01/07/2017

FAKE WRITERS

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Quand mémé Alexievich vient gagner ses 30 deniers à Bruxelles

(pour faire l’appoint de ceux que lui verse la Fondation Soros)

Théroigne - L.G.O. 1.7.2017

 

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On avait un PEN CLUB en Belgique et on ne le savait pas ! La semaine dernière, quelques privilégiés en ont reçu ceci :

 

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Capture d’écran. En pidgin. Normal.

 

Il y en a même eu pour nous signaler méchamment la couverture qu’en ont donné nos merdias (Le Soir entre autres, voir notre post Fake News du 29/6).

On ne résiste pas au plaisir pervers de vous offrir la vidéo en trois langues – anglais, russe et français (les Flamands et les Schleuhs du royaume n’ont qu’à se démerder pour cesser d’être incultes) – de l’intervention de la glorieuse prix Dynamite biélorusse de littérature 2015, nettement moins connue que la cuvée Dylan 2016 mais plus prolixe : 1h50’ de piapia sur Vlad l’Empaleur au Parlement des Euronouilles.

On ne l’a pas écoutée, faut pas exagérer, mais on serait surpris qu’il n’y en ait pas eu un peu aussi pour Staline là-dedans, car en ce centenaire de la Révolution d’Octobre, à quoi bon lésiner.

Nous, on attendra Annie Lacroix-Riz, mais vous pouvez, si vous avez du courage ou un niveau inhabituel de masochisme…

 

https://web-greensefa.streamovations.be/index.php/event/s...

 

Et dire que les anciens combattants du Vietnam et autres guerres se font traiter de « Ve colonne à la solde de Poutine ! ». Mme Alexievich – et ça, c’est sûr ! – est une Ve colonne à la solde de Soros.

Les PEN CLUB belges et autres budgétivores « verts » s’engraissent, eux, avec la dame, aux rillettes de tourtaux et au sang de contribuables.

À quel titre ?

D’intellectuels ou de vendus ?

D’intellectuels vendus ? On n’ose pas le croire.

 

 

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Sans AUCUN rapport avec ce qui précède…

 

Libérons Mumia !

 

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Réflexions croisées entre Mumia ABU-JAMAL et Chris HEDGES

Sous la plume de Chris Hedges, Mumia Abu-Jamal et l’ancien journaliste du New York Times se livrent à une analyse politique critique de la société américaine. Sous le titre « Trump est le symptôme, pas la maladie », ils décriptent ce qui, selon eux, a créé les conditions de l’arrivée au pouvoir de Donald Trump.

Lire l’article

 

Dimanche 2 juillet (16h30) place de la Concorde à Paris : rassemblement contre la peine de mort aux États-Unis

A l’initiative de l’ACAT, les organisations abolitionnistes françaises vous donnent rendez-vous le 2 juillet (date anniversaire du rétablissement en 1976 de la peine de mort aux États-Unis) à proximité de l’ambassade américaine à Paris. Comme chaque année, le Collectif « LIBERONS MUMIA » vous appelle à participer à ce rassemblement (en savoir +).

 

Mercredi 5 juillet (18 heures) : rassemblement à Paris pour la libération de MUMIA

Le prochain rassemblement mensuel de soutien à Mumia aura lieu à proximité de l’ambassade des États-Unis place la Concorde : angle rue de Rivoli – jardin des Tuileries / Métro Concorde.

Comme vous le savez la justice pénale a récemment rendu une décision très importante. Le juge fait injonction au procureur de Philadelphie de produire tous les documents relatifs à l’implication personnelle de Ronald Castille lors des procédures qui ont amené la justice à condamner Mumia à mort. Pour mémoire, Ronald Castille fut en effet présent à toutes les étapes de la procédure : procureur adjoint, procureur, puis juge à la Cour Suprême de Pennsylvanie. Ce que la très récente jurisprudence de la Cour Suprême des États-Unis considère désormais comme un conflit d’intérêt non conforme au droit constitutionnel. Ainsi, l’espoir d’un nouveau procès et d’une possible libération renaît.

Du côté santé, Mumia poursuit son traitement contre l’hépatite dont il est atteint avec une amélioration constante de son état. Nous profitons de l’occasion pour rediffuser les remerciements qu’il a adressés à toutes celles et à tous ceux qui, du monde entier, lui ont apporté un soutien moral et financier pour gagner le droit de se soigner. Pour votre information, 300 prisonniers de Pennsylvanie bénéficient désormais du même traitement que Mumia pour éradiquer l’hépatite C dont ils sont aussi atteints.

 

Le timbre « MUMIA » remplacé par l’enveloppe « MUMIA »

Nos échanges avec la direction de La Poste n’ont hélas pas abouti à la réédition du timbre à l’effigie de Mumia (vendus à 60.000 exemplaires au profit de sa défense). En lieu et place, deux modèles d’enveloppe frappés du portrait de Mumia seront prochainement en vente. Cette nouvelle campagne de solidarité sera lancée dans le courant du mois de juillet.

 

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Allez-y, faites-en circuler un max.

 

Source : http://mumiabujamal.com/v2/category/actualite/

 

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Parlons (Inter) Net­­­

Venezuela : Nicolas Maduro est un provocateur, ou je ne m’y connais pas

Théophraste R. – Le Grand Soir 30 juin 2017

 

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Ces dernières semaines, à Caracas, Maduro a placé la base militaire de La Carlota sur le trajet de pacifistes assaillants. Il a rapproché le Palais présidentiel de Miraflores des violences de rues et il a fait pareil avec des ministères, des Institutions publiques et des locaux du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (chaviste).

Mais aussi (à Maracay) il a autoritairement tenté de freiner des débonnaires nervis en leur barrant la route avec une quarantaine de commerces publics ou privés qui ont été détruits (Dame ! c’était ça ou faire un détour).

Pis, il a brutalement installé le ministère de l’Intérieur sur la trajectoire de quinze tirs échappés d’un hélicoptère et il a sauvagement poussé le siège du Tribunal Suprême de Justice en dessous de quatre grenades qui tombaient du ciel.

En France, nos médias attendant que des opposants à Macron attaquent une caserne et le siège de son parti, qu’un hélicoptère piloté par un militaire tire sur Paris et lâche des grenades, pour nous rappeler la différence entre des élus et des putschistes, entre une démocratie et une dictature en devenir (1).

Théophraste R. (Directeur d’une thèse : « Pétrole et coups d’Etat », sous-directeur de l’étude : « Médias et Finance en France et au Venezuela », auteur du pamphlet : « Pourquoi Libé a tué Sartre et comment Le Monde a liquidé Beuve-Méry  »).

Note :
(1) Voir l’image :
https://www.legrandsoir.info/jeu-d-ete-dans-nos-medias.html

 Source : https://www.legrandsoir.info/venezuela-nicolas-maduro-est...

 

Sans parler de la Russie, qui n’en finit pas de venir mettre ses frontières dans les pieds de l’OTAN !

 

*

 

Mis en ligne le 1er juillet 2017

 

 

 

 

22:43 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/06/2017

UN ANNIVERSAIRE PEU RELUISANT

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Un anniversaire peu reluisant

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Cent cinquantenaire de la colonie ou « dominion » du Canada : 1867-2017

 

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2017 marque le 150e anniversaire de l’entrée en vigueur de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (ou Loi constitutionnelle de 1867) le 1er juillet 1867.

 

Une parmi les autres nations premières, la nation Mohawk n’accepte toujours pas et continue à résister.

 

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Canadiens, vous vous tenez prêts pour ça ?

Mohawk Nation News | 12 juin 2017 |

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

URL de l’article ►

 

La colonie du Canada a été enregistrée en tant qu’entreprise corporatrice à Washington DC, elle est propriété des actionnaires du Vatican. Le 1er juillet, vous célébrez le corporatisme, connu aussi sous le nom de fascisme, alors que le Canada est un des premiers au monde à être accepté sans les tenir responsables pour meurtre, enlèvement et vol de terres.

1867 a créé la fiction entrepreneuriale qui nous a emprisonné. C’était et demeure toujours la “colonie” de dominion du Canada. La “famille compacte” et la “clique du château” ont formé une union entre leurs municipalités du haut-Canada, du bas-Canada, de la Nouvelle-Écosse et le l’Île du Prince Édouard.

La Clique du Château représente les familles du Québec qui remontent au sang royal français. La famille compacte représente les familles d’Ontario et de Nouvelle-Écosse qui remontent au sang royal anglais. Aujourd’hui ce sont les banquiers. Avant 1867, ils payèrent un loyer aux nations indiennes dans un fond fiduciaire, qui devint à terme le plus gros fond fiduciaire au monde.

Le 1er juillet 1867, la toute première action de l’entreprise Canada fut de voler notre argent, l' »Indian Trust Fund »*, afin de construire le Canada, qu’ils avaient acquis frauduleusement.

Ils nous déclarèrent alors “non-humains” et de fait émirent des licences de chasse pour nous abattre comme pour les ours ou les daims et chevreuils. Tous les statuts judiciaires canadiens qui furent passés en 1867 sont toujours en vigueur aujourd’hui. Ces lois génocidaires qu’ils créèrent ne furent jamais abrogées. Elles peuvent être parfaitement ressorties et remises en application aujourd’hui en l’état. Les colons établis qui ne se tiennent pas à nos côtés sont complices de ces crimes.

L’attaque du G20 militaire sur les citoyens de Toronto et d’ailleurs ont mis 2600 Canadiens temporairement en prison dans un hangar qui est devenu connu sous le vocable de “Torontonimo Bay”.

Le Canada est toujours le Dominion of Canada, une corporation coloniale privée, dont les propriétaires résident à la City de Londres, au Vatican et à Washington DC, le tout propriété de “la Couronne” (NdT : la Banque d’Angleterre/Vatican sise à la City de Londres et dont le patrimoine est géré par la famille Rothschild).

*Pour tout savoir sur l’INDIAN TRUST FOUND, lire l’article du 12 février 2014 sur R71 : Entretien de la rédactrice en chef de Mohawk Nation News, Kahentinetha Horn avec John Robles de “La Voix de la Russie” (audio de l’entretien sur le lien original en anglais) ► https://resistance71.wordpress.com/2014/02/15/colonialism...

 

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En lisant le Contre Rapport de la Commission Vérité & Réconciliation « MEURTRE PAR DÉCRET » (l’original, en anglais, Murder By Decree fait 400 pages) et R71 en a traduit l’essentiel que j’ai réunifié en version PDF {N° 1} de 58 pages et mise à jour le 30 mai 2017, ici ► Meurtre Par Décret – Le Crime du génocide au Canada ;

Vous comprendrez qu’il n’a jamais été question de Vérité, et encore moins de Réconciliation. D’ailleurs, c’est Steven Newcomb qui a expliqué pourquoi il ne saurait être question de réconciliation décortiquant l’idée que se font les « occupants illégaux » de la « réconciliation » ► L’Amérique comme système de domination par Steven Newcomb et Australie incluse !

Mohawk Nation News  pour le Canada, communiqué après communiqué, nous rappelant qu’ils n’ont jamais cédé un pouce de leur terre et de plus suivent La Grande Loi de la Paix (ou la Constitution Iroquoise des 6 Nations datant du 12ème siècle) Kaia’nere:kowa et entièrement traduite en français par R71 et à lire, télécharger ou imprimer en version PDF {N° 21} de 27 pages ► La Grande Loi de la Paix

Vous pouvez compléter cette lecture avec La Grande Loi du Changement, en français, version PDF {N°22} de 29 pages du Pr. Taiaiake ALFRED Université de Victoria, CB, Solutions anticoloniales pour une décolonisation de l’empire. PDF que j’ai introduit par ce billet de blog explicatif ► Le Grand Désapprentissage.

C’est parce qu’aujourd’hui, encore, les colons de papier affirment que les Indigènes/Autochtones/Aborigènes sont « non-humains » que nous œuvrons, solidairement, à la mise en place d’un nouveau paradigme, en lien avec les peuples autochtones de tous les continents, sans dieux, ni maitres, sans armes, ni haine, ni violence.

Les premiers colons/envahisseurs/exterminateurs sont venus sur « Ordre Divin des hommes en jupes »  « …pour envahir, traquer, capturer, vaincre et subjuguer tous les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient et de réduire leur personnes en esclavage perpétuel… » affirmant que les terres à « découvrir » étaient Terra Nullius et donc les Sarrasins, païens et autres ennemis du Christ « Res Nullus » comme l’a démontré Steven Newcomb dans son livre « Païens en terre promise, décoder la doctrine chrétienne de la découverte » dont vous pouvez lire l’essentiel dans ce PDF {N°4} de 45 pages ICI. Car c’est avec ce présupposé raciste, eugéniste et totalement mortifère qu’il nous faut rompre et le plus tôt sera le mieux…

Alors les Canadiens et Québecois de papier ; Vous vous tenez prêts pour cela ?

Ou pas ?

À tous les Colons de Papier ; Prêts pour commencer un nouveau paradigme côte côte, coude à coude, épaule contre épaule, tous sur la même ligne, personne devant, personne derrière ; Personne au-dessus, parce qu’au-dessus, c’est le soleil ; Et donc, personne en-dessous…

Ne voyez-vous pas que l’avenir de l’humanité tient dans les peuples occidentaux, vous, moi, émancipés de l’idéologie et de l’action coloniales, se tenant debout, main dans la main avec les peuples autochtones de tous les continents pour instaurer l’harmonie de la société des sociétés sur Terre ?

Source : http://mohawknationnews.com/blog/2017/06/12/canadians-you...

Via : https://resistance71.wordpress.com/2017/06/14/1867-2017-l... 

 

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Pour les anglophones :

Une interview radiodiffusée en 2013 sur La Voix de la Russie, qui n’était pas encore Sputnik (Radio) International

Telle quelle, parce que nous ne sommes pas en état de vous la traduire aujourd’hui. Avec nos excuses.

 

The Mohawk : Keepers of the Eastern Door of Great Turtle Island – interview

John Robles – The Voice of Russia May 26, 2013

 

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Kahentinetha Horn

 

Many of the indigenous peoples of North America called the continent “Great Turtle Island.” A part of their advanced philosophy and culture included a complex and extremely developed constitution called the Great Path. The Mohawk were responsible for maintaining the peace and were the guardians of the Great Law which was supposed to bring peace not only to North America but to the entire world. Kahentinetha Horn spoke to John Robles about the history of the Mohawk, American Indian culture and beliefs and current issues of important to the indigenous people of “Great Turtle Island.” Please visit our website in the near future for a continuation of this very revealing interview.

Transcription :

This is John Robles, I’m speaking with Kahentinetha Horn she is Mohawk Indian Elder and a member of the Bear Clan. She is also the owner and publisher of the Mohawk News web-resource.

(Kahentinetha Horn, Bear Clan, Mohawk Nation, Kahnawake community on Great Turtle Island.)

Robles : Hello Kahentinetha ! How are you this evening ?

Kahentinetha : (Speaks Mohawk : "it is nice to speak with you. We have much to tell you about what we are doing on great turtle island. our great law of peace is the path to peace based on our understanding of the great natural power kasatstensera kowa sa oiera)

Robles : Can you translate that now for us ?

Kahentinetha : Those are my greetings in Mohawk. And I introduced which is the Great Turtle Island, which is what we call North America; we never call it that, we call it “Great Turtle Island.”

People who live on Great Turtle Island are the (Speaks Mohawk) which means “the True Natural People of Great Turtle Island.”

And we follow: we have a developed constitution called <Speaks Mohawk> which means the “Great Path”. And the Great Path is the great path to peace. Our philosophy is based on our understanding and our awareness of the natural world. That’s a little bit about us.

Robles : Okay. As all North American Indians, the basis of beliefs are : respect for nature and the Great Spirit. Can you tell us a little bit in particular about the Mohawk Nation and what you are doing to promote the issues that are important to the indigenous peoples?

Kahentinetha : The Mohawk, also known as (Kanien'gehaga), are the “Keepers of the Eastern Door of Great Turtle Island.” So, we are in the east and we were placed there by our (Speaks Mohawk) that’s the Great Natural Power. That’s where we were placed. And we were to watch for people who would be

Read more…

Source : https://sputniknews.com/voiceofrussia/2013_05_26/The-Moha...

 

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La Grande Loi

ou

Constitution de la Confédération iroquoise

(Texte traduit en français)

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http://www.mohawknationnews.com/index_htm_files/Gayanerek...

 

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Qu’est devenu John Robles ?

Théroigne – L.G.O. 30 juin 2017

 

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Oui, le premier réfugié U.S. à s’être vu accorder l’asile politique en Fédération de Russie est un Indien. (Edward Snowden est un réfugié provisoire, qui s’est vu accorder un permis de séjour de trois ans.) Mais John Robles, beaucoup moins célèbre, a disparu des écrans radar en décembre 2013, licencié sans préavis et sans explication par La Voix de la Russie qui allait devenir Sputnik Radio.

Le 21 octobre 2014, Kevin Barrett faisait paraître, sur Veterans Today, l’appel suivant :

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American refugee in Russia persecuted by US gestapo

By Kevin Barrett, Veterans Today Editor

qui commençait ainsi :

Watch out, Edward Snowden. If you thought Russia could shield you from persecution by the American gestapo, you may have to think again.

That, at least, is the lesson to be drawn from the plight of John Robles.

Robles – not Snowden – is the only American with political asylum in Russia. (Snowden has been granted a three year residency permit, not political asylum.)

Unlike Snowden, Robles is not famous. And unlike Snowden, Robles is a hard-core dissident who bangs the drums for 9/11 truth at every opportunity.

Read more…

Source : http://www.veteranstoday.com/2014/10/21/robles/

 

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On vous résume (hélas brièvement) :

John Robles est (ou était) un des derniers Indiens Taino, né à Rio Piedras, Porto Rico (territoire US) en 1966. Il exerçait aux États-Unis la profession de journaliste, après avoir étudié le russe et l’histoire soviétique à l’université de Pennsylvanie.

Son drôle de parcours a commencé le jour de 1995 où il a dû fuir son pays pour avoir révélé une fraude massive dans le Yolo County, Californie. Avec ses deux enfants, qu’il élevait seul, il s’est réfugié en Russie, où il a commencé par enseigner à l’Institut des Langues étrangères de Moscou.

En 2007, il s’est vu retirer son passeport par l’ambassade US et a, de ce fait, obtenu l’asile politique en Russie. En 2010, il a renoncé à sa citoyenneté américaine et demandé la nationalité russe, ainsi que l’ont fait son fils John Anthony Robles III et sa fille Kayla Marie Robles, tous deux nés aux USA.

Engagé par La Voix de la Russie en 2007, il y a notamment présenté, pendant sept ans, le programme en langue anglaise Moscow Mailbag, où il répondait aux questions des auditeurs du monde entier, sur l’URSS et la Russie. Il y interviewait aussi des personnalités, lointaines ou de passage, comme Kahentinetha la Mohicane (voir ci-dessus) ou Kevin Barrett lui-même (dont il a mis en ondes trois interviews en avril 2014).

C’est en décembre 2013 que La Voix de la Russie et Ria Novosti ont fusionné pour devenir Rossiya Segodnya. Et c’est à la suite de ces changements, le lendemain du jour où il avait annoncé à son chef que son épouse russe venait de lui donner une petite fille, que John Robles était démis de ses fonctions et licencié sans préavis autant qu’illégalement (à la manière US : « Prenez vos affaires et partez, un garde va vous accompagner ») sans qu’il ait réussi, jamais, à obtenir un mot d’explication. Partout, il a trouvé portes closes et s’est retrouvé du jour au lendemain sans travail et sans ressources avec une femme et trois enfants.

Qu’avait donc fait John Robles, outre apprendre le russe et l’histoire de l’URSS à l’université, pour attirer sur sa tête non seulement les foudres obstinées de l’establishment US, de la CIA, des espions en place, des nazis ukrainiens et des merdias anglo-sionistes russes, mais aussi celles de ses propres employeurs pourtant réputés « instruments de propagande poutiniens » ? Un passage de l’article de Barrett nous le fait entrevoir (on vous le traduit vite fait) :

 

« Les questions dont John s’est fait le champion dans son travail de journaliste ont été de celles dont le gouvernement US, la CIA et l’OTAN aimeraient mieux que personne ne sache rien. Elles comprennent mais ne se limitent pas à : les opérations Gladio en Europe, l’annexion illégale du Kosovo par les USA (son dossier comportait 42 pages de signatures d’une pétition envoyée à Bill Clinton pour qu’il arrête de tuer des Serbes), la destruction de la Yougoslavie, l’attaque terroriste du 11 septembre qu’il a été un des tout premiers à dénoncer comme un « false flag », les invasions illégales par les USA de l’Afghanistan, de l’Irak et de la Libye, la prison et la pratique illégale de la torture de Guantanamo Bay, la répression sur la liberté de parole, les droits civiques et le mouvement Occupy aux Etats-Unis, la campagne illégale d’exécutions extra-judiciaires par drones de l’administration Obama, les attaques sur la liberté d’Internet et bien d’autres. À cause de son travail avec Wikileaks et des douzaines de personnes qu’il a interviewées - de Christine Assange à Greg Barnes - John a été mis par la CIA sur une liste de comploteurs Wikileaks à surveiller. Mais ce n’est pas tout : dans la ferveur guerrière qui a accompagné la fabrication du consensus à l’invasion de la Syrie par les États-Unis, M. Robles a été un des seuls, si pas le seul journaliste au monde travaillant pour un organe médiatique de masse qui ait révélé les liens du Mossad et des Saoudiens avec l’ISIS et leur assassinat de 426 enfants à Lattaquié, pour servir de prétexte à une invasion US en accusant le gouvernement Assad de cette attaque chimique. John était aussi un ardent partisan de feu Hugo Chavez, et son enquête sur le programme d’assassinats au cancer de la CIA est un des très rares au monde, et le seul que nous connaissions, qui ait été évoqué par une radio mainstream. Son travail d’investigation sur l’encerclement de la Serbie, sa défense du peuple serbe, sa dénonciation de la vente illégale au marché noir d’organes humains pris sur des prisonniers serbes et du véritable génocide entrepris contre ce peuple lui ont valu d’être nommé Serbe d’honneur. »

On vous passe le kidnapping (« extraordinary rendition ») de Roman Seleznyov, qu’il a réussi à retarder de plusieurs semaines par tout le bruit qu’il en a fait.

On saute aussi son travail de dévoilement du « false flag » que fut – qui en doute ? – le Marathon de Boston, par Craft International (il en reste un jeune immigré Tchétchène qui ne sortira jamais vivant de prison, mais qui s’en soucie ?).

Son travail sur les événements d’Ukraine lui a valu de se retrouver sur une « hit-list » de Secteur Droit. »

Etc. Etc. On arrête là

 

Peu après l’arrivée de Robles en Russie, l’ambassadeur US Michael McFaul avait tenté de le faire emprisonner et même de le faire extrader par les autorités russes, en l’accusant faussement d’avoir proféré des menaces à son égard. N’y ayant pas réussi, l’ambassadeur avait déposé une plainte diplomatique officielle, prétendant avoir été agressé physiquement par le journaliste, plainte si ridicule que personne n’avait même pu faire semblant de la prendre au sérieux. Tout cela s’était passé – ô surprise ! – après que plusieurs interviews conduites par M. Robles avaient révélé que M. McFaul en personne avait été l’orchestrateur d’une tentative de révolution colorée destinée à renverser Vladimir Poutine.

Bref, on aura compris que l’Indien caraïbe devenu russe a réussi à se faire de nombreux et très puissants ennemis, tant dans les services secrets ou officiels US que dans « les gens à double nationalité » qui tiennent le haut du pavé dans des merdias russes en rien inférieurs aux nôtres.

Ce qu’on ne comprend pas, c’est que personne d’autre n’ait accordé même un semblant de protection à un réfugié politique officiel, c’est que personne semble n’en avoir avisé la Présidence, ou que la Présidence elle-même l’ait laissé livré à son sort, avec ou sans raison, sans dire pourquoi.

Tout ce que nous avons trouvé comme trace de ce journaliste dérangeant est une vidéo mise en ligne en 2016 où il n’est plus que l’ombre de lui-même (malade ? sous médicaments ? usé par une lutte inégale contre la misère ?), et son site (qui paraît pourtant encore actif) : http://www.jar2.com/, où il accuse Snowden et Greenwald d’être des agents du FBI. À tort ou à raison ? Car il n’est pas le seul…

 

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John Anthony Robles lorsqu’il officiait sur La Voix de le Russie

 

Toutes informations que nous n’avons pas trouvées seraient les bienvenues.

Sa fiche Wikipedia en anglais, qu’on dirait restée un pied en l’air après sa mort sociale est ici : https://en.wikipedia.org/wiki/John_Robles

 

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Site le plus à jour en ce qui concerne les Indiens d’Amérique : https://jbl1960blog.wordpress.com/

Dont l’auteur poste aussi sur Agoravox : http://www.agoravox.fr/auteur/jbl1960

 

 

 

Mis en ligne le 1er juillet 2017

 

 

 

 

 

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29/06/2017

FAKE NEWS - VRAIES NIOUZES

1. Russian spy ship spotted.jpeg

 

FAKE NEWS

 

La débâcle de CNN sur le dossier russe

Main courante – ANTIPRESSE.net25 juin 2017

 

2. presstitute-media[1].jpg

 

C’est ce qui s’appelle une rétractation en grande pompe! Après avoir publié le jeudi 22 juin une enquête sur les influences russes dans l’entourage du président Trump, la chaîne d'information a rétracté son article dès le lendemain, vendredi 23, et effacé tous les liens concernés.

L’enquête en question, ne se fondant que sur une seule source anonyme, prétendait établir des liens entre un fonds d’investissement russe et un conseiller du président Trump, Anthony Scaramucci. Incapable d’étayer ses affirmations, la chaîne a présenté des excuses au concerné.

Dans la foulée, les trois journalistes responsables ont présenté leur démission. Et l’on ne saurait parler de stagiaires inexpérimentés. Il s’agit de Thomas Frank, le rédacteur du papier, d’Eric Lichtblau, lauréat du Prix Pulitzer, récemment débauché du New York Times, et de Lex Haris, chef d’une toute nouvelle unité d’investigation. Selon la chaîne, les «processus éditoriaux standard n’avaient pas été respectés» lors de la publication de cet article.

En privé, les collaborateurs de CNN sont beaucoup plus explicites. Capturé en caméra cachée, le producteur John Bonfield admet que les attaques répétées de la chaîne sur les liens russes de Trump gonflent l’audimat mais ne reposent sur aucune preuve, qu’il s’agit de «bullshit» et que le président a raison de dénoncer une chasse aux sorcières.

 

3. CNN.png

 

Il ne s’agit donc pas d’un dérapage occasionnel, mais d’un système de harcèlement démagogique fondé, entre autres, sur l’exploitation et l’aggravation de la russophobie.

Comme le souligne Glenn Greenwald dans The Intercept, cette nouvelle affaire est compromettante pour CNN à plus d’un titre. D’abord, parce que le lièvre a été levé par Sputnik, l’« organe de propagande » russe, ainsi que par [Breitbart]

(http://www.breitbart.com/big-government/2017/06/23/very-f...) qui ont mis en évidence d’incontestables erreurs de faits dans l’enquête.

Ensuite parce que l’affaire suit de près une autre rétractation de CNN sur le même dossier au sujet du témoignage de James Comey, l’ex-directeur du FBI, qui devait être compromettant pour le président Trump et qui ne le fut pas. Un détail que les autres médias de grand chemin se sont également efforcés de minimiser.

Car le problème s’étend bien au-delà des partis pris d’une rédaction particulière. Comme le souligne Greenwald :

[« Mais CNN n’est de loin pas seule pour ce qui est des rétractations embarrassantes au sujet de la Russie. Les grands médias U. S. ont continuellement diffusé des allégations au sujet de la Menace Russe qui se sont avérées totalement fausses — et toujours dans le sens d’une exagération de la menace et/ou de l’invention de liens incriminants entre Moscou et l’entourage de Trump. Dans pratiquement tous les cas, ces histoires comportaient des assertions dénuées de preuves venant de sources anonymes que ces médias relayaient comme des faits sans recul critique, avant qu’on découvre qu’elles étaient complètement fausses.»]

(https://theintercept.com/2017/06/27/cnn-journalists-resig...)

L’article de The Intercept abonde d’exemples de rétractations foireuses puisés dans des sources de premier plan comme le Washington Post, MSNBC, C-SPAN, Slate ou The Guardian. Leur statut établi de fabriques de fake news n’ôte rien à l’arrogance de ces médias à l’égard de l’information alternative. Il ne change rien non plus à la servilité mécanique des médias francophones, qui se contentent le plus souvent de (mal) traduire les accusations les plus échevelées de leurs collègues faussaires d’outre-Atlantique.

PS — Au moins, les responsables du bobard de CNN ont-ils démissionné. De quand datent les dernières fake news du Monde — et de quand la démission d'un journaliste pincé en flagrant délit de désinformation ?

 

Source : http://log.antipresse.net/post/fake-news-leossier-russe-l...

 

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Fake News et russophobie

(suite et pas fin)

 

Le « Swar » ne veut pas être en reste :

 

Le prix Nobel Svetlana Alexievitch dénonce à Bruxelles le « système » Poutine

Mis en ligne le 28/06/2017 à 09:41  – Philippe Regnier

L’écrivaine biélorusse s’indigne du rouleau compresseur du patriotisme et du militarisme. Sur les 90 % des Russes qui soutiennent le président russe, « 50 % sont sincères et 40 % le font par peur », estime Alexievitch.

 

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J’en profite

 

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[Si vous voulez en profiter, c’est là]

http://plus.lesoir.be/101863/article/2017-06-28/le-prix-nobel-svetlana-alexievitch-denonce-bruxelles-le-systeme-poutine

La sauterie :

 

Pour nous, merci, non.

 

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Nous ne reviendrons pas sur l’éthique de Libération, qui a pris la douce habitude de détourner à ses fins des textes de Robespierre. Pour appeler à voter micron par exemple. À quoi bon. On connaît, non ?

 

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Vraies niouzes

 

Au moment où Cretinho et ses Pieds Nickelés transatlantiques braillent à tous vents que Bachar al-Assad (cet affreux allié des Russes) se prépare une fois de plus à tuer des enfants syriens à coups de gaz sarin et que, quand il le fera, croyez-nous, on ne restera pas les bras croisés (niveau bac à sable, c’est vrai, et message pas du tout subliminal aux terroristes « Allez-y les mecs, on dira que c’est lui ! »), le président syrien n’est pas resté planqué dans son bunker, au contraire. Semaine de visites plutôt chargée, parfois seul, parfois en famille.

 

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Bachar al-Assad en visite « surprise » dans une base aérienne russe en Syrie

RT français27 juin 2017

 

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Le président syrien Bachar al-Assad s'est rendu dans une base militaire aérienne russe dans l'Ouest de la Syrie. Plusieurs photos et vidéos de ce déplacement qui n'avait pas été annoncé ont rapidement circulé sur internet.

Le président a visité la base russe dans la ville syrienne de Hmeymim ce 27 juin dans la matinée. La visite du chef de l'État a été confirmée par la présidence, alors que différentes photographies et vidéos commençaient à circuler sur les réseaux sociaux. 

On y voit le président syrien monter à bord d'un chasseur-bombardier russe SU-35 au sol, en compagnie de militaires russes.

 

 

Le président a aussi pu découvrir le BMPT-72, un blindé de dernière génération destiné à accompagner l'infanterie au sol. Son surnom est « Terminator 2 ».

 

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La Russie « a offert des armes et des munitions pour appuyer la Syrie dans sa lutte contre le terrorisme, [...] elle a donné son sang à [un pays] frère », a écrit Bachar al-Assad dans le livre d'or de la base, remerciant « les combattants russes et Vladimir Poutine ».

 

10. BACHAR base russe.jpg

 

En déplacement en Syrie, le chef de l'état-major russe Valéri Guerassimov s'est entretenu avec le président syrien, selon le ministère russe de la Défense.

« Ils ont discuté de la coordination des actions des forces gouvernementales syriennes et de l'aviation russe dans la lutte contre les groupes terroristes » a déclaré le ministère dans un communiqué.

 

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C'est la première visite de Bachar al-Assad à la base de Hmeymim, située à proximité de Lattaquié, sur la côte méditerranéenne du pays. La Russie a mobilisé une partie de son aviation pour soutenir les opérations de l'armée syrienne contre les différents groupes terroristes qui combattent dans la région.

Source : https://francais.rt.com/international/40269-bachar-el-ass...

 

7. Emblem Russian Forces.gif

 

the real Syrian Free Press ~ War Press Info ~ Archive of Most Important Reliable Global War News

 

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Le président al-Assad et sa famille ont rendu visite à des membres blessés de l’armée dans la campagne de Hama

 

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Mardi 26 juin (2017) le président Bachar al-Assad, son épouse et leurs enfants ont rendu visite à un certain nombre de soldats blessés de l’Armée et des Forces Armées, dans leurs villages de la campagne de Hama.

 


 

Dans le village de Tal Aafar, le président al-Assad et sa famille ont rendu visite à Mohammad Ahmad Kalil, dont les blessures reçues au front lui ont valu d’être déclaré invalide à 90%, et qui a reçu des soins suivis d’un traitement du programme « Jarif al-Watan », qui l’aide aussi à mettre sur pied un projet d’élevage de moutons.

 


 

Le président al-Assad et sa famille ont également rendu visite, dans le village de Rabou, à Fatir Hassan Mansour qui a été lui aussi gravement blessé en combattant les terroristes, et qui se retrouve avec un taux d’invalidité de plus de 90%. Comme Khalil, il est aidé par Jarif al-Watan pour mettre en route un moyen de subvenir malgré tout à ses besoins.

 


 

Dans le village de Matna, le président al-Assad et sa famille ont ensuite rendu visite à Ahmad Mohammad al-Ali, qui est déjà en train d’élever du bétail grâce à l’aide du même programme. Toute la famille al-Assad a encore visité Ayham Mahmoud Dunya, qui était incapable de marcher, suite à ses blessures, mais qui, aujourd’hui, a reçu le Président sur ses pieds. Lui aussi a obtenu, du même programme, un soutien incluant des prothèses, de la chirurgie et le coup de pouce de départ pour lancer son entreprise.

 


 

Le programme Jarih al-Watan (« Blessés pour la Patrie ») a été lancé par la Présidence de la République Arabe Syrienne en 2014 pour soutenir les militaires blessés et pourvoir à leurs besoins, en particulier ceux dont les blessures les empêchent de reprendre le cours normal de leurs vies. Il fournit des prothèses aux grands blessés et les aide à se lancer dans des projets de travail compatibles avec leur état, tout en apportant son aide financière à ceux qui sont totalement infirmes. Le projet concerne tous les membres blessés de l’Armée, des Forces Armées [quelle est la différence ? ndt] et des forces de soutien.

 

[ Quand on sait comment sont traités, une fois démobilisés, les vétérans US, et ce, depuis le Vietnam, on comprend qu’ils soient de plus en plus nombreux à devenir pro-Poutine et pro-Assad. ]

 

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From the visit of President Assad and his family to the house of the injured Mohammed Ahmed Khalil

 

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Voir toutes les photos.

Source : https://syrianfreepress.wordpress.com/2017/06/27/al-assad...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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SOURCES  :

Syrian News AgencySubmitted by SyrianPatriots, Lone BearWar Press Info Network at :https://syrianfreepress.wordpress.com/2017/06/27/al-assad-and-family/ ~

Re-publications are welcome, but we kindly ask you,to facilitate the correct information's diffusion,to cite all these original links and sources.

 

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Mis en ligne le 29 juin 2017

 

 

 

 

21:09 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

27/06/2017

DR. FOLAMOUR MONTE AU CRÉNEAU

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Dr. Folamour monte au créneau

 

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Conflagration ?

Observatus Geopoliticus – Chroniques du Grand jeu

27 juin 2017

 

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Ce blog n'a jamais fait dans le sensationnalisme et a toujours refusé de tomber dans la facilité, mais les nouvelles ne sont pas rassurantes. Certes, il se peut encore que tout cela ne soit qu'un petit jeu, bien dangereux et assez pitoyable d'ailleurs, de politique intérieure. Mais...

Ainsi le Donald a-t-il une fois de plus - une fois de trop ? - succombé à l'intense pression de l'État profond, du moins une partie, et lancé un menaçant avertissement à Damas. Cela a d'ailleurs pris à peu près tout le monde de court, y compris une partie de ses généraux. Une fois n'est pas coutume, la presse impériale elle-même semble relativement grave et précautionneuse. Le New York Times évoque entre les lignes une "très inhabituelle déclaration dont le motif est incertain". Quant au Los Angeles Times, il s'interroge sur un communiqué "sans preuve et sans explication". Les deux journaux mentionnent plusieurs officiels des Affaires étrangères, du Pentagone et des agences de renseignement pris par surprise, sans avoir été consultés.

Personne n'est évidemment dupe du prétexte de l'inénarrable "attaque chimique", c'est un false flag annoncé à l'avance et sans aucune vergogne. Quel gogo peut encore décemment croire qu'à chaque fois qu'Assad est vainqueur sur le terrain, il est subitement pris d'un coup de folie et ordonne une attaque chimique provoquant représailles et sanctions ? Même Goebbels trouverait que non, c'est décidément trop gros et ça ne passe plus...

Un gros malaise doit actuellement traverser l'institution militaire américaine. Avant-hier, le toujours excellent Seymour Hirsh publiait un article détaillé démontant totalement l'intox de Khan Cheikhoun il y a trois mois. Si le fidèle lecteur des Chroniques n'y apprendra rien de fondamental, le texte est très intéressant car il montre le désarroi de plusieurs officiers US :

"Rien de tout cela n'a de sens. Nous SAVONS que ce n'était pas une attaque chimique... Les Russes sont furieux..."

Il montre aussi que l'état-major russe avait tout donné aux Américains : le plan de vol, la cible (un bâtiment de deux étages où allait avoir lieu une réunion entre pontes d'Ahrar al-Cham et d'Al Nosra). Moscou avait même directement prévenu la CIA au cas où celle-ci aurait des agents infiltrés susceptibles d'assister à la rencontre.

Après la Ghouta et s'être fait rouler ainsi à Khan Cheikhoun, on voit mal la Russie accepter le rôle du benêt une nouvelle fois. De fait, l'avertissement du Kremlin a été sec : "Les menaces américaines sont inadmissibles". Les avions de reconnaissance de l'USAF qui ont survolé aujourd'hui la côte syrienne cherchaient peut-être d'ailleurs à savoir si les S400 sont déjà en état d'alerte.

Que feront les Russes si un autre false flag a lieu et si Cretinho met ses absurdes menaces à exécution ? Se dirigera-t-on vers un conflit ouvert entre les deux premières armées de la planète ? Les grandes guerres commencent souvent petitement... Les historiens du futur, s'il y en a encore, se pencheront sur les causes de la conflagration. C'est le Los Angeles Times, cité plus haut, qui nous donne la clé. Là encore, le lecteur ne sera pas surpris :

Une source non-gouvernementale proche de la Maison blanche a déclaré que l'administration avait reçu des  informations selon lesquelles les Syriens mélangeaient des agents chimiques pour une possible attaque au gaz sarin dans l'est ou le sud du pays, où l'armée gouvernementale et les milices alliés ont récemment connu des reculs.

Notons l'invraisemblable désinformation de la dernière ligne, typique du bourrage de crâne préparant le chemin à une guerre. Les loyalistes avancent partout, il est absolument infantile de prétendre le contraire :

 

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                                         Février                                             Juin                        Très bientôt (A, B, C)

 

Le sud et l'est, l'arc chiite donc... Dans le dernier billet sur la Syrie, nous prévenions :

Dans le contexte actuel, tout le jeu pour l'ours consiste à montrer les dents sans utiliser ses griffes, en se laissant simplement porter par le vent de l'Histoire. Nul doute que d'autres provocations auront lieu, auxquelles il faudra ne pas répondre tout en grognant assez fort pour qu'elles ne se répètent pas trop souvent.

A l'instant, Israël a d'ailleurs bombardé des positions syriennes dans l'extrême-sud alors que l'armée est aux prises avec Al Qaeda. Réaction infantile, sur un théâtre secondaire faut-il préciser, de Bibi ben Laden, impuissant devant la reconstitution de l'arc chiite.

Nous y voilà... Devant l'inexorable avance loyaliste le long de la frontière syro-irakienne, Saoudie et Israël entrent en mode panique. Est-ce un hasard si l'article du New York Times déjà cité parle de "renseignements transmis par des alliés - dont Israël" ? Consciemment ou non, Cretinho et son entourage gobent l'intox, sans doute confortés par une partie de l'État profond mais peut-être pas dans sa totalité. Car cette fois, le petit jeu de duperie des deux dernières fidèles canailles du système impérial peut mener à une très dangereuse et très réelle escalade.

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Source : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2017/06/conflagration...

 

 

 

Mis en ligne le 27 juin 2017

 

 

 

 

22:42 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

26/06/2017

TRANCHES DE VIE POLITIQUE - USA

1. USS INVINCIBLE - Persian Gulf.jpeg

Le navire-espion USNS INVINCIBLE au large des côtes iraniennes. Golfe Persique.

 

Tranches de vie politique aux USA en Russie et en Chine

 

Il y en a trois. Il se trouve que les deux premières ont un rapport direct avec les médias. C’est tombé comme ça : simple coïncidence. Pour la troisième, nos médias à nous (les occidentaux) n’avaient pas rempli leur devoir d’information. Nous nous efforçons de boucher ici – à retardement – un trou resté vide.

Et nous prions une fois de plus les lecteurs de nous excuser : les possibilités limitées de notre blog nous obligent à afficher de longs textes in extenso. C’est pourquoi nous le faisons cette fois encore séparément, en trois posts.

 

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USA

 

Les DECODEX avaient des grands frères modèles ! On s’en serait douté.

Un organe de presse de l’État Profond, sis à Washington, appelé Politico, vient de s’attaquer à deux sites d’anciens combattants US, les accusant d’être, aux États-Unis, une « Ve colonne » au service de Vladimir Poutine.

L’un est SouthFront. L’autre est VeteransToday.

 

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How Russia Targets the U.S. Military

With hacks, pro-Putin trolls and fake news, the Kremlin is ratcheting up its efforts to turn American servicemembers and veterans into a fifth column.

By Ben Schreckinger

June 12, 2017

In the fall of 2013, Veterans Today, a fringe American news site that also offers former service members help finding jobs and paying medical bills, struck up a new partnership. It began posting content from New Eastern Outlook, a geopolitical journal published by the government-chartered Russian Academy of Sciences, and running headlines like “Ukraine’s Ku Klux Klan — NATO’s New Ally.” As the United States confronted Russian ally Bashar Assad for using chemical weapons against Syrian children this spring, the site trumpeted, “Proof: Turkey Did 2013 Sarin Attack and Did This One Too” and “Exclusive: Trump Apologized to Russia for Syria Attack.”

Read more…

Source : http://www.politico.com/magazine/story/2017/06/12/how-rus...

 

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Les deux organes incriminés ont publié, en guise de réponse… le texte qui les accuse.

 

Réponse de South Front :

Politico : Veterans Today and SouthFront turn American servicemembers and veterans into a fifth column

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https://southfront.org/politico-veterans-today-southfront...

 

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Celle de VeteransToday :

Politico Goes Off The Deep End. Identifies U.S. Veterans as Putin’s Fifth Column

By Southfront June 15, 2017

 

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Qui reprend intégralement celle de SouthFront.

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http://www.veteranstoday.com/2017/06/15/politico-goes-off...

 

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Le Saker a relayé toute l’histoire en faisant de même.

C’est de là que nous avons pris et traduit le moins mal possible le texte d’origine, à l’exception de l’échange de mails entre Politico et les deux sites qu’il accuse, que vous trouverez en images (en v.o.), la réponse nous paraissant assez claire.

 

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POLITICO : Veterans Today et SouthFront transforment les soldats US et les anciens combattants en Ve colonne

SouthFront – Veterans Today

via The Saker15 juin 2017

 

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Politico, le plus lu des sites en ligne de « Capitol Hill », vient de publier une enquête dont l’argument est que Veterans Today et SouthFront font trembler les piliers de la société américaine, en s’attaquant d’abord à ceux de l’armée.

De notre point de vue, l’article écrit par Ben Schreckinger apporte une preuve supplémentaire de la haute opinion qu’ont de nos efforts collaboratifs les medias mainstream et les thinktanks subventionnés par les grosses boîtes et le gouvernement. Il explique pourquoi de plus en plus de gens se désintéressent de ce que racontent les medias mainstream.

Voici le texte complet du rapport d’enquête de POLITICO :

 

« Comment la Russie s’en prend à l’armée US – Avec des hacks, des trolls pro-Poutine et des fake news, le Kremlin met le grand braquet pour faire des soldats US sous les armes et des anciens combattants une Ve colonne.

À l’automne de 2013, Veterans Today, un site d’information marginal US qui aide aussi les anciens combattants à trouver du travail et à payer leurs frais médicaux, s’est trouvé un nouveau partenaire. Il a commencé à poster des choses publiées par New Eastern Outlook [Nouvelles perspectives orientales], un journal de géopolitique publié par l’Institut d'études orientales de l'académie des sciences de Russie, soutenu par le gouvernement de ce pays, où on peut lire des gros titres tels que « Le Ku-Klux-Klan ukrainien, nouvel allié de l’OTAN ». Alors que les États-Unis se trouvaient aux prises avec l’allié de la Russie, Bachar al-Assad, qui avait usé d’armes chimiques au printemps contre des enfants syriens, le site a annoncé à sons de trompe : « La preuve : la Turquie est coupable de l’attaque de 2013 au gaz sarin et elle l’est de celle-ci aussi », et encore : « Exclusivité : Trump fait des excuses à la Russie pour l’attaque de la Syrie ».

Au cours des dernières années, selon les experts du renseignement, la Russie a accru de manière dramatique ses “mesures actives” – une forme de guerre politique qui comprend la désinformation, la propagande et la compromission de dirigeants politiques par la corruption et le chantage – à l’encontre des États-Unis. Au stade actuel, les commissions du Congrès, les enquêtes judiciaires et l’attention de la presse se sont focalisées sur les efforts couronnés de succès du dirigeant du Kremlin, Vladimir Poutine, pour perturber le processus politique américain. Mais une étude attentive des preuves disponibles et les comptes-rendus des observateurs du Kremlin révèlent clairement que le gouvernement russe utilise le même scénario contre d’autres piliers de la société américaine, au premier rang desquels se trouve l’armée. Les experts mettent en garde contre cette opération, qui a reçu beaucoup moins d’attention que le reste mais peut empêcher les forces armées d’évaluer avec exactitude les intentions de Poutine et de résister efficacement à une future agression russe.

En plus de la propagande, dont le but est d’influencer les militaires en service et les anciens combattants, les acteurs étatiques russes prennent aussi pour cibles les comptes Twitter du Département de la Défense [Ministère des Guerres US, ndt] au moyen d’attaques à l’« hammeçonnage » très sophistiquées. Le même groupe de pirates militaires russes qui a réussi à s’introduire dans le système de la Commission Démocrate Nationale – « Fancy Bear » [« Ours imaginaire »] – a aussi posté publiquement, en ligne, des données volées à l’Armée, tout en posant au supporter de l’État Islamique en 2015. Ceci a été découvert par une des firmes de cybersécurité [qui travaillent pour le gouvernement US]. Et la cible préférée de ce groupe pirate, dans ses attaques à l’hameçon contre l’Occident, est le personnel de l’Armée, dont les épouses de militaires d’active représentent une cible démographique de choix, selon une autre firme de cybersécutité.

Tandis que l’Armée et ses fournisseurs [contractors = fournisseurs en hommes et en armes, ndt] sont depuis longtemps les cibles de cyberattaques de la part de puissances étrangères, la campagne russe se distingue par sa très haute intensité, surtout depuis que des sanctions économiques ont été infligées à ce pays par l’Occident, à la suite de l’annexion de la Crimée en 2014, et pour les nouvelles tactiques qu’il utilise en ligne. Tout cela finit par créer nouvelle forme de « guerre hybride de basse intensité que les gouvernements occidentaux s’efforcent de contenir aussi efficacement que possible.

“Nous nous focalisons sur des buissons d’azalées au bord d’une forêt de séquoias ” a dit le général Philip Breedlove, parti à la retraite en juin dernier après avoir été pendant trois ans commandant suprême des forces alliées de l’OTAN, où il a pu observer une poussée des “mesures actives” russes contre les états baltes et les efforts faits pour répandre de la désinformation négative parmi les soldats de l’Alliance stationnés en Europe.

 

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La campagne de “mesures actives” a suivi Breedlove jusque chez lui, au cœur de sa retraite. En juillet, des e-mails piratés de son compte G-mail ont été publiés sur le site DC leaks qui sert de façade aux pirates d’État russes, et Breedlobve a révélé qu’il avait été récemment la cible de plus d’une douzaine de mails hameçonneurs sophistiqués prétendant venir de sa banque. Breedlove a refusé de nommer sa banque, il a juste dit qu’elle était celle de la majorité de ses camarades officiers, ce qui l’a conduit à penser que les motifs de cette campagne d’attaques à l’hameçon étaient politiques plutôt que financiers. “Ce que fait la Russie, sur toute la gamme de nos publics civils et militaires”, a-t-il dit, “est absolument astronomique”.

 

***

 

Au XXe siècle, les agences de renseignement qui essayaient d’établir des liens avec des soldats d’armées étrangères se donnaient parfois la peine d’envoyer des agents dans les abreuvoirs préférés des soldats, à proximité de leurs bases, pour y guetter leurs proies et leur payer à boire un verre à la fois.

À présent, les réseaux sociaux rendent bien plus facile et moins cher le racolage de militaires sans méfiance, pour leur soutirer des informations et les soumettre à influence.

John Bambenek, un directeur de threat intelligence [renseignement sur les menaces] pour la firme cybersécuritaire Fidelis, dont le travail a consisté à enquêter sur la cyberattaque dont a été victime la Commission Démocrate Nationale, dit que la Russie est une de plusieurs puissances qui se servent des réseaux sociaux pour collecter des renseignements sur l’armée américaine. “Certaines [de ces attaques] ne sont pas sophistiquées du tout (de jolies femmes en quête d’amis), mais certaines sont plus compliquées”, écrit-il dans un mail : “Les espions comprennent qu’on peut découvrir beaucoup de choses sur ce que projette une armée rien qu’en observant le comportement non secret de ses soldats”.

Établir des contacts sur les médias sociaux peut aider des états étrangers à communiquer directement avec des groupes de soldats américains, tactique employée dans les récents conflits par la russie et par les USA. Pendant les premiers jours de l’annexion de la Crimée, les soldats ukrainiens ont été bombardés de messages démoralisateurs du genre “Soldat, tu n’es que de la chair à canon pour tes chefs ”. En préparation de l’invasion de l’Irak en 2003, l’armée US a envoyé des e-mails en masse aux soldats irakiens pour les encourager à se rendre, s’il faut en croire le livre de Richard Clarke : Cyber War, de 2010.

Il est clair que le Pentagone se fait du souci. La porte-parole du Département de la Défense, Linda Rojas, a refusé de commenter des activités spécifiques, mais elle dit que les nouvelles technologies rendent l’armée plus vulnérable dans l’espace virtuel. “La prolifération des communications via internet et leurs applications aux réseaux sociaux a élevé le potentiel de nuisance susceptibles d’affecter nos troupes” a-t-elle écrit dans un e-mail. Rojas dit encore que l’armée s’efforce de faire face à l’accroissement des menaces posées par le piratage et par les opérations d’influence en ligne : “Nous faisons tous nos efforts pour éduquer et informer le personnel du département de la Défense sur ces menaces, tout en renforçant la compétence de notre réseau de défense pour protéger l’infrastructure informatique des intrusions étrangères” écrit-elle.

Devenir des “amis” Facebook de soldats américains donne aux agents étrnangers la possibilité de poster de la propagande qui apparaîtra sur leur fil de nouvelles.

Serena Moring, ex-contractor venue d’une famille de militaires, dit qu’elle s’est pour la première fois inquiétée d’un sentiment pro-russe des soldats sur les réseaux sociaux au printemps dernier, quand une information non vérifiée, relatant l’histoire d’un soldat russe mort héroïquement au combat en combattant l’ISIS en Syrie, a commencé à circuler sur les comptes de militaires américains d’active dans les réseaux sociaux.

Moring dit encore qu’elle a été d’autant plus alarmée que des amis à elle, dans l’armée, y compris dses membres des services secrets, sont devenus des admirateurs déclarés de Poutine, ajoutant qu’elle déploie aujourd’hui des efforts considérables à débattre de la Russie sur les canaux Instagram et Facebook destinés aux militaires.

Dans le Far-West sauvage que sont les médias sociaux, il est difficile de démêler quels sont les sentiments pro-russes organiques – la cote de popularité de Poutine a grimpé en flèche chez les Républicains U.S. depuis 2015 et il fait souvent l’objet de reportages favorables dans des organes de droite tels que Fox News – de ceux qui sont fabriqués de toutes pièces. Mais Breedlove assure qu’une grande part de ce sentiment favorable est générée par les campagnes d’influence du Kremlin. “Ces gens qui débarquent sur des sites d’anciens combattants pour chanter les louanges de Poutine, vous pouvez être sûrs que ce sont des trolls et qu’ils font partie de l’armée qui, de là-bas, nous attaque tous les jours” dit-il.

 

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Poutine a présidé à la création d’un “éco-système de médias alternatifs” capable, comme il dit, de briser le monopole anglo-saxon du flux de l’information, une des priorités absolues de sa politique étrangère. Une branche importante de ces opérations vise la communauté militaire américaine, et l’activité russe a augmenté ces dernières années, à mesure qu’augmentaient les tensions causées par les sanctions, l’annexion de la Crimée et l’expansion de l’OTAN.

Veterans Today est un site américain, qui a été fondé en 2003 en oposition à l’invasion de l’Irak, et qui s’est mis assez vite à publier les plus délirantes théories du complot. Avant de devenir le partenaire de N.E.O. [New Eastern Outlook] il avait tissé des liens avec Press-TV, qui est subventionné par l’État iranien, et comptait au nombre des membres directeurs de son comité de rédaction un ancien chef des services secrets pakistanais, qui publiait des articles intitulés “Les escadrons de la mort israéliens impliqués dans le bain de sang de Sandy Hook ” et “Terrorisme aquatique de l’Inde pour intimider le Pakistan” .

 

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New Eastern Outlook “a choisi de travailler avec Veterans Today après avoir suivi quelque temps ce que nous faisions et compris quelle plateforme unique nous représentions” a expliqué le rédacteur en chef de Veterans Today, Jim Dean, dans un article qu’il a consacré à ce partenariat. Il l’a qualifié de mariage fait au ciel”.

Une bio de Dean sur Veterans Today énumère ceux de ses parents et de ses ancêtres qui ont servi dans l’armée et le désigne lui-même comme faisant partie de plusieurs groupes à thème militaire, mais ne dit pas s’il a vraiment servi sous les drapeaux. Le président du site, Gordon Duff, a servi dans le corps des marines au Vietnam et a commencé à collaborer au site en 2008. Dans une interview de 2012, il a déclaré “À peu près 30% de ce qui est écrit sur Veterans Today est manifestement faux. À peu près 40% de ce que j’écris est délibérément, au moins partiellement, faux, parce que si je ne publiais pas des informations fausses, je ne serais pas en vie”.

Veterans Today est le navire amiral du “Réseau Veterans Today” qui comprend un comité pour l’emploi, une fondation contre le cancer et une filiale, Veterans News Now, qui se décrit comme “un journal indépendant en ligne représentant les positions des soldats d’active et des anciens combattants et leur fournissant des informations”. Le réseau est également affilié à la Fondation pour le Logement et l’Éducation des anciens combattants, qui s’est donné pour but de récolter 500 millions de $ en cinq ans.

 

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Une annonce, sur www.veteranstodaycancerfoundation.org, en suspens pour maintenance au moment où nous publions ceci, invitait les anciens combattants dans le besoin à introduire une demande d’aide en remplissant un formulaire qui leur réclamait des détails personnels tels que les codes d’accès à leurs comptes médiatiques.

Un administrateur du Réseau Veterans Today, qui a demandé que son nom ne soit pas révélé, dit que le Comité Emplois www.hireveterans.com/ a, en ce moment, au moins 35.000 C.V. actifs dans son système et qu’il travaille en partenariat avec “d’importantes sociétés U.S., en les aidant à recruter des anciens combattants qui cherchent du travail”. Le Comité Emploi affiche une liste de douzaines d’employeurs – y compris la Bank of America, Merck, Gelco et Westinghouse – qui, selon lui, ont souscrit des adhésions annuelles de “membres Premium”. Un article de 2011 de Fox Business recommande le Comité Emplois aux employeurs.

Cet administrateur dit encore que, bien que Veterans Today et le Comité Emplois soient la propriété de Success Spear, il n’y a aucun moyen, pour une puissance étrangère, de se procurer l’accès aux données personnelles des anciens combattants liés à Veterans Today. Il précise d’autre part que la fondation contre le cancer n’est pas encore complètement opérationnelle.

En octobre 2013, en même temps que Veterans Today commençait à publier les articles de New Eastern Outlook, sa filiale, Veterans News Now, a commencé à publier des articles de Strategic Culture Foundation, un site de réflexion moscovite [cf.https://www.strategic-culture.org/ ] dirigé par Yuri Prokofiev [pour nous, c’est Vladimir Maximenko, ndt] un ancien dirigeant du Parti Communiste de l’URSS et membre du Politburo soviétique.

En octobre 2015, Veterans Today a aussi établi un partenariat avec un site web d’affaires militaires habilement conçu et dont les auteurs sont anonymes intitulé SouthFront, enregistré à Moscou au mois d’avril, juste au moment où la Russie lançait ses opérations d’influence en réponse aux sanctions occidentales.

Depuis lors, ce site a publié systématiquement des articles favorables à la ligne politique du Kremlin, tant en provenance de ses partenaires que de ses propres collaborateurs. Maintenant, en plus de lire Virage vers un fascisme cosmique, les lecteurs qui se rendent sur Veterans Today – qui a 45.000 sympathisants facebook et compte plus de 900.000 visiteurs individuels par mois – pour y chercher des informations ou s’enquérir des services gratuits offerts aux anciens combattants, peuvent y découvrir des titres comme “Pravda : l’Ukraine s’indigne de ce qu’il y ait 80% de juifs au pouvoir”, et Trump humilié : la Syrie abat 34 des 59 missiles Cruise. Et la Russie va moderniser le système.. De récentes contributions de SouthFront comprennent  Les USA encaissent des revers, tandis que la Russie se rend compte du plan de Trump pour aider les terroristes et Utilisation politique de la russophobie. Et des contributions récentes de New Eastern Outlook comprennent Si l’OTAN veut la paix et la stabilité, qu’elle reste chez elle et encore Bruxelles, l’OTAN et les mondialistes en plein désarroi.

Fin 2014, Duff et Dean ont assisté à une conférence contre-terroriste à Damas, où Duff a proclamé à des délégués de Russie, de Syrie, d’Irak et du Liban sa théorie selon laquelle “le gouvernement US est sous la coupe d’une organisation criminelle planétaire ”. En mars dernier, le président de Veterans Today a donné une “Réception Veterans Today” à Damas, dont les participants ont prononcé des discours sous des portraits surdimensionnés d’Assad et de Poutine, comme on peut le voir sur la vidéo qu’il a publiée sur Youtube. Duff n’a pas répondu à la question de savoir si une entité étrangère avait financé son voyage en Syrie.

Un expert du Département d’État en matière de campagnes d’influence russes, qui n’a pas été autorisé à révéler son nom, a dit qu’il avait pris note du partenariat de Veterans Today avec New Eastern Outlook et du fait que SouthFront semble être la façade d’une organisation russe qui reste délibérément dans le flou sur ses origines. L’expert a aussi décrit Strategic Culture Foundation comme faisant partie de l’appareil d’influence du Kremlin, et qu’il avait noté que la Russie essaie depuis longtemps de se faire l’écho des théoriciens du complot occidentaux.

Kate Starbird, qui est professeur à l’Université de Washington et qui a étudié le rôle de Veterans Today dans l’écosystème de médias alternatifs alignés sur la Russie, a décrit ce site web comme un “partenaire actif” dans la dissémination de la “propagande russe”.

Malgré les affirmations souvent tirées par les cheveux et la balourdise de Veterans Today et d’autres organes utilisés par les propagandistes russes, Starbird dit qu’elle en est venue à les considérer comme des véhicules de désinformation potentiellement puissants. “Je pensais qu’eux et d’autres du même genre étaient tout à fait marginaux” dit-elle. “Mais la prise pour cible intentionnelle de l’Armée US d’active ou à la retraite semble être une stratégie de guerre de l’information. J’ai des anecdotes d’amis, de membres de ma famille, et maintenant d’étrangers, qui me disent que des membres de leurs familles sont profondément embringués dans cet écosystème de l’information”.

Joel Harding, un ex-officier des renseignements, qui travaille maintenant comme chercheur indépendant, décrit Veterans Today, Veterans News Now et SouthFront comme des agents russes par procuration. Il dit que, combinés à d’autres composantes des efforts d’ingérence russes, ces sites pourraient réussir à influencer la communauté militaire à la longue. « Veterans Today et Veterans News Now ne réussiront pas à pousser des soldats, des Marines, des aviateurs ou des marins à déserter ou à devenir eux-mêmes pro-russes. Mais si un individu X les considère comme des sources d’information fiables, sans s’apercevoir qu’elles soutiennent la propagande russe ou véhiculent de l’information dans une perspective pro-russe, avec le temps, il changera”.

Dans un e-mail, des représentants de SouthFront qui ne donnent pas leurs noms disent qu’ils n’ont pas de liens avec le gouvernement russe. Ils estiment qu’assimiler SouthFront à l’appareil d’influence du Kremlin est contraire aux principes de la liberté de parole et discriminatoire à l’égard des Russes (une tactique habituelle des opérations d’influence russes est de s’approprier les valeurs occidentales pour miner les sociétés occidentales). La Strategic Culture Foundation n’a pas répondu aux messages lui demandant ssi elle avait des commentaires à faire, et des e-mails envoyés à l’adresse de contact de New Eastern Outlook ont été rejetés par le serveur web du journal.

Dean dit qu’il ne savait pas que les chercheurs avaient identifié Veterans Today comme un véhicule de la propagande russe. “Nous leur sommes reconnaissants de la publicité qu’ils nous font” a-t-il écrit dans un e-mail. “S’il vous plaît, dites-leur de continuer”. Il n’a pas réagi à une question lui demandant s’il recevait des fonds de l’étranger. Debbie Menon, jusqu’à récemment la rédactrice en chef, maintenant basée à Dubai, de Veterans News Now, n’a pas répondu à un e-mail lui demandant de commenter.

 

***

Outre être soumis à des opérations d’influence, les anciens combattants et les militaires d’active ont aussi été en butte à un nombre disproportionné de tentatives de piratages émanant de la campagne de mesures actives de la Russie contre les États-Unis.

En fait, les pirates militaires russes qui se sont introduits dans le système électronique de la Commission Démocrate semblent déployer autant d’efforts pour cambrioler les comptes des militaires retraités ou d’active que ceux des cibles politiques. Une inspection sécuritaire du groupe pirate connu sous le nom de “Fancy Bear” (Ours imaginaire) a ouvert aux chercheurs une fenêtre publique sur des milliers de cibles ayant subi des tentatives d’hameçonnage entre mars et septembre 2015. De tous ceux qui ont été ciblés par Ours imaginaire en dehors de l’ex-Union Soviétique, 41% étaient des militaires actifs ou à la retraite, selon un rapport de la firme de cybersécurité Secure Works. 22 autres % des cibles d’Ours imaginaire étaient des auteurs et des journalistes. Les ONG représentaient 10%, les activistes politiques 4% et le personnel gouvernemental 8%. Des journalistes et auteurs cités, plus d’un cinquième étaient des épouses de militaires, qui bloguent sur la vie des soldats.

La mise en ligne de données piratées, tactique nouvelle utilisée par l’agression russe contre le système politique américain, a aussi fait partie des mesures actives de ce pays contre l’armée américaine. L’été dernier, des pirates russes ont divulgué des e-mails volés à Breedlove, pour essayer de mettre l’OTAN dans l’embarras. Et, en 2015, un groupe s’intitulant Cyber Califat a détourné le compte Twitter du Haut commandement U.S. et en a dirigé les suiveurs vers un site où le groupe avait posté des données volées aux militaires. Cyber Califat se prétendait supporter d’ISIS, mais il s’agissait d’un “false flag” destiné à camoufler l’identité du coupable, qui était Ours imaginaire selon un rapport de la firme de cybersécurité Trend Micro, qui a dit que les autorités françaises avaient confirmé son analyse identifiant le groupe pirate russe.

Pendant que Washington prend en compte l’envergure des mesures actives russes, la campagne de piratage contre l’armée américaine continue. Le mois dernier, Time a rapporté que les officiers du contre-espionnage U.S. étaient arrivés, en mars, à la conclusion que les pirates russes ne visaient rien moins que 10.000 employés du Département de la Défense, en leur envoyant sur Twitter des messages qui les incitaient à télécharger des logiciels dangereux susceptibles de compromettre leurs comptes Twitter, leurs ordinateurs et leurs i-phones.

 

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***

Bien qu’on ne s’attende pas à une invasion russe des États-Unis du style “Aube Rouge”, la campagne de mesures actives du Kremlin est capable d’émousser le potentiel de l’armée U.S. et d’affaiblir sa détermination à s’opposer aux agressions militaires russes ailleurs dans le monde.

Les mesures actives ne ciblent pas les seuls systèmes militaire et politique mais font partie d’une tentative plus vaste de subvertir les institutions occidentales, y compris les médias, les marchés financiers et les agences de renseignement. À cause de la nature multidimensionnelle de l’attaque et de son utilisation de tactiques si peu conventionnelles, le gouvernement U.S. a dû se donner beaucoup de mal pour la combattre efficacement “C’est à l’évidence un défi terriblement difficile à relever, et beaucoup de gens s’inquiètent de ce que notre réponse à ce jour n’ait pas été assez efficace” a déclaré un expert qui a récemment rendu compte de ces mesures devant le Congrès.

Et plutôt que de se calmer après l’élection présidentielle, ces campagnes sont devenues de plus en plus audacieuses, affirme le PDG de Strategic Cyber Ventures, Tom Kellermann, qui les suit de près.

En mai et juin 2015, Kellermann, qui était alors le chef du département sécurité de Trend Micro, a dit que la firme avait averti le FBI et le bureau du directeur du Renseignement National (DNI) que les pirates du Kremlin avaient établi une liste de 2.300 personnes, dont les leaders les plus puissants de Washington et de New York ainsi que leurs épouses, amants ou maîtresses, à cibler dans une campagne de piratage concertée. Kellermann dit qu’il ne sait pas si le gouvernement a pris des mesures, suite à ce tuyau, qui le prévenait de ce que les pirates avaient la possibilité d’activer des micros et des caméras sur les appareils de ces cibles pour obtenir des informations sensibles sur leurs vies personnelles. Mais il croit que la campagne a réussi à compromettre des dirigeants américains, et que cela a encore enhardi davantage le Kremlin. “Quand vous vous demandez pourquoi certaines personnes agissent d’une certaine façon” dit-il, “vous devez vous rappeler que ces gens ont été avertis de ce que leur linge sale pouvait être étalé en public”. (Les porte-paroles du bureau du directeur du Renseignement National et du FBI n’ont pas souhaité commenter.)

Kellermann a cité les activités des Shadow Brokers [Courtiers fantômes] un groupe de piratage qu’on croit soutenu par le Kremlin, qui a commencé à publier des données volées à la NSA l’été dernier et publié une autre divulgation en avril. L’augmentation des attaques en ligne est le signe avant-coureur d’une agression armée, dit Kellermann, qui prédit qu’un conflit entre les États-Unis et la Russie a de grandes chances d’éclater dans les pays baltes. “Je suis très très préoccupé” dit-il, “le cyberespace est toujours le précurseur d’une réalité kinétique”.

Shawn Musgrave et Andrew Hanna ont contribué à ce rapport.

 

Avant tout, nous tenons à remercier Politico pour ce que, journalistes, ils ont estimé nécessaire de nous contacter lorsqu’ils préparaient cet article. Naturellement, leur texte définitif soit omet soit falsifie les réponses qu’ils ont reçues. Mais ce sont là des détails mineurs, l’habituel double-standard des médias mainstream (MSM)

 

Question 1

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Réponse 1 - 2

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Question 2

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Question 3

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Réponse 2 - 2

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 [Si vous voulez les voir en plus grand, il faut aller sur le site du Saker. Le matos de Théroigne clapote.]

 

Nous sommes cependant étonnés par quelque chose d’autre. Est-il réellement vrai que des experts U.S. de haut niveau et des journalistes croient de bonne foi que SouthFront et Veterans Today constituent une menace significative pour les États-Unis ? Pour leur moral ? Et simplement parce que ces sites publient des informations qui mettent mal à l’aise le Département d’État, le Pentagone ou la CIA ?

1) La société U.S. et son système de gouvernement se sont détériorés à un point tel que toute évaluation alternative des activités militaires et politiques, toute description neutre d’opérations de combat est perçue comme une bouffée d’air frais dans le smog des mensonges MSM. Les principes démocratiques ont été discrédités et les double-standards apparaissent de façon éclatante à tous les yeux. Les gens cessent de plus en plus rapidement de croire à la mission mondiale de l’Amérique. Aux efforts de leur gouvernement pour protéger la liberté et la justice plutôt que les intérêts de certains clans de l’élite financière. S’il en est bien ainsi, ce sont les anciens combattants et les militaires d’active qui sont les plus vulnérables. Ce sont eux qu’on a envoyé dans les zones de combat. Au-delà des mers, ils ont vu, de leurs prorpes yeux, les résultats de la politique U.S. et à présent ils la voient au pays. Ils sont plus susceptibles que d’autres d’être devenus résistants aux efforts que fait la Matrix pour les absorber dans sa réalité MSM virtuelle. De plus, ce sont des hommes et des femmes d’action. Dans ces circonstances, même la faible voix de SouthFront doit forcément semer la panique dans l’establishment politique U.S.

2)  L’autre possibilité ne vaut pas mieux. La communauté des experts mainstream n’est plus capable de discerner les tendances sociétales. Elle se conduit comme une autruche apeurée qui plonge la tête dans – qu’on nous pardonne l’expression – le tas de purin le plus proche. Elle en est venue à se persuader que les sociétés ont arrêté de se développer, qu’à partir de maintenant les Américains satisfaits ne feront jamais rien de plus que regarder le spectacle politique représenté par des acteurs professionnels. Mais ce n’est pas vrai.

Nous croyons, nous, que c’est précisément cette perception de la réalité qui représente la plus grande des menaces pour les États-Unis Ceux qui se qualifient eux-mêmes d’élite se sont séparés du peuple et ont cessé de le respecter. Mais si un tel état de choses peut se poursuivre pendant plus ou moins longtemps dans des pays qui ont une courte histoire démocratique, aux États-Unis, il ne peut que finir par provoquer des protestations, à la fois au-dedans et au-dehors.

C’est sans doute la raison pour laquelle les positions alternatives adoptées par SouthFront et Veterans Today provoquent tant d’intérêt dans le public. Le projet SouthFront est une forme de société civile, en gros : de nature volontaire. Ceux qui y participent sont les citoyens les plus ordinaires des USA, des états membres de l’Union Européenne, de la Fédération de Russie et d’autres pays.

Les experts de Politico se trompent, au sens où SouthFront n’essaie pas de créer des problèmes dans l’armée U.S. ou dans la société, mais jette un peu de lumière sur les problèmes qui existent. Nous nous intéressons à et nous voulons la stabilité mondiale, qui est impossible sans stabilité aux États-Unis.

Mais revenons à l’interprétation qui veut que le contenu de SouthFront menace les intérêts U.S., puisque c’est celle de Politico, du Washington Post et des porte-paroles du Département de la Défense et du Département d’État. Nous voudrions attirer l’attention de nos estimés opposants sur le fait que SouthFront essaie de couvrir objectivement les activités militaires. S’il y a, en Irak ou en Syrie, des succès des forces U.S., de la Coalition ou des forces-par-procuration contrôlées par les USA, nous en informons toujours le public, tout comme nous l’informons de leurs revers. C’est là, nous en sommes sûrs, la différence principale entre SouthFront et les médias mainstream, occidentaux ou russes. Ceux-là couvrent les événements de manière biaisée : d’un seul point de vue ; Certains membres de notre équipe croient d’ailleurs que c’est là la raison pour laquelle notre projet est entièrement passé sous silence par les médias mainstream russes.

Quant aux analyses militaires et politiques, nous avons déjà dit (ci-dessus) que notre point de vue ne coïncide pas avec le point de vue officiel de Washington, de Moscou, d’Ankara et d’autres.

Et puisque Politico semble se formaliser du fait que notre site est enregistré à Moscou, nous profitons de cette occasion pour expliquer à nos chers amis de cet estimable organe certaines particularités de la société digitale contemporaine. Oui, il est vrai que le domaine de SouthFront a été obtenu (et enregistré) via l’enregistreur de domaines officiel russe Reg.ru, dans le but de faciliter les choses aux membres de notre équipe qui avaient enregistré un nouveau domaine il y a deux ans. Par conséquent, le site contient les informations de contact du bureau Reg.ru à Moscou, pas celles de SouthFront. Comme tout le monde le sait, Internet permet d’obtenir le domaine que l’on veut dans à peu près n’importe quel coin du monde, en utilisant à peu près n’importe quel enregisteur disponible. SouthFront utilise une assez grande variété de services pour son travail. Certains sont aux États-Unis, d’autres en Russie et aussi dans d’autres pays. Nous vivons, après tout, à l’ère informatique. Et, oui, en effet, l’équipe de SouthFront compte des citoyens U.S. et des citoyens russes.

Pour finir, nous sommes quand même assez stupéfaits des affirmations de Politico sur l’anonymat : dans notre échange de correspondance avec eux, nous avons reçu cette question et nous y avons répondu de façon détaillée. On peut trouver les noms de beaucoup de nos collaborateurs sur le site de SouthFront. Quand ce que nous publions n’a pas de nom d’auteur, cela signifie qu’il s’agit d’une simple information ou que cet éditorial exprime l’opinion de toute la rédaction. Autant que nous le sachions, c’est une pratique courante dans le journalisme.

Quoi qu’il en soit, nous tenons à remercier une fois de plus Politico, au moins pour leur désir de comprendre une équipe d’opposition.

 

Source : https://thesaker.is/politico-veterans-today-and-southfron...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Notre avis.

M. Schreckinger, qui a un nom juif, ne peut ignorer que la règle n°1 du nazisme est :

« Toujours accuser l’autre de ce qu’on a l’intention de lui faire... de ce qu’on est en train de lui faire… ou de ce qu’on lui a déjà fait ».

Ne fût-ce que par respect pour la mémoire de ceux qui en ont été victimes en si grand nombre, il aurait dû s’interdire de l’appliquer. À qui que ce soit au monde.

Ce que son enquête si détaillée ne dit pas, c’est que les deux sites auxquels il s'attaque sont ouvertement et très énergiquement anti-sionistes. Cela ne saurait en aucun cas l’excuser du procédé.

 

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Mis en ligne le 25 juin 2017.

 

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00:00 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

25/06/2017

TRANCHES DE VIE POLITIQUE - RUSSIE

1. Marine russe tire sur Daesh Syrie.jpg

L’Amiral Essen ou l’Amiral Grigorovitch actuellement en Méditerranée orientale.

 

Russie

 

Vladimir Poutine au Forum du Front Populaire Panrusse

Présidence de la Fédération de RussieAvril 2017

Traduction Marco Bordoni – Saker Italia27 avril 2017

 

3. FORUM POUTINE.jpg 

Le 3 avril dernier, Vladimir Poutine a participé au Forum organisé par le Front Populaire Panrusse, un mouvement d’activisme politique ne relevant d’aucun parti. La rencontre de cette année était consacrée aux médias locaux et régionaux. Le Président a répondu aux questions des citoyens participants sur de nombreux thèmes : la liberté de la presse, la représentation politique, la sécurité routière, le théâtre, la pêche sur le lac Baïkal et l’écologie de la Crimée. Il a aussi répondu à une série de questions de caractère plus personnel. Nous avons décidé de vous présenter une transcription du débat.

 

Vladimir Poutine : Bon après-midi, chers amis et collègues. Ceci est, je crois, notre quatrième rencontre. C’est devenu une tradition et à mon avis une tradition utile. C’est toujours un grand plaisir que de vous rencontrer, mais ce n’est pas qu’un plaisir, c’est réellement quelque chose d’utile, parce que c’est exactement le rétrocontrôle dont on parle si souvent. Pourquoi surtout est-il si utile de nous rencontrer ? Parce que vous êtes, littéralement, en première ligne. Vous vivez au milieu des gens, vous connaissez la situation, vous observez et vous comprenez ce qui se passe, et vous exprimez votre point de vue qui, personnellement, m’intéresse. Vos collègues des médias fédéraux couvrent aujourd’hui cet événement, qui sera donc intéressant aussi pour un vaste public, pour les millions de personnes qui, par l’intermédiaire des médias, verront et entendront notre discussion et se formeront une opinion sur ce que je dis, moi, et sur ce que vous dites, vous. Et c’est par l’intermédiaire de la Chambre publique, des représentants locaux, et de vous, médias régionaux, que ces millions peuvent peser sur les décisions prises au niveau régional, local et fédéral. Voilà ce qui fait l’objet de notre travail commun. Permettez-moi de m’arrêter ici. Je crois qu’il sera plus profitable et intéressant pour nous tous, et pour nos spectateurs et auditeurs, de suivre notre discussion en direct. Merci beaucoup.

 

[…]

V.P. (répondant aux remarques de Vladimir Pavlovsky, du journal Krasnoyarsky Rabochy [Le Travail de Krasnoyarsk]) : Vous vous battez avec les fonctionnaires civils. La bureaucratie civile est cause de beaucoup de problèmes, et sur ce point, nous sommes souvent contraints d’intervenir. La question ne se pose pas que dans notre contexte à nous mais dans tous les pays, et une presse libre, dans une société démocratique, s’opposera toujours aux autorités. C’est absolument juste et approprié. Je préférerais vraiment ne pas voir la presse et les fonctionnaires civils bloqués par une confrontation sans fin. Je vous assure qu’il y a, dans la bureaucratie civile, beaucoup de personnes qui sont patriotes, honnêtes et actives. Mon grand espoir est que vous arriviez à voir en elles une ressource et qu’elles arrivent à voir en vous une ressource. C’est très important, parce que, si nous nous épuisons tous dans ce genre d’affrontements, nous finirons par nous mettre les uns aux autres des bâtons dans les roues, tandis que si nous réussissions à travailler dans un but commun, nous pourrions arriver à des résultats très supérieurs.

Vladimir Pavlovsky : Monsieur le Président, nous faisons de notre mieux pour trouver des compromis, mais, malheureusement, ce n’est pas toujours réciproque.

V.P. : Pas toujours, c’est vrai. Toujours serait impossible. Nous nous battons tous pour atteindre des résultats et nous nous cherchons des alliés. Mais vous en avez, des alliés, parce que les fonctionnaires honnêtes et les journalistes honnêtes ont un but commun : le bien collectif. Nous ne pouvons pas en avoir d’autre.

[…]

Ilya Remeslo : Je suis Remeslo, blogueur à Saint-Petersbourg. Monsieur le Président, nous avons vu récemment sur Internet beaucoup d’information illégale, en particulier de l’extrémisme et de l’incitation au suicide. D’autres pays adoptent parfois des lignes très dures sur ces questions. Ainsi, la Chine a mis en place un système très complexe pour bloquer la toile avec des firewalls et des restrictions à l’affichage des grands sites occidentaux. En même temps, il est vrai qu’Internet est un instrument utile pour faire connaître le type d’enquêtes que mes collègues et moi-même publions. Croyez-vous que la Russie devrait copier le modèle chinois de restrictions à l’accès à Internet ou que nous devrions suivre notre propre route, une approche plus modérée, pour ne pas restreindre le droit de publier des informations utiles ?

V.P. : Nous suivons toujours notre route, mais ceci ne vaut pas que pour nous. La vérité, c’est que tous les pays suivent une route qui leur est propre. Il y a quelques tendances et règles communes que nous suivons, néanmoins, nous devons considérer l’état de notre société propre. Tout d’abord, vous ne trouverez nulle part une déréglementation et une libéralisation totales d’Internet. Tous les pays du monde imposent des restrictions d’un type ou d’un autre, sur les contenus et sur l’utilisation. L’Europe et les États-Unis ont des règles très strictes. Elles ont été introduites et renforcées sous la pression des tragiques événements du 11 septembre aux États-Unis et à la suite d’une série d’attaques terroristes dans les pays européens. Je ne crois pas que nous ayons le droit de critiquer qui que ce soit, parce que toutes ces restrictions et règlementations doivent correspondre au niveau de développement de chaque société. Vous et moi nous rappelons les années 1990. Il y a ici beaucoup de gens jeunes, mais eux aussi savent probablement qu’à cette époque la démocratie a d’abord été considérée comme une source de permissivité aveugle et le marché comme un bon moyen de voler massivement la propriété de l’État. Nous n’étions tout simplement pas prêts pour ces processus, mais ensuite, graduellement, les sociétés mûrissent et les gens commencent à comprendre ce qui est bon et ce qui est mauvais, ce qu’on peut accepter aujourd’hui et ce qui, au contraire, n’est pas utile. Je ne vois donc pas que nous ayons le droit de critiquer, mettons, la Chine. Ils sont un milliard et demi. Essayez, vous, de gouverner un milliard et demi de personnes !

Napoléon a dit une fois : « La Chine dort, et espérons qu’elle dormira le plus longtemps possible ». Eh bien, il y a longtemps que la Chine s’est éveillée et ces processus doivent être gérés d’une manière ou d’une autre. La liberté sur Internet… c’est un espace dans lequel on peut répandre beaucoup de bobards, des bobards automatisés, même, capables de mettre tout le système en branle, de le pousser à produire des appels, à agiter les gens pour telle ou telle cause… et tout ça peut être fait à partir d’un seul centre de contrôle. Il est évident que les autorités doivent tenir compte de cette situation et adopter des mesures capables de prévenir les dangers possibles !

Nos restrictions sont bien connues. Nous interdisons l’incitation au suicide, la pornographie infantile, le terrorisme, le narcotrafic, etc. Ces restrictions fonctionnent bien ; pourtant, rappelez-vous, quand ces sujets ont été discutés publiquement, des craintes ont été émises, selon lesquelles les autorités allaient commencer à bâillonner tout le monde et à interdire tout et n’importe quoi. Mais non, nous n’avons rien fait de tel. Tout fonctionne normalement. Beaucoup de gens pensent que nos mesures sont insuffisantes et soutiennent qu’elles devraient être plus rigoureuses. C’est le genre de question sensible qui exige un travail en commun et une solution commune. Les autorités ne doivent pas partir du principe qu’elles savent tout mieux que les autres. Personnellement, je crois qu’au stade où nous sommes, ces restrictions suffisent. Je crois que l’attitude générale devrait être d’interdire tout ce qui est interdit par la loi et de le faire avec attention, compétence et de manière civile sur la toile. C’est aussi simple que ça. Tout ce qui n’est pas interdit par la loi est permis.

[…]

Irina Alexandrova : Irina Alexandrova, rédacteur en chef du site Internet ulnovosti.ru, région d’Ulyanovsk. Ma question concerne les routes. Le projet d’inspection des routes du Front Populaire a débuté en 2008. Cette année, des volontaires sont allés un peu plus loin à mon avis en établissant une carte interactive des routes « bombardées » de la Fédération de Russie [où il y a tant de nids de poules qu’on dirait qu’elles ont été bombardées, ndt], proposant aux citoyens d’indiquer leur route « bombardée » préférée sur cette carte interactive. Croyez-vous que ce projet du Front Populaire pourrait et devrait devenir une sorte de recommandation et un manuel pratique pour aider les fonctionnaires dans leur travail ?

V.P. : Oui, c’est évident. Le ministère des Transports a son organisation propre, et vous pouvez travailler avec elle, mais il est très important qu’il y ait un support informatif, que vous couvriez cette matière, parce que c’est ce qui nous permet d’apprécier la situation réelle. Quand le Front Populaire a commencé à soulever cette question, cela a motivé le gouvernement fédéral et en particulier les autorités régionales à prendre l’initiative, bien que nous soyons tous d’accord pour reconnaître que nous sommes loin d’une solution. Mais les programmes nécessaires ont été lancés, en particulier grâce à ces efforts. Un de nos programmes prioritaires, par exemple, portera 50% des routes citadines au niveau des standards exigibles d’ici 2018, et 85% d’ici 2025. Ce type d’information sera précieux pour mener à bien cette noble cause. Merci.

[…]

Anna Votinova : Bon après-midi, Monsieur le Président. Je m’appelle Anna Votinova, je suis journaliste et une volontaire de la région de Voronetz. Le mouvement du volontariat, aujourd’hui, est une question dont la pertinence s’impose. Beaucoup de gens voudraient aider les aider les autres ou recevoir eux-mêmes de l’aide, mais ne savent pas comment faire. Les informations sur le volontariat apparaissent tout au plus sur les réseaux sociaux, mais très rarement dans les médias. Il n’existe pas de référence unique, de source spécifique sur Internet, où toutes les informations puissent être centralisées. Dans cette situation, je proposerais de créer une source fédérale unique, sur Internet, pour le volontariat. J’ai aussi une autre proposition. Cette année est l’année de l’Environnement. L’année prochaine pourrait être celle du travail volontaire et de l’activisme civique. Un autre point est que, au niveau mondial, les gens célèbrent la Journée du Volontariat le 5 décembre, mais cette date n’est pas très mise en évidence en Russie. Ne pourrait-elle pas devenir un jour de fête national ? Merci.

V.P. : Il vous semble que nous n’avons pas assez de jours de congés ? On nous critique parce que nous en avons trop et vous suggérez que nous en ajoutions un autre ? Un jour de travail en moins, hein ? L’idée en soi est très bonne. Comme vous le savez, de plus en plus de gens pratiquent le volontariat. Comme je l’ai déjà dit – publiquement et à diverses occasions - ces personnes obéissent tout simplement à l’appel de leur cœur. Je puis me tromper, mais je crois que 7% de la population, chez nous, participe à des initiatives de volontariat, et environ 15% à telle ou telle activité d’intérêt public. Ça fait beaucoup de monde. Une bonne proportion. Naturellement, vous avez raison d’estimer que nous devons nous préoccuper d’eux, les soutenir y compris moralement, et qu’il serait opportun d’instituer une journée du volontariat. Je vais donner des instructions au gouvernement pour qu’il procède en ce sens, en s’assurant que ça ne nous mette pas dans le rouge. C’est vrai que, pour tous ceux qui désirent se rendre utiles, une source d'information pourrait être d’une grande aide. Réfléchissons-y et travaillons sur votre proposition. Merci.

[…]

Olga Syomina : Bon après-midi, monsieur le Président. Je suis Olga Syomina, de la ville d’Osa dans la région de Perm. Je rédige la page des événements culturels pour mon journal et j’aime le théâtre. Le Teatro dell’Opera et del Balletto di Perm [en italien, ndt] est connu dans le monde entier. C’est une compagnie professionnelle qui organise de brillantes représentations.

 

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Le théâtre d’opéra et de ballet de Perm, construit en 1870 par la famille Diaghilev

 

V.P. : Le Teatro dell’Opera et del Balletto de Perm ? Vous avez aussi une des meilleures écoles de danse du pays.

 

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O.S. : C’est vrai… Beaucoup de théâtres de notre pays reçoivent des fonds fédéraux, alors que le T.O.B.P., un des meilleurs du pays avec le Mariinsky et le Bolchoï, ne reçoit aucune subvention. Le T.O.B.P. pourrait-il compter sur un soutien fédéral ?

V.P. : J’ai mentionné l’école de danse. En vérité, avec l’école de danse Vaganova de Saint-Petersbourg et celle de Moscou, c’est une des meilleures de notre pays et sans doute une des meilleures du monde. Elle a des traditions remarquables et l’école est très belle. Votre théâtre a plus de cent ans. Il a dû ouvrir en 1890, ou même en 1870. Naturellement, c’est un groupe de personnes fantastique avec de grandes traditions. Pour ce qui est des subventions, cette idée a été émise en 2003, pas par moi, quoique je l’aie soutenue. C’est le directeur de la Philharmonique de Saint Petersbourg Yuri Termirkanov qui m’a mis la puce à l’oreille en venant me trouver, en 2003, pour me convaincre que les principales formations musicales avaient besoin d’un soutien financier direct. C’est ainsi que l’idée des subventions a pris forme. Ensuite, cette pratique s’est étendue. Je crois qu’il y a en ce moment 83 formations qui sont subventionnées. Plus tard, nous avons introduit les subventions d’État. Certaines régions y ajoutent des subsides régionaux. L’un dans l’autre, c’est une pratique sensée. Malheureusement, depuis 2012 (si le ministre de la Culture, Medinsky est présent, il le confirmera), nous n’avons pas augmenté le montant annuel des subsides, qui en est resté à plus de 5 milliards de roubles. En conséquence, ajouter un autre bénéficiaire à subventionner sur ces 5 milliards, compte tenu du fait que cette somme n’a jamais été ajustée à l’inflation, reviendrait à diminuer la part des autres. Je le répète : nous n’avons pas augmenté le montant total depuis 2012, bien que je sache que M. Medinsky a déjà fait part de ce problème au gouvernement.

Nous devrons donc, décidément, reposer la question au gouvernement. Cependant, les subsides ne résolvent pas le problème de fond. Comme je l’ai déjà dit, l’idée des subventions directes a été imaginée comme un outil extraordinaire, dans une situation financière et économique très difficile. Ce que nous devons faire en réalité, c’est élever le niveau du bien-être matériel de nos meilleurs ensembles.

Savez-vous que ces financements avaient aussi pour but de maintenir le niveau d’excellence des meilleurs groupes musicaux d'un rang international, de façon que les membres de ces formations ne soient pas moins payés que ceux des meilleures formations du monde ? Sinon, avec l’ouverture des frontières, ils auraient tout simplement quitté notre pays. Comme on le sait, le travail – et la musique aussi est un travail, un travail très dur – cherche le meilleur milieu où exprimer ses potentialités, c’est ainsi que ça fonctionne. Nous étions tout simplement obligés d’augmenter leurs salaires, peut-être pas tout à fait au niveau des meilleurs musiciens internationaux, mais pas loin, compte tenu de la qualité de vie dans notre pays et le fait qu’ils vivent chez eux, dans leur culture et qu’ils parlent leur langue, facteurs également importants. En fait, c’est ce qui nous a amenés à prendre ces décisions.

Voyons ce que nous pouvons faire pour les équipes du T.O.B.P. Nous devons au moins adapter leurs ressources en tenant compte de l’inflation. M. Medinsky, vous devrez vous battre pour ça, et j’essayerai de vous soutenir. Il nous faut augmenter le montant total des subventions. Nous ne l’avons pas fait depuis 2012 et il a rétréci comme une peau de chagrin.

[…]

Stanislav Govoroukhine, co-Président du Comité Central du Front Populaire Panrusse : Puis-je interrompre ? Je sais, par l’expérience des rencontres précédentes, que les conversations les plus intéressantes commencent quand vous assumez le rôle de metteur en scène et que vous commencez à poser des questions au public. Je sens que ce moment est proche, avant que vous ne vous y mettiez, je suggérerais que nous changions un peu le ton de notre échange, et que nous passions un moment de l’académique au dynamique. Hier, nous avons installé ici un bocal de verre avec une étiquette : « la question la plus concise à poser au Président ». Il y a eu un nombre incroyable de questions. J’en ai noté quelques-unes qui m’ont bien plu. Pouvons-nous en faire un tour rapide ? Avez-vous du temps pour la fiction ?

V.P. : Oui.

S.G. : Avez-vous l’intention de conduire sur le pont de Crimée ?

V.P. : Oui

S.G. : O.K. En voici une un peu plus difficile : qui se la coule douce en Russie ?

V.P. : Les metteurs en scène de cinéma et les gens des professions créatives en général.

S.G. : Bon. J’acquiesce. Que buvez-vous le matin : thé ou café ?

V.P. : Thé.

S.G. : Quel est votre aliment préféré ?

V.P. : La kacha [bouillie de céréales].

S.G. : De quel type ?

V.P. : Aujourd’hui, c’était du riz. Le plus souvent, c’est du riz ou du sarrasin. Nos céréales traditionnelles russes. Je ne mange pas de flocons d’avoine. De temps en temps du millet.

S.G. : Y a-t-il un endroit en Russie où vous n’êtes jamais allé et où vous aimeriez vous rendre ?

V.P. : La Chukotka [dans l’Extrême-Orient russe, sur le détroit de Behring]

S.G. : Quel est le dessin animé soviétique que tout Russe devrait avoir vu ?

V.P. : Celui sur le lièvre et le loup.

Olga Timofeyeva : Mais il fait de la publicité pour le tabagisme !

V.P. : On voit des publicités de toutes sortes. Ce qui est important, c’est de mettre les choses dans une perspective juste.

S.G. Quelle est la chose la plus difficile à faire pour vous ?

V.P. : Me lever le matin.

S.G. : Qui arrivera le premier sur Mars ?

V.P. : Une machine ou l’autre. Pourquoi ? Parce que tout le monde se prépare à voler vers Mars mais peu de gens savent qu’avec les véhicules spatiaux actuels, aucun cellule vivante ne peut survivre aussi loin de la terre. Une cellule vivante n’est pas protégée par le vaisseau spatial dans des espaces aussi lointains. Les choses changeront peut-être et peut-être cette possibilité deviendra-t-elle bientôt réalisable, mais elle ne l’est pas pour l’instant. Voilà pourquoi la recherche spatiale se poursuit exclusivement avec du matériel spécial.

S.G. : Est-ce que vous écoutez de la musique ? De quel genre ?

V.P. : Tous les jours. Rachmaninov, Bach, Beethoven, Mozart et Tchaïkovsky.

S.G. : Où commence la Mère Patrie ?

V.P. : La Mère Patrie est dans nos cœurs. Elle commence avec nos mères.

S.G. : Avez-vous un rêve ?

V.P. : Oui. (Rires dans le public.)

S.G. : Les gens veulent une réponse plus détaillée.

V.P. : Non. Vous avez posé une question, j’ai répondu. (Rires dans le public.)

S.G. : Qui aimeriez-vous rencontrer des grands Russes du passé ?

V.P. : Pierre le Grand et la Grande Catherine.

[…]

Alexeï Gerassimov : Alexeï Gerassimov, sous-rédacteur en chef du journal Chas Pik [Heure de Pointe] Monsieur le Président, vous avez souligné récemment la nécessité d’écouter les gens, la Nation. Vous savez, les gens écoutent, mais on ne les écoute guère, ils n’obtiennent pas de retour direct. Dans la région de Sverdlovsk, on a aboli l’élection directe des maires et des administrations municipales. Aujourd’hui, un citoyen ordinaire n’a aucune chance de se faire élire. Les grandes entreprises, les grandes réalités économiques mettent leur poids financier dans la balance et un homme normal n’a aucune chance de pouvoir même entrer dans la compétition. Je voudrais donc demander ou plutôt suggérer : ne devrions-nous pas restaurer les élections directes des maires et des administrations municipales ?

V.P. : Personne n’a abrogé les élections directes. La loi en vigueur prévoit des élections par vote direct et secret.

A.G. : Monsieur le Président, pardonnez-moi, mais, récemment, vous avez dit que vous saviez comment sont élus les organes publics représentatifs (je crois que vous interveniez à un colloque médical) et les députés, malheureusement, sont élus de la même manière. Il est très difficile de changer ce processus.

V.P. : Je le pense, moi aussi, et, croyez-moi, nous sommes sur la même longueur d’ondes. Mais la démocratie parlementaire a beaucoup de défauts. Ces défauts sont inhérents au système parlementaire. En Europe, ils les analysent avec grande attention et ils critiquent la grande distance entre les parlementaires et le peuple. Si vous lisez les analyses qu’ils en font, vous verrez que la situation est la même. Quand nous avons autorisé les autorités locales à choisir les modalités de formation des institutions locales, nous entendions que le vote direct et le scrutin secret restent en vigueur. Si on ne peut pas élire un maire, on doit le faire choisir par l’assemblée élue, qui lui fait signer un contrat et ainsi de suite.

Tout ça peut évidemment être annulé par une loi fédérale, la question serait réglée et tous les candidats se retrouveraient sur le même plan, comme dans un wagon à bestiaux, mais nous aimerions ne pas être forcés de le faire. Nous voudrions donner aux gens la possibilité de choisir les méthodes de formation des corps de gouvernement locaux de la manière qui convient le mieux à leur région particulière.

Voyez-vous, nous sommes un pays multinational, nous avons des républiques nationales diverses, des entités ethniques diverses, avec leurs caractéristiques propres. Par exemple, dans certaines entités fédérales du Caucase, un, deux, trois ou quatre groupes ethniques sont considérés comme pivotaux et doivent être représentés dans les corps gouvernementaux. Disons les choses comme elles sont : les gens devraient être élus dans les corps gouvernementaux et administratifs sur leurs mérites personnels et non sur base de leur appartenance ethnique. Juste ? Quoi qu’il en soit, le fait est qu’historiquement, si l’un ou l’autre groupe n’est pas représenté, cela devient un problème dans la région. Nous prenons acte de la situation parce qu’il en est ainsi depuis des décennies, et même des siècles. Il faut leur donner une chance de régler ces questions de manière indépendante.

D’un autre côté, cela n’a pas de sens d’introduire des règles différentes pour les différentes républiques nationales. Par exemple, le groupe ethnique le plus important en Russie, après les Russes, est celui des Tatars. La moitié vit en Tatarstan et l’autre moitié est dispersée sur tout le territoire de la Fédération de Russie. Et alors quoi ? Faut-il fixer des règles spéciales pour le Tatarstan ? Dans ce cas, les autres Tatars, qui vivent dans les autres régions, devraient voir leurs droits reconnus de manière équivalente dans ces régions. Ce n’est pas possible. Quoi qu'il en soit, c'est un problème que nous devons prendre en considération.

En ce qui concerne les grandes entreprises et les autres entreprises d’importance systémique pour les villes, les villages, etc. J’y ai beaucoup réfléchi. Mais regardez bien. Elles exercent leur influence, même si les élections se font au vote direct et secret. Comme vous l’avez dit très justement : elles ont un poids financier et administratif, elles ont de l’influence sur les syndicats de leurs employés. L’influence restera. Il faudrait inventer quelque forme de démocratie directe, efficace et capable de minimiser les risques. Nous devrions y penser. Mais nous sommes sur la même longueur d’ondes et nous y penserons. OK ?

[…]

Yulia Mamontova : Je m’appelle Yulia Mamontova. Je viens de la région d’Irkutsk. Je suis journaliste au journal Baikalkiye Zori [L’Aube du Baïkal, ndt] dans le district d’Olkhon, sur les rives du lac Baïkal. Mes concitoyens ne me pardonneraient jamais si je ne vous demandais pas une faveur. Nous avons un grand nombre de problèmes irrésolus au Baïkal : écologiques, socio-économiques, relatifs à la propriété de la terre, etc. Par exemple, l’année prochaine, la pêche au saumon omoul sera interdite. Du coup, des centaines, peut-être des milliers de familles se retrouveront sans revenus. Divers types d’activités économiques sont déjà interdits dans la région. L’année dernière, vous avez donné des instructions spécifiques, en particulier au gouverneur de la région d’Irkutsk et au président de la République de Bouriatie, pour qu’ils adoptent des mesures aptes à résoudre le problème du chômage. Ils n’ont même pas organisé une séance de travail sur le sujet. C’est pourquoi nous croyons qu’il faudrait nommer au Baïkal un envoyé présidentiel chargé de coordonner les activités des diverses agences gouvernementales - qui passent leur temps à se disputer entre elles - et de vous rendre compte à vous. Merci.

 

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Omouls à l’étalage, sur le marché de Listvyanka

 

V.P. : Vous avez soulevé des questions intéressantes. Pour ce qui concerne le saumon omoul, il est clair que ces décisions ont été prises pour des raisons environnementales. Si on pêche tout aujourd’hui, il ne restera plus rien à pêcher pour demain, et on se retrouvera les mains vides, mais dans des conditions tragiques. Évidemment, dans ce cas, il faut s’assurer que les décisions sont opportunes et ont été correctement prises. Bien entendu, nous devons nous préoccuper du chômage. Si ce n’a pas été le cas, je vous promets (je ne sais pas si un envoyé spécial servirait à quelque chose, j’ai tellement d’envoyés spéciaux que, bientôt, je ne serai plus capable de me rappeler leurs noms) que je m’occuperai de ce problème, qui est très important. Si on interdit quelque chose, il faut donner autre chose en échange, qu’au moins ça soit clair. Et je vous promets d’envoyer un signal aux autorités régionales et au gouvernement russe.

[…]

Anton Parkhomenko : Je suis Anton Parkhomenko de la Télévision Indépendante de Sébastopol. Avant tout, et avant de vous poser une question, je voudrais vus remercier au nom de tous les habitants et de tous ceux que je connais, pour la décision prise en 2014. Elle a été pour nous très importante. Merci. (Applaudissements.) Je crois que tous les citoyens du pays devraient venir en Crimée, venir à Sébastopol à tout prix. Mais pour que vous puissiez profiter de vos visites, nous devons prendre soin de notre patrimoine naturel unique. Ma question concerne l’environnement et le problème de la réserve naturelle de Laspi. C’est un endroit merveilleux près de la côte méridionale de la Crimée, à la limite de Sébastopol. Quand nous faisions partie de l’Ukraine, environ 2.000 parcelles de terrain ont été distribuées aux dépens de la réserve, et, dans certaines d’entre elles, on a déjà commencé à construire de grands ensembles résidentiels. Il semble qu’on s’occupe du problème. On a procédé à des auditions et la création d’un parc naturel protégé a été approuvée. Puis sont arrivés non des problèmes mais au moins des préoccupations et d’une provenance inattendue. Selon des divulgations officieuses, il semblerait que le ministère du Développement économique soit sur le point d’adopter une loi autorisant la construction d’immeubles et d’hôtels dans les zones protégées, au cas où celles-ci seraient situées dans les limites des villes. Je tiens à vous signaler qu’il y a là un sérieux problème potentiel. Et j’aurais encore une question plus vaste à vous poser : comment peut-on faire pour trouver un équilibre entre la protection environnementale et le développement de la Crimée, qui reçoit d’énormes subventions, Sébastopol inclus, sans compter le pont de la Crimée qui, une fois terminé, provoquera évidemment un développement massif… comment peut-on faire pour que nous ne perdions pas ce que nous avons ?

V.P. : Vous savez, c’est un dilemme éternel. Éternel. C’est comme demander ce que c’est que l’amour. Voyez-vous, il y a toujours un conflit entre le développement et la conservation, entre la protection de la nature et le développement. Ce devrait être la tâche des autorités de la Crimée et de Sébastopol, en accord avec vous, les habitants, de déterminer où les nouvelles constructions peuvent et doivent être implantées, et où il importe de l’éviter, pour préserver la nature unique de la Crimée. Car elle est réellement unique. Nous savons tous que c’est une péninsule, mais la distance entre le continent et la côte méridionale est, je crois, de 290 kilomètres. Le territoire est littéralement dans la mer. En plus des fameux pins de Crimée et des autres espèces végétales, il y a aussi son climat unique. Il est unique et il faut en prendre soin. Il faut nous servir de technologies d’avant-garde et durcir les normes et les règlements en matière urbanistique. Je ne veux même pas commenter ce qu’ils ont construit dans les décennies précédentes. Vous le savez et vous pouvez le constater par vous-mêmes : ce sont des monstruosités. Il y a là une attitude consumériste qui consiste à s'emparer des choses à tout prix, sans se préoccuper des conséquences ni de ce qu’en penseront les générations futures.

Quoi qu’il en soit, nous avons aujourd’hui une occasion unique de prendre ces problèmes à la racine, avec toute l’attention et le soin qu’ils méritent. Vous êtes préoccupés par la décision qu’on dit qu’a prise le ministère du Développement économique ? Je parlerai avec mes collègues, pour qu’ils s’attaquent aux problèmes qui se posent et le fassent avec votre participation, même au niveau des ministères fédéraux et des agences, entre le ministère du Développement économique, le ministère des Ressources naturelles et les autorités régionales. Pas en coulisses ni sous la table. Il n’y a pas d’autre moyen.

[…]

Anastasia Vidyayeva : Monsieur le Président, je suis Anastasia Vidyayeva, de la TV d’État et Société Radiophonique de Mordovie. D’abord, je voudrais vous remercier pour tout, parce que la Russie a traversé tant d’épreuves, et tout le monde ici en est conscient (prix du pétrole en chute, sanctions, etc.) mais la Mordovie est une république agricole et, par là, elle contribue au développement du complexe agro-industriel. Voilà quel est le thème de ma question : le soutien à l’agriculture, aux entreprises agricoles, va-t-il continuer ? C’est important, parce que cela facilite notre développement, et parce que grâce à cet instrument, nous avons assisté à l’amélioration des affaires dans notre république.

 

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Un futur – ou ex-futur – restaurateur mordovien

 

V.P. : C’est vrai, il n’y a pas de pétrole ni de gaz en Mordovie… du moins pas en quantités permettant d’en faire la commercialisation. Et l’agriculture est un des secteurs principaux de son développement. Ces derniers temps, l’agriculture a montré de bons taux de croissance, supérieurs à 3%. Et la Mordovie n’est pas une exception. Vous avez fait du très bon travail. Vous êtes sans doute conscients des chiffres qu’ont atteint les aides fédérales à l’agriculture cette année-ci et l’an passé. Ils ne sont pas en baisse, plutôt en augmentation et nous persisterons dans ce sens. Cela dit, je pense que les soi-disant sanctions auxquelles vous avez fait allusion, ne vont pas continuer toujours, mais si elles continuent indéfiniment, nous limiterons indéfiniment l’accès à notre marché aux biens que nous pouvons produire nous-mêmes. Nous ne limitons pas l’importation de tout ce qui est en provenance des autres pays. Nos limitations sont sélectives. Nous rendons les coups des sanctions, non tant pour faire du mal aux autres que pour nous aider nous-mêmes. Et ça marche.

C’est là le principe qui nous guidera à l’avenir. Nous verrons à faire tout ce qui est bon pour nous et chercherons à éviter tout ce qui fait obstacle à notre développement. Il est évident que nous soutiendrons tout ce qui fait partie du secteur agricole, y compris les petits cultivateurs. J’ai bien conscience que les questions à résoudre sont nombreuses, surtout celles qui concernent la terre et je suis avec attention ce qui se passe, en particulier sur le territoire de Krasnodar. J’ai demandé plusieurs fois au procureur Général de mener des enquêtes. Je crois que nos collègues de Krasnodar qui sont préoccupé par les problèmes de la terre entendent notre voix. Comme eux, je crois que nous ne devrions pas nous concentrer uniquement sur la production à grande échelle, même si c’est important. Nous devons soutenir les petits cultivateurs et les petites entreprises locales. Nous chercherons à diversifier ce travail et nous n’oublierons pas que près de 40 millions de nos compatriotes vivent dans des zones rurales. Un grand merci à eux pour leur excellent travail.

Modérateur : Merci beaucoup.

V.P. : Merci beaucoup à vous. Vous savez, il faut que je m’en aille. Malheureusement, j’ai une autre réunion qui m’attend.

Modérateur : Saluez Lukachenko pour nous !

V.P. : Je transmettrai sûrement vos salutations à M. Lukachenko. Merci pour votre travail. Bonne chance !

 

Transcription publiée par la Présidence de la Fédération de Russie le 5 avril 2017.

Traduit en italien par Marco Bordoni, pour Le Saker Italia, le 27 avril 2017.

Traduction en français : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

Source : http://sakeritalia.it/sfera-di-civilta-russa/vladimir-put...

Source d’origine : http://en.special.kremlin.ru/events/president/transcripts...

 

 

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Temps dangereux

La Marine russe tire des missiles Kalibr sur des positions de Daech depuis la Méditerranée

Sputnik français23 juin 2017

 

Deux navires de guerre et un sous-marin de la Marine russe ont porté une frappe contre Daech depuis la Méditerranée.

Les frégates Amiral Essen et Amiral Grigorovitch ainsi que le sous-marin Krasnodar de la Marine russe ont lancé six missiles de croisière de type Kalibr contre les positions de Daech en Syrie depuis les eaux de la Méditerranée orientale, a annoncé ce vendredi matin le ministère russe de la Défense.

 

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Selon le communiqué publié par le ministère, les missiles ont détruit des postes de commandement ainsi que d'importants dépôts d'armes de Daech dans la province syrienne de Hama. Suite à la frappe, l'aviation russe a à son tour bombardé les positions des djihadistes.

 



 

Selon le ministère russe de la Défense, les combattants de Daech cherchent depuis une semaine à quitter Raqqa via le couloir sud qui relie la ville à Palmyre. Les djihadistes envoient ainsi du renfort dans la province de Hama, où ils envisagent d'aménager des postes de commandement ainsi que des dépôts d'armes.

Comme l'indique le communiqué, Moscou a prévenu la Turquie et Israël avant de mener la frappe.

« D'autres terroristes et leurs sites ont été éliminés par des frappes aériennes des forces aérospatiales russes », ajoute le communiqué.

Source : https://fr.sputniknews.com/international/201706231031948835-marine-russe-syrie/

 

Dans ces étonnants feux d’artifice, il y a des hommes qui meurent. Leur faute ? Oui, certes. Depuis la nuit des temps, ils s’obstinent à jouer à ça. Et ceux-là, même Lysistrata n’aurait pu les dissuader. Seuls des feux d’enfer…

 

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On le savait que les animaux sont moins dangereux que nous…

 

« Quelque chose les attire ici ! » – Des milliers de phoques entourent une plateforme de forage dans le Cercle Arctique

RT 25 juin 2017

 

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La plateforme de forage Prirazlomnaya, dans la mer de Pechora (Cercle Arctique) entourée par des milliers de phoques du Groenland

 

Un énorme troupeau de phoques du Groenland occupant le moindre espace d’eau entre les morceaux de banquise, c’est ce qu’on peut voir en ce moment autour de la plateforme de forage russe Prirazlomnaya, qui extrait du pétrole dans la mer de Pechora, à l’intérieur du cercle Arctique.

« Je n’ai jamais vu rien de pareil. Il y en a des milliers ! », entend-on dire à un ouvrier de la plateforme, dans une vidéo d’une minute envoyée à l’écrivain-explorateur russe Sergueï Dolya, qui l’a postée sur son blog.

 

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Les phoques du Groenland migrent annuellement de leur aire de reproduction et d’alimentation vers l’Arctique, où ils passent l’été, couvrant parfois des distances de plus de 4.000 kilomètres en grandes colonies.

Mais leur apparition autour de la colossale plateforme – qui pompe activement du pétrole et reçoit régulièrement la visite de tankers et de pétroliers – est une vraie surprise, parce qu’on pense généralement que les animaux sont plutôt repoussés par les vibrations industrielles et le bruit et l’agitation des activités humaines

 

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« Les phoques semblent très paresseux et n’ont pas l’air de vouloir s’éloigner du bateau. Il doit y avoir là quelque chose qui les attire », dit la voix off. « Voilà l’environnement de notre plateforme, avec un troupeau de bestioles en prime. »

Dans la vidéo, on voit les animaux, qui peuvent vivre jusqu’à 35 ans dans la nature, plonger sous la glace mince, dans l’eau où ils sont capables de rester jusqu’à quinze minutes pour y chasser leur proie avant de refaire surface.

Les capitaines des bateaux qui naviguent dans l’Arctique ont des protocoles à respecter pour éviter les phoques, qui ne risquent pas seulement de se faire tuer mais peuvent souffrir d’un déplacement traumatique, si un brise-glaces vient perturber leur habitat. La question se pose moins avec une plateforme stationnaire qui se vante de n’avoir aucun impact sur l’environnement, puisque tous ses déchets et polluants sont stockés dans des containers et transporté par ferry vers le continent.

Quoi qu’elle ait fait l’objet de protestations très médiatisées, notamment de la part de Greenpeace, la plateforme a fonctionné sans accroc notable depuis 2014, et s’apprête à fermer pendant trois mois cet été, pour subir une remise en état.

La plateforme Prirazlomnaya, dont la construction et l’installation ont coûté au géant nationalisé russe Gazprom plus d’un milliard de $, est un projet de référence dans l’exploration pétrolière de l’Arctique, une priorité déclarée tant pour la compagnie que pour l’État.

 

Vidéo envoyée à Sergueï Dolya depuis la plateforme.

 


 

Source : https://www.rt.com/news/393797-seals-arctic-oil-rig/

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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Mis en ligne le 25 juin 2017 

 

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23:58 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

TRANCHES DE VIE POLITIQUE - CHINE

1. Navire de ravitaillement de type 905 (Fuqing class).JPG

Navire de ravitaillement de type 905 (classe Fuqing) – Marine de l’Armée Populaire de Libération

 

 

« Essayez, vous, de gouverner un milliard et demi de personnes ! » Vladimir Poutine

 

Nous avons publié récemment un article de Paul Craig Roberts, où celui-ci exprimait ses craintes pour la Russie parce que son sort « dépendait de Vladimir Poutine » et que celui-ci pouvait être assassiné, alors que la Chine courait, selon lui, moins de risques, parce que sa direction était collective. Nous n’avions pas épilogué, mais notre impression était qu’il se trompait deux fois : d’abord en sous-estimant très fort les capacités d’homme d’État de M. Xi Jinping, ensuite en sous-estimant peut-être aussi les capacités à se gouverner collectivement de l’ex-URSS…

 

Chine

 

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Il y a juste un an, à l’occasion de la célébration du 95e anniversaire du P.C. chinois, un très important discours de M. Xi Jinping est passé pratiquement inaperçu en Occident.

Il nous a semblé intéressant de publier ici l’article dont Fort Russ avait alors salué le discours du président chinois.

 

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La Chine offre ouvertement à la Russie une alliance contre l’OTAN

Alexandre Rostovzef – Antifascist online 6 août 2016

Traduit du russe pour Fort Russ par Tom Winter

 

Le 1er juillet a été une date très importante pour la Chine. Ce jour a marqué le 95e anniversaire de la fondation du Parti Communiste de Chine Populaire. Le président Xi Jinping a pris la parole lors de la séance solennelle consacrée à l’événement. À côté des longs et nombreux souhaits de « Longue vie au PCCP ! » (amplement mérités car le PCCP a beaucoup de raisons d’être fier de son histoire) le discours de M. Xi Jinping a été bref mais mémorable.

 

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« Le monde est au bord d’un changement très important. Nous assistons à l’effondrement progressif de l’Union Européenne et à celui de l’économie des États-Unis : c’est fin de partie pour le “Nouvel Ordre Mondial”. Rien ne sera plus jamais comme avant. D’ici dix ans, nous aurons un ordre du monde véritablement nouveau, dont l’union de la Chine et de la Russie sera la clé »

 

En fait, le président Xi a invité la direction russe à faire un pas de plus en passant d’une alliance économico-politique à une alliance politico-militaire capable de relever les défis du futur mais aussi d’assumer la direction du monde en cas d’effondrement de l’ordre existant.

On remarquera avec quelle délicatesse la partie chinoise a fait cette offre sérieuse à la Russie. Après tout, peu avant la célébration du 95e anniversaire, une substantielle délégation russe, conduite par Vladimir Poutine, avait visité la Chine.

Il y avait eu des négociations, toute une batterie d’accords avaient été conclus et des contrats signés. Mais les propositions les plus importantes ont été faites par le président chinois lors du grand symposium du PCCP, comme pour bien souligner qu’aucune pression n’était exercée sur la Russie et que personne n’exigeait d’elle une réponse immédiate sur une question de cette importance.

 

« Nous voyons se multiplier des actes agressifs des USA à l’encontre de la Russie et de la Chine. Je crois que la Russie et la Chine peuvent mettre sur pied une alliance face à laquelle l’OTAN se retrouvera impuissante et qui mettra fin aux ambitions impérialistes de l’Occident. »

 

C’est là une invitation en bonne et due forme, sans aucune des ambiguités de la rhétorique asiatique, du genre « le roulement de mon rire secoue le ciel et la terre » qu’on peut interpréter comme on veut.

Le président Xi ne s’est pas aventuré non plus à prédire comment Poutine accueillerait cette proposition, mais la forme qu’il lui a donnée ne laisse, me semble-t-il, aucune place aux formules de remerciement floues.

Cela est d’autant plus surprenant que, tout récemment encore, la direction chinoise et le président russe ont dit qu’il n’était pas question d’accueillir sur leurs sols respectifs des unités militaires ni de promouvoir une amitié dirigée contre des pays tiers. Mais, comme nous le voyons, le monde change de façon dramatique et la nécessité de conclure une alliance opportune se faisant plus aiguë, la Chine prend l’initiative.

Bien sûr, la Chine est une partenaire difficile et l’histoire passée des deux pays ne manque pas de pages sombres. Mais, aujourd’hui, de toute évidence, il faut enregistrer ce fait : la Chine est prête à marcher au coude à coude avec la Russie en cas de complication militaire et politique entre la Russie et l’Occident.

Il fut un temps où une proposition de ce genre aurait pu sauver et a fait défaut à l’URSS. Lors de la confrontation des deux blocs, au cours de la guerre froide, la Chine s’est renforcée dans le dos de l’URSS et a adopté une attitude attentiste, comme dans la fable de l’ours et du tigre qui se battent pendant que le singe malin, réfugié dans un arbre, attend que tous les deux s’épuisent. Mais les choses, dans la réalité, ne se sont pas passées ainsi.

Ce qui s’est passé, c’est qu’au début des années 1970 Henry Kissinger est venu en mission secrète en Chine et, jouant habilement des désaccords entre le PCCP et les « révisionnistes soviétiques », a passé un accord avec Mao et Chou En Lai. Il faut se rappeler que les relations entre l’URSS et la Chine, à l’époque, étaient également marquées par le conflit portant sur l’île Zhenbao (île Damanskiy) à la frontière sino-soviétique. Une raison visible de surmonter cette crise n’était pas encore apparue et les Américains n’ont pas raté l’occasion de se glisser dans la faille.

Résultat : la Chine est devenue une excellente supplétive des pressions occidentales sur l’Union Soviétique et notre pays a été forcé d’y répondre en créant un puissant regroupement militaire dans la région du TransBaïkal et l’Extrême-Est, et ses dépenses militaires ont alors atteint (selon Valentin Falin, éminent homme politique soviétique) 24% du PNB.

L’issue de ce long conflit est bien connue. Le réchauffement des relations entre l’URSS et la Chine, qui a commencé en 1985, n’a pas aidé l’URSS, parce que les capitulards dirigés par Gorbatchev étaient à la barre.

Mais il semble à présent qu’il y ait une réelle possibilité pour la Russie, de réduire en le partageant le poids qui pèse sur ses épaules.

Quoi qu’on ne le crie pas sur les toits en hauts lieux, la deuxième guerre froide fait rage depuis un bout de temps déjà. Mais qui pourrait dire qu’elle reproduira exactement la première ?

De toute évidence, elle va bon train depuis 1999 :

 

  • Violation par l’Occident de l’accord sur la dissolution du Pacte de Varsovie, par lequel l’OTAN s’engageait à ne jamais dépasser les frontières de l’Allemagne.
  • Admission dans l’OTAN des anciens pays alliés de l’URSS, puis de certaines anciennes républiques de l’URSS.
  • Retrait unilatéral de l’Occident du traité anti-missile balistique ABM.
  • Déclenchement de la conflagration dans « l’arc d’instabilité » – du Moyen-Orient à l’Afghanistan – qui est le sous-ventre mou de la Russie et de la Chine.
  • Élimination par la force des régimes séculiers stables du Moyen-Orient et leur remplacement par un califat terroriste.
  • Euromaidan en Ukraine.
  • Guerre dans le Donbass et nouveaux batifolages aux frontières ouest et sud-ouest de la Russie.

 

La direction chinoise n’hésite pas à reconnaître que la Chine toute seule n’est pas en mesure d’affronter les défis du futur, surtout ceux de nature militaire. Et, en dépit de ses remarquables progrès économiques et d’une percée technologique réelle dans certains domaines, beaucoup de structures étatiques chinoises ne sont pas encore complètement modernisées.

 

« La création d’une armée qui corresponde au statut international de notre pays est une tâche stratégique. Nous devons combiner développement économique et développement de notre défense, moderniser notre armée pour qu’elle soit mise à jour et aux normes requises. Nous devons tout réorganiser dans la sphère militaire pour nous doter d’une armée disciplinée capable de vaincre. »

 

Je m’aventurerais à suggérer que l’idée de la modernisation nécessaire de l’Armée Populaire de Libération dont parle le leader chinois a pu trouver son origine dans les manoeuvres conjointes Russie-Chine, voire aussi dans les épreuves de biathlon pour tanks, mais surtout dans le spectacle édifiant que donnent les VKS [Forces spatiales de la Fédération de Russie] en Syrie.

Tout cela, soit dit en passant, n’empêche pas qu’il y aura un prix à payer pour une alliance avec la Chine, après modernisation de ses forces armées et leur mise en harmonie avec les standards russes. Et d’autres chausse-trapes sont possibles. Mais ce n’est pas de cela que nous parlons pour l’instant. Il est important que la Russie ne se presse pas de donner une réponse immédiate et ne bâcle pas la conclusion d’une alliance désirable avec la Chine.

Des accords militaires et une coopération politique devront être nécessairement précédés de discussions, au cours desquelles chaque partie devra prendre en considération les souhaits de l’autre, de façon que rien ne reste de non réglé entre les alliés. Le fait que la Russie et la Chine ont beaucoup à s’offrir mutuellement, est très important. Et, pour la Russie, si c’est une bonne occasion de se décharger d’une partie du poids qu’elle porte sur les épaules d’un allié, c’est aussi celle d’entamer le processus de sa ré-industrialisation.

Il ne nous reste qu’à attendre la réponse de la Russie et… la réaction de la « communauté internationale ».

Source : http://www.fort-russ.com/2016/08/china-openly-offers-russ...

Traduction : c.l. pour les Grosses Orchades

 

2. DangerousTimes.GIF

 

Mis en ligne le 2 juillet 2017

 

 

 

23:38 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |