04/12/2016

BLOG EN PAUSE

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aussi brièvement que possible.

 

 

 

 

 

 

17:30 Écrit par Theroigne | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/11/2016

ET L'ALLEMAGNE DANS TOUT ÇA ?

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Et l’Allemagne dans tout ça ?

 

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Allemagne : le comité d'enquête sur l'espionnage de la NSA pourrait demander à Snowden de témoigner

RT français21 nov. 2016

 

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Le lanceur d'alerte Edward Snowden

 

La plus haute juridiction allemande a recommandé à la commission du Parlement allemand, chargée d'enquêter sur le scandale d'espionnage américain en Allemagne, de s'entretenir avec Edward Snowden afin d'obtenir son témoignage direct.

«Les enquêteurs sur l'espionnage [de l'Allemagne par la NSA] doivent consulter Edward Snowden, affirme une décision de justice allemande. Le gouvernement allemand ne peut plus se cacher derrière des excuses légales et diplomatiques», a tweeté lundi 21 novembre Wolfgang Kaleck, secrétaire général de l'ONG European Center for Constitutional and Human Rights, et chef de l'équipe légale travaillant avec le lanceur d'alerte Edward Snowden.

Une annonce relayée sur Twitter par l'intéressé.

La recommandation en question est le fait du Tribunal constitutionnel fédéral d'Allemagne – la plus haute juridiction du pays, équivalente au Conseil constitutionnel français. Quant aux enquêteurs, il s'agit des membres de la commission d'investigation du Parlement allemand sur le scandale d'espionnage des Allemands par l'agence de renseignement américain, créée en 2014 afin de faire la lumière sur l'étendue de cet espionnage, dont des éléments avaient été révélés par Edward Snowden.

Ce dernier, ancien employé de la NSA, est connu pour avoir diffusé dans la presse des informations prouvant que les services spéciaux des États-Unis et du Royaume-Uni surveillaient leurs ressortissants sur internet. Poursuivi par la justice américaine, il est désormais exilé en Russie.

Source : https://francais.rt.com/international/29344-allemagne-com...

 

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Pendant qu’on y est…

 

ENFUMAGES  (et CINÉMA, NdE)

par Eric Werner

(ANTIPRESSE N° 51 – Dimanche 20 Novembre 2016)

 

Edward Snowden ou les limites de la raison d’État

 

Edward Snowden est devenu célèbre en 2011 en révélant au grand jour les programmes d’écoutes clandestins de la NSA, l’agence de renseignement américaine. Il est aujourd’hui réfugié à Moscou. Le cinéaste Oliver Stone (JFK, Nixon, etc.) vient de lui consacrer un film, un très bon film. Vite, allez le voir !

On pourrait résumer l’itinéraire de Snowden en parlant de désillusion. Snowden croit d’abord à un certain nombre de choses, puis, petit à petit, l’incroyance s’installe en lui, et à la fin il devient complètement incrédule. En soi c’est banal, beaucoup de gens passent par là. Mais la désillusion va conduire Snowden à la révolte. C’est évidemment ce qui retient l’attention. Comment en vient-on à se révolter ?

Snowden est un patriote américain, et pour servir son pays il est entré dans les services secrets. Très vite il se rend compte que l’écart est grand entre ce que les services spéciaux disent faire et ce qu’ils font en réalité. Théoriquement, les services spéciaux combattent le terrorisme. On ne dira pas qu’ils ne combattent pas le terrorisme. Si, ils le combattent. Mais ce n’est pas cela d’abord qui les mobilise. Ce qui les mobilise d’abord, c’est la surveillance de masse. La surveillance de masse n’est pas absolument sans lien avec la guerre contre le terrorisme, sauf que la guerre contre le terrorisme sert ici surtout de prétexte : de prétexte à la mise en place d’un système de surveillance, effectivement, généralisée. Le mot « prétexte » est celui utilisé dans le film. Le film ne va pas jusqu’à dire que si le terrorisme n’existait pas, il faudrait l’inventer. Mais il montre que le terrorisme rend quand même bien service aux dirigeants.

On connaît le discours officiel, discours qui oppose la sécurité à la liberté. Soit vous choisissez la liberté, soit la sécurité. La sécurité ne s’obtient qu’au prix de la liberté. Si donc vous voulez vivre en sécurité, vous devez sacrifier une partie de votre liberté : en réalité y renoncer complètement. C’est ce que dit le discours officiel. En ce sens la surveillance généralisée est un mal nécessaire. C’est le prix à payer pour combattre efficacement le terrorisme. Alors qu’en fait, elle est voulue pour elle-même. Elle est fin en soi. La surveillance généralisée n’est pas le moyen choisi pour faire la guerre au terrorisme, c’est au contraire la guerre au terrorisme qui est choisie pour accélérer la mise en place d’un système de surveillance généralisée. On aurait pu en choisir un autre. Mais celui-là est apparu comme particulièrement efficace. L’argument de la sécurité sert donc d’écran de fumée. Le véritable but est autre : c’est l’Etat total.

Lors d’un récent « Masque et la Plume », l’émission du dimanche soir sur France Inter, un des critiques présents a reproché à Oliver Stone d’essayer de faire croire que les États-Unis seraient aujourd’hui une société orwellienne. Il exagère, disait-il. Les États-Unis ne sont quand même pas 1984. En réalité, nous nous situons aujourd’hui très au-delà de 1984. Je dis « nous », parce que nous n’avons rien à envier dans ce domaine aux Américains. De ce côté-ci comme de l’autre de l’Atlantique, tout voir et tout savoir est devenu l’objectif prioritaire des dirigeants. C’était déjà celui de Big Brother. Mais l’électronique jointe au numérique leur ouvrent aujourd’hui des possibilités que Big Brother, dans ses rêves les plus fous, ne pouvait même pas imaginer. Que ce soit en Europe ou aux États-Unis, la vie privée n’a plus aujourd’hui, on le sait, de réalité que résiduelle.

Les services spéciaux sont en effet aujourd’hui outillés pour suivre tout le monde à la trace. Et c’est ce qu’ils font. Rien, ou presque, ne leur échappe. Je dis « rien ou presque », parce qu’il est théoriquement toujours possible de renoncer à Internet ou au téléphone portable. Or quand on y renonce, on sort par là même des radars. Mais très peu y renoncent. Des habitudes sont prises. Le système est donc très verrouillé.

C’est de tout cela que Snowden prend progressivement conscience. Dès lors, il se trouve placé devant un dilemme. Il pourrait très bien faire comme la plupart de ses collègues : se taire, continuer à vivre comme si de rien n’était. Tous, comme lui, connaissent la réalité. Certains, même, la condamnent. Mais ils ne veulent pas d’histoire. Ils choisissent donc de se taire. C’est un choix possible. Snowden décide au contraire de se révolter. Le film montre bien ce que cette décision a eu pour lui de libératoire, presque de jubilatoire. Vivre en accord avec soi-même rend certainement plus heureux que de mener une double vie, avec des « pensées de derrière la tête » qu’on est obligé en permanence de dissimuler. C’est mieux aussi pour sa propre santé. On dort mieux, on respire mieux. Etc.

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le film d’Oliver Stone n’est pas un film sur la raison d’État. Ni à plus forte raison encore contre la raison d’État. Il ne faut pas ici confondre Snowden et Julian Assange. Julian Assange, très clairement, se pose en adversaire de la raison d’État. C’est un adepte de la transparence, il est donc contre toute espèce de secret, et en particulier de secret d’État. Ce n’est pas le cas de Snowden. Montaigne dit dans les Essais: « Le bien public requiert qu’on mente et qu’on trahisse et qu’on massacre ». Assange se scandaliserait très probablement de cette phrase. Mentir est mal, et même très mal. Il ne faut pas mentir. C’est contraire aux exigences de la transparence. L’espionnage est également très condamnable. Snowden est sur une tout autre ligne. L’espionnage, en lui-même, ne le scandalise pas. Ce qui le scandalise, c’est l’espionnage intérieur. Car cela signifie que l’État traite son propre peuple en ennemi. L’ennemi, ce n’est plus l’Autre, mais le Même. C’est cela très exactement qui est inacceptable : ce retournement de l’espionnage de l’extérieur vers l’intérieur. Car c’est une caractéristique du despotisme. Il faut en effet être un despote pour en venir à considérer son propre peuple comme un ennemi. Le régime occidental a aujourd’hui basculé dans le despotisme.

 

Official trailer – V.O.


 

Bande annonce – VO. ST. fr

 

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Les Mexicains, qui la comparent à Frida Kahlo, lui ont demandé de poser pour eux en Frida :

 

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Wagenknecht : Nous ne défendons pas l’Allemagne en Afghanistan ou en Syrie

Front Russ News21 novembre 2016

Interview accordée au Berliner Morgenpost, traduite en anlais par Tom Winter

 

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La campagne pour le Bundestag (2017) bat déjà son plein

 

À Merzig. Sahra Wagenknecht aime la nature idyllique de la Sarre. « C’est l’exact opposé de Berlin la trépidante, l’endroit idéal pour se détendre les nerfs » dit-elle. Avec Oskar Lafontaine son mari elle y fait beaucoup de vélo. « Quand nous avons le temps, nous faisons un bon 100 km par jour à bicyclette ». Merzig, petite ville à la frontière avec la France est devenu le nouveau port d’attache de cette femme de 47 ans, née à Iéna, dont la circonscription électorale est à Düsseldorf et qui conduit la campagne de La Gauche pour le Bundestag. Dans un café près de l’Hôtel de ville, elle résume ses buts pour l’année électorale qui arrive.

 

***

 

Berliner MorgenpostMme Wagenknecht, vous et votre co-président Dietmar Bartsch avez été pendant longtemps comme Tom et Jerry. Seriez-vous une candidate susceptible de remporter l’élection au Bundestag ?

Sahra Wagenknecht – Nous faisons campagne avec succès pour le Bundestag depuis plus d’un an à présent. La Gauche est plus haut dans les sondages qu’elle ne l’a été depuis 2013, malgré la force de l’AfD [Alternative für Deutschland, parti d’extrême-droite, NdT]. Le climat, à l’intérieur de notre « Fraktion »  s’est aussi amélioré. Il y a une relation de confiance entre Dietmar Bartsch et moi-même ; nous travaillons bien ensemble. C’est une condition préalable pour la réussite d’une campagne électorale.

B.M. – Quels sont les buts du parti Die Linke ?

S.W. –  Mon souhait, pour l’élection au Bundestag est très clairement que les mêmes vieilles antiennes de la grande coalition soient balayées pat les urnes et que la question sociale soit enfin remise sur le tapis. Il y a des années que les inégalités ne font que croître en Allemagne, des années que beaucoup de gens n’arrivent plus à vivre de leur travail et que de plus en plus de personnes âgées subissent l’humiliation de la pauvreté.

Mais voter AfD ne changera rien à tout cela, parce que l’AfD veut un état social faible et des privatisations. Un bon résultat à deux chiffres pour Die Linke mettrait les autres partis, en particulier le SPD, sous pression, les obligerait à s’occuper finalement des intérêts sociaux de la majorité.

B.M.Vous comptez une fois de plus sur une augmentation des impôts. Que faut-il qu’il arrive avant que Die Linke pense à soulager les citoyens et les entreprises ?

S.W.Nous réclamons une réduction des impôts pour la majorité des citoyens, notamment pour ceux à revenus moyens ou faibles. Il est scandaleux qu’un impôt de 24% frappe des revenus de 1140 € par mois, tandis que des groupes comme Apple, Amazon ou Starbuck sont imposés, comme ailleurs en Europe,  à 0,005%.

Il est parfaitement compréhensible que les gens se sentent pris à la gorge par une politique comme celle-là. Nous voulons que les grandes compagnies et les super-riches paient un impôt approprié. Nous réclamons, entre autres choses, qu’une taxe soit appliquée aux millionnaires et que soient imposées aussi les successions très importantes.

Il y a des années que le SPD combat ses propres électeurs.

B.M. D’après les sondages, même une triple alliance rouges-verts-verts ne marchera pas. Quelles perspectives de pouvoir envisagez-vous ?

S.W. – Elle ne marchera pas parce que la politique du SPD, depuis des années, a été de combattre les intérêts de ses propres électeurs. Pourquoi des salariés et des retraités choisiraient-ils un parti qui est responsable de la création de tout un secteur à revenus faibles et qui a détruit le système statutaire des retraites ? Sigmar Gabriel s’est récemment battu comme un lion pour l’accord d’Assurance Groupe CTE. En matière d’impôt sur les successions, il n’a pas été dérangé le moins du monde par Horst Seehofer. Tant que le SPD ne fera pas savoir clairement qu’il veut autre chose que toujours-plus-de-la-même-chose, les électeurs le fuiront.

B.M. – À quelles conditions accepteriez-vous de coopérer avec le SPD et les verts ?

S.W.La direction fondamentale de la politique doit changer : le SPD et les verts font partie du honteux cartel qui a détruit la sécurité sociale. Nous voulons restaurer la sécurité sociale d’État. Nous n’avons aucun besoin d’une baliverne à la  Riester qui n’enrichit que l’industrie financière,  mais de retraites légales suffisantes [La Riester-Rente est une épargne privée subventionnée par l'État et déductible des revenus.NdT]. Tout le monde doit y contribuer, y compris les indépendants, les fonctionnaires et les politiciens.

Nous avons grand besoin de retrouver des allocations de chômage décentes. Et, en plus de cela, le jeu des emplois temporaires et des contrats spéciaux doit cesser. En politique étrangère, l’Allemagne devrait en revenir à sa politique traditionnelle de dégagement…

B.M. – Qu’entendez-vous par là ?

S.W. – Rechercher un équilibre des intérêts au lieu de participer à l’escalade des conflits par le réarmement et la guerre. La soi-disant guerre contre le terrorisme n’a pas rendu ce monde plus paisible. Au contraire, elle a fini par renforcer le terrorisme et par l’amener en Allemagne. Sortir la Bundeswehr d’Afghanistan et de Syrie serait le meilleur moyen d’assurer notre sécurité.

B.M. – Vous ne semblez pas près de gouverner.

S.W. – Quoi ? Pendant plus de 40 ans, la République Fédérale d’Allemagne s’est très bien trouvée de garder les soldats au pays. Pour Willy Brandt, la guerre était l’« ultima irratio », donc pas un chemin à suivre pour la politique. Si le SPD qualifie aujourd’hui cette position de « non gouvernementale », cela ne prouve que sa propre décrépitude.

L’Allemagne ne se défend pas en Afghanistan

B.M. – Faudrait-il qu’il y ait un accord signé sur le retrait de la Bundeswehr de toutes ses opérations à l’étranger pour qu’un gouvernement de coalition puisse être mis sur pied ?

S.W. – Si nous aidons des pays pauvres après une catastrophe, si nous allons forer chez eux des puits ou construire des écoles, parfait. Mais il n’y a pas besoin de la Bundeswehr pour cela. L’Agence Fédérale pour le Secours Technique, qui est mieux équipée, y suffirait. Die Linke ne soutiendra jamais l’effort militaire de la Bundeswehr. Il est d’ailleurs contraire à la Loi fondamentale. La tâche de la Bundeswehr est de défendre l’Allemagne. L’Allemagne ne se défend pas au Mali, ni en Afghanistan, ni en Syrie.

B.M. – Est-ce que Sigmar Gabriel candidat SPD à la chancellerie serait un argument pour ou contre une alliance gouvernementale rouges-rouges-verts ?

S.W. – Si j’étais un dirigeant du SPD, j’accorderais quelque attention au résultat des élections U.S. Les Démocrates ont fait obstacle à Bernie Sanders, qui avait un profil de gauche, pour se retrouver in fine avec l’incroyable naufrage de Hillary Clinton. Clinton s’est fait la championne de l’arbitraire, de la vénalité et de l’indifférence aux divisions sociales du pays. Beaucoup de gens ont choisi de voter Trump parce qu’ils ont voulu désélectionner ce toujours-plus-de-la-même-chose. Je pense que le SPD devrait prendre cela au sérieux.

B.M. – Qui est le Bernie Sanders du SPD.

S.W. – Eh bien… Si M. Gabriel voulait se donner la peine de le chercher ! Dans un grand parti comme le SPD, il doit bien y avoir d’authentiques sociaux-démocrates qui soient crédibles aux yeux des électeurs. Sigmar Gabriel, pour sa part, est responsable des choix politiques du SPD depuis le tournant de millénaire, c’est-à-dire responsable de son alignement sur les économiquement puissants et de l’abandon de ses électeurs traditionnels.

B.M. – Certaines déclarations de Die Linke pourraient provenir d’AfD. Essayez-vous de reconquérir les électeurs qui ont émigré vers l’extrême-droite populiste ?

S.W. – Bien sûr. Nous voulons gagner chaque électeur que les injustices grandissantes ont mis en colère. Le fait que l’AfD ait capturé ce genre d’électeurs vient seulement de ce qu’il prétend se préoccuper de leurs intérêts sociaux. Mais si vous jetez un œil au programme de l’AfD, il ressemble plutôt à l’aile économique du CDU/CSU ou du FDP. Merkel a offert beaucoup d’électeurs à l’AfD avec sa politique désordonnée sur les réfugiés. Il serait irresponsable de composer avec cela.

B.M. – Vous-même avez dit, après les événements de la nuit du Nouvel An à la Gare Centrale : « Quiconque abuse de ses droits d’invité les perd. » Ça aussi pourrait avoir été dit par le président d’Afd Petry.

S.W. – ... ou par un des politiciens du SPD ou du CDU/CSU, qui ont tous dit la même chose. Je n’ai pas répété cette phrase, parce qu’elle a été mal comprise. Mais l’exigence que quiconque vit en Allemagne, qu’il soit réfugié ou natif, doit respecter les lois, n’appartient pas à l’AfD mais à la raison.

Source : http://www.fort-russ.com/2016/11/wagenknecht-we-do-not-de...

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

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Saint Nicolas, dont c’est la fête dans huit jours, n’est pas seulement le patron des enfants sages mais aussi celui des bateliers de la Sarre (le long de laquelle Mme Wagenknecht fait du vélo). C’est pourquoi, ils ne manquent jamais, avant de larguer les amarres, de venir lui apporter une offrande. Pour ne pas couler ou pour toute autre raison.

 

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Angela Merkel se représente-t-elle parce que Barack Obama le lui a demandé (lui en a donné l’ordre, barrez la mention inutile) ?

 

Panique à Washington…

Le rêve de Hitler en cours de réalisation.

Lyuba Lulko (Stepushova) – Pravda.ru21 novembre 2016

 

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Le président US sortant, Barack Obama, vient de faire une visite à Berlin, pour y choisir un nouveau chef de l’Occident libéral. En fait, Obama réussit à  rassembler un bloc anti-américain en Europe. Bizarrerie de comportement ou réelle panique ? Angela Merkel peut-elle devenir ce chef et sur qui pourra-t-elle compter ? Cela l’inquiète-t-elle que Donald Trump puisse la manger en entrée d’un dîner géopolitique ?

Vendredi [le 18, NdT] Obama a rencontré cinq poids lourds européens pour tenter de se trouver un remplaçant comme chef du monde occidental. Obama est convaincu que Trump est incapable de le devenir.

Or… La réélection de François Hollande semble virtuellement impossible. Le Premier ministre britannique Theresa May est inéligible pour des raisons idéologiques : la Grande Bretagne quitte l’U.E., trahissant la solidarité européenne. Le Premier ministre italien, Matteo Renzi a provoqué un référendum sur des réformes constitutionnelles (qui empiète sur les prérogatives du Sénat) et son référendum est condamné à l’échec. Le dirigeant espagnol Mariano Rajoy préside aux destinées d’un gouvernement minoritaire ; l’Espagne reste enfoncée dans une crise profonde due à sa dette. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau était absent de la rencontre de Berlin, de même que le Premier ministre japonais Shinzo Abe. Ce dernier vient d’avoir une conversation avec Trump, d’où il est ressorti très satisfait. Trudeau est occupé à établir un dialogue avec des diplomates russes.

Obama n’a donc, en fait, aucun choix, et voilà comment Angela Merkel se retrouve otage de la fraternité atlantique agonisante. Le New York Times l’appelle « le dernier défenseur de l’Occident libéral ». Merkel est supposée faire traverser, aux valeurs occidentales, l’ouragan de nationalisme, de xénophobie et de racisme inhérents à Donald Trump, écrit-il.

Posons-nous la question : est-ce la panique à Washington ou pas ? Ou est-ce juste un incident curieux ? Le pays qui a perdu la Deuxième guerre mondiale est en passe de prendre la tête de l’Occident. Le rêve de Hitler se réalise. Merkel a déclaré dimanche [donc le 20, NdT] qu’elle briguerait un 4e mandat et soutiendrait le Transatlantic Trade and Investment Partnership (TTIP), qui est un projet d’Obama.

Quels sont les avantages de Merkel aux yeux des journalistes occidentaux ? En onze ans de pouvoir, elle a bâti la plus forte économie d’Europe. Elle a fait face à la crise grecque, elle contrôle l’U.E. et reste dévouée aux valeurs libérales : la tolérance et toutes sortes de libertés. Le dirigeant du monde libre est aujourd’hui Angela Merkel, a dit au Guardian l’historien Timothy Garton.

Angela Merkel peut-elle être chancelière pour la quatrième fois ?

Sera-t-elle capable de décrocher encore une fois ce poste ? Pour y arriver, il faudra que le CDU/CSU remporte l’élection fédérale au Bundestag à l’automne 2017 et obtienne le droit de former le gouvernement. L’organe de presse autrichien Contra Magazin écrit que 30% est le maximum de soutien que puisse espérer l’alliance de ces deux partis. À l’heure actuelle, le CDU/CSU dispose de 40% des sièges au Bundestag. La popularité de Merkel en Allemagne est extrêmement basse depuis la crise des réfugiés. Selon les sondages réalisés en août, plus de la moitié des Allemands sont hostiles à un quatrième mandat de Merkel à la chancellerie. Les Allemands sont fatigués de douze ans de règne de « Mutti ».

Ensuite, Merkel est supposée devenir la candidate d’une coalition. Ses partenaires dans la coalition – les chrétiens bavarois – la critiquent durement d’avoir ignoré les intérêts de la Bavière dans la crise des réfugiés. Merkel a en outre manqué à son obligation de nominer son candidat présidentiel, pour promouvoir la candidature du social-démocrate Frank Walter Steinmeier au congrès des CDU/CSU, au nom d’une « coalition élargie » avec le SPD.

Le comportement normal de Merkel en des temps anormaux peut avoir pour résultat l’apparition de figures inattendues sur la scène politique, telles que par exemple les nationalistes, que le monde libéral occidental dit très fort craindre. Ce parti ne jouit que de 14% d’intentions favorables, mais ce chiffre pourrait doubler s’il y a transfert de voix en provenance du SPD.

Enfin, il y a le facteur Trump, qui échafaude des relations entre états sur base de sympathies ou d’antipathies personnelles. Trump rappellera à Merkel ses accords avec Obama et pourrait bien tout faire pour qu’elle ne gagne pas les élections au Bundestag. Les Américains possèdent cette force de levier. Quand Schröder n’a pas voulu suivre les Américains en Irak, il s’est pris de plein fouet l’opposition des « élites » et a dû céder la place à Merkel. Il ne faudrait pas oublier non plus que toute la réserve d’or de l’Allemagne se trouve aux États-Unis et qu’il y a une armée US en Allemagne.

 

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« Si vous lisez les médias allemands et européens, vous aurez en effet l’impression que Mme Merkel est en train de devenir la grande prêtresse de la religion libérale, adoubée par Obama pour maintenir les valeurs occidentales communes » a dit à Pravda.ru Alexander Rahr, directeur du Forum germano-russe et journaliste allemand international. « Mais si vous essayez d’imaginer les gens qui vont s’asseoir dans huit mois à la table du G7, vous n’y verrez que des nouveaux visages, à l’exception de Merkel et du dirigeant japonais. Angela Merkel va sûrement continuer à prêcher les valeurs libérales communes. Attendons de voir comment elle s’y prendra. »

Source : http://www.pravdareport.com/world/europe/21-11-2016/13622...

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Mis en ligne le 27 novembre 2017

 

 

 

 

 

 

17:22 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/11/2016

HASTA LA VICTORIA SIEMPRE !

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« Nous mourrons tous, mais à des conditions différentes. »

Maximilien Robespierre

 

 

Hasta la victoria siempre, comandante !

 

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À l’heure qu’il est, Fidel Castro a rejoint ses vieux compagnons de révolte, le Che, Chavez et la longue kyrielle des martyrs qui, sur toute la planète, jalonne la route de ceux qui mettent leur vie dans la balance et changent tôt ou tard la face du monde.

 

Nous sommes aujourd’hui orphelins et pas assez compétents pour faire l’eulogie des grands morts sans recourir aux platitudes.

Rendez-vous sur https://www.legrandsoir.info/, http://fr.cubadebate.cu/, http://www.telesurtv.net/, http://www.lesamisdecuba.com/, http://www.michelcollon.info/, etc., qui, eux, sont qualifiés pour le faire.

 

 

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Mis en ligne le 28 novembre 2016.

 

 

14:51 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/11/2016

E = mc2

1. Sinister ship 2.jpg

E = mc2

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Ceci n’est pas une boutade ni un mot d’esprit. C’est une équation aussi rigoureuse que l’autre.

Or…

Deux ou trois jours avant que le candidat Donald Trump l’emporte sur la candidate Hillary Clinton, Tyler Durden* publiait sur le site Zero Hedge ce qui suit :

 

« Je viens de perdre toute confiance dans notre système juridique profondément corrompu et dans l’État de droit aux États-Unis »

 

Tyler Durden*Zero Hedge 7 novembre 2016

 

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Le FBI vient de faire à Hillary Clinton le plus grand cadeau de toute l'histoire de la politique présidentielle. Deux jours avant les élections, le FBI a annoncé qu'il mettait fin à son enquête sur la manipulation par Hillary Clinton d’informations classifiées. Après avoir examiné les courriels qui ont été trouvés sur les appareils électroniques appartenant à Huma Abedin et Anthony Weiner, le directeur du FBI James Comey a envoyé une lettre au Congrès leur disant que « nous n'avons pas changé les conclusions que nous avons exprimées en juillet par rapport à la secrétaire Clinton». Ceci signifie qu'il n'y aura pas d'acte d'accusation, et la voie est maintenant ouverte pour qu’Hillary Clinton devienne le prochain président des États-Unis mardi, sauf si une élection miracle se produit.

Ces temps-ci, il est inhabituel pour moi qu’une nouvelle me frappe à un niveau profondément émotionnel, mais celle-ci l’a vraiment fait. Lorsqu’initialement le FBI a annoncé qu'ils étaient en train de reprendre cette enquête, j’ai eu une lueur d'espoir qu'un peu d'intégrité pouvait demeurer dans notre système juridique.

Mais après l'annonce d'hier, j'ai perdu toute confiance dans notre système de justice profondément corrompu. L'Amérique est devenue une nation sans loi, et l'état de droit est complètement mort dans ce pays.

Lire la suite…

Traduction Anna S. pour Comité Valmy et Les Grosses Orchades.

____________

* Tyler Durden est le nom collectif sous lequel écrivent les blogueurs de Zero Hedge.

Source : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7844

Source originale : http://www.zerohedge.com/news/2016-11-07/i-just-lost-all-...

Article soumis par Michael Snyder : http://endoftheamericandream.com/archives/i-just-lost-all...

 

et…

Il ne se passe pas de jour sans que l’un ou l’autre étatsunien, de bonne foi et quelle que soit sa place sur l’échiquier électoral, ne déplore la perte d’un état de droit qui n’a jamais existé et/ou de libertés qui n’ont jamais été accessibles qu’à un certain nombre de privilégiés.

Quelqu’un par exemple, comme James W. Whitehead, éminent juriste qui a la double particularité de penser par lui-même et de rechercher des solutions concrètes à l’état calamiteux des choses, se berce pourtant encore de l’illusion qu’il fut un temps où « les choses » étaient différentes et continue à croire à l’Âge d’Or des « pères fondateurs » comme les enfants au Père Noël. Voir ses derniers articles ici dans leur langue d’origine : http://www.rutherford.org/publications_resources/john_whi...

S’il fallait les recenser tous, on n’en finirait pas.

 

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Pourtant…

Quelle différence politique entre George Washington et Hillary Clinton ?

Aucune.

 

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Ceux qui suivent depuis des décennies William Blum et quelques autres… ceux qui auront lu notamment ses « pensées » récentes (voir notre post du 10 novembre) savent exactement à quoi s’en tenir sur le « droit » qui prévaut aux États-Unis et savent que rien, dans ce domaine, n’a changé depuis leur création.

« Le rêve est le roi de la politique » dit Manuel de Diéguez.  Ne pourrait-on dire qu’en ce qui concerne les États-Unis, l’illusion, qui est un rêve à l’état de veille, en est la reine ?

C’est pourquoi nous avons choisi de vous traduire un « état des lieux juste après l’élection», d’une inhabituelle lucidité. Son auteur il est vrai, n’est pas citoyen U.S.

Pour finir d’éclairer ceux qui peuvent l’être, nous vous proposerons la lecture d’un livre… chinois, où les yankees pourraient découvrir des réalités que, visiblement, ils ignorent.

 

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Le président-élu Donald Trump et « l’État profond » : Votes truqués des deux côtés… Nominations-clés

Peter Koenig – Global Research – ICH 15 novembre 2016

 

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Il est très possible que les élections aient été truquées, probablement des deux côtés, l’insaisissable « élite », aussi appelée « État profond », étant divisée. Il semble que le meilleur tricheur ait fini par l’emporter. Le dernier décompte des votes populaires montre un léger avantage en faveur de Hillary Clinton. Peu importe, le système a été conçu anti-démocratiquement, de propos délibéré, au XVIIIe siècle, par les Pères Fondateurs qui n’ont jamais réellement eu l’intention de créer des États-Unis d’Amérique avec l’égalité des droits pour tous. [C’est nous qui soulignons, NdT]

Le système électoral actuellement en vigueur favorise la manipulation des votes, particulièrement dans les swing states [les états-clés pour l’élection présidentielle, NdT], où il est relativement facile de supprimer ou d’intervertir les votes populaires, par un « pépin » électronique.

Cette sorte de fraude, nous le savons maintenant, s’est produite en 2000, quand George Bush « l’a emporté » sur Al Gore - résultat ultérieurement légitimé par une décision de la Cour Suprême – et elle s’est reproduite en 2004 (dans l’Ohio), quand George Bush, encore lui, l’a emporté sur Kerry par fraude électronique et principalement par suppression pure et simple des votes noirs.  Après 8 années de Bush, assez c’était assez.

L’État profond avait besoin d’un nouveau candidat susceptible d’inspirer confiance au peuple américain, par exemple un candidat malin, noir et qui ait du charisme mais pas d’épine dorsale. Qu’importe ce dernier point !

Les gens n’ont compris que quand il était trop tard. Le mandat d’Obama a reçu le coup de pouce d’un Prix Nobel de la Paix, alors qu’il ne savait lui-même pas encore de combien de guerres il allait devoir se charger, en plus de celles d’Afghanistan et d’Irak. Aujourd’hui, il se vante littéralement d’en mener sept de front de par le monde et d’avoir vendu plus d’armes qu’aucun président avant lui, à de prétendus alliés et agresseurs par procuration comme l’Arabie Saoudite et les états du Golfe. Et il est certain que d’autres guerres et d’autres conflits sont en train de mijoter dans la marmite à pression. Mais Trump se conformera-t-il à ce programme ? 

Les médias alignés sont terriblement efficaces quand il s’agit de manipuler les cerveaux en empilant mensonges sur mensonges. Les guerres de Washington sont toutes « bonnes » pour la « sécurité nationale », elles détournent les dangers qui menacent les États-Unis et défendent les intérêts américains, quels qu’ils soient. Personne ne pose la question. Mais si Washington, le NYT et le WashPost le disent, c’est que c’est vrai.

L’élection de 2016 a été truquée en faveur de Donald Trump, comme  illustré pat Greg Palast, reporter-enquêteur pour Rolling Stones et la BBC.

Par ailleurs, il y a eu fraude aussi de la part de la clique Clinton à l’encontre de Sanders dans les primaires démocrates, au point que la présidente du DNC (Democratic National Committee), Debbie Wasserman Schultz, a dû démissionner. Sans cette imposture électorale, M. Sanders aurait été le candidat démocrate face à M. Trump. Parmi les nombreuses assertions de fraude figure une étude de l’université de Stanford.

Mais peu importe la fraude électorale, c’est devenu un mode opératoire courant dans notre système occidental à la corruption sans vergogne et il continuera d'en être ainsi jusqu’à ce que « quelqu’un » change le jeu.

Puisque le système fonctionne en faveur de l’establishment et, bien plus encore, en faveur de l’État profond, il y a fort peu de chances pour que quelque chose se mette à changer de manière significative et fasse des USA une vraie démocratie dans un avenir envisageable.

Ce n’est pas seulement la fraude électorale qui a fait gagner Trump. C’est aussi le peuple, qui est plus que jamais écoeuré qu’on lui mente, qui est fatigué à mort des promesses jamais tenues, de la baisse du pouvoir d’achat de son chèque de fin de mois, du chômage qui plane entre les 22 à 25%, quand les statistiques officielles du gouvernement en avouent 5%, de la délocalisation des emplois américains, de l’argent de ses impôts gaspillé dans des guerres lointaines au lieu de servir à réparer l’infrastructure US en déréliction, du renflouement des grosses banques qui ont spéculé jusqu’à la banqueroute grâce à la dérégulation instaurée par Bill Clinton (le mari de Hillary) dans les années 1990, d’une politique de santé bidon, appelée Obamacare d’après son créateur, que 40 millions de personnes ne peuvent pas se payer et qui ne sert qu’aux industries pharmaceutique et médicale, et de la dette exponentielle des étudiants.

Comme si tout cela ne suffisait pas, ils – les 99,99% dont une majorité croissante de travailleurs privés de droits – s’entendent dire par les merdias que :

* La Chine et l’Inde leur volent leurs emplois, alors qu’en fait ce sont les grosses sociétés US qui augmentent leurs marges bénéficiaires de manière éhontée en délocalisant leurs emplois en Chine et en Inde, et dans beaucoup d’autres endroits du globe.

* La Russie et le Venezuela sont des menaces majeures pour la sécurité nationale et que, par conséquent, il est nécessaire que les États-Unis provoquent dans ces pays des changements de régime.

* Qu’un accroissement ruineux des armées de l’OTAN en Europe est nécessaire pour affronter la menace russe, et ainsi de suite.

Oui, la sécurité a un prix et vous, Américains, devez savoir que ces bases de l’OTAN ont doublé depuis l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991, et cela, en dépit des promesses contraires faites à la Russie en 1991 : de 14 à 28 exactement. Personne ne vous parle de l’inutilité de l’OTAN en Europe depuis la fin de la guerre froide, également en 1991, sauf votre nouveau président, M. Trump. M. Trump n’a pas remis en question que le financement de l’OTAN par les États-Unis, il a remis en question le sens de l’OTAN en soi. M. Trump veut des partenaires, pas des ennemis que les USA soient forcés de combattre pour des raisons de sécurité. La paix est la meilleure des sécurités, et la paix est également la meilleure voie d’accès au commerce international.

Le président élu a parlé de renégocier ou même de déchirer le NAFTA, l’abominable accord de commerce U.S.-Mexique-Canada imposé par Bill Clinton en 1994, qui a mis des centaines de milliers d’agriculteurs au chômage au Mexique et y a supprimé des dizaines de milliers de petites entreprises agricoles. Ce n’est évidemment pas la vraie raison pour laquelle Trump veut mettre l’accord à la casse, mais plutôt parce que le Mexique avait adapté son économie au NAFTA par l’extrême bon marché de sa main d’oeuvre, démarche qui a dû avoir pour conséquence de prendre des emplois aux Américains.

Le nouveau président s’est aussi porté garant de faire machine arrière sur les accords transatlantiques (TTIP, TiSA) et transpacifique (TPP). Quel soulagement ce serait pour les centaines de millions - si pas les milliards - de gens dans le monde qui échapperaient ainsi (pour le moment) aux crocs des grands groupes privés de la mondialisation et aux tentacules de la pieuvre bancaire du N.O.M.

Ce n’en serait pas un, bien sûr, pour les dictateurs vassaux non-élus de Bruxelles. Mais qui se soucie d’eux ? Il faudra quand même bien que ce système morde la poussière d’une manière ou d’une autre. Le BREXIT pourrait servir de détonateur et d’autres pourraient suivre dans l’année qui vient, avec des élections en France et en Allemagne en 2017, dont on espère qu’elles apporteront des changements radicaux, sauf si elles sont volées par la nouvelle méthode de choix par coup d’état parlementaire, comme cela vient d’être le cas en Espagne et, comme ce l'a été en août dernier, au Brésil.

La souveraineté de partenaires égaux est un gage de prospérité pour tous, pas juste pour une soi-disant élite. Le nouveau président veut ramener les emplois en Amérique en freinant sur la mondialisation. Il veut reconstruire l’infrastructure américaine et créer 25 millions d’emplois d’ici dix ans et taxer les produits manufacturés importés de l’étranger quand ils pourraient être produits à l’intérieur.

Mais M. Trump soulève également de fortes controverses quand il parle de construire un mur à la frontière entre les USA et le Mexique pour empêcher l’entrée des « immigrants hispaniques illégaux et criminels », quand il projette de transférer l’ambassade US de Tel Aviv à Jérusalem ou quand il dit qu’il veut maintenir les musulmans hors du pays. Beaucoup de ses déclarations racistes mettent un bâton dans ses roues par ailleurs progressistes.

Quoi qu’il en soit, les accusations hardies et sans peur que Trump porte sur l’État profond ont poussé les citoyens lambda désillusionnés à voter pour les changements qu’il préconise.

Serait-il possible que cette fermeté de langage contre un establishment solidement ancré ne soit qu’une ruse de l’establishment, pour faire avaler au peuple l’illusion que « le changement arrive » ?

(voyez https://www.youtube.com/watch?v=EYozWHBIf8g)

« Je m’engage à être le président de tous les Américains » a dit Trump dans son discours d’acceptation.

Hélas, que cela sonne creux, quand on se rappelle qu’Obama a dit exactement la même chose en 2008. Et ce n’est pas là toute la vacuité de la campagne. Vous souvenez-vous des dizaines de milliers de gens pleurant de joie et d’espoir en une vie meilleure et en un monde meilleur (après le désastre Bush), quand Obama fut investi de ses fonctions, le 20 janvier 2009 et proclama encore et encore son slogan « Yes, we can » (Oui, nous pouvons) ? Aujourd’hui, l’histoire se répète. « Yes, we can » est devenu « We will make America great again » (Nous rendrons l’Amérique à nouveau grande).

Les deux slogans proposent de grands « changements » non précisés ; créent l’illusion que les choses peuvent tourner bien. Est-il imaginable que les mêmes sempiternels Maîtres de l’Univers s’amènent avec un nouveau slogan promettant lui aussi des changements non spécifiés, et avec de nouvelles illusions sur les choses qui pourraient, après tout, bien tourner pour tous ces gens prêts à abandonner le dernier petit brin d’espoir ? Est-il concevable que l’État profond puisse avoir inventé les deux slogans de manière à ranimer la foi de gens à courte mémoire en un monde meilleur, en un gouvernement plus sensible, au moins les deux premières années, jusqu’à ce que la réalité revienne leur botter le cul ? Oui, c’est entièrement du domaine du possible. C’est même très probable.

Et, donc, les oligarques se sont gagné un peu de temps, dans leur course à la Full Spectrum Dominance (domination tous azimuts) du monde, comme cela est si clairement souligné dans le très actif et très actuel PNAC (plan pour un nouveau siècle américain), qui s’appelait auparavant Pax Americana, d’après la Pax Romana dont nous savons aujourd’hui qu’elle s’est étendue sur 300 à 400 ans des plus sanglantes guerres de l’empire de Rome, jusqu’à ce qu’il s’effondre de l’intérieur.

Les tireurs de ficelles universels, l’État profond sont sans doute en train de semer de nouveaux espoirs, de nouvelles illusions, pour pouvoir continuer à rouler les gens en leur faisant croire à ce qui n’est pas, tout en  continuant à les alarmer à coups d'attentats sous faux drapeau et de bobards mercenaires des merdias. En réalité, il faut pour eux que les gens du commun tous les jours plus pauvres, que les victimes de plus en plus nombreuses de l’économie néo-fasciste soient maintenus en permanence sur le qui-vive, suspendus entre l’espoir et le désespoir. Hillary a-t-elle été utilisée comme un tensiomètre public, comme une marionnette d’illusionniste chargée de nous faire croire que nous vivons dans la plus grande démocratie que l’argent ne peut pas acheter ?

« Attendons pour voir » devrait être un présage assez sûr. Laissons à M. Trump le bénéfice du doute, mais restons sur nos gardes. Pour l’instant, contentons-nous de jeter un coup d’œil à ce qui s’est passé après son élection : aux concessions qu’il a faites (garder une partie de l’Obamacare par exemple) et à la longue liste des candidats aux fonctions supérieures, c’est-à-dire de l’équipe qui pourrait accompagner sa présidence.

Ce n'est pas très prometteur.

Ses premiers choix pour le Trésor [ministère des Finances, NdT] se portent sur Jamie Dimon, PDG de J.P. Morgan, ou Steve Mnuchin, son président financier, ex-cadre chez Goldman Sachs. Ils ne font pas augurer d’une rupture avec l’oligarchie, que M. Trump avait pourtant promise pendant sa campagne.

Quelques-un des candidats qu’il a choisis pour tête de son gouvernement sont des réactionnaires ultra-conservateurs comme, pour le secrétariat d’État, Newt Gingrich, le néo-con ex-porte-parole de la Chambre qui était même sur la liste de Trump comme candidat à la Vice-Présidence ; et John Bolton, sioniste et ancien ambassadeur des États-Unis à l’ONU sous la présidence de George W. Bush.

L’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, pourrait être nommé procureur général.

Voici la liste complète des candidats retenus par Trump, telle que la publie aujourd’hui [15 novembre, NdT] le New York Times :

 

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Secrétaire-général de la Maison Blanche

Le secrétaire général dirige le travail et le personnel de l’Aile Ouest ; il a la haute main sur l’agenda du Président et s’occupe des relations importantes. Cette fonction jouera un rôle inhabituellement important, dans une Maison Blanche sous Donald Trump, qui n’a aucune expérience en matière d’élaboration des politiques et qui n’en a pas beaucoup en matière de relations avec les acteurs majeurs de Washington.

Reince Priebus : M. Trump a annoncé dimanche qu’il avait choisi M. Priebus, qui est le président du Comité National du Parti républicain.

 

Stratège en chef

Stephen K. Bannon a lui aussi été envisagé comme secrétaire général, mais M. Trump a préféré le nommer stratège en chef et haut conseiller de la Maison Blanche, disant que lui et M. Priebus y travailleraient « en partenaires égaux ».

Également dimanche, M. Trump a annoncé la nomination effective de M. Bannon, dirigeant de médias de droite qui a été le président de sa campagne électorale. Beaucoup ont dénoncé ce choix, mettant en garde contre le fait que M. Bannon défend des opinions racistes.

 

Secrétaire d’État [Ministre des Affaires Étrangères]

Que M. Trump choisisse un idéologue ou un vieux routier de la politique issu d’une administration républicaine passée, le nœud du problème est que le Département d'État est la cheville ouvrière de l’expérience post-1945 d’instauration du réseau d’alliances et du mondialisme que M. Trump s’est engagé à démanteler.

John R. Bolton, ancien ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies sous George W. Bush.

Bob Corker, sénateur du Tennessee et président du Comité des Relations étrangères du Sénat

Newt Gingrich, ancien porte-parole de la Chambre des représentants.

Zalmay Khalilzad, ancien ambassadeur US en Afghanistan.

Stanley A. McChrystal, ancien haut commandant militaire en Afghanistan.

 

Secrétaire au Trésor [Ministre des Finances]

Le secrétaire sera responsable des emprunts du gouvernement sur les marchés financiers, du code fiscal, et il devra superviser le service des impôts sur le revenu. Le département du Trésor  décrète aussi (ou lève) les sanctions financières à l’encontre des ennemis extérieurs, qui jouent un rôle-clé dans les accords avec l’Iran et le rapprochement avec Cuba du président Obama.

Thomas Barrack Jr, fondateur, président et PDG de Colony Capital, société financière privée et promoteur immobilier.

Jeb Hensarling, représentant du Texas et président du Comité des Services Financiers de la Chambre.

Stephen Mnuchin, ancien PDG de Goldman Sachs et président des finances de la campagne de M. Trump.

Tim Pawlenty, ancien gouverneur du Minnesota.

 

Secrétaire à la Défense [Ministre des Guerres]

C’est le secrétaire qui sera nommé qui donnera forme à la lutte contre l’État Islamique, tout en supervisant une armée qui s’efforcera de mettre en place deux initiatives de l’ère Obama : l’intégration des femmes dans les combats et l’autorisation aux recrues transgenre de servir à découvert. Les deux dispositions pourraient être abandonnées.

Kelly Ayotte (f), sénateur sortant du New Hampshire et membre du Comité des Services Armés du sénat.

Lt. Général Michael T. Flynn, ancien directeur des services de Renseignements (DIA). Il lui faudrait une dispense du Congrès, à cause d’une règle de sept ans pour les officiers à la retraite.

Stephen J. Hadley, conseiller à la sécurité nationale sous George W. Bush.

Jon Kyl, ancien sénateur de l’Arizona.

Jeff Sessions, sénateur de l’Alabama.

 

Procureur Général [Ministre de la Justice]

C’est le plus haut fonctionnaire de la nation, en matière d’application des lois. Il aura autorité pour assurer le maintien de la loi et de l’ordre sous M. Trump, y compris l’exécution de sa menace de mise sous les verrous de Hillary Clinton.

Le titulaire de cette fonction peut changer la manière dont la loi et l’ordre sont maintenus.

Chris Christie, gouverneur du New Jersey.

Rudolph Giuliani, ancien maire de New York.

Jeff Sessions, sénateur de l’Alabama.

 

Secretary of the Interior [Secrétaire à l’Intérieur des États-Unis]

Le Secrétaire à l’Intérieur  s'occupe de l'exploitation des ressources naturelles et de la gestion des terres publiques tels que les parcs nationaux, ainsi que certaines fonctions liées à la protection de l'environnement. Il contrôle les agences telles que le Bureau des affaires indiennes, l'United States Geological Survey, et le National Park Service. Celui qui sera nommé à ce poste devra décider du sort des règlements de l’ère Obama qui ont arrêté le développement des terrains publics ; refréner la prospection en matière de pétrole, de charbon et de gaz ; promouvoir les énergies éoliennes et solaires sur les terres publiques.

Jan Brewer (f), ancien gouverneur de l’Arizona.

Robert E. Grady,  partenaire de Gryphon Investors.

Harold G. Hamm,  Directeur en chef de Continental Resources, une compagnie pétrolière et gazière.

Forrest Lucas, président de Lucas Oil Products, qui fabrique des lubrifiants, des additifs et des graisses pour l’industrie automobile.

Sarah Palin (f), ancien gouverneur de l’Alaska.

 

Secrétaire à l’Agriculture

Le secrétaire à l’Agriculture supervise l’industrie agricole US, inspecte la qualité des aliments et fournit une assistance alimentaire basée sur le revenu. Le département aide aussi à développer les marchés internationaux pour les produits américains, ce qui donne à celui qui sera désigné la responsabilité partielle de mener à bien les prises de position de M. Trump sur le commerce.

Sam Brownback,  gouverneur du Kansas.

Chuck Conner, Secrétaire-Adjoint à l’Agriculture.

Sid Miller, commissaire à l’Agriculture du Texas.

Sonny Perdue, ancien gouverneur de Géorgie.

 

Secrétaire au Commerce

Le département du Commerce – département de l’exécutif fédéral - est une des cibles traditionnelles pour les coupes de budget, mais le secrétaire supervise un portefeuille varié qui comprend le Recensement, le Bureau des analyses économiques et l’Administration nationale océanique et atmosphérique.

Chris Christie, gouverneur du New Jersey.

Dan DiMicco, ancien PDG de Nucor Corporation, une compagnie de fabrication de l’acier.

Lewis M. Eisenberg, PDG de la banque privée Granite Capital International Group

 

Secrétaire au Travail

Le département du travail est chargé d’appliquer les lois qui protègent les travailleurs de la nation, distribue les bénéfices aux sans-emploi et publie des données économiques telles que le rapport mensuel sur l’emploi. Le nouveau secrétaire aura pour tâche de tenir la promesse faite par M. Trump de démanteler de nombreux règlements de l’ère Obama, qui concernent une vaste main d’œuvre d’entreprises fédérales.

Victoria A. Lipnic, Commissaire à l’égalité des chances en matière d’emploi et conseiller à la politique de la main d’œuvre pour le Comité de la Chambre sur l’Éducation et la Main d’œuvre.

 

Secrétaire à la Santé et aux Services humanitaires

Le secrétaire aidera M. Trump à remplir sa principale promesse de campagne : abroger et remplacer l’Affordable Care Act [loi sur la protection des malades et les soins abordables]. Le département approuve les nouveaux médicaments, réglemente l’approvisionnement alimentaire, poursuit des recherches bio-médicales et gère Medicare et Medicaid, qui assurent plus de 100 millions de personnes.

Dr. Ben Carson, ancien neurochirurgien et candidat à la présidence en 2016.

Mike Huckabee, ancien gouverneur de l’Arkansas et candidat à la présidence en 2016

Bobby Jindal, ancien gouverneur de la Louisiane, ancien secrétaire du département de la santé et des hôpitaux de la Louisiane.

Rick Scott, gouverneur de Floride ; ancien PDG d’une grande chaîne d’hôpitaux et de HCA [Hospital Corporation of America], la plus grosse entreprise assurance-santé privée aux États-Unis.

 

Secrétaire à l’énergie

En dépit de son nom, le but essentiel du département de l’Énergie est de protéger et de diriger l’arsenal d’armes nucléaires de la nation.

James L. ConnaughtonPDG de Nautilus Data Technologies et ancien conseiller à l’environnement du président George W. Bush.

Robert E. Grady, partenaire de Gryphon Investors.

Harold G. Hamm, directeur en chef de Continental Resources, une compagnie pétrolière et gazière.

 

Secrétaire à l’Éducation

M. Trump a dit qu’il voulait radicalement réduire le département de l’Éducation et transférer les responsabilités de la recherche, de l’aide au développement et de l’éducation aux gouvernements des États et aux autorités locales.

Dr. Ben Carson, ancien neurochirurgien et candidat à la présidence 2016.

Williamson M. Evers, expert en éducation à l’Institut Hoover, un think tank.

 

Secrétaire aux Anciens combattants

Le secrétaire aura pour tâche d’améliorer l’image d’un département qui a été fortement critiqué par M. Trump. M. Trump a dit et répété que l’administration Obama avait négligé les anciens combattants du pays et il a assuré qu’améliorer les soins qu’on leur porte faisait partie de ses plus grandes priorités.

Jeff Miller, président à la retraite de la Commission des Anciens combattants de la Chambre et représentant de l’État de Floride.

 

Secrétaire à la Sécurité Intérieure

L’agence fourre-tout formée après les attentats du 11 septembre 2001 a un rôle-clé dans l’administration Trump : celui de garder les frontières des États-Unis. Si M. Trump tient ses promesses de déportation à grande échelle et de construction de murs, c’est ce secrétaire qui devra les mettre en œuvre.

Joe Arpaio,  shérif sortant du comté de Maricopa, Arizona.

David A. Jr Clarke, Shérif du comté de Milwaukee.

Rudolph W. Giuliani, ancien maire de New York.

Michael McCaul,  représentant du Texas et président du Comité de Sécurité intérieure de la Chambre.

Jeff Sessions, sénateur de l’Alabama et opposant déclaré à l’immigration.

 

Administrateur de l’E.P.A.

L’Agence de protection de l’environnement, qui publie les règlements environnementaux et supervise leur application, est menacée par le nouveau président, qui s’est engagé à la démanteler « sous pratiquement toutes ses formes »

Myron Ebell, directeur administratif du Competitive Enterprise Institute et climatosceptique de pointe.

Robert E. Grady, partenaire chez Gryphon Investors ;  qui a participé à la rédaction des amendements du Clean Air Act en 1990.

Jeffrey R. Holmstead, avocat chez Bracewell L.L.P. et ancien administrateur-adjoint d’E.P.A. dans l’administration de George W. Bush.

 

Représentant du Commerce U.S.

Le rôle bizarre du négociateur en chef du Président pour le commerce consistera à s’opposer aux nouveaux accords de commerce, à essayer de réécrire les vieux et à renforcer l’application de ce que M. Trump considère comme un commerce équitable.

Dan DiMicco, ancien PDG de Nucor Corporation, aciérie, et critique déclaré des pratiques commerciales chinoises.

 

Ambassadeur aux Nations Unies

Second du Secrétaire d’État, l’ambassadeur auprès des Nations Unies sera le visage primordial que l’Amérique présentera au monde ; il sera chargé de représenter les intérêts du pays au Conseil de Sécurité sur un tas de questions, de la paix au Moyen Orient à la prolifération nucléaire..

Kelly Ayotte, sénateur sortant du New Hampshire et membre du comité des Services armés du Sénat.

Richard Grenell, ancien porte-parole de l’ambassadeur des États-Unis à l’ONU dans l’administration de George W. Bush.

 

Directeur de la C.I.A. / Directeur de la N.I.A. [Service National de Renseignements]

M. Trump entre en fonctions à un moment où la sécurité américaine encourt des menaces diverses et complexes. Le nouveau directeur de la C.I.A. devra décider s’il doit défaire ou non un plan de « modernisation » mis en place cette année par le directeur John O’Brennan, et comment il devra procéder, si le nouveau président persiste dans sa volonté de reprise des tactiques brutales d’interrogatoire que certains appellent de la torture, pour les suspects de terrorisme.

Michael T. Flynn, ancien directeur de la D.I.A.

Peter Hoekstra, ancien président du comité des Renseignements de la Chambre.

Mike Rogers, représentant du 8e district du Michigan à la Chambre, ex-du FBI. C’est lui qui a réclamé l’exécution des « coupables » de Wikileaks.

Frances Townsend (f), ancien coneiller à la Sécurité intérieure sous George W. Bush.

 

Conseiller à la Sécurité Nationale

Le conseiller à la Sécurité nationale, bien que ne faisant pas partie du gouvernement est un contrôleur d’accès essentiel pour les propositions politiques émanant du Département d’État, du Pentagone et d’autres agences. Sa fonction devrait jouer un rôle important, vu le manque d’expérience de M. Trfump au poste qu’il va occuper.

Michael T. Flynn, ex-directeur de la D.I.A.

Source : New York Times.

 

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Que peut-on conclure de cette liste ? Trump ne donne pas l’impression de vouloir prendre ses distances avec les néo-libéraux et les sionistes, comme il l’a fait croire à ceux qui l'écoutaient, pendant sa campagne.

Depuis qu'a éclaté la bombe, certains disent même le tsunami de l’élection de Trump, les intellectuels occidentaux, ou plutôt les soi-disant intellectuels, n’arrivent pas se faire une raison de ce que la démocratie puisse l'avoir emporté sur toutes leurs espérances – espérances entretenues, bien sûr, par les médias alignés.

Cela leur a joué un tour.  Un vilain tour ! Mais est-ce que, vraiment, la gauche et la droite « bien éduquées », ceux qui vivent dans leurs sanctuaires et leurs doux cocons en se fiant aux statistiques et aux sondages, n’ont absolument aucune idée de ce que M. et Mme Toulemonde peuvent penser ? De comment ils arrivent – ou pas – à joindre les deux bouts, jour après jour, mois après mois ? Il n’y a plus de droite ni de gauche, comme il n’y a plus de réelle différence entre Républicains et Démocrates. Ils sont tous si bien intégrés, sous le confortable (pour eux) parapluie d’une économie fasciste mondialisée.

Les « gens surpris » sont-ils si détachés des réalités ou naïfs au point de ne pas voir la colère croissante de la croissante majorité non silencieuse, qui souffre d’un bout de l’année à l’autre de la domination oligarchique et qui en a assez d’un « système » qui n’a pas cessé d’abuser d’elle tout au long des 40 dernières années ? Ce sont les mêmes gens et les mêmes « experts » des médias qui avaient déjà été pris de court par le BREXIT !

À ceux qui sont encore sous le choc du BREXIT, je recommande fortement le remarquable film de Ken Loach, qui a reçu la Palme d’Or au Festival de Cannes 2016, Moi, Daniel Blake [en français : Le Pacte].

 


http://www.le-pacte.com/france/prochainement/detail/moi-d...

 

Il n’est jamais trop tard pour se réveiller et s’engager.

En fait, c’est tout ce qui compte : que des gens fassent un pas hors de leur zone de confort et se battent au sein des 99,99%. Nous pourrions même aller ainsi jusqu’à devenir une masse significative, capable de réellement provoquer une énorme transformation de la société et de notre Terre-Mère, avec ou sans M. Trump.

Sources : http://www.globalresearch.ca/president-elect-donald-trump...

http://www.informationclearinghouse.info/article45860.htm

Traduction : c.l. pour Les grosses Orchades

 

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Et de l’autre côté ?

Décembre 2016 : Dyumin, Patrushev, Rogozin ?

Editeur22 novembre 2016

 

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Alexei Dyumin

Très proche de Vladimir Poutine dont il a été l’entraineur de hockey sur glace, simple garde du corps du Président, Alexei Dyumin a eu une carrière fulgurante et est actuellement gouverneur de la région de Tula et vice-ministre de la Défense. Il a mené à bien l’extraction du président ukranien Viktor Ianoukovitch lors du coup d’état pro-américain à Kiev.

Nikolaï Patrushev

Officier du KGB puis du FSB dont il a été le directeur à la suite de Vladimir Poutine lorsque celui-ci est entré au Kremlin fin 1999, actuellement Secrétaire du Conseil de Sécurité et directeur du Comité National Antiterroriste (NAK), Nikolaï Patrushev est un proche de Vladimir Poutine.

Dmitry Rogozin

Député et ancien Président du parti politique « Rodina » (« Patrie ») dont il a été l’un des fondateurs, ambassadeur auprès de l’OTAN de 2008 a 2011 où il a été considéré comme « nationaliste » par les media occidentaux, Dmitry Rogozin est actuellement vice-président de la Russie, spécialiste des questions de Défense.

Rendez-vous en décembre !

 

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2016/11/decembre-2016-dyumin-patr...

 

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À quoi s’attendaient-ils ?

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Des missiles « Bastion » déployés à Kaliningrad

Editeur21 novembre 2016

 

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La Russie a renforcé son système de défense côtière en déployant des systèmes « Bastion » à Kaliningrad, enclave Russe en Europe occidentale. Une unité « Bastion » comporte 36 missiles supersoniques Onyx qui peuvent être utilisés contre des cibles navales, mais aussi contre des cibles terrestre. Un haut responsable de l’OTAN a réagi en déclarant qu’ « avec ça, la Russie peut fermer la Baltique ». Selon des experts occidentaux, le système « Bastion » depuis Kaliningrad pourrait également frapper des cibles en Pologne.

Ceci est une une partie de la réponse au déploiement continu depuis plusieurs mois de troupes de l’OTAN aux frontières occidentales de la Russie.

 

8. kaliningrad-map 2.jpg

 

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2016/11/des-missiles-bastion-depl...

 

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YAN Lianke

Les chroniques de Zhalie

 

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Lian Ke YAN (ils écrivent leurs noms à l’envers, comme les Italiens), est né fils de paysans pauvres et illettrés, dans le Henan. Pour pouvoir étudier et aussi manger à sa faim, il s’est engagé dans l’armée, où il a fait des études de littérature. Il est même, à un certain moment, devenu une des plumes plus ou moins officielles de l’Armée Nationale du Peuple. Tout en se mettant à écrire des romans. Dans certains, il a parlé d’elle (l’armée) de manière qui a chatouillé les militaires, lesquels l’ont prié d’aller plutôt écrire ses romans dans le civil, ce qu’il a fait avec joie. Maintenant, il enseigne la littérature et vit de sa plume.

Un jour Deng Xiaoping a dit « enrichissez-vous », comme l’avait dit avant lui M. Guizot. Pas davantage que son prédécesseur, il ne s’adressait à tout le monde et à n’importe qui, mais seulement à ceux qui sauraient sans qu’on leur explique de quelles façons peu nombreuses il est possible de s’enrichir et qui comprendraient qu’on leur en donnait la permission.

C’est leur histoire que racontent les chroniques de Zhalie, celle de la grandeur et de la décadence d’un empire de la taille d’un village perdu dans les Balou (Henan), et tout cela se déroulant en une trentaine d’années.

Il s’agit d’une fable. Elle est exemplaire, universelle et même, hélas, intemporelle, puisqu’il s’y produit des choses qui se produisaient dans la Rome antique et qui se produisent en ce moment même aux États-Unis d’Amérique. Si les narcissiques citoyens U.S. qui se lamentent sur la détérioration de leur société fantasmée avaient la bonne idée de lire le Pr. Yan, ils comprendraient peut-être ce qui leur arrive.

Les Chinois cultivés connaissent très bien la littérature occidentale, contrairement aux Occidentaux qui ne connaissent pas du tout ou fort mal la littérature chinoise. Yan Lianke se dit influencé par Kafka et Garcia Marquez et parle, à propos de ses livres, de mythoréalisme. Ce n’est pas faux. (Il a d’ailleurs reçu le Prix Kafka en 2014). Mais il est permis de trouver aussi, à son humour, une parenté certaine avec à la fois Swift et Sterne. Ce qui ne nous est plus arrivé, à nous, depuis Diderot.

Il est reposant, quelquefois, de quitter la compagnie des barbares pour aller happer un bol d’air chez des gens qui, entre des hauts et des bas terribles n’en sont pas à leur première civilisation.

 

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YAN Lianke

Les Chroniques de Zhalie

Éd. Picquier – Sept. 2015

515 pages

 

 

 

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Mis en ligne le 23 novembre 2016.

 

 

 

 

 

00:28 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Musique, Web | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

19/11/2016

LA GUERRE EN AMÉRIQUE LATINE, VOUS VOUS SOUVENEZ ?

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La guerre en Amérique Latine, vous vous souvenez ? Elle continue.

 

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« La droite aurait-elle sous-estimé la capacité politique de Nicolas Maduro ? » se demande Franco Vielma

 

Nouvelle donne politique au Vénézuéla… et retard de l’information en France

Franco Vielma – Le Grande Soir18 novembre 2016

 

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De gauche à droite : Jorge Rodriguez (Parti Socialiste Uni du Venezuela) pour le gouvernement, Leonel Fernandez (médiateur, ex-président de la République Dominicaine) et Carlos Ocariz, porte-parole de la MUD (pour l’opposition) lisant les accords.

 

Retour au galop du réel refoulé par les grands médias. Alors que ceux-ci qualifiaient de « prisonniers politiques » les leaders d’extrême droite arrêtés pour possession d’explosifs ou organisation de violences meurtrières avec l’appui paramilitaire d’Alvaro Uribe, la droite vénézuélienne reconnaît à présent qu’il n’existe que des « personnes arrêtées ». Plus surprenant encore, elle admet la réalité d’une guerre économique qu’elle qualifiait jusqu’ici d’invention du président Maduro « pour cacher la faillite du socialisme bolivarien ». Le sociologue vénézuélien Franco Vielma nous éclaire sur ces revirements inattendus.

A l’initiative du gouvernement bolivarien, les partis de la droite vénézuélienne ont accepté récemment de s’asseoir à la table des négociations. La première étape de ce dialogue amorcé avec l’appui de l’ex-président du Panama Martin Torrijos et de l’ex-président espagnol Rodriguez Zapatero s’est achevée le samedi 12 novembre 2016. Entouré notamment du secrétaire général de l’UNASUR et ex-président de Colombie Ernesto Samper, de Leonel Fernandez, ex-président de la République Dominicaine, l’envoyé du Vatican Claudio María Celli a lu les cinq points principaux du communiqué final :

Lire la suite…

Source : https://www.legrandsoir.info/nouvelle-donne-politique-au-...

 

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4. Unidad contro al imperialismo.jpg2. Logo Maduro 1.gifLa vérité sur le Vénézuela

Ignacio Ramonet – Le Grand Soir 19 novembre 2016

 

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La vérité blesse sûrement, le mensonge tue souvent mais l’indifférence est assurément la plus mortelle des trois et le silence est le pire..! (commentaire d’une lectrice du GS)

 

En raison des fabuleux trésors de son sous-sol, en particulier les hydrocarbures, le Venezuela est un pays très riche. Mais presque toutes ses richesses ont été accaparées pendant plus d’un siècle par les élites dirigeantes et des entreprises multinationales. Jusqu’à l’élection d’Hugo Chavez, en 1999, le peuple n’en recevait que des miettes. Plus de la moitié des Vénézuéliens vivaient sous le seuil de pauvreté (70,8% en 1996).

La révolution bolivarienne a placé la volonté politique au poste de commande. Grâce à l’implication populaire, elle a permis à l’État de se réapproprier les secteurs stratégiques de l’économie, recouvrer la souveraineté nationale et procéder à une redistribution de la richesse au profit des services publics et de tous les laissés-pour-compte.

Politiques sociales, investissements publics, nationalisations, réforme agraire, plein emploi, salaire minimum, impératifs écologiques, accès au logement, droit à la santé, à l’éducation, à la retraite... Le chavisme s’est attaché à la construction d’un État moderne. Il a mis sur pied une ambitieuse politique d’aménagement du territoire : routes, chemins de fer, ports, barrages, gazoducs, oléoducs.

En matière de politique étrangère, Caracas a misé sur l’intégration latino-américaine et privilégié les axes Sud-Sud, tout en imposant aux États-Unis des relations fondées sur le respect mutuel... Un tel ouragan de changements a complètement chamboulé les structures traditionnelles de pouvoir au Venezuela et entrainé la refondation d’une société jusqu’alors hiérarchique, verticale, élitaire. Cela ne pouvait valoir à la révolution bolivarienne que la haine des classes dominantes, convaincues d’être les propriétaires légitimes du pays.

Les campagnes de dénigrement se poursuivent aujourd’hui contre le président Nicolas Maduro. Certains secteurs politiques et médiatiques européens les reprennent en chœur. Mais les faits sont têtus. A-t-on déjà vu un « régime dictatorial » élargir le périmètre de la démocratie au lieu de le restreindre ? Et donner le droit de vote à des millions de personnes dépourvues jusque là de carte d’électeur ? Les élections au Venezuela n’avaient lieu que tous les quatre ans, le chavisme en a organisé plus d’une par an (19 en 17 ans). Dans des conditions de légalité démocratique reconnues par l’Organisation des Nations unies (ONU), l’Union européenne, l’Organisation des États américains (OEA), le Centre Carter, etc.

 

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Chavez a toujours affirmé qu’on pouvait construire le socialisme dans la liberté et la démocratie. Il a d’ailleurs prouvé son respect du verdict populaire en renonçant à une réforme constitutionnelle refusée par les électeurs lors d’un référendum en 2007. Ce n’est pas un hasard si la Foundation for Democratic Advancement (FDA), du Canada, a situé le Venezuela en tête du classement des pays « qui respectent la justice électorale ».

Le gouvernement de Nicolas Maduro consacre 43,2% du budget aux politiques sociales. Résultat : malgré la guerre économique, le taux de mortalité infantile a été divisé par deux. L’analphabétisme éradiqué. Plus d’un million de logements ont été construits. Le nombre de professeurs des écoles a été multiplié par cinq (de 65 000 à 350 000). Le pays détient le coefficient de Gini (qui mesure les inégalités) le plus performant d’Amérique latine. Dans un récent rapport, la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC, un organisme de l’ONU) établit que le Venezuela est le pays sud-américain - avec l’Équateur -, qui a le plus réduit le taux de pauvreté.

Le plus scandaleux, dans l’actuelle campagne de diffamation, c’est de prétendre que la liberté d’expression serait bridée au Venezuela. La vérité c’est que le secteur privé, hostile au président Maduro, y contrôle largement les médias. Chacun peut le vérifier. Sur 111 chaînes de télévision, 61 sont privées, 37 communautaires et seulement 13 publiques. Avec cette particularité que la part d’audience des chaînes publiques n’est que de 5,4%, celle des privées dépassant les 61%... Même chose pour la radio. Et 80% des journaux de la presse écrite sont contrôlés par l’opposition.

Tout est, certes, loin d’être parfait dans le Venezuela bolivarien. Mais rien ne justifie ces campagnes de mensonges, de violence et de haine.

Ignacio RAMONET

Ancien Directeur du Monde Diplomatique, Président de l’Association Mémoire de luttes.

Source : https://www.legrandsoir.info/la-verite-sur-le-venezuela.html

 

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EN COMPLÉMENT :

L’intrigue du polar Rouges, les collines de Caracas prend pour décor le Venezuela de Chavez, vu sur place par l’auteur et très différent du Venezuela de nos médias. Le livre se termine par un article du Los Angeles Times qu’aucun organe de presse français n’aurait osé publier tant il contredit la voix des oligarchies plus états-uniennes que leurs homologues des États-Unis d’Amérique.

 

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Voir ici : http://www.editions-arcane17.net/ - 22 €

Un cadeau passionnant (et intelligent) à se faire pour le Nouvel An !

 

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Souvenir, souvenir…

 

 

 

Mis en ligne le 19 novembre 2016.

 

 

 

 

22:41 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

18/11/2016

LE RÊVE EST LE ROI DE LA POLITIQUE

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« La meilleure façon de réaliser ses rêves est de se réveiller »

Paul Valéry

 

 

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Le rêve est le roi de la politique

 

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Le président russe Vladimir Poutine a exprimé l'espoir que "les relations entre la Russie et l'Amérique s'amélioreront."

Le Président Donald Trump a déclaré, de son côté, que les Américains "sont prêts à collaborer avec les nations."

Ces deux déclarations convergent sur un point décisif, celui d'inaugurer une morale internationale nouvelle: l'exigence d'honnêteté s'imposera aux relations politiques entre les états, les peuples et les nations.

A quelle pesée de la science historique et de la géopolitique faut-il soumettre ces vœux paradisiaques? Pour tenter de le comprendre, il faut observer l'immoralité qui a fait du procès de Nuremberg (novembre 1945 - octobre 1946) le pilier d'une nouvelle immoralité internationale; car une éthique plus trompeuse que la précédente est devenue le fondement de la puissance militaire et politique de l'empire américain. Le procès de Nuremberg était censé substituer à l'immoralité nazie un paradis de la justice et du droit américains.

Les idéaux proclamés à cette occasion ont permis au seul concept de Liberté défini par l'Amérique victorieuse d'exercer un règne sans partage. Au nom d'une Liberté censée à jamais garantie par la victoire des "démocraties" occidentales sur le nazisme, l'empire américain a aussitôt fait du concept abstrait de Liberté l'assise de sa domination sur le monde. Et plus la Liberté était censée garantie par la floralie des idéalités dont on la décorait, plus l'empire américain prenait appui sur le seul concept de Liberté démocratique pour renforcer sans fin sa domination du monde. C'est ainsi que l'idée abstraite de Liberté se changeait en levier mondial du vainqueur de la rédemption pseudo démocratique du monde.

Mais il serait naïf de croire qu'une hypocrisie consciente d'elle-même exprimerait la duplicité native d'une espèce confite dans le culte de ses idéalités: c'est le plus sincèrement du monde, si je puis dire, que l'homme s'auto-glorifie sans s'en douter à cultiver les idéalités à l'école desquelles il se vassalise en retour. La notion d'auto-asservissement à la force sous le masque des idéalités trompeuses domestique la créature en retour et donne toute sa profondeur anthropologique à la notion de servitude volontaire explicitée par Étienne de la Boétie. On l'a bien vu au spectacle des larmes des défenseurs d'Hillary Clinton: ils étaient visiblement sincères dans leur déploration de l'effondrement du paradis démocratique promis par la candidate.

Mais il y a plus: pourquoi Jules César éprouve-t-il le besoin de souligner que l'homme croit aisément ce qu'il désire, sinon parce qu'il s'agit d'une clé universelle de la politique. Or, la politique n'est pas seulement euphorisante par nature et par définition, c'est parce que les chefs d'État sont des anthropologues naturels. Ils sont en mesure de mettre l'humanité à l'école et à l'écoute de ses songes.

La compréhension du contenu inconscient de ces rêveries nous révèle la véritable profondeur de la politique. "Du haut de ces pyramides, quarante siècles vous contemplent" s'écrie Napoléon. Pourquoi ces mots galvanisent-ils des troupes qui n'ont jamais entendu parler des pyramides et qui ignorent le sens spirituels du verbe contempler. Dans Quinte-Curce, Alexandre avoue qu'il est ivre de sa propre gloire et que ses soldats ne sont que des instruments de son rêve d'éterniser sa mémoire de conquérant.

C'est pourquoi Donald Trump, dont on n'a pas encore compris la trempe, et qui passe pour un esprit rustique, s'est écrié "qu'il n'y a pas de rêve trop grand" car cet homme d'État a compris d'emblée et mieux que personne, que le rêve est la clé de l'humanité et de son histoire. Et c'est la même leçon de politique du songe que celle de Napoléon ou d'Alexandre qu'il donne à la géopolitique des états messianisés par le mythe démocratique et par ses missiles.

On voit que dans une anthropologie critique fondée sur la notion de servitude volontaire, il sera bien impossible de jamais comprendre une espèce que ses songes domestiquent en retour et pour sa plus grande gloire. S'il n'en était pas ainsi, comment serait-il explicable que, depuis des millénaires, notre espèce s'imagine que l'univers serait peuplé de personnages fantastiques que les Anciens appelaient des Immortels et qui ripaillaient sur l'Olympe? S'il n'en était pas ainsi, comment trois dieux uniques, Jahvé, Allah et le Dieu trinitaire des chrétiens auraient-ils échangé peu à peu leur existence physique en une existence idéalement vaporeuse? S'il n'en était pas ainsi, comment les théologies respectives de ces trois personnages seraient-elles radicalement incompatibles entre elles sans que cette absurdité dérange les croyants le moins du monde? S'il n'en était pas ainsi, comment une peuplade dispersée a-t-elle été habitée par le désir de se regrouper sur une "terre promise" et comment imposerait-elle encore de nos jours la politique de ses songes à la planète tout entière?

En vérité, le Président des États-Unis, Donald Trump, obéit à son tour à son rêve, celui de fonder le capitalisme sur le rêve de justice du socialisme? Son rêve de justice le conduit à déclarer que le but de son apostolat patriotique n'est autre que de "ressusciter le rêve américain".

Plus que jamais, la vraie postérité d'Étienne de la Boétie s'inscrit dans une psychanalyse de l'histoire et de la politique que Freud n'a fait qu'esquisser, tellement une espèce livrée de naissance à des personnages imaginaires est loin de nous avoir livré ses secrets.

 

Le 18 novembre 2016

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/tstmagic/1024...

 

 

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Les posts de Manuel de Diéguez que vous avez ratés ici par notre faute, mais, espérons-le, pas ailleurs :

 De la stupidité de l'Europe à la servitude volontaire d'un continent , 4 novembre 2016 (Section Qu'est-ce que philosopher ?)

Étienne de la Boétie et la servitude volontaire de l'Europe , 21 octobre 2016 (Section Qu'est-ce que philosopher ?)

Les mythes sacrés et la politique , 7 octobre 2016 (Section Décodage anthropologique de l'histoire contemporaine)

Que signifie exister ?, 23 septembre 2016 (Section Qu'est-ce que philosopher ?)

Le G20 de Hangzhou ou l'effondrement de l'empire américain, 9 septembre 2016 (Section Les défis de l'Europe)

L'histoire à la recherche d'un interlocuteur , 26 août 2016 (Section Décodage anthropologique de l'histoire contemporaine)

 

 

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« Ailleurs », c’est-à-dire :

 Sur le site de l’auteur : http://www.dieguez-philosophe.com/

 Sur Réseau International : http://reseauinternational.net/le-reve-est-le-roi-de-la-p...

 Sur Palestine-Solidarité : http://www.palestine-solidarite.org/analyses.manuel_de-di...

 Sur La Voix de la Libye : http://lavoixdelalibye.com/2015/07/19/v-la-chute-du-reve-...

 Sur Alter Info : http://www.alterinfo.net/Le-reve-est-le-roi-de-la-politiq...

 Sur Afrique Démocratie : http://www.afriquedemocratie.net/de-la-stupidite-de-leuro...

Sur le portiQue : https://leportique.revues.org/392

 …entre autres blogueurs moins nuls que nous.

 

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Mis en ligne le 18 novembre 2016.

 

 

 

 

 

22:37 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

16/11/2016

MORT DE PAUL VERGÈS

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Mort de Paul Vergès

 

Le sénateur Paul Vergès, âgé de 91 ans, fondateur du Parti Communiste Réunionnais (PCR), est décédé dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 novembre à La Réunion, autant dire sur la brèche : il avait donné sa dernière conférence de presse le 19 octobre et avait dû être hospitalisé le 25.

 

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Frère cadet (d’un an) de l’illustre Me Jacques Vergès, Paul Vergès était né au Siam, où son père, Raymond Vergès, était consul de France.

Engagé avec son frère dans la Résistance en 1942 (à 16 ans et demi) et entré à l'école d'officiers parachutistes de Ribbesford (Grande Bretagne) en 1943, il sera parachuté l’année suivante sur le territoire français.

Rentré à La Réunion après la guerre, il y commencera une carrière politique qui ne s’achève qu’avec sa vie.

 

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Des funérailles exceptionnelles pour Paul Vergès

Par Gilbert Hoair – France TV-Réunion 1ère 15.11.2016

 

2000 à 3000 Réunionnais au Cimetière Paysager du Port, de nombreux autres massés le long du parcours du cortège de Sainte-Suzanne jusque dans la rue du Port. Les funérailles de Paul Vergès ont été exceptionnelles.

 

 

Des personnalités politiques, les messages de ses proches, mais surtout la ferveur populaire ont marqué les funérailles de Paul Vergès décédé dans la nuit du 11 au 12 novembre 2016.

Dans les rues du Port, au moment du passage du cortège, le Maloya et l'Internationale ont retenti.

Toutes les personnes rencontrées ont souligné l'importance que l'homme visionnaire a eu dans leur vie.

Voir la suite…

Source : http://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/funerailles-excepti...

 

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Paul Vergès, l’infatigable défenseur de la dignité réunionnaise

Un hommage de Salim Lamrani – 15 novembre 2016

 

Le fondateur du Parti communiste réunionnais, décédé le 12 novembre 2016, a toujours défendu la cause des déshérités.

 

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Paul Vergès, monument politique de l’histoire de La Réunion, a quitté ce monde à 91 ans, après une longue vie de lutte en faveur des droits des Réunionnaises et des Réunionnais à une existence digne. José Martí, héros national cubain, disait la chose suivante : « La mort n’est pas réelle quand l’on a bien accompli l’œuvre de sa vie ». Ce précepte s’applique à celui qui aura défendu, jusqu’à son dernier souffle, sur son lit d’hôpital, la cause des petites gens et des opprimés.

Un engagement précoce

Paul Vergès est né en 1925 en Thaïlande d’un père réunionnais, Raymond Vergès – fondateur du quotidien Témoignages, maire et député – et d’une mère vietnamienne, Pham Thi Khan, institutrice. Dès sa plus tendre jeunesse, en 1942, il s’engage dans le combat contre la barbarie nazie au sein de Forces françaises libres du Général De Gaulle [1]. Il est alors âgé d’à peine 17 ans. En 1944, il est parachuté à la tête d’une troupe de résistants près de Royan, avec le grade de lieutenant, et prend une part active dans la lutte pour la Libération. Sa promotion en paye le prix fort puisque 25 % des engagés y laissent la vie. Cette expérience marquante confèrera à Paul Vergès un sentiment de grande confiance [2].

Homme d’engagements et de combats, sensible aux injustices qui gangrènent le monde, Paul Vergès suit les traces son père et milite à ses côtés au sein du Comité républicain d’action démocratique et sociale, large coalition fédérant les volontés progressistes issues de diverses catégories sociales, fondée en 1945 par Raymond Vergès et Léon de Lépervanche. Suivant l’exemple de ses ainés, il exige la fin du statut colonial de l’île de La Réunion et de sa transformation en département français avec l’application des lois de la République, de ses droits et de ses devoirs à l’ensemble du peuple réunionnais [3].

Lire la suite…

Source : http://www.temoignages.re/politique/actualites/paul-verge...

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

 

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Dernière conférence de presse de Paul Vergès, donnée le 19 octobre 2016

 


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Mis en ligne le 16 novembre 2016.

 

 

 

 

22:23 Écrit par Theroigne dans Actualité, Général, Loisirs, Web | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |