant sa langue maternelle à l’international. Or il n’y a rien de moins moderne que cet assassinat de la diversité culturelle, rien de plus conformiste que cette allégeance au tout-anglais et à ce qu’il signifie de soumission à l’Empire néolibéral anglo-saxon…

Résistance ou collaboration linguistique, l’heure du choix est venue pour tous les citoyens épris de dignité. Ensemble, sauvons notre langue, et avec elle, la diversité linguistique mondiale, de l’oppression du tout-anglais porté par le monde de la finance.

___________________  

(1) = « langue maternelle anglais » : nombre d’offres d’emploi de postes de hauts cadres réservées aux anglophones, ce qui revient à introduire indirectement une préférence nationale à l’envers qui n’est pas moins douteuse que son inverse.

Signataires (11.01.2017)

  • Georges Gastaud, philosophe, président exécutif de l’Association CO.U.R.R.I.E.L. (COllectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguistiques)
  • Stéphane Sirot, historien du syndicalisme
  • Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’Université de Paris-VII
  • Bernard Guillaumin, trésorier national de l’Association CO.U.R.R.I.E.L.
  • Philippe Loubière, docteur ès lettres
  • Matthieu Varnier, secrétaire général de l’Association CO.U.R.R.I.E.L., roboticien
  • Philippe de Saint-Robert, ancien Commissaire général à la langue française, président de l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (ASSELAF)
  • Guy Chausson, Association Lotoise des Amis de la langue française
  • Francis Combes, poète
  • Albert Salon, docteur d’État ès lettres, ancien ambassadeur, président d’association pour le français et la Francophonie
  • Pierre Pranchère, ancien Franc Tireur et Partisan de France, ancien député de Corrèze
  • Aurélien Djament, mathématicien, CNRS
  • Rose-Marie Serrano, traductrice d’espagnol
  • Patricia Latour, journaliste
  • Daniel Miroux, président de l’Alliance Champlain
  • Benoît Foucambert, syndicaliste (81)
  • Christophe Pouzat, neurobiologiste
  • Christian Darlot, chercheur CNRS
  • André Tosel, professeur émérite de philosophie, Université de Nice
  • Marcel Girardin, administrateur de Défense de la langue française en Pays de Savoie
  • Anna Persichini, secrétaire, militante syndicale CGT (06)
  • Jean-Luc Pujo, président des Clubs Penser la France
  • Denis Foucambert, professeur de psycholinguistique, Université du Québec (Montréal)
  • Alain Fleury, auteur, comédien, metteur en scène (76)
  • Aymeric Monville, éditeur
  • Daniel Dubois, syndicaliste, libre-penseur, élu (Adjoint au Maire, 59).
  • Giovanni Di Mino, professeur de langue vivante (13)
  • Christian Champiré, maire de Grenay (62)
  • Romain Vignest, président de l’Association des professeurs de Lettres
  • Laurent Lafforgue, mathématicien, professeur à l’IHES
  • Anna-Maria Campogrande, pour Athena, Association pour la défense et la promotion des langues officielles de la Communauté Européenne, Italie.
  • Barbara Flamand, poétesse (Belgique)

Pour se joindre à cet appel contacter Georges Gastaud

À sa demande, le commentaire de Mme Barbara Flamand (Bruxelles) :

« Cette attaque contre la langue est à la fois culturelle, politique, historique. Contre une telle attaque il faut soulever un mouvement de masse. En gommant leur langue, les Français vont-ils lire Montaigne en anglais ? Chanter la Marseillaise en anglais ? Et apprendre dans cette langue comment les versaillais ont écrasé la Commune ? La langue est le patrimoine collectif en même temps qu’individuel. Le peuple ne peut pas laisser les décideurs souiller la France de Ferrat et de bien d’autres ».

 

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Livres (de fiction) à lire ou à relire

pour comprendre l’actualité

 

Sommes-nous les seuls à avoir vu, dans la siège d’Alep, la réédition parfaite (causes et péripéties) de celui de Paris (1589-1594) ?

MM. Poutine et Bachar al-Assad, diabolisés par le camp occidental, ont pour leur part pas mal de points à rendre à LL.MM. Henri III et Henri IV, rois de France, qui le furent peut-être même davantage par celui de leur temps, où les Espagnols et le duc de Parme jouèrent le rôle de la coalition d’aujourd’hui, la Ligue et les Guise celui de « l’opposition modérée »…

On peut se rafraîchir la mémoire en lisant ou en relisant, parmi quelques autres du même auteur :

 

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Jean d’Aillon

La Bête des Saints-Innocents

J’ai lu 2015

Collection : J’ai lu Roman

632 pages

 

Après l'assassinat d'Henri III, Henri de Navarre s'attela à conquérir son royaume que la Sainte Ligue lui refusait. Ayant écrasé l'armée de la Ligue, Henri mit le siège devant Paris. La famine qui s'ensuivit provoqua la mort de dizaines de milliers d'habitants. Des enfants furent dépecés et mangés, et en examinant la dépouille d'une femme trouvée dans le cimetière des Saints-Innocents, on s'aperçut qu'elle avait été saignée comme par un vampire. D'autres découvertes tout aussi macabres devaient suivre. S'agissait-il de crimes perpétrés par des lansquenets affamés ou, plus effrayant, de forfaits commis par un loup-garou ? Le commissaire Louchart, forcené ligueur, tient que la Bête est un animal venu des Enfers pour meurtrir les Parisiens à la demande de l'hérétique Henri de Navarre, qui a signé un pacte avec Satan. Un prêtre proclame en chaire qu’il veut bien être damné, à condition que le Seigneur empêche « le porc béarnais » de prendre Chartres. Il appelle au massacre des « tièdes » restés dans la capitale. Le massacre a lieu aux cris de « ils vont nous tuer tous si nous ne les tuons d’abord ». À cette occasion, quelques bons chrétiens s’enrichissent…

 

Sur les intentions malveillantes du Royaume Uni à l’égard de la Russie, bien avant les inventions de 1924 et de 2017, les anglophones reliront certainement avec jubilation :

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George MacDonald Frazer

Flashman at the Charge

Barrie & Jenkins, 1973

286 pages

 

et, bien entendu, sa suite indienne :

 

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George MacDonald Frazer

Flashman in the Great Game

Barrie & Jenkins, 1975

336 pages

 

 

 

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Nouvelle interruption de notre pause involontaire,

ce 19 janvier 2017, toujours avec nos excuses.

 

 

 

 

 

20:09 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/12/2016

AVANT DE SE RÉVEILLER AVEC LA GUEULE DE BOIS...

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Avant de se réveiller avec la gueule de bois…

Pourquoi ne pas passer Niouiyrsîve avec Ariane Walter ?

 

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2016, l’année quantique !

Ariane WALTER – Le Grand Soir 31 décembre 2016

 

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2016 a été l’année la plus surprenante, la plus folle, la plus prometteuse, la plus chère au cœur du peuple qui se puisse imaginer !

Les grands prédateurs qui dirigent et saignent notre monde se sont pris claque sur claque.

Les réseaux sociaux qui sont la voix des sans-dents, ont été tellement vifs, actifs, drôles, puissants, que la clique agonisante, dans un dernier gargouillis, balbutie qu’elle veut les interdire !

Soulevant le couvercle de son cercueil, Merkel propose une amende de 500 000 euros par fake news (nouvelle erronée) ! Amende renouvelable tous les jours !

C’est ça, Totoche, vas-y.

Tu délires Merkel !

Arrête le vent, la marée, l’avalanche et la beauté de la nuit !

Dans les merveilleux souvenirs de 2016, nous avons d’abord, débordant des poubelles de l’Histoire, les têtes des medias dits les merdias, qui se sont pris une saucée mémorable.

Ils prévoyaient un « non » au Brexit. Ce fut un « Oui ».

Ils prévoyaient Clinton, ce fut Trump.

Ils prévoyaient Juppé, ce fut Fillon.

Ils devraient tous se faire hara-kiri !

Tous ces gros prétentieux de BFM et LCI , les petits marquis de 28 mn, ridicules, à poil, au lendemain des grandes échéances de cette année, se demandant dans les ruines de leur mensonges pourquoi ils s’étaient « trumpés » !

Vous ne vous êtes pas trompés, les gars ! Vous n’êtes pas des journalistes mais des propagandistes !! On ne vous demande pas d’analyser honnêtement une situation mais de réciter des mantras à longueur de journée.

« Clinton va gagner, Clinton va gagner, Clinton va gagner ! »

Et la Clinton s’est pris la « rusty belt » dans la tête ! Ouïlle, ça fait mal !

Maintenant on vous a demandé de vous occuper de Macron. Le castrat de la Finance !

Les sondages lui sont favorables (bref, il est mort).

Odoxa le donne en tête comme il donnait Juppé !!

Hihihihi !

Mais rien ne vous arrête !

Ou plutôt si, nous, nous vous arrêtons. La presse du peuple !

Quelle belle année, avec au pied de la guillotine les têtes de Clinton, Obama, Cameron, Sarkozy, Juppé, Renzi, Hollande !!! Tous les vieux de la vieille qui finissent au musée des horreurs !

 

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Une grande rigolade, hier. Le bouquet final de cette année magique !

Obama, qui ne sait comment révéler à tout un chacun qu’il est aussi efficace pour maîtriser Poutine qu’une chignole pour creuser l’Everest, a expulsé 35 ambassadeurs. Réponse de Poutine : il invite les ambassadeurs étasuniens au Noël du Kremlin et traite la diplomatie d’Obama, à qui il souhaite au passage une bonne année, de diplomatie de comptoir...

Poutine ...

On ferait voter la terre entière pour nommer un président du globe, il serait élu avec un score soviétique...

Le talent de Poutine, son calme olympien face à la dangereuse tempête, ça aussi, c’est un cadeau de 2016 !

Sans oublier le petit Donald !

Alors là, lui !

Hier il a félicité Poutine, si intelligent, d’avoir ridiculisé Obama !!

Et nous, qui avons tant et tant défilé, pétitionné contre le TAFTA ! Pour rien ! Et lui, il ne veut pas de TAFTA ! Il le met à la poubelle !

On rêve ! On vit au pays des nuages en barbe à papa !!

On sombrait dans un monde de malheurs et de sang et tout à coup Alep a été libérée !

Et les pères Noël se sont promenés dans les rues d’Alep et la messe de minuit a résonné dans les églises et toutes les religions ont chanté « Joyeux Noël » !

Oui, je sais, il y a eu tant d’horreurs en 2016.

Mais aujourd’hui ne prenons en compte que cette incroyable effondrement des boudins sataniques et prenons à pleines mains les lumières qui sont celles de notre amour d’une vie simple, honnête et joyeuse !

A venir !

Pour tous !

Car la joie des autres est le feu qui réjouit la nôtre !

Parce que nous le voulons, parce que nous le disons, parce que les myriades de barques de notre humanité humaine sont prêtes à voler tant 2016 a été si surprenante, si drôle, si prometteuse, si quantique dans son explosion irrépressible et libre !!

2017, pupuce, tu as un sacré héritage !

On va te donner la main pour t’aider à être à la hauteur !

 

Source : https://www.legrandsoir.info/2016-l-annee-quantique.html

 

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La preuve qu’elle n’exagère pas ?

 

Réponse de Vladimir Poutine aux mesures de Barack Obama

 

Dans ces deux extraits, Vladimir Poutine répond à l'expulsion de 35 diplomates russes des États-Unis et à la campagne de dénonciation d'une supposée intervention du Kremlin dans les élections américaines. Le fait que le rapport des services de renseignements américains sur le piratage des e-mails du Parti Démocrate commence par une mise en garde selon laquelle « Ce rapport est fourni 'tel quel' uniquement à des fins d'information. Le Département de la Sécurité Intérieure n'apporte aucune garantie de quelque nature que ce soit quant aux informations contenues dans ce document », et que les incriminations de la Russie sont explicitement attribuées au gouvernement américain, sans être endossées par ledit rapport, semble assez révélateur. Quoi qu'il en soit, cet incident donne un aperçu éloquent de la diplomatie américaine et de la diplomatie russe.

 

Déclaration du Président russe

Le 30 décembre 2016

Source : http://en.kremlin.ru/events/president/news/53678

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

Nous considérons les récentes mesures hostiles prises par l'administration américaine sortante comme provocatrices et visant à affaiblir davantage les relations entre la Russie et les États-Unis. Cela va à l'encontre des intérêts fondamentaux tant du peuple russe que du peuple américain. Compte tenu des responsabilités mondiales de la Russie et des États-Unis en matière de sécurité, cela nuit également aux relations internationales dans leur ensemble.

Conformément à la pratique internationale, la Russie a toutes les raisons de répondre par des mesures similaires. Bien que nous ayons le droit de répondre, nous ne recourrons pas à une diplomatie «de cuisine » irresponsable, mais planifierons nos démarches additionnelles visant à rétablir les relations entre la Russie et les États-Unis selon les politiques de l'administration Trump.

Les diplomates qui rentrent en Russie passeront les vacances du Nouvel An avec leurs familles et leurs amis. Nous ne créerons aucun problème pour les diplomates américains. Nous n'expulserons personne. Nous n'empêcherons pas leurs familles et leurs enfants de profiter de leurs sites de vacances traditionnels pendant les congés du Nouvel An. En outre, j'invite tous les enfants des diplomates américains accrédités en Russie à assister aux festivités du Nouvel An et des fêtes de Noël pour les enfants au Kremlin.

Il est regrettable que l'administration Obama mette fin à son mandat de cette manière. Néanmoins, je présente mes vœux de Nouvel An au Président Obama et à sa famille.

Je présente également mes vœux au Président élu Donald Trump et au peuple américain.

Je vous souhaite à tous bonheur et prospérité.

 

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Conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine - Extrait

Le 23 décembre 2016

Source : http://en.kremlin.ru/events/president/news/53573

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

[…] Yevgeny Primakov : Yevgeny Primakov, Mezhdunarodnoye Obozrenie [Revue internationale], Rossiya 24, VGTRK.

Monsieur le Président, le monde traverse actuellement une période de mutation fondamentale. Nous avons vu l'expression de la volonté populaire, lorsque les peuples votent contre les vieux concepts politiques et les anciennes élites. La Grande-Bretagne a voté pour quitter l'Union européenne, bien qu'il reste à voir comment le Brexit va se dérouler. Beaucoup disent que Trump a gagné parce que les gens ont voté, entre autres choses, contre l'ancien ordre établi, les gens qu’ils ont plus qu’assez de voir au pouvoir.

Avez-vous discuté de ces changements avec vos collègues ? À quoi ressemblera le nouveau paysage mondial ? Vous souvenez-vous de ce que vous avez dit à l'Assemblée générale lorsque l'ONU a célébré son 70e anniversaire ? Vous avez dit : « Comprenez-vous ce que vous avez fait ? » Où vont les choses? Nous sommes toujours bloqués dans une confrontation. Vous avez mentionné les échanges au sujet de qui a l'armée la plus forte. Lors de sa conférence de presse d'adieu, Barack Obama, qui est encore votre collègue, a déclaré que 37% des Républicains sympathisent avec vous et qu’à entendre cela, Ronald Reagan se serait retourné dans sa tombe.

Vladimir Poutine : En entendant quoi ?

Yevgeny Primakov : Que 37% des électeurs Républicains sympathisaient avec vous.

Vladimir Poutine : Vraiment ?

Yevgeny Primakov : Oui. Et que si Ronald Reagan savait une telle chose, il se retournerait dans sa tombe.

Soit dit en passant, en tant qu’électeurs, nous apprécions beaucoup votre pouvoir [supposé] et le fait de savoir que votre influence s’étend jusqu'à Ronald Reagan. Nos collègues occidentaux nous disent souvent que vous avez le pouvoir de manipuler le monde, de désigner des présidents et d'intervenir dans les élections ici et là. Qu’est-ce que cela fait d’être la personne la plus puissante sur Terre ? Je vous remercie.

Vladimir Poutine : J'ai évoqué cette question à plusieurs reprises. Si vous voulez m'entendre encore une fois, je peux le répéter.

L'administration américaine actuelle et les dirigeants du Parti Démocrate essaient de faire porter la responsabilité de tous leurs échecs sur des facteurs extérieurs. J'ai quelques questions et réflexions à cet égard.

Nous savons que le Parti Démocrate a non seulement perdu l'élection présidentielle, mais aussi le Sénat, où les Républicains ont la majorité, et le Congrès, dont les Républicains ont également le contrôle. Serions-nous, ou suis-je également responsable de cela ? Nous avons peut-être célébré cela sur les « vestiges d'une chapelle du XVIIe siècle », mais est-ce nous qui avons détruit la chapelle, comme dit le proverbe ? En réalité, il en va tout autrement. Tout cela montre que l'administration actuelle est confrontée à des problèmes à l'échelle du système, comme je l'ai dit lors de la rencontre du Club Valdaï.

Il me semble qu'il y a un fossé entre la vision de l'élite sur ce qui est bon et mauvais et celle de ce que nous aurions jadis appelé les grandes masses populaires. Je ne considère pas le soutien d’une grande partie des électeurs Républicains pour le Président russe comme un soutien personnel pour moi, mais dans ce cas, je le vois plutôt comme une indication qu'une partie substantielle du peuple américain partage notre point de vue sur l'organisation mondiale, sur ce que nous devrions faire, et sur les menaces et défis communs auxquels nous sommes confrontés. Il est bon qu'il y ait des gens qui sympathisent avec notre point de vue sur les valeurs traditionnelles parce qu’elles constituent un bon fondement pour construire des relations entre deux pays aussi puissants que la Russie et les États-Unis, pour les construire sur la base de la sympathie mutuelle entre nos peuples.

Il vaudrait mieux qu’ils ne citent pas le nom de leurs anciens hommes d'État à la légère, bien sûr. Je ne suis pas si sûr quant à qui pourrait se retourner dans sa tombe en ce moment. Il me semble que Reagan serait heureux de voir les gens de son parti gagner partout, et accueillerait positivement la victoire du nouveau Président élu si apte à comprendre l'humeur du public, et qui a pris précisément cette direction et est allé de l’avant jusqu’à la fin, même lorsque personne, sauf nous, ne croyait qu’il puisse gagner. (Applaudissements).

Les grands Démocrates de l'histoire américaine se retourneraient probablement dans leurs tombes. Roosevelt le ferait certainement parce qu'il était un homme d'État exceptionnel dans l'histoire américaine et mondiale, qui a su unifier la nation même pendant les années les plus sombres de la Grande Dépression, à la fin des années 1930 et pendant la Seconde Guerre mondiale. L'administration actuelle, quant à elle, divise très clairement la nation. L'appel aux grands électeurs de ne pas voter pour l'un ou l'autre des candidats, et dans ce cas, de ne pas voter pour le Président élu, était tout simplement un pas vers la division de la nation. Deux grands électeurs ont décidé de ne pas voter pour Trump, et quatre pour Clinton, et ici aussi ils ont perdu. Ils perdent sur tous les fronts et cherchent des boucs émissaires sur qui jeter le blâme. Je pense que c'est un affront à leur propre dignité. Il est important de savoir perdre gracieusement.

Mais mon véritable espoir est que nous puissions bâtir des relations professionnelles et constructives avec le nouveau Président et également avec les futurs dirigeants du Parti Démocrate, parce que c'est dans l’intérêt des deux pays et des deux peuples. […]

 

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2016/12/reponse-de-vladimir...

 

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Qui ne met pas de talonnettes pour se faire photographier

 

 

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Ne soyons pas ladres !

Partageons ce qui nous arrive...

 

Voeux de Vladimir Poutine

Publié le 31 décembre 2016 par Editeur

RusRéinfo

 

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Chers citoyens de Russie ! Chers amis !

L’année 2016 est sur le point de se terminer. Elle n’a pas été facile mais les difficultés auxquelles nous avons été confrontés nous ont soudés, nous ont poussés à découvrir d’énormes ressources pour continuer à aller de l’avant. L’essentiel c’est que nous croyons en nous, en nos forces, en notre pays. Nous travaillons, nous avons des succès et il y a beaucoup de choses que nous avons réussies. Je voudrais vous remercier de tout mon cœur pour les victoires et les réussites, pour la compréhension et la confiance, pour les soins véritables et sincères pour la Russie.

Nous avons un grand pays unique au monde qui est magnifique ! Nous partageons les mêmes difficultés et les mêmes joies, nous avons tous la même bonne vieille tradition de fêter le Nouvel An entourés de nos familles en espérant le meilleur.

Mais aujourd’hui tout le monde n’est pas à la table de la fête. Beaucoup de nos concitoyens, dont ceux qui se trouvent loin de leur maison, qui assurent la sécurité de la Russie, travaillent dans des entreprises ou des hôpitaux, conduisent des trains ou pilotent des avions. J’adresse les meilleurs vœux du Nouvel An à tous ceux qui sont en train de remplir leur devoir lié à leur travail ou au service militaire.

Chers amis !

Nous attendons avec émotion le son des carillons du Kremlin de Moscou et plus que jamais nous distinguons clairement le passage du temps, sentons l’avenir approcher. Ce n’est que dans ces minutes de cette magnifique fête aimée par tous que cela arrive.

Cette fête a aussi ses secrets. Ainsi chacun de nous peut devenir un peu magicien en cette nuit du Nouvel An. Pour cela, il faut tout simplement avoir de l’amour et de la gratitude pour ses parents, entourer d’attentions et de soins ses enfants, sa famille, avoir du respect pour ses collègues de travail, veiller à préserver l’amitié, défendre la vérité et la justice, être charitable, aider ceux qui attendent un soutien. C’est en cela que le secret consiste.

Que tous nos rêves, nos bonnes pensées et intentions se réalisent. Que la joie et l’amour règnent dans chaque maison. Que nos rues, villes et villages chers à nos cœurs deviennent plus beaux et plus plaisants.

Je souhaite paix et prospérité à notre grande Patrie qui est à nous tous — à la Russie. Je vous souhaite bonheur et santé, et prospérité.

Joyeuses fêtes ! Bonne année 2017 !

 

Reçu de : https://rusreinfo.ru/fr/2016/12/voeux-de-vladimir-poutine...

https://tvs24.ru/cumulus/videos/142/voeux-v-poutine-31-12...

 

 

Mis en ligne le 31 décembre 2016

 

 

 

 

20:17 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

29/12/2016

ALEP : CADEAU DE NOËL DE L'AAS ET DE SES ALLIÉS

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Alep libérée : cadeau de Noël de l’Armée Arabe Syrienne et de ses alliés

 

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[On a joué à saute-mouton !

Le cadeau de Noël de l’Armée Arabe Syrienne aurait dû précéder nos vœux.]

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Le président Bachar al-Assad et sa famille ont rejoint les fils et les filles des martyrs pour célébrer Noël avec eux au couvent de Notre-Dame de Saidnaya

 

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Source : The Real Syrian Free Press

 

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Ses alliés russes font le point

 


À la réunion du Conseil du Ministère de la Défense, Sergei Choigou explique à ses troupes les plans de l’OTAN contre la Russie en 2017

 

 


Vladimir Poutine les rassure : « La Russie est plus forte que n’importe quel agresseur. »

 

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Discours de Noël de son allié libanais, grand pédagogue…

En trois parties, sous-titrées en français

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

 

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Hassan Nasrallah s’exprime sur la bataille d’Alep

Le 23 décembre 2016

 


 


 


 

Transcription

Déroulement de la bataille d'Alep (1/3)

Nous allons parler un peu d'Alep et de la situation générale en Syrie, et consacrer du temps à ce sujet car cela fait longtemps que nous n'avons pas parlé de la Syrie et que nous n'évoquons que la situation interne au Liban. De même, sur la question syrienne, sur Alep et les derniers événements, j'ai plusieurs points à aborder.

Premier point : tout le monde a évidemment suivi les informations durant les derniers mois, les événements, offensives, guerres, combats, etc. à Alep. Mais si on considère la situation dans son ensemble, dans une perspective générale depuis le cœur du terrain, je veux vous dire ainsi qu'aux téléspectateurs que ce qui s'est passé à Alep durant les 3-4 derniers mois est une véritable guerre, l'une des guerres les plus violentes en Syrie et même dans la région depuis des années. Ce qui s'est passé n'était nullement quelque chose de commun, en aucun cas.

Les pays qui soutiennent les groupes armés ont fait venir des dizaines de milliers de combattants. Les batailles qui se déroulaient à Alep-Ouest et au Sud avec ces groupes armés n'étaient pas seulement contre l'opposition syrienne. Il y avait des nombres considérables de Turcs, d'Ouzbeks, de Tadjiks, de Tchétchènes et (d'autres) peuples d'Asie Centrale qui combattaient. Des dizaines de milliers de combattants ont participé aux batailles de ces derniers mois, parmi lesquels des centaines de kamikazes qui se sont fait exploser. Dans chaque affrontement, il n'y avait pas seulement 1 ou 2 kamikazes, mais bien 10 ou 20 de manière simultanée. Bien sûr, je ne parle pas de kamikazes avec des ceintures d'explosifs. Ils montaient dans des véhicules avec 3, 4, 5 tonnes (d'explosifs), et ils fonçaient sur les lignes de front ou les premiers bâtiments où se trouvaient l'armée syrienne ou les autres combattants (alliés).

Imaginez-vous donc, à partir de ces scènes de kamikazes attaquant par vagues avec des tonnes d'explosifs, ce qu'a été l'ampleur de la résistance (des alliés). Des centaines de fanatiques qui ne commettent pas d'attentat-suicide mais attaquent de manière suicidaire. Des armes tactiques, des capacités et des sommes considérables, des tanks, des blindés, des véhicules armés... De l'argent illimité, de la propagande continue... Ainsi, ce qui s'est déroulé à Alep, pour que l'image soit claire pour tous, est une bataille continue, quotidienne, des combats d'une violence extrême, sur lesquels ont parié tous les pays qui soutiennent le projet adverse, bâtissant leurs rêves et illusions.

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Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2016/12/hassan-nasrallah-se...

 

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Dernière minute :

 

Cessez-le-feu en Syrie signé par les jihadistes à l’exception d’al-Qaïda et de Daesh

Réseau Voltaire – 29 décembre 2016

 

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Un cessez-le-feu a été conclu en Syrie, a annoncé le président russe Vladimir Poutine, en présence de ses ministres des Affaires étrangères et de la Défense [1]. La Russie et la Turquie s’en sont portées garantes. La République islamique d’Iran qui a participé à l’élaboration de l’accord se tient discrètement en réserve.

Trois documents ont été signés par la République arabe syrienne et sept groupes rebelles représentant plus de 60 000 jihadistes :

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Source : http://www.voltairenet.org/article194752.html

 

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Bon courage !

 

 

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Mis en ligne le 29 décembre 2016.

 

 

 

 

 

23:26 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/12/2016

NOS VOEUX

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Nos vœux

 

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Que la vie de ces nouveau-nés ne soit pas trop moche…

 

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Que souhaiter d'autre à tous les animaux y compris humains ?

 

 


 

Petit concert de nouvel an offert à ses pensionnaires par Igor Beliakov, directeur du Zoo d’Odessa.

 

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Ayons des ambitions modestes…

 

Le moins de guerres possible…

Le retour des Syriens chez eux…

L’Irak libéré…

L’Afghanistan libéré…

Le Donbass libéré…

La Libye libérée…

Le Yémen libéré… (et le reste de l’Afrique)

Le Brésil libéré…

L’Argentine libérée…

La Grèce libérée…

Et la PALESTINE ?...

Oh, y’a pas le feu.

 

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Avec un peu de musique, parce qu’elle adoucit les mœurs quand on ne la fracasse pas en vol…

 

Douce Mémoire

(Pierre Sandrin 1538-1556 – Diego Ortiz 1525-1570)

The Pastores Ensemble

à la viole de gambe : Paul NEVILLE

 


 

 

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Mis en ligne par LES GROSSES ORCHADES

qui, dans l’impossibilité temporaire de rendre compte de l’actualité, vous recommandent chaudement de la suivre sur

Arrêt sur Info

Réseau International

Sayed Hasan

Comité Valmy

La voix de la Libye

et quelques autres que vous devez connaître si vous nous lisez.

Le 28 décembre 2016

 

 

 

 

 

20:08 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |