27/02/2017

SUS À L'ANGLOIS !

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Sus à l’Anglois !

 

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Mais où diable est-elle passée

 

Andre Vltchek explose. Assez c’est assez ! Il est vrai qu’à force d’élever l’hypocrisie au rang des beaux-arts, il fallait bien qu’un jour quelqu’un abatte son poing sur la table. Il s’y colle.

 

Enfermez l’Angleterre, en taule ou au cabanon !

Andre Vltchek – Information Clearing House24 février 2017

 

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Et nous y revoilà ! Toujours la même rengaine, le même vieux refrain archi-usé. Une fois de plus, le monde entier s’entend dire avec aplomb ce qu’il doit savoir, penser et croire. Une fois de plus on lui souffle jusqu’au rythme et au leitmotiv, pour qu’il sache comment il doit se dandiner en cadence.

Qui pourrait y résister ? Les paroles de l’inusable scie ne sont-elles pas prononcées en bon anglais et avec cet air de supériorité morale et intellectuelle qui ne peut que disperser tous les doutes ?

Le 19 février 2017, RT a publié ce qui suit :

 

« Le Telegraph, un des porte-parole préférés de la désinformation des services secrets anglais, se lance dans une autre opération de guerre psychologique envers la Russie », dit le journaliste indépendant Martin Summers. Une accusation de plus vient donc d’être lancée contre la Russie par le quotidien britannique, qui publie une histoire selon laquelle Moscou aurait été derrière un complot visant à tuer le Premier ministre du Montenegro en octobre dernier… Selon l’article, la Russie voulait renverser le gouvernement du pays pour l’empêcher de devenir membre de l’OTAN.

 

Donc, maintenant, c’est le Montenegro. Hier, c’étaient la Crimée, le Donbass et les élections américaines. Et revoilà la vilaine Russie ! La vilaine Chine, les vilains pays socialistes d’Amérique Latine, la vilaine Syrie, Érythrée, Zimbabwe, Afrique du Sud, Corée du Nord, Philippines, tous ces vilains qui se moquent de la supériorité anglo-saxonne.

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Cette fois-ci, je n’ai pas l’intention d’écrire un long essai philosophique sur « l’absence de vergogne de la propagande anglaise ». Je vais juste interrompre un instant l’article de 10.000 signes que je suis en train d’écrire pour l’Académie Chinoise des Sciences Sociales (CASS) sur l’impact de la Révolution soviétique de 1917 dans le monde.

Parce que je tiens à rappeler ce qui, selon moi, devrait être évident pour tout le monde, mais qui apparemment ne l’est toujours pas pour des dizaines de millions de gens, à savoir qu’il est impossible de prendre au sérieux ces types qui, en Angleterre, dirigent les merdias grand public et les réseaux de la propagande mondialiste. Depuis des siècles, aucun autre pays au monde n’a causé plus de douleurs à la planète, détruit plus de vies, ruiné plus de nations et de cultures et volé plus de ressources matérielles aux autres peuples que le Royaume Uni. Et tout cela a été fait sans battre un cil, a été glorifié et justifié par l’appareil de propagande le plus avancé qui existe, tout a été « défendu sur des bases morales ». Le concept entièrement tordu de justice à l’anglaise a d’abord été appliqué à l’intérieur du pays, et exporté ensuite vers tous les coins du globe.

Cela a continué et continué pendant de longs siècles, et cela continue aujourd’hui, les violeurs imposent des codes moraux qui sont mondialement acceptés. Les assassins en masse dirigent des cours de justice internationales, les menteurs et voleurs notoires enseignent « l’objectivité » au reste du monde. Les gourous de la désinformation éduquent leurs propres enfants mais aussi ceux des « élites » d’un peu partout dans les « prestigieuses » usines d’endoctrinement que sont leurs écoles et leurs universités.

Il est d’autre pays, bien sûr, qui ont fait de leur mieux pour tenter de dépasser le Royaume Uni en matière de brutalité, d’avidité et d’art de tromper. Il vaut la peine de mentionner pour mémoire ces candidats au championnat du monde du génocide qu’ont été la France, l’Allemagne, l’Espagne et, plus récemment les États-Unis. Ils lui ont fait concurrence avec zèle et détermination, mais en dépit de tous leurs efforts, ils n’ont jamais vraiment réussi à rattraper leur modèle.

S’il vous plaît, contentez-vous juste d’y réfléchir un moment, si vous ne le faites pas déjà depuis des années. Ensuite, lavez-vous bien les yeux et rejetez un coup d’oeil aux tabloïdes et à ces « publications de référence » qui paraissent au Royaume Uni. Regardez leurs chaînes de télévision spécialisées dans l’endoctrinement de masse. Et, si vous êtes encore capable de détachement et de bon sens, comparez ce qu’on vous y raconte avec ce que vous voyez en regardant par la fenêtre, où que vous soyez dans le monde.

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Il y a des années que je travaille sur tous les continents, dans quelque chose comme 160 pays. Partout, on m’a raconté des histoires à faire dresser les cheveux sur la tête, on m’a montré les preuves des crimes les plus monstrueux et les plus barbares commis part les britanniques presque partout sur cette planète.

Pour en dresser une liste à moitié complète, il faudrait y consacrer une brochure d’une taille respectable, si pas un livre entier. Ne mentionnons que quelques-unes des horreurs les plus flagrantes dont la « Grande » Bretagne s’est rendue coupable : la traite d’esclaves et la destruction d’une énorme partie de l’Afrique, avec mise à mort directe ou indirecte de dizaines de millions de gens. L’occupation monstrueuse du « Sous-Continent » au prix de dizaines de millions de vies (y compris au moyen de famines artificiellement organisées). La mise à sac d’énormes parties de la Chine, dans son effort pour éradiquer ou au moins briser la nation la plus peuplée du monde. Les attaques brutales contre la jeune Union Soviétique. L’horrible traitement des populations insulaires d’Océanie (Pacifique Sud) jusqu’aux Caraïbes. Le gazage et le bombardement, c’est-à-dire l’extermination littérale des peuples du Moyen Orient, dans ce qui est aujourd’hui le Koweit et l’Irak jusqu’en Palestine. Les invasions de l’Afghanistan, dont le « règne de la terreur à Kaboul » de 1879. Il y a eu quantités d’autres choses, vraiment beaucoup de crimes cauchemardesques et d’actes sans nom, mais aujourd’hui je fais court.

Dans le « Nouveau Monde », c’est-à-dire dans des pays comme les États-Unis, le Canada et l’Australie, les plus terribles massacres de peuples indigènes ont été commis par les deux premières générations de colons européens, principalement anglais.

 

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En réalité, la Grande Bretagne n’a jamais cessé un seul instant de commettre des crimes contre l’humanité. Depuis la IIe guerre mondiale, elle donne des cours aux USA, stratégiquement et idéologiquement, dans l’art de diriger un empire et de fabriquer l’unanimité du consentement en Occident, et même parmi les populations des pays colonisés (dans le contexte néo-colonial).

Elle a été impliquée dans certaines des actions les plus viles de l’histoire moderne, dans des pays comme l’Égypte, l’Iran, l’Irak, l’Afghanistan, le Congo, ainsi que dans le Pacifique et la région des Grands Lacs en Afrique.

Je le répète, ceci n’est qu’un bref résumé, très incomplet.

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Avec l’expérience qu’ils ont de l’occupation depuis des siècles d’énormes parties du monde, et sachant aussi d’expérience comment « pacifier » les indigènes, les Britanniques ont fini par développer, pour ensuite l’enseigner au reste du monde occidental, leurs très efficaces méthodes d’endoctrinement. Celles-ci ont ensuite été propagées davantage encore, principalement parmi les « élites » des nations colonisées. Résultat : des notions de perception globale complètement standardisées se sont développées et ont été mises en œuvre et imposées jusqu’en ce moment même. Elles comprennent une vision du monde en général, des « principes » et des « standards moraux », des lois et de la justice (y compris des concepts comme les « droits humains ») et même un jeu complet de valeurs générales.

La langue anglaise (surtout bien articulée avec un certain accent reconnaissable et acceptable) est devenu le principal outil linguistique incarnant à la fois la vérité et l’autorité.

Des nouvelles, présentées d’une certaine manière « objective » et avec un certain accent (ou un jeu acceptable d’accents), sont devenues subconsciemment, pour la grande majorité des gens, beaucoup plus dignes de foi que celles présentées par ceux qu’un grand journaliste, anthropologue et philosophe polonais, Ryszard Kapuscinski, appelait « les autres ».

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Ce système en apparence « parfait » et à l’épreuve des balles a fini par générer une paresse intellectuelle, de la soumission et même de la servitude. Il réussit ainsi à remplir sa fonction, qui est de maintenir le statu quo.

Les mensonges s’empilent sur les mensonges, et même les plus évidentes fabrications ne sont plus, depuis quelque temps, remises en cause, si ce n’est dans certains organes marginaux, évidemment qualifiés d’« extrémistes » par le régime occidental.

L’empire colonialiste s’est débrouillé pour survivre. Il exerce à présent un pouvoir total. Il domine la psyché du colonisateur aussi bien que celle du colonisé. Des avancées, qu’on devait aux luttes de libération et d’indépendance d’après la IIe guerre mondiale, ont été adroitement annulées. On a pu alors officiellement déclarer le colonialisme « disparu ».

À un moment donné, les démagogues anglo-saxons ont inventé le « politiquement correct », outil encore plus efficace destiné à neutraliser et à « pacifier » toute résistance sérieuse. Le politiquement correct prétend que toutes les nations et toutes les races sont égales, il glorifie même, du moins verbalement, ces « petits peuples » et presque toutes les cultures des nations sous-développées », tandis que dans la réalité l’empire continue à piller et à manipuler la planète, comme il l’a fait depuis des siècles dans ses colonies, où les seuls qui prospèrent sont les membres de l’« élite » ralliée, les gouvernements moralement corrompus d’un monde démuni et esclave.

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Comme il l’a toujours fait dans le passé, le régime choisit ses ennemis de façon pragmatique, et leur applique ensuite ses tactiques les plus éprouvées et les plus méprisables, lançant contre eux des campagnes de diffamation, déshumanisant les citoyens et les dirigeants des pays qu’ils ont choisis pour adversaires et créant souvent de fantasmagoriques mais très efficaces théories du complot.

Les médias britanniques, les agents de propagande britanniques, en fait tout l’establishment britannique ont atteint une perfection absolue dans le domaine du contrôle des cerveaux et du bourrage de crâne.

Comment, s’il n’en était pas ainsi, quiconque dans son bon sens prendrait-il au sérieux ce que racontent ceux qui sont responsables de la perte de dizaine de millions, peut-être de centaines de millions de vies humaines dans tous les coins du monde ?

Comment les maîtres d’œuvre de notre mondialisme insane pourraient-ils être pris au sérieux, s’ils n’avaient réussi à endoctriner complètement leurs « sujets » ?

Certains diraient que nous vivons dans un monde où la « normalité » ne se trouve plus que dans les asiles de fous, et que le seul endroit où puissent encore se réfugier un homme ou une femme doués de raison est derrière des barreaux ou sur une barricade.

Cependant, ceux qui pourraient nourrir ce genre d’idée ne doivent pas être très nombreux, puisque toute forme de réflexion est maintenant standardisée et sous contrôle. Cette fameuse liberté dont il est fait si grand cas se résume désormais à une poignée de choix personnels très limités, souvent égoïstes, que nous sommes encore autorisés à faire, tout en étant bel et bien bouclés à l’intérieur du système existant sans pouvoir en sortir.

Cette obsession britannique, européenne, en fait occidentale de tout contrôler, de tout maîtriser dans le monde a réussi à faire dérailler l’évolution naturelle des humains. Au lieu d’aspirations plus hautes, au lien de tentatives optimistes de construire une société égalitaire compatissante et pleine de joie, notre humanité se retrouve une fois encore enlisée dans une espèce de bourbier maître-esclave, dans quelque chose qui avait pourtant eu l’air d’être près de disparaître pendant certaines périodes du XIXe siècle et, un peu plus tard, au XXe siècle.

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Comment combattre ce cauchemar ? Je l’ai écrit souvent et je dois le répéter. Pour faire changer les choses, il faut d’abord comprendre la réalité. Mais il ne s’agit pas de connaître seulement les faits, il s’agit de savoir les analyser, il s’agit de savoir comment percevoir le monde et les événements essentiels.

Nous sommes perpétuellement bombardés, littéralement inondés d’informations, de données et de « faits ». Ce qui manque, c’est une façon totalement nouvelle de trier et d’analyser les réalités dans lesquelles nous vivons.

L’Empire n’occulte pas les faits. Il se livre à quelque chose de beaucoup plus sinistre : il rend les gens incapables de les comprendre et de les analyser de manière logique.

Commençons par les notions de base les plus élémentaires. « Un meurtrier en masse ne peut pas s’ériger en juge ». « Celui qui endoctrine et pratique le lavage de cerveau ne peut pas enseigner ». « Ceux qui mettent des millions de gens dans les fers ne doivent pas être autorisés à prêcher la liberté ».

La réalité, c’est que nous sommes en présence d’une poignée de nations et de cultures mentalement dérangées, qui ne cessent de vouloir soumettre les autres, de violer et de piller des nations entières et même des continents, et qui veulent continuer à diriger de la sorte notre planète, si belle mais si terriblement défigurée.

Ces nations moralement mortes n’ont aucun reste de compassion et pas la moindre trace de rationalité. Ce fait a été prouvé encore et encore. Un million de victimes, dix millions de victimes, qu’est-ce que cela leur fait, du moment qu’ils peuvent continuer à dominer. La nature ruinée... des îles qui disparaissent... l’air empoisonné... tout cela leur est égal.. Des peuples entiers réduits à l’état de bétail endoctriné, émotionnellement et intellectuellement uniformisé... bof, on s’en fout, non ?

C’est une réalité extrêmement troublante, mais c’est la réalité. Plus tôt nous la reconnaîtrons pour ce qu’elle est, mieux cela vaudra.

La Grande Bretagne devrait s’asseoir sur son cul et pleurer d’horreur, en se rappelant tous les crimes qu’elle a commis, les camps de concentration qu’elle a construits en Afrique et ailleurs, en se souvenant des famines qu’elle a déclenchées en Inde et ailleurs, de ces monceaux d’innocents qu’elle a massacrés sur chaque et sur tous les continents. Elle devrait hurler de honte du nihilisme qu’elle a propagé, des enthousiasmes qu’elle a ruinés, des beaux rêves et des espoirs de notre espèce, qu’elle s’est acharnée à éteindre.

Elle devrait se figer sur place et pleurer d’horreur en se représentant les instructions qu’elle a données à des pays comme l’Afrique du Sud, aux États-Unis et au Rwanda, des instructions qui ont entraîné de terribles bains de sang au lieu de l’harmonie et du progrès dont avait besoin notre monde.

Pourquoi toute cette terreur ? Seulement pour que le Royaume Uni et ses cohortes puissent continuer à dominer et tout assujettir autour d’eux ? Il ne s’agit pas seulement de rapacité ou de ressources naturelles, il s’agit de pouvoir. Il s'agit de tyrannie.

Je ne veux plus de leurs analyses. Je ne veux plus de leurs nouvelles, de leurs informations, de leurs films, de leurs livres et de tout le fourbi de leur propagande. Même dans la solitude obscure d’une caverne on peut mieux comprendre le monde qu’en lisant leurs feuilles de désinformation ou en regardant leurs chaînes d’endoctrinement télévisé. Tout cela n’a pas d’autre but que de déboussoler les gens pour les rendre passifs et soumis. Leurs présentateurs aussi bien que leurs journalistes de l’écrit ressemblent à de tristes robots lobotomisés : il n’y a pas de vie, rien de neuf, rien de hardi ni de révolutionnaire dans leurs paroles. Ces êtres fonctionnent approximativement : ils bougent, mangent, chient, rabâchent ce qu’ils sont censés rabâcher, mais ils ne vivent pas.

Ils ne savent que salir, pas inspirer. Quand on trouve chez eux un semblant d’optimisme, ou de rire, il est toujours faux, préfabriqué et produit en série.

Si on y réfléchit un peu, cela va de soi. Un bourreau ne peut pas être un visionnaire ou un idéaliste.

Comparée à celle de la Chine ou de l’Iran, la culture de la Grande Bretagne est relativement jeune. Et pourtant, on la sent vieille, fatiguée, éteinte et obsolète. Trop de crimes et trop de mensonges peuvent épuiser même un jeune organisme.

Si l’Angleterre était une personne se mouvant dans une société normale, elle serait soit en prison soit dans un asile d’aliénés. On pourrait en dire autant d’ailleurs du reste de l’« Occident ».

Nous n’avons rien à apprendre d’un maniaque assassin, n’est-ce pas ? Notre seule préoccupation devrait être comment lui passer la camisole de force, comment l’empêcher de tuer et de faire du mal aux autres, et comment y arriver le plus vite possible.

Je doute aussi qu’avec un tel pedigree, un pareil curriculum, notre dangereux dément doive être autorisé à interpréter publiquement le monde, à enseigner quoi que ce soit à qui que ce soit, et même à participer à aucune discussion sur les questions essentielles qui se posent à notre planète.

 

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Andre Vltchek (ici avec Noam Chomsky) est un philosophe, romancier, cinéaste et journaliste d’investigation américain d’origine tchèque, né à Léningrad. Il a couvert les guerres et les conflits dans des douzaines de pays. Ses trois derniers livres sont le roman révolutionnaire Aurora et deux essais politiques : Exposing Lies Of the Empire (Révéler les mensonges de l’Empire) et Fighting against Western Imperialism (Combattre l’impérialisme occidental), qui sont déjà des best sellers. Il est aussi le co-auteur – avec Noam Chomsky – de On Western Terrorism: From Hiroshima to Drone Warfare  (Sur le terrorisme occidental. D’Hiroshima à la guerre par drones). On peut  voir ses autres ouvrages ICI. En ce moment, Andre réalise un film pour teleSUR et Al-Moyadeen. Voir ici Rwanda Gambit, son documentaire révolutionnaire sur le Rwanda et la République Démocratique du Congo.

Vltchek a vécu en Amérique Latine, en Afrique et en Océanie. Il vit actuellement en Extrême et au Moyen Orient et poursuit son travail dans les autres parties du monde.

On peut le joindre sur son site web http://andrevltchek.weebly.com et sur Twitter.

Source : http://www.informationclearinghouse.info/46530.htm

 Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

UK 'pilots' working way through kill list of UK citizens fighting for ISIS in Iraq and Syria  (des pilotes du Royaume Uni « travaillent » sur la kill list de citoyens britanniques combattant pour ISIS en Irak et en Syrie). Des pilotes de la RAF assassinent secrètement des djihadistes britanniques soupçonnés de vouloir commettre des attentats en Grande Bretagne.

MPs call on Theresa May to release 'kill list' for UK drone strikes (Des membres du Parlement réclament à Thereza May la publication des « kill lists » faisant l’objet de frappes par drones du Royaume Uni). Lord Macdonald, Directeur des Poursuites pénales a co-signé une lettre à Thereza May, exigeant une plus grande transparence sur l’utilisation, par le Royaume Uni d’une « kill list » pour les frappes par drones prenant pour cibles des citoyens britanniques.

 

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Pour ceux qui croiraient qu’Andre Vltchek exagère :

 

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Le plus grand guerrier des temps modernes, ce n’est point Napoléon, c’est Pitt. Napoléon faisait la guerre, Pitt la créait. Toutes les guerres de la révolution et de l’empire, c’est Pitt qui les a voulues. Elles sortent de lui. Otez Pitt et mettez Fox, plus de raison d’être à cette exorbitante bataille de vingt-trois ans. Plus de coalition. Pitt a été l’âme de la coalition, et, lui mort, son âme est restée dans la guerre universelle. Ce que Pitt a coûté à l’Angleterre et au monde, le voici. Nous ajoutons ce bas-relief à son piédestal.

Premièrement, la dépense en hommes. De 1791 à 1814, la France seule, luttant contre l’Europe coalisée par l’Angleterre, la France contrainte et forcée, a dépensé en boucheries pour la gloire militaire, et aussi, ajoutons-le, pour la défense du territoire, cinq millions d’hommes, c’est-à-dire six cents hommes par jour. L’Europe, en y comprenant le chiffre de la France, a dépensé seize millions six cent mille hommes, c’est-à-dire deux mille morts par jour pendant vingt-trois ans.

Deuxièmement, la dépense en argent. Nous n’avons malheureusement de chiffre authentique que le chiffre de l’Angleterre. De 1791 à 1814, l’Angleterre, pour faire terrasser la France par l’Europe, s’est endettée de vingt milliards trois cent seize millions quatre cent soixante mille cinquante-trois francs. Divisez ce chiffre par le chiffre des hommes tués, à raison de deux mille par jour pendant vingt-trois années, vous arrivez à ce résultat que chaque cadavre étendu sur le champ de bataille a coûté à l’Angleterre seule douze cent cinquante francs.

Ajoutez le chiffre de l’Europe ; chiffre inconnu, mais énorme.

Avec ces dix-sept millions d’hommes morts, on eût fait le peuplement européen de l’Australie.

Avec les vingt-quatre milliards anglais dépensés en coups de canon, on eût changé la face de la terre, ébauché partout la civilisation, et supprimé dans le monde entier l’ignorance et la misère.

L’Angleterre paye vingt-quatre milliards les deux statues de Pitt et de Wellington.

C’est beau d’avoir des héros, mais c’est un grand luxe. Les poètes coûtent moins cher.

Victor Hugo, William Shakespeare (pp.529-531)

 

Mais pourquoi diantre fallait-il faire le peuplement européen de l’Australie ?

 

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Prise de Québec 1759

 

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British Direct Rule in India

 

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An Empire Bathed in Blood

 

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Union 1898

 

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Et un petit contemporain pour la route…

 

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Le coup de gueule d’un homme indigné et quelques images ne sauraient rendre compte de l’ampleur des malfaisances de l’empire britannique, y compris, à l’intérieur, sur la population anglaise (ne parlons pas de la torture pluriséculaire de l’Irlande). Une partie de cette population met un enthousiasme sidérant à se laisser faire, mais une partie seulement… L’autre a déjà voté le Brexit. À suivre.

 

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Mais où va le monde ?

 

Des barricades à Berne !

RT27 février 2017

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Épisode banal partout ailleurs, mais… en Suisse !

Il n’empêche que des squatters délogés d’un bâtiment appartenant au Bureau Fédéral de la Construction, qu’ils occupaient depuis six mois, ont accueilli la police avec des jets d’objets divers, de la peinture, des pétards, etc., ce qui, pour la maréchaussée helvétique, est « tout à fait inacceptable ».

Les squatters ont trouvé du soutien dans la population, puisqu’un groupe appelé Raum Raub avait organisé une manifestation de protestation qui a débuté samedi à 20h40’.

La manifestation n’était pas autorisée. Elle a eu lieu quand même. La police a voulu empêcher les manifestants de se rendre là où ils voulaient aller. Les choses ont dégénéré, au point que des jeunes gens encapuchonnés ont mis le feu à des voitures, que des projectiles ont été échangés et que la police – mieux armée – est restée maîtresse du terrain après avoir fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogènes. Non sans que des barricades se soient élevées aux cris de « Guerre à la police ! ». Comme à Paris ? Oui.

 

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On peut lire l’article de RT en entier (et en anglais) y compris une communication de Raum Raub (en allemand) ici :

https://www.rt.com/news/378781-bern-protests-switzerland-...

 

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Pour qu’ils ne croient pas qu’on les oublie…

 

Hassan Nasrallah : Pourquoi Israël redoute une guerre contre le Hezbollah

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 16 février 2017, à l'occasion de la commémoration annuelle des dirigeants martyrs (VOSTFR)

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

 


 

 


 

 

Transcription :

Chers frères et sœurs, pour cette commémoration annuelle des dirigeants martyrs du Hezbollah, nous veillons (toujours) à ce que le thème principal de notre discours soit ce qui a trait à l'ennemi israélien. Permettez-moi de l'aborder sous deux aspects : premièrement, l'aspect libanais, et en deuxième lieu, l'aspect palestinien.

Côté Liban, en ce qui concerne la question israélienne, durant les dernières semaines et les derniers mois, nous avons entendu beaucoup de propos israéliens, nous avons lu beaucoup de déclarations, d'analyses et d'évaluations israéliennes. De même, un certain nombre de conférences ont été organisées, surtout au début de la nouvelle année grégorienne. Nous avons également entendu de nouvelles estimations, des déclarations israéliennes sur la situation stratégique de la région, et dans ces conférences, des Présidents, des ministres, des généraux, des personnalités, des Professeurs se sont exprimés. Beaucoup de ce qui a été dit avant et après a été publié.

En synthèse – je vous parle du point essentiel pour ne pas m'attarder sur les considérations qui ont mené à cette conclusion –, il s'agit de l'intimidation continue contre le Liban, l'évocation d'une 3ème guerre du Liban, les scénarios de cette guerre et ce que fera Israël du Liban durant la 3ème guerre du Liban. Et tout ce que vous voulez en fait de déclarations, propos, discours, menaces, intimidations, etc. Je veux m'arrêter quelque peu sur cette question.
Bien sûr, la position israélienne, même au niveau de l'évaluation de la situation, se développe en ce qui concerne le Liban et le Hezbollah en particulier : par exemple, ils parlent de la « menace stratégique », de la « menace essentielle », de la « menace principale ». Cette année, ils nous ont élevés et mis en première position. 

Lire la suite…

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2017/02/hassan-nasrallah-po...

 

 

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Mis en ligne le 27 février 2017

 

 

 

 

22:34 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/02/2017

DU NOUVEAU EN PALESTINE

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Bateau israélien ouvrant le feu sur un pêcheur palestinien

 

Ce n’est pas nous qui faisons des heures sup, c’est l’actualité…

 

Dun nouveau en Palestine

Le Hamas a un nouveau chef

 

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Élection de Yahya Sinwar : Israël s’inquiète…

Yahia GOUASMI – P.A.S.24 février 2017

 

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La situation en Palestine occupée risque de connaitre des bouleversements dans les semaines à venir, en raison de l’élection il y a quelques jours de Yahya Sinwar, à la tête du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza. Il succède ainsi à Ismaïl Haniyeh.

Né à Khan-Younes, dans la bande de Gaza, en 1962, Sinwar a passé 22 ans dans les geôles israéliennes avant d’être libéré en 2011 dans le cadre de l’échange de prisonniers contre Gilad Shalit, le soldat franco-israélien enlevé par la résistance 5 ans plus tôt.

Considéré comme l’homme le plus fort de Gaza, alors même qu’il ne dirigeait ni la branche politique, ni la branche armée du Hamas, il était, jusqu’à son élection, le lien connectant ces deux branches.

Ce haut dirigeant, qui a contribué à établir les Brigades al-Qassam, a supervisé la mise en place de son unité de renseignement, « Majd », qui agit contre les collaborateurs et qui a rétabli la sécurité dans la bande de Gaza.

Courage, patriotisme, modestie, détermination sans faille, autant de qualités qui confèrent à l’homme une réputation sans tache au sein de la résistance. Mais Sinwar force le respect jusque dans les rangs de l’ennemi. En effet, le site pro-sioniste « times of Israël » affirme que « les responsables de la sécurité israélienne qui ont rencontré Sinwar plus d’une fois le décrivent comme un homme impressionnant et cordial, mais n’hésitant pas à utiliser l’action armée», ajoutant qu’« il était prêt à rester en prison afin de forcer la libération d’un plus grand nombre de prisonniers palestiniens ».

C’est pour ces raisons que l’élection de Sinwar a suscité une forte inquiétude chez les responsables de l’entité sioniste criminelle, qui ont conscience qu’une nouvelle ère s’ouvre pour la résistance.

En effet, ce changement à la tête du bureau politique du Hamas à Gaza marque probablement la fin de la période « Mechaal », du nom de celui qui dirigea le mouvement, qui se caractérisait par la diplomatie et les compromis politiques.

Le courant qui est désormais aux commandes rejette toute concession politique à l’occupant et préconise la lutte armée comme seule solution possible pour mettre fin à l’occupation.

Par ailleurs, cette élection favorisera certainement le rapprochement du Hamas avec « l’axe de la résistance », notamment l’Iran et le Hezbollah. On sait que la position « anti-Bachar » (et donc pro-américaine) de la branche politique du mouvement palestinien dans le conflit syrien avait distendu les liens de la direction politique avec la République Islamique et la Résistance libanaise. Cependant, la branche militaire du Hamas continuait à exprimer sa fidélité et sa reconnaissance envers l’axe de la résistance, consciente de l’importance de celui-ci dans sa lutte contre l’occupant. 

 


 

Parallèlement, sur le plan extérieur, il semblerait qu’il y ait aussi un réchauffement des relations entre le Hamas et l’Égypte et que l’on s’achemine vers un accord politico-économique.

Ainsi, une délégation du Hamas, dirigée par le vice-président du bureau politique du mouvement, Ismaïl Haniyeh, s’était rendue au Caire fin janvier pendant plusieurs jours, où elle avait rencontré des responsables égyptiens, dont le chef des renseignements, Khaled Fawzi. Quelques jours plus tard, une délégation sécuritaire du Hamas de haut rang, regroupant des représentants des brigades Ezzedine el-Qassam, s’était à nouveau déplacée au Caire.

Selon des sources israéliennes, qui suivent cela de très près, les sujets évoqués lors de ces rencontres concerneraient des accords sur :

« l’organisation de la procédure d’ouverture du passage de Rafah, le renforcement des échanges commerciaux entre le Caire et Gaza, la cessation de la campagne médiatique réciproque dans les médias, et la médiation égyptienne entre le Hamas et Israël d’une part, et entre le Hamas et le Fatah de l’autre ».

Ainsi, il semblerait que le Hamas soit sur le point d’effectuer un tournant stratégique, tant sur le plan extérieur que sur le plan intérieur.

Le Parti Anti Sioniste suit la situation avec attention en Palestine occupée, à la lumière de tous ces changements.

En effet, l’élection de Yahya Sinwar, figure de la résistance, ouvre certainement une nouvelle phase dans laquelle le mouvement Hamas va donner la priorité à la lutte armée par rapport à la politique. Cela pourrait entraîner une intensification spectaculaire des hostilités contre l’occupation ces prochaines semaines.

Il semblerait qu’après avoir favorisé la solution politique, les membres du mouvement de résistance aient compris qu’avec le régime criminel de Tel-Aviv, la lutte armée était la seule option.

Quoiqu’il en soit, le Parti Anti Sioniste demeure solidaire de la résistance palestinienne à l’occupation, quelles que soient les formes que prend cette lutte légitime et héroïque.

 

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Yahia Gouasmi

Président du Parti Anti Sioniste

 

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« Pallywood » : comment les Israéliens se persuadent d’être, quelle que soit l’horreur de leurs crimes, purs et innocents

Eishton – Le Grand Soir 24 février 2017

 

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Deux cas récents de militaires israéliens surpris à tuer des manifestants palestiniens révèlent bien le pouvoir et les limites de toute une nation qui a décidé de croire ce qu’elle entend croire, en dépit des preuves évidentes du contraire.

On a appelé cela « Pallywood ». À l’instar de la matière noire, il s’agit d’un phénomène non observable, dérivé de notre besoin d’établir une contradiction entre ce qui est visible et ce à quoi on s’attend.

Alors que nous observions les étoiles, un univers dont on présumait qu’il perdait de la vitesse était en fait en pleine accélération et en expansion. La matière aurait donné le résultat opposé (une contraction) et l’antimatière était en quantité insuffisante pour expliquer les forces provoquant l’expansion de l’univers. Quelque chose d’autre devait être présent, quelque chose d’invisible et ayant pourtant une masse et qui, bien que nous ne puissions le détecter directement ni prouver son existence, donne un sens au monde tel que nous le connaissons.

La nature de l’humanité est telle que nous comblons le vide de notre savoir par un savoir dont nous présumons qu’il est incontournable. Plus grande que notre incapacité à comprendre le cosmos, il y a notre absence de désir d’accepter un cosmos différent de que ce que nous croyons qu’il est.

Les psychologues appellent cela une « dissonance cognitive  », c’est-à-dire l’apparition d’une « désaffirmation de ce que l’on croit » : un paradoxe entre ce que nous croyons et ce que nous voyons ne modifie pas ce que nous croyons (ce qui constitue un processus très douloureux à assumer pour la plupart des gens), mais nous amène à créer des interprétations déformées ou nous conduit à un aveuglement sélectif – c’est-à-dire adapter ce que l’on voit à l’aune de ce que l’on désire.

La naissance de « Pallywood »

Pour la plupart des Israéliens et autres personnes du camp pro-israélien, le jour où l’on a détecté pour la première fois que les galaxies tournaient dans le sens contraire fut le 30 septembre 2000.

 

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Muhammad al-Durrah et son père – Capture d’écran de la vidéo de France 2

 

Lire la suite…

 

Source : http://www.pourlapalestine.be/pallywood-comment-les-israe...

Via : https://www.legrandsoir.info/pallywood-comment-les-israel...

Source d’origine : Eishton

Article publié le 17 février 2017 sur +972 sous le titre Pallywood : The dark matter of the Zionist universe (La matière noire de l’univers sioniste – Traduction : Jean-Marie Flémal)

Eishton est un blogueur d’investigation israélien et anonyme. Le texte présenté ici est un extrait de l’enquête complète sur l’affaire Deri et sur Pallywood et les pseudo-sciences utilisées pour l’innocenter (de toute accusation grave). On peut lire ici cette enquête en entier, dans son anglais d’origine : Making a Murderer… only criminally negligent: How Israel turned a serial killer of Palestinians into a clumsy hero.

 

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BDS : la firme de sécurité G4S perd un nouveau contrat en Équateur

CAPJPO EuroPalestine23 février 2017

 

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Le Centre International d’Études en Communication pour L’Amérique Latine (CIESPAL) a décidé de ne pas renouveler son contrat avec la firme de sécurité britannique G4S en raison de sa collaboration avec les violations des droits de l’homme par Israel.

Basé à Quito, la capitale équatorienne, cet important institut de recherche, a coupé les liens avec le N° 1 mondial de la « sécurité », en apprenant qu’il avait participé à la gestion des checkpoints, des prisons et des colonies de l’occupant.

 

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G4S qui a perdu de nombreux contrats depuis le début de la campagne BDS, a annoncé, en 2016, qu’il se débarrassait de la plupart de ses investissements en Israël. Mais il a encore un contrat de formation avec la police israélienne et continue à être impliqué dans des activités de construction de colonies illégales sur des terres volées aux Palestiniens.

Il reste donc la cible de la campagne internationale de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) lancée par les Palestiniens.

(Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Source : http://europalestine.com/spip.php?article12691&lang=fr

 Via : https://www.legrandsoir.info/bds-la-firme-de-securite-g4s...

Source d’origine : https://bdsmovement.net/news/bds-activists-score-first-vi...

 

 

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Bruno Guigue s’en prend ici à Benoît Hamon, mais c’est toute la clique qui est visée. Celle qui ne se contente pas de ce qui lui est généralement reproché, ni de participer à des investissements dans des oléoducs meurtriers sur le territoire des Sioux, mais qui est également complice, à tous les niveaux et de toutes les manières, des crimes d’Israël en Palestine.

 

Benoît Hamon, voiture-balai d’un PS vermoulu

Bruno Guigue – Le Grand Soir23 février 2017

 

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Que certains aient appelé de leurs vœux un compromis gribouillé sur un coin de table entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, rétrospectivement, donne des sueurs froides ! Si « La France insoumise » s’est donné la peine de bâtir un programme, on suppose que ce n’est pas pour se livrer, en catimini, à des marchandages pré-électoraux avec une social-démocratie moribonde. Le péril semble écarté, mais c’est le moment de rappeler quelques évidences.

Il faudrait l’admettre une fois pour toutes : M. Hamon n’est qu’un margoulin chargé de recycler la vieille garde d’un parti vermoulu qui contamine tout ce qu’il touche. Ni son programme de bric et de broc, ni ses concessions aux caciques solfériniens, ni le ralliement alimentaire des girouettes écologistes ne viendront démentir cette analyse. Ceux qui ont combattu la Loi-Travail sous les crachats combinés du « Figaro », du FN, du MEDEF et de Manuel Valls, par contre, en savent quelque chose.

Le pouvoir socialiste a trahi ses engagements, il a failli à sa mission et berné le peuple. La démonstration est plus que suffisante. Que M. Hamon se présente aujourd’hui la bouche en cœur n’y changera rien. Durant toutes ces années, que l’on sache, il a été ministre et député socialiste. Il vient d’investir pour les législatives ceux qui ont poignardé dans le dos les travailleurs de ce pays et ruiné l’indépendance nationale. Sa candidature est une supercherie, une arnaque. C’est la voiture-balai des rescapés d’un quinquennat de trahison.

Depuis 2012, ce dirigeant socialiste a approuvé la politique étrangère d’une présidence qui a battu tous les records de servilité atlantiste, d’arrogance néo-coloniale et de veule soumission à la politique sioniste. M. Hamon se réjouit de notre allégeance à l’OTAN, il répète comme un perroquet les poncifs néo-cons sur la Syrie, il est un chaud partisan de l’intégration européenne et ne voit aucun inconvénient à la politique dictée par l’ordolibéralisme allemand puisqu’il se garde bien d’indiquer comment y mettre fin.

Ses propositions en témoignent. Alors que la monnaie unique européenne est une usine à chômage et qu’il est urgent d’en sortir, M. Hamon veut la sauver. Comment ? En créant un parlement de l’euro. Avec qui, et pour quoi faire ? Il paraît qu’on en rit encore à Berlin. Il veut instituer le revenu universel, mais cette marotte électorale signifie en réalité l’acceptation du chômage de masse. C’est une idée néo-libérale déguisée en lubie progressiste, dans laquelle le secrétaire général de la CGT, à juste titre, voit la « négation du travail ».

Pour exécuter les diktats de la Banque centrale européenne et asservir le pays aux multinationales, le PS a poursuivi sous la présidence de François Hollande une démolition en règle des acquis de la Libération que la droite n’avait jamais osé entreprendre. Redoublant de zèle, les socialistes ont mené aussi loin que possible la mise en cause des droits collectifs, chaque régression permettant de franchir un nouveau seuil symbolique. M. Hamon a la bouche en cœur, mais il est socialiste. Demain, s’il est élu, il fera la même chose.

Lire la suite…

Source : https://www.legrandsoir.info/benoit-hamon-voiture-balai-d...

 

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OUPS, c’est l’autre ! Car on ne fait pas que bouffer à tous les rateliers… on mise aussi sur tous les tableaux.

 

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Un site à visiter par ces temps délétères :

 

11 . Logo LVSL.gif

 

http://lvsl.fr/veritable-crime-robespierre-puissance-riches

 

 

2. Palestine flag map 2 xx.GIF

 

 

Mis en ligne le 24 février 2017

 

 

 

 

 

 

 

23:18 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

23/02/2017

PEUPLES AUTOCHTONES : SOLUTION FINALE ?

1. Bullboats on the Yellowstone.jpg

 

 

2. Peuples autochtones.gif

3. Tête de mort sang jpg X.gif

 

« Tout ce que vous savez faire, c’est prendre et garder. Et rire en prenant et prêcher en gardant. »

John Cowper POWYS

(cf. There is a Mohawk in the Sky.en)

 

En Amérique du Nord :

La guerre est rallumée entre visages pâles et peaux-rouges

 

Une des nombreuses vidéos qui témoignent des affrontements récents : civils contre militaires (d’une armée privée), ceux-ci accompagnés de chiens, oui, comme à Gaza et en Cisjordanie. Soit les grands esprits se rencontrent, soit les instructeurs israéliens sont passés par là.

 

 

La pomme de discorde, l’objet du litige ou le prétexte du casus belli (au choix) : la construction d’un oleoduc de 1825 kms, qui doit traverser des terres occupées par les Sioux et qui risque surtout de très fort polluer l’eau dont ils dépendent pour leur survie, notamment celle du Lac Oahe.

 

4. Bakken_map_osm_basemap.png

Tracé du pipeline. La réserve indienne  de Standing Rock est en orange... selon Wikipedia. (On voit que les « Pères fondateurs » ont laissé aux natifs une sacrée parcelle de leur territoire.)

 

Nous venons de lire beaucoup de choses relatives à la lutte, jamais finie, de ce qui reste des peuples d’origine pour leur survie. Cette lutte prend toutes sortes de formes selon les lieux et les moments, mais, il faut bien le dire aussi, selon l’inventivité toujours renouvelée dont font preuve les prédateurs pour s’emparer de ce qui ne leur appartient pas.

C’est si complexe qu’une chatte n’y retrouverait pas ses petits. Nous essayerons quand même de vous donner des liens qui devraient vous permettre de vous faire une idée de cette longue – très longue et multiforme – empoignade.

Car, non, la guerre ne s’est pas terminée avec la vague hollywoodienne des films « de cow boys et d’Indiens », d’abord toujours favorables aux cow boys (c’est nous les bons, c’est eux les méchants), suivie d’une assez courte vague de films révisionnistes ou si on veut, un peu moins manichéens, suscités surtout par la prise de conscience due à la guerre du Vietnam. Ouh la la, c’est bien loin tout ça, qui s’en souvient ?

Cependant, guerre du Vietnam perdue ou pas, l’accaparement a continué un peu partout dans le monde et donc aussi at home. Pourquoi voudrait-on qu’il en soit autrement.

On sait déjà que la quasi-totalité du territoire des États-Unis a été « achetée » pour des clopinettes à des populations qui ne connaissaient rien à la pratique du commerce ni à celle des traités, surtout léonins, et qu’on leur a fait signer (par des pictogrammes) des cessions auxquelles ils ne comprenaient rien. Quand ils posaient des questions, on brûlait leurs villages avec eux dedans.

Il faut savoir aussi qu’il existe un certain nombre de ces traités (dont un bon exemple est le traité de Fort Larramie), par lesquels « on » achetait aux natifs le droit de passer sur les résidus de territoires qu’on leur avait laissés, d’y construire des routes, des forts, d’y exploiter des mines (notamment lors de la ruée vers l’or), que ces traités n’ont jamais été vraiment respectés (côté arrivants) et que, s’il faut en croire les glossateurs de la Constitution US, ni le Président ni le Sénat n’ont le droit, le voulussent-ils, de « revenir en arrière » en restituant des parties de territoire aux populations natives.

Ce qu’il faut savoir enfin, c’est que ce qui reste des Amérindiens a été, pour des raisons évidentes, aussi atomisé que possible, et que leurs « nations » se battent là où elles se trouvent, les conditions n’étant pas les mêmes partout.

 

Standing Rock

(6e plus grande réserve d’Indiens des USA – en orange sur la carte. On y voit les eaux qui la longent, sous lesquelles on est en train de creuser pour y faire passer le DAPL (Dakota Access Pipeline) d’une longueur de 1825 kms et d’un coût de 3.7 milliards de $ [d’après l’ONG Food & Water Watch, au moins quatre banques françaises y auraient investi à hauteur d’un milliard de dollars] – Après qu’un accident ait provoqué plusieurs morts, l’ampleur des manifestations, non seulement indiennes mais écologistes, a provoqué, en décembre dernier, l’arrêt des travaux pourtant presque terminés – mais ces travaux ont repris, sur ordre de Donald Trump, dès son inauguration. D’où la nouvelle flambée de résistance.)

 

5. Réserve indienne de Standing Rock.png

Réserve indienne de Standing Rock

 

6. Grande réserve et autres territoires Sioux. Camp de la Pierre sacrfée..jpeg

Grande réserve et autres territoires Sioux – Camp de la Pierre sacrée (« Standing Rock ». Imaginons cela à Stonehenge, où d’ailleurs une situation analogue pourrait se produire bientôt..)

 

La bataille de Standing Rock n’est donc qu’une des péripéties de la guerre des Amérindiens contre les abus de toutes sortes. Arrivée à un point d’ébullition aujourd’hui – mercredi 22 février à 2 heures de l’après-midi (± 19 heures GMT) limite qui leur avait été fixée pour évacuer leur « jungle de Calais » protestataire – par un affrontement entre la troupe et une population qui refuse de bouger et qui vient, au moment où nous rédigeons ces lignes, de mettre le feu aux tentes qu’on la sommait d’évacuer.

Ce qui est peut-être nouveau, c’est que la population civile affronte une armée privée composée non de conscrits mais de mercenaires, et que des vétérans des nombreuses guerres US, dont une majorité de visages pâles, sont venus soutenir des peaux-rouges qui ne réclament que le respect des traités… et des droits de l’homme.

Ceci, mine de rien, est une grande première dans l’histoire des États-Unis.

 

7. Vétérans - Camp Oceti Sakowin, décembre.jpg

 

RT12/13 février 2017

Des vétérans qui étaient venus manifester avec les « natives » au camp d’Oceti Sakowin en décembre, sont revenus en février, dès l’annonce de la reprise des travaux ordonnée par le Président, pour former un bouclier humain entre les civils et les mercenaires de l’Energy Transfer Partner (ETP) groupe du milliardaire texan Kelcy Warren.

« Nous sommes prêts à mettre nos corps entre les anciens des tribus indigènes et une force militaire privée » a déclaré au Guardian Elizabeth Williams, ancienne combattante de l’US Air Force. « Nous avons été au feu. Nous nous sentons moralement obligés d’utiliser nos compétences en la matière ».

 

8. DAP protesters filed lawsuit  vs. illegal highly dangerous weaponry.jpg

 

La tribu Sioux de Standing Rock a fait vœu de combattre l’ordre présidentiel de continuer les travaux, malgré la déclaration du Corps des Ingénieurs de l’US Army, avertissant qu’il allait annuler son étude préalable sur l’impact environnemental et accorder le permis de procéder à la construction du segment d’oléoduc prévu pour passer sous le Lac Oahe.

Les camps de protestataires sont préparés à l’inondation qui devrait se produire dès que les températures vont remonter. La présence des anciens combattants est en soi un défi aux représentants de la « loi » qui veulent enlever les protections anti-inondations de la région pour permettre la poursuite des travaux.

 

9. Veterans second deployment Standing Rock anti DAPL.jpg

 

Les affrontements précédents entre les manifestants et la police ont été violents, la police faisant usage de canons à eau, de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes, tandis que les milices privées lançaient des chiens sur les manifestants.

Les Veterans Stand sont en train de collecter des fonds pour aider les manifestants qui résistent à la construction du pipeline et, à ce jour, ils ont réussi à récolter près de 220.000 $. Ils ont fait savoir que c’était l’augmentation « des incertitudes et des violences » à Standing Rock qui les avait décidés à passer aux actes.

Plus de 1.000 vétérans sont venus à Standing Rock en décembre, affronter les rigueurs de l’hiver. Sur place, ils ont présenté des excuses aux indigènes, au nom du gouvernement US, pour la manière dont il les traite. En février, ils ne s’attendent pas à un accroissement de la présence physique d’anciens soldats mais comptent bien poursuivre leur soutien par la collecte de fonds.

 

10 Last stand.jpg

 

 « La plus grosse erreur est de croire que Veterans Stand veuille faire quoi que ce soit d’agressif en réponse aux agressions. » a dit Michael Wood Jr à CNN. « Les gens veulent faire quelque chose, mais ils ne savent tout simplement pas quoi faire. Nous essayons au moins de leur fournir une tribune. »

 « Nous ne venons pas ici en combattants mais en protecteurs » a dit Jake Pogue, ancien combattant du corps des Marines, au Guardian. « Notre rôle, dans cette situation, est de former une barrière humaine entre les protecteurs de l’eau et les forces de police, et d’essayer d’empêcher une partie des mauvais traitements qu’on leur inflige. » 

 « En fin de compte, c’est un petit peu de l’armée US qui vient sur le territoire des Sioux essayer de les aider pour la première fois dans l’Histoire, au lieu d’y venir pour les tuer »  a résumé le vétéran Dan Luker.

Source : https://twitter.com/RT_America/status/829530833237188608/...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

3. Tête de mort sang jpg X.gif

 

La situation aujourd’hui

 

Évacuation et arrestation des derniers résistants anti-DAPL par la police

RT 22 février à 22h18

 

La police, en tenue antiémeute et armée de matraques lumineuses est en train, en ce moment, d’évacuer les derniers manifestants anti-DAPL qui étaient restés sur place en violation des ordres du gouverneur d’avoir à se retirer avant 16 h – heure locale = ± 21 h. GMT.

 

11. Unicorn picture.png

 

Unicorn Riot, un média collectif non aligné, rapporte avoir vu un observateur de la Guilde Nationale des Avocats se faire arrêter, en même temps qu’un rabbin et plusieurs journalistes (seuls, ceux d’ABC ont été autorisés à rester sur les lieux, sous la protection de la police.)

[On peut suivre le fil des événements grâce aux nombreuses vidéos mises en ligne par ce site, qui rend également compte de l’exceptionnelle violence des arrestations, comme celle d’un journaliste qui aurait eu la hanche brisée lors de son placage au sol, etc.]

Rappelons que les protestataires voulaient seulement que soit détourné de leurs eaux le tracé d’un oléoduc de près de 2.000 kms de long.

La messe est dite.

Était-ce inévitable ? Dans l’état actuel des choses, oui.

Nous venons d’assister à la démonstration du pouvoir des « Sept sœurs » (cartel supranational du pétrole) par-dessus celui des états et de leurs gouvernements. Même celui des États-Unis ? Visiblement oui.

Le Président Trump pouvait-il les obliger à ce petit détour ? Il pouvait essayer. Pas réussir.

La question qui se pose est celle de la résistance à l’Ordre Mondial des « globalistes ». Qui a essayé jusqu’ici et comment ? La Russie et la Chine. Par les moyens dont ces deux grandes puissances disposent : ceux du commerce et de la force armée, avec le soutien de leur population, sans lequel elles ne pourraient rien. Et quelques autres états+peuple+gouvernement qui s’y efforcent : l’Iran, Cuba, le Venezuela, l’Équateur, la Bolivie, la Tchéthcénie, etc.

Mais pour les autres, pour les peuples qui vont dans un sens quand leurs dirigeants vont dans l’autre ?

 

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Il leur reste à s’inventer les armes, la stratégie, les tactiques et à acquérir ou retrouver l’armature morale nécessaire. Et prendre leur courage à deux mains. Ce que font, précisément, les « peuples primordiaux ».

 

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« Le colonialisme est une relation totale au pouvoir et il a façonné l’existence non seulement de ceux qui ont tout perdu mais aussi de ceux qui en ont profité. »

Taiaiake ALFRED

 

Solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire

[Introduction à « la grande loi du changement » et des solutions anti-coloniales pour une décolonisation de l’empire]

Résistance7111 février 2017

 

Il serait trop long de recenser toutes les tentatives intellectuelles ou pratiques de libération. Un tel recensement sortirait du cadre de notre post d’aujourd’hui. Contentons-nous d’en citer deux et de vous aiguiller vers les sites qui suivent pas à pas les Amérindiens du Nord.

Au nombre des intellectuels les plus impliqués dans la recherche d’une solution aux problèmes qui se posent à tous les anti-colonialistes, on peut citer le Pr. Taiaiake ALFRED, dont nous donnons ici, à l’intention de nos lecteurs anglophones (sans sous-titres hélas, hélas, hélas…), une importante interview :

 


 

Il est aussi l’auteur d’un livre…

 

13. Wasase couverture.jpeg

 

 

Taiaiake ALFRED

Wasáse (Chemins indigènes d’action et de liberté)

University of Toronto Press, 2005

(en anglais)

320 pages

 

 

Ce livre du Pr. ALFRED est, faut-il le dire, inédit en français. Les valeureux de Résistance71 en ont traduit une partie substantielle, qu’ils ont mise en ligne sous forme de pdf. C’est ici :

https://resistance71.wordpress.com/2017/02/11/solutions-a...

 

 Citons encore :

14. Pagans in Proomised Land Newcomb.jpg

 

 

Steven T. NEWCOMB

Pagans in Promised Land

Fulcrum Publishing, 3rd edition, 2008

En anglais

224 pages

 

 

Pour cet auteur, la libération du joug colonial doit d’abord passer par l’émancipation intérieure des colonisés, autrement dit par l’abandon des schémas mentaux qu’ils se sont laissé imposer, d’après une Bible qui ne les concernait pas.

Voir les extraits de ce livre également traduits en français par Résistance71 :

https://resistance71.wordpress.com/2017/01/08/paiens-en-t... .

 

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Ces informations sont ridiculement pauvres, en regard de l’immensité du problème et du bouillonnement des initiatives. Toutes les curiosités dans ce domaine pourront être satisfaites en consultant les deux sites-phares que nous vous avons déjà signalés :

Jo de  https://jbl1960blog.wordpress.com/

Résistance71 : https://resistance71.wordpress.com/

que vous pouvez suivre et avec lesquels vous pouvez dialoguer.

 

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On peut aussi se documenter ou se rafraîchir la mémoire aux adresses suivantes :

Histoire des Indiens d’Amérique du Nord

http://robert.fauque.free.fr/Index/Mon%20site%20Archives/...

 

Les sites à consulter sont malheureusement en anglais pour la plupart…

 

À l’encontre – La Brèche, qui donne un bon résumé (en français !)

États-Unis. Standing Rock: une bataille gagnée, mais la guerre continue

 

Projet de loi du peuple Lakota

http://ourchildrenaresacred.org/tag/dakota-access-pipeline/

 

Grassrootsonline : Now the Sioux must battle big oil (Maintenant, les Sioux doivent combattre le big pétrole).

https://grassrootsonline.org/in-the-news/now-the-sioux-mu...

 

Native News Online : 3rd Most Read Story in Native News Online in 2016

http://nativenewsonline.net/currents/arrests-continue-mil...

 

RNS - Religious News Service

Qui  ne se limite pas aux aspects spitrituels du problème mais donne un assez bon résumé des faits matériels.

http://religionnews.com/2016/09/16/the-splainer-the-spiri...

 

Sur les Indiens du Sud, pendant qu’on y est :

ACTU-LATINO.com (en français)

http://www.actulatino.com/

 

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Il est un autre triste privilège que les indigènes des Amériques partagent avec les peuples du Moyen Orient (et d’ailleurs, soyons-en sûrs) c’est celui d’être trahis par les leurs. Ce n’est pas à nous, qui n’avons été colonisés par César que grâce à nos divisions et à nos luttes intestines qu’il faut expliquer ce phénomène. Un appel récent relayé par Le Grand Soir prouve que rien n’a changé depuis l’an 57 avant notre ère, et qu’il y a malheureusement des Mahmoud Abbas et des gouvernements de Vichy partout…

 

Standing Rock : Pour sauver l’eau, nous devons briser le cycle du traumatisme colonial

Ladonna Brave Bull Allard – Le Grand Soir 20 février 2017

 

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La police est venue au Camp Last Child en plein jour, avec des blindés et des fusils dégainés, pour arracher les gens à notre terre. Beaucoup de protecteurs de l’eau étaient en train d’effectuer des marches de prières et des cérémonies. Nous regardions du haut de la colline le Camp Oceti Oyate alors que les troupes marchaient sur eux. Nous avons envoyé nos prières à ces innocents et aux braves guerriers venus pour résister avec les gens de Standing Rock, et protéger les eaux sacrées d’Unci Maka (Notre Mère la Terre).

Puis ils sont venus à notre Camp de Sacred Stone, le camp spirituel d’origine, que nous avions construit pour y offrir nos prières et protéger notre eau de l’oléoduc Dakota Access. Mais cette fois-ci, ils étaient accompagnés par le Conseil Tribal Sioux de Standing Rock. Ils n’avaient pas de mandat, mais ils ont forcé l’entrée de mon terrain privé, le terrain de ma famille, où j’ai grandi sur les rives de la Rivière Cannonball. C’était les membres de notre propre Conseil, avec le Service des Poissons et de la Vie Sauvage de Standing Rock, le Bureau des Affaires Indiennes (BIA), le Bureau de l’Alcool, du Tabac, des Armes à feu et des Explosifs (ATF), et le Corps de l’Armée des États-Unis, tous venus pour me chasser de ma terre natale.

Le monde veut soutenir Standing Rock, mais Standing Rock se dresse contre nous. Le Président Dave Archambault a jeté nos gens aux chiens quand il a dit que les actions des camps « ...ne représentent ni la tribu, ni les intentions initiales des protecteurs de l’eau. » Il oublie que nous, au Camp de Sacred Stone, avons été les premiers à résister pour l’eau, et que nous sommes avec tous les camps qui ont rejoint notre lutte.

Lire la suite…

Source : https://www.legrandsoir.info/standing-rock-pour-sauver-l-...

 

3. Tête de mort sang jpg X.gif

 

« Je m’oppose depuis de nombreuses années au sionisme, qui n’est que le rêve des capitalistes juifs dans le monde entier de créer un État juif avec tous ses accessoires : gouvernement, lois, police, militarisme, etc. En d’autres termes, ils veulent créer une machine étatique juive pour protéger les privilèges d’une minorité contre une majorité. »

Emma Goldman 

(Lettre à l’éditeur de Spain and the World, 26 août 1938)

[On se rappellera qu’à cette époque, Emma Goldman et John Cowper Powys ont tenu ensemble, en Angleterre, un meeting destiné à récolter des fonds pour les Républicains espagnols. NdGO]

 

Mosquée al-Aqsa – lac Oahe même combat ?

 

Oui, car outre les problèmes de la simple survie et de l’eau, il y a aussi celui du sacré qui est de plus en plus partout bafoué, en commençant par celui des plus vulnérables, mais qui peut douter que celui des autres suivra ?

 

16. NO DAPL xx.gif

 

Le terrorisme israélien dans les territoires occupés

ou

La vie quotidienne dans « la seule démocratie du Moyen-Orient »

teleSur  10 janvier 2017

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr


Alors qu’Israël vient de voter une loi légalisant le vol de terres palestiniennes dans les territoires occupés, une réalité constante depuis 1967, ce documentaire d’Abby Martin nous rappelle que le meurtre d’hommes, de femmes et d’enfants Palestiniens est de facto autorisé et même encouragé et encensé en Israël, tant pour les soldats de Tsahal, « l’armée la plus morale du monde », que pour les colons. A quand une loi qui donnera la force du droit à cet état de fait ? Et, pourquoi pas, qui octroiera une récompense pour le « scalp », la tête ou la dépouille carbonisée des autochtones, seul moyen d’édifier un « État juif » suprématiste purifié de la présence des Arabushim ? Les « djihadistes juifs », comme les appelle Norman Finkelstein, sont bien les parfaits équivalents des « djihadistes wahhabites » de Daech, assassins fanatisés.

Les Palestiniens sont constamment menacés, agressés et soumis à des traitements inhumains et dégradants dans les bantoustans invivables qui leur sont réservés (jusqu’à ce que des colons décident de s’approprier leurs terres et occupent ou détruisent leurs maisons), condamnés à une existence misérable qui n’est qu’une mise à mort à petit feu. Bien que les médias aux ordres nous épargnent aujourd’hui ces images quotidiennes, elles n’en sont pas moins réelles et immuables depuis des décennies. Les innombrables condamnations des crimes de guerre israéliens par les instances internationales et les associations de défense des droits de l’homme n’ayant jamais été suivis de mesures concrètes (sanctions économiques, embargo sur les armes, etc.), Tel-Aviv peut poursuivre sa politique de colonisation en toute impunité et faire affront à toute l’humanité.

Il est aujourd’hui évident que la solution à deux Etats, qui a toujours été rejetée tant par les dirigeants que par les citoyens juifs israéliens, est définitivement morte, et que le silence, l’inaction et/ou la complicité de la communauté internationale ne laissent aucun autre recours aux Palestiniens que l’Intifada et la résistance armée, droit sacré et inaliénable, et même devoir indispensable face à une force occupante qui recourt systématiquement à la terreur.

Sayed Hasan

 


 

 

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[Tlaxcala] Abigail Suzanne « Abby » Martin est une journaliste US-américaine (née en 1984 à Oakland, Californie). Elle est la présentatrice de The Empire Files, un programme d'information et d’investigation hebdomadaire sur téléSUR en anglais. Elle a été autrefois l’animatrice de l’émission Breaking the Set pour RT America, travaillant depuis les bureaux de Washington DC. Avant d’animer sa propre émission, elle avait travaillé pendant deux ans comme correspondante de RT America.

Martin est aussi une artiste et une militante, et a contribué à la création du site de journalisme citoyen Media Roots. Elle siège au conseil d'administration de la Media Freedom Foundation qui gère le Projet Censuré. Martin apparait dans le film documentaire Projet Censuré le Film : Terminer le règne des Informations-Malbouffe (2013) et co-réalisé 99%: Le Film Collaboratif Occupy Wall Street (2013).

Publié par Sayed Hasan  

 

Pendant que nous y sommes, rappelons que des banques et des entreprises françaises – entre autres (il serait intéressant d’identifier les autres) – investissent dans le mur de la honte et les colonies internationalement condamnées de Cisjordanie tout autant que dans l’oléoduc DAPL.

 

 

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Peuples Indiens, Palestiniens, Péruviens, logés à la même enseigne

 

Pérou : Une marée noire en Amazonie pousse les autorités à déclarer une « urgence sanitaire »

Aline Timbert – ACTU LATINO 18 février 2017

 

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Au Pérou, la situation d’urgence sanitaire a été déclarée par le Ministère de la Santé le 17 février pour une durée de 90 jours dans des zones amazoniennes où ont eu lieu des fuites de pétrole sur l’oléoduc Norperuano. Le décret stipule « l’urgence sanitaire en rapport à la qualité de l’eau pour la consommation humaine », dans les districts de Imaza, province de Bagua (dans la région Amazonas), mais aussi dans les districts de Morona, Manseriche, Barranca, Pastaza et Cahuapana de la province de Datém de Marañón (dans la région de Loreto).

Le document publié dans la gazette officielle El Peruano rappelle que la déclaration d’urgence sanitaire « ne dispense pas de responsabilité ces institutions qui ne se sont pas acquittées de leurs obligations établies par la loi ».

Le ministre de la Santé, Aníbal Velásquez, s’est rendu sur les zones de pollution et a expliqué que l’urgence sanitaire se justifiait en raison de la contamination des cours d’eau. La dernière catastrophe environnementale a eu lieu le 4 février dans la province de Dátem del Marañón, dans la région de Loreto à hauteur du km 206 de l’oléoduc, les locaux affirment que la pollution a atteint la rivière Mayuriaga, à 13 km du lieu de la fuite, il s’agit d’un affluent du Marañón.

Velásquez a indiqué que Le Ministère au Logement a dépêché sur les lieux 1500 équipes dotées de matériels permettant de purifier, de stocker et de rendre l’eau potable. Le gouverneur régional de Loreto, Fernando Meléndez, a affirmé que la fuite de pétrole à Dátem del Marañón est à l’origine « d’une hécatombe environnementale » et a directement accusé Petroperú de ne pas avoir fait son travail sérieusement.

 

 Source : http://www.actulatino.com/2016/02/18/perou-une-maree-noir...

 

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Lénoncé du problème est simple : COMMENT SE DÉBARRASSER DE LA POIGNÉE DE PARASITES QUI SUCENT LE SANG DU MONDE EN DÉTRUISANT LA PLANÈTE ?

Marat, grand précurseur, préconisait l’ablation préventive de quelques têtes rédhibitoirement mal-intentionnées.

On lui a fait, pour ces morts théoriques, une réputation épouvantable. Et les malintentionnés responsables de centaines de millions de morts réels continuent à payer – grassement – des imMondes Déconnex, pour sempiternellement salir sa mémoire

Ainsi va le monde. Et les humains continuent à se vautrer dans un  infantilisme dont ils ne semblent jamais las. Est-ce une fatalité ?

 

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Quelqu’un, jadis, voulut en convaincre Saint-Just. Pourquoi s’agiter, si tout est pré-déterminé ?

« Il faut faire comme si » répondit l’Archange. Qui mit sa tête sur la bascule pour le prouver.

Les peuples indigènes et les autres ont-ils une chance d’inverser le cours des choses. Rigoureusement aucune, ou alors, une sur un milliard.

Est-ce une raison pour s’abstenir ?

Qui se souvient du nom du général qui a vaincu Spartacus ? Ou de celui de l’empereur qui a fait crucifier ses partisans rescapés tout le long de la via Appia ?

Qui pourrait citer le nom d’un des assassins de Che Guevara ? Ou celui du président bolivien en exercice au mois d'octobre 1967 ? Voire même celui du président des États-Unis d’alors ?

Spartacus et le Che ont « fait comme si ».

 

 

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Post du 22 février 2017.

Mis en ligne le 23 février 2017.


 

 

 

 

19:54 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

21/02/2017

MRS JOHNSTONE EST NOTRE JOURNALISTE DE RÉFÉRENCE

1. La france-qui-sombre.jpg

 Suite de nos copiés-collés.

 

Mrs  Johnstone est notre journaliste de référence !

 

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France : Encore une horrible campagne présidentielle

L’État profond monte à la surface

Diana Johnstone – Arrêt sur Info 17 février 2017

 

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Comme si la campagne présidentielle américaine n’avait pas été assez pénible, en voici une autre : en France.

Le système en France est très différent du système américain, avec de nombreux candidats en concurrence sur deux tours, la plupart capable de s’exprimer fort bien, même parfois en abordant de vraies questions politiques. Leur temps de passage gratuit à la télévision réduit l’influence de l’argent. Le premier tour le 23 avril désignera les deux finalistes pour l’élection du 7 mai, ce qui permet un plus grand choix qu’aux États-Unis.

Et malgré la supériorité de leur système, les chefs de file de la classe politique veulent singer les mœurs de l’Empire, jusqu’à se faire l’écho du thème qui a dominé le show 2016 outre-Atlantique : les Russes diaboliques s’en prennent à notre merveilleuse démocratie.

L’imitation du système américain a commencé avec les « primaires » tenues par les deux principaux partis de gouvernement qui aspirent manifestement à devenir les équivalents des Démocrates et des Républicains dans un système à deux partis. Le parti de droite de l’ancien président Nicolas Sarkozy s’est déjà rebaptisé Les Républicains et les dirigeants du soi-disant parti socialiste n’attendent qu’une occasion de se proclamer Les Démocrates. Mais au train où vont les choses, ni l’un ni l’autre ne semblent sûrs  de l’emporter cette fois-ci.

Étant donné l’impopularité du gouvernement socialiste du président sortant François Hollande, les Républicains ont longtemps été considérés comme les favoris naturels pour battre Marine Le Pen, que tous les sondages donnent en tête au premier tour. Dans une perspective aussi prometteuse, la primaire des Républicains a suscité plus du double de votants volontaires (tenus de verser une menue obole et de faire allégeance aux « valeurs » du parti afin de pouvoir voter) que celle des socialistes. Sarkozy fut éliminé, mais plus surprenant, le favori le fut aussi, le fiable maire de Bordeaux Alain Juppé, qui caracolait en tête des sondages et des éditoriaux de la presse.

 

Les valeurs familiales de Fillon

En une surprenante manifestation de vaste désenchantement public envers la scène politique, les électeurs Républicains ont accordé la victoire haut la main à l’ancien premier ministre François Fillon, un catholique pratiquant à la politique domestique ultra-néolibérale : réduction de l’impôt sur les revenus des sociétés, coupes drastiques dans les allocations sociales, y compris l’assurance maladie – accélérant ce que les gouvernements précédents ont fait, mais plus franchement. Ce qui est moins conventionnel, Fillon condamne fortement la politique antirusse actuelle. Il dévie aussi de la détermination du gouvernement socialiste à renverser Assad en exprimant sa sympathie pour les chrétiens harcelés en Syrie et pour leur protecteur, qui se trouve être le gouvernement d’Assad.

Fillon a l’allure respectable d’une personne à qui on peut donner le bon Dieu sans confession. Comme thème de campagne, il a mis l’accent sur sa capacité vertueuse à lutter contre la corruption.

Mal lui en a pris ! Voilà que le 25 janvier, l’hebdomadaire semi-satirique Le Canard enchaîné a tiré les premiers coups de feu d’une campagne médiatique en cours conçue pour détruire l’image de Monsieur Propre, en révélant que sa femme, la Britannique Penelope, a reçu un salaire mirobolant pour lui servir d’assistante. Comme Penelope est connue comme femme au foyer qui élève leurs enfants à la campagne, l’existence de cet emploi est sérieusement mis en doute. Fillon a aussi rétribué comme avocat son fils pour des tâches non spécifiées, et sa fille pour prétendument l’aider à écrire un livre. En un sens, ces allégations prouvent la force des valeurs familiales du candidat conservateur. Mais sa cote a chuté et il risque des poursuites pénales pour fraude.

Le scandale est réel, mais le choix du moment est suspect. Les faits datent de plusieurs années, et le moment de leur révélation est bien calculé pour assurer sa défaite. En outre, le lendemain même des révélations du Canard enchaîné, une enquête judiciaire a été ouverte. Vu tous les tripatouillages non divulgués et les crimes de sang non résolus commis par ceux qui contrôlent l’état français au fil des années, surtout durant ses guerres à l’étranger, enrichir sa famille peut sembler relativement mineur. Mais ce n’est pas ainsi que le public le voit.

 

Cui bono ?

On tient en général pour acquis que, bien que la candidate du Front national, Marine Le Pen, soit constamment en tête des sondages, quiconque arrivera second l’emportera au second tour parce que la classe politique et les organes de presse établis se rallieront au cri de « Sauvons la république ! ». La peur du Front national comme « menace pour la république » est devenue une sorte de racket de protection pour les partis établis, puisqu’il stigmatise comme inacceptable un vaste pan de leur opposition. Dans le passé, les deux principaux partis ont été en connivence sournoise pour renforcer le Front national afin de prendre des votes à leurs adversaires.

De sorte que faire tomber Fillon accroît les chances que le candidat d’un parti socialiste à présent complètement discrédité puisse se retrouver comme par magie en seconde position, comme le chevalier qui pourfendra le dragon Le Pen. Mais qui, au juste, est le candidat socialiste ? Ce n’est pas clair. Il y a le candidat officiel du parti socialiste, Benoît Hamon. Mais le sous-produit indépendant de l’administration Hollande, Emmanuel Macron, « ni de droite ni de gauche », obtient le soutien de la droite du parti socialiste ainsi que de la plupart de l’élite globaliste néolibérale.

Macron est le vainqueur programmé. Mais d’abord, un coup d’œil à son opposition à gauche. Avec moins de dix pour cent de popularité, François Hollande s’est rendu à contrecœur aux objurgations de ses collègues pour éviter l’humiliation d’une cuisante défaite s’il briguait un second mandat. La primaire peu fréquentée du parti socialiste devait choisir le farouchement pro-Israélien premier ministre Manuel Valls. Ou sinon, sur sa gauche, Arnaud Montebourg, une espèce de Warren Beatty de la politique française, notoire pour ses liaisons romantiques et ses plaidoyers en faveur de la ré-industrialisation de la France.

Mais de nouveau, surprise ! Le vainqueur fut un terne et peu connu tâcheron du parti, Benoît Hamon, qui chevaucha la vague de mécontentement populaire pour apparaître comme un critique et une alternative « de gauche » à un gouvernement socialiste qui a trahi toutes les promesses faites par Hollande de combattre « la finance » et, au lieu de cela, a attaqué les droits des travailleurs. Hamon a pimenté sa revendication d’homme de gauche en présentant un truc à la mode ailleurs en Europe mais une nouveauté dans le discours politique français : « le revenu de base universel ». L’idée de donner à chaque citoyen une allocation, la même pour tous, peut sembler attrayante pour les jeunes qui ont de la difficulté à trouver un emploi. Mais cette idée, appuyée par Milton Friedman et les autres apôtres du capitalisme financier débridé, est en fait un piège. Le projet tient pour acquis que le non-emploi est permanent, contrairement aux projets visant à créer des emplois ou à partager le travail. Il serait financé en remplaçant toute une panoplie d’allocations sociales, au nom de « l’élimination de la bureaucratie » et de « la liberté de consommation ». Le projet achèverait l’affaiblissement de la classe ouvrière comme force politique, en détruisant le capital social commun représenté par les services publics, et en partageant les classes dépendantes entre travailleurs payés et consommateurs oisifs.

Il y a peu de chance que le revenu universel devienne un point sérieux à l’ordre du jour de la politique française. Pour le moment, la revendication de radicalité de Hamon sert à détourner les électeurs du candidat de gauche indépendant Jean-Luc Mélenchon. L’un et l’autre rivalisent pour le soutien des verts et des militants du parti communiste français, lequel a perdu toute capacité à définir ses propres positions.

 

La gauche divisée

 

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Orateur impressionnant, Mélenchon s’est fait connaître en 2005 en tant qu’opposant de premier plan à la proposition de constitution européenne, qui fut rejetée clairement par les Français dans un referendum mais fut néanmoins adoptée sous un autre nom par l’assemblée nationale française. Comme beaucoup de gens de gauche en France, Mélenchon est un ancien trotskiste (tendance posadiste, plus sensible aux révolutions du tiers monde que ses rivales) passé au parti socialiste qu’il a quitté en 2008 pour fonder le Parti de gauche. Il a sporadiquement courtisé le parti communiste à la dérive pour qu’il le rejoigne dans le Front de gauche, puis s’est proclamé le candidat pour la présidence d’un nouveau mouvement indépendant appelé « La France insoumise ». Mélenchon est combatif envers la presse française docile, alors qu’il défend des positions non orthodoxes, par exemple en faisant les louanges de Chavez ou en rejetant la politique étrangère russophobe actuelle de la France. Contrairement au conventionnel Hamon, qui suit la ligne du parti socialiste, Mélenchon veut que la France quitte l’euro et l’OTAN.

Il y a deux très fortes personnalités dans cette compétition: Mélenchon à gauche et son adversaire de choix, Marine Le Pen, à droite. Dans le passé, leur rivalité dans les élections locales les a empêchés l’un et l’autre de gagner, alors même qu’elle arrivait en tête. Leurs positions en matière de politique étrangère sont difficiles à départager : critique de l’Union européenne, désir de quitter l’OTAN, bonnes relations avec la Russie.

Comme tous deux dévient de la ligne établie, ils sont tous deux dénoncés comme « populistes », un terme qui en est venu à vouloir dire quiconque fait davantage attention à ce que veulent les gens ordinaires qu’à ce que l’Establishment édicte.

En matière de politique sociale, de préservation des services sociaux et des droits des travailleurs, Le Pen est bien à la gauche de Fillon. Mais le stigmate attaché au Front national comme parti d’extrême-droite demeure, bien que, avec son proche conseiller Florian Philippot, Marine Le Pen ait écarté son père, Jean-Marie, et ajusté la ligne du parti pour attirer les électeurs de la classe ouvrière. La principale relique du vieux Front national est son hostilité envers l’immigration, qui à présent se concentre sur la peur des terroristes islamiques. Les tueries terroristes de Paris et de Nice ont rendu ces positions plus populaires qu’elles ne l’étaient. Dans son effort de surmonter la réputation d’antisémite de son père, Marine Le Pen fait de son mieux pour courtiser la communauté juive, aidée par son rejet de l’islam « ostentatoire », allant jusqu’à réclamer l’interdiction de porter un foulard musulman en public.

Un second tour entre Mélenchon et Le Pen serait une rencontre entre une gauche ravivée et une droite revivifiée, un vrai changement loin de l’orthodoxie politique qui a aliéné une bonne partie de l’électorat. Cela pourrait rendre la politique excitante de nouveau. Alors que le mécontentement populaire envers « le système » grandit, il a été suggéré (par le mensuel non-conformiste Causeur d’Elizabeth Lévy) que l’antisystème Mélenchon pourrait bien avoir la meilleure chance de battre l’antisystème Le Pen en s’attirant les voix de la classe ouvrière.

 

Comment fabriquer un consensus

Mais l’establishment néolibéral, pro-OTAN et pro-Union européenne, s’active à empêcher que cela n’arrive. Sur toutes les couvertures de magazines comme dans tous les talkshows, les médias ont montré leur allégeance à un candidat modéré « Nouveau ! Amélioré ! » vendu au public comme un produit de consommation. A ses rassemblements, de jeunes volontaires soigneusement entraînés et placés en vue des caméras accueillent la moindre vague déclaration de l’orateur de clameurs délirantes en agitant des drapeaux et en scandant « Ma ! Cron ! Président ! » avant d’aller en boîte faire la fête offerte pour les récompenser. Jamais un candidat sérieux à la présidence n’a autant ressemblé à un robot, en ce sens que c’est une création artificielle conçue par des experts pour une tâche spécifique.

Emmanuel Macron était un banquier d’affaires de premier plan qui gagnait des millions au service de la banque Rothschild, quand, en 2007, à l’âge de 29 ans, ce brillant jeune économiste fut invité dans la cour des grands par Jacques Attali, un gourou immensément influent, dont le conseil depuis les années 1980 a joué un rôle central dans la conversion du parti socialiste au globalisme néolibéral procapitaliste. Attali le fit entrer dans son groupe de réflexion privé, la Commission pour la libération de la croissance française, qui avait aidé à la conception des « 300 propositions pour changer la France » présentées au président Sarkozy un an plus tard comme un projet de gouvernement. Sarkozy a échoué à les mettre en œuvre toutes, par crainte de révoltes syndicales, mais les socialistes soi-disant de gauche ont pu se permettre des mesures antisyndicales drastiques grâce à leur discours plus lénifiant.

Lequel discours fut illustré par le candidat présidentiel François Hollande en 2012 quand il suscita l’enthousiasme en déclarant dans une réunion publique : « Mon ennemi réel c’est le monde de la finance ! » La gauche applaudit et vota pour lui. Entretemps, par précaution, il avait dépêché Macron à Londres pour rassurer l’élite financière de la City qu’il ne s’agissait que d’un discours électoral.

Après son élection, Hollande fit entrer Macron dans son équipe. Ensuite, il lui fut confié un poste gouvernemental à consonance super moderne comme ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique en 2014. Avec le charme terne d’un mannequin de grand magasin, Macron a éclipsé son irascible collègue, le premier ministre Manuel Valls, dans leur rivalité silencieuse pour succéder à leur patron, le président Hollande. Macron s’est acquis l’affection des grandes entreprises en donnant à ses réformes antisyndicales un air jeune, propre et « progressiste ». En fait, il a quasiment suivi l’agenda d’Attali.

Le thème, c’est « la compétitivité ». Dans un monde globalisé, un pays doit attirer du capital d’investissement pour être concurrentiel, et pour cela il est nécessaire d’abaisser les coûts du travail. Une façon classique de ce faire, c’est d’encourager l’immigration. Avec la montée des politiques identitaires, la gauche est mieux placée que la droite pour justifier une immigration massive en termes moraux, comme une mesure humanitaire. C’est une raison pour laquelle le parti démocrate aux États-Unis et le parti socialiste en France sont devenus les partenaires politiques du globalisme néolibéral. Ensemble, ils ont changé les perspectives de la gauche officielle de mesures structurelles promouvant l’égalité économique en des mesures morales promouvant l’égalité des minorités et de la majorité.

Seulement l’an dernier, Macron a fondé (ou on a fondé pour lui) son mouvement politique, baptisé « En marche ! » et caractérisé par des réunions publiques avec de jeunes groupies portant des T-shirts Macron. Au bout de trois mois, il a senti le besoin de diriger la nation et il a annoncé sa candidature à la présidence. De nombreuses personnalités ont déserté le bateau socialiste échoué et rejoignent Macon, dont la forte ressemblance politique à Hillary Clinton suggère que c’est lui qui peut montrer la voie afin de créer un parti démocrate français sur le modèle américain. Hillary a certes perdu, mais elle reste la favorite de l’OTANistan. Et bien évidemment, la couverture médiatique américaine confirme cette notion. Un coup d’œil au papier extatique de Robert Zaretsky dans Foreign Policy acclamant « le politicien français anglophone et germanophile que l’Europe attendait » ne laisse aucun doute : Macron est bien le chouchou de l’élite globalisante transatlantique.

Pour le moment, Macron est second seulement de Marine Le Pen dans les sondages, qui montrent aussi qu’il la vaincra haut la main au second tour. Toutefois, son charme soigneusement manufacturé est vulnérable à une plus grande information publique sur ses liens étroits avec l’élite économique.

 

La faute aux Russes

Face à cette éventualité, il existe une frappe préventive, importée directement des États-Unis : c’est la faute aux Russes !

 

5. Espion belge à la solde des Russes.gif

 

Qu’ont fait les Russes de si terrible ? En gros, ils ont fait savoir qu’ils avaient une préférence pour des amis plutôt que pour des ennemis comme chefs de gouvernement. La belle affaire ! Les médias d’information russes critiquent, ou interviewent des gens qui critiquent, les candidats hostiles à Moscou. Rien de bien extraordinaire, là encore.

A titre d’exemple de cette ingérence choquante, qui prétendument risque de saborder la république française et les valeurs occidentales, l’agence d’information russe Sputnik a interviewé un membre républicain du parlement français, Nicolas Dhuicq, qui a osé dire que Macron pourrait être « un agent du système financier américain ». Ce qui est pour le moins évident. Mais le tollé qui en est résulté a fait l’impasse sur ce détail pour accuser les médias étatiques russes de « commencer à faire circuler des rumeurs selon lesquelles Macron a eu une affaire extra maritale homosexuelle » (The EU Observer, 13 février 2017). En fait, cette « calomnie sexuelle » circulait déjà surtout dans les milieux homosexuels de Paris, pour lesquels le scandale, s’il en est un, n’est pas l’orientation sexuelle prêtée à Macron mais plutôt le fait qu’il la nie. L’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, était ouvertement homosexuel ; le bras droit de Marine Le Pen, Florian Philippot, est homosexuel ; en France, être homosexuel n’est pas un problème.

Macron est soutenu par un « lobby homo très fortuné », aurait affirmé Dhuicq. Tout le monde sait de qui il s’agit : Pierre Bergé, le riche et influent directeur commercial d’Yves Saint Laurent, la personnification du radical chic, farouche partisan de la gestation pour autrui, un sujet brûlant en France, et la vraie controverse derrière l’opposition ratée au mariage homosexuel.

 

L’État profond monte à la surface

L’étonnante adoption en France de la campagne antirusse américaine montre une lutte titanesque pour le contrôle de la « narration » – la version de la réalité internationale consommée par la masse des gens qui n’ont pas les moyens d’entreprendre leurs propres recherches. Le contrôle de la narration est le cœur critique de ce que Washington décrit comme sa « puissance douce ». La puissance dure peut livrer des guerres et renverser des gouvernements. La puissance douce explique aux quidams pourquoi c’était la bonne chose à faire. Les États-Unis peuvent littéralement tout se permettre aussi longtemps qu’ils peuvent raconter l’histoire à leur avantage, sans risque d’être contredits de façon crédible. En ce qui concerne les points sensibles du monde, que ce soit l’Irak, la Libye ou l’Ukraine, le contrôle de la narration est fondamentalement exercé par le partenariat entre les services de renseignement et les médias. Les services de renseignement écrivent l’histoire et les grands médias la racontent.

Ensemble, les sources anonymes de « l’État profond » et les médias de masse ont pris l’habitude de contrôler la narration racontée au public. Ils ne veulent pas abandonner ce pouvoir. Et ils ne veulent assurément pas le voir contesté par des outsiders – notamment par les médias russes qui racontent une histoire différente.

C’est une des raisons de la campagne extraordinaire en cours pour dénoncer les médias russes et autres médias alternatifs comme diffuseurs de « fausses nouvelles », afin de discréditer des sources rivales. L’existence même de la chaîne d’information internationale russe RT a suscité une hostilité immédiate : comment les Russes osent-ils se mêler de notre version de la réalité ! Hillary Clinton avait mis en garde contre RT quand elle était secrétaire d’état et son successeur John Kerry a dénoncé la chaîne comme « un mégaphone de propagande ». Ce que nous disons est vrai ; ce qu’ils disent ne peut être que de la propagande.

La dénonciation des médias russes et de la prétendue « ingérence russe dans nos élections » est une invention majeure de la campagne Clinton, qui a ensuite infecté le discours public en Europe occidentale. Cette accusation est un exemple évident de double standard, ou de projection, étant donné que l’espionnage américain de tous, y compris les alliés, et l’ingérence américaine dans les élections à l’étranger sont de notoriété publique.

La campagne dénonçant les « fausses nouvelles » émanant de Moscou bat son plein en France comme en Allemagne à l’approche des élections. C’est cette accusation qui empoisonne la campagne, pas les médias russes. L’accusation que Marine Le Pen est « la candidate de Moscou » est non seulement supposée ruiner ses chances, mais c’est aussi un ballon d’essai pour susciter une possible « révolution de couleur » si d’aventure elle gagnait l’élection du 7 mai. L’ingérence de la CIA dans les élections étrangères est loin de se limiter à des bulletins d’information controversés.

En l’absence d’une authentique menace russe en Europe, affirmer que les médias russes « empiètent sur notre démocratie » revient à désigner la Russie comme un ennemi agressif et, par-là même, à justifier l’énorme accroissement du potentiel militaire de l’OTAN dans le nord-est de l’Europe, ce qui ravive le militarisme allemand et dévie la richesse nationale vers l’industrie d’armement.

D’une certaine façon, l’élection française est une extension de l’élection américaine, dans laquelle l’État profond a perdu sa candidate préférée, mais pas le pouvoir. Les mêmes forces sont à l’œuvre ici, soutenant Macron comme un Clinton français, mais prêtes à stigmatiser tout opposant comme un instrument de Moscou.

Ce qui s’est passé ces derniers mois a confirmé l’existence d’un État profond qui est non seulement national mais transatlantique et aspire à être global. La campagne antirusse est une révélation. Elle révèle à bien des gens qu’il y a réellement un État profond, un orchestre transatlantique qui joue le même air sans chef d’orchestre apparent. Le terme « Etat profond » apparaît soudain même dans le discours des fidèles au système, comme une réalité qui ne peut être niée, même s’il est difficile de la définir avec précision. Au lieu de Complexe militaro-industriel, on devrait peut-être l’appeler Complexe médiatico-cum-renseignement-militaro-industriel (Military Industrial Media Intelligence Complex – MIMIC en anglais). Son pouvoir est énorme, mais reconnaître qu’il existe est le premier pas pour nous libérer de son emprise.

6. Diana Johnstone.jpg

Née en 1934 dans le Minnesota, Diana Johnstone est une universitaire et journaliste américaine. Diplômée d'études slaves, elle a obtenu son doctorat à l'Université du Minnesota. Journaliste à l'Agence France Presse dans les années 1970, elle a séjourné en France, en Allemagne et en Italie, avant de s'installer définitivement à Paris en 1990.

Source : http://arretsurinfo.ch/france-encore-une-horrible-campagn...

Première publication : http://www.counterpunch.org/2017/02/17/france-another-gha...

Traduit par Marcel Barang pour Arrêt sur Info

Autres articles de Diana Johnstone : http://arretsurinfo.ch/authors/diana-johnstone/

 

2. Urne aux pieds.gif

 

Nous avons particulièrement goûté « le charme terne d’un mannequin de grand magasin » du candidat Macron, tout comme nous avions prisé, il y a peu, l’Obama « danseur mondain » d’Ariane Walter. Ces dames ont la dent dure mais l’œil clair.

 

2. Urne aux pieds.gif

 

Le favoritisme n’étant pas notre tasse de thé :

Hamon, le frondeur, les cocus et les arrivistes

Bruno Adrie – Arrêt sur Info 20 février 2017

7. BLUJ HAmon Chichon.gifBluj

 

Je vis dans une France où le député des Yvelines et conseiller régional d’Ile de France, ayant autrefois occupé les fonctions de député européen, de porte-parole du Parti socialiste, de ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire et de ministre de l’Éducation Nationale, peut se présenter comme un socialiste frondeur alors qu’il n’a pas voté une motion de censure, sous prétexte qu’elle était de droite, contre la loi El Khomri. Je vis dans une France où il y a encore des gens pour s’accrocher à cette baudruche gonflée au gaz hilarant qui « traîne pourtant », nous rappelle Marianne, « une réputation d’apparatchik un rien combinard ».

Combinard, il l’a été indéniablement, lorsque, afin d’être élu à la tête du Mouvement des Jeunes Socialistes, il n’a pas hésité à faire repousser la limite d’âge à 29 ans alors que pour être candidat, il fallait avoir 25 ans maximum.

Combinard, il l’a été aussi en 2005 en rejoignant l’équipe Emmanuelli-Peillon, trahissant du même coup Montebourg qui l’avait nommé « porte-parole et cheville ouvrière du Nouveau parti socialiste »* trois ans auparavant, sous l’étiquette duquel il avait été élu député européen (2004).

Combinard, le député des Yvelines et conseiller régional d’Ile de France est aussi homme de réseaux : « Son aire d’influence s’étend du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) à La Mutuelle des étudiants (LMDE), en passant par l’Union nationale lycéenne (UNL) et une bonne partie de l’UNEF »* lit-on dans Marianne. Et plus loin : « Pour Pascal Terrasse, député de l’Ardèche, « les réseaux Hamon, c’est une vraie entreprise de placement. »*

En lisant cela, je comprends que les intéressés, les arrivistes, les futurs placés, ceux qui se poussent du coude en escaladant les échelons de la machine électorale qu’on appelle encore PS, soutiennent Benoît Hamon, le manœuvrier, l’homme de réseau, l’apparatchik qui « s’occupe de tout le monde [et] place les uns et les autres sur des listes ou dans des cabinets, notamment locaux » et c’est d’ailleurs pour ce choix et pour leur arrivisme que je les méprise. « Tous à la gamelle ! », tel est leur perpetuum mobile.

Mais ceux que je ne comprends pas, ce sont les autres, les trompés, les cocus enflés par un candidat Hollande qui en 2012 avait dénoncé devant eux une finance sans visage pour aller aussitôt rassurer la vraie, celle qui en a plusieurs, des visages, et prépare ses mauvais coups dans les donjons de verre de la City. « Aujourd’hui, il n’y a pas de communistes en France », avait-il crié aux grands spéculateurs, « ou pas tellement… La gauche a été au gouvernement pendant 15 années durant lesquelles nous avons libéralisé l’économie et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations. Il n’y a pas à avoir peur »**.

« Allez, venez messieurs les pirates! venez piller les biens des Français qui vont m’élire sous peu! Venez, je vous ouvre les portes du pays et vous tiens la France prête pour continuer la curée! », voilà ce qu’il leur a dit le futur président Hollande.

Alors ceux-là, les trompés, les cocus, les enflés, je les juge coupables, allons, pas autant que les arrivistes, mais coupables tout de même, d’avoir été naïfs et paresseux – contrairement aux arrivistes qui ne le sont pas et ne méritent aucune grâce -, coupables d’avoir soutenu le PS, cette deuxième droite comme l’ont qualifiée Jean-Pierre Garnier et Louis Janover, une deuxième droite qui n’a de socialiste que l’intitulé trompeur et dont la fonction a été et reste aujourd’hui de désarmer les salariés devant une offensive patronale de période de crise et de soumettre la France à l’OTAN, à l’Europe et à un capital dont la voracité est illimitée.

Hamon le frondeur, les cocus et les arrivistes…

Bruno Adrie | 20 février 2017

*Citations tirées de Étienne Girard, « Du MJS à la primaire : Benoît Hamon, 25 ans de combines au PS », Marianne, Dimanche 22 Janvier 2017 

** « Today there are no Communists in France. Or not many … the left was in government for 15 years in which we liberalised the economy and opened up the markets to finance and privatisations. There is no big fear », The Guardian, 17 février 2012.

Source : https://brunoadrie.wordpress.com/2017/02/20/hamon-le-fron...

Via : http://arretsurinfo.ch/hamon-le-frondeur-les-cocus-et-les...

 

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En suivant (de loin) la saga DÉCONNEX, nous avons découvert un site que nous ne connaissions pas…

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… qui est arrivé à nous faire quand même (un peu) rire. Jugez-en :

 

Décodex : quand Le Monde s’habille en Pravda

drapher – reflets.info 13 février 2017

 

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Décodex est un « grande aventure » instiguée par les décodeurs du monde, ces journalistes qui estiment que le fact-checking serait le Saint Graal du métier. Avant de parler du gros machin  du Monde©, parlons du fact-checking.

Le principe du fact-checking est simple, voire simpliste : vous prenez les informations (des autres publications, c’est plus simple et votre actionnaire ne vous en voudra pas), et vous vérifiez « par les faits », les affirmations qui y sont contenues. Une déclaration chiffrée d’un responsable politique, par exemple, est soumise à la sagacité des journalistes fact-checkers qui la mettent en abîme avec une statistique officielle. De la même manière, des montants financiers, des dates, des noms, des lieux, des estimations peuvent être passés au crible de la vérification « factuelle ».

Ce procédé, qui en réalité, est l’une des compétences normales du journaliste, se retrouve donc — par la grâce des spécialistes en « augmentation » du journalisme — mis en avant comme une nouveauté incontournable, une sorte de hochet scientifique de la sphère médiatique lui redonnant un sérieux et une crédibilité quelque peu dégradés. Un peu comme si un spécialiste en sécurité des réseaux annonçait qu’il se spécialisait dans la publication de rapports sur les failles informatiques permettant de pénétrer les SI dont il a la responsabilité. Son employeur lui répondrait sans doute : « On est content d’apprendre que tu fais ton travail, de là ce que tu nous vendes ta seconde compétence comme une spécialité distincte, qui amènerait un « plus » indéniable, c’est un peu gonflé, Coco« .

Mais la comparaison s’arrête là, puisque le fact-checking journalistique a ses limites, et ceux qui en ont fait leur niche ne semblent pas toujours s’en rendre compte. L’une de ces limites est l’impossibilité, sur certains sujets, de vérifier toutes les données « concrètes », alors que des enquêtes, des documents, peuvent pourtant laisser entendre une réalité en cours très établie, mais « non-factuelle ».

Mais la comparaison s’arrête là, puisque le fact-checking journalistique a ses limites, et ceux qui en ont fait leur niche ne semblent pas toujours s’en rendre compte. L’une de ces limites est l’impossibilité, sur certains sujets, de vérifier toutes les données « concrètes », alors que des enquêtes, des documents, peuvent pourtant laisser entendre une réalité en cours très établie, mais « non-factuelle ».

Le factuel est binaire : soit les faits sont là, soit ils n’y sont pas. L’affaire IOL (lire nos articles à ce sujet) est parfaitement révélatrice de la limite de ce procédé du vrai-faux : Reflets a des documents qui indiquent l’achat par le gouvernement français d’un système de surveillance sur le territoire national depuis 2009, confirmé par des sources très bien placées et une loi qui vient enfoncer le clou. Mais il n’est pas [encore] possible de vérifier factuellement le niveau d’activité d’IOL, quelle taille le dispositif a atteint, etc. Ce qui est certain, par contre, c’est qu’IOL est dimensionné — sur le papier gouvernemental, ce qui n’est pas rien — pour permettre l’interception des communications Internet de n’importe lequel des millions d’internautes français. Au passage, une question au gouvernement a été posée au sujet… d’IOL (relayée par nos confrères de NextInpact, merci à eux). Des fact-checkers ont pourtant traité ce sujet, et ont conclu, par la « vérification des faits », qu’il n’y a avait pas de surveillance « de masse » en France (coucou @manhack).

Dans le cas des révélations Snowden, de la même manière, aucun fait établi et factuel des systèmes d’écoute globale de la NSA n’existe, personne n’a jamais vu un seul logiciel, ni lu un seul log des super-softs de surveillance américains : tout est sur le papier. Dans ces deux cas, en réalité on ne fact-check pas : il n’ y a pas de faits. On estime — parce que des documents officiels ont été publiés, des sources croisées, des copies d’écran analysées — que ces outils sont réels. Mais personne n’a jamais pu vérifier la réalité factuelle des sondes réseaux placées sur des points stratégiques du réseau mondial, ni testé XKeyCore ou PRISM. Que devraient faire les fact-checkers dans ces cas là, normalement ? Déclarer la surveillance mondiale de la NSA comme un « fake » ?

La vérité n’est pas un produit comme les autres

[…]

Lire la suite…

Source : https://reflets.info/decodex-quand-le-monde-shabille-en-p...

Auteur : drapher

Journaliste (atypique mais encarté) web et radio — @_Reflets_ et d'autres médias. Ni "désengagé" ni objectif ou neutre, mais attaché à décrire et analyser la réalité, même la plus déplaisante. Sur le net depuis 1994

Il faudra quand même qu’ils nous expliquent un jour pourquoi le repoussoir, c’est toujours La Pravda et jamais MacCarthy. Réflexe pavlovien ou quoi ?

 

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Eh ben, tiens, pendant qu’on y est :

 

Fillon, Macron, Hamon, Mélenchon : le club des « on » (qui prend la tête)

Yovan Menkevick – reflets.info 7 février 2017

 

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Les quatre candidats à la présidentielle les plus éligibles — hormis la candidate de l’extrême droite — sont des « on ». Pour les « on » de droite, Fillon sera donc nommé « Fill » dans cet article, tout comme Macron, deviendra Macr, et à gauche, Hamon, Ham, et Mélenchon, Mélench. Tout n’est qu’affaire de convention, en fin de compte. Et puis du point de vue sonorité, répéter autant de fois le son « on » dans un même article n’est pas à proprement parler très agréable. Le club des « on » prend un peu la tête, de par leurs patronymes respectifs (ils l’on fait exprès ou quoi ?) et au delà, de par leur personnalité, leurs « propositions » respectives, et leur goût pour le pouvoir (ou le contraire pour l’un d’entre eux). Petit tour du club des « on », trois mois avant le début du grand n’importe quoi amnésique de la présidentielle française.

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Source : https://reflets.info/fillon-macron-hamon-melenchon-le-clu...

 

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R.I.P.

Cinq ambassadeurs russes viennent de défunter – tous d’arrêt cardiaque – en un peu plus de deux semaines.  Série noire ou campagne anti-BRICS au parapluie bulgare ? Allez savoir.

 

 

Mis en ligne le 21 février 2017

 

 

 

22:07 Écrit par Theroigne | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

19/02/2017

ET LE CANARD, IL ROULE POUR QUI ?

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Et le Canard, il roule pour qui ?

C’est juste une question qu’on pose comme ça, car on ne connaît pas la réponse, en dehors de « sûrement pas pour des principes ».

Le sujet de notre post d’aujourd’hui, plus sérieusement parlant est :

 

Revue de presse de la droite extrême non fasciste.

 

Car, oui, cela nous arrive de la lire, et même quelquefois d’être à peu près d’accord avec elle, sauf justement sur quelques principes et sur ce qu’elle appelle « la gauche » et que nous appelons, nous, « le marais ».

Mais parce que tout ce qu’ils disent n’est pas à jeter et peut aider à clarifier les choses…

 

En vrac :

 

Guitry et le Grand Remplacement culturel des Français

Nicolas Bonnal – Voxnr.com28 janvier 2017

 

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Enfant, quand je découvrais un Guitry à la télé, je ne comprenais pas cette France. Je cherchais des anciens pour me l’expliquer. Les châteaux, les villages, François premier, Talleyrand, les royalistes, l’héroïsme, les champs de bataille, la galanterie, le génie littéraire ? Revoyez la Symphonie fantastique sur Berlioz, Hugo, Gautier, chef d’œuvre de ce virtuose Christian-Jaque, pour comprendre de quoi je parle : d’une France, de la vraie France qui avait déjà été remplacée. Les zombis qui avaient succédé à ces anciens Français n’auraient aucune peine (autant dire tout de suite ce que j’ai sur le cœur) à se laisser remplacer. On ne peut tuer ce qui est mort, dit mon bon maître Michelet.

Moi j’avais été élevé par les seins nus sur les plages, par les Shadoks et par Charlie-Hebdo ; par le franglais de nos aéroports, les statistiques du chômage et les promesses sociales de l’Union de la Gauche. Alors Guitry c’était Jurassic Park. On avait changé de France. Le Grand Remplacement culturel avait déjà eu lieu et, aux toiles de Jouy et à Rameau, avaient succédé les enfants de Marx et de Coca-Cola. Tous les Maurice Chevalier et Mistinguett du doux Paris avaient été remplacés par Sylvie et Johnny (notez que Chevalier fut une star américaine), la presse Filipacchi et la bande de copains. Revoyez le film avec Brigitte Bardot La mariée était trop belle. On est encore dans la France du terroir, de la distinction, de la coquetterie bon aloi. Quelques années plus tard, avec la même Bardot on bascule dans la lessive de masse : c’est Vie privée de Louis Malle.

On remet Guitry au goût du jour et ce n’est pas un hasard. Guitry c’est la France de Cantenac avec un beau trésor caché (600 euros la nuit dans les relais-châteaux), et avec aussi une référence à la royauté sacrée et disparue. Quand Guitry meurt en 1957, des milliers de bons Français (espèce qui n’existe plus dès les années Pompidou) viennent saluer son corps. Les années passent, et leur hexagone rejette son sacré-corps avec ses courtisanes, ses souvenirs, ses collections, ses tableaux. Le roi est mort.

Ce n’est pas un hasard non plus si ce génie absolu de la langue, du théâtre, du cinéma (voyez le Tricheur, voyez ses génériques qui humilient à chaque plan les gueux du cinoche subventionné) suscite chez la critique ce zèle gêné. On l’estime mais… n’oublions pas non plus que son parrain était un tzar !

Qui a tué la France de Guitry ? Vatican II, Pompidou, Giscard ? La culture yankee, l’Europe, la station de ski, la télé, la bagnole ? Les grandes vacances (les congés payés comme dit joliment Bardot dans ses Mémoires), les usines, Carrefour, les Trente Glorieuses de l’autre ? Le mai 68 ne faisait que couronner un œuvre au noir, et il ne me reste qu’à remonter les Champs élyséens avec l’ombre du maître.

J’affirme qu’en les remontant on découvre ces hauts-lieux bienheureux (sedes beatas) qu’a chantés mon Virgile.

PS : découvrez les provocants coffrets DVD Gaumont.

Source : http://www.voxnr.com/8190/guitry-et-le-grand-remplacement...

 

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Qui a tué la France de Guitry ? Les Français.

Michelet n’est pas notre bon maître, fichtre non ! Mais il est vrai qu’« on ne peut tuer ce qui est mort », et que les invasions barbares censées nous imposer bientôt leur loi – fût-elle la char’ia – ne trouveront rien à détruire de notre civilisation, puisqu’il y a soixante ans que nous nous en chargeons nous-mêmes. Avec enthousiasme.

 

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Flynn sur la touche : le Premier vrai revers de l’administration Trump [1]

Jacques Borde – Voxnr.com 16 février 2017

 

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Enfin ! Le camp démocrate peut s’enorgueillir d’un succès en demi-teinte. À force d’articles biaisés, mensongers, mais répétés, le National Security Adviser, le lieutenant-général (Ret) Michael T. Mike Flynn, a préféré rendre son tablier. Mais, n’en déplaise aux media caniveaux, en érection (intellectuelle) des deux côtés de l’Atlantique, une hirondelle ne faisant pas le printemps étasunien, le poste a aussitôt été pourvu et, in fine, l’administration Trump poursuit son bonhomme de chemin. 1ère Partie.

 

« Any citizen of the United States, wherever he may be, who, without authority of the United States, directly or indirectly commences or carries on any correspondence or intercourse with any foreign government or any officer or agent thereof, with intent to influence the measures or conduct of any foreign government or of any officer or agent thereof, in relation to any disputes or controversies with the United States, or to defeat the measures of the United States, shall be fined under this title or imprisoned not more than three years, or both. This section shall not abridge the right of a citizen to apply himself, or his agent, to any foreign government, or the agents thereof, for redress of any injury which he may have sustained from such government or any of its agents or subjects ».

Logan Act1, 30 janvier 1799.

 

Flynn démissionnaire est-il, pour autant, fini ?

Jacques Borde. Politiquement ? Pas sûr. L’embarrassant pour Flynn est qu’il occupait un des rares postes ne nécessitant pas une approbation sénatoriale. D’où la surprise pour l’administration Trump. Même si l’on est là sur des pinailleries juridiques, à la limite de la forgerie, tirées jusqu’au bout de leur raisonnement que sur du vraiment sérieux.

La vraie question risque vite d’être de savoir si les Américains apprécient cette manière de faire. Or rappelons-le que le renouvellement des chambres se fait par tiers aux USA. Et qu’au prochain term, ce seront essentiellement des sièges d’élus démocrates qui seront dans la balance !

 

Au-delà, que pensez-vous des accusations de Nicole Bacharan sur la santé mentale de Trump ?

Jacques Borde. (Éclat de rire) c’est un des gimmicks de la donzelle, si je puis dire. Mais, quitte à nous bourrer le mou à propos de la fragilité psychologique des uns et des autres, je me souviens de la même Bacharan (quasiment au bord des larmes) commentant la victoire de Donald J. Trump, dénoncée par cette sorte de BHL2 en jupons comme une résurgence du fascisme !!! Alors, ses leçons que cette dame, qui voit des extrémistes à chaque détour de couloirs de la Maison-Blanche, se les garde.

En fait, on est en plein dans la masturbation intellectuelle propre à cette intelligentsia gauchiste dont ne veut justement plus l’Américain lambda. Je vous rappelle que le Terrorist ban de Trump est soutenu à 57% par ses compatriotes. Et, ce qu’en pense une essayiste bobo comme Bacharan n’a aucune espèce d’importance.

 

Vous semblez avoir une dent contre Nicole Bacharan ?

Jacques Borde. Non. Mais il faudrait que nos media songent un jour à inviter des gens sérieux sur leurs plateaux. À propos de ridicule justement, je vous rappelle qu’à l’annonce de la victoire de Donald J. Trump, Nicole Bacharan, conviée à commenter l’événement sur RTL, nous avait sorti que « Ce sont les sondages qui nous ont trompés ! ».

Affligeant ! Pauvre petite fille…

Comme l’avait, alors, noté David Desgouilles sur Causeur, « Tiens donc ! Toute son expertise se basait sur les sondages ? En fait, Bacharan se moque du monde. Si les instituts annonçant la victoire de Trump étaient en effet minoritaires ces derniers jours, ils étaient largement majoritaires pour sa victoire aux primaires, quand elle expliquait de manière implacable que jamais les Républicains n’accorderaient l’investiture à cet OVNI politique. En fait, Madame Bacharan, avant d’être une experte, une scientifique, était surtout une militante »3.

À la fin, ce genre de pathos médiatique devient ridicule. Il ne nous manque plus que la boule de cristal !

 

Bon, admettons. Et au NCS que se passe-t-il ?

Jacques Borde. Rien de si grave que le prétend le camp démocrate, au bout du compte. Le National Security Adviser sera le général (Ret) Joseph Keith Kellogg Jr., un autre professionnel. Comme Michael T. Mike Flynn4 venait tout juste d’entrer en fonction, les dégâts sont plutôt limités.

Quant à Flynn, auréolé désormais de son statut de victime de la persécution de la nomenklatura démocrate, il peut fort bien entamer une carrière politique.

Lire la suite…

Source : http://www.voxnr.com/8187/flynn-sur-la-touche-le-premier-...

 

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Flynn sur la touche : le Premier vrai revers de l’administration Trump [2]

Jacques Borde – Voxnr.com 17 février 2017

 

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Enfin ! Le camp démocrate peut s’enorgueillir d’un succès en demi-teinte. À force d’articles biaisés, mensongers, mais répétés, le National Security Adviser, le lieutenant-général (Ret) Michael T. Mike Flynn, a préféré rendre son tablier. Mais, n’en déplaise aux media caniveaux, en érection (intellectuelle) des deux côtés de l’Atlantique, une hirondelle ne faisant pas le printemps étasunien, le poste a aussitôt été pourvu et, in fine, l’administration Trump poursuit son bonhomme de chemin. 2ème Partie.

 

« Dans deux démocraties, la France et les États-Unis, on est en train depuis quelques temps et en ce moment même de réinventer les techniques du coup d’État. La grande nouveauté est le coup d’état médiatique et judiciaire, la seule différence c’est qu’en France il est préélectoral et qu’aux États-Unis il est aussi post électoral ! Traduction transformée, grosse manchette des journaux, omissions en série sur les candidats qu’on veut promouvoir, chasse aux sorcières, assassinat par calomnies, fascisme médiatique, Goebbels revu et corrigé ! ».

Eber Addad.

 

Vous n’avez pas l’impression de charger un peu la barque en accablant ainsi ceux de nos confrères qui attaquent l’administration Trump, notamment pour ses liens avec la Russie ?

Jacques Borde. Non, absolument pas. Nos donneurs de leçons dont on ne sait plus très bien s’ils sont germanopratins ou carrément munichois, seraient plus inspirés à dénoncer ce que Pierre Lellouche – un de nos meilleurs et vrais spécialistes des questions de géostratégie et de Défense, soit dit en passant – à défini comme, je le cite, la « politique néo-mollétiste d’Hollande en direction de l’Amérique ». Lellouche parlant, là, bien sûr de nos relations avec l’administration Obama.

Mais, il y a plus étonnant encore…

 

Quoi ?

Jacques Borde. J’ai du mal à comprendre, même si les pétrodollars golfiques sont une partie de l’explication, comment toute une clique nourrie à l’onanisme pacifiste béat des années de Guerre froide, a pu, intellectuellement parlant, passer dans le camp de la guerre occupé par les Démocrates.

Au fond, si l’on y pense bien, Flynn aurait dû les faire entrer en transe ! Pensez : un militaire, un vrai, un tatoué, leur disant que la meilleure chose à faire c’est :

 

1- de s’asseoir autour d’une table avec les Russes, au lieu d’amasser des armes de guerre face à eux.

2- de rayer définitivement de la carte, les criminels de guerre, assassins de masse et violeurs en réunion de Al-Dawla al Islāmiyya fi al-Irāq wa al-Chām (DA’ECH)1, Jabhat an-Nusrah li-Ahl ach-Chām2, et tutti quanti.

 

Certains chèques devaient compter pas mal de zéros, ne pensez-vous pas ?

 

Donc vous niez toute crédibilité à leurs critiques ?

Jacques Borde. À peu près totalement, oui.

Je pense que le lieutenant-général (Ret) Michael T. Mike Flynn, avait, a contrario de beaucoup, une expertise de taille. Lisez aussi ce qu’a écrit  la Représentante démocrate, Tulsi Gabbard3, . Elle aussi une femme d’expérience. Elle aussi une démocrate, comme Flynn.
Sans doute ce qui a valu au premier la vindicte des bellicistes qui président désormais aux destinées du camp démocrate.

Rappelons que le fait d’avoir eu (cas de Flynn, en l’espèce) des contacts formels avec le représentant d’un gouvernement étranger (russe en l’espèce), n’est que la rupture d’un usage et non la violation d’une interdiction.

Contacts formels ou informels. Qui peut le dire ? Mais il se pourrait bien qu’il y ait des raisons bien moins avouables dans la campagne démocrate visant le général Flynn…

 

Et qu’est-ce qui se cacherait derrière ces attaques répétées ?

Jacques Borde. Les relations Washington-Jérusalem, pardi ! Ou, plus précisément, les relations qu’entendent tisser les administrations Trump et Nétanyahu. Je crois vous l’avoir  déjà dit : dans cette relation totem4 entre les deux administrations, il était évident, comptes tenus de l’intensité et de la teneur des relations militaro-sécuritaires entre Jérusalem et Washington, que l’ex-National Security Adviser, Michael T. Mike Flynn, aurait eu un rôle clé dans ce new deal géostratégique entre les deux pays.

À ce titre, je vous rappelle que le Wall Street Journal a indiqué que l’administration Trump était « en plein pourparlers » avec plusieurs pays arabes pour créer une alliance du même genre que l’OTAN avec Israël pour écarter l’Iran et ses alliés chî’îtes. C’est, sans doute, aller un peu vite en besogne. Mais le nouveau président américain, semble lancer quelques lignes pour voir comment ça mord !

Flynn, verbatim le Wall Street Journal, « était lourdement impliqué dans ces pourparlers ». ainsi que le US Secretary of Defense, le général (Ret) James Mad Dog Mattis5, semble-t-il.

 

Vous sous-entendez que l’administration sortante a, délibérément, interféré dans les relations bilatérales israélo-étasunienne ?

Jacques Borde. Cela y ressemble fort en tout cas.

Notez également que le quotidien israélien de centre-gauche Ha’aretz a, lui, indiqué que Nétanyahu et Trump discuteraient d’un plan de paix régional dans lequel la question palestinienne ne figurera qu’en second plan. Trump ayant, d’ores et déjà, indiqué le peu d’intérêt qu’avait à ses yeux la solution à deux États6 !…

Lire la suite…

Source :  http://www.voxnr.com/8204/flynn-sur-la-touche-le-premier-...

 

Pour d’autres informations sur  la défenestration du général Flynn, voyez le Saker, Pepe Escobar et diverses sources US ou autres (choisissez-les sérieuses).

 

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Amazon, Dostoïevski et le fascisme cool

Nicolas Boileau – Voxnr.com 13 février 2017

 

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Je n’ai jamais compris pourquoi les leaders fascistes prenaient l’air méchant. Il suffit pour imposer le techno-nazisme de sourire et de prôner la société ludique.

Le texte qui suit a fait le tour du web :

« L’entreprise américaine (Amazon – ndlr) est accusée d’exploiter ses employés du centre de Dumferline, dans la région de Fife, en Écosse, à tel point que certains d’entre eux sont obligés de dormir dans des tentes à côté du bâtiment pour assurer leurs 60 heures de travail hebdomadaire. »

Les tentes pourquoi pas ? On ne peut plus se loger en effet en société néolibérale :

« En cause, les salaires cassés (entre 3 et 5,7 euros/heure après les charges) qui ne permettent pas aux employés d’utiliser la navette de l’entreprise pour rentrer chez eux, rebutés par son prix prohibitif de 7,35 livres sterling par jour (8,7 euros). Un des salariés interrogés par le journal écossais The Courier confie habiter à plus d’une centaine de kilomètres du site et ne pas pouvoir couvrir cette distance deux fois par jour, les billets de train étant trop chers. »

Certains politiciens râlent en Angleterre ou en Écosse, mais Amazon s’en fout, et Amazon a raison. Amazon et ses Brainlords (cf. le livre de N. Bonnal*) défendent l’homo ludens :

 « Mais rien dans la succession de scandales de ce genre ne laisse penser qu’Amazon soit prêt à une telle remise en question. Au contraire, les porte-parole de la boîte sont même enthousiastes sur les conditions de travail imposées à leurs employés. “Pendant le Black Friday, nous avons organisé des tombolas gratuites. Il faut que les employés s’amusent”, s’est ainsi réjoui Paul Ashraf, manager général des opérations pour Amazon au Royaume-Uni».

C’est pourquoi j’en reviens à Dostoïevski et à sa tirade du Grand Inquisiteur – pour éclairer les ahuris qui voteront encore à droite, à gauche, même au centre !

« Mais le troupeau se reformera, il rentrera dans l’obéissance et ce sera pour toujours. Alors nous leur donnerons un bonheur doux et humble, un bonheur adapté à de faibles créatures comme eux. »

Le Grand Inquisiteur continue sur un ton ludique et amusé :

« Nous les persuaderons, enfin, de ne pas s’enorgueillir, car c’est toi, en les élevant, qui le leur as enseigné ; nous leur prouverons qu’ils sont débiles, qu’ils sont de pitoyables enfants, mais que le bonheur puéril est le plus délectable. Ils deviendront timides, ne nous perdront pas de vue et se serreront contre nous avec effroi, comme une tendre couvée sous l’aile de la mère. »

Et si on organisait des tombolas pour mériter le paradis ? Ou même l’enfer, qui doit être plus fun et plus ludique (c’est vrai, quoi, pourquoi s’emmerder avec le paradis ? t’es catho ?) :

« Notre courroux les fera trembler, la timidité les envahira, leurs yeux deviendront larmoyants comme ceux des enfants et des femmes ; mais, sur un signe de nous, ils passeront aussi facilement au rire et à la gaieté, à la joie radieuse des enfants. »

Le grand inquisiteur organise gentiment son petit parc humain :

« Certes, nous les astreindrons au travail, mais aux heures de loisir nous organiserons leur vie comme un jeu d’enfant, avec des chants, des chœurs, des danses innocentes. »

On se rebellera pour mieux se soumettre après :

« Mais l’allégresse des gamins prendra fin et leur coûtera cher. Ils renverseront les temples et inonderont la terre de sang ; mais ils s’apercevront enfin, ces enfants stupides, qu’ils ne sont que de faibles mutins, incapables de se révolter longtemps. Ils verseront de sottes larmes et comprendront que le créateur, en les faisant rebelles, a voulu se moquer d’eux, assurément. »

Dostoïevski inspire Nietzsche :

« Un peu de poison de-ci de-là, pour se procurer des rêves agréables. Et beaucoup de poisons enfin, pour mourir agréablement. On travaille encore, car le travail est une distraction. Mais l’on veille à ce que la distraction ne débilite point. »

Bibliographie

  • Bonnal – Internet, Nouvelle Voie Initiatique (AVATAR Editions)
  • Les frères Karamazov, 2, V, V
  • Zarathoustra, prologue, 5

 

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Pour voir une critique d’Amazon par la presse de (vraie) gauche, c’est ici :

 

Amazon.fr, une librairie états-unienne, financée par la France et basée au Luxembourg.

Bientôt Noël : nos cadeaux directement payés à Obama

Un lecteur18 décembre 2012

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https://www.legrandsoir.info/bientot-noel-nos-cadeaux-dir...

 

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On peut facilement commander ses livres ailleurs...

Offres d’emploi chez Amazon pour Noël : un cadeau empoisonné ?

Viktor M.18 septembre 2014

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https://www.legrandsoir.info/+-amazon-+.html

 

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Libéralisme quand tu nous tiens

Mauris DWAABALA –  8 novembre 2014

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https://www.legrandsoir.info/liberalisme-quand-tu-nous-ti...

 

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Et elles n’y sont pas toutes !

 

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Oui, le colonialisme est un crime contre l’humanité !

Bruno Guigue – Voxnr.com 17 février 2017

 

L’essentiel de ce qu’il y avait à dire sur le colonialisme a été dit, il y a longtemps, par Me Jacques Vergès. Que des mirliflores néo-pompidoliens soucieux de ratisser un maximum de voix crétines prétendent exprimer une opinion là-dessus ne nous étonne pas : si l’effronterie devait étouffer, il y a longtemps qu’ils seraient morts.

Nous estimons cependant que s’abaisser à discuter de ces pseudo-opinions est une insulte aux colonisés (nous parlons des involontaires). C’est pourquoi nous nous sommes abstenus de reprendre l’article de Bruno Guigue lorsqu’il a été publié par Arrêt sur Info.

Néanmoins, vous pouvez le lire ici :

http://www.voxnr.com/8191/oui-le-colonialisme-est-un-crim...

ou là :

http://arretsurinfo.ch/oui-le-colonialisme-est-un-crime-c...

 

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Macron : le coup d’éclat permanent ?

Des réseaux bien huilés, ça aide énormément

Régis de Castelnau – Causeur10 février 2017

 

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L’arrivée au gouvernement le 26 août 2014, d’Emmanuel Macron, parfait inconnu et tous les événements qui ont suivi montre que ce dernier est un parfait veinard. Une furieuse et interminable campagne médiatique en sa faveur et des parrains timides (mais généreux) qu’il refuse de nommer, lui permettent de mener sa grande marche.

Le conte de fées du camp du Bien

Les organes de contrôle de la régularité, de l’égalité et de la sincérité de la campagne présidentielle se trouvent brusquement atteints d’une forme grave de la maladie du sommeil. Plusieurs autres facteurs jouent en sa faveur : un président de la République qui laisse la place en faisant savoir qu’il se verrait bien présider l’UE, tous ses copains de promo de l’ENA occupant des postes judicieux, qui lui préparent le terrain. Et la justice pénale qui a adopté un tempo particulièrement bien ajusté qui lui ouvre un boulevard.

Je sais ce que je vais recevoir pour ne pas marcher dans le conte de fées que nous sert le camp du Bien. Ce sera la nouvelle injure disqualifiante : complotiste ! Critiquer Macron et l’invraisemblable opération qui vise à en faire le futur président de la République, c’est considérer que l’Histoire n’est qu’un complot judéo-maçonnique-illuminati-reptilien.

 

Lire la suite…

Source : http://www.causeur.fr/macron-jouyet-hollande-fillon-presi...

 

 

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Pourquoi Macron va être élu et Trump viré

Nicolas Boileau – Voxnr.com 16 février 2017

 

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C’est presque trop facile pour le système : son opposition vole en éclats. Les médias, toujours les médias. Mais aussi la lâcheté des Fillon et autres Trump, qui baissent la culotte avant le combat ou même après avoir gagné. De ce point de vue Trump aura fait comme Syriza et le peu regretté Varoufakis. Ce stratège digne de Thémistocle et d’Alexandre nous impressionna. On démissionna le soir de la victoire, on se mit à table, on se soumit au système et à ses cent mille milliards de dettes, on attendit les coups de trique. Le peuple fouillera les poubelles pour bouffer. Fillon a été défendu par le fils BHL ce qui en dit long sur ses intentions politiques et diplomatiques à court terme, et Pénélope s’en fout ; car après avoir confessé sa fatigue, son ennui et sa dépression, la catho marrie laisse le mari se dépatouiller avec le juge et les médias. Quand on a un directeur de conscience comme le pape François…

Trump aussi a vite baissé le froc. Il est une grande gueule, un Big Mouth et rien de plus. Comme disait Hillary lors d’un débat, il ne sait que pleurnicher sur la méchanceté des médias. Sur le reste : il ne monte pas les tarifs douaniers (trop dangereux pour le pouvoir d’achat du familier de Wal-Mart), il vire les gênants Flynn et Bannon, et il reprend nûment les agendas de nos chers néocons en restant aux ordres de Netanyahou – comme tout bon républicain. Trump est une merde populiste dans un bas de soie oligarque. Il n’allait pas faire la guerre à ses acheteurs et locataires de Wall Street et de l’ONU. Je repense au film de Taylor Hackford, l’Associé du diable, qui évoque la geste du diable newyorkais chargé de défendre un grossier promoteur immobilier – logé dans le propre appartement de Trump sur Central Park (lisez aussi Shabbat à central Park, qui inspira Angel Heart).

Trump viré ou pas, on aura vite la guerre contre l’Iran et la Russie. Car on n’arrête pas les associés du diable, pas plus à New York qu’à Londres (il est en où le Brexit ?) ou à Bruxelles. The Donald aura choisi le déshonneur et il aura le déshonneur et la guerre. Il fera le ménage en Iran ou ailleurs, et puis on le mettra à la porte comme un malpropre qu’il est.

Quant à la France, elle va rester bonne socialiste. Tout cela avec 4% d’opinions favorables pour Hollande – qui incarne parfaitement le bourgeois mécréant et au pouvoir depuis le bon roi Louis-Philippe. C’est mieux pour elle après tout : les pleurnicheries d’un ex PM de Sarkozy, le bouillonnement populiste, les propositions naïves de la marine française (sortez de l’euro, juste pour voir !) ne vont pas nous sauver de la crade misère qui nous attend ou qui nous a déjà atteints. Le FN ne sert qu’à ça : être présent au second tour et faire gagner l’élection au bateleur choisi.

Macron est le candidat des oligarques et de Soros, de Rothschild et de la gauche enragée, il ne peut donc que gagner au pays des Droits de l’Homme ; les mécontents changeront de planète ou bien d’espèce.

Source : http://www.voxnr.com/8167/pourquoi-macron-va-etre-elu-et-...

 

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Pour nous, la seule « gauche enragée » (infime particule de vraie gauche, certes, et qui ne va pas faire des mouches à deux culs, c’est sûr ; juste pour que ne soient pas trop mélangés les torchons et les serviettes), c’est ça :

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Picardie debout : les gens avec nous !

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L’événement, hier soir, c’était vous : plus de six cents personnes rassemblées, à Flixecourt ! Pour une élection législative ! Qui se tiendra dans quatre mois ! Sans ténor national !

C’est un événement inédit, inattendu, en plein Val-de-Nièvre. La télévision néerlandaise, la télévision japonaise, ne s’y sont pas trompés, offrant à notre Picardie un rayonnement international !

C’est désormais certain : quelque chose se passe chez nous.

Mais quoi ?

C’est un point de départ, cette réussite, et non un point d’arrivée. C’est un tremplin pour, quartier après quartier, rue après rue, maison après maison, dans les semaines qui viennent, labourer le terrain et regagner les coeurs. Pour installer, dans le paysage local, une force populaire, généreuse, conquérante, une force tout court. Parlons-en !

Collons des autocollants !

Sonnons chez nos voisins, et faisons sonner le tocsin !

(Et faites des dons !)

Unis ainsi, nous le sentons bien : nous sommes puissants, nous reprenons confiance et puissance.

Assez pour, aux côtés des salariés de Whirlpool, porter une proposition audacieuse et simple, qui répond à la logique tout aussi simple de la multinationale : l’interdiction de tout produit Whirlpool du territoire français.
Nous avons lancé la pétition en direct.

Nous sommes prêts à les accompagner à Paris.

J’espère surtout, en juin, pouvoir amener cette revendication à l’Assemblée nationale, et secouer l’hémicycle. A ce moment là encore, il faudra que vos milliers de voix soutiennent ma voix.

Aujourd’hui, nous sommes encore 60 à toquer à toutes les portes du quartier Saint-Maurice à Amiens, un exploit !

Il ne s’agit que d’une circonscription sur 577.

 Mais quand une lumière s’allume dans un tunnel, tout le monde regarde la lumière.

C’est de Picardie qu’en 1358 est partie la grande jacquerie.

C’est de Picardie, à nouveau, que nous ferons partir une jacquerie électorale !

Comme toujours :

Sans vous, on ne peut rien. Avec vous, on peut beaucoup.

Et c’est pour ça qu’à la fin c’est nous qu’on va gagner !

 

Le site de la campagne

 

Source : http://www.francoisruffin.fr/lancement-campagne-flixecourt

 

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Enfin, parce que, quand même, on est Belges et pour rappel :

 

« Pourquoi je ne vote pas »

Raoul Vaneigem

 

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L’année dernière, ma plus jeune fille, rentrant de l’école, m’a dit : «Je suis bien embêtée. On m’a expliqué que c'était un devoir pour tous de voter. Or, toi, tu ne votes pas. Explique-moi pourquoi !»

J’avais à l’époque de bons arguments, ils sont aujourd’hui bien meilleurs encore.

Il fut un temps où les idées politiques avaient une importance aux yeux des citoyens et déterminaient leur choix électoral. Il existait alors une frontière assez nette entre la gauche et la droite, entre progressistes et conservateurs. Mais déjà à l’époque, il apparaissait nettement que les avancées sociales étaient d’abord arrachées dans la rue, par les émeutes, les grèves ou les grandes manifestations populaires. Les tribuns et les parlementaires socialistes et « communistes » s’en attribuaient ensuite le mérite et en profitaient pour exercer leur ascendant sur les masses. Sans la détermination des mouvements de revendication, il n’y aurait eu ni réduction du temps de travail, ni congés payés, ni droit aux soins de santé, aux allocations de chômage, aux avantages que les mafias multinationales bousillent aujourd'hui avec l’aide des gouvernements de gauche et de droite.

Très tôt, on assista à une bureaucratisation du mouvement ouvrier. Les partis et les syndicats se montrèrent plus préoccupés d’accroître leur pouvoir que de défendre un prolétariat qui jusque dans les années 1960 se défendait très bien lui-même. Le rouge devint rose et la rose s’effeuilla. Tandis que le réformisme social-démocrate partait en couille, l’imposture du mouvement dit communiste s’effondrait avec l’implosion de l’empire stalinien, laissant le champ libre à une véritable opération de colonisation des masses.

L’émergence et la prédominance d’une économie de consommation vinrent en effet contrebalancer opportunément les effets fâcheux d’une décolonisation que les peuples du tiers-monde avaient arrachée de haute lutte.

Dénoncé en Mai 1968, le mythe de la société de bien-être, propagé par le consumérisme, se délite aujourd’hui et accompagne dans sa faillite le capitalisme financier dont la bulle spéculative crève et révèle autour de nous le vide creusé par l’argent fou, par l’argent employé à se reproduire en circuit fermé (non sans que s’emplissent les poches au passage les mafieux affairistes et politiques qui, une fois réélus, vont prôner l’austérité).

Le supermarché est devenu entre-temps le modèle de la démocratie : on y choisit librement n’importe quel produit à la condition de le payer à la sortie. Ce qui est important pour l’économie et ses profiteurs, c’est de faire consommer n’importe quoi afin d’augmenter le chiffre d’affaires. Dans le clientélisme politique qui sévit aujourd’hui, les idées n’ont guère plus d’importance qu’un dépliant publicitaire. Ce qui compte pour le candidat, c’est d’accroître sa clientèle électorale afin de mener ses affaires au mieux de ses intérêts égoïstes.

Qu’une assemblée de citoyens choisisse des délégués pour défendre ses revendications, leur donne mandat de les représenter et leur demande de rendre compte du succès ou de l’insuccès de leur mission, voilà ce qui constitue une véritable démocratie.

Mais en quoi me représenteraient-ils ceux qui

 

- escroquent le bien public,

- se servent des taxes et des impôts des salariés et des petits indépendants pour renflouer les malversations des banksters,

- gèrent, au mépris des patients les hôpitaux comme des entreprises à rentabiliser,

- privilégient l'enseignement concentrationnaire et construisent des prisons et des centres fermés au lieu de multiplier les petites écoles,

- soutiennent les mafias agroalimentaires qui dénaturent la nourriture,

- bousillent les secteurs prioritaires (métallurgie, textile, logements, service postal, transports, verrerie, fabriques de biens utiles à la société) ?

 

De l'extrême gauche à l'extrême droite, ce qui prime, c'est la recherche d'une clientèle, c'est le pouvoir, le mensonge, l'imposture et la frime. C'est le mépris du pauvre con qui pisse sa confiance dans l'urne sans penser à la vérole du désenchantement qui, le rendant hargneux et pris d'une rage aveugle, le prédisposera à la barbarie du chacun pour soi et du tous contre tous.

Mais, direz-vous, tous les politiciens ne sont pas corrompus, tous ne dépensent pas l'argent du contribuable en voyages d'affaires, en frais de représentation, en malversations diverses. Certains sont honnêtes et naïfs. Assurément, mais ceux-là ne demeurent pas longtemps dans l'arène. En attendant, ils servent de paravents aux assoiffés de pouvoir, aux malades de l'autorité, aux gestionnaires de la farce électorale, aux promoteurs d'une image de marque qu'ils affichent partout sans souci du ridicule.

Que l'on ne s'y trompe pas : bien que la démocratie parlementaire pourrisse sur pied, je ne propose ni de la supprimer ni de la tolérer plus longtemps comme un moindre mal. Je ne veux ni du « Ferme ta gueule ! » ni du « Cause toujours ! » Je veux que la politique retrouve son sens premier : l'art de gérer la cité. Je veux qu'une démocratie directe émane non de citoyens battus, cocus, contents, mais d'hommes et de femmes soucieux de promouvoir partout la solidarité et le progrès humain. Quand des collectivités locales agissant globalement – sur le mode de fédérations internationales – décideront de s'autogérer, et examineront :

 

– Comment favoriser la mise au point des formes d'énergie gratuite à l'usage de tous.

– Comment constituer une coopérative d'investissement pour en financer la construction.

– Comment mettre en œuvre la gestion collective d'un fonds d'investissement constitué par une participation financière que rendrait possible le refus des petits et des moyens revenus d'acquitter les taxes et les impôts prélevés par l'État-bankster.

– Comment généraliser l'occupation des usines et leur gestion par ceux qui y travaillent.

– Comment organiser une production locale destinée à la consommation des collectivités locales et fédérées, afin d'échapper à la gabegie du marché et d'assurer peu à peu une gratuité des biens de survie, qui rende l'argent obsolète. (Ne parlez pas d'utopie! C'est ce qu'ont réalisé en 1936 les collectivités libertaires de Catalogne et d'Aragon, avant d'être écrasées par les communistes.)

– Comment propager l'idée et la pratique de cette gratuité qui est la seule arme absolue contre le système marchand.

– Comment favoriser la propagation des fermes dites biologiques et leur pénétration dans les villes.

– Comment multiplier de petites unités scolaires de proximité, d'où soient bannies les notions de compétition, de concurrence et de prédation. Utopique? Non. Au Mexique, à San Cristobal, l’Université de la Terre propose une formation gratuite dans les domaines les plus divers (en plus des matières traditionnelles: des ateliers de cordonnerie, de mécanique, d’électronique, de ferronnerie, de physique, d’agriculture naturelle, d’art culinaire, de musique, de peinture, etc.). La seule qualité requise est le désir d’apprendre. Il n’y a pas de diplômes mais on attend de «ceux qui savent» qu’ils communiquent gratuitement et partout leurs connaissances.

– Comment doter les collectivités locales de maisons de santé, où les premiers soins puissent être assurés avec l’aide des médecins de campagne et de quartiers.

– Comment organiser un réseau de transports gratuits et non polluants.

– Comment mettre en pratique une solidarité active en faveur des enfants, des vieux, des malades et handicapés, des personnes en difficultés mentales.

- Comment mettre en œuvre des ateliers de création ouverts à tous.

– Comment reconvertir les supermarchés en entrepôts où les produits utiles et agréables fassent l’objet de trocs ou d’échanges de services en vue de favoriser la disparition de l'argent et du pouvoir.

 

Alors je voterai. Passionnément !

 

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Source : Siné Hebdo n° 80 (17/3/2010).

 

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« Le Monde traquant la désinformation, c’est comme si le cartel de Medellin se mettait à dénoncer les dealers de coin de rue »

 

Nous ajoutons ceci en dernière minute, au risque d’allonger interminablement ce post, car il s’y trouve d’inquiétantes informations (vraies) qu’il importe de connaître.

 

Le label rouge Decodex, un certificat d’excellence ?

Slobodan Despot – ANTIPRESSE 19 février 2017

 

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La question est évidemment ironique. L’outil mis en place par Le Monde a rapidement indexé (c’est le cas de le dire) un territoire vaste et bigarré où pullulent les énergumènes, les paranoïaques et les mythomanes, mais où vivent aussi paisiblement — disons plutôt vivaient jusqu’ici — des tribus de penseurs et des chercheurs d’une haute probité dont les informations n’avaient qu’un seul défaut: celui de ne pas correspondre à la vision du monde univoque du Monde, mètre étalon de la pensée unique française. Traduit en langage technologique: ils ont le tort d’accrocher les fureteurs à mots clefs «chauds» et à sources douteuses du logiciel en question. La mise en place d’une «intelligence artificielle» pour traquer la pensée déviante ajoute un vernis d’«objectivité» impersonnelle et mécanique à ce qui n’est, fondamentalement, qu’une opération assez grossière de gleichschaltung (alignement) médiatique, du reste identifiée comme telle jusque dans les rangs des confrères.

Il n’est pas d’intelligence artificielle. Il n’existe que de l’intelligence humaine prolongée par des robots qui accomplissent ce que cette intelligence leur a ordonné de faire. On aurait pu apprendre aux inquisiteurs mécaniques de Decodex à distinguer le deuxième degré et l’antiphrase. Mais c’eût été long, compliqué et coûteux. On n’avait pas besoin d’aller aussi loin. Le but était de contenir rapidement une sédition qui se propageait comme un feu de brousse, or en de tels cas on ne fait pas de détails. On arrose bien au-delà de la limite des flammes. C’est le mot d’ordre classique des nettoyeurs d’urgence: «Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens».

Le Monde ne représente pas, c’est le moins qu’on puisse dire, un parangon de vertu journalistique. Il y a 14 ans déjà, l’immense enquête de Pierre Péan et Philippe Cohen sur La Face cachée du Monde illustrait le profond fossé existant entre les pratiques de ce journal et les règles élémentaires de la déontologie journalistique — voire de l’honnêteté intellectuelle pure et simple. Cela ne s’est pas arrangé depuis. Dès la guerre en ex-Yougoslavie, j’ai collecté une documentation ahurissante sur ses mensonges et ses partis pris. J’avais même eu la folie d’écrire à son rédacteur en chef pour relever une erreur de fait objective, aisément vérifiable dans les encyclopédies. Il m’avait répondu par une caricature de Plantu, me disant en résumé: «allez vous faire foutre, Balkaneux enragé».

Inutile de relever l’effondrement éthique et informationnel du même journal dans les récents conflits du Proche-Orient, qu’il a «couverts»… d’un voile de camouflage imprimé de motifs néocons. Si, par exemple, le parti pris massivement pro-djihadiste des médias occidentaux dans la tragédie d’Alep a été remis en question par certains journalistes et commentateurs français, ces voix-là ne sortaient pas des colonnes du Monde.

Aussi, lorsque cette officine d’influence financée à coups de dizaines de millions par l’État français a annoncé la mise en place de son «outil de vérification», je ne pouvais que sourire. Le Monde traquant la désinformation, c’est comme si le cartel de Medellín se mettait à dénoncer les dealers de coin de rue.

Puis, des amis préoccupés m’ont signalé que notre «Main courante» sur l’internet, log.antipresse.net, avait été barré de rouge dans la classification simplette du Decodex. Si France-Dimanche est classé vert, le label rouge Decodex ne pouvait être qu’une marque d’excellence.

Quelle meilleure réfutation pour cette entreprise de censure que sa propre idiotie?

Mais ensuite j’ai lu l’excellente série d’articles qu’Olivier Berruyer a consacrée au Decodex sur son site, les-crises.fr, l’un des plus intelligents blogs français, évidemment classé dans la zone orange — juste au bord du gouffre rougeoyant. Malgré un soutien considérable des lecteurs et de certains noms illustres du débat public français, Berruyer a décidé d’ajouter l’action en justice à sa réfutation intellectuelle de cet Index librorum prohibitorum des temps modernes. La motivation de son appel aux dons pour le procès à venir donne à réfléchir:

«Bien sûr, dans l’absolu, je me fous totalement de mon classement Rouge ou Orange dans la liste maccarthyste du Monde. Mais le petit détail, c’est que mon blog n’est pas anonyme, je suis totalement et personnellement associé à lui. Et quand le Monde vous décerne un brevet de d’individu non fiable, votre vie change radicalement du jour au lendemain.»

Eh oui: tout ridicule qu’il soit, Le Monde est la voix même de l’officialité française. Quoi qu’il vaille, ses dénonciations ont un impact sur votre vie réelle. C’est comme d’être cité, jadis, dans la Pravda de Moscou: que vous soyez innocent et eux dépravés ne change rien au fait qu’ils tiennent le couteau par le manche.

Aussi ai-je estimé utile de livrer ici une mise au point. D’abord sur la manière dont notre propre site a été classé rouge, et ensuite sur ce que représente réellement, à mes yeux, le Decodex du Monde.

Marqués au fer rouge !

Sur le moteur de vérification de Decodex, le log de l’Antipresse apparaît affublé d’une mise en garde menaçante: Ce site diffuse régulièrement de fausses informations ou des articles trompeurs. Restez vigilant et cherchez d’autres sources plus fiables. Si possible, remontez à l’origine de l’information.

A l’appui de ce jugement extrême, l’algorithme du Decodex cite seulement deux sources, dont l’une est sans rapport aucun avec le sujet:

1) Un article de L’Express fustigeant la « nébuleuse des sites de “vraie” information». L’Antipresse n’est citée nulle part dans cet inventaire !

2) Un article de la rubrique «désintox» de Libération (l’ancêtre «humain» du Decodex) sur «Le mythe de la “petite Syrienne qu’on sauve tout le temps”». Il s’agit en réalité, de la part de Libé, d’une tentative de défense de sa propre ligne de désinformation au sujet de la situation à Alep-Est.

Pour mémoire: nous avions épinglé une scène de sauvetage impliquant une seule et même enfant syrienne au bras de trois sauveteurs différents, ces fameux «Casques blancs» qui ont disparu comme par enchantement après la reprise de la ville par l’armée syrienne. Nous ne contestions pas la réalité de ce sauvetage, mais soulignions simplement que le bombardement de photos sous divers angles et avec divers protagonistes avait pour but de «démultiplier» virtuellement le drame.

Cette dénonciation de la manipulation a été assimilée à son tour à de la manipulation par les vigiles de Libé: le procédé est classique et grossier. Nous l’avions décortiqué, sources à l’appui, dans un post ultérieur : «La “désintox-réintox” de “Libé”». Relevant notamment tout ce que cette dispute sur une mise en scène photographique dissimulait au sujet du rôle des «Casques blancs» et du parti pris de la couverture médiatique de la guerre à Alep. La révélation des pratiques hideuses des «insurgés» après la prise du fameux quartier Est nous a donné amplement raison.

Résumons donc: Le Decodex nous a classés «rouge» sur la foi de deux articles de la grande presse, dont l’un ne nous mentionne nulle part, et dont l’autre est en soi un cas de propagande. Le label rouge décerné à Antipresse est allé au mauvais destinataire: c’est au moteur informatique du Decodex lui-même qu’il eût fallu l’adresser!

Il se peut (c’est même hautement probable) que l’algorithme se base dans son jugement sur d’autres recoupements: par exemple, le fait que nous citons souvent les plateformes russes RT.com et Sputnik, les ennemis jurés des «nouveaux médias» occidentaux, ou que nous donnons la parole à des «désinvités» sulfureux. Car le principe de base de l’algorithme Decodex est tout entier contenu dans Le Loup et l’Agneau de La Fontaine :

 

Si ce n’est toi, c’est donc ton frère.

Je n’en ai point. —  C’est donc quelqu’un des tiens…

 

Mais les « preuves » de cet ordre ne sont pas mentionnées dans la sentence.

 

Un signe avant-coureur ?

Selon son chef de projet, le Decodex — moteur de recherche et extension pour navigateur — aurait été ficelé avec seulement 50 à 60’000 euros puisés dans le fonds Google. Cette somme et son origine sont hautement intéressantes.

On se rappellera que le «fonds Google» consiste en un don forfaitaire de 60 millions consenti par le géant de la Silicon Valley à François Hollande en 2013 en échange de l’abandon de la requête des éditeurs de presse français en vue d’un versement de droits d’auteurs («droits voisins») liés à l’exploitation de leurs contenus par le moteur de recherche.

Ce don, qui relève du bakchich au vu du chiffre d’affaires de Google, était toutefois assorti d’un «accord commercial» censé permettre aux éditeurs «d’utiliser les plateformes du moteur de recherche à “des conditions attractives”».

Un millième seulement de cette petite monnaie aurait donc été investi dans le développement du Decodex. Pour quiconque connaît tant soit peu les conditions du développement sur internet, c’est une plaisanterie. 60’000 euros pour un site de cette importance, c’est tout juste le prix de de la carrosserie. Mais qu’en est-il du moteur sous le capot? Les algorithmes requis pour «processer» une telle masse de documents et les catégoriser, fût-ce très sommairement, demandent tout de même réflexion et de programmation.

De deux choses l’une, donc: soit le Monde a grossièrement menti sur le coût de sa solution; soit le cœur même du Decodex lui a été fourni «clefs en main» dans le cadre bénin de cet «accord commercial» qui libérait Google de toute redevance tout en lui donnant la possibilité de refaçonner le paysage médiatique français empêtré dans sa «conversion numérique».

Il existe de fait auprès de Google un département appelé News Lab, un «laboratoire de nouvelles» qui «collabore avec journalistes et entrepreneurs pour construire l’avenir des médias». La première des missions qu’il revendique s’intitule «Trust & Verification», autrement dit: Fiabilité et vérification — et se résume ainsi: «L’innovation technologique [lisez l’internet] a offert aux journalistes une facilité d’accès sans précédent à l’information. Mais elle a aussi créé des défis uniques dans la vérification de la fiabilité des contenus et le maintien de la confiance et de la vérité dans les médias.» Voilà, tel quel, le credo de base du «Ministère de la Vérité» instauré sous l’égide du Monde

Il suffit d’étudier un peu les profils des responsables de ce «labo» pour se rendre compte qu’on n’évolue plus du tout dans le monde de la presse, mais dans quelque chose de très différent. Il s’agit de gens jeunes, plus proches du logiciel que de la plume et plus versés dans le quantitatif et la forme que dans le qualitatif et le fond. Prenez par exemple Olivia Ma, la «cheffe des Partenariats» du Lab, autrement dit la personne qui aura probablement collaboré avec les Français pour la sous-traitance des algorithmes Google. Membre de la petite caste des contrôleurs du web, elle est notamment passée par la direction du fameux «Center for Public Integrity», financé par Soros, à l’origine des Panama Papers et autres «fuites» stratégiques organisées par le système d’influence U.S.

Au profil étrange de cette cyberjournaliste 2.0 ne pouvait correspondre, côté Monde, qu’un geek analogue, à savoir Samuel Laurent, le coordinateur du Decodex. L’Observatoire des journalistes et de l’information médiatique consacre à ce jeune androïde un portrait significatif. La prétention à l’objectivité factuelle, chez cet «automate de la pensée algorithmique» se double d’une morgue et d’un simplisme intellectuel préoccupants, exprimés sur les réseaux par un langage d’adolescent.

« Ainsi il sera fréquent de le voir qualifier le moindre de ses contradicteurs (non-journaliste, cela va sans dire) d’être un « relou », un « troll » et par voie de conséquence d’être ostracisé de son univers virtuel sans aspérités. Samuel Laurent a en effet tendance à « bloquer » toute personne qui émettrait une critique un tant soit peu radicale à l’encontre de son travail et de ses partis pris. Dans sa simulation du réel augmenté 2.0, nul doute que le grand amateur de chiffres, de courbes et de vérités mathématiques réconfortantes n’a guère de temps pour se consacrer à l’analyse.» (OJIM)

 Comme chez les « désintoxicateurs » de Libé, on est frappé par l’insensibilité, l’aliénation à proprement parler, de ces nouveaux «journalistes» face à tout échange d’arguments respectueux et cultivé.

Tant par sa conception que par son personnel ou son organigramme, le Decodex se situe en marge du travail et de la mission d’un journal, fût-il normatif comme Le Monde. Sa création ne résulte pas d’un développement rédactionnel, mais d’un projet stratégique remontant à la direction où siègent Alain Minc et autres globalistes. Il est grossier, hypocrite, stupide et encourage à la stupidité. Du même coup, son échelle de valeurs a rapidement été renversée dans l’opinion, le «rouge» devenant soudain «in» par rapport au «vert» ringard à la France-Dimanche.

La dérision ne signifie pas pour autant que le danger est écarté. Sa mise en place témoigne d’une intégration poussée des systèmes non d’information, mais de contrôle de l’information, intégration officialisée dans le cas de la France (on ne l’avait pas saisi sur l’heure) par l’accord léonin avec Google en 2013.

Avec l’approche de la présidentielle française, d’une importance stratégique pour le monde occidental, on va voir que le Decodex n’était que la première hirondelle d’une invasion autrement plus massive. L’Index du Monde n’est en effet qu’un jouet — et probablement une version alpha ou bêta déguisée — en regard du prochain projet du News Lab de Google, qui s’avance cette fois-ci à visage découvert. Avec l’arrivée en France du projet CrossCheck, le contrôle de l’information va prendre une toute autre allure. 17 instances sont déjà «partenaires» de cet outil de catalogage par indexation et contextualisation: l’AFP, BuzzFeed News, France Médias Monde (via les Observateurs de France 24), France Télévisions, Global Voices, Libération, La Provence, Les Echos, La Voix du Nord, Le Monde, Nice-Matin, Ouest-France, Rue89 Bordeaux, Rue89Lyon, Rue89 Strasbourg, Storyful et StreetPress. Non content de se déployer en essaim, on peut parier que le programme de Trust & Verification de Google aura gagné en précision et en exhaustivité.

Certains médias de grand chemin ont de toute évidence décidé de transformer leur faillite éthique et professionnelle en victoire politique. Ils le réalisent au travers d’une conversion à ciel ouvert en outils d’influence et de contrôle. Et là, l’effet de masse compensera sans doute, en partie, les lacunes de qualité et de conception du projet. Des mensonges grossiers répercutés par 100 androïdes alignés passeront plus aisément pour de la vérité que des évidences écrites par des humains isolés.

Ils ont au moins raison sur un point : oui, la vérité dans l’information est un enjeu essentiel de notre temps. Mais ce n’est pas chez eux qu’on la trouvera. La notion même de vérité, dans ce monde-là, n’est qu’un algorithme de plus.

 

 

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Mis en ligne le 19 février 2017

 

 

 

 

17:32 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/02/2017

LA CUISINE DE JUPITER

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La cuisine de Jupiter

 

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Quel genre de cuisine mitonnait-il en Haute-Marne au 1er siècle de notre ère ?

 

1 - Nos miroirs sacrés
2 - A l'origine était la cuisine
3 - Un mythe entre deux chaises
4 - L'avenir d'une science heuristique des mythes sacrés

 

À l'heure où une France sans État et sans gouvernement se révèle une oligarchie, une pieuvre gloutonne aux tentacules innombrables, l'histoire de la France et du monde devient plus que jamais une stomachologie. Le 9 février dernier, Catherine Lieutenant m'a gentiment suggéré de choisir le jour de mon modeste rendez-vous bi-mensuel avec l'estomac de l'histoire pour visiter à nouveau la cuisine de Jupiter. Pourquoi ce jour-là? N'est-ce pas le meilleur moment d'observer comment le genre humain nourrit ses dieux et comment, depuis les origines, nos dieux nous nourrissent en retour?

Sitôt que François Hollande a mis la France en congé de la politique, le pays s'est offert le luxe de s'absenter de l'arène mondiale de l'action. Certes, nous avons connu ce type de vide politique au cours de la Régence d’Anne d’Autriche, mais pendant ces années-là, Louis XIV grandissait et se préparait dans l'ombre à donner un siècle de gloire à la France, tandis que nous savons aujourd'hui que personne n'est de taille à redonner sa colonne vertébrale à une civilisation promise à une longue agonie.

 

1 - Nos miroirs sacrés

Depuis vingt-cinq siècles, la philosophie occidentale tente de porter un regard de l'extérieur sur l'encéphale de l'humanité. De même qu'en 1543 Copernic a bouleversé notre connaissance du système solaire, la découverte en 1859 du transformisme a contraint l'Occident de la raison à se demander si nous pouvons conquérir un recul à l'égard du genre humain, qui nous permettrait de savoir quelle est l'animalité spécifique d'une espèce en évolution.

Mais comment nous ancrer à l'extérieur d'un animal si nous sommes nous-mêmes, et des pieds à la tête, la bête que nous tentons d'observer du dehors, car il s'agit de toute évidence d'une animalité cérébralisée, conceptualisée, logicisée, donc cachée ou masquée.

Un seul instrument de travail se présente à l'enquêteur: car nous n'expédions pas seulement des personnages fabuleux diriger l'univers, nous les construisons de surcroît à notre image et en miroir. Il nous suffit donc d'observer ces auto-portraits qui nous peignent en pied pour disposer d'un microscope et d'un télescope. Nous sommes nous-mêmes des dieux privés de répondant, c'est nous qui n'avons aucun guide, aucun surveillant, aucun protecteur dans le dos.

Grâce aux miroirs sacrés dans lesquels nous nous réfléchissons par la médiation des effigies sacrées que nous enfantons, nous disposons de la meilleure école d'apprentissage de notre initiation à nos propres secrets: celle de l'histoire de nos offrandes sanglantes à nos maîtres imaginaires, donc de nos sacrifices de chair et de sang sur nos autels.

 

2 - A l'origine était la cuisine

A l'origine, était la cuisine. C'est pourquoi le langage politique de la République romaine, par exemple, reposait sur la gastronomie. Le comes n'était autre que le convive, le commensal, celui qui présidait à un rituel de l'ingestion du comestible. Le comissator désignait le complice d'une conjuration politique fomentée au cours d'une comisatio, c'est-à-dire d'une orgie, d'une ripaille, laquelle servait d'alibi à des conjurés qui pouvaient tranquillement préparer leurs complots au cours du repas.

Le comitium indiquait à la fois la partie orientale du forum dans laquelle le peuple se réunissait, mais il désignait également la bouche du comedus, le mangeur. Les comitia, les comices, étaient les assemblées au cours desquelles le peuple, réuni en collège électoral, élisait les magistrats. C'était dans l'enceinte du comitium que se tenaient les comices et que se déroulaient les sacrifices des grands et des petits bétails aux Immortels. C'est donc dans le comitium que se concoctait la cuisine de Jupiter.

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Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

Le 17 février 2017.

 

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6. De la cuisine de Jupiter.gif

(Cuisine électorale en Hexagonie au XXIe siècle de notre ère)

 

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Emmanuel « Rothschild » Macron : La réponse des globalistes à Trump, Poutine et Le Pen

Ruslan Ostashko (hacker russe)

(donc sans imprimatur de l’imMonde)

Traduit du russe par J. Arnoldski pour Fort Russ – 14 février 2017

 

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La situation entourant les élections françaises montre clairement de quel genre d'adversaires habiles et expérimentés il s’agit. L'oligarchie supranationale et la bureaucratie sont des adversaires véritablement dangereux qu’il n’est pas simples d’affronter, même si Poutine et Trump se mettent d’accord pour les affronter ensemble.

La caractéristique la plus dangereuse de cette oligarchie supranationale et de cette bureaucratie que Poutine a mentionnées à Valdai, n'est pas dans leurs ressources financières ou leur accès aux leviers du pouvoir - bien que cela soit très important. L'aspect le plus dangereux réside dans la capacité des Soros et des Kagan à apprendre. Les « élites » supranationales qui, jusqu'à récemment, contrôlaient complètement les États-Unis et influencent désormais de façon décisive la politique européenne, ne ressemblent en rien au dernier Politburo soviétique, décrépit et inadéquat. Ils sont un groupe d'hommes d'affaires et de politiciens intelligents et expérimentés qui peuvent encore répandre beaucoup de sang.

Regardez ce qui se passe en France et vous verrez à quel point, subtilement, efficacement et prudemment, ils ont trompé les électeurs français et manipulé les émotions dans le sens où ils voulaient.

Il y a tout juste un mois, la majorité des experts préféraient le candidat François Fillon, que ne détestait pas le public français, qui jouissait d’un taux de popularité plutôt élevé, d’un soutien fort de son parti et qui semblait devoir profiter du fait que les électeurs sont écoeurés à mort de l'establishment politique existant et en particulier de François Hollande. La candidature de Fillon était assez bien vue en Russie et il semblait que tout fût pour le mieux. Mais non.

Car c’est alors que l'oligarchie supranationale et la bureaucratie ont frappé un double coup. Tout d'abord, ils ont déterré, sur Fillon, une saleté quelconque, ridicule même d’après les normes européennes. Ils l’ont fait suivre par une tonitruante campagne des médias alignés, et sa cote de popularité a docilement fait le plongeon. Si bien que même les membres de son parti lui ont demandé de jeter l’éponge.  

En deuxième lieu, l'oligarchie supranationale a clairement démontré qu'elle avait tiré les leçons de la victoire de Trump aux États-Unis, en produisant avec la rapidité de l’éclair un candidat soi-disant « indépendant et anti-système » qui va s’attaquer aussi sec à ce même électorat protestataire, fatigué des politiciens fastidieux et corrompus.

Permettez-moi de vous présenter Emmanuel Macron : politicien français, ex-ministre de l'économie et ancien banquier d'investissement pour les Rothschild. (Les employés des services de renseignement se permettent de préciser qu'il n'existe pas d'anciens banquiers).

L'histoire de l'émergence de Macron dans la course présidentielle montre avec quelle facilité et à quelle vitesse les banquiers d'investissement, les doreurs d’image professionnels et les mé®dias sont capables de fabriquer un candidat anti-système. Il ne se présente pas au nom d’un des si ennuyeux partis et n’affronte aucune « primaire » ; il a formé son propre mouvement, présenté comme n’étant ni de gauche ni de droite, mais qui peut, par là même, racoler un maximum d'électeurs insatisfaits à tous les bouts du spectre politique. Son programme s’intitule rien de moins que « Révolution! » (à quoi bon lésiner) et promet qu’il sera bon pour tout, et contre tout ce qui est mauvais sans autres précisions (pour quoi faire ?).

L'image du banquier révolutionnaire me semble un peu débile. Mais, à en juger par les sondages, certains électeurs n’y voient nulle contradiction. Même si on tient compte du fait que les sondages exagèrent délibérément la cote de Macron, il faut reconnaître que les résultats de cette campagne de relations publiques sont tout de même impressionnants.

Les doreurs d’image [ou « spin doctors », nde] de Macron sont arrivés à combiner à son profit quelques ingrédients parfaitement incompatibles tels que le faire passer à la fois pour un adepte du néolibéralisme économique doux, pour un défenseur du citoyen lambda et pour un adversaire de l'establishment. Ils le disent en outre favorable à l'Europe et au multiculturalisme, mais en n’insistant pas trop sur certains de ces aspects, car on ne sait jamais quand la prochaine attaque terroriste ou le prochain viol en masse pourraient se produire et faire baisser sa cote.

Il est très probable que les prochaines élections françaises verront s’affronter Marine Le Pen et Macron. Il faut admettre que cet « ancien » banquier Rothschild a une grande chance de les gagner, puisque tous les médias et les partis de l'establishment font d’ores et déjà campagne en sa faveur. Sa victoire ne pourrait être contrecarrée que par un scandale très sérieux comme l'exposition des correspondances secrètes de Hillary Clinton, ou par une mobilisation sans précédent des eurosceptiques français. En général, tous les espoirs reposent sur les hackers russes et sur Julian Assange.

Enfin, si je vous ai parlé de tout cela, ce n’est pas parce que les prochaines élections françaises sont spécialement intéressantes, ni ce qui s’ensuivra, mais pour préciser que la victoire de Macron ne sera en rien tragique – nous y survivrons certainement [il s’adresse aux Russes, nde]. Mais, à voir la façon dont l’image publique de cet homme a été fabriquée et les messages qui sont envoyés dans sa campagne électorale, ne perdons pas de vue le fait que nos adversaires géopolitiques sont certainement en train de préparer « leur » Macron, en prévision des élections présidentielles en Russie. Ils ont même plusieurs Macrons potentiels, qu'ils vont déguiser en révolutionnaires, en populistes, en clameurs de vérité, et en purs combattants contre la corruption et l'establishment. Les efforts déployés dans ce sens sont déjà en cours.

Voyez comment on a élaboré les images de Navalny, de Kasyanov, et même de Roizman, dont les fins stratèges de Moscou chuchotent déjà qu’il sera candidat. Mais je voudrais dire qu'heureusement la Russie n’est pas la France. Il n'y a pas ici de candidat qui ait autant de chances que ce Macron en a là-bas, et c'est très bien.

 

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Ruslan Ostashko est l’éditeur en chef du site PolitRussia.com (http://politrussia.com/) et de sa chaine Youtube (https://www.youtube.com/channel/UCjxq8PsQ_On_-gI5LqNoVzA )

Source : http://www.fort-russ.com/2017/02/emmanuel-rothschild-macr...

Traduction : Anna S. pour Comité Valmy et Les Grosses Orchades

 

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Folie des grandeurs ?

Copiant Hillary Clinton, Emmanuel Macron prétend maintenant en France être la cible de la Russie.

Alexandre Mercouris  – Comité Valmy17 février 2017

 

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Le candidat à la présidence française Emmanuel Macron prétend - comme Hillary Clinton avant lui - être la cible d’une « cyber-attaque » de fausses nouvelles russe alors même que, en Allemagne, les enquêtes officielles mettent en doute les allégations d’intervention de la Russie dans la politique européenne.

C’était totalement prévisible et c’est maintenant arrivé.

Emmanuel Macron, le candidat « Golden Boy » qui est maintenant fortement promu à l’élection présidentielle française par l’establishment français et européen et qui - non par coïncidence - est le seul candidat à l’élection présidentielle française à soutenir la politique actuelle de confrontation contre la Russie, a emprunté une feuille du livre de jeu de Hillary Clinton en prétendant qu’il sera la cible d’une « cyber-attaque » de fausses nouvelles organisée par la Russie.

La manière dont cela se fait est présentée dans un article du Financial Times, qui cite le chef de la campagne de Macron et le ministre de la Défense, et rapporte d’obscurs soupçons de renseignements de la part du service français de contre-espionnage.

Voici ce que le Financial Times publie :

Lire la suite…

Source : http://comite-valmy.org/spip.php?article8250

 

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Réponse des Grosses Orchades

à des questions qui leur ont été posées suite aux deux précédents posts :

« Mais qui est ce Soros et comment s’y prend-il ? »

 

George Soros est un des membres du cercle plus si fermé que cela des milliardaires de casino qui ont décidé de gouverner directement le monde sans l’intermédiaire des états, des gouvernements et autres fariboles que se sont donné jusqu’ici les peuples avec plus ou moins de bonheur. Il ne faut y voir que l’attelage immémorial de la volonté de puissance et de la cupidité poussées à leur paroxysme.

Comment s’y prennent-ils ? Au moyen d’une foultitude d’ONG « humanitaires » ou « culturelles » qui leur servent à manipuler la partie la plus faible des pays ciblés – généralement la plus jeune –, en se servant pour appât de l’une ou l’autre chose que les gouvernements à abattre ont à se reprocher.

[N.B. : Étant des entreprises humaines, tous les gouvernements ont des choses à se reprocher. S’il en était autrement, la recette n’aurait pas aussi bien fonctionné en France en 1968, où l’on n’aurait pas vu l’Ordre des Architectes et la Comédie Française se mettre en grève avec les OS de la CGT.]

Pour qu’une frange suffisamment importante de la jeunesse soit ainsi manipulable, il importe qu’elle soit non tout à fait sans éducation mais mal éduquée : que le système éducatif du pays soit nul (États-Unis) ou qu’il ait été sciemment détruit (Europe). La preuve en est que MM. Soros et consorts se sont jusqu’à présent cassé les dents précisément sur les pays où les mots « Éducation nationale » ne sont pas tout à fait vides de sens. Exemples : la Russie, l’Iran.

La Russie, où l’on a vu les écoles de Staline – avec tous les défauts qu’elles pouvaient avoir – démantelées par les dix ans de règne de la clique Eltsine, pour être ensuite restaurées sur des bases que nous ne connaissons pas mais dont nous voyons les effets.

Cependant, la Russie n’est pas le seul pays qui ait résisté aux attaques venues du dehors, aidées comme à peu près partout par une Ve colonne de collabos intérieurs. L’exemple le plus éclatant est Cuba qui, dans les conditions qu’on sait, résiste victorieusement depuis plus de soixante ans. Cuba, pays champion du monde de l’éducation des citoyens dans le but de les armer et non de les détruire, immédiatement suivi par (ou ex-aequo avec) l’Iran, mais aussi par d’autres pays d’Amérique Latine tel que le Venezuela, l’Équateur, etc.

Ces systèmes éducatifs très divers ont la particularité d’être tous fondés sur des valeurs nationales dont nous n’avons pas à nous occuper parce qu’elles ne nous regardent pas. La seule chose qui devrait nous importer est que nous n’en avons plus, ce qui fait de nous des proies idéales à qui balancer des Macron et autres virus marionnettes de la peste ou du choléra, en nous persuadant que nous y sommes pour quelque chose parce que nous avons été formatés par nos éducations frelatées pour participer docilement à des jeux truqués.

Un phénomène auquel nous n’avons jusqu’ici pas prêté assez d’attention, c’est que la seule résistance actuellement visible au pouvoir mondialisé sans visage vient de peuples qu’on appelle « peuples premiers », « autochtones », « indigènes » ou « natifs », génocidés à tours de bras depuis des siècles mais qui, pourtant, relèvent encore la tête au point de nous servir d’exemple à tous : Palestiniens au Moyen-Orient, « Indiens » dans les deux Amériques, etc.

Ceci, pourvu que Jupiter nous prête vie, devrait faire l’objet d’un très prochain post.

 

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Mis en ligne le 17 février 2017

 

 

 

 

 

20:18 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/02/2017

ENCORE SOROS !

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Suite à notre post précédent

 

Encore Soros…

Une révolution de couleur en Roumanie

RT 13 février 2017

 

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À Bucarest, les manifestations contre le gouvernement continuent. Ici, place de la Victoire, des milliers de Roumains ont manifesté ce dimanche 12 février pour la treizième nuit d’affilée. Des jeux de lumière ont été utilisés pour recréer le drapeau national.

Les protestataires réclament la démission du gouvernement, suite à un projet de décret dont le but serait de décriminaliser des politiques poursuivis pour corruption officielle.

Source : RT

 

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George Soros est-il à la manoeuvre, là aussi ? Question ridicule.

Les informations sont maigres et plutôt incohérentes, mais nous avons reçu, par courrier, une mise au point de « socialistes » roumains. Qui sont, paraît-il, des communistes.

Nous avons éclairci de notre mieux, pour qui n’est au courant de rien, cette communication traduite par un député européen. Espérons n’avoir pas fait de bourdes. Toute rectification d’erreur sera la bienvenue.

 

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Développements en Roumanie

 

Envoyé par le Parti socialiste de Roumanie (communiste en fait ...car le terme « communiste » est interdit en Roumanie)

12 février 2017

From : EL-executive-board [mailto:el-executive-board-bounces@news.european-left.org]  

On Behalf Of ldstanciu stanciu
Sent : Friday, February 10, 2017 9:25 AM
To : el-executive-board@news.european-left.org; el-member-parties@news.european-left.org; el-observer-parties@news.european-left.org
Subject : [EL executive board] Développements en Roumanie

 

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Nous constatons que la plupart des médias internationaux rapportent incorrectement la situation actuelle en Roumanie, se contentant de montrer le spectacle d'une minorité représentée par le seul président Iohannis et les manifestants organisés par lui. Les médias ne comprennent pas ou déforment délibérément les véritables événements et leurs enjeux.

C’est pourquoi nous souhaitons vous éclairer sur ce qui se passe vraiment en Roumanie depuis les élections législatives du 11 Décembre 2016, qui ont été remportées d'une manière très nette, par le Parti Social Démocrate, PSD, (45,5%), lequel a réussi à former une coalition stable au Parlement (65,5%).

Le président Klaus Iohannis [en fonctions depuis le 21 décembre 2014, nde], en violation de la Constitution, a fait campagne à la fois pour son parti, le Parti National Libéral, PNL, et pour le parti nouvellement créé par Soros, Union sauvez la Roumanie, USR , qui, ensemble, ont obtenu moins de 30% des voix.

 

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Le président Klaus Iohannis

 

En fait la chaîne des abus continue. L’opération « Je veux mon Parlement. Je veux mon Gouvernement » a été lancée en octobre 2015, par la destitution du gouvernement PSD dirigé par Victor Ponta, son adversaire à l'élection présidentielle de 2014, et par la nomination d'un gouvernement composé des fonctionnaires roumains de la Commission européenne et des employés des ONG de Soros, gouvernement dirigé par Dacian Cioloş, ex-commissaire à l'agriculture à la Commission européenne.

 

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Dacian Cioloş

 

Les récentes mesures dirigées contre la coalition gouvernementale sont :

 

- Le rejet de la première proposition du Premier ministre, sans aucune motivation.

- Le retard dans l'approbation de la nomination du gouvernement et le retard dans l'octroi d'approbation pour le budget  2017.

- Le rejet de la loi proposée par le PSD et approuvée par le Parlement, concernant l'annulation d'un nombre total de 102 impôts et taxes, l’exigence de renvoyer la loi au Parlement et de retarder, par conséquent, son application d’environ trois mois. 

- L’incitation continue à des troubles publics, par manifestations contre le gouvernement actuel etc.

 

Tous cela étant, bien entendu, destiné à empêcher la coalition majoritaire élue de mettre en place le programme de gouvernement qui prévoit, pour la première fois, plusieurs mesures destinées à accroître le niveau de vie du plus grand nombre. De ce fait, c’est avec un retard de deux mois qu’est en cours la première étape, soit : l’augmentation des pensions, du salaire minimum, des salaires des enseignants et des médecins, des aides aux personnes défavorisées, la réduction des impôts etc.

Les manifestations contre le PSD qui se déroulent depuis 9 jours [maintenant plus de 13, nde] devant le siège du gouvernement, Place de la Victoire, ont été organisées grâce à Internet par des partisans du Président. Le motif invoqué est l'approbation « frauduleuse », par le gouvernement, d'une ordonnance d'urgence sur la modification de certains articles du Code pénal et du Code de procédure pénale, basée sur les exigences de la Cour constitutionnelle et des directives européennes. Mais les vrais motifs sont devenus évidents à partir de la sixième soirée de manifestations, la plus importante de toutes, alors que le gouvernement venait d’abroger l'ordonnance critiquée, car maintenant, seules persistent les exigences de destitution du gouvernement et d’arrestation des dirigeants du PSD.

Nous insistons sur le fait qu’une manifestation spontanée de jeunes de Bucarest a été confisquée et détournée par le Président et les dirigeants de ses partis, qui en ont pris la tête, la faisant précéder par la voiture du président, et la faisant passer de l'emplacement traditionnel des manifestations à Bucarest – Place de l'Université – à la Place de la Victoire, où se trouve le siège du Gouvernement. Ces manifestations sont illégales, non autorisées, mais très bien organisées. Elles bénéficient d’une logistique impressionnante (systèmes laser projetant des messages anti-gouvernementaux sur les bâtiments entourant la place, nombreuses pancartes de slogans sophistiqués, jeux de groupes, etc.). À certains moments coordonnés dans toutes les villes, retentit l'hymne national, suivi d'illuminations par flash lights de téléphones mobiles etc.

Ces actions de Iohannis sont soutenues par une partie des services secrets et par les chefs des procureurs, qui sont nommés par le Président et qui, en introduisant de nouvelles dispositions légales, vont perdre leur rôle de premier plan dans l'État.

Il y a plus de 12 ans que la Roumanie est un État policier. L'ancien président, Traian Basescu, a transformé la corruption en « attaque contre la sécurité nationale » et donné des pouvoirs discrétionnaires aux agents des services secrets et aux procureurs. Ces pouvoirs ont été transformés en  armes destinées à détruire les opposants politiques. À ces forces, se sont ajoutées les directions des entreprises multinationales, qui paient leurs employés pour qu’ils participent aux manifestations. Le président de la Raiffeisen Bank, par exemple, Steven Van Groningen, a été photographié manifestant côtés de Iohannis. Pourquoi les multinationales ? Parce qu'elles détiennent 98% du système bancaire roumain et plus de 80% de l'économie roumaine. Actuellement, tous les profits réalisés en Roumanie sont transférés aux pays qui leur servent de sièges. Le programme du gouvernement prévoit la réduction de leurs bénéfices (par augmentation des salaires d’où augmentation des impôts, par obligation de cotiser à l'assurance sociale et au fonds de santé et par imposition de quiconque gagne plus de cinq salaires moyens etc.). En outre, à partir  du 1er janvier 2018, il a décidé que les bénéfices seraient taxés dans le pays où ils sont réalisés, ceci, d’ailleurs, en application d'une directive européenne.

En guise de soutien supplémentaire aux manifestants, Iohannis a fait appel aux institutions de l'État qui devraient être indépendantes, à l’avocat du Peuple et au Conseil suprême de la Magistrature, et il les a forcés à contester avec lui, le gouvernement démocratiquement élu.

Le 7 Février, devant le Parlement, le Président a encouragé les manifestants, il a offensé le PSD et il a refusé de jouer son rôle constitutionnel de médiateur.

Le 8 Février, la Cour constitutionnelle a rejeté tous les appels contre l’ordonnance d'urgence critiquée, déclarant qu'il n'y avait pas de conflit d'intérêts, le gouvernement étant habilité par le Parlement à émettre des ordonnances d'urgence pendant les vacances parlementaires.

Entretemps, le Parlement a approuvé le budget pour 2017 et a rejeté la motion de censure déposée par les partis de Iohannis [et de Soros, nde], motion qui réclamait la démission du gouvernement.

Consternés par le comportement de Klaus Iohannis contre le vote de la majorité des Roumains et par l'arrogance avec laquelle il appelle les manifestants anti-gouvernementaux « mes Roumains », les vrais Roumains protestent, depuis cinq jours, devant la Présidence (Palais de Cotroceni), contre le Président et son système, contre les agents des services secrets et les procureurs, appelés Binôme.

Malheureusement, Iohannis ne renonce pas à son plan déclaré de changer la majorité parlementaire et d'imposer son propre gouvernement non élu. Il continue sa campagne de haine et de division.

Il orchestre ainsi une campagne d’attaques permanentes contre Liviu Dragnea, Président du PSD, la personnalité politique la plus populaire du moment, et le seul rival qu’il ait à redouter dans les prochaines élections présidentielles. Ces campagnes traitent Dragnea de « condamné » parce qu'il a fait l’objet d’une condamnation avec sursis pour  avoir commis « l’erreur » de mobiliser l'électorat PSD, c’est-à-dire pour l’avoir incité à voter lors du référendum sur la destitution du président Traian Basescu. Pour mieux faire comprendre la manière dont fonctionne la justice en Roumanie, disons juste que, dix mois après émission de la sentence et après plusieurs demandes par lui faites à la cour, il a été informé, le 8 février, qu’en l'absence de preuve, la sentence avait été motivée « pour conduite autoritaire » et « pour n’avoir pas reconnu sa culpabilité au cours de l'enquête ». À ce jour, les procureurs sont encore à la recherche de faux dénonciateurs pour tenter de l'intimider ou même de le faire arrêter.  De nombreux politiciens sont ainsi expulsés de la vie politique. Ils finissent toujours par gagner leurs procès, mais seulement après que leur image publique ait été détruite.

 Le Parti Socialiste Roumain lance des appels au calme et à l'ordre constitutionnel, pour que soit respectée l'indépendance des pouvoirs indispensable dans un État de droit, et que soient assurées les conditions juridiques nécessaires au fonctionnement du Parlement et du Gouvernement, seules institutions impliquées dans le processus législatif. Le PSR met en garde contre les entreprises factieuses en cours et les distorsions auxquelles se livrent les médias internationaux, dans leur présentation des phénomènes sociopolitiques en train de se dérouler en Roumanie.

Pour le PSR :

Lucia Stanciu

Dumitru Stanciu

 

L’article qui suit – merci à M. Bruno Drweski ! – devrait apporter toutes les précisions nécessaires

 

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Roumanie : Révolte, en effet. Mais révolte de qui contre qui ?

Modeste Schwartz – Visegrad Post 13 février 2017

 

Bucarest. Une série de manifestations relativement importantes se sont récemment déroulées dans la capitale roumaine et dans quelques villes de province. Une cinquantaine de milliers de personnes (selon les organisateurs) ont manifesté le 1er février 2017… contre le gouvernement récemment formé à la suite des élections de décembre. C’est la manifestation la plus importante depuis 2014. Fait sans précédent : le président de la République, Klaus Iohannis, en a pris la tête. Certains parlent de « tineriade », recyclant le terme « mineriade » en se référant cette fois, non à des mineurs, mais à des jeunes gens, les tineri (teenagers en anglais, adolescents en français).

 

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Pour éliminer au départ tout risque de polémique simpliste : oui, un nombre non négligeable de membres du Parti Social Démocrate roumain (PSD), au pouvoir depuis décembre dernier dans le gouvernement de coalition  Grindeanu est « corrompu » – autrement dit ils acceptent des pots de vins, pratiquent l’abus de biens publics, etc. – comme le fait tout le reste de la classe politique roumaine sans exception, et comme le fait d’ailleurs (ainsi que le démontre l’affaire Fillon en France) la quasi-totalité de la classe politique européenne. Le capitaine auto-proclamé de la « croisade contre la corruption, que les médias européens essaient en ce moment de vendre comme une « révolution de la jeunesse », Klaus Iohannis (57 ans, président de la Roumanie), était, avant d’entrer en politique, professeur de physique dans un collège du secondaire de sa ville natale Sibiu. À cette époque, un enseignant du secondaire, en Roumanie, gagnait moins de 300 € par mois. Ce même Iohannis (dont des mauvaises langues chuchotent qu’il serait le gendre d’un ancien officier de haut rang de l’ex-police secrète du temps du communisme) est propriétaire de sept immeubles à Sibiu, prospère ville touristique splendidement restaurée, où les prix de l’immobilier plafonnent, et il a assuré sans rire les avoir achetés avec les revenus (par ailleurs non déclarés) qu’il aurait gagné en donnant des leçons privées !

Quant au nouveau parti « Union sauvez la Roumanie » (USR), qui se présente comme la grande alternative générationnelle et culturelle (regrettablement privée de tout programme politique, exception faite du fameux mysticisme « anti-corruption »), son leader charismatique, la Française (mariée à un Roumain) Clotilde Armand, a récemment déclaré qu’elle « regrettait » d’avoir empoché de vastes sommes pour ses « activités de consultante » auprès de la multinationale Bechtel Corporation, qui a construit, en Transylvanie une des autoroutes les plus courtes et les plus chères de toute l’histoire des ponts et chaussées.

 

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Par conséquent, en supposant que les Roumains émergent de l’apathie politique qui reste l’attitude de la majorité d’entre eux, on pourrait s’attendre à des manifestations « non politiques » exigeant des changements du genre amendement de la Constitution, remplacement complet du personnel politique, démocratie directe et autres choses du même genre.

Ce n’est pas le cas : les 50.000 exemplaires de la « jeunesse roumaine » qui manifestent (chiffre officiel probablement surestimé, mais quand bien même serait-il vrai, le gouvernement en place doit sa légitimité à 4 millions d’électeurs, ce qui fait 80 voix pour un seul manifestant) exigent explicitement, et de façon de plus en plus violente et illégale, la chute (et même l’interdiction) du PSD ; quant à l’alternative qu’ils ont en tête (dans les très rares occasions où il leur arrive de penser), la présence, dans les rangs des manifestants, du président Iohannis, initialement porté au pouvoir par le Parti National Libéral (PNL) aujourd’hui dans l’opposition et des leaders de l’USR, laisse peu de place au doute. Les « jeunes, beaux et libres », selon leur propre rhétorique, veulent remplacer une équipe politique corrompue mais soutenue par une forte majorité démocratique par une équipe politique corrompue sans pratiquement aucune base démocratique. Comment peut-on même essayer d’expliquer cette démence ?

Étant donné que :

1) Beaucoup des manifestants sont en effet relativement jeunes, dépourvus de la moindre connaissance historique et du plus faible savoir socio-économique, eu égard au naufrage du système scolaire roumain (et Européen), et qu’ils se contentent de suivre les mâles et les femelles dominants de leurs environnements associatifs dans des manifestations qu’ils ressentent la plupart du temps comme des fêtes de rues leur offrant surtout l’occasion de se rencontrer, de flirter, etc. ; et que

2) Les autres manifestants sont des activistes appartenant à des ONG fondées par les organisations de la galaxie Soros et à des fondations politiques chargées d’exécuter les basses œuvres de la diplomatie allemande en Europe de l’Est…

…on comprend que la question ci-dessus doive être divisée en deux parties, conduisant à la description de deux jeux de motivations.

1° - Pour ce qui concerne les manifestants sincères : qu’est-ce qui peut bien amener une partie significative d’un groupe d’âge au degré de masochisme social et de haine de soi qui pousse un étudiant à vouloir renverser un gouvernement qui vient juste de lui voter la gratuité des déplacements sur tout le réseau des chemins de fer ou un futur employé à manifester contre le pouvoir qui vient d’augmenter le salaire minimum après une décade d’austérité sous le parapluie du FMI et de Berlin ? Etc. etc. Pourquoi diable les Roumains se haïssent-ils autant eux-mêmes et entre eux ?

2° - De la part des instigateurs, et en particulier de leurs sponsors (c’est-à-dire premièrement l’Allemagne et « Bruxelles ») pourquoi tant de haine ? Pourquoi veulent-ils aussi désespérément renverser à tout prix le gouvernement Grindeanu et la parti dirigé par Liviu Dragnea, au mépris du fait que la victoire de Trump semble les avoir privés de leur carburant secret (à savoir, les discrètes interventions des services secrets sous contrôle de la CIA), qui jusqu’à présent ont toujours assuré le succès politique de mouvements de rues qui, à Paris ou à Londres seraient à peine remarqués tant ils sont marginaux et politiquement amorphes ? Pourquoi lancer toutes leurs troupes de la « société civile » dans cette bataille incertaine, au risque de les faire se discréditer définitivement en cas d’insuccès, alors que le SPD (qui pourrait avoir lancé à plusieurs reprises une procédure de suspension contre Liviu Dragnea et ne l’a pas fait) semble prêt à se battre avec les mains liées ou même à négocier pacifiquement ?

 

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 Sorin Grindeanu, Premier ministre

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                                                                                       Liviu Dragnea, chef du SPD

 

La réponse à la première question exigerait un traité sur l’histoire et l’anthropologie de la Roumanie, que j’essayerai de résumer dans un article ultérieur. Pour le moment, contentons-nous d’une conclusion très générale : nés et élevés dans une colonie de facto, où leur comportement politique n’a jamais eu le moindre impact sur la conduite réelle de leur pays et/ou sur leurs conditions d’existence, les jeunes Roumains ne savent littéralement pas ce que c’est que la politique, et salivent comme les chiens de Pavlov aux provocations des agitateurs professionnels de la société civile, qui les incitent à participer à ces rites tribaux de purification collective sous forme de fêtes de rues anti-corruption.

Répondre à la seconde question exigera en revanche moins d’intuition, d’interprétation, de concepts et de philosophie. En fait, il suffit d’être au courant des décisions récemment prises par le gouvernement Grindeanu et des programmes de gouvernement qu’il entend mettre en place dans les mois qui viennent (et qui sont dans le domaine public mais soigneusement ignorés par la presse roumaine sous contrôle occidental et par la presque totalité de la presse étrangère) pour comprendre que la chancelière du Reich Merkel ne peut tout simplement pas laisser passer une semblable mutinerie ni même condescendre à négocier avec les mutins, mais qu’elle exige au contraire une punition exemplaire, au besoin suivant les méthodes éprouvées à Kiev.

Le gouvernement Grindeanu, avant d’adopter les décrets d’amnistie  – objets de tant de pleurnicheries des « jeunes, beaux et libres » – qui, contrairement à ce qu’on lit ici et là dans la presse contrôlée

- n’étaient en rien ses premières mesures (voir ci-dessous) ;

- ne « légalisent » pas la corruption et ne disculpent absolument pas tous les faits de corruption (ils en situent seulement le seuil indépassable à ±40.000 €, et il semble d’ailleurs que les charges retenues contre Liviu Dragnea ne soient pas couvertes par l’amnistie) ;

- étaient absolument nécessaires, puisque, sinon, le PSD eût été tout à fait dans l’incapacité de gouverner, avec le flingue pointé sur  sa tête collective par le Directoire National Anti-corruption (lequel obéit à la lettre à ses sponsors occidentaux)

le gouvernement Grindeanu, pendant  les dix jours qui ont séparé sa récente inauguration de ces décrets, n’a pas chômé. Au cours de cette période d’un peu plus d’une semaine, il a pris un certain nombre de mesures significatives consistant à :

- relever le niveau des salaires minimum et des retraites, frappant ainsi de nullité les mesures d’austérité adoptées par les gouvernements de la présidence Băsescu (en particulier le gouvernement Boc) sous les diktats du FMI, de Berlin et de Bruxelles ; et

- annoncer que les salaires inférieurs à 500 € seraient exemptés d’impôts (oui ! il y a un mois, en Roumanie, pays membre de l’U.E., beaucoup de gens payaient encore des impôts sur des salaires de 300 € mensuels, dans des villes où le loyer d’une pièce dans un appartement collectif est rarement inférieur à 100 € par mois et où les prix des denrées alimentaires vendus dans les supermarchés sont au même niveau qu’en Hongrie, c’est-à-dire pas loin de ceux pratiqués en Autriche).

Non seulement ces deux mesures constituent un très « mauvais exemple » pour toute l’Europe du Sud et de l’Est qui pourrait être tentée de secouer le joug de l’ordo-libéralisme allemand et de se tourner vers des politiques de croissance, mais elles affectent directement le capital allemand.

L’Allemagne (c’est-à-dire la capitale de la Bavière et ses auxiliaires autrichiens) est devenue récemment l’investisseur principal en Roumanie, suivie par la France, alors que les États-Unis (toujours très présents au début des années 2000) semblent, depuis la présidence d’Obama et son pivotement vers l’Asie, avoir passé la main. Le taux de profit très élevé de ces investissements – les compagnies roumaines présentent généralement un niveau de rentabilité double, par rapport aux autres pays de la zone euro – est basé principalement sur l’exploitation sans retenue d’une main d’oeuvre esclave (à un salaire minimum très précisément calculé pour permettre la survie misérable d’un individu sans famille à nourrir et sans loyer à payer, les Roumains étant, comme la plupart des Européens de l’Est, en possession d’un appartement en mauvais état hérité de l’époque soviétique au début des années 1990), condition qui résulte en une mobilité sociale et géographique très basse, en un déclin démographique sans précédent et en un taux d’émigration plus élevé que celui de tous les pays non-africains, plus élevé même que celui de la Syrie, y compris pendant la période de guerre.

Jusque là, cependant, je crois que les choses seraient restées dans le domaine du négociable : quelques cadeaux d’impôts aux plus gros « investisseurs » allemands (comme dans le cas de Ruhrgas, qui a pris le contrôle de l’ancien monopole d’État sur le gaz en Transylvanie et qui fait payer à la population au même prix que l’Allemagne, un gaz qu’elle achète très bon marché… à la Russie), et Munich se serait calmée, laissant les petits investisseurs et les Français faire les frais de la nouvelle politique (les Français, par ailleurs très présents sur le marché du commerce de détail, ne se seraient pas plaints trop bruyamment de ce que Grindeanu injecte des stéroïdes au pouvoir d’achat de la classe moyenne roumaine).

Mais voilà… l’odieux gouvernement PSD a aussi l’intention de créer :

- un Fonds Souverain au Développement et à l’Investissement (FSDI), comme en Norvège, en France, en Arabie Saoudite, etc., qui serait alimenté par les bénéfices des entreprises restées sous le contrôle de l’État...

(Bénéfices ? Quelle surprise ! Quand on se souvient des cris des gouvernements précédents, d’après lesquels ces entreprises étaient « des trous sans fond » qu’il fallait privatiser d’urgence…)

...et qui serviraient principalement à doter la Roumanie du lien infrastructurel dont manque son industrie agroalimentaire - traitement, mise en conserves et en bouteilles – entre son énorme fertilité agricole et ses 18 millions de consommateurs, convaincus à juste titre que l’alimentation produite en Roumanie est plus saine et meilleure au goût que toute la nourriture d’importation.

Là, du point de vue de la métropole colonisatrice, on entre dans le domaine du non-négociable. Car, par une telle mesure, la Roumanie a tout simplement l’intention de contester le statut de colonie d’extraction (source de matières premières pratiquement gratuites et d’une main d’œuvre migrante pas chère) qui lui a été assigné par l’ordre actuel du monde, et de revendiquer, sinon une complète souveraineté dont elle n’a pas les moyens militaires, du moins un statut de colonie productrice comparable à celui de la Hongrie, où le niveau de salaire moyen est de 50% plus élevé et qui souffre beaucoup moins d’hémorragies migratoires.

Voilà donc qui est en train de se révolter : c’est l’Allemagne, métropole colonisatrice, qui se révolte contre le gouvernement démocratiquement élu de la Roumanie (tout à fait indépendamment des faits de corruption qui lui sont reprochés ni plus ni moins qu’à ceux qui l’ont précédé ou qu’à ceux de l’Europe en général) et qui tente de le renverser au moyen d’un putsch unissant les efforts des fondations politiques allemandes (fondations Adenauer, Ebert, Luxembourg) à ceux de la « société civile » financée par Soros, putsch qui, cette fois, ne fait même pas semblant d’être apolitique ou transpartisan, mais appelle effrontément à remettre en selle le gouvernement de l’ex-commissaire européen Dacian Cioloş, un technocrate qui n’a jamais été élu par personne, imposé sans aucune majorité parlementaire par Iohannis en 2014 et renvoyé du pouvoir par le vote massif qui a sanctionné sa politique des deux années passées.

Il faut dire que l’Union Européenne, si véhémente aujourd’hui dans ses louanges, n’a pas facilité la tâche de Cioloş : considérant qu’elle contrôlait désormais directement sa plantation, la métropole colonisatrice avait même décidé de rogner encore un peu plus sur ses dépenses, avec pour conséquence que les résultats du gouvernement Cioloş, dans l’absorption des fonds structurels par exemple, avaient été encore plus catastrophiques que ceux (pourtant bien bas) des précédents gouvernements. Voilà l’élite compétente et virginale que les « jeunes, beaux et libres » d’Angela Merkel et de George Soros, s’évertuent en ce moment à remettre au pouvoir, au mépris de la volonté populaire exprimée par les urnes.

 

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À la lumière de ces développements, nous pouvons considérer comme parachevée la transition de l’Union Européenne (par ses buts et ses méthodes) en une structure parasitaire comparable à ce que fut la United Fruit Company en Amérique Latine jusqu’aux néo-révolutions bolivariennes. Les escadrons de la mort n’ont pas encore fait leur apparition, mais ne mollissez pas M. Iohannis, avec un peu d’effort, vous êtes en bonne voie pour devenir un autre Pinochet !

 

Modeste Schwartz est un écrivain français qui vit en Transylvanie et qui écrit notamment pour le Visegrad Post, de Hongrie.

Source : http://visegradpost.com/en/2017/02/02/romania-revolt-inde...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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L’issue paraît claire. Soit M. Grindeanu connaîtra le sort de Manuel Zelaya ou de Dilma Roussef, soit il réussira à marcher sur les traces de Nicolás Maduro.

Pour que les Roumains ne connaissent pas le sort des Nicaraguayens et des Brésiliens, celui des Ukrainiens et de tant d’autres, IL FAUT LES SOUTENIR PAR TOUS LES MOYENS POSSIBLES, pas juste regarder !

 

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C’est bientôt Pâques…

 

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Pendant qu’on y est, c’est l’occasion ou jamais de vous parler d’un auteur roumain de grand talent

 

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Dan LUNGU

Le paradis des poules

Éd. Jacqueline Chambon, 2005

222 pages

 

 

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Dan LUNGU

Je suis une vieille coco

Éd. Jacqueline Chambon, 2008

228 pages

 

 

 

L’AUTEUR

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Dan Lungu (né en 1969 à Botoşani) est écrivain et maître de conférences à la chaire de Sociologie de l'Université Alexandru Ioan Cuza à Iasi (Roumanie).

Il a publié plusieurs recueils de poèmes et de nouvelles et reçu de nombreux prix.

En 1996, il fonde le groupe littéraire Club 8.

En 2004, il publie Raiul Găinilor (roman de zvonuri şi mistere) aux éditions Polirom.

En 2005, le livre sort traduit du roumain par Laure Hinckel aux éditions Jacqueline Chambon sous le titre : Le paradis des poules, faux roman de rumeurs et de mystères. Il s'agissait de son premier roman traduit en français.

 

 

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Mis en ligne le 14 février 2017.

 

 

 

 

22:30 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |