11/10/2015

ANTHROPOLOGIE DE LA SERVITUDE IDEALISÉE

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« Quel pauvre, grand et malheureux pays, comme on le mène à sa perte ! »

Général Jean-Joseph Fyon (1813)

Mais il n’y a pas que la France, n’est-ce pas…

« Quels pauvres et malheureux pays, comme ils se laissent… etc. »

 

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ESQUISSE D'UNE ANTHROPOLOGIE DE LA SERVITUDE IDÉALISÉE

 

I

Regards sur la vassalisation de la France

 

1 - La laisse et le collier de l'Alliance atlantique
2 - L'insuffisance du bagage culturel du chef de l'État

3 - La psychophysiologie des États
4 - La putrescibilité des États
5 - La faiblesse parlementaire et la faiblesse de César
6 - Comment élire un vrai chef d'État ?
7 - Molière et la démocratie mondiale
8 - Le sein d'Elvire

 

1 - La laisse et le collier de l'Alliance atlantique

Mes très modestes analyses d'anthropologue de l'agonie de l'Europe et de psycho-généticien du naufrage d'une civilisation mémorable portaient, depuis plusieurs semaines, sur un scannage de la classe dirigeante des États-vassaux. Au cours de la pause rédactionnelle de l'été, ce thème s'est tellement placé au cœur de l'actualité mondiale que, même aux États-Unis, des plumes prestigieuses commencent d'évoquer le triste sort les "serfs européens" et s'étonnent de ce que les derniers États encore vivants du Vieux Monde aient cessé à leur tour de défendre leurs intérêts pour défendre exclusivement - et à leur cruel détriment - ceux d'un empire étranger; car ce dernier se trouve, pour la seule défense de son hégémonie planétaire, en rivalité avec deux puissances ascensionnelles, la Russie et la Chine. Dans ce contexte hallucinant, la vassalité de la France et l'asservissement de la Ve République à un Titan déclinant vont de pair: le spectre de l'Europe a rendez-vous avec Hamlet sur la terrasse d'Elseneur où Shakespeare écrit plus que jamais l'histoire véritable des nations.

Mais on doit bien davantage à l'été finissant que d'avoir fait progresser à vive allure la question de l'avenir d'un monde en mutation accélérée et aux contours de plus en plus précis: pour la première fois, la démonstration du degré de vassalisation de la France face à Washington est devenue tellement spectaculaire qu'elle permet aux anthropologues des personnages qu'on appelle des nations à la dérive de cerner la question de la spécificité de l'asservissement que l'Alliance atlantique aura réussi à mettre en place en quelques années. Alors même que l'ambassadrice des États-Unis téléphonait deux fois par jour au Président de la République française pour lui demander de se plier sans rechigner plus longtemps aux injonctions impérieuses des États-Unis, la question de fond mûrissait dans l'ombre, celle de savoir quels sont exactement la nature et la dose de la subordination des chefs d'État européens actuels au souverain à la fois temporel et doctrinal qui les tient en laisse.

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II

Prosopopée de la France

 

Avant-propos
1 - Une définition de la prosopopée
2 - Autobiographie de la France
3 - Le menu fretin de la France d'en bas
4 - Pustules, lèpre, basse-cours et poulaillers
5 - Soliloque de la France d'en haut
6 - Le retour aux guerres puniques

 

Avant-propos

Le texte qui suit tente de remonter aux sources du processus qui conduit inexorablement l'Occident tombé en léthargie à quitter l'arène des États en mouvement, et cela à la faveur, si je puis dire, de l'oubli volontaire des prémisses de l'agonie de notre continent.

Dans ce contexte je dois rappeler que, la semaine dernière, à l'occasion de la rentrée automnale, mon analyse anthropologique hebdomadaire d'une géopolitique contemporaine sacerdotalisée en sous main par le messianisme démocratique exposait la problématique générale dans laquelle je tente depuis 2001, d'expliciter les chemins de la vassalisation, en catimini, d'un Vieux Monde placé sous le joug d'une rédemption verbifique. Mais, cette fois-ci, il faut espérer que la double servitude des sanctions économiques prises à l'encontre de la Russie par un continent soumis à son maître d'au-delà de l'Océan, puis le spectacle de la servitude non moins docilement déglutie, d'une France peu fâchée, à l'entendre, de conserver "librement" les Mistral dans la rade de Saint-Nazaire - mais résignée à se plier à l'interdiction catégorique qui lui a été signifiée de les livrer à leur acheteur - il faut espérer, dis-je, que quelques députés commenceront de comprendre que les explications de surface de leur salut par la servitude sont plus néfastes que les explications résolument mythologiques des asservissement religieux d'autrefois: car la mince pellicule de la catéchèse démocratique censée rendre compte d'un évènement aussi immense que la mort politique de l'Europe falsifie jusqu'au roman rose hâtivement collé sur une plaie bien saignante.

En l'espèce, c'est tout le système éducatif sur lequel repose l'enseignement public des démocraties du Vieux Monde qui interdit le plus officiellement du monde à la jeunesse d'acquérir un jour une connaissance anthropologique, donc psychobiologique, de l'histoire et de la politique réelles d'Homère à nos jours.

Savez-vous que, chaque année, les ministres de l'éducation nationale des vingt-huit États membre de l'Union européenne se réunissent à seule fin de convenir de la manière pacifiante dont le récit scolaire des évènements se trouvera lénifié, donc neutralisé, c'est-à-dire édulcoré, chloroformé, maltraité, falsifié, tronqué et angélisé: il s'agit de présenter de génération en génération aux enfants des écoles abusivement baptisées de laïques l'histoire délibérément en dentelles que connaissaient déjà les pédagogues d'une monarchie capétienne enjolivée, puisque, sous Louis XIV, l'expression était devenue proverbiale de rédiger l'histoire de la France ad usum Delphini. En ce temps-là, le sanctificateur officiel des États était la religion catholique; aujourd'hui l'apostolat éducatif suprême appartient au seul mythe de la Liberté et aux idéaux d'une démocratie de sermonnaires et d'évangélisateurs. Quels sont les nouveaux habillages de la grâce divine? Les révélations cosmologiques ont seulement changé de ciboires et de liturgies, mais non de prêtrise.

Mais l'heure du tragique des bénédictions verbales a sonné: dès lors que la nécessité d'instruire les peuples de l'agonie inexorable de la civilisation du Vieux Monde s'impose comme la condition sine qua non de la survie claudicante d'un continent fatigué de son sacerdoce politique. Si les classes dirigeantes des cités grecques avaient compris ce qui allait nécessairement leur arriver à la suite de la feinte bénévolence de l'empire romain de laisser leur trésor confessionnel le plus précieux entre leurs mains, la châsse de leur Liberté, l'histoire de la cervelle du monde en aurait sans doute été modifiée. Aujourd'hui, les enfants de chœur de la vérité politique ignorent que l'indépendance accordée au Vieux Monde par l'empire américain est fidèlement copiée sur le modèle du glaive pseudo pacificateur des Romains, mais aggravée à l'école de la candeur qui fait flotter le drapeau d'une pseudo délivrance du monde au vent des zéphyrs verbaux de la démocratie mondiale.

Le 15 septembre, on verra le parti des Républicains et le Front national sceller une entente tacite dans l'enceinte de l'Assemblée nationale. Il s'agira de raconter aux Français un conte pour enfants : personne ne dira que le refus de vendre les Mistral à la Russie est inconstitutionnel, parce qu'imposé à la France par un gouvernement dépendant des volontés d'une puissance étrangère, ce qui relève de la Haute Cour de Justice; et aucun des députés ne rappellera au peuple français les mâchoires de la servitude qui voudraient le broyer la nation, l'Alliance atlantique, l'OTAN, le traité de Lisbonne et le traité de libre-échange entre le tigre et l'agneau sur lequel Washington est parvenu à imposer un silence absolu à tous les organes de la République et à toute la presse.

Il se trouve que les empires sont des mille-pattes mécaniques. Il n'est pas en leur pouvoir d'arrêter la marche de leur sceptre vocalisé. Si l'Europe vassalisée doit profiter d'une science de la mort des États pour se forger une lucidité politique trans-zoologique, cette agonie pourrait se révéler résurrectionnelle.

Mais, pour cela, il faudra que les sciences humaines de ce siècle apprennent à cerner l'animalité spécifique d'une espèce cérébralisée à l'école de ses songes. Un vivant qui, pendant plus de deux mille ans, aura vu des personnages à l'ossature gigantesque se promener dans le cosmos et banqueter au sommet d'une montagne, puis qui aura cru qu'il existait un seul Zeus, lequel se serait répandu dans l'infini, d'où il aurait pris l'initiative d'accoucher des plaines et des océans d'un animal microscopique, tout cela appelle les sciences humaines au décryptage de la spécificité de notre démence, puisque la démocratie a seulement fait changer de politique du rêve à une espèce auto-vassalisée à l'écoute d'elle-même.

1 - Une définition de la prosopopée

Prosopopée : Figure de rhétorique qui permet à l'écrivain et au philosophe d'emprunter les traits des principaux acteurs vocaux du monde et de les mettre en scène sur les planches du théâtre qu'on appelle l'Histoire.

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III

L'Europe des vasssaux

 

1 - La philosophie politique de l'Europe des vassaux
2 - Sous le joug du mythe de la Liberté
3- La domestication des Gaulois

4 - Les langues et leurs régulateurs
5 - Les bougies éteintes d'un corps diplomatique domestiqué

 

1 - La philosophie politique de l'Europe des vassaux

Seule une violente déflagration cérébrale, seule une révolution intellectuelle foudroyante, seule une mutation subite et brutale des neurones de l'Europe déclenchera une politologie aux paramètres prospectifs. L'accouchement accéléré de la classe dirigeante explosive qui en résulterait accoucherait, parallèlement, de la cervelle de l'avant-garde de ce siècle. La connaissance psychobiologique de la servitude idéalisée des modernes s'en trouverait tellement approfondie que le mythe tentaculaire de la Liberté n'aurait plus de secrets pour nos psychologues et nos politologues les plus avertis. Cette anthropologie du servage des modernes descendrait d'un pas aussi alerte que résolu dans l'abîme de nos concepts maladroitement célestifiés. Devenus des spéléologues de notre espèce, nos philosophes se demanderaient enfin pourquoi les évadés les plus récents des forêts se nourrissent de mots de plus en plus appétissants, mais trompeurs; et la philosophie redeviendrait ce que Socrate lui demandait: une connaissance des mets délicieux, mais qui vous gâtent l'estomac.

Aussi longtemps que notre géopolitique ne disposera que d'une connaissance mal désonorisée et ânonnante de nos lexiques, notre démocratie universalisante nous promènera dans le jardin des Hespérides du mythe de la Liberté - et le genre simiohumain ne saura comment féconder le terreau de ses abstractions vaporisées à outrance. Comment les historiens d'un animal cérébralisé à demi et égaré dans le surréel à l'écoute de ses vocables, comment les historiens d'une civilisation devenue suicidaire à l'école de son idéalisation téméraire du monde, s'expliqueraient-ils l'absurdité des sanctions auto-punitives que nous avons édictées sur l'ordre d'une puissance étrangère et à seule fin de châtier la Russie?

2 - Sous le joug du mythe de la Liberté

Quel était le forfait de cet État ? Il avait retrouvé une Crimée, qui lui avait été arbitrairement dérobée à la suite de l'effondrement du précédent délire langagier dont notre espèce s'était voulue à la fois le protagoniste et la victime, le délire marxiste; car nous sommes une bête auto-sacrificielle et qui s'immole sur les autels de sa parole. A ce titre, nous montons d'un siècle à l'autre sur le bûcher que notre cerveau messianique nous apprête. Mais notre masochisme commence de retourner nos châtiments contre nous-mêmes. Personne n'avait prévu que nos punitions réputées vertueuses feraient nécessairement descendre nos paysans dans la rue et que nous nous trouverions en butte à la fureur légitime de notre propre population.

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IV

Décadence politique et décadence du langage

 

Préambule
1 - Qu'est-ce qu'une langue décadente?
2 - Quelques pas vers la solution de l'énigme
3 - Qu'est-ce que le " naturel " d'une langue ?
4 - Le naufrage de la souveraineté de la France
5 - Le mont Athos des Républiques
6 - La politique et l'art de la parole
7 - Le poison de la vérité
8 - L'Europe et l'avenir de la pensée mondiale

 

Préambule

Hallucinant ou grotesque? Fabuleux ou comique? Titanesque ou puéril? Si une phalange d'historiens découvrait que la science du passé est réflexive ou n'est pas et que la politique est l'axe d'une raison qui donne son sens au tumulte des évènements, cette légion de méditants tomberait dans la stupéfaction au spectacle de l'Europe de ce mois de septembre 2015. Car un afflux d'immigrants a rappelé aux interprètes de la mémoire des nations que les civilisations périssent en tenue de sœurs de charité et auréolées de sainteté diocésaine.

Mais nos méditants de Clio n'imagineraient pas que cette invasion de malheureux ferait encore davantage oublier aux États et à leur classe dirigeante la présence de cinq cents bases militaires américaines sur le sol du Vieux Monde, encore davantage oublier aux gouvernements que les forces militaires des nations vassalisées se trouvent placées sous la poigne de fer d'un général américain, encore davantage oublier que le traité de Lisbonne a inscrit la présence perpétuelle des armées du Nouveau Monde sur le continent de Copernic, encore davantage oublier qu'un traité dit de libre échange entre le tigre et le mouton, condamne les cent vingt-neuf membres du Conseil des Anciens d'Allemagne (Altesraat) à ne prendre connaissance du contenu secret de ce traité que dans une salle de lecture de l'Ambassade des États-Unis à Berlin - mais tous les élus des peuples dits démocratiques de l'Europe demeurent frappés par le lion américain de l'interdiction de prendre connaissance du contenu du traité placé sous ses mâchoires.

Mme Merkel a redoré le blason et la denture de la moralité allemande à faire honte à l'Europe, non point de sa vassalité sous les crocs de son maître, mais de refuser les quotas de la charité à tous les miséreux du monde. Le chemin de l'abîme éclaire son propre tracé: demain nous demanderons à feu mère Thérésa de nous préciser la ligne de démarcation entre nos piétés et les impératifs de la politique.

Mais si nous n'avons pas de regard sur la gueule du roi de la jungle, dont les crocs déchirent nos dentelles, raison de plus, pour l'anthropologie d'une agonie d'approfondir de semaine en semaine, la connaissance scientifique du trépas de la raison politique.

 

1 - Qu'est-ce qu'une langue décadente?

Il y a plus de deux siècles, un dénommé Wolfgang Goethe, alors souverain incontesté de la langue de Siegfried - son prénom contractait deux substantifs et signifie la paix du vainqueur - décidait, motu proprio, de retirer de sa patrie le verbe spazieren, qui remontait à plusieurs siècles dans tous les gosiersvet de le remplacer séance tenante par le verbe français promenieren. Mais, transplanté de force sur une terre pourtant hospitalière, ce malheureux verbe cessait de fleurer bon la paysannerie du cru, mais demeurait obstinément cadencé à l'allemande.

De nos jours, les descendants d'Arioviste disent, écrivent, mais rythment à l'école de leurs anciens reagieren, initieren, discutieren, reussiren, hissieren (hisser), konstatieren, chassieren, attakieren, marchieren, etablieren, statuiren, torpedieren, etc. etc. Mais on a beau plaquer dare dare une langue sur une autre, elle change seulement de vêtements, non de peau; et les corps gardent leur glotte originelle sous les affûtiaux d'origine étrangère qui déguisent, falsifient ou estropient leur balancement atavique. Le franco-allemand compte des milliers de verbes, de substantifs et d'adjectifs rendus apatrides, mais obstinément musicalisés à l'école d'une patrie égarée en chemin.

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V

Le tempérament des peuples et l'esprit de leur langue

 

1 - L'héritage de la Grèce antique
2 - L'Europe orpheline d'Athènes
3 - Un peuple absent de l'arène des guerriers
4 - Le guerrier allemand
5 - Psychanalyse anthropologique de l'Allemagne de Schaüble

 

1 - L'héritage de la Grèce antique

Nos copies littérales des mots et des tournures du latin de Cicéron nous renvoient à l'interprétation du tempérament des peuples debout ou décadents et de l'esprit des nations libres ou asservies. Peut-être la vassalisation intense de la politique étrangère de l'Europe contemporaine élèvera-t-elle une fois de plus l'exemple de la Grèce antique au rang de paradigme de l'enracinement de l'histoire respirante dans les langues vivantes ou naufragées. Puisque l'on ne saurait contraindre un État valide, mais solitaire porter à lui seul le faix d'un parler exclusivement local sans le faire retourner au tribalisme langagier des origines, sortons résolument de nos idiomes comme de nos bicoques et disons-nous vaillamment qu'on n'apprend à penser droit qu'à se mettre à l'écoute et à l'école d'une lucidité blasonnée par le bon sens politique.

Il y a quelques années, nous avons abandonné nos folklores pour parer Athènes du titre de capitale culturelle et rationnelle de l'Europe tout entière et il nous est revenu en mémoire que la Grèce nous a enseigné la tragédie, la géométrie, les mathématiques, la physique, la statuaire, la peinture, la philologie, la grammaire. Puis Byzance nous a appris la lettre d'amour, les parfums, le crédit bancaire, les ponts géants et les machines de siège titanesques. Notre continent de tard venus repose sur une civilisation de l'alliance des prouesses de l'intelligence avec les exploits de la technique. Mais Athènes n'était qu'un gros village de dix mille habitants; et ces villageois-là ont mis à jamais les savoirs à l'épreuve d'un bon sens universel.

Qu'est-ce que le génie politique, sinon l'expression d'un immense bon sens? Qu'est-ce qui manque aux petits chefs d'État de l'Europe des vassaux de l'Alliance atlantique, du traité de Lisbonne et du futur accord de libre échange entre le tigre et le mouton, sinon le flambeau colossal du bon sens? Que de tête-à-queue de la sottise! Le bon sens politique enseigne que la souveraineté est le blason de l'honneur des peuples, le bon sens politique enseigne que la souveraineté est l'écusson de la dignité des peuples, le bon sens politique enseigne que la souveraineté est la bannière de la fierté sommitale des peuples, le bon sens politique enseigne que le désastre actuel est un coûteux abaissement et que la grandeur est plus économe de nos sous que la servitude, le bon sens politique enseigne à tout l'univers que la lâcheté et la vassalité vident nos escarcelles, le bon sens politique fait dire à Socrate que le singulier résiste au pilon des mots abstraits.

2 - L'Europe orpheline d'Athènes

Hélas, l'Allemagne privée de ses armoiries n'est pas seulement celle des petits docteurs en rituels bureaucratiques: cette nation francisée à la va-comme-je-te-pousse depuis le XVIIIe siècle a quitté le timon de sa langue pour porter l'Europe du bon sens au rang d'un second "pont de la rivière Kwaï", celui d'une démocratie du travail vissée sur ses établis et qui a perdu la tête au point de tracer le chemin vers l'abîme des États placés sous écrou par l'OTAN et par le traité de Lisbonne. La bureaucratie atlantiste est devenue une usine des catastrophes; et cet oracle de l'abstrait se veut en guerre avec le bon sens politique, cette Pythie nous appelle à substituer le temple des ronds-de-cuir à l'âme et au souffle de l'histoire des nations. Qu'en est-il du joug paré du sceptre de la Liberté?

Rome n'est plus dans Rome, dit Corneille. Ne cherchez plus Athènes dans les rues d'Athènes. Les civilisations et les roses ne vivent que l'espace d'un matin. En 2011, la Grèce a livré à Israël une Flottille de la Liberté en route pour l'enfer de Gaza et qui s'était réfugiée dans le port du Pirée. Les hellénistes du monde entier sont en deuil: le Parthénon n'est plus que le sépulcre blanchi du génie grec.

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VI

La vassalité idéalisée au quotidien

Identité linguistique et identité nationale

Les deux événements dominants de la semaine sont l'accomplissement en Espagne de la prophétie de Cervantès, qui avait prédit qu'au nord, Sancho serait nommé Gouverneur et que son âne aurait les dents longues, tandis qu'au sud, les conquistadors fatigués mettraient définitivement leur Rossinante à l'écurie.

Le second évènement qui a débarqué sur l'astéroïde des bons sentiments fut le roman rose qui reconduit l'Europe au jardin d'enfants: des réfugiés de Syrie se sont révélés les déserteurs d'une armée d'Allah en déroute.

Aux apprentis qui voudraient s'initier davantage à l'anthropologie radicale et qui connecteraient ces circonstances avec les épisodes précédents, je conseille d'emprunter le sentier des écoliers que voici : les religions qui rassemblent leurs fidèles à l'aide de rituels alimentaires et vestimentaires spectaculairement affichés ont plus de chances de rendre leur identité transnationale que les identités lexicales mâchonnées au quotidien.

Il en résulte que l'effondrement des langues nationales se différencie de l'effondrement politique des civilisations. Les langues finissent toujours par se donner l'assiette d'un peuple, d'une nation, d'un État. D'où il découle en toute logique que le naufrage politique de l'Europe conduit sa classe dirigeante à la chute de la grammaire et du vocabulaire des Germains dans un sabir franco-allemand et le français dans un hoquettement de la classe d'État et de la classe politique des Gaulois.

Il est frappant, en outre, que l'effondrement de l'identité linguistique des peuples accompagne le naufrage de leur morale sur la scène internationale, tellement la droiture de la pensée va de pair avec la droiture de la syntaxe.

1 - Qui sont nos dieux ?
2 - L'Allemagne en fauteuil roulant
3 - L'immoralité des démocraties idéalisées
4 - Les malheurs de Guillaume Tell en bas-allemand
5 - La vassalité idéalisée au quotidien
6 - Les avatars du verbe exister
7 - Honneur et loyauté
8 - Le césarisme évangelico-démocratique

 

1 - Qui sont nos dieux ?

Depuis quand la force se laisse-t-elle valider par le spectacle de ses rages? A quoi bon brandir sans relâche une apocalypse de confection? Quels sont les appâts que tu nous présentes à l'étalage? N'as-tu pas honte de nous mettre un tel argument sous le nez? Je vois des friandises dans ta main gauche et des châtiments épouvantables dans ta main droite Mais n'est-ce pas de la cruauté de ton ciel de fer que tu nous présentes les plus terrifiants apanages?

Nos dieux sont malins. Ces diablotins avaient commencé par s'entendre entre eux pour nous démontrer qu'ils sont plus grands, plus beaux et plus forts que nous. Aussi notre petitesse et nos infirmités face à la rudesse de leur charpente nous a-t-elle longtemps interdit d'observer le gigantisme de leurs travers. Notre Zeus terminal fonde, lui aussi, le monopole politico-cérébral de son omnipotence sur des démonstrations apprêtées de sa moralité tout apparente et renforcée de froncements de sourcils irrités. Ne prétend-il pas qu' il aurait créé le monde dare dare, ne craint-il pas de soutenir que notre crainte des effets sanctifiés de sa colère obtiendrait de notre semblant de libre arbitre que nous rendions un culte effréné à sa gloire et à son omnipotence?

Jamais nous ne rendrons à ce prix les armes à ton ciel. Depuis que nos sondes spatiales nous ont appris que l'errance d'autres planètes, nous fait la nique dans le vide et le silence de l'immensité, nous sommes devenus méfiants à l'égard des artificiers de leur propre éternité. Nous demandons maintenant à un Zeus accablé par son grand âge qu'il nous présente des preuves un peu plus pensantes de l'atrocité de ses exploits que celles, seulement musculaires qu'il présentait à Job sur son fumier.

2 - L'Allemagne en fauteuil roulant

Nous demandons qu'une crédibilité morale habille désormais les prouesses d'adolescient de notre Jupiter. Car nous nourrissons les plus graves soupçons au spectacle du timonier rudimentaire et aux promesses en l'air que nos ancêtres nous avaient mis sur les bras. Cet apprenti est devenu un ignorant en astronomie. La goutte de boue la plus proche de la nôtre gire à quatorze siècles de la durée de la course de notre messager le plus rapide, la lumière: notre sonde des ténèbres, que nous avons baptisée Rosetta, arriverait à bon port écrasée par le poids des ans; car ce cancre mettrait vingt millions et sept cent cinquante huit mille ans pour y affaler ses rouages fatigués et ses ressorts brisés. Mais le voyage de plus de treize milliards de milliards de kilomètres de ce canasson ne couvrirait jamais que la dix millionième partie du microscopique cosmos de la matière inanimée au-delà duquel la béance de l'infini et du vide terrifie maintenant nos explorateurs de l'immensité. Aussi ne tournent-ils jamais leurs regards effarés du côté du néant. Il nous faudra inviter Jupiter à partager notre connaissance nouvelle de notre petitesse et de la sienne.

Quand nous voyons nos États glisser des mains de notre infirme de là-haut et tomber dans la nasse de notre langage de parqués dans le vide, nous constatons que ce changement du bâton de notre politique de fouettés à vif nous rend fort dociles et fort pieux tout ensemble. C'est à peine si, dans le coin de cent cinquante millions de siècles de la lumière où nous nous trouvons relégués, nous émettons quelques grognements et grommellements dépités. Du reste, notre appétence naturelle pour nos allégeances empêtrées entre le ciel et la terre s'exprime avant même que s'engagent nos batailles partagées entre nos sceptres terrestres et ceux du sacré à nouveau en expansion dans nos cervelles ballottées.

Avant même d'engager un combat de ce calibre entre ces deux managers de notre tête, nous proclamons haut et fort qu'il n'est plus temps de tergiverser, et qu'il nous faut choisir sans tarder entre le levain du vainqueur et le venin du vaincu. Ces deux autorités sont aussi sanglantes l'une que l'autre et en rivalité à mort entre elles - leurs doctrines ne se font pas de quartier. Mais si vous refusez de parier pour le ciel du gagnant, votre imprudence vous fera tomber de Charybde en Scylla, et le poison de la défaite servira le nectar de la vengeance au vainqueur.

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Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/france6%20.htm

 

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« Osez et votre révolution est faite ! »

Saint-Just

Déclaration du Comité Valmy 

 

Sortir de l’euro dictature
par l’union du peuple de France
Bâtir un Front patriotique de progrès !

mercredi 7 octobre 2015, par Comité Valmy

 

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Pour se libérer de la dictature de l’Europe de la Finance, l’union du peuple de France, le rassemblement patriotique du peuple nation, est le chemin le plus sûr, celui qui nous est montré par l’exemple de la Résistance et du CNR !

Par cette déclaration, nous entendons dépasser les limites étroites et les contingences de la tactique électorale. Comme l’Arc Républicain de Progrès, le Comité Valmy ne présente aucun candidat aux élections régionales de décembre prochain.

C’est l’avenir et la libération de la France, la reconquête de sa souveraineté et celle de son peuple que nous voulons évoquer.

Ce qui est remarquable – et condamnable – c’est l’absence totale de référence aux objectifs réels de l’Union européenne dans les programmes proposés aux Français par les différentes listes, de la droite à la « gauche », y compris sur celles qui se revendiquent de la « gauche de la gauche ».

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6379

 

 

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Appel pluraliste :

Pour la dénonciation par la France du traité de l’Atlantique Nord et le retrait de ses Armées du commandement intégré

Mercredi 7 octobre 2015, par Comité Valmy

 

Voir en ligne : Assemblée Nationale : Proposition de résolution visant à sortir la France du Traité de l’Atlantique Nord -par Gaby Charroux, Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho

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Le 21 mai 2015 à l’Assemblée Nationale, lors du colloque intitulé « La France peut-elle retrouver une diplomatie indépendante », un ancien ambassadeur de France et ancien secrétaire général du Quai d’Orsay a déclaré que l’OTAN n’aurait pas dû survivre à la disparition de l’URSS et à la dissolution du Pacte de Varsovie.

Les initiateurs du présent appel de sensibilités républicaines et patriotiques diverses, ayant dans le passé, approuvé ou non l’existence de l’OTAN affirment unanimement, qu’en effet aujourd’hui, cette organisation n’a plus de raison d’être.

L’OTAN s’est en réalité élargie en intégrant, contrairement aux engagements pris envers Gorbatchev, nombre de pays anciennement socialistes, avançant ainsi méthodiquement dans un processus d’encerclement de la Russie en multipliant les bases militaires étasuniennes dans ces pays.

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ET SIGNER L’APPEL

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6031

 

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M. Lordon aurait pu dire aussi : Re-nationaliser sans compensation tout ce qui a été honteusement privatisé

 

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Réflexion des Grosses Orchades sur leurs voisins d’Outre-Quiévrain

 

Qu’est-ce qu’attendent les Français dignes de ce nom, quelle que soit leur origine, pour EXIGER que le Dr. Oberlin soit candidat à la présidence de la République ?

Qu’est-ce qu’ils attendent pour le SUPPLIER d’accepter de boire ce calice peut-être mortel ?

Qu’est-ce qu’ils attendent pour se regrouper autour d’un homme intègre et l’aider ACTIVEMENT à redresser la barre du navire ?

Croient-ils qu’un peu d’incorruptibilité soit un luxe dont ils peuvent se passer ?

Ont-ils oublié qu’ils sont le seul SOUVERAIN ? Que les signatures et les engagements des escrocs sont sans valeur et ne les lient en rien, n’en déplaise au personnel « gens de maison » politique et à leurs – par exemple – syndicats ?

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Jeanne sans-culottes – Orléans 1792

 

 Mettez qu’on n’ait rien dit, ce ne sont pas nos oignons.

 

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Reste du monde

TTIP – TPP – CETA

TAFTA – TISA

 

9. Corporate power.jpg

 

10.  STOP xxx.gif

11. TTIP Van Rompuy.JPG

12. TTIP-1.JPG

 

Des foules pour le dire violemment :

 

13. stop-ttip.gif

 

Bruxelles

 

14. Protest Brussels.jpg

 

 

 

La commune de Saint-Gilles

s’est déclarée « hors zone »

 

[ … ] Les voix citoyennes sont donc ignorées en dépit de près de deux millions et demi de signatures recueillies par la pétition européenne. Leur nombre ne cesse de croître. Des initiatives apparaissent même au niveau local, de façon parfois inattendue. Une communauté de 50 000 habitants pour une superficie de 2,5 km², soit 0.0098% de la population de l'UE, a trouvé une solution plutôt insolite — Saint-Gilles se déclare « hors zone TTIP ».

 

15. Saint-Gilles vote.jpg

 

« A l’issue du Conseil Communal du 25 juin, les conseillers ont adopté, sur proposition des groupes politiques Liste du Bourgmestre, ECOLO et CdH, la motion visant à déclarer Saint-Gilles « hors zone TTIP », lit-on dans un Communiqué de presse. « La motion, votée à la majorité, marque également l’opposition de la commune de Saint-Gilles au Traité de libre-échange avec le Canada, le CETA ». [ … ]

Source : http://fr.sputniknews.com/international/20150708/1016909555.html#ixzz3oCY9mb9c

 

« Une commune ne peut pas s’y soustraire » ont dit de gros malins. Et si toute une commune refuse de payer ses impôts aux signataires du machin, ils feront quoi ? Arrêter-saisir tout le monde ? Tirer dans le tas ? Et si d’autres communes se mettent à imiter celle-là ?...

 

13. stop-ttip.gif

 

Berlin

 

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Londres

 

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Madrid

 

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13. stop-ttip.gif

 

Lima

 

 

20. TPP NO !.gif

TPP : Le partenariat transpacifique pourrait se priver de médicaments

21. Medocs TPP.jpg

Lire ici :

http://fr.sputniknews.com/international/20151009/10187346...

 

Soyons sûrs qu’il en va de même pour le TTIP !

 

20. TPP NO !.gif

Voici pourquoi :

https://stoptafta.wordpress.com/stopper-tafta-pourquoi/

 

22. OTAN-TTIP NON xx.gif

 

 

 

Mis en ligne le 11 octobre 2015

 

 

 

 

16:53 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2015

MONDO CANE - Points sur les i

1. Paper boat.GIF

Par intérim (quater)

 

2. Paper boat sign.GIF

 

Points sur les i :

Yemen, Assad, Poutine, Pape, Tsipras, Corbyn, Sanders, Iglesias

 

Fulvio Grimaldi – Mondo Cane 28 septembre 2015

 

3. Apocalisse.jpg

 

« Que valent 5 millions de dollars, quand j’ai l’amour de huit millions de Cubains ? »

(Teofilo Stevenson, boxeur cubain, trois fois médaillé d’or olympique, lorsqu’on lui offrit cette somme pour devenir professionnel aux États-Unis et rencontrer Mohammed Ali.)

 

« Dix morts sur peu de milliers de personnes, pour avoir essayé de passer les frontières blindées de l’Angleterre. Patrouilles, barbelés, etc. Mais on est là au coeur de la démocratie européenne, pas chez de quelconques nazis hongrois. Quelques centaines de Syriens et la frontière du Danemark fermée, avec une police qui avait l’ordre d’ARRÊTER tout journaliste assez téméraire pour vouloir documenter l’événement par l’image. Mais on est là chez la très civilisée Europe du Nord, pas chez les nazis hongrois, couillons en plus, puisqu’ils laissent la presse tout filmer sans la moindre censure. »

(Luca)

 

« Le Parti Communiste Cubain demande à ses militants d’aller à la messe et de se porter au-devant du pape François pour l’accueillir, comme s’il s’agissait d’un des devoirs du Parti. Je ne suis pas d’accord. Aller à la messe ? Non. Nous avons ici la liberté de culte et je ne suis pas croyante. Je n’ai donc pas à y aller. »

(Aleida Guevara, fille du Che)

 

« L’Argentine de Bergoglio a été dans une grande mesure complice de l’assassinat et de la disparition de plus de 30.000 Argentins. Je ne sais pas où était alors le pape. Ni ce qu’il faisait. Je l’ignore. »

(Aleida Guevara, fille du Che)

 

Un printemps véritable

Pendant ce temps, dans un monde auquel les fumées d’encens des thuriféraires de Bergoglio ont brouillé la vue et l’entendement, un autre pays arabe disparaît de la carte et du concert des nations. Vingt millions de Yéménites, sans nourriture et sans eau, grâce au blocus humanitaire de la coalition emmenée par les Saoud et parraînée par l’Occident, sont depuis le mois de mars soumis à un ouragan de bombes larguées d’avions US et téléguidées par la technologie israélienne. Si on abuse quelquefois du terme « génocide », ce n’est pas ici le cas. Sur un pays qui, d’abord, avec une révolution de masse contre le tyran pro-US Saleh et, ensuite, avec la révolte armée de sa population chi’ite (Houthi) à laquelle se sont joints l’armée et de vastes secteurs progressistes sunnites, contre le clone du premier, Hadi, la coalition nécrophage Atlantico-du-Golfe déchaîne sa boulimie de mort.

 

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J’ai vécu deux ans dans ce pays pauvre mais resté l’Arabie Heureuse qu’avaient connue les  Romains. Bien que déchiré par des coups d’État et des séparatismes, évidemment manigancés par l’Arabie Saoudite en parfaite complicité avec USrael pour éviter que ce pays, à cheval sur la Mer Rouge, la Corne de l’Afrique et le Détroit d’Ormuz puisse compromettre si peu que ce soit leur contrôle massif sur le trafic du pétrole et de toutes les marchandises du monde, la vie s’écoulait, la nation résistait. Au point d’avoir même produit une insurrection – un printemps véritable celui-là, laïc, populaire, yéménite – qui, une fois balayés les proconsuls de l’impérialisme et de la Vendée wahhabite, avait réussi à libérer toute le pays, de Sanaa jusqu’à Aden. Seuls étaient restés à s’y opposer les groupes terroristes d’Al Qaeda, préventivement installés par ceux  qui les avaient déjà inoculés à la Lybie, à l’Irak, à la Syrie, au Nigeria, et qui avaient pour tâche de fournir aux drones assassins des USA le prétexte dont ils avaient besoin pour frapper les infrastructures vitales du peuple insurgé sous la conduite du parti révolutionnaire anti-impérialiste Ansarullah.

En quelques semaines, à cheval sur 2014 et 2015, la révolution avait éliminé de la scène les mercenaires d’AQAP (Al Qaida in the Arabic Peninsula) et avait conquis le pays, du nord de Marib jusqu’à la ramification sud-est de Hadramaout, de la Mer Rouge au Golfe d’Aden. Pour le Yémen s’ouvrait un nouveau chapitre de l’histoire, à l’enseigne de l’émancipation, de l’autodétermination, de la souveraineté populaire. Cauchemar pour ceux qui avaient vu, dans ce territoire situé entre deux continents et deux mers, entre deux détroits, Bab el Mandeb et Ormuz, la clé d’une domination géopolitique pas seulement régionale. Et le feu vert a été donné aux vassaux feudataires du Golfe, patrons de pays gouvernés par des familles dominantes et peuplés d’esclaves, pour lesquels un Yémen démocratique, de citoyens libres aux racines millénaires, constituait une aberration au potentiel de contagion terrifiant.

 

5. saudi isis xxxx.gif

Sept mois de bombardements stratégiques n’ont pourtant pas suffi à l’aviation, aux armements et aux renseignements fournis par l’Occident et par Israël (d’après l’ONU, fin septembre, les victimes presque toutes civiles – femmes et enfants qui n’ont pas eu la chance de bénéficier de la miséricorde déversée par les braves Européens sur les enfants de réfugiés – frisait les 6.000), ni le criminel blocus naval qui est allé jusqu’à interdire la fourniture de produits humanitaires de base tels qu’eau, vivres, médicaments. Les navires iraniens et irakiens qui les amenaient ont été interdits de passage et contraints de s’en retourner, tout en fournissant le prétexte idéal pour rafraîchir la propagande selon laquelle la révolution populaire était un complot iranien visant à étendre « l’arc chi’ite ». Al Qaeda à peine évaporé, est arrivée l’infanterie de l’impérialisme, ISIS, dotée, elle, de bien d’autres moyens en hommes, en armes et en règles d’engagement. C’est alors qu’ont commencé les massacres et les atrocités, les explosions dans les mosquées avec des centaines de morts ; en somme, accomplissement de la mission que les commanditaires ont confiée à leurs tueurs à gages de l’État Islamique, dans l’espoir que la terreur finira par faire flancher la population dans son soutien à la Résistance, plus que n’ont pu le faire les bombes, la faim et la soif.

Je repense aux temps où j’ai vécu au Yémen, à la gentillesse chaleureuse et souriante de ses habitants, à leur amicale et toujours prompte hospitalité, à leur préférence toute arabe pour la vie en commun, à leur amour plein d’attention pour les enfants, à la ferveur intellectuelle des jeunes, je revois leurs fantastiques, leurs fabuleuses habitations verticales, inchangées depuis des millénaires, en briques de boue archisolides, décorées jusqu’à des hauteurs vertigineuses par des fantasmagories de chaux blanche, percées ça et là de lampes de verre multicolores aux fenêtres. Je me rappelle les musées et les sites archéologiques sans égaux dans la région, remontant au 1er millénaire avant le Christ, autrement dit à la civilisation des Sabéens. Cette richesse infinie et inégalable, d’un peuple incontaminé qui, aidé par de généreuses expéditions archéologiques, avait su en prendre soin et la conserver avec expertise et amour, n’existe plus. Pulvérisée par ces Saoudiens, aussi parvenus vulgaires qu’ignorants cavernicoles, ramassés par les Britanniques dans des caravansérails, munis d’une couronne et mis là, à servir de doublure au colonialisme. Caricatures de la dépravation dynastique anglaise, garants des prédations communes et de l’oblitération commune des droits de l’homme.

 

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On a bien pu entendre, en Occident, quelques pleunicheries sans grand souffle sur l’annihilation de la mémoire des peuples à Palmyre, à Nimrod, à Ninive, sur la dévastation et sur les vols - organisés par les USA - au Musée National et à la Bibliothèque Nationale de Bagdad. Mais sur l’assassinat du Yémen, y compris par l’annihilation de sa culture, de son histoire, de son identité, à peine a-t-on vu se soulever un rare sourcil. Et pourtant, les commanditaires sont toujours les mêmes, et toujours les mêmes les exécutants mercenaires. Et toujours identique le but. Celui des conquistadores, quand, outre se livrer à des génocides, ils réduisaient en miettes à coups de canon les œuvres héritées des temps anciens des peuples natifs. C’est peut-être là le trait dominant le plus fort et le plus létal de l’impérialisme, sa fin eschatologique. Priver les terres dont il s’empare de leurs présences historiques, humaines (et voilà les vidages appelés migrations, avec le bonus impérialiste de déstabiliser les lieux d’arrivée) et testimoniales, celles qui donnent leurs noms à des mondes et à des peuples, leur conscience de soi et leur survivance dans le temps, ce par quoi on contribue à l’histoire humaine, parce que sans nom, on n’est personne, même pour soi. Extirper les racines qui soutiennent et alimentent la plante, qui en favorisent la continuité et l’expansion. D’un arbre coupé peuvent naître des rejets. À un arbre déraciné ne restent que le dessèchement ou la putréfaction. Les classes dirigeantes de l’Occident le savent et en usent. C’est ainsi que le culte monothéiste de Mammon célèbre ses rites.

Restons dans le monde arabe. À Tripoli, ils se sont inventé un chef passeur (non, celui-là ne s’appelle pas OTAN, ce ne serait qu’un subalterne), Salah al Maskhout, et il semblerait qu’ils aient même inventé son exécution, par quatre pistoleros équipés d’armes et de munitions par l’ambassade des États-Unis. Mais… des commandos italiens qui auraient effacé « avec une efficacité et une précision incroyable » ses gardes du corps malgré leur supériorité en nombre et en armes ? Ces détails rendent invraisemblable l’attribution de ce haut fait à des forces spéciales de notre cafouilleux pays. Nous sommes celles d’Abou Omar, nous autres. Sans un escadron de la CIA pour nous épauler, nous ne sommes capables de rien combiner. Sauf, bien sûr, quelques massacres d’État, mais même là, nous obéissons aux ordres de services secrets de l’extérieur et d’en haut de l’échelle, voyez Gladio. Et il y a encore autre chose qui fait douter d’une paternité italienne. Les passeurs sont les manoeuvres des trafiquants, et les trafiquants sont les tours-opérateurs qui dirigent le business militaire et civil des migrations de masses. Gare à ceux qui mettent des bâtons dans les roues à ce business et à la géopolitique qui l’utilise, et pas uniquement pour ce que rapporte le racket. Car il a surtout pour but de disséminer aux quatre vents les populations, de répandre du sel sur leurs territoires et, par la même occasion, de molester autant que possible quelque allié (l’U.E ?) qui se croirait trop autorisé à la ramener.

Tu parles que les sous-fifres de la Pinotti (1) et de Gentiloni (2), pourraient avoir seulement imaginé de gêner cette stratégie rémunératrice. Sans compter qu’il n’est pas vraiment de notre ressort d’irriter les Frères musulmans qui gèrent les embarcadères sur leur côte et dont le chef, Nuri Abou Sahmain, se qualifie ouvertement d’ami du boss supposé occis (mais qui a, depuis, téléphoné pour demander ce qui, putain, se passe) et qui est soutenu par de puissants investisseurs en Italie comme le Qatar.

 

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À propos de molestés, une petite info intrigante :  les Kurdes du PYD (3), ceux de Kobané, si chers à tous les braves gens qui tiennent à occulter la vraie grande lutte quadriennale du peuple syrien, et, donc, absolument crédibles,  nous révèlent que le réfugié, molesté avec son petit gosse dans les bras par la garce hongroise, et, du coup, devenu l’idole des miséricordieux et le bénéficiaire d’offres d’asile en provenance de la moitié du monde, a un nom : Osama Abdul Mohsen . Et qui est cet Osama ? Oh, rien qu’un terroriste d’Al Nosra, la formation d’Al Qaeda qui se partage, avec l’ISIS, la charge et l’honneur de violer et de massacrer les femmes et les enfants syriens pour le compte de l’OTAN. Les Kurdes révèlent que l’individu originaire de la ville de Tel Abyad fait partie de la bande terroriste depuis au moins 2011, qu’il a combattu les Kurdes à Amoudeh et à Sari Kani, et qu’il a pris la fuite quand le PYD a conquis la zone. Il se serait rendu coupable d’atrocités à l’encontre de civils ; alors qu’il était entraîneur d’une équipe de foot, il aurait, en 2010, causé des troubles qui se seraient soldés par l’assassinat de 50 Kurdes, et, sur sa page facebook, on peut voir des tas de photos qui le montrent en milicien, se livrant à des bravades avec ses compères. C’est à se demander qui peut l’avoir envoyé en Europe et pour quoi faire, s’il est une rara flor ou s’il fait partie d’une mission occupée à préparer quelque False Flag dans nos parages. À Madrid, Cristiano Ronaldo l’a pris dans ses bras (The Free Syrian Press, 21 septembre 2015).

 

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Ronaldo 2e et Osama Abdul Mohsen 4e à partir de la gauche.

 

Syrie, le piège de Poutine

Excellentes nouvelles de Syrie. Je dois dire avant tout que, si on peut aujourd’hui allumer un cierge d’action de grâces pour la Syrie martyrisée et résistante, c’est surtout à près de cinq années d’une lutte fantastique sous la direction d’Assad et du Baas qu’on le doit. Peuple dont j’ai rendu compte des sentiments, de l’amour qu’il porte à son président, et de sa détermination, dans le film Armageddon sur le chemin de Damas. Peuple  qui, déjà, dans ses trois guerres précédentes contre Israël, avait montré sa valeur. À l’évidence, la Russie de Poutine – et non celle de Medvedev, qui a laissé anéantir la Libye – a joué et joue un rôle décisif. N’eût été Moscou, les hordes otanesques auraient depuis longtemps dégringolé du ciel pour apporter leur concours aux bandes de brigands mercenaires qui constituent leur infanterie dans tout le Moyen Orient et qui, en cinq ans, n’ont pas été capables de l’emporter sur les Forces Armées Nationales et sur les milices populaires (qui ne sont pas seulement chi’ites, ni en Syrie ni en Irak, comme voudraient le faire croire les chroniques du « manifesto »(4), fidèle à la vulgate de la guerre civile confessionnelle : l’armée et les forces populaires d’autodéfense comptent dans leurs rangs toutes les confessions présentes dans les deux pays).

Au cours des dernières semaines, face à l’intervention terrestre ventilée de la coalition occidentale - anticipée par les Turcs, qui avaient, pour cette raison créé une zone tampon le long de la frontière syrienne - Poutine s’est manifesté sur deux fronts.

Sur le front diplomatique, il a enrôlé dans des dialogues, pour une composition politique du conflit, les diverses parties en cause, avec des rencontres directes entre le ministre des Affaires étrangères Lavrov et les gouvernants du Golfe, jusqu’à celle avec un Obama mis en graves difficultés par la faillite successive de toutes ses options, la dernière étant celle qui a tenté de ressusciter la fameuse force rebelle modérée, qui s’est conclue par le racolage de quatre pelés en Syrie, aussitôt passés avec armes et bagages aux alqaedistes d’Al-Nosra. Il a affirmé de façon péremptoire et en accord avec l’Iran, clouant ainsi le bec à tous les corbeaux, les nôtres inclus, qui faisaient courir le bruit d’un abandon russe d’Assad, qu’aucune solution à la crise n’était possible sans le président légitime de la Syrie et que la seule force qui se soit montrée efficace contre le terrorisme djihadiste était l’armée syrienne. Il a réaffirmé l’évidence éclatante que la guerre que les USA et leurs alliés du Golfe prétendent faire à l’ISIS n’est qu’un simulacre qui, s’il eût été une vraie guerre, aurait pu écraser les terroristes en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, rien qu’en cessant tout simplement de les armer et de les ravitailler.

 

9. Obama innesca isis.jpg

 

Pendant qu’Obama, Netanyahou et consorts se débattaient dans leurs contradictions paralysantes, écartelés entre leur utilisation, contre Assad, de djihadistes importés de partout et leur identification-condamnation des mêmes en tant que menace apocalyptique pour l’Occident, Poutine s’est manifesté sur le front militaire. À Lattaquié arrivent des moyens et des armements avancés, destinés à renforcer le déploiement gouvernemental, tandis que les ports et les aéroports de la côte sont mis en état de recevoir les avions et les troupes de Moscou. S’il est vrai qu’en Occident on veut combattre le terrorisme djihadiste, fait savoir Poutine, nous voilà, nous sommes prêts. En moins de deux, le carcinome qui épouvante si fort la « communauté internationale » et auquel tentent d’échapper les foules qui envahissent l’Europe, peut être éradiqué. Pour la seconde fois, comme après le False Flag des prétendues armes chimiques d’Assad - désamorcé par lui en apportant les preuves qu’il s’agissait d’opérations sous mandat turc et en faisant livrer la totalité de l’arsenal chimique syrien - le président Poutine sauve la Syrie de l’holocauste planifié par le monstre tricéphale OTAN-Israël-Golfe. Et le blocus eurasiatique organisé par Moscou et Pékin montre que la Chine lui donne un coup de main. Comme l’a révélé Igor Morozov, président du Comité pour les Affaires étrangères de la Fédération de Russie, c’est du 25 septembre que date la décision chinoise de participer à la lutte contre l’ISIS. Une flotte chinoise composée de porte-avions et de croiseurs est entrée en Méditerranée.

Comme tout se tient au Moyen Orient, Moscou, en parallèle, met sur pied à Bagdad une coordination pour la sécurité, le renseignement et les opérations de défense contre l’ISIS, réunissant l’Irak, la Russie, l’Iran et la Syrie. L’intention déclarée, selon le Premier ministre irakien Al Abadi, est de « suivre et contrôler les mouvements des bandes terroristes et d’en détruire le potentiel militaire ». Concrètement, la manœuvre semble indiquer un engagement ultérieur de l’Iran, et notamment des brigades Al Quds, aux côtés de l’armée de Bagdad et des milices populaires chi’ites-sunnites, avec fourniture d’armes et de moyens russes, y compris des avions de combat. Ils devraient remplacer ceux que les USA ont commencé à refuser à l’Irak, lorsque les rapports entre Washington et Bagdad se sont détériorés, suite aux nombreuses accusations portées par les Irakiens à propos des parachutages par les USA d’armes et de ravitaillement aux unités de l’ISIS.

En provenance des capitales qui, jusqu’à présent, avaient soutenu, par des mercenaires et un consensus politique, la volonté d’élimination d’Assad et d’équarissage de la Syrie, commencent à s’élever quelques voix quant à la possibilité d’envisager leur maintien, au moins pour une « phase de transition » (très bien, et alors ce seront les Syriens qui décideront, comme ils l’ont déjà fait de façon répétée). À Cameron, le parlement britannique a refusé son autorisation d’intervention (négligeant évidemment l’obstinée présence sur le terrain des têtes de cuir SAS). À Berlin, dont les positions comptent plus que n’importe quelles autres, on a dit haut et clair qu’il n’était pas question de participer à une attaque contre la Syrie. Et même à Rome, d’un Renzi internationalement sans importance : pas question. Seul un homoncule, un authentique quaquaraquà (5), le président français Hollande, croit prendre tout le monde de vitesse et à rebours en dégaînant ses quatre Rafales. Evidemment, l’ISIS écrabouillé par la sous-ventrière de l’OTAN n’est rien d’autre que l’habituelle simagrée. Hollande est le seul qui insiste encore pour glapir après Assad. Mais si sa grandeur au rabais a pu faire jouer ses petits muscles colonialistes en Côte d’Ivoire, en Libye, au Mali et alentours, ici, ce sont les grands qui décident.

 

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Apocalypse biblique ?

Après des années au cours desquelles l’Occident, Israël et des gangsters locaux ont utilisé tous les moyens imaginables pour saigner à blanc et dépeupler la Syrie et l’Irak, les deux peuples sont encore sur pied. Et leurs alliés sont puissants et agissent puissamment. Est-il concevable qu’Obama tente une fuite en avant belliciste et se risque, dans le ciel de Bagdad et celui de Damas, à la conflagration universelle définitive ? Celle qu’invoquent les apocalyptiques, pour qui la bible est un manuel d’instruction ? Dans le but d’entrer dans l’histoire, à deux pas de la fin de son mandat, comme celui qui a provoqué l’ultime guerre mondiale ? Ces gens sont des psychopathes, d’accord, au service de psychopathes encore plus décérébrés qu’eux, mais quand même peut-être capables de faire quelques calculs comparatifs entre les coûts et les bénéfices, du moins espérons-le.

Il y avait d’autres choses à dire. Mais, pour beaucoup, ceci est déjà trop long. Je me limite à quelques derniers télégrammes.

 

Pape-Cuba-USA

Sur le pape et Cuba, la fille du Che (voir ci-dessus) a dit, pour l’essentiel, ce qui s’est passé dans l’île, depuis  que trois pontifes et un président des USA ont réussi à lui mettre une laisse. Merveilleuse mais pas étonnante parce que récurrente, l’unanimité des orgasmes de gauche comme de droite qui ont accueilli les généralités bien-pensantes que Bergoglio a déversées à pleines mains de La Havane à Washington, entre la cour d’un renégat de la révolution et celle d’un criminel de sept guerres et de terrorismes sans nombre. Il a condamné la peine de mort ? Bien, bravo, merci. Énoncé par le chef d’une organisation qui, tout au long des siècles, a liquidé et fait liquider plus de gens à elle toute seule que toutes les autres mises ensemble, ce n’est pas mal. En attendant, ce qui compte au-delà des blablabla carressants, c’est l’Amérique latine, déjà en cours de guévarisation, qu’il importe de restituer au catholibéralisme de la doctrine sociale de l’Église. Moins d’État et plus d’écoles, d’hôpitaux, de médias catholiquement privés. Raùl a déjà dit oui. Obama et les Américains en ont été tout émus.

 

Volkswagen, quelle surprise !

Avez-vous noté le timing du coup mortel porté à l’Allemagne avec la seringue au curare enfoncée dans son cœur industriel ? À la Foire de Francfort, Merkel exhortait l’industrie automobile allemande aux grandes entreprises impérialistes. Peut-être avec le concours des excellents cadres syriens récemment accueillis. Peut-être au grand dam ultérieur de la précieuse hégémonie automobile US. Et de un. Et de deux, plus important encore, Merkel venait de déclarer que pour ce qui était de participer à la guerre contre la Syrie, elle n’y pensait même pas et que, sur l’Ukraine, elle s’en tenait aux accords de Minsk. Autant dire du sel sur les plaies ouvertes dans la carcasse de l’impérialisme par l’offensive militaire et diplomatique russe.

Le fait est que, comme il s’est avéré, tout le monde était au courant de l’arnaque au gaz asphyxiant. Berlin, Washington, Bruxelles. Greenpeace l’avait dénoncée en 2013, les médias en avaient parlé. Le fait est que d’arnaque et d’empoisonnement collectif, les gouvernements et les constructeurs automobiles en vivent. Tous. Il suffit de penser à la blague des filtres Diesel italiens, qui bloquent les grosses particules mais qui, en les brûlant, répandent dans l’atmosphère des microparticules infiniments plus nuisibles. Mortelles.

Qu’on se rappelle cette investigatrice intègre, Gabanelli (6), qui ayant exaspéré l’hétérodoxe Di Pietro (7) avec un reportage plein de faussetés et de calomnies, a servi au pouvoir multinational le plat bien plus juteux de l’ENI (8). Des pots de vin à l’Algérie ! Vous pouvez parier votre TFR (9) qu’il n’y a pas de société pétrolière au monde qui ne graisse pas la patte aux gouvernements dont elle escompte qu’ils lui donneront accès à leurs gisements. Mais l’ENI travaillait en grand, que ce soit avec les Arabes (sur base de quasi monopole en Libye et en Algérie) ou avec les Russes. Partenaire de Gazprom et patronne des gisements sibériens, elle construisait avec les Russes le gazoduc South Stream, qui allait liquider les Américains. Puante, d’accord. Il suffit de penser au Val d’Agri et aux foreuses en Basilicate. Mais un peu trop nationaliste. Gros mot. Gabanelli y a pensé, et la tête de Scaroni a sauté.

 

Tsipras, bourreau sanctifié

Il semble que la phénoménologie Tsipras se multiplie. Vous voyez ce brave homme de Sanders (10), candidat démocrate à la présidence US qui devance la gorgone Hillary avec des promesses de justice sociale et de paix ? Un de ses sycophantes de par ici a mentionné la conférence où, pris à partie par quelqu’un qui lui reprochait sa solidarité avec Israël, il a répondu « Ça suffit. La ferme ! ». Et quelqu’un vous a-t-il informé de ce que l’autre encore plus brave homme, Corbyn, a fulminé sur « le tyran Assad, qu’il faut oblitérer » ? Ou encore, vous a-t-on rapporté que Pablo Iglesias, de Podemos, vient d’exprimer toute sa solidarité avec ce martyr de la démocratie vénézuélienne, Leopoldo Lopez, autre brave homme qui, après avoir soutenu le coup d’État contre Chavez en 2001, s’est rebellé contre le Vénézuela de Maduro par des pogroms terroristes confiés aux soins de bandes fascistes (43 morts et des centaines de blessés) ainsi que des sabotages économiques, et qui s’est fait injustement condamner à de la prison par le dictateur héritier de Chavez ? Comparé à l’autre idole, Tsipras, tout ceci n’est rien.

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Je suis fatigué de parler de ce personnage, exécuteur testamentaire de son peuple. Mais je suis encore plus fatigué de parler des coryphées qui continuent à lui tresser des couronnes de laurier et à s’en aller en procession, psalmodier leurs neuvaines et leurs péans. Cet homme est une tache sur l’histoire trimillénaire d’un peuple qui a percé, avec la lumière de la raison et de la beauté, l’obscurité des superstitions et des tyrannies, qui se nourrissent toutes de superstition. À peine a-t-il gagné une élection par le vieux truc du rapprochement avec les dissidents et, grâce à l’abstention d’un Grec sur deux, soit la perte d’un tiers des votes, et, donc, un consensus d’à peine 20%,  que le « manifesto » l’a salué en première page par ce feu d’artifice en gigantographie : « BIEN, BRAVO, TRIS ».

Où le « bien », j’imagine, salue la manière dont il a roulé ceux qui n’avaient pas envie de jeter leur pays aux poubelles, mais qui étaient nés de la veille. Le « bravo » doit avoir été suggéré par le lobby désormais hégémonique dans le journal, pour le féliciter de s’être coalisé et d’avoir renouvelé les embrassades, les effusions et les alliances avec Kammenos, chef du parti de la droite extrême, à peine rentré de Tel Aviv où il venait de confirmer sa conjonction idéologique, matérielle et militaire avec le frère Netanyahou.

Le chef de « la seule démocratie du Moyen-Orient » peut désormais compter, pour assurer la promotion militaire de la civilisation sioniste élue, sur la totalité du territoire grec et toutes ses armées. Celles, justement, qui, grâce aux bons soins allemands, ont précipité le pays dans l’abîme d’une dette insondable, qui à son tour prendra soin, grâce à Tsipras, de ses obsèques. Tout cela n’arrive pas à ébranler la foi de ceux qui avaient déjà offert, au Tsipras encore en devenir, le maximum de compréhension, lorsqu’il jurait fidélité à l’OTAN et à l’UE, et nommait la madame Bilderberg, Spinelli (11), chef de l’analogue entourloupe italienne (heureusement éteinte). Pour convoquer ses ouailles aux réjouissances en l’honneur de celui qui a passé aux Grecs un nœud coulant pire encore que celui qu’ils avaient rejeté en masse par le référendum, le « manifesto » a usé de ses pages comme de trompettes du jugement. Et, du fond de leurs tombeaux ont surgi les Marco Revelli, les Guido Viale, les Norme Rangieri, les Burgio et toutes les têtes d’œuf de la « vraie et unique gauche » (12), un peu abrutie, parce qu’épuisée par la tâche fastidieuse de rehisser sempiternellement, à l’instar de Sisyphe, le rocher qui, régulièrement, lui retombe sur la tête. Et tous, avec une parfaite cohérence, d’applaudir en standing ovation, le rocher dégringolé sur la tête de la Grèce.

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(1Roberta Pinotti, ministre de la Défense dans le gouvernement Renzi, depuis 2014.

(2Paolo Gentiloni Silveri, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du gouvernement Renzi, depuis 2014.   

(3Le PYD (Parti de l’Union Démocratique), est un parti kurde syrien, qui a combattu les troupes gouvernementales et l’ALS pendant la guerre civile, et qui revendique le contrôle du Kurdistan moyen en Syrie.

(4) il manifesto, quotidien communiste italien, qu’à lire Grimaldi on peut comparer à L’Humanité de Pierre Laurent.

(5) Pas d’équivalent en français. Mince, alors ! En anglais : « a worthless man »,  « a blabbermouth », « a fool », « a gadabout », « a weathercock », « a quack ».

(6) Milena Gabanelli, journaliste italienne, dont l’émission, « Report », passe depuis 1997 sur RAI3.

(7) Antonio Di Pietro, magistrat et homme politique italien. Magistrat, il a participé à l’opération mains propres. Homme politique, il est le fondateur du mouvement Italie des valeurs, qui est membre du parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs. Cependant, il est allié électoralement aux partis du centre-gauche comme L’Olivier et Unione.  Ancien ministre du gouvernement Prodi. Il est aussi un des rares à avoir réclamé la démission de Berlusconi.

(8)  http://www.algeria-watch.org/fr/article/eco/corruption/eni_nouveau_scandale.htm

(9)  En Italie, le traitement de fin de rapport (TFR), versé au salarié lors de la rupture du contrat de travail, correspond à la partie du salaire mise de côté chaque année et gardée par l'employeur. Depuis le 1er janvier 2007, les salariés peuvent choisir de destiner ce TFR à un fonds de retraite complémentaire.

(10Bernie Sanders, candidat à l’investiture démocrate pour l’élction présidentielle, est le premier candidat US à se déclarer socialiste, ou plutôt « socialiste démocrate ». https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernie_Sanders

(11) Barbara Spinelli, journaliste italienne qui s’était portée candidate, en 2014, aux élections européennes, sur la liste L’autre Europe avec Tsipras. En mai 2015, elle a quitté L’Autre Europe toujours avec Tsipras, mais a souhaité conserver son mandat, sous une nouvelle étiquette. https://fr.wikipedia.org/wiki/Barbara_Spinelli

(12) Pas la peine de chercher qui ils sont. Il suffit de les remplacer par les nôtres, Laurent et Mélenchon en tête, et de remplacer il manifesto par L’Humanité, mais aussi par….et par… (à compléter sur les pointillés).

Source : http://fulviogrimaldi.blogspot.be/2015/09/puntini-sugli-i...

Traduction c.l.

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Armageddon sulla via di Damasco

(hélas non sous-titré en français)

 

 

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Comment on peut du moins essayer de fabriquer des citoyens adultes :

Iran : des délinquants condamnés à la lecture en alternative à l’emprisonnement !

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C’est ce que l’on pourrait appeler un enseignement adapté pour tous, y compris pour les délinquants. Ça, ce serait une vraie réforme, touchant à la fois l’Education Nationale, la Justice et la Culture. Ils sont forts, ces Iraniens ! Madame Najat Vallaud-Belkacem devrait s’en inspirer. RI

 

Une condamnation spéciale a eu lieu en Iran puisque plusieurs criminels de droit commun ont écopé d’une peine plutôt inattendue : acheter des livres puis les lire, au lieu d’effectuer une peine de prison. Il s’agit d’une manœuvre rendue possible par le biais de récentes modifications de la loi iranienne.

En Iran, la peine de mort est en vigueur et ce pays se classe même second juste derrière la Chine en nombre d’exécutions par habitants. Et pourtant, c’est bien là-bas qu’un jugement inédit a été ordonné. Une récente révision de la législation du pays permet en effet aux juges de proposer des alternatives à l’emprisonnement.

Pour Qasem Naqizadeh, juge iranien, il s’agit d’éviter « l’impact physique et psychologique irréversible » qu’une peine de prison peut engendrer sur les détenus ainsi qu’à leur famille, comme le rapporte l’agence de presse iranienne IRNA. Le juge Naqizadeh se poste en pionnier d’une telle application qui s’adresse principalement aux condamnés dont le casier demeure vierge. À leur disposition, une liste d’ouvrages « grand public » intègre également une sélection de livres scientifiques plus modernes.

« Les livres ont été sélectionnés afin que tous les condamnés puissent en faire usage, et ce, qu’importent leur niveau de lecture, leurs connaissances ou leurs âges » selon Qasem Naqizadeh.

Au-delà de la lecture des ouvrages, la sentence intègre également la rédaction de résumés exhaustifs servant de preuve. En effet, les condamnés doivent obligatoirement les fournir au juge. De plus, une dimension spirituelle est présente : les condamnés doivent inclure dans leurs résumés la retranscription de l’un des hadiths (recueil des communications orales attribuées au prophète Mahomet). Enfin, une fois la peine effectuée, les condamnés sont chargés d’offrir leurs ouvrages à une prison locale, sous forme de don.

Yohan Demeure

Sources : 8e ÉtageActua Litté

http://citizenpost.fr/2015/09/iran-delinquants-condamnes-...

Notre source : http://reseauinternational.net/iran-des-delinquants-conda...

 

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Seïf el Islam Kadhafi, le retour…

Réseau International –22 septembre 2015

 

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Le Conseil suprême des tribus libyennes s’est réuni dans le sud de la Libye et a nommé le fils du colonel Kadhafi, Seïf el Islam, comme représentant légal !

Le Conseil suprême des tribus libyennes s’est réuni dans le sud de la Libye le 14 septembre dernier. Très grosse surprise : c’est le fils du colonel Kadhafi, Seïf el Islam, qui en a été nommé le représentant légal ! Capturé en 2011 et depuis retenu par les milices de Zenten (alliées de Tobrouk), Seïf el Islam, qui est en réalité libre de ses mouvements, a été condamné cet été à mort par un tribunal de Tripoli qui réclame en vain son “extradition” vers la capitale.

Des tribus hors jeu

Sa nomination comme représentant légal marque un tournant important dans la vie des tribus. En effet, de nombreux chefs y ont longtemps été opposés et sa nomination se négociait sec dans les coulisses du Conseil depuis deux ans. Un bémol toutefois : ni le gouvernement officiel de Tobrouk ni celui clandestin de Tripoli n’intègre à ce jour les tribus libyennes dans le jeu politique. Une aberration imposée par l’Occident en 2011 tant la Libye est d’abord un pays tribal.

Sources :

http://reseauinternational.net/seif-el-islam-kadhafi-le-r...

http://mondafrique.com/lire/decryptages/2015/09/21/seif-e...

 

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Le tragique et honorable héritage de Muammar Gaddhafi

Françoise Petidemange - Réseau International4 octobre 2015

 

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Tripoli avant la guerre

 

Alors qu’il est question d’un retour de Saïf al-Islam Gaddhafi dans la vie politique et économique de la Libye, voici les faits historiques auxquels il va devoir faire face…

Muammar Gaddhafi n’a pas fait la Révolution du 1er Septembre 1969 tout seul. Ils étaient douze amis, pour la plupart issus de milieux pauvres, plus une centaine de civils et de militaires. Cette Révolution a été appelée “La Révolution blanche” parce qu’elle avait eu lieu sans effusion de sang (ce qui est rare dans l’histoire du monde). Contrairement à ce qui a été maintes fois dit… c’est le peuple libyen qui, au début des années 80, a accordé à Muammar Gaddhafi le titre de Guide révolutionnaire.

Lire la suite… 

Source : http://reseauinternational.net/le-tragique-et-honorable-h...

  

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Le cauchemar au Soudan du Sud :

« Nous venons en amis » - le film

Rosa LlorensSaker francophone 19 septembre 2015

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Après Le Cauchemar de Darwin en 2006, Hubert Sauper continue son voyage autour du Nil blanc : de Tanzanie (où se trouve le fameux Lac Victoria sinistré par l’élevage des perches du Nil), il passe, un peu plus au nord, au Soudan du Sud, pour poursuivre sa dénonciation des effets meurtriers de la mondialisation.

Hubert Sauper est aujourd’hui une référence en matière de documentaires (et l’on pourrait être fiers que, comme Peter Handke, il ait choisi la France pour y vivre), aussi les critiques sont-elles en général positives. Une note discordante, toutefois, celle de Vincent Malausa qui nous assène «5 raisons de fuir cette supercherie»! On se demande quelle corde sensible du trio infernal propriétaire de L’Obs (Bergé-Niel-Pigasse) ce film a pu toucher…

Cependant, d’autres critiques, apparemment positifs, cherchent à désamorcer le film en restant dans des généralités humanistes, déplorant les crimes sans nommer les coupables : ainsi, abusdeciné conclut qu’une fois de plus on voit que «notre monde ne tourne pas rond». Ou bien, si on est parfois plus précis, on ne nomme qu’un des coupables ; L’Obs accuse Sauper de tout mettre sur le même plan, «le témoignage cynique d’un Chinois, la parole humiliée d’un chef de village victime d’une entreprise de spoliation ou le grognement d’un chien enragé venu mordre la caméra». Mais c’est Malausa qui aplatit tout : sa phrase semble attribuer tous les méfaits au Chinois cynique, alors que c’est une grande société US qui spolie le village, et que le chien n’est pas enragé, mais dressé à défendre la propriété de deux colons venus du Texas.

La Croix, par contre, fait une critique mitigée, positive sur le fond du film, négative sur la forme : «Glaçant, puissant, [le film] laisse cependant le spectateur démuni, par manque de contextualisation.» Mais il corrige lui-même sa critique en concluant : «Par sa force, ce documentaire pousse cependant son spectateur à s’informer et approfondir le sujet par lui-même.»

C’est ce que j’ai fait, et j’ai trouvé sur Francetv info une interview de Sauper qui explique la forme choisie. L’Obs lui reproche son manque de sérieux, son côté Tintin au Soudan, son petit avion biplace nommé Sputnik (avec lequel il a voyagé de Bourgogne jusqu’au Soudan du Sud) ; mais Sauper explique qu’il l’a conçu exprès «pour avoir l’air inoffensif et ridicule», et pouvoir circuler sans susciter de méfiance dans un pays en guerre et interdit aux journalistes (et en effet les chefs de guerre s’amusent à tripoter son avion-jouet). C’est ainsi, conclut Francetv, qu’il utilise «le burlesque au nom de la dénonciation».

Ainsi donc, le spectateur est plongé in medias res, et en manque de repères : ce n’est pas la faute de Sauper, mais des médias qui, après avoir diabolisé le Soudan dirigé par le musulman Omar el-Béchir, évidemment criminel contre l’humanité, et nous avoir apitoyés en faveur des Chrétiens du Sud persécutés, ont abandonné brutalement le sujet, une fois la partition acquise, en 2011.

Sauper prend le relais, et atterrit dans le Soudan du Sud, sans doute en 2013, nous faisant découvrir le pays à sa suite, à ras de terre : et là, bien sûr, les contes de fées ou de sorcières du récit médiatique s’évanouissent. Il commence par un nom, bien connu, mais que j’aurais été incapable de situer sur une carte : Fachoda. Le fameux incident de Fachoda, et les malheurs du Soudan, s’expliquent par sa situation géographique, au croisement d’une ligne horizontale, française, qui va du Congo à Djibouti, et d’une ligne verticale, anglaise, qui va de la Tanzanie à l’Égypte. Cela explique aussi la férocité avec laquelle les Anglais ont réprimé la révolte du Mahdi en 1885 (rappelez-vous – Jules Verne? –, les rebelles attachés à la gueule des canons et pulvérisés ; et Wikipédia note qu’après la bataille d’Omdurman, où les mahdistes furent écrasés, en 1899, «personne ne s’interrogera sur le fait que presque aucun des 16 000 Soudanais blessés ne survécut»). Mais depuis, les rivalités anglo-françaises ont été remplacées par la rivalité entre les USA et la Chine.

Depuis l’indépendance, en 1956, le Nord musulman et le Sud chrétien sont en conflit ; les USA l’ont attisé de façon à aboutir à la partition (malgré le principe établi par l’OUA de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation) [voir là-dessus diploweb.com] ; et, comme il est logique, la Constitution du nouveau Soudan du Sud ne reconnaît qu’une langue officielle : l’anglais, parlé par 3% à 5% de la population. Les droits de l’homme et la démocratie l’ont donc emporté, contre le criminel Omar el-Béchir?

Michel Raimbaud, ancien ambassadeur de France au Soudan, interrogé par France 24, constate que la politique des USA au Soudan suit deux axes : le pétrole et les intérêts d’Israël. En 2008, le ministre israélien de la sécurité INTÉRIEURE déclarait : «Nous devons faire de sorte que le Soudan soit constamment préoccupé par ses problèmes intérieurs.» En effet, le Soudan, État africain musulman, pourrait jouer un rôle-clé pour unifier les pays qui soutiennent les Palestiniens. Quant au pétrole, 75% des gisements se trouvent dans le Soudan du Sud. Mais les infrastructures (raffineries, pipelines) sont au Nord. En outre, la production est perturbée par une nouvelle guerre civile, qui a éclaté en 2013, entre Sudistes, le président, l’homme au chapeau de cow boy, Salva Kiir, catholique, et son vice-président, presbytérien. Depuis, le pays est le théâtre d’exactions effroyables (femmes et enfants violés, mutilés, torturés, massacrés, la routine habituelle, est-on tenté d’ajouter, comme au Congo Kinshasa voisin, lui aussi maudit par la richesse de son sous-sol.

Revenons au film, qui n’éclaire cette réalité catastrophique que de façon ponctuelle (et on lui en est reconnaissant). Il commence par mettre en cause les Chinois, très investis au Soudan depuis que, en 1993, les USA l’ont fermé aux Européens en le déclarant État voyou : les travailleurs chinois semblent peu intéressés par les indigènes, certes ; mais cela a un avantage : ils se contentent, pragmatiquement, d’extraire autant de pétrole qu’ils peuvent.

Du côté US, par contre, le tableau devient ubuesque. En attendant de mettre en place leurs infrastructures pétrolières, les États-uniens commencent par forer le cerveau des Soudanais, avec toute la force de frappe de leur soft power, depuis Hollywood (George Clooney) jusqu’aux évangélistes. Une dame de charité, caricature de l’Américaine (type : Nancy Reagan), nous invite à partager son scandale : en dehors du poste US, on trouve encore des enfants qui vont tout nus! Et une scène hallucinante la montre enfilant de grosses chaussettes et des sandales en plastique à de jeunes enfants en pleurs, qui, ainsi harnachés, ne peuvent plus marcher. Le pasteur, lui, endoctrine les Africains : «Quand je prie, je prie comme Jésus», «ce que je veux, c’est ce que veut Jésus», et il n’oublie pas de citer sa Holy Bible : «Tu gagneras ton pain à la sueur de ton front». Et, en effet, l’image suivante montre des Noirs cassant des roches au marteau, et des femmes les réduisant en cailloux. Un responsable US vient inaugurer des installations électriques, proclamant : «Nous vous apportons la lumière, au propre et au figuré»; l’image suivante montre le nuage de poussière noire permanent produit par le traitement des tonnes de pierres cassées par les Africains.

Mais le comble de l’ignominie est atteint par le couple de colons texans qui raconte, tout sourires (le comportement des indigènes est si ridicule!) que lorsqu’ils ont enclos le terrain où ils ont construit leur maison, les Noirs se sont plaints, car leurs chèvres avaient l’habitude de brouter là ; mais depuis, «ils se sont fait une raison».

Il semble que L’Obs ne critique le confusionnisme de Sauper que parce que, justement, il est trop net ; à travers le film, sans qu’il ait besoin de condamnations indignées, on voit à l’œuvre la palestinisation du Soudan du Sud : l’expulsion des habitants du pays par des colons qui se sentent chez eux («le climat est le même qu’au Texas») et qui n’ont aucun doute sur leur droit à cette nouvelle Terre promise.

Rosa Llorens est normalienne, agrégée de lettres classiques et professeure de lettres en classe préparatoire.

Source :http://lesakerfrancophone.net/nous-venons-en-amis-le-film...

 

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Mis en ligne par Intérim le 5 octobre 2015

 

 

 

14:45 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

06/09/2015

L'EUROPE MISE À NU (SUITE)

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L’EUROPE mise à nu (suite)

ou

Que faire contre le gang des manipulateurs ?

 

Ce post fait suite au précédent. Il en est le prolongement, ou, si on veut, l’envers de la médaille. Toujours pas de gaîté de cœur mais parce qu’il y a une sorte d’urgence.

Résumé : nous nous sommes fait avoir en maijuin 68, nous nous sommes fait avoir par Syriza ; ne récidivons pas avec le « Maidan » européen.

Les réfugiés déferlent. Qui sont-ils, d’où viennent-ils,  pourquoi viennent-ils et pourquoi maintenant ? Pourquoi les merdias, tout à coup, s’en préoccupent-ils, alors qu’ils se désintéressent depuis bientôt trois décennies de leur sort, de leurs innombrables morts ?

Nous avons fauché des débuts de réponses du côté de chez RÉSEAU INTERNATIONAL, COMITÉ VALMY et SILVIA CATTORI, principalement. Tout est à lire. Après, il faut aussi voir ailleurs et réfléchir.

 

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Et les centaines d’autres, qui se sont noyés avant, personne ne les a vus ?

Le bébé providentiel

 

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Quel que soit l’évènement, si BHL s’en mêle, c’est que ça sent le soufre. Si, en plus, il y a une volonté acharnée du monde des médias de nous tirer des larmes, ce n’est même plus suspect, c’est la certitude qu’il y a une stratégie derrière. Quand BHL et les médias se mobilisent avec tant de cœur et une synchronisation aussi parfaite, c’est qu’ils sont en mission. Rappelons-nous les enfants squelettiques du Biafra dans les années 60-70, quand la France voulait mobiliser l’opinion pour s’accaparer une partie du pétrole nigérian. Rappelons-nous encore les nourrissons Koweïtiens massacrés dans leurs couveuses par les soldats Irakiens, ou encore ces corps alignés d’enfants Syriens gazés pour faire porter le chapeau à Bachar Al Assad et son gouvernement.

 

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Les exemples ne manquent pas et c’est systématiquement le même processus de manipulation des émotions qui est utilisé. Qu’est-ce qui fait que ça marche à tous les coups ? La peur de paraitre inhumain, ou d’être en « dysharmonie » avec les autres ?

Dans l’affaire des migrants, nous venons de passer une phase stratégique cruciale, celle de l’utilisation du pauvre petit enfant innocent. L’avantage de cette stratégie, c’est que tout résistant peut être lynché, car l’enfant devient « L’ENFANT » qui doit faire tout oublier, y compris les autres enfants écrabouillés par les bombes de l’OTAN en Libye, ou froidement massacrés par les terroristes en Syrie. Même les deux enfants morts le même jour à Paris dans un incendie criminel ne comptent pas. Cet ENFANT, comble de cynisme, porte un nom qui n’en est pas un, ou plutôt qui est tout un symbole : Aylan Kurdi, c’est à dire Aylan le Kurde. C’est facile à retenir et les Européens ont une certaine sympathie pour les Kurdes.

 

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A croire que les centaines de milliers de plages qui bordent les centaines de milliers de kilomètres des côtes grecques et turques, et leurs innombrables îles, ne sont plus sillonnées que par des sauveteurs turcs et grecs qui ne se baladent jamais sans être accompagnés de leur photographe attitré. Ainsi, quand ils trouvent le corps d’un petit enfant, leur premier geste le plus urgent n’est pas de vérifier que l’enfant est encore en vie pour, éventuellement lui porter secours, mais de dire au photographe de prendre des clichés qui pourront réveiller la conscience des plus récalcitrants des Européens face à la tragédie des migrants. C’est bien connu, une bonne image arrache plus de larmes que les faits.

 

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Ensuite, et ensuite seulement, le sauveteur fera son boulot de sauveteur qui, dans le cas de l’enfant trouvé sur la plage de Bodrum en Turquie, consistait essentiellement à prendre dans ses bras un cadavre encore tout frais, ni rigide, ni cyanosé (peut-être était-il encore sauvable pendant les prises de vue ?). Encore un ou deux clichés avec l’enfant dans les bras, histoire d’insister un peu plus sur la nécessaire prise de conscience des Européens. Ce genre de photos a déjà fait ses preuves, Bernard Kouchner avec son sac de riz pourrait nous en parler.

Que sont devenus les Erythréens ? Personne n’en parle plus. Peut-être était-ce une stratégie entrant dans le plan global ? Peut-être voulait-on faire peur aux Européens avec une supposée invasion d’Africains, pour mieux faire accepter des migrants Moyen-Orientaux ? Qui sait ? Les médias disent que les nouveaux migrants viennent de Syrie. Mais sait-on qui ils sont vraiment ? Bizarrement ils semblent tous arriver via la Turquie, qui n’est pas un pays en guerre, ayant probablement transité par des camps de réfugiés contrôlés par les rebelles, quel que soit le nom qu’on leur donne. Pour quelle mission ont-ils été envoyés en Europe, avec le soutien des BHL et ses compagnons habituels ? Nous ne tarderons pas à le savoir. Il suffit juste d’attendre.

AVIC– Réseau International

Source :  http://reseauinternational.net/le-bebe-providentiel/

 

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Lire aussi, reçu en dernière minute, sur le même sujet :

L’immonde instrumentalisation d’un cadavre d’enfant

Sur : http://arretsurinfo.ch/limmonde-instrumentalisation-dun-c...

 

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Des choses que l’on sait beaucoup moins à propos de l’énorme vague migratoire en Europe.

Valentin Vasilescu – R.I. 1er septembre 2015

 

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L’exode de Libyens, Syriens et Irakiens de ces derniers jours, rappelle l’époque des grandes migrations au début du Xe siècle en Europe, à travers les frontières maritimes de l’Espagne, la Grèce et l’Italie, puis la traversée des frontières de la Macédoine, la Serbie et la Hongrie, à destination de l’Allemagne, l’Autriche et la Suède. Personne ne peut arrêter cette immense vague de centaines de milliers d’immigrés qui submerge l’Europe, probablement parce qu’il s’agit d’une opération bien organisée par quelqu’un qui aurait un objectif de politique étrangère, en générant une crise humanitaire, avec à la clé la perte de vies de personnes innocentes

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/des-choses-que-lon-sait-be...

 

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Coup double : retirer de Syrie des citoyens en âge de combattre... ou l’immigration comme outil pour désarmer la Syrie souveraine.

 

Syrie : Que nous prépare l’Occident
après sa guerre destructrice et son terrorisme ?

 Moustapha Al-Mikdad - Al-Thawra [Syrie] 31 août 2015

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Les épisodes de la conspiration du bloc occidental contre la Syrie ne sont pas encore épuisés, chaque jour nous amenant son lot de détails inattendus.

Malgré les dispositions très claires [du côté syrien] en faveur du « processus politique » et le souci international de parvenir à ladite « solution politique », abstraction faite de la situation sur le terrain, les cellules des Renseignements occidentaux continuent à fabriquer de nouveaux épisodes dont l’impact sera probablement encore plus grave que celui des groupes terroristes qu’ils nous ont expédiés des quatre coins du monde.

Lire la suite…

Sources : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6286

 

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Si peu de familles, c’est vrai... et tant de jeunes gens en âge et en état de combattre autour de Bachar al-Assad ! Bizarre, bizarre… vous avez dit bizarre ?...

L’arme migratoire
et le Maïdan européen

Karine Bechet-Golovko – Russie Politics2 septembre 2015

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En regardant les images diffusées en boucle sur le blocage de la gare de Budapest débordée par des "réfugiés" syriens ou d’ailleurs, personne n’a vérifié, une idée s’impose : ce ne sont pas des migrants, ce sont des combattants.

Hier, une action de protestation a été organisée par des migrants-manifestants à Budapest : ils voulaient aller en Allemagne et le scandaient. Après avoir résisté comme ils ont pu, les autorités ont laissé passer la masse vers l’Allemagne, qui n’a pas manifesté une joie particulière.

Régardez bien ces deux vidéos, la première vient de la chaîne russe Canal 5 et la seconde de Euronews.

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6293

 

Si on vous dit qu’ils « entrent » par la Macédoine et la Turquie… qu’ils se déversent de préférence chez les peuples soucieux de prendre leurs distances avec l’U.E. et l’OTAN (Hongrie, Serbie, Tchécoslovaquie, Autriche, Grèce, Italie…) et que, tandis qu’« on » nous fait frissonner à coups de passeurs-trafiquants de chair humaine qu'ils doivent engraisser, des ONG leur donnent de l’argent pour qu’ils émigrent… Ah, la belle bleue !... Ah, la belle rouge !...

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On n’en finit pas de voir tout le monde se demander, à propos de Vladimir Poutine, de l’Iran et de Bachar : « le lâcheront ?... ne le lâcheront pas ? ». Sami Kleib retourne la question.

 

Sami Kleib : Et si Bachar Al- Assad abandonnait l’Iran et la Russie ?

 

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Depuis le début de la guerre en Syrie, les analystes posent la question, à laquelle ils ont fini de croire dur comme fer, à force de la répéter : l’Iran et la Russie abandonneraient-t-ils le président Bachar al-Assad ?

Et si Bachar Al Assad abandonnait l’Iran et la Russie ?

Depuis le début de la guerre en Syrie, les analystes posent la question, à laquelle ils ont fini de croire dur comme fer, à force de la répéter : l’Iran et la Russie abandonneraient-t-ils le président Bachar al-Assad ? Bachar al-Assad est revenu pour la millième fois, notamment dans son dernier interview avec notre collègue Amr Nassef, d’Elmanar, pour confirmer la solidité des relations avec les deux pays.

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6281

 

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Avec la bénédiction de MM. Fabius et Hollande ?

 

Paris : Le drapeau des djihadistes en Syrie flottait lors du rassemblement en soutien aux réfugiés

 

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Lors du rassemblement du 5 septembre à Paris, réclamant « l’accueil des réfugiés et le respect de la dignité humaine de tous les migrants »,  nous avons été fort surpris de voir flotter des drapeaux à trois étoiles, emblème des groupes djihadistes en Syrie, et de l’opposition au gouvernement Assad alignée sur les puissances engagées à déstabiliser la Syrie. Une déstabilisation qui a très largement provoqué la fuite de millions de Syriens.

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/paris-le-drapeau-des-djihadistes-e...

 

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Si vous ne lisez dans votre vie qu’un seul article sur le terrorisme, lisez celui-là.

Terrorisme de la misère, misère du terrorisme !

Comité Valmy -31 août 2015

11. Fabius_EIIL_Irak-2.png

Al-Qaïda : terroriste en France, alliée en Syrie

 

Le terrorisme, l’un des plus vieux métiers du monde, a toujours été source d’innombrables malentendus. Échappant à toute définition universelle stable, ce phénomène demeure une manifestation foncièrement politique, dans ses émergences et ses passages à l’acte comme dans les anticipations et les ripostes qui lui sont opposées. Et, comme toutes les grandes questions historiques, le terrorisme donne systématiquement lieu à des interprétations contradictoires.

Exemple : le rôle de Robespierre dans la Terreur a été amplifié à cause du discours, resté célèbre, qu’il prononça à la Convention le 25 décembre 1793 : « le but du gouvernement constitutionnel est de conserver la République ; celui du gouvernement révolutionnaire est de la fonder (…) Le gouvernement révolutionnaire doit au bon citoyen toute la protection nationale ; il ne doit aux ennemis du Peuple que la mort. Ces notions suffisent pour expliquer l’origine et la nature des lois que nous appelons révolutionnaires (…). Si le gouvernement révolutionnaire doit être plus actif dans sa marche et plus libre dans ses mouvements que le gouvernement ordinaire, en est-il moins juste et moins légitime ? Non ; il est appuyé sur la plus sainte de toutes les lois : le salut du Peuple ». Robespierre, qui fût le premier à dénoncer les excès hébertistes, n’évoque ici que les moyens contraints, voire légitimes, de défense des acquis de la Révolution, loin des égarements sanguinaires que bien des idéologues, tels que François Furet (pour n’en nommer qu’un), ont voulu lui prêter afin de réduire à néant la portée politique de son action.

Lire la suite…

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6289

 

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Rawète, comme on dit par ici, ce qui signifie 13e œuf à la douzaine (les auditeurs de Matin Première peuvent sauter) :

 

SYRIE : REPORTAGE exceptionnel à Damas (RTBF - radio)

Comité Valmy5 septembre 2015

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RADIO TÉLÉVISION BELGE (RTBF) : Reportage exceptionnel de Françoise Wallemacq et Patrice Hardy en Syrie. Le contraste entre la capitale Damas et une grande partie du pays y est saisissant.

POUR ÉCOUTER LE REPORTAGE
CLIQUEZ ICI

 

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Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article6300

 

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En prime (petites choses trouvées ailleurs)

BOTUL au Kurdistan

(Ils ont du souci à se faire)

RT en français5 septembre 2015

 

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Quand BHL pose et s'expose au Kurdistan, c'est toute la toile qui explose... de rire

Il est partout BHL, partout où la-démocratie-et-la-lutte-contre-la-barbarie réclament son aide précieuse. Dernièrement, il était au Kurdistan et l'a fait savoir au monde entier via twitter... à la grande joie des internautes.

BHL a encore mouillé sa coûteuse chemise blanche (sur mesure et à 150 euros pièce, tout de même) pour aller soutenir une autre cause, celle des combattants kurdes contre Daech. Sur son compte twitter, on peut voir le philosophe germanopratin poser fièrement aux côtés des Peshmergas. 

Lire la suite…

Source :  http://francais.rt.com/france/6366-bhl-kurdistan-twitter

 

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Pas par intérêt pour l’oiseau qui ne nous fait pas rire… Petit coup de chapeau en passant, à l’Agence Info-Libre, qui fait du si bon travail.

 

Histoire de BHL – Partie I

 


 

Histoire de BHL – Partie 2

 


 

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Et un peu d’art pour finir :

Les arrêts de bus soviétiques photographiés par un Canadien

 

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Ces abris, édifiés du temps de l’Union soviétique et destinés aux gens qui attendent les transports publics, sont devenus une source d’inspiration inépuisable pour le photographe canadien Christopher Herwig.

Les arrêts de bus peuvent parfois se transformer en ce qu’il appelle des «Beaux-Arts publics». . 

 Lire et surtout VOIR la suite…

Source : http://francais.rt.com/international/6517-arrets-bus-sovi...

 

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Pour suivre ce qui se passe actuellement au Yémen, en Syrie, au Liban, et savoir à quelle sauce nous serons mangés, voir :

http://sayed7asan.blogspot.be/

http://www.almanar.com.lb/french/main.php

http://reseauinternational.net/

http://www.comite-valmy.org/

http://www.legrandsoir.info/

http://arretsurinfo.ch/

http://www.voltairenet.org/

http://www.alterinfo.net/

http://www.les-crises.fr/

http://lesakerfrancophone.net/

et quelques autres qui nous pardonneront.

 

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BLOG EN PAUSE JUSQU’À NOUVEL ORDRE

 

Mis en ligne le 6 septembre 2015

 

 

 

 

20:41 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/09/2015

L'EUROPE MISE À NU PAR SES PRÉTENDANTS, MÊME

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Pourqoi faut-il que les gens se fassent virer de chez eux en grands nombres juste quand on est au lit avec la crève et qu’on voudrait bien y rester ?

Heureusement qu’on est à la retraite, sinon, on devrait se faire porter pâle plus longtemps au boulot.

Au quoi ?

Ah, c’est vrai.

 

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L’Europe mise à nu par ses prétendants, même

 

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Marquage de migrants: Prague contraint de s'expliquer

Sputnik.fr3 septembre 2015

4. Marquage.jpg

Le ministère tchèque des Affaires étrangères a déclaré que les migrants ont été numérotés pour « empêcher que des enfants se perdent ».

Des militants humanitaires tchèques ont dénoncé les actions des policiers ayant inscrit des numéros sur les mains de migrants interpellés à bord d'un train en provenance de l'Autriche et de la Hongrie.

Ce procédé rappelle inévitablement celui utilisé par les nazis pour identifier les prisonniers des camps de concentration. L'avocate de la Ligue tchèque des droits de l'Homme Zuzana Candigliota a déclaré qu'« aucune loi n'autorise à marquer les gens de cette manière ».

Lire la suite…

Source : http://fr.sputniknews.com/international/20150903/10179503...

Commentaires 

Une éructation parmi tant d’autres.

On l’a relevée parce que c’est là qu’on est. Notre ville.

Et qu’en regardant les gens se battre pour monter dans les trains, on se revoit en 1940. Juste comme ça. Pareil.



  

Michel Loncin ·

Université de Liège

Il FAUT les MARQUER ... que cela offre une analogie avec "l'Etoile Jaune" ou pas !!! Trève de "sentiments "droits-de-l'hommiste IMBECILE : parmi ces masses, il y a ASSUREMENT des CONSPIRATEURS et des TERRORISTES islamistes ANTI CHRETIENS !!!

 

 

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Et si au lieu de brailler sur les effets, on se préoccupait des causes ?

Pourquoi et par la faute de qui ces gens doivent-ils s’enfuir de chez eux avec ce qu’ils ont sur le dos ?

?

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Pour résumer les choses, la situation  créée par « les Occidentaux » au Moyen Orient empire de jour en jour. Depuis 25 ans. C’était prévu. Par les aigles de Washington. Qui s’en fichent puisque ce n’est pas chez eux. Ni la guerre ni les réfugiés. C’était prévu par les sous-aigles de Bruxelles, qui ne pouvaient pas ignorer les conséquences de ces infâmes croisades pour leur continent mais qui n’ont pas osé dire « non » à l’ignoble aventure. Il y en a même – chez les suppositoires verts – qui veulent y aller encore plus fort. Y compris en marchant sur le corps des chrétiens dont ils se foutent quand ce sont les chrétiens des autres mais qu’ils se mettent à invoquer tout à coup, quand des hordes de malheureux déferlent dans leur basse-cour.

 

5. zaatari_syrian refugee_camp in Jordan.jpg

Camp de réfugiés Syriens de Zaatari, Jordanie. Il y a deux ans.

Musulmans, chrétiens, coptes, alaouites, sansdieu, qui vivaient en paix, jusqu’à nous et notre lâcheté crasse.

 

Or donc, hier ou avant-hier, des centaines de ces pauvres, en gare de Budapest, ont essayé de prendre un train pour l’Autriche. Leur but : atteindre l’Allemagne. Pour les Allemands au chômage, ce n’est pas l’Eldorado, mais pour eux, si : pas de bombes, pas d’égorgements, pas d’enfants rôtis à la broche, etc. etc.

Au départ, il était prévu que les Hongrois laissent faire. Laissent passer. Et puis, tout à coup, contr’ordre. Venu d’où. Quelle question ! Bref, interdiction de monter dans les trains et le seul qui, archi-bondé, se dirigeait déjà vers la frontière autrichienne, est arrêté en rase campagne, à hauteur de Bicske, où se trouve un camp. De concentration. Dont on sait quand on y entre mais jamais quand on en sort, rappelez-vous. Les malheureux qu’on veut faire descendre, qu’on tente de diriger vers les barbelés, renâclent, tentent de se sauver. Quelques douzaines y réussissent. D’autres remontent de force dans le train. C’est le chaos absolu. Prévu. À Washington. Et accepté. Par les gros bras dompteurs de Grèce. Quant à vous, bonnes gens, démerdez-vous. On ne récolte jamais que ce qu’on a semé.

 

6. Bicske - migrants.jpg

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Viktor Orban à Bruxelles :

Les réfugiés sont « un problème allemand » et  « l’U.E. est incapable de contrôler la situation »

RT –3 septembre 2015

 

 

Selon RT, M. Viktor Orban, Premier ministre de Hongrie, est venu à Bruxelles pour dire à ces Messieurs-Dames ce qu’il pensait d’eux et les avertir de deux ou trois choses, notamment celle-ci : les autorités de Budapest sont en train de mettre sur pied un paquet de mesures destinées à empêcher les foules de réfugiés de passer leurs frontières. Ses compatriotes, a-t-il dit, sont paniqués, parce qu’ils voient bien que l’Union Européenne ne contrôle plus rien du tout. (Si elle a jamais contrôlé quelque chose).

 

 

 « Nous, Hongrois, sommes pleins de peur, et les peuples d’Europe sont pleins de peur, parce qu’ils voient que les dirigeants de l’Europe, et parmi eux des Premiers ministres, sont incapables de contrôler la situation. »

 « Je suis venu ici pour informer le président (Martin Schulz) que la Hongrie fait tout ce qui est possible pour maintenir l’ordre. Nous sommes, en ce moment, au Parlement hongrois, en train de mettre sur pied des mesures régulatoires. Contraints et forcés, nous allons élever une barrière physique. Tout cela va créer une nouvelle situation en Hongrie et en Europe à partir du 15 septembre. Nous avons une semaine pour nous y préparer. »

 

 

Dans une interview accordée au Frankfurt Allgemeine Zeitung, M. Orban a défendu la décision d’ériger une barrière le long de sa frontière avec la Serbie, en disant : « Nous ne faisons pas ça par plaisir, mais parce que c’est nécessaire. »

Source : http://www.rt.com/news/314191-hungary-pm-refugee-crisis/

 

Sauf si nous comprenons de travers les paroles du Premier ministre hongrois et ce qui est en train de se passer, l’Union Européenne n’existe plus vraiment. Un peu comme le roi Louis XVI après Varennes. Les frontières de Schengen ont volé en éclats et la Hongrie est le premier pays à reprendre ses billes. Combien de temps vont-« ils » encore réussir à faire semblant ?

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Cela dit, y a-t-il le feu au lac ? Oui, peut-être, mais c’est loin d’être la première fois. L’Europe a vécu ce genre d’invasion des douzaines de fois dans son histoire. C’est même ainsi qu’elle s’est peuplée, qu’elle s’est faite, et la « culture européenne » dont tant d’ignorants se targuent, ne fut rien d’autre que le résultat de ces inondations successives de peuples de toutes origines qui lui ont servi d’alluvions. Nos aïeux furent d’abord des envahisseurs ou des réfugiés comme les autres. Si on avait le temps, on pourrait vous en donner des poignées d’exemples.

Le problème particulier à l’Europe d’aujourd’hui est double : premièrement, le chômage qui l’accable ne lui permet pas d’accueillir cette main d’œuvre fraîche et ce sang neuf à bras ouverts comme elle le devrait, mais cette situation n’est pas sa faute à elle (la main d’œuvre en surnombre) ; deuxièmement, l’Europe n’a plus de culture à défendre contre les supposées hordes musulmanes. La culture européenne est morte, de la main des Européens eux-mêmes, dans les années 50. Rappelez-vous le Plan Marshall, Hollywood, la peinture abstraite, le Coca Cola, le pidgin au lieu du français, la musique pour remplacer les révolutions… Et maintenant les cours de masturbation à l’école, les garçons forcés (sinon, mauvaise note) de s’habiller en filles et les filles en garçons, les femmes bientôt forcées de louer leur ventre à des amateurs étrangers de petits Français, ou Belges, ou Grand-Bretons. Le sort de Palmyre vous navre… Vous avez vu Paris ? Pas Daech : Pompidou. La CIA et Gladio ont bon dos, et certes, ils ont fait ce qu’ils ont pu pour démolir l’Europe. Leur grande trouvaille a été de la laisser le faire elle-même. Les peuples du Moyen-Orient peuvent déferler tant qu’ils veulent, des Portes de Fer à la Pointe du Raz : il n’y a plus rien à détruire que des ruines.

Rose.

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Et pourtant, ici et là, quelque chose surnage…

Allemands, encore un effort !

Peut-être votre exemple nous donnera-t-il le courage de vous imiter.

 

Allemagne : Manifestation pro-réfugiés à Heidenau malgré l’interdiction de la Cour d’appel

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Plus de 300 activistes en faveur de l’accueil des réfugiés sont descendus dans les rues de la ville allemande d’Heidenau le 28 août pour exprimer leur soutien aux réfugiés nouvellement arrivés dans la ville.

Les manifestants en faveur des demandeurs d’asile, réunis après la tenue d’une fête de bienvenue aux réfugiés, brandissaient des pancartes condamnant le modèle capitaliste et scandaient des slogans tels que « Il n’y a pas de place pour la propagande nazie ici » et « Affirmons-le haut et clair, les réfugiés sont les bienvenus ici ».

 


 

Une forte présence policière s’est déployée pour surveiller cette manifestation de dernière minute. Cependant, aucune information sur les incidents n’a été rapportée par les autorités au cours du rassemblement vendredi soir, cette action étant restée pacifique.

Le rassemblement intervient après la décision la Cour d'appel de Saxe d’interdire la tenue de toute manifestation au cours du week-end à Heidenau. Cette mesure prise afin d’éviter que de nouveaux troubles n’éclatent a été vivement critiquée par le tribunal administratif de Dresde qui l’a même qualifiée d’«illégale».

 

La justice allemande rétablit en appel l'interdiction de manifester à #Heidenau ce week-end

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Quant à la «fête de bienvenue aux réfugiés», elle a été initialement interdite par les autorités locales mais le tribunal de Dresde en première instance, a autorisé son déroulement juste quelques heures avant le début de celle-ci, ce qui a donné aux organisateurs peu de temps pour tout préparer.

Source : http://francais.rt.com/international

 

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Manifestation jubilante de jeunes pro-réfugiés, venus de Dresde à Heidenau

 

Samedi dernier, après avoir participé à une manifestation de solidarité avec les réfugiés à Dresde, quelques centaines de jeunes ont sauté dans le train pour Heidenau et fait, à leur arrivée, une nouvelle manifestation aux abords du nouveau refuge instauré par la ville.

Ils ont dansé et chanté aux portes des anciens magasins Praktiker, transformés en abri de fortune pour les réfugiés. Cet asile, controversé, avait subi plusieurs attaques de groupes d’extrême-droite les jours précédents.

L’Allemagne s’apprête à recevoir 800.000 demandeurs d’asile cette année, quatre fois plus qu’en 2014.

 


 

Source : http://www.rt.com/in-motion/313872-germany-pro-refugee-pr...

 

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LEIPZIG

Des pro-réfugiés s’opposent à une manifestation anti-islamique

 

Quelque 2.000 personnes sont sorties dans les rues de Leipzig lundi, pour s’opposer à une manifestation de LEDIGA, une ramification du mouvement d’extrême-droite PEGIDA (Patriotes Européens contre L’Islamisation de l’Occident). Ils brandissaient des pancartes disant « Réfugiés : Bienvenue ! » et « Leipzig, courage ! »

Dans le centre de la ville, 150 membres de LEGIDA se livraient à leur démonstration hebdomadaire, agitant des drapeaux allemands et des signes anti-musulmans.

Il n’y a pas eu d’affrontement entre les deux groupes

 


 

Mais la police anti-émeutes a quand même fini par bastonner les anti-LEGIDA.

Peut-être la police anti-émeutes est-elle pro-LEGIDA… Et ses maîtres ?

 


 

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MUNICH

Accueil de réfugiés en provenance de Vienne.

RT – 31 août 2015

Trois trains transportant des centaines de réfugiés sont arrivés ce lundi (31 août) à Munich en provenance de Vienne. Les réfugiés ont été reçus chaleureusement par de très nombreux habitants de la ville, venus avec pancartes et bannières les accueillir, les embrasser et leur offrir à boire et à manger.

 


 

Source : https://ruptly.tv/vod/view/33757/germany-hundreds-of-refu... 

 

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VIENNE

20.000 personnes se rassemblent pour soutenir les migrants

RT.com Intl1er septembre 2015

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Environ 20.000 personnes ont défilé à Vienne, lundi, pour montrer leur soutien aux nombres de plus en plus grands de réfugiés arrivant dans la capitale de l’Autriche. Les manifestants portaient des pancartes et des bannières disant « Bienvenue aux réfugiés » et « Personne n’est illégal ». Les manifestants de tous âges se sont regroupés à la gare de Westbahnhof et la manifestation s’est déroulée tandis qu’un service était célébré à la cathédrale Saint-Étienne, en mémoire des 71 personnes trouvées mortes dans un camion abandonné la semaine dernière.

Source : https://www.rt.com/in-motion/313989-massive-rally-migrant...

 

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Des milliers de manifestants à Vienne contre les mauvais traitements infligés aux migrants.

RTÊ.ie News31 août 2015

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20.000 personnes ont occupé le centre de la capitale autrichienne, pour protester contre le traitement indigne réservé aux réfugiés en provenance du Moyen Orient. Les manifestants se sont rendus à la Westbahnhof, où un train transportant des centaines de demandeurs d’asile était attendu, en provenance de Budapest, après avoir été immobilisé pendant plusieurs heures à la frontière entre la Hongrie et l’Autriche. L’événement s’est déroulé après la découverte des corps de 71 réfugiés (59 hommes, 8 femmes et quatre enfants) dans un camion abandonné près de la frontière hongroise la semaine dernière.

 

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Au cours de la messe célébrée à leur mémoire, dans la cathédrale Saint-Étienne, le cardinal-archevêque de Vienne, Mgr. Christoph Schoenborn, a dit « Nous en avons assez ! Assez des morts, des souffrances et des persécutions ! »

 

 

 

Mais, auparavant, le ministre de l’Intérieur autrichien avait déclaré que le pays renforçait les contrôles à ses frontières orientales. Ces contrôles ont permis de découvrir 200 demandeurs d’asile et d’arrêter 5 passeurs.

La ministre de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner, a dit que ces contrôles n’étaient pas des contrôles frontaliers classiques. « Nous n’agissons pas en violation des accords de Schengen » a-t-elle assuré, ajoutant : « Nous maintiendrons ces contrôles à tous nos postes-frontières principaux, pendant une période indéterminée et fouillerons tous les véhicules susceptibles de cacher des personnes victimes de trafic ». [Car sans passeurs, pas de réfugiés, c’est sûr. NdT]

En conséquence des fouilles, l’autoroute principale reliant la Hongrie a l’Autriche a été bloquée, ce matin,  par un bouchon de 30 kms. Simultanément, la même chose s’est produite sur l’autoroute secondaire M1.

Au cours des trois derniers jours, la police a arrêté 8.792 migrants qui passaient la frontière de la Hongrie en provenance de Serbie. La police hongroise a annoncé avoir arrêté un  cinquième suspect dans l’affaire de la mort des 71 personnes abandonnées dans un camion [de transport de poulets. NdT]

Pendant ce temps, l’Union Européenne a convoqué une réunion d’urgence des dirigeants de l’Union.  De leur côté, les ministres de l’Intérieur se rencontreront à Bruxelles le 14 septembre, pour décider des mesures à prendre.

L’appel à une réunion des 28 états membres fait suite à une demande conjointe de l’Allemagne, de la France et de la Grande Bretagne.

L’Allemagne nie que des trains spéciaux amènent des migrants de Hongrie en Allemagne.

Steffen Seibert, porte-parole d’Angela Merkel a été ferme sur ce point et précisé : « Les gens qui arrivent en Hongrie doivent y rester et y faire leur demande d’asile. »

Eh bien, ils ne veulent pas, et M. Orban non plus.

Andras Giro-Szasz (Hongrie) a rappelé que, selon la règlementation de Schengen, les réfugiés ne peuvent quitter la Hongrie qu’avec des papiers en règle et un visa du pays de destination. Or, l’attitude équivoque de l’Allemagne à l’égard des réfugiés syriens a fait naître chez eux de faux espoirs. « Il est temps que l’Allemagne clarifie sa position légale. » a-t-il conclu.

Rien qu’au cours de la semaine dernière, 10.000 personnes sont entrées en Hongrie en provenance de Serbie. Elles ne veulent pas rester en Hongrie, elles veulent aller en Allemagne. Mais l’Allemagne…

 

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Les autorités hongroises ont commencé à ériger une barrière de 4 mètres de haut le long de leur frontière avec la Serbie.

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L’Union Européenne discute des moyens de rationaliser le processus d’arrivée des migrants et de faire face d’une façon plus unifiée à cet afflux.

La Grande Bretagne, l’Allemagne et la France ont demandé que soient établis des centres de rétention où les arrivants puissent être enregistrés et leurs empreintes prises lors de leur arrivée en Europe et que ces centres se trouvent à des endroits précis d’Italie et de Grèce.

 

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La Grèce et l’Italie, et d’autres pays méditerranéens se débattent avec un afflux de réfugiés qui a dépassé, depuis le début de l’année, les 340.000.

Des milliers de gens fuient chaque jour la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan et d’autres pays dévastés par la guerre, le terrorisme et la misère, dans ce que les officiels estiment être le pire flux migratoire depuis la Deuxième guerre mondiale.

Source :  http://www.rtê.ie/news/2015/0831/724605-refugees-migrants/   (Irlande)

 

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BERLIN

Colocations avec des migrants, une association allemande débordée par les offres

RT.fr2 septembre 2015

 

16. Colocation.jpg

 

Sur le modèle de la plateforme communautaire «AirBnB», qui met en relation avec des globe-trotters des habitants désireux de louer des chambres, de jeunes allemands ont créé un service similaire visant à héberger à la maison... des migrants.

L'association, qui s'appelle Refugees Welcome, est basée à Berlin. Et depuis quelques jours son site est littéralement débordé. En effet, déjà plus de 780 Allemands se sont portés volontaires pour recevoir chez eux des réfugiés, et une trentaine ont effectivement été accueillis chez l'habitant. Une idée généreuse qui commence à faire son chemin en Europe.

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Source : http://francais.rt.com/international/6382-colocations-ave...

 

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CUBA

n’envoie pas des GI’s empirer les catastrophes naturelles

 

Elle n’envoie pas des tanks, des missiles, des drones, des bombardiers... Elle n’agresse personne et ne refoule pas les gens à ses frontières… Elle envoie des médecins, des infirmier(e)s, des équipes de secours, des médicaments... Elle développe l’instruction, la médecine, la culture, le sport, aide la jeunesse, la recherche scientifique, elle prône la solidarité, la fraternité et la paix dans le Monde.

 

17. isla roja.gif

 

Cuba envoie une brigade médicale à Dominique pour assister les victimes de la tempête tropicale Erika

 

La Havane, 31 Août 2015. (ACN) Une brigade de neuf médecins, six infirmières et épidémiologistes, trois ingénieurs de la construction et deux de l'Union électrique sont partis à Dominique pour assister les victimes de la tempête tropicale Erika.

Cuba a également envoyé  1,2 tonne de médicaments, de fournitures et de matériel à usage unique pour les soins d'assistance.

 Le Dr. Norberto Ramos, chef de la mission médicale a déclaré qu’en seulement douze heures une brigade a pu être formée, qui assistera la population des zones endommagées par la tempête tropicale.

Toujours selon le Dr. Ramos, la brigade est  composée de spécialistes rentrés cette année de la lutte contre le virus Ebola en Afrique de l'Ouest, ainsi que des tremblements de terre au Chili et au Népal.

Les sauveteurs de Dominique, depuis dimanche, essaient d’atteindre plusieurs communautés, isolées par les inondations et les glissements de terrain après le passage d'Erika, qui a laissé 20 morts et plus de 50 disparus.

Une autre équipe de médecins est à pied d'oeuvre, en Équateur, où les volcans Cotopaxi et Tungurahua (5.897 et 5.020 mètres d’altitude), situés à moins d’une centaine de kilomètres l’un de l’autre, montrent depuis plusieurs jours une recrudescence inquiétante de leur activité.

Source : http://cubaetameriquelatine.skynetblogs.be/archive/2015/0...

 

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Chez les sépulcres blanchis

 

Ukraine : J’aime Valentina Lisitsa

…et je ne volerai plus sur KLM

Slobodan Despot – Causeur 1er septembre 2015

 

18. valentina-lisitsa-ukraine1.jpg

 

La célèbre pianiste d’origine ukrainienne Valentina Lisitsa a été bannie des programmes de divertissement à bord de KLM à la suite de la plainte d’une nationaliste ukrainienne agissant sous un nom d’emprunt. Sa dénonciatrice, Inna Thorn (Platonova), s’est par la suite vantée de son exploit sur le site de l’Euromaidan.

La compagnie néerlandaise a donc biffé Lisitsa sans même la contacter. On peut lire ici le communiqué hypocrite des relations publiques de KLM, rappelant que la compagnie “porte encore le deuil des innombrables vies innocentes perdues à bord du vol MH17″, sous-entendant que Valentina Lisitsa, en allant se produire à Donetsk et en soutenant les rebelles du Donbass, a du même coup glorifié ou approuvé les meurtriers du vol MH17, où ont péri de nombreux citoyens hollandais.

Lire la suite…

Source : http://www.causeur.fr/ukraine-kllm-valentina-lisitsa-3437...

 


 

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PÉKIN

C’est aujourd’hui – 3 septembre – que la Chine célébrait le 70e anniversaire de la fin de sa Deuxième guerre mondiale

Par une parade militaire

qui n’a rien eu à envier à celle de Moscou

 


 

Bien sûr MM. Poutine et Choïgou étaient là. Et M. Maduro. Ainsi qu’une trentaine d’autres chefs d’États. Les Japonais avaient décliné l’invitation. De même que tous les Occidentaux, trop occupés à refouler les réfugiés causés par leurs guerres, à ramasser les bébés noyés sur leurs plages et à mettre sur pied une armée pour… faire la chasse aux trafiquants d’êtres humains (les passeurs). Vous avez dit sépulcres blanchis ? Nous ? On n’a rien dit du tout.

Ils ont eu grand tort de ne pas faire le voyage, car ils auraient vu bien des choses intéressantes :

2400 choristes chanter plus de 30 hymnes

Des militaires défiler comme à Moscou (12.000)

Des chars sur la Place Tien An Men…

Pour tout dire, un défilé de matériel lourd de derrière les fagots, dont 80% n’avait jamais été vu en public.

Deux cents avions, des hélicoptères…

Et, entre autres curiosités, le transporteur de missiles nucléaires anti-aérien Gong-Feng 21 D, lequel est actuellement le seul missile balistique au monde capable d’atteindre une cible mouvante en mer.

Mais aussi le missile nucléaire Dong-Feng 26, projectile interdit en Russie et aux USA, en vertu d’un accord bilatéral qui ne concerne pas la Chine. Et la chose en question est capable d’atteindre la base de GUAM, ce qui lui vaut le nom de GUAM-KILLER. Voilà.

On ne vous raconte pas le reste.

Photos et reportage en direct par RT – Ici :

http://www.rt.com/news/314176-china-military-parade-wwii/

 

 

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Mais qu’est-ce qu’elle vient faire là, celle-là ?

 

 

 

 

Mis en ligne le 4 septembre 2015

 

 

 

 

 

 

 

20:55 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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1. MiSt Stavi.JPG

 

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Mieux connaître SYRIZA, origine, ascension, stratégie

Alex Moumbaris – Le Saker francophone - 2 septembre 2015

 

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En parlant de SYRIZA et de sa stratégie
Historique des composantes de SYRIZA par date d’intégration


En 2004 : 
Ανανεωτική Κομμουνιστική Οικολογική Αριστερά (AKOA) [Gauche novatrice communiste écologique] eurocommunistes, écologistes; Διεθνιστική Εργατική Αριστερά (ΔΕΑ) [Gauche internationaliste ouvrière] trotskistes; Ενεργοί Πολίτες [Citoyens actifs] gauchistes (démocratiques, patriotiques); Κίνηση για την Ενότητα Δράσης της Αριστεράς (ΚΕΔΑ) [Mouvement pour l’union de l’action de la gauche] communistes (unionistes), gauchistes; Κόκκινο [Rouge] trotskistes; Συνασπισμός της Αριστεράς των Κινημάτων και της Οικολογίας (ΣΥΝ) [Rassemblement de la gauche des mouvements et de l’écologie] eurocommunistes (marxistes).

En 2007 :Δημοκρατικό Κοινωνικό Κίνημα (ΔIΚΚΙ) [Mouvement démocratique social] socialistes, social-démocrates; Κομμουνιστική Οργάνωση Ελλάδας (ΚΟΕ) [Organisation communiste de Grèce] maoïstes.

En 2008 :Οικοσοσιαλιστές Ελλάδας [Éco-socialistes de Grèce] écologistes de gauche; Ρόζα [Rosa] gauchistes (radicaux).

En 2011 : Αντικαπιταλιστική Πολιτική Ομάδα (ΑΠΟ) [Groupe politique anticapitaliste] gauchistes (anticapitalistes); Ριζοσπάστες [Radicaux] gauchistes.

En 2012 :Ενωτικό Μέτωπο [Front unioniste] socialistes, social-démocrates.

 

Les élections de 2013

Aux élections de 2013 des 200 membres du comité central de SYRIZA, la liste dite Unifiée avait obtenu 135 sièges, la Plateforme de gauche 60 sièges et la Tendance communiste deux sièges.

Il est assez étonnant que cette mosaïque hétéroclite de marxistes, trotskistes, maoïstes, socialistes, social-démocrates, écologistes, gauchistes… qu’est SYRIZA, ait su en 2012 se transformer en parti politique. Qu’avaient-ils comme but commun qui les maintienne ensemble?

Transformer les orientations de chacune des organisations en une orientation résultante que toutes accepteraient, est – toutes proportions gardées – plus fragile, plus diffus pour une alliance que pour une organisation composée de membres ayant une orientation commune bien déterminée.

 

Une esquisse commentée des événements

Aux élections de 2009, face aux scandales et à l’incapacité de la Nouvelle démocratie (ND) de maintenir son électorat et payer les rançons que lui imposaient les « partenaires occidentaux », ses membres à la Vouli [Le Parlement grec] passèrent de 152 (102+50) sièges à 91. Le pouvoir est passé au social-démocrate PASOK qui obtint une majorité absolue en passant de 102 sièges à 160 (110 +50), le KKE (Parti Communiste) passait de 22 sièges à 21 et SYRIZA passait de 14 sièges à 13.

En juin 2010, s’est créé un parti social-démocrate (bis), le ΔIΜΑΡ (Gauche démocratique) provenant d’une scission de l’eurocommuniste SYNASPISMOS, vraisemblablement pour récupérer les naufragés d’un PASOK qui s’affaiblissait considérablement.

La Vouli (Chambre des députés) est composée de 300 sièges, dont 50 sont attribuables au parti qui obtient le plus de voix aux élections. Il existe par conséquent une disparité constante entre le premier parti et tous les autres en vue de faciliter le fonctionnement du gouvernement en lui donnant une marge.

Les électeurs qui avaient été rassurés par les promesses préélectorales de Georges Papandréou 1 «l’argent existe», ont, quand celles-ci se sont évaporées devant la constance des «partenaires occidentaux», été outragés. Papandréou et son parti étaient arrivés à faire passer le premier mémorandum le 29 juin 2011 en dépit des manifestations et de l’usage de 2 200 grenades lacrymogènes[le ministre de l’Intérieur a dû en commander de nouvelles pour 900 000€ juste histoire de ne pas en manquer !]. En novembre 2011, décrédibilisé, Papandréou a démissionné tout en laissant en gestation un deuxième mémorandum à faire passer par son successeur Papadimos 2. Il a quitté le pouvoir sans jouer sa carte maîtresse, le référendum, avec lequel il menaçait les brigands occidentaux.

Les élections de mai 2012, ont donné 108 (58+50) sièges à la ND (Andónis Samaras 3), contre 91 pour les élections précédentes, ce parti tout en ayant perdu 33 sièges était le mieux placé. De son côté le PASOK (Évangelos Vénizélos 4) passait de 160 (110+50) sièges à 41, soit une perte de 109 (59+50). Samaras n’ayant pas de majorité absolue pour constituer un groupe parlementaire a dû s’allier avec le PASOK et le DIMAR qui avait obtenu 19 sièges. SYRIZA obtenait 52 sièges, le nouveau parti de droite Grecs indépendants (ANEL) (Pános Kammènos 5) obtenait 33 sièges, le KKE 26 sièges et l’Aube dorée 21 sièges.

Aux élections de juin 2012, ND 129 (79+50), SYRIZA 71 sièges, PASOK 33 sièges, ANEL 20, Aube dorée 18, DHMAR 17, KKE 12.

Plus tard la DIMAR a quitté la coalition gouvernementale, en raison ou en prétextant la fermeture de la chaîne publique ΕΡΤ [Radio, télévision grecque] faite à l’instigation de la Commission européenne.

Devant une situation extrêmement tendue par les pressions externes, Andónis Samaras «on risque de ne plus avoir de système bancaire», sous la pression des partenaires occidentaux (en fait il s’agissait d’une demande expresse de la Commission européenne), a décidé fin décembre 2014, de demander à ce que le Président de la république, Károlos Papoúlias 6 [membre fondateur du PASOK] soit remplacé avant terme, par un homme à lui – l’ancien commissaire européen Stávros Dimas 7. L’échec, par 4 voix, de cette manœuvre a provoqué, règlementairement, des élections législatives anticipées.

Aux élections du 24 janvier 2015, les résultats ont sévèrement sanctionné sinon anéanti les partis politiques du pouvoir qui avaient collaboré avec les usuriers internationaux. La ND s’est retrouvée avec 76 sièges contre 129 (79+50), une perte de 53 (50+3) sièges. Le PASOK a perdu 20 sièges sur 33. Le DIMAR a perdu la totalité de ses 17 sièges.

Le mécontentement exprimé par les électeurs vis-à-vis des vieux partis a favorisé POTAMI le nouveau parti euro-fédéraliste du centre qui a marqué son arrivée avec un gain de 17 sièges. Évidemment le grand vainqueur de cette hécatombe a été SYRIZA de la gauche social-démocrate (tris), avec le suave Alexis Tsipras 8 qui, avec son sourire et sa négligence vestimentaire (absence de cravate), a su séduire les électeurs avec un langage radical bien dosé tout en calmant les craintes de le voir aller trop loin. Il était toujours question d’obtenir de meilleurs accords, et si certains voulaient croire que faute de cela, il ferait sortir la Grèce de l’euro et de l’UE, ils étaient libres de le croire. Il semble bien que SYRIZA ait pu – de même que POTAMI – récupérer des voix de déçus des partis de la gauche de la droite, de la droite à la gauche de la gauche, obtenant ainsi 149 (99+50) sièges, juste un peu court de 2 sièges pour la formation d’un groupe parlementaire. Le KKE avec 15 sièges et l’Aube dorée avec 17 sièges, l’un et l’autre, pour des raisons différentes, faisaient peur, bien qu’objectivement tous les deux s’opposaient catégoriquement aux memoranda, à l’euro, à l’UE et à l’OTAN.

Clairement l’électorat grec avait besoin d’une alternative qui lui serait agréable à entendre, et le jeune SYRIZA s’est trouvé là pour prendre ce rôle.
SYRIZA, cette alliance fourre-tout d’organisations politiques disparates, sans colonne dorsale solide, ni orientation idéologique claire et convaincante tiendra ensemble semble-t-il par l’aura mystico-charismatique de Tsipras et de quelques-uns de ses compagnons dans un contexte ou les électeurs étaient en cours de radicalisation, y compris la base de SYRIZA. Les souffrances subies par la population se reflétaient dans sa révolte, ses manifestations massives et sa volonté d’engager le nécessaire combat libérateur. Au cours de ce processus et dans ces circonstances, les masses ne s’étaient pas tout à fait éveillées, ne se rendaient pas compte de leur mutation en combattants dans le cadre d’une lutte de classe et plus spécifiquement contre la bourgeoisie prédatrice, l’instrument national de l’impérialisme étranger. Plus clairement, la lutte pour l’indépendance et la souveraineté nationale contre l’exploitation et la répression par des puissances impérialistes étrangères est bien une forme de lutte de classe, et même, elle en est la forme la plus urgente.

Bien entendu, on trouve des organisations qui se réclament du communisme ou du marxisme-léninisme et qui trahissent les principes communistes, leur patrie et leurs peuples en militant en alliance, ne serait-ce qu’objective, côté à côte avec la bourgeoisie prédatrice de leur pays, les collaborateurs de l’ennemi impérialiste extérieur et tout particulièrement les Étasuniens et leurs vassaux. Un exemple récent parmi d’autres est celui du Parti communiste marxiste-léniniste de l’Équateur.

 

Une stratégie surprenante

À la surprise générale, SYRIZA, après sa victoire aux élections, de manière très significative, n’est pas allé chercher les députés qui lui manquaient pour former son groupe parlementaire ni au PASOK, ni à POTAMI, ni au KKE, mais chez un parti bien à droite, ANEL, qui depuis a été gratifié – entre autres – du ministère des Affaires étrangères.

Le choix d’ANEL, au début, a été ressenti comme un paradoxe, une anomalie, sûrement exceptionnelle… pas une constante et on n’a pas encore osé parler de trahison. Mais voilà que le ministre de la Défense, Pános Kammènos renforce les liens avec les États-Unis, l’Otan, fait participer la Grèce à des exercices aériens près de l’espace aérien russe et à des provocations via des exercices navals en mer Noire; participe et commence une idylle de collaboration avec les sionistes israéliens, trahit la Serbie en reconnaissant de facto le Kosovo par une visite officielle au gouvernement de cette région. Les prisonniers politiques grecs n’ont pas été relâchés et concernant les prisonniers politiques étrangers, turcs plus particulièrement, leur extradition se poursuit directement vers la Turquie, ou vers d’autres pays qui les renverront aussi là-bas. Ce qui est le cas avec notre camarade Erdoğan Çakir dont nous avons déjà parlé. De véritables caniches.

Mais les cadres et les membres de SYRIZA, alors, ne voyaient-ils rien ???!!!
Depuis les élections, Tsipras, Varoufakis 9… avaient durant des mois livré d’impressionnantes, de gigantesques batailles contre les dragons usuriers occidentaux, bien qu’entretemps le gouvernement grec ait continué de payer les dettes qui lui étaient imposées, diminuant ainsi les liquidités, vidant les caisses de retraite, argent qui lui aurait permis de tenir le coup lors d’une sortie éventuelle de l’eurozone. Pendant toute cette période, le gouvernement coupait les ponts, proclamait sa volonté de rester dans l’eurozone et affaiblissait ses capacités de réagir et de prendre une autre voie. En somme en se ligotant lui-même, il livrait délibérément la Grèce à l’esclavage.

Arrivé à ce point-là, on ne pouvait plus appeler cela de la naïveté, c’était délibérément une stratégie de collaboration et de trahison.

Au bout de ces quelques mois de mises en scènes hystériques, SYRIZA a fait quelque chose d’extraordinaire, ce que Georges Papandréou n’avait pas osé faire, il a appelé à un référendum le 5 juillet 2015 pour que le peuple grec décide lui-même, par un OUI ou par un NON, d’accepter ou de rejeter la proposition qu’avaient faite l’UE, la BCE et le FMI du 25 juin 2015, encore une intervention de l’UE dans les affaires de la Grèce. SYRIZA de manière caractéristique a appelé à répondre NON.

Au référendum du 5 juillet 2015, les électeurs inscrits ont voté à 61,31% pour le NON, 38,69% pour le OUI, 5,80% – un extraordinaire pourcentage confortait le mot d’ordre du KKE, qui considérait le référendum comme un choix bidon – a voté NUL ou BLANC et 32,05% se sont abstenus. Dès lors il ne faisait aucun doute que les électeurs grecs, par l’ampleur des résultats, s’opposaient farouchement non seulement à la proposition en question mais à tout mémorandum. Le gouvernement SYRIZA-ANEL ne s’attendait pas à tant, et même escomptait plutôt la victoire du OUI, mais la blague a de nouveau foiré. Pour conforter cette affirmation, on a vu Varoufákis démissionner le lendemain, et quelques jours plus tard le gouvernement entérinait le troisième mémorandum, en flagrante violation de la décision du référendum. De toute évidence le gouvernement espérait une victoire du OUI pour pouvoir affirmer hypocritement qu’en fin de compte c’était la volonté du peuple et pas la sienne.

À partir de là des choses extraordinaires commencèrent à se passer. Alors que le gouvernement continuait dans sa voie de soumettre la Grèce au troisième mémorandum avec, dès lors, le vote de l’opposition, une partie des députés de SYRIZA a commencé – il était temps – à se révolter ouvertement et davantage encore au sein de son comité central, demandant un congrès extraordinaire.

La perte de soutien de SYRIZA par un nombre important de ses députés – un fait peu commun, mais compréhensible – a fait que le nombre de députés qui lui restaient loyaux et les 13 dont disposait ANEL, ne suffisaient plus pour former une majorité. Tsipras après avoir fait voter le troisième mémorandum avec les voix de l’opposition – quelle honteuse trahison! – a posé sa démission et appelé à des élections législatives anticipées pour le 20 septembre 2015, une échéance très courte et qui ne permet pas aux autres partis d’organiser proprement leur campagne.

Il est parfaitement écœurant de lire 10 ce qu’écrivent des intellectuels tels que Státhis Kouvélákis 11, membre du comité central de SYRIZA, dirigeant de sa Plateforme de gauche, agrégé en philosophie de la Sorbonne, professeur à King’s College en Angleterre et auteur de nombreux livres qui, prétextant critiquer SYRIZA, blâme la stratégie suivie tout en faisant l’apologie de Tsipras, le déclarant «un grand tacticien». Kouvélákis n’est pas le seul à adopter cette position essayant de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Ce qui est clair est qu’à SYRIZA il y a ceux qui cherchent désespérément à sauver le navire et à rester au pouvoir pour encore un petit tour de trahisons, et ceux qui comme des rats qui ont soudain senti qu’il était grand temps de quitter le navire essayent de se refaire une virginité pour exercer leurs talents ailleurs, sous une autre étiquette. Il est à espérer que la colère du peuple grec répondra à cette question.

Le premier devoir du KKE est de sortir le peuple grec de ce labyrinthe. On ne peut pas avancer vers le socialisme sans cela et on ne peut pas le faire sans alliés. C’est la faiblesse qui, face à l’urgence des enjeux, impose d’avoir des alliés ; on n’est pas obligé de les aimer, les alliances ne sont que temporaires et ne servent que leur objet.

Il est très intéressant de voir les répercussions qu’aura cette situation, sur des partis tels que Podemos, le PCF, le Front de Gauche… qui se sont jetés avec un enthousiasme exalté dans l’apologie de SYRIZA.

Traduit par Alexandre MOUMBARIS, relu par Marie-José MOUMBARIS

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NOTES

  1. Géórgios Papandréou: Amherst College États-Unis, London School of Economics, Royaume Uni
  2. Lucás Papadímou: Massachusetts College of Technology, États-Unis, Athens College, Grèce
  3. Andónis Samarás: Athens College, Grèce, Amherst College, Harvard University, États-Unis
  4. Évangélos Vénizélos: Université Paris 2 Panthéon-Assas, France
  5. Pános Kammènos: Université de Lyon, France
  6. Károlos Papoúlias: Université d’Athènes, Grèce, Université de Munich
  7. Stávros Dimas: Université d’Athènes, Grèce, New York University, États-Unis
  8. Alexis Tsipras: Université polytechnique nationale, Grèce
  9. Giánnis Varoufákis: University of Essex, University of Birmingham, Royaume Uni
  10. www.revue-ballast.fr/stathis-kouvelakis/   
  11. Státhis Kouvélákis: Paris 10, Paris 8, France

 

Source : http://lesakerfrancophone.net/mieux-connaitre-syriza-orig...

Leçon pour les prochaines fois…

 

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La Isla mínima inaugure un nouveau genre : le film-Podemos.

Rosa Llorens – Le Grand Soir3 septembre 2015

 

5. La Isla.pngLe film d’Alberto Rodriguez est bien parti au box office, dépassant fin juillet les 150000 entrées ; et fin août encore, la salle où je l’ai vu était pleine, ce qui est remarquable pour un film espagnol portant une signature presque inconnue en France. On peut se féliciter de cette dynamique : La Isla mínima est un bon film, et un bon spectacle, et il était temps de tourner la page du cinéma de papa, le cinéma-Almodovar.

Mais on peut se demander, comme le blog La Passeur critique, ce qu’il en est vraiment de ce film, coqueluche de la critique officielle, « vendu chez nous comme "le thriller phénomène du cinéma espagnol" » (il a trusté aux Goya, les César espagnols, 10 récompenses) : est-ce bien un film exceptionnel ? Le choix du paysage est certes bluffant, mais il souligne les faiblesses du "buddy movie" (les relations entre deux flics que tout oppose), ainsi que de l’analyse sociale.

On ne s’attendait pas à ce paysage : les rizières du delta du Guadalquivir. Les auteurs du western spaghetti avaient déjà prouvé que l’Andalousie pouvait avantageusement remplacer l’Arizona ou le Nouveau Mexique ; voilà qu’elle nous offre aussi les bayous de Louisiane (Tavernier n’y avait pas pensé quand il est allé tourner Dans la brume électrique aux États-Unis). Dès le générique, Rodriguez exploite cet atout : on découvre une vue aérienne du delta qui ressemble aux circonvolutions du cerveau, annonçant qu’on va s’enfoncer dans les méandres ténébreux de l’esprit humain (dans le corps du film, cependant, Rodriguez « triche » et tombe dans la facilité en filmant des flamants roses dans le Parc naturel de Donana, – d’ailleurs menacé par la culture intensive de la fraise). Il réussit ainsi un incipit mystérieux, analogue à celui de El Jarama, roman de 1955 de R. Sanchez Ferlosio, qui commence par ancrer son action dans le paysage de la rivière castillane du Jarama. Un lecteur l’ayant félicité pour ce prologue, le plus beau passage du roman, Sanchez Ferlosio écrivit une jolie préface auto-ironique où il avouait qu’il l’avait recopié dans un manuel de géographie. Rodriguez pourrait recevoir le même « compliment » ; car la suite déçoit quelque peu.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/la-isla-minima-inaugure-un-no...

 

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MISTRAUX

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Suite et non fin de la Saga…

1. Plus d’un milliard d’euros de compensation. Confirmé par Moscou. Déjà payé par Paris.

2. La France ne peut vendre ses deux machins qu’avec l’accord des Russes sur l’acheteur.

3. Il n’y a pas de limite dans le temps à cette provision.

4. Pas question de vendre quoi que ce soit tant que tout l’équipement d’origine russe n’aura pas été démantelé, et le début de la chose n’est pas envisagé avant la fin de l’automne au moins.

5. Les systèmes de contrôle et de télécommunications des deux transporteurs d’hélicoptères ont été construits par la firme russe Sistemy Upravleniya corporation, et devront donc lui être retournés.

6. « Le sort des deux porte-hélicoptères est directement lié aux projets de commercialisation des hélicoptères de combat Ka-52K, qui ont été initialement produits et destinés spécialement pour être déployés à bord des Mistral russes », rapporte le quotidien russe Kommersant citant une source proche du dossier.

7. « Dans le cas où les acheteurs potentiels des porte-hélicoptères français refuseraient d’acheter les hélicoptères russes, Moscou pourrait utiliser son droit de veto, ce qui aggraverait sans doute la situation dans laquelle se trouve actuellement l’Hexagone », écrit Sputnik.fr

8. « En plus des hélicoptères Ka-52K développés spécifiquement pour les Mistral, il faut noter que, réciproquement, les Mistral ont été construits pour ce type d’appareil. D’autres technologies ont été adaptées aux exigences russes : système de géolocalisation GLONASS, appareils de communication, de cryptage, radars, double coque pour la navigation polaire. Les futurs acheteurs des Mistral seront donc obligés de traiter avec la Russie à un moment ou à un autre pour pouvoir exploiter ces navires. » Même source.

La servilité coûte cher. Certes, seulement aux contribuables.

Sources : http://tass.ru/en/world/817623

http://fr.sputniknews.com/defense/20150902/1017920345.htm...

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Mis en ligne le 4 septembre 2015

 

 

 

 

 

19:46 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

01/09/2015

RETOUR AUX FONDAMENTAUX

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Retour aux fondamentaux !

(On peut aussi dire principes)

 

« Ô ma patrie ! si le destin m'avait fait naître dans une contrée étrangère et lointaine, j'aurais adressé au ciel des voeux continuels pour ta postérité ; j'aurais versé des larmes d'attendrissement au récit de tes combats et de tes vertus ; mon âme attentive aurait suivi avec une inquiète ardeur tous les mouvemens de ta glorieuse révolution ; j'aurais envié le sort de tes citoyens, j'aurais envié celui de tes représentans... »

Robespierre – 7 mai 1794

 

Ce post devait s’appeler « L’Europe en chute libre » et s’ouvrir sur un article du Saker ainsi intitulé. Réflexion faite, nous l’avons écarté, quoique nous aimions beaucoup le Saker, parce qu’il nous semble s’y être fourré le doigt dans l’œil jusqu’à la clavicule. Sa méconnaissance de l’histoire de l’Europe est celle d’un observateur lointain, bien intentionné… qui s’arrête aux superficies et prend les effets pour des causes. Nous nous permettrons un ou deux mots de commentaire lorsque le Saker Francophone l’aura traduit.

Il nous appartient de faire le ménage nous-mêmes sur notre continent, et peut-être cela nous prendra-t-il plusieurs mises en ligne et quelques générations. Mettons que l’Empire se prenne pour Zeus… On verra que, pour se faire enlever, « Elle », l’Europe, y a mis du sien.

Aujourd’hui, donnons la parole à la résistance, sous quelques-unes seulement de ses formes. Et/ou à la critique de ceux qui ne résistent pas.

 

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Europe : Lettre ouverte de Léon Landini à Alexis Corbière

 

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Léon LANDINI

 

Dans une lettre ouverte à Alexis Corbière, secrétaire national du PG, Léon Landini, président du PRCF, résistant de toujours (FTP-MOI) et toujours engagé dans la lutte pour un monde meilleur, fait le point sur les enseignements à tirer de la situation grecque et européenne. Sur les perspectives politiques à construire pour mobiliser la résistance populaire et construire une alternative politique progressiste, démocratique, permettant aux travailleurs de faire primer les intérêts du monde du travail en brisant les chaînes de l’Union Européenne du Capital, en sortant de cette prison des peuples qu’est l’Euro.

 

Bagneux le 11 août 2015

Cher Alexis,

J’ai 90 ans, c’est un âge où les aléas de la vie ne me permettent plus d’accomplir tout ce que je souhaiterais faire.

Pourtant, je veux que tu saches que je n’ai pas oublié l’invitation téléphonique que je t’avais adressée au début de l’année pour que nous puissions un jour déjeuner ensemble.

J’espère et souhaite que nous arriverons à nous libérer avant la fin de l’année et que je pourrai ainsi tenir mon engagement.

Entre mon état de santé défaillant et (même si j’en fais peu) les multiples tâches qui m’incombent comme président du PRCF, je n’ai que rarement la possibilité de me rendre libre.

Toutefois, ce qui m’a incité aujourd’hui à t’écrire, c’est parce que je viens de prendre connaissance, par internet, de l’interview que tu as donné à Marianne.

Après sa lecture, je souhaite te donner mon opinion sur certaines de tes réponses qui m’ont désappointé.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/europe-lettre-ouverte-de-leon...

 

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À lire aussi : un entretien de Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, avec la rédaction d’Initiative Communiste, où sont précisées s’il en était besoin les positions du PRCF. 

https://docs.google.com/viewerng/viewer?url=http://www.in...

 

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Quand surgit une circonstance exigeant un choix, on peut toujours, on devrait toujours se demander ce qu’aurait fait Robespierre. Or, Alexis Corbière, qui a consacré un livre à l’Incorruptible… semble ne pas y avoir compris grand-chose hélas, sinon, Léon Landini ne devrait pas le rappeler aux fondamentaux. L’occasion, pour nous, d’y revenir.

 

MAXIMILIEN ROBESPIERRE

Rapport sur les idées religieuses et morales

Discours prononcé à la tribune de la Convention le 7 mai 1794

Il avait juste 36 ans et moins de 3 mois à vivre.

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Citoyens,

C'est dans la prospérité que les peuples, ainsi que les particuliers, doivent, pour ainsi dire, se recueillir pour écouter, dans le silence des passions, la voix de la sagesse. Le moment où le bruit de nos victoires retentit dans l'univers est donc celui où les législateurs de la République française doivent veiller avec une nouvelle sollicitude, sur eux-mêmes et sur la patrie, et affermir les principes sur lesquels doivent reposer la stabilité et la félicité de la République. Nous venons aujourd'hui soumettre à votre méditation des vérités profondes qui importent au bonheur des hommes, et vous proposer des mesures qui en découlent naturellement.

Le monde moral, beaucoup plus encore que le monde physique, semble plein de contraste et d'énigmes. La nature nous dit que l'homme est né pour la liberté, et l'expérience des siècles nous montre l'homme esclave. Ses droits sont écrits dans son coeur, et son humiliation dans l'histoire. Le genre-humain respecte Caton, et se courbe sous le joug de César. La postérité honore la vertu de Brutus, mais elle ne la permet que dans l'histoire ancienne. Les siècles et la terre sont le partage du crime et de la tyrannie ; la liberté et la vertu se sont à peine reposées un instant sur quelques points du globe. Sparte brille comme un éclair dans des ténèbres immenses...

Ne dis pas cependant, ô Brutus, que la vertu est un phantôme ! Et vous, fondateurs de la République française, gardez-vous de désespérer de l'humanité, ou de douter un moment du succès de votre grande entreprise !

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Source : http://www.worldfuturefund.org/wffmaster/Reading/Communis...

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Invoquer le CNR est une tromperie : les ancêtres idéologiques du FN en étaient exclus

 

La coupable attraction de Jacques Sapir pour le Front national

Sébastien CRÉPEL – Le Grand Soir 29 août 2015

 

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Plus que ses arguments sur la sortie de l’euro, qui est un sujet de débat à gauche, c’est la complaisance de l’intellectuel envers le parti d’extrême droite et sa prétendue démocratisation qui choque, au travers de sa proposition d’un « front » incluant la formation de Marine Le Pen.

Aux prises avec son père qui s’apprête à lui gâcher sa rentrée politique, Marine Le Pen a reçu un renfort inespéré. Un intellectuel respecté, réputé de gauche qui plus est, apporte sa caution à son entreprise de banalisation du Front national en envisageant de l’inclure dans un large « front » avec des forces démocratiques. C’est la surprise de rentrée que lui a offerte l’économiste Jacques Sapir, au détour d’un entretien accordé au Figaro Vox, le 21 août. Des propos qu’il a réitérés, jeudi matin, sur France Inter.

Dans une version longue de l’interview du Figaro uniquement consultable sur son blog, Jacques Sapir, militant anti-euro de longue date, estime que la crise grecque est l’occasion d’une « clarification importante » sur le sujet. Affirmant que le « démantèlement de la zone euro » est la « tâche prioritaire » de l’heure, il prône une « stratégie de large union, y compris avec des forces de droite », qui posera « à terme, la question des relations avec le Front national, ou avec le parti issu de ce dernier ».

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/la-coupable-attraction-de-jac...

Voir ici la réponse de Jacques Sapir : http://www.legrandsoir.info/inconsequences.html

Et ses remerciements à ceux qui l’approuvent :

http://arretsurinfo.ch/remerciements-par-jacques-sapir/

 

Notre humble avis :

Sous prétexte de lutter contre l’euro, il faudrait s’acoquiner avec les gars de la Marine, ainsi qu’avec (on cite M. Sapir) « des responsables d’organisations de gauche. […] des responsables locaux, régionaux, municipaux de partis (comme le Parti de Gauche, le PCF, et diverses organisations politiques) […] des responsables syndicaux (SUD, CGT et Force Ouvrière)», ainsi que MM. « Mélenchon, Montebourg, Chevènement, Dupont-Aignan ». Hélas ! Justement…

La seule réponse possible est :

 

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tant pour l’une que pour les autres. Même si M. Landini croit devoir essayer de faire rentrer les brebis aveugles au bercail. À notre avis, il n’y arrivera pas.

Mais puisque M. Sapir bénéficie du soutien de responsables syndicaux, une question nous démange : qu’en est-il des Grecs ? Où en est la grève générale au finish annoncée pour le 15 juillet dans le but de les soutenir ?

Peut-être serait-il temps que les économistes apprennent que le politique doit TOUT déterminer, à commencer par l’économique, et en aucun cas, JAMAIS l’inverse. En économie, ils connaissent peut-être deux ou trois choses (quoique, parfois, on a des doutes) : en politique, ils sont NULS. (En morale publique… Ouille ! Ouille ! Ouille !)

La politique, c’est comme le rire selon Pierre Desproges :

- Peut-on rire de tout ?

- Oui, mais pas avec n’importe qui.

 

5 ter. Marine Le Pen Latuff 2014.gif

 

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Podemos n’est pas prêt à briser le carcan européen

David Marty – Znet –24 août 2015

6. Tsyipras Podemos.jpg

 

Il est difficile de trouver un aspect positif à la débâcle de Syriza. Pourtant s’il y a un effet secondaire dans l’affaire Syriza/Troïka, c’est qu’elle a contraint certains de ses principaux acteurs à tomber le masque, permettant aux analystes politiques de faire moins de spéculations sur le point où se situe chacun d’eux par rapport à l’euro, et plus généralement par rapport à l’Union européenne et à l’Otan.

D’une part, l’Union européenne, qui n’est plus en mesure de restaurer sa façade démocratique avec encore plus de propagande, est maintenant plus exposée que jamais auparavant dans son demi-siècle d’existence. Son vernis pro-paix, pro-social et pro-démocratie pâlit rapidement au soleil, révélant sa totale soumission à l’Otan et aux politiques agressives de Washington, son programme réactionnaire néolibéral et antisyndical, ainsi que sa haine farouche de la démocratie, comme l’a montré son mépris total du référendum grec. Comme l’a écrit A.E. Pritchard du Daily Telegraph«Il est difficile de voir comment une union monétaire, maintenue ensemble de cette manière par le pouvoir juridique, la coercition et la peur, peut avoir un avenir quelconque dans tous les anciens États-nations d’Europe.»

Lire la suite …

Source :  http://arretsurinfo.ch/podemos-nest-pas-pret-a-briser-le-...

 

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Athènes : Tsipras descend, le KKE monte

Énorme manifestation contre l’austérité, à l’appel du Parti Communiste Grec

 

Des dizaines de milliers de personnes, répondant à l’appel du Parti Communiste Grec (KKE) se sont rassemblées jeudi (27 août) sur la célèbre place Syntagma, pour manifester leur refus du nouveau programme d’austérité promulgué par le gouvernement grec.  Nombreux furent les drapeaux rouges marqués de la faucille et du marteau et les cris hostiles à l’Union Européenne. Contrairement à Syriza, le KKE a vu croître son influence tout au long des derniers mois, pour la constance de sa critique et la fermeté de ses positions à l’égard des mesures imposées à la Grèce.

 

 

Et, pour les polyglottes, un documentaire d’1h25’ en espagnol

Grecia, la verdad

 


 

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Zoé Konstantopoulou n’est pas communiste. Elle était et est peut-être encore membre de Syriza.

Réponse à ceux qui prétendent qu’on ne peut rien faire avec un revolver sur la tempe des autres

 

Discours de Zoe Konstantopoulou contre le 3e mémorandum, le 14 août 2015

Silvia Cattori - Arrêt sur Info30 août 2015

 

7. zoi-konstantopoulou-sunenteuksi-tupou.jpg

 

« Messieurs du gouvernement, vous n’avez pas le droit de placer sur les épaules du pays un nouvel emprunt, en acceptant le paiement d’une dette illégale. »

Nous reproduisons le discours prononcé à l’aube du 14 août 2015 par la Présidente du Parlement grec Zoe Konstantopoulou un peu avant le vote du troisième mémorandum imposé à la Grèce. Dans un vacarme indescriptible produit par des invectives et des insultes lancées par les députés des partis de droite qui cherchaient à la déstabiliser, Zoe Konstantopoulou a tenu un discours d’une grande portée. Accueilli par un silence glacial des dirigeants de son propre parti Syriza, le discours de Zoe Konstantopoulou a marqué la rupture avec Alexis Tsipras et son gouvernement. Il a surtout donné un fondement supplémentaire et très solide à celles et ceux qui résistent aux diktats des créanciers et à la capitulation.

 

8. bank-of-greece xxx.jpg

 

Mesdames et Messieurs les députés, chers collègues, pour commencer, je voudrais attirer votre attention sur le fait que le projet de loi introduit devant le Parlement – ‘introduit’, ici, est à prendre aussi bien au sens propre qu’au sens figuré [ndlt : en grec : « eisagomeno » signifie « introduit », mais aussi « importé de l’étranger »] – est inconstitutionnel pour les motifs invoqués dans les exceptions d’inconstitutionnalité déposées par le Syriza le 7 novembre 2012, que j’ai eu l’honneur de présenter et dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre ; le 14 novembre 2013, que j’ai eu l’honneur de présenter et dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre ; le 30 mars 2014, motifs que j’ai eu l’honneur de présenter pour le compte du groupe parlementaire du Syriza et dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, mais aussi pour les raisons invoquées par le Premier Ministre de Grèce, Alexis Tsipras lors de son discours du 14 décembre 2010, discours dont je dépose une copie aux Actes de la Chambre, ainsi que lors du discours du Premier Ministre, monsieur Alexis Tsipras, prononcé lors de la séance d’adoption du Deuxième Mémorandum de la Loi 4046 de 2012, dont je remets une copie aux Actes de la Chambre, pour les raisons évoquées par le Premier Ministre, M. Alexis Tsipras, lors de son allocution du 23 février 2012, dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, pour les raisons évoquées par le Premier Ministre, M. Alexis Tsipras, lors de son discours prononcé à l’occasion du vote de ratification du Programme à Moyen Terme, dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, lors des débats sur les mesures d’urgence d’application des Lois 4046, 4093 et 4127, dont je soumets une copie aux Actes de la Chambre, de la loi 4224 de 2013 dont je remets une copie aux Actes de la Chambre, et enfin de la Loi 4254 de 2014 dont je remets une copie aux Actes de la Chambre.

Mesdames et messieurs les députés, chers collègues, nous sommes non pas ce que nous disons, mais ce que nous faisons.

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/discours-de-zoe-konstantopulou-con...

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Premier gouvernement de gauche radicale ?

Alleeeeez…

La Gauche et l’Euro : où est le problème ?

 

« ...En ce sens, le problème ne résidait pas que dans le naïf européanisme de gauche de l’entourage pragmatique de Tsipras, mais dans la déconnexion elle-même entre la direction de ce parti faisant preuve d'une autonomie croissante et ses militants les plus actifs de plus en plus impuissants. »  J. Roos

 

Par J. Roos - TeleSurTV27 août 2015

 

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(N’empêche que Jérôme Roos dit des choses très intéressantes)

 

Beaucoup plus que de regagner le pouvoir gouvernemental pour sortir de l’euro, le défi pour la gauche grecque est de construire le pouvoir social susceptible d’appuyer une rupture radicale.

Maintenant qu’Alexis Tsipras a démissionné, que SYRIZA a éclaté et que le premier gouvernement de gauche radicale en Europe a été mis à genoux en moins de six mois, vient le temps de la réflexion. Quels enseignements pouvons-nous tirer des expériences de ces six derniers mois ? Et comment se présente la lutte aujourd’hui ?

Lire la suite…

Source : http://lesakerfrancophone.net/la-gauche-et-leuro-ou-est-l...

Jerome Roos doit être, à vue de nez, hollandais ; plus ou moins descendant nous semble-t-il des Provos des années 60.

Il a fait ses études à Paris (Sciences Po) et à Londres (London School of Economics)

Il est le fondateur de ROAR Magazine (Reflections on a Revolution). Désolés, même les explications sont en anglais

Lien vers son site :  http://roarmag.org/jerome-roos/

Voir ses articles (en anglais) sur RESILIENCE : http://www.resilience.org/author-detail/2073910-jerome-roos

 

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France

Université populaire de Saint-Dizier

 

La critique du capitalisme par J.-J. Rousseau

9. JJRousseau.jpg

Une conférence d’Yves Vargas

 

 

À relire :

9 bis. Inégalité.jpg

 

 

Sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes

Garnier-Flammarion – Poche - 2011

302 pages

Voir aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Discours_sur_l'origine_et_l...

 

 

 

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Du contrat social

Garnier-Flammarion – Poche – 2011

255 pages

Voir aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Du_contrat_social

 

 

 

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Les crises

 

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Une conférence d’Annie Lacroix-Riz

 


 

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Suisse

 

Interview de Daniele Ganser : Guerres manipulées et terrorisme d’État.

-

 

11. Daniele Ganser.jpg

 

Interview de l’historien suisse allemand Daniele Ganser, à Bâle le 21 avril 2015

Ce que tout un chacun devrait savoir sur les guerres manipulées et le terrorisme d’État

Cette vidéo, publiée le 26 août 2015, a été découpée en 13 séquences.  [Les questions sont inaudibles à cause d'un problème de prise de son]

 


 

Voir/écouter la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/video-interview-de-daniele-ganser-...

 

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Dans ce qui fut l’Europe orientale et qui est maintenant l’Asie occidentale

(la faute à qui ?)

« Si tu veux la paix prépare-toi à la guerre »

On revient au Saker, qui s’extasie à juste titre, mais en anglais, sur le dernier-né des monstres russes de pointe :

 

12. Battlefield-3-su-35-8.jpg

 

Absolutely amazing flight demonstration of the SU-35 at the MAKS Air Show

Note: the video has two dates indicated on it: 2013 and 2015.  Clearly person(s) who posted it (the YouTube channel Военная Мощь России) made some kind of mistake.  No big deal, as either way, the display is superb.

 


 

Réponse à un commentaire de lecteur :

The Saker on August 26, 2015  ·  at 5:14 am UTC

The most amazing part is that this aircraft is not some small and nimble fighter like the F-16 or the MiG-29, but a huge and heavy. Look at that Wikipedia data about the SU-35:

Length: 21.9 m (72.9 ft)
Wingspan: 15.3 m (50.2 ft, with wingtip pods)
Height: 5.90 m (19.4 ft)
Wing area: 62.0 m² (667 ft²)
Empty weight: 18,400 kg (40,570 lb)
Loaded weight: 25,300 kg (56,660 lb) at 50% internal fuel
Maximum speed:
–At altitude: Mach 2.25 (2,390 km/h, 1,490 mph)
–At sea level: Mach 1.15 (1,400 km/h, 870 mph)
Range:
–At altitude: 3,600 km (1,940 nmi)
–At sea level: 1,580 km (850 nmi)
Ferry range: 4,500 km (2,430 nmi) with 2 external fuel tanks
Service ceiling: 18,000 m (59,100 ft)
Rate of climb: >280 m/s (>55,000 ft/min)
Wing loading: 408 kg/m² (500.8 kg/m² with full internal fuel) (84.9 lb/ft² 50% fuel)
Thrust/weight: 1.13 at 50% fuel (0.92 with full internal fuel)
Maximum g-load: +9 g

These are absolutely amazing numbers for what is both a long-range interceptor AND a capable strike-fighter. A thrust to weight ratio of 1.13 and a load of +9g is better than most pure fighters can do. To see a 25 ton aircraft performing the kind of manoeuvres we see in this video is nothing short of unreal.

Now imagine what the SU-35 and SU-34 (https://en.wikipedia.org/wiki/Sukhoi_Su-34) combo can do TOGETHER !!

Good nite and sweet dreams :-)

 

Allez, en voici l’essentiel en français :

 

13. Fiche-technique-du-Su-35.jpg

Source :  http://thesaker.is/absolutely-amazing-flight-demonstratio...

 

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Un autre avion a été exposé au même spectacle aéronautique MAKS-2015, qui s’est tenu à l’aérodrome de Zukhorsky (oblast de Moscou), dont le Saker ne parle pas, mais il a tort :

 

Le légendaire Tupolev-144 supersonique

(qui fut le Concorde soviétique)

RT –27 août 2015

Le TU-144 construit par les ingénieurs soviétiques au début des années 60 a été le premier avion de ligne supersonique à être mis en service : le 5 juin 1969  (le Concorde attendra encore 7 ans). Il n’en reste plus que deux exemplaires, conservés tous deux à l’aéroport de Zukhorsky.

La démonstration, qui a attiré plus de 700 compagnies venues d’une vingtaime de pays, s’est déroulée du 25 au 30 août.

 

 

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Guerre dans les airs, guerre sur les mers

Avec les crétins surarmés qui en veulent, il faut se préparer à tout

 

Russie : Une parade navale vient de couronner les manœuvres conjointes russo-chinoises

 

Une parade à laquelle ont pris part des navires de la Flotte russe du pacifique et des bâtiments chinois s’est déroulée au large des côtes de Vladivostok vendredi dernier (28 août), marquant la fin des manœuvres conjointes russo-chinoises. Y ont pris part le detstroyer russe Maréchal Shaposhnikov et des destroyers de la classe Sovremenny. Côté chinois : des navires de ravitaillement de classe Qiandaohu et des destroyers de classe Luzhou. Deux hélicoptères ont également participé à la parade : un Kamov KA-27 et un Mil Mi-14.

Les exercices avaient commencé la semaine dernière. Y ont participé : 22 bâtiments des marines russe et chinoise, ainsi que des avions et des hélicoptères déployés dans le Golfe de Pierre le Grand, en mer du Japon.



 

2. François Demassieux.gif

 

 

Si l’Europe, que Vladimir Poutine souhaitait de Lisbonne à Vladivostok et Charles De Gaulle de l’Atlantique à l’Oural s’éloigne dans les brumes du passé jamais advenu, il y a toujours, à Moscou, une place de l’Europe et sur la place, un Enlèvement d’Europe au milieu des jets d’eau, œuvre du sculpteur (belge, tiens) Olivier Strebelle.

 

14.  place de l'Europe, Moscou - Olivier Strebelle.JPG

Les deux autres sont :

En tête, celui de Félix Vallotton sur toile

Au milieu, celui de François Demassieux en bronze

  

 

Mis en ligne le 1er septembre 2015

 

À suivre

 

 

 

17:32 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/08/2015

TRENTE-SIX INCENDIES SPONTANÉS

1. Greek Fire.jpg

Trente-six incendies spontanés

et simultanés autour de 20% de la réserve d’eau douce du monde

2. baikal.JPG

Baïkal, le plus grand lac de la planète

 

Le plus vieux et le plus profond de tous les lacs du monde risque de subir des dommages irréversibles, du fait des incendies incontrôlés qui l’encerclent en ce moment.

Un des principaux joyaux de la Russie, non seulement pour son importance écologique mais aussi pour son intérêt touristique, le lac Baïkal, contient 20% de l’eau douce non gelée de la planète, et ce qu’il affronte en ce moment, c’est une catastrophe écologique sans précédent.

« Les feux de forêt représentent un danger beaucoup plus grand que le tourisme sauvage ou les invasions de plantes inconnues comme le kelp – une algue brune géante – qui peuvent avoir un  impact majeur sur son système écologique unique au monde » a dit Mikhaïl Slipenchuk, vice-président du Comité Parlementaire pour les Ressources naturelles et l’écologie, cité par l’agence TASS.

Selon les rapports ds Eaux & Forêts russes, il n’y a pas moins de 36 incendies non maîtrisés qui affectent pour l’instant une superficie de 77.000 hectares.

« L’affluent le plus important est la rivière Selenga, mais on ne compte pas moins de 336 petites rivières et ruisseaux qui alimentent le lac Baïkal. Les feux en cours sont pratiquement en train de tuer ces artères, ce qui pourrait avoir pour résultat de détruire définitivement l’équilibre du lac », a encore dit M. Slipenchuk.

Un été particulièrement chaud et une sécheresse inhabituelle n’ont rien fait pour arranger les choses et les autorités régionales sont en train de prendre des mesures pour tenter d’enrayer à l’avenir les incendies de forêt. Slipenchuk estime cependant que beaucoup plus d’efforts doivent être faits – et au plan national ! – pour empêcher que se répète semblable phénomène.  

On se trouve déjà dans le pays le plus étendu de la terre. Il ne faut pas plus de 36 crétins pour jeter leurs mégots n’importe où. Imaginez quelques Daech/Yankees dans le tableau… On entend d’ici Fedorov. Mais Fedorov est un parano qui voit des malintentionnés partout. 

Des mesures drastiques et sans pitié s’il vous plaît M. Poutine, M. Choïgou, tout le monde ! On n’a pas envie de mourir de soif.

Source : https://www.rt.com/news/313212-baikal-forest-fires-lake/ 

 

3. goutte 5 TERRE xxx.gif

 

L’histoire du Baïkal

http://www.lacbaikal.org/articles/chiffres_reservoir.php

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Ba%C3%AFkal

 

4. schema.gif

Comme on voit d'après ce schéma, le volume d'eau du Baïkal est le plus important de tous les lacs. Seule la mer Caspienne est plus grande mais ses eaux sont salées...

 

Sa transparence est unique et la visibilité y est parfaite jusqu’à 40 mètres de profondeur.

Sa taille ? 260 fois le lac Léman, soit l’équivalent de la mer Baltique ou des cinq grands lacs américain mis ensemble.

Il est profond de 1637 mètres d’eau, posée sur 7.000 mètres de sédiments. Sa faune et sa flore sont (étaient ?) d’une richesse inouïe.

On raconte qu’un pipeline devait passer à 1 km de ses bords et que les écologistes russes ont obtenu de Vladimir Poutine qu’il en change le tracé.

En hiver, malgré sa masse énorme, le Baïkal gèle et on peut le traverser à pied.

 

5. Fin-de-l-odyssee-au-lac-Baikal.jpg

 

6. nerpa phoque d'eau douce ne vit que dans.jpg

Le nerpa est un phoque d’eau douce, qui ne vit que dans le lac Baïkal. Du fait des incendies, l’espèce risque de disparaître.

7. baikal nerpas.jpg

 

3. goutte 5 TERRE xxx.gif

 

On pourrait se croire encore dans un cauchemar d’Evgeny Fedorov. Mais, non. C’est juste ce à quoi se heurtent tous les pays d’Amérique latine.

 

Dix jours au Honduras

John Perry – LRB Blog1er juillet 2015

Nous avions vu passer, le 1er juillet, dans la London Review of Books, ce papier de John  Perry. Depuis, la situation  n’a pas cessé de se dégrader, pour atteindre en ce moment un niveau critique. De non-retour ?

 

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Dix jours au Honduras : un reporter et un caméraman de la télévision, un radioreporter et un dirigeant syndical, le chef d’une communauté indigène mobilisée contre la destruction de la forêt, deux militants transsexuels, deux gardes du corps de l’administrateur de l’Institut de la Réforme Agraire et un avocat ont tous été assassinés. Les meurtres politiques - quotidiens – font très rarement l’objet d’une enquête. Même lorsqu’ils conduisent à des arrestations, ils vont le plus souvent s’ajouter aux 93.000 dossiers criminels en souffrance.

Les assassinats sont commis dans l’impunité, mais les oligarques au pouvoir meurent tranquillement dans leurs lits. Miguel Facussé, qui se vantait d'être « l’homme le plus puissant du Honduras », est mort la semaine dernière, âgé de 90 ans.

 

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Il a un jour reconnu à la télévision avoir arrangé l’assassinat de cinq dirigeants d’organisations paysannes qui s’opposaient à son « acquisition agressive » de terres qu’il destinait à la production industrielle d’huile de palme. Il a dit en 2012, qu’il avait eu des raisons de tuer un avocat défenseur des droits de l’homme abattu lors d’un mariage, tout en prétendant qu’il n’en était pas responsable. Lorsqu’une journaliste, qui enquêtait sur ses vols de terres, a été kidnappée et torturée, il a dit qu’elle « avait été prévenue ». Ses liens avec les assassinats politiques et le trafic de drogue n’ont jamais fait l’objet de la moindre enquête, malgré une plainte indépendante déposée devant une Cour Criminelle Internationale.

Facussé fut un des organisateurs du coup d’État militaire contre le président élu Manuel Zelaya, qui fut non seulement expulsé du pouvoir mais aussi déporté hors du pays, de nuit, en pyjama, il y a six ans. Les putschistes se justifièrent en prétendant qu’il allait indûment briguer un second mandat. Cette accusation est reprise par Hillary Clinton, dans le livre qu’elle a signé, Hard Choices, où elle admet qu’elle a comploté pour que Zelaya soit « mis en question ». La dernière élection douteuse en date est celle de 2013, qui a vu la victoire de Juan Orlando Hernández, du Parti National. JOH, comme on l’appelle, était président du Congrès, en 2012, quand celui-ci démit et remplaça d’un seul coup quatre juges de la Cour Suprême. Au début de cette année, le même Congrès lui a accordé le changement constitutionnel qui avait servi de prétexte pour destituer Zelaya : le droit de se représenter à la présidence en 2017.

 

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Mais des enquêtes sur sa dernière campagne électorale pourraient bien contrecarrer la prochaine. David Romero, administrateur de Radio-Télévision GLOBO, a dit en mai dernier qu’il avait des preuves que JOH a financé sa campagne avec des fonds détournés de l’Institut de Sécurité Sociale Hondurienne, au moyen d’une série de sociétés-écrans, qui ont servi à remettre les chèques (Romero dit qu’il en a des copies) au Parti National. Cinq journalistes de GLOBO ont été assassinés depuis le coup d’État. Romero dit qu’il possède des enregistrements des réunions qui se sont tenues dans la maison du président, avec les compagnies impliquées dans le blanchiment de l’argent, enregistrements sans doute destinés à être rendus publics s’il lui arrive quelque chose.

 

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David Romero

 

Le minutage du scandale ne pourrait pas être pire pour JOH. Sa loi impopulaire de privatisation des fonds de l’assurance sociale vient de passer au Congrès. Elle réduit la contribution de l’État et diminue ce que devaient en recevoir les travailleurs du secteur public ; elle transfère les avoirs des services de santé et de pensions au secteur privé et met fin au remboursement des médicaments. Ceci coïncide avec le quasi effondrement des services de santé publique : pénurie de médicaments, de reins artificiels, de plaques radiographiques et d’autres fournitures essentielles, qui a déjà causé la mort de près de 3.000 personnes. Les classes moyennes se sont mises à protester, au coude à coude avec les classes laborieuses qui protestent, elles, depuis le coup d’État. D’énormes manifestations nocturnes aux flambeaux se multiplient, et, aux portes du palais présidentiel, des grévistes de la faim réclament la démission de JOH.

L’intéressé prétend qu’il ne savait rien des détournements de fonds et qu’il est bien décidé à découvrir les coupables. Le principal suspect se trouve être un de ses rivaux, Ricardo Alvarez, qui était, à l’époque des faits, président du Parti National. S’il faut en croire JOH, tandis que certains des manifestants sont, comme lui, irrités du mauvais usage fait des fonds publics, il y en a d’autres qui veulent lui faire porter le blâme, afin de faire échapper les vrais coupables à la justice. Ceux-là ne manifestent pas contre la corruption, dit-il, mais s’opposent à sa lutte contre le crime organisé. En plus de tout cela, fait-il remarquer, l’opposition reçoit de l’aide du Vénézuéla.

JOH est allé à Washington poser au combattant non seulement contre le trafic de drogue mais contre la faim dans le monde. À Tegucigalpa, l’ambassadeur US dit que les propositions de JOH pour s’attaquer à la corruption sont très intéressantes et méritent une étude approfondie. Parallèlement, les USA soutiennent à fond le plan d’un milliard de dollars de Joe Biden pour l’Amérique Centrale, qui permettra d’augmenter les dépenses militaires du Honduras et distribuera au gouvernement de JOH d’énormes montants d’aide supplémentaire.

Source : http://www.lrb.co.uk/blog/2015/07/01/john-perry/ten-days-...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

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John Perry vit à Masaya, où il écrit et publie, assez curieusement, des livres sur les problèmes du logement en Grande Bretagne et sur la politique sociale. Il semble que Masaya soit jumelée avec Leicester et que John Perry anime, au Nicaragua, un groupe de travail appelé « Leicester-Masaya Link ». Il collabore régulièrement à la London Review of Books.

Lien : http://leicestermasayalink.org.uk/index.php/home/getting-...

Son blog : http://twoworlds.me/

Ses autres articles à la LRB : http://www.lrb.co.uk/blog/author/john-perry/

 

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Honduras : Les hideuses conséquences du coup d’État

Jonathan Marshall – ICH – Consortiumnews25 juillet 2015

 

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Imelda Marcos restera dans l’Histoire pour ses 3.000 paires de chaussures, symbole ostentatoire des milliards de dollars de butin, amassés du temps qu’elle était Première Dame des Philippines. Or, voilà que surgissent à nouveau des chaussures comme symbole de corruption : au Honduras, des procureurs enquêtent sur l’accusation touchant une autre Première Dame, soupçonnée d’avoir mal acheté ou jamais distribué 42.100 paires de chaussures destinées aux pauvres, qui auraient couté 348.000 $ à l'État.

Ces accusations ne sont que les plus récemment apparues dans une vaste enquête sur la corruption qui révèle un regain d’énergie politique citoyenne, dont témoigne un mouvement de protestations en train de balayer cette « république bananière » d’origine de l’Amérique Centrale.

Chaque vendredi soir des trois derniers mois, des milliers de manifestants ont défilé aux flambeaux dans les rues de Tucigalpa et d’autres villes plus petites, brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « Les ripoux ont démoli mon pays » ou encore « Trop c’est trop ! »

 

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Les manifestants, qui s’appellent eux-mêmes Oposición Indignada, exigent que le président Juan Orlando Hernández rende compte de ses trafics et de ses vols, qui ont, dit-on, saigné le Service National de Santé du Honduras de plus de 200 millions de dollars, utilisés pour engraisser ses partisans et financer son élection de 2013.

 

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« Nous assistons, ici, en Amérique Centrale, à un véritable moment historique » a dit un analyste de l’International Crisis Group. « La question est de savoir si tout ceci se transformera en une manière de tournant critique où la société, les organisations civiles, le secteur privé et les partis politiques réussiront ensemble à tirer le meilleur parti de cette occasion pour [tenter de] nettoyer nos institutions nationales. »

Bien que le président Hernández ait promis de poursuivre les coupables, il a jusqu’à présent refusé de suivre l’exemple du Guatemala en nommant un corps indépendant d’enquêteurs sous supervision des Nations Unies chargés de s’attaquer à la corruption gouvernementale.

 

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La révélation, au Guatemala,  de fraudes douanières à grande échelle, de corruption politique et de blanchiment d’argent avaient suscité de semblables manifestations de protestation populaire dans la capitale du pays et provoqué la démission  du Vice-Président.

L’administration Obama a exprimé sa sympathie pour les mouvements anti-corruption en Amérique Centrale mais n’a pas encore admis qu’il avait été incapable de protéger [sic] la démocratie hondurienne contre le coup d’État militaire qui, en 2009, a ouvert la voie à la crise actuelle.

Cédant aux pressions des Républicains conservateurs au Congrès*, la Secrétaire d’État Hillary Clinton a refusé de condamner la destitution du président de gauche Manuel Zelaya. Elle reconnaît que, dans les jours qui ont immédiatement suivi le coup d’État, elle a commencé à comploter pour l’empêcher de reprendre sa place.

Ses e-mails récemment divulgués montrent qu’elle s’est fait aider d’un lobbyiste favorable au putsch pour obtenir que le monde des affaires hondurien établisse des contacts avec le nouveau président mis en place par la junte. Elle a aussi fait en sorte que soit poursuivie l’aide US au nouveau régime - au moment même où Washington annonçait au monde que les États-Unis l’avaient suspendue -, elle a bloqué les appels de l’OEA (Organisations des États Américains) qui réclamaient le retour de Zelaya, et elle a accepté le résultat des élections présidentielles subséquentes, condamnées par la plupart des observateurs internationaux comme truquées et entachées d’intimidations violentes.

En 2011, le président Obama a officiellement accueilli à la Maison Blanche le douteux nouveau président du Honduras et a loué sa « restauration des pratiques démocratiques » (C’est sa femme que vise l’enquête actuelle sur les chaussures.)

 

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5 octobre 2011 – Barack Obama accueillant Porfirio Lobo, l’alors président du Honduras

 

Un an plus tard, deux des principales organisations de défense des droits humains – une US et une française - ont fait état de plus de 100 assassinats politique depuis le putsch, ainsi que de « menaces de mort à l’encontre de militants, d’avocats, de journalistes, de délégués syndicaux et de campesinos. Sans préjudice des tentatives d’assassinat, des tortures, des violences sexuelles, des arrestations et des détentions arbitraires, etc.

Le coup d’État a constitué un désastreux retour en arrière pour la société du Honduras aussi bien que pour sa politique. Certes, le trafic de drogue existait avant et les gangs aussi. Mais, comme l’a écrit Dana Frank, historien de l’Université de Californie : « La criminalité profonde du régime putschiste a lâché la bride à un énorme accroissement du trafic de drogue et de la violence, et il a déchaîné une vague de répression prolongée sans précédent. »

« Le trafic de drogue est maintenant partie intégrante de l’État lui-même… d’un bout à l’autre de l’échelle du pouvoir, jusqu’au sommet ultime du gouvernement… Un ex-membre du Congrès et préfet de police chargé d’enquêter sur la drogue a déclaré qu’un membre du Congrès sur 10 était un trafiquant, et qu’il avait des preuves de ce que « des personnalités nationales et politiques majeures » étaient impliquées dans ce trafic. Il a été assassiné presque aussitôt [le 7 décembre 2011].

En dépit de quoi l’administration Obama a continué de faire cadeau de dizaines de millions de dollars à la police et à l’armée du Honduras, au nom de la lutte contre la drogue.

Tant de crimes et de corruption ont plongé des millions de Honduriens dans la misère et le désespoir. Les deux tiers de la population du pays vivent sous le seuil national de pauvreté et le taux de criminalité homicide au Honduras est le plus élevé du monde avec 1 meurtre pour 1.000 habitants et par an. Ces affreuses conditions de vie provoquent à leur tour une effrayante émigration d’enfants non accompagnés vers les États-Unis.

Dans l’espoir de mettre un terme à cette situation, l’épouse de Manuel Zelaya s’est portée candidate à la présidence aux élections de 2013 avec un programme social-démocrate, mais le Parti National a bloqué sa campagne en utilisant dans ce but les dizaines de millions de dollars détournés des caisses de la Sécurité Sociale.

 

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Xiomara Castro de Zelaya en campagne – 2013

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Encouragée par Hugo Chavez

 

« Il est notoire que Hernández doit sa victoire électorale à ces fonds volés » dit Frank. (Le président Hernández a nié connaître la source de ses fonds de campagne mal-acquis et a prétendu qu’ils s’élevaient à « 1,5 million de dollars tout au plus ». Le procureur chargé de l’enquête officielle a dû fuir le pays sous les menaces de mort.)

Hernández est aussi accusé d’avoir manigancé la destitution de magistrats de la Cour Suprême pour faire adopter au forcing une loi créant des zones d’investissement autonomes, indépendantes des lois nationales et supervisées par des libertariens étrangers tels que Grover Norquist et Michael (fils de Ronald) Reagan.

La bonne nouvelle, c’est que les manifestations qui ont déferlé sur le Honduras commencent à produire un certain effet sur le gouvernement Hernández. Il a accepté un médiateur extérieur nommé par l’OEA, dont la tâche consiste à entendre des représentants des autres partis et des membres d’Oposición Indignada, dans le but d’établir un programme de réformes commun.

Le 14 août, le médiateur avait entendu 50 organisations de la société civile, qui ont désigné la corruption et l’impunité politique comme les défis majeurs posés au Honduras et à ses aspirations démocratiques. Le médiateur de l’OEA, qui s’est félicité du succès de ce premier tour de consultations, a l’intention de rencontrer ensuite des représentants de tous les partis politiques du pays.

Les discours ne coûtent pas cher évidemment. Mais l’implication officielle de l’Organisation des États Américains ajoutée à la tendance accrue du Congrès à faire attribuer les fonds d’aide US au Honduras pour soutenir la justice, font espérer que les réclamations du peuple hondurien seront entendues. Il est peut-être trop tôt pour parler de Printemps d’Amérique Centrale, mais cette région traumatisée a au moins quelque raison d’espérer.

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* Au lobby cubain anticastriste de Miami, à l’hybris US, à la sienne, etc. (NdT)

 

Sources : http://www.informationclearinghouse.info/article42717.htm

https://consortiumnews.com/2015/08/19/the-honduran-coups-...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

Jonathan Marshall est un chercheur indépendant US, qui vit à San Anselmo, Californie.  Il collabore à consortiumnews 

À lire, de préférence aux rhapsodies démocrates US, ce vieil article de Dana Frank de janvier 2012 : In Honduras, a Mess Made in the U.S.  


Post Scriptum

L’OEA (Organisation des États Américains) n’est pas l’UNASUR… Son siège est à Washington. L’International Crisis Group est une ONG occidentale. Son siège est à Bruxelles. Les États-Unis n’ont pas « permis » ou « soutenu » le coup d’État militaire au Honduras, ils l’ont voulu, organisé et mis en oeuvre à tous les stades. Ils n’ont aucune raison de lâcher, pour quelques manifestations de rues, leurs marionnettes locales. Les Honduriens et les Guatémaltèques risquent de connaître le sort que connaissent les Gazaouis depuis qu’il y a des conférences de paix israélo-palestiniennes.

Si le « Printemps de l’Amérique Latine » ressemble si peu que ce soit aux Printemps Arabes, et on a de fortes raisons de le craindre, les malheureux ont du souci à se faire, car ils ont toutes les chances de sauter, comme dit l’expression anglo-saxonne bien connue, « de la poêle à frire dans le feu ».

Les Grosses Orchades


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France

«La Charte européenne des langues régionales menace la République et la démocratie»

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Un tour de France qui passe par l’Angleterre, la Belgique, l’Espagne, la Suisse - pourquoi pas le Bahrain ?- et un spectateur breton

 

Professeur associé à l’Institut d’études européennes de l’Université Paris VIII, Jacques Nikonoff explique pour RT France pourquoi la France ne doit pas ratifier la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires. 

Le 5 novembre 1992, le Conseil de l’Europe établissait la «Charte européenne des langues régionales ou minoritaires». Le motif officiel était de contribuer à «maintenir et à développer les traditions et la richesse culturelle de l'Europe», de permettre «le droit de pratiquer une langue régionale ou minoritaire dans la vie privée et publique» qui «constitue un droit imprescriptible». De telles ambitions, a priori, ne peuvent que susciter l’adhésion. À première vue, on pourrait considérer que la démarche est sympathique et qu’elle relève du folklore afin de renforcer les avantages touristiques de la France. Il n’en est rien. La Charte européenne des langues régionales ou minoritaires est en réalité, pour un pays comme la France, une machine de guerre contre la République et la démocratie. La lecture de ce document montre qu’il est probablement adapté à des pays recomposés – ou décomposés – après les grandes secousses historiques des deux guerres mondiales et de la dislocation de l’URSS et des pays du «socialisme réel», mais aussi de pays qui reconnaissent le pluralisme linguistique dans leur Constitution (Espagne, Suisse…). En revanche, la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires est totalement inadaptée – et même dangereuse – pour la France puisqu’elle vise à constitutionnaliser le communautarisme.

Lire la suite…

Source : http://francais.rt.com/opinions/6090-charte-europeenne-la...

 

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Ailleurs

Madonna donne des leçons de morale aux Russes et ce n’est pas triste.

Les Grosses Orchades27 août 2015

 

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Qui connaît ses classiques sait que lorsqu’une dame de petite vertu atteint sa date de péremption, elle se reconvertit soit en mère maquerelle soit en dame patronesse.

Si les bruits qui courent sont vrais, il semble que l’égérie des foules zuniennes des années 80 tente de concilier les deux options en continuant d’apparaître en pom pom girl aussi dénudée que l’état des lieux le permet en même temps qu’en sainte patronne des folies transgenre. Au nom de la morale et de l’égalité, of course.

Dans le cadre de cette croisade, elle vient d’annoncer aux foules russes médusées – « ses fans de Moscou et de Saint Pétersbourg » -  qu’elle ne se produirait plus dans leurs villes, pour punir la Fédératiuon de Russie de son peu d’enthousiasme à soutenir le lobby LGBT dont elle se fait la porte-parole (une des, puisqu’il faut compter aussi avec Caroline Fourest et les Femen). On inflige les sanctions qu’on peut.

Ce que la chère petite ignore, c’est que l’homosexualité est légale en Russie depuis 1993, et que les transsexuels qui ont subi une opération chirurgicale y sont autorisés à changer officiellement d’état-civil, ce qui n’est toujours pas le cas dans les états de l’Ohio, du Tennessee, de l’Idaho, de l’Oklahoma et du Kansas. Que la Douma ait jugé de son devoir de légiférer pour protéger les mineurs de toute propagande sexuelle visant à les orienter est l’affaire des Russes et non celle des saltimbanques US. Les autres peuvent aussi se le tenir pour dit.

 

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Mais ce que se garde bien de révéler la bombe sexuelle de 57 ans, qui souffre d’hypertrophie osseuse à force de se doper aux hormones de croissance et autres poudres de perlimpinpin pour body-buildés, c’est qu’elle est propriétaire d’une chaîne de fitness clubs – la vente d’anabolisants et de hGH a le vent en poupe à Hollywood et cela s’exporte – appelés Hard Candy et qu’on trouve ces salles de gymnastique un peu spéciales dans dix villes… dont Moscou et Saint Petersbourg.

 

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Ne parlons pas de la chirurgie dite esthétique dont elle n’est peut-être que cliente.

Elle omet aussi de préciser qu’elle n’a pas éprouvé de semblables scrupules moraux pour se produire dans les Émirats Arabes Unis, où, comme chacun sait, l’homosexualité est punie de mort. Elle néglige enfin de révéler, certainement par modestie, qu’elle s’est fait construire, à Dubai, et tant pis pour les imprudents transgenre qui s’y risqueraient, une gentille résidence avec dauphins captifs nageant dans son living. L’architecte espagnol Joaquin Torres, n’a pas dit si son cahier des charges impliquait qu’il fournisse des dauphins homosexuels et, si oui, de tous les sexes connus ou d’un seul ?

 

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N’est pas Mae West ou Marilyn qui veut. En revanche, s’il est difficile d’égaler Hillary Clinton sur son terrain de chasse, reconnaissons que Madonna se donne tout le mal qu’elle peut pour y parvenir.

Source : http://russia-insider.com/en/politics/madonnas-staggering...

 

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Dernère minute :

 

« Le fruit de nos entrailles » documentaire de Maria Poumier sur le baby-business

 

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Sur les questions environnementales, économiques et sociales, force est de constater que les députés que certains élisent encore ne défendent que très peu l’intérêt des citoyens concernés. La construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, l’asséchement de la zone humide dans le Testet, ou encore le site d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure ne sont que des témoignages organiques du mépris systémique des politiciens à l’égard des volontés des populations. Dans les « démocraties » occidentales, les décisions sont presque toujours prises sans consulter l’avis du peuple, et si celui-ci est sollicité, son opinion ne compte guère : on peut tout simplement l’ignorer ; et bien souvent les lois qui sont promulguées vont dans un sens contraire à la défense de l’intérêt général.

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Source : http://www.cercledesvolontaires.fr/2015/08/28/le-fruit-de...

 

 

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Mis en ligne le 28 août 2015

 

 

 

 

00:01 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |