05/04/2014

ANARCHIE - LA VRAIE ET LA FAUSSE

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ANARCHIE

La vraie et la fausse

 

Il y a longtemps que cela nous démangeait d’épingler les faux anars. Et les soi-disant communistes (qui, sortis du PRCF… bon, pas tout à la fois). Or, voilà qu’un article d’Investig’Action le fait à notre place. Nous relayons bien volontiers. Article à lire, à relire et à méditer, qui renvoie vers d’autres non moins importants, notamment ceux, sur des sujets identiques, du Grand Soir.

 

Faux antifascistes et Indymedia Paris soumis au détecteur de mensonges

4 avril 2014

Depuis quelques années nous avons vu fleurir de nombreux groupuscules se réclamant de la lutte antifasciste. Ces activistes sont-ils les dignes héritiers de l’antifascisme historique, celui issu de la coalition de partis de gauche à l’origine de la formation du Front populaire qui, sous l’occupation, résista à l’Allemagne nazie et au régime de la collaboration ? Mais s’agit-il de protestations de bonne foi ? Quelles sont leurs sources ? Leur raisonnement tient-il debout ? Qui se cache derrière ces pseudo « antifas » ?

Lire la suite…

 Source : http://www.michelcollon.info/Faux-antifascistes-et-Indymedia.html

 

Notre réaction :

Nous sommes à 100% d’accord avec ce que dit l’Observatoire du néoconservatisme, avec les exemples qu’il donne et les liens qui renforcent si besoin était sa démonstration.

Nous ne sommes pas d’accord avec sa chute : les corbeaux sont de nobles oiseaux, réputés les plus intelligents du monde, qui se nourrissent de cadavres parce que la Nature les a ainsi faits. Les humains qu’on leur compare ne mangent pas leurs victimes, ils les tuent et les souillent. Même pas des charognards. Autre chose. Le fait est qu’ils n’ont pas d’équivalent dans le règne animal. Les comparer à des cafards ou à des cloportes serait encore insulter ces insectes. Admettons-le : ils sont incomparables.

Et la chanson de Leo Ferré est un hommage (d’Arthur Rimbaud) aux oiseaux des champs de batailles, aussi beau qu’un corbeau en vol. La preuve :

 

Seigneur, quand froide est la prairie,
Quand dans les hameaux abattus,
Les longs angélus se sont tus
Sur la nature défleurie
Faites s´abattre des grands cieux
Les chers corbeaux délicieux {x2}

Armée étrange aux cris sévères,
Les vents froids attaquent vos nids!
Vous, le long des fleuves jaunis,
Sur les routes aux vieux calvaires,
Sur les fossés et sur les trous
Dispersez-vous, ralliez-vous! {x2}

Par milliers, sur les champs de France,
Où dorment des morts d´avant-hier,
Tournoyez, n´est-ce pas, l´hiver,
Pour que chaque passant repense!
Sois donc le crieur du devoir,
Ô notre funèbre oiseau noir! {x2}

Mais, saints du ciel, en haut du chêne,
Mât perdu dans le soir charmé,
Laissez les fauvettes de mai
Pour ceux qu´au fond du bois enchaîne,
Dans l´herbe d´où l´on ne peut fuir,
La défaite sans avenir. {x2
}

 

Les champs de batailles, c’est l’homme.

 

*

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Fauché au Grand SoirOn n’a pas pu résister

 

*

Mais où en est la vraie Anarchie ?

 

Nous avons découvert un site qui nous plaît bien. Avec des taches et des trous mais, bon, personne n’est parfait. Échantillons. Et matières à discussions.

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(Encore faudrait-il que le peuple n’y renonce pas de lui-même.L.G.O.)

Nous y avons glané ce qui suit

4. Anarchie.jpg

L’anarchie est morte, vive la démocratie !

le 18 mars, 2014 dans Démocratie, Provoquer le débat par Cédric Bernelas

L’anarchie, aujourd’hui, c’est un folklore. Se réclamer d’un monde sans ordre revient presque à promouvoir un chaos digne des pires barbaries de notre Histoire. Pour tout dire, tous ceux qui, depuis quelques décennies, se revendiquent comme anarchistes, s’accaparent outrancièrement une fierté et un prestige plus proches de la mystification que de la vertu. Ils sont les idiots utiles à toute réelle entreprise révolutionnaire. En effet le pouvoir doit être avant tout remodelé, et ce de manière radicale, pour répondre aux besoins d’équité et de justice  de tous nos concitoyens. Il ne peut en aucun cas être supprimé. Nos grands militants du néant s’imaginent que la liberté et l’égalité ne peuvent se conjuguer que dans l’absolu et refusent donc toute l’immanence d’un relatif, d’un consensus ou d’un transitoire. Survivant entre discours et espoirs, ils imposent, tel un fascisme grossier, leur catéchisme noir sans même en tolérer le moindre corollaire.

L’anarchiste est désormais soit un petit bourgeois qui culpabilise, soit un désoeuvré qui jalouse un confort ou un luxe que la destinée lui a refusé. Son ressentiment est si aliénant qu’il spécule sur un monde sans riches n’entrevoyant trop rarement qu’un monde sans pauvres serait plus judicieux.

 Ni Dieu, ni Maître ?

 

Mais il y a mieux. Les voilà qu’ils tonnent « Ni Dieu, ni Maître ! » tout en jetant l’anathème sur le premier anti juif venu, ou en érigeant une chapelle de modèles libertaires.

D’ailleurs la liste est longue et sporadique. Certains vont jusqu’à Diogène le sinopard pour allumer la première mèche ! D’autres voient plutôt La Boétie, Meslier ou Varlet en précurseurs. Malgré tout, la majorité s’accorde sur un catalogue bien formaté, le genre que Guérin ou Maitron ont su mettre en référence : Stirner, Proudhon, Bakounine, Reclus, Grave, Blanqui, Kropotkine, Lermina, Zo d’Axa, Libertad, Voline, Malatesta, Pouget, Orwell…ou d’autres encore plus furieux : Netchaev, Ravachol, Bonnot, Makhno ou Durruti. Mais il suffit de jeter un raisonnable coup d’œil dans ces corpus pour déceler une belle série de confuses et flagrantes incohérences : quel point commun peut-on présenter entre un Stirner, ne sauvant que lui-même, et un Kropotkine, promoteur de l’entraide ? Comment Ravachol et Orwell peuvent-ils prétendre aux mêmes révolutions ? Y a-t-il un lien effectif entre le projet blanquiste et les crimes des en-dehors ?

Sans parler de tous ces plumitifs enragés qui ont préféré cracher leurs dogmes extravagants à défaut de charger un fusil, ou de tous ces scélérats au prestige historique plus que douteux qui face à l’impasse et l’absurdité de leur projet en sont venus à la bombe et au meurtre !

 

Étienne, Pierre-Joseph, Alphonse, Émile et les autres…

 

Et pourtant dans toute cette macédoine prétendument libertaire Diktacratie a su tirer quelques pépites.

Y a-t-il plus remarquable intelligence que celle de La Boétie pour délier les rouages de la servitude volontaire ?

Fédération, mutualisation, coopération, banque du peuple : a-t-on trouvé meilleures propositions que celles de Proudhon pour remédier au libéralisme tyrannique qui nous galvanise au point d’orchestrer aujourd’hui une mondialisation que peu combattent ?

A-t-on déjà vu une chèvre contredire un âne ? Ou qui mieux que Zo d’Axa a su offrir un rire à l’anarchie, là où les autres soumettaient larmes et terreurs pour convaincre de leur combat ? Un rire populaire, dérangeant et libre dont Dieudonné semble aujourd’hui le brillant héritier…

Par delà sa radicalité criminelle, Emile Henry nous a dicté son mythique « il n’y a pas d’innocents » devenu rapidement un axe dialectique et cardinal de notre réflexion sur la démocratie.

Et puis il y a Orwell. Mais le problème c’est que son originalité est telle, que beaucoup prétendent qu’il n’a rien à faire dans la confrérie des anars. Qu’importe ! Prenez un seul de ses romans et vous aurez plus d’impact libertaire que toute l’oeuvre d’un Jean Grave ou d’un Reclus !

D’ailleurs et de la même manière, au lieu de nous inhiber dans les lubies fantasmagoriques de nos résistants de papier, nous préférons apprendre des politesses armées d’un Spartacus, d’un Toussaint Louverture, d’un Zapata, d’un Sankara ou d’un Chavez. Se restreindre aux formules d’un seul parti, aussi libre et tolérant peut-il se prétendre, c’est refuser la réconciliation des différences et craindre alors la possibilité d’une vraie démocratie…

 

Le pouvoir au peuple

 

Alors que reste-il de tous ces feux d’anarchie quand on sait qu’ils se sont éteints dans les rayons bien ordonnés de nos bibliothèques en témoignant du même coup toute leur impuissance à changer foncièrement les choses ?

Hé bien, il subsiste quelques occurrences cruciales, qu’on ne doit pas laisser dans les archives de nos bons fonctionnaires toujours garants des pouvoirs en place… En effet quelques événements notoires fortement dépréciés nous démontrent qu’irrémédiablement la démocratie est encore possible et qu’elle demeure l’incarnation ultime d’un vivre ensemble égalitaire et souverain : les expériences russes et espagnoles au début du XXème siècle ne doivent plus passer à la trappe sous prétexte qu’elles seraient des digressions anarchistes. Ces moments où le peuple fut concrètement pourvu d’un pouvoir paritaire sans recourir à des représentants parasites ou corrompus ne devraient donc plus se borner aux annales de l’anarchie. D’ailleurs le mot « anarchie » discrédite ici encore une fois ce qu’il prétend promouvoir : la liberté et l’égalité de tous. Car ces idéaux doivent en effet s’ordonner pour s’incarner et non s’aboyer drapé de noir seul dans un coin.
Ainsi, l’autogestion fraternelle des makhnovistes en Ukraine, l’indépendance autonome de la masse laborieuse à Kronstadt ou le collectivisme des industries en Catalogne et des terres en Aragon ne sont-ils pas les plus éclatants exemples de la compétence du peuple à se gérer de la manière la plus légitime et adéquate qu’il soit ? Diktacratie reviendra en détail sur ces épisodes majeurs de notre Histoire.

Allez ! Pour finir, faisons quand même plaisir à nos petits anarchistes : imaginons que là, ce soir, ils prennent le pouvoir. Un coup de baguette magique, façon Bakounine, le genre révolution spontanée et instinctive, et voilà la France et le monde libérés !
La police ? En prison. L’armée ? En noire. Les banques ? Au peuple. La Bourse ? Supprimée. Les riches ? Au trou. Les médias ? Libres et instructifs. L’opinion ? Insoumise et indépendante. L’Empire ? La Cinquième Internationale. L’école ? Autogérée. J’en passe et des meilleurs…

Vous avez compris : laissons ces fantasmes aux arriérés libertaires, ils ne sont définitivement pas dangereux.

En revanche la révolution se fera en temps et en heure. Pour le moment nous n’y sommes ni prêts ni éduqués. Mais une chose est certaine : un pouvoir franchement égalitaire entre tous les hommes ne s’appelle pas anarchie, mais démocratie.

Ecrit par : Cédric Bernelas

Le site de cet auteur est http://www.diktacratie.com

Source : http://diktacratie.com/lanarchie-est-morte-vive-la-democratie/

 

*

Parenthèse.

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Supposons que Lénine, au lieu de chausse-traper Makhno et de vider l’Ukraine de son armée de paysans anarchistes ait cultivé l’art du compromis entre frères d’armes… hein ?

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Supposons que ses successeurs, au lieu de faire le travail des franquistes à leur place, aient appris quelque chose des erreurs passées… hein ?

Où en serait le monde aujourd’hui ?

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Même site, et sans nécessité, rien que pour le plaisir (ah, la quenelle à Poutine !). Mais notre opinion : laissons Satan tranquille. Béchamel se suffit.

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Les pompiers pyromanes se moquent de la charité

le 29 mars, 2014 dans Les prohibés par Alain Fame-Hollignoble

Cruel, le sort assassine chaque embryon d’espoir auquel j’ai la faiblesse de donner vie.
Narquois, il pave ma route des petites dépouilles avortées et, aujourd’hui, m’amène à l’insupportable conviction selon laquelle la France, si tu l’aimes, tu la quittes.

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Source :  http://diktacratie.com/les-pompiers-pyromanes-se-moquent-...

Écrit par : Alain Fame-Hollignoble

8. De Gaulle referendum-135x300.jpg

Charles De Gaulle, oui et non

le 06 février, 2014 dans Provoquer le débat par Romain Hajar

Le Général de Gaulle est une figure historique écrasante. Ce géant échoué sur Lilliput, cet homme à la fois glorifié et haï, suscite, 42 ans après sa disparition, toujours autant de controverses. Pour répondre à la demande de certains lecteurs, nous allons vous présenter quelques aspects distingués de De Gaulle et du gaullisme.

Même si le gaullisme est à l’honneur de la France, nous n’ignorons pas ses écueils et ses échecs. La grande aventure gaullienne avec ses récits et ses récifs : la tragédie des Harkis, le rapatriement douloureux d’un million de pieds-noirs dans une métropole peu accueillante, les réseaux troubles de Jacques Foccart, les barbouzeries, les méthodes de  financement du SAC, les mœurs françaises corsetées, une nouvelle Constitution aux accents quelque peu monarchiques.

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Source : http://diktacratie.com/charles-de-gaulle-oui-et-non/

Écrit par : Romain Hajar

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Il y a des rubriques intéressantes (dans la colonne à droite).

Par exemple celle-ci :

9. dimanche.png

Notre humble avis : Michel Onfray fait tache. Et l’absence d’Henri-David Thoreau fait trou. Celle de Marat fait scandale. Mais qui sommes-nous pour la ramener ?...

En voici une autre :

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Et là, on trouve ceci :

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Dieudonné : baromètre de notre liberté d’expression

le 08 janvier, 2014 dans illusion artistique et sportive, Les prohibés par Cédric Bernelas

Dans le premier pays consommateur d’antidépresseurs au monde, un maître d’armes dans l’humour noir courageux comme Dieudonné devrait faire œuvre de salubrité publique. Malheureusement l’impertinent métisse bantou-babtou jouit d’une réputation quelque peu diabolisée : pour certains il incarne l’axe du mal, pour d’autres la branche humoristique d’Al-Qaïda et… pour la totalité des pouvoirs en place un vecteur de Haine capable de nazifier l’âme innocente de nos jeunesses francophones.

Il faut dire qu’avec 3 planches, 2 crottes de nez, une assiette de quenelles, un ananas et un abricot chauds, notre irrévérencieux comique est doué pour préparer des plats explosifs !

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Source :  http://diktacratie.com/dieudonne-barometre-de-notre-liberte-dexpression/

Ecrit par : Cédric Bernelas

 

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On pourrait continuer, mais on n’a pas trop le temps.

Vous a-t-on donné envie d’y aller voir ?... de participer au débat d’idées ?...

 

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Ce qui suit, nous l'avons trouvé ailleurs - sur Agoravox - et si ce n'est pas gai, ce n'en est pas moins utile à savoir.

La troupe paramilitaire de l’Union européenne

Il existe en Europe une armée privée dont la fonction est de servir les objectifs de la Commission européenne. Elle se nomme EuroGendFor. Elle est située à Vicenza en Italie.
 Cette armée secrète ou unité d’intervention spéciale est composée de 3000 hommes. Police politique, judiciaire, armée et pourvue de services secrets, ses missions se réalisent en étroite coopération avec les armées européennes afin de garantir la « sécurité en territoires de crise européens ».

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En d'autres termes, faire cesser toute révolte populaire au sein des États membres de l’UE qui adhèrent à « EuroGendFor ».


Cette troupe paramilitaire a été fondée sans la moindre légitimité démocratique, en toute opacité, et chaque État peut faire appel à la FGE pour mater quelque crise que ce soit.


Le Traité de Velsen régit ses règles d'intervention.


Sa devise « Lex paciferat » indique la volonté d'imposer la paix par le droit. Mais lequel ?



La première version du blason de la FGE était composée d'une grenade au dessus d'une épée et entourée de 12 étoiles, adoptée par le CIMIN lors de la réunion du 12 septembre 2006 à Vicenza. Cet insigne est légèrement modifié en 2007 lorsque les États membres optent pour le retrait des 12 étoiles. Enfin en décembre 2009, lors de la réunion du CIMIN à Versailles, une version tactique d'un insigne «basse visibilité» est adoptée.


Cette structure militaire est née d’une initiative réunissant cinq États membres de la communauté européenne : la France, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal et l’Espagne, rejoints par la Roumanie en 2008, et finalisée par un Traité.


Elle a pour mission officielle d'«améliorer la capacité de gestion de crise dans les régions sensibles et de contribuer au développement d’une politique commune de défense et de sécurité.»


Traduire par : utiliser la force en fonction des intérêts de l'élite européiste.


Elle peut effectuer ses missions de police sur différents théâtres, zones déstabilisées, en support des actions de l’Union Européenne (UE), du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), de l’Organisation des Nations Unies (ONU), de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) et autres coalitions «ad hoc»... 
Le caractère très informel de ses missions laisse songeur.


Force « opérationnelle, pré-organisée, solide et rapidement projetable » contribuant à la Politique Commune de Sécurité et de Défense (CSDP), elle est en mesure d'être déployée hors des structures de l’Union Européenne.


Créée le 17 septembre 2004 à Noordwijk aux Pays-Bas, déclarée opérationnelle le 20 juin 2006, par un «Comité InterMInistériel de haut Niveau», sa première participation dans une opération de gestion de crise a pris pour nom l’opération EUFOR «ALTHEA» au service de l’Union Européenne en Bosnie Herzégovine.


En 2009, sous commandement OTAN, elle est intervenue en Afghanistan.

Elle a apporté son soutien à la mission des Nations Unies en Haïti après le tremblement de terre qui a ravagé ce pays, afin de «sécuriser les lieux».

Elle peut donc agir pour l’UE, l’OTAN et les Nations Unies. Sans le moindre mandat démocratique, sans le moindre assentiment populaire, sans la moindre consultation des peuples européens.

Ses forces peuvent être placées sous commandement militaire, dans le cas d’un conflit de haute intensité, ou civile et d’autre part, de manière autonome ou en coordination avec d’autres forces, mais lesquelles ?

Elle peut se substituer à des forces de police locale et donc nationale.

Cette force de police internationale peut être mandatée pour assurer les fonctions de police, et être investie de tous les pouvoirs de police, comportant le port des armes et les actions de répression directe.

Qui déterminera la carence de l’état de droit dans tel ou tel pays ?

Cette police internationale peut contrôler un territoire européen et s'imposer aux forces militaires nationales, si l'Union Européenne le décide.

Un conseil de guerre, via comité interministériel composé des ministres de la Défense et de la Sécurité des pays membres de l’UE détermine ses options d’intervention.

Selon l’article 4 de son Traité constitutif : « On peut recourir aux FGE pour protéger les personnes et les biens et maintenir l’ordre en cas de troubles publics. »

L'ex-territorialisation potentielle induite par cette force peut donc s'imposer à l'autorité d'un État souverain dans lequel cette force intervient.

Le Traité régissant cette puissance secrète a été contracté entre le Royaume d’Espagne, la République française, la République italienne, le Royaume des Pays-Bas et la République portugaise.

Elle peut surveiller, conseiller, encadrer et superviser les polices locales dans leur travail quotidien, surveiller l’espace public, régler la circulation, contrôler les frontières et effectuer des missions générales de renseignement ; effectuer des enquêtes criminelles, notamment découvrir des délits, retrouver les délinquants et les livrer aux autorités judiciaires compétentes ; protéger les personnes et les biens et maintenir l’ordre en cas de troubles publics.

Source : http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/la-troup...

Source d'origine : www.eurogendfor.eu

 

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Mémoire ? Nostalgie ? Les deux mongénéral.

 

Makhnovchina

 

 

Version Étienne Roda-Gil par Les Béruriers noirs

 

Romancero de Durruti par Chicho Sánchez Ferlosio

 

Loin des Sécessions...

Christy Moore : Viva la Quinta Brigada

(Chanson de marche des Irlandais)

 

 

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Avant-Première

 

Cette année, le célèbre vulcanologue Haroun Tazieff aurait eu 100 ans. À cette occasion, son fils, Frédéric Lavachery, lui consacre un livre qui sort ces jours-ci. Nous vous en reparlons la semaine prochaine.

 

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Mis en ligne le 5 avril 2014.

 

 

 

 

 

21:44 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/03/2014

RUSSIE ET CRIMÉE - UKRAINE S'IL EN RESTE

1. Ternopil port de Sebastopol.jpg

 

RUSSIE ET CRIMÉE

UKRAINE S’IL EN RESTE

 

La corvette ukrainienne Ternopil arraisonnée par la marine russe dans le port de Sébastopol

en profite pour faire sécher ses couvertures.

 

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La Transnistrie demande à adhérer à la Fédération de Russie

Réseau Voltaire| 24 mars 2014

Le suprême commandeur de l’Otan, le général Philip Breedlove, a mis en garde la Russie contre toute tentative d’« annexer » la Transnistrie.

2. Ministre Transnistrie.jpg

Nina Shtanski, Ministre des Affaires étrangères de Transnistrie 

 

Lors du référendum d’autodétermination de la Crimée, le ministre des Affaires étrangères de la République moldave de Transnistrie, la très glamour Nina Shtanski (photo), s’était félicitée du résultat obtenu chez ses voisins et avait rappelé que les Transnistriens avaient voté identiquement, le 17 septembre 2006, pour adhérer à 97,2 % à la Fédération de Russie.

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 Source : http://www.voltairenet.org/article182934.html

 

 

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Transnistrie : Serguei Lavrov dénonce une provocation de l’Occident

3. Carte Transnistrie.png

L’Occident passe sous silence le blocus de la Transnistrie, organisé par Chisinau et Kiev, a déclaré samedi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans une interview accordée à la chaîne télévisée Rossia 1.

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Sources :

http ://www.egaliteetreconciliation.fr/Transnistrie-Serguei-Lavrov-denonce-une-provocation-de-l-Occident-24383.html

http ://fr.ria.ru/world/20140329/200836386.html

 

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Rions un peu…

Les États-Unis essaient désespérément de faire isoler la Russie

4. G7 La Haye.jpg

Dans ce but, un sommet du G7 (G8 sans la Russie) s’est tenu le 24 mars à La Haye, au domicile du Premier Ministre hollandais.

Ils en sont là ?

Pas même fichus de se trouver un Bilderberg quelque part ?

Pepe Escobar a son avis là-dessus :

Les USA désespèrent d’isoler la Russie

28 mars 2014

L’administration Obama ne ménage rien ni personne dans ses efforts pour « isoler » la Russie sur tous les fronts possibles – avec, jusque-là, des résultats négligeables.

J’ai décrit ici quelques raisons pour lesquelles l’Asie n’isolera pas la Russie. Et ici quelques raisons qui font que l’UE ne peut pas se permettre d’isoler la Russie. Pourtant l’administration Obama est fiévreuse, et sûre d’attaquer sur trois fronts majeurs – le G20, l’Iran et la Syrie.

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Source : http://reseauinternational.net/les-usa-desesperent-disoler-russie/

 

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L’article qui suit a paru en anglais, sur Counterpunch, le 21 mars, et en français, sur Entre la plume et l’enclume, le 24. Autant dire qu’au point de vue de l’actualité, si c’était un petit-suisse, il aurait dépassé la date de péremption. Mais les articles d’Israël Shamir ne sont que superficiellement dépendants de l’actualité. On peut les lire avec profit à peu près n’importe quand, et même, souvent, les relire longtemps après, pour s’apercevoir qu’ils ont quelque chose en commun avec le bon vin. Celui-ci ne déroge pas à la règle. Quand Shamir parle de sa Russie, du Proche Orient ou de Julian Assange, il est inégalable.

 

Crimée : le triomphe de Poutine

par Israël Adam Shamir

Personne ne s'attendait à ce que les choses bougent à une vitesse pareille. Les Russes prenaient leur temps; ils avaient l'air d'être au spectacle, tandis que les troupes d'assaut des Bruns s'emparaient de Kiev, et au spectacle tandis que Victoria Nuland et son pote Yatsenyuk, dit Yats, se tapaient dans le dos et se congratulaient pour leur victoire en deux temps trois mouvements. Au spectacle toujours, tandis que le président Ianoukovitch sauvait sa peau en se réfugiant en Russie. Ils ont regardé les bandes brunes se déplacer vers l'Est pour aller menacer les Russophones au Sud-Est. Ils ont écouté patiemment Mme Timochenko, fraîchement relâchée des geôles, promettre de désavouer les traités signés avec les Russes et de chasser la Flotte russe en Mer Noire de Sébastopol, leur port principal. Ils n'ont pas bronché quand le nouveau gouvernement a embauché des oligarques pour gouverner les provinces de l'Est. Ils n’ont toujours pas réagi quand les écoliers ukrainiens ont reçu l'ordre de chanter: « Les Russkoffs on les pendra, haut et court on les pendra », à quoi le représentant du gouverneur oligarque répondait qu'il promettait de pendre tout Russe mécontent à l'Est dès que la Crimée serait pacifiée. Tous ces funestes événements se déroulaient sous ses yeux, et Poutine gardait le silence.

C'est un animal à sang froid, ce Poutine. Tout le monde, y compris votre serviteur, se disait qu'il était bien négligent, alors que l'Ukraine s'effondrait. Il attendait son heure, il patientait. Les Russes ont fait quelques pas hésitants, au ralenti, presque furtivement. Les marines que la Russie avait basés en Crimée en vertu d'un accord international (tout comme les US ont des marines à Bahrein) sécurisaient les aéroports et les barrages routiers, apportaient des renforts aux volontaires de la milice, qui s'appellent Force d'autodéfense de la Crimée, mais restaient à couvert. Le parlement criméen assurait son autonomie et promettait un plébiscite un mois plus tard. Et puis tout s'est brusquement accéléré.

Le référendum a été avancé au dimanche 16 mars. Avant même, le parlement proclamait l'indépendance de la Crimée. Les résultats ont été spectaculaires : 96% de oui en faveur du rattachement à la Russie; avec un taux de participation exceptionnellement élevé, plus de 84%. Non seulement les Russes ethniques, mais les Ukrainiens de souche et les Tatars ont également voté pour la réunification avec la Russie. Un referendum symétrique en Russie donnait plus de 90% de voix en faveur de la réunification avec la Crimée, malgré les avertissements effrayants des libéraux : « cela va coûter trop cher, les sanctions vont ruiner l'économie russe, les US vont bombarder Moscou », etc.

Même à ce moment, la majorité des experts et commentateurs décisifs s'attendaient à ce que la situation reste bloquée pendant un bon moment. Les uns pensaient que Poutine pourrait reconnaître l'indépendance de la Crimée, tout en calant sur un statut définitif, comme il l'avait fait pour l'Ossétie et l'Abkhasie après la guerre d'août 2008 avec Tbilissi. D'autres, tout particulièrement les libéraux russes, étaient convaincus que Poutine lâcherait la Crimée pour sauver les investissements russes en Ukraine.

Mais Poutine a corroboré le proverbe russe : les Russes sont lents à seller leurs montures, mais une fois dessus, ils sont rapides comme la foudre. Il a reconnu l'indépendance de la Crimée le lundi, l'encre des procès verbaux électoraux n'avait pas fini de sécher. Le lendemain, mardi, il réunissait tous les parlementaires et vieux renards de la politique dans le plus grand salon du Kremlin, la somptueuse et élégante galerie Saint-Georges, rutilante de sa gloire impériale de jadis tout juste restaurée, et il déclarait que la Russie acceptait la demande de réunification de la Crimée. Aussitôt après son discours, le traité entre Russie et Crimée était signé, et la presqu'île était rendue à la Russie comme avant 1954, l'année où Krouchtchev, secrétaire du Parti Communiste, l'avait transférée à la République soviétique d'Ukraine.

C'était l'allégresse, parmi les politiques et dans chaque foyer où l'on suivait les choses en direct à la télé. Le salon Saint-Georges croulait sous les applaudissements, à peu près aussi intensément que lorsque le Congrès US avait applaudi Netanyahou. Les Russes étaient immensément fiers : ils se souviennent encore de leur humiliante défaite de 1991, quand leur pays s'était vu rabaissé. Regagner la Crimée, c'était une revanche extraordinaire. Il y a eu des festivités dans toute la Russie et particulièrement en Crimée. On exultait.

Les historiens ont comparé ces événements avec la restauration de la souveraineté russe sur la Crimée en 1870, presque vingt ans après que la Guerre de Crimée se fût achevée par la défaite de la Russie, et que la France et la Grande Bretagne victorieuses eurent imposé des limites sévères aux Russes en Crimée. La Flotte en Mer Noire va pouvoir se déployer librement à nouveau, ce qui permettra de défendre la Syrie lors du prochain round. Les Ukrainiens ont laissé se dégrader les installations navales et ont fait de la base de sous-marins de Balaclava un abattoir, mais le potentiel est toujours là.

Outre le plaisir de récupérer ce bout de territoire, il y avait le plaisir d'avoir roulé l'adversaire. Les néo-cons ont bricolé le coup d'État en Ukraine et ont poussé le malheureux pays à la catastrophe, mais le premier fruit tangible de cette initiative, c'est la Russie qui l'a récolté.

 

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Une nouvelle histoire juive fait le tour du pays depuis la semaine dernière :

Le président israélien Shimon Peres demande au président russe :

-  Dis donc, Vlady, tu as des ancêtres juifs ?

-  Poutine : Qu'est-ce qui te fait penser une chose pareille, mon Shimon ?

- Peres : Tu es arrivé à faire raquer cinq milliards de dollars* aux Américains pour qu'ils livrent la Crimée à la Russie. Même pour un juif, c'est gonflé !

(*allusion à l'aveu de Victoria "Fuck UE" Nuland, selon laquelle c'est la somme investie par les US pour « démocratiser » l'Ukraine, autrement dit la déstabiliser.)

Le président Poutine a arraché la victoire des crocs de la défaite, et l'hégémonie US en a pris un coup.

Les Russes ont adoré voir leur représentant à l'ONU Vitaly Churkin riposter à une agression de la part de la représentante US Samantha Power. Cette Irlandaise de naissance était à deux doigts de lui tomber dessus à bras raccourcis, lui vieux diplomate à cheveux gris, et lui criait : « la Russie a été battue (on suppose qu'elle se référait à 1991) et elle est censée en subir les conséquences !... La Russie menace les US avec son armement nucléaire! », Churkin la priant alors de ne pas le toucher et de cesser de lui postillonner au visage. (Sous les gloussements de joie de l’assistance. NdE)

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Ce n'était pas leur première rencontre hostile : un mois plus tôt, Samantha avait accueilli deux des Pussy Riots [qui venaient d’être libérées par grâce présidentielle, NdE], et Churkin s'en était moqué, lui suggérant de se joindre à elles pour leur prochaine tournée en concert dans les églises américaines.

Le rôle des néo-cons dans le coup d'État de Kiev a été mis en lumière par deux déballages indépendants. Le merveilleux Max Blumenthal et Rania Khalek ont montré que la campagne anti-russe de ces derniers mois (manifestations de gays, affaire Wahl, etc) avait été organisée par le PNAC néo-con et sioniste (maintenant rebaptisé FPI) que dirige Robert Kagan, le mari de Victoria « fuck UE » Nuland. Il semble que les néo-cons soient bien décidés à couler la Russie par tous les moyens, alors que les Européens seraient beaucoup plus souples; n'oublions pas que les troupes US restent stationnées en Europe, et que le Vieux continent n'est pas tellement libre d'agir comme il le voudrait.

Le second dévoilement, on le tient dans une interviw donnée par Alexander Yakimenko, chef des Services secrets ukrainiens (SBU) qui s'était sauvé en Russie tout comme son président. Yakimenko a accusé Andriy Parubiy, l'actuel tsar de la sécurité, d'avoir passé un accord avec les Américains. Sur instructions US, il a livré les armes et fourni les snipers qui ont tué environ 70 personnes en quelques heures. Ils avaient tiré sur la police anti-émeutes et sur les manifestants, sans distinction.

Le complot ourdi par les néo-cons américains visait à empêcher les Européens de s'entendre avec le président Ianoukovitch, voilà ce qu'a déclaré le chef du SBU. Ils étaient d'accord sur presque tout, mais c'est Victoria Nuland qui voulait saboter l'accord d'association, ce qu'elle a fait, avec l'aide de quelques snipers.

Et les snipers ont resservi à nouveau en Crimée : un sniper a abattu un soldat ukrainien, et quand les forces d'auto-défense criméennes ont commencé à le prendre en chasse, il a tiré sur eux, en a tué un et blessé un autre. Même schéma; les snipers sont utilisés pour provoquer des ripostes et déclencher une fusillade généralisé.

 

Novorossia

La Crimée, c'était une promenade de santé, mais les Russes ne sont pas au bout de leurs peines. La confrontation s'est déplacée dans les provinces de l'Est et du Sud-Est de l'Ukraine continentale, qui s'appelait Nouvelle-Russie jusqu'à la Révolution communiste de 1917. Soljenitsine dans ses vieux jours avait prédit que la désintégration de l'Ukraine viendrait de la charge excessive constituée par les provinces industrielles qui n'avaient jamais appartenu à l'Ukraine avant Lénine, en d'autres termes, la Nouvelle-Russie russophone. Cette prédiction est en passe de se réaliser.

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Qui se bat contre qui, par là-bas? C'est une grave erreur que de considérer qu'il s'agit d'un conflit tribal, entre Russes et Ukrainiens. Ce bon vieux Pat Buchanan est tombé dans le panneau quand il a dit « Poutine est un ethno-nationaliste qui croit au sang et à la terre, au trône et à l'autel, qui se voit en Protecteur de toutes les Russies et voit les Russes à l'étranger comme les Israéliens voient les juifs du monde entier : comme des gens dont la sécurité dépend d'Israël ». Rien n'est plus loin de la vérité, quoique, peut-être, il soit encore plus aberrant d'imaginer Poutine en restaurateur de l'empire russe.

Poutine n'est pas un bâtisseur d'empire du tout (ce que regrettent tant les communistes que les nationalistes). Pour son « hold-up sur la Crimée », ce sont les habitants de la Crimée, décidés à tout, qui lui ont forcé la main, avec l'agression sans fard du régime de Kiev. Je le tiens de quelqu'un de sérieux : Poutine espérait qu'il n'aurait pas à prendre de décision. Mais une fois qu'il se décide, il y va.

L'idée d'un « ethnonationaliste » selon Buchanan nous égare encore plus. Les ethno-nationalistes en Russie sont les ennemis de Poutine; ils soutiennent les ethno-nationalistes ukrainiens, et marchent main dans la main avec les libéraux juifs dans les manifestations à Moscou. L'ethnonationalisme est aussi étranger aux Russes qu'aux Anglais. On peut s'attendre à rencontrer des nationalistes gallois ou écossais, mais un Anglais nationaliste c'est une rareté. D'ailleurs la Ligue de Défense Anglaise avait été créée par un juif sioniste. De même, on trouve facilement des nationalistes ukrainiens, ou biélorusses, ou cosaques, mais pratiquement jamais russes.

Poutine promeut un monde russe non nationaliste. Mais qu'est-ce donc que le monde russe ?


Le monde russe

Les Russes embrassent dans leur propre vaste univers plusieurs unités ethniques d'origine variée, depuis les Mongols et les Caréliens, jusqu'aux Juifs et aux Tatars. Jusqu'en 1991, ils peuplaient un territoire encore plus étendu, appelé alors l'Union soviétique, et auparavant l'empire russe, où le russe était la lingua franca et la langue d'usage courant pour la majorité des citoyens. Les Russes ont pu constituer leur énorme empire parce qu'ils ne discriminaient pas et ne tiraient pas la couverture à eux. Le tribalisme leur est étonnamment étranger, quelque chose d'inouï dans d'autres pays plus petits d'Europe, mais c'est comparable à ce qui se passe dans d'autres nations impériales d'Orient : les Chinois de la dynastie Han et les Turcs avant l'ère des Jeunes Turcs et d'Atatürk. Les Russes n'assimilaient pas leurs voisins, mais les acculturaient partiellement, de sorte que la langue et la culture russes devenaient leur fenêtre sur le monde. Les Russes protégeaient et défendaient les cultures locales, même à leurs dépens, parce qu'ils aiment cette diversité.

Avant 1991, les Russes défendaient une vision du monde universaliste et humaniste; le nationalisme était pratiquement banni, et avant tout l'ethnonationalisme. Personne n'était persécuté ou discriminé à cause de son origine ethnique (d'accord, les juifs se plaignaient, mais ils se plaignent toujours). Il y avait une certaine discrimination positive dans les républiques soviétiques, par exemple un Tadjik avait la priorité pour étudier la médecine dans la république du Tadjikistan, avant un Russe ou un Juif; et il avait plus de chance de promotion dans le parti et la politique en général. Mais l'écart restait faible.

Après 1991, cette vision du monde universaliste s'est trouvée combattue par un ethno-nationalisme de clocher dans chacune des républiques soviétiques, à l'exception de la Russie et du Bélarus. La Russie n'était plus soviétique, mais elle gardait son universalisme. Dans les républiques, les gens de culture russe étaient sévèrement discriminés, souvent chassés de leurs emplois, et même parfois pourchassés ou abattus. Des millions de Russes, des autochtones dans ces républiques, devinrent des réfugiés; avec eux, des millions de non-russes qui préféraient la culture universaliste à leur « propre » nationalisme chauvin partaient s'installer en Russie. Voilà pourquoi la Russie moderne a des millions d'Azéris, d'Arméniens, de Géorgiens, de Tadjiks, de Latviens et d'autres groupes ethniques plus petits de toutes les républiques. Malgré la discrimination, des millions de Russes et de gens de culture russe sont restés dans ces républiques où leurs ancêtres avaient vécu depuis des générations, et la langue russe est devenue un territoire commun pour toutes les forces non-nationalistes.

Si l'on veut faire la comparaison avec Israël, comme le fait Pat Buchanan, ce sont les républiques comme l'Ukraine, la Géorgie, l'Ouzbékistan, et l'Estonie qui suivent le modèle israélien de discriminations et de persécutions contre leurs « minorités ethniques », tandis que la Russie suit le modèle égalitaire de l'Europe occidentale


France contre Occitanie

Si l'on veut comprendre le problème entre Ukraine et Russie, il faut faire la comparaison avec la France. Imaginez le pays divisé en France du Nord et France du Midi, le Nord gardant le nom de France, et le Midi choisissant de s'appeler « Occitanie », ses habitants devenant des Occitans, et sa langue l'occitan. Le gouvernement d'Occitanie forcerait les gens à parler provençal, à apprendre les poèmes de Frédéric Mistral par cœur, et on apprendrait aux enfants à détester les Français, qui ont dévasté la merveilleuse Provence lors de la Croisade des Albigeois en 1220. En France on grincerait des dents, forcément. Imaginez maintenant qu'au bout de vingt ans, le pouvoir en Occitanie se trouve violemment confisqué par quelques fascistes romantiques et méridionaux souhaitant « éradiquer 800 ans de domination franque », et prétendant discriminer tous ceux qui préféreraient parler la langue de Victor Hugo et d'Albert Camus. La France se trouverait bien obligée d'intervenir pour défendre les francophones, ne serait-ce que pour contenir une inondation de réfugiés. Il est probable que les francophones de Marseille et de Toulon choisiraient de soutenir le pays d'Oïl contre leur « propre » gouvernement d'Oc, sans pour autant constituer des immigrés en provenance de Normandie.

Poutine défend tous les russophones, toutes les minorités ethniques, telles que les Gagaouzes ou les Abkhazes, et pas seulement les Russes ethniques. Il défend le monde russe, tous ces russophones qui veulent et requièrent sa protection. Ce monde russe inclut, qu'on le veuille ou non, une majorité des habitants de l'Ukraine, les Russes ethniques, les juifs, de petits groupes ethniques et des Ukrainiens ethniques, en Nouvelle Russie comme à Kiev.

Oui, le monde russe était et reste attirant. Les juifs y étaient heureux d'oublier leur schtetl et leur patois yiddisch; leurs meilleurs poètes Pasternak et Brodsky écrivirent en russe et se considéraient eux-mêmes comme des Russes. Ce qui n'empêchait pas d'autres poètes mineurs de s'exprimer à titre personnel en yiddisch. Les Ukrainiens, de même, se servaient du russe pour la littérature, mais gardèrent longtemps leur patois dialectal à la maison, entre eux. Il y eut quelques Romantiques mineurs pour créer en patois, comme Taras Shevchenko et Lesya Ukrainka.

Soljenitsine lui-même écrivit jadis : « Même les Ukrainiens ethniques n'utilisent pas et ne savent pas l'ukrainien. Pour promouvoir l'usage de cette langue locale, le gouvernement ferme les écoles russes, interdit la télévision russe, et les bibliothécaires ne sont pas autorisés à parler russe avec leurs lecteurs. Cette position anti-russe de l'Ukraine, c'est exactement ce que veulent les USA pour affaiblir la Russie ».

Poutine dans son discours sur la Crimée a souligné qu'il voulait protéger le monde russe partout en Ukraine. En Nouvelle Russie le besoin est grand, parce qu'il y a des confrontations journalières entre les habitants et les gangs envoyés par le régime de Kiev. Alors que Poutine ne veut pas encore s'emparer de la Nouvelle Russie (ce que souhaitait pourtant Soljenitsine et ce qui est le sentiment général en Russie) il se pourrait qu'il s'y trouve forcé, comme il l'a été en Crimée. Il y a un moyen d'éviter cela: que l'Ukraine rejoigne le monde russe. Tout en gardant son indépendance, l'Ukraine doit garantir la pleine égalité à ses russophones. Ils devraient pouvoir rouvrir leurs écoles en russe, leurs journaux et télévisions en russe, avoir le droit de parler russe partout. La propagande anti-russe doit cesser, et les velléités de rejoindre l'OTAN aussi.

Il n'y a rien d'extraordinaire dans cette revendication : les Latinos aux USA ont le droit de parler espagnol. En Europe, l'égalité des langues et des cultures n'est pas négociable. Il n'y a que dans les républiques ex-soviétiques que ces droits sont bafoués, pas seulement en Ukraine, mais aussi dans les républiques baltes. Pendant vingt ans, la Russie se contentait d'objecter faiblement, lorsque les russophones (la majorité d'entre eux ne sont pas des Russes ethniques) se trouvaient discriminés dans les États baltes. Ceci devrait changer. La Lituanie et la Lettonie ont d'ores et déjà payé le prix pour leur position anti-russe, en perdant leur rôle sur la route du commerce avec la Russie. L'Ukraine est beaucoup plus importante pour la Russie. À moins que le régime actuel soit capable de changer (ce qui est peu probable), ce régime illégitime sera renversé par les habitants, et la Russie se prévaudra du droit d'ingérence humanitaire contre les éléments criminels au pouvoir, s'ils ne cèdent pas.

La majorité des Ukrainiens seraient probablement d'accord avec Poutine, quelle que soit la catégorie ethnique où ils se rangent. Car de fait, lors du référendum de Crimée, les Ukrainiens et les Tatars ont voté en masse avec les Russes. Ce qui est un signe positif : il n'y aura pas de conflit ethnique en Ukraine orientale, malgré les efforts US en ce sens. Le moment des choix se rapproche : certains experts estiment que vers la fin mai la crise ukrainienne sera derrière nous

Traduction : Maria Poumier

Dernière modification le : 24/03/2014 @ 11:4

Sources :

http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art1551(français)

http://www.counterpunch.org/2014/03/21/putins-triumph/ (anglais)

 

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Ne quittons pas le plume et l’enclume de Maria Poumier sans mentionner un de ses tout derniers articles. Aux antipodes du monde russe, nous vivons dans un univers en cours de désagrégation forcée, et rien ne nous fait plus plaisir que la résistance, aux forces de la dissolution, de sensibilités si diverses et parfois même si opposées. Preuve que la Nature ne se laisse pas attaquer sans rendre les coups. Nous publions d’autant plus volontiers Maria Poumier que nous partageons tout à fait son analyse.

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La pilule à gogos

par Maria Poumier – Entre la plume et l’enclume

La théorie du genre est un passe-temps talmudique qui n'intéresse que les championnes olympiques de la carrière universitaire, un sport cérébral tordu pour dames peu avenantes, qui laisse le gros des mortels fort froid. On suppose que ces gens-gentes-là sont sérieusesx, qu'elles-ils cherchent des choses importantes, qu'ils-elles font des « sciences humaines », et que, quelque part, elles-ils doivent bien trouver quelque chose...

Lire la suite…

Source : http://www.plumenclume.net/articles.php?pg=art1552

Ceci était une parenthèse dans notre sujet d’aujourd’hui, mais pas une parenthèse mineure.

 

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Et revenons à notre glose de l’article d’Israël Shamir

 

On voit ici le premier tableau de Vladimir Poutine, et sans doute le seul qu'il peindra jamais.

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C'était au début de 2009, alors qu’il était le Premier Ministre de Dmitri Medvedev. Il s’agissait de récolter des fonds au bénéfice de deux hôpitaux pour enfants de Saint-Petersbourg et d’une église qui avait besoin de réfection.

M. Poutine aurait peint « en quinze minutes », cette oeuvre intitulée « Broderie » (c’est écrit dans le bas : Ouzor), qui représente une fenêtre gelée, encadrée de rideaux brodés, vue de l’intérieur d’une cabane en bois. Elle est ici montrée par Madame Natalia Kournikova, propriétaire de la galerie qui organisait la vente. Les rideaux sont faits de « serviettes nationales » ukrainiennes.

Moralité : si vous êtes russe et si vous avez besoin de serviettes « nationales », Israël Shamir a raison, il vous faut aller les chercher en Ukraine.

L’œuvre a été vendue, aux enchères, pour 860.000 €.

À un oligarque ? Kodhorkovski, pour l’offrir au baron Jacob ? Non, on plaisante : il était au frais.

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L’Occitanie, diables merci, n’annonce pas sa sécession d’avec la France et ne lui réclamera pas de dommages-et-intérêts pour les victimes de Montségur, mais M. Shamir n’a pas dû entendre parler (à moins qu’il s’abstienne charitablement d’en parler) de l’Holocauste vendéen et des noyades de Carrier, en comparaison desquelles celles d’aujourd’hui en Méditerranée ne sont que petite bière, si on en croit les nostalgiques de Charette et de Cathelineau, qui finiront peut-être, eux, par en réclamer.

Ces jours-ci, cependant, c’est la Sardaigne qui veut se détacher de l’Italie et devenir suisse ! Pauvre Italie, qui a eu tant de mal à réaliser cette unité aujourd’hui bafouée, envers et contre les canonnades du Second empire français, qui n’en voulait absolument pas, car, voyez-vous, un pays solidement uni est beaucoup plus difficile à envahir, et dieusait qu’elle l’avait été, envahie, la malheureuse péninsule, tout au long des siècles précédents ! Par la France, par l’Espagne, par l’Autriche, par le diable et par sa mère… Ah, que les gens ont la mémoire courte !

À propos, qui se souvient des républiques serviles de Sicile, dont la première – 140 à 132 av. n.e. – fut dirigée par Eunus – un Syrien, oui, madame – qui s’était inspiré de celle d’Aristonicos à Pergame, à laquelle (en -132) avait participé le stoïcien Blossius de Cumes, lequel avait été le professeur de Tiberius Gracchus, qui fut, avec son frère Caïus, le modèle des Robespierre, comme, probablement aussi, de Fidel et de Raùl ? Se rappelle-t-on que la seconde - de 104 à 100 avant n.e. - dura cinq ans, exactement autant que la Révolution Française ?  Le monde est plus petit, et surtout plus jeune qu’on ne pense. Mais, ah, Garibaldi… t’être donné tant de mal pour en arriver là !

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Pour ce qui est des Tadjiks

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Cette population minoritaire en Russie, dont parle Israël Shamir, l’est aussi en Iran et en Chine. Or la Chine, le saviez-vous, a eu l’idée d’honorer ses minorités, de les faire mieux connaître les unes aux autres - elles sont 55 - et à la majorité des Chinois hans, en leur consacrant, à Pékin,  un très vaste parc appelé « Parc des Minorités » ou encore « Parc des nationalités ». Les Tadjiks y ont leur espace.

 

Visite virtuelle :

http://coins-du-monde.over-blog.com/article-chine-pekin-parc-des-minorites-108818392.html

 

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Repas (de fête) tadjik

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Bouc tadjik – on ne sait pas son nom. Belzébuth ?

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Le même avec une chevrette de sa descendance.

 

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Crimée russe : Il n’y a pas que Gehrard Schröder… Helmut Schmidt aussi est pour. Qu’est-ce que Madame Merkel attend pour dégager ?

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« L’action de Moscou en Crimée est cohérente » a dit l’ancien chancelier allemand, qui critique les réactions occidentales à la réunification de la Russie et de la Crimée.

L’approche de cette question par le président Poutine est « tout à fait compréhensible », vient-il d’écrire dans le journal Die Zeit, dont il est le rédacteur en chef.

Tandis que les sanctions ciblant des personnamlités politiques et du monde des affaires russes, par l’Union Européenne et les USA, sont, selon lui, « une idée stupide ».

Quant aux mesures restrictives qui viennent d’être prises, elles sont de nature symbolique, mais si des sanctions économiques plus sérieuses leur succèdent, « elle frapperont l’Ouest au moins aussi durement que la Russie , a-t-il ajouté.

Il croit aussi que le refus des pays occidentaux de coopérer avec la Russie dans le cadre du G8 est une décision erronée.

« Une rencontre, précisément maintenant, entre les pays occidentaux et la Russie, aurait été bien plus favorable à la paix que la menace de sanctions », a expliqué l’ex-chancelier. Avant d’ajouter que « le G8 lui-même n’est pas aussi important que le G20, dont la Russie reste membre ».

Toujours d’après Schmidt, la situation en Ukraine « est dangereuse parce que l’Occident a terriblement mal réagi » et que son « agitation » provoque une « agitation correspondante dans l’opinion publique et les cercles politiques russes ».

L’ex-chancelier a refusé de spéculer sur un possible déploiement de troupes russes dans la partie orientale de l’Ukraine, mais il estime que l’Occident ne devrait pas en tisonner l’envie chez les Russes.

Helmut Schmidt a rempli les fonctions de chancelier d’Allemagne occidentale, de 1974 à 1982, et a aussi été son ministre des finances, de l’économie et de la défense.

[Les citoyens russes mis individuellement sur liste noire sont interdits de séjour aux États-Unis et en Europe, et les biens qu’ils y possèdent ont été mis sous séquestre. NdT]

Source : http://rt.com/news/schmidt-crimea-russia-germany-465/

Traduction : Catherine L.

pour Les Grosses Orchades

 

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Vitaly Churkin, ambassadeur de la Fédération de Russie à l’ONU après l’avoir été en Belgique de 1994 à 1998 et au Canada de 1998 à 2003, qui avait fait éclater de rire tout le web aux dépens de Samantha Power et de Madonna, monte aujourd’hui au créneau sur un sujet moins frivole.

Le vote des Nations Unies montre que la Russie est loin d’être isolée – Churkin

R.T. – 28 mars 2014

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« En dépit de très fortes pressions des États-Unis et d’autres pays pour faire déclarer invalide le référendum de Crimée, le résultat du vote qui a eu lieu aux Nations Unies montre que la Russie est loin d’être isolée », a déclaré l’ambassadeur de la Fédération de Russie à l’ONU, Vitaly Churkin.

« Beaucoup de pays se sont plaints d’avoir été soumis à des pressions colossales, de la part des puissances occidentales, pour qu’ils votent en faveur de la résolution » a-t-il confié à des journalistes à l’issue du vote, ajoutant qu’il croyait que ces pressions avaient « produit un certain effet ».

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« Certains pays ont voté, je dirais, à contrecoeur, et se sont plaints à nous des fortes pressions qu’ils avaient subies. »

Malgré l’approbation de la résolution non contraignante (c. à d. de pure forme, NdT) par l’Assemblée Générale, 11 voix contre et 58 abstentions montrent que la Russie n’est pas isolée.

L’Arménie, le Belarus, la Bolivie, Cuba, la Corée du Nord, le Nicaragua, le Soudan, la Syrie, le Venezuela et le Zimbabwe ont tous voté contre la résolution d’opposition au referendum de Crimée.

« Beaucoup se sont abstenus et certains ont soutenu la Russie en votant contre. La tendance est évidente. À la suite du vote au Conseil de Sécurité, certains de nos partenaires occidentaux se sont empressés de déclarer la Russie isolée » a dit Churkin.

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« Je considère ce qui s’est passé comme un développement positif. Même si une modeste majorité de l’Assemblée Générale a voté en faveur de la résolution à laquelle la Russie s’est opposée, la tendance qui se dessine me plaît bien » a-t-il précisé. « Car cette fois-ci, il est clair qu’il n’y a pas d’isolement de la Russie. Aujourd’hui, nous n’avons pu obtenir la majorité, mais une tendance positive est apparue. »

« Un nombre croissant de pays commencent à comprendre les tenants et les aboutissants de ce qui s’est passé en Ukraine et en Crimée » a encore dit Churkin.

Cependant, 100 pays ont voté pour un document appelant à soutenir « la souveraineté, l’indépendance politique, l’unité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues ».

« En passant cette résolution, la communauté internationale a envoyé un message fort à la Russie ; lui a rappelé qu’elle n’a pas le droit de piétiner les lois internationales » a commenté le Ministre des Affaires étrangères de Grande Bretagne, William Hague.

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Et l’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Samantha Power, a tweeté pour sa part que « en passant la résolution d’aujourd’hui, le monde a fait savoir que les frontières ne sont pas de simples suggestions ».

Parmi les pays qui se sont abstenus de voter sont la Chine et un certain nombre de pays d’Amérique Latine et d’Afrique.

Avant le vote, Churkin avait appelé cette résolution « conflictuelle par nature », ajoutant que l’attitude de la Russie à son égard était « de refus net », du fait que ce document « essaie de mettre en doute la signification du referendum de Crimée, qui a déjà joué son rôle historique ».

Il a réitéré que « la Russie ne pouvait pas dénier au peuple de Crimée son droit à l’autodétermination » et a appelé la réunification de la péninsule et de la Russie une « manifestation de justice historique ».

100 pays membres des Nations Unies ont voté en faveur de la résolution, tandis que 11 ont voté contre et que 58 se sont abstenus. Seulement 168 des 193 pays membres étaient présents à l’A.G. de New York.

[Ce qui revient à dire que 25 ont voté avec leurs pieds, portant à 94 le nombre des contre. La cote de popularité de Vladimir Poutine dans son pays est actuellement de 82,3%. Pas précisément celle de François Hollande dans le sien. NdT]

Source : http://rt.com/news/churkin-crimea-un-vote-749/

 Traduction : Catherine L.

pour Les Grosses Orchades

 

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Pendant ce temps, Iulia Timochenko a pété les plombs…

La ligne Timochenko

Philippe Grasset – DeDefensa.org

 25 mars 2014

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Ioulia Timochenko va mieux. De son hôpital allemand où on la soigne depuis sa sortie de prison, elle semble prête à se lancer dans la campagne pour les présidentielles du 25 mai en Ukraine et semble, plus que jamais, conduite à se manifester comme si elle était promise à devenir la présidente. Puisqu’elle reste ferme dans son statut d’« icône» aux yeux du bloc BAO, et par conséquent de favorite du même bloc pour la présidence, on en déduit que ses deux très récentes sorties nous donnent un excellent avant-goût de ce que devraient être l’ambiance et l'orientation politique de cette campagne.

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Source : http://www.dedefensa.org/article-la_ligne_timochenko_25_0...

 

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Et Muzychko s’est fait descendre…

Coup d’État occidental en Ukraine : Pravi Sektor, jeté après usage 

 par Lucien Cerise - Scriptoblog

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La mort par balles d’Alexandr Muzychko, l’un des chefs de Pravi Sektor, le groupe paramilitaire le plus actif à Kiev, était largement prévisible.



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Lui-même l’avait anticipée en déclarant dans une vidéo : « Le bureau du Procureur Général et le Ministère de l’Intérieur de l’Ukraine ont pris une décision pour, ou m’éliminer, ou me capturer et me remettre en Russie, et ensuite imputer tout aux Renseignement russes. » (1)

Muzychko a donc été éliminé par le gouvernement putschiste qu’il a contribué à installer, juste au moment où il semblait comprendre que c’était ce gouvernement fantoche au service des Occidentaux qui menaçait sa vie et que la Russie n’était peut-être pas son pire ennemi, finalement. (2) Dans ces conditions, la probabilité pour qu’il retourne sa veste du côté de Moscou étant élevée, il fallait l’éliminer de toute urgence. De manière tout aussi prévisible, le gouvernement putschiste ukrainien, essentiellement composé de membres de Svoboda, parti pro-occidental et sous contrôle de l’axe Washington/Tel Aviv, a commencé à lancer des opérations de purges contre Pravi Sektor : « Sur sa page VKontakte, équivalent russe de Facebook, des membres du mouvement [Pravi Sektor] ont dénoncé l’arrestation de six responsables régionaux de Pravy Sektor à Poltava, dans le nord-est du pays. Selon son communiqué, les six hommes ont été accusés de détenir des armes sans autorisation, alors que selon eux ils n’étaient pas armés. » (3)

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Source : http://www.scriptoblog.com/index.php/blog/geopolitique/13...

À propos de son dernier livre OLIGANARCHY, entretien avec Lucien Cerise

 

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La vie des bêtes

 

« On n'a pas deux cœurs, l'un pour l'homme, l'autre pour l'animal… On a du cœur ou on n'en a pas ».
Lamartine

 

Simferopol : 55 chats dans un appartement. Il suffit de s’organiser

 

 

Pendant que les politiques s’affrontent et que de grandes choses se décident, à Simferopol, capitale de la Crimée, une retraitée de 66 ans, Raisa Zhukova, assure le gîte et le couvert à 55 chats, qu’elle a recueillis au cours de ces dix dernières années. Elle partage avec eux, mais aussi avec sa fille et sa petite-fille, son appartement à une seule chambre à coucher.

C’est sa retraite qui les fait tous vivre. Inutile de dire qu’il y a juste assez pour les nourrir et que toute maladie est source d’angoisse car, là pas plus qu’ailleurs, il n’y a de Sécu pour les chats.

« Plus je communique avec les bêtes, plus je suis déçue par les gens » dit-elle. « Les bêtes ne vous trahissent jamais. Elles ne savent pas comment faire. » Il nous semble qu’en son temps le chancelier Bismarck a dit quelque chose d’approchant.

Zhukova avait commencé par leur construire des petits abris dans les rues, mais cela déplaisait aux voisins, qui détruisaient les abris et lâchaient leurs chiens sur les chats, si bien qu’elle dut les prendre chez elle, beaucoup étant très abîmés, voire estropiés. Certains, d’ailleurs, sont restés handicapés mais en vie.

« J’ai commencé par vendre tout l’or que je pouvais avoir de ma jeunesse - boucles d’oreilles, bagues, broches – parce que je n’avais pas assez pour les nourrir et surtout pour les soigner. L’or n’est rien, comparé à la vie, que ce soit une vie de chien, de chat ou d’être humain. Elle n’est donnée qu’une fois et il faut tout faire pour la conserver.»

L’or a dû fondre depuis longtemps et, aujourd’hui, Zhukova lutte pour sa propre vie. Elle a un gros problème de santé et pas assez d’argent pour suivre un traitement médical approprié.

Elle a bien essayé de trouver des familles d’accueil pour au moins un certain nombre de ses pensionnaires, mais… histoire connue. Archi-connue.

Incidente :

Mina Yuditskaya Berliner, native de Mena en Ukraine et vivant aujourd’hui à Tel Aviv, a été le professeur d’allemand de Vladimir Poutine, lorsqu’il avait quinze ans – en 1967/68 - à Saint Petersbourg.

En avril 2005 – c’est le journal Haaretz qui le raconte ce 24 mars - elle a rencontré son ancien élève, de passage à Tel Aviv. Celui-ci lui a fait cadeau d’un appartement « plus proche d’un arrêt de bus » et le personnel de l’ambassade l’a aidée à déménager. Elle a aujourd’hui 93 ans et on espère pour elle qu’elle en jouira encore longtemps.

Bien sûr, Nous savons que, même les présidents, de pays même riches, ne peuvent se charger de toute la misère du monde en gros et en détail.

Reste la catastrophe imminente pour Zukhova et ses chats.

Cela veut-il dire que nous mettons la vie de 55 chats sur le même plan que celle d’un être humain ? Oui. Nous la mettons sur le même plan que celle de 55 êtres humains, car nous sommes des extrémistes et que Zhukova a raison : une vie est une vie et ne peut être remplacée par un coup de sifflet.

Cela coûterait-il si cher aux contribuables russes et criméens réunis, une petite baraque avec un grand jardin autour ? Combien de roubles par tête de pipe et par an ? De son côté, la Faculté dérogerait-elle en faisant une fleur à une patiente qui a déjà donné plus qu’elle ne recevra jamais ?

Monsieur le Président s’il vous plaît !

Madame Bardot s’il vous plaît !

Internautes s’il vous plaît ! (Saker, please !)

Qui aurait le temps et les moyens techniques d’ouvrir sur Internet une liste, pour y récolter les quelques $ virtuels et € en perdition, dont Raisa Zhukova a besoin ? Avant qu’elle craque.

Non, nous n’oublions pas les Gazaouis ni les autres enfants martyrs, mais c’est tout le monde ou personne et un principe est un principe. Celui qui est capable de laisser crever un animal est capable de faire mourir un enfant. (Voyez Lamartine).

 

*

À l’autre bout du spectre humain :

Le zoo de Copenhague a remis le couvert !

 

Moins de deux mois après la vague d’indignation quasi planétaire qu’ils ont suscitée en abattant sans nécessité le girafon Marius dans des conditions indignes, les Pieds Nickelés de l’euthanasie à la danoise viennent de faire la peau à toute une famille de lions en bonne santé : le père, la mère et deux bébés lionceaux, pour pouvoir acquérir un nouveau mâle. Mais pour quoi en faire grands dieux ? Le débiter en côtelettes pour nourrir les ours ou les autruches, qui à leur tour… ? L’idée ne leur viendrait pas de laisser en paix ces bestioles dans leur savane et de fermer leur Auschwitz new-look ?

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Adieu, papa.

Autant vous le dire tout de suite : plus de 400 animaux sont « euthanasiés » chaque année dans les Zoos d’Europe. Pourquoi diantre les y mettre si on est infoutus de les y laisser vivre ?

Réactions :

http://rt.com/news/danish-zoo-killed-lions-201/

https://twitter.com/Steffendus/status/448500741267677184/photo/1

http://www.independent.ie/world-news/paddy-power-opens-bets-on-which-animal-is-likely-to-be-killed-next-at-copenhagen-zoo-30132178.html

http://www.brantfordexpositor.ca/2014/03/25/giraffe-killi...

 

*

Il est interdit de jeter des cacahuètes aux singes, mais…

Un ours polaire du zoo de Stuttgart meurt après avoir mangé un sac à main et un manteau. Il avait 25 ans. Il s’appelait Anton. Qui peut bien être assez taré pour jeter des sacs à main et des manteaux à un ours en cage ?

27. Anton Stuttgart.jpg

Et si on réclamait la suppression des zoos ? Par mesure d’austérité…

 

*

Pour nous consoler de la malfaisance exponentielle de l’Europe « civilisée » et essayer de nous réconcilier avec nos semblables à roulettes :

Scènes de la vie russe

Elles sont d’avril 2013. Et alors ?

 

 

*

En prime :

Henrin Guillemin – une journée d’Ivan Denissovitch


 

*

Pour finir en beauté

Sans sortir de notre sujet

Lesquels préférez-vous, les merdias anglais ou les nôtres ?

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Mis en ligne le 30 mars 2014.

 

 

 

 

 

19:41 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

27/03/2014

RED STAR LINE

1. Flyer RED STAR.JPG

 

Ceci est un rappel et une incitation à lâcher TFI, Canal 5, France 2 ou même Arte… notre connaissance en matière de chaînes est limitée – nous n’avons pas la télé – mais vous devez en avoir au moins cinquante, non ? Alors, pour une fois, choisir de regarder la RTBF ne serait  peut-être pas une mauvaise idée.

À l’heure où la moitié de la planète est ou va être forcée de s’exiler, de chercher sa survie dans l’émigration vers des eldorados qui n’existent plus, les deux jeunes cinéastes belges auteurs de ce document ont été, à notre avis, bien inspirés d’aller mettre leur nez dans les archives sonores d’il y a un siècle.

http://www.cinevox.be/red-star-line-en-route-vers-le-nouveau-monde/

On le sait, la très grande majorité des deux millions de passagers de la Red Star furent des juifs venus de Russie, des pays baltes, d’Allemagne et de Pologne, fuyant la misère et/ou les pogroms. Bien sûr, il y en eut des millions d’autres, principalement des Italiens et des Irlandais, mais ceux-là partirent d’autres ports. Et tous les passagers juifs ne furent pas nécessairement des malheureux fuyant quelque chose. Il y en eut aussi qui voyagèrent en 1ère et en 2e classe. Il y en eut même un qui fit plusieurs fois la traversée, avec Madame, un certain Albert Einstein, que les membres des équipages trouvèrent « très simple en dépit de sa célébrité ».

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Einstein et son épouse Elsa Koch, à bord du Belgenland

Beaucoup cependant furent des bolcheviques fuyant la répression tsariste. Le grand John Cowper Powys tint toujours à honneur d’avoir planché devant eux dans ce Cooper Hall qui était la salle de leurs syndicats. Ce même Cooper Hall d’où, un siècle plus tard, John Mearsheimer et Stephen Walt allaient lancer une bombe dont les effets collatéraux se font encore sentir.

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Cooper Union Great Hall

Mais il n’y eut pas qu’Albert Einstein à faire la traversée au milieu d’anonymes qui eurent le tort de n’être pas assez riches pour pousser jusqu’à Hollywood et se mettre « dans le cinéma ». Il y eut aussi une petite bonne femme pas encore célèbre, du nom d’Emma Goldman, qui allait réussir l’exploit de se faire expulser des États-Unis après y avoir fait de la prison, puis d’URSS, et qui, imperturbée, finirait par aller se mesurer à Franco sur son territoire.

C’est à la grande peur causée aux gens de biens par ces agitateurs, que les candidats-immigrants de la vague suivante durent d’être renvoyés dans les bras d’un Adolf Hitler qui n’en voulait pas, sous l’hypocrite prétexte de « quotas atteints ». La « terre des libres, patrie des braves » n’avait que faire de trublions égalitaires, anticapitalistes, communistes, anarchistes et quoi-z-encore ! Elle a préféré de tout temps les banquiers, les marchands d’art et les fondateurs de Metro-Goldwyn–Mayer. Mais c’est aux descendants des trublions, peut-être devenus bourgeois, que Daniel Cattier et Fabio Wuytack sont allés tendre leurs micros après leur avoir fait entendre la voix de leurs grand-pères et grand-mères. Chose hélas que Daniel ne pourra jamais faire pour les myriades d’Africains moins chanceux, qui continuent à faire monter le niveau de la Méditerranée par l’amoncellement de leurs cadavres, dans l’indifférence massive et même gaie des Occidentaux ingérants-humanitaires-et-donneurs-de-leçons. Ces émigrants-là, chassés de leurs pays regorgeant de richesses, n’auront jamais de descendance. Leur descendance, bébés à la mamelle inclus, périt avec eux.

4. Death toll from asylum seeker boat.JPG

*

J’ai toujours pensé que la grandeur exceptionnelle est désignée à l’avenir par le flair acharné de l’ennemi, bien avant que les amis ne l’aient reconnue.

Romain Rolland, Robespierre

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Si vous êtes comme nous, vous n’avez jamais eu l’occasion de voir et d’entendre un discours de S. H. Nasrallah sous-titré en français. C’est d’autant plus regrettable que S. H. Nasrallah est un des plus grands hommes politiques de notre temps et un des plus sages.

Cette affirmation ne surprendra que ceux qui se sont laissé bourrer le crâne par les « propagandistes mercenaires » dont se plaignait déjà Robespierre.

C’est ainsi que les grands discours de Mahmoud Ahmadinejad, qui n’eurent d’équivalents que ceux d’Hugo Chavez et de Vladimir Poutine*, ne furent jamais accessibles qu’avec deux ou trois semaines de retard et parce qu’il s’était quand même trouvé des citoyens US pour les traduire dans leur langue.

Le front nous brûle encore de honte d’avoir vu ces retransmissions de séances de l’ONU, où ceux qui prétendent nous représenter se levaient en toute goujaterie de meute, et sortaient de l’hémicycle dès qu’il s’approchait de la tribune pour y prendre la parole. On a rarement vu plus abject

Aujourd’hui, Mahmoud Ahmadinejad n’est plus le président élu de 80 millions d’Iraniens. Il a repris son travail de professeur à l’Université de Téhéran, où il se rend en autobus.

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Et en voyageant debout…

Si cet homme avait été le tyran qu’ont fabriqué les enfumeurs à gages des merdias, il y a beau temps qu’il serait mort.

Donc, voici l’autre, le Libanais dont la tête est mise à prix par nos zélites. Le voici dans une allocution qu’il a faite le 12 mars dernier, à laquelle il faut prêter attention car il y parle de choses graves.

En effet, à force de pratiquer la méthode Coué, de se réjouir du croissant isolement d’Israël, de se féliciter de l’effet BDS qui s’étend naninanère – même si c’est vrai – on oublie de voir que les Palestiniens crèvent, que c’est miracle qu’il en reste encore et que bientôt, si rien de sérieux n’est fait très vite, il n’en restera plus.  

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S.H. Nasrallah n’est pas qu’un grand résistant et un grand homme d’État, c’est aussi une conscience. Quelque chose de bien rare par ici. Un peu comme si on trouvait le Koh-i-Nor sous les pavés de la Concorde. Voyez ? Écouter ce qu’il dit est une urgence absolue.

 

L'Occident et le Monde Arabe veulent en finir avec la cause palestinienne


Découverte ! Notre correspondant, Salah, à qui nous devons déjà la traduction des discours de Vladimir Poutine, sous-titre systématiquement et publie sur son blog « Sayed 7asan »,  toutes les interventions de Sayed Hasan Nasrallah. Qu’il en soit chaudement remercié. On les trouve ici :

https://www.youtube.com/playlist?list=PLgJPDxCzzmTNP_1gitE-UONm5W5sO2NP9

______________   

Nous ne mentionnons pas Fidel Castro, parce qu’on ne mentionne pas les légendes ; on s’incline avec respect quand on a la chance de les avoir entendues.

 

*

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Letters of John Cowper Powys and Emma Goldman

Avec une longue introduction de David Goodway, historien de l’anarchie : « POWYS and EMMA GOLDMAN »

London, Cecil Woolf , 2008

188 p.

9. Emma_goldman_1886.jpg

 

  • Emma Goldman: A Documentary History Of The American Years, Volume 1 – Made for America, 1890–1901. Berkeley: University of California Press, 2003
  • Emma Goldman: A Documentary History Of The American Years, Volume 2 – Making Speech Free, 1902–1909. Berkeley: University of California Press, 2004.
  •  Emma Goldman: A Documentary History of the American Years, Volume 3 – Light and Shadows, 1910–1916. Stanford: Stanford University Press, 2012

Ouvrage capital pour l’histoire de la lutte des classes aux États-Unis. Inédit en français, ce n’est pas notre faute si l’édition française préfère publier Botul. 

 

En français et en ligne :

Emma Goldman : Un an au pénitencier de Blackwell

http://www.non-fides.fr/?Un-an-au-penitencier-de-Blackwell

Emma Goldman : 1921, L’orage éclate à Pétrograd

http://www.non-fides.fr/?1921-l-orage-eclate-a-Petrograd

 

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Luc SANTE

Low life : Lure and Snares of Old New York

N.Y., Farrar Straus Giroux, 2003

432 p.

 

Luc Sante's Low Life is a portrait of America's greatest city, the riotous and anarchic breeding ground of modernity. This is not the familiar saga of mansions, avenues, and robber barons, but the messy, turbulent, often murderous story of the city's slums; the teeming streets--scene of innumerable cons and crimes whose cramped and overcrowded housing is still a prominent feature of the cityscap...

(C’est une histoire - illustrée de documents rares - des bas-fonds de New York, du milieu du XIXe siècle au début des années trente. Autrement dit, une histoire qui grouille d’immigrés pauvres et de criminels. Luc Sante est lui-même un immigré belge : un des tout premiers à être descendu d’un avion, donc à n’être pas passé par Ellis Island. Il est francophone. Ce n’est pas une raison pour être publié en français.)

 

*

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Walid Khalidi

Histoire véridique de la conquête de la Palestine

Paris, Éditions de Minuit, 1998

96 pages.

 

 

 Walid Khalidi

Pour ne jamais oublier : les villages de Palestine détruits par Israël et les noms de leurs martyrs.

Institut des Études Palestiniennes, 2001

 

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Walid Khalidi

Nakba 1947-1948

Paris, Sindbad-Actes Sud, 2012

 

 

 

 

12 bis Rashid La Fabrique .jpg.jpg

 

 

 

Rachid Khalidi

L’identité palestinienne – La construction d’une conscience nationale moderne

Paris, La Fabrique, 2003

 

 

 

 

 

14. Rashid Palestine Histoire....jpg

 

 

 

 

Rachid Khalidi

Palestine : Histoire d’un état introuvable

Arles, Actes Sud, 2007

361 pages.

 

 

 

 

 

 

 

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Ilan Pappé

Le nettoyage ethnique de la Palestine

Paris, Fayar, 2008

394 pages

 

 

 

 

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Joe Sacco

GAZA 1956 : En marge de l’histoire

B.D.

Paris, Futuropolis, 2010

424 pages

 

Joe Sacco a 49 ans. Il est né à Malte et vit aux États-Unis. Il est titulaire d'une licence ès lettres et journalisme et d'une maîtrise d'art. Passionné de bande dessinée, il se fait connaître avec des comics underground dont Yahoo et War Junkie, où il aborde l'actualité du moment, dont la guerre du Golfe. 1993 : il créé l'événement avec Palestine, qui est le premier album de ce qui sera qualifié par la suite de «bande dessinée de reportage». 1996: Palestine, une nation occupée (Vertige Graphic). 1997 : Palestine, dans la bande de Gaza(Vertige Graphic). 2001 : Goradze (2 tomes, Rackham). 2002 : Le Rock et moi (Rackham). 2005 : The Fixer, une histoire de Sarajevo (Rackham). 2010 : Palestine (Intégrale, Rackham). Parallèlement, il multiplie les reportages pour différents journaux comme The New York Times Magazine, Time, Harper's, The Guardian...


Gaza 1956
 : Six ans de travail, plus de 400 pages, pour mettre au jour un massacre perpétré par l'armée israélienne sur la population de Gaza en 1956, et que l'Histoire a tout fait pour oublier. Hautement considéré par ses pairs auteurs, les médias et ses lecteurs du monde entier, Sacco poursuit son engagement sincère, courageux, âpre, rigoureux et nécessaire. Son oeuvre est une charge explosive qui a fait voler en éclats les limites de la bande dessinée. C'est lors d'un reportage pour le magazine «Harper's» en 2001, que Joe Sacco se remémore une brève citation, une note de bas de page, lue dans un rapport de l'ONU. Elle parlait d'un massacre de près de 275 civils, perpétré par l'armée israélienne à Khan Younis et d'une dizaine d'autres à Rafah, ville voisine, en 1956. Difficile à croire, alors entre novembre 2002 et mai 2003, le dessinateur reporter se rend à trois reprises sur le terrain, afin d'établir la véracité de cette tragédie et embarque le lecteur à la recherche de traces du massacre.

 

Elia SULEIMAN

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Intervention divine

DVD – 99 minutes

France Télévision Distribution, 2003

 

 

 

 

 

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Le temps qu’il reste

DVD – 104 minutes

Frande Télévision Distribution , 2010

 

 

 

Et, bien entendu, sur Internet, le site d’Aline de Dieguez, Aux sources du chaos mondial actuel, qui lui est entièrement consacré.  http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/

*

Dernière minute :

Argentine : 38e anniversaire du coup d’état des colonels

Manif monstre à Buenos Ayres

 

 

Mis en ligne le 27 mars 2014

 

 

 

 

11:53 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/03/2014

Il y a 15 ans aujourd'hui

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Il y a 15 ans aujourd’hui : le 24 mars 1999 

commençait le bombardement massif des populations civiles de Yougoslavie.

Il allait durer 78 jours sans interruption

 

Une quinzaine de Belges, partis en deux ou trois voitures apporter des médicaments et diverses choses à des Belgradois déjà victimes d’un blocus meurtrier, se retrouvèrent sous les bombes. Ils y restèrent 3 ? 4 ? 5 jours ? Au plus, une semaine. Un an plus tard, deux des quinze étaient frappé du lymphome (« maladie des Casques Bleus ») dont ils devaient mourir ; un troisième, le journaliste Michel Collon, devait être amputé d’un rein qui s’avéra saturé d’uranium appauvri. Que dire des populations locales qui subirent la totalité de l’horreur et qui y restent, tous leurs fleuves et leurs sols contaminés, soumis aux radiations mortelles pour des générations, pour toujours peut-être ?

Nous dédions ce billet de triste anniversaire à feue notre amie Michelle Beaujean (l’auteur dramatique Chiquet Mawet) qui, en puissance d’un époux graveur, s’était liée d’amitié avec des graveurs yougoslaves venus exposer en Belgique et avait trouvé tout naturel, en ce printemps de guerre, de leur apporter non seulement les médicaments de base qui leur manquaient si fort mais aussi de quoi travailler, des matériaux de gravure.

 

Balkans info

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Louis Dalmas

 

Source : WWW.b-i-infos.com

 

 

La guerre de l’Empire contre la nation serbe : leçons pour la résistance

The Saker

Il y a quinze ans, l’Empire anglo-sioniste entamait la troisième phase de sa guerre contre la nation serbe. Il est important de prendre quelques minutes pour rappeler cette guerre, parce que sa principale raison d’être fut de montrer au peuple russe ce qu’on pourrait lui faire s’il s’avisait de résister (aux plans qu’on avait pour lui NdT). Exactement comme les USA ont bombardé Nagasaki et Hiroshima, principalement pour faire savoir à l'URSS ce qu'on pourrait lui faire si on le décidait, les Anglo-Sionistes ont bombardé le peuple serbe qui vivait en Croatie, en Bosnie, au Kosovo, en Macédoine et en Serbie, principalement pour envoyer un « message » au peuple russe : si vous ne vous laissez pas faire, vous êtes les suivants sur la liste.

En plus d’une campagne de bombardements massifs et de frappes aux missiles de croisière, l’Empire a déchaîné la plus grande campagne de propagande de l’Histoire, faisant passer les Serbes pour des assassins de masse vicieux, cinglés, nationalistes et sadiques, et tous leurs ennemis pour de gentils civils héroïques, démocrates et amoureux de la liberté, qui ne disposaient que d’un armement dérisoire pour résister aux massacres à l’arme lourde des Serbes. La fable, passant toutes les bornes, gonflait encore la diffamation en parlant de « camps de concentration » serbes et de « campagnes de nettoyage ethnique » utilisant « le viol comme arme de guerre ». En fin de compte et très logiquement, les Anglo-Sionistes ont conclu que Milosevic était « le nouveau Hitler » et que les Serbes étaient en train de perpétrer un génocide.

À l’époque, pratiquement tout le monde a avalé l’affabulation. Il y eut quelques exceptions – peu – ici et là – le journaliste indépendant Michel Collon, en Belgique, mérite une mention spéciale avec son livre Médiamensonges, qui avait paru dès 1994 – mais, l’un dans l’autre, la campagne de PSYOPS stratégiques de l’Empire fut un succès stupéfiant.

Je reviendrai sur le sujet de cette guerre hors commémoration, parce que beaucoup de choses doivent être revisitées et réexpliquées, spécialement aujourd’hui où le monde musulman se retrouve à la place des Serbes, aux prises avec exactement les mêmes forces, qui refont les mêmes choses en Libye et en Syrie. Mais, pour l’instant, je veux juste partager avec vous un échange d’e-mails que je viens d’avoir avec un lecteur, parce que la réponse que je lui fais peut servir de point de départ utile, pour commencer à remettre les pendules à l’heure.

 

*

Nous ne sommes pas en mesure de poster aujourd’hui cet échange, sur lequel nous nous proposons de revenir plus tard. Pour les anglophones, il est ici :

http://vineyardsaker.blogspot.be/2014/03/the-empires-war-...

3. Goethe.jpg

Nul n’est plus esclave que celui qui se croit libre sans l’être

 

Louis Dalmas, dans l’article de Balkans Info ci-dessus parle d’une « désinformation éhontée ayant réussi à endormir les opinions publiques », et, « À l’époque, pratiquement tout le monde a avalé l’affabulation », dit le Saker. N’est-il pas temps de dire que cela suffit ? Les opinions publiques se laissent endormir parce qu’elles le veulent bien. Parce que le sommeil de leur raison les arrange. Elles avalent les affabulations parce qu’il est beaucoup plus confortable de s’indigner dans les rails que de penser par soi-même et d’avoir à prendre peut-être des responsabilités. Refuser de voir les évidences les plus stridentes est tout un art. Les opinions publiques y sont passées maître(sse)s.

Évoquer avec horreur les « camps de concentration » serbes, alors que tous les pays d’Europe ont les leurs et que s’y ajoutent les camps de torture US off limits  (n’importe où sauf sur le territoire des USA, c’est-à-dire partout y compris sur les mers), c’est pratiquer une forme d’hypocrisie qui ferait tomber Tartufe sur le cul d’admiration. Déborder de compassion pour les Tibétains persécutés pendant les J.O. de Pékin et pour les Ukrainiens pas contents pendant ceux de Sotchi, c’est se foutre du monde. Nous ne parlons pas ici des enfumeurs, mais de leurs prétendues victimes. Il n’y a pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre les cris des suppliciés et pires aveugles que ceux qui refusent de voir le sang dans lequel ils pataugent benoîtement jusqu’aux cheveux. Alors, franchement, l’excuse de la désinformation… BASTA !

Le Saker parle encore, à propos de la boucherie yougoslave, de « message » aux Russes, et c’est sûrement vrai. Mais ce qui est vrai aussi, c’est qu’il s’agissait de donner le coup d’envoi au démantèlement de l’Europe. Les Anglo-Sionistes y tiennent beaucoup, et il faut reconnaître qu’ils n’ont eu besoin de mettre la main à la pâte que pour faire tomber ce premier domino, puisque les autres se préparent à tomber docilement tout seuls. Politique de Gribouilles. Car, enfin, se séparer de l’agglomérat dont on fait partie pour rester dans l’Union européenne, ça ressemble à quoi ? Et qu’on ne vienne pas nous bassiner avec la Crimée. En Crimée, il s’agit d’un remembrement. Tel qu’on le souhaite à la Yougoslavie.

Soyons bien assurés d’une chose : tant que la Yougoslavie ne sera pas restaurée, où que nous soyons en Europe, nous ne serons pas libres.

 

*

Considérons ceci comme de bon augure :

 

Au cours d’une cérémonie brève mais touchante, Vladimir Poutine s’est exprimé lors d’un rassemblement à Moscou derrière le slogan « Nous sommes ensemble! », en soutien à l’adhésion de la République de Crimée à la Fédération de Russie.

Merci à Sayed Hasan pour la vidéo et la traduction.


 

PRÉSIDENT DE LA FÉDÉRATION DE RUSSIE VLADIMIR POUTINE :

Mes chers amis,

C’est un jour de grande joie et de bonheur pour nous !

Citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol !

Après un long périple, difficile et épuisant, la Crimée et Sébastopol sont de retour dans leur foyer, dans leur terre natale, dans leur port d’attache, la Russie !

Je tiens à remercier les habitants de Crimée et de Sébastopol pour leur prise de position cohérente et décisive et pour leur volonté clairement exprimée d’être avec la Russie. Nous avons tous ressenti de l’émotion pour eux, et la Russie leur a donné sa chaleur, s’est tournée vers eux et leur a ouvert son cœur.

Nous sommes extrêmement préoccupés par les événements qui se déroulent en Ukraine, mais je crois que l’Ukraine surmontera toutes ces difficultés. Nous ne sommes pas de simples voisins, nous sommes une famille, et notre réussite future dépend de nos deux pays, à la fois de la Russie et de l’Ukraine.

Je voudrais encore une fois remercier les habitants de Crimée et de Sébastopol pour leur courage et leur persévérance, pour être restés fidèles à la mémoire de leurs ancêtres héroïques et pour avoir maintenu leur amour pour notre mère patrie, la Russie, à travers les décennies.

Ensemble, nous avons accompli de grandes choses, mais il reste encore beaucoup à faire, plus de tâches à mener à bien. Cependant, je suis certain que nous allons surmonter tous ces problèmes, et nous le ferons parce que nous sommes ensemble.

Vive la Russie !

*

Le rassemblement s’est conclu par l’hymne national de la Fédération de Russie :

 

Russie ô notre patrie sacrée,

Russie ô notre pays bien-aimé.

Une volonté puissante, une gloire immense

Seront ton héritage à jamais !

 

Rossiya – svyashchennaya nasha derzhava,
Rossiya – lyubimaya nasha strana.
Moguchaya volya, velikaya slava –
Tvoio dostoyanye na vse vremena!

 

[Refrain]

 

Sois glorieuse, ô notre libre Patrie,
Alliance éternelle de peuples frères !
Sagesse ancestrale de notre peuple !
Sois glorieux, ô notre pays !

Nous sommes fiers de toi !

 

Slav'sya, Otechestvo nashe svobodnoye,

Bratskih narodov soyuz vekovoi,

Predkami dannaya mudrost' narodnaya!

Slav'sya, strana! My gordimsya toboi!

 

Source :  http://www.sayed7asan.blogspot.fr

 

*

1. livre-detruit-incendie.JPG

 

Écrivains déracinés

 Écrivains du déracinement

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Dubravka Ugrešić

Née yougoslave, d’un père croate et d’une mère bulgare, devenue croate après l’éclatement de la Yougoslavie, elle a fait ses études à l’université de Zagreb (littérature russe et comparée) en serbo-croate. La Croatie victorieuse a banni le serbe de la langue nationale, mais le croate pur est une langue qui n’existe pas. Pour cette raison et pour d’autres, politiques, Dubravka a choisi l’exil en 1993. C’est une espèce de Gilad Atzmon au féminin. Elle enseigne la littérature russe dans les universités où on l’appelle – Europe ou États-Unis – et réside principalement en Hollande. Elle est traduite en une trentaine de langues et a reçu de nombreux prix internationaux.

 

Son site personnel (en anglais ) : http://www.dubravkaugresic.com/

 

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Le musée des redditions sans conditions

Paris, Fayard, 2004

349 pages

 

Une mère, dans Zagreb assiégée, pense à sa fille exilée à Berlin qui, à son tour, imagine la fuite de sa mère de Bulgarie vers la Yougoslavie un demi-siècle plus tôt. Comment rendre compte de l'exil ? Pour ceux dont la vie tient dans une valise, les souvenirs disparates - vieilles photos, journaux intimes, objets fétiches de l'enfance - prennent une signification étrange, comme autant d'échos à la fatalité du destin, à l'image de ces objets insolites découverts dans l'estomac de Roland, un éléphant de mer mort en 1961, et que l'on peut voir aujourd'hui dans une vitrine du zoo de Berlin : un fume-cigarettes rose, quatre bâtons d'esquimau, une broche métallique, une épingle à cheveux, un crayon de papier, un pistolet à eau, un couteau en plastique, des lunettes de soleil, une petite chaîne, un ressort. Qu'ont-ils d'autre en commun que d'avoir calmé pour une heure l'appétit de Roland ? Constitué d'une mosaïque d'histoires, de souvenirs et d'anecdotes, ce roman lumineux retrace la vie de quelques personnages pris entre deux cultures, déchirés entre leur histoire et la nôtre. Traduit dans une quinzaine de langues, Le musée des redditions sans condition a été reçu par la critique internationale comme une œuvre universelle.

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Le Ministère de la douleur

Paris, Albin Michel, 2008

336 pages

Le ministère de la douleur est un club bien connu à Amsterdam. Pour survivre, nombre de jeunes étudiants, exilés de l'ancienne Yougoslavie, confectionnent à son intention, comme à celle d'autres établissements fétichistes, toutes sortes d'articles à usage érotique. Ils ont tout perdu, leur maison, leur langue, leur pays. Tout sauf le souvenir torturé de la guerre et de la destruction. C'est précisément pour exorciser leurs fantômes que Tania Lusic, une jeune professeur de littérature, entreprend d'apaiser leurs souffrances. Mais sa méthode est tout de même trop peu orthodoxe au regard des canons académiques... Ce nouveau roman de Dubravka Ugresic a été unanimement salué à l'étranger pour sa puissance et sa subtilité. Pour cet humour noir aussi, qu'elle distille avec tant d'ironie tout au long d'un voyage aux enfers marqué par la douleur de la perte, l'isolement et la solitude auxquels ne saurait échapper aucun exilé.

 

Voir également, du même auteur :

Karaoke Culture, Paris: Galaade 2012.

Il n’y a personne pour vous répondre, Paris, Albin Michel, 2010.
Ceci nest pas un livre, Paris, Fayard, 2005.
Dans la gueule de la vie , Paris, Plon, 1997.
L’offensive du roman-fleuve, Paris, Plon 1993.

 

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Abdellah Hammoudi

Abdellah Hammoudi, est d’origine marocaine et de tradition musulmane. Il enseigne l’anthropologie à l’université de Princeton aux États-Unis depuis 1990. Il est connu pour ses travaux sur le sacrifice et sur les rituels du pouvoir. Il est l’auteur de La victime et ses masques, essai sur le sacrifice et la mascarade au Maghreb, Le Seuil, 1988, Master and Disciple. The Cultural Foundation of Moroccan Authoritarianism, The University of Chicago Press, 1997, traduction du manuscrit rédigé en français et publié en 2001 sous le titre Maîtres et disciples. Genèse et fondements des pouvoirs autoritaires dans les pays arabes. Essai d’anthropologie politique, Maisonneuve et Larose. Avec le politologue Rémy Leveau il a dirigé Monarchies arabes, transitions et dérives dynastiques, Paris, Documentation Française, 2002. Il est lauréat du prix international de l’art du reportage, Lettre Ulysses Award pour Une saison à La Mecque, récit de pèlerinage.

https://www.princeton.edu/anthropology/faculty/abdellah_hammoudi/

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Une saison à La Mecque

 Paris, Seuil, 2005

 314 pages

 

 

 

 

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Maîtres et disciples

Genèse et fondements des pouvoirs autoritaires dans les sociétés arabes : essai d’anthropologie politique

Paris, Maisonneuve et Larose, 2001

277 pages

 

 

 

 

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W.G. Sebald

Feu W.G. Sebald – il est mort en 2001 – est né en Allemagne juste à la fin de la guerre. Il a fait ses études à Fribourg-en-Brisgau. Comme Dubravka Ugresic, il s’est exilé pour des raisons de malaise politique et a enseigné principalement aux universités de Manchester et d’East Anglia, avec un an de parenthèse en Suisse. C’est en Angleterre qu’il est mort, dans un accident de voiture.

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De la destruction comme élément de l’histoire naturelle

Arles, Actes Sud, 2004

160 pages

 

 

 

 

 

Voir aussi, du même auteur (tous chez Actes Sud)

Les Émigrants(1999)

Les Anneaux de Saturne (2000)

Vertiges (2001),

Austerlitz (2002),

Séjours à la campagne (2005),

D'après nature (2007).

 

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Une mine :

 

Serbica : le portail de la littérature serbe en langue française

http://www.serbica.fr/

 

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Et, bien entendu, Emir Kusturica, serbe et grand cinéaste

 



En attendant Le long de la voie lactée, en cours de tournage.

 


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Et puisqu’on en a parlé :

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Michel Collon  

Journaliste belge indépendant

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Poker menteur

Les grandes puissances, la Yougoslavie et les prochaines guerres

Bruxelles, EPO, 1997

379 pages

 

 

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Les damnés du Kosovo

 DVD de Vanessa Stojilkovič et Michel Collon

 

 

 

 

Tous les livres , films , DVD et vidéos de Michel Collon se trouvent sur son site

http://michelcollon.info/spip.php?page=rubrique_thelia

ainsi qu’aux éditions ADEN (Bruxelles) et EPO (Bruxelles)

 

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Louis Dalmas

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B.I. infos - ex Balkans Info - est un mensuel de politique internationale en langue française, publié à Paris, animé par Louis Dalmas. Il est totalement indépendant de tout gouvernement, institution ou parti. Il vit de ses abonnements.

Pour ouvrir, cliquer ici : http://www.b-i-infos.com/

 

Contact

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e-mail : webmaster@b-i-infos.com

 

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Mis en ligne le 24 mars 2014

Notre bateau d’aujourd’hui est le Lyubov Orlova, le bateau- fantôme yougoslave qui, désarmé et halé vers le Canada avec d’autres, s’est détaché et erre depuis dans l’océan Atlantique.

 

 

 

 
 

23:25 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

22/03/2014

Heureusement qu'il y a des Arabes francophones !

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Heureusement qu’il y a des Arabes francophones !

 

Nous avions mis en ligne, dans notre dernier post, le discours que  Vladimir Poutine venait de prononcer devant la Douma, discours qui vient peu ou prou de changer l’histoire du monde. Nous en avions trouvé une traduction en anglais, obligeamment fournie par le Kremlin (http://eng.kremlin.ru/news/6889), mais… pas l’ombre d’une traduction, même partielle, en français. De la part des Russes, rien d’étonnant : cela indique juste quelle est désormais notre importance et celle de notre langue, vis-à-vis du reste du monde.

On peut trouver amer que, sur 80 millions de francophones (France, Belgique, Suisse et Québec), il ne s’en soit pas trouvé un seul pour estimer qu’un discours de cette importance méritait d’être mis à la portée de tous, que « tous » soient pour ou qu’ils soient contre. Car il est toujours amer, sinon surprenant, de se voir pris, par ses commis infidèles,  pour d'arriérés zéros analphabètes…

Heureusement, il y a des Arabes francophones ! Soit dit sans que cette heureuse occurrence justifie en rien les colonisations passées ou présentes. Mais, bref, ce que personne n’a eu le sens civique de faire, Sayed Hasan l’a fait, l’a mis sur son blog, et Palestine Solidarité le lui a emprunté. Qu’ils en soient remerciés. Nous le leur empruntons à notre tour.

*

Allocution du Président Vladimir Poutine sur l’intégration de la Crimée à la Fédération de Russie

Mercredi 18 mars 2014, Kremlin, Moscou.

Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr (depuis http://eng.kremlin.ru/news/6889)

Vidéo complète :
http://www.youtube.com/watch?v=PDLwu4E35us

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Vladimir Poutine s’est adressé aux députés de la Douma, aux membres du Conseil de la Fédération, aux délégués des régions russes et aux représentants de la société civile, au Kremlin.

Président Vladimir Poutine : Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma, je vous souhaite le bonjour. Les représentants de la République de Crimée et de la municipalité de Sébastopol sont ici parmi nous. Citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol ! (Standing ovation)

Chers amis,

Nous sommes réunis ici aujourd’hui au sujet d’une question qui est d’une importance vitale, d’une portée historique pour nous tous. Un référendum a été organisé en Crimée le 16 mars, dans le plein respect des procédures et des normes démocratiques internationales en vigueur.

Plus de 82% de l’électorat a pris part au vote. Plus de 96% d’entre eux se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. (Applaudissements)

Pour comprendre la raison d’un tel choix, il suffit de connaître l’histoire de la Crimée et ce que la Russie et la Crimée ont toujours signifié l’une pour l’autre.

Tout en Crimée évoque notre histoire et notre fierté communes. C’est l’emplacement de l’ancienne Chersonèse Taurique, où le Grand-prince Vladimir Ier a été baptisé. Son exploit spirituel, à savoir l’adoption du christianisme orthodoxe, a prédéterminé la base globale de la culture, de la civilisation et des valeurs humaines qui unissent les peuples de la Russie, de l’Ukraine et de la Biélorussie. Les tombes des soldats russes dont la bravoure a permis l’intégration de la Crimée à l’Empire russe se trouvent également en Crimée. C’est aussi Sébastopol – une ville légendaire ayant une histoire exceptionnelle, une forteresse qui constitue le lieu de naissance de la Flotte russe de la mer Noire. (Applaudissements). La Crimée est Balaklava et Kertch, Malakhov Kurgan et le mont Sapoun. Chacun de ces lieux est cher à nos cœurs, symbolisant la gloire de l’armée russe et sa bravoure exceptionnelle.

La Crimée est un mélange unique de cultures et de traditions de différents peuples. Elle est en cela similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été perdu au cours des siècles. Russes et Ukrainiens, Tatars de Crimée et personnes d’autres groupes ethniques ont vécu côte à côte en Crimée, en conservant leurs propres identités, leurs traditions, leurs langues et leurs confessions.

Il faut noter que la population totale de la péninsule de Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près de 1,5 million sont Russes, 350 000 sont des Ukrainiens qui considèrent majoritairement le russe comme leur langue maternelle, et environ 290 000-300 000 sont des Tatars de Crimée, qui, comme le référendum l’a montré, sont eux aussi favorables à un rapprochement avec la Russie.

Certes, il fut un temps où les Tatars de Crimée étaient traités injustement, tout comme un certain nombre d’autres peuples de l’URSS. Il n’y a qu’une seule chose que je puis dire ici : des millions de personnes de différentes ethnies ont souffert durant ces répressions, et principalement des Russes.

Les Tatars de Crimée retournèrent dans leur patrie. J’estime qu’il est de notre devoir de prendre toutes les décisions politiques et législatives nécessaires afin de finaliser la réhabilitation des Tatars de Crimée, de les restaurer dans leurs droits et de rétablir pleinement leur renom. (Applaudissements)

Nous avons énormément de respect pour les membres de tous les groupes ethniques vivant en Crimée. C’est leur foyer commun, leur patrie, et il serait juste – je sais que la population locale y est favorable – que la Crimée ait trois langues nationales sur un même pied d’égalité : le russe, l’ukrainien et le tatar. (Applaudissements)

Chers collègues,

Dans les cœurs et les esprits des gens, la Crimée a toujours été une partie inséparable de la Russie. Cette conviction profonde est fondée sur la vérité et la justice et a été transmise de génération en génération, au fil du temps, en toutes circonstances, malgré tous les changements dramatiques que notre pays a connus tout au long du XXème siècle.

Après la révolution, les bolcheviks, pour diverses raisons – que Dieu les juge – ont ajouté de grandes sections du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-Est de l’Ukraine. Puis, en 1954, il a été décidé que la région de Crimée serait transférée à l’Ukraine, ainsi que Sébastopol, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une ville fédérale. Ce fut là l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev. Déterminer ce qui a motivé sa décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est la tâche des historiens.

Ce qui importe maintenant, c’est que cette décision avait été prise en violation flagrante des normes constitutionnelles qui étaient en vigueur à l’époque même. La décision avait été prise dans les coulisses. Naturellement, puisque cela se passait dans un État totalitaire, personne n’avait pris la peine de demander l’avis des citoyens de Crimée et de Sébastopol. Ils ont été mis devant le fait accompli. Les gens, bien sûr, se sont demandé pourquoi tout d’un coup la Crimée devenait une partie de l’Ukraine. Mais dans l’ensemble – et nous devons le dire clairement, car nous le savons tous – cette décision a été considérée comme une simple formalité parce que le territoire de Crimée était transféré à l’intérieur des limites d’un seul et même État [l’URSS]. À l’époque, il était impossible d’imaginer que l’Ukraine et la Russie pouvaient se séparer et devenir deux États distincts. Cependant, c’est ce qui s’est produit.

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Malheureusement, ce qui semblait impossible est devenu une réalité. L’URSS s’est effondrée. Les choses ont évolué si rapidement que peu de gens ont réalisé à quel point ces événements et leurs conséquences allaient prendre des proportions véritablement dramatiques. Beaucoup de gens en Russie et en Ukraine, ainsi que dans d’autres républiques, espéraient que la Communauté des États indépendants qui a été créée à ce moment deviendrait la nouvelle forme commune de l’État. On leur a dit qu’il y aurait une monnaie unique, un espace économique unique, des forces armées conjointes ; mais tout cela n’a pas dépassé le stade des promesses vides, alors que le grand pays avait disparu. Ce n’est que lorsque la Crimée a fini en tant que partie d’un autre pays que la Russie s’est rendu compte qu’elle n’était pas simplement spoliée, mais bel et bien pillée.

Dans le même temps, nous devons reconnaître qu’en lançant le mouvement des souverainetés, la Russie elle-même a contribué à l’effondrement de l’Union soviétique. Et lorsque cet effondrement a été légalisé, tout le monde a oublié la Crimée et Sébastopol – la base principale de la Flotte de la mer Noire. Des millions de personnes se sont couchées dans un pays et se sont réveillées dans d’autres, devenant du jour au lendemain des minorités ethniques dans les anciennes républiques de l’Union, tandis que la nation russe est devenue l’un des plus grands, sinon le plus grand groupe ethnique au monde à être divisé par des frontières.

Maintenant, des années plus tard, j’ai entendu des résidents de Crimée dire qu’en 1991, ils ont été abandonnés comme un sac de pommes de terre. Il est difficile d’être en désaccord avec cette affirmation. Qu’a fait l’État russe ? Qu’a fait la Russie ? Elle a accepté humblement la situation. Ce pays traversait alors des temps si difficiles qu’il était absolument incapable de protéger ses intérêts. Cependant, les gens ne pouvaient pas se résigner à cette injustice historique scandaleuse. Durant toutes ces années, des citoyens et de nombreuses personnalités sont revenus sur cette question, affirmant que la Crimée est une terre historiquement russe et que Sébastopol est une ville russe. Oui, nous le savions tous dans nos cœurs et dans nos esprits, mais nous devions agir selon la réalité existante et construire nos relations de bon voisinage avec l’Ukraine indépendante sur une nouvelle base. Durant toutes ces années, nos relations avec l’Ukraine, avec le peuple ukrainien frère ont toujours été et resteront de toute première importance pour nous. (Applaudissements)

Aujourd’hui, nous pouvons en parler ouvertement, et je voudrais partager avec vous quelques détails concernant les négociations qui ont eu lieu au début des années 2000. Le Président de l’Ukraine d’alors, M. Koutchma, m’a demandé d’accélérer le processus de délimitation de la frontière russo-ukrainienne. À ce moment, le processus était pratiquement à l’arrêt. La Russie semblait avoir reconnu la Crimée comme une partie de l’Ukraine, mais il n’y avait pas de négociations sur la délimitation des frontières. Malgré la complexité de la situation, j’ai immédiatement donné des instructions aux organismes gouvernementaux russes afin d’accélérer leur travail pour documenter les frontières, de sorte que tout le monde ait une compréhension claire du fait qu’en acceptant de délimiter la frontière, nous admettions de facto et de jure que la Crimée était un territoire ukrainien, mettant ainsi un terme à cette question.

Nous avons donné satisfaction à l’Ukraine non seulement en ce qui concerne la Crimée, mais aussi sur une question aussi complexe que les frontières maritimes dans la mer d’Azov et le détroit de Kertch. Les considérations qui motivaient alors nos actions étaient qu’avoir de bonnes relations avec l’Ukraine était primordial pour nous et que cela ne devait pas être compromis par une impasse dans des conflits territoriaux. Toutefois, nous nous attendions à ce que l’Ukraine reste notre bon voisin, et nous espérions que les citoyens russes et russophones d’Ukraine, en particulier le Sud-Est et la Crimée, vivraient dans un État ami, démocratique et civilisé qui protégerait leurs droits, conformément aux normes du droit international.

Cependant, ce n’est pas la manière dont les choses ont évolué. Maintes et maintes fois, des tentatives ont été faites pour priver les Russes de leur mémoire historique et même de leur langue, et pour les soumettre à une assimilation forcée. En outre, les Russes, tout comme d’autres citoyens de l’Ukraine, souffrent de la crise politique et institutionnelle constante qui a secoué le pays depuis plus de 20 ans.

Je comprends pourquoi le peuple ukrainien voulait un changement. Il en a eu assez des autorités au pouvoir durant les années de l’indépendance de l’Ukraine. (Applaudissements) Les présidents, les Premiers ministres et les parlementaires changeaient, mais leur attitude à l’égard du pays et de ses habitants restait la même. Ils ont dépouillé le pays, se sont battus entre eux pour obtenir du pouvoir, des actifs et des liquidités et ne se sont guère souciés des gens du quotidien. Ils ne se sont pas demandé pourquoi des millions de citoyens ukrainiens ne voyaient aucune opportunité chez eux et partaient dans d’autres pays pour travailler comme journaliers. Je tiens à souligner cela : ils n’ont pas fui en direction d’une quelconque Silicon Valley, mais pour devenir journaliers. L’an dernier seulement, près de 3 millions de personnes ont trouvé de tels emplois en Russie. Selon diverses sources, en 2013, leurs revenus en Russie ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, ce qui représente environ 12% du PIB de l’Ukraine.

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Je tiens à répéter que je comprends ceux qui sont venus sur la place Maïdan avec des slogans pacifiques contre la corruption, la mauvaise gestion de l’État et la pauvreté. Le droit à la manifestation pacifique, à des procédures démocratiques et à des élections pacifiques existe dans le seul but de remplacer les autorités qui ne donnent pas satisfaction au peuple par d’autres. Cependant, ceux qui étaient derrière les derniers événements en Ukraine avaient un ordre du jour différent : ils préparaient un nouveau renversement du gouvernement ; ils voulaient s’emparer du pouvoir et ne reculaient devant rien. Ils ont eu recours à la terreur, à l’assassinat et aux pogroms. Des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites ont exécuté ce coup d’État. Ils continuent à donner le ton en Ukraine jusqu’à ce jour.

Les nouvelles soi-disant autorités ont commencé par l’introduction d’un projet de loi de révision de la politique linguistique, qui était une violation directe des droits des minorités ethniques. Cependant, ils ont été immédiatement « rappelés à l’ordre » par les bailleurs de fonds étrangers de ces soi-disant politiciens. Il faut admettre que les mentors de ces autorités actuelles sont intelligents et savent bien à quoi ces tentatives de construire un État purement ukrainien peuvent conduire. Le projet de loi a été mis de côté, mais clairement gardé en réserve pour l’avenir. Aujourd’hui, pratiquement plus aucune mention n’est faite de cette tentative, probablement sur la présomption que les gens ont la mémoire courte. Néanmoins, nous pouvons tous clairement percevoir les intentions de ces héritiers idéologiques de Bandera, le complice d’Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il est également évident qu’il n’y a pas d’autorité exécutive légitime en Ukraine à présent, il n’y a personne à qui parler. De nombreux organismes gouvernementaux ont été saisis par les imposteurs, mais ils n’ont aucun contrôle sur le pays, alors qu’eux-mêmes – et je tiens à le souligner – sont souvent contrôlés par des radicaux. Dans certains cas, vous avez besoin d’un permis spécial des militants de la place Maïdan pour rencontrer certains ministres de l’actuel gouvernement. Ce n’est pas une plaisanterie : c’est la réalité.

Ceux qui se sont opposés au coup d’État ont été immédiatement menacés de répression. Bien entendu, la première ligne a été la Crimée, la Crimée russophone. Face à ces événements, les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour qu’elle les aide à défendre leurs droits et leurs vies et à empêcher la propagation des événements qui se déroulaient et sont toujours en cours à Kiev, Donetsk, Kharkov et dans d’autres villes ukrainiennes.

Naturellement, nous ne pouvions pas laisser cet appel sans réponse ; nous ne pouvions pas abandonner la Crimée et ses habitants en détresse. Cela aurait été une trahison de notre part. (Applaudissements)

Tout d’abord, nous avons dû les aider à créer des conditions telles que les habitants de la Crimée puissent, pour la première fois dans l’histoire, exprimer pacifiquement leur libre arbitre quant à leur propre avenir. Cependant, qu’est-ce que nous entendons de la part de nos collègues en Europe occidentale et en Amérique du Nord ? Ils disent que nous violons les normes du droit international. Tout d’abord, c’est une bonne chose qu’ils se souviennent enfin, au moins, qu’il existe une telle chose, à savoir le droit international – mieux vaut tard que jamais. (Applaudissements)

Deuxièmement, et plus important encore – qu’est-ce que nous violons exactement ? Certes, le président de la Fédération de Russie a reçu l’autorisation de la Chambre haute du Parlement d’utiliser les forces armées en Ukraine. Cependant, à proprement parler, personne n’a encore donné suite à cette autorisation. Les forces armées russes ne sont jamais entrées en Crimée ; elles étaient déjà là, conformément à un accord international. Certes, nous avons rehaussé nos forces en présence, mais – c’est quelque chose que je voudrais que tout le monde entende et sache – nous n’avons pas dépassé la limite en personnel pour nos forces armées en Crimée, qui est fixée à 25 000 hommes, parce qu’il n’y avait pas besoin de le faire.

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Point suivant. Lorsqu’il a déclaré son indépendance et a décidé d’organiser un référendum, le Conseil suprême de Crimée s’est référé à la Charte des Nations Unies, qui parle du droit des nations à l’autodétermination. À ce propos, je tiens à vous rappeler que lorsque l’Ukraine a fait sécession de l’URSS, elle a fait exactement la même chose, presque mot pour mot. L’Ukraine a utilisé ce droit, mais les habitants de la Crimée se le voient dénié. Pourquoi donc ?

En outre, les autorités de Crimée se sont référées au précédent bien connu du Kosovo – un précédent que nos collègues occidentaux ont créé de leurs propres mains dans une situation très semblable, quand ils ont convenu que la séparation unilatérale du Kosovo d’avec la Serbie, exactement ce que la Crimée est en train de faire en ce moment, était légitime et n’avait pas besoin d’une quelconque autorisation des autorités centrales du pays. Conformément à l’article 2 du chapitre 1 de la Charte des Nations Unies, la Cour internationale de l’ONU a approuvé cette approche et a fait le commentaire suivant dans sa décision du 22 juillet 2010, et je cite: « Aucune interdiction générale ne peut être déduite de la pratique du Conseil de sécurité en ce qui concerne les déclarations d’indépendance ». Et encore : « Le droit international général ne contient aucune interdiction contre les déclarations d’indépendance. » Clair comme de l’eau de roche, comme ils disent.

Je n’aime pas à recourir à des citations, mais dans ce cas, je ne peux pas faire autrement. Voici une citation extraite d’un autre document officiel : l’exposé écrit des États-Unis d’Amérique du 17 avril 2009, soumis à la même Cour internationale des Nations Unies dans le cadre des audiences sur le Kosovo. Encore une fois, je cite : « Les déclarations d’indépendance peuvent – et c’est souvent le cas – violer la législation nationale. Toutefois, cela n’en fait pas des violations du droit international. » Fin de citation. Ils ont écrit cela, ils l’ont disséminé partout dans le monde, ils ont obtenu l’accord de tous, et maintenant, ils sont scandalisés. Qu’est-ce qui les outrage ainsi ? (Applaudissements) En l’occurrence, les actions du peuple de Crimée sont tout à fait conformes à ces instructions. Pour une raison quelconque, des choses que les Albanais du Kosovo (et nous avons beaucoup de respect pour eux) ont été autorisés à faire, les Russes, les Ukrainiens et les Tatars de Crimée ne sont pas autorisés à le faire. Encore une fois, on se demande pourquoi.

Nous ne cessons d’entendre de la part des États-Unis et de l’Europe occidentale que le Kosovo est une sorte de cas particulier. Qu’est-ce qui le rend si spécial aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que le conflit au Kosovo ait donné lieu à tant de pertes en vies humaines. Est-ce là un argument juridique ? La décision de la Cour internationale ne dit rien à ce sujet. Ce n’est même pas un « deux poids deux mesures » ; c’est du cynisme brutal, primitif, colossal. Il ne faut pas essayer aussi crûment de tout adapter à ses intérêts particuliers, caractérisant une même chose comme « blanche » aujourd’hui et « noire » demain. Selon cette logique, nous devrions faire en sorte que tous les conflits conduisent à des pertes en vies humaines.

Je vais l’affirmer clairement : si les forces locales d’auto-défense de Crimée n’avaient pas pris la situation en main, il y aurait également pu y avoir des victimes. Heureusement, cela n’est pas arrivé. Il n’y a pas eu la moindre confrontation armée en Crimée et il n’y a eu aucune victime. (Applaudissements) D’après vous, pourquoi les choses se sont-elles passées ainsi ? La réponse est simple : parce qu’il est très difficile, pratiquement impossible de lutter contre la volonté du peuple. Ici, je tiens à remercier l’armée ukrainienne – et il s’agit de 22 000 militaires portant les armes. Je tiens à remercier les membres des forces de sécurité ukrainiennes qui se sont abstenus de répandre le sang et qui n’en ont pas tâché leurs uniformes. (Applaudissements)

D’autres réflexions viennent à l’esprit à cet égard. Ils n’arrêtent pas de parler de quelque intervention russe en Crimée, d’une sorte d’agression. Il est étrange d’entendre cela. Je ne connais pas un seul cas dans l’histoire où une telle intervention se soit produite sans un seul coup de feu et sans faire de victimes.

Chers collègues,

Comme un miroir, la situation en Ukraine reflète ce qui se passe et ce qui s’est passé dans le monde au cours des dernières décennies. Depuis la dissolution de la bipolarité sur la planète, nous n’avons plus de stabilité. Les principales institutions internationales ne sont pas renforcées ; au contraire, dans de nombreux cas, elles se dégradent gravement. Nos partenaires occidentaux, menés par les États-Unis d’Amérique, préfèrent ne pas être guidés par le droit international dans leurs politiques concrètes, mais par la force des armes. Ils en sont venus à croire en leur exclusivité et à leur exceptionnalisme, à croire qu’ils peuvent décider eux-mêmes ce que doivent être les destinées du monde, à croire qu’ils sont les seuls à être toujours dans leur bon droit. Ils agissent à leur guise : ici et là, ils utilisent la force contre des États souverains, créant des coalitions sur la base du principe « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. » Afin de donner un semblant de légitimité à leurs agressions, ils forcent les organisations internationales à adopter les résolutions nécessaires, et si pour quelque raison cela ne fonctionne pas, ils ignorent tout simplement le Conseil de sécurité de l’ONU et même l’ONU dans son ensemble.

Cela s’est produit en Yougoslavie ; nous nous souvenons très bien de l’année 1999. Il était difficile de croire, même en le voyant de mes propres yeux, qu’à la fin du XXe siècle, l’une des capitales de l’Europe, Belgrade, était soumise à une attaque de missiles pendant plusieurs semaines, avant que l’intervention réelle n’ait lieu. Y a-t-il eu une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur cette question, autorisant de telles actions ? Rien de tel. Puis ils ont frappé l’Afghanistan, l’Irak, et ils ont franchement violé la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU sur la Libye, quand, au lieu d’imposer la zone dite d’exclusion aérienne au-dessus de ce pays, ils ont également commencé à le bombarder.

Il y a eu toute une série de révolutions « colorées » contrôlées depuis l’extérieur. De toute évidence, les populations de ces pays, dans lesquels ces événements ont eu lieu, en avaient assez de la tyrannie et de la pauvreté, de leur manque de perspectives ; mais ces sentiments ont été cyniquement mis à profit. Des normes qui ne correspondaient en aucune façon aux modes de vie, aux traditions ou aux cultures de ces peuples leur ont été imposées. En conséquence, au lieu de la démocratie et de la liberté, il y eut le chaos, les flambées de violences et une série de bouleversements dramatiques. Le « Printemps arabe » s’est transformé en « Hiver arabe ».

Des événements similaires se sont déroulés en Ukraine. En 2004, pour faire passer leur candidat aux élections présidentielles, ils ont concocté une sorte de troisième tour qui n’était pas prévu par la loi. C’était un simulacre absurde, un détournement grossier de la constitution. Et maintenant, ils ont jeté au pouvoir une armée de militants organisés et bien équipés.

Nous comprenons parfaitement ce qui se passe ; nous comprenons que ces actions ont été dirigées contre l’Ukraine et la Russie et contre l’intégration eurasienne. Et tout cela alors que la Russie s’efforçait d’engager un dialogue avec nos collègues de l’Ouest. Nous proposons constamment la coopération sur toutes les questions clés ; nous voulons renforcer notre niveau de confiance et nous voulons que nos relations se fassent sur un pied d’égalité, et soient ouvertes et équitables. Mais nous n’avons vu aucune mesure réciproque.

Au contraire, ils nous ont menti à plusieurs reprises, ils ont pris des décisions dans notre dos, ils nous ont placés devant des faits accomplis. Cela s’est produit avec l’expansion de l’OTAN vers l’Est, ainsi qu’avec le déploiement d’infrastructures militaires à nos frontières. Ils nous répétaient à chaque fois la même chose: « Eh bien, cela ne vous concerne pas. » Facile à dire.

Cela s’est produit avec le déploiement d’un système de défense antimissile. En dépit de toutes nos appréhensions, le projet a été mis en place et va de l’avant. Cela s’est produit avec les atermoiements sempiternels dans les négociations sur les questions de visa, les promesses d’une concurrence loyale et le libre accès aux marchés mondiaux.

Aujourd’hui, nous sommes menacés de sanctions, mais nous subissons déjà de nombreuses limitations qui ont un impact majeur pour nous, pour notre économie et pour notre nation. Par exemple, toujours à l’époque de la guerre froide, les États-Unis et par la suite d’autres nations ont dressé une grande liste de technologies et d’équipements qui ne pouvaient pas être importés par l’URSS, créant pour cela le Comité de coordination pour le contrôle multilatéral des exportations. Aujourd’hui, il a officiellement été dissout, mais seulement formellement, et en réalité, de nombreuses limitations sont toujours en vigueur.

En bref, nous avons toutes les raisons de supposer que l’infâme politique d’endiguement conduite aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles se poursuit aujourd’hui. Ils sont constamment en train d’essayer de nous confiner dans un coin parce que nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons et parce que nous appelons les choses par leur nom et ne nous engageons pas dans l’hypocrisie. Mais il y a une limite à tout. Et avec l’Ukraine, nos partenaires occidentaux ont dépassé les bornes, en jouant les durs et en agissant de façon irresponsable et non professionnelle. (Applaudissements)

Après tout, ils étaient pleinement conscients du fait qu’il y a des millions de Russes vivant en Ukraine et en Crimée. Ils doivent avoir vraiment manqué d’instinct politique et de bon sens pour ne pas avoir prévu toutes les conséquences de leurs actes. La Russie s’est trouvée dans une position d’où elle ne pouvait pas se retirer. Si vous compressez le ressort au maximum, il se détendra avec vigueur. Vous devez toujours vous souvenir de cela.

Aujourd’hui, il est impératif de mettre fin à cette hystérie, de réfuter la rhétorique de la guerre froide et d’accepter l’évidence : la Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux qui doivent être pris en compte et respectés. (Applaudissements)

Dans le même temps, nous sommes reconnaissants envers tous ceux qui ont compris nos actions en Crimée ; nous sommes reconnaissants envers le peuple chinois (Applaudissements), dont les dirigeants ont toujours considéré la situation en Ukraine et en Crimée en tenant compte de tout le contexte historique et politique, et nous apprécions grandement la réserve et l’objectivité de l’Inde.

Aujourd’hui, je voudrais m’adresser au peuple des États-Unis d’Amérique, ce peuple qui, depuis la fondation de sa nation et l’adoption de la Déclaration d’Indépendance, s’est toujours enorgueilli de placer la liberté par-dessus tout. Le désir des habitants de Crimée de choisir librement leur sort n’est-il pas basé sur une valeur similaire ? Je vous prie de nous comprendre.

Je crois que les Européens, surtout les Allemands, pourront aussi me comprendre. Permettez-moi de vous rappeler que dans le cadre des consultations politiques sur l’unification de l’Allemagne de l’Est et de l’Ouest, les experts – pourtant placés à un très haut niveau de responsabilités – de certains pays qui étaient alors et sont maintenant les alliés de l’Allemagne n’ont pas soutenu l’idée de l’unification. Notre nation, cependant, a soutenu sans équivoque le désir sincère et irrésistible des Allemands pour une unité nationale. Je suis convaincu que vous n’avez pas oublié cela, et je m’attends à ce que les citoyens d’Allemagne soutiennent également l’aspiration des Russes, de la Russie historique, à restaurer l’unité. (Applaudissements)

Je tiens également à m’adresser au peuple d’Ukraine. Je souhaite sincèrement que vous nous compreniez : nous ne voulons vous nuire en aucune façon, pas plus que nous ne voulons blesser vos sentiments nationaux. Nous avons toujours respecté l’intégrité territoriale de l’État ukrainien, contrairement – il faut le souligner – à ceux qui ont sacrifié l’unité de l’Ukraine à leurs ambitions politiques. Ils affichent des slogans sur la grandeur de l’Ukraine, mais ce sont eux qui ont tout fait pour diviser la nation. L’impasse civile d’aujourd’hui repose entièrement sur leur conscience. Je veux que vous m’écoutiez, mes chers amis. Ne croyez pas ceux qui veulent que vous ayez peur de la Russie, et qui crient que d’autres régions suivront la Crimée. Nous ne voulons pas diviser l’Ukraine ; nous n’avons pas besoin de cela. Quant à la Crimée, elle était et demeure une terre russe, ukrainienne et tatare. (Applaudissements)

Je le répète, tout comme elle l’a été durant des siècles, elle sera un foyer pour tous les peuples qui y vivent. Ce qu’elle ne sera et ne fera jamais, c’est suivre la voie de Bandera ! (Ovation)

La Crimée est notre héritage historique commun et un facteur très important pour la stabilité régionale. Et ce territoire stratégique devrait faire partie d’une souveraineté forte et stable, qui, aujourd’hui, ne peut être que russe. (Ovation) Sinon, mes chers amis (je m’adresse à la fois à l’Ukraine et à la Russie), vous et nous – les Russes et les Ukrainiens – pourrions perdre complètement la Crimée, et cela pourrait se produire dans une perspective historique proche. Je vous prie de réfléchir à cela.

Permettez-moi de souligner également que nous avons déjà entendu des déclarations de Kiev selon lesquelles l’Ukraine allait bientôt rejoindre l’OTAN. Qu’est-ce que cela aurait impliqué pour la Crimée et Sébastopol dans l’avenir ? Cela aurait signifié que la marine de l’OTAN serait juste là, dans cette ville de la gloire militaire de la Russie, et cela ne créerait non pas une menace illusoire mais une menace parfaitement réelle pour l’ensemble du Sud de la Russie. Ce sont des choses qui auraient pu devenir réalité sans le choix qu’a fait le peuple de Crimée, et je tiens à le remercier pour cela. (Applaudissements)

Mais permettez-moi également de vous dire que nous ne sommes pas opposés à la coopération avec l’OTAN, parce que ce n’est certainement pas le cas. Malgré tous les processus internes à l’œuvre dans cette organisation, l’OTAN demeure une alliance militaire, et nous sommes contre le fait qu’une alliance militaire prenne ses quartiers dans notre arrière-cour ou dans notre territoire historique. Je ne peux tout simplement pas imaginer que nous allions rendre visite aux marins de l’OTAN à Sébastopol. Bien sûr, la plupart d’entre eux sont des gens merveilleux, mais il serait préférable que ce soit eux qui nous rendent visite et soient nos hôtes [à Sébastopol], plutôt que l’inverse. (Applaudissements)

Permettez-moi de dire très franchement que ce qui se passe actuellement en Ukraine nous touche profondément, et qu’il est douloureux pour nous de voir la souffrance de la population et son incertitude sur la façon de s’en sortir aujourd’hui et sur ce qui l’attend demain. Nos préoccupations sont compréhensibles parce que nous ne sommes pas simplement de proches voisins, mais, comme je l’ai dit plusieurs fois déjà, nous sommes un même peuple. Kiev est la mère des villes russes. (Applaudissements) La Rus’ de Kiev ancienne est notre source commune et nous ne pouvons pas vivre l’un sans l’autre.

Permettez-moi de dire encore une autre chose. Des millions de Russes et de russophones vivent en Ukraine et continueront à y vivre. La Russie défendra toujours leurs intérêts par des moyens politiques, diplomatiques et juridiques. (Applaudissements) Mais il devrait être avant tout dans l’intérêt de l’Ukraine elle-même de garantir que les droits et les intérêts de ces personnes soient pleinement protégés. C’est la garantie de la stabilité de l’État de l’Ukraine et de son intégrité territoriale.

Nous voulons être amis avec l’Ukraine et nous voulons que l’Ukraine soit un pays fort, souverain et autonome. Après tout, l’Ukraine est l’un de nos principaux partenaires. Nous avons beaucoup de projets communs et je crois en leur succès, malgré les difficultés actuelles. Plus important encore, nous voulons que la paix et l’harmonie règnent en Ukraine, et nous sommes prêts à travailler avec d’autres pays et à faire tout notre possible pour faciliter et soutenir ces objectifs. Mais comme je l’ai dit, seul le peuple de l’Ukraine lui-même peut redresser sa propre maison.

Résidents de Crimée et de la municipalité de Sébastopol, la Russie tout entière a admiré votre courage, votre dignité et votre bravoure. (Applaudissements) C’est vous qui avez décidé de l’avenir de la Crimée. Nous étions plus proches que jamais durant ces jours, nous soutenant mutuellement. C’étaient des sentiments sincères de solidarité. C’est lors de tournants historiques tels que ceux-ci qu’une nation démontre sa maturité et sa force d’esprit. Le peuple russe a démontré sa maturité et sa force par son soutien uni en faveur de ses compatriotes. (Applaudissements)

Sur cette question, la politique étrangère de la Russie a tiré sa fermeté de la volonté de millions de personnes parmi notre peuple, de notre unité nationale et du soutien des principales forces politiques et publiques de notre pays. Je tiens à remercier tout le monde pour cet esprit patriotique, tout le monde sans exception. Maintenant, nous devons continuer dans cette voie et maintenir ce genre de consolidation afin de résoudre les tâches auxquelles notre pays est confronté sur le chemin qu’il a à parcourir.

Évidemment, nous rencontrerons une opposition externe, mais c’est une décision que nous devons prendre pour nous-mêmes. Sommes-nous prêts à défendre systématiquement nos intérêts nationaux, ou bien allons-nous toujours céder, nous retirer Dieu sait où ? Certains politiciens occidentaux nous menacent déjà non seulement de sanctions, mais aussi de la perspective de problèmes de plus en plus graves sur le plan intérieur. Je voudrais savoir ce qu’ils ont précisément à l’esprit : des actions par une cinquième colonne, ce groupe disparate de « traîtres à la nation » ? Ou bien ont-ils l’espoir de nous mettre dans une situation sociale et économique qui se dégrade de manière à provoquer le mécontentement populaire ? Nous considérons de telles déclarations comme irresponsables et clairement agressives dans leur ton, et nous allons y répondre en conséquence. Dans le même temps, nous ne rechercherons jamais la confrontation avec nos partenaires, que ce soit à l’Est ou à l’Ouest, mais au contraire, nous ferons tout notre possible pour bâtir les relations civilisées et de bon voisinage que l’on est censé avoir dans le monde moderne.

Chers collègues,

Je comprends le peuple de Crimée, qui a posé la question du référendum dans les termes les plus clairs possibles : la Crimée devrait-elle être avec l’Ukraine ou avec la Russie ? Nous pouvons affirmer avec certitude que les autorités de Crimée et de Sébastopol, les autorités législatives, lorsqu’elles ont formulé la question, ont mis de côté les intérêts de groupe et les intérêts politiques, faisant des seuls intérêts fondamentaux du peuple la pierre angulaire de leur tâche. Les circonstances particulières de la Crimée – historiques, démographiques, politiques et économiques – auraient rendu toute autre option proposée, si tentante qu’elle puisse être à première vue, seulement temporaire et fragile, et auraient inévitablement conduit à une nouvelle aggravation de la situation locale, ce qui aurait eu des effets désastreux sur la vie des habitants. Le peuple de Crimée a donc décidé de poser la question dans des termes fermes et sans compromis, sans zones d’ombre. Le référendum a été équitable et transparent, et le peuple de Crimée a exprimé sa volonté de manière claire et convaincante et a déclaré qu’il veut être avec la Russie. (Applaudissements)

La Russie devra maintenant elle aussi prendre une décision difficile, en tenant compte des diverses considérations internes et externes. Qu’en pense le peuple ici en Russie ? Ici, comme dans tout pays démocratique, les gens ont différents points de vue, mais je tiens à faire remarquer que la majorité absolue de notre peuple soutient clairement ce qui se passe.

Les sondages les plus récents de l’opinion publique menés ici en Russie montrent que 95 % de notre peuple pense que la Russie doit protéger les intérêts des Russes et des membres d’autres groupes ethniques vivant en Crimée – 95 % de nos concitoyens. (Applaudissements) Plus de 83 % pensent que la Russie devrait le faire même si cela devait compliquer nos relations avec d’autres pays. (Applaudissements) Un total de 86 % de notre peuple considère la Crimée comme étant toujours un territoire russe et une partie des terres de notre pays. (Applaudissements) Et un chiffre particulièrement important, qui correspond exactement aux résultats du référendum de Crimée : près de 92 % de notre peuple soutient la réunification de la Crimée avec la Russie. (Applaudissements)

Ainsi, nous voyons que l’écrasante majorité du peuple de Crimée et la majorité absolue du peuple de la Fédération de Russie sont favorables à la réunification de la République de Crimée et de la ville de Sébastopol avec la Russie. (Standing ovation)

Maintenant, c’est la propre décision politique de la Russie qui doit intervenir, et toute décision ici ne peut être fondée que sur la volonté du peuple, car le peuple est la source ultime de toute autorité. (Applaudissements)

Membres du Conseil de la Fédération, députés de la Douma nationale, citoyens de Russie, habitants de Crimée et de Sébastopol, aujourd’hui, conformément à la volonté du peuple, je soumets à l’Assemblée fédérale une demande pour envisager une loi constitutionnelle sur la création de deux nouvelles entités constitutives de la Fédération de Russie : la République de Crimée et la municipalité de Sébastopol (Standing ovation), et pour ratifier le traité d’admission de Crimée et de Sébastopol à la Fédération de Russie, qui est déjà prêt à être signé. Je suis persuadé de votre soutien. (Standing ovation)

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Photos : D.R.

Sur les relations USA/Russie depuis la chute du bloc soviétique, voir :
1993-2013 : Les vingt ans de « Pas de deux » entre la Russie et les Etats-Unis arrivent-ils à leur fin ? (http://sayed7asan.blogspot.fr/2014/02/1993-2013-les-vingt-ans-de-pas-de-deux.html)

 

Sources :  http://www.sayed7asan.blogspot.fr/

http://www.palestine-solidarite.org/allocution.vladimir_poutine.180314.htm

Toutes les deux à visiter !


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Vous souvenez-vous ?

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Et parce qu’il n’y a pas de raison pour que les bêtes ne participent pas… 

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Deux oursons polaires - un mâle et une femelle - nés en décembre au zoo de Munich viennent de faire leurs premiers pas dans le monde :

http://rt.com/in-vision/munich-zoo-polar-bear/munich-zoo-excursion-hellabrunn/

 

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Mis en ligne le 22 mars 2014.

                  D’accord, notre bateau d’aujourd’hui n’est ni russe ni ukrainien ni criméen,                  il est chinois. Et alors, il n’est pas beau ?

 

 

 

 

 

 

19:56 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/03/2014

REFERENDUMS, ENFANTS VENDUS ET TOUT LE (GRAND) BAZAR

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Referendums, enfants vendus et tout le (grand) bazar

 

Quelle est la différence entre un référendum ?

Les dernières nouvelles de Crimée indiquent que 95,5 % des électeurs se sont prononcés en faveur du rattachement de la Crimée à la Russie, avec un taux de participation de 81%.

Le résultat (prévisible et prévu) démontre qu’une majorité écrasante de la population locale ne sait pas répondre - elle non plus - correctement à une question pourtant simple.

Lire la suite…

Source :http://www.legrandsoir.info/quelle-est-la-difference-entre-un-referendum.html

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Crimée : la requête d’adhésion présentée lundi (officiel)

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La requête officielle d’adhésion à la Russie sera présentée lundi après l’énoncé des résultats officiels du referendum sur le statut de la Crimée, a fait savoir dimanche le vice-premier ministre criméen Roustam Temirgaliëv, cité par l’agence Kryminfo.

« Demain à 10h00 (08h00 UTC), débutera une session du Conseil suprême de Crimée a adressé une demande d’adhésion à la Russie », a indiqué le responsable.

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Source :

http://www.reseauinternational.net/crimee-la-requete-dadhesion-presentee-lundi-officiel/

 

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Les Américains ont proposé au Conseil de sécurité des Nations Unies une résolution dénonçant l’invalidité du référendum en Crimée, portant sur le rattachement de la péninsule à la Russie. Sans surprise, la Russie a opposé son veto, tandis que la Chine, fidèle alliée des Russes, s’est abstenue de voter.

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Source : http://croah.fr/derniere-creation/referendum/

 

 Cérémonie de rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie


La Crimée fête le « Printemps russe »

images :

http://french.ruvr.ru/2014_03_18/photo-La-Crimee-fete-Printemps-russe-4153/?slide-1

 

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L’est de l’Ukraine s’enflamme : Kharkov exige un référendum, le QG du procureur de Donetsk pris d’assaut.

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Les manifestants à Kharkov, au nord-est de l’Ukraine, ont fait appel à la Russie pour faire passer à l’ONU leurs revendications pour un référendum sur la fédéralisation, pendant qu’au même moment des centaines de manifestants prenaient d’assaut à Donetsk le bureau du procureur demandant la libération d’un «gouverneur» local.

Alors que la Crimée vient de décider de son avenir dans un référendum, dimanche, l’est de l’Ukraine a été marqué par une nouvelle série de rassemblements pro-russes.

Lire la suite…

Source :  http://www.reseauinternational.net/lest-de-lukraine-senflamme-kharkov-exige-un-referendum-le-qg-du-procureur-de-donetsk-pris-daasaut/

 

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L’avons-nous assez dit que l’Union Européenne, en morcelant la Yougoslavie pour le compte des États-Unis, donnait le coup d’envoi à sa propre balkanisation ! Bien d’autres que nous l’ont annoncé depuis lurette, tant la chose crevait les yeux. Manuel Vasquez Montalban par exemple (dans L’homme de ma vie) et Philippe Grasset (sur dedefensa.org) pour n’en citer que deux.

Elle persiste et vient, en s’associant à un coup d’état anti-constitutionnel en Ukraine, de se tirer plusieurs balles dans le pied d’un seul coup.

Car il était certain qu’encourager Kiev après le Kosovo revenait à donner le feu vert à l’Écosse, au Pays de Galles, à la Bretagne, à la Catalogne, au Pays Basque à la Flandre belge, à la Ligue du Nord italienne et à tutti quanti.

C’est l’ancienne Sérénissime qui tire la première.

Un referendum en Crimée, et un à Venise. Pour l’indépendance.

Carlo Lottieri – il Giornale.it

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Les caractéristiques du conflit russo-ukrainien – pour l’instant seulement potentiel – sont claires. Les étrangetés de l’histoire ont placé, suite à une lointaine décision de Krouchtchev, la péninsule de Crimée à l’intérieur de l’Ukraine. Mais en ce temps-là, la division entre les deux pays comptait peu, dans une Union soviétique dirigée par un régime totalitaire. Puis le socialisme s’est écroulé, l’unité s’est dissoute et la Crimée (en très grande majorité russe)  s’est retrouvée sous le gouvernement de Kiev. À l’évidence, les Russes n’ont jamais renoncé à revendiquer un contrôle sur cette région et, quand  a commencé à se profiler une direction anti-russe et tout entière tournée vers Bruxelles, ils en ont tiré les conséquences.

 

Ainsi, on vient de voter en Crimée, dans un cadre qui définissait d’avance le résultat, pas seulement à cause de la présence des troupes russes, mais à cause de l’écrasante volonté populaire. Au cours des mêmes heures, un referendum pour l’indépendance, d’une teneur très différente, a pris le départ.

 

Sous la houlette d’une association politique dont la naissance remonte à l’an dernier et dont les efforts sont secondés par un grand nombre de volontaires et de militants, on a commencé à voter en Vénétie – avec procédure en ligne – dans une consultation qui demande aux citoyens de faire un choix sec entre l’Italie et une Vénétie indépendante. D’après les résultats communiqués par les organisateurs, dès midi, 150.000 personnes avaient déjà voté, et, à 18h30, ce chiffre était passé à 430.000. Les urnes télématiques resteront ouvertes jusqu’au 21 mars et les organisateurs espèrent que pendant ces journées, les projecteurs seront de plus en plus braqués sur cette initiative indubitablement courageuse et aussi très novatrice au plan formel. Dans un certain sens, le vote de la Vénétie ressemble à celui de la Crimée, et dans un autre, il s’en différencie d’une manière radicale. Dans les deux cas, il s’agit de redéfinir les frontières européennes en s’adressant directement aux populations et en faisant jouer les règles de la démocratie, mais, alors qu’en Crimée, ce sont les autorités locales pro-russes et l’armée de Poutine qui gèrent les opérations, à Venise ou à Padoue, c’est la société civile « dissidente » qui essaye d’attribuer de nouveaux droits à la population. Le régime politique italien s’oppose à toute expression politique de ce type et ce n’est que l’initiative de quelques visionnaires qui a pu mettre le thème de la liberté de la Vénétie sur le devant de la scène.

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À l’étranger, on commence à en parler. Comme ici The Telegraph, Express, la BBC, The Independent, ou encore The New Zealand Herald.

Bientôt, même la politique italienne s’en apercevra. Il n’y a pas de doute.

 

Source :  http://blog.ilgiornale.it/lottieri/2014/03/16/un-referendum-in-crimea-e-uno-a-venezia-per-lindipendenza/

Traduction Catherine L. pour

Les Grosses Orchades

 

Reste à savoir pour quelles raisons les Vénitiens veulent faire voler en éclats une unité qui leur a coûté si cher.

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Retour des petits mussoliniens ? Allons, allons, pas de panique !

 

Coup suivant :

 

La Catalogne vient de fixer au 9 novembre son referendum sur la sécession d’avec l’Espagne.

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Mais, non, mais, non ! Il y aura d'abord l'Écosse :

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Et le Texas, il en est où ?

Et Panama ?... et Mayotte ?... vous connaissez ?

Sinon, allez voir chez Georges Stanechy (À contre courant)

Crimée : Obama, souviens-toi de Panama…

http://stanechy.over-blog.com/2014/03/crimee-obama-souviens-toi-de-panama.html

 

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Quand Cohn Bendit veut interdire à Schröder de s’exprimer sur l’Ukraine

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Gehrard Schröder

Par La Voix de la Russie | Les députés européens du parti des Verts Daniel Cohn-Bendit et Rebecca Harms ont voulu interdire à l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder de pouvoir s'exprimer sur la Crimée et sur l'Ukraine en faveur de la Russie, en tentant d'ajouter une demande contre l'ex-chancelier dans une résolution votée ce jeudi 13 mars condamnant la Russie en Ukraine.

Lors d'une conférence organisée par le journal die Zeit, Gerhard Schröder avait dénoncé la politique européenne menée contre Vladimir Poutine, refusé de condamner la politique du Kremlin et dit que les responsables de la Commission Européenne à Bruxelles ne comprennent pas que l'Ukraine est un pays divisé culturellement et qu'on ne peut pas agir de la sorte.

Lire la suite…

Source: http://french.ruvr.ru/2014_03_14/Quand-Cohn-Bendit-veut-interdire-Schr-der-de-s-exprimer-sur-l-Ukraine-3594/

Bref :

11. Bruxelles-BHL-et-Cohn-Bendit.jpg

Nous avons BHL, les Allemands ont Cohn-Bendit

AVIC – Réseau International – 15 mars


Qui sont les mieux lotis ? Les Allemands avec  leur écervelé ou nous avec le nôtre ? Il faut dire qu’à un moment donné, nous avons eu les deux à la fois. Mais c’était sans doute trop pour un seul pays, il fallait en faire dégager un, de manière à mieux répartir la charge médiatique, chacun ayant ainsi un vaste espace de travail, tout en étant bien coordonné. C’est à tour de rôle qu’on les entend, l’un dans sa tribune de Bruxelles, l’autre rampant sous les balles dans des hôtels 5 étoiles (ou à proximité) en Libye, en Ukraine, en Géorgie ou au Kosovo.

Après la prestation de BHL sur la place Maïdan qui, soit dit en passant, a permis d’ouvrir beaucoup d’yeux et de faire percevoir à beaucoup de Français l’ineptie de l’attitude européenne en Ukraine (merci BHL), Daniel Cohn Bendit le relaie au parlement européen pour invectiver Gerhard Schröder l’ancien chancelier allemand, et l’empêcher de prendre la parole dans les instances européennes.

Lire la suite…

Source : http://reseauinternational.net/nous-avons-bhl-les-allemands-ont-cohn-bendit/

Et puisqu’on y est, restons-y :

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Dimanche 16 mars 2014

Sa Magnitude BHL truque son numéro de cirque

 Le Samedi 15 mars 2014 20h51, "Xarlo@aol.com" <Xarlo@aol.com> a écrit :

Le parfait faux cul va-t-en guerre... Incroyable, à voir absolument :

Bernard Henry Levy se fait photographier dans un décor falsifié monté dans un studio pour faire croire qu'il est en Ukraine, mais un photographe pirate photographie le studio où se déroule le montage !!!!

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Source : http://lucien-pons.over-blog.com/article-sa-magnitude-bhl-truque-son-numero-de-cirque-122971869.html

 

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La guerre et les droits des enfants :

 

Les  marionnettes de l’Amérique s’apprêtent à légaliser la pédophilie en Irak occupé

Felicity Arbuthnot

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À moins d’un mois du 11e anniversaire de l’invasion illégale de l’Irak sous la conduite des États-Unis, après la destruction presque totale du pays, de son patrimoine, de sa culture, de sa laïcité, de son éducation, de ses services de santé et de toutes ses institutions d’État, l'Irak est sur le point de faire un bond de deux mille ans en arrière.

Le 25 février, le Cabinet irakien a approuvé  un projet de loi abaissant l’âge légal du mariage pour les femmes à neuf ans.

L’Irak était, avant l’invasion, un pays profondément laïque, avec une population active comprenant largement autant de femmes que d’hommes, où les femmes bénéficiaient d’une Loi Nationale de Statut Personnel qui, depuis 1959, en faisait le pays le plus évolué du monde arabe en matière de droits des femmes.

L’âge de la majorité légale, en ce qui concernait le mariage, avait été fixé à dix-huit ans. Les mariages forcés étaient interdits et la polygamie restreinte. La cohésion entre les communautés avait été encouragée, accrue et stimulée « en éliminant les disparités entre sunnites et chiites face aux lois et en gommant autant qu’il était possible les différenciations entre les diverses communautés religieuses… ». Les droits des femmes en matière de divorce, de garde des enfants et de succession faisaient partie intégrante de la loi, l’article 14 affirmant que «tous les Irakiens sont égaux devant la loi». (1)

L’égalité fut balayée dès le premier jour de l’invasion, quand George W. Bush et son Administration commencèrent à parler de Sunnites, de Chiites, de Kurdes, de  Chrétiens et d’autres religions ou ethnies, et à sélectionner leurs régisseurs du Nouvel Irak non en fonction de leurs aptitudes mais de leur appartenance ethnique ou religieuse, dressant Irakien contre Irakien dans ce qui avait été, malgré sa complexité, une société cohésive. La malédiction du « diviser pour régner » l’imprégna toute.

Jusqu’à présent pourtant, la Loi Nationale du Statut Personnel est toujours théoriquement en vigueur, même si elle est largement ignorée par le Parlement fantoche mis en place et protégé par les Etats-Unis, comme par une magistrature cruellement inférieure à ses responsabilités, malgré quelques honorables et courageuses exceptions.

Ce projet scandaleux a été évoqué pour la première fois en décembre 2003, huit mois juste après l’invasion, par Abdel Aziz al Hakim, chef de la Cour Suprême Islamique d’Irak, qui abolit la Loi Nationale de Statut Personnel, alors qu’il était Président par intérim du Conseil gouvernemental. Grâce à l’opposition qu’il rencontra à l’intérieur même du Conseil, principalement de la part des femmes et de beaucoup d’associations civiles, cette décision fut révoquée par Paul Bremer, sans doute la seule chose à peu près valable qu’il ait faite au cours de son désastreux mandat. Alors comme aujourd’hui, le changement planifié : « aurait transféré des cours civiles aux juridictions religieuses, toutes les actions civiles concernant la famille, y compris le mariage, le divorce et les transmissions d'héritages.

Chose incroyable : « La proposition se fonde sur la « loi » édictée par l’école Chi’ite Ja’fari, ainsi appelée en l’honneur d’un imam chi’ite du VIIIe siècle. Un Conseil Judiciaire Suprême Chi’ite siégeant dans la ville de Najav supervisera les tribunaux religieux qui règleront les affaires des familles dans toute la nation ».

Des groupements de femmes et de militants des deux sexes se sont élevés violemment contre ce scandale, et quoi qu’il y ait eu 21 membres du Cabinet sur 29 pour voter en faveur de cette loi, certains religieux, à Najav, se sont distanciés de la décision, dont une des conséquences parmi d’autres serait que les femmes ne pourraient plus sortir de chez elles sans la permission de leur mari – et que, ironiquement, l’âge du mariage étant abaissé à 9 ans, la permission du père serait indispensable à toute femme de plus de 18 ans pour pouvoir se marier. Les musulmans, en outre, n’auraient plus le droit de convoler qu’avec des musulmans.

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Hanaa Edwar, qui dirige l’Association Al-Amal luttant pour l’amélioration socio-économique des Irakiens, fait remarquer que chez les très pauvres – dont le nombre depuis l’invasion a grimpé en flèche – des gamines de dix ans sont déjà mariées et que, d’ailleurs, « beaucoup de gens pauvres et croyants, apprenant que cette loi inique est basée sur la (loi) Ja’fari, pensent que c’est une bonne chose ».

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Yanar Mohammed, présidente de l’Organisation pour la Liberté des Femmes en Irak, est convaincue que : « les Irakiens ne seront jamais d’accord sur la légalisation de la pédophilie… l’opposition vient de tous les côtés et le nombre de femmes qui le font savoir est très élevé. C’est un viol des droits des enfants et de leur intégrité physique. »

Edwar et Mohammed font du lobbying au Parlement et partout ailleurs, mais : « une pression très forte venant du dehors est indispensable ». (C'est nous qui soulignons. NdT)

Comme l’Irak a ratifié la Convention sur l’Élimination de Toutes les Formes de Discrimination à l’Égard des Femmes (CEDAW), les Nations Unies ont déjà demandé le retrait de ce projet de loi. Cette Convention prévoit que les fiançailles et le mariage d’enfants ne peuvent avoir de base légale.

La Déclaration et le Programme d’Action de Vienne, adoptés par la Conférence Mondiale sur les Droits de l’Homme, qui s’est tenue à Vienne du 14 au 25 juin 1993, incite les États à abroger les lois existantes et à supprimer les coutumes et pratiques discriminatoires susceptibles de faire du mal aux enfants de sexe féminin. L’article 16 (2) et les dispositions de la Convention sur les Droits de l’Enfant écarte comme illégitimes les instances gouvernantes des États qui valideraient des mariages entre personnes n’ayant pas atteint leur majorité. Dans le contexte de la Convention sur les Droits de l’Enfant, « un enfant » désigne tout être humain de moins de 18 ans.

Human Rights Watch, dans une déclaration d’une énergie mitigée sur le mariage des fillettes de 9 ans qui, en Occident seraient encore à l’école primaire, un an trop jeunes pour entrer dans le secondaire, dit néanmoins que « cette proposition de loi sur le Statut va à l’encontre des engagements légaux pris par le gouvernement irakien de protéger les droits des femmes et des petites filles… L’adoption de cette loi par le Parlement pourrait conduire à d’autres lois discriminatoires ». (3)

Silence d’Ann Clwyd, qui fut l’Envoyée Spéciale sur les Droits de l’Homme de Tony Blair en Irak, et qui est aujourd’hui présidente du Groupe Parlementaire interpartis sur les Droits de l’Homme en Irak ; silence aussi de l’« Envoyé de Paix » Tony-« je le referais »-Blair, comme sont silencieux, évidemment, tous ces grands groupes US et britanniques de reconstruction, de sécurité, de formation militaire, etc., dont les contrats se chiffrent en multi-millions. Chez eux, comme au Parlement irakien fantoche, il y a longtemps que la morale et l’intégrité sont mortes et enterrées.

Les États-Unis et la Grande Bretagne pourraient mettre instantanément fin à cette honte en retirant d’Irak leurs entreprises, leur commerce d’armes et leur présence diplomatique. Mais l’Irak, hélas, reste un pays dont la destruction n’en finit pas, grâce à eux, grâce à leurs ambassades et à l’auto-appointé « vicaire de Bagdad » le chanoine Andrew White. 

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Le sabre, le goupillon, le casque et le gilet pare-balles !

________________________   

(1)  http://www.lb.boell.org/web/52-263.html

(2)  http://rudaw.net/english/middleeast/iraq/100320141

(3)  http://www.hrw.org/news/2014/03/11/iraq-don-t-legalize-marriage-9-year-olds

Pour joindre Yanar Mohammed

http://www.owfi.info/FR/

http://www.solidariteirak.org/

Pour joindre Hanaa Edwar
E-mail: hanaa.e@iraqi-alamal.org

Site web :  http://www.iraqi-alamal.org

Source :

http://www.globalresearch.ca/war-and-the-rights-of-children-americas-proxy-government-legalizes-pedophilia-in-occupied-iraq/5373303

Traduction Catherine L. pour

Les Grosses Orchades

Tout cela vient de loin et ne cible pas que l'Irak. Avec les lois qu'on nous concocte, ce ne sont pas seulement les petites filles qui pourront être mariées à 9 ans, mais aussi les petits garçons. À des dames, jeunes ou mûres, mais aussi à des messieurs, pourquoi pas ? On pourra même se les acheter d'avance dans le ventre de leurs mères et choisir - quelle loi l'interdira ? - la couleur de leurs yeux et de leurs cheveux. Sans que les imams du VIIIe siècle y soient pour rien.

 

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Droits des enfants en situation de conflits armés : Communiqué  du délégué syrien auprès des Nations Unies

Bachar al-Jaafari

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Le 7 mars 2014, le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est réuni « pour renforcer les moyens de prévenir et de mettre fin au recrutement d’enfants soldats » [1]. Les crimes et abus commis contre les enfants syriens par les groupes terroristes armés, en Syrie et dans les camps pour réfugiés en territoire étranger, sont désormais largement documentés et ne sont plus contestés que par ceux qui ne veulent rien entendre et qui continuent à manipuler l’opinion publique pour des raisons évidentes non encore avoués et, sans doute, inavouables. Pour mémoire, voici la traduction intégrale de l’intervention du Docteur Bachar al-Jaafari, délégué syrien permanent auprès des Nations Unies. Il n’est pas inutile de la comparer à celle du 17 juin 2013 sur le même sujet [2]. [Ndt].

Monsieur le Président, permettez-moi de commencer par faire remarquer à la personne qui vient de nous apprendre qu’elle s’est rendue personnellement dans les camps de réfugiés, en Turquie, que je souhaiterais qu’elle se rende aussi en Syrie. Ainsi, elle pourrait observer la situation de millions d’enfants syriens, et non seulement celle de dizaines ou de centaines de milliers d’entre eux.

Des millions d’enfants qui endurent les tirs de mortiers et l’enrôlement imposé, de force, par les groupes de terroristes armés, comme le disent les communiqués de Madame Leila Zerrougui - Représentante spéciale du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies - et sur lesquels nous reviendrons. Oui... j’aimerais que cette personne se rende, personnellement, en Syrie pour voir l’exacte réalité vécue de l’autre côté de la frontière.

Lire la suite…

Source :  http://www.legrandsoir.info/droit-des-enfants-en-situatio...

 

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Enfants en guerres

 

Irak

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En train de voir assassiner leurs parents. Photographiés par les assassins (carte de visite à l'intention des employeurs potentiels).

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Syrie

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Armés par la France (et nous, ne soyons pas hypocrites) ! Quand ils (nos hommes de main) ne les tuent pas, ils les kidnappent, les endoctrinent (et/ou les droguent), les entraînent, et «au front !». C'est pour la démocratie.

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                                    Marié avant l’âge légal

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Ahmed, 8 ans, la clope au bec.

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                  Sa clope à lui c’est un pétard de la meilleure

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Palestine

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Nous vous faisons grâce des Afghans, des Libyens, des Africains,  des Pakistanais, des Bengalis, des Philippins et de tous les autres.

 

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Mis en ligne le 18 mars 2014

 

 

 

 

 

12:40 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/03/2014

Leçon de politique dans un salon

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Leçon de politique dans un salon

Entretien de plus d’une heure

de Vladimir Poutine

avec la presse

 

Look, No Teleprompter !

Tom Feeley, ICH.

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Rien ne vaut la V.O.

Le Washington Post en avait transcrit et publié la moitié (pourquoi la moitié seulement et laquelle ?) en anglais. Information Clearing House l’avait relayé. Le Grand Soir vient de le traduire (du russe !) et de le publier en français. Œuvre de salubrité publique et leçon plus précieuse que cinq ans de Sciences Po. Moins néfaste surtout. Et ce, d’autant que Viktor Dedaj a eu l’excellente idée d’ajouter un lien vers un « compte-rendu de l’envoyée spéciale de Libération » qui n’est pas piqué des hannetons. Seconde leçon de politique sortant de l’autre comme une petite matriochka. Et œuvre de salubrité publique aussi. Car il y a des gens qui, se croyant adultes, majeurs, vaccinés et vigilants, lisent tous les jours un peu de cette sorte de prose. Et en ont le cerveau lavé, tout en se croyant sûrs du contraire et indemnes. Bravo et merci.

 

 

Conférence de presse de Vladimir Poutine sur la situation en Ukraine (texte complet)

 

Traduction : Viktor Dedaj

Le Grand Soir12 mars 2014

L’exercice vaut toujours le détour : lire le texte complet d’une conférence de presse et lire ensuite le compte-rendu donné par les médias occidentaux. Comparez, par exemple, au compte rendu de l’envoyée spéciale de Libération, Veronika DORMAN. Comment s’étonner dès lors que le journal pour lequel elle travaille perde des lecteurs (et de l’argent) ? Et toujours cette question lancinante qui surgit dans la foulée : pourquoi un capitaliste investirait-il des millions pour sauver une affaire qui perd autant d’argent, alors que dans le même temps, il fermera une usine qui en gagne, mais pas assez ? [ NdT ]

 

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(4 mars 2014)

PRÉSIDENT DE LA RUSSIE VLADIMIR POUTINE :

Bonjour, chers collègues.

Comment allons-nous procéder ? Voilà ce que je propose : nous allons avoir une conversation, plutôt qu’une interview. Par conséquent, je vous demande de commencer par poser toutes vos questions, je vais les noter et essayer d’y répondre, puis nous aurons une discussion plus détaillée sur des points précis qui vous intéressent le plus.

Commençons.

QUESTION : Monsieur le Président, je voudrais demander (vous avez fait une longue pause, nous avons donc pas mal de questions en attente) comment évaluez-vous les événements à Kiev ? Pensez-vous que le gouvernement et le président par intérim, qui sont actuellement au pouvoir à Kiev, sont légitimes ? Êtes-vous prêt à communiquer avec eux, et à quelles conditions ? Pensez-vous qu’il est maintenant possible de revenir aux accords du 21 Février, dont tout le monde parle si souvent ?

Lire la suite…

Source : http://www.legrandsoir.info/conference-de-presse-de-vladimir-poutine-sur-la-situation-en-ukraine-texte-complet.html

 

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Tiens ! Voilà qui va sans conteste apporter de l’eau au moulin de ces Messieurs de Veterans Today

 

Les peuples autochtones de l’Amérique et de Sibérie parlaient la même langue

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La Voix de la Russie - 12 mars 2014

Les experts savent depuis longtemps que les peuples autochtones d’Amérique du Nord et de Russie ont des liens génétiques. De nouvelles recherches prouvent que les deux peuples parlaient la même langue.

Les chercheurs de l'Université de Georgetown, en utilisant les méthodes de phylogénie linguistique, ont découvert un lien direct entre les langues indiennes na-déné et le groupe linguistique du Ienisseï.

Ce constat montre aussi que la migration des peuples de l'Asie centrale vers l'Amérique du Nord il y a 13.000 ans, n’était probablement pas définitive. De nombreuses tribus ont migré plus tard vers la Sibérie en conservant leurs langues.

Lire la suite…

Source :

http://french.ruvr.ru/news/2014_03_13/Les-peuples-autocht...

 

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Vol MH370 de Malaysia Airlines : ils sont bizarres ces Iraniens…

Avic13 mars 2014.

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Beaucoup de choses ont été dites sur le vol  MH370 de Malaysia Airlines reliant Kuala Lumpur à Pékin, qui a disparu avec ses 239 passagers et 12 membres d’équipage. Avant même d’avoir retrouvé la moindre trace de lavion, des rumeurs circulaient déjà au sujet de deux iraniens qui auraient été à son bord.

Il est bien connu qu’un Iranien dans un avion c’est la chute libre assurée… Pour bien renforcer cette idée, l’informateur ajoute que les deux passagers n’avaient pas de passeports. Comment ont-ils fait pour monter dans l’avion sans passeport pour un vol international ? Et sans passeport,  comment pouvait-on savoir qu’il s’agissait d’Iraniens ?

Mais le plus intéressant est que notre zélé informateur, dans son souci de nous éclairer, nous fournit même des photos. Il est vrai que sans photos, certains complotistes pourraient encore y voir une accusation gratuite de la part du Mossad pour incriminer l’Iran. Alors qu’avec des photos

Mais voilà, les photos foutent tout par terre. Dans celle-ci, il y a bien les visages de deux personnes différentes, mais les jambes n’appartiennent qu’à une seule et même personne. Ils sont bizarres ces Iraniens, ou alors le travail a été fait à la hâte.

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Source : http://www.reseauinternational.net/vol-mh370-de-malaysia-airlines-ils-sont-bizarres-ces-iraniens/

 

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Dernière minute

Une page intéressante, sur Réseau International :

L'espace aérien de Crimée fermé par la faute de l'OTAN

par Valentin Vasilescu, pilote d'aviation, ancien commandant-adjoint des forces militaires à l'Aéroport Otopeni, Bucarest.

http://www.reseauinternational.net/lespace-aerien-de-crimee-ferme-par-la-faute-de-lotan/

 

 

 

Mis en ligne le 14 mars 2014.

 

 

 

 

 

12:25 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |