08/05/2016

SINÉ EST MORT

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SINÉ EST MORT

Et les Sionistes sont toujours là !

 

Pour Siné, parce qu’on a 1 pied ¾ dans la tombe nous-mêmes on laisse la parole à Mermet…

 

SINÉ LÂCHE LA RAMPE, UN NOUVEAU CHEZ LES BONOBOS

Le vendredi 6 mai 2016

 

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C’est en bonobo qu’il voulait être réincarné, voilà pourquoi il a décroché aujourd’hui, jour de l’Ascension, pour se retrouver là-haut chez les bonobos, les singes qui niquent sans cesse. Sur terre, Bob Siné n’a pas fait que ça, il a bu aussi, il a aimé le jazz et il a fait des dessins pour emmerder le monde. Pas tout le monde. Il savait choisir.

Ce dessin-là, c’est pour l’affiche de notre film CHOMSKY et Cie en 2008. Siné nous l’a fait tout de suite, amicalement, en hommage à Chomsky. C’est l’année où le minable Philippe VAL l’a viré de Charlie en tentant de le faire passer pour un antisémite. Siné a gagné en justice et Val a été lourdement condamné. Du coup avec ses copains, Siné a lancé son journal, Siné Hebdo. Une occasion de faire sauter quelques bouchons.

Ré-écoutez notre émission du 03 septembre 2008 et laissez des messages si vous le souhaitez en écoutant Otis Redding.

Un reportage de Daniel MERMET et Antoine CHAO du 03 septembre 2008.

Voir ici…

Source : http://la-bas.org/les-emissions-258/les-emissions/2015-16...

 

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… et à Delfeil de Ton

 

Siné, debout pour toujours

 

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Le dessinateur Maurice Sinet, alias Siné (1928-2016), photographié ici en juillet 2008, est mort ce 5 mai.

 

Dieu sait qu'on a voulu se débarrasser de lui. Mais Siné, mort ce jeudi 5 mai 2016 à l'âge de 87 ans, n'aura pas raté sa sortie. Son ami Delfeil de Ton lui rend hommage.

Il n’aura pas raté sa sortie. 87 ans, depuis dix ans sous oxygène, depuis trois ans sans cesse de chez lui à l’hôpital Avicennes, retour chez lui, direction hôpital Bichat. Puis de Bichat à Avicennes, puis d’Avicennes à Bichat, puis à son journal, « Siné Mensuel », chaque numéro pouvant être vu comme le dernier sous sa direction. Direction de fer. De son lit d’hôpital, téléphone, ordinateur, il contrôlait tout, choisissait chaque dessin, fignolait la mise en page. Trouvez un journal plus beau.

Je n’ai jamais vu un gars ressusciter autant de fois. La rigolade que c’était quand c’était encore lui, une fois de plus, qui avait trouvé et dessiné la couverture, quand il avait calligraphié sa « Zone », une grande page entière, entièrement faite main, texte et illustration. Dimanche dernier encore, pour le numéro sorti hier mercredi, quelques heures avant sa mort.

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Source : http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20160505.OBS9897...

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Un livre pour prendre congé…

 

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Siné

Journal pré-posthume

Préface de Jean-Marie Laclavetine

Le Cherche Midi – 2013

96 pages

 

 

L'éclat de rire testamentaire de Siné !

Homme de combats, contre l'injustice, le colonialisme, le racisme, Siné ne pensait pas que celui qu'il aurait à mener, à 84 ans, contre la leucémie serait le plus redoutable.

Il fut grand fumeur, gros buveur, fêtard invétéré. Et il le reste dans l'âme, malgré une insuffisance respiratoire carabinée l'obligeant, depuis des années, à vivre sous oxygène, un coeur poussif relayé par un pacemaker et des hanches délabrées qui le forcent à se déplacer en fauteuil roulant.

Il consacre auourd'hui toute son énergie à son métier de dessinateur et de pamphlétaire, à sa famille, à ses amis et à ses chats.

Confronté à cette nouvelle maladie, il lui a fait face avec l'humour et la détermination dont il a fait preuve tout au long de sa vie.

Ce livre en est le témoignage.

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Les sionistes sont toujours là,

 

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mais Christophe Oberlin et les Palestiniens aussi

 (n’en déplaise à l’entourage de Siné).

 

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Christophe Oberlin : « Israël n’est pas un État, c’est un lobby »

 

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Le 26 juin 2006, le caporal franco-israélien Gilad Shalit est capturé par un commando palestinien lors d’une attaque menée, via un tunnel, au sud de Gaza. Détenu dans un lieu gardé secret, il ne sera finalement libéré qu’après cinq ans de négociations secrètes indirectes entre Israël et le Hamas, le 18 octobre 2011, en échange de la libération de 1027 prisonniers politiques palestiniens.

Dans l’intervalle deux opérations meurtrières auront été menées par l’armée israélienne contre la bande de Gaza, en 2006 et en 2008-2009, faisant plus de 1500 morts et près de 6000 blessés palestiniens.

Dans son dernier ouvrage intitulé L’échange – Le soldat Shalit et les Palestiniens(1), Christophe Oberlin retrace toute cette période, marquée par une résistance héroïque, noyée dans le sang par Israël. Il dévoile le douloureux sort des prisonniers palestiniens dont la détention illégale – contrairement à Shalit – n’a jamais retenu l’attention de la presse occidentale traditionnelle.

Il répond ici aux questions de la journaliste suisse Silvia Cattori.

 

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Le soldat franco israélien Gilad Shalit sur le perron de l’Elysée avec Nicolas Sarkozy, le 8 février 2012 Photo Lionel Bonaventure. AFP

 

Silvia Cattori : Vous relevez qu’en juin 2006, au moment de la capture du soldat Shalit, 9500 Palestiniens croupissaient dans les geôles israéliennes, «dont près de 10% enfermés en détention administrative, c’est- à-dire sans charge ni jugement», en butte à des abus et difficultés de tous ordres. Le délit de «menace pour la sécurité d’Israël s’appliquant à des actions comme la participation à une manifestation ou à la distribution d’un tract», vous soulignez que, de 1967 à 2006, 650 000 Palestiniens ont été incarcérés à ce titre dans des prisons israéliennes et que, «à la date de la capture de Shalit, c’est 40% de la population masculine palestinienne adulte qui a été déjà emprisonnée au moins une fois en Israël». Ce sont des chiffres qui font tourner la tête. Il s’agit de Palestiniens vivant sous occupation, abusés, kidnappés et violentés par Israël en toute impunité. Doit-on en conclure que l’occupant se sert systématiquement de l’emprisonnement arbitraire pour briser l’esprit de résistance des Palestiniens ? Cette politique a-t-elle changé depuis 2006 ? Quel est aujourd’hui son impact ?

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Source : http://arretsurinfo.ch/christophe-oberlin-israel-nest-pas...

 

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« Ville de merde ! »

Blavier

 

Pour une fois que quelqu’un dit quelque chose d’intelligent à Verviers…

 

Belgique : un conseiller communal compare Israël à l’État islamique

RT.com International – 6 mai 2016

 

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Mais qu’est-ce qu’il fait au PS, cet homme ?

 

À Verviers, en Belgique, le conseiller communal PS, Saïd Naji, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux et au sein de la communauté juive après avoir comparé sur Facebook Israël au groupe terroriste État islamique, rapporte RTL Info.

Saïd Naji, conseiller communal PS à Verviers, en Belgique, a dérapé sur Facebook en publiant sur son profil que « Israël = Daesh = Haine = Inhumain », en comparant les violences de l’État islamique à celles infligées par l’armée israélienne en Palestine.

La publication a été supprimée, et il semblerait que le profil de l'élu aussi, puisqu’il est introuvable dans le moteur de recherche du réseau social.

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Source : https://francais.rt.com/international/20181-belgique--con...

 

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Est-ce bien la peine de poursuivre ? On peut vous dire que tout le monde s’est récrié d’horreur et que le coupable du « dérapage » s’est excusé.

S’il existait dans la ville qu’il a la malchance d’habiter des politiques dignes de ce nom, il n’aurait eu qu’à se joindre à eux, sauf que s’il y en avait, cela se saurait.

Mais qui sont les tarés qui s’autorisent à supprimer le profil de quelqu’un, fût-ce sur un réseau social, et d’un élu du peuple en plus ? Ils se prennent pour qui et pour quoi ?

Jacques Chapuis, reviens avec ton petit sabre de cavalerie ! Y'a du ménage à faire…

 

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Il y en avait eu un autre (de scandale antisémite belge) en 2013. Un tous les trois ans. À ne pas rater :

http://www.lemondejuif.info/2013/09/scandale-en-belgique-...

 

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On ne voudrait pas mettre de l’huile sur le feu dans les affaires verviétoises, mais…

Des Preuves Incontestables prouvant que Daech est un groupe Américano-Sioniste

(et ceci date de près d’un an !)

 

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D’après le général Vincent Desportes

Saint-cyrien, ancien directeur de l’École de Guerre française et aujourd’hui conférencier à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, le général Vincent Desportes n’a jamais eu sa langue de poche et s’est souvent fait taper sur les doigts par sa hiérarchie. Le 17 décembre 2014,il fut auditionnépar une commission du sénat français chargée de la défense et des affaires étrangères et, fidèle à ses habitudes, n’a pas mâché ses mots. Extraits.  — « « Un mot sur Daech, d’abord. […] Ne doutons pas de la réalité de la menace directe pour nos intérêts vitaux, dont notre territoire et notre population. Daech est le premier mouvement terroriste à contrôler un aussi vaste territoire (35% du territoire irakien, 20% du territoire syrien). Ce qui représente 200 000 km² (soit l’équivalent de l’Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, PACA et Rhône-Alpes réunis) et une population de l’ordre de 10 millions de personnes. Ce territoire est

Imparfaitement mais réellement « administré » par un « ordre islamique », fait de barbarie et de rackets. Daech dispose d’un véritable « trésor de guerre » (2 milliards de dollars selon la CIA), de revenus massifs et autonomes, sans comparaison avec ceux dont disposait al-Qaïda. Daech dispose d’équipements militaires nombreux, rustiques mais aussi lourds et sophistiqués. Plus que d’une mouvance terroriste, nous sommes confrontés à une véritable armée encadrée par des militaires professionnels.

Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs – dont certains s’affichent en amis de l’Occident – d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les États-Unis… Il est puissant mais il sera détruit. C’est sûr. Il n’a pas d’autre vocation que de disparaître.

 

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Des Daechistes « israéliens » capturés

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Source : https://newsofscs.wordpress.com/2015/07/19/des-preuves-in... 

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L’association de plus en plus étroite entre l’Arabie Saoudite et Israël : des noces barbares.

Alli McCracken, Raed Jarrar – ICH 5 mai 2016

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L’accord sur le nucléaire est en train de redessiner la carte politique du Moyen Orient.

Depuis des dizaines d’années, l’Arabie Saoudite a été un vigoureux avocat du droit à l’existence d’un État Palestinien et un critique mordant de l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza par les Israéliens. L’engagement de l’Arabie Saoudite à l’égard de la Palestine définit les contours géopolitiques du Moyen Orient depuis des décennies. Mais, à présent que l’accord avec l’Iran sur le nucléaire est chose faite et tandis que la guerre fait rage en Syrie, ces contours politiques sont en train d’être redessinés et de réunir un couple étrange : l’Arabie Saoudite et Israël.

Vendu comme « un dialogue révolutionnaire entre les dirigeants des deux organes de sécurité nationaux de deux vieux adversaires », ce 5 mai verra une rencontre au sommet, à Washington D.C., d’officiels de haut grade d’Arabie Saoudite et d’Israël. Le prince Turki bin Faisal, ex-chef des services secrets d’Arabie Saoudite et ex-ambassadeur à Washington, et le major-général à la retraite des Forces de Défernse Israéliennes (IDF) Yaakov Amidror, ex-conseiller du premier ministre Benjamin Netanyahou en matière de sécurité nationale, s’entretiendront à l’Institut pour la Politique du Moyen-Orient de Washington, une organisation pro-israélienne subventionnée par l’AIPAC, dont le personnel est recruté et payé par l’AIPAC et logée dans l’immeuble qui abrite le Quartier Général de l’AIPAC.

L’Arabie Saoudite n’a jamais entretenu de relations diplomatiques avec Israël depuis la Nakba en 1948 et a même, à un moment donné, dirigé le boycott de l’État d’Israël. Et, quoique cette rencontre ne soit pas la première du genre (l’Arabie Saoudite et Israël se sont déjà parlé officiellement par le biais d’un panel, au Conseil des Relations Extérieures l’an dernier), c’est réellement une rencontre au plus haut niveau qui est en cours.

Bien que voir s’acoquiner et se rencontrer officiellement des violeurs de droits humains tels que l’Arabie Saoudite et Israël ne soit pas tout à fait une surprise pour la plupart d’entre nous, cet événement est quand même une mauvaise nouvelle, parce qu’il signifie que le sponsor officiel de l’Initiative Arabe pour la Paix entre dans une ère nouvelle de normalisation.

L’Initiative Arabe pour la Paix, également connue comme « Initiative Saoudienne » est une proposition en dix points pour mettre fin au conflit  israélo-palestinien. Elle a été approuvée par la Ligue Arabe en 2002 et ré-approuvée en 2007, et elle est appuyée par toutes les factions palestiniennes, y compris le Hamas. L’initiative appelle à une normalisation des relations entre le monde arabe et Israël, en échange d’un retrait complet d’Israël de tous les territoires occupés (Jérusalem Est inclus). Jusqu’à présent, cette proposition a été le projet le plus viable pour une solution à deux états. Elle abordait aussi la question des réfugiés palestiniens et en appelait à un « règlement juste », fondé sur la résolution 194 de l’ONU.

Donc, en ce moment politique où Netanyahou ne montre aucune intention de se retirer des Territoires Palestiniens Occupés et où même certains de ses ministres réclament officiellement l’occupation de la Cisjordanie, l’Arabie Saoudite semble abandonner ses engagements historiques. En normalisant ses relations avec  Israël sans exiger en contrepartie une solution juste au conflit israélo-palestinien, l’Arabie Saoudite amoindrit le poids qu’elle pouvait avoir dans les négociations pour une solution à deux états.

D’une certaine manière, cette rencontre officialise la mort de l’Initiative Arabe pour la Paix, mais plus encore, en tant que dernier mécanisme en vue d’une solution régionale négociée, elle montre que la solution à deux états est, elle aussi, officiellement morte.

Ali McCracken est  co-directrice du groupe faminin anti-guerre CODEPINK, dont le siège est à Washington D.C.

Raed Jarrar est un militant politique arabo-américain de Washington D .C.

Source : http://www.alternet.org/world/saudi-arabia-and-israels-gr...

Via : http://www.informationclearinghouse.info/article44591.htm

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Entre l’Iran et Daech, Israël a fait son choix

Sputniknews.com21.1.2016

 

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« Comparer l'Iran à une organisation terroriste menaçant le monde entier est absolument inadmissible », a déclaré le rédacteur-en-chef du journal Iran Presse, Emad Abshenass, commentant les propos récents du ministre israélien de l'Intérieur qui avait comparé l'Iran à Daech.

« Si je devais choisir entre l'Iran et Daech, je choisirais Daech », a déclaré Moshe Yaalon, le ministre israélien de la Défense lors d'une conférence à Tel-Aviv. L'homme politique a estimé qu'il valait mieux que la Syrie tombe entre les mains de Daech plutôt que de l'Iran, car « Téhéran reste le pire ennemi d'Israël », qui est « plus puissant que Daech » et plus difficile à combattre.

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Source : https://fr.sputniknews.com/international/2016012110211118...

 

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Grandes manœuvres du lobby sioniste donc, partout à la fois mais surtout – pour l’instant – en Angleterre, où toutes sortes d’apparatchiks – tiens, comme en France ! – grimpent sur la figure de n’importe qui pour se faire bien voir des lobbyistes, croyant sans doute ainsi grappiller quelques voix faciles à prendre dans les prochaines élections. Jusqu’à ce que…

 

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Siné est mort, mais Latuff est toujours bien là !

 

Une manœuvre de trop peut-être… Celle-ci vient de buter sur Norman Finkelstein.

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The American Jewish scholar behind Labour’s ‘antisemitism’ scandal breaks his silence

Jamie Stern-Weiner and Norman Finkelstein 3 May 2016

Open Democracy UK

Traduction : Dominique Muselet

 

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Norman G. Finkelstein parle de la députée Naz Shah, de Ken Livingstone, et de la controverse sur l’ « antisémitisme » au parti travailliste.

 

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Interview de Norman Finkelstein par JAMIE STERN-WEINER

 

Norman Finkelstein n’est pas étranger à la controverse. L’intellectuel juif américain est l’un des plus réputés experts internationaux du conflit israélo-palestinien et de l’héritage politique de l’holocauste nazi. A part ses parents, tous les membres de la famille de Finkelstein, des deux côtés, ont été exterminés dans l’holocauste nazi. Il a écrit en 2000 « L’industrie de l’Holocauste ». Le livre, qui a été publié en feuilleton dans le Guardian, est devenu un best-seller international et a déclenché une tempête médiatique. Mais la dernière incursion politique de Finkelstein est le fruit du hasard.

Le mois dernier, la membre du Parlement Naz Shah est devenue l’une des figures les plus médiatisées, à ce jour, dans le scandale de «l’antisémitisme» qui secoue toujours la direction du parti travailliste. Shah a été suspendue du parti travailliste pour, entre autres choses, avoir posté une image sur Facebook qui a été considérée comme antisémite. L’image montrait une carte des États-Unis avec Israël en surimpression, et suggérait de résoudre le conflit israélo-palestinien en relocalisant Israël aux États-Unis. On a dit que Shah avait pris l’image sur le site Web de Finkelstein. J’ai demandé à Finkelstein pourquoi il avait posté cette image, et ce qu’il pensait des allégations selon lesquelles le parti travailliste avait un « problème juif ».

Avez-vous fabriqué l’image controversée que Naz Shah a reprise ?

Je ne suis pas assez habile avec les ordinateurs pour fabriquer une image. Mais j’ai posté la carte sur mon site en 2014. Un de mes correspondants internet doit me l’avoir envoyée. Elle était, et est toujours, drôle. N’était le contexte politique actuel, personne n’aurait remarqué que Shah l’avait postée. Il faut complètement manquer d’humour. Ce genre de plaisanterie est monnaie courante aux États-Unis. Donc, voilà la blague en question : pourquoi Israël ne devient pas le 51ième état ? Réponse  : parce qu’alors, il n’aurait que deux sénateurs. Aussi fou que soit le discours sur Israël en Amérique, nous avons encore le sens de l’humour. Ce serait inconcevable aux États-Unis, qu’un politicien soit crucifié pour avoir posté cette carte.

Le fait que Shah ait posté cette image a été présenté comme un soutien à une ignoble politique de « déportation »  tandis que John Mann l’a comparée à Eichmann.

Franchement, je trouve cela grotesque. Je doute que tous ces gens qui sont si prompts à invoquer l’Holocauste aient la moindre idée de ce qu’étaient les déportations, ni des horreurs qu’elles signifiaient. Ma défunte mère m’a décrit sa déportation. Elle était dans le Ghetto de Varsovie. Les survivants du soulèvement du Ghetto, environ 30 000 Juifs, ont été déportés au camp de concentration de Maijdanek. Ils étaient entassés dans des wagons de chemin de fer. Ma mère était assise à côté d’une femme avec un enfant. Et la femme – je sais que cela va vous choquer – la femme a tué son bébé en l’étouffant, devant ma mère. Elle a préféré étouffer son enfant, plutôt que de l’emmener là où ils allaient. Voilà ce que cela signifiait d’être déportés. Comparer cela à quelqu’un qui a posté un dessin humoristique inoffensif pour faire une petite blague sur la façon dont Israël est sous l’emprise des États-Unis, ou vice versa … c’est carrément dément. Que leur arrive-il ? N’ont-ils aucun respect pour les morts ? Tous ces apparatchiks desséchés du parti travailliste qui traînent dans la boue l’holocauste nazi dans leurs luttes mesquines de pouvoir pour avancer leur carrière, n’ont-ils pas honte ?

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Source : https://www.opendemocracy.net/uk/jamie-stern-weiner-norma...

Via : http://arretsurinfo.ch/norman-finkelstein-a-lorigine-du-s...

 

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Gideon Levi : BDS – the only way

May 5, 2016

 

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Quoi qu’« ils » en disent le mouvement BDS progresse, y compris à l’intérieur de la société israélienne.

Un article de Michel Warschawsky. Qui aurait pu se traduire !

Lire ici (en anglais) : http://www.alternativenews.org/english/index.php/aicoment...

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Le premier syndicat polonais s’est aussi déclaré pour les BDS :

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… et l’Afrique du Sud :

 

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… l’Espagne :

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… Saint Jacques de Compostelle :

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… le Brésil :

 

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… sans oublier les rabbins de Neturei Kharta :

 

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Qui veulent que la Palestine soit souveraine sur tout le territoire parce que la Torah l’exige.

 

Et si on vous disait qu’un canard US s’appelle JACOBIN et soutient, lui aussi les BDS ?

On vous fait grâce des autres.

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Enfin, on ne voudrait pas conclure sans tirer notre chapeau à, une fois de plus, l’indomptable Roger Waters.

Une tentative de boycott de Roger Waters fait un bide à New York

 

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Boycott anti-israélien interdit en France

 

Mais boycott anti-Waters pas interdit à New York

Le lobby israélien vient d’appeler toutes les personnes s’apprêtant à aller au spectacle de Roger Waters dans un théâtre de New York à aller se faire rembourser leur place, en raison de son appel au boycott d’Israël, mais pas un seul billet n’est revenu ! Le bide total !

La salle sera pleine à craquer, non seulement tous les billets sont achetés et personne ne veut se faire rembourser, mais les Américains se ruent pour essayer d’en acheter.

Le musicien britannique ne cache pas sa critique de l’occupant israélien. Il s’est déplacé en Palestine occupée pour écrire et dessiner sur le mur de l’annexion, et appelle depuis plusieurs années tous les artistes à boycotter Israël tant que le peuple palestinien est occupé, colonisé et martyrisé.

Waters n’hésite pas à dire que « collaborer avec Israël, c’est soutenir les colons qui brûlent des bébés et les soldats qui écrasent au bulldozer des jeunes pacifistes comme Rachel Corrie ».

Et il affiche son mépris face à ceux qui essaient de l’intimider en exerçant le sempiternel chantage à l’antisémitisme.

Le Centre Simon Wiesenthal, que l’arme du boycott ne gêne pas – il a en effet appelé au boycott de la France, en 2003, et appelle à celui de Roger Waters— a demandé au public de faire en sorte que le musicien britannique joue dans un théâtre vide, et il s’est engagé au remboursement de toutes les places.

Raté !

Le directeur général du théâtre a indiqué mercredi qu’aucune demande de remboursement n’avait été présentée. En fait le théâtre est pris d’assaut par des Américains qui essaient d’obtenir des places.

Source US : http://www.i24news.tv/en/news/international/90884-151030-...

 

We shall overcome du grand Pete Seeger, magnifiquement interprété par Roger Waters pour la Palestine.

 

 

Source : http://reseauinternational.net/une-tentative-de-boycott-d...

 

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Toute dernière minute :

Ce n’est pas le moment de céder aux manœuvres d’intimidation d’Israël sur l’« antisémitisme »

Ilan Pappé – ICH – MEE7 mai 2016

 

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Nous, qui sommes bien à l’abri dans la zone de confort occidentale, ne devons pas trembler lâchement ni nous laisser impressionner par les fausses accusations d’antisémitisme.

Il arrive toujours un moment, dans la lutte où s’est engagé un mouvement, où il commence à obtenir des succès en récompense de ses efforts, mais c’est un moment qui peut être dangereux.

Le régime d’apartheid, en Afrique du Sud, a poursuivi sa politique la plus violente et la plus létale pratiquement jusqu’à la chute effective du régime. Tant que vous ne représentez pas une vraie menace pour un régime ou un état injuste ou pour leurs partisans, ils vous ignoreront ou ne verront en tout cas aucune nécessité de vous affronter ; mais si vous avez réussi à taper sur le clou là où ça fait mal, la réaction viendra.

C’est ce qui arrive au mouvement BDS (Boycott, Disvestment, Sanctions). Ce mouvement est l’extension logique de l’énorme travail accompli pendant longtemps par tous les groupes de solidarité et comités d’aide à la Palestine. Il manifeste un soutien inébranlable envers les communautés palestiniennes, à l’intérieur du pays ou au dehors. Jusqu’à tout récemment, Israël a estimé son action marginale et inefficace. C’est même là-dessus que se sont fondés certains amis de la Palestine dans le monde occidental pour exprimer leur opposition : eux aussi la jugeaient inefficace.

Eh bien, il semble après tout que le mouvement soit plus efficace qu’il n’y paraissait et que ses concepteurs eux-mêmes ne l’avaient espéré. Mais ce n’est pas surprenant : ce mouvement BDS représente ni plus ni moins qu’un nouveau zeitgeist [« esprit du temps » NdT] en politique, comme on peut le voir à l’électorat jeune qui vote Corbyn en Grande Bretagne ou Sanders aux USA. C’est le désir d’une politique plus propre et plus morale, capable de défier la configuration néolibérale de l’économie et de la politique en Occident, qui a poussé ces jeunes gens à apporter leur soutien – ô ironie – à deux vieux messieurs, mais à deux vieux messieurs qui représentent à leurs yeux une forme plus pure de politique.

Dans les bagages d’une politique plus pure, on trouve un ferme soutien au peuple palestinien. Or, la seule manière dont il soit possible, aujourd’hui, de montrer son soutien aux Palestiniens quand on est loin de la Palestine, c’est d’appliquer les BDS. En Grande Bretagne, cette logique a été comprise par ceux qui ont voté Corbyn, tout comme par ceux qui sont actifs ailleurs et soutiennent des causes telles que la justice sociale, la stratégie écologique, les droits humains et ceux des indigènes.

Des membres de l’establishment politique – certains même occupant des postes très élevés – n’ont pas eu honte d’exprimer leur soutien à la Palestine. Or, quand a-t-on entendu dire cela d’un dirigeant de l’opposition en Grande Bretagne ou d’un candidat à la présidence aux États-Unis ? Même si, dans ce dernier cas, il s’est agi d’un soutien faiblard et assez réservé… Dans le contexte de la politique américaine, un candidat qui se permet de ne pas aller plier le genou devant l’AIPAC sans que le ciel nous tombe sur la tête à tous est une révolution.

C’est le contexte qu’il faut considérer pour comprendre la violente attaque actuellement en cours contre le Labour Party et Corbyn. Tout ce sur quoi les sionistes lancent aujourd’hui l’anathème sous l’appellation fallacieuse d’antisémitisme – et qui n’est rien d’autre qu’une critique légitime d’Israël – avait déjà été dit au cours des 50 dernières années. Le lobby sioniste, sous la houlette directe d’Israël, s’est contenté d’en faire la cueillette et d’en faire usage, parce que la position clairement anti-sioniste des BDS a fini par atteindre les échelons supérieurs de ce pouvoir. Et ce qui est clair, c’est que ce qu’ils découvrent les terrifie. Bien joué les BDS !

La réaction, il faut l’admettre, est forte et violente. Cependant, y succomber en suspendant des membres du parti, en licenciant des dirigeants étudiants et en battant sa coulpe pour des crimes qu’on n’a pas commis n’est pas la bonne manière d’y faire face. Nous sommes dans une guerre pour une Palestine et un Israël libres et démocratiques : trembler devant les intimidations sionistes n’est pas un bon moyen de la gagner. Les jours qui viennent seront très durs et il nous faudra être aussi patients qu’obstinés : il nous faudra retourner sur les podiums, les sites webs, les radios et les télévisions ré-expliquer ce qui est si évident pour tant d’entre nous : le sionisme n’est pas le judaïsme, et l’anti-sionisme n’est pas l’anti-sémitisme.

Le sionisme n’était pas l’antidote dont avait besoin le pire chapitre de l’anti-sémitisme en Europe : l’Holocauste. Le sionisme était la mauvaise réponse à cette atrocité. En réalité, quand les dirigeants européens ont apporté sans hésitation leur soutien au sionisme, leurs motifs, dans beaucoup de cas, ont été anti-sémites. Comment expliquer autrement une Europe qui est restée à regarder passivement pendant que le régime nazi génocidait les Juifs et qui a ensuite demandé pardon en soutenant un nouveau plan qui la débarrassait des Juifs en les expédiant coloniser la Palestine ? Pas étonnant que cette logique absurde n’ait pas tué la pulsion antisémite mais l’ait au contraire maintenue bien en vie !

Cependant, ce qui est fait est fait. Les colons juifs et les indigènes palestiniens se partagent un pays et vont continuer à le faire. La meilleure façon de combattre l’anti-sémitisme aujourd’hui est de faire de ce pays un véritable état démocratique, fondé autant qu’il est possible sur des principes économiques, sociaux et politiques justes et équitables. Ce sera une transformation complexe et douloureuse de la réalité présente sur le terrain, et qui prendra peut-être des décennies. Mais il est urgent de commencer à en parler clairement, sans peur et sans apologétique ou fausses références à de la realpolitik.

Jeremy Corbyn peut trouver qu’il est difficile d’enseigner à son parti la nécessité d’adopter un langage honnête et moral sur la Palestine, et il a tant fait pour la cause qu’il nous faut être patients, même si certaines de ses réactions (pour ne rien dire de celles de son parti) sont décevantes, mais qu’il soit bien  clair que la récente empoignade sur l’anti-sémitisme au sein du Labour provient d’une tentative des blairistes – qui ont toujours prospéré dans les poches des sionistes – justement pour saper Corbyn, en même temps que d’une tentative désespérée d’Israël pour essayer d’enrayer le glissement massif de l’opinion publique anglaise vers l’anti-sionisme.

Pourtant, ce n’est pas la question. Ce qui se profile à l’horizon est beaucoup plus important que la politique intérieure britannique. Car ce qu’il importe réellement de bien voir, c’est qu’en Grande Bretagne, comme d’ailleurs aux États-Unis, nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la lutte pour la paix, la justice et la réconciliation en Palestine. Ce n’est pas une lutte qui puisse remplacer celle sur le terrain, mais elle peut la renforcer et l’habiliter.

En fait, ce qui nous pend au nez, c’est une grappe de  luttes qui seront inévitables : contre des législateurs intimidés ou achetés par Israël, contre des juges et des policiers forcés de se plier à des lois nouvelles, injustes et ridicules, qui condamneront les BDS pour anti-sémitisme (et beaucoup d’entre eux, nous le savons, trouvent ces directives grotesques), contre des directions d’universités qui feront preuve de couardise face aux pressions et aux intimidations, et contre des journaux et des stations de radio-télévision,  qui violeront leur code d’éthique et trahiront leurs engagements professionnels face à la nouvelle contre-attaque.

La lutte sur le terrain, en Palestine, est beaucoup plus difficile, infiniment plus dangereuse et exige de bien plus lourds sacrifices qu’on ne demande à aucun de nous, à l’Ouest, de consentir. Le moins que nous puissions faire est de ne pas nous laisser intimider par des accusations absurdes, et surtout être bien sûrs que, par les temps qui courent, la lutte contre l’islamophobie, contre les maux du néolibéralisme, pour les droits des peuples indigènes partout dans le monde et pour la Palestine sont une seule et même lutte. 

Il ne s’agit donc pas d’une campagne de musulmans en Grande Bretagne, de Palestiniens exilés en Europe, de la vieille gauche aux États-Unis et des anti-sionistes en Israël. Il s’agit d’une vague de changements beaucoup plus importante, qui a porté de nouveaux partis au pouvoir en Grèce,  en Espagne et au Portugal, de nouvelles valeurs au Labour Party et des voix différentes à l’intérieur du Parti démocrate US.

Il ne faut pas nous inquiéter des nouvelles propositions de lois, des nouvelles réglementations de police ni de l’hystérie des médias. Même le lâche comportement du Labour Party et ses purges honteuses ne doivent pas nous distraire du succès qu’est en train de remporter, dans les cœurs et dans l’opinion du public, notre lutte pour la Palestine.

Dans l’immédiat, façon dont on voit les choses est d’une importance capitale. Si Israël croit qu’il peut choisir comme ambassadeur à Londres un Mark Regev, incarnation de sa politique criminelle à Gaza, comme si de rien n’était, et si l’ambassadeur d’Israël à Washington décide de combattre les BDS en envoyant des en parfaite violation des lois américaines, ce ne sont pas là des preuves qu’Israël est invincible, ce sont des preuves qu’Israël est un système politique imbécile, incapable de comprendre où l’histoire nous entraîne.

Comme toutes les phobies, la palestinophobie peut intimider et paralyser, mais elle peut aussi être vaincue et le moment que nous vivons s’y prête. Nous qui sommes bien à l’abri dans la zone de confort occidentale ne devons pas trembler lâchement ni nous laisser impressionner par les fausses accusations d’antisémitisme des Anglo-sionistes, des politiciens tremblants et des journalistes cyniques. Il est temps de rendre les coups dans les tribunaux, sur les places publiques, au sein des Parlements et dans les médias.

 

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Ilan Pappé est un historien israélien en exil. En Angleterre. il est professeur d’histoire. Il dirige aussi le Centre Européen pour les Études Palestiniennes et co-dirige le Centre pour les Études Ethno-Politiques d’Exeter, à l’Université d’Exeter.

Source : http://www.middleeasteye.net/columns/surge-palestinophobi...

Via : http://www.informationclearinghouse.info/article44602.htm

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

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Enfin cela va sans dire, mais mieux encore en le disant, et qui mieux que Bruno Guigue ?

L’antisémitisme, arme d’intimidation massive

Bruno Guigue – Arrêt sur Info 7 mai 2016

 

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Dans un monde où le ressassement médiatique tient lieu de preuve irréfutable, certains mots sont des mots-valises, des signifiants interchangeables dont l’usage codifié à l’avance est propice à toutes les manipulations. De perpétuels glissements de sens autorisant le passage insidieux d’un terme à l’autre, rien ne s’oppose à l’inversion maligne par laquelle le bourreau se fait victime, la victime se fait bourreau, et l’antisionisme devient un antisémitisme, comme l’a affirmé Manuel Valls, premier chef de gouvernement français à avoir proféré une telle insulte. Au moment où « l’intifada des couteaux », en outre, est renvoyée par certains à la haine ancestrale pour les juifs, il n’est pas inutile de se demander pourquoi cette assimilation classique et néanmoins frauduleuse occupe une fonction essentielle dans le discours dominant.

Depuis soixante-dix ans, tout se passe comme si l’invisible remords de l’holocauste garantissait à l’entreprise sioniste une impunité absolue. Avec la création de l’Etat hébreu, l’Europe se délivrait miraculeusement de ses démons séculaires. Elle s’octroyait un exutoire au sentiment de culpabilité qui la rongeait secrètement pour ses turpitudes antisémites. Portant sur ses épaules la responsabilité du massacre des juifs, elle cherchait le moyen de se débarrasser à tout prix de ce fardeau. L’aboutissement du projet sioniste lui offrit cette chance. En applaudissant à la création de l’État juif, l’Europe se lavait de ses fautes. Simultanément, elle offrait au sionisme l’opportunité d’achever la conquête de la Palestine.

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/lantisemitisme-arme-dintimidation-...

 

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Ultime dernière minute :

On ne voudrait pas clore ce post sans vous passer ce lien. Vous savez que l’orchestre du Mariinsky a donné, dans les ruines de Palmyre, un concert dirigé par le maestro Guerguiev, en honneur aux morts de la lutte contre Daech, et particulièrement au héros russe Alexandre Prokhorenko. Ce qui suit est le concert donné par l’orchestre national de Syrie, sous le patronage du Président Bachar al-Assad, en l’honneur des mêmes et particulièrement de l’ancien conservateur des ruines de Palmyre, Khaled al-Assaad, affreusement supplicié par Daech.

 

Retransmission à Palmyre : spectacle en hommage aux combattants syriens morts pour la patrie

 

 

Source : http://reseauinternational.net/retransmission-a-palmyre-s...

 

 

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Bande d’antisémites !

 

 

Mis en ligne le 8 mai 2016

 

 

 

 

 

 

 

20:38 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/05/2016

ANNIVERSAIRE

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« Les secours indispensables à celui qui manque du nécessaire sont une dette de celui qui possède le superflu. »

 

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Citoyen, ceux qui ne sont pas pourris d’ingratitude vous souhaitent un triomphant 258e Anniversaire.

 

 

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 Mis en ligne le 5 mai 2016.

 

19:52 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

TOUS AUX ABRIS !

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TOUS AUX ABRIS !

 

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Voyage circummonétaire à la recherche du Roi-Dollar et découverte de la caverne d’Ali-Baba

Aline de Diéguez  – Aux sources du chaos  – 2 mai 2016

 

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Regard panoramique sur une mer monétaire sereine

Personne n’ignore que dans les échanges entre États, la monnaie est le fléau de la balance qui permet d’assurer l’équilibre entre ce qu’on vend et ce qu’on achète. Les deux plateaux de la balance représentent donc des richesses réelles et reposent sur des productions concrètes. Mais pour que ce  «  juge de paix  » soit convaincant, il a fallu trouver un intermédiaire aussi « impartial » et « fiable » que possible.

Un métal précieux et inaltérable – l’or – s’imposa tacitement durant des décennies afin de remplir ce rôle.

Cette première mondialisation financière qui dura une centaine d’années et prit fin avec la guerre de 1914, peut être appelée l’ère de l’étalon-or. Durant cette période les pièces de métal précieux – or et argent – furent progressivement remplacées par une monnaie fiduciaire. Cependant, la quantité de métal précieux se révéla rapidement insuffisante et les banques centrales furent autorisées à émettre, en papier-monnaie, environ 10 fois le montant de leurs réserves en or.

Mais un prix fixe de l’once d’or garantissait la stabilité de chaque monnaie par rapport à cet étalon.

Ce système n’était le fruit ni d’une  « conférence », ni d’un « accord international » laborieusement négocié. Il résultait de la sagesse d’expériences séculaires qui s’étaient progressivement établies depuis qu’il existait des échanges internationaux et il fut tacitement accepté par le monde économico-financier pendant un siècle. Sa stabilité permit le spectaculaire développement industriel du XIXe siècle sur tous les continents.

Première escale : La guerre de 1914-1918 et le premier cataclysme monétaire

La première guerre mondiale fit exploser ce bel équilibre monétaire. Elle fut financée par des emprunts émis par les belligérants des deux camps – donc aussi bien par les alliés du Reich que par ceux de la France et des Anglo-Saxons. Elle consacra un dérapage de la discipline monétaire qui n’a fait que s’accentuer depuis lors.

L’effort de guerre financé par du papier monnaie non gagé sur les réserves en or fut le premier grand cataclysme monétaire. Il eut deux conséquences immédiates calamiteuses : la première fut une dévaluation spectaculaire des monnaies et la seconde celle de permettre à la guerre de se traîner durant quatre interminables années et de saigner l’Europe à blanc par les millions de morts qu’elle provoqua. Elle entraîna un affaiblissement démographique et économique irréparables dont l’Europe ne s’est jamais relevée.

En effet, les guerres du XIXe siècle ne pouvaient durer plus longtemps que ne le permettait le financement réel – c’est-à-dire en monnaie couverte par l’équivalent or – des dépenses militaires. C’est pourquoi, elles s’arrêtaient en général au bout de quelques semaines ou de quelques mois.

Cette catastrophe politique eut, entre autres conséquences politiques néfastes, celle de permettre à une nation excentrée et provinciale , appelée les États-Unis d’Amérique, de prendre pied en Europe alors que son expansion et son hubris impériales s’étaient jusqu’alors cantonnées à son immédiat environnement.

L’empire étatsunien pointait le bout de son nez

2ème escale : L’entrée en scène discrète du dollar sur la scène mondiale.

Pendant que l’Europe préparait la guerre qui allait la ruiner, elle omit de prêter attention à un événement monétaire qui allait avoir des conséquences gigantesques pour l’économie de la planète : la création le 23 décembre 1913 d’une banque centrale privée constituée par un cartel de banques d’affaires dirigées par les groupes financiers Rothschild, Rockefeller.

Actuellement, les propriétaires de la FED (Federal Reserve Bank) sont :

Rothschild Banks of London and Berlin
Lazard Brothers Bank of Paris
Israel Moses Sieff Banks of Italy
Warburg Bank of Hamburg and Amsterdam
Lehman Brothers Bank of New York
Kuhn Loeb Bank of New York
Chase Manhattan Bank of New York
Goldman Sachs Bank of New York

Je reviendrai sur les circonstances de la naissance de cette institution dont presque tout le monde s’imagine qu’il s’agit de la banque centrale des États-Unis et donc de la propriété collective, publique et inaliénable du peuple américain. Il n’en est rien. Je démontrerai les ruses par lesquelles les financiers internationaux se sont avancés masqués

– Aux sources de l’escroquerie de la Réserve Fédérale – Le machiavélisme des hécatonchires de la finance internationale

Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza : Le rôle d’une éminence grise: le Colonel House

Il s’agit d’une très classique tromperie sur la marchandise, d’un camouflage et d’une grossière ficelle commerciale – mais qui marche toujours. La finance internationale a utilisé cette escroquerie sémantique dès la naissance du nouvel État. En effet, sous la direction des Rothschild d’Angleterre, les banquiers créèrent, dès 1791, une banque qu’ils qualifièrent déjà de « nationale » sous le nom de BanK of the United States, mais qui n’était pas plus « nationale » que la FED n’est « fédérale ». Dans les deux cas il s’agit de banques privées qui appartiennent à leurs actionnaires et pour le bénéfice privé desquelles elles opèrent.

Le cartel de banques privées regroupées sous le nom de Système fédéral de réserve (FED) acquit, au détriment de l’État fédéral qui le lui abandonna, le droit d’émettre sa propre monnaie. Garantie par le gouvernement des États-Unis, cette monnaie – le dollar.

Il convient donc de conserver constamment présent à l’esprit que la FED n’est pas fédérale, comme son nom officiel le laisserait supposer et qu’elle est une société privée à but lucratif, même si au début de son existence, sa monnaie, le dollar était couverte, comme les autres monnaies de l’époque, par les réserves d’or que ces banques privées rachetaient partout dans le monde.

Un des rares hommes politiques de l’époque à avoir compris toute la perversité du sytème, Charles A.Lindberg (le père du célèbre aviateur) déclara : « Cette loi établit le plus gigantesque trust sur terre. Lorsque le Président (Wilson) signera ce projet de loi, le gouvernement invisible du Pouvoir Monétaire sera légalisé… le pire crime législatif de tous les temps est perpétré par cette loi sur la banque et le numéraire. »

Un lien organique assez lâche était maintenu avec le pouvoir politique: la nomination par le président des États-Unis des sept membres placés à la tête du consortium des banques composant la FED – et confirmés quasi automatiquement par le Sénat – ainsi que par des dépositions de son gouverneur devant les Commissions monétaires du Congrès. Mais chacune des banques privées qui composaient l’ensemble gérait ses affaires à sa guise. Ainsi dans les 9 000 tonnes d’or en dépôt comptabilisées en 2006, 98% appartiennent à des états étrangers, à des organismes internationaux et à quelques particuliers.

Un des promoteurs de cette funeste décision, Salmon P. Chase, Secrétaire du Trésor sous Lincoln, comprit trop tard les conséquences calamiteuses pour le pays – et aujourd’hui pour le monde – qui découlent de cette loi des Banques Nationales: « Ma contribution au passage de la loi des Banques Nationales fut la plus grande erreur financière de ma vie. Cette loi a établi un monopole qui affecte chaque intérêt du pays. Cette loi doit être révoquée, mais avant que cela puisse être accompli, le peuple devra se ranger d’un côté, et les banques de l’autre, dans une lutte telle que nous n’avons jamais vue dans ce pays. » 

Rien de tel ne se produisit et le système perdure jusqu’à nos jours , ce qui fait que le dollar est toujours la monnaie privée d’un cartel de banques d’affaire qui la gèrent en fonction de leurs intérêts, c’est-à-dire du système capitaliste dont elles sont les représentantes et les bénéficiaires et pas du tout en fonction des intérêts de l’État où elles opèrent et de ses citoyens – et aujourd’hui du monde entier .

Aujourd’hui, la FED n’a pas de réserves et le système a atteint son apogée. Pendant que l’Etat US croule sous les dettes, les banques sont quasiment étouffées par l’abondance de leurs bénéfices. Ainsi, le « World Investment Report 2006 » de l’ONU constate un gigantesque accroissement des acquisitions et des fusions. Une bonne partie de ces acquisitions sont faites avec les dollars – qu’on peut assimiler à de la fausse monnaie d’un jeu de monopoly – dont nous verrons que la FED n’a eu que le mal de l’imprimer.

3ème escale : La conférence de Gênes en 1922

Ma navigation circummonétaire m’amena à examiner les vertigineuses « réparations de guerre  » imposées à l’Allemagne vaincue qui aboutirent à une non moins vertigineuse inflation et instaurèrent la misère et le chaos dans un pays qui avait été un des plus prospères du monde au XIXè siècle. Qui plus est, elles amenèrent au pouvoir un Hitler au départ résolu à redresser un pays qui partait à vau-l’eau. Le système monétaire en subit les plus violents contrecoups.

Une conférence internationale qui se tint à Gênes en 1922 essaya de remettre de l’ordre dans la chienlit et tenta de rétablir l’étalon-or. Mais les Anglo-saxons étaient déjà assez puissants pour imposer également leurs propres monnaies – le dollar et la livre sterling – comme monnaies de réserve. Un relâchement monétaire et une inflation gallopantes aboutirent au crash de 1929 et à la perte de la valeur des monnaies. Ainsi, le dollar d’aujourd’hui vaut moins de 1% de sa valeur d’avant 1914.

4 ème escale : Bretton-Woods en 1944 et le dollar présent en majesté.

La fin de la seconde guerre mondiale marqua le début d’une ère monétaire nouvelle avec l’apothéose de la puissance politique et économique d’un pays qui, tout en manifestant toutes les apparences d’une démocratie bénévolante, avait déjà entrepris de cimenter une grande partie des murailles de la forteresse de l’empire avec des billets verts.

En effet, forts de leur victoire sur les nazis et face à une Europe exsangue, les USA imposèrent en juin 1944, à Bretton-Woods dans le New-Hampshire, la reconstruction du système capitaliste mondial, mais uniquement fondé sur leur propre richesse industrielle et financière. Ils ressuscitèrent le système de l’étalon-or mais en y adjoignant cette fois le seul dollar comme monnaie de réserve, l’Angleterre et la livre sterling étant sorties moribondes de la guerre.

Il faut dire que la guerre de 1940 fut une considérable source d’enrichissement pour les USA : pendant toute la durée des hostilités, c’est en or qu’ils exigeaient le paiement des armes qu’ils vendaient aux belligérants. Ils en profitèrent, à la fin du conflit, pour mettre la main sur tout l’or des banques allemandes, à titre, une nouvelle fois, de « réparations de guerre ». Autrement dit, une masse de 30.000 tonnes d’or récupérée en Europe fut purement et simplement considérée comme un butin de guerre.

L’or de l’Allemagne et celui que la FED possédait déjà ont donc servi de couverture au dollar et ont largement contribué à sa valorisation et à sa consolidation comme monnaie de réserve.

 

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Bretton-Woods marque le début du règne du Roi-Dollar qui dura jusqu’à la fin des années 1960.

Ce système fonctionnait donc sur une suprématie monétaire et économique incontestées des États-Unis.

À cette époque, la réserve d’or couvrait encore à peu près les sommes que les banques centrales du  « Rest of the World » pouvaient réclamer. Mais la domination économique américaine a diminué progressivement du fait que les pays européens et le Japon s’étant redressés n’ont plus importé autant de produits manufacturés américains.

Comme les appétits intérieurs de l’empire s’étaient aiguisés en même temps que ceux des financiers, il fallut, afin de satisfaire les uns et les autres, faire fonctionner de plus en plus intensivement la planche à billets – métaphore qui désigne la création de monnaie par les banques sous forme de crédits divers aux particuliers et aux entreprises. Les dettes des particuliers, ajoutées à celles de l’État sous forme de dépassements budgétaires ont alors considérablement augmenté la masse de dollars en circulation.

Mais en 1965, le Général De Gaulle put encore exiger des États-Unis le remboursement en or d’une dette de 300 millions de dollars. Cinq ans plus tard, au moment de la guerre du Vietnam, la couverture or n’était plus que de 55% et elle est tombée à 22% un an plus tard en 1971.

Or, à cette date les États-Unis avaient dépensé 500 milliards de dollars dans leur effort de guerre au Vietnam alors qu’ils ne possédaient plus qu’une réserve de 30 milliards de dollars en or.

5 ème escale : Le dollar flottant et la mise en place de l’escroquerie monétaire du millénaire par un empire devenu une puissance militaire.

De nombreux citoyens du Rest of the World (Reste du Monde), emboîtèrent le pas au général De Gaulle et des demandes de conversion en provenance de diverses banques centrales étrangères provoquèrent un vent de panique si bien que le 15 août 1971, acculé, le Président en exercice de l’empire, Richard Nixon , fut contraint de demander à la FED de prendre une décision en forme de coup de poker : abandonner purement et simplement la convertibilité du dollar en or. N’ayant plus les moyens de racheter ses billets, la FED, en accord avec le pouvoir exécutif de l’empire, décida que le cours du dollar flotterait au gré de l’offre et de la demande.

Cette décision signifiait :

1° – Que le dollar n’avait plus de couverture-or.
2° – Qu’il avait également perdu la garantie de l’État

Ce fut le premier gigantesque coup de force des États-Unis, un véritable coup d’État monétaire et un coup de pied dans la fourmilière de l’économie mondiale. Il marque leur entrée dans l’ère ouvertement militaro-impériale. Il fut précisément décidé à la suite du déclenchement d’une guerre déjà fondée, elle aussi, sur un mensonge et une manipulation médiatique de l’opinion intérieure et des opinions mondiales, celui d’une attaque, totalement inventée, de la flotte américaine par le Vietnam du Nord dans la baie du Tonkin.

Ce fut la première manifestation spectaculaire d’un mépris pour le Reste du monde, pudiquement appelé unilatéralisme qui allait croître et embellir au fil du temps.

En effet, les États-Unis décidèrent tout seuls, et en fonction des aléas de leur politique militaire et des contraintes économiques qu’elle leur imposait, de changer les règles du jeu monétaire international. Le dollar, détaché d’une valeur-or stable, devint une monnaie dite flottante, c’est-à-dire à la valeur variable au gré de la demande.

Du coup, tous les biens produits par le Rest of the World et destinés à l’exportation, donc libellés en dollars, devenaient, eux aussi, des bouchons flottants.

L’or, démonétisé, était déchu de son statut d’étalon monétaire et n’était plus qu’une matière première banale comme le zinc ou le cuivre.

Depuis 1971, il n’existe plus de système monétaire international. En effet, la décision unilatérale de l’empire entraîna ipso facto la perte de valeur de toutes les monnaies du monde puisque les deux étalons monétaires sur lesquels elles étaient fondées s’étaient écroulés. Toutes les monnaies se sont donc mises à flotter, elles aussi. N’ayant plus, à l’instar du dollar, aucune valeur par elles-mêmes, elles sont devenues des moyens de paiement en forme de papier imprimé légal.

En conséquence, l’économie mondiale devenait un bateau sans pilote ni gouvernail et, pour continuer de filer la métaphore maritime, la hauteur des vagues sur lesquelles voguait l’économie mondiale dépendait de l’humeur des financiers et des aléas de la politique du seul État émetteur de dollars.

Cette décision impériale présentait un autre immense avantage aux yeux des financiers de l’empire : sans effet désagréable sur leur propre économie, elle mettait, en revanche, toutes les autres économies mondiales à leur merci.

Problème : comment faire avaler cette décision au  « Rest of the Wold » ?

6 ème escale : Vérification de la démonstration d’Étienne de la Boétie sur la servitude volontaire.

Ce grand esprit dirait aujourd’hui que l’Amérique n’est puissante que parce que nous sommes à genoux.

Bien plus que sur des courbes et des équations mathématiques, l’économie repose sur la psychologie des peuples et des États. L’étalon or-dollar supposait une vertu et une rigueur économiques séraphiques et surhumaines de la part de l’Etat dont la monnaie-papier devenait l’équivalent de la référence-or et qui se trouvait donc être à la fois juge et partie dans la compétition économique.

Quant aux États utilisateurs du dollar-étalon, ils devaient soit manifester une allégeance aveugle à l’empire et accepter une soumission passive à ses décisions, soit croire en l’existence d’un État à la vertu miraculeuse qui n’aurait jamais la moindre tentation de créer fictivement de la monnaie et d’arrondir ses fins de mois en achetant au Reste du Monde beaucoup plus de marchandises et d’équipements divers que ce qu’il aurait pu le faire grâce à la richesse réelle produite par son économie.

Mais l’histoire révèle que rien n’est plus facile à imposer qu’un miracle, comme le prouvent les dogmes des diverses religions de la planète. Et le miracle, somme toute modeste par rapport à ceux véhiculés par les croyances comme la naissance virginale ou la résurrection, que l’empire a réussi à répandre, fut la croyance en sa vertu, en son honnêteté et en son désir d’agir pour le bien de l’humanité. En outre, l’irrationalité de ce qu’on appelle « les marchés financiers » n’est plus à démontrer, surtout lorsqu’on leur présente l’appât de bénéfices immédiats.

Avec le dollar flottant, toutes les digues étaient rompues et, comme le disait le sapeur Camenbert,  « quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limite ». Les États-Unis pouvaient dorénavant créer autant de monnaie que le supporterait leur prestige et celui de leur économie. Sans couverture, ce n’était rien d’autre que de la fausse monnaie, ou monnaie de singe.

 

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C’est bien ce qui est arrivé, puisque depuis 1971, la richesse produite par l’économie de l’empire a quadruplé, alors que la masse monétaire qu’il a déversée sur le globe a été multipliée par quarante.

Les habitants des banlieues du Rest of the World ont beau être d’un naturel crédule et soumis, notamment les Européens, et béer d’admiration devant leurs « libérateurs » de 1944, il nétait à priori pas si facile d’inciter leurs banques centrales à continuer d’accorder au dollar flottant, donc devenu aussi consistant qu’un caramel mou, un statut privilégié et à utiliser ce pseudo étalon comme monnaie unique des échanges entre eux et comme monnaie de réserve de leurs propres banques centrales. Le mark allemand et le franc suisse jouissaient à l’époque d’une solidité et d’un statut enviable.

L’empire a donc trouvé un stratagème particulièrement efficace et contraignant pour que la vassalisation des économies mondiales puisse se poursuivre à son bénéfice exclusif par le truchement d’un système qui n’avait plus rien de concret ou de scientifique.

Reposant sur la confiance des utilisateurs, il ressortissait exclusivement à la psychologie

7 ème escale : Le grand complot et la création du pétro-dollar.

C’est là qu’intervient la soif de pétrole de l’empire que j’ai présentée dans le chapitre II des Aventures mirobolantes de l’empereur Picrochole. Le pétrole, hier comme aujourd’hui, n’est pas un produit ordinaire. Il est le moteur de toute l’économie mondiale. Ce que les États-Unis ne pouvaient plus faire avec la seule arme d’un dollar affaibli, ils tenteront de le réaliser par l’alliance du dollar avec le pétrole. L’opération connut une belle réussite pendant trente ans.

Pour cela, il leur fallait un comparse complaisant – un complice – qui trouverait également son propre intérêt dans cette alliance. Ce fut le royaume de la famille Saoud, appelé Arabie Saoudite qui accepta de jouer ce rôle.

Le cadeau sans prix que le royaume saoudien fit à l’Amérique au début des années 1970, en échange d’une « protection militaire » et de divers « avantages économiques », fut de libeller et de vendre son pétrole exclusivement en dollars. Comme il s’agit du plus gros producteur et du membre le plus influent de l’OPEP, les autres monarchies du Golfe, en bons moutons de Panurge pro-américains, suivirent le mouvement, si bien que l’habitude, puis une sorte de loi tacite s’imposèrent : pour acheter du pétrole, il fallait des dollars. Et pour obtenir des dollars, il fallait, soit acheter des produits américains, ce qui dopait l’industrie de l’empire et procédait en quelque sorte au blanchiment d’une monnaie fictive créée par un simple jeu d’écriture – une variante d’un  « argent sale » – soit n’utiliser que les dollars dans les échanges internes entre États.

On faisait ainsi entrer dans un circuit commercial classique à l’extérieur des USA des billets de banque qui, à l’origine étaient simplement du papier imprimé. Du coup, une monnaie fictive créée ex-nihilo par des institutions financières privées de l’empire, trouvait par la magie de ce mécanisme un statut officiel de monnaie réelle.

 

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Comme cette masse flottante de monnaie circulait en dehors de l’État émetteur puisque, de fil en aiguille, elle était devenue l’étalon international des échanges de toutes les marchandises, la créance n’était jamais présentée au débiteur. Celui-ci pouvait d’autant mieux continuer à créer de la monnaie que la demande de pétrole était de plus en plus importante. La quantité de monnaie augmentait donc parallèlement à l’augmentation de la demande de pétrole dans le monde.

Ainsi la monnaie privée des financiers américains est devenue, de fil en aiguille, la monnaie mondiale dominante : 75% de la monnaie mondiale sont des dollars. De plus, tantôt par des pressions, tantôt par des menaces, tantôt tantôt par suivisme, lâcheté, indifférence ou ignorance des utilisateurs, les dollars représentent 80% des fonds détenus par les banques étrangères. Je reviendrai ultérieurement sur les liens entre l’invasion de l’Irak et la décision de Saddam Hussein de vendre son pétrole en euros.

En attendant, la martingale fonctionnait à la perfection et il est avéré que l’empire américain en faux monnayeur efficace, jouissait du statut exceptionnel de pouvoir acquérir, comme il a été décrit précédemment (voir chapitre III), des biens considérables tant à l’étranger qu’à l’intérieur, du pétrole, un armement phénoménal, un équipement spatial, une infrastructure universitaire, des laboratoires et des centres de recherche performants avec une monnaie fictive appelée dollar, mais non gagée par des actifs réels.

Depuis la dérèglementations du système bancaire mondial en 1994 par les accords de l’OMC (Organisation mondiale du commence) les puissantes sociétés financières de Wall Street, les fonds de pensions et les trusts bancaires de l’empire ont pris d’assaut la planète et mettent la main sur tout ce qui offre une rentabilité juteuse : des usines, des sociétés contre du papier imprimé à gogo appelé dollars. *

Ce mécanisme s’apparente à une escroquerie pure et simple puisque les richesses de l’empire sont financées par des « emprunts », qui s’accumulant deviennent des dettes vertigineuses et donc impossibles à rembourser. Quand l’escroquerie est aussi gigantesque elle en devient invisible.

De même que l’empire romain imposait aux provinces ou aux États qu’il avait vaincus un tribut annuel sous forme d’impôt ou de fourniture de marchandises (par exemple, le blé d’Égypte), le monde entier paie aujourd’hui à l’empire américain un tribut évalué à 700 milliards de dollars qui représentent la différence entre ce qu’il produit et ce qu’il dépense.

 

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Cette situation ubuesque dont le monde commençait à éprouver les conséquences néfastes mais sans en mesurer vraiment l’ampleur et le danger, fut acceptée volens nolens par la planète tout entière, faute d’une coalition politique assez puissante, assez lucide et assez déterminée à y mettre un terme, malgré quelques grincements de dents ici ou là.

8 ème escale : Le bord du gouffre et le dérapage avant la chute.

Déjà quelques glissades dangereuses avaient donné des sueurs froides aux plus prudents et aux plus perspicaces, hantés par le crash de 1929. Une crainte de plus en plus perceptible commençait de troubler les institutions monétaires du Rest of the World de ce qu’à force de creuser le trou des déficits et des dettes, une gigantesque implosion finisse par ébranler la planète.

La panique devant un 11 septembre 2001 financier – ô combien plus catastrophique pour l’économie mondiale que l’écroulement, des deux tours jumelles du WTC, plus ou moins accompagné officiellement par celui de la voisine qui leur faisait face et qui n’ayant pas même été effleurée, s’est visiblement effondrée par compassion – préoccupait de plus en plus d’esprits pendant que la fête battait son plein sur les ponts du Titanic et que l’euphorie régnait chez les boursiers.

Cet épisode est d’autant plus troublant que les sous-sols des deux tours principales du WTC contenaient une gigantesque réserve d’or et que seule une faible quantité de lingots soigneusement empilés dans un semi remorque abandonné dans un conduit souterrain reliant les tours jumelles à la troisième, a été récupérée. Les trois tours appartenaient à M. Silverstein. Il se peut que ce fait, qui semble avoir été jugé anecdotique, prenne un jour une importance insoupçonnée.

Deux événements majeurs sont venus troubler le jeu de cartes des magiciens du dollar flottant : la naissance d’une monnaie commune européenne, l’euro, et la fin de la publication régulière de l’agrégat M3 qui révélait au monde entier l’importance de la gloutonnerie dépensière de l’empire.

Car il existait une dernière petite butée rassurante pour les utilisateurs du dollar avant la chute dans l’abîme : toutes les données monétaires disponibles étaient publiques, aussi bien les liquidités – pièces, billets, comptes courants, livrets, comptes épargne, sicav – que l’ensemble des moyens de paiement. Les monétaristes les désignent sous le nom d'« agrégats » et les ont classés en quatre types : M0, M1, M2 et M3. Le plus important de ces agrégats est le M3 parce qu’il contient les précédents. C’est celui qui nous intéresse car c’est celui qui pilote la politique monétaire globale. Il est l’indicateur le plus fiable de la quantité totale de dollars en circulation à l’intérieur des USA et dans le monde. Il permet donc de calculer le rapport entre la richesse réelle de l’État et son train de vie.

L’entrée en scène de l’euro en 1999 offrait au monde l’alternative d’une nouvelle monnaie internationale. L’empire, sentant le danger, avait vainement jeté toutes ses forces dans la bataille pour essayer d’en empêcher le débarquement.

 

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Accueillie d’abord prudemment, cette météorite creusa néanmoins un gros cratère dans les sables bitumineux du pétro-dollar et remit en cause la superbe construction monétaire qui avait imposé au monde l’utilisation d’un dollar même flottant et dévalué comme seule monnaie de réserve au bénéfice de l’économie des USA.

Mais le coup de grâce vint de l’intérieur même du système. Le 23 mars 2006, un événement capital se produisit dans l’histoire économico-monétaire de la planète, dont la presse quotidienne, le nez sur le guidon du quotidien et complètement myope, n’a pas tout de suite mesuré l’importance : la décision de la Réserve fédérale de l’empire américain (FED), émettrice privée des dollars, d’arrêter la publication de l’agrégat monétaire M3 ainsi que la parution de divers autres indicateurs secondaires qui, par des moyens détournés permettaient aux autres États de la planète de se faire une idée globale de la masse monétaire en circulation.

Continuant de collationner les données, le cartel de banques privées composant la FED rompait le contrat de confiance qui le liait aux utilisateurs de sa monnaie, et gardait pour son usage exclusif les données recueillies, considérant avec le mépris et l’indifférence propres à l’empire, que les banques centrales et les citoyens du Reste du Monde n’avaient qu’à se débrouiller dans le brouillard ou à faire aveuglément confiance aux maîtres du monde, c’est-à-dire aux financiers de la FED.

En réalité, il s’agissait d’une opération de camouflage honteux d’une dette exponentielle, officiellement évaluée à 8.000 milliards de dollars, mais qui serait en fait de 42.000 milliards – et même de 55.000 milliards selon d’autres calculs – si l’on y intégrait les dépenses de santé et les retraites, ce qui représente dix-huit à plus de vingt fois le budget annuel de ce pays.

Si un particulier doit deux mille euros à une banque, c’est un problème pour lui, mais s’il doit deux millions d’euros à cette même banque, c’est un problème pour la banque. La situation est transposable à la dette américaine, dont le montant colossal des dettes privées et publiques continuant d’augmenter dans le plus grand secret, ne sera évidemment jamais remboursé et constituera à l’avenir un problème majeur pour tous les États de la planète.

Quid du comportement à venir des pays qui détiennent de pleins coffres de créances en dollars ? Quid de l’avenir de l’économie de l’empire ? Mais surtout, quid de l’économie des autres pays de la planète? Quel sera l’avenir de l’euro ?

On peut, au sujet de la situation monétaire actuelle, appliquer à l’empire la métaphore qui disait que la roche tarpéienne est proche du Capitole. Il n’est pas nécessaire d’être un grand prophète pour affirmer avec une quasi certitude que le Capitole américain penche dangereusement, qu’il est sur le point de s’effondrer et de s’écraser dans le gouffre de la dette et de la gloutonnerie impériales comme la traîtresse Tarpeia s’était écrasée dans le gouffre qui s’étendait au pied de la roche à laquelle le Capitole des Romains était adossé et du haut de laquelle elle avait été précipitée, donnant son nom au célèbre rocher.

Seule la date précise reste à déterminer, même si les financiers de Wall Street susurrent que la chute sera assez lente et qu’ils maîtrisent la situation. Il est d’autant plus important d’éviter une panique dévastatrice qu’ils espèrent avoir le temps de mettre leurs billes à l’abri et de trouver un stratagème afin d’obliger le Reste du Monde à assumer les conséquences du fardeau de leur dette. Traduit en langage de l’empire cela donne : « La FED espère un atterrissage en douceur de l’économie américaine… ».

 

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Les privilèges monétaires dont jouit l’empire depuis 1945 sont les sources de sa puissance et de son expansion. Ils sont si faramineux qu’on devine que les USA sont prêts à tout pour en assurer la pérennisation.

Les guerres récentes de l’empire, qu’elles soient directes ou masquées, ont toutes eu pour objectif l’élimination ou la soumission des dirigeants qui ont cru pouvoir s’affranchir de la truanderie financière américaine, le tout sous le masque de la vertu démocratique. Les exemples de Saddam Hussein qui avait cru pouvoir vendre son pétrole en euros ou de Kadhafi qui envisageait la création d’un dinar appuyé sur ses réserves d’or demeurent vivants dans tous les esprits.

Aujourd’hui, l’objectif affiché demeure le démantèlement des BRICS. La Russie a résisté aux assauts de Wall Street, après quelques soubresauts la Chine a retrouvé sa pugnacité, l’empire s’est donc tourné vers l’armée des compradores brésiliens afin de fomenter une de ces révolutions colorées dont il a le secret.

Mais ces manœuvres plus ou moins barbouzardes ne sauveront pas le dollar d’un déclin déjà largement commencé.

En attendant l’apocalypse !

_______________

* Voir l’excellente étude de Eberhard Hamer, professeur à l’institut des classes moyennes de Hanovre http://www.horizons-et-debats.ch/31/31_21.htm

 

Source: http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos...

 

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Extrait de :

Aline de Diéguez

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL

«  La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n’importe quelle idée jusqu’à sa source. »  (Edward Mandell HOUSE)

http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/somma...

 

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Il reste à Aline de Diéguez à se faire l’historienne de ceux qui ont résisté – et maintenant livrent guerre ouverte - au roi Dollar : de Mohammad Mossadegh à Xi Jinping et Sergueï Glazyev, en passant par Gamal Abdel Nasser, Charles De Gaulle, Saddam Hussein, Hugo Chavez, Muammar Khadaffi, Luis Inácio Lula da Silva, Rafael Correa, Dilma Roussef, les Islandais, etc. etc.… sans oublier jamais Fidel Castro et Ernesto Rafael Guevara, qui fut président de la Banque Centrale de Cuba pour ceux qui s’en souviennent. Sans oublier non plus Enrico Mattei et Pier Paolo Pasolini, liquidés sur ordre des Sept Sœurs, le second sans avoir pu terminer son livre posthume « Petrolio ».

Une histoire pleine de bruit, de sang, de fureur et d’héroïsme.

Tous n’ont pas été des petits saints ? Certes. Qui a jamais vu quelqu’un gouverner innocemment ? Mais si, par exemple, Saddam eut tant de choses à se reprocher, les Irakiens ont payé – et paient encore – un prix exorbitant la moins criticable de ses décisions.

 

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Suite ici :

 

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19:42 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

TOUS AUX ABRIS (Suite)

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TOUS AUX ABRIS !

(suite)

 

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Que font les mauvais payeurs, quand ils ne veulent pas s’acquitter de leurs dettes ? La guerre à leurs créanciers.

 « Nos règles, pas celles de la Chine » :

Obama invoque « la menace de Pékin » pour soutenir le TPP

ICH – RT.com 3 mai 2016

 

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Les règles du commerce en Asie et dans le Pacifique doivent être écrites par l’Amérique, pas par la Chine. C’est ce qu’affirme en tout cas le président Obama, dans un article d’opinion où il en appelle à la ratification rapide du très controversé (y compris aux États-Unis) TPP.

« C’est l’Amérique qui doit dicter les règles. C’est l’Amérique qui dirige le bal. Ce sont les autres pays qui doivent obéir aux règles prescrites par l’Amérique et ses partenaires et non pas l’inverse », vient d’écrire le Président, dans un article qu’il a fait publier par le Washington Post.

Il y défend le Trans Pacific Partnership (TPP) un « accord » de libre-échange signé en février par 12 nations du bassin du Pacifique. Les législateurs US doivent encore le ratifier et le président estime que cela doit être fait aussi rapidement que possible.

« La région Asie-Pacifique continuera son intégration économique avec ou sans les États-Unis. Nous pouvons prendre la tête de ce processus ou nous pouvons nous asseoir sur la ligne de touche et regarder passer la prospérité », a-t-il déclaré, désignant la Chine comme une menace majeure pour le TPP.

« Pendant que nous bavardons, la Chine est en train de négocier un accord de commerce qui risque de mettre en coupe réglée, à nos dépens, quelques-uns des marchés en expansion la plus rapide du monde, donc de mettre en danger nos emplois, nos affaires et nos biens. » 

La Chine prône un traité alternatif appelé RCEP (Regional Comprehensive Economic Partnership, soit « Partenariat Économique Régional Polyvalent »), qui concernerait quelques-uns des alliés les plus proches des USA dans la région, tels que l’Australie, la Corée du Sud et le Japon. Le RCEP ne s’aligne pas sur les intérêts US comme le fait le TTP, dit Obama, décrivant le TTP comme « un contrat commercial qui se préoccupe des ouvriers américains d’abord et qui fait en sorte que ce soit nous qui dictions les règles du commerce au XXIe siècle ».

Ce qu’on reproche surtout au TTP, c’est de protéger les droits des grandes corporations d’abord, au détriment des nations et des citoyens. Une fois mis en place, il conduirait à la dérégulation de beaucoup de secteurs des affaires, y compris ceux qui sont les plus essentiels au bien-être des gens et aux droits humains, tels par exemple, que les produits pharmaceutiques et le prélèvement de droits d’auteur sur les documents et les œuvres numériques. Les critiques estiment aussi qu’il compromettrait les droits du travail et l’environnement.

La signature de l’accord a suscité des manifestations de protestation en masses dans les pays concernés, États-Unis inclus.

Des préoccupations similaires se sont fait jour à propos d’autres accords de libre-commerce en faveur desquels l’administration Obama exerce une pression maximale. C’est le cas du TTIP (Transatlantic Trade and Investment Partnership) entre les USA et l’UE. Cette semaine, Greenpeace-Nederland a révélé des textes de négociation classés confidentiels, qui,  dit l’organisation, démasquent la vraie nature du TTIP, qui n’est rien d’autre qu’« un énorme transfert de pouvoir des peuples au big business ».

Certains officiels européens s’étaient déjà plaints que Washington voulait que le contrat fournisse des conditions préférentielles aux compagnies américaines et ne voulait pas entendre parler de compromis.

Source : https://www.rt.com/news/341669-american-trade-rules-pacif...

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

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TTIP

Les pressions US sur l’UE révélées dans les documents secrets « fuités » par Greenpeace.

RT en français 2 mai 2016

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Le TTIP fait courir des risques à la santé publique et à l’environnement

Avant la visite de Barack Obama à Hambourg, le 23 avril dernier, des manifestations s’y sont déroulées contre le TTIP, où l’ont pouvait voir la statue de la Liberté et l’Europe sur son taureau brandir une banderole « STOP TTIP ».

L’accord de commerce très controversé entre l’UE et les USA aurait des conséquences funestes sur la santé publique, les droits des peuples, la vie privée (notamment sur Internet) et l’environnement, selon Greenpeace, qui invoque des textes de négociation secrets tout récemment divulgués. Ces textes révèlent en outre que les États-Unis exercent de très fortes pressions sur l’UE au sujet de cet accord.

Les 248 pages de documents top secrets sur le TTIP ont été rendues publiques lundi par Greenpeace Nederland.

« Ce contrat menace d’avoir des effets d’une portée considérable sur l’environnement et sur la vies de plus de 800 millions de citoyens de l’Union Européenne et des États-Unis », dit une déclaration de Greenpeace.

 

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Le TTIP concerne « un énorme transfert du pouvoir des peuples aux grandes entreprises », selon le groupe.

Greenpeace précise que l’authenticité des documents est confirmée par une équipe d’enquêteurs de « Rechercheverbund NDR, WDR und Süddeutsche Zeitung »

Washington bloque l’importation de véhicules européens aux États-Unis, pour forcer l’UE à acheter toujours davantage de produits agricoles US très dangereux pour l’environnement, rapporte le Süddeutsche Zeitung, après avoir analysé les documents en question.

Selon l’agence Reuters cependant, au bureau des Représentants du Commerce US, on s’est contenté de hausser les épaules, en refusant de commenter la « validité des prétendues divulgations », un porte-parole se contentant de d’ajouter : « les interprétations données à ces textes paraissent au mieux fallacieuses, au pire complètement fausses ».

Mais Greenpeace insiste sur le fait que la signature de cet accord aura bien pour résultat d’abandonner toutes sortes de protections établies depuis longtemps.

« L’exigence, par les USA, d’une approche “axée sur le risque”, dans le but d’imposer des substances hasardeuses plutôt que de les éviter, apparaît clairement à la lecture de ces documents. Cette approche sape d’avance tout ce que les régulateurs pourraient entreprendre comme mesures préventives, concernant par exemple des substances controversées comme les produits chimiques perturbateurs hormonaux » précise la déclaration.

 

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Greenpeace est très préoccupé par le fait que les documents ne contiennent aucune prévision en matière d’Exceptions Générales, qui permettraient aux nations de réguler le commerce « pour protéger la vie ou la santé tant humaine qu’animale et végétale ».

« L’omission de ces provisions suggère que les deux parties sont en train de créer un régime qui place le profit avant la vie et la santé de l’humain, de l’animal et du végétal » dit encore Greenpeace.

« Si vous vous préoccupez des problèmes environnementaux, du bien-être animal, des droits du travail ou du droit à une vie privée, vous devez vous préoccuper de ce qu’il y a dans ces documents divulgués. Ils confirment la pertinence des fortes objections qu’ont exprimées la société civile et des millions de gens dans le monde. »

En guise de commentaire, Cecilia Malmström, membre de la Commission Européenne pour le Commerce, a écrit sur son blog  que « les documents reflètent les positions des deux parties dans la négociation et rien d’autre ».

Elle ajoute : « Il est normal que, dans une négociation, les deux parties veuillent atteindre le plus possible de leurs objectifs. Cela ne veut pas dire qu’une des parties va céder sur tout. Cela ne veut pas dire que les deux parties se rencontreront à mi-chemin ».

Le chef des négociations pour l’UE, Ignacio Garcia Bercero a, quant à lui,  également rejeté le Rapport Greenpeace : « Nous avons dit clairement que nous n’accepterions rien qui implique des changements dans notre régime régulatoire d’OGMs. »

Alors que le TTIP entre les USA et l’Europe s’apprête à créer la plus grande zone de libre marché existant au monde, beaucoup d’Européens craignent qu’il place les intérêts des grands groupes d’affaires au-dessus de ceux des nations. Les opposants au TTIP estiment que des marchandises et des services moins chers ne feront que porter des coups à l’Europe au profit des États-Unis.

Les Européens disent aussi que l’accord est destiné à favoriser les grandes corporations au détriment des Petites et Moyennes Entreprises. Le secret qui entoure les négociations et n’est pas fait pour inspirer confiance, est également vivement critiqué.

Le jour précédant la visite d’Obama en Allemagne, des milliers de manifestants anti-TTIP ont défilé dans les rues de Hanovre.

Selon un sondage réalisé récemment par YouGov pour le compte de la Fondation Bertelsmann, seulement 17% des Allemands pensent que le TTIP est une bonne chose, alors qu’ils étaient 55% à le croire l’année dernière. Aux États-Unis, ils ne sont plus que 18% en faveur de l’accord, contre 53% qu’ils étaient en 2014.

 

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Source : https://www.rt.com/news/341591-greenpeace-leak-ttip-deal/

 

 Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades.

 

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Voir aussi :

Obama sans filtre sur la domination américaine

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http://arretsurinfo.ch/obama-sans-filtre-sur-la-dominatio...

 

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41. Who-needs-parliaments-copy.jpg

42. freccia nera piccola.gif

https://stop-ttip.org/fr/blog/adieu-democratie-bonjour-ce...

 

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À suivre de près, si vous êtes anglophones :

 

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Massive May Day rallies show support for Brazil’s Rousseff

 

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Even as May Day protests were expected in cities across the world on Sunday, as economic crises and a rise in unemployment have fuelled anti-government sentiment, Brazil saw some radically different scenes.

Hundreds of thousands of people marched in Brazil’s main cities on International Workers’ Day in a show of support for the embattled President Dilma Rousseff.

Read more…

Source : http://thebricspost.com/massive-may-day-rallies-show-supp...

 

About US

The BRICS Post is an international news and views website with writers, analysts, and experts in over a dozen countries.

It is published by BRICS Media Network Ltd, a not-for-profit company limited by guarantee, registered in England and Wales in July 2012.

Our vision holds that emerging markets in the five countries that constitute BRICS will increasingly play integral roles in shaping global economic policy and fostering healthy exchange of ideas and innovation.

Our mission is to deliver reliable, insightful news, opinion and expert analysis from the five BRICS countries.

Our commitment is to build a platform to unravel the intricacies and complexities of information flow from these countries and provide space to views which are rarely heard in the global arena. We believe that there is a lot which needs to be understood better and that there is a lot which needs to be told better.

Source : http://thebricspost.com/

 

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S’ils ne publient pas en français, c’est parce que nous avons laissé nos gouvernements et la bureaucratie non-élue de Bruxelles décider que nous comptions internationalement pour du beurre.

Peut-être faut-il leur reprendre l’initiative ?

 

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En prime

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La présidente du Brésil allume la flamme olympique.

 

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Dette…

ODESSA

Commémoration du 2e anniversaire du massacre de 2014 en dépit des manœuvres d’intimidation

 



Mais…

Odyssée de la délégation française

 

Malgré les arrangements pris (rien qu’une visite au cimetière et un repas en privé avec les familles des victimes) sa présence a été jugée trop dangereuse pour la sécurité de l’Ukraine.

Elle a été interdite d’entrée sur le territoire.

 

Bravo et encore merci l’Europe !

(et les services diplomatiques français)

 

Récit des rescapés

 

Mais que peut-il se passer à Odessa pour que la présence, le témoignage d'étrangers soient redoutés ?

Le 2 mai 2014 un rassemblement pacifique se tenait sur la place des champs Kulikovo, à Odessa, afin de récolter des signatures pour obtenir un référendum sur une organisation fédérale de l’Ukraine. C’est alors qu’une expédition terroriste de groupes de neo nazis de Pravy-sektor les ont agressés violemment, provoquant de nombreux morts parmi ces habitants d'Odessa. D’autres, pour échapper aux nervis neonazis se sont réfugiés dans la maison des syndicats qui a été  encerclée, puis incendiée. Au moins 42 victimes supplémentaires ont péri par le feu ou en se défenestrant et ont été  achevées par les assaillants.

En janvier 2015 une délégation des mères d’Odessa est venue en diverses villes de France pour informer en personne. Le 29 janvier elle était à Nice. C'est lors de cette occasion que nous avons fait connaissance des membres de cette délégation.

 

Le 2 mai 2016 était le deuxième anniversaire de cet épisode dramatique auquel sont invités par ces amis ukrainiens : Serge, ancien résistant et Sylvie, sa fille, Claude et Mireille Roddier, fille et petite fille de Gleb Sivirine, commandant du célèbre maquis Vallier, maquis gaulliste qui a opéré dans le Var jusqu'aux combats de la libération. Gleb Sivirine étant né lui même à Odessa, elles profitaient de ce voyage pour retrouver le berceau de leurs origines familiales.

Des informations alarmantes nous avaient dans un premier temps convaincus de renoncer à notre participation à ces commémorations : Saakashvili et Porochenko auraient mobilisé 1000 tueurs du bataillon Azov pour « maintenir l'ordre ».

Pour éviter tout prétexte à de nouvelles violences, les familles des victimes du massacre du 2 mai ont décidé de remplacer les  commémorations publiques qui étaient prévues par des repas privés dans les familles. Seul étaient maintenu et autorisé par la mairie d'Odessa un moment de recueillement au cimetière devant les tombes des victimes.

 

Nos amis d'Odessa tenaient beaucoup à la présence de témoins étrangers et ont maintenu leur invitation. C'est seulement à ces moments de recueillement privés que nous étions conviés. Il semble donc que la présence, le témoignage d'étrangers soient redoutés puisque, visiblement attendus, nous avons été retenus à la frontière, et qu'après un interrogatoire de plus de 2 heures, nous avons été interdits de pénétrer sur le territoire ukrainien, et placés sous surveillance militaire dans l'aéroport d'Odessa. Nous avons dû passer la nuit dans des conditions très rudimentaires, allongés sur des banquettes en fer avec deux oreillers et deux couvertures pour quatre. Toujours « accompagnés », confinés pendant les 3heures ½ de la correspondance d'Istanbul, nous avons été reconduits jusqu'à Nice – notre point de départ. Nos passeports nous ont été confisqués, remis directement dans les mains de la compagnie aérienne chargée de nous rapatrier. Ce n'est qu'arrivés à Nice que nous avons pu les récupérer des mains de la police française. Interrogés, escortés donc et privés de liberté pendant 21 heures.

 

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Nous avons donc été empêchés de nous recueillir sur les tombes des victimes de la tuerie du 2 mai 2014, empêchés d'apporter le soutien de Français et de partager avec nos hôtes, famille des victimes, un repas en privé.

 

Et dire que de tels comportements sont orchestrés par les autorités ukrainiennes qui bénéficient du soutien actif de l'Union européenne avec en première ligne la complicité de notre propre gouvernement et dans le silence assourdissant de la majorité de nos médias.

 

Serge Lesou, Sylvie Pillé, Mireille et Claude Roddier

 (quatre dangereuses personnes).

 

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Grandes manœuvres Otano-moldaves :

Des habitants de Moldavie indignés bloquent la colonne de chars US.

 

 

 

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Mis en ligne le 5 mai 2016

 

 

 

19:14 Écrit par Theroigne dans Actualité, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

BALAYONS DEVANT NOS PORTES / FRANCE

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Balayons devant nos portes / France

 

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Quand un futur président théorisait sur la présidence

 

Florilège de tweets de François Hollande en 2012.

 Avec le recul… un régal !

 

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(pour info, à cette époque, Sarko était à 28%. Hollande est à 14% aujourd’hui.)

 

 

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Loi Travail - Il est absolument nécessaire d'intensifier la mobilisation

http://mai68.org/spip/spip.php?article10756

 

 

    Bonjour à toutes et à tous, 

Le pouvoir, avec l'aide des médias et d'hommes politiques vendus, veut nous faire croire que le parlement refusera de voter pour la Loi Travail. Si nous le croyons, alors nous allons nous démobiliser, et la Loi Travail passera.

C'est seulement si nous restons mobilisés, et si nous accentuons la mobilisation, que le parlement votera contre la Loi Travail ; et, malgré tous les mensonges qu'ils pourront inventer pour justifier leurs votes, ce sera en réalité à la seule fin d'éviter un nouveau mai 68.

À propos d'une éventuelle utilisation du 49-3 pour faire passer la Loi Travail en force, notez bien qu'en 2006, la mobilisation avait réussi à supprimer le CPE, alors même qu'il avait été déjà voté. Voici comment :

http://mai68.org/spip/spip.php?article6 

    Bien à vous,
    do

    http://mai68.org/spip  

FAIRE CIRCULER PARTOUT RAPIDEMENT

 

 

23. Bonnet_phrygien 2 jpg.gif

Vu de l’étranger :

Loi Travail : le gouvernement confronté à une opposition venant de toutes parts

 

24. El Khomri.jpg

Miriam El Khomri (la ministre qui dit « les journals »).

 

L’examen de la Loi Travail débute aujourd’hui à l’Assemblée. Les réactions hostiles se multiplient à gauche, à droite et chez les syndicalistes. Dans ce contexte houleux, les parlementaires ont jusqu'au 17 Mai pour discuter du texte et l’amender.

 

Gauche de la gauche : le retrait sinon rien

Les députés du Front de Gauche montent à l’assaut contre le texte du gouvernement, et le font savoir. En fin de matinée, ils ont rejoint une manifestation place des Invalides pour signaler leur désapprobation vis-à-vis du texte, «une des lois les plus régressives depuis des décennies» selon André Chassaigne, chef de file du groupe communiste à l’Assemblée Nationale. «Notre première volonté, la priorité des priorités, est le retrait de ce texte de régression sociale. Nous voterons donc les motions de procédure portées par la droite mais avec nos propres arguments, à l'opposé du discours de la droite», a déclaré le député. Même son de cloche chez le secrétaire général du PCF Pierre Laurent, pour qui l’examen du texte doit se faire «sous la pression populaire et citoyenne».

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/france/20037-loi-travail-declarat...

 

23. Bonnet_phrygien 2 jpg.gif

 Mis en ligne le 5 mai 2016.

 

 

 

17:55 Écrit par Theroigne dans Actualité, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

BALAYONS DEVANT NOS PORTES / BELGIQUE

1. Clown-death on boat.jpg

Balayons devant nos portes / Belgique

 

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Quand la Belgique emprisonne les droits de l’homme...

Shanan Khairi – LGS – 29 avril 2016

3. Ligue-Droits-Homme.gif

Les Ligues des Droits de l’Homme, affiliées de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH). Ces mots résonnent comme des garants de nos droits individuels et collectifs. Comme ceux qui rappellent nos dirigeants à leurs engagements. Comme ceux qui veillent à ce que les concepts d’Etat de droit et de Liberté ne se voient pas vidés de leur sens.

Le 2 avril 2016 restera en Belgique le jour où le président de la Ligue des Droits de l’Homme belge, Alexis Deswaef, a été arrêté sur le fronton de La Bourse et emprisonné. Arrêté pour ce qu’il représentait. Emprisonné sans autre motif que politique. Pas par erreur. Pas de par le zèle d’un obscur fonctionnaire de police. Non. A dessein. Consciemment. Par Pierre Vandersmissen, commissaire-divisionnaire de la ville de Bruxelles, lui-même.

Cet acte apparaît d’autant plus scandaleux que, la semaine précédente, la police de Bruxelles avait, sous le contrôle direct du commissaire Vandersmissen, escorté et laisser défiler impunément quelques centaines de néo-nazis venus de Flandre pour exécuter des saluts hitlériens et agresser des Bruxellois sur le même fronton de La Bourse.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/quand-la-belgique-emprisonne-...

 

2. M.P.gif

 

Une belle tête de Waffen, le commissaire ?

Allons, allons, pas de médisance !

(Il n’a pas encore de lunettes noires)




 

Mais il a des soutiens…

Dont celui-ci n’est qu’un échantillon

(On vous met ça en entier parce qu’il n’y a pas moyen de faire autrement)

ICI :

4. Deswaef menteur.jpg

 

On savait que lors de son arrestation pour participation à la manifestation d’extrême-gauche interdite du 2 avril, l’avocat Alexis Deswaef, président de la Ligue des Droits de l’Homme, avait honteusement menti en affirmant qu’il était là « en tant que simple citoyen », alors que d’innombrables preuves attestent qu’il était coorganisateur de la manifestation (lire notre article). Mais peu après, il s’est enfoncé dans le mensonge en accusant injustement le commissaire Vandersmissen d’être avoir été décrié pour ses méthodes.

 

5. Commissaire-Vandersmissen.jpg

Le commissaire Vandersmissen, l’honnête policier calomnié par l’avocat véreux Deswaef

Ainsi, il a été répété ad nauseam que le commissaire Pierre Vandersmissen avait fait l’objet de plaintes pour traitement dégradant, abus d’autorité et racisme, après une manifestation de Congolais devant la Bourse le 4 janvier 212 (voir par exemple 7sur7). Mais curieusement Deswaef, ainsi que la presse gauchiste qui semble lui être asservie, « oublient » que le commissaire et ses policiers ont bénéficié d’un non-lieu total le 24 novembre 2015.

Le comble, c’est que Deswaef le savait mieux que quiconque : c’est lui-même qui défendait les sept Congolais qui avaient porté plainte ! Pire, la justice les a condamnés à indemniser les policiers de leurs frais de procédure. Et les Congolais n’ont même pas interjeté appel !

La Dernière Heure, qui a réussi se procurer la décision de chambre du conseil, nous en révèle les détails (voir http://www.dhnet.be/actu/faits/exclus ... -5707e30335708ea2d4576152) :

  • Abus d’autorité ? « Il n’existe pas la moindre charge », dit le jugement.
  • Usage illégitime de la violence ? « L’usage de la force déployée a poursuivi un but légitime de mettre fin au rassemblement de fait non autorisé de manifestants. La force n’a été utilisée que comme moyen ultime; son usage a été opportun, raisonnable et proportionné. »
  • Traitement dégradant ? « La chambre du conseil cherche en vain ce qui, dans le comportement (du commissaire Vandersmissen et de ses collègues) serait constitutif des éléments de cette infraction. »
  • Atteinte arbitraire au droit constitutionnel de manifester ? « Il n’existe pas la moindre charge ».
  • Racisme, discrimination et/ou acte inspiré par le racisme ou la xénophobie ? « Les seules injures proférées l’ont été par certaines parties civiles (clients de Me Deswaef) à l’égard des forces de l’ordre. »

Bref, ce procès n’était que calomnie malhonnête et mensonges éhontés, destinés à ternir l’image de l’honnête commissaire Vandersmissen et de la police, dans leur rôle salutaire de maintien de l’ordre public.

Deswaef fait clairement partie de ces vermines que le professeur américain Thomas Sowell appelle les intellectuels : ceux qui ont pour gagne-pain « de produire et de diffuser des concepts sans avoir à les confronter avec la réalité, et qui les valident uniquement par l’appréciation des autres intellectuels et du public ». S’estimant être les parangons d’une « morale » qu’ils croient universelle, les intellectuels s’autoproclament « anges du bien luttant contre les démons du mal » et se dispensent de fournir toute preuve factuelle des concepts nés dans leur imagination (lire notre article RTBF – intellectuel ou intelligent?).

La Ligue des Droits de l’Homme que préside Deswaef est un repaire de ces intellectuels gauchistes, qui confondent égalité des droits et égalité des résultats. En effet, l’égalité des droits, c’est le principe juridique selon lequel tous les citoyens sont égaux devant la loi. Ce qui en Belgique est clairement le cas, à part quelques classes privilégiées comme les politiciens, qui bénéficient d’une immunité parlementaire, et les syndicats, qui ne sont soumis à aucun contrôle financier.

Mais l’égalité des résultats, c’est le mythe selon lequel toutes catégories d’individus devraient obtenir les mêmes résultats, quelques soient leur capacité ou leur volonté. Et pour ces intellectuels, toute inégalité de résultat est un signe de « discrimination », terme qu’ils ont élevé au rang de péché suprême !

Deswaef et la Ligue des Droits de l’Homme estiment que les illégaux ont tout les droits et qu’il est « raciste » de maintenir nos frontières. Ils font partie de ces immigrationnistes qui sont, par leur aveuglément doctrinaire, sont responsables de l’immigration massive de populations extra-européennes qui ne peuvent s’intégrer et des attentats terroristes qui en découlent. Il est grand temps que ces nuisibles soient jugés et condamnés pour leur implication coupable.

 J.S.
Le Peuple

Voir aussi la page FaceBook de Soutien à Monsieur Vandersmissen


http://www.l-union-fait-la-force.info

http://lepeuple.be/deswaef-menteur-vandersmissen-blanchi/...

 

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Si même les merdias font la fine bouche

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/36487/Attentats-a-Bruxelles/ar...

https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_manifes...

http://www.dhnet.be/actu/belgique/polemique-une-page-face...

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20160404_00805982/au-dela-d...

 

Ah, vous avez bonne mine, vous,  les Français, avec votre pauvre petit Le Pen de rien du tout !

Ça ne vous plairait pas, le Secteur Droit à vos portes ?

 

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« L’art de la guerre »

Bombes nucléaires pour l’Italie, l’Allemagne, la Belgique, la Hollande et la Turquie

Manlio Dinucci  – Réseau Voltaire 27 avril 2016

6. Bombe.jpg

Cinq États non-nucléaires violent actuellement le Traité de non-prolifération en hébergeant des bombes atomiques états-uniennes. Ces armes devraient être prochainement modernisées, alors même que Washington vient d’organiser un sommet… contre les violations du Traité.

« Merci, président Obama. L’Italie poursuivra avec une grande détermination son engagement pour la sécurité nucléaire » : c’est ce qu’écrit sur twitter le Premier ministre Matteo Renzi, après avoir participé au sommet de Washington sur ce thème en avril.

« La prolifération et l’utilisation potentielle d’armes nucléaires — crit le président Obama dans la présentation du sommet — constituent la plus grande menace pour la sécurité mondiale. C’est pour cela, il y a sept ans à Prague, que j’ai pris l’engagement que les États-Unis cessent de diffuser des armes nucléaires ».

Au moment justement où il déclare cela, la Fédération des scientifiques américains (Fas) fournit d’autres informations sur les B61-12, les nouvelles bombes nucléaires étasuniennes en phase de développement, destinées à remplacer les actuelles B61 installées par les USA en Italie, en Allemagne, en Belgique, en Hollande et en Turquie. Des tests sont en cours pour doter la B61-12 de capacité anti-bunker, c’est-à-dire celle de pénétrer dans le sous-sol, en explosant en profondeur pour détruire les centres de commandement et autres structures souterraines dans une première frappe nucléaire.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article191501.html

 

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Dette

 

Bombes d’aujourd’hui, bombes d’hier...

 

Les bombes démodées – mais non déchargées – que vont remplacer celles dont parle Manlio Dinucci, sont là depuis le début des années 1980.

En 1983, une poignée de jeunes Belges entreprit d’attirer l’attention des autres Belges sur l’illégalité et l’inacceptabilité morale de ces « dépôts ».

Ils s’appelèrent CCC (Cellules Communistes Combattantes)…

7. Logo CCC.png

Et firent sauter, pendant deux ans, quelques hauts lieux du capitalisme et de l’occupation étrangère (siège du patronat, pipe-line de l’OTAN, etc.).

Jusqu’à ce qu’un « accident » entraînant mort d’homme fût soigneusement organisé pour pouvoir les incriminer aux yeux du public. Et alors, seulement, on les arrêta.

Ils ont passé leur jeunesse en prison – dix-sept ans – dont la moitié à l’isolement complet, dans l’indifférence voire la réprobation générale d’une belgitude repue et volontairement esclave.

Ils s’appelaient Pierre Carette, Bertrand Sassoye, Pascale Vandegeerde…

8. CCC - 2.gif

Aux vaincus

 

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Fête des mères

On vous renvoie à nos vœux de 2014. Les mêmes, aux mêmes.

On les espère tous et toutes en vie.

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http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

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2. M.P.gif

 

 Mis en ligne le 5 mai 2016.

 

 

 

 

16:55 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/05/2016

LE PASSÉ QUI NE MEURT PAS

1. time-lapse-Saint-Pétersbourg2.JPG

 

Le passé qui ne meurt pas :

Des fragments d’URSS sur la carte de l’Europe

 

2. cccp.gif

 

Nagorno Karabakh – Transnistrie – Abkhazie – Ossétie du Sud

Cesare Corda – Saker Italia 5 avril 2016

 

3. Corda 1.jpg

 

Éparpillés dans les immenses territoires qui faisaient partie de l’Union Soviétique et, avant elle, de l’empire tsariste, il existe des coins du monde qui ont été oubliés par le progrès, où même l’histoire semble s’être arrêtée pour s’accorder une pause de réflexion.

Ce sont des fragments d’une civilisation qui n’existe plus, sinon dans la mémoire de ceux qui y ont passé et qui lui ont voué une partie de leur vie, pour ensuite – au début des années 90 – être projetés sans préavis dans une société complètement différente, compétitive, agressive, impitoyable, qui, en l’espace de peu d’années, a d’abord mis en doute puis répudié et ridiculisé, et enfin précocement jeté aux oubliettes, des usages, des idéologies, des modes de vie et de parler, de s'habiller et de penser, qui avaient été ceux de plusieurs générations de citoyens soviétiques et semblaient pouvoir durer au moins aussi longtemps encore.

Mais, presque par magie, par farce ou à cause de l’enchevêtrement chaotique des jeux de la géopolitique, quelques lambeaux de territoire ont été miraculeusement épargnés par la vague de la modernisation et de l’occidentalisation, et, résistant, indociles, ils portent témoignage de ce monde du passé auquel ils appartiennent encore orgueilleusement.

 

Transnistrie

En mars 2013, avec mes amis Giulio et Jacopo, nous sommes arrivés en voiture à Tiraspol, capitale de la Transnistrie, venant de Chisinau, capitale de la Moldavie.

Jusqu’en 1990, la Moldavie et la Transnistrie avaient formé, au sein de l’URSS, une seule république : la République Socialiste Soviétique Moldave. Et encore aujourd’hui, au niveau international, l’indépendance de la Transnistrie n’est reconnue officiellement par aucun pays.

Pourtant, depuis 26 ans déjà, un peu avant Bender et le fleuve Dniestr, passe une frontière bien gardée et les deux pays vivent désormais séparés de facto.

 

4. Corda 2.png

La Transnistrie, enserrée entre la Moldavie et l’Ukraine, et, plus au sud, la Gagaouzie. La Transnistrie contrôle un territoire de 3.567 kms2 (soit un peu moins que la Ligurie) pour une population de 550.000 habitants. La Gagaouzie, quant à elle, couvre un territoire de 1.832 kms2 et compte une population de 160.000 habitants.

 

Un vent fort et très froid soufflait en ce mois de mars à Tiraspol, mais le spectacle qui nous attendait valait infiniment plus que n’importe quel inconfort atmosphérique.

Pour qui avait, comme moi, commencé à visiter les républiques nées de la dissolution de l’URSS au début des années 90, ce fut une véritable remontée dans le temps.

En nous promenant sur la Prospekt principale de la ville, il nous semblait être revenus vingt ans en arrière. Les rues et les maisons semblaient être restées intactes pendant ces deux décennies, sans qu’aucune tentative de ravalement ait osé les contaminer. Les magasins exposaient leurs marchandises de manière simple et sans apprêt, comme à l’époque soviétique ou comme le faisaient – si quelqu’un s’en souvient – les magasins modestes de province, dans l’Italie des années 70. Les cafés et les restaurants, spacieux, vides, ouatés, d’une élégance vintage et nostalgique, où on aurait pu passer des journées entières à converser à mi-voix en sirotant de la vodka (précisément ce que nous avons fait, d’ailleurs pendant des heures et des heures, sans nous apercevoir que le temps passait – quelle importance cela pouvait-il avoir ? – seul le temps perdu est du temps gagné)… Le vieux cinéma soviétique où nous sommes entrés voir un  film, je ne me rappelle même plus lequel, juste pour savourer l’atmosphère du lieu… La seule discothèque (ou serait-il plus juste de dire la seule salle de bal ?)… Jusqu’à la musique, qui était encore celle d’antan.

Nous avons passé plusieurs jours dans ce paradis perdu, à répéter chaque jour les mêmes lents rituels, dans le but de nous faire assimiler le plus complètement possible par les rythmes de cette ville qui nous avait temporairement phagocytés. Et c’est là, entre une petite vodka et l’autre, que nous avons pris la décision de visiter tous les « états non reconnus » qui étaient nés sur les ruines de l’URSS.

 

5. Corda 3.jpg

Le centre de Tiraspol, capitale de la Transnistrie, un jour de fête.

 

L’histoire de cet état et la manière dont il a obtenu son indépendance – comme toujours par une guerre plus ou moins cruelle – mérite d’être approfondie.

L’Union Soviétique était, en fait, composée, à un premier niveau de division administrative, de 15 républiques [1], mais chacune de ces républiques contenait à son tour de nombreuses régions et provinces dotées d’une condition plus ou moins haute d’autonomie (oblast, krai, etc.) ou formant elles-mêmes d’autres républiques mineures.

La dissolution de l’URSS, quoi que nous en ait raconté la presse occidentale, fut un événement non pas voulu mais au contraire subi par la très grande majorité des 15 républiques [2]. Ils étaient de loin les plus nombreux ceux qui auraient préféré continuer à vivre dans un état multi-ethnique, plutôt que se retrouver citoyens d’états nationaux à forte empreinte ethnique et nationaliste, souvent intolérants envers les minorités.

La Moldavie fut dans ce cas. D’après le recensement de 1989, vivaient en Moldavie une majorité de Moldaves-Roumains (64,5%) mais beaucoup d’entre eux s’étaient depuis longtemps russifiés et avaient préféré user du russe comme langue, plutôt que du roumain [3], une forte minorité slave de Russes et d’Ukrainiens (26,8%) et d’autres minorités moins importantes, parmi lesquelles des Gagaouzes (3,5%) et des Bulgares (2%).

En Transnistrie cependant (c’est-à-dire dans la mince bande de territoire à l’est du Dniestr) les rapports numériques étaient inversés, avec 54% de Slaves contre 40% de Moldaves (dont la majorité, cependant, était russophone).

La décision des autorités moldaves d’abolir le russe comme langue officielle en faveur du roumain, et, dans le même temps, de remplacer le roumain écrit en caractères cyrilliques (utilisé de tout temps en Moldavie) par le roumain écrit en caractères latins (utilisé en Roumanie), déchaîna les premières protestations, qui, rapidement, se muèrent en tumulte dans tout le pays.

En Transnistrie, en 1990, fut organisé un référendum sur l’indépendance vis-à-vis de la Moldavie, dont le résultat fut favorable à plus de 90% des voix. En vertu de quoi, le 2 septembre 1990, la Transnistrie déclara unilatéralement sa sécession et la formation d’une république indépendante.

Après la dislocation de l’URSS, la Moldavie, appuyée par la Roumanie, entreprit une campagne militaire pour reprendre le contrôle de la république sécessionniste. On vit alors combattre d’une part l’armée régulière moldave, renforcée de nombreux paramilitaires et volontaires roumains, de l’autre,  la population civile de la Transnistrie, qui reçut cependant l’aide décisive de la 14e armée russe, laquelle était justement stationnée à Tiraspol sous les ordres du général Aleksandr Ivanovitch Lebed, et qui remporta une nette victoire sur l’armée moldave, allant même jusqu’à traverser la frontière naturelle représentée par le fleuve Dniestr, pour prendre possession de la ville à majorité russophone de Bender [4].

L’indépendance de la Transnistrie qui, qui dure depuis vingt-cinq ans, est aujourd’hui, cependant, mise en péril, du fait des déséquilibres politiques dans l’Ukraine voisine.

Comme on le voit, le territoire de la Transnistrie a une forme anormalement allongée et s’étend le long de la rive orientale du Dniestr.

L’Ukraine, dès le début des années 90, s’était fait protectrice, avec la Russie, de l’indépendance du petit pays contigu et de sa majorité d’habitants slaves (dont beaucoup étaient justement de nationalité ukrainienne).

Aujourd’hui, pour complaire à ses nouveaux alliés occidentaux, le nouveau gouvernement ukrainien a complètement renversé sa position à l’égard de la Transnistrie, allant même jusqu’à la menacer d’une intervention militaire unilatérale et non provoquée.

C’est ainsi que la Transnistrie se trouve coincée entre deux voisins hostiles (la Moldavie et l’Ukraine, auxquelles s’ajoute à présent la Roumanie), bien trop loin de la Russie, et avec un territoire véritablement difficile à défendre [5].

La demande d’annexion à la Russie (faite en 2014 par la Transnistrie suite à celle de la Crimée) n’a pas encore, à ce jour, été prise en considération, et la vulnérabilité du petit état se prête très bien à la création, par ses voisins hostiles, d’un casus belli.

Même la Moldavie voisine, cependant, ne peut pas être sûre de maintenir son intégralité territoriale. Une seconde région séparatiste, la Gagaouzie, habitée par une majorité de 82% de Gagaouzes [6] russophones opposés au processus de roumanisation forcée et de rapprochement avec l’U.E., menace depuis un certain temps de faire sécession elle aussi.

 

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Dans les rues de Tiraspol

 

Nagorno Karabakh

Deux ans plus tard, en 2015, toujours à trois, nous avons décidé de visiter le Nagorno Karabakh [7], l’enclave arménienne en territoire azéri, théâtre d’une guerre sanglante qui s’est déroulée de 1988 à 1994, et s’est conclue par l’indépendance de facto de la République.

À la vérité, la guerre ne s’est jamais vraiment arrêtée et, comme dans le cas de la Transnistrie, la République du Nagorno Karabakh n’est reconnue par aucun état au monde. Justement, il y a quelques jours [de la mise en ligne de ce papier, NdT], les hostilités se sont soudain rallumées par une nouvelle agression de l’Azerbaïdjan, et ces hostilités sont toujours en cours avec pertes humaines des deux côtés.

 

7. Corda 5..jpg

Le Nagorno Karabakh occupe une superficie de 11.458 kms2 (un peu moins que le Trentin-Haut Adige)

 

Atteindre le Nagorno Karabakh n’est pas simple. La seule route praticable est celle qui part d’Erevan, capitale de l’Arménie, et, après huit heures de montées et de descentes dans les montagnes du Caucase, on arrive à Stepanakert, capitale de la République montagnarde autoproclamée.

Quand nous sommes arrivés en Arménie, c’était cette fois aussi le mois de mars et, après un substantiel repas dans le merveilleux centre historique d’Erevan suivi de la petite vodka rituelle, nous nous sommes arrangés sur le prix avec un taxi et nous avons mis le cap sur notre objectif.

Le premier tronçon de route est en plaine et court le long des pentes du mont Ararat [8] (la montagne sacrée des Arméniens, haute de 5.137 mètres, dont le nom signifie « Création de Dieu » en langue arménienne, mais qui, aujourd’hui, se trouve hors frontières, en territoire contrôlé par les Turcs).

Au bout de quelques heures cependant, la route commence à serpenter dans les montagnes enneigées du Caucase. Nous l’avons parcourue toute sans faire de halte, en sirotant de grosses bouteilles d’excellent vin arménien  et en écoutant les souvenirs de guerre de notre taxi, qui était justement un montagnard du Karabakh. Plus d’une fois, il nous est arrivé de nous retrouver au milieu d’une colonne de blindés et d’autres véhicules militaires qui se dirigeaient vers le front, et plus d’une fois nous avons entendu des tirs (je ne sais pas s’il s’agissait de véritables escarmouches, qui sont par là à l’ordre du jour, ou de simples exercices par l’Armée de Défense du Nord Karabakh).

Nous sommes arrivés à Stepanakert au crépuscule et, après avoir trouvé à nous loger dans un modeste hôtel du centre-ville, nous avons commencé à parcourir la grande rue centrale, à la recherche d’en endroit où dîner.

La capitale du Karabakh est, si c’est possible, encore plus hantée et silencieuse que Tiraspol. Il s’agit en réalité d’un village de montagne isolé du reste du monde, situé dans un territoire où des opérations de guerre, quoiqu’à une échelle limitée, durent maintenant depuis près de trente ans. On y voit beaucoup de soldats, très peu de jeunes, de très rares lieux publics, des rues obscures qui se vident à la tombée du jour. Nous nous sommes longuement promenés dans ce lieu amène et élégiaque et, pour finir, nous avons réussi à nous restaurer dans une rustique pizzeria locale, qui servait une espèce de pizza turque ; après quoi, nous nous sommes transférés dans un sombre petit bar pour y finir la soirée, tandis que dans les rues non éclairées régnait un silence irréel.

Nous avons terminé la nuit dans la grande chambre quasi vide de notre hôtel. Nous n’avions guère de temps pour cette visite, notre intention étant de passer nos peu de jours disponibles dans la plaisante Erevan. C’est pourquoi, dès le lendemain matin, notre taxi nous attendait pour l’épuisant voyage de retour.

À cette heure du jour, la ville était plus animée et plus colorée. Nous avons fait une dernière promenade, y avons acheté quelques souvenirs et, après l’abondant déjeuner de rigueur et une brève visite au monument de Dedi Baba, nous avons repris la route. Nous avions prévu une brève halte dans la petite ville historique de Şuşa (Chouchi) pour visiter sa cathédrale et son monastère, avant de continuer vers l’Arménie où nous devions arriver dans la soirée.

 

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Le centre de Stepanakert, capitale du Nagorno Karabakh

 

Le maintien de l’indépendance de l’isolé Nagorno Karabakh est depuis toujours en péril, dans des conditions par bien des côtés analogues à celles de la Transnistrie.

Les velléités indépendantistes s’y sont manifestées depuis 1988, quand l’URSS était en phase de désintégration. L’enclave arménienne, qui avait accepté de faire partie de la République Socialiste Soviétique d’Azerbaïdjan, dans le cadre d’une Union Soviétique multi-ethnique, n’avait nulle intention de faire partie d’un Azerbaïdjan indépendant et nationaliste, et aspirait par conséquent à se rattacher à sa mère-patrie la République d’Arménie. En 1991, au moment de la désintégration de l’URSS, la guerre couvait. Le parlement du Karabakh vota la sécession d’avec l’Azerbaïdjan et les Azéris, supérieurs en nombre, plus riches et mieux armés, envahirent la région avec l’appui de la Turquie. Stepanakert fut bombardée pendant de longs mois (précisément depuis Şuşa qui était un point d’appui azéri) et de vastes parties de la République tombèrent aux mains des Azéris. La ténacité des montagnards arméniens ne se démentit cependant jamais. En mai 1992, la prise de Şuşa permit de desserrer l’encerclement de la capitale et de rendre moins meurtriers les bombardements dont elle avait souffert quotidiennement, tandis que la conquête du village de Latchin, d’importance stratégique essentielle, permettait d’ouvrir une voie de communication avec l’Arménie. D’où affluèrent dès lors les soutiens militaires et les biens de première nécessité pour la population. La libération de Martakert suivie de celle d’Agdam, toutes les deux en 1993, ont marqué la victoire définitive de l’Arménie, consacrée par les accords de Bichkek et par un cessez-le-feu.

Il s’agit cependant d’une trêve fragile. L’Azerbaïdjan n’a jamais vraiment accepté la perte de la région. L’Azerbaïdjan est beaucoup plus riche et plus peuplé que l’Arménie, et grâce aux ressources que lui garantit l’extraction de son pétrole, il a un budget militaire potentiellement très supérieur. Il jouit en outre de l’appui de la Turquie, qui lui est apparentée par la langue, la religion et l’origine ethnique de sa population.

L’Arménie, en revanche, isolée sur les montagnes du Caucase et entourée d’états plus puissants qui lui sont hostiles, vit presque exclusivement des envois de fonds de la Diaspora arménienne [9] et est sujette à une dépopulation progressive, du fait que les jeunes préfèrent aller chercher fortune en Russie plutôt que rester dans leur pays, qui leur offre si peu de perspectives.

Le Nagorno Karabakh, tout comme la Transnistrie, a un avenir incertain et rempli d’embûches ; il se présente comme le lieu idéal où créer un casus belli [10] et rouvrir des hostilités sur une vaste échelle.

 

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Dans les rues de Stepanakert

 

Abkhazie et Ossétie du Sud

Cette année, une nouvelle fois en mars et toujours avec Jacopo et Giuliano, j’ai visité l’Abkhazie.

En partant en voiture de la ville russe de Sotchi, le voyage ne dure que trois heures, par la route qui longe la Mer Noire et qui permet de contempler des paysages véritablement remarquables, avec les montagnes du Caucase qui descendent à pic dans la mer.

Ce que longe la partie russe de la route est une riviera constellée d’édifices modernes, de grands palais, d’hôtels et de résidences de luxe, mais dès que l’on passe la frontière avec l’Abkhazie, le spectacle change complètement. Commence alors le voyage de retour dans le temps qui nous fascine tellement.

Avant de partir, à Sotchi, beaucoup nous avaient déconseillé cette destination, soutenant qu’elle était risquée du fait de la présence de « brigands abkhazes » et de bandits qui arrêtent les voitures sur cette route pour voler les voyageurs. Il est possible que cela puisse effectivement se produire si on s’aventure dans quelque village perdu des montagnes, mais le long de la route principale qui relie Sotchi et la Russie à la capitale abkhaze, Soukhoumi, je tiens ce genre de rencontres pour invraisemblables. Nous, en tout cas, n’en avons pas fait, ni à l’aller ni au retour.

Soukhoumi est une gracieuse petite ville qui, comme Tiraspol et Stepanakert, rappelle par beaucoup de côtés la vie au temps de l’Union Soviétique. Pour qui cherche palais modernes, magasins à la mode et lieux de plaisir bruyants et très éclairés, ce n’est certes pas l’endroit idéal. On peut cependant y trouver de bons restaurants, un bord de mer très agréable, un centre historique intéressant, et surtout, on y retrouve cette atmosphère du passé qui, comme un voile transparent et protecteur, enveloppe la ville et la rend fascinante et un peu mystérieuse.

La proximité de la mer et la relative tranquillité de la région en font un lieu de villégiature possible, au remarquable potentiel touristique à très bon marché. Mais, jusqu’à présent, seuls quelques voyageurs – presque tous russes – ont découvert cet endroit.

Les villes maritimes italiennes du siècle dernier ressemblaient probablement assez fort à ce qu’est aujourd’hui Soukhoumi, et si on y ajoute quelque connaissance recommandée d’un peu de russe, il y a là une destination vraiment plaisante, où passer quelques jours loin des destinations touristiques traditionnelles, à savourer la cuisine locale dans quelque petit restaurant côtier, à se promener sur la plage et à déambuler dans les rues du centre historique.

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L’Abkhazie a un territoire de 8.432 kms2 (un peu plus petit que les Abruzzes) et une population de 24.000 habitants. L’Ossétie du Sud a un territoire de 3.900 kms2 (plus ou moins l’étendue du Molise) et une population de 55.000 habitants.

 

L’Abkhazie et l’Ossétie du Sud  (que nous n’avons pas encore visitée mais que  nous nous proposons de visiter le plus tôt possible) faisaient partie, au temps de l’URSS, de la République Socialiste Soviétique de Géorgie. Celle-ci n’était pas habitée que par des Géorgiens, mais précisément aussi par des Abkhazes et des Ossètes (sans compter d’autres minorités ethniques de la très complexe mosaïque de peuples du Caucase).

Les Abkhazes sont un peuple caucasien présent dans la région depuis l’époque byzantine (en 780, ils ont fondé un premier royaume d’Abkhazie indépendant qui s’est maintenu jusqu’en 1008 [11] ; ils ont une langue à eux, qui appartient au groupe des langues caucasiennes nord-occidentales et, du point de vue religieux, ils se divisent en chrétiens orthodoxes et musulmans sunnites.

Les Ossètes, en revanche, proviennent de l’antique peuple des Alains [12]. Politiquement, ils sont partagés entre l’Ossétie du Nord, qui fait partie de la Fédération de Russie, et l’autoproclamée Ossétie du Sud, qui s’est détachée de la Géorgie. Ils sont de religion chrétienne orthodoxe et leur langue est similaire au persan.

De manière analogue à ce que nous avons vu pour la Transnistrie et pour le Nagorno Karabakh, ces deux régions, au moment de la fragmentation de l’URSS, se sont retrouvées à faire partie d’un état national – la Géorgie – avec lequel elles n’avaient aucune affinité.

La politique de georgianisation forcée entamée au début des années 90 a amené la déclaration d’indépendance, d’abord de l’Ossétie du Sud [13] (28 novembre 1991), puis de l’Abkhazie [14] (23 juillet 1992), et les guerres qui s’en sont suivies contre l’armée géorgienne, guerres qui, ici comme dans les cas évoqués précédemment, se sont soldées par la victoire des indépendantistes et leur sécession.

 

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La plage de Soukhoumi, capitale de l’Abkhazie

 

En 2008 cependant, la Géorgie, alors gouvernée par l’aventurier pro-américain Saakashvili, a tenté un coup de main et attaqué par surprise (avec l’appui diplomatique US) la petite république de l’Ossétie du Sud, dont elle a bombardé la capitale Tskhinvali. Ce qui, on s’en souvient, a provoqué la réaction immédiate de la Russie, protectrice historique de la région, avec laquelle elle a une frontière en commun.

Les troupes géorgiennes ont été complètement défaites en seulement trois jours. Elles ont dû se replier sur leurs positions de départ et au-delà, tandis que la Russie se décidait à reconnaître l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud et à en assumer la tutelle. (Il s’agit donc là d’états partiellement reconnus [15] et non d’états non reconnus comme ceux évoqués plus haut.)

À la différence de celles de la Transnistrie et du Nagorno Karabakh, l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud n’est donc pas aujourd’hui en sérieux péril. Les deux minuscules républiques ont des frontières directes avec la Russie. Des troupes russes sont présentes sur leurs territoires, et l’éventualité d’une reprise des hostilités de la part de la Géorgie est actuellement très improbable, outre être privée de toute possibilité de succès réelle (à moins d’un appui peu vraisemblable de l’OTAN).

 

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Une rue du centre de Soukhoumi. Les rues plaisantes et arborées du centre historique sont dominées par un édifice massif et sinistre : le palais orange qu’on voit au fond et qui est l’ancien siège du Parlement, à moitié détruit pendant la guerre 1992-1993, resté le symbole de l’indépendance témoignant des sacrifices qu’il faut affronter pour la conquérir et la conserver.

 

Républiques Populaires de Donetsk et de Lugansk

Pour compléter ces informations, au nombre des états non reconnus ou partiellement reconnus de l’aire ex-soviétique, il faut citer encore la République Populaire de Donetsk et la République Populaire de Lugansk [16], autoproclamées en 2014, suite au coup d’état de Maïdan en Ukraine.

J’ai personnellement visité Donetsk et sa région de nombreuses fois avant la guerre et l’indépendance. Donetsk alors n’avait pas grand-chose en commun avec les « fragments d’URSS » décrits dans les pages précédentes, étant de loin la ville la plus riche et la plus moderne de l’ex-Ukraine, avec des infrastructures (je pense à son stade, à son aéroport, à ses centres commerciaux, aujourd’hui totalement ou partiellement détruits par les bombardements sauvages, y compris de ses zones d’habitation, de l’armée ukrainienne), qui auraient pu faire envie à bien des villes d’Europe occidentale.

Évidemment, la guerre et l’indépendance auront bouleversé le Donetsk que je connaissais jusqu’à en changer totalement le visage. Je pense qu’il s’impose de le revisiter le plus vite possible. J’espère pouvoir en faire bientôt la chronique, comme l’ont déjà fait tant de mes compatriotes qui, au cours de ces deux années de guerre, se sont rendus au Donbass pour y apporter de l’aide humanitaire, voire, dans certains cas, pour y combattre dans les rangs de la Résistance aux escadrons de la mort ukrainiens.

___________________   

NOTES

[1] Russie, Ukraine, et Biélorussie, les trois grandes nations slaves. Lituanie, Lettonie, Estonie, les trois républiques bordant la Mer Baltique. La Moldavie, dont la frontière occidentale touche la Roumanie. La Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan au Caucase. Et enfin, les cinq républiques centre-asiatiques : Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan et Turkménistan.

[2] À l’exception des trois républiques baltes, où, effectivement, la majorité des populations était favorable à l’indépendance (sans toutefois tenir compte des fortes minorités russophones, surtout en Lettonie et en Estonie, qui ont au contraire vécu de façon traumatique la séparation  d’avec la mère-patrie et qui, depuis lors, vivent dans un état de semi-apartheid légalisé, honte sans précédent pour l’Europe « démocratique »). Dans toutes les autres républiques, la majorité des populations était favorable au maintien de l’URSS. Dans neuf des quinze républiques (Russie, Ukraine, Biélorussie, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan et Turkménistan) fut même organisé, en 1991, un référendum, qui donna partout une large majorité favorable au maintien de l’URSS.

[3] Aujourd’hui encore, quand on se promène à Chisinau, capitale de la Moldavie, on entend parler roumain autant qu’en russe. Dans les campagnes de la Moldavie, le roumain est la principale langue véhiculaire. En Transnistrie, Gagaouzies et dans les municipalités baltes, on parle au contraire principalement le russe.

[4] Ville natale de l’écrivain russe Nicolaï Lilin, qui y a situé certains de ses romans.

[5] La Transnistrie, distante de plus de 500 kms à vol d’oiseau de la frontière russe continentale la plus proche, et qui n’a pas de débouché sur la mer. Sans la collaboration de l’Ukraine, elle est donc militairement indéfendable par la Russie. En réalité, considérant le fait que toute l’Ukraine sud-orientale, de Kharkhov à Odessa, est russophone et russophile, après un hypothétique démembrement de l’Ukraine et un retour de ses régions orientales et méridionales dans l’orbite russe, un continuum territorial avec la Transnistrie serait réalisable.

[6] Les Gagaouzes sont une population d’ethnie turque mais de religion chrétienne orthodoxe et de langue principalement russe (il existe cependant une langue gagaouze, qui a des affinités avec le turc), qui ont migré en Moldavie et dans le Boudjak au début du XIXe siècle en provenance de Bulgarie et d’autres régions qui appartenaient alors à l’empire ottoman.

[7] Cette région montagneuse du Caucase méridional faisait partie du Royaume d’Arménie depuis 190 avant notre ère. Aujourd’hui, elle est encore habitée par des Arméniens et sa langue officielle est l’arménien, mais utilisée là dans sa version orientale.

[8] Selon la légende, c’est sur cette montagne qu’a échoué l’Arche de Noé, après le Déluge Universel.

[9] En fait, sur neuf millions d’Arméniens, seuls trois millions vivent en Arménie. Trois autres millions vivent en Russie, presque un million aux USA, un demi-million en France, 150.000 au Nagorno Karabakh. Il existe aussi de fortes minorités arméniennes en Géorgie, en Iran et en Syrie, tandis que la très nombreuse communauté arménienne de Turquie a été complètement exterminée par les Jeunes Turcs pendant le génocide arménien de 1915-1916 qui a fait environ 1,5 millions de victimes. Suite au refus de la Turquie de reconnaître ce génocide, les relations diplomatiques entre l’Arménie et la Turquie ne sont toujours pas à ce jour normalisées, et la frontière entre les deux pays est fermée et militairement gardée.

[10] En 2014, en plein milieu de la crise ukrainienne, le Département d’État américain a fait très fortement pression sur l’Azerbaïdjan, pour qu’il ouvre un second front au Nagorno Karabakh et, seule la convocation soudaine en août à Sotchi, par Poutine, du président de l’Arménie Serzh Sargsyan et de celui de l’Azerbaïdjan Ilham Aliyev a évité le pire au dernier moment. Depuis quelques jours cependant, une nouvelle escalade a débuté (2 avril 2016), sous forme d’une agression azeri inattendue contre le Karabakh, deux jours exactement après la rencontre du Secrétaire d’État US John Kerry et du président de l’Azerbaïdjan Aliyev à Washington, pour y... discuter des modalités d’une solution au Nagorno KIarabakh. Cette agression est toujours en cours.

[11] À cette date, l’Abkhazie est entrée pour la première fois dans l’orbite géorgienne. Elle a reconquis son indépendance au XIIe siècle, pour la reperdre au siècle suivant à cause de la conquête ottomane.

[12] Peuple nomade de pasteurs guerriers d’origine iranienne, ils sont mentionnés pour la première fois dans la Géographie de Strabon au 1er siècle de notre ère. Au IXe siècle, ils ont formé, sur les montagnes du Caucase, un royaume chrétien qui a duré jusqu’à la fin du XIIIe siècle, quand il fut absorbé par la Horde d’Or mongole.

[13] La guerre d’Ossétie du Sud a duré du 5 janvier 1991 au 24 juin 1992. Les troupes de l’Ossétie du Sud, appuyées par des volontaires venus de l’Ossétie du Nord et avec le soutien de la Fédération de Russie, ont fini par défaire l’armée géorgienne.

[14] La guerre en Abkhazie a duré du 14 août 1992 au 27 septembre 1993. Les troupes abkhazes étaient flanquées de celles de la Confédération des Peuples des Montagnes du Nord-Caucase (Конфедерация горских народов Кавказа) et du bataillon Bagramian, composé de volontaires arméniens résidents en Abkhazie, et elles eurent raison de l’armée nationale géorgienne.

[15] Les deux républiques ont été reconnues non seulement par la Russie, mais également par le Vénézuela, le Nicaragua, les républiques océaniennes de Nauru et de Vanuatu, et la république polynésienne de Tuvalu.

[16] Ces deux états, de formation récente quoique occupant des régions assez limitées à cause de l’agression ukrainienne qui leur a arraché beaucoup de circonscriptions (à ce jour, les territoires sont de 8.550 kms2 pour la République de Donetsk et d’environ 8.350 kms2 pour la République de Lugansk) sont, de très loin, les plus peuplés des états non reconnus. La République de Donetsk compte en fait 2.3 millions d’habitants, et celle de Lugansk, 1.5 million.

Source : http://sakeritalia.it/sfera-di-civilta-russa/il-passato-c...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Meuh, non, ils n’essaient pas du tout de déclencher une guerre atomique mondiale !

 

L’Estonie accueille les troupes de l’OTAN près de la frontière russe

RT en français – 2 mai 2016

 

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Les pays-membres de l’alliance envoient leur contingent militaire en Estonie pour y mener des exercices militaires, baptisés «Spring storm» et qui mobiliseront 6 000 militaires jusqu’au 20 mai.

L'Etat-major estonien des Forces armées a annoncé le début des exercices militaires le 2 mai dans le sud-est du pays, dans les comtés de Tartu, Voru et Polva qui se trouvent dans une zone frontalière de la Russie.

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/international/19946-estonie-accue...

 

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Le présent qui ne veut pas mourir

 

Pour une fois, on va chercher le commentaire à droite :

 

Le temps des coups d’État rampants

Le cas Dilma

Jérôme Leroy – ANTIPRESSE 24 avril 2016

 

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Finalement, aujourd’hui, quand on veut faire un coup d’État, on n’a plus besoin du folklore sanglant de jadis : des chars dans les rues, des paras surarmés aux carrefours, des étudiants parqués dans les stades, des ministres arrêtés au petit matin et deux ou trois brutasses galonnées, si possible en lunettes noires, pour parler sur une unique chaîne de télévision et que les stations de radio diffusent de la musique classique.

Ça, c’était dans le monde d’avant, l’archétype du coup d’État ayant eu lieu un 11 septembre 1973, au Chili. En général, le coup d’État est de droite pour une raison simple : l’armée est rarement de gauche et quand la gauche arrive au pouvoir, c’est toujours considéré par la droite comme un horrible accident de parcours qui trouble l’ordre légitime des choses. Certes, le coup d’État, aussi appelé putsch ou pronunciamiento, est parfois de gauche comme en Russie en 1917 ou au Portugal en 1974. Mais il est suivi d’un processus révolutionnaire alors que le coup d’État de droite est suivi d’un processus réactionnaire. C’est toute la différence par exemple entre Pinochet à Santiago et les capitaines d’avril au Portugal, un guitariste aux doigts tranchés et un œillet dans le canon d’un fusil d’assaut.

Maintenant, en matière de coup d’État, les choses sont à la fois plus compliquées et plus simples. Plus compliquées parce qu’à l’époque d’Internet, il est tout de même très difficile de verrouiller l’information et de fermer ses frontières, même temporairement, deux choses absolument nécessaires quand vous voulez faire le ménage chez vous et apprendre aux partageux de toutes sortes à filer droit. Mais c’est aussi plus simple car l’information n’a plus besoin d’être verrouillée puisqu’elle est entre les mains de quelques-uns et que les banques, par exemple, sont plus efficaces que les blindés pour mettre à genoux un pays.

Souvenons-nous de l’année dernière, en Grèce. Des gens très polis, avec de jolies cravates dans des bureaux climatisés de Bruxelles ont expliqué très calmement mais très fermement à Alexis Tsipras que demander son avis à son peuple n’était pas une chose à faire et que s’il ne signait pas sur le champ un memorandum leur permettant de presser la Grèce jusqu’à la dernière goutte, ils allaient renvoyer son pays à l’âge de pierre en coupant les liquidités : bref, on a vu comment un distributeur de billets vide était plus efficace qu’une mitrailleuse lourde pour faire courber l’échine à toute une population.

Le coup d’État est même parfois invisible, ou presque. Si on accepte comme définition le fait d’imposer à un pays le contraire de ce pour quoi il a voté, il y a eu un coup d’État en France le 8 février 2008. Après avoir fait réviser la Constitution le 4, le président Sarkozy faisait ratifier le traité de Lisbonne par voie parlementaire quatre jours plus tard, traité de Lisbonne qui était, on s’en souviendra, une resucée à peine modifiée du TCE rejeté par 55% des électeurs moins de trois ans plus tôt.

 

Un renversement postmoderne

Un de ces coups d’État new-look, postmoderne pourrait-on dire car il rompt avec les formes anciennes de l’Histoire, se déroule en ce moment au Brésil et c’est la présidente Dilma Rousseff qui risque bien d’en être la victime. Il se trouve que Dilma Rousseff est de gauche, membre du PT (Parti des Travailleurs) au pouvoir au Brésil depuis la première élection de Lula en 2002. Sur le plan politique, le bilan du PT est loin d’être honteux si l’on songe à l’état du Brésil au moment de son arrivée. Un des pays les plus inégalitaire au monde a, tout en respectant l’orthodoxie financière exigée par un FMI toujours aux aguets, réussi à augmenter sa croissance de manière significative, à électrifier l’ensemble du pays et surtout, grâce au programme Bolsa Familia, réduit considérablement l’extrême pauvreté et fait disparaître la faim et la mortalité infantile, tout simplement en conditionnant une aide financière aux familles à la scolarisation et la vaccination des enfants. C’est tout bête, la gauche, la vraie : c’est se demander pourquoi des pays riches produisent des pauvres et se dire qu’il doit y avoir quelque part un problème de redistribution et de répartition. Les choses furent plus difficiles pour Dilma Rousseff mais, malgré tout le bilan est là. Évidemment, il y a eu le scandale Petrobras qui a vu des dignitaires du PT se servir dans la caisse de la grande compagnie pétrolière. Ce n’est pas bien, pas bien du tout.

Mais on remarquera deux choses. La première, c’est que les prédécesseurs du PT faisaient la même chose mais il ne leur serait pas venu à l’idée d’aller envoyer dans les favelas autre chose que des escadrons de la mort. Au moins, la différence entre un corrompu de gauche à la brésilienne et un corrompu de droite, c’est que le corrompu de gauche garde un certain surmoi social. Il se goinfre mais il ne laisse pas les pauvres le ventre vide. On préférerait de vertueux incorruptibles, bien sûr, mais en même temps ce n’est pas nous qui mourrons de faim.

La seconde, c’est que Dilma n’est pour rien dans l’affaire Petrobras. En fait on lui reproche d’avoir maquillé les comptes du pays en finançant des dépenses budgétaires par des emprunts aux banques publiques afin de faciliter sa réélection. Bon, ce n’est pas pour dire mais si cela suffisait à destituer un chef d’État, procédure actuellement en cours au Brésil, nombre de dirigeants européens auraient du souci à se faire. De plus, les députés qui viennent de voter la procédure d’empêchement, eux, pour le coup, sont impliqués dans des affaires de corruption et d’enrichissement avérées.

En plus, quand par hasard on nous parle de la situation au Brésil, c’est pour nous montrer les manifs anti-Dilma et anti-PT en nous parlant de la colère du peuple brésilien face à la malhonnêteté de ses dirigeants et à la politique d’austérité qu’ils font régner. Ce ne sont pas pourtant pas ceux qui souffrent le plus au Brésil, ces manifestants. Le journal Zero Hora nous apprend que 40 % d’entre eux gagnent plus de 10 fois le salaire minimum et que 76 % ont voté en faveur du candidat de droite Aécio Neves lors de la dernière élection présidentielle de 2014.  Et l’on est beaucoup plus discret sur les rassemblements pro-Dilma tout aussi nombreux. Serait-on en présence, très banalement, d’une lutte des classes à l’ancienne avec une bourgeoisie qui ne supporte pas ou plus de voir le pouvoir lui échapper depuis 2002 ? Le tout soutenu par le propre vice-président de Dilma, Michel Temer, venu de la droite, nommé dans un souci d’unité nationale, mouillé jusqu’aux yeux dans l’affaire Petrobras et qui se retourne contre Dilma en multipliant les promesses de ministères aux députés hésitants.

Dilma sauvera-t-elle son poste avec le soutien toujours massif des classes populaires ? On n’en sait rien à l’heure qu’il est mais soyons certains que cette ancienne guerillera qui doit être la seule chef d’État avec Poutine à savoir démonter et remonter une kalach, qu’on surnommait la « durona » du temps de la dictature militaire où elle fut torturée et où elle ne lâcha rien, ne se laissera pas faire. Et que sa défaite serait une mauvaise nouvelle pour la gauche, bien sûr, mais pour toute personne qui croit en cette chère vieille chose qu’est la démocratie.

 

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Comme, sur  80  millions de francophones d’Europe occidentale, il ne s’en est pas trouvé un seul pour sous-titrer cet importantissime discours, le voici dans son portugais d’origine, sous-titré en italien :

 

Dilma Roussef  - Saker Italia – 21 avril 2016

 

 

 

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Pour ne pas, nous, mourir idiots :

 

BRÉSIL - le droit historique de résister

Beto Almeida – Carta Maior – LGS 25 avril 2016

 

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À certaines occasions de l'histoire du Brésil, le droit de résister à un coup d'état ou à la fraude a été utilisé avec succès avec un immense soutien populaire.

Compte tenu de son importance sur la scène internationale, le Brésil a toujours été et reste l’objet de politiques interventionnistes, de sabotages, de déstabilisations de la part des grandes puissances impériales et de leurs mécanismes, qu’ils soient des sociétés transnationales, des moyens de communication, des services d’information et d’espionnage et, plus récemment, des institutions non gouvernementales, mais toujours guidés et financés par les objectifs étatiques de ces grandes nations, et en particulier des États-Unis.

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Source : http://cartamaior.com.br/?/Editoria/Politica/O-direito-hi...

Via : http://www.legrandsoir.info/bresil-le-droit-historique-de...

 

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AMÉRIQUE LATINE : Pourquoi ces changements ?

Bernard Tornare - Overblog - 25 avril 2016

 

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Au cours des cinquante dernières années, il y a eu trois alternances majeures en Amérique latine: la première fut celles des dictatures militaires, elle a échoué; puis sont venu les gouvernements néolibéraux (Collor au Brésil, Fujimori au Pérou, Menem en Argentine, Garcia Meza en Bolivie et au Venezuela Caldera). Ils ont échoué et ont été rejetés par le peuple aux élections. Puis vinrent les gouvernements démocratiques populaires et maintenant il y a une menace que ces gouvernements soient rejetés encore une fois par des gouvernements néolibéraux comme celui de Macri en Argentine.

Nous devons nous demander pourquoi cela s’est produit.

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Source : http://b-tornare.overblog.com/2016/04/amerique-latine-pou...


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AMÉRIQUE LATINE – Fin d’un cycle ou épuisement du post-néolibéralisme

 

François Houtart – CADTM 21 avril 2016

 

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L’Amérique latine fut l’unique continent où des options néolibérales furent adoptées par plusieurs pays. Après une série de dictatures militaires, appuyées par les États-Unis et porteuses du projet néolibéral, les réactions ne se firent pas attendre. Le sommet fut le rejet en 2005 du Traité de Libre Échange avec les États-Unis et le Canada, fruit d’une action conjointe entre mouvements sociaux, partis politiques de gauche, ONG et Églises chrétiennes.

 

Les gouvernements progressistes

Les nouveaux gouvernements au Brésil, Argentine, Uruguay, Nicaragua, Venezuela, Équateur, Paraguay et Bolivie, mirent en place des politiques rétablissant l’État dans ses fonctions de redistribution de la richesse, de réorganisation des services publics, surtout l’accès à la santé et à l’éducation et d’investissements dans des travaux publics. Une répartition plus favorable des revenus des matières premières entre multinationales et État national (pétrole, gaz, minerais, produits agricoles d’exportation) fut négociée et la bonne conjoncture, pendant plus d’une décennie, permit des rentrées appréciables pour les nations concernées.

Parler de la fin d’un cycle introduit l’idée d’un certain déterminisme historique, suggérant l’inévitabilité d’alternances de pouvoir entre la gauche et la droite, notion inadéquate si le but est de remplacer l’hégémonie d’une oligarchie par des régimes populaires démocratiques. Par contre, une série de facteurs permettent de suggérer un épuisement des expériences post-néolibérales, en partant de l’hypothèse que les nouveaux gouvernements furent post-néolibéraux et non post-capitalistes.

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Source : http://cadtm.org/Amerique-Latine-Fin-d-un-cycle-ou

 

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Hillary Clinton et la guerre néolibérale de Wall Street contre l’Amérique Latine

Eric Draitser – Arrêt Sur Info 2 mai 2016

 

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Qu’un coup d’État soit en cours au Brésil et que la droite utilise des mesures politiques extraordinaires pour renverser Dilma Rousseff sont désormais des secrets de polichinelle.

Mais ce dont on parle peu dans tous ces débats sur la destitution de la présidente et la corruption qui gangrène le Brésil est le contexte plus large de toute cette affaire : comment la finance internationale travaille avec Hillary Clinton et d’autres élites politiques américaines pour réaffirmer le Consensus de Washington en Amérique Latine ; comment la droite dans toute la région collabore à ce projet ; et comment cela se manifeste dans les pays visés. Bien que les pièces de ce puzzle puissent être partiellement cachées, il est temps de les assembler pour découvrir le tableau d’ensemble.

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Source : http://questionscritiques.free.fr/edito/Hillary_guerre_ne...

Via : http://arretsurinfo.ch/hillary-clinton-et-la-guerre-neoli...

 

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RUSSIE

La vie sauvage a repris possession de Tchernobyl

(Savoir quelles malformations et quels cancers elle trimballe est une autre histoire)

 


 

Source : https://www.rt.com/news/340739-chernobyl-wildlife-photogr...

 

 

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Pierre le Grand ne l’a jamais vue ainsi

 

 

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Mis en ligne le 2 mai 2016.

 

Suite

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22:10 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |