05/05/2016

BALAYONS DEVANT NOS PORTES / BELGIQUE

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Balayons devant nos portes / Belgique

 

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Quand la Belgique emprisonne les droits de l’homme...

Shanan Khairi – LGS – 29 avril 2016

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Les Ligues des Droits de l’Homme, affiliées de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH). Ces mots résonnent comme des garants de nos droits individuels et collectifs. Comme ceux qui rappellent nos dirigeants à leurs engagements. Comme ceux qui veillent à ce que les concepts d’Etat de droit et de Liberté ne se voient pas vidés de leur sens.

Le 2 avril 2016 restera en Belgique le jour où le président de la Ligue des Droits de l’Homme belge, Alexis Deswaef, a été arrêté sur le fronton de La Bourse et emprisonné. Arrêté pour ce qu’il représentait. Emprisonné sans autre motif que politique. Pas par erreur. Pas de par le zèle d’un obscur fonctionnaire de police. Non. A dessein. Consciemment. Par Pierre Vandersmissen, commissaire-divisionnaire de la ville de Bruxelles, lui-même.

Cet acte apparaît d’autant plus scandaleux que, la semaine précédente, la police de Bruxelles avait, sous le contrôle direct du commissaire Vandersmissen, escorté et laisser défiler impunément quelques centaines de néo-nazis venus de Flandre pour exécuter des saluts hitlériens et agresser des Bruxellois sur le même fronton de La Bourse.

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/quand-la-belgique-emprisonne-...

 

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Une belle tête de Waffen, le commissaire ?

Allons, allons, pas de médisance !

(Il n’a pas encore de lunettes noires)




 

Mais il a des soutiens…

Dont celui-ci n’est qu’un échantillon

(On vous met ça en entier parce qu’il n’y a pas moyen de faire autrement)

ICI :

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On savait que lors de son arrestation pour participation à la manifestation d’extrême-gauche interdite du 2 avril, l’avocat Alexis Deswaef, président de la Ligue des Droits de l’Homme, avait honteusement menti en affirmant qu’il était là « en tant que simple citoyen », alors que d’innombrables preuves attestent qu’il était coorganisateur de la manifestation (lire notre article). Mais peu après, il s’est enfoncé dans le mensonge en accusant injustement le commissaire Vandersmissen d’être avoir été décrié pour ses méthodes.

 

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Le commissaire Vandersmissen, l’honnête policier calomnié par l’avocat véreux Deswaef

Ainsi, il a été répété ad nauseam que le commissaire Pierre Vandersmissen avait fait l’objet de plaintes pour traitement dégradant, abus d’autorité et racisme, après une manifestation de Congolais devant la Bourse le 4 janvier 212 (voir par exemple 7sur7). Mais curieusement Deswaef, ainsi que la presse gauchiste qui semble lui être asservie, « oublient » que le commissaire et ses policiers ont bénéficié d’un non-lieu total le 24 novembre 2015.

Le comble, c’est que Deswaef le savait mieux que quiconque : c’est lui-même qui défendait les sept Congolais qui avaient porté plainte ! Pire, la justice les a condamnés à indemniser les policiers de leurs frais de procédure. Et les Congolais n’ont même pas interjeté appel !

La Dernière Heure, qui a réussi se procurer la décision de chambre du conseil, nous en révèle les détails (voir http://www.dhnet.be/actu/faits/exclus ... -5707e30335708ea2d4576152) :

  • Abus d’autorité ? « Il n’existe pas la moindre charge », dit le jugement.
  • Usage illégitime de la violence ? « L’usage de la force déployée a poursuivi un but légitime de mettre fin au rassemblement de fait non autorisé de manifestants. La force n’a été utilisée que comme moyen ultime; son usage a été opportun, raisonnable et proportionné. »
  • Traitement dégradant ? « La chambre du conseil cherche en vain ce qui, dans le comportement (du commissaire Vandersmissen et de ses collègues) serait constitutif des éléments de cette infraction. »
  • Atteinte arbitraire au droit constitutionnel de manifester ? « Il n’existe pas la moindre charge ».
  • Racisme, discrimination et/ou acte inspiré par le racisme ou la xénophobie ? « Les seules injures proférées l’ont été par certaines parties civiles (clients de Me Deswaef) à l’égard des forces de l’ordre. »

Bref, ce procès n’était que calomnie malhonnête et mensonges éhontés, destinés à ternir l’image de l’honnête commissaire Vandersmissen et de la police, dans leur rôle salutaire de maintien de l’ordre public.

Deswaef fait clairement partie de ces vermines que le professeur américain Thomas Sowell appelle les intellectuels : ceux qui ont pour gagne-pain « de produire et de diffuser des concepts sans avoir à les confronter avec la réalité, et qui les valident uniquement par l’appréciation des autres intellectuels et du public ». S’estimant être les parangons d’une « morale » qu’ils croient universelle, les intellectuels s’autoproclament « anges du bien luttant contre les démons du mal » et se dispensent de fournir toute preuve factuelle des concepts nés dans leur imagination (lire notre article RTBF – intellectuel ou intelligent?).

La Ligue des Droits de l’Homme que préside Deswaef est un repaire de ces intellectuels gauchistes, qui confondent égalité des droits et égalité des résultats. En effet, l’égalité des droits, c’est le principe juridique selon lequel tous les citoyens sont égaux devant la loi. Ce qui en Belgique est clairement le cas, à part quelques classes privilégiées comme les politiciens, qui bénéficient d’une immunité parlementaire, et les syndicats, qui ne sont soumis à aucun contrôle financier.

Mais l’égalité des résultats, c’est le mythe selon lequel toutes catégories d’individus devraient obtenir les mêmes résultats, quelques soient leur capacité ou leur volonté. Et pour ces intellectuels, toute inégalité de résultat est un signe de « discrimination », terme qu’ils ont élevé au rang de péché suprême !

Deswaef et la Ligue des Droits de l’Homme estiment que les illégaux ont tout les droits et qu’il est « raciste » de maintenir nos frontières. Ils font partie de ces immigrationnistes qui sont, par leur aveuglément doctrinaire, sont responsables de l’immigration massive de populations extra-européennes qui ne peuvent s’intégrer et des attentats terroristes qui en découlent. Il est grand temps que ces nuisibles soient jugés et condamnés pour leur implication coupable.

 J.S.
Le Peuple

Voir aussi la page FaceBook de Soutien à Monsieur Vandersmissen


http://www.l-union-fait-la-force.info

http://lepeuple.be/deswaef-menteur-vandersmissen-blanchi/...

 

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Si même les merdias font la fine bouche

 

http://www.7sur7.be/7s7/fr/36487/Attentats-a-Bruxelles/ar...

https://www.rtbf.be/info/regions/bruxelles/detail_manifes...

http://www.dhnet.be/actu/belgique/polemique-une-page-face...

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20160404_00805982/au-dela-d...

 

Ah, vous avez bonne mine, vous,  les Français, avec votre pauvre petit Le Pen de rien du tout !

Ça ne vous plairait pas, le Secteur Droit à vos portes ?

 

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« L’art de la guerre »

Bombes nucléaires pour l’Italie, l’Allemagne, la Belgique, la Hollande et la Turquie

Manlio Dinucci  – Réseau Voltaire 27 avril 2016

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Cinq États non-nucléaires violent actuellement le Traité de non-prolifération en hébergeant des bombes atomiques états-uniennes. Ces armes devraient être prochainement modernisées, alors même que Washington vient d’organiser un sommet… contre les violations du Traité.

« Merci, président Obama. L’Italie poursuivra avec une grande détermination son engagement pour la sécurité nucléaire » : c’est ce qu’écrit sur twitter le Premier ministre Matteo Renzi, après avoir participé au sommet de Washington sur ce thème en avril.

« La prolifération et l’utilisation potentielle d’armes nucléaires — crit le président Obama dans la présentation du sommet — constituent la plus grande menace pour la sécurité mondiale. C’est pour cela, il y a sept ans à Prague, que j’ai pris l’engagement que les États-Unis cessent de diffuser des armes nucléaires ».

Au moment justement où il déclare cela, la Fédération des scientifiques américains (Fas) fournit d’autres informations sur les B61-12, les nouvelles bombes nucléaires étasuniennes en phase de développement, destinées à remplacer les actuelles B61 installées par les USA en Italie, en Allemagne, en Belgique, en Hollande et en Turquie. Des tests sont en cours pour doter la B61-12 de capacité anti-bunker, c’est-à-dire celle de pénétrer dans le sous-sol, en explosant en profondeur pour détruire les centres de commandement et autres structures souterraines dans une première frappe nucléaire.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article191501.html

 

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Dette

 

Bombes d’aujourd’hui, bombes d’hier...

 

Les bombes démodées – mais non déchargées – que vont remplacer celles dont parle Manlio Dinucci, sont là depuis le début des années 1980.

En 1983, une poignée de jeunes Belges entreprit d’attirer l’attention des autres Belges sur l’illégalité et l’inacceptabilité morale de ces « dépôts ».

Ils s’appelèrent CCC (Cellules Communistes Combattantes)…

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Et firent sauter, pendant deux ans, quelques hauts lieux du capitalisme et de l’occupation étrangère (siège du patronat, pipe-line de l’OTAN, etc.).

Jusqu’à ce qu’un « accident » entraînant mort d’homme fût soigneusement organisé pour pouvoir les incriminer aux yeux du public. Et alors, seulement, on les arrêta.

Ils ont passé leur jeunesse en prison – dix-sept ans – dont la moitié à l’isolement complet, dans l’indifférence voire la réprobation générale d’une belgitude repue et volontairement esclave.

Ils s’appelaient Pierre Carette, Bertrand Sassoye, Pascale Vandegeerde…

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Aux vaincus

 

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Fête des mères

On vous renvoie à nos vœux de 2014. Les mêmes, aux mêmes.

On les espère tous et toutes en vie.

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http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs....

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 Mis en ligne le 5 mai 2016.

 

 

 

 

16:55 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/05/2016

LE PASSÉ QUI NE MEURT PAS

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Le passé qui ne meurt pas :

Des fragments d’URSS sur la carte de l’Europe

 

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Nagorno Karabakh – Transnistrie – Abkhazie – Ossétie du Sud

Cesare Corda – Saker Italia 5 avril 2016

 

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Éparpillés dans les immenses territoires qui faisaient partie de l’Union Soviétique et, avant elle, de l’empire tsariste, il existe des coins du monde qui ont été oubliés par le progrès, où même l’histoire semble s’être arrêtée pour s’accorder une pause de réflexion.

Ce sont des fragments d’une civilisation qui n’existe plus, sinon dans la mémoire de ceux qui y ont passé et qui lui ont voué une partie de leur vie, pour ensuite – au début des années 90 – être projetés sans préavis dans une société complètement différente, compétitive, agressive, impitoyable, qui, en l’espace de peu d’années, a d’abord mis en doute puis répudié et ridiculisé, et enfin précocement jeté aux oubliettes, des usages, des idéologies, des modes de vie et de parler, de s'habiller et de penser, qui avaient été ceux de plusieurs générations de citoyens soviétiques et semblaient pouvoir durer au moins aussi longtemps encore.

Mais, presque par magie, par farce ou à cause de l’enchevêtrement chaotique des jeux de la géopolitique, quelques lambeaux de territoire ont été miraculeusement épargnés par la vague de la modernisation et de l’occidentalisation, et, résistant, indociles, ils portent témoignage de ce monde du passé auquel ils appartiennent encore orgueilleusement.

 

Transnistrie

En mars 2013, avec mes amis Giulio et Jacopo, nous sommes arrivés en voiture à Tiraspol, capitale de la Transnistrie, venant de Chisinau, capitale de la Moldavie.

Jusqu’en 1990, la Moldavie et la Transnistrie avaient formé, au sein de l’URSS, une seule république : la République Socialiste Soviétique Moldave. Et encore aujourd’hui, au niveau international, l’indépendance de la Transnistrie n’est reconnue officiellement par aucun pays.

Pourtant, depuis 26 ans déjà, un peu avant Bender et le fleuve Dniestr, passe une frontière bien gardée et les deux pays vivent désormais séparés de facto.

 

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La Transnistrie, enserrée entre la Moldavie et l’Ukraine, et, plus au sud, la Gagaouzie. La Transnistrie contrôle un territoire de 3.567 kms2 (soit un peu moins que la Ligurie) pour une population de 550.000 habitants. La Gagaouzie, quant à elle, couvre un territoire de 1.832 kms2 et compte une population de 160.000 habitants.

 

Un vent fort et très froid soufflait en ce mois de mars à Tiraspol, mais le spectacle qui nous attendait valait infiniment plus que n’importe quel inconfort atmosphérique.

Pour qui avait, comme moi, commencé à visiter les républiques nées de la dissolution de l’URSS au début des années 90, ce fut une véritable remontée dans le temps.

En nous promenant sur la Prospekt principale de la ville, il nous semblait être revenus vingt ans en arrière. Les rues et les maisons semblaient être restées intactes pendant ces deux décennies, sans qu’aucune tentative de ravalement ait osé les contaminer. Les magasins exposaient leurs marchandises de manière simple et sans apprêt, comme à l’époque soviétique ou comme le faisaient – si quelqu’un s’en souvient – les magasins modestes de province, dans l’Italie des années 70. Les cafés et les restaurants, spacieux, vides, ouatés, d’une élégance vintage et nostalgique, où on aurait pu passer des journées entières à converser à mi-voix en sirotant de la vodka (précisément ce que nous avons fait, d’ailleurs pendant des heures et des heures, sans nous apercevoir que le temps passait – quelle importance cela pouvait-il avoir ? – seul le temps perdu est du temps gagné)… Le vieux cinéma soviétique où nous sommes entrés voir un  film, je ne me rappelle même plus lequel, juste pour savourer l’atmosphère du lieu… La seule discothèque (ou serait-il plus juste de dire la seule salle de bal ?)… Jusqu’à la musique, qui était encore celle d’antan.

Nous avons passé plusieurs jours dans ce paradis perdu, à répéter chaque jour les mêmes lents rituels, dans le but de nous faire assimiler le plus complètement possible par les rythmes de cette ville qui nous avait temporairement phagocytés. Et c’est là, entre une petite vodka et l’autre, que nous avons pris la décision de visiter tous les « états non reconnus » qui étaient nés sur les ruines de l’URSS.

 

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Le centre de Tiraspol, capitale de la Transnistrie, un jour de fête.

 

L’histoire de cet état et la manière dont il a obtenu son indépendance – comme toujours par une guerre plus ou moins cruelle – mérite d’être approfondie.

L’Union Soviétique était, en fait, composée, à un premier niveau de division administrative, de 15 républiques [1], mais chacune de ces républiques contenait à son tour de nombreuses régions et provinces dotées d’une condition plus ou moins haute d’autonomie (oblast, krai, etc.) ou formant elles-mêmes d’autres républiques mineures.

La dissolution de l’URSS, quoi que nous en ait raconté la presse occidentale, fut un événement non pas voulu mais au contraire subi par la très grande majorité des 15 républiques [2]. Ils étaient de loin les plus nombreux ceux qui auraient préféré continuer à vivre dans un état multi-ethnique, plutôt que se retrouver citoyens d’états nationaux à forte empreinte ethnique et nationaliste, souvent intolérants envers les minorités.

La Moldavie fut dans ce cas. D’après le recensement de 1989, vivaient en Moldavie une majorité de Moldaves-Roumains (64,5%) mais beaucoup d’entre eux s’étaient depuis longtemps russifiés et avaient préféré user du russe comme langue, plutôt que du roumain [3], une forte minorité slave de Russes et d’Ukrainiens (26,8%) et d’autres minorités moins importantes, parmi lesquelles des Gagaouzes (3,5%) et des Bulgares (2%).

En Transnistrie cependant (c’est-à-dire dans la mince bande de territoire à l’est du Dniestr) les rapports numériques étaient inversés, avec 54% de Slaves contre 40% de Moldaves (dont la majorité, cependant, était russophone).

La décision des autorités moldaves d’abolir le russe comme langue officielle en faveur du roumain, et, dans le même temps, de remplacer le roumain écrit en caractères cyrilliques (utilisé de tout temps en Moldavie) par le roumain écrit en caractères latins (utilisé en Roumanie), déchaîna les premières protestations, qui, rapidement, se muèrent en tumulte dans tout le pays.

En Transnistrie, en 1990, fut organisé un référendum sur l’indépendance vis-à-vis de la Moldavie, dont le résultat fut favorable à plus de 90% des voix. En vertu de quoi, le 2 septembre 1990, la Transnistrie déclara unilatéralement sa sécession et la formation d’une république indépendante.

Après la dislocation de l’URSS, la Moldavie, appuyée par la Roumanie, entreprit une campagne militaire pour reprendre le contrôle de la république sécessionniste. On vit alors combattre d’une part l’armée régulière moldave, renforcée de nombreux paramilitaires et volontaires roumains, de l’autre,  la population civile de la Transnistrie, qui reçut cependant l’aide décisive de la 14e armée russe, laquelle était justement stationnée à Tiraspol sous les ordres du général Aleksandr Ivanovitch Lebed, et qui remporta une nette victoire sur l’armée moldave, allant même jusqu’à traverser la frontière naturelle représentée par le fleuve Dniestr, pour prendre possession de la ville à majorité russophone de Bender [4].

L’indépendance de la Transnistrie qui, qui dure depuis vingt-cinq ans, est aujourd’hui, cependant, mise en péril, du fait des déséquilibres politiques dans l’Ukraine voisine.

Comme on le voit, le territoire de la Transnistrie a une forme anormalement allongée et s’étend le long de la rive orientale du Dniestr.

L’Ukraine, dès le début des années 90, s’était fait protectrice, avec la Russie, de l’indépendance du petit pays contigu et de sa majorité d’habitants slaves (dont beaucoup étaient justement de nationalité ukrainienne).

Aujourd’hui, pour complaire à ses nouveaux alliés occidentaux, le nouveau gouvernement ukrainien a complètement renversé sa position à l’égard de la Transnistrie, allant même jusqu’à la menacer d’une intervention militaire unilatérale et non provoquée.

C’est ainsi que la Transnistrie se trouve coincée entre deux voisins hostiles (la Moldavie et l’Ukraine, auxquelles s’ajoute à présent la Roumanie), bien trop loin de la Russie, et avec un territoire véritablement difficile à défendre [5].

La demande d’annexion à la Russie (faite en 2014 par la Transnistrie suite à celle de la Crimée) n’a pas encore, à ce jour, été prise en considération, et la vulnérabilité du petit état se prête très bien à la création, par ses voisins hostiles, d’un casus belli.

Même la Moldavie voisine, cependant, ne peut pas être sûre de maintenir son intégralité territoriale. Une seconde région séparatiste, la Gagaouzie, habitée par une majorité de 82% de Gagaouzes [6] russophones opposés au processus de roumanisation forcée et de rapprochement avec l’U.E., menace depuis un certain temps de faire sécession elle aussi.

 

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Dans les rues de Tiraspol

 

Nagorno Karabakh

Deux ans plus tard, en 2015, toujours à trois, nous avons décidé de visiter le Nagorno Karabakh [7], l’enclave arménienne en territoire azéri, théâtre d’une guerre sanglante qui s’est déroulée de 1988 à 1994, et s’est conclue par l’indépendance de facto de la République.

À la vérité, la guerre ne s’est jamais vraiment arrêtée et, comme dans le cas de la Transnistrie, la République du Nagorno Karabakh n’est reconnue par aucun état au monde. Justement, il y a quelques jours [de la mise en ligne de ce papier, NdT], les hostilités se sont soudain rallumées par une nouvelle agression de l’Azerbaïdjan, et ces hostilités sont toujours en cours avec pertes humaines des deux côtés.

 

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Le Nagorno Karabakh occupe une superficie de 11.458 kms2 (un peu moins que le Trentin-Haut Adige)

 

Atteindre le Nagorno Karabakh n’est pas simple. La seule route praticable est celle qui part d’Erevan, capitale de l’Arménie, et, après huit heures de montées et de descentes dans les montagnes du Caucase, on arrive à Stepanakert, capitale de la République montagnarde autoproclamée.

Quand nous sommes arrivés en Arménie, c’était cette fois aussi le mois de mars et, après un substantiel repas dans le merveilleux centre historique d’Erevan suivi de la petite vodka rituelle, nous nous sommes arrangés sur le prix avec un taxi et nous avons mis le cap sur notre objectif.

Le premier tronçon de route est en plaine et court le long des pentes du mont Ararat [8] (la montagne sacrée des Arméniens, haute de 5.137 mètres, dont le nom signifie « Création de Dieu » en langue arménienne, mais qui, aujourd’hui, se trouve hors frontières, en territoire contrôlé par les Turcs).

Au bout de quelques heures cependant, la route commence à serpenter dans les montagnes enneigées du Caucase. Nous l’avons parcourue toute sans faire de halte, en sirotant de grosses bouteilles d’excellent vin arménien  et en écoutant les souvenirs de guerre de notre taxi, qui était justement un montagnard du Karabakh. Plus d’une fois, il nous est arrivé de nous retrouver au milieu d’une colonne de blindés et d’autres véhicules militaires qui se dirigeaient vers le front, et plus d’une fois nous avons entendu des tirs (je ne sais pas s’il s’agissait de véritables escarmouches, qui sont par là à l’ordre du jour, ou de simples exercices par l’Armée de Défense du Nord Karabakh).

Nous sommes arrivés à Stepanakert au crépuscule et, après avoir trouvé à nous loger dans un modeste hôtel du centre-ville, nous avons commencé à parcourir la grande rue centrale, à la recherche d’en endroit où dîner.

La capitale du Karabakh est, si c’est possible, encore plus hantée et silencieuse que Tiraspol. Il s’agit en réalité d’un village de montagne isolé du reste du monde, situé dans un territoire où des opérations de guerre, quoiqu’à une échelle limitée, durent maintenant depuis près de trente ans. On y voit beaucoup de soldats, très peu de jeunes, de très rares lieux publics, des rues obscures qui se vident à la tombée du jour. Nous nous sommes longuement promenés dans ce lieu amène et élégiaque et, pour finir, nous avons réussi à nous restaurer dans une rustique pizzeria locale, qui servait une espèce de pizza turque ; après quoi, nous nous sommes transférés dans un sombre petit bar pour y finir la soirée, tandis que dans les rues non éclairées régnait un silence irréel.

Nous avons terminé la nuit dans la grande chambre quasi vide de notre hôtel. Nous n’avions guère de temps pour cette visite, notre intention étant de passer nos peu de jours disponibles dans la plaisante Erevan. C’est pourquoi, dès le lendemain matin, notre taxi nous attendait pour l’épuisant voyage de retour.

À cette heure du jour, la ville était plus animée et plus colorée. Nous avons fait une dernière promenade, y avons acheté quelques souvenirs et, après l’abondant déjeuner de rigueur et une brève visite au monument de Dedi Baba, nous avons repris la route. Nous avions prévu une brève halte dans la petite ville historique de Şuşa (Chouchi) pour visiter sa cathédrale et son monastère, avant de continuer vers l’Arménie où nous devions arriver dans la soirée.

 

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Le centre de Stepanakert, capitale du Nagorno Karabakh

 

Le maintien de l’indépendance de l’isolé Nagorno Karabakh est depuis toujours en péril, dans des conditions par bien des côtés analogues à celles de la Transnistrie.

Les velléités indépendantistes s’y sont manifestées depuis 1988, quand l’URSS était en phase de désintégration. L’enclave arménienne, qui avait accepté de faire partie de la République Socialiste Soviétique d’Azerbaïdjan, dans le cadre d’une Union Soviétique multi-ethnique, n’avait nulle intention de faire partie d’un Azerbaïdjan indépendant et nationaliste, et aspirait par conséquent à se rattacher à sa mère-patrie la République d’Arménie. En 1991, au moment de la désintégration de l’URSS, la guerre couvait. Le parlement du Karabakh vota la sécession d’avec l’Azerbaïdjan et les Azéris, supérieurs en nombre, plus riches et mieux armés, envahirent la région avec l’appui de la Turquie. Stepanakert fut bombardée pendant de longs mois (précisément depuis Şuşa qui était un point d’appui azéri) et de vastes parties de la République tombèrent aux mains des Azéris. La ténacité des montagnards arméniens ne se démentit cependant jamais. En mai 1992, la prise de Şuşa permit de desserrer l’encerclement de la capitale et de rendre moins meurtriers les bombardements dont elle avait souffert quotidiennement, tandis que la conquête du village de Latchin, d’importance stratégique essentielle, permettait d’ouvrir une voie de communication avec l’Arménie. D’où affluèrent dès lors les soutiens militaires et les biens de première nécessité pour la population. La libération de Martakert suivie de celle d’Agdam, toutes les deux en 1993, ont marqué la victoire définitive de l’Arménie, consacrée par les accords de Bichkek et par un cessez-le-feu.

Il s’agit cependant d’une trêve fragile. L’Azerbaïdjan n’a jamais vraiment accepté la perte de la région. L’Azerbaïdjan est beaucoup plus riche et plus peuplé que l’Arménie, et grâce aux ressources que lui garantit l’extraction de son pétrole, il a un budget militaire potentiellement très supérieur. Il jouit en outre de l’appui de la Turquie, qui lui est apparentée par la langue, la religion et l’origine ethnique de sa population.

L’Arménie, en revanche, isolée sur les montagnes du Caucase et entourée d’états plus puissants qui lui sont hostiles, vit presque exclusivement des envois de fonds de la Diaspora arménienne [9] et est sujette à une dépopulation progressive, du fait que les jeunes préfèrent aller chercher fortune en Russie plutôt que rester dans leur pays, qui leur offre si peu de perspectives.

Le Nagorno Karabakh, tout comme la Transnistrie, a un avenir incertain et rempli d’embûches ; il se présente comme le lieu idéal où créer un casus belli [10] et rouvrir des hostilités sur une vaste échelle.

 

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Dans les rues de Stepanakert

 

Abkhazie et Ossétie du Sud

Cette année, une nouvelle fois en mars et toujours avec Jacopo et Giuliano, j’ai visité l’Abkhazie.

En partant en voiture de la ville russe de Sotchi, le voyage ne dure que trois heures, par la route qui longe la Mer Noire et qui permet de contempler des paysages véritablement remarquables, avec les montagnes du Caucase qui descendent à pic dans la mer.

Ce que longe la partie russe de la route est une riviera constellée d’édifices modernes, de grands palais, d’hôtels et de résidences de luxe, mais dès que l’on passe la frontière avec l’Abkhazie, le spectacle change complètement. Commence alors le voyage de retour dans le temps qui nous fascine tellement.

Avant de partir, à Sotchi, beaucoup nous avaient déconseillé cette destination, soutenant qu’elle était risquée du fait de la présence de « brigands abkhazes » et de bandits qui arrêtent les voitures sur cette route pour voler les voyageurs. Il est possible que cela puisse effectivement se produire si on s’aventure dans quelque village perdu des montagnes, mais le long de la route principale qui relie Sotchi et la Russie à la capitale abkhaze, Soukhoumi, je tiens ce genre de rencontres pour invraisemblables. Nous, en tout cas, n’en avons pas fait, ni à l’aller ni au retour.

Soukhoumi est une gracieuse petite ville qui, comme Tiraspol et Stepanakert, rappelle par beaucoup de côtés la vie au temps de l’Union Soviétique. Pour qui cherche palais modernes, magasins à la mode et lieux de plaisir bruyants et très éclairés, ce n’est certes pas l’endroit idéal. On peut cependant y trouver de bons restaurants, un bord de mer très agréable, un centre historique intéressant, et surtout, on y retrouve cette atmosphère du passé qui, comme un voile transparent et protecteur, enveloppe la ville et la rend fascinante et un peu mystérieuse.

La proximité de la mer et la relative tranquillité de la région en font un lieu de villégiature possible, au remarquable potentiel touristique à très bon marché. Mais, jusqu’à présent, seuls quelques voyageurs – presque tous russes – ont découvert cet endroit.

Les villes maritimes italiennes du siècle dernier ressemblaient probablement assez fort à ce qu’est aujourd’hui Soukhoumi, et si on y ajoute quelque connaissance recommandée d’un peu de russe, il y a là une destination vraiment plaisante, où passer quelques jours loin des destinations touristiques traditionnelles, à savourer la cuisine locale dans quelque petit restaurant côtier, à se promener sur la plage et à déambuler dans les rues du centre historique.

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L’Abkhazie a un territoire de 8.432 kms2 (un peu plus petit que les Abruzzes) et une population de 24.000 habitants. L’Ossétie du Sud a un territoire de 3.900 kms2 (plus ou moins l’étendue du Molise) et une population de 55.000 habitants.

 

L’Abkhazie et l’Ossétie du Sud  (que nous n’avons pas encore visitée mais que  nous nous proposons de visiter le plus tôt possible) faisaient partie, au temps de l’URSS, de la République Socialiste Soviétique de Géorgie. Celle-ci n’était pas habitée que par des Géorgiens, mais précisément aussi par des Abkhazes et des Ossètes (sans compter d’autres minorités ethniques de la très complexe mosaïque de peuples du Caucase).

Les Abkhazes sont un peuple caucasien présent dans la région depuis l’époque byzantine (en 780, ils ont fondé un premier royaume d’Abkhazie indépendant qui s’est maintenu jusqu’en 1008 [11] ; ils ont une langue à eux, qui appartient au groupe des langues caucasiennes nord-occidentales et, du point de vue religieux, ils se divisent en chrétiens orthodoxes et musulmans sunnites.

Les Ossètes, en revanche, proviennent de l’antique peuple des Alains [12]. Politiquement, ils sont partagés entre l’Ossétie du Nord, qui fait partie de la Fédération de Russie, et l’autoproclamée Ossétie du Sud, qui s’est détachée de la Géorgie. Ils sont de religion chrétienne orthodoxe et leur langue est similaire au persan.

De manière analogue à ce que nous avons vu pour la Transnistrie et pour le Nagorno Karabakh, ces deux régions, au moment de la fragmentation de l’URSS, se sont retrouvées à faire partie d’un état national – la Géorgie – avec lequel elles n’avaient aucune affinité.

La politique de georgianisation forcée entamée au début des années 90 a amené la déclaration d’indépendance, d’abord de l’Ossétie du Sud [13] (28 novembre 1991), puis de l’Abkhazie [14] (23 juillet 1992), et les guerres qui s’en sont suivies contre l’armée géorgienne, guerres qui, ici comme dans les cas évoqués précédemment, se sont soldées par la victoire des indépendantistes et leur sécession.

 

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La plage de Soukhoumi, capitale de l’Abkhazie

 

En 2008 cependant, la Géorgie, alors gouvernée par l’aventurier pro-américain Saakashvili, a tenté un coup de main et attaqué par surprise (avec l’appui diplomatique US) la petite république de l’Ossétie du Sud, dont elle a bombardé la capitale Tskhinvali. Ce qui, on s’en souvient, a provoqué la réaction immédiate de la Russie, protectrice historique de la région, avec laquelle elle a une frontière en commun.

Les troupes géorgiennes ont été complètement défaites en seulement trois jours. Elles ont dû se replier sur leurs positions de départ et au-delà, tandis que la Russie se décidait à reconnaître l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud et à en assumer la tutelle. (Il s’agit donc là d’états partiellement reconnus [15] et non d’états non reconnus comme ceux évoqués plus haut.)

À la différence de celles de la Transnistrie et du Nagorno Karabakh, l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud n’est donc pas aujourd’hui en sérieux péril. Les deux minuscules républiques ont des frontières directes avec la Russie. Des troupes russes sont présentes sur leurs territoires, et l’éventualité d’une reprise des hostilités de la part de la Géorgie est actuellement très improbable, outre être privée de toute possibilité de succès réelle (à moins d’un appui peu vraisemblable de l’OTAN).

 

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Une rue du centre de Soukhoumi. Les rues plaisantes et arborées du centre historique sont dominées par un édifice massif et sinistre : le palais orange qu’on voit au fond et qui est l’ancien siège du Parlement, à moitié détruit pendant la guerre 1992-1993, resté le symbole de l’indépendance témoignant des sacrifices qu’il faut affronter pour la conquérir et la conserver.

 

Républiques Populaires de Donetsk et de Lugansk

Pour compléter ces informations, au nombre des états non reconnus ou partiellement reconnus de l’aire ex-soviétique, il faut citer encore la République Populaire de Donetsk et la République Populaire de Lugansk [16], autoproclamées en 2014, suite au coup d’état de Maïdan en Ukraine.

J’ai personnellement visité Donetsk et sa région de nombreuses fois avant la guerre et l’indépendance. Donetsk alors n’avait pas grand-chose en commun avec les « fragments d’URSS » décrits dans les pages précédentes, étant de loin la ville la plus riche et la plus moderne de l’ex-Ukraine, avec des infrastructures (je pense à son stade, à son aéroport, à ses centres commerciaux, aujourd’hui totalement ou partiellement détruits par les bombardements sauvages, y compris de ses zones d’habitation, de l’armée ukrainienne), qui auraient pu faire envie à bien des villes d’Europe occidentale.

Évidemment, la guerre et l’indépendance auront bouleversé le Donetsk que je connaissais jusqu’à en changer totalement le visage. Je pense qu’il s’impose de le revisiter le plus vite possible. J’espère pouvoir en faire bientôt la chronique, comme l’ont déjà fait tant de mes compatriotes qui, au cours de ces deux années de guerre, se sont rendus au Donbass pour y apporter de l’aide humanitaire, voire, dans certains cas, pour y combattre dans les rangs de la Résistance aux escadrons de la mort ukrainiens.

___________________   

NOTES

[1] Russie, Ukraine, et Biélorussie, les trois grandes nations slaves. Lituanie, Lettonie, Estonie, les trois républiques bordant la Mer Baltique. La Moldavie, dont la frontière occidentale touche la Roumanie. La Géorgie, l’Arménie et l’Azerbaïdjan au Caucase. Et enfin, les cinq républiques centre-asiatiques : Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan et Turkménistan.

[2] À l’exception des trois républiques baltes, où, effectivement, la majorité des populations était favorable à l’indépendance (sans toutefois tenir compte des fortes minorités russophones, surtout en Lettonie et en Estonie, qui ont au contraire vécu de façon traumatique la séparation  d’avec la mère-patrie et qui, depuis lors, vivent dans un état de semi-apartheid légalisé, honte sans précédent pour l’Europe « démocratique »). Dans toutes les autres républiques, la majorité des populations était favorable au maintien de l’URSS. Dans neuf des quinze républiques (Russie, Ukraine, Biélorussie, Azerbaïdjan, Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan et Turkménistan) fut même organisé, en 1991, un référendum, qui donna partout une large majorité favorable au maintien de l’URSS.

[3] Aujourd’hui encore, quand on se promène à Chisinau, capitale de la Moldavie, on entend parler roumain autant qu’en russe. Dans les campagnes de la Moldavie, le roumain est la principale langue véhiculaire. En Transnistrie, Gagaouzies et dans les municipalités baltes, on parle au contraire principalement le russe.

[4] Ville natale de l’écrivain russe Nicolaï Lilin, qui y a situé certains de ses romans.

[5] La Transnistrie, distante de plus de 500 kms à vol d’oiseau de la frontière russe continentale la plus proche, et qui n’a pas de débouché sur la mer. Sans la collaboration de l’Ukraine, elle est donc militairement indéfendable par la Russie. En réalité, considérant le fait que toute l’Ukraine sud-orientale, de Kharkhov à Odessa, est russophone et russophile, après un hypothétique démembrement de l’Ukraine et un retour de ses régions orientales et méridionales dans l’orbite russe, un continuum territorial avec la Transnistrie serait réalisable.

[6] Les Gagaouzes sont une population d’ethnie turque mais de religion chrétienne orthodoxe et de langue principalement russe (il existe cependant une langue gagaouze, qui a des affinités avec le turc), qui ont migré en Moldavie et dans le Boudjak au début du XIXe siècle en provenance de Bulgarie et d’autres régions qui appartenaient alors à l’empire ottoman.

[7] Cette région montagneuse du Caucase méridional faisait partie du Royaume d’Arménie depuis 190 avant notre ère. Aujourd’hui, elle est encore habitée par des Arméniens et sa langue officielle est l’arménien, mais utilisée là dans sa version orientale.

[8] Selon la légende, c’est sur cette montagne qu’a échoué l’Arche de Noé, après le Déluge Universel.

[9] En fait, sur neuf millions d’Arméniens, seuls trois millions vivent en Arménie. Trois autres millions vivent en Russie, presque un million aux USA, un demi-million en France, 150.000 au Nagorno Karabakh. Il existe aussi de fortes minorités arméniennes en Géorgie, en Iran et en Syrie, tandis que la très nombreuse communauté arménienne de Turquie a été complètement exterminée par les Jeunes Turcs pendant le génocide arménien de 1915-1916 qui a fait environ 1,5 millions de victimes. Suite au refus de la Turquie de reconnaître ce génocide, les relations diplomatiques entre l’Arménie et la Turquie ne sont toujours pas à ce jour normalisées, et la frontière entre les deux pays est fermée et militairement gardée.

[10] En 2014, en plein milieu de la crise ukrainienne, le Département d’État américain a fait très fortement pression sur l’Azerbaïdjan, pour qu’il ouvre un second front au Nagorno Karabakh et, seule la convocation soudaine en août à Sotchi, par Poutine, du président de l’Arménie Serzh Sargsyan et de celui de l’Azerbaïdjan Ilham Aliyev a évité le pire au dernier moment. Depuis quelques jours cependant, une nouvelle escalade a débuté (2 avril 2016), sous forme d’une agression azeri inattendue contre le Karabakh, deux jours exactement après la rencontre du Secrétaire d’État US John Kerry et du président de l’Azerbaïdjan Aliyev à Washington, pour y... discuter des modalités d’une solution au Nagorno KIarabakh. Cette agression est toujours en cours.

[11] À cette date, l’Abkhazie est entrée pour la première fois dans l’orbite géorgienne. Elle a reconquis son indépendance au XIIe siècle, pour la reperdre au siècle suivant à cause de la conquête ottomane.

[12] Peuple nomade de pasteurs guerriers d’origine iranienne, ils sont mentionnés pour la première fois dans la Géographie de Strabon au 1er siècle de notre ère. Au IXe siècle, ils ont formé, sur les montagnes du Caucase, un royaume chrétien qui a duré jusqu’à la fin du XIIIe siècle, quand il fut absorbé par la Horde d’Or mongole.

[13] La guerre d’Ossétie du Sud a duré du 5 janvier 1991 au 24 juin 1992. Les troupes de l’Ossétie du Sud, appuyées par des volontaires venus de l’Ossétie du Nord et avec le soutien de la Fédération de Russie, ont fini par défaire l’armée géorgienne.

[14] La guerre en Abkhazie a duré du 14 août 1992 au 27 septembre 1993. Les troupes abkhazes étaient flanquées de celles de la Confédération des Peuples des Montagnes du Nord-Caucase (Конфедерация горских народов Кавказа) et du bataillon Bagramian, composé de volontaires arméniens résidents en Abkhazie, et elles eurent raison de l’armée nationale géorgienne.

[15] Les deux républiques ont été reconnues non seulement par la Russie, mais également par le Vénézuela, le Nicaragua, les républiques océaniennes de Nauru et de Vanuatu, et la république polynésienne de Tuvalu.

[16] Ces deux états, de formation récente quoique occupant des régions assez limitées à cause de l’agression ukrainienne qui leur a arraché beaucoup de circonscriptions (à ce jour, les territoires sont de 8.550 kms2 pour la République de Donetsk et d’environ 8.350 kms2 pour la République de Lugansk) sont, de très loin, les plus peuplés des états non reconnus. La République de Donetsk compte en fait 2.3 millions d’habitants, et celle de Lugansk, 1.5 million.

Source : http://sakeritalia.it/sfera-di-civilta-russa/il-passato-c...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Meuh, non, ils n’essaient pas du tout de déclencher une guerre atomique mondiale !

 

L’Estonie accueille les troupes de l’OTAN près de la frontière russe

RT en français – 2 mai 2016

 

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Les pays-membres de l’alliance envoient leur contingent militaire en Estonie pour y mener des exercices militaires, baptisés «Spring storm» et qui mobiliseront 6 000 militaires jusqu’au 20 mai.

L'Etat-major estonien des Forces armées a annoncé le début des exercices militaires le 2 mai dans le sud-est du pays, dans les comtés de Tartu, Voru et Polva qui se trouvent dans une zone frontalière de la Russie.

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/international/19946-estonie-accue...

 

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Le présent qui ne veut pas mourir

 

Pour une fois, on va chercher le commentaire à droite :

 

Le temps des coups d’État rampants

Le cas Dilma

Jérôme Leroy – ANTIPRESSE 24 avril 2016

 

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Finalement, aujourd’hui, quand on veut faire un coup d’État, on n’a plus besoin du folklore sanglant de jadis : des chars dans les rues, des paras surarmés aux carrefours, des étudiants parqués dans les stades, des ministres arrêtés au petit matin et deux ou trois brutasses galonnées, si possible en lunettes noires, pour parler sur une unique chaîne de télévision et que les stations de radio diffusent de la musique classique.

Ça, c’était dans le monde d’avant, l’archétype du coup d’État ayant eu lieu un 11 septembre 1973, au Chili. En général, le coup d’État est de droite pour une raison simple : l’armée est rarement de gauche et quand la gauche arrive au pouvoir, c’est toujours considéré par la droite comme un horrible accident de parcours qui trouble l’ordre légitime des choses. Certes, le coup d’État, aussi appelé putsch ou pronunciamiento, est parfois de gauche comme en Russie en 1917 ou au Portugal en 1974. Mais il est suivi d’un processus révolutionnaire alors que le coup d’État de droite est suivi d’un processus réactionnaire. C’est toute la différence par exemple entre Pinochet à Santiago et les capitaines d’avril au Portugal, un guitariste aux doigts tranchés et un œillet dans le canon d’un fusil d’assaut.

Maintenant, en matière de coup d’État, les choses sont à la fois plus compliquées et plus simples. Plus compliquées parce qu’à l’époque d’Internet, il est tout de même très difficile de verrouiller l’information et de fermer ses frontières, même temporairement, deux choses absolument nécessaires quand vous voulez faire le ménage chez vous et apprendre aux partageux de toutes sortes à filer droit. Mais c’est aussi plus simple car l’information n’a plus besoin d’être verrouillée puisqu’elle est entre les mains de quelques-uns et que les banques, par exemple, sont plus efficaces que les blindés pour mettre à genoux un pays.

Souvenons-nous de l’année dernière, en Grèce. Des gens très polis, avec de jolies cravates dans des bureaux climatisés de Bruxelles ont expliqué très calmement mais très fermement à Alexis Tsipras que demander son avis à son peuple n’était pas une chose à faire et que s’il ne signait pas sur le champ un memorandum leur permettant de presser la Grèce jusqu’à la dernière goutte, ils allaient renvoyer son pays à l’âge de pierre en coupant les liquidités : bref, on a vu comment un distributeur de billets vide était plus efficace qu’une mitrailleuse lourde pour faire courber l’échine à toute une population.

Le coup d’État est même parfois invisible, ou presque. Si on accepte comme définition le fait d’imposer à un pays le contraire de ce pour quoi il a voté, il y a eu un coup d’État en France le 8 février 2008. Après avoir fait réviser la Constitution le 4, le président Sarkozy faisait ratifier le traité de Lisbonne par voie parlementaire quatre jours plus tard, traité de Lisbonne qui était, on s’en souviendra, une resucée à peine modifiée du TCE rejeté par 55% des électeurs moins de trois ans plus tôt.

 

Un renversement postmoderne

Un de ces coups d’État new-look, postmoderne pourrait-on dire car il rompt avec les formes anciennes de l’Histoire, se déroule en ce moment au Brésil et c’est la présidente Dilma Rousseff qui risque bien d’en être la victime. Il se trouve que Dilma Rousseff est de gauche, membre du PT (Parti des Travailleurs) au pouvoir au Brésil depuis la première élection de Lula en 2002. Sur le plan politique, le bilan du PT est loin d’être honteux si l’on songe à l’état du Brésil au moment de son arrivée. Un des pays les plus inégalitaire au monde a, tout en respectant l’orthodoxie financière exigée par un FMI toujours aux aguets, réussi à augmenter sa croissance de manière significative, à électrifier l’ensemble du pays et surtout, grâce au programme Bolsa Familia, réduit considérablement l’extrême pauvreté et fait disparaître la faim et la mortalité infantile, tout simplement en conditionnant une aide financière aux familles à la scolarisation et la vaccination des enfants. C’est tout bête, la gauche, la vraie : c’est se demander pourquoi des pays riches produisent des pauvres et se dire qu’il doit y avoir quelque part un problème de redistribution et de répartition. Les choses furent plus difficiles pour Dilma Rousseff mais, malgré tout le bilan est là. Évidemment, il y a eu le scandale Petrobras qui a vu des dignitaires du PT se servir dans la caisse de la grande compagnie pétrolière. Ce n’est pas bien, pas bien du tout.

Mais on remarquera deux choses. La première, c’est que les prédécesseurs du PT faisaient la même chose mais il ne leur serait pas venu à l’idée d’aller envoyer dans les favelas autre chose que des escadrons de la mort. Au moins, la différence entre un corrompu de gauche à la brésilienne et un corrompu de droite, c’est que le corrompu de gauche garde un certain surmoi social. Il se goinfre mais il ne laisse pas les pauvres le ventre vide. On préférerait de vertueux incorruptibles, bien sûr, mais en même temps ce n’est pas nous qui mourrons de faim.

La seconde, c’est que Dilma n’est pour rien dans l’affaire Petrobras. En fait on lui reproche d’avoir maquillé les comptes du pays en finançant des dépenses budgétaires par des emprunts aux banques publiques afin de faciliter sa réélection. Bon, ce n’est pas pour dire mais si cela suffisait à destituer un chef d’État, procédure actuellement en cours au Brésil, nombre de dirigeants européens auraient du souci à se faire. De plus, les députés qui viennent de voter la procédure d’empêchement, eux, pour le coup, sont impliqués dans des affaires de corruption et d’enrichissement avérées.

En plus, quand par hasard on nous parle de la situation au Brésil, c’est pour nous montrer les manifs anti-Dilma et anti-PT en nous parlant de la colère du peuple brésilien face à la malhonnêteté de ses dirigeants et à la politique d’austérité qu’ils font régner. Ce ne sont pas pourtant pas ceux qui souffrent le plus au Brésil, ces manifestants. Le journal Zero Hora nous apprend que 40 % d’entre eux gagnent plus de 10 fois le salaire minimum et que 76 % ont voté en faveur du candidat de droite Aécio Neves lors de la dernière élection présidentielle de 2014.  Et l’on est beaucoup plus discret sur les rassemblements pro-Dilma tout aussi nombreux. Serait-on en présence, très banalement, d’une lutte des classes à l’ancienne avec une bourgeoisie qui ne supporte pas ou plus de voir le pouvoir lui échapper depuis 2002 ? Le tout soutenu par le propre vice-président de Dilma, Michel Temer, venu de la droite, nommé dans un souci d’unité nationale, mouillé jusqu’aux yeux dans l’affaire Petrobras et qui se retourne contre Dilma en multipliant les promesses de ministères aux députés hésitants.

Dilma sauvera-t-elle son poste avec le soutien toujours massif des classes populaires ? On n’en sait rien à l’heure qu’il est mais soyons certains que cette ancienne guerillera qui doit être la seule chef d’État avec Poutine à savoir démonter et remonter une kalach, qu’on surnommait la « durona » du temps de la dictature militaire où elle fut torturée et où elle ne lâcha rien, ne se laissera pas faire. Et que sa défaite serait une mauvaise nouvelle pour la gauche, bien sûr, mais pour toute personne qui croit en cette chère vieille chose qu’est la démocratie.

 

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Comme, sur  80  millions de francophones d’Europe occidentale, il ne s’en est pas trouvé un seul pour sous-titrer cet importantissime discours, le voici dans son portugais d’origine, sous-titré en italien :

 

Dilma Roussef  - Saker Italia – 21 avril 2016

 

 

 

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Pour ne pas, nous, mourir idiots :

 

BRÉSIL - le droit historique de résister

Beto Almeida – Carta Maior – LGS 25 avril 2016

 

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À certaines occasions de l'histoire du Brésil, le droit de résister à un coup d'état ou à la fraude a été utilisé avec succès avec un immense soutien populaire.

Compte tenu de son importance sur la scène internationale, le Brésil a toujours été et reste l’objet de politiques interventionnistes, de sabotages, de déstabilisations de la part des grandes puissances impériales et de leurs mécanismes, qu’ils soient des sociétés transnationales, des moyens de communication, des services d’information et d’espionnage et, plus récemment, des institutions non gouvernementales, mais toujours guidés et financés par les objectifs étatiques de ces grandes nations, et en particulier des États-Unis.

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Source : http://cartamaior.com.br/?/Editoria/Politica/O-direito-hi...

Via : http://www.legrandsoir.info/bresil-le-droit-historique-de...

 

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AMÉRIQUE LATINE : Pourquoi ces changements ?

Bernard Tornare - Overblog - 25 avril 2016

 

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Au cours des cinquante dernières années, il y a eu trois alternances majeures en Amérique latine: la première fut celles des dictatures militaires, elle a échoué; puis sont venu les gouvernements néolibéraux (Collor au Brésil, Fujimori au Pérou, Menem en Argentine, Garcia Meza en Bolivie et au Venezuela Caldera). Ils ont échoué et ont été rejetés par le peuple aux élections. Puis vinrent les gouvernements démocratiques populaires et maintenant il y a une menace que ces gouvernements soient rejetés encore une fois par des gouvernements néolibéraux comme celui de Macri en Argentine.

Nous devons nous demander pourquoi cela s’est produit.

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Source : http://b-tornare.overblog.com/2016/04/amerique-latine-pou...


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AMÉRIQUE LATINE – Fin d’un cycle ou épuisement du post-néolibéralisme

 

François Houtart – CADTM 21 avril 2016

 

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L’Amérique latine fut l’unique continent où des options néolibérales furent adoptées par plusieurs pays. Après une série de dictatures militaires, appuyées par les États-Unis et porteuses du projet néolibéral, les réactions ne se firent pas attendre. Le sommet fut le rejet en 2005 du Traité de Libre Échange avec les États-Unis et le Canada, fruit d’une action conjointe entre mouvements sociaux, partis politiques de gauche, ONG et Églises chrétiennes.

 

Les gouvernements progressistes

Les nouveaux gouvernements au Brésil, Argentine, Uruguay, Nicaragua, Venezuela, Équateur, Paraguay et Bolivie, mirent en place des politiques rétablissant l’État dans ses fonctions de redistribution de la richesse, de réorganisation des services publics, surtout l’accès à la santé et à l’éducation et d’investissements dans des travaux publics. Une répartition plus favorable des revenus des matières premières entre multinationales et État national (pétrole, gaz, minerais, produits agricoles d’exportation) fut négociée et la bonne conjoncture, pendant plus d’une décennie, permit des rentrées appréciables pour les nations concernées.

Parler de la fin d’un cycle introduit l’idée d’un certain déterminisme historique, suggérant l’inévitabilité d’alternances de pouvoir entre la gauche et la droite, notion inadéquate si le but est de remplacer l’hégémonie d’une oligarchie par des régimes populaires démocratiques. Par contre, une série de facteurs permettent de suggérer un épuisement des expériences post-néolibérales, en partant de l’hypothèse que les nouveaux gouvernements furent post-néolibéraux et non post-capitalistes.

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Source : http://cadtm.org/Amerique-Latine-Fin-d-un-cycle-ou

 

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Hillary Clinton et la guerre néolibérale de Wall Street contre l’Amérique Latine

Eric Draitser – Arrêt Sur Info 2 mai 2016

 

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Qu’un coup d’État soit en cours au Brésil et que la droite utilise des mesures politiques extraordinaires pour renverser Dilma Rousseff sont désormais des secrets de polichinelle.

Mais ce dont on parle peu dans tous ces débats sur la destitution de la présidente et la corruption qui gangrène le Brésil est le contexte plus large de toute cette affaire : comment la finance internationale travaille avec Hillary Clinton et d’autres élites politiques américaines pour réaffirmer le Consensus de Washington en Amérique Latine ; comment la droite dans toute la région collabore à ce projet ; et comment cela se manifeste dans les pays visés. Bien que les pièces de ce puzzle puissent être partiellement cachées, il est temps de les assembler pour découvrir le tableau d’ensemble.

Lire la suite…

Source : http://questionscritiques.free.fr/edito/Hillary_guerre_ne...

Via : http://arretsurinfo.ch/hillary-clinton-et-la-guerre-neoli...

 

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RUSSIE

La vie sauvage a repris possession de Tchernobyl

(Savoir quelles malformations et quels cancers elle trimballe est une autre histoire)

 


 

Source : https://www.rt.com/news/340739-chernobyl-wildlife-photogr...

 

 

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Pierre le Grand ne l’a jamais vue ainsi

 

 

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Mis en ligne le 2 mai 2016.

 

Suite

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22:10 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

FRANCE & RUSSIE - Des relations entre hauts et bas

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FRANCE & RUSSIE

Des relations entre hauts et bas.

 

Aux dernières nouvelles, l’Égypte serait en pourparlers avec la Russie, en vue de lui acheter l’équipement électronique prévu pour les Mistraux…

Chut !

Comme tout le monde le sait, il y a deux France, l’officielle et l’autre…

 

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Le héros russe mort en Syrie décoré de la Légion d’honneur par une famille française

 

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Un couple français a transmis ses médailles de famille, obtenues lors de la Seconde guerre mondiale, à la famille d’Alexandre Prokhorenko, encerclé par Daesh et mort en héros en Syrie, a fait savoir l’ambassade russe à Paris.

Les Magué, un couple marié de la ville de Florensac, dans la région du Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, a décidé d’offrir les médailles appartenant aux membres de leur famille à la veuve et aux parents d’Alexandre Prokhorenko, un soldat russe de 25 ans tombé à Palmyre. Ils espèrent que leur geste pourra aider à les soutenir.

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/international/19408-heros-russe-m...

 

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Un autre Français les a imités :

 

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Daniel Couture, qui réside à Agde, dans l’Hérault, a envoyé à l’ambassade de Russie à Paris la Légion d’honneur qui avait été remise à son père pour ses activités de résistant durant la Seconde Guerre mondiale. Il a précisé que cette médaille était destinée à Alexandre Prokhorenko, le soldat russe mort en héros en Syrie.

 

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M. et Mme Magué sont invités par Vladimir Poutine aux célébrations du 9 mai à Moscou :

 

Le couple de retraités français convié par Poutine à Moscou répond avec émotion à l’invitation

RT en français 26 avril 2016

 

 

Jean-Claude et Micheline Magué avaient offert des décorations militaires familiales à la famille d’Alexandre Prokhorenko, mort en héros en Syrie. En remerciement, ils ont été invités à Moscou pour assister au défilé du Jour de la victoire.

Lire la suite…

Source : https ://francais.rt.com/international/19686-couple-...

 

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Comme on le sait, Thierry Mariani, député des Français de l'étranger, ancien ministre des Transports, voulait faire lever par la France les « sanctions » - lisez actes de guerre non déclarés – contre la Russie. Il a réussi à faire voter sa proposition par l’Assemblée Nationale, par 55 voix (dont 2 PS) contre 44 et 2 abstentions (101 des 577 députés étaient présents – Les autres ? À la pêche).

 

À 55 voix contre 44, l'Assemblée nationale appelle à ne pas prolonger les sanctions contre la Russie

RT en français – 28 avril 2016

 

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Après un débat houleux, l’Assemblée nationale a voté dans la matinée du 28 avril, à 55 voix contre 44, l'adoption de la résolution proposée par les députés et qui appelle le gouvernement français à ne pas prolonger les sanctions contre la Russie.

Sur 101 votants, 99 députés ont pris part au débat. La salle était presque vide, mais cela n'a pas empêché les discussions enflammées. Cinquante-cinq d’entre eux ont approuvé la résolution proposant de ne pas prolonger les sanctions imposées par l’Union européenne contre la Russie. Quarante-quatre l'ont rejeté, deux n'ont pas voté. Il s’agit de la première fois que l’Assemblée nationale s’exprime officiellement sur le sujet.

Lire la suite…

L’intervention de M. Mariani :

 


 

Pour le débat complet (1h47’35’’) c’est ici :

https://www.youtube.com/watch?v=yoWPM_NtoLQ

 

Source : https://francais.rt.com/france/19760-lassemblee-nationale...

 

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Commentaires…

 

Vote sur la levée des sanctions contre la Russie : un acte fort des représentants de 55 représentants du peuple français

Hélène Clément-Pitiot - RT 28 avril 2016

 

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L’Europe ne comprend plus l’expression des peuples et le besoin de démocratie, estime l’économiste Hélène Clément-Pitiot en commentant l’adoption de la résolution de la levée des sanctions contre la Russie.

Hélène Clément Pitiot est chercheuse au CEMI- EHESS. Elle est spécialiste des problématiques touchant à la Russie. Elle anime son propre blogle Carnet Viableco

 

RT France : Que signifie pour vous ce vote à l’Assemblée sur la levée des sanctions ?

Hélène Clément-Pitiot : L'Assemblée nationale vient de se prononcer pour la levée des sanctions contre la Russie, malgré les discours que je pourrais qualifier d’acharnés de Madame Guigou et de Monsieur Désir. 55 députés se sont levés pour refuser la langue de bois et l’hystérie qu’on leur a servies.

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/opinions/19796-vote-levee-sanctions

 

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Thierry Mariani : j’attends maintenant que la France respecte la volonté du Parlement

 

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La résolution sur la levée des sanctions est « un immense succès pour tous ceux qui sont attachés aux relations avec la Russie », estime l'auteur de cette initiative.

Je pense que c’est un immense succès pour tous ceux qui sont attachés aux relations avec la Russie. J’avais présenté cette résolution, depuis plusieurs semaines on travaillait à ce que les députés soient là, parce que vous savez, le jeudi matin c’est un jour creux. Je constate qu’ils ont été là massivement, et que finalement le vote est assez net puisque il y a dix voix d’écart. C’est une belle surprise.

« Je ne pense pas que le président de la République puisse s’essuyer les pieds sur un vote du Parlement français »

 

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/opinions/19811-thierry-mariani-fr...

 

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Évidemment, ceci n’est pas sans rapport avec cela :

 

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https://fr.sputniknews.com/france/201602161021790734-agri...

 

À suivre…

 

 

Mis en ligne le 2 mai 2016.

 

 

 

 

 

20:28 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/04/2016

ODESSA - DEUX ANS

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Ça, c’était avant…

 

ODESSA : DEUX ANS

Et toujours toutes leurs dents !

 

Au moment où va être commémoré le deuxième anniversaire d’un massacre qui a désormais sa place au panthéon des plus célèbres, aux côtés de la prise de Jérusalem par les Croisés, de la Saint Barthélemy,  des Vêpres siciliennes, des Pâques sanglantes de Dublin (dont on célèbre actuellement le centenaire), de l’écrasement de la Commune et on en passe… nous recevons ceci :

 

Violences à Odessa, 2 mai 2014. Appel pour une commission d’enquête internationale

 

Vidéo – Conférence de Xavier Moreau à l’ONU – Genève

 

 

Vous pouvez contribuer au processus engagé en vue d’exiger que justice leur soit rendue 

SIGNEZ L’APPEL DE SOUTIEN POUR UNE COMMISSION D’ENQUÊTE INTERNATIONALE

Ils se poursuivent aujourd’hui …

 

Le Conseil des mères du 2 mai a été fondé à Odessa et réunit les familles et les amis des citoyens d’Odessa qui ont perdu la vie lors des terribles événements du début du mois de mai 2014. Les membres du Conseil sont aidés et soutenus par des amis, des citoyens ordinaires et des personnes sensibilisées dans le monde. Le but du Conseil des mères du 2 mai est d’obtenir une enquête indépendante, impartiale et équitable sur cette tragédie, et de traduire en justice les responsables des crimes commis. Leur action est soutenue par de nombreuses organisations de défense des droits de l’homme et des citoyens ordinaires dans le monde.

Lire la suite…

Source :  http://arretsurinfo.ch/video-violences-a-odessa-2-mai-201...

 

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Modeste avis des Grosses Orchades :

Si, deux ans après le massacre de 48 personnes en direct et en plein jour par les escadrons de la mort chers à Mme Nuland, il faut signer des pétitions pour obtenir que l’Organisation des Nations Unies daigne forcer un état membre à ouvrir une enquête…

 

À quoi sert le Machin ?

 

Et ne serait-il pas temps de le flanquer aux poubelles où est sa place, pour fonder quelque chose de moins honteux ?

N’y a-t-il pas assez d’états souverains susceptibles de s’unir dans ce but ?

 

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L’an dernier…

Au moment des célébrations du 70e anniversaire de la victoire de l’URSS sur le nazisme, des personnalités françaises liées à la Résistance avaient été invitées à Moscou.

De leur nombre était Claude, la valeureuse « marraine des Saker », car elle est aussi la fille de Gleb Sivirine, un émigré russe qui, fuyant la guerre civile, était arrivé en France en 1920. Gleb Sivirine, devenu français, a, pendant la guerre, commandé la résistance du Haut-Var sous le nom de lieutenant Vallier. Il était natif d’Odessa.

C’est pourquoi sa fille, invitée avec d’autres descendants de résistants aux célébrations de Moscou de l’an dernier, avait eu l’intention de s’associer aussi à celles du berceau de sa famille. Mais, à la dernière minute, les parents des victimes du massacre l’avaient priée de n’en rien faire : ils étaient incapables d’assurer sa sécurité et suggéraient d’attendre des circonstances moins dangereuses.

Cette année, il fut décidé qu’une célébration commune aurait lieu sur place.

Cependant, ces jours derniers, les escadrons chers à la dame aux cookies ont refait parler d’eux et ceux qui se préparent, de France, à porter notre salut fraternel aux familles endeuillées et aux autres civils éprouvés par la guerre ont reçu le message suivant :

 

« Эдуард Карпатаев a écrit :

Chère Claude, Nous venons de changer les dispositions de notre commémoration. Ce sera un dîner in memoriam avec les parents des morts et un voyage à Kulikovo pour y déposer des fleurs. Les autorités nous assurent que le cimetière de Kulikovo sera interdit d’accès sauf à nous et nous ont promis leur protection. Nous vous prions d’accepter cette décision. S’il vous plaît écrivez-moi pour confirmer. Sincères salutations. Sergei. »

 

L’explication est donnée par un article de consortiumnews.com dont voici la traduction :


À l’approche de l’anniversaire du massacre, l’extrême droite ukrainienne retourne à Odessa.

Nicolai N. Petro -  consortiumnews.com - 28 avril 2016

 

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Depuis deux ans, le régime ukrainien soutenu par les États-Unis a rechigné à enquêter sur les dizaines de morts de l'incendie criminel à Odessa et fait peu maintenant alors que les nationalistes d'extrême-droite arrivent pour une nouvelle confrontation, écrit Nicolai N. Petro.

Le 2 mai marquera le deuxième anniversaire de l'une des plus horribles tragédies d'inspiration politique dans l'histoire européenne moderne - l’incendie de la maison des syndicats à Odessa - qui a tué 48 personnes et en a blessé 200 autres.

De nombreuses demandes de l'Organisation des Nations Unies et de l'Union européenne d’une enquête approfondie sur les causes de cette tragédie sont restées sans réponse. De nombreuses commissions gouvernementales, à la fois locales et nationales, ont été incapables de faire avancer l'affaire, en partie parce que certains éléments de preuves ont été marqués secrets.

Au mois de novembre dernier, le Consulting Group International, mis en place par le Conseil de l'Europe, a publié un rapport cinglant sur cette absence de progrès, et le désintérêt apparent du gouvernement à traduire les responsables en justice.

Aujourd’hui, à l'approche du deuxième anniversaire de ces décès tragiques, et de la commémoration de la victoire soviétique dans la Seconde Guerre mondiale, le 9 mai, certains de ces mêmes groupes impliqués dans la première tragédie se préparent ouvertement à un second tour.

À cette fin, le principal porte-parole nationaliste, Dmitro Yarosh, l'ancien chef du Secteur Droit, a été invité à Odessa ce mois-ci. Là, il a expliqué son credo à ses disciples:

« Je ne suis tout simplement pas un démocrate. Ma vision du monde est celle d'un nationaliste ukrainien. Je crois qu’un gouvernement national populaire est très bon, mais seulement quand la démocratie ne menace pas l'existence même de l'État. Nous jouons parfois à la démocratie avec des gens comme Kivalov [un membre du parlement d'Odessa - NP], ou Trukhanov [le maire d'Odessa] . . . mais en temps de guerre, ce n'est jamais bon » a-t-il dit, ajoutant que « l'ennemi doit être traité comme il est toujours traité en temps de guerre – neutralisé ».

Récemment, à la fois l'aile militaire de la nouvelle organisation de Yarosh et l'armée des volontaires ukrainiens ont été mobilisées et, selon une déclaration faite à la presse, sont prêtes à se rendre à Odessa à tout moment.

Pendant ce temps, l’activiste euromaïdan local Arsen Grigoryan a donné aux autorités une semaine pour empêcher la tenue de tout rassemblement de commémoration le 2 mai, en particulier ceux qui pourraient inclure des représentants du gouvernement ou des « faux parlementaires d'Europe. » Si les autorités refusent de tenir compte de ces avertissements, dit-il, le maire d'Odessa, Gennady Trukhanov devra en assumer les conséquences.

La préoccupation soudaine des nationalistes radicaux semble avoir été inspirée par la vague de participation de cette année à la commémoration de la libération d'Odessa de l'occupation nazie, le 10 Avril.

Traditionnellement, c'est un événement plutôt discret, qui implique une cérémonie de dépôt de couronne au monument du Marin Inconnu au Parc Shevchenko. Cette année, cependant, plusieurs milliers de personnes ont rejoint la cérémonie de dépôt de couronnes, et certains ont même ajouté les couleurs russes aux couronnes.

Cet outrage a attiré l'attention des nationalistes vigilants, qui sont ensuite venus perturber la cérémonie. En un revirement inattendu, cependant, la police locale est intervenue pour défendre les participants de l'assaut maintenant habituel des radicaux.

Les nationalistes ont blâmé le procureur de la République, Georgy Stoyanov, pour cette débâcle, et ont bloqué l'entrée du bâtiment du parquet d'État jusqu'à ce qu'il soit démis de ses fonctions. Après avoir réussi dans cet effort, ils ont rapidement déplacé leur protestation à l'hôtel de ville d'Odessa, où ils cherchent maintenant la démission du maire élu par le peuple d'Odessa, Gennady Trukhanov.

 

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Le président Barack Obama et le président d'Ukraine Petro Porochenko discutent après les déclarations à la presse concluant leur rencontre bilatérale à l'Hôtel Marriott de Varsovie à Varsovie, en Pologne, le 4 Juin, 2014. (Official White House Photo by Pete Souza).

 

De façon plutôt inhabituelle, le gouverneur nommé de la région, Mikheil Saakashvili (ancien président de la Géorgie), n'a pas encore exprimé d’opinion au sujet de cette confrontation. D'un côté, il peut gagner une influence politique s'il arrive à faire porter le blâme pour ces perturbations par le maire Trukhanov, qu'il estime amèrement contrecarrer ostensiblement ses efforts de réforme.

D'un autre côté, il sait toutefois sûrement que les nationalistes radicaux le considèrent simplement comme un autre sous-produit du régime « corrompu et traître » de Porochenko; en outre, c’est quelqu’un dont la loyauté ne va qu’à ses propres ambitions politiques. Peut-être le plus impardonnable, pour les nationalistes radicaux, il est aussi un étranger.

Toutes les parties sont maintenant mobilisées dans ce qui promet d'être un test décisif de volontés entre l'autorité du gouvernement et les nationalistes radicaux. La ville est inondée par des militants radicaux, et le gouverneur Saakashvili dit qu'un millier de soldats supplémentaires de la Garde nationale vont être déployés à Odessa où, comme il le dit, il y a des signes clairs de « l'effondrement de l'Ukraine en tant qu’État. »

Le Ministère de l'intérieur dit, cependant, qu'il n'a pas reçu de tels ordres et conseille simplement aux Odessites de se préparer à « de chaudes vacances en mai. » La scène est presque réglée pour la prochaine confrontation sanglante entre les « patriotes » et les « fascistes ».

Cette fois, cependant, l'Occident ne doit pas rester un spectateur impuissant. Il y a encore une chance d'éviter une autre tragédie, si les médias occidentaux attirent l'attention en temps opportun sur les préparatifs en cours. Une importante présence des médias occidentaux sur le terrain pendant la semaine critique du 2 au 9 mai, pourrait éventuellement conduire les nationalistes radicaux à reconsidérer leur stratégie violente.

Fermer les yeux à l'orage, en revanche, ne fera qu'encourager les éléments les plus radicaux de la société, et éroder davantage le respect du droit et de l'ordre en Ukraine. Comme l’adjoint du porte-parole du département d'État américain, Mark Toner, l’a bien noté, lorsqu’il a été interrogé sur cette question, « chacun de nous a la responsabilité de tout faire en son pouvoir pour réduire la capacité des militants et des extrémistes à mener à bien ce genre d'activités violentes ».

 

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Universitaire spécialisé dans les affaires russes et ukrainiennes, Nicolai Petro est actuellement professeur de science politique à l'Université de Rhode Island. Il a passé l’année 2013-2014 comme Fulbright Scholar US en Ukraine.

 

 

 

Source : https://consortiumnews.com/2016/04/28/ukraines-rightists-...

 

 

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Ceux qui prendraient le train en marche peuvent s’informer sur les faits  ICI   et   ICI.

Relire CECI . 

 

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Ou se rafraîchir la mémoire ici :

 

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Etc. etc. etc.

Civils poussés de force dans la Maison des Syndicats, et, une fois à l’intérieur, abattus, brûlés vifs au lance-flammes, défenestrés, achevés au sol (battus à mort), à l’exception d’une jeune femme enceinte venue arroser les plantes (c’était un dimanche) étranglée avec un fil de téléphone. Sous les yeux d'une foule enthousiaste, dont une copine à Mme Fourest poing en l’air.

 

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Peu avant que l’incendie s’éteigne tout seul, les pompiers sont arrivés.

 

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Puisqu’on vous en a parlé…

 

Un livre

 

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Gleb, Claude et Jean-Michel Sivirine

Le cahier rouge du maquis / L’homme boussole

Éditions parole – 2008 – 4e Rééd. 2014

Collection : Biface

192 pages – 20 €

 

 

Gleb Sivirine  — Vallier dans la Résistance – que ses hommes appelleront toujours « le Lieutenant », a commandé le maquis de l’Armée Secrète sur le plan de Canjuers, dans le haut Var, principale zone de maquis du département. Pendant 185 jours, du 26 février au 29 août 1944, Vallier a tenu un journal. Il a confié à son cahier rouge – comme il l’appelait –, ce qu’il ne pouvait dire dans les lettres aux siens : son quotidien, celui de ce groupe d’hommes qu’il avait pour mission d’entraîner. Parti des gorges du Verdon, il traversera tout le département pour libér.er la presqu’île de Giens au moment du débarquement allié. Il refusera toujours de modifier ce journal écrit dans l’action, reflet de ce qu’on savait, de ce qu’on croyait à ce moment. Ce qui est saisissant, c’est la fraîcheur des sentiments, des interrogations et même des parfums de l’instant. Peu de romans sur la guerre ont pu donner autant la sensation d’y être. La qualité de l’écriture est à la hauteur de celle des valeurs qui animaient ce chef. Son autorité émanait naturellement du fait qu’il était une sorte de boussole dans cette époque de totale incertitude. Tout à la fois roman épique et précis de gestion de groupe, ce témoignage est une magnifique leçon de démocratie : comme pendant la Première République, cet homme n’hésite pas à recourir au vote de ses soldats quand on tente de lui ravir le commandement. Merci Lieutenant. Lire un extrait.

 

 

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Dernière minute – samedi 30 avril – 20h30 :

 

Ukraine : un bataillon des radicaux déployé à Odessa juste avant l’anniversaire du massacre du 2 mai

RT - En français

 

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La tension monte juste avant le 2e anniversaire de la tragédie qui a vu périr 50 personnes, brûlées vives par des radicaux pro-Maïdan à Odessa. Kiev a ordonné le déploiement dans la ville du bataillon « Azov », connu pour ses vues d’extrême-droite.

300 combattants du bataillon « Azov », une unité de la garde nationale ukrainienne aux vues radicales, ont été déployés dans la ville ukrainienne d’Odessa, a fait savoir sur sa page Facebook Mikhaïl Saakashvili, ex-président géorgien et actuel gouverneur de la région d’Odessa. « Dans les jours à venir, on en attend d’autres », a-t-il ajouté.

 

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Son post fait suite à d’autres informations, également postées sur les réseaux sociaux, et l’article du journal ukrainien Ukraïnskaïa pravda, selon lequel des combattants du bataillon « Azov » sont arrivés dans la ville il y a déjà deux semaines. Sur les photos publiées sur le site du journal, on peut voir comment ils installent du matériel de guerre dans les rues d’Odessa, et notamment des véhicules blindés.

Mikhaïl Saakashvili a estimé qu’il était nécessaire de déployer la Garde nationale et la police dans les rues de la ville pour pouvoir garantir la défense de l’ordre public. Selon lui, « les ennemis de l’Ukraine » se préparent pour le deuxième anniversaire du 2 mai où des dizaines de civils avaient péri lors d’une attaque des nationalistes radicaux. Pour le gouverneur de la région d’Odessa, il existe un véritable risque de « désagrégation du pays » qu’il a signalé au président ukrainien Petro Porochenko.

 

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Mais, pour Moscou, le déploiement du bataillon de combattants radicaux peut être perçu comme une provocation et dégénérer en affrontements avec les civils. Ainsi, le délégué du ministère russe des Affaires étrangères aux droits de l'homme, Konstantin Dolgov, a écrit sur son compte Twitter : « Le bataillon néonazi Azov a été déployé à Odessa. Une autre provocation des autorités la ville avant l’anniversaire tragique du 2 mai. Veulent-ils d’un nouveau crime ? » Il a ajouté que l’Occident gardait le silence et que Kiev n’était pas prêt à enquêter sur le massacre ni à punir les coupables.

Et dans l’intervalle, la situation à Odessa est loin d’être calme. Le 26 avril, des membres de l’organisation extrémiste Bratstvo, en français Fraternité, ont annoncé sur les réseaux sociaux leur volonté de faire brûler la mairie d’Odessa. Dans ce contexte, le déploiement du bataillon « Azov » semble une mesure pour le moins bizarre.

Voir la suite

Source : https://francais.rt.com/international/19855-ukraine--bata...

 

 

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Mis en ligne le 30 avril 2016.

 

 

 

 

 

17:29 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

20/04/2016

A GAME OF CHICKEN ou QUAND ALCESTE RENCONTRE UBU

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A game of chicken

ou

Quand Alceste rencontre Ubu

 

Comme, dans son cas, la loi El Khomri risque bien d’être dépassée avant d’avoir été votée, on pouvait s’attendre à ce que les Nuit Debout le rejoignent, pour ne pas le laisser continuer seul sa veille silencieuse à la porte de son lieu de travail…

Eh bien, non. Pas assez blanc ? Pas assez bobo ? Pas assez chic ? Seul il est, seul il reste.

Il y a peu, le Saker augurait de la France pour être la première à résister aux forces du mal et de l’empire conjugués.

Aujourd’hui, un seul homme la représente, cette « Résistance », et le Saker a mis ceci sur son blog :

 

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Un enseignant français et l’état d’urgence

Catherine Shakdam – The Saker.is 17 avril 2016

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État d’urgence  – Tremblez-en-France

 

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Si la France s’est souvent présentée comme une démocratie moderne, comme une république dont les valeurs avaient pour pivot la garantie et la protection des libertés personnelles et de la liberté d’expression, ces prétentions ne reflètent plus en rien la réalité sur le terrain.

La France d’aujourd’hui n’est plus que la coquille vide de la République qu’elle fut, une soi-disant démocratie gouvernée par une « élite » qui joue la terreur, la peur et les préjugés pour mieux exercer son contrôle sur une populace prête à tout avaler. Malgré les grands airs qu’elle se donne par rapport au despotisme, la France, aujourd’hui, ressemble à ces dictatures qu’elle a si souvent sévèrement condamnées.

Et si la France a jadis réellement tenu la liberté dans la paume de sa main républicaine, son nouvel état d’urgence a escamoté tout espoir de justice pour ceux qui osent encore se considérer comme des hommes libres.

À l’ombre de plus en plus suffocante de l’Élysée, la France a appris que tout murmure contre l’État, toute contestation, toute critique, peuvent être et seront poursuivis.

Salah Lamrani témoigne de la nouvelle réalité dystopique française. En février 2016, ce professeur de littérature française d’un collège de la région parisienne (Seine-Saint Denis) a été injustement – et qui plus est illégalement – suspendu de ses fonctions, sous l’allégation fantasmée qu’il aurait des tendances « radicales ».

M. Lamrani, dont le dossier professionnel ne présente pas l’ombre de la moindre tache, illustre ici à son corps défendant la descente de la France dans le fascisme ultra-chauvin – au sens nouveau que la France entend se montrer puritaine et absolue dans la revendication de ses « valeurs » - même si cela signifie… et surtout si cela signifie réduire au silence par la force ceux qui osent considérer le pluralisme des opinions comme un droit absolu.

Tout a pourtant commencé avec l’amour d’un professeur pour l’écriture et avec sa passion pour la langue française… Et voilà qu’une tradition qui a fait cadeau au monde de gens comme Jean-Jacques Rousseau, Émile Zola et Charles Baudelaire s’est réveillée tyrannie, interdisant tout ce qui n’est pas conforme – pensées, mots et philosophies –, brandissant la peur et la répression, pour plus aisément brutaliser les prétendus dissidents, qu’elle ne veut pas seulement réduits au silence mais politiquement uniformisés.

Penseur à l’esprit libre, M. Lamrani s’est retrouvé en conflit avec une directrice d’école à l’esprit étroit, à la fois produit et outil du « système », pour avoir osé exprimer sur un blog son opinion sur des sujets tels que la politique en général et la politique étrangère de la France en particulier. Sur un blog ? Oui, sur son blog personnel, c’est-à-dire totalement en dehors de la sphère dont l’établissement qui l’emploie ait le droit de revendiquer le contrôle. Il a pourtant été sanctionné.

Qu’importe si une personne détentrice d’une certaine autorité au service de la République aurait dû se conformer à ses principes, qui s’énoncent toujours, autant qu’on sache, « Liberté – Égalité – Fraternité »…

Puisque l’objet de son aversion, au service lui aussi de la République, a été pesé à l’aune des choix politiques et des choix de politique étrangère de la faction qui prétend parler en son nom et qui, à ce titre, exige de tous les autres citoyens une soumission aveugle et totale.

Parce que M. Lamrani a osé – sur son blog – mettre en cause l’état d’urgence en France, cette directrice zélée (zélote ?) a décidé de lui donner une leçon et de lui apprendre que sous la faction qu’elle sert, la liberté a un prix… aussi élevé qu’elle le décide.

Dans une interview qu’il m’a accordée le 14 février dernier, M. Lamrani m’a expliqué comment ses ennuis ont pris la forme d’un autoritarisme quasi caractériel dont les dirigeants de son école ont fait preuve à son égard.

« J’ai été suspendu sans que la moindre enquête ait été diligentée et en dépit du fait que je me sois plaint du harcèlement moral auquel m’a soumis la direction de mon école, qui n’approuve pas mes activités syndicales et de blogueur et qui m’a publiquement accusé d’être un dangereux terroriste. »

Au temps où nous sommes, il ne faut absolument pas que de telles plaintes soient ignorées ou prises à la légère, ne fût-ce que pour les suites dramatiques qui peuvent en résulter, à tout le moins en ce qui concerne la sécurité personnelle et la liberté de M. Lamrani.

Les « crimes » de M. Lamrani ont consisté à dénoncer la répression d’État et à exprimer des convictions politiques qui sont les siennes, par le moyen, répétons-le, de son propre blog, en-dehors des heures de classe et sans que cela interfère en rien avec son travail d’enseignant.

Parce que Mme Khadidja Bot – c’est le nom de l’irascible dame – s’est imaginée dans le rôle de gardienne du sérail, c’est-à-dire s’est auto-désignée porte-parole de l’Éducation Nationale, la vie et l’avenir d’un homme sont aujourd’hui menacés. Parce qu’une personne détenant une petite parcelle d’autorité a choisi de calomnier et de diffamer pour affirmer son « pouvoir », un professeur de valeur a été mis au ban de sa communauté de travail et a été [courageusement ? NdT] évité par ses collègues. Sans la moindre bribe de preuve et sans que les autorités de tutelle daignent ouvrir une enquête sur son prétendu « radicalisme », un homme a été dépouillé de sa dignité professionnelle.

À ce jour, les appels de M. Lamrani à la justice n’ont reçu, pour toute réponse, que de honteuses brutalités et une cruauté imaginative.

Au cours de ce qui est devenu, faute d’interlocuteurs responsables, une guerre entre Mme Bot et lui, M. Lamrani a été diffamé, physiquement agressé et systématiquement harcelé.

Pour tenter de rationaliser l’illégitimité rédhibitoire de sa position et parce que son tenace enseignant persistait dans sa station silencieuse devant l’entrée de l’école, Mme B. a eu recours aux violences physiques, espérant pousser ainsi sa victime à enfreindre les lois de manière ou d’autre.

Sous la menace, on a interdit aux élèves de lui parler ; certains ont encouru des sanctions disciplinaires pour l’avoir défendu ; des parents ont été malmenés par l’administration du collège pour avoir exigé des explications et des mensonges ont été soigneusement cultivés afin de faire passer M. Lamrani pour un dangereux dissident, pour un cinglé qui ne mérite pas qu’on l’écoute et moins encore qu’on le croie.

 

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Seulement, le « cinglé » n’est pas fou et il n’est pas non plus le violent fasciste que sa persécutrice s’acharne à inventer. C’est elle – malheureusement pour la profession – qui se comporte en despote irrationnel. C’est elle qui a choisi de fermer l’école (!!!) et d’interrompre abusivement l’éducation des enfants à sa charge pour pouvoir poursuivre toujours plus ses manœuvres d’expulsion à l’égard d‘un enseignant irréprochable.

Alors qu’il est victime d’un système injuste et d’un cas typique d’abus de pouvoir, c’est M. Lamrani qui est dépeint comme un coupable, parce qu’il a eu le mauvais goût de résister à des manœuvres d’intimidation.

 

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Il ne reste plus à présent aux intimidateurs qu’à mettre leur volonté de le renvoyer en accord avec le droit.

Que faudra-t-il d’autre avant que nous disions « trop c’est trop ! » ? Disons mieux : pourquoi laissons-nous des candidats au despotisme exercer une quelconque autorité sans exiger d’eux un minimum de transparence ?

Avoir à répondre de ses actes est impliqué dans le mot « démocratie ». Il serait temps de faire mettre cette obligation en pratique.

Aujourd’hui, M. Lamrani pourrait être arrêté… sur quelle accusation ? Personne ne le sait, puisqu’il n’a jamais si peu que ce soit enfreint une loi. Mais, comme la France est en état d’urgence, ils trouveront bien quelque chose. La police n’a nul besoin de prétexte pour le mettre à l’ombre si elle veut.

Ah, que la République est grande, quand ce sont ses intellectuels qui peuplent les prisons !

 

Source : http://en.shafaqna.com/news/32043

Via : http://thesaker.is/a-french-teacher-and-the-state-of-emer...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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La vraie interview de Salah Lamrani par Raphaël Berland

(celle qui était sous le rap)

Cercle des Volontaires - 24 février 2016

 

 

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Signez la pétition pour la réinsertion immédiate de Salah Lamrani : 

http://www.tlaxcala-int.org/

Envoyez des lettres de protestation à :  Isabelle Chazal (ce.drh@ac-creteil.fr) et à Beatrice Gille (ce.recteur@ac-creteil.fr)

C’est de votre avenir autant que du sien qu’il s’agit.

 

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Chers amis,

Dans cette image, vous aurez tous reconnu la célèbre Leçon d’anatomie du Dr Tulp, de Rembrandt.

 

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Dans le texte qui suit, c’est exactement ce que fait, à l’instar du docteur Tulp, le docteur Ó Colmáin : il vous montre où sont les nerfs, par où passait le sang et pourquoi nous sommes morts.

 

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Voyage au bout de la nuit – Le mouvement Nuit Debout à Paris

Gearóid Ó Colmáin – Réseau International19 avril 2016

 

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Dans son roman « Voyage au Bout de la Nuit », Louis-Ferdinand Céline décrivait de manière provocante les soldats qui sont morts durant la Première Guerre Mondiale comme des « idiots ». L’écrivain français faisait référence au fait que ces soldats avaient donné leur vie pour une cause qui n’était pas la leur – le massacre futile des pauvres pour le bénéfice des riches. Au long des nombreuses et pertinentes réflexions du livre sur la condition humaine, Céline note combien, dans la modernité, la rue en est venue à constituer le lieu des rêves. « Que fait-on dans la rue, le plus souvent? On rêve. C’est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c’est notre sanctuaire moderne, la Rue. »

Depuis que le gouvernement français a récemment introduit une législation réformant le droit du travail, un nouveau mouvement social « spontané » et sans leadership a pris racine à travers les villes de France – le mouvement « Nuit Debout ». Comme le suggère son titre, ce mouvement social se déroule pendant la nuit, et l’un de ses slogans est « Rêve Général ! » – un jeu de mots sur le terme « grève générale ». Donc, plutôt que d’appeler à une grève générale afin d’amener le gouvernement à genoux, les activistes appellent à rêver dans les rues !

Le mouvement a pris son envol après la sortie le 23 février du film du journaliste François Ruffin « Merci Patron! », un film qui critique la ploutocratie française.

Bien que le film fasse la critique de l’avarice du capitalisme contemporain, il ne traite pas de la relation entre le capitalisme monopolistique, les guerres étrangères de conquête au service de l’accumulation de capital, la lutte des classes et la désinformation médiatique massive.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/voyage-au-bout-de-la-nuit-...

 

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On peut lire aussi, sur le même sujet :

La Nuit Debout ou le crépuscule des bobos

Eric Verhaeghe  – Jusqu’ici tout va bien  19 avril 2016

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http://www.eric-verhaeghe.fr/nuit-debout-crepuscule-bobos/

 

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Nuit Debout : Varoufakis vs. Finkielkraut

Karine Bechet-Golovko – Russie Politics 19 avril 2016

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http://russiepolitics.blogspot.be/2016/04/nui-debout-varo...

 

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Puisqu’on était dans l’enseignement, restons-y, et parce qu’on ne tapera jamais assez sur le clou :

 

Timeo Soros…

Slobodan DespotANTIPRESSE N° 20  – 17 avril 2016

 

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La Procession du cheval de Troie par Giambattista Tiepolo.

 

Vous avez entendu parler de Timeo Danaos et dona ferentes ? Non ? Rassurez-vous, vous n’avez rien raté. Ce n’est pas le couple de trans néerlando-ibériques qui est certain de remporter le prochain concours Eurovision de la chanson. Ce n’est pas non plus un duo de claquettes. L’air de rien, c’est une phrase. Une formule. Une sentence, carrément. Son tort, c’est qu’elle est en latin, une langue morte jadis parlée par quelques castes réactionnaires du Vieux Continent. Du coup, on est dispensé de l’apprendre. On est même fortement encouragé à l’ignorer.

Nous n’en étions pas encore conscients dans notre enfance, mais les écoliers d’aujourd’hui, et surtout leurs pédagogues, le savent : il n’est pas utile de connaître le latin ni son alter ego pédérastique, le grec ancien. C’est superfétatoire, limite nocif. Pourquoi les jeunes gens se chargeraient-ils d’un fardeau plus lourd encore que leurs rucksacks remplis de tablettes, d’écouteurs, de chargeurs et de manuels scolaires obsolètes depuis le jour de leur parution ? Le grec moderne, passe encore : il permet de commander le gyros aux indigènes ruinés du sud-est européen. Mais essayez, pour voir, de commander le même gyros en grec ancien !

Où caser un tel bric-à-brac ? Apprendre le grec et le latin au XXIe siècle, c’est comme reconstruire les relais de poste quand on a des autoroutes. Remonter un atelier de dentellière. Ressortir le Rolleiflex de grand-papa pour diffuser les photos de la teuf sur Instagram. Vous imaginez le sparadrap ? Des langues qui charrient deux mille ans de lois, de poèmes, de mémoires, de sagesses, de préceptes de gouvernement et de maximes de vie ? Autant s’embarquer sur le train fantôme ! C’est un défilé d’ombres dans une odeur de tissus moisis !

 

Une civilisation de la méfiance

Parmi ces ombres désaffectées croupit entre autres le sinistre prêtre troyen Laocoon, l’auteur du fameux Timeo Danaeos et dona ferentes cité dans l'Enéide. Un ronchon sectaire qui avait osé dire « Je redoute les Grecs, même porteurs de cadeaux ». Quel racisme ! Quelle intolérance ! Vous imaginez quelqu’un dire aujourd’hui : « Je me méfie des Albanais kosovars, même quand ils jouent bien au foot » ? Ou : « Gare aux immigrés arabes, même quand ils veulent travailler » ? Pire encore : « Je refuse le prêt d’un Juif, même à intérêt nul » ? Il serait immédiatement puni. Le monde moderne a des lois pour ça. En Suisse, c’est l’article 261bis : il suffit de le brandir, sans même l’appliquer, pour que tout le monde se taise.

Au temps de la guerre de Troie, ces lois salutaires n’existaient pas encore. Laocoon a donc pu laisser libre cours à sa haine des Grecs en voyant le cheval de bois qu’ils avaient laissé devant les portes de Troie en se retirant. Hargne gratuite, bien entendu, et du reste personne ne l’a écouté. Les Troyens ont fait rentrer le bel objet dans leurs murs et les Grecs en sont sortis dès la nuit tombée pour les massacrer. Comme pour justifier, a posteriori, l’ignoble xénophobie de Laocoon !

Cet exemple nous permet de comprendre combien les pédagogues modernes ont eu raison de couper les nouvelles générations de toute influence classique. Dans cette école du scepticisme et de la méfiance, on devenait vieux avant l’heure. On apprenait à tout rejeter a priori, pour n’accepter les innovations qu’au compte-gouttes, à tâtons, comme un chat de gouttière à qui l’on tend du lard.

L’éducation classique est l’antithèse exacte de l’esprit d’ouverture qui marque l’époque actuelle. Malheureusement, il en subsiste beaucoup de traces dans toute la culture commune. Chat échaudé craint l’eau froide, disent les grands-mères par chez nous. Encore un proverbe qui vante la méfiance et le repli sur soi. Il serait urgent d’éplucher les traditions populaires, ou ce qu’il en reste, pour en extirper la graine de racisme. Pour le moment, il faut encore faire avec. Les crédits alloués aux centres de recherche tautologique et aux facultés de déconstruction sont ridiculement insuffisants pour la besogne. On estime en effet que plus de 99,9 % des idées non filtrées par la science moderne reposent à des degrés divers sur un discours réactionnaire.

Heureusement, les citoyens des pays développés commencent déjà, en moins de deux générations, à ressentir les bienfaits d’une éducation basée non plus sur le passé et le repli, mais sur l’avenir et l’ouverture. Les vieux réflexes de scepticisme sont pratiquement déracinés au sein de la population. Nous le devons en premier lieu au remarquable travail des médias, qui se hâtent de dénoncer comme complotiste ou extrémiste toute personne prétendant faire usage de ses facultés logiques. Les facultés logiques — reposant, par exemple, sur le principe de non-contradiction, l’analogie ou la mise en rapport des causes et des conséquences — sont un héritage pernicieux et camouflé de l’ère classique. L’élimination de ces mauvaises herbes coriaces demandera encore quelques décennies. Si elles s’accrochent dans les bas-fonds sociaux, on constate déjà leur quasi-disparition au sein des couches les mieux éduquées. Les exemples de l’actualité récente le démontrent brillamment.

Nous n’avons même pas besoin de nous attarder sur le phénomène migratoire en Europe, dont l’acceptation est exactement proportionnée au niveau de revenu et au statut social. Moins l’Européen a de chances d’être concrètement en contact avec ces migrants, et plus il les accepte. En revanche, moins il est instruit, et plus il les soupçonne d’apporter le chaos social, l’appauvrissement et la violence.

 

Laocoon contre néocon

Prenons un exemple plus frais : les Panama Papers. C’est une révélation inouïe, aussi inattendue et spectaculaire que la découverte d’une planète habitée : les riches trichent ! Ils se moquent des lois et des frontières nationales ! Quel choc ! On est si abasourdi qu’on remarque à peine que les seuls riches vertueux au monde, d’après ces listes, sont les citoyens américains. On ne lit même pas la signature des institutions qui nous ont apporté la nouvelle, et qui sont financées par M. George Soros, l’un des plus redoutables spéculateurs financiers de la planète. Timeo Soros, et virtutes ferentem (« Je crains Soros, même drapé de vertus »), aurait dit un journaliste ferré d’éducation classique. Puis il se serait aussitôt demandé où est le cheval de Troie dans l’affaire et ce qu’il cache dans son ventre.

Heureusement, les journalistes d’éducation classique ont été pratiquement exterminés. Les journalistes modernes et ouverts, eux, n’y ont vu aucune malice. Au contraire : ils ont couru avec enthousiasme après le bâton que papa Soros leur a lancé. Et maintenant, ils le lui rapportent et le re-rapportent sans se lasser, en bavant de joie et en frétillant de la queue. Et voici que les bâtons s’entassent au pied du lanceur : ici un chef de gouvernement islandais ; là un ministre espagnol ; là-bas encore une ministre belge. Et d’amener au poteau de la honte des avocats de renom soudain devenus véreux et infréquentables ; et d’applaudir l’adoption précipitée de nouvelles lois de flicage financier…

Mais le plus gros bâton que nos journalistes modernes ont rapporté à leur maître, c’est la nouvelle campagne de dénigrement contre le tsar russe. Il n’est même pas nommé dans l’affaire ? Qu’importe : on le mouillera par amalgame. Par osmose ! Si ce n’est toi, c’est donc ton frère ! : le plus fort accuse, mais ne s’embarrasse pas de preuves, nous rappelle élégamment La Fontaine dans la fable du Loup et de l’Agneau. Encore faudrait-il avoir lu La Fontaine, cet autre classique, ronchon et soupçonneux. C'est pourquoi Laocoon est définitivement vaincu par les néocons.

Source : ANTIPRESSE – Il faut s’abonner : http://www.antipresse.net/

 

 

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Mis en ligne le 20 avril 2016.

 

 

Pour raisons de santé…

 

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… aussi brève que possible.

 

 

 

 

21:03 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/04/2016

RETOUR AUX FONDAMENTAUX

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Art populaire russe. Période soviétique.

 

Retour aux fondamentaux

(Partout)

 

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Ne nous dites pas qu’ils sont en train de refaire Mai 68 avec les mêmes recettes éculées !

Avec Lordon et Ruffin ?!?!?!

Ça y ressemble quand même drôlement.

Ici, c’est Thierry Meyssan qui s’y colle, mais il n’est pas le seul.

Ouvrez le feu. Sortez les piques.

 

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« Nuit debout », un mouvement à dormir debout.

Thierry Meyssan  - Réseau Voltaire 10 avril 2016

Le mouvement « Nuit debout » qui vient de se créer en France, mais aussi en Espagne et en Allemagne, ambitionne de faire barrage au projet de loi El-Khomri sur la réforme du Code du travail et, plus généralement, de lutter contre le néolibéralisme. Thierry Meyssan dénonce des discussions creuses et incohérentes. Il relève les références explicites des organisateurs aux manipulations de l’équipe de Gene Sharp, qui a organisé pour le compte de la CIA les révolutions colorées et le printemps arabe.

 

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La presse parisienne se pâme devant la naissance d’un mouvement politique, « Nuit debout ». Des centaines de personnes se rassemblent sur les grandes places des principales villes françaises pour discuter et refaire le monde.

Lire la suite…

Source : http://www.voltairenet.org/article191181.html

 

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Modeste contribution des Grosses Orchades à l’article ci-dessus :

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Affiche encore en assez bon état depuis mai 68

 

Non, ce n’est pas de ce Maidan-bis sur la place de la République que nous voulions parler quand nous disions « Retour aux fondamentaux », c’est de tout ce qui suit.

On ne l’a mis en tête de notre post d’aujourd’hui que pour cause d’urgence.

 

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1966 – Charles De Gaulle vire l’OTAN (et les soldats US) du territoire français

2016 – François Hollande les y réinstalle.

 

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Nombre de manifs de protestation ?  Zéro.

(Même la nuit ? Même la nuit.)

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Le Parlement français a adopté, le 7 avril 2016, le Protocole sur le statut des quartiers généraux militaires internationaux créés en vertu du Traité de l’Atlantique-Nord.

Ce texte, qui avait déjà été ratifié par la France, en 1955, avait été dénoncé à l’initiative du général De Gaulle, en 1966. Il autorise l’installation de bases de l’Otan sur le territoire national.

Réseau Voltaire8 avril 2016.

 

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On les avait ratés le 29 mars :

Pierre Pranchère et l’Amiral Michel Debray appellent les parlementaires à refuser la réintégration totale de la France dans l’OTAN et à sortir de l’OTAN

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À l’initiative du président Hollande, un projet de loi prépare le retour de l’OTAN avec le stationnement sur notre sol de forces militaires étrangères membres, 50 ans après en avoir été exclues par le général de Gaulle

Le président de la République, bafouant les principes établis au nom de la France, de 1958 à 1966 pour sa sortie du commandement intégré de l’OTAN, a soumis au conseil des ministres du 4 janvier 2016 un projet de loi qui autoriserait le retour sur notre sol de forces militaires étrangères sur décision des États-Unis, véritable maître de l’OTAN.

Lire la suite…

Source : https://histoireetsociete.wordpress.com/2016/03/29/pierre...

 

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De son côté, M.  Manuel de Diéguez, dans son récent papier, L'hypocrisie démocratique mondiale d'aujourd'hui et de demain, avait attaché le grelot, comme il le fait d’ailleurs depuis plusieurs années.

Faut-il que ce soient des hommes de 95 ans qui descendent dans la rue supplier les jeunes couches de se servir de leur conscience, de leur cervelle, et d’en revenir aux fondamentaux ?

 

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Ils n’ont pas été entendus.

Ni des parlementaires ni des Français.

 

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Victimes de classe ? Quelle question !

Daech ou la racaille d’en-bas

Bruno Guigue – Arrêt sur Info 9 avril 2016

 

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L’agence Reuters a diffusé, le 8 avril, l’information selon laquelle Daech aurait assassiné 175 ouvriers, après les avoir enlevés dans une cimenterie située à Dmeir, au nord-est de Damas. Cette information a finalement été démentie. Heureusement, un grand nombre d’entre eux semble avoir échappé aux griffes des djihadistes, même si l’on ignore à l’heure actuelle le bilan exact, sur le plan humain, de cette détestable opération.

Dénuée de la moindre justification militaire, cette lâche agression contre des civils est à l’évidence une opération de représailles qui fait suite aux humiliantes défaites subies à Palmyre et à Al-Qariatayn. On peut déjà parier que les médias occidentaux en parleront à peine, car ses victimes, faute d’appartenir au camp du bien, ne seront jamais assez dignes d’une compassion sélective qui conduira honteusement ces officines de propagande, une fois encore, à détourner le regard de ce qu’elles ne veulent pas voir.

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Source : http://arretsurinfo.ch/daech-ou-la-racaille-den-bas-par-b...

 

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Bruxelles : la terreur a des origines lointaines

Cesare Corda – Saker-Italias.d.

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Donc, la « Terreur » (il faudra songer à récompenser comme il se doit celui qui possède les droits d’auteur sur ce slogan de marketing) a encore frappé.

Les attentats, depuis quelque temps, se reproduisent comme des photocopies, suivant jusque dans les moindres détails une recette désormais bien rodée. La standardisation des événements permet au public de les reconnaître et de les cataloguer très vite, comme d’en estimer aussitôt l’impact émotif, mais elle risque de devenir répétitive.

Les commentaires aussi risquent de se répéter. Pourtant, on a intérêt à s’y livrer encore une fois.

Je crois qu’il est impératif de commencer en rappelant les paroles prononcées par le ministre des Affaires étrangères belge, Didier Reynders, qui, il n’y a pas plus de trois ans, alors que les jihadistes fanatiques s’en allaient de Belgique par bande entières avec la bénédiction de leur gouvernement (et de ceux qui contrôlent ce gouvernement) grossir les troupes terroristes mercenaires envoyées renverser Assad, lorsqu’il avait déclaré sobrement (26 avril 2013) 

 

« on leur construira peut-être un monument comme héros d'une révolution »


Un beau monument aux égorgeurs - jambiya et explosifs brandis, en plein coeur de Bruxelles, et pourquoi pas à côté du Manneken Pis - serait, en effet, très impressionnant.

Il importe de savoir comment (dé)raisonnent les dirigeants de l’Europe, si nous voulons arriver à comprendre la situation dans laquelle nous nous trouvons.

(Pour les curieux, le fin diplomate et nouveau Talleyrand est toujours en poste, prêt à élever de nouvelles générations de terroristes et à les envoyer faire des révolutions de par le monde. Les 72 vierges, leur religion les leur offre déjà, et lui, en cadeau Bonux, y ajoute le monument et la reconnaissance éternelle du peuple belge.)

L’écrivain belge d’origine turque Bahar Kimyongür, interrogé alors, à la question spécifique sur les responsabilités que pouvait encourir la Belgique, avait répondu :

 

« Oui, bien sûr, ce n’est pas par hasard si la Belgique accueille le 8 mai prochain (2014) une rencontre internationale sur les combattants étrangers en Syrie. Les experts européens de l’anti-terrorisme (pour cette définition géniale, je vous renvoie à mon intervention à propos de novlangue, sur le Saker italien) sont unanimes : c’est la Belgique qui a le plus grand nombre de jihadistes en Syrie, par rapport à sa population. Dans les quartiers populaires de Bruxelles, de Vilvorde et d’Anvers à forte présence musulmane, la pression exercée par les groupes religieux radicaux est particulièrement sensible. Historiquement, l’Arabie Saoudite a le monopole de la formation religieuse des musulmans de langue arabe en Belgique. »

 

Je crois que tout commentaire est superflu. D’une main, ils les arment, de l’autre, il s’essuient les larmes.

 

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Musulmans en prière dans un quartier arabe de Paris. Il existe désormais des zones entières, dans les principales villes d’Europe, qui échappent au contrôle des autorités et deviennent terrain d’élection pour enrôler les futurs terroristes potentiels (avec le consentement tacite des services secrets européens, qui nourrissent l’illusion de pouvoir utiliser ces fanatiques à leurs propres fins géopolitiques).

 

Mais ne commettons pas l’erreur de limiter ce discours à la seule Belgique.

Ce n’est pas la Belgique qui dicte l’agenda de la politique internationale de l’Occident et qui en définit les stratégies. Ce n’est pas la Belgique qui a imposé une alliance avec les deux pays sponsors majeurs du terrorisme de matrice sunnite : la Turquie d’Erdogan et l’Arabie Saoudite.

Il y a peu de semaines,  Angela Merkel, personnalité politique la plus importante d’Europe, est allée se prosterner devant Erdogan, à un humiliant sommet UE-Turquie.

Le fait que la personnalité politique la plus importante d’Europe soit en même temps le chancelier le plus incapable que l’Allemagne ait connu depuis la fin de la guerre montre bien dans quelle condition d’impuissance nous nous trouvons.

Nous sommes absolument à la merci des événements. Nous comblons de milliards les marionnettistes du terrorisme wahhabite pour qu’ils bloquent le flux de réfugiés et ils nous en remercient en nous envoyant toujours plus de migrants, qui sont en train de transformer des villes entières d’Europe en souks arabes ingérables.

Alvaro Vitali-Hollande remet la Légion d’honneur au prince-héritier saoudien Muhammad bin Nayef Al Saud, pour… son action contre le terrorisme (!)

(Hommage à Sophie Marceau - chouchou de notre enfance – qui, quelques jours plus tard, a refusé la même décoration à son gouvernement, pour ne pas avoir à la partager avec un personnage de ce genre.)

Pour ne rien dire d’Obama qui, depuis deux ans, fait semblant de combattre l’ISIS et qui, plus il combat l’ISIS plus l’ISIS se répand, de l’Irak à la Syrie et de l’Égypte à la Libye, jusqu’à quelques kilomètres de nos côtes.

À quel point la mobilisation américaine contre l’ISIS est peu crédible, Poutine vient de le démontrer, puisque avec un minimum d’effort, il a réussi à inverser l’issue de la guerre en Syrie et à chasser les terroristes de l’ISIS au-delà de la cité historique de Palmyre, reconquise par les soldats fidèles au président Assad avec le soutien de l’aviation russe, justement dimanche dernier.

Obama, la Merkel, Hollande, les ringards dirigeants belges. Une malheureuse génération de politiques, dira-t-on, incapable de faire face à une situation qui les dépasse…

« Être jobards jusqu’à l’idiotie est une des joies suprêmes de la vie » disait Henry Miller.  

Il ne s’agit pas d’une seule génération de politiques.

Nous arrivons très difficilement à nous libérer des stéréotypes qui conditionnent notre façon de percevoir la réalité qui nous entoure.

Décrire un monde musulman laïque et tolérant, où l’éducation était obligatoire pour tous, garçons et filles, où les mariages arrangés étaient interdits par la loi, où les jeunes filles pouvaient tranquillement se promener dans les rues en jupes courtes, où l’usage de la burqa était fortement découragé, et où la possibilité de réintroduire la Charia était aussi probable que le serait aujourd’hui, chez nous, la remise en vigueur de la loi du talion, peut avoir l’air d’un vain fantasme.

 

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Kaboul, Afghanistan, 1978. Cette société afghane d’un gouvernement pro-soviétique était laïque, moderne et socialiste. Pour combattre ce gouvernement, les Américains ont armé les féroces moudjahidines qui, une fois au pouvoir, ont remis en vigueur la Charia, faisant des femmes des objets de propriété  de leurs pères, et ensuite de leurs maris.

 

En fait, la majorité des pays musulmans de l’après-guerre correspondait à cette description.

Et ce monde a graduellement disparu, justement à cause des interventions occidentales en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, qui ont systématiquement renversé tous ces gouvernements laïques et démocratiques pour les remplacer par des dictatures fondamentalistes.

Je n’en cite que quelques exemples, parce que la liste des « regime change » est si longue qu’il faudrait des heures pour l’écrire :

Mossadegh en IRAN [1], Nasser en ÉGYPTE [2], Soeharto en INDONÉSIE [3], Ben Balla en ALGÉRIE [4], Nur Taraki en AFGHANISTAN [5], Siyaad Barre en SOMALIE [6], Saddam Hussein en IRAK, Kadhafi en LIBYE, Moubarak en ÉGYPTE, Assad en SYRIE ne représentent qu’une liste symbolique et largement incomplète de dirigeants laïques d’états souverains (certains dignes d’admiration, d’autres certes pas des petits saints, mais ceci est une autre affaire) que les Américains et leurs larbins européens ont déposé ou tenté de déposer, pour hisser au pouvoir à leur place des dictateurs, intégristes musulmans fanatiques.

 

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Étudiantes afghanes des années soixante.  Avant que l’intervention américaine renvoie leur pays au Moyen Âge.

 

En remerciement de cette aide insoupçonnée, les fondamentalistes wahhabites, ceux qui viennent poser des bombes dans nos villes, ont toujours été les meilleurs alliés des USA, dans toutes les guerres américaines au Moyen Orient (et pas seulement).

  • Ils ont combattu pour le compte des Américains en Afghanistan contre l’URSS
  • Ils ont combattu pour le compte des Américains en Tchétchénie contre la Russie.
  • Ils ont combattu aux côtés des Américains au Kosovo contre la Serbie.
  • Ils ont combattu aux côtés des Américains en Irak contre Saddam.
  • Ils ont combattu pour le compte des Américains puis à leurs côtés en Somalie contre Siyaad Barre.
  • Ils ont combattu pour le compte des Américains en Algérie contre Ben Bella.
  • Ils ont combattu aux côtés des Américains en Libye contre Kadhafi.
  • Ils ont combattu pour le compte des Américains en Égypte contre Moubarak.
  • Ils combattent à présent aux côtés des Saoudiens au Yemen contre les Huthis
  • Ils combattent présentement pour le compte des Américains en Syrie contre Assad.

Est-il possible que ceux que nos médias nous présentent comme les ennemis les plus terribles et les plus sinistres de l’Occident aient participé pendant un demi siècle à toutes les guerres qu’a connues cette région en qualité de fidèles alliés de l’Occident ?

 

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Iran 1970.  Comme il ressemblait à n’importe quel pays d’Europe du Sud ! Les Américains et les Anglais ont provoqué la chute du laïque et modéré Mossadegh. Après quoi les Américains toujours et les Français ont favorisé l’accession au pouvoir de l’ayatollah Khomeini, quitte à s’en reprentir ensuite et à déchaîner contre lui leur nouveau protégé Saddam Hussein. La guerre et l’Islam plus radical ont reporté de plusieurs siècles en arrière les conditions de vie de la population.

 

Il ne vous vient pas quelques soupçons ? À moi, si.

La vérité est que le long et trouble rapport qui lie étroitement la politique extérieure et militaire américaine et donc à sa remorque celle de l’Europe au terrorisme islamique, a commencé il y a plus de soixante ans. Il ne s’est jamais interrompu et, au contraire, il s’est accru de façon toujours plus inquiétante au cours des 25 dernières années, après la dissolution de l’URSS [7].

Peu importent les Frankenstein que les chancelleries euro-atlantiques ont créés ces dernières décennies (d’Ossama Ben Laden envoyé par les USA armer les moudjahidines en Afghanistan à Al’Qaeda et, aujourd’hui, l’ISIS) et les tragiques dommages que ces monstres ont provoqués. Chaque nouvelle génération politique occidentale est, en permanence, prête à déchaîner un Frankenstein encore plus effrayant que les autres.

Nous nous trouvons devant deux possibilités.

La première est que, depuis la fin de la guerre jusqu’à aujourd’hui, nous ayons été gouvernés par la plus grande couvée d’imbéciles masochistes que l’Histoire humaine ait jamais produits, incapables non seulement de prévoir les effets désastreux de leurs expériences d’apprentis sorciers, mais de rien apprendre de leurs erreurs. Répétées. Toujours les mêmes erreurs et toujours sous des formes plus graves.

La seconde, c’est que tout ait été prévu et calculé.

Que renvoyer au Moyen Âge la région du globe la plus riche en ressources naturelles, empêcher que s’y installent des gouvernements stables et décidés à améliorer les conditions de vie de leurs peuples, ait été jugé la meilleure stratégie possible pour s’emparer de ces ressources.

Qu’attiser le feu du fondamentalisme religieux, procéder à des changements de régime répétés en soutenant au fur et à mesure chaque nouveau tyran contre celui soutenu précédemment [8] et maintenir ainsi la région dans un état de guerre permanent, aient été les tactiques jugées les meilleures pour atteindre ces buts.

Que même les attentats au cœur de l’Europe soient considérés comme un prix relativement modeste et acceptable pour maintenir en activité le formidable instrument de terrorisme de la matrice sunnite. (À supposer, mais sans preuves, qu’en ce qui concerne les attentats ils nous disent la vérité, parce que tout cela sent quand même de plus en plus le roussi…)

 

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Égypte 1960. Le gouvernement laïc de Nasser a toujours été la bête noire des Américains, qui le trouvaient trop proche de l’URSS. Les Frères Musulmans et autres groupes de musulmans fondamentalistes furent utilisés par les Anglo-américains pour affaiblir le pouvoir de Nasser.

 

On déplore assurément les victimes innocentes des massacres de Bruxelles, comme on déplore les victimes innocentes de Paris, comme on déplore toujours celles de chaque attentat qui ensanglante désormais, jour après jour, l’un ou l’autre coin de la planète, mais penser s’en tirer en s’obstinant à confondre les causes et les effets, en versant quelques larmes de circonstance et en mettant un petit drapeau coloré sur son symbole facebook est inutile et pour le moins pathétique.

Aussi longtemps que les USA et l’Europe définiront leurs politiques par rapport aux priorités des banques, du capital ou des élites impérialistes et bellicistes qui nous ont gouvernés jusqu’à présent, aussi longtemps que nos armées seront envoyées en « Mission de Paix » pour « Exporter la Démocratie » dans les régions riches en pétrole, aussi longtemps que les malheureux dont nous bombardons les maisons seront forcés de grossir les rangs des migrants jusqu’à bouleverser définitivement l’assiette ethnico-sociale européenne, aussi longtemps que, pour faire notre sale travail dans chaque guerre, nous aurons recours aux terroristes qui ensanglantent nos villes (en allant peut-être même jusqu’à leur promettre un monument héroïque à leur retour), la situation ne pourra qu’empirer, et des petits drapeaux sur nos tweets, nous devrons en mettre tout le temps plus.

_________________________ 

 

Notes

[1]  En 1951, Mohammed Mossadegh est arrivé au pouvoir en Iran avec un programme de gouvernement qui tentait d’établir une démocratie laïque et d’instaurer une monarchie constitutionnelle. La nationalisation de l’industrie iranienne des hydrocarbures, en privant momentanément l’Anglo-Iranian Oil Company et les Sept Sœurs américaines de leur contrôle sur le pétrole iranien, a provoqué l’hostilité ouverte des Anglo-américains. La CIA et le SIS britannique ont mis sur pied une opération secrète pour déposer Mossadegh en utilisant les forces armées fidèles au Shah. Partie du Bazar de Téhéran, une manifestation, organisée par les services secrets occidentaux (une « révolution colorée » avant la lettre) fut renforcée par des militaires et des blindés, qui attaquèrent la résidence de Mossadegh. Le Shah rentra à Téhéran, et Mossadegh, à l’issue d’un procès-farce, fut condamné à mort, sentence qui fut ensuite commuée par le Shah en exil et arrêt domiciliaire à perpétuité.

Le conflit avec les compagnies pétrolières fut résolu en 1954, en faveur de l’Anglo-Iranian Oil Company et des Sept Sœurs américaines.

[2]  Le laïque Nasser a toujours rencontré une très forte hostilité de la part des Anglo-américains à cause de ses liens avec l’Union Soviétique. Après sa défaite dans la Guerre des Six Jours, en 1967, Nasser a rapidement perdu le pouvoir. En 1970, le nouveau dirigeant, Sadate a été poussé, par les Anglo-américains, à s’ouvrir progressivement aux mouvements islamistes, qui ont été utilisés pour faire obstacle aux mouvements estudiantins de gauche.

[3]  Au début des années soixante, en finir avec le gouvernement laïque et socialiste de Soekarno en Indonésie était une des priorités stratégiques anglo-américaines en Asie. Un memorandum de la CIA de 1962 révèle l’intention de « liquider le président Soekarno, selon ce qu’offriront la situation et les opportunités ».

En 1966, le président Soekarno fut contraint de signer sa démission en faveur du général Suharto.

Le régime du général Suharto, en s’appuyant sur les éléments islamistes et pour complaire aux volontés des protecteurs anglo-américains, s’est rendu tristement célèbre en persécutant avec acharnement les opposants politiques et en utilisant systématiquement l’armée pour garder le contrôle des régions du pays où se développaient des mouvements dissidents. Environ deux millions de personnes, suspectées de communisme, ont été brutalement éliminées par le régime, qui s’est rendu coupable en outre de l’invasion du Timor Oriental.

[4]  Les Islamistes radicaux du FIS (Front Islamique du Salut) et leur bras armé, le GIA (Groupe Islamique Armé), qui ont pris le pouvoir en Algérie au début des années 90, étaient pour la plupart des ex- guerilleros que les Américains avaient déjà utilisés pour combattre les Soviétiques en Afghanistan, puis les Serbes en Bosnie. Leur fonction était de pratiquer le terrorisme contre les fonctionnaires civils, les intellectuels laïques et les journalistes.

[5] À la fin des années 70, l’Afghanistan socialiste de Nur Mohammed Taraki, soutenu par l’Union Soviétique, était un pays laïque, où les femmes avaient le droit de vote et où l’instruction était obligatoire pour tous (y compris les filles).

Contre ce pays et son système politqiue, les USA ont financé et armé les féroces moudjahidines (au nombre desquels un certain Ben Laden, associé en affaires du clan Bush.)

[6]  Siyaad Barre a été président de la Somalie de 1969 à 1991. Honni par l’Occident pour avoir choisi le modèle socialiste (en dépit de quoi, en 1977, les USA ont soutenu la Somalie dans son conflit avec l’Éthiopie pour le contrôle de l’Ogaden). À sa chute, le pays est tombé dans le chaos, en proie à des groupes musulmans fondamentalistes et en état de désagrégation partielle. Chaos qui n’a pas encore été surmonté aujourd’hui, à 25 ans de distance.

[7]  L’URSS avait toujours été un contrepoids au choix stratégique US de miser sur l’islamisme fondamentaliste pour maintenir son contrôle sur le Moyen Orient. Aujourd’hui encore, les seuls pays musulmans où persiste encore une société vraiment laïque et tolérante sont les pays nés de la dissolution de l’URSS : le Kazakhstan, l’Uzbekistan, le Kirghizistan, etc… Avec la disparition de l’URSS, les Américains ont eu les mains libres pour continuer à éliminer systématiquement tous les derniers régimes laïques qui restaient au Moyen Orient.

[8]  La séquence des changements de régimes dans la région Iran-Irak-Syrie est emblématique. D’abord, les Américains ont soutenu le Shah contre Mossadegh. Puis, les Américains et les Français ont hissé au pouvoir l’ayatollah Khomeini à la place du Shah. Ensuite, ils ont déchaîné Saddam Hussein contre Khomeini (la guerre Iran-Irak a duré de 1980 à 1988). Puis, ils se sont servis d’Assad contre Saddam Hussein. Enfin, ils ont armé les terroristes sunnites pour essayer de se débarrasser d’Assad.

Source : http://sakeritalia.it/europa/bruxelles-il-terrore-ha-orig...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Il y a déjà une légende du pape François, depuis le peu de temps qu’il est là, dont on ne sait pas que penser. Correspond-elle à quelque réalité ? La canonisation récente du pape Jean-Paul II n’est pas faite pour qu’on prenne rien en provenance de Rome au sérieux, mais sait-on jamais.

Paul Ariès sort un livre. Le Grand Soir l’a interviewé.

 

La Face cachée du pape François

Paul ARIÈS – Le Grand Soir 1er avril 2016

 

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Entretien avec Paul Ariès à l’occasion de la publication de son livre « La face cachée du pape François » (Editions Max Milo).

Question : Vous signez fin mars 2016 le premier livre critique sur le pape François ou plus exactement sur « l’Eglise du pape François ». Vous expliquez que ce livre n’aurait pas existé sans le soutien actif des réseaux sud-américains et notamment argentins.

Paul Ariès : Il est important en effet de renouer avec une critique de l’Église alors qu’on assiste à une montée du fait religieux et que les autres langages peinent à exprimer les ressentiments et les espoirs. Le retour du religion c’est déjà la sanction d’une gauche mondiale aphone. La gauche comme la science se défilent même aujourd’hui devant leur fonction critique et laissent l’Eglise tenir la rue et imposer ses dogmes. Les cathos de gauche sont devenus incapables de tenir un discours critique et reprennent la thèse du bon pape mal conseillé, mal entouré ou simplement empêché d’agir par une Curie qui lui serait opposée. Une Eglise réactionnaire se mordrait les doigts d’avoir choisi un pape devenu subitement, par la grâce divine, progressiste, social et écolo ! J’aurai aimé participer à la papamania actuelle mais les faits sont têtus. J’ai toujours revendiqué mon athéisme natif mais je n’ai jamais considéré que la religion serait uniquement un opium du peuple, bien que l’Église, en tant qu’institution soit « intrinsèquement perverse ». Elle a toujours pactisé avec les puissants contre les peuples. J’ai collaboré depuis trente ans à de nombreuses revues catholiques comme Golias, Relations, revue éditée par les jésuites du Québec, Lumière et vie, revue dominicaine, je suis même édité au Brésil par les éditions Loyola du nom du fondateur de l’ordre des Jésuites. Ce livre n’aurait pas été possible sans l’aide de multiples réseaux qui n’osent pas, notamment dans l’Église, dire tout haut ce qu’ils pensent tout bas.

Question : Les milieux de gauche croient s’être trouvé un pape en la personne de François… Certains se sont même demandé si ce pontife était « marxiste » et la Curie a dû expliquer qu’il ne l’était pas.

Paul Ariès : La papamania actuelle dans les milieux de gauche, qui dépasse même ce qu’elle fut lors du court règne de Jean XXIII, est d’abord une réponse à la propre crise des projets émancipateurs. La gauche aphone croit s’être trouvé un nouveau porte-parole, qui ne dirait pas tout, qui s’arrêterait en chemin, mais irait dans le bon sens. Cette gauche décervelée est devenue l’idiot utile du Vatican. Il ne suffit pas de dire que les pauvres ont le droit d’exister pour être de gauche, ni de répéter que la maison brûle et que nous regardons ailleurs, ni même que notre ennemi c’est la finance internationale pour être de gauche. Nous ignorons ce que nous savons dès que nous abordons le champ religieux, comme s’il suffisait de refuser certains colifichets pontificaux pour être à même de mettre l’Eglise au service de l’émancipation. La meilleure réponse est venue d’Oskari Juunikkala, économiste, lauréat du prix Novak en 2014 qui explique que le pape est tout, sauf marxiste et que les milieux d’affaires n’ont strictement rien à craindre de lui. La gauche croit que le pape est de gauche, parce qu’elle a oublié qu’existait au XIXe siècle un anticapitalisme catholique aussi virulent que le sien. L’Église avait remisé cette dimension anticapitaliste au 20e siècle, car ses adversaires principaux étaient le communisme et le socialisme, mais la gauche mondiale vaincue l’Eglise redevient anticapitaliste à sa façon. L’anticapitalisme de l’Église est en fait d’abord un antilibéralisme dans tous les domaines, car comme aime le dire François « tout est lié ». Vous ne pourriez pas défendre le droit à l’IVG et vous opposer aux OGM ! L’anticapitalisme de l’Eglise de François n’est pas plus émancipateur qu’il ne l’était au 19e siècle avec Léon XIII le pape de la doctrine sociale. L’Église est ce qui reste du Moyen-âge en plein cœur de la modernité. Pas seulement sur le plan du décorum et du rituel, mais de l’idéologie. Sa critique du capitalisme regarde loin derrière, pas devant nous. J’ai donc repris tout ce corpus anticapitaliste, antilibéral surtout, depuis le 19e siècle et j’ai montré comment il a survécu dans l’Eglise au sein de ses franges les plus à droite, avant de revenir sur le devant de la scène.

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Source : http://www.legrandsoir.info/la-face-cachee-du-pape-franco...

Paul Ariès est politologue, directeur de la rédaction du mensuel Les Zindigné(e)s et délégué général de l'observatoire international de la gratuité. Il est l'auteur d'une quarantaine de livres et collaborateur à l'Encyclopédie Universalis et au Monde Diplomatique.

Le livre :

Paul ARIÈS

La face cachée du pape François

éd. Max Milo – 31 mars 2016

270 pages  

*

Signalons à ceux que l’histoire de l’Église contemporaine intéresse, que, le 18 février dernier, la London Review of Books a publié un article de Tim Parks, rendant compte de deux livres d’auteurs italiens, sortis en décembre 2015, l’un en italien, l’autre en traduction anglaise :

The Passion of the Bureaucrats

Tim Parks – LRB18.2.2016

  • Avarizia : Le Carte che Svelano. Ricchezza, Scandali e Segreti della Chiesa di Francesco by Emiliano Fittipaldi
    Feltrinelli, 224 pp, €14.00, December 2015
  • Merchants in the Temple : Inside Pope Francis’s Secret Battle against Corruption in the Vatican by Gianluigi Nuzzi, translated by Michael Moore
    Holt, 224 pp, £24.99, December 2015.

C’est ici : http://www.lrb.co.uk/v38/n04/tim-parks/the-passion-of-the...

 *

Et qu’un autre vient d’être mis en ligne sur le site de Michel Collon, que nous n’avons pas lu parce que notre intérêt pour ces matières a ses limites, mais que voici :

 « Le fumier du diable » : Le pape François sur les mouvements populaires et l’écologie.

Jan Soetewij –  Investig’action 23 mars 2016

http://www.michelcollon.info/Le-fumier-du-diable-Le-pape....

 

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Victoire pour Maduro : la Cour suprême vénézuélienne déclare inconstitutionnelle la loi d’amnistie

RT – 12 avril 2016

 

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La décision de la Cour suprême ponctue peut-être le bras de fer entre le président Nicolas Maduro et l’opposition, sortie gagnante des élections législatives de décembre et qui avait voté une loi d’amnistie afin de libérer 76 prisonniers.

Pour l'opposition vénézuélienne, il s’agissait de libérer des dizaines de «prisonniers politiques», comme le dit le texte voté fin mars par le parlement.

Mais pour le président Nicolas Maduro, cette loi « criminelle » aurait mené à une « guerre civile » en « remettant dans la rue » des artisans du coup d’Etat avorté contre le défunt président Hugo Chavez en 2002.

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Le Tribunal suprême de justice, plus haute instance judiciaire du pays, a tranché en établissant « l'inconstitutionnalité de la Loi d'amnistie et de réconciliation nationale, adoptée par l'Assemblée nationale le 29 mars 2016 ».

Le 7 avril, le président vénézuélien avait déposé un recours devant la Cour suprême afin d’invalider cette loi.

Le Venezuela commémore actuellement l’anniversaire du coup d’État du 11 avril 2002, durant lequel l’ancien président Hugo Chavez avait été provisoirement destitué et détenu par l’opposition. Suite à des manifestations massives et grâce à la loyauté des forces armées nationales, il avait pu reprendre ses fonctions au bout de 48 heures. 

 

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Source : https://francais.rt.com/international/18935-venezuela-loi...

 

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Mis en ligne le 13 avril 2016.

 

 

11:32 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

ALI AARRASS

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Assez menti, Didier Reynders !

 

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Le Maroc annexe de Guantanamo ?

 

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Les « extraordinary renditions » triangulaires, vous connaissez ?

 

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Et le calvaire d’Ali Aarrass, qui entame sa 9e année de prison non seulement injuste mais illégale ?

 

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Poser ces questions, c’est y répondre.

Que faire, quand on est né belge, qu’on se croit protégé par la Constitution de son pays et que votre gouvernement vous livre à une puissance étrangère aussi respectueuse des règles démocratiques que le Maroc ?

Que faire, quand deux larrons vous piègent en se faisant aider par un troisième qui n’a pas oublié sa gloire franquiste ni surtout ses méthodes du bon vieux temps ?

 

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Alors que M. Didier Reynders, ministre des Affaires étrangères, d’une main vend un de ses compatriotes sous l’accusation fallacieuse de terrorisme et, de l’autre, signe des factures d’armes pour 4,3 milliards d’euros par an à l’Arabie saoudite, état pas du tout terroriste et même décoré de la Légion d’Honneur…

… des Belges qui en ont marre ont entamé un mois de manifestations de soutien à leur compatriote dans les fers.

 

La défense d’un homme pauvre enfermé dans un cul de basse fosse de l’autre côté d’une mer coûte cher. C’est pourquoi ils ont ouvert une souscription pour financer la publication de deux livres qu’ils espèrent vendre pour payer les avocats, les paperasses, tout ça. Cela s’appelle « financement participatif ». On vous prie instamment de vous joindre à eux si vous ne pouvez être présents pour manifester (et même si vous pouvez).

 

La B.D. Je m’appelle Ali Aarrass, de Manu Scordia

Le livre Lettres de prison & Journal d’une grève de la faim, d’Ali et Farida Aarrass

 

Ils ont besoin de 4.000 €. Ils en ont déjà presque 2.800. Il leur manque le reste.

 

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Quand deux pauvres s’entr’aident, le Bon Dieu sourit, dit un (très vieux et très démodé) proverbe belge. Eh bien, on va voir.

 

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Voici le message que nous avons reçu du Cléa (Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association) :

Ali Aarrass, c’est l’histoire d’un citoyen belgo-marocain emprisonné injustement en Espagne car suspecté abusivement de trafic d’armes dans le cadre d’un réseau terroriste. Durant ses années de captivité en Espagne, Ali Aarrass n’a eu de cesse de clamer son innocence.
Alors que le célèbre juge anti-terroriste Baltazar Garzón prononçait un non-lieu en faveur d’Ali Aarrass, ce dernier fut extradé illégalement vers le Maroc.

Dès son arrivée au Maroc, Ali Aarrass est torturé, tandis que l'État belge l'abandonnait dans les mains de ses bourreaux. Après 12 jours d’abjectes tortures, Ali Aarrass signe des aveux en langue arabe, langue dont il ne maîtrise même pas la lecture – Ali est né et grandi à Melilla, une enclave espagnole...

Amnesty International a fait d’Ali Aarrass son symbole, son porte-drapeau dans la lutte contre la torture et les procès en découlant.
L’ONU a reconnu, par le travail de son rapporteur spécial Juan Mendez, la torture subie par Ali Aarrass et demande sa libération immédiate.

En 2015, dans un procès historique, la Cours de Justice belge a condamné l’État belge pour non-assistance envers Ali Aarrass.
Cependant, Ali Aarrass croupit, encore et toujours, dans la prison de Salé II au Maroc, où il est régulièrement torturé. Et l’État belge refuse toujours d’intervenir pour son ressortissant.

 

Programme de samedi 16 avril 2016

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Csamedi 16 avrildans le cadre de la campagne de solidarité avec Ali Aarrass en cours tout le long du mois, aura lieu une seconde action proposée par le Comité Free Ali.

Les binationaux étant en danger dans notre pays, que faire ?  Pour répondre à cette épineuse question à la lumière du cas d'Ali, nous vous invitons à un temps d'échange sous forme de questions-réponses avec Farida Aarrass (sœur d'Ali) et Luk Vervaet. 

La rencontre se tiendra de 15:00 h à 17:00 h dans les locaux de Bruxelles-Laïque, avenue de Stalingrad 18-20 à 1000-Bruxelles. Bienvenue à vous et votre entourage, auquel nous vous serions très reconnaissants de transmettre également ces informations.

En contribuant au financement participatif ("crowdfunding") lancé par la toute jeune maison d'éditions Antidote, vous pouvez dès à présent aussi nous aider à éditer la BD "Je m'appelle Ali Aarrass" de Manu Scordia, ainsi que le livre "Lettres de prison et Journal d'une grève de la faim" d'Ali et Farida Aarrass.

Pour ce projet, nous devrions récolter la somme de 4.000 euros. Oui, c'est beaucoup d'argent, mais c'est à peine de quoi couvrir la publication des deux ouvrages. Au moment de vous écrire, nous en sommes à presque 2.800 euros et espérons atteindre notre objectif d'ici le 30 avril prochain. Les bénéfices de vente des deux ouvrages seront entièrement reversés à la campagne Free Ali. Si toutefois nous ne parvenons pas à relever avec vous ce défi, tous les dons seront intégralement remboursés aux donateurs.

Comment ça marche ? Cliquez sur le lien ci-dessous et faites un don sur la plateforme du projet. En ayant à l'esprit qu'un grand nombre de petits dons peut en faire le succès, n'hésitez surtout pas à relayer cet appel auprès de vos contacts.

Ali Aarrass: Au-delà des barreaux et des frontières… 

Nous comptons sur votre présence et votre générosité, bien solidairement à vous,

Marie-Françoise Cordemans

Comité Free Ali

www.freeali.eu

 

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Mis en ligne le 14 avril 2016.

 

 

 

 

 

 

 

09:31 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |