18/07/2016

REMOUS À L'EST

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Remous à l’Est

 

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TURQUIE : Deux points de vue différents qui pourraient bien être complémentaires

 

KADYROV : Les généraux pro-occidentaux veulent se débarrasser d’Erdogan à cause de son changement de politique.

Fort-Russ 16 juillet 2016

 

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« En dépit de toutes les ambigüités de son comportement, Erdogan a quand même, dans une certaine mesure, poursuivi une politique indépendante de l’Occident, à mesure qu’il évaluait le processus en cours dans la région. Il est possible que les généraux pro-occidentaux n’aiment pas ça », pense M. Kadyrov.

Le président tchétchène a rappelé à quel point les généraux turcs ont, depuis toujours, l’habitude de se mêler des affaires publiques, au point de dicter aux gouvernements du pays leur politique intérieure et extérieure.

« Toutes les tentatives de coup d’État »,  a-t-il ajouté, « y ont toujours été le fait de militaires inféodés à l’Occident. »

Ramzan Kadyrov a fait aussi remarquer que les relations russo-turques ont commencé à se normaliser.

« La Turquie est notre plus proche voisin. C’est un pays avec lequel nous avons des liens étroits : économiques, culturels et humanitaires. Récemment, grâce à la politique cohérente, solide et bien calibrée du président de Russie Vladimir Poutine, cette tendance à la normalisation des relations avec la Turquie se renforce de jour en jour. »

« Nous avons traversé bien des révolutions. Nous savons d’expérience que tout soulèvement militaire entraîne de sérieuses conséquences. Nous souhaitons au peuple frère de Turquie une restauration rapide de la paix et de la stabilité » a conclu le président tchétchène.

Source : http://politrussia.com/news/kadyrov-erdogana-mogli-661/

Via : http://www.fort-russ.com/2016/07/kadyrov-pro-western-gene...

Traduction du russe : J. Arnoldski

Traduction de l’anglais : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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Soulèvement le plus stupide de tous les temps ou plan machiavélique d’Erdogan ?

Fort-Russ – Newsfront - 17 juillet 2016

 

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En tant que Turc, je ne sais pas ce qui doit me faire le plus peur : que cet incendie du Reichstag ait été organisé par Erdogan lui-même ou qu’on le doive au soulèvement militaire le plus imbécile de l’histoire.

J’ai vécu toute l’affaire du début à la fin et je mettrais ma main au feu qu’il s’est agi d’une provocation du gouvernement, parce que, dans notre pays, les putschs se sont toujours déroulés avec une précision d’horlogerie. La direction de l’Armée impliquée dans le coup d’État de 1980 y a survécu parce qu’elle avait compris que tirer au grand jour n’était d’aucune utilité. Personne n’a même su qu’il y avait un coup d’État jusqu’à ce qu’on fasse savoir à l’armée qu’il avait réussi. Car, à ce moment-là, tous les membres du gouvernement avaient été arrêtés et toutes les rues bloquées pour éviter des émeutes. L’affaire avait marché comme sur des roulettes. Mais ce qui vient de se passer est du pur non-sens.

Cette fois, chaque événement si petit soit-il a été mastiqué et remastiqué par Internet et par la TV. Une tentative de coup d’État et les mass médias ne la camouflent pas ? Une tentative de coup d’État qui a duré 10 heures ?! Qui a commencé juste à temps pour le journal du soir ? Désolé, mais on ne me fera pas croire que l’armée a mis sur pied une pareille pantalonnade dans un  pays qui se paie un coup d’État réussi tous les vingt ans.

On ne peut pas non plus parler de révolution, n’est-ce pas ? Après tout, ils n’ont pas essayé d’arrêter les membres du gouvernement. Ils sont même allés jusqu’à laisser Erdogan appeler le peuple à descendre dans les rues (dans un pays normal, le gouvernement recommande aux gens de rester chez eux, pas de sortir affronter des tanks et des avions à mains nues pour maintenir un tyran sur le trône). Un coup d’État qui ne neutralise pas le gouvernement et qui organise un bain de sang dans les rues ?

Tout ce qui vient d’arriver ne profite qu’à Erdogan.  Croyez-le ou non mais, maintenant, il dispose d’un pouvoir incroyable et l’islamisation radicale de la Turquie est en marche avec l’implacable sûreté mécanique d’une bombe à retardement.

Le gouvernement a appelé les « croyants » à combattre les « rebelles ». Oui, c’est pathétique à ce point-là, mais les gens croient qu’ils combattent des croisés infidèles ! Les mosquées, poussées à l’hystérie, ont incité les gens à aller se battre pour Erdogan. Mais où a-t-on jamais vu des civils désarmés arrêter des chars ? Je n’ai d’ailleurs rien vu de tel en vrai, mais Internet grouille d’images.

Peu de victimes… et ça aussi, c’est suspect. Imaginez des milliers de gens s’attaquant à des chars avec des couteaux et des pierres.  Un seul coup tiré dans la foule aurait fait des milliers de morts. Un hélicoptère a été abattu, c’est vrai, et des soldats au sol ont été arrêtés par la foule. Je ne veux même pas penser à ce qui se serait produit si LES tanks avaient ouvert le feu.

La plupart des soldats sont des jeunes gens de 20 à 24 ans, et selon beaucoup d’entre eux, on leur avait dit qu’ils allaient prendre part « à un exercice », si bien qu’ils n’ont absolument pas su quoi faire quand ils ont vu qu’ils participaient à un soulèvement.

« Excusez-nous, mais nous avons reçu l’ordre d’occuper les studios de TV ». Ils ont même demandé aux présentateurs de débrancher eux-mêmes l’équipement. Tout ceci s’est passé dans la réalité, j’en ai été le témoin. S’emparer de CNN et ne même pas savoir comment débrancher les appareils !

Et d’ailleurs, après qu’ils aient eu demandé aux reporters d’arrêter d’émettre, les émissions ont continué toute la nuit.

Quelle misère que ces soldats, qui n’ont fait qu’obéir aux ordres qu’ils avaient reçus et qui n’ont pas tiré dans la foule alors qu’ils auraient pu le faire, aient été tués par cette même foule qu’ils venaient d’épargner. Merde ! Un des soldats s’est même fait couper la tête, dans la plus pure tradition de l’ISIS. Qu’il se soit trouvé des gens pour lyncher les soldats dépasse l’entendement. Rappel qui fait froid dans le dos d’à quel point une foule, quelle qu’elle soit, peut devenir féroce et inhumaine, quand on sait quoi lui dire pour la fanatiser.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’en Turquie, l’Armée est l’organisation la plus respectée de toutes. Elle est la véritable colonne vertébrale du pays. Quand un Turc reçoit sa feuille d’appel pour rejoindre l’armée, sa famille et ses amis donnent une grande fête en son honneur. Faire partie de l’armée a toujours été considéré comme le choix de carrière le plus gratifiant. Pour les Turcs, l’armée, c’est sacré. On ne trouve aucune attitude équivalente en Occident. Et maintenant, tous ceux qui font partie de l’armée sont assimilés à ces personnages.

La réputation de l’armée est aujourd'hui tombée si bas que – j’en suis sûr ! – la Turquie est en route pour devenir chaque jour davantage un état policier totalitaire. Son armée a été supprimée, beaucoup iront en prison, certains seront exécutés même si la peine de mort est illégale. Le nombre des policiers, en revanche, va augmenter de façon exponentielle, parce qu’ils seront les « défenseurs de la liberté et de la démocratie ».

Je ne sais pas comment dire ça, mais l’armée était une partie si intégrante de la Turquie que je n’avais même jamais imaginé qu’on puisse en arriver là.

Source : Newsfront http://news-front.info/2016/07/17/samyj-bestolkovyj-myate...

Via : http://www.fort-russ.com/2016/07/the-most-stupid-rebellio...

Traduction du russse : Ollie Richardson pour Fort-Russ

Traduction de l’anglais : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Faut-il comprendre...

Que l’armée turque (on parle de ses chefs) a toujours été massivement pro-occidentale ?

Que R.T. Erdogan a compris qu’ils ne s’en tireraient pas, ni lui ni la Turquie, sans corriger bien des trajectoires et que ce sera désormais « avec la Russie ou rien » ?

Que l’armée (on parle toujours des chefs) ne s’y résigne pas et que…

- soit elle a décidé de jouer son va-tout et s’est plantée,

- soit le sultan a manipulé tout le monde, y compris les trouffions de base et la masse des musulmans via leurs mosquées, contre le reste du pays ?

Qu’il vient peut-être de réussir à instaurer son fameux califat sous forme de dictature policière en jouant la carte de la guerre civile ?

Qu’il appartient désormais aux croyants lucides de desserrer cet étau et de se rapprocher de leurs compatriotes d’autres obédiences pour empêcher le bateau commun de couler ?

Que la police aura pour tâches principales de les empêcher de réussir ?

Questions à l’infini pour les Béotiens si mal informés que nous sommes.

 

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Turquie : Islamistes et policiers attaquent la gauche à Istanboul

 

La tentative de coup d’état a déclenché une immense offensive de la part de l’AKP contre toute l’opposition. Mises à part les purges géantes qui ont lieu dans l’armée et le système judiciaire et les manifestations pro-Erdogan qui défilent en scandant « Allah Akbar », des affrontements ont éclaté dans plusieurs villes du pays entre pro et anti-AKP.

Dans cette vidéo, on peut voir les habitants d’Armutlu (Province de Yalova) qui mettent en fuite les militants islamistes :

 

Voir les deux vidéos en cliquant sur le lien-source.

 

 

A Gazi, le quartier rouge d’Istanbul, massivement habité par des Alévis et des Kurdes, les militants d’AKP ont été escortés par la police, ses blindés et ses autopompes, lors d’une manifestation pro-Erdogan. Les manifestants islamistes ont rapidement été chassés par les habitants et des émeutes ont suivi durant la nuit.

 

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L’auto-défense armée à Gazi

 

Source : http://www.secoursrouge.org/Turquie-Islamistes-et-policie...

 

 

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La RUSSIE à la veille de Thermidor ?

 

POPOV : Poutine est en train d’épurer la classe politique russe pour éviter un scénario à l’ukrainienne

Eduard Popov – Fort-Russ 11 juillet 2016

 

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Au cours des dernières semaines, des événements politiques majeurs se sont produits à l’intérieur de la Russie, où on a assisté à l’arrestation de plusieurs fonctionnaires accusés de corruption. La plus sensationnelle de ces arrestations a été, dans la région de Kirov (nord de la Russie), du gouverneur Nikita Belykh. L’arrestation s’est produite au moment où il recevait un pot-de-vin de 400.000 €.

De fait, tout au long des six derniers mois, il y a eu, en Russie, plusieurs arrestations de fonctionnaires de haut rang (gouverneur, maire de centre régional, sous-ministre). Le 1er juin, le maire de Vladivostok (centre régional de la côte pacifique), Igor Pouchkarev, a été arrêté. Avant Pouchkarev, le gouverneur de la région de Sakhaline, Alexandre Khorochavine, et le sous-ministre de la Culture Grigory Piroumov, avaient aussi été arrêtés. Et c’est là loin d’être une liste exhaustive des arrestations et des mises en détention de hauts fonctionnaires pendant le semestre écoulé. Dans tous ces cas, les chefs d’accusation sont les mêmes : corruption et abus de pouvoir. Mais ceux-ci ne sont que les plus haut placés des poursuivis. S’il faut en croire les informations données par la presse, les hauts fonctionnaires arrêtés et détenus depuis le début de l’année se compteraient par douzaines (mais plus vraisemblablement par centaines).

Des primaires ont commencé en Russie et des élections à la Douma (Parlement) doivent se dérouler au mois de septembre. C’est dans ce contexte que s’est ouvert, le 27 juin, le congrès du parti de gouvernement Russie Unie, et que le président Poutine s’en occupe. La majorité du parti est composée de membres de la classe dirigeante. Comme on pouvait s’y attendre, Poutine prend ses distances vis-à-vis du parti alors que son président, Dmitry Medvedev, voit sa popularité décroître, non seulement dans la société russe en général mais chez les professionnels de la politique. L’arrestation de plusieurs dirigeants régionaux écorne l’image de Russie Unie, raison pour laquelle d’ailleurs ce parti, pour la première fois de son histoire, organise des primaires, dans l’espoir évident de restaurer cette image et d’assainir ses rangs.

Désormais, appartenir au « parti au pouvoir » et jouir d’un statut élevé dans la hiérarchie politique ne sont plus des talismans qui suffisent à préserver des enquêtes anti-corruption. Comme nous l’ont appris nos sources dans les milieux d’affaires de Russie, les fonctionnaires ont réellement peur. N’importe quel membre corrompu de l’establishment peut se retrouver du jour au lendemain passible d’une enquête judiciaire. La lutte contre la corruption, ce fléau de la Russie post-soviétique, est en train de devenir réalité.

L’arrestation de Belykh soulève d’autres questions. Des articles ont paru dans la presse l’accusant d’entretenir des liens corrompus avec le leader de l’opposition pro-américaine Alexeï Navalny et avec les forces anti-Poutine dans les états baltes. Belykh est un protégé d’Anatoli Tchoubaïs, et Anatoli Tchoubaïs est à l’origine de la vague de privatisations qui a créé en Russie la classe des oligarques. Des employés de la CIA ont travaillé comme conseillers de Tchoubaïs, et lui-même est considéré comme LE représentant du lobby US à Moscou. Tchoubaïs est la personne la plus détestée en Russie, où on le qualifie ouvertement de « lobbyiste-en-chef des intérêts américains ». On ne peut donc pas exclure que l’arrestation de Belykh soit quelque chose de plus qu’une simple poursuite pour corruption. Nikita Belykh est connu pour son incompétence professionnelle, pour n’avoir dû son ascension au poste de gouverneur qu’au patronage de Tchoubaïs et pour avoir en un temps record plongé la région de Kirov dans une situation calamiteuse. C’est sous le gouvernorat de Belykh qu’elle est devenue une des régions les plus corrompues de toute la Russie. Il allait de soi que Nikita Belykh ait d'abord été un des leaders du parti Union des Forces de Droite. Mais plus tard, une fois que ce parti eut perdu toutes les élections possibles et qu’il fut devenu la risée de l’électorat, Belykh a rejoint les rangs de Russie Unie, ce qui a porté grand préjudice à cette formation. Il en a été de même avec plusieurs des autres fonctionnaires corrompus mis sous mandat d’arrêt.

Le gouvernement russe, en arrêtant et en emprisonnant des fonctionnaires corrompus tels que Belykh et Piroumov, ne fait rien d’autre que corriger ses propres erreurs. Mais, en même temps, ses enquêtes anti-corruption sont un programme anti-crise : leur but réel est d’empêcher une fracture de la classe dirigeante. Moscou semble avoir retenu la leçon des erreurs du président ukrainien Viktor Yanoukovitch, causes de la facture qui a amené les oligarques ukrainiens et les chefs de l’administration présidentielle du pays (!) à organiser l’Euromaidan, un coup d’État et une guerre civile dans le Donbass. L’establishment ukrainien, maintenant totalement inféodé aux USA, a plongé le pays entier dans la guerre civile.

Il est clair que le président Poutine n’a pas observé en vain les erreurs de son collègue ukrainien et qu’il a, en conséquence, commencé à nettoyer les écuries d’Augias de la classe politique et de l’establishment russe. C’est là une mesure préventive destinée à préserver l’unité de la classe dirigeante et celle du pays.

Source : http://www.fort-russ.com/2016/07/popov-putin-is-purging-r...

Traduction du russe : J. Arnoldski, pour Fort-Russ

Traduction de l’anglais : c.l. pour Les grosses Orchades

 

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Ah, si Robespierre !... Snif, snif…

Pour rappel :

- Marat, dans des circonstances identiques, préconisait l’élimination préventive des 600 (ou 6.000, on ne sait pas au juste) malfaiteurs les plus dangereux, pour donner au peuple le temps de respirer et de comprendre ce qu’on lui faisait ;

- Robespierre souhaitait qu’on frappe seulement « à la tête », pour donner à ceux « qui n’étaient qu’égarés » une chance de se reprendre et de changer de comportement (exemple : les 72 dantonistes épargnés sur sa recommandation lors de l’exécution de leur chef) ;

- Saint-Just était d’avis de frapper « comme Dieu, au hasard », choix qui aurait selon lui le don de terrifier suffisamment les autres pour les faire se tenir tranquilles…  au moins temporairement.

Ne commettant pas l’erreur historique d’accuser les corrompus en bloc, sans les nommer, devant une assemblée où ils pullulent, le beau Volodia est en train d’en ramener benoîtement « des centaines » dans ses filets.

Retenons notre souffle, car…

... ils sont sûrement des milliers ;

… l’Amérique a encore assez de l’argent qu’elle nous vole pour acheter des consciences presque à l’infini. La partie n’est pas égale et ne l’a jamais été.

 

 

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Mis en ligne le 18 juillet 2016

 

 

 

 

 

19:58 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/07/2016

QUE D'ÉVÉNEMENTS EN SI PEU DE JOURS !

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Que d’événements en si peu de jours !

 

Mais d’abord :

 

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Procession promise à crucifixion en Ukraine…

Massacre de 14 juillet en France…

Putsch (raté ?) en Turquie…

On en oublierait presque la vingtaine de guerres qui font rage sur plusieurs continents et les ruisseaux de sang qui « engraissent » la terre de leur charge en uranium enrichi et appauvri pour des millénaires.

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Sur la procession qui se dirige vers Kiev pour y réclamer la paix, nos valeureux merdias occidentaux font le plus scrupuleux silence. On n’en attendait pas moins d’eux. S’ils trouvent le moyen d’en blâmer Poutine, ils se feront un plaisir de vous en tenir informés.

Ce qui est plus étonnant, c’est le silence des principaux médias russes à audience internationale tels que RT et SPUTNIK

Seuls Russia Insider et Fort-Russ se sont fait – en anglais - l’écho des premiers développements.

Le premier, pour signaler que l’Ukraine est prête à déclarer la guerre à ses citoyens orthodoxes, que le Secteur Droit s’est singularisé en organisant, sur plusieurs kilomètres, une « procession parallèle » d’accompagnement, assortie de vociférations et de provocations diverses, auxquelles les processionnaires n’ont pas répondu. Russia Insider signale aussi des déclarations de figures de proue du gouvernement putschiste et de ses affidés, telles que Zoryan Shkiryak, conseiller en chef du ministère de l’Intérieur, qui a qualifié la procession de « provocation du FSB » (Service Fédéral de Sécurité de la Fédération du Russie) et a promis de faire l’impossible pour « ruiner les infâmes projets du Kremlin » et le politologue ukrainien Yury Romanenko, qui a conseillé de dresser des croix le long du chemin suivi par la procession et d’y crucifier les participants.

Une néo-nazie ukrainienne bien connue, Viktoria Reznichenko a déclaré sur sa page FB : « Il faut arrêter ces ordures. Nous devons nous préparer et unir nos efforts. Offrir des idées concrètes : comment allons-nous les tuer, les brûler, les flinguer ? ».

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Ukraine is About to Start War Against Orthodox Believers (Video)

Is there any problem in the world that cannot be blamed on Russia?

Daniel Reynolds – Russia Insider – 14 juillet 2016

 

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Ajoutons que la «Procession de la Croix », convoquée par toutes les églises orthodoxes d’Ukraine, a fixé son rassemblement à Kiev pour le 27 juillet, qui est le jour anniversaire du Baptême de la Russie, et l’a mis sous le patronage de la Vierge dont l’icône accompagne les pèlerins.

Lire ici l’article en VO…

 

Source : http://russia-insider.com/en/politics/ukraine-about-start...

 

La vidéo hélas est sous-titrée en anglais

 


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Fort-Russ, de son côté, rapporte la provocation ratée de Pravvy Sektor :

Le Secteur Droit tente de perturber une procession religieuse pour la paix au Donbass

Traduit par Ollie Richardson pour Fort Russ

13th July, 2016

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Une douzaine d’extrémistes du Secteur Droit, accompagnés de militants d’occasion (mercenaires) ont organisé une provocation pour tenter de perturber la procession et les prières pour la paix des orthodoxes qui marchent sur Kiev.

La procession devait passer par la route de Valky-Chutove, pour arriver ensuite à Poltava. À la limite entre les régions de Kharkov et de Poltava, les fidèles sont tombés sur un groupe d’extrémistes violents, accompagnés de huit véhicules et d'une douzaine de représentants du bataillon « Azov » en battle dress, qui se sont mis à marcher en parallèle avec les pèlerins, en criant des slogans menaçants et insultants, en se livrant à toutes sortes de manœuvres d’intimidation et en filmant leur agression avec des caméras.

Les croyants n’ont pas réagi à la provocation et, arrivés à la limite entre les deux régions, se sont arrêtés pour attendre l’arrivée du Métropolite Philippe de Poltava et Mirgorod. À l’arrivée à Chutovo, ils se sont arrêtés pour entendre une messe dans une église locale et y recevoir un repas, tandis que les provocateurs continuaient impunément à brailler leurs insultes et leurs slogans. Au bout de quelque temps, cependant, ils se sont fatigués, ont replié leurs banderoles et sont partis avec tout leur attirail.

Les participants à la procession ont été très surpris de découvrir que les « militants » locaux qui s’étaient joints à l'offensive, recevaient, à la fin de leur prestation, de l’argent du Secteur Droit. Couronnement d’une si intéressante journée : après avoir perçu leur dû, les provocateurs d'occasion sont venus s'asseoir à côté des fidèles pour recevoir leur part du repas.

La prochaine étape des marcheurs est Poltava.

 

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Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades


Source : http://www.fort-russ.com/2016/07/right-sector-attempt-to-...

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On trouvera aussi, mais toujours en anglais, davantage de détails concernant le pèlerinage lui-même, son déroulement, quelles hautes autorités religieuses ukrainiennes l’organisent, les automobilistes qui le croisent et sortent de leurs voitures pour se faire bénir, etc., sur le blog d’un chrétien orthodoxe nommé Steve Hayes :

Pilgrimage for Peace in Ukraine

Steve - Khanya - 16 July 2016

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https://khanya.wordpress.com/2016/07/16/pilgrimage-for-pe...

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Quant aux tueries de par chez nous, derniers développements ou…

Ariane Walter, le retour :

Hollande et la classe politique à poil

Ariane Walter – Le Grand Soir 16 juillet 2016

 

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Oui, ils sont nus dans la révélation de ce qu’ils sont.

Des menteurs.

Des opportunistes.

Prêts à dire n’importe quoi pour se maintenir au pouvoir. De la crapule haut de gamme. La pire. La plus dangereuse.

Ainsi donc un horrible fait divers, la folie d’un homme en instance de divorce qui a déboulé sur la promenade des Anglais en essayant de tuer un maximum de personnes, a été aussitôt qualifié d’attentat terroriste.

Quelle occase !!

Hollande et sa clique n’ont pas dû y croire ! Non mais quel bol ! Ils n’y étaient pour rien et ce joli lot leur tombait dessus au moment où ils étaient au plus bas. Hollande avec son brushing, Valls avec son Macron, quel cadeau du hasard !

Allaient-ils attendre les conclusions de l’enquête ?

Surtout pas !

Cette perte de temps, c’était aux temps jadis. Là, il fallait dire tout de suite que c’était « sûrement terroriste » !

Et vite de prolonger, de trois mois, l’état d’urgence. Décision d’autant plus stupide qu’on est en état d’urgence, ce qui prouve l’efficacité de la chose.

Et de lâcher les chiens de garde des médias qui ont pour mission de prononcer le mot « terroriste » au moins une fois par minute.

Et vas-y avec les petites pancartes, les condoléances de la classe politique internationale ce qui prouve qu’ils habitent tous la même poubelle.

Avec des décisions d’une logique aberrante : c’est un Tunisien, donc on allait bombarder l’Irak et la Syrie !

Manque de bol, il semblerait que les médias les plus pourris ne soient quand même pas assez pourris pour cacher l’évolution de l’enquête.

C’est ainsi qu’au cours de la journée, le « franco-tunisien », (chic, on allait reparler de la déchéance de nationalité) n’était qu’un Tunisien lambda. Bon un arabe quand même. Ouf. Donc un islamiste. Donc un terroriste. Quand même ! « Terroriste, terroriste, terroriste, attentat, terreur », « on en a pour vingt ans », Valls dixit, c’est le nœud de son rosaire et notre crucifix !

On apprenait ensuite que ce Tunisien était marié à une Française, qu’il avait trois enfants et qu’il n’avait aucun rapport avec l’islamisme. Aucun signe de radicalisation.

Houla !

Il fallait vite intervenir.

C’est alors qu’un média mystérieux, donna des renseignements destinés à convaincre qu’Hollande avait du nez !

« Il s’appellait Mohamed Lahouaiej Bouhlel et il est originaire de la ville sahélienne de Mseken (Gouvernorat de Sousse) où il est né le 3 janvier 1985. Selon nos sources policières en Tunisie, sa mère s’appelle Cherifa et son père est membre du parti islamiste Ennahda et il est connu à Mseken comme étant un extrémiste violent que la police de Ben Ali surveillait de près et qui est devenu après janvier 2011 l’un des leaders locaux d’Ennahda à Mseken. Le criminel de Nice ne s’est donc pas improvisé terroriste, mais il né et a baigné dans un milieu familiale (sic) favorable à la violence et au radicalisme. Il en va de même de sa belle famille. »

Manque de bol, l’homme dont on montrait la photo s’est exprimé quelques heures après sur une video disant qu’il allait porter plainte car il n’avait rien à voir avec l’assassin !

Aïe !

Pourtant, pendant ce temps, Gominette, notre cover-boy de l’Oréal, continuait à répandre sa mine catastrophée qui, doit-il penser, lui donne de la profondeur. Il attendait, en salivant, que ses copains sortent ce fameux sondage : « Hollande en hausse. »

Que toutes ces magouilles viennent fleurir des cadavres atrocement mutilés, des vies broyées, des enfants perdus, on s’en fout. C’est le métier. Comme le disait Madeleine Allbright, « la victoire des États-Unis en Irak valait bien la mort de 500 000 enfants ». C’est l’héroïsme du politique. La mort n’est que l’échelle de sa gloire. Et celui qui parvient au sommet oublie le sang pour ne penser qu’à sa victoire. (C’est ce qu’on appelle la psychopathie des sommets.)

Mais il faut convaincre le petit peuple.

Et c’est là que nous avons assisté, hier soir, en suivant la propagande des médias, à un spectacle insensé, un jeu d’équilibre inimaginable. Comment dire, d’un côté, que ce mec n’était pas un terroriste et, de l’autre, que sa chevauchée criminelle était quand même un attentat terroriste et qu’il fallait se prémunir contre les attentats terroristes des hommes en instance de divorce...

Un premier témoignage balayait d’un scud les déclarations de Hollande.

L’Algérie patriotique a appris de sources concordantes que l’auteur du carnage perpétré hier soir à Nice n’a aucun lien avec les réseaux terroristes. Nos sources indiquent qu’il s’agit d’une personne résidant au boulevard Henri Sappia, à Nice-Nord, un quartier communément appelé « Bateco ». Nos sources ajoutent que l’auteur du massacre n’était pas pratiquant. « Il ne faisait même pas carême et il passait son temps à faire de la musculation », révèlent nos sources qui parlent d’un personnage « psychologiquement instable » et dont l’épouse « s’apprêtait à le quitter », d’où son état de démence.

Plus encore.  Le très introduit Express, qui n’est pas à proprement parler un journal complotiste, se faisait l’écho du témoignage suivant qui serait même repris sur i télé !!!

Bref, le mec est un dingue.

« Un habitant de son ancienne barre d’immeuble “Le Bretagne”, où le tueur vivait au 12e étage avec son épouse mais en était parti depuis environ 18 mois, dresse pour sa part un profil d’homme déséquilibré. “Je ne crois pas du tout à un problème de radicalisation, je pense plutôt que ça relève de la psychiatrie” a-t-il commenté.
“Il faisait des crises. Quand il s’est séparé de sa femme il a déféqué partout, trucidé le nounours de sa fille à coup de poignard et lacéré les matelas”, détaille-t-il. “Son épouse avait demandé le divorce suite à une altercation violente”, raconte-t-il.
"Un jour, il était venu chercher les voisins pour qu’on constate qu’elle n’avait pas fait la vaisselle", se souvient-il à propos de cet homme “fermé” qui ne décrochait pas un mot dans l’ascenseur.

(Un homme qui se plaint de ce que sa femme ne fait pas la vaisselle est-il un terroriste ? Qu’en pensent les féministes ??)

Une conclusion suit, assez gênante :

« Le président français s’est empressé de qualifier le carnage qui a eu lieu sur la Promenade des Anglais, à Nice, d’acte “terroriste” “Le caractère terroriste de cet acte ne peut être nié ”, a, en effet, déclaré François Hollande qui a ajouté que “c’est toute la France qui est sous la menace terroriste ”. Toute la classe politique française et tous les médias ont évoqué un acte terroriste sans même attendre que les conclusions de l’enquête qui a suivi ce carnage qui a fait 84 morts soient connues. »

L’enquête se poursuit et on apprend que cet homme a tout de même un casier chargé. François Molins, procureur de Paris, déclare : « En revanche, il a été condamné le 24 mars dernier à six mois de prison avec sursis pour des faits de violence volontaire avec arme, commis en janvier 2016 ». M. Molins a l’honnêteté d’ajouter : « Précisons qu’il s’agit d’une engueulade avec un autre conducteur lors d’un accrochage et l’envoi d’une cagette à la tête... » !!! 

Bien.

Il faut donc poser la conclusion qui s’impose.

Nous sommes dirigés par des baudruches gonflées par des puissances étrangères qui veulent se mettre toutes les richesses du monde dans leur poche. Et, nous, les petits Français, avec nos richesses et nos lois sociales, nous faisons partie des Indiens à scalper.

Pourquoi cet homme a-t-il pensé à ce scénario effroyable ? Nous vivons dans un monde d’une violence hystérique. Violence des médias, des films, des jeux, des images, du quotidien. Le chaos et la peur sont des stratégies pour diriger les foules.
Et à voir la clique au pouvoir qui se roule dans la folie de l’un pour détruire la raison des autres on ne peut que sentir qu’on a atteint un point de non-retour.

Hollande est mort lui aussi, et tous ceux qui tirent ses ficelles, sous les roues de ce camion. Les médias se rebifferaient-ils ? La pression des réseaux sociaux les oblige-t-elle à être plus circonspects ?

Bon. J’attends demain et la lecture de l’ordinateur de l’assassin.
Faisons confiance à la police pour trouver une visite sur un site islamiste qui conseille les balades en camion...

Tiens... Dernière nouvelle... Coup d’État en Turquie ?

L’actualité va vite en ce moment.

Comment ne pas devenir fou ?

Mille pensées d’amour aux anges de la baie des anges !


Source : http://www.legrandsoir.info/hollande-et-la-classe-politiq...

 

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Notre propre grain de sel :

Notre sentiment d’hier n’a pas changé. Que cet homme ait tué pour des raisons personnelles ou parce qu’il ferait partie d’une quelconque mouvance djihadiste comme le prétendait la fausse information évoquée par Ariane Walter, n’y change rien.

Dans le premier cas, on ne peut rien contre un cinglé qui pète les plombs, cela peut arriver partout et à n’importe quelle époque, mais il ne les péterait pas ainsi et pas dans ces proportions s’il n’avait subi la contagion d’une hystérie savamment tisonnée par les vrais terroristes.

Dans le second cas, Al Qaeda et ISIS étant des créatures de Washington et ne servant à rien d’autre qu’à satisfaire les appétits de Washington, la responsabilité des TOUTES les tueries – celles prétendues djihadistes et les officiellement bellicistes -  revient directement et à 100% à Washington et à ceux qui ont fait choix de miser sur ce cheval taré.

 

3. deux chouettes.GIF

Pour les anglophones :

Nice – 14th July Massacre – Another False Flag in France ?

Peter Koenig – ICH July 15, 2016

11. CNN Nice.jpg

 

Another terror event in France. On Bastille Day; 14th of July, the day commemorating the French Revolution of 1789, the most important French National Holiday. This time in Nice, killing at least 84 people, many children – and leaving scores injured.

President Hollande will eventually achieve his objective - being the first country in Europe with permanent Martial Law. He has already declared to extend the current State of Emergency for another three months, when it expires on 26 July. Such a temporary extension is in his power. He will have plenty of time to force it through Parliament – thereby prompting other EU countries to do likewise.

Why France? - Naturally, Hollande follows Washington’s orders. He is the most spineless puppet in Europe, making France the foremost EU vassal of America. And that in a post-Brexit ambiance, where according to several polls 70% - 80% of the French people are anti-EU and would vote for a Frexit, if they were given the chance to vote. This is a considerable increase since the Brexit referendum.

Washington needs a militarized Europe to be controlled by force, to impose its neo-fascist corporate and finance rules, to push the TTIP down the throat of the Europeans, to make Europe the new and effective low-cost high-tech colony of the empire – and an unfailing buffer zone to Russia; Cold War all over again. This time not so cold any more. WWIII is an imminent possibility, thanks to the EU vassals in Brussels giving NATO free reign to advance ruthlessly towards Moscow.

Read more…

Source : http://www.informationclearinghouse.info/article45106.htm

 

3. deux chouettes.GIF

Pour lire cet article en français, voir ici

3. freccia nera.GIF

http://reseauinternational.net/nice-massacre-du-14-juille...

 

ET MERCI à RÉSEAU INTERNATIONAL !

 

3. deux chouettes.GIF

 

Quant au coup d’État en Turquie…

Nous n’en savons pas assez. Certains disent qu’il a raté. D’autres qu’il est trop important pour pouvoir rater. La situation est certainement instable et explosive.

À suivre.

 

Mis en ligne le 16 juillet 2016

 

 

 

 

 

 

23:43 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/07/2016

LETTRE OUVERTE DE BRUNO GUIGUE À FRANÇOIS HOLLANDE-FRANKENSTEIN

1. Charon's boat.JPG

 

Lettre ouverte à François Hollande, le Frankenstein de la République

 

Bruno Guigue  - Arrêt sur Info - 15 juillet 2016

 

2. hollande-otan.JPG

 

Après ce nouvel attentat terroriste qui frappe cruellement notre pays, vous avez exprimé au nom de la nation tout entière, avec émotion et dignité, votre compassion pour ses victimes. Désignant aussitôt le coupable, et nous vous supposons bien informé, vous avez appelé les Français à faire preuve d’unité et de solidarité face au « terrorisme islamiste ». Vous nous avez conviés à serrer les rangs et à faire face, en mobilisant toutes nos énergies contre cette terrible menace.

Mais cet appel légitime à la cohésion nationale en ce moment où le pays entier se sent meurtri ne saurait interdire aux citoyens d’interroger la politique qui est la vôtre. Depuis votre élection, vous prétendez lutter sans ménagement contre les organisations terroristes. Mais, en réalité, tout donne à penser que vous avez fait exactement le contraire. Car au lieu de combattre le mal, vous avez concentré vos efforts contre ceux qui tentaient de le terrasser. Vous nous disiez que vous combattiez le terrorisme, mais vous n’aviez de cesse de diaboliser et de combattre la Syrie de Bachar Al-Assad.

Cet État souverain, détesté de vos amis américano-sionistes parce qu’il refuse de se plier à leur diktat, vous l’avez sciemment désigné à la vindicte des mêmes criminels que ceux qui mitraillent les terrasses de nos cafés. Les mercenaires du djihad cherchaient une cible, et vous avez cyniquement désigné Damas. Oui, des milliers de jeunes ont été encouragés, par votre propagande de guerre, à aller se battre contre cet État honni que vous rêviez d’anéantir sous les bombes. Et c’est votre ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, qui donna le signal de cette curée, lorsqu’il déclara que Bachar Al-Assad « ne méritait pas de vivre » et que la branche syrienne d’Al-Qaida faisait du « bon boulot » en Syrie.

Vous aurez beau tenter d’occulter vos responsabilités, chacun voit que les attentats commis en France sont le résultat de votre politique. Pourquoi n’y a-t-il aucun attentat en Italie, en Argentine, au Japon ? Les Français ont-ils pris la mesure de votre refus de coopérer avec les services syriens afin d’identifier les djihadistes français susceptibles de revenir en France ? Nos compatriotes savent-ils que vous interdisez tout transfert de fonds au profit de cette majorité de Syriens vivant dans les régions sous contrôle gouvernemental ? Réalisent-ils que vous n’avez jamais eu un mot de compassion pour les nombreuses victimes syriennes des attentats d’Al-Qaida, et que vous persistez à infliger des sanctions économiques à ce peuple victime du terrorisme de masse ?

Vous étiez décidé à prendre parti dans le conflit syrien, et vous l’avez fait sous des prétextes humanitaires qui se sont effondrés comme un château de cartes, exhalant surtout un âcre parfum d’hydrocarbures. Vous embourbant, et nous avec, dans cette ornière qu’il eût fallu éviter avec prudence, vous avez exposé les Français à un effet boomerang dont on mesure à peine le potentiel destructeur. Cette violence que vous avez déchaînée chez les autres par votre politique néo-coloniale, vous l’avez ramenée à domicile !

Je doute que les Français vous en remercient, surtout lorsqu’ils auront renoué les fils de cette dramatique affaire. Au lendemain de ce drame, M. Hollande, passé le moment de la compassion devant les caméras et de la célébration de l’unanimité patriotique, allez-vous remettre de nouvelles médailles aux banquiers de la terreur ? Condamnant le crime terroriste côté cour, irez-vous encore dîner, côté jardin, avec ses sponsors saoudiens ? Avec George W. Bush, les USA ont eu leur Dr Frankenstein, l’apprenti-sorcier de la géopolitique du chaos. Avec vous, c’est match nul. Les Français ont désormais le leur.

En rangeant la France du côté d’une rébellion sectaire, mafieuse et manipulée, en vous croyant habile alors que vous n’êtes qu’un semi-habile, vous avez nourri le monstre qui nous frappe aujourd’hui de ses tentacules. Allié objectif de Daech tant qu’il combattait Assad, vous avez juré sa perte après les premiers assassinats d’Occidentaux en Irak, nourrissant alors le ressentiment de cette mouvance criminelle dont vous attendiez sans doute davantage de compréhension !

Conseillé par de pseudo-experts dont l’indépendance intellectuelle est proportionnelle au chèque que vous leur versez, vous êtes désormais condamné à persévérer dans l’erreur faute de pouvoir vous déjuger. Vous allez continuer à nous jeter de la poudre aux yeux avec l’état d’urgence et à faire des moulins avec vos petits bras. Mais, à neuf mois d’une élection présidentielle où vous allez faire de la figuration, vous nous léguez surtout les fruits pourris de votre politique de gribouille, les manifestations d’incompétence d’un ministre qui confond Saddam Hussein et Bachar Al-Assad ne parvenant même plus à nous faire rire en ce jour de malheur.

 

4. guigue.jpgBruno Guigue, ancien élève de l’École Normale Supérieure et de l’ENA, Haut fonctionnaire d’État français, essayiste et politologue, professeur de philosophie dans l’enseignement secondaire, chargé de cours en relations internationales à l’Université de La Réunion, est l’auteur de cinq ouvrages, dont « Aux origines du conflit israélo-arabe, L’invisible remords de l’Occident, L’Harmattan, 2002 », et de centaines d’articles.

 

 

Source : http://arretsurinfo.ch/lettre-ouverte-a-francois-hollande-le-frankenstein-de-la-republique/

 

3. Ruban noir.GIF

 

Monsieur Bruno Guigue n’a pas l’air de croire que c’est son gouvernement qui organise les attentats qui massacrent ses compatriotes. Est-il naïf ou sont-ce là des choses qu’il est de mauvais ton de dire et même de penser à moins d’être belge ?

Quoi qu’il en soit, juste au moment (quel timing !) où il allait falloir suspendre l’« état d’urgence », voilà qu’un quidam pète les plombs en laissant – comme il est de règle depuis le 11 septembre 2001 - son passeport bien en évidence sur le siège du passager, pour qu’on soit sûr de l’y trouver à temps.

Et voilà qu’« on » s’acharne une fois de plus à nous faire avaler qu’il n’existe pas, en France, un seul policier capable d’assez de sang-froid et de compétence pour neutraliser un forcené sans le tuer.

Et ne voilà-t-il pas qu’avec le mauvais esprit qui nous caractérise, nous nous persuadons que, s’il en est ainsi, c’est qu’il est interdit, à tous les policiers de France sans exception, de faire preuve de sang-froid et de compétence.

Les Grosses Orchades

 

 

3. Ruban noir.GIF

 

Retrouvez Bruno Guigue interviewé par le Cercle des Volontaires, sur le récent référendum anglais :

BREXIT et maintenant ?

http://www.cercledesvolontaires.fr/2016/06/27/brexit-et-m...

 

 

 

Mis en ligne le 15 juillet 2016.

 

 

 

 

 

21:42 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

13/07/2016

LE PEUPLE UKRAINIEN S'EST MIS EN MARCHE

1. Kievan Rus.JPG

 

Le peuple ukrainien  s’est mis en marche pour la paix

 

L'information vient du site allemand QUER-DENKEN.TV

Nous reproduisons une traduction-résumé de l’article telle que nous l’avons reçue avec la vidéo et les photos qui l’accompagnaient.

Les germanophones trouveront le texte complet en cliquant sur le lien-source.

 

2. Ukraine-Friedensmarsch.jpg

 

En Ukraine, la troisième croisade pour la paix a commencé. 

Parties de l’Ouest du pays, 200.000 personnes se sont mises en marche et, à chaque ville, à chaque village qu’elles traversent, de nouveaux participants se joignent à elles. Les « croisés » pourraient être un million à l’arrivée.

Les putschistes de Kiev et les fascistes du Maidan exigent qu’on tire sur les manifestants et qu’on les empêche d’arriver jusqu’à la capitale. Les mass media les traitent de séparatistes et de terroristes excités par la Russie dans le but de déstabiliser l’Ukraine. 

 

3. friedenskreuzzug-Ukraine-1.jpg

4. friedenskreuzzug-Ukraine-2.jpg

Odessa. Une foule de croyants se rassemble et se met en marche

 

Il n’est pourtant pas étonnant que l’Ouest de l’Ukraine se soulève comme l’a fait l’Est. Il suffit, pour le comprendre, de savoir que les dernières augmentations du prix de l’énergie sont telles que le gaz, pour maintenir un appartement hors-gel, coûte trois à quatre fois le salaire mensuel d’un ouvrier. On ne saurait démontrer plus clairement que le gouvernement mis en place par l’Occident ne peut plus faire autre chose qu’exploiter le peuple Ukrainien sans aucune mesure.

Et espérer qu'il se laissera faire ?

 

5. friedenskreuzzug-Ukraine-3.jpg

 

La situation au Donbass passe ainsi à l’arrière-plan.

Si le gouvernement de Kiev fait effectivement tirer sur cette foule [la police ? l’armée ? NdGO] et si une partie seulement de cette foule arrive à Kiev sans que les dirigeants politiques y aient fait assez rapidement leurs valises, il est difficile d’imaginer ce qui se passera.

On peut néanmoins essayer : QUER-DENKEN.TV pense que l’armée ukrainienne ne voudra pas tirer sur le peuple et se rangera de son côté. Mais si ce sont les bandes nazies ?

 



C’est la panique au sein du gouvernement.

Car, par ailleurs, une foule de 20.000 Ukrainiens, de l’Est ceux-là, orthodoxes et russophones, avec femmes, enfants, bref en familles, et eux aussi croisés pour la paix, sont partis de Kharkov et se dirigent également vers Kiev, distante de 150 km, en passant par Poltava. Combien de jours faut-il pour faire 150 kms à pied avec des enfants ? On dit que lundi soir, ils étaient déjà 50.000. 

 

6. Ukraine marche.jpg

 

L’arrivée du gros des marcheurs à Kiev est prévue pour le 27 juillet. 

Est-ce qu'on les laissera arriver jusque là ?

Les milices nazies promettent un bain de sang, mais cela ne semble pas impressionner les marcheurs. Pourtant, elles en sont capables…

Des troupes ont été rappelées du Donbass.

 

 

Étrange : ni RT ni Sputnik n’en ont rien dit. Et il ne faut pas compter sur les merdias occidentaux pour informer sans malhonnêteté sur un événement de cette importance. Ils feront l’impossible au contraire, pour organiser à leur habitude le ni vu ni connu ou, à défaut, pour enfumer par des mensonges.

Vont-ils oser dire que ces foules sont manipulées par Poutine ? Évidemment oui.

Osera-t-on les noyer dans le sang ? Oui, si on laisse faire.

Seule une énorme mobilisation de l’opinion publique occidentale et le regard du reste du monde peuvent forcer l’OTAN à l’inaction et la contraindre à museler ses tueurs.

 

7. Ukraine marche.jpg

 

Seul Internet peut y aider. Il suffit que nous le voulions en assez grand nombre.

Au diable les vacances et le Tour de France ! Le temps presse.  À VOS SOURIS !

 

Source : http://quer-denken.tv/ukrainer-stehen-auf-zigtausende-auf...

Via : Orwell

 

 

Mis en ligne le 13 juillet 2016 par Théroigne.

 

 

 

 

22:45 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

10/07/2016

LA TURQUIE DANS LES CORDES

1. sea-eagle-in-water-3.GIF

 

Nos lecteurs savent, désormais, que lorsqu’ils voient, en tête d’un de nos posts, cet aigle de mer (à défaut de faucon saqr) repêché par un bateau, c’est qu’ils vont avoir droit à un article du Saker.

Lequel  se penche aujourd’hui sur le sort de Recep Tayyip ERDOGAN et de son pays, jouets inattendus de la capricieuse fortune.

Les choses paraissaient si bien emmanchées pourtant…

 

2. EUROPE-ERDOGAN.JPG 

 

Et voilà que tout à coup :

 

La Turquie dans les cordes

 

The Saker - thesaker.is 2 juillet 2016

 

3. Erdoganistan - Latuff 000.GIF

 

C’est une semaine stupéfiante que celle que nous venons de vivre, puisqu’elle a vu le premier signe clair de l’effondrement de l’Union Européenne et le président turc Erdogan présenter ses excuses à la Russie pour l’attentat contre le chasseur russe SU-24, abattu au-dessus de la Syrie il y a sept mois. Alors que ce dernier événement vient d'être largement éclipsé par le précédent, il pourrait bien être pourtant le signe de quelque chose d’encore plus dramatique : l’effondrement en cours de la Turquie.

Est-ce que ceci ressemble à une hyperbole ?

Regardons-y de plus près.

La présidence d’Erdogan aura été rien moins que cataclysmique pour la Turquie, avec pour résultat un véritable tsunami de crises, toutes plus sérieuses les unes que les autres.

1) Crise en Syrie : la politique turque consistant à soutenir Daesh pour renverser Assad a échoué. Lamentablement. Non seulement Assad est toujours au pouvoir, mais le dernier attentat qui vient de se produire en Turquie semble indiquer que Daesh est en train de se retourner contre la Turquie (en supposant que l’explication officielle soit vraie, ce qui pourrait ne pas être le cas, comme nous allons le voir). Quoi qu’il en soit, toute la politique syrienne d’Erdogan est en miettes.

2) Crise avec l’UE : la dernière chose que les Brits ont fait avant de Brexiter a été de dire à la Turquie qu’elle pourrait rejoindre l’UE dans 3 000 ans. D’autres membres de l’UE n’ont pas été aussi directs, mais tout le monde sait que c’est vrai. En outre, la grandiose alliance Erdogan-Merkel a fait long feu.

 

4. Erdogan-Merkel.png

 

3) Crise avec les Arméniens : quand le Parlement allemand a reconnu le génocide des Arméniens et que, tout de suite après, le pape en a fait autant, il était sacrément clair que les puissants de ce monde en Occident, envoyaient à la Turquie un message très simple sous la forme d’un doigt d’honneur. Histoire d’amour terminée, va te faire foutre !

4) Crise avec les USA : les forces spéciales US en Irak se sont fait repérer bardées d’insignes kurdes. Quoique mineur, cet incident en dit long et a fait très fort enrager les Turcs. Décryptons : l’Empire a besoin des Kurdes en Irak et en Syrie, et la Turquie passe au second plan.

5) Crise avec l’Iran : en soutenant Daesh, en faisant de son mieux pour saboter le « pipeline musulman » et en essayant de renverser Assad, la Turquie s’est mis Téhéran complètement à dos.

6) Crise avec les Kurdes : en s’engageant dans une violence anti-kurde de plus en plus brutale, les Turcs ont en fait rallumé une guerre civile à grande échelle et les Kurdes n’ont pas du tout l’air de prendre le dessous. Ils sont même plus puissants que jamais, grâce à l’invasion américaine de l’Irak.

7) Crise avec l’OTAN : après qu’il ait abattu l’avion russe SU-24, l’OTAN a fait clairement savoir à Erdogan que c’était son problème et que l’OTAN ne se mêlerait pas d’une guerre déclenchée par la Turquie.

8) Crise avec la Russie : l’attaque du SU-24 n’a pas réussi à provoquer la réaction militaire russe escomptée, mais a réussi en revanche à valoir à la Turquie sept mois de sanctions économiques paralysantes de la part de la Russie et une énorme perte de prestige dans la foulée. La suite ci-après.

On peut donc résumer tout ceci en disant que la Turquie, sous Erdogan, a fait preuve d’un niveau d’incompétence, d’arrogance et d’aveuglement digne de l’Ukraine.

C’est dans ce contexte véritablement dramatique, qu’Erdogan a dû écrire sa lettre d’excuses.

La première chose qu’il faut remarquer à ce propos est qu’Erdogan a pris un risque politique majeur : après des mois passés à bomber le torse et à déclarer urbi et orbi que la Turquie ne ferait jamais – jamais – d’excuses tout simplement parce qu’elle avait raison, ce virage abrupt le met dans une position très difficile. D’où les premières rumeurs selon lesquelles la lettre disait qu’il était « désolé » mais qu’il ne s’y « excusait » pas, ou, variante, que les excuses n’étaient destinées qu’à la famille du pilote russe assassiné mais pas à la Russie. Cela n’a pas duré très longtemps et, assez vite, pour ne pas trop perdre la face, les Turcs embarrassés ont dû se résigner à remodeler un peu leurs excuses. En en faisant ce que tout le monde avait déjà compris qu’elles étaient : de vraies excuses, pleines, entières et humiliantes.

Ensuite est venue la déclaration du ministre turc des Affaires étrangères, niant catégoriquement qu’aucune compensation serait jamais payée. Cela aussi a duré quelques heures, jusqu’à ce qu’il soit admis que non seulement la Turquie payerait, mais qu’elle payerait ce qu’on lui réclamerait.

Et pour finir, il est très possible que l’attentat terroriste qui a frappé l’aéroport d’Istanboul soit un message direct envoyé à Erdogan : « Si vous essayez de vous rabibocher avec les Russes, attendez-vous à ce que nous déchaînions l’enfer chez vous. » Et même si Daesh est le premier candidat qui vienne à l’esprit comme auteur de ce genre de message, il peut y en avoir d’autres : les États-Unis d’abord, et l’« État profond » turc par exemple. Pour rendre les choses encore plus compliquées, nous ne devrions considérer aucun scénario comme impossible, y compris la possibilité qu’Erdogan lui-même, et ses suppôts, se soient embarqués dans un attentat sous faux drapeau pour justifier 1) leur coopération avec la Russie contre le terrorisme et 2) leur retournement contre Daesh.

Pour l’instant, la version officielle – c’est Daesh qui l’a fait ! – me paraît logique, mais pas au point de me faire écarter les autres possibilités.

Ce qui est certain, c’est que les enjeux, en Turquie, sont aujourd’hui excessivement élevés et qu’Erdogan se bat pour son avenir, peut-être même pour l’avenir de la Turquie en tant qu’État. Son ouverture vers la Russie et, en même temps vers Israël, est un signe éclatant de désespoir. Ne fût-ce que parce qu’il est peu probable que la Russie offre grand chose en termes de récompense, et pour les raisons suivantes :

Tout d’abord, les Russes sont désormais très méfiants à l’égard d’Erdogan et le considèrent comme un danger public, peut-être même un fou, à qui on ne peut pas faire confiance, capable de n’importe quel zag après chaque zig.

Deuxièmement, la lettre d’excuses était un premier pas, nécessaire à la réouverture de négociations, mais les négociations elles-mêmes seront très longues. Les ministres des Affaires étrangères Lavrov et Cavusoglu vont commencer à négocier cette semaine, mais le nombre des questions à discuter est très grand. Plus important encore, les Russes exigeront de la Turquie des mesures concrètes et significatives, particulièrement en Syrie et sur le terrorisme - que parraine la Turquie - en Russie et en Ukraine. Je ne suis pas persuadé du tout qu’Erdogan soit prêt à faire des concessions de cette ampleur. Officiellement, il y aura beaucoup de sourires et de déclarations optimistes, mais derrière les portes closes, les Russes exprimeront des exigences très dures. Je ne suis pas sûr qu’Ergodan puisse céder aux exigences, même s’il en a envie.

Erdogan semble vraiment s’être persuadé qu’il était un acteur important sur le plan international, et il est en train de découvrir qu’il ne l’est pas. Pire encore, il est probablement en train de se rendre compte qu’il a beaucoup d’ennemis dangereux et pas d’amis du tout.

Potentiellement, la Russie peut offrir beaucoup à la Turquie, beaucoup plus qu’un simple retour à de meilleures relations, des touristes et un marché pour les légumes turcs. Mais mon sentiment est qu’Erdogan se tourne vers la Russie en désespoir de cause et pour améliorer sa position vis-à-vis de tous les autres ennemis qu’il s’est fait. Le problème c’est que les Russes s’en rendent compte aussi et qu’ils vont être terriblement prudents, même s’ils cachent leurs arrière-pensées derrière les belles manières du langage diplomatique.

Je puis me tromper, mais je pense que les Russes veulent le départ d’Erdogan, ne serait-ce que parce que la Turquie est un pays extrêmement important, stratégiquement situé, et que la Russie ne peut pas se permettre d’avoir un fou délirant à sa tête. Dans leur esprit, ils l’ont déjà Saakachvilizé. Pour faire bonne mesure, les Turcs ont un autre gros problème sur le dos, en ce qu’ils représentent eux-mêmes un cas sévère de personnalité multiple. Autrement dit, il leur faut décider s’ils veulent être des Européens laïcs, des Jeunes Turcs nationalistes néo-fascisants, des islamistes radicaux, ou des partisans de la laïcité kémaliste. Veulent-ils une Turquie mono-ethnique impossible ou sont-ils capables non seulement d’accepter que d’autres y vivent aussi, mais d’admettre que ces « autres » vivaient sur ces terres bien avant que des nomades turcs ne les envahissent ? À l’heure actuelle, la Turquie est anti-européenne, anti-russe, anti-américaine, anti-kurde, anti-arménienne, anti-chrétienne, anti-arabe, anti-perse, anti-grecque, etc. Cela fait d’elle un gros baril de poudre que n’importe quelle étincelle pourrait faire exploser. Et le problème, pour la Russie, est que cette poudrière est inconfortablement proche en même temps que profondément impliquée en Ukraine, en Crimée, dans le Caucase et en Asie centrale.

Cela veut dire qu’il est dans l’intérêt stratégique de la Russie d’avoir un partenaire responsable et digne de confiance avec qui traiter. Hélas, cela ne me paraît pas probable parce que, comme c’est le cas pour l’Ukraine et pour Israël, le problème de la Turquie est d’être un pays artificiel, illégitime et par essence pas fait pour durer.

Israël, l’Ukraine et la Turquie sont des pays construits sur un nationalisme rabique et une vision raciste du monde, n’offrant aucun espoir à quiconque n’est pas d’accord avec leur idée fixe. Voilà pourquoi, aux yeux des Turcs, les Kurdes sont soit des « Turcs des montagnes », soit des « terroristes » qui méritent d’être fusillés. Il serait naïf à l’extrême de penser que l’état d’esprit qui a rendu possible le génocide des Arméniens et de nombreuses autres minorités – Assyriens chrétiens, Syriens, Chaldéens et Grecs – aurait en quelque sorte disparu, surtout si nous gardons présent à l’esprit que 1) les Turcs nient toujours la réalité de ce génocide, et que 2) ce génocide n’a jamais cessé, mais seulement ralenti. Lisez ceci :

Le génocide, outre détruire physiquement les membres du groupe ciblé, vise également à effacer toute trace d’identité dudit groupe, au moyen de l’assimilation forcée. Dans le cas arménien, ce sont surtout les femmes et les enfants qui ont été forcés de se convertir à l’islam en adoptant des noms turcs ou kurdes et qui ont ainsi perdu leur identité arménienne au fil du temps. Une autre mesure propre au processus génocidaire est de supprimer toute trace de la population qui a été soit massacrée soit chassée par ces déportations. Ce processus comprend en outre la destruction de tous les bâtiments et de tous les monuments, le changement de noms des villages, des villes, des rivières et de toutes les autres choses susceptibles d’attester la présence d’Arméniens dans la région. En 1914, le Patriarche arménien de Constantinople a présenté la liste des lieux sacrés arméniens qui relevaient de son autorité. Cette liste contenait 2.549 sites religieux dont 200 étaient des monastères et 1.600 des églises. Une étude de 1974 a montré que seulement 916 églises arméniennes avaient pu être identifiées à l’intérieur des frontières de la Turquie, dont la moitié étaient presque complètement détruites, et qu’il ne subsistait, de tout le reste, que 252 églises complètement en ruines. Les autorités ont également renommé presque tous les villages, villes, montagnes et rivières de l’Arménie et ont « turquifié » leurs noms arméniens historiques. Cette politique s’est poursuivie de nos jours quand, par exemple, le ministère de l’Intérieur turc a annoncé en 2005 qu’il allait turquifier le nom latin de certains animaux, parce qu’ils avaient « des tendances séparatistes ». Armeniana Ovis (moutons) serait renommé Ovis orientalis anatolicus, tandis que Capreolus Capreolus Armenus (cerf) serait appelé Capreolus Capreolus. Même le Vulpes vulpes kurdistanica (renard roux) serait renommé Vulpes Vulpes. La proposition a été rejetée par l’UNESCO, l’agence des Nations Unies en charge de ces données, qui a déclaré non fondées les raisons avancées par la Turquie pour justifier ses changements (source).*

Et enfin il y a Chypre, que les Turcs occupent toujours illégalement. Encore une fois, de tels niveaux de violence dans et autour de pays aussi artificiels qu’illégitimes sont quelque chose de normal et ne relèvent nullement d’un hasard temporaire – voir l’Ukraine et Israël.

Ce que tout cela signifie pour la Russie, c’est que, malgré l’accueil chaleureux réservé par le Kremlin au dernier « zag » d’Erdogan et tous les efforts qui seront faits pour en revenir à une situation plus ou moins normale, le seul objectif envisageable à long terme pour la Russie est soit l’éclatement, soit la fédéralisation de la Turquie en une sorte de pays plus ou moins civilisé. La bonne nouvelle pour la Russie est qu’elle n’a vraiment pas d’efforts particuliers à faire pour atteindre ce but, dans la mesure où les Turcs, comme d’ailleurs les Israéliens et les Ukrainiens, font eux-mêmes splendidement de leur mieux pour que leur projet politique ne devienne jamais viable. La seule chose que la Russie puisse faire, au point où elle en est maintenant, c’est de se préparer à une probable poussée de violence en Turquie et d’essayer de se protéger, et ses allié avec elle, des retombées inévitables.

Pour la Turquie – l’avenir paraît sinistre. La récente tentative de courtiser la Russie et Israël n’améliorera pas significativement sa situation stratégique. Au mieux, cela « aura l’air » d’une pseudo-détente régionale. Mais rien d’autre ne changera, à moins que l’État turc lui-même ne change, ce qui est quelque chose que le peuple turc ne semble pas près d’accepter, du moins pas dans un avenir prévisible.

Le Saker

___________________ 

* La Belgique a connu ce genre de choses avec Tournai devenant Doornik, etc. Maladie du siècle ?

Source : http://thesaker.is/turkey-on-the-ropes/

 

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

Mis en ligne le 10 juillet 2016

 

 

 

 

18:57 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/07/2016

VEAU D'OR AMÉRICAIN : LE DTS

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Veau d’Or américain : le DTS

 

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Aline de Diéguez

AUX SOURCES DU CHAOS MONDIAL ACTUEL

" La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source. " ( Edward Mandell HOUSE )

 

2. Veau-d-or de Damien Hirst.jpg

 

Mort et tentative de résurrection du veau d'or américain : le DTS

 

" Il y a deux histoires : l'histoire officielle, menteuse, et l'histoire secrète, où sont les véritables causes des événements."
Honoré de Balzac

 

1 - Comment le dollar est devenu une puissante arme de domination politique après 1971
2 - Une pyramide de Ponzi mondiale
3 - Eurêka, il existe une parade: les DTS (Droits de tirage spéciaux)
4 - Le naufrage du FMI

 

1 - Comment le dollar est devenu une puissante arme de domination politique après 1971

Pratiquement tout le monde admet que le système monétaire international basé sur le dollar américain vit ses derniers jours. Surfant sur le prestige de la victoire militaire en Europe, les accords de Bretton Woods signés en juillet 1944 entre quarante quatre pays - et officiellement destinés à remettre sur pied la machinerie du système monétaire international - organisaient, en réalité, la naissance de l'empire américain et celle d'un nouveau culte du veau d'or, en faisant du dollar la seule monnaie mondiale de référence.

 

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Bretton Wood 

 

De plus, conformément à la logique de tous les empires et à leur volonté de domination mondiale, ces "accords" créaient dans la foulée les puissants appendices de la suprématie financière de l'empire sur le monde - le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD), plus connue sous le nom de Banque mondiale.

Cependant, à la faveur, si je puis dire, de la défaite militaire de son armée au Vietnam et du poids financier insupportable que cette guerre imposait à un pays qui n'était plus en mesure de garantir la convertibilité du dollar en or, le Président des USA de l'époque, Richard Nixon, annonça, le 15 août 1971, la "suspension provisoire" de cette obligation de convertibilité sur laquelle reposaient la crédibilité et la sincérité des accords de 1944.

Pour faire bonne figure, Richard Nixon jugea bon de préciser que cette décision avait été prise "en pleine collaboration avec le Fond Monétaire International (FMI) et ceux qui font du commerce avec nous", alors que cette décision avait été prise dans le plus grand secret. Et il ajouta ces paroles ailées "Nous allons faire pression pour qu'interviennent les réformes nécessaires, en vue de la mise en place urgente d'un nouveau système monétaire international."

 

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Quarante cinq ans plus tard, non seulement rien n'a été commencé, car c'est sur eux-mêmes que les États-Unis auraient dû faire "pression", puisqu'ils sont les seuls obstacles aux réformes du système monétaire. Or, ils ont, bien au contraire, utilisé tous les subterfuges et tous les moyens dilatoires en leur pouvoir afin d'empêcher que la réforme ait lieu.

En réalité, leur comportement est compréhensible puisqu'ils ont grassement profité de la forfaiture du coup d'État monétaire de Richard Nixon, qui leur assurait une domination financière, commerciale et même psychologique sur le reste du monde et ils n'ont jamais eu la moindre intention d'apporter quelque changement que ce soit à un système aussi profitable à leurs intérêts.

En effet, à partir du 15 août 1971, tous les autres États de la planète se sont trouvés suspendus à leurs décisions nationales. Pendant que la monnaie de l'empire flottait au gré des choix politiques et économiques de leurs dirigeants, ils pouvaient se permettre d'accroître leur dette en toute impunité. L'augmentation exponentielle de leur endettement et la dévalorisation de leur monnaie par rapport à l'or se trouvaient en quelque sorte neutralisées par les dommages collatéraux et l'incertitude permanente que les yoyos du dollar créaient chez leurs concurrents.

"Le dollar est peut-être notre devise, mais c'est votre problème", assénait cyniquement en 1973 le secrétaire du trésor américain, John Connally, aux Européens médusés. On ne pouvait mieux résumer la situation.

Ce nouveau mécanisme a contraint le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) à se transformer en gigantesques usines à gaz monétaires, afin de donner l'illusion d'un minimum d'honnêteté dans les transactions entre les États et entre les particuliers. Il a fait le bonheur des banquiers et autres spécialistes des jeux boursiers, lesquels ont pu se livrer avec la délectation dont on mesure les résultats dans leurs bilans à l'heure actuelle, à des paris et à des jeux sur les parités des monnaies qui relèvent plutôt du casino que de l'économie. Hedge funds, Private equities, Subprimes, Monolines, Assets under management (AUM), Credit default swaps (CDS), Collaterised debt obligation (CDO), effets de levier se sont mis à danser une farandole endiablée dans nos cervelles pétrifiées.

On remarquera la complicité demeurée sans failles du FMI avec le pouvoir politique américain qu,i avait présidé à sa création en 1944. En effet, dans les statuts du Fonds il est expressément interdit aux pays qui en sont membres, de lier leur devise à l'or, donc de créer une monnaie fixe et stable. La seule référence admise était le dollar.

Lorsqu'en 1992, la Suisse a voulu devenir membre du FMI, elle a dû modifier une Constitution qui prévoyait que la devise nationale devait être couverte à 40% par l'or.

Or, quand le dollar s'est mis à flotter, le flottement de toutes les autres monnaies est devenu la norme universelle. Ce fut le point de départ de la financiarisation d'une économie qui changeait de nature et qui s'en envolée dans la moyenne région de l'air qu'évoquait Descartes. La rupture entre l'économie réelle, celle qui fait la richesse et la prospérité des nations, et une économie virtuelle de parieurs et de joueurs fut consommée.

L'extrême complication du système a permis toutes les fraudes, tous les abus et a donné lieu à des valses de milliards de dollars ou d'euros qui ne correspondaient à aucun enrichissement réel des nations. Certes, en tant que Français nous avons été indignés par le racket de près de neuf milliards que les États-Unis ont extorqués à la BNP. Mais quand la BNP a payé rubis sur l'ongle, nous nous sommes interrogés, stupéfaits: où, quand et par quel mécanisme cette banque a-t-elle gagné autant d'argent? Il a été dit qu'il s'agissait de "fonds propres". Comment les a-t-elle acquis? Avec les frais qu'elle a l'audace de ponctionner sur nos petits dépôts?

L'affaire Kerviel et les cinq milliards que la Société Générale a perdus en une seule nuit d'un pari malheureux de la part de l'un de ses employés a permis de comprendre que les banques sont devenues de gigantesques sociétés de paris en ligne avec des effets de levier qui permettent soit d'empocher le jackpot, soit de perdre des milliards d'euros en une seule opération.

Pendant que les milliards gagnés ou perdus au jeu de la bourse s'accumulent dans les bilans des banques, les peuples deviennent de plus en plus pauvres.

En 2011, le Président Vladimir Poutine pouvait déclarer que "les États-Unis vivent en parasites de l'économie mondiale avec leur monopole du dollar".  Et il ajoutait : "Ils vivent au-dessus de leurs moyens et transfèrent une partie du poids de leurs problèmes sur l'économie mondiale".

La monnaie est un moyen de domination et une arme politique très efficace. De nos jours, grâce à la mise en place de leur système d'espionnage planétaire, les États-Unis contrôlent tous les échanges commerciaux. Ils se permettent de "sanctionner" telle ou telle entreprise ou nation qui s'avise de ne pas respecter leurs oukazes politico-commerciaux et ils étendent leur législation intérieure à la planète entière. Les neuf milliards de dollars escroqués à la BNP évoqués ci-dessus en sont un exemple spectaculaire. D'autres sociétés ont subi la même "punition" qui enrichit à peu de frais le budget américain. De plus, personne n'oublie les "sanctions" édictées contre l'Iran ou la Russie, auxquelles la troupe acéphale des vassaux européens a emboîté le pas sur ordre exprès du maître d'outre-Atlantique et dont elle vient de prolonger de six mois la durée, malgré les ravages que les contre-sanctions russes occasionnent à leurs économies et alors qu'elles sont indolores au donneur d'ordre d'outre-Atlantique.

Aujourd'hui encore, malgré une levée officielle des "sanctions" contre l'Iran, les Européens n'investissent pas dans le marché iranien, pourtant prometteur, par crainte de représailles financières américaines dont les menaces ont été communiquées discrètement aux investisseurs du continent. Pendant ce temps, les industriels d'outre-Atlantique font leurs emplettes au pays des Mollahs. Airbus n'ose pas finaliser la vente de 100 de ses appareils commandés par l'Iran, alors que, dans le même temps, Boeing se vante d'avoir définitivement conclu un marché de la centaine de ses appareils avec Téhéran.

Le veau d'or américain respire encore.

 

2 - Une pyramide de Ponzi mondiale

Augmentée d'année en année, la dette américaine se monte aujourd'hui à 19 000 milliards de dollars ... qui ne seront jamais remboursés, d'autant plus que, de grand pays industriel à la fin de la deuxième guerre mondiale, l'Amérique a si bien délocalisé ses entreprises afin de profiter de la main d'œuvre bon marché des pays du tiers monde, que les salaires industriels ne représentent plus que 10% de son PIB. Pendant ce temps, les États-Unis, devenus un empire militaire prédateur, consacrent plus de la moitié de leur budget à nourrir le Pentagone.

 

4. U.S.jpg

USA: Répartition des postes budgétaires
https://www.nationalpriorities.org/budget-basics/federal-...

 

Facebook, Google, les pizzerias et la vente de matériel militaire ne sauveront pas son économie.

Quant à la dette mondiale, elle se monte à 230 000 milliards de dollars, auxquels il convient d'ajouter 1 500 000 milliards de produits dérivés. Les gouvernements et les cupides banquiers internationaux ne contrôlent plus le système monétaire et continuent d'appliquer la méthode qui a conduit à la catastrophe, à savoir l'augmentation artificielle de la masse monétaire par la dette. La Banque centrale européenne (BCE), sous la houlette de Mario Draghi, a beau continuer d'imprimer 60 milliards d'euros par mois, cette masse d'argent a fondu on ne sait ni où, ni comment et n'a provoqué ni inflation, ni démarrage de l'économie européenne, malgré une injection de 3 000 milliards d'euros, soit 45% de son bilan en quinze mois,.

Pendant ce temps, la banque centrale allemande (Bundesbank), de plus en plus inquiète de l'augmentation frénétique de la masse monétaire destinée, en principe à stimuler l'économie, a menacé de poursuivre la BCE en justice si elle continuait sa politique. La crainte d'un désastre financier semblable à celui de la République de Weimar hante les esprits outre-Rhin.

La Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Italie sont déjà en faillite et la France n'en est pas très loin. Le Japon avec un ratio dette/PIB de 250% et la Chine avec une dette évaluée à 30 000 milliards de dollars n'échappent pas à la folie de l'endettement à outrance, alors que le ratio dette/PIB de la Russie est de 18,4%. Le Président des États-Unis, un des pays les plus endettés de la planète, se permettait d'ironiser sur l'économie russe, la jugeant avec mépris "in tatters" (en haillons). Quand l'hôpital se moque de la charité !

Le monde barbote dans le plus gigantesque système de Ponzi de l'histoire. Ce mécanisme conduit inévitablement à la création de bulles, dont la vocation, comme chacun sait, est d'éclater d'une manière imprévisible.

Le premier État qui vendra massivement les bons du trésor imprimés par le veau d'or américain - donc ses reconnaissances de dette - sera peut-être remboursé, mais il déclenchera un cataclysme financier dont on a peine à se représenter les ravages économiques et sociaux.

 

3 - Eurêka, il existe une parade : les DTS (Droits de tirage spéciaux)

Il se dit, dans les milieux "informés", qu'existent depuis des mois des négociations secrètes dirigées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque des Règlements Internationaux (BRI) sise à Bâle afin de préparer un nouveau système monétaire international à partir de l'actuel DTS. Je reviendrai ultérieurement sur le rôle et le fonctionnement de la BRI.

DTS, quesaco ? Des Droits de tirage spéciaux. Mais les trois mots font question. Quels droits? A quelles conditions s'opèrent les tirages? Qui peut "tirer" ?

S'il existe des tirages "spéciaux", quid de ceux qui seraient normaux? Si le DTS a vocation à devenir une nouvelle monnaie, comme certains l'imaginent, il est important de savoir de quoi on parle. Comme le disait l'éminence grise du Président Woodrow Wilson, Edward Mandell HOUSE: La chose la plus difficile au monde est de suivre à la trace n'importe quelle idée jusqu'à sa source ". (voir Du Système de la Réserve fédérale au camp de concentration de Gaza, Le rôle d'une éminence grise: le Colonel House )

Or, la source des DTS se trouve au FMI. Je vais donc essayer de présenter le plus simplement possible la manière dont il a été procédé à l'accouchement de ces fameux DTS, de leur rôle actuel et de celui, imprévisible, que l'avenir est censé leur assurer.

Quelques mots sur le fonctionnement du FMI, inventeur du DTS.

Créé dans la foulée des accords de Bretton Wood de 1944, qui établissait la domination monétaire américaine sur le monde, le FMI est une sorte de club auquel peuvent adhérer les États qui répondent aux statuts de l'organisation, moyennant paiement d'une cotisation. Cette cotisation est calculée selon des critères complexes, qui tiennent compte de la richesse présente et potentielle de l'État candidat, de la qualité de sa gestion, de ses ressources naturelles, de l'importance de sa population, de son désir d'adhérer à l'idéologie libérale, de son respect de "droits de l'homme", etc.

En échange, comme dans tous les clubs huppés, les membres jouissent de certains avantages. En l'espèce, ce sont des possibilités de refinancement, évaluées en fonction du montant de la cotisation que les membres se sont engagés à verser à cet organisme. Ils bénéficient alors de "droits de tirage normaux", calculés à cinq fois le quart du montant de leur cotisation et appelés quotas.

Les cent quatre-vingt neuf États membres du FMI peuvent s'enorgueillir de participer au projet grandiose, exposé sur le site du FMI, et qui consiste à promouvoir la coopération monétaire internationale, à faciliter l'expansion et la croissance équilibrées du commerce mondial, à promouvoir la stabilité des échanges, à aider à établir un système multilatéral de paiements, à mettre (généreusement) leurs ressources (mais moyennant des garanties adéquates souvent léonines) à la disposition (momentanée) des pays confrontés à des difficultés de trésorerie - donc à des pays pauvres dont les cotisations sont insuffisantes pour jouir de quotas suffisants afin de couvrir leurs besoin en matière de refinancement.

C'est précisément aux États dont les quotas sont trop faibles, en raison de la faiblesse de leurs cotisations, que sont réservés les fameux "Droits de tirage spéciaux" (DTS).  En réalité, ils ne sont rien d'autre qu'une forme de dette à l'égard du FMI ou d'un autre État membre, mais toujours accompagnée de l'obligation politique de libéraliser leur économie conformément aux lois du marché. Augmentée d'un intérêt composé, la dette initiale finit, au fil du temps, par grossir d'une manière telle qu'elle affaiblit sur la durée les États prétendument "bénéficiaires" plutôt qu'elle ne les sauve. Lorsque tel ou tel État se vante d'avoir "annulé la dette" d'un pays pauvre, il s'agit, en général, de l'annulation totale ou partielle des intérêts, le principal ayant été remboursé depuis belle lurette.

Les droits de tirage spéciaux (DTS)

La création des DTS par le FMI date de 1969.

C'était le temps heureux de la stabilité du système monétaire avec l'or comme monnaie internationale de référence et du dollar convertible en or. Comme l'or est en grande partie phagocyté par la bijouterie et certaines industries de pointe, la quantité d'or disponible afin d'assurer la stabilité d'échanges commerciaux en forte expansion était devenue insuffisante. C'est ainsi qu'a été créée une sorte de monnaie fictive internationale, qui n'en est pas vraiment une, plutôt une "unité de compte", exclusivement échangeable entre banques centrales et, à l'origine, fondée sur le seul dollar. Aucun particulier, aucune société n'ont jamais détenu ou échangé de DTS.

A l'origine, un DTS était équivalent à une once d'or et valait 35 $.

Après le coup d'État monétaire de Richard Nixon le 15 août 1971 et la fin du "Gold Exchange Standard", le FMI s'est employé trouver un nouvel étalon, afin de remplacer l'once d'or remisée au rang de métal ordinaire. Le DTS fut alors fondé sur un "panier" de devises dénommées, aussi pompeusement qu'abusivement, "or papier".

Il est à noter que c'est toujours à des dates choisies d'une manière particulièrement judicieuse que l'empire américain opère ses coups de main contre le reste du monde: la veille de Noël, le 23 décembre 1913 avec la création de l'escroquerie de la FED, alors que les députés étaient déjà dans leurs circonscriptions respectives (voir: Aux sources de l'escroquerie de la Réserve Fédérale, Le machiavélisme des hécatonchires* de la finance internationale), le 15 août 1971 au milieu des somnolences vacancières de l'été et des ministères dépeuplés. Il serait prudent de surveiller le 15 août 2016.

Le "panier" de devises qui compose le DTS contient aujourd'hui, le dollar américain, l'euro, la livre anglaise, le yen japonais et, à partir du 1er octobre 2016, s'y ajoutera le yuan (renminbi) chinois. Je reviendrai ultérieurement sur les raisons pour lesquelles les Chinois ont jugé qu'il était momentanément profitable à leur économie de se joindre au club des faux-monnayeurs atlantistes.

Mon but n'est pas d'exposer dans ses détails le fonctionnement du FMI. On ne peut que souscrire à des principes généreux, mais dont la mise en pratique ne crève pas les yeux. En revanche, il est impossible de ne pas constater à quel point un système monétaire simple fondé sur un référent stable, accepté par tous, est progressivement devenu, avec l'invention des DTS, une gigantesque et imposante usine à gaz avec un personnel pléthorique, grassement rémunéré. L'institution s'auto-justifie, aux yeux du profane, par sa propre masse immobilière et l'importance de son personnel. Qui peut nier que le FMI est un organisme important puisqu'il est matérialisé par deux immeubles impressionnants, des ruches dans lesquelles s'activent près de trois mille employés et que sa directrice jouit de la coquette rémunération de 521 000$ annuels non soumis à l'impôt, sans compter les avantages annexes.

 

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Les deux immeubles du FMI à Washington

 

Il faut bien, en effet, cette masse d'employés pour gérer le semblant de stabilité censé résulter du mouvement brownien de quatre, puis cinq monnaies fluctuantes entre elles et tenter d'en répercuter les conséquences économiques sur les utilisateurs de ce grand meccano.

Mais l'essentiel du projet politique demeure caché.

C'est précisément la complexité de ce meccano qui a permis aux États-Unis de continuer à diriger le système monétaire en sous-main. Ainsi, non seulement les pays membres ont été expressément interdits de lier leur monnaie à l'or comme il est précisé ci-dessus, mais bien que le DTS soit défini comme étant composé d'un "panier" de monnaies nationales et qu'il correspond à la somme de 0,423 euros, 12,1 yens japonais, 0,111 livre sterling et 0,66 dollar US - ce montant ayant été évalué avant l'entrée du yuan dans le "panier" et à ce moment-là, la monnaie chinoise représentera environ 10% de la valeur du panier et le poids des autres monnaies diminuera en conséquence - le fait important demeure que la valeur du DTS, affichée chaque jour sur le site du FMI, est exprimée exclusivement en dollars.

De plus, la plupart des pays bénéficiaires qui ont utilisé des DTS les ont demandés en dollars.

C'est ainsi que loin d'avoir affaibli le dollar, l'invention du DTS a renforcé son rôle comme monnaie internationale incontournable, et cela non pas en raison de la situation brillante de l'économie américaine, mais parce que sa politique extérieure, essentiellement dictée par le Pentagone et les menaces d'interventions militaires tous azimuts qu'elle fait peser sur la planète, terrorise encore un grand nombre d'États. Un empire agonisant est une bête blessée. Il est prêt à tout pour conserver son hégémonie.

La suprématie du dollar s'est donc poursuivie sous le camouflage du DTS. Par la même occasion, la complicité tacite du FMI dans la mise en place de ce mécanisme a permis de maintenir la domination des États-Unis sur tous les échanges commerciaux mondiaux alors que, dans le même temps, le Pentagone, par l'intermédiaire de son bras armé en Europe, l'Otan, prédisait jour après jour l'imminence d'une IIIe guerre mondiale contre le "nouvel Hitler" - à savoir la Russie de Vladimir Poutine - l'"ennemi éternel" comme l'appelait l'inénarrable Général Breedlove, commandant en chef de l'armée d'occupation américaine en Europe.

L'armée et la monnaie sont les deux mamelles de la domination de l'empire.

 

4 - Le naufrage du FMI

De même que les promesses n'engagent que ceux qui y croient, les principes du Fonds monétaire, qui interdisent de fournir toute nouvelle aide à un pays qui ne remboursait pas, à la date impérativement prévue, une dette antérieurement souscrite à l'égard d'un État ou du FMI lui-même - et appelée dette souveraine - ces principes, dis-je, n'ont d'existence que dans un monde de bisounours. Un État qui ne respectait pas ses obligations devait, d'après les règles du FMI lui-même, être déclaré en faillite. Le Fonds se trouvait, en conséquence, dans l'obligation de s'interdire de fournir à ce type d'État toute aide financière nouvelle, et cela jusqu'à ce que l'État-failli se soit acquitté de sa dette souveraine. Dura lex, sed lex

Qui ne se souvient de la violence des pressions exercées sur le gouvernement grec et les interminables négociations du duo grec Tsipras-Varoufakis afin d'obtenir une annulation, même partielle, ou du moins un report ou une renégociation d'une dette souveraine à l'égard du FMI et de dettes privées à l'égard de plusieurs banques européennes, que la Grèce n'avait pas les moyens de payer à la date prévue, sauf à pressurer encore un pays déjà exsangue?

Mais le trio d'huissiers composé d'un fonctionnaire du FMI, d'un représentant de la BCE et d'un autre de la Commission européenne, envoyés sur place et soutenus en coulisses par le duo allemand Merkel-Schaüble, fut intraitable. Il fallut payer, sinon c'était la faillite immédiate et surtout la menace d'expulsion de l'Union européenne, dont les Grecs ne voulaient pas. Les Grecs déjà paupérisés acceptèrent de se serrer encore davantage la ceinture afin d'obtenir de leurs bourreaux l'"aide" - qui ne fit qu'augmenter la dette antérieure - mais qui leur permit d'acquitter leur "dette souveraine" au FMI. Dura lex, sed lex.

 

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Pas de nouveaux milliards pour la Grèce !

 

En politique, comme dans la société civile, les lois sont intraitables envers les petits. La Grèce est un petit pays, de plus c'est une nation orthodoxe et pire encore, amie de la Russie. Rien d'attrayant ne mobilisait l'indulgence des vassaux européens, l'attention affectueuse de l'empire ou celle des institutions financières à son service

Or, le 20 décembre 2015, les si rigoureux principes du FMI se sont brusquement révélés plus mous qu'un caramel mou et particulièrement élastiques.

Ainsi, lorsque l'Ukraine, grand pays autrefois riche, mais pillé par ses oligarques, que l'empire américain utilise afin de tenter de frapper la Russie économiquement et militairement, refusa de rembourser sa dette souveraine de 3 milliards de dollars à la Russie - dette qui arrivait à maturité le 20 décembre 2015 - le FMI in corpore s'empressa de modifier sur le champ ses statuts prétendument déclarés inamovibles. Seuls 2,39% des vingt-quatre représentants du Conseil d'administration du FMI s'opposèrent à cette nouvelle règle, dictée par le gouvernement américain, afin de nuire à "l'ennemi russe".

A la suite de quoi, Mme Lagarde offrit à un M. Porochenko en extase un chèque de 1,7 milliards de dollars.

Qu'en pensent les Grecs ?

Le veau d'or américain a encore de la ressource et l'étable du FMI est accueillante à ses conseils intéressés.

 

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Et pendant ce temps-là...

Pendant ce temps-là, le FMI, la Banque africaine de développement (BAD) et l'Union européenne (UE) ont coupé les vivres à la Guinée-Bissau, coupable de n'avoir pas respecté les règles sacrées des institutions financières internationales et d'avoir tenté de sauver ses banques. Dura lex, sed lex.

Peu de gens sauraient situer ce petit État africain sur la mappemonde, mais tout le monde se doute que, n'ayant pas de frontière commune avec la Russie, ce pays minuscule et pauvre n'intéresse ni le FMI, ni l'UE, ni M. Kerry, ni M. Biden, le vice-président des États-Unis, le si grand ami du Président ukrainien et que, par conséquent, les règles du FMI peuvent s'y appliquer dans toute leur rigueur.

 

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Le grand amour : Nez à nez, le président Porochenko et le vice-Président Biden

 

C'est ainsi que M. Obama utilise Mme Lagarde et les moyens du FMI au service de sa politique belliqueuse à l'encontre de la Russie et témoigne de l'acharnement de l'empire à tenter, par tous les moyens, d'écraser toute concurrence à son hégémonie.

Les interprétations de cette ultime décision politique du FMI furent diverses, et ne firent que traduire le degré de soumission au veau d'or américain.

Cependant les Ukrainiens n'ont pas tardé à s'apercevoir que les "cadeaux du FMI" ont un goût amer. Le 6 juillet 2016, une population en colère bloquait le centre de Kiev afin de protester contre le doublement, conformément aux exigences du FMI, des prix du gaz, de l'électricité, des services publics, tous ces tarifs devant être mis "au niveau de ceux du marché". Dura lex, sed lex.

«Timeo Danaos et dona ferentes» (Je crains les Grecs (le FMI), même quand ils apportent des cadeaux”) (Énéide, Livre II, v.49)

Il n'en demeure pas moins que la modification des statuts du FMI pour de sombres motifs géopolitiques est une palinodie peu glorieuse d'un organisme officiel. C'est peu de dire qu'elle affaiblit sa réputation morale ainsi que son prestige. Elle a, de plus, provoqué un véritable chambardement dans les finances mondiales. "La décision du FMI permet aux autres acteurs ayant des dettes souveraines de réinterpréter librement leurs obligations. C'est une vraie bombe à retardement pour tout le système financier international", écrivait alors M. Andreï Margoline, vice-recteur de l'Académie présidentielle russe d'économie.

Cette dernière modification des statuts du FMI sous la pression de la Maison Blanche signe à la fois le naufrage du FMI et la nécessité de repenser le système monétaire international dans sa totalité.

Certains mauvais esprits prétendent même avoir lu, sur la porte du bureau de la directrice du FMI : "Porochenko m'a tuer".

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/chaos...

 

 *

(à suivre) : Où se cachent les centres de décision ?

 

  *

 

 

« Le veau d’or est toujours debout »

(du Faust de Gounod, incultes !)

 

 

2. Veau-d-or de Damien Hirst.jpg

 

Mis en ligne le 9 juillet 2016

 

 

 

 

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GÉNOCIDE AU CANADA ?

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Génocide au Canada ?

Aujourd’hui ?

 

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Dans notre post précédent, nous faisions suivre l’affirmation d’Adam LeBor (« Bien sûr, l’U.E. ne livre pas une guerre raciale et n’organise pas d’extermination massive ») d’une note de traducteur en forme de point d’interrogation. Car nous n’étions pas aussi sûrs que lui de l’innocence de l’Europe, les humains ne changeant pas volontiers leurs habitudes s’ils n’y sont pas forcés. Et les nazis n’ont le monopole de rien du tout.

Il s’agit ici du Canada, pas de l’Europe, mais le Canada ne fait-il pas partie du Commonwealth du Royaume Uni ?

Les faits évoqués se sont certainement produits dans beaucoup d’autres parties du monde aussi. Nous entendons parler de ceux-ci, comme vous, pour la première fois. C’est pourquoi nous empruntons à Résistances71 sa traduction partielle d’un rapport important.

Il y est question, bien entendu de l’extermination à grande échelle de populations indigènes dans le but de s’approprier leurs terres et leurs ressources naturelles. Et c’est aujourd’hui que cela se passe, pas dans les siècles passés.

 

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« Blanchiment de génocide au Canada : la farce de la Commission Vérité et Réconciliation sur les pensionnats pour Indiens »

 

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Meurtre par décret

Contre-rapport opposé à la Commission Vérité & Réconciliation sur le génocide indien toujours en cours au Canada 

Résistance 71 - 31 Mai 2016

 

Nous avons traduit de très larges extraits du contre-rapport publié en opposition à la mascarade totale que fut la « Commission Vérité et Réconciliation » du Canada, commission qui fut mise en place afin de laver plus blanc toutes traces de génocide et d’intentionnalité de crime contre l’humanité envers les peuples et nations autochtones du Canada. Cette Commission  a publié son « rapport » fin 2015. Nous voulons préciser ici que des faits génocidaires similaires tant dans leur méhodologie que dans leurs résultats, se sont produits et se produisent encore dans d’autres pays tels que les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, pays toujours aujourd’hui colonies de la « couronne » ou plus précisément de la City de Londres, mais ce contre-rapport ne concerne que les événements ayant eu lieu au Canada. À la suite de sa publication, le 1er mars 2016, une délégation de l’American Indian Movement (AIM) a exprimé le souhait qu’une telle enquête indépendante soit mise en place aux États-Unis et que ses résultats soient également publiés.

Meurtre par décret devrait être lu par chaque « citoyen » canadien, enseigné dans les lycées, les universités, et porté à la connaissance du plus grand nombre. Notre démarche de traduction s’inscrit dans cette optique, celle de la divulgation de la vérité, d’un processus visant à corriger les torts et à mener les responsables de crimes contre l’humanité devant la justice, non pas celle des états larbinisés et obsolètes de longue date, mais celle des peuples. De la bouche même d’un des survivants des camps de la mort que furent ces « pensionnats » : « Comment voulez-vous que je me réconcilie avec ceux qui ont détruit ma vie et celle de mon frère… »

 

Nous publions de très larges extraits de ce contre-rapport en plusieurs parties :

Préambule, critique de la CVR et chronologie des évènements

– Première partie qui comprendra une section [A] et une section [B]

Deuxième partie

Troisième partie avec conclusion et propositions

 

Le texte original en anglais est disponible ici : http://murderbydecree.com/

 

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Meurtes par décret  fait plus de 400 pages. Les 155 premières pages constituent une narration/analyse de l’affaire des pensionnats pour Indiens au Canada. Notre traduction porte essentiellement sur ces pages. Le reste du contre-rapport est constitué de documents prouvant le génocide. Nous n’avons pas traduit tous les témoignages des survivants et participants et nous avons dû opérer une sélection, certes subjective quant à ce qui a ou n’a pas été traduit, mais nous pouvons assurer avec confiance que ni la teneur ni l’esprit du contre-rapport n’ont été altérés par nos omissions volontaires. Nous encourageons bien évidemment les lecteurs à se référer dans la mesure du possible au texte original en anglais. Notre traduction n’est pas exhaustive de l’ouvrage et n’est pas une traduction complète d’un livre, destinée à être publiée ; elle se veut une aide pédagogique et informationnelle pour aider au mieux à comprendre ce qui s’est réellement passé et inciter la société dominante « canadienne » à réfléchir intensément sur son histoire et à s’unir avec les nations originellement libres de cette partie du sous-continent nord-américain pour corriger le mal fait et œuvrer ensemble à l’établissement d’une société organique égalitaire et unie. Pour ce faire, il convient de poursuivre sur le chemin de la coopération organique entre les peuples et de se familiariser avec les solutions existantes de longue date à la gestion de la terre et à la gestion des relations entre les peuples libres et indépendants que sont la Grande Loi de la Paix (Kaianerekowa) et Guswenta (Wampum Deux Rangées) sur ce que les peuples autochtones appellent « L’Île de la Grande Tortue » ou le sous-continent nord-américain.

Les Canadiens n’ont plus le droit d’ignorer ce qui a été fait et ce qui continue d'être fait en leur nom. Persister aujourd’hui et demain dans l’ignorance feinte, dans le grand-silence et les farces de pseudo-réconciliation organisées par l’état colonial et ses acolytes des églises catholique, anglicane et unie, c’est être complice du crime ni plus ni moins…

Dans le documentaire sur le siège d’Oka en territoire Mohawk (1990), “Acts of Defiance” d’Alec McLeod, une Indienne membre du conseil des femmes mohawk dit ceci devant un public essentiellement canadien/québecois venu aux nouvelles : « … regardez bien ce qui se passe ici, parce que quand ils en auront fini avec nous, ce sera votre tour… ». Paroles profondes et prémonitoires à méditer grandement, parce qu’en définitive, nous les peuples, sommes tous des colonisés et qu’il est plus que temps de le clamer : çà suffit !

Source : https://resistance71.wordpress.com/meurtre-par-decret-le-...

 

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En savoir plus sur la Commission Vérité & Réconciliation :

https://resistance71.wordpress.com/?s=commission+v%C3%A9r...

 

On peut suivre aussi l’évolution de cette affaire sur le site très informé de la blogueuse canadienne Jo Busta Lally :

https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/02/25/discovery-tr...

https://jbl1960blog.wordpress.com/2016/07/06/autodafe-de-...

 

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Kevin Daniel ANNETT

Murder by Decree : The Crime of Genocide in Canada - A Counter Report to the “Truth and Reconciliation Commission”

CreateSpace Independent Publishing Platform (23 février 2016)

402 pages – 20 $ - En anglais. (La seule traduction – partielle - en français est celle de Résistance71).

 

 

L’auteur :

Kevin Daniel ANNETT est un Canadien né en 1956, qui a été ordonné prêtre de l’Église Unitaire du Canada en 1990. Pasteur de l’église St Andrew d’Alberni de 1992 à 1995. Excommunié (limogé) sans justification pour avoir rendu publiques la mort d’enfants aborigènes et le vol de terres par l’Église Unitaire. Il n’a pas, depuis, cessé de participer à tous les mouvements réclamant justice pour les Amérindiens. Il est aussi l’auteur de Hidden from History. The Canadian Holocaust (2001 – inédit en français). Il est co-fondateur du International Tribunal into Crimes of Church and State (ITCCS). Il est aussi l’auteur-réalisateur d’un film documentaire (Unrepentant, 2007).

 

Présentation des éditeurs :

Murder by Decree est la compilation d’archives non censurées sur l’extermination dûment planifiée des enfants autochtones du Canada dans des meurtriers « pensionnats pour Indiens ». Ce livre est un contre-rapport dénonçant la mascarade de justice rendue par l’État et l’Église sous le nom de « Commission Vérité et Réconciliation » (CVR)

Basé sur des témoignages directs (témoins oculaires ou concernés)  et sur une documentation délibérément supprimée ou ignorée par la CVR, Murder by Decree (en français : Meurtre par décret) prouve sans l’ombre d’un doute que le génocide des populations indigènes a commencé, au Canada, par une campagne d’extermination religieuse et se poursuit aujourd’hui sous forme de politique gouvernementale.

Des faits saisissants y sont révélés :

– Plus de la moitié des enfants indiens pensionnaires de ces écoles ont commencé à mourir l’année même où elles ont été ouvertes par l’Église (NdT: en fait, trois églises ont principalement géré ce « programme d’assassinats » : catholique, anglicane et unie du Canada)

– L’énorme taux de mortalité n’a pas diminué pendant plus d’un demi-siècle, suite à des pratiques délibérées relevant de la guerre bactériologique, en observance d’un « quota mensuel de décès» prescrit.

– Les preuves de ces crimes et de leur nature intentionnelle (NdT : ce qui qualifie le terme de « génocide » est l’intentionnalité de l’assassinat de masse…) ont été systématiquement et régulièrement détruites par la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) et par les églises catholique, anglicane et unie du Canada depuis au moins 1960.

– Le génocide est toujours en cours aujourd’hui et vise les femmes et les enfants indigènes ; il est piloté par des intérêts entrepreneuriaux qui entendent s’emparer des terres et des ressources natives.

Meurtre par décret est publié à compte d’auteurs par l’International Tribunal for the Disappeared of Canada (ITDC), une coalition internationale de juristes et de militants pour les droits de l’Homme siégeant à Bruxelles et à Toronto. Elle a été formée en Décembre 2015 pour enquêter sur les disparitions de personnes au Canada, pour poursuivre en justice les responsables quels qu’ils soient et pour faire en sorte que le Canada ne puisse effacer ni dissimuler ses crimes contre l’humanité.

Ce rapport est une réponse à ces crimes et une sommation, tant au monde qu’aux Canadiens, d’avoir à cesser de vivre volontairement sous des régimes politiques génocidaires.

Pour plus d’info : disappearedofcanada@gmail.com

 

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Nous en profitons pour rappeler que Léonard Peltier est toujours – depuis 40 ans ! – emprisonné quoiqu’innocent dans le seul but de le neutraliser, pour le seul crime d’être Indien. Au trou depuis bien plus longtemps que ne le fut Nelson Mandela (28 ans) et même que ne l’est Georges Ibrahim Abdallah (32 ans). C’est aux USA, pas au Canada, mais les oppresseurs sont indiscernables les uns des autres et les opprimés sont frères.

 

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Oui, c’est John Lennon. Neutralisé lui aussi. Autrement.

 

Léonard a en France un comité de soutien : http://freepeltier.free.fr/

Un autre international : http://www.whoisleonardpeltier.info/ qui demande en vain à Barack Obama d’user de son droit de grâce.

Si vous ne connaissez pas l’histoire du plus ancien prisonnier politique de la planète, la voilà : http://amerindien.e-monsite.com/pages/pourquoi-leonard-pe...

 

 

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Dernière minute :

 

Bradley – Chelsea – MANNING est hospitalisé. On ne sait pas encore pourquoi.

La nouvelle a été annoncée par ses avocats.

À suivre.

 

Mis en ligne le 9 juillet 2016

 

 

 

 

 

 

 

10:05 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |