21/05/2016

70e ANNIVERSAIRE DU DÉBUT DE LA GUERRE FROIDE

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70e anniversaire du début de la guerre froide

 

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Staline et Marianne sont aux prises avec des gens qui ne les comprennent pas. Mais il y en a quand même qui font des efforts (au moins pour Staline, pour Marianne, on verra plus tard).

 

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Réponse de Joseph Staline
au discours du Rideau de Fer de Churchill

Interview de Staline accordée à la Pravda le 14 mars 1946

Comité Valmy - mercredi 18 mai 2016.

 

Voir en ligne : Le discours du Rideau de Fer : Le nerf de la Paix par Winston CHURCHILL

 

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Conférence de Potsdam du 17 juillet au 2 août 1945 – Bundesarchiv

 

À la mi-mars 1946, un correspondant de la Pravda a demandé à Staline de clarifier certaines questions soulevées dans le discours prononcé par Winston Churchill à Fulton, États-Unis. Voici les réponses aux questions.

 

Question : Comment jugez-vous le dernier discours prononcé par M. Churchill aux États-Unis ?

Réponse : J’estime que ce discours est un acte dangereux, qui vise à semer des germes de discorde entre les Etats alliés et à rendre plus difficile leur collaboration.

Question : Peut-on estimer que le discours de M. Churchill compromet la paix et la sécurité mondiale ?

Réponse : Sans contredit, oui. En fait, M. Churchill se trouve actuellement dans la position d’un fauteur de guerre. Et il ne s’y trouve pas seul. Il a des amis, non seulement en Angleterre, mais également aux États-Unis. Il est à remarquer que, sous ce rapport, M. Churchill et ses amis rappellent d’une façon étonnante Hitler et ses amis. Hitler a commencé la préparation à la guerre par sa proclamation d’une théorie raciale, où il déclarait que seules les personnes de langue allemande représentaient une nation « véritable » au sens complet du mot.

M. Churchill, également, commence la préparation à la guerre par une théorie raciale, en affirmant que seules les nations de langue anglaise sont des nations dans toute l’acceptation du mot appelées à diriger les destinées du monde entier.

La théorie raciale allemande amena Hitler et ses amis à conclure que les Allemands, en tant qu’unique nation « véritable », devaient commander aux autres nations. La théorie raciale anglaise amène M. Churchill et ses amis à cette conclusion que les nations de langue anglaise, en tant que seules « véritables », doivent régner sur les autres nations du monde.

En fait, M. Churchill et ses amis, en Angleterre et aux États-Unis, présentent aux nations ne parlant pas anglais quelque chose comme un ultimatum : « Reconnaissez de bon gré notre domination, et tout alors ira bien ; dans le cas contraire, la guerre est inévitable. »

Mais si les nations ont versé leur sang au cours de cinq années d’une terrible guerre, c’est pour la liberté et l’indépendance de leur pays et non pas pour remplacer la domination des Hitler par celle des Churchill.

Il est donc tout à fait probable que les nations qui ne parlent pas l’anglais, et qui représentent l’énorme majorité de la population du globe, n’accepteront pas de retourner à un nouvel esclavage. La tragédie de M. Churchill consiste dans le fait qu’il ne comprend pas, en « tory » endurci, cette vérité simple et évidente.

Il n’y a aucun doute que la position prise par M. Churchill est une position qui mène à la guerre, un appel à la guerre contre l’URSS. Il est clair aussi que cette position de M. Churchill est incompatible avec le traité d’alliance qui existe actuellement entre l’Angleterre et l’URSS. Il est vrai que, pour embrouiller ses auditeurs, il déclare en passant que le traité anglo-soviétique d’aide mutuelle et de coopération pourrait être facilement prolongé pour une période de cinquante ans. Mais comment peut-on concilier une telle déclaration de M. Churchill avec sa position qui mène à la guerre contre l’URSS, avec son prêche en faveur de la guerre contre l’URSS ? Il est clair que ces faits sont absolument inconciliables. Et si M. Churchill, invitant à la guerre contre l’URSS, estime cependant que le traité anglo-soviétique peut être prolongé et voir sa durée portée jusqu’à cinquante ans, cela montre qu’il considère ce traité comme un papier sans importance, qui ne lui sert qu’à couvrir et masquer sa position antisoviétique. C’est pourquoi l’on ne peut pas considérer sérieusement les fausses déclarations des amis de M. Churchill en Grande-Bretagne relatives à une prolongation du traité anglo-soviétique jusqu’à cinquante ans et plus. La prolongation du traité ne répond à rien si l’une des parties viole le traité et le transforme en un papier vide de sens.

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7162

 

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Quand le Saker remet en question ses idées reçues sur le petit père des peuples.

La controverse sur Staline – un « panier » de considérations préliminaires

Le Saker – saker.is 11 avril 2016

 

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Cet article est exceptionnellement long. On rappelle à ceux qui l’ignorent que le template de ce blog nous oblige à afficher in extenso les textes que nous traduisons nous-mêmes. Un blog gratuit est tout ce que nous pouvons nous permettre. À vos roulettes ! L.G.O.

 

En présentant la série de Jimmie Moglia sur Staline [Voir ici : http://thesaker.is/the-life-of-stalin-by-jimmie-moglia/ NdT], j’avais promis de partager avec vous mes propres impressions sur cette personnalité si controversée. Permettez-moi de vous dire tout de suite que ce que je vais écrire n’est en aucune façon une analyse de la vie et de la personne de Staline, mais plutôt quelques pensées plus ou moins décousues sur un sujet que j’ai toujours conscience de ne pas comprendre.

La figure de Staline a toujours été controversée. Il y en a qui le voyaient comme « le plus grand dirigeant de tous les pays et de tous les temps » (“вождь всех времен и народов”), alors que, pour d’autres, il était l’épitomé du mal, un maniaque génocidaire coupable d’avoir tué plus de gens que n’importe quel individu dans l’Histoire. En réalité, cette espèce de polarisation montre clairement que la question est très complexe et qu’il est improbable qu’une réponse simple, en blanc et noir, puisse évaluer correctement la personne de Staline et ce qu’il a laissé en héritage. Le fait qu’il ait fait l’objet d’un véritable culte de la personnalité pendant sa vie et ensuite d’une dénonciation émotionnelle par Khrouchtchev n’a fait qu’empirer les choses. Staline est sans aucun doute une figure polarisante et j’ai moi-même été soumis à cette polarisation depuis ma petite enfance.

Je tiens un blog anonyme et je dis toujours que ce qui compte n’est pas qui sont ou qui ont été les gens mais ce qu’ils ont ou ont eu à dire, leurs idées. Toutefois, dans  ce cas-ci, mes propres points de vue ont été si fortement polarisés, que je dois à tout le moins l’admettre et l’expliquer avant d’aller plus loin.

Je suis né dans une famille de réfugiés russes qui ont quitté la Russie à la fin de la guerre civile. En jargon soviétique, nous étions des « недобитые белобандиты », terme que je pourrais traduire par « bandits blancs fugitifs ». Quelle qu’en soit la traduction exacte, il ne s’agissait pas d’un terme affectueux. Et le sentiment était réciproque. Non seulement ma famille était pleine de gardes blancs, mais mon propre grand-père avait rejoint le Schutzkorps russe en Serbie. Après la guerre, ma famille a émigré en Argentine où, à mon avis, s’est regroupée la partie la plus anti-communiste de l’émigration russe. Alors que, moi, je suis né en Suisse, où mes parents s’étaient installés (la Swissair engageait des pilotes au début des années 60). J’ai été élevé en anti-communiste rabique et j’ai pris part à tellement d’activités anti-soviétiques qu’un jour, un officier du KGB en Espagne en est venu à me menacer de mort (il n’avait pas la permission de le faire et il en a d’ailleurs été sévèrement puni par ses supérieurs, mais je ne l’ai su que bien plus tard). Bref, pendant la plus grande partie de ma vie, mes sentiments envers Staline ont été très semblables à ceux que beaucoup de Juifs d’aujourd’hui éprouvent pour Hitler : une haine absolue et totale, du dégoût et du rejet.

Les lecteurs de ce blog savent que, pour employer un euphémisme, j’ai dû reconsidérer la majeure partie de ce que j’ai cru pendant des années et, dans une certaine mesure, cela concerne aussi mes opinions (quelque incertaines et informes qu’elles aient été) sur Staline. Bref, je suis fondamentalement déchiré entre deux courants de pensée qui s’excluent mutuellement.

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Soljénitsyne au goulag.

 

Le premier est celui qui est le mieux représenté par Alexandre Soljénitsyne, que je considère comme l’écrivain et philosophe russe le plus important du XXe siècle et qui a eu une influence énorme non seulement sur ma vision du monde mais aussi sur toute ma vie. Alors qu’aujourd’hui, des auteurs pro-Staline se plaisent à le diffamer et à le discréditer, j’en sais simplement trop sur cet homme et sur l’immense corpus de ses écrits (que j’ai lus en totalité au moins deux fois) pour accepter de tels jugements. Pour moi, Soljénitsyne reste l’incarnation vivante de l’esprit russe et un véritable « géant », dont la voix puissante est l’expression ultime de la Russie pré-soviétique qui a formellement disparu en 1917. Cela dit, Soljénitsyne n’était pas infaillible, et si j’accepte encore la majeure partie de ce qu’il a dit, certaines de ses conclusions sont à mon avis assurément fausses (comme son opinion sur le socialisme et la gauche en général). Voici ce qu’il a effectivement écrit, dans son fameux Archipel du goulag, sur la terreur soviétique :

« Selon les estimations du professeur de statistiques en exil Kourganov (1917-1959), la destruction terroriste - si on excepte les morts de la guerre et si on ne prend en compte que les exécutions, la faim, la mortalité élevée et le faible taux de natalité dans les camps – nous a coûté 66,7 millions de personnes. »  (L’Archipel du goulag, 3e partie, chapitre 1.)

Et dans une interview de 1976, Soljenitsyne a dit :

« Le professeur Kourganov a calculé indirectement que, de 1917 à 1959, rien que par la guerre intestine de l’Union Soviétique contre son peuple, c’est-à-dire par la famine, la collectivisation, la déportation des paysans dans les camps et dans les prisons et par exécutions pures et simples, rien que par ces causes et par la guerre civile, nous avons perdu 66 millions de personnes. »

Ces chiffres COMPRENNENT la sanglante guerre civile, ce qu’on a appelé le « communisme de guerre », les nombreuses insurrections anti-bolcheviques (comme par exemple celle de Tambov), les morts causées par la « collectivisation » et la « dékoulakisation », la répression politique « pure » sous l’infâme Article 58 du Code pénal de la RSFSR et jusqu’au faible taux de natalité qui en est résulté. Nous parlons donc là d’une estimation « au grand maximum ». Mais il y a quelques problèmes avec ces chiffres. Je n’en citerai qu’un, véritablement flagrant :

Il y a, chez les historiens pro ou anti-soviétiques, un consensus général sur le fait que certaines des répressions politiques les plus féroces et les plus horribles en URSS se sont produites entre 1934 et 1937, alors que la police secrète (politique) avait à sa tête deux figures véritablement démoniaques : Guenrikh Iagoda et Nikolaï Iejov. Cependant, ce qu’on a appelé les « grandes purges  » (1936-1938) couvrent aussi l’époque où le célèbre Lavrenti Beria est devenu le chef de la police secrète (politique). Mais posez-vous la question : s’il s’est vraiment agi de « purges », qui a été « purgé » au juste ? Les paysans ? Le clergé ? Les petit-bourgeois ou peut-être la noblesse ? Eh bien, pas du tout ! Ce sont en réalité des membres du Parti et avant tout des membres de la police secrète (politique), autrement dit, exactement ceux qui s’étaient rendus coupables des atrocités commises entre 1934 et 1937. De fait, beaucoup d’entre eux ont été condamnés précisément pour trahison, abus de pouvoir, exécutions illégales, etc. Dès lors, comment les chiffres concernant ceux qui ont été condamnés par l’état soviétique pendant les années 1934-1937 peuvent-ils être ajoutés à ceux qui ont été condamnés justement pour les avoir tués ? Ce serait aussi illogique que de compter les pendaisons du Tribunal de Nuremberg au nombre des atrocités nazies.

En outre, il nous faut mentionner ici au moins un facteur crucial : les trotskistes. J’ai déjà écrit là-dessus (voir ici) et je ne vais pas me répéter, mais contentons-nous de résumer tout ça en rappelant qu’il y a eu au moins deux factions principales en lutte l’une contre l’autre à l’intérieur du régime bolchevique : les trotskistes, qui étaient principalement juifs  et qui nourrissaient une haine rabique presque raciste pour le peuple russe et le christianisme orthodoxe, mais qui avaient le soutien complet de l’Occident, notamment celui des cercles financiers (de banquiers juifs) et qui ont pratiquement gouverné la Russie soviétique de 1917 à 1938, moment où Staline et Béria ont déclenché une campagne de terreur, dans le but de débarrasser le Parti des nombreux trotskistes qui le truffaient encore (même si Trotski avait perdu le pouvoir en 1927 et quitté le pays en 1929). Pour réussir cette purge du Parti, Staline y avait fait entrer ses Géorgiens de confiance (comme, justement, Béria) et, ensemble, ils ont déclenché une brutale campagne de répression contre ceux qui faisaient encore régner la terreur quelques mois plus tôt.

Soit dit en passant, cette sanglante épuration n’était pas la première conduite par Staline. Avant d’écraser la « vieille » police secrète (politique) Staline avait dirigé une épuration extrêmement violente et sanglante des forces armées soviétiques, où furent compris sa personnalité la plus célèbre, le maréchal Mikhaïl Toukhachevski, et sa famille. Je ne vais pas entrer dans le détail de ces purges ou épurations, qu’il me suffise de dire que je suis entièrement d’accord avec Victor Souvorov (alias Vladimir Rezun) lorsqu’il prétend, dans son livre extraordinaire Очищение  (« La purge »), que Staline a eu absolument raison d’éliminer ces généraux et ces officiers avant la IIe Guerre Mondiale (ceux qui lisent le russe peuvent le trouver en ligne ici : http://tululu.org/b54600/ )

Donc, voilà ce qu’a fait Staline : il a déchaîné la « vieille garde » bolchevique (c’est-à-dire les trotskistes) contre les militaires, et une fois que l’armée a été purgée, il a déchaîné sa « nouvelle garde » (les stalinistes) contre les trotskistes et a purgé le Parti de la plupart d’entre eux. Méthode impitoyable il est vrai, mais pour être honnête, sacrément intelligente. Voyez les choses ainsi : Staline a hérité d’un Parti plein d’éléments enragés, traîtres ou juste fous incontrôlables, et encore plein de trotskistes (ce qui avait un sens, puisqu’on peut dire que Lev Trotski avait créé l’Armée Rouge, gagné la guerre civile et anéanti toute opposition interne dans une énorme campagne de terreur russophobe). Staline a fait de ce Parti un instrument dirigé par un seul homme, lui-même, un Parti purgé de ses agents étrangers trotskistes et doté de la flexibilité idéologique nécessaire pour pouvoir effectivement faire appel au peuple russe quand il s’est agi de combattre et finalement de battre les envahisseurs nazis pendant la IIe Guerre Mondiale. Je pense qu’on ne doit pas nécessairement « aimer » Staline pour voir que, si ses méthodes furent sans conteste impitoyables, les résultats qu’il a obtenus sont plutôt impressionnants :  non seulement il a gagné la guerre, mais en dépit du coût terrible en vies humaines et en destructions, il a transformé une Union Soviétique saignée à blanc et sévèrement abîmée en une puissance mondiale dotée d’une imposante économie, d’une communauté scientifique de tout premier ordre et d‘un  standard de vie remarquablement élevé au cours des années de récupération.

La grande question ici est celle des coûts, particulièrement en vies humaines. À vrai dire, quels que soient les chiffres réels, je suis persuadé qu’ils ont dû être énormes. Les stalinistes peuvent dire aujourd’hui ce qu’ils veulent et tenter de rationaliser ces horreurs de façon ou d’autre, je suis intimement persuadé que Staline n’a pas hésité à sacrifier des millions de personnes pour faire avancer ce qu’il estimait être le plus grand bien. La façon dont lui-même et le maréchal Joukov ont envoyé des millions de gens mourir dans des tentatives désespérées et souvent futiles d’écraser la Wehrmacht est une chose qu’on peut rationaliser mais pas nier. Pourtant, les stalinistes ont un solide contre-argument : un homme bon et doux comme le tsar martyr Nicolas II aurait-il pu l’emporter sur Hitler ? Je n’ai pas de réponse, mais je reconnais que l’argument est convaincant.

Un  autre argument fort qu’invoquent aujourd’hui les stalinistes se base sur les chiffres soviétiques internes quant au nombre de personnes effectivement condamnées par Staline. Ici, ça devient intéressant.

Wikipedia en russe affiche un long article intitulé « Les répressions de Staline » (https://ru.wikipedia.org/wiki/Сталинские_репрессии...) qui n’a pas été traduit dans l’article Wikipedia en anglais, lequel n’offre qu’un texte superficiel et franchement partial sur les personnes condamnées pendant les purges. Voici ce que dit l’article Wikipedia russe (traduction google automatique légèrement corrigée par moi) :

En février 1954 a été préparé un document de référence, certifié correct et signé par le procureur général de l’URSS R. Rodenko, par le ministre de l’Intérieur Kruglovym et par le ministre de la Justice Gorcheninym, ainsi que par N.S. Krouchtchev. Ce document affirme que le nombre des condamnés pour crimes contre-révolutionnaires, pendant la période allant de 1921 au 1er février 1954, condamnés sur rapport du Conseil de la OGPU, de la « troïka » du NKVD, des tribunaux spéciaux, du Collège militaire, des tribunaux pénaux et militaires, s’élève à 3.777.380 personnes, dont 642.980 ont été condamnés à mort, 2.369.220 condamnés à l’emprisonnement dans des camps et des prisons pour des périodes pouvant aller jusqu’à 25 ans, 765.180 condamnés au bannissement et à l’expulsion et 215.942 à « d’autres peines ». Selon ce document, tous ont été arrêtés pendant la période 1921-1938. Sur 4.835.9347 personnes (3.341.989 pour délits politiques et 1.493.948 pour d’autres crimes), 2.944.879 ont été condamnées, dont 745.220 à la peine capitale. De 1939 à 1953, 1.115.247 personnes ont été poursuivies sur charges politiques, dont 54.235 ont été condamnées (23.278 en 1942). Selon différents chercheurs, dans la seule période qui va de 1930 à 1953, ont été arrêtées 3.6 à 3.8 millions de personnes, dont 748.000 à 786.000 ont été condamnées [149] [155] [156]. Le pic principal des exécutions s’est produit pendant les années de la « grande terreur » où 682 à 684.000 personnes ont été exécutées. Au total, de 1918 à 1953 gg. Selon les analyses statistiques des départements régionaux du KGB de l’URSS réalisées en 1988, par l’action des Tchéka-GPU-NKVD-NKGB-MGB, 4.308.487 personnes ont été arrêtées, dont 835.194 ont été condamnées.

Je tiens à dire tout de suite que ce qui importe ici, ce ne sont pas les chiffres exacts mais l’ordre de grandeur : moins de 5 millions de personnes exécutées signifient moins d’1/10 des 66 millions allégués par le professeur Kourganov que cite Soljénitsyne. C’est un cas typique de comparaison de choses non comparables où, d’une part, Kourganov parle de « morts » (en comptant même ceux qui ne sont pas nés) de 1917 à 1959, alors que le chiffre cité ci-dessus ne prend en compte que les personnes officiellement et légalement exécutées et incarcérées entre 1921 et 1938/51/54. Et, encore une fois,  aucun de ces chiffres ne fait de différence entre ceux qui étaient innocents des crimes pour lesquels ils ont été punis et ceux qui avaient mérité leur condamnation par les atrocités qu’ils avaient commises.

Au point de l’Histoire où nous en sommes, je ne crois pas qu’il y ait grand sens à nous arrêter trop sur ces chiffres. Personnellement, j’en suis arrivé à la conclusion que je ne tiens pas à tomber dans le même piège que celui où sont tombés tant de Juifs, avec leur insistance ridicule sur les « six millions » de Juifs tués par les nazis et sur le fait qu’ils l’aient été dans des chambres à gaz. Il existe un risque réel pour les Russes comme moi, élevés dans des familles qui haïssaient Staline de tout leur cœur et de toute leur âme, de sacraliser ce chiffre de 66 millions, et c’est un piège dans lequel je veux éviter de tomber. Pourtant, il y a là un autre danger, qui est celui de minimiser le nombre de personnes tuées sur ordre de Staline (ou de Hitler d’ailleurs). Il serait erroné, ou au moins prématuré, de conclure que, puisque le chiffre de 66 millions (ou celui de 6 millions) est faux, Staline (ou Hitler) n’a pas fait tuer un grand nombre de gens. Comme j’ai personnellement connu des gens qui avaient vécu des atrocités dans les camps de Staline (et dans ceux d’Hitler), il n’y a pour moi aucun doute qu’un nombre énorme de personnes ont terriblement souffert sous la domination  de ces deux dictateurs.

Nous nous retrouvons donc avec des questions désagréables du genre « trop, c’est combien ? », « le résultat justifiait-il le prix qu’il a coûté ? », « faut-il accuser l’homme ou le système dont il a hérité ? » et, plus important encore « que dire de tous les autres ? ». Et ce n’est pas d’Hitler que je parle ici, mais de criminels de guerre génocidaires tels que Winston Churchill ou Harry Truman, ou, pour être plus précis, des États-Unis d’Amérique et de la Grande Bretagne, dont le palmarès, en matière d’atrocités génocidaires, fait paraître les bolcheviques presque raisonnables. Tout comme Ivan IV dit « Le Terrible » devrait être comparé à des « braves » gens comme Henry VIII d’Angleterre (qui, pour une raison qui m’échappe, n’est pas qualifié de « Terrible ») ou comme Catherine de Médicis (qui a déchaîné le massacre de la Saint-Barthélemy). L’affreuse vérité est qu’au procès de Nuremberg, les accusés avaient beaucoup moins de sang sur les mains que leurs juges (si on veut être honnête, il faut reconnaître qu’ils avaient eu beaucoup moins de temps à leur disposition pour le verser). Je n’invoque rien de tout cela pour disculper Staline, évidemment, mais pour que nous ne perdions pas de vue dans quel abominable contexte la vie et le règne de Staline s’insèrent.

Une chose est absolument claire à mes yeux : il n’y a jamais eu de « stalinisme », du moins au sens d’une période spéciale d’atrocités, d’une période malfaisante de façon univoque ou massive. Tout au plus les idées de Staline peuvent-elles être appelées du « stalinisme », surtout si on les compare à celles de Trotski, et je dirais, ayant lu les deux, que Staline m’a paru beaucoup moins brillant mais beaucoup plus pragmatique et raisonnable. Quoi qu’il en soit, le « stalinisme » est utilisé de nos jours, du moins en Occident, comme métaphore de « mal absolu », et cela est tout simplement et très clairement contraire aux faits et fallacieux.

En Russie, il se passe en revanche quelque chose de très différent. Dans certains milieux, Staline est même en train de devenir très populaire. En fait, je soutiendrais volontiers qu’en Union Soviétique, et même après les soi-disant « révélations » du XXe Congrès du Parti et du « rapport secret » (pas si secret que ça) de Khrouchtchev, Staline est toujours resté populaire.

[ Parenthèse : je n’ai ni le temps ni la place pour m’étaler maintenant sur cette histoire sordide, mais je m’en vais juste la résumer en disant que Staline a été assassiné par son entourage et que, pour pouvoir prendre le contrôle d’une Union Soviétique sous le choc, Khrouchtchev s’est embarqué dans une massive campagne de calomnies contre Staline, en se gardant bien de dire qu’il avait été lui-même un des pires exécuteurs de la période stalinienne. Khrouchtchev était un personnage fantastiquement immoral et méprisable, et un des dirigeants soviétiques les plus incompétents de l’Histoire. Il est, non moins que Gorbatchev, responsable de l’effondrement d’un système qu’il a tout fait pour débiliter.]

En dépit de toute la propagande anti-staliniste des années Khrouchtchev et de toute la propagande anti-staliniste des années 90, les Russes sont restés profondément conscients des succès indiscutables de l’ère soviétique en général et de la prospérité dont l’Union Soviétique est redevable à Staline en personne, quelque énormes qu’aient été les pertes infligées à l’URSS par la IIe Guerre Mondiale. Mais ici aussi il y a un  piège.

L’esprit humain a tendance à faire fi de tout ce que dit un menteur ou un escroc avéré, de même que nous ne prêtons guère attention à ce que raconte quelqu’un pour qui nous éprouvons de l’antipathie ou du mépris. Le problème, c’est que, bien que Khrouchtchev et Eltsine aient tous les deux trahi leur propre Parti et aient tous les deux été malhonnêtes, les arguments qu’ils ont soulevés n’étaient pas tous faux. De même, ceux qui voient la fausseté de la propagande à propos des « 6 millions » de Juifs et des « chambres à gaz » risquent d’en conclure que tout ce qui concerne les atrocités de Hitler est un mythe et qu’il n’est pas vrai que des millions d’innocents aient été massacrés par le régime nazi. Parfois, je me retrouve pris d’une profonde antipathie pour les deux côtés d’un débat (celui sur l’avortement, par exemple) et, si je considère que Staline provoque les vociférations concurrentes des capitalistes, des trotskistes, des néocons, des Russes de la Ve colonne, des Russes nationalistes rabiques et de beaucoup d’autres catégories que je vomis intensément, je trouve parfois difficile de faire une distinction entre les arguments invoqués et les personnes qui les invoquent.

 

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Icône de « saint » Staline

 

Certains groupes, en Russie sont de véritables psychopathes. Les pires sont les nationalistes rabiques, qui se voient en chrétiens orthodoxes et qui pensent vraiment – non, non, je ne me fiche pas de vous ! – que Staline est un saint chrétien !! Je vous épargne la totalité de la fable dont ils ont fini par accoucher, mais leur délire se fonde sur le fantasme qu’à un certain point de son parcours, Staline se serait souvenu de ses premières études dans un séminaire orthodoxe et qu’il se serait alors mis à « ressusciter » la Russie, moment auquel – vous l’aurez deviné – « les Juifs l’ont tué ». Ils l’appellent « святой мученик Иосиф жидами убиенный », ou « saint Joseph martyr tué par les Juifs ». [Ah, Robespierre mystique ! Pardon. NdT]

Cela dit, il existe bien une autre frange de psychopathes pour lesquels Ivan le Terrible est un saint aussi. Et Raspoutine, pourquoi pas ? Franchement, leur théologie est d’une simplicité pathétique : les Russes sont les meilleurs, tous les dirigeants russes sont grands, et toute figure de l’Histoire susceptible d’être perçue comme négative fait l’objet de campagnes de diffamation, principalement de la part des Juifs, chose qui fait d’elle ipso facto un « saint ». Ce type de chauvinisme n’est évidemment qu’une forme rudimentaire d’égocentrisme et d’idolâtrie, antithèse absolue du vrai christianisme.

Je ne prêterais pas trop d’attention à ces groupes de gens marginaux quoique folkloriques et, pour tout dire, dérangés. Ils ne représentent en réalité qu’une très faible minorité, encore plus faible que l’opposition pro-occidentale « hors système ».

Celui qui l’emporte de très loin est ce que j’appelle le mouvement de « réconciliation ». Ces gens-là pensent plus ou moins comme ceci :

Nous avons besoin de guérir les divisions qui ont résulté de la période soviétique, parce qu’aussi bien les Blancs que les Rouges étaient des patriotes. Nous devons en finir avec cette tendance que nous avons de rejeter des pans entiers de notre histoire, nous débarrasser de ce qui a été mauvais et conserver ce qui a été bon. Les forces anti-russes ont, pendant des siècles, usé de mensonges, de tromperies et de propagande pour calomnier notre histoire. Nous devons la revendiquer. Si vous y regardez d’un peu près, vous vous apercevrez que l’anti-soviétique militant est presque toujours russophobe.

Laissez-moi vous dire clairement pour commencer que la dernière phrase est complètement fausse et qu’elle contredit la première. J’ai personnellement connu des centaines de Russes qui étaient violemment anti-soviétiques et dont la très grande majorité était à 100% patriote. Si vous lisez ce qu’ont écrit les généraux blancs, ceux qui ont participé à la guerre civile et ceux qui ont émigré, vous verrez que tous ont aimé leur pays, leur peuple, leur histoire et leur culture. De même, Alexandre Soljénitsyne, l’épitomé de l’anti-soviétisme, a toujours été un patriote russe, au point, en fait, d’être considéré comme un « nationaliste grand-russe » et un « antisémite » par les libéraux russes.

De plus, la notion de « réconciliation » entre les Blancs, qui ont représenté la Russie orthodoxe traditionnelle, monarchiste, et les Rouges, qui étaient des athées rabiques, pour la plupart ethniquement Juifs, et qui haïssaient tout ce qui est russe, est absolument privée de sens. La vérité, c’est que les « principes » rouges et blancs de l’histoire russe s’excluent mutuellement et que leur relation ontologique ressemble à celle d’un tissu sain et d’une tumeur maligne : ils ont le même code génétique, mais l’un finira toujours par tuer l’autre.

Et pourtant.

Et pourtant, il y a une certaine sagesse quand même dans ces mots, peut-être pas tant dans les mots d’ailleurs que dans l’intention qu’ils transmettent. [« Laisse faire le temps, ta vaillance et ton roi » ? Pardon pour l’intrusion. NdT] Si, pour certains, cette « réconciliation » n’est qu’une façon pieuse de couvrir les atrocités commises par leur camp, par leur pays ou par leur famille, pour d’autres il s’agit de l’expression légitime d’un refus de démoniser complètement des personnalités complexes, dont l’héritage reste à inventorier par des générations d’historiens plutôt que de le laisser aux mains de propagandistes professionnels. Et pour cela, il est impératif de proclamer et d’accepter un principe simple mais fondamental :

La recherche de la vérité historique n’est jamais un manque de respect pour les horreurs subies par des victimes.

Cela, je le crois sincèrement, est ce qui devrait guider les historiens futurs, qui devront toujours revisiter et réévaluer les événements du passé. La triste réalité est qu’il est extrêmement difficile d’enquêter sur le passé, même sur le passé récent (ne pensez qu’aux événements du 11 septembre, au « massacre de Timisoara » ou au « génocide de Srebrenica » !). Pour empirer encore les choses, c’est aussi une triste réalité que l’Histoire est en grande partie écrite par les vainqueurs, et surtout, comme l’explique si brillamment Michael Parenti, par les riches et les puissants. C’est précisément pour cette raison que l’historiographie doit toujours être révisionniste, d’autant qu’un livre d’histoire non révisionniste n’est tout simplement pas intéressant à lire.

Je crois qu’après la IIe Guerre Mondiale, les vainqueurs se sont lancés dans une éhontée campagne de démonisation de leurs ennemis. Ceci ne veut pas dire que ces ennemis n’ont pas été de vrais démons – ils l’étaient peut-être vraiment – mais simplement que, si pour les journalistes et les systèmes soi-disant « éducatifs », les cas de Staline et de Hitler sont considérés comme une affaire réglée, pour les historiens sérieux, le verdict est encore très loin d’être prononcé. Il y a trop de choses en jeu et le climat politique n’est tout simplement pas propice du tout à une évaluation définitive d’aucune sorte, si honnête et loyale soit-elle.

Personnellement, je reste sur l’impression de ne pas en savoir assez. C’est pourquoi, tout ce que je peux partager avec vous est mon sentiment instinctif, mon estimation au pif si vous voulez, de ce que Staline et l’ère soviétique ont représenté pour la Russie. Voici donc les conclusions, très subjectives et personnelles, que je vous soumets plutôt comme base de départ à une discussion que comme une Vérité Totale et Finale sur la question.

1) La Russie historique a été tuée et complètement détruite par le régime bolchevique/soviétique. Il n’y a aucune sorte de continuité entre le gouvernement du tsar Nicolas II et celui du duo Lénine-Trotski. Par conséquent, il n’y a aucune continuité entre ce qui s’est passé avant et après ces deux leaders bolcheviques. La « Russie » post-soviétique d’après 1991 n’avait rien en commun avec la vraie Russie d’avant 1917. Pour ce qui est de la Russie de Poutine, celle d’après 2000, c’est une nouvelle Russie, une Russie qui n’est ni celle d’avant 1917 ni la « Russie pseudo-démocratique » d’Eltsine, mais une nouvelle Russie dont je dois encore comprendre la vraie nature et qui me stupéfie absolument. Dans mes rêves les plus fous au cours des horribles années 90, surtout en 1993, je n’aurais jamais imaginé voir ce que je vois en Russie aujourd’hui et ceci me donne beaucoup d’espoir. Cette nouvelle Russie plonge des racines beaucoup plus profondes dans l’ère soviétique que dans la lointaine Russie d’avant 1917, mais ce qu’elle a finalement vraiment abandonné est la russophobie non moins sauvage des années 1990. Et c’est réellement intéressant, parce qu’aujourd’hui vous trouverez des monarchistes comme Alexandre Routskoï et des stalinistes comme Nikolaï Starikov qui sont généralement d’accord sur le présent, même s’ils ne le sont pas sur le passé. Si je parle pour moi, en tant que « monarchiste populaire » (une sorte de monarchisme de gauche exclusivement russe, embrasssé par des gens comme Fiodor Dostoïevski, Lev Tikhomirov ou, en particulier, Ivan Solonevitch) moi aussi je suis d’accord avec beaucoup de ce qu’écrit Starikov. Exception faite de son livre sur Staline, que je trouve absolument non-convaincant, pour user d’un euphémisme. Il y a donc là quelque chose de nouveau, me semble-t-il. Je ne crois pas que les « Rouges » ou Bolcheviks aient été d’aucune manière des patriotes russes, je crois que c’est un mythe absolu, mais je crois que ceux qui, aujourd’hui, croient à ce mythe, sont, eux, des patriotes sincères et réels. Ainsi, alors que je ne crois pas qu’il soit possible de trouver un terrain de « réconciliation » entre les principes blanc et rouge, je crois sérieusement qu’il existe une possibilité réelle d’arriver à une position commune entre les patriotes russes d’aujourd’hui, contre l’ennemi réel de la Russie : l’empire Anglo-Sioniste.

Jetez un coup d’œil à cette photo surprenante : l’ex-prisonnier du goulag serrant la main de l’ex-officier du KGB. C’est vrai, Poutine n’a été qu’un officier des services secrets  à l’étranger, du Premier Directorat (PGU) du KGB, qui n’avait rien à voir avec les purges, les dissidents ou le goulag, mais il a porté le même uniforme que les officiers du KGB qui surveillaient (généralement avec incompétence) le peuple russe (Cinquième Directorat). Donc, cette poignée de mains est hautement symbolique. Soljénitzyne n’a pas seulement reçu Poutine chez lui, il l’a visiblement fait avec un visage rayonnant (comme, d’ailleurs, celui de Poutine). C’étaient l’un et l’autre des hommes suffisamment éduqués et intelligents pour se rendre compte  de la nature symbolique de ce moment, mais pour se rendre compte aussi de ce que cela signifiait pour la Russie : que de vrais Russes (au sens civilisationnel bien sûr, ethniquement ce mot n’a pas de sens) avaient finalement repris le contrôle de leur pays. Soljénitzyne a vécu assez longtemps pour voir son pays libéré (du moins en majeure partie) de l’occupation de dirigeants russophobes à la solde d’intérêts étrangers, et pour voir aussi qu’un frère d’armes (Soljénitzyne a été lieutenant décoré de l’Armée Rouge avant son arrestation en 1945) est aujourd’hui à la tête du pays.

 

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Moment hautement symbolique : un Soljénitsyne rayonnant et Vladimir Poutine se serrent la main.

 

Je crois que Poutine incarne un équilibre exact et correct. Il n’a jamais renié la période soviétique in toto, et il ne l’a jamais idéalisée.  Il a fait allusion en de nombreuses occasions au massacre horrible et insensé d’une multitude d’innocents citoyens russes par un régime soviétique rendu fou par la russophobie et la haine de classe. Et cependant, il a aussi exprimé son respect sincère et son admiration pour les gens de l’ère soviétique et leurs immenses conquêtes.

2) Il existe aujourd’hui une tentation malavisée de blanchir complètement Staline et la période soviétique dans son ensemble. Ce n’est pas étonnant en soi. Dans leur grande majorité, les élites russes d’aujourd’hui ont des liens familiaux directs avec les élites soviétiques et avec l’infâme nomenklatura soviétique. Il est naturel que ces gens veuillent justifier les actions des leurs. Alors qu’il y a des millions de Russes dont les familles ont terriblement souffert à l’époque soviétique, une proportion beaucoup plus faible de ces familles a réussi à faire partie des élites soviétiques et, par conséquent, des nouvelles élites post-soviétiques qui dirigent aujourd’hui la Russie. Il y a des exceptions, bien sûr, principalement dans les familles de membres du Parti réhabilitées qui, après la réhabilitation, ont conservé de la loyauté ou au moins du respect pour le PCUS. Enfin, les millions de personnes qui ont été assassinées ont rarement laissé derrière elles des descendants, et quand elles en ont laissé, ces descendants ont presque toujours fait l’objet de répression comme « ennemis de classe » ou comme « familles anti-soviétiques », et leur voix a été presque entièrement noyée dans le chœur tapageur de la « réhabilitation des victimes ». Encore une fois, cette sorte de rétro-oscillation du balancier de l’historiographie est normale et elle sera inévitablement suivie d’une autre en sens inverse, qui produira des résultats encore plus critiques. Si Dieu le veut, avec le temps, une évaluation correcte sera faite. Mais peut-être ne le sera-t-elle jamais. Il est  trop tôt pour le dire. 

3) Je crois pouvoir dire avec certitude que Staline n’a pas été pire que ses prédécesseurs et que, de bien des façons, la nature et la politique du régime soviétique ont changé en mieux sous sa direction. Pourtant, je reste convaincu qu’il a été un dirigeant impitoyable qui a conduit le pays d’une main de fer, par un soigneux mélange de terreur et d’inspiration, et qu’il n’a pas hésité à sacrifier des millions de gens quand il l’a fallu pour atteindre les buts qu’il s’était assignés. Je suis également convaincu que c’est sous Staline que les premiers patriotes russes ont pu faire leur entrée dans les structures du pouvoir et que cette lente et progressive re-pénétration a continué sous Khrouchtchev, sous Brejnev et les autres dirigeants soviétiques, jusqu’en 1991. Et si les années 1990 ont été une horreur absolue, c’est à ces patriotes nés de l’ère soviétique (après Dieu, bien sûr) que la Russie moderne doit son étonnante résurrection. Certes, comme nous le savons tous, de bonnes choses peuvent pousser dans de mauvais lieux, mais je dois croire qu’il faut bien qu’il y ait eu quelque chose de bon dans la société soviétique pour qu’elle ait produit le genre de dirigeants qui occupent aujourd’hui le Kremlin.

La Russie moderne n’a rien de commun  avec la Russie d’entre 1917 et 1953. Parler d’un  retour au « stalinisme » n’est donc pas seulement faux, c’est absurde. Cela signifie aussi que les politiques suivies par Staline, qu’on les considère comme bonnes ou mauvaises, ne sont pas transférables à la Russie moderne. Et cela signifie aussi que la controverse sur le passé historique, la nature et l’héritage du règne de Staline n’aura pas grand impact sur le processus décisionnel des gens actuellement au pouvoir. Et c’est très positif, parce que cela rend la discussion tout entière plutôt abstraite et par conséquent sans danger. Starikov et Jirinovski (un anti-communiste radical qui méprise Staline) peuvent bien disputer jusqu’à en tomber raides de Staline ou de la monarchie (que l’autoproclamé staliniste Starikov respecte et chérit), mais face au conflit en Ukraine ou en Syrie, ces débats auront peu d’incidence sur les décisions du Kremlin.

Donc, alors que je reste extrêmement critique sur Staline et sur la période soviétique, je pense que le courant de dédiabolisation de Staline est une excellente chose, et j’espère de tout cœur qu’elle donnera aux historiens la liberté intellectuelle et idéologique dont ils ont besoin pour accomplir leur travail. Dans l’immédiat, je préfère me tenir en retrait du débat et attendre le résultat de leurs travaux.

À vous à présent ! Dites-moi ce que vous pensez de Staline et de son rôle dans l’histoire.

Le Saker.

P.S. Ce papier a été long et difficile à écrire. Et je cours désespérément contre la montre : rien qu’aujourd’hui, je dois répondre à 36 e-mails et j’en ai 3 très importants à écrire. Donc, s’il vous plaît excusez-moi de vous présenter ce texte dans sa version « au brouillon ». Je ne tiens pas à différer plus longtemps sa mise en ligne alors que je l’avais déjà promis pour la semaine dernière. Je pense que plus vite il paraît après les vidéos de Jimmie, mieux ça vaut pour notre discussion. J’essayerai de trouver le temps de le relire et de le corriger d’ici un jour ou deux (peut-être mercredi, parce que, demain, je serai parti toute la journée). Maintenant, je me sauve. Encore une tonne de travail à faire aujourd’hui.

Source : http://thesaker.is/the-controversy-about-stalin-a-basket-...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Ceci se passait le 11 avril, c’est donc nous qui sommes à la bourre ! Depuis, ce texte a généré 351 commentaires de lecteurs de tous les horizons, certains fort longs.

Au risque d’allonger encore (à quoi bon lésiner ?) …

Modeste et tardif grain de sel des Grosses Orchades

On peut n’être pas d’accord avec le Saker. En fait, ici, on ne l’est pas sur bien des points : sur des points de détail et sur des points essentiels. Quiconque connaît un tant soit peu l’histoire de France et fait, entre les deux révolutions, les comparaisons qui s’imposent, ne peut que ne pas l’être. Ce n’est pas pour savoir ce qu’il convient de penser de Staline que nous tenions à le publier, mais pour le Saker lui-même.

Quelles que soient ses opinions, ses croyances ou ses fantasmes, sa sincérité et son honnêteté ne nous paraissent pas faire de doute. Ni la bravoure dont il fait généralement preuve pour s’attaquer aux tabous et aux questions qui fâchent. À le lire, on voit littéralement tourner les rouages de sa conscience, et il semble bien que ce soit précisément cela que recherchent, sur son blog, les nombreux lecteurs qu’il compte à présent sur plusieurs continents. Assez joli résultat pour un blog anonyme tenu par un seul homme sans position sociale particulière. Mais c’est le blog d’un honnête homme, capable d’apprendre et de revenir sur ses erreurs ou ses préjugés, et il semble vraiment qu’il faille voir là la raison principale de son succès. L’audience qu’il s’est acquise démontre que, sous quelque latitude que ce soit, les gens se tournent d’instinct vers la même chose, prouvant par là s’il en était besoin que leurs conceptions de l’honnêteté et de la bonne foi coïncident.

Dernier mot : l’auteur maîtrise parfaitement le français. Il vous est loisible de lui envoyer directement vos commentaires si vous en avez envie.

 

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Parenthèse 

Russie : Les communistes ont l’intention de se servir de la photo de Staline dans la campagne pour les prochaines élections parlementaires

RT 18 mai 2016

 

19. Parti Communiste russe.jpg

Et de déclarer 2016 « Année Staline »…

Ils sont sûrs que cela leur fera gagner des voix.

Source (en anglais) : https://www.rt.com/politics/343410-communists-to-use-stal...

 

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Puisqu’on est chez le Saker, signalons encore ceci, hélas en anglais aussi (à quoi sert le Saker francophone ?)

 

Tell Eurovision in 1944 Stalin deported Crimean Tatars to protect them from punishment for Nazi war crimes, by Scott

 

20. Saker.PNG

 

(Dites à l’Eurovision qu’en 1944 Staline a déporté les Tatars de Crimée pour les protéger d’un lynchage collectif mérité par leurs crimes de guerre nazis)

Scott – The Saker.is 10 mai 2016

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On Saturday, May 14, in Stockholm’s Globe Arena an event called the 2016 Eurovision Song Contest final will take place.

According to the Eurovision Official Rules 2016 posted on eurovision.tv :

1.2) Criteria of eligibility

1.2.1) Songs

« The lyrics and/or performance of the songs shall not bring the Shows, the ESC as such or the EBU into disrepute. No lyrics, speeches, gestures of a political or similar nature shall be permitted during the ESC. No  swearing  or  other  unacceptable  language  shall be allowed in the lyrics or in the performances of the songs.  No  messages promoting  any  organization, institution, political cause or other, company, brand, products or services shall be  allowed in  the  Shows and  within any official  ESC  premises (i.e. at the venue,  the  Eurovision  village,  the  Press  Centre, etc.).  A   breach   of   this   rule   may   result   in disqualification. »

However, rules are made to be broken.

 

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Oui, bien sûr, ce sont des os humains.

 

Read more...

Source : http://thesaker.is/tell-eurovision-in-1944-stalin-deporte...

 

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Dernière minute.

On devait vous offrir ici, à propos de Staline, une belle histoire d’espionnage, car il n’y a pas que les dirigeants latinos qu’on trucide pire que chez les Borgia. Mais, actualité oblige, ce sera pour dans quelques jours, les Tatars de Crimée ayant inspiré aussi Karine Bechet-Lovo

 

Au fait, pourquoi les Tatars de Crimée ont-ils été déportés?

Karine Bechet-Lovo – Russie Politics 19 mai 2016

 

23. Tatars Crimée - 3.jpg

 

À l'occasion de la victoire à l'Eurovision de la chanson de Jamala « 1944 » officiellement consacrée à la déportation des Tatars de Crimée par le pouvoir soviétique, j'ai trouvé surprenant de voir de longs passages consacrés à leurs souffrances, mais rien sur les raisons de cet acte. Comme s'il ne s'agissait que d'un pur caprice de Staline. Dont l'évocation du seul nom est suffisante en Occident pour se passer de « pourquoi ».

Et lorsque l'on regarde ce « pourquoi » de plus près, ce n'est pas forcément une bonne chose que l'Ukraine noire-brune lève le voile que le pouvoir soviétique de toutes ses forces avait déposé sur les crimes ignobles commis massivement par les Tatars de Crimée lors de la Seconde Guerre Mondiale. Si beaucoup ont péri lors de leur déportation, ils auraient tous été massacrés par la population locale après le départ des nazis. 

Lire la suite…

 

Source : http://russiepolitics.blogspot.be/2016/05/au-fait-pourquo...

 

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Juste parce qu’on aime aussi les images et les contes de fées.

 

Une artiste russe de la génération Internet illustre des contes de fées

Elle s’appelle Lia SelinaSputnik 17 mai 2016

 

24. Le Renard.jpg

Voir les images ici :

https://fr.sputniknews.com/photos/201605171025064800-cont...

 

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Pour Marianne, ils en sont là…

 

Manifestation du 18 mai place de la République : le peuple et la police dans une convergence révolutionnaire ?

Galil Agar – Cercle des Volontaires 17 mai 2016

 

25. Manif Polie 18 mai.gif

 

Deux syndicats de Police, de gauche (CGT Police) et de droite (Alliance), ont dénoncé la manipulation de certains groupes de casseurs par le gouvernement, et la stratégie de pourrissement et de montée des tensions orchestrée par le ministère de l’Intérieur et le préfet de police de Paris. Le syndicat de police Alliance a lancé un appel à tous les policiers à venir manifester « contre la haine anti-flics » sur la place de la République, place de réunion quotidienne des acteurs de la Nuit debout (rebaptisée « place de la Commune » par leurs soins), le mercredi 18 mai à midi. Pour certains manifestants, il ne s’agit que d’une provocation. Mais d’autres participants à Nuit Debout y voient une occasion de dialogue historique et inespérée avec les forces de l’ordre. Vers une convergence des luttes inattendue et pourquoi pas, réellement révolutionnaire ?

Au vu des violences générées des deux cotés de la matraque par les conditions de contestation et de répression de la « Loi Travail », rien ne semblerait plus impromptu à certains manifestants et à certains policiers, qu’une convergence des luttes entre ces deux forces sociales a priori  antagonistes.

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Source : http://www.cercledesvolontaires.fr/2016/05/17/26632-repub...

 

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La police

Do - Vive la Révolution 14 mai 2016

26. T-Shirt flics = porcs.gif

Salut à toutes et à tous,

Ce n'est pas un certain nombre de policiers qui sont mauvais au sein d'une police bonne en soi ; mais la police elle-même, en tant qu'institution, qui est mauvaise.

Dénoncer qu'un certain nombre de policiers sont mauvais, c'est sous-entendre que la police est bonne ; et que les mauvais flics sont des cas particuliers que la police elle-même finira par éliminer ; alors que c'est la police qu'il faut éliminer, la police en tant qu'institution.

De la même façon, ce n'est pas la police qui est mauvaise au sein d'une société qui est bonne ; c'est la société qui est mauvaise. C'est cette société, cette forme sociale, qu'il faut éliminer, et pas la police au sein d'une société considérée comme bonne. La police n'est qu'un symptôme de ce qu'est cette société.

La société actuelle ne peut se passer de police pour se maintenir telle qu'elle est. Sans la police, cela fait bien longtemps que les manifestants et leur bras armé, les "casseurs", auraient fait la révolution qui supprime la division de la société en classes (*). On ne peut éliminer la police qu'en éliminant cette société ; c'est-à-dire en faisant la révolution.

C'est la police qui est mauvaise ; et, même si de braves gens, trompés par la propagande policière que l'on voit sans arrêt à la télévision, rentrent dans la police, cette institution les pousse à devenir méchants. Un certain nombre parviennent à résister, mais pas tous.

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Source : http://mai68.org/spip/spip.php?article10796

 

 

 

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Quand la police vole le sac de la vieille dame.

Théophraste R. – Le Grand Soir 18 mai 2016

 

27. Police vieille dame.jpg

 

Sur une moto qui roule sur le trottoir, deux voyous casqués frôlent la vieille dame, tentent de lui arracher son sac à main dont elle a passé la bride autour de son épaule, ce qui occasionne une résistance imprévue. Tous trois tombent. Elle crie et se cramponne à son Code du travail sac à main.

Les policiers voyous la tabassent à coups de gourdin. La foule s’amasse et hurle « Laissez-la ! » et «  Tout le monde déteste la police Appelons la police ».
Les deux policiers voyous déguerpissent en attendant du renfort.

La vieille dame est relevée et soignée par un lycéen borgne, aidé par une dame aux empreintes de rangers dans le ventre, des garçons au nez cassé, au crâne suturé ou au corps zébré de coups de tonfas. Tous se réfugient dans une pharmacie en voyant revenir les motards escortés d’une escouade de la Guardia civil déguisée en CRS.

Bernard Cazeneuve est furieux qu’on n’aime pas la police, laquelle s’émeut de susciter des haines.

Savent-ils que le prénom de la vieille dame est Marianne ?

Théophraste R.

P.S. Au premier tour des dernières élections régionales, dans les bureaux de vote proches des casernes des gendarmes mobiles (souvent confondus dans la rue avec les CRS), le FN cartonne (jusqu’à 62 % des voix). Les CRS ne vivent pas en caserne ; on attend (pour les aimer) leur communiqué républicain et leur modération dans les matraquages et gazages.


Source : http://www.legrandsoir.info/quand-la-police-vole-le-sac-de-la-vieille-dame.html

 

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Festival de Cannes

Munich 1972 : qui a tué les athlètes israéliens ?

 

28. municholympics-1972-.jpg

 

Munich 1972, selon la presse israélienne et l’avocat des familles des athlètes : les balles qui les ont tués n’étaient pas palestiniennes mais celles de la police allemande.

29. policiers-allemaands-Munich.jpgHuit questions énervantes posées aux falsificateurs qui ont censuré Munich : A Palestinian Story, auxquelles ils ne sauront pas répondre !

Munich : A Palestinian Story, de Nasri Hajjaj, réalisateur libanais d’origine palestinienne, devait être projeté ce 16 mai au Palais des Congrès de Cannes. À la suite d’un courrier du Conseil français des institutions juives de France (CRIF), il a été annulé.

Alors que la version donnée par ce film est pourtant confirmée par deux des principaux titres de la presse israélienne. En effet le 16 juillet 1992 dans le Jérusalem Post et le 23 juillet 1992 dans le Yédiot Aharonot, selon un rapport des médecins légistes allemands en date du 6 septembre 1972, auquel l’avocat des familles des victimes avait eu accès, on a appris ce que certains disaient depuis 1972, à savoir : les balles qui ont tué les Israéliens étaient bien des balles de la police allemande tirées pendant l’assaut et non celles des Palestiniens.

Lire la suite…

 

Source : http://www.reperes-antiracistes.org/2016/05/munich-1972-q...

Via : http://reseauinternational.net/munich-1972-qui-a-tue-les-...

 

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Sur le tapis rouge

Les artistes Brésiliens annoncent qu’ils résisteront

 

30. Cannes Brésil.jpg

 

« Arrêtez le coup d'État » : l'équipe du seul film brésilien en compétition à Cannes, Aquarius, a créé l'événement mardi en brandissant une banderole sur les marches pour protester contre la destitution de la présidente Dilma Rousseff.

« Le Brésil n'est plus une démocratie », « Nous résisterons », proclamaient d'autres slogans écrits sur des feuilles de papier brandies par l'équipe du film réalisé par Kleber Mendonça Filho.

Chronique captivante de la société brésilienne, Aquarius est le treizième film en compétition au Festival de Cannes. Le cinéaste brésilien s'y interroge sur les excès du capitalisme à travers le portrait d'une femme rebelle et libre incarnée par la star brésilienne Sonia Braga, en guerre contre une société immobilière qui veut la déloger, rapporte l`AFP.

Lire la suite…

 

 

Source : https://fr.sputniknews.com/international/2016051810250933...

 

 

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Mis en ligne le 21 mai 2016.

 

 

18:56 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

70e ANNIVERSAIRE DU DÉBUT DE LA GUERRE FROIDE (SUITE)

1. Cuba Russian Ship.jpg

(Staline et Marianne – Suite)

70e Anniversaire en Amérique Latine

Froide, chaude et surtout sanglante, elle n’y a pas fait relâche un seul jour.

 

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Brésil

Tout s’éclaire dès le lendemain…

L’israélien Ilan Goldfein nommé Gouverneur de la Banque Centrale du Brésil

Philippe Kilier – JSS News 17 mai 2016

 

3. Ilan Goldfein xxx bitmap.JPG

Ilan Goldfein, un israélien de Haïfa, a été nommé jeudi pour être le président de la Banque centrale du Brésil. Il a été nommé après la suspension de la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, en raison de charges de corruption.

Goldfein avait précédemment servi comme chef économiste chez Itau, la plus grande banque privée du Brésil, adjoint au gouverneur de la Banque du Brésil, conseiller de la Banque mondiale et conseiller du Fonds monétaire international.

Goldfein a obtenu son doctorat en économie au MIT. Il est considéré comme l’un des principaux économistes au Brésil. Outre le portugais, il parle l’hébreu, l’anglais et l’espagnol. Il a de la famille en Israël et y revient régulièrement.

Source : http://jssnews.com/2016/05/16/lisraelien-ilan-goldfein-no...

 

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Washington lance son attaque contre les BRICS

Paul Craig Roberts – Olivier Demeulenaere 18 mai 2016

 

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« Après avoir éliminé la présidente réformiste de l’Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, Washington élimine maintenant la présidente réformiste du Brésil, Dilma Rousseff. Washington a utilisé un juge fédéral pour ordonner à l’Argentine de sacrifier son programme de restructuration de la dette afin de payer aux fonds vautours US la totalité des obligations argentines en défaut que les fonds vautours avaient acheté pour quelques centimes de dollar. Ces vautours étaient des « créanciers » qui avaient octroyé des « prêts », indépendamment du fait qu’ils ne sont pas des créanciers et n’avaient en réalité octroyé aucun prêt. C’était des opportunistes à la chasse de l’argent facile et ils ont été utilisés par Washington pour se débarrasser d’un gouvernement réformiste.

La présidente Cristina Fernandez de Kirchner a résisté et, en conséquence, elle devait partir. Washington a donc inventé une histoire. La présidente avait couvert un « attentat iranien » perpétré à Buenos Aires en 1994. Ce prétexte invraisemblable, ( il n’y a aucune preuve d’une l’implication iranienne), a été fourni par l’un des agents de Washington au bureau du procureur de la nation et un événement douteux qui s’est produit il y a 22 ans a été utilisé pour laisser libre la voie du pillage de l’Argentine par les États-Unis.

Au Brésil, Washington a utilisé des insinuations de corruption pour obtenir la mise en accusation par la chambre basse de la présidente présidente Dilma Rousseff. Aucune preuve n’est nécessaire, les accusations suffisent. Tout cela ne nous change pas des « armes nucléaires iraniennes », « des armes de destruction massive » de Saddam Hussein « , de l’utilisation d’armes chimiques par Assad et, dans le cas de Rousseff c’est seulement des insinuations. Le Secrétaire général de l’Organisation des États américains, Luis Almagro, note que Rousseff « n’a pas été accusée de quoi que ce soit. » Les oligarchies locales soutenues par les États-Unis utilisent simplement la mise en accusation pour éliminer une présidente qu’elles ne peuvent pas vaincre électoralement.

Lire la suite…

Source : https://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2016/05/18/wash...

 

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« Si ce n’est toi, c’est donc ton frère » Scénario éprouvé et même ressassé, mais toujours accepté par les foules obéissantes.

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Vénézuéla

 

Le 2 mai, le même Paul Craig Roberts avait prévenu :

Washington est en train d’opérer un changement de régime au Vénézuéla

Paul Craig Roberts – IPE 2 mai 2016

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Selon le président Obama, la seule superpuissance mondiale, le pouvoir unique, le « pays exceptionnel » est menacé par le petit Vénézuéla d’Amérique Latine.

Dans un décret présidentiel de l’an dernier renouvelé cette année, le président Obama a déclaré que le Vénézuéla constituait « une menace anormale et extraordinaire »  pour la sécurité nationale des États-Unis et décrété un « état d’urgence » national pour faire face à la « menace vénézuélienne » (http://latino.foxnews.com/latino/politics/2016/03/03/obam... ).

Cette « menace extraordinaire » fabriquée de toutes pièces sert d’excuse au régime d’Obama pour renverser le président Maduro du Vénézuéla. C’est une tradition, à Washington, de renverser des gouvernements élus d’Amérique Latine ; il suffit pour cela qu’ils essaient de représenter les intérêts de leur peuple et non ceux des « corporates » et des banques US.

J’ai écrit sur l’attaque des réformateurs latinoaméricains par Washington le 11 avril (http://www.paulcraigroberts.org/2016/04/11/washington-con...) et le 22 avril.

Il y a des décennies, le général des marines Smedley Butler a avoué qu’il était « un gangster au service du capitalisme » chargé d’imposer la volonté des banques de New York et de la United Fruit Company aux pays latinoaméricains par la force des armes.

Dans son livre Les confessions d’un assassin financier, John Perkins révèle les assassinats, en 1981, du président du Panama Omar Torrijos et du président de l’Équateur Jaime Roldos, qui se sont trouvés, malheureusement pour eux, dans le chemin des intérêts des groupes « corporates » US.

Après avoir été dûment diabolisé par les médias US en 2009, le président du Honduras, Manuel Zelaya, qui croyait que le Honduras devait appartenir aux Honduriens et non à l’United Fruit Company, a été renversé par un coup d’État militaire organisé par le président Obama et par la secrétaire d’État Hillary Clinton. Le président qu’avait choisi le peuple a été remplacé par Roberto Micheletti, un instrumenbt des « corporates » US choisi par Washington.

Washington livre depuis tout un temps une guerre économique au Vénézuéla, dans le but de saper le soutien populaire au président Maduro. Les médias du pays, contrôlés par l’« élite », rendent Maduro responsable des problèmes économiques provoqués par Washington.

Washington a déjà réussi à faire reprendre le contrôle de l’Assemblée Nationale du Vénézuéla par ses agents de l’« élite » en question. Une tentative de destitution est en cours contre Maduro. Il est hélas possible que les Vénézuéliens, déboussolés par toutes ces manœuvres, se tranchen,t à eux-mêmes la gorge en rendant le pouvoir à cette clique mortifère qui n’a jamais cessé de les opprimer.

En 2009, Washington a essayé de déstabiliser l’Iran avec la « Révolution verte » financée par ses soins, mais cela n’a pas marché. La Russie et la Chine s’offrent à la déstabilisation en accueillant sur leur sol des Organisations Non Gouvernementales (ONGs) à la solde de Washington, en étant membres d’institutions économiques occidentales et en autorisant les investissements étrangers.

Washington a réussi à empêtrer la Russie et la Chine dans des institutions économiques occidentales et des manières occidentales de penser l’économie qui mettent ces deux pays en grand danger.

Compte tenu du caractère obsédé-du-contrôle de Washington, le président russe Vladimir Poutine devrait se tenir sur ses gardes s’il veut éviter d’être assassiné. Dans la dynamique néoconservatrice, dont le but est l’hégémonie absolue des USA sur le monde, aucun moyen n’est à écarter.

Source : http://www.paulcraigroberts.org/2016/05/02/washington-bri...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Pas que l’Iran, s’pas ?

 

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Il y a d’autres analyses. Toutes sinistres. On vous passe celle-là parce qu’elle est déjà traduite.

Manœuvres et actions derrière les déclarations de Joe Biden

Mision Verdad – Réseau International 18 mai 2016

 

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La déclaration de Joe Biden selon laquelle « le Venezuela continue à commettre de graves violations des droits de l’homme » s’inscrit dans une orchestration diplomatique et médiatique claire pour tenter d’isoler le Venezuela, définie dans les trois derniers éditoriaux publiés contre le pays dans Bloomberg, The Wall Street Journal et The New York Times et accompagnés par les déclarations de la chef des Relations Extérieures de l’Union Européenne Federica Mogherini : « Le choc entre le gouvernement et l’Assemblée bloque toute tentative pour résoudre la crise et une impasse ne peut ni freiner la violence ni ralentir l’inflation ». 

Lire la suite

Source : http://reseauinternational.net/venezuela-manoeuvres-et-ac...

 

Et ça dure, depuis plus d’un siècle !

 

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Syrie

Oui, on le sait que la Syrie n’est pas en Amérique Latine, mais d’une certaine façon, si, quand même.

Lettre ouverte aux charlatans de la révolution syrienne.

Bruno Guigue – Arrêt sur Info 13 mai 2016

 

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Double attentat, en mai 2012 à Damas, revendiqué par le groupe terroriste al-Nosra qui a fait plus de 60 morts et près de 400 blessés

 

Au moment où un dirigeant historique de la résistance arabe libanaise, en Syrie, vient de mourir sous les coups de l’armée sioniste, j’adresse cette lettre ouverte aux intellectuels et militants de « gauche » qui ont pris parti pour la rébellion syrienne et croient défendre la cause palestinienne tout en rêvant de la chute de Damas.

Vous nous disiez, au printemps 2011, que les révolutions arabes représentaient un espoir sans précédent pour des peuples subissant le joug de despotes sanguinaires. Dans un excès d’optimisme, nous vous avons écoutés, sensibles à vos arguments sur cette démocratie miraculeusement naissante et à vos proclamations sur l’universalité des droits de l’homme. Vous aviez presque réussi à nous persuader que cette protestation populaire qui emporta les dictateurs tunisien et égyptien allait balayer la tyrannie partout ailleurs dans le monde arabe, en Libye comme en Syrie, au Yémen comme à Bahreïn, et qui sait où encore.

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/lettre-ouverte-aux-charlatans-de-l...

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S’il vous plaît, Monsieur le pirate, ne prenez pas notre bateau, s’il vous plaît ne nous volez pas ce qu’il y a dedans, s’il vous plaît ne nous vendez pas comme esclaves…

Il faut, sans tarder, lever les sanctions contre la Syrie et les Syriens !

Pétition italienne – Arrêt sur Info 18 mai 2016

 

Les sanctions ont étranglé l’économie syrienne, contribué à détruire sa société en la condamnant à la faim et à la misère autant que la guerre, que les monarchies du Golfe et des puissances occidentales lui imposent, par mercenaires interposés. Silvia Cattori

 

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Nous appelons nos autorités à lever incessamment les sanctions qui affament les Syriens et les forcent à quitter leur pays !

En 2011 l’Union Européenne a décidé d’infliger des sanctions économiques à la Syrie, en les présentant comme des mesures visant des membres du régime, alors qu’en réalité elles imposaient au Pays un embargo sur le pétrole, bloquaient toutes les transactions financières et interdisaient l’échange de beaucoup de biens et produits. Ces mesures sont toujours en vigueur, même si, par une décision difficilement explicable, on a levé cet embargo en 2012… au profit des zones contrôlées par l’opposition armée et djihadiste, dans le but évident de fournir des ressources économiques aux soi-disant « forces révolutionnaires et de l’opposition ».

Lire la suite…

Signataires de la pétition en Italie :

  • Padre Georges Abou Khazen – Vicario apostolico dei Latini ad Aleppo
  • Padre Pierbattista Pizzaballa  – Emerito Custode di Terrasanta
  • Padre Joseph Tobji  – Arcivescovo maronita di Aleppo
  • Padre Boutros Marayati- Vescovo armeno di Aleppo
  • Suore della Congregazione di San Giuseppe dell’Apparizione dell’Ospedale “Saint Louis” di Aleppo
  • Comunità Monache Trappiste in Siria
  • Dottor Nabil Antaki – Medico, ad Aleppo, dei Fratelli Maristi
  • Suore della Congrégation du Perpetuel  Secours – Centro di accoglienza per minori sfollati e orfani di Marmarita (Siria)

Source : https://bastasanzioniallasiria.wordpress.com

Via : http://arretsurinfo.ch/il-faut-sans-tarder-lever-les-sanc...

 

Vous imaginez demander ça à Mogherini ?

Ou à Hollande ?

 

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Israël Shamir vient d’être invité à des festivités en Corée du Nord. Il raconte.

En Corée du Nord, « tu aimeras ton chef »

Israel Shamir  – 19 mai 2016

Entre la plume et l’enclume

 

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La veste croisée de Kim

En Corée du Nord, pays aussi reculé qu’isolé, une colossale manifestation de masse, animée par la chorégraphie parfaite d’un ballet mais avec des dizaines de milliers de participants, est venue conclure au centre de Pyong Yang un événement politique important autant qu’inhabituel : le congrès du Parti. Des feux d’artifice mirifiques, vingt mille hommes et femmes dansant avec des torches dans la nuit noire de Pyongyang, un spectacle que je n’oublierai jamais. Pour les Coréens ce n’était pas un spectacle mais une déclaration de loyauté envers l’État et son chef, ou peut-être que pour eux c’était juste leur façon de danser dans la nuit. Qui sait ?

Le congrès du Parti ne s’était pas tenu depuis 1980 ; c’est en quelque sorte l’organe suprême du Parti des Travailleurs, rassemblé pour confirmer la consolidation du pouvoir entre les mains du nouveau dirigeant, Kim Jong-Un, ou Kim III, comme disent les médias occidentaux. Il a été proclamé solennellement chef du Parti, le poste qu’occupait son père Kim Jong-Il, et avant lui son grand-père Kim Il-sung.

Lire la suite…

Source : http://plumenclume.org/blog/120-en-coree-du-nord-tu-aimer...

 

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Mis en ligne le 21 mai 2016.

 

 

 

 

 

17:21 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/05/2016

MISSION ACCOMPLISHED

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MISSION ACCOMPLISHED

 

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Le Sénat brésilien a temporairement suspendu la présidente Dilma Rousseff de ses fonctions

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Les sénateurs brésiliens ont voté afin que la présidente Dilma Rousseff passe devant un tribunal pour avoir violé des lois budgétaires. Elle sera mise à l’écart du pouvoir pour 180 jours.

55 sénateurs sur 81 ont voté la mise en accusation de la dirigeante de gauche. 22 se sont prononcés contre.

 

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La mise à l’écart du pourvoir de Dilma Rousseff a été décidée par les sénateurs brésiliens après 20 heures de débats. Il a été communiqué qu’avant le début du vote, la présidente brésilienne avait déjà ordonné le transfert de ses affaires du palais présidentiel à sa résidence personnelle. Selon des médias brésiliens, Dilma Rousseff aurait même préparé son discours de départ.

L’opposition brésilienne a exigé la démission de Dilma Rousseff après l’avoir accusée d’avoir participé à des fraudes fiscales et utilisé des fonds publics pour le financement de la campagne électorale ayant conduit à sa réélection. 

Quelles conséquences ?

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/international/20440-senat-bresili...

 

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« Ils » ont réussi. Le Brésil va donc s’enfoncer, comme l’Irak, comme tant d’autres, dans la guerre civile planifiée. N’arrêtons surtout pas d’élire ceux qui les soutiennent. Cela nous honore.

Une conclusion s’impose : le monde ne commencera à un tant soit peu respirer que lorsque l’Amérique du Nord aura été rayée de la carte.

Oui, mais… en Amérique du Nord, il y a plein d’innocents.

Ailleurs aussi. Pourquoi les innocents d’ailleurs continueraient-ils à être sacrifiés aux innocents d’Amérique du Nord ? Qui sont irrécupérables après tout ce qu’on leur a fait et sur qui, par conséquent, personne au monde ne peut compter.

Qui s’y collera ? Les Nord-Coréens ? Pourquoi eux ?

 

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Dernière minute :

Destitution de Dilma Rousseff : entretien avec le journaliste Pepe Escobar

Cercle des Volontaires – 13 mai 2016

 

La présidente brésilienne Dilma Rousseff vient d’être officiellement écartée du pouvoir présidentiel au Brésil. L’annonce fait suite au vote mercredi des sénateurs en faveur de l’ouverture du procès en destitution de la dirigeante, qui est automatiquement remplacée pour une période de 180 jours maximum par celui qui était alors vice-président de la République, Michel Temer. Ce que beaucoup dénoncent comme un « coup d’état institutionnel » met fin à 13 ans de pouvoir de la gauche au Brésil. Vendredi dernier, le Cercle des Volontaires recevait le journaliste et analyste géopolitique brésilien Pepe Escobar afin qu’il nous livre son analyse sur des événements pas forcément faciles à appréhender vus de France.

Mathieu P. et Alexandre Karal

 

 

 

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Chasse aux sorcières à Tremblez en France - État de folie au Collège Romain Rolland.

vendredi 13 mai 2016, par Comité Valmy

 

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Un comité de soutien à Salah Lamrani se constitue

 

À l’heure qu’il est nous n’en savons pas davantage. Nous ne manquerons évidemment pas de vous informer dès que possible au moins de ses coordonnées. [Les Grosses Orchades.]

 

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« Ce qui se passe à Tremblay en France est grave. À l’heure où j’écris ces quelques lignes, Salah Lamrani est en train de subir une expertise psychiatrique dans une structure policière. (Cela ne se passe ni dans l’URSS de Brejnev ni dans la Russie de Poutine…)

Nous avons rencontré Salah lundi 9 mai et avons abouti à la même vision des choses que celle qui est décrite ci-dessous, par le collectif de parents d’élèves qui soutient ce jeune professeur.

Avec d’autres, nous pensons qu’il est possible ou probable que toute cette affaire, sans fondement sérieux, ait pour origine réelle le contenu du blog de Salah Lamrani, un blog antisioniste, favorable à Poutine et au Hezbollah libanais. Il pourrait s’agir d’un simple délit d’opinion ou d’une attaque idéologique et politique souterraine et manipulatrice.

Nous appelons à la désescalade, au retour à la raison et à une situation rationnelle.

Comité Valmy, le 11 mai 2016 »

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État de folie
Collège Romain Rolland

 

Une lettre d’un collectif de parents

Le but du collectif est de vous informer sur la réalité des événements et sur les dangers que nous encourons en restant passifs sur cette affaire

 

Comme nous l’avons annoncé, voici les réponses aux questions posées et les résultats de nos investigations.

Depuis des semaines, nos enfants sont témoins d’une situation qu’ils qualifient d’injuste envers un professeur qu’ils apprécient et qui, selon eux, défend simplement sa réputation et ses droits.

Nous craignons (au regard de leurs propos, souvent violents) qu’ils ne construisent une haine à l’encontre de nos institutions de la République :

► l’Éducation Nationale, qu’ils considèrent comme auteur,

► les forces de l’ordre, qu’ils considèrent comme complices.

Le Collège « a cessé le travail » (du 11 au 15 avril) avec le soutien (ou la complicité ?) de l’inspection académique.

Pour quel motif : grève ? droit de retrait ? Les droits de grève et de retrait sont soumis à une législation stricte :

→     Des grévistes ne peuvent se trouver à l’intérieur de leur lieu de travail.

Le 11 avril 2016, nos enfants étaient dehors sous la pluie et les enseignants à l’intérieur, bien au sec !

Le reste de la semaine les enseignants étaient bien présents à l’intérieur de l’établissement.
→     Le droit de retrait doit répondre à un danger grave et imminent sur le lieu de travail. Or, l’établissement (lieu de travail) est sécurisé. La prétendue agression du surveillant a eu lieu sur la voie publique (rappelons que les élèves ont vu l’inverse : un professeur se faire agresser par un surveillant).

Un salarié qui exercerait un droit de grève ou de retrait s’il avait à craindre une pseudo agression à l’extérieur de l’entreprise encourt sanction, licenciement et/ou perte de salaire ! Mais les salaires de ces personnes sont payés par nos impôts, donc il n’y aura sûrement aucune sanction en cas d’abus.

Le vrai danger se trouve dans l’attitude du collège qui menace de sanctions les enfants (ou d’appeler les parents) qui s’approchaient ou parlaient à leur professeur. Le 08 avril 2016, vers 15h20, les élèves ont vu un surveillant (envoyé par la Directrice pour faire partir les enfants se trouvant autour du professeur) agresser violemment leur professeur. Le collège affirme que nos enfants ont mal vu : c’est le professeur qui a agressé le surveillant !

Nous n’avons recueilli aucun témoignage confirmant des pseudo troubles durant les navettes alors que leur prétendu danger est présent depuis février (sit-in du professeur). La présence physique de ce professeur devant la grille, chaque jour, ne dérange pas nos enfants mais le collège, en leur rappelant leurs actes.

Ces pressions et ces mensonges portent atteinte au bon développement psychologique de nos enfants.

L’École a pour mission de faire partager aux élèves les valeurs de la République telles que celles de la Laïcité et de l’égalité devant la loi de tous les citoyens. La laïcité de l’École offre aux élèves les conditions de se forger leur personnalité… d’exercer leur libre arbitre… les protège de toute pression les empêchant de faire leurs propres choix… implique le rejet de toutes les violences et discriminations (Extraits Charte de Laïcité).

Ce prétexte (fausse agression, fermeture du collège) avait pour simple but de manipuler les parents car le collège avait besoin d’appuis pour se débarrasser de son problème.

Nous avons mobilisé nos ressources dans le but d’obtenir des réponses des hautes sphères et au final nous concluons que tout ce petit monde (FCPE, inspection académique et syndicats) est bien embêté ! Personne n’a été capable d’expliquer la suspension de 4 mois de ce professeur et on entend : « c’est l’omerta, ici… rien dans le dossier… dossier sensible… on n’obtient pas de réponses précises… nos questions gênent… ».

Trois courriers en particulier ont conduit à la suspension du professeur :
Un courrier de « signalement » du blog privé (suspicion de terrorisme ? peur d’endoctrinement ?) datant de novembre, le moment où ces rumeurs ont été propagées dans tout l’établissement.

Un courrier de la Direction qui fait référence, entre autres, à :

→     Une discussion houleuse lors d’un Conseil d’Administration : le professeur souhaitait parler de l’obligation de fermeture des clubs qu’il animait (peur d’un endoctrinement ?). Celui-ci avait protesté et exigé une notification écrite et motivée. La Direction avait donc trouvé un prétexte bidon pour obtenir la fermeture effective des clubs : un non respect de « procédure » ! On lui reproche seulement d’avoir fait des listes d’émargement au lieu de feuilles d’inscription. (Un simple rappel de la « procédure » aurait pu suffire.)

→     Une réunion d’incitation contre Mr Lamrani organisée par la FCPE le 25 janvier durant laquelle nous avons vu une direction, en pleine crise d’hystérie (hurlant, courant dans tous les sens et menaçant d’appeler la police) voulant forcer le professeur (non suspendu à cette période) à quitter l’établissement. Le professeur a attendu dans la cour pour parler aux parents qui le souhaitaient. Il a pu dénoncer le harcèlement dont il était victime et a obtenu le souti-en des parents. (Le rapport de la Directrice relate une histoire bien différente).

→     Des problèmes relationnels entre le corps enseignant, le personnel et ce professeur. Un courrier signé par la FCPE exigeant sans aucun fondement et sous peine de scandale le remplacement de ce professeur. (Nous sommes nombreux à l’avoir reçu dans notre boîte aux lettres).

Au moment de sa suspension aucun fait ne remettait en cause la compétence de ce professeur et n’était constitutif d’une faute professionnelle justifiant une suspension de 4 mois. Dans les faits, ce professeur n’était pas soumis à un lien dit « de subordination » lors de ces deux réunions. Concernant les autres éléments, il explique qu’il n’avait pas envie de faire causette à des personnes qui l’accuseraient d’être un terroriste dans son dos. Il revendique aussi « son droit d’opinion et sa liberté d’expression de bloggeur ».

Par la suite, nous découvrons les faits reprochés dans la lettre de convocation au conseil de discipline (datée du jour de la prétendue agression et rendue publique par le professeur) : manquements à l’obligation d’obéissance hiérarchique, manquements à l’obligation de réserve, de neutralité ; atteinte à l’image de l’Éducation Nationale et menaces. Nous constatons l’apparition de nouveaux faits et postérieurs à la suspension.

Tout cela pour une simple question d’image ? Ils cherchent par tous les moyens à se sortir du bourbier dans lequel ils se sont mis en faisant croire que ce professeur était un danger pour les élèves, un terroriste. Tout d’abord en délivrant une suspension qui paraît infondée (voir illégale ?), en inventant une prétendue agression, en prenant en otage les cours de nos enfants ( « on ne fera rien si vous ne bougez pas « ), puis en véhiculant leurs mensonges dans les médias. Dans l’article Le Parisien du 12 avril (après la prétendue agression) on y lisait qu’un enseignant suspendu empêche un établissement de fonctionner. Dans le dernier article du 26 avril 2016 (après les actions du Collectif), on y lit la version des deux partes mais Le Parisien n’évoque toujours pas la pression quotidienne subie par nos enfants pourtant dénoncée par des parents aux autorités compétentes et au Maire de Tremblay.

Ils espèrent obtenir gain de cause lors de ce4e parodie de conseil de discipline (commission paritaire Administration / Syndicats) car le sort de ce professeur a déjà été décidé en haut lieu, sa révocation ayant été annoncée par l’Inspectrice Académique en réunion publique le 11 avril 2016. (un exemple pour l’État qui veut museler ses fonctionnaires en bafouant leurs droits constitutionnels ?).

Nous notons dans les témoignages reçus que le Collège cherche à nous faire croire que ce professeur est fou et dangereux en nous renvoyant à son blog. Il est vrai que ce blog reflète beaucoup de « colère » depuis cette suspension mais toute personne ayant un fond d’humanité peut comprendre que ce monsieur a été blessé par ces événements (calomnie, suspension, agression…) et indigné par les menaces exercées contre les enfants qui lui parlent.

Nous voulons rassurer les parents. Ce monsieur n’est pas un « fou, un forcené » : il défend simplement sa réputation et ses droits bafoués. Il ne représente aucun danger pour les enfants.

Ce sont les mensonges et les mesures de rétorsion de la Direction (menaces, convocations, liberté de parole bafouée) qui portent préjudice à nos enfants.

Le 28 avril 2016

Rédigé par un Collectif de Parents

Courriel : collectifparentsromainrolland@gmail.com
Page Facebook : Collectif Parents Romain Rolland

Source: http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7142

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Ce qui paraît évident aux observateurs lointains que nous sommes, c’est qu’une « situation de folie » ne devrait jamais naître des rapports, même difficiles, entre une direction de collège et son personnel, mais se régler, au mieux de l’intérêt des enfants confiés à leur charge, entre adultes responsables.

Il semble que dans ce cas, la direction échoue à tenir droite la barre du navire comme à faire preuve de diplomatie dans les conflits.

D’où l’entrée en jeu de deux collectifs de parents d’élèves : un qui défend le professeur, l’autre qui se dit « en colère » et réclame non sans raison une issue rapide aux troubles. Qui durent depuis le mois de février.

Mais que fait l’Inspection de l’Éducation Nationale ? Ce genre de problèmes ne la concernent-ils pas ?

À suivre ici même…

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VERDUN ET LE RAP

(Encore une histoire de gestion approximative – de l’État cette fois.)

 

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Où on ne signe pas les pétitions de M. Grasset et pourquoi

Sur son site dedefensa.org, M. Grasset publie un article intitulé :

Les incontinences de François H., le rappeur de l’Élysée

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http://www.dedefensa.org/article/les-incontinences-de-fra...

 

Il y appelle ses lecteurs à signer une pétition, que nous ne signerons pas. Libre à vous…

Quand M. Grasset arrêtera de prendre pour étalon de ses mépris des hommes dont il ignore tout, nous reviendrons peut-être sur nos préventions.

Comparez sa témérité aux scrupules du Saker s’exprimant sur Staline. Pas à lui que Don Gormas aurait pu dire « Jeune présomptueux ! ». Mais à Grasset, en revanche… sauf qu’il a moins d’excuses, n’étant plus si jeune que ça.

 

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On prend ce qui suit sur un site sioniste. Pas notre faute, ça tombe comme ça. N’y voyez nul copinage.

Black M à Verdun: oui, c’est une insulte à nos Immortels

Les récriminations de nos belles âmes n’y changeront rien.

Régis de Castelnau – Causeur.fr 12 mai 2016

 

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M’étant permis de critiquer le lynchage médiatique dont Mgr Barbarin avait été l’objet, j’appris de la bouche d’Ariel Wizman que j’étais un « avocat catholique bien connu ». Fort contrarié par l’organisation d’un concert de rap à Verdun pour commémorer le centenaire de la bataille, j’apprends maintenant des bouches du maire de la ville et du secrétaire d’État aux Anciens combattants suivis par les petits valets de la presse mainstream que cela ferait de moi un « raciste d’extrême droite ». Autant l’impair de Wizman m’avait fait sourire, autant l’insulte proférée par les deux zigotos dont je n’avais jamais entendu parler jusqu’à présent  risque de me rendre vraiment grognon. Alors, je vais dire aux ci-devant Samuel Hazard et Jean-Marc Todeschini, respectivement maire et secrétaire d’État, et à leurs petits copains, qu’il y a des sujets avec lesquels on ne plaisante pas, enfin en tout cas avec lesquels moi je ne plaisante pas. Que s’ils entendent se déshonorer, je souhaiterais qu’ils évitent de le faire en me crachant dessus.

Lire la suite…

Source : http://www.causeur.fr/verdun-black-m-hazard-todeschini-38...

 

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Aucune idée de qui est Black M. On hait le rap et les enfants qui braillent dans les autobus. Et on ne voudrait pas se mêler des querelles de famille de nos voisins d’Outre-Quiévrain. Mais, apparemment, ni Black M ni M. Grasset ne le savent… ce sont quand même bien les tirailleurs sénégalais du général Mangin qui ont gagné la bataille de Verdun la plus décisive de 1918 ou on se trompe ? Dont 30.000 y ont laissé leurs os.

 

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Raison pour laquelle ils ont eu leur statue à Paris – autour de leur chef – jusqu’à ce que le chancelier Hitler, de passage en juin 1940, exige son dynamitage immédiat. Ce qui fut fait avec zèle par le gouvernement pas encore de Vichy, comme l’aurait fait sans doute à sa place le gouvernement d’aujourd’hui, mais oups !, n’imitons pas M. Grasset.

 

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Hommage à la force noire

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http://www.opex360.com/2008/11/04/hommage-a-la-force-noire/

 

Dont il faudra bien que M. de Castelnau tienne compte, s’il veut être pris au sérieux lorsqu’il fondera son « Régiment immortel ».

Cela dit, est-ce sa faute, au jeune rappeur, s’il est ignare, et sans doute même un rien raciste ? Il est le produit de la société que nous nous sommes laissé fourguer. Et l’Éducation Nationale hélas n’est plus ce qu’elle était (voir plus haut).

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Il paraît qu’aux dernières nouvelles :

Aux soldats de Verdun, la République peu reconnaissante…

Malgré l’annulation de Black M, le mal est fait

Laurent Gayard – causeur.fr13 mai 2016

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http://www.causeur.fr/aux-soldats-de-verdun-la-republique...

 

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Rétablissons les parités :

Le Parti Anti Sioniste et le

Centre Zahra France

 

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 Centre Zahra France : 1, impasse Jean-Baptiste Lebas 59760 Grande-Synthe

 

ONT LE PLAISIR DE VOUS ANNONCER LA TENUE DE LA

Rencontre fraternelle 2016

Dimanche 5 juin 2016 De 10h00 à 17h00

Thèmes 

« Jérusalem en marche », l’action se poursuit

Réflexion face au désordre et à la division programmée

Rencontre fraternelle en Europe pour  l’unité des musulmans

L'inscription  est  obligatoire  via  le  lien  suivant  avant  le  3 juin  2016

 

CLIQUEZ ICI

    rencontre@marchonsversjerusalem.com

 

    France     +33 6 79 39 68 73         +33 3 28 58 92 14  

Belgique    +32 486 69 99 53          +32 486 69 99 73

 

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Oh, pendant qu’on y est :

 

De Sao Paulo-sur-Seine…

49-3 (de gauche ou pas) : Oui mais non.

Théophraste R. – Le Grand Soir 12 mai 2016

 

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« Une motion de censure, elle a un contenu. [Un élu de droite] va défendre la motion de censure, il va parler devant l’Assemblée Nationale et il va expliquer que cette loi est une mauvaise loi parce qu’elle n’est pas assez libérale. Donc si moi je suis dans l’hémicycle à ce moment là et que je vote cette déclaration, je suis en contradiction totale avec ce que je pense ». Laurent Baumel, député « frondeur » du PS sur France-Inter (le Téléphone sonne) 11 mai 2016.

Je suis contre la loi (pour de bonnes raisons). D’autres sont contre (pour de mauvaises raisons). Je ne peux donc pas voter (pour de bonnes raisons) une motion de censure défendue par d’autres (pour de mauvaises raisons). Je préfère donc voir appliquer une (mauvaise) loi qui va à l’encontre de mes (bonnes) idées parce que quelqu’un d’autre va voter contre aussi, mais pour de (mauvaises) raisons - qui n’appartiennent qu’à lui.

Et tant pis pour ceux qui auront à la subir, cette loi.

Bourré de principes, le gaillard. Mais parions que Laurent Baumel ne poserait pas ce genre de questions ou de conditions s’il s’agissait de voter pour lui.

(Ou pas.)

Théophraste R.

favorable à une commémoration du « Oui, Mais ».

Source : http://www.legrandsoir.info/49-3-de-gauche-ou-pas-oui-mai...

 

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Mis en ligne le 13 mai 2016.

 

 

 

 

20:50 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/05/2016

9 MAI 2016

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9 mai 2016

 

La meilleure nouvelle du jour.

La procédure de destitution entamée contre la présidente Dilma Roussef est annulée

On l’avait mise en tête de ce post, car elle en valait la peine. Mais le temps qu’on mette en ligne, on était le 10, et tout avait changé.

Le comité du sénat vote pour un procès à Roussef

RT International & BRICS Post – 9 et 10 mai 2016

Bref…

La lutte des classes fait rage au Brésil

 

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La procédure de destitution entamée contre la présidente du Brésil vient de recevoir un coup d’arrêt, ce lundi, par la décision du Président de la Chambre des Députés, Waldir Maranhão Cardoso, d’annuler cette procédure et d’appeler à un nouveau vote de la Chambre. Ce rejet intervient au moment où la procédure de destitution allait être soumise à un vote du Sénat. La Chambre devrait revoter ce mercredi 11 mai.

Il faut savoir que des irrégularités de procédure ont été détectées lors du vote d’avril qui avait accepté la validité des accusations portées contre la présidente et qui était susceptible d’entraîner sa destitution.

Une telle décision peut-elle être annulée par la Cour Suprême, le Sénat ou une majorité des voix à la Chambre ? C’est ce qu’on ne sait toujours pas.

Dilma Rousseff, qui réfute avec indignation toutes les charges invoquées contre elle, pourrait encourir un procès pour avoir « violé les lois budgétaires » (?).

Jusqu’à l’intervention de Waldir Maranhão, on s’attendait à ce que le Sénat vote « pour » le procès à Roussef. Or, s’il le fait, elle sera suspendue de sa charge pour une période pouvant aller jusqu’à 6 mois, le vice-président Michel Temer assurant l’intérim.

Waldir Maranhão est un allié de Flavio Dino, gouverneur de l’État de Maranhão et un des principaux soutiens de Rousseff. Il succède au poste de Président de la Chambre à Eduardo Cunha, qui a orchestré toute la procédure de destitution contre Dilma Rousseff, parce que Cunha vient lui-même d’être destitué sur les accusations de corruption, d’intimidation de législateurs, d’obstruction à la justice et d’abus de pouvoir.

On en était là, mais voilà qu’aujourd’hui…

Un comité nommé par le Sénat pour enquêter sur l’opportunité d’une destitution de la présidente vient de recommander cette procédure par 10 voix contre 5.

Alors qu’aucune accusation de corruption n’a jamais pu être portée contre elle, ceux qui veulent sa tête l’accusent de « négligence fiscale » et de « manipulation des comptes du gouvernement ».

Un vote du Sénat sur l’opportunité de la traduire en justice pourrait avoir lieu dès demain mercredi 11, selon une déclaration à la presse du rapporteur de la commission Antonio Anastasia, sénateur PSDB (Partido da Social Democracia Brasileira).

Selon la loi brésilienne, si une majorité de sénateurs, soit 41 sur 81, vote en faveur de la destitution, Rousseff sera suspendue de sa charge pour 180 jours, pendant que se déroulera son procès en destitution, le Vice-Président Michel Elias Temer assurant l’intérim. Notons que, pour obtenir un vote de destitution final, une majorité des deux-tiers sera nécessaire.

Mais… la procédure est compliquée par le fait que Temer (PMDB – Partido do Movimento Democrático Brasileiro) est lui-même accusé d’avoir violé les mêmes lois de responsabilité fiscale que Rousseff.

Celui qui est le promoteur en chef de la tentative de destitution de Rousseff, le l’ex-Président de la Chambre des Députés, Eduardo Cunha, doit faire face, lui, à une kyrielle d’accusations de blanchiment d’argent, mais le Procureur Général Rodrigo Janot affirme qu’il convient d’ajouter au moins deux autres charges à la liste.

 « Un chef d’accusation a déjà été retenu par la Cour Suprême, un deuxième est en cours et, si ma mémoire ne me fait pas défaut, six autres devraient encore être retenus contre lui pour des délits différents » a déclaré Janot à la chaîne de télévision brésilienne Globonews.

 

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Rousseff et Lula reçoivent un salut rouge. Certains analystes estiment qu’un  procès à Rousseff aurait pour résultat de couper la société brésilienne en deux camps irréconciliables. C’est sans doute un des buts poursuivis.

 

On en est là.

Il est évident, depuis le premier jour, que les États-Unis sont à la manœuvre et qu’ils sont passés maîtres dans ces sortes de choses, depuis plus de soixante ans qu’ils s’y livrent contre des dizaines d’états  dans le monde.

Cette manœuvre aboutira, hélas, s’ils réussissent à acheter suffisamment de consciences politiques brésiliennes pour seconder leur projet.

Est-il nécessaire de faire observer que les ennemis de Rousseff et de Lula appartiennent tous à des formations du centre ? C’est le sempiternel « marais » ou ventre mou, responsable de tous les naufrages, ici et ailleurs, jadis et maintenant.

C’est pourquoi la lutte dans laquelle sont engagés la Présidente et l’ex-Président est si exemplaire. Car le problème de la corruption des élus se pose partout : comment faire pour avoir suffisamment de représentants du peuple qui ne soient pas corruptibles ? Si nous pouvions résoudre cette quadrature du cercle, nous serions sauvés. Robespierre, reviens !

Rappelons pour finir qu’une offensive identique est en ce moment même en cours, par les mêmes moyens, contre Nicolas Maduro, c’est-à-dire contre le peuple vénézuelien.

 

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Post Scriptum

Pour ceux qui croiraient que la Belgique est championne du monde pour le nombre de partis politiques, voici, pour mémoire, ceux actifs au Brésil

[Les numéros entre parenthèses sont les codes électoraux des partis, visibles lors des élections.]

Partido da Causa Operária (PCO) - Parti de la cause ouvrière (29)

Partido Comunista Brasileiro (PCB) - Parti Communiste Brésilien (21)

Partido Comunista do Brasil (PCdoB) - Parti Communiste du Brésil (65)

Democratas (DEM) - Démocrates (25) (avant 28/03/2007

Partido da Frente Liberal (PFL) - Parti du Front Libéral (25))

Partido Democrático Trabalhista (PDT) - Parti Démocratique Travailliste (12)

Partido Humanista da Solidariedade (PHS) - Parti humaniste de la solidarité (31)

Partido da Mobilização Nacional (PMN) - Parti de la mobilisation nationale (33)

Partido do Movimento Democrático Brasileiro (PMDB) - Parti du Mouvement Démocratique du Brésil (15)

Partido Popular Socialista (PPS) - Parti Populaire Socialiste (23)

Partido Progressista (Brésil) (PP) - Parti Progressiste (Brésil) (11)

Partido da República (PR) - Parti de la République (22)

Partido Renovador Trabalhista Brasileiro (PRTB) - Parti rénovateur travailliste brésilien (28)

Partido Republicano Brasileiro (PRB) - Parti républicain brésilien (10)

Partido Republicano Progressista (PRP) - Parti Républicain Progressiste (44)

Partido Social Cristão (PSC) - Parti social-chrétien (20)

Partido Social Democrata Cristão (PSDC) - Parti social-démocrate chrétien (27)

Partido Social Liberal (PSL) - Parti social-libéral (17)

Partido da Social Democracia Brasileira (PSDB) - Parti de la Social-Démocratie Brésilienne (45)

Partido Socialismo e Liberdade (P-SOL) - Parti socialisme et liberté (50)

Partido Socialista Brasileiro (PSB) - Parti Socialiste Brésilien (40)

Partido Socialista dos Trabalhadores Unificado (PSTU) - Parti socialiste des travailleurs unifié (16)

Partido dos Trabalhadores (PT) - Parti des Travailleurs (13) – est celui de Rousseff et de Lula

Partido Trabalhista Brasileiro (PTB) - Parti Travailliste Brésilien

Partido Verde (Brésil) (PV) - Parti Vert (43)

Partido Trabalhista Brasileiro (PTB) - Parti travailliste brésilien (14)

Partido Trabalhista Cristão (PTC) - Parti travailliste chrétien (36)

Partido Trabalhista do Brasil (PTdoB) - Parti travailliste du Brésil (70)

Partido Trabalhista Nacional (PTN) - Parti travailliste national (19)

 

Traductions c.l. pour Les Grosses Orchades

Sources :

https://www.rt.com/news/342406-brazil-rousseff-impeachmen...

http://thebricspost.com/senate-committee-recommends-rouss...

 

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Festivités en Russie

 

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Comme dans la Rome antique

ou presque… car les Russes ne promènent pas l’effigie de tous leurs ancêtres mais les portraits de leurs parents morts dans ce que nous appelons IIe Guerre Mondiale, et eux Grande Guerre Patriotique. Cette manifestation est dite « Marche du Régiment immortel », parce que le dit régiment ressuscite à chaque génération.

Que feraient-ils s’ils avaient une génération sans guerre ?  Ce n’est pas encore arrivé.

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Comme l’an dernier…

Vladimir Poutine prend la tête de la marche du Régiment immortel à Moscou avec une photo de son père

 

Vladimir Poutine a traversé toute la place Rouge à la tête de la colonne du Régiment immortel. Il portait la photo de son père, Vladimir Spiridonovitch Poutine. Pour le président, comme pour tous les Russes, la Seconde Guerre mondiale a marqué son histoire familiale. Son père a pris les armes contre les Allemands, même s’il travaillait dans une usine lui permettant d’échapper à la conscription. Il a été gravement blessé mais a pu en réchapper.

 

 

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Ils ont été près d’un million à défiler pendant cinq heures. Marche intégrale en direct live [ce qui est la meilleure façon de noyer dans une mer d’ennui les moments forts, les slogans significatifs, les drapeaux soviétiques et les portraits de Staline], on peut sauter sans dommage la première 1h50’… L’arrivée de la tête sur la Place Rouge, vers 2h01’ :

 

 

La marche, que le magazine d’anciens combattants US Veterans today qualifie d’« idée de politique intérieure la plus géniale de tous les temps » et de « probablement même pas calculée », s’est étendue, cette année, à 42 pays du monde (y compris à Paris, de la Bastille au Père Lachaise). Partout où il y a des expats russes…

Et il vous le prouve :

http://www.veteranstoday.com/2016/05/09/russian-immortal-...

 

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Mais il y avait eu aussi, le matin, la traditionnelle parade militaire. Aucune ne dépassera sans doute celle de l’année dernière, mais celle-ci a fait ce qu’elle pouvait. Ceux qui ont guetté le signe de croix orthodoxe du bouddhiste Sergueï Choigou n’ont pas été déçus. Et si vous regardez bien, vous verrez, vers la 10e minute, au premier rang des invités, M. et Mme Magué, de Florensac.

Journée pleine pour Vladimir Poutine…

 

 

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Et sales moments en Europe, quand on n’est pas du côté des corrompus.

 

À Verviers Said Naji, à Saint-Denis Salah Lamrani, à Londres Naz Shah… la chasse aux sorcières bat son plein chez les PS d’Europe et frappe tous azimuts.

 

France : Un syndicaliste CGT emprisonné

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A Clermont-Ferrand, la justice a placé Antoine, un militant de la CGT et antifasciste de la CARA (Cellule Antifasciste Révolutionnaire d’Auvergne) en détention provisoire après qu’il ait refusé la comparution immédiate. Il avait participé à l’occupation du Conseil Municipal de Clermont-Ferrand vendredi 29 avril dernier. Lors de cette action, à l’appel du maire PS, les policiers avaient évacué la salle à coups de matraques, de gazeuses et de taser. Au procès qui a eu lieu ce lundi 2 mai, Antoine a refusé la comparution immédiate. Il est placé en détention provisoire jusqu’à son procès le 26 mai prochain.

 

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Une manifestation a eu lieu samedi 7 mai place Delille, à Clermont-Ferrand. La manifestation s’est entourée d’un service d’auto-défense pour se protéger de la police.

À suivre.

Source : http ://www.secoursrouge.org/Belgique-Un-syndicalist...

 

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Belgique : L’armée en renfort dans les prisons en grève

 

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Ici, la prison de Forest

 

Le comité ministériel restreint a décidé aujourd’hui dimanche de réquisitionner l’assistance de l’armée dans les prisons touchées par la grève. Les directions, les gardiens non-grévistes, la Protection civile et la Croix-Rouge sont à bout de mobilisation après 14 jours de grève dans les prisons wallonnes et bruxelloises. Le dernier protocole d’accord conclu entre le ministre et les syndicats vendredi était progressivement rejetée par les gardiens des différents établissements pénitentiaires durant le week-end, faisant craindre une prolongation du mouvement de grève et des conditions de vie toujours difficiles pour les détenus. L’État belge a déjà été condamné à trois reprises par les tribunaux pour les conditions de détention infligées aux détenus depuis le début de la grève : impossibilité de sortir de cellule et de prendre une douche, repas servis une fois par jour, linge non-lavé, visites supprimées, etc. Dans un premier temps, 180 militaires seraient déployés dans les différentes prisons en grève.

Source : http ://www.secoursrouge.org/Belgique-L-armee-en-ren...

 

On arrête là pour aujourd’hui.

Et on attend des nouvelles de la première réunion du comité de soutien qui s’est formé spontanément pour accompagner Salah Lamrani dans son parcours du combattant.

À suivre aussi.

 

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Mis en ligne le 10 mai 2016

 

 

 

 

18:00 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

08/05/2016

SINÉ EST MORT

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SINÉ EST MORT

Et les Sionistes sont toujours là !

 

Pour Siné, parce qu’on a 1 pied ¾ dans la tombe nous-mêmes on laisse la parole à Mermet…

 

SINÉ LÂCHE LA RAMPE, UN NOUVEAU CHEZ LES BONOBOS

Le vendredi 6 mai 2016

 

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C’est en bonobo qu’il voulait être réincarné, voilà pourquoi il a décroché aujourd’hui, jour de l’Ascension, pour se retrouver là-haut chez les bonobos, les singes qui niquent sans cesse. Sur terre, Bob Siné n’a pas fait que ça, il a bu aussi, il a aimé le jazz et il a fait des dessins pour emmerder le monde. Pas tout le monde. Il savait choisir.

Ce dessin-là, c’est pour l’affiche de notre film CHOMSKY et Cie en 2008. Siné nous l’a fait tout de suite, amicalement, en hommage à Chomsky. C’est l’année où le minable Philippe VAL l’a viré de Charlie en tentant de le faire passer pour un antisémite. Siné a gagné en justice et Val a été lourdement condamné. Du coup avec ses copains, Siné a lancé son journal, Siné Hebdo. Une occasion de faire sauter quelques bouchons.

Ré-écoutez notre émission du 03 septembre 2008 et laissez des messages si vous le souhaitez en écoutant Otis Redding.

Un reportage de Daniel MERMET et Antoine CHAO du 03 septembre 2008.

Voir ici…

Source : http://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2015-16...

 

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… et à Delfeil de Ton

 

Siné, debout pour toujours

 

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Le dessinateur Maurice Sinet, alias Siné (1928-2016), photographié ici en juillet 2008, est mort ce 5 mai.

 

Dieu sait qu'on a voulu se débarrasser de lui. Mais Siné, mort ce jeudi 5 mai 2016 à l'âge de 87 ans, n'aura pas raté sa sortie. Son ami Delfeil de Ton lui rend hommage.

Il n’aura pas raté sa sortie. 87 ans, depuis dix ans sous oxygène, depuis trois ans sans cesse de chez lui à l’hôpital Avicennes, retour chez lui, direction hôpital Bichat. Puis de Bichat à Avicennes, puis d’Avicennes à Bichat, puis à son journal, « Siné Mensuel », chaque numéro pouvant être vu comme le dernier sous sa direction. Direction de fer. De son lit d’hôpital, téléphone, ordinateur, il contrôlait tout, choisissait chaque dessin, fignolait la mise en page. Trouvez un journal plus beau.

Je n’ai jamais vu un gars ressusciter autant de fois. La rigolade que c’était quand c’était encore lui, une fois de plus, qui avait trouvé et dessiné la couverture, quand il avait calligraphié sa « Zone », une grande page entière, entièrement faite main, texte et illustration. Dimanche dernier encore, pour le numéro sorti hier mercredi, quelques heures avant sa mort.

Lire la suite…

Source : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20160505.OBS9897...

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Un livre pour prendre congé…

 

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Siné

Journal pré-posthume

Préface de Jean-Marie Laclavetine

Le Cherche Midi – 2013

96 pages

 

 

L'éclat de rire testamentaire de Siné !

Homme de combats, contre l'injustice, le colonialisme, le racisme, Siné ne pensait pas que celui qu'il aurait à mener, à 84 ans, contre la leucémie serait le plus redoutable.

Il fut grand fumeur, gros buveur, fêtard invétéré. Et il le reste dans l'âme, malgré une insuffisance respiratoire carabinée l'obligeant, depuis des années, à vivre sous oxygène, un coeur poussif relayé par un pacemaker et des hanches délabrées qui le forcent à se déplacer en fauteuil roulant.

Il consacre auourd'hui toute son énergie à son métier de dessinateur et de pamphlétaire, à sa famille, à ses amis et à ses chats.

Confronté à cette nouvelle maladie, il lui a fait face avec l'humour et la détermination dont il a fait preuve tout au long de sa vie.

Ce livre en est le témoignage.

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Les sionistes sont toujours là,

 

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mais Christophe Oberlin et les Palestiniens aussi

 (n’en déplaise à l’entourage de Siné).

 

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Christophe Oberlin : « Israël n’est pas un État, c’est un lobby »

 

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Le 26 juin 2006, le caporal franco-israélien Gilad Shalit est capturé par un commando palestinien lors d’une attaque menée, via un tunnel, au sud de Gaza. Détenu dans un lieu gardé secret, il ne sera finalement libéré qu’après cinq ans de négociations secrètes indirectes entre Israël et le Hamas, le 18 octobre 2011, en échange de la libération de 1027 prisonniers politiques palestiniens.

Dans l’intervalle deux opérations meurtrières auront été menées par l’armée israélienne contre la bande de Gaza, en 2006 et en 2008-2009, faisant plus de 1500 morts et près de 6000 blessés palestiniens.

Dans son dernier ouvrage intitulé L’échange – Le soldat Shalit et les Palestiniens(1), Christophe Oberlin retrace toute cette période, marquée par une résistance héroïque, noyée dans le sang par Israël. Il dévoile le douloureux sort des prisonniers palestiniens dont la détention illégale – contrairement à Shalit – n’a jamais retenu l’attention de la presse occidentale traditionnelle.

Il répond ici aux questions de la journaliste suisse Silvia Cattori.

 

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Le soldat franco israélien Gilad Shalit sur le perron de l’Elysée avec Nicolas Sarkozy, le 8 février 2012 Photo Lionel Bonaventure. AFP

 

Silvia Cattori : Vous relevez qu’en juin 2006, au moment de la capture du soldat Shalit, 9500 Palestiniens croupissaient dans les geôles israéliennes, «dont près de 10% enfermés en détention administrative, c’est- à-dire sans charge ni jugement», en butte à des abus et difficultés de tous ordres. Le délit de «menace pour la sécurité d’Israël s’appliquant à des actions comme la participation à une manifestation ou à la distribution d’un tract», vous soulignez que, de 1967 à 2006, 650 000 Palestiniens ont été incarcérés à ce titre dans des prisons israéliennes et que, «à la date de la capture de Shalit, c’est 40% de la population masculine palestinienne adulte qui a été déjà emprisonnée au moins une fois en Israël». Ce sont des chiffres qui font tourner la tête. Il s’agit de Palestiniens vivant sous occupation, abusés, kidnappés et violentés par Israël en toute impunité. Doit-on en conclure que l’occupant se sert systématiquement de l’emprisonnement arbitraire pour briser l’esprit de résistance des Palestiniens ? Cette politique a-t-elle changé depuis 2006 ? Quel est aujourd’hui son impact ?

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/christophe-oberlin-israel-nest-pas...

 

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« Ville de merde ! »

Blavier

 

Pour une fois que quelqu’un dit quelque chose d’intelligent à Verviers…

 

Belgique : un conseiller communal compare Israël à l’État islamique

RT.com International – 6 mai 2016

 

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Mais qu’est-ce qu’il fait au PS, cet homme ?

 

À Verviers, en Belgique, le conseiller communal PS, Saïd Naji, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et au sein de la communauté juive après avoir comparé sur Facebook Israël au groupe terroriste État islamique, rapporte RTL Info.

Saïd Naji, conseiller communal PS à Verviers, en Belgique, a dérapé sur Facebook en publiant sur son profil que « Israël = Daesh = Haine = Inhumain », en comparant les violences de l’État islamique à celles infligées par l’armée israélienne en Palestine.

La publication a été supprimée, et il semblerait que le profil de l'élu aussi, puisqu’il est introuvable dans le moteur de recherche du réseau social.

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/international/20181-belgique--con...

 

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Est-ce bien la peine de poursuivre ? On peut vous dire que tout le monde s’est récrié d’horreur et que le coupable du « dérapage » s’est excusé.

S’il existait dans la ville qu’il a la malchance d’habiter des politiques dignes de ce nom, il n’aurait eu qu’à se joindre à eux, sauf que s’il y en avait, cela se saurait.

Mais qui sont les tarés qui s’autorisent à supprimer le profil de quelqu’un, fût-ce sur un réseau social, et d’un élu du peuple en plus ? Ils se prennent pour qui et pour quoi ?

Jacques Chapuis, reviens avec ton petit sabre de cavalerie ! Y'a du ménage à faire…

 

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Il y en avait eu un autre (de scandale antisémite belge) en 2013. Un tous les trois ans. À ne pas rater :

http://www.lemondejuif.info/2013/09/scandale-en-belgique-...

 

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On ne voudrait pas mettre de l’huile sur le feu dans les affaires verviétoises, mais…

Des Preuves Incontestables prouvant que Daech est un groupe Américano-Sioniste

(et ceci date de près d’un an !)

 

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D’après le général Vincent Desportes

Saint-cyrien, ancien directeur de l’École de Guerre française et aujourd’hui conférencier à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, le général Vincent Desportes n’a jamais eu sa langue de poche et s’est souvent fait taper sur les doigts par sa hiérarchie. Le 17 décembre 2014,il fut auditionnépar une commission du sénat français chargée de la défense et des affaires étrangères et, fidèle à ses habitudes, n’a pas mâché ses mots. Extraits.  — « « Un mot sur Daech, d’abord. […] Ne doutons pas de la réalité de la menace directe pour nos intérêts vitaux, dont notre territoire et notre population. Daech est le premier mouvement terroriste à contrôler un aussi vaste territoire (35% du territoire irakien, 20% du territoire syrien). Ce qui représente 200 000 km² (soit l’équivalent de l’Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, PACA et Rhône-Alpes réunis) et une population de l’ordre de 10 millions de personnes. Ce territoire est

Imparfaitement mais réellement « administré » par un « ordre islamique », fait de barbarie et de rackets. Daech dispose d’un véritable « trésor de guerre » (2 milliards de dollars selon la CIA), de revenus massifs et autonomes, sans comparaison avec ceux dont disposait al-Qaïda. Daech dispose d’équipements militaires nombreux, rustiques mais aussi lourds et sophistiqués. Plus que d’une mouvance terroriste, nous sommes confrontés à une véritable armée encadrée par des militaires professionnels.

Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs – dont certains s’affichent en amis de l’Occident – d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les États-Unis… Il est puissant mais il sera détruit. C’est sûr. Il n’a pas d’autre vocation que de disparaître.

 

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Des Daechistes « israéliens » capturés

Lire la suite…

Source : https://newsofscs.wordpress.com/2015/07/19/des-preuves-in... 

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L’association de plus en plus étroite entre l’Arabie Saoudite et Israël : des noces barbares.

Alli McCracken, Raed Jarrar – ICH 5 mai 2016

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L’accord sur le nucléaire est en train de redessiner la carte politique du Moyen Orient.

Depuis des dizaines d’années, l’Arabie Saoudite a été un vigoureux avocat du droit à l’existence d’un État Palestinien et un critique mordant de l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza par les Israéliens. L’engagement de l’Arabie Saoudite à l’égard de la Palestine définit les contours géopolitiques du Moyen Orient depuis des décennies. Mais, à présent que l’accord avec l’Iran sur le nucléaire est chose faite et tandis que la guerre fait rage en Syrie, ces contours politiques sont en train d’être redessinés et de réunir un couple étrange : l’Arabie Saoudite et Israël.

Vendu comme « un dialogue révolutionnaire entre les dirigeants des deux organes de sécurité nationaux de deux vieux adversaires », ce 5 mai verra une rencontre au sommet, à Washington D.C., d’officiels de haut grade d’Arabie Saoudite et d’Israël. Le prince Turki bin Faisal, ex-chef des services secrets d’Arabie Saoudite et ex-ambassadeur à Washington, et le major-général à la retraite des Forces de Défernse Israéliennes (IDF) Yaakov Amidror, ex-conseiller du premier ministre Benjamin Netanyahou en matière de sécurité nationale, s’entretiendront à l’Institut pour la Politique du Moyen-Orient de Washington, une organisation pro-israélienne subventionnée par l’AIPAC, dont le personnel est recruté et payé par l’AIPAC et logée dans l’immeuble qui abrite le Quartier Général de l’AIPAC.

L’Arabie Saoudite n’a jamais entretenu de relations diplomatiques avec Israël depuis la Nakba en 1948 et a même, à un moment donné, dirigé le boycott de l’État d’Israël. Et, quoique cette rencontre ne soit pas la première du genre (l’Arabie Saoudite et Israël se sont déjà parlé officiellement par le biais d’un panel, au Conseil des Relations Extérieures l’an dernier), c’est réellement une rencontre au plus haut niveau qui est en cours.

Bien que voir s’acoquiner et se rencontrer officiellement des violeurs de droits humains tels que l’Arabie Saoudite et Israël ne soit pas tout à fait une surprise pour la plupart d’entre nous, cet événement est quand même une mauvaise nouvelle, parce qu’il signifie que le sponsor officiel de l’Initiative Arabe pour la Paix entre dans une ère nouvelle de normalisation.

L’Initiative Arabe pour la Paix, également connue comme « Initiative Saoudienne » est une proposition en dix points pour mettre fin au conflit  israélo-palestinien. Elle a été approuvée par la Ligue Arabe en 2002 et ré-approuvée en 2007, et elle est appuyée par toutes les factions palestiniennes, y compris le Hamas. L’initiative appelle à une normalisation des relations entre le monde arabe et Israël, en échange d’un retrait complet d’Israël de tous les territoires occupés (Jérusalem Est inclus). Jusqu’à présent, cette proposition a été le projet le plus viable pour une solution à deux états. Elle abordait aussi la question des réfugiés palestiniens et en appelait à un « règlement juste », fondé sur la résolution 194 de l’ONU.

Donc, en ce moment politique où Netanyahou ne montre aucune intention de se retirer des Territoires Palestiniens Occupés et où même certains de ses ministres réclament officiellement l’occupation de la Cisjordanie, l’Arabie Saoudite semble abandonner ses engagements historiques. En normalisant ses relations avec  Israël sans exiger en contrepartie une solution juste au conflit israélo-palestinien, l’Arabie Saoudite amoindrit le poids qu’elle pouvait avoir dans les négociations pour une solution à deux états.

D’une certaine manière, cette rencontre officialise la mort de l’Initiative Arabe pour la Paix, mais plus encore, en tant que dernier mécanisme en vue d’une solution régionale négociée, elle montre que la solution à deux états est, elle aussi, officiellement morte.

Ali McCracken est  co-directrice du groupe faminin anti-guerre CODEPINK, dont le siège est à Washington D.C.

Raed Jarrar est un militant politique arabo-américain de Washington D .C.

Source : http://www.alternet.org/world/saudi-arabia-and-israels-gr...

Via : http://www.informationclearinghouse.info/article44591.htm

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Entre l’Iran et Daech, Israël a fait son choix

Sputniknews.com21.1.2016

 

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« Comparer l'Iran à une organisation terroriste menaçant le monde entier est absolument inadmissible », a déclaré le rédacteur-en-chef du journal Iran Presse, Emad Abshenass, commentant les propos récents du ministre israélien de l'Intérieur qui avait comparé l'Iran à Daech.

« Si je devais choisir entre l'Iran et Daech, je choisirais Daech », a déclaré Moshe Yaalon, le ministre israélien de la Défense lors d'une conférence à Tel-Aviv. L'homme politique a estimé qu'il valait mieux que la Syrie tombe entre les mains de Daech plutôt que de l'Iran, car « Téhéran reste le pire ennemi d'Israël », qui est « plus puissant que Daech » et plus difficile à combattre.

Lire la suite… 

Source : https://fr.sputniknews.com/international/2016012110211118...

 

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Grandes manœuvres du lobby sioniste donc, partout à la fois mais surtout – pour l’instant – en Angleterre, où toutes sortes d’apparatchiks – tiens, comme en France ! – grimpent sur la figure de n’importe qui pour se faire bien voir des lobbyistes, croyant sans doute ainsi grappiller quelques voix faciles à prendre dans les prochaines élections. Jusqu’à ce que…

 

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Siné est mort, mais Latuff est toujours bien là !

 

Une manœuvre de trop peut-être… Celle-ci vient de buter sur Norman Finkelstein.

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The American Jewish scholar behind Labour’s ‘antisemitism’ scandal breaks his silence

Jamie Stern-Weiner and Norman Finkelstein 3 May 2016

Open Democracy UK

Traduction : Dominique Muselet

 

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Norman G. Finkelstein parle de la députée Naz Shah, de Ken Livingstone, et de la controverse sur l’ « antisémitisme » au parti travailliste.

 

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Interview de Norman Finkelstein par JAMIE STERN-WEINER

 

Norman Finkelstein n’est pas étranger à la controverse. L’intellectuel juif américain est l’un des plus réputés experts internationaux du conflit israélo-palestinien et de l’héritage politique de l’holocauste nazi. A part ses parents, tous les membres de la famille de Finkelstein, des deux côtés, ont été exterminés dans l’holocauste nazi. Il a écrit en 2000 « L’industrie de l’Holocauste ». Le livre, qui a été publié en feuilleton dans le Guardian, est devenu un best-seller international et a déclenché une tempête médiatique. Mais la dernière incursion politique de Finkelstein est le fruit du hasard.

Le mois dernier, la membre du Parlement Naz Shah est devenue l’une des figures les plus médiatisées, à ce jour, dans le scandale de «l’antisémitisme» qui secoue toujours la direction du parti travailliste. Shah a été suspendue du parti travailliste pour, entre autres choses, avoir posté une image sur Facebook qui a été considérée comme antisémite. L’image montrait une carte des États-Unis avec Israël en surimpression, et suggérait de résoudre le conflit israélo-palestinien en relocalisant Israël aux États-Unis. On a dit que Shah avait pris l’image sur le site Web de Finkelstein. J’ai demandé à Finkelstein pourquoi il avait posté cette image, et ce qu’il pensait des allégations selon lesquelles le parti travailliste avait un « problème juif ».

Avez-vous fabriqué l’image controversée que Naz Shah a reprise ?

Je ne suis pas assez habile avec les ordinateurs pour fabriquer une image. Mais j’ai posté la carte sur mon site en 2014. Un de mes correspondants internet doit me l’avoir envoyée. Elle était, et est toujours, drôle. N’était le contexte politique actuel, personne n’aurait remarqué que Shah l’avait postée. Il faut complètement manquer d’humour. Ce genre de plaisanterie est monnaie courante aux États-Unis. Donc, voilà la blague en question : pourquoi Israël ne devient pas le 51ième état ? Réponse  : parce qu’alors, il n’aurait que deux sénateurs. Aussi fou que soit le discours sur Israël en Amérique, nous avons encore le sens de l’humour. Ce serait inconcevable aux États-Unis, qu’un politicien soit crucifié pour avoir posté cette carte.

Le fait que Shah ait posté cette image a été présenté comme un soutien à une ignoble politique de « déportation »  tandis que John Mann l’a comparée à Eichmann.

Franchement, je trouve cela grotesque. Je doute que tous ces gens qui sont si prompts à invoquer l’Holocauste aient la moindre idée de ce qu’étaient les déportations, ni des horreurs qu’elles signifiaient. Ma défunte mère m’a décrit sa déportation. Elle était dans le Ghetto de Varsovie. Les survivants du soulèvement du Ghetto, environ 30 000 Juifs, ont été déportés au camp de concentration de Maijdanek. Ils étaient entassés dans des wagons de chemin de fer. Ma mère était assise à côté d’une femme avec un enfant. Et la femme – je sais que cela va vous choquer – la femme a tué son bébé en l’étouffant, devant ma mère. Elle a préféré étouffer son enfant, plutôt que de l’emmener là où ils allaient. Voilà ce que cela signifiait d’être déportés. Comparer cela à quelqu’un qui a posté un dessin humoristique inoffensif pour faire une petite blague sur la façon dont Israël est sous l’emprise des États-Unis, ou vice versa … c’est carrément dément. Que leur arrive-il ? N’ont-ils aucun respect pour les morts ? Tous ces apparatchiks desséchés du parti travailliste qui traînent dans la boue l’holocauste nazi dans leurs luttes mesquines de pouvoir pour avancer leur carrière, n’ont-ils pas honte ?

Lire la suite…

 

Source : https://www.opendemocracy.net/uk/jamie-stern-weiner-norma...

Via : http://arretsurinfo.ch/norman-finkelstein-a-lorigine-du-s...

 

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Gideon Levi : BDS – the only way

May 5, 2016

 

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Quoi qu’« ils » en disent le mouvement BDS progresse, y compris à l’intérieur de la société israélienne.

Un article de Michel Warschawsky. Qui aurait pu se traduire !

Lire ici (en anglais) : http://www.alternativenews.org/english/index.php/aicoment...

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Le premier syndicat polonais s’est aussi déclaré pour les BDS :

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… et l’Afrique du Sud :

 

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… l’Espagne :

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… Saint Jacques de Compostelle :

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… le Brésil :

 

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… sans oublier les rabbins de Neturei Kharta :

 

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Qui veulent que la Palestine soit souveraine sur tout le territoire parce que la Torah l’exige.

 

Et si on vous disait qu’un canard US s’appelle JACOBIN et soutient, lui aussi les BDS ?

On vous fait grâce des autres.

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Enfin, on ne voudrait pas conclure sans tirer notre chapeau à, une fois de plus, l’indomptable Roger Waters.

Une tentative de boycott de Roger Waters fait un bide à New York

 

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Boycott anti-israélien interdit en France

 

Mais boycott anti-Waters pas interdit à New York

Le lobby israélien vient d’appeler toutes les personnes s’apprêtant à aller au spectacle de Roger Waters dans un théâtre de New York à aller se faire rembourser leur place, en raison de son appel au boycott d’Israël, mais pas un seul billet n’est revenu ! Le bide total !

La salle sera pleine à craquer, non seulement tous les billets sont achetés et personne ne veut se faire rembourser, mais les Américains se ruent pour essayer d’en acheter.

Le musicien britannique ne cache pas sa critique de l’occupant israélien. Il s’est déplacé en Palestine occupée pour écrire et dessiner sur le mur de l’annexion, et appelle depuis plusieurs années tous les artistes à boycotter Israël tant que le peuple palestinien est occupé, colonisé et martyrisé.

Waters n’hésite pas à dire que « collaborer avec Israël, c’est soutenir les colons qui brûlent des bébés et les soldats qui écrasent au bulldozer des jeunes pacifistes comme Rachel Corrie ».

Et il affiche son mépris face à ceux qui essaient de l’intimider en exerçant le sempiternel chantage à l’antisémitisme.

Le Centre Simon Wiesenthal, que l’arme du boycott ne gêne pas – il a en effet appelé au boycott de la France, en 2003, et appelle à celui de Roger Waters— a demandé au public de faire en sorte que le musicien britannique joue dans un théâtre vide, et il s’est engagé au remboursement de toutes les places.

Raté !

Le directeur général du théâtre a indiqué mercredi qu’aucune demande de remboursement n’avait été présentée. En fait le théâtre est pris d’assaut par des Américains qui essaient d’obtenir des places.

Source US : http://www.i24news.tv/en/news/international/90884-151030-...

 

We shall overcome du grand Pete Seeger, magnifiquement interprété par Roger Waters pour la Palestine.

 

 

Source : http://reseauinternational.net/une-tentative-de-boycott-d...

 

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Toute dernière minute :

Ce n’est pas le moment de céder aux manœuvres d’intimidation d’Israël sur l’« antisémitisme »

Ilan Pappé – ICH – MEE7 mai 2016

 

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Nous, qui sommes bien à l’abri dans la zone de confort occidentale, ne devons pas trembler lâchement ni nous laisser impressionner par les fausses accusations d’antisémitisme.

Il arrive toujours un moment, dans la lutte où s’est engagé un mouvement, où il commence à obtenir des succès en récompense de ses efforts, mais c’est un moment qui peut être dangereux.

Le régime d’apartheid, en Afrique du Sud, a poursuivi sa politique la plus violente et la plus létale pratiquement jusqu’à la chute effective du régime. Tant que vous ne représentez pas une vraie menace pour un régime ou un état injuste ou pour leurs partisans, ils vous ignoreront ou ne verront en tout cas aucune nécessité de vous affronter ; mais si vous avez réussi à taper sur le clou là où ça fait mal, la réaction viendra.

C’est ce qui arrive au mouvement BDS (Boycott, Disvestment, Sanctions). Ce mouvement est l’extension logique de l’énorme travail accompli pendant longtemps par tous les groupes de solidarité et comités d’aide à la Palestine. Il manifeste un soutien inébranlable envers les communautés palestiniennes, à l’intérieur du pays ou au dehors. Jusqu’à tout récemment, Israël a estimé son action marginale et inefficace. C’est même là-dessus que se sont fondés certains amis de la Palestine dans le monde occidental pour exprimer leur opposition : eux aussi la jugeaient inefficace.

Eh bien, il semble après tout que le mouvement soit plus efficace qu’il n’y paraissait et que ses concepteurs eux-mêmes ne l’avaient espéré. Mais ce n’est pas surprenant : ce mouvement BDS représente ni plus ni moins qu’un nouveau zeitgeist [« esprit du temps » NdT] en politique, comme on peut le voir à l’électorat jeune qui vote Corbyn en Grande Bretagne ou Sanders aux USA. C’est le désir d’une politique plus propre et plus morale, capable de défier la configuration néolibérale de l’économie et de la politique en Occident, qui a poussé ces jeunes gens à apporter leur soutien – ô ironie – à deux vieux messieurs, mais à deux vieux messieurs qui représentent à leurs yeux une forme plus pure de politique.

Dans les bagages d’une politique plus pure, on trouve un ferme soutien au peuple palestinien. Or, la seule manière dont il soit possible, aujourd’hui, de montrer son soutien aux Palestiniens quand on est loin de la Palestine, c’est d’appliquer les BDS. En Grande Bretagne, cette logique a été comprise par ceux qui ont voté Corbyn, tout comme par ceux qui sont actifs ailleurs et soutiennent des causes telles que la justice sociale, la stratégie écologique, les droits humains et ceux des indigènes.

Des membres de l’establishment politique – certains même occupant des postes très élevés – n’ont pas eu honte d’exprimer leur soutien à la Palestine. Or, quand a-t-on entendu dire cela d’un dirigeant de l’opposition en Grande Bretagne ou d’un candidat à la présidence aux États-Unis ? Même si, dans ce dernier cas, il s’est agi d’un soutien faiblard et assez réservé… Dans le contexte de la politique américaine, un candidat qui se permet de ne pas aller plier le genou devant l’AIPAC sans que le ciel nous tombe sur la tête à tous est une révolution.

C’est le contexte qu’il faut considérer pour comprendre la violente attaque actuellement en cours contre le Labour Party et Corbyn. Tout ce sur quoi les sionistes lancent aujourd’hui l’anathème sous l’appellation fallacieuse d’antisémitisme – et qui n’est rien d’autre qu’une critique légitime d’Israël – avait déjà été dit au cours des 50 dernières années. Le lobby sioniste, sous la houlette directe d’Israël, s’est contenté d’en faire la cueillette et d’en faire usage, parce que la position clairement anti-sioniste des BDS a fini par atteindre les échelons supérieurs de ce pouvoir. Et ce qui est clair, c’est que ce qu’ils découvrent les terrifie. Bien joué les BDS !

La réaction, il faut l’admettre, est forte et violente. Cependant, y succomber en suspendant des membres du parti, en licenciant des dirigeants étudiants et en battant sa coulpe pour des crimes qu’on n’a pas commis n’est pas la bonne manière d’y faire face. Nous sommes dans une guerre pour une Palestine et un Israël libres et démocratiques : trembler devant les intimidations sionistes n’est pas un bon moyen de la gagner. Les jours qui viennent seront très durs et il nous faudra être aussi patients qu’obstinés : il nous faudra retourner sur les podiums, les sites webs, les radios et les télévisions ré-expliquer ce qui est si évident pour tant d’entre nous : le sionisme n’est pas le judaïsme, et l’anti-sionisme n’est pas l’anti-sémitisme.

Le sionisme n’était pas l’antidote dont avait besoin le pire chapitre de l’anti-sémitisme en Europe : l’Holocauste. Le sionisme était la mauvaise réponse à cette atrocité. En réalité, quand les dirigeants européens ont apporté sans hésitation leur soutien au sionisme, leurs motifs, dans beaucoup de cas, ont été anti-sémites. Comment expliquer autrement une Europe qui est restée à regarder passivement pendant que le régime nazi génocidait les Juifs et qui a ensuite demandé pardon en soutenant un nouveau plan qui la débarrassait des Juifs en les expédiant coloniser la Palestine ? Pas étonnant que cette logique absurde n’ait pas tué la pulsion antisémite mais l’ait au contraire maintenue bien en vie !

Cependant, ce qui est fait est fait. Les colons juifs et les indigènes palestiniens se partagent un pays et vont continuer à le faire. La meilleure façon de combattre l’anti-sémitisme aujourd’hui est de faire de ce pays un véritable état démocratique, fondé autant qu’il est possible sur des principes économiques, sociaux et politiques justes et équitables. Ce sera une transformation complexe et douloureuse de la réalité présente sur le terrain, et qui prendra peut-être des décennies. Mais il est urgent de commencer à en parler clairement, sans peur et sans apologétique ou fausses références à de la realpolitik.

Jeremy Corbyn peut trouver qu’il est difficile d’enseigner à son parti la nécessité d’adopter un langage honnête et moral sur la Palestine, et il a tant fait pour la cause qu’il nous faut être patients, même si certaines de ses réactions (pour ne rien dire de celles de son parti) sont décevantes, mais qu’il soit bien  clair que la récente empoignade sur l’anti-sémitisme au sein du Labour provient d’une tentative des blairistes – qui ont toujours prospéré dans les poches des sionistes – justement pour saper Corbyn, en même temps que d’une tentative désespérée d’Israël pour essayer d’enrayer le glissement massif de l’opinion publique anglaise vers l’anti-sionisme.

Pourtant, ce n’est pas la question. Ce qui se profile à l’horizon est beaucoup plus important que la politique intérieure britannique. Car ce qu’il importe réellement de bien voir, c’est qu’en Grande Bretagne, comme d’ailleurs aux États-Unis, nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la lutte pour la paix, la justice et la réconciliation en Palestine. Ce n’est pas une lutte qui puisse remplacer celle sur le terrain, mais elle peut la renforcer et l’habiliter.

En fait, ce qui nous pend au nez, c’est une grappe de  luttes qui seront inévitables : contre des législateurs intimidés ou achetés par Israël, contre des juges et des policiers forcés de se plier à des lois nouvelles, injustes et ridicules, qui condamneront les BDS pour anti-sémitisme (et beaucoup d’entre eux, nous le savons, trouvent ces directives grotesques), contre des directions d’universités qui feront preuve de couardise face aux pressions et aux intimidations, et contre des journaux et des stations de radio-télévision,  qui violeront leur code d’éthique et trahiront leurs engagements professionnels face à la nouvelle contre-attaque.

La lutte sur le terrain, en Palestine, est beaucoup plus difficile, infiniment plus dangereuse et exige de bien plus lourds sacrifices qu’on ne demande à aucun de nous, à l’Ouest, de consentir. Le moins que nous puissions faire est de ne pas nous laisser intimider par des accusations absurdes, et surtout être bien sûrs que, par les temps qui courent, la lutte contre l’islamophobie, contre les maux du néolibéralisme, pour les droits des peuples indigènes partout dans le monde et pour la Palestine sont une seule et même lutte. 

Il ne s’agit donc pas d’une campagne de musulmans en Grande Bretagne, de Palestiniens exilés en Europe, de la vieille gauche aux États-Unis et des anti-sionistes en Israël. Il s’agit d’une vague de changements beaucoup plus importante, qui a porté de nouveaux partis au pouvoir en Grèce,  en Espagne et au Portugal, de nouvelles valeurs au Labour Party et des voix différentes à l’intérieur du Parti démocrate US.

Il ne faut pas nous inquiéter des nouvelles propositions de lois, des nouvelles réglementations de police ni de l’hystérie des médias. Même le lâche comportement du Labour Party et ses purges honteuses ne doivent pas nous distraire du succès qu’est en train de remporter, dans les cœurs et dans l’opinion du public, notre lutte pour la Palestine.

Dans l’immédiat, façon dont on voit les choses est d’une importance capitale. Si Israël croit qu’il peut choisir comme ambassadeur à Londres un Mark Regev, incarnation de sa politique criminelle à Gaza, comme si de rien n’était, et si l’ambassadeur d’Israël à Washington décide de combattre les BDS en envoyant des en parfaite violation des lois américaines, ce ne sont pas là des preuves qu’Israël est invincible, ce sont des preuves qu’Israël est un système politique imbécile, incapable de comprendre où l’histoire nous entraîne.

Comme toutes les phobies, la palestinophobie peut intimider et paralyser, mais elle peut aussi être vaincue et le moment que nous vivons s’y prête. Nous qui sommes bien à l’abri dans la zone de confort occidentale ne devons pas trembler lâchement ni nous laisser impressionner par les fausses accusations d’antisémitisme des Anglo-sionistes, des politiciens tremblants et des journalistes cyniques. Il est temps de rendre les coups dans les tribunaux, sur les places publiques, au sein des Parlements et dans les médias.

 

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Ilan Pappé est un historien israélien en exil. En Angleterre. il est professeur d’histoire. Il dirige aussi le Centre Européen pour les Études Palestiniennes et co-dirige le Centre pour les Études Ethno-Politiques d’Exeter, à l’Université d’Exeter.

Source : http://www.middleeasteye.net/columns/surge-palestinophobi...

Via : http://www.informationclearinghouse.info/article44602.htm

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

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Enfin cela va sans dire, mais mieux encore en le disant, et qui mieux que Bruno Guigue ?

L’antisémitisme, arme d’intimidation massive

Bruno Guigue – Arrêt sur Info 7 mai 2016

 

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Dans un monde où le ressassement médiatique tient lieu de preuve irréfutable, certains mots sont des mots-valises, des signifiants interchangeables dont l’usage codifié à l’avance est propice à toutes les manipulations. De perpétuels glissements de sens autorisant le passage insidieux d’un terme à l’autre, rien ne s’oppose à l’inversion maligne par laquelle le bourreau se fait victime, la victime se fait bourreau, et l’antisionisme devient un antisémitisme, comme l’a affirmé Manuel Valls, premier chef de gouvernement français à avoir proféré une telle insulte. Au moment où « l’intifada des couteaux », en outre, est renvoyée par certains à la haine ancestrale pour les juifs, il n’est pas inutile de se demander pourquoi cette assimilation classique et néanmoins frauduleuse occupe une fonction essentielle dans le discours dominant.

Depuis soixante-dix ans, tout se passe comme si l’invisible remords de l’holocauste garantissait à l’entreprise sioniste une impunité absolue. Avec la création de l’Etat hébreu, l’Europe se délivrait miraculeusement de ses démons séculaires. Elle s’octroyait un exutoire au sentiment de culpabilité qui la rongeait secrètement pour ses turpitudes antisémites. Portant sur ses épaules la responsabilité du massacre des juifs, elle cherchait le moyen de se débarrasser à tout prix de ce fardeau. L’aboutissement du projet sioniste lui offrit cette chance. En applaudissant à la création de l’État juif, l’Europe se lavait de ses fautes. Simultanément, elle offrait au sionisme l’opportunité d’achever la conquête de la Palestine.

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/lantisemitisme-arme-dintimidation-...

 

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Ultime dernière minute :

On ne voudrait pas clore ce post sans vous passer ce lien. Vous savez que l’orchestre du Mariinsky a donné, dans les ruines de Palmyre, un concert dirigé par le maestro Guerguiev, en honneur aux morts de la lutte contre Daech, et particulièrement au héros russe Alexandre Prokhorenko. Ce qui suit est le concert donné par l’orchestre national de Syrie, sous le patronage du Président Bachar al-Assad, en l’honneur des mêmes et particulièrement de l’ancien conservateur des ruines de Palmyre, Khaled al-Assaad, affreusement supplicié par Daech.

 

Retransmission à Palmyre : spectacle en hommage aux combattants syriens morts pour la patrie

 

 

Source : http://reseauinternational.net/retransmission-a-palmyre-s...

 

 

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Bande d’antisémites !

 

 

Mis en ligne le 8 mai 2016

 

 

 

 

 

 

 

20:38 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/04/2016

A GAME OF CHICKEN ou QUAND ALCESTE RENCONTRE UBU

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A game of chicken

ou

Quand Alceste rencontre Ubu

 

Comme, dans son cas, la loi El Khomri risque bien d’être dépassée avant d’avoir été votée, on pouvait s’attendre à ce que les Nuit Debout le rejoignent, pour ne pas le laisser continuer seul sa veille silencieuse à la porte de son lieu de travail…

Eh bien, non. Pas assez blanc ? Pas assez bobo ? Pas assez chic ? Seul il est, seul il reste.

Il y a peu, le Saker augurait de la France pour être la première à résister aux forces du mal et de l’empire conjugués.

Aujourd’hui, un seul homme la représente, cette « Résistance », et le Saker a mis ceci sur son blog :

 

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Un enseignant français et l’état d’urgence

Catherine Shakdam – The Saker.is 17 avril 2016

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État d’urgence  – Tremblez-en-France

 

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Si la France s’est souvent présentée comme une démocratie moderne, comme une république dont les valeurs avaient pour pivot la garantie et la protection des libertés personnelles et de la liberté d’expression, ces prétentions ne reflètent plus en rien la réalité sur le terrain.

La France d’aujourd’hui n’est plus que la coquille vide de la République qu’elle fut, une soi-disant démocratie gouvernée par une « élite » qui joue la terreur, la peur et les préjugés pour mieux exercer son contrôle sur une populace prête à tout avaler. Malgré les grands airs qu’elle se donne par rapport au despotisme, la France, aujourd’hui, ressemble à ces dictatures qu’elle a si souvent sévèrement condamnées.

Et si la France a jadis réellement tenu la liberté dans la paume de sa main républicaine, son nouvel état d’urgence a escamoté tout espoir de justice pour ceux qui osent encore se considérer comme des hommes libres.

À l’ombre de plus en plus suffocante de l’Élysée, la France a appris que tout murmure contre l’État, toute contestation, toute critique, peuvent être et seront poursuivis.

Salah Lamrani témoigne de la nouvelle réalité dystopique française. En février 2016, ce professeur de littérature française d’un collège de la région parisienne (Seine-Saint Denis) a été injustement – et qui plus est illégalement – suspendu de ses fonctions, sous l’allégation fantasmée qu’il aurait des tendances « radicales ».

M. Lamrani, dont le dossier professionnel ne présente pas l’ombre de la moindre tache, illustre ici à son corps défendant la descente de la France dans le fascisme ultra-chauvin – au sens nouveau que la France entend se montrer puritaine et absolue dans la revendication de ses « valeurs » - même si cela signifie… et surtout si cela signifie réduire au silence par la force ceux qui osent considérer le pluralisme des opinions comme un droit absolu.

Tout a pourtant commencé avec l’amour d’un professeur pour l’écriture et avec sa passion pour la langue française… Et voilà qu’une tradition qui a fait cadeau au monde de gens comme Jean-Jacques Rousseau, Émile Zola et Charles Baudelaire s’est réveillée tyrannie, interdisant tout ce qui n’est pas conforme – pensées, mots et philosophies –, brandissant la peur et la répression, pour plus aisément brutaliser les prétendus dissidents, qu’elle ne veut pas seulement réduits au silence mais politiquement uniformisés.

Penseur à l’esprit libre, M. Lamrani s’est retrouvé en conflit avec une directrice d’école à l’esprit étroit, à la fois produit et outil du « système », pour avoir osé exprimer sur un blog son opinion sur des sujets tels que la politique en général et la politique étrangère de la France en particulier. Sur un blog ? Oui, sur son blog personnel, c’est-à-dire totalement en dehors de la sphère dont l’établissement qui l’emploie ait le droit de revendiquer le contrôle. Il a pourtant été sanctionné.

Qu’importe si une personne détentrice d’une certaine autorité au service de la République aurait dû se conformer à ses principes, qui s’énoncent toujours, autant qu’on sache, « Liberté – Égalité – Fraternité »…

Puisque l’objet de son aversion, au service lui aussi de la République, a été pesé à l’aune des choix politiques et des choix de politique étrangère de la faction qui prétend parler en son nom et qui, à ce titre, exige de tous les autres citoyens une soumission aveugle et totale.

Parce que M. Lamrani a osé – sur son blog – mettre en cause l’état d’urgence en France, cette directrice zélée (zélote ?) a décidé de lui donner une leçon et de lui apprendre que sous la faction qu’elle sert, la liberté a un prix… aussi élevé qu’elle le décide.

Dans une interview qu’il m’a accordée le 14 février dernier, M. Lamrani m’a expliqué comment ses ennuis ont pris la forme d’un autoritarisme quasi caractériel dont les dirigeants de son école ont fait preuve à son égard.

« J’ai été suspendu sans que la moindre enquête ait été diligentée et en dépit du fait que je me sois plaint du harcèlement moral auquel m’a soumis la direction de mon école, qui n’approuve pas mes activités syndicales et de blogueur et qui m’a publiquement accusé d’être un dangereux terroriste. »

Au temps où nous sommes, il ne faut absolument pas que de telles plaintes soient ignorées ou prises à la légère, ne fût-ce que pour les suites dramatiques qui peuvent en résulter, à tout le moins en ce qui concerne la sécurité personnelle et la liberté de M. Lamrani.

Les « crimes » de M. Lamrani ont consisté à dénoncer la répression d’État et à exprimer des convictions politiques qui sont les siennes, par le moyen, répétons-le, de son propre blog, en-dehors des heures de classe et sans que cela interfère en rien avec son travail d’enseignant.

Parce que Mme Khadidja Bot – c’est le nom de l’irascible dame – s’est imaginée dans le rôle de gardienne du sérail, c’est-à-dire s’est auto-désignée porte-parole de l’Éducation Nationale, la vie et l’avenir d’un homme sont aujourd’hui menacés. Parce qu’une personne détenant une petite parcelle d’autorité a choisi de calomnier et de diffamer pour affirmer son « pouvoir », un professeur de valeur a été mis au ban de sa communauté de travail et a été [courageusement ? NdT] évité par ses collègues. Sans la moindre bribe de preuve et sans que les autorités de tutelle daignent ouvrir une enquête sur son prétendu « radicalisme », un homme a été dépouillé de sa dignité professionnelle.

À ce jour, les appels de M. Lamrani à la justice n’ont reçu, pour toute réponse, que de honteuses brutalités et une cruauté imaginative.

Au cours de ce qui est devenu, faute d’interlocuteurs responsables, une guerre entre Mme Bot et lui, M. Lamrani a été diffamé, physiquement agressé et systématiquement harcelé.

Pour tenter de rationaliser l’illégitimité rédhibitoire de sa position et parce que son tenace enseignant persistait dans sa station silencieuse devant l’entrée de l’école, Mme B. a eu recours aux violences physiques, espérant pousser ainsi sa victime à enfreindre les lois de manière ou d’autre.

Sous la menace, on a interdit aux élèves de lui parler ; certains ont encouru des sanctions disciplinaires pour l’avoir défendu ; des parents ont été malmenés par l’administration du collège pour avoir exigé des explications et des mensonges ont été soigneusement cultivés afin de faire passer M. Lamrani pour un dangereux dissident, pour un cinglé qui ne mérite pas qu’on l’écoute et moins encore qu’on le croie.

 

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Seulement, le « cinglé » n’est pas fou et il n’est pas non plus le violent fasciste que sa persécutrice s’acharne à inventer. C’est elle – malheureusement pour la profession – qui se comporte en despote irrationnel. C’est elle qui a choisi de fermer l’école (!!!) et d’interrompre abusivement l’éducation des enfants à sa charge pour pouvoir poursuivre toujours plus ses manœuvres d’expulsion à l’égard d‘un enseignant irréprochable.

Alors qu’il est victime d’un système injuste et d’un cas typique d’abus de pouvoir, c’est M. Lamrani qui est dépeint comme un coupable, parce qu’il a eu le mauvais goût de résister à des manœuvres d’intimidation.

 

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Il ne reste plus à présent aux intimidateurs qu’à mettre leur volonté de le renvoyer en accord avec le droit.

Que faudra-t-il d’autre avant que nous disions « trop c’est trop ! » ? Disons mieux : pourquoi laissons-nous des candidats au despotisme exercer une quelconque autorité sans exiger d’eux un minimum de transparence ?

Avoir à répondre de ses actes est impliqué dans le mot « démocratie ». Il serait temps de faire mettre cette obligation en pratique.

Aujourd’hui, M. Lamrani pourrait être arrêté… sur quelle accusation ? Personne ne le sait, puisqu’il n’a jamais si peu que ce soit enfreint une loi. Mais, comme la France est en état d’urgence, ils trouveront bien quelque chose. La police n’a nul besoin de prétexte pour le mettre à l’ombre si elle veut.

Ah, que la République est grande, quand ce sont ses intellectuels qui peuplent les prisons !

 

Source : http://en.shafaqna.com/news/32043

Via : http://thesaker.is/a-french-teacher-and-the-state-of-emer...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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La vraie interview de Salah Lamrani par Raphaël Berland

(celle qui était sous le rap)

Cercle des Volontaires - 24 février 2016

 

 

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Signez la pétition pour la réinsertion immédiate de Salah Lamrani : 

http://www.tlaxcala-int.org/

Envoyez des lettres de protestation à :  Isabelle Chazal (ce.drh@ac-creteil.fr) et à Beatrice Gille (ce.recteur@ac-creteil.fr)

C’est de votre avenir autant que du sien qu’il s’agit.

 

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Chers amis,

Dans cette image, vous aurez tous reconnu la célèbre Leçon d’anatomie du Dr Tulp, de Rembrandt.

 

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Dans le texte qui suit, c’est exactement ce que fait, à l’instar du docteur Tulp, le docteur Ó Colmáin : il vous montre où sont les nerfs, par où passait le sang et pourquoi nous sommes morts.

 

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Voyage au bout de la nuit – Le mouvement Nuit Debout à Paris

Gearóid Ó Colmáin – Réseau International19 avril 2016

 

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Dans son roman « Voyage au Bout de la Nuit », Louis-Ferdinand Céline décrivait de manière provocante les soldats qui sont morts durant la Première Guerre Mondiale comme des « idiots ». L’écrivain français faisait référence au fait que ces soldats avaient donné leur vie pour une cause qui n’était pas la leur – le massacre futile des pauvres pour le bénéfice des riches. Au long des nombreuses et pertinentes réflexions du livre sur la condition humaine, Céline note combien, dans la modernité, la rue en est venue à constituer le lieu des rêves. « Que fait-on dans la rue, le plus souvent? On rêve. C’est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c’est notre sanctuaire moderne, la Rue. »

Depuis que le gouvernement français a récemment introduit une législation réformant le droit du travail, un nouveau mouvement social « spontané » et sans leadership a pris racine à travers les villes de France – le mouvement « Nuit Debout ». Comme le suggère son titre, ce mouvement social se déroule pendant la nuit, et l’un de ses slogans est « Rêve Général ! » – un jeu de mots sur le terme « grève générale ». Donc, plutôt que d’appeler à une grève générale afin d’amener le gouvernement à genoux, les activistes appellent à rêver dans les rues !

Le mouvement a pris son envol après la sortie le 23 février du film du journaliste François Ruffin « Merci Patron! », un film qui critique la ploutocratie française.

Bien que le film fasse la critique de l’avarice du capitalisme contemporain, il ne traite pas de la relation entre le capitalisme monopolistique, les guerres étrangères de conquête au service de l’accumulation de capital, la lutte des classes et la désinformation médiatique massive.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/voyage-au-bout-de-la-nuit-...

 

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On peut lire aussi, sur le même sujet :

La Nuit Debout ou le crépuscule des bobos

Eric Verhaeghe  – Jusqu’ici tout va bien  19 avril 2016

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http://www.eric-verhaeghe.fr/nuit-debout-crepuscule-bobos/

 

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Nuit Debout : Varoufakis vs. Finkielkraut

Karine Bechet-Golovko – Russie Politics 19 avril 2016

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http://russiepolitics.blogspot.be/2016/04/nui-debout-varo...

 

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Puisqu’on était dans l’enseignement, restons-y, et parce qu’on ne tapera jamais assez sur le clou :

 

Timeo Soros…

Slobodan DespotANTIPRESSE N° 20  – 17 avril 2016

 

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La Procession du cheval de Troie par Giambattista Tiepolo.

 

Vous avez entendu parler de Timeo Danaos et dona ferentes ? Non ? Rassurez-vous, vous n’avez rien raté. Ce n’est pas le couple de trans néerlando-ibériques qui est certain de remporter le prochain concours Eurovision de la chanson. Ce n’est pas non plus un duo de claquettes. L’air de rien, c’est une phrase. Une formule. Une sentence, carrément. Son tort, c’est qu’elle est en latin, une langue morte jadis parlée par quelques castes réactionnaires du Vieux Continent. Du coup, on est dispensé de l’apprendre. On est même fortement encouragé à l’ignorer.

Nous n’en étions pas encore conscients dans notre enfance, mais les écoliers d’aujourd’hui, et surtout leurs pédagogues, le savent : il n’est pas utile de connaître le latin ni son alter ego pédérastique, le grec ancien. C’est superfétatoire, limite nocif. Pourquoi les jeunes gens se chargeraient-ils d’un fardeau plus lourd encore que leurs rucksacks remplis de tablettes, d’écouteurs, de chargeurs et de manuels scolaires obsolètes depuis le jour de leur parution ? Le grec moderne, passe encore : il permet de commander le gyros aux indigènes ruinés du sud-est européen. Mais essayez, pour voir, de commander le même gyros en grec ancien !

Où caser un tel bric-à-brac ? Apprendre le grec et le latin au XXIe siècle, c’est comme reconstruire les relais de poste quand on a des autoroutes. Remonter un atelier de dentellière. Ressortir le Rolleiflex de grand-papa pour diffuser les photos de la teuf sur Instagram. Vous imaginez le sparadrap ? Des langues qui charrient deux mille ans de lois, de poèmes, de mémoires, de sagesses, de préceptes de gouvernement et de maximes de vie ? Autant s’embarquer sur le train fantôme ! C’est un défilé d’ombres dans une odeur de tissus moisis !

 

Une civilisation de la méfiance

Parmi ces ombres désaffectées croupit entre autres le sinistre prêtre troyen Laocoon, l’auteur du fameux Timeo Danaeos et dona ferentes cité dans l'Enéide. Un ronchon sectaire qui avait osé dire « Je redoute les Grecs, même porteurs de cadeaux ». Quel racisme ! Quelle intolérance ! Vous imaginez quelqu’un dire aujourd’hui : « Je me méfie des Albanais kosovars, même quand ils jouent bien au foot » ? Ou : « Gare aux immigrés arabes, même quand ils veulent travailler » ? Pire encore : « Je refuse le prêt d’un Juif, même à intérêt nul » ? Il serait immédiatement puni. Le monde moderne a des lois pour ça. En Suisse, c’est l’article 261bis : il suffit de le brandir, sans même l’appliquer, pour que tout le monde se taise.

Au temps de la guerre de Troie, ces lois salutaires n’existaient pas encore. Laocoon a donc pu laisser libre cours à sa haine des Grecs en voyant le cheval de bois qu’ils avaient laissé devant les portes de Troie en se retirant. Hargne gratuite, bien entendu, et du reste personne ne l’a écouté. Les Troyens ont fait rentrer le bel objet dans leurs murs et les Grecs en sont sortis dès la nuit tombée pour les massacrer. Comme pour justifier, a posteriori, l’ignoble xénophobie de Laocoon !

Cet exemple nous permet de comprendre combien les pédagogues modernes ont eu raison de couper les nouvelles générations de toute influence classique. Dans cette école du scepticisme et de la méfiance, on devenait vieux avant l’heure. On apprenait à tout rejeter a priori, pour n’accepter les innovations qu’au compte-gouttes, à tâtons, comme un chat de gouttière à qui l’on tend du lard.

L’éducation classique est l’antithèse exacte de l’esprit d’ouverture qui marque l’époque actuelle. Malheureusement, il en subsiste beaucoup de traces dans toute la culture commune. Chat échaudé craint l’eau froide, disent les grands-mères par chez nous. Encore un proverbe qui vante la méfiance et le repli sur soi. Il serait urgent d’éplucher les traditions populaires, ou ce qu’il en reste, pour en extirper la graine de racisme. Pour le moment, il faut encore faire avec. Les crédits alloués aux centres de recherche tautologique et aux facultés de déconstruction sont ridiculement insuffisants pour la besogne. On estime en effet que plus de 99,9 % des idées non filtrées par la science moderne reposent à des degrés divers sur un discours réactionnaire.

Heureusement, les citoyens des pays développés commencent déjà, en moins de deux générations, à ressentir les bienfaits d’une éducation basée non plus sur le passé et le repli, mais sur l’avenir et l’ouverture. Les vieux réflexes de scepticisme sont pratiquement déracinés au sein de la population. Nous le devons en premier lieu au remarquable travail des médias, qui se hâtent de dénoncer comme complotiste ou extrémiste toute personne prétendant faire usage de ses facultés logiques. Les facultés logiques — reposant, par exemple, sur le principe de non-contradiction, l’analogie ou la mise en rapport des causes et des conséquences — sont un héritage pernicieux et camouflé de l’ère classique. L’élimination de ces mauvaises herbes coriaces demandera encore quelques décennies. Si elles s’accrochent dans les bas-fonds sociaux, on constate déjà leur quasi-disparition au sein des couches les mieux éduquées. Les exemples de l’actualité récente le démontrent brillamment.

Nous n’avons même pas besoin de nous attarder sur le phénomène migratoire en Europe, dont l’acceptation est exactement proportionnée au niveau de revenu et au statut social. Moins l’Européen a de chances d’être concrètement en contact avec ces migrants, et plus il les accepte. En revanche, moins il est instruit, et plus il les soupçonne d’apporter le chaos social, l’appauvrissement et la violence.

 

Laocoon contre néocon

Prenons un exemple plus frais : les Panama Papers. C’est une révélation inouïe, aussi inattendue et spectaculaire que la découverte d’une planète habitée : les riches trichent ! Ils se moquent des lois et des frontières nationales ! Quel choc ! On est si abasourdi qu’on remarque à peine que les seuls riches vertueux au monde, d’après ces listes, sont les citoyens américains. On ne lit même pas la signature des institutions qui nous ont apporté la nouvelle, et qui sont financées par M. George Soros, l’un des plus redoutables spéculateurs financiers de la planète. Timeo Soros, et virtutes ferentem (« Je crains Soros, même drapé de vertus »), aurait dit un journaliste ferré d’éducation classique. Puis il se serait aussitôt demandé où est le cheval de Troie dans l’affaire et ce qu’il cache dans son ventre.

Heureusement, les journalistes d’éducation classique ont été pratiquement exterminés. Les journalistes modernes et ouverts, eux, n’y ont vu aucune malice. Au contraire : ils ont couru avec enthousiasme après le bâton que papa Soros leur a lancé. Et maintenant, ils le lui rapportent et le re-rapportent sans se lasser, en bavant de joie et en frétillant de la queue. Et voici que les bâtons s’entassent au pied du lanceur : ici un chef de gouvernement islandais ; là un ministre espagnol ; là-bas encore une ministre belge. Et d’amener au poteau de la honte des avocats de renom soudain devenus véreux et infréquentables ; et d’applaudir l’adoption précipitée de nouvelles lois de flicage financier…

Mais le plus gros bâton que nos journalistes modernes ont rapporté à leur maître, c’est la nouvelle campagne de dénigrement contre le tsar russe. Il n’est même pas nommé dans l’affaire ? Qu’importe : on le mouillera par amalgame. Par osmose ! Si ce n’est toi, c’est donc ton frère ! : le plus fort accuse, mais ne s’embarrasse pas de preuves, nous rappelle élégamment La Fontaine dans la fable du Loup et de l’Agneau. Encore faudrait-il avoir lu La Fontaine, cet autre classique, ronchon et soupçonneux. C'est pourquoi Laocoon est définitivement vaincu par les néocons.

Source : ANTIPRESSE – Il faut s’abonner : http://www.antipresse.net/

 

 

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Mis en ligne le 20 avril 2016.

 

 

Pour raisons de santé…

 

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… aussi brève que possible.

 

 

 

 

21:03 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/04/2016

RETOUR AUX FONDAMENTAUX

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Art populaire russe. Période soviétique.

 

Retour aux fondamentaux

(Partout)

 

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Ne nous dites pas qu’ils sont en train de refaire Mai 68 avec les mêmes recettes éculées !

Avec Lordon et Ruffin ?!?!?!

Ça y ressemble quand même drôlement.

Ici, c’est Thierry Meyssan qui s’y colle, mais il n’est pas le seul.

Ouvrez le feu. Sortez les piques.

 

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« Nuit debout », un mouvement à dormir debout.

Thierry Meyssan  - Réseau Voltaire 10 avril 2016

Le mouvement « Nuit debout » qui vient de se créer en France, mais aussi en Espagne et en Allemagne, ambitionne de faire barrage au projet de loi El-Khomri sur la réforme du Code du travail et, plus généralement, de lutter contre le néolibéralisme. Thierry Meyssan dénonce des discussions creuses et incohérentes. Il relève les références explicites des organisateurs aux manipulations de l’équipe de Gene Sharp, qui a organisé pour le compte de la CIA les révolutions colorées et le printemps arabe.

 

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La presse parisienne se pâme devant la naissance d’un mouvement politique, « Nuit debout ». Des centaines de personnes se rassemblent sur les grandes places des principales villes françaises pour discuter et refaire le monde.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article191181.html

 

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Modeste contribution des Grosses Orchades à l’article ci-dessus :

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Affiche encore en assez bon état depuis mai 68

 

Non, ce n’est pas de ce Maidan-bis sur la place de la République que nous voulions parler quand nous disions « Retour aux fondamentaux », c’est de tout ce qui suit.

On ne l’a mis en tête de notre post d’aujourd’hui que pour cause d’urgence.

 

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1966 – Charles De Gaulle vire l’OTAN (et les soldats US) du territoire français

2016 – François Hollande les y réinstalle.

 

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Nombre de manifs de protestation ?  Zéro.

(Même la nuit ? Même la nuit.)

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Le Parlement français a adopté, le 7 avril 2016, le Protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créés en vertu du Traité de l’Atlantique-Nord.

Ce texte, qui avait déjà été ratifié par la France, en 1955, avait été dénoncé à l’initiative du général De Gaulle, en 1966. Il autorise l’installation de bases de l’Otan sur le territoire national.

Réseau Voltaire8 avril 2016.

 

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On les avait ratés le 29 mars :

Pierre Pranchère et l’Amiral Michel Debray appellent les parlementaires à refuser la réintégration totale de la France dans l’OTAN et à sortir de l’OTAN

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À l’initiative du président Hollande, un projet de loi prépare le retour de l’OTAN avec le stationnement sur notre sol de forces militaires étrangères membres, 50 ans après en avoir été exclues par le général de Gaulle

Le président de la République, bafouant les principes établis au nom de la France, de 1958 à 1966 pour sa sortie du commandement intégré de l’OTAN, a soumis au conseil des ministres du 4 janvier 2016 un projet de loi qui autoriserait le retour sur notre sol de forces militaires étrangères sur décision des États-Unis, véritable maître de l’OTAN.

Lire la suite…

Source : https://histoireetsociete.wordpress.com/2016/03/29/pierre...

 

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De son côté, M.  Manuel de Diéguez, dans son récent papier, L'hypocrisie démocratique mondiale d'aujourd'hui et de demain, avait attaché le grelot, comme il le fait d’ailleurs depuis plusieurs années.

Faut-il que ce soient des hommes de 95 ans qui descendent dans la rue supplier les jeunes couches de se servir de leur conscience, de leur cervelle, et d’en revenir aux fondamentaux ?

 

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Ils n’ont pas été entendus.

Ni des parlementaires ni des Français.

 

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Victimes de classe ? Quelle question !

Daech ou la racaille d’en-bas

Bruno Guigue – Arrêt sur Info 9 avril 2016

 

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L’agence Reuters a diffusé, le 8 avril, l’information selon laquelle Daech aurait assassiné 175 ouvriers, après les avoir enlevés dans une cimenterie située à Dmeir, au nord-est de Damas. Cette information a finalement été démentie. Heureusement, un grand nombre d’entre eux semble avoir échappé aux griffes des djihadistes, même si l’on ignore à l’heure actuelle le bilan exact, sur le plan humain, de cette détestable opération.

Dénuée de la moindre justification militaire, cette lâche agression contre des civils est à l’évidence une opération de représailles qui fait suite aux humiliantes défaites subies à Palmyre et à Al-Qariatayn. On peut déjà parier que les médias occidentaux en parleront à peine, car ses victimes, faute d’appartenir au camp du bien, ne seront jamais assez dignes d’une compassion sélective qui conduira honteusement ces officines de propagande, une fois encore, à détourner le regard de ce qu’elles ne veulent pas voir.

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/daech-ou-la-racaille-den-bas-par-b...

 

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Bruxelles : la terreur a des origines lointaines

Cesare Corda – Saker-Italias.d.

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Donc, la « Terreur » (il faudra songer à récompenser comme il se doit celui qui possède les droits d’auteur sur ce slogan de marketing) a encore frappé.

Les attentats, depuis quelque temps, se reproduisent comme des photocopies, suivant jusque dans les moindres détails une recette désormais bien rodée. La standardisation des événements permet au public de les reconnaître et de les cataloguer très vite, comme d’en estimer aussitôt l’impact émotif, mais elle risque de devenir répétitive.

Les commentaires aussi risquent de se répéter. Pourtant, on a intérêt à s’y livrer encore une fois.

Je crois qu’il est impératif de commencer en rappelant les paroles prononcées par le ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders, qui, il n’y a pas plus de trois ans, alors que les jihadistes fanatiques s’en allaient de Belgique par bande entières avec la bénédiction de leur gouvernement (et de ceux qui contrôlent ce gouvernement) grossir les troupes terroristes mercenaires envoyées renverser Assad, lorsqu’il avait déclaré sobrement (26 avril 2013) 

 

« on leur construira peut-être un monument comme héros d'une révolution »


Un beau monument aux égorgeurs - jambiya et explosifs brandis, en plein coeur de Bruxelles, et pourquoi pas à côté du Manneken Pis - serait, en effet, très impressionnant.

Il importe de savoir comment (dé)raisonnent les dirigeants de l’Europe, si nous voulons arriver à comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons.

(Pour les curieux, le fin diplomate et nouveau Talleyrand est toujours en poste, prêt à élever de nouvelles générations de terroristes et à les envoyer faire des révolutions de par le monde. Les 72 vierges, leur religion les leur offre déjà, et lui, en cadeau Bonux, y ajoute le monument et la reconnaissance éternelle du peuple belge.)

L’écrivain belge d’origine turque Bahar Kimyongür, interrogé alors, à la question spécifique sur les responsabilités que pouvait encourir la Belgique, avait répondu :

 

« Oui, bien sûr, ce n’est pas par hasard si la Belgique accueille le 8 mai prochain (2014) une rencontre internationale sur les combattants étrangers en Syrie. Les experts européens de l’anti-terrorisme (pour cette définition géniale, je vous renvoie à mon intervention à propos de novlangue, sur le Saker italien) sont unanimes : c’est la Belgique qui a le plus grand nombre de jihadistes en Syrie, par rapport à sa population. Dans les quartiers populaires de Bruxelles, de Vilvorde et d’Anvers à forte présence musulmane, la pression exercée par les groupes religieux radicaux est particulièrement sensible. Historiquement, l’Arabie Saoudite a le monopole de la formation religieuse des musulmans de langue arabe en Belgique. »

 

Je crois que tout commentaire est superflu. D’une main, ils les arment, de l’autre, il s’essuient les larmes.

 

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Musulmans en prière dans un quartier arabe de Paris. Il existe désormais des zones entières, dans les principales villes d’Europe, qui échappent au contrôle des autorités et deviennent terrain d’élection pour enrôler les futurs terroristes potentiels (avec le consentement tacite des services secrets européens, qui nourrissent l’illusion de pouvoir utiliser ces fanatiques à leurs propres fins géopolitiques).

 

Mais ne commettons pas l’erreur de limiter ce discours à la seule Belgique.

Ce n’est pas la Belgique qui dicte l’agenda de la politique internationale de l’Occident et qui en définit les stratégies. Ce n’est pas la Belgique qui a imposé une alliance avec les deux pays sponsors majeurs du terrorisme de matrice sunnite : la Turquie d’Erdogan et l’Arabie Saoudite.

Il y a peu de semaines,  Angela Merkel, personnalité politique la plus importante d’Europe, est allée se prosterner devant Erdogan, à un humiliant sommet UE-Turquie.

Le fait que la personnalité politique la plus importante d’Europe soit en même temps le chancelier le plus incapable que l’Allemagne ait connu depuis la fin de la guerre montre bien dans quelle condition d’impuissance nous nous trouvons.

Nous sommes absolument à la merci des événements. Nous comblons de milliards les marionnettistes du terrorisme wahhabite pour qu’ils bloquent le flux de réfugiés et ils nous en remercient en nous envoyant toujours plus de migrants, qui sont en train de transformer des villes entières d’Europe en souks arabes ingérables.

Alvaro Vitali-Hollande remet la Légion d’honneur au prince-héritier saoudien Muhammad bin Nayef Al Saud, pour… son action contre le terrorisme (!)

(Hommage à Sophie Marceau - chouchou de notre enfance – qui, quelques jours plus tard, a refusé la même décoration à son gouvernement, pour ne pas avoir à la partager avec un personnage de ce genre.)

Pour ne rien dire d’Obama qui, depuis deux ans, fait semblant de combattre l’ISIS et qui, plus il combat l’ISIS plus l’ISIS se répand, de l’Irak à la Syrie et de l’Égypte à la Libye, jusqu’à quelques kilomètres de nos côtes.

À quel point la mobilisation américaine contre l’ISIS est peu crédible, Poutine vient de le démontrer, puisque avec un minimum d’effort, il a réussi à inverser l’issue de la guerre en Syrie et à chasser les terroristes de l’ISIS au-delà de la cité historique de Palmyre, reconquise par les soldats fidèles au président Assad avec le soutien de l’aviation russe, justement dimanche dernier.

Obama, la Merkel, Hollande, les ringards dirigeants belges. Une malheureuse génération de politiques, dira-t-on, incapable de faire face à une situation qui les dépasse…

« Être jobards jusqu’à l’idiotie est une des joies suprêmes de la vie » disait Henry Miller.  

Il ne s’agit pas d’une seule génération de politiques.

Nous arrivons très difficilement à nous libérer des stéréotypes qui conditionnent notre façon de percevoir la réalité qui nous entoure.

Décrire un monde musulman laïque et tolérant, où l’éducation était obligatoire pour tous, garçons et filles, où les mariages arrangés étaient interdits par la loi, où les jeunes filles pouvaient tranquillement se promener dans les rues en jupes courtes, où l’usage de la burqa était fortement découragé, et où la possibilité de réintroduire la Charia était aussi probable que le serait aujourd’hui, chez nous, la remise en vigueur de la loi du talion, peut avoir l’air d’un vain fantasme.

 

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Kaboul, Afghanistan, 1978. Cette société afghane d’un gouvernement pro-soviétique était laïque, moderne et socialiste. Pour combattre ce gouvernement, les Américains ont armé les féroces moudjahidines qui, une fois au pouvoir, ont remis en vigueur la Charia, faisant des femmes des objets de propriété  de leurs pères, et ensuite de leurs maris.

 

En fait, la majorité des pays musulmans de l’après-guerre correspondait à cette description.

Et ce monde a graduellement disparu, justement à cause des interventions occidentales en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, qui ont systématiquement renversé tous ces gouvernements laïques et démocratiques pour les remplacer par des dictatures fondamentalistes.

Je n’en cite que quelques exemples, parce que la liste des « regime change » est si longue qu’il faudrait des heures pour l’écrire :

Mossadegh en IRAN [1], Nasser en ÉGYPTE [2], Soeharto en INDONÉSIE [3], Ben Balla en ALGÉRIE [4], Nur Taraki en AFGHANISTAN [5], Siyaad Barre en SOMALIE [6], Saddam Hussein en IRAK, Kadhafi en LIBYE, Moubarak en ÉGYPTE, Assad en SYRIE ne représentent qu’une liste symbolique et largement incomplète de dirigeants laïques d’états souverains (certains dignes d’admiration, d’autres certes pas des petits saints, mais ceci est une autre affaire) que les Américains et leurs larbins européens ont déposé ou tenté de déposer, pour hisser au pouvoir à leur place des dictateurs, intégristes musulmans fanatiques.

 

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Étudiantes afghanes des années soixante.  Avant que l’intervention américaine renvoie leur pays au Moyen Âge.

 

En remerciement de cette aide insoupçonnée, les fondamentalistes wahhabites, ceux qui viennent poser des bombes dans nos villes, ont toujours été les meilleurs alliés des USA, dans toutes les guerres américaines au Moyen Orient (et pas seulement).

  • Ils ont combattu pour le compte des Américains en Afghanistan contre l’URSS
  • Ils ont combattu pour le compte des Américains en Tchétchénie contre la Russie.
  • Ils ont combattu aux côtés des Américains au Kosovo contre la Serbie.
  • Ils ont combattu aux côtés des Américains en Irak contre Saddam.
  • Ils ont combattu pour le compte des Américains puis à leurs côtés en Somalie contre Siyaad Barre.
  • Ils ont combattu pour le compte des Américains en Algérie contre Ben Bella.
  • Ils ont combattu aux côtés des Américains en Libye contre Kadhafi.
  • Ils ont combattu pour le compte des Américains en Égypte contre Moubarak.
  • Ils combattent à présent aux côtés des Saoudiens au Yemen contre les Huthis
  • Ils combattent présentement pour le compte des Américains en Syrie contre Assad.

Est-il possible que ceux que nos médias nous présentent comme les ennemis les plus terribles et les plus sinistres de l’Occident aient participé pendant un demi siècle à toutes les guerres qu’a connues cette région en qualité de fidèles alliés de l’Occident ?

 

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Iran 1970.  Comme il ressemblait à n’importe quel pays d’Europe du Sud ! Les Américains et les Anglais ont provoqué la chute du laïque et modéré Mossadegh. Après quoi les Américains toujours et les Français ont favorisé l’accession au pouvoir de l’ayatollah Khomeini, quitte à s’en reprentir ensuite et à déchaîner contre lui leur nouveau protégé Saddam Hussein. La guerre et l’Islam plus radical ont reporté de plusieurs siècles en arrière les conditions de vie de la population.

 

Il ne vous vient pas quelques soupçons ? À moi, si.

La vérité est que le long et trouble rapport qui lie étroitement la politique extérieure et militaire américaine et donc à sa remorque celle de l’Europe au terrorisme islamique, a commencé il y a plus de soixante ans. Il ne s’est jamais interrompu et, au contraire, il s’est accru de façon toujours plus inquiétante au cours des 25 dernières années, après la dissolution de l’URSS [7].

Peu importent les Frankenstein que les chancelleries euro-atlantiques ont créés ces dernières décennies (d’Ossama Ben Laden envoyé par les USA armer les moudjahidines en Afghanistan à Al’Qaeda et, aujourd’hui, l’ISIS) et les tragiques dommages que ces monstres ont provoqués. Chaque nouvelle génération politique occidentale est, en permanence, prête à déchaîner un Frankenstein encore plus effrayant que les autres.

Nous nous trouvons devant deux possibilités.

La première est que, depuis la fin de la guerre jusqu’à aujourd’hui, nous ayons été gouvernés par la plus grande couvée d’imbéciles masochistes que l’Histoire humaine ait jamais produits, incapables non seulement de prévoir les effets désastreux de leurs expériences d’apprentis sorciers, mais de rien apprendre de leurs erreurs. Répétées. Toujours les mêmes erreurs et toujours sous des formes plus graves.

La seconde, c’est que tout ait été prévu et calculé.

Que renvoyer au Moyen Âge la région du globe la plus riche en ressources naturelles, empêcher que s’y installent des gouvernements stables et décidés à améliorer les conditions de vie de leurs peuples, ait été jugé la meilleure stratégie possible pour s’emparer de ces ressources.

Qu’attiser le feu du fondamentalisme religieux, procéder à des changements de régime répétés en soutenant au fur et à mesure chaque nouveau tyran contre celui soutenu précédemment [8] et maintenir ainsi la région dans un état de guerre permanent, aient été les tactiques jugées les meilleures pour atteindre ces buts.

Que même les attentats au cœur de l’Europe soient considérés comme un prix relativement modeste et acceptable pour maintenir en activité le formidable instrument de terrorisme de la matrice sunnite. (À supposer, mais sans preuves, qu’en ce qui concerne les attentats ils nous disent la vérité, parce que tout cela sent quand même de plus en plus le roussi…)

 

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Égypte 1960. Le gouvernement laïc de Nasser a toujours été la bête noire des Américains, qui le trouvaient trop proche de l’URSS. Les Frères Musulmans et autres groupes de musulmans fondamentalistes furent utilisés par les Anglo-américains pour affaiblir le pouvoir de Nasser.

 

On déplore assurément les victimes innocentes des massacres de Bruxelles, comme on déplore les victimes innocentes de Paris, comme on déplore toujours celles de chaque attentat qui ensanglante désormais, jour après jour, l’un ou l’autre coin de la planète, mais penser s’en tirer en s’obstinant à confondre les causes et les effets, en versant quelques larmes de circonstance et en mettant un petit drapeau coloré sur son symbole facebook est inutile et pour le moins pathétique.

Aussi longtemps que les USA et l’Europe définiront leurs politiques par rapport aux priorités des banques, du capital ou des élites impérialistes et bellicistes qui nous ont gouvernés jusqu’à présent, aussi longtemps que nos armées seront envoyées en « Mission de Paix » pour « Exporter la Démocratie » dans les régions riches en pétrole, aussi longtemps que les malheureux dont nous bombardons les maisons seront forcés de grossir les rangs des migrants jusqu’à bouleverser définitivement l’assiette ethnico-sociale européenne, aussi longtemps que, pour faire notre sale travail dans chaque guerre, nous aurons recours aux terroristes qui ensanglantent nos villes (en allant peut-être même jusqu’à leur promettre un monument héroïque à leur retour), la situation ne pourra qu’empirer, et des petits drapeaux sur nos tweets, nous devrons en mettre tout le temps plus.

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Notes

[1]  En 1951, Mohammed Mossadegh est arrivé au pouvoir en Iran avec un programme de gouvernement qui tentait d’établir une démocratie laïque et d’instaurer une monarchie constitutionnelle. La nationalisation de l’industrie iranienne des hydrocarbures, en privant momentanément l’Anglo-Iranian Oil Company et les Sept Sœurs américaines de leur contrôle sur le pétrole iranien, a provoqué l’hostilité ouverte des Anglo-américains. La CIA et le SIS britannique ont mis sur pied une opération secrète pour déposer Mossadegh en utilisant les forces armées fidèles au Shah. Partie du Bazar de Téhéran, une manifestation, organisée par les services secrets occidentaux (une « révolution colorée » avant la lettre) fut renforcée par des militaires et des blindés, qui attaquèrent la résidence de Mossadegh. Le Shah rentra à Téhéran, et Mossadegh, à l’issue d’un procès-farce, fut condamné à mort, sentence qui fut ensuite commuée par le Shah en exil et arrêt domiciliaire à perpétuité.

Le conflit avec les compagnies pétrolières fut résolu en 1954, en faveur de l’Anglo-Iranian Oil Company et des Sept Sœurs américaines.

[2]  Le laïque Nasser a toujours rencontré une très forte hostilité de la part des Anglo-américains à cause de ses liens avec l’Union Soviétique. Après sa défaite dans la Guerre des Six Jours, en 1967, Nasser a rapidement perdu le pouvoir. En 1970, le nouveau dirigeant, Sadate a été poussé, par les Anglo-américains, à s’ouvrir progressivement aux mouvements islamistes, qui ont été utilisés pour faire obstacle aux mouvements estudiantins de gauche.

[3]  Au début des années soixante, en finir avec le gouvernement laïque et socialiste de Soekarno en Indonésie était une des priorités stratégiques anglo-américaines en Asie. Un memorandum de la CIA de 1962 révèle l’intention de « liquider le président Soekarno, selon ce qu’offriront la situation et les opportunités ».

En 1966, le président Soekarno fut contraint de signer sa démission en faveur du général Suharto.

Le régime du général Suharto, en s’appuyant sur les éléments islamistes et pour complaire aux volontés des protecteurs anglo-américains, s’est rendu tristement célèbre en persécutant avec acharnement les opposants politiques et en utilisant systématiquement l’armée pour garder le contrôle des régions du pays où se développaient des mouvements dissidents. Environ deux millions de personnes, suspectées de communisme, ont été brutalement éliminées par le régime, qui s’est rendu coupable en outre de l’invasion du Timor Oriental.

[4]  Les Islamistes radicaux du FIS (Front Islamique du Salut) et leur bras armé, le GIA (Groupe Islamique Armé), qui ont pris le pouvoir en Algérie au début des années 90, étaient pour la plupart des ex- guerilleros que les Américains avaient déjà utilisés pour combattre les Soviétiques en Afghanistan, puis les Serbes en Bosnie. Leur fonction était de pratiquer le terrorisme contre les fonctionnaires civils, les intellectuels laïques et les journalistes.

[5] À la fin des années 70, l’Afghanistan socialiste de Nur Mohammed Taraki, soutenu par l’Union Soviétique, était un pays laïque, où les femmes avaient le droit de vote et où l’instruction était obligatoire pour tous (y compris les filles).

Contre ce pays et son système politqiue, les USA ont financé et armé les féroces moudjahidines (au nombre desquels un certain Ben Laden, associé en affaires du clan Bush.)

[6]  Siyaad Barre a été président de la Somalie de 1969 à 1991. Honni par l’Occident pour avoir choisi le modèle socialiste (en dépit de quoi, en 1977, les USA ont soutenu la Somalie dans son conflit avec l’Éthiopie pour le contrôle de l’Ogaden). À sa chute, le pays est tombé dans le chaos, en proie à des groupes musulmans fondamentalistes et en état de désagrégation partielle. Chaos qui n’a pas encore été surmonté aujourd’hui, à 25 ans de distance.

[7]  L’URSS avait toujours été un contrepoids au choix stratégique US de miser sur l’islamisme fondamentaliste pour maintenir son contrôle sur le Moyen Orient. Aujourd’hui encore, les seuls pays musulmans où persiste encore une société vraiment laïque et tolérante sont les pays nés de la dissolution de l’URSS : le Kazakhstan, l’Uzbekistan, le Kirghizistan, etc… Avec la disparition de l’URSS, les Américains ont eu les mains libres pour continuer à éliminer systématiquement tous les derniers régimes laïques qui restaient au Moyen Orient.

[8]  La séquence des changements de régimes dans la région Iran-Irak-Syrie est emblématique. D’abord, les Américains ont soutenu le Shah contre Mossadegh. Puis, les Américains et les Français ont hissé au pouvoir l’ayatollah Khomeini à la place du Shah. Ensuite, ils ont déchaîné Saddam Hussein contre Khomeini (la guerre Iran-Irak a duré de 1980 à 1988). Puis, ils se sont servis d’Assad contre Saddam Hussein. Enfin, ils ont armé les terroristes sunnites pour essayer de se débarrasser d’Assad.

Source : http://sakeritalia.it/europa/bruxelles-il-terrore-ha-orig...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Il y a déjà une légende du pape François, depuis le peu de temps qu’il est là, dont on ne sait pas que penser. Correspond-elle à quelque réalité ? La canonisation récente du pape Jean-Paul II n’est pas faite pour qu’on prenne rien en provenance de Rome au sérieux, mais sait-on jamais.

Paul Ariès sort un livre. Le Grand Soir l’a interviewé.

 

La Face cachée du pape François

Paul ARIÈS – Le Grand Soir 1er avril 2016

 

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Entretien avec Paul Ariès à l’occasion de la publication de son livre « La face cachée du pape François » (Editions Max Milo).

Question : Vous signez fin mars 2016 le premier livre critique sur le pape François ou plus exactement sur « l’Eglise du pape François ». Vous expliquez que ce livre n’aurait pas existé sans le soutien actif des réseaux sud-américains et notamment argentins.

Paul Ariès : Il est important en effet de renouer avec une critique de l’Église alors qu’on assiste à une montée du fait religieux et que les autres langages peinent à exprimer les ressentiments et les espoirs. Le retour du religion c’est déjà la sanction d’une gauche mondiale aphone. La gauche comme la science se défilent même aujourd’hui devant leur fonction critique et laissent l’Eglise tenir la rue et imposer ses dogmes. Les cathos de gauche sont devenus incapables de tenir un discours critique et reprennent la thèse du bon pape mal conseillé, mal entouré ou simplement empêché d’agir par une Curie qui lui serait opposée. Une Eglise réactionnaire se mordrait les doigts d’avoir choisi un pape devenu subitement, par la grâce divine, progressiste, social et écolo ! J’aurai aimé participer à la papamania actuelle mais les faits sont têtus. J’ai toujours revendiqué mon athéisme natif mais je n’ai jamais considéré que la religion serait uniquement un opium du peuple, bien que l’Église, en tant qu’institution soit « intrinsèquement perverse ». Elle a toujours pactisé avec les puissants contre les peuples. J’ai collaboré depuis trente ans à de nombreuses revues catholiques comme Golias, Relations, revue éditée par les jésuites du Québec, Lumière et vie, revue dominicaine, je suis même édité au Brésil par les éditions Loyola du nom du fondateur de l’ordre des Jésuites. Ce livre n’aurait pas été possible sans l’aide de multiples réseaux qui n’osent pas, notamment dans l’Église, dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas.

Question : Les milieux de gauche croient s’être trouvé un pape en la personne de François… Certains se sont même demandé si ce pontife était « marxiste » et la Curie a dû expliquer qu’il ne l’était pas.

Paul Ariès : La papamania actuelle dans les milieux de gauche, qui dépasse même ce qu’elle fut lors du court règne de Jean XXIII, est d’abord une réponse à la propre crise des projets émancipateurs. La gauche aphone croit s’être trouvé un nouveau porte-parole, qui ne dirait pas tout, qui s’arrêterait en chemin, mais irait dans le bon sens. Cette gauche décervelée est devenue l’idiot utile du Vatican. Il ne suffit pas de dire que les pauvres ont le droit d’exister pour être de gauche, ni de répéter que la maison brûle et que nous regardons ailleurs, ni même que notre ennemi c’est la finance internationale pour être de gauche. Nous ignorons ce que nous savons dès que nous abordons le champ religieux, comme s’il suffisait de refuser certains colifichets pontificaux pour être à même de mettre l’Eglise au service de l’émancipation. La meilleure réponse est venue d’Oskari Juunikkala, économiste, lauréat du prix Novak en 2014 qui explique que le pape est tout, sauf marxiste et que les milieux d’affaires n’ont strictement rien à craindre de lui. La gauche croit que le pape est de gauche, parce qu’elle a oublié qu’existait au XIXe siècle un anticapitalisme catholique aussi virulent que le sien. L’Église avait remisé cette dimension anticapitaliste au 20e siècle, car ses adversaires principaux étaient le communisme et le socialisme, mais la gauche mondiale vaincue l’Eglise redevient anticapitaliste à sa façon. L’anticapitalisme de l’Église est en fait d’abord un antilibéralisme dans tous les domaines, car comme aime le dire François « tout est lié ». Vous ne pourriez pas défendre le droit à l’IVG et vous opposer aux OGM ! L’anticapitalisme de l’Eglise de François n’est pas plus émancipateur qu’il ne l’était au 19e siècle avec Léon XIII le pape de la doctrine sociale. L’Église est ce qui reste du Moyen-âge en plein cœur de la modernité. Pas seulement sur le plan du décorum et du rituel, mais de l’idéologie. Sa critique du capitalisme regarde loin derrière, pas devant nous. J’ai donc repris tout ce corpus anticapitaliste, antilibéral surtout, depuis le 19e siècle et j’ai montré comment il a survécu dans l’Eglise au sein de ses franges les plus à droite, avant de revenir sur le devant de la scène.

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Source : http://www.legrandsoir.info/la-face-cachee-du-pape-franco...

Paul Ariès est politologue, directeur de la rédaction du mensuel Les Zindigné(e)s et délégué général de l'observatoire international de la gratuité. Il est l'auteur d'une quarantaine de livres et collaborateur à l'Encyclopédie Universalis et au Monde Diplomatique.

Le livre :

Paul ARIÈS

La face cachée du pape François

éd. Max Milo – 31 mars 2016

270 pages  

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Signalons à ceux que l’histoire de l’Église contemporaine intéresse, que, le 18 février dernier, la London Review of Books a publié un article de Tim Parks, rendant compte de deux livres d’auteurs italiens, sortis en décembre 2015, l’un en italien, l’autre en traduction anglaise :

The Passion of the Bureaucrats

Tim Parks – LRB18.2.2016

  • Avarizia : Le Carte che Svelano. Ricchezza, Scandali e Segreti della Chiesa di Francesco by Emiliano Fittipaldi
    Feltrinelli, 224 pp, €14.00, December 2015
  • Merchants in the Temple : Inside Pope Francis’s Secret Battle against Corruption in the Vatican by Gianluigi Nuzzi, translated by Michael Moore
    Holt, 224 pp, £24.99, December 2015.

C’est ici : http://www.lrb.co.uk/v38/n04/tim-parks/the-passion-of-the...

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Et qu’un autre vient d’être mis en ligne sur le site de Michel Collon, que nous n’avons pas lu parce que notre intérêt pour ces matières a ses limites, mais que voici :

 « Le fumier du diable » : Le pape François sur les mouvements populaires et l’écologie.

Jan Soetewij –  Investig’action 23 mars 2016

http://www.michelcollon.info/Le-fumier-du-diable-Le-pape....

 

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Victoire pour Maduro : la Cour suprême vénézuélienne déclare inconstitutionnelle la loi d’amnistie

RT – 12 avril 2016

 

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La décision de la Cour suprême ponctue peut-être le bras de fer entre le président Nicolas Maduro et l’opposition, sortie gagnante des élections législatives de décembre et qui avait voté une loi d’amnistie afin de libérer 76 prisonniers.

Pour l'opposition vénézuélienne, il s’agissait de libérer des dizaines de «prisonniers politiques», comme le dit le texte voté fin mars par le parlement.

Mais pour le président Nicolas Maduro, cette loi « criminelle » aurait mené à une « guerre civile » en « remettant dans la rue » des artisans du coup d’Etat avorté contre le défunt président Hugo Chavez en 2002.

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Le Tribunal suprême de justice, plus haute instance judiciaire du pays, a tranché en établissant « l'inconstitutionnalité de la Loi d'amnistie et de réconciliation nationale, adoptée par l'Assemblée nationale le 29 mars 2016 ».

Le 7 avril, le président vénézuélien avait déposé un recours devant la Cour suprême afin d’invalider cette loi.

Le Venezuela commémore actuellement l’anniversaire du coup d’État du 11 avril 2002, durant lequel l’ancien président Hugo Chavez avait été provisoirement destitué et détenu par l’opposition. Suite à des manifestations massives et grâce à la loyauté des forces armées nationales, il avait pu reprendre ses fonctions au bout de 48 heures. 

 

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Source : https://francais.rt.com/international/18935-venezuela-loi...

 

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Mis en ligne le 13 avril 2016.

 

 

11:32 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |