10/10/2017

AUX DEUX EXTRÉMITÉS DU MONDE

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AUX DEUX EXTRÉMITÉS DU MONDE

 

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Anniversaire de Vladimir Poutine

Le Saker – The Saker.is ­ 7 octobre 2017

 

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Nous tombions dans l’abîme.

Ils avaient découpé la Russie et lui avaient enlevé ses territoires historiques, ceux qui avaient formé la nation. Ils avaient divisé et séparé ses peuples et ils se préparaient à mettre en pièces jusqu’à son cœur même.

Tout était prêt. Ils avaient préfabriqué des territoires ethniques, avec leurs drapeaux, leurs hymnes nationaux et les gouvernements qu’ils leur avaient sélectionnés. Ils avaient imprimé et livré les monnaies de ces pays inventés, comme par exemple « la République de l’Oural ».

Les Khasavyurt, menés par les fantoches liquidateurs de la Russie avaient donné le signal du commencement de la fin de la Russie elle-même.

Les républiques ethniques attendaient sur la ligne de départ. Le Tatarstan devait être le premier à partir. L’Occident satanique était prêt à s’emparer de Kazan et d’autres territoires.

Sans tanks, sans invasions d’armées étrangères, sans bombardements ni attaques chimiques, la Russie rétrécissait à vue d’œil. D’après leurs plans, elle devait rétrécir jusqu’à devenir le Grand Duché de Moscou et ils auraient préparé une monarchie pour nous gouverner.

Abjecte pauvreté, désolation, ruines, meurtres dans les rues des villes, guerres mafieuses, rackets, « politiciens » et « hommes d’affaires » portant ouvertement assistance aux terroristes islamistes et aux mercenaires internationaux venus déchaîner la guerre dans le Caucase. Clubs du centre de Moscou où venaient se goberger ceux qui faisaient tuer des soldats russes.

Les postes de gouvernement, au Kremlin et au Parlement, occupés par ceux qui envoyaient les soldats russes se faire tuer dans le Caucase, tout en informant de leurs positions les djihadistes, les forces spéciales étrangères et les autres assassins qui fondaient sur le Caucase de tous les coins du monde, pour participer à la chasse aux Russes.

Les seules choses qui croissaient et augmentaient en nombre sur le territoire de la Russie étaient les cimetières et les fosses communes. Proportionnellement, les comptes bancaires des équipes de liquidation n’en finissaient pas de gonfler.

 

*

Dans les clubs de luxe du centre de Moscou et à l’étranger, ils célébraient leur interminable carnaval de vainqueurs. Ils célébraient nos funérailles.

Ils nous déshumanisaient. Ils nous dépeignaient comme des porcs squelettiques promis à l’équarrissage. Ils nous représentaient comme des ivrognes nus à colliers de chiens, couchés en rond aux pieds de leurs maîtres. C’étaient nous les sales bâtards qu’ils dépouillaient, violaient et enchaînaient. Ils étaient sûrs que nous resterions là, enchainés, à les servir, eux les vainqueurs, pour un os.

Leur classe créative n’en finissait pas de célébrer notre défaite. Elle se chargeait avec enthousiasme de nous insulter et de nous cracher au visage. Quand ils étaient fatigués, ils mangeaient et ils buvaient du vin à nos frais, et une fois rassasiés, ils continuaient à cracher sur nous, sur notre histoire, sur notre caractère, sur notre foi. Des États-Unis, ils nous envoyaient des os de poulets. En échange desquels ils s’emparaient sans payer de notre pétrole, de notre gaz, de notre or, de nos diamants, de nos fourrures, de notre uranium, de notre bois, de nos œuvres d’art, de nos découvertes scientifiques, de nos inventions, de notre savoir-faire, de nos technologies secrètes et de nos hommes de science, dont ils faisaient leurs esclaves, de nos organes humains, de nos filles et de nos garçons impubères, pour les faire travailler dans leurs réseaux de prostitution d’Europe et de Turquie, du Moyen-Orient, des USA et même d’Afrique.

Les territoires des anciennes républiques furent confisqués, avec les peuples qui y vivaient. Ils commencèrent à les dévorer lentement, en attendant la complète liquidation de la Russie pour continuer à les détruire complètement. Ils digérèrent des parties de notre nation brisée et en firent de l’engrais humain, et ils se mirent à élever de nouveaux « managers » pour diriger cette nouvelle société multinationale avec ses industries et ses infrastructures prêtes à servir entièrement volées.

Ils avaient pré-imprimé des cartes géographiques selon le nouvel ordre du monde et de nouvelles frontières, la Chine recevant sa part du butin avec les territoires du Tadjikistan, du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan et la Turquie recevant l’Azerbaïdjan et l’Arménie. La Pologne, l’Allemagne, la Grande Bretagne, l’Espagne, le Danemark et les autres auraient aussi reçu leurs parts d’esclaves, de territoires et de prostituées russes pas chères. Les citoyens d’Israël se voyaient dans le rôle d’administrateurs de ces territoires. Les USA ne voulaient qu’une seule chose : la propriété pleine et entière de tout ce qu’il y avait sous nos pieds, de toutes nos ressources minérales.

 

*

 

Quand Poutine vint, personne ne crut qu’il serait capable d’arrêter ce qui paraissait inéluctable.

*

Il fit des guerres. Personne n’y prêta attention et personne ne vit rien. Son activité fut phénoménale, comme le vent, invisible, mais assez fort pour que chacun ressente les effets de son passage, surtout ceux qui recevaient des branches directement sur la tête. Ses guerres furent, comme les radiations, indétectables par les sens, mais, avec une concentration toujours croissante, elles tuaient les ennemis lentement et sûrement.

 

*

Les années passèrent, et tout changea comme de soi-même.

 

*

Avant la dernière guerre - juste au cas où - il se prépara à mourir.

Il se distancia des gens auxquels il tenait le plus, pour qu’ils ne meurent pas avec lui. Et il partit en guerre.

 *

Il a voué sa vie à nous sauver tous.

Il s’est sacrifié et il a arraché des nations entières aux mâchoires de l’abîme.

Il a changé le monde pour toujours.

 

Source http://thesaker.is/vladimir-putins-birthday/

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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Le jour de son anniversaire, Vladimir Poutine a présidé, au Kremlin, une réunion des membres permanents du Conseil de Sécurité

 

VOEUX

Du président de l’Ingouchie Iounous-bek Bamatgireyevich Evkourov

« Heureux anniversaire, Président. Merci pour tout ce que vous faites pour l’Ingouchie »

 

Des syriens

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Il y a 40 ans

 

Le 9 octobre 1965 (Vladimir Poutine avait 13 ans et deux jours) Ernesto Guevara dit à un jeune soldat bolivien, dont les docteurs cubains soigneraient plus tard gratuitement le père : « Courage, tu vas juste tuer un homme. »

 

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Lettre d’adieux du martyr Ernesto « Che » Guevara, lue par Fidel Castro

Sayed Hasan

 

La lettre d’adieux du Commandant Ernesto Che Guevara a été lue par Fidel Castro le 3 octobre 1965 à La Havane, face aux Comité Central du Parti Communiste cubain et devant les caméras. Après son retour d’Afrique en février 1965, le Che avait disparu de la scène publique sans explication officielle. A Cuba et surtout à l’étranger, des rumeurs faisaient notamment état de prétendues dissensions entre Fidel et le Che, voire d’une véritable purge. Cette lettre écrite de la main du Che a prouvé le caractère infondé de ces calomnies, que les réactionnaires (et pseudo-révolutionnaires) continuent à propager jusqu’à ce jour pour discréditer Cuba.

Avant même le commencement de la Révolution cubaine, le Che, internationaliste convaincu, ne s’était engagé aux côtés de Fidel Castro qu’à la condition d'être libre de poursuivre son action révolutionnaire et anti-impérialiste sous d'autres cieux après la victoire à Cuba. Ses expériences au Congo et en Bolivie n’ont été révélées qu’après sa mort avec la publication de ses Journaux de guerre par le gouvernement cubain. 

 

Adresse du Commandant Fidel Castro Ruz, Premier Secrétaire du Parti communiste de Cuba et Premier ministre du gouvernement révolutionnaire, lors de la présentation du Comité central du Parti communiste de Cuba à La Havane, le 3 octobre 1965

Traduite en français pour la première fois à l'occasion du cinquantenaire de l'assassinat du Che par la CIA, le 9 octobre 1967

 

 

Transcription :

[…] Il y a une absence dans notre Comité Central, (l’absence d’une personne) qui possède tous les mérites et toutes les vertus nécessaires, au plus haut degré, pour en faire partie, mais qui malgré cela n’est pas présent parmi les membres de notre Comité Central.

Autour de cette absence, l’ennemi a pu tisser mille conjectures; l’ennemi a essayé de duper et de semer l’ivraie et le doute, et patiemment, car il fallait attendre, nous avons attendu.

Et c’est ce qui différencie le révolutionnaire du contre-révolutionnaire, le révolutionnaire de l’impérialiste : nous les révolutionnaires, nous savons attendre, nous savons être patients, nous ne désespérons jamais, et les réactionnaires, les contre-révolutionnaires, les impérialistes, vivent dans le désespoir permanent, ils vivent dans l’angoisse perpétuelle, dans le mensonge perpétuel, de la manière la plus ridicule, de la manière la plus infantile.

Quand on lit les choses que disent certains de ces fonctionnaires, certains de ces sénateurs Yankees, on se demande : « Mais comment est-il possible que cet homme ne soit pas dans une étable au lieu d’appartenir à ce qu’on appelle un Congrès ? » (Applaudissements) Certains profèrent de véritables outrages. Et ils ont une habitude de mentir colossale et irrépressible, ils ne peuvent pas vivre sans mentir. Ils vivent dans la détresse.

Si le gouvernement révolutionnaire déclare une chose – c’est ce qu’il a toujours fait – comme ce fut le cas pour la question que j’ai mentionnée au début de mon propos, ils y voient des choses horribles, effroyables, ils imaginent tout un plan derrière cela !

Quel ridicule ! Avec quelle peur ils vivent ! Et on se demande : le croient-ils vraiment ? Y croient-ils vraiment ? Est-ce qu’ils croient tout ce qu’ils disent ? Ou ont-ils besoin de croire tout ce qu’ils disent ? Ou ne peuvent-ils vivre sans croire tout ce qu’ils disent ? Ou disent-ils tout ce qu’ils ne croient pas ?

C’est difficile à dire, il faudrait le demander à des médecins et des psychologues. Qu’est-ce qu’ils ont dans la tête, quelle est donc cette angoisse qui les amène à voir partout une manœuvre, un plan effroyable, maléfique, terrible ? Et ils ne savent pas qu’il n’y a pas de meilleure tactique, pas de meilleure stratégie que de lutter avec des armes propres, de se battre avec la vérité, car ce sont les seules armes qui inspirent la confiance, ce sont les seules armes qui inspirent la foi, ce sont les seules armes qui inspirent la sécurité, la dignité, le moral. Et ce sont les armes avec lesquelles nous les révolutionnaires avons vaincu et écrasé nos ennemis.

 

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Le mensonge. Qui a déjà entendu un mensonge dans la bouche d’un révolutionnaire ? Parce que ce sont des armes qui ne profitent à aucun révolutionnaire, et aucun révolutionnaire authentique n’a jamais besoin de recourir à un mensonge ; ses armes sont la raison, la moralité, la vérité, la capacité de défendre une idée, une proposition, une prise de position.

Et en fin de compte, le spectacle moral offert par nos adversaires est vraiment lamentable. Ainsi, les augures, les interprètes, les spécialistes des questions cubaines et les machines électroniques ont travaillé sans cesse à démêler ce mystère. Est-ce qu’Ernesto Guevara a été victime d’une purge, est-ce qu’Ernesto Guevara est malade, est-ce qu’Ernesto Guevara a eu des divergences (avec Fidel), et autres insanités du même genre.

Naturellement, le peuple a confiance, le peuple a la foi. Mais les ennemis profitent de ces choses, surtout à l’étranger, pour calomnier : voyez donc ce régime communiste ténébreux et terrible, les hommes y disparaissent, ils ne laissent aucune trace, aucun vestige, aucune explication n’est fournie ; alors que lorsqu’il le fallait, nous avons dit au peuple, lorsque les gens ont commencé à constater cette absence, que nous en parlerions au moment opportun, et que nous avions des raisons d’attendre (avant de dévoiler ce qu’il en était).

Nous évoluons dans un milieu cerné par les forces de l’impérialisme. Le monde ne vit pas dans des conditions normales ; tandis que les bombes criminelles des impérialistes yankees tombent sur un peuple comme celui du Vietnam, nous ne pouvons pas dire que nous vivons dans des conditions normales (Applaudissements) ; lorsque plus de 100. 000 soldats yankees y débarquent pour essayer d’écraser le mouvement de libération national ; quand les soldats de l’impérialisme débarquent dans une République qui jouit légalement des mêmes droits que toutes les autres Républiques du monde, ce qui est le cas de Saint-Domingue, pour piétiner sa souveraineté (Applaudissements), le monde ne vit pas dans des conditions normales. Lorsque, autour de notre pays, les impérialistes forment des mercenaires et organisent des attaques terroristes de la manière la plus impunie, comme dans le cas de la Sierra Aránzazu ; lorsque les impérialistes menacent d’intervenir dans n’importe quel pays d’Amérique latine et du monde, on ne vit pas dans des conditions normales. Et quand nous nous sommes battus dans la clandestinité contre la tyrannie de Batista, nous les révolutionnaires ne vivions pas dans des conditions de normalité, nous devions respecter les règles de la lutte ; de la même manière, bien que le pouvoir révolutionnaire existe dans notre pays, en ce qui concerne les réalités du monde, nous ne vivons pas dans des conditions normales et nous devons respecter les règles de cette situation.

Et pour expliquer cela, nous allons lire une lettre manuscrite que j’ai ici entre les mains, et qui a été retranscrite par machine à écrire, du camarade Ernesto Guevara (Applaudissements), qui s’explique lui-même (sur les raisons de son absence). Je m’étais demandé si je devais retracer l’histoire de notre amitié et de notre fraternité, comment cela a commencé, dans quelles conditions et comment cela s’est développé. Mais ce n’est pas nécessaire. Je vais simplement lire la lettre. 

 Il dit : « La Havane... » 

 La date n’a pas été définie, puisque cette lettre devait être lue au moment que nous jugerions le plus opportun, mais pour coller à la stricte réalité, elle m’a été remise le 1er avril de cette année, il y a exactement six mois et deux jours.

 Voilà ce qu’elle dit :

 

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« La Havane, année de l'Agriculture [1965].


Fidel,
Je me souviens en ce moment de beaucoup de choses : du jour où j’ai fait ta connaissance dans la maison de Maria Antonia, du moment où tu m’as proposé de venir avec vous [pour participer à la Révolution cubaine] et de toute la tension des préparatifs.
Un jour, on est venu nous demander qui devait être prévenu en cas de décès, et la possibilité réelle de ce fait (la mort) nous a tous saisis. Par la suite, nous avons su que c'était vrai, et que dans une Révolution, on triomphe ou on meurt – si elle est véritable. De nombreux camarades sont tombés sur le chemin de la victoire.

Aujourd’hui, tout a un ton moins dramatique, parce que nous sommes plus mûrs ; mais les faits se répètent. J’ai l’impression d’avoir accompli la part de mon devoir qui me liait à la Révolution cubaine sur son territoire, et je prends congé de toi, des compagnons, de ton peuple qui est maintenant aussi le mien.

Je démissionne formellement de mes fonctions à la Direction du Parti et de mon poste de ministre, et je renonce à mon grade de Commandant et à ma nationalité cubaine. Rien de légal ne me lie plus aujourd’hui à Cuba, à l'exception des liens d’une autre nature qu’on ne peut briser, contrairement aux titres.

En passant ma vie en revue, je crois avoir travaillé avec suffisamment d’honnêteté et de dévouement à la consolidation du triomphe révolutionnaire. Ma seule faute de quelque gravité, c’est de ne pas avoir eu plus confiance en toi dès les premiers moments dans la Sierra Maestra et de ne pas avoir su discerner plus rapidement tes qualités de dirigeant, d’homme et de révolutionnaire. J’ai vécu des jours magnifiques et j’ai éprouvé à tes côtés la fierté d’appartenir à notre peuple en ces journées lumineuses et tristes de la Crise des Caraïbes. Rarement, un chef d’État ne fut aussi brillant que tu le fus dans ces circonstances, et je me félicite aussi de t’avoir suivi sans hésiter, d’avoir adhéré pleinement à ta façon de penser, et d'avoir su voir et apprécier les dangers et les principes comme tu le fis.

D’autres terres du monde réclament le concours de mes modestes efforts. Je peux faire ce qui t’est refusé, en raison de tes responsabilités à la tête de Cuba et l’heure est venue de nous séparer.
Sache que je le fais avec un mélange de joie et de douleur. Je laisse ici les plus pures de mes espérances de constructeur et les plus chers de tous les êtres que j’aime. Et je laisse un peuple qui m’a adopté comme un fils. Cela déchire toute une partie de mon âme. Sur les nouveaux champs de bataille, j'apporterai la foi que tu m’as inculquée, l’esprit révolutionnaire de mon peuple, le sentiment d’accomplir le plus sacré des devoirs : lutter contre l’impérialisme où qu’il se trouve. Cela réconforte et guérit avantageusement les blessures les plus profondes.

Je répète une fois encore que je délivre Cuba de toute responsabilité, sauf de celle qui émane de son exemple. Si un jour, sous d’autres cieux, survient pour moi l’heure fatidique (du martyre), ma dernière pensée sera pour ce peuple et plus particulièrement pour toi. Je te remercie pour tes enseignements et ton exemple envers lesquels j’essaierai de rester fidèle jusqu’à la dernière conséquence de mes actes. J’ai toujours été en accord total avec la politique extérieure de notre Révolution et je le suis toujours. Partout où je me trouverai, je sentirai toujours peser sur moi la responsabilité d’être un révolutionnaire cubain, et je me comporterai comme tel. Je ne laisse aucun bien matériel à mes enfants et à ma femme, et cela ne me chagrine pas. Je suis heureux qu’il en soit ainsi. Je ne demande rien pour eux, car je sais que l’État leur donnera ce qu’il faut pour vivre et s’instruire.

J’aurais encore beaucoup à te dire, à toi et à notre peuple, mais je sens que c’est inutile, car les mots ne peuvent exprimer ce que je voudrais dire, et ce n’est pas la peine de noircir davantage de papier.

Jusqu’à la victoire, toujours.

La Patrie ou la Mort !

Je t’embrasse avec toute ma ferveur révolutionnaire.

(Signé :) Che. »

Source : http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/1965/esp/f031065e.h...

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 

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Soutenez la justice en répondant à l'Appel au secours de Norman Finkelstein et en signant sa pétition

 

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Les États-Unis ont un problème d’empathie qui nourrit leur culture de la violence à l’étranger, l’ignorance chez eux et la tragédie partout.

 

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Le 20 octobre 2011

 

Tandis que le monde pleure les victimes de Las Vegas, l’absence d’empathie de l’Amérique pour ses victimes à l’étranger est sidérante.

Adam Garrie – TheDuran 7 octobre 2017

 

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À chaque fois que des fusillades ou d’autres événements terroristes (sur leur sol ou autrement) frappent les États-Unis, le flot de sympathie en provenance de la Russie et, en fait, du monde entier, est toujours palpable, en dépit de l’état actuel des relations politiques. La culture russe, en particulier, est une culture où exprimer de la sympathie à un moment de tragédie et de douleur objectif, prend un relief certain, à la fois sur le plan humanitaire et sur le plan spirituel..

Mais il y a un autre élément de la réaction susmentionnée aux tragédies si uniquement américaines chez les peuples extérieurs aux États-Unis, qui est moins directe. Dans ce pays immensément riche, exerçant une politique extérieure exceptionnaliste qui surprend encore certains adversaires politiques des États-Unis, beaucoup trouvent choquant que tant de citoyens américains décident de s’entretuer en grands nombres, dans un pays qui est présenté comme entièrement idyllique par la machine de propagande de Washington.

Dans ce sens, il y a un élément de dissonance cognitive de la part du reste du monde, à voir des tragédies se dérouler dans un pays où ce genre de choses n’est pas supposé se produire, et se produit néanmoins très souvent.

Chez beaucoup d’Américains et certainement chez ceux dont les récits fictifs sont couverts par les médias de masses, la dissonance cognitive du monde extérieur est plus ou moins noyée dans une attitude exceptionnaliste généralisée, par laquelle les Américains élèvent leurs tragédies nationales au rand de cataclysmes cosmiques, alors que les morts causés par les États-Unis au reste du monde se voient réduits, au mieux, au rang de statistiques, au pire à celui de succès macabres.

Prenez par exemple le populaire spectacle télévisé « Tonight Show », de Jimmy Fallon. Au cours d’une récente transmission, des auteurs comique de sexe féminin et le célèbre Miley Cyrus, ont accueilli Hillary Clinton par la lecture de lettres d’adulation assortie d’embrassades physiques. Beaucoup de pontes U.S. de l’analyse politique, y compris ceux qui sont opposés à Hillary Clinton, n'ont pas saisi les connotations politiques de cet étalage.

 

 

Beaucoup ont critiqué ce coup télévisé comme un exercice de propagande en politique identitaire. Essayant de dresser les Américaines contre les Américains, le message subliminal disait que la plupart des hommes, en Amérique, ont été les supporters du « gros méchant » Donald Trump, alors que les femmes américaines, bien entendu supérieurement cognitives, se sont prononcées pour la « gentille et douce » Hillary Clinton. Au pays du 1er Amendement, la politique identitaire ne peut pas être censurée, mais elle devrait être tranquillement contrée par ceux qui se servent de la liberté d’expression pour défendre une politique basée sur de  la véritable politique et non sur des fictions identitaires.

Mais le plus gros problème géopolitique, dans un étalage aussi vulgaire, c’est que Hillary Clinton n’est ni gentille ni douce. Elle a été l’architecte des plus dévastatrices de toutes les guerres post-11 septembre dirigées par les États-Unis contre des pays étrangers. L' « enfant chéri » personnel de Hillary Clinton a été la guerre de Libye, qui a fait d’un des pays les plus riches dans l’histoire de l’Afrique ­ – où les gens étaient logés et nourris gratuitement, et où l’éducation et les vocations étaient largement subventionnés – un État ruiné de fond en comble et noyé dans son sang. La Libye, qui avait été laïque et indépendante, est maintenant le plus vaste camp d’entraînement terroriste du monde, où plusieurs factions politiques se combattent et où groupes terroristes et factions pirates se disputent les ressources qu’ils volent tous de concert à la Libye. Alors que la Syrie est en train de gagner la guerre contre le terrorisme et que l’Irak même commence à se remettre lentement, avec l’aide de l’Iran et d’autres, la Libye montre peu de signes d’un changement quel qu’il soit de son statu quo post-2011, dont Hillary Clinton est directement responsable.

 

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Ce n’est là qu’une des désastreuses décisions politiques de Hillary Clinton, mais c’est la plus profondément terrifiante. Alors que même Barack Obama, qui avait contresigné ses plans, a fini par plus ou moins « regretter » le désastre, Hillary Clinton s’est pour sa part complaisamment laissé filmer en train de rire de la mort du leader révolutionnaire libyen Muammar Kadhafi, et elle continue à se vanter de la mort barbare de l’homme qui dirigeait la nation qu’elle a oblitérée.

 

 

Alors que Hillary Clinton est l’auteur de la tragédie libyenne, elle n’est pas l’auteur de la plus grande tragédie psychologique de l’Amérique. Ce qu’elle est, c’est le symptôme profondément grotesque de l’incapacité de l’Amérique à éprouver de l’empathie pour ce qui se trouve en dehors de ses frontières, au moment même où des pays comme la Russie éprouvent et témoignent de la compassion pour les Américains massacrés chez eux, et dans le cas de la tuerie de Las Vegas, apparemment massacrés par un des leurs.

Les États-Unis ont tué des millions de gens en dehors de leurs frontières par des guerres dévastatrices et surtout illégales, dont aucune n’a eu rien à voir avec la sécurité du peuple américain. Un projet de recherche récent de James A. Lucas est arrivé à la conclusion que, depuis 1945, les USA ont tué plus de 20 millions de personnes, et ce, non compris les morts causées par les deux bombes atomiques jetées sur le Japon en 1945, seul exemple d’une nation ayant fait usage de telles armes contre des civils. Quand on fait le compte du nombre de familles détruites, de vies ruinées, de famines créées et de mutilations physiques infligées par l’action des militaires US, les chiffres sont beaucoup plus élevés.

La culture de la violence à l’intérieur des États-Unis en vient à être nanifiée par la culture de la violence promulguée par l’armée US envers le reste du monde. Dans certaines parties de ce monde, toute sympathie que les gens pourraient autrement ressentir pour les Américains tués dans des spectacles d’horreur domestique finit par s’épuiser, à cause de la violence continuelle que les Américains exercent partout ailleurs.

La partie la plus effrayante de ce spectre de possibilités est qu’innombrables sont ceux qui, aux États-Unis, ne sont pas conscients de ce que leur pays fait à l’étranger. La faute en revient à la fiction que la plupart des politiciens et des médias US font proliférer, laquelle prétend que les Américains sont haïs à l’étranger à cause de leur supposée liberté intérieure et non à cause de leurs actes de brigandage et d’agression éhontée commis par les forces armées US, de l’Asie Orientale à l’Europe et de l’Amérique du Sud à l’Afrique du Nord.

De plus en plus, alors que les USA ne font rien pour changer leur réputation d’agresseur planétaire n°1 de l’ère moderne, beaucoup de gens, au spectacle des événements tragiques répétés à l’intérieur de la soi-disant « libre » Amérique, trouvent que cette « liberté » n’a pas un air particulièrement engageant.

Les États-Unis sont en train de devenir un lieu où personne n’a envie de vivre. Certains accusent la politique US de ce désastre, et c’est vrai qu’elle en est responsable. D’autres – et j’en suis – en rendent responsable la culture américaine de la drogue, qui n’a cessé d’attiser les flammes de la violence, tout en rendant les citoyens US confortablement insensibles aux réalités blafardes qui les entourent. D’autres encore mettent en cause les lois US sur les armes, bien que je n’en fasse personnellement pas partie. Beaucoup de pays connaissent une très haute prolifération d’armes, légales ou non, mais très peu sont devenus des répliques de ces aspects les plus sinistres de la vie moderne.

Le problème, avec les États-Unis, est un problème d’attitude, qui donne la priorité à une arrogance exceptionnelle, avec une exposition exceptionnellement mauvaise aux faits qui concernent le reste du monde. Tant que cette attitude ne changera pas, les Américains ne connaîtront jamais ce que signifie une réelle empathie et un réel chagrin pour autrui, quand bien même les tragédies continueraient à se dérouler sous leurs yeux. Une nation constamment en guerre ne peut pas espérer trouver la paix intérieure. Dans ce sens, le fait que des célébrités embrassent une criminelle de guerre telle que Hillary Clinton, démontre on ne peut plus clairement que les Américains devront vivre avec la violence qu’ils ont répandue sur le monde, jusqu’à ce que les gens, dans leur pays, trouvent le courage de condamner TOUTE violence, quelles que puissent en être les victimes.

Source : http://theduran.com/while-the-world-weeps-for-the-las-veg...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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L’adolescence éternelle aux USA : diagnostic…

(Nous, on aurait dit « infantilisme » et « pervers », mais qui sommes-nous ?)

Il est clair que l’Amérique souffre d’une épidémie d’arrêt du développement émotionnel, qui la détruira.

Dr. Paul Kindlon – Russia Insider 28 août 2017

 

J’ai eu l’occasion d’enseigner la psychologie et la socio-psychologie depuis plus de vingt ans. Parfois, les connaissances obtenues dans ces domaines me permettent d’analyser et de comprendre le comportement social et certaines tendances culturelles. En voici une occasion.

 

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Si l’on est capable d’observer la société américaine d’une manière objective – tâche assurément difficile – il apparaît clairement que le pays souffre d’une épidémie d’arrêt du développement émotionnel (AED). Cette maladie particulière se caractérise par une combinaison de nombreux facteurs : la dépendance, la cupidité, l’immaturité, la peur, le blâme, la honte, le ressentiment, la colère, la confusion et la souffrance. Cela signifie que la grande majorité des Américains est bloquée à l’adolescence, présentant des comportements tels que le mensonge, les attitudes négatives, la désobéissance et le manque de respect, l’abus de drogues et d’alcool, la dépression et les questions de sexualité.

Il suffit de regarder des films américains ou des émissions de télévision pour obtenir un instantané des caractéristique fondamentales de la comédie de l’humour adolescent, juvénile et puéril. Ce n’est pas par hasard que Jimmy Fallon, âgé de 42 ans, est pour l’essentiel « un ado éternel » jouant des comédies truffées humour et de gags de salle de bain faisant appel à un niveau stupide d’immaturité. L’autre chéri des spectacles de fin de soirée en Amérique est Stephen Colbert qui se spécialise dans l’insulte aux personnages publics, par une manifestation ouvertement adolescente d’attitude négative et de manque de respect.

Une autre caractéristique de l’AED est d’échapper à la responsabilité et de blâmer les autres pour ses échecs. Il suffit d’observer les millions de supporters de Hillary pour comprendre ce phénomène. Un autre symptôme, également fréquent pour les personnes atteintes d’AED, s’exprime par le manque de respect à des fins sophomoriques, généralement en endommageant les biens comme nous le voyons, les monuments étant défigurés et détruits.

Les adolescents, bien sûr, ont tendance à avoir des problèmes d’identité concernant souvent leur sexualité, ce qui est un autre phénomène tout à fait évident dans l’Amérique contemporaine. Il n’est pas « cool » de ne pas être LGBT ou de ne pas se sentir confus avec son genre aujourd’hui. Bientôt il y aura autant de genres que de saveurs de sorbets, car tout est une question de goût !

En termes d’activité cognitive, l’AED se caractérise par une exagération et une simplification excessive. Par exemple, si vous êtes en colère contre l’un de vos parents, vous pouvez le cataloguer comme nazi ou fasciste.

Cette attitude négative est maintenant étendue à tous ceux qui ne sont pas d’accord avec vous et peut être constatée dans des slogans tels que « No Trump, No KKK, No Fascist USA ». Les adultes sont une espèce en voie de disparition. L’effet cognitif de l’exagération et de la simplification excessive entraîne l'irrationalité et la confusion. En témoignent les millions de personnes qui croient être antiracistes en s’opposant à « la suprématie blanche ». Aucun anthropologue sur terre ne prétend que « blanc » est une race – bien qu’un néo-nazi puisse le prétendre. Ce n’est même pas une couleur primaire. Les Irlandais ont été victimes de discrimination pendant plus de cent ans en Amérique en raison du racisme anglo-saxon, mais les Irlandais sont considérés comme « blancs ». Il y a des millions d’Américains d’origine allemande, polonaise et scandinave qui appartiennent à la classe ouvrière ou même au sous-prolétariat depuis très longtemps. Ces « blancs » sont-ils coupables de suprématisme ? Contre qui ? Eux-mêmes ?

Bien sûr, ce sur quoi les manifestants devraient se concentrer, c’est la classe sociale et non la race, qui est vraiment une désignation arbitraire. Malheureusement, le mouvement progressiste en Amérique est passé de « Occupy Wall Street » à « Occupons les chiottes publiques ». Lénine se retournerait dans sa tombe… s’il en avait une. En ce qui concerne l’alcoolisme et la toxicomanie en Amérique, les statistiques sont stupéfiantes [sans jeu de mot, NdT]. La dépendance aux opioïdes, à elle seule, devient un problème national de santé publique, tout comme la dépression. L’abus d’alcool, bien sûr, est également assez élevé. Mentir devient également monnaie courante. Il s’agissait simplement autrefois d’une habitude propre aux politiciens et aux avocats qui savaient « jouer avec la vérité ». De nos jours, les médias traditionnels sont largement considérés comme un courant dominant de mensonges, avec CNN affublé maintenant du sobriquet FAKE NEWS.

La caractéristique, propre à l’adolescence, de se révolter et de désobéir, se manifeste souvent par l’usage de blasphèmes destinés à choquer l’ancienne génération. La profanation gratuite est omniprésente dans la culture américaine et a remplacé l’imagination comme une des formes de la créativité. Ce n’est pas par accident que Pussy Riot – un groupe d’artistes « performants » qui utilise le blasphème dans une cathédrale, considérée comme sacrée pour « choquer » le public russe et « désobéir » aux autorités – s’est retrouvé chez lui aux États-Unis et a été pris en amitié par Madonna, elle-même autre symbole de l’adolescence éternelle. Son AED s’est manifesté en pleine lumière l’année dernière quand elle a offert publiquement une fellation à tous les hommes qui voteraient pour Hillary Clinton. Et comme n’importe quel adolescent rebelle essayant de choquer la « génération plus âgée », elle a cru devoir préciser qu’elle « avale ». Restez chic, Madonna. Rappelez-vous que vous êtes une mère de 59 ans avec six enfants.

Alors, voyez-vous… Si tout le monde est adolescent, il n’y a plus de supervision adulte. Voilà le problème. Depuis des années qu’une autopsie est en cours pour déterminer comment et pourquoi l’empire américain a expiré, la nécrologie évoquera de multiples causes de décès et l’AED sera classé en bonne place.

Peut-être un adolescent précoce sera-t-il autorisé à écrire l’épitaphe qui se lirait ainsi :

« Lorsqu’il est prolongé, le pont entre l’adolescence et l’âge adulte peut coûter très cher. »

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Dr Paul Kindlon

Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone

Source : http://lesakerfrancophone.fr/ladolescence-eternelle-aux-u...

 

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Dernière minute :

 

Le gouvernement quoi ? « belge »...

 

Une école palestinienne financée par la Belgique baptisée du nom d'une terroriste

RT en français10 octobre 2017

 

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Ecolières palestiniennes devant une école de l'ONU à Gaza

 

Le gouvernement belge s'est vivement désolidarisé de l'initiative par laquelle une école en Palestine, financée par la Belgique, a été renommée en hommage à Dalal Mughrabi, militante du Fatah ayant participé au massacre de 38 Israéliens en 1978.

La Belgique a découvert qu'une école qu'elle avait contribué à financer en Palestine avait été renommée du nom d'une terroriste impliquée dans une attaque en 1978 près de Tel Aviv, en Israël. Cette révélation, comme le rapporte La Libre Belgique, a provoqué une vive réaction du gouvernement.

Décidé en 2013, le financement par l'État belge d'une école pour filles sur la rive occidentale du Jourdain, en zone palestinienne, avait permis la construction rapide de l'établissement. Initialement appelée Beit Awwa, l'école a néanmoins été rebaptisée quelques temps plus tard au nom de Dalal Mughrabi.

Or, Dalal Mughrabi, militante du Fatah dans les années 1970, était impliquée dans le massacre dit « de la route côtière » survenu le 11 mars 1978. Sur la route menant de Tel Aviv à Haïfa, en compagnie de douze autres militants du Fatah, elle avait participé à cette attaque armée ayant coûté la vie à 38 civils dont 13 enfants. De nombreux Palestiniens la considèrent encore aujourd'hui comme une martyre de la libération de la Palestine.

Ce changement de nom passe néanmoins très mal en Belgique. « Le gouvernement condamne sans équivoque tout hommage aux auteurs d'attaques terroristes », ont déclaré les cabinets de Dider Reynders et Alexander De Croo, respectivement ministre des Affaires étrangères et vice-Premier ministre. Ils assurent par ailleurs ne pas avoir été mis au courant de ce changement de nom décidé par les autorités palestiniennes locales.

Source : https://francais.rt.com/international/44401-ecole-palesti... 

 

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Non, elle n’est pas morte en octobre (mais un 11 mars). On s’en fout, on pleure quand on veut.

 

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Aline de Diéguez

Chroniques de la Palestine occupée

 

In Memoriam Dalal al Mughrabi

Cinquième anniversaire du carnage israélien dans le camp de Gaza
(27 décembre 2008 - 21 janvier 2009)

« Si vous n'êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et à aimer ceux qui les oppriment. »

Malcolm X

 

À la lecture de la nouvelle dérangeante pour les amis de la Palestine, selon laquelle trois mille Palestiniens, principalement membres du Hamas, combattent en Syrie aux côtés des égorgeurs et des cannibales wahhabites on ne peut qu'évoquer avec tristesse la mémoire des résistants qui ont donné leur vie afin que la Palestine ne sombre pas dans l'oubli et constater avec chagrin les dérives suicidaires de dirigeants qui envoient leurs combattants se faire tuer pour le double bénéfice et l'extrême jubilation de leur oppresseur.

Voir des Palestiniens tourner le dos à des États et à des groupes politiques qui ont soutenu leur résistance à l'occupation sioniste et qui les ont nourris et armés pendant des décennies, puis découvrir comment ils trahissent leurs seuls véritables soutiens en se rangeant dans le camp de leurs propres oppresseurs, laisse sans voix tout être normalement doué d'une étincelle de raison et de sens moral. [1]

En effet, il est clair pour tous ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, que les hordes de fanatiques, qualifiés "rebelles", "opposants" ou "djihadistes", mais jamais "terroristes", et qui se ruent en rangs serrés sur la Syrie ne sont que des mercenaires sponsorisés par les riches et rétrogrades Étaticules pétroliers et gaziers du Golfe, armés et entraînés par les services secrets de l'OTAN et ceux du Mossad israélien. Les illusions d'un "printemps arabe" en Syrie n'ont duré que ce que durent les roses.

D'importants groupes de mercenaires palestiniens, principalement affiliés au Hamas, recrutés par l'inénarrable Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani lors de sa visite à Gaza en octobre 2012, combattent donc dans le même camp qu'Israël et se font tuer pour le plus grand bénéfice de leur occupant !

 

Lire la suite…

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/pales... 

 

 

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Mis en ligne le 10 octobre 2017

 

 

 

 

18:36 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/10/2017

D'ABORD, ILS SONT VENUS POUR LES NAZIS ET LES PEDOPHILES... - I.

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Sapir viré de Russeurope

 

Suspension de la publication sur ce carnet

Marin Dacos – Russeurope 28 septembre 2017

 

Chères lectrices,
Chers lecteurs,

Le carnet que vous consultez est désormais une archive et ne sera plus alimenté. Les droits d’accès en écriture ont été retirés à son auteur par l’équipe d’OpenEdition.

À de nombreuses reprises, l’auteur du carnet y a publié des textes s’inscrivant dans une démarche de tribune politique partisane, déconnectés du contexte académique et scientifique propre à Hypothèses et constituant une condition indispensable pour publier sur la plateforme.

L’équipe d’OpenEdition a informé l’auteur que des billets de ce type n’avaient pas leur place sur la plateforme, en précisant que des mesures seraient prises en cas de poursuite de ce type d’usage du carnet de recherche..

Suite à la publication de nouveaux contenus dépassant le périmètre éditorial de la plateforme, l’équipe d’OpenEdition a procédé à la suspension des droits en écriture de l’auteur. Aucun contenu n’a été supprimé. Aucun nouveau contenu ne pourra être publié. Une archive de l’ensemble des billets a été transmise à l’auteur.

Marin Dacos
Directeur du Centre pour l’édition électronique ouverte

Lire le communiqué des Conseils scientifiques d’OpenEdition et d’Hypothèses

Source : http://russeurope.hypotheses.org/6303

 

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Lettre de Claude et François Roddier au représentant d’Hypothèses et OpenEdition

 

Monsieur le Directeur,

C’est avec stupéfaction que nous avons pris connaissance de votre texte et de celui des conseils scientifiques d’Hypothèses et OpenEdition suspendant la publication de contenus sur le carnet Russeurope alimenté par Jacques Sapir.

Nous sommes un couple d’astronomes ayant travaillé 16 ans aux États Unis, revenus en France pour notre retraite. En tant qu’universitaires scientifiques nous n’arrivons pas à comprendre comment vous pouvez affirmer que les billets de Jacques Sapir sont déconnectés d’un contexte académique et scientifique. Nous soutenons, au contraire, que l’ensemble des textes du carnet de Jacques Sapir sont parfaitement à leur place dans un portail d’édition académique.

Les textes des carnets sont le plus souvent des textes mettant l’économie à la portée de non-économistes, ce qui est notre cas. Nous avons découverts le carnet il y a plusieurs années, en avons été des lecteurs réguliers et avons beaucoup appris en le lisant.

Jacques Sapir prend ouvertement position sur quelques sujets-clés pour lui : l’euro, la laïcité, la souveraineté et explique très clairement les enjeux liés aux choix faits dans ces domaines.

Pour Jacques Sapir, fils de l’un des responsables de la Résistance dans les Alpes-Maritimes, la laïcité et la souveraineté de la France sont des piliers pour lesquels il a décidé de se battre. C’est cette position qu’il défend systématiquement depuis le commencement de son carnet. Pourquoi donc les conseils scientifiques d’Hypothèses et OpenEdition n’ont-ils pas suspendu la publication de contenu depuis cinq ans maintenant ?

Est ce parce que notre président désire remplacer la souveraineté française par la souveraineté européenne et trouve naturel de brader Alstom-Energie à l’américain General Electric et Alstom-Transport à Siemens que votre portail d’édition s’inquiète brusquement de «démarche «démarche de tribune politique partisane» ? Votre démarche n’est-elle pas simplement de bloquer une voix dissidente ? N’avons nous pas affaire à un procès d’opinion ?

En tant que citoyens français attachés aux valeurs fondamentales de notre République, nous vous demandons, Monsieur le Directeur, d’annuler la mesure de suspension de publication de contenus sur le carnet Russeurope.

 

Claude et François Roddier,

Professeurs retraités des universités de Aix-Marseille, Nice, Institute for Astronomy de l’Université de Hawaii (USA).

 

 

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Cette prise de position leur a valu la lettre suivante de Jacques Sapir :

 

Chers amis,

Chers collègues,

Ce courriel pour vous informer que le mouvement de protestation contre la suspension de mon carnet de recherches est en train de s'amplifier.

M. Dacos, sur Twitter, a eu le front de se plaindre et de se dire "fatigué" des 600 messages (!) qu'il aurait reçus concernant mon carnet.

C'est ce que l'on appelle un magnifique "effet Streisand". J'ai reçu le soutien de la communauté scientifique, que ce soit en France, mais aussi en Italie, en Allemagne, en Espagne, en Grande-Bretagne et en Russie.

Une note de protestation a été mise sur le blog de la World Economic Association.

Je remercie de tout mon coeur ceux qui se sont joints à ce mouvement.

Je me suis "exilé" provisoirement chez Olivier Berruyer, d'où j'ai repris mon travail.

Avec toutes mes amitiés,

Jacques Sapir

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Nous y ajoutons la mise au point générale de l’intéressé, publiée ce-jour par Les Crises :

 

[Invité] – Russeurope en exil (forcé), par Jacques Sapir

 

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Mon carnet scientifique, ouvert en septembre 2012 sur Hypotheses.org vient d’être suspendu. Je ne puis plus installer de notes ni faire des modifications sur les textes publiés. Le communiqué, signé par Marin Dacos, directeur d’OpenEdition dit :

 

« Le carnet que vous consultez est désormais une archive et ne sera plus alimenté. Les droits d’accès en écriture ont été retirés à son auteur par l’équipe d’OpenEdition.

À de nombreuses reprises, l’auteur du carnet y a publié des textes s’inscrivant dans une démarche de tribune politique partisane, déconnectés du contexte académique et scientifique propre à Hypothèses et constituant une condition indispensable pour publier sur la plateforme ».

 

Je conteste formellement cette affirmation et cette procédure, dont on peut s’étonner qu’elle survienne maintenant alors que je publie tout type de textes depuis l’ouverture du carnet, fin septembre 2012. Mais, tous les textes publiés sont en relation avec mes recherches, qu’il s’agisse d’articles scientifiques, de notes de travail, ou d’articles de réaction à l’actualité. Tous ces textes s’inscrivent dans le contexte de mes recherches. De plus, et il faut l’ajouter, de nombreux carnets réagissent eux-aussi à l’actualité.

Parme les textes qui me sont reprochés il y a les textes suivants qui servent de prétextes à ce blocage sont les suivants :

Lire la suite…

Source : https://www.les-crises.fr/invite-russeurope-en-exil-force...

 

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Félicitons-nous au passage de cette solidarité entre résistants « alternatifs », et souhaitons qu’elle se généralise.

Si serrer les rangs face à l’ennemi est la seule arme qui nous reste, qu’au moins il soit bien sûr qu’il lui faudra l’affronter à ses risques et périls.

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Ce n’est pas la première fois que quelqu’un se fait bâillonner pour ses idées par un site privé. On se rappelle ici, par exemple, les démêlés de Serge Uleski avec L’Obs, mais il y en a eu bien d’autres avant l’inénarrable offensive de l’imMonde et de son « Décodex ». Il semble que les droits du commerce passent de plus en plus les droits des sociétés civiles : celles des citoyens et des États, que garantissent pourtant les lois.

En août dernier, un (très long) article du Saker sur ce sujet nous avait frappés et nous avions commencé à le traduire, pour finir par jeter l’éponge par manque de temps et d’énergie. Cette affaire-ci nous pousse à le reprendre avec quelque retard. Comme toujours, le Saker réfléchit à voix haute et va jusqu’au tréfonds d’une question de principe, en finissant, comme toujours, par y chercher des solutions pratiques. Il faut le lire, fût-ce en plusieurs jours.

Grand merci à Anna S. pour les corrections !

 

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« D’abord, ils sont venus pour les nazis et les pédophiles »

Le Saker – The Unz Review30 août 2017

 

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D’abord, ils sont venus pour les communistes

Je n’ai rien dit parce que je n’étais pas communiste.

Après, ils sont venus pour les socialistes.

Je n’ai rien dit parce que je n’étais pas socialiste.

Ensuite, ils sont venus pour les syndicalistes

Je n’ai rien dit : je n’étais pas syndicaliste.

Après, ils sont venus pour les Juifs.

Je n’ai rien dit parce que je n’étais pas juif.

Quand ils sont venus pour moi,

Il n’y avait plus personne pour dire quelque chose.

Martin Niemöller (1892–1984)

 

Je dois commencer cette analyse en vous demandant votre compréhension pour le fait qu’elle inclura beaucoup de citations. Dans des circonstances normales, je me serais contenté de donner des liens, mais, étant donné le sujet dont je veux discuter et la manière dont les choses « disparaissent » brusquement sur Internet, vous donner les citations en entier est probablement une meilleure idée. Le sujet que je veux traiter aujourd’hui est la répression brutale de la liberté d’expression par l’empire anglo-sioniste, au moyen de ses « loyales sociétés » [corporations].

 

D’abord ils sont venus pour le Daily Stormer

Je commencerai cette discussion par un résumé de ce qui est arrivé récemment au site web nazi The Daily Stormer tel qu’il est décrit par Wikipedia. La raison pour laquelle je m’en sers est que Wikipedia est clairement hostile au Daily Stormer et ne peut donc être accusé de sympathie ou de rapporter avec exagération ce qui est arrivé. Voici ce compte-rendu (c’est moi qui souligne) :

 

« Le Daily Stormer a aidé à organiser « Unissez les droites », une manifestation d’extrême-droite qui s’est déroulée à Charlotteville, Virginie, les 11 et 12 août 2017, au cours de laquelle une contre-manifestante Heather Heyer, a été tuée par un véhicule entré dans la foule. Weev a aussi appelé les lecteurs du Daily Stormer à localiser l’endroit où allaient se tenir les funérailles de Heyer et à y assister en la traitant de “grosse pouffiasse”.

Le 13 août, le site a été avisé par son enregistreur de domaines GoDaddy qu’il avait violé les conditions du service en se moquant de Heyer, et a donné à Anglin [l’éditeur du Daily Stormer, ndt] 24 heures pour se trouver un autre enregistreur pour son site. Le jour suivant, celui-ci a déménagé chez Google, qui a presque immédiatement annulé son enregistrement pour violation des termes du contrat, mettant également fin au compte Youtube du site web. Le jour suivant, le site s’est enregistré chez Tucows, qui a annulé le contrat quelques heures plus tard pour incitation régulière à la violence. Le 15 août, il a été annoncé par Weev que le site avait déménagé dans le « dark web », et qu’il était désormais accessible via Tor, tandis que Facebook censurait les liens conduisant au site et que Discord interdisait son canal. Le 16 août, Cloudflare, le fournisseur de DNS [Domain Name System] et de services par procuration, qui protégeait habituellement le Daily Stormer, mettait également fin à ses services. Cloudflare avait eu pour règle dans le passé de refuser de mettre fin à des sites sur base de leur contenu, mais son PDG, Matthew Prince, a fait une exception en postant une annonce et explication publique sur le blog de sa société. Le 17 août, après qu’il se soit délocalisé en dailystormer.ru, le chien de garde russe des médias Roskomnadzor a exigé la fermeture du domaine.

Le Daily Stormer est revenu brièvement sur le clearnet avec un .lol gTLD, dailystormer.lol, administré par Namecheap, mais, au bout de deux jours, Namecheap a annulé le domaine. Le PDG de la compagnie, Richard Kirkendall, a fait savoir que “la qualité et le contexte du matériel, en plus d’un soutien à des groupes et à des causes violents, le faisaient passer du statut de liberté d’expression protégée à celui d’incitateur” en citant spécifiquement une déclaration publiée par le Daily Stormer : “Il n’y a pas besoin d’avoir un doctorat en mathématiques pour comprendre que Blancs + fierté + organisation = Juifs fourrés dans des fours”. Le site a réapparu sur le net sous le nom de punishedstormer.com le 24 août, hébergé par DreamHost, dont les autres clients d’extrême-droite comprennent National Vanguard et le North-West Front. Dreamhost déclarait agir pour “défendre la liberté et la démocratie” ; des dénis de service d’Anonymous ont provoqué la disparition de tous ses sites du net . »

 

Ensuite, et plus consternant encore, c’est le fournisseur suisse d’e-mails cryptés ProtonMail (oui, celui que j’ai récemment recommandé à notre communauté) qui a fermé le compte du Daily Stormer. Voici comment Lee Rogers, membre du Daily Stormer, a décrit ce qui s’est passé :

 

Je viens d’être viré de ProtonMail
Lee Rogers
Daily Stormer
August 23, 2017

 

3. DisabledAccount.jpg

 

ProtonMail vient de m’interdire l’accès à son service e-mail en m’accusant de fraude et de pratiques abusives.

Effacez ProtonMail de la liste des sociétés avec lesquelles faire des affaires.

J’ai signé avec eux pour un service d’e-mails quand l’ostracisme a commencé. J’avais besoin d’un mécanisme pour que les gens puissent me contacter. Quelques personnes ont suggéré ProtonMail, donc j’ai décidé de tenter le coup.

« Avance rapide » : quelques jours plus tard, je me suis retrouvé verrouillé hors du compte, au prétexte qu’il y avait eu pratiques abusives ou fraude. Comment peut-on établir une chose pareille au bout de si peu de jours ? Il est évident qu’ils m’ont jeté parce qu’une bande de gens haineux sont allés se plaindre chez eux.

Comme beaucoup de gens le savent déjà, j’aime bien poster des photos de chatons et des blagues marrantes sur Internet. En même temps, je trouve grand plaisir à apporter mon soutien financier aux enfants juifs d’Israël qui meurent de faim. C’est quelque chose qui me passionne. Maintenant qu’ils m’ont viré de leur service mail, j’aurai beaucoup plus de mal à aider ces pauvres enfants juifs. J’en suis très contrarié, parce que je ne pourrai plus envoyer d’e-mails à tous les chrétiens charitables susceptibles d’apporter leur soutien à cette cause méritoire dont j’avais dressé la liste.

En m’interdisant leur service e-mails, les gens de ProtonMail ont prouvé que leurs cœurs sont pleins de haine envers les enfants juifs. À eux de s’en expliquer ! Qu’est-ce que je vais dire, moi, à ces pauvres petits enfants juifs qui vont aller se coucher tous les jours l’estomac vide ?

Curieusement, ils ont posté ce tweet au moment où mon compte était interdit. J’ignore si ça signifie quelque chose, mais je n’ai jamais appelé à la violence contre personne. Je suis tout à fait opposé à ce genre de choses.

Mis à part Andrew Anglin, je crois avoir été interdit par plus de services Internet que n’importe qui dans l’Histoire. La seule chose que ces sociétés technologiques ne m’ont pas encore faite est de refuser de me servir sur mes noms de domaine enregistrés. Mais je suis sûr que c’est le stade suivant.

 

Avant de continuer, débarrassons-nous tout de suite de quelque chose : je n’ai rien à faire des nazis (ni d’aucune autre espèce de racistes ou de racialistes) et je ne m’intéresse absolument pas à ce que le Daily Stormer peut bien publier ou pas. À vrai dire, jusqu’à tout récemment, je n’avais jamais entendu parler de ces gens ni de leur site web.

 

Trois questions qui doivent être posées sur les nazis

Cela étant, il y a de très bonnes raisons d’être horrifié par ce qui est en train de se passer :

Premièrement, pourquoi le Daily Stormer a-t-il été sélectionné entre tous pour faire l’objet de ces persécutions démentes ? Okay-okay, ils sont racistes et nazis. Bon. Et alors ? Cela fait-il d’eux des gens à ce point pires que les autres ? La dernière fois que j’ai vérifié, aucune des personnes impliquées ou travaillant pour le Daily Stormer n’avait commis le moindre délit personnel. D’ailleurs, s’ils avaient commis de tels crimes, pourquoi ne pas les poursuivre personnellement au lieu de s’en prendre à leur site web ? Pourquoi les « loyales corporations » essaient-elles de faire interdire la libre expression de certains individus ? Parce qu’ils « incitent » à la violence ? Quelle foutaise. Le corps tout entier de l’idéologie marxiste est une interminable incitation à la violence (révolutionnaire). Et personne n’a jamais essayé de fermer tous les sites marxistes ! Mince ! L’hymne national français est une incitation à la violence. Depuis quand la liberté d’expression exclut-elle l’incitation à la violence ? Tous les présidents US ont fait d’innombrables appels à la violence (Trump tout récemment encore contre la RPDC), pourtant, personne ne les censure ! Se pourrait-il que la seule raison pour laquelle le Daily Stormer ait été choisi à cet effet soit sa relative faiblesse (et sa relative incapacité à se défendre) ?

Bon. Maintenant, voyons la notion idiote selon laquelle les nazis allemands auraient été « l’horreur des horreurs », quelque phénomène superlativement mauvais dans l’Histoire humaine et que, pour cette raison, ils méritent une forme unique et spéciale de persécution politique. Ici aussi, permettez-moi tout de suite de me débarrasser de quelque chose : je considère que les nazis ont été une affreuse bande de racistes arrogants, génocidaires et maniaques. Oui, je trouve vraiment. Je n’ai « rien » de bon à dire à leur propos. Mais ce que je rejette catégoriquement, c’est la notion qu’ils aient été en quelque manière pires que tous les autres participants à la IIe guerre mondiale. Pensez-y. Les Soviétiques ? Pllîîîze ! Lisez Terrorisme et communisme de Trotsky ou Les enseignements de l’insurrection de Moscou, de Lénine, s’il vous reste des doutes sur le fait que les bolcheviques étaient des maniaques génocidaires. Les Anglais ? Dois-je rappeler à tout le monde que les Anglais ont commis une boucherie unique dans l’Histoire du monde : l’extermination génocidaire des groupes ethniques d’un continent entier (j’appelle ça un « pan-génocide ») ? Et Hiroshima, Nagasaki ou les bombardements génocidaires des civils allemands ? Ouais, je sais, le génocide allemand n’a pas seulement un nom spécial – l’Holocauste – en l’occurrence un terme impropre, mais leur génocide est le seul qui se soit vu attacher un chiffre de morts obligatoire : 6 millions (connaissez-vous UN SEUL autre génocide qui soit toujours mentionné avec un nombre des morts obligatoire ? que dire de tous les autres génocides – n’importe lesquels – dont le nombre de victimes ne puisse être légalement discuté ?). Depuis sept décennies désormais (moins, en fait, mais n’importe) on nous répète ce mantra « Holocauste 6 millions. Holocauste 6 millions. Holocauste 6 millions ». Pourquoi ? Se pourrait-il que le vrai crime des nazis n’ait pas été d’être de vrais maniaques génocidaires mais d’avoir perdu la IIe guerre mondiale ? Et que ce soient leurs (non moins génocidaires) ennemis qui aient écrit l’histoire de cette guerre ?

Alors, c’est vrai qu’aujourd’hui tout le monde hait les nazis. Certains pour les bonnes raisons (ce furent de malfaisants maniaques génocidaires), d’autres pour les mauvaises (parce qu’ils avalent la propagande anti-nazie des Ziomédias). Mais que ce soit pour les bonnes ou les mauvaises raisons, maintenant, tout le monde hait les nazis. Et pas seulement ça, mais la simple utilisation du mot « nazi » ou « Hitler » suffit à déconnecter la déjà très pauvre capacité d’analyse de la vaste majorité des gens, et elle fait des nazis le « traître de mélodrame » idéal. Se pourrait-il que les nazis aient été choisis entre tous pour exercer sa répression, par l’empire anglo-sioniste, parce qu’ils sont le scélérat idéal, le « scélérat consensuel » si vous préférez ?

Je tiens à ajouter ici que, même si nous concluons que le Daily Stormer a été choisi parce qu’il était faible et incapable de se défendre, et si nous concluons de même que le crime principal des nazis est d’avoir perdu la IIe guerre mondiale, et même si nous concluons que les nazis représentent le parfait « scélérat consensuel », cela ne veut en aucun cas dire que les nazis n’ont pas été tout ce que la propagande impériale leur reproche d’avoir été. Si je dis qu’un assassin n’est pas un violeur, je ne veux pas dire que cet assassin est un brave citoyen, puisque c’est quand même un assassin. Dans le cas des nazis, cet exemple est parfaitement d’application. Par exemple, même si les nazis n’ont pas tué 6 millions de juifs dans des chambres à gaz, il est établi au-delà de tout doute raisonnable, et pas seulement par les propagandistes, que les Einzatsguppen nazis ont assassiné un nombre considérable de civils. En fait, Raul Hillberg, qui est probablement le principal expert sur les atrocités nazies, estime que ces unités ont tué plus de 2 millions de gens. Si bien que, même si quelqu’un pouvait prouver que les chambres à gaz et les fours crématoires n’ont jamais servi à tuer personne, cela ne blanchirait pas les nazis de leurs atrocités..

 

[Parenthèse : il y a ici un paradoxe. Les propagandistes juifs ont très inconsidérément utilisé le chiffre de 6 millions et les chambres à gaz et les fours crématoires pour montrer que les nazis étaient des monstres. Maintenant, les propagandistes nazis retournent l’argument et disent que, puisqu’il y a des preuves sérieuses que 6 millions de personnes ne sont pas mortes et que les chambres à gaz et les fours crématoires n’ont jamais été utilisés pour tuer les gens en masse, les nazis étaient de blanches colombes qui n’ont jamais commis d’atrocités d’aucune sorte. Les uns et les autres mentent, naturellement. Il n’y a en réalité pas besoin de s’accrocher obstinément à la fable des 6 millions, des chambres à gaz et des fours crématoires, qui est une histoire très douteuse, pour établir que les nazis ont été des monstres génocidaires. Après tout, même si les nazis n’ont tué « que » 2 à 3 millions de civils, par balles, maladies, famine et tortures, cela les placerait encore au même rang que Pol Pot. Mais c’est quelque chose que ni les juifs ni les nazis ne veulent même envisager, et ils se cramponnent à leurs mythes en dépit de toutes les preuves matérielles.]

 

Je voudrais noter qu’il y a un autre « scélérat consensuel » que l’empire adore sélectionner pour provoquer la peur et la haine : les pédophiles. Okay. Avant que quelqu’un ne pète une artère coronaire, je m’empresse de dire tout de suite que je n’éprouve que du dégoût pour la pédophilie. La question n’est pas là.

La question, c’est que l’empire anglo-sioniste désigne, à l’exécration de tous, des « scélérats consensuels », pour pouvoir développer les instruments d’une répression judiciaire, technologique, politique et sociale, qui puissent être utilisés contre tout le monde et n’importe qui.

 

Création de « scélérats consensuels »

Regardez le petit collage que j’ai fait pour représenter un « pédophile nazi ».

 

4. Nazi-Pedophiles-768x310.jpg

Le nazi pédophile, « scélérat consensuel » idéal.

 

Ce que j’essaie de montrer avec cette image, c’est la puissance des réactions émotionnelles chez chacun de nous, devant une image qui combine un enfant en détresse et des svastikas nazies. Ce que fait cette image, c’est créer un tsunami émotionnel qui n’a aucun mal à démolir toute barrière critique rationnelle, sceptique ou analytique, dans le cerveau de la personne qui y est exposée. Quoi qu’une image soit probablement plus forte, les mots « nazis » et « pédophiles » ont souvent le même effet : nous faire arrêter de penser et accepter n’importe quoi qui soit susceptible d’arrêter les supposés nazis et/ou pédophiles. Tout ce qu’il reste à faire, c’est donner à la chose un nom comme « Loi protégeant nos enfants des nazis et des pédophiles », et vous pouvez ainsi faire passer n’importe quoi, même des lois justifiant la torture, les arrestations arbitraires ou des fouilles quotidiennes au corps et à l’intérieur du corps pour la population tout entière.

Vous doutez toujours ? Okay.

Posez-vous alors les questions suivantes : comment se fait-il que, dans une société saturée de pornographie et dans laquelle l’homosexualité est tranquillement en train de s’acquérir ce qui ne peut être appelé qu’un statut héroïque, comment il se fait que tout le monde soit SI préoccupé par la pornographie enfantine ? Sérieusement, croyez-vous « réellement » que quelqu’un, dans nos élites, se préoccupe des enfants ? Si oui, j’ai une collection de ponts à vous vendre à des prix imbattables !

C’est évident que nos dirigeants se fichent éperdument de nos gosses : la seule utilisation qu’ils envisagent pour nos gosses, c’est de les faire entrer dans leurs réseaux sexuels pédophiles (oh oui, alors que la pédophilie est un crime pour le citoyen lambda, c’est un symbole universel de statut social pour nos maîtres et seigneurs ; quelqu’un reveut du Pizzagate ?). Idem pour la pornographie (l’industrie du porno US est bien plus importante que Hollywood) ou la morale (nous vivons dans une société post-chrétienne du « Dieu est mort » n’est-ce pas ?).

Non, le pédophile a été sélectionné pour les mêmes raisons que le nazi : pas parce qu’ils sont malfaisants (ce qu’ils sont, évidemment !) mais parce qu’ils sont des cibles faciles, presque sans défense, des « scélérats consensuels » parfaits. Laissez-moi répéter ceci : pour les anglo-sionistes, la fonction des pédophiles et des nazis est de fournir un scélérat idéal sans défense et leur utilité est qu’ils permettent de créer les outils qui doivent servir à nous opprimer tous.

 

[Parenthèse : Pour comprendre à quel point les nazis ont été démonisés, jetez juste un coup d’œil à cette liste Wikipedia d’organisations qui font du lobbying pour la pédophilie (cette fois, j’ai laissé les notes de bas de page, pour que vous puissiez vérifier les sources).

 

International

  • Ipce (ex-International Pedophile and Child Emancipation, qui a changé son nom en 1998 pour se dissocier de l’appellation entière). Fondée au début des années 1990; en 2005, elle avait 79 membres dans 20 pays. [1][2][3] L’organisation a des sites web en anglais [4] français [5] allemand [6] et espagnol[7] .

 

Australie

  • Australian Man/Boy Love Association (AMBLA).[8]
  • Australian Paedophile Support Group (APSG). Fondée en 1980 ou 1983 suivant d’autres sources. Lui ont succédé les Boy Lovers and Zucchini Eaters (BLAZE), un autre groupe démantelé par la police.[9]

 

Belgique

  • Dokumentatiedienst Pedofilie.[10]
  • Centre de recherche et d’information sur l’enfance et la sexualité (fr), 1982–1986. Fondée par Philippe Charpentier. Ce groupe publie le magazine L’Espoir.[11]
  • Fach Und Selbsthilfegruppe Paedophilie. Fondée au début des années 1970..[10]
  • Stiekum.[10]
  • Studiegroep Pedofilie.[10] Défunte.

 

Canada

  • Coalition Pédophile Québécoise.[8]
  • Fondation Nouvelle. Defunte.[1]

 

Danemark

 

France

  • Groupe de Recherche pour une Enfance Différente (GRED), 1979–1987. Ce groupe publiait le bulletin Le Petit Gredin.[10]

 

Allemagne

Voir aussi : 1970s and 1980s pedophilia debate (in German)

  • AG-Pädo. Fondée en 1991 par l’association Arbeitsgruppe des Bundesverbandes Homosexualität.[8][13]
  • Aktion Freis Leben (AFL).[8]
  • Arbeitskreis Päderastie-Pädophilie (APF). Active au début des années 1980s.[10]
  • Arbeitsgemeinschaft Humane Sexualität (de) (AHS).
  • Arbeitsgemeinschaft “Schwule, Päderasten und Transsexuelle” (“groupe de travail ‘gays, péderastes et transsexuels’”). Faction du German Green Party (Parti des Verts) impliqué dans l’activisme pro-pédophile.[14][15][16][17] Voir de:Pädophilie-Debatte (Bündnis 90/Die Grünen) (“Débat pédophilie - Alliance ’90/Les Verts”)
  • Deutsche Studien- und Arbeitsgemeinschaft Pädophilie (DSAP). 1979–1983.[8]
  • Fach und Selbsthilfegruppe Paedophilie.[8]
  • Indianerkommune. Active des années 1970 jusque dans la moitié des année 1980.[10] Autodéfinie “commune de libération des enfants”, s’identifiant fortement comme pédophile, active de la fin des années 1970 à la fin des années 1980; selon les mêmes auteurs, il y a plusieurs groupes locaux indépendants actifs en Allemagne aujourd’hui.[18]
  • Kanalratten. Rejeton de l’Indianerkommune mais pour les pédophiles femelles.[19]
  • Kinderfrühling.[20]
  • Krumme 13 (K13), 1993– aktuell bis heute und im Internet präsent.[21][22]
  • Pädoguppe, Rat und Tat-Zentrum.[8]
  • Pädophile Selbsthilfe- und Emanzipationsgruppe München (SHG).[23] Fondée en 1979.[24] A partir de 2003, la police a commencé à faire des descentes chez ses membres, qui se sont soldées par la saisie de plus d’un demi million de pièces de pornographie enfantine et de multiples arrestations.[25]
  • Verein für sexuelle Gleichberechtigung. Fondée à Munich. 1973–1988[26]
  • Werkgruppe Pedophilie.[27]

 

Italie

  • Gruppo P. Foundé en 1989 par Francesco Vallini.[28] Malgré son statut légal, Vallini a passé trois ans en prison pour association criminelle. En dépit de quoi le magazine bien connu Babilonia continue d’employer Vallini et de soutenir ses idées, même si le groupe P en tant que tel n’existe plus. Le groupe publiait le bulletin Corriere dei pedofili.[29]

 

Hollande

  • Enclave Kring. Fondée dans les années 1950s par le psychologue Frits Bernard.[30]
  • Jon. Fondée en 1979 par la Dutch Society for Sexual Reform.[8]
  • Party for Neighbourly Love, Freedom, and Diversity, 2006–2008. Parti politique néerlandais qui milite pour l’abaissement de l’âge légal du “consentement” à 12 ans et pour la légalisation de la pornographie infantile.[31]
  • Vereniging Martijn. Fondée en 1982. L’association pédophile la plus importante en Europe. Le 27 juin 2012, une cour néerlandaise a déclaré le groupe illégal et ordonné sa dissolution immédiate.[32] Cependant, cette décision a été annulée par une cour d’appel en avril 2013, le ou la juge ayant motivé sa décision en disant que le groupe ne commettait pas de crimes et devait bénéficier du droit d’association.[33]. Cette décision fut elle-même annulée par la Cour Suprême de Hollande le 18 Avril 2014, qui interdit définitivement l’association. L’association a fait appel de cette sentence auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, mais son appel a été rejeté. Le groupe publiait le bulletin OK Magazine.[34]

 

Norvège

  • Norwegian Pedophile Group.[27]
  • Amnesty for Child Sexuality.[27]

 

Suisse

  • Schweizerische Arbeitsgemeinschaft Pädophile.[10]

 

Royaume-Uni

 

USA

  • Childhood Sensuality Circle (CSC). Fondée en 1971 à San Diego (Californie) par un étudiant de Wilhelm Reich.[10]
  • North American Man/Boy Love Association (NAMBLA). Active de 1978 à aujourd’hui. Considérée comme largement éteinte.[37][38]
  • Pedophile Information Society.[39]
  • Project Truth. Une des organisations expulsées de l’ILGA in 1994 comme organisation pédophile.[3]; éteinte.
  • René Guyon Society. Peut-être fictive. Son slogan était “sexe avant 8 ans; après c’est trop tard”.[27]

     

    Vous avez remarqué quelque chose d’intéressant ? Toutes ces organisations pédophiles, TOUTES, ont leur site web. Et pourtant, personne, dans la communauté des archibienpensants n’a même essayé de les faire fermer, moins encore de les persécuter systématiquement comme le Daily Stormer. Et pourquoi ça ? Est-ce que les nazis sont pires que même les pédophiles ?]

 

Il y a aussi un autre effet secondaire particulièrement toxique généré par cette création de « scélérats consensuels » : il permet aux scélérats non-consensuels de se dissimuler très facilement. Prenons un exemple très simple. Le soi-disant «Holocauste». On entend souvent dire qu’il est absolument nécessaire qu’il y ait (je ne vous mens pas) une «éducation à l’Holocauste», pour bien s’assurer «qu’une telle abomination ne puisse plus se produire». Plus se produire ? Mais ça n’a jamais arrêté ! La décolonisation de l’Afrique a été un bain de sang. Les guerres US en Corée et au Vietnam ont tué des millions de gens, tout comme la guerre civile patronnée par les USA en Indonésie. Le génocide cambodgien, la guerre d’indépendance du Bangladesh, la guerre civile du Mozambique – toutes ont vu des millions de personnes assassinées. Plus récemment, l’invasion soviétique en Afghanistan, le génocide au Rwanda, l’occupation US de l’Irak, la deuxième guerre du Congo, toutes ont tué plusieurs millions de personnes. Il est obscène, grotesque et scandaleux de dire «plus jamais ça», alors qu’en réalité, ça n’a jamais arrêté. Ou prenons l’exemple de la pédophilie. Je suis absolument convaincu que l’empire ne persécute publiquement les pédophiles que parce qu’il refuse de voir les horreurs que génère l’industrie de la pornographie, pas seulement parmi ceux qui y tiennent un rôle actif mais chez les millions d’individus et de familles qu’elle affecte (et si vous pensez que ce ne sont là que les divagations paranoïaques d’un chrétien fondamentaliste bégueule, lisez donc cet article et réveillez-vous au monde réel qui vous entoure ! Je recommande aussi très fortement la lecture du 2e chapitre de  « L’illusion de l’amour », dans le merveilleux livre de Chris Hedges Empire de l’illusion : La mort de la culture et le triomphe du spectacle que je considère comme incontournable si on veut comprendre la société des États-Unis).

L’horrible vérité est que ni les nazis ni les pédophiles ne sont en aucune manière exceptionnels. Ils ne sont que le produit-type d’un monde devenu fou d’arrogance, de haine et de perversité maniaque. On ne se débarrasse pas ainsi de toutes les formes de spiritualité, non plus que de tout sens du sacré et de l’absolu, sans payer les conséquences de cette sorte de folie. La condamnation des nazis et des pédophiles n’est qu’une forme particulièrement hypocrite d’affectation ostentatoire de vertu par des forces et des individus qui ne sont en rien moins pervers et malfaisants que les nazis et les pédophiles qu’ils dénoncent et condamnent avec tant de véhémence. Nous ne devons pas laisser l’arbre nous cacher la forêt et ne devrions pas non plus permettre à un seul fils de pute de nous cacher une multitude d’autres fils de putes.

 

Comment on sous-traite la répression de la liberté de s’exprimer à des entreprises privées.

Ce qui est en train de se passer sous nos yeux, c’est que les néocons ont trouvé un truc très malin pour contourner les garanties assurées aux citoyens par la Constitution (dans son 1er Amendement par exemple) en privatisant la répression de la liberté de s’exprimer. Ceci n’est en réalité pas nouveau : le Pentagone livre des guerres illégales en se servant d’« entrepreneurs privés » tout comme les agences à « 3 lettres » nous espionnent en se servant elles aussi de sociétés privées spécialisées dans l’espionnage.. Maintenant, les néocons se servent du secteur privé pour réprimer nos libertés : c’est pas merveilleux le capitalisme ?!

Reprenons l’exemple du Daily Stormer : si le gouvernement US avait interdit au Daily Stormer d’avoir un site web à lui ou d’échanger des e-mails, l’ACLU [American Civil Liberties Union = Union Américaine pour les Libertés Civiles »] se serait levée en armes. Mais, puisque c’est fait par le secteur privé et non par le gouvernement, l’ACLU n’y trouve absolument rien à redire. Pourquoi ? Parce que les « conditions d’utilisation » en petits caractères que personne ne lit jamais, donnent aux sociétés d’IT [identité informatique, ndt] le pouvoir pratiquement illimité de faire ce qu’elles veulent de vos données et le pouvoir de vous refuser n’importe lequel de leurs services. Utiliser les services de Google (ou de n’importe quelle autre société de services) n’est pas un droit. C’est aussi simple que ça.

Le problème-clé, ici, c’est que, pour prendre une fois encore l’exemple du Daily Stormer, GoDaddy + Google + Youtube + Facebook, C’EST pratiquement tout l’Internet. Oh, oui, bon, en ce moment, le Daily Stormer se cache dans le « dark web » (à l’adresse http://dstormer6em3i4km.onion/ ) et n’est accessible qu’en passant par un routeur Tor, où il n’est pas indexé par des moteurs de recherche (au moment où j’écris, il est aussi localisé ici : https://dailystormer.al/ mais Dieu seul sait pour combien de temps). Mais tout cela n’a rien à voir. L’empire se fout impérialement de ce qui se passe dans quelques recoins d’Internet, tout ce qu’il veut, c’est être en mesure de contrôler tout ce qui se passe sur les 90% de l’Internet, et que ces 90% soient contrôlés par une liste relativement courte de sociétés loyales, qui soient susceptibles de faire ce que veut l’empire sans avoir à s’embarrasser de mandats de justice.

Il apparaît aussi à présent que, si l’on en croit l’article Wikipedia ci-dessus, Anonymous est partant pour servir d’exécuteur à l’empire. Bien entendu, ce pourrait juste être la NSA se faisant passer pour Anonymous. Nous ne le saurons jamais.

Puis-je ajouter que ceci était inévitable ? Les Pères Fondateurs ont fabriqué la Constitution US (et d’autres instruments juridiques) pour protéger le peuple des abus du gouvernement. Ils ne pouvaient imaginer que les classes dirigeantes démantèleraient autant que possible du gouvernement (surtout ses parties les plus utiles) et les remplaceraient par des sociétés privées. Les leaders des mouvements des droits civiques étaient si obsédés par l’Oncle Sam qu’ils n’ont même jamais remarqué comment le monde des « corporates » les a tranquillement et légalement réduits en esclavage pour le plus grand bénéfice du « Deep State », essentiellement composé aujourd’hui de néocons.

Que pouvons-nous y faire ?

 

Libérer nos esprits et nous affranchir des technologies que nous utilisons.

Je pense que nous devons accepter le défi conceptuel des néocons : ils nous mettent littéralement au défi de nous opposer à la persécution des nazis et des pédophiles. Nous, par conséquent, devons faire exactement ça : tout ce que nous pouvons pour qu’il soit impossible aux néocons de persécuter les nazis et les pédophiles. Pas pour leurs beaux yeux, pour les nôtres. Parce que si on laisse l’empire faire ça aux nazis, il pourra le faire ensuite à n’importe qui. En vérité « D’abord ils sont venus pour les nazis et les pédophiles ».

 

[Parenthèse : Soixante-douze ans après la fin de la IIe guerre mondiale, la situation a été complètement retournée et, aujourd’hui, les vers célèbres du pasteur Niemöller devraient commencer par « D’abord, ils sont venus pour les nazis et les pédophiles ». Je peux imaginer à quel point le pasteur Niemöller serait consterné de voir que ses fameux vers anti-nazis sont aujourd’hui utilisés pour défendre la liberté des nazis et des pédophiles. Il serait consterné, oui, et affreusement triste, mais je suis sûr qu’il comprendrait et qu’il serait d’accord.]

 

Je soumets qu’il est grand temps pour nous tous de refuser d’être traités comme des rats de laboratoire, conditionnés à vénérer X (Barack Obama) et à vomir Y (les nazis). Les nazis et les pédophiles méritent amplement notre dégoût et notre rejet, non pas parce que nous avons été dressés à les haïr, et non parce qu’ils représentent un « super mal », mais tout simplement parce qu’ils sont odieux. Ceux qui veulent nous laver le cerveau pour nous les faire haïr ne nous font pas confiance pour arriver à cette conclusion sans leur aide manipulatrice, et c’est cela, selon moi, qui est particulièrement offensant et dégradant à notre égard. Nous devons dire à ceux qui nous voudraient incurablement subjugués que nous sommes capables de tirer nos propres conclusions, merci bien, et qu’ils peuvent se garder leurs endoctrinements.

Outre la nécessité de nous débarrasser du joug idéologique de la machine de propagande impériale, il est également nécessaire que nous nous intéressions d’un peu près à certaines questions technologiques, comme, par exemple, avoir un site web et pouvoir utiliser des e-mails cryptés. C’est quelque chose dont nous avons tous besoin, non ? Sauf qu’aujourd’hui, c’est devenu quelque chose de très difficile à trouver. Imaginons une société qui déclarerait ouvertement que ses services ne peuvent en aucun cas être refusés à quiconque pour quelque raison que ce soit… Si une telle société déclarait par exemple que les comptes des nazis, des pédophiles et des terroristes ne seront jamais fermés ou lésés d’aucune façon… Ne serait-ce pas là le genre de société où vous aimeriez ouvrir un compte ?

Pour commencer, soyons réalistes et ne demandons pas à un fournisseur de services d’ignorer un mandat judiciaire. Dans l’abstrait, ce pourrait être très noble, mais pas très réaliste. Toutefois, notre première condition pourrait être que le fournisseur de services s’engagerait à ne fermer notre compte ou à le limiter que pour obéir à un mandat judiciaire. Des conditions contractuelles de services qui incluraient cette disposition feraient, en théorie, des États-Unis, une juridiction raisonnablement sûre. La Suisse ou l’Islande seraient encore mieux.

Je ne sais pas si ceci est techniquement faisable, mais ce serait encore mieux si le fournisseur de services rendait techniquement impossible pour lui-même de fermer ses comptes. Des mesures ont été prises dans ce sens. Par exemple, ProtonMail crypte la boîte entrante de ses utilisateurs de façon telle que, même si un tribunal suisse ordonnait à ProtonMail de lui livrer le contenu de la boîte entrante d’un de ses utilisateurs, ProtonMail ne serait capable de lui livrer que des fichiers hautement cryptés, mais pas le texte en clair. Du coup, je me demande s’il serait possible qu’il y ait une autorité (le fournisseur de services) capable de créer un compte, mais que ce compte, une fois créé, soit techniquement impossible à fermer par le dit fournisseur de services. Si ce compte, par exemple, était hébergé sur un réseau P2P [Peer to Peer] ou si les références nécessaires pour créer ce compte étaient insuffisantes pour pouvoir le fermer ? Je ne sais pas, je suis juste en train de réfléchir à haute voix. Quelqu’un a une opinion ?

Deuxièmement, le siège social de la société, ses avoirs financiers et ses serveurs devraient être localisés dans une juridiction raisonnablement sûre. ProtonMail a son siège social et ses comptes bancaires en Suisse (ses serveurs sont répartis un peu partout, certains sont même en Israël, soupir…). Peut-être vaudrait-il mieux les répartir dans plusieurs juridictions ? Des juridictions éparpillées peut-être ?

 

[Parenthèse : Ici, je dois admettre à mon grand regret et à ma grande honte que la Russie de Poutine ne vaut pas mieux que les USA et, franchement, que la Russie est même pire à certains points de vue. La triste réalité est que le gouvernement russe, sous le pieux prétexte d’anti-terrorisme, a passé pas mal de lois terribles contre la liberté et la vie privée, et que les garanties légales de liberté d’expression en Russie avoisinent le zéro. Ouais ! Pour l’instant, il y a un brave gars au pouvoir, mais si, demain, à Dieu ne plaise, une espèce d’« Eltsinoïde » y arrive, au pouvoir, il n’y a rien qui pourra empêcher le gouvernement russe d’interdire totalement le cryptage, de fermer les sites « politiquement incorrects », etc. Incidemment, c’est la même chose en Iran et en Chine. J’ai personnellement la chance que mon blog ne soit pas interdit en Iran – oui, je l’ai fait vérifier – mais beaucoup d’autres le sont. La Chine pourrait bien être le pire des contrevenants : on y a maintenant rendu obligatoire l’introduction des données de leur passeport aux utilisateurs de médias sociaux ! C’est paradoxal, mais les pays qui sont en première ligne de la résistance à l’empire anglo-sioniste ont encore moins de culture de la liberté – du moins sur Internet – que les USA ou la plupart des pays de l’Union Européenne. Très mauvaise nouvelle pour nous, parce que nous avons probablement plus de chance de trouver une solution à nos problèmes en Occident que dans des pays comme la Russie, l’Iran ou la Chine. C’est tout à fait révélateur (voir plus haut) que Roskomnadzor, au lieu d’offrir un havre en Russie au Daily Stormer, ait effectivement demandé (et obtenu) que son domaine russe soit fermé. Honte à la Russie ! C’est tout ce que je peux dire.]

 

Un tel fournisseur de services sera-t-il jamais créé ? Je veux espérer que oui. J’ai été formidablement encouragé par la réaction de l’Electronic Frontier Foundation (EFF = Fondation pour la Frontière Électronique, voir le texte complet ici), qui a fortement condamné les actions des « loyales corporations » et qui a dit clairement que :

 

« Protéger la liberté d’expression n’est pas quelque chose que nous faisons parce que nous sommes d’accord avec l’expression que nous protégeons. Nous le faisons parce que nous croyons que personne – ni les gouvernements ni les entreprises privées – ne doit décider de qui a le droit de parler et de qui ne l’a pas. »

.

Que Dieu les bénisse ! Je suis fier d’être membre de l’EFF.

La Free Software Foundation (FSF = Fondation pour le Logiciel Libre), dont je suis membre aussi, pourrait avoir à se creuser les méninges pour trouver la technologie qui garantirait que personne, y compris les « scélérats consensuels » ne puisse être dépouillé de son droit à exposer des idées ou à communiquer en toute sécurité.

J’entends d’ici l’objection : « et les terroristes, alors ? ». À ceci, je répondrais deux choses :

 

1°) Pour autant que je sache, tous les terroristes sont patronnés par des états.

2°) Les terroristes peuvent très facilement esquiver toute forme de contrôle étatique (principalement en ne révélant pas de quel compte mail ils se servent).

 

Ainsi ce « nous allons donner aux terroristes les moyens de communiquer » est un canard de la plus belle eau.

Comme outil de liberté, l’Internet a été véritablement fantastique. Mais il nous faut aussi reconnaître qu’il a ses points faibles, qui sont surtout ses « points d’accès » (les Network Access Points ou NAPs) et son mécanisme d’enregistrement des noms de domaines (via ICANN). Les gouvernements ne peuvent pas fermer l’Internet. Mais les gouvernements et le secteur privé, ensemble, le peuvent probablement.

Et enfin, il y a le problème des moteurs de recherche. À l’heure qu’il est, Google règne sans partage, l’autre finaliste (Yandex) se focalise surtout sur l’Internet russe. Il y a beaucoup d’autres moteurs de recherche, mais aucun d’entre eux n’offre des garanties quant à son a-politisme. Encore une fois, ceci est un défi à relever par la communauté du logiciel libre, qui devra s’amener avec une solution, mais ça prendra du temps.

 

En prévision de quelques accusations inévitables

Avez-vous remarqué combien de fois, au cours de cet article, j’ai dû sortir de mon chemin pour prévenir l’accusation de sympathie envers les nazis ? Je suis bien sûr que l’une ou l’autre andouille va essayer de poster un commentaire [voir les commentaires à l’article d’origine, ndt] qui m’accusera d’en être un moi-même. Quand ça se produira, je vous prie de considérer que c’est un exemple de la facilité avec laquelle le mot « nazisme » transforme certains cerveaux en bouillie. D’autres m’accuseront certainement d’être un cryptonazi (ou quelque chose du même genre), non parce qu’ils le croiront réellement mais parce qu’ils n’auront pas un seul argument logique basé sur des faits à m’opposer. Ils espèreront que l’étiquette « nazi » suffira à empêcher mes arguments d’atteindre les lecteurs « bien conditionnés ». Enfin, ne manqueront pas non plus les inévitables « nazis offensés », qui seront absolument scandalisés qu’un type qui ose remettre en question les 6 millions + les chambres à gaz + les fours crématoires traite AUSSI les nazis de racistes malfaisants et de génocidaires maniaques (ils ne détestent pas moins entendre parler d’Ukronazis – car, apparemment, le fait qu’il y ait de tas de juifs dans la direction ukrainienne est pour eux la preuve que les ukronazis ne sont pas des nazis). Je me demande si ces zigotos réalisent à quel point les nazis et les sionistes sont pareils, ou s’ils ne comprennent pas que le gouvernement israélien n’est autre, idéologiquement parlant, qu’une version juive des idées national-socialistes. Ce genre d’interventions commence généralement par « on dirait que… » ou « en d’autres termes… » ou « donc, ce que vous êtes en train de dire… », etc. Ma réponse est simple : j’ai écrit ce que j’ai écrit. Si j’avais voulu écrire autre chose, je l’aurais fait. Par conséquent, soyez gentils de m’épargner les « paraphrases créatives » de ce que j’ai vraiment voulu dire.

 

Conclusion : les derniers groupes de résistance

L’hystérie actuelle autour de l’Alt Right, du Daily Stormer ou de Trump «candidat du KKK» ne résulte pas seulement du fait que les medias de masses sont contrôlés par des crétins sensationnalistes. Ceci est une campagne de psy-op [= guerre psychologique] stratégique délibérée dont le but est de renverser Trump et de réprimer brutalement les aspirations légitimes de millions d’Américains qui veulent seulement récupérer leur pays. Tout a commencé par une révolution colorée contre Trump, suivie d’un coup d’État réussi, et maintenant, c’est sur nous que se porte l’attention des néocons. Dans leurs esprits malades, si nous ne sommes pas des Clintonbots [marionnettes robotisées des Clintons] au cerveau lavé, nous sommes tous des variétés de néo-nazis. Pour eux, le Daily Stormer ou l’Alt Right sont juste la preuve et le prétexte dont ils ont besoin pour pouvoir abattre leur brutale répression sur nos libertés civiles et nos droits humains. Pour rendre les choses pires encore, la soi-disant gauche (je dis « soi-disant » parce que permettez-moi de vous le dire, il n’y a pas de gauche réelle aux USA, seuls des crétins de naissance prétendraient qu’Obama est socialiste) a été totalement incapable de comprendre que « D’abord, ils sont venus pour l’Alt Right ». Mieux même : elle a participé à la campagne « Trump est raciste ». Franchement, je trouve les libéraux US au-delà de toute forme d'espoir, encéphalogramme incurablement plat, et politiquement, ce ne sont que des idiots au service des néo-cons. Nous savons tous où les néocons se placent. Cela nous laisse avec seulement deux groupes encore capables de penser : les paléoconservateurs et les libertariens. Ils ne sont pas vraiment ma tasse de thé avec leurs idées économiques et leurs mythes, mais c’est réellement sans importance à ce stade. Ce qui compte, c’est qu’ils sont les seuls à défendre les principes de base suivants :

 

1°) Soutien aux libertés et aux droits civiques constitutionnels

2°) Opposition à l’empire et aux guerres étrangères.

3°) Résistance au programme social et politique de la « coalition des minorités ».

 

Je pense qu’au point où nous en sommes, la plupart des paléoconservateurs et des libertariens ont compris que « la présidence Trump a vécu », comme l’a dit Bannon. Trump est un nain intellectuel complètement neutralisé. Mais ce que Trump a défendu pendant sa campagne électorale mérite toujours qu’on se batte pour l’obtenir. Oubliez l’homme, mais rappelez-vous les valeurs, les idées, les principes qui l’ont fait élire. Ces valeurs sont tout ce qui reste debout entre nous et une vie entière de servitude sous les néo-cons et leur empire anglo-sioniste. C’est aussi tout ce qui reste entre l’humanité et une guerre planétaire.

 

[Parenthèse : à mes amis (vraiment) de gauche : non, je ne suis pas en train d’adopter les idées politiques des paléoconservateurs et des libertariens. Mais je dis que dans le contexte US, ce sont les deux seules forces politiques qui soient encore mentalement capables de résistance. Comme je l’ai déjà dit, il n’y a pas de gauche réellement organisée au nord du Rio Grande, désolé. Et avant que vous posiez la question, les Antifas ne sont rien d’autre qu’un outil imbécile entre les mains des néocons. Oui, il reste quelques individus réellement de gauche aux USA, et même, ô surprise, il en reste pas mal, mais rien d’organisé, pas de mouvement. C’est un désastre et une tragédie, mais c’est la triste réalité.]

 

Ce que la machine à propagande des néocons essaie de faire, c’est ranger les paléoconservateurs et les libertariens soit dans la catégorie « agents de Poutine » (Ron Paul) soit dans « nazis » (Pat Buchanan). S’ils y arrivent, alors ce sera vraiment la fin, bonnes gens. Mais ils n’y réussiront probablement pas parce que, en réponse dialectique au défi des néocons, les paléocons et les libertariens sont en train de se transformer lentement en une espèce de mouvement (par opposition à « parti ») dont les vues sont partagées par la plupart de ceux qui avaient nourri l’espoir que Trump allait « assécher le marais ». Ce n’est pas là le but des néocons ni de la minuscule minorité des néonazis US ou des pédophiles fondamentalement sans pertinence. Une fois que leurs capacités juridiques, techniques et organisationnelles auront été développées au maximum, les néocons « viendront pour les patriotes US » parce que ce sera la dernière chose qui se dressera entre eux et leur contrôle total des États-Unis.

Source : http://thesaker.is/first-they-came-for-the-nazis-and-pedo...

Via : http://www.unz.com/tsaker/first-they-came-for-the-nazis-a...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Mis en ligne le 5 octobre 2017.

 

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20:21 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

D'ABORD ILS SONT VENUS POUR LES NAZIS ET LES PEDOPHILES - ADDENDA

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« D’abord, ils sont venus pour les nazis et les pédophiles »

 

ADDENDA

 

Autre exemple de censure exercée par le secteur privé : Philip Giraldi, licencié en un quart d’heure sur simple coup de fil suite à un article mettant en cause Israël dans les guerres américaines, principalement au Moyen Orient. Ce n’est pas le premier. On se souvient de Stephen Walt, doyen de Harvard, licencié dans les mêmes conditions en 2006 lors de la parution de Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine [éd. traduite : La découverte (2007)].

Israël Shamir analyse ici la solution préconisée par Giraldi : interdire l’accès à la politique étrangère US aux juifs américains. Bien entendu, les juifs américains ont tous au moins deux nationalités, et ceux qui pèsent sur la politique US sont tous des néoconservateurs.

Du temps que l’Europe était constituée d’états souverains, quiconque était binational était tenu d’opter pour l’une de ses deux patries au moment de faire son service militaire. C’était logique : imaginez un binational franco-allemand en 1940… Mais beaucoup d’Israéliens son bi-tri ou quadrinationaux. Le problème est peut-être d’abord là. Et aussi dans le fait qu’ils prétendent en outre parler pour « tous les juifs » quels et où qu’ils soient.

Nous avons laissé les articles de Giraldi (ci-dessous) en anglais, par manque de temps et d’effectifs. Shamir, dans le sien (merci Maria Poumier), remet quelques pendules à l’heure. Sinon, où nos jeunes générations apprendraient-elles qui furent Ethel et Julius Rosenberg ? À l’école ?

Ajoutons que Shamir développe ici une idée bien intéressante, sans se douter sans doute qu’il l’emprunte à Robespierre : celle de la limitation des fortunes. Jeremy Corbyn songerait paraît-il à limiter… les salaires. C’est toujours ça. Et bien anglais.

 

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Les juifs et la guerre

Israël Adam Shamir 27 septembre 2017

Entre la plume et l’enclume

 

De temps à autre, on a un observateur qui remarque une action juive concertée, et qui en fait part pro bono publico. Soit c’est le fait que les Juifs soutiennent l’immigration du Tiers monde, soit que les Juifs combattent les monuments mémoriels, ou encore, plus récemment, que les Juifs font la promotion de la guerre contre l’Iran. Aussitôt ceux-ci ripostent avec une contre-attaque massive et véhémente, et rendent la vie très difficile à l’observateur trop bavard. Puis le sujet passe à un second plan, parce que chacun est échaudé, ou ne sait pas comment faire avancer le débat, mais le problème reste entier.

Voici un exemple récent de cette séquence, un article de Philip Giraldi paru sur Unz.com qui fait encore des vagues sur le web. Il a déroulé une liste de Juifs qui soutenaient l’invasion de l’Irak, et qui poussent maintenant les US à attaquer l’Iran :

« David Frum, Max Boot, Bill Kristol et Bret Stephens, Mark Dubowitz, Michael Ledeen… eh bien, euh, ils sont tous juifs, et la plupart d’entre eux se qualifieraient de néo-conservateurs. » [Le 21 septembre, Giraldi a été congédié par un simple coup de fil du American Conservative, organe où il écrivait depuis 14 ans, ndt].

Giraldi a proposé de tenir les Juifs hors des positions d’influence en matière de politique étrangère, de façon à préserver les US des guerres dont ils n’ont aucun besoin. Giraldi écrivait :

« Nous n’avons pas besoin d’une guerre avec l’Iran simplement parce que c’est Israël qui en veut une, et que quelques riches et puissant juifs américains sont heureux de nous la fournir clés en mains ».

De fait, le journal Ha aretz avait publié à l’époque, en avril 2003 :

« La guerre en Irak a été conçue par 23 intellectuels néo-conservateurs, la plupart juifs, qui poussent maintenant le président Bush à changer le cours de l’histoire. Deux d’entre eux, les journalistes William Kristol et Charles Krauthammer, disent que c’est possible. »

Moi aussi j’avais publié dans la même veine lors de l’invasion de l’Irak, et c’est une bonne chose de voir que cette thèse n’est pas morte mais ressurgit de temps à autre. On pourrait ajouter que ce sont les mêmes personnes qui poussent à un conflit avec la Russie, qui diabolisent Poutine et qui attaquent Trump, malgré le fait que notre bonhomme orange tente de combler leurs moindres désirs comme un vrai père Noël.

Tout à fait d’accord avec Giraldi sur la maladie, venons-en à la question du remède. Cela servirait-il à quelque chose de maintenir les Juifs à l’écart de la politique étrangère ? Les US avaient ils échappé aux guerres avant l’ascension des Juifs à la fin des années 1960 ? Avant cette époque-là, les Juifs n’étaient guère à des postes en vue, et n’étaient certainement pas sur-représentés dans l’establishment. Ethel et Julius Rosenberg, couple de juifs, avaient été grillés sur la chaise électrique en 1953, ce qui n’avait pas soulevé d’objections particulières. Mcarthy terrifiait les juifs. Le mot Holocauste n’était pas encore apparu, avant 1968. On tenait encore les juifs hors des clubs et des hautes strates de la politique. L’État d’Israël avait été menacé en 1956 par les US plutôt qu’assisté.

 

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Ethel et Julius Rosenberg, exécutés le 19 juin 1953 pour avoir prétendument livré à la Russie (déjà !) des secrets atomiques que l’espion Jonathan Pollard livra vraiment, plus tard, à Israël, et qui, lui, s’en tira, puisque, condamné à une peine d’emprisonnement à vie, il fut relâché le 20 novembre 2015.

 

Et pourtant, les US libres de Juifs avaient livré en Corée une terrible guerre de trois ans (1950-1953), au Viet-Nam (jusqu’en 1974), avaient envahi et provoqué le changement de régime au Guatemala et en Iran, avaient violemment interféré dans les élections en France et en Italie, et avaient livré la féroce Guerre froide contre l’URSS. Dans toutes ces campagnes, les juifs des US étaient dans le camp de la paix, et contre la guerre. Ils n’étaient nulle part au pouvoir lorsque les US avaient livré leurs guerres contre l’Espagne et le Mexique. Les US non juifs avaient organisé un coup d’État en Iran, et c’est le président Carter, ni juif ni pro-Israël, qui avait tenté d’envahir l’Iran. Les Juifs n’étaient pas impliqués dans la conquête de Panama, dans l’intervention au Nicaragua, dans l’opération sur l’île de la Grenade.

Peut-être parce que les juifs avaient quitté les théâtres de guerre d’Amérique latine pour le Moyen Orient. Une Amérique moins influencée par les juifs envahirait plutôt le Venezuela que l’Iran. Mais faut-il vraiment s’en réjouir ?

L’idée de corriger ou de canaliser une influence juive excessive est raisonnable, mais y parviendrait-on en maintenant Kristol et Krauthammer loin des médias (une excellente idée au demeurant) ?

La prééminence juive aux US est intrinsèque à la culture US et à ses traditions. C’est Karl Marx qui écrivait (dans La Question juive, en 1844) qu’en Amérique du Nord, « la domination pratique du judaïsme sur le monde chrétien s’est installée comme l’expression même de ce pays, son expression sans ambiguïté et normale. »

Il disait que tous les Yankees étaient des juifs, se conduisent comme des juifs, aspirent à être des juifs et se faisaient même circoncire comme les juifs. De sorte qu’il était naturel que les juifs pour de vrai réussissent mieux à se conduire en juifs que leurs voisins gentils. Werner Sombart ajoutait que les juifs étaient à la pointe de ce pays depuis le début de la conquête européenne, et qu’ils avaient créé le capitalisme de style américain avec la tournure qui leur convenait. Les juifs occupent les cimes en ce moment parce que l’Amérique est un produit construit et modelé pour les juifs, sur mesure, disait-il.

C’est cela qu’il faudrait corriger, et alors les scribes juifistes comme Krauthamers ne pourront plus s’en donner à cœur joie en nous précipitant dans les guerres. Cessez de souscrire au modèle de la réussite juive, et les juifs ne pourront plus peser sur le Sénat. Rendez chrétiens les US, selon l’enseignement du Christ, partagez le travail et la richesse, aspirez à servir Dieu et non Mammon, que les premiers soient les derniers et les derniers les premiers, aimez votre prochain et donc votre voisin : là le problème sera résolu.

Si c’est un commandement trop ambitieux, changeons de niveau. Chasser de leur piédestal les Ledeens et les Frum (et j’estime qu’ils méritent largement le goudron et les plumes) ne servira à rien tant que les juifs riches ne sont pas délestés de leur butin mal acquis. Sans la richesse juive excessive, il n’y aura plus d’incitation excessive des juifs à la guerre. Et dans la mesure où plus de la moitié de toute la richesse des US se trouve entre les mains de quelques juifs, libérer cette force aura un effet colossal pour améliorer l’existence de chaque Américain, et même de chaque personne sur terre.

Et pourquoi s’arrêter là ? Les super riches non juifs sont aussi juifs que n’importe quel juif. Ils partagent les mêmes aspirations. Arrachez-leur donc leurs avoirs. Qu’est-ce que ça peut nous faire, que Jeff Bezos soit juif par le sang ou par ses croyances, ou qu’il ne le soit pas ? Il se conduit comme un juif, et c’est suffisant. Etablissez un plafond pour la fortune, en contrepartie du salaire minimum. L’idée a fait son chemin : Jeremy Corbyn a déjà appelé à l’implantation du salaire maximum. Les impôts peuvent contribuer facilement en ce sens, dans la merveilleuse Suède des années 1950, la tranche d’impôt supérieure était taxée à 102%. On peut atteindre le même but d’une façon plus réjouissante en mettant « à poi » en place publique à Washington les hommes les plus riches pour le Mardi-Gras. Il ne faut pas que cela apparaisse comme une punition pour leurs excès de zèle, au contraire, c’est une assistance sur la voie de leur progrès spirituel. Trop de richesses emprisonnent l’esprit !

Ce serait excellent pour les juifs et pour tous ceux qui sont concernés par le problème : tant que la richesse juive moyenne aux US stagnait en dessous de la moyenne (c’est-à-dire aussi longtemps que les Juifs ont été moins riches que les Gentils), les juifs agissaient dans l’intérêt du peuple. Vers 1968-1970, ils ont commencé à devenir plus riches que tous les Américains, et voilà : ils ont cessé de se battre pour le bien commun.

Les juifs pourraient devenir une force positive à condition que leur tendance excessive à amasser des biens matériels soit verrouillée. C’est ce qui s'est passé en URSS : comme les juifs ne pouvaient pas faire d’argent, ils se sont mis à faire des sciences et ont travaillé au bien commun. Même les oligarques pourraient devenir de bons managers au lieu d’être un châtiment pesant sur la nuque de toute la société.

Ce n’est pas plus compliqué que de chasser Max Boot du business de l’écriture. Alors pourquoi se contenter d’un palliatif quand on peut viser la jugulaire ?

adam@israelshamir.net

Traduction: Maria POUMIER

Première publication : The Unz Review.

Source : http://plumenclume.org/blog/287-les-juifs-et-la-guerre

 

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America's Jews Are Driving America's Wars

Shouldn't they recuse themselves when dealing with the Middle East ?

Philip Giraldi – The Unz Review – September 19, 2017

 

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UPDATE : On the morning of September 21st Phil Giraldi was fired over the phone by The American Conservative, where he had been a regular contributor for fourteen years. He was told that “America’s Jews Are Driving America’s Wars” was unacceptable. The TAC management and board appear to have forgotten that the magazine was launched with an article by founder Pat Buchanan entitled “Whose War ?” which largely made the same claims that Giraldi made about the Jewish push for another war, in that case with Iraq. Buchanan was vilified and denounced as an anti-Semite by many of the same people who are now similarly attacking Giraldi.

I spoke recently at a conference on America’s war party where afterwards an elderly gentleman came up to me and asked, “Why doesn’t anyone ever speak honestly about the six-hundred-pound gorilla in the room? Nobody has mentioned Israel in this conference and we all know it’s American Jews with all their money and power who are supporting every war in the Middle East for Netanyahu? Shouldn’t we start calling them out and not letting them get away with it?”

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Source : http://www.unz.com/pgiraldi/americas-jews-are-driving-americas-wars/

 

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How I got fired

Exposing Jewish power in America has real consequences

Philip GiraldiThe Unz Review ­– October 3, 2017

 

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Two weeks ago, I wrote for Unz.com an article entitled “America’s Jews Are Driving America’s Wars.” It sought to make several points concerning the consequences of Jewish political power vis-à-vis some aspects of U.S. foreign policy. It noted that some individual American Jews and organizations with close ties to Israel, whom I named and identified, are greatly disproportionately represented in the government, media, foundations, think tanks and lobbying that is part and parcel of the deliberations that lead to formulation of U.S. foreign policy in the Middle East. Inevitably, those policies are skewed to represent Israeli interests and do serious damage to genuine American equities in the region. This tilt should not necessarily surprise anyone who has been paying attention and was noted by Norman Glazer, among others, as long ago as 1976.

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Source : http://www.unz.com/pgiraldi/how-i-got-fired/

 

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Pendant qu’on y est, pourquoi se priver ?

 

A Crash Course on the True Causes of “Anti-Semitism”

The SakerThe Unz ReviewSeptember 28, 2017

 

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This is a topic which has had so much written about it that you could fill an entire city library with books entirely dedicated to this topic. Marx took a shot at it. As did Sartre. There were, of course, also plenty of good books written on this topic, but rather than list them all, I want to suggest a few simple common sense points and then go to what I consider an authoritative explanation of this thing we call “antisemitism” and which, of course, has nothing to do with Semites.

So first, let’s dump this silly term and replace it by a simple and straightforward one : judeophobia. Just like any other phobia (say, for example, russophobia) the phobia of X is the 1) fear and/or hatred of X. Some people hate Jews, others fear them (think of the “fear of the Jews” in the Scripture), some do both. So judeophobia seems both logical and uncontroversial to me.

Read more…

Source : http://www.unz.com/tsaker/a-crash-course-on-the-true-causes-of-anti-semitism/

Vous devriez trouver cet article en français d’ici quelques jours sur le site du Saker Francophone.

 

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Mis en ligne le 5 octobre 2017

 

 

 

 

 

20:19 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

28/09/2017

LA BARBARIE COMMENCE SEULEMENT

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La barbarie commence seulement

 

C’est sous le titre La Barbarie commence seulement que j’ai publié en 1948 mon premier essai. J’avais vingt-six ans, mais la rédaction hâtive de cet ouvrage remontait à 1946. Qu’est-il arrivé soixante-dix ans plus tard de mon pessimisme juvénile ? Il est devenu évident, hélas, que, depuis les temps les plus reculés, c’est en caractères indélébiles que le sang grave au jour le jour le destin du monde.

 

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Mais l’image n’avait pas encore conquis l’ubiquité et l’instantanéité. Jamais on n’avait vu un Ministre des affaires étrangères et ancien Général brandir à la face du monde une fiole magique, dont le contenu était censé anéantir le globe terrestre. On n’avait pas encore vu un chef de la diplomatie de la plus puissante démocratie de la planète se féliciter de l’extermination, par une famine délibérément provoquée, d’un demi-million d’enfants irakiens. On n’avait pas encore vu un Premier ministre anglais, avocat de profession, entraîner sa patrie à se ruer sur l’Irak et sur la Libye, au nom des idéaux d’une démocratie universelle.

On n’avait pas encore vu le Président de l’État dominant, devenu un empire militaire, menacer officiellement un autre État – la Corée du Nord – d’une dévastation complète et de l’extermination de vingt-cinq millions d’habitants, prôner une guerre contre la Perse, instaurer une asphyxie totale du Venezuela et de Cuba, travailler tantôt secrètement, tantôt officiellement à un changement de régime en Syrie, en Russie et dans tous les États qui ne se soumettent pas à ses volontés et menacer de sanctions économiques la moitié de la planète.

Et maintenant, on s’étonne que la Corée du Nord, une vieille civilisation de plus de trois millénaires, constamment menacée par une démocratie de sauvages née il y a moins de trois siècles, redécouvre l’évidence que la bombe atomique permet à de petits États de tenir à distance des grandes puissances belliqueuses et jette à bas toute la mythologie classique de la dissuasion fondée sur « l’équilibre de la terreur » entre des Titans.

Qu’en est-il aujourd’hui d’une encre qui se révèle plus écarlate que jamais ? Le désarroi règne désormais parmi nos humanistes chevronnés, nos anthropologues patentés, notre classe dirigeante affolée. Comment persévérer à diriger un monde qui se révèle plus divisé que jamais entre les puissantes musculatures et les minuscules ossatures ? Comment retrouver l’humilité d’une raison qui va son chemin avec la rigueur du cogito cartésien et qui ferait à nouveau des audaces de la pensée logique le vrai maître de l’histoire et de la politique ?

M. Vladimir Poutine lui-même se voit contraint de feindre qu’il refuse fermement de jamais accorder le statut d’État nucléaire à la Corée du Nord, sinon il se verrait mis tacitement au ban du Comité des cinq membres du Conseil de sécurité de l’Onu, qui seuls disposent du droit de veto; mais dans le même temps, il se déclare persuadé que la Corée du Nord mangera de l’herbe plutôt que de se retrouver livrée aux exactions de la prétendue civilisation du Général Colin Powell, de Mme Madeleine Albright, de Tony Blair et des présidents Bush, Obama et Trump.

Déjà la France, la Russie et la Chine affichent leur accord sur ces fondements, déjà Emmanuel Macron s’est vu contraint d’accepter l’invitation de se rendre à Moscou à la barbe de Washington, déjà le courage solitaire de la pensée logique n’est autre que celui de la Corée du Nord, qui rappelle simplement de quel côté se trouve la barbarie moderne, celle des fétiches et des grigris de Washington. Le 20 septembre 2017, M. Macron n’a-t-il pas prononcé un discours énergique d’apparence et dans lequel il semblait dire crûment ses quatre vérités à l’empire américain. Mais pour l’instant aucun gouvernement français n’ose expliquer à la nation le sens et la portée des clauses du traité de Lisbonne. Un tel État échouera nécessairement à convaincre ses citoyens de la légitimité des États-Unis quand ils exigent de leurs vassaux une domestication perpétuelle.

C’est pourquoi vingt-quatre heures après son discours officiel à la tribune de l’ONU, le monde entier a vu le même Emmanuel Macron se pelotonner à nouveau piteusement au sein du troupeau des vassaux de l’empire et attaquer bille en tête les États que l’empire qualifie « d’ennemis de la démocratie« : la Corée du Nord, l’Iran, le Venezuela et la Syrie.

Remontons plus haut afin de mieux comprendre le véritable enjeu du conflit entre le vénal et le sacré. Pour cela, souvenons-nous du mythe du suaire de Turin que certains cardinaux eux-mêmes croyaient authentique. Et maintenant, imaginons qu’une Église romaine, forte d’une assurance de ce genre, déciderait de mettre cette relique aux enchères afin d’en retirer la somme la plus vertigineuse possible.

Un événement de même nature s’est produit avec le cambriolage de certains consulats et de propriétés diplomatiques de la Fédération de Russie aux États-Unis. Sous le couvert d’une opération politique, cette capitale des barbares de notre temps prétend maintenant réaliser une juteuse affaire immobilière: elle demande à la Russie de lui vendre à bas prix les biens sur lesquels elle a fait main basse. Le conflit entre le prétexte idéologique proclamé et la réalité vénale sous-jacente crève les yeux.

Une nation qui se veut au-dessus du droit international prétend aujourd’hui « sanctionner » tous les pays de la planète qui oseraient maintenir leurs liens commerciaux avec une Corée pestiférée, tout en se livrant au grotesque de demander aux deux principaux « sanctionnés » – la Chine et la Russie – de l’aider à affamer la nation rebelle. Sans parler des « sanctions » infligées au nom des « principes démocratiques » et qui se révèlent une forme maffieuse d’extorsion de fonds.

Telle est la fresque de l’histoire des sorciers et des sauvages qui s’étale aux yeux de Pyongyang. Quel panorama pour cette nation de voir se dérouler sous ses yeux le tapis rouge de la honte que devrait éprouver la civilisation occidentale dans laquelle Mme Madeleine Albright détient la palme d’or du cynisme et de la cruauté. Dans son essai intitulé Dieu, l’Amérique et le monde (2008) cette ancienne secrétaire d’État de l’empire américain avait obtenu de M. Hubert Védrine, ancien ministre des affaires étrangères de la France, une Introduction à la traduction française de cet essai monstrueux.

M. Védrine avait émis quelques réserves concernant la théologie globale des États-Unis, mais il s’était bien gardé d’évoquer, même en passant, le titanesque holocauste du demi-million d’enfants qui a fait définitivement de l’empire américain le Moloch de l’alliance de la barbarie avec la folie et de la stupidité avec la démence, comme le prouve la récente menace d’un Donald Trump déchaîné, d’exterminer vingt-cinq millions de Coréens, lors de son discours du 19 septembre 2017 à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU.

Voilà le spectacle de la simonie démocratique internationale que Pyongyang a sous les yeux et qu’il ne quitte pas un instant du regard. Lisons l’ouvrage de René Pommier intitulé Roland Barthes, grotesque de notre temps, grotesque de tous les temps (éd. Kimé 2017) qui vient de paraître. Il met en scène l’ouragan et le calme plat alternés de la raison qui rend existentiels les embarras de la raison en situation.

Nous sommes à un tournant crucial de la conscience d’elle-même d’une humanité appelée à devenir un peu plus pensante et qui, depuis vingt-cinq siècles, se pose la question: « Qui suis-je ? », tellement elle découvre que le sommet de la sagesse à conquérir serait une science de l’immensité de son ignorance d’elle-même. L’oracle de Delphes nous répète qu’il existe une différence immense entre la connaissance de notre ignorance à l’école tantôt de Socrate, tantôt de Descartes – car il n’est pas difficile de savoir si un arbre est planté à tel endroit ou non – mais c’est une tout autre affaire de savoir à partir de quel observatoire l’humanité parvient à se regarder elle-même de loin.

La Russie, la Chine et la France de demain conquerront-elles un regard de l’extérieur sur une espèce contrainte de se livrer à une mutation cérébrale inouïe – une mutation qui cherche désespérément son ancrage dans la postérité d’un oracle de Delphes prononcé il y a deux millénaires et demi ?

Source: http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024/tstmagic/decodage/barbarie_commence_seulement.htm

 

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Le résultat des élections allemandes est un désastre pour le président français Macron. Voici pourquoi.

Il est maintenant certain que l’Allemagne rejettera son plan de réformes de l’Union Européenne

Alexander Mercouris – TheDuran 25 septembre 2017

 

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Les élections allemandes, dont Merkel vient de sortir mortellement blessée, ont fait voler en éclats le consensus du soutien inconditionnel à la politique étrangère atlantiste de l’Allemagne et, pour l’Union Européenne, c’est un tremblement de terre politique. Il y a quelqu’un qui est enseveli sous les décombres : le nouveau président français Emmanuel Macron.

Macron s’est battu pour l’élection à la présidence de la République à un moment de désillusion grandissant en France envers l’U.E. Il a néanmoins mené campagne et l’a emporté, sur une plateforme paradoxale : « davantage d’Europe ». C’était admettre que les institutions de l’U.E. sont dysfonctionnelles et que la zone euro travaille contre les intérêts économiques de la France. C’était prétendre, cependant, que la solution du problème ne réside pas dans un retrait de la France de la zone euro ou de l’U.E., mais dans une réforme des institutions de l’U.E. et de l’eurozone, pour qu’elles soient rééquilibrées dans le sens de l’intérêt national de la France

À cette fin, Macron, au cours de sa campagne, a proposé quelques changements très ambitieux à la manière dont l’UE et la zone euro sont dirigées, bien qu’il soit resté vague sur les détails. Voici comment Reuters les résume :

 

« Macron a dit qu’il ferait des propositions sur une dizaine de questions incluant le renforcement de l’union économique et monétaire, l’augmentation de la défense européenne, le raffermissement de la politique migratoire et l’intensification d’une convergence sociale et fiscale à l’intérieur du bloc. »

 

De tout ceci, le plus important est sans conteste « le renforcement de l’union économique et budgétaire », la supposition la plus largement répandue étant que ce vers  quoi tend Macron, c’est l’établissement d’un ministère des Finances et d’un département du Trésor européens destinés à compléter la Banque Centrale Européenne sur le front fiscal.

Ce n’est évidemment pas là une simple politique de « plus d’Europe ». C’est l’expression très nette d’une volonté d’intégration accrue à l’UE, pour en faire davantage encore un « super État ».

Macron a toujours compris que ce très ambitieux projet exigeait le soutien de l’Allemagne et, après son accession à la présidence, la politique qu’il a poursuivie en France a eu pour but de gagner ce soutien.  En particulier, il a cherché à impressionner les conservateurs fiscaux en agissant pour réduire drastiquement le déficit budgétaire, et il a essayé aussi d’établir des réformes sur le marché du travail en s’alignant sur l’Allemagne, dans l’intention de rendre la main d’œuvre française, à l’instar de la main d’œuvre allemande, plus flexible.

Cette politique s’est avérée d’un coût politique élevé en France, où la popularité de Macron a plongé à une plus grande vitesse que celle d’aucun président depuis la création de la Ve République.

Outre l’impopularité prévisible des réformes du marché du travail sur la main d’œuvre française, il y a aussi la critique des experts, selon laquelle l’accent mis par Macron sur la réduction du déficit budgétaire retarde les réformes essentielles en matière d’impôts, ce qui est de la plus grande importance pour l’économie française. De plus, certains de ces experts mettent en garde contre le fait que l’insistance de Macron sur les coupures budgétaires et la réforme du marché du travail aura pour résultat, au moins à court terme, de réduire le taux de croissance de l’économie et pourrait aggraver les effets d’une future récession, ce qui ferait aussitôt s’envoler un taux de chômage déjà très élevé.

Du point de vue de Macron, ces risques valent la peine d’être pris si, sur la base de ses réformes intérieures, il arrive à persuader les Allemands d’accepter les réformes des institutions européennes et de la zone euro qu’il souhaite. Comme l’a expliqué de façon lapidaire un article de Politico publié le 17 septembre 2017 (c’est-à-dire avant les élections en Allemagne) :

 

« […] La priorité de Macron, c’est d’aider Merkel à l’aider. Le président français sait que ses propositions d’augmenter l’intégration dans la zone euro ne peuvent progresser que si le public allemand est persuadé que Merkel traite avec un partenaire sérieux, capable de gérer son propre budget. »

 

Toute cette stratégie, cependant, reposait sur la supposition que Merkel n’allait pas manquer de gagner les élections de dimanche de manière convaincante.

C’était là, bien sûr, une supposition partagée dans beaucoup d’endroits. La croyance néolibérale quasi universelle en Europe et en Amérique du Nord, avant les élections, était que le succès économique de l’Allemagne et le poids de l’histoire allemande rendraient impossible à un parti comme l’AfD d’opérer des percées significatives, et que la seule question en suspens de ces élections allemandes était la taille de la majorité de Merkel.

La confiance de Macron en cette issue se voit bien à sa décision de dérouler ses propositions de réformes de l’U.E. et de l’eurozone dans un discours du 26 septembre 2017*, deux jours après ce qui serait – il n’en doutait pas – la triomphante réélection de Merkel. À l’évidence, il comptait sur une Merkel en pleine popularité renouvelée, pour pouvoir rapidement faire progresser avec elle après les élections les réformes des institutions de l’U.E. et de l’eurozone qu’il voulait.

Ceci a toujours été une mauvaise stratégie. Comme Tsipras en Grèce, Macron faisait à mon avis l’erreur de prendre le langage conciliant de Merkel sur ses idées pour une assurance qu’elle finirait par s’y rallier. Dans la réalité, Merkel s’est toujours arrangée pour bloquer tout changement aux institutions de l’eurozone ou de l’U.E. qui ne servirait pas les intérêts les plus étroits de l’Allemagne ou qui pourrait prêter à controverse de la part de l’électorat conservateur allemand qui votait pour elle.

La question fondamentale est celle des transferts budgétaires d’Allemagne vers les autres membres de la zone euro. L’opinion des conservateurs allemands y a toujours été fortement opposée et, par conséquent Merkel.

Dans la pratique, les transferts budgétaires de l’Allemagne vers les autres membres de la zone euro ont toujours eu lieu en secret, pendant un certain temps sous la forme de renflouements des membres les plus faibles (d’abord et avant tout la Grèce), d’achats d’obligations de la Banque Centrale Européenne et de programmes d’injections monétaires [quantitative easing programmes, ndt].

Ces transferts ont déjà été controversés en Allemagne (les renflouements de la Grèce ont eu pour conséquence directe la création de l’AfD), mais ils y ont toujours été à contrecoeur comme étant le prix à payer pour maintenir l’eurozone en état de marche et parce qu’ils ont toujours été effectués d’une manière informelle et non avouée. À l’opposé, les réformes proposées par Macron – impliquant la création d’un ministère des Finances et d’un département du Trésor européens – menacent de rendre les transferts non seulement formels mais institutionnels. Tels quels, il a toujours été certain à mon avis que l’opinion conservatrice allemande s’y opposerait, comme s’y serait opposée en dernier ressort Merkel elle-même.

Quoi qu’il en soit la question est à présent purement théorique, parce que dans l’état de sévère affaiblissement où elle se trouve à ola suite des élections, Merkel ne serait pas, le voulût-elle, en mesure d’adhérer à la sorte de réformes qu’appelle Macron. L’AfD, qui a été créé pour s’opposer  aux renflouements, s’y opposerait avec véhémence, comme le fait apparemment le partenaire de coalition le plus probable de Merkel, le FDP, dont le leader, Christian Lindner, a déjà couvert de sarcasmes les propositions de Macron et fait savoir clairement que les transferts budgétaires sont, pour son parti, une « ligne dans le sable ».

En plus et au-delà des objections de l’AfD et du FDP, il est impensable que de nombreux membres conservateurs du CDU et du CSU soient prêts à accepter une institutionnalisation des transferts budgétaires qui les exposerait à une compétition accrue de l’AfD. 

Bien que Macron se prépare sans aucun doute à avancer et à annoncer ses propositions demain, il n’y a désormais plus aucune possibilité qu’elles soient jamais mises en œuvre, du moins dans la forme qu’il souhaite.

Inutile de dire que cela remet en question toute la logique du programme des réformes de Macron sur le plan intérieur, et , en fait, sa victoire à l’élection présidentielle sur la promesse de « plus d’Europe ». Puisque cela ne va pas arriver, du moins dans la forme qu’il voulait, il est difficile, maintenant, de voir à quoi lui-même rime.

Le système français rend pratiquement impossible la destitution d’un président en cours de mandat et Macron restera certainement en place jusqu’à son terme, quoique privé de sens et de but.

Entretemps, il semble que la France soit appelée à vivre avec une présidence faillie de plus, après celles de Sarkozy et de Hollande, et à une autre période de dérive.

_____________ 

* Nous n’avons pas le texte de ce discours prononcé à la Sorbonne.

Source : http://theduran.com/german-election-disaster-frances-macr...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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« L’art de la guerre »

L’Otan rejette le désarmement nucléaire

Manlio DinucciRéseau Voltaire26 septembre 2017

Traduction Marie-Ange Patrizio

 

Aucune des puissances nucléaires n’a accepté de signer le nouveau Traité prohibant ce type d’armes. On peut évidemment comprendre l’inquiétude d’un désarmement unilatéral. Mais l’Otan, qui viole chaque jour le Traité précédent – celui sur la non-prolifération de ces armes – est allé beaucoup plus loin en affirmant que, sous sa responsabilité, les bombes atomiques sont un facteur de paix et qu’il n’est pas question qu’elle envisage de s’en priver.

 

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Le lendemain du jour où le président Trump exposait aux Nations Unies un scénario de guerre nucléaire, menaçant de « détruire totalement la Corée du Nord », s’est ouverte aux Nations Unies, le 20 septembre, la signature du Traité sur la prohibition des armes nucléaires. Voté par une majorité de 122 États, il engage à ne pas produire ni posséder des armes nucléaires, à ne pas les utiliser ni menacer de les utiliser, à ne pas les transférer ni à les recevoir directement ou indirectement, avec l’objectif de leur totale élimination.

Lire la suite…

 

Source : http://www.voltairenet.org/article198085.htm

 

5. François Demassieux.GIF

 

Le « Kurdistan », dernière enceinte de protection pour l’impérialisme (les Peshmergas instrumentalisés)

Robert Bibeau – Les 7 du Québec 27 septembre 2017

 

7. Peshmergas-sinjar.jpg

 

La phase ascendante de l’impérialisme moderne.

Pendant la phase ascendante de l’impérialisme moderne (1776-1975), la plupart des luttes de « libération nationale » ont eu un caractère progressiste. Nous ne disons pas un caractère prolétarien révolutionnaire, mais bien un caractère « progressiste bourgeois », en ce sens que ces luttes d’émancipation des bourgeoisies nationales de leur tutelle politique colonialiste constituaient la plupart du temps des avancées pour ces bourgeoisies nationalistes qui, se « libérant » des reliquats des rapports de production féodaux en abolissant le servage paysan qui l’accompagne permettaient l’émergence du capitalisme commercial, parfois aussi la mécanisation de la production agricole et la prolétarisation des paysans, l’expansion urbaine, et l’industrialisation de l’exploitation des ressources naturelles au bénéfice du capital national et international dont ces bourgeoisies nationalistes ne cherchaient nullement à se libérer, même quand elles se prétendaient socialistes ou communistes.

Lire la suite…

Source : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/les-peshmergas-der...

 

5. François Demassieux.GIF

 

Mis en ligne le 28 septembre 2017.

 

 

 

 

 

20:48 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

25/09/2017

Moi pas vouloir « speaker » globish

1. Bottle women in a boat x.JPG

« Veuillez avoir l’obligeance de tirer sur la chaînette après usage » – «  Please flush ».

Avis bilingue dans les toilettes de Montreal

 

Moi pas vouloir « speaker » globish

Ingrid Riocreux –  Causeur 11 septembre 2017

 

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Jean-Paul Brighelli

 

Si l’on m’avait dit qu’un jour je rédigerais la recension d’un livre signé Brighelli, moi qui appartiens à la génération des « crétins »…

C’est le français qu’on assassine se lit avec plaisir : le souvenir de Du Bellay (Deffence et illustration de la langue françoyse, 1549) et de Rivarol (Discours sur l’universalité de la langue française, 1784) irrigue un texte qui allie le sérieux didactique de l’essai avec le mordant du pamphlet. Brighelli s’efface parfois pour donner à entendre ici un poème, là un extrait de roman ou une tirade, qu’il commente, qu’il dissèque, qu’il étudie avec autant de rigueur que d’humour, à vous donner le goût de la littérature. Son style est chatoyant et varié, ne répugnant pas à employer, où il s’impose, le subjonctif imparfait, ni le mot bas où il est sûr de faire effet, ni tel autre signe d’oralité bienvenu qui vient conférer au texte sa force expressive et confirme ce que l’on sent tellement : que l’auteur a mis tout son cœur dans cette défense du français qui est aussi (la casse du titre, intégralement en majuscules, autorise cette lecture), une défense du Français, le vrai, celui qui sait « affiner les mots comme on affine un fromage, et les offrir à déguster à ses amis ».

 

« Démissions scolaires »

C’est ma vie que raconte Brighelli quand il parle de ces « quelques millions d’enfants nés entre 1985 et 2017 », victimes de l’« effet Meirieu » et de l’idéologisation croissante de l’école. J’ai sans doute été plus épargnée que d’autres, parce que j’ai dû tomber sur quelques profs qui « continuaient à appliquer ce qu’ils savaient faire ».

Tout de même, j’ai subi un nombre considérable de « projets pédagogiques » débiles assortis de leurs heures perdues au CDI (perdues pour les apprentissages, pas pour les bons moments entre copines, cela va de soi). Le programme d’histoire-géo du CM2 qui allait « jusqu’à nos jours » s’est achevé pour moi avec Louis XIV, notre classe ayant été choisie pour participer au Parlement des Enfants (renseignez-vous sur cette ineptie chronophage), ce qui fut aussi l’occasion de mon premier passage à la radio et de ma première rencontre avec des journalistes. Je n’ai jamais entendu parler de Napoléon durant ma scolarité puisqu’il était au programme de quatrième et que je me trouvais dans cette classe en 1999, année de naissance de l’Euro. Toute l’année fut donc consacrée à des exposés, films, projets, rencontres, recherches au CDI, visites et interventions diverses en mode glorification enthousiaste, sur le thème de la monnaie unique. Napoléon était aussi au programme de seconde mais dans une perspective « problématisée et non narrative, reposant sur l’étude de documents », aussi n’en ai-je évidemment rien retenu. À un mois du bac de français, je confondais encore Voltaire et Verlaine, Malraux et Marot et n’avais, de manière générale, aucune notion d’histoire littéraire, les grands auteurs flottant en complet désordre dans un passé brumeux ; ce qui ne m’empêchait pas d’être abonnée aux félicitations du conseil de classe. « Ce n’est pas le niveau qui a baissé, ce sont les ambitions », dit fort bien Brighelli. Et cela oblige à des prouesses : l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle fut pour moi une divine surprise puisque l’arrêt momentané des cours, justifié par l’impératif de la lutte antifasciste, me permit de me plonger dans le Lagarde et Michard de mon père et d’ingurgiter en deux semaines ce que les enfants de son temps apprenaient en sept ans ! Ce Lagmich dont Brighelli dit qu’il lui paraissait naguère « franchement un peu limité » est, comme il le constate, devenu « un monument de résistance à la paupérisation culturelle ».

Mais j’ai eu une chance, énorme, outre celle d’avoir appris à lire dès la grande section de maternelle avec la plus pure méthode syllabique : c’est d’avoir des institutrices qui, sans échapper aux vogues et défauts de notre temps, étaient restées très attachées à l’enseignement de la langue, à l’ancienne. Je me souviens des exercices d’analyse (nature-genre-nombre-fonction, pour chaque mot d’une longue phrase) occupant des après-midis entiers ; j’aimais cela follement. Et les verbes à conjuguer à tous les temps de tous les modes, y compris le conditionnel passé deuxième forme. J’en redemandais. C’est de cela que sont privés les élèves d’aujourd’hui, et Brighelli donne à voir la triste condition de ces crétins fabriqués à la chaîne, et le sombre sort qui en découle pour notre pays et même, notre humanité.

C’est dramatique et grotesque à la fois : on rit en lisant les aberrations débitées par les IPR (inspecteurs pédagogiques régionaux) afin de convaincre les professeurs d’appliquer la réforme Belkacem. Et, malin, Brighelli signale qu’il peut « identifier nommément les auteurs de ces calembredaines ». Que quiconque mettrait en doute l’authenticité des citations se le tienne pour dit !

 

« Je plaide pour le français, mais je plaide aussi pour l’anglais »

Brighelli dénonce ce qu’il appelle la « trahison linguistique », qu’une citation de Valérie Pécresse, en épigraphe de chapitre donne à entendre sans ambiguïté : « oui, l’anglais nous a envahis, alors cessons de le considérer comme une langue étrangère ! » Mais, démontre Brighelli, ce n’est pas l’anglais qui nous a envahis, plutôt une espèce de sabir bâtard qui, combiné à la dégradation de l’orthographe et de la syntaxe, est en passe de faire ressembler notre langage à celui de Salvatore dans le Nom de la rose d’Umberto Eco !

Il fustige la tendance actuelle des distributeurs de films à ne plus traduire les titres, ou bien, ce qui est peut-être pire, à substituer au titre anglais original un titre en globish. Ainsi The Hangover devint-il Very Bad Trip et Wild Things, Sexcrimes. Il dénonce la réécriture simplifiée des romans d’Enyd Blyton, non seulement dans leur traduction française mais également dans leur version originale. Défense du français, le livre de Brighelli est aussi une déclaration d’amour à la langue de Shakespeare : dans ses pages, Corneille, Mallarmé et Flaubert côtoient James Joyce et Virginia Woolf.

 

Les patries en danger

Quelle agaçante schizophrénie que celle dont s’offusque Brighelli : l’hypocrisie de cette Europe obsédée par le retour à l’unité linguistique d’avant Babel, et qui prône dans le même temps le développement des langues régionales. Tout particularisme linguistique, des patois locaux au parler banlieue, devient ainsi digne d’être valorisé, pour peu qu’il ne soit pas national, pour peu, en réalité, que sa valorisation contribue à démembrer la nation. Diviser pour faire régner le globish. La tâche d’unification linguistique que s’était assignée la Révolution française est ainsi méthodiquement ruinée. J’ai récemment appris que j’avais quelques gènes en commun avec l’un des grammairiens qui ont collaboré à cette mission révolutionnaire. Je ne sais ce qui ferait le plus de peine à Etienne Molard, petit instituteur parti en croisade contre les régionalismes : découvrir que mon mari emploie « déprofiter », un « lyonnoissisme » par lui condamné dans son ouvrage de 1792, que mon père utilise « beurziller », un verbe qu’il n’aurait pas manqué de proscrire s’il eût été breton plutôt que lyonnais, ou bien s’apercevoir que tous les Français ont délaissé « stationnement » au profit de « parking », un mot qui n’est pas même anglais, rappelle Brighelli.

La langue de l’Europe, la langue de la paix, ce ne peut être le globish qui n’est la langue de personne. C’est la polyglossie (ou multilinguisme) qui suppose l’effort du mouvement vers l’autre.

 

L’humanité en péril

Rien n’est dispensable ni inutile dans le fonctionnement d’une langue, des combinaisons phoniques aux compositions syntaxiques en passant par son lexique. Elle a son génie propre : ce que la plupart des gens se contentent de dire sans trop y croire ni le comprendre, Brighelli le démontre, exemples à l’appui. Or, les programmes reposent sur l’idée que les enfants d’aujourd’hui sont nés plus stupides que ceux d’hier et ne seraient, par conséquent, plus en mesure d’apprendre ni de comprendre les subtilités de leur langue. Brighelli aurait pu dire un mot de la pénible atteinte à l’estime de soi qui en résulte : on vit mal quand on a l’impression d’avoir volé son bac et j’avoue éprouver des difficultés à donner du « cher collègue » à des professeurs qui disposaient sans doute, avant même de commencer à enseigner, d’une culture bien plus vaste que la mienne le sera jamais.

Parce que la langue articulée, conceptuelle et subtile est ce qui arrache l’homme à son animalité, négliger son enseignement est une catastrophe pour l’humanité. Brighelli prononce deux grands mots :

« Racisme ». « Pourquoi l’indigène n’aurait-il pas le droit d’apprend la langue qu’ont maîtrisée Senghor, Hampâté Bâ, Césaire ou Ben Jelloun, sinon parce qu’on le méprise foncièrement ? » Notre auteur va plus loin et accuse les pédagos de complicité objective dans la résurgence du djihad

« On comprend mieux, écrit-il, comment l’islam rigoriste, qui exige de connaître l’arabe classique, a développé ses arguments. Face à une langue française en lambeaux, l’islam wahhabite impose une langue rigoriste, donnée de surcroît comme divine », quand la nôtre est réduite à des « compétences langagières qui appartiennent davantage au verbiage incontrôlé qu’au bon usage ».

Et ce professeur de s’offusquer que l’on valorise la propension des élèves à « s’exprimer », fût-ce par le bavardage (un IPR fait l’éloge du « papotis » !), alors qu’il faudrait « se taire pour apprendre ».

« Fascisme ». Brighelli exhume la réforme de l’éducation accomplie par Mussolini en 1923, dont les principes rappellent furieusement ceux qui ont dicté nos récentes réformes :

« en finir avec l’austérité des enseignements traditionnels, expurger l’école de ses éléments dogmatiques et livresques, valoriser les activités récréatives pour laisser s’épanouir l’expression spontanée de chacun, privilégier l’enseignement fonctionnel destiné à faciliter l’insertion professionnelle ».

Déjà, « la haine de l’intelligence ». Et ce fut le philosophe communiste Gramsci qui protesta du caractère libérateur de l’école « désintéressée » et exigeante qui seule rend l’enfant capable d’apprendre à réfléchir afin de diriger sa vie de manière responsable et autonome.

 

« L’UMP condamne cet acte de barbarisme sans nom »

Cette phrase, placée en tête d’un chapitre, a été prononcée par Jean-François Copé après un attentat suicide en Afghanistan, qui a fait quatre morts et cinq blessés parmi les soldats français. Il faut croire que cet acte n’avait pas de nom, en effet, puisqu’on le réduit à une faute de langue. Mais la confusion lexicale de Jean-François Copé est intéressante car, de fait, l’appauvrissement du lexique, l’assèchement de la syntaxe, l’accumulation des barbarismes, des impropriétés et des trahisons linguistiques sont bien les signes d’un glissement vers la barbarie. Mais la nôtre. Et l’on pense au mot de Sternberger à propos des nazis : « Leur langue est leur barbarie et leur barbarie est leur barbarisme, car parler et penser ne font qu’un ». Tant il est vrai que la dégradation de la langue constitue un coup porté à la civilisation.

Qui osera dire que Brighelli exagère ? Conséquence directe de l’incapacité à mener le combat par les mots, la violence gangrène notre société. L’illettrisme galopant engendre des comportements agressifs. La loi du plus fort reprend ses droits. L’illettrisme n’est pas l’analphabétisme : est illettrée une personne qui, bien qu’ayant été scolarisée, demeure incapable de lire et d’écrire avec aisance. Obtiennent donc leur bac aujourd’hui, et parfois même avec mention, des gens qui sont, à proprement parler, des illettrés. L’illettrisme est une frustration. L’école qui le produit trahit sa mission, son engagement, la confiance des parents, la soif d’apprendre des petits. Elle engendre de la bestialité et, loin de permettre la fermeture des prisons comme le voulait Hugo, cette école causera bien des guerres. Freud disait que la civilisation avait commencé le jour où l’on avait substitué l’insulte à la pierre. Brighelli propose bien quelques solutions et semble fonder quelques espoirs dans la nomination de Jean-Michel Blanquer. N’étaient ces lueurs dans la nuit, son livre apparaîtrait fort comme la chronique d’un retour à l’âge de pierre.

Publié sur La voix de nos maîtres, sous le titre « Je voglio nicht speaker globish »

Source : http://blog.causeur.fr/lavoixdenosmaitres/je-voglio-nicht...

Via : https://www.causeur.fr/francais-assassine-jean-paul-brigh...

 

Les très nombreux commentaires suscités par cet article – et la question qu’il traite – non seulement méritent d’être lus mais de susciter un débat aussi vaste et approfondi que possible. C’est une question de survie.

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Pendant qu’on y était, on a lu aussi, à propos du livre de l’auteur La langue des médias qu’on avait raté quand il est sorti :

Un décryptage acerbe de la presse et de son langage

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http ://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2...

 

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M. Brighelli, également cinéphile, vient d’aggraver son cas avec ceci, qui ne traite qu’en apparence d’un autre sujet :

 

Sofia Coppola is a fraud

Jean-Paul Brighelli – « Bonnet d’âne » 9 septembre 2017

 

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Disons-le tout net pour commencer — et en finir : les Proies, le film de Sofia Coppola, est d’une nullité absolue. Pas un navet (ça peut être drôle, un navet, il y en a même pour lesquels on a une sorte de tendresse), mais un film de degré zéro, à partir duquel nous étalonnerons désormais le cinéma contemporain. Un zéro qui malheureusement multiplie parce que le réalisateur est une femme : c’est devenu un gage de qualité pour certains médias abonnés au politiquement correct — d’autant que pour se dédouaner devant de grotesques accusations de racisme, elle a déclaré avoir voulu faire un film sur les « genres ». Un zéro multiplicateur parce qu’elle est la fille d’un homme de génie, auquel je ne reprocherai pas d’avoir contribué à la naissance d’une buse : on n’est jamais trop responsable de ses enfants, et la mode actuelle consistant à promouvoir les « fils et filles de » n’est qu’une perversion typique de ces temps de crise où l’état-civil sert de passeport bien davantage que le talent. Curieux, quand on y pense, que tous ces progressistes qui exaltent la fille de son père croient au fond à une fatalité génétique à l’ancienne.

Alors, nul ?

Nul.

Savez-vous ce qu’est un chromo ? C’est une reproduction lithographique d’un paysage de carte postale. Le genre dont Flaubert se moque quand, se mettant dans le regard post-coïtal d’Emma, il écrit : « Les ombres du soir descendaient ; le soleil horizontal, passant entre les branches, lui éblouissait les yeux. Çà et là, tout autour d’elle, dans les feuilles ou par terre, des taches lumineuses tremblaient, comme si des colibris, en volant, eussent éparpillé leurs plumes. Le silence était partout ; quelque chose de doux semblait sortir des arbres ». Vous voyez le genre — mauvais genre. Pour y arriver, on est allé chercher un directeur photo français, Philippe Le Sourd — le même qui a filmé Gordes et Cucuron comme une collection de chromos dans l’un des plus mauvais films de Ridley Scott, Une grande année. Pour bobos du Luberon only.

Eh bien, le film de Sofia C*** (on est bien obligé de lui donner un prénom, puisque Coppola tout court, c’est son génie de père) est bourré de ces cartes postales à épingler sur le buffet de votre arrière-grand-mère. La réalisatrice s’est dit que son film se passant pendant la guerre de Sécession, elle devait copier les tableaux de Corot de cette période, style Mortefontaine, jeunes filles et bouquets d’arbres traversés de lumière.

Lire la suite…

Source : http://blog.causeur.fr/bonnetdane/sofia-coppola-is-a-frau...

 

N.B. On le savait depuis Marie-Antoinette.

 

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Et la guerre de l’art, on la livre quand ?

 

Est-il nécessaire de dire que les différents fléaux que déplore M. Brighelli font partie d’un tout ? Que l’anéantissement – je parle ici pour la France et la Belgique mais pas que – de toute forme d’éducation, que le meurtre de notre langue et notre gavage à coups de sucreries hollywoodiennes au cyanure ne sont que les diverses formes de ce que l’on nous a fait, que nous nous sommes laissé faire.

Sans remonter au déluge ni se prendre pompeusement au sérieux, on peut dire que la guerre froide, la vraie, a été bien plus une guerre à la sensibilité et à l’intelligence qu’à n’importe quoi d’autre, bombe atomique incluse. Que le but était de faire de tout un continent un animal docile, sans volonté, ni réactions, ni pulsions.

Si on veut introduire une chronologie, on peut dire que « Kennedy-Berlin-1963 » a été le pivotement vers l’irrémédiable, la pente savonneuse au bas de laquelle nous sommes, en même temps qu’un péan de victoire de nos vainqueurs des deux côtés de l'Atlantique. Mais la défaite avait commencé bien avant.

Votre servante n’a vu que deux films pendant la guerre (la IIe mondiale). Le premier était Les aventures du baron de Munchausen, merveilleux film de propagande nazie à la gloire de von Braun. L’autre s’appelait Petite princesse. Starring : Shirley Temple. À la gloire d’un héros du Transvaal je crois. Britannique. En Belgique occupée et en provenance directe de Hollywood. Dont trois grands vaincus allaient bientôt débarquer : Von Stroheim, Chaplin, Welles.

 

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Mais suis-je la seule à me souvenir aussi douloureusement de l’extraordinaire floraison du cinéma italien de l’immédiat après-guerre ? Et du français d’ailleurs ? Pendant dix ans, on a cru que cela allait durer toujours… Peu se souviennent encore de Nikolaï Tcherkassov en visite au TNP et du discours qu’il y fit en russe d’une des plus belles voix du monde*, Gérard Philippe alors au sommet de sa jeune gloire traduisant au fur et à mesure chacune des phrases du député de la Baltique. Et de Chaplin reçu à l’Opéra et au Théâtre-Français avec plus de faste que la reine d’Angleterre. Où est-il le temps où, entre deux cuites avec Dash Hammett, Lilian Hellman mettait Candide en opéra ? Nous n’avons pas, alors, manqué de nous indigner comme il se devait des méfaits du MacCarthysme, tout en absorbant avec délices ses bourdes sur la nullité de l’art soviétique, le ridicule du réalisme socialiste, le Bolchoi resté ringardement XIXe et la supériorité si évidente – si, si – du non figuratif, des Pollock, Warhol et consorts, sans parler de la musique « pop », « rock » and so on – Ah,Woodstock !... Ah, Wight !... L’avons-nous avalée avec assez d’enthousiasme la potion empoisonnée… Et l’ombre s’est étendue sur l’Europe. Voulue. Planifiée. Inexorable. Grâce à nous.

Dans les commentaires suscités par l’article d’Ingrid Riocreux ci-dessus, une internaute  écrit notamment :

 

«  Moi qui ai enseigné longtemps et vu beaucoup de réformes, je peux vous assurer qu’il a toujours été possible, quelle que fût « la réforme » en cours, d’enseigner la nature des mots et des propositions ainsi que leur fonction… ainsi que les grands classiques et qu’aucun inspecteur ne vous aurait sanctionné. C’étaient les professeurs les premiers à s’engouffrer dans des « réformes » ineptes. L’absence de bon sens et de culture fut toujours, dans l’E.N, la chose du monde la mieux partagée. (…) »

 

C’est maintenant que ceux qui dérangent se font arracher des rangs, comme nous avons pu le voir il y a peu avec l’affaire Salah Lamrani. Et pas même par le Pouvoir, qui n’a aucun besoin d’y mettre les mains, mais par des sous-fifres, soucieux de leur propre confort comme toujours. Reconnaissons-le : quand les « maths modernes » et le « français rénové » ont entamé leur progression de métastases, ils l’ont fait avec l’adhésion enthousiaste de ceux qui auraient dû savoir mieux et jouer les anticorps au risque de leur vie.

La vérité n’est pas toujours gaie à considérer. Tout de même, elle vaut mieux que n’importe quoi d’autre.

C’est alors qu’on a vu, au théâtre surtout mais aussi dans les films et dans la littérature, surgir la bien-pensance du politiquement correct. On a vu Théophile de Viau mis plus bas que terre par des « critiques » qui ne voulaient entendre parler que du Vietnam, partout et à toutes les sauces. Le propre des malfaisants est de savoir se servir des sentiments les plus sincères de leurs proies contre elles-mêmes. Se branler sur les souffrances des autres est alors devenu, et pour longtemps, le sport européen n°1. Même à l’Opéra ! Ça tombe bien. C’est là que je voulais en venir.

Sans autre raison qu’une Xième crise d’urticaire à la vue d’une vidéo de 2012 – ben, oui – celle de Jules César en Égypte, version Festival de Salzbourg, qui m’a rappelé une crise de foie de 2005 causée par David McVicar à Glyndebourne. Minces prétextes que des états d’âme personnels, mais c’est comme ça. L’actualité nous sortant par les trous de nez et par les oreilles, pourquoi pas ?

_______________  

* Les autres étant selon moi celle du polonais Mieczyslaw Voit et de Richard Burton dans ses bons jours.

 

13. Apollon petit.JPG

 

Haendel chez les freaks

ou

qui nous délivrera des metteurs en scène à ch… qui se prennent pour des innovateurs audacieux ?

Théroigne

 

Giulio Cesare in Egitto

Version Antonini – Festival de Salzbourg  2012

16. Bartoli affiche.jpg

On entend une symphonie. Le Parnasse s’ouvre et l’on voit la Vertu, sur son trône, entourée des neuf muses. – César : « Que vois-je ? Quand donc les dieux, dans un torrent de lumière, sont-ils descendus sur terre ? »

 

 

Tu l’as vu, mon gros symbole phallique ? Mieux vaut écouter sans regarder, mais si vous voulez regarder, c’est là :

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https://www.youtube.com/watch?v=Nu9i5ExXazE

 

Quelques réactions d’internautes :

~ « Los regisseurs están arruinando lo más sagrado del drama musical ! »

~ « Registi imbelli e narcisi ....studiatevi il Torelli i Galli Bibbiena e lo Juvarra .... avete rotto con queste egocentriche regie del CAZZO !!!! » 

~ « La musique est superbe et les chanteurs si talentueux malgré une mise en scène à la con. Ecouter sans regarder est l'idéal. »

~ « Absolutely awful sets, an insult to Handel's music. Singing and orchestra good. »

~ « Beautiful music,beautiful singing, ugly dreadful production. I don't like to see opera taken out of context. »

~ « Jaroussky is dreadful in this. »

[Il n’est pas dreadful, il est victime de ses metteurs en scène. Imaginez un beau grand jeune homme, plutôt baraqué, d’une tête plus grand que sa mère (qui n’est pas petite) déguisé en écolier des années 20 : culottes courtes, chaussettes aux genoux et sandales à pattes. Histoire de l’achever, on lui fait jouer son Sesto craintif et velléitaire…]

 

19. Jaroussky Sesto.jpg

Sesto-Jaroussky jouant à se faire peur avec un serpent

 

C’est cette version qui m’a fait piquer une crise d’urticaire et de ras-le-bol à la fois. Celle où on voit Cécilia Bartoli s’élever dans les airs à cheval sur une fusée à la Tintin, pendant que le maître du monde lui tourne le dos mais la voit quand même grâce à des lunettes en 3 D.

Imaginez-vous Scholl, un peu ridicule mais touchant en soldat d’opérette chez les Danois ci-dessous, ici en costume trois-pièces bleu Union Européenne, avec, dans le fond, promis au dépeçage, un mannequin le représentant plus grand que nature, vêtu pareil, avec une chaîne d’huissier à étoiles autour du cou.

Mme Bartoli est petite et fut peut-être mince un jour. On l’a donc sanglée dans du cuir, assez pour la faire précéder d’un demi mètre par une poitrine en obusiers et suivre d’un autre demi-mètre par une croupe à l’avenant, qui s’agite beaucoup car on la fait se tortiller au petit bonheur la chance sur des cuissardes à talons aiguilles. Mais, dans sa première scène de séduction (où elle est censée s’être déguisée en Vertu entourée des Neuf Muses), elle est en balayeuse de rues du Caire, enfin, d’Alexandrie, voilée cela va sans dire et flanquée d’une vieille romanichelle plus mère maquerelle que nature : Nireno, joué par un homme bien sûr (Jochen Kowalski), qui s‘amuse comme un petit fou. Au moins lui, si pas nous. On dirait Michou à la fin de sa carrière.

Christophe Dumaux – en dreadlocks et tatoué des pieds à la tête – quoique bien mal dirigé se révèle acteur doué. Son Tolomeo existe. C’est le vrai sale gamin caractériel et immature, sexuellement indécis, mal dans sa peau, qui veut pour lui seul les joujoux de sa sœur-épouse. Quand il se déculotte pour la première fois, on n’est pas surpris par l’audace – on les a toutes vues - et c’est même en situation. Mais quand il le fait pour la quatrième fois et se masturbe avec un coussin, on finit par se lasser. Dommage qu’il n’ait pas eu le von Stroheim de La veuve joyeuse pour lui donner quelques indications…]

 

20. Christophe Dumaux Tolomeo.jpg

Tolomeo s’efforçant de provoquer sexuellement Cornélia

 

C’est dans ce lit où tout le monde passe que s’introduit, en liquette, au bout d’un strip-tease plus Feydau que nature, Scholl-César, pour y rejoindre sa technicienne de surface, laquelle s’est voilée d’un torchon pour l’occasion. Voir l’époux si discret de Tamara Halperin, en slip, tirer nerveusement sur son marcel – orné d’une couronne de lauriers il est vrai – est un spectacle trop triste pour qu’on ait le coeur d'en rire.

C’est de sous le matelas de ce même lit que Ruben Drole-Achilla, sort ensuite un fusil d’époque, baïonnette au canon, pour s’y coucher botté en le serrant dans ses bras, avant d’aller trahir le tyran qui l’a vexé.

Cornelia, ajoutée à son harem par Tolomeo, vient faire du ménage elle aussi, en tablier vert et gants de caoutchouc, également poursuivie comme on sait par les assiduités d’Achilla qui, ô surprise, a plus ou moins l’air d’un Égyptien, quoique suisse, et se révèle grand acteur dans le trio Cornelia-Achilla-Sesto du IIe acte (moment sublime au milieu d’une mer d’immondices).

Un des sommets de cette représentation si délicate est atteint lorsque Tolomeo, en pleine crise d’infantilisme pervers, finit par étriper le mannequin de son ennemi, en sort les tripes en guirlande, se les passe autour du cou et finit par en manger le cœur à belles dents. Cru of course. En se mettant de l'hémoglobine partout.

Pourtant, le meilleur est pour la fin, je veux dire pour la presqu'indécente caresse sonore du fameux duo « Caro » - « Bella ». Imaginez un piano demi-queue plus ou moins couleur bois de rose, autour duquel viennent s’agglutiner les personnages survivants (César et Curio en frac et nœud pap, Cleopâtre en combinaison courte noire, Louboutins et manteau doré à traîne, etc, etc., tous cotillons en tête, se repassant un joint et tirant sur des langues de belle-mère, la reine d’Égypte et la veuve éplorée du décapité se déhanchant sur des rythmes intérieurs (bamba ?) dont Haendel n’a jamais rien su. Bientôt rejoints par les morts relevés. Extase !

Tout le monde n’est pas Jérome Bosch, hélas.

Bref, MM. Patrice Caurier et Moshe Leiser sont des malfaiteurs de l’humanité, non moins que M. David McVicar avant eux. Et l’ovation que le public leur réserve à la fin ne fait qu’accroître leur culpabilité : faire applaudir la laideur et la vulgarité par un public sans méfiance est même le premier et le plus grand de leurs méfaits.

Pour la symbolique Occident-Moyen Orient-Pétrole, je passe la main.

 

Si vous voulez voir la version McVicar de Glyndebourne dont celle-ci n’est que le pâle remake (définition Brighelli), c’est là :

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https://www.digitaltheatreplus.com/education/collections/...=

 

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« À regarder », je vous en ai quand même trouvé une (les actes 2 et 3) qui n’est pas exempte de l’insupportable militarisation à la mode depuis plus de soixante ans, mais croyez-le ou pas, c’est la moins pire de toutes.

 

On passera sur le premier acte, où Livia-Cléopâtre navigue entre Carmen et Bardot de La vérité. On a droit aussi, bien sûr, aux rangers et aux battle-dress, le contraire eût été trop beau.

Il faut voir l’immense Andreas Scholl en trouffion pataud, avec des épaulettes que même la grande–duchesse de Gérolstein n’en aurait pas voulu pour ses gardes ! Al Sissi avec une voix d’ange !… Cléopâtre, pour sa part, quoique nordique (Inger Dam Jensen), est une des meilleures qui se puissent concevoir : non seulement jolie, dotée d’un irrésistible sourire à fossettes, elle passe sans broncher d’une perruque à l’autre et finit par chanter chauve. À ravir. C’est aussi une comédienne accomplie, à l’aise dans tous les registres, de la commedia dell’arte à la tragédie en passant par Marivaux. Que demande le peuple ?

Bon. Certains aficionados n’ont pas apprécié que le metteur en scène (Francisco Negrin) fasse du jeune frère de Cléopâtre un Levantin libidineux en âge d’être son père, voire son grand-père. Cela donne certes à l’inceste ptolémaïque une saveur inattendue, mais une fois le parti pris avalé, il faut reconnaître que Christofer Robson s’amuse beaucoup et fignole son avatar aux petits oignons. Randi Stene est une Cornelia belle et racée. On ne comprend pas trop que Palle Knudsen-Achilla avec son physique impressionnant de héros wagnérien, ne réussisse pas à lui faire oublier son Pompée qui, si mes souvenirs sont exacts, n’était pas aussi sexy qu’elle le chante. Michael Maniaci est, comme le dit son admirateur ci-dessous, vocalement époustouflant et très crédible en Nireno, même chauve. La jeune Tuva Semmingen est d’une grande fraîcheur en Sesto, ce qui par les temps qui courent n’est vraiment pas à dédaigner. Et John Lundgren arrive à se faire remarquer en Curio, chose rare, surtout dans la scène très réussie du basculement d’Achilla.

Ce qui caractérise avant tout cette production, c’est son admirable direction d’acteurs. L’inverse absolu de Salzbourg. Et quelques heureuses trouvailles de mise en scène : ainsi, quand César, ivre d’admiration, titube devant le Parnasse qui se referme, c’est en compagnie d’un premier violon monté de la fosse (une dame à la chevelure pré-raphaélite en plus)  qu’il chante son fameux aria « Se in fiorito ameno prato ». Match au finish, pour violon et rossignol.

Enfin, il n’y a pas dans tout cela une once de vulgarité. Si je vous dis que c’est le moins pire.

 

Giulio Cesare in Egitto

Version danoise de Lars Ulrik Mortensen

Actes II & III


 

Les internautes :

~ « Excellent, great singing sets better in this part except the naff modern military outfits. »

~ « Of course Andras Scholl is amazing as Gulio Cesare...but what about Michael Maniaci with his incredible voice (Nireno) ? He isn't countertenor but natural castrato voice, perfect for this role. »

~ « Espléndido A. Schol en el rol de G. Cesare e igualando su nivel, el resto del elenco. Gran duelo entre el violin y la voz, de A. Schol. »

 

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Au diable l’avarice ! Sans raison particulière.

Pour le plaisir de partager avec ceux qui voudront : ma version préférée entre toutes.

 

César est ici la grande contralto serbe Marijana Mijanović, accessoirement un des plus beaux visages qui existent, mais vous ne le verrez pas car c’est une version audio, enregistrée en concert. Dans le rôle de Cléopâtre, lady Rattle soi-même, la mezzo-soprano tchèque Magdalena Kožená. Dans celui de Tolomeo, le contre-ténor US d’origine indienne Bejun Mehta, plus ou moins élève de papa pianiste, de maman violoniste et de tonton Zubin, chef. Tranquillement devenu, depuis, le meilleur contre-ténor du monde. Anne Sofie von Otter, ici bien plus convaincante en Sesto qu’en Cornélie à ramassette dans l’horreur de Salzbourg. C’est Charlotte Hellekant qui rend justice – et quelle ! - à la veuve de Pompée. Dans les quatre autres rôles, Alan Ewing, Pascal Bertin et Jean-Michel Ankaoua ne pourraient pas être meilleurs.

Quinze ans et pas une ride.

 

Giulio Cesare in Egitto

Version Marc Minkowski et les Musiciens du Louvre

Enregistrée au Wiener Konzerthaus, Grosser Saal

Novembre 2002


 

Les internautes :

~ « Amazing »! »

~ « In my opinion, some of the most beautiful music on God's green earth... thank you maestro Handel... »

~ « Handel y unas buenas voces, la compañía ideal. GRACIAS. »

  

 

Parenthèse

Dans un roman de 1966 [Le masque d’Apollon], l’auteur anglais Mme Mary Renault raconte l’histoire d’un acteur tragique athénien du IVe siècle avant notre ère appelé Nikostratès.

Comme on le sait, les tragédiens jouaient masqués : montrer leur vrai visage en scène eût été pour eux comme se prostituer dans la rue. Ils étaient toujours trois ou quatre à se partager tous les rôles, changeant à chaque fois de masque, de voix et de costume, soutenus par un chœur et des figurants.

Au cours d’une tournée pas très fortunée, un vieux masque d’Apollon échoit à Nikostratès, merveilleusement sculpté dans du bois d’olivier, mais de facture archaïque : sévère, démodé, sa peinture écaillée. L’acteur s’y attache. Il sent dans les yeux vides une présence, quelque chose qui le pousse à révérer, à dresser à l’objet un autel sur sa table de chevet, entre une branche de laurier frais et une petite lampe.

 

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Un jour, sa troupe est invitée à jouer pour une conférence de paix qui se tient à Delphes. Les envoyés perses qui la financent optent pour Les Myrmidons, d’Eschyle. Nikostratès, « protagoniste », jouera donc Achille, mais il s’adjuge aussi le rôle d’Apollon qui, dans le prologue, apparaît dans les airs et prophétise. « On n’est pas à Delphes tous les jours », dit-il à son associé qui s’étonne. « Appelle ça mon service au dieu. » Et il fait venir un peintre pour lui demander de raviver son masque. L’autre, qui est un artiste aussi, tombe en arrêt devant ce qu’on lui présente et murmure, après un long silence : « À quoi devait ressembler le monde, quand les hommes avaient de pareilles certitudes ? ». Bon, d’accord, il le repeindra.

L’anecdote est celle-ci :

Nikostratès, sanglé d’un harnais, est hissé dans les airs au bout d’un filin. Un acteur déchu qui lui en veut et qu’il n’a pas vu depuis des lunes a trafiqué le filin pour « se venger » peu importe de quoi. Comme il commence à parler, sa cithare à la main gauche, pour mille huit cents personnes qui ne peuvent perdre un seul de ses soupirs, il sent que quelque chose d’anormal se passe. Une secousse. C’est l’un des quatre brins du filin qui vient de lâcher. Il comprend que, s’il ne fait rien, dans un instant il s’écrasera sur les dalles, trente pieds en contrebas. Mais, incapable de ridiculiser le dieu qu’il incarne en appelant à l’aide, il s’abandonne à sa volonté et continue. Un spectateur qui a vu s’écrie. Il lève la main droite pour le faire taire et dit « Nous sommes tous dans les mains des dieux ». L‘assistance retient son souffle, des petits chevriers du tout dernier rang à Dion de Syracuse et Platon assis au premier. Le silence est si énorme qu’on entend le vent agiter les oliviers en contrebas. Et quand, au bout d’une éternité d’angoisse, il achève son monologue, il sent le sol sous son pied : le machiniste, ruisselant de sueur, l’a fait descendre aussi doucement qu’il pouvait sans casser le dernier brin. Nikostratès a juste la présence d’esprit de couper son dernier vers « Et maintenant je m’envole vers l’Olympe » et tout est fini. On s’empare de lui. Il endosse le costume d’Achille et – heureusement qu’Achille boude ostensiblement pendant une bonne partie de l’acte – sort peu à peu de sa transe.

Quand le visiteur sicilien le félicite pour son courage et lui dit qu’il ne jouera plus jamais aussi bien, il répond, hébété : « C’est le dieu, pas moi. » Et est frappé par la foudre. Parce que c’est aussi un roman d’amour. Grec. Mais ceci est une autre histoire.

 

C’est comme ça que chante Marijana Mijanović : en danger de mort. À chaque fois. Que ce soit en représentation ou en concert, voire même en séance de travail, sans rien voir, ni personne, ni les instruments ni les murs. Seule avec son dieu. Comme le jaune et le blanc dans un œuf.

 

 

« Svena, uccidi, abbatti, atterra piaghe, morte, strage, guerra sempre in vita incontrerò. e tu padre, in me riposa, dietro, all'ombra generosa a momenti volerò »

Bajazet, Vivaldi


 

La voici, pour finir, dans la scène de la folie du Roland furieux, se ruant sur les notes assassines sans en esquiver une seule si meurtrières soient-elles, quand d’autres s’accorderaient le répit d’un parlando.

La mise en scène est nulle et la prise de son pas terrible, mais l’artiste est unique, incomparable.

 

« Ah, Medoro, Medoro… Ah ! Stigie larve »

Orlando, Haendel, Opera de Zurich, 2007

Martina Jankova (Angelica), Marijana Mijanović (Orlando)


 

Pour cette hébétude, je donnerais toutes les Bartoli du monde, en dépit de leur beau nez, de leur art du chant et de leurs performances d’athlète.

 

 

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L’Apollon de Gaza [Statue en bronze d’1,70 m découverte par un pêcheur en 2014.]

Ce sosie de Mme Mijanović a 2500 ans.

 

 

 

Mis en ligne le 25 septembre 2017

 

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22:12 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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Ah, c’est malin !

 

Le gang de Lucy Stein est entré dans Moscou

Israël Adam Shamir – 18 septembre 2017

Entre la plume et l’enclume

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Est-ce que la Ligue des fans de Poutine peut gagner les élections municipales à New York? Pas de danger, marmonnerez-vous, à raison probablement. Et pourtant, la semaine dernière, aux élections municipales, les forces pro-US ont mis le grappin sur un tiers des sièges à Moscou. C’est un choc, étouffé par le silence des médias tant sur l’élection que sur ses résultats.

Normalement, je ne me mêle pas trop de la politique intérieure russe (tout le contraire pour ce qui relève des affaires  étrangères). C’est de la cuisine de clocher, opaque et nullement démocratique. Ceci est valable dans chaque pays que je connais, mais en Russie, il n’y a même pas de compétition. Les conseillers du Kremlin tentent de figer les résultats avec autant de subtilité que pour les primaires démocratiques sous le règne de Debbie Wasserman Schultz. Cette fois ils ont eu une idée brillante au premier abord ; ce serait super si très  peu de gens allaient voter, disons, seulement ceux qui seraient nécessaires pour valider l’élection. De la sorte, pas de frais de publicité, de publication de programmes, de couverture par la télé. Les gens étaient vaguement au courant qu’il y avait des élections municipales, mais l’affaire était si insignifiante que très peu de gens se sont dérangés pour voter : à peine plus de 10% des inscrits. Mais le subterfuge cynique a lamentablement échoué.

 À Moscou (la seule partie de la Russie qui compte) les trois grands partis d’opposition, les communistes, les nationalistes et les socialistes proches du Kremlin, ont été décimés. Leurs votes avaient été raflés par les libéraux pro-occidentaux, qui se décrivent eux-mêmes comme ceux qui « ont les bons gènes », « les bonnes têtes », à la « poignée de main franche », une série d’épithètes qui ont à voir, dans l’esprit des Russes, avec la judéité prospère, en quelque sorte, ou avec la nomenclature soviétique juivifiée. Les noms les plus connus  comportent Lucy Stein, une jeune journaliste juive relativement connue, qui montre des moulages de sa poitrine dans ses campagnes d’opinion et qui a filmé un montage ou l’on voit un petit garçon brutalisé par la police de Poutine. Autre personnage, Maxim Katz, jeune activiste juif qui a organisé la livraison bruyante des fleurs à l’endroit où Nemstov avait été assassiné, en touchant une commission juteuse, dit la rumeur.

Ces jeunes gens  (ils n’ont pas trente ans) étaient cornaqués par Dmitry Gudkov, membre  du parlement russe et fils d’un membre du parlement russe. Ça rappelle la chambre des Lords, mais Gudkov senior est un ex-colonel du KGB, un oligarque et le propriétaire d’une entreprise d’huissiers, tout à la fois, pedigree plutôt trivial. Les troupes de Gudkov avaient constitué une coalition avec Yabloko (la pomme, en russe) un parti libéral de quelque visibilité pendant les années Eltsine. Ils sont contre la politique de Poutine, pour la restitution de la Crimée à l’Ukraine et pour une alliance avec l’Ouest libéral. 

Les autres partis n’ont pas fait attention, tandis que les libéraux prenaient soin de se préparer pour ces élections négligées, et ils ont envoyé leurs votants aux urnes. Pour cela, ils avaient importé une technologie américaine, et l’un des assistants de Sanders, né en Russie, Vitali Shklyravor, qui était venu mettre au point ce qu’ils appelaient une « Uber politique », une application web pour que leurs candidats occupent le terrain et gagnent des votes. Et ils ont déployé des moyens bien plus importants que leurs concurrents.

C’était donc ça, la démocratie en action ? Voyons, c’était un exemple éclatant d’ingérence réelle dans des élections à l’étranger! Alors que les enquêtes du FBI n’ont toujours pas produit la moindre preuve tangible d’une interférence russe dans les élections US, et que l’audit de Facebook a révélé qu’il y avait eu injection de 150 000 dollars en campagnes publicitaires pour des entités pro-Kremlin entre 2015 et 2017, l’interférence US dans les récentes élections de Moscou a été vaste, puissante, et efficace. Les forces pro-US ont dépensé plus de soixante millions de dollars à Moscou seulement, selon les estimations les plus conservatrices, et probablement bien plus. Et ces fonds venaient de l’étranger.

L’idée d’une ingérence russe dans les élections US était flatteuse mais sotte. Les Russes ne jouent pas dans la même ligue en matière d'ingénierie politique. Les Américains maîtrisent la chose, s’étant entraînés dans un environnement concurrentiel. La seule chance pour les Russes d’avoir des élections honnêtes  était d’adopter une autre technologie américaine, autrement dit de livrer bataille contre l’interférence étrangère. Le Kremlin pouvait et aurait dû contrôler les voies d’accès de chaque opération du gang Stein-Katz, et agir avec la même rudesse que les Américains avec l'interférence russe imaginaire. Mais est-ce qu’ils auraient voulu le faire ? J’en doute. Ceux qui ont mal manœuvré dans les élections feront tout ce qu’ils peuvent pour étouffer la chose. Pas un média russe important ne s’en est fait l’écho, sur ordre direct du Kremlin.

 Nous avons des preuves de l’interférence US dans les élections russes : un aveu du coordinateur de Russie ouverte, une entité politique créée par Michael Khodorkovsky. Cet oligarque, jadis l’homme le plus riche de la Russie, a passé neuf ans derrière les barreaux en Russie pour évasion fiscale massive, escroqueries, crimes en bande organisée et complot pour commettre des meurtres, un vrai requin dans les eaux fangeuses des affaires et de la politique russe.

 M Khodokovsky était un agent d’influence américain depuis des années. Après avoir été pardonné par Poutine, il s’est installé à l’étranger et il est devenu le centre de la campagne clandestine pour un changement de régime en Russie. Avec d’autres oligarques exilés et recherchés, Nevzline, basé à Tel Aviv, et Chichvarkine, basé à Londres, Khodorkovsky achemine des fonds pour l’opposition pro occidentale en Russie. 

Sa coordinatrice Maria Baronova était jadis très proche de Khodorkovsky mais s’en est séparée il y a quelque temps. Sur sa page Facebook elle admet que « Gudkov et Katz sont le projet secret de Khodorkovsky » tandis que d’autres éléments de l’opposition constituent le projet public de Khodorkovsky. En d’autres termes, toute la campagne avait été organisée depuis Washnington, ou depuis Langley. 

Comme nous l’avons appris par les câbles du Département d’État publiés par Wikileaks, c’est dans les habitudes de la CIA pour orchestrer des changements de régime: au lieu d’envoyer de l’argent directement à l’opposition, ils emploient les oligarques comme intermédiaires. C’est le canal utilisé en Syrie depuis 2006, tout comme au Liban, et maintenant  cela s’applique à la Russie. 

Les gagnants des récentes élections municipales à Moscou n’étaient pas simplement les « bonnes têtes »  de la nomenclature, mais des agents stipendiés de l’État profond US. Ils ont mis en œuvre l’expérience US, et l’argent US. Elle est là, la vraie interférence, pleinement victorieuse, et les organisateurs s’en sont très bien tirés.

Le système politique post soviétique tel qu’organisé par les conseillers de Poutine devrait partager la responsabilité du désastre. Communistes, nationalistes de Zhirinovsky et socialistes de Mironov ont été domestiqués si efficacement qu’ils ont perdu toute espèce de culot, de volonté de pouvoir, de désir de victoire, et leurs électeurs de même. Les gens ne s’intéressent plus à eux. Le parti au pouvoir Russie Unie n’est guère en meilleur état : c’est un clone du CRSU inoffensif, le dernier   parti communiste soviétique qui avait été démantelé par Gorbatchev et Eltsine sans la moindre objection de la part de leurs millions d’affiliés. C’est un parti de gens qui veulent avoir le pouvoir et les privilèges afférents, c’est tout.

L’Ukraine avait été dirigée par un parti semblable, le Parti des régions. Dirigé par Victor Yanoukovitch, ce parti s’est effondré après le coup d’Etat, ses membres ont quitté le bateau qui sombrait aussi vite que possible. Russie unie prendra la fuite aussi, en cas de problème ; ils assisteront impuissants à l’entrée de Khodorkovsky au Kremlin, et ils applaudiront probablement. Les 70% de voix pour Russie Unie ne garantissent en rien leur soutien à la démarche indépendante de Poutine. Il vaudrait mieux pour Poutine s’appuyer sur des cadres en nombre plus réduit, mais fiables et dévoués à sa personne. Lénine disait : « un petit anchois vaut mieux qu’un gros cancrelat ». Cela vaut aussi pour d’autres pays, comme l’ont découvert Trump et Corbyn : ils ne peuvent absolument pas compter sur leurs grands partis. Ils feraient mieux de parier sur un petit parti solide constitué par leurs soutiens les plus fidèles. 

Les porte-paroles du Kremlin se veulent rassurants en soulignant les pouvoirs très limités des députés élus. Selon la loi, ils ne peuvent gérer que les affaires strictement municipales. Cependant, il n’est pas rare que des entités de ce genre accroissent leur pouvoir dans une situation révolutionnaire. En France, en 1789, le parlement élu devait être simplement un organe de conseil pour le monarque, mais il a rapidement confisqué tous les pouvoirs et tranché la tête au roi. En URSS, en 1991, le parlement de la Fédération russe avait très peu de droits, et il était sous la coupe du parlement soviétique, mais il s’est attribué tous les droits, et c’est lui qui a brisé l’URSS.

Oubliez Navalny. Il va peut-être falloir nous habituer à l’idée que le prochain président de la Russie s’appelle Maxime Katz, et que Lucy Stein soit son Premier ministre. À moins que Poutine gagne des points lors des prochaines

 

Pour joindre l'auteur: adam@israelshamir.net

Traduction : Maria Poumier

Première publication en anglais: The Unz Review.

Source : http://plumenclume.org/blog/284-le-gang-de-lucy-stein-est...

 

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Justice civile à l’américaine

Ou des proportions que peut prendre un procès en divorce dans un pays où tous les moyens sont bons pour atteindre n’importe quelles fins

 

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Vous l’a-t-on assez dit qu’on ne croit pas à la vertu des pétitions… Mais allez voir sur le site de Sayed et faites ce que vous pouvez, ce que votre conscience vous dicte. C’est Norman Finkelstein qui le demande.

 

Pétition en soutien à Norman Finkelstein contre des avocats-vautours

SIGNEZ CETTE PÉTITION MAINTENANT SVP !

FAITES RADIER MICHAEL CHETKOF ET ALLYSON BURGER DU BARREAU POUR PARJURE ET CHANTAGE !

 

Articles explicatifs de Norman Finkelstein :

Michael Chetkof, Allyson Burger : Arrêtez le chantage !

Michael Chetkof : Le déjeuner à 30 000 dollars (1)

Tract distribué par le Professeur Norman Finkelstein devant le bureau des « avocats-vautours », pour lequel il a été arrêté et a passé une nuit en prison

Lettre de Norman Finkelstein après sa libération

 

A venir :

 

Allyson Burger : l’outrecuidance monstrueuse d’une ânesse bâtée (2)

Michael Chetkof, Allyson Burger : nouveau rebondissement (3) 

Michael Chetkof et Allyson Burger : le duo draculéen de sangsues frappe encore

 

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Lettre de Norman Finkelstein après sa remise en liberté

Suite à son action de tractage devant le bureau des avocats Michael Chetkof et Allyson Burger

 

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Mille remerciements à tous ceux qui m’ont écrit et ont appelé la prison.

J’ai dû passer la nuit en prison mais je suis libre maintenant.

Une chose que j’ai découverte est que peu importe combien de fois vous êtes allé en prison, vous ne vous y habituez jamais.

Ce ne sont pas les menottes serrées ou le sol froid de la prison.

C’est l’humiliation et la dégradation, car les gardiens de prison vous traitent vraiment avec moins d’égards que si vous étiez des ordures sans valeur.

« Tourne-toi », « Penche-toi », « Écarte les jambes », « Ferme ta gueule, putain ».

Le système de justice américain dit que Vous êtes innocent jusqu’à ce que votre culpabilité soit prouvée.

Mais lorsque vous considérez le monde de bas en haut, c’est tout le contraire :

À partir du moment de l’arrestation, vous êtes traité comme si vous étiez coupable jusqu’à preuve de votre innocence.

Si vous êtes innocent jusqu’à ce que votre culpabilité ait été démontrée, pourquoi êtes-vous enfermés dans une cellule de prison infecte souvent pendant plus d’un jour avant même de voir un juge ?

En ce qui me concerne, A luta continua (La lutte continue).

Je n’abandonnerai pas mon ancien étudiant et ami proche, le docteur Baldeo.

Il est la proie d’un couple d’avocats matrimoniaux de Long Island (Michael Chetkof et Allyson Burger), qui piègent et soumettent au chantage les immigrants musulmans qui ont réussi.

A présent, une ordonnance de la Cour a été rendue contre moi, ce qui veut dire que je risque une longue peine de prison.

Mais si je le trahis à son heure de grand besoin, je trahirai tout ce que j’ai défendu durant ma vie.

Faites une petite prière pour le Dr Baldeo et moi.

Norman Finkelstein, le 8 septembre 2017

 

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Pendant un an et quatre mois, j’ai été témoin de la crucifixion d’un homme.

C’était un ancien étudiant.

Un quart de siècle plus tard, c’est maintenant un ami de confiance.

Immigrant pauvre d’Amérique du Sud, il était commis d’entrepôt en journée et assistait à mes cours du soir.

Grâce à ses dons innés, et à force de travail acharné et d’une discipline surhumaine, il est finalement devenu pédiatre.

Mais il n’a jamais oublié d’où il venait.

Chaque année, il a mis de côté plusieurs semaines pour voyager dans le monde et se mettre bénévolement au service des pauvres et des démunis, les Damnés de la Terre.

Il m’a accompagné en Afrique du Sud, où il a traité des enfants orphelins atteints du Sida.

 

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Il m’a accompagné en Cisjordanie, où il a traité des enfants palestiniens blessés par balle par des soldats israéliens.

Il travaillait de 60 à 80 heures par semaine – oui, 60 à 80 heures ! – afin d’économiser de l’argent pour ses trois enfants.

Il voulait le meilleur pour eux : une vie libre des difficultés qu’il a dû supporter, car eux aussi, par la Grâce de D.eu, devinrent des médecins.

Il était sur le point d’atteindre les objectifs de sa vie : Guérir les malades et Nourrir ses enfants.

Mais en avril 2016, la catastrophe a frappé.

Il est tombé entre les griffes de deux avocats sans scrupules nommés Allyson Burger et Michael Chetkof.

Ils avaient tourné en cercle au-dessus de leur proie : de carrure chétive, il a la peau sombre, il est moitié musulman, et son anglais n’est pas parfait. La cible parfaite.

Ils ont ensuite fondu sur lui pour l’achever.

Ils ont inventé le Grand mensonge, selon lequel il aurait commis « d’innombrables » actes de « violence indescriptible » [contre son ex-épouse, prétendument révélés après 27 ans de mariage].

La preuve de cela ?

Aucune.

Aucune preuve photographique ou physique, aucune trace de plainte, aucun certificat médical, aucun affidavit de témoins oculaires.

Littéralement rien.

La peur et la douleur l’avaient mis hors de lui.

Cela m’a brisé le cœur.

J’ai promis de ne pas l’abandonner.

Comment aurais-je pu déserter un ami, un véritable saint, à son heure de grand besoin ?

Jour après jour, je me suis assis avec lui et ses avocats.

Jour après jour, je me suis rendu avec lui à la Cour.

Nuit après nuit, j’ai lu et relu le dossier de la Cour.

Mais je fus impuissant face au crime qui se déroulait.

Le duo de vautours assermentés ne cessait de s’évertuer à le compromettre et à le salir en trifouillant dans son passé.

Ils l’ont intimidé. Ils l’ont rudoyé. Ils l’ont harcelé. Ils l’ont secoué. 

Ils l’ont humilié. Ils l’ont dégradé. Et ils l’ont rabaissé plus bas que terre.

Sans relâche, sans merci, ils ont lacéré sa chair.

Le vendredi 4 août, il a succombé.

« Je n’en peux plus », murmura-t-il avec le sourire mortifié de la défaite.

Il a perdu sa maison et les économies de toute sa vie.

Cette nuit-là, il m’a appelé, sanglotant avec hystérie, brisé.

Je lui ai fait une promesse solennelle : cette horreur ne sera ni pardonnée, ni oubliée.

La vérité sera faite et les auteurs seront punis.

Advienne que pourra, je révélerai au monde comment il a été crucifié.

Étiez-vous là quand ils ont crucifié mon Seigneur ? Tremblez, tremblez, tremblez. [Gospel de Paul Robeson]

Maintenant, les Vautours le soumettent à un odieux chantage pour me faire taire.

Ils ont envoyé une lettre indiquant :

« Si votre ami continue sur cette voie, la boîte de Pandore sera ouverte et la publication du dossier de la Cour ne sera pas bénéfique au Dr Baldeo sur les plans personnel et professionnel » (voir ci-dessous).

Si vous êtes aussi scandalisé que moi par ces tactiques de chantage, je vous invite instamment à SIGNER ET PARTAGER CETTE PETITION et à contacter Allyson Burger et Michael Chetkof pour leur dire d’ARRETER LE CHANTAGE !

Voici leurs coordonnées :

Saltzman Chetkof et Rosenberg LLP

1-516-873-7200

mchetkof@scrllp.com

adburger@scrllp.com

 

Lire la lettre de chantage n° 1

Lire la lettre de chantage n° 2

 

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2017/

 

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France

 

On a reçu ça, et on s’en voudrait de ne pas relayer :

 

La « Fête de l'Huma » est devenue une fête « communiste » pour riches (et félons en tout genre) !

 

8. URSS.jpg

 

Nous y sommes allés le samedi 16 parce que nous voulions assister au débat organisé par VIKTOR DEDAJ (de Le Grand Soir) autour de Cuba. Il recevait l'Ambassadeur du Venezuela et celui de Cuba et, à notre surprise, avait invité un Tunisien faisant de l'anthropologie politique à Tunis.

Nous avions flairé une fois de plus la méta-hypocrisie de ce dernier en suspectant qu'à coup sûr, il allait venir chanter la « révolution du Jasmin » et sa mal-supposée convergence avec celle de Cuba…

Or, c'est dans ce « panneau » que sont tombés tant les BESANCENOT que les FAUSTO GIUDICE et tant d'autres « marxistes » de l'ancienne métropole de la Tutelle tunisienne.

Bref, nous voulions intervenir pour que l'Ambassadeur de Cuba comprenne qu'il allait être roulé dans la farine (1) par ces « révolutionnaires » tunisiens qui, en fait ont soutenu l'OTAN contre la Jamahiriya Libyenne à l'époque même où les FIDEL CASTRO, HUGO CHAVEZ et autres DANIEL ORTEGA leur donnaient des leçons de clairvoyance politique en dénonçant sans fard l'agression.

La Fête de l'Huma n'avait pas lieu à La Courneuve mais au Bourget. Nous avons donc marché à pied, beaucoup. Le lieu avait apparemment changé. Il y avait des policiers partout… Le public aussi avait changé et confirmait que cette fête de "communistes" est bien devenue une fête pour riches quand nous avons vu des hordes de jeunes gens plutôt "bobos" s'orienter vers le lieu de la fête.

Les seuls blousons noirs que nous avons aperçus étaient ceux qui vendaient des billets à la sauvette et ils avaient raison comme on s'en est vite rendu compte. En effet, ô surprise devant la Caisse, on nous annonça que l'entrée est à 40 EUROS ! « Forfait » ! Même pour une courte après-midi, comme nous en avions l'intention : 40 EUROS !

Résultat: on ne sait pas ce qui s'est passé mais on a économisé beaucoup d'argent...

L'Argent ne fait pas le Bonheur. Et, si le Plaisir dépend lui des choses, ce n'est pas le cas du Bonheur.

 

« Soyons réalistes. Exigeons l'impossible! » (Che).

 

____________  

 

 (1) Le Binôme MICHEL COLLON et LGS avaient, il y a 2 ans, organisé une conférence tripartite à Tunis qui était, à leur insu, sponsorisée par la racaille pro-OTAN, laquelle avait soutenu l'agression contre la Jamahiriya Libyenne. N'est-ce pas de l'hypocrisie politique, au sens anthropologique de l'invité tunisien à la Fête de l'Huma, que de chercher à se blanchir en venant dire qu'ils soutiennent la Révolution Cubaine ?

Ils ont même le culot de critiquer le "bourbier syrien" alors qu'ils avaient chanté sur le Mode Majeur sous la direction de l'intellectuel de l'OTAN IGNACIO RAMONET.

Note (bon à savoir) : Le journal « L'IMMONDE DIPLOMATIQUE », organe officieux de l'OTAN, est traduit officiellement en arabe à Tunis même.    

Référence citée : https://www.legrandsoir.info/paris-ce-que-l-039-experienc...

Source : Herboris. On aura compris qu’ils sont tunisiens.

 

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USA

Non, ce n’est plus Salzbourg et ce n’est pas Haendel ! C’est du Kabuki, et encore Israel Shamir, qui s’est défoncé cette semaine, ou alors, c’est l’actualité…

 

Trump en acteur de Kabuki

Israël Shamir24 septembre 2017

Entre la plume et l’enclume

Ici via Arrêt sur Info

 

9. Trump + Kim.gif

Donald Trump s’est trompé, dans sa carrière. Son style flamboyant en aurait fait un acteur de Kabuki populaire et très aimé. Les Japonais aiment ce qu’ils appellent aragoto, littéralement un style de drame héroïque “business à la sauvage”, mettant en scène un énorme guerrier terrifiant maquillé en rouge et noir, avec un grand sabre. Le guerrier fait irruption sur la scène avec des cris stridents et tonitruants et il lance jusqu’au ciel son Shibaraku (« Attends un peu », ou mieux encore « Bas les armes, rends-toi ». Les fervents du Kabuki se souviendraient avec délices de la prestation de Trump à l’Assemblée générale de l’Onu, et cela pendant des années, si seulement il s’était produit au théâtre Kkabukiza de Tokyo.

Dans l’art japonais, il y aurait un rôle pour Kim, son adversaire, dans la pièce intitulée Tora-no-O, « La queue du tigre ». Il serait celui qui pose le pied sur la queue du tigre.

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/trump-en-acteur-de-kabuki/

 

 2. petit hibou.JPG

 

Dernière minute :

Russie

 

Nicolas Maduro sera à Moscou début octobre pour participer à la semaine russe de l’énergie.

 

10. AlbaFist.gif

 

Est-ce en avant-garde de sa visite que l’Amérique Latine a envoyé à Moscou d’époustouflants danseurs ?

Il faudrait demander à Georges Stanechy :

 

Retour au Tango

http://stanechy.over-blog.com/2017/09/retour-en-tango.html

 

 2. petit hibou.JPG

 

 

 

Mis en ligne le 25 septembre 2017

 

 

 

 

20:39 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/09/2017

L'OEIL ÉTAIT DANS LA TOMBE...

1. Ship of fools Loui Jover.JPG

 

L’œil était dans la tombe et regardait Caïn

(Apparemment, ils étaient plusieurs)

 

*

Saïf Al-Islam Kadhafi : « Je vengerai l’assassinat de mon père ! »

Lyes Khaldoun  – Algérie patriotique 17 septembre 2017

 

2. SAIF.jpg

Saïf Al-Islam Kadhafi

 

Par Sadek S. – Depuis sa sortie de prison, Saïf Al-Islam Kadhafi s’emploie à rassembler les preuves pour démontrer que le chaos dans lequel est plongée la Libye depuis 2011 est le résultat d’un complot ourdi depuis l’étranger et laver l’affront fait à sa famille. Pour y parvenir, il vient de s’offrir les services d’un avocat, Khaled Al-Zaïdi, qu’il a chargé spécialement d’enquêter sur la mort de son père et d’attaquer toute personne s’en prenant à lui ou à sa famille.

Khaled Al-Zaïdi affirme à ce propos que son client s’apprête à porter devant la justice libyenne et internationale une série d’affaires. « Nous possédons des documents irréfutables qui démontrent que certains pays arabes et occidentaux ont joué un rôle dans l’assassinat de Mouammar Kadhafi. Nous travaillons encore sur ces documents et nous irons devant la justice quand nous serons prêts », a-t-il affirmé.

En attendant de ficeler le dossier de l’assassinat de Mouammar Kadhafi, l’avocat Khaled Al-Zaïdi a été chargé de riposter aux attaques d’un membre de la Chambre des représentants qui s’en est pris violemment à Saïf Al-Islam. Khaled Al-Zaïdi a commencé par déposer une plainte au niveau du tribunal de Tobrouk. Une plainte qui a été acceptée, il y a quelques jours. Selon le texte de celle-ci, le parlementaire aurait diffamé Saïf Al-Islam en lançant à son égard de fausses accusations concernant l’obtention de son doctorat en économie à Londres.

Dans une interview accordée au quotidien britannique et diffusée le 6 mars 2011, le parlementaire avait déclaré, en effet, que « le doctorat obtenu par Saïf Al-Islam avait en réalité été écrit par des professeurs d’université de Benghazi, auprès de qui Saïf Al-Islam Kadhafi aurait passé commande ». L’avocat Khaled Al-Zaïdi affirme que la plainte exige la présence de l’accusé en personne au tribunal lors de la première séance du jugement qui aura lieu le 16 octobre prochain. « Pour le moment, aucune réaction n’a émané du parlementaire accusé », rapporte la presse libyenne.

Saïf Al-Islam est, rappelle-t-on, libre depuis le 9 juin dernier. Il était détenu depuis 2011 à Zintan par la Brigade Abou Bakr Al-Sadiq. Les groupes armés qui contrôlent Zintan sont opposés au Gouvernement libyen d’union nationale (GNA). Des groupes proches de l’ancien régime répètent depuis quelque temps que Saïf Al-Islam Kadhafi est le seul capable d’unifier et de stabiliser la Libye, qu’il pourrait même être candidat à une future élection. Mais le fils du leader déchu ne bénéficie pas de la même popularité partout. Quoi qu’il en soit, il entend bien continuer à exister et à faire entendre sa voix.

S. S.

Source : https ://www.algeriepatriotique.com/2017/09/16/kadha...

 

*

À propos d’un Caïn parlementaire

« Le doctorat de René Naba »

Herboris – par mail tel qu’on l’a reçu – 18 septembre 2017

 

3. Saif K..jpg

Saïf au temps de l’insouciance  : à l'Opéra de Vienne en 2006  –  Celui d’un destin politique est-il venu ?

 

SAÏF devrait aussi poursuivre le larron de la Foire à la Diffamation Mondiale, RENÉ NABA, copain d'un autre célèbre diffamateur (MEYSSAN) puisque, « avec le Temps, Va, Tout S'en Va » et on oublie déjà que :

- l'ex-Irrespondable du Desk « Monde Arabe » à l'Association Française de Prestitués, a cité, dans un célèbre livre et sur des sites qui ne se sont jamais excusés, ce canular au sujet du Doctorat de KADHAFI Fils.

Avec les Arabes, la diffamation est encore plus « permise », surtout quand ils sont attaqués par 42 états emmenés par l'OTAN…. Cocorico les Français qui écrivent et prétendent « ré-informer » !

Vous voyez, la première guerre à mener est celle contre la Diffamation, l'une des Armes de l'Impérialisme en son stade suprême. Et comme nous l'avons analysé dans nos colonnes, la Diffamation se termine tout le temps, quand ses auteurs ont été démasqués comme imposteurs, en insultes p-graphiques (l'autre tranchant de l'arme) : exactement comme dans les cafés parisiens.

******************

René NABA mis à nu derrière son « portrait total » de Kadhafi  :  http://www.tortillaconsal.com/albared/node/210 (article  par les Pdt - canal historique)

Voyez le « portrait total Kadhafi » en images, illustrant l'article de Naba : « portrait total - De fossoyeur de la cause nationale arabe à fossoyeur de son propre peuple » (7 mars 2011) http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=4152

Idem pour www.mondialisation.ca  

Méfiez-vous de ce qui brille. Toujours pas de Mea Culpa !

 

*

Révélation explosive : Sarkozy, Fillon et Juppé ont envoyé des terroristes au Mali

Fatiha Mez  – Algérie patriotique 17 septembre  2017

 

4. MALI.jpg

François Fillon, Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. D. R.

 

Par Houari Achouri – Ce sont des révélations explosives que fait MarocLeaks, site électronique destiné au décryptage de l’actualité politique et économique du Maroc. Un article, extrêmement bien sourcé, écrit par Julie Amadis, rapporte les affirmations du capitaine Sékou Traoré, présenté comme « résistant aux djihadistes », selon lequel ce sont Sarkozy, Fillon, Juppé et le général Puga qui ont « envoyé les djihadistes attaquer le Mali avec la complicité du président Amadou Toumani Touré (ATT) ».

L’article commence par rappeler que « les terroristes MNLA et leurs homologues djihadistes (Ansar Dine, Aqmi) ont commencé à envahir le Mali le 17 janvier 2012 » et s’attache à expliquer comment « des terroristes ont pu envahir un Mali qui fait en superficie deux fois la France ». Pour cela, « il est indispensable de connaître quelles sont les forces derrières ces terroristes, autrement dit qui les a financé, qui leur a apporté une aide logistique et qui leur a donné des ordres ». D’après l’article, « la stratégie de la “Franceàfric ” a été de supprimer Kadhafi et d’utiliser l’arsenal militaire de l’ancien régime pour organiser la contre-révolution jihadiste dans les pays sous occupation militaire française ».

On apprend par MarocLeaks que, derrière cette stratégie, il y a Sarkozy, président français à l’époque, qui a mis «l’arsenal militaire de Kadhafi à la disposition de ces djihadistes pour combattre au Mali ». Ainsi, « la France a demandé au MNLA de l’aider à faire déserter tous les combattants de l’Azawad qui étaient dans l’armée libyenne… en contrepartie de son feu vert pour l’indépendance de l’Azawad ».

L’auteur de l’article reprend une série de sources médiatiques pour revenir sur les péripéties de l’action terroriste au Mali. Il cite Baba Ahmed et Christophe Boisbouvier, qui détaillent dans Jeune Afrique les moyens que détiennent les djihadistes qui font face à l’armée malienne : « Des fusils d’assaut, des missiles (sol-sol et sol-air), des lance-roquettes multiples BM-21 et des mortiers, tout droit venus des arsenaux libyens. » Jeune Afrique ajoute : « Les rebelles, fait-on remarquer à Bamako, sont presque mieux équipés que nos soldats. Pas étonnant qu’il y ait des désertions. » D’après les enquêteurs de Jeune Afrique, le MNLA, présent dans les collines autour de Zakake, au nord de Kidal, « revendique un millier d’éléments » dont d’«anciens soldats de l’armée libyenne revenus au pays et emmenés par Mohamed Ag Najem, ex-colonel de Kadhafi ; ils seraient un peu moins de 400. Dans le nord du Mali, ils ont retrouvé les hommes d’Ag Bahanga ».

Julie Amadis reprend une enquête publiée mardi 30 juillet par le New York Times qui révèle que c’est « l’Europe qui finance une bonne partie des opérations d’Al-Qaïda ». Le quotidien américain évalue à « 105 millions de dollars (93 millions d’euros) le montant total des rançons remises aux diverses factions du groupe en échange de la libération de ressortissants enlevés ». La France, selon l’enquête, a versé le gros de ce montant : « 58 millions de dollars (43 millions d’euros) depuis 2008. » Pour la journaliste, le meurtre du capitaine Sékou Traoré est « la preuve de l’alliance entre les djihadistes et le président “franceàfric” malien Amadou Toumani Touré ». Il avait dans son bureau le téléphone satellitaire récupéré sur les djihadistes. La journaliste rapporte le témoignage d’un ami du capitaine : « C’est dans la journée du 20 janvier au matin que le téléphone satellitaire extorqué aux chefs rebelles sonne, au bout du fil c’était le président ATT qui appelle, mais il tombe sur le capitaine Traoré. C’est ce coup de fil gênant qui est à la base du massacre d’Aguel-Hoc du 24 janvier ».

Julie Amandis explique : « Si la France envoie les djihadistes au Mali, c’est parce qu’elle y a des intérêts colonialistes. » Elle reprend les propos de l’ancien chef du MNLA, Hama Ag Mahmoud, qui souligne l’essence de la guerre au Mali : « La France a pris les devants pour obliger le Mali à signer un accord de défense, ensuite s’octroyer des concessions minières et protéger celles qui existent déjà. »

Julie Amandis conclut : « Pendant que les amis djihadistes de la France attaquent le nord du Mali, la France fait croire à l’opinion publique qu’elle vient “libérer” le pays en attaquant par le sud. En fait, il ne s’agit que d’une même invasion avec des mercenaires différents. Il s’agit d’une invasion impérialiste installant des djihadistes au pouvoir pour protéger les plus grosses entreprises françaises. »

H. A.

Source : https://www.algeriepatriotique.com/2017/09/17/revelations...

 

*

À quoi jouent les Kurdes ?

(suite)

 

On a reçu ça de Résistance 71, merci à eux :

 

Les Kurdes ont été trahis, des dirigeants du PYD se sont manifestement vendus aux yankees en échange d'une « carrière » politique à la mafieux Barzani.

Meyssan et Abed, surtout Abed du reste, sont partiaux et ne peuvent pas être pris 100% au sérieux.

Le CD a été trahi de l'intérieur et c'est le peuple kurde qui paiera une fois de plus les pots cassés, comme quoi il ne faut jamais laisser les forces étatiques s'infiltrer. La situation et la conjoncture se prêtent à cet état de fait malheureusement...

Notre position sur l'affaire du Rojava :

 

0. freccia nera piccola x.GIF

https://resistance71.wordpress.com/2017/09/16/que-se-pass...

 

Fraternellement.

 

Voir aussi le commentaire de jbl1960 à notre post.

Et enfin, des 7 du Québec :

Avant Meyssan  et avant les autres  nous avions souligné  la malversation  des  patrons kurdes dans un article commenté :

0. freccia nera piccola x.GIF

http://www.les7duquebec.com/actualites-des-7/le-national-...

 

Si on comprend bien, les Kurdes ont leurs Mahmoud Abbas.

Merci à tous.

 

*

Libye, Mali… et maintenant les Rohingyas !

Vous savez où c’est, vous ?

Pour ne pas mourir idiots…

 

Angle mort

Fernand Le Pic – ANTIPRESSE 17 septembre 2017

 

5. Arakan.JPG

Localisation de l’État d’Arakan (en rouge) à l’intérieur de la Birmanie

 

Le monde entier s’apitoie sur les Rohingyas, unanimement proclamés « peuple le plus persécuté de la planète » dans une concurrence pourtant rude. Mais on se garde bien d’évoquer les réalités historiques et géopolitiques qui ont conduit au drame actuel.

 

Petit rappel historique

Il y a environ 2500 ans, l’Inde du Nord (aujourd’hui le Népal) a vu naître le prince Sâkyamuni, futur Bouddha historique. Durant plus de 1000 ans, le « bouddhisme » (désignation européenne remontant au XVIIe siècle) s’était répandu pacifiquement dans toute l’Asie, y compris centrale, comme en témoignait la présence des Bouddhas géants de Bamian, dynamités à la veille des attentats du 11 septembre 2001 par les condisciples du mollah taliban Omar.

Avec les grandes vagues de conquêtes armées sarrasines puis musulmanes (jihad), le bouddhisme a été littéralement éradiqué de l’Inde. Les historiens indiens chiffrent le nombre des victimes tuées à l’arme blanche en dizaines de millions (cf. François Gautier, Un autre regard sur l’Inde, éditions du Tricorne, 1999). En fait, le jihad n’a jamais cessé dans cette région du monde. Ses habitants gardent une mémoire inquiète et continue du très lourd tribut qui s’annonce à chaque remontée en puissance de cette religion armée.

La région birmane, bouddhiste depuis 2300 ans, ne fait pas exception. Les derniers jihads locaux remontent à la seconde guerre mondiale et aux guerres d’indépendance (Inde, Bangladesh). Durant l’Empire, les Britanniques avaient installé en masse une population musulmane, provenant du Bengale, dans la région d’Arakan (Rakhine, d’où « Rohingya » en Bengali, terme que les musulmans ne commenceront d’ailleurs à utiliser que dans les années 1950).

En 1942, le général Archibald Wavel arma les Bengalis d’Arakan contre les Japonais déjà présents dans la région, dans le cadre d’une nouvelle stratégie de « Stay-behind » (résistance derrière les lignes), qui deviendra célèbre en Europe à l’occasion de la guerre froide. Mais, comme leur religion le leur impose, les Bengalis d’Arakan profitèrent de l’occasion pour étendre le « dar el islam » (territoire islamique) contre les mécréants birmans, majoritairement bouddhistes. Les « musulmans de l’Arakan » s’associèrent ensuite aux combats du Pakistan pour une sécession musulmane jusqu’aux terres birmanes. Déjà les Chittagong Hill tracts, à la frontière nord de la Birmanie, et peuplés majoritairement de bouddhistes, étaient islamisés de force, provoquant des exodes massifs vers l’Inde, qui se poursuivent actuellement et dont personne ne parle, bien entendu.

Alors le « Mujahid Party » d’Arakan exigea le 9 juin 1948, par la voix de son chef militaire Jaffar Kawal, que l’Arakan soit reconnu comme « le foyer national des musulmans de Birmanie », en ces termes :

« The area between the west bank of Kaladan River and the east bank of Naaf River must be recognized as the National Home of the Muslims in Burma ». (L’aire comprise entre la rive occidentale du Kaladan et la rive orientale du Naaf doit être reconnue comme foyer national des musulmans de Birmanie.)

Cet ultimatum, typique du jihad démographique, étant resté sans réponse, les jihadistes bengalis d’Arakan attaquèrent les villages bouddhistes, notamment autour de Maungdaw, avec le lot habituel de pillages, viols, incendies, enlèvements contre rançon, etc.

Un troisième jihad local fut déclenché lors de la guerre de sécession victorieuse du Pakistan oriental (qui deviendra le Bangladesh) contre le Pakistan occidental, en 1971. Les musulmans d’Arakan avaient pris parti au cri de “Pakistan Jindabad !” (Victoire au Pakistan) pour le Pakistan occidental, qui les avait formés et armés contre le Bangladesh. Leur défaite allait les obliger à se distinguer de leurs frères bengalis en se propulsant dorénavant comme « Rohingyas » et non plus « Bengalis d’Arakan ». Les armes qu’ils avaient accumulées allaient encore se retourner contre les mécréants Birmans. Les ci-devant Rohingya exigèrent à nouveau leur indépendance et la création de leur propre État, à l’issue d’un congrès pour la « Libération nationale Rohingya », tenu le 15 juillet 1972. Ils constituèrent dans la foulée divers groupes armés dont notamment la RSO (Rohingya Solidarity Organization), l’ARIF (Arakan Rohingya Islamic Front), le RPF (Rohingya Patriotic Front), RLO (Rohingya Liberation Organization) et l’IMA (Itihadul Mozahadin of Arakan).

Les évènements actuels s’inscrivent donc dans une implacable logique islamisante itérative, mais cette fois avec une aide internationale massive. Et cela n’a rien d’un hasard.

 

L’arrière-plan géostratégique

Dans ce millefeuille bien fourbi, on retrouve évidemment le « Deep state » américain, qui voit d’un mauvais œil l’influence tenace de la Chine sur le pays. Surtout depuis la mise en service, en 2013, des pipe-lines et gazoducs reliant la côte birmane, justement au beau milieu de la province d’Arakan, au Yunnan. Ils ne souhaitent pas non plus que les approvisionnements chinois soient facilités par le transport terrestre via la Birmanie, en comparaison du difficile et coûteux convoyage maritime via le détroit de Malacca. Ils s’agacent également de la coopération militaro-industrielle entre la junte birmane et la Corée du Nord. Ils vont donc activer leurs légions étrangères composées des pseudo-ONG habituelles, dont l’incontournable galaxie impériale de George Soros, toutes encadrées par des fonctionnaires chevronnés de la subversion clandestine.

À la veille de la nouvelle phase de jihad à laquelle nous assistons, en avril 2016 pour être précis, le géant californien Chevron mettait subitement en vente tous ses actifs birmans, dont ses 28,3% dans les gisements de gaz de Yadana («trésor» en birman), et de Sein en mer d’Andaman, opérés par le groupe Total depuis 2000, et surtout ses 99% du bloc d’exploration gazier «A5» dans le bassin de Rakhine, c’est-à-dire encore une fois l’Arakan.

C’est dans ce contexte qu’on verra arriver au pouvoir, en cette même année 2016, Aung San Suu Kyi, devenant « ministre de la présidence », c’est-à-dire l’équivalent d’un premier ministre mais sans compétence sur l’armée ni la police ni les gardes-frontières. Le Deep-state, s’émouvant de cette faiblesse, relancera la machine de guerre islamique au détour de quelques provocations très classiques, voyant des musulmans sous-armés attaquer des commissariats de police, et déclenchant la répression mécanique prévue. Les Rohingya passeront ainsi à l’état si envié de « peuple le plus persécuté de la planète », et de victime d’un « effroyable nettoyage ethnique », etc.

 

La machine de propagande se remet en marche

On aura recours à quelques célébrités sacerdotales, comme Barbet Schrœder partant filmer cet illustre moine bouddhiste extrémiste et nationaliste au péril de son confort bobo. Des dizaines d’experts indépendants, payés par on ne sait qui, mais instruisant tous à charge, justifieront en chœur les accusations les plus abominables contre les malfaisants sorciers bouddhistes islamophobes. Les agences de presse relaieront et les médias de grande surface écouleront la marchandise en promos spéciales et têtes de gondoles. Après quelques premières de couv bien trempées du Time magazine, du New York Times ou du Guardian, reprises en images par toutes les grandes chaînes tv et radio en prime time et commentées à saturation dans l’infosphère, la planète entière saura enfin qu’au bout du compte, les bouddhistes ne sont pas si pacifiques que cela et que leur violence exterminatrice pourrait même être pire que celle des jihadistes. Joli coup pour les islamistes qui neutralise définitivement le contre-exemple bouddhiste classique à leur jihad pathologique.

Il ne reste plus à l’ONU, à la Commission européenne et à la Maison-Blanche qu’à « s’inquiéter des exactions intolérables des moines » pour s’attendre à un jihad victimaire aussi légitime que le fut celui de l’UÇK en prélude à la création du Kosovo. Et tant pis pour les Bouddhistes qui avaient survécu depuis 2300 ans au jihad. Ils en ont bien assez profité comme ça et doivent laisser la place à « l’ôtre ».

En attendant ces prochaines nuits de cristal, Chevron n’a toujours pas vendu sa place. Au lieu de cela, le pétrolier subit la pression d’un groupe d’actionnaires pour intervenir contre le « génocide des Rohingyas ». Il s’agit du fond Halal Azzad (Azzad Asset Management) associé pour la circonstance au fonds américain des sœurs Ursulines (Ursuline Sisters of Tildonk), représenté par la sœur Valérie Heinonen, une activiste par profession.

C’est que le Vatican tout entier ne manquera pas une telle occasion de faire cause commune avec l’islam jihadiste, dès lors qu’il s’agit de convertir les idolâtres bouddhistes. Le pape François ne doute d’ailleurs pas une seconde de la victoire du monothéisme armé. Alors qu’il savourait son tour de force d’avoir finalement réussi à ouvrir une nonciature en Birmanie, en mai dernier, il félicita son invitée, Madame Aung San Suu Kyi, d’être « une bonne chrétienne », elle qui n’a nullement décidé d’abandonner le bouddhisme.

 

« Un iceberg de manipulation »

Reste que l’Arakan n’est pas le Kosovo et que la Chine ne lâchera pas la Birmanie. Elle vient de le faire savoir, au grand dam de ses alliés pakistanais, grands pourvoyeurs d’armement de tous les jihads. Pour obtenir son renoncement, il faudra ouvrir un conflit dont le scenario sera autrement plus complexe que le bombardement gagné d’avance de la pauvre Serbie par l’armada de l’OTAN. Madame Aung San Suu Kyi le sait parfaitement lorsqu’elle ose affirmer que l’opération en cours est comparable à un « iceberg de manipulation ». Les Saoudiens aussi, qui d’une main financent le jihad et de l’autre continuent de signer des contrats avec la Birmanie et la Chine, depuis 2011, pour exploiter le gaz birman, tandis que les émirats investissent, entre autres, dans les infrastructures routières et hôtelières de l’Arakan.

En revanche, côté occidental, l’unanimisme d’indignation antibouddhiste révèle toute la quantité de puissance transférée à l’islam. L’Europe est évidemment mûre pour que le pouvoir islamique s’officialise bientôt ici, et irrémédiablement, elle qui crache si aveuglément sur tous ceux qui s’y opposent comme ils peuvent depuis plus de mille ans, moines birmans en tête.

 

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En août dernier, 93 Rohingyas hindous ont été massacrés par des terroristes islamistes rohingyas

Arrêt sur Info17 septembre 2017


 

Le nom « Rohingya » ne signifie pas celui d’une ethnie particulière mais d’une minorité parlant la langue bengali. Selon les critères communément accepté par les ethnologues une ethnie, correspond à un groupe d’humains parlant une langue spécifique donc nous pouvons affirmer sans risques que les Rohingyas sont d’ethnie bengali. L’ethnie bengali est majoritaire au Bengladesh et dans l’État du Bengale Occidental situé en Inde. Ces deux entités étatiques ont été séparée lors de l’indépendance de l’Inde en 1947, la majorité des Musulmans se retrouvant dans ce qui était alors le Pakistan Oriental et qui est devenu le Bengladesh suite à la guerre d’indépendance de 1971, tandis que la majorité des Bengalis de religion hindou se retrouvait dans ce qui est l’État indien du Bengale Occidental dont la capitale est Calcutta. Mais, bien évidemment, il était quasiment impossible de réunir les membres d’une même religion dans un même ensemble étatique en se contentant de tracer une ligne frontalière et aujourd’hui, tandis que le Bengale Occidental possède une importante minorité musulmane, le Bengladesh possède quant à lui une importante minorité hindoue.

Lire la suite…

Source : http://arretsurinfo.ch/en-aout-dernier-93-rohingyas-hindo...

 

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La déstabilisation du Myanmar : un plan américain pour créer un ‘Rohingyaland’, sorte de ‘Kosovo’ d’Asie du Sud-est

Andrew Korybko – Arrêt sur Info18 septembre 2017

 

6.  mitch mcconnell-official-senate-portrait_1600jpg.jpg

Mitch McConnell, un de ces braves Zuniens qui ne s’ingèrent jamais dans les affaires d’autres états et combattent partout – mais si, mais si – le terrorisme.

 

La mise en place d’un « Kosovo » asiatique

C’était trop tentant pour que les États-Unis puissent résister à la politisation d’une crise géopolitique aussi prometteuse ; comme prévu, ils ont trouvé le moyen d’intervenir diplomatiquement. Le leader de la majorité du Sénat, Mitch McConnell, s’est prononcé contre le gouvernement du Myanmar et a agrémenté sa déclaration avec des nuances fortes de « rhétorique d’intervention/ responsabilité humanitaire pour protéger » lorsqu’il a annoncé « qu’il était nécessaire que le gouvernement fasse tout son possible pour protéger les Rohingyas et assumer ses responsabilité vis-à-vis des membres d’un groupe minoritaire religieux qui souffre depuis longtemps et dont des milliers d’entre eux ont été forcés de partir en haute mer sur des navires improvisés et dangereux pour échapper à la persécution ». En affirmant que le gouvernement était responsable de ce qui arrivait aux Rohingyas à l’étranger (une affirmation absolument ridicule au niveau de n’importe quel Etat), McConnell a jeté de l’huile sur le feu. Ouvrant  la porte aux États-Unis pour renforcer potentiellement leur participation à la « médiation » de la situation dictant ainsi des « solutions » pour y mettre fin. En fait, le président Obama avait déjà établi un lien entre « la démocratisation » et la situation des Rohingyas par son gouvernement; et le Département d’État avait exigé qu’on leur donne la citoyenneté immédiatement. Les États-Unis poursuivent clairement des intérêts ultérieurs en utilisant la crise humanitaire comme couverture pour donner des sommations au Myanmar; mais quel est exactement leur finalité ?

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Source : http://arretsurinfo.ch/la-destabilisation-du-myanmar-un-p...

 

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Crise des « Rohingyas » : scénarios de conflit et propositions de réconciliation

Andrew Korybko – Arrêt sur Info 18 septembre 2017

 

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La crise des Rohingyas va sans doute empirer avant de s’apaiser, pouvant même aller jusqu’à provoquer une intervention internationale multilatérale, mais la seule solution globale réellement acceptable et viable qui reste au Myanmar afin d’éviter ce pire scénario possible est d’impliquer les Rohingyas d’une façon ou d’une autre dans les pourparlers de paix et de fédéralisation en cours de Panglong 2.0.

La crise des Rohingyas a pris le monde de court en l’espace de deux semaines, mais rien de ce qui s’est produit n’est une surprise pour ceux qui ont attentivement suivi la Guerre Civile au Myanmar. Le contexte de ce conflit est très complexe, et par conséquent l’auteur va référer le lecteur à certains de ses précédents articles publiés sur le sujet, pour se familiariser avec la situation dans son ensemble. Juin 2015 : « Le plan US pour un « Kosovo » d’Asie du Sud au « Rohingyaland » –  partie I et partie IIOctobre 2016 : « Étude par Pays de Guerre Hybride, le Myanmar »HistoireTransition Politique et GéostratégieContradictions Ethno-Régionales, et Prédiction de Scénarios. Septembre 2017 : « La Crise des Rohingyas au Myanmar : Réalité, Rumeurs et Ramifications »

Plutôt que de rabâcher la majeure partie de ce qui se trouve dans les documents précités, la présente analyse va se focaliser uniquement sur les scénarios de conflit au Myanmar et sur les possibilités les plus réalistes pour apporter la paix à ce pays déchiré par la guerre, qui constitueront la première et la deuxième partie de cette étude. La troisième et dernière partie évoquera ensuite les manières par lesquelles la Chine pourrait surpasser les défis d’application d’un plan de paix proposé pour le Myanmar, et ainsi jouer un rôle indispensable dans l’avancement du processus de résolution du conflit sur place.

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Source : http://arretsurinfo.ch/crise-des-rohingyas-scenarios-de-c...

 

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Pour ceux qui aiment s’informer aux sources :

 

Le site web du Ministère de la Défense de la Fédération de Russie est désormais accessible en français

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http://fr.mil.ru/fr/index.htm

 

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Le plus célèbre bouddhiste que nous connaissions.

 

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Mis en ligne le 19 septembre 2017

 

 

 

 

17:29 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |